06.04.2008

JO PEKIN 2008 : "Sarko l'embrouille" (2 podcasts).





Pour un monde meilleur ?

Alors que Ramada Yade et Bernard Kouchner jouent "à la baballe" avec les mots de la déclaration officielle du Président Bling bling, qui n'excluait rien concernant sa participation ou non à la cérémonie d'ouverture, force est de constater comme le souligne, Robert Meynard, président de reporters sans frontières, que le passage lundi, de la flamme olympique à Paris, sera policièrement très fortement encadré.. Pas moins de cinq rangs de policiers sépareront le peuple, de l'accès et de la vue, du passage de la flamme olympique... C'est ça Paris ! C'est la France de Sarkozy !

Ecouter nos podcasts:

1. Conditions or not conditions ?




2. Une flamme sous haute surveillance





"Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu"



RAG 34. Lolo34

23:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.01.2008

Selon les statistiques : Il pleut sans cesse de l'illetrisme sur Sarkoland...

Les statistiques... Extrait de la revue de presse de Clotilde Dumetz France Inter.

Il est une catégorie de Français dont on n'étudie jamais l'opinion... Il faut dire que c'est une catégorie qui n'est pas répertoriée comme telle...

Et Philippe Val, dans son éditorial de Charlie Hebdo, le regrette...

"Cette catégorie n'a pas de nom... Mais définissons-la par quelques critères... Il s'agit de cette partie de la population qui, chez elle, a des étagères avec des livres dessus... qui achète des disques et des DVD plutôt que des billets d'Astroflah... qui sort de temps en temps au ciné et au théâtre... cette part de la population que la réflexion amuse et enrichit... qui devrait être majoritaire dans une démocratie digne de ce nom... une catégorie qui pourrait s'appeller 'les gens normalement cultivés'...

Elle n'est jamais sondée en tant que telle... Et si elle n'apparaît pas dans les enquêtes, c'est comme si c'était le signe de sa disparition prochaine"... Et Philippe Val poursuit : "On s'inquiète de la disparition imminente des pandas et des baleines... ce que je regrette infiniment... Mais on ferait bien de s'inquiéter de la disparition du peuple cultivé"...

Lire l'intégralité de la revue de presse

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21:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.01.2008

OGM : La France engage la clause de sauvegarde sur le Mon810



PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, ce qui permettra d'interdire provisoirement en France la culture de cet OGM autorisé par Bruxelles, en attendant une réévaluation de ses effets par l'Union européenne.


José Bové, qui observait une grève de la faim depuis le 3 janvier avec quinze autres militants anti-OGM pour obtenir cette décision, a aussitôt annoncé qu'il mettait fin à son action.

"Le gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON 810 jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", a déclaré Matignon dans un communiqué.

Les services du Premier ministre précisent que cette décision s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, rendues mercredi.

Celui-ci a "fait état d'éléments scientifiques nouveaux" et la "nécessité d'expertises complémentaires sur les effets sanitaires et environnementaux" à long terme de ce maïs génétiquement modifié, souligne Matignon.

Lors du Grenelle de l'environnement en octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé le gel de ce maïs transgénique, le seul autorisé à la culture commerciale au niveau européen, en attendant l'avis de la Haute autorité sur les OGM. Mais Bové et les écologistes réclamaient un "vrai moratoire".

PLAN SUR LES BIOTECHNOLOGIES VEGETALES

Mardi, le chef de l'Etat s'est déclaré prêt à faire jouer cette clause de sauvegarde en cas de "doutes sérieux" sur ces cultures "jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème", ce qui est attendu dans l'année.

Le lendemain, Jean-François Legrand, président du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a évoqué des "doutes sérieux", une expression néanmoins contestée par d'autres membres du panel.

Legrand a cité une dissémination beaucoup plus étendue que celle évaluée en 1998 lorsque Bruxelles a autorisé le Mon810, il a ajouté que des scientifiques avaient constaté des "résistances chez des ravageurs secondaires", ce qui limiterait l'intérêt de cette variété de maïs OGM. Il a enfin cité des effets sur la faune et la flore, en soulignant que de nombreux aspects devaient encore être approfondis.

Dans son communiqué, le gouvernement a estimé pour sa part que "les doutes sur cet OGM actuellement cultivé en France ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".

Il a annoncé parallèlement un plan "sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros", soit, selon Matignon, "une multiplication par huit des budgets actuels".

José Bové s'est déclaré "très satisfait" de l'activation de la clause de sauvegarde.

"Nous avons décidé de cesser la grève de la faim et de commencer à nous réalimenter demain midi rue de la Banque (à Paris, NDLR) et nous allons partager un premier bouillon de légumes tous ensemble", a-t-il dit sur France Info.

Jean-Stéphane Brosse

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09:08 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.01.2008

Bonjour 2008 ... Et je remets le son ... Pour que cette nouvelle année soit celle de nos couleurs !


L'équipe de RAG 34 vous souhaite une excellente année 2008.





TOUTES ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, POUR DEFENDRE L'EMPLOI ET NOTRE POUVOIR D'ACHAT !
Amicalement,
Les lolo's 34.

Et je coupe le son. ... Et je remets le son. ZEBRAMIX : Mon pépé adore
















Les lolo's 34



15:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : MITTERRAND, PS, RAG 34

03.01.2008

OGM, grève de la faim : Contre le maïs montsanto, José BOVE se met à l'eau

José Bové entame sa grève de la faim contre le maïs OGM à Paris

(photo RAG34 José Bové au meeting unitaire du 6 décembre à Montpellier pour exiger un nouveau référendum).PARIS (Reuters) - José Bové a débuté une grève de la faim pour obtenir que la France active la clause de sauvegarde, qui permet à un État de l'Union européenne d'interdire la culture d'un OGM autorisé par Bruxelles.

Invité sur RTL et FRANCE INTER (écouter l'émission ) * le leader altermondialiste a expliqué qu'il s'était installé depuis mercredi soir dans des locaux parisiens, sans donner plus de précision, avec une quinzaine de personnes pour faire pression sur le gouvernement.

Ce mouvement de protestation est lancé pour que le "point emblématique" du Grenelle de l'environnement sur les OGM "ne passe pas à la trappe sinon c'est l'ensemble du Grenelle qui va passer pour une espèce de mascarade, un show médiatique et je pense que l'écologie mérite mieux que ça", a-t-il déclaré.

Pour qu'il revienne sur sa décision, la "condition est simple c'est l'envoi de cette clause de sauvegarde et le fait qu'on ait une preuve matérielle que cette clause a été envoyée", a expliqué José Bové.

"Cette lettre doit partir de Paris, arriver à Bruxelles et c'est à ce moment là que nous arrêterons cette grève de la faim et j'espère que ce soit le plus rapidement possible", a-t-il souligné.

Laure Bretton

(photo :© RF / Stéphan Allègre)* FRANCE INTER (écouter l'émission )

Sur le même sujet notre note précédente : La peine de prison de José Bové convertie en jours-amende. Voir aussi sa vidéo : meeting du 6 décembre à Montpellier

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16:10 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MONTSANTO, BOVE

05.12.2007

Laurent Fabius : Pour une économie sociale-écologique de marché

La gauche souffre presque partout en Europe d’une perte de crédibilité. Pour y répondre, le concept d’économie sociale-écologique de marché me semble prometteur. Si la gauche de gouvernement s’inscrit dans le cadre de l’économie de marché, c’est en étant consciente de ses limites : rivé sur le court terme et le monétaire, celui-ci ne peut pas être abandonné à lui-même, sauf à laisser s’accumuler les chocs pour l’économie, les injustices pour les personnes et les dangers pour la planète.

Plusieurs tendances actuelles de l’économie mondiale ne sont pas soutenables, pas durables : le transfert systématique des activités productives vers les pays émergents ; l’aggravation des inégalités entre les gagnants et les perdants de la mondialisation ; l’explosion de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre ; la multiplication des crises financières, des désordres monétaires et des paradis fiscaux. Amplifier ces tendances, en subordonnant tout, y compris l’ensemble de la société, à la domination du marché, c’est la catastrophe assurée.

Pour réagir, les sociaux-démocrates allemands, lors de leur dernier congrès, ont développé le concept d’Etat social préventif. C’est une avancée, elle montre que l’impératif d’une réorientation de la gauche progresse. Les socialistes français doivent, eux aussi, bouger.

Internationalistes, nous devons parvenir à une action concertée à l’échelon mondial. Plusieurs propositions très ambitieuses ont été étudiées en ce sens, qui lient économie, social et écologie : créer une agence mondiale de l’environnement pour négocier et appliquer de nouveaux accords ; donner à l’OIT les moyens de faire respecter, y compris par des sanctions commerciales, les « principes et droits fondamentaux au travail » ; rapprocher ou regrouper le FMI et la Banque mondiale dans une organisation chargée de fixer les règles du fonctionnement des marchés, de veiller à la transparence des fonds souverains, de faire respecter un « fair play » des parités monétaires, d’aider au développement des pays que la mondialisation délaisse ou enfonce.

En Europe, nous devons peser pour que l’Union se réoriente dans plusieurs directions : stratégie monétaire de croissance plutôt qu’euro cher, politique de la concurrence réellement au service des entreprises européennes, harmonisation sociale et fiscale par le haut et non dumping généralisé. En matière commerciale, le juste échange doit être préféré au libre-échange. Les protections douanières ou réglementaires peuvent être légitimes si elles visent à l’élévation du niveau social et environnemental.

Dans le même esprit, je viens de lancer l’idée d’une initiative de Coopération européenne sur la recherche et l’innovation (Ceri), qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effective. J’espère qu’elle sera une des priorités de la présidence française. La mutualisation de nos efforts dans ce domaine vital pour notre avenir permettrait d’en décupler les retombées.

Cette formule de l’économie sociale-écologique de marché indique l’étroite dépendance qui doit désormais exister entre l’économique, le social et l’écologique. Pas de croissance durable qui ne soit sociale-écologique. Inversement, compte tenu des coûts à supporter, aucun progrès social ni aucune amélioration environnementale durable ne seront possibles sans une croissance économique soutenue. Les pays européens les plus prospères - en Europe du Nord, notamment - ne sont-ils pas aussi les plus écologiques et ceux où la justice sociale est la plus forte ?

Pour relancer notre croissance, nous devons développer une stratégie de compétitivité fondée sur l’innovation, la recherche, le développement des infrastructures et la qualité de la formation. L’Etat doit y jouer pleinement son rôle avec des priorités budgétaires clairement affichées. Mais pas seulement : l’économie doit retrouver une logique d’investissement à long terme et non de seule logique financière de court terme. On peut l’y aider, par exemple en modulant l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou non, en promouvant une meilleure gouvernance d’entreprise. Il faut aussi, en nous inspirant des succès d’Airbus et d’Ariane, relancer de grands projets industriels, dans des domaines porteurs comme le spatial, le ferroviaire ou l’énergie. Les PME ne doivent pas rester à l’écart de ce mouvement d’ensemble. Le soutien doit être renforcé, surtout en direction des entreprises innovantes (accès facilité à la commande publique, crédit d’impôt recherche relevé). Le volontarisme et l’économie de marché ne sont pas incompatibles.

Sur le plan social, le mot d’ordre pertinent n’est pas le slogan trompeur « travailler plus pour gagner plus », mais « travailler mieux pour vivre mieux ». Formation tout au long de la vie, amélioration des conditions de travail, égalité hommes-femmes, service public de l’emploi : beaucoup reste à faire. Dans un esprit de justice sociale, il faudra procéder à un réexamen du financement des retraites et de la protection sociale. Quant aux services publics, ils gagneront à être modernisés et renforcés, notamment en banlieue et dans les campagnes, pour affronter en particulier les défis de la société de la connaissance (école, recherche, enseignement supérieur, culture) et ceux du vieillissement (santé, dépendance).

L’environnement, enfin, doit devenir une exigence transversale de nos politiques publiques. Faire de l’écologie sans moyens, comme semble y incliner le gouvernement, n’est pas crédible. Le principe « pollueur-payeur » doit être placé au coeur de notre stratégie : incitations fiscales sur les énergies et technologies « propres », imposition sur les activités et produits polluants. Avec une priorité : une taxe carbone doit être rapidement mise au point.

Parce qu’elle conjugue toute la gamme de l’action politique - innovation, production, régulation, protections -, « l’économie sociale-écologique de marché » peut permettre à la France et à l’Europe de retrouver le chemin de la croissance, de la justice et de l’influence. Elle peut être le socle d’une alternative au simplisme dangereux du laisser-faire. Elle peut rassembler la gauche et convaincre bien au-delà.

Tribune publiée dans Les Echos

RAG 34. Les lolo's 34

08:11 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.12.2007

Plaidoyer pour la paix énergétique

Extraits de l’intervention de Paul Quilès au colloque « les énergies en Europe »
(30 novembre 2007
)

L’énergie et plus particulièrement le pétrole et le gaz ne sont pas des biens comme les autres. Edgar Faure disait du pétrole qu’il s’agit non pas d’un « simple article d’épicerie » mais d’un « article de politique internationale ». Et, de fait, le pétrole et le gaz sont, tout à la fois :

- des matières premières vitales dont l’obtention conditionne notre mode de vie et notre niveau de vie,

- des biens dont la consommation sans limite a fini par mettre en péril notre planète malade du C02,

- des sources d’immenses richesses économiques et financières,

- des instruments de négociation,

- des attributs de la puissance.

On sait, à cet égard, que l’histoire de l’énergie est une histoire violente, ponctuée par les tensions entre les compagnies pétrolières ou gazières et les Etats, par les guerres économiques ou militaires entre les pays, par les crises ou les conflits territoriaux entre les populations. Les questions énergétiques font surgir des revendications territoriales, apparaître de nouveaux rapports de force, justifient des alliances ou des coopérations. Elles pèsent souvent d’un poids décisif dans la définition de l’ordre du monde.

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09:59 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.11.2007

Indépendance de la presse et de l'information.





Etes-vous fiers de vivre dans un pays où Nicolas Sarkozy annonce lui-même qui sera directeur du 1er quotidien économique (*) ?

Savez-vous que Les Echos était le dernier grand quotidien national sans proche de Nicolas Sarkozy à son capital ?

Trouvez-vous normal que la presse serve de + en + d'outil de propagande?

Vous avez répondu 3 fois "Non" à notre quizz ?

Il faut alors soutenir les cinq premiers syndicats de journalistes, qui proposent une loi garantissant l'indépendance des rédactions...

Leur web-pétition www.intersj.info s' adresse à toutes et tous les citoyens.

Pas de démocratie sans liberté de la presse !

(*) http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/292193.FR.php

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19:32 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.11.2007

Novembre "surbooké", mouvements sociaux en couvaison : ça sort!



Le calendrier du mois de novembre est bien chargé :

Hausse du carburant...

Liberté de la presse

Opéra de Paris, RATP, La Poste, France Telecom, LCL (l'ancien crédit Lyonnais), etc.

POUVOIR D'ACHAT OUI, NON AUX PLANS SOCIAUX SANS CONTREPARTIE !

13 et 14 novembre : Transports et énergie (mouvement de grève reconductible par tranche de 24h00);

20 novembre : Education nationale, étudiants, ensemble de la fonction publique, etc. (pouvoir d'achat, emploi, salaires retraites,etc);

29 novembre : Justice (carte judiciaire)...

BLOG RAG 34 en berne le 20. Nous serons nous aussi en grève le 20 novembre pour les mêmes motifs : Pouvoir d'achat, salaires, etc.


ATTENTION, HAUTE TENSION !



A suivre.

RAG 34. Lolo34

20:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.10.2007

Touche pas à mon ADN ! 300.000 signatures très bientôt !

Vous êtes déjà 298379 à avoir signé !




Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.

SIGNER LA PETITION

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11:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOUCHE PAS A MON ADN !

29.10.2007

"Le train de Jaurès", ligne : Carmaux-Cordes-Paris ne veut pas mourrir

La SNCF a annoncé qu'elle confirmait la suppression du « train de Jaurès » (Carmaux- Cordes- Paris), dont les trajets en Midi- Pyrénées seront effectués par des cars.....ce qui augmentera les émissions de gaz à effet de serre.

Curieuse façon d'illustrer la « révolution verte », pour reprendre la formule enthousiaste et prometteuse des membres du gouvernement !

Les actes viennent contredire brutalement les paroles, sans même parler du mépris affiché par la SNCF, entreprise publique, pour ses missions de service public : absence de concertation avec les élus et les usagers (en contradiction avec la « Charte des services publics »), prise en compte exclusive de la « rentabilité » d'une ligne, mauvaise volonté dans la promotion du rail, désintérêt à l'égard de l'aménagement du territoire (zones rurales et touristiques).

Il m'a semblé indispensable d'interpeller le Président de la République sur ces contradictions préoccupantes.

S'il n'intervient pas auprès de son ministre des transports, qui a la tutelle de la SNCF, pour maintenir le « train de Jaurès », on saura alors ce que valent les promesses de la « révolution verte ».


Lettre de Paul Quilès, ancien ministre de l'Intérieur, au Président de la République


Paul Quilès Cordes sur ciel le 25 octobre 2007
Ancien ministre
Maire de Cordes sur ciel


Monsieur le Président de la République


La SNCF vient d’annoncer l’arrêt du train Carmaux- Cordes- Paris, connu comme « le train de Jaurès », qui dessert des zones rurales mais aussi touristiques de notre région. Cette décision, prise sans la concertation prévue par la « Charte des services publics » présentée à Mende en juin 2006, suscite une vive émotion.

Si c’est à vous que je m’adresse, Monsieur le Président, et non au Directeur régional ou à la Présidente de la SNCF ou encore au Ministre des transports, c’est parce que j’ai noté que vous souhaitiez vous impliquer dans les dossiers de la vie quotidienne des Français qui sont emblématiques de certains choix politiques.

A cet égard, alors que le « Grenelle de l’environnement » vient de faire apparaître la nécessité de prendre en considération les préoccupations environnementales –et notamment les émissions de gaz à effets de serre - dans les politiques publiques, l’attitude de la SNCF est incompréhensible. Il est en effet facile de montrer que la suppression de ce train aura un effet négatif sur le « bilan carbone ».

On peut aussi regretter que la SNCF s’éloigne de sa mission de service public, en mettant en avant de façon exclusive l’objectif de rentabilité d’une ligne, sans s’intéresser aux obligations d’aménagement du territoire et de péréquation, qui sont pourtant à la base de la notion de service public.

Pour ces raisons, je vous demande de bien vouloir intervenir, afin que la SNCF rapporte sa décision et engage une concertation avec les élus, les associations d’usagers et les cheminots, qui permettra de définir les conditions du maintien et du développement de cette ligne à laquelle nous tenons tout particulièrement.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Paul Quilès

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07:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.10.2007

Grenelle de l'environnement : dernière table ronde sur les biocarburants et les entreprises

Par Anne CHAON AFP

PARIS- Les travaux de la dernière table ronde du Grenelle de l'environnement, consacrée notamment aux biocarburants et à la responsabilité environnementale des entreprises, ont repris vendredi matin. Evénement

Le Grenelle de l'environnement avait terminé jeudi après-midi ses travaux, à l'exception de cette dernière table ronde à laquelle participent, outre le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Hulot, Yannick Jadot (Alliance pour la planète) et Jean-Pierre Clamadieu pour le Medef.

Le président Nicolas Sarkozy s'est prononcé jeudi pour la suspension des cultures d'OGM et une réduction des pesticides, sans aller jusqu'à la création immédiate d'une " taxe carbone", en concluant un sommet de deux jours destiné à lancer "une révolution verte" en France.

Entre la taxe carbone, à l'étude mais non décrétée, et la nécessité de ne pas rogner sur le pouvoir d'achat des Français, la presse française vendredi voit Nicolas Sarkozy jouer les équilibristes pour ne froisser personne.

M. Sarkozy a prononcé son discours devant le gouvernement en son entier, le Prix Nobel de la Paix 2007, Al Gore, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, affichant ainsi sa volonté de donner un caractère solennel à cette initiative.

Al Gore a salué ce sommet inédit en France, assurant qu'il constituait un "formidable coup d'accélérateur" à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.

Depuis mercredi, les participants -- écologistes, représentants du patronat, des syndicats, de l'Etat et de collectivités -- ont participé à d'ultimes négociations pour arriver à présenter une série de mesures.

Ils ont toutefois échoué à se mettre d'accord sur une revendication clef des écologistes, celle de la création d'une "taxe carbone" sur les produits gros consommateurs d'énergie fossile. Considérée comme un test de l'échec ou du succès de ce sommet par les organisations écologistes, la création de cette taxe est rejetée par le patronat en l'absence d'une remise à plat globale de la fiscalité.

Sans trancher, M. Sarkozy s'est engagé à "ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe +climat-énergie+ en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité".

Autre point, qui a donné lieu à un bras de fer entre écologistes et agriculteurs, celui des pesticides, qui pollue les eaux et les sols, et dont la France est le premier utilisateur en Europe. Soutenant le "principe de précaution (...) qui doit être interprété comme un principe de responsabilité" notamment pour les auteurs de pollutions, M. Sarkozy a demandé au ministre de l'Agriculture Michel Barnier "de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible, dans les dix ans qui viennent".

Il a confirmé la suspension de la culture commerciale de maïs génétiquement modifié annoncée dans la matinée "en attendant les conclusions d'une expertise à coParmi les avancées, qui ont fait l'objet d'un consensus, figurent des mesures dans les secteurs, clef pour la lutte contre les gaz à effet de serre, du bâtiment et des transports.

La priorité doit être donnée au rail dans les années à venir et la création d'une "écopastille" a été décidée pour pénaliser les véhicules les plus polluants comme les grosses berlines et les 4X4 et récompenser les plus vertueux. Les modalités doivent toutefois être encore précisées.

Le sommet a entériné un fort développement du "bio" dans l'agriculture, dont la part (calculée en surfaces agricoles utiles), devra passer à 6% en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement.

Les participants à ce sommet se sont montrés plutôt satisfaits, disant toutefois attendre de voir les conditions d'application des mesures. "Franchement, on est entrés dans l'ère de l'écologie. On est passés à l'action. On est confiants, heureux", a affirmé Nicolas Hulot, l'une des figures de l'écologie française. Greenpeace a vu de son côté dans ce sommet des "avancées" mais aussi du "flou".

Cette réunion a été baptisée "Grenelle de l'environnement" en référence à des accords sociaux historiques, signés en France en mai 1968.

"Nicolas Sarkozy, hier, était dans la situation de l'équilibriste", résume Bernard Le Solleu dans Ouest-France qui précise qu'"il chouchoute les écologistes et se garde de froisser le patronat et le monde agricole." Et de s'interroger: "comment financera-t-on cette révolution, alors que les caisses de l'État sont exsangues et que le gouvernement craint, par-dessus tout, de rapetisser le pouvoir d'achat de Français déjà un peu grognons ?".

Dans La Tribune, François-Xavier Pietri fait chorus: "l'équation fiscale posée hier par le président ressemble fort à une partie de billard à plusieurs bandes". Le quotidien économique s'explique: "la fiscalité écologique (...) ne devra pas déboucher sur un accroissement des prélèvements obligatoires" et évoque, comme d'autres, la méthode Sarkozy: "On reconnaît bien là la stratégie chère à Nicolas Sarkozy du donnant-donnant, séduisante dans son principe, mais diablement difficile à mettre en musique."

Fabrice Rousselot de Libération n'est pas convaincu par la fibre écologiste du président, "avant de s'enflammer pour la +révolution+ proclamée par le Président, il faut rappeler que la France a un train environnemental de retard sur l'Europe et que Sarkozy lui-même est un croisé de la dernière heure" écrit-il, notant que "sur la taxe carbone surtout, Sarkozy a eu en réalité la main vert pâle".

Dont acte (bis) !

RAG 34. Les lolo's 34

12:54 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

25.10.2007

Vers un moratoire concernant les cultures en plein champ d' OGM ?

Sarkozy confirme la suspension de la culture commerciale des OGM

PARIS - La culture commerciale des OGM sera "suspendue en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a confirmé jeudi Nicolas Sarkozy lors de la conclusion du Grenelle de l'environnement.

"La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM", a déclaré M. Sarkozy.

"Je ne veux pas me mettre en contradiction avec l'Union européenne. Mais, dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a poursuivi le chef de l'Etat.

Il a promis de le faire "en concertation étroite avec la Commission européenne".

Dans cet esprit, M. Sarkozy a repris la décision du Grenelle d'une loi sur les OGM au printemps 2008. Ce texte transposera la directive européenne sur les OGM. Les principes de transparence, de droit à cultiver avec ou sans OGM et d'obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM "seront inscrits" dans ce projet de loi.

Cette suspension de la culture commerciale des OGM "ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM, et notamment les OGM d'avenir", a déclaré M. Sarkozy. Le chef de l'Etat a donc exprimé sa volonté d'accélérer la recherche sur les OGM.

"Ce que nous proposons, c'est le retour de la démocratie: le débat, la transparence, la décision exclusivement pour des motifs d'intérêt général et non commercial, la responsabilité", a conclu M. Sarkozy. En contrepartie, il a appelé les militants écologistes qui détruisent les plants d'OGM à "revenir dans le champ de la démocratie et de l'Etat de droit". AP

egp/mw

Dont acte !

RAG 34. Les lolo's 34

19:24 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MORATOIRE, GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

03.09.2007

Karel KOSTAL : Signez l'appel contre la militarisation de l'Europe !

LA PAIX N'A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES !

Déclaration de KAREL KOSTAL
Socialiste franco-tchèque


SIGNEZ L’APPEL CONTRE LA MILITARISATION DE L’EUROPE !

J’en appelle à la conscience de tous les citoyens de la République Française. Une situation nouvelle est en train de se créer en Europe, avec la complicité explicite ou tacite de tous les gouvernements européens. Médias et puissants se taisent. De quoi s’agit-il ?

Les faits : l’administration américaine Bush installe actuellement un système de défense antimissile dans deux Etats de l’Union Européenne : la République Tchèque et la Pologne, avec l’accord de leurs gouvernements, malgré l’hostilité massive des opinions publiques nationales. Les autres gouvernements européens laissent faire ainsi que la Commission de Bruxelles.

Nous assistons donc au début de la militarisation américaine de l’Europe.

Cette opération s’inscrit dans la réorientation de la diplomatie européenne vers une plus grande soumission aux Etats-Unis. Le dernier discours du nouveau président français sur les questions internationales manifeste très clairement l’abandon d’une diplomatie indépendante vis à vis des Etats-Unis.

L’opinion publique européenne doit réagir avant qu’il ne soit trop tard. Les citoyens français, attachés aux valeurs des droits de l’homme et du citoyen, aux principes d’une République universaliste et indépendante, ont une place essentielle à tenir dans cette réaction.

Je vous appelle à contresigner et à faire contresigner l’appel ci joint adopté par la Conférence « contre la militarisation de l’Europe », qui a rassemblé à Prague le 5 mai 2007 des personnalités et des mouvements pluralistes, issus de 10 pays de l’Union Européenne.

L’avenir de l’Europe et de la paix dans le monde est en jeu !

Karel Kostal
Socialiste franco-tchèque
contact : [email protected]

La déclaration de PRAGUE

Cette déclaration a été adoptée par la conférence ‘Contre la militarisation de l’Europe’, qui a eu lieu à Prague le 5 mai 2OO7, et à laquelle ont participé 15O participants de 15 mouvements issus de 10 pays. Tous ceux qui se sentent concernés des conséquences du projet d’installation du bouclier antimissile US, pour la paix et la stabilité en Europe, sont invités à signer ici.

DECLARATION DE PRAGUE
Élaborée par les participants de la Conférence contre la militarisation de l’Europe.

LA PAIX N’A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES
Nous disons non au système de défense antimissile US en Europe

Confrontés aux nouveaux plans militaires des Etats-Unis, qui sont depuis le 1O mai 2OO7 en pourparlers officiels avec les gouvernements tchèque et polonais, les signataires de cet appel déclarent :
Nous condamnons les projets de l’administration Bush d’installer le « système de défense antimissile national » des Etats Unis sur le territoire de la République Tchèque et de la Pologne. La majorité des Tchèques et Polonais, ainsi que la majorité des hommes dans les autres pays de l’Europe, refusent ces projets. Nous rejetons les arguments officiels en faveur du dispositif NMD qui ne sont pour nous que des prétextes.
Ce projet, s’il devait se réaliser, ne renforce pas la sécurité, bien au contraire, il constitue une menace et des incertitudes nouvelles.

Bien que présenté comme « défensif », ce projet permet en réalité aux Etats -Unis d’attaquer d’autres pays sans risque de riposte. Il place également les pays « hôtes » sur la ligne de front des futures guerres des USA.
Les gouvernements de la Pologne et de la République Tchèque prennent bien à la légère le risque de la nouvelle course aux armements, en même temps qu’ils mettent en péril le traité international de non prolifération des armes nucléaires et de limitation des armes conventionnelles dans le monde, notamment en Europe.
C’est du désarmement dont nous avons besoin, en effet, condition de la paix et de la sécurité du genre humain.
Confrontés à la crise écologique qui s’annonce, nous avons besoin de coopération et de confiance, non de confrontation.

Mouvement pour la paix, mouvement pour la démocratie, mouvement d’émancipation politique, mouvement d’émancipation de la femme, mouvement écologique, mouvement syndical, doivent résister ensemble aux efforts destinés à dresser les pays européens les uns contre les autres. Nous concevons notre déclaration de protestation comme partie intégrante du mouvement global contre toutes les bases militaires étrangères, contre toutes les infrastructures nécessaires aux guerres d ‘agression. Nous voulons contribuer à bâtir la paix en Europe et dans le monde, pour que les communautés des pays puissent défendre ensemble leurs droits et prendre part à leurs affaires publiques.

Ni l’Union Européenne ni les Etats membres de l’OTAN ne doivent participer à cette nouvelle aventure militaire de l’administration Bush. La paix reste notre priorité absolue.
Nous demandons ceux qui ont des responsabilités dans l’Union Européenne, en premier lieu le président Klaus et le président Kaczynski, d’entendre la volonté du peuple de l’Union Européenne. Nous exigeons qu’ils se comportent en démocrates et qu’ils organisent un referendum sur le déploiement des éléments du NMD dans leurs pays.

Nous rejetons avec fermeté la tentative de légitimer les projets des USA par des moyens détournés, par l’intermédiaire des processus de décision de l’OTAN et de l’EU. Nous nous adressons à vous, à travers l’éventail des nationalités et de toutes conditions sociales : faisons tout pour que l’Europe ne devienne le théâtre d’une nouvelle course aux armements et d’une nouvelle politique de confrontation.
Nous demandons à tous les hommes de s’adresser oralement ou par écrit à leurs représentants élus. Dites leur que nous refusons une nouvelle politique de confrontation et nous nous en souviendrons le jour où nous serons devant les urnes.

Les participants de la Conférence internationale contre la militarisation de l’Europe.
Prague, le 5 mai 2OO7

(Premiers signataires : Helena Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic, Maciej Konieczny, Stop Bazom USA / Młodzi Socjalisci, Poland, éter Petak, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary, Olol Jackson, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy, Tobias Pflüger, MdEP, Germany, Hans Lammerant, Bombspotting – Vredesactie, Belgium, Roland Nivet, Mouvement de la Paix, France, Kate Hudson, Campaign for Nuclear Disarmament, United Kingdom, Athanasios Pafilis, World Peace Council, Greece, Elsa Rassbach, American Voices Abroad (AVA) Military Project, USA, …. )

Signataires : •
Helena Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Thomas Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Erazim Kohák, čestný člen Iniciativy Ne základnám, Czech Republic
• Rudolf Převrátil, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Ivona Novomestská, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Jan Májíček, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Karel Černík, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Jaroslava Richterová, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Oskar Krejčí, politologist, Czech Republic
• Zdenka Řeháková, Czech Republic
• Dagmar Wernerová, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Stanislav Holubec PhD., SOK, Lavka.info (network for left policy in CE Europe), Czech Republic
• Maciej Konieczny, Stop Bazom USA / Młodzi Socjalisci, Poland
• Bolesław Jaszczuk, Stowarzyszenie Stop Tarczy, Poland
• Andrzej Żębrowski, Inicjatywa Stop Wojne, Poland
• Grażyna Stawowska, Inicjatywa Stop Wojne, Poland
• Piotr Kawiorski, Lavka Info (network for left policy in CE Europe), Poland
• Szymon Martys, `Anti War Coalition` Lublin, Stop Bazom USA, Poland
• Péter Petak, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Alex Sólyom, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Kata Lenard, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Erzsébet Nagy, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Angela Thiesz, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Krisztián Pamuki, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Cinzia Della Porta, Disarmiamoli!, Italy
• Olol Jackson, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy
• Donato Tagliapietra, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy
• Tobias Pflüger, MdEP, Germany
• Torsten Schleip, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Margit Janiel, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Tanja Grobitzsch, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Susan Anger, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Hannelore Toelke, Deutscher Friedensrat , Germany
• Nicole Noel, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Andreas Bockl, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Boris-André Meyerl, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Marko Forberger, Lavka.info (network for left policy in CE Europe), Germany
• Jule Nagel, Lavka.info, (network for left policy in CE Europe), Germany
• Thomas Kachel, Lavka. info, (network for left policy in CE Europe), Germany
• Hans Lammerant, Bombspotting – Vredesactie, Belgium
• Roland Nivet, Mouvement de la Paix, France
• Yves-Jean Gallas, Mouvement de la Paix, France
• Kate Hudson, Campaign for Nuclear Disarmament, United Kingdom
• Athanasios Pafilis, World Peace Council, Greece
• Elsa Rassbach, American Voices Abroad (AVA) Military Project, USA

The declaration displayed below was adopted by the conference 'Against the militarisation of Europe' which took place in Prague at the 5th of May 2007, and was attended by over 150 participants from 15 initiatives from 10 countries. All people who share our concerns about the consequences of the planned US missile shield for peace and stability in Europe are invitied to sign here.

PRAGUE DECLARATION
Made by participants in the International Conference against the Militarization of Europe

PEACE DOESN'T NEED NEW MISSILES -

We say no to the US missile defense system in Europe

Faced with new US military plans to begin official negotiations with the Czech and Polish governments on May 10th, the signatories of this paper declare:

We voice our protest against the plans of the Bush administration to install a "national missile defense system" for the US on the territory of the Czech Republic and Poland. Most people in the Czech Republic and Poland, as well as in the rest of Europe, reject plans to host this system. We reject the official reasons given for the NMD project as mere preprague-texts.

The realisation of the US plan will not lead to enhanced security. On the contrary - it will lead to new dangers and insecurities.

Although it is described as 'defensive', in reality it will allow the United States to attack other countries without fear of retaliation. It will also put 'host' countries on the front line in future US wars.

The governments of Poland and the Czech Republic recklessly risk unleashing a new arms race, jeopardising the present framework of international agreements on nuclear non-proliferation and conventional arms control throughout the world, but especially in Europe.

What we really need is disarmament as a precondition to peace and genuine human security.

To face the impending ecological crisis we need international cooperation and trust, not confrontation.

Peace initiatives, democratic and emancipatory political forces, women's and environmentalist movements, trade unions and faith activists must come together in their resistance to this attempt to play one European country off against the other. We see our protest as part of a global movement against all foreign military bases and other infrastructure used for wars of aggression. It is a contribution to building peace in Europe and the world, and to empowering local communities to act together and protect their rights and guarantee their public role.

European Union and Nato states must not participate in this new military adventure of the Bush administration. Peace remains our foremost task.

We demand of those responsible in the European Union, especially President Klaus and President Kaczynski, to listen to the will of the people of the European Union. We demand that they act democratically and hold binding referendums on the deployment of NMD components in their countries.

We emphatically reject the attempt to legitimise the US plans through the back-door of NATO and EU decision-making. Across a wide range of nationalities and walks of life, we call on you: Together let us do everything to prevent Europe from becoming the stage for a new arms race and a new politics of confrontation.

We call on all people to take part in demonstrations and to speak with and write to their elected representatives, members of government and heads of state, to tell them that they do not want a new politics of confrontation and that this will be remembered at the polls.

The participants of the International Conference against the Militarization of Europe.

Prague, 5 May 2007

Note précédente : La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles !

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23:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : APPEL DE PRAGUE, KAREL KOSTAL, LA PAIX N'A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES

02.09.2007

Laurent Fabius : J’ai essayé de cerner les principaux problèmes qui seront posés dans les années qui viennent

Nos quatre points cardinaux par Laurent Fabius

Sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations de demain. Malgré tous les discours, l’avenir et sa préparation sont en effet les sacrifiés de la politique telle qu’elle va. L’agitation tient souvent lieu d’action. L’instantané médiatique sert de ligne d’horizon. L’émotion supplante la réflexion. Or la France et l’Europe ont besoin d’un cap pour le long terme. Et pour fixer un cap, il faut des points cardinaux.

Notre premier point cardinal, ce devrait être l’environnement. En dépit des cris d’alarme, la plupart des dirigeants politiques et économiques continuent de laisser polluer et saccager notre planète.

Les conditions météorologiques extrêmes de cet été sont pourtant un nouveau signal. Pour prendre le seul problème du gaz carbonique largement responsable de l’effet de serre et des dérèglements climatiques, en supposant même que nous parvenions à stabiliser les émissions par habitant, celles-ci augmenteront pour des raisons démographiques de 40 % dans les 40 prochaines années. Cela s’appelle une catastrophe.
Une stabilisation globale impliquerait de ramener en une décennie les émissions 40 ans en arrière, non seulement pour les Européens, qui s’y sont engagés, mais pour l’ensemble de la planète. On n’en prend pas le chemin !

Nous colloquons, nous protestons, mais nous détruisons. Dans le palmarès de ce qu’il faut bien appeler les éco-criminels, les Etats-Unis viennent en tête. L’Europe commence seulement d’agir. Quant à la Chine - dont 2008 sera la grande année - lorsqu’elle « s’éveillera » au risque environnemental, que restera-t-il à sauver ?
La conclusion est aveuglante, il existe un besoin urgent, vital au sens propre, d’actions politiques : économiser drastiquement l’énergie et en diversifier les sources ; encourager massivement la recherche et l’innovation ; respecter des normes sévères anti-pollution dans les domaines industriel et agricole ; révolutionner les transports, l’habitat et la fiscalité vers cet objectif ; adapter nos modes de consommation et d’alimentation ; mettre en place une Organisation mondiale de l’environnement. Aucune de ces tâches n’est compatible avec une approche traditionnelle, confiant au seul marché le soin d’agir. Nous avons besoin d’une régulation nationale et internationale forte, d’une priorité absolue reconnue au long terme, à la personne humaine et à la vie, thèmes qui doivent être précisément ceux de la gauche. A la France, en lien avec l’Europe, d’engager la rupture sur ce terrain-là.

X

Le deuxième point cardinal, c’est l’allongement de la durée de vie, le vieillissement. Là aussi, les données chiffrées sont à la fois négligées et implacables.

Toujours dans les 40 ans qui viennent, la population mondiale dépassera 9 milliards d’habitants contre 6 aujourd’hui. Cet accroissement sera concentré à près de 40 % sur l’Afrique et à plus de 50 % sur l’Asie, ce qui redistribuera le jeu mondial. L’Inde, la Chine, le Brésil se renforceront, les États-Unis seront bien placés, l’Afrique pauvre risque de s’appauvrir encore plus, le Japon, la Russie et l’Europe vieilliront, avec une situation particulièrement critique pour l’Europe du Sud et pour l’Allemagne. Ces bouleversements soulèveront d’immenses problèmes d’environnement - toujours lui -, de croissance, de niveau de vie, de santé, de migrations, d’urbanisme, d’aménagement du territoire.

La préoccupation du vieillissement recoupe notamment les questions de santé et de retraite. En France, elles n’ont pas été vraiment traitées pendant la campagne électorale. Il est impératif de le faire maintenant. Sur le premier point, l’instauration d’un « franchise médicale », qu’il vaudrait mieux appeler « taxation médicale », outre son caractère injuste, ne constitue pas une solution à la hauteur des défis : c’est d’abord sur l’offre de soins et sur la prévention qu’il faut agir. Sur les retraites, posons aux Français la question de fond, celle du degré de solidarité qu’ils souhaitent. Nous possédons un atout, notre excellente démographie, mais nous connaissons une faiblesse grave, le médiocre taux d’emploi des jeunes et des seniors. Là aussi, l’action est urgente, elle ne peut pas être différée.

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L’exigence du développement partagé et de l’égalité réelle fournit le troisième point cardinal. Chacun constate que notre société se délite sous les coups de boutoir des affrontements entre quartiers, générations, ethnies, religions. Citoyenneté, laïcité, solidarité sont mises en cause alors qu’elles devraient être notre triangle magique.

L’appartenance pleine à notre communauté nationale doit être assurée par et pour chaque citoyen. Quels que soient son habitation, sa confession, son âge, sa couleur de peau, chacun(e) a droit à une égalité réelle et pas seulement incantatoire. Pour cela, l’action publique doit être rendue plus ciblée et plus efficace. La lutte contre les discriminations doit être renforcée. La laïcité, valeur essentielle de la gauche, constitue un véritable trésor dans un monde miné par la confusion violente entre le domaine de César et celui de Dieu ; elle est probablement ce que la République française peut proposer de plus utile aux autres nations pour réduire les conflits. Dans l’hexagone, nous devons réaffirmer cette laïcité à l’école, pour l’État et plus largement pour toute la société. Elle sera convaincante si elle s’accompagne d’égalité en actes. C’est là qu’intervient la solidarité.

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Précisément, le financement solidaire constitue notre quatrième point cardinal. Pour l’Union européenne, le vieillissement de la population et la mauvaise maîtrise de nos finances publiques aboutiraient, si aucune mesure correctrice n’est prise, à faire passer la part de la dette par rapport au produit intérieur brut de plus de 60 % aujourd’hui au chiffre faramineux de 250 % en quatre décennies. Dans un contexte où la répartition entre riches et pauvres est tragiquement inégalitaire, où le partage est déséquilibré entre capital et travail comme entre actifs et inactifs, et alors même que la marchandisation s’étend, cette question du financement solidaire est décisive.

Je plaide pour que certains domaines soient « sanctuarisés » et pour un accès universel aux services essentiels : éducation, culture, santé, eau, assainissement. C’est une mission de la gauche d’agir en ce sens par tous les canaux disponibles, notamment l’édiction de normes internationales et la construction de services publics modernes, ainsi que par la généralisation la plus large des sciences et des techniques.

Le rôle des entreprises et des entrepreneurs privés est crucial mais nous devons veiller aussi à assurer des moyens d’action efficaces à la puissance publique nationale, européenne et internationale. Ils sont indispensables au respect de l’intérêt général ; on vient encore de le constater avec la crise financière née des « subprimes » américaines. La gestion publique doit être profondément réformée. Les cas de maladministration doivent être sanctionnés. Ils ne doivent pas pouvoir être utilisés pour délégitimer l’intervention et les ressources publiques. Sinon, la crise ira de plus en plus à la crise, le déséquilibre au déséquilibre, et la pauvreté à la pauvreté !

Cela vaut notamment pour la France. Nos comptes ont viré au rouge cramoisi, et il y a malheureusement lieu d’être interrogatif face aux choix économiques et fiscaux actuels. Attendons les premiers résultats pour juger ; mais consacrer plus de 10 milliards d’euros chaque année à des mesures fiscales qui ne muscleront vraiment ni la demande (plutôt l’épargne) ni l’offre (ce qui serait pourtant nécessaire) risque de procéder d’un contresens économique pour se terminer par de profonds contrechocs sociaux.

X

Ce que je veux dire, c’est ceci : que les responsables politiques, au lieu de de s’agiter médiatiquement et de polémiquer inutilement, veuillent plutôt considérer ces quatre points cardinaux, ces quatre problèmes de fond : environnement, vieillissement, développement, financement. Et qu’ils s’engagent sur leurs solutions. Le citoyen-électeur retrouvera peut-être alors le sentiment qui seul nourrit les projets, mobilise les pays et permet le progrès : la confiance./.

