06.04.2008
JO PEKIN 2008 : "Sarko l'embrouille" (2 podcasts).
Pour un monde meilleur ?
Alors que Ramada Yade et Bernard Kouchner jouent "à la baballe" avec les mots de la déclaration officielle du Président Bling bling, qui n'excluait rien concernant sa participation ou non à la cérémonie d'ouverture, force est de constater comme le souligne, Robert Meynard, président de reporters sans frontières, que le passage lundi, de la flamme olympique à Paris, sera policièrement très fortement encadré.. Pas moins de cinq rangs de policiers sépareront le peuple, de l'accès et de la vue, du passage de la flamme olympique... C'est ça Paris ! C'est la France de Sarkozy !
Ecouter nos podcasts:
1. Conditions or not conditions ?
2. Une flamme sous haute surveillance
"Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu"
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05.04.2008
Martin Luther King : " Vous ne pouvez rien contre la mort. Vous pouvez juste choisir ce pourquoi vous allez mourir."
Martin Luther King, le 03 avril 1968.
Le 4 avril 1968, il y a 40 ans jour pour jour, Martin Luther King était assassiné à Memphis où il était venu soutenir une manifestation de grévistes noirs. A 39 ans, il était déjà universellement connu. Depuis le 28 août 1963. Ce jour là, à Washington, devant 250.000 personnes et les caméras de toutes les télévisions du monde, cet arrière petit-fils d’esclave avait rêvé d’une Amérique dont tous les citoyens auraient les mêmes droits, quelle que soit la couleur de leur peau. Un an plus tard ce rêve devenait une réalité et Martin Luther King le plus jeune prix Nobel de l’histoire. C’était l’aboutissement d’un combat commencé le 1° décembre 1955 dans une petite ville de l’Alabama. Ce jour là, dans un bus de Montgomery, une couturière noire, Rosa Parks, avait été arrêtée par ce qu’elle avait refusé de laisser sa place à un blanc. Au lieu de se résigner, la communauté noire de Montgomery décidait de boycotter les bus de la ville. A sa tête, un pasteur de 26 ans dont l’Amérique n’allait plus cesser d’entendre parler : Martin Luther King.
Emission 2000 ans d'Histoire, EXTRAIT :
Ecoutez, réécoutez l'émission 2000 ans d'Histoire par Patrice GELINET France Inter
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28.03.2008
COMMUNIQUE : Journée de la Terre à Grabels (34)
COMMUNIQUE : La municipalité de Grabels s’associe à la Journée nationale de la Terre qui a lieu le 29 mars. Un arbre est planté ce jour-là en signe de solidarité avec une population privée de terre.
Cette année le maire, René REVOL, entouré de son Conseil municipal, plantera un olivier à 11h, en haut de l’amphithéâtre de la Valsière (suivre fléchage, du bas de la Valsière à la rue Hilaire Bernigaud). Dressé face à la Méditerranée, cet olivier sera un symbole de paix et de solidarité avec le peuple de Palestine, pour que ses habitants obtiennent l’accès à la terre par le respect du droit, et que s’instaure enfin la concorde entre les peuples.
Outre René Revol, Dominique Rousseau, Professeur de Droit constitutionnel, Membre de l'Institut Universitaire de France, Houria Ackermann de l’Union juive française pour la paix ; Kamal Mahmoud de l’Association des Palestiniens en France de Montpellier prendront la parole ; les enfants des écoles liront des poèmes sur la paix.
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21.02.2008
Hommage à Alain Robbe Grillet
Le Parti socialiste salue la mémoire d’Alain Robbe Grillet qui vient de nous quitter.Dans la société conformiste de la France de l’après guerre, Alain Robbe Grillet inaugure une nouvelle forme d’écrit qui fait scandale dans le monde littéraire d’alors. Une décennie avant le grand mouvement de 1968, c’est dans ce nouveau courant littéraire du « nouveau roman » dont Alain Robbe Grillet devient le chef de file, que se reconnaîtront des grands écrivains français.. Ecrivain de la rupture, volontiers provocateur, y compris dans ses dernières œuvres, Alain Robbe Grillet, sera également un cinéaste fidèle à sa démarche littéraire, refusant dans son œuvre cinématographique la contrainte de la chronologie et la dictature du sens imposé.
Alain Robbe Grillet restera parmi les artistes qui marquent le XXe siècle par sa volonté de s’affirmer toujours en marge de la norme y compris au sein de l’Académie française. Le Parti socialiste adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances.
Communiqué de Anne HIDALGO
Secrétaire nationale chargée de la Culture
Magazine Littéraire N° 402 : Alain Robbegrillet : La Reprise Du Nouveau RomanCollectif
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19.02.2008
Avec Sarkozy, l’ordre néolibéral a trouvé son empereur
Par Maurice Sachot, linguiste, professeur de sciences de l’éducation à l’université Marc-Bloch de Strasbourg (*).
Pourquoi Nicolas Sarkozy fait-il l’éloge de la foi et de la religion chrétienne ?
L’historien Jean-Paul Scot a tout à fait raison d’écrire dans l’Humanité du 19 janvier qu’« en instrumentalisant les religions à des fins politiques, Sarkozy remet en cause non seulement la laïcité, mais aussi la Constitution et la République ». La question est de savoir pourquoi il fait cette remise en cause : instaurer en Europe un régime politique radicalement nouveau, le néolibéralisme. Très exactement, la « rupture » qu’il entend provoquer pour mettre en place ce qu’il appelle « une politique de civilisation » se veut aussi fondatrice que l’ordre nouveau déclenché par Constantin en 313, lorsque celui-ci a reconnu le christianisme comme religion.
Jusqu’en 313, le christianisme était, pour les autorités romaines, non pas une religion (religio), mais une superstition (superstitio), c’est-à-dire une survivance juive institutionnellement illégitime et intellectuellement méprisable. Pour elles, il n’y avait qu’une religion légitime, la leur, laquelle n’était rien d’autre que la forme symbolique et rituelle de leurs institutions, sans qu’il y ait à faire intervenir une quelconque foi en Dieu. C’était bien l’ordre politique qui faisait le lien entre les hommes et non la « religion », mot que les Latins ont inventé et qui, contrairement à une étymologie fallacieuse, ne vient pas de religare (relier), mais de religere (recueillir).
En reconnaissant au christianisme le statut de religion, Constantin introduisit de fait un nouveau régime, totalement inédit : le régime de christianité, lequel allait mettre fin à la civilisation qui s’épanouissait jusqu’alors et qui n’avait rien de décadente. Il en fit une antiquité, une civilisation dont les valeurs de référence étaient périmées. Dans ce régime, la fonction d’instance instituante, l’autorité (auctoritas) n’appartenait plus au politique, mais à la religion chrétienne, institution bien distincte du politique. La puissance publique, l’État, ne détenait plus qu’un pouvoir (potestas). Sa fin était de servir l’Église, détentrice de la fin véritable de l’homme : le salut éternel.
La Révolution française a mis fin à ce régime et donné naissance à la République. D’une part, elle écarta la religion et redonna au politique sa fonction de fondateur du lien social et d’instance instituante de la société. D’autre part, elle fit de la personne humaine l’origine et la fin de cette instance instituante (d’où les droits de l’homme). Par République, en effet, il ne faut pas entendre une institution. Elle n’est rien d’autre que les personnes humaines qui la composent, à savoir les citoyens, lesquels, réunis en assemblée, déterminent ou reconnaissent les institutions auxquelles ils se soumettent. Ce sont eux qui détiennent l’autorité, mais à une condition : qu’ils se soumettent eux-mêmes aux exigences de la raison, de manière à ne pas confondre leur intérêt privé et immédiat avec l’intérêt commun, et qu’ils ne se laissent pas mener par toute forme de démagogie ou de manipulation. D’où l’obligation de l’instruction scolaire, elle-même soumise aux mêmes exigences de rationalité, les disciplines. Les institutions, dont l’État, ne sont pas détentrices de l’autorité. Elles ne jouissent que d’un pouvoir, celui que les citoyens leur donnent.
En régime républicain, le président de la République ne détient donc pas l’autorité. Il n’est pas l’instance instituante. S’il peut faire état, en privé, de ses opinions personnelles et de ses croyances religieuses, il ne peut le faire en tant que représentant de la puissance publique sans détruire la fonction qui est la sienne. Ou alors il instaure une dictature, puisque celle-ci apparaît lorsqu’un individu, détenteur de la puissance publique, énonce son opinion personnelle comme étant la référence et faisant loi pour tous, comme si c’était lui le détenteur de l’autorité.
Le néolibéralisme dans sa forme européenne en est actuellement à un stade de développement qui est analogue à celui que connut le christianisme à la veille de sa reconnaissance par Constantin. Il est en passe de devenir effectivement l’instance instituante de la société européenne, celle qui détient l’autorité sur tout et qui ne reconnaît comme détentrices d’un pouvoir que les institutions qui servent ses finalités, à savoir celles d’une oligarchie, les investisseurs. Non seulement il veut avoir l’autorité, mais il veut détenir aussi la totalité de la puissance. Il veut se substituer à l’État.
Seulement, nous ne le voyons pas : nous ressemblons aux Romains qui, après 313, continuaient à s’assembler au Sénat et à célébrer Rome et les institutions d’après les rites de la religion traditionnelle. Or les promoteurs du néolibéralisme européen entendent bien instaurer un ordre politique nouveau, aussi inédit que celui qu’a provoqué Constantin. Mais, comme dans ce nouveau régime, la personne humaine n’existe plus en tant que telle, elle n’est plus qu’un capital humain, une ressource humaine, un sujet et/ou un objet de désir, une marchandise, il est clair qu’il lui est impossible de susciter le même enthousiasme que la « foi en l’homme » qui a porté les républicains. Comment mettre en avant un « idéal » qui détruit la personne et en fait une esclave au service des riches ?
Il ne peut avancer que masqué. La première règle pour vaincre un ennemi est de brouiller sa compréhension de la situation et de le mettre dans l’impossibilité de communiquer. Aussi bien, la mise en avant de la foi et des religions par Nicolas Sarkozy vise deux objectifs. Le premier est, bien qu’il s’en défende, de mettre à bas la République, puisque, si toute forme étatique doit être supprimée en régime néolibéral européen, la forme française est la pire de ses ennemis. On aura remarqué, en effet, que, lorsqu’il parle des religions, il les compare constamment au modèle républicain. La République, dès lors, n’a que des défauts. Il entend la faire passer pour une superstition. Il lui prête même les défauts du néolibéralisme : matérialisme, excès d’individualisme ; elle ne s’occupe que du matériel et n’a pas de morale ni d’espérance, ou, si elle en a, « la morale laïque risque toujours de se changer en fanatisme »… Toutes affirmations qui ne résistent pas au premier examen. L’attaque est encore plus forte quand elle est indirecte, comme lorsqu’il déclare que, « dans la transmission et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ». L’instituteur est le symbole même de la République et de l’instruction comme soumission non à l’autorité mais à des exigences épistémiques, seules libératrices de l’individu et conditions de l’avènement d’un homme libre et responsable. Alors que, dans le néolibéralisme, l’éducation est un marché et au service du marché.
Le deuxième objectif est d’en faire « un atout », comme il dit, du néolibéralisme. Puisque celui-ci ne peut être affiché tel qu’il est devant les hommes du peuple et que, de toute manière, une autorité ne peut s’exercer sans corps intermédiaires, c’est à la religion, c’est-à-dire à des religions dites révélées qu’il convient de confier le soin de tenir les foules, en les acculturant à une culture de soumission (nécessaire à la domination néolibérale), à une culture de générosité (aux pauvres de s’entraider), et en leur faisant accepter la dureté et les injustices de ce monde par l’espérance d’un meilleur sort dans l’au-delà. La politique hypermédiatisée du compassionnel - un président qui se précipite sur chaque malheur et annonce des mesures qui sont déjà prises ou qui ne le seront jamais - participe de cette même stratégie de tromperie démagogique. L’apitoiement est ce qui reste quand le politique entérine les injustices, voire les renforce.
Nicolas Sarkozy use donc de sa fonction de président de la République et, bientôt, de celle de la présidence de l’Europe, pour parler et agir au nom de ce nouveau régime. Il est pour le néolibéralisme européen ce que fut Constantin pour le christianisme.
Et comme cette vision est partagée par l’élite politique, il ne sera pas contesté par les représentants des institutions françaises, si ce n’est juste ce qu’il faut pour endormir la méfiance et faire taire la contestation populaire.
(*) Spécialiste des langues patristiques et des philosophies
de l’Antiquité, Maurice Sachot a notamment publié,
aux Éditions Odile Jacob, l’Invention du Christ (1998) et Quand le christianisme a changé le monde, tome I (2007).
Tribune publiée dans l'Humanité.fr du 26 janvier 2008.
Le BLOG Priorité à gauche
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18.02.2008
AUDIOVISUEL : Secteur public ou service public ? A écouter, bien sûr !
Emmanuel TODD, sociologue et démographe, s'est sur France Inter ce matin, essayé au difficile exercice de définir ce que pourrait ou devrait être un service audiovisuel destiné au public. Il a préconisé la renationalisation de TF1, dénoncant au passage l'utilisation par cette chaîne des couleurs, bleu, blanc, rouge, de notre drapeau républicain, alors même que les chaines publiques ne s'en sont jamais arrogées le droit. Simple provocation ?
Ecoutez l'émission (env 10 mns)
Emmanuel TODD et un producteur
La Question du Public. Qui sommes-nous aujourd'hui, qui sommes-nous culturellement, quel est notre profil, quel âge avons-nous, que voulons-nous, quelles sont aujourd'hui nos attentes et nos demandes, notamment en matière de programmes ... en conséquence, n'est-on pas obligé de réflèchir autrement sur les contenus ... sommes-nous prêts aussi à payer plus de redevance ?
Emmanuel Todd, Youssef Courbage
Le rendez-vous des civilisations
S'appuyant sur des données démographiques exhaustives, les auteurs démontrent que les traditions musulmanes sont en complète transformation et se rapprochent de plus en plus de celles de la société occidentale : hausse du taux d'alphabétisation, diminution du taux de fécondité, déclin des diverses formes d'endogamie, etc.
éditeur : éd. du Seuil, coll. La République des idées
parution : septembre 2007
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Grève dans l’audiovisuel public : Qui va payer ?
PAR Christine Tréguier, Politis.fr, Xavier Frison
mardi 12 février 2008
Les salariés de l’audiovisuel public manifestent le 13 février place de l’Alma, à Paris, au cours d’une mobilisation nationale pour exiger « la pérennité du financement de l’audiovisuel public, le maintien de son périmètre, de l’emploi et de nos garanties collectives ». Autres victimes collatérales de la suppression brutale de la publicité dans le secteur : les consommateurs, pressentis pour palier le gigantesque manque à gagner.
Avant d’annoncer, sans prévenir personne y compris les principaux intéressés, qu’il allait supprimer la publicité sur les télévisions publiques, Nicolas Sarkozy aurait peut-être dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche. Depuis, ça cogite dur dans les ministères pour trouver le milliard d’euros assurant le fonctionnement des chaînes concernées. Après la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes privées et la taxe « infinitésimale » sur les abonnements à internet que les fournisseurs d’accès ne semblent pas disposés à payer sans sourciller, on a parlé de ponctionner les équipements, téléviseur, ordinateurs, et téléphones portables. De manière « infinitésimale » promet Christine Albanel.
Mais le « 1% maximum » annoncé fait vivement réagir les syndicats de la profession. Pour le Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques (Simavelec) cette taxe, s’ajoutant à celles pour l’environnement et pour la copie privée, est « inéquitable » et se répercutera fatalement sur le consommateur. Pour le Syndicat de l’industrie des technlogies de l’information (SFIB) elle ne va pas dans le sens de l’équipement des ménages français, qu’on dit moins bien équipés que leurs voisins européens. Leurs avertissements ont le mérite d’être clairs : au final, c’est le consommateur qui devra compenser le manque à gagner des uns et des autres. Les internautes qui s’expriment sur le forum de discussion ouvert par la ministre en charge du dossier semblent l’avoir bien compris. Une bonne partie d’entre eux n’y voient qu’impôts nouveaux et manière détournée d’augmenter la redevance télé, sans avoir l’air d’y toucher.
Dernière trouvaille en date, évoquée par Les Echos, et démentie par le Ministère, la taxation sur le chiffre d’affaires généré par les publicités sur internet. L’association des services internet communautaires (Asic) a déjà prévenu : « Si la France taxe trop ses entreprises internet, elles vont se délocaliser ». On peut s’attendre à un lobbying féroce dans les coulisses de l’Assemblée, dès que le projet de loi sera connu.
Le tract des syndicats de Radio France pour la manifestation de mercredi :
Télécharger le tract Radio France
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16.02.2008
Shoah - Simone Veil juge la proposition de Sarkozy "inimaginable, insoutenable et injuste"
Le projet du président d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies sème le trouble. Enseignants, historiens et psychologues sont plus que perplexes.
"On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans". Simone Veil, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz, juge "inimaginable, insoutenable et injuste" la proposition de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. Le projet annoncé mercredi par le Chef de l'Etat continuait vendredi de semer trouble et perplexité.
"On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter", a expliqué Simone Veil l'ancien ministre sur le site de l'Express. Pour elle, la suggestion de Nicolas Sarkozy risque aussi d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?", s'interroge-t-elle.
"Armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes"
"Il ne s'agit pas de s'identifier de façon morbide à un enfant mort en déportation, mais de faire acte de vigilance", estime pour sa part Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles des déportés juifs de France, qui soutient la proposition de Nicolas Sarkozy."Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes", dit l'historien et avocat dans Libération.
Après l'historien Henry Rousso, dénonçant un "marketing mémorial", Annette Wieviorka, spécialiste reconnue de l'histoire de la Shoah et petite-fille de déportés, s'élève elle aussi contre la proposition de Nicolas Sarkozy. "Je pense qu'il y a quelque chose de réellement monstrueux de vouloir faire porter par un enfant de neuf, dix, ou onze ans la mémoire d'un enfant mort à une autre période", a-t-elle dit sur France Info.
Parmi les enseignants, les premières réactions sont négatives. Le Snuipp-FSU, majoritaire dans le primaire, évoque les "risques de troubles psychologiques (...) de sentiment de culpabilité ou de responsabilité pour le destin d'un élève." Le syndicat des enseignants-Unsa se dit "particulièrement choqué de cette initiative du président, qui ignore tout de la façon dont un jeune se construit."
"Quelque chose de très lourd à porter"
L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a accueilli "de manière réservée" l'annonce de Nicolas Sarkozy, jugeant que la mémoire "ne se transmet pas par un processus d'identification." En revanche, selon Le Monde, un porte-parole du Mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, estime que c'est "une approche très positive de se souvenir et de s'identifier avec des jeunes victimes de l'Holocauste."
Sur le plan politique, François Bayrou, président du MoDem a critiqué une décision prise "sans que l'on y ait réfléchi." L'ex Premier ministre Dominique de Villepin a jugé "étrange" la démarche du chef de l'Etat, estimant que la charge de la mémoire d'un enfant mort est "quelque chose de très lourd à porter". Mais tant le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, que Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, soutiennent ce projet.
Face à la polémique, le président a de nouveau défendu vendredi son idée de faire parrainer par des élèves de CM2 des enfants victimes de la Shoah par la nécessité d'avoir "des enfants aux yeux ouverts".
"Si vous ne leur parlez pas de ce drame-là, ne vous étonnez pas que ça se reproduise. C'est l'ignorance qui fait la reproduction de situations abominables, c'est pas la connaissance", a-t-il dit lors d'un discours à Périgueux, en Dordogne. "Faites de nos enfants des enfants aux yeux ouverts, sans complaisance", a-t-il ajouté, en réponse aux critiques qu'a suscitées le parrainage annoncé, à partir de la rentrée prochaine, des 11.000 enfants français victimes de la Shoah par des élèves de 10 ans.
Crédit photo : TF1/LCI
D'après LCI
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13.02.2008
Le chanteur Henri Salvador est mort AFP
PARIS (AFP) - Le vétéran de la chanson française, Henri Salvador est mort mercredi à l'âge de 90 ans, à son domicile parisien d'une rupture d'anévrisme, a annoncé à l'AFP sa maison de disques, Polydor (Universal).
(Copyright © 2008 AFP) Salvador avait composé et interprété d'innombrables succès populaires tels que "Syracuse", "Une chanson douce", "Zorro est arrivé", "Le lion est mort ce soir", "Faut rigoler", "Juanita Banana", "Le Travail, c'est la santé".
Il avait fait ses adieux à la scène au Palais des Congrès à Paris, en décembre 2007.
Formé à l'école des grands musiciens noirs américains et de Django Reinhardt, ce guitariste accompli était un artiste multiple : "J'ai fait du jazz, des sketches, des chansons drôles, des comptines, du music-hall, de la télévision", aimait-il répéter.
Avec Boris Vian, il avait introduit le rock en France ("Rock Hoquet", 1957) et composé quelques perles dont "Rock and roll mops" et "Blouse du dentiste".
Né le 18 juillet 1917 à Cayenne (Guyane), Henri Salvador était le fils d'un percepteur d'ascendance espagnole et d'une mère guadeloupéenne d'origine indienne, installés à Paris en 1924. A l'âge de 11 ans, il découvre Armstrong et Duke Ellington, c'est son premier choc musical.
Engagé en 1935 par Django Reinhardt, il part en tournée en 1938 en Amérique latine avec Ray Ventura, et sera une vedette au Brésil.
Après la guerre, il monte son propre orchestre, publie son premier disque, "Maladie d'amour" (1947) et obtient un double grand prix de l'Académie Charles Cros.
Dans les années cinquante, Henri Salvador commence une carrière de fantaisiste à l'A.B.C, temple du music-hall parisien. Il donne des récitals à guichets fermés, salle Pleyel, au théâtre Daunou, à l'Alhambra, et multiplie les tournées à l'étranger (Italie, Etats-Unis).
A partir de 1961, le chanteur offre à la télévison de grands shows inimitables, "Salves d'Or" (1968), "Dimanche Salvador" (1973). Il devient aussi l'idole des enfants avec notamment "Les Aristochats" (troisième prix Charles Cros, 1971). Entre-temps, il fonde en 1962 avec sa femme Jacqueline sa maison de disques, puis deux ans plus tard sa marque "Rigolo".
Vingt ans plus tard, il retrouve la scène à Pantin et la SACEM lui décerne le Grand prix de l'Humour (1987).
Inépuisable, le chanteur au rire tonitruant publie jusqu'à la fin plusieurs albums -- "Monsieur Henri" (1994), "Chambre avec vue" (2000), "Révérence (2006) --, et se produit encore sur scène.
En 2001, Henri Salvador avait épousé en deuxième noce la productrice de télévision Catherine Costa.
Il avait publié son autobiographie "Toute ma vie" (1994), qu'il résumait d'une phrase : "Rigoler, c'est aussi un métier".
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Politique ? No comment...
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11.02.2008
Les enseignements de « Mai 68 : Histoire sans fin »
Les enseignements de « Mai 68 : Histoire sans fin »
Jean Claude Gawsewitch éditeur, novembre 2007
mercredi 6 février 2008 par Ernest Simon
Plutôt que de résumer « Mai 68 : Histoire sans fin » de G. Filoche, cet article tire les enseignements politiques de cet ouvrage.
Les biographies politiques rencontrent deux publics : celui qui a vécu les évènements et y retrouve ses combats, et celui qui cherche à comprendre les évènements passés pour en tirer des conclusions politiques pour l’avenir. « Mai 68 : Histoire sans fin » n’échappe pas à la règle : l’ouvrage ravira la génération née en politique avec 68. C’est aussi un instrument précieux pour les générations suivantes qui peuvent bénéficier des enseignements politiques que l’auteur tire de son expérience militante.
L’importance de la démocratie
Le respect des règles démocratiques est forcément lié à tout programme socialiste. La démocratie n’est pas une technique, ni un supplément d’âme, mais un droit et un ensemble de droits. Elle conditionne le parti, le syndicat, le pouvoir quel qu’il soit, c’est une méthode d’action, une pédagogie et une garantie essentielle, une protection, une surveillance, un échange. Elle doit être méticuleuse, définie jusque dans ses détails : « la procédure est sœur jumelle de la liberté » disait le jeune Marx.
S’adresser pédagogiquement aux salariés
La praxis est la traduction de cette pratique démocratique : il faut partir des besoins immédiats et y insuffler la perspective politique. Inutile de crier à « la révolution » quand on n’a qu’une minute pour parler, ça ne déclenche rien ni n’éduque personne. Il faut partir des besoins élémentaires puis, une fois le mouvement lancé, introduire le maximum d’histoire, de politique, de stratégie, d’ambition pour l’avenir, de programme de transformation sociale. Les masses en mouvement sont alors une force matérielle formidable, d’une lucidité à laquelle les dirigeants ont intérêt à répondre rapidement.
Un syndicalisme indépendant mais pas neutre
Dans cette lutte, le syndicat est un outil précieux des salariés. Diviser le mouvement syndical sur des a priori idéologiques est néfaste et toujours favorable au final aux gouvernements bourgeois. Il faut développer et non pas contourner les syndicats. Tout salarié y a sa place quelles que soient ses opinions philosophiques, politiques ou religieuses. Mais le syndicalisme n’est pas apolitique : tous les courants d’idées peuvent y être présents s’ils se respectent entre eux et jouent le jeu de la démocratie syndicale. Le syndicat doit être indépendant mais pas neutre.
Les mouvements sociaux et les rapports de force de long terme
Dans toute crise sociale, il y a des moments charnières : d’abord des tests, des attentes, une montée en puissance, puis, lorsque le pouvoir est directement en jeu, soit il existe une réponse ferme et déterminée des syndicats, de la gauche, qui pèse alors de façon décisive pour la victoire, soit l’ancien pouvoir chancelant se ressaisit, il reçoit l’appui des forces conservatrices qui reprennent espoir, il manoeuvre et l’emporte, renversant la situation aussi vite et profondément que possible. Entre ces termes, c’est une véritable thérapie collective, la conscience de millions de personnes évolue, s’enhardit : il n’y a plus de fatalité. De tout cela, il reste des acquis profonds. Si 68 est devenu incontournable dans la vie politique française, c’est que la bourgeoisie, le patronat, la droite a compris que la classe salariale, en dépit des freins syndicaux et politiques d’alors, pouvait se mettre puissamment en marche. Les rapports de force en furent durablement marqués et l’exception du modèle social issu de l’après-guerre se vit confortée. Depuis, les gouvernements cherchent à éviter de passer en force, ils guettent les soubresauts, traitent avec prudence les mobilisations de la jeunesse, ne prennent pas trop de front les revendications sociales. D’ailleurs, mai 81 n’est-ce pas la traduction politique et institutionnelle différée de Mai 68 ?
Savoir pour qui on se bat, avec qui
Il faut enfin savoir distinguer son camp. Les attaques incessantes contre le PS sont contre-productives : sa continuité historique, théorique, organisationnelle, ses liens avec le mouvement syndical et social, et sa place dans les mouvements sociaux, en font bel et bien un parti de gauche. Il est aujourd’hui, malgré ses détracteurs, et ses grandes faiblesses, l’instrument de la gauche, des salariés pour exprimer leur mécontentement et leurs aspirations. Plutôt que d’être à la marge, il faut donc être au cœur de la gauche et peser tant que possible pour infléchir la ligne du PS. Il faut pour cela associer tous les partis de gauche. Sans unité de la gauche, rien de grand ne s’est jamais fait. Et il n’y a rien de pire que de nouer des alliances contre nature (avec le centre, c’est-à-dire avec un pan de la droite). Au final, il est impératif de savoir distinguer son camp, qu’il faut unir, de celui de l’adversaire, que l’on combat d’autant mieux que l’on est rassemblé et attentif à ses légitimes sensibilités.
Ernest Simon
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29.01.2008
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Le jaurésisme réel
Le jaurésisme réel
Par André Tosel, philosophe
Le Jaurès qui revient parfois dans nos débats n’est pas celui de l’histoire, mais la médiocre figure forgée par un publiciste tentant d’exploiter le respect légitime dont jouit le grand homme auprès de militants qui rêvent du retour d’une grande politique réellement socialiste.
Ce rêve a été plusieurs fois déçu dans notre histoire par le PS lui-même, qui invoquait Jaurès au moment où il s’éloignait de l’inspiration jaurésienne. Il a été déçu toutes les fois où s’est dénoué le lien qui unissait la défense de la république et les réformes sociales révolutionnaires, où s’est brisé l’espoir d’une synthèse par double dépassement de l’antagonisme entre la classe ouvrière et la bourgeoisie industrielle. Ce rêve a disparu lorsqu’a été abandonnée une politique conduite par un État élargi, fondée sur de puissants services publics nationaux et municipaux, sur un système de coopératives de base. Il s’est dissipé enfin lorsque la défense d’une nation pacifique, fière de son rôle révolutionnaire, s’est inversée en des entreprises coloniales de type impérialiste, et que l’internationalisme s’est dissous dans le plus sanguinaire des bellicismes.
Il importe donc de rappeler quelques éléments du jaurésisme réel. Jaurès n’a jamais refusé les compromis si ceux-ci sanctionnaient une inflexion progressiste du rapport des forces dans la lutte des classes. C’est ainsi qu’il a soutenu l’alliance avec les partis républicains lorsqu’il s’est agi de questions engageant toute la lutte politique dans le sens de la justice (affaire Dreyfus). C’est ainsi qu’il a exploité toutes les occasions possibles d’élargir et de consolider les droits politiques et sociaux des travailleurs : nulle lutte concrète ne l’a pris au dépourvu, son réformisme singulier l’a toujours vu se ranger du côté des travailleurs. Il n’a jamais manipulé les organisations ouvrières pour en faire le simple public passif des travaux du Parlement. C’est ainsi qu’il a été, sans sectarisme antireligieux mais sans faiblesse cléricale, l’artisan majeur des lois fondant la laïcité. C’est ainsi qu’il a fait les plus grands efforts pour une démocratie dispensant une instruction de niveau pour tous les citoyens, à l’abri du marché et des lobbies cléricaux. La politique internationale ? De même que la république ne peut être que sociale, et qu’elle se développe dans un procès continu de réformes se dépassant par degrés en une révolution, de même l’internationalisme se fonde sur la transformation socialiste des États nations souverains. Cet internationalisme ne peut se réduire à l’universalisation de relations économiques marchandes éternisant l’exploitation capitaliste. Il avait foi en une Europe de la culture, riche de sa diversité. La nation n’est pas appelée à se dissoudre dans un internationalisme liquidateur. Elle est appelée à se sublimer dans « la grande nation », une communauté de nations pacifiques et renouvelées par le réformisme révolutionnaire.
publié dans l'Humanité du 22 Décembre 2007.
