mardi, 29 avril 2008

Aphatie : «Eric Breteau est un zozo»

Je vous invite à lire cet article très intéressant publié ce matin par Jean Michel Apathie sur son blog :



Ce matin, l’invité de RTL n’est pas venu. Pourtant, Eric Breteau, fondateur de l’Arche de Zoé, avait promis de venir. Il devait commencer par RTL la tournée promotionnelle de son livre, « Arche de Zoé, les dessous d’une affaire d’Etats », édité chez Plon. Il promettait de raconter dans son livre la réalité de ses agissements au Tchad, pays à partir duquel il espérait sauver quelques centaines d’enfants du Darfour. Il promettait aussi de tout dire des appuis politiques dont il jurait avoir bénéficié, en France, dans la phase préparatoire de son opération. « Ils m’ont lâché », disait-il avec une amertume apparente, après son arrestation, puis sa condamnation au Tchad.

Donc, le livre est sorti. Je l’ai lu. Intéressant et vivant sur sa partie opérationnelle. Comment une équipe engagée dans l’action humanitaire se débrouille sur le terrain. Du moins, selon la version d’Eric Breteau. Beaucoup de débrouillardise, une pincée de courage, du culot. Il est d’ailleurs frappant, à la lecture de constater, si tout est vrai dans l’écriture, combien les autorités sont perméables et accueillantes à des gens qui assurent venir pour aider, soigner, éduquer. Le fondateur de l’Arche de Zoé raconte notamment la bonne volonté et la disponibilité des militaires français. Leur raisonnement semble simple : puisqu’ils sont là, on les aide. Dommage de constater que ceci, ensuite, peut-être utilisé contre eux.

En effet, le piège peut se révéler diabolique. Voyez, un transall de l’armée nous transporte. C’est bien la preuve que le pouvoir politique, en France, nous connaît, nous encourage, nous soutient. C’est avec ce raisonnement qu’Eric Breteau a semé le doute. S’il a fait tout ce qu’il a fait, se disait-on, c’est bien qu’il a été soutenu. Et dès que les choses tournent mal, tout le monde est aux abris. Voilà l’idée qu’il a instillée, installée presque. Et c’est là-dessus que reposait l’argument principal de vente du livre : « Je dévoilerai, assurait-il dans une interview donnée début avril au Figaro.fr, les appuis politiques dont nous avons bénéficié en France jusqu’à ce que nous soyons complètement lâchés après notre arrestation –au Tchad – le 25 octobre. »

Donc la lecture. Et là, évidente, implacable, dérangeante, la mythomanie. Selon son propre récit, Eric Breteau n’a rencontré aucun des ministres ou des personnalités qu’il citait comme autant d’appuis : Bernard Kouchner, Rachida Dati, Cécilia Sarkozy. Il ne dispose d’aucun document écrit, d’aucune preuve, attestant que ces personnes connaissait son projet. Il relate, en revanche, des rencontres avec des conseillers, dont certains rencontrés dans des diners hasardeux. Et hop, il est comme un sparadrap. Puisqu’il a rencontré par l’intermédiaire d’ami d’amis un modeste conseiller de l’Elysée, il a un contact à l’Elysée. Sans doute, Nicolas Sarkozy est-il informé. Probablement Cécilia Sarkozy va-t-elle s’impliquer.

Rachida Dati ? Il a croisé, une fois, un « ancien journaliste » qui l’a connaît. Il lui a remis un dossier. « L’a-t-elle reçu ? » s’interroge-t-il benoîtement dans son livre ? En tout cas, la voilà enrôlé.

Voilà l’eau qui sort du tonneau. Pas claire, et même trouble. Un goût bizarre, celui du fantasme, de la manipulation, d’une forme de maladie mentale qui pousse à la fantaisie, à la reconstruction de la réalité, à une forme de manipulation de ceux qui ont le malheur de croire à son verbe.

L’avocate d’Eric Breteau a été contactée, tout à l’heure par une journaliste de RTL. Pourquoi n’est-il pas venu ce matin ? Crise de migraine terrible dans la nuit. Il est parti aux urgences, sans portable, sans contact. Désolé.

C’est faux, bien sûr. Au bout de ses mensonges, Eric Breteau a décidé de ne pas les assumer. Tout simplement parce qu’il ne peut pas les assumer. Dans son irresponsabilité, cet homme a déclenché une affaire d’Etat qui sans doute a dû nourrir sa mégalomanie. Quant à assumer sa mythomanie, c’est une autre paire de manches. Du coup, il s’en est remis à une opportune migraine. Il est peu probable qu’il en sorte.

dimanche, 06 avril 2008

L'Horreur

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C'est avec effroi et horreur que j'apprends la nouvelle. 148 tombes musulmanes, du cimetière militaire Notre-Dame de Lorette, près d'Arras, viennent d'être profanées près d'un an après que 52 d'entre elles eurent été couvertes d'inscriptions nazies. Des inscriptions «anti-islam», des «insultes contre Rachida Dati», et même... «une tête de porc pendue à l'une des tombes» souillent les tombes.

Je suis consterné et révolté à fois face à de tels actes qui je l'espère seront sanctionnés avec la plus grande sévérité.

Mathieu SOLIVERES