07.04.2008

PEKIN 2008 : Londres s'allume, Paris s'enfume, San Francisco s'embrume





Three people protesting China's human rights record and the impending arrival of the Olympic torch climbed up the Golden Gate Bridge in San Francisco, Monday, April 7,

Insert : "San Francisco s'embrume... C'est une maison bleue adossée à la colline, on y vient à pied, on y frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé..." La maison bleue, Maxime Le Forestier.

Le chemin de croix de la flamme olympique à Paris
Par JeanLuc Courthial

PARIS - Le relais de la flamme olympique à Paris a tourné au fiasco. C'est avec d'immenses difficultés que la torche, éteinte et mise à l'abri dans un autocar à plusieurs reprises lundi par les organisateurs, a finalement atteint le Stade Charléty, en bordure sud de la capitale, à l'issue d'un parcours émaillé de très nombreux incidents, et dont les dernières étapes ont tout simplement été annulées.

Selon un premier bilan livré par une source policière, 28 personnes ont été interpellées au long du parcours, où on a pu observer des heurts parfois très francs entre forces de l'ordre et manifestants, qui ont répondu nombreux aux appels des associations à protester contre la situation au Tibet et les atteintes aux droits de l'Homme en Chine.

Dans la soirée, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué un bilan de 18 interpellations, "essentiellement pour outrage et rebellions".

En raison des perturbations causées par les manifestants, la torche a dû être éteinte en tout au moins cinq fois, mise à l'abri dans un autocar qui transportait également la lampe olympique. Finalement, les organisateurs ont décidé de couper court au relais. Le dernier quart du parcours a été effectué en bus, et seulement les derniers mètres à pied, avant qu'Amélie Cazé, championne du monde de pentathlon et ultime relayeuse, puisse allumer la vasque vers 17h30 à Charléty.

"Je suis dégoûté...", a simplement commenté le président de la commission des athlètes du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). "Je ne pense pas qu'on puisse faire avancer les choses sans communication, sans exposition, sans main tendue, sans comprendre l'autre", a déclaré pour sa part dans la matinée Jean-Claude Killy, multiple champion olympique de ski et membre français du CIO.

Mais des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de la capitale lundi, dont plusieurs centaines étaient déjà présentes sur le parvis des droits de l'Homme au Trocadéro avant le début du relais, avec le champion du monde du 400m haies Stéphane Diagana parti du premier étage de la Tour Eiffel, juste en face, un peu avant 12h30.

Le premier incident est intervenu avant même que le coureur n'ait pu quitter l'édifice: l'élu Vert de Paris Sylvain Garel a tenté de bloquer sa progression en criant "liberté pour les Chinois". Il a été maintenu à l'écart par les forces de l'ordre.

Alors que la torche était éteinte pour la première fois et mise à l'abri dans l'autocar pas plus d'un kilomètre plus loin en raison de l'intervention de manifestants pro-tibétains, Reporters sans Frontières (RSF) trompait la vigilance des forces de sécurité pour la première fois en escaladant le pilier nord de la Tour Eiffel et en accrochant au premier étage une bannière arborant leur désormais célèbre logo aux anneaux olympiques en forme de menottes. Ils récidivaient dans l'après-midi avec une banderole semblable sur la façade de la cathédrale Notre-Dame.

Quelque 3.000 policiers étaient mobilisés pour escorter la flamme sur son parcours de 28 kilomètres qui devait être effectué par 80 athlètes relayeurs. Les porteurs de flamme devaient être protégés par plusieurs centaines de policiers, certains à bord de véhicules anti-émeutes et d'autres à moto ou à pied. Trois bateaux patrouillaient sur la Seine, tandis qu'un hélicoptère survolait Paris.

Cet important dispositif policier n'a pas empêché les manifestants, munis pour nombre d'entre eux de drapeaux tibétains ou de drapeaux du logo de RSF, de tenter de passer outre les cordons de sécurité et de bloquer le passage des relayeurs, traités parfois même d'"égoïstes" par les activistes, selon des journalistes de l'Associated Press présents sur le terrain. Ils ont fait l'objet d'interventions policières parfois musclées. Les policiers ont également usé de gaz lacrymogène au moins une fois, contre environ 300 manifestants qui s'étaient assis sur le parcours.

Au passage de la procession, des banderoles ont été déployées sur de nombreux immeubles. La mairie de Bertrand Delanoë avait orné sa façade d'un "Paris défend les droits de l'Homme partout dans le monde", alors que l'Assemblée nationale, où 35 députés ont même manifesté en chantant, entre autres, "La Marseillaise", a été plus loin en affichant une bannière frappée des mots "Respect des droits de l'Homme en Chine", alors que la séance avait été suspendue pendant une demi-heure.

Mais les députés n'ont pu apercevoir la flamme, déjà réfugiée, pour la cinquième fois, dans l'autocar sous lourde escorte. "On a l'impression que c'était un défilé militaire", a remarqué le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.

Après les derniers discours devant le siège du CNOSF, protégé des manifestants par les forces de l'ordre, la flamme devait s'envoler en soirée vers San Francisco, prochaine étape du relais mondial qui, décidément, à en juger des réactions à Paris et à Londres, a du mal à faire l'unanimité. AP



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COMMUNIQUE : Profanation du cimetière de Notre Dame de Lorette.

COMMUNIQUE DE MARIE-NOËLLE LIENEMANN, Députée Européenne, Ancien Ministre, Vice-Présidente de la Région Nord Pas de Calais, première adjointe d’Hénin-Beaumont (62) sur la profanation du cimetière de Notre Dame de Lorette.

Marie-Noëlle LIENEMANN s’indigne de la nouvelle profanation des tombes musulmanes à Notre Dame de Lorette et assure tous les musulmans de France et de la région Nord Pas de Calais de sa sympathie comme de sa solidarité devant ces actes innommables. Elle souhaite que la justice fasse diligence et soit sans complaisance afin que de tels actes ne puissent se reproduire, ici à Notre dame de lorette et ailleurs. Marie-Noëlle Lienemann juge in admissible que de telles profanations aient pu se répéter. Elle demande aux pouvoirs publics de prendre des mesures renforcées pour les rendre impossibles à l’avenir. Marie-Noëlle Lienemann juge particulièrement alarmant que les soldats d’origine musulmane qui sont morts pour la France ne soient pas reconnus et honorés comme il se doit par tous nos concitoyens qui leur doivent leur liberté et ne devraient pas l’oublier ! La cérémonie organisée en hommage aux poilus, à l’occasion du dernier d’entre eux ne doit pas clôturer cette page historique mais assurer le souvenir de l’engagement si terrible d’hommes de toutes confessions, d’origines différentes pour l’indépendance de la France, la liberté l’égalité et la fraternité. Nous leur devons le respect et la détermination de faire vivre cet idéal républicain aujourd’hui. Honte à ceux qui le bafouent. M N lienemann juge urgente une relance de la mobilisation contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et de mépris des autres.

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06.04.2008

JO PEKIN 2008 : "Sarko l'embrouille" (2 podcasts).





Pour un monde meilleur ?

Alors que Ramada Yade et Bernard Kouchner jouent "à la baballe" avec les mots de la déclaration officielle du Président Bling bling, qui n'excluait rien concernant sa participation ou non à la cérémonie d'ouverture, force est de constater comme le souligne, Robert Meynard, président de reporters sans frontières, que le passage lundi, de la flamme olympique à Paris, sera policièrement très fortement encadré.. Pas moins de cinq rangs de policiers sépareront le peuple, de l'accès et de la vue, du passage de la flamme olympique... C'est ça Paris ! C'est la France de Sarkozy !

Ecouter nos podcasts:

1. Conditions or not conditions ?




2. Une flamme sous haute surveillance





"Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu"



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Nicolas Sarkozy confond réforme et régression de l’Etat

4 avril 2008
54cbde8bcaf1c9b0e005a19416ebdf47.jpgInvité de RTL, Laurent Fabius a dénoncé la démarche idéologique "ultralibérale" qui s’apprête à annoncer un train de mesures visant à faire des économies dans les dépenses publiques. "J’ai l’impression qu’on confond réforme de l’Etat, nécessaire, et régression de l’Etat qui serait mauvaise", a dit le socialiste. "Il écope en fermant partout les service de l’Etat. C’est extrêmement concret : cela veut dire des professeurs en moins, des infirmières en moins, des policiers en moins, plus de difficultés pour les collectivités locales et je pense que cela va se traduire par un tour de vis supplémentaire très durement vécu et probablement pas efficace", a ajouté l’ancien Premier ministre.
7a9194c616b56dbafcbc31da66e967c4.gif Ecouter l'entretien

3629ee7ea16358bc10eb7cc5090470f7.pngRAG 34. Les lolo's 34

23:48 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.04.2008

MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue






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L’enfermement des enfants sans papiers

Pr Jean-Yves Hayez
Pédopsychiatre
Prof émérite à l’UCL


Mon identité de psychiatre d’enfants et d’adolescents m’amène à m’occuper centralement de mineurs d’âge. C’est d’eux dont je vais parler, lorsqu’ils sont sans-papiers. N’en déduisez néanmoins pas que je considère leur sort plus digne d’intérêt que celui des adultes sans-papiers : il ne saurait y avoir de prise de position éthique ni de justice sociale à deux vitesses, en fonction de l’âge des personnes concernées. Dans ce texte, je recours à la qualification « sans-papiers » parce qu’elle est très parlante, même si elle n’est pas strictement exacte sur le plan administratif à chaque étape du processus. Il désigne les mineurs d’âge ou/et leurs familles, fuyant la pauvreté ou/et la persécution dans leur propre pays et émigrant chez nous avec, au mieux l’espoir d’y être officiellement accueillis, et au pire celui de gagner du temps et d’y survivre vaille que vaille dans l’illégalité pour une période indéterminable. On sait ce qu’il en advient : un petit nombre finit par être régularisé, le plus souvent au terme d’un parcours du combattant très éprouvant. Beaucoup se trouvent en période d’attente longue et incertaine de cette hypothétique régularisation, dans des centres ouverts ou ailleurs ; d’autres nombreux aussi vivent dans l’illégalité au vu et su de la communauté, espérant que l’épée de Damoclès de l’obligation de quitter le territoire ne leur tombera pas trop vite dessus ; d’autres - encore nombreux - vivent cachés dans la clandestinité : quelques- uns sont parqués dans les centres fermés, capturés dès leur tentative d’entrée en Belgique ou au terme de leur clandestinité, sur base de critères qui, vus de loin, ont l’air bien aléatoires : ne s’agit-il pas, fondamentalement, d’une opération de marketing pour rassurer l’opinion publique sur la vigilance et la fermeté du gouvernement ; beaucoup enfin finissent par être expulsés, dans un contexte de pseudo soumission ou de violence, individuellement ou collectivement.

Pour évoquer ces enfants sans-papiers, je me limiterai à parler de leur enfermement, avec ou sans leur famille.

Jusqu’en août 1999, ces enfants étaient abandonnés à leur sort sans sollicitation particulière, avec un bout de terrain vague entouré de barbelés pour taper la balle, et en prime, un avion qui décolle toutes les soixante secondes à leurs oreilles. Après, sous la pression des organismes de lutte pour les droits de l’homme et de l’opinion publique, leur sort matériel s’est amélioré : quelques jouets, de l’instruction ...

Que l’on n’en retrouve néanmoins pas trop vite la douce certitude du devoir positif accompli ! En effet, ces mesures sociales d’amélioration de leur vie quotidienne comportent le grand risque d’assoupir les consciences, comme si le nécessaire avait été fait ! Comme si, maintenant, on avait le droit de se soumettre à ce qui est le scandale de l’enfermement d’innocents enfants et adultes, sans décision ni contrôle judiciaire, avec pour seul délit la couleur de peau ! A quoi sert d’avoir mis sur pied tant de nobles structures, de délégués généraux aux droits de l’enfant, jusqu’aux juges de la Jeunesse, à quoi sert d’avoir délégué au pouvoir des partis qui se disent progressistes s’ils disent ne savoir rien faire pour empêcher cette atteinte aux droits de l’homme ?

Les germes de violence

Dans ces centres fermés, inévitablement le stress, la révolte d’adultes désespérés et qui n’ont plus rien à perdre, les germes de violence sont bien plus élevés que partout ailleurs tout comme l’est aussi le manque de territoire personnel de vie et d’intimité. Et donc le vécu d’insécurité des enfants est bien plus élevé, lui aussi ; n’y sont-ils pas régulièrement exposés, par exemple, à des expériences effrayantes comme : mutineries, bagarres physiques, violences sexuelles, désespoirs plus ou moins affiché de leurs parents ... Expériences effrayantes génératrices de syndrome de stress post-traumatique qui peuvent être intenses et de longue durée.

Mais surtout, l’expérience de l’injustice et de la toute-puissance arbitraire de l’Etat atteint ici son paroxysme. L’enfant doit assimiler l’incompréhensible, c’est-à-dire le fait qu’il est mis en prison, lui et ses parents, sans avoir rien fait de mal : à cela s’ajoute que les critères et les procédures de sortie sont aussi illogiques que ceux d’entrée. Pas de chance à l’entrée et pour la sortie, c’est aussi bien la roulette russe !

Comment n’en résulterait-il pas un sentiment d’infériorité et un désespoir radicaux ? Avoir cinq ans et vivre en prison, sans indication de durée, sans que papa et maman puissent expliquer ou faire quelque chose ... passer indéfiniment du chaud au froid, sans mot possible pour donner un sens ...

Comment n’en résulterait-il pas d’importants troubles de l’image et de l’estime de soi ... et un doute sur la valeur des parents et de la famille ? : « Qui suis-je ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter cela ? Où sont mes fautes et celles de mes parents ? ».

Comment n’en résulterait-il pas une appréciation erronée et pessimiste sur ce qui est permis et défendu et, plus radicalement, sur ce qui est Bien et Mal... jusqu’à se sentir coupable de porter son nom, d’avoir son histoire et la couleur de sa peau !
Conséquences à long terme : quelques-uns, résilients, parviendront à cicatriser ce moment particulier d’expériences pénibles et à se remettre debout.

Beaucoup en garderont un sentiment d’infériorité et une image négative de l’autorité sociale, injuste et dont il faut toujours se méfier.

Quelques-uns, peut-être les plus forts psychologiquement, verront grandir en eux la haine et le désir de vengeance... tout deviendra alors possible, de la petite délinquance contre les nantis, jusqu’aux kamikazes terroristes qui protestent de manière radicale contre l’exclusion,... mais bah, de toutes façons, nous ne mettrons pas en question et nous légitimerons encore notre rejet de l’étranger pauvre... à partir de leurs actes de révolte.

Mes propositions, en contrepartie des pratiques actuelles

Il faut être réalistes : il restera inéluctable qu’une partie des personnes qui entrent sans papiers dans notre pays, en ce inclus des familles, n’y soient pas acceptées. Alors, comment réagir quand même de manière plus positive ?

Comme tous les professionnels concernés, je demande que les services administratifs ou judiciaires qui opèrent le fassent avec diligence, dans une ambiance d’accueil des personnes, et avec des critères qui soient clairs et généralisables. On reste très loin du compte.

Même lorsqu’en travaillant ainsi, telle famille serait dans des conditions d’expulsion, il faut admettre des exceptions, en fonction de la simple « humanité ».

A mon sens, il est inconcevable qu’une famille pas en règle de papiers, mais intégrée positivement depuis plus de trois ans dans le tissu social d’un village ou d’un quartier soit encore expulsée : à non sens, elle a « mérité » de rester en Belgique. Il est scandaleux et écoeurant d’apprendre qu’un jeune biélorusse de dix-sept ans, prêt à être adopté par la famille qui l’accueillait chaque année dans le cadre de séjours « Tchernobyl » ait été expulsé définitivement. Depuis lors, on a perdu toute trace de lui en Biélorussie : sans le moindre lien familial, il doit végéter dans un orphelinat d’État. Et la famille d’accueil a des ennuis judiciaires, pour avoir aidé une résidence illégale en Belgique : à hurler de bêtise ou d’inhumanité.

Il faut laisser libres, là où elles sont, sans enfermement, les familles destinées à être expulsées, avec une surveillance policière ou communale renforcée : à pratiquer de la sorte dans d’autres pays, on a constaté que seuls quelques pourcents disparaissent dans la clandestinité : les enfants, ici, constituent un formidable facteur « limitant » qui rend très difficile de s’évanouir dans la nature. Et ces quelques pourcents de perte à durée indéterminable, est-ce vraiment un drame d’Etat ?

L’idée consternante des familles d’accueil

Enfin, une idée consternante commence à monter à l’esprit de quelques hommes politiques : celle de confier les enfants à des familles d’accueil pendant qu’on enferme leurs parents. Ici, le remède est pire que le mal : c’est encore un peu moins pire de laisser les enfants enfermés avec leurs parents. C’est de leurs parents que ces enfants ont besoin : la convention des droits de l’enfant proclame haut et fort le droit de principe à la famille naturelle. Cette idée de famille d’accueil séparerait les enfants de leurs parents, alors qu’une épée de Damoclès pend sous la tête de ces parents (qui, par ailleurs n’ont rien fait de mal). Vous imaginez d’ici l’angoisse cataclysmique que connaîtront ces enfants, persuadés que leurs parents sont en danger loin d’eux et qu’ils ne les reverront peut-être jamais.

Pr Jean-Yves Hayez

jeanyveshayez.net

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article...

Note sur le même sujet :MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue

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04.04.2008

Fin de non recevoir des Farc à la mission française sur Ingrid Betancourt



Par Jean-Luc PORTE AFP -

"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse" , a estimé ANNCOL.

BOGOTA (AFP) - La mission humanitaire mise en place par la France pour tenter d'accéder à l'otage des Farc Ingrid Betancourt s'est heurtée dès son arrivée jeudi à Bogota à une fin de non-recevoir des guérilleros des Farc qui n'acceptent pas de libérations unilatérales d'otages.


Un haut dirigeant des Farc, Rodrigo Granda, a affirmé jeudi qu'il n'aurait pas de libérations d'otages sans un échange avec des guérilleros emprisonnés, dans un communiqué diffusé sur internet par l'Agence bolivarienne de presse (ABP).

"C'est seulement comme conséquence d'un échange de prisonniers que ceux qui sont retenus dans nos camps pourront en sortir libres", a annoncé M. Granda.

Auparavant l'agence ANNCOL, proche des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a qualifié jeudi "d'ingénu" le président français Nicolas Sarkozy, en commentant sa décision d'envoyer une mission humanitaire sans avoir obtenu d'accord préalable avec la guérilla.

"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse", a estimé ANNCOL.

Un avion français Falcon 50 est prêt à décoller pour se rendre à San Jose del Guaviare (sud-est), ville située dans la région où se trouverait Ingrid Betancourt, a rapporté jeudi la radio privée Caracol.

Depuis Bucarest pour le sommet de l'Otan, le président Sarkozy s'est refusé à livrer le moindre détail sur la mission, qui compte parmi ses membres un ancien consul de France à Bogota, Noël Saez, selon une source proche du dossier.

"J'ai des nouvelles mais, compte-tenu de la sensibilité de cette question je ne veux pas en dire davantage", s'est contenté de déclarer M. Sarkozy.

Les commentaires d'ANNCOL ne sont guère encourageants, laissant entendre que le succès de la mission, à laquelle sont également associées l'Espagne et la Suisse, paraît compromis.

"Nous ne devons pas oublier que la France est un pays capitaliste, que son président est de droite (......) et que nous ne savons pas quelles sont les limites de la sincérité de Sarkozy", poursuit ANNCOL.

L'absence de contact de l'ambassade de France avec les rebelles depuis l'élimination par l'armée colombienne le 1er mars du numéro deux des Farc Raul Reyes, a poussé mercredi soir l'ambassadeur Jean-Michel Marlaud à demander l'aide de la sénatrice colombienne de gauche Piedad Cordoba.

Mme Cordoba, qui a négocié avec les Farc aux côtés du président du Venezuela Hugo Chavez la libération récente de six otages colombiens, a annoncé à la presse avoir été informée par M. Marlaud qu'Ingrid Betancourt "était dans un état grave".

"L'ambassade de France a sûrement besoin d'une intervention de ma part et je vais m'en occuper", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle ne pourrait parler avec les Farc "sans l'autorisation du président (colombien Alvaro) Uribe".

Les ambassadeurs de France, d'Espagne et de Suisse ont été reçus jeudi par le président Uribe et le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo pour "aborder les thèmes propres à la mission" humanitaire, a-t-on appris auprès de la présidence colombienne.

A Paris, la soeur de l'otage Astrid Betancourt a appelé à "ne pas délaisser" le canal de négociation que représente Hugo Chavez, soulignant qu'il a un contact direct le chef rebelle Ivan Marquez.

Le président Chavez est le seul jusqu'à présent à avoir obtenu des rebelles la libération d'otages colombiens.

La mission a été lancée au lendemain d'un nouvel appel solennel de Nicolas Sarkozy pour que la guérilla libère l'otage franco-colombienne que le chef de l'Etat a décrite comme en "danger de mort imminente".

L'ex-candidate à la présidentielle colombienne souffre notamment d'une hépatite B et son état serait alarmant, selon plusieurs témoignages indirects relayés par la famille et ses comités de soutien.

Ingrid Betancourt fait partie des 39 otages dits "politiques" que la guérilla des Farc, en lutte contre les autorités colombienne depuis 1964, dit vouloir échanger contre 500 guérilleros emprisonnés en Colombie.


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02.04.2008

Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère

Par Jenny Barchfield AP -
PARIS - Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère. Lorenzo Delloye-Betancourt a estimé mercredi que celle-ci avait besoin d'"une transmission sanguine dans les heures qui viennent, sous peine de perdre la vie", appelant à "agir vite".

"L'appel que je viens de lancer, ça va être mon dernier appel: il n'y a plus de temps. Soit on arrive à libérer maman et les autres otages, soit on les perd et ça c'est dans les prochaines heures", a-t-il prévenu lors d'une conférence de presse à Paris. "Ma mère est en péril de mort. Il faut agir, il faut agir très vite".

(Copyright © 2008 Reuters) Lorenzo Delloye-Betancourt a précisé que l'otage franco-colombienne "est atteinte d'une hépatite B et de leishmaniose, qui l'obligent à avoir une transmission sanguine dans les heures qui viennent sous peine de perdre la vie". Je pense qu'on a atteint la dernière limite: maman vit son dernier combat".

Revenant sur l'information selon laquelle sa mère serait en grève de la faim et de soins, il a avancé que "c'est pour ne pas se soumettre aux FARC et c'est pour mettre les FARC et le président colombien face à leurs responsabilités". "Elle ira jusqu'au bout, ce n'est pas étonnant pour ceux qui connaissent ma mère".

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi soir l'envoi "sans délai" d'une mission humanitaire en Colombie pour "prendre contact avec les FARC et obtenir accès" à Ingrid Betancourt, qui serait dans un état de santé extrêmement grave. Son homologue colombien Alvaro Uribe a déclaré de son côté qu'il avait accepté cette opération et qu'il suspendrait toutes les opérations militaires dans le secteur. La mission humanitaire pour secourir Ingrid Betancourt doit partir "le plus vite possible", avec la présence d'un médecin notamment, a précisé mercredi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à l'issue du conseil des ministres.

"La mission humanitaire a pour but d'essayer de s'approcher le plus possible de maman. D'après certaines informations, on sait que l'endroit de maman en Colombie, ça serait dans le sud-est de la Colombie", a-t-il indiqué. "Cette mission aurait pour but de lui apporter des soins, des soins dont elle aurait besoin pour tenir un peu plus".

"J'espère que les FARC se rendent compte que s'ils ne prennent pas une décision positive rapidement, maman va mourir entre leurs mains et ils devront porter cette responsabilité pour toujours", a martelé Mélanie Delloye-Betancourt.

La fille de l'ancienne candidate à la présidentielle, retenue depuis six ans dans la jungle, a qualifié sur France Info de "pas en avant très important" la décision du président colombien Alvaro Uribe de suspendre les opérations militaires. "Le président Uribe se rend bien compte que maman est dans un état de santé plus qu'alarmant", a-t-elle estimé. "C'est un geste important qui nous donne de l'espoir".

Nicolas Sarkozy a demandé à son homologue colombien "de suspendre toute forme d'opérations militaires pour assurer la sécurité et le succès de cette mission" qui doit "prendre contact avec les FARC et obtenir accès" à Ingrid Betancourt, qui serait dans un état de santé extrêmement grave.

A Bogota, le président colombien a déclaré qu'il avait accepté la demande de Paris, et précisé que l'objectif de cette mission internationale serait de "protéger l'état de santé empirant des otages" détenus par les FARC. AP

Voir note suivante : Il ya 3 semaines, l'appel de Lorenzo à Ingrid, Yribe, Chavez, Sarkozy

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IL YA 3 SEMAINES : Appel de Lorenzo BETANCOURT à Ingrid, Uribe, Chavez, Sarkozy

VIDEO : Lorenzo Bétancourt, le fils d'Ingrid Bétancourt, s'adresse à sa mère, retenue depuis 2002 en otage dans la jungle par les Farc, ainsi qu'à Uribé, Chavez et Nicolas Sarkozy.

Durée : 04:24 Pris le : 06 mars 2008 Lieu : Paris, Île-de-France, France



Agissons pour sortir Ingrid de sa captivité. L'appel du 6 mars de Lorenzo est un SOS. Tourné ce jour à Science-Po..

Il y a urgence..

Agir pour Ingrid, la pétition :
http://agirpouringrid.com/base/article.php3?id_article=74

Comité de soutien :
http://agirpouringrid.com/base/

Musique d'après "U-Turn (lili)" AaRON - Neiomi - Universal Music Publishing - Discograph

Note précédente : Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère


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01.04.2008

URGENT, c'est très URGENT ! : La réaction du Comité de soutien à Ingrid Betancourt suite à l’allocution de Nicolas Sarkozy


AgirpourIngrid.com - Paris - 01/04/08

2289 jours de captivité pour Ingrid et tous les autres otages ? C'est vraiment trop !

Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt a pris connaissance de la déclaration solennelle du Président de la République Française, déclaration qu’il appuie de toute son âme. Cette prise de parole audacieuse répond à une attente historique : fort des plus de 600.000 signataires de la pétition, Nicolas Sarkozy démontre une fois de plus que la France n’abandonnera pas Ingrid Betancourt, qu’elle ne la laissera jamais mourir. Encore moins dans la dernière ligne droite quand tout est encore possible.

Le Comité de soutien appelle de toutes ses forces les chefs d’Etat du monde entier à adopter le même discours, sans la moindre ambiguïté car la situation exige clarté et harmonie à l’égard des deux parties qui peuvent permettre la libération d’Ingrid incessamment, si elles adoptent une grandeur propre à la situation et un comportement hautement responsable. Il va sans dire que la parole des dirigeants latino-américains, européens et nord-américains peut peser incroyablement dans la balance : qu’ils en usent avec force et raison, sans perdre le moindre instant.

Afin que les FARC et le Président Uribe soient pleinement conscients de leur responsabilité alors que l’Histoire leur donne un rendez-vous immanquable, le Comité de soutien appelle les citoyens à clamer et faire tonner l’écho de leur impatience lors de la grande Marche Blanche organisée à Paris et dans toute la France. Nous attendons des milliers de personnes afin que les FARC et le Président Alvaro Uribe réalisent concrètement que le monde entier scrute chacun de leur geste, chacune de leur attitude. Et que la communauté internationale n’attend rien d’autre que la libération et la survie d’Ingrid Betancourt, sans la moindre tergiversation ni le moindre prétexte : les citoyens feront alors comprendre que toute échappatoire est impossible, que chacun doit contribuer à l’échappée d’Ingrid.

A Paris, la manifestation démarrera à 14H30, Place de l’Opéra Garnier, en présence de la famille d’Ingrid, d’élus, de personnalités des mondes artistique et sportif. En province, la Marche Blanche aura lieu à Avignon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nice, Saint-Nazaire, Strasbourg et Toulouse.

Enfin, le Comité de soutien rappelle l’impérieuse nécessité que constitue la discrétion qui doit entourer les négociations. Il est fondamental que personne, sous aucun prétexte, ne se permette de violer ce qui est une garantie de la rapidité et du succès pour toute initiative. Comme pour Florence Aubenas, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, nous en appelons à la bienveillance et à la responsabilité de chacun : tout élément dévoilé sous les projecteurs, toute tentative de scoop serait un ralentisseur et dès lors, une mise en danger de la survie d’Ingrid.

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COOL, c'est COOL : Les dépenses publiques gelées pendant cinq ans


Mardi 1 avril, (Reuters) Paris - Le gouvernement va geler les dépenses publiques pendant cinq ans, conformément aux engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, mais n'entend pas remettre en cause le Revenu de solidarité active (RSA), a déclaré le Premier ministre François Fillon.

"C'était un engagement pris pendant la campagne présidentielle avec Nicolas Sarkozy : on va geler les dépenses publiques pendant cinq ans. Si on a un peu de croissance et qu'on fait des réformes de structure, au bout de cinq ans on aura retrouvé une situation d'équilibre", a expliqué le chef du gouvernement, interrogé sur France Inter au sujet des déficits budgétaire et public de la France.

"C'est ce qu'on met en oeuvre. Nous voulons que les dépenses de l'Etat n'augmentent pas en volume pendant les cinq ans qui viennent. Tout le monde prendra sa part de cet un effort", a-t-il dit.

Il n'a pas voulu dire, comme il l'avait fait il y a six mois, que la France est en "faillite" mais a rappelé que cela faisait 33 ans que le pays n'avait plus voté un budget en équilibre et estimé que cette situation ne pouvait pas durer.

"C'était une image qui a eu l'avantage de frapper les esprits et de faire comprendre la situation", a-t-il estimé.

François Fillon a aussi relevé que la France avait des "atouts" pour faire face au difficultés, citant le dynamisme du marché du travail ou la consommation des ménages qui continue d'augmenter.

Il a assuré que l'idée du Revenu de solidarité active cher à Martin Hirsch, le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, n'était pas enterrée.

Le RSA, qui doit inciter les personnes en assistance à reprendre un travail, est en expérimentation depuis quelques mois et "l'objectif c'est d'essayer de le généraliser en 2009", a dit le Premier ministre en chiffrant le coût du projet à "deux ou trois milliards d'euros".

"On est en train de voir avec Martin comment mettre en oeuvre ce principe sans augmenter les dépenses publiques", a-t-il affirmé.

Véronique Tison

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Comptes publics : la vérité dévoilée, la rigueur au tournant

L’INSEE a levé aujourd’hui le voile sur la situation des finances publiques françaises en 2007 : croissance en baisse, déficits publics en hausse, dette abyssale. Pour le gouvernement, il s’agit d’une véritable « douche froide », puisqu’il avait annoncé l’inverse. La réalité, c’est donc :
• un déficit public en hausse pour la première fois depuis quatre ans (+ 0,3 % de PIB).

Il atteint 2,7% du PIB, soit 5,5 milliards d’euros de plus qu’annoncés et 7,7 milliards d’euros de plus que l’an dernier ;
• une dette qui s’envole (+ 0,6 % de PIB). En valeur, elle bondit de 60 milliards d’euros, soit 5 milliards d’euros par mois. Cette dégradation est d’autant plus grave qu’elle s’opère au moment où les taux d’intérêt s’envolent, ce qui accroît la charge de la dette (+ 12,2% en deux ans) et réduit d’autant nos marges de manoeuvre.

Ce dérapage était prévisible, puisque le gouvernement n’a pas réussi à réduire les déficits sociaux et a accéléré son désengagement financier à l’égard de collectivités territoriales, dont les comptes étaient déjà fragilisés par les conséquences d’une décentralisation qui leur transfert de dépenses plus dynamiques que les recettes afférentes.

Le gouvernement doit admettre qu’il a eu tort d’attaquer aussi violement les prévisions de la Commission Européenne et du Parti socialiste, … qui se sont révélées exactes, qu’il s’agisse du niveau des déficits, de la dette ou encore de la croissance. Les annonces péremptoires du Président de la République et du gouvernement affaiblissent la parole de la France à la veille de la présidence Française de l’Union Européenne;

Alors que les Français, après les scrutins de mars, ont exprimé leur volonté d’un changement de politique économique et sociale, le gouvernement –maintenant son cap- conduit inévitablement la France à un plan de rigueur de 20 milliards d’euros.

Pour le Parti socialiste, la rigueur n’est pas une fatalité mais un choix. Le Parti socialiste demande donc une nouvelle fois l’annulation du paquet fiscal, préalable incontournable pour dégager les marges de manœuvres nécessaires au financement :
• de mesures en faveur du pouvoir d’achat : baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, hausse de 50% de la Prime pour l’Emploi, adoption d’un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, revalorisation immédiate de 5% pour toutes les petites retraites, généralisation du chèque transport ;
• de la restauration de la compétitivité en profondeur de nos entreprises : refonte des aides aux entreprises pour mettre en place une fiscalité sur mesure en direction des PME exportatrices ou innovantes, modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de l’investissement des entreprises, hausse de l’effort budgétaire en direction de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur.

Communiqué du Parti Socialiste

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Les riches encore plus riches

Les salaires atteignent des montants impressionnants au sommet de la hiérarchie sociale. Les riches sont de plus en plus nombreux et les inégalités se creusent. Un texte de Xavier Molénat, extrait du magazine Sciences Humaines.

Lorsque l’on parle d’inégalités, le premier réflexe est le plus souvent d’aller voir ce qui se passe au bas de l’échelle sociale. On se préoccupe du nombre de pauvres, de SDF, de salariés touchant le salaire minimum, ou encore de ceux qui n’ont pas accès au système de santé… Ce faisant, on oublie souvent de regarder ce qui se passe de l’autre côté du monde social, au sein de ceux que leur fortune met largement à l’abri du besoin : les riches.

Et l’on a tort, car le monde des fortunés est en pleine transformation, et ce à l’échelle mondiale. Premier constat : qu’ils soient boursicoteurs, entrepreneurs au nez creux, stars du sport ou des médias…, depuis dix ans, les riches sont de plus en plus nombreux. Selon le World wealth report publié par la société Capgemini, le nombre de millionnaires en dollars a plus que doublé en dix ans, passant de 4,5 millions en 1996 à 9,5 millions en 2006. Le magazine Forbes recensait en 2007 946 milliardaires (en dollars toujours), contre « seulement » 140 il y a vingt ans. Ces fortunes ont des origines de plus en plus diverses. Très majoritairement occidentales au départ, elles sont désormais pour une bonne part le fait d’individus issus de pays émergents comme la Chine, l’Inde ou la Russie, ayant fait fortune dans l’acier, les télécommunications ou encore l’énergie.

Des rentiers aux working rich

Second constat : les riches sont de plus en plus riches. Comme l’ont montré les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez [1], on voit depuis 1970, dans les pays anglo-saxons (Canada, Angleterre et surtout États-Unis), les plus gros revenus s’accaparer une part croissante de la richesse nationale. Un renversement de tendance historique puisque, comme en Europe continentale, leur part n’avait cessé de baisser au cours de la première moitié du XXe siècle pour se stabiliser après la Seconde Guerre mondiale. Autre constat frappant : alors que la fortune des plus aisés est généralement fondée davantage sur le patrimoine que sur les revenus du travail, ce sont leurs salaires qui explosent. Comme le note l’économiste François Bourguignon, « l’augmentation observée des inégalités dans les pays développés au cours des vingt dernières années ne provient pas d’un décrochement des salaires modestes par rapport au salaire médian (…) mais bien de l’envolée des hauts salaires et même des plus hauts parmi les plus hauts salaires [2] ».

Les salaires mirobolants de certains PDG de très grandes entreprises, qui ont fait parfois beaucoup de bruit voire de scandale, témoignent de ce phénomène. Mais celui-ci ne se réduit pas à quelques stars du management : c’est toute une strate de salariés hautement qualifiés, cadres avec stock-options ou chefs de salle dans la finance, qui affiche désormais des fiches de paie à cinq voire six zéros. Désormais, ces working rich ont remplacé les rentiers du début du siècle aux sommets de la fortune.

France : la fin d’une exception ?

La France était jusqu’à peu restée à l’écart de ce renouveau des inégalités par le haut. Mais une récente étude de l’économiste Camille Landais sur l’ensemble des revenus déclarés aux impôts [3] a donné la mesure de l’écart entre l’évolution des revenus de l’immense majorité de la population et ceux des plus riches. Sur la période 1998-2005, le revenu moyen déclaré par les Français stagne quasiment, passant de 23 205 à 24 574 euros. 5,9 % de mieux en huit ans, soit… 0,82 % par an en moyenne. Cette moyenne très faible cache cependant de grandes disparités. Pour les 90 % des Français les moins riches, l’évolution des revenus est en deçà de cette moyenne : 4,6 % de mieux seulement sur la même période. Les 10 % les plus riches sont eux nettement mieux lotis : + 8,7 %. Phénomène étrange, plus on resserre la focale sur des fractions de plus en plus réduites et de plus en plus élevées des hauts revenus, plus les revenus augmentent de façon spectaculaire. Ainsi, le dix-millième des Français les plus riches (3 500 foyers) a-t-il vu sa fortune augmenter de 5,2 %… chaque année, soit au final 42,6 % de mieux. Bref, plus on était riche en 1998, plus on est riche en 2005. Et comme ailleurs, les salaires sont pour beaucoup dans cette hausse. Les 250 000 salariés français les mieux payés (1 % de l’ensemble des salariés) ont vu leurs rémunérations augmenter de 14 %. L’élite des 25 000 meilleurs salaires français a, elle, eu droit à une petite augmentation de 29 %. Pour ceux enfin qui font partie du club très fermé des 2 500 plus grosses feuilles de paie, alors là, c’est carrément 51 % de mieux en 8 ans ! De ce point de vue, souligne C. Landais, « la France rompt avec 25 ans de grande stabilité de la hiérarchie des salaires, et semble converger vers les modèles de rémunération des hauts salaires anglo-saxons ». Même si elle reste encore un pays nettement plus égalitariste que l’Angleterre ou les États-Unis.

Les mécanismes de la richesse

Mais comment expliquer une explosion des hauts salaires telle que, selon Xavier Gabais et Augustin Landier par exemple, la rémunération des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines a été multipliée par 6 entre 1980 et 2003 [4] ? La question occupe encore les économistes, mais plusieurs hypothèses sont avancées. De nombreux auteurs soulignent une évolution générale des systèmes fiscaux vers une baisse de la taxation des revenus, par nature favorable aux plus aisés.

Concernant les États-Unis, T. Piketty et E. Saez évoquent une transformation des normes concernant les inégalités salariales [5]. Le contexte de l’après-Seconde Guerre mondiale (et postdépression de 1929) avait favorisé la syndicalisation et l’apparition de vastes politiques redistributives, soutenues par des taux d’imposition très élevés (plus de 80 % à la marge). Cette pression sociale, fiscale et syndicale, qui empêchait les très hauts salaires d’éclore, aurait commencé à décliner à partir des années 1970.

D’autres hypothèses concernent plus spécifiquement les PDG. Certains économistes ont avancé l’idée que le progrès technologique aurait rendu les compétences des managers moins spécifiques à leur entreprise ou à leur secteur, et donc mieux transférables. Se serait ainsi créé un marché mondial des managers, plus compétitif et plus rémunérateur. X. Gabais et A. Landier ont pour eux le mérite de la simplicité : si, expliquent-ils, les rémunérations des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines ont été multipliées par 6, c’est que la valeur boursière de ces entreprises a aussi été multipliée par 6. Les talents respectifs de ces managers sont très semblables, mais les sommes en jeu sont telles qu’une infime différence de talent peut avoir des conséquences financières très importantes. D’où une concurrence féroce pour recruter le meilleur PDG. La rémunération des grands patrons a donc évolué de la même manière que les enjeux financiers des décisions qu’ils prennent. Dans un autre domaine enfin, le sociologue Olivier Godechot a montré comment certains salariés de la finance obtenaient des bonus pouvant atteindre 10 millions d’euros en menaçant de quitter l’entreprise avec leur portefeuille de clients.

Une internationale des milliardaires ?

Au-delà de ces explications et des constats chiffrés se dessine enfin une autre question. Opulents, nombreux, en pleine croissance, les riches ne tendent-ils pas à devenir un véritable groupe social ? On peut le penser quand on voit la manière dont les classes supérieures tirent profit de leur inscription internationale pour asseoir leur domination. Ces nouvelles élites internationales forment en tout cas un monde à part avec sa hiérarchie interne, ses rivalités, ses codes sociaux et un style de vie naturellement hors du commun mais finalement très contraignant.

Xavier Molénat. Article extrait du dossier "Inégalités. Le retour des riches" publié dans le mensuel Sciences Humaines, n°191 - mars 2008.

[1] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « The evolution of top incomes : A historical and international perspective », Working Paper n° 11955, NBER, janvier 2006

[2] François Bourguignon, « Mondialisation et inégalités », Le Monde, 12 décembre 2007. 

[3] Camille Landais, « Les hauts revenus en France (1998-2006) : une explosion des inégalités ? », École d’économie de Paris, juin 2007

[4] Xavier Gabais et Augustin Landier, « Why CEO pay has increased so much ? », The Quarterly Journal of Economics, vol. CXXIII, n° 1, février 2008.

[5] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « Income inequality in the United States, 1913-2002 », in Anthony B. Atkinson et Thomas Piketty (dir.), Top Incomes over the Twentieth Century : a contrast between continental European and English-speaking countries, Oxford University Press, 2007

Le site Observatoire des inégalités

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30.03.2008

RETRAITES : Cotiser plus pour être plus pauvre

Revue de presse de Clotilde DUMETZ (France Inter)

Extrait: L'entente formidable

On commence avec un chiffre... 20.000...

C'est le nombre de centenaires en France aujourd'hui... 20.000 personnes à avoir passé plus d'un siècle sur Terre, rapporte Le Figaro... En 2050, ils seront, nous serons 60.000...

Autrefois, on les auscultait, ces centenaires, pour connaître le secret de leur longévité... Aujourd'hui, avec l'espérance de vie qui ne cesse de progresser (84 ans et demi pour les Françaises, championnes européennes), la question est plutôt de savoir jusqu'où nous irons...

Dans Le Figaro, on apprend qu'il y a encore une importante marge de progression... avec cette bonne nouvelle : les années gagnées semble se dérouler en meilleure santé... L'espérance de vie sans incapacité augmente elle aussi...

Ainsi donc, nous vivons plus longtemps et en meilleure santé... Conséquence logique : nous pouvons travailler plus...

Le dossier de la réforme des retraites est à la Une de plusieurs de vos journaux ce matin... La Croix se demande "comment réformer les retraites ?"... alors que se sont ouvertes hier de nouvelles discussions entre l'Etat et les partenaires sociaux...

Le Figaro précise que "le gouvernement va proposer un texte aux syndicats, avant de les revoir dans quinze jours"...

Et ce matin, les commentaires tournent donc autour des 41 ans de cotisation... Cela semble logique... sauf que derrière la théorie, il y a la pratique...

Et là, Jacques Guyon analyse, dans La Charente Libre : "Si l'idée de 41 ans de cotisation ne passe plus, c'est à cause des données objectives sur le taux d'emploi des seniors... En France, tout juste 38% des 55-64 ans travaillent, ce qui est très loin des 50% fixés pour 2010 par l'Union européenne... Du coup, poursuit Jacques Guyon, allonger la durée de cotisation, alors même que les entreprises ne tiennent pas leurs engagements sur l'emploi des seniors, cela signifie, mécaniquement, baisser le niveau des pensions"...

Une inquiétude que HD... L'Humanité Dimanche... affiche en Une cette semaine... En photo : un couple et ses deux enfants... et ce titre : "Générations sans retraites ?"... Parce que, interroge l'hebdomadaire, "qui pourra encore travailler 41 ans et plus à temps plein ?... Et sinon, quelles seront les conséquences sur le niveau des retraites ?"...

"Il faut améliorer l'emploi des seniors avant d'allonger les cotisations"... C'est le secrétaire national de la CFDT, en charge des retraites, qui le dit dans La Croix...

Et sur ce thème, tout le monde est sur la même longueur d'ondes... Dans Les Echos, Dominique Seux analyse aussi que "le travail après 50 ans est un obstacle plus important que prévu, et le risque est élevé qu'il le demeure"...

Et un sondage, dans le même journal, confirme que les Français aspirent à partir à la retraite dès que possible... et que les entreprises ont encore besoin d'être convaincues de la nécessité de retarder ce départ...

L'éditorialistes des Echos en veut pour preuve que "le CDD senior, inventé par le patronat et les syndicats sous les acclamations, a fait un flop complet"... Pour Dominique Seux, "il est probable que seuls le recul du chômage et les pénuries de main-d'oeuvre viendront à la rescousse de l'intérêt général"...

Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger va plus loin... "La vérité, écrit-il, c'est qu'il faudra sans doute agir sur tous les leviers à la fois : à l'avenir, on travaillera plus longtemps... on paiera les cotisations plus cher... et on touchera des retraites moins élevées"...

Une équation qui fait s'interroger Jacques Béal, dans Le Courrier Picard : "Peut-être faudrait-il imaginer d'autres ressources en complément, comme des taxations sur les revenus du capital ?"...

HD a fait le calcul : "Appliquer aux revenus financiers des entreprises le même taux de cotisation qu'aux salaires rapporterait 20 milliards d'euros de ressources par an"...

Vendredi 28 mars 2008.

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Ni pauvre ni soumis : Les adhérents APF de l'Hérault témoignent (vidéo)



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09:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"ni pauvres, ni soumis" crient "leur révolte"

PARIS (AFP) - Plusieurs milliers de personnes, malades, handicapés, invalides et leurs accompagnants, venus de toute la France, ont manifesté samedi à Paris à l'appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis" pour exprimer leur "révolte" et réclamer un revenu "décent", au niveau du SMIC brut.

Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles ont défilé aux cris de "On veut des sous!", derrière une banderole "handicap, maladie invalidante: l'urgence d'un revenu d'existence".

En fauteuil ou sur des béquilles, guidés par une canne blanche ou un chien, les manifestants, évalués à "pratiquement 35.000 personnes" par les organisateurs et 16.500 par la police, rassemblaient l'ensemble du monde des "accidentés de la vie" pour une mobilisation "historique", a indiqué Arnaud de Broca, président de la Fnath, une de la centaine d'associations membres du collectif.

Une délégation a été reçue à l'Elysée pour remettre une pétition comportant 80.000 signatures.

"C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés (AAH), ndlr), qu'avec ça, on ne peut pas vivre", a ajouté M. de Broca.

Beaucoup brandissaient des panneaux jaune et noir, couleurs du collectif portant le slogan "handicap + pauvreté = double peine". Dans le défilé également, des sourds-muets, des trisomiques, arrivés avec quelques-uns des 13 trains, 5 avions ou 700 autocars affrétés pour l'occasion.

"Sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait 30 ans qu'on ne veut pas en parler, on est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF).

Edmond Thomas, 57 ans, paraplégique depuis 35 ans après un accident de moto, venu de Valence (Drôme), résume le problème à sa façon: "J'ai dû appeler ma banque pour augmenter mon autorisation de découvert à -700 euros".

"J'arrive à me débrouiller", estime-t-il. "Je viens plus pour le +Ni soumis+ que pour le +Ni pauvre+, parce qu'en Belgique ou dans les pays du Nord, les handicapés sont mieux considérés. C'est une question de dignité et de droits de l'Homme", s'emporte cet homme.

Quelque 810.000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, reçoivent l'AAH.

Bernard, 58 ans dont 54 cloué dans un fauteuil roulant par la poliomyélite, estime avoir "eu de la chance": il a pu travailler pendant 30 ans à mi-temps comme psychologue.

Il s'est déplacé de Bretagne par solidarité. "Moi, j'ai pu travailler, donc j'aurai une petite retraite, mais pour d'autres, c'est difficile", explique l'homme, qui hausse les épaules lorsqu'on évoque l'augmentation de 5% de l'AAH annoncée par Nicolas Sarkozy, quatre jours avant la manifestation.

"Ca ne fera pas passer les gens au-dessus du seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule)", rappelle-t-il.

Daniel M., 46 ans, membre de l'association Aides, s'accroche à son travail dans le milieu hospitalier malgré sa séropositivité. "Je n'ai pas demandé l'AAH parce que je veux travailler le plus longtemps possible", explique-t-il. "Mais je connais beaucoup de gens qui ne vivent qu'avec l'AAH et pour eux c'est souvent l'exclusion sociale".

"Je viens aussi pour mon avenir, parce que je sais que j'aurai besoin de l'AAH quand je ne pourrais plus travailler", ajoute-t-il.

Appuyé sur une perfusion à roulettes débranchée, il se dit "épuisé" par les quatre heures de marche et station debout. "Mais j'irai jusqu'au bout, c'est trop important".

Simon VALMARY AFP - Samedi 29 mars, 22h13

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28.03.2008

Ensemble contre le sida : appeler le 110

Le sidaction 2008 est lancé

Faire un don en ligne : http://www.sidaction.org/

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COMMUNIQUE : Journée de la Terre à Grabels (34)

COMMUNIQUE : La municipalité de Grabels s’associe à la Journée nationale de la Terre qui a lieu le 29 mars. Un arbre est planté ce jour-là en signe de solidarité avec une population privée de terre.

Cette année le maire, René REVOL, entouré de son Conseil municipal, plantera un olivier à 11h, en haut de l’amphithéâtre de la Valsière (suivre fléchage, du bas de la Valsière à la rue Hilaire Bernigaud). Dressé face à la Méditerranée, cet olivier sera un symbole de paix et de solidarité avec le peuple de Palestine, pour que ses habitants obtiennent l’accès à la terre par le respect du droit, et que s’instaure enfin la concorde entre les peuples.

Outre René Revol, Dominique Rousseau, Professeur de Droit constitutionnel, Membre de l'Institut Universitaire de France, Houria Ackermann de l’Union juive française pour la paix ; Kamal Mahmoud de l’Association des Palestiniens en France de Montpellier prendront la parole ; les enfants des écoles liront des poèmes sur la paix.

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27.03.2008

SOLIDARITE : Hirsch craint l'abandon du RSA

Selon le haut commissaire aux Solidarités actives, le gouvernement pourrait laisser tomber le dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail. Martin Hirsch pointe des "tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres".

Le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch redoute que le gouvernement ne laisse tomber le Revenu de solidarités actives (RSA), dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail, dans un entretien au quotidien Ouest-France.

"Aujourd'hui l'Etat doit décider ou non s'il mettra ou non le paquet pour aller jusqu'au bout en 2009. Depuis trois ans que je défends le RSA, je n'ai jamais prétendu que l'on pouvait faire une réforme de si grande ampleur avec des clopinettes", déclare Hirsch.

L'ancien président d'Emmaüs France estime que "le scénario est compris entre 2 et 3 milliards d'euros".

"Je mets toute mon énergie pour convaincre. (...) J'ai mis sur la table tout un panier de financements possibles. On doit pouvoir les trouver sans accroître les déficits. On peut dire qu'on ne veut pas le faire, on ne peut pas, en revanche, nous opposer que c'est impossible", poursuit le haut commissaire.

"Je sens que nous sommes sur la ligne de crête: quand se font jour les tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres, il faut basculer sur le bon versant, là où la réalisation du RSA deviendrait certaine", s'inquiète Martin Hirsch.

Expérimenté dans 26 départements au 1er février, le RSA, doit permettre à "près d'un million de personnes" à terme de passer au dessus du seuil de pauvreté, selon Hirsch. Il doit être mis en place sur toute la France en 2009.

LEXPRESS.fr

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22.03.2008

TOUT EST POSSIBLE : L'Insee prévoit 0,4% de croissance au 1er trimestre

Avec "Pauvre con, casse-toi..." Tout est possible




L'économie française n'échappera pas au ralentissement mondial au premier semestre mais devrait continuer à amortir les nombreux chocs qui l'affectent, estime l'Insee dans sa note de conjoncture publiée vendredi.

L'Institut de la statistique a revu sa prévision de croissance pour le premier trimestre à +0,4%, au lieu de 0,5% attendu en décembre, et s'attend à une hausse du produit intérieur brut de 0,3% au deuxième trimestre.

La croissance avait été de 0,3% au dernier trimestre 2007, après +0,8% au trimestre précédent, et de 1,9% sur l'ensemble de l'année, selon les chiffres provisoires publiés en février.

L'Insee ne livre pas de prévision pour l'ensemble de 2008 mais situe l'acquis de croissance à 1,4% à la fin du premier semestre (dans l'hypothèse d'une croissance zéro aux troisième et quatrième trimestres).

"La zone euro s'en tire plutôt bien face à l'onde de choc qui l'affecte depuis six mois", a observé Eric Dubois, chef du département conjoncture de l'Insee, lors d'une conférence de presse de présentation.

"Pour autant, des risques importants subsistent", a-t-il ajouté en citant l'inflation que l'Insee attend à 3% à partir du mois de mars, contre 2,8% en février.

L'inflation alimentaire représenterait le tiers de ces 3% et l'énergie 0,6 point, dans l'hypothèse d'un prix moyen de 95 dollars pour le baril de pétrole.

LA CONSOMMATION DEVRAIT TENIR

Les différents chocs - appréciation de l'euro, envolée des prix des matières premières, retournement du marché immobilier américain, crise financière - se sont amplifiés par rapport à ce qu'anticipait l'Insee en décembre mais la consommation des ménages devrait continuer de soutenir la croissance en France en 2008, estime l'Insee dans sa note intitulée "La zone euro entre résilience et inflation".

"Les quelques informations conjoncturelles disponibles pour le premier trimestre ne sont pas mauvaises", a observé Eric Dubois. "Du côté de la consommation, il y a encore une volonté de dépenser qui est là. La sinistrose ambiante, il faut savoir la pondérer par des éléments plus positifs".

L'Insee relève ainsi que le taux d'épargne des ménages présente une marge de baisse "substantielle", après sa hausse de près d'un point en 2007, et met aussi en avant les créations d'emplois, attendues au nombre de 96.000 pour l'ensemble de l'économie au premier semestre après plus de 350.000 sur tout 2007.

Le taux de chômage, qui a diminué de plus d'un point et demi depuis le début 2006, devrait quant à lui se stabiliser autour de 7,5%, son niveau du dernier trimestre 2007.

"La consommation des ménages devrait être au premier semestre de cette année le principal soutien de la croissance française même si elle devrait un peu ralentir par rapport au rythme de 2007 (+2,1%)", a déclaré Eric Dubois. L'Insee attend ainsi une hausse de 0,5% des dépenses des ménages au premier trimestre, contre +0,4% au quatrième trimestre 2007.

EFFET GREVES POSITIF

Du côté de l'investissement des entreprises, l'Insee s'attend à un ralentissement de l'investissement productif (+0,5% en moyenne par trimestre, moitié moins qu'au dernier trimestre 2007) du fait du tassement de l'activité qui limite les perspectives de demande et du resserrement du crédit lié à la crise financière. L'investissement en construction devrait lui ralentir nettement comme le suggère la dégradation de l'opinion des entrepreneurs de travaux publics depuis la fin de 2007.

La faiblesse du dollar a pour effet favorable de rendre les matières premières moins chères à l'importation mais elle entraîne aussi une compétitivité dégradée des exportations françaises par rapport aux produits américains, a encore noté Eric Dubois. "Le premier effet est dominé par le second", a-t-il dit.

Les prévisions du premier semestre sont fondées sur l'hypothèse d'un taux de change de 1,50 pour l'euro/dollar. L'euro se traitait jeudi à un peu plus de 1,54 dollar.

Pour la zone euro, l'Insee a une prévision de croissance de 0,4% au premier trimestre, comme sur les trois derniers mois de 2007.

Pour la France, l'estimation de croissance de 0,4% au premier trimestre comprend un impact positif d'un dixième de point lié aux grèves de novembre, rattrapant l'effet négatif de même ampleur constaté au quatrième trimestre.

Si la croissance est de 0,4% au premier trimestre et de 0,3% au deuxième comme le prévoit l'Insee, il faudrait deux trimestres de croissance à +0,8% pour parvenir à un résultat de +2% sur l'ensemble de l'année, ce qui est l'objectif actuel du gouvernement mais en passe d'être revu à la baisse comme l'a indiqué jeudi la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Une croissance de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres donnerait une croissance totale de 1,8% en 2008, et des taux de 0,3% sur ces deux trimestres aboutiraient à un résultat final de 1,6%.

Véronique Tison

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POUVOIR D'ACHAT : Hausse de 4,7% du prix des produits de grande consommation



Les prix de produits de grande consommation ont augmenté de 4,69% en moyenne entre février 2007 et février 2008, a annoncé le ministère de l'Economie.

Le ministère, qui fonde son calcul sur les prix de 100.000 produits dans 5.700 grandes surfaces, souligne que "l'essentiel de l'augmentation a porté sur la période fin 2007-début 2008".

"Ces données confirment une hausse des prix des produits alimentaires supérieure au taux d'inflation" mais inférieure aux 30% ou 40% relevés par le magazine 60 millions de consommateurs, souligne Bercy dans son communiqué.

"Les plus fortes augmentations de prix au détail en magasin concernent les produits qui ont subi les hausses les plus importantes des matières premières agricoles : pâtes alimentaires (+16% sur un an, données Nielsen), oeufs (+14%), lait (+12%), beurre (+10%), farine (+10%), riz (+9%), fromages (+8%), yaourt (+7%)", poursuit le communiqué.

"En revanche, les prix des produits d'hygiène et d'entretien ont généralement diminué sur la même période", ajoute-t-il.

Le pouvoir d'achat est devenu la première préoccupation des Français alors que les salaires stagnent et que les prix du pétrole et des produits alimentaires flambent. La popularité de Nicolas Sarkozy, qui avait promis d'être "le président du pouvoir d'achat", en a été durement affectée ces derniers mois.

La loi de modernisation de l'économie qui devrait être présentée au Parlement dans la deuxième quinzaine de mai tentera de provoquer une baisse des prix en augmentant la concurrence.

En attendant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) "d'intensifier son action pour favoriser la concurrence" et a mis en place un observatoire des prix et des marges consultable sur internet. (www.dgccrf.bercy.gouv.fr/actualites/prix/observatoire_pri...).

Jean-Baptiste Vey

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14.03.2008

RAG 34 : Dimanche 16 mars : VOTEZ !





Dimanche 16 Mars : VOTEZ !






Conformément à la loi, nos publications reprendront dimanche 16 mars à 20 h00.

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Laurent FABIUS : Le gouvernement a prévu un tour de vis après les municipales !

Sur Europe 1, Laurent Fabius maintient que le gouvernement prépare un tour de vis supplémentaire pour l’après-municipales avec de possibles hausses de la CSG, de la TVA ou des diminutions de crédits. Vous pouvez réécouter l’interview.

"Il y a bel et bien en préparation un tour de vis supplémentaire", a déclaré l’ancien Premier ministre socialiste mercredi sur Europe 1.

Laurent Fabius a estimé que ce tour de vis ne serait "pas annoncé comme un plan de rigueur et qu’il n’y aurait pas "une grande publicité avec marqué ’plan de rigueur’". "Mais on risque demain d’avoir soit une augmentation de la CSG, soit de la CRDS, soit de la TVA et des amputations de crédits", a-t-il dit.

Mardi, François Fillon a démenti tout plan de rigueur, affirmant que le budget 2008 voté par le Parlement serait mis en oeuvre" avec éventuellement des ajustements sur les dépenses. "Tout ça est faux. Ce n’est pas digne d’un homme d’Etat que de mentir avec cette constance-là", a-t-il dit à propos des augures alarmistes de Laurent Fabius. Des responsables de la majorité ont démenti en particulier tout projet de hausse de la TVA.

Laurent Fabius, citant une dépêche d’agence de l’époque, a répliqué que le Premier ministre n’avait pas écarté le 12 juin 2007 une hausse de la TVA à compter de 2009 pour financer la protection sociale. "On a oublié, tout ça, moi je n’ai pas oublié", a-t-il lancé, expliquant que le gouvernement n’avait pas pu mettre en application ce qu’il avait préparé en raison du second tour des élections législatives. "La mesure était dans les cartons et monsieur Fillon lui-même l’avait évoquée. C’est grâce au vote qu’on l’a évitée."

Laurent Fabius a réaffirmé que le projet de budget de reposait pas sur la réalité, à commencer par le taux de croissance envisagé de 2,25% pour 2008. "Si on arrive à, péniblement, 1,7% !", a-t-il lancé.

5 mars 2008

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12:27 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.03.2008

Grande Guerre - Le dernier poilu s'est éteint

Lazare Ponticelli*, le dernier "poilu" de la guerre 1914-1918, est décédé à l'âge de 110 ans, a annoncé mercredi l'Elysée.

La nouvelle de sa disparition a été annoncée mercredi par un communiqué de l'Elysée : Lazare Ponticelli, le dernier des 8,5 millions de poilus, s'est éteint à l'âge de 110 ans. La vie de ce Franco-Italien s'apparente à un roman. Celle d'un petit Italien parti tout seul de son village natal, près de Bettola (nord de l'Italie), à 9 ans et demi, pour fuir la misère et gagner le "paradis", la France. Il vivra alors avec sa mère et ses frères à Nogent-sur-Marne, où réside à l'époque une importante communauté italienne.

Chasseur alpin
Lazare Ponticelli n'a pas 17 ans quand il s'engage en 1914 dans les rangs du 1er Régiment de marche de Sidi-Bel-Abbès (Légion étrangère). Un mois de classes et le voilà au front, "à Soissons, en deuxième ligne", puis en Argonne. "A la première attaque, sur la cote 707/708, on a été décimé immédiatement car on n'avait pas de tranchées", se souvenait-il il y a quelques mois encore, lors d'une interview réalisée à l'occasion des commémorations du 11 novembre 2007. "Les Allemands en avaient, pas nous". C'est lui qui "fait le premier pansement" à son frère Céleste, blessé. Ceux qui n'étaient pas tombés ont été "ramassés et on nous a expédiés à Verdun".

C'est là, au fond des tranchées, au milieu "des rats qui se baladaient", qu'il sera rattrapé par l'Italie en 1915. "On me demandait au poste de commandement". Il y apprend que, comme tous les Italiens engagés dans l'armée française, il doit partir combattre sous le drapeau transalpin après l'entrée en guerre de l'Italie au côté de la France. C'est donc comme chasseur alpin, de l'autre côté de la frontière, qu'il poursuivra la guerre, se battant contre les Autrichiens.

"C'est complètement idiot la guerre"
De ce long conflit, dont il était sorti indemne excepté une blessure à la joue, il avait retenu une chose: "Vous tirez sur des pères de famille, c'est complètement idiot la guerre". Démobilisé en 1916, il rentre en France en 1921 et lance avec deux de ses frères une entreprise de montage et d'entretien de cheminées d'usine, dont les activités vont s'étendre au montage-levage, particulièrement dans le secteur du raffinage du pétrole. La société Ponticelli Frères existe toujours et compte 2 000 salariés.

Ce dernier légionnaire de la Guerre 14-18, naturalisé en 1939, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement, mais avait finalement décidé d'accepter, "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes" pendant la première Guerre mondiale.

* Crédit Photo : TF1/LCI Lazare Ponticelli lors d'une cérémonie du 11 novembre

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16:04 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11.03.2008

Grève des caissières : gagner peu et travailler dur (vidéo)

Retour sur la grève des caissières qui a secoué le secteur de la grande distribution. Au-delà des revendications légitimes sur le pouvoir d'achat, ce conflit social soulève la question épineuse des conditions de travail. L'analyse de François Desriaux, rédacteur en chef du magazine Santé et Travail.

Durée : 08:13 Pris le : 21 février 2008Lieu : Douai, Nord-Pas-de-Calais, France



Source : http://www.alternatives-economiques.fr/

PRIORITE A GAUCHE

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19:38 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.03.2008

URGENCE INGRID BETANCOURT! : Raul Reyes, numéro deux des Farc, tué par l'armée colombienne en Equateur

Par Par Jean-Luc PORTE

AFP - Dimanche 2 mars,- Photo copyright © 2008 Reuters
L'armée colombienne a annoncé samedi avoir tué en territoire équatorien Raul Reyes , le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), le plus dur échec jamais infligé à la guérilla marxiste.

Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a précisé lors d'une conférence de presse que l'opération lancée contre un camp de guérilleros, où se trouvait Reyes, avait commencé par un bombardement aérien, suivi d'une attaque terrestre de soldats héliportés.

"C'est le coup le plus décisif jamais porté jusqu'à présent à ce groupe terroriste", a affirmé le ministre.

M. Santos a révélé que le camp attaqué se trouvait "du côté équatorien, à 1.800 mètres de la frontière" commune. Le président colombien Alvaro Uribe a eu un entretien téléphonique sur cette question territoriale délicate avec son homologue équatorien Rafael Correa, a ajouté le ministre sans dire si la conversation avait eu lieu avant ou après l'attaque.

A Quito, M. Correa a annoncé avoir déplacé une division de l'armée équatorienne sur la frontière afin "de vérifier" ce qui s'était passé.

L'opération commando contre les guérilleros du Front 48 des Farc a débuté par un bombardement de l'aviation samedi à 00H25 locales (vendredi 19H25 GMT).

Des unités héliportées se sont rendues sur les lieux du campement en territoire équatorien où des combats se sont produits, faisant au total un mort parmi les soldats colombiens et 17 dans les rangs de la guérilla.

Un idéologue des Farc, Guillermo Enrique Torres, alias Julian Conrado, a également été tué dans cette attaque.

Le corps de Raul Reyes a été rapatrié par l'armée en territoire colombien.

Un coup de téléphone satellitaire de Raul Reyes et un informateur de l'armée ont permis de localiser avec précision le camp où vivait en territoire équatorien le numéro deux des Farc, a révélé à l'AFP une source militaire.

"Deux facteurs ont été déterminants pour cette réussite: d'un coté, les écoutes permanentes des Farc qui nous ont permis grâce à une communication de Reyes sur son son satellitaire de le localiser approximativement. Et un informateur qui nous a fourni la localisation exacte du chef guérillero", a précisé l'informateur qui a requis l'anonymat.

Selon cette même source, "Reyes a été blessé à la cuisse droite lors des premiers bombardements aériens. Puis il a été tué par les commandos, alors que quatre rebelles de sa garde personnelle tentaient de l'évacuer".

Un correspondant de l'AFP, qui a rencontré Reyes dans cette même région, a indiqué que ce dernier était entouré d'un dispositif de sécurité très élaboré.

Agé de 59 ans, le No 2 des Farc, dont le vrai nom est Luis Edgar Devia, était au début de sa carrière un dirigeant syndical dans le département de Caqueta (sud) où il travaillait pour le groupe multinational Nestlé.

Membre de la guérilla depuis près de 30 ans, il a franchi tous les échelons de la hiérarchie pour devenir le porte-parole des Farc. Son nom était fréquemment cité pour la succession de Manuel Marulanda, le chef suprême des rebelles âgé de 77 ans.

Reyes était l'un des sept membres du secrétariat des Farc, l'organe dirigeant, et était présenté par ses compagnons comme l'un des représentants de la faction la plus dure du mouvement rebelle.

Ces derniers mois, l'armée avait annoncé avoir tué plusieurs chefs importants des Farc, dont Tomas Medina, alias Negro Acacio, et Martin Caballero.

Principal mouvement de guérilla colombien, les Farc comptent aujourd'hui 17.000 combattants, principalement des paysans, répartis sur 60 fronts et occupant une partie importante du pays.

Les Farc détiennent dans la jungle 39 otages dits "politiques", dont l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, qu'ils veulent échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.

La mort de Raul Reyes intervient alors que la guérilla a relâché unilatéralement six otages depuis le début de l'année et que la pression internationale s'accentue pour obtenir la remise en liberté de Mme Betancourt en raison de son mauvais état de santé.

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03.03.2008

Laurent FABIUS : la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

Laurent Fabius au forum de Radio J : Paris s’est engagé à prendre des mesures de rigueur après les municipales

Laurent Fabius a affirmé dimanche que la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

"Le 11 février, il y a eu une réunion au niveau européen des ministres des finances", à laquelle assistait Christine Lagarde, a expliqué M. Fabius au Forum de Radio J.

"Vous savez que la France a été mise en accusation à cause de ses déficits. (...) La tonalité du débat qui a eu lieu c’est +Ecoutez, laissez-nous passer le cap des élections municipales, et ensuite nous prendrons des décisions+", a déclaré M. Fabius."Toute l’Europe attend que le gouvernement prenne une série de décisions qu’on cache aux Français", a ajouté l’ancien Premier ministre.

Les ministres des Finances de la zone euro ont appelé le 11 février la France à respecter son engagement d’équilibrer ses comptes publics d’ici à 2010. La France doit "faire en sorte d’atteindre l’objectif en 2010", avait souligné à Bruxelles le président du forum qui regroupe ces ministres (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker.

Par ailleurs, Laurent Fabius a exigé que soit "annulée" la prime de 1,5 million d’euros accordée par l’UIMM à son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac. En cas d’impossibilité juridique, il a demandé que le gouvernement dépose "un texte de loi" dans ce sens.

"Ce que je demande (...), c’est que des dispositions soient prises par le MEDEF, par l’IUMM, par l’administration gouvernementale, pour que cette prime absolument absurde qui aurait été donnée" à M. Gautier-Sauvagnac "soit rapportée, que ce soit annulé".

Et "si, juridiquement, ce n’était pas aujourd’hui possible, eh bien que le gouvernement dépose un texte de loi que nous voterons, nous, pour annuler cette disposition". "On ne peut pas dire ’c’est un scandale’ et ne rien faire pour aller contre", a-t-il ajouté, jugeant qu’"il y a quelque chose de pourri dans cette situation invraisemblable".

2 mars 2008


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18:46 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.03.2008

Montpellier : la prévention santé avant tout

Le coeur du centre ville de Montpellier abrite depuis le 1er décembre 2007 une initiative originale et unique en Europe : la Maison de prévention santé. Porté par Hélène Mandroux, maire de la ville depuis 2004 et candidate à sa succession, ce lieu est un espace d’accueil, de conférences, de rencontres et d’écoute. La municipalité veut y fédérer les professionnels de santé, les acteurs associatifs et institutionnels au service des Montpelliérains.

«Etant médecin, je sais que de nombreuses maladies, même les plus graves, peuvent être évitées avec une bonne information et plus d’attention au quotidien». Hélène Mandroux, maire de Montpellier, a fait de la santé une priorité. Une charge symbolique, dans cette ville qui héberge la plus ancienne université de médecine d’Europe en activité. La commune est d’ailleurs membre du réseau des villes de l’Organisation mondiale de la santé et ce depuis 1986.

La prévention s’inscrit donc dans une politique globale de santé publique en faveur de tous, « quels que soient l’âge ou l’origine sociale ». En plus des actions de terrain dans les écoles, les restaurants scolaires, la ville organise chaque année la Comédie de la santé, une rencontre annuelle sur le thème de la prévention, sur la grande place de la cité.

Tout le monde se sent concerné

Ainsi, la Maison de la prévention est apparue comme une évidence. La santé y est ici envisagée comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité », selon la définition de l’organisation Mondiale de la Santé (OMS). Formation aux gestes de premier secours, programme de prévention des chutes pour les seniors, cours de cuisine avec un nutritionniste, où encore dépistage bucco-dentaire et animations ludo-éducatives pour les plus jeunes : autant de séquences que propose la Maison de prévention, et ce tout à fait gratuitement.

Olivier Dufour, coordinateur et responsable de l’animation du centre, est un homme heureux :« Tout le monde se sent concerné : les gamins viennent chercher des préservatifs pendant que le 3e âge assiste à une conférence. Chaque génération a ici sa place ». L’espace dispose de trois grands ensembles : une salle de conférence transformable, un « espace ressources » avec une bibliothèque et une compilation de toutes les informations sur les associations de santé ainsi que des postes informatiques, et des bureaux fermés mis à disposition des partenaires pour gérer au mieux les permanences. Dans un souci d’accessibilité, les conférences sont traduites en langage des signes, alors qu’à la bibliothèque, on travaille à la transcription d’un maximum d’ouvrages en braille. Si la structure n’est pas encore connue de tous, les conférences réunissent en moyenne une petite centaine de personnes.

Le coût total du projet -1,1 million d’euros- a été pris en charge aux trois quarts par la municipalité, et à hauteur d’environ 25 % par la région. « Cet outil de prévention était une nécessité », assure Hélène Mandroux, « l’égalité d’accès à la santé est une des bases qui fondent notre société. Si pour certains la santé a un coût, pour moi, elle n’a pas de prix ».

Ariane Vincent

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29.02.2008

POUVOIR D'ACHAT : Hausse des prix : passer des mots aux actes

Selon l’enquête menée par l’Institut national de la consommation, le dérapage des prix des principaux alimentaires constatés entre novembre 2007 et janvier 2008 est considérable :
• produits laitiers : + 40 % pour certains yaourts, + 20% à + 37% pour les laits UHT, + 12% à + 32% pour les camemberts, + 19% à + 26% pour les beurres ;
• pâtes et céréales : + 45% pour certains types de pâtes, + 14% à + 24% pour les céréales du petit-déjeuner, + 10% à + 15% pour les biscottes et + 6% à + 22% pour les pains de mie ;
• viandes : + 44% pour certains jambons au porc, + 18% pour les blancs de dinde.


Face à l’envolée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement communique, mais n’agit pas. Or, son rôle n’est pas de se contenter de l’incantation mais bel et bien d’agir.

Pour le Parti socialiste, la hausse des prix des matières premières ne justifie pas la flambée constatée dans les magasins. Il est manifeste que certains industriels et distributeurs instrumentalisent un événement conjoncturel (la hausse des matières premières) pour accroître considérablement leurs marges, comme ils avaient souhaité le faire lors du passage à l’euro avec l’arrondissement abusif de certains prix.

C’est pourquoi le Parti socialiste demande au gouvernement de négocier avec les distributeurs et les industriels l’adoption d’un pacte de stabilité global des prix. Cet accord devrait permettre une stabilité des prix valable au moins six mois et devrait voir son application garantie par un contrôle étroit opéré par la DGCCRF*.

Le Parti socialiste renouvelle également ses propositions visant à permettre une baisse des prix : répercussion en faveur des consommateurs des marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, compensée par une taxation des super profits pétroliers, mise en place d’un chèque transport.

Mais, la nécessité de prendre des mesures pour éviter la hausse des prix ne doit pas faire oublier l’obligation d’agir en faveur des revenus des salariés et des retraités, pour permettre de maintenir ou même d’augmenter le pouvoir d’achat des Français. Ainsi, le Parti socialiste propose :
• de revaloriser immédiatement les petites retraites de 5% et d’augmenter l’ensemble des autres retraites d’un montant comparable à l’inflation ,
• d’ouvrir de réelles négociations salariales avec les fonctionnaires, garantissant a minima un maintien de leur pouvoir d’achat,
• s’agissant du secteur privé où se multiplient les conflits sociaux, de conditionner les allègements de cotisations sociales à la conclusion d’un accord salarial.
• d’augmenter le SMIC et la prime pour l’emploi

(*Direction générale de contrôle et de la concurrence de la répression des fraudes)

Communiqué du Bureau national

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28.02.2008

URGENCE SOS ! Nouvelles alarmantes d'Ingrid Betancourt

URGENCE SOS ! INGRID BETANCOURT, 6 ans de captivité, c'est inhumain, LIBEREZ-LA! SOS FREEDOM FOR INGRID ! RESPECT HUMAN RIGHTS!


URGENCE  INGRID BETANCOURT ! 6 ans de captivité, c'est inhumain,  LIBEREZ- LA! FREEDOM FOR INGRID ! RESPECT HUMAN RIGHTS!








28/02/2008 - AFP, TSR, TeleSur, EuroNews
Un des otages relâchés mercredi par les FARC en Colombie a affirmé à la télévision vénézuélienne que la Franco-Colombienne était dans "une situation extrêmement difficile".

"Elle est très mal traitée par la guérilla. Cela il faut le dire au monde entier. La guérilla s'est acharnée contre Ingrid Betancourt et elle est dans des conditions inhumaines, entourée de gens qui n'ont rien fait pour lui rendre la vie agréable", a déclaré Luis Eladio Perez, peu après son transfert à l'aéroport vénézuélien de Maiquetia, près de Caracas (lire ci-contre).

Agé de 50 ans, cet ex-président de la Commission des relations internationales du Sénat avait été capturé par les FARC le 6 octobre 2001 à Ipiales, dans le département de Narino (sud). Il a indiqué avoir rencontré pour la dernière fois le 4 février dernier l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne, enlevée le 23 février 2002. Il a entretenu en captivité une relation d'amitié avec Ingrid Betancourt qui le mentionnait dans son dernier message à sa famille comme son confident.

"Malade et proche de la fin"

"Ingrid est dans une situation extrêment difficile", a précisé Luis Eladio Perez. Selon lui, "il faut d'une manière ou d'une autre réussir à ce que cette situation s'améliore, au moins pendant les jours qu'elle doit encore passer en captivité". "Elle est très mal, très malade, physiquement épuisée", a-t-il ajouté.

Pour Gloria Polanco, autre otage à avoir été libérée mercredi par les rebelles colombiens,le traitement infligé à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne est "sans pitié". "Elle est enchaînée (...), entourée de personnes qui ne lui ont pas rendu la vie facile", a déclaré l'ex-otage. "Elle est très malade. Elle souffre d'une hépatite B récurente et est proche de la fin", a-t-elle ajouté.

Gloria Polanco a exhorté le président Hugo Chavez à tout faire pour obtenir la libération de la Franco-Colombienne qui serait détenue dans un camp en pleine jungle. "En tant que femme et mère de famille, je vous demande du plus profond de mon coeur de vous battre pour libérer Ingrid le plus vite possible", a-t-elle dit.

Appel de Hugo Chavez

Le président vénézuélien a demandé mercredi au chef des Farc, Manuel Marulanda, alias "Tirofijo", de transférer de toute urgence en lieu sûr Ingrid Betancourt. "Marulanda, la première chose que je te demande de tout coeur est de la confier à un commando plus proche de toi (...) dans la perspective de sa libération définitive", a déclaré Hugo Chavez. "Je crois que c'est urgent", ajoute-t-il.

Le président vénézuélien a expliqué qu'il allait envoyer un message par les canaux dont il dispose pour tenter d'obtenir la libération de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne parce qu'elle est "l'unique femme qui reste aux mains des Farc".

Le site : www.agirpouringrid.com

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27.02.2008

Le pouvoir d'achat, nette première préoccupation des Français

par Véronique Tison



PARIS (Reuters) - Le dernier trimestre de 2007 et le début de 2008 ont été marqués par une spectaculaire résurgence de la thématique du pouvoir d'achat en France, au détriment de l'emploi, montre une étude publiée vendredi par l'Ifop sur la base de plusieurs enquêtes récentes.

A la rentrée 2007, un quart des personnes interrogées par l'Ifop pour Paris Match dans le cadre de son Tableau de bord politique mensuel citaient le pouvoir d'achat comme première priorité, loin derrière l'emploi (34%). Trois mois plus tard, les résultats de l'enquête de novembre attestaient d'une inversion des enjeux avec le pouvoir d'achat qui devançait l'emploi de neuf points (37% contre 28% des citations).

Les résultats plus récents du Tableau de bord réalisé les 31 janvier et 1er février confirment et amplifient ce phénomène : 41% des Français désignent désormais le pouvoir d'achat comme priorité contre 23% pour l'emploi, soit un différentiel de 18 points, relève l'Ifop.

Au printemps 2006, dans une enquête réalisée par l'Ifop pour le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences-Po), seules 10% des personnes interrogées citaient la hausse des prix comme le problème jugé le plus important pour la France, contre 38% pour l'emploi.

L'institut explique l'inversion de la fin 2007 par le contexte de décrue du chômage, d'une part, et de l'autre par l'importance prise par le pouvoir d'achat dans le débat politique avec les promesses électorales de Nicolas Sarkozy, l'adoption de diverses mesures par le gouvernement et un contexte économique incertain.

L'ATTACHEMENT PARTISAN INFLUE PEU

L'Ifop relève que l'importance accordée au pouvoir d'achat a progressé au sein de toutes les catégories socioprofessionnelles mais avec davantage de force parmi les plus exposées aux aléas économiques : les catégories populaires (29% en septembre 2007, 46% au début 2008, soit +17 points) et les personnes à la retraite (respectivement 24% puis 40%, soit +16 points).

Dans les catégories sociales supérieures, 22% des cadres et professions libérales considéraient le pouvoir d'achat comme le problème prioritaire en septembre 2007 et 30% au début 2008, soit une progression de huit points.

La forte progression du pouvoir d'achat parmi les priorités désignées par les Français ces derniers mois est davantage le fait de ceux résidant dans un milieu rural - 44% de ces derniers en font leur premier enjeu, soit une hausse de 27 points en six mois, contre une progression de 14 points en milieu urbain. Auparavant la sensibilité au pouvoir d'achat était principalement ressentie à la ville, sans doute sous l'effet de la hausse des prix de l'immobilier.

L'Ifop relève par ailleurs que la montée de la thématique du pouvoir d'achat parmi les priorités des Français impacte de façon équivalente la droite et la gauche, en l'occurrence les sympathisants de l'UMP et du Parti socialiste. Les sympathisants du Mouvement démocrate (MoDem) se distinguent en revanche par une plus forte sensibilité à cette question : 51% le désignent comme priorité pour la France, en progression de 26 points sur six mois, contre +15 points pour le PS et l'UMP.

Véronique Tison. Reuters - Vendredi 22 février

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Réponse de RAG 34 au mégalomane de Mèze : "Casse-toi, pauvre con !" Voir la vidéo

VIDEO : Sarkozy à un visiteur du salon de l'agriculture : "Casse-toi, pauvre con !"

Premiers pas mouvementés de Sarkozy (une côte de popularité à 38% dans un dernier sondage) au Salon de l'agriculture.

Changement de présidence et changement de style au Salon de l'agriculture. L'événement était très apprécié de son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'y prélassait presque. Là, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde.
A mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté: "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.

Voir la vidéo sur le site du journal Le Parisien (vidéo vue 100.000 fois depuis hier 20h00).

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LAÏCITE 2/2 : Jean-Luc Mélenchon : ALERTE AUX SECTES

Et maintenant les sectes ! Sarkozy meilleur ami des gourous et autres mages ! Je crois vraiment que quelque chose ne tourne plus rond au sommet de l’Etat. Il est impossible qu’une conseillère élyséenne si haut gradée, directrice de cabinet tout de même, ait lancé ce ballon d’essai sur les sectes et l’idée de banaliser la secte des « scientologues » sans y avoir été autorisée, si ce n’est par un ordre formel à tout le moins par une ambiance très contagieuse et permissive dans le domaine des délires religieux. Cette fois ci nous sommes au-delà des provocations habituelles de la « droite décomplexée » que prétendait incarner Nicolas Sarkozy.

