22.05.2008

Rencontre par erreur

Pour une fois, je ne tenais pas la permanence du Comité de Bridge LR à Montpellier, conseil de classe oblige.

Le dernier mèl reçu est censé contenir les renseignements les plus frais. Sur la base de cette vérité que je me suis inventée de toutes pièces, j’ai lu un mèl de Virginia mardi soir au sortir du lycée.

Alors que je savais que le Mardi Modem animé par Guilhem Johannin se tenait au 15 rue Paul Riquet, je lisais sur ce dernier mèl, l’adresse du Café de la Comédie. Je me suis dit que, vu l’affluence de mardi dernier, Guilhem avait prévu un peu plus de place pour cette semaine.

Pour une fois en avance, je me pointe au Café de la Comédie, salue le barman en lui montrant l’escalier et en marmonnant "MoDem". Il opine du bonnet. Je monte.

Arrivé à la salle des sauts d’obstacles je me retrouve nez à nez avec Yves Dimur et deux centristes bien connus à la permanence de l'UDF.
C’est bien le MoDem qui se réunit ici dis-je avec un léger doute ?
Ha non ici c’est le Nouveau Centre. Mais ça tombe bien tu peux t’asseoir. Je les salue et me présente à Yves Dimur que j’ai croisé plusieurs fois pendant les dernières campagnes à la permanence de la rue Jules Ferry. Il me dit qu’il rentre de Nîmes où il a participé au congrès fondateur du Nouveau Centre. Ils sont sûrs que François Bayrou est politiquement mort.
Je ne bronche pas, mais ne puis m’empêcher d’esquisser un sourire. Les Sénateurs du MoDem et du Nouveau Centre vont sous l’impulsion de Mercier, former un groupe qui changera de nom, poursuit-il. Nous pensons créer une association des centristes sur Béziers…
Je l’interromps pour lui dire que je suis impliqué dans un projet qui va dans ce sens et qui est pratiquement finalisé.

Je le prie de ne voir aucune malice à ma présence ce soir à sa réunion et me lève pour partir.

Avant de le quitter, je lui fais part de mon inquiétude quant aux vibrations que produisent les engins de compactage au champ de mars. Mon vieil appartement est violé des heures durant par ces engins. Les dégâts me semblent inévitables. Tout le quartier vibre. Il me dit qu’il est au courant, que d’autres personnes se sont plaintes, notamment les responsables du groupe scolaire Cordier, et me propose de faire une lettre au Maire.

Je prends note et me rends, en retard cette fois-ci au15 rue Paul Riquet.

Une quinzaine de personnes et moi, pour une soirée de travail énergique.

Bonne lecture.

Jean-Charles Olivan

21.05.2008

L’Italie gère ses roumains chaudement.

Si vous rentrez tard de temps en temps, vous pouvez voir sur le bord de la route entre l’Hours et le rond point de Renault des professionnelles africaines qui semblent avoir élu domicile sur place. Nous avons tous entendu parler des réseaux de prostitution ghanéens ou nigérians en ce qui concerne les africains, des slaves aussi bien sûr.

Je suis curieux de savoir sous quel titre exercent les biterroises en question. A une époque où les sans papiers qui ne sont pas accrédités d’un acte de bravoure sont réexpédiés dans des pays qu’ils ne connaissent plus. Je suppose qu’elles doivent être en règle, sans quoi, pourquoi leur ferait-on une fleur.

Vous avez vu comme moi ces scandaleuses images des camps roumains en feu en Italie. Je suis terriblement choqué de voir ces parents, avec un boulot de misère pour certains, en pleine nuit monter dans des charrettes et dire aux médias, ne nous extirpez pas du lit en pleine nuit, nos enfants sont terrorisés. Nous allons partir mais, s’il vous plaît ne terrorisez pas nos enfants.

J’en frissonne encore en le racontant.

Bonne lecture

Jean-Charles Olivan

20.05.2008

Point d'appui

Cela fait bientôt un an et demi que j’ai mis les pieds à l’UDF pour apporter un soutien actif à François Bayrou et à son programme pour les présidentielles.