31 juilet 1914 : "Ils ont tué Jaurès, c'est la guerre!"
Les Mémoires de JAURES : doc audio de la fondation Jean Jaurès
Jaurès contient la chanson Jaurès de Jacques Brel 8mns 34s
Jaurès
Paroles et Musique: Jacques Brel 1977
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Ecouter, clicker sur le lien :
http://www.dailymotion.com/rag34/video/xpst1_jaures-jacqu...
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12:53 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JAURES
28.01.2008
Laurent Fabius invité de l’émission "On n’est pas couché" sur France 2
Voir la vidéo
26 janvier 2008
La vidéo est malheureusement pour le moment indisponible
En attendant la réparation de ce bug, voici l'un des commentaires écrits à la suite sur le FORUM
Formidable moment de télévision avec un Fabius tenant la dragée haute à ses interlocuteurs, y compris Luccini( ce qui était probablement le plus difficile...), un Fabius démontrant ses facultés d’analyses et de synthèse, de répartis, montrant une énorme culture, un formidable sens de l’humour, et un sens aigu de la relation avec une simplicité exemplaire. Cela ne faisant que regretter encore plus que Laurent Fabius n’ait pas été le candidat du PS à l’élection présidentielle car il aurait peut être été élu et nous serions moins dans la M....
RAG 34. Les lolo's 34
12:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.01.2008
Selon les statistiques : Il pleut sans cesse de l'illetrisme sur Sarkoland...
Les statistiques... Extrait de la revue de presse de Clotilde Dumetz France Inter.
Il est une catégorie de Français dont on n'étudie jamais l'opinion... Il faut dire que c'est une catégorie qui n'est pas répertoriée comme telle...
Et Philippe Val, dans son éditorial de Charlie Hebdo, le regrette...
"Cette catégorie n'a pas de nom... Mais définissons-la par quelques critères... Il s'agit de cette partie de la population qui, chez elle, a des étagères avec des livres dessus... qui achète des disques et des DVD plutôt que des billets d'Astroflah... qui sort de temps en temps au ciné et au théâtre... cette part de la population que la réflexion amuse et enrichit... qui devrait être majoritaire dans une démocratie digne de ce nom... une catégorie qui pourrait s'appeller 'les gens normalement cultivés'...
Elle n'est jamais sondée en tant que telle... Et si elle n'apparaît pas dans les enquêtes, c'est comme si c'était le signe de sa disparition prochaine"... Et Philippe Val poursuit : "On s'inquiète de la disparition imminente des pandas et des baleines... ce que je regrette infiniment... Mais on ferait bien de s'inquiéter de la disparition du peuple cultivé"...
Lire l'intégralité de la revue de presse
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21:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.01.2008
Bonjour 2008 ... Et je remets le son ... Pour que cette nouvelle année soit celle de nos couleurs !
L'équipe de RAG 34 vous souhaite une excellente année 2008.
TOUTES ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, POUR DEFENDRE L'EMPLOI ET NOTRE POUVOIR D'ACHAT !
Amicalement,
Les lolo's 34.
Et je coupe le son. ... Et je remets le son. ZEBRAMIX : Mon pépé adore
Les lolo's 34

15:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : MITTERRAND, PS, RAG 34
24.12.2007
Julien GRACQ : Une personnalité discrète, à l'opposée du Président Blingbling, alias Sarkozy
L'écrivain Julien Gracq est mort
PARIS (Reuters) - Auteur discret et peu sensible aux honneurs, l'écrivain Julien Gracq est mort samedi à l'âge de 97 ans à Angers, dans le Maine-et-Loire.
Il avait refusé en 1951 le prix Goncourt pour "Le rivage des Syrtes" et se définissait comme une "survivance folklorique" en raison de son hostilité à l'évolution du monde de l'édition.
"J'ignore non seulement l'ordinateur, le CD-Rom et le traitement de texte, mais même la machine à écrire, le livre de poche, et, d'une façon générale, les voies et moyens de promotion modernes qui font prospérer les ouvrages de belles-lettres", écrivait-il dans le Monde des livres daté du 5 février 2000.
De nombreuses personnalités politiques et culturelles ont salué la mémoire de l'un des plus grands écrivains français du XXe siècle, qui a construit "une pensée originale et une oeuvre puissante."
De son vrai nom Louis Poirier, Julien Gracq vivait retiré dans son village natal, Saint-Florent-le-Vieil, près d'Angers, et menait une vie "très éloignée des cercles littéraires et des parades mondaines", selon son éditeur, José Corti.
Né le 27 juillet 1910, il était cependant entré de son vivant, en 1989, dans la prestigieuse collection de Gallimard, la Pléiade.
Jamais édité en poche, il est resté fidèle à des tirages limités qui ne l'ont pas empêché de jouir d'un grand prestige dans le monde des lettres.
"C'était un homme qu'une fiche signalétique n'aurait pu définir que comme moyen en tout. Il n'y a en effet rien de commun entre l'homme et l'oeuvre ; entre le Gracq réservé que l'on rencontre, le professeur froid dont les élèves disent qu'il ne se déride jamais mais fait d'excellents cours et l'écrivain qui a miraculeusement peint les enchantements d'Argol, les féeries de la forêt des Ardennes, les magies de la mer des Syrtes ; qui nous a rendu sensible le poids écrasant du Destin, et qui est le vrai Gracq ; celui que l'on tiendra un jour pour l'un des plus grands écrivains de notre époque", disait José Corti.
"AU CHÂTEAU D'ARGOL"
Les bords de Loire et le pensionnat ont marqué l'enfance de Julien Gracq, qui a fréquenté un lycée de Nantes, le célèbre lycée Henri-IV à Paris puis l'École normale supérieure et l'École libre des sciences politiques.
Agrégé d'histoire, Julien Gracq commence sa double activité en 1937. D'une part, il entreprend son premier livre, "Au château d'Argol", et, de l'autre, il commence à enseigner, successivement aux lycées de Quimper, Nantes, Amiens, et se stabilise au lycée Claude-Bernard à Paris à partir de 1947, jusqu'à sa retraite en 1970.
En 1939, après avoir rencontré André Breton, il devient un compagnon de route du surréalisme, dont il s'éloigne cependant assez vite.
Il était professeur sous son vrai nom, Louis Poirier, et écrivain sous le pseudonyme de Julien Gracq, qui a bâti continûment une oeuvre de romancier, de poète, de nouvelliste, de dramaturge et d'essayiste. Dix-huit livres ont été publiés chez José Corti.
Julien Gracq a publié son premier roman, "Au château d'Argol", à compte d'auteur après avoir essuyé un refus de Gallimard.
"L'ouvrage passe inaperçu et les ventes se totalisent à 150 exemplaires. Mais quelques esprits et non des moindres sont de ses rares lecteurs. Outre Edmond Jaloux et Thierry Maulnier, ...André Breton lui-même à qui Gracq a adressé l'ouvrage", écrit sa maison d'édition.
Julien Gracq aimait le travail à l'ancienne réalisé par José Corti, à savoir des feuillets non massicotés que le lecteur se doit d'ouvrir au coupe-papier.
Pour Michel Tournier, il était "le plus grand écrivain français vivant" après avoir dominé pendant cinquante ans les lettres françaises.
"C'est dans ses romans et ses notes de voyages qu'il donne toute sa mesure. On ne peut jamais oublier le professeur de géographie qu'il fut professionnellement. Mais quand le professeur Louis Poirier devient l'écrivain Julien Gracq, il s'impose comme le plus grand paysagiste que nous ayons", écrivait-il.
"J'aime chez Gracq son attention profonde aux paysages et aux topographies, à ce qu'on peut appeler 'l'esprit des lieux'. Je retrouve chez lui certaines sensations que j'ai ressenties sans être capable de les formuler et qu'il a fixées, lui, avec son doigté et sa sensibilité d'acupuncteur", disait Patrick Modiano.
Gérard Bon
RAG 34. Lovely34
18:40 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02.12.2007
ZIK : Salut Fred mitsouko, mystery and variety
Les Rita Mitsouko privés d'une moitié. Marcia, elle danse...
Trouvé sur le net pour vous par Lovely34.
Bon W.E
Mitsouko signifie le mystère en japonais
Rarement couple ne fut aussi uni, tant à la vie qu'à la scène. Depuis près d'un quart de siècle, Fred Chichin et Catherine Ringer, alias les Rita Mitsouko, promène un son rock déjanté et ludique sur toutes les scènes d'Europe.
Découverts en 1985 grâce au tube Marcia Baïla, les deux complices ont depuis continué à nous faire danser et chanter avec une musique éclectique et un look digne des cartoons les plus loufoques. Colorés, métissés, nouveaux, uniques, hors-la-loi, les qualificatifs sont innombrables pour parler des Rita. Un duo de charme et de choc...
Catherine Ringer
Personnage clé des Rita, la chanteuse Catherine Ringer séduit avant tout par son image sulfureuse: ancienne actrice de porno, artiste contestataire et contestée, au look provocateur, elle est avant tout une femme éprise de liberté.
De son enfance, elle garde le goût prononcé pour l'indépendance. Elle naît à Suresnes le 18 octobre 1957 d'un père peintre, d'origine israélo-hongroise, déporté durant la guerre par les nazis, et d'une mère architecte.
A treize ans, elle quitte ses parents et son frère pour vivre avec son amant. Mature et déterminée, la jeune Catherine passe ses années entre la fac et le théâtre, pour lequel elle a des dispositions.
Un autre art, bien moins valorisant, l'attire cependant à l'aube de ses vingt ans. Elle tourne dans quelques films pornos que les éditeurs mercantiles s'empresseront de ressortir dès 1985 sous des titres évoquant le succès Marcia Baïla.
Mais ce n'est qu'un apprentissage passager, une épreuve. Comme s'il fallait toucher à tout pour connaître la valeur de l'existence. Ainsi naît cette image de vulgarité, de déchéance, qui collera longtemps, à tort, à la peau du groupe.
Car loin des feux de la rampe érotique, Catherine est avant tout une artiste complète, acharnée et volontaire, férue de danse, de chant et de littérature. C'est justement dans un théâtre que la jeune femme rencontre Frédéric Chichin, de trois ans son aîné. Ils ne se quitteront plus.
Frédéric Chichin
Né à Clichy, près de Paris, le 1er mai 1954, Fred Chichin aura une enfance similaire. De ses parents italiens et communistes militants, il apprend le même goût de la liberté et de l'indépendance, qu'il exprime dès son plus jeune âge par le biais de la création artistique.
Cinéma, musique et théâtre le passionnent, et Fred fait son école dans les voyages et les groupes de rock éphémères. L'un d'eux, en pleine mouvance punk, le mènera même sur la scène du Gibus, célèbre boîte parisienne.
Lorsqu'il rencontre Catherine, il en tombe rapidement amoureux. Le couple forme un premier projet professionnel en commun, celui d'accompagner la danseuse Marcia Moretto. Le décès tragique de cette dernière est à l'origine de l'immense succès du duo qui naît en novembre 1980.
Marcia Baïla
En duo improvisé, Fred et Catherine commencent la tournée des boîtes de nuit branchées: le Rose Bonbon ou le Gibus. Leur répertoire se compose de plusieurs titres originaux, mais aussi des reprises de leurs idoles: Bowie ou le Velvet Underground de Lou Reed.
Si le public accroche dès le début, c'est avant tout parce que les deux jeunes gens sont différents des groupes communément diffusés sur les ondes. Au rock jean-cuir-loubard, ils préfèrent les tenues fluorescentes et décalées (anorak ou bonnet) et une musique moins agressive (la France vit alors sa période hard-rock-punk: Téléphone, Starshooter ou Trust...).
Les Rita traversent une longue période d'apprentissage, faite de répétitions, de tournées, de voyages, jusqu'à ce que leur nom apparaisse dans les colonnes du fameux magazine Rock & Folk en juillet 1981. Une récompense pour ce jeune duo.
Un an après sort chez Virgin leur premier 45 tours Minuit dansant. Suivra Don't Forget The Nite, au succès confidentiel, puis le premier album des Rita, sobrement intitulé Rita Mitsouko.
Extrait de cet opus, le titre Marcia Baïla, hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto, est un tube extraordinaire. Dansant et original, musicalement riche et travaillé, ce titre n'est pas un succès éphémère: presque vingt ans après, il reste le morceau phare des Rita.
La gloire
Les fruits de cet immense succès ne se font pas attendre. Le duo est sollicité de toute part. Jean-Baptiste Mondino leur tire le portrait pour la pochette d'un 45 tours. Le Casino de Paris les accueille sur scène. Et surtout les médias trouvent le groupe à leur goût: jeunes, talentueux, déjantés, audacieux.
Le couple passe sur toutes les ondes et le clip, réalisé par Philippe Gauthier et "habillé" par les couturiers Mugler et Jean-Paul Gautier, est un petit bijou. C'est enfin la gloire après cinq ans d'existence.
Porté par leur titre phare, Rita Mitsouko s'exporte bien, du Japon aux Etats-Unis. Loin de décevoir, comme c'est parfois le cas après un immense succès, le deuxième album The No comprendo sort en 1986 et reçoit un accueil chaleureux, tant du public de plus en plus nombreux que de la profession.
Trois titres de cette même année 1986 sont représentatifs de la popularité et du style des Rita: Les histoires d'A, C'est comme ça, et Qu'est-ce que t'es belle (en duo avec Marc Lavoine). Du rock déchaîné à la ballade amoureuse, en passant par la chanson à texte, tels sont les trois univers parallèles du duo.
Un style très coloré
Dès le troisième album Marc et Robert en 1988, et ce durant la majeure partie des années 1990, Rita Mitsouko ralentit son rythme de production. Attirés par tous les genres musicaux, par la recherche esthétique et le dépaysement, Fred et Catherine prennent le temps de faire des rencontres et de mélanger les styles.
Entre Le petit train, promenade ludique et gaie, et le titre enregistré avec les Sparks Singing In The Shower, il y a parfois tout un monde. Mais ce décalage fait aussi l'apanage des Rita. Surprendre et ne jamais être où on les attend.
Plus réfléchi, plus mature, se consacrant aussi à l'éducation des deux filles qu'ils ont eues ensemble, le couple Ringer-Chichin confie aux meilleurs DJ du moment la reprise de quelques-uns de leur titres.
Re sort en 1990, puis après trois ans de silence, les Rita ressurgissent avec Système D. Moins folklorique et surprenant, l'album n'en est pas moins un disque de grande qualité.
Prêts à toutes les expériences, les Rita répondent présents lorsqu'il s'agit de remplir la Cité de la Musique à Paris avec de nombreux musiciens d'horizons très variés, ou d'enregistrer un album live acoustique en direct à la télévision française en novembre 1996.
Jazz, rap, chanson française, rock, tous les styles cohabitent avec splendeur pour créer une musique unique et de renommée internationale. Rita Mitsouko est désormais un groupe reconnu, qui n'a plus rien à prouver et dont le rythme de production n'obéit plus qu'à deux impératifs: le plaisir et l'éclectisme.
La sagesse
Cool Frenesie, album sorti en janvier 2000, en est un bon exemple. Il est le fruit de plusieurs années de travail et le point de départ d'une autre tournée dans toute l'Europe.
Les Rita semble enfin avoir toucher la sagesse. Un état de grâce qui ne gâche en rien le plaisir que l'on éprouve à les écouter, même après de longues années d'attente. Avant la sortie de leur album La femme trombone en septembre 2002, l'on se repasse en boucle les titres qui ont bercé la fin du vingtième siècle.
Marcia Baïla, C'est comme ça, Les histoires d'A, Jalousie, Andy, ... sont autant de mini-révolutions dans le monde parfois bien sage de la chanson francophone. Les Rita Mitsouko ont définitivement acquis ce grain de folie et d'intelligence qui les rendent éternellement novateurs.
Sébastien Brumont
http://www.ramdam.com/art/r/ritamitsouko_bio.htm
photo © public.fr Fredéric Chichin est né le 1er mai 1954 à Clichy. Fils de Madeleine et Jean-Louis Chichin, ses origines sont italiennes, scandinaves et auvergnates. Dans les années 60, son père (cadre dans une entreprise de travaux publics) créé une revue, "Miroir du cinéma". Invité à ce titre à toutes les avants-premières, il y entraîne son fils. La Nouvelle Vague fait rage mais Fred préfère les bons vieux Western. Et, même s'il apprécie les supers productions hollywoodiennes, le jeune homme a déjà le virus de la musique, celle des BEATLES ou des ROLLING STONES.
A 14 ans, il décide d'apprendre la batterie et la guitare lorsqu'il découvre JIMI HENDRIX. A 16 ans, il abandonne l'école et Aubervilliers pour "faire la route" et se consacrer à la musique. C'est le temps des squatts d'Amsterdam, de Londres, du Maroc... Pour subvenir à ses besoins, il est tour à tour employé aux PTT, distributeur de prospectus, accompagnateur d'un marionnettiste, machiniste à l'Opéra, assistant dans un studio d'enregistrement et bruiteur au cinéma. Puis, il fait un stage de musique éléctro-acoustique et contemporaine avec Nicolas FRIZE et fort de cette expérience, il fonde avec Jean NEPLIN un groupe de rock : FASSBINDER. Fred a alors les cheveux blonds et un pantalon en skaï rouge. Il participe à la naissance de TAXI GIRL (dont le chanteur Daniel DARC est le président du fan-club de Jean NEPLIN) avec lesquels il compose "Avenue Du Crime" pour leur album "SEPPUKU". Fred quitte momentanément Jean NEPLIN pour suivre Alain KAN dans GAZOLINE. Ils se produisent au Gibus du 18 au 22 avril 1978, avec Fred à la basse, et son frère Hugues à la batterie. Passé l'époque GAZOLINE, Fred continue de composer sans relache…
Les Rita Mitsouko - Marcia Baila
Marcia, elle danse sur du satin, de la rayonne
Du polystirène expansée à ses pieds
Marcia danse avec des jambes
Aiguisées comme des couperets
Deux flêches qui donnent des idées
Des sensations
Marcia, elle est maigre
Belle en scène, belle comme à la ville
La voir danser me transforme en excité
Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?
Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C"est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres
La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée
Marcia danse un peu chinois
La chaleur
Dans les mouvements d'épaules
A plat
Comme un hiéroglyphe inca
De l'opéra
Avec la tête
Elle danse aussi très bien
Et son visage
Danse avec tout le reste
Elle a cherché
Une nouvelle façon
Et l'a inventée.
C'est elle, la sauterelle
La sirène en mal d'amour
Le danseur dans la flanelle
Ou le carton.
Moretto
Comme ta bouche est immense
Et quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid
Que l'on sent en toi ?
Mais c'est la mort
Qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort
Tu t'es consumée, Marcia
C'est le cancer
Que tu as pris sous ton bras
Maintenant
Tu es en cendres, en cendres
La mort
C'est comme une chose impossible
Pour toi
Qui est la vie même, Marcia
Et même à toi
Qui est forte comme une fusée
C'est la mort
Qui t'a emmenée
Marcia ...
RAG 34. Lovely34
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26.11.2007
Humour : Journée d'un faciste
28 septembre 1982: Luis Rego dans l'émission Tribunal des flagrants délires animée par Claude Villers dans le rôle de procureur de la République. -
"Journée d'un fasciste" Le Pen était l'invité de l'émission. Un sketch qui ne vieillit pas. Un pur moment d'intense jubilation... A écouter ou à réécouter absolumment.
Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.
RAG 34. Lio des lolo's 34
10:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.11.2007
POUVOIR D'ACHAT - Sarkozy : "Ce sauvage libéral "qui veut civiliser internet
PCINPACT.COM : C’est en fin de matinée que l’Élysée a reçu le rapport Olivennes et la liste des engagements pris par les professionnels. FAI et majors se sont ainsi engagés d’une seule voie pour favoriser l’offre l’égale (un peu) et lutter contre le piratage (beaucoup). La cérémonie a été suivie d’un discours de Nicolas Sarkozy qui a rappelé son attachement aux artistes et au respect de leur droit.
Pour les FAI, au rang des signataires : citons Orange, Numéricâble, Neuf, Telecom Italia, et Free (Iliad). Citons encore Canal+, TF1, France Télévisions, la SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques), la SACEM, la SCPP (société civile des producteurs phonographiques), le SNEP évidemment, la SPPF, SFR, etc.
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Les principaux extraits du rapport Olivennes
Du filtrage à la riposte graduée
Ce rapport a été remis à la ministre de la Culture. Il répond à la mission demandée par Nicolas Sarkozy le 1er août dernier en guise de « plan de sauvetage » de l’industrie culturelle face au problème du téléchargement sauvage. Lutte contre le téléchargement sauvage et mesures pour l’épanouissement de l’offre légale, voilà les deux maîtres mots qui ont gouverné cette étude.
« Les pouvoirs publics s'engagent :
à proposer au Parlement les textes législatifs et à prendre les mesures réglementaires, permettant de mettre en œuvre un mécanisme d'avertissement et de sanction visant à désinciter !a contrefaçon numérique.
Si nécessaire, ce mécanisme sera piloté par une autorité publique spécialisée, en sorte de garantir les droits et libertés individuels. Dans ce cas, cette autorité sera dotée des moyens humains et techniques nécessaires à l'avertissement et à la sanction. Sur plainte des ayants droit, elle enverra, par l'intermédiaire des fournisseurs d'accès à internet, des messages électroniques d'avertissement et de mise en garde au titulaire de l'abonnement. En cas de constatation d'une récidive, elle prendra ou fera prendre des sanctions à l'encontre du titulaire de l'abonnement, allant de l'interruption de l'accès à internet à la résiliation du contrat. Cette autorité disposera des pouvoirs de sanction à l'égard des fournisseurs d'accès qui ne répondraient pas, ou pas de manière diligente, à ses injonctions. Elle rendra publiques des statistiques faisant état de son activité. Cette autorité disposera également de la capacité d'exiger des prestataires techniques (hébergeurs, fournisseurs d'accès,...) toutes mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication en ligne.
Lire la suite
RAG 34. Lovely34
11:57 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Loisirs/Culture , Musique , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.11.2007
B comme Béjart, c'est sur ARTE en ce moment ...
Vous faut juste changer de chaîne ...
PSYCHE ROCK : Décès du chorégraphe Maurice Béjart
Romandie news
Psyché Rock : Maurice Béjart définitivement associé pour sa chorégraphie à Messe pour le temps présent de Pierre Henri est décédé hier à l'âge de 80 ans.
Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé le Béjart Ballet Lausanne. Il était hospitalisé depuis plusieurs jours au CHUV afin d'y suivre un traitement cardiaque et rénal. Il laisse plus de 230 chorégraphies.
Né le 1er janvier 1927 à Marseille, M. Béjart était l'un des plus grands chorégraphes du 20e siècle. Il s'était installé en Suisse en 1987, créant le Béjart Ballet Lausanne. Le chorégraphe a beaucoup apporté à son art et ses mises en scènes spectaculaires ont réconcilié le public avec la danse.
Homme solitaire mais sociable, M. Béjart ne craignait pas la mort car "elle est une certitude", a-t-il expliqué. "Je crois que l'on meurt toujours à temps (...) Le temps est compté différemment pour chacun, mais on meurt à temps."
Ses quelque 230 chorégraphies sont autant de pages de son journal intime, des étapes de sa quête d'absolu. Les philosophies orientales, le cinéma ou la littérature habitent son oeuvre. Béjart y parle d'amour, de mort, de voyage, de solitude ou de grands mythes occidentaux: bref de la condition humaine.
Maurice Béjart confessait avoir raté des chorégraphies. Il a cependant signé d'indéniables réussites, dont "Symphonie pour un homme seul" (1955), "Le Sacre du Printemps" (1959), "Boléro" (1961), "L'Oiseau de feu" (1970), "Notre Faust" (1975) ou "Le Presbythère...!" (1997).
Avec des mises en scènes parfois extravagantes, il a emporté l'adhésion du public et l'a familiarisé, non sans mal, à la danse contemporaine comme à la musique concrète. Parmi les interprètes de prédilection de Béjart figurent Jorge Donn, Patrick Dupont, Gil Roman et Sylvie Guillem.
Maurice Béjart a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix allemand de la danse en 1994. Il a été élevé à l'Ordre du Soleil levant par l'empereur du Japon en 1986. Il était bourgeois d'honneur de Lausanne.
(ats / 22 novembre 2007 12:31)
Le site du Béjart Ballet Lausanne
RAG 34. Les lolo's 34
20:59 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Photos/Dessins , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Maurice BEJART, MESSE POUR LE TEMPS PRESENT
12.11.2007
Novembre "surbooké", mouvements sociaux en couvaison : ça sort!
Le calendrier du mois de novembre est bien chargé :
Hausse du carburant...
Liberté de la presse
Opéra de Paris, RATP, La Poste, France Telecom, LCL (l'ancien crédit Lyonnais), etc.
POUVOIR D'ACHAT OUI, NON AUX PLANS SOCIAUX SANS CONTREPARTIE !
13 et 14 novembre : Transports et énergie (mouvement de grève reconductible par tranche de 24h00);
20 novembre : Education nationale, étudiants, ensemble de la fonction publique, etc. (pouvoir d'achat, emploi, salaires retraites,etc);
29 novembre : Justice (carte judiciaire)...
BLOG RAG 34 en berne le 20. Nous serons nous aussi en grève le 20 novembre pour les mêmes motifs : Pouvoir d'achat, salaires, etc.
ATTENTION, HAUTE TENSION !
A suivre.
RAG 34. Lolo34
20:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Cinéma : J'ai très mal au travail
De la part du blog, Journal d'un chômeur
Pour celles et ceux qui souhaitent voir le Film de Jean Michel Carré "J'ai très mal au Travail".
Diffusion à partir du 14 Novembre au Diagonal Montpellier et au Sémaphore à Nîmes.
La prégnance des risques psycho-sociaux sur le lieu de travail (stress, violence, pratiques addictives…) est de plus en plus fréquemment présentée comme constituant une menace sérieuse pour l’intégrité physique et mentale des salariés. Les partenaires sociaux européens ont d’ailleurs conclu un accord important sur le stress au travail le 8 octobre 2004, qui témoigne d’une réelle sensibilisation des acteurs du monde du travail.
Le film de Jean-Michel Carré, J'ai très mal au travail, s'appuie sur de nombreux travaux multidisciplinaires. J'ai très mal au travail propose une lecture riche et dense de cette souffrance particulière apparue au cours des dix dernières années. Il ouvre une réflexion sur la centralité de la fonction psychique du travail dans le maintien de la santé psychique et physique des travailleurs.
Le film sera projeté à partir du 14 novembre en Languedoc-Roussillon (cinéma DIAGONAL à Montpellier et Le SEMAPHORE à Nîmes). La projection du film sera suivie d'un débat en présence du réalisateur, du directeur départemental du travail du Gard et du Dr HEUZE, médecin-inspecteur du travail le 27 novembre à Nîmes.
Source : SDTEFP du Languedoc-Roussillon
Merci Alexandra pour cette information, à bientôt amicalement.
Les lolo's 34
15:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : J'ai très mal au travail
30.10.2007
Touche pas à mon ADN ! 300.000 signatures très bientôt !
Vous êtes déjà 298379 à avoir signé !
Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.
Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.
SIGNER LA PETITION
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11:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOUCHE PAS A MON ADN !
27.10.2007
Le jour de la lecture obligée de la lettre de Guy Moquêt sera désormais une journée consacrée à la Résistance et à la jeunesse résistante
" Les fascistes ont voulu terroriser la jeunesse. Cela a eu un effet inverse"
Entretien avec Georges Séguy. "Nous refusions de nous incliner devant les lois du gouvernement de l’Etat français légalement constitué à Vichy. Nous nous sommes insurgés contre la politique de trahison" déclare l’ancien secrétaire général de la CGT, à l’époque militant de la Jeunesse communiste, déporté à dix-sept ans.
Vous appartenez comme Guy Môquet à cette génération d’enfants du Front populaire devenus adolescents lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, et qui sont rentrés en Résistance aux premières heures de l’occupation nazie. Qu’est-ce qui vous rapproche de Guy Môquet ?
Lire la suite
(Publié dans l'Humanité du 23 Octobbre 2007).
Notre note précédente : Le déserteur : Monsieur le Président, je vous fais une lettre...
Les lolo's 34 sur ce sujet restent vigilants, car ils ont en mémoire et de manière tenace, le silence méprisant que le candidat Sarkozy à l'époque ministre de l'Intérieur a sciamment entretenu et continue d'entretenir concernant la disparition de Lucie Aubrac, une héroïne nationale !
RAG 34. Les lolo's 34
00:31 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.10.2007
Salvador DALI, FRANCO, HITLER, ETAIENT-ILS DES CONS ?
Je pose cette question parce-que je suis un con imprudent qui a oublié d'être lâche. Lolo34.
Il ya peu le webmestre d'un blog humoristique s'insurgeait qu'un adjoint au Maire chargé de la Culture ait pu oser qualifier de con le peintre Salvador Dali, créateur au xxème siècle d'oeuvres remarquables, empreintes d'un indéniable et immense talent.
Comme l'a brillamment montré l'excellent film "Dîner de cons" nous sommes systématiquement toujours le con de quelqu'un d'autre. A contrario des antibiotiques, c'est automatique!
Aussi chaque fois, et c'est assez habituel dès qu'on m'habille avec ce terme, je recherche généralement sans à priori le sens exact que mon interlocuteur à voulu lui attribuer. Bref, je cherche à comprendre en quoi j'ai peu-être pu lui être désagréable ou lui faire défaut.
Pour revenir au sujet de mon billet, à l'époque donc, sans vélléité aucune envers cet humoriste, je lui faisait part de mon regret que ses "bons mots" ne fissent qu'effleurer la surface du propos d'Henri Talvat.
Dans sa démarche moqueuse, il ne s'agissait somme toute ni plus ni moins que d'une simple injure, à retourner illico presto à son auteur. Après tout pourquoi pas ? Mais,
Humour juste "ravageur" ou procédé matois pour occulter de fait le sens profond de la phrase d'Henri Talvat ?