GLAUQUE
Même des gens de droite sans complexe ont du bondir en découvrant les propos de la directrice de cabinet du président de la République. Nous sommes aussi au-delà de l’abandon de la laïcité républicaine au profit de la « laïcité positive » chère à Benoit XVI et à la mouvance cléricale. Déjà nombreux parmi les gens d’église et davantage encore parmi les croyants avaient marqué une froideur significative après les prêches présidentiels. Peu nombreux sont ceux qui ont applaudi à l’idée de ré-ouvrir le débat de 1905… A présent nous sommes dans un autre monde. Comme dirait madame Weil, notre « sang s’est glacé » en lisant les propos de madame Mignon. Dénoncer le travail des parlementaires sur l’identification des sectes, proposer leur banalisation au nom de la liberté de conscience c’est un tout particulièrement glauque et inquiétant. On ne pourra pas invoquer le dérapage. Trop de signes convergent pour signaler une véritable offensive. D’abord les discours de prédicateur du président de la République. Je n’y reviens pas. Son obsessionnelle hostilité contre le siècle et la philosophie des lumières. Son copinage avec le scientologue Tom Cruise. Son addiction aux délibérations de l’administration Bush qui classe tous les ans la France au rang des pays qui font des persécutions religieuses en raison du sort que notre République réserve aux sectes. Ensuite les déclarations réitérées de la ministre de l’intérieur aussi bien sur la loi de 1905 que sur la nécessité de reconsidérer la répression des sectes en France. Enfin la décision de supprimer la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les sectes (Milviludes) qui était précisément chargée de surveiller et évaluer l’activité sectaire. Cette mission interministérielle avait déjà subit ses premières attaques lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur. Pour signifier qu’une page allait être tournée, il en avait changé le nom, devenu très populaire dans les milieux vigilants sur ce dossier, Il l’avait surtout privée de l’aide des renseignements généraux qui accomplissait pour elle un travail décisif de surveillance des organisations sectaires. Cette réforme avait aussi permis d’évincer l’un de ses responsables, Arnaud Palisson, qui avait soutenu une thèse de droit pénal portant sur les dérives et infractions de la scientologie. Depuis prévaut une ambiance bien particulière que dénonce l’Union nationale des associations pour la défense des familles et de l’individu victimes des sectes, l’UNADFI : « force est de constater que le lobbying des mouvements sectaires a porté ses fruits et que le principe de laïcité est bafoué à tous les niveaux de l’Etat, tant politiques, administratifs que judiciaires. Non lieux, relaxes, harcèlements judiciaires à l’encontre des associations de défenses, des victimes, des témoins, des députés… rendent toute action de réparation impossible » Ce point mérite toute notre attention. La réalité du danger des pratiques sectaires est avérée par les témoignages des évadés , les drames constatés et les décisions de justice qui les ont souvent condamnés. De cela, madame Mignon ni monsieur Sarkozy, ne disent mot. Pas plus qu’ils n’ont une parole pour les victimes et les familles de victimes. Pourtant peuvent-ils ignorer leur existence ? Non, bien sur. Ils connaissent leur sujet. Ils savent qu’il n’a rien d’abstrait. Tout cela vient donc de loin et de propos délibéré.

UNE QUESTION EUROPEENNE
Dans la mesure où c’est à propos du « toilettage » de la loi de 1905 que surgit l’idée de modifier le sort fait aux sectes, on constate que nous avions raison de nous émouvoir en entendant le discours de Latran. Il est donc devenu évident à présent que nous devons nous préparer à faire face à une offensive. Par conséquent le mieux est de préparer notre propre action. D’abord en informant largement. En éduquant. Ensuite en préparant une mobilisation de masse. Je pense que le mois de juin pourrait être une bonne fenêtre de tir. C’est la période où commencera la présidence française de l’Union européenne. Nous aurions plus de facilité à obtenir une rétractation du président et l’abandon de la révision de la loi de 1905. Mais surtout nous enverrions un signal fort en Europe où se joue en ce moment le retour des églises sur la scène politique et la reconnaissance des sectes. Peu de média s’intéressent à cette question. Pourtant en Espagne et en Italie, l’église fait un retour en force dans les joutes politiques. En Espagne elle appelle à présent à voter contre les socialistes aux élections législatives. Elle avait déjà fortement appuyé la manifestation en défense de la « famille traditionnelle » à Madrid. Et sans que nul n’en dise ni ne s’en étonne, un message vidéo du pape avait été diffusé à cette occasion ! Un signal européen est donc nécessaire de bien des façons, notamment parce que cette partie entre les églises et les Etats se joue à cette échelle depuis que le traité européen institutionnalise le dialogue avec les églises. L’église catholique mène sa bataille à cette échelle. Dans ce contexte il est déplorable que la voix de la laïcité, qu’est traditionnellement celle la France, soit dorénavant confisquée par tel président ! N’a-t-il pas publiquement déploré l’abandon de la référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans feu le traité constitutionnel ? Enfin, ma note sur ce blog à propos de la discussion au Sénat sur les risques que court la laïcité dans le cadre des dispositifs européens est là pour démontrer les mécanismes qui peuvent agir contre la laïcité républicaine. Cette note me vaut une série d’éditoriaux sur un site de la secte scientologue qui prétend me faire dire que je serais un adversaire des droits de l’homme. Rien de moins. Il est temps de réagir à gauche et dans la mouvance laïque au sens très large qui est plus ample que les catégories du champ politique. Pour cela il faut d’abord abandonner cette sorte de paresse militante qui laisse faire, réagit mollement et multiplie les concessions oratoires par peur d’être stigmatisé comme « sectaire » ou « laïquard » tandis qu’avancent de tous côtés les fourriers tenaces de l’obscurantisme que les générations précédentes avaient fait reculer au prix de tant d’efforts.

Notre note précédente : LAÏCITE 1/2 : Jean-Luc Mélenchon : A PROPOS DE LAÏCITE


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LAÏCITE 1/2 : Jean-Luc Mélenchon : A PROPOS DE LAÏCITE

Je vais éditer un petit livre la semaine prochaine. Edition Bruno Leprince, 80 pages, 5 euros. Pour l’avoir, il faut le commander chez votre libraire habituel. Ce petit livre reprend le texte d’une conférence que j’ai prononcé devant le Grand Orient de France, le 22 janvier dernier, pour décortiquer le contenu et la signification du discours prononcé par Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Vatican. Peut-être n’avez-vous pas suivi cette affaire ? Le président a accepté d’être nommé Chanoine de Latran, la paroisse du Vatican à Rome. A l’occasion de sa « prise de fonction » il a prononcé un discours qui reprend le concept de « laïcité positive » défendu par le pape Benoit XVI. Le ridicule du ton de prédicateur qu’il utilise, les provocations auxquelles il se livre contre la vision républicaine de l’histoire de France, la philosophie des "Lumières" et les maitres de l’école publique, ne doivent pas faire perdre de vue l’objectif politique qu’il poursuit. Il s’agit pour lui de faire entrer la France dans la logique du « choc des civilisations » où les religions définissent les personnes, les sociétés et le système des relations internationales. Pour cela il veut tourner la page de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat. Il y a danger. Mon petit livre est une analyse qui essaie d’être aussi serrée et documentée que le permet le temps d’un discours. Pour cet instant, dans le même registre de problème je veux vous alerter de nouveau à propos du traité de Lisbonne du point de vue des risques qu’il fait courir à la laïcité de la République française.

Lire la suite sur le blog de JLM

Note sur le même thème : LAÏCITE 2/2 : Jean-Luc Mélenchon : ALERTE AUX SECTES


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23.02.2008

OTAGES VRAIS : 6 ans de trop pour Ingrid Betancourt !




Aujourd'hui, samedi 23 février 2008, cela fait très exactement 6 ans qu'Ingrid Betancourt a été faite otage avec les FARC. Trop de temps passé, avec ce qu'il suppose d'usure pour Ingrid et les autres otages, comme pour leurs familles, otages d'une autre façon de cette privation de liberté de leur être cher.

En ce 23 février, le Comité de soutien à Ingrid et aux otages de Colombie vous exhorte à vous mobiliser partout : une liste des villes où des actions sont menées sont sur notre site. Ne doutez pas, n'hésitez pas : VENEZ ET PARTICIPEZ.

En ce 23 février, le Comité appelle tou-te-s les citoyen-ne-s à montrer leur engagement en signant et en faisant signer la pétition qui a déjà plus de 458.000 signataires. Nous vous invitons également à porter le badge, le t-shirt, de solidarité. Enfin, si cela vous est possible, le Comité vous invite à l'aider en réalisant un don pour qu'il continue à mener ses actions.

Le site : www.agirpouringrid.com

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20.02.2008

EMPLOI, DESINSDUSTRIALISATION : Gandrange croise le fer avec Mittal (vidéo)

En complément du dossier paru dans L'hebdo du 16 février, la rédaction met en ligne un reportage vidéo tourné à Gandrange le 9 février dernier, jour de mobilisation pour la sauvegarde de l'usine et des emplois dans la vallée mosellane. Retrouvez les réactions et analyses des salariés, syndicalistes et élus socialistes locaux rencontrés sur les lieux.

Durée : 03:21Pris le : 15 février 2008



Gandrange, samedi 9 janvier... 5 jours après la visite de Nicolas Sarkozy dans cette acierie du groupe Arcelor-Mittal, l'heure est toujours à la mobilisation. L'annonce le 16 janvier de la fermeture de l'usine et de la suppression de 600 emplois a été reçu ici comme un véritable coup de poignard.
les salariés ne se résignent pas et proposent un projet alternatif pour relancer l'usine, soutenu par les élus socialistes. Pour ce faire, 20 millions d'euros sont nécessaires, une bagatelle pour un groupe comme Mittal qui dégage cette année 8 milliards d'euros de bénéfices. Alors quand Nicolas Sarkozy propose d'investir l'argent des contribuables français pour aider Mittal, promesse rendue caduque par les règles du jeu de l'Union européenne, la colère gronde chez les syndicats...

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Médiatisation de l’intervention policière dans le Val d’Oise

Le parti socialiste estime nécessaire, après les actes criminels commis en novembre contre les policiers à Villiers-le-Bel, que les coupables soient retrouvés et que la justice puisse faire son travail. Les enquêteurs ont besoin pour cela de discrétion et de sérénité.

Aussi le Parti Socialiste juge-t-il sévèrement la médiatisation de l’intervention policière conduite ce matin dans le Val d’Oise.
Celle-ci a été annoncée à 5h55 par une dépêche avant même qu’elle ne commence, ce qui est irresponsable et aurait pu faire prendre un risque inconsidéré aux effectifs sur le terrain.

Puisque la Procureur de la République indique que ni le parquet ni les enquêteurs n’ont prévenu la presse, que les syndicats démentent être à l’origine de ces fuites et que Michèle Alliot-Marie a déploré cette médiatisation, le Parti socialiste exprime une exigence de vérité et de transparence.

Plutôt que de polémiquer, la Ministre de l’Intérieur doit sereinement diligenter une enquête afin de déterminer clairement l’origine de la médiatisation de ce matin.

En effet, ce n’est pas la première intervention policière de cette ampleur à faire l’objet d’une orchestration médiatique, puisque l’on a connu des précédents aux Tartérêts et aux Mureaux lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’intérieur.

Communiqué de Delphine Batho
Secrétaire nationale chargée de la sécurité

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18.02.2008

Grève dans l’audiovisuel public : Qui va payer ?

PAR Christine Tréguier, Politis.fr, Xavier Frison
mardi 12 février 2008
Les salariés de l’audiovisuel public manifestent le 13 février place de l’Alma, à Paris, au cours d’une mobilisation nationale pour exiger « la pérennité du financement de l’audiovisuel public, le maintien de son périmètre, de l’emploi et de nos garanties collectives ». Autres victimes collatérales de la suppression brutale de la publicité dans le secteur : les consommateurs, pressentis pour palier le gigantesque manque à gagner.

Avant d’annoncer, sans prévenir personne y compris les principaux intéressés, qu’il allait supprimer la publicité sur les télévisions publiques, Nicolas Sarkozy aurait peut-être dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche. Depuis, ça cogite dur dans les ministères pour trouver le milliard d’euros assurant le fonctionnement des chaînes concernées. Après la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes privées et la taxe « infinitésimale » sur les abonnements à internet que les fournisseurs d’accès ne semblent pas disposés à payer sans sourciller, on a parlé de ponctionner les équipements, téléviseur, ordinateurs, et téléphones portables. De manière « infinitésimale » promet Christine Albanel.

Mais le « 1% maximum » annoncé fait vivement réagir les syndicats de la profession. Pour le Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques (Simavelec) cette taxe, s’ajoutant à celles pour l’environnement et pour la copie privée, est « inéquitable » et se répercutera fatalement sur le consommateur. Pour le Syndicat de l’industrie des technlogies de l’information (SFIB) elle ne va pas dans le sens de l’équipement des ménages français, qu’on dit moins bien équipés que leurs voisins européens. Leurs avertissements ont le mérite d’être clairs : au final, c’est le consommateur qui devra compenser le manque à gagner des uns et des autres. Les internautes qui s’expriment sur le forum de discussion ouvert par la ministre en charge du dossier semblent l’avoir bien compris. Une bonne partie d’entre eux n’y voient qu’impôts nouveaux et manière détournée d’augmenter la redevance télé, sans avoir l’air d’y toucher.

Dernière trouvaille en date, évoquée par Les Echos, et démentie par le Ministère, la taxation sur le chiffre d’affaires généré par les publicités sur internet. L’association des services internet communautaires (Asic) a déjà prévenu : « Si la France taxe trop ses entreprises internet, elles vont se délocaliser ». On peut s’attendre à un lobbying féroce dans les coulisses de l’Assemblée, dès que le projet de loi sera connu.

Le tract des syndicats de Radio France pour la manifestation de mercredi :
Télécharger le tract Radio France

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17.02.2008

POUVOIR D'ACHAT, CONDITIONS DE TRAVAIL: CRS contre grèvistes au "Carouf" de Marseille

Carrefour Marseille : CRS contre grèvistes

Les salariés de l’hypermarché Carrefour de Marseille sont en grève depuis 15 jours pour demander une amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Les grévistes ont été contraints par la justice de laisser libre l’accès au centre commercial Grand Littoral qui reste cependant très affecté par le mouvement. Vendredi soir, les CRS ont chargé pour permettre à des camions de livraison de passer.

L’hypermarché est bien ouvert mais les clients sont rares : une centaine de salariés du magasin Carrefour de Marseille, sur les 571 du site, sont en grève depuis 15 jours pour réclamer une amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Ils ont en fait débuté leur mouvement au moment de la mobilisation nationale et inédite dans le secteur de la grande distribution début février et ne se sont pas arrêtés depuis. Vendredi soir, les CRS sont intervenus pour déloger des salariés et permettre aux camions de livraison de passer. Une femme enceinte a été blessée et hospitalisée.

Les grévistes ont reçu le soutien du maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin et de son adversaire socialiste aux municipales Jean-Noël Guérini. Mais ce mouvement qui dure inquiète désormais aussi les exploitants de la galerie commerciale voisine de l’hypermarché privés de fait d’une grande partie de leur clientèle habituelle. Si le tribunal de grande instance de Marseille a ordonné à tous les salariés “participant au mouvement de grève de laisser libres de toute entrave les accès au centre commercial Grand Littoral et au magasin Carrefour“, sous peine d’astreinte de 1.000 euros par infraction constatée, les clients ne sont pas revenus.

Du côté des négociations chez Carrefour, les grévistes demandent une revalorisation à 4,50 euros de leur ticket restaurant de 3 euros et une prime exceptionnelle ainsi qu’une fermeture du magasin à 21H00 en hiver au lieu de 22H00. Avec le prolongement du mouvement, ils ont ajouté à leurs revendications le paiement de la moitié des jours de grève. La direction de Carrefour propose elle une augmentation du nombre d’heures de certains temps partiels, l’étalement des retenues pour les jours de grève et une subvention supplémentaire de 45.000 euros pour le comité d’entreprise (équivalent de 80 euros annuel par salarié en bons d’achat).

Europe 1, 15 février 2008

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POUVOIR D'ACHAT : Profits pétroliers : il est temps de partager

Le Parti socialiste dénonce le choix du gouvernement, exprimé par sa Ministre de l’Économie, de renvoyer la mise en place d’une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des compagnies pétrolières à une décision internationale.

Le niveau exceptionnellement élevé des bénéfices des groupes pétroliers (12 milliards d’euros pour Total en 2007) démontre qu’ils s’accaparent indûment le bénéfice d’une rente, au détriment du pouvoir d’achat de l’écrasante majorité des ménages.

Le Parti socialiste réitère sa proposition de la taxation des profits pétroliers, comme en Grande-Bretagne, pour financer notamment la mise en place d’un « chèque transport » à même de réduire les frais de transport des salariés entre leur domicile et leur lieu de travail.

Communiqué du Parti socialiste

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16.02.2008

Shoah - Simone Veil juge la proposition de Sarkozy "inimaginable, insoutenable et injuste"

Le projet du président d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies sème le trouble. Enseignants, historiens et psychologues sont plus que perplexes.

"On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans". Simone Veil, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz, juge "inimaginable, insoutenable et injuste" la proposition de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. Le projet annoncé mercredi par le Chef de l'Etat continuait vendredi de semer trouble et perplexité.

"On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter", a expliqué Simone Veil l'ancien ministre sur le site de l'Express. Pour elle, la suggestion de Nicolas Sarkozy risque aussi d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?", s'interroge-t-elle.

"Armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes"

"Il ne s'agit pas de s'identifier de façon morbide à un enfant mort en déportation, mais de faire acte de vigilance", estime pour sa part Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles des déportés juifs de France, qui soutient la proposition de Nicolas Sarkozy."Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes", dit l'historien et avocat dans Libération.

Après l'historien Henry Rousso, dénonçant un "marketing mémorial", Annette Wieviorka, spécialiste reconnue de l'histoire de la Shoah et petite-fille de déportés, s'élève elle aussi contre la proposition de Nicolas Sarkozy. "Je pense qu'il y a quelque chose de réellement monstrueux de vouloir faire porter par un enfant de neuf, dix, ou onze ans la mémoire d'un enfant mort à une autre période", a-t-elle dit sur France Info.

Parmi les enseignants, les premières réactions sont négatives. Le Snuipp-FSU, majoritaire dans le primaire, évoque les "risques de troubles psychologiques (...) de sentiment de culpabilité ou de responsabilité pour le destin d'un élève." Le syndicat des enseignants-Unsa se dit "particulièrement choqué de cette initiative du président, qui ignore tout de la façon dont un jeune se construit."

"Quelque chose de très lourd à porter"

L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a accueilli "de manière réservée" l'annonce de Nicolas Sarkozy, jugeant que la mémoire "ne se transmet pas par un processus d'identification." En revanche, selon Le Monde, un porte-parole du Mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, estime que c'est "une approche très positive de se souvenir et de s'identifier avec des jeunes victimes de l'Holocauste."

Sur le plan politique, François Bayrou, président du MoDem a critiqué une décision prise "sans que l'on y ait réfléchi." L'ex Premier ministre Dominique de Villepin a jugé "étrange" la démarche du chef de l'Etat, estimant que la charge de la mémoire d'un enfant mort est "quelque chose de très lourd à porter". Mais tant le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, que Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, soutiennent ce projet.

Face à la polémique, le président a de nouveau défendu vendredi son idée de faire parrainer par des élèves de CM2 des enfants victimes de la Shoah par la nécessité d'avoir "des enfants aux yeux ouverts".

"Si vous ne leur parlez pas de ce drame-là, ne vous étonnez pas que ça se reproduise. C'est l'ignorance qui fait la reproduction de situations abominables, c'est pas la connaissance", a-t-il dit lors d'un discours à Périgueux, en Dordogne. "Faites de nos enfants des enfants aux yeux ouverts, sans complaisance", a-t-il ajouté, en réponse aux critiques qu'a suscitées le parrainage annoncé, à partir de la rentrée prochaine, des 11.000 enfants français victimes de la Shoah par des élèves de 10 ans.

Crédit photo : TF1/LCI
D'après LCI

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Un militant de RESF condamné pour outrage à Sarkozy

Romain Dunant, militant de RESF a été condamné jeudi à payer 800 euros d'amende pour avoir comparé, en 2006, la politique du ministre de l'intérieur à celle du régime de Vichy.

Outrage à Sarkozy est passible d'amende. Un militant du Réseau éducation sans frontières (RESF) a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à 800 euros d’amende pour avoir comparé, en 2006, sa politique en tant que ministre de l’Intérieur à celle de l’Etat français sous Vichy.

Romain Dunant, un habitant du Jura âgé de 35 ans, également militant de la Confédération nationale du travail (CNT, anarchiste), avait adressé le 19 décembre 2006 un courriel au ministère de l’Intérieur dans lequel il demandait la libération d’un militant marseillais de RESF, Florimond Guimard, placé en garde à vue pour s’être opposé à l’expulsion d’un parent d’élève sans papiers.

Dans ce courriel adressé au ministre Nicolas Sarkozy, Dunant écrivait: «voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (…)». Il critiquait aussi une «politique qu’il faut bien qualifier de raciste» avant d’adresser ses «salutations antifascistes» au ministre.

La 10e chambre correctionnelle a reconnu ce militant coupable d’outrage à personne dépositaire d’une autorité publique et l’a condamné à 800 euros d’amende ainsi qu’à un euro de dommages et intérêts à verser à Sarkozy, qui s’était constitué partie civile.

Lors de l’audience du 17 janvier, le parquet avait requis une amende de 750 euros au motif que «la liberté d’expression a des limites: c’est l’outrage».

Le prévenu, animateur dans un collège, n’avait pas contesté son message, qu’il avait jugé «légitime», mais son caractère outrageant, estimant qu’il y avait «similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy».

Son avocate avait expliqué que son client avait voulu faire «un parallèle politique». «C’était une politique qui était visée, pas une personne», avait-elle insisté en plaidant la relaxe.

LIBERATION.FR : jeudi 14 février 2008
photo : Manifestation devant le centre de rétention du Canet à Marseille, le 19 janvier 2008. (AFP)



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13.02.2008

Le chanteur Henri Salvador est mort AFP



PARIS (AFP) - Le vétéran de la chanson française, Henri Salvador est mort mercredi à l'âge de 90 ans, à son domicile parisien d'une rupture d'anévrisme, a annoncé à l'AFP sa maison de disques, Polydor (Universal).

(Copyright © 2008 AFP) Salvador avait composé et interprété d'innombrables succès populaires tels que "Syracuse", "Une chanson douce", "Zorro est arrivé", "Le lion est mort ce soir", "Faut rigoler", "Juanita Banana", "Le Travail, c'est la santé".

Il avait fait ses adieux à la scène au Palais des Congrès à Paris, en décembre 2007.

Formé à l'école des grands musiciens noirs américains et de Django Reinhardt, ce guitariste accompli était un artiste multiple : "J'ai fait du jazz, des sketches, des chansons drôles, des comptines, du music-hall, de la télévision", aimait-il répéter.

Avec Boris Vian, il avait introduit le rock en France ("Rock Hoquet", 1957) et composé quelques perles dont "Rock and roll mops" et "Blouse du dentiste".

Né le 18 juillet 1917 à Cayenne (Guyane), Henri Salvador était le fils d'un percepteur d'ascendance espagnole et d'une mère guadeloupéenne d'origine indienne, installés à Paris en 1924. A l'âge de 11 ans, il découvre Armstrong et Duke Ellington, c'est son premier choc musical.

Engagé en 1935 par Django Reinhardt, il part en tournée en 1938 en Amérique latine avec Ray Ventura, et sera une vedette au Brésil.

Après la guerre, il monte son propre orchestre, publie son premier disque, "Maladie d'amour" (1947) et obtient un double grand prix de l'Académie Charles Cros.

Dans les années cinquante, Henri Salvador commence une carrière de fantaisiste à l'A.B.C, temple du music-hall parisien. Il donne des récitals à guichets fermés, salle Pleyel, au théâtre Daunou, à l'Alhambra, et multiplie les tournées à l'étranger (Italie, Etats-Unis).

A partir de 1961, le chanteur offre à la télévison de grands shows inimitables, "Salves d'Or" (1968), "Dimanche Salvador" (1973). Il devient aussi l'idole des enfants avec notamment "Les Aristochats" (troisième prix Charles Cros, 1971). Entre-temps, il fonde en 1962 avec sa femme Jacqueline sa maison de disques, puis deux ans plus tard sa marque "Rigolo".

Vingt ans plus tard, il retrouve la scène à Pantin et la SACEM lui décerne le Grand prix de l'Humour (1987).

Inépuisable, le chanteur au rire tonitruant publie jusqu'à la fin plusieurs albums -- "Monsieur Henri" (1994), "Chambre avec vue" (2000), "Révérence (2006) --, et se produit encore sur scène.

En 2001, Henri Salvador avait épousé en deuxième noce la productrice de télévision Catherine Costa.

Il avait publié son autobiographie "Toute ma vie" (1994), qu'il résumait d'une phrase : "Rigoler, c'est aussi un métier".


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Politique ? No comment...

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11.02.2008

LAÏCITE : Sarkozy: César et Pape à la fois?

Avec André Laignel et Marie-Noëlle Lienemann, députés européens et animateurs comme moi de Gauche Avenir (www.gaucheavenir.org), je viens de signer l'article qui suit, dans lequel nous expliquons pourquoi et comment, face à la tentation de confondre le spirituel et le temporel, il faut plus que jamais défendre et faire vivre la laïcité.
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"L’illustration du Leviathan, œuvre du philosophe politique anglais Hobbes, représentait le roi tenant à la main droite le glaive, à la main gauche la crosse : César et Pape tout ensemble, pouvoirs spirituel et temporel réunis, le destin de tous confié à un seul. Pour Hobbes, tout régime politique est en effet « par définition absolutiste ». Cette image, qui renvoie aux idées et à la philosophie du XVIIème siècle, serait-elle celle d’une « Césaropapie » révolue ?

Eh bien non ! Il semble qu’en ce début de XXIème siècle, Nicolas Sarkozy ne refuserait pas de céder à cette tentation. Ce serait même pour lui, sous prétexte de moderniser la France, une façon de rejeter l’originalité fondamentale de la République française, indivisible, laïque, démocratique et sociale.

République indivisible ?
N. Sarkozy introduit une différence entre les citoyens croyants et non croyants. Chanoine d’honneur de Latran, il déclare (1) : « Je suis comptable des espoirs que le déplacement du Pape courant 2008 suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses ». Les autres n’auraient-ils pas d’espoir ? Si N. Sarkozy était le connaisseur de Jean Jaurès qu’il feignait d’être pendant sa campagne présidentielle, il aurait adjoint l’espoir de tous ceux qui luttent et qui se donnent « aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense » (2)
Puis, le voila en voyage au Moyen-Orient, qui s’enflamme (3) : « A travers vous, j’adresse à toute la nation saoudienne le salut fraternel de la France. Ce salut, je veux l’adresser aussi à la nation arabe et à toute la communauté des croyants ». Là encore, l’opportunisme et l’utilisation hâtive de termes superficiellement assimilés l’amènent, dans un des pays musulmans les plus conservateurs, à considérer comme intangible une communauté si prégnante qu’elle interdit à ses membres de renoncer à leur foi ou d’en changer, voire même de se marier hors de la communauté. Là aussi, quelle piètre défense de la liberté de penser et donc de la Liberté inscrite dans la devise de notre République !
République laïque ?
Ecoutons encore : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance (4). Tiens, N. Sarkozy oublie Guy Môquet, ou plutôt il pense que les Français ont oublié son hold-up idéologique. Les enfants et petits-enfants de résistants non-croyants ont sûrement apprécié !
Quant à la « radicalité du sacrifice de la vie », il faudrait se souvenir qu’elle guide aussi les terroristes kamikases…
On se demande si N. Sarkozy ne se posera pas bientôt la question : les non-croyants ont-ils une âme ? Cette hiérarchisation des citoyens est insupportable et contraire à l’Egalité inscrite dans la devise de notre République.

République démocratique ?
N. Sarkozy n’a pas été avare de grandes proclamations sur la façon de construire l’Europe avec le peuple. Ecoutons le devant le Parlement Européen (5): « L’Europe se fera avec les peuples, elle ne se fera pas sans eux, elle ne se fera pas contre eux ». Ecoutons le devant le Conseil national de l'UMP (6) : « L'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple ».
Alors, pourquoi ne pas soumettre au referendum le traité européen dit « simplifié » ? C’est V. Giscard d’Estaing lui- même qui le dit: identique sur le fond au texte volumineux de 2006, sur la forme, le texte a été compliqué à plaisir pour faire croire qu’il est impossible d’en débattre, mais le peuple français est assez lucide et éduqué pour discerner l’arnaque intellectuelle et y chercher vainement l’Europe qu’il souhaite, celle des droits sociaux et du travail, de la culture partagée et des échanges pas forcément mesurés à l’aune du commerce libéral.
En réalité, N. Sarkozy est dans la ligne de pensée de Louis XVI, qui acceptait du bout des lèvres la notion de « nation souveraine », si contraire à celle du pouvoir divin du monarque.

République sociale ?
Promesse de pouvoir d’achat passée à la trappe, multiplication des franchises médicales, bouclier fiscal favorable aux plus aisés, traque imbécile des sans-papiers au lieu de s’occuper d’une intégration réussie des immigrés, les pages du Code du Travail arrachées jour après jour : voilà pour la Fraternité inscrite dans la devise de notre République. A la place de tout cela, l’étalage de la vie privée, dans la trace du Petit Lever du Roi….
*******
Nicolas Sarkozy semble oublier que notre destin commun est la laïcisation de l’Etat. Historiquement, tous les actes de la vie civile ont été progressivement soustraits à l’emprise religieuse. Notre Etat civil prend définitivement forme en 1792, avec le pouvoir exclusif donné aux communes de recueillir « les actes destinés à constater les naissances, les mariages et les décès »….mais il faudra attendre 1972 pour que soit supprimée la demande faite aux jurés d’assises de porter serment « devant Dieu et devant les Hommes ». La loi de 1905 instaure la séparation, mais sa mise en pratique fut un combat quotidien. Plus près de nous : la publicité parodiant la Cène retirée de l’affichage, l’attentat lors de la projection de « La dernière Tentation du Christ » de M. Scorcesse à Paris, les attaques contre la liberté d’expression à la sortie des « Versets sataniques » de Salman Rushdie ou la récente controverse sur les caricatures de Mahomet sont autant de signes qui démontrent la nécessité de la laïcité et son actualité.

Au moment où la société française est plus que jamais fragmentée, le combat laïc est un combat contre l’obscurantisme. Il suppose l’autonomie de pensée des individus et l’esprit critique pour s’opposer à l’endoctrinement. Face à ce combat, le « sermon » de N. Sarkozy sur les « racines religieuses » du monde a de quoi inquiéter (7) : « Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui, par-delà toutes les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect ». On frémit en pensant à ce qui pourrait advenir de notre société si Dieu n’existait pas !

L’urgence, aujourd’hui, c’est de rappeler que la laïcité est le socle du pacte républicain, inséparable de la démocratie, de la justice sociale, de la solidarité et de la paix civile. C’est aussi de réaffirmer que l’éducation est au centre de la démarche laïque.

Il faut refuser l’introduction dans la Constitution d’un concept de «diversité» et de «discrimination positive». En revanche, il serait utile d’édicter une charte de la laïcité dans les entreprises, dans les services publics, notamment dans les hôpitaux, où les personnels sont de plus en plus confrontés à des pressions religieuses inacceptables. Pourquoi ne pas donner à ce combat une dimension plus large, en créant un espace mondial de la laïcité, à l’image de ce qui a été réalisé avec la francophonie ? C’est certainement là un noble enjeu de civilisation et de progrès !

Face à la tentation de confondre le spirituel et le temporel, il faut plus que jamais défendre et faire vivre la laïcité".

1- Déclaration à la Basilique Saint Jean de Latran le 20 décembre 2007.
2- « Discours à la jeunesse » de Jean Jaurès.
3- Discours à Riyad le 14 janvier 2008
4- Déclaration de Latran.
5- Discours au Parlement européen de Strasbourg le 3 novembre 2007.
6- Conseil national de l’UMP à Aubervilliers le dimanche 9 mai 2004.
7- Discours de Riyad.

Le blog de Paul QUILES

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08.02.2008

Sécurité : Le PS réitère sa demande de mise en place d’une véritable police de quartier

Le sondage de l’IFOP publié par Le Figaro montre qu’après six années de droite, qui avait fait de la lutte contre l’insécurité son étendard, le bilan n’est pas considéré par nos concitoyens comme une réussite. C’est même, pour l’ancien ministre de l’Intérieur désormais Président de la République, un constat d’échec cinglant.Les Français portent un regard lucide sur la montée des violences et sur ses causes, qu’il s’agisse du manque de fermeté dans la lutte contre la délinquance endurcie ou de l’absence d’encadrement éducatif et de perspectives d’ascension sociale. Ils expriment aussi des attentes nettes en matière de rétablissement d’une présence policière quotidienne dans les quartiers.

Il est grand temps que le gouvernement change de politique pour mieux prévenir et mieux punir les violences. Le Parti socialiste réitère sa demande de mise en place d’une véritable police de quartiers qui assure la prévention, la sanction et la dissuasion.

Communiqué de presse de Delphine BATHO,
Secrétaire nationale chargée de la sécurité

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Les socialistes s'engagent sur le logement

Les socialistes pour répondre à l’explosion des demandes de logements

Fin 2006, la droite a fait adopter une loi sur le droit au logement opposable. L’idée était simple : couper court à toute critique durant la campagne présidentielle et éviter de donner sur ce sujet clivant, l’avantage à la gauche. De ce seul point de vue l’opération a porté ses fruits : le bilan désastreux de la droite a été occulté.

Un an plus tard, l’heure est aux premières évaluations. Rien n’a été fait. Le logement est le premier poste de dépense des ménages et la hausse continue des loyers et des charges (1) pèse plus que jamais sur leur pouvoir d’achat.

Le gouvernement continue de subventionner les logements Robien ou Borloo pour la plupart inaccessibles aux foyers modestes. La dépense fiscale annuelle pour les amortissements « Robien » permettraient pourtant la construction de 32 000 logements sociaux par an. Les seuls bénéficiaires de la loi TEPA de juillet sont les nouveaux propriétaires. Ces choix gouvernementaux ne conduiront pas à inverser une tendance lourde : la part de logements à loyers modérés dans les mises en chantier ne représente plus que 40% des constructions contre 70% il y a 7 ans.

Que peuvent donc espérer nos concitoyens? Toujours rien à écouter David Martinon, porteparole de la présidence et candidat à Neuilly-sur- Seine. Ce dernier n’a pas hésité à déclarer que sa ville « n’a pas à rougir de sa politique de logements sociaux ». On s’étoufferait à moins(2).

Non seulement la droite n’applique pas la loi sur la rénovation urbaine, mais plus gravement, elle s’apprête à porter un coup fatal au livret A(3) qui sert aujourd’hui au financement des opérations publiques de logement social.

Face à ce déni, les socialistes ont pris leurs responsabilités. À la veille des municipales, ils s’engagent à développer la mixité ou à accompagner l’accession sociale à la propriété dans toutes les villes dont ils assumeront la gestion en mars prochain.

Les parlementaires ont de leur côté entrepris un dialogue avec les associations de la plateforme DALO. Ce travail a abouti à la présentation d’un avant-projet de loi. Parmi les propositions figurent l’obligation pour tout nouveau programme de construction d’un minimum de 33% de logements à loyer modéré dans les communes qui ne respectent pas la loi SRU(4), la limitation à 25% de la dépense logement pour les familles modestes, ou la mutualisation des risques locatifs qui incitera les propriétaires frileux à remettre sur le marché leurs appartements vacants.Le rendez-vous de la hausse du pouvoir d’achat passe par le logement. Ce sera l’une des clés du vote des 9 et 16 mars.Il nous reste un mois pour en convaincre nos concitoyens !

Thomas Colognac

1. La hausse des loyers représente 28,8% en 6 ans. Les
charges + 40 % en 10 ans.

2. La commune dont Nicolas Sarkozy a été l’élu pendant
30 ans ne compte que 3% d’habitat social. Faits aggravants,

une enquête réalisée par Le Monde 2 vient de révéler
que parmi les occupants de ces HLM, une partie non négligeable figuraient au « who’s who »…

3. en autorisant toutes les banques à utiliser le livret A
comme produit d’appel pour capter l’épargne populaire
et la canaliser ensuite vers d’autres placements.

4. 20% de logements sociaux

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10:13 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.02.2008

Alzheimer : Un plan de bonne volonté mais non financé

Le Parti socialiste considère que la prévention et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer sont des priorités de santé publique.

Le Président de la République, en s’inspirant des propositions du professeur Ménard, prend enfin la mesure de ce fléau. Reste la question de son financement.

Nicolas Sarkozy persiste et signe en voulant financer une partie de cette lutte par les franchises médicales. Pourtant chacun sait que celles-ci sont à la fois insuffisantes, en termes budgétaires, et profondément perverses en termes de santé.

Les personnes âgées étant les principales consommatrices de soins, ce sont elles qui seront essentiellement mises à contribution, à travers les franchises médicales, pour financer le plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer.

Nicolas Sarkozy s’est félicité de prendre « des décisions courageuses ». La réalité, c’est qu’il prend d’abord et avant tout des décisions injustes et contraires à tous les principes de la solidarité nationale. Où s’arrêtera cette logique ? Les cancéreux finançant leur cancer et les personnes âgées, la maladie d’Alzheimer.

Aujourd’hui, l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) est, à domicile comme en établissement, la principale source d’aide pour les personnes âgées dépendantes et leurs familles. Or, depuis 2003, alors que le nombre de bénéficiaires explosait, l’Etat n’a pas ajouté un seul euro à sa participation au financement de l’APA, laissant les départements seuls face au défi de la dépendance.
Dans le même temps, après l’épisode des franchises médicales, le Gouvernement est en train de préparer un projet de loi sur le 5ème risque dépendance qui renvoie une partie de la prise en charge vers les assurances privées.

Les personnes âgées n’en seront informées qu’au lendemain des élections municipales et cantonales 2008.

Autrement dit, un plan de bonne volonté mais non financé.

Communiqué de
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé,
et de Luc BROUSSY, Délégué national aux personnes âgées

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08:11 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.02.2008

80% des magasins de la grande distribution touchés par la grève : contre la précarité, pour le pouvoir d'achat, et des salaires décents

Grève dans les grandes surfaces pour les salaires et contre le temps partiel imposé



PARIS (AFP) - Les propositions notamment salariales faites jeudi par le patronat de la grande distribution n'ont pas satisfait les syndicats de la branche, qui sont déterminés à réussir la journée de mobilisation dans les enseignes vendredi, ont-ils indiqué à l'AFP.

La CGT a estimé vendredi que "plus de 80%" des enseignes de grande distribution étaient "touchées par le mouvement de grève" à l'appel de la CGT, de FO et de la CFDT pour le pouvoir d'achat, alors que le patronat ne disposait que de très peu de chiffres.

Chez Carrefour, la direction a comptabilisé des grévistes dans 100 hypermarchés sur 226. Chez Champion, 17 supermarchés étaient touchés sur 1.030, et les grévistes étaient au nombre de 170, selon la direction.

Pour la CGT-commerce dans un communiqué, "le succès évident de ce mouvement unitaire montre la justesse des revendications des syndicats: augmentation des salaires, défense du repos dominical, emploi". La CGT souligne que "les entrepôts sont également très touchés", 50 sites ayant été recensés.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit "satisfait" vendredi matin sur RMC d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce".

CGT, FO et CFDT (majoritaires) avaient appellé à la grève et des actions vendredi chez Carrefour, Auchan, Picard, Casino ou encore Lidl pour les salaires, contre les temps partiels imposés et le travail dominical.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault s'est dit "satisfait" vendredi d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce". "Il va y avoir beaucoup de répondants à cet appel à la mobilisation aujourd'hui avec des arrêts de travail significatifs, une heure, deux heures ou plus, parce que dans ce secteur-là, la réalité salariale n'est plus tenable, n'est plus supportable et il faut que les employeurs acceptent de revaloriser les salaires", a-t-il expliqué sur RMC.

"C'est la première grande grève coordonnée dans la grande distribution, a-t-il indiqué, nous jouons notre rôle de coordinateur, d'impulsion au plan national et nous ouvrons un cycle que nous avons mis en avant avec la CFDT, dans les quinze prochains jours, nous appelons à la multiplication des mobilisations sur la question des salaires".

Dans la métallurgie, le 7 février, la CGT et la CFDT "appellent ensemble dans les entreprises à des actions, là où la question des salaires n'a pas été traitée". "La mobilisation a permis dans certains secteurs ou entreprises des augmentations pour les salariés de 3, 4, 5% qui n'étaient pas à l'ordre du jour, certains obtiennent des primes pour l'année 2008", a-t-il ajouté. Il a réaffirmé "l'inadéquation du slogan politique" de Nicolas Sarkozy: travailler plus pour gagner plus, en évoquant la situation de très nombreuses caissières de supermarchés qui, travaillant à temps partiel, voudraient un temps plein que leurs directions leur refusent.

Jeudi, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD, patronat) a appelé "chacun à ses responsabilités, vis-à-vis des entreprises et des salariés de la branche (au nombre de 650.000), compte tenu des propositions faites".

Dans l'accord salarial qu'elle soumet à signature jusqu'au 9 février, le paiement des pauses est relevé à 5% de la rémunération et s'ajoute au salaire mensuel, ce que réclamaient les syndicats en tant que "remise aux normes".

Le salaire mensuel brut (hors pause) pour le premier niveau de la grille salariale s'élève à 1.280 euros, soit le Smic. "Mais s'il y a une augmentation du Smic dans les mois à venir, cela ne tiendra pas la route", souligne la CGT.

De plus, selon FO, "l'évolution et les écarts entre les niveaux suivants sont très faibles".

En outre, la FCD a proposé "le lancement d'une négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)" en mars prochain, comme le demandaient les syndicats qui veulent discuter notamment de l'impact des nouvelles technologies (caisses automatiques, puces sur les produits...) sur l'emploi. Cependant, selon FO, c'est une simple "commission" sur une GPEC que concède le patronat.

Sur les temps partiels, la FCD a accepté la réunion d'un groupe de travail paritaire en avril. La CGT estime que "du fait que ces bas salaires sont liés à des exonérations de charges, le patronat n'a aucun intérêt à des évolutions".

Point positif cependant relevé par les syndicats : la proposition d'une négociation sur l'égalité hommes-femmes à partir d'avril. "Tout cela mis bout à bout va contribuer à une mobilisation historique vendredi", estime FO, qui souligne que c'est la première fois que les trois syndicats s'allient.

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23:07 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT, SALAIRES, PRECARITE : Forte mobilisation dans la grande distribution, selon la CGT

PARIS - Quelque 80% des magasins de la grande distribution (enseignes de supers et d'hypermarchés) étaient touchés vendredi par le mot d'ordre de grève lancé par les principaux syndicats du secteur, selon la CGT. La CGT, FO et la CFDT demandent des augmentations salariales, des emplois stables et le respect du repos dominical.

La Fédération des entreprises de commerce et de distribution (FCD, qui représente le patronat du secteur), de son côté, ne fournissait aucun chiffre vendredi matin concernant le taux de grévistes. Selon la CFDT, 468 "sites de distribution" sur toute la France étaient touchés par le mouvement.

Peu avant 10h, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque s'est rendu devant un magasin ED dans le VIIe arrondissement de Paris pour soutenir la cinquantaine de salariés qui manifestait devant l'enseigne.

"Ce secteur concentre toutes les difficultés que peuvent rencontrer les salariés de ce pays, que ce soit en matière de salaire, d'accès à l'emploi et de conditions de travail", a dénoncé le responsable syndical devant les journalistes présents sur place.

"On demande un pouvoir d'achat décent. Quand vous avez une petite caissière avec deux enfants, à temps partiel imposé sur la base du SMIC, qui gagne 700 euros par mois, comment elle fait pour manger? On a même des salariés qui sont SDF", a témoigné Annie Verne, 58 ans, délégué syndicale CFDT.

"Il va y avoir beaucoup de répondants à cet appel à une mobilisation aujourd'hui avec des arrêts de travail significatifs, une heure, deux heures, parfois plus, parce que dans ce secteur-là en particulier, la réalité salariale n'est plus tenable, n'est plus supportable", a déclaré de son côté le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault sur RMC-Info/BFM TV.

"Nous sommes satisfaits d'être parvenus enfin à conjuguer les efforts et les forces de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", a estimé le syndicaliste qui est allé manifester vendredi matin aux côtés des grévistes d'un supermarché Carrefour de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Les syndicats comptent d'ores et déjà donner des suites à ce mouvement et ont prévu de se rencontrer lundi pour faire le point. AP

god/sb




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23:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.01.2008

Politiques de l'emploi : ESPOIRS PRECAIRES



Comment sera mis en œuvre, et financé, le revenu de solidarité active (RSA) ? Qui sera concerné ? Le risque est de voir cette mesure, dont la conception était innovante, être dénaturée par un gouvernement plus soucieux d'effets d'annonce que de solidarité. À cet égard, la fusion ANPE/Unedic, telle qu'elle est imposée, annonce plutôt le démantèlement du service public de l'emploi qu'une plus grande efficacité au service des chômeurs.
Le 20 janvier, la 13 e réunion des secrétaires de section, à Paris, a été un moment fort de rassemblement de tous les socialistes pour le lancement des municipales. L'hebdo poursuit ses reportages sur des candidats en campagne, cette semaine à Laval, et sur les initiatives exemplaires portées par les municipalités socialistes, comme l'accession à la propriété pour les foyers modestes, à Nantes.

Télécharger l'Hebdo n° 474
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23:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.01.2008

EMPLOI, CODE DU TRAVAIL : Ce que les syndicats ont osé signer, c'est que du bonheur !





Accord du 11 janvier 2008 par Richard ABAUZIT




• Acceptation du principe de l’utilité des emplois précaires (art 1)
• Acceptation du principe que ce sont les freins au licenciement qui freinent les embauches ! (art 12)
• Acceptation des interventions « plus systématiques » des patrons dans les écoles (art 2)
• Acceptation du principe selon lequel l’insuffisance de ces interventions serait source de l’échec scolaire (art 2)

• Acceptation du remplacement du service public de l’orientation par les patrons (art 2)
• Acceptation de la transformation des stages pédagogiques en périodes d’essai (art 3)
• Acceptation du remplacement progressif des qualifications (sanctionnées par des diplômes nationaux) par des « compétences » individuelles que le salarié ou futur salarié essaiera de vendre (« passeport formation », « VAE », « bilan d’étape professionnel ») (art 3, 6, 7)

• Acceptation de la disparition progressive du contrat d’apprentissage comme contrat de travail réduit à la seule composante formation professionnelle (art 3)
• Acceptation de l’individualisation et de la culpabilisation des futurs licenciés et des déjà licenciés, demandeurs d’emploi. Le chômage et la précarité c’est votre faute, pas assez de compétences, pas assez souples, pas assez mobiles, pas assez motivés pour rechercher le travail absent (art 3, 6, 7, 8, 18)
• Acceptation de l’allongement de la période d’essai pour tous les salariés (doublée en moyenne pour les ouvriers et employés) (art 4)

• Acceptation du démantèlement des statuts (et des garanties qui vont avec) en effaçant les frontières entre eux (privé/public, salarié/indépendant) (art 8)
• Acceptation de la suppression d’une des garanties essentielles du contrat de travail : désormais, ce qui n’est pas écrit dans le contrat de travail, le patron pourra le modifier unilatéralement sans l’accord du salarié ; acceptation, que soit réduite l’obligation d’information actuelle des salariés, dès leur embauche, sur ses droits issus de la convention collective (art 11)
• Acceptation que le reçu pour solde de tout compte signé soit libératoire au bout de 6 mois, ce qui retire au salarié toute possibilité de recours aux prud’hommes (art 11)
• Acceptation d’un préavis du salarié avant de saisir les prud’hommes, ce qui permettra toutes les pressions, comme pour le droit de grève (art 11)
• Acceptation de limiter les indemnités que le juge peut accorder au salarié victime d’un licenciement abusif (art 11)
• Acceptation des licenciements sans préavis, sans motif et sans recours aux prud’hommes, dénommés « rupture conventionnelle » ou « rupture à l’amiable ». (art 12)
• Acceptation de contrats précaires (contrats de « projet ») qui n’ont ni les avantages des CDD (ici il n’y a pas de terme précis fixé au départ, ici l’employeur peut rompre le contrat avant la fin même en l’absence de faute grave), ni ceux des CDI (ici on peut faire trois ans de période d’essai puisqu’un CDI peut suivre un contrat de « projet », et donc être licencié sans motif pendant trois ans) (art 12)


• Acceptation du principe de non responsabilité de l’entreprise pour les licenciements des salariés pour cause de maladie. (art 13)
• Acceptation de considérer que la démission d’un salarié est établie dès qu’il ne répond pas à une demande de l’employeur de reprendre le travail. Ainsi un employeur ne serait plus responsable de la rupture du contrat de travail lorsque qu’un salarié qui refuse de ne pas être payé ou d’être harcelé de reprendra pas le travail.. (art 16)
• Acceptation d’une indemnisation individualisée du chômage (au « mérite » ?) (art 16)
• Acceptation de l’illégalité des sociétés de portage et acceptation du marchandage organisé dans ce cadre, qui permettra aux boîtes d’intérim (encore elles) le retour à l’esclavage (des « salariés » « à leur compte », où la durée légale du travail a disparu, les tarifs minimum - SMIC et salaires conventionnels - auront disparu, que du bonheur). (art 19)

Note précédente : Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !


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18:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Mort de rire : Blinbling renonce à politiser les municipales !

Nicolas Sarkozy jouera la partition des municipales en sourdine

Par Sophie Louet Reuters - Nicolas Sarkozy, qui comptait repartir au combat électoral en politisant les municipales des 9 et 12 mars, a fait machine arrière mardi en déclarant qu'il ne "se mêlerait pas" des scrutins locaux.

"Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail", a expliqué le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Pau (Pyrénées-Atlantiques), une ville que brigue François Bayrou.

Malmené dans les sondages, entre pouvoir d'achat en berne, vie privée surmédiatisée et turbulences économiques, le chef de l'Etat infléchit de nouveau en ce début 2008 une stratégie qui paraît chercher ses lignes-maîtresses, entre "politique de civilisation" et reprises de contact avec le pays réel.

Le discours présidentiel répond aussi en creux à l'embarras de maires sortants UMP qui s'inquiètent d'une "nationalisation" d'enjeux locaux à leur détriment, alors que se profile le scénario d'un référendum pour ou contre le sarkozysme, dont les sondages démontrent qu'il a déçu les attentes des classes populaires huit mois après l'avènement de la "rupture".

Nicolas Sarkozy devenait à leurs yeux un personnage encombrant, comme l'a laissé entendre le 10 janvier Françoise de Panafieu. La candidate de l'UMP à la mairie de Paris avait souhaité "une juste mesure" dans l'implication du président, "une juste place qui est la sienne, premier personnage de l'Etat". Un sentiment partagé dans de nombreuses villes tenues par la droite ou ayant de bonnes chances d'échapper à la gauche.

Ainsi Alain Juppé, auquel Nicolas Sarkozy a rendu visite mardi matin à Bordeaux (Gironde), a-t-il fait disparaître le logo UMP de sa permanence et de ses affiches.

Selon un sondage LH2 réalisé les 11 et 12 janvier, 72% des Français ne souhaitent pas que le président s'implique dans la campagne.

Le bémol sarkozien risque paradoxalement d'accentuer le malaise dans les rangs de la majorité, investie de l'acrobatique mission de politiser le scrutin des 9 et 16 mars sans pour autant en faire un test de l'action gouvernementale.

Le 8 janvier, lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy avait pourtant été sans détour.

COMME LE RAVI DE LA CRÈCHE

"Je devrais rester comme le ravi de la crèche et attendre que mes adversaires se mobilisent? Je m'engagerai, parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde", avait-il déclaré.

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait quelque peu rectifié le 13 janvier sur Canal+ : "Nicolas Sarkozy va rester dans le rôle qui est le sien. Il n'ira pas faire campagne pour tel ou tel maire."

Début janvier, lors d'un déplacement aux Antilles, François Fillon, qui s'est fixé pour objectif de "remporter" les municipales, avait précisé à des journalistes qu'il se partagerait les villes avec le chef de l'Etat.

Le 12 janvier, lors du conseil national de l'UMP, le Premier ministre avait assuré que le gouvernement serait "aux côtés" des maires dans la bataille. Nicolas Sarkozy n'avait dit mot sur ce thème.

Le lendemain, invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, François Fillon tempérait ses propos, affirmant que les municipales ne constituaient "pas du tout un test pour l'action du gouvernement".

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait mis en garde le 11 janvier contre une "nationalisation des enjeux".

"Il est important de veiller à ce que la politique locale ne soit pas systématiquement un enjeu national, sinon on mobilise surtout le camp adverse", déclarait-il dans Le Parisien.

Le ministre de l'Ecologie et président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, estime pour sa part que "dans les villes, et notamment celles en mutation accélérée ce qui est le cas de beaucoup de villes gérées par des radicaux, le débat sera 100% local", dans un entretien publié sur le site internet du Figaro.

Les socialistes, en quête d'un nouveau souffle, parient sur un vote-sanction les 9 et 16 mars. Vingt-deux ministres et secrétaires d'Etat, dont le sort n'est pas lié à l'issue du scrutin contrairement aux législatives de juin 2007, se présentent.

L'UMP estime que le refus de Jean-Pierre Raffarin de reconnaître un enjeu national aux élections régionales de 2004 avait contribué à un raz-de-marée de l'opposition socialiste.

La majorité sait qu'elle ne pourra rééditer les scores historiques des municipales de 2001, lorsque la droite RPR-UDF avait conquis 35 villes de plus de 30.000 habitants malgré la perte de Paris et de Lyon, mais elle juge pouvoir éviter le désaveu de 2004.

L'objectif fixé en 2008 - gagner plus de villes qu'en perdre - devrait être difficile à tenir.

Avec la contribution d'Elizabeth Pineau à Pau



Lio des lolo's 34

18:57 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Municipales : Des candidats UMP disent non merci au soutien de Sarkozy.



Les frasques élyséennes répétées du président BlinBling aidant, et les municipales approchant, de plus en plus de candidats umpistes cherchent à s'affranchir du soutien de Sarkozy selon un article de Libération.

Et si déjà le sarkozysme ne faisait plus recette ?


"Soudain, l'artiste commence à lasser... C'est le problème avec la télé-réalité... Il faut qu'il s'y passe sans arrêt quelque chose, faute de quoi les téléspectateurs zappent sur un autre programme"...
C.Dumetz (revue de presse du 18.01.08)



Lolo34.



Le soutien du Président ? Non merci.

Nombre de candidats UMP aux municipales se démarquent d’un style élyséen qui passe mal.
LAURE EQUY ET NATHALIE RAULIN

Nicolas Sarkozy, atout décisif dans la campagne municipale? Au risque de contrarier leur état-major parisien, nombre de candidats UMP évitent de se réclamer à tout propos du chef de l’Etat, en baisse dans les sondages. Tramway, stade de foot ou retraitement des déchets sont à leurs yeux des sujets plus porteurs que la référence systématique au Président. C’est vrai des maires sortants, qui peuvent jouer sur leur assise locale et leur bilan pour ratisser large, mais aussi des challengers UMP. «Les municipales, quoiqu’en dise Sarkozy, c’est une élection locale, précise François Goulard, député-maire sortant de Vannes (Morbihan). Aucun maire UMP sortant n’a envie de se priver d’un électorat pas forcément du même bord que le sien.» Le député maire d’Elancourt (Yvelines), Jean-Michel Fourgous, fait partie de ces inconditionnels du locataire de l’Elysée qui préfèrent se débrouiller seuls: «Sarkozy est un miracle pour ce pays. Mais on fait plus sur notre nom aux municipales qu’aux législatives!» ...

... Tous ne sont pas si bienveillants: «Les notables et les retraités sont plus que réservés sur la médiatisation de sa vie privée, dit François Goulard. Les couches les plus populaires, qui ont du mal à boucler leurs fins de mois, s’inquiètent, elles, de la stagnation de leur pouvoir d’achat.» L’un peut aller avec l’autre: «Les gens souffrent du fait que tout soit cher, remarque Richard Flandin, candidat à Arles (Bouches-du-Rhône). Alors les paillettes, l’avion prêté par Bolloré, avec certains, ça ne passe pas.»

Lire l'article (vendredi 18 janvier 2008)

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

11:26 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21.01.2008

POUVOIR D'ACHAT : Le président d’aujourd’hui tacle le candidat d’hier

À l’occasion de ses vœux aux forces vives, Nicolas SARKOZY est revenu sur la question du pouvoir d’achat.

Le Président indique qu’il n’est pas possible de donner aujourd’hui du pouvoir d’achat aux Français. Cet aveu d’impuissance de ses propres engagements de campagne signe l’échec de la politique qu’il a menée au cours des premiers mois de son mandat.

En effet, comment admettre qu’il estime impossible de donner du pouvoir d’achat sans contreparties, lui qui a accordé 15 milliards de cadeaux fiscaux aux ménages les plus aisés et aux entreprises sans jamais rien leur demander en retour ?

Il est bien tard pour dire que le pouvoir d’achat suppose de la croissance, mais elle n’est pas au rendez-vous.Pas plus sur la justice sociale et ce sont donc les Français qui vont offrir par leurs impôts et la stagnation de leurs revenus, la contrepartie aux cadeaux accordés par Nicolas SARKOZY à ses clientèles.

Pour le Parti socialiste, il est possible et surtout impérieux d’agir en faveur de la revalorisation du pouvoir d’achat des ménages modestes. Il réclame donc, d’une part, l’annulation du paquet fiscal aussi injuste qu’inutile et, d’autre part, l’utilisation des marges de manœuvres ainsi dégagées pur mettre en place des mesures d’urgence en faveur du pouvoir d’achat (revalorisation immédiate de 5 % des petites retraites, rattrapage des traitements de la fonction publique, chèque transport, diminution de la TVA sur les produits de première nécessité, respect de la loi sur le logement social).

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la fiscalité
le Jeudi 17 janvier 2008

RAG 34. Les lolo's 34

20:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

20.01.2008

Selon les statistiques : Il pleut sans cesse de l'illetrisme sur Sarkoland...

Les statistiques... Extrait de la revue de presse de Clotilde Dumetz France Inter.

Il est une catégorie de Français dont on n'étudie jamais l'opinion... Il faut dire que c'est une catégorie qui n'est pas répertoriée comme telle...

Et Philippe Val, dans son éditorial de Charlie Hebdo, le regrette...

"Cette catégorie n'a pas de nom... Mais définissons-la par quelques critères... Il s'agit de cette partie de la population qui, chez elle, a des étagères avec des livres dessus... qui achète des disques et des DVD plutôt que des billets d'Astroflah... qui sort de temps en temps au ciné et au théâtre... cette part de la population que la réflexion amuse et enrichit... qui devrait être majoritaire dans une démocratie digne de ce nom... une catégorie qui pourrait s'appeller 'les gens normalement cultivés'...

Elle n'est jamais sondée en tant que telle... Et si elle n'apparaît pas dans les enquêtes, c'est comme si c'était le signe de sa disparition prochaine"... Et Philippe Val poursuit : "On s'inquiète de la disparition imminente des pandas et des baleines... ce que je regrette infiniment... Mais on ferait bien de s'inquiéter de la disparition du peuple cultivé"...

Lire l'intégralité de la revue de presse

RAG 34. Les lolo's 34

21:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

18.01.2008

ARCELORMITTAL a menti : 600 emplois supprimés en Moselle, désarroi des salariés, colère des syndicats

La récente fusion d'Arcelor avec l'indien Mittal steel ne devait entraîner aucune suppression d'emplois, c'était juré craché ...

Ecoutez la colère et le désarroi des ouvriers du site Mosellois et lisez la dépêche AFP





ArcelorMittal va supprimer 600 emplois en Moselle, colère des syndicats

Par Véronique PUJOL et Robert KOCH AFP -

ArcelorMittal a annoncé mercredi son intention de supprimer, d'ici à avril 2009, 595 des 1.108 emplois dans son aciérie de Gandrange (Moselle) que le groupe s'est engagé à reclasser dans son unité de Florange (Moselle) et au Luxembourg, a-t-on appris de sources concordantes.

Le groupe sidérurgique a fait part de ce "plan de réorganisation" lors d'un conseil d'entreprise européen (CEE) tenu dans la matinée à Luxembourg et l'a confirmé dans l'après-midi lors d'un conseil d'établissement (CE) à Gandrange.

ArcelorMittal a informé les syndicats de son intention de supprimer l'aciérie électrique et le train à billettes, une installation de laminage pour la fabrication de cylindres de métal.

Quelque 400 emplois sont "disponibles" pour le reclassement des métallos de l'aciérie Gandrange (Moselle) où 595 emplois vont être supprimés, a affirmé mercredi le directeur général d'ArcelorMittal France, Daniel Soury-Lavergne.

"Nous avons 400 emplois disponibles dans des usines du groupe situées dans le bassin d'emploi lorrain et luxembourgeois. Ces emplois serviront à reclasser les ouvriers de Gandrange qui bénéficeront, chacun, d'une solution individualisée", a assuré M. Soury lors d'une conférence de presse à Hauconcourt (Moselle).

Le laminoir à couronnes et barres et le centre de recherches seraient conservés sur le site acquis en 1999 pour le franc symbolique par Lakshmi Mittal, devenu entre-temps le patron d'ArcelorMittal, premier aciériste mondial (320.000 salariés).

"C'est un scandale", a déclaré à Luxembourg Edouard martin, élu CFDT au CEE, en indiquant que les représentants syndicaux avaient demandé à la direction générale un moratoire pour la réorganisation projetée en Lorraine. Celle-ci doit être rediscutée le 15 février à Luxembourg.

"Nous ne pouvons pas accepter l'argumentaire du plan de fermeture de l'usine", a indiqué de son côté Henri Botella, représentant de la CFE-CGC au CEE, qui a jugé viable le site et a reproché aux dirigeants d'ArcelorMittal l'insuffisance des investissements pour améliorer sa productivité.

Interrogé à l'Assemblée nationale par le député socialiste mosellan Michel Liebgott, le secrétaire d'Etat aux Entreprises Hervé Novelli a pour sa part indiqué que le gouvernement attendait du numéro un mondial de l'acier un "plan de revitalisation local" et qu'il suivrait "personnellement le dossier".

"Nous attendons du groupe ArcelorMittal qu'un plan de revitalisation local à la hauteur des enjeux soit mis en place. Je suivrai personnellement ce plan et des salariés concernés, aucun ne se verra rester sur le carreau", a assuré M. Novelli.

Dans une note présentée mercredi aux syndicats et que l'AFP s'est procurée, les dirigeants d'ArcelorMittal expliquent qu'"en raison des difficultés opérationnelles constantes de l'aciérie (...), la disponibilité productive de l'ensemble n'est que de 44%, contre 83% en moyenne dans les autres usines" du secteur des aciers longs carbones en Europe.

"Les coûts de maintenance atteignent le double de ceux des autres sites", souligne la note. Le site de Gandrange a accusé une perte nette de 36 millions d'euros en 2007, selon ArcelorMittal.

Les dirigeants du groupe sidérurgique ont par ailleurs affirmé qu'ils donneraient "un nouvel avenir" au site de Gandrange en le spécialisant dans l'activité de laminage. "Le groupe aurait donc une solution à proposer à tous les collaborateurs potentiellement concernés", explique la note.

Cette spécialisation dans le laminage a été confirmée à Gandrange par le directeur général du site, Bernard Lauprêtre, qui à 16H00 était retenu par les ouvriers dans un local de l'usine, où la production est arrêtée depuis mardi 22H00.

Le mouvement doit se poursuivre jusqu'à jeudi soir, a indiqué une intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC dont les représentants ont refusé la réorganisation projetée et demandé une expertise pour "démontre la viabilité du site".

Au troisième trimestre 2007/2008, ArcelorMittal a enregistré un résultat net de 2,96 milliards de dollars (2,155 milliards d'euros), en progression de 35,6%.

RAG 34. Les lolo's 34

15:39 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.01.2008

LAÏCITE : Laurent Fabius :"Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République"



Le député socialiste de Seine-Maritime était l'invité de RTL jeudi matin. "Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République", a estimé jeudi Laurent Fabius, jugeant "très important" que Nicolas Sarkozy "s'en tienne à la version traditionnelle de la laïcité".


Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Laurent Fabius.

Laurent Fabius : Bonjour.

Au Vatican, le 20 décembre, et à Ryad en Arabie Saoudite, lundi, le Président Nicolas Sarkozy a fait deux discours sur la Religion qui ont mis le Parti Socialiste en émoi. Le Président de la république a évoqué au Vatican les racines de la France qui sont essentiellement chrétiennes, a-t-il dit. Et à Ryad, il a dit qu'un homme qui croit est un homme qui espère. Pensez-vous vraiment, Laurent Fabius, qu'avec ce type de déclaration, la Laïcité en France se trouve menacée aujourd'hui ?

S'il n'y avait que les déclarations que vous citez, il y aurait pas de problèmes. Mais je me suis reporté à ces deux textes qui n'ont pas été tellement publiés en France...

Des beaux textes ?

Des textes très travaillés mais qui, j'ai le regret de le dire, rompent avec ce qu'a été la tradition républicaine des différents Présidents, depuis le Général de Gaulle jusqu'à monsieur Chirac. Or, je considère...

Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

Je vais prendre deux, trois exemples parce qu'on ne peut pas être trop long.

Non...

D'abord dans le discours de Latran comme dans le discours de Ryad, M.Sarkozy dit qu'"il n'y a d'espérance que religieuse". Et philosophiquement, on ne peut pas être d'accord avec ça. La République elle-même porte un projet d'émancipation et à partir de cette considération, le Président de la République introduit une espèce de hiérarchie entre les croyants et les non-croyants, les prêtres et les instituteurs.

Je ne dis pas cela en l'air parce que ce serait trop grave. Je dis les choses d'une manière très précise. Je cite trois lignes du discours de Latran. "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le Bien et le Mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche parce qu'il lui manquera toujours (à l'instituteur) la radicalité du sacrifice de sa vie, et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. On ne peut pas être d'accord avec ça. Nous connaissons tous des instituteurs, des professeurs qui consacrent totalement leur vie à...

Ils ne s'engagent pas comme un prêtre, je crois que c'est ce qu'il voulait dire. Il y a pas un voeu de célibat. Il n'y a pas des voeux de pauvreté. Un instituteur est dans la société, le prêtre n'y est pas tout à fait. Je crois que c'est que le chef de l'Etat voulait dire ? Ca relève plus du constat que de l'échelle de valeur.

Mais les instituteurs... Mais leur engagement est porté par l'espérance. De la même manière, lorsqu'il y a une présentation de l'histoire où la loi de 1905 est une très grande loi et vue uniquement comme une loi de violence contre la Religion, c'est ne pas reconnaître la réalité. Et puis, alors, pour être encore plus clair. C'est la deuxième citation que je ferai. Elle m'a vraiment renversé. Les propos tenus dans le discours en Arabie Saoudite (Alain Duhamel y faisait allusion), sont vraiment très, très surprenants.

Vous avez deux, trois feuilles devant vous. Et vous avez du mal à retrouver la citation...

Oui, dès le début du discours - c'est M. Sarkozy qui parle - je cite : "Dieu transcendant qui est dans la pensée, dans le coeur de chaque homme. Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes, un message d'humilité et d'amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect."

On peut tout à fait penser ça, en tant que croyant ; mais le Président de la République - j'insiste, c'est l'essentiel - n'a pas à imposer ses croyances privées à la République.

Et à Ryad, Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy a aussi dit ceci : "En tant que chef d'un Etat qui repose sur le principe de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, je n'ai pas à exprimer ma préférence pour une croyance plutôt que pour une autre. J'ai le devoir de faire en sorte que chacun, qu'il soit juif, catholique, protestant, musulman, athée, franc-maçon ou rationnaliste, se sente heureux et libre en France".

Mais c'est tout à fait exact. Il a dit ça et il a raison de le dire. Mais le reste du discours...

Donc, voyez, il y a de quoi satisfaire tout le monde dans ce discours, Laurent Fabius ?

... Oui, mais on ne peut pas être à la fois Laïc et non-Laïc. La Laïcité, elle s'impose à tous aux croyants comme aux non-croyants.

Pour poser la question clairement, Laurent Fabius, c'est pas un prétexte que vous cherchez ?

Non, pas du tout. Du tout.

C'est pas une fausse polémique pour cacher un embarras sur d'autres dossiers ?

Oui quand je vois... Pas du tout. Dernière citation qui m'a choqué et qui choquera tout le monde. Lorsqu'à la fin de son discours parlant de la politique de civilisation qui est la nouvelle trouvaille pour faire oublier le Pouvoir d'achat et tout le reste, M. Sarkozy -je cite- (je ne déforme pas un propos) dit : "L'Arabie Saoudite et la France partagent les mêmes objectifs d'une Politique de civilisation parce que l'Arabie Saoudite et la France, etc. et qu'il dit (je vais retrouver ma citation)...

C'est dur de travailler sur des extraits !

Non pas du tout !

Et qu'il dit...

Deux, trois feuilles devant vous, c'est un peu compliqué !
... et qu'il dit -c'est encore plus clair - "La politique de civilisation, c'est ce que font tous ceux qui se font fort de concilier, etc. C'est ce que fait l'Arabie Saoudite sous l'impulsion de sa Majesté le roi Abdallah, c'est ce que fait le Président Moubarak en Egypte qui est la sienne". J'ai le regret de dire que j'ai beaucoup d'estime à la fois pour le Président Moubarak et pour Abdallah, mais que dire que la politique de civilisation telle que nous la voulons en France, c'est la même chose qu'en Arabie Saoudite, quand on connaît ce que fait l'Arabie Saoudite : non.

Donc, pour clore le sujet, Laurent Fabius, la citation...

Pour clore le sujet, je n'ai pas de réflexes pavloviens ; mais je disais simplement qu'il y a des croyances privées qu'on respecte, qu'il est très important que le Président de la république s'en tienne à la version traditionnelle de la Laïcité et qu'il faut qu'on ne mélange pas les religions que je respecte et le domaine public dans lesquelles elles n'ont pas à interférer. Voilà. Cela dit, sans passion !

Conclusion de Laurent Joffrin dans son éditorial, hier. Le directeur de "Libération" : "Décidément, le sarkozysme n'est pas un républicanisme". Vous souscrivez ?

Ah ça, c'est peut-être excessif parce que M.Sarkozy est Républicain. Mais je répète, pour la troisième fois, le Président n'a pas à imposer son comportement privé à la République.

Deux questions rapides. 4 février, Versailles, le Congrès pour réviser la Constitution afin d'adopter le traité constitutionnel. Vous serez à Versailles, Laurent Fabius.

Oui, bien sûr.

Et vous voterez "non" ?.

Oui, j'essaie d'avoir une attitude logique. Moi je suis comme le Parti socialiste, plutôt pour un référendum sur cette question parce que la dernière fois, elle avait été tranchée par un référendum, que par la voie parlementaire. A partir du moment où ce qui se décide à Versailles, c'est voie parlementaire ou non, moi je dis Référendum. Je voterai "non".

En revanche, quand le texte viendra ensuite sur le fond, à partir du moment où je crois que c'est l'hypothèse qui prévaudra, il n'y aura pas de référendum, eh bien je ne me prononcerai pas sur le texte lui-même parce que la procédure essentielle n'aura pas été respectée.

Et donc là, vous vous abstiendrez ?

Oui, je pense ou je refuserai de voter. Je crois que si vous voulez, M.Sarkozy a tendu un piège au Parti socialiste, que le Parti socialiste malheureusement est un peu tombé dedans et qu'on est dans une queue de comète ! Maintenant, intéressons-nous à ce qui vient, c'est-à-dire au fondement, au contenu des politiques de l'Europe, c'est ça qui me paraît essentiel maintenant.

Dernière information : le CSA a refusé, hier, de comptabiliser le temps de parole du Président de la république dans le débat politique. Vous aviez même le projet de lancer une pétition à ce sujet. Donc, c'est inutile maintenant ?

Je l'ai fait. Non, pas du tout. On peut la signer sur egalite-audiovisuel.fr. Pourquoi c'est important ? Parce que le Président de la République parle énormément, qu'il faut qu'il y ait une égalité audiovisuelle, qu'il faut donc qu'il y ait l'inclusion du temps du Président dans le temps du gouvernement. Comme il faut changer les textes, nous dit le CSA, pour ça, on aura une occasion dans la révision de la Constitution. Moi, je demande que dans cette révision qui aura lieu après les élections municipales, soit inclus pour tous les présidents de la République, le fait que quand il parle, c'est comptabiliser.

Laurent Fabius, militant laïc, invité de RTL ce matin. Bonne journée.

http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid...

RAG 34. Les lolo's 34

12:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

16.01.2008

LAÏCITE : Sarkozy ramène l’Eglise dans l’Etat



Nicolas Sarkozy avec le Pape Benoit XVI, lors de sa visite au Vatican, le 20 décembre dernier (AFP).
Le Président multiplie les déclarations faisant référence aux racines chrétiennes de la France, suscitant les inquiétudes des défenseurs de la séparation entre Eglise et Etat.
Véronique Soulé

QUOTIDIEN : mercredi 16 janvier 2008

Après Rome, Riyad. Lundi, lors de sa visite officielle en Arabie Saoudite, comme lors de sa visite au Vatican le 20 décembre, Nicolas Sarkozy s’est livré à un éloge de la morale chrétienne et des religions qui sont, selon lui, au fondement même des civilisations. Venant du président d’un pays qui prône la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ses propos ont provoqué un tollé parmi les défenseurs de la laïcité, notamment les enseignants et l’opposition.

«Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance»: c’est sous les ors de la basilique Saint-Jean de Latran, au Vatican, que Nicolas Sarkozy est allé le plus loin. «Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes», avait-il asséné, remontant au baptême de Clovis à partir duquel la France est devenue, pour les catholiques, «la fille aînée de l’Eglise». Puis il a avancé un nouveau concept comme il les aime: celui d’une «laïcité positive, qui ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout».

Rigide. En Arabie Saoudite, le Président a été plus grandiloquent et plus général. Assimilant les religions à des philosophies, il en a loué les bienfaits même si, a-t-il reconnu, des horreurs sont parfois perpétrées en leur nom. Comme l’homme ne peut se satisfaire d’un monde purement matérialiste, a-t-il expliqué, il ne peut vivre sans religion. Ses propos ont au moins dû ravir les dirigeants saoudiens qui imposent un islam des plus rigides à leur société.

«Cette conception sociologique de la religion, fournissant "l’espérance" qui fait que les peuples se tiennent tranquilles, on croyait qu’elle était loin derrière nous!», s’est exclamé François Bayrou, l’un des premiers à réagir le 25 décembre après le discours de Latran. «Ce n’est pas autre chose que l’opium du peuple que dénonçait Marx» a ajouté le président du MoDem, qui a aussi relevé «le paradoxe troublant» d’un Président «qui affiche sa complaisance avec le matéralisme financier et en même temps souhaite faire de la religion une autorité dans l’espace public».

Pour le PS, Jean Glavany, secrétaire national à la laïcité, a dénoncé le concept de «laïcité positive» et la manie du chef de l’Etat de réduire les civilisations aux religions, l’Occident allant avec la chrétienté. Lors sa conférence de presse de rentrée, le 10 janvier, le premier secrétaire du PS François Hollande a lui exigé de «clore définitivement le débat» sur la loi de 1905 instaurant la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Confusion. Les enseignants ont aussi attendu la rentrée pour réagir. Le SNUipp, premier syndicat du primaire, s’est insurgé contre les propos de Latran sur la supériorité du prêtre sur l’instituteur. «Cette affirmation est surprenante et choquante, écrit le syndicat, elle est source de confusion et risque de remettre en cause la conception de la laïcité. Mêler et de plus hiérarchiser dans l’acte éducatif, comme le fait le Président, l’instituteur et le prêtre, le pasteur et l’imam, constitue une véritable provocation vis à vis de l’école publique et des personnels».

«Dérapage, discours de circonstance ou projet politique?», s’interroge pour sa part le syndicat SE-Unsa qui accuse le chef de l’Etat d’avoir outrepassé son devoir de réserve. Le CNAL, qui regroupe la Ligue de l’Enseignement, des syndicats et des associations, doit diffuser un communiqué de protestation aujourd’hui.

RAG 34. Les lolo's 34

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11.01.2008

Martine AUBRY : "il pleut, c'est la faute des 35 h...la plaisanterie a assez duré..."

Il pleut sur le Sarkoland, c'est la faute aux 35 h, aux chômeurs, aux immigrés...

Ecoutez l'interwiev de Martine Aubry (RTL)



(photo DR)Martine Aubry : "Les 35 heures ont bon dos !" " Arrêtons de considérer que quand il pleut, c'est la faute des 35 heures", a ironisé jeudi la maire socialiste de Lille, dont elle est à l'origine et dont Nicolas Sarkozy avait déclaré envisager la fin en 2008.


La maire PS de Lille : "Les 35 heures sont un bouc émissaire"

"Il faudra un jour que les hommes politiques de droite acceptent de voir en face leurs propres échecs", a déclaré jeudi l'ancienne ministre des Affaires sociales, qui participait à une conférence de presse à Lille avec plusieurs élus PS du Nord-Pas-de-Calais, à la veille d'une visite de Nicolas Sarkozy pour la cérémonie des voeux aux corps constitués et fonctionnaires.

"Nicolas Sarkozy fait semblant de croire qu'on ne peut pas faire d'heures supplémentaires, je rappelle qu'on a toujours pu faire des heures supplémentaires avec les 35 heures, et que l'année en France où on a fait le plus d'heures travaillées, c'est l'année 2000, l'année où le maximum de personnes sont passées aux 35 heures", a-t-elle ajouté.

RAG 34. Les lolo's 34

23:19 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AUBRY, 35 HEURES

Enfin LIBRES !

photo Reuters Clara Rojas (à droite) Avec la libération d'otages des Farc, Chavez savoure son succès

Par Frank Jack Daniel Reuters -CARACAS (Reuters) - La libération des ex-otages colombiennes Clara Rojas et Consuelo Gonzalez représente une victoire politique pour le président vénézuélien Hugo Chavez, après des revers à la fois domestiques et internationaux.

L'interruption de sa mission de médiation avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, fin novembre, par le président colombien Alvaro Uribe, n'a pas empêché Chavez d'obtenir finalement des guérilleros marxistes la libération de deux de leurs otages emblématiques.

Cet accord entre les Farc et la présidence vénézuélienne ravive l'espoir pour de nombreux autres otages détenus dans la jungle colombienne et récompense les efforts de Chavez, vivement critiqué après l'échec d'une première tentative de libération de Rojas et Gonzalez, le jour de l'an.

Cette opération a également apporté à Chavez un concert de félicitations internationales. Détracteur farouche de la politique de Washington, l'ancien parachutiste et initiateur de la "révolution socialiste" au Venezuela a même vu son action reconnue à demi-mot par Washington.

Pour les analystes, l'accord de libération des otages vient relancer la popularité internationale de Chavez, un mois après le rejet du référendum sur l'extension de ses pouvoirs par une courte majorité de Vénézuéliens.

"Fort de ce résultat concret et bienvenu, Chavez peut désormais mettre en avant son influence dans la région et se présenter en homme de paix", a estimé Michael Shifter, spécialiste de l'Amérique latine auprès du cabinet de réflexion "Dialogue inter-américain".

A leur arrivée à Caracas, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont été accueillies par Chavez qui, sous l'objectif des photographes, les a embrassées et a porté la petite-fille de Gonzalez devant les marches du palais présidentiel.

ACCORD DE PAIX

Régulièrement opposé à l'administration Bush, Chavez s'est aussi heurté à d'autres gouvernements sud-américains ainsi qu'à l'Espagne.

Pour l'opposition, son style rugueux et populiste nuit à l'image internationale du Venezuela. Lui-même met en avant sa stature d'homme d'Etat influent et les liens diplomatiques noués avec la Russie et l'Iran, autres opposants aux Etats-Unis.

Jeudi, Chavez a promis de poursuivre les efforts pour la libération de nouveaux otages et la conclusion d'un accord de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc, invitant les deux parties à tenir des pourparlers en territoire vénézuélien.

"Je suis prêt à installer un camp humanitaire pour la paix au Venezuela", a-t-il assuré. "Entamons un dialogue de paix, et pas seulement pour les libérer. Leur libération n'est que la première étape, le seconde est la paix."

C'est la première fois en plus de six ans que les Farc procèdent à la libération d'otages de premier plan. Les dirigeants de la guérilla avaient clairement fait savoir qu'ils n'accepteraient de remettre leurs prisonniers qu'à Chavez ou à ses représentants.

Dans la clairière où avait eu lieu leur libération, les deux femmes ont pu contacter Hugo Chavez au moyen d'un téléphone satellitaire.

"Je ne sais pas comment (...) vous exprimer mes remerciements pour vos efforts humanitaires", lui a dit Gonzalez, dans un extrait vidéo diffusé en boucle sur les chaînes de télévision du Venezuela, avant de l'appeler à poursuivre ses efforts pour les autres otages.

Le succès de Chavez, en plus de le réhabiliter en partie sur la scène internationale, pourrait désormais accentuer la pression sur son homologue colombien Alvaro Uribe et contraindre ce dernier à accepter d'échanger des combattants des Farc emprisonnés contre des otages de la guérilla.

La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains font partie de la quarantaine d'otages politiques - sur un total d'environ 3.000 - qui pourraient théoriquement être inclus dans un nouvel accord de libération.

Version française Gregory Schwartz

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08:22 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FARC, OTAGES

09.01.2008

Face au show Sarkozy, le PS à l'unisson...



Contre Nicolas Sarkozy, le PS s'essaie à la riposte coordonnée

Par Laure Bretton Reuters - Accusés d'être inaudibles depuis la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, les socialistes ont tenté mardi une riposte coordonnée face à la première conférence de presse de Nicolas Sarkozy de l'année.

Tous courants confondus, les élus du Parti socialiste ont diffusé une quinzaine de communiqués, certains avant même que le chef de l'Etat ait fini de parler à l'Elysée, puis sont intervenus à chaud et tout aussi nombreux dans les médias.

