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12.06.2008

L'ELECTION MISS FRANCE 2010 AU CORUM DE MONTPELLIER

« C’est sûr à 95 % ». Ce jeudi matin, lors de la présentation de la pub télé Sud de avec Alexandra Rosenfeld, la miss France régionale, le président du conseil régional Georges Frêche a annoncé « l’élection de Miss France 2010 devrait se dérouler au Corum de Montpellier en décembre 2009. Avec une Miss originaire de la Région, il fallait bien cela ». Une annonce confirmée par Geneviève de Fontenay, présente dans l'assemblée.
Alexandra Rosenfeld a également été invitée par le président du Conseil Régional pour l’inauguration d’une des Maisons du Languedoc-Roussillon à New York ou a Sao Paulo. Maintenant qu’il a trouvé son ambassadrice de la région, Georges ne veut plus s’en séparer.

N.G.

DIRECTION CHARLEROI AVEC RYANAIR

La compagnie irlandaise low-cost, Ryanair, a annoncé ce jeudi matin l’ouverture de sa troisième ligne au départ de Montpellier. La riante bourgade belge de Charleroi avec ses terrils et ses auteurs de BD sera, à raison de trois rotations par semaines dès le 28 octobre, accessible de l'aéroport de Fréjorgues.

Bon après, pour allez boire un verre coquin au comptoir du King Georges V, au bout de la Grande Place à Bruxelles, il faudra quand même faire au moins une heure de voiture. Mais le fait est là, Ryanair ouvre sa troisième ligne au départ de Montpellier. Pour cela, les collectivités ont craché au bassinet en mettant 138 000 euros chacune (Ville, agglo, région) pour s’attirer les faveurs de la puissante compagnie irlandaise.

«Pour Ryanair, cet événement conforte la position de Montpellier dans la stratégie d’expansion de la compagnie. Je suis venu ici (N.D.L.R.<TH>: à Montpellier) pour donner toute son importance à cette annonce. Depuis 2002, nous n’avions pas ouvert une ligne au départ de Montpellier », a expliqué jeudi Matthieu Glasson, directeur commercial France de Ryanair. Des allers simples sont à 25,99 euros sur internet.

OPERATION PROMO DE LA RESTANQUE

Mardi soir, c’était la première réunion d’information au sujet de la Restanque. Au tableau, l’adjoint à l’urbanisme, Philippe Saurel, qui était comme un poisson dans l’eau au milieu des 120 hectares de ce quartier qui va être entièrement reconstruit. « Nous allons transformer une zone d’activités en quartier d’habitat. Nous allons reconstruire la ville sur la ville. Il n’y aura pas d’expropriation », a expliqué l’adjoint devant une bonne cinquantaine de personnes rassemblées à la médiathèque Lorca.

L’architecte chargé du projet, Emmanuel Nebout, a fait vibrer la fibre écolo : « Nous allons reconstituer la nature dans un quartier qui accueillera à terme 25 000 habitants soit la population de Lunel ». Et tout cela sera enroulé autour de deux axes "Main street" et "Le cours". « Il y a une cohérence dans tout cela. On va refabriquer la ville en suivant l’axe ferroviaire de 1838 », a conclu Philippe Saurel.

J.-J. S.

QUELQUES MINUTES AVEC PHILIPPE TORRETON

Philippe Torreton brûle les planches de l’Amphi d’O tout le week-end avec Dom Juan. L’homme est posé, charismatique, séduisant diront les dames. Avec assurance, sans attendre les questions, il nous parle du spectacle.
Monter la célèbre pièce de Molière, c’est un projet qu’il mûrit depuis près de vingt ans. « Ça n’était pas un but de guerre, mais j’y pensais déjà comme un metteur en scène : décors, costumes… », explique-t-il.

Dom Juan n’est ni Sade, ni Casanova et on lui prête souvent des choses qu’il ne dit pas. Le considérer comme un personnage mythique, « c’est mettre la charrue avant les bœufs ! ». L’intérêt de Torreton, qui signe ici sa première mise en scène, c’était de montrer « le parcours d’un individu probable qui s’appelle Dom Juan » avant tout. « Je voulais jouer son inconscience ». Car c’est quelqu’un qui ne nous dit jamais pourquoi il se conduit ainsi. « Sa vie est un coup d’état, mais en a-t-il vraiment conscience ? » C’est un personnage paradoxal, remuant. « Il a un côté balle de flipper ! » Quand la statue lui parle, il ne part pas en courant. « C’est ce qui m’a fait penser a de l’inconscience, voire de l’inconséquence ».

Molière a toujours écrit sur le manque d’intelligence du héros, mais c’est la seule pièce où la conséquence de ce défaut est la mort !
Torreton nous propose ainsi une autre manière d’envisager le personnage. Lui, donne tout à voir, fait tout rebondir, résonner. Mais c’est au public de penser Dom Juan.

 

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