lundi, 31 décembre 2007

Pleins de belle choses

Comme le veux la tradition nous vous souhaitons de très bonnes choses pour la nouvelle année,

même si pour nous depuis vendredi nous sommes privé de liaison Internet

 

et de téléphone,

 

c'est je pense le cadeau de fin d'année de france tétécom,

mais nous devrions démarrer le mois de Janvier sur les chapeaux de roues

pensez donc 5 jours a rattrapper, imaginez le courrier en retard.

Bises aux Dames, cordiale poignée de main aux Messieurs

et à l'année prochaine.

 

Soezic & Mikaelig

mardi, 27 novembre 2007

Devinette

L'image ci-dessous représente:

 

- Une auto tamponeuse

- Une pochette surprise

- Un véhicule de la gendarmerie ( occupé )

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Réponse:

C'est étonnant, il y a des faits divers dont on entend jamais parler.

Les faits se sont passés au cours de la nuit du 18 au 19 Octobre.

Le berlingo du PSIG (Peloton de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie) de COLOMIERS est percuté volontairement par des voleurs de voiture au volant d'un Touareg lancé à 200 km/h.

Les deux gendarmes ont été blessés les pompiers ont mis 2 heures pour les désincarcérer, et leur chien policier est mort dans le choc très violent.

Il n'y eut même pas un petit sujet à la fin des journaux télévisés.

Pour faire la une, il aurait fallu que se soit les voleurs qui se ratent et qui soient blessés ou morts, on aurait pu alors dire que c'était la faute des gendarmes.

Ici, les délinquants ont simplement tentés de tuer deux pères de famille, mais ce sont des gendarmes, alors pas de quoi s'y attarder ...

 Dites Monsieur le Président si même les gendarmes ne sont pas en sécurité, quand est il du citoyen lambda.

Il y a de quoi avoir peur n'est il pas ?

dimanche, 30 septembre 2007

Montée des océans : l'Ouest a plus à craindre des tempêtes à répétition

20, 40 cm en plus d'ici 2100 ? Si la Camargue et les estuaires redoutent l'augmentation du niveau de la mer, chez nous, l'érosion du littoral est parfois plus préoccupante.

Les conclusions des spécialistes du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) sont sans appel. Le niveau des océans devrait s'élever de 19 à 58 cm d'ici 2100. Inéluctable sous nos latitudes?

 

Oui. Actuellement, sur l'ensemble des océans et des mers du globe, le niveau monte en moyenne et régulièrement de 3 mm par an. La vitesse a triplé au XXe sièecle. Les scientifiques tablent globalement sur une montée de 4 mm chaque année d'ici la fin du XXIe siècle. Les mers du globe devraient donc gonfler de 40 cm avec une variabilité de plus ou moins 15 cm en France aussi.

 

Cette montée du niveau des mers est-elle uniforme ?

 

Non. Elle change d'une région à l'autre et a fortiori d'un continent à l'autre. Dans le bassin pacifique ouest et du côté de la Nouvelle-Calédonie, l'océan monte de 15 mm par an. Mais au large du Mexique, par exemple, on assiste à une baisse annuelle de 10 mm. A Brest, depuis les premières observations qui datent de 1711, la progression n'est, jusqu'à ce jour, que de 1,3 mm par an.

 

Les côtes françaises seront-elle touchées ?

 

Si on considère que le niveau va monter, la Camargue, avec les Landes déjà grignotées, sera l'une des côtes touchées en priorité comme certains estuaires ou zones de marais. Le processus a déjà démarré et le trait de côte pourrait donc changer de manière importante dans le delta du Rhône. Ailleurs, des zones à risques sont bien repérées comme la baie de Somme, les Bas champs picards où les digues ont déjà été endommagées par le passé. En une tempête, on peut perdre une plage. Elles sont vivantes. C'est une certitude, beaucoup sont menacées aujourd'hui à la surface du globe et vont disparaître plus vite que si nous n'avions pas joué avec le climat.

