jeudi, 08 mai 2008

Birmanie : Le bilan atteindrait 100 000 morts



Depuis cinq jours, je ne cesse de penser au Peuple Birman. Déjà opprimés et bâillonnés par la junte militaire au pouvoir, les Birmans doivent aujourd'hui faire face à une crise humanitaire qui nous rappelle tristement le tsunami de 2004.

Alors que les heures passent, le dramatique bilan humain ne cesse de s'alourdir en Birmanie. En effet, La catastrophe humanitaire ne cesse de prendre de l'ampleur.

La chargée d'affaires américaine à Rangoun a évoqué mercredi un bilan qui pourrait dépasser les 100 000 morts. On parle aussi d'un million de sans-abri.

Si ces chiffres effroyables interdisent à la junte de refuser ouvertement la main tendue des organisations non gouvernementales (ONG) étrangères, des gouvernements occidentaux et même de l'ONU, la suspicion règne. La paranoïa du régime birman laisse craindre que celui-ci ne consente à pleinement accueillir l'aide internationale qu'après samedi, une fois passé ce référendum sur une nouvelle Constitution auquel seuls les militaires birmans trouvent aujourd'hui de l'intérêt.

J'espère que la junte acceptera l'aide et le soutien proposés par la communauté internationale, il en va de la survit de millions de personnes qui un toit et de la nourriture.

Mathieu SOLIVERES

lundi, 05 mai 2008

Pendant que les démocrates se divisent, McCain fait campagne!



Hillary Clinton vient de remporter la primaire démocrate en Pennsylvanie, et relance par la même occasion la course pour l'investiture démocrate qui prendra fin cet été lors du Congrès du Parti de l'Ane. De son côté, John McCain, candidat investi par le Grand Old Party (Parti Républicain) fait campagne et prend de l'avance sur celui qui sera son concurrent dans quelques mois...

Barack Obama devance largement Hillary Clinton dans la course à l'investiture démocrate. Oui mais voilà, son avance n'est pas suffisante pour que l'ex-première dame et sénatrice de New-York décide de jeter l'éponge. “Rien” ne la fera renoncer, Hillary Clinton l'a dit, elle ira jusqu'au bout. Celle qui est prête à “rayer l'Iran de la carte” en cas d'attaque de Téhéran sur l'Etat Hébreu semble également prête à sacrifier tous les espoirs de victoire des démocrates.

Après plusieurs mois de campagne, les débats se durcissent, les “staffs” des deux candidats sont à bout de nerfs et dérapent parfois... et bien que les deux candidats essayent de sauver les apparences en tentant de maintenir un semblant d'unité du parti, les démocrates sont au bord de l'implosion à tel point que l'on se demande en interne si la victoire est encore possible!

Hillary Clinton qui s'accroche à ses rêves fous, elle se sait condamnée. En effet, seul un miracle pourrait lui permettre de décrocher le ticket lui donnant droit à pour aller défier John McCain sur la route conduisant à la Maison Blanche. Il faudrait pour cela que la sénatrice gagne toutes les primaires à venir avec à chaque fois des écarts de voix importants. Mais qu'importe, Hillary Clinton s'entête et fait fit des sondages qui la donnent largement perdante face au candidat républicain. Barack Obama s'inquiète d'un tel acharnement, il aura, s'il est investi la lourde tâche de “réconcilier” l'ensemble des militants démocrates.

Le Parti démocrate s'enlise et tourne au ralenti, l'élection présidentielle aura lieu au mois de novembre et il peine à se trouver un leader. Ce rôle de leader, Al Gore, prix Nobel de la paix, se verrait bien l'endosser et réduit un peu plus les chances de victoire de celui qui sera “officiellement” investi.

Pour ajouter à la division et à la confusion , l'écolo Ralph Nader viendra jouer les fauteurs de troubles en “amputant” le parti démocrate que quelques voix, une candidature qui pourrait enterrer définitivement tout espoir de succès démocrate.

Et pendant que les libéraux américains se divisent, John McCain, tout sourire ,continue de sillonner le pays et fait campagne... seul.

Les démocrates ont l'occasion avec cette élection présidentielle de changer radicalement la politique américaine, j'espère qu'ils sauront surmonter leurs divisions afin de saisir cette occasion historique de mettre fin à 8 ans de règne républicain.