De François Hollande à Aurélie Filippetti, nouvellement élue à l'Assemblée nationale, en passant par le député européen Benoît Hamon, tous ont décliné le même message: le président de la République a parlé pour rien.

"Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots", a ainsi estimé le premier secrétaire du PS, François Hollande, pour qui Nicolas Sarkozy a "évité de répondre aux questions essentielles" sur les salaires, l'emploi ou le pouvoir d'achat.

Le député de Corrèze a une nouvelle fois prédit un "plan de rigueur" aux Français, que la majorité garderait caché jusqu'aux municipales de mars.

"C'est du show", a lancé l'ex-Premier ministre Laurent Fabius sur France 2.

"Qu'on assouplisse les 35 heures, très bien, mais en finir avec les 35 heures, cela veut dire qu'il n'y aura plus de durée légale du travail, donc plus d'heures supplémentaires, donc que les gens vont gagner moins", a-t-il dit.

"Alors, il invente ce thème qu'il sert à toutes les sauces, la politique de civilisation", a-t-il ajouté.

Pour Julien Dray, porte-parole du PS, le chef de l'Etat s'est livré à "un constat d'impuissance" - un "long discours creux" selon les mots de Razzy Hammadi, récemment promu "secrétaire national chargé de la riposte" et auteur de trois communiqués en trois heures.

"Un moulin à paroles" sans aucune mesure concrète, a résumé Arnaud Montebourg sur France Info.

Comme elle en a pris l'habitude depuis cet automne, Ségolène Royal a choisi quant à elle de convoquer la presse dans ses bureaux parisiens pour réagir, acceptant pour une fois de répondre aux questions après une brève déclaration.

Raillant un président devenu le "propre commentateur de son inaction", brandissant le programme de son adversaire dûment surligné, l'ancienne candidate présidentielle l'a sommé de "passer du discours aux actes", notamment sur la revalorisation du minimum vieillesse et des petites retraites.

TOUCHE PAS AUX 35 HEURES

Au risque de friser l'overdose médiatique - et à l'exception des proches de Ségolène Royal - cette réponse avait fait l'objet de plusieurs réunions de coordination. La stratégie avait été brièvement et sans succès expérimentée pendant la campagne présidentielle où une équipe de "voltigeurs" était chargée de relayer les propositions de la candidate.

Lundi, quelques dirigeants se sont retrouvés autour du premier secrétaire pour "donner le la" de la riposte, des "messages" sont ensuite partis vers les attachés parlementaires et les entourages des "éléphants".

A l'heure où les velléités se multiplient pour prendre la tête du PS, l'initiative a le mérite de recentrer le débat sur François Hollande, qui quittera son poste lors du prochain congrès.

"L'idée ce n'était pas de contraindre quiconque mais de lancer la machine. Libre à tout le monde ensuite de se raccrocher. Et on voit que ça marche quand il y a la volonté de quelques uns d'accepter d'être un peu derrière", se félicite un secrétaire national.

Une grande partie des attaques socialistes s'est concentrée sur les propos présidentiels contre les 35 heures, mesure emblématique de la "gauche plurielle". Pour le PS, il s'agit d'une "régression sans précédent depuis un siècle".

"Après avoir défendu la valeur travail, Nicolas Sarkozy s'en prend aux travailleurs et à leurs droits", souligne un communiqué commun.

Alors que des négociations sont en cours avec les syndicats, "c'est faire preuve d'un cynisme absolu que d'afficher la volonté de revenir de manière délibérée et unilatérale sur la durée légale du travail", a dénoncé de son côté le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, dans un communiqué.

Pour Ségolène Royal, qui avait pourtant émis des réserves sur les 35 heures pendant la campagne présidentielle, "cela préfigure la fin de la durée légale du travail et met par terre une des principales propositions" de Nicolas Sarkozy, à savoir la défiscalisation des heures supplémentaires.

Si on ne mesure plus le temps de travail, on ne peut plus payer plus les heures sup', "il va falloir qu'il revoit sa copie sur ce sujet-là", a-t-elle déclaré.

Mardi 8 janvier.

RAG 34. Lolo34

18:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.01.2008

Décès de Alain Marchand, Professeur à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III

Alain MARCHAND Professeur à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III et Directeur du Laboratoire d'analyse et de recherches en politique et en économie sociale.

Nous apprenons ce matin avec tristesse et émotion le brusque décès d'Alain Marchand.
Pour l'avoir beaucoup apprécié au cours de mon cursus tant en sciences économiques qu'en science politique, je m'associe au deuil qui frappe sa famille, ses ami(e)s, ses camarades. Toute notre équipe se joint à vous toutes et tous pour lui rendre hommage.

Lolo34 admin du site RAG 34 et les lolo's 34


Alain Marchand, professeur à l'Université Paul Valéry, est soudainement décédé.
Il était pour cette Université la mémoire de son histoire et de ses luttes, une figure incontournable et reconnue.
Il a assuré jusqu'à ses dernières semaines toutes ses responsabilités comme militant et secrétaire du Snesup.
Déjà militant politique en 1968, Alain est resté fidèle à ses idées.
Il était appréciée pour l'attachement à ses convictions et ses grandes qualités humaines.
La disparition de ce collègue et ami crée un grand vide, pour ses proches, parents et amis, pour les personnels de l'Université, ses étudiants, ses camarades.

Bruno Flacher


Aujourd’hui, la Section du SNESup se sent orpheline: avec la disparition d’Alain Marchand, c’est toute une part de l’Université qui s’en va, de ses luttes, de sa mémoire. Alain était assurément un professeur, un maître qui a exercé une influence considérable sur ses étudiants; c’était aussi l’un de ceux qui ont façonné la personnalité dePaul-Valéry, par l’orientation qu’il a su donner à la section d'AES, entre autres choses; mais plus que tout, c’était un syndicaliste et nous sommes fiers de l’avoir eu pendant tant d’années comme secrétaire de notre syndicat.
Il a su faire à ce poste, auquel il a consacré tant d’heures d’un travail pas toujours gratifiant, la preuve de ses qualités: ce n’est pas facile d’être un homme de compromis sans tomber dans la compromission, d’être un
homme de principes tout en sachant être un homme de dialogue. Il avait aussi la capacité de ne jamais perdre de vue les perspectives nationales tout en gérant dans le détail les affaires locales. Il connaissait l’art
difficile de faire vivre dans la même organisation des personnes aux idées et aux tempéraments très divers: il y faut beaucoup d’intelligence et de finesse, et il n’en manquait certes pas.
Sans doute ces qualités étaient-elles favorisées par d’autres, qu’il mettait moins en avant: il aimait les gens et, malgré toutes ses occupations, trouvait toujours le temps de parler un moment à tous ceux qui l’abordaient: son ironie - parfois terrible avec ses adversaires -, son humour, avaient du mal à dissimuler son humanité et sa compassion.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes et de nouveaux venus à l’université se sentent un peu perdus par la disparition d’une grande figure, beaucoup d’autres souffrent de celle d’un ami ou tout simplement de quelqu’un qui avait su avoir un sourire ou le mot qu’il fallait au bon moment. Nous ne verrons plus dans l’université Paul-Valéry la haute silhouette juchée sur le scooter, et elle nous manque déjà. La seule façon de lui rendre hommage, dans un monde qui semble se déliter, est de poursuivre la lutte et de refuser les renoncements.

Merci, camarade; merci, Alain.

Bureau de la Section du SNESup

Non au sarkoland !

17:35 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ALAIN MARCHAND

04.01.2008

Bonjour 2008 ... Et je remets le son ... Pour que cette nouvelle année soit celle de nos couleurs !


L'équipe de RAG 34 vous souhaite une excellente année 2008.





TOUTES ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, POUR DEFENDRE L'EMPLOI ET NOTRE POUVOIR D'ACHAT !
Amicalement,
Les lolo's 34.

Et je coupe le son. ... Et je remets le son. ZEBRAMIX : Mon pépé adore
















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03.01.2008

POUVOIR D'ACHAT : Eric Besson relance le projet de TVA sociale



PARIS - Le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques Eric Besson a relancé mercredi le projet d'une TVA sociale, en affirmant qu'une fiscalisation de la protection sociale lui paraissait à terme "inéluctable", et qu'elle entraînerait "moins de cotisation sociales" et "plus d'impôts et de taxes."

M. Besson a indiqué sur France-2 vouloir suivre l'exemple de certains pays du Nord de l'Europe qui "financent leur protection sociale non pas sur les cotisations assises sur les salaires (...) mais sur des impôts et des taxes", ajoutant que cette évolution lui "paraît à terme, si on se place à dix ou quinze ans, inéluctable".

Pour l'ancien député socialiste, "la vraie question, c'est comment on finance à terme notre protection sociale?". M. Besson a également annoncé "un arbitrage du président de la République" sur cette question "au printemps".

Le secrétaire national adjoint du PS Faouzi Lamdaoui estime dans un communiqué que le gouvernement "est démasqué" et que l'intervention de M. Besson a pour but de "préparer les esprits aux mauvaises surprises que le gouvernement réserve aux Français dès après les élections municipales".

"Alors qu'il promettait un meilleur pouvoir d'achat aux Français, le gouvernement leur présente chaque jour une nouvelle facture", dénonce-t-il, pointant du doigt "une politique économique inefficace et centrée sur les cadeaux fiscaux indécents offerts aux plus riches". AP

sm/pf/mw

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16:09 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUBOIR D'ACHAT, TVA SOCIALE

01.01.2008

POUVOIR D'ACHAT 2008 : Ca commence mal !



Une série de mesures touchant le pouvoir d'achat des Français entrent en vigueur le 1er janvier. Hormis l'augmentation des contrats d'assurance automobile, habitation, etc, le prix du timbre postal, etc : Voici les principales.


FRANCHISES MEDICALES

Cinquante centimes d'euro sur chaque boîte de médicament et chaque acte paramédical, et deux euros sur chaque transport sanitaire ne sont plus remboursés, dans la limite de 50 euros par an.

Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU), les enfants, les jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes sont exonérés de ces franchises.

Le gouvernement espère ainsi dégager 850 millions d'euros d'économies tout en assurant le financement d'un plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et l'amélioration des soins palliatifs.

PRIX DU GAZ

Les tarifs réglementés du gaz, qui concernent environ sept millions de clients particuliers de Gaz de France, augmentent de 4%.

Le gouvernement estime qu'un foyer moyen verra sa facture augmenter d'environ 3 euros TTC par mois, Gaz de France évaluant cette hausse à 2,15 euros en moyenne pour un appartement et 2,90 euros pour un pavillon.

TAXE SUR LES VOITURES POLLUANTES

Une nouvelle taxe s'applique sur les voitures neuves rejetant plus de 160 grammes de CO2 par kilomètre, acheteés par les particuliers et les entreprises, et immatriculées à partir du 1er janvier.

Le malus de 200 à 2.600 euros est payable une seule fois. Le ministère de l'Ecologie précise qu'une évolution "allant dans le sens d'une annualisation partielle réservée aux véhicules les plus polluants est à l'étude".

Selon le ministère, le malus concerne environ 25% des ventes de voitures neuves et le montant le plus élevé environ 1%.

Le dispositif doit financer un système de bonus en vigueur depuis le 5 décembre pour les voitures émettant moins de 130g de CO2/km.

RETRAITES

Les pensions sont revalorisées de 1,1% le 1er janvier. Le ministre du Travail a indiqué qu'une nouvelle hausse était probable courant 2008 si l'inflation était supérieure aux prévisions initiales.

RMI

Le revenu minimum d'insertion est revalorisé de 1,6% à 447,91 euros pour une personne seule sans enfant, 671,87 euros pour une personne seule avec un enfant ou pour un couple sans enfant ou 806,24 euros pour une personne seule avec deux enfants ou pour un couple avec un enfant.

ALLOCATIONS

La base mensuelle des allocations familiales, qui sert à calculer la plupart des prestations familiales, est revalorisée de 1%.

L'Allocation aux adultes handicapés (AAH) est revalorisée de 1,1% à 628,10 euros, le complément d'AAH à 179,31 euros et la majoration pour vie autonome à 104,77 euros.

LOGEMENT

L'évolution des loyers est indexée sur l'évolution des prix à la consommation, plus favorable aux locataires que l'indice de référence des loyers qui intégrait déjà pour 60% l'indice des prix à la consommation.

PARIS (Reuters) - 31 décembre 2007

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30.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : 3 Français sur 4 ne font pas confiance au gouvernement

Selon un sondage Ifop, les Français, dans leur grande majorité, ne font pas confiance au gouvernement pour augmenter le pouvoir d'achat.

C’est ce qu’il ressort d’un sondage IFOP pour Ouest-France Dimanche, publié vendredi. Ils ne sont que 25% à croire en l’action gouvernementale sur ce point, un taux en chute de 11 points par rapport à août 2007. Selon ce sondage, ils sont 27% (-16 points) à lui faire crédit de baisses d'impôt à venir. 31% (-14) lui accordent leur confiance pour lutter contre l'exclusion et la pauvreté, et 40% (-16) pour intégrer les personnes issues de l'immigration. Ils sont plus nombreux, à 42% (-11), à faire crédit au gouvernement pour lutter contre le chômage.

En revanche, une large majorité de Français lui font confiance pour lutter contre l'insécurité (62%, en baisse de 14 points) et protéger l'environnement (59%, -4). L'optimiste général des Français a augmenté depuis août dernier: ils sont 53% à se dire optimistes contre 47% de pessimistes. En août, ils se partageaient à stricte égalité 50-50 entre ces deux camps.

28/12/2007 - L'Expansion.com

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29.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus

Au moment même où Nicolas Sarkozy vient de faire voter par la majorité au Parlement un plan supposé favoriser le pouvoir d’achat des Français, son gouvernement vient d’annoncer, entre Noël et jour de l’an, une hausse de 4 % des tarifs du gaz. Le ministre de l’Économie nous dit, comme pour se faire pardonner, que c’est moins que les 6 % souhaités par GDF dans le cadre de sa privatisation, mais c’est bien plus que l’inflation (2,4 %) et cette augmentation vient après la hausse de 5,8 % déjà intervenue en mai 2006. Soit une progression de 10 % en 18 mois.

Dès la fusion de Suez avec GDF, le Parti socialiste pointait le risque d’une augmentation inéluctable des tarifs pour que GDF puisse compenser les coûts d’approvisionnement sans pénaliser ses actionnaires qui commencent à bouder le cours des actions qu’ils jugent de moins en moins attractives.

Ainsi, non seulement le plan de Nicolas Sarkozy n’aura pas apporté un euro de plus aux Français au 1er janvier 2008, mais ceux-ci se verront -à cette date- facturer 4 % plus cher leur approvisionnement en gaz et les fameuses franchises médicales entreront en vigueur. Visiblement le compte n’y est pas par rapport aux promesses. En matière de pouvoir d’achat, la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus.

Communiqué de François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste

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27.12.2007

Arche de Zoé: la presse commente un verdict sévère pour les "amateurs de l'humanitaire"

PARIS (AFP) - Le procès des membres de l'Arche de Zoé a été "baclé" pour beaucoup, même si d'autres le jugent "empreint de dignité et de vérité", en revanche les éditorialistes sont tous d'accord pour un verdict "sévère" qualifiant les condamnés d'"amateurs de l'action humanitaire".


"Bouclé en quelques jours - bâclé, serait-on tenté de dire- le procès de N'Djamena n'aura pas permis d'apprendre grand-chose" affirme Fabrice Rousselot.

Selon Libération, "personne n'avait intérêt, peut-être, à ce que toute la vérité soit faite sur cette triste farce". En premier lieu, "pas Eric Breteau, coupable pour le moins d'amateurisme forcené", mais également le Tchad et la France. Pour le journaliste, le "verdict d'hier, sévère, sonne comme l'ultime fausse note de cet imbroglio."

Dominique Gerbaud dans La Croix pense lui aussi que les accusés sont des "amateurs de l'action humanitaire", mais il estime le "procès empreint de dignité et de vérité". "La justice tchadienne n'a ni retardé le jugement, ni fait traîner les débats, ni biaisé le verdict", dit-il. Ne contestant pas la sévérité de la peine prononcée, il écrit que le "verdict, pour sévère qu'il soit, montre bien que nul n'est au-dessus de la loi."

Pour François Tartarin de La Nouvelle République du Centre-Ouest, "les apparences sont sauves". Et de croire que "le Tchad entretient l'illusion d'une justice insensible à l'étau politique et diplomatique dont joue Paris à ses dépens".

La Presse de la Manche évoque le transfert en France des six condamnés qui "seront présentés à la justice et incarcérés, mais qu'il faudra revoir leur cas". "On pourrait d'ailleurs imaginer que la meilleure sanction serait de remplacer la prison par des années de travail d'intérêt général, au sein d'organismes humanitaires, mais sans en assumer la direction", ironise son éditorialiste, Jean Levallois.

Dans la Charente Libre, Jacques Guyon se demande "comment, en effet, ne pas jalouser l'étonnante célérité de cette justice tchadienne qui aura mis deux petits mois pour boucler l'enquête, l'instruction, expédier le procès et délivrer sa sentence?"

De son côté, Jacques Camus dans La République du Centre pense que même "illuminés", "inconscients" ou "rêveurs" les six Français "ont été les victimes d'une justice... inhumanitaire".

Revenant sur les "déclarations tonitruantes de Nicolas Sarkozy qui disait vouloir aller chercher nos ressortissants", il juge que cette "fois, le chef de l'État a raté son coup d'esbrouffe."

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09:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ARCHE DE ZOE

26.12.2007

LOUKSOR ? Président BLINGBLING, il adore... : Un "message" de solidarité de Sarkozy

Armelle Gardien enseignante au lycée Jean-Jaurès de Châtenay-Malabry, cofondatrice du Réseau Education sans frontières (RESF).

Et si Nicolas Sarkozy avait envoyé aux sans-papiers le même message de solidarité qu’il a envoyé à Ingrid Betancourt et aux autres otages en Colombie ?

« Je m’adresse à vous, aurait dit le Président, qui êtes des parents, des jeunes, des sans-papiers, en mon nom personnel mais surtout au nom des millions de Français, et je crois pouvoir le dire, au nom de tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui réclament pour vous le droit de vivre au grand jour dans le pays des droits de l’homme où vous êtes venus chercher un avenir meilleur pour vous et vos enfants. Je refuse l’idée de vous laisser en perdition, je veux m’engager à vous arracher à un destin inhumain. Ceux qui vous persécutent font une erreur tragique. Ils s’égarent. Ils s’isolent. Une très large part de la communauté internationale condamne ces méthodes de traque, d’emprisonnement, de sévices physiques, de pressions morales. Il est temps de le comprendre et de faire preuve d’initiative. Les témoignages publiés nous bouleversent, ils montrent la souffrance des familles, les rêves brisés des jeunes. C’est pourquoi je veux m’adresser à vous pour vous apporter enfin un message de solidarité. A tous je veux le dire : la France ne vous oubliera pas. Elle ne vous oubliera jamais. En ce moment, la France recherche de nouveaux moyens pour vous rendre la place qui est la vôtre dans notre société, celle que les générations d’immigrés ont occupée par le passé, celle qui a permis la constitution d’une société multiple, complexe, rayonnante. L’urgence de la solution est devenue encore plus évidente aux yeux de tous : trop d’indignités vous sont infligées, trop de compromissions imposées à ceux qui sont chargés d’exécuter la politique du chiffre. Un seul objectif doit s’imposer : le droit au séjour, pour vous et vous enfants. Pour terminer ce court message, je veux avoir une pensée particulière pour Chulan Zhang, et ceux qui, anonymes, mais comme elle qui l’a payé de sa vie, sont venus aux portes de l’Europe chercher la liberté et le droit de vivre mieux.

Je veux à tous dire mon admiration pour leur dignité, leur courage dans la situation inhumaine qui leur est faite. Je veux vous apporter le témoignage du refus de la France d’accepter l’inacceptable. »

vendredi 14 décembre 2007 http://www.liberation.fr/rebonds/297872.FR.php © Libération

Le site de RESF

12:40 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF

25.12.2007

Ingrid BETANCOURT : 46 ans aujourd'hui, et 6ème noël, comme otage des FARC





Aujourd'hui 25 décembre : Opération "La Flamme de l’Espoir"


AgirpourIngrid.com - Paris - 15/12/07


Mardi 25 décembre : Opération "La Flamme de l’Espoir"

Le Comité de soutien forme l’espoir ardent qu’Ingrid Betancourt sera libre au moment de Noël. En effet, le 25 décembre revêt une double importance pour elle : c’est également le jour de son anniversaire.

Toutefois, dans le cas où Ingrid n’était pas libre à ce moment-là, il nous semble fondamental de ne pas l’oublier. Pour elle comme pour tous les otages de Colombie, il est important que ce jour si célébré brille par sa solidarité et son espoir.

C’est pourquoi le Comité de soutien en appelle aux citoyen-ne-s du monde entier : tout au long du 25 décembre, nous vous invitons de placer à leur fenêtre, sur leur balcon ou sur le seuil de leur porte, une bougie. En ce jour où une grande partie d’entre nous sera réunie en famille, il nous semble essentiel d’avoir une pensée pour Ingrid et les otages, à travers ce geste simple mais fort de sens.

Nous comptons donc sur vous, une fois de plus, pour que la mobilisation soit impressionnante : faisons en sorte que le monde entier s’illumine d’un espoir vif et infaillible pour la libération d’Ingrid et de tous les otages.

En savoir plus




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21:55 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

POUVOIR D'ACHAT : La France de Sarkozy




A l'occasion des fêtes, nantis de leur pouvoir d'achat tout neuf, pourquoi les Français ne profiteraient pas, eux aussi, de la vie rêvée du président de la République ?

Vous êtes infirmière, manutentionnaire, policier, caissière… ? Vous avez quelques milliers d'heures supplémentaires à revendre ? Pourquoi ne pas en faire profiter avec un jeu qui ravira toute la famille ?

Avec Sarkoland, pour seulement 3 heures de RTT, partagez vous aussi la nouvelle vie du Président : promenez-vous au bras d'une princesse-top model dans des paysages enchanteurs, envoyez au charbon votre gouvernement de nains politiques, éclipsez le Prince Fuyons… mais méfiez-vous de la reine maléfique de la Justice, Rachida Diorissima, et de la sorcière Cecilia Maria Sara Isabel Ciganer Albeniz…

Bientôt disponible : le « traité magique » pour faire repartir l'Union européenne.
Sylvain Lapoix - Marianne2.fr

Le blog de PRIORITE A GAUCHE

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21:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

22.12.2007

CASE PRISON : Pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort

Par Robert BADINTER

La situation de la condition carcérale en France demeure «une humiliation pour la République», comme l’avait qualifiée le Sénat en 2001. La surpopulation pénale, principalement dans les maisons d’arrêt, persiste. Elle est liée à la politique pénale conduite depuis 2002 qui privilégie l’emprisonnement.

Le nombre des détenus atteint 61 763 personnes au 1er novembre 2007 pour un nombre total de places disponibles de 50 727. Certaines maisons d’arrêt connaissent une surpopulation pénale de 200%. Pareille situation engendre des conditions de vie détestables, et une promiscuité source de récidive. Les conditions de travail des personnels pénitentiaires s’en trouvent rendues plus difficiles.

L’instauration d’un contrôleur général des prisons, requise par nos obligations internationales, ne se révèlera efficace que dans la mesure des moyens mis à sa disposition et de la personnalité du titulaire. Quant à la loi pénitentiaire, dont un projet avait été élaboré par Marylise Lebranchu, sa discussion revêtira une particulière importance.

Pour nous, il ne saurait y avoir de loi pénitentiaire valable que si elle respecte deux impératifs :

• Tout détenu est un être humain jouissant de tous les droits de l’homme et, s’il est Français, de tous les droits du citoyen, à la seule exception des droits qui lui ont été retirés par une décision de justice ou des restrictions imposées par l’exigence de la sécurité des personnes et des biens inhérente à la vie carcérale.

• Tout détenu est voué à retrouver la société des femmes et des hommes libres.La perspective de sa libération doit être prise en compte à toutes les étapes de la vie carcérale.

Tout condamné à une peine supérieure à un an devrait bénéficier d’un projet pénitentiaire pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort. La lutte contre la récidive requiert en priorité l’humanisation et la transformation de la condition pénitentiaire.


Chaque semaine l'Hebdo en ligne

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19.12.2007

Les Farc annoncent la libération d'une proche de Betancourt

Par Patrick Markey Reuters - BOGOTA (Reuters) - (avec Anthony Boadle à La Havane)

(Clara ROJAS Copyright © 2007 Reuters)
Comme un geste de "réparation" à l'égard des familles et afin d'obtenir l'ouverture de négociations avec Bogota, les rebelles colombiens des Farc ont fait savoir mardi qu'ils remettraient trois de leurs otages, dont Clara Rojas, au président vénézuélien Hugo Chavez.

Outre la directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, enlevée en sa compagnie en février 2002, la guérilla annonce que son fils Emmanuel, conçu et né en détention, ainsi que Consuelo Gonzalez, une ancienne parlementaire colombienne aux mains de la guérilla depuis 2001, seront également libérés.

"L'ordre de les libérer en Colombie a été donné", indique le secrétariat des Forces armées révolutionnaires de Colombie dans ce communiqué qui a redonné espoir aux familles des otages et aux différentes capitales, dont Paris, impliquées dans la recherche d'une solution.

A Montevideo, où il participait à une réunion du Mercosur, le président vénézuélien Hugo Chavez a confirmé l'authenticité du communiqué et déclaré qu'il réfléchissait à la manière de procéder.

A Bogota, le gouvernement colombien a indiqué qu'il réservait son jugement concernant l'annonce des Farc.

"Nous ne pensons pas qu'il soit prudent que le gouvernement fasse une déclaration pour le moment, car à plusieurs occasions, par le passé, les Farc ont annoncé de telles libérations sans qu'elles se produisent", a déclaré à la presse Luis Carlos Restrepo, haut commissaire colombien pour la paix.

En août, le président colombien, Alvaro Uribe, avait mandaté Chavez et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba pour mener une médiation avec les Farc. Le président colombien y a mis fin le mois dernier, accusant Chavez d'avoir outre-passé son mandat et donné trop de visibilité politique du Farc.

Pour les autorités françaises, l'annonce des Farc, si elle se confirme, pourrait renforcer les chances d'obtenir au final la libération d'Ingrid Betancourt.

ZONE DÉMILITARISÉE

La guérilla colombienne présente sa décision comme un geste de "réparation" envers les familles des otages à la suite de la décision du président colombien Alvaro Uribe de mettre fin à la médiation chaviste.

Mais elle insiste aussi sur la démilitarisation pendant 45 jours d'une zone de 780 km² autour des municipalités de Florida et Pradera.

Uribe, dont le père a été tué dans une tentative d'enlèvement de la guérilla, s'oppose à cette exigence que les Farc posent comme condition préalable à la négociation d'un "échange humanitaire" entre une cinquantaine de leurs otages, dont Ingrid Betancourt, et quelque 500 guérilléros détenus par les autorités colombiennes.

Le président colombien a récemment proposé la démilitarisation d'une zone de 150 km² pour une durée de 30 jours. Selon Prensa Latina, le communiqué des Farc rejette cette contre-proposition

"URIBE DOIT IMPÉRATIVEMENT ACCEPTER"

Depuis près de six ans, la détention de Betancourt et de sa directrice de campagne suscite une vive émotion en France, où Nicolas Sarkozy s'est impliqué dans le dossier depuis son élection.

Le président français s'est réjoui de cette annonce, qui, si elle est confirmée, pourrait "amorcer un mouvement conduisant (...) à la libération d'Ingrid Betancourt".

"Naturellement, il attend que cette décision soit confirmée et surtout qu'elle se traduise dans les faits", poursuit l'Elysée dans un communiqué diffusé dans la soirée. "Il espère qu'ainsi s'amorcera un mouvement conduisant, conformément à l'appel qu'il a adressé au chef des Farc, Manuel Marulanda, à la libération d'Ingrid Betancourt et de tout autre otage dont l'état de santé justifierait un geste humanitaire immédiat."

Pour Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt, la libération possible de ces proches de l'otage franco-colombienne doit pousser le président Alvaro Uribe à accepter la discussion avec la guérilla.

"C'est un premier pas très important dans la négociation qu'on attend pour une zone démilitarisée. Je pense que cette libération sera un geste unilatéral des Farc", a-t-il dit sur France 2, soulignant qu'il s'agissait d'une première depuis le début de l'affaire. "Maintenant, le président Uribe doit impérativement accepter qu'il y ait une zone démilitarisée", a-t-il ajouté.

Version française Henri-Pierre André, Gérard Bon, Thierry Lévêque, Elizabeth Pineau, Eric Faye


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18.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : le projet de loi à l'Assemblée, sur fond de forte inflation

Par Samir TOUNSI AFP - Les mesures Sarkozy pour tenter de doper le pouvoir d'achat des Français et désamorcer la grogne des ménages passent à l'Assemblée mardi, à la veille de Noël, après un sprint qui aura laissé peu de temps aux députés pour s'emparer du sujet.

Rachat des RTT, prime exceptionnelle de 1.000 euros défiscalisée, réduction des cautions logement, indexation des loyers sur l'inflation: sept mois après son élection, le chef de l'Etat et sa majorité concèdent de facto qu'il en fallait plus pour "réhabiliter la valeur travail", d'autant que l'inflation (+2,4% sur un an en novembre), à son plus haut niveau depuis trois ans, grignote le pouvoir d'achat.

Objectifs de ces mesures, dont certaines doivent entrer en vigueur au 1er janvier de façon rétroactive: un mois de salaire supplémentaire, 30 milliards de plus pour le pouvoir d'achat, un gain de croissance de 0,3%, jure la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Le projet de loi, qui met en musique les annonces du chef de l'Etat du 29 novembre, s'inscrit dans le prolongement du paquet fiscal de l'été. Les chiffrages du gouvernement et de l'UMP additionnent donc des mesures à prendre ou déjà prises, dont les effets se font encore attendre, comme pour la défiscalisation des heures supplémentaires.

Appelé par l'UMP à se montrer "constructif", le PS affirme, par la voix de l'un de ses orateurs, l'ex-ministre des Finances Michel Sapin, qu'il ne fera pas "de guerre de blocage".

Mais l'opposition compte bien... s'opposer et demander le rétablissement de l'exonération de redevance TV pour les personnes âgées modestes et l'abrogation des franchises médicales, tout en reprenant ses propositions (majoration de la prime pour l'emploi et taxe pétrolière flottante).

"C'est un petit texte qui mérite un grand débat", ajoute M. Sapin. Un débat que le PS veut poursuivre au delà du Parlement ("Je veux faire des élections de mars 2008 un grand rendez-vous sur la question du pouvoir d'achat", a déclaré François Hollande).

En face, les députés UMP, qui ont aussi les municipales en ligne de mire, proposent déjà d'aller plus loin que le gouvernement, en autorisant le rachat des jours de RTT stockés jusqu'au 30 juin 2008 et non jusqu'au 31 décembre 2007. Une mesure qui divise la majorité, par son coût notamment.

Le texte prévoit aussi le déblocage anticipé de la participation des salariés dans l'entreprise ou "une prime exceptionnelle d'un montant maximum de 1.000 euros par salarié" dans les PME.

"On risque de voir des augmentations normales de salaire transformées en primes exceptionnelles, déblocage de participation ou rachat de RTT", s'inquiète M. Sapin (PS).

Le secrétaire à l'Economie du PS jette en revanche un regard bienveillant sur une proposition de Jérôme Chartier (UMP) qui veut instaurer "une prime annuelle de résultat pour tous" dans les entreprises qui font du profit mais il doute qu'elle soit finalement retenue.

En matière de logement, le texte prévoit de ramener de deux à un mois de loyer le montant des dépôts de garantie. Le sarkozyste Frédéric Lefebvre propose d'aller plus loin et d'échelonner le versement de la caution pendant la durée du bail.

Les socialistes seront bien ennuyés de contester l'indexation du coût des logements sur l'inflation, qu'ils proposaient eux-mêmes.

Les députés ont été appelés à travailler en un temps record sur ce texte présenté mercredi en Conseil des ministres et examiné en commission le jour même. Martine Billard (Verts) a d'ailleurs dénoncé "une mascarade".

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09:55 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

14.12.2007

Affaire JPK: Reporters sans frontières "appelle les autorités à aller jusqu'au bout"


(Tahitipresse) Le 15 décembre, sera le dixième anniversaire de la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud ("JPK"), Reporters sans frontières appelle les autorités, et notamment la Garde des Sceaux, Rachida Dati, "à aller jusqu'au bout de leur démarche".

RSF leur demande ainsi de prolonger "leur engagement en faveur de l'établissement de la vérité sur les circonstances exactes de la mort du journaliste".

"De récents événements nous permettent de croire que l'enquête sur la mort de Jean-Pascal Couraud pourrait repartir sur des bases saines (...) Nous appelons la justice française à ne pas fournir des arguments à ceux qui pensent que la Polynésie française est une zone d'exception où l'affairisme est roi. Au contraire, nous attendons que les espoirs de la famille de JPK et de son comité de soutien soient confirmés par une instruction transparente n'écartant pas a priori la piste professionnelle", indique le communiqué de Reporters sans frontières.

"Les dossiers dont s'occupait Jean-Pascal Couraud concernaient entre autres des transferts de fonds sur un compte japonais, à travers un compte polynésien, en faveur de l'ancien président de la République, Jacques Chirac. Le caractère sensible de cette information et la fin tragique de JPK rendent plus impérieuses encore la découverte de la vérité et la réponse à la question suivante: la raison d'Etat est-elle à l'origine de la mort du journaliste ?", ajoute le communiqué de RSF.

Et Reporters sans frontières de souligner les avancées du dossier au cours de l'année 2007, le fait qu'en septembre "les parties-civiles ont enfin pu obtenir copie du dossier" ou encore qu'en novembre ces mêmes parties-civiles aient "obtenu satisfaction de la Chambre d'instruction de Papeete sur deux points: le versement au dossier des pièces saisies au domicile du général Rondot, dans le cadre de l'affaire Clearstream, se rapportant au compte japonais de l'ancien président de la République et le desaisissement du juge Philippe Stelmach jusque-là en charge de l'affaire".

Rencontrer le nouveau juge d'instruction

"Selon l'avocat des parties civiles, maître Max Gatti, la découverte de deux fiches relatives à un compte alimenté par Gaston Flosse, sur le disque dur du général Rondot prouve la menace que pouvaient constituer les documents dont JPK disait disposer", poursuit le communiqué de Reporters sans frontières.

"En novembre, le parquet a rendu un réquisitoire de non-lieu, sans attendre la décision de la Chambre d'instruction de Papeete. Ce réquisitoire reste donc dans le dossier que reprend le juge Redonnet, même si la décision de la Chambre d'instruction contredit implicitement ses conclusions. C'est pourquoi, il est urgent que les parties civiles puissent rapidement exposer au magistrat leur compréhension de l'affaire et les éléments l'étayant", explique également RSF.

Ancien rédacteur-en-chef du quotidien "Les Nouvelles de Tahiti", Jean-Pascal Couraud a disparu le 15 décembre 1997 et son corps n'a jamais été retrouvé. En octobre 2002, le tribunal de Papeete a conclu au suicide du journaliste et prononcé un non-lieu dans l'affaire. En 2004, l'enquête a été rouverte après le témoignage d'un ancien membre du GIP (Groupement d'Intervention de la Polynésie), Vetea Guilloux, qui avait déclaré avoir assisté à l'assassinat de Jean-Pascal Couraud, perpétré par des membres du GIP, avant de revenir sur ses déclarations.

ATP

Le blog RAG 34 depuis sa création en janvier 2005, s'est engagé vis-à-vis de ses ami(e)s polynésiens à informer régulièrement ses lectrices et lecteurs pour que la vérité soit faite sur la mystérieuse disparition de JPK en décembre 1997.

Consulter notre dossier

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08.12.2007

Le Téléthon 2007 s'e-mobilise !

Nous avons besoin de votre énergie et de la force collective pour gagner le combat de l'AFM contre la maladie et parvenir à la guérison des personnes atteintes par les maladies neuro-musculaires. Cet espace est le vôtre.

Après vous être inscrit(e) à l'Espace membres, vous pourrez télécharger tous les outils et services qui vont vous être utiles pour relayer le Téléthon sur le web : Relay2doo*, bannières, compteurs TV, mini-formulaires de dons...

Vous pourrez également nous écrire et envoyer vos messages accompagnés de photos, de vidéos...

Alors, n'attendez plus ! E-mobilisez-vous en cliquant ici.

Faire un don en ligne

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06.12.2007

Grand meeting unitaire ce soir à 20h Espace Pitot Montpellier : NOUS VOULONS UN REFERENDUM !







PRS 34
Association « Pour la République Sociale »


Communiqué :

Ce jeudi 6 décembre à 20h à Montpellier (Salle Guillaume de Nogaret – Espace Pitot) se tiendra un meeting unitaire pour exiger un référendum sur le nouveau traité européen. Prendront la parole à ce meeting : Jean Jacques Boislaroussie.(Alternatifs), José Bové , Jean Claude Gayssot.(PCF), Béatrice Négrier (MRC), Denis Brouillet (Mars), Jean-Luc Mélenchon (sénateur PS, PRS), Aurélie Trouvé.(Attac), Yves Salesse.(Cuals), Roselyne Vachetta, (LCR), Pierre Khalfa (Sud Solidaires), Jean Desessard, (sénateur Verts)

Le traité de Lisbonne dit « traité simplifié » reprend l’essentiel des orientations du traité constitutionnel qui fut rejeté le 29 mai 2005 par le peuple français. La moindre des exigences démocratiques voudrait que ce que le peuple a décidé seul le peuple puisse le modifier. Ce meeting est le premier acte d’une mobilisation citoyenne pour obliger le Président de la République à organiser un référendum. Les sénateurs et députés ont le pouvoir d’imposer un référendum si en votant contre la révision constitutionnelle ils ne permettent pas au gouvernement d’obtenir le vote des 3/5 des parlementaires. Pour mener cette campagne un Comité National pour un Référendum s’est constitué à l’appel de personnalités de gauche de toutes sensibilités ; dans l’Hérault on note comme premiers signataires Paul Alliés (politologue), Jean-Claude Gayssot (Vice-Président de la Région), Kléber Mesquida (député PS) et René Revol (Vice-Président de PRS). Cet appel a obtenu en quelques jours 40 000 signatures dont une soixantaine de députés. (voir le site www.nousvoulonsunreferendum.eu ).

PRS 34 informe par ailleurs qu’à l’occasion de son déplacement dans l’Hérault , Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l’Essonne, Président de PRS, se rendra dans l’après-midi de jeudi à Sète. Après avoir inauguré le nouveau local de PRS et dédicacé son dernier ouvrage « En quête de gauche » au café « le Bistrot du Marché », il est invité par François Liberti (ancien député maire PCF) à une rencontre avec les pêcheurs.

Le bureau départemental PRS 34

Télécharger : l'affiche du meeting à Pitot le 6 décembre

Télécharger : Contre le Traité Sarkozy, exigeons un référendum !

Télécharger PRS : le tract pour un référendum

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12:45 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.12.2007

Pouvoir d'achat : La facture de gaz pourrait s'alourdir de 6% en janvier

PARIS (Reuters) - Gaz de France va demander au gouvernement la permission de relever en janvier d'environ 6% le prix du gaz pour les particuliers et de plus de 10% ceux pratiqués dans les entreprises, annoncent La Tribune et Les Echos.

"Pour compenser l'alourdissement de ses coûts d'approvisionnement, Gaz de France souhaite relever de 5% à 6% les tarifs pour les particuliers et de plus de 10% ceux qui s'appliquent pour les entreprises", écrivent Les Echos.

"Après des hésitations, le principe d'une hausse semble à présent acquis, malgré la volonté de Nicolas Sarkozy de redonner du pouvoir d'achat aux Français", ajoute le quotidien économique.

Un porte-parole de GDF a précisé que le groupe n'avait pas encore officiellement fait cette demande de hausse de tarifs au gouvernement.

Les prix administrés du gaz étaient gelés depuis 18 mois, et GDF estime avoir perdu quelque 950 millions d'euros durant cette période.

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22:02 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.12.2007

Avec Sarkozy c'est gagner moins, et payer plus !

Le PS lance aujourd'hui une grande campagne de comunication autour des 10 propositions qu'il fait au gouvernement pour redonner du pouvoir d'achat aux français.

Plus de deux millions de tracts et 300 000 affiches seront disponibles dans toutes les fédérations d'ici le week-end prochain.

Tous sur le pont le 8 décembre !

Télécharger le tract POUVOIR D'ACHAT 2007 (pdf).

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13:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Pouvoir d'achat : Les français resteront sur leur faim

Sur le pouvoir d’achat : les Français sont restés sur leur faim

Les Français, qui expriment massivement une préoccupation sur le pouvoir d’achat, sont restés ce soir sur leur faim en écoutant un président de la République qui manifestement ne peut pas prononcer certains mots comme l’augmentation du SMIC, la hausse des salaires, la baisse de la facture énergétique avec la TIPP flottante ou l’instauration d’un chèque transport pour chaque salarié.

A l’évidence, le Président SARKOZY n’a aucune conscience de la réalité de la vie des salariés dans ce pays, et ne donne à nouveau comme perspective que le démantèlement de notre contrat social à coup de travail du dimanche, d’individualisation des relations sociales et d’incitation à faire des heures supplémentaires comme si les salariés pouvaient en décider.

Quant aux retraités et aux chômeurs, la question de leur pouvoir d’achat n’intéresse pas le président de la République, qui n’a pas eu un mot ou une proposition envers eux.

Après avoir distribué 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus aisés, Nicolas SARKOZY n’a en réalité plus un centime à donner aux millions de salariés de ce pays.

Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

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03.12.2007

La journée avec Sarkozy : « Quel baratin ! »


Nicolas 1er Empereur des français

par Jean-Jacques Chavigné
Tel était le commentaire le plus fréquent au lendemain du flot de paroles déversé par Nicolas Sarkozy, sourcils froncés, au cours de son intervention télévisée du 29 novembre.


Si l’on en croit le « Robert », « baratin » est bien le mot approprié. Approprié dans son sens actuel (discours abondant, tendant à en faire accroire, à circonvenir) mais aussi, dans son sens plus ancien (portefeuille vide substitué par un complice). Pendant près d’une heure, en effet, en répondant aux questions fort respectueuses de deux journalistes, Sarkozy a joué les illusionnistes dans le but d’éviter à tout prix que les salariés prennent conscience de la sordide réalité : celle du patronat et du gouvernement en train de leur faire les poches.

Nicolas Sarkozy a d’abord utilisé le plus grande partie de son discours fleuve à resserrer ses liens avec les (anciens) électeurs du Front National

Les récents évènements dans les banlieues n’ont « rien à voir avec le social, ça a tout à voir avec la voyoucratie » a-t-il affirmé, profitant même de l’occasion pour stigmatiser les immigrés « mal intégrés ».

Sa secrétaire d’Etat, chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara, venait pourtant d’affirmer la place que tenait ce social dans une formule digne de figurer dans une anthologie « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu et discriminé que l’on peut saccager » (Le Figaro du 29/11/2007). Mais, visiblement, pour Sarkozy, être pauvre, exclu et discriminé n’a rien à voir avec le social.

La réalité est que le néo-libéralisme produit à la fois le désordre et le besoin d’ordre et que dans son sillage apparaissent un peu partout en Europe, des Bonaparte au petit pied qui construisent leur fond de commerce électoral sur cette contradiction, insupportable à vivre pour ceux qui la subissent.

Nicolas Sarkozy a, ensuite, essayé de justifier les réformes qu’il avait déjà faites.

Il a tenté de justifier les cadeaux faits aux nantis par la dernière loi de finance.
Il a présenté les crédits d’impôts (2 milliards d’euros)) au titre des intérêts d’emprunt pour l’achat d’une habitation principale comme une mesure favorable aux acheteurs. En réalité cette mesure évitera la chute des prix de l’immobilier et ce que les acheteurs ne paieront pas sous forme d’intérêts, ils le paieront au prix fort en achetant ou en faisant construire leur habitation.

Tout honte bue, il n’a pas hésité à affirmer que la suppression des droits de successions (5 milliards d’euros) pour les héritiers en ligne directe favoriserait les petites et les moyennes successions alors qu’avant le vote de la loi de finance, 80 % des successions n’étaient soumises à aucun droit.

Mais, curieusement, il a oublié de citer l’allégement de l’Impôt sur la fortune (ISF) et renforcement du bouclier fiscal dont la fonction essentielle est de protéger les quelques milliers de contribuables soumis à l’ISF (une obsession pour Sarkozy). Au total, un cadeau de 4 milliards d’euros supplémentaires aux « 200 ou 300 familles » qui mettent le salariat de notre pays en coupe réglée.

Sarkozy n’a pas dit un mot sur des sujets particulièrement préoccupants pour le pouvoir d’achat du salariat

Sarkozy a fait toute sa campagne sur la défense du pouvoir d’achat, du « travailler plus pour gagner plus ». Pourquoi, dans ces conditions, ne s’est-il pas exprimé sur sa volonté d’imposer, en 2008, un nouvel allongement de la durée de cotisation (41 ou 42 ans) pour les retraites ? Il sait pourtant que cet allongement se traduira par une nouvelle baisse du montant des retraites puisque le patronat continue de licencier à tour de bras les salariés de plus de 50 ans et que, de ce fait, la durée moyenne d’une carrière est inférieure à 37 annuités. Pourquoi n’a-t-il pas réaffirmé ses engagements électoraux d’augmenter de 25 % le minimum vieillesse, de revaloriser les petites retraites et les pensions de réversion ? Pourquoi a-t-il choisi de ne rien dire du pouvoir d’achat des millions de chômeurs qui ne trouvent pas de travail et des centaines de milliers de salariés à temps partiel à qui l’on refuse de travailler à temps plein ?

Pourquoi, lui qui assure vouloir tout mettre sur la table, n’a-t-il pas eu un seul mot pour tenter de justifier les franchises médicales qui s’attaquent au pouvoir d’achat des plus fragiles ? Pourquoi est-il resté muet sur le sale tour qu’il venait de jour à 780 000 foyers (850 000 personnes) qui ne payaient pas la redevance TV et qui seront obligées de verser 118 euros en 2008 ? Est-il si loin des réalités quotidienne qu’il n’ait même pas compris ce que signifiait, pour le pouvoir d’achat du salariat, l’augmentation vertigineuse du prix de l’essence ou des tarifs des mutuelles au fur et à mesure du désengagement de l’assurance maladie ? Les seules mesures positives de ses propositions ont été empruntées au projet socialiste : l’indexation des loyers sur l’inflation et la limitation à un mois de loyer du dépôt de garantie.

Pourquoi n’a-t-il pas soufflé un seul mot de la loi de finance rectificative qu’il fera voter après les élections municipales et cantonales pour instaurer sa fameuse TVA « sociale » ?

Sous couvert d’augmenter le pouvoir d’achat, Sarkozy a surtout, tenté de faire passer ses « réformes »

Il a proposé qu’une conférence réunissant l’Etat, les syndicats et le patronat fixe le calendrier 2008 de négociation de ses futures « réformes ». Il ne s’agit même plus, là, de discuter à quelle sauce les salariés veulent être mangés mais des horaires du repas.

Sans souci de vraisemblance, il a présenté, en vrac, les « réformes » qu’ils comptaient de toutes façon imposer aux salariés ou aux étudiants comme des réponses à leurs problèmes.

Il veut privatiser EDF. Il présente donc la vente de 3 % du capital de cette entreprise comme le moyen de mettre en place « un plan d’investissement » dans les universités françaises.

Il veut que les salariés travaillent le dimanche. Il explique donc qu’ils le pourront, s’ils sont « volontaires » et que cette journée leur sera payée double. Le procédé est pourtant déjà bien usé. Il en allait de même, par exemple, lorsque les agences bancaires ont commencé à ouvrir le samedi avec volontariat et primes exceptionnelles. Aujourd’hui, la très grande majorité des agences bancaires sont ouvertes le samedi mais le volontariat n’existe plus et les primes exceptionnelles ne sont plus qu’un lointain souvenir. Il en ira exactement de même avec le travail du dimanche.

Sarkozy veut réduire la Sécurité sociale à la portion congrue : au nom de la défense du pouvoir d’achat il multiplie donc les exonérations de cotisations sociales que l’Etat, malgré ses engagements, est loin de compenser.

Sarkozy veut surtout en finir avec les 35 heures et plus fondamentalement, comme le réclame le Medef, avec l’horaire légal de travail. Il propose donc par « accord majoritaire » de « s’exonérer des 35 heures » « en échange d’augmentations de salaires ».

Mais il oublie de préciser ce qu’est aujourd’hui un « accord majoritaire ». Non pas un accord signé par un ou des syndicats ayant obtenu la majorité des voix aux élections professionnelles, mais un accord signé par une majorité de syndicats « représentatifs ». Dans une entreprise où sont présents les cinq syndicats « représentatifs », cela signifie que la signature de trois d’entre eux (même s’ils représentent au total, moins de 10 % des voix) sera un « accord majoritaire ».

Il oublie surtout de préciser qu’il s’engage, comme l’exige le Medef, sur la voie de la suppression de l’horaire légal de travail. Mais lorsque l’horaire légal (35 heures aujourd’hui) aura disparu, il n’y aura plus d’heures supplémentaires. L’horaire légal a, en effet, une seule fonction : indiquer le seuil à partir duquel le temps de travail doit être payé au tarif des heures supplémentaires. Cet horaire légal n’a rien à voir avec l’horaire effectif. La quasi-totalité des entreprises en France travaillent aujourd’hui 39 heures par semaine ou plus. Ce que veulent la Droite et le Medef, c’est supprimer les 35 heures et avec elles l’horaire légal pour ne plus avoir à payer d’heures supplémentaires.

Cette volonté de s’engager dans la voie de la suppression de l’horaire légal et de ne plus avoir ainsi à payer d’heures supplémentaires dans le privé éclaire d’un jour un peu particulier la proposition faite par Sarkozy aux fonctionnaires : payer les heures supplémentaires au même tarif que dans le privé.

La formule que veut imposer Sarkozy est destructrice : pas d’augmentation de salaire sans augmentation du temps de travail. C’est une solution qui encourage le patronat à geler les salaires, les qualifications, les carrières. Pour gagner plus, il ne servira à rien de travailler mieux, d’avoir acquis une qualification, il faudra travailler plus.

Sarkozy n’est jamais aussi généreux que lorsqu’il s’agit de donner aux salariés ce qui leur appartient déjà

Il propose de débloquer la « participation ». Mais ces sommes sont déjà acquises par les salariés et s’ils les dépensent aujourd’hui, ils ne les auront plus demain. C’est la définition même de la fuite en avant.

Ils proposent aux salariés de vendre leur RTT : cela représente 5 milliards d’euros affirme-t-il d’un air gourmand comme si ces milliards lui appartenaient ou appartenaient à l’Etat. .

Il propose même de payer les heures supplémentaires non payées, dans le privé, la fonction publique, les hôpitaux. Là encore, cet argent ne lui appartient pas. Mais verser aux salariés l’argent qui leur est du, paraît être pour Sarkozy, le comble de la générosité.

Quand il s’agit d’augmenter réellement les salaires, Sarkozy est beaucoup plus prudent

En juillet, il refusait d’augmenter le Smic au-delà du minimum légal. Cela ne l’empêche pas, en décembre, d’affirmer qu’il ne peut rien faire pour augmenter les salaires dans le privé. .

Pour les 42 % de salariés dont les entreprises n’ont pas mis en place de « participation », il propose qu’une prime (évidemment exonérées de cotisations sociales) soit versées aux salariés. Mais tout est laissé à l’arbitraire patronal.

Il affirme que « là ou il n’y a pas de négociation salariale, il n’y aura plus d’allégements de charges ». Cette affirmation n’engage strictement à rien : cela fait plus de 20 ans que dans les grandes entreprises les négociations annuelles sont obligatoires. Mais il n’y a aucune obligation d’aboutir et ces négociations ne servent à rien dans la plupart des cas : l’employeur accorde ce qu’il aurait de toute façon accordé que la négociation ait ou n’ait pas eu lieu.

La poule et l’œuf
Le discours de Sarkozy, débité à la cadence d’une mitrailleuse, n’a pas toujours brillé par sa cohérence. Le Président était visiblement nerveux.

Aussi a-t-il, tout d’abord, reconnu qu’augmenter les salaires, c’était « redonner du carburant à la croissance française ». Mais il a ajouté, un peu plus tard « la seule façon de redonner du pouvoir d’achat, c’est de créer les conditions de la croissance et de réhabiliter le travail ».

Alors qui tirera le premier ? La poule ou l’œuf ? Le pouvoir d’achat ou la croissance ? Sarkozy ne nous l’a pas dit. Visiblement, lui-même n’en savait rien.

samedi 1er décembre 2007 Jean-Jacques Chavigné

Démocratie&Socialisme;

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20:36 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Grand meeting à Montpellier le 6 décembre : Un nouveau référendum est possible ! Avec Jean-Luc Mélenchon, José Bové, Jean-Claude Gayssot, Yves Salesse...

L'association Pour La République Sociale 34 nous informe du lancement d'une campagne nationale. pour exiger un référendum concernant le nouveau traité ( Traité de Lisbonne). Le premier meeting unitaire de cette campagne avec Jean Luc Mélenchon, José Bové, Jean Claude Gayssot, Yves Salesse... aura lieu à Montpellier le 6 décembre à 20h00 espace Pitot.

Communiqué de PRS 34

Nous vous informons du lancement d'une campagne nationale pour exiger la tenue d'un référendum sur le nouveau traité européen, notamment avec la constitution récente d'un Comité National pour un référendum (CNR) dont vous pouvez lire ci après l'appel et la liste des personnalités signataires, de toutes les tendances de la gauche, qui le lancent nationalement. L'analyse de ce traité (comme vous pourrez le constater en le lisant sur les différents sites qui l'ont communiqué, dont le site de PRS), prouve

1) qu'il ne s'agit pas d'un traité simplifié ou mini traité mais d'un document aussi volumineux et complexe que le projet de TCE;

2) que son contenu reprend l'essentiel des orientations libérales du TCE; cela peut amener comme c'est notre cas à PRS à nous prononcer également contre ce traité qui tourne le dos à la construction européenne démocratique et sociale. Mais même si, comme certains l'affirment, ce traité contenait des avancées qui justifierait son adoption, il est totalement antidémocratique que le peuple ne soit pas consulté.

Ce qu'a fait un vote populaire, seul un vote populaire peut le défaire. C'est une exigence démocratique élémentaire !


Le référendum est nécessaire, il est possible : il suffit que suffisamment de parlementaires votent contre la modification constitutionnelle pour que ne soit pas atteint la majorité des 2/3. Dés lors le référendum serait obligatoire pour ratifier le traité. Tous les parlementaires attachés à la démocratie et à la souveraineté populaire, quelle que soient par ailleurs leurs positions sur le contenu du traité, se doivent d'imposer ainsi la tenue d'un référendum.

Nous vous invitons à soutenir et à faire soutenir cette campagne en signant l'appel exigeant un référendum.

Pour mener cette campagne un premier meeting unitaire aura lieu à Montpellier le Jeudi 6 décembre à 20h Salle Pitot (prés du Peyrou) avec la participation d'orateurs de toutes sensibilités avec entre autres :
Jean-Luc Mélenchon (PS - PRS), José Bové, Yves Salesse, Jean-Claude Gayssot (PCF), Roselyne Vachetta (LCR), Annick Coupé (Sud Solidaires), Béatrice Négrier (MRC) des représentants d'ATTAC et des syndicalistes...


Nous vous invitons aussi à faire connaître cette initiative autour de vous pour assurer le succés de ce premier rendez vous. Nous vous communiquerons les tracts et affiches dès qu'ils seront prêts.

Pour préparer cette échéance et notamment la venue de Jean-Luc Mélenchon qui sera présent toute la journée du 6 décembre, les adhérents et sympathisants de PRS- Hérault sont invités à se réunir en assemblée départementale Jeudi 29 novembre à 20h30 dans le nouveau local de PRS à Sète, (10 Rue Frédéric Paul Mistral, rue parallèle à celle de la Mairie deriière la mairie en montant vers les halles).

Amicalement.

Le bureau départemental de PRS 34

Note précédente sur le même sujet : NOUVEAU TRAITE EUROPEEN : LANCEMENT DU COMITE NATIONAL POUR UN REFERENDUM

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08:52 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.12.2007

Betancourt appelle à l'aide dans sa lettre, disent ses enfants






Reuters La lettre d'Ingrid Betancourt à sa mère est celle d'une femme qui n'en peut plus et appelle au secours, ont déclaré vendredi soir les enfants de l'otage franco-colombienne.

"C'est une lettre d'une femme désespérée qui crie au secours", a déclaré Lorenzo Betancourt sur France 2. "C'est une lettre d'une mère aussi qui nous adore, qui pense à nous. C'est une lettre d'une femme qui n'en peut plus", a-t-il ajouté.

Sur la même chaîne, sa soeur, Mélanie, a insisté sur l'urgence qu'il y avait à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, détenue depuis près de six ans, et des otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc.)

De New York, elle a précisé que cette lettre lui avait été lue par sa grand-mère, à qui elle était destinée.

"Cette lettre nous montre que maman n'en peut plus, comme tous les autres, parce que ça fait six ans, presque, pour maman, pour d'autres aussi, qu'ils sont là au fond d'une jungle en train de mourir un peu plus tous les jours, a-t-elle dit.

"Il faut qu'on fasse tout pour qu'ils sortent de là le plus tôt possible, parce que si on ne les sort pas (...) on va les perdre dans cette jungle."

Cinq vidéos, dont certaines datent de fin octobre, et des lettres destinées aux familles d'otages ont été saisies lors de la capture à Bogota de trois membres présumés des milices urbaines des Farc, selon Luis Carlos Restrepo, haut commissaire colombien pour la paix.

Le gouvernement colombien a diffusé peu après des images vidéo récentes montrant Ingrid Betancourt en vie.

Vendredi 30 novembre, 20h41 PARIS (Reuters)

Le site pour la libération d'Ingrid Betancourt et des 3000 autres otages

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14:46 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

30.11.2007

Ingrid BETANCOURT : Première preuve de vie, enfin !



(photo REUTEURS) Bogota présente des preuves de vie d'Ingrid Betancourt et de trois Américains AMéRIQUE ven 30 nov

Le gouvernement colombien a rendu publics vendredi des documents - vidéos, photos et lettres - démontrant que 16 otages de la guérilla colombienne, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, étaient en vie.

Une vidéo qui a été retransmise sans la bande sonore par les télévisions colombiennes, montre Ingrid Betancourt dans un état d'extrême maigreur, les mains croisées et enchaînées, la tête baissée et apparemment très lasse.

Ingrid Betancourt qui est vêtue d'un pantalon et d'une chemise bleue, reste silencieuse. Elle a de très longs cheveux noués sur l'épaule. L'otage, enlevée le 23 février 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc - marxistes), semble se trouver dans la jungle, dans une région très chaude.

Le haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo qui a annoncé depuis la présidence l'existence de ces preuves de vie, a également mentionné une lettre d'Ingrid Betancourt adressée à sa mère Yolanda Pulecio.

Il s'agit de la première preuve de vie de la Franco-Colombienne détenue depuis une vidéo d'août 2003.

Ingrid Betancourt a également écrit une lettre datée du 24 octobre 2007 à sa mère Yolanda Pulecio, a affirmé Luis Carlos Restrepo.

Thomas Howes, l'un des 3 Américains otages, a pour sa part envoyé une lettre pour modifier son testament, a-t-il également révélé.

De plus, a ajouté le haut fonctionnaire, la majorité des lettres trouvées lors de l'arrestation par la police de 3 guérilleros des Farc à Bogota, étaient également datées des 23 et 24 octobre 2007.

"Sept lettres ont été retrouvées entre les mains des rebelles, a-t-il poursuivi, dont celle concernant le testament de Howes datée du 26 novembre 2006 et une autre de (un autre otage américain) Mark Goncalves destinée au terroriste Jorge Briceno, alias "Mono Jojoy", datée du 23 octobre 2007".

Marc Gonsalves, Thomas Howe et Keith Stannsen, collaborateurs du département d'Etat, ont été capturés en février 2003 après que les Farc eurent abattu l'avion à bord duquel ils effectuaient une mission anti-drogue.

La datation identique de toutes ces lettres semble indiquer qu'elles ont été écrites après que le médiateur de l'époque, le président vénézuélien Hugo Chavez, eut demandé au chef des Farc Manuel Marulanda de lui remettre des preuves de vie des otages.

Les 3 Américains pris en otages paraissent en meilleure santé et on peut les voir tenir de longs discours.

Ces images des 4 otages ont été prises le 24 octobre, a affirmé M. Restrepo, sans préciser quels éléments permettaient de confirmer cette date.

Le haut commissaire colombien a assuré que les Américains adressaient dans leurs vidéos des messages à leurs familles. Il y a également, a précisé M. Restrepo, une lettre de l'un d'eux, Marc Gonsalves, adressée à l'un des chefs des FARC, "Mono Jojoy".

"Lors d' une opération militaire de l'armée colombienne contre les bases urbaines des Farc à Bogota, trois personnes qui étaient en possession des preuves de vie d'un groupe d'otages des Farc ont été capturées", a raconté le haut commisaire.

Des photos d'otages ont également été découvertes par la police avec les vidéos lors de l'arrestation des trois rebelles, a précisé M. Restrepo, indiquant qu'il était difficile de dater certaines d'entre elles qui pourraient avoir été prises il y a plus d'un an.

L'armée, a-t-il dit, détient aussi des preuves de vie de policiers, d'hommes politiques et de militaires colombiens détenus par les Farc.

Selon toute vraisemblance, les trois guérilleros capturés désiraient remettre ces preuves de vie à la sénatrice Piedad Cordoba dont la médiation a été brusquement interrompue la semaine dernière en même temps que celle du président du Venezuela Hugo Chavez par son homologue colombien Alvaro Uribe.

Selon les services de renseignements colombiens, les guérilleros des Farc avaient l'intention de remettre des preuves de vie de certains des 45 otages qu'ils détiennent pour les échanger contre 500 des leurs emprisonnés avant le référendum de dimanche au Venezuela.

M. Restrepo a annoncé que des copies des enregistrements seraient envoyées aux gouvernements français et américain.

Paris a immédiatement réagi, estimant que les preuves de vie d'Ingrid Betancourt constituaient une "grande nouvelle", dans une déclaration du porte-parole de la présidence.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner s'est "réjoui" vendredi des preuves de vie. "Il est aujourd'hui plus que jamais nécéssaire d'intensifier les efforts en vue d'une solution humanitaire permettant la libération de tous les otages" détenus en Colombie, a ajouté M. Kouchner.

De même la famille n'a pas caché son émotion. La mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio et sa soeur Astrid Betancourt, ont déclaré être "très émues" après avoir vu ces images.

http://www.rtlinfo.be/news/article/64310/--Bogota+pr%C3%A...

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29.11.2007

Le pouvoir d’achat est le principal ratage de Sarkozy

Laurent Fabius estime que la question du pouvoir d’achat constitue le principal "ratage" du président Nicolas Sarkozy.

"Il y a évidemment un gros gros problème de pouvoir d’achat. (...) Tout augmente sauf les salaires et les retraites", a déclaré M. Fabius au Grand Rendez-Vous Europe1/TV5/Le Parisien, dimanche 26 novembre.

"Ce qu’on a retenu de sa campagne victorieuse (de M. Sarkozy) c’est je serai le président du pouvoir d’achat : promesse non tenue, totalement non tenue. Il y a deux ratages, le premier ratage, le plus sérieux, c’est le pouvoir d’achat. Le second, qui n’est qu’en partie lié à ce qui se passe en France, c’est l’euro cher", a-t-il dit.

M. Fabius a estimé qu’il fallait en matière de pouvoir d’achat favoriser "les négociations sur les salaires", aller vers un "encadrement des loyers, qui sont en train d’exploser", mettre en oeuvre le chèque transport, envisager une "contribution qui peut être prise sur les super-bénéfices des compagnies pétrolières" et faire "un effort pour les petites pensions".

Sur l’éventualité du conditionnement des "exonérations sociales à l’engagement de négociations sur les salaires", M. Fabius a déclaré : "le gouvernement a l’air de caresser cette idée, s’il s’en saisit, je l’appuierai".

Il a de nouveau fustigé le "paquet fiscal" adopté cet été, estimant qu’il n’était "pas un paquet fiscal, (mais) un boulet fiscal qu’on va traîner pendant des années".

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08:27 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.11.2007

POUVOIR D'ACHAT : Pour 65 % des français il a diminué, selon un sondage Ifop

PARIS (Reuters) - Plus de six Français sur dix estiment que leur pouvoir d'achat a diminué depuis un an, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

Au total, 65% des personnes interrogées pensent avoir perdu du pouvoir d'achat contre 59% en janvier dernier, 17% estiment en avoir gagné et 18% qu'il est resté stable.

Parmi les mesures plébiscitées pour augmenter le pouvoir d'achat, les sondés citent en premier une baisse de la TVA (85%) avant une réduction de la fiscalité sur les carburants du type TIPP flottante (83%) et une augmentation du smic (72%).

Favoriser la concurrence et l'implantation de grandes surfaces afin de faire baisser les prix - l'une des pistes à l'étude au gouvernement - ne recueille que 42% d'opinions positives.

Le président Nicolas Sarkozy devrait annoncer des "initiatives" sur le pouvoir d'achat à son retour de Chine, où il est en visite d'Etat jusqu'à mardi.

Le sondage a été réalisé par téléphone et au domicile de 964 personnes les 22 et 23 novembre.

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POUVOIR D'ACHAT : Fin de l'exonération de la redevance TV pour 780.000 foyers

A partir de 2008, quelque 780.000 foyers, principalement des personnes âgées modestes, devront acquitter les 116 euros de redevance audiovisuelle. Le dispositif provisoire qui les en dispensait arrive en effet à échéance.

Coup dur pour les quelque 780.000 foyers jusqu'alors exonérés du paiement de la redevance audiovisuelle. A partir de 2008, ils devront débourser les 116 euros de cette taxe, a confirmé Bercy ce lundi. "Une loi a été votée il y a trois ans, il n'y a pas de dispositif prévu et, à ce stade, la loi s'applique", a-t-on indiqué au ministère. L'exonération de redevance est en revanche maintenue pour les handicapés, soit quelque 28.000 foyers.

Une loi votée en 2004 prévoyait l'adossement de la redevance sur la taxe d'habitation et a permis d'économiser 100 millions d'euros sur les frais de collecte. Mais cette réforme assujettissait à la redevance des personnes jusqu'alors exonérées, principalement des personnes âgées modestes. Un dispositif leur assurant une exonération de trois années supplémentaires (jusqu'en 2007) avait alors été mis en place par le parlement.

Lors de l'examen du budget des médias, vendredi par l'Assemblée nationale, le député PS de Paris, Patrick Bloche, avait dénoncé la "bombe à retardement" que représente la réintégration brutale de plusieurs centaines de milliers de foyers comme redevables de cette redevance. Lundi, le Parti socialiste, par la voix de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a jugé qu'"il n'était pas acceptable de revenir sur l'exonération de la redevance télé pour les personnes âgées".

latribune.fr

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11:56 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24.11.2007

B comme Béjart, c'est sur ARTE en ce moment ...

Vous faut juste changer de chaîne ...

PSYCHE ROCK : Décès du chorégraphe Maurice Béjart
Romandie news

Psyché Rock : Maurice Béjart définitivement associé pour sa chorégraphie à Messe pour le temps présent de Pierre Henri est décédé hier à l'âge de 80 ans.

Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé le Béjart Ballet Lausanne. Il était hospitalisé depuis plusieurs jours au CHUV afin d'y suivre un traitement cardiaque et rénal. Il laisse plus de 230 chorégraphies.

Né le 1er janvier 1927 à Marseille, M. Béjart était l'un des plus grands chorégraphes du 20e siècle. Il s'était installé en Suisse en 1987, créant le Béjart Ballet Lausanne. Le chorégraphe a beaucoup apporté à son art et ses mises en scènes spectaculaires ont réconcilié le public avec la danse.

Homme solitaire mais sociable, M. Béjart ne craignait pas la mort car "elle est une certitude", a-t-il expliqué. "Je crois que l'on meurt toujours à temps (...) Le temps est compté différemment pour chacun, mais on meurt à temps."

Ses quelque 230 chorégraphies sont autant de pages de son journal intime, des étapes de sa quête d'absolu. Les philosophies orientales, le cinéma ou la littérature habitent son oeuvre. Béjart y parle d'amour, de mort, de voyage, de solitude ou de grands mythes occidentaux: bref de la condition humaine.

Maurice Béjart confessait avoir raté des chorégraphies. Il a cependant signé d'indéniables réussites, dont "Symphonie pour un homme seul" (1955), "Le Sacre du Printemps" (1959), "Boléro" (1961), "L'Oiseau de feu" (1970), "Notre Faust" (1975) ou "Le Presbythère...!" (1997).

Avec des mises en scènes parfois extravagantes, il a emporté l'adhésion du public et l'a familiarisé, non sans mal, à la danse contemporaine comme à la musique concrète. Parmi les interprètes de prédilection de Béjart figurent Jorge Donn, Patrick Dupont, Gil Roman et Sylvie Guillem.

Maurice Béjart a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix allemand de la danse en 1994. Il a été élevé à l'Ordre du Soleil levant par l'empereur du Japon en 1986. Il était bourgeois d'honneur de Lausanne.

(ats / 22 novembre 2007 12:31)

Le site du Béjart Ballet Lausanne




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23.11.2007

Ingrid BETANCOURT en vie ? Espoir toujours.

Le président colombien n'en est pas à son premier coup : en retirant le statut de médiateur à Hugo Chavez, le président colombien nous montre une fois de plus son cynisme sans borne.

Nous vous invitons à vous mobiliser à nos côtés, ce samedi 24 novembre à 14H00, lors d'un rassemblement organisé devant la Résidence de l'Ambassadeur de Colombie (31, rue Constantine, 7ème arrondissement de Paris). La mobilisation citoyenne a le pouvoir de faire changer d'avis Alvaro Uribe : ne perdons pas cette occasion.

En savoir plus sur ce revirement et sur la mobilisation

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19:34 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Indépendance de la presse et de l'information.





Etes-vous fiers de vivre dans un pays où Nicolas Sarkozy annonce lui-même qui sera directeur du 1er quotidien économique (*) ?

Savez-vous que Les Echos était le dernier grand quotidien national sans proche de Nicolas Sarkozy à son capital ?

Trouvez-vous normal que la presse serve de + en + d'outil de propagande?

Vous avez répondu 3 fois "Non" à notre quizz ?

Il faut alors soutenir les cinq premiers syndicats de journalistes, qui proposent une loi garantissant l'indépendance des rédactions...

Leur web-pétition www.intersj.info s' adresse à toutes et tous les citoyens.

Pas de démocratie sans liberté de la presse !

(*) http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/292193.FR.php

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21.11.2007

Le collectif ACDC accuse l'Insee d'"escamoter" les vrais chiffres du chômage

Le collectif Les autres chiffres du chômage (ACDC) a estimé lundi 12 novembre que l'Insee a "escamoté la révision du taux de chômage" BIT dans l'estimation publiée à la mi-journée du taux de chômage pour le 2e trimestre 2007 (8,1 %), par "des changements opportuns dans la méthode de calcul". Selon le collectif, le taux a baissé "deux fois moins qu'affiché depuis deux ans".

"L'Insee a dû finir par admettre, comme nous le disions depuis des mois, que les chiffres de l'ANPE ne sont plus utilisables pour évaluer le chômage. Mais il essaye quand même de maintenir la fiction d'un taux de chômage à 8 %", affirme un communiqué. Si le collectif reconnaît que l'Insee "ne cache pas avoir changé la méthode de calcul et indique bien qu'il en résulte une baisse d'un point du taux de chômage", il dénonce plusieurs changements de méthode de calcul "opportuns" et sans "fondements solides" , destinés surtout à "éviter à l'Insee de se déjuger et de déjuger le gouvernement". L'Insee a notamment exclu de ses statistiques les personnes inscrites à l'ANPE mais qui ne signalent pas d'autre démarche de recherche d'emploi dans l'enquête Emploi. Il en résulterait une baisse de 0,7 % du taux de chômage.

UN CHÔMAGE "NETTEMENT SUPÉRIEUR AU NIVEAU DE DÉBUT 2001"

ACDC publie un schéma comparant une courbe "spéciale présidentielle", une courbe "embarrassante" et une courbe "providentielle". La première reprend les estimations de l'Insee et la Dares, "fausses depuis 2005 et qualifiées officiellement de provisoires depuis avril 2007, calculées sur la base des données biaisées de l'ANPE", selon le collectif. La deuxième reprend les résultats de l'enquête Emploi, "que l'Insee ne voulait pas valider pendant la campagne électorale, calculés avec la méthode habituelle" et montrant que le chômage "a baissé moitié moins qu'affiché jusqu'à aujourd'hui par l'Insee et demeure nettement supérieur au niveau de début 2001". La troisième, qui présente les nouveaux résultats de l'enquête Emploi, "converge si miraculeusement avec la courbe 'spéciale présidentielle' qu'il est impossible d'y voir une coïncidence", estime le collectif.

ACDC enjoint l'Insee d'"attendre les conclusions du groupe de travail du Comité national de l'information statistique (Cnis) sur les 'statistiques de l'emploi, du chômage, de la précarité et du sous-emploi' pour mettre en place un système d'indicateurs enfin crédible, transparent et légitime".

LEMONDE.FR avec AFP 12.11.07

Télécharger : Les Autres Chiffres Du Chômage (format pdf)


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07:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.11.2007

TOUS ENSEMBLE mardi 20 novembre : Une grève peut en cacher une autre.

OUI au pouvoir d'achat, NON aux plans sociaux sans contrepartie !

Tous ensemble à la manifestation !
Mardi 20 novembre : Montpellier 14 h30 départ du Peyrou. RDV sous l'Arc de triomphe





HAUTE TENSION SOCIALE, ATTENTION !




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17.11.2007

Ingrid.B, Clara.R et les 3000 autres : Mobilisation exceptionnelle à Paris, dimanche 18 novembre

Depuis plusieurs mois, les efforts de la médiation internationale nous rendent indéniablement optimistes. Les avancées obtenues jusqu’à présent sont inédites et nous laissent espérer que le dénouement de la prise d’otage d’Ingrid Betancourt et de plusieurs otages colombiens, est proche.

Il nous appartient à nous, citoyen-ne-s, de contribuer à ce qu’une solution historique et tant attendue se mette en place rapidement. C’est pourquoi le Comité de soutien à Ingrid Betancourt et l’ONG Otages du Monde appellent à une mobilisation exceptionnelle.

Dimanche 18 novembre, à Paris, une grande marche partira à 15H00 du Parvis des Droits de l’Homme (appelé Parvis du Trocadéro) pour rejoindre le Mur de la Paix.

La famille d’Ingrid Betancourt prendra part à cette manifestation : Mélanie et Lorenzo Betancourt, enfants d’Ingrid ; Juan Carlos Lecompte, mari d’Ingrid et Fabrice Delloye, ex-mari et père des enfants d’Ingrid, seront présents...

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Accroissement des inégalités : un constat affligeant pour l’UMP et le président de la République

Jour après jour, les études viennent toutes confirmer le caractère inefficace et profondément injuste de la politique fiscale menée depuis six ans par l’UMP.

Le portrait social de la France en 2007, publié aujourd’hui par l’INSEE, dresse à cet égard un constat sans appel. Cette étude conclut ainsi que le mouvement de baisse des inégalités du niveau de vie et de la pauvreté, pourtant régulier depuis les années 70, s’est « essoufflé depuis 2002, la pauvreté ayant même légèrement augmenté en 2005, tandis que les inégalités de patrimoine se sont, elles, renforcées ». Ainsi, le niveau de vie des 10%des Français les plus modestes n’a pas évolué depuis 6 ans et la France compte aujourd’hui 250.000 pauvres de plus qu’en 2002.

Les inégalités de patrimoine se sont littéralement envolées au cours de cette période : le patrimoine des 10% des Français les plus riches (450.000 euros) a progressé de 40% quand celui des 10% les plus pauvres (2.110 euros) stagnait.

Ce mouvement creuse les inégalités initiales, puisqu’il frappe davantage les jeunes couples, les non qualifiés et les familles nombreuses. Le constat est donc clair : l’ascenseur social, élément fondateur de notre pacte républicain qui privilégie le mérite à l’héritage, est en panne et s’est transformé en « descenseur social ».

Cette étude, fondée pour la première fois sur des indicateurs d’inégalités sociales, démontre que cette situation résulte des choix fiscaux anti-redistributifs de la majorité en place depuis six ans qui à cassé un à un tous les outils favorisant la redistribution, c’est-à-dire l’égalité des chances.

Les dispositions adoptées cet été, et notamment le bouclier fiscal ( qui permettra aux 1.000 contribuables dont la fortune dépasse 15,5 millions d’euros de profiter chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros), ne feront qu’accélérer ce processus, au détriment de notre de Pacte social.

Le Parti socialiste demande donc au gouvernement de prendre acte de ces faits, désormais incontestables. Pour mettre ses actes en conformité avec ses belles déclarations sur l’ « ascension sociale par le travail et le mérite », il doit changer radicalement de politique fiscale en réhabilitant les impôts directs et progressifs, et non les taxes (TVA sociale,…) et la rente (bouclier fiscal, ISF, droits de successions et donations).

Communiqué du Parti socialiste

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16.11.2007

Dati conclut une réforme avec plus de 200 tribunaux supprimés


(photo Copyright © 2007 Reuters) LYON (Reuters) - La ministre de la Justice Rachida Dati a achevé vendredi par des déplacements à Lyon et en Corse son "tour de France" de la réforme de la carte judiciaire, qui prévoit finalement de supprimer plus de 200 juridictions, et suscitent des actions d'opposition multiples.

Aucune totalisation nationale officielle des mesures décidées et aucun calendrier n'a été diffusé dans l'immédiat.

Selon des décomptes de syndicats de magistrats, ont été annoncées au total, compte tenu des dernières déclarations de vendredi, environ 180 suppressions de tribunaux d'instance (TI), 23 suppressions de tribunaux de grande instance (TGI), pour une poignée de créations de TI.

A l'avant-dernière étape de son tour de France, à Lyon, la Garde des sceaux a annoncé la suppression d'ici 2010, de cinq tribunaux de grande instance à Belley (Ain), Montbrison (Loire), Moulins (Allier), Riom (Puy-de-Dôme) et Vienne ou Bourgoin-Jallieu (Isère), le choix n'étant pas encore arrêté dans ce dernier cas.

Une quinzaine de tribunaux d'instance va par ailleurs disparaître dans les ressorts des cours d'appel de Lyon Chambéry, Grenoble et Riom, pour une seule création en Haute-Savoie.

Comme presque toujours durant ces déplacements, la ministre a été accueillie à Lyon par une manifestation de plusieurs centaines d'avocats et magistrats des juridictions menacées, en robe, qui ont hué la ministre, jeté des codes pénaux et civils, scandé des slogans "Dati démission" et se sont heurtés aux policiers.

Il n'y a eu ni arrestations ni dégâts. Rachida Dati est ensuite repartie pour la Corse, où elle devait effectuer les dernières annonces de sa réforme.

JOURNÉE D'ACTION LE 29 NOVEMBRE

Les chiffres nationaux de suppressions de tribunaux prévus dans cette réforme correspondent approximativement à ceux qui étaient mentionnés dans des documents internes du ministère, publiés en septembre dernier dans la presse, avant la concertation annoncée par le cabinet Dati.

"Cela prouve que tout était décidé dès le départ. Il n'y eu aucune concertation et aucune volonté d'amender des décisions prises dès le départ", a déclaré vendredi à Reuters Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

Il souligne qu'aucun budget spécifique n'a été dédié à cette réforme dans les crédits de la justice, votés jeudi par l'Assemblée, alors que, souligne-t-il, le fonctionnement et l'organisation des juridictions qui récupéreront le contentieux des tribunaux supprimés va évidemment augmenter.

"Il va y avoir un deuxième tour technique. On va découvrir au fur et à mesure qu'on réfléchit sérieusement, des conséquences en chaîne", a estimé Bruno Thouzellier. La gauche et une partie de l'UMP sont contre cette réforme et certains députés de la majorité n'ont pas voté le budget justice.

En province vendredi, des actions multiples de grèves, d'occupation de tribunaux, de manifestations, de "journées villes mortes" ou encore de grèves de la faim ont été organisées ou programmées dans de nombreuses villes comme à Saint-Dié (Vosges), Beauvais (Oise), Bourgoin-Jallieu (Isère).

Les syndicats de magistrats et de personnels de justice organiseront le 29 novembre une grève nationale. Ils défendent les tribunaux d'instance, car ils traitent des missions de proximité et service public telles que les placements sous tutelle de majeurs irresponsables, disent-ils.

Ils remarquent par ailleurs qu'aucun TGI n'est créé, même dans des zones débordées comme la Seine-Saint-Denis, alors que depuis la dernière réforme de 1958 la population française a augmenté de 20 millions d'habitants.

Vendredi, à Lyon, Rachida Dati a répété qu'elle irait "jusqu'au bout". "La France a beaucoup changé depuis 50 ans, nous devrons adapter le service public de la justice aux évolutions démographiques, économiques et sociales. La justice est le seul service public à n'avoir pas été réformé".

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17:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le Conseil constitutionnel a validé les tests ADN

PARIS (Reuters) - Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la quasi-totalité de la loi sur l'immigration dont, sous certaines réserves, le dispositif relatif à l'usage de tests ADN dans le cadre du regroupement familial.

Le Conseil, où siégeait pour la première fois l'ancien président Jacques Chirac, aux côtés d'un autre ex-locataire de l'Elysée, Valéry Giscard d'Estaing, a en revanche censuré l'article autorisant les statistiques ethniques.

"Les réserves d'interprétation formulées par le Conseil constitutionnel rejoignent les préoccupations du gouvernement, qui s'est efforcé tout au long de la procédure législative d'encadrer le dispositif en prévoyant son caractère facultatif, gratuit", relève le Premier ministre, François Fillon, dans un communiqué.

Les groupes de gauche de l'Assemblée nationale ainsi que François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), avaient saisi le Conseil constitutionnel le 25 octobre sur ce texte présenté par Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, et que le Parlement avait adopté le 23 octobre. Le recours visait principalement les articles 13 et 63 du texte.

L'article 13, vivement contesté par la gauche, les associations de défense des droits de l'homme mais aussi par certains élus de droite et du centre, introduit le recours aux tests génétiques dans le cadre du regroupement familial.