(Libération 30 août 07)

Notre note précédente :

Laurent Fabius: Favorable "pourquoi pas" à un très grand parti de gauche, et résolumment opposé à l'instauration programmée d'une nouvelle TVA dite "sociale"

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14:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, REFONDER LA GAUCHE, ECOLOGIE

25.08.2007

Les OGM, un choix de politique agricole

Par Hervé Kempf
Une fois encore, l'été aura été dominé, sur le terrain environnemental, par la question des OGM. La polémique a été nourrie par les actions des Faucheurs volontaires en réponse à la multiplication des cultures transgéniques (plus de 20 000 hectares de maïs cette année). Elle a pris un tour dramatique quand un agriculteur du Lot, Claude Lagorse, qui cultivait en secret une parcelle de maïs transgénique, s'est suicidé la veille d'une manifestation prévue le 5 août dans son village de Girac par les anti-OGM. Rien ne permet d'attribuer ce drame à la question des OGM. Mais le retentissement qu'il a eu témoigne de la charge émotionnelle dont est devenu porteur le dossier.

Les Faucheurs volontaires ont poursuivi leurs actions, en cherchant, non pas à vandaliser les champs transgéniques, mais à prélever symboliquement des épis. Cependant, des personnes anonymes ont plusieurs fois détruit les parcelles de cultures de maïs génétiquement modifié. Inversement, des expérimentations menées par des agriculteurs biologiques, et visant à mesurer la contamination due aux OGM, ont été détruites, là aussi de façon anonyme.

Une partie du monde agricole a, de surcroît, manifesté son énervement : on a ainsi entendu Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, qualifier le 9 août d'"obscurantisme" la position des opposants aux OGM, la plate-forme des industries semencières a employé le même terme dans un communiqué du 24 juillet, et un autre responsable de la FNSEA, Dominique Barrau a parlé de "tribu africaine" à propos des Faucheurs.

De telles paroles ne risquent pas d'apaiser le débat. Mais elles paraissent à contre-courant d'une réalité qu'expriment les Faucheurs volontaires, quoi qu'on pense de la validité de leurs méthodes, ainsi que la Confédération paysanne, qui fêtait, les samedi 18 et dimanche 19 août, son 20e anniversaire : le refus par la société de se voir imposer des OGM dont elle ne voit pas l'utilité. Cette réalité est bien ressentie par les responsables politiques : les Faucheurs ont gagné une reconnaissance officielle en étant reçus, le 31 juillet, par la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. De son côté, l'Association des régions de France, qui représente les exécutifs régionaux, presque tous socialistes, a réaffirmé de manière vigoureuse, début juillet, son refus de voir les cultures d'OGM " imposées en force, sans la moindre consultation".

La question des OGM pourrait d'ailleurs prendre un tour politique plus large, en menaçant le bon déroulement du Grenelle de l'environnement. Au moyen de cette série de réunions avec les associations et les groupes professionnels, le gouvernement entend relancer la politique environnementale, tombée en jachère sous l'équipe précédente. Mais José Bové, la figure la plus visible des opposants aux OGM, reste susceptible d'être emprisonné d'un jour à l'autre pour de précédentes actions des Faucheurs volontaires. De surcroît, ayant prélevé un épi de maïs, le 5 août, à Murviels-lès-Béziers (Hérault), au milieu de deux cents autres manifestants, il s'attend à être convoqué à la gendarmerie de Béziers. Son incarcération - à laquelle il entend donner le plus grand éclat en menaçant d'entamer une grève de la faim - conduirait sans doute plusieurs des plus importantes associations à quitter le Grenelle, ruinant ainsi la crédibilité de celui-ci. Cependant, laisser M. Bové en liberté pourrait apparaître comme une confirmation supplémentaire de la légitimité de son action.

La situation ne serait pas devenue aussi inextricable si les gouvernements successifs n'avaient pas laissé, depuis des années, la situation s'envenimer. En n'imposant pas une procédure d'information des agriculteurs voisins en cas de cultures transgéniques ; en se retranchant en permanence derrière les avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dont la neutralité scientifique est de plus en plus mise en doute ; en n'abordant pas de front la question de la coexistence entre agriculture transgénique et non transgénique ; en passant en catimini un décret - quelques jours avant les dernières élections nationales - permettant les cultures, alors que la loi qui devait le faire n'avait pu être discutée par le Parlement, les gouvernements ont agi de manière qu'il faut bien appeler hypocrite : laisser se développer les cultures OGM, sans jamais donner l'impression à une opinion publique très réticente qu'on les autorisait franchement.

EVENTUELS AVANTAGES

Cette attitude tranche singulièrement avec celle du gouvernement britannique : affichant clairement sa faveur pour les OGM, il a cependant su développer des expertises indépendantes et un débat public réellement ouvert. La situation a ainsi été dénouée - au détriment, certes, des cultures transgéniques.

La complication du dossier des OGM - incertitude quant à leurs éventuels avantages, leur éventuelle nocivité, leur réel intérêt économique - ne facilite pas la décision. Mais il est, en même temps, de plus en plus clair que la question transgénique symbolise le choix plus large d'une politique agricole. Soit une agriculture industrielle, fortement intégrée à l'industrie agroalimentaire, menée par un nombre restreint d'exploitants très performants - et les OGM rentrent dans ce cadre. Soit une agriculture moins intensive, cherchant davantage la qualité que la quantité, soucieuse du respect de l'environnement et de la santé, mais visant aussi à créer des emplois directs - et les OGM sont hors concours.

Refuser de trancher sur la question transgénique tout en les laissant s'imposer - et contaminer toute l'agriculture, affirment leurs opposants -, c'est de facto privilégier l'agriculture industrielle, c'est-à-dire le modèle hypersubventionné et polluant dont on voit aujourd'hui les limites. Il est significatif que la prudente Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un rapport publié en mai, ait pris position en faveur de l'agriculture biologique. Faisant la synthèse des études scientifiques, la FAO écrivait : "L'agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l'agriculture conventionnelle d'aujourd'hui, mais avec un impact mineur sur l'environnement."

La logique voudrait que l'on écoute les agronomes et que l'on aille vers ce type d'agriculture mieux acceptée par les citoyens, moins coûteuse pour la collectivité et plus créatrice d'emplois. Mais ce serait, sans doute, déplaire aux industries et se libérer de l'obsession de la mondialisation agricole qui, au vrai, se développe surtout, pour ce qui est de l'Europe, au moyen de subventions. C'est en tout cas à ce choix que conduit la persistante querelle des OGM.

Article paru dans l'édition du 22.08.07.

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08:55 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM

06.08.2007

OGM : Des Manifestations anti-OGM ont eu lieu ce week-end à Murviel-lès-Béziers et dans toute la France

José Bové et d'autres "faucheurs volontaires" arrachent du maïs transgénique près de Béziers
AP - BEZIERS, Hérault - Des militants anti-OGM, dont José Bové, ont partiellement fauché dimanche un champ de maïs de Murviel-lès-Béziers (Hérault) pour réclamer un moratoire sur les cultures en plein champ, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'Hérault et de l'ancien dirigeant de la Confédération paysanne.

Cette action, qui a rassemblé "200 faucheurs volontaires" selon les organisateurs, une centaine selon la préfecture, s'est déroulée sans incident.

"L'objectif est de demander le moratoire sur les cultures en plein champ", a déclaré José Bové, joint au téléphone par l'Associated Press.

C'est ce qu'ont déjà réclamé les "faucheurs volontaires" lorsqu'ils ont été reçus mardi dernier par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko Morizet. "Comme le ministère n'a absolument rien fait, cette fin de semaine, on a mené cette première action de désobéissance civile", a expliqué l'ancien candidat à l'Elysée.

Dimanche midi à Murviel-lès-Béziers, dans un champ de maïs génétiquement modifié, les militants ont arraché chacun un pied de maïs avant d'aller déposer leur moisson à la sous-préfecture de Béziers, a rapporté José Bové.

Il s'agit d'"une première action pour montrer la détermination des faucheurs", a-t-il prévenu. "Si rien n'arrive dans les jours à venir, d'autres actions auront lieu".

L'éleveur de brebis du Larzac a conscience qu'il "risque d'aller en prison". La Cour de cassation a en effet confirmé en février 2006 sa condamnation à quatre mois de prison ferme pour la destruction d'un champ de maïs transgénique en juillet 2004. Il appartient au juge d'application des peines (JAP) de le convoquer ou non.

La préfecture de l'Hérault indique d'ailleurs que l'autorité judiciaire a été informée de cette nouvelle action.

Ni la préfecture ni José Bové n'ont pu préciser l'identité du propriétaire du champ de maïs génétiquement modifié de Murviel-lès-Béziers. AP

AILLEURS EN FRANCE :

MARSEILLE (AFP) - Plusieurs centaines de militants anti-OGM dont le leader altermondialiste José Bové, ont manifesté ce week-end et procédé à des arrachages symboliques pour obtenir un moratoire sur la culture en plein champ des organismes génétiquement modifiés.

La journée de dimanche a été endeuillée après l'annonce du suicide d'un éleveur-agriculteur du Lot qui avait semé du maïs transgénique.

Agé de 46 ans, marié et père de quatre enfants, le paysan s'est pendu à un arbre dans son champ de Girac, près de Bretenoux, où des manifestants anti-OGM avaient prévu d'organiser dimanche un pique-nique anti-OGM, a indiqué une source judiciaire. Un plan de maïs et un tract appelant à la manifestation près de son exploitation ont été retrouvés au pied de l'arbre.

La préfète du Lot, Marcelle Pierrot, s'est rendue sur l'exploitation afin de rencontrer la famille. Elle s'est entretenue avec des militants anti-OGM qui ont annulé le pique-nique prévu en apprenant le décès de l'exploitant.

Les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture, Jean-Louis Borloo et Michel Barnier, ont adressé leurs condoléances à la famille de l'éleveur.

"Dans le souci de respecter le deuil de la famille et de prévenir toute interprétation hâtive", ils ont lancé "un appel commun à l'apaisement et à la dignité à l'intention de tous les acteurs du débat sur les OGM".

A Murviel-les-Béziers (Hérault), près de 200 personnes et parmi elles José Bové, ont participé à une manifestation du Collectif des faucheurs volontaires et de la Confédération paysanne, durant laquelle des pieds de maïs transgénique ont été arrachés, sous l'oeil d'une vingtaine de gendarmes qui ne sont pas intervenus.

"Tant qu'il n'y aura pas de moratoire sur les cultures OGM, nous poursuivrons ce genre d'actions", a déclaré à l'AFP José Bové. Il a souligné que des voisins de la France comme l'Allemagne avaient, eux, adopté un moratoire.

"Bien sûr c'est une action illégale mais nous assumons nos actes", a-t-il poursuivi. L'ex-leader de la Confédération paysanne, candidat à la présidentielle 2007, a été condamné à quatre mois de prison ferme en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse pour un arrachage de maïs transgénique en Haute-Garonne. Cette condamnation ayant été confirmée le 7 février dernier par la Cour de cassation, José Bové attend une convocation du juge d'application des peines.

Dans le Loiret, à Ouzouer-sous-Bellegarde, une trentaine de militants du Centre et d'Ile-de-France ont capturé des abeilles "porteuses de pollen OGM" et les ont "jugés" pour "disséminations volontaires commises en réunion", à défaut de pouvoir entrer sur une parcelle de cultures OGM protégée par une quarantaine de gendarmes accompagnés de maîtres-chiens.

A Marçay, au sud de Chinon (Indre-et-Loire), une centaine de militants rassemblés pour un pique-nique ont tenté de convaincre un agriculteur de "détruire" la parcelle OGM qu'il cultive pour nourrir ses animaux.

La veille, plusieurs centaines de militants anti-OGM avaient déjà manifesté en France.

A Bordeaux, près de 200 militants anti-OGM d'Aquitaine et de Bretagne avaient défilé après le fauchage d'une centaine de pieds de maïs transgénique dans un champ à Paillet (Gironde).

Quelque 200 personnes, à Avignon, avaient dénoncé la culture annoncée par les autorités de 1.000 m2 de maïs transgénique dans le canton d'Orange (Vaucluse).

En Maine-et-Loire, une centaine de militants avaient arraché des pieds de maïs transgénique à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance.

Une nouvelle journée d'action est prévue les 25 et 26 août, sans doute en Midi-Pyrénées. Les cultures de maïs OGM représentent plus de 20.000 ha en France, dont 19.000 dans le Sud-Ouest et 15.000 pour la seule région Midi-Pyrénées.

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08:45 Publié dans Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, BOVE, FAUCHEURS VOLONTAIRES, MORATOIRE

01.08.2007

La gauche décomplexée : qu'est-ce que c'est ?

medium_RAGnat1.4.pngVoici un document de travail pour lancer la réflexion sur les orientations du Parti socialiste.

Être de gauche, c’est d’abord assumer ses valeurs (la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la justice, le progrès scientifique et moral, l’internationalisme) et affirmer une méthode (la volonté, la responsabilité, la démocratie). Elles n’ont pas pris une ride. Pour nous socialistes, pour préparer le monde de demain, il ne s’agit pas d’abandonner ce que nous croyons, ni de renoncer à notre démarche, mais de les revendiquer sans complexe. Face au capitalisme financier mondialisé, face aux périls environnementaux, face aux inégalités planétaires, face aux nouveaux conflits, face au sous-développement, nous n’avons pas à nous excuser d’être de gauche. Au contraire, ce sont les désordres du monde qui nous renforcent dans notre volonté de le transformer.

Gauche décomplexée face aux problèmes du monde, mais aussi gauche décomplexée

- face à la droite : nos solutions, parce qu’elles passent par la solidarité, sont plus justes et plus efficaces. Il faut les assumer et non tenter de braconner sur des terres qui ne sont pas les nôtres. La « droitisation » même présentée comme « alliance au centre » n’est pas le salut pour le PS. Elles est plutôt la recette de la défaite.

- face à la gauche de la gauche : nous assumons notre vocation à gouverner, c'est-à-dire à être responsable, dans le refus de la surenchère. Nous suivons l’idéal mais nous sommes dans le réel.

- face à notre propre passé de gauche de gouvernement. Nous avons connu des succès et des échecs. Nous en tirons des leçons. Ce bilan tiré de l’expérience nous invite à être plus réalistes sur certains sujets, plus utopistes sur d’autres. Sans goût pour les vieilles lunes ni pour l’air du temps.

- face à nos voisins européens. Il faut en permanence explorer les solutions mises en œuvre ailleurs. Mais arrêtons de croire que le salut s’y trouve nécessairement. Cessons de nous excuser d’être des républicains français. Nous avons le droit de tenir à notre modèle social. Il doit être réformé. Ses lacunes doivent être comblées. Ses faiblesses corrigées. Pour le sauver, pas pour le démanteler.

En appeler au jusqu’au-boutisme guesdiste façon 1905, au mollétisme façon 1954 (consistant à promettre beaucoup pour agir peu) ou à un virage social-démocrate façon années 1950 (consistant à ne pas promettre grand-chose, donc à ne pas faire davantage), ce sont finalement les différents visages d’une vision vieillie.

Concrètement, la « gauche décomplexée », c’est un ensemble d’engagements et de propositions :

1) Décomplexée, la gauche doit assumer ses objectifs de justice et de progrès social.

- Réaffirmons notre volonté de rééquilibrer la répartition entre le capital et le travail au profit du travail. Depuis le milieu des années 80, la part du travail dans la valeur ajoutée est passée de plus de 72% à 65%. Mais c’est surtout le transfert du risque des détenteurs du capital vers les salariés qui est le phénomène le plus caractéristique des 25 dernières années. L’actionnaire garantit son capital en équilibrant ses participations alors que le salarié est dépendant d’une entreprise, d’un territoire d’une activité donnée et devient la variable d’ajustement qui permet de maintenir les taux de rentabilité en bourse. La gauche doit assumer deux objectifs : la hausse de la rémunération du travail et la sécurisation des salariés. Ces objectifs exigent plus que la seule négociation entre les partenaires sociaux. Pour rendre possibles de telles mesures, il faut modifier notre environnement économique (politique commerciale plus protectrice, politique monétaire plus expansionniste, politique européenne plus sociale). Les entreprises doivent être responsabilisées, par exemple en imposant le principe du « délocaliseur-payeur ».

- Face à la droite, assumons nos propositions concrètes : Pour résoudre la crise du logement, mieux vaut commencer par construire des logements bon marché, accessibles à tous et d’abord aux plus modestes, plutôt que de favoriser uniquement l’accession à la propriété. Nous voulons renforcer les obligations de la loi SRU plutôt que de les abolir, comme l’envisage la droite. Pour permettre l’égalité d’accès aux soins, mieux vaut commencer par assurer l’égalité territoriale et une répartition équitable des praticiens. Pour assurer l’égalité réelle, nous mettons l’accent sur les jeunes. Les 18-25 sont aujourd’hui ceux qui bénéficient le moins de la redistribution. Or c’est à cet âge que l’on acquiert les compétences et les connaissances clefs pour l’avenir individuel et collectif. L’aide sociale destinée aux jeunes doit être réévaluée. Des mesures doivent être prises pour les jeunes sans qualification (sur le modèle des « emplois sécurité-insertion » proposés par Laurent Fabius). L’enseignement supérieur et la formation doivent bénéficier d’un vaste plan de rattrapage. Les comparaisons financières avec nos voisins sont cinglantes : la France néglige son université. Les enfants des classes populaires en sont les premières victimes, quand ils échouent fréquemment dans des premiers cycles sous-encadrés.

2) Décomplexés, nous devons l’être dans le refus de l’assistanat. La gauche revendique la solidarité, mais aussi la responsabilité. Les Français ont quelquefois le sentiment que l’Etat ou les organismes sociaux sont trop généreux à l’égard de certains. A force de ne pas vouloir l’entendre, nous risquons de démonétiser la belle idée de solidarité. Pour nous, la solidarité doit intervenir pour toute femme ou homme dans la difficulté, mais avec comme but le retour à l’emploi. La gauche – y compris dans les collectivités locales qu’elle gère – n’a pas toujours été exemplaire dans ce domaine. Il faut refuser tout ce qui peut aboutir à des trappes à l’inactivité.

Les bas salaires doivent être augmentés pour rendre sa valeur au travail. On ne doit pas s’interdire d’utiliser d’autres mécanismes, comme la « prime pour l’emploi ». C’est la gauche qui l’a créée. Faut-il l’abandonner ?

3) Décomplexés, nous le sommes dans le domaine de la sécurité. La gauche veut la sécurité, mais refuse la dérive autoritaire et l’arbitraire. N’ayons aucun complexe sur la sécurité, valeur de gauche, qui figure en bonne place dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Les résultats de N. Sarkozy depuis 2002 ne sont pas bons. Les violences aux personnes – qui sont les actes les plus graves – ont augmenté de près de 20%.

Assurer la sécurité, cela implique d’abord des forces de l’ordre présentes sur tout le territoire en permanence, et pas seulement dans les centres villes. C’est une police de proximité qui entretient des liens de confiance avec la population. C’est une politique d’égalité réelle qui empêche la formation de ghettos.

4) Décomplexée, la gauche de gouvernement parle vrai sur les questions de financement :

- la dette : sa réduction est une priorité. La charge des intérêts grève de manière inacceptable le budget de l’Etat. D’où la nocivité de la politique de la droite qui veut réduire les impôts des plus favorisés au détriment d’une saine gestion de nos finances. La manœuvre est connue : on dégrade les comptes publics pour imposer ensuite des réductions des dépenses.

- les retraites : la durée de vie s’allonge, donc il faudra travailler plus longtemps. Cet allongement devra se faire en tenant compte de la pénibilité des emplois et des parcours professionnels (notamment pour les femmes), mais il est inévitable. Le dossier des régimes spéciaux doit être ouvert.

5) Décomplexés, nous le sommes face au monde actuel que nous regardons en face. La recherche et l’innovation doivent être favorisées ; les entreprises doivent être soutenues. La recherche doit être développée dans les Universités et les organismes publics. Elle doit l’être dans les entreprises. La gauche n’est pas l’ennemi des entrepreneurs. Elle est l’ennemi des prédateurs. A l’inverse de la droite qui favorise une économie de la rente (avec le bouclier fiscal ou la suppression des droits de succession), la gauche œuvre pour une économie de l’investissement et de l’innovation. Il faut encourager les entreprises à investir (déductibilité des dépenses de R&D;). Il faut soutenir les PME innovantes (loi sur la commande publique, Fonds public d’investissement direct en fonds propres dans les PME performantes).

6) Décomplexée, la gauche doit l’être dans sa défense d’une Europe qui progresse et qui protège. Pour les socialistes, l’Europe n’a pas vocation à être un marché ouvert à tous vents et qui se contente d’organiser la concurrence intérieure entre travailleurs et systèmes sociaux. Nous voulons une Europe qui investisse dans l’avenir (augmentation du budget pour financer le développement technologique). Nous voulons une Europe qui se protège face à la concurrence déloyale de certains pays émergents. Nous voulons une Europe qui favorise la croissance (politique monétaire revue). Nous voulons une Europe qui organise le progrès social partagé au lieu de favoriser l’alignement sur le moins-disant (convergence sociale). Nous n’aurons pas tout en un jour. Mais nous devons défendre nos positions fermement. Nous refusons l’approche de N. Sarkozy qui consiste à soumettre demain au Parlement un texte, maxi ou mini, que les Français ont rejeté par référendum.

7) Une gauche décomplexée, c’est une gauche qui assume le tournant écologique.

- Le développement doit devenir un objectif transversal de toutes les politiques publiques. Les initiatives locales sont intéressantes, mais il revient à l’Etat d’assumer son rôle. Proposons une véritable fiscalité écologique qui modulerait l’ensemble des prélèvements en fonction de l’impact écologique (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu…).

- Pour faire face aux défis énergétiques de l’avenir, la question du contrôle des entreprises clefs du secteur doit être posée. Un pôle public de l’énergie EDF-GDF doit être créé. La question doit être posée pour AREVA et pour TOTAL.

- Pour assurer une gestion efficace de l’eau et des prix raisonnables, les régies publiques doivent être stimulées.

Voilà quelques éléments d’une gauche décomplexée : une gauche qui regarde le monde tel qu’il est, qui promeut ses valeurs et qui prépare l’avenir. Une gauche qui ne rougit pas d’être de gauche. Une gauche qui est prête à regarder sa propre histoire sans tabou. Une gauche de changement qui propose concrètement et qui trace une perspective de long terme.


medium_RAG341.741.pngRAG 34. Les lolo's 34

10:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GAUCHE DECOMPLEXEE, RAG, RAG 34

27.07.2007

Sarkozy vend "le feu nucléaire" à un dictateur

Centrale nucléaire vendue par M. Sarkozy au dictateur Kadhafi : NON, ce n'est PAS pour désaliniser l'eau de mer

medium_rezologosmini.2.gifLa désalinisation de l'eau de mer n'est qu'un subterfuge pour tenter de justifier le nucléaire

Sous prétexte "d'aider la Libye à réintégrer le concert des nations", le Président français vient de signer un accord pour livrer un réacteur nucléaire au dictateur libyen Kadhafi.

Dans cette affaire, M. Sarkozy a commis des fautes majeures et a menti à plusieurs reprises :

La désalinisation de l'eau de mer est un faux prétexte
Paris prétend que le réacteur nucléaire promis à la Libye servira à désaliniser l'eau de mer. C'est un subterfuge : pour cela, il est bien plus efficace, bien moins cher et bien plus écologique d'utiliser l'énergie solaire, pour laquelle la Libye a des atouts exceptionnels... à condition d'investir dans ce secteur et non dans l'atome. M Kadhafi n'à que faire de désaliniser l'eau, son objectif est d'obtenir à des technologies nucléaires, dans le but d'accéder tôt ou tard à l'arme atomique.

La Libye ne doit pas investir dans le nucléaire mais dans le solaire
La Libye est très largement auto-suffisante en énergie puisqu'elle regorge de pétrole. Et si elle souhaite se diversifier, elle doit logiquement privilégier l'énergie solaire : l'ensoleillement du pays tout au long de l'année est remarquable. L'énergie solaire est renouvelable, ne produit pas de déchets radioactifs, et ne mène pas à l'arme atomique (mais c'est certainement cela que M Kadhafi lui reproche !)

Nucléaire civil et militaire sont indissociables
L'actualité (Iran, Corée du Nord) montre que nucléaire civil et militaire sont intimement liés. Ce n'est pas pour rien si les grandes puissances ne croient pas l'Iran qui, pourtant, annonce avoir un programme nucléaire purement civil. Livrer du nucléaire "civil" à la Libye reviendrait à aider ce pays à accéder, tôt ou tard, à l'arme atomique.

Livrer un réacteur nucléaire à un dictateur est irresponsable
M Kadhafi a certes fini par libérer ses otages bulgares, mais il n'en reste pas moins un dangereux dictateur. Ses sautes d'humeur et ses revirements stratégiques ont été si brutaux depuis près de 40 ans qu'il est rigoureusement impensable de lui faire confiance. Hélas, M Sarkozy ne semble pas avoir pris conscience de ces données pourtant évidentes.

Nicolas Sarkozy a menti le 24 juillet
Lors de sa conférence de presse le 24 juillet à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a été interrogé par un journaliste qui s'est fait l'écho des accusations portées par le Réseau "Sortir du nucléaire" : celui-ci annonçait que les infirmières bulgares allaient servir de "monnaie d'échange" pour un véritable "troc nucléaire". M Sarkozy a nié l'existence d'un tel arrangement et, le lendemain, M Martinon, porte-parole de l'Elysée, a affirmé qu'il n'était "pas question" de parler de "coopération nucléaire" au cours de la rencontre entre les deux chefs d'Etat mercredi. En réalité, il est clair que cet accord nucléaire était prêt depuis longtemps et qu'il n'a pas été rédigé en quelques minutes dans le palais du dictateur libyen.

L'aveu de M Sarkozy sur le "Grenelle de l'environnement"
En signant avec M Kadhafi un accord pour développer un programme nucléaire, M Sarkozy avoue involontairement que le "Grenelle de l'environnement", qui doit se tenir à l'automne, ne servira à rien : M Sarkozy a d'ores et déjà décrété que le nucléaire était acceptable sur le plan environnemental (alors qu'aucune solution n'existe pour les déchets radioactifs, et que l'accident nucléaire menace plus que jamais). Les accusations portées par le Réseau "Sortir du nucléaire", qui refuse de participer au "Grenelle", se révèlent encore une fois exactes.

Comuniqué du 26 juillet du réseau Sortir du Nucléaire

L'ATOME, C'EST CADEAU !

Lire le communiqué précédent

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17:30 Publié dans Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : NUCLEAIRE, AREVA, KHADAFI, SARKOZY, SORTIR DU NUCLEAIRE

08.07.2007

L'été des "babas cools" sur ARTE



Nostalgie ou découverte, cet été ARTE propose une série d'émissions, de documentaires et films consacrés au mouvement hippie.

De juillet à août - ARTE fête le Summer of Love

Eté 1967 : quelque part en Californie, s'invente un mouvement qui va marquer toute une génération, et bien au-delà. Le Summer of Love durera finalement près d'une décennie.

Films cultes, concerts mythiques, docus de légende : ARTE vous offre une traversée sans nostalgie des années hippies, présentée par Jane Birkin (vidéo : 1.05 mn)


Tout le programme de l'été de l'utopie, de l'amour, du rock, et de la liberté !

A VOIR ABSOLUMENT !

RAG 34. Lolo34

10:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HIPPIE, ARTE, SUMMER OF LOVE

04.06.2007

Erika : les réquisitions sont enfin tombées

Crédit Photo : AFP/Marine Nationale
La poupe du pétrolier maltais Erika en train de sombrer, le 12 décembre 1999

Le parquet a requis lundi la relaxe des secours mais la condamnation pour "pollution" de 7 acteurs, dont Total, qu'il voudrait voir verser 350.000 euros.

Dénonçant leur "désivolture" des acteurs de ce drame, le ministère public a en outre requis un an de prison contre le propriétaire de l'Erika et contre le gestionnaire.

La journée était attendue par les victimes. Après près de quatre heures de réquisitoire, le parquet de Paris a rendu lundi soir devant le tribunal correctionnel ses réquisitions dans le procès du naufrage en 1999 de l'Erika, qui avait souillé quelque 400 kilomètres de côtes françaises. Voici le détail des réquisitions puis les raisons invoquées par le ministère public.

Condamnation pour "pollution" et amende maximum de 375.000 euros requises contre la société Total SA.
Condamnation pour "pollution" et amende de 375.000 euros requises contre la société de classification italienne Rina, chargée notamment d'inspecter les travaux effectués sur le bateau.
Condamnation et peine d'un an de prison, avec possibilité de sursis, et amende de 75.000 euros requises contre Giuseppe Savarese, propriétaire de l'Erika (armateur) et contre Antonio Pollara, le gestionnaire de l'Erika, pour avoir été "par imprudence et négligence" à l'origine d'une "pollution" et pour "mise en danger de la vie d'autrui".
Condmanation pour "pollution" et amende de 10.000 euros requises contre l'Indien Karun Mathur, capitaine de l'Erika.
Relaxe à l'encontre des quatre responsables des secours poursuivis pour abstention volontaire de combattre un sinistre.
Relaxe requise pour Bertrand Thouillin, la seule personne physique de Total poursuivie.
Relaxe pour les propriétaires de Selmont, coquille vide qui a affrété l'Erika pour six mois et auprès de laquelle Total a affrété à son tour le navire pour un seul voyage.
Le ministère public a ainsi voulu dénoncer l'enchaînement des "comportements désinvoltes" qui ont abouti au naufrage du pétrolier, prélude à une marée noire. Conclusion du parquet : Total et

Pour la relaxe des secours, le parquet a notamment mis en avant le matériel vétuste et les "difficultés techniques" du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) d'Etel et du Centre opérationnel de la marine (COM), soulignant que le jour du naufrage, en pleine "tempête", ils étaient débordés par "d'autres événements urgents". Relaxe demandée également pour les deux propriétaires de Selmont, la société intermédiaire auprès de laquelle Total avait loué le navire.

La déclaration de culpabilité du groupe pétrolier, qui a annoncé un bénéfice record de 12,27 milliards d'euros en 2005, pourrait entraîner sa responsabilité civile et le contraindre à réparer les dommages davantage qu'il ne l'a déjà fait. Quant au gestionnaire, à l'armateur ou à la société de classification de l'Erika, ils risquent gros car leur assurance est plafonnée et risque de ne pas payer si le tribunal estime qu'ils ont commis une "faute inexcusable", souligne un de leurs défenseurs.

"Désinvolture"

Le ministère public a eu la dent dure contre Total, lui reprochant de nier ses responsabilités alors que le groupe "supervisait partiellement la marche même du navire". Quant au vetting, cette inspection du bateau par les compagnies pétrolières, elle engage la "responsabilité" du groupe, a-t-il assuré, jugeant "pour le moins douteux" que la société n'en ait pas eu conscience.

Même sévérité avec les autres acteurs du drame, à commencer par l'armateur et le gestionnaire qui, a-t-il dit, ne pouvaient ignorer "le risque particulièrement grave de pollution" causé par "la corrosion manifeste, généralisée et ravageuse" de ce bateau proche de 25 ans. Et avoir remplacé les tôles "avec des pièces de rechange moins épaisses..., c'est incompatible avec les obligations de prudence", a-t-il lancé, dénonçant le "comportement désinvolte" des deux hommes. Quant à la société Rina, elle "s'est contentée, par complaisance pour son client (Giuseppe Savarese) de prescrire de nouvelles mesures d'épaisseur" de la coque, sans suspendre les certificats de navigabilité.

Le procureur balaie de la main les théories des prévenus pour expliquer le naufrage. L'oscillation violente du pétrole dans les cuves ? Impossible, dit-il, car elles étaient pleines à ras bord, et un tel phénomène fait "un boucan d'enfer" que l'équipage n'a pas remarqué. Une lésion cachée provoquée par un choc ? Tout juste "un scénario ad hoc dont on se garde bien de décrire l'exact mécanisme". Quant au capitaine indien Karun Mathur, resté dans son pays, "il peut lui être reproché d'avoir appareillé à bord d'un navire aux infrastructures manifestement dangereuses (puisqu'il) avait inspecté les cuves de ballast et constaté des anomalies". Le procès doit durer jusqu'au 13 juin.

(D'après agence).

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20:52 Publié dans Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ERIKA, TOTAL, TOTALEMENT IRRESPONSABLE ?

01.06.2007

Pour une nouvelle Europe sociale : Un avenir social commun !

Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre le risque d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

A l'occasion de la présentation, à Paris, d'un rapport sur l'Europe sociale de Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, et Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, Ségolène Royal s'est exprimée sur l'organisation d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

C'est une "obligation démocratique", après le rejet du traité constitutionnel par les Français en mai 2005. Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre ce risque politique".

Elle a précisé que "ce référendum interviendra en même temps que les élections au Parlement européen, le 14 juin 2009.

C'est très court, il faudra entre-temps faire la preuve que l'Europe avance", citant comme "preuves", la création d'un salaire minimum européen, la lutte contre le chômage et les délocalisations, l'investissement dans la recherche et "la préparation de l'après pétrole".

"Il faudra mettre en place un gouvernement économique (de la zone euro ndlr) et le faire correctement fonctionner. L'objectif de ce gouvernement économique, ce ne sera pas seulement la lutte contre l'inflation comme c'est le cas aujourd'hui mais également la croissance et l'emploi.

Pour cela, je souhaite que les compétences de la banque centrale soient élargies. C'est une idée qui n'est aujourd'hui en Europe pas consensuelle.

Si l'Europe se relève et devient efficace, les Français accepteront de lui donner des institutions pour fonctionner mais pas l'inverse".

Ségolène Royal a ensuite déclaré que "si la France est bien notre patrie, l'Europe est aussi notre nouvelle frontière".

Défendre en même temps la nation et l'Europe, "non seulement ce n'est pas incompatible mais les deux sont étroitement liées".

Télécharger en PDF "Pour une nouvelle Europe sociale : dix principes pour un avenir commun"

Télécharger le rapport dans son intégralité (doc.pdf)

RAG 34. Ann des lolo's 34

07:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Nature/Environnement , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, EUROPE, TRAITE, TCE, REFERENDUM, RAG 34, ROYAL

18.05.2007

Les 15 pions du gouvernement de François Fion

Les 15 pions du gouvernement de François Fillon

Ecologie, développement et aménagement durable
Alain JUPPE, ministre d'Etat

Economie, Finances et Emploi
Jean-Louis BORLOO

Intérieur, Outre-Mer et Collectivités territoriales
Michèle ALLIOT-MARIE (UMP)

Affaires étrangères et européennes
Bernard KOUCHNER

Immigration, Intégration, Identité nationale et Co-développement
Brice HORTEFEUX (UMP)

Garde des Sceaux, Justice
Rachida DATI (UMP)

Travail, relations sociales et solidarité
Xavier BERTRAND (UMP)

Education
Xavier DARCOS ( UMP)

Enseignement supérieur et Recherche
Valérie PECRESSE (UMP)

Défense
Hervé MORIN (UDF)

Santé, Jeunesse et Sports
Roselyne BACHELOT-NARQUIN (UMP)

Logement et Ville
Christine BOUTIN

Agriculture et pêche
Christine LAGARDE

Culture, Communication et Porte-parole du gouvernement
Christine ALBANEL

Budget, Comptes publics, Fonction publique
Eric WOERTH

RAG 34. Lolo34

18:05 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FILLON, nominations gouvernement mai 2007, RAG 34

06.05.2007

Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?

Nicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %








Ségolène Royal : 46,94 %










La France a choisi : A DROITE TOUTE !









Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).

Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !

05.05.2007

Souvenirs, souvenirs (3.02.2006) ... Affaire des caricatures, SARKOZY défend fermement la liberté d'expression!

L'AFFICHE INTERDITE:

VOTEZ LE PEN!
Pour info l'affiche interdite est dans notre album photos.

Le photographe de Sarkozy baîllonne la liberté d’expression sur l’Internet
Le 19 décembre 2005, le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris lançaient l’affiche « Votez Le Pen », avec un portrait de Nicolas Sarkozy pour dénoncer la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du ministre de l’Intérieur vers un discours et une politique d’extrême droite toujours plus affirmée. Une affiche largement collée dans les rues de Paris et disponible en téléchargement sur le site Web d’Act Up-Paris.

Le 21 décembre 2005, les représentants légaux du photographe, utilisant des menaces de poursuites judiciaires pour « contrefaçon » d’une photographie de Sarkozy, ont contraint Act Up-Paris de retirer le visuel de cette affiche de son site Web.

Ainsi, pour la première fois depuis longtemps en France, un particulier vient de demander et d’obtenir sous la menace et au nom de ses intérêts privés, le retrait d’une expression politique diffusée sur l’Internet, sans qu’une décision de justice vienne à l’appui de cet état de fait.

Le fait d’une utilisation « non autorisée » (la fameuse « contrefaçon ») d’une photographie officielle d’un homme public ne nous semble justifier en rien, et en tout état de cause, nous apparaît comme un acte de censure pur et simple. Les intérêts commerciaux d’un photographe de régime ne nous semblent pas non plus être une raison suffisante pour interdire le libre exercice du droit de critique de la politique gouvernementale, qui devrait être celui de tout citoyen.

Qui plus est, nous sommes tout de même en droit de nous demander quel rôle réel a joué l’UMP dans cette plainte pour le moins opportune pour violation du « droit d’auteur » qui permet de baîllonner l’une des voix qui dénoncent le recyclage des idées d’extrême-droite dans la politique du ministre de l’Intérieur, en particulier, et de la droite en général (comme l’a souligné l’édition de la semaine dernière du Canard enchaîné). C’est en tout cas ce que pourrait laisser entendre l’arrestation aujourd’hui même de plusieurs membres du 9e collectif en rapport avec cette campagne.

Considérant qu’il s’agit là d’une remise en cause de la liberté d’expression sur l’Internet, qui s’inscrit dans un contexte global de répression des mouvements sociaux et d’atteinte aux libertés publiques.

Considérant que c’est aussi une grave remise en cause du principe fondamental du droit à la critique, à la satire ou à la caricature de ceux et celles qui font profession de l’excercice du pouvoir.

Considérant qu’il est important dans de telles circonstances d’exprimer notre solidarité avec le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris.

Nous appelons chacun et chacune à télécharger les fichiers numériques de cette affiche, à les diffuser, à les partager, à les reproduire sur leurs propres sites web ou blogs, afin que, dans le cadre répressif de l’Etat d’exception sous lequel nous vivons, la liberté d’expression garde encore un peu de sens.

Paris le 22 décembre 2005
samizdat.net

Une affiche provocatrice, pour dénoncer les propos d'un "caporal en campagne"exhortant sa compagnie, à nettoyer au "karcher", les lieux de bannissement de toutes ses "racailles". Au delà de ces propos de café du commerce, nous attendons mieux des ors de la République, de notre Ministre de l'Intérieur.
Un déjà vu idéologique, comme ce Georges Ripert, nommé, le 6 septembre 1940, sous-secrétaire d’État à l’Instruction publique , qui déclarait nécessaire de "nettoyer l'école primaire";bien avant l'invention du Karcher, et de plus, responsable de la suppression des Écoles normales, de l’exclusion des enfants juifs et de l’interdiction des syndicats d’enseignants, dont le SNI!

Dans mon inconsient cette affiche interdite, m'en remémore une autre, à contrario très largement diffusée en 1944 : l'Affiche Rouge ( voir dans l'album photos).

Face au Pouvoir, le Peuple est toujours nu.
Maladresses obligent et Carnaval bientôt: moquons-nous donc, un peu, beaucoup..!
A la suite, la musique adoucit les moeurs, (magnéto Lolo).
Play, pause, stop. C'est trop facile...


Contre-Danse Hongroise
Vidéo envoyée par rag34

Contredanse Hongroise
d'après la danse hongroise n°5 de Brahms
(Paroles de J. B.)

Pasqua, Ponia, Pasqua, Ponia,
Pasqua, Ponia, Marcelin !

IL nous vient tout droit de Hongrie
Il est tout p'tit Nicola-as Sarkozy
Nosferatu du quai des Orfèvres
Le brushing, les dents longues, grandes zoreilles, l'oeil est sombre
Planquez vous-ou le voilà!

On l'adore chez tous les pandores
Les CRS de lui aiment les caresses
Hongrois rêvé de tous les Poulets
La matraque la flash-balle les menottes au radiateur
on va bientôt ho déguster hé!

Quand il voit un Rom
Tout de suite il le dégomme
Quand il voit un Beur
Il fait chauffer le charter
Quand il Voit un Black
On entend voler les claques
Aïe! il est comme ça ha!
Notre Ni-i-i-colas

Attention les gars v'la Nicolas ha!
Attention les filles v'la Sarkozy hi!
Attention les gars v'la Nicolas la!
Attention les filles v'la Sarkozy zi!

A quoi pense-t-il , Aurait il des ambitions
Mais que fait-il, Il s'approche de Matignon
A quoi rêve-t-il, veut-il se faire désirer
Mais ou va-t-il, Il s'approche de l'Elysée
Donne tes papiers !!

VOIR AUSSI: Clickez--> Sarkozy : Les Trente ans de politique d’un jeune loup (post) gaulliste


Rassembler à gauche 34. Lolo34.

17:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : SARKO Votez LE PEN !

04.05.2007

Suites du débat N. Sarkozy – S. Royal : Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 772 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr

Communiqué de presse du 3 mai 2007

Suites du débat N. Sarkozy – S. Royal
Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France

Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :

Le nucléaire représente 78% de l'ELECTRICITE produite en France, mais il ne couvre finalement que 17% de l'ENERGIE consommée dans l'hexagone. Le nucléaire représente d'ailleurs à peine 2% de l'énergie consommée sur la planète, ce qui en fait une énergie marginale (bien que le risque nucléaire soit, lui, maximal).

Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs.(*)
Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité.

Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).

Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités.

C'est pour cela que la facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays (en cas d'accident nucléaire)

De plus, la facture nucléaire s'annonce elle aussi très lourde (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros.

En résumé, le nucléaire est une énergie trop marginale pour pouvoir protéger la France de la montée du prix de l'énergie, et le nucléaire s'avère finalement une très mauvaise affaire financière pour la France.

(*) N. Sarkozy a également confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires.
Cette incompétence est d’autant plus surprenante que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération.

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09:36 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sortir du nucléaire

02.05.2007

SARKOZY : C'est l'homme du passé et du passif. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain.

Interview de Ségolène Royal dans le Monde.

Elle revient sur le débat avec François Bayrou : «C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc. Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation. »

« L'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. François Bayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste. »

« La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq années de droite dure. Quant au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie. »

« Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi. »

A propos de l’investiture promis par Nicolas Sarkozy aux députés UDF qui le rejoindraient, Ségolène Royal « laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain. »

Lire l'intégralité de l'interview

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09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.05.2007

D'internet à Charléty, mobilisation tous azimuts à gauche

PARIS (Reuters) - SMS en rafales, mailings généralisés, appels d'intellectuels en faveur de Ségolène Royal et grand "concert pour la victoire": la gauche sonne la mobilisation générale à six jours du second tour.

Lundi, la candidate socialiste a reçu le soutien sans équivoque de José Bové après avoir rencontré la semaine dernière Arlette Laguiller et Dominique Voynet et - symbole du grand écart nécessaire pour conjurer l'arithmétique du premier tour - débattu samedi pendant près de deux heures avec François Bayrou.

Chargé d'une mission sur la "souveraineté alimentaire" et les relations Nord-Sud, le candidat altermondialiste, qui a recueilli 1,32% des voix le 22 avril, a appelé les électeurs à ne pas s'abstenir le 6 mai et à faire le bon "choix de société".

