06.04.2008
Dans le luberon, on peut voir Le pachyure étrusque
L'animal ne mesure que 7 cm, queue comprise, pour un poids record de 2,5 grammes.
Cette minuscule musaraigne européenne est dotée d’un métabolisme extraordinaire. Plus un mammifère est petit et plus il perd vite sa chaleur interne.
Pour un animal qui ne dépasse pas dans certains cas les 57 mm de long, le défi consiste à brûler sans cesse une grande quantité de calories pour maintenir sa température.
En conséquence, cet animal possède un sang qui renferme plus d’oxygène que tout autre mammifère (24,2 ml pour 100 ml de sang).
Son cœur, deux fois plus lourd que la normale, bat à une vitesse stupéfiante : de 15 à 23 coups par seconde !
12:18 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.04.2008
Me voici guide de deux autocars...
Surprise, un 4ème groupe est arrivé. Nous sommes trois guides.
Quelle solution ?? Nous devons, "Je me la pète" et moi décider qui guidera ce groupe en plus des nôtres. Je laisse à mon collègue le guidage de ces directeurs d'agence de voyage qu'il faut brosser dans le sens du poil (je pense que "lèche-bottes" sera plus à même de mener à bien cette mission et qu'il pourra encaisser deux fois de pourboires : le groupe qu'il guidera par intermittence et ce nouveau groupe).
Je me retrouverai avec deux autocars, 67 personnes en tout, à guider dans Saint Rémy de Provence et aux Baux ainsi qu'à Gordes.
"Je me la pète" habillé en costume et souliers fins s'apprête à partir avec son groupe pour le Colorado de Rustrel (une marche au milieu des ocres (très salissant) avec passages sur des petits troncs d'arbres posés à la va-vite sur une rivière.... Il se doit d'être habillé convenablement me dit-il.... Je souris intérieurement.
La visite à Saint Rémy et aux Baux se passe bien. Je saute d'un autocar à un autre. Le lendemain, Nous allons au musée de la lavande, Gordes et arrêt photo abbaye de Sénanque.
L'heure de rendez-vous est fixé à 10 h, impossible d'être à cette heure en faisant un tel circuit, me demande qui fixe les rendez-vous, quelqu'un qui est devant son ordinateur et non sur le terrain... Je change l'heure de rendez-vous et la fixe à 9h 1/4 en début d'excursion, nous en sortirons à 10h40, le temps que tous les touristes se chargent de produits à base de lavande fine censés apaiser les jambes lourdes, à faire dormir, à destresser (je devrais en prendre quelques gouttes...)
Arrivés à Gordes, surprise, c'est le jour de marché : interdiction de déposer nos chers têtes blanches au centre du village, nous devons retourner au parking bus à près de 400 m. Les papys et mammies se fâchent, trop loin, le temps imparti est trop juste... Je me fais vilipender par certains qui ne peuvent guère se déplacer et posent leurs délicats postérieurs sur le premier banc venu. Je rage, aucune information de la part du personnel de l'hôtel. Bien entendu, c'est moi qui en subit les frais...
Mon chauffeur enfonce le clou : pas étonnant avec un guide qui ne connait pas la région, elle aurait pu déplacer cette excursion l'après midi. Ah bon ! et comment ? les rendez-vous dans des entreprises locales sont prises cet après-midi. Il m'est interdit de changer les programmes des excursions.
Rentrée à l'hôtel, je fais part de mon mécontentement ainsi que celui de mes touristes. La jeune femme de l'accueil (un ancien adjudant... enfin j'exagère, a fait l'école de gendarmerie) me rétorque que j'aurais du m'informer des dates des marchés, que les jeunes guides qui étaient là l'année dernière se sont débrouillés tout seul eux (j'avais entendu quelques jours auparavant que ceux-ci, novices, n'osaient rien dire et gobaient tout ce que l'on leur demandait) Elle me montre la liste des marchés sous une pile de papiers dans une banette enfouie au milieu de paparasserie. J'aurais du savoir que cette liste existait, j'aurais du savoir que quand il y a marché à Gordes, il est interdit de traverser le village... le ton monte, elle m'énerve, sa mauvaise foi, son manque de communication me déplait fortement. Enfin, je laisse tomber, j'informe mes collègues dont "je me la pète" de ce problème, ils me remercient chaleureusement de les informer afin que pareil incident ne se renouvèle pas...
