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jeudi, 31 mai 2007

Adieu Jean-Claude

 Biographie


Né à Aumale en Algérie, il est le fils d'un colonel de l'armée française, qu'il suit dans ses multiples affectations pendant son enfance. Il passe par Blida en Algérie, par Annaba (anciennement Bône), puis par Marseille. Il fait un moment ses études au Prytanée national militaire de La Flèche, dans la Sarthe, avant de déménager de nouveau à Saint-Étienne, et finalement passer son baccalauréat à Strasbourg, où il suit en parallèle des cours d'art dramatique.
Il obtient le premier prix de comédie au conservatoire de Strasbourg et entre alors au centre d'art dramatique de l'Est, où il interprète différents rôles de théâtre.
Pendant son service militaire à Baden-Baden, il est affecté au service cinématographique de l'Armée en Allemagne, l'occasion pour lui de tourner son premier court métrage, Chiffonard et Bon Aloi.
En 1954, il débarque à Paris, vit de petits boulots, ses parents refusant de l'aider. Il fréquente alors la bande des Cahiers du cinéma et joue dans un court métrage de Jacques Rivette puis la même année dans L'Ami de la famille de Jacques Pinoteau, son premier vrai rôle.
Il va alors multiplier apparitions et rôles, dont Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle en 1957 et surtout Le Beau Serge et Les Cousins de Claude Chabrol, qui lui apportent la célébrité. Il devient un acteur prisé des réalisateurs de la Nouvelle vague en jouant avec Jean-Luc Godard dans Une femme est une femme, François Truffaut dans La mariée était en noir, ou encore Éric Rohmer. Gros travailleur, il tourne plusieurs films par an, jouant également au théâtre.
Il passe à la réalisation avec son premier film en 1971, Églantine, puis en 1973 Volets clos, et réalise également pour la télévision.
Il organise ou soutient des festivals de films ou de théâtre ; directeur du Théâtre Hébertot (1977) et du Théâtre des Bouffes-Parisiens (1986), il est longtemps directeur artistique du Festival d'Anjou (1985) et créateur du Festival de Ramatuelle. En 2000 et 2004, il écrit 2 livres auto-biographiques, Le ruisseau des singes (éd. Robert Laffont) et J'ai oublié de vous dire (XO Éditions), y évoquant plus particulièrement les bons moments de son enfance passés à Chambellay, et qui rencontrent un réel succès de librairie. Il écrit aussi des anthologies Les pensées les plus drôles des acteurs (2006 Ed. Le Cherche-Midi) et Les répliques les plus drôles du théâtre de boulevard, (À paraître 2007 Ed. Le Cherche-Midi).
Jean-Claude Brialy, personnalité du "Tout-Paris", intervient parallèlement dans de nombreuses émissions de radio et de télévision sur la vie des acteurs et participe régulièrement à l'émission "les grosses têtes" de Philippe Bouvard sur RTL; il est aussi propriétaire du restaurant l'Orangerie à Paris.
Commandeur de la Légion d'honneur, de l'Ordre national du mérite et de l'Ordre des Arts et des Lettres, Jean-Claude Brialy meurt à Paris le 30 mai 2007 des suites d'un cancer.

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Les personnes qui ont bercés de leur talents nos années de jeunesse, nous rendent triste quand l'heure du départ est arrivée.

Bon voyage à toi Monsieur l'acteur

dimanche, 27 mai 2007

Agde, Béziers, Pézenas - Fermeture en 2006....des mega decharges d'Entressens et du Thot !

 

Evènements à peine effleurés par la presse quotidienne régionale, ils représentent néanmoins un enjeu important pour la société. A FOS-SUR-MER, BIENTOT UN INCINERATEUR [/FormeGras] pour remplacer la méga décharge à ciel ouvert d’Entressens, située dans la plaine de la Crau. Décision de la Communauté Urbaine de Marseille (CUM), cette implantation devrait permettre de traiter les 300 000 tonnes de déchets ménagers qu’elle produit chaque année.