Dans son arrêt, le Conseil constitutionnel "a relevé qu'en posant ces règles, le législateur n'a pas entendu appliquer aux étrangers le droit français de la filiation. Il n'a pas dérogé aux règles du droit international privé posées par le code civil".

"Ainsi la filiation de l'enfant étranger reste en principe soumise à la loi personnelle de la mère étrangère. Le Conseil a jugé que la loi déférée n'avait ni pour objet ni pour effet de créer un droit spécial réservé aux étrangers, tant quant à l'établissement du lien de filiation qu'à sa preuve", ajoute le Conseil.

L'ADN PAS CONTRAIRE AUX PRINCIPES D'EGALITE

"Tous les modes de preuve reconnus par la loi personnelle de la mère étrangère pourront donc être utilisés. En particulier, l'article 13 n'est pas applicable à la filiation adoptive qui continuera à se prouver par la production d'un jugement", dit encore le Conseil constitutionnel.

"Sous ces réserves, qui assurent l'égalité entre tous les modes d'établissement de la filiation, la loi ne pose pas de distinctions relatives à l'état des personnes contraires au principe d'égalité", note le Conseil.

Le député UMP Thierry Mariani avait déposé un amendement qui, sous le flot des critiques, a été sous-amendé à l'Assemblée nationale puis au Sénat avec l'accord du gouvernement.

Thierry Mariani a fait part de sa satisfaction après la décision du Conseil. "J'en suis très satisfait parce que finalement cinq mois après son élection, les engagements de Nicolas Sarkozy sont tenus", a-t-il dit.

"Sur l'ADN, il y a quelques mois on nous expliquait que c'était liberticide, fasciste, dangereux etc. Aujourd'hui, c'est validé par le Conseil constitutionnel donc je pense que tous ceux qui m'ont insulté pendant des semaines devraient un peu faire preuve d'humilité", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, s'est lui aussi réjoui dans un communiqué de cette décision qui, à ses yeux, "confirme que la nouvelle loi respecte pleinement les libertés publiques et les principes fondamentaux de notre République".

Les "sages" de la rue Montpensier ont en revanche estimé contraire à la Constitution l'article 63 de la loi relatif aux statistiques ethniques.

Le Conseil note que l'article incriminé ne prend pas en compte l'article 1er de la Constitution sur le refus de la distinction des citoyens selon leur sexe ou leur religion.

En outre, souligne l'arrêt, "l'amendement dont est issu l'article 63 était dépourvu de tout lien avec la loi déférée qui ne comportait à l'origine que des dispositions liées à l'entrée et au séjour des étrangers en France".

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a exprimé pour sa part son "immense déception" et son "soulagement".

Le Mrap se dit déçu de la position du Conseil au sujet de l'amendement ADN, mais "salue la décision ne permettant pas le recours aux statistiques ethniques".

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08:55 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, CONSEIL CONSTITUTIONNEL

15.11.2007

Seconde journée de grèves, dialogue en cours

PARIS (Reuters) - La grève dans les transports publics contre la réforme des régimes spéciaux de retraite se poursuit jeudi à la SNCF et à la RATP pour la seconde journée.

Mais syndicats et gouvernement tentent de nouer le dialogue en vue de négociations entreprise par entreprise dans un délai d'un mois fixé par le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Une sortie de crise semblait possible, comme le titre le quotidien Libération : "Préavis de sortie".

Pour Le Parisien "Ça négocie... mais la galère continue". "Régimes spéciaux : une sortie de crise se profile", relève La Tribune, Le Figaro estimant que "la grève s'essouffle".

Le président Nicolas Sarkozy a appelé mercredi soir à la fin des grèves, jugeant que les conditions d'une négociation étaient réunies. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a dit avoir obtenu les conditions d'une suspension du mouvement.

Mais cinq fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, Unsa) sur les huit que compte la SNCF ont appelé les salariés de l'entreprise à poursuivre la grève pour 24 heures, de même que SUD-Rail, écarté des discussions avec le gouvernement.

Dans un communiqué, les cinq fédérations disent n'avoir obtenu "aucune réponse concrète" du gouvernement pour l'instant.

Xavier Bertrand a affiché un optimisme mesuré jeudi matin. "Les conditions sont aujourd'hui réunies pour qu'on puisse faire progresser les négociations dans les entreprises", a-t-il dit sur RMC et BFM TV. S'adressant aux agents qui ont choisi de continuer l'arrêt de travail, le ministre du Travail a ajouté : "Dans une grève, il n'y a pas d'issue".

Il a souligné que les négociations dans les entreprises "ne sont pas faites pour annuler le passage aux 40 ans" de cotisation, contre 37,5 ans pour les bénéficiaires de régimes spéciaux, soit 1,1 million de retraités et 500.000 actifs.

À LA BASE DE DÉCIDER

Mercredi soir, le ministre a envoyé aux syndicalistes une lettre sur l'organisation de négociations dans les entreprises et les branches concernées. Il donne aux organisations syndicales un mois pour négocier dans les entreprises et les branches sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

"A l'issue de ce délai, les textes réglementaires relatifs à la réforme des différents régimes spéciaux seront rendus publics, puis publiés", ajoute-t-il dans cette lettre adressée aux dirigeants de la CGT, la CFDT, la Fgaac - non gréviste -, l'Unsa, Force ouvrière, la CFTC et la CFE-CGC.

Certains syndicalistes ont souhaité que la négociation s'ouvre jeudi, pendant que la grève se poursuivrait.

Mais Didier Le Reste, secrétaire confédéral de la CGT chargé du dossier des retraites au syndicat, a souligné qu'il incombait à "la base" de se prononcer sur le contenu des nouvelles propositions du gouvernement.

"Il appartient aux salariés d'en débattre et de décider (...) je m'en tiens à ce que les cheminots soient informés le plus précisément possible pour qu'il y ait débat et décisions", a-t-il dit jeudi au micro de RTL. "Les négociations s'ouvriront, je ne sais pas quand".

Moins suivie que le 18 octobre, la grève mercredi a fortement perturbé les transports, premier jour d'un mouvement reconductible contre le projet gouvernemental, une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy.

Les manifestants ont été toutefois moins nombreux que lors de la première journée nationale de mobilisation syndicale sur ce thème. Le ministère de l'Intérieur a dénombré 50.000 personnes dans les rues, sur l'ensemble de la France, contre 150.000 le 18 octobre.

Le mouvement mercredi a également affecté EDF et Gaz de France où le préavis de grève portait sur 24 heures.

LÉGÈRE AMÉLIORATION À LA SNCF

A la SNCF, une légère amélioration était attendue jeudi mais les usagers prévoyaient de longues attentes sur les quais de gare et les automobilistes des bouchons sur les routes. Ceux-ci représentaient 260 km cumulés autour de Paris jeudi matin.

Un TGV sur cinq circulera - 150 environ sur 700 en temps normal -, contre un sur sept mercredi, et un train Corail sur six, chiffre inchangé, ainsi qu'un TER sur trois.

A la RATP, on comptait une rame sur trois ou quatre en moyenne avec un trafic quasi nul sur certaines lignes. Le trafic était très perturbé sur la ligne A du RER et inexistant ou presque sur la ligne B alors que 30% des bus et tramways devaient circuler en moyenne.

Les salariés de la RATP ont majoritairement décidé de reconduire la grève pour 24 heures lors d'assemblées générales.

Soucieux d'éviter un mouvement de l'ampleur des grèves de 1995, qui avaient paralysé le pays, l'Elysée et le gouvernement ont mercredi repris au bond l'offre formulée mardi soir par la CGT de négociations tripartites Etat-syndicats-entreprises sur chacun des régimes spéciaux. La CGT réclamait jusqu'alors une négociation tripartite globale.

Le gouvernement accepte de négocier sur "les salaires en particulier en fin de carrière, les conditions de travail, la pénibilité, le régime additionnel, l'aménagement des fins de carrière", a rappelé le Premier ministre, François Fillon.

Trois principes restent non négociables pour l'exécutif : allongement progressif de la durée de cotisation de 37,5 annuités à 40 d'ici à 2012, indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires et système de décote, qui prévoit que les agents partant avant 40 ans de cotisation voient leur pension amputée.

RAG 34. Les lolo's 34

11:46 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Economie , Famille , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.11.2007

Novembre "surbooké", mouvements sociaux en couvaison : ça sort!



Le calendrier du mois de novembre est bien chargé :

Hausse du carburant...

Liberté de la presse

Opéra de Paris, RATP, La Poste, France Telecom, LCL (l'ancien crédit Lyonnais), etc.

POUVOIR D'ACHAT OUI, NON AUX PLANS SOCIAUX SANS CONTREPARTIE !

13 et 14 novembre : Transports et énergie (mouvement de grève reconductible par tranche de 24h00);

20 novembre : Education nationale, étudiants, ensemble de la fonction publique, etc. (pouvoir d'achat, emploi, salaires retraites,etc);

29 novembre : Justice (carte judiciaire)...

BLOG RAG 34 en berne le 20. Nous serons nous aussi en grève le 20 novembre pour les mêmes motifs : Pouvoir d'achat, salaires, etc.


ATTENTION, HAUTE TENSION !



A suivre.

RAG 34. Lolo34

20:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Cinéma : J'ai très mal au travail

De la part du blog, Journal d'un chômeur

Pour celles et ceux qui souhaitent voir le Film de Jean Michel Carré "J'ai très mal au Travail".

Diffusion à partir du 14 Novembre au Diagonal Montpellier et au Sémaphore à Nîmes.

La prégnance des risques psycho-sociaux sur le lieu de travail (stress, violence, pratiques addictives…) est de plus en plus fréquemment présentée comme constituant une menace sérieuse pour l’intégrité physique et mentale des salariés. Les partenaires sociaux européens ont d’ailleurs conclu un accord important sur le stress au travail le 8 octobre 2004, qui témoigne d’une réelle sensibilisation des acteurs du monde du travail.

Le film de Jean-Michel Carré, J'ai très mal au travail, s'appuie sur de nombreux travaux multidisciplinaires. J'ai très mal au travail propose une lecture riche et dense de cette souffrance particulière apparue au cours des dix dernières années. Il ouvre une réflexion sur la centralité de la fonction psychique du travail dans le maintien de la santé psychique et physique des travailleurs.

Le film sera projeté à partir du 14 novembre en Languedoc-Roussillon (cinéma DIAGONAL à Montpellier et Le SEMAPHORE à Nîmes). La projection du film sera suivie d'un débat en présence du réalisateur, du directeur départemental du travail du Gard et du Dr HEUZE, médecin-inspecteur du travail le 27 novembre à Nîmes.

Source : SDTEFP du Languedoc-Roussillon


Merci Alexandra pour cette information, à bientôt amicalement.


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15:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : J'ai très mal au travail

11.11.2007

Semaine de grèves, la France en zone de turbulences sociales



PARIS (AFP) - La France se prépare à une semaine sociale agitée avec des grèves à partir de mardi soir dans les transports, susceptibles de paralyser le pays, avant d'autres mouvements de protestation contre des réformes voulues par le président Nicolas Sarkozy.

Mesure phare du programme du chef de l'Etat, la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui bénéficient à certaines professions comme les cheminots, avait suscité le 18 octobre une première grève à l'origine d'une mobilisation record.

Le gouvernement ayant refusé de revenir sur le fond de la réforme, sept syndicats des chemins de fer sur huit ont appelé à une nouvelle grève qui débutera mardi soir et sera reconductible. La plupart des syndicats du métro parisien ont également appelé à cesser le travail à compter de mercredi.

Le mouvement touchera également le secteur de l'énergie: tous les syndicats ont appelé à la grève à EDF (Electricité de France) et GDF (Gaz de France), pouvant aller jusqu'à des coupures de courant.

L'Opéra de Paris, dont les salariés sont concernés par la réforme, cessera ses représentations.

Face à la contestation, le gouvernement a fait part de sa détermination, fort du soutien de l'opinion publique: selon un récent sondage, 68% des Français sont opposés à la grève sur les régimes spéciaux.

M. Sarkozy a martelé vendredi qu'il irait "jusqu'au bout" de sa réforme sur les régimes spéciaux. Dans un entretien publié dimanche, le Premier ministre François Fillon réaffirmait sa "fermeté", assurant que "quand on fait son devoir, on n'a pas peur".

"Personne ne pouvait imaginer que la réforme des régimes spéciaux se ferait facilement", a-t-il encore dit.

Le gouvernement entend aligner les régimes spéciaux sur celui des fonctionnaires à partir de 2008, en rallongeant la durée de cotisation à 40 ans pour toucher une retraite complète, au lieu de 37,5 ans actuellement.

Ces régimes concernent 500.000 salariés (et 1,1 million de retraités) face aux quelque 18 millions de salariés du secteur privé, et permettent dans certains cas de cesser de travailler dès 50 ans dans des conditions avantageuses.

Mais la grogne touche aussi les fonctionnaires, en particulier les enseignants, dont les principaux syndicats ont appelé à une grève le 20 novembre.

Leur colère a été alimentée par la suppression de 22.900 postes au budget 2008. La France compte près de 5,2 millions de fonctionnaires, soit un cinquième de la population active salariée.

Le gouvernement doit faire face à un climat social de plus en plus tendu: les étudiants multiplient depuis quelques jours les blocus de facultés pour protester contre une loi sur l'autonomie des universités.

Une coordination nationale étudiante, opposée à cette loi, a appelé dimanche à bloquer les gares de France mardi et se joindre aux grèves des 13 et 20 dans "une convergence des luttes" contre le gouvernement.

M. Sarkozy a aussi dû se rendre à la rencontre des marins-pêcheurs pour désarmorcer leur colère en annonçant des mesures pour compenser la flambée des prix du gazole.

Selon un sondage publié vendredi, le pouvoir d'achat reste la principale préoccupation des Français, et 71% d'entre eux jugent les mesures prises "pas efficaces". Même en baisse, la cote de popularité de M. Sarkozy reste néanmoins largement positive.

Interrogé vendredi sur les grèves à venir, M. Sarkozy a déclaré: "Ce n'est pas une semaine qui est difficile, c'est ce que je fais qui est difficile". Avant de promettre qu'il prendrait "des initiatives" sur le pouvoir d'achat.

A cet égard, le gouvernement a annoncé ce week-end le doublement de la "prime à la cuve" de fioul pour les ménages les plus modestes et une augmentation de 3%, au 1er janvier, de l'aide au logement.

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21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.11.2007

Médecine du travail: l'autre caisse noire du Medef

Par David Servenay (Rue89) 7.11.2007

Comment l'argent de la santé des salariés finance les comités locaux du patronat. Une enquête Rue89/France Inter.

C'est un autre scandale du financement occulte du patronat. Bien loin de l'énorme caisse noire de l'UIMM, un vaste système s'est déployé depuis des années, dans toute la France, pour faire vivre les comités locaux du Mouvement des Entreprises de France. Un petit secret de famille que tous les protagonistes de ce milieu connaissent bien, et qui permet de financer emplois fictifs, voyages somptueux, notes de frais et salaires de complaisance. Tout cela, grâce à la médecine du travail. Selon l'enquête conjointe de France Inter et Rue89, le patronat français puise allègrement dans les caisses d'un système censé s'occuper de la santé des salariés.

Un pactole d'un milliard d'euros

La médecine du travail a été créée de toute pièce par les patrons français en 1946. Le principe est simple: les entreprises versent une cotisation pour salarier des médecins, qui vont s'assurer de la bonne santé des travailleurs et de leur environnement.

Un véritable pactole, car la cotisation est obligatoire. En moyenne, comptez 75 euros par salarié et par an. Soit au total, d'après le Cisme (Centre interservices de santé et de médecine du travail en entreprise), une manne d'un milliard d'euros!

Aujourd'hui, 95% des 6500 médecins du travail sont employés par des associations. Celles-ci sont toutes contrôlées par des représentants du Medef ou de la CGPME. Depuis 2004, la loi impose la parité dans leur conseil d'administration: 2/3 de patrons, 1/3 de salariés. Dans les faits, seuls les employeurs ont les moyens de contrôler ces activités. Et d'en abuser.

Principaux abus: financement du siège, emplois fictifs et grosses notes de frais

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08:30 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CAISSE NOIRE

06.11.2007

Sud-Rail et une fédération d'usagers favorables aux "grèves de la gratuité"

AFP. Le syndicat Sud-Rail et la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP) ont réclamé lundi la reconnaissance en France de la "grève de la gratuité", qui consiste pour les salariés des entreprises de transports en commun à permettre aux voyageurs de circuler sans payer.

Selon un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) du 17 juillet dernier, cette forme de grève est "licite", affirment-ils dans un communiqué commun.

Une telle "grève de la gratuité" ne pourrait cependant être organisée dès la mi-novembre, a précisé Sud-Rail. Six fédérations de cheminots ont appelé à un mouvement reconductible à partir du 13 novembre au soir.

Dans l'arrêt de la CEDH, dont l'AFP a eu copie, la Cour a estimé que "le ralentissement de travail" d'agents de péage turcs qui avaient quitté leur poste et permis aux automobilistes de passer sans payer, "pourrait être considéré comme une action collective d'ordre général dans le contexte de l'exercice des droits syndicaux".

Les actions judiciaires en dommages et intérêts engagées par l'administration turque ont constitué "une ingérence dans leur droit à la liberté d'association", a jugé la CEDH.

D'après Sud-Rail et la FUT-SP, la SNCF n'a dans le passé "cessé de prendre de lourdes sanctions contre les cheminots qui, par exemple, pratiquaient la +grève de la pince+" c'est-à-dire le refus de contrôler les billets.

Le jugement de la CEDH "crée une situation nouvelle" et "la France doit suivre cette jurisprudence", estiment-ils, demandant au ministère des Transports d'organiser "une table ronde Etat-entreprises de transport-syndicats-usagers afin d'étudier les modalités d'application" de la jurisprudence de la cour européenne.

"On comprend bien pourquoi la direction SNCF est hostile à cette forme de grève qui serait au contraire particulièrement bien accueillie par les usagers", estiment Sud-Rail et la FUT-SP, évoquant des "convergences entre usagers et cheminots qui veulent défendre le service public ferroviaire".

Lors d'une "grève de la pince" en 1989, la direction de la SNCF avait prévenu les contrôleurs que le mouvement constituait "une véritable remise en cause des obligations même du contrat de travail" des contrôleurs et que "l'inexécution des obligations" de travail était "une faute professionnelle".

Selon Sud-Rail, "les grévistes qui ont intenté des recours juridiques contre ces sanctions ont été désavoués, ce qui a été un frein à ce type d'expérience".

Lundi 5 novembre

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05.11.2007

Arche de Zoé: François Hollande veut une mission parlementaire

SAINT-MEDARD-EN-JALLES, Gironde (Reuters) - François Hollande s'est félicité dimanche de la libération des trois journalistes français détenus au Tchad et souhaité qu'une mission d'information parlementaire puisse faire la lumière sur l'affaire de "l'Arche de Zoé".

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a également demandé que les membres de l'association soient rapatriés en France et y soient jugés "si nécessaire."

Il s'est également demandé si le rôle de Nicolas Sarkozy était d'aller chercher lui-même au Tchad les journalistes et les quatre hôtesses de l'air espagnoles libérées dans l'après-midi.

"Je crois que le mieux, c'est de faire le clair sur tout ce qui s'est passé et de faire en sorte que les sanctions puissent être prononcées en France", a-t-il dit en marge du congrès du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à Saint-Médard-en-Jalles, en Gironde.

Le déplacement au Tchad de Nicolas Sarkozy est "une méthode" qui consiste à "être toujours en mouvement, toujours présent sur tous les terrains pour saturer l'espace public", a expliqué le dirigeant socialiste. "Mais en même temps je ne vais pas ici déconsidérer la cause."

"Est-ce le rôle du président de la République de venir les chercher lui-même alors qu'il y a d'autres ressortissants français qui sont dans des procédures judiciaires ? Chacun se posera la question", a-t-il cependant demandé.

Le Premier secrétaire du PS a souhaité qu'une solution "soit trouvée pour l'ensemble des ressortissants français et notamment pour que cette association et ces responsables de 'l'Arche de Zoé' puissent être rapatriés en France et jugés si c'est nécessaire."

Il a dit attendre "clarté" et "transparence" de la part du chef de l'Etat et a souhaité la constitution d'une "mission d'information au Parlement" pour que "toutes les données de cette affaire soient connues."

"Je pense qu'il ne faut pas laisser nos ressortissants, quelle que soit leur responsabilité, être l'instrument d'une pression exercée par le régime tchadien", a-t-il souligné.

Dimanche 4 novembre

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16:44 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ARCHE DE ZOE, HOLLANDE, TCHAD

30.10.2007

Touche pas à mon ADN ! 300.000 signatures très bientôt !

Vous êtes déjà 298379 à avoir signé !




Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.

SIGNER LA PETITION

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27.10.2007

Le jour de la lecture obligée de la lettre de Guy Moquêt sera désormais une journée consacrée à la Résistance et à la jeunesse résistante

" Les fascistes ont voulu terroriser la jeunesse. Cela a eu un effet inverse"

Entretien avec Georges Séguy. "Nous refusions de nous incliner devant les lois du gouvernement de l’Etat français légalement constitué à Vichy. Nous nous sommes insurgés contre la politique de trahison" déclare l’ancien secrétaire général de la CGT, à l’époque militant de la Jeunesse communiste, déporté à dix-sept ans.

Vous appartenez comme Guy Môquet à cette génération d’enfants du Front populaire devenus adolescents lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, et qui sont rentrés en Résistance aux premières heures de l’occupation nazie. Qu’est-ce qui vous rapproche de Guy Môquet ?

Lire la suite
(Publié dans l'Humanité du 23 Octobbre 2007).

Notre note précédente : Le déserteur : Monsieur le Président, je vous fais une lettre...

Les lolo's 34 sur ce sujet restent vigilants, car ils ont en mémoire et de manière tenace, le silence méprisant que le candidat Sarkozy à l'époque ministre de l'Intérieur a sciamment entretenu et continue d'entretenir concernant la disparition de Lucie Aubrac, une héroïne nationale !

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00:31 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.10.2007

Vers un moratoire concernant les cultures en plein champ d' OGM ?

Sarkozy confirme la suspension de la culture commerciale des OGM

PARIS - La culture commerciale des OGM sera "suspendue en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a confirmé jeudi Nicolas Sarkozy lors de la conclusion du Grenelle de l'environnement.

"La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM", a déclaré M. Sarkozy.

"Je ne veux pas me mettre en contradiction avec l'Union européenne. Mais, dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a poursuivi le chef de l'Etat.

Il a promis de le faire "en concertation étroite avec la Commission européenne".

Dans cet esprit, M. Sarkozy a repris la décision du Grenelle d'une loi sur les OGM au printemps 2008. Ce texte transposera la directive européenne sur les OGM. Les principes de transparence, de droit à cultiver avec ou sans OGM et d'obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM "seront inscrits" dans ce projet de loi.

Cette suspension de la culture commerciale des OGM "ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM, et notamment les OGM d'avenir", a déclaré M. Sarkozy. Le chef de l'Etat a donc exprimé sa volonté d'accélérer la recherche sur les OGM.

"Ce que nous proposons, c'est le retour de la démocratie: le débat, la transparence, la décision exclusivement pour des motifs d'intérêt général et non commercial, la responsabilité", a conclu M. Sarkozy. En contrepartie, il a appelé les militants écologistes qui détruisent les plants d'OGM à "revenir dans le champ de la démocratie et de l'Etat de droit". AP

egp/mw

Dont acte !

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19:24 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MORATOIRE, GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

Immigration : « Si vous saviez les papiers que doit remplir un sans-papiers ! »





Youbis, Mauritanien d’origine, vit en France depuis sept ans. En toute illégalité. Mais il a appris l’art de la clandestinité… et se bat avec les sans-papiers.

Youbis est un menteur et il l’assume. Il y a sept ans, il a débarqué en France avec de faux papiers. Depuis quatre ans, il travaille dans un restaurant sous une identité usurpée. En CDI, en plus ! De son côté, l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) refuse de croire ses histoires de menaces de mort en Mauritanie et l’a débouté plusieurs fois. Pourtant, là, Youbis semble ne plus mentir. « Sérieusement, si nous étions heureux chez nous, nous ne serions pas là à vivre dans la crainte d’une arrestation. Je n’avais aucune envie de changer de pays. » En Mauritanie, Youbis est menacé de mort, et s’enfuit au Mali.

Un passeur lui fait des faux papiers. Il arrive en France comme citoyen malien avec un visa de quinze jours. Depuis qu’il a débarqué en 2000, sa vie est un long parcours administratif. Il dépose un dossier à la préfecture comme demandeur d’asile politique. Débouté, il dépose un recours. Nouveau refus. Deux ans plus tard, il demande la réouverture de son dossier. Rejeté. « Trois jours après, je recevais une notification de reconduite à la frontière.»

Depuis un an, Youbis n’a plus le droit de rester en France. Il apprend l’art de la clandestinité. La règle d’or : « Personne ne doit rien savoir sur toi. » Les trucs : éviter de sortir la nuit, fuir les lieux publics... « En général, c’est dans les transports en commun que surgissent les contrôles de police. Là, il faut garder son sang-froid… » Comme pour le travail : « Le patron de mon restaurant ignore tout de moi… Il faut que je vive, en attendant ma régularisation.»

La survie au quotidien

L’interdiction de travailler, pour les sans-papiers, constitue une véritable préoccupation. D’une part, quant à leur survie quotidienne, puisqu’ils sont contraints de travailler au noir, au risque d’être exploités. D’autre part, parce qu’on leur demande, dans la perspective d’une régularisation, de justifier de leur présence. Une occasion pour Youbis de s’insurger contre l’iniquité des décisions préfectorales et les conditions d’accueil des demandeurs. Car notre homme n’est pas du genre à attendre que les choses se fassent sans lui. « Si tu croises les bras, il ne va rien se passer. Il faut nous exprimer en groupe pour faire savoir qu’il y a des milliers de personnes dans notre situation. Sinon, qu’est-ce que vaut la voix d’un clandestin ?»

Lui qui n’a pas le droit de vote se veut un citoyen exemplaire. Un soir, il participe à une réunion pour rédiger des propositions aux candidats. Un autre soir, il retrouve un groupe de migrants de la délégation du Secours Catholique de Paris, rassemblant de nombreux sans papiers. « En plus de nous informer sur les lois, de nous apporter du réconfort, d’échanger des conseils de survie, cela permet surtout de porter nos voix.»

Force de preuve

Lucide, Youbis mesure les risques : « Moi je suis prêt à parler. Nos histoires ont force de preuve et sont la seule arme pour nous en sortir.»

Le groupe mène un travail de sensibilisation auprès du public. « Nous avons organisé un rendezvous, « Les petits papiers des sanspapiers », pour montrer les formalités que nous avons à remplir. » Youbis raconte sa rencontre avec l’adjointe au maire de Paris chargée de l’immigration et des étrangers non communautaires. « Nous demandons des choses concrètes : au niveau des préfectures, quand on nous refuse nos dossiers incomplets, qu’on nous précise ce qu’il manque ; qu’on diminue les contrôles arbitraires... Notre seul espoir est de faire entendre nos voix. C’est tout ce qui reste en notre pouvoir… »

Par Louis Guinamard (Mars 2007)



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18:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, SANS-PAPIERS

20.10.2007

Diversité, j'écris ton nom

Faire en sorte que la France, et sa classe politique, prenne mieux en compte la diversité de ses composantes, et donc la représentation des minorités de couleur, est un combat partagé par tous les socialistes, comme le montre le dossier de L'hebdo . Même si elle est encore insuffisamment traduite dans la réalité, cette prise de conscience se concrétise au PS non par des nominations faire-valoir mais par des parcours que le suffrage universel, lors des élections locales, permet de conforter. Nous en donnons de multiples exemples.
Cette semaine, la lutte contre les discriminations a aussi été l'objet d'un rendez-vous manqué : après le vote de la calamiteuse loi sur l'immigration, les plus hauts représentants de l'État ne se sont pas déplacés pour l'ouverture de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, projet qui fut pourtant soutenu par tous les gouvernements précédents.
Enfin, le processus de rénovation du Parti est illustré dans L'hebdo par un reportage sur la mission de responsables socialistes partis échanger interrogations et réflexions avec les sociaux-démocrates allemands, ainsi que par la « lettre ouverte aux socialistes » de Yannick Jadot, porte-parole de l'Alliance pour la planète.

L'hebdo en ligne
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20:37 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

19.10.2007

"Fumées blanches à Lisbonne", l'U.E a un nouveau traité, claironne France-Inter

Mini traité, mini en tout, mais présent partout : Sarkozy fait le maximum pour vous mettre au minimum !

Après l'annonce " fumeuse et désinvolte" du divorce "people" des époux Sarkozy, au moment même d'un mouvement de grève nationale, on apprend ce matin par hasard, cerise sur le gâteau, que l'Union Européenne aurait adopté le mini traité Sarkozy de constitution européenne. Que contient ce mini traité, on en sait rien !!!

"On fait entrer par la porte ce qu'on a fait sortir par la fenêtre".

Ecoutez Paul Quilès

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Le blog de Paul Quilès


Démocratie n'est pas médiacratie. Exigeons un nouveau référendum !


Lire notre note précédente : Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"

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15:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, mini traité, Paul QUILES

18.10.2007

Les lolo's 34 du BLOG RAG 34 : solidaires avec les grévistes.

RDV cet AM à la manif ...

Les lolo's 34

12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Notre coup de gueule du jour, le chiffre du jour, la phrase du jour

LE CHIFFRE DU JOUR :

La France compte 7 millions de pauvres soit 260.000 de plus que l'an dernier.

Pour le dessus du panier soit les 500 plus grandes fortunes de France leur patrimoine familial dans le même laps de temps est passé de 200 milliards d'€ à 280 milliards d'€.

Ces sommes pharaonesques qui échappent à notre compréhension de simples mortels, pour tenter de les resituer dans notre réalité quotidienne de "pauvres bougres " que nous sommes, correspondent à peu près à 1/6 ème de la dette publique de la France. (1500 à 1700 milliards d'€). A méditer, faudra bien rembourser un jour... Qui sinon nous et nos enfants ? Comptez pas trop sur les riches !

L'euromillionnaire : pas plus de 100 millions € de gains à se partager entre heureux gagnants... Mais on y croit tous... ARG ! mouarf, mouarf...

"J'aime pas, nous n'aimons pas dans le désordre : l'opium, le populisme, le poujadisme, les élitistes cathophiles monarchisants, l'extrème droite, l'humour "tendance" de chez l'almanach Werhmacht, etc. Dommage pour ce gouvernement qui râtisse large, nous ne sommes pas clients !

Dites-nous, vous la droite française au pouvoir depuis 6 ans, (depuis toujours) : Que faites-vous pour favoriser une répartition plus équitable des richesses produites par la communauté tout entière ? Mis à part que de contribuer sciamment sur toute la planète à creuser les inégalités de revenus, de conditions sociales entre les sexes et les ethnies, vous ne servez à rien d'autre !".


LA PHRASE DU JOUR :

"Ces affaires me font le même effet que les secrets de famille. Nous sommes libérés par ces révélations. C'est moins une crise qu'une convulsion qui va permettre d'accoucher d'autre chose".

Laurence Parisot (présidente du MEDEF) à propos de la caisse noire antigrève de l'UIMM.

Pour les étrangers en demande de regroupement familial pas de secrets de famille : Tests ADN au menu...


"Vous êtes-vous rendu récemment à la Préfecture de l'Hérault pour une demande ou une autre ? Si votre réponse est non, sachez que c'est impressionnant !".

Deux files d'attente de longueurs variables dès l'entrée du bâtiment, séparées entre elles par des barrières...

Deux files donc, dont l'une bien bondée dès une demie-heure avant l'ouverture :

- La première réservée à l'acceuil des étrangers,

- La seconde bien plus clairsemée pour les autres services, mais volontiers plus grognonne dès fois qu'on voudrait lui piquer sa place).

Ca ne vous évoque rien ?

"J'ai ressenti un malaise certain, ne vous en déplaise, qui vous savez...".

RAG 34. Lolo34 et Lio des lolo's 34

08:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.10.2007

ATD QUART MONDE : CAMPAGNE 2007 "Refuser la misère, un chemin vers la paix"

Créons un grand courant du refus de la misère.

Le 17 octobre prochain sera le vingtième anniversaire de la Journée mondiale du refus de la misère. A cette occasion, ATD Quart Monde a lancé, avec de nombreux partenaires au plan national et international, une campagne publique intitulée « refuser la misère : un chemin vers la paix ».
Nous voulons rassembler largement ceux qui veulent en finir avec la faim, l’ignorance et la violence imposées à des millions d’hommes.
Nous voulons créer ou renforcer les liens entre personnes d’horizons et d’origines différents.
Nous voulons rappeler qu’on peut en finir avec le fléau de la misère en veillant que chacun, partout, accède aux droits humains fondamentaux.


Une façon de participer à la campagne : signez la DECLARATION DE SOLIDARITE.

Pour en savoir plus sur la campagne : www.refusonslamisere.org

Et le flash infos (audio) international.

Refuser la misère, un chemin vers la paix



Durée : 14:19 Pris le : 03 juillet 2007 Lieu : France En une dizaines de minutes, découvrez l'esprit et les fondements de la Journée mondiale du refus de la misère et les grandes lignes de la mobilisation de 2007 avec pour préoccupation majeure: "Refuser la misère, un chemin vers la paix". Cette présentation donne aussi des
pistes d'engagement pour ceux et celles qui cherchent et qui ont décidé de rejoindre ce courant de personnes qui disent non au caractère inacceptable de l'extrême pauvreté.

Sur le même sujet lire sur le blog Journal d'un chômeur: Seuil de Pauvreté en France

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20:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ATD QUART MONDE, PAUVRETE, EXCLUSION, PRECARITE

Première conséquence de la politique « tous propriétaires » du gouvernement: la hausse des prix des loyers !

Alors que Nicolas Sarkozy et sa ministre du logement illusionnent la France avec le slogan trompeur « La France de propriétaires » afin d’esquiver la vraie urgence de faire baisser le coût du logement, la dure réalité les rattrape déjà : l’indice de référence des loyers a progressé de 2,76% au deuxième trimestre sur un an, après une hausse de 2,92% au trimestre précédent, a annoncé l’Insee.

La première conséquence de la politique « tous propriétaires » du gouvernement est sans appel : la hausse des prix des loyers ! Depuis le 6 Mai, avec Nicolas Sarkozy, c’est assez simple, tout coûte plus cher !

Le Parti Socialiste constate donc que la politique du logement du gouvernement est dans la continuité de la politique menée entre 2002 et 2007, toujours aucune mesure n’a été entreprise pour éviter la spéculation et la hausse des loyers. Pire, la première mesure de ce gouvernement, la déduction des intérêts d’emprunts immobiliers, entraînera nécessairement une nouvelle hausse des prix et de la spéculation immobilière.

Le Parti socialiste exige du gouvernement qu’il prenne enfin des mesures pour le pouvoir d’achat, comme la mise en place le « bouclier logement », qui limiterait à 25% des revenus les dépenses mensuelles consacrées au logement. C’est une urgence pour les millions de Français qui ne bénéficient pas du paquet fiscal.

Communiqué d’Annick LEPETIT,
Secrétaire nationale au Logement

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06:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : L’amendement ADN doit être mis à la poubelle

Intervention de Laurent Fabius au grand rassemblement "Touche pas à mon ADN" qui s’est tenu au Zénith de Paris.

Pourquoi le recours aux tests ADN pour contrôler l’immigration régulière est-il inacceptable ? Parce qu’il est au croisement de deux thèses elles-mêmes inacceptables.

La première, c’est la "génétisation" de la société. Par un usage perverti de la science, certains voudraient, contre la tradition philosophique et juridique de notre pays, faire dépendre le destin des individus de la génétique et les sélectionner sur cette base.

On dira : pourquoi cette émotion, c’est une affaire ponctuelle, sans passé ni lendemain. L’ennui, c’est que le précédent Ministre de l’Intérieur proposait, il y a peu, de dépister les comportements pré-délinquants chez les enfants à partir de 3 ans. L’ennui, c’est qu’un candidat à l’élection présidentielle affirmait dans un entretien avec
un philosophe que la pédophilie et le suicide sont inscrits dans les gènes. Et voilà qu’on voudrait maintenant fonder le regroupement familial sur l’inné. Ce biologisme heurte le principe d’égalité. Il est aussi contradictoire avec les odes à la liberté que les partisans du test ADN entonnent volontiers.

La génétisation de la société se croise avec une seconde thèse, également inacceptable, la stigmatisation des immigrés. Quatre lois en quatre ans sur les immigrés ou plutôt contre eux. Les préfets sommés de "faire du chiffre", quitte à organiser la "chasse" aux enfants de sans papiers. Et voilà qu’on nous parle maintenant -c’est la prochaine initiative -de "quotas d’immigrés régionaux" avec débat chaque année au Parlement. La proposition d’un test ADN, c’est laisser entendre qu’un étranger serait par nature un risque et même potentiellement un délinquant. Il est temps de porter un coup d’arrêt. Sinon, l’immigration servira de plus en plus comme bouc émissaire de tous les problèmes et comme un filon pour multiplier les clins d’oeil à l’extrême droite.

Un dernier point. Je ne pense pas que ce soit le seul Monsieur Mariani, auquel on doit cette offensive anti-égalité, anti-liberté, anti-immigré. Dans notre système institutionnel, il faut savoir que les textes de loi s’ils émanent du gouvernement subissent le contrôle du Conseil d’Etat alors que les amendements d’origine parlementaire, eux, en sont dispensés. Il est donc fort possible que les tests ADN ont été proposés par un député pour éviter que le Conseil d’Etat adresse un carton rouge. Ne considérons pas non plus que l’amendement que nous combattons cesserait d’être un scandale parce qu’il serait allégé d’une partie de sa substance puisque c’est précisément pour faire scandale et flatter une certaine opinion qu’il a été proposé et accepté. Ma conclusion est simple : l’amendement ADN doit être mis à la poubelle et, avec lui, les idées qu’il porte. C’est le sens de mon engagement et, je crois, aussi du vôtre.

14 octobre 2007

http://www.laurent-fabius.net/article985.html

Mercredi, lors du débat général sur le projet de budget 2008, Laurent Fabius sera l'orateur principal du groupe socialiste. Son intervention sera diffusée en direct sur La Chaîne Parlementaire à partir de 16h.

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05:34 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, ADN

15.10.2007

Franchise médicale : Peut on traiter les malades comme des voitures ?

Télécharger le 4 pages PRS : Spécial assurance-maladie
Vidéos Gymnase Japy : Nous ne sommes pas des bagnoles, non à la franchise médicale !





Notre santé n'est pas un simple commerce : c'est pourtant la perception qu'en a le gouvernement, comme le démontre notre dossier : risque dépendance laissé aux assureurs privés, multiplication des forfaits et des franchises, qui sont autant d'atteintes au régime d'assurance maladie solidaire et collectif. Pourtant le déficit de la Sécu n'est pas une fatalité : d'autres pistes doivent être explorées ; sous le gouvernement Jospin les comptes sociaux furent rééquilibrés et même bénéficiaires.
Autres sujets de scandale : les délits d'initiés présumés des dirigeants et actionnaires d'EADS, dont on connaît, pour certains, la proximité avec Nicolas Sarkozy. Un président par ailleurs omniprésent dans les médias, alors que le CSA, saisi par le PS, répond qu'il n'en peut mais.
L'Hebdo présente également les enjeux et les questionnements des trois grands forums de la rénovation, pour mieux vous inviter à y participer.
Enfin cette semaine, c'est Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU qui adresse aux socialistes une lettre ouverte suggérant « quelques axes pour une véritable démarche de transformation ».

L'hebdo en ligne
Télécharger L'hebdo (format pdf / 2,6 mo

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11:03 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE MEDICALE

14.10.2007

Grande première sur le web ! en ce moment en direct grand meeting concert : TOUCHE PAS A MON ADN !

Un grand concert-meeting de SOS Racisme en « direct live »

Vivez en direct sur Internet l'événement du Zénith de Paris ce dimanche !

« Touche pas à mon ADN »

organisé par SOS Racisme, Charlie-Hebdo et Libération dimanche 14 octobre à partir de 18H sur l'un de ces trois sites :

live.sos-racisme.org www.liberation.fr www.arte.tv


TOUCHE PAS A MON ADN

OPPOSITION A L'AMENDEMENT MARIANI

Dimanche 14 octobre au Zénith de Paris à partir de 18 h

De plus en plus de personnalités s'associent à ce concert / meeting organisé par SOS RACISME, CHARLIE HEBDO et LIBERATION.

En effet, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Bénabar, Emmanuelle Béart, Carla Bruni, Stomy Bugsy, Phil Darwin, Fellag, Julie Gayet, Claude Leroy, Mélissa, Michel Piccoli, Renaud, Sanseverino, Soprano, Niels Tavernier, Les têtes raides, Tiken Jah Fakolly, Philippe Torreton, Youssoupha ont d'ores et déjà répondu présents.


Se joindront eux Clémentine Autain, François Bayrou, Laurent Fabius, René Frydman, François Goulard, Bernard-Henri Lévy, François Hollande, Axel Khan, Valérie Lang, François Léotard, Corinne Lepage, Aurélie Philipetti.

L'événement sera présenté par Serge Moati avec les organisateurs : Dominique SOPO, SOS Racisme, Philippe VAL, Charlie Hebdo, Laurent JOFFRIN, Libération.


Par pur esprit de la loi républicaine, SOS RACISME en partenariat avec CHARLIE HEBDO et LIBERATION ira jusqu'au bout pour que l'amendement Mariani ne passe pas. Nous ne faiblirons pas jusqu'à son retrait.

L'objectif de ce concert / Meeting prévu ce dimanche est de fédérer les fervents défenseurs de l'égalité républicaine qui fait la fierté de notre pays autour de l'idée d'une nation soudée par une communauté de destin et non pas par une communauté génétique.

Nous ne laisserons pas la génétique entrer dans le domaine du contrôle étatique, contraire à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Nous ne manquerons pas non plus de rappeler qu'en plus de faire partie d'une longue série de mesures et de déclarations qui jettent une suspicion généralisée et récurrente sur les étrangers, cet amendement introduit en plus des changements profondément négatifs sur les plans éthiques, scientifiques et du vivre ensemble.

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19:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Musique , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, SOS RACISME

11.10.2007

Danièle Mitterrand : Non au racisme biologique

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Tribune de Danièle Mitterand, Présidente de France Libertés.
Publiée dans l'Humanité du 8 Octobre 2007.



Une longue expérience vécue, confortée par une certaine connaissance des faits de l’histoire, m’ont convaincue qu’aucun chef d’État ou de gouvernement n’a le pouvoir de mener sa politique que si elle est comprise par une grande majorité de l’opinion publique, et entérinée par les institutions de contrôle du respect des lois fondamentales de la République. Je ne peux imaginer que, devant le petit écran, regardé tous les soirs par des millions et des millions de Français, les esprits restent sans réaction devant l’énormité immorale de cette affaire de l’ADN, utilisé comme « marqueur » d’identité.

Nos élus, sensibles aux injonctions d’un gouvernement, auraient-ils perdu leur libre arbitre et leur sens moral critique pour oublier les leçons de l’histoire ? Cette histoire que nous sommes aujourd’hui quelques-uns seulement à avoir vécue, au bénéfice de l’âge. Je ne rappellerai pas les mauvaises manières d’un temps que personne ne peut oublier, quand il s’agissait de désigner qui a le droit de vivre en France, selon une « bonne » ou contestable filiation biologique.

Ne faisons pas de l’ADN - symbole de l’unité de la vie et de l’universelle filiation des espèces - un espion, un indicateur de police, un nouvel avatar du racisme biologique. Je demande à ceux qui me liront d’user de leur raison, de leur bon sens et de la morale. Qu’ils se conduisent en citoyens responsables pour mettre en garde le gouvernement de se déshonorer. J’ai pris connaissance avec beaucoup de satisfaction du rapport de la Commission d’éthique, dont je partage la conclusion. Puissent nos parlementaires méditer ce texte, afin que plus jamais la biologie ne soit mise au service de l’idéologie.

Visiter le site de France Libertés-Fondation

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07:23 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCE LIBERTES, DANIELE MITTERAND

Touche pas à mon ADN : Déjà 120.000 signatures !

"La terre appartient à celui qui la cultive et l'enfant à celui qui l'élève" Berthold Brecht.
Pourtant si l'on en croit un sondage (encore un), les français seraient 58 % à approuver les tests ADN spécialement réservés aux immigrés voulus par la Loi Hortefeux. Bientôt l'empreinte adn pour une carte de transport, une couverture sociale, une assurance... Ca vous rappelle quelque chose ?
Les lolo's 34.


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Notre pétition rassemble ce jour plus de 120 000 signatures ! C'est une démonstration incroyable de notre résistance citoyenne face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs.
Malgré tout, le gouvernement s'entête au delà de tout bon sens. Nous pouvons gagner ce combat, mais il faut passer à la vitesse supérieur : la mobilisation.

C'est pourquoi, nous appelons l'ensemble des citoyens opposés à ce dispositif, quelque soit leur horizon politique, à nous rejoindre pour un

GRAND MEETING CONCERT CONTRE LES TESTS ADN

Dimanche 14 octobre à 18h au Zénith de Paris (Métro porte de Pantin)

(Les invitations gratuites sont retirer dans les Fnac, dans la limite des places disponibles, ainsi qu'au siège de

SOS Racisme - 51 avenue de Flandre - 75019 Paris - 01 40 35 36 55)

en présence de Josiane Balasko, François Hollande, Bertrand Delanoë, Bernard Henri Levy,
Bénabar, Kery James, Tiken Jah Fakoly, Stomy Bugsy et bien d'autres...

Nous devons tous nous mobiliser, alors diffusez cette invitation au maximum de gens. La majorité parlementaire nous dit qu'elle agit conformément à ce que pense le peuple ? Eh bien montrons ce que le peuple en pense.

N'oubliez pas de continuer à signer et faire signer la pétition sur www.touchepasamonadn.com

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NON aux tests ADN."Charlie" lance une pétition contre la loi sur les tests ADN :

Ils ont déjà signé :
Isabelle Adjani, Raymond Aubrac, François Bayrou, Laurent Fabius, Dan Franck, René Frydman, François Hollande, Axel Kahn, Bernard-Henri Lévy, Pierre Mauroy, Jean Claude Mailly, Jeanne Moreau, Patrick Pelloux, Ségolène Royal, Jorge Semprun, Dominique Sopo, Francis Spizner, Bernard Thibault, Lilian Thuram, Philippe Val, Dominique de Villepin.

SIGNEZ LA PETITION sur www.touchapasamonadn.com

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07:23 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TESTS ADN

08.10.2007

POUVOIR D'ACHAT : Mon p'tit déj

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Juste avant le 1er janvier 2002 voilà ce que me coûtait mon p'tit déj :
une baguette, 3 francs soit 0,46 €, un paquet de café, 6 francs soit 0,91 €, un litre de lait, 1,30 francs soit 0,20 €, un pot de confiture 9,90 francs soit 1,51 €, une plaquette de beurre de 250 grs 3,75 francs soit 0,57 €.

Cinq ans après :

Baguette : 0,85 €, 85 % d'augmentation

Café : 1,50 € (le moins cher) 65 % de plus qu'en 2002

Lait : 0,70 €, 190 % et c'est pas fini d'après les spécialistes

Confiture : 3,20 €, 112 % de plus

Beurre : 1,20 € 80 % d'inflation.

C'est ça qu'on disait avant : inflation ! Non ?

Je vous laisse, je vais calculer de combien a augmenté mon salaire depuis 5 ans.

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13:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT, INFLATION

06.10.2007

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler, il faut l’augmenter!

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Sarkozy a accordé en juillet 15 milliards d’euros de transferts fiscaux vers les plus riches d'entre-nous !

Et vous, qu’avez-vous reçu ?


. J’ai gagné 250 000 euros par an car je fais partie des mille contribuables disposant d’un patrimoine financier supérieur à 15 millions d’euros qui ont bénéficié du « bouclier fiscal ».

. Je paierai beaucoup moins d’impôt sur la fortune (ISF)

. J’ai gagné 200 000 euros car je viens d’hériter avec ma soeur d’1,5 millions d’euros et les successions de ce niveau ne sont désormais plus imposées.
. RIEN, et pourtant, j’appartiens à « la France qui se lève tôt » à laquelle (Passage de 20 % à 30% de l’abattement sur la valeur de la résidence principale).

Nicolas Sarkozy a tant promis pour se faire élire…

Sarkozy, c’est : pas de cadeaux pour « la France qui se lève tôt »

Et maintenant, qu’allez-vous payer ?


Ce sont les Français qui vont devoir régler « cash » les 15 milliards de cadeaux fiscaux du mois de juillet. Le gouvernement lui-même expliquait voici quelques mois qu’il fallait 3 % de croissance en 2008 pour absorber « le paquet fiscal ».
Aujourd’hui, tous les économistes en France comme en Europe tablent sur une croissance en France inférieure à 2 %.

La facture, ce sera :

. Création de « franchises médicales » sur les consultations, les médicaments,les examens, les analyses…

. Augmentation de la TVA (baptisée TVA sociale) ;

. Transfert de charges vers les collectivités locales non compensées

. Suppression de 23 000 postes de fonctionnaires ;par l’État, qui contraignent à l’augmentation de la fiscalité locale ;

. Augmentation des tarifs publics et abandon au secteur privé de services publics

. Hausse prévisible de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) ;comme GDF ;

. Baisse du pouvoir d’achat pour tous, abandon des promesses (par exemple l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse).

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler,il faut l’augmenter!



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21:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

Ingrid BETANCOURT : La mobilisation continue !

2051 jours de captivité pour Ingrid Betancourt et Clara Rojas. Libérez-les, elles et les 3000 autres otages !

La mobilisation pour la libération d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas et tous les otages de Colombie, se poursuit inlassablement. Ce week-end, aura ainsi lieu la Nuit Blanche parisienne, dédiée à Ingrid Betancourt.



Mais la mobilisation, c'est aussi l'action de la communauté internationale. Dernièrement, plusieurs nouvelles ont contribué à la poursuite de l’espoir du Comité de soutien à Ingrid Betancourt : il semble que la mobilisation internationale actuelle se renforce un peu plus.

La semaine dernière, avait lieu l’Assemblée générale de l’ONU, évènement qui a permis de multiples rencontres entre des chefs d’Etat du monde entier. Nicolas Sarkozy avait notamment décidé de profiter de l’occasion pour aborder, à plusieurs reprises, le cas d’Ingrid, de Clara et des otages de Colombie. Il a ainsi rencontré Mélanie Betancourt et s’est entretenu avec Alvaro Uribe, le président colombien.

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08:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INGRID BETANCOURT

04.10.2007

Touche pas à mon ADN ! : Déjà 40.000 signatures depuis hier...

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La pétition lancée hier par SOS Racisme et Charlie Hebdo contre les tests ADN sur les candidats au regroupement familial a déjà obtenue 40 000 signatures ! En ce moment, 1 000 personnes par heure nous rejoignent dans cette lutte. Le sénat a certes adopté la loi mais notre combat n'est pas terminée. Nous devons continuer signer et faire signer cette pétition disponible sur www.touchepasamonadn.com

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.

Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.

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NON aux tests ADN."Charlie" lance une pétition contre la loi sur les tests ADN :

Ils ont déjà signé :
Isabelle Adjani, Raymond Aubrac, François Bayrou, Laurent Fabius, Dan Franck, René Frydman, François Hollande, Axel Kahn, Bernard-Henri Lévy, Pierre Mauroy, Jean Claude Mailly, Jeanne Moreau, Patrick Pelloux, Ségolène Royal, Jorge Semprun, Dominique Sopo, Francis Spizner, Bernard Thibault, Lilian Thuram, Philippe Val, Dominique de Villepin.

SIGNEZ LA PETITION sur www.touchapasamonadn.com

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02.10.2007

Combien de points de croissance en moins pour une hausse de 5 points de TVA ?

Avec la TVA (anti)sociale, Fillon ne marche pas encore sur les eaux... mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains

par Jean-Jacques Chavigné

« Trop d’impôt tue l’impôt » assènent inlassablement les néo-libéraux lorsqu’il s’agit de baisser les impôts des sociétés ou les impôts progressifs (l’impôt sur le revenu des personnes physiques ou l’impôt sur la fortune, l’ISF). Mais avec la TVA, baptisée « sociale » pour l’occasion, trop d’impôt ne tue plus l’impôt. C’est le premier miracle.

Le deuxième miracle de la TVA c’est qu’elle crée ou protège les emplois, que son taux augmente ou diminue. Si son taux augmente, nous voilà protégés contre les délocalisations. Si son taux diminue à 5,5 % dans la restauration, les patrons du secteur n’empocheront pas la différence et créeront des dizaines de milliers d’emplois !


Fillon ne marche pas encore sur les eaux mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains. Tout cela n’est bien sûr que poudre aux yeux. Les deux réels objectifs du gouvernement (évidemment partagés par le MEDEF) sont d’augmenter les profits patronaux en diminuant la part patronale des cotisations sociales et de diminuer l’endettement public pour satisfaire aux exigences de l’Union européenne. Les salariés paieront. Le « ensemble, tout est possible » de Sarkozy commence à s’inscrire dans la réalité.

Le projet de Sarkozy et de Fillon
Dans son discours d’Agen du 22 juin 2006, Sarkozy avait prudemment avancé la mesure : « Je propose que l’option de la TVA sociale soit étudiée, débattue sans a priori idéologique ». Chacun le sait, en effet, Sarkozy n’a pas d’a priori idéologique.

Une fois élu, il s’est fait plus précis : « Je suis convaincu qu’il faut expérimenter le transfert d’une parti des cotisations sociales sur la TVA ». Et, entre les deux tours des législatives, Borloo a vendu la mèche dans le débat qui l’opposait à Laurent Fabius, contribuant ainsi au sursaut électoral contre la Droite.

Du coup, Sarkozy se veut rassurant et annonce sa volonté d’ « expérimenter la TVA sociale ». Cette annonce n’a aucune portée. Pendant combien de temps se ferait une telle expérimentation ? Sur quels produits ? En quoi une expérimentation sur quelques produits pourrait-elle bien permettre de mesurer l’impact d’une augmentation généralisée de la TVA ? Le CNE devait lui aussi être « expérimenté »… L’objectif de Sarkozy est limpide : il veut imposer une augmentation de 5% de la TVA, faire passer son taux de 19,6 % à 24,6 % pour la plupart des produits achetés en France.

La TVA est pourtant l’impôt le plus injuste qui soit : il frappe du même pourcentage d’imposition le pauvre comme le riche. Aujourd’hui, pour tout achat de 12 euros, ce sont 2.35 euros de TVA qui sont prélevés et versés à l’Etat par le commerçant chez qui l’achat a été fait. 2,35 euros pour le Rmiste comme pour le PDG. ! Demain ce sera 2,95 euros. Pour le Conseil Economique et social, le taux d’effort des 10 % des ménages les plus pauvres est de 8,1 % et celui des 10 % les plus aisés de 3,4 %. Cela se comprend aisément : plus un ménage est riche, plus la part de son revenu destinée à la consommation diminue et plus la part destinée à l’épargne augmente.

Aucune garantie pour le financement de la Sécurité sociale
Il y a deux bonnes raisons à cela. Tout d’abord parce que, contrairement à une cotisation sociale, une taxe n’est pas affectée à une dépense particulière. Elle peut parfaitement être collectée pour l’Assurance maladie ou les Allocations familiales et être utilisé à combler le déficit public que le renforcement du « bouclier fiscal », la diminution des droits de successions et la baisse de l’impôt sur le revenu auront continué à creuser. C’est la deuxième hypothèse qui est, de loin, la plus vraisemblable et qui explique pourquoi Fillon se refuse à parler de « TVA sociale ».

Ensuite parce que la Droite à supprimé, en 2002, le FOREC (Fonds de recouvrement des exonérations de charge) instauré en 2000 par le gouvernement de la Gauche plurielle. Il est donc, aujourd’hui, devenu totalement impossible de vérifier la destination des taxes théoriquement dédiées au financement de la Sécurité sociale.

Il y a donc fort peu de chances que l’augmentation de TVA serve à financer la Sécurité sociale. Mais comme la part patronale des cotisations sociales aura, elle, vraiment diminué, ce sont les ressources de la Sécurité sociale qui sortiront exsangues de l’opération. Le déficit ne pourra donc qu’augmenter et servir de prétexte à un nouveau tour de vis des dépenses sociales.

Aucune garantie que les prix n’augmentent pas
Dans « Marianne » du 13 juin, l’économiste Christian Saint-Etienne (par ailleurs membre du MoDem) ne peut retenir son cri du cœur : « Les gens ne comprennent pas que la suppression des cotisations famille va baisser le coût du travail de 5,8 % […] Ce qui permettrait d’effacer la hausse de la TVA dans les prix de vente ».

Ce que « les gens » comprennent fort bien, contrairement à cet homme de Droite, c’est qu’il n’existe pas la moindre garantie que les employeurs ne fassent pas main basse sur cette diminution de cotisation sociale. Il est, au contraire, tout à fait probable qu’ils choisiront d’augmenter leurs marges bénéficiaires en empochant la baisse de cotisations sociales sans pour autant diminuer leurs prix.

Fillon s’est engagé à ce que la baisse des cotisations sociales « se retrouve dans les prix et non dans les marges des entreprises », à ce que « l’inflation soit maîtrisée » et qu’il n’y ait pas de dérives qui ampute le pouvoir d’achat des Français ».

Mais c’était à quatre jours du second tour. De toute façon, qui peut croire un tel discours alors que jamais un gouvernement de Droite ne s’est opposé sérieusement au Medef et que le dit Fillon ne se donne aucun moyen concret (de contrôle ou d’action) pour arriver à ses fins ? Même Raffarin ne croit pas (pour le moment du moins) qu’une hausse de la TVA ne soit pas inflationniste et affirme que Fillon ne trouvera pas de majorité législative pour la voter.

Quant à Sarkozy, alors Ministre des Finances du même Raffarin, il déclarait, en 2004, devant la Commission des finances du Sénat que « l’Etat ne contrôlait pas le niveau des prix et qu’il était donc à craindre qu’une hausse de la TVA, malgré une diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le pris de vente, à l’image de qui avait déjà été constaté dans la grande distribution ». (CR du Sénat du 4 mai 2004).

Aucune garantie que les salaires directs augmentent
Pour la Droite, l’évidence est, là aussi criante. La part patronale des cotisations sociales diminuera, les employeurs ne trouveront donc rien plus d’urgent que d’augmenter les salaires directs après avoir baissé leurs prix.

Mais ce conte de fée n’a rien à voir avec la réalité puisque c’est exactement le contraire que les employeurs pratiquent depuis vingt ans : ils empochent toutes les exonérations de cotisations sociales qui se présentent mais n’augmentent les salaires qu’au compte-gouttes. Il n’y a aucune raison pour que cela change, surtout avec la droite au pouvoir. La diminution des cotisations sociales patronales ira donc directement dans la poche des employeurs et les salariés n’en verront pas la couleur. Ce que prépare la TVA anti-sociale de Sarkozy et Fillon c’est, à la fois la stagnation des salaires et une hausse de 4 à 5 % des prix. Et donc, à une baisse a une hausse de 4 à 5 % du pouvoir d’achat de la grande majorité des habitants de notre pays.

Aucune garantie contre les délocalisations
Le raisonnement de la droite est le suivant : le coût du travail va baisser en France. Les employeurs n’auront donc plus de raison de délocaliser. Ils auront d’autant moins de raisons que les prix des importations augmenteront au rythme de l’augmentation de la TVA. Grâce à la TVA, les entreprises françaises seront com-pé-ti-ti-ves !

Cet édifice ne tient pas debout. En effet, pour parvenir au résultat cherché, il faudrait, tout d’abord, que les prix des entreprises françaises n’augmentent pas. Nous venons de le voir, c’est un vœu pieux : les employeurs ont toujours choisi d’augmenter leurs marges bénéficiaires dès qu’ils le pouvaient. C’est d’ailleurs cet objectif qui les pousse à délocaliser.

Il faudrait, ensuite, comme le souligne José Caudron et Catherine Mills (TVA « sociale » et impostures fiscales) que le taux de TVA augmente de 150 à 300 % pour lutter contre les délocalisations vers la Chine. Les salaires chinois sont 20 à 30 fois moins élevés qu’en France et une augmentation de 5 % des produits importés de Chine ne serait qu’une goutte d’eau dans l’océan. De toute façon, la moindre appréciation de l’euro par rapport au dollar réduirait à néant l’ « avantage » concurrentiel de cette augmentation de TVA.

Quant aux importations venant de l’Europe de l’ouest, l’augmentation de 5 % de la TVA pourrait peut-être contribuer à les freiner. Mais qui peut sérieusement s’attendre à ce les partenaires commerciaux de notre pays se contentent de lire le journal pendant que le taux de la TVA française augmentera. Ces partenaires commerciaux ne se contentent pas d’acheter les produits fabriqués en France, ils y vendent aussi leurs propres produits. Pourquoi, dans ces conditions, résisteraient-ils à la tentation d’augmenter également leurs taux de TVA pour faire participer les consommateurs français au financement de leur propre protection sociale ? A moins de penser que la France puisse vivre en autarcie et produire tout ce qu’elle consomme…

En augmentant la TVA, la Droite ne ferait qu’allumer une nouvelle guerre fiscale en Europe. Elle avait déjà annoncé le lancement d’une première guerre fiscale en Europe en affirmant qu’elle baisserait de 5 points le taux de l’Impôt sur les Sociétés. La nouvelle guerre fiscale enclencherait une nouvelle course des taux de TVA.

Nous avons là, à l’état presque pur, l’essence de la politique de la Droite la baisse de l’Impôt sur les Sociétés enclencherait une baisse en cascade des impôts payés par les sociétés ; la hausse de la TVA enclencherait, par contre, une hausse en cascade des impôts payés par les salariés. Toujours plus pour les sociétés, toujours moins pour les salariés !

En 2004, toujours devant la même commission du Sénat, Sarkozy considérait qu’ « une augmentation du taux de TVA irait à l’encontre de la construction européenne, qui se traduisait notamment par une convergence des taux d’imposition, alors même que le taux normal de TVA en France est, aujourd’hui, plus élevé que la moyenne de l’Union européenne ». Ce qui est toujours le cas, puisque cette moyenne est de 17 %

Une mesure qui freinerait la croissance
La baisse de la consommation qui suivrait la mise en œuvre d’une telle augmentation de la TVA ne pourrait avoir qu’un effet récessif et entraîner une baisse du taux de croissance.

C’était d’ailleurs, toujours en 2004, devant la même commission du Sénat le point de vue de Sarkozy qui affirmait qu’une hausse de la fiscalité des ménages provenant de la TVA […] pouvait donner lieu à 0,9 point de croissance en moins » pour une hausse de 1 point seulement du taux de TVA. !

Combien de point de croissance en moins pour une hausse de 5 points ?

Jean-Jacques Chavigné, mardi 25 septembre 2007 .



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28.09.2007

Les syndicats tous "au charbon" contre la privatisation de Gaz De France

Les syndicats déterminés à empêcher la privatisation de GDF ont lancé une pétition qu'ils ont adressé au Président de la République.


Pétition intersyndicale contre la privatisation de GDF

EDF-GDF 100% public

Les confédérations CGT – CFE CGC – CFTC – FO ont adressé au président de la République une pétition contre la privatisation engagée de Gaz de France.

Nous vous invitons à signer cette pétition contre la casse d'un service public essentiel pour le pouvoir d'achat des ménages, l'indépendance du pays et la qualité de l'environnement : Lettre pétition au Président de la République (Confédérations CGT - CFE CGC - CFTC - FO)



Pour en savoir plus : un article de A Gauche de février 2007 sur EDF/GDF et la défense des services publics.



Notre dossier : EDF-GDF public !


LA VERITE SUR LES TARIFS

RAPPEL : A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE

Quelques petits conseils pour éviter les surprises à partir du 1er juillet 2007

En effet, à cette date le marché de l’électricité et du gaz sera ouvert à la concurrence de part la volonté de nos « dirigeants » et de Bruxelles et beaucoup de monde risque de se faire piéger.

Un premier conseil : ne cédez pas aux sirènes téléphoniques et autres démarchages, même et surtout de la part d’EDF et/ou de Gaz de France.

1) TARIF REGULE, ELIGIBILITE ET TARIF CONCURRENTIEL

Au 1/07/07, vous aurez le choix entre :
- le tarif régulé (comme aujourd’hui) où l’Etat fixe les prix (peu de fluctuation car suit en général le coût de la vie),
- faire jouer votre « éligibilité », c’est à dire choisir le marché, faire jouer la concurrence.

Si vous faites jouer votre éligibilité, donc que vous choisissiez de faire jouer la concurrence, vous ne pourrez plus jamais revenir au tarif régulé.

Je dis plus haut de faire surtout attention aux offres « EDF » ou « Gaz de France » car ces 2 entreprises, étant opérateur historique, sont les seules (avec Elec. de Strasbourg et de Grenoble, Usine de Metz) à conserver 2 types de tarifs, le régulé et le concurrentiel. Alors il se peut que vous soyez contactés par EDF ou GDF (surtout GDF) pour vous entendre dire :
- « venez chez nous, on vous fera un contrat unique, vous n’aurez qu’une seule facture, vous aurez des avantages (diagnostiques gratuits d’installation, l’énergie moins chère, une cafetière offerte, …) et dès la signature, votre facture baissera de X %… »
Aujourd’hui, EDF et Gaz de France sont devenues des Sociétés Anonymes, avec des actionnaires à rétribuer. Vous comprendrez donc aisément qu’elles ont intérêt à ce qu’un maximum de leurs clients quittent le tarif régulé.

Programme ou offre alléchants, mais danger, même en choisissant un contrat de type concurrentiel d’EDF ou de GDF, vous faites jouer votre éligibilité, donc, FINI le tarif régulé. Et à titre d’exemple, si pour vous appâter on vous offre un diagnostique de votre installation et qu’on trouve des défauts, vous serez obligés d’y remédier à titre onéreux.

Qu’arrivera-t-il si vous quitter le tarif régulé ?

Un seul exemple, celui de l’hôpital de Besançon.
En 2004, le directeur, envoûté par les sirènes d’ENDESA, quitte EDF et le tarif régulé.
Première année, pas de problème, - 10% sur la facture d’électricité, on se frotte les mains, y-a pas à dire, la concurrence et le marché ç’à a du bon.
2ème année, patatras, + 70% sur la facture ENDESA (comme pour les assurances et tout le reste, il faut lire les petites lignes).
Notre directeur d’hôpital, se disant que l’on ne l’y reprendrait pas de sitôt, demande son retour à EDF.
Mr EDF lui répond : « volontiers Monsieur, nous vous faisons une offre à 10% de moins que ENDESA »
- « Quoi ? mais avant je payais tant !!! »
- « Oui mais cela, c’était le tarif régulé. Et comme vous avez fait jouer votre éligibilité, vous ne pouvez pas revenir au tarif régulé ! »
- donc, résultat des courses, + 50% en 2 ans.
Pour la petite histoire, qui a subi les conséquences de la décision du directeur ?
- les usagers car on a du fermer des lits,
- le personnel soignant car on a du supprimer des postes suite à l’augmentation des dépenses budgétaires que l’opération a entraîné.


ALORS CONSIGNE POUR CERTAIN(E)S D’ ENTRE VOUS QUE JE CONNAIS PARTICULIEREMENT :

- Si on vous appelle d’EDF ou de Gaz de France pour vous faire une offre commerciale, c’est NIET. « MOI, JE RESTE AU TARIF REGULÉ » que vous répondez.
- Si c’est les autres, je n’ose pas vous dire ce que vous leur répondez.

Surtout, pas de signature et même pas d’engagement oral. Et régulièrement vous contrôlez vos factures car je ne vous dis pas les arnaques qu’il y a eu pour les professionnels.

2) LA NOTION DE POINT DE LIVRAISON

ATTENTION, jusqu’à aujourd’hui, un abonnement à l’électricité et au gaz était contracté par une personne physique ou morale. Demain, c’est à dire le 1er juillet, c’est la notion de point de livraison qui prévaudra.
Ça veut dire quoi ce machin ?

- Après le 1er juillet, vous décidez d’acheter une maison ou un appartement. Si le vendeur était resté à EDF et/ou GDF régulé, pas de problème. Par contre, si votre vendeur avait fait jouer son éligibilité, donc qu’il a quitté EDF et/ou GDF tarif régulé, vous ne pouvez pas prétendre au tarif régulé, car c’est la notion de point de livraison qui est prise en compte.
- Plus grave, idem pour le locatif. C’est à dire que si vous déménagez et que vous êtes en locatif (OPAC, privé…), vérifiez bien où votre prédécesseur dans le logement se fournissait car là aussi, si un locataire décide de quitter le tarif régulé, c’est le logement qui quitte définitivement ce tarif (attention encore, s’il vous dit qu’il était à EDF et/ou GDF, cela ne dit pas à quel tarif il était).
- Cela vaut pour le bailleur de logement qui risque d’avoir des difficultés ultérieures à louer ses logement qui ne seront plus au tarif régulé (d’autant plus qu’actuellement la loi sur la concurrence libre et non faussée lui interdit d’imposer à un de ses locataires de se fournir ici plutôt que là).

BONJOUR LES RECHERCHES ET DEBOIRES.


3) LE 1er JUILLET 2010

ET ENFIN POUR TERMINER, LE COUP DE CHAPEAU.
A compter de cette date, que vous accédiez à la propriété ou que vous changiez de résidence en locatif, vous n’aurez plus droit au tarif régulé.
Alors si vous avez prévu de faire construire ou d’accéder à la propriété, faites le avant cette date.

4) LES COUPURES POUR IMPAYES

Que vous choisissiez n’importe quel fournisseur et n’importe quel tarif, c’est une nouvelle entreprise, filiale commune à EDF et Gaz de France, qui s’appelle depuis 2004, EDF-Gaz de France Distribution, EGD en abrégé interne, qui est en charge de :
- la construction du réseau et du branchement pour vous raccorder,
- l’entretien et le renforcement de ce même réseau,
- le dépannage aussi bien électrique que gaz,
- le relevé des consommations, facturé au fournisseur,
- et toutes les interventions annexes telles qu’augmentation de puissance sur les disjoncteurs, coupures pour impayés, facturés au fournisseur.
Et là, de par ma position professionnelle, j’assiste à des trucs pas piqués des hannetons. Je vous prie de me croire que certains fournisseurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère envers leurs clients mauvais payeurs.

5) EN GUISE DE CONCLUSION

Vous pouvez le constater, c’est un « beau » service public de l’énergie que nous ont concocté Bruxelles, le Gouvernement et la majorité de l’Assemblée et du Sénat sortants. Et encore, grâce à l’action des agents d’EDF-GDF et d’un petit nombre de parlementaires, vous avez évité le pire.
Mais il est peut-être à venir car rien n’est acquis définitivement. Il n’y a pas non plus à se résigner à cette casse, il y aura du grain à moudre avec le mécontentement qui va naître.

Petite anecdote : en 2006, devant le tollé soulevé auprès des industriels et professionnels, mais aussi des communes qui elles aussi sont dans ce cas, par l’augmentation de près de 70% du prix de l’électricité dérégulée et à l’injonction du MEDEF et de la CGPME, le Gouvernement Villepin a mis en place un truc dégueulasse. C’est à dire que pendant 2 ans, EDF rembourse, aux fournisseurs indélicats, 30% des 70% d’augmentation qu’ont subi ces patrons. En clair, cela signifie que vous, petits usagers, payez par l’intermédiaire de votre facture EDF, à des sociétés comme POWEO, Suez et autres, la différence entre les rabais qu’elles consentent à leurs gros clients pour ne pas les perdre.

POUR INFO :

Les fournisseurs Gaz :

- ALTERGAZ
- BP GAS & POWER
- DISTRIGAZ
- EDF
- ELECTRABEL
- ENI
- E.ON GROUP
- GAS NATURAL
- GAZ DE FRANCE
- GAZ DE PARIS
- HYDRO ENERGY
- IBERDROLA
- POWEO
- SOTEG
- TOTAL
- WINGAS

Les fournisseurs d’électricité :

- ALTERNA
- COMP. NAT. DU RHONE (SUEZ)
- DIRECT-ENERGIE SA
- EDF
- ELECTRABEL France (SUEZ)
- ELECTRICITE DE STRASBOURG
- ENDESA ENERGIA
- ENERCOOP
- GAZ DE France
- GAZ ELECTRICITE DE GRENOBLE
- OUEST ENERGIE
- POWEO
- SIGEXY
- SOREGIES
- USINE ELECTRIQUE DE METZ

Listes mises à jour régulièrement à consulter sur www.cre.fr

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27.09.2007

Société : Chiens dangereux - Formation et permis pour les maîtres

Le projet de loi sur les chiens dangereux devrait notamment instituer l'obligation pour les maîtres de suivre une formation sanctionnée par un "certificat" d'aptitude.
(crédit photo : LCI).

Le texte prévoit également d'interdire les croisements afin de faire en sorte que l'extinction des chiens dangereux soit effective.


Après le décès d'une fillette, attaquée par deux dogues allemands samedi dans l'Oise, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait annoncé la présentation "dès cette semaine" d'une série de mesures législatives et réglementaires concernant les chiens dangereux. L'objectif est une présentation du projet de loi au conseil des ministres le "10 octobre" pour un examen "le 25 octobre au Sénat", a-t-on précisé au ministère.

Certificat d'assiduité

La principale mesure stipule que "nul ne peut détenir (un chien dangereux) s'il n'est titulaire d'un certificat d'assiduité attestant le suivi d'une formation" spécifique. Il instaure donc une "formation obligatoire, sanctionnée par ce certificat", au terme duquel il sera assuré que "M. ou Mme. X a suivi avec assiduité (cette) formation et est capable de veiller aux règles de sécurité", précise-t-on de même source. Lundi, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a évoqué la création d'un "permis de détention". Ce qu'avait déjà proposé quelques jours plus tôt sur LCI.fr le député UMP Patrick Beaudoin. Ce dernier a déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale sur la mise en place d'un "permis canin".

Interdire les croisements

Si la loi du 6 janvier 1999 sur les chiens dangereux avait pour objectif, par le biais de la stérilisation, l'extinction des races les plus dangereuses (chiens de 1ère catégorie comme les pitbulls), elle a souvent été détournée par l'élaboration de croisements, créant des races nouvelles. Aussi, le texte en cours d'élaboration "vise à interdire les croisements des chiens dangereux afin de faire en sorte que l'extinction soit effective", a-t-on expliqué. Si l'importation des chiens de 1ère catégorie est déjà interdite, le projet de loi devrait permettre "de mieux contrôler les importations de chiens de 2e catégorie (tels les rottweilers) en imposant la production en douane d'un pedigree".

La déclaration, d'ores et déjà obligatoire en mairie de détention d'un chien des 1ère et 2e catégories, devra être accompagnée d'un certificat vétérinaire assurant que le chien déclaré est bien de la race annoncée par le propriétaire.

Enfin, d'autres mesures annexes devraient renforcer le rôle des autorités administratives (maires et préfets) en matière d'euthanasie. Une réunion interministérielle (Intérieur, Agriculture et Justice), se tiendra mardi "pour valider le futur projet de loi", a-t-on précisé de même source. D'autres réunions pour d'"éventuels ajustements" pourraient avoir lieu mercredi et jeudi, avant que le projet ne soit transmis au Conseil d'Etat dès vendredi soir.

A.Gu. (avec agences) 25/09/2007 .

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15:35 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SOCIETE, CHIENS DANGEREUX

25.09.2007

Libération : Silence d’Etat après la mort de la sans-papiers défenestrée


Rassemblement hier à Paris, à l'appel du Réseau éducation sans frontières (AFP)



RESF s’indigne du délai des autorités pour annoncer le décès de Chulan Zhang Liu.

Par Karl Laske
QUOTIDIEN : mardi 25 septembre 2007

Chulan Zhang Liu, la sans-papiers chinoise qui s’est défenestrée jeudi dernier à l’arrivée de la police boulevard de la Villette à Paris (Xe), est décédée des suites de ses blessures, vendredi à 23 h 55, à l’hôpital Georges Pompidou. C’est le Réseau éducation sans frontières (RESF) qui a révélé l’information, hier, en s’indignant du silence des autorités. «L’issue fatale de ce drame a été soigneusement cachée pendant deux jours, a souligné RESF. Le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette quatrième défenestration ?»

Alors qu’un nouveau rassemblement s’est tenu, hier soir, boulevard de la Villette, plusieurs élus parisiens ont interpellé, eux aussi, le gouvernement. Le maire de Paris, Bertrand Delanöe a dénoncé «la pression grandissante qui s’exerce sur les étrangers et la multiplication des contrôles d’identité et des interpellations collectives». «On a imposé à la police une politique de rendement, a déploré Tony Dreyfus, le député maire (PS) du Xe. Les contrôles systématiques font que les gens sont paniqués. Cela va trop loin, et c’est vrai, cela donne une impression de rafle.» Lors du rassemblement, Mouloud Aounit, le président du Mrap, s’est plaint du silence d’Etat entourant le décès de Chulan Zhang Liu : «Le gouvernement n’est pas naïf, il devait être informé au plus haut niveau de l’Etat.»
«Qui-vive». Chulan, âgée de 51 ans, n’était arrivée que depuis peu dans l’appartement du boulevard de la Villette. «C’était quelqu’un qui était sur le qui-vive tout le temps, résume Tran, un ami des colocataires chinois. Elle ne parlait pas un mot de français.» Un autre occupant du studio avait été arrêté, deux jours plus tôt, au marché sauvage près du métro Belleville.
De son côté, le parquet a estimé que «le comportement de la police n’était pas en cause» dans l’accident survenu à Chulan. Les policiers du Xe arrondissement étant venus remettre une convocation, sans entrer dans l’appartement. L’objet de cette convocation est plus surprenant. Il s’agissait en effet d’une enquête pour «vol d’effets personnels» diligentée par le parquet de Meaux (Seine-et-Marne) à la suite d’une plainte déposée par un Chinois ayant habité au 41 boulevard de la Villette, avant son expulsion, il y a plusieurs mois… «La police n’a pas l’habitude de suivre ce type de plainte pour des effets personnels à moitié perdus ou à moitié retrouvés, surtout six mois après une expulsion», commente, dubitatif, un responsable d’association de soutien aux sans-papiers. «Il y avait un turn-over continuel dans l’appartement, rapporte Chan, et vraiment rien à voler ! Moi-même j’ai oublié souvent mes affaires, et je les ai toujours retrouvées.»
Un récepissé grec. Présenté comme le «logeur», et soupçonné du vol d’effets personnels, Wenkui Nie un autre sans-papiers, avait été placé, jeudi, en garde à vue par les policiers de la deuxième DPJ. Aucune charge n’a finalement été retenue à son encontre, mais il été placé en rétention administrative à Vincennes, samedi. Arrivé en France en août 2002, Wenkui Nie, originaire du Nord de la Chine, avait pour tout document un récépissé grec.
Une avocate de permanence, Me Syrine Saïeb, a plaidé, dimanche, devant le juge des libertés et de la rétention (JLD) la nullité de sa garde à vue au vu de plusieurs mentions rectificatives figurant sur les procès-verbaux et du caractère tardif de la «notification des droits». Le JLD ayant rejeté ces arguments, Wenkui Nie doit comparaître en appel aujourd’hui.

Lire aussi BLOG A l'école des sans-papiers

Le site de RESF

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12:23 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS PAPIERS, IMMIGRATION

22.09.2007

1/2 Affaire JPK : Les amis du journaliste Jean-Pascal Couraud mystérieusement disparu en 1997 nous informent

Suicide ou assassinat ? le mystère reste entier. RAG 34 suit l'affaire de près depuis déjà 2 ans et continuera à le faire comme nous nous y sommes engagés dès l'origine de la création de notre blog pour que la vérité soit faite. Consulter notre dossier

Papeete, le 6 septembre 2007

Chers amis, membres et sympathisants du Comité de soutien,

Depuis notre dernier communiqué du mois de juin 2007, le juge d'instruction a notifié un avis de fin d'instruction le 10 juillet 2007. La partie civile dispose d?un délai de trois mois pour faire connaître son avis sur ce dossier, le cas échéant, solliciter des compléments d?enquête.

La famille de Jean-Pascal Couraud vient de prendre un deuxième avocat en la personne de Max Gatti, ancien juge d?instruction au tribunal de Papeete.

Le dossier (plus de 1000 pages) a pu être consulté par les avocats. La famille attend encore que la copie du dossier sollicitée par les avocats soit mise à sa disposition afin qu'elle puisse en prendre connaissance dans son intégralité, ce qui est indispensable pour pouvoir en faire une véritable analyse et réagir de manière appropriée. Il est donc encore trop tôt pour vous faire part d?éléments plus précis qui ressortiraient du dossier d'enquête, telle que celle-ci a été conduite..

Toutefois, nous savons que Maître Jean-Dominique Desarcis qui travaillait avec Jean-Pascal Couraud a confirmé devant le juge les propos qu'il nous avait tenus quant aux informations précises dont disposait Jean-Pascal en 1997, sur les transferts financiers effectués de la Polynésie vers un compte bancaire japonais qui aurait appartenu à Chirac.

Sur la base de ce témoignage, nos avocats ont demandé que les pièces saisies chez le général Rondot concernant ce compte japonais soient versées au dossier d?enquête.

La famille, partie civile, a par ailleurs adressé un courrier dont vous trouverez copie ci-joint aux juges d'Huy et Pons, en charge de l?affaire Clearstream, afin de signaler les liens possibles entre la DGSE et la disparition de Jean-Pascal Couraud. Celui-ci est suffisamment explicite pour ne pas nécessiter d'autres commentaires.


Par ailleurs, nous vous informons que l'émission « RENDEZ-VOUS AVEC X » diffusée en France métropolitaine sur France Inter tous les samedis de 13h20 à 14h00 à une heure de grande écoute consacrera ses deux prochaines éditions des samedi 8 et 15 septembre à la disparition de Jean-Pascal Couraud. (voir présentation de l'émission en pièce jointe). Cette émission est retransmise sur RFO ce dimanche 9 septembre et dimanche 16 septembre à partir de 13h15. Elle sera disponible sur le site internet de l'émission http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/..

Cette diffusion à une heure de grande écoute sur une chaîne de radio d?audience nationale est un élément nouveau et important. D'autres media écrits de forte diffusion ont annoncé qu'il s'apprêtait à traiter cette affaire en lui donnant de l'importance. Cet intérêt grandissant des media français (et néo-zélandais) est selon nous un point positif qui aidera à la diffusion de la vérité sur les causes de la disparition de Jean-Pascal.

