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13.04.2008

Les jeux olympiques...

1980
le 13 avril

Ce n'est pas d'aujourd'hui que les jeux olympiques sont victimes de la societé... politique...



Le Comité olympique américain** décide de boycotter les Jeux Olympiques de Moscou pour protester contre l'intervention soviétique en Afghanistan. D'autres pays le suivent. La politique a définitivement rattrapé le sport. Certes, des revendications avaient déjà éclaté lors de précédents J.O. (protestations contre la ségrégation raciale américaine à Mexico en 1968 et attentats de l'OLP à Munich en 1972), mais à Moscou, ce sont les Etats eux-mêmes qui introduisent la politique dans la sphère sportive. Dommage pour l'idéal coubertinien, mais pouvait-il en être autrement quand le sport est devenu partie intégrante de la société ?

LE BOYCOTT AMÉRICAIN **
Les Jeux Olympiques furent de nouveau perturbés par un boycott, encore plus important que le précédent, lancé cette fois à l’appel du Président américain Jimmy Carter pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique en décembre 1979. Carter exerça toute une série de pressions afin d’obtenir le soutien d’autres pays. Certains gouvernements, comme la Grande-Bretagne et l’Australie, appuyèrent le boycott mais laissèrent leurs athlètes libres de décider s’ils souhaitaient ou non se rendre à Moscou. Une telle liberté de choix ne fut pas accordée aux athlètes américains, Carter ayant menacé de retirer son passeport à tout sportif qui tenterait de se rendre en URSS. Ce sont soixante-cinq pays en fin de compte qui refusèrent l’invitation à participer aux Jeux Olympiques, dont quarante à cinquante probablement en raison du boycott orchestré par les Etats-Unis. Quatre-vingts pays prirent part aux Jeux - le taux de participation le plus faible depuis 1956.

LA DÉFINITION DE L'OLYMPISME
Pierre de Coubertin se voulait avant tout pédagogue. Tous ses projets, y compris les Jeux, avaient un objectif : faire des hommes.
Rien ne résume mieux son état d'esprit que sa définition de l'Olympisme et de ses quatre principes : être une religion, c'est-à-dire une "adhésion à un idéal de vie supérieure, d'aspiration au perfectionnement" ; représenter une élite "d'origine totalement égalitaire" en même temps qu'une "chevalerie" avec toutes ses qualités morales ; instaurer une trêve des armes "fête quadriennale du printemps humain" ; glorifier la beauté par la "participation aux Jeux des Arts et de la pensée".

On est loin d'une simple compétition sportive.