A MONTPELLIER, BIENTOT TROIS CENTRES D’ENFOUISSEMENT DE DECHETS ULTIMES pour remplacer la méga décharge à ciel ouvert du Thôt, située sur la route de Villeneuve lès Maguelone à Palavas-les-Flots. L’arrêté préfectoral du 19 décembre fixe sa fermeture définitive au 30 juin et sa couverture finale au 31 décembre 2006.

Maires et Présidents d’intercommunalités : responsables


Le 1er janvier 2005, l’Etat transférait sa compétence aux Conseils Généraux qui exercent, depuis, leur responsabilité sur la révision et le suivi du Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA). Les Maires et Présidents d’intercommunalités ont conservé la pleine et entière responsabilité de leurs collecte, transport et élimination.


Rappelons que le PDEDMA de l’Hérault, approuvé en 1996 et révisé en 2002, divise le territoire départemental en deux zones aux caractéristiques spécifiques : l’est de l’Hérault (Montpellier, Sète, Lunel), dans laquelle aucune technologie de traitement n’est exclue, et l’ouest (Agde, Béziers, Pézenas) qui privilégie la valorisation biologique. Déjà dans son rapport du 26 mai 2005, le Conseil Général de l’Hérault encourageant les coopérations intercommunales et le traitement de proximité, préconisait la création de trois centres d’enfouissement de déchets ultimes sans les situer.


Etat des lieux


La France génère, en tout, 650 millions de tonnes de déchets (10t/habitant). Dans l’Hérault, plus de 370 000 tonnes de DMA sont produites dont 120 000 sont exportées pour partie dans des conditions rogatoires.

De plus, les déchets rejetés sont de moins en moins recyclables et leur quantité augmente de 2% par an.


Rappelons que les catégories de stockage distinguées au regard de la protection des eaux (circulaire du 22 janvier 1980) sont de trois types

- décharges de classe I pour les déchets industriels spéciaux, les plus toxiques,
- décharges de classe II pour les résidus urbains et déchets industriels banals,
- et décharges de classe III pour les seuls matériaux inertes (déblais, gravats…).


La Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM) continue d’exploiter, illégalement, la décharge du Thôt alors que l'expiration de son autorisation était prononcée, par arrêté préfectoral, le 30 juin 2002. Depuis, la recherche de solutions alternatives est devenue extrêmement urgente, a fortiori aujourd’hui …

A ma connaissance, sur les trois projets existants, ne subsiste que le pôle poly filières de traitement et de stockage de déchets (dernière terminologie officielle !) de Fabrègues. Les deux autres ont été retirés. Le centre d’enfouissement de déchets ultimes de Riols (Tanarès), dans les Hauts Cantons, parce qu’il ne peut se réaliser faute de foncier disponible.
Le centre de stockage de déchets ultimes (CSDU) de Cazouls-lès-Béziers, parce que le vote de la population Cazouline au référendum, organisé par le maire et Président du Syndicat Mixte Ouest de l’Hérault (SMOH), porteur du projet, l’a rejeté à une très grande majorité.

Reste que si Fabrègues est retenu, il faudra, pour des raisons de capacité, choisir un deuxième site. Or, les déchets de l'Agglo, personne n'en veut. A Guzargues, situé hors Agglo, le maire attaque en référé l'arrêté qui autorise les analyses du sol. A Teyran, également situé hors Agglo, le maire refuse aussi de recevoir les déchets de l'Agglo. Quant à Castries, GSM, qui exploite la carrière, affirme avoir reçu en 2000 une autorisation du préfet pour exploiter la carrière jusqu'en 2016.


A qui profite ces projets ?


Sita Sud, filiale du groupe Suez , a acheté le domaine viticole Mirabeau de 106 ha pour exploiter les 30 nécessaires au pôle de traitement et de stockage qu’elle porte avec la CAM au mépris de la municipalité de Fabrègues et des ‘’Gardiens de la Gardiole’’ (association constituée pour contrer ce projet).


