14.04.2008

LES ARCHIVES DE L'HERAULT GRATUITES

Les généalogistes et les internautes peuvent être satisfaits. L’accès aux archives départementales de l'Hérault sera gratuit et à partir de n’importe quel ordinateur. Le dossier a été présenté lundi 14 avril 2008 en session du Consiel général par Philippe Saurel. Pour le Conseil général, cet accès gratuit représente un investissement de 70 000 euros par an. Par ailleurs depuis le 14 avril également,  les 93 000 lecteurs inscrits dans les 230 bibliothèques et médiathèques dépendant du résaeu DDL (Direction départementale du Livre et de la Lecture) du Conseil général, ont également accès gratuitement aux systèmes Cyberlibris, Planet Nemo et Europresse, permettant de consulter des ouvrages pratiques, pour enfants et les archives des journaux. Jean-Jacques Sarciat, avec Didier Thomas-Radux

AGGLO : LE MODEM RECUPERE DEUX COMMISSIONS

Vendredi 10 avril dernier, les deux vice-présidents et les 25 vice-présidents de l’Agglo de Montpellier ont été élus par les conseillers communautaires. Il reste maintenant à attribuer à tout ce beau monde les commissions qu’ils présideront.
Normalement, il ne devrait pas y avoir de gros bouleversement (voir plus bas). Sur les 26 commissions, 12 retrouvent le même président. Par contre deux nouveautés sont à noter. D’abord, sur le plan politique, l’entrée de deux représentants du Modem. Une première avec donc Catherine Labrousse et Michel Aslanian. Tous les deux sont issus du conseil municipal de Montpellier. Catherine Labrousse prend la stratégique commission du tourisme tandis que Michel Aslanian innove en récupérant justement la commission "innovations". Cette commission est l’une des trois créées au sein de l’agglo. On trouve aussi une nouvelle commission "protection des animaux-fourrière animale" qui sera présidée par Danièle Santonja, le maire de Juvignac. Et aussi une commission "santé, handicap et accessibilité" qui sera elle présidée par Jean-Pierre Grand, le maire de Castelnau. Enfin, les esprits tordus ou les fins observateurs de la vie politique locale (chacun son camp) auront remarqué que des deux premiers vice-présidences, un seul récupère une commission, c’est Jean-Pierre Moure. Il n’y a rien pour le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, dont la gestion de la commune laisse certes moins de temps disponible que celle de Cournonsec à Moure, mais tout de même.

 

Voici la liste des présidents ou présidentes des commissions de l’Agglo. On trouve Gabrielle Deloncle (conseillère municipale de Montpellier) à l’artisanat et au commerce, Louis Pouget (Montpellier) à l’assainissement et à l’eau, Alain Barandon (Sussargues) à la communication, Pierre Maurel (Clapiers) aux contentieux et aux affaires juridiques, Pierre Dudieuzère (Vendargues) aux Copropriétés, Nicole Bigas (Montpellier) à la culture, Christophe Moralès (Montpellier) au développement durable, Claudine Troadec-Robert (Montpellier) à l’écolothèque, Yvon Pellet (Saint-Geniès des Mourgues) à l’économie agricole et à la pêche, Christian Valette (Pérols) à l’environnement, Thierry Breysse (Cournonterral) aux finances, Michel Aslanian (Montpellier) aux Innovations, Tatiana Capuozzi-Boualam (Montpellier) à l’insertion, Cyril Meunier (Lattes) à la lutte contre les inondations, Gilbert Pastor (Castries) au développement économique et à l’emploi, Pierre Bonnal (Crès) au personnel, Jacques Atlan (Saint-Jean de Védas) à la politique de la ville, Danièle Santonja (Juvignac) à la protection des animaux, Alain Zylberman (Montpellier) aux relations internationales, Jean-Pierre Grand (Castelnau) à la santé et au handicap, Jean-Marcel Castet (Jacou), Jacques Martin (Montpellier) aux sports, Catherine Labrousse (Montpellier) au tourisme, Robert Subra (Montpellier) au tram, Jean-Pierre Moure (Cournonsec) à l’urbanisme et Hervé Martin (Montpellier) à la voirie.  Jean-Jacques Sarciat

FRECHE, ELEMENT STRESSANT ?

