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13.05.2008

A LA PAILLADE, ON A FROLE LA CATASTROPHE

L’enregistrement de la caméra de surveillance de l’ascenseur A de la tour d’Assas à la Paillade, dans la ZUP de Montpellier, donne froid dans le dos. Il est 19h55 et quelques secondes en ce 8 mai 2008. Dans l’ascenseur, huit personnes. Arrêt au troisième étage de cette tour, l’une des plus hautes du parc HLM de la région avec 22 étages. Un des occupants sort. Les portes se referment. Soudain, l’ascenseur dévisse. Dans la cabine, une femme est projetée au sol. Le système de sécurité dit "parachute" fonctionne et l’ascenseur est stoppé net au deuxième étage. Plus de peur que de mal, mis à part quelques cauchemars à venir. «J’ai entendu un bruit effroyable. C’est moi qui ai sorti les occupants de la cabine. Dedans, il y avait quatre enfants, deux filles de 13 et 17 ans et un adulte. C’est la première fois en 12 ans que je vois cela», explique le concierge de la tour. Mais ce que ne savent pas encore les personnes à l’intérieur de la cabine, c’est qu’au même moment, le contre-poids du système s’est détaché de son câble. Il vient de passer à quelques centimètres de la cabine. Une chance. Pesant presque une tonne, il aurait fracassé la cabine si sa trajectoire l’avait rencontrée. «Le contre-poids a fait une chute du 19e étage au rez-de-chaussée. C’est la tige qui le maintient qui s’est sectionnée. Heureusement que le poids n’est pas sorti de son guide sinon il aurait fracassé la cabine». L’incident, qui n'a été connu que mardi 13 mai, a provoqué un certain émoi parmi les occupants des 176 appartements de la tour. Le préfet, Cyrille Schott a même demandé au patron des pompiers, le colonel Cassar, de lui faire un rapport. «La commission de sécurité était passée le 19 février 2008. Rien d’anormal n’avait été détecté», souligne la concierge. Mais pour beaucoup de locataires de la tour, ACM serait bien avisé de réaliser quelques travaux de rénovation pour ce bâtiment construit il y a plus de 40 ans et qui commence à accuser son âge. Jean-Jacques Sarciat

LA GUERRE SUR LES PLANCHES

Mathieu Solaire reste un grand tragédien mais il doit jouer un spectacle burlesque en faisant le tour de camps militaires en temps de guerre. Pendant qu’il se retrouve assiégé par l’ennemi, l’artiste rencontre un jeune soldat passioné de théâtre. Ils vont alors tenter de survivre, eux, les deux seuls survivants du camps.

  • Ce soir mercredi 14 mai au Théâtre Pierre Tabard, 17 rue Ferdinand Fabre, à 20h45. Entrée : 10-14€. Tél : 06 62 79 81 25

LA DANSE PATINE ET S'OUVRE AU PUBLIC

La patinoire Végapolis accueille hors-séries (cinquante-troisième et dernier du nom) avec la metteur en scène Gisèle Vienne sur le thème Eternelle idole, solo pour une patineuse artistique. Ensuite, dans le cadre d’un cycle initié par la Ville, Mathilde Monnier, à la tête du Centre Chorégraphique de Montpellier montrera aux jeunes comment peut on vivre et réussir dans le monde professionnel de la danse. Deux spectacles seront ensuite diffusés.

Q.C. 

  • Aujourd’hui mercredi 14 mai à la patinoire Végapolis, Odysseum à 21<TH>h. Entrée : 6€. Tél : 08 00 60 07 40

 

LE RAP QUI NAGE A CONTRE-COURANT

 Marre des rappeurs à deux euros qui ne font que crier? La structure Vulgar invite deux rappeurs enragés : l’Américain Bleubird et le Français Sébastien Casino. Le premier exprime sa rebellion grâce à des textes percutants et un flow impressionnant. Le deuxième est bien connu pour ses dons de turtabilist et plonge dans le post rap.
  • Ce soir amercredi 14 mai au Baloard, 21 bv Louis Blanc, à 22h. Entrée : 5€. Tél : 04 67 79 36 68

L'IMAGINATION AU POUVOIR

 A la galerie de plein air du Pavillon Populaire, Mai 68 règne en maître. L’exposition "1968-2008 : l’imagination au pouvoir" reprend le témoignage photographique de Claude Dityvon. Ni photoreporter, ni journaliste, cet artiste fait ses premières armes dans la photographie lorsque les barricades sont érigées. Rassemblements étudiants, mouvements ouvriers, mouvement des non violent ou encore défilés gaullistes, chaque facette de la révolte y est représentée. Des affiches conçues par l’atelier populaire des Beaux-Arts viennent aussi éclairer l’évènement. "Je fais partie de cette génération qui a fait mai 68, et j’en suis très fière" résume une Hélène Mandroux enthousiaste.