Une chose est entendue, vouloir simplement aider est assez compliqué.
Construire un parti est une tâche à laquelle aucun d’entre nous n’a été préparé. Alors il faut accepter beaucoup de choses qui sont souvent assez peu conformes au modèle que j’avais. Comment se rendre utile, alors que le temps disponible hors travail et investissements associatifs divers, est réduit ? Une des façons que j’ai trouvée était de passer le vendredi matin à la permanence de l’UDF. Patrick Lefèvre, Bernard Andoque et Alain Helley y étaient les seuls vivants. Elle était vide cette permanence. J’écoutais attentivement les « sages ». Ils racontaient la vie politique locale avec leurs mots à eux. Souvent croustillant.
Il fallait tracter. J’ai pris un secteur. Celui du champ de mars où j’habite. Gros travail, seul, premiers tracts politiques.

Puis j’ai été « embauché » pour les législatives. Des embrouilles locales ont éclaté. J’étais absolument étranger à ces problèmes incompréhensibles pour moi et le suis resté. On a voulu me faire dire, ou me faire faire, me faire taire aussi. Dans quatre mois j’ai cinquante ans. Ce qui est sûr c’est que l’on ne va pas me refaire.

J’ai ensuite vécu cet été 2007où l’on a beaucoup écouté, tout … et le reste.
Je me suis accroché aux branches légales de ce qui se faisait et j’ai participé à la pose de la première pierre du Mouvement Démocrate sur ma ville, Béziers. J’y ai découvert avec bonheur mes colistiers et cette ouverture sur des gens nouveaux m’a fait le plus grand bien et m’a donné quelques forces pour continuer à m’impliquer.

Alors maintenant, on arrive au bout du flou en ce qui concerne les représentations.

J’espère que nous pourrons mettre un nom sur chaque fonction au sein de notre mouvement.

J’ose espérer que le 24 ce sera la fête du Mouvement Démocrate et que la participation biterroise sera digne et constructive.

Je regrette que l’on ne puisse être candidat à rien. Il y a certainement parmi nous quelques militants capables d’assumer une partie des responsabilités basiques.

Le travail d’équipe que nous sommes « condamnés à réussir » devrait nous amener à nous réjouir de toute nouvelle arrivée. Mais pour qu’il y en ait, il faut aller les chercher.
Attendre que les nouveaux se pointent risque d’être peu efficace.
Il y aura toujours les venues liées à l’actualité, mais elles ne suffiront pas.

Faire adhérer de nouvelles têtes doit devenir un objectif clairement exprimé.
De la lisibilité dans notre démarche, de l’attractivité dans notre projet, de la solidarité dans notre équipe : trois points d’appui.

19.05.2008

Halles dominicales politisées

Avant de poursuivre, je tiens à présenter mes excuses aux puristes de la langue française pour les coquilles laissées ces derniers jours sur mon blog. Je constate chaque jour l’assiduité de votre lecture et c’est parfois un peu fatigué que je rédige mes impressions de la journée. Je vous suis reconnaissant de ne pas m’en tenir rigueur.



Un Dimanche pas comme les autres pour moi. Vers midi, je suis passé voir Guilhem, à sa permanence. Manque de pot, ce n’est pas aujourd’hui que je vais voir mes copains de Béziers Démocrate. Diane, ma chère et tendre, m’ayant chargé de ramener du pain, je décide de faire mes emplettes sous les halles. J’y croise sur les petites tables de l’un des estaminets des têtes connues. Jean-Michel du Plaa avec trois personnes sur une table et juste à côté, mon collègue Tata avec Pia Melillo en grande conversation.

Au retour je leur dis « je m’arrête saluer ceux des municipales ». Tata hoche la tête en me faisant comprendre que elle et lui c’est pas la même chose. Elle ne bronche pas. Je poursuis, en disant, « disons que nous nous intéressons tous au bien-être des biterrois ». Je me présente MoDem avant de décliner mon identité de collègue.

