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23.04.2008

CES MONTPELLIERAINS A L'ORIGINE DE MILLIERS DE JOBS

Originaire de Montpellier, Philippe-André Dayan a crée avec des associés sa boite spécialisée dans la nouvelle économie à Paris en 2004. Alors que l'entreprise qui gère notamment le site cv.com est en pleine phase de croissance, ils sont en train de transférer le siège à Montpellier. Une petite pièce de quelques mètres carrés, au rez-de-chaussée d’un très bel hotel particulier comme l’Ecusson en recèle. Trois ordinateurs, quelques bouquins, un petit canapé. Ils ne sont que quatre à travailler dans cet univers studieux et dépouillé. Pourtant, des dizaines de milliers de personnes leur doivent - en partie - leur boulot. En effet, c’est désormais ici qu’oeuvrent les employés de la société RH Tech, créée voilà quatre ans à Paris et qui depuis quelques mois, s’est transférée à Montpellier.«Les associés, le skipper Bernard Gallay, David Durand et moi-même sommes Montpelliérains, mais on travaillait tous à Paris où on a monté notre boite», explique Philippe-André Dayan, 35 ans, directeur général de RH Tech et ancien de chez Lycos. «David le premier est revenu à Montpellier il y a un an et demi, et moi cela fait six mois que je me suis rapatrié ici. On garde des locaux à Paris pour les commerciaux mais on est en train de se redéployer à Montpellier où on fait évoluer les statuts de la société qui va s’appeler cv.com», explique-t-il.
Car le coeur de métier de cette entreprise atypique, c’est le développement de logiciels d’aide à la gestion des ressources humaines. Plus prosaïquement, le fer de lance de la structure, c’est le site cv.com, interface de mise en contact d’entreprises en phase de recrutement et de candidats. «Nous sommes aujourd’hui le cinquième site privé - hors l’ANPE, l’APEC etc - derrière des sites comme Monster, Cadresonline et Regionsjob», explique Philippe-André, alors qu’à la différence de ces mastodontes qui investissent chaque année des dizaines de millions d’euros en communication, cv.com reste encore une structure légère, mais qui double son chiffre d’affaires tous les ans et attire chaque mois 650 000 visiteurs sur le site.
Le coup de génie des associés a été en 2003, de phosphorer sur un nom évident. «On avait 120.000 euros. Soit on partait de zéro avec un site qui était un parmi les 450 existants, soit on trouvait une marque naturelle. L’évidence, c’était d’utiliser le mot "CV", employé dans de multiples pays. On a donc racheté la marque "cv.com" a un éditeur de logiciel américain qui l’utilisait comme acronyme de "computer vision". Ca a pris un an et nous a couté 100 000 dollars»,explique le directeur général. L’audience a été de suite au rendez-vous. Mais l’autre atout a été de miser dès le début sur de l’innovation en développant un progiciel de gestion des candidats masi ssurtout un module d’automsatisation de la saisie des CV et d’analyse sémantique de leur contenu, permettant de créer une formidable base de données. «On vend ou on loue la licence de ce logiciel; baptisé "just a clic" à nos clients», explique David Durand, 32 ans, en charge du développement. Et ils sont nombreux, car le marché de l’emploi est en plein boom. «Les études montrent que d’ici 2015 on va vers une pénurie de l’emploi avec des difficultés de recrutement dans des secteurs où on a du mal à pourvoir les postes. d’où l’intérêt de nos outils de gestion et de rationalisation des ressources humaines», détaille Philippe-André.
Cv.com dispose aujourd’hui de plus de 202 000 CV dans sa base. Un beau portefeuille qui va être d’autant mieux exploité que cv.com se lance à l’international avec la création de versions pour la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Allemagne dans quelques semaines. Exploitant toujours la notoriété du nom, les associés ne comptent pas pour autant négliger l’innovation : «on a le label entreprise innovante depuis 2003. Nous avons dans le passé travaillé avec la faculté Saint-Joseph de Marseille et nous espérons bien développer des coopérations avec les universités de Montpellier. Il ne faut pas oublier que les dix plus grands projets internet de ces dernières années comme Microsoft ou Facebook sont nés dans la tête d’étudiants». Avis aux amateurs...
Didier Thomas-Radux
 www.cv.com et www.rhtech.com

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