Vous remerciant de votre soutien à tous,

Philippe Couraud

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18:16 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AFFAIRE JPK

Immigration : l'Assemblée rend obligatoire le test de français et autorise les tests ADN



Par Béatrix BACONNIER-MARTIN AFP.

Les députés ont adopté jeudi la mesure phare du projet de loi immigration sur l'évaluation du français et autorisé, à titre expérimental, jusqu'au 31 décembre 2010, le recours aux tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial.

L'examen génétique, facultatif et fait après consentement express du demandeur, lui sera remboursé si le visa est accordé.

L'amendement controversé de Thierry Mariani (UMP) a été adopté par 91 voix contre 45 dans une version rectifiée par le gouvernement pour désamorcer la polémique suscitée jusque dans les rangs de la majorité.

Le texte voté autorise un candidat au regroupement familial le recours aux tests ADN "afin d'apporter une preuve" de sa filiation s'il est originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou d'un "doute sérieux" sur son authenticité". Pour bien marquer le caractère volontaire de cette démarche, "le consentement express des personnes dont l'authentification est recherchée sera recueilli".

Conformément aux propositions du gouvernement, introduites dans le texte par des sous-amendements, le recours aux tests génétiques est assorti d'une période expérimentale, jusqu'au 31 décembre 2010.

Brice Hortefeux (Immigration) a fait une proposition de dernière minute afin de mieux encadrer le dispositif : la mise en place d'une commission indépendante pour évaluer "annuellement les conditions de sa mise en oeuvre". Un autre sous-amendement gouvernemental a été voté : il prévoit, contrairement au texte initial de M. Mariani, un remboursement des tests par l'Etat "si le visa est accordé".

Le dernier compromis présenté par M. Hortefeux et accepté par les députés prévoit la définition, par décret, des conditions d'application des tests ADN, notamment "la liste des pays concernés et les conditions dans lesquelles sont habilitées les personnes autorisées à procéder à ces examens". Ces modifications ont emporté l'adhésion de l'un des principaux opposants aux tests, Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP, qui a jugé quelles allaient "dans le bon sens". L'opposition a en revanche stigmatisé un "bricolage".

Selon le président du MRAP Mouloud Aounit, "cet amendement, qui ne peut nous faire oublier les autres articles qui musellent le droit fondamental de vivre en famille, restera comme un poids et un affront à l'endroit de tous ceux et toutes celles pour qui l'éthique, la morale, le respect des droits fondamentaux doivent en toute circonstance prévaloir sur l'acharnement contre les immigrés et l'obsession de les désigner comme un objet jetable et corvéable, et non comme un sujet de droit et de dignité", a-t-il affirmé dans un communiqué à l'AFP.

Auparavant l'Assemblée avait adopté, au milieu de nouvelles passes d'armes entre gauche et gouvernement, la principale mesure du texte initial: une évaluation, dans leur pays d'origine, pour les candidats au regroupement familial de moins de 65 ans, de la connaissance du français et "des valeurs de la République". Si l'évaluation, à laquelle sont également soumis les conjoints étrangers de Français, est négative, une formation, gratuite, est obligatoire.

Les députés ont abrogé une mesure de 2006, autorisant les conjoints étrangers entrés régulièrement et vivant sur le territoire depuis plus de six mois à obtenir leur visa long séjour en France.

L'Assemblée a par ailleurs entériné les nouvelles conditions de ressources exigibles pour bénéficier du regroupement familial et qui devront, "être, au moins, égales" au SMIC et, "au plus, égales à ce salaire majoré d'un cinquième". Elle a porté le niveau de ressources à 1,33 fois le SMIC pour les familles de "six personnes ou plus".

Les députés devaient encore examiner un nouvel amendement de M. Mariani qui fait débat. Il prévoit de réduire d'un mois à 15 jours le délai de recours laissé à l'étranger devant la Commission de recours des réfugiés (CRR) après le rejet de sa demande d'asile. Le député UMP Etienne Pinte s'est insurgé contre une "atteinte au droit d'asile en France".

Caméra cachée au sujet de la vérification par test ADN des liens familiaux proposée par Thierry Mariani aux personnes immigrées souhaitant bénéficier du regroupement familial.
(Durée : 02:52 Pris le : 18 septembre 2007 Lieu : Paris, France)



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08:22 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, TEST ADN, REGROUPEMENT FAMILIAL

20.09.2007

Risque d’une mise en place d’un système de protection individualiste

Le discours du président de la République s’apparente à un véritable plaidoyer en faveur de la confrontation sociale et d’une rupture du pacte social.Cette rupture du collectif se traduit par la mise en place d’un système de protection individualiste. On le voit sur la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, à travers la création d’un système assurantiel, la mise en oeuvre des franchises médicales, la réforme du financement des hôpitaux…

Par ailleurs, le Parti socialiste s’interroge sur la manière expéditive du président de la République de traiter le problème des régimes spéciaux. Deux semaines de négociation, méthode étrange, qui rappelle le passage en force sur le CPE.

Les régimes spéciaux et la réforme de nos régimes de retraite nécessitent un débat global et de fond concerté avec les partenaires sociaux et débattu au Parlement. C’est la raison pour laquelle le Parti socialiste demande au Premier ministre de présenter devant le Parlement les conséquences exactes sur le pouvoir d’achat, des réformes BALLADUR-FILLON sur les retraites.

Enfin, le Parti socialiste s’étonne de la décision du président de la République de repousser après les élections municipales le problème du financement de l’assurance maladie : le pire est à craindre.

Communiqué du Bureau national

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07:35 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Protection sociale, ASSURANCE MALADIE

18.09.2007

Sarkozy veut une refonte du système social français



PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a confirmé mardi sa volonté de procéder rapidement à une vaste refonte du système social français, qu'il juge à bout de souffle.


Le président de la République, qui s'exprimait devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), a proposé aux partenaires sociaux d'y prendre leur part mais les a avertis qu'il ne laisserait pas les discussions "s'enliser".

"Il y a aujourd'hui trois certitudes", a-t-il déclaré : "Notre système social n'est pas tenable financièrement, notre système social décourage le travail (...) ; enfin, notre système social n'assure pas l'égalité des chances."

Ce système "produit aujourd'hui plus d'injustice que de justice", a-t-il dit. "Il faut donc en changer (...) C'est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances" et renouant "avec les principes d'efficacité et de justice".

Tout au long d'un discours de 54 minutes, prononcé dans l'enceinte du Sénat, le chef de l'Etat s'est efforcé de montrer qu'il entendait passer du dire au faire et des promesses électorales à l'action.

REFORME DES REGIMES SPECIAUX

Il a ainsi confirmé sa volonté de "réformer sans tarder" les régimes spéciaux de retraite pour les aligner sur le régime de la fonction publique, tout en donnant sur ce chapitre quelques gages aux syndicats.

"Dès demain (le ministre du Travail) Xavier Bertrand (...) va entamer des discussions avec tous les acteurs concernés", dont les centrales syndicales, a-t-il dit. Et les principes d'harmonisation définis à l'issue de cette concertation, qui ne devra pas "excéder deux semaines", seront "déclinés par la négociation, entreprise par entreprise".

Il a confirmé sa volonté de procéder à la fusion, contestée par les syndicats, de l'Unedic et de l'Agence nationale pour l'emploi dans un grand "service de l'emploi".

"La fusion aura lieu parce que c'est l'intérêt des demandeurs d'emploi", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de lui faire des propositions à ce sujet "dans les 15 jours".

Cette fusion, a-t-il assuré, permettra "de faire une plus grande place aux partenaires sociaux", qui "conserveront leurs prérogatives" dans la détermination des règles d'indemnisation des chômeurs.

Nicolas Sarkozy a en outre plaidé pour une remise à plat de l'indemnisation du chômage et des sanctions pour les chômeurs qui refusent des "offres valables d'emploi".

Plus généralement, il a réaffirmé sa volonté de lutter contre la fraude. "Je ne veux plus que les Français payent pour les excès de quelques uns, particuliers ou entreprises", a-t-il déclaré.

"JE JOUE CARTES SUR TABLE"

Nicolas Sarkozy a également confirmé sa volonté de réformer le contrat de travail. Mais s'il a évoqué parmi les pistes de réflexion les "modes de rupture négociée" du contrat, il n'est pas allé jusqu'à réitérer sa proposition d'un contrat unique, auquel les syndicats sont hostiles.

Il s'en est remis aux négociations entre les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail et s'est dit "confiant dans leur capacité à dégager des compromis innovants".

Le gouvernement "tirera toutes les conséquences de ces négociations à la fin de l'année" et, s'il n'y a pas d'accord entre les partenaires sociaux, l'Etat "prendra les mesures appropriées", a-t-il ajouté.

Pour redresser les comptes de l'assurance-maladie, il a annoncé l'ouverture d'un "grand débat sur le financement de la santé", dont il souhaite tirer les conclusions au premier semestre 2008, date à laquelle il veut aussi voir aboutir le chantier de l'assurance contre le risque dépendance.

Le chef de l'Etat a souhaité aller plus loin dans l'assouplissement de la semaine de 35 heures et la simplification de la réglementation du temps du travail et a demandé au gouvernement de supprimer les "verrous fiscaux, sociaux et règlementaires" qui entravent l'emploi des seniors.

Une conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat se tiendra dans la seconde quinzaine d'octobre, a-t-il annoncé, réaffirmant qu'une commission indépendante serait chargée de faire chaque année au gouvernement et aux partenaires sociaux des recommandations en matière de revalorisation du smic.

"Je joue cartes sur table", a lancé Nicolas Sarkozy, qui a assuré que sa porte resterait ouverte aux syndicats.

Il les a cependant avertis que le dialogue social ne devait pas "être un alibi à l'inaction" : "Pour les prochains mois, il n'est pas question de laisser les discussions s'enliser."



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18:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

Immigration : Brice Hortefeux apparaît favorable au test ADN...

mais attend le verdict de l'Assemblée.






PARIS - Alors que son projet de loi sur la maîtrise de l'Immigration doit être examiné ce mardi par les députés, Brice Hortefeux n'a pas souhaité soutenir clairement l'amendement instaurant des tests ADN pour les candidats au regroupement familial mais a laissé entendre qu'il n'y voyait pas d'objections.

"Le candidat à l'immigration peut ainsi, par un test ADN, accélérer la procédure", a d'abord plaidé le ministre de l'Immigration sur RTL, avant d'ajouter: "Est-ce que cela serait obligatoire? La réponse est non. (...) Est-ce que nous serions isolés en Europe? non".

"Par respect du Parlement, j'attends que le débat se déroule" (avant de se prononcer personnellement NDLR), a-t-il souligné, rappelant qu'avec ce texte les députés jouaient leur rôle de "proposition" et d'"imagination" et qu'il n'y avait donc pas lieu de "pousser des cris d'orfraie".

"Il ne doit pas y avoir de débat interdit ni de sujet tabou" en matière d'immigration, a insisté M. Hortefeux, qui a par ailleurs nié être "choqué" par les propos tenus par Fadela Amara. Dimanche, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville s'est dite "heurtée", "en tant que fille d'immigrés", par cet amendement.

"Ce n'est pas un texte gouvernemental", a souligné M. Hortefeux.

Le ministre a rappelé que son projet de loi répondait à un engagement de campagne" de Nicolas Sarkozy et qu'à ce titre, il devait "être tenu".

M. Hortefeux a ensuite défendu une autre mesure controversée de ce projet de loi en assurant que le test de langue française auquel seraient soumis les candidats à l'immigration ne durera que "15 minutes" et qu'en cas d'échec, un "stage de deux mois" sera proposé.

"J'essaie d'appliquer la politique qui est la mienne avec le maximum d'humanité et d'efficacité", a-t-il conclu.

Le projet de loi sur l'immigration va notamment dans le sens d'une immigration "choisie", comme le souhaite Nicolas Sarkozy, avec l'ambition de porter de 7 à 50% la part de l'immigration de travail. AP

pf/ma

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18:11 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, HORTEFEUX

ADN : Le PS dénonce les "amendements scélérats" sur l'immigration



PARIS (Reuters) - Les socialistes ont dénoncé lundi, lors de leur Journée parlementaire, les amendements "scélérats" ajoutés au projet de loi sur l'immigration, qui visent à permettre notamment l'utilisation de tests ADN dans la procédure de regroupement familial.

Le texte présenté par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, doit être examiné à partir de mardi par les députés.

On veut "terroriser en France pour que cela ait un effet là-bas", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, prônant une politique européenne sur les questions d'immigration.

"Plutôt que d'engueuler (Jean-Claude) Trichet et l'Eurogroupe, il vaudrait mieux engueuler les pays d'Europe du Nord qui ne veulent pas assumer leur devoir de solidarité avec les pays d'Europe du Sud", a ajouté le député de Paris, dans les couloirs de la Maison de la chimie à Paris.

Pour André Vallini, porte-parole du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale, "le regroupement familial, ce n'est pas seulement une question d'humanisme mais aussi une question d'efficacité. Pour s'intégrer, il faut sa famille".

L'amendement, présenté par le député UMP du Vaucluse Thierry Mariani, est "un amendement scélérat", a-t-il dit. "La République française ne mérite pas cela. Quand on s'appelle Mariani ou Vallini, on ne commet pas ce genre d'amendements (qui) fait penser aux heures noires de notre histoire".

Pour Claude Bartolone, la droite utilise une "grosse ficelle". "En France les tests ADN sont réservés aux délinquants", a souligné le député de Seine-Saint-Denis.

Les tests ADN, a déclaré pour sa part Delphine Batho, "philosophiquement cela rappelle ce que Nicolas Sarkozy a dit sur la génétique. C'est encore de l'inné".

"Je voudrais déjà que les tests prévus pour les délinquants sexuels soient pratiqués et entrés sur le fichier. La vérité c'est que cela coûte très cher", a souligné la député des Deux-Sèvres, spécialiste des questions de sécurité au PS.

En plus d'objectifs chiffrés d'expulsions, Nicolas Sarkozy a chargé Brice Hortefeux de faire passer l'immigration du travail à 50% du total contre 7% actuellement.

"Cela ne me gène pas d'ouvrir le débat sur les quotas économiques. Chercher un accord avec les forces sociales de ce pays ne me paraît pas devoir être tabou", a expliqué Manuel Valls, qui voudrait que le PS soit plus "offensif" sur les questions d'immigration.

"Nous devons définir nos propres propositions et sortir du débat entre Hortefeux, qui va vouloir durcir le ton, et les associations", a estimé le député de l'Essonne.

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18:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, IMMIGRATION

16.09.2007

Réforme des retraites : Régimes spéciaux

Les déclarations de N. SARKOZY et de F. FILLON sur la question des seuls régimes spéciaux, cherchant à opposer les salariés entre eux, augurent mal du processus de négociation d’ensemble pourtant nécessaire.

Il n’est pas possible de déconnecter l’évolution des régimes spéciaux -qui doit être traitée dans leur diversité et non de manière réductrice- de la négociation d’ensemble. De plus l’évolution éventuelle de ces régimes spéciaux ne constitue absolument pas une réponse au financement pérenne du régime général des salariés.

C’est d’ailleurs à travers le Conseil d’Orientation des Retraites mis en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN, qu’une discussion sérieuse et approfondie a abouti sur le dossier des retraites, à un diagnostic partagé par tous les partenaires sociaux. Ainsi, tous les partenaires syndicaux sont aujourd’hui d’accord pour une évolution négociée des régimes spéciaux de retraite, dans le cadre d’une négociation d’ensemble de la question des retraites.

L’échec social et financier de la réforme FILLON adoptée en 2003, qui n’évoquait pas les régimes spéciaux est aujourd’hui patent. Le groupe socialiste l’avait d’ailleurs déjà annoncé lors du débat parlementaire au printemps 2003. Cette réforme se traduit par la dégradation du taux de remplacement, davantage d’injustices, l’augmentation du nombre des très petites pensions. Il y a aujourd’hui 1 000 000 de retraités en dessous du seuil de pauvreté. Le déficit de la branche vieillesse dépassera largement les 3 milliards d’euros cette année. En outre, le fonds de réserve des retraites a été très faiblement abondé depuis cette période.

La renégociation de la réforme des retraites à l’horizon 2008 était inscrite dans la loi de 2003. Cette réforme négociée doit réunir plusieurs conditions :

- S’attaquer au problème du chômage des jeunes et tout faire pour obtenir un taux d’activité beaucoup plus élevé en particulier chez les seniors ;
- Prendre en compte pour les durées de cotisations les critères de pénibilité et d’espérance de vie, aujourd’hui très inégalitaire selon la nature des métiers ;
- Solliciter des ressources nouvelles, relevant non seulement de la solidarité, mais également des revenus financiers ;
- Prévoir une évolution négociée des régimes spéciaux, dans toute leur diversité financière, démographique, historique, dans le cadre d’une négociation globale des retraites des Français, dans le souci d’assurer la pérennité du système par répartition ;
- Affirmer la nécessité d’une négociation dans le respect de tous les partenaires sociaux, récusant ainsi toute tentation autoritaire et toute tentative de passage en force.

Communiqué du Bureau national

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14.09.2007

" TVA sociale " : le gouvernement recule pour mieux sauter

La communication du gouvernement sur l’ajournement de la mise en place de la TVA sociale ne saurait masquer la réalité : la réforme n’est pas enterrée, mais simplement ajournée pour cause d’élections municipales imminentes.En effet, la multiplication des rapports (trois en à peine un trimestre) et le renvoi devant le Conseil Economique et social attestent de l’intérêt que porte toujours le gouvernement à cette proposition, ce que confirme le Secrétariat d’état à la prospective.
Le Parti socialiste rappelle donc son opposition la plus ferme à une telle mesure dont les principales caractéristiques sont d’être :
• socialement injuste : les baisses de cotisations seraient financées par une hausse des taxes qui pèsent plus lourd pour les ménages modestes et moyens ;
• économiquement dangereuse : selon le rapport de la ministre de l’Economie et des Finances, les bénéfices d’une telle réforme sont théoriques ou sujet à caution (création d’emplois, gains de compétitivité), à la différence des dangers qui sont avérés, notamment celui d’un dérapage de l’inflation. Ces risques ne sont pas anodins et pourraient gripper la consommation des ménages, dernier moteur de la croissance encore allumé ;
• moralement condamnable : elle contredit en tout point l’engagement solennel du Président de la République pris à la veille du second tour des élections législatives.

Communiqué du Secrétariat national


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18:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE

11.09.2007

Justice, société : Robert Badinter dit tout haut ce que la gauche pense tout bas

*Robert Badinter : "Ne pas confondre justice et thérapie" LE MONDE | 08.09.07 |
AFP/ERIC PIERMONT
Robert Badinter, lors de la cérémonie de scellement de la loi constitutionnelle du 23 février 2007 relative à l'interdiction de la peine de mort.

Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures nouvelles sur la justice, à l'occasion de plusieurs faits divers. A chaque fois, il affirme son intention de se placer du côté des victimes. Quelle doit être la place de la victime dans le processus judiciaire ?

La justice pénale doit impérativement prendre en compte les intérêts de la victime, assurer le respect de ses droits et la réparation des préjudices subis. La victime doit être traitée en justice avec toute l'humanité que sa souffrance appelle. J'ai été le témoin jadis de l'indifférence avec laquelle l'appareil judiciaire traitait la victime. A la chancellerie, j'ai beaucoup oeuvré pour étendre les droits et améliorer la condition des victimes d'infractions. Depuis lors, des progrès sont encore intervenus.

Mais il faut rappeler que la justice pénale n'a pas pour mission d'être une thérapie de la souffrance des victimes. Elle a une fonction répressive, dissuasive et expressive, car elle exprime les valeurs de la société. Mais elle ne saurait avoir une finalité thérapeutique. Il existe des systèmes judiciaires, notamment anglo-saxons, qui n'admettent pas la victime comme partie dans le procès pénal, la réparation de son préjudice étant assurée par les juridictions civiles.

Ce n'est pas notre choix et l'on doit s'en féliciter. Mais au nom de la souffrance des victimes, qui appelle toute la solidarité de toute la société, nous ne devons pas altérer le difficile équilibre de la justice pénale qui repose sur les principes du procès équitable inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme.

Or nous assistons à une sorte de dérive. Se proclamer du côté des victimes est toujours politiquement profitable. Qui serait contre ? Nous sommes dans une société d'émotion qui se veut compassionnelle. Rien ne mobilise plus l'émotion que le crime et la souffrance des victimes, décuplée par la médiatisation et la puissance des images à la télévision. Cela nourrit la pulsion de vengeance qui est au coeur de la réaction humaine en présence d'un crime atroce. Mais la justice ne peut se confondre avec la vengeance ni avec la compassion pour les victimes. C'est ce qui rend son exercice si difficile. Rappelons-nous l'affaire d'Outreau...

En matière de justice, on a l'impression que la loi est modifiée à chaque fait divers. Peut-on construire une politique pénale de cette façon ?

Devant la vague émotionnelle que suscite un crime odieux, les femmes et les hommes politiques se sentent interpellés. La réponse la plus simple consiste à dire : faisons une loi pour éviter que cela se reproduise. Regardons ce qui est advenu depuis 2002 en matière de récidive, notamment celle des délinquants sexuels. Alors que la loi Guigou de 1998 avait déjà instauré un suivi socio-judiciaire, on a voté successivement les lois Perben 1 et 2, la loi sur la récidive de 2005, celle sur la prévention de la délinquance en mars 2007, un nouveau texte à la session extraordinaire de juillet, et on nous annonce une nouvelle loi à la rentrée parlementaire !

La multiplication des lois, sans chercher à s'assurer de leur efficacité, engendre un désordre législatif préjudiciable. Trop de lois nuisent à la Loi. Quel bilan a-t-on fait de l'ensemble de ces textes ? Quelle a été l'effectivité de leurs dispositions ? On est entré dans un système où la loi devient un mode de communication politique. Mieux vaudrait s'assurer de sa mise en oeuvre.

Prenons le cas de l'affaire Francis Evrard. Elle pourrait faire l'objet d'une commission d'enquête parlementaire. Pourquoi, dans ce cas, l'arsenal des dispositions inscrites dans les lois existantes n'a-t-il pas fonctionné ? Pourquoi les mesures de surveillance judiciaire ont-elles été inopérantes ? A-t-il fait l'objet d'un traitement psychiatrique en détention ? A-t-on mobilisé juges de l'application des peines, psychiatres, agents d'insertion et de probation à sa sortie ? Cette affaire grave révèle une série de dysfonctionnements auxquels il serait plus urgent de porter remède que de légiférer dans la hâte.

La principale mesure est celle d'un hôpital-prison pour délinquants sexuels dangereux, où ils iraient après leur peine. Que pensez-vous de cette initiative ?


Il faut bien mesurer que ce qui s'annonce là est un changement profond de la fonction du juge. Que prévoit-on ? Le juge sera en présence d'un détenu qui aura purgé entièrement sa peine, qui "aura payé sa dette à la société", comme on le dit familièrement. Que va-t-on demander à ce juge ? Au vu d'un rapport d'expertise psychiatrique - et la psychiatrie n'est pas une science exacte -, le juge devrait décider la détention de quelqu'un qui n'aurait pas commis de nouvelle infraction, mais qui recèlerait en lui la possibilité d'en commettre, en fonction d'une dangerosité présumée. Le juge ordonnerait une détention sans infraction ni condamnation !

Je crains que pour pallier les carences dont on aura fait preuve, dans le traitement des condamnés au cours de l'exécution de leur peine, on ne crée un système judiciaire destiné à mettre à l'écart, sinon à éliminer, des individus en raison d'une dangerosité présumée. Nous sommes là en face d'un choix très grave pour l'avenir.

Quelle solution faudrait-il mettre en place ?

Il faudrait, dès l'arrivée en détention de tels condamnés, mettre en place un véritable projet pénitentiaire, élaboré à partir d'un bilan médical et psychiatrique. Il faudrait élaborer un programme de traitement pour les années à venir en détention et au-delà dans le cas d'une libération conditionnelle ou d'une surveillance judiciaire.

Il faudrait qu'une telle prise en charge soit effective, qu'elle ne soit pas seulement inscrite dans la loi ou sur des circulaires sans être réellement appliquée. Si l'on ne mobilise pas tous les moyens de traitement pendant que de tels criminels sont en prison durant des années, alors comment supprimer ou atténuer leur dangerosité et préparer leur sortie ?

*Robert Badinter est sénateur (PS) des Hauts-de-Seine et ancien ministre de la justice.

propos recueillis Alain Salles
Article paru dans l'édition du 09.09.07.

Lire sur le même thème dans Libé : La justice est-elle un psychodrame ? Famille je vous haime.

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10:24 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BADINTER, JUSTICE, SOCIETE

08.09.2007

Pour les chômeurs : rien ne va plus, l'ANPE supprime l'affichage papier des offres d'emplois dans ses agences !



Coup de tonnerre : L'anpe a décidé de supprimer l'affichage des offres d'emplois dans ses agences locales.

Cela serait sans conséquences si chaque chercheur d'emploi possédait un ordinateur et disposait d'une connexion internet, ou si l'ANPE disposait du personnel suffisant pour acceuillir les chercheurs d'emplois ne sachant pas utiliser un clavier, une souris, etc.

Plus grave encore, la rédaction d'un CV électronique qui sera lu par votre futur employeur exige des compétences qui échappent largement aux conseillers ANPE et à la quasi majorité des consultants en ressources
humaines.

Un constat alarmant et très anxiogène de Corinne ZERBIB (Jobétic) pour les chômeurs :

Sans mode d'emploi, impossible désormais de travailler ou de retravailler !

Le site de JOB ETIC

L'excellent blog d'Alexandra Rolland (sur midiblogs) de JOURNAL D'UN CHÔMEUR


EN SAVOIR PLUS

Ecouter : ----> http://www.box.net/shared/4ucyju17tg

France Inter 2.0.10 par Thierry Steiner
le samedi de 8h20 à 8h30

Zoom ce matin sur l'envers du décor de la recherche d'emploi sur internet.Le web est devenu incontournable pour celles et ceux qui cherchent du boulot. Il faut mettre son CV en ligne, regarder les petites annonces et ne pas négliger les sites communautaires, où les anciens élèves par exemple se filent un coup de main voire de piston... Mais tout ça ne s'improvise pas, car en face sachez-le, les recruteurs prennent internet tout à fait au sérieux.

Thierry Steiner fait le point pour nous avec Corinne Zerbib, journaliste et créatrice de Jobetic, un site dédié à la recherche et à l'éthique de l'emploi.


Allo les assedic ? Ne quittez pas, j'arrive... Mot de passe : Debout les damnés de la Terre ?

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ANPE, CHOMAGE, PRECARITE, EXCLUSION

05.09.2007

Bien des journées de la rentrée 2007 resteront comme des journées noires pour beaucoup d'entre-nous

Privatisation de Gaz de France par fusion avec Suez : dangereux pour le consommateur, inquiétant pour l’avenir de notre politique énergétique

Communiqué de presse du parti socialiste

Cette journée restera comme une journée noire pour le contribuable français avec l’annonce de la privatisation de Gaz de France, contrairement aux promesses du Président de la République faites devant la représentation nationale lorsqu’il était ministre des Finances.

Il est en effet pour le moins paradoxal de se priver d’un outil de régulation majeur, alors que les marchés de l’énergie sont de plus en plus imprévisibles, que l’énergie est un poste de dépense sans cesse croissant pour les ménages, amputant de façon considérable leur pouvoir d’achat. D’autant que dans le même temps, les bienfaits supposés de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie sont de plus en plus questionnés à travers l’Europe.

Les arguties du gouvernement sur les effets du maintien d’une minorité de blocage du secteur public au sein de la nouvelle entité constituée avec Suez, ne pourront pas masquer longtemps la réalité d’une opération strictement financière et boursière, dont les consommateurs paieront, à n’en pas douter, la facture.
On est bien loin des discours de campagne du Président et de la mise en scène de sa prétendue opposition au projet l’année dernière, qui n’était, on le voit aujourd’hui, qu’un jeu de dupes destiné à mettre en difficulté le Premier ministre et rival potentiel d’alors.

Le Parti socialiste s’est lui toujours opposé avec force à la privatisation de Gaz de France par fusion avec Suez, privilégiant la constitution d’un pôle public de l’énergie autour d’EDF et de Gaz de France.
Il déplore que cette option n’ait pas été réellement discutée et que malgré la grande qualité du travail des parlementaires socialistes sur ce sujet, le gouvernement n’ait pas jugé bon de repasser devant l’Assemblée nationale nouvellement constituée.
C’est d’autant plus regrettable que ces choix contestés et contestables, qui engagent durablement le pays, n’ont jamais fait l’objet d’une présentation claire pendant les campagnes présidentielles et législatives.

Communiqué du 3 septembre de
Christian Martin, Secrétaire national aux services publics
et Alain Vidalies, Secrétaire national aux entreprises.

RAG 34. Les lolo's 34

02:05 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ENERGIE, GDF, SUEZ, FUSION, EDF, PRIVATISATION

03.09.2007

Karel KOSTAL : Signez l'appel contre la militarisation de l'Europe !

LA PAIX N'A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES !

Déclaration de KAREL KOSTAL
Socialiste franco-tchèque


SIGNEZ L’APPEL CONTRE LA MILITARISATION DE L’EUROPE !

J’en appelle à la conscience de tous les citoyens de la République Française. Une situation nouvelle est en train de se créer en Europe, avec la complicité explicite ou tacite de tous les gouvernements européens. Médias et puissants se taisent. De quoi s’agit-il ?

Les faits : l’administration américaine Bush installe actuellement un système de défense antimissile dans deux Etats de l’Union Européenne : la République Tchèque et la Pologne, avec l’accord de leurs gouvernements, malgré l’hostilité massive des opinions publiques nationales. Les autres gouvernements européens laissent faire ainsi que la Commission de Bruxelles.

Nous assistons donc au début de la militarisation américaine de l’Europe.

Cette opération s’inscrit dans la réorientation de la diplomatie européenne vers une plus grande soumission aux Etats-Unis. Le dernier discours du nouveau président français sur les questions internationales manifeste très clairement l’abandon d’une diplomatie indépendante vis à vis des Etats-Unis.

L’opinion publique européenne doit réagir avant qu’il ne soit trop tard. Les citoyens français, attachés aux valeurs des droits de l’homme et du citoyen, aux principes d’une République universaliste et indépendante, ont une place essentielle à tenir dans cette réaction.

Je vous appelle à contresigner et à faire contresigner l’appel ci joint adopté par la Conférence « contre la militarisation de l’Europe », qui a rassemblé à Prague le 5 mai 2007 des personnalités et des mouvements pluralistes, issus de 10 pays de l’Union Européenne.

L’avenir de l’Europe et de la paix dans le monde est en jeu !

Karel Kostal
Socialiste franco-tchèque
contact : [email protected]

La déclaration de PRAGUE

Cette déclaration a été adoptée par la conférence ‘Contre la militarisation de l’Europe’, qui a eu lieu à Prague le 5 mai 2OO7, et à laquelle ont participé 15O participants de 15 mouvements issus de 10 pays. Tous ceux qui se sentent concernés des conséquences du projet d’installation du bouclier antimissile US, pour la paix et la stabilité en Europe, sont invités à signer ici.

DECLARATION DE PRAGUE
Élaborée par les participants de la Conférence contre la militarisation de l’Europe.

LA PAIX N’A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES
Nous disons non au système de défense antimissile US en Europe

Confrontés aux nouveaux plans militaires des Etats-Unis, qui sont depuis le 1O mai 2OO7 en pourparlers officiels avec les gouvernements tchèque et polonais, les signataires de cet appel déclarent :
Nous condamnons les projets de l’administration Bush d’installer le « système de défense antimissile national » des Etats Unis sur le territoire de la République Tchèque et de la Pologne. La majorité des Tchèques et Polonais, ainsi que la majorité des hommes dans les autres pays de l’Europe, refusent ces projets. Nous rejetons les arguments officiels en faveur du dispositif NMD qui ne sont pour nous que des prétextes.
Ce projet, s’il devait se réaliser, ne renforce pas la sécurité, bien au contraire, il constitue une menace et des incertitudes nouvelles.

Bien que présenté comme « défensif », ce projet permet en réalité aux Etats -Unis d’attaquer d’autres pays sans risque de riposte. Il place également les pays « hôtes » sur la ligne de front des futures guerres des USA.
Les gouvernements de la Pologne et de la République Tchèque prennent bien à la légère le risque de la nouvelle course aux armements, en même temps qu’ils mettent en péril le traité international de non prolifération des armes nucléaires et de limitation des armes conventionnelles dans le monde, notamment en Europe.
C’est du désarmement dont nous avons besoin, en effet, condition de la paix et de la sécurité du genre humain.
Confrontés à la crise écologique qui s’annonce, nous avons besoin de coopération et de confiance, non de confrontation.

Mouvement pour la paix, mouvement pour la démocratie, mouvement d’émancipation politique, mouvement d’émancipation de la femme, mouvement écologique, mouvement syndical, doivent résister ensemble aux efforts destinés à dresser les pays européens les uns contre les autres. Nous concevons notre déclaration de protestation comme partie intégrante du mouvement global contre toutes les bases militaires étrangères, contre toutes les infrastructures nécessaires aux guerres d ‘agression. Nous voulons contribuer à bâtir la paix en Europe et dans le monde, pour que les communautés des pays puissent défendre ensemble leurs droits et prendre part à leurs affaires publiques.

Ni l’Union Européenne ni les Etats membres de l’OTAN ne doivent participer à cette nouvelle aventure militaire de l’administration Bush. La paix reste notre priorité absolue.
Nous demandons ceux qui ont des responsabilités dans l’Union Européenne, en premier lieu le président Klaus et le président Kaczynski, d’entendre la volonté du peuple de l’Union Européenne. Nous exigeons qu’ils se comportent en démocrates et qu’ils organisent un referendum sur le déploiement des éléments du NMD dans leurs pays.

Nous rejetons avec fermeté la tentative de légitimer les projets des USA par des moyens détournés, par l’intermédiaire des processus de décision de l’OTAN et de l’EU. Nous nous adressons à vous, à travers l’éventail des nationalités et de toutes conditions sociales : faisons tout pour que l’Europe ne devienne le théâtre d’une nouvelle course aux armements et d’une nouvelle politique de confrontation.
Nous demandons à tous les hommes de s’adresser oralement ou par écrit à leurs représentants élus. Dites leur que nous refusons une nouvelle politique de confrontation et nous nous en souviendrons le jour où nous serons devant les urnes.

Les participants de la Conférence internationale contre la militarisation de l’Europe.
Prague, le 5 mai 2OO7

(Premiers signataires : Helena Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic, Maciej Konieczny, Stop Bazom USA / Młodzi Socjalisci, Poland, éter Petak, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary, Olol Jackson, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy, Tobias Pflüger, MdEP, Germany, Hans Lammerant, Bombspotting – Vredesactie, Belgium, Roland Nivet, Mouvement de la Paix, France, Kate Hudson, Campaign for Nuclear Disarmament, United Kingdom, Athanasios Pafilis, World Peace Council, Greece, Elsa Rassbach, American Voices Abroad (AVA) Military Project, USA, …. )

Signataires : •
Helena Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Thomas Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Erazim Kohák, čestný člen Iniciativy Ne základnám, Czech Republic
• Rudolf Převrátil, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Ivona Novomestská, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Jan Májíček, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Karel Černík, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Jaroslava Richterová, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Oskar Krejčí, politologist, Czech Republic
• Zdenka Řeháková, Czech Republic
• Dagmar Wernerová, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Stanislav Holubec PhD., SOK, Lavka.info (network for left policy in CE Europe), Czech Republic
• Maciej Konieczny, Stop Bazom USA / Młodzi Socjalisci, Poland
• Bolesław Jaszczuk, Stowarzyszenie Stop Tarczy, Poland
• Andrzej Żębrowski, Inicjatywa Stop Wojne, Poland
• Grażyna Stawowska, Inicjatywa Stop Wojne, Poland
• Piotr Kawiorski, Lavka Info (network for left policy in CE Europe), Poland
• Szymon Martys, `Anti War Coalition` Lublin, Stop Bazom USA, Poland
• Péter Petak, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Alex Sólyom, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Kata Lenard, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Erzsébet Nagy, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Angela Thiesz, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Krisztián Pamuki, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Cinzia Della Porta, Disarmiamoli!, Italy
• Olol Jackson, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy
• Donato Tagliapietra, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy
• Tobias Pflüger, MdEP, Germany
• Torsten Schleip, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Margit Janiel, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Tanja Grobitzsch, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Susan Anger, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Hannelore Toelke, Deutscher Friedensrat , Germany
• Nicole Noel, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Andreas Bockl, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Boris-André Meyerl, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Marko Forberger, Lavka.info (network for left policy in CE Europe), Germany
• Jule Nagel, Lavka.info, (network for left policy in CE Europe), Germany
• Thomas Kachel, Lavka. info, (network for left policy in CE Europe), Germany
• Hans Lammerant, Bombspotting – Vredesactie, Belgium
• Roland Nivet, Mouvement de la Paix, France
• Yves-Jean Gallas, Mouvement de la Paix, France
• Kate Hudson, Campaign for Nuclear Disarmament, United Kingdom
• Athanasios Pafilis, World Peace Council, Greece
• Elsa Rassbach, American Voices Abroad (AVA) Military Project, USA

The declaration displayed below was adopted by the conference 'Against the militarisation of Europe' which took place in Prague at the 5th of May 2007, and was attended by over 150 participants from 15 initiatives from 10 countries. All people who share our concerns about the consequences of the planned US missile shield for peace and stability in Europe are invitied to sign here.

PRAGUE DECLARATION
Made by participants in the International Conference against the Militarization of Europe

PEACE DOESN'T NEED NEW MISSILES -

We say no to the US missile defense system in Europe

Faced with new US military plans to begin official negotiations with the Czech and Polish governments on May 10th, the signatories of this paper declare:

We voice our protest against the plans of the Bush administration to install a "national missile defense system" for the US on the territory of the Czech Republic and Poland. Most people in the Czech Republic and Poland, as well as in the rest of Europe, reject plans to host this system. We reject the official reasons given for the NMD project as mere preprague-texts.

The realisation of the US plan will not lead to enhanced security. On the contrary - it will lead to new dangers and insecurities.

Although it is described as 'defensive', in reality it will allow the United States to attack other countries without fear of retaliation. It will also put 'host' countries on the front line in future US wars.

The governments of Poland and the Czech Republic recklessly risk unleashing a new arms race, jeopardising the present framework of international agreements on nuclear non-proliferation and conventional arms control throughout the world, but especially in Europe.

What we really need is disarmament as a precondition to peace and genuine human security.

To face the impending ecological crisis we need international cooperation and trust, not confrontation.

Peace initiatives, democratic and emancipatory political forces, women's and environmentalist movements, trade unions and faith activists must come together in their resistance to this attempt to play one European country off against the other. We see our protest as part of a global movement against all foreign military bases and other infrastructure used for wars of aggression. It is a contribution to building peace in Europe and the world, and to empowering local communities to act together and protect their rights and guarantee their public role.

European Union and Nato states must not participate in this new military adventure of the Bush administration. Peace remains our foremost task.

We demand of those responsible in the European Union, especially President Klaus and President Kaczynski, to listen to the will of the people of the European Union. We demand that they act democratically and hold binding referendums on the deployment of NMD components in their countries.

We emphatically reject the attempt to legitimise the US plans through the back-door of NATO and EU decision-making. Across a wide range of nationalities and walks of life, we call on you: Together let us do everything to prevent Europe from becoming the stage for a new arms race and a new politics of confrontation.

We call on all people to take part in demonstrations and to speak with and write to their elected representatives, members of government and heads of state, to tell them that they do not want a new politics of confrontation and that this will be remembered at the polls.

The participants of the International Conference against the Militarization of Europe.

Prague, 5 May 2007

Note précédente : La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles !

RAG 34. Les lolo's 34.

23:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : APPEL DE PRAGUE, KAREL KOSTAL, LA PAIX N'A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES

30.08.2007

17 milliards de cadeaux fiscaux par an, à peine 200 millions pour mettre en place le Revenu de Solidarité Active !

Intérêts d’emprunt : un jeu de rôle savamment orchestré

Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le jeu de rôle organisé par le Président de la République et le gouvernement, sur le dossier des intérêts d’emprunt, pour travestir la réalité : quand on fait des promesses intenables pour se faire élire, par définition, on ne peut pas les tenir. Le Président de la République savait en effet pertinemment qu’étendre cette mesure à tous les crédits déjà contractés depuis 5 ans était irréalisable.
Il n’avait d’ailleurs pas masqué son agacement quand certains ministres, au premier rang desquels Éric Woerth, avaient vendu la mèche avant les législatives. Il prétend aujourd’hui faire croire que tout cela ne serait de la faute que du seul Conseil constitutionnel, qui a censuré le dispositif suite à la saisine que nous avions déposée.
Au-delà de cette ridicule mise en scène, la réalité des nouvelles mesures annoncées, avec le passage du crédit d’impôts de 20 à 40% la première année d’emprunt, est toujours la même : encore plus d’argent pour une même catégorie de la population. Dans le même temps, on attend toujours des mesures concernant l’immense majorité de Français qui rencontrent aujourd’hui de graves difficultés en termes de pouvoir d’achat.
Alors que la croissance est en berne et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes, à la suite de la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus aisés, le chef de l’État et son gouvernement poursuivent pourtant dans la même direction. C’est pour le moins inquiétant car il faudra bien à un moment donné que quelqu’un paie l’addition de ces 12, 15, 17 milliards de cadeaux fiscaux par an !

Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité

RAG 34. Les lolo's 34

19:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intérêts d'emprunts, RSA, SOLIDARITE

25.08.2007

Les OGM, un choix de politique agricole

Par Hervé Kempf
Une fois encore, l'été aura été dominé, sur le terrain environnemental, par la question des OGM. La polémique a été nourrie par les actions des Faucheurs volontaires en réponse à la multiplication des cultures transgéniques (plus de 20 000 hectares de maïs cette année). Elle a pris un tour dramatique quand un agriculteur du Lot, Claude Lagorse, qui cultivait en secret une parcelle de maïs transgénique, s'est suicidé la veille d'une manifestation prévue le 5 août dans son village de Girac par les anti-OGM. Rien ne permet d'attribuer ce drame à la question des OGM. Mais le retentissement qu'il a eu témoigne de la charge émotionnelle dont est devenu porteur le dossier.

Les Faucheurs volontaires ont poursuivi leurs actions, en cherchant, non pas à vandaliser les champs transgéniques, mais à prélever symboliquement des épis. Cependant, des personnes anonymes ont plusieurs fois détruit les parcelles de cultures de maïs génétiquement modifié. Inversement, des expérimentations menées par des agriculteurs biologiques, et visant à mesurer la contamination due aux OGM, ont été détruites, là aussi de façon anonyme.

Une partie du monde agricole a, de surcroît, manifesté son énervement : on a ainsi entendu Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, qualifier le 9 août d'"obscurantisme" la position des opposants aux OGM, la plate-forme des industries semencières a employé le même terme dans un communiqué du 24 juillet, et un autre responsable de la FNSEA, Dominique Barrau a parlé de "tribu africaine" à propos des Faucheurs.

De telles paroles ne risquent pas d'apaiser le débat. Mais elles paraissent à contre-courant d'une réalité qu'expriment les Faucheurs volontaires, quoi qu'on pense de la validité de leurs méthodes, ainsi que la Confédération paysanne, qui fêtait, les samedi 18 et dimanche 19 août, son 20e anniversaire : le refus par la société de se voir imposer des OGM dont elle ne voit pas l'utilité. Cette réalité est bien ressentie par les responsables politiques : les Faucheurs ont gagné une reconnaissance officielle en étant reçus, le 31 juillet, par la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. De son côté, l'Association des régions de France, qui représente les exécutifs régionaux, presque tous socialistes, a réaffirmé de manière vigoureuse, début juillet, son refus de voir les cultures d'OGM " imposées en force, sans la moindre consultation".

La question des OGM pourrait d'ailleurs prendre un tour politique plus large, en menaçant le bon déroulement du Grenelle de l'environnement. Au moyen de cette série de réunions avec les associations et les groupes professionnels, le gouvernement entend relancer la politique environnementale, tombée en jachère sous l'équipe précédente. Mais José Bové, la figure la plus visible des opposants aux OGM, reste susceptible d'être emprisonné d'un jour à l'autre pour de précédentes actions des Faucheurs volontaires. De surcroît, ayant prélevé un épi de maïs, le 5 août, à Murviels-lès-Béziers (Hérault), au milieu de deux cents autres manifestants, il s'attend à être convoqué à la gendarmerie de Béziers. Son incarcération - à laquelle il entend donner le plus grand éclat en menaçant d'entamer une grève de la faim - conduirait sans doute plusieurs des plus importantes associations à quitter le Grenelle, ruinant ainsi la crédibilité de celui-ci. Cependant, laisser M. Bové en liberté pourrait apparaître comme une confirmation supplémentaire de la légitimité de son action.

La situation ne serait pas devenue aussi inextricable si les gouvernements successifs n'avaient pas laissé, depuis des années, la situation s'envenimer. En n'imposant pas une procédure d'information des agriculteurs voisins en cas de cultures transgéniques ; en se retranchant en permanence derrière les avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dont la neutralité scientifique est de plus en plus mise en doute ; en n'abordant pas de front la question de la coexistence entre agriculture transgénique et non transgénique ; en passant en catimini un décret - quelques jours avant les dernières élections nationales - permettant les cultures, alors que la loi qui devait le faire n'avait pu être discutée par le Parlement, les gouvernements ont agi de manière qu'il faut bien appeler hypocrite : laisser se développer les cultures OGM, sans jamais donner l'impression à une opinion publique très réticente qu'on les autorisait franchement.

EVENTUELS AVANTAGES

Cette attitude tranche singulièrement avec celle du gouvernement britannique : affichant clairement sa faveur pour les OGM, il a cependant su développer des expertises indépendantes et un débat public réellement ouvert. La situation a ainsi été dénouée - au détriment, certes, des cultures transgéniques.

La complication du dossier des OGM - incertitude quant à leurs éventuels avantages, leur éventuelle nocivité, leur réel intérêt économique - ne facilite pas la décision. Mais il est, en même temps, de plus en plus clair que la question transgénique symbolise le choix plus large d'une politique agricole. Soit une agriculture industrielle, fortement intégrée à l'industrie agroalimentaire, menée par un nombre restreint d'exploitants très performants - et les OGM rentrent dans ce cadre. Soit une agriculture moins intensive, cherchant davantage la qualité que la quantité, soucieuse du respect de l'environnement et de la santé, mais visant aussi à créer des emplois directs - et les OGM sont hors concours.

Refuser de trancher sur la question transgénique tout en les laissant s'imposer - et contaminer toute l'agriculture, affirment leurs opposants -, c'est de facto privilégier l'agriculture industrielle, c'est-à-dire le modèle hypersubventionné et polluant dont on voit aujourd'hui les limites. Il est significatif que la prudente Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un rapport publié en mai, ait pris position en faveur de l'agriculture biologique. Faisant la synthèse des études scientifiques, la FAO écrivait : "L'agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l'agriculture conventionnelle d'aujourd'hui, mais avec un impact mineur sur l'environnement."

La logique voudrait que l'on écoute les agronomes et que l'on aille vers ce type d'agriculture mieux acceptée par les citoyens, moins coûteuse pour la collectivité et plus créatrice d'emplois. Mais ce serait, sans doute, déplaire aux industries et se libérer de l'obsession de la mondialisation agricole qui, au vrai, se développe surtout, pour ce qui est de l'Europe, au moyen de subventions. C'est en tout cas à ce choix que conduit la persistante querelle des OGM.

Article paru dans l'édition du 22.08.07.

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08:55 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM

21.08.2007

Catastrophes naturelles dans le monde : le Secours populaire lance un appel aux dons

Mardi 21 août, PARIS - Le Secours populaire a lancé mardi un appel aux dons pour soutenir les victimes des dernières catastrophes naturelles comme l'ouragan Dean en Martinique et en Guadeloupe ou le séisme au Pérou.

Rappelant que cet été, elle a déjà lancé des appels aux dons en raison des catastrophes naturelles "qui sévissent actuellement dans le monde entier", l'association souligne qu'"aujourd'hui encore", elle "se mobilise pour les victimes de l'ouragan Dean qui a frappé la Martinique et la Guadeloupe" mais également "pour les personnes touchées par le séisme au Pérou".

Pour chacune de ces causes, elle a débloqué la somme de 30.000 euros, précise-t-elle.

Afin de faire face à toutes les catastrophes naturelles, le Secours populaire français annonce qu'il a "ouvert un compte d'urgence nommé 'catastrophes naturelles'". Le public peut ainsi lui "envoyer ses dons financiers" en précisant cet intitulé et soutenir de cette façon "les victimes de ces aléas".

Le Secours populaire, "déjà en action avec ses partenaires associatifs dans les pays touchés", pourra ainsi "poursuivre la solidarité en adaptant l'entraide selon les besoins réels des victimes".

Les dons sont à adresser à Secours populaire français, "Catastrophes naturelles", BP3303, 75123 Paris cedex 03. Il peuvent aussi être déposés sur le site internet http://www.secourspopulaire.fr

AP ar/com

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06:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Secours populaire, appel aux dons

20.08.2007

Total, totalement cynique : licencié pour refus de travailler au Nigéria

Un technicien français de Total a été licencié pour avoir refusé sa mutation au Nigeria en raison de la dégradation des conditions de sécurité dans ce pays, notamment des risques d'enlèvements pour sa famille, a-t-on appris vendredi de source syndicale. Ses craintes sont tout de même justifiées : un couvre-feu a été décrété vendredi à Port-Harcourt, capitale pétrolière du sud du Nigeria, à la suite de la mort jeudi d'une quarantaine de personnes victimes d'affrontements lors de batailles rangées menées dans toute la ville entre l'armée et des insurgés.

"Notre collègue, affecté sur le site de Pau (Pyrénées Atlantiques) a été licencié le 3 août, après un entretien avec la direction" a déclaré à l'AFP, Benoît Clergeat, président du syndicat Unsa Total.

Interrogée vendredi par l'AFP, la direction de Total a indiqué ne pas être en mesure de communiquer.

Marié et père de deux enfants, le technicien âgé de 45 ans, employé depuis 1992 par Total, s'était vu proposer, en avril dernier, un poste de responsable géologue dans le cadre de l'exploitation d'un champ pétrolifère au Nigeria. Invoquant sa situation familiale et la dégradation des conditions de sécurité dans ce pays, le technicien a par trois fois refusé cette mission.

Dans la lettre de licenciement, le DRH de Total affirme que le "refus d'accepter une mobilité géographique à échéance d'un an vers le Nigeria constitue une violation (des) obligations contractuelles" du technicien. Selon la direction, cette mobilité spécifiée dans "l'article 3 de (son) contrat de travail, se traduit par des missions tant en France qu'à l'étranger en raison de la nature des activités" du groupe Total. En conséquence la direction déclare être "contrainte de procéder à (son) licenciement".

Les syndicats de Total ont protesté, estimant que les missions dans ces pays à risques devaient se faire sur "la base du volontariat".

Le 2 août, Total a confirmé qu'un de ses employés avait été enlevé à Port-Harcourt (Nigeria). "Mardi soir, un employé d'Elf Petroleum Nigeria Limited (filiale de Total au Nigeria), qui travaille en général sur nos gisements à terre, a été enlevé à Port-Harcourt (sud-est) à la sortie d'un lieu de culte par plusieurs personnes", avait indiqué deux jours après une porte-parole de Total. Cet employé est un superviseur technique de nationalité nigériane.

En savoir plus : Lire la suite

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12:47 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Droit du travail, droit de retrait, volontariat, TOTAL

18.08.2007

2002 jours sans Ingrid et Clara




Toute l'actu sur le site officiel

Les enfants d’Ingrid demandent des preuves de vie

La déclaration du Comité de soutien

La déclaration de Bertrand Delanoë, Maire de Paris

clicker sur -> Toute l'actu sur le site officiel

RAG 34. Les lolo's 34

11:50 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

RESF 34 : Tous les jours on a peur... Laissez-les grandir ici !

Le site RESF34 a pour objectif d’offrir de l’information aux jeunes sans papiers ainsi qu’aux personnes sensibles à ces situations de détresse.

Permanences juridiques RESF 34

Montpellier : tous les mercredis sur rendez vous entre 15h et 17h, au local de la Cimade, 16 rue Saint Louis.

Béziers : 1er et 3è mercredis du mois de 14h à 17h, au local Cimade 14 rue de la Rotonde.

Sète : mardis de 14h 30 à 16h 30, à l’Accueil Migrants-Sète situé au Centre Sportif, 22 rue Maurice Clavel.

Le site RESF 34 : http://placeauxdroits.net/resf34/


Liste des contacts : http://placeauxdroits.net/resf34/spip.php?auteur3

Tous les jours on a peur !




Sur le même thème : clicker sur -> http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/01_enfants_scolar...


RAG 34. Lovely34 et les lolo's 34

09:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF 34, RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS, RAG 34

17.08.2007

C'est fait, la hausse des tarifs de l'électricité est effective depuis hier

A suivre : notre dossier relatif à l'ouverture du marché de l'électricité par Marc LEYGONIE (cadre retraité de l'EDF)

PARIS (Reuters) - Le gouvernement annonce proposer une hausse de 1,1% des tarifs de l'électricité pour les particuliers et de 1,5% pour les clients professionnels à compter du 16 août. "Le gouvernement souhaite que ce réajustement (...) soit pour les clients particuliers en deçà de l'inflation prévue cette année : son impact moyen sur la facture d'un ménage sera inférieur à un euro par mois", précisent dans un communiqué commun Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et du développement et de l'aménagement durables, et Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.

(Clicker sur l'image pour l'agrandir)
Cette revalorisation, qui interviendra un an jour pour jour après la précédente, doit permettre de financer les investissements nécessaires au maintien de la sécurité de l'approvisionnement en France, ajoutent-ils. Le gouvernement a saisi pour avis la Commission de régulation de l'énergie (CRE) de son projet d'arrêté, précisent-ils également.

(A suivre : notre dossier relatif à l'ouverture du marché de l'électricité par Marc LEYGONIE)

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11.08.2007

ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE À L’ENFANT SANS « DÉGATS COLLATERAUX » 2 communiqués en 1 de RESF



Communiqué du 9 août 2007

C’est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n’importe où en France. Ce n’est pas un accident. C’est l’effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d’interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d’expulsions (25 000). Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.

D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France : à l’heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d’enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu’à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d’inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées….

Le Réseau sans frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants ; il s’efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles.

Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.

Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour..

vendredi 10 août 2007.

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Lire notre note précédente : L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»


Communiqué commun 3 août 2007 : Mobilisations sans frontières contre les expulsions

Au moment où les interpellations et menaces d’expulsions se multiplient, à Paris, dans les départements d’Ile de France, les régions et dans de nombreux pays d’Europe, vous trouverez ci-joint un communiqué commun du Réseau Education Sans Frontières et des syndicats ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France , SUD Aérien, UL CGT Roissy.

Mobilisations sans frontières contre les expulsions

« Expulsion sans frontières » proclamait le communiqué publié lundi 30 juillet par RESF. Mais les pays qui jouent la carte de « l’Europe-forteresse » et tentent de rejeter une partie de leurs migrants n’ont pas la partie si facile ! Ils ne peuvent mettre en œuvre cette politique qu’au mépris de droits fondamentaux et se heurtent à la détermination des étrangers menacés comme à la solidarité grandissante d’une partie de l’opinion publique.

En Belgique la mobilisation oblige les pouvoirs publics à reculer

En Belgique, la menace d’expulsion vers l’Equateur d’Ana Elisabeth Cajamarca et de sa fille Angelica, arrêtées sur dénonciation le 30 juin, a provoqué une grande émotion et des dizaines de citoyens belges se sont mobilisés sans relâche pour la libération de la fillette et sa mère. Mais c’est finalement la brutalité de la police au cours des opérations de transfert qui a conduit le tribunal de 1ère instance à ordonner leur libération. Pourtant l’Office belge des étrangers avait mis le paquet pour réussir cette expulsion, réunissant de nombreuses forces de police, jetant la maman menottée sur le plancher de la camionnette, l’y maintenant à coups de genou, tentant de lui faire avaler de force des calmants… et décidant à la dernière minute de diriger les deux expulsées vers la Hollande, afin de déjouer l’intervention possible des militants rassemblés à l’aéroport de Bruxelles-National.

Cette victoire, qui ne saurait être complète tant que la famille Cajamarca n’aura pas été régularisée, n’aurait pas été possible sans la mobilisation. Elle ne doit pas faire oublier les nombreuses autres personnes détenues dans les centres de rétention en Belgique avec, parmi elles, beaucoup d’enfants qui, comme l’a rappelé Angelica, doivent eux aussi pouvoir sortir.

Les autorités allemandes expulsent les sans-papiers avec la complicité d’Air France

Un sursis, c’est aussi ce qu’a obtenu Kelly Moses, ce jeune homme que l’administration allemande voulait expulser de Hambourg vers le Bénin via Roissy, sur des avions d’Air France. Emmené vers l’aéroport, il est revenu en fin de matinée sur son lieu de rétention, parce qu’il a sans manifesté une quatrième fois avec la plus grande force son refus d’être renvoyé vers le Bénin, un pays dont il n’est pas ressortissant et où il n’a aucun lien. Mais cette petite victoire a sans doute été facilitée par l’écho donné par les militants allemands et français à cette tentative d’expulsion et à la collaboration étonnante d’Air France à cette opération.

Ainsi Air France ne se contente pas seulement d’exécuter les demandes d’expulsion de l’Etat français, elle participe à la mise en œuvre des politiques d’expulsion des autorités allemandes. Pour Air France, et contrairement aux justifications données devant les actionnaires par ses dirigeants le 12 juillet, les expulsions deviendraient-elles un « marché » comme un autre, une opération commerciale où peu importent les clients, le sort des victimes et les méthodes utilisées ?

Voyager menotté, est-ce là « faire du ciel le plus bel endroit de la Terre" comme le prétend la publicité de la compagnie ? C’est faire en tout cas bon marché de la réaction des passagers et des personnels confrontés à des situations souvent insupportables.

En France, durcissement de la politique d’expulsion des sans-papiers

Refus du droit d’asile, négation du droit de vivre en famille, oubli des droits de l’enfant : voilà les conséquences quotidiennes de la politique menée, ici aussi, par le gouvernement français et que le ministre Hortefeux se vante de vouloir encore aggraver. Et de fait interpellations et tentatives d’expulsion se multiplient au cœur de l’été : deux mères de famille et un couple, soit quatre enfants de 2 et trois ans ont été placés au centre de rétention de Lyon. Les mères ont été arrêtées sans leur mari, on veut les renvoyer avec leurs enfants vers des pays où elles étaient persécutées et n’ont plus de liens. A Lyon toujours, c’est un jeune majeur scolarisé, pourtant placé sous protection de la PJJ, qu’on veut expulser vers le Congo où personne ne pourra le prendre en charge puisque ses parents sont morts et son oncle en fuite. A Marseille, c’est un père d’enfant français qu’on embarque pour la Tunisie, avant que le référé de son avocat n’ait pu être déposé. A Bobigny c’est un papa chinois qu’on veut arracher à sa famille, alors que sa fille est scolarisée ici et se trouve en situation régulière. Au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) un sans-papier tente de mettre fin à sa vie en s’immolant, un geste qui met en évidence la violence du système. Et à Lille la mise en garde à vue de plusieurs dizaines de sans papiers en grève de la faim, etc, etc…

Ce gouvernement a beau arborer le masque de l’ouverture et le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale se donner des allures d’humaniste en défendant l’intitulé de son ministère, la politique qu’il met en œuvre est bien toujours la même : durcissement des lois, renforcement de la répression, politique du chiffre en matière d’expulsion. Elle n’est réalisable qu’au mépris des Droits de l’Homme qu’on prétend défendre ailleurs. Elle suppose une société de contrôle social et policier qui pèsera inévitablement sur l’intégration de tous les étrangers ou supposés tels et, à terme, sur les libertés de tous.

Signataires : ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France, Réseau Education Sans Frontières, SUD Aérien, UL CGT Roissy

Contacts sur ce dossier :

Resf : Jean Michel Delarbre 06 89 30 86 15 / Richard Moyon

Syndicats : Serge Nybelen (CGT) 06 79 90 82 89 / Jacques Raymond (CFDT) 06 03 13 25 38

Pierre Contesenne (SUD) 01 41 75 20 85

Rappel : Les 192 organisations membres ou soutiens du « Réseau Education sans frontières » (au 15.5.07) :

Mouvement associatif (local et national) :

ACER (association pour une citoyenneté européenne de résidence), ADN (Association pour la démocratie - Nice), ACT UP – Paris, Afrique Partenaires services, AITEC (Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs, Groupe contre la criminalisation des familles), AMF (Association des Marocains en France), AMHITI (réfugiés haïtiens en France), A.S.A.V. (Association pour l’Accueil des Voyageurs - 92), Association « En-Temps » (service des mineurs étrangers isolés), Association Française Janusz Korczak (AFJK), Association Intercapa Solidarité Etudiants Etrangers, Association Mosaique (Comité antiraciste de Choisy le Roi/Orly), Association Sar-Phirdem, Association des travailleurs maghrebins de France (ATMF), ASSOUEVAM (Association de soutien aux étrangers du Val de Marne), ATTAC-France, Ballon rouge (Aubagne), CADAC, CEDETIM, CIMADE (Service œcuménique d’entraide), Cinquième zone, Citoyens Unis pour Chatenay-Malabry, CLEJ (Club Laïc de l’Enfance Juive), CNAFAL, Collectif Cetace (Créteil), Comité de défense des droits des sans-papiers (59), Comité de Résistance Social (travailleurs sociaux), Comités de Soutien aux familles rroms du Val de Marne, Comité de soutien aux tsiganes du 93, Collectif Bellaciao, Collectif des sans papiers de Seine Saint-Denis (93), Collectif des sans-papiers des Hauts de Seine (92), Collectif des sans-papiers kabyles de France (CSPK), Collectif National pour les Droits des Femmes, 3ème Collectif des sans-papiers de Paris, CRAN (Conseil représentatif des associations noires), Coordination nationale des sans-papiers, CVSF, DEI (Section française de Défense des Enfants international), Droit Au Logement,Ecole Emancipée, Emancipation, Ensemble Citoyens (Martigues), FASTI, Faut qu’on s’active ! (Boulogne sur mer), FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves de l’Ecole Publique), Femmes de la Terre, Fondation Copernic, GISTI, Groupement des retraités éducateurs sans frontières (GREF), Journal « A Contre Courant » politique et syndical (Mulhouse), ICEM Pédagogie Freinet, Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), La Voix de l’Enfant, Ligue de l’Enseignement, Ligue des Droits de l’Homme, Motivé-e-s (Toulouse), Mille Bâbords (Marseille), Mouvement pour une Alternative non-violente (MAN), MRAP, Ni putes, ni soumises, Observatoire des Libertés Publiques, RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), Ras le Front, Réseaux citoyens de St-Etienne, RCTS (Réseau de travailleurs sociaux pour l’insertion des jeunes étrangers), Réseau Chrétiens Immigrés (RCI), Réseau Solidaire et Citoyen (RESOCI), SALAM (Soutenons, Aidons, Luttons, Agissons pour les Migrants et les pays en difficultés), Solida’mis (Reims), SOS Racisme, SUB TERRA a.s.b.l., Survie, Union Juive Française Pour la Paix (UJFP).

Mouvement syndical :

CGT (Union départementale Paris) - Confédération paysanne, CNT, FSE (Fédération Syndicale Etudiante), FERC-CGT, FIDL, FSU, Union Syndicale « Solidaires », MGM (Syndicat de la Médecine Générale), PAS 38 (Pour une Alternative syndicale – Isère), SAF (Syndicat des Avocats de France), SEDVP-FSU (Syndicat des Etablissements Départementaux de la Ville de Paris), SGEN-CFDT, SNES, SNUipp, SUD-Culture, SUD-Education, SUD-PTT, SUD Rail, SUD Santé-Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UDAS (Union des Alternatives Syndicales), UNL (Union Nationale Lycéens), UNSEN-CGT.

Collectifs RESF locaux (Régions) :

Aisne (02) / Collectif de défense des sans papiers, Aisne (02) / ASTI Saint-Quentin, Ardèche (07) / RESF, Ariège (09) / Resf, Aude (11) / Resf, Bas-Rhin (Strasbourg - 67) / Resf, Bouches du Rhône (13) / Resf, Cantal (15) / Collectif Ucij-Resf, Charente-Maritime (17) / Resf, Cher (18) / Resf, Doubs (25) / Resf, Eure (27) / Collectif de l’EURE de Soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et Jeunes majeurs Scolarisés sans papiers, Gironde (33) / Resf, Haute-Garonne (Toulouse - 31) / Resf, Haute-Loire (43) / Resf, Haute-Vienne (87) / Resf Limoges, Hérault (34) / Collectif « jeunes sans papiers », Ille et Vilaine (35) / Resf, Indre (36) / Resf, Indre et Loire (37) / Resf, Isère (38) / Riesf, Jura (39) / Resf, Landes (40) / Resf, Loire Atlantique (Nantes – 44) / Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, Loiret (45) / Collectif de Soutien aux Enfants de Sans-Papiers scolarisés – Resf Orléans, Loiret (45) / Resf Montargis – Gien – Briare, Lot et Garonne (47) / Resf, Lyon et région (01/42/69) / Resf, Maine et Loire (Angers - 49) / Resf, Marne (Châlons et Reims – 51) / Resf, Mayenne (53) / Resf, Meurthe et Moselle (Nancy 54) / Resf, Meuse (55) / Resf, Moselle (57) / Resf Metz et Sarreguemines), Nord – Pas de Calais (59 - 62) / Resf, Oise (60) / Solidarité Migrants, Oise (60) / Collectif Solidarité Migrants du Noyonnais, Pas de Calais (62) / Resf Arras – Lens, Puy de Dôme (63) / Resf, Pyrénées Atlantiques (64) / Resf, Pyrénées Orientales (66) / Resf, Saône et Loire (71) / Resf, Sarthe (72) / Resf, Seine-Maritime (76) / Resf Le Havre et Rouen, Somme 80 / Resf, Tarn (81) / Resf, Vienne (86) / Resf, Yonne (89)/ Resf,

Collectifs RESF locaux (Ile de France) :

Paris (75) / Resf, Paris centre (1ème - 2ème - 3ème et 4ème) / Resf, Paris 11ème / Groupe Education Sans Frontières Voltaire, Paris 10ème – 11ème – 20ème / Resf, Paris 10ème / Collectif CARESP Lycée Siegfried, Paris Sud (5ème- 6ème - 13ème - 14ème - 15ème) / Resf, Paris 12ème / Comité de soutien des enfants tchétchènes de l’école Baudelaire - Paris 12°, Paris 17ème -18ème / Resf, Paris 19ème / Resf, Collectif RESF (CARESP) Lycée Siegfried, Seine et Marne (77) / Resf 77, Yvelines (78) / Collectif lycée J. Vaucanson - Les Mureaux, Yvelines (78) / Resf 78, Essonne (91) / Resf 91, Essonne (91) / LP Gustave Eiffel Massy, Hauts de Seine Nord (92) / Resf Nanterre, Hauts de Seine Sud (92) / Resf Châtenay, Hauts de Seine / Lycée Jean Jaurès Châtenay-Malabry, Hauts de Seine / LP Florian Sceaux, Seine Saint-Denis (93) / Resf 93, Seine Saint-Denis (93) / Collectif du lycée Paul Eluard - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Suger - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Utrillo - Stains, Seine Saint-Denis (93) / Collectif lycée J. Feyder - Epinay, Seine Saint-Denis (93) / Resf Le Pré Saint-Gervais, Seine Saint-Denis (93) / Resf Montreuil, Seine Saint-Denis (93) / Collectif de défense des sans papiers Pantin, Seine Saint-Denis (93) / Resf Romainville, Val de Marne (94) / Resf Alfortville, Val de Marne (94) / Collectif Unitaire de Défense des Elèves, Etudiants et MA Etrangers (Ac. de Créteil), Val de Marne (94) / Collectif de défense des sans papiers de Villejuif, Val de Marne (94) / Collectif du lycée Apollinaire Thiais, Val de Marne (94) / JMSF (lycée J. Macé - Vitry), Val d’Oise (95) / Collectifs locaux Argenteuil, Sarcelles, Pontoise.

Soutiens :

Alternative citoyenne, Alternative Libertaire, JCR, Les Alternatifs, Les Verts, LCR, MJS (Mouvement des jeunes socialistes), OCL (Organisation Communiste Libertaire), OCML VP - Journal Partisan, PCF, PS (Fédération 93), PS (Fédération 78), UDB.

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L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»

Sans-papiers traqués : la faute d’Amiens

(Manifestation à l'appel de Resf, jeudi devant l'hôtel de ville de Paris. Reuters.)

Le sort du jeune Ivan, depuis jeudi dans le coma à l’hôpital, jette une lumière crue sur la politique d’expulsions relancée pendant l’été.


QUOTIDIEN : samedi 11 août 2007

Par K.L.

«Tout le quartier est en émoi, la frayeur s’installe», résume Sylvette Chevalier, soutien de plusieurs familles sans papiers du quartier des Pigeonniers à Amiens. Vendredi, 200 personnes ont marché, silencieusement, vers l’hôpital de la ville où Ivan, 12 ans, a été admis après sa chute du quatrième étage lors de l’intervention de la police chez ses parents. L’enfant, qui a voulu suivre son père sans papiers qui s’échappait par les balcons, est toujours plongé dans le coma. Son état reste critique. Il souffre d’un traumatisme crânien grave et de multiples lésions cérébrales. «On n’a pas compris pourquoi la famille n’avait pas été régularisée l’année dernière, explique Sylvette Chevalier. Natalia est tchétchène et Andreï est ukrainien, mais la préfecture les considère tous les deux comme des Russes. Ils ont quitté Grozny, en 1995, après l’enlèvement de la grand-mère d’Ivan. En 2005, six mois après leur arrivée en France, ils ont fait une demande d’asile politique qui a été refusée.»

«Sans réponse». La famille avait engagé un recours gracieux après le refus de régularisation. Recours qui n’est pas suspensif. «Nous avons fait un courrier il y a un mois, mais il est resté sans réponse», déplore Sylvette. Le tribunal administratif devait examiner leur dossier en septembre. La mère d’Ivan, Natalia, a décrit, hier, les circonstances de l’intervention policière, à 7 h 45, jeudi : «On dormait quand on a entendu les coups à la porte.» Les policiers «défonçaient presque» la porte. C’est le bruit de la perceuse d’un serrurier qui a provoqué la panique. Natalia a voulu prévenir ses amis par téléphone, sans y arriver. Andreï est passé d’un balcon à l’autre, cherchant une porte ouverte. Et Ivan a voulu le suivre. «Lundi, Natalia était allée au commissariat avec Ivan, explique Sylvette Chevalier. On lui avait dit de revenir avec son mari. Les policiers ne lui ont donné aucune explication, mais elle avait deviné qu’il y avait un risque à revenir.»

Radicalisation. De nombreuses associations ont mis en cause, vendredi, la radicalisation des directives gouvernementales vis-à-vis des sans-papiers. «Nous savions tous qu’une telle politique de traque systématique ne pouvait qu’entraîner des drames, a commenté France Terre d’asile. Celui d’Amiens n’est, hélas, pas le premier.» Le Réseau éducation sans frontières (RESF), qui a souligné cette semaine l’accélération des arrestations de parents d’élèves, lance samedi un appel dans Libération contre «la chasse aux étrangers».
«Nous demandons à la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qu’elle donne des consignes pour que soient proscrites les arrestations à domicile, souligne Laurent Giovannoni, pour la Cimade. Rien ne justifie ce genre de pratiques avec des gens qui sont connus, qui ont effectué des démarches en préfecture et contre lesquels il n’y a pas lieu d’employer de tels moyens.» Après les incidents de la maternelle de la rue Rampal, en mars à Paris, consigne avait déjà été donnée de ne plus procéder à des interpellations aux abords des écoles.

Rappel : La circulaire Sarkozy du 13 juin 2006 avait pour but de régulariser de façon «exceptionnelle» des étrangers dont au moins un enfant était scolarisé : sur les 30 000 demandes présentées, 6 924 ont été acceptées.

Du même auteur : Un enfant sans papiers fuit la police et chute du 4e étage

L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»


Directive d’expulsions massives
«Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière», prévient une circulaire diffusée début juillet par une préfecture de la région Ile-de-France. Ce document, dévoilé par Libération, précise les nouvelles ­modalités «d’exécution des mesures d’éloignement» des sans-papiers et demande à la hiérarchie policière de «traiter prioritairement» ces dossiers.

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Les services du ministre HORTEFEU, allument le feu aux enfants sans papiers

Directive d’expulsions massives

«Libération» révèle la note qui annonce les arrestations à domicile.
Par KARL LASKE
QUOTIDIEN : samedi 11 août 2007
«Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière», prévient une circulaire diffusée début juillet par une préfecture de la région Ile-de-France. Ce document, dévoilé par Libération, précise les nouvelles ­modalités «d’exécution des mesures d’éloignement» des sans-papiers et demande à la hiérarchie policière de «traiter prioritairement» ces dossiers. Il contredit ainsi les déclarations du ministre de l’Immigration et de l’identité nationale, Brice Hortefeux, qui contestait hier l’accélération des procédures d’expulsion cet été. Guillaume Larrivé, son directeur adjoint de cabinet, a démenti l’existence de directives écrites du ministre, mais il a confirmé «la tenue début juillet d’une réunion de travail des services de l’administration, autour de Patrick Stéfanini, conseiller de Brice Hortefeux, sur ces questions de procédure» . D’où la circulaire préfectorale publiée par Libération .

Ce document recommande à la police d’effectuer des vérifications du domicile des sans-papiers, et de «solliciter le procureur de la république afin d’obtenir la coercition» en cas de «non-défèrement» des personnes convoquées. «Je trouve particulièrement inquiétant que les magistrats du parquet soient ainsi utilisés par le ministère de l’Intérieur pour servir sa politique», a commenté Jean-François Zmirou, vice-président du Syndicat de la magistrature (SM). «On a constaté une augmentation sensible des arrestations d’étrangers que la police venait chercher à leur domicile, a indiqué à Libération Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade. Ce document prouve que les préfectures diffusent des consignes en ce sens. L’existence d’objectifs chiffrés d’expulsions entraîne des pratiques de plus en plus dures de la police. Cela conduit les étrangers à être terrorisés par les interventions policières, comme cela vient d’être le cas à Amiens.»
La diffusion de ces consignes a provoqué l’indignation des responsables de RESF, hier. «Cela ressemble à l’organisation d’une rafle, a commenté, hier, Brigitte Wieser. On part d’un fichier, et l’on va chercher les gens où l’on est sûr de les trouver.» «Cela montre qu’au début de l’été, le 11 juillet, l’expulsion est devenue un axe prioritaire , relève aussi Jean-Pierre Fournier, de RESF. Le fond de cette lettre est terrible, parce qu’on y voit noir sur blanc une mécanique finir de se mettre en place.»
Le dispositif prévoit, enfin, «de faire inscrire l’étranger au FPR» - le fichier des personnes recherchées. Aux côtés des délinquants.

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09.08.2007

La TVA sociale n'est pas enterrée !



PARIS - "La TVA sociale n'est pas enterrée", a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur Hervé Novelli, confirmant que le principe d'une telle mesure, qui "apparaît logique", était encore à l'étude.

"Le principe apparaît logique, encore faut-il étudier cela. C'est tout ce qui est aujourd'hui en cours", a-t-il dit sur RMC.

"Aujourd'hui, lorsque nous avons des difficulté sur les marchés extérieurs, cela répond à un certain nombre de causes(...), notamment une compétitivité en matière de coûts salariaux qui est aujourd'hui dégradée", a expliqué le secrétaire d'Etat.

"Toute la réflexion et la proposition du président de la République, elle est de dire: essayons de réfléchir pour savoir comment on pourrait transférer ces charges sociales qui pèsent sur nos coûts salariaux vers d'autres mécanismes comme par exemple la TVA pour éviter que (...) ça dégrade la compétitivité", a-t-il ajouté. AP

pf/mw

* Nicolas Sarkozy était intervenu directement, entre les deux tours des législatives, pour assurer que la TVA sociale, dénoncée par la gauche, ne serait pas mise en oeuvre si elle aboutissait à réduire le pouvoir d'achat des Français.

RAPPEL : Le principe de la TVA sociale consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.
(source AFP)

13:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE

05.08.2007

HISTOIRE - Congés payés : un long labeur législatif

Jean-Marcel Bichat, délégué national PS à l’Histoire, évoque l’avancée spectaculaire constituée par les congés payés, en dépit des nombreuses résistances du patronat. Institués en 1936 par le Front populaire, ils ont permis à plusieurs milliers de salariés de partir à la découverte du pays.

Peu de personnes le savent. Pourtant, lorsque le Front populaire parvient enfin au pouvoir, un certain nombre de salariés – fonctionnaires et employés pour la plupart – bénéficient déjà de « vacances payées » depuis le début du siècle.

Oui. En revanche, beaucoup d’usines fermaient leurs portes en août durant une ou deux semaines, les ouvriers n’étant pas rémunérés en retour. Par principe, le patronat était hostile aux congés payés. Les projets de loi qui furent déposés pour favoriser leur mise en oeuvre furent systématiquement repoussés par le Sénat. Les congés payés furent institués dans de nombreux pays entre 1900 et 1930, sans pour autant figurer au rang des priorités du mouvement ouvrier français. La crise économique des années 30 avait e effet placé le chômage en tête de ses préoccupations. C’est toutefois Léon Jouhaux, secrétaire général de la Confédération générale du travail, qui, le premier, en avait préconisé l’instauration dans les années 20.

Plus surprenant, le « programme de revendications du Rassemblement populaire », adopté le 10 janvier 1936, ne fait aucune mention des congés payés…

C’est un texte de compromis modéré dans son chapitre économique. En revanche, le programme socialiste est à la fois plus hardi et plus précis. La SFIO s’associe aux revendications du Rassemblement populaire et, dans le domaine social, mentionne les contrats collectifs et les congés payés qui n’apparaissent pas dans ce programme. De leur côté, les communistes manifestent un souci de grande modération. Sur presque tous les points, leur programme se situe en retrait par rapport à celui de la SFIO. Ils portent une grande attention aux classes moyennes et ne souhaitent pas heurter les radicaux, même si leur discours anticapitaliste est parfois très violent. En fait, le PC s’aligne sur la politique extérieure de Staline qui souhaite pour la France un bon gouvernement républicain et modéré, capable de s’opposer efficacement au péril fasciste.

Quand la revendication des congés payés apparaît-elle pour la première fois ?

À l’occasion des grèves de mai-juin 1936. Lors de la signature des accords de Matignon, l 7 juin, Blum annonce le dépôt d’un projet de loi. Ce texte est voté le 11 juin par la Chambre des députés et le 17 par le Sénat. Il est promulgué le 20 juin. Dès lors, un congé payé de quinze jours, dont douze ouvrables, est instauré pour tout salarié ayant accompli un an de services continus dans l’entreprise. Ceux qui n’ont que six mois d’ancienneté ne bénéficient que d’une semaine, dont six jours ouvrables.

La classe ouvrière accède au temps libre, mais les moyens financiers dont elle dispose pour profiter à plein de ce nouveau droit restent insuffisants…

En 1937, malgré les augmentations salariales de l’année précédente, une bonne moitié du budget ouvrier se concentre sur les biens alimentaires. Ce sont surtout les jeunes qui profitent du temps libre. Ils enfourchent tandems et vélos – certains vont même à pied – et plantent leurs tentes sur les bords de la Marne. Les plus hardis se risquent jusqu’à la plage. Plusieurs milliers de travailleurs prennent le chemin des vacances grâce à Léo Lagrange, sous-secrétaire d’État à l’Organisation des loisirs et des sports. Le « billet populaire de congés annuel » est mis en vente dès le 3 août 1936. 550 000 personnes, en 1936, puis 907 000, en 1937, partent ainsi à la découverte des bords de mer, des stations de montagne, des monuments célèbres ou des villages.

Il faut ensuite attendre la Libération pour que la revendication d’une semaine supplémentaire de congés payés figure parmi les préoccupations ouvrières.

Véritable « laboratoire social » avec, à sa tête, Pierre Dreyfus, la régie Renault accorde à ses salariés, en 1955, une troisième semaine. Et, contre l’avis des pouvoirs publics, une quatrième, sept ans plus tard. Elle entraîne dans son sillage plusieurs autres entreprises. Le gouvernement généralise cette mesure par les lois du 27 mars 1956 (Guy Mollet), puis du 17 mai 1969 (Maurice Couve de Murville). « Vous n’avez aucun sens de la discipline, mais vous avez bien fait », confiera De Gaulle à Pierre Dreyfus. En juin 1981, ce même Pierre Dreyfus devient ministre de l’Industrie du gouvernement Mauroy. Dès lors, la cinquième semaine de congés payés est sur les rails. Elle sera instaurée par l’ordonnance du 13 janvier 1982.

Propos recueillis par Bruno Tranchant

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Franchises : Sarkozy persiste dans l’hypocrisie



Le président de la République a annoncé ce matin à Dax la mise en œuvre de franchises médicales. Ces franchises seront de 50 euros par an et par assuré. Ces mesures se placent dans la continuité de celles prises par les gouvernements Raffarin et Villepin qui avaient déjà diminué les remboursements des consultations médicales et relevé le forfait hospitalier.

Cette annonce est choquante. Elle intervient :

- Au cœur de l’été pendant les vacances des Français
- Au moment où le gouvernement vient de faire voter 13 milliards de cadeaux fiscaux pour une poignée de privilégiés.
- Elle utilise la compassion en direction des malades du cancer ou d’Alzheimer pour justifier une mesure impopulaire destinée à combler pour partie les conséquences de la politique de la droite en matière de protection sociale.
- Les franchises pénaliseront les malades. Elles toucheront les familles les plus modestes même si N. Sarkozy affirme qu’elles seront exonérées sans toutefois préciser le seuil.

Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la Santé et de Claude Pigement, Responsable national à la Santé

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07:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE, SANTE, TVA SOCIALE

27.07.2007

Le credo de Christine LAGARDE : Travailer plus, travailler tôt, travailler tard, travailler le dimanche jusqu'à 67 ans

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medium_fmds.27.pngParce que la grande bourgeoise Lagarde veut pouvoir faire ses courses, les petites caissières ne pourront plus rester en famille le dimanche ?

