09.07.2008

HAPPY BIRTHDAY MR PRESIDENT

Le président de l’Agglo et de la Région Georges Frêche est né le 9 juillet 1938.

 

Miraculé

On le disait à l’agonie après son opération à cœur ouvert en 2004, étrillé avec l’affaire des blacks, en plein désert depuis son exclusion du PS… Après avoir laissé passer les orages et monter un bon plan de communication pour redorer son image, Georges Frêche fête aujourd’hui ses 70 ans avec la baraka d’un miraculé de Lourdes. Bon pied, bon œil.
Plus fort que jamais grâce à la puissance financière de l’Agglo et de la Région. Toujours autant craint par ses adversaires qui se demandent comment en finir avec ce sphinx politique. « Je mourrai en scène », annonce l’indestructible président. On va finir par le croire.

 

SON IMAGE, IL S’EN MOQUE. C’est le dernier de ses soucis. Que ce soit devant les photographes ou un ministre, Georges Frêche reste totalement naturel : il baille à bouche déployée, se cure le nez, laisse apparaître son embonpoint abdominal sans le moindre complexe. Il lui arrive même d’aller soulager un besoin naturel derrière un arbre en pleine réception protocolaire. Nature, on vous dit.

 

« L’ÉTAT, C’EST MOI ». Il y a du Capet chez Frêche. Éternel ministre blackboulé par Mitterrand, il a fait de Montpellier son Versailles. Alors "Honni soit qui mal y pense". De Tonton à Sarko, en passant par Chirac personne n’a été épargné par ses saillies verbales.

 

L’ÉPICURIEN. Frêche a fait 100 fois le tour du monde. Il a tout lu des pays traversés et il a tout goûté. Ses anecdotes sur les Russes restent savoureuses. Comme son analyse de la qualité d’un peuple à sa façon de se comporter à table. Et lui ? Il sait servir de bons plats de couleuvres et tient bien sa fourchette.

 

« LA POLITIQUE AVEC SA TÊTE ».Sa phrase culte. Ceux qui ont tenté de déboulonner la statue du Commandeur ont disparu de l’histoire locale.  droite, Frêche a fait le vide. A gauche, on ne compte plus "les amis" passés de vie à trépas. Exclu du PS, il fait face aux charges de Vezinhet. N’est pas Murat qui veut.

 
 
 
 
Le saviez-vous

*Georges Frêche est un fan de Luis Mariano. Il y a quelques années, il était allé au Pays Basque déposer un bouquet de fleurs sur la tombe du célèbre chanteur d’opérette.

*Georges Frêche voue trois passions : le rugby, la belote (il y joue plusieurs fois par semaine) et le baby foot. Ses collaborateurs lui en avaient offert un pour ses 50 ans.

*Il y a plusieurs années, Georges Frêche a été opéré de la maladie de Dupuytren qui lui paralysait les tendons des deux mains. En hommage à Montpellier, il a demandé au chirurgien de lui faire les cicatrices en forme de M. C’est dire s’il tient la ville dans le creux de ses mains.

*Georges Frêche ne supporte pas de voyager à l’arrière d’une voiture. Il se place toujours devant, à côté de son chauffeur, lors de ses déplacements.

*Georges Frêche a cinq filles et sept petits-enfants. Que des garçons.

20.05.2008

LE 500E NUMERO DE MONTPELLIERPLUS

Montpellierplus fête aujourd’hui, mardi 20 mai 2008, son numéro 500. L’occasion de revenir sur l’histoire du quotidien gratuit lancé en novembre 2005 par le groupe Midi Libre, et qui a très vite rencontré le succès.

 

 " Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience ". Ces quelques vers de René Char pourraient résumer l’histoire, encore bien courte, de Montpellierplus. Car c’est peu dire que ce quotidien gratuit n’a pas forcément eu toutes les fées qui se sont penchées sur son berceau… Sorti le 14 novembre 2005, il a fallu deux ans pour lancer ce titre. Car c’est que celui-ci faisait paradoxalement un peu peur. Peur aux journalistes de la presse traditionnelle, qui voyaient d’un mauvais œil ce qu’ils redoutaient être une concurrence déloyale. Peur aux directeurs de journaux, qui craignaient une lutte acharnée entre "20 Minutes", "Métro" et d’autres titres, et la fuite des budgets publicitaires. Peur aussi dans une certaine mesure de la part des pouvoirs publics, inquiets de l’arrivée d’une presse que les a priori annonçaient de qualité médiocre, et dont le premier effet aurait été surtout de remplir les poubelles sur la voie publique ! Mais peut-on le leur reprocher ? Longtemps, gratuité de la presse a rimé avec médiocrité. Au lancement de Montpellierplus, l’équipe a fait le pari de mettre la barre haute, de réussir à informer de façon concise, en bousculant un peu les codes de la presse locale. En ayant un ton, et en proposant des informations qu’on ne trouvait pas forcément ailleurs. Et qui parfois ont même un peu dérangé. Aujourd’hui, Montpellierplus a atteint son âge de raison et est considéré comme un media à part entière, régulièrement cité par France Info, Mediapart, 7LTV, France Bleu etc. Et c’est à l’occasion de cet anniversaire que Montpellierplus entame une nouvelle page de son histoire avec Jean-Michel Servant, qui remplace à la rédaction en chef Didier Thomas-Radux. Avec toujours à ses côtés l’équipe d’origine, complétée par Nicolas Guyonnet (celui qui a fait la photo).
La rédaction