Jacques Llorca, le proviseur du lycée Mendès-France (ex-Méditerranée) à Montpellier, ne lâche pas Frêche. Après avoir bataillé contre le changement de nom de son lycée, il est allé participer samedi 12 avril dernier à la Convention régionale sur les lycées qui se tenait à Palavas les Flots. Une manifestation animée par "Les jeunes avec Jeanjean", le maire UMP de la Ville. Jacques Llorca est ainsi intervenu après une intervention relative à la gestion du stress, sur «les enjeux de la décentralisation avant d’exposer les risques de personnalisation et de surconcentration des pouvoirs dans les mains d’un seul homme». Il pense à quelqu’un en particulier ? Jean-Jacques Sarciat

LES ELUS DE L'AGGLO BIENTOT REMUNERES

Vivement la prise en compte du prochain recensement ! En effet celui-ci aura un effet appréciable pour la bourse des élus des communes rurales de Montpellier Agglomération, qui outre la ville centre Montpellier regroupe 30 communes*. Georges Frêche, à peine réélu à la présidence le 11 avril 2008 dernier, l'a promis : dès que l'Etat aura avalisé les recensements partiels de population, les élus "de base" de l'Agglomération pourront toucher une indemnité mensuelle de 650 euros brut par mois. Car la loi prévoit la possibilité de cette indemnité pour les agglomérations de plus de 400 000 habitants. Montpellier est pour l'instant sous le seuil, même si les dernières esimation de population la placent à 405 000 habitants. En attendant de pouvoir rétribuer les petits élus en 2009, ce sont pour l'instant 27 vice-présidents qui perçoivent une indemnité de 2500 euros brut par mois. Et une consiellère spéciale, rétribuée sur la dotation prévue pour le président de l'Agglo Georges Frêche, qui n'en use pas pour raison de cumul d'autres indemnités électives. * Les communes de l'Agglo sont : Baillargues, Beaulieu, Castelnau le Lez, Castries, Clapiers, Cournonsec, Cournonterral, Fabrègues, Grabels, Jacou, Juvignac, Lattes, Lavérune, Le Crès, Montaud, Montferrier sur le Lez, Murviel Les Montpellier, Pérols, Pignan, Prades le Lez, Restinclières, Saint-Brès, Saint-Drézery, Saint-Géniès des Mourgues, Saint Georges d'Orques, Saint Jean de Védas, Saussan, Sussargues, Vendargues,, Villeneuve les Maguelone. Didier Thomas-Radux

PAS TOUS LES JOURS FACILE D'AVOIR 20 ANS

Ça s’appelle "une brève histoire de la Gazette"* et ça raconte l’atypique parcours de l’hebdomadaire "la Gazette de Montpellier". Ça aurait dû être une mise en perspective de l’histoire d’un journal qui s’est construit contre le "mastodonte" Midi Libre et une réflexion sur le rôle de la presse locale. Ce n’est qu’une indigeste hagiographie de l’hebdomadaire créé par Pierre Serre. Si c’avait été  un fascicule offert à l’occasion de la fête très "gauche caviar" organisé dans le lieu le plus pompeux de la ville en octobre dernier pour les 20 ans du journal, pourquoi pas. Mais cette pseudo réflexion est vendue 12,50 euros. Ca fait cher le tract de propagande.
Car les auteurs n’hésitent pas à manipuler les chiffres (comptabilisant par exemple les exemplaires gratuits avec les ventes) et surtout à oublier ceux qui gênent. Car depuis quelques années, la diffusion de l’hebdo est en baisse constante (- 1000 exemplaires entre 2005 et 2007, alors que la population augmente) La Gazette qui hésite entre magazine et sujets trash, paye probablement ses titres racoleurs (comme en novembre 2007 la mise en scène d’une interview d’un chef d’entreprise, qui s’avérera bidon 3 mois plus tard), sa manie de travestir parfois les faits (notamment à propos de Montpellierplus) et sa trop grande proximité avec le pouvoir Frêchiste. Bref, sa difficulté à se réinventer. D’ailleurs sur les 117 pages du livre, seulement 9 lignes sont consacrées aux problématiques de la presse gratuite et d’internet. Ça laisse présager de la capacité d’anticipation d’un journal qui pour avoir marqué les années 90, a un peu raté le cap du XXIe siècle.
Didier Thomas-Radux
*"Une brève histoire de la Gazette", P.Bainpré et A.Zambeaux. NPL éditeur