« De la méga décharge que veut implanter Sita et l'agglo, à 1Km du lotissement ‘’Lou Paillas’’, nous n’obtenons aucune précision sur la provenance des 208 000 tonnes/an de déchets (Agglo, Zone Est de l’Hérault, zones limitrophes), sur les déchets concernés (mâchefers, boues d’épuration, encombrants, plastiques, papiers gras, végétaux, gravats du BTP, déchets industriels, métaux lourds) », affirme l’un des responsables de l’Association. « Qui plus est, la future décharge sera située en plein massif de la Gardiole, dans un espace classé que le ministère de l'Environnement envisage d'agrandir », indique le maire Jacques Martinier. « Ce projet viendrait contrecarrer le projet d'élargissement de cette plaine viticole active et le trafic des camions causerait une nuisance réelle aux riverains », estime le maire qui envisage, si le préfet valide ce choix, de déposer un recours au tribunal administratif.

A Riols le projet, lui aussi, est porté par SITA (filiale de SUEZ). A Vias, rappelez-vous, c’était SOLENA Group (sté américaine) qui portait le projet ‘’Torche à Plasma’’ avec le Président du SMOH.


Il faut savoir que SOLENA Group a créé une filiale, la ‘’Domitienne d’Energie’’, dont le siège est à Cazouls-lès-Béziers, dans le capital de laquelle le groupe SUEZ détient 40% de participations.

Pour exiger de véritables solutions conformes à la réglementation, les associations et autres élus n’ont pour seul recours que les tribunaux !


Pourquoi doit-on refuser l’incinération ?


En France, 248 incinérateurs traitent 40% des déchets ménagers. L’incinération des déchets relève de la technologie thermique, c'est-à-dire la combustion de l’ensemble hétérogène que recouvrent les Déchets Ménagers et Assimilés (DMA). C'est-à-dire : composé de plastiques, cartons, papiers, résidus ménagers divers. Cette combustion déclenche des réactions physico-chimiques inattendues et incontrôlables.


Les pires polluants se forment et s’échappent de l’usine par les conduits de cheminée, notamment les Résidus d’Epuration des Fumées d'Incinération d'Ordures Ménagères (réfiom). Parmi eux ont été notamment identifiés : des dioxines, furanes, phosgène, nitrogène, gaz carbonique, monoxyde de carbone, méthane, éthylène, dioxyde de soufre, … .

En outre, en brûlant, une tonne d’ordures consomme environ six tonnes d’air. Pour désacidifier les cendres résultant de la combustion (mâchefers), la réglementation exige qu’on les lave avec des solutions d’eau de chaux ou de soude. Air, eau (en grande quantité), chaux et soude souillés par la toxicité des matières nées de la transformation physico-chimique, deviennent à leur tour des déchets plus toxiques que les déchets d’origine. Par tonne de DMA brûlée, on obtient :

3% de résidus d’épuration des fumées, à stocker en décharge de classe I,

30% de mâchefers, à stocker en décharge de classe II,

des résidus de lavage des fumées (soude ou chaux) rejetés en grande quantité à la rivière ou à la mer (bien que renfermant des chlorures, métaux lourds et autres polluants et s’infiltrant dans les nappes souterraines),

des rejets gazeux (difficilement quantifiables) pourtant très chargés en molécules nocives, libérés dans l’atmosphère, contaminant ainsi l’air que nous respirons, puis le sol, les eaux et nos aliments.

Loin d’éliminer la toxicité des déchets, l’incinération les accentue, augmente leur quantité (7,5 fois plus) et multiplie par huit le nombre de décharges.

La volonté politique manque cruellement


La crise des déchets dans laquelle nous sommes empêtrés sera résolue lorsque associations et élus aborderont, ensemble, le processus par l’amont et non ponctuellement en aval. Cette masse croissante de déchets résulte de la surconsommation, de procédés de production inadéquats et du sur-emballage des produits. La France doit repenser ses schémas de production et de consommation.


Plusieurs collectivités ont prouvé qu’il était possible de valoriser, sans incinération, 60 à 70% des déchets, rapidement et sans trop de difficultés.