"Je me la pète" ne recevra pas de pourboires des groupes que nous avons guidé en commun. Moi, non plus d'ailleurs... si 9 euros ! Cela m'étonne, c'est la première fois que cela m'arrive. "Je me la pète" a passé beaucoup de temps avec le responsable du groupe après la dernière excursion, un soupcon m'éffleure, lui aurait-on donné une enveloppe à partager avec moi et qu'il aurait gardé pour lui tout seul ??? Quelques indices par la suite me feront penser que ce n'est pas le cas. Lors du cocktail d'amitié, le responsable nous remercie et souligne que nous sommes deux guides très pros... Cela fait toujours plaisir....
Quels imprévus me réservent cette saison ????
La suite au prochain programme....
16:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Lors de mes périgrénations, j'ai photographié ce personnage....
Lors d'un de mes guidages dans le Luberon, j'ai rencontré ce personnage, il était avec des employés en train d'emménager une habitation.
L'avez-vous reconnu ??? petite devinette.....
10:12 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.04.2008
Voici votre chambre !!!
L'accueil est un peu froid. Voici votre chambre ! derrière la femme au visage un peu revêche, des garages aux lourdes portes en bois. Devant l'un d'entre eux, du linge sèche. Une envie de faire demi-tour me prend. Je dois faire face à mon impulsivité qui m'a parfois joué des tours.
Ma chambre : un garage aménagé.
L'intérieur se révèlera un peu plus sympathique : peintures fraîches, sanitaires (douche, lavabo et wc neufs), un grand lit, des draps propres, rien à redire....
Pendant que j'emménage ma chambrette, un bruit de moteur attire mon attention, j'entends le même discours qui m'a été donné un peu plus tôt, la femme désigne à mon collègue sa chambre-garage à côté de la mienne. Curieuse, je regarde qui est le nouvel arrivant, mais je le connais !! c'est un jeune guide que j'ai eu l'occasion de cotoyer dans l'Aveyron, guide de l'hôtel en face du mien. Je l'avais trouvé un peu prétentieux, un peu : "je suis le plus intelligent, le plus beau, le plus fort". La suite ne me fera pas changer d'avis.
Le refectoire est une banale pièce dans un sous-sol sans ouverture. Je devrai courir après le café le matin, un bout de pain, de la confiture que j'arriverai à trouver après enquête auprès des cuistots ou serveurs. Les dîners seront à peu près du même acabit. Les déjeuners, eux, seront servis copieusement en compagnie des femmes de chambres, du personnel technique, de la plongeuse.... Tout ce petit monde ne se mélange pas...
Mon responsable est sympa, affable, à l'écoute, ouf ! Le directeur : où est-il, tiens c'est lui : en survêtement, une casquette pleine de peinture sur la tête ou parfois arborant la coiffe du chef de cuisine : l'homme à tout faire, effacé et gentil. Son épouse est la femme au visage fermé qui m'a reçue et qui s'avérera beaucoup plus sympathique qu'au premier abord, autoritaire mais juste.
Mon premier groupe arrive, des parisiens, dur-dur les parisiens, pas très aimés des provençaux. Maurice présente son équipe, mon jeune collègue lui piquera le micro pour présenter deux excursions facultatives, intervention que j'apprécierai modérement, nous sommes deux guides accompagnant le même groupe scindé dans deux autocars, il n'a pas à se mettre en avant.
