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22.05.2008

UN EX DIPLOMATE EN GREVE DE LA FAIM

Younes M. est né à Bethléem comme le Christ. Mais il a moins de chance que Jésus, puisqu'à 54 ans, il porte toujours sa croix. Cet ancien diplomate du ministère jordanien des Affaires étrangères, citoyen français, vit dans un taudis vendu dernièrement par Monsieur J. à ACM (le bailleur social de la Ville), impasse de l’Abbé Fabre à Figuerolles. Asthmatique, diabétique, pas vraiment solide sur ses guiboles, il demande depuis 2004 de quitter son logement pour un appartement au rez-de-chaussée. Pas de bol, il n’y a pas en ce moment, dans le parc ACM, de quoi répondre à ce cas d’urgence.
Alors le 22 avril dernier, Younes a décidé de ne plus s’alimenter. Et depuis, on ne peut pas dire que son coup de colère désespéré ait provoqué une quelconque agitation. Les services sociaux ne s’émeuvent pas plus que cela du cas. Pourtant Younes M. est pris en charge à 100% par la Cotorep. Il marche difficilement à l’aide de béquilles. Ce qui lui sert de cuisine est digne de l’auberge des Thénardier. Pour un 15m2 mezzanine d’un autre temps, il doit régler un loyer de 280 euros et des brouettes.
Dans la pièce où Younes dort-vit (et mangeait) une série de portraits de sa fille, âgée de 16 ans. Et il n’est pas certain que ces photos le retiennent plus longtemps chez les pendus de Victor Hugo.
Jean-Jacques Sarciat

 

" J'EN AI MARRE DE CES PEDES "

 Une plainte pour violence aggravée et homophobie a été déposée mercredi au poste de police de la Comédie contre un pompier qui était de service dans la nuit du 8 au 9 mai dernier.
Tout commence vers une heure du matin, dans une rue perpendiculaire à la place du marché aux fleurs. Deux personnes sortent d’un bar de nuit. L’une d’elle a un peu abusé de la dive bouteille. Un peu trop, si bien qu’elle est à la limite du coma éthylique. Son compagnon téléphone aux pompiers. Un VSAB arrive.
A son bord un équipage de trois personnes. L’une d’elle lui prend la tension. L’équipage repart en conseillant au compagnon de rappeler la police une heure après afin que son ami soit placé en cellule de dégrisement si son état ne s’était pas amélioré. Un peu plus tard, le client du bar perd connaissance. Son compagnon appelle la police nationale qui lui indique que « le problème n’est pas de leur ressort mais de celui des pompiers ».
Le compagnon téléphone au Samu, mais c’est le premier équipage de sapeurs-pompiers qui arrive. Selon le témoignage du compagnon, les pompiers auraient saisi le plaignant, puis l’auraient jeté au sol à bord de leur véhicule. Le témoin de la scène a souhaité monter dans le VSAB mais a été éconduit et repoussé violemment avant que la portière ne soit refermée. A l’intérieur du VSAB des coups de poings pleuvent sur le visage du jeune homme. Le tout assorti d’une bordée d’injures «<TH>Et là tu ne te réveilles pas, petite pute ? », « T’es pas conscient connard ? ». Un « J’en ai marre des pédés ! » ponctue le départ du véhicule.
Sur la route, la victime reçoit à nouveau des coups de poings et deux coups de pieds alors qu’elle se trouvait toujours au sol de la part d’un des pompiers. Le secouriste redouble de coup jusqu’à ce que son collègue lui demande de se calmer. Trop tard, le passager du VSAB perd connaissance. Au CHRU le médecin légiste relèvera des ecchymoses, des troubles de l’audition et des maux de dos.
Ha oui, la victime n’est pas un quidam hargneux, ni un délinquant notoire. Il s’agit de Jean-Philippe Morel, responsable régional de AIDES.
La sûreté départementale a enclenché une enquête.
Du côté du Codis, où se trouve le bureau du colonel Cassar, le patron des pompiers, c’est silence radio.
Jean-Jacques Sarciat

PLUS DE 6000 MANIFESTANTS DANS LA RUE

" Les retraites, elles sont à nous, on s’est battu pour les gagner on se battra pour les garder…"
Les slogans n’ont pas changé. Toujours les mêmes depuis plusieurs mois. En revanche, la colère s’amplifie. La mobilisation s’intensifie pour la défense des retraites.
Plus de 9000 manifestants (selon les syndicats, 6000 selon la police) ont défilé, ce jeudi après-midi, sur le boulevard du jeu de Paume et sur la place de la Comédie à Montpellier. La SNCF, la Tam, EDF-GDF, IBM, chercheurs, hôpitaux, privé et public, tous les secteurs d’activité étaient représentés.
Ils protestaient contre l’allongement de la durée des retraites dans le cadre du mouvement de grève national. Un seul objectif pour tous les syndicats réunis: « conduire le gouvernement à revoir son projet de réforme des retraites », expliquent des manifestants.
Dans les rangs plutôt bien garnis, des responsables syndicaux et des élus communistes (Michel Passet, François Liberti…) agitaient les drapeaux.
Une répétition pour les enseignants et les étudiants qui manifesteront samedi après-midi contre les suppressions de postes dans l’Education Nationale.