Mme Christine Lagarde trouve décidément tout désuet, en ce qui concerne les droits des salariés.

Hier, elle jugeait que les « 35 h relevaient d¹un autre temps ». Aujourd¹hui, elle trouve que la loi pourtant unanimement adoptée à l¹Assemblée nationale en 1906 et maintenue depuis un siècle pour le bien de tous, est caduque.

Plus de repos dominical : travaillez tôt, travaillez tard, travaillez le dimanche aussi. Même les apprentis de 15 ans.

Le fait que les syndicats y soient opposés, mais aussi toutes les associations de petits commerçants, ne fait pas réfléchir Mme Lagarde : elle propose d¹ouvrir sur « la base du volontariat » comme le lui a demandé (encore lui, il s¹occupe de tout) l¹incontournable vedette imposée des médias, le président omnipotent Sarkozy.

Le problème, pour Mme Lagarde et M. Sarkozy c¹est encore une fois qu¹ils font semblant d¹ignorer le « b-a-ba » du droit, que le « volontariat » nŒexiste pas en droit du travail. Pas un salarié de ce pays n¹est « volontaire ». Tout salarié est subordonné, et seul l¹employeur décide, ou non, du travail le dimanche s¹il y en a et s¹il en veut. Tout comme pour les heures supplémentaires, le salarié n¹est ni « libre » ni volontaire.

Le Conseil d¹état a déjà maintes fois écarté l¹argument du « volontariat » contre les employeurs qui voulaient l¹utiliser pour justifier leurs infractions en ouvrant illégalement le dimanche. On nous dit qu¹une majorité de français sont « pour » l¹ouverture le dimanche : oui, mais une majorité de français sont aussi ³contre² le fait de travailler eux-mêmes le dimanche !

Actuellement, autour de 5 % de Français travaillent le dimanche parce qu¹ils y sont contraints (infirmières, cheminots, chauffeurs de bus, feux continus, médias..) demandez-leur ce qu¹ils préfèrent : le dimanche où ils peuvent se reposer une fois toutes les cinq et six semaines et où ils retrouvent famille et enfants. Ils le calculent longtemps à l¹avance... Et demandez-le aux 20 % de français qui travaillent occasionnellement le dimanche. Sauf des jeunes et célibataires et encore, temporairement, acceptent de subir cela, sinon touts préfèrent une autre solution, si on les y oblige pas.

Or l¹article du Code du travail obligeant les employeurs à accorder le repos dominical à leurs salariés, est encore là pour les protéger. (Le système de dérogation actuel, à 5 dimanches par an et à certains activités, est déjà extraordinairement souple et hélas, trop fraudé faute de vrais moyens pour l¹inspection du travail afin de le faire respecter).

Qui travaillera le dimanche en majorité ? des femmes, caissières, précaires, des temps partiels, des petits boulots, des étudiants, n¹ayant pas le choix. Qui fera les courses : peut-être Mme Lagarde qui gagnait encore 600 000 euros dans le cabinet d¹avocats d¹affaires où elle travaillait précédemment à Chicago.

Mais le pouvoir d¹achat n¹est pas extensible : ce qui sera acheté le dimanche ne le sera plus le lundi. L¹embauche qui aura été faite le dimanche remplacera donc un emploi supprimé le lundi.

Seules les grandes surfaces y gagneront, les petits commerçants ne pourront pas suivre. Des études répétées ont établi que l¹ouverture généralisée le dimanche, c¹est environ 30 000 emplois en moins dans les petits commerces et ils ne seront pas durablement remplacés dans la grande distribution. Pourquoi remplacer la civilisation du loisir par celle du caddie et créer du chômage en sus ? Si le seul ³but² du dimanche devient le supermarché quel triste « progrès » !

Ne vaut-il pas mieux rapprocher la durée réelle du travail de la durée légale aux 35 h pour tous et chacun fera ses courses en semaine ?

Toute société, surtout une société aux liens distendus, en crise familiale, en déshérence dans ses banlieues, a besoin, de point de rencontre, d¹un temps de repos COMMUN, COLLECTIF.

Le dimanche c¹est ce point fixe hebdomadaire nécessaire pour la famille, mais pas seulement, aussi pour le sport, les associations, la vie citoyenne et culturelle, sans même parler de religion. Ce n¹est pas un hasard s¹il fait consensus depuis un siècle, et si ce jour de repos commun, est plus que jamais nécessaire dans notre société.

Alors pourquoi détruire ce rendez-vous social, ce repos commun ? Quelle forme de vandalisme antisocial pousse Mme Lagarde et M Sarkozy à remettre en cause le dimanche ? Pour disloquer davantage, atomiser, individualiser davantage la vie sociale ?

Pour déréglementer davantage la semaine et les 35 h hebdomadaires ?

Gérard Filoche. 23.07.07.

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24.07.2007

RSA, un seul but : dissimuler une politique fiscale au service des privilégiés

medium_52408.57.jpgAccompagné de Martin Hirch, François Fillon s’est rendu aujourd’hui à Argenteuil pour présenter le dispositif expérimental du Revenu de solidarité active (RSA). Cette annonce n’a qu’un but médiatique : dissimuler une politique fiscale entièrement au service des privilégiés.

En effet, l’instauration à titre expérimental du Revenu de solidarité active figure dans le “paquet fiscal”.

La visite du Premier ministre à Argenteuil autour du RSA ne sert en réalité qu’à dissimuler les cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis : en particulier l’abaissement du bouclier fiscal à 50% ou encore la quasi-suppression des droits de succession.

Le coût de l’ensemble de ces mesures, financées par les contribuables, est estimé à plus de 13 milliards d’euros par an. Quand l’instauration expérimentale du RSA représente une enveloppe de 25 millions d’euros.

C’est bien peu pour favoriser la réinsertion nécessaire si l’on veut travailler plus.


Communiqué de Faouzi Lamdaoui
Secrétaire national à l’Egalité, la Diversité et la Promotion sociale

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19.07.2007

Paquet fiscal et débat d’orientation budgétaire : injustices et déficit en hausse

Le débat d’orientation budgétaire a mis en évidence les conséquences des principes retenus par le gouvernement pour bâtir son budget 2008.

Insincères, ces orientations reposent sur une hypothèse de croissance fantaisiste (2,5% du PIB), en décalage total avec les prévisions de tous les instituts, et notamment celles de l’INSEE (2,1%). Le gouvernement présente une copie où le niveau des recettes est artificiellement gonflé, quitte à constater ultérieurement le dérapage des déficits. Le risque est tel que le rapporteur général UMP de la commission des Finances s’en est ému publiquement en indiquant qu’« à 2% de croissance, ça ne passe pas ».

Contreproductif, ces engagements consacrent le mauvais déficit, puisqu’ils creusent les déficits structurels. En 2007, le dérapage inédit des dépenses de santé (4 milliards d’euros de déficits supplémentaires par rapport au PLFSS) sera compensé par des recettes exceptionnelles. En 2008, le poids du paquet fiscal sera tel qu’il accroîtra le déficit public sans pour autant dynamiser la croissance, puisqu’il est principalement composé de mesures en direction de la demande des ménages fortunés. La France comble donc temporairement des « trous » structurels par des excédents conjoncturels et ne fait aucun effort en phase haute de cycle. Le danger d’une telle politique est rappelé par le président de la Cours des Comptes qui indique que « en termes structurels, le déficit n’a pas assez baissé pour garantir son maintien sous les 3% en cas de retournement conjoncturel ».

Injustes, ces orientations mobilisent des ressources budgétaires considérables avec pour conséquence l’accroissement des inégalités et de la précarité. En effet :
• les 6 milliards d’euros consacrés à la défiscalisation des heures supplémentaires, qui bénéficieront au mieux à un salarié sur trois, intensifieront la dégradation des conditions de travail de nombreux salariés et joueront contre l’emploi et le pouvoir d’achat, du fait de la disparition progressive d’aides réservées aux bas salaires ;
• les 600 millions d’euros dédiés à l’abaissement du bouclier fiscal à 50 % des revenus représente un cadeau fiscal de 45.000 euros pour chacun des 13.000 ménages les plus fortunés ;
• le 1,7 milliard d’euros prévu pour la suppression de l’essentiel des droits de succession sera capté par quelques milliers de familles, puisque 90% des successions entre conjoints et 80% des successions en ligne directe (parents à enfants) ne sont pas imposables ;
• les 3,7 milliards d’euros engagés pour la déduction des intérêts versés pour l’achat d’une habitation favorisera la hausse des prix de l’immobilier et aggravera les inégalités puisqu’elle bénéficiera principalement aux plus gros emprunteurs.

In fine, les 13 milliards alloués à l’application de la « Loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » seront concentrés entre bien peu de mains et favoriseront le creusement des déficits et des inégalités.

Communiqué du Bureau national

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17.07.2007

PSA Peugeot Citroën : suicides à la chaîne ...

Olivier Morin (AFP/AFP/Archives)

Nouveau suicide chez PSA, le sixième depuis le début de l'année

Un salarié du groupe automobile à Mulhouse s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique. C'est le sixième depuis le début de l'année.

Un salarié du groupe automobile PSA a été retrouvé pendu lundi 16 juillet sur son lieu de travail à Mulhouse. Ce qui porte à six le nombre de suicides de salariés du groupe depuis le début de l'année.

Selon une source syndicale, l'homme s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique.

Un nouveau suicide qui survient quinze jours à peine après la mise en place d'un numéro vert d'assistance psychologique et une semaine après la première réunion d'une cellule psychologique destinée à prévenir ce phénomène.

Depuis le début de l'année, quatre autres salariés du site de Mulhouse et un salarié de Charleville-Mézières ont mis fin à leurs jours.

Une autre source syndicale a confirmé qu'un Comité d'entreprise extraordinaire était convoqué en fin d'après-midi pour évoquer la question.

La direction était injoignable dans l'immédiat.



Travailler plus, pour se suicider mieux...

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16:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Conditions de travail

14.07.2007

Travailler plus pour des clopinettes... Appel à la grève républicaine le 14 juillet



Appel à la grève dans les grands magasins ouverts le 14-Juillet

Plusieurs fédérations syndicales du commerce, parmi lesquelles la CGT et FO, appellent à cesser le travail samedi dans les grands magasins ayant décidé d'ouvrir à l'occasion du 14-Juillet, afin de dénoncer cette ouverture un jour férié.

"Au cours des campagnes pour les élections présidentielles et législatives, les citoyens ont pu entendre de la part des différents candidats des messages forts sur la citoyenneté, le respect des valeurs et des lois de la République", écrit FO dans un communiqué.

"Ces messages n'ont pas été entendus par les employeurs du commerce puisque de nombreuses entreprises, qui se disent citoyennes, ont décidé d'ouvrir le 14-Juillet, privilégiant le sacro-saint chiffre d'affaire", ajoute le syndicat, "chiffre d'affaire qui les conduit à 'offrir' aux salariés du commerce des conditions de travail toujours plus difficiles".

Les syndicats dénoncent "le nombre de temps partiels sans cesse croissants", les "surcharges de travail, la polyvalence toujours accrue, jamais reconnue", des horaires de travail "toujours plus tardifs" et "des salaires de base très loin du SMIC, complétés de primes diverses qui font des rémunérations proches de celui-ci".

De source syndicale, le mouvement concernera notamment à Paris les grands magasins Printemps et Galeries Lafayette, et, dans la capitale comme en province, les magasins FNAC.



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L'administration pénitentiaire alerte sur la surpopulation

PARIS (Reuters) - L'administration pénitentiaire française s'attend à héberger 80.000 détenus en 2017 alors qu'elle ne disposera que de 64.000 places, rapporte Le Monde daté de samedi.

Le quotidien cite un document de synthèse confidentiel de cette administration qui a été présenté mercredi par la ministre de la justice, Rachida Dati, à l'occasion de la mise en place du comité d'orientation de la future loi sur les prisons.

Personne n'était disponible dans l'immédiat au ministère de la Justice pour commenter l'information.

Les responsables pénitentiaires estiment, selon cette note, que "la surpopulation carcérale, problème majeur, sera (...) durable" et prônent des "efforts budgétaires massifs" entre 2008 et 2012, "sous peine d'une crise majeure", rapporte Le Monde.

Au 1er juin, les prisons hébergeaient 60.800 détenus pour 50.500 places.

Le refus du président Nicolas Sarkozy, d'accorder la traditionnelle grâce collective du 14 Juillet a relancé le débat sur la surpopulation carcérale.

Cette amnistie permettait en effet chaque été d'alléger provisoirement les prisons, en remettant en liberté avant l'heure de 3.500 à 5.000 détenus.

La future loi, programmée pour l'automne, prévoit notamment des aménagements de peine et des régimes de détention, des droits et devoirs des personnes détenues.

Le projet doit être présenté le 30 juillet au Sénat et à l'Assemblée nationale à la rentrée.

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11:32 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRISON, AMNISTIE

10.07.2007

SMIC à 1500 € : Une nécessité sociale absolue !

(Maryse Dumas (CGT) le 29 mars 2006 à Paris. AFP/Archives - Jack Guez).
À peine 1 000 euros par mois, ce n’est pas une vie ! Pour beaucoup, c’est encore moins : 40 % des salariés payés au SMIC, parmi lesquels une grande majorité de femmes, sont à temps partiel. Pour eux, qui forment les gros bataillons des travailleurs pauvres, l’augmentation du 1er juillet se résume à 14 centimes de l’heure. Est-ce cela la reconnaissance de la valeur du travail et de sa dignité ? Maryse Dumas, Secrétaire confédérale CGT, l'Humanité du 30 Juin 07.

Les conditions de vie sont de plus en plus difficiles. L’INSEE révèle que si, en 2001, la moitié du revenu des ménages modestes était consacrée aux dépenses « incompressibles » (logement, énergie, assurances), en 2005 ce sont les trois quarts des mêmes revenus qui y passent. Le reste à vivre fond comme neige au soleil.

Augmenter le SMIC est donc une nécessité sociale absolue qui doit venir en appui d’une politique salariale ambitieuse visant au desserrement des grilles, à la reconnaissance des qualifications et savoir-faire, à de vrais déroulements de carrière. Le SMIC doit être un plancher de grille, pas un salaire moyen et encore moins un plafond, comme c’est pourtant le cas dans de nombreuses professions. Faute d’un mécanisme de déclenchement de négociations salariales à chaque augmentation du SMIC, afin de tirer l’ensemble des salaires vers le haut, l’augmentation du SMIC n’a pour effet automatique que d’augmenter le nombre de smicards. Cela nourrit la crainte, pour les millions de salariés qui gagnent à peine plus que le SMIC, de se voir rattrapés par lui et, de ce fait, dévalorisés dans leur statut social.

Quoi qu’en dise le patronat, et quelques autres, le SMIC n’est pas trop élevé, mais les salaires sont trop bas. La réalité, c’est, en effet, le fort écrasement des salaires et des carrières : 50 % des salariés du privé gagnent moins de 1 500 euros par mois. Le revenu salarial moyen des employés est de 900 euros et celui des ouvriers d’à peine plus de 1 000 euros. Quant aux cadres, leurs salaires sont également tirés vers le bas et leurs rémunérations rendues de plus en plus aléatoires.

Dans ces conditions, la revendication du SMIC à 1 500 euros et d’augmentation des salaires qu’avance la CGT a besoin d’une intense bataille d’explications, que les conflits salariaux, touchant, d’après le ministère du Travail, un nombre grandissant d’entreprises et de salariés, n’infirment pas. Trois problèmes sont à aborder. Celui des petites entreprises où les bas salaires sont légion, mais où les salariés pensent que leur patron n’a pas les moyens de les payer plus. Celui du « coût du travail » dont l’idéologie dominante fait, depuis plusieurs années, l’ennemi de l’emploi. Un troisième volet porte, enfin, et ce n’est pas le moindre, sur le choix d’un autre partage de la répartition des richesses.

On voit alors que la « crédibilité » du SMIC à 1 500 euros est d’abord une question de choix de société et de courage politique sur la nature des réformes à entreprendre. Elle implique en effet des transformations profondes dans le rapport capital travail et aussi dans les rapports entre les petites entreprises à faible valeur ajoutée et les grandes à haute profitabilité, dans les rapports entre donneurs d’ordres et sous-traitants.

Le SMIC est aujourd’hui dans l’oeil du cyclone, face à un MEDEF qui veut obtenir, dans un premier temps, la disparition de l’obligation légale d’indexation annuelle, et, dans un deuxième temps, l’effacement de la notion même de « salaire » minimum interprofessionnel. Le MEDEF veut lui substituer la notion de « rémunération annuelle garantie » sur laquelle il fonde déjà ses politiques salariales dans les branches. Plus largement, le MEDEF affirme que le salaire doit être « librement » fixé par le marché. Si ce salaire du marché était inférieur au « minimum vital » estimé par la société, elle n’aurait plus qu’à compenser la différence.

En annonçant pour l’automne la création d’un « comité des sages » pour, chaque année, proposer le taux d’augmentation du SMIC, le gouvernement va dans son sens, contesté en cela par la quasi-totalité des confédérations syndicales. De même, la défiscalisation des heures supplémentaires et leur exonération de cotisations sociales employeurs et salariés est-elle annonciatrice, non seulement de nouveaux et importants transferts vers les contribuables et les assurés sociaux de ce qui relevait jusqu’ici des entreprises, mais aussi d’une transformation importante de la notion de salaire et, partant, de la place et de la reconnaissance du travail.

C’est cet ensemble d’enjeux fondamentaux, imbriqués les uns aux autres, que porte l’exigence d’augmentation du SMIC et des salaires.

Priorité à Gauche

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Sécurité routière : zéro alcool au volant. Zéro tolérance pour tout, partout !


(Crédit Photo : TF1-LCI Test d'acoolémie pendant les fêtes)
Le président du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) Robert Namias juge que la politique de lutte contre l'alcool au volant a été jusqu'alors "absolument inefficace".
Interrogé sur RTL, il a confirmé qu'il présenterait dans la journée une motion abaissant le taux d'alcoolémie autorisé au volant de 0,5 à 0,2 gramme par litre de sang - une idée rejetée mi-juin par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

"Ce n'est pas du tout ni exorbitant ni extraordinaire", a expliqué Robert Namias. "Une recommandation de la Commission européenne dont on ne parle jamais qui date pourtant de janvier 2001 recommande à l'ensemble des Etats européens de passer de 0,5 à 0,2 à partir de 2010".

"Ce que je souhaite simplement, c'est qu'on active cette recommandation et même, si on ne le fait pas tout de suite, que d'ici trois ans on puisse avoir un taux qui soit proche du taux zéro", a-t-il ajouté.

"Non seulement l'alcool continue à tuer mais (...) malgré une politique de communication très importante, malgré d'ailleurs un renforcement des contrôles, malgré un système pénal beaucoup plus dur, la politique a été absolument inefficace", a déploré le président du CNSR.

La lutte contre la vitesse au volant a bien fonctionné, notamment grâce au renforcement des sanctions pénales et à l'installation de radars, a fait remarquer Robert Namias.

"En vérité, on n'a pas encore compris que l'alcool au volant tuait tout autant que la vitesse. Ce qui manque c'est une véritable éducation, une véritable conviction".

"Il y a aujourd'hui 25% de tués sur la route dus à l'alcool au volant en moyenne sur les 4.800 chaque année, 50% la nuit et le week-end".

"On considère actuellement que ce sont les jeunes qui sont les principales cibles de la lutte contre l'alcool au volant, je ne vois pas pourquoi (...) La vérité est bien plus compliquée que ça. La vérité c'est que tous ceux qui ont l'impression de ne pas boire, qui prennent un ou deux verres à midi ou le soir sont en situation de difficulté grave pour conduire et mettent en danger non seulement leur vie mais celle des autres", a-t-il averti.

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16:47 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ALCOOL AU VOLANT 0, 2 g

09.07.2007

De nombreuses zones d’ombre sur l'expérimentation du revenu de solidarité active



Lors de son audition à l’Assemblée nationale, le 4 juillet, Martin Hirsch, a évoqué les grandes lignes de l’expérimentation du revenu de solidarité active (RSA), qui fait partie du projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, débattu en séance publique à partir du 10 juillet.

Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a rappelé que le RSA vise en priorité à compenser la perte des revenus des «travailleurs pauvres» reprenant une activité rémunérée. Aujourd’hui, on recense plus de 50 aides différentes pour les personnes les plus défavorisées, ce qui rend d’autant plus complexe la mise en place de ce nouvel outil.

Selon le projet de loi, la durée de l’expérimentation est de trois ans, et le nombre de départements concernés pourrait être porté de 17 à 27. Martin Hirsch ne souhaite pas aller au-delà de ce dernier chiffre, pour se concentrer sur la qualité de la démarche. Cependant, si l’expérience se révèle concluante, il propose de généraliser le dispositif avant le terme prévu.

Marie-Anne Montchamp, député (UMP) et ex-secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, se réjouit de voir que «l’on va vers une individualisation des aides». Elle souhaite cependant étendre les expérimentations du RSA aux personnes handicapées dans 5 départements et n’exclut pas d’amender le texte dans ce sens. Ce qui compliquerait un processus déjà difficile.

«Globalement, il existe un consensus sur les expérimentations du RSA. Mais nos interrogations sur leur financement sont restées sans réponse», affirme Christophe Sirugue, député (PS). Le Haut commissaire évalue le surcoût à 2000 euros par personne et par an, soit un budget annuel d’environ 8 milliards d’euros. L’Etat pourra participer au financement de la mesure au titre de la loi des finances 2007. Rien n’est cependant prévu pour les années suivantes. Les collectivités territoriales souffrent déjà du déficit de plus de 1 milliard d’euros du transfert des fonds RMI. Le flou persistant sur le financement du RSA risque de les dissuader de lancer l’expérimentation.

«Entre la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, et la secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, nous ignorons quelle est la vraie marge de manœuvre du Haut commissaire Martin Hirsch», s’inquiète Christophe Sirugues.

De nombreuses zones d’ombre persistent sur les expérimentations. D’abord, la mesure s’adresse surtout aux bénéficiaires du RMI et des minima sociaux proches de l’emploi. Que vont devenir les plus défavorisés, surtout si le RSA, à terme, remplace les autres aides ? En outre, le projet de loi passe sous silence la manière de mobiliser les entreprises et les branches professionnelles, sans lesquelles la mise en œuvre du RSA et le retour à l’emploi de ses bénéficiaires resteront lettre morte. «Tous ces points devraient être éclaircis au cours des débats à l’Assemblée, si l’on veut réellement s’attaquer aux problèmes de la pauvreté», conclut Christophe Sirugues.

Lire également "la Gazette" du 9 juillet, p. 20.

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17:55 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RSA, MINIMA SOCIAUX

08.07.2007

L'été des "babas cools" sur ARTE



Nostalgie ou découverte, cet été ARTE propose une série d'émissions, de documentaires et films consacrés au mouvement hippie.

De juillet à août - ARTE fête le Summer of Love

Eté 1967 : quelque part en Californie, s'invente un mouvement qui va marquer toute une génération, et bien au-delà. Le Summer of Love durera finalement près d'une décennie.

Films cultes, concerts mythiques, docus de légende : ARTE vous offre une traversée sans nostalgie des années hippies, présentée par Jane Birkin (vidéo : 1.05 mn)


Tout le programme de l'été de l'utopie, de l'amour, du rock, et de la liberté !

A VOIR ABSOLUMENT !

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10:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HIPPIE, ARTE, SUMMER OF LOVE

03.07.2007

Travailler plus longtemps pour une retraite toujours moindre

La revue de presse de Clotilde Dumetz (extrait du 3.07.07).


Le vrai projet du gouvernement ?...

"Nous tuer au travail"... C'est la Une de L'Humanité...

L'Huma qui ne digère pas la petite phrase de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde... "Pourquoi s'arrêter à 60 ans ou à 65 ans ?"...

"Travailler plus... au-delà de 65 ans"... Pour le quotidien, pas de doute : Christine Lagarde préconise de retarder encore l'âge du départ en retraite...

Dans son éditorial, Maurice Ulrich explique que oui, "l'idée que Guy Roux ne puisse entraîner Lens pour cause de limite d'âge est sans doute imbécile... que personne n'aurait eu la crétinerie de contraindre Picasso ou Matisse à cesser de peindre au-delà de 65 ans...

Sauf que là... Christine Lagarde feint de confondre la mise en oeuvre du talent... le travail de création qu'on exerce avec passion... avec le labeur à la chaîne et les travaux les plus pénibles"...

Mauric Ulrich poursuit... "Le travail toute la vie, ce n'est pas pour les actionnaires, mais pour tous les salariés... d'abord les plus modestes... C'est tout simplement ce qui s'appelle une politique de classes"...

Travailler... travailler...

Et les vacances alors ?...

Eh bien il faut les prendre... Et l'exemple viendra d'en haut...

Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... ce petit encadré, intitulé "Trois semaines de vacances"...

Sarkozy le souhaite... Sarkozy l'a dit... Sarkozy le veut... Cette année, sauf drame, les ministres devront, comme lui, savoir prendre de vraies vacances... Si possible, trois semaines... Et dans l'idéal, du 5 au 25 août...

Lire, écouter l'intégralité de la revue de presse de Clotilde Dumetz

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10:56 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Travailler plus longtemps, retraite

28.06.2007

L'Uniopss, dubitative sur le revenu de solidarité active



L'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss) a déclaré, le 26 juin, craindre que les travailleurs pauvres ne soient les laissés-pour-compte du revenu de solidarité active (RSA). Ce dernier, inscrit dans l'avant-projet de loi "en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" présenté en conseil des ministres le 20 juin, est censé à assurer aux bénéficiaires de minima sociaux, RMI et API (allocation parent isolé) notamment, un revenu supplémentaire s'ils reprennent un travail. Mais ce texte ne mentionne pas les minima sociaux pour les handicapés, les chômeurs en fin de droit ou les "travailleurs pauvres".

"Dans l'avant-projet de loi, les travailleurs pauvres ne sont plus concernés", contrairement au RSA initialement (en avril 2005) imaginé par Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs, devenu Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté [dans le gouvernement Fillon II], a constaté Bruno Grouès, conseiller technique du pôle lutte contre les exclusions de l'Uniopss.

Dès lors, risque de se produire "une grave inégalité entre les bénéficiaires du RMI ou de l'API, qui auront droit au RSA, et les travailleurs pauvres, qui ne bénéficient pas de minima sociaux mais sont en dessous du seuil de pauvreté (774 euros par mois pour une personne seule)", a-t-il expliqué. Selon l'Union, la France ils seraient 7 millions en France.

Par ailleurs, "seuls ceux [les bénéficiaires de minima sociaux, ndlr] qui travaillent vont gagner plus", a-t-il poursuivi. Or, "beaucoup de personnes ne sont pas en mesure, temporairement ou sur une plus longue durée, d'exercer une activité, parce que la vie leur a frappé trop dur sur la tête. Or, pour eux, le RMI ne progressera pas", a-t-il déploré.

L'Uniopss demande que pour ces personnes, "les minima sociaux soient conservés" et que le RMI (440,86 euros pour une personne seule en métropole) soit maintenu comme un "droit inconditionnel".
Celui-ci a regretté également qu'il n'existe "aucun chiffre, dans l'avant-projet de loi, sur le montant du RSA", ajoutant qu'il aurait souhaité au moins "une fourchette".

Enfin, l'Uniopss, qui compte parmi ses adhérents aussi bien des associations gestionnaires de foyers d'hébergement que des centres hospitaliers ou des services d'aide à domicile, a dit "craindre que le projet soit bouclé trop vite", avant même les résultats des expérimentations entamées dans une quinzaine de département et qui doivent durer trois ans.

La Gazette des communes


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14:06 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RSA, RMI, ASS, API, AAH, minima sociaux

15.06.2007

Ingrid Betancourt, communiqué du Parti socialiste

Miguel Angel Moratinos, Ministre espagnol des Affaires étrangères, et Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération helvétique, viennent d’annoncer, après l’échec de l’initiative médiatique et solitaire prise par le Président de la République française Nicolas Sarkozy pour Ingrid Betancourt, une intensification des contacts entre les parties colombiennes en vue de trouver un compromis permettant la libération des otages politiques et militaires détenus par les FARC.

Le Parti socialiste se félicite de la décision prise de façon concertée par deux pays reconnus comme médiateurs par le gouvernement colombien comme par les FARC. Il espère que la France, membre également de ce groupe, acceptera de soutenir une initiative, certes peu spectaculaire, mais seule de nature à faire avancer la libération d’Ingrid Betancourt.

Communiqué du secrétariat international

Note précédente : Mélanie Bétancourt, la petite mousquetaire

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19:50 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

La hausse de TVA ne sera nullement compensée par des hausses de salaire

L’augmentation de cinq points de TVA annoncée par le gouvernement amputera gravement le pouvoir d’achat des salariés.

Il est totalement faux de prétendre que la baisse des cotisations patronales de sécurité sociale entraînera une augmentation des salaires venant compenser une telle hausse de TVA.

D’une part, ces exonérations ne concernant que la part patronale des cotisations sociales, ce sont les employeurs qui en bénéficieront, et la répercussion sur les salaires sera plus qu’aléatoire et inégalitaire. D’autre part, tous les inactifs, chômeurs, jeunes et retraités seront par définition exclus de la mesure, alors qu’ils subiront de plein fouet une hausse drastique du coût de la vie. Enfin les salariés à bas salaires, en particulier dans les petites entreprises, ne bénéficieront par définition d’aucune augmentation de salaire, dès lors qu’il n’existe quasiment plus de cotisations patronales sur les salaires jusqu’à 1,6 SMIC.

En définitive, c’est bien l’ensemble des Français, notamment les catégories moyennes et populaires, qui paieront par une augmentation de cinq points de TVA les cadeaux fiscaux de plus de 15 milliards d’euros faits aux plus fortunés de nos concitoyens et aux entreprises.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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07:14 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.06.2007

L’augmentation de la TVA va amputer le pouvoir d’achat

Laurent Fabius juge "énorme" la hausse de cinq points de la TVA envisagée par le gouvernement et estime qu’elle risque d’amputer sensiblement le pouvoir d’achat des Français.

"Aujourd’hui, la TVA c’est 19,6%. Si on augmente de cinq points, cela veut dire que la TVA augmente de 25%, c’est absolument énorme", a déclaré l’ancien premier ministre socialiste sur France 2.

Le Premier ministre François Fillon a exclu mardi soir pour 2008 toute hausse de la TVA, qui pourrait à terme être de l’ordre, selon lui, de cinq points.

A l’opposé de François Fillon, Laurent Fabius juge qu’une telle mesure aurait des répercussions négatives sur les prix et l’emploi.

"Il n’y a aucune garantie d’aucune sorte (...) cela risque de se traduire par une augmentation des prix (...) donc risque d’amputation sur le pouvoir d’achat et du même coup, cela risque d’avoir des conséquences négatives sur l’emploi", a-t-il jugé.

Laurent Fabius a ironisé sur le changement d’appellation de cette mesure, d’abord présentée comme une "TVA sociale", puis mardi soir par François Fillon comme une "TVA anti-délocalisations".

"Il y a une espèce de nominalisme verbal. Quand le gouvernement va s’apprêter à augmenter les taxes sur la santé, il appelle cela ’franchise’. Maintenant, augmentation de la TVA on appelle cela ’anti-délocalisations’".

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13:09 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE, POUVOIR D'ACHAT, FABIUS

La "TVA sociale" ou le moyen pour la droite d´augmenter la TVA de 4 á 5 points



Jean-Louis Borloo dès dimanche soir, François Fillon lundi, Jean Arthuis mardi ont annoncé une forte augmentation de TVA après les élections législatives pour financer les cadeaux faits aux plus favorisés. Jean Arthuis a fixé cette hausse de TVA á 5 points, sans ètre une seule fois démenti. Le Premier Ministre vient d´envoyer á ses ministres une lettre de mission en ce sens.

Cette augmentation est programmée pour financer les cadeaux fiscaux faits aux plus aisés des Français. Le boulier fiscal á 50 %, conduisant á la suppression de l´ISF pour la plupart des assujettis, coûtera 4 milliards d´euros en année peine. La réduction des droits de succession, profitant exclusivement aux 10 % de Français les plus riches, coûtera 5 milliards d´euros. La déduction fiscale des intérèts d´emprunt immobilier, favorisant principalement les plus gros propriétaires, coûtera 4 milliards d´euros. La détaxation des heures supplémentaires, qui ne profitera quasiment qu´aux entreprises, coûtera 4 milliards d´euros.

Ces cadeaux fiscaux, d´un montant dépassant 15 milliards d´euros, seront donc financés par une hausse de plusieurs points de TVA, qui grèvera le pouvoir d´achat de tous les Français, á commencer par les classes moyennes et populaires. C´est donc la majorité des Français qui paiera les cadeaux faits á la minorité la plus fortunée.

Cette TVA, contrairement á ce que prétend le gouvernement, n´aura rien de social. La droite essaye ainsi de faire croire que la hausse de TVA serait compensée par une hausse des salaires consécutive á une baisse des cotisations sociales patronales.

Rien n´est plus faux : les exonérations prévues par la droite ne visant que les cotisations patronales de sécurité sociale, elles bénéficieront aux employeurs, qui verront l´augmentation de leurs marges financées par une hausse de TVA pour tous. Et mème si ces baisses de cotisations patronales se répercutent un peu sur les salaires, les inactifs, les chômeurs et les retraités n´en verront pas la couleur.

D´un côté plus de 15 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus aisés, de l´autre une hausse de 4 á 5 points de TVA de l´aveu mème du gouvernement, tel est le contenu de la politique économique et fiscale qu´entend conduire la droite au lendemain des élections législatives.

Communiqué du Secrétariat national

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12:51 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE, LEGISLATIVES 2007

Le projet de TVA du gouvernement est antisocial

Laurent Fabius a qualifié mardi la TVA sociale projetée par le gouvernement Fillon de "TVA anti-sociale" qui vise à "financer les avantages fiscaux de quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population".

"Nous sommes extrêmement opposés cette TVA anti-sociale", a déclaré l’ancien Premier ministre, lors du point de presse quotidien du PS. "Avant les élections c’est le temps des douceurs mais après vient le temps des additions", a-t-il ironisé.

Cette TVA "signifie qu’on va financer des avantages fiscaux réservés à quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population puisque tout le monde paie la TVA et d’autre part qu’il risque d’y avoir une augmentation des prix qui viendra ponctionner le pouvoir d’achat", a-t-il déclaré.

Il a fustigé la proposition du président da la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis (UMP), mardi dans Les Echos d’augmenter la TVA de 5 points.

Ce serait "faire passer la TVA en moyenne de 19,6 à 24,6 points ce qui est énorme et injuste", a-t-il déploré.

Evoquant l’exemple de l’Allemagne évoqué par Jean-Louis Borloo (Economie), il s’est dit "pas rassuré" car "les Allemands ont augmenté de trois points la TVA et les 2/3 des sommes ont été pour alimenter le budget de l’Etat".

"Quand on nous dit transfert entre les cotisations, je n’y crois pas", a-t-il asséné. "Les friandises fiscales qui représentent entre 10 et 15 milliards d’euros ne sont pas financées et ce serait irresponsable d’augmenter la dette" a-t-il assuré. "Quand vous avez une avalanche de dépenses prévues et des moindres recettes, il est évident qu’il y a sous la table quelque chose" a-t-il argué.

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05:49 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, TVA sociale

08.06.2007

La démocratie c'est l'équilibre des pouvoirs

Clip officiel Durée : 02:24 Pris le : 08 juin 2007 Lieu : France Campagne officielle - Élections législatives 2007 - Appel au vote de Laurent Fabius



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23:00 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DEMOCRATIE, EQUILIBRE DES POUVOIRS, FABIUS

02.06.2007

Parlons de la légalité du Contrat Nouvelle Embauche

Le Tribunal des conflits vient de trancher. Ce n’est pas le juge administratif, mais le juge judiciaire qui connaîtra de la conformité du CNE vis-à-vis du droit international.
L’enjeu était d’importance car le Conseil d’Etat a déjà eu l’occasion de valider la légalité du CNE (octobre 2005) alors que certains Conseils des Prud’hommes le considèrent pour le moment contraire au droit international du travail (Longjumeau, avril 2006).

Retour sur le droit en vigueur…

Ce que dit le droit international (Convention 158 de l’OIT)

• Le principe : un motif valable de licenciement (art.4 de la Convention)

"Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service."

• L’exception : une période d’essai raisonnable (art.2.2.b de la Convention)
"Ne bénéficient pas de cette protection "les travailleurs effectuant une période d’essai (…) à condition que la durée de celle-ci soit fixée d’avance et qu’elle soit raisonnable."

Ce que dit le droit français

• Le principe du CNE :

une période d’essai de 2 ans. Le CNE est soumis au code du travail à l’exception des dispositions relatives au droits des salariés en matière de licenciements "pendant les deux premières années courant à compter de sa date de conclusion."


• L’interprétation : absence de motif réel et sérieux (circulaire du 8 mars 2006)
"Le licenciement durant la période de consolidation n’est pas subordonné à l’existence d’une cause réelle et sérieuse."
Toute la question est donc de savoir si un délai de 2ans est raisonnable. Les salariés ont leur petite idée…

L'abrogation du CNE fait partie des mesures qui seront prises si Ségolène Royal est élue. A contrario Du duo Bayrou Sarkozy qui chercheront à le péreniser ou à s'en inspirer pour instituer un contrat unique de travail.



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07:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, RAG 34

30.05.2007

Les Français ne sont pas des paresseux !

Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace

Il faut, parait-il, "réhabiliter la valeur travail". Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne victorieuse. Il considère manifestement que la paresse actuelle des français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s’agit là pourtant d’une contrevérité qui aurait du en bonne logique lui coûter l’élection tant le propos est insultant à l’égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant. Les résultats de l’économie française ne sont pas, c’est vrai, toujours à la hauteur, mais c’est plutôt du côté des élites économiques dirigeantes qu’il faut en chercher les causes. Et les remèdes.

les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde

Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau of Labor statistics, organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un anglais, les 59 100 des allemands ou encore les 56 300 dollars d’un japonais...
Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprises, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex Union à 15. Les français travaillent presqu’aussi longtemps que les anglais, 36,5 heures, et significativement plus que les danois, 34,6 heures, dont le modèle social est si envié, ou encore que les allemands, 34,5 heures, pourtant champions du monde de l’exportation. Sans parler des néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex Europe à 15, c’est en Grèce, 39,9 Heures, et au Portugal, 39,2 Heures, qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ?

la démarche des 35 heures était parfaitement censée…

Si, à niveau de richesses comparable, le chômage est plus important chez nous que chez nos voisins, c’est justement parce que ceux qui ont déjà un emploi sont particulièrement productifs. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs la démarche des 35 heures était parfaitement censée. Et c’est pour la même raison, qu’en cherchant à allonger le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi, Nicolas Sarkozy ne ferait qu’aggraver le chômage. Quant aux chômeurs, soupçonnés de se complaire dans leur situation, il serait pourtant difficile de les pénaliser davantage qu’aujourd’hui afin de les obliger à trouver un emploi.

Les chômeurs français figurent déjà parmi les plus mal traités

En 2003, 10 des pays de l’ex Union à 15 dépensaient, en effet, davantage que la France pour indemniser leurs chômeurs, rapporté à leur PIB. Jusqu’à 2,7 fois plus par chômeur pour le Danemark ou les Pays Bas, mais aussi un peu plus pour le Portugal...

Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, les raisons de ces difficultés ne sont-elles pas à chercher à la tête des entreprises ?

Contrairement à ce que laisse entendre le nouveau président de la République, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l’Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doutes que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux High tech en expansion et s’en sortent, en particulier, nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher Outre Rhin : 33 dollars de l’heure en 2005 pour un ouvrier de l’industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l’inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l’incurie d’un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d’un Noel Forgeard a provoqué au sein d’Airbus, on se dit en effet que c’est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l’économie française aurait besoin d’une "rupture". Mais évidemment il est plus naturel pour l’ancien maire de Neuilly, qui a recueilli un pourcentage record de 87 % des voix dans sa commune, de chercher à culpabiliser salariés et chômeurs plutôt que de bousculer ses amis patrons...

http://www.alternatives-economiques.fr

publié par Science Po Paris et Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques dans Alternatives Economiques .

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06:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS ?

26.05.2007

Humour : Puisque vous partez en vacances...

Dès fois qu'on veuille nous pendre à notre retour, car avec Sarkozy tout est possible ...

La balade des pendus François VILLON (François de Moncorbier dit Villon (né en 1431 ou 1432 à Paris, disparu en 1463)

Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés cinq, six;
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal, personne ne s’en rie:

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Si frères vous clamons, pas n’en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis;
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa Grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l’infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis;
Pies, corbeaux, nous ont les yeux cavés
Et arraché la barbe et les sourcils
Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ça, puis, là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Prince Jésus, qui sur tous a maîtrie,
Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie;
A lui n’avons que faire ni que soudre.
Hommes, ici n’a point de moquerie;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Wikipédia : François VILLON

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00:12 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : François VILLON

25.05.2007

Les mauvais chiffres de l’assurance-maladie : les malades dans le collimateur du gouvernement

Le dépassement de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) était attendu en 2007. Les mauvais chiffres des dépenses d’assurance-maladie du mois d’avril le confirment. Le Parti Socialiste avait dénoncé dès le vote de la loi de financement de la sécurité sociale le caractère délibérément sous-évalué de l’ONDAM 2007, inférieur d’un demi-point à l’augmentation des dépenses observée en 2006. Le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance-maladie s’apprête ainsi à révéler un secret de polichinelle embarrassant pour le gouvernement Fillon, contraint dès son entrée en fonction de pallier la gestion calamiteuse des comptes sociaux depuis cinq ans.

En affichant un ONDAM faible, la majorité sortante réduisait artificiellement les prévisions de déficit de l’assurance-maladie et espérait du même coup faire la preuve électoraliste du succès de la réforme de 2004.

L’ampleur du dépassement anticipé par le comité d’alerte, annoncé à 1,8 Md € en année pleine, soit très au-delà des 0,75 points supplémentaires à l’ONDAM tolérés, signe au contraire l’échec patent de la loi Douste-Blazy. S’appuyant sur des dispositifs restrictifs tels que les forfaits non remboursés sur les actes médicaux et le maquis tarifaire du médecin traitant, celle-ci visait un déficit zéro dès 2007. Le compte n’y est pas, puisqu’au rythme actuel le trou de l’assurance-maladie atteindrait environ 6 Mds € en 2007.

Le Parti Socialiste appelle le gouvernement à faire preuve de responsabilité dans le choix des mesures d’économies bientôt exigées par le comité d’alerte. Faute en effet de ne pouvoir compter sur les fruits d’une gestion responsable et prévisionnelle des finances de l’assurance-maladie, il y a tout lieu de craindre que le gouvernement Fillon privilégiera les solutions antisociales et à courte vue des déremboursement et des franchises médicales, qui figurent au programme présidentiel de Nicolas Sarkozy. Encore une fois, ce seront les malades et les assurés sociaux qui seront pénalisés.

Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé
et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé

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09:33 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sécurité Sociale

21.05.2007

RETRAITES : Les retraités manifesteront JEUDI 24 mai à Montpellier

Lettre ouverte aux candidats aux législatives et à leurs représentants.

Les Organisations Syndicales de Retraités CFDT, CGT, FSU, UNSA, FGR/FP de l’Hérault en vous adressant ce courrier vous interrogent sur 5 questions dont les réponses pour les retraités sont capitales, car elles concernent leur intérêts vitaux.

Le 24 mai est prévu à Montpellier un rassemblement des retraités sur la place de la comédie, où l’ensemble de la presse est invité. Nous vous demandons de bien vouloir nous faire parvenir par écrit vos réponses à ces 5 questions, avant cette date (c’est à dire entre le 21 et le 23 mai au plus tard)

En vous remerciant par avance.

1) Télécharger la lettre aux candidats et à leurs représentants

2) Télécharger la lettre-tract que nous adressons à l'ensemble de la population retraitée

Pour tout contact de l’intersyndicale :
André FERNANDEZ

Union Syndicale des Retraités CGT Maison des syndicats 474 allée Henri II de Montmorency

BP 9592 34045 MONTPELLIER CEDEX 1 Tel : 06 25 13 28 65 Mail : [email protected]
nb : vous pouvez nous communiquer votre réponse par mail

Montpellier le 17 mai 2007

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18:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, RAG 34

Uribe ''réceptif'' à la position française sur Ingrid Betancourt

BOGOTA (Reuters) - Le président colombien Alvaro Uribe a promis samedi de tenir compte de la position française sans renoncer à la lutte contre la guérilla marxiste, après avoir suscité l'inquiétude la veille, en ordonnant à l'armée de libérer Ingrid Betancourt des mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Je respecte le nouveau président français, le président (Nicolas) Sarkozy, dont nous avons fait la connaissance lorsqu'il était ministre. Nous sommes respectueux et réceptifs aux propositions qu'il pourrait formuler et nous devons réitérer notre volonté d'éradiquer les terroristes", a déclaré Uribe, à l'occasion d'une visite dans le sud du pays.

Le Quai d'Orsay a rappelé vendredi soir que la France était opposée "à toute action militaire qui pourrait mettre en danger la vie des otages". Quelques heures plus tôt, Sarkozy avait reçu les proches de la Franco-colombienne pour leur exprimer sa volonté d'obtenir sa libération.

Colombie : toute l'actualité colombienne, les FARC, Ingrid Betancourt

Plus que jamais, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt est mobilisé pour parvenir à la libération rapide de l’otage franco-colombienne et des 3000 autres séquestrés. C’est pourquoi nous avons besoin de votre soutien :

[email protected]

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18:38 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT, RAG34

18.05.2007

Les 15 pions du gouvernement de François Fion

Les 15 pions du gouvernement de François Fillon

Ecologie, développement et aménagement durable
Alain JUPPE, ministre d'Etat

Economie, Finances et Emploi
Jean-Louis BORLOO

Intérieur, Outre-Mer et Collectivités territoriales
Michèle ALLIOT-MARIE (UMP)

Affaires étrangères et européennes
Bernard KOUCHNER

Immigration, Intégration, Identité nationale et Co-développement
Brice HORTEFEUX (UMP)

Garde des Sceaux, Justice
Rachida DATI (UMP)

Travail, relations sociales et solidarité
Xavier BERTRAND (UMP)

Education
Xavier DARCOS ( UMP)

Enseignement supérieur et Recherche
Valérie PECRESSE (UMP)

Défense
Hervé MORIN (UDF)

Santé, Jeunesse et Sports
Roselyne BACHELOT-NARQUIN (UMP)

Logement et Ville
Christine BOUTIN

Agriculture et pêche
Christine LAGARDE

Culture, Communication et Porte-parole du gouvernement
Christine ALBANEL

Budget, Comptes publics, Fonction publique
Eric WOERTH

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18:05 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FILLON, nominations gouvernement mai 2007, RAG 34

17.05.2007

François Fillon : un style qui déplait et porteur de blocages sociaux selon Claude Bartolone (député PS).

D'après François Fillon, les français ne se souviendront des 12 ans à l'Elysée de Jacques Chirac qu'à travers sa réforme des retraites, toujours pas financée au delà de 30%, mais qu'il entend pousser encore plus loin, en s'attaquant notamment dans un premier temps aux régimes spéciaux. La retraite bientôt à 67 ans ?

Claude Bartolone député PS répondait ce matin sur France Inter.

Ecoutez, télécharger l'interview sur France Inter

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11:15 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FILLON, BARTOLONE, RAG 34

06.05.2007

Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?

Nicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %








Ségolène Royal : 46,94 %










La France a choisi : A DROITE TOUTE !









Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).

Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !

05.05.2007

Souvenirs, souvenirs (3.02.2006) ... Affaire des caricatures, SARKOZY défend fermement la liberté d'expression!

L'AFFICHE INTERDITE:

VOTEZ LE PEN!
Pour info l'affiche interdite est dans notre album photos.

Le photographe de Sarkozy baîllonne la liberté d’expression sur l’Internet
Le 19 décembre 2005, le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris lançaient l’affiche « Votez Le Pen », avec un portrait de Nicolas Sarkozy pour dénoncer la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du ministre de l’Intérieur vers un discours et une politique d’extrême droite toujours plus affirmée. Une affiche largement collée dans les rues de Paris et disponible en téléchargement sur le site Web d’Act Up-Paris.

Le 21 décembre 2005, les représentants légaux du photographe, utilisant des menaces de poursuites judiciaires pour « contrefaçon » d’une photographie de Sarkozy, ont contraint Act Up-Paris de retirer le visuel de cette affiche de son site Web.

Ainsi, pour la première fois depuis longtemps en France, un particulier vient de demander et d’obtenir sous la menace et au nom de ses intérêts privés, le retrait d’une expression politique diffusée sur l’Internet, sans qu’une décision de justice vienne à l’appui de cet état de fait.

Le fait d’une utilisation « non autorisée » (la fameuse « contrefaçon ») d’une photographie officielle d’un homme public ne nous semble justifier en rien, et en tout état de cause, nous apparaît comme un acte de censure pur et simple. Les intérêts commerciaux d’un photographe de régime ne nous semblent pas non plus être une raison suffisante pour interdire le libre exercice du droit de critique de la politique gouvernementale, qui devrait être celui de tout citoyen.

Qui plus est, nous sommes tout de même en droit de nous demander quel rôle réel a joué l’UMP dans cette plainte pour le moins opportune pour violation du « droit d’auteur » qui permet de baîllonner l’une des voix qui dénoncent le recyclage des idées d’extrême-droite dans la politique du ministre de l’Intérieur, en particulier, et de la droite en général (comme l’a souligné l’édition de la semaine dernière du Canard enchaîné). C’est en tout cas ce que pourrait laisser entendre l’arrestation aujourd’hui même de plusieurs membres du 9e collectif en rapport avec cette campagne.

Considérant qu’il s’agit là d’une remise en cause de la liberté d’expression sur l’Internet, qui s’inscrit dans un contexte global de répression des mouvements sociaux et d’atteinte aux libertés publiques.

Considérant que c’est aussi une grave remise en cause du principe fondamental du droit à la critique, à la satire ou à la caricature de ceux et celles qui font profession de l’excercice du pouvoir.

Considérant qu’il est important dans de telles circonstances d’exprimer notre solidarité avec le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris.

Nous appelons chacun et chacune à télécharger les fichiers numériques de cette affiche, à les diffuser, à les partager, à les reproduire sur leurs propres sites web ou blogs, afin que, dans le cadre répressif de l’Etat d’exception sous lequel nous vivons, la liberté d’expression garde encore un peu de sens.

Paris le 22 décembre 2005
samizdat.net

Une affiche provocatrice, pour dénoncer les propos d'un "caporal en campagne"exhortant sa compagnie, à nettoyer au "karcher", les lieux de bannissement de toutes ses "racailles". Au delà de ces propos de café du commerce, nous attendons mieux des ors de la République, de notre Ministre de l'Intérieur.
Un déjà vu idéologique, comme ce Georges Ripert, nommé, le 6 septembre 1940, sous-secrétaire d’État à l’Instruction publique , qui déclarait nécessaire de "nettoyer l'école primaire";bien avant l'invention du Karcher, et de plus, responsable de la suppression des Écoles normales, de l’exclusion des enfants juifs et de l’interdiction des syndicats d’enseignants, dont le SNI!

Dans mon inconsient cette affiche interdite, m'en remémore une autre, à contrario très largement diffusée en 1944 : l'Affiche Rouge ( voir dans l'album photos).

Face au Pouvoir, le Peuple est toujours nu.
Maladresses obligent et Carnaval bientôt: moquons-nous donc, un peu, beaucoup..!
A la suite, la musique adoucit les moeurs, (magnéto Lolo).
Play, pause, stop. C'est trop facile...


Contre-Danse Hongroise
Vidéo envoyée par rag34

Contredanse Hongroise
d'après la danse hongroise n°5 de Brahms
(Paroles de J. B.)

Pasqua, Ponia, Pasqua, Ponia,
Pasqua, Ponia, Marcelin !

IL nous vient tout droit de Hongrie
Il est tout p'tit Nicola-as Sarkozy
Nosferatu du quai des Orfèvres
Le brushing, les dents longues, grandes zoreilles, l'oeil est sombre
Planquez vous-ou le voilà!

On l'adore chez tous les pandores
Les CRS de lui aiment les caresses
Hongrois rêvé de tous les Poulets
La matraque la flash-balle les menottes au radiateur
on va bientôt ho déguster hé!

Quand il voit un Rom
Tout de suite il le dégomme
Quand il voit un Beur
Il fait chauffer le charter
Quand il Voit un Black
On entend voler les claques
Aïe! il est comme ça ha!
Notre Ni-i-i-colas

Attention les gars v'la Nicolas ha!
Attention les filles v'la Sarkozy hi!
Attention les gars v'la Nicolas la!
Attention les filles v'la Sarkozy zi!

A quoi pense-t-il , Aurait il des ambitions
Mais que fait-il, Il s'approche de Matignon
A quoi rêve-t-il, veut-il se faire désirer
Mais ou va-t-il, Il s'approche de l'Elysée
Donne tes papiers !!

VOIR AUSSI: Clickez--> Sarkozy : Les Trente ans de politique d’un jeune loup (post) gaulliste


Rassembler à gauche 34. Lolo34.

17:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : SARKO Votez LE PEN !

VOTER EN REGARDANT L’HORIZON

A J-2 de la consultation décisive qui engagera notre pays pour au moins 5 ans dans l'un ou l'autre projet de société, l'équipe de RAG 34 a confié à René Revol membre du Conseil National du PS, vice président de Pour la Rébublique Sociale la rédaction de son billet du jour. Bon vote dimanche !


VOTER EN REGARDANT L’HORIZON

Au delà du bruit médiatique et de la fureur d’une fin de campagne, n’oublions pas ce qui est au principe même de la citoyenneté que nous partageons tous : être citoyen de la République (res publica, la « chose publique ») c’est s’arracher à son quotidien et à ses appartenances particulières pour penser et agir du point de vue de l’intérêt général. Utopie ? Pas du tout, quelque part ce principe traverse peu ou prou chaque citoyen lorsqu’il rentre dans l’isoloir.

Aussi à la veille du vote du 6 mai, pourquoi ne pas tenter de s’élever au niveau des enjeux non seulement nationaux mais aussi planétaires de cette élection. Le monde est aujourd’hui dominé par une idéologie libérale et sécuritaire, au pouvoir dans la plus grande puissance économique, politique et militaire, qui impose sa loi : la plus grande liberté au marché accompagné d’un puissant gendarme mondial, la loi du plus riche et la loi du plus fort réunies, le tout agrémenté d’un renouveau de l’ordre moral et du fondamentalisme religieux, source des communautarismes. Un simple regard sur l’état de la planète nous convainc que ce nouvel « ordre » du monde nous mène au désastre.

Comment dès lors ne pas comprendre que Nicolas Sarkozy est le digne représentant de cette orientation libérale-sécuritaire et qu’il entreprend la normalisation de la France à ce nouvel ordre mondial. Après avoir normalisé la droite en effaçant l’héritage gaulliste et en rejetant la tradition démocrate chrétienne, sa victoire serait le début de la normalisation de la société. Les citoyennes et les citoyens français peuvent et doivent dimanche prochain dire Non à cette normalisation en votant pour Ségolène Royal, rejoignant ainsi les forces de plus en plus nombreuses qui se lèvent dans le monde, jusqu’aux Etats-Unis même, pour contester ce nouvel ordre mondial et rechercher une autre voie.

Contre ceux qui distillent jour après jour l’idée que nous serions impuissants devant ce nouvel ordre du monde, rappelons nous la définition qu’Aristote donnait du citoyen dans une République : « Est citoyen celui qui exerce le pouvoir » !

Alors dimanche prochain, ce pouvoir, exerçons-le pleinement !

René REVOL
D’abord un citoyen libre qui votera Ségolène Royal dimanche prochain.

Et par ailleurs :

Professeur agrégé de sciences économiques et sociales

Vice-Président de l’association PRS

Membre du Conseil National du Parti Socialiste

RAG 34. Lolo34

13:53 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.05.2007

Je ne désignerai aucun ennemi sur le territoire français et même ceux qui n'ont pas mon opinion politique seront associés aux réformes.

Ségolène Royal au concert-meeting de Charléty.

Devant plus de 60 000 personnes, Ségolène Royal s'engage à "rassembler toutes les énergies d'où qu'elles viennent" si elle était élue, disant avoir "entendu" à la fois les messages des candidats de gauche et des électeurs centristes.

"Je ne désignerai aucun ennemi sur le territoire français et même ceux qui n'ont pas mon opinion politique seront associés aux réformes. Je rassemblerai toutes les énergies d'où qu'elles viennent".

"J'ai entendu les candidats de la gauche antilibérale : oui, « la vie vaut mieux que les profits », j'ai entendu l'idéal altermondialiste : « un autre monde est possible »". "J'ai entendu le message des électeurs du centre et des républicains de progrès : rien ne se fera sans goût de la démocratie, sans une Europe qui fonctionne et surtout sans un Etat impartial".

Ségolène Royal revient sur les propos de Nicolas Sarkozy "Il disait que tout était de la faute de mai 68. Quelle mouche l'a piqué? Car Mai 68, c'était il y a 40 ans". "Tout semblait calme autour du Palais omnisports de Bercy", poursuit-elle en évoquant le meeting au cours duquel Nicolas Sarkozy a souhaité dimanche voir "liquider" l'héritage de 68: "Mais à l'écouter, à l'intérieur, ce n'étaient que voitures fumantes, barricades, charges de police, délitement des valeurs, laxisme des moeurs, crise de l'autorité".

"La machine à remonter le temps avait été mise en marche. A Bercy, on était en juin 68. Moi, je ne souhaite pas que la France parvienne à ce point de blocage pour précisément susciter comme en mai 68 des révoltes, des revendications, des grèves qui ont tout bloqué".

"Le Palais de Bercy, ce n'est pas la remontée des Champs Elysées, Malraux, ce n'est pas Doc Gynéco, François Mauriac, ce n'est pas Bernard Tapie, et Nicolas Sarkozy, ce n'est pas le général de Gaulle. Alors il faut garder son calme et son sang froid et réformer la France avant qu'elle ne se soulève".

RAG 34. Les lolo's 34

"A Bercy, on a fait ovationner le mot Kärcher, on a parlé de liquider une partie de notre histoire. J'appelle tous les Français à y réfléchir en conscience, à se rassembler sur d'autres valeurs".

"Nous savons à quoi va conduire le passage en force et la brutalité. La fameuse rupture annoncée est une fracture républicaine".

"Je vous salue peuple de France, peuple libre, peuple fier, peuple insoumis et qui veut la victoire".

Elle poursuit :"J'ai reçu tellement de bonheur partagé ce soir que tout le reste est oublié. Je suis avec vous, libre, droite, pour, dimanche prochain, faire gagner la France".

"Je suis solide, je le savais mais le courage du combat politique, je l'ai construit avec vous pendant les 18 mois de campagne électorale. Mon courage, c'est vous, mon courage, c'est pour vous, mon projet, c'est vous!".

Ségolène Royal veut "pour son pays la paix et la fraternité". "Vous êtes là pour une France rassemblée et fière de l'être. Vous êtes là pour une France qui libère les énergies, crée des richesses et les répartit bien" ajoute-t-elle, invitant les Français à "écrire une nouvelle page de l'histoire de France" dimanche.

"Maquiller un bilan n'est pas tâche facile. Certains réécrivent l'histoire, captent celle des autres pour brouiller les pistes et créer de la confusion dans les esprits".

"Nous ne sommes pas rassemblés un 1er mai par hasard. Cette date a un sens historique. Elle est la fête de la solidarité et de la demande de dignité du monde ouvrier".

Déclinant les principales mesures de son programme, elle s'engage à revaloriser les bas salaires, affirmant que "la vraie valeur travail, c'est d'abord payer le travail à sa valeur".

Ma candidature "c'est le choix de l'audace, mais aussi de la réconciliation; c'est le choix de l'harmonie, c'est le choix de la paix, de la réussite, de la justice, de l'énergie, c'est le choix d'une France plus juste et donc d'une France plus forte".

"La voulez-vous, cette France qui se relève ? La voulez-vous, cette France souriante ? La voulez-vous, cette France optimiste ? La voulez-vous, cette France qui tend la main ? La voulez-vous, la liberté ? La voulez-vous, l'égalité ? La voulez-vous, la fraternité ?"

"La voulez-vous la victoire ?" "Alors en avant, rassemblons-nous, prenons-nous la main, aimons-nous les uns les autres, construisons ensemble".

09:24 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL à Charlety

SARKOZY : C'est l'homme du passé et du passif. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain.

Interview de Ségolène Royal dans le Monde.

Elle revient sur le débat avec François Bayrou : «C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc. Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation. »

« L'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. François Bayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste. »

« La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq années de droite dure. Quant au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie. »

« Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi. »

A propos de l’investiture promis par Nicolas Sarkozy aux députés UDF qui le rejoindraient, Ségolène Royal « laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain. »

Lire l'intégralité de l'interview

RAG 34. Les lolo's 34

09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.05.2007

A 20h30 En ce moment et en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour nous c'est elle" au stade Charlety

Suivez en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour nous c'est elle" au stade Charlety .

A suivre : Yannick Noah, Renaud, Higelin, etc.

Suivre le direct sur www.parti-socialiste.tv

Ségolène Royal sera rejointe par Benabar, Cali, Michel Delpech, Disiz La Peste, Leny Escudero, Miossec, Yannick Noah, Mafia Kafri, Renaud, Sapho, Têtes raides, Mokobé, Kery James, Grand corps malade et d'autres artistes qui exprimeront leur soutien et leur espoir de voir gagner la "France présidente" le 6 mai.

Ne ratez pas ce rendez-vous auquel assisteront des dizaines de milliers de personnes ! Suivre le direct sur www.parti-socialiste.tv

* Stade Charléty
99 boulevard Kellermann
75013 Paris
RER Cité universitaire


RAG 34. Les lolo's 34

20:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Musique , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Suivez en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour no

Grand concert-meeting Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety

Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.

Venez assister au dernier évènement parisien de la campagne de Ségolène Royal : un grand concert avec entre autre Yannick Noah, Renaud, Bénabar... Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety (Paris 13ème). Cali, Georges Moustaki et Yvan Le Bolloch racontent les préparatifs de l'événement.



BENABAR, CALI, Michel DELPECH, DISIZ LA PESTE,

GRAND CORPS MALADE, Leny ESCUDERO,

Kery JAMES, MAFIA K1FRY, MIOSSEC, MOKOBE,

YANNICK NOAH, RENAUD, SAPHO, TETES RAIDES, etc.

ET L'INTERVENTION DE SEGOLENE ROYAL

Concert gratuit

Stade Charléty

99 boulevard Kellermann

75013 Paris

RER Cité universitaire

OUVERTURE DES PORTES A 15H30 AVEC ANIMATIONS

RAG 34. Les lolo's 34

11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.

D'internet à Charléty, mobilisation tous azimuts à gauche

PARIS (Reuters) - SMS en rafales, mailings généralisés, appels d'intellectuels en faveur de Ségolène Royal et grand "concert pour la victoire": la gauche sonne la mobilisation générale à six jours du second tour.

Lundi, la candidate socialiste a reçu le soutien sans équivoque de José Bové après avoir rencontré la semaine dernière Arlette Laguiller et Dominique Voynet et - symbole du grand écart nécessaire pour conjurer l'arithmétique du premier tour - débattu samedi pendant près de deux heures avec François Bayrou.

Chargé d'une mission sur la "souveraineté alimentaire" et les relations Nord-Sud, le candidat altermondialiste, qui a recueilli 1,32% des voix le 22 avril, a appelé les électeurs à ne pas s'abstenir le 6 mai et à faire le bon "choix de société".

"J'affirme qu'il y a pour notre pays nécessité de choisir: ou on est dans une société du vivre ensemble ou on est dans une société du conflit permanent, de l'opposition systématique" qu'incarne à ses yeux Nicolas Sarkozy.

Cinq ans après le 21 avril, le Parti socialiste se souvient d'avoir manqué la marche de très peu en 2002, Lionel Jospin ayant été éliminé dès le premier tour pour moins de 200.000 voix.

Cette année, estime un conseiller de la candidate, il y a "500.000 voix à faire changer", soit "deux points d'écart" dans les sondages avant le deuxième tour.

Sur le modèle de l'Espagne, le PS espérait pouvoir engranger un million d'adresses internet pour diffuser des messages de mobilisation jusqu'à la dernière minute.

Au dernier comptage, l'équipe de campagne de la candidate disposait de 350.000 noms à qui quatre à cinq mails sont désormais envoyés tous les jours.

RAG 34. Les lolo's 34

Parallèlement, depuis deux mois, l'équipe de campagne diffuse tous les jours des messages écrits par téléphone portable pour annoncer l'agenda de la journée, diffuser une phrase-clé de la candidate ou une consigne de mobilisation.

Ségolène Royal elle-même, via une base de données informatique, envoie environ un SMS toutes les 48 heures vers 2.000 grands élus du PS, membres du Bureau national ou partenaires de la campagne et 20.000 personnalités.

WOODSTOCK BIS?

Lundi, Libération et le Nouvel Observateur ont publié deux appels parallèles d'intellectuels de gauche appelant à voter pour Ségolène Royal, d'Aimé Césaire à Jeanne Moreau en passant par le spécialiste des médias Dominique Wolton au généticien Axel Kahn.

Dans la dernière ligne droite, l'avant-dernier meeting de Ségolène Royal, à Paris, a été transformé en grand concert gratuit, qui doit se dérouler mardi au stade Charléty.

"C'est notre Woodstock à nous", s'est amusé le chanteur Cali, citant une "guest list évoluant d'heure en heure" mais qui compte déjà Benabar, Yannick Noah, Miossec, Renaud, Michel Delpech, le slameur Grand Corps Malade, de nombreux rappeurs ou encore les Têtes raides.

"Une programmation à faire pâlir les 20h30 de TF1", a plaisanté l'acteur Yvan Le Bolloch, qui arborait une chemise rose étincelante et une brosse à dents dans la poche.

Deux jours après le meeting parisien du candidat de l'UMP, au Palais omnisports de Bercy, il table sur "35.000 à 40.000 personnes".

Le réalisateur serbe Emir Kusturica a fait savoir qu'il s'associait à l'évènement, intitulé "grand concert de la fraternité", qui doit durer près de quatre heures. "Donc ça dépasse les frontières", s'est réjoui l'agent artistique Dominique Besnehard, proche de la candidate.

A l'heure où Nicolas Sarkozy renouvelle ses critiques sur le mouvement estudiantin et ouvrier de mai 1968, le lieu n'a pas été choisi au hasard. Le 27 mai 1968, les étudiants non communistes et les forces de gauche y avaient organisé un grand rassemblement, auquel avaient participé entre 30.000 et 50.000 personnes.

"C'était houleux", s'est souvenu Georges Moustaki lundi. Le candidat de l'UMP "s'en prend à une période de ma vie et de la vie de ma génération qui (...) était très importante au niveau des libertés qui ont été conquises (...) De vouloir les occulter, de vouloir les combattre c'est un crime de lèse-liberté", a dénoncé le compositeur du "Métèque".

"C'est une grande fête populaire, mais c'est aussi un événement profond en terme de valeurs, d'humanité, de fraternité, de vivre ensemble, et aussi de gaieté, d'énergie", a déclaré la candidate qui doit prendre la parole vers 18h30 et qui a remercié les artistes qui se sont "spontanément mobilisés".

"L'objectif c'est, pendant qu'on peut encore, se taper sur les cuisses et rigoler entre collègues", a déclaré, l'air grave, l'acteur Yvan Le Bolloch. Dans l'espoir d'une victoire de Ségolène Royal dimanche, il n'a "pas prévu d'émigrer en Suisse" même s'il "aime les sports d'hiver et les grosses cylindrées" -- comme Johnny Hallyday, qui soutient Nicolas Sarkozy.

08:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.04.2007

Royal veut ouvrir les yeux des Français sur Sarkozy

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal veut mettre à profit le temps qui reste avant le second tour de l'élection présidentielle pour ouvrir les yeux des Français sur Nicolas Sarkozy, dont elle a dénoncé lundi la brutalité du discours.

"Il reste quelques jours pour convaincre, je m'y emploie", a déclaré la candidate socialiste sur France 2.

Priée de dire comment elle s'y prendrait pour convaincre les Français, elle a répondu : "En leur ouvrant les yeux sur le choix de société qu'ils vont avoir à accomplir, sur ce que va devenir la France pendant les cinq ans qui viennent."

Ségolène Royal a estimé que lors du meeting de son rival de l'UMP dimanche à Paris-Bercy, "on a encore assisté à un discours d'un grande violence, d'une grande brutalité."

"Je crois que ce n'est pas cela dont la France a besoin aujourd'hui", a-t-elle dit. "La France a besoin d'être réconciliée, d'être apaisée. Les Français ont besoin de se rassembler pour se relever parce que la France est aujourd'hui entre de mauvaises mains", a estimé Ségolène Royal.

A la veille de son meeting parisien au stade Charléty, elle a contesté les chiffres d'affluence diffusés dimanche par l'UMP pour celui de Bercy - 40.000 personnes - alors que selon elle, le Palais Omnisports de Paris-Bercy (POPB) ne contient qu'entre 15.000 et 20.000 places.

Ségolène Royal a estimé que le débat télévisé prévu mercredi soir entre elle et son rival de droite serait très important pour la "clarification" qu'elle en attend.

"J'en attends aussi que Nicolas Sarkozy accepte d'être mis devant ses responsabilités en ce qui concerne son bilan gouvernemental parce que la morale politique consiste aussi à rendre des comptes", a-t-elle déclaré.

"La situation économique est aujourd'hui difficile, l'emploi est dégradé, la précarité s'est creusée et à la veille du 1er mai, je le redis, mon combat principal, c'est le combat pour le plein emploi, c'est le coeur du pacte présidentiel que je propose", a-t-elle ajouté.

RAG 34. Les lolo's 34

10:37 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.04.2007

Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas ! Nicolas Sarkozy en campagne électorale : chronique d’une dérive anti-républicaine

« Mes chers amis, nos électeurs nous ont quitté pour le FN parce que nous n'étions pas décidés à défendre les valeurs qui sont les nôtres ». (Lyon, 5 avril 2007)

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle et à l’occasion d’une des déclarations les plus honteuses de Nicolas Sarkozy sur un supposé déterminisme génétique, nombre de commentateurs ont pu relever les dérives du candidat de l’UMP vers une droite décomplexée.

L’examen des discours, des articles, des interviews de Nicolas Sarkozy montre pour tout observateur attentif une mue nationaliste, identitaire et réactionnaire d’un candidat qui, en trois mois, a tourné le dos aux fondements idéologiques de la droite républicaine.

Ce document consigne et met en cohérence les mots du sarkozysme en campagne. Il ne se veut pas un énième décryptage du programme du candidat de l’UMP, mais une chronique de ce qui s’est opéré durant cette campagne. Militants politiques, nous nous attendions à ce que Nicolas
Sarkozy égrène sa « rupture » au plan économique et social ; il a fait plus, définissant une « rupture » culturelle avec notre bien commun, la République telle qu’elle avait été refondée en 1945. Nicolas Sarkozy a inventé la droite de l’avenir en puisant dans le passé le plus refoulé de la droite nationaliste de l’affaire Dreyfus et de l’entre-deux-guerres.

Nous avons écrit ce document pour que personne ne puisse dire qu’il ne savait pas, pour que nos concitoyens soient éclairés et alertés avant le choix crucial de l’élection, pour que chacun vote en conscience, en ne passant pas à côté de ce que Nicolas Sarkozy nous a dit dans cette campagne de sa rupture, de sa « France d’après… ». La seule alternative face au projet de Nicolas Sarkozy, c’est de voter pour la candidate de la transformation sociale et de la défense de nos valeurs républicaines : la candidate socialiste Ségolène Royal.

Le réveil du nationalisme identitaire

Un nationalisme outrancier

Nicolas Sarkozy voulait parler de la nation pour redonner à ses partisans la « fierté d’être Français ». Sa campagne a pris à plusieurs reprises les accents d’un nationalisme outrancier que l’on avait plus entendu chez un candidat de la droite républicaine depuis 1945. Parti en guerre contre des ennemis imaginaires (les « repentants »), Nicolas Sarkozy n’a cessé de dire que la France n’avait rien à se reprocher. Balayant d’un revers de la main la reconnaissance officielle par Jacques Chirac en 1995 de la complicité de l’État français dans la déportation des Juifs de France, il a même remis au goût du jour une espèce de germanophobie pour exalter l’innocence française.
« Nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde. Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide ». (Caen, 9 mars 2007)
Nicolas Sarkozy s’est aussi attaché à disculper la France de son passé colonial. Devant l’électorat pied-noir et harki de Toulon ou de Nice, il a défendu le bilan positif de la colonisation, au mépris de la réalité historique et des efforts de réconciliation menés depuis les années 1960.
« Je revendique le droit de dire qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant œuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation ». (Villebon-sur-Yvette, 20 mars 2007)

Une conception identitaire de la nation

La vision de la nation portée par Nicolas Sarkozy depuis trois mois s’inscrit directement dans la lignée des conceptions identitaires, agrariennes et biologiques du nationalisme d’extrême droite. Être Français selon lui, c’est d’abord et avant tout l’être par le sang :
« Nul ne peut comprendre l’attachement charnel de tant de Français à la terre de France s’il ne se souvient pas que coule dans leurs veines du sang paysan voué pendant des siècles à féconder le sol français ». (Lille, 28 mars 2007)
La dialectique entre une bonne terre et un bon sang n’est que l’apothéose d’une pensée fondée sur l’exclusion, le repli face à des éléments « externes » ne portant pas dans leurs veines les mêmes caractéristiques que les nationaux. On comprend mieux pourquoi l’immigration est conçue par le candidat de l’UMP comme une menace pour l’identité nationale. Sa proposition de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » ressuscite ainsi la peur de l’étranger, amalgamant immigrés intégrés de longue date dans la société française, nouveaux arrivants réguliers et clandestins, tous porteurs du même danger : celui de « dénaturer » la nation.
« A force que l’immigré se sente rejeté et que celui qui l’accueille se sente dépossédé de son identité et de plus en plus étranger dans son propre pays, on prépare la haine, non la fraternité » (Besançon, 13 mars 2007)

Une vision ethnique du monde

À force de dire de Nicolas Sarkozy qu’il n’est pas raciste, on passe à côté d’un trait récurrent de son discours qui ne peut manquer d’interroger : loin de l’universalisme républicain, le candidat de l’UMP pense le monde à partir de catégories ethniques et raciales. Défendant au micro de France Inter le 12 mars 2007 sa proposition de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », il a parlé de l’existence d’une « race chinoise », alors que cette notion n’a aucun sens. Plus largement, l’obsession génétique et ethnique de Sarkozy révèle son incapacité à penser l’altérité autrement que sous une forme biologique.

Une conception réactionnaire de la société

L’individu déterminé par ses gènes

Nicolas Sarkozy a livré une vision de l’homme profondément déterministe en déclarant à Philosophie magazine, en avril 2007 : « J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense »
On retrouve dans cette affirmation la tentative de voir en chaque homme le simple aboutissement des informations génétiques qu'il a reçues lors de sa conception. Cette résurgence de théories déterministes du comportement nous rappelle les vieilles querelles de la fin du XIXe siècle à propos du problème de l'inné et de l'acquis. La tentation de réduire, classer et hiérarchiser l’ensemble des dimensions de la complexité des comportements humains à l’aide d’une seule grille de lecture – génétique en l’occurrence – et de s’en servir pour prédire l’avenir des personnes relève d’une tradition bien sombre. Derrière un discours de valorisation du "mérite" et de l'effort, Nicolas Sarkozy propose une approche déterministe des comportements humains, attentatoire à la liberté et profondément inégalitaire.
C’est aussi cette tentation qui avait conduit l’ancien Ministre de l’Intérieur à proposer dans son projet de loi de prévention de la délinquance la détection très précoce des « troubles comportementaux » censés désigner les futurs délinquants. La disposition du projet de loi – finalement abandonnée sous la pression d’une forte mobilisation - invitait les professionnels de l’enfance à repérer des facteurs de risques prénataux et génétiques, et à dépister dès 36 mois les signes d’« indocilité, agressivité, impulsivité ».
Le retour des femmes au foyer
Malgré un discours d’apparence moderne sur certains sujets de société, Nicolas Sarkozy a dévoilé une vision extrêmement archaïque et traditionaliste des femmes. Il n’a ainsi pas hésité à développer une mythologie de l’éternel féminin digne du régime de Vichy, renvoyant les femmes à leur essence maternelle et protectrice : « Les valeurs des femmes, c’est la générosité, le don de soi, le travail, l’engagement, la famille, la paix, la vie. » (Rencontre « Femmes et égalité des chances » le 6 avril 2007). La femme ne serait qu’une mère à qui la société doit confier le rôle de prendre soin des enfants mais aussi des personnes âgées. Prenant le contre-pied du projet d’émancipation et de réduction des inégalités hommes/femmes défendu depuis la Libération, le candidat de l’UMP nous propose de valoriser par un salaire maternel les femmes qui restent à la maison, considérant qu’elles jouent ainsi leur rôle dans la société : « Je donnerai des droits sociaux et des droits à la retraite aux mères de famille qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants. » (Rencontre « Femmes et égalité des chances » le 6 avril 2007).

Des religieux dans les banlieues et les écoles

Nicolas Sarkozy a également réaffirmé qu’il souhaitait faire sortir la religion de la sphère privée, s’écartant ainsi du modèle républicain de laïcité. Jugeant que la société et la République ne permettent pas de donner du sens au vivre-ensemble, le candidat de l’UMP pense que c’est à la religion de jouer ce rôle, et d’assurer ainsi la pacification et le maintien de l’ordre social dans les quartiers.
« Si dans nos quartiers on évoquait un peu plus souvent le sens de la vie, si on disait aux jeunes que la vie est unique, qu'elle n'est pas un bien de consommation comme les autres, peut-être qu'on aurait alors moins de violence » (interview à La Croix , 4 avril 2007).
En matière d’éducation, Nicolas Sarkozy s’écarte également de la mission républicaine de l’école et de l’idéal de mixité en prônant le libre choix total des parents. Selon lui, l’école ne doit être que le lieu de prolongement des conceptions religieuses ou communautaires des parents, reproduisant ainsi les valeurs familiales, qui priment sur les valeurs communes de citoyenneté républicaine et de mixité. Jamais la droite n’avait aussi clairement pris le parti d’un démantèlement de l’école publique.

La société des rentiers

En stigmatisant les chômeurs, les jeunes, les pauvres, Nicolas Sarkozy souhaite imposer un ordre social « régénéré », où les plus riches accumuleront en paix leur patrimoine avec l'aide de l'État (suppression des droits de succession), quand les travailleurs seront contrôlés, précarisés et culpabilisés. Cette remise en ordre est le fruit d'une idéologie réactionnaire et profondément dangereuse. Elle est assise sur un projet de creusement des inégalités sociales et de mise en concurrence de groupes entre eux.
Les « bons Français » et « l’anti-France » : le moralisme sarkozyste

La diabolisation de la gauche

Nicolas Sarkozy, à cause de sa conception dangereuse de l'exercice du pouvoir, aime à se poser dans le débat comme la référence morale, construisant son discours contre la « pensée unique ». L'évènement fondateur de cette anti-France qu’il souhaite combattre serait Mai 68 et sa postérité à gauche et en France. L’exécration de la gauche « soixante-huitarde », « droit-de-l'hommiste », figure un ennemi intérieur - quand l'immigré sera l'ennemi de l'extérieur. Cet ennemi intime, accusé de tous les maux, le laxisme en tête, vient à point nommé pour lui opposer une mise en ordre autoritaire et réactionnaire. Un seul exemple suffit à le montrer : c'est pour combattre l'’« esprit de jouissance » que Nicolas Sarkozy prône l'« esprit de sacrifice » quand il traite de la valeur travail et des contreparties que l'État doit exiger des travailleurs.

La France des « hystériques » et des « racailles »

La cohérence du projet de Nicolas Sarkozy se fait dans l'insulte et la diabolisation des positions des uns et des autres. Les caricatures des propositions de ses concurrents sont nombreuses, l'anathème, et l'insulte aussi. Ses propos sont parfois sexistes, qualifiant Ségolène Royal d'« hystérique », souvent délirants, assimilant la critique de l'intervention policière Gare du Nord à une défense des « fraudeurs », toujours blessants, quand les émeutes des banlieues ne suscitèrent dans sa bouche que les réponses de « karcher » et « racailles ». Aujourd'hui, à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, la prudence verbale n’est plus de mise. Elle a été remplacée par l'indignation, l'attaque permanente, renvoyant dos à dos candidats et journalistes, médias et partis, comble du cynisme quand on sait que sa filiation avec les leaders mondiaux de la droite décomplexée va jusqu’à entretenir, lui aussi, des liens extrêmement étroits avec les patrons des grands médias nationaux.

La justification de la violence des « honnêtes gens »

Dressant les Français les uns contre les autres, l’ex-ministre de l’Intérieur a été même jusqu’à justifier l’usage de la violence par certains groupes sociaux. Ainsi, la violence contre l'État serait légitime quand elle procède de la « colère » de groupes sur lesquels il s’appuie (manifestation de marins pêcheurs conduisant à l’incendie du Parlement de Bretagne en 1994).
« Chez les marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici quand on manifeste, quand on recours à la violence, ce n’est jamais pour se distraire, ce n’est jamais pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale » (Lorient, 3 avril 2007)
A l'inverse, il dénie le droit de violence légitime aux catégories qu'il stigmatise (leur violence serait purement « gratuite »), formées non par sur des intérêts économiques mais sur la couleur de la peau, le quartier et bientôt - qui sait ? - les gènes. Contre les plus faibles en revanche, la violence d'État est légitime et maximale : ce sont les sans-papiers SDF qui viennent chercher un peu de nourriture auprès des Restos du Cœur et qui sont arrêtés, les ouvriers grévistes, les enfants raflés à la sortie des écoles. Pour Nicolas Sarkozy, la violence est donc un moyen de gouvernement opératoire couplée à la création idéologique d'un corps social structuré en corporations qui ne regroupe plus les travailleurs selon leurs intérêts mais obéit à une stratégie de mise en ordre de la société.

