« 2007-07 | Page d'accueil | 2007-10 »
dimanche, 30 septembre 2007
Montée des océans : l'Ouest a plus à craindre des tempêtes à répétition
20, 40 cm en plus d'ici 2100 ? Si la Camargue et les estuaires redoutent l'augmentation du niveau de la mer, chez nous, l'érosion du littoral est parfois plus préoccupante.
Les conclusions des spécialistes du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) sont sans appel. Le niveau des océans devrait s'élever de 19 à 58 cm d'ici 2100. Inéluctable sous nos latitudes?
Oui. Actuellement, sur l'ensemble des océans et des mers du globe, le niveau monte en moyenne et régulièrement de 3 mm par an. La vitesse a triplé au XXe sièecle. Les scientifiques tablent globalement sur une montée de 4 mm chaque année d'ici la fin du XXIe siècle. Les mers du globe devraient donc gonfler de 40 cm avec une variabilité de plus ou moins 15 cm en France aussi.
Cette montée du niveau des mers est-elle uniforme ?
Non. Elle change d'une région à l'autre et a fortiori d'un continent à l'autre. Dans le bassin pacifique ouest et du côté de la Nouvelle-Calédonie, l'océan monte de 15 mm par an. Mais au large du Mexique, par exemple, on assiste à une baisse annuelle de 10 mm. A Brest, depuis les premières observations qui datent de 1711, la progression n'est, jusqu'à ce jour, que de 1,3 mm par an.
Les côtes françaises seront-elle touchées ?
Si on considère que le niveau va monter, la Camargue, avec les Landes déjà grignotées, sera l'une des côtes touchées en priorité comme certains estuaires ou zones de marais. Le processus a déjà démarré et le trait de côte pourrait donc changer de manière importante dans le delta du Rhône. Ailleurs, des zones à risques sont bien repérées comme la baie de Somme, les Bas champs picards où les digues ont déjà été endommagées par le passé. En une tempête, on peut perdre une plage. Elles sont vivantes. C'est une certitude, beaucoup sont menacées aujourd'hui à la surface du globe et vont disparaître plus vite que si nous n'avions pas joué avec le climat.
Et celles de l'Ouest de la France ?
D'ici la fin du siècle, une montée des océans de l'ordre de 20 à 40 cm n'aurait pas de conséquences majeures en Bretagne où le plateau continental et granitique est plutôt élevé. Il reste toutefois des zones sensibles localement comme les polders de Ploubalay dans les Côtes d'Armor ou ceux de Combrit dans le Finistère. Sur la côte atlantique très endiguée et urbanisée, différents marais, les dunes vendéennes du Jaunay sont des zones sensibles. En Normandie, des dunes basses devant des zones basses sont fragilisées. Les marais du Val de Saire, de Ver ou de Graye la mare de Vauville sont à surveiller. Commme les estuaires où, c'est une certitude, on enregistrera des variations des niveaux des pleines mers. Mais si des terres seront un jour gagnées par la mer, la mer recule aussi dans la baie du Mont-Saint-Michel où la sédimentation est plus forte que l'élévation du niveau de l'eau. Là, la terre gagne du terrain.
Cette montée du niveau des océans est dûe au réchauffement climatique. Mais, à partir de là, comment s'enclenche le phénomène ?
Les rejets des gazs à effets de serre ont réchauffé l'atmosphère, la terre et les mers. Plus une eau est chaude plus elle occupe un volume important. Cette dilatation thermique est, à hauteur de 55 %, la première cause de la montée du niveau des océans. Deuxième cause: la fonte des glaciers de montagne et, plus inquiétante encore, celle du Groenland et de l'Antarctique (35%). Troisième raison: la réduction des eaux continentales (10%). Autre donnée, quand la pression atmosphérique baisse d'un millibar, la surface de l'eau augmente d'un centimètre.
Faut-il s'attendre à des scénarii catastrophes ?
Sur une échelle de temps de pluisieurs centaines d'années, on ne peut pas l'exclure. Si des grandes parties du Groenland et de l'Antarctique fondent de manière massive. Mais des hauteurs de montées des eaux de plusieurs mètres comme le montrent des projections sur Internet, c'est improbable à l'échelle humaine et pas envisagé, à ce jour, dans les modèles climatiques.
Les spécialistes prédisent des violentes tempêtes à répétition, n'est-ce pas là le danger pour nos côtes ?
