08.04.2008

KEREN ANN : ALBUM AVEC VUE SUR LE MONDE

Avant son concert à Montpellier, interview de la chanteuse mi néerlandaise, mi israëlienne, qui avait fait un tabac voilà quelques années avec "Sur le fil" et connue pour avoir participé au superne "Jardin d'hiver" de Henri salvador. Entretien

Votre album "Keren Ann" reste dans la veine de Nolita, avec une consonance rock ?
Keren Ann : On me catalogue souvent folk. Cet album se situe dans un environnement très rock et malgré tout très intimiste, ce qui n'est pas incompatible. Je ne suis pas obligée de faire que des ballades ou que des chansons rock. Je fais ce qui me plaît, j'aime bien tout mélanger.
Dans quel pays vous sentez-vous le plus à l'aise pour composer ?
J'ai composé mon album dans plusieurs pays, en France, en Islande. Partout, toujours sur la route. Il faut que l'humeur colle à l'ambiance.
Ou habitez-vous ?
A Paris, à New York et en Israël.
Vous manipulez les sons, bricolez les instruments… Evolution artistique ou nouveau départ ?
Dans la vie on ne repart jamais de zéro, c’est une continuité. L'expérience fait progresser mais j'aime bien me sentir débutante dans ce que j'entreprends de nouveau.
En parlant de votre album, vous dites que c'était presque comme faire de la peinture avec du son…
C'est une image pour dire à quel point les possibilités sont infinies si l'on s'intéresse à la " texture " des instruments, comme les guitares saturées que l'on entend.
Vous dégagez une grande force sous une apparente fragilité. Comment vous définissez vous ?
Mes textes sont autobiographiques ou inspirés d'histoires empruntées. Dans les deux cas, il faut une grande force pour être sensible et réceptif aux choses invisibles de la vie et les retransmettre avec fidélité.
Votre album est assez court, seulement neuf chansons !
Je ne fais pas gaffe au temps. Il y a un début et une fin et l’ensemble doit être cohérent. La qualité d'un album ne dépend pas de sa longueur.
Comment l'interpréterez-vous ce soir sur scène ?
En trio, mais ce soir, nous serons quatre et ce sera très rock.
Etes vous engagée politiquement ?
Je m'intéresse énormément aux problèmes dans le monde, au Proche-Orient notamment. Mes contributions et les différents dons que je fais sont d'ordre absolument privé.
Écrirez-vous un jour en hébreu ?
Il me faudrait connaître tous les rouages pour réussir à composer dans cette langue et ce n'est pas encore suffisant. Peut-être un jour…
Comment analysez-vous votre parcours ?
Je n'analyse ni le passé, ni l'avenir. Je vis de ce que j'aime, de projet en projet, alors là oui, j'envisage !
Quel souvenir gardez-vous de "Chambre avec vue " co écrit avec Henri Salvador ?
C'était une période magnifique et j'ai pris beaucoup de plaisir.
Êtes-vous toujours débordée ?
Je n'ai pas encore trouvé la perle rare qui pourrait m’aider (rires) ! Mais je suis très organisée. Je gère tout ça très bien en gardant à l'esprit qu'une journée mal planifiée, c'est du temps précieux en moins avec ceux que j'aime.
Victoire 2, St Jean de Védas. mercredi 9 avril 2008 20h. Interview Valérie Marco

ANNULATION AU PRINTEMPS DES COMEDIENS

Proche de Robert Ménard*, Daniel Bedos, le directeur du festival Le Printemps des Comédiens, n’est pourtant pas d’accord avec le dirigeant de "Reporters sans Frontières".Il vient d’annuler un spectacle avec des Tibétains dans le cadre du prochain festival.
Pourquoi avoir reporté Safran ?
Car les conditions de présentation d’un tel cérémonial ne sont pas réunies. C’est un théatre sacré qui s’est réfugié dans les monastères bouddhistes. Pour faire sortir des artistes tibétains, il faut l’accord des autorités chinoises qui m’ont demandées si je pouvais garantir le calme et l’absence de manifestation hostile autour de cet accueil. Je leur ai dit "non". Nous avons donc pris la décision d’en reparler après les Jeux Olympiques.
Que pensez-vous des manifestations qui se sont déroulés à Paris ?
Moi, je n’aurais pas manifesté. Je respecte ceux qui utilisent l’opportunité des JO pour défendre la cause Tibétaine, où il y a occupation d’un pays par un autre. Mais nous ce qui nous importe, c’est de montrer des cultures en très grande difficulté par rapport au Tibet. Je ne pense pas que les manifestations vont améliorer leur sort. Je pense même que c’est tout le contraire qui va se passer.
Qui sont vos interlocuteurs en Chine ?
Je travaille depuis plus d’une dizaine d’années avec l’association du Peuple Chinois pour l’Amitié avec l’étranger, qui dépend du Ministère des affaires étrangères. C’est un peu l’équivalent de "Culture France’. Pour faire sortir des artistes indépendants de Chine, il faut leur accord. Je n’y peux rien, on peut le regretter, mais c’est comme ça.
Vous ne craignez pas que cette annulation ternisse l’image du festival ?
Si j’avais maintenu le spectacle et que celui-ci soit perturbé, on m’aurait reproché ma collaboration avec les Chinois. J’ai reporté la présentation. Quelques uns me reprochent de trahir mon engagement vis-à-vis des cultures minoritaires. Alors que faire ? J’ai pris cette décision en conscience et en accord avec mon conseil d’administration. Mais je ne me vois pas m’interposer entre les manifestants et des artistes, ce n’est pas mon métier.
* Daniel Bedos avait crée avec Robert Ménard une radio pirate dans les années 70 à Béziers, leur valant une garde à vue.

20.03.2008

LES BARS OUVERTS POUR PAQUES

Pont du lundi de Pâques oblige, de nombreux estaminets et autres sympathiques établissements de Montpellier ont décidé de ne pas laisser orphelins les chasseurs d'oeufs de Pâques spécialisés dans la quête nocturne des coquilles ovoïdes. A ce titre, le bar L'Oxymore sera parmi les établissements exceptionnllement ouverts dimanche 23 mars, de 18 heures jusqu'à 1 heure du matin. Bonne chasse. A l'oeuf bien sûr !

L'Oxymore, 12 rue Boussairolles à Montpellier