15.04.2008
LE DEPARTEMENT DE L'HERAULT AUGMENTE LES IMPOTS
« Sans fiscalité, il n'y a pas de service public ». Par cette formulation simple, Michel Gaudy, le rapporteur général du budget de l'Hérault a justifié, lundi 14 avril 2008 lors de le session de l'assemblée départementale l'augmentation en 2008 de 3% du taux d'imposition de la compétence du Conseil général de l'Hérault. « Le salut des citoyens est plus du coté des collectivités territoriales que d'un Etat défaillant » expliquait le président PS du département, André Vezinhet, De son coté, l'oppositon s'est abstenue. Pour Georges Vincent du groupe UMP, la solution 'est pas dans l'augmention des impots mais dans la réduction des dépenses de l'Etat car, « au final, ce sont toujours les contribuables qui paient ». Cette hausse de la fiscalité devrait rapporter 9,7M€ et permettre de compenser les dépenses liées aux compétences transférées en 2003 par l'Etat vers les départements (routes, aide aux personnes agées, RMI, etc.). En 2008, les taux d'imposition seront les suivants : Taxe d'habitation : 9.2%, Taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,04%, Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 40.2%, Taxe professionnelle : 12,81%. Julien Ginoux
11:52 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Fiscalité locale, Conseil général Hérault, André Vezinhet
14.04.2008
UN AUTRE MONDE DIGITAL EST POSSIBLE
L’ancien garage de 300 m² du boulevard Louis Blanc deviendra dès le mois de septembre 2008, un espace dédié à la création numérique géré par l’association Kawenga. «C’est un projet d’une ampleur unique dans la région», précise Eléonore Mercier, la responsable des actions locales. Kawenga met en place depuis 2000 des actions de sensibilisation au multimédia sur le territoire du Languedoc Roussillon. Il y a encore six mois, l’association était située au-dessus du cinéma le diagonal, cours Gambetta. «Mais lors de sa fermeture nous avons été contraints de trouver un autre espace», indique la responsable. Le 21 boulevard Louis Blanc sera la nouvelle adresse de ce lieu ouvert à tous : artistes, chercheurs, étudiants ou amateurs passionnés. L’un des objectifs de Kawenga est de s’interroger sur le rôle de chacun dans une société qui investit massivement dans les technologies de l’information et de la communication. «Nous ne serons pas un lieu de diffusion mais un lieu de création et de ressources pour les nouvelles technologies. Nous accueillerons des artistes aux productions hybrides qui croisent par exemple, danse, musique et cinéma». Kawenga travaille avec des artistes de la région qui ont parfois un écho national. Sur Montpellier, l’association a déjà collaboré avec François Labastie, Annie Abrahams ou Berinis Belpaire. En attendant l’ouverture, l’évolution des travaux peut être suivie en se rendant sur le site internet de l’association : www.kawenga.com.
Julien Ginoux
10:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kawenga, création numérique
10.04.2008
TER : LES USAGERS EN COLERE
Sur les quais, ça gronde. Mardi 8 avril, Montpellierplus a lancé un appel afin de recueillir les témoignages des usagers du TER. Nous publions aujourdh’ui des extraits de courriel puisés dans les nombreux emails reçus. Retards, trains bondés, services inadaptés... ça déraille. Les usagers du TER ne sont pas contents. La dernière grève qui a partiellement paralysé le trafic régional a provoqué un vent de fronde chez les adeptes des ViaPro, Kartatoo et autres abonnements destinés à faire «préférer le train». Un vœu pieu qui se heurte à une dure réalité : les grèves et retards à répétitions.
Ainsi D, un abonné Tatoo sur le trajet Montpellier-Nîmes : «Comment résumer la situation avec la SNCF, les TER, la TAM et les TCN (transports en commun Nîmois) pour les usagés c'est AVEC TATOO TA RIEN ou presque». Un trait d’humour qui masque un certain fatalisme. «De gros investissements sont faits depuis 2 ans maintenant par la Région pour l'amélioration des transports, mais malheureusement les usagers sont très souvent en galère constante entre les retards et les grèves à répétition. Nous payons un abonnement qui est très économique et même écologique, mais avec les difficultés régulières l'abonnement a du mal à être rentabilisés». Rentabiliser un abonnement, c’est aussi le souci de cet abonné : "Je paie 90€ chaque mois pour me rendre sur mon lieu de travail, à Nîmes. Cette somme représente un dixième de mon salaire. Quand à un geste commercial pour le service nettement inférieur du mois dernier… Je dois renouveler mon abonnement dans 4 jours, je vous tiendrai au courant».