Prisca Borrel

 

  • "1968-2008 : l’imagination au pouvoir", devant le Pavillon Populaire, Esplanade Charles de Gaulle, à partir du 13 mai 2008

Guem joue ses peaux et percute

Parti d’Algérie pour devenir footballeur en Europe, Guem délaisse les terrains pour les peaux tendues des percussions. Guem entame sa carrière de musicien en tournant avec plusieurs artistes de jazz mais le poste des percussions ressemble toujours à la cinquième roue du carrosse. Il décide alors d’en faire le poste principal, lui dont ses ancêtres nigérians pratiquaient le Diwan, la musique de transe. Plus de quarante et plusieurs dizaines albums plus tard, Guem s’affirme comme un des plus grands percussionistes actuels. L’Afrique n’est plus son inspiration principale, il adopte les différents rythmes de percu à travers ses voyages : Cuba, Orient,etc. Le spectacle qui en découle devient magique avec Guem en chef d’orchestre où les percussions règnent en maître...enfin!

Q. C.

  • Ce soir au Rockstore, 20 rue de Verdun, à 19h30. Entrée : 21,70€. Tél : 04 67 60 00 38

"Mémoire...Histoire" : une ode à l'archive

 A l'auditorium de la médiathèque Emile Zola, dans un couloir assombri, les mots Mémoire et Ecriture s'entremêlent et semblent surgir de la cloison. C'est l'entrée d'un sanctuaire, une ode à l'histoire, ou du moins à l'archive. L'exposition a été conçue par les Archives de la ville de Montpellier. Plus qu'une source d'information, "Mémoire...Histoire" est la métaphore d'une passion, illustrée par les archivistes eux mêmes. Rien n'est laissé au hasard. La scénographie est rodée. A "l'entrée extraordinaire" du labyrinthe que forme l'exposition, une sorte de grosse machine enregistreuse inscrit automatiquement une côte, pour chaque visiteur qui passe. La mémoire de Montpellier c'est Pierre de Peretti, responsable des archives et commissaire de l'exposition."Le plus vieux métier du monde... c'est pas celui auquel on pense... c'est archiviste" avait-il fièrement introduit. Ca reste à prouver... Néanmoins, l'exposition constitue une sorte de lieu de mémoire, curieux et atypique, alliant poésie visuelle et bribes du passé. Entre l'immuable archive et le mouvement de l'histoire, il n'y a qu'un pas.

Prisca Borrel

 

  •  "Mémoire... Histoire", à la médiathèque Emile Zola, bd de l’aéroport international, jusqu’au 5 juillet. Entrée libre. Tel : 04 67 34 87 50.

 

MONTPELLIER SE MOBILISE POUR CHENGDU

Le séisme qui a ébranlé la région de Chengdu le 12 mai dernier a provoqué un certain émoi à Montpellier qui est jumelée avec la ville chinoise. «J’ai pu entrer en contact avec Michel Angles, le responsable du diplôme médecine chinoise, qui se trouve en ce moment à Pékin. Il a pu contacter les médecins chinois qui suivent leur cursus à Montpellier dans le cadre de la création de ce diplôme. Tout le monde va bien», explique Jacques Touchon, le doyen de la fac de médecine. Parallèlement, dans le cadre de ses nouvelles responsabilités d’adjoint aux relations internationales, Jacques Touchon a pu contacter la responsable de la maison de Montpellier à Chengdu dans la région du Sichuan, inaugurée en 2006. «Madame Liu va bien. Chengdu n’a pas de victime à déplorer. Il y a des dégâts matériels avec des maisons et des immeubles lézardés. Par contre, une certaine inquiétude est palpable chez la population qui craint un nouveau tremblement de terre».Mardi 13 mai, lors du bureau municipal, le maire, Hélène Mandroux, devait proposer aux adjoints d’apporter une aide à Chengdu. Jean-Jacques Sarciat

LE PARKING CHERCHE LA SORTIE

Alors que les touristes commencent à affluer sur la dalle de la Comédie à Montpellier, des dizaines d’ouvriers travaillent comme des forçats, à quelques mètres plus bas, pour rénover le plus grand parking souterrain de la ville. Il suffit d’ailleurs de descendre les escaliers pour se rendre compte de la pénibilité de la tâche. Chaleur, poussière et obscurité rendent difficiles les travaux engagés par TaM, le concessionnaire. Un lifting version Germinal de 5,5 millions d'euros qui devrait s’achever dans une dizaine de mois.
Après avoir entièrement refait le niveau 4, les ouvriers de l’entreprise Dumez (gros œuvre) remontent depuis le mois de mai  vers la surface. Ils devraient terminer le niveau 3 en juin 2008, avant de poursuivre au 2 puis au 1. Après l’été, le chantier battra son plein avec le percement d'une entrée supplémentaire, sur l’esplanade, à côté des fleuristes. Ce nouvel accès disposera d’un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite et les poussettes. Il remplacera, à terme, l’actuelle entrée devant le cinéma Gaumont. Celle-ci sera rebouchée, ce qui donnera à la place une meilleure perspective.
En parallèle, les techniciens de la Cégelec équipent le parking de lumières de couleur signalant la disponibilité des places de stationnement. Les installations électriques seront complétées par de la vidéo surveillance et un système de guidage des véhicules avec comptage et indication du nombre de places disponibles.
Au niveau 1 , de nouveaux emplacements seront réservés aux deux-roues (scooter, vélos). Des espaces seront mêmes équipés de bornes de rechargement pour les véhicules électriques. Plus fonctionnels, des sanitaires seront (enfin) aménagés pour éviter les fuites aux quatre coins du parking.

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