 

Et celles de l'Ouest de la France ?

 

D'ici la fin du siècle, une montée des océans de l'ordre de 20 à 40 cm n'aurait pas de conséquences majeures en Bretagne où le plateau continental et granitique est plutôt élevé. Il reste toutefois des zones sensibles localement comme les polders de Ploubalay dans les Côtes d'Armor ou ceux de Combrit dans le Finistère. Sur la côte atlantique très endiguée et urbanisée, différents marais, les dunes vendéennes du Jaunay sont des zones sensibles. En Normandie, des dunes basses devant des zones basses sont fragilisées. Les marais du Val de Saire, de Ver ou de Graye la mare de Vauville sont à surveiller. Commme les estuaires où, c'est une certitude, on enregistrera des variations des niveaux des pleines mers. Mais si des terres seront un jour gagnées par la mer, la mer recule aussi dans la baie du Mont-Saint-Michel où la sédimentation est plus forte que l'élévation du niveau de l'eau. Là, la terre gagne du terrain.

Cette montée du niveau des océans est dûe au réchauffement climatique. Mais, à partir de là, comment s'enclenche le phénomène ?

 

Les rejets des gazs à effets de serre ont réchauffé l'atmosphère, la terre et les mers. Plus une eau est chaude plus elle occupe un volume important. Cette dilatation thermique est, à hauteur de 55 %, la première cause de la montée du niveau des océans. Deuxième cause: la fonte des glaciers de montagne et, plus inquiétante encore, celle du Groenland et de l'Antarctique (35%). Troisième raison: la réduction des eaux continentales (10%). Autre donnée, quand la pression atmosphérique baisse d'un millibar, la surface de l'eau augmente d'un centimètre.

 

Faut-il s'attendre à des scénarii catastrophes ?

 

Sur une échelle de temps de pluisieurs centaines d'années, on ne peut pas l'exclure. Si des grandes parties du Groenland et de l'Antarctique fondent de manière massive. Mais des hauteurs de montées des eaux de plusieurs mètres comme le montrent des projections sur Internet, c'est improbable à l'échelle humaine et pas envisagé, à ce jour, dans les modèles climatiques.

 

Les spécialistes prédisent des violentes tempêtes à répétition, n'est-ce pas là le danger pour nos côtes ?

 

Exact. Les changements de la météo se répercutent sur la dynamique de l'océan qui va conduire à des surcotes. Pour l'ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans, elle était de 6 mètres. En décembre1999 l'ouragan qui a frappé la France a déclenché une surcote moins importante mais aux effets dévastateurs. Les tempêtes de cette nature, accompagnées de fortes précipitations, vont se multiplier. D'où l'érosion du littoral qui va s'en trouver renforcée. Les dunes de Bréville près de Granville pourraient perdre 50 % de leur surface d'ici à 2100. Un cas parmi d'autres. Dans l'Ouest, c'est plutôt de l'érosion qu'on souffrira que de l'augmentation du niveau moyen de l'eau. Contrairement à d'autres pays à l'image des Pays-Bas très exposés, la France n'est pas à la pointe et ne dispose pas d'une cartographie précise des zones à risques. Pour l'heure, quand une brèche se produit dans une digue, on colmate tant bien que mal. Mais dans bien des cas, la mer finit par avoir le dernier mot.

mercredi, 05 septembre 2007

Ah ! Les vacances...

15 jours en Bretagne et tout devient Breton, la preuve:

Faites l'essai à l'adresse: http://www.google.com/intl/br/ 
et tentez l'utilisation de l'outil de traduction : Ostilhoù yezh

lundi, 30 juillet 2007

Un ami s'en va...

medium_serrault.jpgMichel Serrault et Jean Poiret en 1958 après une représentation de "La cage aux folles"


L'acteur Michel Serrault est mort le 30 juillet 2007. Il est parti rejoindre son pote Jean Poiret, mais il ne nous fera plus rire ici bas.

lundi, 23 juillet 2007

Suicide raté

Une femme a été retrouvée vivante sur la paroi d'une falaise de l'estuaire de la Seine à environ 70 m de haut, deux jours après avoir tenté de se suicider en se jetant dans le vide, a-t-on appris dimanche auprès des gendarmes.
medium_falaise.jpg
 

La femme de 44 ans a été retrouvée samedi après-midi "affaiblie et déshydratée" dans des arbustes de la falaise sur la commune de Saint-Vigor-d'Ymonville. Elle a été hélitreuillée puis transportée au CHU du Havre.