Le vrai problème se pose donc pour les déchets résiduels. Or là aussi des exemples sont encourageants, notamment la Finlande qui est parvenue à réduire de 3% sa production de déchets résiduels (entre 2000 et 2001), et la Nouvelle-Zélande qui vient d’adopter une politique Zéro Déchet horizon 2020.



Tout ne serait donc qu’une question de volonté politique !


Chaque jour, des milliers de tonnes de précieuses ressources sont enterrées ou brûlées alors qu’une part importante de celles-ci pourrait être récupérée, et ces modes de traitement des déchets représentent un risque grave pour la santé des populations et pour la qualité de leur environnement.
A continuer ainsi, face à ce qui n’est pas une fatalité, nous courons deux risques : épuiser le sol de ses ressources premières et empoisonner notre environnement.


Le Comité Inter associatif des Déchets de l’Hérault (CID34), regroupant 25 associations, propose aux responsables de la gestion des déchets, des solutions incluses dans la réglementation. Il les regroupe en cinq axes prioritaires : la réduction à la source, la gestion des déchets toxiques, le compostage des putrescibles, le recyclage et le stockage des résidus restants.

Si une politique de gestion des déchets était mise en œuvre conformément aux préconisations de ce mouvement citoyen, légaliste, explicitées notamment lors des réunions en 2005, au Conseil Général (avril), à Vias (avril), à Cazouls (octobre), et en Préfecture (décembre), il ne resterait que des résidus relevant exclusivement de décharges de classe III.
Changeons nos attitudes et nos comportements


En outre, nous, consommateurs, devons progressivement et naturellement revenir au ‘’consignable’’, refuser le ‘’tout plastique’’, le ‘’tout jetable’’ (rasoirs, stylos, lingettes nettoyantes, vaisselle jetable, ….), boire l’eau du robinet, préférer les produits peu ou pas emballés (fruits et légumes au marché, produits en vrac, à la coupe...) ; après consommation, retourner les produits toxiques à leurs fabricants ; assainir le sol des produits chimiques y répandus.


Sur le fond, nous devons :


- refuser la fabrication de tous les produits, notamment chimiques, qui portent atteinte à notre salubrité et à notre qualité de vie,

- et exiger le retour de la décision à l’échelon local, parce que seule cette dimension territoriale nous assurera, dans le temps, la maîtrise des vraies solutions à nos problèmes les plus cruciaux !


Christian JOVIADO Conseiller Municipal de Vias

jeudi, 24 mai 2007

La Gestion Écologique des déchets

La Gestion Écologique des déchets




Au delà de la peste de l'incinérateur sanctionnée par le tribunal administratif de Montpellier (pour celui de Lunel), et du choléra de la méga méthanisation en ville, au delà des multinationales qui instrumentalisent nos élus locaux en leur vendant, à tout prix, des structures polluantes et inefficaces, au delà de tout cela, il y a un avenir.

Si l'on juge une agglomération à la gestion de ses déchets, on sera, ici, catalogués comme rétrogrades.

Cette méga usine de tri et méthanisation, surdimensionnée, n'incitera pas à la réduction à la source (il faudra gaver le monstre), au tri qui responsabilise, à la lutte contre l'effet de serre et la saturation routière (kilométrage délirant de transport d’ordures dans l'agglo).

C'est une filière chère, centralisatrice, qui, parce qu'elle fonctionne en déchets mélangés, n'offre pas de perspective de valorisation du compost comme on voudrait nous le faire croire.

On en prend pour 20 ans (ou plus, si l'on s'en réfère au Thôt) à gaver sans trier, à payer sans compter.

Pour compléter le tableau, on livre en pâture aux mêmes intérêts privés sus cités, un site à protéger : le Massif de la Gardiole et sa nappe phréatique. On sinistre Fabrègues par ce projet de méga décharge, Fabrègues dont le seul tort est d'être à quelques kilomètres de Garosud où l' énorme usine  rejettera les 2/3 des ordures entrantes vers le CSDU.