Maurice comprendra ma désapprobation et à l'arrivée d'un autre groupe gardera le micro en main afin que pareil incident ne se renouvelle pas. Jeune coq en fera d'autres mais tancé par Maurice, se montrera un peu plus raisonnable. Son passe-temps : la lèche à grande échelle au personnel (surtout féminin), aux responsables des groupes, la recherche de pourboires en montant des valises au cinquième étage par l'escalier (il ne recueillera que des mercis...), les entourloupes pour me discréditer auprès des groupes, etc... Mais ceux-ci pas dupes me remercieront chaleureusement de petits mots sur les fiches d'appréciations : super, adorable, très gentille ....
J'aurai stressé à mort : itinéraires mal reconnus lors de notre formation (à l'envers ou comme les shampooings : du deux en un, c'est-à-dire, trois excursions dans la même journée en n'empruntant pas les routes que nous devons prendre avec l'autocar), commentaires pas entièrement dans ma petite tête, j'aurai pêché par vouloir trop leur en montrer : certains fatigués marqueront que je marche trop vite... Pendant ce temps, jeune coq se pavane : "Comment tu es stressée, moi, non !" Mais Maurice me mettra la puce à l'oreille : "Je me la pète" (deuxième surnom de mon charmant collègue) connait très bien la région, il a habité Fos sur Mer, n'a rien noté des itinéraires : preuve qu'il connait et nous aura fait croire qu'il ne connaissait rien pour nous faire prendre pour des ignares qui n'enregistrent pas les données à vitesse grand V comme lui. Mais ce n'est pas aux vieux que l'on apprend à faire la grimace.... le jeu n'a duré qu'un temps... On l'a à l'oeil !!!!
16:35 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
16.03.2008
Des américains à Grenoble !
Rendez-vous à 7 h au rond-point de Saint Egreve avec Zidi, le conducteur Philibert, destination l'Alpes d'Huez. Nous papotons du boulot, que peuvent se raconter un guide et un conducteur qui ne se connaissent pas : du boulot !
Arrivée au Pic Blanc, non à plus de 3000 m d'altitude au sommet des montagnes, mais à l'hôtel 3 étoiles où résident nos asiatiques américains (prix de la chambre avoisinant les 1400 euros la semaine) ils sont là, Steeve, le responsable sympa, l'âge oscille entre 60 ans et 79 ans pour le plus âgé. Ils habitent Los Angeles. Ils sont arrivés en avion à Lyon et repartent de Grenoble pour Paris.
Les valises arrivent, arrivent.... Trois quart d'heure pour charger le car, Zidi a quelques difficultés pour arriver à toutes les caser. Bon sang ! ils doivent avoir bien deux valises par personne ! Comment cela va-t-il se passer dans le TGV. Mon agence m'a indiquée que vu l'heure matinale de notre départ de l'Alpes d'Huez, je peux laisser ce groupe dès notre arrivée en gare. Ah bon, je sers à quoi alors ? En effet, le train est prévu à 13h22 et nous allons arriver à 11 h à Grenoble. Pourquoi un départ aussi matinal ? Personne ne le sait !
Arrivés à Grenoble, Chouchou nous attend, nous décidons de garder les valises dans un coin et nous leur proposons d'aller se restaurer pendant ce temps. Il y a trois restaurants asiatiques devant la gare. Nous montons la garde devant les valises. Renseignements pris à l'accueil, le TGV sera au quai A, le premier, ouf ! Une heure et demie plus tard, ils arrivent à la queu-leu-leur, nous remercient, affichage du quai : Quai C ! des escaliers à descendre, à remonter....
Quelle galère, je tire des valises, descend des valises par les escaliers, les remonte. Chouchou parti en éclaireur avec une asiatique sur ses talons (elle ne le lâche plus dès le départ), se démène comme un diable pour leur monter les valises en haut du TGV car bien sur, les places ont été réservées en haut du TGV duplex... Tout cela sera mené de main de maître, grâce à Chouchou qui ressortira le visage trempé de sueur d'avoir monté toutes ses valises, sera gratifié par son admiratrice de 5 €, heureusement qu'elle ne l'a pas emmené aux Etats Unis.... et moi de 30 € par Steeve très content de notre prestation. Salaire pour ces 7 h de travail un samedi matin matinal : 30 € net. Mais on s'est bien marré, avons parlé l'anglais avec des américains dont un nous a parlé de sa porsche 911, de la Californie.... Une expérience de plus !