Selon les gendarmes, elle "aurait glissé" jeudi en tentant de se jeter dans le vide.

Les gendarmes ont été alertés par une personne qui avait remarqué le véhicule de la désespérée stationné en bordure d'estuaire.

mardi, 12 juin 2007

Les Roses au Cinéma

medium_francois_libre.jpg
La reconversion des Roses au cinéma:
Après l'échec de leur campagne pour la protection des éléphants
les Roses se reconvertissent dans le 7ème art
medium_Spiderman_segolene.jpg
Tenant au secret de la distribution nous ne dévoilerons pas le nom de l'acteur
au coté de la nouvelle star, mais de source bien informée nous pouvons
dire qu'il porte un prénom Francois, euh non Français...

mercredi, 06 juin 2007

Déchéance

medium_jobsintown3.jpg
Tu perds aux élections
Tu te planques dans un coin
En vendant du thé Royal
A tous tes copains
 
 
 

jeudi, 31 mai 2007

Adieu Jean-Claude

 Biographie


Né à Aumale en Algérie, il est le fils d'un colonel de l'armée française, qu'il suit dans ses multiples affectations pendant son enfance. Il passe par Blida en Algérie, par Annaba (anciennement Bône), puis par Marseille. Il fait un moment ses études au Prytanée national militaire de La Flèche, dans la Sarthe, avant de déménager de nouveau à Saint-Étienne, et finalement passer son baccalauréat à Strasbourg, où il suit en parallèle des cours d'art dramatique.
Il obtient le premier prix de comédie au conservatoire de Strasbourg et entre alors au centre d'art dramatique de l'Est, où il interprète différents rôles de théâtre.
Pendant son service militaire à Baden-Baden, il est affecté au service cinématographique de l'Armée en Allemagne, l'occasion pour lui de tourner son premier court métrage, Chiffonard et Bon Aloi.
En 1954, il débarque à Paris, vit de petits boulots, ses parents refusant de l'aider. Il fréquente alors la bande des Cahiers du cinéma et joue dans un court métrage de Jacques Rivette puis la même année dans L'Ami de la famille de Jacques Pinoteau, son premier vrai rôle.
Il va alors multiplier apparitions et rôles, dont Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle en 1957 et surtout Le Beau Serge et Les Cousins de Claude Chabrol, qui lui apportent la célébrité. Il devient un acteur prisé des réalisateurs de la Nouvelle vague en jouant avec Jean-Luc Godard dans Une femme est une femme, François Truffaut dans La mariée était en noir, ou encore Éric Rohmer. Gros travailleur, il tourne plusieurs films par an, jouant également au théâtre.
Il passe à la réalisation avec son premier film en 1971, Églantine, puis en 1973 Volets clos, et réalise également pour la télévision.
Il organise ou soutient des festivals de films ou de théâtre ; directeur du Théâtre Hébertot (1977) et du Théâtre des Bouffes-Parisiens (1986), il est longtemps directeur artistique du Festival d'Anjou (1985) et créateur du Festival de Ramatuelle. En 2000 et 2004, il écrit 2 livres auto-biographiques, Le ruisseau des singes (éd. Robert Laffont) et J'ai oublié de vous dire (XO Éditions), y évoquant plus particulièrement les bons moments de son enfance passés à Chambellay, et qui rencontrent un réel succès de librairie. Il écrit aussi des anthologies Les pensées les plus drôles des acteurs (2006 Ed. Le Cherche-Midi) et Les répliques les plus drôles du théâtre de boulevard, (À paraître 2007 Ed. Le Cherche-Midi).
Jean-Claude Brialy, personnalité du "Tout-Paris", intervient parallèlement dans de nombreuses émissions de radio et de télévision sur la vie des acteurs et participe régulièrement à l'émission "les grosses têtes" de Philippe Bouvard sur RTL; il est aussi propriétaire du restaurant l'Orangerie à Paris.
Commandeur de la Légion d'honneur, de l'Ordre national du mérite et de l'Ordre des Arts et des Lettres, Jean-Claude Brialy meurt à Paris le 30 mai 2007 des suites d'un cancer.