Je lui dis que nous avons entendu parler de lui au MoDem et que ce serait peut-être bon de se revoir. Il me répond que c’est une sensibilité qui lui était proche, mais qu’il ne s’est pas compris avec nous. J’enregistre. Je n’insiste pas.

Me despido y me voy.

Coup de fil à Guilhem dans la foulée, pour lui parler de ma visite manquée, de mes rencontres et du site qui se construit. Tout va bien et avance rapidement. Le ciment est frais pour reprendre les paroles de Hugo.

Rentré à la maison, je reçois un coup de fil de Véronique Aguilar que j’avais félicitée sur son mobile. Courtoisement elle me rappelle. Elle me raconte son élection, 800 personnes en lice, il fallait en élire 15 en cochant 25 noms. Tout cela pour représenter 24 régions, cherchez l’erreur.
A la sortie de ce gigantesque scrutin interne, elle est l’une des heureuses élues. Encore bravo Véro. Elle m’a parlé de son rôle d’élue, de sa participation à six commissions et à de nombreux conseils d’administration. Et de ses récents soucis de santé.

Alors Véro, rétablis-toi vite et sois en forme pour le 24.*

Bonne lecture
Jean-Charles OLIVAN

18.05.2008

Rencontres nocturnes.

Samedi pluvieux sur le sud, propice à se balader... avec un parapluie. L'autoroute chargé, comme d'habitude, reste la voie de communication la plus sure et on y constate la méthamorphose des automobilistes français. Le 130 est tenu, rarement dépassé par la masse. Les radars veillent. Pourtant aujourd'hui je me suis retrouvé à 130 dans le flux, oui mais, sous la pluie. La limitation est à 110. A partir de quand? Première, dixième ou centième goutte. Peut-être simplement lorsque les essuie-glaces sont en marche. Et les radars, comment sont-ils programmés ? Sont-ils munis de détecteurs de pluie ?
l'Autoroute du Soleil A7, au point kilométrique 69 à hauteur de Bourg-les-Valence, dans le sens Sud -> Nord, soit Marseille -> Lyon




J'ai remarqué au passage la fameuse Subaru de la gendarmerie qui se planquait du coté de Montpellier. Bref Sarko à mis au pas les automobilistes, à coups de points et d'euros. Beaucoup se sont servis de leurs proches au permis vierge pour sauver le leur. Je serais curieux de connaître le nombre de permis de personnes agés qui ont été entamés ces derniers temps.
Ceci est un type de dégat colatéral. l'autre plus grave est le fait de circuler au milieu de centaines de gens sans permis. Ils circulent parfois assurés, mais l'assurance ne sera pas valide en cas de pépin. Cette gestion des permis me laisse perplexe. D'un coté, je dois reconnaître qu'en tant que parent, je suis content de cette chute des morts sur les routes, mes enfants ont la fougue de la jeunesse. D'un autre coté, je pense que passer trois ans en faisant entre 30 000 et 50 000 KM par an, sans se faire pesquer au moins une fois est une mission impossible. Une des solutions serait de cesser de pièger les autmobiliste. Que l'on se fasse taper dessus parce que l'on se conduit imprudemment, il n'y a pas photo ! Mais tous les autres cas qui sont des annexes du ministère des finances, ne sont pas acceptables. J'ai voyagé recemment avec une personne qui se vantait de ne pas avoir perdu de points et de ne pas faire de fautes. J'ai mis mon GPS sur son véhicule. Lorsque vous dépassez de façon répréhensible la vitesse une voix vous prévient "vous dépassez la vitesse autorisée". Ce message s'est déclenché onze fois pendant le voyage de deux cent vingt KM. Il n'y avait aucun radar à ces endroits là. Onze façons de perdre des points, toujours à des endroits improbables, mais bien réels. Nous n'avons plus parlé du sujet avec cette personne et elle a cessé de me donner des leçons de conduite..

Voici la photo du radar qui fait vitesse et distance de sécurité.