Voici une anecdote d'un accompagnement transfert. Tout à l'heure, préparation de la valise pour le départ cet après-midi à 14h30, direction le Luberon. J'ai refusé il y a peu une mission d'intérim de 7 mois dans une banque à Grenoble, je viens de recevoir une lettre de l'ANPE me proposant un boulot de guide dans l'isère mais dans un parc floral, sachant jardiner.... je n'ai pas du tout la main verte, j'ai préparé ma doc pour le Luberon, j'ai dit ok à mon futur employeur, une autre année peut être.... à Bientôt..... pour de nouvelles aventures de guide !!!!
09:50 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
13.03.2008
Etre un bon client dans une banque, c'est quoi ??
Je n'ai jamais eu de compte débiteur de ma vie.... si une seule fois et c'était du à un basculement informatique de la Caisse d'Epargne au même moment où je faisais une transaction pour acheter une voiture... les agios ne m'ont jamais été remboursés malgré mes demandes ! et de plus, à l'époque, je travaillais dans une agence bancaire Caisse d'Epargne !,
Je surveille mes comptes de près, les périodes où j'ai moins d'argent, je dépense moins et quand j'en ai un peu plus, je dépense plus... De plus, lors de ma période saisonnière, je n'ai pas le temps de dépenser, les magasins sont fermés quand je rentre d'excursions, je mange sur place et couche sur place, pas grand chose à payer, les petits tickets de carte bleue sont très peu nombreux ! En somme, c'est surtout cela l'avantage financier de ce boulot saisonnier : le couvert ! et parfois le gite !!
Revenons à nos moutons, donc pas de compte débiteur mais pas de C.D.I., toujours en intérim ou en C.D.D, impossible d'emprunter ! j'avais essayé auprès de ma banque, la Caisse d'Epargne, toujours elle, pour acheter un appart, NON !! Je me suis retournée auprès du Crédit Foncier, on m'a demandé trois ans de bulletins de salaire, quelques infos supplémentaires et on m'a accordé le prêt ! Frileuses les banques mais bon, quand on voit comment cela s'est passé aux Etats Unis, on comprend le risque qu'elles encourent en prétant à des personnes insolvables. Mais là, ils auraient un peu plus épluché mon dossier, il me l'aurait accordé !
Donc, me voici à Grenoble où j'ouvre un nouveau compte, toujours dans la même banque (pourquoi, je n'en sais rien !) et décide, évidemment de solder mes comptes dans l'Hérault :
la galère !!! Coups de fils, lettres, mails, ca traîne !! Je n'ai que la chargée d'accueil au téléphone qui en a marre de m'entendre ! (de plus, évidemment numéro en 08 surtaxé !)
Aux dernières nouvelles, mon compte chèques s'est retrouvé compte support de mon PERP (plan épargne retraite) où il n'y a que 30 euros. Voulant faire plaisir à ma conseillère, j'avais accepté ce placement qui n'est pas du tout intéresant pour moi... et qui ne peut pas être soldé.
J'avais envoyé à mon agence de Mauguio un rib pour procéder au virement des 3,20 € restant sur le compte chèque sur mon nouveau compte Rhône Alpes. La conseillère a pris l'initiative de placer cette somme sur le PERP sans mon accord ! Sympa !
Bravo à l'agence Caisse d'Epargne de Mauguio pour s'occuper aussi intelligemment des clients !!
Etre un bon client, c'est quoi ??? probablement, un client qui est toujours à découvert et qui rapporte en agios à la banque !!!
16:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note