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08.04.2008

L'AVENIR DE L'ARMEE A MONTPELLIER ENTRE LES MAINS DE SARKOZY

C’est Nicolas Sarkozy en personne, tout seul dans son bureau de l’Élysée, et en tant que chef des armées, qui décidera en juin de fermer ou non les deux écoles militaires de Montpellier. L’information a été livrée hier soir par le directeur de cabinet d’Hervé Morin, ministre de l’Armée, lors d’un entretien avec Jacques Domergue, député UMP. D’ici là, la mobilisation devrait, peut-être, enfin prendre de l’ampleur. Près d’un millier d’emplois directs, en fait 900, sont sur la sellette à Montpellier.Pourtant, aucun élu ne bouge vraiment.


Du côté de la Ville, le conseil municipal a voté un vœu pour protester contre cette réorganisation. L’adjoint à l’urbanisme, Philippe Saurel, est monté en fantassin solitaire pour défendre l’EMSAM, sise aux Beaux-Arts. A la Région, la protestation a pris la forme d’un vote pour la forme. Des actes symboliques mais il est difficile de faire plus. Quand on est de gauche, on est condamné à regarder passer impuissant le train d’un Gouvernement de droite. Mais, localement, à droite c’est aussi calme. Ainsi, le député de Castelnau, Jean-Pierre Grand, qui compte l’EMSAM sur sa circonscription, préfère mener son combat en coulisses. «Il faut que Montpellier reste une ville de garnison. Si l’EAI part pourquoi ne pas installer un régiment à la place ? Pour l’EMSAM, pourquoi ne pas regrouper l’armée de terre, de l’air et la marine, sur le site. C’est ce que je vais défendre demain (NDLR : aujourd'hui) à 8h30 en réunion du groupe parlementaire. Mais j’ai déjà évoqué tout cela avec des généraux et des conseillers techniques du ministre de l’Armée. L’affaire est grave», explique Jean-Pierre Grand très échaudé par le précédent de la refonte de la carte judiciaire.
Jean-Jacques Sarciat

KEREN ANN : ALBUM AVEC VUE SUR LE MONDE

Avant son concert à Montpellier, interview de la chanteuse mi néerlandaise, mi israëlienne, qui avait fait un tabac voilà quelques années avec "Sur le fil" et connue pour avoir participé au superne "Jardin d'hiver" de Henri salvador. Entretien

Votre album "Keren Ann" reste dans la veine de Nolita, avec une consonance rock ?
Keren Ann : On me catalogue souvent folk. Cet album se situe dans un environnement très rock et malgré tout très intimiste, ce qui n'est pas incompatible. Je ne suis pas obligée de faire que des ballades ou que des chansons rock. Je fais ce qui me plaît, j'aime bien tout mélanger.
Dans quel pays vous sentez-vous le plus à l'aise pour composer ?
J'ai composé mon album dans plusieurs pays, en France, en Islande. Partout, toujours sur la route. Il faut que l'humeur colle à l'ambiance.
Ou habitez-vous ?
A Paris, à New York et en Israël.
Vous manipulez les sons, bricolez les instruments… Evolution artistique ou nouveau départ ?
Dans la vie on ne repart jamais de zéro, c’est une continuité. L'expérience fait progresser mais j'aime bien me sentir débutante dans ce que j'entreprends de nouveau.
En parlant de votre album, vous dites que c'était presque comme faire de la peinture avec du son…
C'est une image pour dire à quel point les possibilités sont infinies si l'on s'intéresse à la " texture " des instruments, comme les guitares saturées que l'on entend.
Vous dégagez une grande force sous une apparente fragilité. Comment vous définissez vous ?
Mes textes sont autobiographiques ou inspirés d'histoires empruntées. Dans les deux cas, il faut une grande force pour être sensible et réceptif aux choses invisibles de la vie et les retransmettre avec fidélité.
Votre album est assez court, seulement neuf chansons !
Je ne fais pas gaffe au temps. Il y a un début et une fin et l’ensemble doit être cohérent. La qualité d'un album ne dépend pas de sa longueur.
Comment l'interpréterez-vous ce soir sur scène ?
En trio, mais ce soir, nous serons quatre et ce sera très rock.
Etes vous engagée politiquement ?
Je m'intéresse énormément aux problèmes dans le monde, au Proche-Orient notamment. Mes contributions et les différents dons que je fais sont d'ordre absolument privé.
Écrirez-vous un jour en hébreu ?
Il me faudrait connaître tous les rouages pour réussir à composer dans cette langue et ce n'est pas encore suffisant. Peut-être un jour…
Comment analysez-vous votre parcours ?
Je n'analyse ni le passé, ni l'avenir. Je vis de ce que j'aime, de projet en projet, alors là oui, j'envisage !
Quel souvenir gardez-vous de "Chambre avec vue " co écrit avec Henri Salvador ?
C'était une période magnifique et j'ai pris beaucoup de plaisir.
Êtes-vous toujours débordée ?
Je n'ai pas encore trouvé la perle rare qui pourrait m’aider (rires) ! Mais je suis très organisée. Je gère tout ça très bien en gardant à l'esprit qu'une journée mal planifiée, c'est du temps précieux en moins avec ceux que j'aime.
Victoire 2, St Jean de Védas. mercredi 9 avril 2008 20h. Interview Valérie Marco