NOTRE SUJET :
Ce que j'ai cru comprendre dans le propos de Henri Talvat reproduit sur le blog de l'humoriste comme suit :
Un gros sont de clôche à Montpellier !
* Dans le midi-libre de hier la frêch 'attitude
Un adjoint à la culture insulte un génie!

conclusion: on a pas besoin d'attendre Pâques pour écouter les sons de cloches !
voir sa figure cliquez ici ça vaut le detour!
* paru hier dans le Midi libre ? le 16 ou 17 septembre 2007 ? (NDLR).
Les sens possibles que j'ai perçu dans la phrase d'Henri Talvat
- Deux propositions, 2 points de vue :
1. Salvador Dali était-il faciste? Par Mohamed RACHIDI
Artiste Peintre
2. Salvador Dali était un faciste ! Par Vicente NAVARRO (Vicente Navarro est l'auteur de l'économie politique des inégalités sociales : Conséquences pour la santé et la qualité de la vie. Il enseigne à l'université de Johns Hopkins).
3. Henri Talvat cite aussi :
Source : Wikipédia
I. Salvador Dali, Etait-il Fasciste?
Un jugement difficile à admettre quand on sait que le surréalisme, mouvement auquel appartenait le peintre catalan, défendait la cause communiste et luttait contre toutes les formes de la dictature. Toutefois l’excentricité de Dali et sa mégalomanie le rapprochent plus des figures symboliques du totalitarisme que des surréalistes humanistes. Ses réactions vis- à- vis des grands évènements qui ont marqué le siècle dernier (montée du fascisme, deuxième guerre mondiale, guerre civile espagnole…) reflètent ses positions très subjectives qui ne cadrent point avec la philosophie prônée par les adeptes du surréalisme. Trois toiles de l’artiste catalan laissent voir ses positions anti-humanitaristes et constituent le témoignage d’un peintre qui confond surréalisme et folie des grandeurs. Il s’agit des oeuvres suivantes: Construction molle avec haricots bouillis, Prémonition de la guerre civile qui date de 1936; l’énigme de Hitler Réalisé en 1938 et Visage de la guerre datant de 1940.
1-Dali hanté par la guerre civile
Face à cet évènement historique, on ne peut pas parler pour Dali d'une réaction mais plutôt d'une prophétie. En effet le peintre catalan a été hanté par la guerre d'Espagne comme en témoigne le titre de son tableau :" Prémonition de la guerre civile" de 1936 et dont il a écrit dans sa «vie secrète» "le pressentiment de la guerre civile me hantait. Peintre de paroxysmes viscéraux, six mois avant la guerre d'Espagne je terminais prémonition de la guerre civile espagnole, garnie avec des haricots secs bouillis où un grand corps humain grouillait de bras et de jambes qui s'étranglent mutuellement dans le délire. Le titre dont j'ai baptisé ce tableau : prémonition de la guerre civile six mois avant qu'elle éclate, reste en plein dans les prophéties daliniennes"1
Le tableau en question est l'une des plus fantastiques et effrayantes compositions du peintre: au-dessus d'une terre aride, ravagée et sur fond d'un ciel envahi d'une fumée apocalyptique, un gigantesque corps humain se déchire lui-même, s'écartèle, s'étrangle, grimace de douleur et de folie. Une main monstrueuse écrase un sein. Des doigts, un pied, une langue se convulsent. Quelques haricots posés à terre comme autant de petites crottes. C'est clair, ce corps n'est autre que l'incarnation du peuple espagnol qui s'entretue. Mais on ne peut pas parler de l'attitude de Dali face à cette guerre sans évoquer son rapport avec les deux belligérants: les franquistes et les anarchistes, et son choix politique. S'agissant de ce dernier point, Dali affirme dans ses «entretiens» qu'il a toujours été adversaire de toute affiliation. "je suis le seul surréaliste qui ait toujours refusé de participer à quelque organisation que ce soit, jamais je ne me suis engagé"2. Toutefois, il a manifesté une certaine sympathie à l'égard de Franco, et a même accepté la décoration qu'il lui a accordée: La Croix d'Isabelle la catholique. Cette décoration, dit-il "a au moins l'avantage de me créer des difficultés. Ceux qui s'engagent sont des domestiques. Moi voulant être un seigneur, je ne demande pas que de me voir couvrir de médailles de toutes sortes"3. Quant à la mort de son ami le poète Frédérico Garcia Lorca, fusillé par les franquistes, Dali l'a qualifiée de mort courageuse "je trouvais que pour F.G.L. c'était la plus belle façon de mourir, occis par la guerre civile."4
Il en ressort que la position de Dali vis-à-vis de la guerre d'Espagne se démarque totalement de celle des surréalistes qui ont soutenu les adversaires de Franco. Dali, lui, avait une préférence pour les régimes qui maintenaient une élite, les hiérarchies... etc. Comme les monarchies et les régimes totalitaires et a, par conséquent, des sympathies franquistes. Il dit à ce propos: "J'ai commencé ma vie en trahissant d'une façon très spectaculaire ma classe d'origine qui est la bourgeoisie pour ensuite proclamer toujours les vertus de l'aristocratie et de la monarchie"5
2-Dali «Hitlériste»?
Le deuxième volet de ce dossier concerne la réaction de Dali face à la montée du fascisme et du nazisme. Le tableau représentatif de cette attitude est l'énigme d’Hitler datant de 1939. Le mot énigme reflète cette aura de mystère dont Hitler a été entouré à l'époque. Pour Dali le téléphone qui figure dans le tableau est annonciateur de nouvelles.
Mais cet intérêt accordé par Dali à Hitler n'est pas d'ordre politique, il est paranoïaque, apolitique et érotique par essence:
"J'étais fasciné par le dos tendre et dodu d'Hitler toujours si sanglé dans son uniforme. Chaque fois que je commençais à peindre la bretelle de cuir qui, partant de sa ceinture passait sur son épaule opposée, la mollesse de cette chair Hitlérienne comprimée sous la tunique militaire créait en moi un état d'extase gustatif laiteux, nutritif et wagnérien qui faisait violemment battre mon coeur... je considérais Hitler comme un masochiste intégral possédé par l'idée fixe de déclencher une guerre pour la perdre ensuite héroïquement."6
Et Dali d'insister sur la nécessité de comprendre Hitler dans le cadre de l'activité paranoïaque critique qu'il définit comme étant une méthode spontanée de connaissance irrationnelle fondée sur l'association interprétative critique des phénomènes délirants. Le peintre catalan est allé jusqu'à reprocher aux communistes de sous-estimer, dans sa signification et dans son impact sur les masses, "la révolution hitlérienne." Cet intérêt croissant de Dali pour Hitler va être compris par les membres du groupe surréaliste comme une défense du nazisme. Breton, chef du mouvement, qui voulait que ce courant soit au service de la cause du prolétariat n'a pas accepté "l'hitlérisme" de Dali et a décidé de l’excommunier en 1934. Mais cette exclusion a été écartée lorsque Dali accepta de signer une déclaration selon laquelle il n’était pas l'ennemi du prolétariat.
3-Dali et la deuxième Guerre Mondiale
Le tableau qui traduit l'attitude de Dali face à la guerre est sans doute " visages de la guerre"datant de 1940-1941. Un tableau qui s'inscrit dans la thématique de l'épouvante et l'effroi qui caractérise la peinture de Dali. Un visage gigantesque plein de serpents telle une tête de Méduse occupe toute la toile. Mais c'est un visage dont les yeux et la bouche sont remplis de crânes. Une mise en abyme qui met en exergue le nombre infini des victimes de la guerre. Dali en est totalement conscient et imprégné, les deux moteurs les plus violents qui font fonctionner le cerveau artistique de Dali sont la libido et l'angoisse de mort " pas une seule minute dans ma vie ne se passe sans que le spectre de la mort ne m'accompagne dans la moindre de mes plus subtiles et capricieuses fantaisies"
Mais Dali aime les guerres comme il l'a dit dans ses «entretiens». "Personnellement, le péril jaune me plaît beaucoup. Il sera l'enjeu d'une guerre, et j'aime beaucoup les guerres." Car pour ce surréaliste la mort des autres constitue une source de plaisir et de jouissance. "Désormais je dégusterai avec une saveur particulière la moindre sardine, si en même temps je songe à tous mes amis qui sont morts de préférence fusillés ou martyrisés... Dès leur mort, ils commencent à travailler pour le divin Dali" 7. Ainsi, loin de dénoncer l'atrocité de la guerre et son horreur, Dali se contente de la représenter telle qu'il la voit, une figure de la mort qui le persécute et qui le divinise.
Face aux événements historiques qui ont secoué l’humanité lors du vingtième siècle, Dali a donc adopté des positions aussi excentriques que sa personne. Son idéologie se ressource dans la parano-critique qu’il a inventée. Il ne se souciait point de la mobilisation idéologique entreprise par ses amis surréalistes en faveur du socialisme et des classes démunies. Seul comptait pour l’extravagant Dali la mise en exergue de son MOI et de sa grandeur. Une mégalomanie sans borne qui légitime à ses yeux la dictature de Hitler et le carnage occasionné par la guerre.
"La différence entre les surréalistes et moi c'est que moi je suis surréaliste" Cette déclaration résume la relation qu'entretenait le peintre avec les surréalistes. Lui qui proclamait bien haut qu’il trouvait la politique anecdotique et misérable, leur contestait le qualificatif de surréalistes à cause de leur engagement en faveur du prolétariat. Une telle action met en question la primauté de l'inconscient, du moi, et de la paranoïa- critique qui restent, pour Dali, les sources essentielles pour toute oeuvre surréaliste.
Mohamed Rachidi
Artiste Peintre
NOTES
1- Cité par Gilles Neret in Dali, Taschen, 1994, pp.44-45
2- Alain Bosquet : Entretiens avec Salvador Dali, 1996, Paris, p.14
3- Ibidem.
4- Ibid.p.50
5- Alain Bosquet : Entretiens avec Salvador Dali, 1996, Paris, p.14
6- Gilles Neret. Dali, Taschen 1994. p.60
7- Alain Bosquet : Entretiens avec Salvador Dali, 1996, Paris, p.45
http://www.maghrebarts.ma/artsplastiques/art/031027.html
II. Salvador Dali était un faciste !
The Jackboot of Dada
Salvador Dali, Fascist
By VICENTE NAVARRO
The year 2004, the centenary of Dali's birth, has been proclaimed "the year of Dali" in many countries. Led by the Spanish establishment, with the King at the helm, there has been an international mobilization in the artistic community to pay homage to Dali. But this movement has been silent on a rather crucial item of Dali's biography: his active and belligerent support for Spain's fascist regime, one of the most repressive dictatorial regimes in Europe during the twentieth century.
For every political assassination carried out by Mussolini's fascist regime, there were 10,000 such assassinations by the Franco regime. More than 200,000 people were killed or died in concentration camps between 1939 (when Franco defeated the Spanish Republic, with the military assistance of Hitler and Mussolini) and 1945 (the end of World War II, an anti-fascist war, in Europe). And 30,000 people remain desaparecidos in Spain; no one knows where their bodies are. The Aznar government (Bush's strongest ally in continental Europe) has ignored the instructions of the U.N. Human Rights Agency to help families find the bodies of their loved ones. And the Spanish Supreme Court, appointed by the Aznar government, has even refused to change the legal status of those who, assassinated by the Franco regime because of their struggle for liberty and freedom, remain "criminals."
Now the Spanish establishment, with the assistance of the Catalan establishment, wants to mobilize international support for their painter, Dali, portraying him as a "rebel," an "anti-establishment figure" who stood up to the dominant forces of art. They compare Dali with Picasso. A minor literary figure in Catalonia, Baltasar Porcel (chairman of the Dali year commission), has even said that if Picasso, "who was a Stalinist" (Porcel's term), can receive international acclaim, then Dali, who admittedly supported fascism in Spain, should receive his own homage." Drawing this equivalency between Dali and Picasso is profoundly offensive to all those who remember Picasso's active support for the democratic forces of Spain and who regard his "Guernica" (painted at the request of the Spanish republican government) as an international symbol of the fight against fascism and the Franco regime.
Dali supported the fascist coup by Franco; he applauded the brutal repression by that regime, to the point of congratulating the dictator for his actions aimed "at clearing Spain of destructive forces" (Dali's words). He sent telegrams to Franco, praising him for signing death warrants for political prisoners. The brutality of Franco's regime lasted to his last day. The year he died, 1975, he signed the death sentences of four political prisoners. Dali sent Franco a telegram congratulating him. He had to leave his refuge in Port Lligat because the local people wanted to lynch him. He declared himself an admirer of the founder of the fascist party, Jose Antonio Primo de Rivera. He used fascist terminology and discourse, presenting himself as a devout servant of the Spanish Church and its teaching--which at that time was celebrating Queen Isabella for having the foresight to expel the Jews from Spain and which had explicitly referred to Hitler's program to exterminate the Jews as the best solution to the Jewish question. Fully aware of the fate of those who were persecuted by Franco's Gestapo, Dali denounced Bunuel and many others, causing them enormous pain and suffering.
None of these events are recorded in the official Dali biography and few people outside Spain know of them. It is difficult to find a more despicable person than Dali. He never changed his opinions. Only when the dictatorship was ending, collapsing under the weight of its enormous corruption, did he become an ardent defender of the monarchy. And when things did not come out in this way, he died.
Dali also visited the U.S. frequently. He referred to Cardinal Spellman as one of the greatest Americans. And while in the U.S., he named names to the FBI of all the friends he had betrayed. In 1942, he used all his influence to have Buñuel fired from the Museum of Modern Art in New York, where Buñuel worked after having to leave Spain following Franco's victory. Dali denounced Buñuel as a communist and an atheist, and it seems that under pressure from the Archbishop of New York, Buñuel had to leave for Mexico, where he remained for most of his life. In his frequent visits to New York, Dali made a point of praying in St. Patrick's Cathedral for the health of Franco, announcing at many press conferences his unconditional loyalty to Franco's regime.
Quite a record, yet mostly unknown or ignored by his many fans in the art world.
Vicente Navarro 6/7 décembre 2003.
Traduire le texte avec google (approx translation) : CLICKER ICI
"C'est Sorj Chalandon dans Libé qui rapporte cette répartie de Catherine Millet, connue pour sa vie sexuelle mais aussi pour être la rédactrice en chef de Art press et son ouvrage de référence sur l'art contemporain en France. À Polac qui lui reproche dans son bouquin sur Dali d'"escamotez trop le côté de la star vieillissante et réac qui admirait Franco" elle répond : «sur le franquisme, moi, très franchement, je pense qu'il valait mieux être franquiste avec Dali que communiste à la manière d'Aragon, par exemple, voyez ? C'était un franquisme véniel. Oui, il est allé déjeuner une fois chez Franco, point à la ligne».".
Si Dali ne s'était contenté que d'être véniel, juste pour un simple repas chez le caudillo, ça se saurait !
RAG 34. Lolo34
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25.09.2007
Ils ont choisi de partir ensemble
Hier le philosophe André Gorz et sa femme se sont suicidés. Il avait créé le Nouvel Observateur avec Jean Daniel . Figure de la philosophie des années 70 , il a écrit de nombreux essais dont "Lettre à D., histoire d'un amour" (éd. Galilée).
LA VIE DES IDEES (7/10 Nicolas Demorand France Inter)
Ecouter (durée 2 mns 28)
Libération : André Gorz, dernière lettre à D.
André Gorz. Wikipédia.
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13:35 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : André GORZ
24.09.2007
Le mime Marceau ou l'art silencieux d'un artiste bavard
(Marcel Marceau en 1978 Photo : archives AP ) PARIS - Dans l'esprit de plusieurs générations, il restera comme Bip. Le mime Marceau, surnommé le "Charlie Chaplin du mime" auquel il avait redonné ses lettres de noblesse, s'est éteint à 84 ans, après soixante ans d'une carrière exceptionnelle.
Artiste complet au rayonnement international, mime, comédien, metteur en scène, mais également peintre et acteur, capable de donner vie à toute une galerie de personnages, du garçon de café au dompteur de lion en passant par une grand-mère au tricot, Marcel Marceau se caractérisait par "un amour total" de ce qu'il faisait, a confié dimanche sur France Info Emmanuel Vacca, qui fut son élève, puis son assistant.
Né dans une famille juive de Strasbourg le 22 mars 1923, le petit Marcel Mangel découvre le monde de la musique et du théâtre grâce à un père boucher et baryton qui l'emmène au spectacle. Le gamin se passionne pour les films muets de l'époque: Charlie Chaplin, Buster Keaton et les Marx Brothers sont ses idoles.
Puis la Seconde Guerre mondiale éclate. A l'arrivée des Allemands, la famille Mangel n'a que quelques heures pour rassembler ses affaires et fuir la zone occupée en direction du Sud-Ouest. C'est à cette époque qu'il prend la patronyme de Marceau, pour cacher ses origines juives. En 1944, son père sera envoyé à Auschwitz où il mourra. Pendant ce temps, le jeune Marcel s'engage dans la Résistance, fabriquant de faux documents et aidant un cousin à cacher des enfants juifs.
A la Libération, il a 21 ans et sa vie d'artiste peut enfin commencer. Il commence par s'inscrire à l'Ecole d'art dramatique Charles-Dullin, où il apprend sous la direction du célèbre mime Etienne Decroux. C'est en 1947, au Théâtre de Poche à Paris, le jour du 24e anniversaire de Marcel Marceau, que naît Bip, Pierrot lunaire à l'oeil charbonneux et à la bouche carmin, fleur rouge et haut-de-forme, solitaire et agile, "hurluberlu blafard".
Le mime Marceau doit largement au personnage de Bip, être sensible et poétique, d'être devenu le maître incontesté de l'art du mime ou plutôt du mimodrame.
Avec Bip, Marcel Marceau a en effet ressuscité un art qui existait dans l'antiquité en Grèce et à Rome et qui avait survécu à travers la Commedia dell'Arte jusqu'au XIXe siècle. Un art qu'il désirait défendre "corps et âme".
Dans ce but, il crée sa propre compagnie, puis l'Ecole internationale de mimodrame en 1978 à Paris. Vingt ans après, une quarantaine d'élèves de vingt pays différents y marchent dans les pas du maître. "Car un art qui ne lègue pas, est amené à mourir", déclarait le mime Marceau dans un entretien à l'Associated Press en 1999. "Le cinéma revient toujours grâce à ce que laissent les cinéastes. Le théâtre, lui, s'en va. C'est pareil pour le mime".
Marcel Marceau s'inscrivait dans une filiation artistique dans la lignée d'un Charlie Chaplin, dont il avait fait l'émouvante rencontre dans un aéroport en 1967. Il avait même consacré à "son idole" un coin de sa maison dans l'Eure-et-Loire. Michael Jackson, avec qui Marceau disait avoir "plaisir à échanger", figurait parmi ses spectateurs réguliers. La star américaine avait emprunté au mime sa "marche contre le vent" pour en faire son "moonwalk", ce fameux pas de glisse qui a fait son succès planétaire.
Au cours des ans, le plus célèbre mime du monde s'est vu décerner de multiples distinctions: officier de la Légion d'Honneur, commandeur de l'Ordre national du Mérite, commandeur des Arts et Lettres, élu à l'Académie des Beaux-Arts, etc.
Son succès populaire ne s'est jamais démenti, à l'étranger autant qu'en France. C'était aux Etats-Unis, sa "seconde patrie" qu'il se produisait le plus, il y était d'ailleurs aussi connu qu'en France. Son premier spectacle outre-Atlantique en 1955 avait été un triomphe et il y était retourné régulièrement, tous les deux ans en moyenne, jouant devant quatre présidents américains (Lyndon Johnson, Gerald Ford, Jimmy Carter et Bill Clinton).
Bien que plus rare sur scène ces dernières années, Marcel Marceau, n'a jamais cessé de pratiquer son art. "Si vous vous arrêtez quand vous avez 70 ou 80 ans, c'est fini. Il faut toujours continuer à travailler", affirmait-il à l'AP en 2003. Deux ans après, il effectuait une tournée aux Caraïbes et en Amérique latine.
(photo AFP) Cet "homme du silence" comme le décrit son ami Jacques Chancel qui l'a reçu de nombreuses fois dans ses émissions, confessait avoir "une vie spartiate avec une grande discipline corporelle et alimentaire". Ce rigoureux comique laisse l'art du mime orphelin. Il avait "un don du ciel", a estimé Jacques Chancel sur France Info, quelque chose de "pas transmissible". AP
ca/div/mw
RAG 34. Lolo34
16:18 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mime Marceau, Marcel MARCEAU
12.09.2007
JAZZ : Décès de Joe Zawinul à l'âge de 75 ans
AP | 11.09.2007 | 10:01
La légende du jazz Joe Zawinul fondateur de Weather Report, qui fut l'un des créateurs du jazz fusion et qui joua avec Miles Davis, est mort, a annoncé son fils. Joe Zawinul était âgé de 75 ans.
Selon Erich Zawinul, cité par l'agence de presse Austria, Zawinul est mort tôt mardi dans un hôpital de la capitale autrichienne où il était admis depuis le mois dernier.
Véritable inspirateur et force du mouvement baptisé "Electric Jazz", Zawinul avait atteint les sommets en compagnie de Miles Davis dans des albums tels que "In A Silent Way" et "Bitches Brew". AP
Mon vinyl préféré (juste pour faire faire rigoler mes 2 grands gamins qui téléchargent illégalement, les voyous...) Black Market. Hum, le tabac avait comme le thé bon goût à cette époque. Et notre libido ? Bien, bien, merci... MAKE LOVE NOT WAR !
Lolo34 me souffle qu'à propos du bon tabac et du bon thé de nos belles et vertes années 70, vous pourrez lire quelques bonnes pages à ce sujet dans "Les déclassés" de Jean François Bizot disparu lui aussi cette semaine.
Lovely34
00:17 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JOE ZAWINUL, WEATHER REPORT
07.09.2007
MAESTRO, MAESTRIA ! Ce soir sur FR3 Le concert original des 3 ténors (1990)
(photo DR) Luciano Pavarotti le stradivarius de l'opéra est décédé chez lui ce matin à l'aube.
Les obsèques du ténor Luciano Pavarotti seront célébrées ce samedi à Modène (Italie).
Les hommages de tous les pays et de tous les horizons musicaux rock, variétés... se multiplient pour saluer le départ du "maestro planétaire", et de celui qui avait su démocratiser son Art.
Les grands de ce Monde ne sont pas en reste pour souligner son profond engagement envers nombre de causes humanitaires.
Nul doute que Caruso et Maria Callas sauront l'acceuillir à l'Opéra des éternels.
Ciao Maestro !
rendra hommage vendredi 7 septembre au célèbre ténor italien à partir de 20h50 en diffusant le concert original des trois ténors.
Ce concert a été donné le 7 juillet 1990 dans les célèbres thermes de Caracalla. Une soirée pendant laquelle les trois ténors les plus célèbres de la planète - Luciano Pavarotti, José Carreras, Placido Domingo - se joignaient à un orchestre de deux cents musiciens face au décor majestueux de la Rome antique sous la baguette de Zubin Mehta.
Lolo34 pour RAG 34
16:40 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAVAROTTI, OPERA
30.08.2007
POESIE : découvrir, écouter, lire Léo Ferré - L'espoir (1974)
http://www.leo-ferre.com
"Et qu'ont-ils à rentrer chaque année les artistes?..."
Chèr(e)s ami(e)s et camarades, en cette difficile rentrée écrasée par la "realpolitik", pour adoucir votre retour à Sarkoland, nous vous offrons ce lundi matin un peu de poésie vitamine.
GUERNICA. P. Picasso, 1937, musée du Prado, Madrid, Espagne.
(vue partielle).
Photo RIGAUDIN : Léo au théâtre de la Mer à Sète 1977
L'ESPOIR
1974
Dans le ventre des Espagnoles
Il y a des armes toutes prêtes toutes prêtes
Et qui attendent
Des oiseaux finlandais vêtus de habanera
Des Vikings aux couteaux tranchant la manzanilla
Des flamenches de Suède brunes comme la cendre
Des guitares désencordées et qui se pendent
Des amants exilés dans les cloches qui sonnent
La Mort qui se promène au bras de Barcelone
Des taureaux traversés qui traversent l'Histoire
Des soleils fatigués qui les regardent boire
Un Orient de misère à la jota engloutie
Les parfums de l'Islam crevant d'Andalousie
Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques
Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques
Les tam-tams de l'Afrique à portée de guitare
De l'eau fraîche et de l'ombre à jurer pour y croire
Une rue de Madrid avec des fleurs fanées
Un fusil de trente-six qui revient s'y mêler
Dans le ventre des Espagnoles
Il y a des armes toutes prêtes toutes prêtes
Et qui attendent
Un accord de guitare au moment où l'on passe
Un passeur langoureux avant le coup de grâce
La bouteille à la mer dans un drugstore indien
Un habit de lumière dans l'ombre du chagrin
La fureur pensionnée qui se croit dans la rue
Des chansons caraïbes qu'on a perdues de vue
Des cigales fuyant le bruit des castagnettes
Toutes les Amériques au fond d'une cassette
Exécutées à l'aube avec la stéréo
Le silence permis au-delà de Franco
Des ailes de moulin plantées sur les maisons
Don Quichotte qui passe à la télévision
Une chaîne en couleur pour avaler tout ça
Le sang avec la veine d'avoir la corrida
Et cent mille danseurs sur la place publique
Pour que Christophe Colomb découvre la Musique
Dans le ventre d'une Espagnole
Il y a l'Espoir qui se gonfle et qui gonfle
Et qui attend... Et qui attend...
MANUEL DE FALLA *
* Manuel de Falla sur wikipédia
RAG 34. Lolo34
20:20 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FERRE, Léo Ferré
17.08.2007
JAZZ-Légende : Décès de Max ROACH, le bebop en deuil
Et la bourse peut bien s'écrouler...
(photo AP) Décès du batteur-compositeur Max Roach, pionnier du bebop
NEW YORK (Reuters) - Le batteur Max Roach, l'un des fondateurs du mouvement bebop qui révolutionna le jazz avec Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powell ou Clifford Brown, est décédé à l'âge de 83 ans, a annoncé jeudi soir la firme phonographique Blue Note.
Le percussionniste, qui était aussi compositeur, est mort dans son sommeil mercredi à New York.
Roach s'était, comme Kenny Clarke et Art Blakey, assuré une place au panthéon du jazz en redéfinissant le rôle de la batterie à la fin des années 1940 et au début des années 1950.
Avant l'essor du bebop, le jazz était dominé par un swing orchestral destiné aux salles de danse, où les batteurs tenaient le tempo en privilégiant la caisse claire et la grosse caisse. Le bop confiait le rythme principal aux cymbales "ride" et "charleston", laissant intervenir plus librement les autres éléments de la batterie.
En modifiant ainsi la façon de tenir le tempo, Roach et ses contemporains donnaient à la batterie une importance et un champ d'expression plus larges qui eurent pour effet de transformer la musique de danse populaire qu'était le jazz en une forme d'art que l'on appréciait assis dans un club, note Cem Kurosman, porte-parole de Blue Note.
Roach était par ailleurs un militant des droits civiques actif, qui introduisait volontiers la politique dans son travail de musicien. En 1960, il avait créé "We Insist! Max Roach's Freedom Suite", suite en sept parties traitant de l'esclavage et du racisme où intervenait la chanteuse Abbey Lincoln.
Le quintette qu'il avait formé en 1954 avec le trompettiste Clifford Brown est considéré comme l'un des ensembles les plus accomplis du jazz moderne. Après la mort de Brown dans un accident de voiture en 1956, Roach avait dirigé ses propres formations, où défilèrent un véritable who's who du jazz. Il avait aussi enregistré avec sa fille Maxine, violoniste.
Dans sa composition "Drums Unlimited", enregistrée en 1966, ses solos de batterie témoignent d'un sens aigu de la mélodie et des variations.
Roach figure sur un grand nombre d'enregistrements historiques du bebop aux côtés de Parker, de Gillespie, de Miles Davis ainsi que des pianistes Bud Powell et Thelonious Monk.
Chères amies, chers amis JAZZEUX, c'est à vous maintenant de découvrir ou redécouvrir ce très bel album. Et "African Flower", si douce, si simple, lente et poétique à souhait;une chanson "entre hommage à Debussy et au free jazz de Coltrane", née d'une rencontre, le 17 septembre 1962, entre trois grand messieurs du Jazz que sont Duke Ellington, Max Roach et Charlie Mingus...
Duke Ellington indiquera qu'en jouant African flower "leurs trois muses fusionnèrent en une seule. Comme il arrive souvent à ceux qui sont effleurés par la grâce".
Clicker sur ->Ecoutez quelques mesures des titres de l'album MONEY JUNGLE (Amazon.fr)
On a pas oublié bien sûr ART DAVIS
Le saxophoniste John Coltrane le considérait comme l'un des contrebassistes les plus aboutis. Art Davis est mort, des suites d'une crise cardiaque, dimanche 29 juillet à son domicile de Long Beach (Californie). Né le 5 décembre 1934 à Harrisburg (Pennsylvanie), Art Davis avait d'abord suivi des études de musique classique avant de s'intéresser au jazz et à la contrebasse.
A la fin des années 1950, il est remarqué au sein des formations du batteur Max Roach puis du trompettiste Dizzy Gillespie. Ensuite, les pianistes Thelonious Monk, Duke Ellington, le saxophoniste-flûtiste Roland Kirk, Coltrane donc - dans Africa Brass en 1961 notamment - apprécient la qualité de son assise rythmique, la fluidité de son jeu.
Dès le début des années 1960, il va mener une double carrière dans des formations symphoniques et des orchestres de jazz et est régulièrement sollicité pour des séances d'enregistrement pour le cinéma ou la télévision. (source le monde).
Bassiste éclectique très apprécié pour l’assise rythmique qu’il sait fournir aux solistes qu’il accompagne (beaucoup ont vanté son jeu «sécurisant»), il travaille ensuite avec Gigi Gryce, Clark Terry, Quincy Jones, Art Blakey, Ahmad Jamal, Count Basie, la chanteuse Lena Horne (qu’il suit à Londres en 1961) et John Coltrane, bien sûr, rencontré à ses débuts à Harlem. (source libération)
Art DAVIS : un artiste "blacklisté"
Attentif à l'égalité de traitement entre Noirs et Blancs, Art Davis protestera régulièrement, dans les années 1970, contre des pratiques discriminatoires alors toujours en vigueur dans les métiers de la musique. Ce qui lui vaudra d'être mis sur une liste noire officieuse qui l'écarta durant plusieurs années de nombreux engagements.
