08.04.2008

JO : POLEMIQUE EGALEMENT A MONTPELLIER

« On m’a mis un auto-collant "Tibet libre" sur mon agenda et toute ma classe me traite de dictateur ». Depuis trois semaines, les provocations se multiplient pour Liu, 23 ans étudiante en management à Montpellier. « Mais en France vous ne savez pas la vérité sur le Tibet, les journalistes vous mentent», se rassure-t-elle.
Quiian partage son avis. Arrivée en France en 2006, elle ne comprend pas les manifestations Pro-Tibet « Le Tibet appartient à la Chine et c’est comme une famille, il faut régler les problèmes en interne, ce n’est pas à la France de donner des leçons. »
Il y a 6 mois, Wen habitait encore à Pékin, « à-bas, tout le monde attend avec impatience les Jeux Olympiques. C’est une chance pour la Chine, on va enfin pouvoir montrer à quoi ressemble réellement notre pays. ». Wen ne se lasse pas de découvrir la « liberté que l’on possède en France » mais rajoute-t-il « en Chine ça ne peut pas être pareil, on a pas la même culture ».


Liang Yu est étudiant en Biologie à l’université Montpellier II, lui non plus ne comprend pas les raisons de la colère des manifestants lors du passage de la flamme olympique. « c’est un problème entre les gouvernants, pas entre les peuples ». Cependant, il milite pour l’indépendance du Tibet et la liberté d’expression en Chine. Liang a signé sur internet une pétition de soutien. « Mais je l’ai signé sous un pseudo, on sait jamais, je n’ai pas envie d’avoir des problèmes si un jour je repars en chine. ».
Julien Ginoux