"J'affirme qu'il y a pour notre pays nécessité de choisir: ou on est dans une société du vivre ensemble ou on est dans une société du conflit permanent, de l'opposition systématique" qu'incarne à ses yeux Nicolas Sarkozy.

Cinq ans après le 21 avril, le Parti socialiste se souvient d'avoir manqué la marche de très peu en 2002, Lionel Jospin ayant été éliminé dès le premier tour pour moins de 200.000 voix.

Cette année, estime un conseiller de la candidate, il y a "500.000 voix à faire changer", soit "deux points d'écart" dans les sondages avant le deuxième tour.

Sur le modèle de l'Espagne, le PS espérait pouvoir engranger un million d'adresses internet pour diffuser des messages de mobilisation jusqu'à la dernière minute.

Au dernier comptage, l'équipe de campagne de la candidate disposait de 350.000 noms à qui quatre à cinq mails sont désormais envoyés tous les jours.

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Parallèlement, depuis deux mois, l'équipe de campagne diffuse tous les jours des messages écrits par téléphone portable pour annoncer l'agenda de la journée, diffuser une phrase-clé de la candidate ou une consigne de mobilisation.

Ségolène Royal elle-même, via une base de données informatique, envoie environ un SMS toutes les 48 heures vers 2.000 grands élus du PS, membres du Bureau national ou partenaires de la campagne et 20.000 personnalités.

WOODSTOCK BIS?

Lundi, Libération et le Nouvel Observateur ont publié deux appels parallèles d'intellectuels de gauche appelant à voter pour Ségolène Royal, d'Aimé Césaire à Jeanne Moreau en passant par le spécialiste des médias Dominique Wolton au généticien Axel Kahn.

Dans la dernière ligne droite, l'avant-dernier meeting de Ségolène Royal, à Paris, a été transformé en grand concert gratuit, qui doit se dérouler mardi au stade Charléty.

"C'est notre Woodstock à nous", s'est amusé le chanteur Cali, citant une "guest list évoluant d'heure en heure" mais qui compte déjà Benabar, Yannick Noah, Miossec, Renaud, Michel Delpech, le slameur Grand Corps Malade, de nombreux rappeurs ou encore les Têtes raides.

"Une programmation à faire pâlir les 20h30 de TF1", a plaisanté l'acteur Yvan Le Bolloch, qui arborait une chemise rose étincelante et une brosse à dents dans la poche.

Deux jours après le meeting parisien du candidat de l'UMP, au Palais omnisports de Bercy, il table sur "35.000 à 40.000 personnes".

Le réalisateur serbe Emir Kusturica a fait savoir qu'il s'associait à l'évènement, intitulé "grand concert de la fraternité", qui doit durer près de quatre heures. "Donc ça dépasse les frontières", s'est réjoui l'agent artistique Dominique Besnehard, proche de la candidate.

A l'heure où Nicolas Sarkozy renouvelle ses critiques sur le mouvement estudiantin et ouvrier de mai 1968, le lieu n'a pas été choisi au hasard. Le 27 mai 1968, les étudiants non communistes et les forces de gauche y avaient organisé un grand rassemblement, auquel avaient participé entre 30.000 et 50.000 personnes.

"C'était houleux", s'est souvenu Georges Moustaki lundi. Le candidat de l'UMP "s'en prend à une période de ma vie et de la vie de ma génération qui (...) était très importante au niveau des libertés qui ont été conquises (...) De vouloir les occulter, de vouloir les combattre c'est un crime de lèse-liberté", a dénoncé le compositeur du "Métèque".

"C'est une grande fête populaire, mais c'est aussi un événement profond en terme de valeurs, d'humanité, de fraternité, de vivre ensemble, et aussi de gaieté, d'énergie", a déclaré la candidate qui doit prendre la parole vers 18h30 et qui a remercié les artistes qui se sont "spontanément mobilisés".

"L'objectif c'est, pendant qu'on peut encore, se taper sur les cuisses et rigoler entre collègues", a déclaré, l'air grave, l'acteur Yvan Le Bolloch. Dans l'espoir d'une victoire de Ségolène Royal dimanche, il n'a "pas prévu d'émigrer en Suisse" même s'il "aime les sports d'hiver et les grosses cylindrées" -- comme Johnny Hallyday, qui soutient Nicolas Sarkozy.

08:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.04.2007

DSK : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"

Dominique Strauss-Kahn : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"
"On ne cherche pas des faux-fuyants, des mauvaises raisons, des arguments techniques. On dit : je suis de gauche. On dit : je suis un démocrate. On dit : le choix nous engage pour cinq ans, pour dix ans peut-être. On dit : je vote pour Ségolène Royal."

Lire la suite

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21:49 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DSK à Lyon

28.04.2007

Vidéo clip : Nos camarades tahitiens au charbon aussi...

Durée : 03:17 Pris le : 19 avril 2007Lieu : Papeete, Polynésie Française



Avez-vous remarqué le prix d'un paquet de colle ? Plus cher que le pétrole... Ia fiu !

Les lolo's 34 et Lolo34.

15:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TAHITI DEVANT!

En ce moment dialogue entre Ségolène ROYAL et François BAYROU. Pour l'Hérault sur la FM : RMC 104.3

"L'impossible" débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura bien lieu ce matin à 11 h00 et sera retransmis depuis un hôtel parisien par BFMTV et RMC infos.

Avec Sarkozy tout devient pénible !

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11:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DEBAT ROYAL BAYROU ce samedi à 11h00

27.04.2007

Ségolène ROYAL : "J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste."

Ségolène Royal invitée de "A vous de juger".

Ségolène Royal expose tous les aspects de son programme, de l'économie à la justice. Elle souligne le "clivage très profond" entre son projet et celui de son adversaire de l'UMP.

"J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste, réformer sans brutaliser, en écoutant pour agir juste et ensuite exercer une autorité juste, pas aveugle, brutale".

Evoquant les difficultés des Français, elle s'engage à "changer le désordre" vécu par "ces femmes qui partent avec 600 euros" par mois de retraite, ces chômeurs qui "font semblant de partir travailler le matin", les caissières qui toute leur vie, sont cantonnées au smic.

Ségolène Royal souhaite "des salariés bien sécurisés dans leur travail", estimant que "le fléau auquel il faut répondre, c'est les millions de salariés qui n'ont pas du tout de travail".

La candidate socialiste reproche à Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine".

"Je ne suis pas pour dire qu'il y a des gens qui veulent se lever tôt et d'autres qui aiment se coucher tard, je ne suis pas pour dresser les Français les uns contre les autres", dit-elle, accusant son adversaire de "draguer les voix populistes".

Interrogée sur les moyens financiers nécessaires à son programme, elle répond: "Je relance la croissance". On dope la croissance "en remettant du dialogue social dans l'entreprise", et "il est possible de concilier le respect des salariés et la performance et la compétitivité de l'entreprise".

Sur la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal répète qu'elle se fera "au cas par cas". Mais elle assure comprendre les difficultés de certaines familles.

"Si j'étais dans un pays où il n'y a rien, je prendrais mes enfants sous le bras et je les emmènerais dans un pays où ils pourraient manger et aller à l'école".

Elle réaffirme sa volonté de doubler le budget de la justice et s'est insurgée contre le fait que les indemnisations aux victimes du procès d'Outreau "n'ont toujours pas été versées."

A propos des jeunes multi-récidivistes, que Nicolas Sarkozy veut sanctionner comme des adultes, Ségolène Royal estime qu'il faut prévenir la récidive en sanctionnant "au premier acte de délinquance".

"Il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore des délinquants".

La candidate renouvelle sa proposition faite à François Bayrou d'un débat vendredi devant la PQR.

Elle s'est aussi réjouie que François Bayrou ait "compris un certain nombre de choses" au cours de la campagne électorale. "Il a bougé au cours de cette campagne".

Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès", en prenant "les bonnes idées, d'où qu'elles viennent".

Le débat d'entre-deux tours du 2 mai avec Nicolas Sarkozy sera "une épreuve, c'est un moment difficile et je m'y prépare au mieux", reconnaît la candidate socialiste sur France-2. "C'est une étape importante" mais pas "déterminante".

"Les Français nous connaissent, nous regardent, peuvent comparer deux visions de la France, deux tempéraments, deux personnalités très différentes. C'est un élément très important pour qu'ils affinent leur jugement".

Face au "génocide abominable" au Darfour, Ségolène Royal prend fermement position : "La communauté internationale est restée trop longtemps indifférente par rapport à ce drame et aujourd'hui il faut vraiment agir et pas seulement se plaindre dans des discours", exhorte la candidate socialiste, qui réclame des "corridors humanitaires".

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde. Je pense qu'il faut qu'il y ait des menaces de sanctions très fermes. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable."

Alors qu'on lui demande si elle pourrait aller jusqu'au boycott des Jeux Olympiques de Pékin, elle répond: "je ne l'exclus pas, parce qu'à un moment, lorsqu'il y a une telle inaction, une telle inertie, il faut que tous les moyens soient utilisés pour que ça bouge."

Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 1/2

Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 2/2

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10:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL A VOUS DE JUGER

J-9 : Ségo au chrono ! Bayrou à la proue ?

L'impossible débat
C'était annoncé par Jean-Louis Bianco : Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou après de longues tractations devait avoir lieu ce samedi matin 28 avril à partir de 11h00 sur Canal + et à la radio sur France Inter.

Mais c'était sans compter sur les pressions exercées par Sarkozy pour en empêcher le déroulement selon les certitudes des deux intéressés.

Comédie tragicomique d'après l'entourage de Sarkozy.

Le vrai drame, c'est qu'avec Nicolas Sarkozy et ses Zamis tout devient pénible !

L'IMPORTANT C'EST LE DEBAT DU 2 MAI !


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19.04.2007

Web TV : Regarder le meeting de Ségolène Royal à Toulouse jeudi 19 avril



Vous n'avez pas encore fait votre choix, vous êtes indécis ?

Regarder en direct le meeting de Ségolène à Toulouse jeudi 19 avril à partir de 19 h00 sur www.parti-socialiste.tv

Ségolène Royal tiendra son dernier grand meeting avant le premier tour
- un rassemblement de milliers de personnes à Toulouse.
Elle sera rejointe par le premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, l'une des figures majeures de la gauche européenne, ainsi que par des personnalités qui la soutiennent dans la campagne.



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19:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Meeting Ségolène ROYAL à Toulouse

(5/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

5- Décider l'excellence environnementale



Durée : 09:36 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Décider l'excellence environnementale

Le 5 avril 2007

Les sept piliers

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08:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

17.04.2007

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage ! La gauche peut, doit, va gagner.

Seule Ségolène Royal est en mesure de battre Sarkozy au 2e tour
dimanche 15 avril 2007 par Gérard Filoche

Si la gauche réussit à faire passer Ségolène le 22 avril, elle aura toutes les chances de battre Sarkozy le 6 mai... elle aura un pouvoir attractif pour sortir de l’abstention toutes les voix de gauche, et pour attirer au delà. Sarkozy sera rejeté comme le sortant agité, l’homme au karcher dangereux...
Mais si Ségolène est éliminée le 22 avril, cela se jouera à droite et Sarkozy battra Bayrou ou Le Pen le 6 mai

Il faut le dire maintenant aux manoeuvriers marginaux à la Rocard-Kouchner qui appellent à écarter Ségolène Royal pour que ce soit Bayrou qui batte Sarkozy : cela n’arrivera pas !

Il faut que ceux qui seraient désorientés et pourraient commettre l’erreur irréparable en croyant mieux faire barrage à Sarkozy le sachent, le comprennent à temps. Il n’y a aucune chance chance pour le “sortant” Bayrou, le clone de l’autre “sortant” Sarkozy : ce sont les électeurs de droite qui trancheront et ils sont majoritairement UMP contre UDF.

A notre niveau, dans notre camp, nous faisons tout et devons tout faire pour que la gauche batte la droite, et pas pour que la gauche arbitre entre les candidats de droite.

Nous voulons donc, il reste huit jours, que Ségolène soit la mieux placée possible le 22 avril pour l’emporter le 6 mai.

Dans ce pays, la gauche est majoritaire en profondeur, quoique semblent en dire les sondages du moment, les réserves de voix sont à gauche, il faut révéler cette majorité, la mobiliser, la rassembler, c’est possible et qu’on le veuille ou non, seule Ségolène Royal est, dans cette élection, en mesure d’opérer ce rassemblement si elle passe la barre du premier tour.

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage !
Nous mobilisons tout notre camp de gauche, la gauche peut, doit, va gagner.

Mais nous n’arbitrerons pas sinon entre les deux droites Bayrou et Sarkozy, nous appellerons à ne voter ni pour l’un ni pour l’autre !

De façon active, des millions et des millions d’électeurs de gauche refuseront de cautionner l’un des candidats de droite au deuxième tour, si par malheur il n’y avait que ce choix. Une telle subordination aggraverait la défaite.

Si par malheur, comme le veulent Rocard et Kouchner, nous étions écartés au premier tour, nous ferions campagne, nous mobiliserions au deuxième tour pour que la gauche conserve ses forces et reste en dehors du traquenard, qu’elle ne se soumette à aucun des candidats du camp adverse. Ni Poher, ni Chirac, ni Bayrou...
Nous tirons les leçons du “vote Chirac” du 5 mai 2002 et de l’usage qu’il a fait de nos voix en piétinant pendant cinq ans toutes les aspirations sociales des millions de salariés qui produisent les richesses de ce pays.

Que les candidats de droite aient le moins de voix possible pour faire leur politique anti-sociale !

Pas une voix de gauche pour les sortants Bayrou-Sarkozy
Pas une voix de gauche, ni le 22 avril, ni le 6 mai pour ceux qui ont voté toutes les mesures ultra libérales depuis 2002, la loi Fillon sur les retraites, la loi Douste-Blazy contre la Sécu, les lois contre le code du travail, la baisse des impôts des riches, les mesures contre les sans papiers et les immigrés, la politique répressive de l’état pénal, le CNE et le CPE...

Ce refus de cautionner aucun des candidats de la droite sera à coup sur empiriquement suivi par une très large majorité de la gauche. Cela suffira.

Nous œuvrerons concrètement de toutes nos forces pour que cette majorité soit la plus large possible et que peu d’électeurs se fassent abuser par le camp adverse.

Et ce seront donc les électeurs de droite Udf et Ump qui départageront les candidats Ump et Udf.

Pas nous.

Pas la gauche.

Pour nous, ce sera bonnet blanc blanc bonnet, vert chou, chou vert.

Ceux, comme Rocard et Kouchner qui appellent à trahir leur camp dés maintenant, en votant dés le 22 avril pour un candidat de droite contre un autre, en seront pour leurs frais : ils divisent la gauche aujourd’hui sans assurer la victoire de leur nouveau champion Bayrou demain. Celui-ci serait battu le 6 mai par Sarkozy.

Leur manoeuvre ne paiera pas : chacun comprendra que seule la candidate de gauche est en mesure de rassembler le maximum des voix de gauche, pas un candidat de droite.

Que le gouvernement qui doit suivre est un gouvernement de toute la gauche, pas d’alliance avec la droite ou le prétendu « centre ».

Gérard Filoche, le 15 avril 2007


RAG 34. Lolo34

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12.04.2007

Avez-vous choisi votre candidat ?

A dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, nous vous sollicitons afin que vous participiez à nos sondages électoraux.

Vous avez choisi votre candidat pour le premier tour de l'élection présidentielle? D'un clic, dites pour qui vous allez voter.

Nous vous proposons également six hypothèses de second tour, en fonction des sondages actuels. Comme vous le savez, quatre candidats y obtiennent des scores très supérieurs à ceux des huit autres candidats. C'est uniquement par rapport à cela que nous proposons ces sondages de second tour.

Le lien : http://www.pourquivoter.com/sondages/tous.html

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03.04.2007

"Votons pour la planète"

Dimanche 1 avril, la fondation Nicolas Hulot organisait un rassemblement à Paris, avec des personnalités issues du monde associatif, mais aussi politiques et artistes au Trocadéro, intitulé "Votons pour la planète". Alors que plus de 700 000 personnes ont signé le pacte de la fondation, Nicolas Hulot explique les enjeux de la campagne présidentiel pour l'environnement.

Retrouver les propositions du Pacte présidentiel de Ségolène Royal en matière d'excellence environnementale

Signer le pacte Pour la planète de la Fondation Nicolas Hulot

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00:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PACTE ECOLOGIQUE, HULOT

30.03.2007

J-24 : L'excellence environnementale

Les propositions du Pacte présidentiel
Le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements. Mais la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique et l'emploi. Nous pouvons donc choisir sereinement un nouveau modèle de développement.

Lire les propositions

Ségolène Royal : "Si je suis élue, le débat sur l'avenir énergétique de la France sera immédiatement ouvert"
Invitée de France 3 Centre le 28 mars, Ségolène Royal est revenue sur la question du nucléaire, sur les énergies renouvelables, ainsi que sur les OGM.

Lire la suite

Pour aller plus loin : lire le dossier sur "l'excellence environnementale"

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09:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ENVIRONNEMENT

22.03.2007

Chat-vidéo avec Ségolène Royal aujourd'hui à 15 heures

Ségolène Royal a décidé de parler directement aux Français qui la soutiennent comme aux indécis qui n'ont pas encore fait leur choix : elle participera à un chat-vidéo en direct du vieux Port de Marseille ce jeudi 22 à partir de 15 heures.

Participer au chat-vidéo : cliquez ici


Chat vidéo en direct du Vieux Port de Marseille : un mois pour la victoire !

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20.03.2007

Le couac du jour, la colère du jour

Le couac du jour

• L’UMP a fait savoir hier à ses militants et sympathisants qu’il serait de bon aloi de diffuser le discours de Nicolas Sarkozy de dimanche auprès des jeunes de leur entourage. Le texte précise expressément "via vos mailing lists ou celles de vos enfants."Le thème de la famille est plus que jamais au cœur de la campagne…
(Source: Libé du jour)

La colère du jour

Nicolas Hulot vient de piquer une colère.
L’esprit du pacte écologique aurait disparu,l’environnement serait redevenu un sujet à la marge…

L’occasion de faire 2 rappels :

• Nicolas Sarkozy est le seul candidat à s’opposer à la généralisation des procédures de démocratie participative quand les grands enjeux de sociétés sont en balance (proposition n°4 du pacte).

• François Bayrou entretient le flou sur sa volonté de réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité (proposition n°3 du pacte).

RAG 34. Lolo34

21:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, SARKOZY, HULOT

Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...

Qui sont les femmes qui gouvernent dans le Monde ?
Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement. Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-

Osez la femme, osez Ségolène !


RAG 34. Lovely34

11:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Chasse/Pêche , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Osez la femme, oser Ségolène !, RAG 34

Gagner la bataille de l'emploi

I) La droite et l’emploi : cinq années perdues

Le nombre de chômeurs avait été ramené de 3.137.500 en juin 1997 à 2.242.700 en mai 2002, soit une réduction de 894.800. Depuis juin 2002, il s’est simplement stabilisé, puisqu’il atteint 2 093 200 en janvier 2007.

Le chômage des jeunes est en hausse : 46.000 chômeurs de plus, soit une hausse de 15%.

Le chômage de longue durée stagne : 648.723 en janvier 2007 contre 630.604 en mai 2002, soit une baisse de 3%. En revanche, le taux de chômage d’une durée comprise entre 2 et 3 ans est en hausse : + 10.000 soit + 7%.

Cette situation résulte de la faiblesse des créations d’emplois : 161.900 emplois depuis mai 2002, soit seulement 38.000 par an. Entre 1997 et 2002, la France en avait créé 1.804.500, soit 360.900 par an. Depuis la mi-2002, la France crée dix fois moins d’emplois.

II) Polémique sur les statistiques

Quelle que soit la majorité, les statistiques du chômage sont sujettes à caution, puisqu’elles émanent du gouvernement. C’est pourquoi chaque année l’INSEE publie une enquête visant à corriger les statistiques gouvernementales en fonction des évolutions de la population active et de la réalité des emplois créés.

Pour la première fois cette année, le gouvernement a expressément demandé le report de la publication de l’enquête INSEE à l’automne, soit au lendemain des élections. Or, selon des experts de l’INSEE, le taux de chômage au sens du BIT, suite à ces corrections, se situerait aujourd’hui à 9,5% et non à 8,6%. Cette manipulation est d’ailleurs évidente : comment la France pouvait-elle compter 350.000 chômeurs de moins en 18 mois en ne créant que 180.000 emplois ?

III) Ségolène Royal, candidate du bon emploi pour chacun

- Ses propositions pour l’emploi des jeunes :

• Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises et en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions ;
• Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active ;
• Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés.
• Créer 500 000 emplois-tremplins, prioritairement destinés aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche ;
• Instaurer un prêt à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet personnel ou professionnel ;
• Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.

- Ses propositions pour l’emploi des chômeurs de longue durée :

• Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d'un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail ;
• Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études ;
• Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant : une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par un service public de l’emploi rénové.

- Ses propositions pour créer de nouvelles filières d’emploi :

• Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70.000 emplois
• Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
• Créer des emplois-parents, généraliser des écoles de parents et des consultations de médiation familiale pour aider les parents en difficultés à conforter leur autorité.




Avec Ségolène Royal,
Retrouvons le chemin de la croissance et de l’emploi !

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10:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

19.03.2007

1907-2007 Vigne et civilisation (2)

medium_vigne.jpgDans le cadre du centenaire de la révolte vigneronne en Languedoc-Roussillon de 1907, le réseau des médiathèques organise des conférences, des expositions, des projections...
Programme "Vigne et civilisation 1907-2007"

Médiathèque centrale Emile Zola :

- Jeudi 22 mars : l'économie ; conférence de Jean Clavel
- Jeudi 19 avril : la Révolte ; rencontre avec Jean Sagnes et Claude Ecken à l'occasion de la sortie de "1907, la Révolte du Midi de A à Z" et de la BD "1907, la longue marche des vignerons" (éd. Adacom).

L'économie : conférence de Jean Clavel

medium_clavel.jpgJean Clavel nous invite à réfléchir à l'avenir de ce vignoble, il développe une prospective s'appuyant sur l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et sur les nouveaux moyens de communication (Internet).
"Je suis né en 1934 d'une famille de vignerons depuis de nombreuses générations, originaire des Corbières par ma mère et du Bittérois par mon père.
J'ai consacré 40 ans de ma vie professionnelle et des heures indéterminées de ma vie personnelle à la renaissance de la notoriété et de l'image des vins du Languedoc. J'ai milité dans les années 60 aux Jeunes Agriculteurs , tout en travaillant à la production. Autodidacte, j'ai suivi la formation IFOCAP à Paris, (institut de formation des cadres paysans) et j'ai servi la mutation de l'agriculture et de la viticulture de la région dans diverses structures professionnelles.
J'ai assuré la direction du syndicat des Coteaux du Languedoc de 1976 à 1993 pour en faire le moteur de la transformation qualitative des vins de la région.
J'ai tenté de faire prendre conscience a des générations de vignerons que le vin est un bien culturel,symbolique,qu'il est un lubrifiant social enraciné dans une histoire millénaire et que seule sa qualité incontestable, adaptée à l'attente du laeder d'opinion et du consommateur permet la réussite commerciale. J'ai convaincu les publicistes, les agents de communication, que le vin n'est pas un produit agro-alimentaire banal, qu'on ne peut le présenter et le vendre comme une vulgaire lessive. J'ai lutté contre le laxisme et la facilité que les subventions de l'Etat et de la Communauté Européenne entretenaient chez de nombreux viticulteurs et certains de leurs responsables.
Nous pouvons dire, maintenant, que ce combat est gagné et que la notoriété et l'image des vins de qualité du Languedoc est reconnue internationalement, même si cette reconnaissance tarde à venir en France, la domination culturelle et de la communication parisienne s'exerçant d'une façon hégémonique dans notre pays."
Jean Clavel est également président du Syndicat des vignerons des Grés de Montpellier.
Son dernier livre "Le 21è siècle des vins du Languedoc - Du Monde Greco-Romain à Internet", (éd. Causse), nous propose, à l'aube du troisième millénaire, un bilan de l'activité du vignoble languedocien, vieux de déjà 2500 ans : son histoire, son expansion sont analysées de point de vue économique et évènementiel.
Une réflexion, également sur l'avenir de ce vignoble alors que les modes de consommation et de communication sont déjà façonnés par les nouvelles donnes des marchés mondiaux via Internet.

Retrouvez le programme des commémorations (Béziers...) sur le blog de Jean Clavel : 1907 la révolte vigneronne

Lire notre note précédente : Révolte vigneronne 1907 : Gloire au 17 ème !

medium_RAG341.492.pngRAG 34. Les lolo's 34

14:42 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16.03.2007

La droite et les OGM : mensonges à tous les étages

I) Plantes OGM : pas d'avantages décisifs et des doutes persistants
Les plantes OGM actuellement mises en culture ne présentent pas d'avantages décisifs sur le plan économique comme sur le plan de la santé, de l'environnement, ou des problèmes liés à la faim dans le monde.
Au contraire, elles constituent pour le moment un cheval de Troie pour la conception américaine des brevets qui pourrait nous conduire vers une appropriation du vivant par de grandes firmes privées multinationales.
La biodiversité est un patrimoine commun. Les Pays du sud ont le droit de choisir et de maîtriser leur modèle de développement sans qu’il leur soit imposé, dans le respect de leur environnement, et tous les agriculteurs du monde doivent disposer de ce même droit.
Cette commercialisation est d'autant plus inacceptable que cette utilisation à des fins mercantiles de plantes génétiquement modifiées se fait alors que peu de recherches sont menées, de façon objective et désintéressée, sur les effets pour la santé et l'environnement. Or, de vraies questions restent posées sur les OGM actuels, et notamment leur culture en plein champ.

II) L'UMP complice des firmes multinationales productrices d'OGM
Le programme de l’UMP explique que « le service rendu par les OGM n’est toujours pas probant au regard des risques et des inquiétudes qu’ils soulèvent. » C’est pourtant une politique diamétralement opposée à cette affirmation qu’a conduite l’UMP depuis 2002.
Le projet de loi sur les OGM a ainsi été élaboré sous l’emprise des grandes firmes multinationales pour faire la part belle à la brevetabilité du vivant et au libéralisme de la production agricole de masse. Ce projet présenté par le gouvernement Villepin-Sarkozy, n’était rien d’autre qu’un projet d’autorisation des OGM, exonérant de toute responsabilité les firmes productrices d’OGM, plutôt que la simple transposition de la directive européenne attendue depuis longtemps.
Les différents gouvernements de droite ont largement contribué à créer un climat délétère et violent autour du dossier des OGM, par l'absence de transparence, de débats et de réelle concertation dont ils sont comptables sur le sujet, comme par les moyens dérisoires qu'ils ont choisi de consacrer à la recherche publique.
Et Nicolas Sarkozy est d'ailleurs le seul candidat d'importance à ne pas avoir pris position clairement en faveur d'un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, ce qui constitue de fait une validation des cultures d'OGM en France.

III) Avec Ségolène Royal, un moratoire sur les cultures OGM en plein champ
Après le moratoire longtemps appliqué en Europe à l’instigation du gouvernement Jospin, les reculades successives des gouvernements de droite, et leurs mensonges sur la réalité des essais en plein champ, ont favorisé la dissémination dans de nombreux endroits en France.
Il y a ainsi actuellement jusqu'à 5000 hectares de maïs transgéniques cultivés sans cadre réglementaire, surfaces qui d’ailleurs augmentent régulièrement dans la plus totale illégalité, ce qui a conduit 19 régions de France à voter contre les essais OGM en plein champ.
Avec les socialistes, Ségolène Royal s'est ainsi opposée fermement aux autorisations de commercialisation et de mises en culture en plein champ délivrées actuellement sans débat démocratique et sans qu'existe un quelconque régime de responsabilité clairement établi en cas de contamination
Elle propose au contraire d’organiser un grand débat public qui définira la politique à mettre en oeuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique. Dans l'attente, les cultures OGM en plein champ seront immédiatement arrêtées.
Il faudra dans le même temps assurer le développement d'une recherche d'excellence conduite dans la transparence, selon de stricts protocoles de mise en oeuvre et d'évaluation, par des organismes publics correctement financés. Il faut notamment développer l'indispensable recherche médicale à long terme sur les effets des OGM, en particulier en toxicologie.

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Avec Ségolène Royal : prévention, précaution, recherche et progrès

RAG 34. Lolo34

13:21 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, RAG 34

14.03.2007

Le choix du second tour : Entre héritiers du giscardisme et du chiraquisme lepénisé d'hier ? Choisissons ensemble le socialisme de demain !

Heureusement que la moitié d'entre-nous n'a pas encore choisi pour qui ils voteront au premier tour !

Car chez Bayrou, il n'y a cruellement pas de pilote dans l'avion et, chez Sarkozy l'ultralibéralisme matîné de lepénisme nous fait redouter le pire du pire....

Certes pour nous, Ségolène Royal n'était pas notre candidate préférée, pour cause de centrisme revendiqué. Mais aurons-nous, aurez-vous encore le choix au second tour et au delà, si le pire du pire venait à aboutir ?

Il nous, il vous appartient de qualifier Ségolène Royal dès le premier tour !

Contre les droites d'hier, inventons et organisons ensemble "l'eurométissage" et le "peer to peer", "gagnant-gagnant" pour toutes et tous. Non à la la société barbelée du pire promise par le trio Bayrou, Sarkozy, Le Pen !

Les droites ne passeront pas par moi, le 22 avril je vote socialiste !



RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34.

12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Contre les droites d'hier, inventons ensemble le socialisme de demain!

13.03.2007

Le pacte présidentiel : 100 propositions pour que ça change fort !


Lire le pacte en ligne




Télécharger le pacte dans son intégralité

Le pacte présidentiel : 100 mesures en musique (clip vidéo 12 mns)


RAG 34. Les lolo's 34

10:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PACTE PRESIDENTIEL, RAG 34

11.03.2007

Chirac ou un verre plein à l'étranger et à moitié vide en France

Copyright © Allociné 2007
PARIS (Reuters) - Jacques Chirac devrait mettre un point final dimanche à quarante années de vie politique dont douze à l'Elysée, où ses succès à l'international l'ont emporté sur sa politique intérieure à l'exception de son dernier pari européen.

Ce que les Français en retiendront, "je n'en sais rien", reconnaît le président à Pierre Péan, auteur d'un "Inconnu de l'Elysée" sorti mi-février.

"Ce que je souhaiterais qu'ils retiennent, c'est que, contrairement aux apparences qu'elle donne à certains moments et pour certains aspects de son histoire, la France est un pays - s'efforce d'être un pays - de tolérance", confie le chef de l'Etat.

Sous sa houlette, le service militaire obligatoire disparaît début 1997 et le quinquennat est institué en 2000. C'est aussi sous son autorité que sont votées les lois réformant les régimes de retraite et l'assurance-maladie, puis l'interdiction à l'école des signes ostensibles d'appartenance à une religion.

Sa présidence consacre également l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics, instituée le 1er février dernier. Son deuxième mandat avait été placé sous le signe de "grands chantiers" comme la lutte contre le cancer, l'aide aux handicapés et la sécurité routière.

Mais c'est dans le domaine économique et social que les fruits peinent à être récoltés, les économistes évoquant au mieux un "bilan contrasté" des années Chirac.

Elu en 1995 sur le thème de la "fracture sociale", Jacques Chirac est reconduit à la tête de l'Etat sept ans plus tard après l'élimination surprise de son adversaire de gauche, Lionel Jospin, au profit de celui du Front national, Jean-Marie Le Pen, au terme d'une campagne dominée par les questions de sécurité.

Réélu avec plus de 82% des voix, il assiste impuissant à la remontée du chômage en 2002 et 2003 et tente de contrer la montée du communautarisme. Combinés, les deux facteurs débouchent sur les violences de l'automne 2005 dans les quartiers difficiles.

Douze années après son accession à la magistrature suprême, on compte toujours plus de deux millions de sans-emploi en France et la baisse amorcée en 2004 s'accompagne d'une hausse du nombre de RMIstes.

Alors qu'il prônait la "remise en ordre des finances publiques" - "un point obligé" - la dette française est passée de 496 milliards d'euros en 1995 à plus de 1.100 milliards.

Il avait fait de la baisse de 30% de l'impôt sur le revenu l'une de ses principales promesses de campagne en 2002. Selon le ministre du Budget Jean-François Copé, les impôts auront finalement baissé d'environ 20% en moyenne entre 2002 et 2007.

FRANCOPHONIE ET ECOLOGIE

Au chapitre international, les choses avaient mal commencé pour Jacques Chirac.

Un mois après son élection, il se met le monde à dos en décidant la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique, en pleine commémoration du cinquantenaire d'Hiroshima. Il y mettra un point final en janvier suivant.

Le chef de l'Etat endosse par la suite tous les atours du militant écologiste, sa croisade culminant en septembre 2002 avec son appel de Johannesbourg. "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", avait-il tancé ses homologues.

Il n'a de cesse de mettre en garde une humanité qui "danse sur un volcan", fustigeant les pays n'ayant pas signé le protocole de Kyoto, militant pour la création d'une Organisation des Nations unies pour l'Environnement et prônant le développement du Sud.

Défenseur de la francophonie, avocat de l'Afrique - où il s'est rendu quasiment chaque année -, Jacques Chirac s'est aussi posé en chantre du multilatéralisme, tenant tête à des Américains qui l'agacent "à toujours vouloir imposer leur point de vue", avoue-t-il à Pierre Péan.

En septembre 2001, il est le premier chef d'Etat étranger à se rendre aux Etats-Unis après les attentats de New York et Washington. Dix-huit mois plus tard, contre l'avis de nombreux partenaires européens, il prend la tête des opposants à l'intervention américaine en Irak, ce qui s'avérera l'une de ses décisions les plus visionnaires.

"J'ai répété 36 fois à (George) Bush qu'il commettait une erreur monumentale", dit-il à propos du chef de la Maison blanche, aujourd'hui contraint de faire machine arrière dans un conflit qui a coûté la vie à plus de 3.000 Américains.

"MOUTON NOIR"

Mais pour ses détracteurs, le deuxième mandat de Jacques Chirac a pris fin le 29 mai 2005, jour du référendum sur la Constitution européenne en France.

Si elle dit "non", la France sera le "mouton noir" de l'Europe, avait prévenu le président lors d'une émission télévisée quelques semaines avant une consultation qu'il avait lui-même voulue. Le traité constitutionnel, fruit de longues années de négociations à 25, est pourtant repoussé par plus de 54% des Français, plongeant l'Europe dans un marasme dont elle tarde à sortir.

Vendredi à Bruxelles, lors de son probable dernier Conseil européen, il a esquissé un mea culpa. "Je suis désolé de, peut-être, ne pas avoir fait tout ce qu'il aurait fallu pour éviter ce qui a été une mauvaise chose pour l'Europe et pour la France", a-t-il déclaré devant la presse.

L'échec du référendum européen traduit un manque d'intuition de l'Elysée à l'égard de l'opinion française et en rappelle un autre: celui de la dissolution de 1997.

Conseillé par Dominique de Villepin, Jacques Chirac décide d'organiser de nouvelles législatives afin d'obtenir une majorité plus solide. Mauvais calcul: la "gauche plurielle" l'emporte, marquant le début de cinq ans de cohabitation avec Lionel Jospin.

Dernier président à avoir fait l'expérience de la guerre, révulsé par l'antisémitisme - "C'est physique", dit-il -, Jacques Chirac multiplie les gestes symboliques pour réconcilier les Français avec les pans sombres de leur histoire.

En juillet 1995 - il est à l'Elysée depuis deux mois - il est le premier chef d'Etat à dénoncer le rôle de Vichy dans la déportation des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. "Ce qui s'est passé avec les juifs pendant la guerre est impardonnable, et il y a un moment où il faut le dire", explique-t-il simplement à Pierre Péan.

En janvier dernier, il préside à l'entrée des Justes au Panthéon, ces Français qui sauvèrent les juifs d'une mort quasi-certaine en déportation.

Pudique et secret sur sa vie privée, Jacques Chirac lève un coin de voile au cours de son second mandat en faisant partager son amour de l'art. Une passion qui se traduira par la construction du musée des Arts premiers du quai Branly, vaste paquebot coloré signé Jean Nouvel surnommé dès sa naissance, en juin 2006, "musée Chirac".

RAG 34. Les lolo's 34

09:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CHIRAC, RAG 34

L'Union européenne en pointe sur le changement climatique


BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne a adopté vendredi une ambitieuse stratégie de lutte contre le réchauffement climatique pour inciter les plus gros pollueurs de la planète, Etats-Unis et Chine en tête, à suivre son exemple.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont clairement voulu prendre les devants en se fixant toute une série d'objectifs contraignants en matière de politique énergétique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

"Cela permettra à l'Europe de jouer son rôle d'avant-garde", a déclaré lors de sa conférence de presse Angela Merkel, qui préside pour l'instant l'Union européenne. "Il était terriblement important de montrer le bon exemple."

Dix ans après avoir joué un rôle essentiel dans l'adoption du protocole de Kyoto en tant que ministre de l'Environnement de son pays, la chancelière allemande a obtenu un résultat qui, selon elle, pèsera lourd "pour toute l'humanité".

Sans exception, tous les dirigeants européens ont rivalisé de superlatifs sur l'importance de cet accord qui doit inciter les plus gros pollueurs - Etats-Unis, Chine, Russie et Inde - à prendre au sérieux le menace du réchauffement de la planète.

"Nous pouvons une fois de plus dire au reste du monde: 'l'Europe prend les devants, vous devriez nous rejoindre'", a déclaré le président de la Commission, José Manuel Barroso.

Merkel utilisera cette série de décisions pour peser sur le sommet du G8, qui réunira en juin prochain sous sa présidence les dirigeants de huit pays les plus industrialisés de la planète.

COMME L'EURO POUR CHIRAC

Pour Jacques Chirac, dont c'était le dernier Conseil européen formel, cette décision "fait partie des grands moments de l'histoire" de l'UE, au même titre que l'euro.

L'accord est d'autant plus remarquable qu'il s'agit de la décision politique la plus importante prise par l'UE depuis qu'elle a été plongée dans la crise par les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne et ce sur un sujet, la politique énergétique, qui a toujours divisé les Européens.

Les Vingt-Sept ont fixé pour objectif unilatéral de réduire de 20% au moins en 2020 par rapport au niveau de 1990 leur production de gaz à effet de serre, comme le CO2. Ils iront jusqu'à 30% si les pays industrialisés font de même.

L'UE rendra également obligatoire à cet horizon l'incorporation d'au moins 10% de biocarburants dans les carburants utilisés par les automobiles.

Le point le plus délicat a été la fixation d'un objectif contraignant de 20% en 2020 pour les énergies renouvelables.

La France, la Finlande et la plupart des pays de l'Est ne voulaient pas d'un tel objectif qu'ils jugent irréaliste dans ce domaine et prônaient la prise en compte des autres sources d'énergie peu productrices de CO2, comme le nucléaire.

Mais cette requête se heurtait au refus des pays qui, comme l'Allemagne, ont décidé de renoncer au nucléaire et qui voulaient des engagements fermes pour être crédibles.

PRESSION FRANÇAISE

Le compromis accepté prévoit bien la fixation d'un objectif moyen contraignant de 20% en moyenne à l'échelle de toute l'UE.

Mais lorsque cet objectif sera décliné par Etat membre, il sera tenu compte des "points de départ nationaux différents" et de la politique énergétique de chacun, une référence étant faite à la contribution du nucléaire à la sécurité de l'approvisionnement et à la lutte contre les émissions de CO2.

Des "objectifs globaux nationaux différenciés" devront donc être trouvés pour les énergies renouvelables avec la Commission, qui a annoncé des propositions pour le troisième trimestre de 2007 "en toute équité et avec le consentement des pays membres".

"Nous sommes souples, a expliqué Barroso, nous comprenons parfaitement que la situation de la Pologne n'est pas la même, disons, que celle de l'Allemagne ou du Danemark."

Il s'agit donc d'une victoire pour les deux camps: les partisans de l'énergie renouvelable obtiennent un objectif contraignant qui permettra aux industriels de planifier leurs investissements et les autres, comme la France, voient reconnue leur souveraineté sur leur politique énergétique.

L'énergie nucléaire représente 70% de la production d'électricité française et constitue un choix stratégique.

Même les écologistes ont salué ces décisions, comme Greenpeace, qui s'est félicité de la fixation d'objectifs contraignants, même si l'organisation a critiqué la "victoire" française qui permet des traitements nationaux différents.

"C'est une lacune ridicule", a dit Mahi Sideridou, directeur de la politique climatique de Greenpeace. "Les efforts français pour obtenir un texte pro-nucléaire ont été pathétiques."

Les Verts du Parlement européen sont sur la même ligne.

"Le sommet a confirmé que les énergies renouvelables restent la première technologie pour combattre les changements climatiques et que, contrairement au message de Jacques Chirac qui voulait faire du nucléaire une énergie renouvelable, cette approche n'est pas été suivie par ses homologues européens", a estimé Claude Turmes, vice-président du groupe vert.

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08:40 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RECHAUFFEMENT, CLIMAT, ENVIRONNEMENT

10.03.2007

Royal pour la mise en place rapide d'une réforme de la PAC


PARIS (Reuters) - Ségolène Royal appelle à dépasser les déclarations de principe sur les négociations agricoles à l'OMC et à mettre, par ailleurs, en place assez rapidement une réforme de la PAC.

La candidate socialiste à l'élection présidentielle a été interrogée lors d'une visite au Salon de l'Agriculture sur le bilan du président Jacques Chirac en matière agricole.

"Il faut reconnaître qu'il a quand même un bon contact avec les agriculteurs (...) mais en même temps tous les chantiers sont devant nous. Rien n'est réglé", a-t-elle déclaré lors d'un bref point de presse, après avoir partagé un petit-déjeuner avec des éleveurs de viande bovine.

S'agissant des négociations à l'Organisation mondiale du commerce, elle y a vu "un problème extrêmement chaud, extrêmement urgent".

"Aujourd'hui, il y a des déclarations de principe mais il va falloir obtenir des résultats", a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, lors de sa propre visite au Salon de l'agriculture lundi dernier, avait déclaré que la France cherchait à ramener "du bon sens" dans les négociations en cours et aucunement à les bloquer.

Ségolène Royal a dit, pour sa part, vouloir "faire en sorte que la France obtienne impérativement de ne plus faire de concessions pour protéger son agriculture".

La réduction des subventions à l'agriculture en Europe et aux Etats-Unis et la baisse des droits de douanes industriels appliqués par les pays émergents du G-20 sont les deux principaux points de blocage qui empêchent de sortir le cycle de négociations de Doha de l'impasse dans laquelle il se trouve.

A propos de la réforme de la Politique agricole commune, la candidate socialiste à l'Elysée l'a jugée "difficile".

"Il va falloir la mettre en place assez rapidement pour que les agriculteurs puissent anticiper", a-t-elle dit. "Je sens que les agriculteurs sont inquiets, ils ont peur du changement des règles. C'est dès maintenant que nous devons préparer avec eux cette réforme de la PAC".

"NOUS LAISSER RESPIRER"

Dans son "pacte présidentiel", Ségolène Royal prône une meilleure articulation entre agriculture et environnement et se prononce pour une réforme des aides agricoles européennes afin de favoriser une diversification de l'agriculture, notamment biologique.

Elue d'une circonscription agricole des Deux-Sèvres depuis 20 ans, elle déplore que "70% des aides" aillent à "30% des exploitants".

Le budget de la PAC a été sanctuarisé pour la période 2007-2013 après un accord acquis in extremis en 2002 entre la France et l'Allemagne.

Face à l'intransigeance britannique, Jacques Chirac et Gerhard Schröder ont obtenu que les dépenses agricoles soient plafonnées à leur niveau de 2006, en contrepartie d'un engagement que la PAC demeurerait inchangée d'ici 2013.