La gestion écologique des déchets passe par le tri domestique et la réduction à la source. Il n'y a pas d’efficacité pour la valorisation par matière sans collecte de bio déchets, compostage individuel ou semi collectif.

C'est le tri en amont qui permettra de valoriser, aidé par la mise en place de la pesée embarquée. La taxe démotivante des ordures ménagères doit être remplacée par une redevance qui responsabilise.

C'est par la valorisation que l'on pourra tendre vers notre objectif zéro déchet.

Il faut aussi diminuer les emballages, quitte à taxer les conditionnements pléthoriques.

L'éco-conception doit être dynamisée : concevoir des produits industriels durables et recyclables.

Relocaliser de petites structures de traitements adaptées, plus justes et moins chères .

Toutes ces évolutions ont fait leurs preuves ailleurs, pour le plus grand bien de l’environnement et du budget des contribuables. Les Languedociens sont capables de les adopter très vite.

C'est en restant au plus près du bon sens et de l'intelligence citoyenne que l'on reste au plus près de l'écologie et de la meilleure qualité environnementale.

François Vasquez


Candidat indépendant aux élections législatives de juin 2007

Suppléant Alain Silve

1ère Circonscription de l'Hérault
Montpellier 1,4, 5, 6 Lattes, Pérols, Palavas les flots



posté le 18 mars 2007

 

Son site

Mega-Décharge

En  cette période pré-électorale, et oui, ça recommence, je relance une note déjà publiée le 02 octobre 2006.

 Sauf que maintenant ce sont les idées de votre région qu'il faut défendre et là vous pouvez clamer haut et fort votre désir de voir aboutir les bons projets et voir stopper les projets ridicules. Le pouvoir d'arreter l'avenir pourri de vos enfants que certain considère comme négligeable, si vous ne les connaissez pas, regardez vers le Conseil Général et autre entité politique de notre Languedoc. Ce qui arrive à la communauté de la région de Fabrègues aujourd'hui peut vous tomber dessus demain, et plusieurs mois, voire années sera nécessaire pour faire valoir votre parole.

Parlons de chose sérieuses: vous n'êtes pas sans connaître le magnifique site protégé de la Gardiole se situant entre la départementale 613 (ex-nationale 113) et la nationale 112 au sud de Montpellier. Ce site est menacé par l'implantation dans le périmètre protégé d'une MégaDécharge pour recevoir les détritus de l'agglomération de Montpellier ( voir:http://www.lesgardiensdelagardiole.com/).

Une association de personnes très motivées et volontaires pour la défense de l'environement rassemble les habitants de Fabrègues et de sa région, car Fabrègues n'est pas seul menacé. La zone de contamination va même très loin.Les Gardiens de la Gardiole mêne la bataille contre la folie de certains élus, voici un de leur message en date du 13 septembre 2006.

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Chers amis, Gardiens de la Gardiole,


 Sans doute dans les jours qui suivent, la décision de la commission d’enquête au sujet de l’opportunité du projet privé de méga décharge, centre de tri et unité de compostage au pied de notre Gardiole, va être rendue publique.

Evidemment, nous espérons très fortement que le respect de l’environnement et de la démocratie prévaudra sur les intérêts privés de ceux qui ne pensent qu’à se remplir les poches (SITA) ou asseoir leur pouvoir politique ( les dirigeants de l’Agglo ) sur le dos d’une population qu’ils sont prêts à sacrifier.

Nous sommes déterminés à ne pas subir  et nous en avons apporté la preuve en remplissant 100 cahiers de doléances lors de la dernière enquête publique du mois de juillet ( !) quand vous avez rédigé plus de 3000 textes de refus du projet!!! Vous trouverez aussi, à la suite de ce mot, une partie du mémoire que l’association a soutenu devant la commission d’enquête.

 2 ans et demi après le début de notre « condamnation » annoncée par Georges Frêche, et après quelques manifestations où plus de 7000 citoyens ont arpenté les rues de Montpellier et de Fabrègues,  nous avons encore une fois, et dans le respect le plus total de l’ordre public (comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent), prouvé que nous ne voulions pas de ce projet dévastateur.