Je pense qu'il faudra aménager la loi actuelle, et je suis de ceux qui pensent qu'il faudrait se doter d'une police de la route, professionnelle, sereine, formée et respectée. Aujourd'hui les gendarmes et policiers , dans certaines conditions, peuvent vous faire sauter des points sans vous interpeller. Vous ne discutez pas avec les radars ! Avec les représentants de la loi non plus !
Pour un monde communicant, nous sommes mal barrés. Mais lorsque la situation sera devenue intenable pour beaucoup de chefs d'entreprise, peut être mettront-t-ils la pression sur leur député.

Je suis allé voir "Deux jours à tuer". Très bon.

J'ai regardé "On n'est pas couché"

Robert Redexer "Le sport est-il inhumain" condamné à mort par quelques extrémistes était l'invité de Laurent Ruquier ". Le prof planqué et protégé par les RG s'est fait descendre toute la soirée. Naulleau est resté insultant, Zemour dit avoir aimé. Le prof n'a pas bien vendu son bouquin. Le débat a viré au vinaigre, lorsque le Robert de service s'est mis à prononcer en parallèle les mots "musulman" et "nazis". Les présents lui sont tombés dessus.
Difficile de faire face à tant d'hostilité. Redexer est reparti dans sa planque.

Bonne lecture.

Jean-Charles Olivan

17.05.2008

Prinprenelle de l'environnement et Nicolas

C'est Juliette qui nous a sorti ce titre, vendredi soir au ZINZIN presque plein (midi libre annonçait qu'elle évoluerait à guichets fermés au ZonZon comme elle dit).



Quelques salves fines contre Sarko et Carla l'ont clairement situé du coté des faibles et des opprimés.
Un superbe spectacle. Du haut niveau. Un cran au desus de tout ce que j'ai vu à Béziers ces derniers temps.

Tibet -Chine , je préférerais que l'on parle des jeux et de la flamme plutôt que de ces milliers de morts.
Le cyclone lui on l'oublie un peu. Sarko à fait le fier à bras il y a quelques jours, avec son Kouchner du XVI°.
Les chinois risquent de se vexer, alors exit.
Mon quartier vibre de toute son âme. Je suis au deuxième étage sur un vieux plancher. Lorsque le rouleau compresseur vibrant se met en marche, mon plancher se met à vibrer "grave". Les fixations murales ne résisteront pas. La situation est devenue dangeureuse pour tout un quartier.
Le chantier met une grosse couche de terre sur le champ de mars. La petite rivière souterraine nous a préservé du gros parking souterrain. Du moins pour Vinci. Du plus pour nous, le tout bagnole s'écarte un peu à la gare du nord.

Beaucoup de mouvements de partout sur Béziers. Le Mouvement Démocrate vit.

Bonne lecture

Jean-Charles Olivan

15.05.2008

OGM en vue, com à voir

Quand les députés UMP se font piéger c'est cocasse. Mais quand on les entend dire leur désaccord avec la loi sur les OGM présentée, qui fait sauter toutes les garanties mises en place lors du Grenelle de l'environnement et du texte initial, c'est extrêmement inquiètant. Demain si la loi passe, on pourra contaminer sans responsabilité du vendeur ni du distributeur. On pourra à la rigueur aligner l'agriculteur en bout de chaîne. Le nouveau lampiste.
En attendant, l'effet boomerang s'est produit et il semble que l'opposition a plus perdu que gagné.

Dans la rubrique que font les autres, je me balade la nuit de site en site, de blog en blog. Une trouvaille dont la mise à jour reste un problème aussi :

http://generationdemocrate-groland.hautetfort.com/

En fait, très peu de sites du MoDem collent à l'actualité. Les sites officiels sont tenus, je suppose, à un devoir de réserve plus qu'important. Seuls quelques blogs de particuliers sont quotidiennement actualisés. Le travail pour ce faire est considérable. Rechercher les infos, les vérifier, assumer.

Les propositions entendues hier au MoDem de Béziers sont de ce point de vue fort sympathiques. Notre présence dans la presse locale doit être forte et multiple, dès que les structures départementales seront en place.

La force du MoDem de Béziers, c'est tout de même de pouvoir réunir des militants en nombre, chaque semaine depuis plus d'un an. Béziers vit son MoDem de façon forte et il en sortira obligatoirement quelque chose de positif. Les compétences des uns et des autres sont claires, la lisibilité de nos actions sera une priorité, mais notre présence sur le terrain en devient obligatoire. Il faudra être de tous les débats.

