« FRECHE GELE L'AIDE AU DEPARTEMENT | Page d'accueil | RECONCILIATION A GRANDE VITESSE »

17.06.2008

RECONSTITUTION DU MEURTRE DE BERNADETTE BISSONNET

Soirée bleue à Castelnau le Lez, ce mardi, à deux pas de la mairie et de la piscine. Mais ce n’était pas une soirée spéciale football France-Italie. C’était le bleu des gendarmes qui dominait. Plusieurs dizaines d’hommes, des voitures et des fourgonnettes… Le quartier était bouclé. C’était la reconstitution du meurtre de la pharmacienne Bernadette Bissonnet. Dès 19 h 30, des premiers gendarmes de la section de recherche arrivent dans l’impasse de la grenouillère, devant la villa des Bissonnet. Puis d’autres gendarmes et l’identité criminelle. Suivra vers 20 h le Colonel Molowa, pour l’une de ses dernières grosses affaires avant son départ sur Paris. A sa mine on devine qu’il aurait quand même préféré regarder France-Italie. Mais bon, la juge n’aime visiblement pas le football, elle. Au grand regret des avocats qui arrivent sur les lieux avec leurs pochettes.

Puis agitation du côté des gendarmes qui empêchent le passage aux journalistes postés à l’angle de l’impasse. Un break bleu déboule. A l’arrière un homme caché d’un drap noir. « Ça arrive de Béziers ». C’est le mari Bissonnet, commanditaire du meurtre. Puis, un fourgon cellulaire avec à l’intérieur Méziane Belkacem, le jardinier, tueur présumé. Tout le monde est là pour la reconstitution. Enfin presque. Le Vicomte d’Harcourt, troisième homme impliqué et accusé d’avoir caché l’arme du crime manque à l’appel. Mais pas son avocat.

Quelques photographes et cameramen perchés ça et là joue de l’escalade pour obtenir une précieuse image. Les gendarmes les tiennent au courant du but italien. Et oui ils écoutent le match à la radio. Quelques cris. Deux hommes sortent de la villa. Les fils du couple. Puis les gendarmes agrandissent le périmètre de sécurité. « C’est un ordre du juge ». Il faut partir. Tant mieux, le match n’est pas encore fini.

Nicolas Guyonnet

Ecrire un commentaire