Cette constance et cette détermination dans le combat sont pleinement partagées par la mairie de Fabrègues (contrairement à beaucoup d’autres cas en France où les municipalités succombent devant le miroir aux alouettes de l‘argent et du pouvoir politique).

 Ce qui est particulièrement regrettable en l’état actuel de projet, c’est que l’agglo ne bouge plus…Alors même que nous  nous trouvons au pied du mur, dans une situation d’urgence où nous devrions tenter de mettre en place de nouvelles politiques tendant vers le « zéro déchet » ( grâce à des techniques combinées de parcs à ressources, tri intensif, compostage, méthanisation maîtrisée,voire de torche à plasma…) l’agglo ne bouge plus, ou plutôt se démène en cachette au profit de la société privée SITA et de sa méga décharge sur la Gardiole.

L’agglo ne bouge plus et se contente de nous faire payer à prix fort le transport de nos déchets vers, l’Yonne, le Vaucluse, les Pyrénées Orientales ? ….sans trop s’exposer avant les élections prochaines…

Quel manque d’audace de la part de nos dirigeants, alors que d’autres pays (Australie, Allemagne…) ont prouvé qu’il suffisait d’adopter un objectif résolument tourné vers le « zéro déchets » pour imposer aux industriels des techniques de traitement des déchets respectueuses de l’environnement. Et ça marche…

 Dans ce combat final, le Préfet devra prendre position. 

Il le fera, soit au nom du respect d’une population, de ses représentants élus, des cabinets d’experts non inféodés à  la SITA qui ont systématiquement dénoncé les incohérences de ce projet, et des centaines d’employés d’AREVA dont l’emploi est directement menacé.

Ou bien il le fera, en faveur de ceux là même qui par leur incurie en matière de politique de  gestion de déchets on conduit l’agglomération de Montpellier et le département qui l’entoure dans l’impasse où ils se trouvent. Il le ferait alors en faveur de ceux qui, à la tête de l’agglo (messieurs Frêche, Moure…),  tentent encore une fois de s’exonérer de leur responsabilité en se cachant derrière la société privée SITA qu’ils soutiennent sournoisement mais avec détermination !

 Nous sommes donc tous très attentifs à l’attention que Monsieur le Préfet voudra ou non porter à notre refus exprimé avec autant de détermination, et nous saurons tirer les conséquences de sa décision. Ayons donc confiance en la bienveillance du représentant de l’Etat sur le sort de ses administrés mais soyons prêts à des réactions « bruyantes » si le bon sens et la raison devaient être bafoués.


 Je ne voudrais pas terminer ce petit mot sans vous rappeler que la SITA a abandonné un projet de méga décharge dans les hauts cantons grâce à la détermination  d’une poignée d’irréductibles de l’association Patanares  et que l’ASPIV, une association toute jeune de Vendargues se lance à son tour dans la lutte contre les méthodes brutales de SITA (projet de centre de transfert) et fait appel à la générosité de tous pour financer son combat. 

Enfin, je voudrais tout particulièrement remercier les élus courageux qui osent, parfois au détriment de leurs affectations de subventions, affirmer leur soutien à notre cause et à  la défense des abords du massif de la Gardiole :

En tout premier lieu, notre député Robert Lecou et notre maire Jacques Martinier,

 Mais aussi le député François Liberti, messieurs Lacombe (maire de Saussan), Commeinhnes (maire de Sète), Foulquier (maire de Mireval), Deneu (maire de Vic la Gardiole), Bouldoire (maire de Frontignan), Sauvaire (maire de Balaruc les Bains), Serres (maire de Balaruc le Vieux), Adgé (maire de Poussan), Barthelemy (maire de Gigean)…

Messieurs Gravegeal, Président de la chambre d’agriculture de l’Hérault,

Debaille, Président du syndicat intercommunal d’adduction d’eau du bas Languedoc,

Mazas, Président du syndicat de défense du cru muscat de Mireval ; Président des muscats du Languedoc…

Grolleau, Président du SIVOM entre Vène et Mosson.