Ces dysfonctionnements à répétition agacent tellement, que certains ont commencé à rédiger un véritable cahier de doléance du rail. Ainsi H. S., a établi depuis fin décembre 2007 un relevé détaillé des problèmes rencontrés. «C'est édifiant : 79 problèmes en 63 jours de travail…… Le service SMS proposé pour les retards Ter, ne sert à rien, les SMS étant reçu bien trop tard. – le 3635 est payant (0,34 € min) alors que l'usager est obligé d'appeler pour s'informer des trains supprimés pour cause de grève& ! Une honte ». Même précision pour cet abonné Viapro sur la ligne Montpellier-Narbonne : "manque de wagons pour le TER de 17h54, (souvent 2 wagons seulement). Il y a de plus en plus de voyageurs sur cette ligne Montpellier-Narbonne, il faudrait rajouter 1 TER vers 19h par exemple. Le matin, même problème pour le TER Frontignan-Montpellier de 7h04, beaucoup trop petit pour accueillir tous les travailleurs et en période de grève, il faudrait absolument maintenir en place le TER de 5h45 ou 6h 29 Frontignan-Montpellier». L’incompréhension est d’autant plus grande que les usagers sont coincés entre un comportement éco-responsable et un service qui ne suit pas.
Pour A. C. «On nous bombarde tous les jours avec les messages écologiques et la nécessite d’utiliser les transports en commun pour le bien de l’environnement, et quand on fait le pas de ne plus prendre la voiture pour se rendre au boulot, on se retrouve sur le quai à attendre les trains en retard, les trains annulés et subir les humeurs du personnel de la SNCF». Alors que faire pour rétablir un climat serein ? «Les abonnés sont obligés d'utiliser leurs véhicules durant ces grèves : pas de dédommagements, le prix de l'essence est élevé, il faudrait tenir compte de toutes ces difficultés et du pouvoir d'achat qui baisse, sans compter le stress de rentrer tard le soir», lance cet abonné Viapro. Pour H.S. «les grèves à répétition fortement nuisibles aux abonnés de travail qui se ruinent pour effectuer les trajets en voiture. La SNCF ne propose aucune compensation, cas de force majeure». Le mot de la fin revient peut-être à P. L. «Veuillez croire que je suis doté d'une incommensurable patience et d'un calme zen puissance 10 pour affronter quotidiennement (…) la SNCF» Faire brûler de l’encens, diffuser un peu de Koto (cette cithare d'origine sino-coréenne) sur les quais, tout en s’adonnant à des exercices de calligraphie… voilà peut-être la solution.
DE NOUVEAUX SERVICES EN LANGUEDOC ROUSSILLON Comme il ne faut pas tout voir en noir, il y a quand même de bonnes nouvelles à annoncer. Le 5 mai, l’abonnement Kartatoo sera étendu à Narbonne. La nouvelle convention TER prévoit de développer 80 nouvelles circulations de plus. Cette convention 2007-2014 signée entre la Région et la SNCF chiffre à 84 millions d’euros le montant des investissements qui vont irriguer le réseau. Sinon, en chiffre, le TER c’est 240 trains qui circulent chaque jour, 146 gares et points d’arrêts, 1400km de réseau ferroviaire, une augmentation de 14;% de la fréquentation et 230 millions d’euros investis par la Région avec notamment un programme de rénovation des gares et l’installation du téléaffichage. Jean-Jacques Sarciat
11:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : TER, usagers mécontents
09.04.2008
L'EAI NE VAUT PAS QUITTER MONTPELLIER
Hier 9 avril 2008 à 7h30, au lever des couleurs, le général deux étoiles Hervé Charpentier, commandant de l’EAI, a convoqué tout son monde à peine descendu du train qui le ramenait de Paris. «Nous vivons difficilement les rumeurs de départ. Mais notre mission doit continuer. L’EAI n’est pas menacé en tant que telle. Si on est amené à bouger ce sera un déchirement<.
De Paris, le général Charpentier n’a rien ramené de nouveau sous le soleil. Sauf une date. C’est le 19 juin 2008 que Nicolas Sarkozy annoncera le verdict. D’ici, là c’est l’attente. «Les informations diffusées émanent de documents de travail. Elles ont une validité ponctuelle. On ne sait pas à l’heure actuelle ce que le Chef des armées (NDLR<TH>: le Président de la République) veut pour l’armée». Ce qui est certain par contre, c’est la nécessité d’une réforme. «La réorganisation est indispensable. Cela mettra 6 ou 7 ans pour se mettre en place. Cela passera par des expérimentations mais en 2015 tout sera fait. La logique est de regrouper des écoles pour créer une base militaire. Il y en aura presque une centaine en France», poursuit le général Charpentier.
L’EAI est annoncé un peu partout mais une boutade circule entre les bâtiments. «Il y a une possibilité à Saumur, à Draguignan, de rester ici, et il y a toutes les autres». Une façon de dire que rien n’est encore bien défini. «On parle de l’installation d’un régiment. Ce qui est certain, c’est qu’une école et un régiment ne peuvent pas se retrouver dans ces murs ensemble», poursuit Hervé Charpentier.
Seule certitude à ce jour, l’appétit des promoteurs pour les 44 hectares appartenant à l’armée.
Et cela sans compter les terrains militaires disséminés autour de Montpellier avec par exemple les 1<TH>700 hectares de Viols-le-Fort. Beaucoup se sont déjà manifestés pour faire connaître leurs intentions.
Jean-Jacques Sarciat
16:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EAI Montpellier, armée