Nicolas Guyonnet

REMPLISSEZ VOTRE FEUILLE D'IMPOTS AU POLYGONE

La date limite de dépôt des déclarations de revenus 2007 se rapproche. C’est le 30 mai à minuit pour la version papier. Jusqu’à cette date, la direction des impôts accueille le public au niveau -1 du centre commercial le Polygone de Montpellier.Les agents y donnent des conseils, et aident à remplir les déclarations papier. Pour les déclarations par internet, même s’il n’y a pas de poste informatique sur place, le personnel des impôts propose une simulation fiscale et donne toutes les indications pour la remplir soi-même.

N.G. 

SNCF : RETOUR A LA NORMALE VENDREDI MATIN

Suite à la perturbation du trafic ferroviaire ce jeudi 22 mai en raison du mouvement national de grève, la SNCF annonce une reprise normale du trafic en Languedoc-Roussillon dès demain, vendredi. Pour les trains Grandes Lignes ce sera le matin. Pour les TER, il fausdra attendre midi.

Toutefois, toutes les informations concernant le trafic sont disponibles sur www.ter-sncf.com, par téléphone 0 891 700 900 ou au 0 800 88 60 91 (gratuit pendant les grève).

 


 

Jean-Pierre Grand redécoupé ?

Jean-Pierre Grand, député maire de Castelnau, n’est pas content du gouvernement. Encore ! Dans son viseur, l’annonce du redécoupage de certaines circonscriptions. Et la sienne, la 3e, est dans le collimateur. Elle serait coupée en deux. Une nouvelle dont deux élus se frottent les mains. A droite, Stephan Rossignol, le nouveau maire UMP de La Grande-Motte, Sarkozyste notoire, qui ne porte pas Grand (Villepéniste) dans son cœur. Il aimerait bien grignoter une partie de ce territoire "hérétique". A gauche, Philippe Saurel. Candidat malheureux à l’investiture PS sur la 3e en 2007, il verrait ainsi son champ politique s’élargir. Affronter Rossignol ne lui ferait pas peur.
Pour Jean-Pierre Grand, ce « redécoupage est destiné à me faire payer mon opposition au projet de réforme constitutionnelle ». Mais non Jean-Pierre…
Jean-Jacques Sarciat

VEZINHET SIGNE POUR DELANOE ET BOUSCULE MANDROUX

C’est un petit séisme qui vient de frapper le PS héraultais. Petit, mais pas sans dégâts. André Vézinhet et son cabinet viennent d’être les premiers signataires du comité de soutien à Bertrand Delanoë, qui vise le poste de François Hollande en novembre prochain lors du Congrès du PS. La réplique du tremblement de terre a aussi touché certains élus. Jacques Atlan (maire de Saint-Jean-de-Védas), les conseillers généraux Barral et Bénézis, mais aussi Jean-Marcel Castet, René Bozoni ou Frédéric Roig se sont ralliés au panache du maire de Paris. And the last but not the least, l’empêcheur de tourner en rond de la super Agglo voulue par Frêche, Pierre Bouldoire, le maire de la riante cité de Frontignan.
Avec ce soutien affiché, André Vézinhet bouscule la fédération héraultaise. Son secrétaire fédéral, Robert Navarro, a en effet demandé à ses troupes de ne pas prendre position avant que les candidats au poste de secrétaire national du PS ne dévoilent vraiment leur projet. « Un projet, plus qu’une personne », tel était le credo de Navarro. Aujourd’hui, un vœu pieu. Plus localement, André Vézinhet jette une boule dans le jeu de quilles bien ordonné d’une fédération acquise, jusqu’ici, à Ségolène Royal. Avec son ralliement, il tourne le dos à DSK (qui pourrait envoyer Moscovici) qu’il avait accueilli au Conseil général lors des primaires du PS pour l’élection présidentielle. Il rallie la majeure partie des opposants à la super Agglo voulue par Frêche… et il va obliger Hélène Mandroux, supportrice numéro un de Royal, (le maire de Montpellier se voyait même ministre de la Santé ou cas où) à choisir son camp.
Quand à Georges Frêche, il relit le Traité des caractères de Liu Shao…
Jean-Jacques Sarciat

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