  Monsieur le Président du Syndicat mixte de la Gardiole,

La liste est bien plus longue, mais certains noms d’élus y font cruellement défaut dont ceux de certains maires voisins de la Gardiole mais aussi et très étonnement  ceux des principaux  élus « verts » de notre département qui semblent plus préoccupés par la reconduction de leur mandat politique que par la défense de notre environnement.

A tous nous leur disons «  à bientôt » soit parce qu’ils vont finalement nous aider à défendre le massif de la Gardiole et l’économie qui s’y développe, soit parce que nous ne manquerons pas d’intervenir dans leurs prochains débats électoraux...

 En attendant, soyons confiant mais aussi et surtout prêts à réagir si l’on se moquait de nous… 


 « Passaran pas » 

Pour les Gardiens de la Gardiole,



 QUE FAIRE DES DECHETS ULTIMES

Les inconvénients des CSDU ( Centres de Stockage de Déchets Ultimes ) sont à l’ordre du jour pour les générations futures et doivent être réglées définitivement.


Nos déchets n’étant pas tous actuellement compostables ou recyclables, des décharges sont provisoirement inévitables. Elles peuvent être tolérées à condition qu’on n’y enfouisse pas n’importe quoi :
Les toxiques ne doivent jamais finir en CSDU. Le plan départemental d’élimination des déchets de l’Hérault, dans son article 9, exige que communes et entreprises prennent toute disposition pour collecter les toxiques. L’arrêté ministériel du 09/09/97 interdit de mettre en CSDU tous résidus dangereux pour l’environnement : inflammables, explosifs, toxiques ménagers, déchets médicaux à risques infectieux, etc.
Depuis juillet 2002 il est interdit de mettre en CSDU recyclables et fermentescibles. Les premiers doivent être recyclés et les seconds compostés ou méthanisés.
Au total si on additionne toutes les interdictions de la loi et de la réglementation on voit mal quels résidus on peut encore enfouir en CSDU en dehors des déchets inertes. Or les inertes relèvent de décharges de classe III beaucoup plus simples et beaucoup moins coûteuses que les CSDU (qui sont de classe II). Elles ne sont soumises ni à enquête publique ni à autorisation préfectorale. Une décision municipale, une clôture et un gardien suffisent. De telles installations, parce qu’elles ne coûtent pas cher, peuvent être multipliées à raison d’une par village ou par ville. Parce qu’elles sont petites, purement locales et qu’elles génèrent peu de nuisances, elles sont tolérées par les riverains. A moins de vouloir enfouir des résidus interdits, les communes n’ont désormais besoin que de décharges d’inertes. On économiserait ainsi pollutions, nuisances, transports. On éviterait aussi, avec les riverains et leurs élus, les conflits majeurs que provoque à n’en plus finir tout projet d’ouverture de CSDU.
Certes, cela suppose que les déchets dangereux et les fermentescibles soient tous collectés et traités. « Irréaliste » nous dit-on souvent. La loi et la réglementation seraient donc irréalistes ? Le moins qu’on puisse demander aux élus est de respecter les lois qu’ils ont inspirées et votées.

Robert Clovijo

Mouvement National de Lutte pour l'Environnement

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Quelques chiffres de la décharges prévues à Fabrègues :      

                                    
              Déchets : Flux total de 208 000 tonnes/an,
                    120 000 tonnes/ an traitées au centre de tri
                    150 000 tonnes /an enfouies dans le CSDU,
                    15000 tonnes /an de déchets verts,
                Surface du Site 30 hectares sur un domaine de 106 hectares.
                Un minimum de 140 camions / jour.
                Hauteur prévue 15 mètres.
                Durée d'exploitation prévue 15 ans
                Suivi du site 30 ans.

  Distance entre la décharge et les plus proches maisons de Fabrègues : 1km29, 1km6 de la première école, comment imaginer la possibilité de finaliser ce projet si près de zones habitées.

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