En 1981, après avoir fait des études de psychologie, il obtint un doctorat de psychologie clinique. Un métier qui ne l'empêchait pas de revenir à la musique.
RAG 34. Lovely34 et Lolo34
19:06 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Max ROACH, Art DAVIS, JAZZ, BEBOP, FREEJAZZ
15.08.2007
1/2 Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir : Léo FERRE chante Arthur Rimbaud
Les Éditions La Mémoire et la Mer
Le, 06/05/2007
Bonjour les lolo's de RAG 34,
Léo Ferré a créé les Éditions La Mémoire et la Mer.
Depuis sa disparition, je continue la publication des oeuvres de mon père.
Abonnez-vous gratuitement à notre lettre d'information pour recevoir par mail, en avant-première, toute l'actualité des Éditions La Mémoire et la Mer.
Vous pouvez bien sûr vous désabonner à tout moment.
Inscrivez-vous sur http://www.leo-ferre.com/contact/contact.php
(si vous êtes déjà abonné à notre lettre d'information, inutile de vous inscrire à nouveau)
Musicalement.
Mathieu Ferré.
Merci et à bientôt sur http://www.leo-ferre.com
Le bateau ivre
Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs:
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots!
Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend;
Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour!
Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants: je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir!
J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets!
J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs!
J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs!
J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux!
J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan!
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant!
Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises!
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums!
J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.
Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...
Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons!
Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau;
Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur;
Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs;
Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets!
J'ai vu des archipels sidéraux! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur:
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur?
Mais, vrai, j'ai trop pleuré! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer:
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate! Ô que j'aille à la mer!
Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.
Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.
Arthur Rimbaud. Poète français (1854-1891)
Sur le même thème : Léo chante Ferré
RAG 34. Lolo34
13:04 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Léo FERRE, Mathieu FERRE, LA MEMOIRE ET LA MER, LE BATEAU IVRE, RIMBAUD
2/2 Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir : Léo chante Ferré INTEGRAL !
Pour commémorer les dix ans de la disparition de Léo Ferré, Universal Music France a commercialisé en 2003 via son label Barclay une "intégrale" 16 CD.
L'appellation "intégrale" peut faire sourire ou irriter suivant l' humeur parce que fausse. Il existe par exemple nombre de chansons gravées dans la cire mais non...intégrées. Ainsi toute la partie italienne de Ferré est bizarrement occultée, des 45 tours tels que "Les Anarchistes", "L'Albatros" ou "La Solitude" sont par exemple tombés aux oubliettes.
Aux oubliettes également tous ces enregistrements à ce jour inédits pour lesquels nous réclamons aussi la commercialisation, qu'il s'agisse de prises studio, "Le Chien" (pour la plus connue d'entre elles avec le trio John Mac Laughlin/Miroslav Vitous/Billy Cobham), de musiques de film ("L'Albatros"), de versions alternatives ou de récitals publics.
Pouvoir écouter un récital de Bobino 1967 serait pour nous une grande satisfaction car ce spectacle de par les morceaux ci-dessous interprétés présente un réel intérêt.
01- La Maffia
02 - On n'est pas des saints
03 - Pacific blues
04 - C'est un air
05 - Les retraités
06 - Le bonheur
07 - Salut beatnick
08 - Quartier latin
09 - Spleen
10 - Le lit
11 - L'affiche rouge
12 - Cette chanson
13 - Le vin de l' assassin
14 - Tu sors souvent la mer
15 - La poisse
16 - Une charogne
17 - Les gares, les ports
18 - Thank you Satan
19 - Ils ont voté
20 - L'inconnue de Londres
21- La Marseillaise
22 - La mélancolie
23 - Graine d'ananar
24 - Nous deux
25 - Ma vieille branche
26 - A la Seine
27 - Paname
28 - Recueillement
29 - Le bateau Espagnol
30 - Marizibill
31 - Le printemps des poètes
32- Ni dieu ni maître
33 - Notre amour
34 - A une chanteuse morte
Nous avons donc besoin pour espérer que cette entreprise aboutisse un jour de toutes celles et ceux qui apprécient Léo Ferré. Merci pour cela de compléter ce formulaire mais aussi de faire connaître l'adresse de cette page : http://leoferre.signatures.free.fr par tous les moyens possibles et notamment via vos forums habituels.
Par respect envers ce grand Artiste une commercialisation non tronquée de son oeuvre nous paraît être la moindre des choses, le faire savoir nous semble élémentaire.
Amicalement
http://leoferre.signatures.free.fr/
Lire écouter notre note précédente : 1/2 Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir : Léo FERRE chante Arthur Rimbaud
RAG 34. Les lolo's 34
08:43 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FERRE, LEO chante FERRE
12.08.2007
Étranges étrangers écrit par Jacques Prévert
Étranges étrangers
Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
hommes des pays lointains
cobayes des colonies
Doux petits musiciens
soleils adolescents de la porte d'Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d'Aubervilliers
brûleurs des grandes ordures de la ville de Pans
ébouillanteurs des bêtes trouvés mortes sur pied au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelle
embauchés débauchés
manoeuvres désoeuvrés
Polacks du Marais du Temple des Rosiers
Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
pêcheurs des Baléares ou bien du Finisterre
rescapés de Franco
et déportés de Franco et de Navarre
pour avoir défendu en souvenir de la vôtre la liberté des autres
Esclaves noirs de Fréjus
tiraillés et parqués
au bord d'une petite mer
où peu vous vous baignez
Esclaves noirs de Fréjus
qui évoquez chaque soir
dans les locaux disciplinaires
avec une vieille botte à cigares et quelques bouts de fil de fer
tous les échos de vos villages
tous les oiseaux de vos forêts
et ne venez dans la capitale
que pour fêter au pas cadencé la prise de la Bastille le quatorze juillet
Enfants du Sénégal
dépatriés expatriés et naturalisés
Enfants indochinois
jongleurs aux innocents couteaux
qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés de jolis dragonsd'or
Faits de papier plié
Enfants trop tôt grandis et si vite en ailés
qui donnez aujourd'hui de retour au pas
le visage dans la terre
et des bombes Incendiaires labourant vos rizières
On vous a renvoyé
la monnaie de vos papiers dorés
on vous a retourné
vos petits couteaux dans le dos
Étranges étrangers
Vous êtes de la ville
vous êtes de sa vie
même si mal en vIvez
même si vous mourez.
Jacques Prévert
RAG 34. Lolo34
09:19 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Etranges étrangers, Jacques PREVERT
05.08.2007
HISTOIRE - Congés payés : un long labeur législatif
Jean-Marcel Bichat, délégué national PS à l’Histoire, évoque l’avancée spectaculaire constituée par les congés payés, en dépit des nombreuses résistances du patronat. Institués en 1936 par le Front populaire, ils ont permis à plusieurs milliers de salariés de partir à la découverte du pays.
Peu de personnes le savent. Pourtant, lorsque le Front populaire parvient enfin au pouvoir, un certain nombre de salariés – fonctionnaires et employés pour la plupart – bénéficient déjà de « vacances payées » depuis le début du siècle.
Oui. En revanche, beaucoup d’usines fermaient leurs portes en août durant une ou deux semaines, les ouvriers n’étant pas rémunérés en retour. Par principe, le patronat était hostile aux congés payés. Les projets de loi qui furent déposés pour favoriser leur mise en oeuvre furent systématiquement repoussés par le Sénat. Les congés payés furent institués dans de nombreux pays entre 1900 et 1930, sans pour autant figurer au rang des priorités du mouvement ouvrier français. La crise économique des années 30 avait e effet placé le chômage en tête de ses préoccupations. C’est toutefois Léon Jouhaux, secrétaire général de la Confédération générale du travail, qui, le premier, en avait préconisé l’instauration dans les années 20.
Plus surprenant, le « programme de revendications du Rassemblement populaire », adopté le 10 janvier 1936, ne fait aucune mention des congés payés…
C’est un texte de compromis modéré dans son chapitre économique. En revanche, le programme socialiste est à la fois plus hardi et plus précis. La SFIO s’associe aux revendications du Rassemblement populaire et, dans le domaine social, mentionne les contrats collectifs et les congés payés qui n’apparaissent pas dans ce programme. De leur côté, les communistes manifestent un souci de grande modération. Sur presque tous les points, leur programme se situe en retrait par rapport à celui de la SFIO. Ils portent une grande attention aux classes moyennes et ne souhaitent pas heurter les radicaux, même si leur discours anticapitaliste est parfois très violent. En fait, le PC s’aligne sur la politique extérieure de Staline qui souhaite pour la France un bon gouvernement républicain et modéré, capable de s’opposer efficacement au péril fasciste.
Quand la revendication des congés payés apparaît-elle pour la première fois ?
À l’occasion des grèves de mai-juin 1936. Lors de la signature des accords de Matignon, l 7 juin, Blum annonce le dépôt d’un projet de loi. Ce texte est voté le 11 juin par la Chambre des députés et le 17 par le Sénat. Il est promulgué le 20 juin. Dès lors, un congé payé de quinze jours, dont douze ouvrables, est instauré pour tout salarié ayant accompli un an de services continus dans l’entreprise. Ceux qui n’ont que six mois d’ancienneté ne bénéficient que d’une semaine, dont six jours ouvrables.
La classe ouvrière accède au temps libre, mais les moyens financiers dont elle dispose pour profiter à plein de ce nouveau droit restent insuffisants…
En 1937, malgré les augmentations salariales de l’année précédente, une bonne moitié du budget ouvrier se concentre sur les biens alimentaires. Ce sont surtout les jeunes qui profitent du temps libre. Ils enfourchent tandems et vélos – certains vont même à pied – et plantent leurs tentes sur les bords de la Marne. Les plus hardis se risquent jusqu’à la plage. Plusieurs milliers de travailleurs prennent le chemin des vacances grâce à Léo Lagrange, sous-secrétaire d’État à l’Organisation des loisirs et des sports. Le « billet populaire de congés annuel » est mis en vente dès le 3 août 1936. 550 000 personnes, en 1936, puis 907 000, en 1937, partent ainsi à la découverte des bords de mer, des stations de montagne, des monuments célèbres ou des villages.
Il faut ensuite attendre la Libération pour que la revendication d’une semaine supplémentaire de congés payés figure parmi les préoccupations ouvrières.
Véritable « laboratoire social » avec, à sa tête, Pierre Dreyfus, la régie Renault accorde à ses salariés, en 1955, une troisième semaine. Et, contre l’avis des pouvoirs publics, une quatrième, sept ans plus tard. Elle entraîne dans son sillage plusieurs autres entreprises. Le gouvernement généralise cette mesure par les lois du 27 mars 1956 (Guy Mollet), puis du 17 mai 1969 (Maurice Couve de Murville). « Vous n’avez aucun sens de la discipline, mais vous avez bien fait », confiera De Gaulle à Pierre Dreyfus. En juin 1981, ce même Pierre Dreyfus devient ministre de l’Industrie du gouvernement Mauroy. Dès lors, la cinquième semaine de congés payés est sur les rails. Elle sera instaurée par l’ordonnance du 13 janvier 1982.
Propos recueillis par Bruno Tranchant
RAG 34. Les lolo's 34
09:39 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CONGES PAYES
02.08.2007
Michel Serrault : dernier hommage à Honfleur, le PS présente ses condoléances à ses proches
(photo : commeaucinema.com)
SERRAULT A CASSE SA DERNIERE BISCOTTE (vidéo)
Le Parti Socialiste exprime sa grande tristesse à l’annonce du décès de Michel Serrault et présente ses condoléances à ses proches. Michel Serrault était un comédien populaire, qui restera dans la mémoire de chaque Français. Le cinéma et le théâtre français ont reçu en Michel Serrault leur enfant le plus talentueux et le plus émouvant. Il a toujours interprété ses rôles, tour à tour comiques ou dramatiques, avec une humanité et une authenticité qui font de lui un acteur exceptionnel et un homme auquel les Français resteront profondément attachés.
Communiqué du Parti Socialiste
Michel Serrault a cassé sa dernière biscotte
RAG 34. les lolo's 34
11:03 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Michel SERRAULT
30.07.2007
Vilain lundi pour le 7ème art : Décès d'Ingmar Bergman, le cinéaste aux "innombrables démons"
A peine connu le décès de Michel SERRAULT, nous apprenons la disparition de Ingmar BERGMAN
Le cinéaste suédois Ingmar Bergman est mort à l'âge de 89 ans dans sa maison sur l'île suédoise de Faarö (Gotland), a annoncé lundi sa soeur Eva Bergman à l'agence de presse suédoise TT.
Jan Delden AFP/Pressenbild/Arch.
Par Anna Ringstrom et Sarah Edmonds Reuters - Lundi 30 juillet, 15h40STOCKHOLM (Reuters) - Le réalisateur suédois Ingmar Bergman, qui tenta d'exorciser ses traumatismes d'enfance par des films où dominent les tourments du couple et une vaine recherche du sens de la vie, est décédé lundi à 89 ans.
Figure majeure du septième art dont la carrière a embrassé un demi-siècle et produit des chefs-d'oeuvre qui ont influencé une génération de cinéastes, Bergman s'est éteint paisiblement chez lui sur l'île de Faro, en mer Baltique, a indiqué sa fille Eva, citée par l'agence suédoise TT.
Il était brièvement apparu en public ce mois-ci mais restait dans un fauteuil roulant et semblait très fatigué, a-t-elle dit.
"Nous subissons aujourd'hui une très grande perte", a déclaré Cissi Elwin, responsable de l'Institut cinématographique suédois. "C'est très étrange, très irréel, Ingmar Bergman fait si profondément (partie du) cinéma suédois."
Avec des films comme "Les Fraises sauvages", "Scènes de la vie conjugale" ou "Fanny et Alexandre", inscrits dans un Nord rude et lumineux, Bergman donnait une image mélancolique de la Suède tout en acquérant le statut d'un maître du cinéma moderne.
Son oeuvre englobe au total 54 films, 126 productions théâtrales et 39 pièces radiophoniques.
Ses films les plus accomplis portent souvent l'empreinte de la confusion sexuelle, de la solitude et du sens insaisissable de la vie, thèmes que beaucoup attribuent à son enfance marquée par une santé fragile et un père pasteur luthérien qui l'humiliait et le frappait.
"C'était l'un des grands, je le connaissais depuis plus de 50 ans", a déclaré à Reuters Jorn Donner, producteur de "Fanny et Alexandre" - dernière création de Bergman pour le grand écran, au fort contenu autobiographique, qui met en scène une famille de la bourgeoisie d'Uppsala, sa ville natale, avant la Première Guerre mondiale.
Les personnages du jeune Alexandre et de sa soeur Fanny sont victimes d'abus physiques et psychologiques de la part de leur père adoptif - un évêque inspiré du père de Bergman. Alexandre recourt à des pouvoirs surnaturels pour une cruelle vengeance.
CINQ MARIAGES, NEUF ENFANTS
La nouvelle de la mort de Bergman a provoqué une commotion dans les médias de Suède, la télévision interrompant ses émissions régulières pour diffuser des hommages au disparu.
"Je crois qu'il est difficile de saisir pleinement l'apport d'Ingmar Bergman au cinéma et au théâtre suédois", écrit le Premier ministre Fredrik Reinfeldt dans un communiqué. "Ses oeuvres sont immortelles."
La vie privée de Bergman l'a souvent mis sous les projecteurs. Il s'était marié cinq fois avec des femmes belles et talentueuses, et avait entretenu des liaisons avec ses principales actrices. Il était père de neuf enfants.
Ses quatre ex-épouses continuaient à parler de lui en termes élogieux, tout comme les actrices auxquelles il avait été lié - en particulier la Norvégienne Liv Ullmann, sa compagne de la fin des années 1960 qui débuta sous sa direction dans "Persona".
Lors d'une interview accordée à Reuters en 2001, Bergman confiait avoir été tourmenté et inspiré à la fois tout au long de sa vie par des démons personnels:
"Les démons sont innombrables, ils apparaissent aux plus mauvais moments en créant panique et terreur. Mais j'ai appris qu'en maîtrisant les forces négatives et en les attelant à mon char, je pouvais les faire agir à mon profit."
Bergman avait obtenu la reconnaissance internationale avec "Le Septième sceau" (1956), conte médiéval dans lequel un croisé en quête d'absolu joue aux échecs avec la Mort. Le film reçut le prix du jury du festival de Cannes 1957. "Les Fraises sauvages", où le rêve se conjugue avec les faits pour aborder le thème de la vieillesse, reçut l'Ours d'Or à Berlin en 1958.
Liv Ulmann joue dans plusieurs films célèbres de Bergman, notamment "Cris et chuchotements" (1972), "Scènes de la vie conjugale" (1973) et "Sonate d'automne" (1978) où apparaît aussi Ingrid Bergman (sans lien de parenté avec le réalisateur).
Bien qu'il ait annoncé son retrait après "Fanny et Alexandre", Bergman avait ensuite réalisé un certain nombre de créations pour la télévision, dont "Sarabande" en 2003.
Ernst Ingmar Bergman, né le 14 juillet 1918 dans la ville universitaire d'Uppsala, avait grandi entre son père pasteur et une mère stricte et autoritaire d'origine wallonne.
En 1946, son premier scénario, "Frénésie", traitait d'un professeur sadique. Deux ans plus tard, le premier film dont il fut le réalisateur s'intitulait "Crise".
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Michel Serrault s'éteint à 79 ans
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PARIS (Reuters) - Michel Serrault, adoré du public français pour ses incarnations les plus burlesques comme les plus effrayantes, est décédé dimanche à l'âge de 79 ans, après une carrière riche de plus de 150 films et téléfilms.
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08:05 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Michel SERRAULT
29.07.2007
Lire : Mitterrand l'africain ?
La complexité des relations franco-africaines ne cesse de donner le tournis à bon nombre d'observateurs. S'intéressant au sinueux parcours africain de l'ancien président de la République française, en l'occurence François Mitterrand, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, à travers la vie politique de cet illustre personnage, décortique avec minutie les réseaux mis en place par Jacques Foccart et entretenus par quelques africanistes de gauche ; il nage dans les eaux troubles de la Françafrique pour mieux expliquer la puissance des lobbies qui imposent la continuité dans les rapports entre la France et l'Afrique.
À l'heure où l'actualité africaine est entre autres dominée par les conflits, l'exode de nombreux jeunes, la lente "colonisation" de ce continent par la Chine, d'aucuns ne cessent de se demander si, après François Mitterrand et Jacques Chirac, la France du XXIe siècle sera encore africaine ou ne le sera plus.
Cet ouvrage donne quelques pistes très utiles à la compréhension des futures relations franco-africaines. On y évoque également un lien de près de quarante-cinq ans entre un homme - que d’aucuns qualifient de "mythe errant" - et tout un continent, des méandres et des écueils qui ont enseveli des tas de secrets dans des marigots africains...
Titre : Mitterrand l'Africain ?
Editeur : Les Editions de l'Egrégore (http://www.editions-egregore.com)
Parution : 9 octobre 2007
Pagination : 256 pages
ISBN : 978-2-916335-03-2
Format : 14x22,5 cm
Prix : 18 euros
L'auteur :
Membre du Bureau fédéral du Parti Socialiste de Paris et président du club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains, Gaspard-Hubert Lonsi Koko reste fidèle à ses engagements humanistes. Après Un nouvel élan socialiste et Le demandeur d’asile, il poursuit la réflexion sur les rapports Nord-Sud avec Mitterrand l’Africain ?
Site personnel : http://www.lonsi-koko.net
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26.07.2007
Intermittents du spectacle : Travailler plus, toujours au noir et pour des clopinettes ?
Le groupe BISTEK : depuis 2004, une colère qui ne faiblit pas.
Sur la plateforme Midiblogs du journal de Midi-Libre, Marc AVEROUS du groupe BISTEK, après avoir déjà en 2004 interpellé entre autres Jean-Marc Ayrault PS (lire en bas de page), alerte une fois de plus les politiques dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, Président de la République sur les difficultés et l'extrème précarité que rencontre sa profession.
Monsieur le Président de la République,
Par cette lettre, j’espère retenir votre attention sur « ma petite vie qui n’intéresse personne’’.
Je me présente, Marc Avérous de Saint Nazaire d’Aude.
En résumé, je suis musicien, ancien intermittent du spectacle, actuellement au RMI.
Le but de ma lettre, est de vous faire part d’un problème qui donne l’impression, au regard des choix politiques que vous adoptez, qu’il n’y a aucune porte de sortie.
J’ai fait un constat concernant certains secteurs du spectacle vivant en 2004, constat renouvelé en 2006, que j’ai envoyé à tous les députés par internet ainsi qu’à vous-même. De vous, je n’ai eu aucune réponse !
Le problème n’est pas de conserver ce système d’assurance chômage mais de valoriser notre métier dans le domaine du spectacle vivant.
Pour ma part, je travaille du matin au soir pour exercer mon métier et ne trouve au final que trente contrats sur l’année, cela étant dû à une concurrence déloyale ; l’explication en détail est dans mon constat 2006 que vous trouverez sur mon blog : http://bistek.midiblogs.com. (Article du 21/10/2006)
Dans mon travail quotidien, pour obtenir des contrats, je suis commercial, producteur, régisseur, comptable, arrangeur de musiques, preneur de son, je m’occupe du mixage et du mastering des musiques, bien sûr musicien saxophoniste, compositeur et d’autres choses pour espérer sortir la tête de l’eau. Et pourtant, aujourd’hui je suis au RMI.
J’ai consacré ma vie à la musique, j’ai étudié plusieurs années au conservatoire, créé des groupes, me suis investi dans les nouvelles technologies etc…
Comment expliquez-vous que personne ne négocie sa baguette chez le boulanger alors que l’on propose au musicien, une déclaration en guise de rémunération, sous prétexte qu’il perçoit les Assédics. Ou que des soi-disant amateurs jouent sans êtres déclarés sous prétexte qu’ils ont un métier rémunéré à côté. Croyez que si j’avais suffisamment de contrats, je n’aurais pas besoin des Assédics et me sentirais par là-même intégrer à la société et non marginalisé.
L’autre problème est que les artistes intermittents sont regardés avec mépris alors que les solutions pour simplement survivre se réduisent comme peau de chagrin, que leur profession n’est pas défendue et qu’ils sont abusés par des employeurs sans scrupules.
Actuellement, beaucoup de musiciens et autres du spectacle vivant se retrouvent sans revenus (et ce ne sont pas les plus mauvais !).
Ce qui m’amène à vous interroger : Monsieur le Président de la République, êtes-vous pour une culture basée sur le ‘’Star Système’’, réducteur, injuste et d’une pauvreté affligeante ou pour la diversité culturelle (qui s’éteint à grand feu).
Je me tiens à votre disposition pour en discuter.
Amicalement et Citoyennement.
Marc AVEROUS
contact : [email protected]
Constat 2004 de Marc AVEROUS , et réponse de Jean Marc AYRAULT (PS) publiée dans Tribunes socialistes (télécharger doc.pdf).
LE SPECTACLE DOIT CONTINUER !
12:49 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INTERMITTENTS, BISTEK
22.07.2007
Archives sonores : Rocard-Mitterrand, duel au PS
Comment choisir notre prochain candidat ?
En 1995, lors de l'élection interne au PS, Lionel Jospin l'avait emporté largement face à Henry Emmanuelli. Mais il n'y avait pas alors les tensions fratricides qui existent aujourd'hui entre Royal, Fabius et Strauss-Kahn.
Ecouter l'émission (durée 13 mns)
Mémo, par Simon Tivolle le dimanche de 8h17 à 8h30
Simon Tivolle choisit un thème dans l'actualité du moment. Et vous propose un voyage, entre passé et présent, en sélectionnant des archives de la radio. Similitudes avec les informations du ...
Vous rendre sur la page de l'émission Mémo
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09:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.07.2007
L'été des "babas cools" sur ARTE
Nostalgie ou découverte, cet été ARTE propose une série d'émissions, de documentaires et films consacrés au mouvement hippie.
De juillet à août - ARTE fête le Summer of Love
Eté 1967 : quelque part en Californie, s'invente un mouvement qui va marquer toute une génération, et bien au-delà. Le Summer of Love durera finalement près d'une décennie.
Films cultes, concerts mythiques, docus de légende : ARTE vous offre une traversée sans nostalgie des années hippies, présentée par Jane Birkin (vidéo : 1.05 mn)
Tout le programme de l'été de l'utopie, de l'amour, du rock, et de la liberté !
A VOIR ABSOLUMENT !
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10:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HIPPIE, ARTE, SUMMER OF LOVE
27.06.2007
94° anniversaire d’Aimé Césaire
Clicker sur pour l'agrandir. Photo : Alain Phoébé Caprice, peintre, poète : Aimé Césaire et moi...
Le Parti socialiste tient à l’occasion du 94° anniversaire d’Aimé CESAIRE à rendre hommage à l’homme de conviction et au poète, compagnon de Léopold Sédar SENGHOR, de Léon Gontran Damas et Birapo Diop .
Aimé CESAIRE, père du concept de la négritude qui a combattu contre l’assimilation culturelle, nous a montré le chemin de l’égalité sociale.
Elu député de la Martinique en 1946 il a contribué à mettre fin à la décolonisation en étant le rapporteur de la loi de départementalisation de 1946.
Ce grand humaniste a dit “ Je suis de la race de ceux qu’on opprime“ et l’a toujours prouvé en faisant preuve d’une grande simplicité et d’une grande humilité.
Communiqué du Parti socialiste
En savoir plus : Wikipédia
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17.06.2007
Détente : Musique polynésienne sur Radio Morbihan Plus (Bretagne, Tahiti)
Breizh Polynesia et Tahiti en France se sont associés à Radio Morbihan Plus : une radio internet qui émet 24h sur 24. La première de l'émission "Toere", consacrée à la musique polynésienne a eu lieu mercredi 13 juin à 19 heures (heure française).
Chaque jour à 19 h, cette radio Internet proposera de la musique de nos îles et de petits reportages et infos concernant la communauté polynésienne de Métropole.
Les initiateurs de ce projet comptent sur tous les amoureux de la Polynésie française pour les aider dans cette entreprise.
Le site de la radio => http://radiomorbihanplus.fr ou vous trouverez tous les renseignements et le moyen d'écouter en direct.
Réécoutez les précédentes émissions
(puis clicker sur le bouton rediffusions).
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15:14 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BREIZH POLYNESIA, TAHITI, RADIO MORBIHAN PLUS
15.06.2007
MANIF DE DROITE : TRAVAIL,FAMILLE,TELEVISION...(vidéo)
La culture, ça fait mal à la tête.
Gauchistes : terroristes !
On a gagné, on a gagné : Ca c'est d'la cravate de droite !
Les riches à Versailles, les pauvres sur la paille !
Nous sommes fiers des violences policières
BIGARD, BIGARD, AHaHA HAHA...
La culture ça fait mal à la tête !
Moins d'artistes, plus de police !
Johnny reviens, tu paieras moins...
Le tiers-monde au travail ...
Christine BOUTIN, montre-nous le chemin...
etc.
Pardon, pardon pour le dérangement !
Des "artistes de rue de droite" se mobilisaient pour "soutenir" le gouvernement. Manif organisée par les intermittents du spectacle en 2003.
Durée: 09:08 pris le: 26 Avril 2007 Lieu : France Le 25 octobre 2003, des "artistes de rue de droite" se mobilisaient pour "soutenir" le gouvernement.
Arnaud Contreras a réalisé un documentaire-court sur cet évènement culturel inouï, absurde, à prendre avec humour (dommage qu'il faille le préciser, mais les commentaires de gauche comme de droite sont parfois trop emportés).
Pour + d'infos sur la vidéo:
www.contreras.fr
En savoir plus : RESTONS VIVANTS !
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16:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Manif de DROITE
26.05.2007
Humour : Puisque vous partez en vacances...
Dès fois qu'on veuille nous pendre à notre retour, car avec Sarkozy tout est possible ...
La balade des pendus François VILLON (François de Moncorbier dit Villon (né en 1431 ou 1432 à Paris, disparu en 1463)
Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés cinq, six;
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal, personne ne s’en rie:
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
Si frères vous clamons, pas n’en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis;
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa Grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l’infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis;
Pies, corbeaux, nous ont les yeux cavés
Et arraché la barbe et les sourcils
Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ça, puis, là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
Prince Jésus, qui sur tous a maîtrie,
Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie;
A lui n’avons que faire ni que soudre.
Hommes, ici n’a point de moquerie;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!
Wikipédia : François VILLON
RAG 34. Les lolo's 34
00:12 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : François VILLON
15.05.2007
Blogopolitis : La décennie Chirac
13 mai 2007
Du bilan pour le moins complexe du président Jacques Chirac
Alors que la passation de pouvoir avec Nicolas Sarkozy interviendra le mercredi 16 mai, il m’apparaissait légitime de m’attarder à nouveau sur le bilan de cette décennie Chirac, une décennie aussi complexe et décevante qu’ inattendue et riche en contradictions.
Lire la suite
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19:50 Publié dans 008 BlogoPolitis , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : La décennie CHIRAC, RAG 34
06.05.2007
Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?
Nicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %
Ségolène Royal : 46,94 %
La France a choisi : A DROITE TOUTE !
Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).
Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !
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20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !
01.05.2007
Grand concert-meeting Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety
Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.
Venez assister au dernier évènement parisien de la campagne de Ségolène Royal : un grand concert avec entre autre Yannick Noah, Renaud, Bénabar... Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety (Paris 13ème). Cali, Georges Moustaki et Yvan Le Bolloch racontent les préparatifs de l'événement.
BENABAR, CALI, Michel DELPECH, DISIZ LA PESTE,
GRAND CORPS MALADE, Leny ESCUDERO,
Kery JAMES, MAFIA K1FRY, MIOSSEC, MOKOBE,
YANNICK NOAH, RENAUD, SAPHO, TETES RAIDES, etc.
ET L'INTERVENTION DE SEGOLENE ROYAL
Concert gratuit
Stade Charléty
99 boulevard Kellermann
75013 Paris
RER Cité universitaire
OUVERTURE DES PORTES A 15H30 AVEC ANIMATIONS
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11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.
28.04.2007
Vidéo clip : Nos camarades tahitiens au charbon aussi...
Durée : 03:17 Pris le : 19 avril 2007Lieu : Papeete, Polynésie Française
Avez-vous remarqué le prix d'un paquet de colle ? Plus cher que le pétrole... Ia fiu !