"Surtout, ne rebadigeonnez pas (l'accord) en 2008", a imploré un éleveur de vaches limousines devant Ségolène Royal pendant le petit-déjeuner où elle a dégusté un steak de boeuf charolais. "Il faut nous laisser respirer jusqu'en 2013", a-t-il plaidé.

Si elle est élue à l'Elysée en mai, Ségolène Royal s'appuiera sur le rapport d'étape prévu en 2008 pour engager la renégociation de la PAC, a cependant précisé Bruno Rebelle, son conseiller pour l'environnement qui l'accompagnait dans les allées du palais d'exposition de la Porte de Versailles.

Il faut "plus d'équité et de transparence dans l'attribution des aides et s'assurer que les politiques européennes servent une nouvelle orientation de l'agriculture", a-t-il précisé.

Mardi à Berlin, Ségolène Royal a évoqué cette future réforme de la PAC lors de sa rencontre avec Angela Merkel.

"La France et l'Allemagne n'ont pas toujours été sur les mêmes positions", a reconnu Bruno Rebelle, mais face à la chancelière allemande, la candidate socialiste "a pu expliquer la différence entre s'arc-bouter sur une PAC inchangée, ce qui a dressé l'ensemble des pays européens contre la France, et une renégociation".

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14:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PAC, ROYAL, RAG 34

09.03.2007

Environnement : 20% d'énergies renouvelables en France d'ici 2020 ?

Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020

L'Union européenne a présenté début janvier les orientations de la politique énergétique qu'elle entend promouvoir pour les 10 prochaines années. Ce « paquet énergie » devrait être définitivement approuvé lors du Conseil européen de Printemps des 8 et 9 mars. La feuille de route proposée affiche notamment un objectif contraignant de 20% d'énergies renouvelables en 2020.

Ségolène Royal avait adopté cet engagement dans son Pacte présidentiel. Elle s'inquiète de voir que le gouvernement français est un des seuls en Europe à s'opposer à cet objectif alors que le développement massif des énergies renouvelables est indispensable pour lutter efficacement contre le changement climatique, et que c'est une chance pour l'économie et l'emploi. Ce sont, en effet, plus de 100.000 emplois non délocalisables qui peuvent voir le jour dans ce secteur.

Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020, car il serait dangereux de prendre du retard dans ce domaine.

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07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.03.2007

Ségolène ROYAL : "Je ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français"

Le Monde :

Si vous êtes élue le 6 mai, emménagerez- vous à l'Elysée?

Je choisirai la solution la plus utile à l'exercice de ma fonction, tout en préservant ma vie de famille.


AFP/STEPHANE DE SAKUTIN La candidate du PS Ségolène Royal, le 3 mars à Paris.

Au pouvoir, comment conserverez-vous le lien avec le "peuple" ?

En veillant à ne pas me laisser enfermer. Chaque semaine, je ferai en sorte de me trouver sur le terrain aux côtés des Français, ceux qui souffrent comme ceux qui réussissent. Pour avoir exercé des fonctions ministérielles et avoir vu comment marche le cœur de l'Etat, je sais qu'il faut tenir son cap avec constance, lutter aussi contre soi-même, l'inertie, la routine, la mécanique de ses propres idées, car la charge de travail est énorme et le temps passe vite.

Vous fonctionnerez très différemment de François Mitterrand ?

Forcément. Ce sera l'incarnation d'un changement profond de la présidence de la République, de son protocole comme de son allure. Je sais que je dois faire mes preuves plus que d'autres. Je pense qu'il est possible de concilier la grandeur de la fonction et la simplicité, exercer pleinement le pouvoir, conduire une politique étrangère conforme à notre génie national – et résister en même temps à cette tentation monarchique à laquelle la République a trop souvent cédé.

"Avec moi", dites-vous, "la politique ne sera plus jamais comme avant…"

Nous vivons une crise démocratique profonde. Je pense être la seule candidate à en avoir fait lucidement le constat, à m'être remise en cause sur la façon dont je faisais de la politique et dont doit se nouer le lien avec les électeurs. Les Français sont prêts à venir voter une fois de plus – une dernière fois, j'allais dire. Ils doutent du système politique et en même temps ils ont tellement envie d'y croire, tellement besoin de son efficacité, de sa capacité à sortir la France de son état de déprime. Je mesure que le rapport au temps a changé avec le quinquennat. Il faut aller vite, non seulement au début mais tout au long et jusqu'au bout. Je veux fonder mon mandat sur le principe de responsabilité.

Comment concevez-vous le rôle de la présidente : arbitre ou super-premier ministre ?

Ni l'un ni l'autre. Présider, c'est arbitrer, décider, mais aussi parfois entrer dans le détail. Je ne m'interdis rien dans le respect d'institutions profondément rénovées.

Quelle forme de gouvernement mettrez-vous en place? Une équipe restreinte ? Parité homme-femme?

Je choisirai les plus compétents. En tenant compte à la fois de l'expérience et du désir de renouvellement, en ayant naturellement la parité pour objectif. Le gouvernement devra, chaque année, rendre compte de son action et vérifier qu'il dispose toujours bien de la confiance de l'Assemblée nationale, laquelle verra son rôle de contrôle de l'exécutif renforcé.

Une équipe 100 % PS ?

Tous ceux qui se reconnaîtront dans le pacte présidentiel auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle. Je souhaite qu'elle soit la plus large possible.

Des ministres de la société civile ?

Il est bon qu'un responsable politique se soit confronté au suffrage universel. L'exercice d'un mandat électif change la façon de voir la réalité. Il donne une expérience irremplaçable. Il vous rend solidaire d'une majorité et vous donne le sens du débat parlementaire et celui si essentiel de rendre des comptes. Tout cela ne s'improvise pas.

Comment transformez-vous l'écoute en action ?

En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé.

Quels dogmes ?

Le pacte présidentiel est neuf et tire les enseignements du passé. Par exemple, la réconciliation des Français avec les entreprises. Ou l'urgente nécessité d'insuffler à notre pays le sens des compromis sociaux, à partir d'un syndicalisme puissant et rénové. Il est temps que la France sorte des logiques d'affrontement pour aller vers des logiques de dialogue et construise des cercles vertueux. A chaque fois qu'on défend les droits, il faut rappeler les devoirs et construire une société solidaire qui est le contraire de l'assistanat. A chaque fois que l'on veut distribuer, il faut dire comment produire plus et mieux. Il faut investir dans la qualité du travail pour en donner à plus de salariés.

C'est résolument social-démocrate ?

Je n'ai pas besoin d'étiquette. Je suis dans le socialisme du XXIesiècle.

Quelles seraient vos premières mesures dans les cent jours de votre arrivée au pouvoir ?

La bataille pour l'emploi des jeunes sera ma première priorité. En aidant les petites et moyennes entreprises (PME) à les recruter. Je lancerai tout de suite les emplois-tremplins. Je dispose d'un levier majeur, les régions, qui se sont déjà mobilisées : parmi les candidats, je suis la seule à proposer de les faire avancer dans le même sens que l'Etat. Les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises seront redéployés, pour supprimer les effets d'aubaine et les concentrer sur les PME qui innovent et qui exportent.

Le deuxième acte, pour relancer l'activité par le pouvoir d'achat, sera la convocation immédiate de la conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux : hausse du smic, relèvement des bas salaires avec le souci de ne pas écraser l'échelle des salaires. J'ai entendu les inquiétudes des salariés juste au-dessus du smic qui doivent aussi avancer. Les petites retraites seront revalorisées. Un état des lieux sera fait sur la dégradation du système de santé.

Le troisième concernera la préparation de la rentrée scolaire. Le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale permettra de diminuer le nombre d'élèves par classes et d'autoriser des expérimentations pédagogiques pour prendre en charge les élèves les plus difficiles. La culture fera une entrée massive à l'école. Sur tout cela, l'organisation d'Etats généraux en définira les contours avec les enseignants, auxquels je garantirai la reconnaissance de la Nation.

L'excellence environnementale se traduira par le moratoire immédiat des OGM en plein champ, des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables et des actions énergiques contre la pollution de l'eau. Enfin, le premier texte de loi sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes.

La réforme institutionnelle – limitation du cumul des mandats, réforme du Sénat, suppression du 49-3, introduction d'une part de proportionnelle, jurys citoyens, place de l'opposition – sera soumise aux Français à l'automne par voie référendaire.

Demanderez-vous le remboursement des aides publiques aux actionnaires privés d'Airbus qui se désengagent comme Lagardère ?

Oui, si un profit spéculatif a été enregistré juste avant que ne soient révélées les difficultés de l'entreprise. Il faut aussi repenser la question du comportement des dirigeants, en particulier au regard de leur rémunération et des conditions dans lesquelles ils partent après avoir échoué. Il y a des pratiques qui nourrissent une colère sociale profonde et légitime.

Que direz-vous à la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos d'Airbus ?

Je vais d'abord écouter son point de vue. Et chercher avec elle un diagnostic commun et des solutions industrielles. La chance que nous avons c'est qu'elle a une approche très pragmatique et que je n'ai pas été impliquée dans les décisions antérieures. Nous pouvons avoir un regard neuf. Quand les intérêts des peuples et des salariés sont en jeu, il faut faire de la diplomatie autrement.

En politique industrielle, c'est la Commission européenne qui a autorisé les Canadiens à racheter Pechiney et qui a supervisé le sauvetage d'Alstom… On ne peut pas continuer à gérer les dossiers industriels au niveau européen uniquement sous l'angle de la concurrence. Il faut fixer un autre mandat à la Commission. L'emploi, le développement des territoires et la sauvegarde de nos technologies doivent être des critères déterminants pour apprécier les fusions.

Vous voulez modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), mais Mme Merkel s'y oppose…

Rien n'est jamais figé. Par sagesse et envie de régler les problèmes, je refuse le tout ou rien. Il me semble qu'elle aussi. Nul ne peut être opposé au fait qu'une banque centrale doive être aussi au service de la croissance et de l'emploi, sans affecter la valeur de la monnaie. On peut rassembler l'Europe sur ce double objectif. Tout est question de méthode. Les Polonais sont très libéraux et leur ambassadeur me disait qu'il n'était pas possible d'avoir une charte sociale. Je lui ai dit que son pays avait voulu affirmer dans la Constitution européenne les racines chrétiennes dans l'Europe et que les textes chrétiens défendent le respect de la personne humaine, la lutte contre la misère, le droit pour chaque famille de vivre dignement. Qu'est-ce d'autre sinon d'avoir droit à un salaire correct, un accès à la santé? Il ne m'a plus rien répondu. Il faut s'appuyer sur les convictions dans le respect des identités et montrer que le chemin que doit prendre l'Europe n'est pas antinomique. Voilà comment je conçois la diplomatie.

Quels changements doivent être apportés au traité constitutionnel pour que les Français puissent le ratifier ?

Il faut d'abord renouer le lien de confiance, entre la présidence de la République et le peuple français, par rapport à son vote précédent. Je pense être la seule à le faire, ne serait-ce que parce que j'ai dans mon équipe des responsables qui ont voté oui et non. Ensuite, il faut renouer avec les autres dirigeants d'Europe. La France est malmenée, pour ne pas dire humiliée dans les instances européennes après avoir donné des leçons à tout le monde. Il y a un travail considérable à accomplir dans le cadre de relations interpersonnelles pour renouer cette confiance. Je suis une Européenne convaincue, et en même temps j'ai compris le sens du non, en particulier du non des jeunes : la réponse à leurs problèmes immédiats ne pouvait pas être incarnée par ce qu'on leur proposait.

Il va falloir faire cette Europe par la preuve. Lorsqu'on aura réduit le chômage, quand l'Europe prouvera qu'elle parvient à se protéger contre les règles destructrices et illégales du commerce mondial, et les délocalisations, alors le regard changera. L'Europe doit lancer les chantiers mille fois annoncés mais jamais réalisés dans la recherche, l'énergie, la santé et l'enseignement supérieur. Mon intention est de passer par les pôles de compétitivité. Nous nous faisons une guerre économique interne alors que nous sommes en passe de nous faire dépasser par l'Inde et la Chine. Avant on délocalisait des t-shirts. Maintenant c'est Alcatel. Les gens ont peur. Nous avons un gouvernement inerte. Je veux mener cette bataille économique pour la France.

Vous ne faites rien à propos des traités européens ?

Si. Mais il n'est pas possible de revenir devant le peuple avec le même texte. Les parties un et deux, sur les institutions et la Charte des droits fondamentaux n'ont pas fait vraiment débat en France. Il faudra revoir la partie trois. Je propose à la place un protocole traitant des politiques nouvelles, du progrès social, des services publics et de l'environnement. Il faudra faire preuve d'humilité et de conviction comme me l'a dit Jacques Delors, que je consulte à ce sujet.

Ce protocole se substituerait à la partie 3 de la Constitution ?

Oui, mais plutôt que de parler de Constitution, parlons de traité. L'Europe a besoin, pour avancer à nouveau, de deux jambes : des institutions plus politiques et plus efficaces, et des actions communes pour préparer l'avenir.

Le protocole serait porteur de droits ?

Oui, même s'il faut des transcriptions en droit interne. Les idées progressent, même si c'est difficile de faire accepter par tous le respect impératif des principes liés aux droits sociaux.

Quand prévoyez-vous un référendum sur le nouveau traité européen ?

Il faut avoir réglé la question avant les élections pour le Parlement européen de juin 2009, ou au plus tard le même jour. Je suis prête à consulter de nouveau les Français, mais je demande qu'entretemps l'Europe fasse ses preuves sur les politiques communes et sur le social. C'est un délai très court. Mais c'est ainsi que l'Europe a toujours avancé.

Si le référendum est négatif, démissionnerez-vous ?

Non. S'il est bien préparé, afin de rassembler ceux qui se sont hier divisés, il n'y aucune raison d'échouer. Je suis même très optimiste.

Avec la fin du mandat de M. Chirac, son immunité pénale tombe. Faites-vous une amnistie, une grâce ou laissez-vous faire la justice ?

Il existe en démocratie un principe très simple : l'indépendance de la justice

Propos recueillis par Arnaud Leparmentier, Isabelle Mandraud et Caroline Monnot

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11:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

04.03.2007

Ségolène ROYAL : ce que j'ai dit sur les OGM...

« La question environnementale est étroitement liée à la question démocratique »

Quand il y a un mensonge dans le domaine de l'environnement, alors il y a une régression environnementale. Dans tous les mensonges qui nous ont été racontés sur le nuage de Tchernobyl, sur l'amiante, sur les maladies professionnelles, on sait qu'aujourd'hui, en France, il y a trois millions de salariés exposés à des risques industriels liés à l'environnement. Tous les mensonges ont été dits sur la pollution des sols avec les déchets industriels. Tous les mensonges sont dits sur les OGM. »
Rennes, 29 juin 2006

« Je considère que le droit de propriété, en effet, doit être respecté, mais, en même temps, je comprends qu’il y ait des gestes de provocation lorsque le débat public n’a pas lieu.
Il y a aujourd’hui plusieurs pays européens qui interdisent les OGM en pleins champs. Plusieurs milliers de communes, en France même, des départements, des régions dont la mienne, parce que nous considérons que sur ce problème-là toute la clarté n’a pas été faite sur les relations entre les OGM, la santé publique, sur la dissémination que provoquent les OGM en pleins champs sur d’autres types de cultures… Le modèle d’agriculture intensive poussé à l’extrême provoque désormais des dégâts dont chacun prend conscience, en termes d’usage excessif de la ressource en eau, alors que les épisodes de sécheresse se multiplient, en termes de pollution des sols et des nappes par les pesticides et les nitrates, et en termes d’atteinte à la santé qui en découlent. Et face aux menaces environnementales découlant des OGM, il est urgent d’appliquer strictement le principe de précaution »
France 2, 6 novembre 2006

Les citoyens ont droit à une information transparente, qu’on leur refuse aujourd’hui

« Ségolène ROYAL demande au Premier Ministre, de prendre les dispositions pour que les graines de maïs trans-géniques cultivées en France en dehors de tout contrôle soient consignées pour éviter leur mise sur le marché. Elle demande également que des vérifications soient faites, sans tarder avant la récolte, pour s’assurer que les pollens de ces maïs OGM n’ont pas pollué les cultures voisines. La pollution génétique se poursuit avec des effets qui peuvent être irréversibles sur l’environnement. Enfin, elle exige que la transparence de l’information à l’égard du public soit respectée. Ségolène Royal demande donc la publication immédiate de la localisation des cultures OGM. »
Communiqué de presse de la Région Poitou-Charentes, 8 Septembre 2005

Ne pas tomber dans l’obscurantisme

« Notre opposition aux essais d’OGM en plein champ (…) ne procède naturellement d’aucun obscurantisme hostile à la science mais d’un principe de responsabilité à la fois alimentaire et économique. (…) Dans ce domaine comme dans d’autres, la droite, qui diffère d’année en année la transposition d’une directive européenne de bon sens [de 2002 sur la transparence des essais d’OGM], préfère malheureusement le culte du secret au choix de la transparence. Pourtant, de nos jours, la candeur scientiste du 19ème siècle n’est plus de mise et la vraie modernité consiste à se poser à temps les bonnes questions en n’abandonnant pas aux experts et aux lobbys le monopole de décisions qui concernent toute la société. »
Université d’été d’Attac, 25 août 2006

Les OGM peuvent devenir un atout pour les pays du Sud. Encore faudrait-il que les recherches portent plus souvent sur la lutte contre la sécheresse et moins sur la résistance aux herbicides.
« Il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la question de l’impact de l’utilisation des OMG sur les rapports Nord-Sud. »
Ikono, juillet 2006

« Transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics »

« La loi française est mal faite et devra transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics. »
Rennes, 29 juin 2006

Le moratoire européen sur l'importation et la culture doit être respecté

« Il faut maintenir le moratoire, tant que la totalité du problème des OGM n’a pas été mise à plat. L’Europe a toujours joué un rôle d’évolution en matière environnementale. Il serait paradoxal que, sur la question des OGM, l’Europe ait une posture de régression par rapport aux attentes des territoires. »
Le Monde, 7 mai 2004

« En matière de culture OGM, il est grand temps que nous transposions en droit français la réglementation européenne. Nous devons aller au-delà, à l’instar de nos voisins grecs et autrichiens, en interdisant les OGM en plein champ pour préserver l’agriculture conventionnelle et le développement de l’agriculture biologique. Je suis en accord avec les positions avancées sur les OGM et j’ai détaillé les mesures que je propose au chapitre « agriculture. »
Il serait utile, pour la sérénité du débat sur ce sujet difficile et très polarisé, d’insister sur la distinction qui doit être faite entre l’utilisation des biotechnologies en milieu confiné à des fins médicales - dont les efforts de recherche doivent être soutenus - et l’utilisation agronomique en milieu ouvert - qui doit être fortement réglementée au titre du principe de précaution.
Lettre à Nicolas Hulot, 5 janvier 2007

Il faut interdire la culture en plein champ, qui risque de provoquer une dissémination non contrôlée des pollens et des gènes

(En réponse à la question : « Vous avez interdit la culture des OMG à l’air libre en Poitou-Charentes. Est-ce une mesure qu’il faut étendre à l’ensemble de la France ? ») « Oui, bien sûr, au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OMG a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants soient en soient informés. »
Ikono, juillet 2006

La politique de la Région Poitou-Charentes :

« Un de mes objectifs est de faire de la région une zone d’excellence dans le domaine environnemental. Poitou-Charentes va ainsi devenir un territoire encourageant le développement de l’agriculture bio ou labellisée, ou de production de qualité, et les OGM sont incompatibles avec cet objectif. Donc, la région se déclare opposée à tout essai public ou privé d’OGM. »
Déclaration au Conseil régional de Poitou-Charentes, 2 avril 2004

Et les Faucheurs volontaires ?

« Non seulement, il y aura une mesure de grâce [pour les Faucheurs volontaires] mais il y aura la transcription en droit français du principe de précaution qui nous autorisera à interdire les OGM en plein champs. La question des OGM est symptomatique de la gestion environnementale du gouvernement de droite, parce qu’elle s’appuie sur le secret. »
Lens, 16 septembre 2006

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10:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, agriculture, environnement

26.02.2007

Des paysans unis pour le droit de produire

Agriculture. Le Forum pour la souveraineté alimentaire a lieu au Mali jusqu'à mardi.

Par Eliane PATRIARCA
QUOTIDIEN : lundi 26 février 2007
Sélingué (Mali) envoyée spéciale

De l'amphithéâtre en terre rouge et au toit de paille de riz où se tiennent les réunions plénières, on domine le lac de Sélingué. De l'eau à perte de vue, miroitante sous le blanc soleil de la fin du jour. On est à 140 km au sud de Bamako, tout près de la frontière guinéenne, où se tient depuis quatre jours le Forum pour la souveraineté alimentaire. Une rencontre mise sur pied par un collectif d'organisations paysannes, dont Via Campesina, le mouvement paysan international, et le Roppa (Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest). Quelque 600 délégués, paysans, producteurs de semences et pêcheurs, venus d'une centaine de pays, sont réunis là pour cinq jours de travail. Avec la volonté, au fil de nombreux ateliers thématiques et de discussions compliquées par les traductions multiples, de définir et de bâtir un plan d'action pour faire reconnaître par les Nations unies la souveraineté agricole comme un droit.

Ressources. Lancé en 1996 par Via Campesina en marge d'un Sommet de l'alimentation de la FAO, le concept de souveraineté alimentaire désigne le droit des peuples à définir leurs politiques agricole et alimentaire indépendamment des opportunités des marchés mondiaux. L'objectif est de garantir des prix décents aux paysans afin qu'ils puissent continuer à vivre chez eux de la terre, mais aussi d'opter pour une agriculture durable qui préserve les ressources naturelles et la biodiversité domestique. «La sécurité alimentaire défendue par la FAO consiste à garantir une alimentation suffisante par le biais du commerce, explique Jean-Marc Desfilhes, coordinateur international du Forum et membre de Via Campesina. Mais ça ne marche pas, estime-t-il ; aujourd'hui, 850 millions de personnes souffrent de la faim, qui en très grande majorité sont des paysans. La souveraineté va plus loin, elle implique le droit de protéger la production et le marché agricole intérieurs des importations.»
Les organisateurs du Forum ont choisi l'Afrique parce que l'agriculture occupe la majorité des populations, le Mali parce que c'est le seul pays à avoir déjà intégré la souveraineté alimentaire dans sa loi d'orientation agricole et le village de Sélingué à cause de... José Bové. Le leader de Via Campesina, qui travaille sur le Forum depuis deux ans, est arrivé samedi à Sélingué pour la cérémonie officielle d'ouverture avec le président malien. «C'était une idée un peu cinglée, reconnaît-il, d'accueillir les délégués dans ce petit village, mais cela n'aurait eu aucun sens au palais des congrès de Bamako !» Il a donc fallu bâtir de toutes pièces ce nouveau village de cases blanches coiffées de paille de riz, amener l'eau et l'électricité, aménager des salles de réunion sous des abris de paille, construire des petites cabines pour les traducteurs en contreplaqué et en plastique épais... Début décembre, seule une case était construite. Mais, malgré les gros couacs du premier jour, le pari est tenu. Et Sélingué est désormais doté d'un équipement, entièrement construit par les maçons et les électriciens des villages avoisinants, pour devenir un centre de formation pour les mouvements sociaux de l'Afrique de l'Ouest.
Melting-pot. Voilà comment fonctionne ce Forum où l'on avance en marchant. Au-delà des discussions thématiques, parfois laborieuses, le Forum devient, de jour en jour, un melting-pot de témoignages, un générateur de synergies, un creuset de solidarités entre organisations paysannes pour mener ce combat. «Toute la bataille de la souveraineté alimentaire, insiste José Bové, c'est de faire comprendre qu'il n'y a pas de droit à l'alimentation s'il n'y a pas de droit à la production.» Ici, tous en sont intimement convaincus par leur expérience quotidienne. Mais comment bâtir un droit, défendre un concept qui n'existe pour l'instant que par défaut ? Mardi, lors de la clôture, chacun repartira avec un plan d'action et de nombreuses idées.

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07:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.02.2007

Bernard Kouchner rend son rapport sur le service civique à Ségolène Royal

Bernard Kouchner rend son rapport sur le service civique à Ségolène Royal
Jeudi 22 février, Bernard Kouchner a rendu à la candidate un rapport sur le service civique obligatoire. L’ancien ministre de la santé, qui porte ce projet depuis plus de 20 ans, revient sur l’application de cette proposition du pacte présidentiel.



Télécharger le rapport en PDF

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22.02.2007

"le Pacte présidentiel est financé"

Ce matin, le financement des 100 mesures du Pacte présidentiel de Ségolène Royal a été présenté. Son coût net s'élève à 35 milliards d'euros (50 milliards de dépenses et 15 milliards d'économies).

Les cinq plus gros postes de dépenses concernent la recherche (5,3milliards d'euros d'ici à 2012), l'université (5 milliards), la création de 500 000 emplois-tremplins (4,5 milliards), la justice et la lutte contre les discriminations (4,5 milliards) et l'éducation nationale (3,4 milliards, avec le soutien scolaire et la réduction à 17 des élèves dans les classes en ZEP).

Nous proposons à ceux d'entre vous qui se sentent concernés par la question de se saisir de ce débat. Il est essentiel de souligner le juste équilibre de ces mesures et plus largement la solidité et la cohérence
du Pacte présidentiel.

En savoir plus

Le PACTE PRESIDENTIEL en musique : 100 mesures pour que ça change fort !

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12:13 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.02.2007

Le PACTE PRESIDENTIEL en musique

Un clip de 12 minutes énumère et illustre, les 100 propositions du pacte présidentiel de Ségolène Royal. À voir et à diffuser !





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19.02.2007

Agenda : Ségolène ROYAL sur TF1


Ce lundi 19 février : Ségolène Royal est l'invitée de l'émission "J'ai une question à vous poser" - TF1 - 20h50

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13.02.2007

LE PACTE PRESIDENTIEL : Ce que vous m’avez dit, je l’ai entendu. Ce que je savais, vous l’avez confirmé.

Aujourd’hui, je vous propose le Pacte présidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité.
Plus de 6 000 débats ont été organisés sur tout le territoire. J’ai reçu par Internet 135 000 contributions. J’ai écouté les partenaires sociaux, j’ai rencontré les associations, j’ai mobilisé les experts. Vous avez été nombreux à vouloir participer à cette œuvre collective.

J’ai souhaité ce travail d’écoute et de confrontation des idées. J’ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l’on rédige dans l’ombre des programmes aussi vite oubliés qu’ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles.

Ce Pacte présidentiel, c’est ensemble que nous le mettrons en œuvre. »

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19:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.02.2007

Bruno Rebelle : “S. Royal place l’écologie au cœur de son programme”

Bruno Rebelle, le conseiller environnement de Ségolène Royal, détaille les convictions et les propositions qui l’ont convaincu que la candidate socialiste est la plus crédible en matière d’environnement. L’ancien numéro deux de Greenpeace Monde revient aussi sur les manoeuvres des renseignements généraux dont il a été victime : une stratégie de brouillage médiatique, destinée à occulter la campagne de fond.

Quelle est la force des propositions de Ségolène Royal dans le domaine de l’environnement ?

Ségolène Royal a choisi ce qu’aucun «grand candidat » à l’élection présidentielle n’avait osé: faire de l’excellence environnementale un des piliers de sa campagne. Elle place l’écologie au coeur de son programme et non pas comme une espèce d’appendice pour se conformer à l’air du temps. Elle s’engage à ce que les questions environnementales structurent les différentes politiques sectorielles (des transports, du développement économique, du logement, de la santé publique, etc). C’est une nouvelle grille de lecture qui intègre le respect des limites écologiques qui sont celles des ressources et de la santé publique –, mais qui propose aussi de mettre en valeur les opportunités de cette crise environnementale.

Qu’appelez-vous les opportunités de cette crise ?

Qui dit crise, dit risques bien sûr, mais aussi opportunités. Ségolène a une vraie compréhension des risques et des mutations que l’on doit opérer pour passer de la situation dangereuse où nous nous trouvons actuellement, à une situation d’opportunité. Ségolène Royal propose une vision positive de l’écologie tant économique que sociale. Prendre en compte l’environnement amène toujours les acteurs dans une démarche différente et débouche sur une politique sociale plus intéressante. C’est un élément de la cohésion sociale. Economiquement, cette crise, c’est potentiellement la montée en puissance d’une agriculture paysanne écologique pour peu qu’on ait le courage de réorienter les priorités politiques et les aides agricoles. L’impératif de réduction du CO2, c’est aussi l’occasion de développer des secteurs d’avenir à fort potentiel (habitat, transports, énergies). Des secteurs créateurs d’emplois et de croissance.

Dans le bâtiment par exemple, les matériaux durables et naturels représentent une réduction des coûts, ils sont jusqu’à 40 % moins chers,mais ils ont aussi des performances très supérieures pour la maîtrise de l’énergie !

L’écologie,ce n’est pas se faire mal, mais imaginer comment on fait mieux plus sobrement.

À vous écouter, Ségolène Royal est donc la candidate la plus crédible en matière d’écologie ?

C’est pour moi une évidence! C’est celle qui fait de l’écologie politique de manière la plus sophistiquée, la plus efficace. C’est la première fois que l’on a une candidate à la présidentielle en position d’influer vraiment sur le cours des choses, qui nous annonce une plateforme dont l’un des piliers est la démarche environnementale innovante. Cela va bien au-delà de la démarche de Nicolas Hulot qui ne prenait en compte que l’aspect proprement environnemental des choses. On ne va pas passer d’une société «qui va dans le mur» à une société merveilleuse, mais je suis persuadé que les propositions de Ségolène Royal, sa compréhension des problèmes, en font la meilleure pour gérer cette phase de transition. Je suis connu pour être quelqu’un d’intègre et d’entier. Mon adhésion n’est pas une adhésion au rabais.

Un mot sur les méthodes de basse police du successeur de Charles Pasqua, place Beauvau ?

Oui, certains ont été à bonne école, avec eux vraiment « tout devient possible ! »… J’ai la preuve qu’il y avait une vraie volonté de nuire et j’ai surtout été choqué du champ d’investigation des RG portant sur des éléments de ma vie personnelle et de cette concomitance des faits avec mon entrée dans l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Des méthodes sales qui se découvrent aussi dans cette forme de harcèlement sur la petite phrase, cette chasse « au mot de travers » ouverte contre la candidate. Je voudrais qu’on fasse le même travail de traque sur Sarkozy ! Ce serait intéressant. J’ai par exemple eu des échos de son voyage en Baie de Somme.Il rencontre des chasseurs,puis à quelques mètres des écolos,leur tient successivement des propos contradictoires sur la Loi littoral. Ce serait amusant que l’on voit ça aussi dans les médias, non ?

Comment vois-tu cette campagne de l’intérieur ?

Ségolène a placé la barre assez haut en termes de probité et de niveau de campagne. Sa volonté, c’est de mettre en avant les valeurs qui fondent ce programme. A Montluçon, Ségolène a expliqué la nécessité de faire des choix difficiles, en matière d’orientation agricole, de nucléaire, d’intégration du coût réel payé par la société (la facture environnementale) dans les prix des transports ou de l’agriculture intensive. Ce ne sont pas des débats faciles à aborder et je n’ai jamais entendu un politique porter ces questions avec autant de force. Ségolène pose avec cette détermination qui lui est propre les questions que l’on ne peut plus éviter, alors que souvent la classe politique s’est décrédibilisée à force ne pas les affronter.

Que réponds-tu à ceux qui s’interrogent sur sa méthode ?
La méthode est vraiment très importante ! Même s’il y a quelque chose de déroutant pour la classe politique traditionnelle, je dis aux médias: «regardez ce qui se passe dans les débats participatifs». Ce sont des lieux où commence à se préparer une forme de co-participation à la décision publique. C’est un prolongement de la démarche de Nicolas Hulot. Il a par son activisme imposé fortement l’écologie dans la campagne. Ségolène reprend le flambeau aujourd’hui et propose d’intégrer la société civile et le travail énorme des associations aux politiques publiques.Réformes du Conseil économique et social, intégration des associations aux politiques publiques, nouveaux pouvoirs pour les consommateurs, les comités d’entreprise…. Souvent on réduit le développement durable à ses dimensions économiques et sociales, mais l’écologie c’est aussi la participation !

Propos recueillis par David Langlois-Mallet

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08:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, ECOLOGIE, RAG 34

02.02.2007

(2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière

Lire : "Le plein s'il vous plait" de Jen-Marc Jancovici

Présentation de l'éditeur

Et si la hausse du prix du pétrole était le début d'une salutaire crise de désintoxication ? Et s'il fallait encourager cette hausse, voire l'accentuer ? Si l'énergie ne vaut rien - car elle est incroyablement sous-évaluée - c'est que ni l'épuisement des ressources en pétrole, ni le coût du changement climatique, ne sont inclus dans son prix. Par un surprenant tour de passe-passe, il s'avère que le PIB peut croître tandis que nous allons droit dans le mur. Nous vivons donc dans l'illusion d'une source d'énergie inépuisable et bon marché, illusion qui nous masque les catastrophes climatiques, économiques et politiques à venir. Il est temps pour chacun de nous de se montrer réaliste. Une taxe progressive et volontaire sur le pétrole profiterait non seulement à la nature, mais nous protégerait nous-mêmes, à commencer par les plus modestes, face aux mutations économiques à venir. Une idée forte et iconoclaste, pour un livre qui devrait inciter au débat.

Biographie de l'auteur
JEAN-MARC JANCOVICI et ALAIN GRANDJEAN sont tous deux anciens élèves de l'Ecole polytechnique. Le premier est ingénieur-conseil auprès de grandes entreprises et de l'Etat. Le deuxième, économiste, préside la société " Capitalisme durable ".

Le site de Jean-Marc Jancovici

Article du figaro mai 2006 : Du bon usage de la cagnotte pétrolière

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Du même auteur sur Amazon : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? + "Le Plein s'il vous plait !" = 24€70. Commander

Notre note précédente : (1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

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17:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-MARC JANCOVICI, rente pétrolière, pétrole, RAG 34

(1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

ECOUTER : Jean-Marc Jancovici dialogue avec Nicolas Demorand (France Inter).

Depuis lundi 29 janvier , a lieu à Paris la conférence sur le réchauffement climatique.

L’Unesco accueille le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui remet son quatrième rapport, vendredi 2 février.

C’est à l’occasion de cette rencontre sur les bouleversements climatiques à Paris que la rédaction de France Inter a choisi pour se poser, interroger, s’interroger un lieu symbolique, la Grande Galerie de l’Evolution du Muséeum National d’Histoire naturelle (MNHN). L’être humain a cette particularité de se poser des questions, et c’est bien ce qui nous différencie du reste du règne animal : la Conscience. Cet énième RV sur le réchauffement de la planète est il opportun ? Réveillera –t-il la ou les consciences ?



LIRE : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

Présentation de l'éditeur
Seuls les amateurs de paradoxe et les ennemis du principe de précaution persistent désormais à mettre en doute la réalité du réchauffement climatique. Si l'on est loin de pouvoir évaluer précisément toutes les conséquences de ce phénomène planétaire, on est plus loin encore de sa prise en compte aux plans économique et politique. De radicales réévaluations sont pourtant à prévoir dans les secteurs de l'énergie et des transports, et comme dans nos comportements quotidiens, qui contribuent à l'émission de ces " gaz à effet de serre " qui dérèglent le climat - le vrai problème étant que, même si des réductions drastiques étaient décidées aujourd'hui, leur effet ne se ferait sentir que dans plusieurs dizaines d'années... Du " coût climatique " de la consommation des fraises hors-saison à la viabilité économique du tout-nucléaire, ce livre clair et documenté est à la fois un état des lieux précis, une liste des actions politiques à entreprendre d'urgence et un guide de savoir-vivre dans un monde en pleine mutation climatique.

Biographie de l'auteur
Jean-Marc Jancovici : Ingénieur-conseil, spécialisé dans les questions climatiques, il intervient sur ce thème auprès du grand public, des entreprises et de l'État.

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Notre note suivante : (2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière

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16:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marc JANCOVICI, RAG 34

Planête : Attention ça chauffe ! "Pour une politique durable"


En 1987, Harlem Brundtland a imposé un concept. Celui du « développement durable », c’est-à-dire d’un « développement satisfaisant les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins. »

Il ne s’agit plus seulement de protéger l’environnement, mais aussi d’intégrer la qualité de la vie et l’équité entre générations actuelles et futures.

La prise de conscience est générale, mais elle est souvent demeurée sans conséquences pratiques. « La maison brûle et nous regardons ailleurs », la formule de Jacques Chirac au Sommet de la terre de 2002 à Johannesburg, ne manquait pas de vérité et elle résume finalement assez fidèlement le bilan de son quinquennat…

La planète se réchauffe, l’eau manque déjà, les déchets s’accumulent.Mais que fait la politique ? La politique a un problème. Elle a son rythme propre qui n’est pas forcément celui de la planète. Il est dicté par la pression des médias et la succession d’échéances électorales rapprochées. Trop souvent, les seuls sujets dignes d’intérêt sont ceux qui s’inscrivent dans le très court terme et permettent d’espérer une reprise immédiate. Les autres sujets sont renvoyés à plus tard, jusqu’à ce que l’actualité impose leur traitement à chaud, dans les pires conditions.

Il est temps de passer de cette politique jetable à une politique durable. Une politique durable, c’est une politique de responsabilité dont les conséquences restent soutenables dans le temps. Une politique durable, c’est une politique du temps long qui accepte l’anticipation et le débat autour d’enjeux qui ne sont pas encore brûlants. En effet, la politique doit refuser de fonctionner dans l’urgence que voudraient lui imposer les acteurs du marché. Aller vite, c’est trop souvent se plier aux logiques marchandes. La démocratie, l’évaluation et la délibération nécessitent du temps.

La démocratie, la délibération collective, ce ne sont pas seulement des mots, des passages obligés. En matière environnementale, plus encore que dans d’autres domaines, c’est l’opinion publique qui donne toute leur force aux dirigeants.

Face aux groupes de pression, il n’est pas d’autre voie que celle-là. Il suffit pour s’en convaincre d’observer ce qui a été réalisé en quinze ans face au formidable lobby du tabac. C’est cette alliance entre gouvernants responsables et mobilisation citoyenne à laquelle nous invite Ségolène Royal qui, plus tôt que d’autres, a perçu les enjeux et les moyens d’y répondre.

Thomas Colognac

RAG 34. Lolo34

10:01 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, RAG 34

25.01.2007

L'influence de l'homme sur le climat confirmée par un rapport

OSLO (Reuters) - La poursuite du réchauffement climatique va provoquer davantage de phénomènes extrêmes tels qu'inondations et sécheresses au XXIe siècle, mais les effets des émissions de gaz à effet de serre se feront ressentir pendant au moins un millénaire, conclut un projet de rapport sur le climat, confirmant la responsabilité de l'homme dans cette évolution.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), parrainé par l'Onu, doit présenter le 2 février à Paris son nouveau rapport effectuant la synthèse des travaux de 2.500 chercheurs de plus de 130 pays. Sa rédaction a pris six ans.

Selon des sources scientifiques, ce document affine la fourchette de prévision de la hausse des températures au XXIe siècle. Il table désormais sur une hausse comprise entre 2 et 4,5 degrés Celsius par rapport aux niveaux pré-industriels, l'estimation privilégiée étant de 3 degrés en se fondant sur une hypothèse de stabilisation des niveaux de dioxyde de carbone à un seuil de 45% supérieur aux niveaux actuels.

Le précédent rapport du GIEC, rendu en 2001, évoquait une hausse comprise entre 1,4 degré et 8 degrés, sans préciser quelle extrémité de la fourchette était privilégiée.

En se poursuivant, le réchauffement climatique devrait provoquer au XXIe siècle davantage de sécheresses et d'inondations et une fonte de la calotte glacière et des glaciers.

INCERTITUDES

En outre, l'élévation du niveau des mers devrait être comprise entre 28 et 43 cm (contre 9 à 88 cm dans le précédent rapport) et elle devrait se poursuivre pendant au moins un millénaire, même si les gouvernements parviennent à freiner la concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique.

"Les émissions anthropiques (ndlr, d'origine humaine) de dioxyde de carbone au XXIe siècle vont contribuer au réchauffement et à l'élévation du niveau des mers pendant plus d'un millénaire, en raison des délais nécessaires à la dilution de ce gaz", est-il écrit dans le rapport, selon les mêmes sources scientifiques.

La hausse du niveau des mers a été de 17 cm au XXe siècle. Cette élévation menace de nombreuses régions du monde, des îles du Pacifique aux côtes du Bangladesh ou de Floride en passant par des villes telles que Shanghai ou Buenos Aires.

Ce rapport insiste en outre sur les certitudes de plus en plus affirmées de la communauté scientifique sur la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique.

Il juge "très probable" - soit une probabilité de plus de 90% - que les activités humaines, notamment l'utilisation de combustibles fossiles, soient responsables du réchauffement observé depuis 1950.

Le précédent rapport utilisait uniquement l'adjectif "probable".

Le GIEC souligne cependant que des incertitudes demeurent sur le phénomène du réchauffement climatique.

Ainsi, la pollution atmosphérique et la poussière dégagée par les éruptions volcaniques semblent avoir freiné le réchauffement en reflétant vers l'espace une partie de la lumière solaire.

De même, une hausse des températures pourrait favoriser la formation de nuages, dont le sommet rejette lui aussi la chaleur vers l'espace.

Enfin, le Gulf Stream, courant chaud de l'océan Atlantique, pourrait faiblir mais pas suffisamment toutefois pour inverser la tendance globale au réchauffement.

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23:31 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Urgence écologique, urgence sociale : deux défis indissociables

Le Parti socialiste salue le travail de Nicolas HULOT et du comité de veille écologique. Avec le Pacte écologique, ils ont fait progresser la question écologique de façon très sensible dans cette campagne.

Cette urgence écologique trouve une traduction concrète dans le projet socialiste qui fait de la lutte contre le changement climatique une priorité immédiate de son action, propose des politiques publiques concrètes et ambitieuses pour un développement durable et milite pour la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Résoudre la crise sociale, en créant des emplois et en augmentant le pouvoir d’achat des plus modestes, ne peut se faire qu’en résorbant la crise écologique : nous devrons donc changer rapidement et radicalement nos modes de consommation et de production. Nous ne pouvons plus laisser le marché organiser la destruction de la planète et l’exclusion du plus grand nombre.

Le Parti socialiste s’engage donc à promouvoir un nouveau modèle qui substitue le capital humain (R&D;, innovation, services…) aux ressources fossiles dans le processus de création de richesses.
La transition technologique ainsi engagée ouvrira de nouvelles perspectives de croissance potentiellement riches en emplois (non délocalisables…).

Communiqué du Bureau national

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15:34 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23.01.2007

Voynet estime que le retrait de Hulot ouvre "un espace"

PARIS (Reuters) - Dominique Voynet a estimé lundi qu'"un espace" et "une nouvelle phase" s'ouvraient pour les Verts dans la campagne présidentielle de 2007, après la décision de Nicolas Hulot de ne pas présenter sa candidature.

La candidate des Verts s'exprimait quelques heures après l'annonce de l'animateur de télévision et responsable écologiste, crédité de 11% des intentions de vote par un récent sondage.

"La décision de Nicolas Hulot force le respect", a dit lors d'une conférence de presse, Dominique Voynet, créditée de deux pour cent des suffrages.

"Je mesure les responsabilités qui pèsent sur mes épaules : qu'il me revient de faire en sorte que les attentes du peuple de l'écologie ne soient pas une fois de plus déçues", a-t-elle souligné.