NICOLE BIGAS ET JACQUES MARTIN A DES POSTES CLE

Vendredi 11 avril se déroulera le premier conseil d’agglo de Montpellier post élections municipales. Si l’assemblée communautaire ne sera pas bouleversée dans sa physionomie, en revanche, certaines vice-présidences risquent d’être coiffées par de nouvelles têtes. Ainsi, pour la culture, on annonce Nicole Bigas. Élue au conseil municipal, membre de la redoutable et redoutée troisième section socialiste de Montpellier, elle aura la délicate mission de donner une nouvelle impulsion à la culture dans l’agglo. Dans le panier, elle trouvera le musée Fabre, les médiathèques et les festivals de prestige. Bref que du lourd pour cette nouvelle venue dans l’arène politique. Un sacré pari aussi. Autre vice-présidence de poids, celle des sports. Là, c’est le retour de Jacques Martin (photo à droite). Le conseiller municipal d’Hélène Mandroux, retrouve un fauteuil qu’il avait occupé, jusqu’à son élection comme bâtonnier, du temps où l’agglo s’appelait encore le District.


Jean-Jacques Sarciat

JO : POLEMIQUE EGALEMENT A MONTPELLIER

« On m’a mis un auto-collant "Tibet libre" sur mon agenda et toute ma classe me traite de dictateur ». Depuis trois semaines, les provocations se multiplient pour Liu, 23 ans étudiante en management à Montpellier. « Mais en France vous ne savez pas la vérité sur le Tibet, les journalistes vous mentent», se rassure-t-elle.
Quiian partage son avis. Arrivée en France en 2006, elle ne comprend pas les manifestations Pro-Tibet « Le Tibet appartient à la Chine et c’est comme une famille, il faut régler les problèmes en interne, ce n’est pas à la France de donner des leçons. »
Il y a 6 mois, Wen habitait encore à Pékin, « à-bas, tout le monde attend avec impatience les Jeux Olympiques. C’est une chance pour la Chine, on va enfin pouvoir montrer à quoi ressemble réellement notre pays. ». Wen ne se lasse pas de découvrir la « liberté que l’on possède en France » mais rajoute-t-il « en Chine ça ne peut pas être pareil, on a pas la même culture ».