Les lolo's 34 et Lolo34.
15:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TAHITI DEVANT!
En ce moment dialogue entre Ségolène ROYAL et François BAYROU. Pour l'Hérault sur la FM : RMC 104.3
"L'impossible" débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura bien lieu ce matin à 11 h00 et sera retransmis depuis un hôtel parisien par BFMTV et RMC infos.
Avec Sarkozy tout devient pénible !
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11:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DEBAT ROYAL BAYROU ce samedi à 11h00
27.04.2007
Ségolène ROYAL : "J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste."
Ségolène Royal invitée de "A vous de juger".
Ségolène Royal expose tous les aspects de son programme, de l'économie à la justice. Elle souligne le "clivage très profond" entre son projet et celui de son adversaire de l'UMP.
"J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste, réformer sans brutaliser, en écoutant pour agir juste et ensuite exercer une autorité juste, pas aveugle, brutale".
Evoquant les difficultés des Français, elle s'engage à "changer le désordre" vécu par "ces femmes qui partent avec 600 euros" par mois de retraite, ces chômeurs qui "font semblant de partir travailler le matin", les caissières qui toute leur vie, sont cantonnées au smic.
Ségolène Royal souhaite "des salariés bien sécurisés dans leur travail", estimant que "le fléau auquel il faut répondre, c'est les millions de salariés qui n'ont pas du tout de travail".
La candidate socialiste reproche à Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine".
"Je ne suis pas pour dire qu'il y a des gens qui veulent se lever tôt et d'autres qui aiment se coucher tard, je ne suis pas pour dresser les Français les uns contre les autres", dit-elle, accusant son adversaire de "draguer les voix populistes".
Interrogée sur les moyens financiers nécessaires à son programme, elle répond: "Je relance la croissance". On dope la croissance "en remettant du dialogue social dans l'entreprise", et "il est possible de concilier le respect des salariés et la performance et la compétitivité de l'entreprise".
Sur la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal répète qu'elle se fera "au cas par cas". Mais elle assure comprendre les difficultés de certaines familles.
"Si j'étais dans un pays où il n'y a rien, je prendrais mes enfants sous le bras et je les emmènerais dans un pays où ils pourraient manger et aller à l'école".
Elle réaffirme sa volonté de doubler le budget de la justice et s'est insurgée contre le fait que les indemnisations aux victimes du procès d'Outreau "n'ont toujours pas été versées."
A propos des jeunes multi-récidivistes, que Nicolas Sarkozy veut sanctionner comme des adultes, Ségolène Royal estime qu'il faut prévenir la récidive en sanctionnant "au premier acte de délinquance".
"Il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore des délinquants".
La candidate renouvelle sa proposition faite à François Bayrou d'un débat vendredi devant la PQR.
Elle s'est aussi réjouie que François Bayrou ait "compris un certain nombre de choses" au cours de la campagne électorale. "Il a bougé au cours de cette campagne".
Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès", en prenant "les bonnes idées, d'où qu'elles viennent".
Le débat d'entre-deux tours du 2 mai avec Nicolas Sarkozy sera "une épreuve, c'est un moment difficile et je m'y prépare au mieux", reconnaît la candidate socialiste sur France-2. "C'est une étape importante" mais pas "déterminante".
"Les Français nous connaissent, nous regardent, peuvent comparer deux visions de la France, deux tempéraments, deux personnalités très différentes. C'est un élément très important pour qu'ils affinent leur jugement".
Face au "génocide abominable" au Darfour, Ségolène Royal prend fermement position : "La communauté internationale est restée trop longtemps indifférente par rapport à ce drame et aujourd'hui il faut vraiment agir et pas seulement se plaindre dans des discours", exhorte la candidate socialiste, qui réclame des "corridors humanitaires".
"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde. Je pense qu'il faut qu'il y ait des menaces de sanctions très fermes. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable."
Alors qu'on lui demande si elle pourrait aller jusqu'au boycott des Jeux Olympiques de Pékin, elle répond: "je ne l'exclus pas, parce qu'à un moment, lorsqu'il y a une telle inaction, une telle inertie, il faut que tous les moyens soient utilisés pour que ça bouge."
Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 1/2
Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 2/2
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Défense des droits des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel
Les intermittents du spectacle et de l’audiovisuel, en occupant, avec des associations de chômeurs, le toit du siège de l’UNEDIC, manifestent à nouveau pour la défense de leurs droits.
Le Parti socialiste rappelle qu’il a constamment apporté son soutien à la juste revendication de ces professions artistiques et culturelles,dont le droit à l’indemnisation du chômage a été gravement remis en cause par les protocoles de 2003 et 2006, que le pouvoir actuel a avalisés.
A travers la lutte que celles-ci mènent, il y va de la défense d’une création vivante dans notre pays, de la promotion de la diversité culturelle qui ne peut être soumise à la seule loi du marché et de la rentabilité immédiate, et de la richesse d’une vie artistique libre et foisonnante.
Alors que le candidat de la droite Nicolas SARKOZY entérine un dispositif inique imposé par le MEDEF, qui vise à exclure de très nombreux artistes et techniciens des annexes 8 et 10 et à démanteler la politique culturelle publique, Ségolène ROYAL, au contraire, a pris position pour sa remise à plat en prônant une nouvelle négociation collective, dans un cadre élargi, et avec des conditions clairement posées par le nouveau gouvernement qu’elle formera à l’agrément d’un futur accord :
mise en place d’un système réellement pérenne et équitable, replaçant les annexes 8 et 10 au coeur de la solidarité interprofessionnelle ;
retour aux 507 heures en 12 mois ;
incitation forte afin que les entreprises culturelles et audiovisuelles employant des intermittents pour des fonctions permanentes, transforment leurs contrats en CDI.
Seule la victoire de Ségolène ROYAL à l’élection présidentielle permettra de sauver un régime d’indemnisation du chômage menacé par la politique libérale de la droite, et de redonner un nouvel élan à la création artistique dans notre pays.
Communiqué de Anne HIDALGO
Secrétaire nationale à la Culture et aux Medias
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26.04.2007
Elections - Diam's voit Nicolas Sarkozy comme "un danger"
La rappeuse française perçoit le candidat UMP à l'élection présidentielle comme un "danger" potentiel.
La rappeuse Diam's voit en Nicolas Sarkozy "un danger", a-t-elle déclaré, lundi, à Paris, lors de la conférence de presse de présentation du DVD de sa tournée, Au tour de ma bulle. "Je ne le vois pas comme un mec de droite mais comme un danger. Il n'aime pas le peuple mais il s'aime lui", a estimé la rappeuse, en réponse à une question sur les résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy a été qualifié, dimanche, pour le second tour de la présidentielle, avec 31,18% des voix, contre 25,87% à sa rivale socialiste Ségolène Royal.
"Je suis contente de savoir que je vis dans un pays où onze millions de personnes sont d'accord avec ses idées", a ironiquement déclaré la rappeuse, se disant "triste" du résultat de Nicolas Sarkozy au premier tour. "Je ne suis pas d'une génération qui vote pour quelqu'un qu'elle aime, je vote contre quelqu'un que je n'aime pas", a-t-elle poursuivi. Interrogée sur ce qu'elle pensait faire dans dix ans, elle a répondu: "Je ne sais pas si je rapperai encore, car on ne rappe pas sans rage. Mais si Nicolas Sarkozy passe, on aura encore cinq ans de beau rap !"
Enrico dans les bras de Sarkozy
Diam's a épinglé Nicolas Sarkozy dans La Boulette, chanson-phare de son disque à succès Dans ma bulle, sorti il y a un an, dont les paroles disent :"Y a comme un goût de démago dans la bouche de Sarko".
Enrico Macias, lui, ne partage pas les craintes de Diam's. Lundi, le chanteur a adapté les paroles d'une de ses chansons "Toi Paris, tu m'as pris dans tes bras", devant quelques milliers de militants UMP, venus assister à la première réunion publique de second tour de la présidentielle de Nicolas Sarkozy. S'accompagnant de sa guitare, Enrico Macias a lancé "Toi Sarko, je suis bien dans tes bras", sous les acclamations du public, dont beaucoup d'étudiants revêtus d'un T-shirt portant l'inscription "les étudiants avec Sarkozy".
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Musique/RAP : SARKO lepénise la France. Pour la rapeuse DIAM's : C'est pas ma France à moi...
Alors que Sarkozy voudrait lepéniser la France, la chanteuse Diam's pourtant nommée quatre fois à la cérémonie des victoires de la musique a été boudé par "la profession". Simple boulette ou juste Présidentielle oblige ?
Diam's
Ma France à moi
2006 "Dans ma bulle"
Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves,
Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,
Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde,
C'est le hip-hop qui la fait danser sur les pistes,
Parfois elle kiffe un peu d'rock, ouais, si la mélodie est triste,
Elle fume des clopes et un peu d'shit, mais jamais de drogues dures,
Héroïne, cocaïne et crack égal ordures,
Souvent en guerre contre les administrations,
Leur BEP mécanique ne permettront pas d'être patron,
Alors elle se démène et vend de la merde à des bourges,
Mais la merde ça ramène à la mère un peu de bouffe, ouais.
Parce que la famille c'est l'amour et que l'amour se fait rare
Elle se bat tant bien que mal pour les mettre à l'écart,
Elle a des valeurs, des principes et des codes,
Elle se couche à l'heure du coq, car elle passe toutes ses nuits au phone.
Elle parait faignante mais dans le fond, elle perd pas d' temps,
Certains la craignent car les médias s'acharnent à faire d'elle une cancre,
Et si ma France à moi se valorise c'est bien sûr pour mieux régner,
Elle s'intériorise et s'interdit de saigner. Non...
{Refrain: x2}
C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge
Ma France à moi ne vit pas dans l' mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre
Ma France à moi elle parle en SMS, travaille par MSN,
Se réconcilie en mail et se rencontre en MMS,
Elle se déplace en skate, en scoot ou en bolide,
Basile Boli est un mythe et Zinedine son synonyme.
Elle, y faut pas croire qu'on la déteste mais elle nous ment,
Car nos parents travaillent depuis 20 ans pour le même montant,
Elle nous a donné des ailes mais le ciel est V.I.P.,
Peu importe ce qu'ils disent elle sait gérer une entreprise.
Elle vit à l'heure Américaine, KFC, MTV Base
Foot Locker, Mac Do et 50 Cent.
Elle, c'est des p'tits mecs qui jouent au basket à pas d'heure,
Qui rêve d'être Tony Parker sur le parquet des Spurs,
Elle, c'est des p'tites femmes qui se débrouillent entre l'amour,
les cours et les embrouilles,
Qui écoutent du Raï, Rnb et du Zouk.
Ma France à moi se mélange, ouais, c'est un arc en ciel,
Elle te dérange, je le sais, car elle ne te veut pas pour modèle.
{au Refrain, x2}
Ma France à moi elle a des halls et des chambres où elle s'enferme,
Elle est drôle et Jamel Debbouze pourrait être son frère,
Elle repeint les murs et les trains parce qu'ils sont ternes
Elle se plait à foutre la merde car on la pousse à ne rien faire.
Elle a besoin de sport et de danse pour évacuer,
Elle va au bout de ses folies au risque de se tuer,
Mais ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rie,
Et refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu'on bouge.
Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,
Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s' croit au Texas, celle qui à peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut être sous ma fenêtre,
Celle qui pense qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent.
Diam's vue par Faïza Guène pour Infos jeunes
Je vais vous raconter une histoire. Dans cette histoire, il y a une fille qui kiffe la musique.
Il y a ceux qui disent que ce n'est pas de la musique de filles et il y a surtout ceux qui kiffent sa musique.
C'est l'histoire d'une princesse d'aujourd'hui qui n'est ni blonde, ni perchée sur des talons aiguilles. Elle ne présente pas la météo et elle a choisi une autre option que celle de dormir cent ans en attendant qu'un looser vienne la réveiller. La princesse a du caractère, elle a troqué la robe bouffante contre un jean , s'est parée d'une coupe garçonne et a saisi le micro pour affronter le monde.
L'héroïne de mon histoire, ce n'est pas elle par hasard.
La princesse est décalée, très tôt, elle a compris tout un tas de trucs.
Dans la course, elle était loin devant. C'est peut-être aussi l'avantage d'aimer porter des baskets et pas ces souliers de verre qui font chuter à la longue.
Comme souvent dans ce genre de contes, ça ne démarre pas au top. La princesse est blessée, elle est nourrie d'histoires qui font mal. Elle ne lâche pas l'affaire pour autant, et passe enfin au deuxième chapitre, celui qui dit que la princesse doit se faire entendre. Alors elle choisit son arme et ses munitions; un stylo qu'elle a chargé de détermination, de larmes et de cœur.
Pas de pomme empoisonnée, de marâtre ou de nains, mais tout de même quelques obstacles. On lui met des bâtons dans la plume. Elle surmonte en tant que vaillante princesse de cette histoire, à force de patience, de passion et grâce aux barres chocolatées dont elle raffole.
Et puis, peu à peu, les mots chassent les maux.
La princesse Diam's se fait un nom qu'on ne brise pas à coup de baguette magique. Il pleut sa musique sur les ondes du royaume de France, elle peut crier victoire au micro. Elle berce à coups de rage, émeut avec force. La princesse a raconté son histoire, dans sa musique, elle ouvre son univers, elle fait partager son intimité avec ce qu'il faut de pudeur. On se tatoue sa voix dans l‘âme. Le public est conquis, la vibe de Diam's coule en milliers d'exemplaires. La princesse vit pour sa musique, elle a l'humble ambition et la ferme intention d'écrire la prochaine page de cette histoire puisque sort le nouvel album. Voilà que le diamant revient briller.
Comment est-ce possible de rire, pleurer, danser et réfléchir, tout ça à la fois, sur un album rap?? C'est que je me suis dis en l'écoutant. Une fantastique claque de talent, d'originalité et de risques. Ceux qui ont aimé « Brut de femme » seront enchantés de voir combien tous les ingrédients qu'ils ont adorés dans la recette Diam's sont à nouveau réunis mais à la puissance 10.
Ce qui arrive dans vos oreilles, c'est de la Boulette.
« Diam's, raconte nous des histoires… »
Si ça ne tient qu'à moi, j'écris déjà la fin, La princesse vécut toute sa vie dans la musique et fit beaucoup d'albums…
Rédigé par Infos Jeunes 2006 le Samedi 04 Février 2006
"C'est pas ma France à moi,..celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante..."
RAG 34. Lio
15:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DIAM'S, RAG 34
22.04.2007
Les grands ballets de Tahiti
Vahiné aux cheveux de jais, more flamboyants ondulant avec frénésie, tane aux corps sculptés, mélodies veloutées, légères ou graves soutenues par un orchestre et une chorale en parfaite harmonie sont les principaux atouts des Grands Ballets de Tahiti, Tahiti.
Mais au-delà de la beauté, la qualité de travail de cette nouvelle formation artistique repose sur la sensibilité, la force et le talent de Tumata, Teiki et Lorenzo, artistes exceptionnels dont le souhait est de représenter et préserver l'image d'une Polynésie en tant que destination aux couleurs idylliques. Une démarche contemporaine qui passe par la communication et l'utilisation d'un outil essentiel pour le secteur touristique : la promotion. Contemporain dans sa conception, le nouveau spectacle des Grands Ballets de Tahiti, Tahiti compose avec les empreintes du passé et l'émotion du présent dans un ensemble parfaitement harmonieux. Tumata, Teiki et Lorenzo savent que seuls certains spectacles peuvent brûler parfois au point qu'on ne puisse en détacher les yeux et Varua, leur nouveau spectacle est tout simplement majestueux, les chorégraphies donnant un mouvement d'ensemble inhabituel d'où se dégage une joie de danser.
Le professionnalisme des artistes et le rayonnement des danseurs assurent un engagement, une détermination et de nouvelles motivations.
C'est dores et déjà le début d'une nouvelle aventure et d'un nouvel esprit !
Découvrez des extraits du spectacle Varua des Grands Ballets de Tahiti (DVD). Nous avons sélectionnés pour vous, 12 vidéos.
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RAG 34. Lolo34
14:19 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : VARUA, Les grands ballets de Tahiti
15.04.2007
Décès de René Rémond
Le Parti socialiste salue la mémoire de René Rémond, éminent historien et grande figure de la science politique.
Son métier d’enseignant dans les plus grandes universités, ses multiples activités, ses ouvrages et les nombreuses responsabilités qui lui ont été confiées ont fait de lui une personnalité majeure de la pensée Française du XXème siècle.
Communiqué du Parti socialiste
RAG 34. Lolo34
08:35 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : René REMOND
12.04.2007
Avez-vous choisi votre candidat ?
A dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, nous vous sollicitons afin que vous participiez à nos sondages électoraux.
Vous avez choisi votre candidat pour le premier tour de l'élection présidentielle? D'un clic, dites pour qui vous allez voter.
Nous vous proposons également six hypothèses de second tour, en fonction des sondages actuels. Comme vous le savez, quatre candidats y obtiennent des scores très supérieurs à ceux des huit autres candidats. C'est uniquement par rapport à cela que nous proposons ces sondages de second tour.
Le lien : http://www.pourquivoter.com/sondages/tous.html
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RAG 34. Les lolo's 34
16:47 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : AVEZ-VOUS CHOISI VOTRE CANDIDAT ?, RAG 34
11.04.2007
Rocard propose le haut débit à 5 euros par mois
Crédit Photo : AFP/DAMIEN MEYER
Michel Rocard remet son rapport sur les enjeux du numérique à Ségolène Royal
En mission pour Ségolène Royal, l'ancien Premier ministre propose dans un rapport "un tarif social de l'accès haut débit" pour réduire la fracture numérique.
Il appelle également au soutien de la filière jeu vidéo.
Un accès mensuel à Internet pour le prix d'un repas chez Mac Do. Voilà ce que propose Michel Rocard pour en finir avec la fracture numérique qui laisse un Français sur deux à l'écart de la révolution Internet. Cet accès à prix discount est une des 94 propositions du rapport "République 2.0, pour une société de la connaissance ouverte" qu'il vient de remettre à Ségolène Royal.
Dans son chapitre consacré au "progrès numérique pour tous", la plupart des propositions de Michel Rocard font écho au livre blanc adressé aux candidats à la présidentielle par le collectif Renaissance numérique. C'est le cas en particulier pour celles qui concernent l'équipement des français en micro-informatique. En s'appuyant sur des opérations de dons et "recyclage" de PC, il estime que l'objectif de 75% des Français connectés en 2012 - au lieu de 44% aujourd'hui - est "ambitieux mais réaliste". Michel Rocard propose aussi la "prise en charge de l'ordinateur portable de 100 000 étudiants, sous condition de ressources".
Le haut débit "social" à 5 euros
Une fois réglé le problème de l'équipement, c'est sur l'accès à Internet proprement dit que Michel Rocard fait sa proposition la plus originale : "Le prix de l'accès à Internet constitue une barrière pour les ménages modestes. A côté du tarif social de l'abonnement au téléphone , un tarif social de l'accès haut débit devra donc être instauré. Financé par le fonds numérique, son niveau serait d'environ 5 €/mois". Ce fonds numérique que Michel Rocard veut créer soutiendra aussi à hauteur de 20% les mesures prises par les collectivités pour réduire la fracture numérique.
Le collectif Renaissance numérique juge cette idée "très intéressante" et se réjouit de l'ambition d'un rapport qui "couvre tous les champs du numérique et reprend neuf de nos mesures", par la voix de sa vice-présidente, Christine Balagué. "Nous sommes aussi sensibles aux propositions sur un accès facilité pour les personnes handicapées et l'espace de liberté à préserver sur Internet", ajoute-t-elle pour LCI.fr.
Licence globale et jeux vidéo
Parmi les nombreux autres sujets évoqués, la "licence globale", soutenue à demi-mot par Ségolène Royal. Michel Rocard reste très prudent sur le sujet : l'expression n'est d'ailleurs pas employée une seule fois, tout juste souhaite-t-il "mettre en oeuvre une solution qui assure la sécurité juridique des échanges, mais préserve les intérêts des artistes autour d'une rémunération consensuelle qu'il conviendra de défendre vigoureusement au niveau européen".
L'ancien Premier ministre évoque aussi la filière jeu vidéo qui traverse une phase difficile. La France est souvent qualifié de "troisième" pays du jeu vidéo mais la filière ne cesse de perdre des emplois, au profit du Canada, par exemple. Michel Rocard veut donc aller plus loin que les crédits d'impôts déjà mis en place pour aider les éditeurs et appelle au lancement d'"une gamme d'outils de soutien aux studios, ciblant particulièrement leur besoin de financement permanent". L'UMP se préparerait à riposter avec une synthèse des propositions de Nicolas Sarkozy sur le numérique.
Olivier LEVARD
RAG 34. Les lolo's 34
09:02 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROCARD, FAIT, HAUT DEBIT, FRACTURE NUMERIQUE, RAG 34
10.04.2007
2/2 Nicolas Sarkozy est-il eugéniste ?
Les dernières déclarations quasi eugénistes et "glaçantes" de Nicolas Sarkozy lors d'un entretien avec Michel Onfray pour Philosophie Magazine, nous ont rappelé le siècle dernier où l'on croyait pouvoir améliorer une hypothétique race aryenne et plus "souriant" avant l'ére de la génétique, à l'héridité de l'alcoolisme. Lire ou relire L'assomoir d'Emile Zola.
Ces dernières déclarations nous assomment et nous font plus que jamais prendre conscience de la vraie nature et de la dangerosité du candidat de l'UMP, si il devait demain nous présider.
Au delà, nous avons choisi de vous proposer quelques extraits tirés de l'encyclopédie libre Wikipédia qui explique ce qu'est l'eugénisme.
Bonne lecture !
Rappel : Les déclarations de N.Sarkozy :
N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.
Eugénisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
L'eugénisme désigne la volonté d'améliorer l'espèce humaine. Ce souhait, qui existe depuis l'antiquité peut se traduire par une politique volontariste d'éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés « bénéfiques ».
On peut distinguer l'eugénisme, pratique humaine, sociale et collective, de la préoccupation individuelle généralisée (chez l'homme et chez les animaux) d'assurer à ses enfants le « meilleur » co-reproducteur (quoique « meilleur » puisse signifier : taille des cornes, couleurs des plumes, ou étendue du patrimoine ou de la culture, etc.), ainsi que de la pratique qui consiste à favoriser le plus prometteur de ses enfants. Ces stratégies ne se préoccupent pas du devenir de l'espèce humaine, mais seulement de l'avenir de ses propres enfants ou de sa famille. Néanmoins, les méthodes et les buts, une fois sommés sur l'ensemble des individus, sont bien les mêmes.
Geoffrey Miller, dans son livre The mating mind, explique même pourquoi l'adultère, chez les humains comme chez les animaux vivant théoriquement en couple, représente un élément essentiel d'amélioration d'une espèce.
L'eugénisme plus strict qui serait régi par une société pose de sérieuses questions éthiques car il implique une sélection portant nécessairement une part de subjectivité et une part de contrainte (ne serait-ce qu'envers les individus écartés, ou à l'égard des individus incités à se reproduire, voire à se reproduire avec telle personne et nulle autre).
En outre, l'histoire du XXe siècle a fourni des exemples de graves dérives morales associées aux politiques eugéniques.
Interprétations de l'eugénisme
La conception darwinienne n'a pas été reçue de la même façon dans tous les pays. Ainsi la France, par exemple, est restée longtemps réticente aux idées darwiniennes car marquée par le lamarckisme et influencée par la position de l'Église Catholique.
La théorie de Lamarck est réfutée depuis la découverte de la génétique. Il est cependant intéressant de la rappeler :
pour Lamarck, le moteur de l'évolution reposait surtout sur l'hérédité de caractères acquis, favorisant la descendance d'individus ayant fait l'effort de s'adapter. Selon Lamarck, l'amélioration des races humaines passe par conséquent par l'amélioration des conditions de vie, de façon à ce que la modification de son environnement améliore à terme la qualité de l'homme futur. Cet eugénisme là - qui fut aussi raciste parfois - a constitué la position eugéniste dominante en France, ainsi qu'une incitation - hélas ici bien inutile, puisque les caractères acquis ne se transmettent pas - à la pratique du sport.
pour Darwin, le moteur de l'évolution reposait sur la sélection naturelle éliminant les individus les moins adaptés à la survie et ne favorisant que les plus aptes à la reproduction (y compris dans le fait de séduire un partenaire et de prendre soin de la progéniture) ; prudent, toutefois, Darwin expliqua aussi dans L'Origine des espèces que sa théorie restait compatible avec une éventuelle transmission de caractères acquis.
De bonnes intentions, des moyens discutables, un but incertain
Selon ses défenseurs l'eugénisme visait à assurer une humanité plus adaptée, donc en principe plus heureuse. Ce n'est donc pas sa fin en elle-même qui a été critiquable, mais bien souvent les moyens choisis. Si le diabète, l'hémophilie et d'autres maladies héréditaires venaient à être éliminées par thérapie génique, tout le monde en serait ravi ; cette forme d'eugénisme ne pose pas les difficultés de sa variante du XIXe et XXe siècles, périodes où les moyens utilisés avaient dépassé les bornes autorisées par nos propres valeurs .
Mais quid de l'orientation à choisir, même par des moyens licites ?
Au XVIIIe siècle, on aurait pu vouloir favoriser l'émergence d'hommes robustes capables surtout d'une grande endurance pour devenir portefaix ou travailleurs de force. Au XIXe, la machine à vapeur avait déjà commencé à faire à ce type d'hommes une concurrence si bon marché qu'elle les transforma progressivement en chômeurs : ils étaient déjà sur ce point devenus non-concurrentiels et condamnés à se reconvertir ou à mourir de faim. L'eugénisme aurait ici augmenté le nombre des inadaptés.
Le XIXe siècle aurait favorisé sans doute l'apparition d'un autre type d'humain : l'employé aux écritures à la mode de Dickens, capable d'additionner douze heures par jour de longues colonnes de chiffres sans se fatiguer ni se tromper. Quel emploi la deuxième moitié du XXe siècle, où un ordinateur faisait le même travail pour juste quelques centimes et en un temps bien plus court, aurait-elle pu trouver pour un type d'homme n'ayant que ces qualités-là à offrir ? L'eugénisme aurait là encore augmenté le nombre des inadaptés.
Et dans les deux cas en moins de six générations.
« Nous devons éviter que nos jolis objectifs deviennent les geôliers de nos enfants », disait Myron Tribus (« We should ensure that our goals do not become their gaols », avec un jeu de mots entre goals/buts et gaols/geoles ).
Bien plus que les moyens employés, qui peuvent dans certains cas être irréprochables, c'est probablement là que se trouve la principale impasse de l'eugénisme. Même lorsque celui-ci s'attache à autre chose qu'à la simple élimination - en observant une stricte éthique - des maladies héréditaires. Car, dans certains cas particuliers, ce qui est une maladie peut être, aussi, un facteur de survie : que l'on repense par exemple à la célèbre anémie falciforme, maladie héréditaire qui permet de résister au paludisme.
La variété et le nombre (la biodiversité) représentent autant d'opportunités possibles d'adaptation des systèmes vivants à des conditions futures inconnues, et donc à la survie de l'espèce. L'élimination systèmatique de tous les caractères jugés handicapants ou superflus à un moment donné pourrait parfaitement abréger la durée de vie d'une lignée... Les sélectionneurs de races animales, qui le savent, prennent soin de conserver (sous forme de paillettes de sperme congelées, par exemple, ou sous forme d'information : c'est l'un des enjeux du séquençage génétique) les caractères que par ailleurs ils éliminent dans les animaux de production. Ils savent qu'un demi-siècle peut s'intéresser à la seule quantité, et par exemple le demi-siècle suivant au contraire à des qualités gustatives, etc.
Mais grâce à cet exemple, on peut considérer qu'il suffirait de conserver certains caractères, tout en les supprimant de l'humanité présente, pour les réintroduire à l'avenir si le besoin s'en faisait sentir. Une telle pratique eugénique permettrait à l'humanité de maîtriser son adaptabilité et son évolution. Les auteurs de science-fiction et de politique-fiction s'interrogent néanmoins sur le sens que les eugénistes donnent au mot « bénéfique » : pour les individus, ou simplement pour l'État ? (voir Le meilleur des mondes).
Position de différents pays sur l'eugénisme
Droit français
La question de l'eugénisme est traité par le code pénal, dans le Sous-titre II du Titre I du Livre II, intitulée « Des crimes contre l'espèce humaine » :
Article L 214-1 : « Le fait de mettre en œuvre une pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d’amende ».
Article L 214-3 : « Cette peine est portée à la réclusion criminelle à perpétuité et de 7 500 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises en bande organisée »
À l'Assemblée nationale, le scrutin n°167 sur l’ensemble du projet de loi relatif à la bioéthique, a été adopté avec modifications en deuxième lecture séance du mardi 8 juin 2004 (310 votants, 304 suffrages exprimés, 187 pour, 117 contre).
Cependant, aussi claire qu'elle paraisse, la position française est en pratique bien plus ambiguë, si on considère les obligations de dépistage (visites prénatales obligatoires) et les facilités légales ainsi que l'encouragement à l'avortement lorsque l'enfant à naître présente des malformations : il s'agit manifestement de pratiques eugénistes, qui ne posent pas de problèmes sociaux.
Lire l'intégralité de l'article Wikipédia
Notre note précédente : 1/2 Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS
RAG 34. Les lolo's 34
12:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : EUGENISME, SARKOZY
1/2 Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS
D'un côté, un philosophe athée, antilibéral, hédoniste et libertaire. De l'autre, un candidat à la présidentielle n'hésitant pas à remettre en cause la loi sur la séparation de l'Église et de l'État, un ministre de l'Intérieur rêvant au rétablissement de l'autorité. À notre initiative, les deux hommes se sont rencontrés. On s'attendait à un choc frontal, il a été question de la croyance, du mal, de la liberté, de la transgression.
Propos recueillis par Alexandre Lacroix et Nicolas Truong / Photographies de Frédéric Poletti
Voici un court extrait du dialogue publié intégralement (sur 8 pages) dans Philosophie magazine n°8. Il s'agit de la fin du premier entretien entre les deux hommes (qui se sont ensuite revus pour prolonger la discussion). Après une première demi-heure extrêmement tendue, la conversation a pris une tournure existentielle, et deux visions de l'homme s'opposent.
(...)