A ses yeux "les choses sont en train de se rééquilibrer aujourd'hui". "J'ai bien l'intention d'utiliser pleinement l'espace qui est en train de s'ouvrir", a dit la candidate écologiste selon laquelle "c'était difficile de se faire entendre à un moment où les candidats monopolisaient la parole".

"Il va falloir aller les chercher, les convaincre, les électeurs", a dit la candidate des Verts pour qui "une nouvelle phase de notre campagne s'ouvre aujourd'hui". "Je l'aborde avec beaucoup de force et de confiance".

Dominique Voynet donnera son premier meeting de campagne vendredi à Nantes. Elle y proposera un "contrat écologique aux Français pour 2007 et les années qui viennent".

"J'ai envie aujourd'hui de poser sur la table des propositions concrètes sur lesquelles les uns et les autres se positionneront", a-t-elle dit, prônant une dimension sociale dans l'écologie.

A ses yeux, "le travail qu'à fait Nicolas Hulot n'est pas destiné à être oublié". "On fera en sorte qu'il ne le soit pas".

Evoquant la quasi-candidature de l'altermondialiste José Bové, Dominique Voynet a prévenu qu'elle ferait sa campagne et "on verra". "Je fais ma campagne et puis on verra. Fin avril, on verra quels sont les résultats engrangés par les uns et les autres".

"Mon ambition est de mettre l'écologie au coeur de la campagne aujourd'hui", a-t-elle prévenu.

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08:24 Publié dans Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.01.2007

Ségolène Royal : "un souffle d'air", reportage à Toulon (vidéo)

[17/01/07]
Discours de Ségolène Royal à Toulon



Discours de Ségolène Royal à Toulon.

Chers amis, chers camarades

Merci à toi Michel, Robert, merci à tous les amis d'être présents, tous les candidats aux élections législatives, merci à tous les jeunes d'être su nombreux, le MJS, la Ségosphère.

J'entends la droite dire qu'il y aurait comme un trou d'air dans notre campagne, moi ce que je vois ce soir surtout c'est un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la victoire de 2007.

Vous êtes là si nombreux, si divers et en même temps si unis, avec votre énergie de la France qui a envie d'un changement profond et qui attend désespérément un pays qui va mieux.

C’est grâce à vous que, dans cette élection majeure pour l’avenir de la France, je peux garder le cap, rester moi-même, continuer à gravir la montagne avec vous, la droite à la puissance de l'argent, nous nous devons mobiliser en profondeur l'intelligence du peuple français.

Nous devons regarder les choses en face, parler vrai, avoir une parole libre, écouter les Français pour imaginer avec eux d’autres possibles et pour redonner à la puissance publique le rôle qui doit être le sien dans le temps qui est le nôtre.

Cette campagne, Michel le rappelait, je l’ai voulue avec vous, participative, avec vous je suis entrain de construire mon projet présidentiel. Pour mieux répondre aux inquiétudes et aux attentes des Français, pour en finir avec ce gâchis humain et ces énergies entravées qui minent le moral des Français et du pays, qui lui font douter de lui-même, qui le tirent vers le bas et l’incitent au repli.

C’est ainsi qu’en mille lieux, et même plus, dans les grandes villes comme dans les petites communes du milieu rural, nous faisons une chose dont beaucoup avaient perdu l’habitude et dont d’autres n'ont jamais eu l’expérience : nous nous écoutons, nous nous parlons, nous bâtissons, nous construisons un diagnostic partagé des difficultés que vivent les Français, pour parler juste et ensuite pour agir juste pour redresser la France, pour vivre mieux les uns avec les autres et, disons le mot, pour assumer notre responsabilité collective, et en premier lieu à l’égard de toutes celles et tous ceux qui, comme Arthur Rimbaud à 17 ans, peuvent aujourd’hui pousser ce cri : « je suis jeune, alors qu’on me tende la main ! »

Certains ont ironisé : ce parti pris participatif, c’est donc qu’elle n’a pas d’idées… L’expertise, c’est l’affaire des spécialistes, pas des citoyens ordinaires … Nous savons bien, nous dont c’est le métier, ce qui est bon pour les gens et, le cas échéant, ce qu’ils veulent…Ces forums, ces débats, c’est du temps perdu, et il ne s’en dégagera jamais quelque intérêt général…

Mais je vous le dis, cette exigence démocratique c’est une sorte de révolution démocratique, qui rend à chaque citoyen qui le souhaite ce qui lui est dû : la parole, bien sûr, mais aussi le pouvoir de proposer, à égalité avec tous, je veux élever la voix de chaque citoyen, je veux arriver avec vous au pouvoir pour vous le rendre, car si aujourd'hui dans cette campagne, on donne la parole à chacun, alors on ne pourra jamais vous la reprendre. Et c'est cela la nouvelle république que je veux construire avec vous, parce qu'elle est garante demain de la crédibilité de l'action politique. Elle est garante, cette façon de faire, de l'exigence politique, elle est garante de la parole tenue, elle est garante tout simplement du progrès pour tous et du respect pour chacun.

Les Français en ont assez des discours politiques de mensonges tenus au plus haut niveau, de ceux qui sont au pouvoir et qui promettent demain ce qu'ils ne font pas aujourd'hui alors qu'ils en ont la responsabilité. 9a c'est un déni de responsabilité.

Quand on a la chance d'être dépositaire du pouvoir du peuple français, alors on passe à l'action et l'on ne promet pas pour des lendemains des choses que l'on n'est pas capable d'accomplir aujourd'hui.

C'est ce que j'appelle la morale de l'action, je suis la candidate de la morale de l'action.

Et puis il y a aussi la vérité des mots et des concepts. Et lorsqu'ils ne correspondent à rien, ou lorsqu'ils ne recouvrent pas la vérité, alors ils ne tiennent pas la distance. Et c'est pourquoi la droite ne parle plus de rupture, forcément, par définition, le candidat de droite est le candidat sortant, il est celui de la continuité, et dès lors les masques sont tombés. Non, la droite ne peut pas accomplir la rupture puisqu'elle s'inscrit dans ce qu'elle a défait depuis maintenant cinq ans.

La rupture c'est la gauche qui l'incarne, le changement profond c'est la gauche qui l'incarne, et c'est pourquoi, en écoutant les Français, on met les mots justes sur la réalité, on ne peut pas raconter d'histoires, on ne peut pas s'attribuer des valeurs auxquelles on ne correspond pas.

Et je vous le dis ici, non seulement je revendique d'être la candidate de la morale de l'action, mais je suis parce que j'écoute les Français, que je prends ce temps et que je le prendrais comme je l'ai décidé, je suis aussi la candidate de la vérité de la parole, parce que cette parole, c'est la vôtre.

Je suis venu vous dire ici à Toulon les raisons auxquelles je tiens, celles pour lesquelles nous avons envie de croire en la France. Je la sais capable notre France de puiser dans ses valeurs, dans son histoire, dans sa passion de l'égalité, dans ses talents, l’énergie du redressement que tous les Français appellent de leurs vœux, et qu'ils attendent, parfois désespérément.

Ici, à Toulon et dans ce département du Var, on sait bien, et ça a été dit avant moi, que la République est un combat, souvent gagné, parfois perdu quand la vigilance se relâche ou quand les ressentiments s’accumulent.

Ici, nous nous souvenons de ce bataillon de Provence qui, en 1792, se porta au secours de la patrie en danger. Son chant devint notre hymne et bien des peuples de par le monde s’emparèrent à leur tour de notre Marseillaise pour clamer, chacun dans sa langue, leur volonté d’émancipation.

François Mitterrand avait raison de le dire : « quand la France rencontre une grande idée, alors elles font ensemble le tour du monde ».

Et c'est cela que nous avons à refonder ensemble. La liberté, l’égalité et la fraternité, on meurt encore pour elles aujourd’hui.

Ils étaient jeunes, pour la plupart, ces soldats de l’An II.

Mal équipés, pauvrement habillés, mais portés par une immense espérance.

Les puissances coalisées de l’Ancien Régime et leurs troupes mercenaires pensaient leur passer aisément sur le corps.

Mais c’est à lui, le peuple en armes, qu’alla la victoire.

« Quand la lutte s’engage d'ailleurs entre le peuple et la Bastille, c’est toujours la Bastille qui finit par avoir tort ».

Alors mes chers amis, des Bastilles, il en reste à emporter pour instaurer un ordre juste et des sécurités durables dans notre vie politique, économique et sociale.

Avec vous, j’ai confiance, et cet ordre juste et ces sécurités durables, nous avons le devoir de gagner pour les construire.

Et d’abord parce que cela ne peut plus durer.

Tant de pauvreté dans un pays si riche, à qui la faute si ce n'est à la droite.

Tant de salariés qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

Tant d’inégalités qui défont la France en tribus étrangères les unes aux autres.

Tant de précarités qui deviennent la norme.

Tant de fragilités, du travail au logement, qui déstabilisent les familles et les parcours scolaires des enfants.

Tant d’insécurités sociales qui distillent la peur, le repli sur soi, et parfois la haine de l’autre.

Et tant d'insécurités et de violence au quotidien dans les quartiers, parce que la police de proximité a disparu.

Alors les valeurs de la République, Liberté, égalité, fraternité : qu’en reste-t il dans ces conditions ?

La liberté d'abord.

Bien sûr, chez nous, on ne persécute pas les opposants, les journaux paraissent, Internet fonctionne jour et nuit, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays de la planète et, si imparfaite soit-elle à nos yeux, notre démocratie est appréciable.

Mais cette liberté chèrement conquise et reconquise au fil de notre histoire, qu’en reste-t-il quand, à 20 ans, l’avenir semble irrémédiablement bouché pour certains jeunes, quand, à 30 ans, on rouille sans pouvoir faire de projet, quand, à 50 ans, on est brutalement débarqué dans des plans sociaux, quand, après un congé parental, on ne peut pas retrouver de travail, quand on aborde la vieillesse avec une si petite retraite et qu’on ne fait plus un repas par jour, et qu'on a l'angoisse de ne pas se faire soigner. Et quand, même lorsque l'on n'est pas dans ces situations, on vit dans la hantise d’y tomber ? Alors oui, la liberté, cette première valeur de la République, il va falloir à nouveau lui donner tout son sens, en répondant à ces problèmes.

L’égalité, ensuite, et là aussi le chantier est immense. Bien sûr nous sommes égaux en droit, devant la loi, quoique certains plus que d’autres. Mais qui croit encore vraiment à cette égalité des chances ?

Qui ne sait que l’origine sociale, les ressources des familles, les conditions de logement, pèsent lourdement, malgré de remarquables réussites, sur les résultats et l’orientation scolaires ? Et sur l’accès et plus encore la réussite à l’université ? Sans même parler des grandes écoles qui comptent toujours aussi peu d’enfants d’ouvriers et d’employés depuis 50 ans et peut-être moins aujourd’hui qu’hier. Qui ne sait que la sectorisation scolaire, au lieu de favoriser la mixité, renforce les effets de la ségrégation urbaine ?

Qui ignore que, quand les uns doivent quitter leur entreprise, ils perdent tout alors que d'autres touchent le jackpot d’un parachute doré ?

Qui ne connaît les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes, les plafonds de verre qui persistent ? Quand un métier se féminise, on murmure même que la fonction se dégrade…

Qui ignore qu’une adresse, une couleur de peau, un prénom peuvent, dans la France d’aujourd’hui, handicaper à ce point qu’on en vient à préconiser des CV anonymes et à promouvoir des cabinets spécialisés dans le placement des diplômés dont les parents sont venus d’ailleurs ? Alors oui, l'égalité, il nous faudra la refonder et apporter toutes les solutions qui lui donneront encore du sens dans la république d'aujourd'hui.

Et la fraternité ?

Bien sûr, elle est inscrite au fronton de nos écoles et fait partie de notre devise. À un moment ou à un autre, nous en avons fait l’expérience. Mais aussi de son contraire: le mépris, le déni, la discrimination, la mise à l’écart. On le sait, sans l’égalité, la fraternité est un leurre. Et sans la fraternité, la liberté et l’égalité se désaccordent. Et c'est pourquoi notre pacte républicain est aujourd’hui affaibli et parfois même frontalement remis en cause.

Chez nous, la République mise à mal, on le sait cela veut dire la nation qui doute d’elle-même. Et je ne veux pas d'une France impuissante à maîtriser son destin dans un monde qui s’est profondément transformé et qui change à vive allure. Je veux, avec vous, que la France reprenne la main et construise son destin pour donner à chacun un véritable désir d'avenir.

Il va nous falloir reconquérir sur le désordre des choses la marge de manœuvre, d’invention et d’action qui nous permettra de choisir dans quel pays nous voulons vivre, avec quelles valeurs, quelles règles communes et quels résultats à la clef, et au fond, c’est tout ça le sens de ma candidature, de mon combat. Jamais nous n’avons eu autant besoin de volonté politique et d’efficacité de l'état pour organiser le présent et civiliser l’avenir.

Une droite historiquement à bout de souffle n’a rien d’autre à proposer que soigner le mal par le mal : soigner le chômage par plus de précarité encore, l’école à deux vitesses par plus d’inégalité scolaire, le mal logement par moins de solidarité urbaine, la pauvreté au travail par les heures supplémentaires défiscalisées,

L’insécurité publique par le désespoir social, la stigmatisation, la suppression de la police de proximité et l’injuste répartition des forces de police selon les quartiers,

Notre retard dans la préparation de l’après-pétrole par des politiques environnementales inexistantes,

L’archaïsme des relations sociales par la remise en cause, et encore récemment, du droit de grève. Des années de promesses non tenues et de pouvoir mal utilisé ne l’empêchent pas d’assurer avec aplomb qu’elle fera demain ce qu’elle n’a pas fait jusqu’à aujourd’hui et que si la France a pris du retard, c’est parce que les Français sont paresseux et sont rétifs au changement.

Et bien moi je pense tout le contraire, je crois que la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a aujourd'hui. Il est temps, en particulier, de redonner au travail toute sa valeur. Car, exactement, c'est nous le travail. Car ce qui a détruit la valeur travail c'est la droite par la précarité généralisée, la vie chère, qui ronge le quotidien, c'est le manque de revalorisation des salaires, ce sont les discriminations à l’embauche, ce sont les inégalités persistantes entre les hommes et les femmes, c'est tout cela qui dévalorise la valeur du travail dans l’entreprise.

Ce sont les perspectives d’évolution professionnelle bloquées, c’est l’inquiétude du lendemain qui dévalorise le travail, c'est ce gouffre financier croissant qui sépare les revenus des hauts dirigeants des salaires des ouvriers, des employés et des cadres, c’est le cynisme du capitalisme financier, c’est le choix de la rente contre l’investissement, c’est la mauvaise qualité des relations de travail et du dialogue social, c’est le niveau scandaleux des accidents et des maladies professionnelles dans notre pays, c’est l’échec à répétition des négociations sur la pénibilité du travail que le MEDEF vient une nouvelle fois d'interrompre, c’est la formation qui va toujours à ceux qui en ont le moins besoin, et c’est la déconnection du mérite et de la sécurité professionnelle.

Alors moi je crois que tout se tient : la France peut se retirer vers le haut si nous réinstallons des sécurités durables et si nous considérons que c'est bien la sécurité au travail qui fait aussi l'efficacité sociale et la performance économique et environnementale. Le travailleur jetable et le détricotage du Code du Travail, ce n’est pas un projet de société. C'est à cela qu'il faut dire non pour construire un projet alternatif.

Réhabiliter la valeur travail, ce n’est pas offrir comme seule perspective toujours plus d’heures supplémentaires exonérées et toujours plus de flexibilité sans filet de sécurité. Dans un monde où les entreprises doivent s’adapter en permanence, la France doit être capable d’anticiper les mutations en investissant massivement dans la qualification des salariés, dans la sécurisation des parcours professionnels pour accompagner efficacement les transitions d’un emploi à un autre.

Et je vous le dis ici car cela sera au cœur de mon projet présidentiel : pas un jeune ne restera au chômage pendant plus de 6 mois. Les jeunes auront un droit d'accès au premier emploi ou au premier stage rémunéré. Il seront remis en formation professionnelle si leur chômage est dû à une formation inadaptée au marché du travail. Il n'y aura plus de jeunes étudiants dans des situations de paupérisation parce que nous ferons l'allocation d'économie pour les jeunes. Je veux que les jeunes retrouvent la dignité dans notre pays et qu'ils y trouvent toute leur place parce que c'est pour eux que nous construisons la société de demain.

C’est cela la vraie modernité.

Et comme les régions socialistes l'ont fait, nous démultiplierons les emplois tremplins pour les jeunes. Je me suis engagé sur la durée du quinquennat à mettre en place 500 000 emplois tremplins pour les jeunes, rien que dans nos régions socialistes nous approchons déjà les 50 000 emplois tremplins au cours des quelques mois qui nous ont été donnés pour mettre en place ce dispositif.

Et je me suis engagé également pour qu'à l'âge de 18 ans tous les jeunes puissent bénéficier d'un crédit gratuit de 10 000 euros pour lui permettre de réaliser son premier projet de vie.

Et enfin pour les jeunes qui sont dans les premiers échelons des qualifications, ceux qui viennent des familles populaires, et qui ont accès au CAP, je veux dire ici que je généraliserais à l'échelle nationale ce que je fais dans la région Poitou Charente, lorsque je vois des jeunes qui ont besoin de passer leur permis de conduire pour aller travailler, et notamment dans les métiers du bâtiment, que les entreprises recherchent souvent, et que ces jeunes ne peuvent même pas aller travailler parce qu'ils ne peuvent pas accéder à ce coûteux droit fondamental. Je leur dis ici que pour ces jeunes, qui font partie de ce premier échelon des qualifications dans les métiers manuels, et bien la République leur paiera leur permis de conduire.

J’ai confiance dans le potentiel de notre pays et dans l’intelligence des territoires, pour relancer la machine économique et pour libérer les énergies, je veux un Etat qui assume ses responsabilités et des Régions qui aient les moyens de régler efficacement les problèmes des Français parce que c'est là qu'elles sont le mieux placées pour le faire.

Je veux une régionalisation et un pacte de confiance entre les différents échelons de la puissance publique parce que c'est comme cela aussi que l'on pourra lutter contre toutes les formes de gaspillage.

Je ne veux plus d’un Etat qui se désengage et d’une paupérisation des services publics, facteur d’inégalité sociale et territoriale, et de démoralisation des personnels.

Il nous faudra, et je le ferais, remettre l’éducation au centre de tout, parce que c’est considérer que cet investissement est une des priorités de la nation. Parce que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, ni en primaire, ni en secondaire, ni à l’Université. L’éducation nationale aura les moyens humains et matériels d’assumer sa mission et notamment elle apportera à chaque élève le soutien individualisé gratuit dont il peut avoir besoin au cours de sa scolarité.

Je veux un pays qui prépare l’avenir, qui mise sur sa matière grise, qui investisse massivement dans la recherche, dans l’innovation, dans l’excellence environnementale car les activités et les emplois de demain en découlent. J’ai rencontré et je vais rencontrer à nouveau des chercheurs de toutes les disciplines scientifiques. Tous me disent la même chose : l’extrême misère des laboratoires, l’abandon de la recherche fondamentale, la précarité des jeunes chercheurs, le départ de ceux qui ne trouvent pas ici les moyens de travailler correctement. Notre pays perd sa matière grise. Je veux en finir avec cette politique qui affaiblit le pays et je veux associer l’ensemble de la communauté scientifique à la définition des orientations que nous mettrons tous ensemble en œuvre. Je veux que l'une de mes premières décisions se soit de redonner les moyens à la recherche, pour que non seulement nos jeunes chercheurs restent en France, mais que la France devienne un pays attractif pour la matière grise à l'échelle de l'Europe, et même à l'échelle de la planète. Nous en avons le potentiel, nous en aurons la volonté politique.

Nous avons en effet les talents, les atouts, mais ceux-ci sont trop bridés de rigidités, de fragilités et d’insécurités. Je veux une France affranchie des bureaucraties tatillonnes et qui saisisse toutes ses chances.

Une France forte de sa culture, savante et populaire, qui ne considère pas ses artistes comme un supplément d’âme facultatif mais comme une partie intégrante d’une créativité collective qui redonne à notre pays une fierté sans arrogance et ce goût des autres qui est le propre d’une nation assurée d’elle-même.

Je veux une France qui accepte ce qu’elle est devenue – plurielle, diverse, colorée - , et qui sache s’en réjouir et en tirer parti. Je veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours en bute aux discriminations.

Je le leur dis du fond du cœur : la France a besoin de vous parce que vous êtes une chance pour le pays. Vous n’êtes pas un problème, vous êtes une grande partie de la solution ! Je veux un pays où l'on s'écoute, un pays où l'on se comprennent, un pays où l'on s'épaule dans ce que chacun entreprend.

Un pays qui entende ce que lui dit Diam’s dans « Ma France à moi » : « y faut pas croire qu’on la déteste mais elle nous ment (…). Ma France à moi leur tiendra tête jusqu’à ce qu’ils nous respectent ».

Je ne veux plus entendre parler de 2è, 3è ou 4è génération pour certains descendants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe.

Je ne veux plus entendre parler d’intégration comme s’il vous fallait toujours administrer la preuve que l'on n'est pas moins français que les autres alors que ce qui fait obstacle sur le chemin, c’est le déficit d’égalité.

Je veux une France qui assume avec lucidité une histoire partagée, respectueuse de toutes les mémoires et accueillante à tous les siens.

Une France fière de sa République et de sa laïcité qui ne dresse pas les Français les uns contre les autres parce que ses valeurs correspondent aux valeurs universelles qui nous permettent de dialoguer avec le monde sans que de vieux relents de « mission civilisatrice » fassent leur retour dans nos mots et dans nos attitudes.

Ni amnésie, ni repentance, je veux une France capable de porter un regard apaisé et de poser des mots justes sur son histoire. Capable de reconnaître l’esclavage pour ce qu’il fut : un crime contre l’humanité. Capable de reconnaître la colonisation pour ce qu’elle fit : dominer et spolier. Capable de reconnaître la part prise par la police de Vichy dans la rafle du Vel’ d’Hiv’ et la déportation des Juifs français.

Je veux que les enfants des harkis et ceux des militants du FLN, ceux qui vont à la synagogue, à la mosquée, au temple, à l’église et ceux qui n’y vont pas fassent vivre entre eux cette valeur de fraternité qui est le plus beau message de la République, en refusant tous les communautarismes.

Aimer la France et son histoire, y puiser de fortes références pour les combats d’aujourd’hui, ce n’est pas non plus tout confondre : l’Ancien Régime et la Révolution ce n'est pas pareil, les Croisades et Valmy non plus.

C’est savoir ce que nous sommes, certes, le fruit de cette longue durée mais savoir aussi qu’il est des combats plus justes que d’autres et des moments fondateurs où le peuple de France s’est arraché à l’ordre établi parce qu’il avait l’espérance d’un ordre juste et émancipateur. Et qu'en particulier ce sont les combats de la classe ouvrière qui ont forgé le droit social d'aujourd'hui.

La morale de l’histoire, ce n’est pas que tout se vaut et s’équivaut, c’est qu’il faut accepter « la loi du choix, du parti pris ». Sans sectarisme mais dans la clarté et la fidélité à nos valeurs. Et ne pas tomber dans des synthèses molles qui permettent tous les renoncements et tous les opportunismes.

La République, pour nous socialistes, c'est le terreau fertile sur lequel nous ferons germer notre projet social enraciné dans un esprit de justice et qui s'adressera à tous. Nous avons besoin de ses outils pour pouvoir transformer par l'action résolue, le monde tel que nous le désapprouvons et en particulier les innombrables inégalités entre les pays riches et les pays pauvres qui ne font que se creuser. Il faudra le remodeler, pour qu'enfin ce monde soit celui de tous.

Les Français ne veulent pas une République incantatoire. Ils veulent, et moi avec eux, une République de tous les jours, concrète, du quotidien, qui leur appartienne, comme une sorte de maison de leur espérance commune.

Et Léon Gambetta, ce jeune avocat, qui avait fait trembler le Second Empire, avait dit cette phrase extraordinaire, c'est la nôtre, ne l'oublions pas, je vous la propose comme feuille de route. "Ce qui constitue une vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître des égaux, mais d'en faire réellement".

Alors oui les idées peuvent devenir des batailles, elles doivent même le devenir, et celle que je vous propose pour la République a déjà commencé et c'est ensemble que nous allons la gagner.

RAG 34. Lolo34

14:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

19.01.2007

Une autre Afrique est possible !

7ème édition du FSM : une autre Afrique est possible !
La septième édition du FSM se déroulera du 20 au 25 janvier 2007 à Nairobi au Kenya (http://www.wsf2007.org). Plusieurs dizaines de milliers de Kenyans y sont attendus, et plusieurs milliers de délégués d'organisations du monde entier. Un millier d'activité y sont enregistrées dans un cadre autogéré similaire à celui de Porto Alegre en 2005. Une délégation d'Attac France, composée d'une vingtaine de personnes, y participera autour de sujets comme les taxations internationales, l'annulation de la dette, les alternatives au libre-échange,la situation africaine, le défi écologique, l'exclusion,la question féministe, le renforcement du mouvement altermondialiste... Convoqué pour la première fois en 2001 dans la ville brésilienne de Porto Alegre par des organisations civiques locales, le FSM s’y est tenu à
trois reprises avant de se déplacer à Mumbai, en Inde, en 2004, revenir à Porto Alegre en 2005, et s'organiser en 2006 en trois endroits : à Bamako au Mali ; à Caracas au Venezuela ; et au sein de la capitale économique du Pakistan, Karachi. Cette année, le FSM est à nouveau concentré en un seul lieu et c'est le continent africain qui est mis à l'honneur. L'enjeu est important : il s'agit d'approfondir et d'élargir le processus des Forums sociaux à toute l'Afrique et ainsi de rendre visibles les acteurs de la transformation sociale et démocratique sur ce continent ; renforcer le processus de convergences des mouvements sociaux à l'échelle mondiale ; poursuivre le travail d'élaboratoin d'alternatives à partir de l'orientation stratégique qui s'est progressivement imposée à travers les Forums et que rappelle Gus Massiah dans ce numéro du Grain de Sable : "à l'organisation des sociétés et du monde par l'ajustement au marché mondial et la subordination au marché mondial des capitaux, nous opposons l'organisation des sociétés et du monde autour du principe de l'accès aux droits pour tous".

Dans ce numéro

1. UN NOUVEAU CYCLE DES FORUMS SOCIAUX MONDIAUX
Le mouvement altermondialiste n’est pas en panne. Il est de bon ton d’annoncer son essoufflement, et pourtant il ne cesse de s’élargir et de s’approfondir. Elargissement géographique d’abord comme en témoigne les Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre, Mumbaï et demain Nairobi ; le forum polycentrique de Bamako, Caracas et Karachi ; les forums continentaux et les forums nationaux dont celui des Etats-Unis en juin 2006 à Atlanta ; la cascade ininterrompue des forums locaux. Elargissement social avec les mouvements paysans dont les mouvements de sans-terre, les syndicats ouvriers, les No-Vox dont les Dalits, les comités de quartiers dégradés et de bidonvilles, les forums de migrants, la marche mondiale des femmes, les camps de jeunes. Elargissement thématique avec les forums thématiques comme ceux de l’éducation, de l’eau et les forums associés des autorités locales, des parlementaires, des juges, etc. (…)
par Gustave MASSIAH

2. DYNAMISME ET DEFIS DES MOUVEMENTS SOCIAUX DANS LE SUD
Comprendre les mouvements sociaux du Sud - les conditions de leur émergence, leurs stratégies et leurs portées - demande avant tout de porter l’attention sur la spécificité des contextes sociopolitiques,
institutionnels et économiques dans lesquels ils s’enracinent. La diversité des situations s’impose à l’observateur –quoi de commun entre le Venezuela « bolivarien » et les monarchies du Golfe ? –, au point que la tenue d’un discours général sur « les mouvements sociaux du Sud » semble difficile à concevoir. Reconnaissons cependant un grand trait commun aux pays du Sud, qui n’est pas sans conséquences sur l’évolution de leurs sociétés civiles : aucun d’eux n’échappe à deux tendances qui correspondent à deux discours forts de la communauté internationale -l’impératif démocratique d’une part et la libéralisation des marchés de l’autre. Bien sûr, commetoutes les tendances, celles-ci se déclinent etse combinent différemment d’un pays ou d’une région à l’autre, et sont objet de résistances et d’instrumentalisations diverses par les acteurs sociaux et institutionnels, internes et externes. (…)
Par François POLET

3. UNE RAME DE MÉTRO EN MOUVEMENT
Selon les grands médias, adeptes, comme les marchés financiers, de la prédiction créatrice (la fameuse self-fulfilling prophecy), ce que l’on appelle le mouvement altermondialiste serait entré dans une période de basses eaux. Pour se faire une opinion raisonnée sur la question, encore faudrait-il être en mesure de définir ce mouvement, de mettre au jour ses objectifs proclamés et ceux qu’il a atteints, et surtout de
réfléchir à la place qu’il sera conduit à occuper dans des contextes politiques nouveaux. Des contextes qu’il a d’ailleurs lui-même contribué à façonner. (…)
Par Bernard CASSEN

4. L’ENVIRONNEMENT, UN ENJEU MAJEUR POUR LES FORUMS SOCIAUX MONDIAUXParmi les neuf espaces proposés pour les activités du Forum de Nairobi, les documents préparatoires indiquent « l’accès universel aux biens communs et à la nature ».
C’est une vraie question car les forces économiques qui dominent le monde s’acharnent à accaparer la nature et les biens communs de l’Humanité, pour les transformer en champs de profit ; Le résultat de cet accaparement, c’est précisément le refus du libre accès à ces ressources et richesses ; les premières victimes en sont les peuples du Sud qui en dépendent directement pour leur subsistance. (…)
Par Jean CHESNEAUX

5. MANIFESTE NON GOUVERNEMENTAL EURO-AFRICAIN SUR LES MIGRATIONS, LES DROITS FONDAMENTAUX ET LA LIBERTE DE CIRCULATION
Nous, acteurs des sociétés civiles d’Afrique subsaharienne, d’Afrique du Nord et d’Europe, réunis en Conférence non gouvernementale euro-africaine les 30 juin et 1er juillet 2006 à Rabat, indignés par la guerre aux migrants qui s’amplifie d’année en année le long des côtes méditerranéennes et atlantiques, refusons la division de l’humanité entre ceux qui peuvent circuler librement sur la planète et ceux à qui cela est interdit, refusons également de vivre dans un monde aux frontières de plus en plus militarisées qui segmentent nos continents et veulent transformer chaque groupe de pays en forteresse. (…)
http://www.migreurop.org/article926.html

6. LES AFRICAINES DANS LE PIEGE DE LA PAUVRETE ET DES MALADIES
Un des principaux avatars de la féminisation de la pauvreté est la vulnérabilité des femmes africaines face à des fléaux comme le VIH Sida, affirme Mouhamadou Tidiane Kassé. Peu d’argent est investi sur la recherche médicale des pandémies qui affectent plus les femmes et les stratégies néo-libérales dénient à ces innocentes victimes l’un de leurs droits les plus élémentaires, à savoir l’accès à des soins de santé. Malheureusement, le mouvement altermondialiste n’a pas encore pu infléchir cette dynamique dictée d’en haut. (…)
Par Mouhamadou Tidiane KASSE

7. LA LUTTE POUR L’ANNULATION DE LA DETTE DANS UNE PERSPECTIVE HISTORIQUE
A l’échelle historique, la lutte internationale pour l’annulation de la dette des pays du Tiers Monde est assez récente : elle a à peine plus de vingt ans. Elle rejoint de grands combats et de grandes campagnes
internationales comme celle en faveur de l’abolition de l’esclavage (18e-19e siècles), celle en faveur de la journée de huit heures (à la base de la fête du 1er mai dès la fin du 19e siècle), celle pour le suffrage universel, celle pour l’égalité homme-femme, et j’en passe de nombreuses, tout aussi importantes, qui ont marqué et marquent encore la lutte des opprimés pour leur émancipation. (…)
Par Eric TOUSSAINT

COURRIEL D'INFORMATION ATTAC (n°560)
Jeudi 18/01/07

Merci de faire circuler et de diffuser largement.
Le Courriel est reçu aujourd'hui par 52016 abonnés
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RAG 34. Lovely34

18:37 Publié dans 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , Actualités , Economie , Francophonie , Nature/Environnement , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

09.01.2007

Laurent Fabius : A gauche pour changer et pour gagner.

En ce début d´année, j´adresse à chacune et à chacun tous mes souhaits de bonheur et de réussite. Je formule aussi des voeux de paix pour la planète et de sagesse pour l´humanité : elles en ont tant besoin ! Pour la France, j´espère un grand débat démocratique, une mobilisation citoyenne pour un vrai changement à gauche.
Dans 4 mois, la possibilité de l´alternance : ce sera le grand enjeu politique de 2007 ! Si, comme je le souhaite et le crois possible, la gauche gagne les élections, elle aura devant elle une tâche exaltante mais rude. L´année qui vient de s´achever offre un condensé de ces difficultés.

2006 a notamment été l´année d´une crise sociale profonde, celle du CPE. Peu qualifiés ou diplômés, beaucoup de jeunes risquaient de se voir condamnés à la précarité, interdits de CDI. Il y avait danger. Il fallait agir. Ce fut une mobilisation d´avenir, mais la question de l´emploi des jeunes n´est pas réglée pour autant.

Les désordres institutionnels ont également été notoires, l´affaire Clearstream, le fiasco judiciaire d´Outreau, les incessantes querelles au sein de l´exécutif. La vérité est que nos institutions sont fourbues. Le temps d´une République nouvelle est venu.

Les crises internationales n´ont pas manqué non plus, avec l´échec dramatique de G. W. Bush en Irak, les provocations d´Ahmadinejad en Iran, la guerre du Liban et le scandale permanent du Darfour. Là aussi, il y a un besoin vital d´équilibre, de paix, d´Europe, de France.

Pour autant, des prises de conscience utiles ont progressé. Le documentaire d´Al Gore sur le dérèglement climatique a provoqué un choc salutaire. Les impasses du capitalisme financier dans les domaines énergétique, environnemental, culturel ou social ont été spectaculaires. Une prise de conscience s´est opérée concernant le besoin de frontières européennes claires, l´urgence d´une relance fondée sur une réforme de la Banque centrale, l´adoption de règles fiscales et sociales communes pour lutter contre les délocalisations. Ces demandes, qui furent celles des partisans du Non de gauche en 2005, sont aujourd´hui reprises, du moins en paroles, par presque tous les candidats à l´élection présidentielle. Reste à convaincre nos partenaires que l´approche française n´est pas étroitement nationale, mais d´intérêt général pour l´Europe. Ce ne sera pas facile, mais ni la politique, ni la construction européenne n´ont jamais été choses faciles.

*

Dans ce contexte, notre candidate, Ségolène Royal, et une majorité de gauche auront à relever de nombreux défis et d´abord celui de l´emploi et de la croissance. Depuis 2002, la France a régulièrement fait moins bien que ses partenaires en la matière. Les chiffres du chômage ne s´améliorent aujourd´hui qu´à coup de radiations administratives massives et d´emplois précaires. Lutter vraiment contre la désindustrialisation, relancer la consommation par la hausse du pouvoir d´achat, donner priorité à l´éducation et à la recherche, soutenir les entrepreneurs, les créateurs, les PME, agir pour la compétitivité de nos entreprises, mettre en oeuvre une politique européenne plus favorable à la croissance : voilà notre obligation.

Notre deuxième défi sera celui de la démocratie. Au-delà des inscriptions nombreuses sur les listes électorales, dont nous nous réjouissons tous, redonner confiance en l´action publique est indispensable. La question du régime est posée. Elle n´a pas encore été vraiment abordée à ce stade de la campagne. Les institutions ne sont pas une clause périphérique du changement, mais sa clé de voûte : plus une démocratie est vivante, plus la société et l´économie le sont aussi. Si utile soit-elle, la démarche participative ne suffira pas à elle seule à rééquilibrer les pouvoirs. Comme l´a clairement posé le projet socialiste, une République parlementaire nouvelle devra voir le jour à travers une réforme constitutionnelle ratifiée par référendum. Cet engagement devra être prolongé par un renforcement de la démocratie sociale, par une consolidation de la démocratie territoriale, par une remise à plat de la démocratie culturelle et médiatique et par la mise en place d´une vraie sécurité publique, à proximité des citoyens, à l´écoute des victimes, à l´action contre toutes les délinquances, avec des forces de l´ordre soutenues dans leur mission républicaine et non pas transformées, pour des besoins électoraux, en police anti-jeunes ou anti-quartiers.

L´éducation sera, elle aussi, décisive. De nombreux élèves se trouvent dans une relation conflictuelle avec le « système scolaire ». Nos enseignants en viennent à douter parfois de leur mission et se sentent mal épaulés par leur hiérarchie. Nous avons besoin non d´une série de réformettes, mais d´une vraie volonté de changement, avec pour objectif de faire à nouveau de l´école publique le socle du vivre ensemble. Cela suppose de redonner confiance aux professeurs en respectant les spécificités de leur métier, de moderniser la carte scolaire, de créer un soutien éducatif gratuit après la classe, de mieux moduler l´allocation des moyens, de garantir aux meilleurs élèves de tous les établissements un accès aux filières d´excellence. Pour l´université, l´encadrement dans les premiers cycles devra être amélioré et les liens avec les grandes écoles et avec la recherche publique relancés. Quant à la laïcité, elle devra être promue, notamment par une charte pour les services publics adossée à la Constitution. Faire du prochain quinquennat celui de la laïcité renforcera la cohésion nationale contre les communautarismes et donnera à la France un rôle exemplaire face aux intégrismes.

Aujourd´hui, le pouvoir d´achat constitue la principale préoccupation des Français. Combien de nos concitoyens, à partir du 15 du mois, ne peuvent plus faire face ! J´ai souhaité une hausse rapide du SMIC couplée à une grande négociation sociale pour que cette hausse soit diffusée aux autres salaires. En matière de logement, la réalité, c´est la pénurie de logements sociaux et l´augmentation vertigineuse des prix. Depuis déjà longtemps, on sait qu´il faudra construire massivement, remédier à la ségrégation territoriale, freiner la hausse des loyers et assurer à tous un habitat décent. J´ai proposé à diverses reprises que le droit au logement opposable soit inscrit dans nos textes et effectivement mis en oeuvre. Je me réjouis qu´on avance en ce sens, même s´il faut rester vigilants car il y a loin de la proclamation à l´action. Pour assurer la solidarité indispensable, les services publics devront être défendus, à commencer par la santé - ce qui suppose un effort massif en faveur de l´hôpital. Il faudra également mieux prendre en compte la révolution du vieillissement, trouver les financements nécessaires pour nos retraites et pour une réelle prise en charge de la dépendance avec la création d´une cinquième branche de la sécurité sociale.

Nous devrons relancer la construction européenne. On le voit chaque jour davantage, l´Europe a besoin d´une vaste réforme institutionnelle et d´un contrat démocratique passé avec les peuples. En 2008, il reviendra à la présidence française de conclure les négociations pour un nouveau traité constitutionnel. Contrairement à ce que l´on entend ici ou là, ce texte devra être soumis à référendum. Révision du mandat de la Banque centrale européenne et du pacte de stabilité, politique commune en faveur de l´innovation et de la recherche, adaptation de la politique commerciale de l´Union (avec un vrai tarif extérieur commun), stratégie industrielle qui ne se réduise pas à une application dogmatique des règles de la concurrence, défense des services publics qu´il faut protéger, conditionnement de tout nouvel élargissement à ces avancées - voilà plusieurs évolutions à enclencher. Dans le domaine social, il nous faudra engager avec ceux qui le souhaitent une politique de convergence ayant vocation, à terme, à s´étendre à toute l´Union. Sur ces sujets comme sur d´autres - en particulier, dans la perspective de bâtir une armée commune cent ans après Verdun, -, je souhaite que nous prenions des initiatives avec l´Allemagne, qui doit rester notre premier partenaire pour faire avancer l´Europe.

Cette Europe devra jouer un rôle beaucoup plus actif en matière internationale. La dérive atlantiste que porte N. Sarkozy bloquerait l´Europe politique. Contribuer à la paix, à prévenir et à régler les conflits, faire contrepoids à la mondialisation financière, accélérer le développement des régions à l´écart, notamment l´Afrique : la liste des tâches est impressionnante. En cohérence avec ces engagements, nous devrons faire davantage entendre notre voix : refus de l´unilatéralisme, attachement au rôle des institutions internationales, promotion des droits de l´homme, du progrès social et de l´écologie planétaire. Nous devrons revoir notre stratégie d´immigration dans un sens plus solidaire et plus soucieux des intérêts à long terme de notre territoire.

Le dernier défi que nous aurons à relever est celui de la social-écologie. C´est le grand enjeu du 21ème siècle. La France et l´Europe devront peser de tout leur poids pour de nouveaux engagements concrets en faveur de la réduction des gaz à effet de serre. Nous devrons obtenir, à terme, la création d´une Organisation mondiale de l´environnement et l´Europe organiser en son sein une nouvelle solidarité écologique, en utilisant l´outil fiscal. Une politique énergétique commune devra sécuriser nos approvisionnements et coordonner nos efforts afin de réduire l´impact écologique négatif du mode actuel de développement. Sur le territoire métropolitain lui-même, l´habitat écologique, les transports en commun, le ferroutage, les nouvelles énergies propres devront être massivement développés.

*

Tous ces défis montrent l´ampleur et la difficulté de la tâche. D´autant plus que, d´ici au 6 mai 2007, les obstacles politiques ne manqueront pas. La droite, laissez-fairiste dans son action, voudra faire oublier ses échecs par un flot de promesses virtuelles qu´elle présentera sous un jour social - à cet égard, N. Sarkozy n´incarne nullement la rupture avec les années Chirac. L´extrême droite cherchera à tirer un profit électoral de la pénétration de ses thèses et du populisme ambiant. Percer à jour les mensonges de l´UMP, combattre la menace FN, c´est le moins que l´on puisse attendre de la gauche républicaine qui aspire à l´alternance.

Désignée par les militants socialistes, Ségolène Royal bénéficie d´une conjoncture politique très favorable, qui doit lui permettre de remporter l´élection présidentielle et d´obtenir une majorité de gauche lors des législatives. A quatre mois du scrutin, les enjeux économiques et sociaux dominent en effet le débat public : c´est évidemment un atout pour la gauche que de pouvoir faire campagne sur ses propres thèmes. L´électorat socialiste commence à être mobilisé par le refus d´un nouveau 21 avril 2002. Des partenaires traditionnels - le PRG et le MRC - qui avaient présenté des candidatures concurrentes en 2002, seront cette fois-ci nos alliés. La situation au sein de « l´autre gauche » doit nous permettre d´enclencher une dynamique de rassemblement - qui sera d´autant plus forte qu´elle aura été d´abord pratiquée au sein du PS. Notre candidate a donc les atouts en main pour gagner. Dans ce combat, je l´aiderai et la soutiendrai sans ambiguïté, mais ne renierai pas les idées que je porte, celles du projet socialiste, de la République parlementaire nouvelle et de l´Europe sociale. Je serai fidèle à mes convictions et au choix des socialistes.

Pour convertir ce succès potentiel en victoire réelle, encore faut-il que plusieurs conditions soient remplies.

Nous devrons être ambitieux sur les objectifs que nous poursuivons. Dans le passé, nous nous sommes souvent laissés enfermer dans un choix impossible : rendre les armes en nous faisant taxer de « libéraux » ou résister en nous faisant accuser d´archaïsme. Entre 2007 et 2012, le Parti Socialiste et la gauche ne devront pas chercher à imiter tel ou tel exemple supposé, mais inventer leur propre voie dans la mondialisation libérale et forger la gauche de demain. Nous devrons conjuguer l´égalité et la liberté, montrer que la création et la redistribution des richesses ne sont pas séparables, relever le défi de la compétition mondiale et refuser d´abandonner l´humain et la planète au laisser-faire destructeur.