OOOO

Il est souvent dit que Nicolas Sarkozy aurait fait la synthèse des trois droites françaises, la droite bonapartiste, la droite orléaniste, la droite légitimiste. Force est de constater que ce qui structure fortement sa pensée, ce sont les thèmes clefs de la droite nationaliste telle qu’elle s’était cristallisée à la fin du XIXème siècle avec l’affaire Dreyfus. L’antisémitisme en moins. Et c’est beaucoup. Le libéralisme économique en plus. Et cela est évidemment important. Mais pour le reste, l’autorité, l’identité nationale, le déterminisme biologique, la défense de l’ordre, etc..., tout s’y retrouve. Nous ne sommes plus dans la tradition gaulliste mais dans autre chose qui a plus à voir avec l’évolution d’une part importante des droites européennes, en Italie et en Espagne particulièrement, qui à leurs politiques économiques libérales adjoignent tout un corpus doctrinal réactionnaire. Et cela ne peut pas être masqué par quelques citations empruntées à Jaurès et à Blum ! Il est difficile dans une campagne trop éclatée de prendre conscience des logiques politiques qui sont à l’œuvre. C’est pourquoi ce document veut montrer à quelle cohérence inquiétante il faut faire barrage dans l’intérêt même des Français et de la République.


AVEC SARKOZY, TOUT SERA PENIBLE, LE 6 MAI JE VOTE et JE FAIS VOTER POUR Ségolène ROYAL !

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DSK : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"

Dominique Strauss-Kahn : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"
"On ne cherche pas des faux-fuyants, des mauvaises raisons, des arguments techniques. On dit : je suis de gauche. On dit : je suis un démocrate. On dit : le choix nous engage pour cinq ans, pour dix ans peut-être. On dit : je vote pour Ségolène Royal."

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28.04.2007

Vidéo clip : Nos camarades tahitiens au charbon aussi...

Durée : 03:17 Pris le : 19 avril 2007Lieu : Papeete, Polynésie Française



Avez-vous remarqué le prix d'un paquet de colle ? Plus cher que le pétrole... Ia fiu !

Les lolo's 34 et Lolo34.

15:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TAHITI DEVANT!

En ce moment dialogue entre Ségolène ROYAL et François BAYROU. Pour l'Hérault sur la FM : RMC 104.3

"L'impossible" débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura bien lieu ce matin à 11 h00 et sera retransmis depuis un hôtel parisien par BFMTV et RMC infos.

Avec Sarkozy tout devient pénible !

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27.04.2007

Nicolas Sarkozy, un espoir pour toutes les sectes

Nicolas Sarkozy n'a pas fini de nous vendre sa "laïcité ouverte" et s'il met la pédale douce actuellement sur son projet de kärchérisation de la loi de 1905, il ne semble pourtant pas avoir renoncé à l'idée. Dans son dernier entretien au quotidien La Croix, il promettait simplement en effet de ne pas avancer sans "discussion avec l'ensemble des religions". On est loin du renoncement. Nicolas sarkozy constitue un formidable espoir pour toutes les sectes qu'il préfère d'ailleurs nommer - c'est plus joli - «nouveaux mouvements spirituels». Nous avons pu constater dernièrement la disparition d'un certain nombre de vidéos mettant en cause Sarkozy (qui a une conception très berlusconienne de la liberté de la presse et des médias en général et un staff très efficace). Voici une vidéo, encore en ligne. Lire la petite fiche de Nicolas...

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Yann.

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11:45 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAICITE

Ségolène ROYAL : "J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste."

Ségolène Royal invitée de "A vous de juger".

Ségolène Royal expose tous les aspects de son programme, de l'économie à la justice. Elle souligne le "clivage très profond" entre son projet et celui de son adversaire de l'UMP.

"J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste, réformer sans brutaliser, en écoutant pour agir juste et ensuite exercer une autorité juste, pas aveugle, brutale".

Evoquant les difficultés des Français, elle s'engage à "changer le désordre" vécu par "ces femmes qui partent avec 600 euros" par mois de retraite, ces chômeurs qui "font semblant de partir travailler le matin", les caissières qui toute leur vie, sont cantonnées au smic.

Ségolène Royal souhaite "des salariés bien sécurisés dans leur travail", estimant que "le fléau auquel il faut répondre, c'est les millions de salariés qui n'ont pas du tout de travail".

La candidate socialiste reproche à Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine".

"Je ne suis pas pour dire qu'il y a des gens qui veulent se lever tôt et d'autres qui aiment se coucher tard, je ne suis pas pour dresser les Français les uns contre les autres", dit-elle, accusant son adversaire de "draguer les voix populistes".

Interrogée sur les moyens financiers nécessaires à son programme, elle répond: "Je relance la croissance". On dope la croissance "en remettant du dialogue social dans l'entreprise", et "il est possible de concilier le respect des salariés et la performance et la compétitivité de l'entreprise".

Sur la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal répète qu'elle se fera "au cas par cas". Mais elle assure comprendre les difficultés de certaines familles.

"Si j'étais dans un pays où il n'y a rien, je prendrais mes enfants sous le bras et je les emmènerais dans un pays où ils pourraient manger et aller à l'école".

Elle réaffirme sa volonté de doubler le budget de la justice et s'est insurgée contre le fait que les indemnisations aux victimes du procès d'Outreau "n'ont toujours pas été versées."

A propos des jeunes multi-récidivistes, que Nicolas Sarkozy veut sanctionner comme des adultes, Ségolène Royal estime qu'il faut prévenir la récidive en sanctionnant "au premier acte de délinquance".

"Il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore des délinquants".

La candidate renouvelle sa proposition faite à François Bayrou d'un débat vendredi devant la PQR.

Elle s'est aussi réjouie que François Bayrou ait "compris un certain nombre de choses" au cours de la campagne électorale. "Il a bougé au cours de cette campagne".

Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès", en prenant "les bonnes idées, d'où qu'elles viennent".

Le débat d'entre-deux tours du 2 mai avec Nicolas Sarkozy sera "une épreuve, c'est un moment difficile et je m'y prépare au mieux", reconnaît la candidate socialiste sur France-2. "C'est une étape importante" mais pas "déterminante".

"Les Français nous connaissent, nous regardent, peuvent comparer deux visions de la France, deux tempéraments, deux personnalités très différentes. C'est un élément très important pour qu'ils affinent leur jugement".

Face au "génocide abominable" au Darfour, Ségolène Royal prend fermement position : "La communauté internationale est restée trop longtemps indifférente par rapport à ce drame et aujourd'hui il faut vraiment agir et pas seulement se plaindre dans des discours", exhorte la candidate socialiste, qui réclame des "corridors humanitaires".

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde. Je pense qu'il faut qu'il y ait des menaces de sanctions très fermes. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable."

Alors qu'on lui demande si elle pourrait aller jusqu'au boycott des Jeux Olympiques de Pékin, elle répond: "je ne l'exclus pas, parce qu'à un moment, lorsqu'il y a une telle inaction, une telle inertie, il faut que tous les moyens soient utilisés pour que ça bouge."

Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 1/2

Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 2/2

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10:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL A VOUS DE JUGER

J-9 : Ségo au chrono ! Bayrou à la proue ?

L'impossible débat
C'était annoncé par Jean-Louis Bianco : Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou après de longues tractations devait avoir lieu ce samedi matin 28 avril à partir de 11h00 sur Canal + et à la radio sur France Inter.

Mais c'était sans compter sur les pressions exercées par Sarkozy pour en empêcher le déroulement selon les certitudes des deux intéressés.

Comédie tragicomique d'après l'entourage de Sarkozy.

Le vrai drame, c'est qu'avec Nicolas Sarkozy et ses Zamis tout devient pénible !

L'IMPORTANT C'EST LE DEBAT DU 2 MAI !


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09:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Débat ROYAL BAYROU

Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit d’incompétence

Intervenant sur TF1 hier soir, Nicolas SARKOZY a indiqué ne pas comprendre pourquoi la Slovénie pouvait baisser son impôt sur les sociétés alors que la France ne peut baisser son taux de TVA applicable aux restaurateurs.

On peut s’étonner de cette profonde méconnaissance des règles fiscales de la part du candidat de l’UMP qui fut pourtant successivement Secrétaire d’état au Budget puis ministre de l’Économie et des Finances.

Il convient donc de rappeler à Nicolas SARKOZY que la détermination des assiettes et la fixation des taux des impôts directs est du ressort exclusif des États membres. Il n’existe en la matière aucune obligation communautaire, à la différence de la TVA, dont les taux sont encadrés par des accords communautaires qui imposent un taux général plancher et un accord unanime pour y déroger sectoriellement, afin de lutter contre le dumping fiscal.

La démagogie de Nicolas SARKOZY, qui promet unilatéralement des baisses de TVA qui nécessitent l’assentiment unanime du conseil européen, est éminemment condamnable. Doit-on avoir la cruauté de lui rappliquer que l’UMP avait formulé cette proposition en 2002, avec le résultat que l’on sait ? L’harmonisation de la fiscalité en Europe, qui est absolument nécessaire, mérite de arguments et des objectifs clairs : c’est ainsi qu’en 1999 la gauche a demandé puis obtenu un taux de TVA réduit pour le secteur du bâtiment.

L’Union européenne doit se doter d’un impôt sur les sociétés, qui passe par une harmonisation au préalable des bases puis des taux de cet impôt.

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité

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07:56 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FISCALITE, RAG 34

Défense des droits des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel

Les intermittents du spectacle et de l’audiovisuel, en occupant, avec des associations de chômeurs, le toit du siège de l’UNEDIC, manifestent à nouveau pour la défense de leurs droits.

Le Parti socialiste rappelle qu’il a constamment apporté son soutien à la juste revendication de ces professions artistiques et culturelles,dont le droit à l’indemnisation du chômage a été gravement remis en cause par les protocoles de 2003 et 2006, que le pouvoir actuel a avalisés.

A travers la lutte que celles-ci mènent, il y va de la défense d’une création vivante dans notre pays, de la promotion de la diversité culturelle qui ne peut être soumise à la seule loi du marché et de la rentabilité immédiate, et de la richesse d’une vie artistique libre et foisonnante.

Alors que le candidat de la droite Nicolas SARKOZY entérine un dispositif inique imposé par le MEDEF, qui vise à exclure de très nombreux artistes et techniciens des annexes 8 et 10 et à démanteler la politique culturelle publique, Ségolène ROYAL, au contraire, a pris position pour sa remise à plat en prônant une nouvelle négociation collective, dans un cadre élargi, et avec des conditions clairement posées par le nouveau gouvernement qu’elle formera à l’agrément d’un futur accord :

mise en place d’un système réellement pérenne et équitable, replaçant les annexes 8 et 10 au coeur de la solidarité interprofessionnelle ;
retour aux 507 heures en 12 mois ;
incitation forte afin que les entreprises culturelles et audiovisuelles employant des intermittents pour des fonctions permanentes, transforment leurs contrats en CDI.
Seule la victoire de Ségolène ROYAL à l’élection présidentielle permettra de sauver un régime d’indemnisation du chômage menacé par la politique libérale de la droite, et de redonner un nouvel élan à la création artistique dans notre pays.

Communiqué de Anne HIDALGO
Secrétaire nationale à la Culture et aux Medias

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07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INTERMITTENTS DU SPECTACLE

26.04.2007

Elections - Diam's voit Nicolas Sarkozy comme "un danger"

La rappeuse française perçoit le candidat UMP à l'élection présidentielle comme un "danger" potentiel.

La rappeuse Diam's voit en Nicolas Sarkozy "un danger", a-t-elle déclaré, lundi, à Paris, lors de la conférence de presse de présentation du DVD de sa tournée, Au tour de ma bulle. "Je ne le vois pas comme un mec de droite mais comme un danger. Il n'aime pas le peuple mais il s'aime lui", a estimé la rappeuse, en réponse à une question sur les résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy a été qualifié, dimanche, pour le second tour de la présidentielle, avec 31,18% des voix, contre 25,87% à sa rivale socialiste Ségolène Royal.

"Je suis contente de savoir que je vis dans un pays où onze millions de personnes sont d'accord avec ses idées", a ironiquement déclaré la rappeuse, se disant "triste" du résultat de Nicolas Sarkozy au premier tour. "Je ne suis pas d'une génération qui vote pour quelqu'un qu'elle aime, je vote contre quelqu'un que je n'aime pas", a-t-elle poursuivi. Interrogée sur ce qu'elle pensait faire dans dix ans, elle a répondu: "Je ne sais pas si je rapperai encore, car on ne rappe pas sans rage. Mais si Nicolas Sarkozy passe, on aura encore cinq ans de beau rap !"

Enrico dans les bras de Sarkozy

Diam's a épinglé Nicolas Sarkozy dans La Boulette, chanson-phare de son disque à succès Dans ma bulle, sorti il y a un an, dont les paroles disent :"Y a comme un goût de démago dans la bouche de Sarko".

Enrico Macias, lui, ne partage pas les craintes de Diam's. Lundi, le chanteur a adapté les paroles d'une de ses chansons "Toi Paris, tu m'as pris dans tes bras", devant quelques milliers de militants UMP, venus assister à la première réunion publique de second tour de la présidentielle de Nicolas Sarkozy. S'accompagnant de sa guitare, Enrico Macias a lancé "Toi Sarko, je suis bien dans tes bras", sous les acclamations du public, dont beaucoup d'étudiants revêtus d'un T-shirt portant l'inscription "les étudiants avec Sarkozy".

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Musique/RAP : SARKO lepénise la France. Pour la rapeuse DIAM's : C'est pas ma France à moi...

Alors que Sarkozy voudrait lepéniser la France, la chanteuse Diam's pourtant nommée quatre fois à la cérémonie des victoires de la musique a été boudé par "la profession". Simple boulette ou juste Présidentielle oblige ?



Diam's
Ma France à moi
2006 "Dans ma bulle"

Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves,
Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,
Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde,
C'est le hip-hop qui la fait danser sur les pistes,
Parfois elle kiffe un peu d'rock, ouais, si la mélodie est triste,
Elle fume des clopes et un peu d'shit, mais jamais de drogues dures,
Héroïne, cocaïne et crack égal ordures,
Souvent en guerre contre les administrations,
Leur BEP mécanique ne permettront pas d'être patron,
Alors elle se démène et vend de la merde à des bourges,
Mais la merde ça ramène à la mère un peu de bouffe, ouais.
Parce que la famille c'est l'amour et que l'amour se fait rare
Elle se bat tant bien que mal pour les mettre à l'écart,
Elle a des valeurs, des principes et des codes,
Elle se couche à l'heure du coq, car elle passe toutes ses nuits au phone.
Elle parait faignante mais dans le fond, elle perd pas d' temps,
Certains la craignent car les médias s'acharnent à faire d'elle une cancre,
Et si ma France à moi se valorise c'est bien sûr pour mieux régner,
Elle s'intériorise et s'interdit de saigner. Non...

{Refrain: x2}
C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge
Ma France à moi ne vit pas dans l' mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre

Ma France à moi elle parle en SMS, travaille par MSN,
Se réconcilie en mail et se rencontre en MMS,
Elle se déplace en skate, en scoot ou en bolide,
Basile Boli est un mythe et Zinedine son synonyme.
Elle, y faut pas croire qu'on la déteste mais elle nous ment,
Car nos parents travaillent depuis 20 ans pour le même montant,
Elle nous a donné des ailes mais le ciel est V.I.P.,
Peu importe ce qu'ils disent elle sait gérer une entreprise.
Elle vit à l'heure Américaine, KFC, MTV Base
Foot Locker, Mac Do et 50 Cent.
Elle, c'est des p'tits mecs qui jouent au basket à pas d'heure,
Qui rêve d'être Tony Parker sur le parquet des Spurs,
Elle, c'est des p'tites femmes qui se débrouillent entre l'amour,
les cours et les embrouilles,
Qui écoutent du Raï, Rnb et du Zouk.
Ma France à moi se mélange, ouais, c'est un arc en ciel,
Elle te dérange, je le sais, car elle ne te veut pas pour modèle.

{au Refrain, x2}

Ma France à moi elle a des halls et des chambres où elle s'enferme,
Elle est drôle et Jamel Debbouze pourrait être son frère,
Elle repeint les murs et les trains parce qu'ils sont ternes
Elle se plait à foutre la merde car on la pousse à ne rien faire.
Elle a besoin de sport et de danse pour évacuer,
Elle va au bout de ses folies au risque de se tuer,
Mais ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rie,
Et refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu'on bouge.
Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,
Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s' croit au Texas, celle qui à peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut être sous ma fenêtre,
Celle qui pense qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent.

Diam's vue par Faïza Guène pour Infos jeunes

Je vais vous raconter une histoire. Dans cette histoire, il y a une fille qui kiffe la musique.
Il y a ceux qui disent que ce n'est pas de la musique de filles et il y a surtout ceux qui kiffent sa musique.

C'est l'histoire d'une princesse d'aujourd'hui qui n'est ni blonde, ni perchée sur des talons aiguilles. Elle ne présente pas la météo et elle a choisi une autre option que celle de dormir cent ans en attendant qu'un looser vienne la réveiller. La princesse a du caractère, elle a troqué la robe bouffante contre un jean , s'est parée d'une coupe garçonne et a saisi le micro pour affronter le monde.

L'héroïne de mon histoire, ce n'est pas elle par hasard.
La princesse est décalée, très tôt, elle a compris tout un tas de trucs.
Dans la course, elle était loin devant. C'est peut-être aussi l'avantage d'aimer porter des baskets et pas ces souliers de verre qui font chuter à la longue.

Comme souvent dans ce genre de contes, ça ne démarre pas au top. La princesse est blessée, elle est nourrie d'histoires qui font mal. Elle ne lâche pas l'affaire pour autant, et passe enfin au deuxième chapitre, celui qui dit que la princesse doit se faire entendre. Alors elle choisit son arme et ses munitions; un stylo qu'elle a chargé de détermination, de larmes et de cœur.
Pas de pomme empoisonnée, de marâtre ou de nains, mais tout de même quelques obstacles. On lui met des bâtons dans la plume. Elle surmonte en tant que vaillante princesse de cette histoire, à force de patience, de passion et grâce aux barres chocolatées dont elle raffole.

Et puis, peu à peu, les mots chassent les maux.
La princesse Diam's se fait un nom qu'on ne brise pas à coup de baguette magique. Il pleut sa musique sur les ondes du royaume de France, elle peut crier victoire au micro. Elle berce à coups de rage, émeut avec force. La princesse a raconté son histoire, dans sa musique, elle ouvre son univers, elle fait partager son intimité avec ce qu'il faut de pudeur. On se tatoue sa voix dans l‘âme. Le public est conquis, la vibe de Diam's coule en milliers d'exemplaires. La princesse vit pour sa musique, elle a l'humble ambition et la ferme intention d'écrire la prochaine page de cette histoire puisque sort le nouvel album. Voilà que le diamant revient briller.

Comment est-ce possible de rire, pleurer, danser et réfléchir, tout ça à la fois, sur un album rap?? C'est que je me suis dis en l'écoutant. Une fantastique claque de talent, d'originalité et de risques. Ceux qui ont aimé « Brut de femme » seront enchantés de voir combien tous les ingrédients qu'ils ont adorés dans la recette Diam's sont à nouveau réunis mais à la puissance 10.
Ce qui arrive dans vos oreilles, c'est de la Boulette.
« Diam's, raconte nous des histoires… »
Si ça ne tient qu'à moi, j'écris déjà la fin, La princesse vécut toute sa vie dans la musique et fit beaucoup d'albums…

Rédigé par Infos Jeunes 2006 le Samedi 04 Février 2006



"C'est pas ma France à moi,..celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante..."

RAG 34. Lio

15:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DIAM'S, RAG 34

Sarkozy "père fouettard" des chômeurs

Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès" avec "une diversité politique très large"

Ségolène Royal à l'émission "A vous de juger" sur France 2 le 25 avril 2007 - France 2
Lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2, la candidate socialiste a estimé que tendre la main à François Bayrou "est une démarche responsable, respectueuse des électeurs et utile pour la France".

Elle a par ailleurs accusé Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine" pour draguer "les voix populistes".


Sarkozy "père fouettard" des chômeurs
Le candidat UMP, dit-elle, est dans "le mépris des gens, les suspicions sur la fraude". "Je vois beaucoup de personnes qui n'ont pas de travail et qui aimeraient bien se lever tôt", a-t-elle encore affirmé. Si elle est élue, a-t-elle poursuivi, les chômeurs ne refuseront pas d'emplois parce que leur retour à l'emploi sera "accompagné".

"Quand j'entends une espèce de discours tonitruant "y'a qu'à", "vous allez voir ce que vous allez voir", de père fouettard (...) alors qu'il y a tellement d'abus de l'autre côté, parmi les amis du pouvoir, je me dis que ce n'est pas bon pour la France", a déclaré la candidate socialiste sur France 2, après avoir évoqué le "parachute doré" de Noël Forgeard.

Contre la délinquance
"Aujourd'hui, il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore délinquants, ceux qui sont à l'école primaire et au collège, en repérant ceux qui ont des difficultés pour bien les recadrer", a déclaré Ségolène Royal.

Elle suggère également "des internats scolaires de proximité, pour que les enfants soient à l'abri des influences du quartier" et maintient son idée d'encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

François Bayrou a "bougé" au cours de la campagneConcernant François Bayrou, elle a affirmé: "Je crois qu'il a, au cours de cette campagne, compris un certain nombre de choses" et en particulier "des valeurs inscrites dans mon pacte présidentiel" telles que "l'Etat impartial", "l'efficacité écologique" ou "la priorité éducative".

Elle a cité au crédit du candidat centriste "le constat qu'il fait sans concession de la situation de la France et des propositions de Nicolas Sarkozy.

"Je ne cherche pas à séduire", "je n'ai pas soif de pouvoir", a déclaré Ségolène Royal, "je cherche à rassembler", a-t-elle expliqué, revendiquant le droit de piocher des "bonnes idées (...) partout pour que la France se redresse".

Le Darfour et pressions sur la Chine
Ségolène Royal n'exclut pas un boycott des Jeux olympiques de Pékin pour faire pression sur la Chine, qui s'oppose à des sanctions contre le Soudan, accusé de graves atteintes aux droits de l'homme au Darfour.

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde, je pense qu'il faut qu'il y ait là aussi des menaces de sanctions très fermes. Il faut ouvrir des corridors humanitaires. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable".

Les otages en Afghanistan
Ségolène Royal a refusé d'évoquer dans la campagne la situation des Français enlevés en Afghanistan, afin d'éviter de leur nuire.

"Je demande que cette affaire-là ne soit pas utilisée (...) dans cette campagne, et je demande que M.Sarkozy ne l'utilise pas non plus", a-t-elle déclaré. "Les sujets de cette gravité ne peuvent pas être abordés de cette façon là. Cela met les otages en danger", a-t-elle ajouté.

Mme Royal a par ailleurs estimé que "les troupes françaises (...) ont toute leur place aujourd'hui en Afghanistan".

RAG 34. Lolo34

03:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY père fouettard des chômeurs

22.04.2007

Les grands ballets de Tahiti

Vahiné aux cheveux de jais, more flamboyants ondulant avec frénésie, tane aux corps sculptés, mélodies veloutées, légères ou graves soutenues par un orchestre et une chorale en parfaite harmonie sont les principaux atouts des Grands Ballets de Tahiti, Tahiti.
Mais au-delà de la beauté, la qualité de travail de cette nouvelle formation artistique repose sur la sensibilité, la force et le talent de Tumata, Teiki et Lorenzo, artistes exceptionnels dont le souhait est de représenter et préserver l'image d'une Polynésie en tant que destination aux couleurs idylliques. Une démarche contemporaine qui passe par la communication et l'utilisation d'un outil essentiel pour le secteur touristique : la promotion. Contemporain dans sa conception, le nouveau spectacle des Grands Ballets de Tahiti, Tahiti compose avec les empreintes du passé et l'émotion du présent dans un ensemble parfaitement harmonieux. Tumata, Teiki et Lorenzo savent que seuls certains spectacles peuvent brûler parfois au point qu'on ne puisse en détacher les yeux et Varua, leur nouveau spectacle est tout simplement majestueux, les chorégraphies donnant un mouvement d'ensemble inhabituel d'où se dégage une joie de danser.
Le professionnalisme des artistes et le rayonnement des danseurs assurent un engagement, une détermination et de nouvelles motivations.
C'est dores et déjà le début d'une nouvelle aventure et d'un nouvel esprit !

Découvrez des extraits du spectacle Varua des Grands Ballets de Tahiti (DVD). Nous avons sélectionnés pour vous, 12 vidéos.
Voir les vidéos

En savoir plus...

RAG 34. Lolo34

14:19 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : VARUA, Les grands ballets de Tahiti

21.04.2007

Henri Weber : Le fond de l'air est rose

L'aspiration à l'ordre prouverait que le pays a basculé à droite. L'analyse idéologique de la campagne montre l'inverse. Tribune publiée par Libération

Comment se présente le paysage idéologique français ­ le PIF ­ en cette veille d'élection présidentielle ? «La France a basculé à droite, se réjouissent les leaders de l'UMP, la droite domine idéologiquement et politiquement.» Ce diagnostic ­ partiel et partial ­ n'est corroboré ni par les urnes ni par les enquêtes d'opinion. Les socialistes ont gagné spectaculairement les élections régionales (20 régions sur 22) et européennes (30 % des suffrages) en 2004. La droite libérale a perdu, non moins spectaculairement, le référendum du 29 mai 2005. Les enquêtes d'opinion attestent, certes, qu'une majorité de Français aspire au respect de la loi et au rétablissement de l'autorité de l'Etat. Comment en serait-il autrement au terme des «années Sarkozy», qui ont vu la montée des violences contre les personnes et l'embrasement des banlieues ? Mais cette aspiration ne signifie pas que les Français souhaitent un retour à l'ordre moral répressif d'avant Mai 68, et encore moins à l'exercice autoritaire du pouvoir. 61 % d'entre eux se prononcent contre le rétablissement de la peine de mort, 78 % pensent que «l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité» ; 66 % sont favorables au vote des étrangers non européens aux élections locales (1). La demande de règles et d'autorité n'est pas en soi le signe d'un «virage à droite» du corps électoral. Tout dépend de l'ordre espéré, et pour l'immense majorité des électeurs, il s'agit de l'ordre démocratique et républicain.


RAG 34.Lolo34

14:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.04.2007

Quelques minutes après l'exceptionnel meeting de Toulouse où Ségolène Royal était entourée de José Luis Zapatero et François Hollande, le Premier secrétaire tenait un nouveau carnet de campagne.



Au sommaire de ce numéro : - un bilan à mi-parcours après le dernier meeting de la campagne de premier tour

- le symbole de la venue de José Luis Zapatero au meeting de Toulouse
- un dernier argument pour convaincre les indécis
- un vibrant hommage aux militants investis depuis 5 ans.



Durée : 05:32 Pris le : 19 avril 2007 Lieu : Toulouse.

Lire aussi sur Midi Canard : À Toulouse, Royal conclut sa campagne avec Zapatero

RAG 34. Les lolo's 34

17:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL, Meeting à Toulouse

La Ligue des droits de l’Homme aux électeurs avant le premier tour de l’élection présidentielle

Communiqué de la LDH

La LDH a posé à huit candidats à l’élection présidentielle (après avoir exclu les candidats d’extrême droite de Villiers et Le Pen ainsi que les candidats de lobbies Nihous et Schivardi) 55 questions sur les droits de l’Homme, la démocratie et la citoyenneté.

Sept des huit candidats ont répondu (F. Bayrou, O. Besancenot, J. Bové, M.-G. Buffet, A. Laguiller, S. Royal et D. Voynet). Un seul, Nicolas Sarkozy, a attesté par son silence son désintérêt pour les droits de l’Homme et/ou son incapacité à se prêter à une évaluation indépendante ; la LDH s’est donc appuyée sur ses déclarations publiques pour comparer ses orientations à celles de ses concurrents plus attachés au dialogue avec les citoyens.

Sur la base de son questionnaire, dans lequel les questions sont affectées d’un coefficient en fonction de leur importance, la LDH a évalué les réponses des candidats afin de déterminer leur indice d’attachement aux droits de l’Homme. On trouvera ci-après les scores (sur 70 points) des huit candidats interrogés :

François Bayrou 27,5 soit 7,86/20

Olivier Besancenot 66,5 soit 19/20

José Bové 55 soit 15,71/20

Marie-Georges Buffet 66 soit 18,86/20

Arlette Laguiller Non significatif (réponse à une seule question)

Ségolène Royal 42,5 soit 12,14/20

Nicolas Sarkozy 2 soit 0,57/20

Dominique Voynet 67 soit 19,14/20

La LDH appelle les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix, cette mesure de l’importance donnée aux droits de l’Homme dans les positions réellement prises par les candidats, et en particulier leur degré d’engagement réel sur les questions :

Ø de libertés (abrogation des lois sécuritaires votées depuis 2002 ; arrêt de la militarisation de l’emploi de la police et instauration d’une police de proximité ; restauration de la présomption d’innocence et des droits de la défense pour tirer les leçons de l’affaire d’Outreau ; etc.) ;

Ø d’égalité (égalité professionnelle entre femmes et hommes ; droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers non communautaires ; abrogation du CNE et lutte contre les contrats de travail précaires ; rétablissement de l’égalité territoriale dans les « quartiers » et dans les zones rurales ; etc.) ;

Ø de solidarité (abrogation des lois xénophobes votées depuis 2002 ; régularisation des parents d’enfants scolarisés ; instauration d’une Sécurité sociale professionnelle ; mesures concrètes pour mettre en œuvre le droit au logement opposable, notamment en contraignant les communes riches à construire des logements sociaux ; construction d’un droit social européen selon la méthode de l’harmonisation progressive par le haut et négociation de conventions collectives européennes ; annulation immédiate de la dette des pays du Sud ; etc.).

Elle forme le vœu que cette élection permette de rompre avec cinq années de régression des libertés, de stigmatisation des personnes en difficulté et de recul des droits sociaux.

Paris, le 11 avril 2007

RAG 34. Lolo34

13:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ligue des droits de l'Homme, LDH, RAG 34

Ségolène Royal : On peut réformer la société française sans la brutaliser. Ecoutez, réécoutez l'émission de France Inter du 20 avril à 8h10

20 minutes pour convaincre. Chaque matin, dans le 7h-9h30 de Nicolas Demorand.






Ségolène Royal
20/04/2007
08h10 - 08h30
Réécoutez

RAG 34. Les lolo's 34

10:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal sur France inter ce matin 20 avril

Vidéo Ségolène Royal : Visite dans une grande surface

Centre Commercial Champion


Durée : 04:30 Pris le : 18 avril 2007 Lieu : paris, France

Son projet c'est lui, mon projet c'est vous ! Ségolène Royal, Toulouse 19.04.07


RAG 34. Les lolo's 34

09:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, Ségolène

Le best of de Sarkozy

Il circule tellement de choses sur Sarkozy en ce moment qu'un best of s'impose :

Le vrai Sarkozy :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/fr/cluster/politics/featured/v...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Le bilan de Sarkozy :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et les médias :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/video/x1qj28_ex-directeur-figm...

Les amis de Sarkozy :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video/xvn1i_les-amis-de-sarkozy-la-suite
http://www.dailymotion.com/video/x1qmm8_sarkozy-et-les-lo...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et l'économie

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et la génétique :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bp%C...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bp%C...

Sarkozy et la France :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et Al-Qaïda :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Et plein d'autres choses sur : http://sarkostique.over-blog.com/

RAG 34. Les lolo's 34

08:13 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le best of de SARKOZY

(1/7) Les 7 piliers du pacte présidentiel en vidéo

1- Relancer la croissance pour travailler tous



Durée : 13:09 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Relancer la croissance
Le 5 avril 2007

Les sept piliers

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07:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les 7 piliers, ROYAL, Ségolène

2/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

2-Améliorer le pouvoir d'achat



Durée : 16:37 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Améliorer le pouvoir d'achat
Le 5 avril 2007
Les sept piliers

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07:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les 7 piliers du pacte présidentiel

3/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

3- Promouvoir l'éducation


Durée : 11:26 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel.
Education
Le 5 avril 2007
Les sept piliers

RAG 34. Les lolo's 34

07:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

19.04.2007

Web TV : Regarder le meeting de Ségolène Royal à Toulouse jeudi 19 avril



Vous n'avez pas encore fait votre choix, vous êtes indécis ?

Regarder en direct le meeting de Ségolène à Toulouse jeudi 19 avril à partir de 19 h00 sur www.parti-socialiste.tv

Ségolène Royal tiendra son dernier grand meeting avant le premier tour
- un rassemblement de milliers de personnes à Toulouse.
Elle sera rejointe par le premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, l'une des figures majeures de la gauche européenne, ainsi que par des personnalités qui la soutiennent dans la campagne.



RAG 34. Les lolo's 34

19:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Meeting Ségolène ROYAL à Toulouse

La politique de Nicolas Sarkozy est suffisamment inquiétante pour qu’on n’ait pas besoin de la caricaturer.

François Hollande sur I-Télé.

« Nous sommes à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Si l’on veut le changement, si l’on veut que la gauche soit en situation de diriger le pays, il faut voter Ségolène Royal dès le premier tour. C'est le premier message qu’il faut passer. »

« Si Ségolène Royal est en situation d’être au second tour, nous le saurons le 22 avril avec la perspective d’une victoire, il faudra rassembler, rassembler la gauche d’abord. Il y a quand même des candidats et des candidates qui se réclament de la gauche, voire même de la gauche extrême. Ceux-là, ils doivent appeler à voter pour Ségolène Royal, parce que c’est le vote qui, justement permet non seulement de battre la droite, mais de changer, de transformer notre pays. Alors, après, il y a des électeurs qui iront voter pour d’autres candidats, mêmes, que des candidats de gauche, eh bien, à ces électeurs, il faudra leur dire : « qu’est-ce que vous voulez ? Est-ce que vous voulez qu’il y ait un progrès, est-ce que vous voulez qu’il y ait des valeurs républicaines qui soient respectées, est-ce que vous voulez qu’il y ait un pays qui soit fière de lui-même, qui n’ait pas peur de sa jeunesse, qui n’ait pas peur des étrangers, qui n’ait pas peur de ceux qui ne pensent pas comme le chef de l’Etat ? »

« Nous sommes dans une élection présidentielle, on n’est pas là dans des manœuvres, dans des regroupements, dans des débauchages personnels, on est dans une élection qui doit être fondée sur la clarté. Voilà ce que c’est qu’une élection présidentielle. »

« Les électeurs qui voudront voter pour Ségolène Royal, ils ne veulent pas d’une opération, d’une manœuvre, d’une combinaison politique. Ils auront regardé ce qu’est le pacte présidentiel, les propositions qui sont faites, l’équipe qui sera présentée autour de Ségolène Royal dans l’entre deux tours. »

Le pacte présidentiel « n’est pas négociable. On n’est pas là pour enlever telle ou telle proposition pour faire plaisir à celui-ci, en rajouter d’autres pour faire plaisir à celui-là, c’est quand même l’avenir du pays qui est en cause, c’est quand même ce qui va être fait pendant les 5 ans, donc je suis pour une conception transparente, claire, respectueuse de la politique. »

« On nous a déjà fait ce coup là où un candidat de droite essaie de faire apparaître qu’il est moins à droite que l’autre, pour essayer de capter les électeurs de gauche qui se disent : « il faut peut-être faire barrage à celui qui nous fait le plus peur », en l’occurrence, à l’époque, c’était Balladur, aujourd'hui c'est Nicolas Sarkozy. Eh bien moi, ce que je vous dis, c’est qu’il ne faut pas prendre des voies obliques, des voies détournées, des zigzags, il faut prendre la voie directe, si je puis dire, la voie « Royal ». »

« Moi je ne suis pas dans la caricature, Sarkozy c’est la droite dure, qui va souvent sur les terrains de la droite extrême, mais je ne serais pas là, dans une espèce de version apocalyptique. Je dis que la politique de Nicolas Sarkozy est suffisamment inquiétante pour qu’on n’ait pas besoin de la caricaturer. Ecoutez-le, ça suffit, il n’y a pas besoin de dire qu’il est comme Le Pen. Dans une certaine mesure, il est comme Sarkozy, c’est déjà suffisamment inquiétant. »

RAG 34. Les lolo's 34

10:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

(6/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

6- Lutter contre toutes les violences



Durée : 10:40 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Lutter contre toutes les violences
Le 5 avril 2007
Les sept piliers


RAG 34. Les lolo's 34

08:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

(5/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

5- Décider l'excellence environnementale



Durée : 09:36 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Décider l'excellence environnementale

Le 5 avril 2007

Les sept piliers

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18.04.2007

4/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

4- Garantir la protection sociale des familles






Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego
Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego

Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego
Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Garantir la protection sociale des familles

Le 5 avril 2007

Durée 10:31, pris le 5 avril

Les sept piliers

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12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

17.04.2007

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage ! La gauche peut, doit, va gagner.

Seule Ségolène Royal est en mesure de battre Sarkozy au 2e tour
dimanche 15 avril 2007 par Gérard Filoche

Si la gauche réussit à faire passer Ségolène le 22 avril, elle aura toutes les chances de battre Sarkozy le 6 mai... elle aura un pouvoir attractif pour sortir de l’abstention toutes les voix de gauche, et pour attirer au delà. Sarkozy sera rejeté comme le sortant agité, l’homme au karcher dangereux...
Mais si Ségolène est éliminée le 22 avril, cela se jouera à droite et Sarkozy battra Bayrou ou Le Pen le 6 mai

Il faut le dire maintenant aux manoeuvriers marginaux à la Rocard-Kouchner qui appellent à écarter Ségolène Royal pour que ce soit Bayrou qui batte Sarkozy : cela n’arrivera pas !

Il faut que ceux qui seraient désorientés et pourraient commettre l’erreur irréparable en croyant mieux faire barrage à Sarkozy le sachent, le comprennent à temps. Il n’y a aucune chance chance pour le “sortant” Bayrou, le clone de l’autre “sortant” Sarkozy : ce sont les électeurs de droite qui trancheront et ils sont majoritairement UMP contre UDF.

A notre niveau, dans notre camp, nous faisons tout et devons tout faire pour que la gauche batte la droite, et pas pour que la gauche arbitre entre les candidats de droite.

Nous voulons donc, il reste huit jours, que Ségolène soit la mieux placée possible le 22 avril pour l’emporter le 6 mai.

Dans ce pays, la gauche est majoritaire en profondeur, quoique semblent en dire les sondages du moment, les réserves de voix sont à gauche, il faut révéler cette majorité, la mobiliser, la rassembler, c’est possible et qu’on le veuille ou non, seule Ségolène Royal est, dans cette élection, en mesure d’opérer ce rassemblement si elle passe la barre du premier tour.

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage !
Nous mobilisons tout notre camp de gauche, la gauche peut, doit, va gagner.

Mais nous n’arbitrerons pas sinon entre les deux droites Bayrou et Sarkozy, nous appellerons à ne voter ni pour l’un ni pour l’autre !

De façon active, des millions et des millions d’électeurs de gauche refuseront de cautionner l’un des candidats de droite au deuxième tour, si par malheur il n’y avait que ce choix. Une telle subordination aggraverait la défaite.

Si par malheur, comme le veulent Rocard et Kouchner, nous étions écartés au premier tour, nous ferions campagne, nous mobiliserions au deuxième tour pour que la gauche conserve ses forces et reste en dehors du traquenard, qu’elle ne se soumette à aucun des candidats du camp adverse. Ni Poher, ni Chirac, ni Bayrou...
Nous tirons les leçons du “vote Chirac” du 5 mai 2002 et de l’usage qu’il a fait de nos voix en piétinant pendant cinq ans toutes les aspirations sociales des millions de salariés qui produisent les richesses de ce pays.

Que les candidats de droite aient le moins de voix possible pour faire leur politique anti-sociale !

Pas une voix de gauche pour les sortants Bayrou-Sarkozy
Pas une voix de gauche, ni le 22 avril, ni le 6 mai pour ceux qui ont voté toutes les mesures ultra libérales depuis 2002, la loi Fillon sur les retraites, la loi Douste-Blazy contre la Sécu, les lois contre le code du travail, la baisse des impôts des riches, les mesures contre les sans papiers et les immigrés, la politique répressive de l’état pénal, le CNE et le CPE...

Ce refus de cautionner aucun des candidats de la droite sera à coup sur empiriquement suivi par une très large majorité de la gauche. Cela suffira.

Nous œuvrerons concrètement de toutes nos forces pour que cette majorité soit la plus large possible et que peu d’électeurs se fassent abuser par le camp adverse.

Et ce seront donc les électeurs de droite Udf et Ump qui départageront les candidats Ump et Udf.

Pas nous.

Pas la gauche.

Pour nous, ce sera bonnet blanc blanc bonnet, vert chou, chou vert.

Ceux, comme Rocard et Kouchner qui appellent à trahir leur camp dés maintenant, en votant dés le 22 avril pour un candidat de droite contre un autre, en seront pour leurs frais : ils divisent la gauche aujourd’hui sans assurer la victoire de leur nouveau champion Bayrou demain. Celui-ci serait battu le 6 mai par Sarkozy.

Leur manoeuvre ne paiera pas : chacun comprendra que seule la candidate de gauche est en mesure de rassembler le maximum des voix de gauche, pas un candidat de droite.

Que le gouvernement qui doit suivre est un gouvernement de toute la gauche, pas d’alliance avec la droite ou le prétendu « centre ».

Gérard Filoche, le 15 avril 2007


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Les 7 Piliers du Pacte présidentiel

Les 7 piliers du Pacte présidentiel

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16.04.2007

Hérault : haro sur les unions mixtes

Suspectant des mariages blancs, la préfecture multiplie les enquêtes à la limite de la légalité.

Par Carole RAP
QUOTIDIEN : lundi 16 avril 2007

Français qui épousez un étranger, la police vous a à l'oeil. Affichez la plus belle photo de vos noces sur le mur du salon, sinon vous risquez de voir l'amour de votre vie invité à «quitter le territoire français» pour cause de mariage blanc. Tout comme les conditions du regroupement familial ­ dont Nicolas Sarkozy a annoncé qu'elles seraient encore restreintes avec le vote d'une loi dès l'été s'il est élu à la présidence de la République ­, le contexte ne cesse de se durcir pour les étrangers qui sollicitent un titre de séjour au titre de conjoints de Français.
«Aucune photo». L'exemple héraultais illustre la multiplication des enquêtes, administratives ou judiciaires, menées sur les couples mixtes. La préfecture de l'Hérault ne veut pas donner de chiffres, mais les services de police chargés des «enquêtes de communauté de vie» sont débordés. «On croule sous les dossiers de la préfecture, les délais sont très durs à tenir», confirme le capitaine de police Patrick Ponzoni, chef du secteur centre à Montpellier. Son service a ainsi traité 350 affaires en 2006, mais a reçu «beaucoup plus de demandes» de la part des autorités. Les rapports émis par la police ou la gendarmerie sont un maillon essentiel dans l'attribution des titres de séjour, comme le confirme le capitaine Ponzoni : «Nous donnons un avis favorable ou défavorable. Souvent, on est suivis par la préfecture.»
Sur le terrain, personne ne contrôle le travail des policiers, et les personnes concernées n'ont même pas accès au rapport d'enquête. Samira et Mourad Hemadai en ont fait les frais. Cette Française de 40 ans a épousé, en 2003, Mourad Hemadai, un Algérien de 35 ans vivant en France depuis 2000 et dont le titre de séjour n'avait pas été renouvelé. L'an dernier, un après-midi de semaine, deux policiers débarquent à leur domicile sans prévenir. Mourad est absent, Samira l'appelle. Il arrive peu après. Cela suffit à faire naître des soupçons chez la policière, qui les questionne sur leur rencontre. Ils lui racontent qu'ils se sont mariés un mois après s'être connus. «Elle nous a demandé pourquoi on s'était mariés si vite, si on avait des enfants, si on voulait en avoir», se souvient Samira.
Quelques jours plus tard, la gardienne de la paix envoie son rapport au préfet de l'Hérault. «Le mariage a été célébré le 13 septembre 2003, seulement un mois après leur rencontre», indique la policière. Persuadée d'être tombée sur un mariage blanc, celle-ci précise qu' «aucune photo de mariage n'est présente dans la pièce principale de la maison» et que «de cette union n'est pas né d'enfant». De quoi conclure qu'un «mariage de complaisance avait été établi entre le couple dans le seul but de régulariser la situation administrative de M. Hemadai Mourad».
Deux mois plus tard, Mourad reçoit de la préfecture un avis d'expulsion. Samira contacte la Cimade Languedoc-Roussillon, qui saisit le tribunal administratif de Montpellier. Celui-ci constate «un manquement des agents de la police nationale à leurs obligations déontologiques d'impartialité et de respect des personnes». Les magistrats évoquent «une dénaturation des éléments constatés au domicile commun des époux et des propos de ces derniers», ajoutant que «le préfet s'est fondé sur des éléments inexacts et recueillis dans des conditions irrégulières». Le refus du préfet de l'Hérault de renouveler le titre de séjour a été suspendu. En attendant que sa demande soit jugée sur le fond, Mourad vient d'obtenir une autorisation de séjour d'un an.
«Religion». Tous les conjoints de Français n'ont pas cette chance. Delphine, une Française de 32 ans, et Majid, un Marocain d'une trentaine d'années, devaient se dire oui fin juin 2006 dans une commune de l'Hérault. Une semaine avant, ils reçoivent une lettre du procureur de la République, intitulée «Sursis à célébration de mariage». Une enquête est diligentée pour vérifier s'il s'agit d'un mariage blanc. Convoqués à la gendarmerie, ils subissent chacun à leur tour, et séparément, un interrogatoire qui fait encore frémir Delphine. «Un gendarme m'a posé des questions inadmissibles : "Combien de fois faites-vous l'amour par jour, par semaine ?"Je lui ai dit : "Et vous ?" Il m'a répondu : "Je suis désolé, c'est mon boulot."» Les questions fusent : «Comment votre mari pratique-t-il sa religion ?» «Vous saviez qu'il était marié auparavant ?» «Vous connaissez son ex-femme ?» Quant à Majid, il se dit étonné d'avoir eu «beaucoup de questions sur [son] ex-femme, les raisons du divorce, et peu de questions sur [lui] et [sa] femme» . Les noces ont finalement été autorisées, mais le préfet a refusé un titre de séjour à Majid quelques mois plus tard. Pour Nicolas Ferran, juriste salarié de la Cimade, «aucun Français n'accepterait qu'on entre à ce point dans sa vie. Et derrière ça, il y a une normalisation de la vie familiale. Car en contrepartie des gens développent des stratégies pour montrer qu'il y a communauté de vie».

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13:41 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mariages mixtes, CIMADE

14.04.2007

Le Front National : Non, Le Pen n’a pas changé !

I) Non, Le Pen n’a pas changé !

"Nicolas Sarkozy n'a pas l'aversion viscérale que Jacque Chirac prétendait avoir pour moi"
(Le Pen, 11.04.07)

• Dans une première phase de la campagne, Le Pen a tenté de « recentrer » son image :
il s’est affirmé de « centre droit » et a mis en avant sa fille Marine Le Pen, censée incarner la « modernité » du Front National. Cette stratégie visait à gommer les outrances pour gagner de nouveaux électeurs.

• Mais, inquiet de la concurrence électorale que lui livre Sarkozy sur ses thèmes, Le Pen est revenu à ses fondamentaux en multipliant de nouveau les outrances et les provocations vis à vis par exemple des homosexuels ou des immigrés.

• Même s’il a essayé de se faire décerner un brevet de « respectabilité» démocratique à travers l’affaire des signatures, il reste donc clairement ce leader d’extrême droite, ultra nationaliste, populiste, négationniste et xénophobe, qui cherche à exploiter démagogiquement les peurs et les désarrois des couches populaires.

• Son discours reste marqué par ses obsessions habituelles : la défense des valeurs morales traditionnelles et la stigmatisation de la « décadence » soixante-huitarde, responsable de la « décomposition intellectuelle et morale de l’école », le rejet de «l’Europe de Bruxelles », le retour au protectionnisme économique, et, bien sûr, la dénonciation de l’immigration qui reste le leitmotiv obsessionnel et central du FN.

II) La préférence nationale est une escroquerie

• Dans le discours sur l’immigration et les immigrés, une légère inflexion tactique a été apportée :

– La présence remarquée d’une jeune fille d’origine maghrébine sur l’affiche de campagne, le soutien de Dieudonné, la présence de personnes d’origine étrangère dans les équipes constituent des clins d’?il symboliques à destination de certaines franges de l’électorat (y compris un électorat lui-même issu de l’immigration) que le racisme de Le Pen a jusqu’ici empêché de basculer en sa faveur. De même, le discours officiel se recentre sur la dénonciation de l’immigration clandestine (au nom même du malheureux immigré) et reconnaît au contraire comme français, et donc désormais comme objet potentiel de la « préférence nationale », les français issus de l’immigration.

– Mais, en réalité, Le Pen fait le pari que ces distinguo, destinés à élargir sa base électorale, ne lui vaudront aucune défection dans les fractions solides de son électorat qui ne font aucune distinction entre l’immigré avec une carte d’identité française et l’immigré en situation irrégulière. Du reste, lorsque le débat vient sur la question des discriminations à l’embauche subies par les jeunes français issus de l’immigration, Marine Le Pen (émission
d’Arlette Chabot) fait voler en éclat cette distinction en déplorant que ceux-ci ne soient pas plus « francisés », notamment dans leurs prénoms.

– En vérité, Le Pen continue de jouer sur le fantasme d’une invasion ou d’une « colonisation à l’envers » de la France par les étrangers. Il entretient l’idée que ces derniers capteraient les emplois, les logements sociaux, et les aides sociales au détriment des « français ».

– Tout ceci est évidemment faux. Même s’il faut résoudre le problème du travail clandestin et repréciser certaines règles, il n’y a pas d’immigration massive, a fortiori « d’invasion » de la France.

– Les immigrés ne prennent pas les emplois des français, leur taux de chômage est deux fois plus élevés que la moyenne et ils occupent souvent des emplois dans des secteurs en pénurie de candidats. Il y a en outre une hypocrisie majeure dans le slogan de la préférence nationale : celle-ci est censée s’appliquer à tous les français. Mais en réalité, en dénonçant l’attribution aux immigrés des aides sociales, Le Pen vise essentiellement les français issus de l’immigration qu’il veut opposer aux « français de souche ».

– Le Pen veut exploiter le mécontentement des plus pauvres en leur faisant croire que les personnes issues de l’immigration sont responsables de leurs difficultés. Il transforme la question sociale en une question raciale et élude les vrais problèmes : la lutte contre le chômage et la précarité, la répartition des richesses entre le capital et le travail, le pouvoir d’achat, la redistribution sociale,...

III) Le Pen n’est pas le candidat des « petits » et des « sans grades ».

• Depuis le 21 avril 2002, Le Pen essaie de se présenter comme le candidat du monde du travail et des plus modestes. Il a repris ce refrain lors de son récent discours à Lille, avec des envolées prétendument anti capitalistes.

• Mais en réalité, le programme économique et social concret du FN est profondément libéral : démantèlement de l’Etat, baisse de l’impôt sur le revenu et sur les successions,…

• Au service des plus riches dans les faits, le FN ne fait aucune proposition sur des mesures réelles en faveur des plus pauvres. Au-delà de ses gesticulations nationalistes et anti européennes, Le Pen ne propose aucune solution concrète et réaliste pour résoudre les grands problèmes du pays.

• Certes, les électeurs qui votent Le Pen veulent d’abord protester contre les partis de gouvernement qui n’ont pas toujours su résoudre leurs problèmes. Mais le vote Le Pen n’améliorera pas leur situation. La réponse aujourd’hui réside dans les solutions nouvelles et réalistes que Ségolène Royal, qui a écouté et pris en compte dans son programme les messages délivrés par les français, proposent de mettre en oeuvre si elle est élue.

La meilleure réponse au Front National, la réalisation du Pacte Présidentiel

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21:27 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Le PEN, FN

Ya plus écrit La Poste...

Le service public recule, les profits augmentent. La Poste présentera dans quelques jours des bénéfices en forte hausse pour l'année 2006.
Cette entreprise, premier employeur national, entend poursuivre sur cette lancée en continuant à réduire ses effectifs (6000 postes supprimés en 2005 et autant en 2006).

Elle y parviendrait en fermant des bureaux en zones urbaines cet été prochain, pour des durées allant d'une semaine à un mois en juillet et en août, ou en limitant les heures d'ouverture. Des listes ont déjà été établies pour les départements d'île de France, portant sur une vingtaine de sites dans le Val-de-Marne (à Cachan, Champigny,Charenton, Créteil,Nogent, etc.)et une quarantaine dans l'Essonne (Corbeil-Essonnes, Brétigny-sur-Orge, Etampes, Evry, Palaiseau,etc.).

Dans l'Hérault et notre région comme partout en France, nous n'échapperons bien sûr pas à ces mesures drastiques. Nous à RAG 34 on sait ça !

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13:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : La Poste, SERVICES PUBLICS

13.04.2007

Gêne médiatique autour des propos sarkozystes

Deux semaines après les propos teintés d’« eugénisme », selon certains, du candidat de l’UMP, des journalistes expliquent leur retard à l’allumage.

Michel Onfray n’a pas été le seul à rester muet face aux propos de Nicolas Sarkozy sur le déterminisme génétique de la pédophilie et du suicide des jeunes. Les médias, pourtant avares de scoops et de déclarations croustillantes, notamment durant la campagne électorale, ont mis plusieurs jours avant de relayer l’information. Simple oubli ou problème idéologique ? Selon différents journalistes, la première solution semble être la seule explication. « C’est un ratage de notre part, confie un confrère de Libération. Nous avons mis du temps à réagir plus par un souci d’organisation car idéologiquement, nous sommes très à l’aise pour faire un coup de timbale sur des déclarations si stupides. » Au Monde, Philippe Ridet semble plus détaché : « Nous ne pouvons pas éplucher toutes les interviews de tous les candidats et la dépêche AFP se dégageant de cet entretien ne mentionnait aucunement ces propos. Nous avons repris l’information quand elle a ressurgi en fin de semaine dernière. » Or, dès le 25 mars, l’AFP y faisait état. Les propos qui détonnent et étonnent sont dorénavant exploités en masse et alimentent les débats avec deux semaines de retard.

Cindy Bonnaud.

http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/mdias/e-...

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09:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DETERMINISME GENETIQUE, SARKOZY

La France Présidente, profession de foi de Ségolène Royal

Françaises, Français,

Mes chers compatriotes,

Je vous ai écoutés pour agir juste et pour tenir parole. J’ai entendu vos inquiétudes, vos colères mais aussi vos espoirs. Vous avez exprimé la volonté d’un vrai changement, un profond désir d’avenir.

La crise actuelle que traverse notre pays appelle de nouvelles règles, un État et des pouvoirs publics solides, qui fonctionnent bien. C’est le pacte présidentiel que nous avons construit au cours de plus de 6000 débats participatifs.

Nous allons bâtir ensemble un ordre juste : faire reculer les précarités, les inégalités, les brutalités, les violences ; assurer les sécurités nouvelles de l’emploi, des salaires et des retraites, du logement et de la santé. Nous allons

libérer les énergies dont la France est porteuse si l’État joue tout son rôle et si chacun donne, par ses efforts, le meilleur de lui-même.

Je vous garantis une juste répartition des fruits de ces efforts, dont la France a besoin, alors que d’autres veulent donner encore plus à ceux qui ont déjà énormément. Je crois en notre modèle républicain et laïc, en notre pacte social gravement mis en cause depuis cinq ans.

Nous savons, mes chers compatriotes, qu’il n’y a pas de liberté sans justice, de démocratie sans éducation et d’effi cacité économique sans sécurité sociale. C’est tout cela que je veux réconcilier. C’est ma conviction de femme de gauche et de progrès, c’est ma volonté d’agir pour l’intérêt général.

La France Présidente se relève avec vous. Avec nous tous et nous toutes. Elle est entreprenante et solidaire, forte de la diversité de ses talents et de ses territoires, elle assumera pleinement sa place dans l'Europe et dans le monde.

Vive la République,

Vive la France.


Ecouter la profession de foi par Ségolène Royal

07:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SEGOLENE ROYAL

12.04.2007

Avez-vous choisi votre candidat ?

A dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, nous vous sollicitons afin que vous participiez à nos sondages électoraux.

Vous avez choisi votre candidat pour le premier tour de l'élection présidentielle? D'un clic, dites pour qui vous allez voter.

Nous vous proposons également six hypothèses de second tour, en fonction des sondages actuels. Comme vous le savez, quatre candidats y obtiennent des scores très supérieurs à ceux des huit autres candidats. C'est uniquement par rapport à cela que nous proposons ces sondages de second tour.

Le lien : http://www.pourquivoter.com/sondages/tous.html

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16:47 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : AVEZ-VOUS CHOISI VOTRE CANDIDAT ?, RAG 34

Ségolène Royal : La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée

Ségolène Royal a signé mardi la pétition des médecins et professionnels de la santé contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par Nicolas Sarkozy, un projet selon elle “dangereux” et “brutal“.

“On ne réforme pas la France avec brutalité, et certainement pas en faisant reculer l’égalité d’accès a la santé.

La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée“.

Ségolène Royal souhaite lutter “contre les tentations de privatisation” qui “feront basculer des millions de Français vers la précarité médicale“.

Elle a redit sa volonté de créer une cinquième branche de la sécurité social, concernant la vieillesse et le handicap.

La réaction de Ségolène Royal :



Christian Lehmann, médecin généraliste, initiateur de la pétition, explique son engagement :



Le site de la pétition

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16:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SANTE, SECURITE SOCIALE, Ségolène ROYAL, RAG 34

11.04.2007

Christiane Taubira condamne les propos de N.Sarkozy sur le déterminisme génétique

La vice-présidente du Parti Radical de Gauche animait hier matin le point presse quotidien de campagne.Christiane Taubira est revenu sur les propos de Nicolas Sarkozy concernant le determinisme génétique des pédocriminels. "Il ne croit pas en la politique, c'est son rôle de civiliser la société."

Durée : 02:57 Pris le : 10 avril 2007 Lieu : Paris, France



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11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TAUBIRA, EUGENISME, DETERMINISME, RAG 34

Rocard propose le haut débit à 5 euros par mois

Crédit Photo : AFP/DAMIEN MEYER
Michel Rocard remet son rapport sur les enjeux du numérique à Ségolène Royal

En mission pour Ségolène Royal, l'ancien Premier ministre propose dans un rapport "un tarif social de l'accès haut débit" pour réduire la fracture numérique.

Il appelle également au soutien de la filière jeu vidéo.


Un accès mensuel à Internet pour le prix d'un repas chez Mac Do. Voilà ce que propose Michel Rocard pour en finir avec la fracture numérique qui laisse un Français sur deux à l'écart de la révolution Internet. Cet accès à prix discount est une des 94 propositions du rapport "République 2.0, pour une société de la connaissance ouverte" qu'il vient de remettre à Ségolène Royal.

Dans son chapitre consacré au "progrès numérique pour tous", la plupart des propositions de Michel Rocard font écho au livre blanc adressé aux candidats à la présidentielle par le collectif Renaissance numérique. C'est le cas en particulier pour celles qui concernent l'équipement des français en micro-informatique. En s'appuyant sur des opérations de dons et "recyclage" de PC, il estime que l'objectif de 75% des Français connectés en 2012 - au lieu de 44% aujourd'hui - est "ambitieux mais réaliste". Michel Rocard propose aussi la "prise en charge de l'ordinateur portable de 100 000 étudiants, sous condition de ressources".

Le haut débit "social" à 5 euros


Une fois réglé le problème de l'équipement, c'est sur l'accès à Internet proprement dit que Michel Rocard fait sa proposition la plus originale : "Le prix de l'accès à Internet constitue une barrière pour les ménages modestes. A côté du tarif social de l'abonnement au téléphone , un tarif social de l'accès haut débit devra donc être instauré. Financé par le fonds numérique, son niveau serait d'environ 5 €/mois". Ce fonds numérique que Michel Rocard veut créer soutiendra aussi à hauteur de 20% les mesures prises par les collectivités pour réduire la fracture numérique.

Le collectif Renaissance numérique juge cette idée "très intéressante" et se réjouit de l'ambition d'un rapport qui "couvre tous les champs du numérique et reprend neuf de nos mesures", par la voix de sa vice-présidente, Christine Balagué. "Nous sommes aussi sensibles aux propositions sur un accès facilité pour les personnes handicapées et l'espace de liberté à préserver sur Internet", ajoute-t-elle pour LCI.fr.

Licence globale et jeux vidéo

Parmi les nombreux autres sujets évoqués, la "licence globale", soutenue à demi-mot par Ségolène Royal. Michel Rocard reste très prudent sur le sujet : l'expression n'est d'ailleurs pas employée une seule fois, tout juste souhaite-t-il "mettre en oeuvre une solution qui assure la sécurité juridique des échanges, mais préserve les intérêts des artistes autour d'une rémunération consensuelle qu'il conviendra de défendre vigoureusement au niveau européen".

L'ancien Premier ministre évoque aussi la filière jeu vidéo qui traverse une phase difficile. La France est souvent qualifié de "troisième" pays du jeu vidéo mais la filière ne cesse de perdre des emplois, au profit du Canada, par exemple. Michel Rocard veut donc aller plus loin que les crédits d'impôts déjà mis en place pour aider les éditeurs et appelle au lancement d'"une gamme d'outils de soutien aux studios, ciblant particulièrement leur besoin de financement permanent". L'UMP se préparerait à riposter avec une synthèse des propositions de Nicolas Sarkozy sur le numérique.

Olivier LEVARD


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10.04.2007

2/2 Nicolas Sarkozy est-il eugéniste ?

Les dernières déclarations quasi eugénistes et "glaçantes" de Nicolas Sarkozy lors d'un entretien avec Michel Onfray pour Philosophie Magazine, nous ont rappelé le siècle dernier où l'on croyait pouvoir améliorer une hypothétique race aryenne et plus "souriant" avant l'ére de la génétique, à l'héridité de l'alcoolisme. Lire ou relire L'assomoir d'Emile Zola.
Ces dernières déclarations nous assomment et nous font plus que jamais prendre conscience de la vraie nature et de la dangerosité du candidat de l'UMP, si il devait demain nous présider.

Au delà, nous avons choisi de vous proposer quelques extraits tirés de l'encyclopédie libre Wikipédia qui explique ce qu'est l'eugénisme.

Bonne lecture !

Rappel : Les déclarations de N.Sarkozy :

N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.

Eugénisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'eugénisme désigne la volonté d'améliorer l'espèce humaine. Ce souhait, qui existe depuis l'antiquité peut se traduire par une politique volontariste d'éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés « bénéfiques ».

On peut distinguer l'eugénisme, pratique humaine, sociale et collective, de la préoccupation individuelle généralisée (chez l'homme et chez les animaux) d'assurer à ses enfants le « meilleur » co-reproducteur (quoique « meilleur » puisse signifier : taille des cornes, couleurs des plumes, ou étendue du patrimoine ou de la culture, etc.), ainsi que de la pratique qui consiste à favoriser le plus prometteur de ses enfants. Ces stratégies ne se préoccupent pas du devenir de l'espèce humaine, mais seulement de l'avenir de ses propres enfants ou de sa famille. Néanmoins, les méthodes et les buts, une fois sommés sur l'ensemble des individus, sont bien les mêmes.

Geoffrey Miller, dans son livre The mating mind, explique même pourquoi l'adultère, chez les humains comme chez les animaux vivant théoriquement en couple, représente un élément essentiel d'amélioration d'une espèce.

L'eugénisme plus strict qui serait régi par une société pose de sérieuses questions éthiques car il implique une sélection portant nécessairement une part de subjectivité et une part de contrainte (ne serait-ce qu'envers les individus écartés, ou à l'égard des individus incités à se reproduire, voire à se reproduire avec telle personne et nulle autre).

En outre, l'histoire du XXe siècle a fourni des exemples de graves dérives morales associées aux politiques eugéniques.

Interprétations de l'eugénisme

La conception darwinienne n'a pas été reçue de la même façon dans tous les pays. Ainsi la France, par exemple, est restée longtemps réticente aux idées darwiniennes car marquée par le lamarckisme et influencée par la position de l'Église Catholique.

La théorie de Lamarck est réfutée depuis la découverte de la génétique. Il est cependant intéressant de la rappeler :

pour Lamarck, le moteur de l'évolution reposait surtout sur l'hérédité de caractères acquis, favorisant la descendance d'individus ayant fait l'effort de s'adapter. Selon Lamarck, l'amélioration des races humaines passe par conséquent par l'amélioration des conditions de vie, de façon à ce que la modification de son environnement améliore à terme la qualité de l'homme futur. Cet eugénisme là - qui fut aussi raciste parfois - a constitué la position eugéniste dominante en France, ainsi qu'une incitation - hélas ici bien inutile, puisque les caractères acquis ne se transmettent pas - à la pratique du sport.
pour Darwin, le moteur de l'évolution reposait sur la sélection naturelle éliminant les individus les moins adaptés à la survie et ne favorisant que les plus aptes à la reproduction (y compris dans le fait de séduire un partenaire et de prendre soin de la progéniture) ; prudent, toutefois, Darwin expliqua aussi dans L'Origine des espèces que sa théorie restait compatible avec une éventuelle transmission de caractères acquis.

De bonnes intentions, des moyens discutables, un but incertain

Selon ses défenseurs l'eugénisme visait à assurer une humanité plus adaptée, donc en principe plus heureuse. Ce n'est donc pas sa fin en elle-même qui a été critiquable, mais bien souvent les moyens choisis. Si le diabète, l'hémophilie et d'autres maladies héréditaires venaient à être éliminées par thérapie génique, tout le monde en serait ravi ; cette forme d'eugénisme ne pose pas les difficultés de sa variante du XIXe et XXe siècles, périodes où les moyens utilisés avaient dépassé les bornes autorisées par nos propres valeurs .

Mais quid de l'orientation à choisir, même par des moyens licites ?

Au XVIIIe siècle, on aurait pu vouloir favoriser l'émergence d'hommes robustes capables surtout d'une grande endurance pour devenir portefaix ou travailleurs de force. Au XIXe, la machine à vapeur avait déjà commencé à faire à ce type d'hommes une concurrence si bon marché qu'elle les transforma progressivement en chômeurs : ils étaient déjà sur ce point devenus non-concurrentiels et condamnés à se reconvertir ou à mourir de faim. L'eugénisme aurait ici augmenté le nombre des inadaptés.
Le XIXe siècle aurait favorisé sans doute l'apparition d'un autre type d'humain : l'employé aux écritures à la mode de Dickens, capable d'additionner douze heures par jour de longues colonnes de chiffres sans se fatiguer ni se tromper. Quel emploi la deuxième moitié du XXe siècle, où un ordinateur faisait le même travail pour juste quelques centimes et en un temps bien plus court, aurait-elle pu trouver pour un type d'homme n'ayant que ces qualités-là à offrir ? L'eugénisme aurait là encore augmenté le nombre des inadaptés.
Et dans les deux cas en moins de six générations.

« Nous devons éviter que nos jolis objectifs deviennent les geôliers de nos enfants », disait Myron Tribus (« We should ensure that our goals do not become their gaols », avec un jeu de mots entre goals/buts et gaols/geoles ).

Bien plus que les moyens employés, qui peuvent dans certains cas être irréprochables, c'est probablement là que se trouve la principale impasse de l'eugénisme. Même lorsque celui-ci s'attache à autre chose qu'à la simple élimination - en observant une stricte éthique - des maladies héréditaires. Car, dans certains cas particuliers, ce qui est une maladie peut être, aussi, un facteur de survie : que l'on repense par exemple à la célèbre anémie falciforme, maladie héréditaire qui permet de résister au paludisme.

La variété et le nombre (la biodiversité) représentent autant d'opportunités possibles d'adaptation des systèmes vivants à des conditions futures inconnues, et donc à la survie de l'espèce. L'élimination systèmatique de tous les caractères jugés handicapants ou superflus à un moment donné pourrait parfaitement abréger la durée de vie d'une lignée... Les sélectionneurs de races animales, qui le savent, prennent soin de conserver (sous forme de paillettes de sperme congelées, par exemple, ou sous forme d'information : c'est l'un des enjeux du séquençage génétique) les caractères que par ailleurs ils éliminent dans les animaux de production. Ils savent qu'un demi-siècle peut s'intéresser à la seule quantité, et par exemple le demi-siècle suivant au contraire à des qualités gustatives, etc.

Mais grâce à cet exemple, on peut considérer qu'il suffirait de conserver certains caractères, tout en les supprimant de l'humanité présente, pour les réintroduire à l'avenir si le besoin s'en faisait sentir. Une telle pratique eugénique permettrait à l'humanité de maîtriser son adaptabilité et son évolution. Les auteurs de science-fiction et de politique-fiction s'interrogent néanmoins sur le sens que les eugénistes donnent au mot « bénéfique » : pour les individus, ou simplement pour l'État ? (voir Le meilleur des mondes).

Position de différents pays sur l'eugénisme

Droit français

La question de l'eugénisme est traité par le code pénal, dans le Sous-titre II du Titre I du Livre II, intitulée « Des crimes contre l'espèce humaine » :

Article L 214-1 : « Le fait de mettre en œuvre une pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d’amende ».
Article L 214-3 : « Cette peine est portée à la réclusion criminelle à perpétuité et de 7 500 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises en bande organisée »
À l'Assemblée nationale, le scrutin n°167 sur l’ensemble du projet de loi relatif à la bioéthique, a été adopté avec modifications en deuxième lecture séance du mardi 8 juin 2004 (310 votants, 304 suffrages exprimés, 187 pour, 117 contre).

Cependant, aussi claire qu'elle paraisse, la position française est en pratique bien plus ambiguë, si on considère les obligations de dépistage (visites prénatales obligatoires) et les facilités légales ainsi que l'encouragement à l'avortement lorsque l'enfant à naître présente des malformations : il s'agit manifestement de pratiques eugénistes, qui ne posent pas de problèmes sociaux.

Lire l'intégralité de l'article Wikipédia

Notre note précédente : 1/2 Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS





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12:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : EUGENISME, SARKOZY

08.04.2007

Ségolène Royal : La France Présidente expliquée

La France présidente, c’est “la promesse solennelle que la politique ne se fera jamais plus sans les citoyens”.

À Bordeaux, la France Présidente
Devant plus de 15000 personnes, à Bordeaux, Ségolène Royal a décliné cette France présidente que dessine son pacte présidentiel dont le pays a besoin et qu’il attend.

Ségolène Royal a aussi choisi la ville de Montaigne pour dire que dorénavant elle refusera de répondre aux attaques et agressions verbales de la droite pour ne plus s’adresser directement qu’aux Français, porter jusqu’au bout l’élévation du débat présidentiel “parce que les Français veulent choisir avec leur intelligence en toute connaissance de cause”.

Lire le discours de Ségolène Royal

Demandant toutefois que personne ne laisse vilipender les valeurs de la France qu’elle défend et qu’elle porte comme femme de gauche et de progrès, “je compte sur vous, chaque fois que vous entendrez une déformation de mes propos, pour y répondre avec sérieux, avec pédagogie, pour expliquer” a lancé la candidate à la salle, son équipe de campagne.

Cette façon de s’appuyer sur l’intelligence collective et les exigences des citoyens, c’est ce qui caractérise la France présidente.

La France présidente, c’est “la promesse solennelle que la politique ne se fera jamais plus sans les citoyens”. “Si je vous ai écouté et si vous aussi vous avez écouté les citoyens autour de vous, la campagne participative que j’ai voulu préfigure la façon dont demain je gouvernerai avec les Français s’ils me font confiance” a-t-elle affirmé.

“La France présidente cela veut dire que chacun d’entre vous est capable d’apporter sa pierre, sa contribution à l’intérêt général de notre maison commune”, c’est ainsi que la France présidente réconciliera l’individuel et le collectif. Cette capacité de chacun à être le meilleur expert de ce qu’il vit doit faire écho à la capacité de chacun à entendre les autres ; c’est la République du respect.

Une République du respect qui s’oppose aux clans, aux clivages, aux conflits, aux divisions et aux oppositions exacerbées, qui dressent les uns contre les autres.

La France présidente c’est la France qui se rassemble, forte de tous les siens, la France du travail pour tous, la France qui réhabilite la valeur travail.

Elle le fera en donnant du travail pour tous, en garantissant un droit au premier emploi et un travail aux jeunes avec notamment les contrats première chance et les emplois tremplins. La France présidente, elle dit à tous les jeunes : “vas-y fait tes preuves, la France a besoin de toi, nous allons ouvrir les portes et les fenêtres quelles que soient ton nom et la couleur de ta peau !”

La France présidente veut aider ceux qui prennent le risque d’entreprendre, permettre à chacun de recevoir le juste salaire de son travail, la juste rémunération de son activité, garantir le pouvoir d’achat. “La feuille de paye n’est pas l’ennemi de l’emploi mais peut être son moteur” a repris Ségolène Royal avant de préciser qu’en conséquence elle revalorisera les petits salaires et les petites retraites.

Réussite scolaire, formation tout au long de la vie, sécurité des parcours, bouclier logement, exigence écologique… ce sont toutes ces mesures du pacte présidentiel qui donneront au pays le nouveau souffle dont il a besoin pour refonder son pacte républicain, réhabiliter l’action publique face aux forces aveugles du marché.

C’est aussi “une France qui s’accepte et qui tire partie et fierté de ce qu’elle est devenue, une France au clair sur son histoire, sans amnésie ni repentance et d’autant plus capable de se projeter dans l’avenir” qui saura tenir son rang sur la scène internationale et construire cette Europe qui doit rester “la grande ambition et la grande réalisation du 21e siècle”.

“La cause que nous portons, disait François Mitterrand, est plus grande et plus forte que nous et c’est cela qui nous conduit et nous pousse en avant !” a conclu la candidate socialiste. Avant que la salle entonne la Marseillaise, une salle qui assume les symboles et les couleurs des grands principes et lumières jamais éteintes de la Révolution française.



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08:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LA FRANCE PRESIDENTE, Ségolène ROYAL, RAG 34

07.04.2007

Analyse critique du programme de François Bayrou

Le programme dévoilé par François Bayrou ne contient pas de véritable surprise. Il reste, de fait, largement prisonnier d’une vision conservatrice de la société française et du centre de gravité politique des notables et des élus de l’UDF.

I) Sur le plan du droit du travail et de l’emploi

François Bayrou reprend globalement le diagnostic et les propositions de Nicolas Sarkozy. Il n’est pas question d’abroger le CNE. Il s’agit à travers les développements des heures supplémentaires de travailler plus pour gagner plus. En outre le schéma de relance de l’emploi emprunte aux sentiers traditionnels : exonérations de charges sociales, suppression des cotisations sociales qui entraîneraient une multiplication des effets d’aubaine et de substitution sans conséquence sérieuse ni positive pour l’emploi. Sa préoccupation en matière de démocratie sociale reste largement formelle et ne touche pas à la réalité de l’entreprise.

François Bayrou se contente de généralités sur la nécessité de la reconquête industrielle comme s’il n’avait pas pris la mesure de la gravité de la situation : 350 000 emplois industriels perdus en 5 ans. Ces ambitions en matière de recherche et d’innovation restent limitées au regard de l’ampleur du
retard accumulé.

II) Sur le terrain budgétaire et fiscal

Le candidat de l’UDF propose un retour à une orthodoxie budgétaire stricte. La recherche de l’équilibre du budget de fonctionnement à tout prix renvoie à une logique bien concrète de réduction du nombre d’agents publics et d’amenuisement du rôle du service public. Sans un mot sur les nécessités d’une croissance forte et durable, le candidat centriste propose tout simplement une cure de désendettement sans aucune contre partie et sans aucun amortisseur. Cette conduite déboucherait très vite, à la fois, sur une croissance encore plus atone et des conflits sociaux. L’objectif d’une politique économique ne peut se limiter au désendettement même s’il reste nécessaire. La recherche de la croissance maximale, la reconquête de l’équilibre du commerce extérieur sont des ambitions au moins aussi légitimes et nécessaires. Leur réalisation peut d’ailleurs permettre de réduire le poids de la dette comme l’expérience de la période 1997/2002 l’a démontré. L’amorce d’un cercle vertueux, croissance, emploi durable, réduction des déficits et de la dette, reste la meilleure solution.

D’autant que, dans le même mouvement, François Bayrou préconise le maintien du bouclier fiscal à 60 %, et l’extension des exonérations fiscales sur les successions. Nous sommes là en présence de propositions proches des recommandations fortement clientélistes du candidat de l’UMP. Nous sommes
surtout face à une politique financière et fiscale particulièrement injuste.

III) En termes de protection sociale

Le candidat de l’UDF inquiète à la fois par ses propositions et ses impasses. Il recommande une remise en cause explicite de la CMU au profit d’un système dit « personnalisé et proportionnel au revenu » ainsi que l’introduction d’un système de retraite par capitalisation, puisque relevant d’une logique à points. Parallèlement, le discours de François Bayrou reste évanescent sur la gravité de la situation de l’hôpital public ou sur l’importance de la montée en puissance de la dépendance liée au vieillissement attendu de la population. D’une manière générale, le programme de l’UDF mésestime l’ampleur de l’urgence sociale et sanitaire. Il traduit une méconnaissance de la réalité sociale : 7 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, et 13 % de la population renonçant à se soigner.

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07:48 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Programme BAYROU

06.04.2007

La laïcité et les femmes

par Virginie Houadec

" Je suis pour la laïcité car les religions ont toujours été contre les femmes " (Ségolène Royal à Toulouse, le 9 novembre 2006)
Oui, Ségolène Royal a raison. Ce n’est pas grâce mais contre l’église catholique que les lois dépénalisant et garantissant contraception et avortement ont été votées, en France et en Europe (cf le référendum récent à ce sujet au Portugal et les arguments développés par l’église). C’est à cause de l’église que le divorce est resté si longtemps impossible dans la très catholique Italie. Les droits des femmes dans les pays musulmans sont bafoués et les codes de la famille y sont liberticides pour les femmes. Contre cette volonté des cultes de régir des pans entiers de la vie de tous mais surtout de toutes, nous avons un rempart formidable : le principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est un acquis fondamental, souvent attaqué, obtenu au terme d’une lutte acharnée entre religieux et tenants de la laïcité. Il est essentiel pour les femmes. Il incombe à l’état et à ses institutions de le garantir contre d’éventuelles ingérences religieuses.

Or, comment faire confiance à François Bayrou qui s’est illustré quand il était Ministre de l’Education Nationale en voulant faciliter le financement des écoles privées (majoritairement religieuses) par les collectivités publiques ? Des milliers de manifestant-es, qui avaient bien perçu le danger, étaient alors descendu-es dans la rue pour défendre la laïcité, et François Bayrou avait retiré son projet de loi.

Comment faire confiance à Nicolas Sarkozy, lui qui a légitimé l’UOIF au Conseil du Culte Musulman, au détriment d’une représentante d’un islam modéré qui a préféré démissioner ? Lui qui a plaidé pour une révision de la loi de 1905 ?

Ces deux candidats n’accordent absolument pas la même valeur que moi au terme de laïcité. Ils souhaitent " moderniser " cette loi qui serait devenue " ringarde ". Et bien moi, je ne veux pas de cette modernisation. Ces deux candidats veulent en fait se débarrasser de ce qui fait sa force. Je juge cette remise en cause dangereuse, particulièrement pour les femmes qui ont beaucoup à y perdre. Et il n’y a pas de position intermédiaire : les lobbys religieux sont très puissants et savent utiliser la moindre brèche. Alors, voter Ségolène Royal, c’est voter pour que les religions restent à leur place : le domaine privé, pour que l’état s’en porte garant, et pour le maintien des droits des femmes si difficilement acquis.

Le travail et les femmes, version Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy déclare que bien évidemment il souhaite que la situation des femmes s’améliore et qu’elles deviennent égales aux hommes. En particulier au travail.

Dont acte.

Prenons son leitmotif : pouvoir travailler plus pour gagner plus. Mais toutes les femmes qui sont à temps partiel subi ne demandent que ça ! Sauf que ce n’est pas la loi sur les 35h qui les empêche de travailler plus, mais leur employeur qui préfère embaucher une autre femme à temps partiel plutôt que fournir un temps complet car c’est plus rentable pour lui ! 80% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes. Pénaliser la multiplication des temps partiels au détriment des temps complets : voilà ce qui améliorerait la situation des femmes ! Et que dire du projet de généralisation du CNE, qui permet à l’employeur de se séparer de la personne embauchée sans aucune justification, et ça pendant 2 ans. Allez annoncer à votre employeur que vous êtes enceinte. Il peut tout à fait vous répondre " très bien, félicitations " et ... vous licencier une semaine ou un mois après. Et vous n’aurez aucun recours puisqu’il n’a aucune justification à fournir. C’est une atteinte scandaleuse au droit du travail qui pénalise doublement les femmes : comme embauchées et comme femmes. Idem pour les situations de harcèlement, sexuel ou moral, dont les femmes sont les premières victimes.

Nicolas Sarkozy est attaché aux valeurs familiales et affirme que toute femme doit pouvoir choisir entre élever ses enfants et mener une activité professionnelle. Très bien. Toutes ces femmes, employées de la grande distribution ou des grandes entreprises de nettoyages, aux emplois du temps complètement fractionnés, qui sont, à cause de leur travail, absentes de chez elles aux moments où justement leurs enfants auraient besoin qu’elles soient là, et tout ça pour un salaire insuffisant, toutes ces femmes : ont-elles vraiment le choix ? Peuvent-elles faire autrement ? Alors, M Sarkozy, que proposez-vous pour améliorer leur situation et celle de leurs enfants ? Un CNE ?

Toutes vos mesures concernant le travail ne visent qu’à réduire le droit du travail, c’est à dire à permettre de plus en plus aux employeurs et de moins en moins aux employé-es. Votre société est celle de la concurrence, de la loi du plus fort, de l’élimination des plus faibles. Vous organisez la précarité, sous couvert de liberté. Or la majorité des précaires, ce sont des femmes. Les lois que vous voulez abolir protègent les faibles. Parmi ces faibles, les femmes sont les plus nombreuses.

Alors M Sarkozy, un peu de cohérence ! N’essayez pas de nous faire croire que vous défendez l’égalité des femmes et des hommes au travail alors que toutes vos propositions pénaliseraient les femmes au premier chef ! Ne nous dîtes pas que vous défendez la famille !