Nicolas Sarkozy : Je me suis rendu récemment à la prison pour femmes de Rennes. J'ai demandé à rencontrer une détenue qui purgeait une lourde peine. Cette femme-là m'a parue tout à fait normale. Si on lui avait dit dans sa jeunesse qu'un jour, elle tuerait son mari, elle aurait protesté : « Mais ça va pas, non ! » Et pourtant, elle l'a fait.
Michel Onfray : Qu'en concluez-vous ?
N. S. : Que l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers.
M. O. : Je ne suis pas rousseauiste et ne soutiendrais pas que l'homme est naturellement bon. À mon sens, on ne naît ni bon ni mauvais.
On le devient, car ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme.
N. S. : Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ?
M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.
N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.
M. O. : Puisque notre entrevue touche à sa fin, je voudrais vous offrir quelques cadeaux utiles avant que nous nous quittions.
[Michel Onfray tend à Nicolas Sarkozy ses
quatre paquets.]
N. S. [amusé] : Vous croyez que ma situation est si grave ?
[Nicolas Sarkozy déballe ses livres tandis que Michel Onfray commente ses choix.]
M. O. : Totem et Tabou, je vous l'offre parce que Sigmund Freud y traite du meurtre du père et de l'exercice du pouvoir dans la horde. L'Antéchrist de Friedrich Nietzsche, pour la question de la religion, la critique radicale de la morale chrétienne à vous qui, parfois, allez à la messe en famille. Michel Foucault, c'est une lecture que je recommande plus particulièrement au ministre de l'Intérieur, adepte des solutions disciplinaires. Dans Surveiller et punir, Michel Foucault analyse le rôle du système carcéral et de l'emprisonnement, puis de leur relation avec la norme libérale. Pierre-Joseph Proudhon, enfin, car il montre qu'on peut ne pas être libéral sans pour autant être communiste.
N. S. : Ai-je prétendu une chose pareille ?
M. O. [se référant à ses notes] : Oui, dans votre livre Témoignage, page 237 : « Le communisme, l'autre mot de l'antilibéralisme ».
N. S. : Vous, vous êtes communiste ?
M. O. : Ni communiste ni libéral. Je pense qu'il y a des options, notamment libertaires, de gestion du capital qui sont intéressantes et qui reposent sur la coopération, la mutualité,
le contrat, la fédération ou les crédits populaires. Proudhon est un auteur qu'on lit peu aujourd'hui, et souvent mal.
N. S. : Donc, ça vous intéresse, la complexité ?
M. O. : Bien sûr ! Il vaut mieux qu'on finisse sur un
éloge de la complexité que sur le braquage idéologique
de la première demie-heure...
(...)
Philosophie Magazine
RAG 34. Les lolo's 34.
12:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Michel Onfray, SARKOZY
02.04.2007
Lire, découvrir 3/3 Il y a partout des cons bordés d’oiseaux Comme des lettres cheminant en parchemin. Léo Ferré
Words... words... words...
Et qu’ont-ils à rentrer chaque année les Artistes ?
J’avais sur le futur des mains de cordonnier
Chaussant les astres de mes peaux ensemellées
La conscience dans le spider je mets les voiles
Et quarante millions de mètres de tailleur
Prenaient la taille à la putain de Galilée
La terre a bu le coup et penche du Tropique
Elle reste agrippée à mon temps cellulaire
Je déchargeais des tombereaux de souvenirs
Nous étions une histoire et n’avions rien à dire
Moi je prendrai la quatrième dimension
Pour trisser dans l’azur mes jambes migratrices
Le mur instantané que je dresse à la Chine
Mao c’était le nom de ce Viking flamand
Le tissu d’esquimau vieillit beaucoup plus vite
Des plaies sur des grabats du Chili à Lisbonne
S’exténuaient en équations de cicatrices
Le malade concret et l’interne distrait
Sont allés boire un pot au Café de la Morgue
Des vieillards le chéquier à la main à la banque
Faisaient des virements de testicules abstraits
L’embryon vaginé derviche dans le manque
Un pavot est venu l’asperger cette nuit
Mon berceau féodal et mes couilles gothiques
Des faux-nez des trognons des tissus ajoutés
Fondaient sous les sunlights de l’Opéra Comique
La Standard Oil prend du bidon et du gin fizz
La fièvre est descendue ce soir à Mexico
O ce parfum diapré dans la nuit des cigales
Dans une discothèque on a mis des barreaux
Les fenêtres s’en vont de la gorge et du squale
Ça sent la perfection dans ces rues amputées
Saint-Denis c’est un saint au derrière doublé
La fièvre est descendue ce soir dans un bordel
Et fallait voir comment ça soufflait dans la cale
Il y a partout des cons bordés d’oiseaux
Comme des lettres cheminant en parchemin
Nightingale O chansons crevées à minuit trente
J’ai le concile dans la main qui se lamente
Devant le mur à faire un peu des oraisons
La Folie m’a tenu la main à sa culotte
On eût dit de la mer s’en allant pour de bon
Viens petit dévêts-toi prends du large et jouis
Je sais des paravents comme un zoom d’espérance
Que font-ils ? Qui sont-ils ?
Ces gens qu’on tient en laisse
Dans les ports au shopping
Au bordel à la messe ?
Et ces mômes qu’on pourrait
S’carrer entre deux trains
Histoire de leur montrer
Qu’on a du face-à-main...
Ils ont voté Ils ont voté
Comme on prend un barbiturique
Et ils ont mis la République
Au fond d’un vase à reposer
Les experts ont analysé
Ce qu’il y avait au fond du vase
Il n’y avait rien qu’un peu de vase
Et qu’ont-ils à rentrer chaque année les Artistes ?
J’avais sur le futur des mains de cordonnier
Chaussant les astres de mes peaux ensemellées
La conscience dans le spider je mets les voiles...
SHAKESPEARE AUSSI ETAIT UN TERRORISTE
" Words... words... words... " disait-il
Videla ?
En français : BUDELLE, tripes
En italien : BUDELLA, tripes
En argentin ?
Allez-y voir !
DE QUOI DEGUEULER...
Vraiment
Publié le 28 février 2007 par torpedo
Une vidéo de Léo Ferré
RAG 34. Les lolo's 34
12:46 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : POESIE, Léo FERRE
31.03.2007
Lire, découvrir (2/2) : "La priorité à gauche, permettez !" Léo Ferré.
(Léo Ferré Montpellier Zénith 1989)
Il n'y a plus rien
Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec
le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.
Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle. C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse,
en ces temps.
Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.
IL n'y a plus rien
Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait
dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi ?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un qui dort dans ton lit,
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t-en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
Si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée
Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
Tu pourras lui dire :"T'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta liquide sénescence.
Dis, t'as pas honte ? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs ?
Espèce de conne !
Et barre-toi !
Divorce-la
Te marie pas !
Tu peux tout faire :
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...
Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir !
Il n'y a plus rien
Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise : " Sale blanc !"
A Marseille, la sardine qui bouche le Port
Etait bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs !
Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen !
Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
A la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux traficants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant
Les mots... toujours les mots, bien sûr !
Citoyens ! Aux armes !
Aux pépées, Citoyens ! A l'Amour, Citoyens !
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés !
Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas... C'est vous dire !
Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien
Il n'y a plus rien
Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes !
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça !
Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées
C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi !
Sous les pavés il n'y a plus la plage
Il y a l'enfer et la Sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature
Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots !
Et nous partons avec nos cris !
Et voilà !
Il n'y a plus rien... plus, plus rien
Je suis un chien ?
Perhaps !
Je suis un rat
Rien
Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue
Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens :
"Apprends donc à te coucher tout nu !
"Fous en l'air tes pantoufles !
"Renverse tes chaises !
"Mange debout !
" Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe
Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
Sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien
Il n'y a plus rien... plus, plus rien
Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit !
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leur inspiration.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d'études et le cathéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
Les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent...
Ils s'engouffrent dans l'innomé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot ponctuel !
La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l'atterrissage : on rote
et on arrête le massacre.
Sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu.
Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée
Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
Alors, becquetons !
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais ?
Heureusement il y a le lit : un parking !
Tu viens, mon amour ?
Et puis, c'est comme à la roulette : on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait !
Je comprends les joueurs : ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...
Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir
Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé
Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination
Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire
Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit !
Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches
Tout dans la tronche !
- Vous n'avez rien à déclarer ?
- Non.
- Comment vous nommez-vous ?
- Karl Marx.
- Allez, passez !
Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets d'imagination dans le passé
Ecoutez-les... Ecoutez-les...
Ca rape comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlotte ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges !
Ecoutez-les...
Il n'y a plus rien
Si les morts se levaient ?
Hein ?
Nous étions combien ?
Ca ira !
La tristesse, toujours la tristesse...
Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...
Te marie pas Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve
Ne vote pas
Ố DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador Lèvres des bisons
J'invente en bas des rennes bleus
En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté
Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire
Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça ses fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras autrepassé ta vision
Alors tu verras rien
Il n'y a plus rien
Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les "monsieur"
Que les "madame"
Que les "assis" dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux-là à qui tu pourras dire :
Monsieur !
Madame !
Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous,
Avec les poumons resserrés
Les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs
Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous ?
Pardon.... LEURS sous !
Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...
Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend
des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
A un point donné
A heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui
racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur
et nivellateur qui empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les
champions de l'anonymat.
Les révolutions ? Parlons-en !
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous interesser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites,
à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.
Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas ?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi,
on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.
Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras !
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt,
dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise : "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez
que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer
votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.
Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien
Il n'y a plus rien
Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !
Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout
Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos réglements d'administration pénitenciaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer
NOUS AURONS TOUT
Dans dix mille ans.
Note sur le même thème
RAG 34. Lovely34
15:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Léo FERRE, POESIE, RAG 34
Lire, découvrir : (1/2) "Poète... vos papiers!", préface de Léo Ferré 1956
La poésie contemporaine ne chante plus. Elle rampe. Elle a cependant le privilège de la distinction, elle ne fréquente pas les mots mal famés, elle les ignore. Cela arrange bien des esthètes que François Villon ait été un voyou. On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du codex. Le snobisme scolaire qui consiste à n'employer en poésie que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baise-main. Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baise-main qui fait la tendresse. Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, c'est la poésie qui illustre le mot.
L'alexandrin est un moule à pieds. On n'admet pas qu'il soit mal chaussé, traînant dans la rue des semelles ajourées de musique. La poésie contemporaine qui fait de la prose en le sachant, brandit le spectre de l'alexandrin comme une forme pressurée et intouchable. Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes: ce sont des dactylographes. Le vers est musique; le vers sans musique est littérature. Le poème en prose c'est de la prose poétique. Le vers libre n'est plus le vers puisque le propre du vers est de n'être point libre. La syntaxe du vers est une syntaxe harmonique - toutes licences comprises. Il n'y a point de fautes d'harmonie en art; il n'y a que des fautes de goût. L'harmonie peut s'apprendre à l'école. Le goût est le sourire de l'âme; il y a des âmes qui ont un vilain rictus, c'est ce qui fait le mauvais goût. Le Concerto de Bela Bartok vaut celui de Beethoven. Qu'importe si l'alexandrin de Bartok a les pieds mal chaussés, puisqu'il nous traîne dans les étoiles! La Lumière d'où qu'elle vienne EST la Lumière...
En France, la poésie est concentrationnaire. Elle n'a d'yeux que pour les fleurs; le contexte d'humus et de fermentation qui fait la vie n'est pas dans le texte. On a rogné les ailes à l'albatros en lui laissant juste ce qu'il faut de moignons pour s'ébattre dans la basse-cour littéraire. Le poète est devenu son propre réducteur d'ailes, il s'habille en confection avec du kapok dans le style et de la fibranne dans l'idée, il habite le palier au-dessus du reportage hebdomadaire. Il n'y a plus rien à attendre du poète muselé, accroupi et content dans notre monde, il n'y a plus rien à espérer de l'homme parqué, fiché et souriant à l'aventure du vedettariat.
Le poète d'aujourd'hui doit être d'une caste, d'un parti ou du Tout-Paris.
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé. Enfin, pour être poète, je veux dire reconnu, il faut "aller à la ligne". Le poète n'a plus rien à dire, il s'est lui-même sabordé depuis qu'il a soumis le vers français aux diktats de l'hermétisme et de l'écriture dite "automatique". L'écriture automatique ne donne pas le talent. Le poète automatique est devenu un cruciverbiste dont le chemin de croix est un damier avec des chicanes et des clôtures: le five o'clock de l'abstraction collective.
La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie; elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche. Il faut que l'oeil écoute le chant de l'imprimerie, il faut qu'il en soit de la poésie lue comme de la lecture des sous-titres sur une bande filmée: le vers écrit ne doit être que la version originale d'une photographie, d'un tableau, d'une sculpture.
Dès que le vers est libre, l'oeil est égaré, il ne lit plus qu'à plat; le relief est absent comme est absente la musique. "Enfin Malherbe vint..." et Boileau avec lui... et toutes les écoles, et toutes les communautés, et tous les phalanstères de l'imbécillité! L'embrigadement est un signe des temps, de notre temps. Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes. Les sociétés littéraires sont encore la Société. La pensée mise en commun est une pensée commune. Du jour où l'abstraction, voire l'arbitraire, a remplacé la sensibilité, de ce jour-là date, non pas la décadence qui est encore de l'amour, mais la faillite de l'Art. Les poètes, exsangues, n'ont plus que du papier chiffon, les musiciens que des portées vides ou dodécaphoniques - ce qui revient au même, les peintres du fusain à bille. L'art abstrait est une ordure magique où viennent picorer les amateurs de salons louches qui ne reconnaîtront jamais Van Gogh dans la rue... Car enfin, le divin Mozart n'est divin qu'en ce bicentenaire!
Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes. Qu'importe! Aujourd'hui le catalogue Koechel est devenu le Bottin de tout musicologue qui a fait au moins une fois le voyage à Salzbourg! L'art est anonyme et n'aspire qu'à se dépouiller de ses contacts charnels. L'art n'est pas un bureau d'anthropométrie. Les tables des matières ne s'embarrassent jamais de fiches signalétiques... On sait que Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes, que Beethoven était sourd, que Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique, qu'il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok, on sait que Rutebeuf avait faim, que Villon volait pour manger, que Baudelaire eut de lancinants soucis de blanchisseuse: cela ne représente rien qui ne soit qu'anecdotique. La lumière ne se fait que sur les tombes.
Avec nos avions qui dament le pion au soleil, avec nos magnétophones qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues", avec nos âmes en rade au milieu des rues, nous sommes au bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande, à regarder passer les révolutions. Le seul droit qui reste à la poésie est de faire parler les pierres, frémir les drapeaux malades, s'accoupler les pensées secrètes.
Nous vivons une époque épique qui a commencé avec la machine à vapeur et qui se termine par la désintégration de l'atome. L'énergie enfermée dans la formule relativiste nous donnera demain la salle de bains portative et une monnaie à piles qui reléguera l'or dans la mémoire des westerns... La poésie devra-t-elle s'alimenter aux accumulateurs nucléaires et mettre l'âme humaine et son désarroi dans un herbier?
Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique. A New York le dentifrice chlorophylle fait un paté de néon dans la forêt des gratte-ciel. On vend la musique comme on vend le savon à barbe. Le progrès, c'est la culture en pilules. Pour que le désespoir même se vende, il ne reste qu'à en trouver la formule. Tout est prêt: les capitaux, la publicité, la clientèle. Qui donc inventera le désespoir?
Dans notre siècle il faut être médiocre, c'est la seule chance qu'on ait de ne point gêner autrui. L'artiste est à descendre, sans délai, comme un oiseau perdu le premier jour de la chasse. Il n'y a plus de chasse gardée, tous les jours sont bons. Aucune complaisance, la société se défend. Il faut s'appeler Claudel ou Jean de Létraz, il faut être incompréhensible ou vulgaire, lyrique ou populaire, il n'y a pas de milieu, il n'y a que des variantes. Dès qu'une idée saine voit le jour, elle est aussitôt happée et mise en compote, et son auteur est traité d'anarchiste.
Divine Anarchie, adorable Anarchie, tu n'es pas un système, un parti, une référence, mais un état d'âme. Tu es la seule invention de l'homme, et sa solitude, et ce qui lui reste de liberté. Tu es l'avoine du poète.
A vos plumes poètes, la poésie crie au secours, le mot Anarchie est inscrit sur le front de ses anges noirs; ne leur coupez pas les ailes! La violence est l'apanage du muscle, les oiseaux dans leurs cris de détresse empruntent à la violence musicale. Les plus beaux chants sont des chants de revendication. Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations. A l'école de la poésie, on n'apprend pas: on se bat.
Place à la poésie, hommes traqués! Mettez des tapis sous ses pas meurtris, accordez vos cordes cassées à son diapason lunaire, donnez-lui un bol de riz, un verre d'eau, un sourire, ouvrez les portes sur ce no man's land où les chiens n'ont plus de muselière, les chevaux de licol, ni les hommes de salaires.
N'oubliez jamais que le rire n'est pas le propre de l'homme, mais qu'il est le propre de la Société. L'homme seul ne rit pas; il lui arrive quelquefois de pleurer.
N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la morale, c'est que c'est toujours la morale des autres.
Je voudrais que ces quelques vers constituent un manifeste du désespoir, je voudrais que ces quelques vers constituent pour les hommes libres qui demeurent mes frères un manifeste de l'espoir.
À la page des textes de Léo ferré
14:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Léo FERRE, POESIE, RAG 34
27.03.2007
Rencontres culturelles à Nantes avec Ségolène Royal
Ségolène Royal organisait des rencontres culturelles ce 26 mars au Lieu Unique, ancienne biscuiterie nantaise reconvertie en centre culturel. À la suite des témoignages d’artistes, comédiens, écrivains et représentants du monde de la culture, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la culture se trouve au coeur du Pacte présidentiel. Elle a notamment plaidé pour le renforcement de l’éducation artistique à l’école et rendu hommage au rôle des intermittents.
Retrouvez les réactions de Jean-Marc Ayrault, Jean Blaise, Najat Balkacem, Fabrice Bousteau, Catherine Corsini, Catherine Trautman, Catherine Tasca, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti, Erik Orsenna et Daniel Mesguich à l’issue de ces rencontres.
RAG 34. Les lolo's 34
18:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CULTURE, ROYAL
22.03.2007
La lettre de Ségolène Royal aux enseignants
L´Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez.
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Si je peux aujourd´hui m´adresser à vous, c´est à mes professeurs que je le dois, car c´est à l´école que j´ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j´ai reçu le bagage qui m´a permis d´être une femme libre.
L´Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m´adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l´école, qui forme les générations de demain, qui prépare l´avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.
L´éducation ! Tel est, pour moi, l´enjeu majeur de l´élection présidentielle. Avec moi, l´éducation sera au coeur de tout et en avant de tout.
Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l´objet de cette lettre.
La République s´est construite par et autour de son école, l´école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J´en assume l´héritage ; j´en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son oeuvre dans l´avenir.
Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l´esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J´ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m´ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j´entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l´urgence économique et sociale, l´urgence éducative et culturelle, l´urgence écologique, l´urgence démocratique.
Je veux remettre le pays debout. Mais j´ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J´ai pour l´école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j´ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.
Je sais que l´école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu´il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l´école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C´est pourquoi, je l´ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l´emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l´école, de nouvelles politiques doivent aider l´école à assumer au mieux sa tâche, qui est d´instruction et d´éducation. Je m´y engage.
Mais si l´école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l´esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l´école est au premier rang du combat. C´est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c´est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l´une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.
Depuis des années, l´école est attaquée : elle l´est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l´est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l´est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l´école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d´accomplir son oeuvre nationale. Je m'y engage.
C´est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d´emplois sera mis en place. Je l´accompagnerai d´un plan de résorption de l´emploi précaire. Je referai de l´école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l´école comme dans l´école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d´assistants sociaux, de conseillers d´orientation.
Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d´enseignants qui ont été supprimés.
Je veux redonner la considération qu´ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C´est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C´est pourquoi j´ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d´Etats généraux de l´éducation que j´ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu´avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l´excellence pour tous. Il ne s´agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C´est dans ce cadre que je proposerai la mise en oeuvre d´un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l´assurer seront évidemment rémunérés.
Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l´école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j´en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d´exercer votre mission.
Mon Pacte présidentiel place l´école en son coeur. Lorsqu´il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l´obscurantisme, de l´égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l´éducation.
Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J´ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.
Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l´expression de mes sentiments les meilleurs.
Forum associé : Lettre de Ségolène Royal aux enseignants
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14:12 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lettre de S.ROYAL aux enseignants
Chat-vidéo avec Ségolène Royal aujourd'hui à 15 heures
Ségolène Royal a décidé de parler directement aux Français qui la soutiennent comme aux indécis qui n'ont pas encore fait leur choix : elle participera à un chat-vidéo en direct du vieux Port de Marseille ce jeudi 22 à partir de 15 heures.
Participer au chat-vidéo : cliquez ici
Chat vidéo en direct du Vieux Port de Marseille : un mois pour la victoire !
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13:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, chat vidéo
« L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation »
Ségolène Royal : Dunkerque le 25 février 2007
I) Ni François Bayrou, ni Nicolas Sarkozy ne proposent à ce jour de solutions précises pour faire mieux fonctionner l’école et améliorer le sort des professionnels de l’éducation.
• François Bayrou se drape dans des déclarations électoralistes, mais ne propose aucune solution concrète pour améliorer le sort des enseignants. Il défend l’idée de l’excellence à l’école, mais reste, comme pour l’ensemble de son programme, dans le plus grand flou quant à l’application de ce principe.
Comme Nicolas Sarkozy, il se prononce en faveur du respect que les élèves doivent aux enseignants, idée contre laquelle personne ne peut s’élever. Pour autant, il n’explique jamais comment il s’y prendrait pour améliorer la situation actuelle.
• Nicolas Sarkozy prolonge sa vision autoritaire de la société à l’école. Il défend une conception de l’école profondément réactionnaire à toute idée de progrès social et culturel :
– Il souhaite réinstaurer l’apprentissage à 14 ans. Il doit dès lors poursuivre clairement son raisonnement : ce sont les jeunes d’origine modeste, les jeunes de banlieues qui seront les premiers concernés. Les jeunes des beaux quartiers seront ainsi définitivement assurés de ne plus les croiser.
– Son mépris pour l’école s’exprime au moment où il fait de l’école la cause de tous les échecs sociaux dans un tableau qui révèle un profond mépris pour les « communautés étrangères » qualifiées de « tribus ». « Au bout de la faillite de l’école, il y a l’éclatement de la famille. Il y a aussi le communautarisme et les tribus. Il y a le chômage et l’exclusion. » (discours de Maisons-Alfort)
– Il fait comme si son parti n’avait pas été aux affaires durant les 25 dernières années : qu’ont fait Luc Ferry, Fillon, de Robien durant les dernières années pour empêcher ce qu’il dénonce ? : « Je sais quelle a été depuis 25 ans la dégradation de leurs conditions matérielles et morale ».
– Selon lui, les enseignants sont « démoralisés d’avoir le sentiment qu’on ne les respecte pas, et qu’on les abandonne à leur sort sans moyen et sans direction. Ils ne doivent pas être les boucs émissaires de la faiblesse de l’école. ». Alors que par ailleurs il dénonce la gabegie de moyens dépensés pour l’école… qu’il désigne comme responsable de tous les échecs sociaux. C’est encore une fois le pompier pyromane !
• On est là bien loin des déclarations de Ségolène Royal qui déclare « S’il est une fierté d’être socialiste et d’être à gauche, c’est la première place que nous avons toujours, toujours accordée à la question éducative, et cette première place, l’éducation la retrouvera. Nous avons été de tous les combats en faveur de l’école publique et laïque. Nous n’avons jamais douté que l’accès à la citoyenneté et l’accès de chaque futur citoyen à la liberté de penser et à la liberté tout court passaient par le renforcement de l’école. Et de cela, je crois vraiment que nous pouvons, que nous devons être fiers. »
II) Ségolène Royal fait des propositions concrètes et novatrices pour l’école
Elle déclare ainsi à Dunkerque : « L’Éducation Nationale doit pouvoir favoriser des pédagogies sur mesure, du soutien individualisé en favorisant le travail en équipe et l’expérimentation. »
Comme dans ses cent propositions, la candidate socialiste propose de :
• Faire de l’école la priorité budgétaire de l’État.
• Laisser la liberté pédagogique aux enseignants. Ce n’est pas au gouvernement de légiférer sur les méthodes utilisées par les professeurs et les maîtres dans les classes ;
• Instituer le soutien scolaire individuel et gratuit pour tous les élèves. Cette mesure doit contribuer à restaurer l’égalité des chances, si mise à mal dans notre société. Ce soutien scolaire serait prodigué par des enseignants volontaires, contre rémunération, ou par des assistants d’éducation, que l’on pourrait imaginer recruter parmi les emplois tremplin. Les associations qui font aujourd’hui du soutien scolaire gratuit seraient mieux subventionnées
qu’aujourd’hui. Ce soutien scolaire, organisé dès le cours préparatoire, permettrait d’éviter l’orientation précoce, source de très grande injustice sociale, tout en luttant contre les effets néfastes de la massification de l’enseignement, notamment au collège.
• Réformer les ZEP, notamment en baissant à 17 le nombre d’enfants dans les classes de CP et de CE1 concernés.
• Lutter contre la violence en augmentant la présence adulte dans les établissements…
III) Ségolène Royal est la seule candidate qui rendra à l’école ses lettres de noblesse
Ne nous y trompons pas, elle est la seule candidate qui défendra vraiment les enseignants lorsqu’elle sera élue, avant tout parce qu’elle sait ce qu’elle leur doit.
« Je ne veux plus entendre tous ces discours qui contestent la valeur et l’engagement de nos enseignants… Je voudrais dire à l’école et à ceux qui enseignent que c’est grâce à vous que je suis là devant vous. »
Cette confiance dans le monde enseignant se lit dans la méthode de changement participatif qu’elle propose d’instaurer, une fois élue.
« Je m’engage à organiser les États généraux de la réussite scolaire dès le mois de mai 2007 ».
L’école ne changera que si les enseignants y trouvent leur compte, en terme de salaire ou de carrière (par exemple avec la possibilité d’entamer une seconde carrière pour les enseignants qui ne veulent plus être face à une classe).
Ne nous y trompons pas, Ségolène Royal est la seule candidate de l’école !
RAG 34. Les lolo's 34
07:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ECOLE, EDUCATION
21.03.2007
Pépite du net : les manifestations contre la réforme de la loi Falloux (vidéo)
Images d'archives du journal de 20h d'Antenne 2 : les manifestations contre la réforme de la loi Falloux
En 1994, François Bayrou est alors ministre de l'éducation nationale du gouvernement Balladur et veut faire passer en force une réforme de la "loi Falloux" pour permettre aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés au delà du seuil des 10 % prévu par la loi. Plus d'un million de personnes descendent alors dans la rue.
Voir la vidéo
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10:15 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Loi FALLOUX
20.03.2007
Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...
Qui sont les femmes qui gouvernent dans le Monde ?
Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement. Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-
Osez la femme, osez Ségolène !
RAG 34. Lovely34
11:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Chasse/Pêche , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Osez la femme, oser Ségolène !, RAG 34
19.03.2007
1907-2007 Vigne et civilisation (2)
Dans le cadre du centenaire de la révolte vigneronne en Languedoc-Roussillon de 1907, le réseau des médiathèques organise des conférences, des expositions, des projections...
Programme "Vigne et civilisation 1907-2007"
Médiathèque centrale Emile Zola :
- Jeudi 22 mars : l'économie ; conférence de Jean Clavel
- Jeudi 19 avril : la Révolte ; rencontre avec Jean Sagnes et Claude Ecken à l'occasion de la sortie de "1907, la Révolte du Midi de A à Z" et de la BD "1907, la longue marche des vignerons" (éd. Adacom).
L'économie : conférence de Jean Clavel
Jean Clavel nous invite à réfléchir à l'avenir de ce vignoble, il développe une prospective s'appuyant sur l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et sur les nouveaux moyens de communication (Internet).
"Je suis né en 1934 d'une famille de vignerons depuis de nombreuses générations, originaire des Corbières par ma mère et du Bittérois par mon père.
J'ai consacré 40 ans de ma vie professionnelle et des heures indéterminées de ma vie personnelle à la renaissance de la notoriété et de l'image des vins du Languedoc. J'ai milité dans les années 60 aux Jeunes Agriculteurs , tout en travaillant à la production. Autodidacte, j'ai suivi la formation IFOCAP à Paris, (institut de formation des cadres paysans) et j'ai servi la mutation de l'agriculture et de la viticulture de la région dans diverses structures professionnelles.
J'ai assuré la direction du syndicat des Coteaux du Languedoc de 1976 à 1993 pour en faire le moteur de la transformation qualitative des vins de la région.
J'ai tenté de faire prendre conscience a des générations de vignerons que le vin est un bien culturel,symbolique,qu'il est un lubrifiant social enraciné dans une histoire millénaire et que seule sa qualité incontestable, adaptée à l'attente du laeder d'opinion et du consommateur permet la réussite commerciale. J'ai convaincu les publicistes, les agents de communication, que le vin n'est pas un produit agro-alimentaire banal, qu'on ne peut le présenter et le vendre comme une vulgaire lessive. J'ai lutté contre le laxisme et la facilité que les subventions de l'Etat et de la Communauté Européenne entretenaient chez de nombreux viticulteurs et certains de leurs responsables.
Nous pouvons dire, maintenant, que ce combat est gagné et que la notoriété et l'image des vins de qualité du Languedoc est reconnue internationalement, même si cette reconnaissance tarde à venir en France, la domination culturelle et de la communication parisienne s'exerçant d'une façon hégémonique dans notre pays."
Jean Clavel est également président du Syndicat des vignerons des Grés de Montpellier.
Son dernier livre "Le 21è siècle des vins du Languedoc - Du Monde Greco-Romain à Internet", (éd. Causse), nous propose, à l'aube du troisième millénaire, un bilan de l'activité du vignoble languedocien, vieux de déjà 2500 ans : son histoire, son expansion sont analysées de point de vue économique et évènementiel.
Une réflexion, également sur l'avenir de ce vignoble alors que les modes de consommation et de communication sont déjà façonnés par les nouvelles donnes des marchés mondiaux via Internet.
Retrouvez le programme des commémorations (Béziers...) sur le blog de Jean Clavel : 1907 la révolte vigneronne
Lire notre note précédente : Révolte vigneronne 1907 : Gloire au 17 ème !