Nous devrons être précis sur les moyens que nous mobiliserons. Avec le quinquennat, le temps de l´action s´est contracté : par mandature, en général deux gouvernements d´environ 30 mois chacun. Raison de plus pour engager le changement dès les premiers jours. Concrètement, cela suppose de notre part un diagnostic partagé, des projets de loi bien préparés, des partenaires sensibilités - syndicats, élus locaux, associations -, ainsi que des décisions systématiquement assorties d´évaluation. Cela vaut aussi à l´échelon européen. Etre précis sur les outils, c´est dire en particulier comment financer. La dépense publique devra viser partout l´efficacité. La poursuite des déficits actuels, creusés depuis 2002, serait immorale et dangereuse : immorale car nos enfants ne sont pas des organismes de crédit illimité, mais les citoyens et les contribuables de demain ; dangereuse car lorsqu´un pays ne prépare plus le futur, à l´extérieur il recule et à l´intérieur seules quelques collectivités, sociétés, individus fortunés s´en sortent. Dans une politique financière ambitieuse et sérieuse, la fiscalité constitue un moyen et non une fin. Il n´est pas sérieux de promettre une baisse tous azimuts des ressources publiques, sans dire quelles actions publiques on supprimera alors qu´elles sont déjà souvent à court de moyens. Priorité devra aller au financement des dépenses d´avenir et à la maîtrise de la dette afin de garantir la compétitivité durable de notre économie et la prise en charge solidaire des grands choix de la Nation. Au cours des dernières années, la droite a distribué les cadeaux fiscaux aux plus riches tout en augmentant les prélèvements obligatoires : dès le collectif budgétaire de l´été 2007, des choix différents, plus justes et plus efficaces, devront être opérés.

Enfin, nous devrons être clairs sur nos alliances. Qui peut croire pour la France aux vertus enchanteresses des « grandes coalitions » ? Elles gomment les clivages démocratiques, règlent rarement les problèmes, risquent d´être suivies d´une poussée extrémiste ou abstentionniste - voire des deux ! Pour mener une politique de gauche, mieux vaut s´appuyer sur les formations de gauche et le dire clairement. Faire une croix sur le rassemblement de la gauche reviendrait à faire échouer l´alternance. Il revient donc au PS, sans hégémonisme, de conduire rapidement la discussion de fond avec nos partenaires afin d´élaborer un contrat de mandature et en y associant, s´ils le souhaitent, ceux qui à gauche sont prêts à troquer la contestation systématique pour la transformation. Il ne reste pas beaucoup de temps pour le faire.

Si nous assumons ainsi nos valeurs et notre histoire tout en sachant nous tourner vers l´avenir, si nous formulons des propositions précises adaptées aux défis qui nous attendent, si nous dessinons un prolongement politique aux mobilisations sociales et aux expressions électorales intervenues depuis 2002, je suis convaincu que nos concitoyens nous écouteront et que, sans nous signer un chèque en blanc, ils nous feront confiance. En revanche, si nous hésitons sur notre identité, si nous mollissons sur nos alliances à gauche et sur notre stratégie, en préférant l´accompagnement plutôt que le changement, alors le peuple risque de ne pas se retrouver durablement dans la gauche. Car dans 4 mois, ce n´est pas seulement une élection qui se joue : c´est la capacité de la gauche à proposer un espoir à la France et une boussole à tous ceux qui refusent que le marché et l´argent dominent tout, non seulement l´économie, mais la société et la pensée elle-même. Il n´y a pas de place pour de petites querelles lorsqu´on a face à soi une aussi grande cause. Gagner ensemble cette grande cause, tel est mon souhait ardent pour 2007.

Laurent Fabius.

RAG 34. Lolo34

17:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, FABIUS, RAG 34

Croissance, écologie, droits, "tout est lié", dit Royal en Chine

PEKIN (Reuters) - La défense des droits en Chine est une "question sensible" qui ne doit pas être "déconnectée des autres problèmes" que connaît le pays le plus peuplé de la planète, a déclaré dimanche Ségolène Royal.

"Il faut lier à la fois le développement économique, la protection de l'environnement et le développement des droits sociaux", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle au deuxième jour de sa visite en Chine. "Tout est lié".

Ce sont d'ailleurs des "problématiques qui deviennent communes à l'ensemble du monde", a-t-elle estimé. "Il faut accélérer la prise de conscience pour qu'on n'ait pas un capitalisme financier anarchique partout sur la planète qui détruit l'environnement et écrase les droits sociaux".

Interrogée sur ses entretiens avec les autorités chinoises, la présidente de Poitou-Charentes a assuré qu'ils étaient empreints d'une "grande liberté" sur ces sujets.

A ses yeux, le fait que les autorités aient "facilité" ses rencontres avec des associations de protection de l'environnement ou d'aide aux femmes est un "signe positif".

Ségolène Royal a expliqué que son équipe - elle est accompagnée sur place par son ami avocat Jean-Pierre Mignard - avait "bien évidemment" des contacts avec les dissidents, notamment "sur la question des avocats ou journalistes emprisonnés".

"Les professions qui participent à la défense des droits doivent être protégées", a-t-elle souligné, ajoutant qu'elle avait "bon espoir" que la Chine applique la Convention des Nations unies sur les droits civiques et politiques, signée mais toujours pas ratifiée par Pékin.

Avant mardi, date du départ de Ségolène Royal, son entourage travaille à la rédaction d'une lettre à l'adresse de l'Association nationale des avocats demandant officiellement des précisions sur le sort d'avocats et journalistes arrêtés. Une missive qu'elle pourrait parapher.

D'après Reporters sans frontières (RSF), au moins 32 journalistes y sont emprisonnés ainsi qu'une cinquantaine d'internautes, généralement arrêtés pour "incitation à la subversion". On ne dispose d'aucune statistique exacte pour les avocats.

A l'approche des Jeux olympiques, Pékin multiplie les gestes de bonne volonté. Depuis le 1er janvier, les autorités ont notamment assoupli les règles auxquelles doivent se soumettre les correspondants étrangers pour se déplacer à l'intérieur du pays.

Cette mesure est applicable jusqu'à la fin des Jeux. L'ancienne réglementation devrait théoriquement être à nouveau appliquée à partir d'octobre 2008.

RAG 34. Les lolo's 34

07:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.01.2007

Cap Présidentielle 2007 : Le FN amarine

Marine Le Pen se fécilite de la lepénisation des esprits.

Marine Le Pen
Députée européenne
Vice-Présidente du Front national
Directrice stratégique de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen.

Fin de la trêve des confisseurs : ce matin Marine le Pen était l'invitée de France Inter. Forte de ses 15% d'intentions de vote pour son parti d'extrême droite, elle s'est dite ravie de la lepénisation effective des esprits.

Les lolo's 34 constatent et déplorent une relative perméabilité aux idées de la famille le Pen d'une certaine frange de l'UMP et de certaines sections du PS dans l'Hérault.



Attention, l'abus de FN nuit gravement à la démocratie !



Lire sur le même thème : Bas les masques ! par Claude Bartolone

RAG 34. Lio et les lolo's 34

12:48 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

05.01.2007

Ségolène Royal : des voeux "musclés"; nuits de Chine, nuits calines ...

"Nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains. "
[04/01/07]

Ségolène Royal a présenté ses voeux aux Français et indiqué "les urgences auxquelles il faut s'attaquer" lors d'une conférence de presse au Parti Socialiste.



"Je vous souhaite du fond du cœur une bonne et heureuse année 2007, pour vos projets, vos espoirs et aussi beaucoup de bonheur avec vos proches. Mais aussi la capacité à surmonter les épreuves de la vie et à repartir du bon pied.

2007 est une année exceptionnelle car nous allons choisir, dans quelques mois, dans quelle France nous voulons vivre ensemble et avec quelles valeurs nous voulons porter un nouvel élan.

Une campagne présidentielle est un moment unique et précieux pour modifier l’image d’un pays et lui redonner de l’énergie, pour retrouver les bases qui nous font tenir et avancer ensemble.

Aujourd’hui, je veux affirmer devant vous, en ce début d’année, les urgences auxquelles il faut s’attaquer avec l’autorité que détient la puissance publique et qui doit toujours agir au nom du peuple français.

Mon premier combat sera pour les familles

Le logement est la condition première d'une vie de famille sécurisée. Les inégalités criantes dans ce domaine doivent se réduire, pour assurer à toutes les familles une sécurité logement tout au long de la vie".

Ségolène Royal a proposé "quatre mesures concrètes :

- La construction des 120.000 logements sociaux dont on a besoin et qui faute d'obéissance à la loi SRU par certaines communes ne sont pas construits. L'Etat se substituera à la carence de ceux qui s'enferment dans l'égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logements nécessaires. Deux Français sur trois réunissent aujourd'hui les conditions de revenus pour accéder à un logement social à loyer modéré et pensent que leurs enfants en auront impérativement besoin.

- La création d'un service public de la caution pour permettre d'assurer les impayés de loyers et d'éviter les expulsions.

- Il faudra faire la mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs. Pour cela seront surtaxés les logements inoccupés depuis plus de deux ans et sera donnée aux communes la possibilité de procéder à des acquisitions réquisitions.

- l'accès à la propriété sera favorisé et encouragé par l'extension des prêts gratuits. Je veux que notamment ceux qui ont fait l'effort dans le logement social de payer leur loyer pendant 15 ans puissent accéder à la propriété dans des conditions dont nous discuterons avec les organismes concernés.

- Enfin, avec les régions l'Etat aidera à la mise en place d'un programme massif de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs.

Mon deuxième combat sera pour l'éducation et les jeunes.

Tout enfant, au-delà de trois ans, doit pouvoir accéder à l’école maternelle et tout élève doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement scolaire gratuit.

Enfin, tout jeune doit pouvoir sortir du système scolaire et universitaire avec un diplôme.

Aucun jeune ne doit rester au chômage plus de six mois, sans qu’une formation ou un contrat ne lui soit proposé.

L’Etat ouvrira un nouveau droit : chaque jeune, à sa majorité, disposera d’un prêt gratuit de 10.000 euros, garanti par l’Etat, pour lui permettre de construire son premier projet de vie.

Mon troisième combat, c’est la réconciliation des Français avec les entreprises pour permettre la création de richesses, c'est-à-dire le développement économique, social, environnemental. Car dans une économie moderne, ces trois piliers se tiennent.


Nous sommes la 5e puissance industrielle et nous devons ce rang aux au travail des Français qui conquièrent des marchés, innovent et prennent des risques.

Nous avons la capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés, à investir dans le capital humain, à créer un dialogue social qui reste en France encore très archaïque.

Rigidité d’une culture du conflit plutôt que du dialogue, faute, entre autres, d’un syndicalisme de masse et respecté que j’appelle à construire. Et du bon fonctionnement des services publics qui contribue à l’efficacité de la France. Je l’expliquerai à nos amis européens.

Je veux que toutes les politiques publiques prennent en compte l’impératif écologique. Le changement climatique structurera l’évolution de la société dans les années qui viennent. Il est de la responsabilité de chacun – élus et citoyens, collectivités locales et entreprises – de se mobiliser face à cette urgence. Je veux faire de cette menace une opportunité et même une chance de progrès, d’innovation, de transformation de nos pratiques de production et de consommation.

Mon quatrième combat : je veux une France qui revient à la table d’une Europe qui protège et prépare l’avenir.

Remettre la France d’aplomb, c’est aussi faire vivre cette Europe par la preuve qui, seule, regagnera la confiance de ses citoyens.

Quand viendra le moment de la Présidence française, je veux réussir la réforme des institutions européennes pour que nous ayons les outils d’un fonctionnement plus démocratique et plus efficace.

Cette société, j’y crois et je sais la France capable de la réaliser.

Je veux que la nation se ressaisisse.

Je veux que l’Etat soit un messager d’espoir et l’instrument efficace du redressement de la France.

Je veux que nous osions tenter ce qui ne l’a jamais été et que l’action publique se soumette à une obligation de résultats, par un exercice du pouvoir simple, direct et authentique.

Je ne veux pas seulement donner à la France de nouvelles chances, je veux lui donner toutes ses chances.

Nous pouvons changer la France en réconciliant l’ordre et la justice, car seule la justice est facteur d’ordre. C’est à dire en faisant le pari de la démocratie et de notre intelligence collective, en nous respectant tout simplement.

Nous avons pour cela des forces immenses qui n’attendent que d’être mobilisées dans l’éducation et la recherche, encore faut-il que la nation leur assigne une mission et des moyens à la hauteur de ses attentes.

Nos interlocuteurs étrangers que je rencontre, et pas seulement les européens, me disent beaucoup attendre de la France. Car nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains.

Chers concitoyens, je vous adresse tous mes vœux de bonheur pour l’année 2007".

"RAG 34. Lolo34

08:35 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

31.12.2006

2007 : Like a sex machine



Pour 1 pers. :

4 cl de tequila
1 cl de crème de banane
3 cl de jus de fruit de la passion
2 cl de jus de mangue
1 trait de citron vert
glaçons

1. Préparer un shaker avec quelques glaçons.
2. Ajouter l'ensemble des ingrédients dans la shaker.
3. Frapper le tout.
4. Servir dans un verre tumbler.

A consommer avec modération.

Sex machine


James Brown - Sex Machine

Sex Machine : Lyrics
Fellas, I'm ready to get up and do my thing (yeah go ahead!)
I wanta get into it, man, you know (go ahead!)
Like a, like a sex machine, man, (yeah go ahead!)
Movin' and doin' it, you know
Can I count it off? (Go ahead)

One, two, three, four!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Wait a minute!
Shake your arm, then use your form
Stay on the scene like a sex machine
You got to have the feeling sure as you're born
Get it together, right on, right on.

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Hah!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

You said, you said you got the,
You said the feeling,
You said the feeling you got to get
You give me the fever 'n' a cold sweat.
The way i like, it is the way it is,
I got mine 'n' don't worry 'bout his

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Bobby! Should I take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Take 'em on to the bridge!
(Take em to the bridge!)
Should I take 'em to the bridge?
(Yeah!)
Take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Hit me now!

Come on!

Stay on the scene, like a sex machine!
The way I like it is, is the way it is
I got mine, (dig it!), he got his

Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene

I wanna count it off one more time now
(Go ahead!)
You wanna hear it like it did on the top fellas?
(Yeah!)
Hear it like it did on the top?
(Yeah!)
Hit it now!

Get on up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get on up, (get on up)

Stay on the scene, (get on up), like a lovin' machine, (get on up)
Get up, (get on up)

Taste, (get on up)
Bein', (get on up)
Taste, (get on up)
Bein', (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

You gotta have the feelin, (get on up)
Sure as you're born, (get on up)

Get it together, right on, right on
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

And then, shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Huh!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Can we hit it like we did one more time, from the top
Can we hit like that one more time
(One more time!)
One more time!
Let's hit it and quit! (Go ahead!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Hit it!
James Brown Lyrics > Sex Machine Song Lyrics


envoyé par rag34

Les lolo's 34

13:20 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Cuisine/Gastronomie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : sex machine, 2007 : Like a sex machine, James BROWN, RAG 34

23.12.2006

LES DÉBATS PARTICIPATIFS

“Nous allons construire le projet présidentiel avec les Français.
En ouvrant des débats : à tous les niveaux. Dans les régions, les départements, les villes, les rues, les quartiers, les réunions d’appartement. Et, en ligne, bien sûr. Après cette phase d’échange avec les Français, nous établirons en février une hiérarchie des priorités et de propositions.
Je lance aujourd’hui quatre thèmes de débats participatifs.
A vos claviers !”

Ségolène Royal.


- Éducation, formation, qualification, accès à l’emploi


- Environnement et co-développement

- Vie chère, pouvoir d’achat

- La lutte contre les violences et les insécurités

Débats participatifs sur le net

RAG 34. Lolo34

09:26 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

13.12.2006

Le médiocre bilan écologique des partis au pouvoir

LE MONDE | 12.12.06
Le rappel tombe à point nommé. Au moment où les prétendants à l'Elysée se livrent à une surenchère de promesses électorales en matière d'environnement, l'Alliance pour la planète - une coalition regroupant les principales associations françaises de défense, dont les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Greenpeace, le WWF - s'est livrée à un exercice inédit : évaluer dans le détail l'action des politiques lorsqu'ils étaient aux responsabilités. Le résultat, rendu public mardi 12 décembre, est sans appel. Les "performances" des partis au pouvoir depuis 1997, notées sur 20, sont affligeantes.

Méthode utilisée
Les partis ont été notés sur 24 propositions : production de 15 % d'énergie primaire à partir d'énergies renouvelables d'ici à 2012 ; arrêt de la dégradation des milieux naturels et ruraux ; établissement d'une écotaxe progressive de 0 % à 30 % sur les biens et les services ; interdiction des produits chimiques dangereux, etc.

Une note entre - 1 et 2 a été à chaque fois attribuée : négative si le parti a pris des mesures contraires à l'objectif proposé, positive s'il est allé dans le bon sens. Seuls les textes de loi, les amendements, les prises de position et les votes lors des débats au Parlement ont été pris en compte. Pas les déclarations de principe.

L'UMP arrive bonne dernière, avec 4,5/20. Son alliée l'UDF s'en sort légèrement mieux, avec 5/20. Le PC atteint 5,5/20, tandis que le PS arrache un 6,5/20. Seuls les Verts, qui ont plus souvent défendu des positions proches des attentes des associations, en particulier lors des débats parlementaires, décrochent une note supérieure à la moyenne, mais guère flamboyante : 11/20.

"Nous ne nous attendions pas à des scores aussi mauvais, commente Jean-Philippe Teboul, l'un des porte-parole de l'Alliance. Mais ils sont mérités. Ils reflètent un véritable déficit d'action." L'idée de noter les partis est née fin 2005. "Nous sentions la montée en puissance de l'écologie dans le débat politique, explique M. Teboul. Nous voulions faire en sorte que les politiques ne se contentent pas d'en parler plus, mais que des décisions allant dans le bon sens soient prises."

Pour ce faire, les associations ont élaboré une liste de 24 mesures concrètes, qui ont servi de références, et un barème de notation. Chaque mesure a été examinée isolément. "Nous avons été les plus objectifs possible, affirme M. Teboul. Il était impossible de connaître le score final avant le terme du processus de notation."

Sur certains sujets, droite et gauche se différencient nettement. Par exemple, dans la lutte contre le réchauffement climatique, la gauche plurielle - au pouvoir entre 1997 et 2002 - s'en sort mieux grâce à l'affectation de crédits au développement des transports en commun en ville. Tandis que Gilles de Robien, ministre des transports (UDF) entre 2002 et 2005, est épinglé pour "le programme massif de relance de la construction d'autoroutes et les réductions drastiques, dès 2003, des crédits aux transports en commun". Seuls les Verts "se sont illustrés par une opposition constante" aux autoroutes.

En dehors des Verts, droite (UMP-UDF) et gauche (PS-PC) sont fréquemment renvoyées dos à dos. Elles sont par exemple sanctionnées de la même façon pour leur manque d'encouragement au développement de l'agriculture biologique, leur absence de politique de lutte contre les substances chimiques dangereuses, ou encore la faiblesse des incitations à la réduction des déchets.

Les politiques de protection des espaces naturels sont, elles aussi, sévèrement notées. "Si des lois ont été votées pour contrer ou atténuer les dégradations (pollution de l'eau, des sols, étalement urbain), elles n'ont pas été respectées ou ont été remises en question par des parlementaires", note l'Alliance. Les associations regrettent que le critère du "développement économique" soit toujours privilégié pour justifier la création d'aéroports, de ports, ou de barrages, au détriment de l'environnement.

Même tonalité sur le thème de la fiscalité écologique, aujourd'hui évoquée par les candidats. Une fiscalité prenant en compte "les coûts environnementaux, sanitaires, sociaux dans les coûts de fabrication ou de prestation de services" n'a fait partie d'aucun programme de gouvernement.

Les ONG jugent durement l'action des divers ministres de l'environnement, toutes tendances politiques confondues. Certes, "leur place dans les gouvernements leur a rarement permis d'avoir le poids nécessaire pour s'imposer", font-elles remarquer. Mais, sur ce sujet, des propositions très ambitieuses ont été formulées par les candidats aux prochaines élections. Et toutes seront à leur tour évaluées en janvier 2007.

Gaëlle Dupont

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08.12.2006

Téléthon 2006, à 19h00 : C'est parti !



Un seul numéro d'appel : 3637

A bientôt sur notre blog.

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02.12.2006

« 143 jours de harcèlement démocratique » pour faire perdre Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

L’association RéSo et les comités AntiSarko qui regroupent plusieurs milliers de militants à travers toute la France autour du site antisarko.net, appellent la jeunesse à organiser « 143 jours de harcèlement démocratique » pour faire perdre Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

Dans l’entretien qu’il donne à la presse quotidienne régionale demain, Nicolas Sarkozy explique que « notre démocratie a besoin de franchise, d’honnêteté et de vérité ».

Cette exigence de vérité oblige à dénoncer le bilan désastreux de l’action de Nicolas Sarkozy au Ministère de l’Intérieur comme lorsqu’il était Ministre des Finances.

Cette exigence de vérité nécessite aussi de dire quel est le véritable projet de Nicolas Sarkozy pour la France à savoir une rupture républicaine fondée sur un triptyque ravageur : populisme, libéralisme et communautarisme.

Après avoir publié le livre Sarkozy dans le texte, l’association RéSo et les comités AntiSarko appellent donc à amplifier leur campagne contre Nicolas Sarkozy en menant, pendant les 143 jours qui nous séparent de l’élection présidentielle, des actions de harcèlement démocratique visant à faire tomber les masques et à démystifier le projet politique de l’UMP.

Dès demain, dans une quinzaine de villes de France, un tract appelant les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales pour faire barrage à Nicolas Sarkozy sera diffusé devant les universités.

Dans les jours qui viennent, d’autres initiatives seront prises par les comités AntiSarko et autour du site http://www.antisarko.net.

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30.11.2006

Royal au sommet de sa popularité

Crédit Photo : LCI Ségolène Royal invitée du 20h de Tf1, le 20 novembre 2006
Selon une enquête TNS-Sofres, la candidate socialiste devance de 13 points son rival Nicolas Sarkozy qui s'est déclaré officiellement candidat mercredi.

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20:54 Publié dans Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, Ségolène, PS, devoir de victoire, RAG 34

29.11.2006

FLICAGE : Test ADN pour ficher un faucheur d'OGM

Test ADN : le faucheur demande la relaxe en appel

RAPPEL
Le 29 septembre dernier à Alès, le Gardois Benjamin Deceuninck était condamné pour refus de se soumettre à un test ADN.

Avant même que l'audience ne démarre devant la cour d'appel de Nîmes, un comité de soutien s'était massé à l'extérieur du palais de justice.
Un imposant dispositif policier avait été déployé pour le procès du faucheur anti-OGM gardois qui a refusé de se soumettre à un test ADN. Hier vers 8 heures, une quarantaine de personnes avait décidé d'accompagner Benjamin Deceuninck à son nouveau procès.

Ce militant de 26 ans avait d'abord été condamné à Lille en septembre 2005 pour avoir arraché des plantations de betteraves transgéniques, en 2001, à Avelin dans le département du Nord.

Plus récemment, en juin 2006, sur instruction du parquet d'Alès, le jeune paysan installé à Meyrannes, était convoqué à la gendarmerie de Saint-Martin-de-Valgagues (Gard) où il refusait de se soumettre au fichage de son ADN, possible après une condamnation. Le procureur d'Alès décidait alors d'engager des poursuites. Le 29 septembre dernier, le jeune maraîcher bio écopait de 500 € d'amende. Une condamnation qu'il contestait hier devant la chambre des appels correctionnels.

Face au président Daniel Trille, le militant dénonce la dimension inique du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), initialement prévu pour les délinquants sexuels. Le prévenu a ensuite fustigé « un fichage de masse » et « une atteinte aux libertés ». Et le président Trille de répondre : « Ce n'est pas à la cour de répondre, c'est aux politiques. Nous ne sommes pas le pouvoir législatif, nous appliquons la loi »

L'avocat général, Dominique Sié, a requis la confirmation du premier jugement.

Plaidant la relaxe, la défense soutenue par Me Jean-Jacques Gandini, a estimé que « la loi de 2003, élargissant le fichier ne pouvait s'appliquer à desfaits de 2001 ».

L'avocat a par ailleurs dénoncé « l'ère du soupçon » en précisant que le fichage « durait quarante ans ». Me Gandini a fourni à la cour une pétition de 5 000 signatures soutenant le prévenu et le témoignage de deux Résistantes qui s'associent à sa démarche.

« Il faut savoir dire non au tout sécuritaire. La liberté doit primer en toutes circonstances ». Une partie de la salle a applaudi la plaidoirie, le président a demandé le silence avant d'annoncer que l'arrêt serait rendu le 26 janvier.

H. R.

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11:20 Publié dans Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : test ADN, OGM, Sarkozy, faucheurs volontaires, RAG 34

23.11.2006

Pour voter contre Sarko en 2007, vous avez jusqu’au 30 décembre 2006 pour obtenir votre carte d’électeur !

RéSo lance sa campagne d’incitation à l’inscription sur les listes électorales.

Comment s'inscrire ?

Faire taire Sarkozy !





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15:20 Publié dans Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Réso, VOTER, RAG 34

10.11.2006

Le Monde nous publie, France Bleu nous écoute, Midiblogs de chez Midi-Libre nous boude...

Notre blog RAG 34 reconnu au sein de la blogosphère politique connait un "désamour passager" de la part du rédacteur en chef de la plateforme midiblogs. Il est vrai que dans l'Hérault : La Raison a ses raisons que nous n'ignorons pas. Le Monde a puisé dans notre blog cette semaine, pour informer sa rubrique "La campagne heure par heure" la lettre des mandataires héraultais de Laurent Fabius adressée à François Hollande concernant l' organisation "contreversée" du vote pour l'investiture socialiste le 16 novembre prochain dans notre département.

C'est quand la démocratie et l'information objective dans l'Hérault ?
Voir la rubrique : la campagne présidentielle, heure par heure.www.lemonde.fr


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23:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, Lettre à Hollande, 2007lagauche, PRS, RAG34

3ème débat PS : Vidéo intégrale

Laurent Fabius : changer l’Europe par la gauche et remettre la France en tête par le socialisme
7 novembre 2006

Retrouvez l’intégralité du troisième débat entre les présidentiables socialistes, consacré à l’Europe, aux questions internationales, à la défense et à l’environnement.

Vidéo du débat



Soucieux de permettre un vrai choix démocratique au sein du Parti socialiste, www.laurent-fabius.net retransmet l’intégralité du troisème débat entre les présidentiables socialistes.

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11:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

07.11.2006

Laurent Fabius : Si je suis élu, le numéro deux du gouvernement sera en charge de l’environnement

6 novembre 2006
Laurent Fabius était l’invité des 4 vérités sur France 2.
Laurent Fabius, candidat à l’investiture socialiste pour la présidentielle, a contesté à Ségolène Royal le droit de se dire seule capable de rassembler la gauche du oui et celle du non, alors qu’il est « le seul qui ait voté au référendum comme la majorité des Français et des socialistes ».


Pour lancer la diffusion doubleclicker sur la fenêtre du lecteur dailymotion.

« Parmi mes soutiens il y a des partisans du non et des partisans du oui, comme, par exemple, Gilbert Mitterrand », le fils de l’ancien président, note M. Fabius dans une interview au Progrès daté de lundi.

Pour lui, il y a là « une question de crédibilité ».

« Il me semble que le Président français qui arrivera au conseil des chefs d’Etats et de Gouvernement européens en disant "j’exprime pleinement le vote des Français" aura une crédibilité au moins égale à celui ou à celle qui dirait "personnellement, j’ai trouvé génial le projet de Constitution mais je vous demande désormais de le changer car les Français sont d’un avis différent" », déclare le député de Seine-Maritime.

M. Fabius souligne aussi les différences entre lui, « un socialiste », et ses deux concurrents, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, qui sont dans une démarche « plutôt de type démocrate-sociale et blairiste », et « pas suffisamment volontariste ».

« M. (Nicolas) Sarkozy vient de trouver excellent le slogan de Ségolène Royal en faveur de l’"ordre juste", Dominique Strauss-Kahn, lui, propose une "société de confiance", formule d’Alain Peyrefitte et de Raymond Barre », note M. Fabius.

Il précise des différences de programme, comme sur la réforme des institutions : « République parlementaire nouvelle » pour lui, « régime présidentiel » pour eux.

En outre, alors qu’il est « partisan de faire de l’éducation le premier budget de l’Etat », eux « veulent surtout "dynamiter" notre système scolaire en confiant aux proviseurs le recrutement des enseignants ou en introduisant les chaires privées à l’université ».

M. Fabius se dit aussi favorable à une « réorientation de l’Europe face à la mondialisation », avec « un nouveau traité constitutionnel qui sera soumis à référendum » et « un traité social et fiscal », tandis qu’eux, selon lui, veulent « des projets plus flous ».

Il a expliqué vouloir donner une place beaucoup plus importante à l’environnement dans l’action du gouvernement.

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12:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, effet de serre, réchauchement, NAIROBI, KYOTO, CO2

04.11.2006

Marie-Noëlle Lienemann : "La maison brûle. Alerte ça va coûter cher !"

Etrange société où la publication des coûts supposés du changement climatique aurait finalement plus d'impact que la prise de conscience de menacer l'espèce humaine et l'équilibre écologique de la planète. Décidemment, je ne me ferai jamais à cette échelle des valeurs qui place l'argent au dessus de tout.

La conférence de Nairobi sur le climat s'ouvrira, le 6 Novembre, justement pour préparer une nouvelle étape après le protocole de Kyoto et l'échéance de 2012. Mais ce qui vient au devant de la scène n'est pas ce travail laborieux des instances internationales, où se retrouvent les pays riches et les autres. Non, ce qui fait choc est l'étude britannique qui chiffre le coût de cette catastrophe écologique, à cinq mille cinq cents milliards d'Euros milliards, pour toute la planète. L'argent, toujours l'argent.

Je n'ai jamais partagé l'engouement de certains, même à gauche pour la régulation financière des problèmes environnementaux. Ils sont entrés avec bonne conscience dans la marchandisation de la pollution, espérant ainsi atteindre les objectifs de sa réduction. Je pense en particulier au système de bourses et d'échange, des fameux droits à polluer, appelés pudiquement permis d'émission. Cette méthode est fondée sur le principe que les entreprises pollueuses devaient avoir le choix entre faire elle même des investissements pour réduire les gaz émis ou financer d'autres entreprises ailleurs dans le monde qui diminueraient leurs pollutions. Bilan des courses, les entreprises chinoises sont les grands bénéficiaires de ce système qui donne une prime aux pays actuellement les plus polluants mais pas nécessairement les plus pauvres. Ainsi sous l'égide de la Banque mondiale, la Chine a encaissé, pour seulement 2 contrats concernant le renouvellement des centrales anciennes au charbon, 930 millions de Dollars. Depuis 2005, c'est elle qui a raflé la mise, en captant la moitié des marchés de ces émissions. Au regard de sa croissance actuelle et des richesses qu'elle accumule (sans bien les redistribuer) la Chine a les moyens de moderniser et de dépolluer son appareil productif sans les financements européens. De surcroît nos entreprises feraient mieux d'utiliser ces sommes pour améliorer leurs performances écologiques et réduire leurs émissions. En tout cas, si de l'argent doit être consacré à diminuer les gaz à effet de serre dans d’autres régions de la planète, mieux vaudrait aider les pays vraiment pauvres, à la reforestation, à l'utilisation du solaire ou à d'autres pratiques concourant à leur développement. J'ai toujours été hostile à ce système des droits à polluer, très contestable du point de vue de leur efficacité écologique et qui contribue à cette financiarisation et marchandisation généralisée qui déstabilise nos sociétés et accroît les inégalités. Un échange marchand fondé sur une allocation de droits à polluer, fixé par les Etats est déjà, par nature biaisé. Mais surtout, ce système dispense, les plus riches des efforts maximaux, ne contribue pas à l’accélération des innovations, ne soutient pas les politiques et comportements à long terme qui s’agissant de l’écologie et du changement climatique doivent être privilégié. En effet comme le fait remarquer le journal anglais " The Economist": "alors que les projets à court terme (comme la capture des " vilains" gaz chinois s'avèrent extrêmement rentables financièrement, les projets à long terme comme l'investissement dans des sources d'énergie plus propres n'intéressent guère les spéculateurs."
Et oui certains fondamentaux de la gauche sont encore et toujours d'actualité.

La commission européenne vient de faire le point sur l'engagement des européens sur le protocole de Kyoto. L'UE (à 15) s'est engagée solidairement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% durant la période 2008-2012, pensant plutôt atteindre cet objectif en 2010.. Or la commission note que les engagements pris par les Etats membres ne vont les diminuer que de 4,6%. Mais que l'UE pense échanger des permis d'émission avec les autres pays pour 3,6% et du coup atteindrait 7,2% Elle compte sur la reforestation naturelle de son territoire pour 0,8% et atteindre ainsi les 8% prévus.. Presque la moitié de l'effort serait ainsi réalisée par l’achat de droits à polluer, prétexte à ne faire chez nous que la moitié du chemin. Au passage, nous nous privons d’efforts d’innovations, de recherches qui seraient pourtant des atouts pour la compétitivité à venir de notre économie. Eh oui, Il vaudrait mieux être ambitieux pour inventer un développement durable.

La France est loin d’être dans les bons élèves selon les estimations de la commission Européenne, les mesures engagées amèneraient une augmentation de 6,4% de nos émissions, si nous mettons en place réellement toutes les dispositions supplémentaires présentées dans le plan de lutte contre le changement climatique nous serons encore à une légère augmentation de 0,5%. En clair que le compte n’y est pas. Alors il est fondamental que le prochain mandat du président de la République s’ouvre avec une loi de programmation qui oblige à des résultats concrets et conformes à nos engagements sur l’effet de Serre. Le temps de l’alerte est dépassé, est venu le temps de l’action.

Lire sur le même sujet notre note précédente

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10:27 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecologie, effet de serre, réchaufement climatique, environnement, nature, pollueurs payeurs, LIENEMANN

31.10.2006

Ecologie +Réchauffement = la facture sera salée

Un rapport britannique compare son coût potentiel à la crise de 1929.
Par Dino DIMEO
QUOTIDIEN : mardi 31 octobre 2006

Le rapport rendu public hier matin à Londres par sir Nicholas Stern, ancien haut responsable de la Banque mondiale, propose une vision très pessimiste de l'avenir de la planète. Al Gore, l'ex-vice-président américain, était venu jusqu'à Paris au début du mois pour présenter son film catastrophe sur le réchauffement climatique. Hier, sir Nicholas Stern a présenté une note très salée de 5 500 milliards d'euros : cette facture pharaonique du réchauffement climatique, détaillée dans un rapport de 700 pages, est le fruit d'une étude demandée en 2005 par le Premier ministre Tony Blair et le ministre des Finances Gordon Brown afin d'évaluer les conséquences économiques du réchauffement pour le Royaume-Uni et le monde d'ici 2100. La conclusion de Stern est limpide : si rien n'est mis en oeuvre pour lutter contre le changement climatique, le monde pourrait être entraîné dans une crise économique de l'ampleur de celle de 1929.

Inondations, pénuries... Stern insiste : pour combattre l'émission croissante des gaz à effets de serre et donc contenir une hausse des températures sur terre, il faudrait y consacrer aujourd'hui l'équivalent de 1 % du PIB mondial, soit 270 milliards d'euros. Sinon, la somme à payer risque d'être entre 5 et 20 fois supérieure, jusqu'à atteindre 850 euros pour chacun des 6,5 milliards d'individus qui peuplent la planète.
Nicholas Stern décrit les graves conséquences d'un réchauffement planétaire de l'ordre de trois degrés Celsius. Inondations, manque d'eau potable, pénurie de récoltes, personnes déplacées par centaines de millions, dans l'incapacité de produire ou d'acheter des vivres... Selon lui, un sixième de la population mondiale se trouverait menacé. «S'il n'est pas endigué, le réchauffement climatique va entraîner un ralentissement très grave de l'économie mondiale», a répété hier l'auteur du rapport lors d'une conférence de presse.
La publication de cette étude aura comblé le Premier ministre Britannique : la Grande-Bretagne fait partie des quelques pays européens qui taxent les émissions de gaz à effet de serre. Dans une lettre ouverte publiée hier matin dans le quotidien The Sun , Blair écrit : «C'est le rapport le plus important sur le futur que j'ai jamais reçu depuis que je suis devenu Premier ministre. Le rapport Stern devrait être considéré à travers le globe comme le dernier mot sur la raison pour laquelle le monde doit agir maintenant pour limiter les dégâts que nous causons à notre planète.»
Dans l'absolu, plus les pays sont pauvres et plus vite ils seront touchés. Pour enrayer un dérèglement de l'activité économique et sociale de la planète, le rapport préconise donc que les pays riches payent un peu plus que leur quote-part. Il alerte les plus pollueurs, comme la Chine, l'Inde et les Etats-Unis (toujours pas signataires du protocole de Kyoto), pour qu'ils se mobilisent enfin contre les émissions de gaz à effet de serre. Tony Blair a estimé que, même si la Grande-Bretagne cessait aujourd'hui toute pollution, l'économie en terme d'émissions polluantes engendrée serait annulée en moins de deux ans par la croissance chinoise.
Impasse. Nicholas Stern risque cependant de devoir affronter assez vite ses détracteurs. Déjà, en janvier, après la publication d'articles sur ce sujet, un groupe de neuf économistes de droite avait tiré sur lui à boulets rouges. «En prenant des hypothèses incertaines pour des vérités qui sont discutables ou fausses, on se retrouve sur un chemin qui ne mène nulle part», écrivaient-ils. Cela pourrait être pire lorsque Stern se rendra aux Etats-Unis pour défendre sa thèse.
Mais beaucoup se félicitent de son travail. Le centre d'études stratégiques de Chatham House, à Londres, considère que ce plan «place la responsabilité de l'action entre les mains de ceux qui gèrent l'économie et la politique étrangère» et non plus des scientifiques et des écologistes. L'entreprise a aussi été saluée par Pierre Perbos, administrateur du Réseau action-climat France : «Il n'y a pas beaucoup d'analyses sérieuses pour quantifier le changement climatique, a-t-il expliqué hier. C'est un des rares efforts pour mettre de la rationalité dans ce débat sans fin.» De son côté, l'ONG environnementale WWF a qualifié le rapport Stern d' «appel au réveil».

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25.10.2006

L'écologie au cœur de la puissance publique, avec Laurent Fabius

Tribune publiée par sur Libération.fr Jean-Paul Deléage, historien des sciences, professeur des universités, directeur de la revue «Ecologie & Politique»

Vu l'urgence des périls écologiques, un poste de vice-Premier ministre de l’écologie est nécessaire. Un défi que lui seul, parmi les candidats socialistes à l'Elysée, est capable de relever.

Les semaines qui viennent seront cruciales pour l’avenir d’une gauche écologique dans notre pays car les socialistes désignent bientôt leur candidat(e) à l’élection présidentielle. En toute connaissance bien entendu des choix programmatiques de chacun des trois postulants. Avec la juste conscience aussi de la double urgence écologique et sociale qui devra inspirer la politique du président de la République qu’élira le peuple de France.

Je m’en tiendrai ici à l’urgence des périls écologiques et au premier d’entre eux, celui du réchauffement climatique. Sortir du dilemme de la catastrophe humaine ou de la catastrophe écologique suppose certes l’élaboration d’un projet de société à rebours de l’utopie néolibérale. Mais il implique surtout des engagements précis et des actes immédiats.

Chacun pressent à quelles difficultés nous serons confrontés si nous n’infléchissons pas radicalement nos consommations énergétiques, si nous ne prenons pas immédiatement acte des changements nécessaires dans les grands choix publics d’aménagement et de transport, de soutien à de nouvelles orientations pour la recherche à l’échelle européenne (en concertation avec nos voisins allemands en particulier), à des reconversions massives de notre appareil de production, qu’il s’agisse d’énergie, d’industrie ou d’agriculture. A l’opposé de la privatisation de GDF, il convient de répondre par la création d’un grand pôle public de l’énergie, voire d’une Agence française de l’énergie, en mesure de coordonner l’innovation technologique et sociale pour répondre aux demandes qui montent dans notre société.

Le risque est immense : avant la fin de ce siècle, l’humanité aura peut être irrémédiablement dégradé notre planète. Le défi est donc central, car c’est de notre survie qu’il s’agit. Je pense, à la suite du regretté René Dumont, que seul un socialisme écologique est en mesure de relever ce défi, car la droite libérale, structurellement enfermée dans les froids calculs des profits immédiats, ne peut qu’aggraver la situation pour le long terme. Pour encadrer la nécessaire reconversion de l’appareil de production, il faut décider de la restructuration de la puissance publique elle-même.

Ce grand projet d’un socialisme écologique ne peut prendre corps dans notre pays que si la nouvelle majorité dont nous sommes nombreux à vouloir l’élection en finit avec la marginalisation sans fin du ministère de l’Environnement. La meilleure solution est probablement la création d’une responsabilité au plus haut niveau du dispositif ministériel français, comme l’ont dit avant moi des écologistes connus de tous. Un vice-Premier ministre de l’écologie pourrait ainsi assurer la prise en compte de l’écologie dans l’ensemble des politiques de l’Etat, au cœur de l’action gouvernementale. On peut penser que ce ministre aurait sous sa tutelle, pour imaginer la France de demain, des organismes comme la Délégation à l’aménagement du territoire et le Commissariat Général au Plan. Ainsi que le pouvoir d’élaborer avec les divers ministères en charge de l’aménagement et des transports, de l’industrie et de l’agriculture, les axes forts de la politique de chacun.

Laurent Fabius est le premier des candidats du Parti socialiste en lice pour la présidentielle à s’être clairement et publiquement engagé sur ces propositions fortes. Il est le premier des dirigeants socialistes à avoir pris au sérieux les menaces qui pèsent sur l’humanité et sa planète comme en témoignent l’organisation d’un colloque sur ce thème à l’Hôtel de Lassay dès 1989 et la publication de son livre C’est en allant vers la Mer, en 1990. C’est pourquoi il est celui, me semble-t-il, qui est en mesure d’agir concrètement pour situer l’écologie au cœur de la puissance publique. A l’aube du vingt-et-unième siècle, cette volonté politique est désormais une nécessité vitale.

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07:54 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, écologie, environnement, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

23.10.2006

Développement durable : mode de communication ou nécessité ?

l'autre économie
> à 06:14 par Bernard Maris
lundi 23 octobre 2006
La communication des entreprises

La communication des entreprises sur le développement durable s’améliore, mais en revanche, celle sur l’éthique n’est plus tellement à la mode... Est-ce à dire que le développement durable est aussi une grande mode ?



Le développement durable est indiscutablement une grande mode, et de même qu’on peut s’inquiéter de ce que la communication sur l’entreprise citoyenne n’ait jamais empêché les plans sociaux et la souffrance au travail, il est à craindre que le développement durable n’interdise pas de sitôt les rejets de CO2.

Aujourd’hui, les entreprises du CAC 40 rendent compte de leur démarche de développement durable. Si l’on regarde même les 120 premières sociétés cotées en Bourse, qui constituent ce que l’on appelle l’indice SFB, 94% d’entre elles parlent du développement durable dans leurs rapports annuels. Cela dit ces rapports sont loin d’être complets. Les entreprises s’efforcent d’identifier les risques, la localisation des sites à risque par exemple, mais elles se gardent assez souvent de mentionner les rejets de CO2. Dans l’industrie et le bâtiment travaux publics 52% des entreprises ne les mentionnent pas, dans les industries de technologie c’est 71% et dans les biens de consommations et les services (dans les services il y a les transporteurs routiers notamment) 76% n’en font pas mention.