Mathieu SOLIVERES

jeudi, 24 avril 2008

"It's Raining McCain"

Après "Obama Girl" et ses clips so sexy, c'est au tour des républicains de sortir l'artillerie lourde en lançant le trio des McCain Girls. C'est LA vidéo du moment qui fait fureur sur le Net!



On ne le dira jamais assez, Internet peut, dans le cadre d'une campagne électorale ,faire pencher la balance en faveur d'un candidat. Tous les hommes politiques "in" ont aujourd'hui en France un blog, un site Internet voire les deux qui parlent d'eux ou sur lequel ils peuvent s'exprimer et échanger avec de possibles électeurs.

Nous avons notamment pu le constater pendant la campagne des élections municipales de 2008 au cours de laquelle chaque candidat mettait en ligne projet, programme et colistiers.

Il en est de même outre-Atlantique où les prétendants à l'investiture ou à la Maison Blanche utilise la blogosphère pour diffuser idées, slogans... et vidéos.

Le candidat Métis à l'investiture, Barack Obama souffrait d'un déficit de notoriété et d'un réel déficit d'expérience face à une Hillary Cliton ex première dame des Etats-Unis et sénatrice de longue date. Peu de français en avaient entendu parler il y a encore quelques mois. En stagnation dans les sondages, Barack Obama avait peu de chance de s'imposer comme LE candidat du Parti démocrate pour grands nombres de commentateurs politique.

Et pourtant, ce dernier a réussi à inverser la tendance de part son charisme mais aussi du fait d'une excellente campagne menée d'une main de maître sur la Toile.

Souvenons nous en 2007, quand l'UDF de François Bayrou avait réussi à créer un buzz autour du troisième homme en lui permettant de grapiller plus de 5 points dans les sondages en seulement quelques semaines. Les "électeurs internautes" avaient été séduits par ce candidat qu'il ne connaissait pas bien en apprenant à le découvrir via Internet.

Alors Internet "outil" indispensable pour un homme politique?

Il semblerait que les républicains, longtemps à la traîne en la matière aient pris pleinement conscience du phénomène 2.0 en se lançant à leur tour dans la conception de vidéos toujours plus... louffoques!

La campagne n'en sera que plus croustillante mais le candidat élu en sera-t-il plus crédible...?

Mathieu SOLIVERES

mercredi, 23 avril 2008

Si Barack Obama était Français, il serait à l'UMP!

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N'en déplaise aux ténors du Parti Socialiste qui aiment à se dire “supporters” du candidat démocrate, ce dernier n'a rien de “socialiste”.

La configuration de l'échiquier politique américain est en effet sans équivoque, il n'y a pas de “gauche” comme on peut la concevoir en France. Le parti des Liberaux-Démocrates correspond en France à l'aile libérale de l'Union pour un Mouvement Populaire, et le parti Républicain se rapproche plus de l'aile droite de ce même parti.

On peut donc bien sûr concevoir que la “gauche française” préfère un candidat issu des rangs démocrates,à l'image de Barack Obama, cependant il ne faut pas se tromper, le candidat Métis à l'investiture démocrate est un fervent supporter du Président de la République Nicolas Sarkozy qu'il dit admirer et beaucoup respecter.
Après de telles déclarations on ne peut que s'amuser des propos de Martine Aubry sur les plateaux de télévision lorsqu'elle dit soutenir ce candidat
.
Et que dire de Ségolène Royal la girouette qui, après avoir soutenu Hillary Clinton pendant sa propre campagne, se voit refuser un entretien avec Barack Obama qu'elle dit pourtant soutenir.

La preuve, les grandes lignes de Barack Obama pour renforcer l'économie américaine, du Sarkozy dans le texte:
Plan to Strengthen the Economy

“I believe that America's free market has been the engine of America's great progress. It's created a prosperity that is the envy of the world. It's led to a standard of living unmatched in history. And it has provided great rewards to the innovators and risk-takers who have made America a beacon for science, and technology, and discovery…We are all in this together. From CEOs to shareholders, from financiers to factory workers, we all have a stake in each other's success because the more Americans prosper, the more America prospers.”

— Barack Obama, New York, NY, September 17, 2007

A l'approche des élections présidentielles aux Etats-Unis, Barack Obama est à la mode, et il est bien vu en France de le soutenir. Cependant, la gauche française, l'une des plus archaïques en Europe, serait bien inspirée de se recentrer sur les problèmes des français en tentant de proposer (enfin) des alternatives au lieu de fantasmer sur une “gauche” américaine qui ne lui ressemble en aucun point!

Mathieu SOLIVERES