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10.06.2008

FRECHE DOSSARD 5

C’était devenu un secret de polichinelles. Georges Frêche a confirmé hier qu’il ne se présenterait pas comme tête de liste PS aux prochaines sénatoriales. Sans surprise, l’élu a justifié son retrait par ses projets à la communauté d’agglomération. « J’ai envie de faire une grande Agglo de 800 000 à un million d’habitants. Pour ça, il me faudra encore trois ans ».

Prévenus il y a quelques jours, les membres du conseil fédéral socialiste se sont donc réunis, tard dans la soirée, pour désigner un remplaçant. Comme nous l’annoncions mercredi dernier, il s’agit du Premier secrétaire fédéral en personne, Robert Navarro, qui sera secondé par la Biterroise Karine Chevalier. Le binôme conduira une liste d’union avec un communiste (en 3e place), Georges Frêche (5e) et Hélène Mandroux (6e). De quoi inciter le président du conseil général à retirer son poulain, Robert Tropéano.

Malin, Georges Frêche a d’ailleurs réclamé dès hier une clarification de la situation. « Les sections socialistes n’ont qu’à revoter pour choisir une bonne fois pour toutes leur candidat », a-t-il suggéré.

J.-M. Servant

REPETITION DES SYNDICATS POUR LE 17 JUIN

Près 200 agents des impôts venus de toute la région, une cinquantaine du secteur de la santé, quelques-uns de l’éducation, du CNRS, des douanes et de Météo France : la manifestation de la fonction publique sur la place de la Comédie a rassemblé ce mardi après-midi environ 400 personnes.
Les retraites et les suppressions de poste étaient au centre des revendications. Avant de partir vers la préfecture, les grévistes de Météo France ont largué dans le ciel un ballon géant rempli d’hélium, symboliquement avec des petits mots pour le gouvernement.
Les syndicats avançaient en début d’après midi des taux de grévistes de près de 55 % aux impôts et de 40 à 60 % dans les hôpitaux montpelliérains.
Un galop d’essai avant la mobilisation du 17 juin.

 

Photo Nicolas Guyonnet 

ENTRETIEN AVEC ALAIN MANVILLE

 

Le patron du CHRU Alain Manville est inquiet. « Il faut être lucide. Je reste vigilant même si le travail produit ses effets. Mais nous sommes toujours soumis aux conséquences des décisions du Gouvernement. Augmenter de 0,8% le traitement des fonctionnaires, nous coûtera 4 millions d’euros de charges supplémentaires en 2008 », glisse-t-il entre deux gorgées de café dans son bureau où trône une Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Pourtant, le bilan de santé du CHRU est plutôt bon. En 42 mois, de 22e il est passé à la 5e place pour sa maîtrise des dépenses de santé et ses mesures prises pour contenir le déficit budgétaire (32 millions d’euros en 2005 contre 1,5 million aujourd'hui). « Nous étions l’un des trois plus mauvais établissements hospitaliers de France », lance Alain Manville. Le succès de la méthode Manville ? « Quand je suis arrivé, j’ai dit que l’on ne pouvait pas être un établissement comme le CHRU de Montpellier sans avoir un comportement de chef d’entreprise, sans avoir de productivité et de parts de marché. Cela a fait scandale. Aujourd’hui, c’est accepté ».
 Le directeur général du CHRU va poursuivre la réorganisation des soins au CHRU. Douze pôles (contre quatorze cette année) en seront les colonnes vertébrales. « Je suis dans une dynamique de réduction de voilure mais en regroupant les énergies pour faire des économies d’échelle. Ainsi, l’infectiologie va disparaître et être répartie dans d’autres pôles. Et nous allons avoir un seul pôle enfants et pathologie de la femme », précise Alain Manville. Le cap est fixé sur 2012, date buttoir pour que le CHRU sorte du rouge.

Jean-Jacques Sarciat

Photo Nicolas Guyonnet 

NOUVELLE PRESIDENTE A L'UNIVERSITE MONTPELLIER 2

C’est un événement. Pour la première fois de leur histoire, les trois universités de Montpellier sont dirigées par des femmes. Après Dominique Deville de Perrière (UMI) et Anne Fraïsse (UMIII), c’est Danièle Hérin qui a pris les rênes, hier, de la faculté des sciences (UMII).

Enseignante à Polytech’ et chercheuse au Laboratoire d’informatique, de robotique et de microélectronique (Lirmm), la remplaçante de Jean-Louis Cuq a été élue par le conseil d’administration alors que l’UMII traverse une crise sans précédent. Après plusieurs mois de rivalité entre les pro et anti-Cuq, la nouvelle présidente est donc chargée de remettre la fac de sciences « en ordre de marche », avec l’aide d’André Neveu. Une mission délicate pour cette scientifique peu communicante qui va devoir déminer pour apaiser les tensions entre les deux camps.« Danièle Hérin a toute notre confiance pour débloquer rapidement la situation, souligne un membre du conseil d’administration. Elle incarne à nos yeux un certain consensus. Nous allons travailler avec elle main dans la main pour mener à bien une politique universitaire ambitieuse ».

Poussée par le rectorat, la nomination de Danièle Hérin doit maintenant permettre aux universités montpelliéraines d’avancer à l’unisson sur le dossier Pôle campus. Hier, juste après son élection, la présidente de l’UM2 n’a pas manqué d’ailleurs d’aller saluer Christian Nique. Un recteur ravi de pouvoir (enfin) lancer le processus de fusion des trois universités.

Jean-Michel Servant

LE LICENCIEMENT DE LA TRANSEXUELLE EST DISCRIMINATOIRE

C’est une décision qui va faire des vagues et très certainement jurisprudence. C’est une première en France. Ce lundi  après-midi, le conseil des Prud’hommes de Montpellier a considéré le licenciement de Clarisse par son employeur Kaliop pour cause de transexualisme, abusif et discriminatoire.

Clarisse, c’était Baptiste Vermès, marié et père de deux enfants. Il était depuis 2005 directeur administratif et financier dans une entreprise multimédia spécialisée dans la création de sites sur internet. Quand il a décidé d’annoncer, en septembre 2006, sa volonté de changer de sexe, il a été licencié.
Hier, les juges des Prud’hommes ont donné raison à Clarisse, fortement appuyé(e) par la Halde. « C’est une excellente décision car la discrimination est reconnue. C’est la conversion sexuelle qui avait motivée le licenciement et qui a été sanctionnée par les juges », se félicitent son avocate et Hussein Burgi du Collectif de lutte contre l’homophobie.
De son côté, Clarisse lâche : « C’est une conclusion normale à un processus qui n’aurait jamais du débuter ».

Outre la nullité du licenciement, Kaliop, qui va faire appel, est condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à Clarisse. La page Baptiste peut enfin se tourner.

Nicolas Guyonnet

 

600 EMPLOIS A SAISIR EN DIRECT A CLAPIERS

L’Agglo organise ce mardi 10 juin les 8e Rencontres pour l’emploi au complexe sportif de Clapiers, de 9h30 à 17h. Plus de 150 entreprises locales du BTP, des services à la personne, des banques et assurances ou du commerce proposeront 600 offres d’emplois à saisir immédiatement. Préparez les CV, soyez motivés et rentrez à la maison avec du boulot. Et en plus c’est juste à côté.

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