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Les personnes qui ont bercés de leur talents nos années de jeunesse, nous rendent triste quand l'heure du départ est arrivée.

Bon voyage à toi Monsieur l'acteur

dimanche, 27 mai 2007

Agde, Béziers, Pézenas - Fermeture en 2006....des mega decharges d'Entressens et du Thot !

 

Evènements à peine effleurés par la presse quotidienne régionale, ils représentent néanmoins un enjeu important pour la société. A FOS-SUR-MER, BIENTOT UN INCINERATEUR [/FormeGras] pour remplacer la méga décharge à ciel ouvert d’Entressens, située dans la plaine de la Crau. Décision de la Communauté Urbaine de Marseille (CUM), cette implantation devrait permettre de traiter les 300 000 tonnes de déchets ménagers qu’elle produit chaque année.


A MONTPELLIER, BIENTOT TROIS CENTRES D’ENFOUISSEMENT DE DECHETS ULTIMES pour remplacer la méga décharge à ciel ouvert du Thôt, située sur la route de Villeneuve lès Maguelone à Palavas-les-Flots. L’arrêté préfectoral du 19 décembre fixe sa fermeture définitive au 30 juin et sa couverture finale au 31 décembre 2006.

Maires et Présidents d’intercommunalités : responsables


Le 1er janvier 2005, l’Etat transférait sa compétence aux Conseils Généraux qui exercent, depuis, leur responsabilité sur la révision et le suivi du Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA). Les Maires et Présidents d’intercommunalités ont conservé la pleine et entière responsabilité de leurs collecte, transport et élimination.


Rappelons que le PDEDMA de l’Hérault, approuvé en 1996 et révisé en 2002, divise le territoire départemental en deux zones aux caractéristiques spécifiques : l’est de l’Hérault (Montpellier, Sète, Lunel), dans laquelle aucune technologie de traitement n’est exclue, et l’ouest (Agde, Béziers, Pézenas) qui privilégie la valorisation biologique. Déjà dans son rapport du 26 mai 2005, le Conseil Général de l’Hérault encourageant les coopérations intercommunales et le traitement de proximité, préconisait la création de trois centres d’enfouissement de déchets ultimes sans les situer.


Etat des lieux


La France génère, en tout, 650 millions de tonnes de déchets (10t/habitant). Dans l’Hérault, plus de 370 000 tonnes de DMA sont produites dont 120 000 sont exportées pour partie dans des conditions rogatoires.

De plus, les déchets rejetés sont de moins en moins recyclables et leur quantité augmente de 2% par an.


Rappelons que les catégories de stockage distinguées au regard de la protection des eaux (circulaire du 22 janvier 1980) sont de trois types

- décharges de classe I pour les déchets industriels spéciaux, les plus toxiques,
- décharges de classe II pour les résidus urbains et déchets industriels banals,
- et décharges de classe III pour les seuls matériaux inertes (déblais, gravats…).


La Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM) continue d’exploiter, illégalement, la décharge du Thôt alors que l'expiration de son autorisation était prononcée, par arrêté préfectoral, le 30 juin 2002. Depuis, la recherche de solutions alternatives est devenue extrêmement urgente, a fortiori aujourd’hui …

A ma connaissance, sur les trois projets existants, ne subsiste que le pôle poly filières de traitement et de stockage de déchets (dernière terminologie officielle !) de Fabrègues. Les deux autres ont été retirés. Le centre d’enfouissement de déchets ultimes de Riols (Tanarès), dans les Hauts Cantons, parce qu’il ne peut se réaliser faute de foncier disponible.
Le centre de stockage de déchets ultimes (CSDU) de Cazouls-lès-Béziers, parce que le vote de la population Cazouline au référendum, organisé par le maire et Président du Syndicat Mixte Ouest de l’Hérault (SMOH), porteur du projet, l’a rejeté à une très grande majorité.

Reste que si Fabrègues est retenu, il faudra, pour des raisons de capacité, choisir un deuxième site. Or, les déchets de l'Agglo, personne n'en veut. A Guzargues, situé hors Agglo, le maire attaque en référé l'arrêté qui autorise les analyses du sol. A Teyran, également situé hors Agglo, le maire refuse aussi de recevoir les déchets de l'Agglo. Quant à Castries, GSM, qui exploite la carrière, affirme avoir reçu en 2000 une autorisation du préfet pour exploiter la carrière jusqu'en 2016.


A qui profite ces projets ?


Sita Sud, filiale du groupe Suez , a acheté le domaine viticole Mirabeau de 106 ha pour exploiter les 30 nécessaires au pôle de traitement et de stockage qu’elle porte avec la CAM au mépris de la municipalité de Fabrègues et des ‘’Gardiens de la Gardiole’’ (association constituée pour contrer ce projet).


« De la méga décharge que veut implanter Sita et l'agglo, à 1Km du lotissement ‘’Lou Paillas’’, nous n’obtenons aucune précision sur la provenance des 208 000 tonnes/an de déchets (Agglo, Zone Est de l’Hérault, zones limitrophes), sur les déchets concernés (mâchefers, boues d’épuration, encombrants, plastiques, papiers gras, végétaux, gravats du BTP, déchets industriels, métaux lourds) », affirme l’un des responsables de l’Association. « Qui plus est, la future décharge sera située en plein massif de la Gardiole, dans un espace classé que le ministère de l'Environnement envisage d'agrandir », indique le maire Jacques Martinier. « Ce projet viendrait contrecarrer le projet d'élargissement de cette plaine viticole active et le trafic des camions causerait une nuisance réelle aux riverains », estime le maire qui envisage, si le préfet valide ce choix, de déposer un recours au tribunal administratif.

A Riols le projet, lui aussi, est porté par SITA (filiale de SUEZ). A Vias, rappelez-vous, c’était SOLENA Group (sté américaine) qui portait le projet ‘’Torche à Plasma’’ avec le Président du SMOH.


Il faut savoir que SOLENA Group a créé une filiale, la ‘’Domitienne d’Energie’’, dont le siège est à Cazouls-lès-Béziers, dans le capital de laquelle le groupe SUEZ détient 40% de participations.

Pour exiger de véritables solutions conformes à la réglementation, les associations et autres élus n’ont pour seul recours que les tribunaux !


Pourquoi doit-on refuser l’incinération ?


En France, 248 incinérateurs traitent 40% des déchets ménagers. L’incinération des déchets relève de la technologie thermique, c'est-à-dire la combustion de l’ensemble hétérogène que recouvrent les Déchets Ménagers et Assimilés (DMA). C'est-à-dire : composé de plastiques, cartons, papiers, résidus ménagers divers. Cette combustion déclenche des réactions physico-chimiques inattendues et incontrôlables.


Les pires polluants se forment et s’échappent de l’usine par les conduits de cheminée, notamment les Résidus d’Epuration des Fumées d'Incinération d'Ordures Ménagères (réfiom). Parmi eux ont été notamment identifiés : des dioxines, furanes, phosgène, nitrogène, gaz carbonique, monoxyde de carbone, méthane, éthylène, dioxyde de soufre, … .

