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mercredi, 16 avril 2008

Santé: privée ou publique ?

Le rapport du sénateur LARCHER sur la réforme hospitalière vient d'être remis au président. Il est le préambule d'une réforme plus vaste sur la santé qui devrait s'amorcer au cours de ce mois d'avril. Comme toutes les celles entreprises depuis l'élection de Nicolas SARKOZY, elle devrait susciter beaucoup de critiques et d'indignations. Il est vrai que nous y sommes désormais habitué tant le rituel est bien huilé et orchestré.

Cette réforme repose sur un constat accepté par la majorité selon lequel le système de santé, et en particulier le système hospitalier, va mal, selon lequel la rémunération des médecins du public n'offre pas suffisamment d'attrait et donc incite leur fuite vers des pôles plus attractifs et enfin selon lequel les territoires sont mal et inégalement servis, avec au bout du compte, un service public mal rendu. La CGT fait aussi ce constat dans un communiqué de presse paru aujourd'hui sur le net. On peut donc légitimement penser que le rapport LARCHER n'est pas une énième tentative d'un système libéral prêt à tout pour casser les services publics. Toutefois, examinons d'un peu plus près ce qu'il dit, en particulier, les 3 axes majeurs autour duquel il s'articule.

Le 1er est une nouvelle définition de l'implantation hospitalière avec la création de communautés hospitalières de territoire, un peu comme les communautés de commune et leur pouvoir central. Au coeur de cette organisation, un établissement référant où seraient hébergés, entre autres, les services chirurgicaux et obstétriques. Y seraient concentrées les équipes de direction, y seraient définis la stratégie médicale, les contrôles d'investissement et la logistique. Autour de cette unité hospitalière, des unités périphériques, plus petites et moins spécialisées, tendance maison de santé où y seraient hébergés les urgences non chirurgicales et le suivi post-opératoire. Reste à connaître le découpage, facteur déterminant pour le respect du service public à tous, de partout. Que deviendront les zones rurales reculées, touchées par les réorganisations successives des entreprises publiques et privées ?.

Le 2ème mesure phare est celle censée réévaluer les salaires des praticiens hospitaliers jugés pas assez attractifs par rapport à ceux du secteur privé. L'intérêt est de reconquérir cet espace public et attirer plus de praticiens logiquement alléchés par des gains plus importants. Le mode de rémunération serait basé sur une part fixe et une part variable, un peu dans le style commercial, fonction des responsabilités exercées, de la spécialité, appelée niveau d'activité, et de la pénibilité. Toutefois ces critères d'évaluation laissent imaginer des sélections de carrières plus rentables, au final, la disparition progressive de spécialités économiquement moins intéressantes ou offrant moins de perspectives.

La 3ème grande mesure concerne le partage des responsabilités entre public et privé. En clair, limiter l'écart de rentabilité entre ces 2 types d'unité hospitalière, l'une proposant uniquement des spécialités rentables et offrant des résultats spectaculairement remarquables, l'autre se concentrant sur des secteurs moins rentables avec un personnel peu motivé par des développements de carrière moins intéressants. Plusieurs pistes sont explorées. Par exemple, transférer une partie de la clientèle CMU vers les cliniques privées, via une participation financière du service public. Autre exemple, éviter des situations de monopole de certains groupes de cliniques dans certaines villes ou régions en prévoyant une prise participation de l'état dans leur capital lorsque le service public ne peut pas être assuré. Je reste sceptique sur la réelle efficacité d'une telle mesure qui compte sur la générosité d'entreprises privées peu intéressée par une clientèle sans le sou, même prise en charge par la collectivité. Comme pour les médecins peu enclins à servir les titulaires de la CMU, les cliniques privées devraient elles aussi rechigner.

Autant le modèle socialo-libéral me paraît indiqué en terme de politique économique, autant j'ai peine à imaginer un système ouvert avec notion de rentabilité pour la santé. D'ailleurs je n'ai pas connaissance d'un tel dispositif dans d'autres pays. A suivre …



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