13.05.2008

Un Mardi MoDem particulier

Ce mardi est particulier parce que, lorsque je m'y suis rendu, à la fin de ma grosse journée, vers 20H30, il y avait encore du monde. L'ordre du jour suivait son cours, et ce n'est que vers 22H30, que rendez-vous était pris pour la suite. La mise en place d'un mode de communication entre militants et avec la presse est en chantier et nous devrions rapidement mettre en place quelque chose d'efficace. Guilhem à parfaitement animé cette séance de travail qui a commencé à 18H30 avec un 15 rue Paul Riquet plein à déborder. Alain Helley, notre élu responsable de la 6° circonscription, a, semble-t-il, fait quelque mise au point nécessaire en début de séance.
Je n'y étais pas. Regrets éternels, on me le racontera de nouveau et certainement à nouveau.

Je devais passer à la permanence de mpl cet am, mais j'ai dû me contenter d'un coup de fil à Odette.
Elle s'inquiète de ne pas encore avoir reçu les inscriptions pour le repas au restaurant "Tradition".
Alors, si vous comptez être de la partie, inscrivez-vous vite.

Une remarque de Bernard ne pouvait me laisser sans réagir. Il a abordé le problème de la communication par mèl qui écarte de l'information tous ceux qui n'en disposent pas. On en arrive au point où les réunions préparées à la hâte, peuvent être déclenchées par le web, mais pas par la poste. Conséquence, un sentiment d'exclusion qui est exacerbé, lorsque la seule lettre reçue est celle de la demande de participation à la fête du MoDem.
Nous planchons là-dessus aussi. Aucun doute sur le fait que nous allons progresser. Les énergies et le respect réciproque sont là.

Je n'ai participé qu'à la fin de la séance, mais je me suis régalé.


Bonne lecture
Jean-Charles OLIVAN

11.05.2008

Mon mai à moi

Je passe mon temps regarder les émissions sur mai 68, avec ce soir Hara Kiri, mais je dois reconnaître qu'au fond de moi, je garderai 68 comme ma deuxième naissance, ma venue en France.

Mon père avait quitté le village de Gimenells dans la province de Lerida (Lleida aujourd'hui) et ses beaux parents avec lesquels l'histoire familiale avait tourné au vinaigre. Un viel ami lui avait trouvé du boulot à Merville chez Pippi Frères qui fabriquaient des poteaux électriques en béton.
Nous sommes arrivés en France le dimanche maudit pour Mireille Mathieu, celui où elle finit à l'hôpital suite à un grave accident de la route en rentrant de la célébrissime émission Télédimanche.

Vaillant comme quatre mon père devint vite l'ouvrier à qui le patron confia l'entretien de son jardin après le travail à l'usine et les fins de semaines.
Mes parents avaient acheté quelques chaises une table et des lits pour s'installer à Grenade sur Garonne au confluent de la Save et de la Garonne, dans le nord-ouest toulousain. Le seul luxe dont je me souvienne est ce transistor Philips, au boîtier simili bois, autour duquel nous passions nos soirées.


Les soirées au coin du feu à faire cuire les patates sous la braise resteront dans ma mémoire. Nous amenions, mes frères et moi, un plus pour le frugal repas du soir, des petits gris dont les cachettes n'avaient aucun secret pour nous. Les précautions d'usage (jeûne des gastéropodes) étaient oubliées. Nous les faisions griller brut de ramassage. Un peu de sel par-dessus et la soirée avançait vers l'heure du "bonne nuit les petits" que nous ne connaissions pas faute de télé.

Les piquets de grève fonctionnaient. Pas de travail, pas de salaire. Pas de remboursement des dettes. C'était la crainte chaque fois renouvelée. Les commerçants qui nous avaient vendu à crédit en février allaient-ils venir reprendre leurs biens en mai ? Il n'en fut rien. Je crois que ce transistor et ces chaises-là, nous les avons gardés plus de vingt ans.