En outre, en brûlant, une tonne d’ordures consomme environ six tonnes d’air. Pour désacidifier les cendres résultant de la combustion (mâchefers), la réglementation exige qu’on les lave avec des solutions d’eau de chaux ou de soude. Air, eau (en grande quantité), chaux et soude souillés par la toxicité des matières nées de la transformation physico-chimique, deviennent à leur tour des déchets plus toxiques que les déchets d’origine. Par tonne de DMA brûlée, on obtient :

3% de résidus d’épuration des fumées, à stocker en décharge de classe I,

30% de mâchefers, à stocker en décharge de classe II,

des résidus de lavage des fumées (soude ou chaux) rejetés en grande quantité à la rivière ou à la mer (bien que renfermant des chlorures, métaux lourds et autres polluants et s’infiltrant dans les nappes souterraines),

des rejets gazeux (difficilement quantifiables) pourtant très chargés en molécules nocives, libérés dans l’atmosphère, contaminant ainsi l’air que nous respirons, puis le sol, les eaux et nos aliments.

Loin d’éliminer la toxicité des déchets, l’incinération les accentue, augmente leur quantité (7,5 fois plus) et multiplie par huit le nombre de décharges.

La volonté politique manque cruellement


La crise des déchets dans laquelle nous sommes empêtrés sera résolue lorsque associations et élus aborderont, ensemble, le processus par l’amont et non ponctuellement en aval. Cette masse croissante de déchets résulte de la surconsommation, de procédés de production inadéquats et du sur-emballage des produits. La France doit repenser ses schémas de production et de consommation.


Plusieurs collectivités ont prouvé qu’il était possible de valoriser, sans incinération, 60 à 70% des déchets, rapidement et sans trop de difficultés.


Le vrai problème se pose donc pour les déchets résiduels. Or là aussi des exemples sont encourageants, notamment la Finlande qui est parvenue à réduire de 3% sa production de déchets résiduels (entre 2000 et 2001), et la Nouvelle-Zélande qui vient d’adopter une politique Zéro Déchet horizon 2020.



Tout ne serait donc qu’une question de volonté politique !


Chaque jour, des milliers de tonnes de précieuses ressources sont enterrées ou brûlées alors qu’une part importante de celles-ci pourrait être récupérée, et ces modes de traitement des déchets représentent un risque grave pour la santé des populations et pour la qualité de leur environnement.
A continuer ainsi, face à ce qui n’est pas une fatalité, nous courons deux risques : épuiser le sol de ses ressources premières et empoisonner notre environnement.


Le Comité Inter associatif des Déchets de l’Hérault (CID34), regroupant 25 associations, propose aux responsables de la gestion des déchets, des solutions incluses dans la réglementation. Il les regroupe en cinq axes prioritaires : la réduction à la source, la gestion des déchets toxiques, le compostage des putrescibles, le recyclage et le stockage des résidus restants.

Si une politique de gestion des déchets était mise en œuvre conformément aux préconisations de ce mouvement citoyen, légaliste, explicitées notamment lors des réunions en 2005, au Conseil Général (avril), à Vias (avril), à Cazouls (octobre), et en Préfecture (décembre), il ne resterait que des résidus relevant exclusivement de décharges de classe III.
Changeons nos attitudes et nos comportements


En outre, nous, consommateurs, devons progressivement et naturellement revenir au ‘’consignable’’, refuser le ‘’tout plastique’’, le ‘’tout jetable’’ (rasoirs, stylos, lingettes nettoyantes, vaisselle jetable, ….), boire l’eau du robinet, préférer les produits peu ou pas emballés (fruits et légumes au marché, produits en vrac, à la coupe...) ; après consommation, retourner les produits toxiques à leurs fabricants ; assainir le sol des produits chimiques y répandus.


Sur le fond, nous devons :


- refuser la fabrication de tous les produits, notamment chimiques, qui portent atteinte à notre salubrité et à notre qualité de vie,

- et exiger le retour de la décision à l’échelon local, parce que seule cette dimension territoriale nous assurera, dans le temps, la maîtrise des vraies solutions à nos problèmes les plus cruciaux !


Christian JOVIADO Conseiller Municipal de Vias

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