Liang Yu est étudiant en Biologie à l’université Montpellier II, lui non plus ne comprend pas les raisons de la colère des manifestants lors du passage de la flamme olympique. « c’est un problème entre les gouvernants, pas entre les peuples ». Cependant, il milite pour l’indépendance du Tibet et la liberté d’expression en Chine. Liang a signé sur internet une pétition de soutien. « Mais je l’ai signé sous un pseudo, on sait jamais, je n’ai pas envie d’avoir des problèmes si un jour je repars en chine. ».
Julien Ginoux

ANNULATION AU PRINTEMPS DES COMEDIENS

Proche de Robert Ménard*, Daniel Bedos, le directeur du festival Le Printemps des Comédiens, n’est pourtant pas d’accord avec le dirigeant de "Reporters sans Frontières".Il vient d’annuler un spectacle avec des Tibétains dans le cadre du prochain festival.
Pourquoi avoir reporté Safran ?
Car les conditions de présentation d’un tel cérémonial ne sont pas réunies. C’est un théatre sacré qui s’est réfugié dans les monastères bouddhistes. Pour faire sortir des artistes tibétains, il faut l’accord des autorités chinoises qui m’ont demandées si je pouvais garantir le calme et l’absence de manifestation hostile autour de cet accueil. Je leur ai dit "non". Nous avons donc pris la décision d’en reparler après les Jeux Olympiques.
Que pensez-vous des manifestations qui se sont déroulés à Paris ?
Moi, je n’aurais pas manifesté. Je respecte ceux qui utilisent l’opportunité des JO pour défendre la cause Tibétaine, où il y a occupation d’un pays par un autre. Mais nous ce qui nous importe, c’est de montrer des cultures en très grande difficulté par rapport au Tibet. Je ne pense pas que les manifestations vont améliorer leur sort. Je pense même que c’est tout le contraire qui va se passer.
Qui sont vos interlocuteurs en Chine ?
Je travaille depuis plus d’une dizaine d’années avec l’association du Peuple Chinois pour l’Amitié avec l’étranger, qui dépend du Ministère des affaires étrangères. C’est un peu l’équivalent de "Culture France’. Pour faire sortir des artistes indépendants de Chine, il faut leur accord. Je n’y peux rien, on peut le regretter, mais c’est comme ça.
Vous ne craignez pas que cette annulation ternisse l’image du festival ?
Si j’avais maintenu le spectacle et que celui-ci soit perturbé, on m’aurait reproché ma collaboration avec les Chinois. J’ai reporté la présentation. Quelques uns me reprochent de trahir mon engagement vis-à-vis des cultures minoritaires. Alors que faire ? J’ai pris cette décision en conscience et en accord avec mon conseil d’administration. Mais je ne me vois pas m’interposer entre les manifestants et des artistes, ce n’est pas mon métier.
* Daniel Bedos avait crée avec Robert Ménard une radio pirate dans les années 70 à Béziers, leur valant une garde à vue.

LES VOITURES "MADE IN USA" DE LA POLICE DE MONTPELLIER A VENDRE

Les voitures de police made in USA de Montpellier sont à vendre. Hélène Mandroux, le maire, le disait depuis plusieurs années, c’est fait. Elle vient d’annoncer que les trois Ford Victoria Crown (les mêmes que celles que l’on voit dans "Die Hard IV" avec Bruce Willis) qui équipaient la police municipale depuis 2003 seront vendues dans quelques semaines et remplacées par des véhicules qui "collent" un peu mieux à la nouvelle gouvernance municipale…
«Ces voitures consomment trop et ne sont pas assez écolos. Dans le cadre de la mise en place de la nouvelle politique de la Ville en terme de développement durable, il n’était pas question de les conserver», explique-t-on au cabinet du maire.
Ces véhicules avaient été acquis en septembre2003 par Georges Frêche alors maire de Montpellier. Immédiatement, ces mastodontes V8 de 230cv avaient suscité quelques sarcasmes. Impossible pour elles de patrouiller dans l’Écusson, difficile à manœuvrer, et look américain un peu trop "décalé" pour les municipaux. La Ville les avait alors acquises pour 45000 euros pièce.
Hélène Mandroux avait, dès cette date, exprimé sa réticence par rapport à cet investissement.
Après la polémique, au fil des mois, ces voitures étaient devenues des supports photographiques pour pas mal de Montpelliérains et de touristes. Il ne reste que quelques jours pour réaliser les derniers clichés.
Jean-Jacques Sarciat

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