UN AUTRE MONDE DIGITAL EST POSSIBLE

L’ancien garage de 300 m² du boulevard Louis Blanc deviendra dès le mois de septembre 2008, un espace dédié à la création numérique géré par l’association Kawenga. «C’est un projet d’une ampleur unique dans la région», précise Eléonore Mercier, la responsable des actions locales. Kawenga met en place depuis 2000 des actions de sensibilisation au multimédia sur le territoire du Languedoc Roussillon. Il y a encore six mois, l’association était située au-dessus du cinéma le diagonal, cours Gambetta. «Mais lors de sa fermeture nous avons été contraints de trouver un autre espace», indique la responsable. Le 21 boulevard Louis Blanc sera la nouvelle adresse de ce lieu ouvert à tous : artistes, chercheurs, étudiants ou amateurs passionnés. L’un des objectifs de Kawenga est de s’interroger sur le rôle de chacun dans une société qui investit massivement dans les technologies de l’information et de la communication. «Nous ne serons pas un lieu de diffusion mais un lieu de création et de ressources pour les nouvelles technologies. Nous accueillerons des artistes aux productions hybrides qui croisent par exemple, danse, musique et cinéma». Kawenga travaille avec des artistes de la région qui ont parfois un écho national. Sur Montpellier, l’association a déjà collaboré avec François Labastie, Annie Abrahams ou Berinis Belpaire. En attendant l’ouverture, l’évolution des travaux peut être suivie en se rendant sur le site internet de l’association : www.kawenga.com.
Julien Ginoux

FRECHE FAIT TREMBLER LES VESTIAIRES DU MHRC

Samedi 12 avril 2008, dans les tribunes du stade montpelliérain Du Manoir, c’était jour de liesse avec la victoire du MHRC contre Brive. Mais après le match, dans les vestiaires Thierry Pérez, le patron du MHRC, n’a pas été à la fête. C’est Georges Frêche qui a un peu "pourri" l’ambiance. Descendant de la loge de la Région, il est venu dire tout le bien qu’il pensait de Pérez à Jean-Pierre Massines, directeur général du MHRC. Contacté dimanche soir, ce dernier a observé un prudent «pas de commentaire». «Chez nous, il y a longtemps que les politiques ne viennent plus dans les vestiaires», a expliqué samedi soir, lorsqu’il a pris connaissance de cet incident, un confrère journaliste de La Montagne. Oui mais à Montpellier, Du-Manoir, c’est le bébé de Frêche. Alors dès fois, le président de l’Agglo s’emporte. Et Thierry Pérez, le président du club est sa tête de turc préférée. Déjà, en guise d’échauffement, Frêche en avait mis une couche jeudi après-midi à l’Hôtel de Région. Il avait daubé Pérez sur ses qualités de patron du MHRC. «Pérez n'y connaît rien au rugby, il fait des affaires, c'est tout.»
Pourtant, les relations s’étaient un peu réchauffées entre Thierry Pérez et Georges Frêche. Si bien que début mars, Pérez a été reconduit à la tête du MHRC alors que quatre mois auparavant, au bout du rouleau, il avait annoncé son intention de quitter ses fonctions «en décembre ou en janvier». Pérez en avait ras les crampons des rapports exécrables avec l'Agglo, propriétaire du Stade Yves-du-Manoir et premier bailleur de fond du club. Il faut dire qu’entre lui et Frêche, deux visions pour le club s’affrontent. Ce dernier veut que Montpellier aille titiller les quatre plus grands clubs du Top 14 et que le club ait une envergure européenne (un peu comme le hand). Pérez souhaite de son côté ne pas brûler les étapes. «Il nous manque du temps. Les grands clubs en France, ça fait des années et des années qu'ils existent. Montpellier, lui, est un club très jeune». Il manque du temps à Thierry Pérez… et de l’argent. Et les sous, seule l’agglo est pour l’instant en capacité d’en verser. Alors dès fois, Frêche trouve que le MHRC c’est un peu cher payé.
Jean-Jacques Sarciat

Photo Nicolas Guyonnet 











13.04.2008

DES PETITS POIS DANS LES PHARMACIES DE L'HERAULT

 

Des petits pois verts derrière la croix verte. Les pharmaciens de l'Hérault vont proposer en avril dans leurs officines des produits de grande consommation afin de "répondre" aux "provocations" de Michel-Edouard Leclerc qui souhaite la mise en vente de certains médicaments en supermarché, a annoncé vendredi 11 avril la Chambre syndicale des pharmaciens de l'Hérault (CSPH). Cette action a été décidée par le conseil d'administration de la CSPH jeudi soir 10 avril, a indiqué vendredi à l'AFP sa vice-présidente, Marion Rogier-Gellerat. Tout le mois d'avril, petits pois, savons, lessives et autres produits devraient être disponibles chez des pharmaciens de l'Hérault, qui, à l'issue de leur opération,
offriront ces marchandises à une association caritative.Les pharmaciens de l'Hérault entendent ainsi répondre à M. Leclerc, patron des centres éponymes, qui a lancé une campagne publicitaire pour réclamer la possibilité de vendre des médicaments à prescription facultative.Le patron du groupe de grande distribution affirme qu'ils seraient vendus 25% moins chers, si le gouvernement ouvrait ce marché à la grande distribution. "Moi je ne vends ni lessive, ni savon, ni carottes, ni petits pois", s'est insurgée Mme Rogier-Gellerat. "A chacun son métier, et votre santé sera sauvegardée", a-t-elle déclaré.

