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jeudi, 31 mai 2007
Adieu Jean-Claude
Biographie
Né à Aumale en Algérie, il est le fils d'un colonel de l'armée française, qu'il suit dans ses multiples affectations pendant son enfance. Il passe par Blida en Algérie, par Annaba (anciennement Bône), puis par Marseille. Il fait un moment ses études au Prytanée national militaire de La Flèche, dans la Sarthe, avant de déménager de nouveau à Saint-Étienne, et finalement passer son baccalauréat à Strasbourg, où il suit en parallèle des cours d'art dramatique.
Il obtient le premier prix de comédie au conservatoire de Strasbourg et entre alors au centre d'art dramatique de l'Est, où il interprète différents rôles de théâtre.
Pendant son service militaire à Baden-Baden, il est affecté au service cinématographique de l'Armée en Allemagne, l'occasion pour lui de tourner son premier court métrage, Chiffonard et Bon Aloi.
En 1954, il débarque à Paris, vit de petits boulots, ses parents refusant de l'aider. Il fréquente alors la bande des Cahiers du cinéma et joue dans un court métrage de Jacques Rivette puis la même année dans L'Ami de la famille de Jacques Pinoteau, son premier vrai rôle.
Il va alors multiplier apparitions et rôles, dont Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle en 1957 et surtout Le Beau Serge et Les Cousins de Claude Chabrol, qui lui apportent la célébrité. Il devient un acteur prisé des réalisateurs de la Nouvelle vague en jouant avec Jean-Luc Godard dans Une femme est une femme, François Truffaut dans La mariée était en noir, ou encore Éric Rohmer. Gros travailleur, il tourne plusieurs films par an, jouant également au théâtre.
Il passe à la réalisation avec son premier film en 1971, Églantine, puis en 1973 Volets clos, et réalise également pour la télévision.
Il organise ou soutient des festivals de films ou de théâtre ; directeur du Théâtre Hébertot (1977) et du Théâtre des Bouffes-Parisiens (1986), il est longtemps directeur artistique du Festival d'Anjou (1985) et créateur du Festival de Ramatuelle. En 2000 et 2004, il écrit 2 livres auto-biographiques, Le ruisseau des singes (éd. Robert Laffont) et J'ai oublié de vous dire (XO Éditions), y évoquant plus particulièrement les bons moments de son enfance passés à Chambellay, et qui rencontrent un réel succès de librairie. Il écrit aussi des anthologies Les pensées les plus drôles des acteurs (2006 Ed. Le Cherche-Midi) et Les répliques les plus drôles du théâtre de boulevard, (À paraître 2007 Ed. Le Cherche-Midi).
Jean-Claude Brialy, personnalité du "Tout-Paris", intervient parallèlement dans de nombreuses émissions de radio et de télévision sur la vie des acteurs et participe régulièrement à l'émission "les grosses têtes" de Philippe Bouvard sur RTL; il est aussi propriétaire du restaurant l'Orangerie à Paris.
Commandeur de la Légion d'honneur, de l'Ordre national du mérite et de l'Ordre des Arts et des Lettres, Jean-Claude Brialy meurt à Paris le 30 mai 2007 des suites d'un cancer.
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Les personnes qui ont bercés de leur talents nos années de jeunesse, nous rendent triste quand l'heure du départ est arrivée.
Bon voyage à toi Monsieur l'acteur
08:42 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
oui, un de plus de la brillante génération d'acteurs qui disparait, je retarde bien sûr mais j'ai l'impression que les nouveaux sont moins bons
amitiés
Ecrit par : ginette | vendredi, 01 juin 2007
Mais non Ginette, tu ne retardes pas, il y a simplement une ou deux générations de différence et les acteurs ne sont pas moins bons, ils ne correspondent pas à nos critères, à notre culture. Il est vrai que nous avons des difficultés a les trouver amusant quand ils vocifèrent, ou en faisant preuve d'irrespect, mais c'est comme ça que la jeunesse d'aujourd'hui les aiment ou du moins c'est comme ça qu'ont obligent les jeunes à aimer leurs stars.
Ecrit par : Mikaelig | vendredi, 01 juin 2007
tu as raison Mik et bon WE
Ecrit par : pierrot le zygo | dimanche, 03 juin 2007