Pourtant, il y a un léger mieux en matière d’industrie. Le rapport de l’Institut français de l’environnement montre que les entreprises réduisent peu à peu leur contribution à la qualité de l’air et de l’eau. Elles sont soumises à des quotas de CO2, même si ces quotas sont encore très généreux (en fait, les entreprises n’arrivent pas à épuiser leurs quotas de pollution, elles ont encore de la marge...)

Mais, depuis quinze ans l’industrie manufacturière a diminué ses rejets de gaz à effets de serre de 21.6%. L’agriculture, elle, se comporte moins bien, quoi qu’elle fait un petit effort : moins 10.5% sur la même période.

Plus le temps passe, et plus la destruction de l’environnement se manifeste, de sorte que le développement durable cessera d’être une mode et deviendra une nécessité d’entreprise. En Italie, vient de naître la première filière intégrée de plastiques bio. Les bio plastiques sont renouvelables, recyclables, réutilisables, biodégradables et « compostables ». Ils réprésentent 100000 tonnes dans le monde. A coté les terribles plastiques d’origine pétrolière représentent 40 millions de tonnes... Ce n’est qu’un début !

L'autre économie

RAG 34. Lovely34.

14:49 Publié dans Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, écologie, environnement, 2007lagauche, RAG 34

22.10.2006

Primaires PS : RENDEZ-VOUS

Investiture socialiste


Les deux prochains débats thématiques télévisés :
Mardi 24 octobre (société – environnement),
Mardi 7 novembre (Europe – International).
Ils seront diffusés en direct dès 20h30 sur les chaînes parlementaires LCP AN et Public Sénat (disponibles sur le câble, TNT, satellite, sites Internet des chaînes et du PS). Des retransmissions seront organisées par les fédérations.

Les journalistes interrogeront les candidats à partir des questionnements des militants du PS (Internet et courrier) .
Vous pouvez adresser vos questions :
par Internet : www.parti-socialiste.fr/questions
Par courrier : parti socialiste - questions investiture - 10 rue de Solferino, 75 007 Paris

Chaque semaine, les candidats répondent dans L'hebdo des socialistes à 5 questions supplémentaires.

Trois débats en région sont organisés
Jeudi 19 Octobre à Clermont-Ferrand
Jeudi 26 Octobre à Paris
Jeudi 9 Novembre à Toulouse

RAG 34. Les lolo's 34

10:30 Publié dans Actualités , Famille , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

20.10.2006

Une vérité qui dérange

Bonjour à tous,

J'ai organisé hier soir dans ma ville, à Grand-Quevilly, une projection en avant-première du film d'Al Gore "Une vérité qui dérange" sur les périls écologiques. C'est un très bon film, qui indique de manière claire l'urgence des dangers et la nécessité de l'action. J'encourage chacun à aller le voir!

Je vous propose de regarder un petit reportage de France 3 Normandie sur cette projection.



Retrouvez-vous toutes mes projections sur l'écologie dans mon billet sur l'urgence écologique.

RAG 34. Les lolo's 34

10:56 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, urgence écologique, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34, Primaires PS

13.10.2006

Environnement : le trou d’air européen

Tribune de Anne Ferreira et Marie-Noëlle Lienemann publiée l'hebdomadaire Politis

Députées européennes socialistes, Anne Ferreira et Marie-Noëlle Lienemann* s’inquiètent des reculs du Parlement européen sur les sujets environ-nementaux. Elles appellent les gouvernements français et allemand à redonner une plus forte ambition à un texte sur la qualité de l’air.

Pendant longtemps, l’Europe a été à la pointe du combat pour la défense et la qualité de l’environnement. Elle a accéléré des évolutions et encouragé les prises de conscience. Elle a influencé les États membres qui tardaient, voire rechignaient, à engager des programmes essentiels.

Elle a souvent initié des législations ambitieuses qui ont contraint nos pays à changer leurs politiques publiques. Elle a aussi été la caisse de résonance des alertes écologiques lancées par les scientifiques et les ONG. Enfin, elle a porté sur la scène mondiale l’exigence d’un nouveau mode de développement. Le combat pour la ratification du protocole de Kyoto et la lutte contre l’effet de serre sont largement à son actif.

Il est à craindre que ce temps-là ne soit révolu. L’obsession libérale et financière sape, ou érode, la politique européenne la plus positive, la plus appréciée des Européens. Plusieurs votes récents du Parlement européen témoignent d’une évolution préoccupante. L’Assemblée de Strasbourg, jadis si volontaire en matière d’écologie, se trouve en retrait, depuis quelques années, par rapport aux propositions de la Commission européenne, ou même en recul par rapport aux législations existantes.

L’effet conjugué de l’élargissement et du changement de majorité au Parlement explique en grande partie ce recul. Les nouveaux pays, qui ne bénéficient pas de crédits suffisants de la part de l’Union, éprouvent des difficultés réelles à se mettre aux normes. Les lobbies industriels ont prétexté une crainte de la baisse de compétitivité sur le marché international.

Le résultat est là : le 26 septembre, à Strasbourg, les députés, qui devaient exprimer leur position sur le projet de directive « Qualité de l’air ambiant et air pur pour l’Europe », ont majoritairement choisi d’affaiblir la législation soumise à leur vote. Ce texte, qui ne concerne pas le changement climatique ni les gaz à effet de serre, avait pour objectif de regrouper les législations existant sur la qualité de l’air, et de proposer une nouvelle législation plus ambitieuse. Pour cela, il était nécessaire de limiter la diffusion des micropoussières rejetées par les gaz d’échappement et les installations de combustion, et de s’intéresser aux plus petites, qui n’ont pas encore fait l’objet de réglementation (leur taille variant de 2,5 microns à 10 microns).

En effet, ces particules sont très nocives pour la santé et pour l’environnement. Plus elles sont fines, mieux elles pénètrent dans les poumons, causant ainsi de graves maladies pouvant entraîner jusqu’à la mort. Nous savons désormais que ces pollutions ont un impact important sur la santé de nos concitoyens (la pollution atmosphérique représente plus de 5 % des décès dans l’UE, et ces données risquent de croître, surtout pour les plus fragiles, si des mesures ne sont pas prises). On aurait pu imaginer que des parlementaires s’attachent, d’une part, à conduire nos pays à respecter les niveaux préconisés par l’Organisation mondiale de la santé, et, d’autre part, à accélérer leur mise en oeuvre. Hélas, il n’en fut rien.

Lire la suite dans Politis n° 921

* Membres de la commission environnement, santé et sécurité alimentaire.

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08:52 Publié dans Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Environnement, Europe, UEE, 2007lagauche, RAG 34

12.10.2006

Laurent Fabius : “Candidat du projet socialiste pour faire gagner la gauche”

Voici le texte intégral de la profession de foi de Laurent Fabius publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre.

Chère camarade, cher camarade,

En 2007, la France va choisir son chemin.

Soit c’est la droite qui l’emporte et notre pays glissera sur le toboggan libéral. Les droits, les solidarités, beaucoup de libertés seront remis en cause. La précarité s’aggravera. Les privilèges aussi. A l’échelle européenne, l’élection d’un président et d’une majorité de droite serait perçue comme l’alignement de la France sur le modèle économique dominant. Une victoire de Sarkozy marquerait le succès de l’ultra-libéralisme, du communautarisme et du bushisme. L’Etat serait placé entre les mains d’un homme agité et dangereux.

Soit c’est la gauche, et le vrai changement sera possible : nous le souhaitons et nous y travaillons de toutes nos forces. Dans le prolongement des conquêtes obtenues de haute lutte, face à la droite et aux intérêts de l’argent, par les gouvernements de L. Blum, F. Mitterrand et L. Jospin, le Parti Socialiste et la gauche pourront alors contribuer à bâtir une France forte et solidaire. Une France forte parce que solidaire.

Le défi est donc considérable. Il ne sera pas facile à relever. Mais il est à notre portée. Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. L’élection présidentielle de 2007 ne ressemblera pas aux précédentes, le contexte est inédit : une droite plus dure, une extrême droite plus menaçante que jamais, l’Europe à relancer et à réorienter, la mondialisation à maîtriser, la planète à sauver du réchauffement climatique et de l’embrasement nucléaire.

Face à ces dangers et à ces chantiers, l’espérance ne peut venir que des socialistes et de la gauche rassemblée. Les 16 et 23 novembre prochains, en métropole et Outre-Mer, chaque militante, chaque militant, camarade de longue date ou qui nous a rejoints récemment, aura à faire un choix.

Le sens de ma candidature est clair.

1. Je veux être le candidat du projet socialiste. Après avoir contribué à inspirer ce projet, j’ai pris 7 engagements pour 2007 qui le respectent et l’enrichissent : l’augmentation du Smic de 100 € dès le retour de la gauche au pouvoir ; la fin des exonérations inefficaces de cotisations sociales dans les grandes entreprises afin de stimuler les emplois jeunes, l’investissement des PME et la recherche scientifique ; l’intervention de l’Etat pour obliger réellement les maires à construire au moins 20 % de logements sociaux ; une loi-programme fixant nos objectifs précis pour la protection de l’environnement et la nomination d’un vice-premier ministre chargé du développement durable ; la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale face à la dépendance des personnes âgées et des handicapés ; un référendum dès septembre 2007 pour l’établissement d’une République parlementaire nouvelle, avec une démocratie sociale et territoriale étendue ; le refus de tout nouvel élargissement de l’Europe avant l’approbation d’un traité social et l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution respectant le vote des Français. Si je suis investi puis élu, je mettrai au cœur de notre action, comme le propose notre projet, l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens, la lutte contre les inégalités et la construction du futur de notre pays. Mon projet sera celui du Parti socialiste, avant, pendant et après la campagne présidentielle.

2. Je veux être le candidat du rassemblement de la gauche et des Verts. J’ai travaillé aux côtés de F. Mitterrand et de L. Jospin. Nous savons tous que la gauche ne peut l’emporter que si elle est rassemblée. Ce rassemblement doit s’opérer autour du PS. Il n’est possible que si le PS défend des valeurs, des propositions et des alliances clairement de gauche. C’est mon engagement. Mes combats sont ceux de la gauche rassemblée : le pouvoir d’achat, l’éducation et la recherche, les services publics, la laïcité, la social-écologie, l’Europe sociale. Mon ambition est que sur la base d’un contrat nous gouvernions avec les forces de gauche qui le souhaitent.

3. Je veux tirer les leçons de notre expérience collective pour mieux servir la gauche, la France et l’Europe. On ne s’improvise pas chef de l’Etat. Je connais bien la France rurale et urbaine. J’ai été ministre à plusieurs reprises, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale. Je sais ce que sont les épreuves du pouvoir. J’ai travaillé en équipe au service de la Nation et négocié au nom de la France dans les sommets européens et les enceintes internationales. Je suis l’élu de Grand-Quevilly et de la Seine-Maritime depuis plus de 25 ans, territoire ouvrier et populaire où les mots logement, chômage, délocalisations, besoin de services publics pour la santé et les transports ont tout leur sens. Ma candidature vise à donner un débouché politique aux attentes de nos concitoyens et une espérance à notre jeunesse.

Etre le candidat de notre projet socialiste, rassembler la gauche, tirer pleinement les leçons de l’expérience : ce sont pour moi 3 clefs de la victoire et de l’alternance, du succès aux élections puis aux responsabilités.

A l’inverse, nous devons éviter de commettre certaines erreurs.

La première consisterait à rechercher la victoire en oubliant notre identité et notre fierté socialistes. Notre identité, c’est le débat et la délibération collective. Notre identité, c’est notre projet. Evitons de le contredire ou de l’affadir ! Et débattons vraiment. Nous sommes socialistes. Nous l’emporterons si nous plaçons au cœur de la campagne nos thématiques, qui s’appellent le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, la santé ; la lutte contre la précarité, l’école, l’innovation, la culture ; la laïcité, la solidarité, le développement durable, la démocratie, l’Europe sociale. Plusieurs de ces priorités ont un coût : mais quel serait le coût pour la société et pour nous-mêmes si nous renoncions ? Nous traiterons également avec grand soin la sécurité ou l’immigration : faisons-le à partir de nos propositions et de nos convictions républicaines et humanistes. Ne courons pas après Sarkozy, qui lui-même court après Le Pen. Ne faisons pas le jeu des extrêmes en tenant un discours ambigu sur des sujets aussi décisifs que la carte scolaire, le regroupement familial ou la prévention de la délinquance. Si nos électeurs ne voient pas distinctement la différence entre gauche et droite, ils risquent de ne pas être au rendez-vous de 2007.

Une autre erreur à éviter serait de nous éloigner de nos partenaires de la gauche et des Verts pour lorgner vers le centre. Dans un monde où le profit à court terme domine, la volonté de peser sur le cours des choses est une exigence commune à toute la gauche et notre principale ligne de partage avec la droite. La tentation de tourner nos regards vers le centre plutôt que de considérer nos partenaires de la gauche et des Verts a été écartée par notre projet à la quasi unanimité : elle ne doit pas revenir sous une autre forme, de type blairiste.

La troisième erreur consisterait à nous fier aux sondages et non à l’expression profonde des citoyens depuis 2002. Les sondages ne font pas les suffrages. Aucun institut de sondage ne fera campagne à la place des militantes et des militants. Le renouveau souhaitable porte non pas sur les apparences, mais sur le fond. Nous avons à faire un choix de nature politique, en distinguant l’écume des vagues et la profondeur de l’océan. La profondeur de l’océan, ce sont les attentes que nos concitoyens ont exprimées avec force depuis quatre ans, soit dans les urnes, soit dans les mobilisations sociales. Depuis 2002 en particulier, mes combats sont en résonance avec ces aspirations profondes de notre peuple. Ils ont été ceux de la gauche mobilisée et victorieuse. Dans la bataille face à la droite, je ne flatterai pas l’opinion, je m’appuierai sur le Parti socialiste et sur ce mouvement de fond, pour l’emporter et préparer l’alternative.

Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. Je veux être digne de votre confiance et de votre volonté de gagner.

Le débat qui est devant nous n’est pas une « épreuve », mais une chance pour notre Parti. Réfléchir pour bien choisir, c’est cela, la démocratie. Les deux autres candidats qui se présentent aux suffrages des militants ont de grandes qualités, je partage avec eux beaucoup de convictions, nous avons aussi entre nous des différences et même sans doute des divergences. Alors, abordons-les avec franchise et fraternité pour nous rassembler ensuite. Si je suis désigné et élu, je souhaite m’entourer notamment de mes compétiteurs afin de constituer l’équipe de France pour le changement.

Chaque militante, chaque militant a dans ses mains une grande responsabilité. Au-delà des sensibilités et des débats passés, il s’agit de choisir, à travers une candidature, à la fois une ligne politique et une conception exigeante de la politique, une capacité à servir l’Etat. Il s’agit de désigner le candidat socialiste à l’élection présidentielle, donc potentiellement, le prochain président de la République. Je m’engage avec chacune et chacun de vous et je vous adresse mes très chaleureuses amitiés socialistes.

Laurent Fabius

Propositions, réflexions, discussions sur www.laurent-fabius.net

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10:30 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

05.10.2006

John Monks : « On est revenu au XIXe siècle, avant l'Etat providence »

Dans cette interview publiée par le journal Libération du 5 octobre 2006, John Monks, secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), déclare qu'au sein de la social-démocratie européenne seul Laurent Fabius refuse l'idée que l'Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde qu'en bradant l'Etat-providence et en réduisant les services publics

Assiste-t-on en Europe à une explosion des disparités salariales à l'image de ce qui se passe en Grande-Bretagne ?

On voit s'installer sur notre continent l'explosion des déséquilibres engendrés par la mondialisation. On voit les grands gagnants de ce loto : des jeunes, citadins, éduqués, à la tête d'entreprises dans la finance, le management, la communication, les services, le conseil, l'énergie... Ils surfent sur une totale dérégulation des flux financiers, l'ultralibéralisme, la vague d'immigration planétaire. Ils profitent du changement de nature de notre société. Laquelle accepte de voir les inégalités se creuser, au nom de la compétitivité, de la flexibilité et du culte du profit. On voit aussi les grands perdants, les intérimaires, les mal payés, les non-qualifiés : main-d'oeuvre interchangeable face aux délocalisations, aux chantages des multinationales et au recul grandissant du rôle de l'Etat. Les gouvernements laissent faire ou ont peur d'agir.

Pourquoi cette démission face au besoin d'une réelle régulation ?

Ils relaient l'opinion largement répandue parmi les élites. Ces dernières pensent que l'Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde qu'en bradant l'Etat-providence, qu'en réduisant les services publics et qu'en brisant le pouvoir des syndicats à gérer les changements. Cette opinion se retrouve chez des hommes politiques de centre gauche comme Tony Blair, Gerhard Schröder et au PS. A part, peut-être, Laurent Fabius...

Que peuvent faire les syndicats face aux patrons des boîtes cotées à la Bourse de Londres qui voient leurs salaires flamber de 28 % alors que le salaire moyen des mêmes firmes s'élève de 3,7 % ?

Il faudrait peut-être commencer par indexer les salaires des dirigeants sur celui des salariés. Plus que jamais, on fait passer les intérêts du capital avant celui du travail, la cupidité et les propres intérêts des patrons et des actionnaires avant ceux des salariés et de l'entreprise. La décision de lier les rémunérations des dirigeants au cours boursiers de leurs entreprises a bouleversé la gouvernance d'entreprise en Europe. Et a engendré un fossé hallucinant.

Cette génération de précaires, de travailleurs jetables qui émerge, a longtemps été ignorée par les syndicats...

C'est vrai, on «recrute» dans le secteur public, les grandes entreprises. Que peut-on faire ? On doit mieux organiser les plus pauvres et les dépossédés, travailler avec les migrants doublement précarisés. On doit faire campagne pour mettre plus sous les feux de la rampe les fat cats, ces «chats» qui s'engraissent sur le dos des salariés. On doit bouger et être plus offensifs : le futur du syndicalisme dépend de notre capacité à nous mobiliser sur ces sujets...

Face au discours ambiant sur la «nécessaire flexibilité», la limitation des hausses salariales, l'Europe sociale tient-elle du mythe ?

Le boom des inégalités, la vitesse de ce boom sont une terrible menace pour l'Europe sociale. Et l'agressivité des stratégies des hedge funds (fonds d'investissements) encouragés par la libéralisation financière est potentiellement une menace mortelle pour l'Europe sociale. Et la Banque centrale européenne ne veut toujours pas comprendre que des hausses de salaire sont une composante de la solution et non du problème. Certes, l'Europe sociale n'a jamais été socialiste, mais elle a rarement été aussi malmenée.

La Banque mondiale vient d'ailleurs de l'épingler dans un rapport sur la pratique des affaires...

Selon elle, les pays qui exigent un préavis en cas de licenciement, qui fixent la semaine de travail à moins de 66 heures ou qui imposent des salaires minimaux supérieurs à un niveau très bas sont considérés comme peu propices aux investissements ! Au fond, le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne, même la Commission, tous campent sur le dogme du consensus de Washington, qui veut que le futur du monde, le bonheur, passe par des vagues de libéralisation de l'économie. Et qu'il faut éliminer toutes les barrières qui entravent la voie au libéralisme... Cette philosophie est fausse, nuisible, et on se battra pour démontrer qu'on peut être compétitif avec une réelle dimension sociale.

Il y a cinq ans, la CES était distante par rapport à la critique radicale portée par les altermondialistes. Aujourd'hui, vous êtes en phase...

Parce que la violence du système s'est radicalisée. Le capitalisme change. Les fonds d'investissement passent d'une firme à l'autre, d'un conseil d'administration à l'autre, spéculent, détruisent, engrangent. Ce sont des parieurs sur le court terme, à la limite de la légalité, qui s'engraissent dans notre nouvelle économie-casino. Même le secteur industriel s'est même aligné sur les nouvelles stratégies financières : rentabilité à 15 %, salaires planchers, droits du travail limés. L'équilibre est rompu. C'est le retour de l'économie de la fin du XIXe ! Avant l'essor du socialisme. Avant l'arrivée de l'Etat-providence. Avant l'éclosion des syndicats. Et ça, on ne peut pas l'accepter.

Par Christian Losson

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16:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : précarité, état providence, John Monks, 2007lagauche, RAG 34

03.10.2006

Laurent FABIUS : Etat d'urgence écologique !

L'urgence écologique

(Cœur de Voh, Nouvelle Calédonie Photo de Yann Arthus Bertrand)

Dérèglement climatique, augmentation des pollutions, catastrophes naturelles, ma conviction est forte et ancienne : le 21ème siècle sera écologique ou ne sera pas. Pour l’homme et pour la planète, c’est désormais une question de survie. Il est grand temps de réagir en faveur d’une écologie active. C’est un de mes sept engagements pour 2007. Je souhaite y revenir dans ce billet car la question écologique devra être au cœur de notre rendez-vous avec les Français.

La prise de conscience de cette situation se développe rapidement, y compris aux Etats-Unis, comme le montre l’excellent film de l’ancien vice-président Al Gore et les initiatives prises par certains Etats américains. Mais il reste un décalage considérable entre les discours et les actes. Dans notre pays, la plupart des forces politiques et des candidats à la présidentielle parlent d’écologie, mais bien peu indiquent sur quelles mesures concrètes ils s’engagent pour faire du développement durable une priorité dans tous les domaines de l’action publique.

Le bilan de la droite sur ce sujet est consternant : loi sur l’eau vidée de son contenu, plan climat sans mesure contraignante, affaiblissement politique du ministère chargé de l’environnement et réduction très forte de ses crédits, privatisation d’EDF et de GDF qui prive nos concitoyens d’un outil majeur de régulation publique, construction d’un nouveau réacteur nucléaire EPR sans débat et sans perspectives fortes pour les énergies renouvelables, discrédit international avec l’équipée du Clémenceau au mépris de la Convention de Bâle sur les déchets dangereux. Quant aux propositions du candidat Sarkozy, il ne faut pas beaucoup d’effort pour lire entre les lignes l’obéissance fidèle aux lobbies divers qui agissent contre l’écologie.

Pour moi, l’urgence écologique est simultanément une urgence sociale. C’est vrai au niveau mondial comme à l’intérieur de nos frontières. Qui sont les premières victimes de la raréfaction des ressources en eau propre ? Lorsque Katrina balaie La Nouvelle Orléans, quels sont ceux que l’administration de M. Bush laisse plusieurs jours sans secours ? Chez nous, qui souffre prioritairement de la montée des prix de l’essence, de l’augmentation du prix de l’eau, de la dégradation de l’environnement urbain ? La politique écologique de la gauche, après 2007, devra s’appuyer dans toutes ses dimensions sur les principes de ce que j’ai appellé depuis longtemps la « social-écologie », qui vise à concilier en permanence la plus haute exigence écologique avec la justice sociale.

C’est pourquoi il est important, sur la base de notre projet socialiste, d’approfondir et de préciser nos propositions. Celles-ci ne peuvent se limiter à un discours vague sur l’excellence environnementale ou à des propositions emblématiques, comme l’interdiction de l’expérimentation des OGM de plein champ, qui sont indispensables mais ne suffisent pas. Leur mise en œuvre devra s’appuyer sur un débat démocratique permanent, qui ne se limite pas à recueillir les observations et les propositions, mais qui fournit aux citoyens un vrai droit d’être informé dans la transparence, de donner leur avis, d’alerter et de débattre, et un vrai pouvoir de prendre des initiatives.

Plusieurs mesures fortes, sur lesquelles je m’engage, montrent ce que nous entendons faire pour un changement écologique à la hauteur des enjeux :

1) Une loi programme fixant sur cinq ans des objectifs contraignants sur les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la préservation de l’eau et le développement des transports collectifs

Cette loi s’appuiera sur deux mesures montrant clairement notre différence par rapport à la politique actuelle, et indispensable pour atteindre ces objectifs : EDF retrouvera un statut 100% public, et la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers prévue par la droite au 1er juillet 2007 sera immédiatement réexaminée.

En matière de politique énergétique, la priorité aux économies et aux énergies renouvelables se traduira par plusieurs mesures très ambitieuses. Dans l’habitat, la mise aux meilleures normes d’isolation de tous les logements sociaux devra être réalisée sur les cinq prochaines années. Dans les transports, sera mis en œuvre un programme volontariste de ferroutage, jusqu’à présent toujours annoncé mais jamais réalisé. La diversification énergétique se traduira par un accroissement très important des crédits en faveur des énergies renouvelables et de l’habitat écologique.

Face au péril du dérèglement climatique, je proposerai à nos partenaires européens l’adoption d’une fiscalité écologique fondée sur le principe du pollueur/payeur. Et nous mobiliserons la communauté internationale pour qu’une Organisation mondiale de l’environnement voie enfin le jour, capable notamment de sanctionner les pays qui violent le protocole de Kyoto et de faire respecter les exigences environnementales dans les échanges internationaux.

2) Agir pour un véritable service public de l’environnement

Il n’existe pas en France de service public de l’environnement identifiable par les citoyens. Lorsqu’ils souffrent du bruit ou des odeurs d’une installation industrielle, lorsqu’ils suspectent la présence de plomb dans leur logement, les Français n’ont pas de service de proximité vers lequel se diriger spontanément. Ceci suppose de sortir de l’incantation et de constituer enfin le grand ministère de l’environnement autour des pôles environnement, agriculture, transports et énergie, placé sous l’autorité d’un vice-Premier ministre, Ministre d’Etat chargé du développement durable. Il impose aussi, en matière d’eau et de déchets, de rendre aux collectivités publiques leur pouvoir de décision aujourd’hui limitée dans les faits par certains intérêts privés.

3) Un plan national de soutien pour des villes écologiques.

80 % des Français vivent aujourd’hui dans les villes et leurs périphéries. Or, la réalité urbaine quotidienne est trop souvent celle du bruit, de la laideur, de l’étouffement. La politique de l’environnement doit améliorer l’environnement quotidien des Français. Pour cela, je veux relancer une politique de lutte contre le bruit et aider à la couverture des périphériques et des grands axes des centres-villes. Il faudra aussi rétablir les aides publiques au transport collectif laminées par la droite depuis 2002 et rééquilibrer les dépenses entre le transport individuel routier, privilégié, et les autres modes de transport. Je propose enfin d’encourager un aménagement du territoire plus écologique, notamment en incitant au rapprochement de l’habitat avec le lieu de travail.

4) De vraies initiatives pour la reconquête de nos ressources naturelles.

Le patrimoine naturel de notre pays est très dégradé. 75 % des eaux douces françaises sont contaminées par les nitrates et les produits phytosanitaires, la Méditerranée a perdu une large part de ses poissons avec l’envahissement de la taxifolia et la pêche intensive, les sept parcs naturels nationaux sont remis en cause par la loi présentée par le gouvernement, les marais et les rivières s’appauvrissent faute d’entretien et augmentent les risques d’inondations, les terrains durablement pollués se multiplient.

Dans notre pays comme dans le monde, la nature et sa diversité biologique sont en danger. C’est pourquoi il faudra réorienter la politique de l’eau en faveur de la préservation de la ressource, lancer un programme national anti-phytosanitaire permettant de diminuer par deux en cinq ans les volumes répandus par l’agriculture, et renforcer l’action de protection des espaces naturels.

5) Un vice Premier ministre, Ministre d’Etat en charge du développement durable

La mise en œuvre de ces engagements réclamera l’engagement personnel et constant du prochain Président de la République. Mais, dans la République parlementaire nouvelle que je souhaite mettre en place, où le Président aura le pouvoir d’impulser, le devoir de s’expliquer et le droit d’arbitrer, ce ne sera pas à lui de gouverner. Ne mélangeons pas les rôles. Il importe donc que le ministre en charge de l’écologie dispose de larges pouvoirs et qu’il occupe une position centrale au sein du gouvernement. Pour cela, je souhaite qu’il soit le numéro 2 du gouvernement, en tant que Ministre d’Etat ou vice-Premier ministre. L’écologie accédera alors, enfin, au rang politique que justifie le défi sans précédent qu’elle représente pour l’humanité, pour notre planète et, pour notre avenir commun.

Oui, nous sommes en état d’urgence écologique. Répondons-y par des actes concrets. Ce sera notre responsabilité après l’alternance de 2007.

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34.

11:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, FABIUS, RAG 34, 2007lagauche

Pourquoi, pour l’écologie, nous choisissons Laurent Fabius

Claude GEWERC, Président du Conseil Régional de Picardie
Géraud GUIBERT, Vice-président de la communauté urbaine du Mans, Responsable national à l’écologie du Parti Socialiste
Philippe MARTIN, député du Gers, Président du Conseil général
Jacques SANTROT, Conseiller Régional de Poitou Charente, Président de la Communauté d'agglomération de Poitiers, Maire de Poitiers

Chacun en a aujourd’hui conscience, le dérèglement climatique, la réduction de la biodiversité, les pollutions et leurs conséquences sanitaires sont devenus des enjeux majeurs pour aujourd’hui et demain. La gauche et les socialistes ne peuvent plus sous-estimer ces défis qui engagent l’avenir de la planète et de l’humanité, et qui sont devenus pour une partie de la population des préoccupations fortes et des critères de vote qui comptent. Dans la perspective de 2007, il est important de choisir le candidat qui aura le mieux intégré cette préoccupation et la vision la plus claire des changements à opérer dans ce domaine.

Au-delà de la fidélité à l’homme et de l’accord profond avec la stratégie de rassemblement à gauche seulement possible sur une ligne clairement de gauche, notre choix en faveur de Laurent Fabius s’explique par une réflexion de fond sur les caractéristiques que doit avoir à notre avis notre candidat face à ces enjeux de fond. Pour les socialistes, la politique écologique future doit, selon nous, dans la période qui s’ouvre, se fonder sur quatre caractéristiques.

1) Il est d’abord nécessaire d’avoir une vision à long terme, alors que la vie politique et médiatique pousse aux raisonnements et aux positionnements de court terme. Ceci suppose des convictions de longue date, claires et fortement ancrées. C’est le cas de Laurent Fabius, qui a été un des premiers, dans ses écrits et en particulier dans son livre « C’est en allant vers la mer » paru en 1990, à consacrer un chapitre entier à ce sujet en mettant en évidence l’importance des sujets écologiques. Il a été un des premiers à prendre position et à agir pour que le parti socialiste prenne totalement en charge ces sujets, sans les sous-traiter à d’autres.

2) Il est en deuxième lieu indispensable, pour nous socialistes, de lier étroitement l’enjeu écologique à celui de la solidarité, dans notre pays, dans le monde et avec les générations futures. L’apport propre des socialistes doit être de penser dans le même mouvement le changement écologique et le changement social, car l’un ne peut aller sans l’autre. Ceci suppose d’avoir une vision précise des contradictions que cela peut impliquer, par exemple sur les prix de l’essence ou la politique agricole, et surtout des propositions adaptées pour les surmonter. Il ne sert à rien de prôner l’excellence environnementale si on ne dit pas à l’avance très concrètement ce qu’on veut décider sur des sujets sensibles. C’est ce que Laurent Fabius a courageusement fait, en prenant position contre l’EPR ou en participant personnellement à la mobilisation de la confédération paysanne contre les OGM tout azimut.

3) Il est tout aussi nécessaire, et c’est la troisième exigence, de relier l’enjeu écologique aux méfaits d’un système économique et sociale qui tend à généraliser la concurrence et le recours au secteur privé dans tous les domaines. Chacun le sait, il n’y aura de vraies percées écologiques que sur la base de régulations publiques fortes, que ce soit dans les domaines énergétiques, de l’habitat, des transports ou de l’urbanisme. En ce sens, les engagements clairs de Laurent Fabius sur le retour à un statut 100% public d’EDF, le réexamen immédiat de la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers prévue par la droite au 1er juillet 2007 ou le renforcement du service public de l’environnement et en particulier de l’eau sont décisifs. Il est de la même façon évident que l’utilisation indispensable de la fiscalité dans la lutte contre le changement climatique suppose une harmonisation européenne impossible à atteindre tant que ces sujets sont soumis à l’unanimité, qui, heureusement, n’a pas été gravée dans le marbre par un texte constitutionnel. Ceci constituera un des moyens de sortir par le haut de l’échec de l’extension de la TGAP, du à l’époque, rappelons-le, à une décision particulièrement contestable du conseil constitutionnel.

4) L’enjeu écologique sans doute le plus important est enfin aujourd’hui de convaincre que nous sommes prêts, au-delà des discours et des propositions emblématiques, à agir massivement, par exemple contre le changement climatique. La multiplication des initiatives locales, pour lesquelles de nombreuses collectivités à direction socialiste sont en pointe, est une excellence chose, mais le principal défi aujourd’hui est d’agir pour les généraliser grâce à une politique ambitieuse au niveau national. Notre population est très sceptique dans ce domaine, trop habituée au décalage permanent entre les discours et les actes, particulièrement sensible en matière environnemental. Ceci suppose, comme Mendès-France et Mitterrand nous l’ont appris, non de rester dans le flou, mais de faire à l’avance des propositions claires et courageuses qui, en cas d’élection, seront d’autant plus applicables qu’elles seront ratifiées par notre peuple. C’est le sens de la démarche de Laurent Fabius dans ses 7 engagements, dont le quatrième, l’écologie active.

Le choix de notre candidat est un acte important. Il doit s’opérer non en fonction de telle ou telle pression, mais d’une analyse lucide des caractéristiques des uns et des autres face aux enjeux de l’heure. La question de l’écologie est d’autant plus importante pour nous qu’il s’agit d’un thème majeur pour rassembler la gauche. C’est un raison de plus de nous faire choisir Laurent Fabius, pour un socialisme à la fois rénové et fier de son identité, un socialisme écologique.

RAG 34. Les lolo's 34.

09:45 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, développement durable, 2007lagauche, FABIUS, RAG 34

23.09.2006

Pollution internationale à Abidjan : la mort organisée et préméditée

Pollution internationale à Abidjan, disparition de la journée sans voiture, riz OGM : le Parti socialiste réagit.

Pollution internationale à Abidjan : la mort organisée et préméditée
Les conséquences catastrophiques du déversement sauvage de la cargaison de déchets toxiques d'un navire grec, battant pavillon panaméen, fonctionnant avec un équipage russe et affrété par une société hollandaise jettent une nouvelle fois une lumière bien crue sur le sort de nos déchets.

C'est encore en cherchant à se débarrasser à bon compte de déchets dangereux que les pays occidentaux ont engendré une pollution et des victimes en nombre dans un pays en développement. C'est inadmissible !

En violant délibérément deux conventions internationales, la convention de Londres régissant l'immersion des déchets, et ensuite de la convention de Bâle, qui interdit le transfert des déchets dangereux entre pays de l'OCDE et pays non membres de l'OCDE, les auteurs de ce forfait ont déjà provoqué l'intoxication de plus de 9000 personnes et causé la mort d’au moins 6 personnes.

Cet acte est d'autant plus criminel que cette pollution a été sciemment organisée, et préméditée.

Le Parti socialiste demande que toute la lumière soit faite au niveau international et que les différents responsables soient sévèrement punis. Il souhaite que l'assistance de la France soit accrue pour correspondre à la réalité des besoins locaux.

Le Parti socialiste rappelle à cette occasion sa détermination à œuvrer à la mise en œuvre d'une organisation mondiale de l'environnement, dotée de moyens conséquents et de vrais pouvoirs de police et de sanction. Une telle organisation serait la seule à même d'être suffisamment efficace et dissuasive pour prévenir la répétition de tels désastres écologiques, humains et sanitaires.

Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l'Environnement et au développement durable et de Géraud GUIBERT, responsable national à l'écologie

Disparition de la Journée sans voiture

Nouvelle sortie de route du gouvernement en matière d'environnement

Le Parti socialiste déplore l'abandon de la Journée sans voiture, initiée par la gauche en France en 1997 et est maintenant adoptée par plus de mille villes dans le monde.

Au moment où la sensibilisation progresse partout sur la planète, le gouvernement ait choisi d'organiser la mort programmée de cette journée sans voiture en en supprimant progressivement depuis 2002 le soutien financier et la campagne d'information nationale.

Le Parti socialiste constate malheureusement que ce recul désastreux n'est que le reflet de la politique du gouvernement en matière de transports avec la suppression des aides aux plans de déplacement urbains et aux transports collectifs.

Alors que les signes d'une accélération dramatique du changement climatique se multiplient, une telle attitude est totalement irresponsable et montre bien à quel point la charte de l'environnement n'était qu'un rideau de fumée destiné à donner le change.

Le Parti socialiste s'est, à l'inverse, engagé dans son projet à faire de la lutte contre le changement climatique la priorité de son action dans les années à venir, notamment par une action vigoureuse en faveur des transports collectifs et du ferroutage.

Communiqué de Béatrice MARRE,
Secrétaire Nationale à l'environnement et au développement durable et
Géraud GUIBERT, responsable national à l'écologie

OGM - riz

Un besoin de clarification du gouvernement

Le Pari socialiste regrette l’inertie et le silence du gouvernement en matière d’information sur les OGM.

La découverte inopinée d’introduction de riz transgénique LL RICE 601 en Europe et en France relance le débat sur les OGM et sur la manière dont l’information est donnée aux citoyens.

Le Parti socialiste rappelle sa position de principe qui est celle du bon sens :
- oui à la recherche publique et encadrée au service de l’intérêt général notamment en matière de santé,
- non aux essais en plein champs dans la mesure où les avantages certains ne sont pas prouvés, ni sans risque pour l’environnement et la santé.

Le refus du gouvernement de clarifier la position des pouvoirs publics, de continuer à traiter ce dossier de manière contradictoire et opaque s’oppose à la volonté et la conscience citoyenne des français : en effet, si 86% des sondés sont pour une interdiction des OGM, 58% le sont le temps de l’évaluation des risques réels.

De plus, la récente décision de justice de condamner la publication d’information relative à des cultures OGM commerciales vient alourdir un climat de suspicion. Enfin et au-delà des consommateurs, les agriculteurs sont également confrontés à cette main mise du vivant par les grandes firmes semencières.

Aussi, le Parti socialiste demande au gouvernement de clarifier sa position sur ce dossier et de prendre les mesures nécessaires afin de répondre aux attentes légitimes des français en la matière au nom du principe de précaution.

Communiqué de Germinal Peiro, Secrétaire national à l’Agriculture.

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

13:15 Publié dans Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pollution Abidjan, OGM riz, journée sans voiture, nature/environnement, rag34

26.08.2006

Le droit du Développement durable : un nouveau code de « bonne conduite » inter générationnel.

A la demande de notre camarade nous complètons son article : Laurent Fabius, un candidat soutenable

Le droit du Développement durable : un nouveau code de « bonne conduite » inter générationnel.

Par Bernard Louis Balthazard (1)

Le Développement durable est souvent présenté sous la forme d'un triptyque, environnement, social, économique. Si l’on considère l’humain au centre de ses préoccupations, où l'économique ne sera plus uniquement un critère de performance s'ajoutant à des préoccupations sociales et environnementales si nous reconnaissons en effet, qu’entre mythes, croyances populaires, et coutumes (source du droit) l’homme est lié à son environnement. Il convient dès lors d’ajouter un quatrième pilier incontournable, la diversité culturelle, propulsant ainsi le droit du développement durable, (intrinsèque aux droits fondamentaux) comme ce nouveau code de bonne conduite qui permettra les limitations de vitesse, l’arrêt aux stops de « l’humanitude » de chacun d’entre nous.

La considération de la diversité culturelle, comme un véritable quatrième pilier du Développement durable (2) induit que la diversité des cultures, doit être considérée comme patrimoine de l’humanité.

Le Droit du développement durable de ce fait apparaît ainsi comme un projet fédérateur de lutte contre les inégalités et les discriminations de toutes natures à l’échelle planétaire.

Entre « droit dur » et « droit mou », le Développement durable est un droit fondamental, (« DDD ») se situant entre besoins (personnel, sécurité, social, estime, réalisation de soi) & droits fondamentaux,(la liberté, la sécurité, la propriété, l’emploi, le logement, la protection de la santé, l’éducation, la formation et la culture) principes et responsabilités entraînant la nécessité d’un éthique de « l’agir » (gouvernance) face à la puissance publique. Le « DDD » est un nouvel enjeu . De cette « notion enjeu » « Deux points sont à relever à ce titre : Le premier tient au jeu démocratique (…) le second a trait aux rapports nécessairement entretenus entre le développement durable saisi en qualité d’axiologie intégratrice d’objectifs de politiques publiques d’une part, et la gouvernance publique, interprétée comme réagencement des dispositifs d’action administrative cohérents avec les objectifs du Développement durable ».

Le « DDD » est ce droit transversal qui devrait permettre à l’homme de maîtriser sa destinée. Demain, il y aura 10 milliards d’hommes à nourrir, à soigner, à éduquer, et qui devront trouver un emploi pour y parvenir. Il nous faut penser le « DDD » au même titre que le vivant et la mort.

L’universalité des problèmes est liée aux questions d’éthique, (sciences du bon et du mauvais –Spinoza-) et qui marque toutes les prises de décision. Le principal obstacle à prendre en compte se trouve dans la perte des références, dans la confusion des repères et dans la coexistence d’objectifs contradictoires, reléguant au loin la question de l’éthique.

La question reste posée. N’est-ce pas en empêchant les atteintes irréversibles à l’environnement et les crises économiques et sociales que nous pourrons imaginer être en capacité de partager. Il ne suffit pas selon un effet mode de construire des « quartiers durables » étiquetés « HQE ». Il faut inculquer à nos générations l’état d’esprit qui impulse le Développement durable au sein même de nos générations et ce dans les différentes classes sociales. Des faisceaux d’indices en apportent la preuve.

En effet, quelques indicateurs signalent des incidents de voisinage, à tel point qu’on arrive à se demander, si on ne crée pas des indicateurs pour régler les problèmes de Développement durable ? Un constat s’impose, les mentalités changent, les initiatives se multiplient, mais les changements dans nos modes de vie sont encore insuffisants pour être efficaces (3) . Il ne suffit pas d’apporter la diversité culturelle, ni de vouloir la promouvoir.
Depuis Paracelse le commun des mortels sait que « c’est la dose qui fait le poison ». Alors, pour que la terre reste humaine, que faire ? Ce qui est valable pour les piliers initiaux du Développement durable l’est tout autant pour la diversité culturelle.

Sauf à vouloir amplifier l’effet poudrière des quartiers en difficulté, (ghettoïsation) le multiculturalisme (qui renforce le replis identitaire)

1 Auteur de l’ essai : « le développement durable face à la puissance publique » , l’Harmattan, 320 p., décembre 2005

2 Gérard Monédiaire, directeur du CRIDEAU, Limoges, préface Le développement durable face à la puissance publique, L’harmattan, décembre 2005, 320 pages.

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3 Gilles Rotillon, professeur de sciences économiques , université Paris X(in libération du 25 juillet 2006.

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Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

10:50 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

25.08.2006

Laurent Fabius : un candidat soutenable

Un militant socialiste nous apporte sa contribution pour nourrir le débat en matière de développement durable.

Il est de bon ton de parler de développement durable... sait-on de quoi nous parlons?
hormis le fait que rien de durable, il s'agirait plutôt de parler de développement soutenable.
c'est pourquoi j' intitule mon article: Laurent Fabius , un candidat soutenable.
Bernard Balthazard.

Laurent Fabius est un candidat soutenable : Faire du développement durable une exigence prioritaire dans tous les domaines de l'action publique !

Le droit du Développement durable : un nouveau code de « bonne conduite » inter générationnel.