Didier Thomas-Radux (d'après AFP)

Photo Nicolas Guyonnet

LE NOUVEL EXECUTIF DE L'AGGLO ELU

Un président, 2 vice-présidents et 25 présidents. La cession du conseil d'agglomération a également été l'occasion d'élire les vice-présidents. Voici le communiqué officiel diffusé par l'Agglomération de Montpellier :"Georges Frêche a été réélu à la Présidence de l’Agglomération de Montpellier, ce vendredi 11 avril, par le conseil communautaire, au 1er tour, avec 88 voix sur 90 suffrages exprimés au cours d’un vote à bulletin secret. A la suite de cette élection, le conseil communautaire a également élu les membres du Bureau (27 Vice-présidents et un conseiller spécial), les membres de la Commission d’Appel d’Offres, de la Commission Consultative des Services PublicsLocaux, ainsi que les représentants de l’Agglomération dans divers organismes. Le Conseil a également approuvé la création d’une liste de commissions.

Les 1ers Vice-Présidents Jean-Pierre MOURE (Maire de COURNONSEC), Hélène MANDROUX (Maire de MONTPELLIER)

Les 25 autres Vice-Présidents Danièle ANTOINE-SANTONJA (Maire de JUVIGNAC), Michel ASLANIAN (conseiller municipal de MONTPELLIER), Jacques ATLAN (Maire de SAINT JEAN DE VEDAS), Alain BARRANDON (Maire de SUSSARGUES), Nicole BIGAS (conseillère municipale de MONTPELLIER), Pierre BONNAL (Maire du CRES), Thierry BREYSSE (Maire de COURNONTERRAL), Tatiana CAPUOZZI-BOUALAM (conseillère municipale de MONTPELLIER), Jean-Marcel CASTET (Maire de JACOU), Gabrielle DELONCLE (conseillère municipale de MONTPELLIER), Pierre DUDIEUZERE (Maire de VENDARGUES), Jean-Pierre GRAND (Maire de CASTELNAU-LE-LEZ), Catherine LABROUSSE (conseillère municipale de MONTPELLIER), Hervé MARTIN (conseiller municipal de MONTPELLIER), Jacques MARTIN (conseiller municipal de MONTPELLIER), Pierre MAUREL (Maire de CLAPIERS), Christophe MORALES (conseiller municipal de MONTPELLIER), Cyril MEUNIER (Maire de LATTES), Gilbert PASTOR (Maire de CASTRIES), Yvon PELLET (Maire de SAINT-GENIES-DES-MOURGES), Louis POUGET (conseiller municipal de MONTPELLIER), Robert SUBRA (conseiller municipal de MONTPELLIER), Claudine TROADEC-ROBERT (conseillère municipale de MONTPELLIER), Christian VALETTE (Maire de PEROLS), Alain ZYLBERMAN (conseiller municipal de MONTPELLIER)

La conseillère spéciale Josette Claverie (conseillère municipale de Montpellier)

12.04.2008

FRECHE REELU A LA TETE DE L'AGGLO DE MONTPELLIER, POSE SES CONDITIONS POUR SON DEPART AVANT 2009

Une réelection qui sonne comme un plébiscite. Georges Frêche, le président sortant de l'Agglomération de Montpellier, a été réelu vendredi 11 avril 2008 en fin de journée par les représentants des 31 communes de l'Agglo. Des 88 élus présents ou représentés sur les 90 de l'assemblée, il a receuilli 88 voix. Mêmes les élus de droite ont voté pour lui.
Emu de ce score, le grand patron de la gauche régionale a expliqué qu'il avait de grands projets pour l'Agglo, et pour lui. Notamment de se faire élire sénateur - sur la liste PS - en septembre prochain et dans ce cas abandonner la présidence de l'Agglomération de Montpellier. Mais selon l'intéressé lui même, "certains veulent me liquider". Donc Frêche a de façon "cash" posé la mesure du débat : "Je ne vais pas mettre ma tête dans la gueule du loup. Ceux qui ne m'aiment pas, il faudra qu'ils choisissent : soit me faire battre aux sénatoriales et je tiens à le dire, rien ne m'oblige à y aller, soit j'aurai sinon le plaisir de rester avec vous six ans à l'Agglo". Des rires ont fusé. Pas celui d'Hélène Mandroux, maire de Montpellier et qui clairement compte devenir présidente de l'Agglo après le départ de Frêche, qui durant les 45 minutes de discours de celui qui fut son mentor, avait ostensiblement le nez dans un bouquin. Peut-être "l'éloge de la patience" ?
Didier Thomas-Radux