RAG 34. Les lolo's 34
14:42 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Révolte vigneronne 1907 : Gloire au 17 ème ! (1)
En 1907, la mévente catastrophique des vins provoque des manifestations sans précédent dans le sud de la France. Après avoir fait la grêve des impôts, les rassemblements monstres (plusieurs centaines de milliers) se succèdent à Beziers, Perpignan, Carcassonne, Nimes, Montpellier. A Narbonne, le drame éclate, la troupe tire, il y a 5 morts, des centaines de blessés...
Quelques jours plus tard, le 22 juin, de nouveaux rassemblements ont lieu lors de l'enterrement, pour rendre hommage aux victimes. A Béziers, le 17éme régiment d'infanterie est envoyé pour rétablir l'ordre. Les soldats, pour la plupart originaires de la région refusent de tirer et mettent la crosse en l'air.
Ce fait sans précédant vaudra au régiment de rejoindre sans délai les bataillons disciplinaire d'Afrique du Nord... Poursuivi par sa mauvaise réputation, le 17eme sera très souvent en première ligne, désigné d'office pour des assauts meurtriers pendant la guerre de 14...
Clicker sur les photos pour les agrandir.
1 : Manifestation vigneronne à Montpellier le 9 juin 1907.
2 : Les neuf mutins de Cessenon à Gafsa
Télécharger : Le document au format word de Jacques CROS
Gloire au 17ème
Musique : CHANTEGRELET / Pierre DOUBIS
Paroles : MONTÉHUS
(Le texte est intégralement celui que Montéhus a enregistré en 1907, et où il ne chante pas le 3ème couplet).
Légitime était votre colère
Le refus était un grand devoir
On ne doit pas tuer ses pères et mères
Pour les grands qui sont au pouvoir
Soldat, votre conscience est nette
On n'se tue pas entre Français
Refusant de rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait!
Refrain:
Salut, salut à vous !
Braves soldats du 17ème
Salut! braves pioupious
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous !
A votre geste magnifique
Vous auriez en tirant sur nous,
Assassiné la République !
Comme les autres, vous aimez la France
J'en suis sûr, même vous l'aimez bien
Mais sous votre pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens.
La patrie, c'est d'abord sa mère
Celle qui vous a donné le sein,
Et vaut mieux même aller aux galères
Que d'accepter d'être son assassin.
Espérons qu'un jour viendra en France
Où la paix, la concorde régnera.
Ayons tous au cœur cette espérance
Que bientôt ce grand jour viendra.
Vous avez jeté la première graine
Dans le sillon de l'humanité
La récolte sera prochaine,
Et ce jour là, vous serez tous fêtés.
Lire le post Il y a un siècle sur le blog de PRS 57
RAG 34. Lolo34
14:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1907-2007 centenaire de la révolte vigneronne, RAG 34
16.03.2007
Priorité à l’éducation !
Depuis 2004, les 21 régions socialistes ont mis en oeuvre des efforts conséquents pour que chaque jeune puisse entrer dans la vie active avec les mêmes chances.
Coups d’pouce (Aquitaine), carte Lycéo (Champagne-Ardenne), Explo’ra sup (Rhône- Alpes)… Autant de dispositifs mis en place par les régions socialistes pour faire de l’éducation un enjeu majeur et accorder une attention privilégiée à la jeunesse.
Il s’agit avant tout de permettre une réelle égalité des chances. La gratuité des manuels scolaires est l’un des outils les plus développés. Pour autant, l’enseignement professionnel n’est pas laissé de côté. Le coût exemple, est en grande partie remboursé par les régions. En Poitou-Charentes, en 2006, 23 600 jeunes de lycées professionnels ont bénéficié de la gratuité du premier équipement. Mais l’égalité des chances repose aussi sur l’accessibilité au logement ou aux transports. Formules « spéciales jeunes » ou paiement de cautions, les socialistes ont multiplié les aides pour sécuriser le parcours scolaire de chaque jeune.
Autre objectif cher aux régions socialistes : l’accès à la culture et aux loisirs. Ainsi, dans le Limousin, les chèques culture-sport permettent aux jeunes âgés de 16 à 20 ans de se rendre au cinéma, au musée ou à des manifestations sportives.
L’ambition des régions est aussi de favoriser la mobilité des jeunes, au niveau national, mais surtout internationale. Avec Explo’ra sup, par exemple, la région Rhône- Alpes accorde aux jeunes des bourses pour accomplir des stages à l’étranger. Jérémy, étudiant parti au Chili, en témoigne : « L’aide de la région a été vitale pour mon séjour, car elle m’a permis d’étudier et d’effectuer un stage sans avoir à rechercher un petit boulot à côté, qui m’aurait pris énormément de temps. »
Fanny Costes
RAG34. Les lolo's 34
09:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Prorité à l'éducation !
14.03.2007
Interview de Ségolène Royal dans les Inrockuptibles
Je veux remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays.
Ségolène Royal revient sur les origines de la politique culturelle actuelle :«En 1981, tout était à faire. Les politiques mises en place par la gauche ont permis l’éclosion d’une vie culturelle foisonnante. Depuis 25 ans de grands bouleversements ont profondément transformé le paysage culturel. De nouvelles formes d’expression artistique ont émergé, des espaces inédits de rencontre entre le public et les créateurs se sont ouverts. Je pense en particulier à l’irruption d’internet dans la vie de chacun, notamment les jeunes. »
«Des menaces et des dangers nouveaux se font jour. La richesse de notre vie culturelle ouvre des perspectives extraordinaires mais est aussi porteuse de dérives inquiétantes pour les artistes comme pour les citoyens : les sous-financements, les risques de concentration, les menaces de paupérisation des artistes, l’assèchement des représentations collectives et des identités, la mise en cause de la diversité, la perte de sens, les disparités d’accès à la culture sur l’ensemble du territoire. Les grandes concentrations mettent en péril la diversité de la création. »
« Je veux remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays. C’est la mission historique de la gauche en matière de culture. La gauche ne peut pas se penser sans la culture, ne doit jamais cesser de parler culture, de penser la culture, de vouloir la culture. »
Sur la révolution numérique, elle déplore que « les pouvoirs publics en matière culturelle et audiovisuelle ont traité la révolution numérique avec une triste désinvolture, donnant ainsi l’impression à nos concitoyens d’avoir toujours un train de retard. Je veux que dans ce domaine la France soit à l’avant-garde. »
« Je suis heureuse de l’éclosion sur internet de nouveaux modes d’expression qui doivent tout à la vitalité créatrice de nos concitoyens et en particulier de notre jeunesse. Mais je ne confonds pas ce qui est l’expression d’une envie de culture et la démarche patiente, élaborée, exigeante, de l’artiste. L’un et l’autre sont indispensables. Il y a deux cents ans la France a inventé le droit d’auteur. Il n’est de grande nation que celle qui sait honorer ses artistes et leur donne les moyens d’exercer cette responsabilité singulière de témoin, de veilleur, de défricheur et surtout d’inventeur, qui sait les aider à suivre cette intuition qui les anime. Je veux qu’un large débat soit lancé dans tout le pays sur l’économie de la culture à l’ère numérique, pour refonder le pacte social entre la nation et ses artistes. »
Ségolène Royal affirme sa volonté d’« empêcher quelques grands groupes qui tirent leur puissance d’autres secteurs, notamment le BTP, les télécoms ou l’industrie militaire, de s’emparer progressivement de tous les médias, ce n’est pas lutter contre l’entreprise mais c’est veiller au pluralisme de l’information et à la diversité culturelle. Il faudra ainsi qu’une nouvelle législation travaille sur la définition et les critères des seuils de concentration, et ce sans doute à l’échelon européen. »
« La distinction entre culture populaire et culture élitaire, qui générait des inégalités, n’est pas pertinente pour analyser la réalité des pratiques culturelles de nos concitoyens. Dans la même journée, nous pouvons voir une série télévisée, écouter un air d’opéra, aimer les romans de Gao Xingjian et écouter Abdelmalik ou le slam de Grand Corps Malade. Ce décloisonnement est une réalité. Mais la possibilité accrue d’accès aux œuvres ne doit pas faire oublier que la démocratisation de l’accès à la culture reste un défi majeur, ce qui n’est pas garanti encore sur l’ensemble des territoires et des milieux sociaux. »
« La télévision devrait jouer un rôle essentiel, en étant l’espace privilégié du contact quotidien des Français avec la culture. Je dis bien « devrait », car elle renvoie souvent une image très éloignée de la réalité de notre pays. Dans nos communes, dans nos région, la vie culturelle et artistique est foisonnante. Partout se vérifie cette volonté d'agir et de créer, à laquelle la télévision n’offre pas ou peu de relais. Pourquoi n’y a-t-il pas de grande émission sur les arts plastiques ? Le cinéma ? La littérature ? L’histoire et le patrimoine ? La photographie ou le design ? Parce que la défense de notre identité et notre richesse culturelles, la diversité et la qualité des programmes, passent après les objectifs de rentabilité ? »
"Jamais je n’accepterai que la culture et l'information soient abandonnées aux seules forces du marché et à la marchandisation galopante, induite par la mondialisation libérale.
Pour cela Ségolène Royal entend « créer les conditions d’un service public de la culture et de l’audiovisuel, fort et dynamique » grâce à « La mise en place d’un Conseil Supérieur des Savoirs, des Arts, et des Sciences", à « La transformation du Conseil économique et social en Conseil économique, social et culturel » et à « l’instauration d’une Haute Autorité du Pluralisme, en lieu et place du CSA, dont le Parlement aura la responsabilité de nommer les membres, à une majorité des 3/5èmes. Ses pouvoirs seront élargis, afin de garantir, mieux encore qu’aujourd’hui, la liberté de la presse et des médias, mais aussi d’élever le niveau d’exigence culturelle des médias audiovisuels. »
« Le pluralisme et l’indépendance de la presse sont menacées de manière dramatique. La situation des grands quotidiens français et le problème de leur distribution sont un péril pour la démocratie. Je ferai en sorte que la presse écrite puisse trouver un environnement favorable à son renouveau : réforme des financements publics avec une indexation des aides sur de nouveaux critères (l’importance de la rédaction notamment) , fiscalité, création d’un statut des entreprises de presse »
« Je veux que la culture fasse une entrée massive à l’école. C’est le premier lieu de la rencontre de tous avec l’art et de la réduction des inégalités d’accès à la culture. Ce que Jules Ferry a réalisé pour le calcul et la lecture, nous avons le devoir de le faire aujourd'hui pour les arts. »
«Ce doit être une vraie révolution, qui commencera par la reconstruction ce que la droite a défait, en démantelant le plan « arts à l'école », initié en 2000 sous l'impulsion de Jack Lang et Catherine Tasca. Ce plan ait été sabordé par le gouvernement auquel appartient le candidat de la droite à l'élection présidentielle : quelle crédibilité de bâtisseur peut bien avoir le démolisseur ?»
« Moi, je veux que tous les jeunes puissent voir leur sensibilité et leur esprit critique s’éveiller, par le contact personnel avec les œuvres, la découverte des lieux de création, la rencontre avec les artistes. Je veux encourager les pratiques artistiques, notamment celles qui sont collectives, parce qu’elles sont le meilleur moyen de faire l’expérience de la vie en communauté, d’en apprendre les règles, et même de lutter contre la violence. »
Lire l'intégralité de l'interview
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13.03.2007
Le pacte présidentiel : 100 propositions pour que ça change fort !
Lire le pacte en ligne
Télécharger le pacte dans son intégralité
Le pacte présidentiel : 100 mesures en musique (clip vidéo 12 mns)
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10.03.2007
"Ma France laïque" Peut-on continuer à vivre ensemble et comment?
Sophia Chikirou
publie "Ma France laïque"
Peut-on continuer à vivre ensemble et comment?
Pour Sophia Chikirou, cette question l'emporte sur toutes les autres: ne pas y répondre ou la contourner reviendrait à priver la politique de son sens. De son parcours, qu'elle juge semblable à celui de millions de Français issus de différentes vagues de migration et d'immigration qu'a connues la France, elle tire la conviction que la République est une chance.
De son expérience militante et associative, elle nous livre un regard franc, sans concession, qui n'épargne pas même sa propre famille politique dont certaines pratiques, qu'elle dénonce, encouragent le communautarisme.
Son analyse stimulante et ses solutions pertinentes couvrent ce qu'elle estime être le champ de la laïcité: un principe qui ne se résume pas à la loi de séparation des Eglises et de l'Etat (1905) mais qui concerne au plus haut degré le quotidien des Français, à la ville, au travail, à l'école et leur rapport à la politique.
Parce que la laïcité a permis à Sophia Chikirou d'être la femme émancipée qu'elle est aujourd'hui, elle veut, pour tous les autres, que ce principe d'organisation de la vie connaisse un retour de flamme et porte les espérances de la jeunesse.
Avec la participation de Mohammed Abdi, Claude Bartolone, Gaston Kelman, Henri Pena-Ruiz, Alain Seksig, Antoine Sfeir.
Ma France laïque
14,90€ - 230 pages
Editions La Martinière
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07.03.2007
Décès hier du sociologue et philosophe Jean BAUDRILLARD
clicker sur pour agrandir la photo (Jean Baudrillard 1996)
Jean Baudrillard au-delà du réel
Le sexe, le langage, les signes, la marchandise, la guerre ... Rien n'a échappé aux analyses paradoxales du sociologue, mort hier à 77 ans.
Par Robert MAGGIORI
QUOTIDIEN : mercredi 7 mars 2007
Jean Baudrillard, c'était la curiosité même. Il ne ratait rien, pas un livre, pas un article, pas un geste, pas un paysage, une exposition, un film, une expression sur un visage, une posture, un habit, un foulard, un logo, une ombre, un écran de télévision, un bec de gaz, le macadam mouillé par la pluie, une pièce de théâtre ( Camille Claudel, jouée par Charles Gonzales au Lucernaire lui donnera la plus grande émotion de sa vie), un conflit politique, une guerre. Il semblait errer, vagabonder d'un pas nonchalant, effleurer du regard toute chose, et toujours prêt à sourire de tout, bonhomme.
En réalité, il fixait les choses. Comme on fixe parfois ces images curieuses, de formes géométriques entremêlées, qui soudain laissent voir autre chose un monstre, deux corps enlacés, la barbe de Freud... que ce qu'elles étaient censées donner à voir. Il pensait que la théorie «ne peut être que cela : un piège tendu dans l'espoir que la réalité sera assez naïve pour s'y laisser prendre». Aussi en plaçait-il partout, des «pièges». Mais, en attendant que la réalité vienne s'y faire capturer, et se traduise en «prises», en concepts, il se servait de ses yeux, de ses mains, de ses oreilles, pour tenter de prendre, voir ou entendre ce qui fuit sans cesse, éphémère et sidérant, ce qui est à peine audible, la cacophonie «de ce qui arrive» sans ordre ni plan, le brouhaha du monde. «Il faut fouiller le ciel», disait-il, comme pour capter cette lumière venue d'astres morts depuis longtemps, où ces «événements tellement lointains, métaphysiquement lointains» qui, «n'éveillant plus qu'une légère phosphorescence sur les écrans», doivent être agrandis comme une photographie pour être «vus», au risque, évidemment, d'acquérir une «réalité» qui n'est pas la leur.
«Il faut faire de la théorie un crime parfait»
Jean Baudrillard aura été le sociologue des «événements étranges». Pour les capter, «il faut faire de la théorie elle-même une chose étrange. Il faut faire de la théorie un crime parfait, ou un attracteur étrange». C'est ce que Baudrillard a fait, en usant de tous les styles et toutes les formes d'écriture, du paralogisme au paradoxe, de la parodie à l'aporie, de la provocation à l'ironie, et en devenant le penseur des missions impossibles y compris en faisant s'autodétruire sa pensée dès qu'elle se systématisait , le vigile, parfois cynique, de la pensée vigilante, attentif à capturer «la dernière lueur qu'envoie la réalité avant de disparaître», ou, reconnaissait-il, le tenant d'une «analyse irréaliste des événements irréels».
Germaniste de formation, la sociologie de Jean Baudrillard il riait, lorsqu'on évoquait «sa sociologie» s'est donc caractérisée par une incroyable, et déroutante, inventivité, et la création de concepts qui, pourrait-on dire, courent après des faits sociaux devenus fluides, liquides, insaisissables, plus réels que réels dans leur irréalité, plus fictifs que fictifs dans leur réalité. C'est pourquoi on reconnaît tout de suite que l'on se trouve «chez Baudrillard» : un monde peuplé de simulacres, de supraconducteurs, de stratégies fatales, de surfusions, de virus, de proliférations et de contagions, de «terminaux interactifs», et, justement, d'attracteurs étranges.
Etudes sur la société de consommation
Ses premiers livres, auquel il est resté fidèle en esprit, étaient à des années-lumière de tout cela : à la lumière du structuralisme et de la sémiologie, ils s'attachaient à réviser la théorie marxienne des besoins, comme le faisait en Hongrie Agnès Heller. Par la suite, toute sa production fera date. Ses études de la société de consommation, des nouveaux mythes de la communication et du système des objets à l'ère de la domination de la haute technologie sont des «classiques» : le Système des objets (1968), la Société de consommation (1970), Pour une critique de l'économie politique du signe (1972), le Miroir de la production (1973)... L'influence de Roland Barthes, de Henri Lefebvre, de Guy Debord est assez sensible à cette époque. Mais peu à peu Baudrillard devient Baudrillard, figure unique du paysage intellectuel, qui s'intéresse essentiellement aux représentations, et, avec un de ses ouvrages majeurs, l'Echange symbolique et la mort (1976), montre le fonctionnement des systèmes d'échanges symboliques (ou de fin des échanges) dans les sociétés développées. Dès lors, tout, tous les phénomènes culturels, politiques, sociaux, esthétiques de la société moderne puis postmoderne, s'ouvriront à sa réflexion.
«L'objet n'est plus ce qu'il était»
Ce que Baudrillard entrevoit, avant tout le monde, c'est la «révision déchirante» que subissent et le principe de réalité et le principe de connaissance. «L'objet n'est plus ce qu'il était», voilà, sous une formule sibylline, ce dont il faut rendre compte, avec la conscience de ne pas pouvoir en rendre compte. L'objet se dérobe dans tous les domaines et «n'apparaît plus que sous forme de traces éphémères sur des écrans de virtualisation». Normalement, un «objet», tel que la pensée traditionnelle le pensait, est susceptible de poser devant lui un «sujet» ; est capable de s'inventer un dispositif qui l'équilibre, de valeur et d'échange, de casualité et de finalité ; est capable de jouer sur «des oppositions réglées : celles du bien et du mal, du vrai et du faux, du signe et de son référent». Or rien de tout cela ne correspond plus à «l'état de notre monde», qui n'est même plus en crise laquelle suppose son lot de tensions et de contradictions faisant tout compte fait fonctionner le système , mais est en proie à un «processus catastrophique» de dérèglement de toutes les règles.
De là vient que les phénomènes le réel et le fictif, par exemple , au lieu de s'exclure s'ils sont contradictoires, de se compléter le cas échéant, de s'adapter ou de se vérifier mutuellement, bref de «s'échanger», selon les règles de la différence et du différentiel, selon ce que l'un ou l'autre n'a pas, finissent l'un et l'autre par devenir «paradoxaux». Par entrer dans une phase de dérive exponentielle, et donc par se grever aléatoirement de «sens», de la même manière qu'un signe, n'ayant plus d'échanges avec la réalité qu'il signifie, enfle, s'hypertrophie, prolifère, dérange tous les ordres, se multiplie tout seul en métastases, jusqu'à tout signifier, ou rien. Tout alors est frappé par une sorte de «principe d'incertitude», la vérité, le travail, l'information, la richesse sociale, le sexe, le langage, la mémoire, le récit historique, l'oeuvre d'art, l'Autre, la culture, la représentation, l'événement lui-même, entre tout et tout, on a essayé d'établir des équivalences artificielles, en n'arrivant, en fait, qu'à ajouter d'autres simulacres, des couches factices de sens, de l'hyper, du cyber, des prothèses...
Son désir de ne rien rater de la vie
Tout bouge et rien ne s'échange. L'imposture et l'illusion deviennent plus vraies, le réel disparaît sous l'hyperréalité... Les thèses paradoxales de Jean Baudrillard y compris lorsqu'elles appelaient à Oublier Foucault ont choqué, agacé, amusé, interloqué. Elles avaient une vertu cependant (si on ne veut pas parler des vertus de Baudrillard, sa dignité à sortir de la misère dans laquelle il était, à l'époque où il vivait dans une tour du XIIIe arrondissement, sa gentillesse, sa disponibilité, sa curiosité, son désir de ne rien rater de la vie, et surtout pas les omelettes aux cèpes !), que nul n'a jamais niée : quel que soit le sujet abordé, Jean Baudrillard disait toujours quelque chose que personne n'avait jamais dit. Il était obsédé, il est vrai, par une question étrange : que faire quand les événements dépassent la vitesse du sens ?
Sur le même sujet
Ni poids, ni relief, ni parfum, ni temps, ni sens...
Les cibles de Baudrillard dans «Libération»
Aphorismes, polémique et mémoires
Contre Foucault
Le tournant postmoderne
Quatre livres fondateurs
Allégresse
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14:44 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Jean BAUDRILLARD, RAG 34
28.02.2007
Présidentielle : Pour qui votent les enseignants
On le savait mais le sondage IFOP pour Le Monde de l'éducation et la Chaîne parlementaire-Assemblée nationale le confirme : entre la gauche et les profs, la mécanique est grippée. Surprise : le candidat centriste talonne la candidate socialiste qui paie son style direct de début de campagne. On l'ignorait mais on le découvre : Royal inquiète quand Bayrou rassure. Dans l'entretien qu'elle nous a accordé, Ségolène Royal adoucit son propos et fixe les règles d'un nouveau donnant, donnant : plus de moyens en échange de libertés nouvelles.
Sondage
Pour qui votent les enseignants
Au premier tour, les enseignants voteraient :
François Bayrou : 27 %
Olivier Besancenot : 4 %
José Bové : 3 %
Marie-George Buffet : 4 %
Nicolas Dupont-Aignan : 0,5 %
Arlette Laguiller : 1 %
Corinne Lepage : 1,5 %
Jean-Marie Le Pen : 3 %
Frédéric Nihous : /
Ségolène Royal : 31 %
Nicolas Sarkozy : 19 %
Gérard Schivardi : 0,5 %
Philippe de Villiers : 0,5 %
Dominique Voynet : 5 %
79 % sont favorables à la mise en place après les heures de cours d'un soutien scolaire assuré par les enseignants qui seraient rémunérés pour cela.
73 % sont opposés aux pouvoirs renforcés pour les chefs d'établissement en matière de recrutement et de notation des enseignants notamment.
51 % sont favorables à une autonomie accrue pour les établissements scolaires.
74 % sont opposés à la mise en place de la bivalence (enseignement de deux matières par un même professeur).
64 % sont opposés à la présence d'un autre adulte aux côtés du professeur dans la classe.
83 % sont opposés à la présence des enseignants dans les établissements à raison de 35 heures par semaine.
75 % sont opposés à l'instauration d'une scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans.
Piètre moyenne pour les ministres
Lorsque l'on demande aux enseignants d'attribuer une note de 0 à 20 aux 8 derniers ministres de l'éducation, ils obtiennent :
Claude Allègre : 8,3/20
François Bayrou : 10,4/20
Xavier Darcos : 7,3/20
Luc Ferry : 8/20
François Fillon : 7/20
Jack Lang : 11/20
Ségolène Royal : 8,4/20
Gilles de Robien : 7/20
(...)
Brigitte Perucca
Les profs de gauche sans enthousiasme
Malgré ses propos sur les 35 heures, les profs de gauche accordent à la candidate socialiste un certain crédit en matière éducative, même si le souffle d'un grand projet fait défaut. Soucieux de ne pas revivre un nouveau 21 avril 2002, ils voteront pour elle, par réalisme. (...)
Nicolas Truong
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09:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.02.2007
"le Pacte présidentiel est financé"
Ce matin, le financement des 100 mesures du Pacte présidentiel de Ségolène Royal a été présenté. Son coût net s'élève à 35 milliards d'euros (50 milliards de dépenses et 15 milliards d'économies).
Les cinq plus gros postes de dépenses concernent la recherche (5,3milliards d'euros d'ici à 2012), l'université (5 milliards), la création de 500 000 emplois-tremplins (4,5 milliards), la justice et la lutte contre les discriminations (4,5 milliards) et l'éducation nationale (3,4 milliards, avec le soutien scolaire et la réduction à 17 des élèves dans les classes en ZEP).
Nous proposons à ceux d'entre vous qui se sentent concernés par la question de se saisir de ce débat. Il est essentiel de souligner le juste équilibre de ces mesures et plus largement la solidité et la cohérence
du Pacte présidentiel.
En savoir plus
Le PACTE PRESIDENTIEL en musique : 100 mesures pour que ça change fort !
RAG 34. Les lolo's 34
12:13 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2007
A propos de Jean JAURES : Mise au point, mise à jour du blog RAG 34
Mise à jour de notre : A propos
"M. Sarkozy cherche à se montrer sous un autre jour, son fameux « j’ai changé ». Il semble qu’il ait effectivement changé... le rédacteur de ses discours. L’élu de Neuilly se transforme en Gavroche des luttes sociales. Le président du Conseil général des Hauts-de-Seine devient un petit frère des pauvres. Il en appelle à Jean Jaurès ! Bientôt peut être Maurice Thorez, Jean-luc Mélenchon et Hugo Chavez !
Extrait du discours de Laurent Fabius, le 10 février 2007 Paris : Quel projet socialiste pour l'Europe ?
Les mémoires de Jaurès (Fondation Jean Jaurès).
Doc audio Fondation Jean Jaurès durée 8:05 mns
Heureux anniveraire et longue vie à paroles de Balaruc !
RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34
12:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : JAURES, Jean Jaurès, RAG 34
02.02.2007
Un moulage du crâne de Lilian Thuram exposé au Musée de l'Homme
Un moulage du crâne du footballeur Lilian Thuram sera exposé, à côté des originaux de ceux de l'homme de Cro-Magnon et du philosophe René Descartes, lors d'une prochaine exposition du Musée de l'Homme, intitulée "l'Homme exposé", a-t-on appris jeudi auprès du musée parisien.
"Il nous fallait un symbole pour aborder le thème de l'unité de l'espèce humaine, dans le temps et l'espace", a expliqué le porte-parole du Musée, Lionel Gauthier. Le choix du champion du monde a été fait par les commissaires de l'exposition "en raison des valeurs humanistes que porte depuis toujours le Muséum et que défend aussi Lilian Thuram", a précisé M. Gauthier.
L'exposition, qui devrait ouvrir le 21 février, exposera ainsi le crâne d'un homme ancien, d'un homme moderne et d'un homme vivant.
Dans un entretien accordé au magazine Sciences et Avenir, qui consacre plusieurs pages à la rénovation prévue du Musée de l'Homme, Lilian Thuram souligne que cette institution peut aider "à changer notre regard sur l'autre".
Le Musée de l'Homme "nous enseigne ce que nous sommes vraiment, que nous venons tous de la même branche, de la même famille, au-delà des couleurs de peau, des frontières", a souligné le sportif, en jugeant "essentielle" la mission de l'institution.
RAG 34. Lovely 34
10:38 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Politique , Sciences et technologie , Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lilian THURAM, THURAM, RAG 34
24.01.2007
Humour : Une nouvelle chanson AntiSarko (vidéo)
Nouvelle création proposée par RéSo le site antiSarKo. Un clip vidéo nickel. Ceux qui ont vu Orange mécanique de Stanley Kubrik y verront vite quelques allusions...
Lio et les lolo's 34
19:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34
20.01.2007
Journée Nationale Hépatites samedi 20 janvier : 42 villes mobilisées !
Pour la deuxième Journée Nationale Hépatites le samedi 20 janvier 2007, la Fédération nationale des Pôles de référence et Réseaux Hépatites (FPRH), l’Association Française pour l’Etude du Foie (AFEF), les associations de malades représentées par SOS Hépatites et l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites virales (ANRS) se mobilisent pour sensibiliser le plus grand nombre à la vaccination, au dépistage et pour informer sur les avancées de la prise en charge et des traitements.
Samedi 20 janvier 2007, les professionnels de santé hospitaliers et libéraux, les cliniciens-chercheurs et les associations de malades vont à la rencontre des patients et du public :
Le matin : des conférences-débats sur la prise en charge, les nouveaux traitements et la recherche pour les patients et leur famille
L'après-midi : des animations pour le public pour mieux connaitre les hépatites et les 10 bonnes raisons de se faire dépister.
Montpellier
matinée destinée au grand public
Salon Belvédère - Corum de Montpellier
Intervention du Dr Didier Ribard
de 10h à 12h30
Petit déjeuner offert
après-midi destinée aux patients
intervention de Dominique Larrey, Pierre Blanc et François Blanc
Salon Belvédère - Corum de Montpellier
de 14h à 17h
Nîmes
matinée destinée aux patients
Pôle Promotion Santé
65 bis rue de la République
30 000 Nîmes - 10h-12h30
Pas d'après-midi Grand Public
Autres villes
En savoir plus
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13.01.2007
Les habits neufs de la droite française
Lire : Les habits neufs de la droite française
Alain Bergounioux & Caroline Werkoff-Leloup
n°9, FJJ/Plon, décembre 2006
Prendre Nicolas Sarkozy au mot. Analyser ses idées. Analyser ses actes - à la fois la construction d'un instrument à la présidence de l'UMP et d'un bilan à la tête du ministère de l'Intérieur et de l'Economie. Analyser le style, tant il est indissociable des idées et des actes. Voilà l'ambition de cet essai écrit, en historiens des idées et en observateurs engagés, par Alain Bergounioux et Caroline Werkoff-Leloup.
Leur conclusion ? Elle va au-delà de bien des idées reçues. Trois qualificatifs ont en effet souvent permis de caractériser la "rupture" revendiquée par Nicolas Sarkozy lui-même : le "libéralisme", l' "atlantisme", le "communautarisme". La thèse est juste. Mais ce que montrent les auteurs, c'est que la réalité est plus complexe.