Par Bernard Louis Balthazard

Le Développement durable est souvent présenté sous la forme d'un triptyque, environnement, social, économique. Si l’on considère l’humain au centre de ses préoccupations, où l'économique ne sera plus uniquement un critère de performance s'ajoutant à des préoccupations sociales et environnementales si nous reconnaissons en effet, qu’entre mythes, croyances populaires, et coutumes (source du droit) l’homme est lié à son environnement. Il convient dès lors d’ajouter un quatrième pilier incontournable, la diversité culturelle, propulsant ainsi le droit du développement durable, (intrinsèque aux droits fondamentaux) comme ce nouveau code de bonne conduite qui permettra les limitations de vitesse, l’arrêt aux stops de « l’humanitude » de chacun d’entre nous.


La considération de la diversité culturelle, comme un véritable quatrième pilier du Développement durable induit que la diversité des cultures, doit être considérée comme patrimoine de l’humanité.

Le Droit du développement durable de ce fait apparaît ainsi comme un projet fédérateur de lutte contre les inégalités et les discriminations de toutes natures à l’échelle planétaire.

Entre « droit dur » et « droit mou », le Développement durable est un droit fondamental, (« DDD ») se situant entre besoins (personnel, sécurité, social, estime, réalisation de soi) & droits fondamentaux,(la liberté, la sécurité, la propriété, l’emploi, le logement, la protection de la santé, l’éducation, la formation et la culture) principes et responsabilités entraînant la nécessité d’un éthique de « l’agir » (gouvernance) face à la puissance publique. Le « DDD » est un nouvel enjeu . De cette « notion enjeu » « Deux points sont à relever à ce titre : Le premier tient au jeu démocratique (…) le second a trait aux rapports nécessairement entretenus entre le développement durable saisi en qualité d’axiologie intégratrice d’objectifs de politiques publiques d’une part, et la gouvernance publique, interprétée comme réagencement des dispositifs d’action administrative cohérents avec les objectifs du Développement durable ».

Le « DDD » est ce droit transversal qui devrait permettre à l’homme de maîtriser sa destinée. Demain, il y aura 10 milliards d’hommes à nourrir, à soigner, à éduquer, et qui devront trouver un emploi pour y parvenir. Il nous faut penser le « DDD » au même titre que le vivant et la mort.

L’universalité des problèmes est liée aux questions d’éthique, (sciences du bon et du mauvais -Spinoza-) et qui marque toutes les prises de décision. Le principal obstacle à prendre en compte se trouve dans la perte des références, dans la confusion des repères et dans la coexistence d’objectifs contradictoires, reléguant au loin la question de l’éthique.

La question reste posée. N’est-ce pas en empêchant les atteintes irréversibles à l’environnement et les crises économiques et sociales que nous pourrons imaginer être en capacité de partager. Il ne suffit pas selon un effet mode de construire des « quartiers durables » étiquetés « HQE ». Il faut inculquer à nos générations l’état d’esprit qui impulse le Développement durable au sein même de nos générations et ce dans les différentes classes sociales. Des faisceaux d’indices en apportent la preuve.

En effet, quelques indicateurs signalent des incidents de voisinage, à tel point qu’on arrive à se demander, si on ne crée pas des indicateurs pour régler les problèmes de Développement durable ? Un constat s’impose, les mentalités changent, les initiatives se multiplient, mais les changements dans nos modes de vie sont encore insuffisants pour être efficaces. Il ne suffit pas d’apporter la diversité culturelle, ni de vouloir la promouvoir.
Depuis Paracelse le commun des mortels sait que « c’est la dose qui fait le poison ». Alors, pour que la terre reste humaine, que faire ? Ce qui est valable pour les piliers initiaux du Développement durable l’est tout autant pour la diversité culturelle.

Sauf à vouloir amplifier l’effet poudrière des quartiers en difficulté, (ghettoïsation) le multiculturalisme (qui renforce le replis identitaire) il est préférable de privilégier « l’inter-culturalité » visant davantage l’interaction et le dialogue entre les cultures tout en respectant les lois (ensemble de règles communes acceptées par tous). De nouveaux modes d’action sont incontournables.

Peut-être est-il temps de faire confiance aux droits internationaux (DIE-DIH) qui sont, semble-t-il, seuls capables de garantir la paix civile et sociale. Mais aussi de créer des emplois.

En effet le droit d’avoir un environnement sain et protégé nécessite la création d’emplois, tel que « l’opérateur environnemental » ou plus exactement l’opérateur de protection de l‘environnement, qui pourrait devenir un outil de citoyenneté remarquable, permettant de promouvoir et de défendre, non seulement le droit du développement durable, mais aussi le sens civique dans un esprit de dévouement (utilisation du citoyen oblatif) ; résoudre la problématique sociétale du chômage et ainsi réduire la fracture sociale…

L’action de protection de l’environnement appréhendée comme besoin vital, relève bien d’une mission «d’intérêt général».

Si on se réfère à la gestion du risque, les organisations dans lesquelles les devoirs de l’urgence sont le mieux établis, semblent être les « services disciplinés » (police, gendarmerie, sapeur-pompier, etc.) pour la protection du droit à avoir un environnement sain. C’est sous l’ordre de la rigueur disciplinaire que nous pouvons poser la question, peut-on sortir de cette forme d’organisation ? Protéger les autres relève-t-il de cette seule compétence qu’héberge aujourd’hui la gendarmerie ? Est-ce que la forme associative de protection de l’environnement, sous forme d’ONG par exemple, pourrait-être légitime ?

Si au sens du droit rien ne l’empêche, au niveau des compétences et de l’assermentation quelle est l’autorité qui va le déterminer. En effet, la mise en place de compétences de protection et de secours peut-elle s’exercer en dehors d’un régime militaire ou policier (symboliquement monopole de la violence légitime, de l’application du droit…)? Certes, si la protection, la prévention, la précaution, même si elles ont un coût, doivent prévaloir sur l’économique. C’est pour cela qu’il est impératif de former des professionnels qui à leur tour pourront jouer leur rôle de médiateur de la sauvegarde de l’environnement et de la santé publique.

Des institutions telle que l’ONU ne sont pas à considérer de ce point de vue, comme un « simple machin »; mais comme une institution ayant des compétences pour réguler et garantir la paix nécessaire aux échanges, mais aussi à la société civile. Le Développement durable est cet état d’esprit qui permet une bonne conduite sur les chemins de l’humanité et de nos comportements singuliers.

Mais comment le Développement durable peut-il devenir ce code de conduite qui permettra les limitations de vitesse, l’arrêt aux stops de « l’humanitude » de chacun d’entre nous. Telle est la véritable question !

La réponse se trouve en nous certes, dans nos comportements, mais aussi dans notre capacité de comprendre et d’agir en amont des hautes technologies, et de nos énergies renouvelables, de nos déclarations d’intentions. Il ne dépend que de nous que l’article 5 de Copenhague ne reste pas une simple préconisation. Le changement des mentalités, voilà une des clés !

Promouvoir la diversité culturelle, c'est donc bien reconnaître la nécessité de promouvoir la valorisation des savoirs populaires, de chaque population, tant urbaine que rurale qui se côtoient. Elle englobe la gouvernance, c’est-à-dire la démocratie, le rôle du marché et de l’Etat, la décentralisation, vers une gouvernance mondiale.

Peut-il y avoir un avenir pour le Développement durable ?

A cet effet, Jacques Ellul demande que nous apprenions à gérer et utiliser intelligemment nos ressources, pendant que Lesther Brown dénonce le bluff technologique.

De fait, entre principes et responsabilité, le droit du Développement durable apparaît difficilement applicable, mais néanmoins réalisable, une des conditions semble être que l’action administrative soit impérativement, dans une éthique de la responsabilité (Weber). Mais une telle ambition de bonne gouvernance (loyauté, transparence, efficacité) ne peut être réalisable, si le mépris des ressources humaines est sanctionné. Un nombre important de fonctionnaires placardisés et harcelés, produisant une souffrance au travail allant à l’encontre des principes du Développement humain durable applicable à la santé.
En mai 2004 le « Nouvel Observateur » titrera un de ses édito : « Aujourd’hui, on harcèle à mort, en effet comme le déplore cet hebdomadaire : « deux personnes ont mis fin à leurs jours à deux mois d’intervalle. Ils travaillaient dans le même service, sous les ordres du même chef.»
Pourtant les agents victimes de rumeurs peuvent bénéficier de la protection de leur collectivité (du moins quand les effets machiavéliques d’un management pervers, - à l’affectif comme on dit - ne se retrouve pas potentialisé dans les plus hautes sphères de l’Etat, et des collectivités territoriales).
Le « nouvel obs » d’insister « les Conseils généraux sont devenus de petits royaumes dans la République.»

Alain Etchegoyen, nous met en garde : « l’Etat ne fera rien d’efficace si ses propres agents ne sont pas directement mobilisés autour des enjeux du Développement durable et mieux formés à cet effet ».

La source de tout pouvoir, le fondement de toute autorité résident dans le consentement des individus. Mais comment faire pour aller au delà de la déclaration d’intention ?

De fait, pour être : Équitable, c’est-à-dire éradiquer la pauvreté et les inégalités, les discriminations et les conflits entraînant irrémédiablement les dégradations humaines, économiques, environnementales, (1,2 milliards d’habitants vivent avec moins d’un dollar par jour ; la corruption fait des ravages au Nord comme au Sud). Assurément la pauvreté à l’état extrême et l’exclusion sociale sont des atteintes à la dignité humaine et la négation des droits de l’homme .
Vivable, c’est-à-dire vivre dignement, en ayant accès à la santé, (les médicaments sont inaccessibles à de nombreux pays du Sud) ; accès à l’eau, (l’eau contaminée, premier facteur de mortalité dans le monde) ; accès à l’éducation (25% de la population mondiale est analphabète) ; accès à la nourriture (800 millions de personnes, dont 200 millions d’enfants ont faim).
Viable, pour lutter contre le mal être social (le taux de suicide des hommes est trois fois supérieur à celui des femmes). Etre soumis à une bonne gouvernance, (art de gouverner), c’est-à-dire de décider, de gérer, de réformer, dans la transparence, la loyauté, et l’efficacité (un tiers de la population mondiale vit dans des pays où la presse est réprimée). Il faut et il suffit que les décideurs montrent une réelle détermination, une réelle volonté politique (ce qui est différent d’émettre des déclarations d’intentions et qui demandent de sortir des faux semblants de la concertation.)
Autrement dit, ces différentes étapes nous ont conduit au militantisme, puis au droit, vers l’exigence d’une éthique de l’action administrative, vers l’exigence de l’application d’une bonne gouvernance (transparence), c’est le retour du citoyen-habitant / militant.

Ce qui a échoué ce n’est pas le développement ce sont les politiques de croissance économiques fondées sur le démantèlement de l’Etat. La prétendue aide publique au développement n’a été qu’un outil géopolitique…D’un constat rude, la prolifération des lobbies accentue parallèlement la naissance de réseaux mafieux illicites et illégaux. Il s’ensuit une perte de contrôle du territoire national des finances, qui s’il profite à titre particulier à certains membres du gouvernement, ne participe pas aux finances publiques (concessions pétrolières, diamantifères, minières). « Et dont certaines ONG profitent pour grignoter les prérogatives régaliennes » « Les associations de solidarité internationale et nationale, ONG de toutes origines, parfois troubles qui prennent en mains des pans entiers -géographiques ou sectoriels- de la société, en agissant ainsi souvent sans coordination mutuelle ;(…) Il en résulte un brouillage généralisé sur qui fait quoi ? Au nom de quoi ??? Où ceux qui parlent au nom du peuple s’est considérablement accrus… » Dans cet embrouillamini, l’Etat démocratiquement élu se trouve rétrocédé au rang d’un acteur parmi les autres, alors même qu’il est censé incarner la légitimité nationale ».

Selon le PNUD (Programme des nations unies pour le développement ; dans son rapport mondial sur le développement humain1998) [avec 40 milliards de dollars de dépenses annuelles en plus, tous les habitants des pays en voie de développement bénéficieraient d’un accès universel aux services sociaux de base et mangeraient à leur faim…Somme dérisoire quand on songe aux montants engagés pour soutenir l’agriculture (350 milliards, les contrats d’armement (900 milliard) une somme déjà disponible… là où le bas blesse, il est mal gérer…et/ou manque la volonté collective…]

Aujourd’hui trop de populations vivent dans le dénuement le plus total, cela empêche à la fois de devenir des citoyens (capacité à penser par soi-même) dans leur propres pays . Ce qui constitue un frein à la démocratie (une balise pour les génération futures).

Des indicateurs forts semblent nous inviter à la réflexion. Ainsi par exemple, de nos jours, seuls les 2/5ème vivent dans un Etat de droit. C’est dire le chemin qu’il reste à parcourir !

Ce qui fait la démocratie, ce n’est pas seulement la liberté de parole, c’est le fait que cette dernière aboutisse à produire des dirigeants en mesure de prendre des décisions et devant en assumer les responsabilités. L’arsenal des lois doit se développer et s’orienter vers un droit pesé, mais applicable, dans l’intérêt des habitants de la planète et non des lobbies du temps présent, soumis aux lois du marché et de la finance quottés en bourse tout autant qu’aux idéologies meurtrières.

Une éthique de « l’agir » s’impose donc à tous. Mais pour quelle résistance des citoyens face à la puissance publique ? Pour quelle capacité de résistance de l’Etat ? Avec quels sens des responsabilités ? Ce sont des questions soumises à débat, telles qu’elles existent dans l’état d’esprit que propose la démarche du « Développement durable », d’où émerge la spécificité et les enjeux d’un droit international : le droit du Développement durable, peut être considéré comme un défi, face à « la puissance publique. »

Devrons-nous dans le futur immédiat, un temps inconnu jusqu’alors (sauf dans la grammaire anglaise), apprendre à le conjuguer au plus vite, je le crains, car ce qui est à redouter après l’heure du grand soir, c’est le réveil du petit matin.

A moins que, voués à diverses hégémonies, nous soyons tenus d’obéir aux cinq commandements du citoyen, issus d’une blague populaire : « Ne penses pas. Si tu as pensé, ne le dis pas. Si tu as parlé, ne l’écris pas. Si tu as écrit, ne le signe pas. Si tu as signé, ne t’étonnes de rien… » Nous pourrions ajouter sous forme de boutade, si tu n’as encore rien pensé, ni rien écrit, ni rien dit, ni rien signé, si tu as lu, alors tu ne pourras plus dire : je ne savais pas !

Bernard Louis BALTHAZARD
Diplômé d’Etudes Supérieures Spécialisées, Droit du Développement durable, Master Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Limoges ; CRIDEAU/CNRS /INRA
Chargé d’étude, Mission départementale, « Agenda 21 »

Complément à l'article de Bernard Balthazard

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

14:45 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

20.08.2006

OGM : José Bové demande un référendum

20.08.06
Après avoir fauché hier dans le Gers un champ de maïs transgéniques en compagnie de 400 "faucheurs volontaires", José Bové a de nouveau réclamé l'organisation d'un référendum concernant les OGM.



Désobéissance civique... face aux OGM : la charte des Faucheurs Volontaires

Pourquoi ?

Quand le gouvernement encourage les intérêts privés ou les laisse s’imposer aux dépens de tous et de la terre,

Quand la loi privilégie l’intérêt particulier au détriment de l’intérêt général, criminalisant ceux qui, en nombre restreint, ont osé l’enfreindre,

Que reste-t-il aux citoyens responsables pour que le droit redevienne la référence de régulation entre les personnes et les biens, pour que institutions démocratiques retrouvent leurs indépendances et soit cette instance de défense et de préservation du bien commun ?

Il ne reste plus en conscience aux citoyens que d’affronter cet état de non-droit pour rétablir la justice au risque des amendes et des peines de prison possibles. Plus la conviction sera forte, plus le nombre des volontaires sera important, plus nous changerons le rapport de force. Agir à visage découvert et en plein jour, c’est cela notre force et notre expression démocratique pour que ce danger soit pris en compte avant qu’il ne soit trop tard.

Dans l’état de nécessité actuelle où nous nous trouvons, nous n’avons plus rien à notre disposition pour que la démocratie reste une réalité. C’est l’impuissance politique et l’usage inversé de la loi qui nous font entrer en résistance pour refuser la fatalité.

"Renoncer à la Désobéissance Civique, c’est mettre la conscience en prison", a dit Gandhi. La désobéissance civique est une action citoyenne et réfléchie. Elle peut compter sur un soutien important de la collectivité puisque 70% des Français de tous horizons sont opposés aux OGM dans leur alimentation. 16 régions refusent les O.G.M. et 1 500 communes ont pris des arrêtés pour les interdire sur leur territoire.

Lire la suite :

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

09:05 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

14.08.2006

Laurent Fabius : L’été des quatre défis (2)

A la veille des échéances de 2007, cet été 2006 porte avec lui au moins quatre défis majeurs.

Le dérèglement climatique
D’abord, le dérèglement climatique. En 2003, la canicule avait tué plus de 15 000 personnes. La société, les pouvoirs publics ont réagi et le bilan est heureusement beaucoup moins lourd. Reste le fait brut : un record de chaleur, qui en prépare d’autres, avec des conséquences apocalyptiques prévisibles. On pourrait parodier la formule de Malraux : le 21ème siècle sera écologique ou ne sera pas.

Tout réside dans le sérieux des réponses. Une part dépendra de l’action internationale. Au moins devons nous mobiliser notre pays. Le triangle économies d’énergie - développement des énergies renouvelables - transports collectifs devra constituer, avec la préservation de l’eau, le socle d’un programme écologique pour le prochain quinquennat. Je fais mienne la proposition de créer une fonction de Vice-Premier ministre chargé du développement durable afin de donner à cette mission l’assise gouvernementale dont elle aura besoin.

La question générale de l’énergie est liée à ce défi. La France, qui ne possède presque pas d’énergies fossiles, a beaucoup d’atouts : le premier électricien du monde (EDF), l’un des premiers pétroliers (Total), le premier nucléaire (Areva), un important gazier (GDF), le Commissariat à l’énergie atomique, Suez et d’autres groupes encore. C’est un potentiel exceptionnel, à condition qu’il serve une stratégie cohérente. La démarche consistant à privatiser GDF pour éviter une OPA sur Suez est d’une myopie consternante : les consommateurs en feraient les frais sans que cela ne garantisse l’indépendance future du nouvel ensemble. Deux schémas alternatifs doivent être examinés : soit, une prise de contrôle de Suez par GDF, soit une montée des capitaux publics dans Suez accompagnée d’un rapprochement entre EDF et GDF, ce qui garantirait les intérêts français et européens. (Cliquez ici pour en savoir plus sur cette question.) Nous pouvons hisser la France en tête de la recherche et de la production d’énergies alternatives, avec les créations d’emploi correspondantes, renforcer la sécurité européenne de nos approvisionnements et réduire la pollution.

Relever le défi de la dépendance
Le deuxième défi lié à la canicule concerne les personnes âgées. Notre pays compte 1 100 000 personnes au-delà de 85 ans, dans 15 ans ce sera plus du double ! Comment opérer leur prise en charge et la répartir entre les différents acteurs ? Le gouvernement laisse toute la charge aux familles et aux départements plutôt qu’à la solidarité nationale. Je suis partisan d’une autre démarche et de la création, à terme, d’une cinquième branche de la sécurité sociale. Tout comme on a droit au remboursement des soins médicaux, chaque personne ayant besoin de soins quotidiens liés à son état de dépendance devra pouvoir bénéficier d’une véritable « garantie solidarité dépendance ». C’est un grand défi. Relevons le !

Crise libanaise et règlement international des conflits
Le troisième défi nous conduit hors de France et il est lié au drame que subit le Liban. Les origines du conflit sont diverses, les responsabilités aussi. Le Hezbollah frappe Israël. Israël réplique avec disproportion. Des civils sont tués par centaines. L’administration américaine ajoute cette catastrophe à la longue liste de ses erreurs sanglantes. L’Europe le plus souvent s’agite plus qu’elle n’agit. Au-delà de l’imbroglio tragique libano-israélo-palestinien, la question posée est celle de la prévention et du règlement international des conflits. Elle va rebondir dans quelques jours avec les décisions à prendre face à la nucléarisation de l’Iran. Le peuple iranien doit être respecté et l’histoire de la Perse constitue une grande histoire. Mais décerner, comme l’a fait un ministre actuel, un brevet d’honorabilité et le titre de « stabilisateur régional » au régime mollahcratique du Président Ahmadinejad, pourvoyeur d’attentats et de morts et qui s’est promis de rayer Israël de la carte, quelle faute ! Mobilisons nos capacités et nos réseaux pour faire partager nos idées et la paix : malgré ses insuffisances, l’ONU constitue le seul cadre légitime pour prévenir et traiter les crises ; la diplomatie de M. Bush (cf. l’Irak) est un fiasco ; la nucléarisation des gouvernements intégristes constitue un danger grave ; l’Union Européenne doit se doter - au moins entre les pays qui le souhaitent - d’une force commune de défense. Tels sont les principes qui devront guider les prises de position du futur chef de l’Etat et de son gouvernement.

La France inégale
Le dernier défi nous ramène en France. C’est « le défi des vacances » ou, plus largement, celui des inégalités. Mobilisés par la lutte contre la canicule, bouleversés par les atrocités au Liban, nous en viendrions presque à oublier que sur notre sol, dans un pays globalement riche et 70 ans après la création des congés payés, plus de 20 millions de Français ne peuvent toujours pas partir en vacances. Une famille ouvrière sur deux ne part pas en congés, contre une sur dix lorsque le chef de famille est un cadre. C’est la France inégale. Une des premières taches de la gauche au pouvoir devra être d’agir contre les inégalités de richesses et de revenus, massives et choquantes. La réponse, nous devrons l’apporter d’abord par une amélioration du pouvoir d’achat, notamment par la revalorisation significative du Smic. Le renforcement des services publics, une volonté nouvelle pour le logement et pour l’école, la mise en place de mécanismes de redistribution plus efficaces concourront au même objectif. Face à ces défis majeurs, voilà des axes précis d’action et des réponses concrètes. C’est dans cet esprit que j’aborde la dernière rentrée avant 2007.

Texte publié par Paris-Normandie. 11 août 2006


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01.08.2006

Laurent Fabius : Pour une social-écologie

(Libération)
17 juin 2003

Il y a déjà plus de dix ans, j’avais évoqué le concept d’« écodéveloppement » pour qualifier la démarche que je souhaitais, à la fois économique et écologique. Avec la social-écologie, c’est de cela qu’il s’agit. Une démarche authentiquement écologique doit devenir centrale dans la définition de nos politiques. La gauche doit relever le défi. Nous pouvons compter pour nous y aider sur les Verts, avec lesquels nous devons passer notamment un contrat global. Au travail !

Au moment où la gauche passe du choc de la défaite à une approche plus offensive et plus constructive, il est bon de rappeler que la social-démocratie européenne est née de la volonté d’améliorer la vie des salariés, en se fondant sur une analyse des rapports de production. Ce projet est pleinement actuel. Mais, pour l’accomplir, il nous faut répondre à des questions nouvelles, en particulier la question écologique.

Car, quoi qu’en disent certains, il y a urgence sur ce plan. Déjà 40% de la planète manque d’eau potable. Si l’on ne réagit pas, la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère doublera d’ici 2050 : le réchauffement climatique poussera des populations entières à l’exil, multipliant les tensions et les guerres. Le nombre de personnes touchées par les catastrophes naturelles pourrait passer d’ici une décennie à plus de 200 millions.

La « crise écologique » creuse les inégalités. 4 milliards d’êtres humains survivent avec moins de deux euros par jour, cependant que 20 % des habitants de notre planète accaparent 90 % de la consommation mondiale. En France même, les premières victimes sont les personnes les plus démunies : ce sont elles qui ont le plus à souffrir des atteintes à la qualité de l’air, du bruit dans les villes, des crises alimentaires et des pollutions à répétition.

Ces dérèglements nourrissent de nouvelles inquiétudes. Ils suscitent aussi de nouvelles attentes. L’opinion commence à se mobiliser, particulièrement à gauche, autour des problématiques social-écologiques. Face à ces mouvements de fond, la réponse de beaucoup de politiques reste insuffisante. Plusieurs raisons à cela : les cycles électoraux sont courts, les résultats en matière d’environnement sont longs à obtenir ; là où il faudrait agir à l’échelle d’un continent ou du monde, les gouvernements demeurent cloisonnés ; enfin, les stratégies publiques en faveur de l’environnement réclament des arbitrages difficiles, elles remettent en cause certaines habitudes et se heurtent à de nombreux groupes de pression.

Adossée à son orthodoxie libérale, la droite parlera du développement durable sans le mettre en ouvre. Cela supposerait des révisions déchirantes pour elle, telle que la remise en cause du modèle ultra-productiviste, le partage des risques environnementaux ou la responsabilisation des producteurs pollueurs. De façon emblématique, la crise de l’ESB a pour origine directe la décision de Margaret Thatcher de diminuer les normes de chauffage des farines animales. En France, Jacques Chirac illustre ces contradictions : les déclarations peuvent être généreuses, mais les actes vont toujours dans le même sens : défense sclérosée d’une PAC favorable aux gros exploitants mais anti-Sud et anti-environnement ; mascarade de « débat national sur les énergies » pour mieux légitimer le tout nucléaire ; vacuité de la charte de l’environnement, qui reste muette sur le lien entre santé et environnement et consacre sans le consacrer tout en le consacrant le fameux principe de précaution. Ce qui risque à la fois de nuire au progrès des sciences et de ne pas bénéficier à celui de l’environnement.

La gauche doit relever le défi. Elle doit retenir parmi ses priorités centrales une authentique politique écologique. Nous pouvons compter pour nous y aider sur les Verts, pour lesquels l’environnement est un élément fort d’identité et qui, quelles que soient les critiques entendues, ont permis plusieurs avancées aujourd’hui remises en causes - par exemple la loi sur l’aménagement et le développement durable du territoire. Respecter notre partenaire écologique, c’est passer notamment un contrat global avec lui - fait de droits, de devoirs et d’engagements dans la durée - et pouvoir lui confier le moment venu des responsabilités diversifiées. Telle a d’ailleurs été la démarche de nos partenaires socialistes en Europe au cours des dernières années. Dans sa réflexion écologique, le PS devra construire et proposer de nouveaux compromis : entre la croissance et l’environnement, entre le souci à court terme des salariés et celui des générations à venir, entre l’attachement au progrès scientifique et la nécessité d’en maîtriser les effets. Aucun de ces dilemmes n’est indépassable. Le PS devra indiquer des priorités d’action. Dès à présent, j’en distingue cinq :

1. Placer l’écologie au cour du projet de maîtrise de la globalisation. Une Organisation mondiale de l’environnement (OME) devra garantir la régulation environnementale internationale. Cette OME pourrait comprendre une représentation nationale ou régionale tripartite : Gouvernements, experts, ONG. Elle devra être consultée par l’OMC - et pouvoir s’imposer à elle - sur toute question commerciale comportant des enjeux environnementaux. Deux thèmes devraient mobiliser en priorité l’OME : la lutte contre le réchauffement climatique à travers l’application du protocole de Kyoto et une taxe mondiale de faible montant sur les émissions de gaz carbonique, ainsi que la transformation de l’eau en un bien public mondial accessible à tous. La question agricole constitue également une dimension décisive. Favoriser une agriculture écologique et respectueuse des équilibres Nord-Sud exige de réformer la PAC et de refuser le tout OGM. Face aux tergiversations, nous devrons être fermes sur ces deux points.

2. Diversifier notre stratégie énergétique nationale est une nécessité. Nos modes de production et de consommation manquent de durabilité : d’ici quarante ans, l’exploitation à bas coût des hydrocarbures pourrait toucher à sa fin. La question des déchets nucléaires reste sans réponse satisfaisante. A moins d’un recours aux surgénérateurs dont les risques demeurent considérables, le nucléaire ne constitue pas une alternative suffisante à l’épuisement des ressources fossiles. La construction d’un nouveau réacteur EPR que le gouvernement semble sur le point d’annoncer ne serait pas conforme à une vraie stratégie de diversification. Nous devons faire du soutien aux économies d’énergie et du rééquilibrage de notre politique énergétique vers les énergies renouvelables , une priorité créatrice d’emplois. Nous devons avoir une approche plus européenne.

3. Améliorer la qualité de vie urbaine est un autre axe majeur. C’est souvent dans nos villes que la crise écologique est la plus durement ressentie, avec notamment les pics de pollution de l’air et les ratés massifs de l’urbanisme des décennies 60 et 70. Dès lors, il faut favoriser les transports collectifs face au tout voiture : meilleure desserte des quartiers et plus grande fréquence des bus, métros et tramways. Nous devons également améliorer la gestion des déchets et reconquérir le paysage urbain. A la périphérie des villes, on a laissé s’installer de vastes centres commerciaux et autres zones d’activité dans le plus grand désordre et sans souci esthétique. Les cités elles-mêmes sont souvent dégradées. Un « plan paysage » devrait se donner pour objectif de parvenir à une harmonie architecturale dans nos quartiers, fondement d’un véritable éco-urbanisme.

4. Il est temps de créer un service public de protection de l’environnement. Sur l’eau, l’air et le bruit, sur les déchets, la pollution des sols et les risques industriels, tout citoyen doit pouvoir disposer d’une protection contre les nuisances et les dangers. Cela impliquera une législation exigeante face aux pollueurs, applicable dans de nombreux cas au niveau européen . Pollueurs maritimes : c’est l’évidence. Pollueurs terrestres : l’exemple de Metaleurop a montré qu’un groupe industriel pouvait mettre la clef sous la porte en s’exonérant de sa responsabilité sociale et de sa responsabilité environnementale. Cela doit cesser ! Les services territoriaux du Ministère de l’environnement devront être renforcés, et les devoirs des citoyens réaffirmés : développer les économies individuelles d’énergie, encourager le tri sélectif des déchets, ce sont des moyens utiles pour une vraie éducation à l’environnement.

5. Enfin, nous devrons mettre en place une démocratie des choix technologiques. Nous entrons dans la « société du risque ». Cela suppose que les politiques prennent leurs responsabilités ; cela exige, en amont, de mieux informer les citoyens. A chaque avancée technologique, on doit dire les avantages escomptés et les risques encourus ; quand on opte pour une procédure de précaution, il faut en préciser le coût pour la collectivité. Le manque de transparence de l’Etat laisse souvent l’opinion sous l’influence de groupes de pression. Les choix énergétiques et les choix en matière de bioéthique devront être au cour de ce débat collectif.

Il y a déjà plus de dix ans, j’avais évoqué le concept d’« écodéveloppement » pour qualifier la démarche que je souhaitais, à la fois économique et écologique. Avec la social-écologie, c’est de cela qu’il s’agit. Une démarche authentiquement écologique doit devenir centrale dans la définition de nos politiques. Elle suppose que nous nous interrogions sur nos modes de production, que nous prenions conscience des dangers de la marchandisation du monde et que nous pratiquions une réelle coopération internationale . Elle offrira un véritable contenu, intellectuel et politique, à la notion de développement durable, et non de simples bonnes paroles. La tâche est immense. Au travail !

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31.07.2006

Eau, gaz, agriculture : La Bolivie avance, la France recule !

Pour la Bolivie, la question du gaz est aussi fondamentale que la question de l’eau et de la réforme agraire. Ce peuple a mené la « guerre de l’eau » (entre autres contre les multinationales françaises qui pillaient son eau, sans entretenir sa distribution et en la faisant payer au prix fort, honteusement). Il a mené la “guerre du gaz” (dés que d’énormes gisements de gaz ont été découverts, les deuxième en importance en Amérique latine) pour empêcher que ces richesses ne lui soient volées par la privatisation aux « majors » des Usa... Il a enfin combattu pour une réforme agraire, qui vise à redistribuer les terres inexploitées des grands propriétaires, et à permettre aux cocaleros de vivre décemment.
Il a fallu des années de lutte pour y arriver : l’establishement bolivien (des partis dits de gauche liés à des partis bandits de droite) n’avait pas hésité à tirer à la mitrailleuse lourde contre des manifestations populaires descendues des hauts plateaux sur La Paz. Mais les élections, en dépit de tous les blocages, ont finalement été gagnées, et les indiens aymara et quechua sont enfin arrivés au pouvoir dans leur propre pays. Et leur élu, Evo Morales a pris le chemin de tenir ses promesses : il annonce la nationalisation des hydrocarbures et précise que les compagnies étrangères (dont le Français Total, l’Espagnol Repsol ou le Britannique BG) ne recevront pas d’indemnités si elles ont réalisé des bénéfices à hauteur de leurs investissements. "Nos ressources naturelles sont pillées et nos matières premières exportées depuis plus de 500 ans. Il est temps que cela cesse", a déclaré le nouveau président bolivien, lors de sa première visite en Europe en tant que chef d’Etat début mai 2006.

"Il n’y aucune raison de songer à leur verser des indemnités", a-t-il affirmé. "Si nous avions exproprié des capitaux ou des technologies, nous aurions offert des dédommagements, mais il ne s’agit pas ici d’expropriation." Evo Morales a également affirmé qu’il ne s’était senti aucune obligation de se concerter avec les investisseurs et les gouvernements concernés avant de passer le décret de nationalisation du 1er mai 2006.

"Rien ne m’obligeait à demander la permission et à prendre en considération les orientations politiques d’autres pays", a-t-il précisé.

Il a enfin accusé les plus gros investisseurs étrangers en Bolivie, d’agir "dans l’illégalité et contre la constitution".

Les responsables brésiliens du secteur de l’énergie ont déclaré qu’ils acceptaient de renégocier leurs contrats avec les autorités boliviennes. La compagnie pétrolière bolivienne YPFB, avait d’ailleurs affirmé que la Bolivie verserait des dédommagements à la compagnie brésilienne Petrobras pour l’expropriation partielle de deux raffineries dans le cadre de la nationalisation.

Le décret de nationalisation du 1er mai accorde 180 jours aux compagnies étrangères pour renégocier leurs contrats. Passé ce délai, elles sont invitées à quitter le pays, qui possède désormais les réserves de gaz les plus importantes d’Amérique latine après le Venezuela. Un autre type d’Union économique peut en découler en Amérique latine, défaisant les traités libéraux imposés jusque là par les Usa...

Nous avons eu le plaisir de rencontrer le président Evo Morales à Paris, à la mi-mai, d’abord à la Mairie du 12° arrondissement, ensuite au Sénat, dans un repas amical à l’invitation de Mme Danielle Mitterrand. (Dommage que le Ps lui-même n’ait pas organisé son accueil). Ce fut l’occasion d’entendre le leader paysan, syndicaliste devenu « président » en bras de chemise, sans protocole, expliquer sa mission : répondre aux aspirations de son peuple, permettre qu’enfin la Bolivie, profitant de la manne de ses ressources naturelles nouvelles, échappant au pillage du capital financier, sorte de la misère. « Je suis devenu le chef de l’armée, je suis allé les visiter et j’étais surpris, ils me traitaient vraiment comme le chef ». « On a voulu m’écarter de toutes les façons : il y a longtemps, un prêtre de l’Eglise m’avait proposé une bourse pour je fasse des études supérieures, j’allais accepter bien sur, mais il fallait que je parte cinq ans aux Usa, je me suis renseigné, finalement, cette bourse, en sous-main, c’était le gouvernement qui allait me la donner ... pour m’éloigner, j’ai donc du refuser, mais je travaille, je m’informe, j’étudie pour faire mon travail de président ».

La presse française traite ces informations par dessus la jambe, comme elle a traité honteusement les « guerre de l’eau » et la « guerre du gaz » : forcément les intérêts des financiers français sont opposés à ces nationalisations... Et puis, en France, les ultra libéraux intégristes cherchent à faire le contraire, à brader le contrôle de nos ressources énergétiques, à casser un secteur public qui marche au profit de groupes privés. La petite Bolivie et le président paysan indien sont plus intelligents et tournés vers l’avenir que les Villepin-Breton-Chirac taraudés par les grands groupes Enel, Suez, et tous les actionnaires qui veulent faire main basse sur notre gaz et notre électricité... Mais ça passera : le temps reviendra où nous reconstruirons nous aussi, ou nous renationaliserons, aussi bien tout le secteur énergétique Edf-Gdf que le secteur de nos télécommunications (France télécom doit revenir aussi au secteur public).

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mercredi 12 juillet 2006

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29.07.2006

20% d’énergies renouvelables d’ici à 2020 ou comment lutter contre le changement climatique

« Nous anticiperons dès maintenant l’épuisement du pétrole en diversifiant nos sources d’énergie. Nous réduirons la part du nucléaire en faisant passer à 20% d’ici 2020 et à 50% à plus long terme la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. »

Le Parti socialiste inscrit comme une de ses priorités affichées la lutte contre les changements climatiques. Cette lutte passe nécessairement par une réduction de la consommation d’énergies fossiles et donc par le développement des énergies renouvelables.

Le Parti socialiste s’engage à réduire la part du nucléaire en faisant passer à 20% d’ici 2020 et à 50% à plus long terme la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. Pour arriver à 20% d’énergies renouvelables, il faut à la fois favoriser la recherche en matière d’énergies renouvelables (l’éolien, la photovoltaïque, la biomasse, la cogénération, la géothermie…), développer des plans d’économie d’énergie dans les habitats et, équilibrer la part de consommation des énergies renouvelables par rapport au nucléaire.
En France, nous sommes tellement en retard en matière d’énergies renouvelables qu’il va falloir investir fortement tant financièrement qu’en matière de recherche et de facilitation de création de filières industrielles spécifiques.

Aujourd’hui les énergies renouvelables représentent en France 12,7% de notre consommation d’énergie. Passer à 20% sera donc un objectif difficile à atteindre, mais les enjeux sont tels que le Parti socialiste s’engage à s’investir dans cette politique de développement des énergies renouvelables à tous les niveaux.

Décryptage : Géraud Guibert, conseiller municipal du Mans et vice-président de la communauté urbaine du Mans : « Trois axes pour développer les énergies renouvelables »
19 juillet 2006 par projet
« Dans cette optique de développement de l’utilisation des énergies renouvelables, nous n’avons pas choisi de privilégier un type ou un autre d’énergies. Toutes seront développées en prenant bien sûr en compte leur degré de maturité. À l’heure actuelle, l’énergie renouvelable la plus opérationnelle est l’énergie éolienne. Par ailleurs, nous souhaitons que l’accent soit mis sur l’éolien en mer.

Simplifier le dispositif fiscal d’aide aux énergies renouvelables en mettant en œuvre un crédit d’impôt unique et très incitatif pour les particuliers est la deuxième grande idée que nous défendons. Ainsi, les foyers qui feraient le choix de remplacer leur chaudière au fioul par un chauffeau solaire bénéficieraient automatiquement d’un crédit d’impôt unique. Les dispositifs fiscaux en cette matière sont aujourd’hui un véritable maquis dans lequel on peine à se retrouver.
Nous souhaitons par ailleurs que se développe une vraie politique industrielle permettant de développer des filières pour ces énergies. Cette nouvelle politique commencera par un effort budgétaire en matière de recherche et développement.

Autre volet : la généralisation du rachat par EDF de l’électricité produite par des industriels indépendants. Ce système existe déjà pour l’éolien dans des proportions diverses. Aujourd’hui, il faut aller plus loin et mettre en place un prix garantie de rachat de l’énergie par EDF. Ce prix devra pouvoir s’accroître substantiellement pour aider au démarrage d’un certain nombre de filières d’énergies renouvelables en difficulté comme le photovoltaïque (fabrication de l’électricité par le solaire).

Développer l’utilisation des énergies renouvelables est un effort très important qui doit devenir une vraie priorité budgétaire. En effet, cette politique de développement ne présente que des avantages car les énergies renouvelables sont respectueuses de l’environnement, réduisent notre dépendance au pétrole et pourront générer à terme, par la création de filières industrielles propres, de nombreux emplois. »

Propos recueillis par Clémence Bahin.

Témoignage : Thierry Salomon, président de l’association Négawatt : « La France très en retard sur ses voisins européens »
« On a, en France, une tradition de centralisme très important, notamment en matière d’énergie. On traite donc le problème de l’énergie, généralement, au travers de la réalisation de grands travaux. Une centrale nucléaire par exemple correspond à l’alimentation en énergie de 500 000 à un million de personnes.

Les énergies renouvelables par définition sont beaucoup plus diffuses puisque, par exemple, le soleil, le vent, ou la biomasse sont extrêmement répartis sur le territoire. On a donc affaire à la fois à un défaut et à une qualité. Le défaut est d’être diffus. Il va donc falloir reconcentrer à un échelon donné pour pouvoir apporter suffisamment d’énergie. Mais, c’est aussi une qualité puisqu’en réalité, on dispose déjà d’une énergie délivrée sur un territoire donné.
Toutefois, comme nous avons connu une politique très attentiste pendant plusieurs années, on est pétrodépendant à 98% pour le transport. Pendant ce temps, les cultures moins centralisées, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en Espagne, ont su faire cette révolution énergétique. Aussi a-t-on pris un grand retard. La quasi totalité de la production d’électricité photovoltaïque est américaine, japonaise ou allemande, par exemple.

Pourtant, on avait dans notre pays tous les éléments et les capacités industriels pour pouvoir réussir. Ce constat est d’autant plus dommageable que le marché de l’emploi de demain est là. Ces énergies créent plus d’emplois que les énergies centralisées. En Allemagne, il y a plus de 100 000 emplois dans les énergies renouvelables, alors qu’il y en a 25 000 dans le nucléaire.

Par ailleurs, si les énergies renouvelables doivent être plus présentes pour les raisons évoquées, il faut savoir de quel dénominateur on part. En effet, si on a 10 d’énergie produit par les énergies renouvelables et une consommation de 100, cela signifie qu’on consomme 10% d’énergies renouvelables. Mais, si demain on mettait en œuvre un grand programme de rénovation des logements qui permette non plus d’avoir un besoin de 100 mais de 50, la part des énergies renouvelables serait de 10 sur 50, et donc de 20%. Il est donc important d’atteindre un plus grand taux d’énergies renouvelables à la fois par une diminution de la consommation, et par une augmentation de la production renouvelable. Diviser par deux, par exemple, la consommation d’énergie d’un ménage modeste a un impact non négligeable.»

Propos recueillis par Fanny Costes

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15.05.2006

L'eau, une denrée rare, à préserver

En 1950, la quantité d’eau disponible par habitant dans le monde était, en moyenne, de 17000 m3. En 2000, pourtant, elle n’était plus que de 7000 m3, et même de 3200m3 en France ! Les dépenses annuelles pour l’eau et l’assainissement s’élèvent à 15 milliards d’euros à elles seule, et le chiffre d’affaires des services d’eau et d’assainissement est seulement de 10,68 milliards d’euros. Le coût croissant de la dépollution des eaux est donc très préoccupant.
Dans le cadre du projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques, examiné en première lecture à l’Assemblée nationale du 10 au 18 mai, le groupe socialiste, sous l’égide du député Jean Launay, essayera de faire valoir les principes de transparence, de service public et de préservation durable de l’eau, sans lesquels le projet de loi est inefficace et très en dessous des attentes européennes sur ce sujet.
Parallèlement, l’UFC-Que poursuit sa campagne de discussion avec les consommateurs et les agriculteurs en vue de construire une autre politique agricole de l’eau. Cette campagne, intitulée « Eau-Réconciliation 2015 », entame un dialogue qui s’avérait difficile entre les usagers et les professionnels.

A l'assemblée nationale

Dans le cadre du projet de loi sur l’eau et les milieux aquatiques, examiné en première lecture à l’Assemblée nationale du 11 au 18 mai, le groupe socialiste, sous l’égide du député Jean Launay, tente de faire valoir les principes de transparence, de service public et de préservation durable de l’eau, sans lesquels le projet de loi est inefficace et très en dessous des attentes européennes sur ce sujet.

Comprendre les enjeux du projet de loi

Les enjeux de la gestion de l'eau et les propositions, par Béatrice Marre

Alain Bazot (UFC-Que choisir) : « La bataille pour l’eau est engagée »

PODCAST Alain Bazot (UFC-Que choisir) : "Le consommateur doit avoir le sentiment que son sacrifice financier sert à quelque chose"




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