Exact. Les changements de la météo se répercutent sur la dynamique de l'océan qui va conduire à des surcotes. Pour l'ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans, elle était de 6 mètres. En décembre1999 l'ouragan qui a frappé la France a déclenché une surcote moins importante mais aux effets dévastateurs. Les tempêtes de cette nature, accompagnées de fortes précipitations, vont se multiplier. D'où l'érosion du littoral qui va s'en trouver renforcée. Les dunes de Bréville près de Granville pourraient perdre 50 % de leur surface d'ici à 2100. Un cas parmi d'autres. Dans l'Ouest, c'est plutôt de l'érosion qu'on souffrira que de l'augmentation du niveau moyen de l'eau. Contrairement à d'autres pays à l'image des Pays-Bas très exposés, la France n'est pas à la pointe et ne dispose pas d'une cartographie précise des zones à risques. Pour l'heure, quand une brèche se produit dans une digue, on colmate tant bien que mal. Mais dans bien des cas, la mer finit par avoir le dernier mot.
18:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bretagne, rechauffement, mer, dune, falaises
Sur l'île de Sein, on maîtrise l'énergie
L'île de Sein, non raccordée au réseau électrique et seule commune de France à être alimentée en eau potable à partir de l'eau de mer.
Ampoules à basse consommation, réfrigérateurs basse consommation, économiseurs d'eau... : les îliens jouent le jeu à fond. Et ça marche.
Sur la facture d'EDF, l'électricité n'est pas plus chère sur l'île de Sein qu'ailleurs. Pourtant, le coût de production réel est bien supérieur au prix payé par l'abonné. Située à 8 km de la pointe du Raz, l'île bretonne (280 habitants l'hiver, 1 500 l'été), n'est pas raccordée au continent pour sa production électrique. Elle ne dispose pas, non plus, de source d'eau potable. L'électricité est fournie par trois imposants groupes électrogènes, alimentés par du fioul. Et l'eau potable, produite par l'usine de dessalement de l'eau de mer.
Cette double particularité s'avère particulièrement gloutonne en énergie fossile : en 2006, près de 400 000 litres de fioul, ont été consommés sur l'île, essentiellement pour produire l'électricité. Pour limiter l'impact sur l'environnement, et, aussi, pour réduire le coût de production, la Région, l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et EDF ont mis en place un ambitieux programme d'économies d'énergie.
Cette opération, que les différents partenaires n'hésitent pas à qualifier d'« exemplaire », a débuté, en 2003, par une étude de la consommation énergétique de l'île. « Celle-ci a mis en évidence que la consommation électrique des ménages est liée, pour ses deux tiers, à la production d'eau chaude sanitaire, à l'électroménager de froid et à l'éclairage », précise Ferdinand Costes, en charge des questions énergétiques à la Région Bretagne. La décision a donc été prise de sensibiliser les habitants, permanents ou saisonniers, et de les soutenir dans l'achat d'équipements économes en énergie.
Selon le maire de l'île, Alain Le Roy, l'initiative « marche plutôt bien ». Depuis 2005, 750 lampes à basse consommation ont été livrées chez les habitants de l'île. « Cela représente une économie estimée à 30 000 kWh/an », souligne Nicolas Picou, de l'Ademe. 400 autres ampoules sont stockées à la mairie. « L'ampoule nous coûte 1 € au lieu de 8 € », se félicite le Sénan Joseph Fouquet.
Comme 65 autres îliens, il a profité de l'aubaine pour s'offrir également un nouveau congélateur « A ++ » (peu consommateur d'énergie), qu'il a payé moitié prix, grâce à la subvention d'EDF et de la Région. Résultat pour l'île : 17 000 kWh et 15 tonnes de CO 2 d'économie.
Sa maison, à l'instar de 77 autres habitations de l'île, a, aussi, été équipée de mousseurs et autres pommes de douche à turbulence visant à diminuer le débit de l'eau. « Ça m'a déjà permis d'économiser 6 m3 par rapport à l'an dernier », calcule Joseph Fouquet, radieux. Et l'équivalent de 365 m3 pour la commune, sur une année.
À l'échelle de l'île, c'est, peut-être, pour l'instant, une goutte d'eau dans l'océan. Mais si l'expérience s'avère concluante, si les dépenses d'énergie continuent de décroître, l'île de Sein pourrait constituer un exemple. Pas seulement pour Ouessant et Molène, les autres îles bretonnes non raccordées au réseau.
12:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bretagne, energie, economie, edf, eau salée
mercredi, 12 septembre 2007
Si vous ne savez pas finir vos bouteilles de vin
10:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 05 septembre 2007
Ah ! Les vacances...
15 jours en Bretagne et tout devient Breton, la preuve:
22:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note