J'ai souvent, au coin du feu, vu briller les larmes discrètes de ma mère. A quoi pensait-elle ? A l'impasse dans laquelle nous nous trouvions ? A la gestion de cet échec qui se profilait durant ce mois de mai interminable ?

Des manifestations monstres se déroulaient à Toulouse. Les villages restaient calmes. Les copains de mon père venaient à la maison nous montrer leur trombine sur la photo de la manif parue sur la Dépêche du Midi. Véritable fait d'armes de la résistance au Vieux.
Le soir où De Gaulle parlait à son peuple, pour reprendre la main, je me souviens d'une énorme panne d'électricité. Rien ne nous parvint.

La suite vous la connaissez, mon père qui était pauvre le resta.
La République offrit à ses enfants les marches à franchir. Pas d'ostracisme. L'école était là, fil rouge d'une adolescence flamboyante, insouciante. Le mot chômage n'existait pas.

Vous avez dit quarante ans déjà ?

Bonne lecture.

Jean-Charles Olivan.

10.05.2008

24 Mai Montferrier

Le 24 mai, les adhérents du MoDem-Hérault pour le fêter et réfléchir ensemble à l'objectif fondamental de la ligne politique novatrice à expliquer et à défendre.

C'est par cette phrase que nous sommes conviés à Montferrier.



http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://restaurantsd...Nous en reviendrons certainement avec un peu plus de renseignements pour la suite des évènements. J'espère que nous serons nombreux à représenter la 6°.

Vendredi matin, un élève sur dix-huit. Vendredi 14h00, 6 élèves sur 27. Vendredi 15h00, 2 élèves sur 13. Pour du pont, c'est du pont. Je ne savais pas que le pouvoir d'achat des biterrois avait subitement grimpé, au point de voir une majorité de familles partir en week-end prolongé loin de notre ville.
Pourtant, les biterrois semblent anesthésiés dès qu'il s'agit de protester, ou de faire grève. Alors que cela bouge un peu partout, chez nous il ne se passe rien. A tel point que les collègues syndicalistes en rient pour ne pas en pleurer. Ainsi, lors de la dernière journée nationale de mobilisation, il y avait devant la sous préfecture, une bonne douzaine d'adultes de Jean Moulin plus quelques parents et quelques élèves, les autres collèges et lycées étaient parcimonieusement représentés. Bref un peu rikiki, la suppression de dix-sept postes sur deux ans ne dérange pas grand monde. La ville reste sous le charme de son premier magistrat. Pendant ce temps à Nîmes, ils étaient mille sept cents.
Les absences en cours cautionnées par les parents font tache tout de même.

En rentrant de Narbonne hier soir je traversais le désert de la zone sud. C'est quand même incroyable que l'axe Béziers–Narbonne ne se soit pas développé. Pourtant dans quelques années, tout cet espace sera occupé et lorsque la réforme de l'état fera sauter les départements, les rapprochements se feront plus simplement.

J'ai regardé ce vendredi soir le film de Karl Zéro et de Daisy D'Errata sur Sarko intitulé Tsarko. Bayrou y a une place minuscule. Une scène m'a quelque peu interpellé. Lors d'une émission sur RMC, Jean-Claude Bourdin demande à Sarko , ministre de l'intérieur, si les gens d'Al Qaïda sont chiites ou sunnites. Il essaie d'échapper à la question en disant que l'on ne peut pas les classer tous dans l'un ou dans l'autre camp. La question sera posée trois ou quatre fois. Finalement Bourdin conclura en disant "ils sont sunnites !.
Si Sarko ne le sait pas, y a problème là aussi.

J'ai retrouvé une trace :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20070226.OBS4282/
Un dernier mot sur la Birmanie. On nous a seriné longtemps avec le devoir d'ingérence humanitaire. Pourquoi ne bouge-t-on pas pour ces pauvres gens ? Les chinois nous font si peur que ça ? Les russes peut-être ?
Je ne peux pas croire que ce sont les birmans !

Bonne lecture
Bon pont.

Jean-Charles OLIVAN

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