D'abord, parce que le président de l'UMP, à l'approche de l'élection présidentielle, brouille les cartes idéologiques, revendique la République, l'Etat et la nation, infléchit son discours - se posant ainsi en digne héritier de... Jacques Chirac. Ensuite, et plus profondément, parce qu'il existe une vraie spécificité de Nicolas Sarkozy. Cette spécificité trouve sa source dans une vision de la société qui n'est jamais considérée comme un tout, qui est méthodiquement traitée comme un agrégat de segments, voire comme une addition d'individus. Cette spécificité s'exprime aussi dans un style : une communication sous tension qui cultive le conflit. C'est en ce sens que le sarkozysme est inquiétant.
Voilà des clefs pour le comprendre.
La librairie en ligne
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15:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.01.2007
Mort du philosophe et historien Jean-Pierre Vernant
PARIS (AFP)
10 Janvier 2007 Le philosophe et historien, Jean-Pierre Vernant, héros de la Résistance et l'un des grands spécialistes mondiaux de l'antiquité grecque est mort mardi à l'âge de 93 ans, a-t-on appris mercredi auprès de sa famille.
Né le 4 janvier 1914 à Provins (Seine-et-Marne), orphelin à 8 ans, il suit des études de philosophie et devient cacique de l'agrégation dans cette discipline en 1937.
Décrit par Claude Levi-Strauss comme "un frère en mythologie", ce professeur honoraire au Collège de France et agrégé de philosophie, Compagnon de la Libération, s'est imposé dès son premier ouvrage, "Les origines de la pensée grecque" (1962), comme un des interprètes les plus novateurs de la mythologie grecque. Celle-ci incarne "le goût de la liberté et du débat intellectuel qui rendent la vie plus belle", confiait-il à l'Express en 2003.
Défenseur de l'enseignement du grec, qui "ne sert à rien sauf à fabriquer le cerveau, à composer ce qui s'appelle la culture", Vernant a établi de nombreux ponts entre la Grèce antique et la société contemporaine, en explorant les mécanismes qui ont conduit à la naissance concomitante de la pensée moderne, de la politique et de la démocratie.
Jeune militant antifasciste entré dans les Jeunesses communistes alors qu'il n'a pas 20 ans, il est des bagarres dans le Quartier latin contre les tenants de l'Action française.
Démobilisé à Narbonne en 1940, il devient professeur à Toulouse, où il se lie avec Ignace Meyerson (1888-1983), fondateur de la "psychologie historique" dont il a suivi le cours à la Sorbonne, et par lequel il rejoint la Résistance.
Début 1942, il entre dans le réseau Libération-Sud, fondé par Emmanuel d'Astier de la Vigerie, avant de commander les Forces françaises de l'intérieur de Haute-Garonne sous le pseudonyme du "colonel Berthier".
Après la guerre, ce "fervent champion de la variété" (selon l'expression de son ami Pierre Vidal-Naquet) qui restera membre du PCF jusqu'en 1970 tout en ne ménageant pas ses critiques, s'aménage un espace de liberté dans l'étude de la Grèce ancienne.
Commence une longue carrière de chercheur: attaché, puis chargé de recherches au CNRS, il est ensuite directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études de 1958 à 1975. Deux ans après la publication de son premier livre, il fonde le Centre de recherches comparées sur les sociétés anciennes.
De 1975 à 1984, il est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des études comparées des religions antiques.
Artisan de plusieurs ouvrages collectifs, Vernant a notamment publié "Mythe et pensée ches les Grecs" (1965, Maspero), "Mythe et société en Grèce ancienne" (1974, Maspero), "La Mort dans les yeux. Figure de l'autre en Grèce ancienne" (1985, Hachette) ou encore "L'Individu, l'amour, la mort" (1989, Gallimard).
Publié au Seuil, "Entre mythe et politique" (1996) est un ensemble de textes qui retrace son double parcours de militant et de chercheur.
"La mythologie affirme l'idée qu'il n'est pas de problème qui ne puisse être résolu par l'enquête intellectuelle et le débat culturel", affirmait celui que tous décrivent comme un homme chaleureux et modeste.
Embrassant la Grèce ancienne et le XXe siècle autour des notions d'engagement, de mémoire et de mort héroïque, son dernier ouvrage, "La traversée des frontières" (2004, Le Seuil) aborde les difficultés qu'a l'historien à aborder "avec le détachement nécessaire les faits passés qui imprègnent encore le souvenir des contemporains".
Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il soutient, depuis sa création en 2001, le fonds associatif Non-Violence XXI.
© 2007 AFP : Tous droits réservés.
http://www.evene.fr/celebre/biographie/jean-pierre-vernan...
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06.01.2007
Cap Présidentielle 2007 : Le FN amarine
Marine Le Pen se fécilite de la lepénisation des esprits.
Marine Le Pen
Députée européenne
Vice-Présidente du Front national
Directrice stratégique de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen.
Fin de la trêve des confisseurs : ce matin Marine le Pen était l'invitée de France Inter. Forte de ses 15% d'intentions de vote pour son parti d'extrême droite, elle s'est dite ravie de la lepénisation effective des esprits.
Les lolo's 34 constatent et déplorent une relative perméabilité aux idées de la famille le Pen d'une certaine frange de l'UMP et de certaines sections du PS dans l'Hérault.
Attention, l'abus de FN nuit gravement à la démocratie !
Lire sur le même thème : Bas les masques ! par Claude Bartolone
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05.01.2007
Ségolène Royal : des voeux "musclés"; nuits de Chine, nuits calines ...
"Nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains. "
[04/01/07]
Ségolène Royal a présenté ses voeux aux Français et indiqué "les urgences auxquelles il faut s'attaquer" lors d'une conférence de presse au Parti Socialiste.
"Je vous souhaite du fond du cœur une bonne et heureuse année 2007, pour vos projets, vos espoirs et aussi beaucoup de bonheur avec vos proches. Mais aussi la capacité à surmonter les épreuves de la vie et à repartir du bon pied.
2007 est une année exceptionnelle car nous allons choisir, dans quelques mois, dans quelle France nous voulons vivre ensemble et avec quelles valeurs nous voulons porter un nouvel élan.
Une campagne présidentielle est un moment unique et précieux pour modifier l’image d’un pays et lui redonner de l’énergie, pour retrouver les bases qui nous font tenir et avancer ensemble.
Aujourd’hui, je veux affirmer devant vous, en ce début d’année, les urgences auxquelles il faut s’attaquer avec l’autorité que détient la puissance publique et qui doit toujours agir au nom du peuple français.
Mon premier combat sera pour les familles
Le logement est la condition première d'une vie de famille sécurisée. Les inégalités criantes dans ce domaine doivent se réduire, pour assurer à toutes les familles une sécurité logement tout au long de la vie".
Ségolène Royal a proposé "quatre mesures concrètes :
- La construction des 120.000 logements sociaux dont on a besoin et qui faute d'obéissance à la loi SRU par certaines communes ne sont pas construits. L'Etat se substituera à la carence de ceux qui s'enferment dans l'égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logements nécessaires. Deux Français sur trois réunissent aujourd'hui les conditions de revenus pour accéder à un logement social à loyer modéré et pensent que leurs enfants en auront impérativement besoin.
- La création d'un service public de la caution pour permettre d'assurer les impayés de loyers et d'éviter les expulsions.
- Il faudra faire la mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs. Pour cela seront surtaxés les logements inoccupés depuis plus de deux ans et sera donnée aux communes la possibilité de procéder à des acquisitions réquisitions.
- l'accès à la propriété sera favorisé et encouragé par l'extension des prêts gratuits. Je veux que notamment ceux qui ont fait l'effort dans le logement social de payer leur loyer pendant 15 ans puissent accéder à la propriété dans des conditions dont nous discuterons avec les organismes concernés.
- Enfin, avec les régions l'Etat aidera à la mise en place d'un programme massif de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs.
Mon deuxième combat sera pour l'éducation et les jeunes.
Tout enfant, au-delà de trois ans, doit pouvoir accéder à l’école maternelle et tout élève doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement scolaire gratuit.
Enfin, tout jeune doit pouvoir sortir du système scolaire et universitaire avec un diplôme.
Aucun jeune ne doit rester au chômage plus de six mois, sans qu’une formation ou un contrat ne lui soit proposé.
L’Etat ouvrira un nouveau droit : chaque jeune, à sa majorité, disposera d’un prêt gratuit de 10.000 euros, garanti par l’Etat, pour lui permettre de construire son premier projet de vie.
Mon troisième combat, c’est la réconciliation des Français avec les entreprises pour permettre la création de richesses, c'est-à-dire le développement économique, social, environnemental. Car dans une économie moderne, ces trois piliers se tiennent.
Nous sommes la 5e puissance industrielle et nous devons ce rang aux au travail des Français qui conquièrent des marchés, innovent et prennent des risques.
Nous avons la capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés, à investir dans le capital humain, à créer un dialogue social qui reste en France encore très archaïque.
Rigidité d’une culture du conflit plutôt que du dialogue, faute, entre autres, d’un syndicalisme de masse et respecté que j’appelle à construire. Et du bon fonctionnement des services publics qui contribue à l’efficacité de la France. Je l’expliquerai à nos amis européens.
Je veux que toutes les politiques publiques prennent en compte l’impératif écologique. Le changement climatique structurera l’évolution de la société dans les années qui viennent. Il est de la responsabilité de chacun – élus et citoyens, collectivités locales et entreprises – de se mobiliser face à cette urgence. Je veux faire de cette menace une opportunité et même une chance de progrès, d’innovation, de transformation de nos pratiques de production et de consommation.
Mon quatrième combat : je veux une France qui revient à la table d’une Europe qui protège et prépare l’avenir.
Remettre la France d’aplomb, c’est aussi faire vivre cette Europe par la preuve qui, seule, regagnera la confiance de ses citoyens.
Quand viendra le moment de la Présidence française, je veux réussir la réforme des institutions européennes pour que nous ayons les outils d’un fonctionnement plus démocratique et plus efficace.
Cette société, j’y crois et je sais la France capable de la réaliser.
Je veux que la nation se ressaisisse.
Je veux que l’Etat soit un messager d’espoir et l’instrument efficace du redressement de la France.
Je veux que nous osions tenter ce qui ne l’a jamais été et que l’action publique se soumette à une obligation de résultats, par un exercice du pouvoir simple, direct et authentique.
Je ne veux pas seulement donner à la France de nouvelles chances, je veux lui donner toutes ses chances.
Nous pouvons changer la France en réconciliant l’ordre et la justice, car seule la justice est facteur d’ordre. C’est à dire en faisant le pari de la démocratie et de notre intelligence collective, en nous respectant tout simplement.
Nous avons pour cela des forces immenses qui n’attendent que d’être mobilisées dans l’éducation et la recherche, encore faut-il que la nation leur assigne une mission et des moyens à la hauteur de ses attentes.
Nos interlocuteurs étrangers que je rencontre, et pas seulement les européens, me disent beaucoup attendre de la France. Car nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains.
Chers concitoyens, je vous adresse tous mes vœux de bonheur pour l’année 2007".
"RAG 34. Lolo34
08:35 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
31.12.2006
2007 : Like a sex machine
Pour 1 pers. :
4 cl de tequila
1 cl de crème de banane
3 cl de jus de fruit de la passion
2 cl de jus de mangue
1 trait de citron vert
glaçons
1. Préparer un shaker avec quelques glaçons.
2. Ajouter l'ensemble des ingrédients dans la shaker.
3. Frapper le tout.
4. Servir dans un verre tumbler.
A consommer avec modération.
Sex machine
James Brown - Sex Machine
Sex Machine : Lyrics
Fellas, I'm ready to get up and do my thing (yeah go ahead!)
I wanta get into it, man, you know (go ahead!)
Like a, like a sex machine, man, (yeah go ahead!)
Movin' and doin' it, you know
Can I count it off? (Go ahead)
One, two, three, four!
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Wait a minute!
Shake your arm, then use your form
Stay on the scene like a sex machine
You got to have the feeling sure as you're born
Get it together, right on, right on.
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Hah!
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
You said, you said you got the,
You said the feeling,
You said the feeling you got to get
You give me the fever 'n' a cold sweat.
The way i like, it is the way it is,
I got mine 'n' don't worry 'bout his
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Bobby! Should I take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Take 'em on to the bridge!
(Take em to the bridge!)
Should I take 'em to the bridge?
(Yeah!)
Take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Hit me now!
Come on!
Stay on the scene, like a sex machine!
The way I like it is, is the way it is
I got mine, (dig it!), he got his
Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene
I wanna count it off one more time now
(Go ahead!)
You wanna hear it like it did on the top fellas?
(Yeah!)
Hear it like it did on the top?
(Yeah!)
Hit it now!
Get on up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get on up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a lovin' machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Taste, (get on up)
Bein', (get on up)
Taste, (get on up)
Bein', (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
You gotta have the feelin, (get on up)
Sure as you're born, (get on up)
Get it together, right on, right on
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
And then, shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Huh!
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Can we hit it like we did one more time, from the top
Can we hit like that one more time
(One more time!)
One more time!
Let's hit it and quit! (Go ahead!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Hit it!
James Brown Lyrics > Sex Machine Song Lyrics
envoyé par rag34
Les lolo's 34
13:20 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Cuisine/Gastronomie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : sex machine, 2007 : Like a sex machine, James BROWN, RAG 34
29.12.2006
Des milliers de fans disent adieu à James Brown
La foule s'est massée au pied de l'Apollo Theater où la dépouille de James Brown, décédé le jour de Noël, est exposée au public.
"Le roi est mort, vive le roi", a écrit sur une pancarte un homme venu rendre hommage à James Brown. Harlem a dit adieu jeudi à son héros, père de la musique soul et chantre de la "fierté noire", décédé le jour de Noël. Devant l'Apollo Theater, des milliers de personnes ont attendu pendant des heures pour pouvoir s'incliner dans la salle de concert, devant la dépouille du chanteur.
C'est à New York et à l'Apollo qu'une grande part de sa carrière s'était décidée.
Depuis 1934, l'Apollo a joué un rôle historique de propulseur de talents, acteur de premier plan dans l'histoire du jazz, du gospel ou de la soul. Le théâtre de la 125e Rue a contribué à la renommée des géants de la musique noire américaine, de Count Basie, Duke Ellington à Ella Fitzgerald ou Billie Holiday, avant Aretha Franklin, Nina Simone, Michael Jackson ou plus récemment Lauryn Hill et Ben Harper.
Créé lui aussi en 1934, son concours de talents, le fameux "Amateur Night", désormais retransmis à la télévision, continue d'attirer chaque mercredi les jeunes espoirs, même s'il a sans doute perdu de son caractère incontournable.
Pour James Brown, l'endroit reste le cadre d'un de ses enregistrements les plus mythiques, "Live at the Apollo", sorti en 1963. Long d'à peine 31 minutes, l'album exprime la vigueur et l'énergie de ce chanteur et danseur fiévreux, capable de fusionner soul, rythm'n and blues, funk.
Mais Brown dut en financer lui-même la sortie, face à un producteur peu convaincu. Succès commercial immédiat, le disque est aujourd'hui classé n°24 de la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps établie par le magazine Rolling Stone.
Célèbre pour son énergie, son sens du groove, sa présence scénique et ses costumes chamarrés, James Brown avait encore prévu de se produire à New York ce 31 décembre, au B.B. King's blues club.
Hommages et évocations ne devraient cependant pas s'arrêter à cette semaine, pour ce musicien aujourd'hui parmi les plus imités. Selon le journal Variety de mercredi, le réalisateur Spike Lee a signé un contrat pour réaliser un film sur la vie du "parrain de la soul".
Mr Sexmachine sera inhumé ce vendredi dans un cadre familial dans sa ville d'Augusta, en Géorgie (sud-est). Une cérémonie ouverte au public est prévue samedi au stade James-Brown d'Augusta, présidée par Al Sharpton, pasteur, homme politique et ami de la famille.
lefigaro.fr (Avec AFP) © 2006 AFP
Sex Machine : Lyrics
Fellas, I'm ready to get up and do my thing (yeah go ahead!)
I wanta get into it, man, you know (go ahead!)
Like a, like a sex machine, man, (yeah go ahead!)
Movin' and doin' it, you know
Can I count it off? (Go ahead)
One, two, three, four!
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Wait a minute!
Shake your arm, then use your form
Stay on the scene like a sex machine
You got to have the feeling sure as you're born
Get it together, right on, right on.
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Hah!
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
You said, you said you got the,
You said the feeling,
You said the feeling you got to get
You give me the fever 'n' a cold sweat.
The way i like, it is the way it is,
I got mine 'n' don't worry 'bout his
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Bobby! Should I take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Take 'em on to the bridge!
(Take em to the bridge!)
Should I take 'em to the bridge?
(Yeah!)
Take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Hit me now!
Come on!
Stay on the scene, like a sex machine!
The way I like it is, is the way it is
I got mine, (dig it!), he got his
Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene
I wanna count it off one more time now
(Go ahead!)
You wanna hear it like it did on the top fellas?
(Yeah!)
Hear it like it did on the top?
(Yeah!)
Hit it now!
Get on up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get on up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a lovin' machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Taste, (get on up)
Bein', (get on up)
Taste, (get on up)
Bein', (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
You gotta have the feelin, (get on up)
Sure as you're born, (get on up)
Get it together, right on, right on
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
And then, shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Huh!
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Can we hit it like we did one more time, from the top
Can we hit like that one more time
(One more time!)
One more time!
Let's hit it and quit! (Go ahead!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Hit it!
James Brown Lyrics > Sex Machine Song Lyrics
RAG 34. Les lolo's 34
14:43 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sex machine, James BROWN, RAG 34
28.12.2006
A voir : Artistes Contre le Mur en Palestine
Un site avec une galerie de photos superbes :
http://www.artistes-contre-le-mur.org/index.htm
(clicker sur les photos pour agrandir).
RAG 34. les lolo's 34
10:30 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Photos/Dessins , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.12.2006
My name is James, James BROWN. It's a Man's Man's Man's World (vidéo)
FUNK et SOUL
Soul brother is gone. It's a man's world is dead
James Brown est mort
Hospitalisé dimanche pour une pneumonie, le parrain de la musique soul devait se produire sur scène le week-end prochain.
James Brown - It's a Man's Man's Man's World
Fondateur du funk et "Parrain de la soul", James Brown est mort tôt lundi 25 décembre à l'âge de 73 ans à Atlanta (Géorgie), a annoncé son agent. Le "Parrain de la soul" avait été hospitalisé la veille pour une pneumonie, a précisé Frank Copsidas de la société Intrigue qui a ajouté que son ami de longue date Charles Bobbit était à son chevet à l'hôpital Emory Crawford Long où le musicien s'est éteint vers 1h45 (7h45, heure de Paris).
Avec sa permanente, ses géniales inventions polyrythmiques, sa puissante voix façonnée par le gospel, James Brown aura marqué près d'un demi-siècle de musique, entrant dans la légende pour avoir transformé la soul en funk.
Selon M. Copsidas, le légendaire chanteur espérait tout de même se produire sur scène le week-end prochain. Il avait dû annuler deux concerts cette semaine mais espérait être remis sur pied pour son spectacle prévu samedi à Red Bank (New Jersey). L'agent a déclaré que la famille de l'interprète de "Sex Machine" avait été informée de son décès dont la cause de la mort n'est pas encore connue. "Nous ne savons pas vraiment au moment où je vous parle de quoi il est mort", a dit Copsidas.
Surnommé "Mister Dynamite"
Tout au long de sa longue et parfois chaotique carrière, il aura collectionné les surnoms aussi dithyrambiques que colorés tels que "Soul Brother", "Mister Dynamite" ou encore "Original Disco Man".
En compagnie d'Elvis Presley, Bob Dylan et une poignée d'autres, James Brown aura exercé une influence majeure sur la musique des 50 dernières années. Il a été idolâtré par au moins une génération qui n'hésitait pas à l'imiter ouvertement. Ses pas de danse rapide hérités de sa longue pratique de la boxe ont notamment inspiré Mick Jagger, Prince, Michael Jackson et tant d'autres.
Si les fans de Ray Charles ou de Sam Cooke peuvent légitimement lui contester le titre d'inventeur de la soul, James Brown aura incontestablement marqué de son empreinte les genres du rap, du disco et surtout du funk, dont il est l'un des pères fondateurs. Des titres comme "Cold Sweat" ou "Papa's Got A Brand New Bag" ont ainsi révolutionné la musique avec leurs rythmes inédits.
"Le disco, c'est Brown. Le hip-hop, c'est Brown. Le rap, c'est Brown"
"James avait à l'évidence le meilleur groove", avait déclaré à l'Associated Press le rapper Chuck D de Public Enemy. "A ce jour, personne n'a été aussi funky. Il n'y en même pas un qui pourrait s'en approcher".
James Brown en était convaincu. Ainsi lors d'une interview accordée à l'Associated Press en 2003, il déclarait sans fausse modestie: "Le disco, c'est James Brown. Le hip-hop, c'est James Brown. Le rap, c'est James Brown. Vous comprenez ce que je dis? Quand vous écoutez tous ces rappers, 90% de leur musique vient de moi". Une affirmation pas fausse lorsque l'on connaît le nombre extravagant de samples de ses chansons ou de ses lignes rythmiques dans les titres des rappers.
Né le 3 mai 1933 dans une famille pauvre à Barnwell dans la Caroline du Sud rurale, James Joseph Brown grandit à Atlanta (Géorgie) où il est élevé en partie dans un bordel et endure la ségrégation raciale et le racisme en vigueur alors dans le Sud profond. A 7 ans, il est rabatteur de prostituées avant de devenir cireur de chaussures et boxeur. A 16 ans, en 1949, il est arrêté pour vol et restera trois ans et demi dans une maison de correction en Géorgie où il découvre le gospel.
De "Please, Please, Please" à "Sex Machine"
Un temps boxeur puis joueur de baseball semi-professionnel, il rencontre Bobby Byrd qui le fait rentrer dans son groupe gospel. Mais il lui faudra attendre 1956 pour connaître son premier vrai succès "Please, Please, Please" puis "Try Me" en 1958 avec les Famous Flames. En l'espace de trois ans, James Brown devient le roi du rhythm & blues et l'idole de tous les Noirs. La consécration définitive arrivera en 1970 avec la sortie du mythique "Sex Machine", avec Bobby Byrd au contre-chant.
Des années 1950 jusqu'au milieu des années 1970, Brown s'est lancé dans une série frénétique de tournées, de concerts et d'albums, héritant du surnom "travailleur le plus acharné du show business".
Après une traversée du désert après l'arrivée du disco, James Brown s'essouffle artistiquement, mais reviendra au premier plan grâce au cinéma grâce notamment aux "Blues Brothers" dans lequel il interprète magistralement un prédicateur ou encore "Rocky IV" pour son tube "Livin' in America". Il fera son entrée au Rock and Roll Hall of Fame en 1986, l'année de la sortie de "Rocky IV". Après deux ans de prison pour avoir frappé sa femme et échappé à la police, il retrouvera la liberté en 1991, décrochant l'année suivante un Grammy pour l'ensemble de sa très riche carrière. (AP) NOUVELOBS.COM 25.12.2006
RAG 34. Lovely34
10:35 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : James Brown, BROWN James, mister dynamite, soul brother, Martin Luther King, sex machine, it's a man's world
25.12.2006
Humour : Journée d'un faciste Luis Régo Tribunal des flagrants délires.
Durée : 09:08|Pris le : 03 septembre 2006|Lieu : France 28 septembre 1982: Luis Rego dans l'émission Tribunal des flagrants délires animée par Claude Villers dans le rôle de procureur de la République. -
"Journée d'un fasciste" Le Pen était ce jour là l'invité de l'émission. Un skecth qui ne vieillit pas. Un pur moment d'intense jubilation.. A écouter ou à réécouter ABSOLUMMENT !
Joyeuses Fêtes à Toutes et Tous !23:15 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.12.2006
Téléthon 2006, à 19h00 : C'est parti !
Un seul numéro d'appel : 3637
A bientôt sur notre blog.
RAG 34. les lolo's 34
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05.12.2006
Appel unitaire à tous les salariés du spectacle le 6 décembre
Journée nationale d’actions et de grève
(les préavis sont déposés)
Personne n’est plus à l’abri !
Il faut sauver nos métiers !
Manifestation bruyante et visible
Sortez vos chapeaux, costumes, échasses, instruments de musique, casseroles et tout le toutim... !
A Montpellier
Départ 10h00 de l’Opéra comédie
Trajet rue de la loge, préfecture, DRAC
Nous n’accepterons pas la régulation sociale de notre secteur par l’exclusion !
CGT Spectacle - SUD Culture
Collectif des Intermittents et Précaires
Sont appelés à se joindre à cette journée d’action
contre la casse de la protection sociale et la criminalisation des chômeurs
CGT Anpe, CGT Assedic, CGT Chômeurs SUD Anpe, Solidaires 34 Creer – Comités des Chômeurs
RAG 34. Les lolo's 34
10:15 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Photos/Dessins , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.11.2006
Une vidéo de Ségolène Royal sur le Net fait des remous
Voir la vidéo
LEMONDE.FR | 10.11.06 | 19h45 • Mis à jour le 10.11.06 | 19h53
Alors que les débats télévisés ou régionaux se sont achevés cette semaine, la campagne pour les primaires socialistes a rebondi avec une vidéo pirate de Ségolène Royal diffusée sur Internet, il y a quarante-huit heures. Dans le cadre d'une table ronde avec les militants socialistes en janvier 2006 à Angers, le document la montre proposant que les enseignants des collèges passent 35 heures dans leur établissement, pour pouvoir, en plus de leurs heures de cours, apporter un soutien scolaire gratuit aux élèves en difficulté. La présidentiable socialiste a refusé vendredi d'entrer dans la polémique. .
Pour défendre cette proposition, le porte-parole de Mme Royal, Arnaud Montebourg, s'est livré à une explication de texte. "Le soutien scolaire doit pouvoir avoir lieu non plus dans le privé (...) aux frais des familles, mais au contraire dans le service public de l'éducation, pour tous les enfant qui en ont besoin, et gratuitement", a-t-il expliqué.
BEAUCOUP DÉNONCENT UNE MANIPULATION
C'est une proposition "simpliste" et "démagogique" qui méconnaît "le travail des enseignants en termes de préparation, de correction, d'évaluation", a aussitôt dénoncé l'UNSA-Education, deuxième fédération de l'éducation. Interrogé par l'AFP, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis a précisé :"Si elle l'a dit, le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas tout à fait le programme socialiste."
Mais beaucoup dénoncent la manipulation que constitue la publication de cette vidéo à une semaine du vote des militants socialistes pour désigner leur candidat à l'élection présidentielle. Même ceux qui ne soutiennent pas forcément Mme Royal ou sa proposition. "Il ne faut pas taper en dessous de la ceinture", a ainsi déclaré Laurent Fabius sur Europe 1. Et Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (première fédération de l'éducation), tout en exprimant son "désaccord" sur le fond, a refusé d'être "instrumentalisé". "Il y a une manœuvre dans cette affaire (...). Je veux me fonder sur la réalité des propos et des actes", a-t-il dit.
Cette vidéo aura-t-elle pour autant un effet sur le vote des militants ? "Je ne le pense pas, explique Stéphane Rozès, directeur du département Opinions de l'institut de sondages CSA, au cours d'un chat sur Le Monde.fr. "Le pays et l'électorat de gauche applaudissent en ce moment à toute proposition qui semble remettre à plat le contrat entre gouvernants, gouvernés et catégories sociales", argumente-t-il.
Constance Baudry
Lire aussi le billet de Jean-Paul Brighelli sur son blog "La reine est nue"
RAG 34. Les lolo's 34
10:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, Ségolène ROYAL les 35 heures au collège, RAG 34
22.10.2006
Régime d'assurance chômage des intermittents : le Parti socialiste dénonce la manœuvre du groupe UMP
le 12/10/06 Le Parti socialiste dénonce la manœuvre à laquelle le groupe UMP s’est livré pour renvoyer aux calendes grecques la prise à bras le corps du sort des intermittents du spectacle, et au-delà, la protection de l’exception culturelle française.
En demandant la vérification du quorum, Bernard Accoyer s’est livré à une manœuvre politicienne grossière, afin de dispenser les députés d’assumer leur position sur la question de la culture et de l’intermittence.
COMMUNIQUE DE JULIEN DRAY, PORTE PAROLE.
ASSURANCE CHÔMAGE
Intermittents : un texte mort-né
NOUVELOBS.COM | 12.10.06
La proposition de loi visant à pérenniser le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle a été enterrée par l'UMP.
Une proposition de loi socialiste visant à pérenniser le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle a été enterré jeudi 12 octobre par l'UMP, par le biais d'une manœuvre de procédure.
Après la discussion générale sur le texte, le président du groupe UMP Bernard Accoyer a demandé une vérification du quorum (vérification de la majorité des députés dans l'enceinte du Palais-Bourbon).
Le quorum n'étant pas atteint, la séance a été levée et le vote reporté à une date indéterminée.
La proposition de loi PS étant inscrite par le cadre d'une niche parlementaire (séance dont l'ordre du jour est fixée par un groupe), son examen est limité dans le temps.
Les socialistes ne disposant plus de niche d'ici à la fin de la législature, ils ne pourront pas la réinscrire. Elle n'a donc pratiquement aucune chance d'achever son parcours parlementaire, à moins que la droite ou le PCF décident de la reprendre dans leur niche.
Députés de tous bords
Le texte de la proposition de loi reprenait intégralement un texte commun à tous les groupes politiques de l'Assemblée et du Sénat et déposé en mars 2005, sur les bureaux des deux assemblées.
Signé par 471 parlementaires de tous bords, il est soutenu par le PS, l'UDF, le PCF, les Verts et un certain nombre d'élus UMP.
Mais face à la volonté du gouvernement de ne pas légiférer sur ce sujet, la proposition a été rejetée. Lors de son examen en commission, le débat avait déjà été suspendu juste avant l'examen des deux articles, ce qui équivalait à un rejet de facto. Depuis, il n'a jamais été inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée, le gouvernement préférant attendre un accord entre partenaires sociaux.
Or aucune centrale syndicale n'a encore signé le nouveau protocole du 18 avril, destiné à remplacer celui de 2003, et alors que les partenaires sociaux avaient fixé pour date butoir le 18 mai.
Tous les communiqués sur les intermittents sur le site du ministère
La proposition de loi
Le projet de protocole d'accord sur l'emploi dans le spectacle, sur le site du ministère
Le statut d'intermittent
Le site de la CGT spectacles
RAG 34. Lolo34.
08:42 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : intermittents du spectacle, assurance chômage, précarité, précaires, 2007lagauche, RAG 34