"Je suis venue à la politique par le féminisme "
(Ségolène Royal à Toulouse, le 9 novembre 2006)

Et bien oui cette phrase m’inspire confiance. C’est un condensé qui implique son auteure. De la prise de conscience d’inégalités de traitement entre les femmes et les hommes à l’analyse de leurs causes qui conduit à l’engagement politique, cette démarche me convient. Qu’une candidate prononce tranquillement le mot de féminisme, et défende clairement la cause des femmes, oui cela me convient. Que notre candidate décrive la multiplicité des situations défavorables aux femmes mais ne réduise pas pour autant la question des femmes aux violences subies par ces dernières (comme le font Nicolas Sarkozy et François Bayrou), oui cela me convient. Qu’elle parle du machisme ambiant qui remet sans cesse en cause la légitimité de sa candidature ou de ses compétences, oui cela me convient. Une candidate à la Présidence de la République doit donner à voir sa propre vision du monde. Je perçois chez Ségolène Royal que l’organisation des rapports sociaux entre les femmes et les hommes en est un élément structurant, qui traverse tous les domaines. Cette vision me convient. Nous avons tellement l’habitude que la " question des femmes " comme on dit soit toujours secondaire, ou incongrue. La candidature et le propos de Ségolène Royal légitiment cette question : elle n’en fait pas un paragraphe que l’on ajoute pour un discours politiquement correct, mais une préoccupation normale qui alimente la réflexion et nourrit les propositions.

Et ça, ça convient à la féministe que je suis ! V.H.

"Humeur féministe" (rubrique de DS) lundi 2 avril 2007.

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07:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LAICITE, FEMINISME

05.04.2007

17 lycéens du Lycée Voltaire soumis à la loterie de la régularisation (podcast)

A un mois et demi du bac, la mobilisation des profs et des élèves pour obtenir la régularisation de 17 lycéens sans papiers au micro de Caroline Cartier

Chronique Cartier Libre Caroline Cartier
du lundi au jeudi de 7h48 à 7h52 sur France Inter





Le blog de ZECK

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09:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS PAPIERS

Appel contre la franchise Sarkozy

« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER

En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.


Le site de la pétition en ligne

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07:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE, soins médicaux

04.04.2007

Cantine : Royal dénonce une "exclusion honteuse"

Positive précarité...

Seine-et-Marne : Neuf élèves de l'école maternelle de Maincy ont été nourris au pain et à l'eau parce que leurs parents avaient oublié de payer d'avance la cantine.

L'affaire a pris très rapidement un tour politique. Ségolène Royal a dénoncé mercredi "l'exclusion honteuse" des neuf élèves de la cantine de Maincy. "Il est impensable qu'aujourd'hui de très jeunes enfants soient pris en otages et soient traités de cette façon traumatisante pour eux", a jugé la candidate socialiste. "Les enfants ne doivent jamais être les victimes d'une situation dont ils ne sont pas responsables".

Lundi, neuf enfants de l'école du village de Maincy, en Seine-et-Marne, âgés de 3 à 6 ans, ont été nourris au pain et à l'eau. Leurs parents ayant oublié de payer d'avance la cantine. "Quand je suis venue chercher mon fils, une maman m'a appris que neuf enfants, dont mon fils Hugo, n'avaient eu pour seul repas que du pain et de l'eau. Le motif invoqué par la mairie était un retard de paiement, les repas pour un mois devant être payés au début du mois, mais peut-on vraiment parler de retard le 2 avril?", a protesté Magalie Diez, mère de famille et membre de l'association de parents d'élèves Ensemble pour l'école. "On a regroupé les enfants concernés et on leur a dit qu'il fallait gronder leurs parents. C'est un procédé ignoble. On doit s'en prendre aux parents, pas aux enfants".

"Appeler les parents négligents"

"Depuis dix ans le règlement stipule que seul le paiement d'avance des repas vaut réservation, et nous l'avons rappelé encore récemment", a rétorqué Pascale Coffinet, maire du village. "Nous sommes très souples : nous commandons les repas 48 heures à l'avance, à un prestataire, en fonction du nombre de réservations que nous avons, ce qui permet aux parents de prendre leurs enfants ou de les laisser en fonction de leur agenda. Lundi, il manquait neuf repas, et légalement nous n'avions pas le droit d'aller acheter quelque chose aux enfants, en cas d'allergie. Notre tort a été de prendre ces enfants à midi. Les instituteurs auraient dû les garder et appeler les parents négligents".

Quoi qu'il en soit, les petits élèves concernés ne devraient plus devoir se contenter de pain et d'eau. Mardi, cinq enfants de l'école primaire dont les parents n'avaient pas encore payé les repas ont été nourris grâce à des sandwichs achetés par l'association de parents, a précisé la mairie. "Aujourd'hui, mercredi, il n'y pas de cantine, mais pour le reste de la semaine il ne devrait pas y avoir de souci. Les parents qui n'avaient pas réservé les repas ont tous été appelés hier (mardi) pour qu'il n'y ait plus de problème", a affirmé Pascale Coffinet.

LCI. D'après agence

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15:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

Parlons du climat de tension sociale installée par la droite

Une série d’évènements a révélé, depuis plusieurs semaines, un climat de tension dans notre pays. Si ces éléments portent sur des sujets différents, le point de cohérence existe : une dégradation du quotidien vécu, niée et camouflée par le gouvernement.

La tension sociale : l’emploi en danger

• Les crises sociales se multiplient, toutes plus symboliques les unes que les autres…

. Airbus : + de 4000 emplois menacés. Alcatel lucent : + de 1500 emplois menacés. La Camif : + de 400 emplois menacés

•…et le gouvernement maquille la réalité. Les chiffres du chômage sont maquillés et l’étude de l’INSEE est tenue secrète pour faire croire à une amélioration. La manœuvre continue aujourd’hui avec un chiffre annoncé de 8,4% en total contradiction avec les relevés d’Eurostat qui tablent sur 9,8% (cf.D&A; d’hier)

La tension démocratique

• L’acharnement contre les sans-papiers…

. Frénésie législative, mise en scène de Cachan, guet-apens aux abords des écoles et des associations caritatives…

•…est le symbole d’une logique de division permanente. Les français contre les immigrés. Les banlieues contre les centres villes. Les jeunes contre la police.Le repli communautaire…

La tension en terme d’insécurité

• Nos concitoyens ne se sont jamais autant senti en insécurité…

. 4millions de personnes sont agressées physiquement ou verbalement chaque année

•…et la culture du chiffre imposée par le Ministre de l’intérieur leur a fait perdre confiance. Aujourd’hui 2 victimes sur 3 ne portent pas plainte.


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08:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Sarkozy et le Rmi

Depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy fait le choix délibéré de s’en prendre systématiquement aux Rmistes, en les qualifiant d’assistés et en en faisant des boucs émissaires. Le dernier exemple en date a consisté à s’en prendre à la politique de la région Ile-de-France en faveur des Rmistes, et tout particulièrement au dispositif de gratuité des transports en commun pour les Rmistes qu’a mis en place cette collectivité.

Nicolas Sarkozy ignore-t-il que la question de la « capacité à se déplacer » des personnes en grande souffrance sociale est l’un des principaux freins à la réinsertion ? Comment espérer retrouver un emploi si vous n’avez pas de quoi vous payer un ticket de train ou de métro pour honorer vos rendez-vous, vous rendre à l’ANPE… ? Loin d’installer les Rmistes dans leur situation, la gratuité des transports en commun est un instrument majeur de sortie de l’assistanat pour les personnes touchées par l’exclusion et qui, pour une très grande majorité et quoi qu’en dise Nicolas Sarkozy, ne s’y complaisent pas.

Au lieu de s’en prendre avec sa violence habituelle aux Rmistes et aux politiques qui tentent de les aider à se sortir de cette situation, Nicolas Sarkozy devrait plutôt s’interroger sur les conséquences de la politique menée par le gouvernement auquel il a appartenu pendant 5 ans. Car ce gouvernement détient le triste record du nombre d’allocataires du RMI : + 300 000 en 5 ans ! Le refus de l’assistanat, cela passe d’abord par éviter de plonger des centaines de milliers de personnes dans la nasse du RMI pour faire baisser le nombre de chômeurs « comptabilisables ».

Communiqué de presse de Julien Dray
Porte-parole du PS

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07:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RMI, RAG 34

03.04.2007

TVA sociale » : un impôt antisocial

À l’occasion de la parution de son livre « Ensemble », Nicolas Sarkozy propose d’expérimenter la « TVA sociale ».

Son projet fiscal est désormais complet et connu : il compile les idées les plus injustes et les plus improductives. La « TVA sociale » n’a de social que le nom. En réalité, elle serait :
• socialement injuste, car elle ferait payer aux consommateurs l’allègement des cotisations accordé aux entreprises au moyen d’une contribution proportionnelle ;
• économiquement dangereuse, car elle réduirait le pouvoir d’achat des ménages, freinant dès lors la consommation, moteur essentiel de la croissance en France.

Nicolas Sarkozy propose donc aux consommateurs de payer les impôts de leurs employeurs au prétexte de la préservation de leur propre emploi : voici une bien curieuse conception de la réhabilitation du travail !

Cette proposition est d’autant plus provocante qu’elle suit celle de l’abaissement du seuil du bouclier fiscal à 50% - ce qui équivaudrait quasiment à supprimer l’ISF.

Le Parti socialiste rappelle donc son opposition à cette proposition, révélatrice du modèle de société socialement injuste et économiquement dangereux de Nicolas Sarkozy.

Communiqué de François HOLLANDE,
Premier secrétaire

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13:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : TVA sociale, SARKOZY

"Votons pour la planète"

Dimanche 1 avril, la fondation Nicolas Hulot organisait un rassemblement à Paris, avec des personnalités issues du monde associatif, mais aussi politiques et artistes au Trocadéro, intitulé "Votons pour la planète". Alors que plus de 700 000 personnes ont signé le pacte de la fondation, Nicolas Hulot explique les enjeux de la campagne présidentiel pour l'environnement.

Retrouver les propositions du Pacte présidentiel de Ségolène Royal en matière d'excellence environnementale

Signer le pacte Pour la planète de la Fondation Nicolas Hulot

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00:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PACTE ECOLOGIQUE, HULOT

02.04.2007

Pacte présidentiel : Logement, pouvoir d'achat garanti (vidéos)

Lutter contre le logement cher, une sécurité logement tout au long de la vie
> Augmenter les allocations logement de manière à limiter à 25% le montant des dépenses de logement pour les ménages modestes.
> Construire 120 000 logements sociaux par an grâce à une incitation au livret A . L’Etat pourra se substituer aux maires qui n’appliquent pas la loi SRU.
> Créer un service public de la caution afin que celle-ci ne soit plus un frein à l’accès au logement tout en sécurisant le propriétaire. En contrepartie, les procédures d’expulsion des locataires de mauvaise foi seront simplifiées.
> Conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers.
> Remettre à la location les logements vacants spéculatifs. Les communes pourront également les acquérir par une procédure exceptionnelle.
> Encourager l’accès à la propriété par l’extension des prêts à taux zéro. Dans le logement social, les locataires qui ont payé pendant 15 ans leur loyer pourront accéder à la propriété.
> Sanctionner financièrement les communes qui ne respectent pas le ratio moyen de un pour mille habitants pour les hébergements d’urgence.

Durée : 09:48Pris le : 30 mars 2007Lieu : Paris, FranceSégolène Royal : 100 propositions.
Le logement.
Le 30 mars 2007



Le pouvoir d'achat garanti

Durée : 11:37 Pris le : 30 mars 2007Lieu : Paris, France Ségolène Royal : 100 propositions.
Le pouvoir d'achat.
Le 30 mars 2007



Le pouvoir d'achat :
http://www.desirsdavenir.org/debats/list.php?171

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07:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOGEMENT, POUVOIR D'ACHAT, PACTE PRESIDENTIEL

01.04.2007

Les bons chiffres de RAG 34

15 714 visites, c'est le nombre de vos visites en mars.

92 653 pages lues, c'est le nombre de nos pages lues par vous en mars. Bravo !

Nous sommes classés ce jour, 342/2093 sites et blogs politiques référencés par bonVote
http://www.bonvote.com/

Nous remercions chaleureusement votre belle fidélité qui nous encourage à poursuivre l'aventure.

A bientôt.


Les lolo's 34.

14:04 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG 34

Comment établir une procuration pour voter ?

L’échéance électorale se rapproche et, le jour J, toutes les voix comptent. Le premier tour se tiendra le 22 avril et le deuxième tour le 6 mai.

Certains d’entre vous ne seront peut-être pas disponibles pour se rendre à leur bureau de vote. C’est le moment d’établir une procuration pour un électeur de leur choix.

Cette démarche est gratuite et il n’est pas utile de se munir d’une demande de justificatif d’absence. Seule une attestation sur l’honneur mentionnant le motif de l’absence est demandée (vacances, raisons professionnelles, formation…)

Où établir sa procuration?

En se rendant personnellement au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son domicile ou de son lieu de travail ou bien au tribunal d’instance de son domicile ou de son lieu de travail.
C’est à la personne qui donne procuration d’effectuer la démarche.

A qui confier sa procuration?

Vous pouvez confier une procuration à un électeur de votre choix, mais il doit être électeur dans votre commune. Un même électeur ne peut détenir plus de deux procurations, dont une seule établie en France. La procuration peut être établie pour les deux tours de scrutin.

Quels papiers prendre?

Il convient de se munir d’une pièce d’identité, avec le nom, prénom, adresse et date de naissance du mandataire retenu.

Une procuration peut être établie jusqu’à la veille du scrutin, mais par précaution, il est préférable pour ceux qui le peuvent d’établir dès à présent sa procuration.

Pour en savoir plus

http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/ele...
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1604.xhtml

Vote par procuration des Français établis hors de France

Sur le site du ministère des Affaires étrangères
Nous vous invitons à faire connaître ces informations autour de vous.

RAG 34. Les lolo's 34

10:59 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vote par procuration

31.03.2007

Le chiffre du jour : 67

67, c'est le nouvel âge légal du départ à la retraite que vient d'adopter l'Allemagne droite et gauche confondues, pour lutter disent-ils contre le déficit démographique lié au vieillissement de la population.

Achtung ! Sarkozy, Bayrou, Le Pen pourraient bien vite s'en inspirer ...


"Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, ..." Léo Ferré.

RAG 34. Lovely34

14:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITE, RAG 34

Bayrou, l’UDF : La réforme des retraites


Le soutien de l’UDF à la réforme Fillon
En 2003, Bayrou juge nécessaire et courageuse la réforme des retraites qui porte notamment à terme à 42 ans la durée de cotisations nécessaire pour avoir une retraite à taux plein. Bayrou regrette même que cette réforme n’aille pas plus loin encore en terme de flexibilité : « Nous avons soutenu la réforme des retraites. Elle n'est pas exactement celle que nous souhaitions. Nous l'aurions voulue universelle, c'est-à-dire englobant aussi les régimes qu'on appelle " spéciaux ", et nous l'aurions aimée plus souple, ouvrant la voie à une retraite à la carte, par points » (Bayrou, 3 juillet 2003 à l’Assemblée nationale).

Critiquant la méthode du gouvernement, le président de l’UDF déclare aussi qu’il aurait préféré la voie référendaire : « faute d’avoir recherché cet appui populaire, on a fait une réforme à moitié ». Mais embarrassé, il ajoute que l’exécutif ne doit pas reculer devant la forte mobilisation sociale suscitée par la loi Fillon: « ça n’est pas passer en force que de discuter un texte et de le voter au Parlement » (Le grand Jury RTL/Le Monde/LCI, 25 mai 2003).

Au final, lors des débats, les députés et sénateurs UDF votent à l’unanimité en faveur du texte. Ils refusent également de voter la motion de censure défendue par les socialistes. Le 3 juillet 2003, Hervé Morin, président du groupe UDF à l’AN, débute ainsi son explication de vote : « le groupe UDF votera de bon cœur cette réforme ».

Dans les pas de Sarkozy pour enterrer la retraite à 60 ans
Sur le fond, le candidat de l’UDF ne remet donc absolument pas en cause la réforme Fillon, qui a pourtant fait les preuves de son inefficacité (le déficit cumulé de la branche vieillesse depuis trois ans dépasse 7 milliards €). Il prône un « système de retraite à la carte », moins solidaire et se situe dans la logique libérale de Sarkozy, qui veut faire travailler le plus longtemps possible après 60 ans, sans garantie sur le niveau de pension. Compte tenu de la difficulté du marché de l’emploi des seniors et de la liberté de choix plus que relative dont disposent les salariés quant à leur âge de départ en retraite, cette idée est, au mieux, une illusion, au pire, un mensonge.

Groupe riposte des sénateurs socialistes
Coordinateurs : Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Bel

RAG 34. Lovely34

13:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, BAYROU, UDF, RAG 34

Bayrou, l’UDF, une mystification au profit de la droite

François BAYROU n’est pas un barrage à Nicolas SARKOZY : c’est une impasse politique.
François BAYROU dans une démarche purement électorale, s’est fait le champion du « ni droite ni gauche ». Or, au regard de son parcours personnel mais aussi des positions politiques de son groupe nous constatons qu’il est et demeure un véritable homme de Droite.
Comme N Sarkozy, F BAYROU a été ministre des gouvernements Balladur et Juppé.
F BAYROU et l’UDF ont voté la quasi-totalité des textes de loi proposée par l’UMP durant cette législature notamment ceux de régression sociale (retraite, assurance maladie, droit du travail, loi de finances…)

Au niveau institutionnel, Après avoir longtemps été opposé à un changement institutionnel d’importance, F BAYROU propose désormais une VI° République qui demeure bien floue.
Comme N Sarkozy, il veut un pouvoir présidentiel fort et l’effacement du 1er Ministre. (réforme de l’article 20 de la constitution)
Un gouvernement exécutant les décisions présidentielles
Une dose de proportionnelle qui varie du simple au double et donc peu crédible
Un ralliement tardif au non cumul des mandats

Bayrou à l’Elysée, la crise assurée :

Bayrou élu devrait une grande partie de sa légitimité à l’électorat de gauche. Pour autant il est le seul homme politique dont chacun peut être sûr qu’il n’aura jamais de majorité politique pour gouverner.

Une chambre bleue claire UDF-UMP émergerait des législatives, au sein de laquelle les centristes seront très probablement minoritaires du fait de l’impossibilité de réformer le scrutin entre le 6 mai et le 1er tour des législatives. Dès lors le Gouvernement ne peut être que de Droite. Cela rend impossible la mise en œuvre de la proposition centrale de Bayrou de constituer un gouvernement d’union nationale qui transcenderait les clivages politiques.

En outre, F Bayrou ne pourra nommer un 1er ministre de gauche. Ce dernier n’aurait aucun intérêt de gouverner avec une telle chambre. F Bayrou sera donc contraint de revenir aux fondamentaux de la séparation gauche/droite et de nommer une personnalité susceptible de voir son discours de politique générale accepté par la majorité parlementaire, elle sera donc nécessairement de droite. Reste que dans cette éventualité il se coupera d’une partie de sa légitimité et son action apparaîtra donc comme une escroquerie électorale.

Après une campagne démagogique, la mise en œuvre de la stratégie Bayrou peut avoir comme effet redoutable d’accentuer le fossé entre citoyens et politiques et, in fine, très certainement de renforcer les extrêmes.

BAYROU candidat antisystème de salon
En matière économique et sociale F BAYROU incarne la continuité dans la précarisation. Dans ce secteur comment être surpris par la très forte imprégnation libérale du candidat centriste quand on sait que F Bayrou a été conseillé par Alain MADELIN qui « se sent plus proche, sur bon nombre de points, du candidat de l’UDF que de celui de l’UMP. » le monde du 23 février 2007.

F BAYROU : Un bilan libéral et des propositions libérales : quelques exemples

En matière de Service Publics :

Comme l’UMP et N.Sarkozy, F Bayrou et l’UDF ont accéléré le mouvement de la libéralisation et le démantèlement des services publics via
la libéralisation des télécommunications et la privatisation de France Telecom,
la libéralisation totale du secteur de l’énergie,
l’ouverture du capital des opérateurs historiques (EDF et GDF) et leur transformation d’établissement public en société anonyme
la privatisation d’Air France.

Les propositions de F Bayrou en matière d’emploi et de politique salariale

F BAYROU se situe dans la continuité de la politique économique et sociale menée par l’UMP depuis 5 ans. Il lui arrive même de prendre pour modèle M Thatcher et R Reagan.

Comme N Sarkozy qui dit « travailler plus pour gagner plus » F Bayrou propose au salarié le « jeu libre des heures supplémentaires pour gagner plus »
Comme N.Sarkozy et le MEDEF F Bayrou ne parle jamais des 1,5 millions de salariés qui voudraient travailler plus et sont contraints d’accepter des temps partiels. (ces salariés sont pour 80% des femmes)
Comme N Sarkozy et le MEDEF, F Bayrou veut un contrat de travail unique plus souple pour les employeurs notamment en matière de licenciement. C’est la généralisation de la précarisation du CNE
Comme N Sarkozy, F Bayrou ne veut pas abroger le CNE (qui n’a que très peu créé d’emploi et qui s’est substitué au CDI)
Comme le veut le MEDEF, F Bayrou veut privilégier la « rupture de contrat par consentement mutuel » ce qui affaiblira les salariés et réduira leur indemnisation en cas de licenciement.
Comme N Sarkozy et le MEDEF, F Bayrou est opposé à la RTT et entend donc finaliser son démantèlement.
Comme N Sarkozy, et le MEDEF, F Bayrou n’entend pas augmenter le SMIC.

Bayrou le chantre de l’injustice sociale

F Bayrou là encore se situe dans le credo libéral, où la solidarité avec les plus fragiles n’est pas de mise.
Comme N Sarkozy, F Bayrou n’entend pas augmenter les retraites et ce alors que les effets injustes de la réforme commencent à se faire sentir notamment sur les populations les plus fragiles (tout particulièrement les femmes.)
Comme N Sarkozy, F Bayrou veut continuer la politique d’exonération de cotisations aux entreprises (son programme en prévoit pour 8 milliards) sans contrepartie en matière de création ou de sauvegarde de l’emploi. .. La cour des comptes a émis un avis très sévère sur cette logique
F Bayrou veut réduire les impôts et donc continuer à assécher les recettes de l’Etat pour mieux l’affaiblir. Il poursuit donc l’œuvre de précarisation de l’Etat que le RPR et l’UMP se sont toujours attachés à mettre en œuvre.
Comme N Sarkozy, F Bayrou n’entend pas remettre en cause les niches fiscales qui bénéficient aux plus aisés.
F Bayrou veut élargir l’assiette de l’ISF pour mieux diminuer la contribution des plus riches….

La connivence entre l’UDF et l’UMP durant l’ensemble de cette législature alliée aux similitudes programmatiques des candidats F Bayrou et de N Sarkozy, démontre à quel point F BAYROU ne constitue pas une alternative crédible au programme de l’UMP et encore moins un barrage contre N Sarkozy.

F Bayrou incarne bien une version démagogique et populiste au service de son propre intérêt. Il se veut l’incarnation de l’homme providentiel issue des terroirs et de la France éternelle et entretient une image conservatrice que stigmatise cette belle envolée « la France elle veut qu’on mette les choses à leur place » conseil national de l’UDF en 2006

Au mieux « la révolution pacifique » qu’appelle F-BAYROU de ses vœux se soldera par une « révolution de palais » et une crise politique forte et nécessairement par une accentuation de la décrédibilisation du politique laissant à la logique économique libérale au moins un mandat présidentiel pour se renforcer.

Ainsi « voter Bayrou » quand on veut rompre avec la logique libérale de l’UMP notamment, quand on veut plus de Justice et un vrai changement, est à tout point de vue, une escroquerie et une lapalissade.

L’alternative c’est Ségolène ROYAL qui la propose et c’est son programme qui l’organise réellement.

Groupe riposte des sénateurs socialistes
Coordinateurs : Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Bel

RAG 34. Lovely34

13:08 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, UDF, RAG 34

30.03.2007

Le chiffres du jour, "mon amour, mon humour..."

3500 milliards de dollars : c'est le montant cumulé des 946 premières fortunes mondiales selon le magazine Forbes, soit presque le double du produit intérieur brut de la France.

40% C'est la baisse du nombre de CNE signés en un an.

Le choc des chiffres, pour remettre vos idées à l'heure d'été ...

Les lolo's 34

14:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

28.03.2007

Emeutes répétées : Défiance grandissante de la population envers la police... RAG 34 s'interroge !

A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, en moins de dix jours déjà deux incidents sérieux avec la police à Paris

Après l'émeute rue Rampal dans le 19 ème à Paris, suite à la venue de la police pour interpeller un grand père sans papiers venu récupérer ses petits enfants au sortir de l'école maternelle; hier la violence est encore montée d'un cran, lors de la tentative d'interpellation d'un voyageur sans billet, sur les quais du métro proche de la gare du Nord.

Deux incidents graves sur l'échelle des faits divers, mais qui par leur surgissement soudain à la veille d'une élection majeure, nous interrogent.

Pourquoi les forces de maintien de l'ordre sont depuis plusieurs mois systématiquement prises violemment à partie par la population dès qu'elles interviennent pour des opérations habituellement qualifiées de simple police ?

Trop de bavures ? Manque d'effectifs? Manque d'organisation du travail (stress, faire du chiffre à tout prix,etc) ? Manque de considération et de reconnaissance du personnel ? Manque de formation? Abandon définitif et sans cesse réaffirmé des services publics issus du Conseil National de la Résistance ?

Pas seulement, ces incidents prouvent surtout le divorce relationnel de la population d'avec une police perçue comme juste répressive utilisant volontiers la force; démonstration violente inappropriée et marque de la faiblesse des moyens pourtant souverains de la République.

Contrairement aux déclarations et propositions de Sarkozy, il est urgent de renouer le dialogue avec la population en rétablissant notamment une police de proximité, mais aussi une vraie politique de prévention contre la délinquance.

Souhaitons ensemble que l'élection présidentielle ne se joue pas une fois encore sur des questions de sécurité, thème porteur depuis toujours et si cher à la droite qui a su et sait l'exploiter à chaque élection.

Comme en 2002, Il ne faudrait pas qu'un fait divers "sordide" vite monté en épingle par une certaine presse "aux ordres de Sarkozy" nous prive du débat démocratique qui nous est du, et que nous n'aurons plus de sitôt si nous n'y prenons garde !

Et tout cela, alors même que la France devra dès le lendemain des élections assurer la prochaine présidence de l'Europe. Faut-il vous le rappeler, à un moment majeur sinon clé de notre politique pour les prochaines décennies à venir ?!

Quelle mondialisation ? Quelle Europe ? Quelle place pour la France ? Logement, emploi, éducation, pouvoir d'achat, recherche, etc.

Ne nous laissons pas une fois de plus voler les élections ! Le 22 avril votez aussi pour la défense des services d'Etat dus au public !

RAG 34. Lolo34

14:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SECURITE, INSECURITE, VIOLENCE, POLICE, EMEUTES, RAG 34

Défense des services publics : En attendant le voyage à Firmi par Jean-Luc Mélenchon

C'était à Gueret, il y a deux ans. Il neigeait sur les cinq mille participants à la première manifestation de défense des services publics organisée par les usagers... Cette année il fera beau. Mais de toute façon on ira.

Samedi prochain je serai à Firmi dans l'Aveyron, pour la mobilisation nationale de la convergence de défense des services publics. Mais ce samedi, je me trouvais au salon du livre, sur le stand de la maison d'édition "le temps des cerises" aux côtés d'Anicet Lepors, pour signer le livre "Quelle sixième République" auquel j'ai participé. Nous avons eu un nombre respectable de visiteurs et posé près d'une bonne vingtaine de signatures pendant l'heure que nous avons consacrée à cet exercice. J'ai compris au passage que des militants actifs de cette maison d'édition étaient liés à un secteur du Parti Communiste. Et j'avais à peine fini d'enregistrer le fait qu'il m'a fallu ensuite comprendre que plusieurs personnes dans cette mouvance militent et votent pour José Bové. Je suis absolument stupéfait par la nébulisation de l'autre gauche et plus encore par l'ambiance particulièrement lourde de tensions qui prévaut dans cette mouvance. Reste que la maison d'édition "Le Temps des Cerises" est indépendante et je publierai sûrement quelque chose chez eux un de ces jours prochains. Bien sûr, les gens qui venaient nous voir voulaient discuter de la présidentielle. Les personnes qui viennent à un salon du livre sont plutôt d'un genre pacifique et tolérant. On peut donc se parler sans que ça tourne à l'accrochage.

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RAG 34.Lolo34

09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MELECHON, PRS, FIRMI, SERVICES PUBLICS, RAG 34

27.03.2007

Ségolène Royal estime que les enfants actuellement scolarisés en France doivent pouvoir y accomplir leur scolarité.


C'est tout simplement une question de respect et d'humanité comme en sont convaincus beaucoup d'hommes et de femmes de bonne volonté, ainsi qu'en témoigne la solidarité de la communauté des parents d'élèves face aux mesures d'expulsion.

La régularisation des parents doit pouvoir suivre la scolarisation des enfants, en fonction d'un examen de la situation au cas par cas, comme l'a toujours indiqué Ségolène Royal.



Communiqué de Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de Ségolène Royal.

RAG 34. Lolo34 et les lolo's34

23:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, ENFANTS SCOLARISES SANS-PAPIERS, RAG 34

Rencontres culturelles à Nantes avec Ségolène Royal


Ségolène Royal organisait des rencontres culturelles ce 26 mars au Lieu Unique, ancienne biscuiterie nantaise reconvertie en centre culturel. À la suite des témoignages d’artistes, comédiens, écrivains et représentants du monde de la culture, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la culture se trouve au coeur du Pacte présidentiel. Elle a notamment plaidé pour le renforcement de l’éducation artistique à l’école et rendu hommage au rôle des intermittents.
Retrouvez les réactions de Jean-Marc Ayrault, Jean Blaise, Najat Balkacem, Fabrice Bousteau, Catherine Corsini, Catherine Trautman, Catherine Tasca, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti, Erik Orsenna et Daniel Mesguich à l’issue de ces rencontres.



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18:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CULTURE, ROYAL

Bilan du ministère de l'intérieur

Dans son discours prononcé place Beauvau, Nicolas Sarkozy a éludé ce qui aurait dû être le bilan de son deuxième parcours au ministère de l’intérieur. Derrière l’exercice de style imposé, il y a la réalité des mauvais résultats :

- une montée continue des violences contre les personnes qui ont augmenté de 30% depuis 2002 ;

- des violences urbaines d’une ampleur sans précédent, le recul de l’Etat de droit dans de nombreuses banlieues où il est impossible pour la police de faire son travail normalement, au point même qu’en fin de parcours le Ministère de l’intérieur lui-même a mis à l’étude le retour à un sécurité publique de proximité hier tant décriée ;

- des tensions accrues entre la police et la justice et une chaîne pénale déstabilisée par une inflation législative inefficace ;

- une culture du chiffre obsessionnelle qui entraîne de nombreux effets pervers dans le travail des forces de l’ordre et dégrade leur rapport à la population.

Au regard des promesses faîtes par la droite en 2002, le constat est celui d’un échec. L’insécurité s’est endurcie et de nouveau les policiers et gendarmes expriment leur déception et un réel malaise.

Fort de toutes ces expériences, le Parti socialiste réaffirme qu’une autre politique est possible pour garantir la sécurité de tous et partout.

Communiqué de Delphine Batho
Secrétaire nationale chargée de la sécurité

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18:13 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

26.03.2007

“Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”

Ségolène Royal au 80e congrès de l’UNEF : “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”
Longuement applaudie par les délégués du 80e congrès de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), Ségolène Royal a prononcé un discours à la jeunesse de France et du Monde.

Prenant le contre pied de ceux qui ne cherchent qu’à flatter les jeunes et de ceux qui ne parlent de la jeunesse que pour la stigmatiser, elle a rappelé que “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”.

Rappelant le combat contre le CPE, Ségolène Royal a appelé la jeunesse à s’imposer dans le débat pour défendre ses valeurs, à “garder intacte sa capacité d’indignation, de mobilisation et d’imagination”. Elle a invité la jeunesse à ne “pas se résigner face aux désordres et aux injustices” mais à “construire une France accueillante pour ses jeunes” dans une Europe qui puisse regarder vers le monde sans en avoir peur. “C’est à vous que je pense lorsque je pense à la façon dont la France peut et doit revenir à la table de l’Europe”.

“Créer un ordre international juste qui réduit les écarts entre pays du nord et du sud, ce sera le combat de votre génération, c’est à vous, à votre force et à votre idéal que je fais appel pour construire cet ordre international juste” s’est exprimée la candidate.

Elle a appelé à la “conquête de l’esprit d’entreprise et de création”. “Quand on nous dit “le niveau des diplômes baisse”. Ce n’est pas vrai. Vous êtes bien mieux formés, bien plus mobiles que ma génération, ouverts au monde. Vous êtes mieux formés mais en plus vous êtes bien moins rémunérés et mal accueillis dans le système économique”. “On voit dans cette contradiction que la France marche à l’envers” a-t-elle poursuivi, s’engageant à instaurer un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés : “tout jeune doit pouvoir sortir du système universitaire avec un diplôme et trouver un emploi dans les 6 mois”.

Après 5 années piteuses de gouvernement de droite, Ségolène Royal a appelé à “remettre l’éducation au coeur de tout et en avant de tout pour que la République tienne sa promesse égalitaire”. “Je ne veux pas qu’il y ait deux jeunesses. Il n’y a qu’une jeunesse, la jeunesse de France”.

C’est pour lutter contre la précarité que Ségolène Royal créera une allocation d’autonomie sous condition de ressources. “En contrepartie, je vous demande de réussir vos études, de travailler et de bien choisir vos orientations” a-t-elle dit aux délégués étudiants qui seront également conviés à s’engager dans des missions de solidarité comme le soutien scolaire qui sera reconnu dans les unités de valeur des cursus.

Elle a précisé que si refuser toute sélection par l’argent implique un effort considérable, “ce qui coûte effroyablement cher c’est l’échec”.

“Toute cette énergie qui est aujourd’hui gaspillée, je veux que demain cette énergie ce soit le carburant de la France, notre moteur écologique, car c’est de l’énergie renouvelable que vous avez. Alors en avant !” a lancé Ségolène Royal à l’assemblée des délégués déclanchant un tonnerre d’applaudissement.

RAG 34. Lolo34

07:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UNEF, jeunesse, ROYAL, RAG 34

25.03.2007

BAYROU : une campagne orange tutti fruti...

Après le désormais célèbre: Mangez des pommes! de la campagne UMP de Chirac en 1995,

L'UDF de Bayrou embraye en offrant des clémentines "sans pépins" aux jeunes populaires, et à la population pas dupe de ses manoeuvres électorales à "but non lucratif".

La révolution orange menée en Ukraine et très en deçà depuis, des aspirations et espérances des ukrainien(ne)s, a manifestement inspiré les publicitaires du coquin Bayrou. Pitoyable plagiat sans gloire d'une droite aux abois mais toujours au pouvoir depuis 2002.

Trésor autrefois : on offrait une orange à noël dans du papier d'argent.

2007, pour celles et ceux qui croient encore au père noël, papa Bayrou excausera tous vos voeux...

En 1974 Giscard à la barre... 2007 : Bayrou, y'en a marre !

Préparez les tomates !




Commentaire de notre camarade Bruno lamothe
Plagiat aussi de la chanson célèbre de Lucien Boyer 5en 36) :

Avec des gestes de gamine
Elle vendait des mandarines
Et dans les rues de Buenos Aires
De sa voix claire, vous les offrait
Dans sa corbeille on choisissait
Et à l'oreille elle vous glissait :

Prenez mes mandarines
Elles vous plairont beaucoup
Car elles ont la peau fine
Et de jolis pépins pour vous
Prenez mes mandarines
Et dites-moi où vous perchez?
A moins qu'ça vous chagrine,
J'irai vous les éplucher

Mais de ce commerce illicite
La police s'émut bien vite
Trois semaines après le commissaire
D'un ton sévère l'interrogeait
Mais pour séduire le magistrat
Dans un sourire elle lui chanta :

Arpètes, trottins, midinettes
N'l'écoutez pas restez honnêtes
Si votre patron vous désire
Il faut lui dire : j'rentre au bercail
J'veux bien qu'tu prennes c'est un détail
Toutes mes peines c'est mon travail

Mais pas mes mandarines
Elles vous plairaient beaucoup
Car elles ont la peau fine
Mais elles ne sont pas pour vous
Car je les ai promises
A celui que j'aime bien
J'ferais peut-être une bêtise
Mais je les lui donnerai pour rien

RAG34. Lolo34.

19:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU

"Voteriez-vous pour moi si j'étais séropositive ?"



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Ensemble contre le sida Un seul numéro le 110

medium_RAG341.514.pngRAG. Les lolo's 34

12:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : AIDS, SIDA, 110

J-30, Sarkozy à la Guadeloupe : Non Nicolas, Shoelcher ne rime pas avec Karsher...

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Ne laissez pas le loup sortir du bois !

I) Sarkozy en visite aux Antilles a déclaré aujourd'hui qu'il n'entend plus rien changer à sa campagne et par la même à son programme.

- Immigration choisie = nouveau pillage des forces intellectuelles des pays de l'Afrique francophone en voie de développement;

- Ministère de l'idendité nationale couplé à l'immigration = amalgame délétère qui nie la dimension du droit à la résidence et à l'intégration des travailleurs étrangers;

- Communitarisme + remise en cause de la laïcité (loi 1905) )= négation de la République une et indivisible;

- Contrat unique de travail sur le modèle du CNE qui n'a pas fait ses preuves = toujours plus de main d'oeuvre bon marché et corvéable à merci;

- Privatisation accélérée des services dus au public, et délocalisations facilitées par sa vision économique ultralibérale du laisser faire = désertification de nos campagnes et pauvreté normalisée;

- Refus de reconnaître notre non au référendum au Traité de Constitution Européenne , en nous imposant sans nous consulter par la voie du Parlement un nouveau "mini Traité" = déni de démocratie envers le peuple souverain.


II) Poursuite de l'abandon des valeurs et des solidarités de notre République :

"La France aux bons français" = stigmatisation accrue :

- des travailleurs privés d'emploi "la France qui se lève tôt contre celle des "fainéants"";

- des français issus de l'immigration "La France tu l'aimes ou tu la quitte.";

- de la police contre la Justice qui ne fait pas son travail ..;

- etc.

Alors que le candidat sortant Sarkozy très silencieux sur la récente disparition de Lucie AUBRAC et plus avant sur les crimes de Pinochet se pavane aux Antilles,

sa police continue de rafler à Belleville, Murviel les Béziers et ailleurs sur notre territoire avec la pire violence les parents et leurs enfants scolarisés sans papiers !

- Interpellation d'une directrice d'école maternelle placée en garde à vue qui voulait s'interposer à l'arrestation d'un grand père chinois et de ses petits enfants au sortir de l'école. Et plus tard contre les parents : jets de gaz lacrymogènes, coups de matraque, etc, en présence de leurs enfants.

INDIGNATION !

III) La liste des criantes injustices et des nouvelles privations inacceptables de liberté que nous propose le supermenteur de la droite sortante est loin d'être exhaustive.

Françaises, français ne reconduisez pas les sortants au pouvoir garants du pire à venir :

- plus d'insécurité;

- la vie encore plus chère;

- toujours plus de précarité et d'injustice !

Sarkozy, Bayrou, Le Pen sont dangereux pour notre pays.

RESISTANCE !

Ne laissez pas sortir les loups du bois !

Vive la France, Vive la nouvelle République !


En savoir plus sur : Victor Shoelcher

Note précédente : Le vrai Sarkozy












RAG 34. Les lolo's 34

11:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, BAYROU, LE PEN, Ne laissez pas le loup sortir du bois !

Exclu : les vidéos de la rafle policière de SARKOZY : Liberté, égalité, fraternité, ça te dit quelque chose ?




Ni diabolisation, ni rien. Les faits, tous les faits rien que les faits !



Durée : 08:18Pris le : 20 mars 2007Lieu : Paris, FranceRafle de parents d'élèves "sans-papiers" à l'école Rampal, Paris, 20 mars 1997.

Filmée par Juliette Warlop.

URL d'origine "La Télé Libre" : http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/03/des-maternelles-du-xxeme-a-paris-sous-tension/

Témoignage :

Durée : 01:58 Pris le : 20 mars 2007 Lieu : Paris, France Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté, révoltés, à une tentative d’arrestation devant l’école maternelle Rampal d’une dame venue chercher une petite fille à la sortie de l’école.
Malgré l’intervention des parents présents, et celle d’enseignants, les policiers ont fouillé et interrogé cette femme, prenant de haut les protestations, devant les enfants et parents traumatisés. Ils l’ont ensuite emmené pour une destination qu’ils n’ont pas voulu préciser, laissant la petite fille désemparée...
Suivis et à nouveau "interpellés" par des parents de façon véhémente, les forces de l’ordre ont fini par relâcher leur proie plutôt que de provoquer une émeute. Cet incident a eu lieu lors d’une énième rafle dans le quartier de Belleville.
Ce soir, mardi 20 mars, au même endroit, après plusieurs allers-retours dans le quartier, les policiers ont finalement assiégé un café (situé à l’angle de 4 écoles, les écoles Lasalle et Rampal), et y arrêtant, notamment, un grand-père de 2 enfants scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville.
Après l’avoir maintenu dans le café pendant plus d’une heure, la police décidait d’embarquer ce grand-père juste avant la sortie d’école de 18h. Les parents d’élèves, des enseignants, les militants de RESF et les habitants du quartier tentaient d’intervenir. La réaction des policiers fut immédiate : ils cherchaient violemment à disperser la mobilisation, n’hésitant pas utiliser la violence physique et un peu plus tard à asperger la rue de gaz lacrymogène. Les parents présents aux sorties d’écoles, avec leurs enfants et leurs poussettes, atteints par les puissants gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans l’école élémentaire Lasalle pour fuir cette scène particulièrement traumatisante.
Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement.





RAG 34. Les lolo's 34

11:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : RAFLE, SARKOZY, RAG 34, ESF

24.03.2007

Le vrai Sarkozy

À quelques semaines des élections, Nicolas Sarkozy essaie désespérément de faire croire qu’il n’est plus le même. Mais un certain nombre d’images ou de mots sont encore dans tous les esprits. La rupture est devenue tranquille et il dit avoir changé. A-t-il si peur de son bilan qu’il veuille le faire oublier sous un flot de promesses irréalisables et changeantes?

I) Vrai bilan/ faux bilan

Depuis 30 ans que Nicolas Sarkozy est en politique qui croirait qu’il représente un homme neuf? Il peut évidemment soutenir qu’il a été freiné dans son action par les obligations de la solidarité gouvernementale, mais il est un domaine où il ne peut se soustraire à ses responsabilités, c’est son action au ministère de l’intérieur qu’il a occupé en maître absolu pendant près de quatre ans, (du 7 mai 2002 au 31 mars 2004 puis du 31 mai 2005 à mars 2007).

Faux bilan: les chiffres avancés avec constance par Nicolas Sarkozy sont faux. Il prétend que la délinquance a reculé de 9% en 5 ans. C’est faux. De simples manipulations statistiques lui permettent d’escamoter un demi-million d’infractions transformées en simples main-courantes. Mais il lui a été impossible de dissimuler les affaires de violence qui, elles, il est bien obligé de l’admettre, sont en augmentation constante: + 14% en 5 ans.

Echecs: Nicolas Sarkozy voulait être jugé sur les chiffres. + 50.000 victimes de violence en plus depuis 5 ans, 10.000 par an en moyenne. La violence dans les banlieues a atteint des sommets inégalés en novembre 2005, mais des incidents graves se produisent très régulièrement aujourd’hui encore dans les quartiers sensibles (attaques d’autobus, agressions des forces de l’ordre), le nombre de voitures brûlées a augmenté (malgré là encore des tentatives de manipulations statistiques), les violences scolaires sont en recrudescence, la violence dans les stades n’a à l’évidence pas été stoppée...

Les parades éculées. Face à ces échecs répétés, Nicolas Sarkozy utilise toujours les mêmes méthodes, éculées mais payantes: il reçoit les victimes et les instrumentalise pour appuyer sa propagande. Il propose des modifications législatives pour rendre la loi encore plus sévère et les lois s’empilent les unes sur les autres…Il crée de nouveaux fichiers (le dernier en date celui des enfants qui font l’école buissonnière). Il critique les juges pour leur laxisme (alors qu’ils n’ont jamais été aussi répressifs: + 10.000 détenus entre 2002 et 2007).

Une répression inutile et dangereuse. Nicolas Sarkozy n’a d’autre méthode qu’une répression qui privilégie le « chiffre » et qui n’a à l’évidence aucun impact positif sur l’évolution de la délinquance mais qui met les libertés en péril et creuse un fossé entre la police et la population, notamment les jeunes. Son mot d’ordre est d’augmenter à n’importe quel prix les interpellations et les gardes à vue. Résultat: 530.000 gardes à vue en 2006, une augmentation de 40.000 gardes à vue par an depuis 5 ans! Avec nombre d’excès qui sont dénoncés par des autorités de contrôle françaises ou internationales. La chasse aux étrangers irréguliers est ouverte toute l’année avec des objectifs chiffrés fixée à la police: 25.000 en 2006, quelque soient les drames humains en jeu. On arrête les enfants, les étudiants, les étrangers qui viennent chercher de quoi manger aux restaurants du coeur ou les parents qui viennent chercher leurs enfants à l’école.

II) Le projet : Moins de sécurité, moins de libertés

Nicolas Sarkozy n’a pu aller jusqu’au bout de ses idées: même ses amis de l’UMP n’ont pas voulu nombre de ses projets attentatoires aux libertés ou contraires à la Constitution. Sa victoire lui permettrait de mettre enfin en place ce meilleur des mondes dont il rêve, une France sous très haute surveillance avec moins de sécurité et moins de liberté.

La santé publique au service du maintien de l’ordre. En 2006, Nicolas Sarkozy a voulu instaurer une politique de détection précoce des troubles du comportement dès l’âge de 3 ans. Il était prévu qu’un “carnet de comportement” répertorie à vie les turbulences des enfants jusqu’à leur majorité. La mobilisation du monde de la santé l’a provisoirement obligé à reculer.

Police, justice aux ordres. Une prévention de la délinquance qui ne sera qu’un quadrillage serré du territoire avec un peu plus de fichiers, la mort définitive du secret professionnel (déjà à moitié mort avec la loi sur la “prévention de la délinquance”). Un peu plus de compagnies de CRS en guise de police de proximité. Une police au service exclusif de Nicolas Sarkozy qui pourra utiliser sans complexe les Renseignements Généraux pour “actualiser” les fiches des opposants. Des juges surveillés à qui l’on fournira un “guide de l’application des lois”, qui seront sommés de remplir un peu plus les prisons grâce à des peines automatiques et qui seront priés de quitter leurs fonctions s’ils déplaisent (comme le ministre de l’intérieur l’a demandé pour le président du tribunal pour enfants de Bobigny accusé de démission)

Une France des conflits. Dans cette France dont rêve Nicolas Sarkozy, les Français se lèveront tôt mais les conflits aussi ! La précarisation du travail grâce au contrat unique (extension du CNE), les privilèges accordés sans vergogne aux plus riches (bouclier fiscal, suppression de fait de l’impôt sur les fortunes, suppression des droits de succession...), la réduction des services publics (un fonctionnaire partant à la retraite sur deux n’étant pas remplacé), l’ignorance dramatique des vrais problèmes des banlieues (uniquement traités par le recours à la répression) ne peuvent que conduire à de très fortes tensions sociales et à l’accroissement des violences.

Les promesses illusoires. Dans un exercice politique inédit, Nicolas Sarkozy, fait des promesses électorales mais les retire avant même d’avoir commencé à les exécuter: la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires (impôts et charges) a été repoussée à 5 ans,10 ans, puis 20 ans. S’il est élu, Nicolas Sarkozy qui disposera de tous les leviers du pouvoir, appliquera vraiment tout de suite les réformes qui ne coûteront rien au budget et fera de vraies économies dans ce domaine qui l’insupporte tant, les droits de l’homme !



Refusons la France injuste et inquiétante que nous propose Nicolas Sarkozy !

RAG 34. Les lolo's 34

17:44 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

23.03.2007

Violences faites aux femmes

Contre les violences faites aux femmes :
manifestation nationale,
toutes et tous à Paris samedi 24 mars à 14 H30 place de la République.

En France, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon.
Quant aux violences non mortelles, elles ont augmenté de 15 % par rapport à 2002. L’observation des violences contre les femmes constitue donc la preuve flagrante que la « lutte contre la délinquance » opérée par la droite a en réalité abouti, à une augmentation des violences contre les personnes, notamment les femmes.Face à ce fléau social, les mesures sectorielles et parcellaires prises au coup par coup par la droite sont très en deçà de la dimension réelle du problème.
À la différence d’autres pays européens, nous n’avons toujours pas de plan national engageant toutes les administrations et la prise en charge est toujours très sectorielle.

Ségolène Royal s’est engagée à mettre en place très rapidement une Loi-cadre de lutte contre les violences. Cette grande loi, réclamées par les associations de terrain, permettra de lutter efficacement contre ce phénomène inadmissible dans une société de respect et d’égalité.
Aussi, en s’inspirant de l’exemple de nos amis espagnols dont la loi a été adoptée à l’unanimité, Ségolène Royal portera ce grand projet de loi, synonyme de liberté, d’égalité et de solidarité.

Le Parti Socialiste appelle à manifester aux côtés des associations de lutte contre les violences faites aux femmes samedi 24 mars à Paris pour une loi-cadre de lutte contre les violences.

RAG 34. Ann et les lolo's 34.

08:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Violences faites aux femmes

22.03.2007

Bayrou, le bon pote de Sarkozy. Tatcher et Reagan sur le même bâteau !

Le programme de Bayrou… centré sur l’ultralibéralisme

Le programme de Bayrou? Il se résume en deux mots : libéralisme outrancier. Il tient en trois temps: réduire l’État, aider les plus riches, servir les entreprises. Les plus faibles n’ont qu’à se terrer.
Le centrisme, c’est ni la gauche, ni la gauche…

Réduire l’État

Bayrou veut atrophier l’État. Pour lui, « c’est évidemment sur les dépenses [qu’il faut] agir plus que sur les recettes ». Il veut même « inscrire, dans la Constitution, l’interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement hors période de récession ». L’État pourrait financer par le déficit des investissements par le déficit, mais ne saurait être déficitaire sur son fonctionnement. Une mesure démagogique : le budget de l’État n’est pas celui d’un ménage. Aberrante surtout : la règle Bayrou priverait l’État de politique budgétaire. Ces déficits ne seraient autorisés qu’en période de récession ? Mais si l’activité ralentit, il n’y a pas pour autant récession, et la hausse du chômage peut exiger une réaction budgétaire pour relancer l’économie. Par sa règle, Bayrou lierait les mains de l’État. D’ailleurs, il ne veut pas non plus que la politique monétaire soutienne l’action budgétaire. Il se réjouit que la Banque centrale européenne (BCE) soit si indépendante. Pour lui, si elle « ne luttait pas contre la hausse des prix, particulièrement dans le domaine immobilier où, pour l’instant, on ne peut pas dire qu’on ait obtenu des résultats impressionnants, c’est à coup sûr les plus faibles et les plus fragiles qui paieraient l’addition ». Justement : la BCE n’a pas endigué la hausse des prix immobiliers parce que les objectifs de croissance et d’emploi ne sont pas dans ses priorités statutaires et qu’elle n’a de compte à rendre à personne. Ce dont les plus faibles font les frais.

Redistribuer vers le haut

Bayrou veut aussi baisser les impôts, donc réduire les recettes de l’État. Mais il prévient, nostalgique, que même « au plus beau temps de Margaret Thatcher et de Reagan, personne n’a jamais baissé les prélèvements obligatoires de plus de 1,5 point ». Bayrou a pour modèles Thatcher et Reagan. En attendant, il veut élargir l’assiette de l’ISF par une incitation pour les contribuables à « déclarer le vrai montant de leur patrimoine ». Comprenez : réduire l’ISF pour qu’il ne coûte plus rien aux plus aisés. Puis il prévient, courageux : « Ne comptez pas sur moi pour aborder la question de la suppression des niches qui ne peuvent évidemment que susciter des conflits avec des catégories différentes et très nombreuses de la population, parce qu’immédiatement vous donnez l’impression de montrer du doigt ceux qui en bénéficient. » Ne surtout pas froisser les plus aisés. Bayrou propose donc que « l’avantage fiscal né du cumul des niches soit plafonné pour chaque contribuable à un montant fixé en pourcentage de son impôt, par exemple 20 % de l’impôt dû, avec un plancher pour que les petits revenus ne soient pas défavorisés ». Les plus riches bénéficieraient donc d’un abattement fiscal de 20 %. Mais que ceux dont les fins de mois sont dures se rassurent : s’ils gagnaient beaucoup plus, ils y auraient droit. C’est ça, la justice fiscale de Bayrou : se concilier les gros revenus et rappeler aux petits revenus que s’ils étaient gros, ils profiteraient aussi de ces avantages.

Servir les entreprises

Bayrou veut « une France proentreprise ». Avec son plan de soutien à la petite entreprise, il se fait acclamer par les patrons de la CGPME. Et le candidat de droite y va à la hache : suppression des charges pendant cinq ans pour toute entreprise qui créera deux emplois nouveaux. Quelle perte de recettes pour la sécurité sociale ! Quelle aubaine pour les employeurs qui auraient de toute façon créé deux emplois ! Et comme aucune création d’emplois non qualifiés ne serait exigée en retour,ils n’auraient aucune raison d’embaucher des personnes non qualifiées. Ils seraient en revanche incités à recruter les salariés qualifiés qui auraient trouvé sans peine un emploi. Surtout que Bayrou veut que « l’heure supplémentaire rapporte 35 % de plus qu’une heure normale et que cette prime soit déduite des charges à payer de manière que l’heure supplémentaire coûte à l’entreprise exactement le même prix qu’une heure normale ». Or, c’est l’employeur qui décide si heure supplémentaire il y aura et pour qui. Et logiquement, il aura tendance à demander des heures supplémentaires à ses salariés les mieux payés, ceux pour lesquels la déduction de charge sera la plus rentable. Ainsi, les bas salaires resteront bas. Et la proposition de Bayrou radie les 35 heures : les heures supplémentaires coûtant autant que les heures normales, l’employeur les privilégiera à l’embauche. Les exclus resteront exclus.

L’UDF est comme l’UMP : libérale. Bayrou masque son idéologie derrière des slogans d’entraide pour paraître charitable, mais il est, en fait, bien en ligne avec l’orthodoxie libérale. Il place l’entreprise et ses exigences au premier rang des priorités, devant l’être humain, devant la nécessité d’un État protecteur. Qui sont les centristes ? Jean-Pierre Soisson, qui n’a jamais refusé l’appoint des voix du Front national ? Raymond Barre, qui veut sauver l’honneur de Papon? Ne cherchez pas le centre. Il a toujours été à droite.

Franz Stoyeski

RAG 34. Les lolo's 34

15:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU copain de SARKOZY

La lettre de Ségolène Royal aux enseignants

L´Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez.

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Si je peux aujourd´hui m´adresser à vous, c´est à mes professeurs que je le dois, car c´est à l´école que j´ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j´ai reçu le bagage qui m´a permis d´être une femme libre.

L´Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m´adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l´école, qui forme les générations de demain, qui prépare l´avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.

L´éducation ! Tel est, pour moi, l´enjeu majeur de l´élection présidentielle. Avec moi, l´éducation sera au coeur de tout et en avant de tout.

Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l´objet de cette lettre.

La République s´est construite par et autour de son école, l´école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J´en assume l´héritage ; j´en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son oeuvre dans l´avenir.

Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l´esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J´ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m´ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j´entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l´urgence économique et sociale, l´urgence éducative et culturelle, l´urgence écologique, l´urgence démocratique.

Je veux remettre le pays debout. Mais j´ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J´ai pour l´école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j´ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.

Je sais que l´école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu´il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l´école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C´est pourquoi, je l´ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l´emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l´école, de nouvelles politiques doivent aider l´école à assumer au mieux sa tâche, qui est d´instruction et d´éducation. Je m´y engage.

Mais si l´école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l´esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l´école est au premier rang du combat. C´est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c´est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l´une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.

Depuis des années, l´école est attaquée : elle l´est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l´est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l´est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l´école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d´accomplir son oeuvre nationale. Je m'y engage.

C´est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d´emplois sera mis en place. Je l´accompagnerai d´un plan de résorption de l´emploi précaire. Je referai de l´école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l´école comme dans l´école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d´assistants sociaux, de conseillers d´orientation.

Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d´enseignants qui ont été supprimés.

Je veux redonner la considération qu´ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C´est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C´est pourquoi j´ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d´Etats généraux de l´éducation que j´ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu´avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l´excellence pour tous. Il ne s´agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C´est dans ce cadre que je proposerai la mise en oeuvre d´un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l´assurer seront évidemment rémunérés.

Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l´école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j´en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d´exercer votre mission.

Mon Pacte présidentiel place l´école en son coeur. Lorsqu´il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l´obscurantisme, de l´égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l´éducation.

Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J´ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.

Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l´expression de mes sentiments les meilleurs.

Forum associé : Lettre de Ségolène Royal aux enseignants

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Chat-vidéo avec Ségolène Royal aujourd'hui à 15 heures

Ségolène Royal a décidé de parler directement aux Français qui la soutiennent comme aux indécis qui n'ont pas encore fait leur choix : elle participera à un chat-vidéo en direct du vieux Port de Marseille ce jeudi 22 à partir de 15 heures.

Participer au chat-vidéo : cliquez ici


Chat vidéo en direct du Vieux Port de Marseille : un mois pour la victoire !

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13:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, chat vidéo

« L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation »

Ségolène Royal : Dunkerque le 25 février 2007

I) Ni François Bayrou, ni Nicolas Sarkozy ne proposent à ce jour de solutions précises pour faire mieux fonctionner l’école et améliorer le sort des professionnels de l’éducation.

François Bayrou se drape dans des déclarations électoralistes, mais ne propose aucune solution concrète pour améliorer le sort des enseignants. Il défend l’idée de l’excellence à l’école, mais reste, comme pour l’ensemble de son programme, dans le plus grand flou quant à l’application de ce principe.
Comme Nicolas Sarkozy, il se prononce en faveur du respect que les élèves doivent aux enseignants, idée contre laquelle personne ne peut s’élever. Pour autant, il n’explique jamais comment il s’y prendrait pour améliorer la situation actuelle.

Nicolas Sarkozy prolonge sa vision autoritaire de la société à l’école. Il défend une conception de l’école profondément réactionnaire à toute idée de progrès social et culturel :
– Il souhaite réinstaurer l’apprentissage à 14 ans. Il doit dès lors poursuivre clairement son raisonnement : ce sont les jeunes d’origine modeste, les jeunes de banlieues qui seront les premiers concernés. Les jeunes des beaux quartiers seront ainsi définitivement assurés de ne plus les croiser.

– Son mépris pour l’école s’exprime au moment où il fait de l’école la cause de tous les échecs sociaux dans un tableau qui révèle un profond mépris pour les « communautés étrangères » qualifiées de « tribus ». « Au bout de la faillite de l’école, il y a l’éclatement de la famille. Il y a aussi le communautarisme et les tribus. Il y a le chômage et l’exclusion. » (discours de Maisons-Alfort)

– Il fait comme si son parti n’avait pas été aux affaires durant les 25 dernières années : qu’ont fait Luc Ferry, Fillon, de Robien durant les dernières années pour empêcher ce qu’il dénonce ? : « Je sais quelle a été depuis 25 ans la dégradation de leurs conditions matérielles et morale ».

– Selon lui, les enseignants sont « démoralisés d’avoir le sentiment qu’on ne les respecte pas, et qu’on les abandonne à leur sort sans moyen et sans direction. Ils ne doivent pas être les boucs émissaires de la faiblesse de l’école. ». Alors que par ailleurs il dénonce la gabegie de moyens dépensés pour l’école… qu’il désigne comme responsable de tous les échecs sociaux. C’est encore une fois le pompier pyromane !

• On est là bien loin des déclarations de Ségolène Royal qui déclare « S’il est une fierté d’être socialiste et d’être à gauche, c’est la première place que nous avons toujours, toujours accordée à la question éducative, et cette première place, l’éducation la retrouvera. Nous avons été de tous les combats en faveur de l’école publique et laïque. Nous n’avons jamais douté que l’accès à la citoyenneté et l’accès de chaque futur citoyen à la liberté de penser et à la liberté tout court passaient par le renforcement de l’école. Et de cela, je crois vraiment que nous pouvons, que nous devons être fiers. »

II) Ségolène Royal fait des propositions concrètes et novatrices pour l’école

Elle déclare ainsi à Dunkerque : « L’Éducation Nationale doit pouvoir favoriser des pédagogies sur mesure, du soutien individualisé en favorisant le travail en équipe et l’expérimentation. »

Comme dans ses cent propositions, la candidate socialiste propose de :

• Faire de l’école la priorité budgétaire de l’État.

• Laisser la liberté pédagogique aux enseignants. Ce n’est pas au gouvernement de légiférer sur les méthodes utilisées par les professeurs et les maîtres dans les classes ;

• Instituer le soutien scolaire individuel et gratuit pour tous les élèves. Cette mesure doit contribuer à restaurer l’égalité des chances, si mise à mal dans notre société. Ce soutien scolaire serait prodigué par des enseignants volontaires, contre rémunération, ou par des assistants d’éducation, que l’on pourrait imaginer recruter parmi les emplois tremplin. Les associations qui font aujourd’hui du soutien scolaire gratuit seraient mieux subventionnées
qu’aujourd’hui. Ce soutien scolaire, organisé dès le cours préparatoire, permettrait d’éviter l’orientation précoce, source de très grande injustice sociale, tout en luttant contre les effets néfastes de la massification de l’enseignement, notamment au collège.

• Réformer les ZEP, notamment en baissant à 17 le nombre d’enfants dans les classes de CP et de CE1 concernés.

• Lutter contre la violence en augmentant la présence adulte dans les établissements…

III) Ségolène Royal est la seule candidate qui rendra à l’école ses lettres de noblesse

Ne nous y trompons pas, elle est la seule candidate qui défendra vraiment les enseignants lorsqu’elle sera élue, avant tout parce qu’elle sait ce qu’elle leur doit.

« Je ne veux plus entendre tous ces discours qui contestent la valeur et l’engagement de nos enseignants… Je voudrais dire à l’école et à ceux qui enseignent que c’est grâce à vous que je suis là devant vous. »

Cette confiance dans le monde enseignant se lit dans la méthode de changement participatif qu’elle propose d’instaurer, une fois élue.

« Je m’engage à organiser les États généraux de la réussite scolaire dès le mois de mai 2007 ».

L’école ne changera que si les enseignants y trouvent leur compte, en terme de salaire ou de carrière (par exemple avec la possibilité d’entamer une seconde carrière pour les enseignants qui ne veulent plus être face à une classe).


Ne nous y trompons pas, Ségolène Royal est la seule candidate de l’école !

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07:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ECOLE, EDUCATION

21.03.2007

Pépite du net : les manifestations contre la réforme de la loi Falloux (vidéo)

Images d'archives du journal de 20h d'Antenne 2 : les manifestations contre la réforme de la loi Falloux

En 1994, François Bayrou est alors ministre de l'éducation nationale du gouvernement Balladur et veut faire passer en force une réforme de la "loi Falloux" pour permettre aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés au delà du seuil des 10 % prévu par la loi. Plus d'un million de personnes descendent alors dans la rue.

Voir la vidéo

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10:15 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Loi FALLOUX

20.03.2007

Le couac du jour, la colère du jour

Le couac du jour

• L’UMP a fait savoir hier à ses militants et sympathisants qu’il serait de bon aloi de diffuser le discours de Nicolas Sarkozy de dimanche auprès des jeunes de leur entourage. Le texte précise expressément "via vos mailing lists ou celles de vos enfants."Le thème de la famille est plus que jamais au cœur de la campagne…
(Source: Libé du jour)

La colère du jour

Nicolas Hulot vient de piquer une colère.
L’esprit du pacte écologique aurait disparu,l’environnement serait redevenu un sujet à la marge…

L’occasion de faire 2 rappels :

• Nicolas Sarkozy est le seul candidat à s’opposer à la généralisation des procédures de démocratie participative quand les grands enjeux de sociétés sont en balance (proposition n°4 du pacte).

• François Bayrou entretient le flou sur sa volonté de réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité (proposition n°3 du pacte).

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21:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, SARKOZY, HULOT

Portrait de femme : Naïma Charaï, de l’école coranique au conseil régional

À 34 ans, Naïma Charaï a un parcours étonnant, qui l’a menée de l’école coranique au conseil régional d’Aquitaine.

Aujourd’hui athée, elle a été élevée dans une famille musulmane pratiquante, et a fréquenté quelque temps l’école coranique. «Jusqu’au jour où je me suis rendu compte que je ne croyais pas du tout en Dieu», précise- t-elle avec humour. D’origine marocaine, arrivée en 1976 dans le Lot-et-Garonne dans le cadre du regroupement familial, elle s’est longtemps sentie « différente », une fille issue de l’immigration à qui on accordait comme seul objectif scolaire un BEP. Aujourd’hui psychosociologue, Naïma Charaï n’a cessé de se battre contre les discriminations de toutes sortes. Avant d’entrer en politique, elle s’est principalement investie dans le milieu associatif.

« Quand je travaillais de nuit, à Médecins du monde, pour aller donner des seringues neuves aux usagers de drogues, j’ai vu ces femmes venues de l’Europe de l’Est ou du Nigeria débarquer sur les trottoirs bordelais pour se prostituer », raconte-t-elle avec gravité. En 2001, face à cette « traite d’êtres humains », Naïma décide de créer une association de prise en charge globale des personnes prostituées, baptisée IPPO. Mais, après le 21 avril 2002, les enjeux changent, et son engagement associatif ne suffit plus. «Le Front national au second tour de l’élection présidentielle, cela m’a révoltée. Je me suis dit qu’il était de ma responsabilité de prendre la parole. J’ai donc décidé d’adhérer au Parti socialiste», affirme Naïma Charaï. Alain Rousset, président de la région Aquitaine, lui propose d’être sur sa liste, lors des régionales en 2004. Désormais en charge de la politique de la ville, Naïma Charaï est missionnée à la lutte contre les discriminations. En mars, pour la première fois,la région adopte un plan en ce sens. «On s’est rendu compte que le principe de base du vivre ensemble n’apparaissait plus dans les lycées. À la rentrée de septembre, on a donc décidé de réintégrer la Déclaration universelle des droits de l’homme dans les établissements, de l’afficher, dans le cadre d’inaugurations solennelles avec les proviseurs. »

Très heureuse de l’investissement de sa région, Naïma Charaï reste persuadée que l’égalité réelle est impossible sans un changement des mentalités. « J’ai manifesté l’an dernier devant l’église Saint-Eloi de Bordeaux, qui avait décidé de célébrer une messe en latin, en l’honneur du maréchal Pétain. Personne ne nous a traités de « cathophobes ». Je rêve d‘une société où face à des intégristes musulmans, on puisse manifester de la même manière. À ce moment-là, on aura acquis l’égalité réelle. »

Propos recueillis par Fanny Costes

Sur le même thème : Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...


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Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...

Qui sont les femmes qui gouvernent dans le Monde ?
Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement. Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-

Osez la femme, osez Ségolène !


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Gagner la bataille de l'emploi

I) La droite et l’emploi : cinq années perdues

Le nombre de chômeurs avait été ramené de 3.137.500 en juin 1997 à 2.242.700 en mai 2002, soit une réduction de 894.800. Depuis juin 2002, il s’est simplement stabilisé, puisqu’il atteint 2 093 200 en janvier 2007.

Le chômage des jeunes est en hausse : 46.000 chômeurs de plus, soit une hausse de 15%.

Le chômage de longue durée stagne : 648.723 en janvier 2007 contre 630.604 en mai 2002, soit une baisse de 3%. En revanche, le taux de chômage d’une durée comprise entre 2 et 3 ans est en hausse : + 10.000 soit + 7%.

Cette situation résulte de la faiblesse des créations d’emplois : 161.900 emplois depuis mai 2002, soit seulement 38.000 par an. Entre 1997 et 2002, la France en avait créé 1.804.500, soit 360.900 par an. Depuis la mi-2002, la France crée dix fois moins d’emplois.

II) Polémique sur les statistiques

Quelle que soit la majorité, les statistiques du chômage sont sujettes à caution, puisqu’elles émanent du gouvernement. C’est pourquoi chaque année l’INSEE publie une enquête visant à corriger les statistiques gouvernementales en fonction des évolutions de la population active et de la réalité des emplois créés.

Pour la première fois cette année, le gouvernement a expressément demandé le report de la publication de l’enquête INSEE à l’automne, soit au lendemain des élections. Or, selon des experts de l’INSEE, le taux de chômage au sens du BIT, suite à ces corrections, se situerait aujourd’hui à 9,5% et non à 8,6%. Cette manipulation est d’ailleurs évidente : comment la France pouvait-elle compter 350.000 chômeurs de moins en 18 mois en ne créant que 180.000 emplois ?

III) Ségolène Royal, candidate du bon emploi pour chacun

- Ses propositions pour l’emploi des jeunes :

• Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises et en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions ;
• Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active ;
• Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés.
• Créer 500 000 emplois-tremplins, prioritairement destinés aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche ;
• Instaurer un prêt à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet personnel ou professionnel ;
• Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.

- Ses propositions pour l’emploi des chômeurs de longue durée :

• Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d'un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail ;
• Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études ;
• Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant : une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par un service public de l’emploi rénové.

- Ses propositions pour créer de nouvelles filières d’emploi :

• Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70.000 emplois
• Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
• Créer des emplois-parents, généraliser des écoles de parents et des consultations de médiation familiale pour aider les parents en difficultés à conforter leur autorité.




Avec Ségolène Royal,
Retrouvons le chemin de la croissance et de l’emploi !

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10:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

19.03.2007

1907-2007 Vigne et civilisation (2)

medium_vigne.jpgDans le cadre du centenaire de la révolte vigneronne en Languedoc-Roussillon de 1907, le réseau des médiathèques organise des conférences, des expositions, des projections...
Programme "Vigne et civilisation 1907-2007"

Médiathèque centrale Emile Zola :

- Jeudi 22 mars : l'économie ; conférence de Jean Clavel
- Jeudi 19 avril : la Révolte ; rencontre avec Jean Sagnes et Claude Ecken à l'occasion de la sortie de "1907, la Révolte du Midi de A à Z" et de la BD "1907, la longue marche des vignerons" (éd. Adacom).

L'économie : conférence de Jean Clavel

medium_clavel.jpgJean Clavel nous invite à réfléchir à l'avenir de ce vignoble, il développe une prospective s'appuyant sur l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et sur les nouveaux moyens de communication (Internet).
"Je suis né en 1934 d'une famille de vignerons depuis de nombreuses générations, originaire des Corbières par ma mère et du Bittérois par mon père.
J'ai consacré 40 ans de ma vie professionnelle et des heures indéterminées de ma vie personnelle à la renaissance de la notoriété et de l'image des vins du Languedoc. J'ai milité dans les années 60 aux Jeunes Agriculteurs , tout en travaillant à la production. Autodidacte, j'ai suivi la formation IFOCAP à Paris, (institut de formation des cadres paysans) et j'ai servi la mutation de l'agriculture et de la viticulture de la région dans diverses structures professionnelles.
J'ai assuré la direction du syndicat des Coteaux du Languedoc de 1976 à 1993 pour en faire le moteur de la transformation qualitative des vins de la région.
J'ai tenté de faire prendre conscience a des générations de vignerons que le vin est un bien culturel,symbolique,qu'il est un lubrifiant social enraciné dans une histoire millénaire et que seule sa qualité incontestable, adaptée à l'attente du laeder d'opinion et du consommateur permet la réussite commerciale. J'ai convaincu les publicistes, les agents de communication, que le vin n'est pas un produit agro-alimentaire banal, qu'on ne peut le présenter et le vendre comme une vulgaire lessive. J'ai lutté contre le laxisme et la facilité que les subventions de l'Etat et de la Communauté Européenne entretenaient chez de nombreux viticulteurs et certains de leurs responsables.
Nous pouvons dire, maintenant, que ce combat est gagné et que la notoriété et l'image des vins de qualité du Languedoc est reconnue internationalement, même si cette reconnaissance tarde à venir en France, la domination culturelle et de la communication parisienne s'exerçant d'une façon hégémonique dans notre pays."
Jean Clavel est également président du Syndicat des vignerons des Grés de Montpellier.
Son dernier livre "Le 21è siècle des vins du Languedoc - Du Monde Greco-Romain à Internet", (éd. Causse), nous propose, à l'aube du troisième millénaire, un bilan de l'activité du vignoble languedocien, vieux de déjà 2500 ans : son histoire, son expansion sont analysées de point de vue économique et évènementiel.
Une réflexion, également sur l'avenir de ce vignoble alors que les modes de consommation et de communication sont déjà façonnés par les nouvelles donnes des marchés mondiaux via Internet.

Retrouvez le programme des commémorations (Béziers...) sur le blog de Jean Clavel : 1907 la révolte vigneronne

Lire notre note précédente : Révolte vigneronne 1907 : Gloire au 17 ème !

medium_RAG341.492.pngRAG 34. Les lolo's 34

14:42 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Révolte vigneronne 1907 : Gloire au 17 ème ! (1)

medium_manifvigneronne.jpg En 1907, la mévente catastrophique des vins provoque des manifestations sans précédent dans le sud de la France. Après avoir fait la grêve des impôts, les rassemblements monstres (plusieurs centaines de milliers) se succèdent à Beziers, Perpignan, Carcassonne, Nimes, Montpellier. A Narbonne, le drame éclate, la troupe tire, il y a 5 morts, des centaines de blessés...
Quelques jours plus tard, le 22 juin, de nouveaux rassemblements ont lieu lors de l'enterrement, pour rendre hommage aux victimes. A Béziers, le 17éme régiment d'infanterie est envoyé pour rétablir l'ordre. Les soldats, pour la plupart originaires de la région refusent de tirer et mettent la crosse en l'air.
Ce fait sans précédant vaudra au régiment de rejoindre sans délai les bataillons disciplinaire d'Afrique du Nord... Poursuivi par sa mauvaise réputation, le 17eme sera très souvent en première ligne, désigné d'office pour des assauts meurtriers pendant la guerre de 14...

Clicker sur les photos pour les agrandir.
1 : Manifestation vigneronne à Montpellier le 9 juin 1907.
2 : Les neuf mutins de Cessenon à Gafsa

Télécharger : Le document au format word de Jacques CROS

Gloire au 17ème
Musique : CHANTEGRELET / Pierre DOUBIS
Paroles : MONTÉHUS
(Le texte est intégralement celui que Montéhus a enregistré en 1907, et où il ne chante pas le 3ème couplet).



Légitime était votre colère
Le refus était un grand devoir
On ne doit pas tuer ses pères et mères
Pour les grands qui sont au pouvoir
Soldat, votre conscience est nette
On n'se tue pas entre Français
Refusant de rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait!

Refrain:
Salut, salut à vous !
Braves soldats du 17ème
Salut! braves pioupious
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous !
A votre geste magnifique
Vous auriez en tirant sur nous,
Assassiné la République !

Comme les autres, vous aimez la France
J'en suis sûr, même vous l'aimez bien
Mais sous votre pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens.
La patrie, c'est d'abord sa mère
Celle qui vous a donné le sein,
Et vaut mieux même aller aux galères
Que d'accepter d'être son assassin.

Espérons qu'un jour viendra en France
Où la paix, la concorde régnera.
Ayons tous au cœur cette espérance
Que bientôt ce grand jour viendra.
Vous avez jeté la première graine
Dans le sillon de l'humanité
La récolte sera prochaine,
Et ce jour là, vous serez tous fêtés.

"L'événement qui se déroule là-bas, et qui n'a pas épuisé ses conséquences, est un des plus grands événements sociaux qui se soient produits depuis trente-cinq ans. On a pu d'abord n'y pas prendre garde; c'était le Midi et il y a une légende du Midi. On s'imagine que c'est le pays des paroles vaines. On oublie que ce Midi a une longue histoire, sérieuse, passionnée et tragique." Jean Jaurès 29 juin 1907.

Lire le post Il y a un siècle sur le blog de PRS 57

RAG 34. Lolo34

14:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1907-2007 centenaire de la révolte vigneronne, RAG 34

18.03.2007

Ségolène Royal propose la VIe République

Ségolène Royal offre la VIe République aux élus socialistes

Clicker sur pour agrandir la photo
medium_reuters.47.gifPARIS (Reuters) - A cinq semaines du premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal s'est livrée dimanche à une opération de séduction des élus du Parti socialiste, qu'elle a placés "à l'avant-garde" de la future VIe République.

Devant 4.000 maires, conseillers généraux ou régionaux réunis à la porte de Versailles, la candidate socialiste a explicité ses propositions institutionnelles, appelant pour la première fois aussi précisément à enterrer la Ve République.

Dans son "pacte présidentiel", la présidente de Poitou-Charentes préconisait jusqu'alors le passage à une "République nouvelle" et annonçait un référendum institutionnel pour l'automne 2007.

A l'heure où Ségolène Royal est talonnée dans les sondages par François Bayrou "qui joue les rebelles" par rapport au système, proposer une telle réforme institutionnelle, "c'est montrer qui est vraiment l'alternance", a expliqué Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius. "Un truc pareil, ça vieillit Bayrou d'un coup".

"Nous laissons le soin à Nicolas Sarkozy et François Bayrou de s'agripper aux oripeaux de la Ve République", s'est félicité de son côté Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate et héraut d'une VIe République.

"Cette République nouvelle dont vous êtes les acteurs à l'avant-garde, cette République nouvelle nous la réussirons", a assuré la première femme à avoir une chance réelle d'être élue à la présidence.

"Et lorsque nous l'aurons réussie, grâce au vote des Français dans un référendum, (notre) République (sera) ancrée sur ses traditions mais en même temps tournée vers le futur (...) Alors à ce moment-là, oui ce sera notre VIe République", a poursuivi la candidate, déclenchant un tonnerre d'applaudissements dans les rangs des élus locaux, ceints de leurs écharpes tricolores.

La nouvelle République modèle Royal s'appuie sur quatre piliers: - "démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats", démocratie sociale "qui va faire à la France un bond dans le futur", démocratie participative et démocratie territoriale.

LA REPUBLIQUE ET LA MARSEILLAISE

Pour la première fois depuis le début de la campagne présidentielle, la candidate socialiste a choisi de clore son meeting organisé dans un lieu d'ordinaire prisé par la droite, par une Marseillaise. C'est un choix naturel qui s'impose quand on parle de la République, souligne-t-on dans son entourage.

Loin de ses revendications de liberté et d'affranchissement de ces derniers jours, la candidate du PS a fait monter sur la scène tous les "éléphants" réunis porte de Versailles - un contraste visuel fort par rapport au meeting de Villepinte mi-février où, après avoir présenté ses "cent propositions", elle était longuement restée seule à la tribune.

"Je sais ce que je vous dois, je sais ce que je dois à mon parti, je sais ce que je dois aux militants", a-t-elle déclaré au début de son allocution d'une quarantaine de minutes pendant laquelle elle a multiplié les hommages aux élus de terrain.

"Vous qui consacrez votre vie au bien public, vous savez que c'est le désintéressement qui fait les grands destins", a-t-elle estimé. "Si je suis ici devant vous c'est d'abord parce que je suis une des vôtres", a-t-elle expliqué retraçant son parcours de conseillère municipale, générale, député et présidente de région.

Dimanche, explique Claude Bartolone, le "partage des tâches" était clair. A la candidate de dérouler ses propositions, à Dominique Strauss-Kahn et François Hollande, "l'entreprise de démolition" des candidats de l'UMP et de l'UDF.

"Chaque fois que l'UDF est en responsabilité, chaque fois qu'elle dirige, elle ne le fait pas avec les uns ou avec les autres", a expliqué le premier secrétaire du PS. "Elle le fait toujours avec la droite et rien qu'avec la droite parce que c'est dans sa nature, parce c'est dans sa culture".

L'apolitisme, "vieille ritournelle", "c'est toujours l'arme de la droite lorsqu'elle est faible", a-t-il assuré.

"De plus en plus, chaque jour, il apparaît que François Bayrou est une illusion, Nicolas Sarkozy une inquiétude et que Ségolène Royal Royal porte le changement", a estimé de son côté l'ancien ministre de l'Economie.

"Quand on est la gauche, le choix est simple: on vote pour Ségolène Royal", a insisté son ancien rival pour l'investiture.

medium_337734819_a6bdbd1ce1_m.23.jpgRAG 34. Les Lolo's 34

23:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : VIème République, PACTE PRESIDENTIEL, RAG 34

Ségolène Royal : Les jeunes et l'emploi (vidéo émission à vous de juger France 2)

Ségolène Royal, c'est la candidature qui incarne le seul vrai changement à gauche. Lors de l'émission A vous de juger, devant plus de 4,5 millions de Français, elle rappelait que les Français ont besoin et envie d'un changement profond. Ils ont le choix entre un candidat qui prolonge ce qui existe, le candidat dont on attend le programme, et la candidature qu'elle représente.

Regarder Ségolène Royal

Description : durée 49:05






Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 2/3 - kewego



Note précédente : La Jeunesse n'est pas une charge mais une chance pour notre pays !

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12:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, JEUNESSE, RAG 34

La Jeunesse n'est pas une charge mais une chance pour notre pays !

Confrontée à une génération qui, à bien des égards, vit déjà moins bien que celle de ses parents, la droite a fait un choix : celui de la mettre au pas.
Dans son programme à l’attention de la jeunesse, Nicolas Sarkozy tire sur deux grosses ficelles : L’assimilation jeune-délinquant et le fait que pour les politiques publiques, la jeunesse est une charge.
Après un bilan désastreux qui a vu l’explosion du chômage chez les jeunes et l’aggravation des inégalités, l’UMP nous propose d’entériner cet état de fait et nous offre pour seule perspective la précarité.

I) Critique des Propositions de l’UMP :
Supprimer la carte scolaire
Cette mesure aura comme seul effet d’annuler la mixité sociale garantie, certes de manière insuffisante, par la carte scolaire. Le libre choix, c’est la liberté pour ceux qui en ont les moyens. Avec ce projet, ce sera la mise en place définitive d’une ségrégation sociale et territoriale généralisée.
Contrat d’autonomie pour les jeunes
Plagiée sur le projet socialiste, cette proposition est réduite au prêt à taux zéro…Pour la droite, l’autonomie se limite aux seuls problèmes financiers et ce, complètement en décalage avec les attentes de la jeunesse. La droite souhaite substituer la dépendance des jeunes vis-à-vis de leurs parents à une dépendance vis-à-vis des banques. Ce n’est pas en offrant comme seule perspective de s’endetter que l’on rétablira l’égalité des chances. Renouvelable chaque année, ce prêt a vocation à remplacer le système de bourse…
Défiscaliser les revenus du travail étudiant
C’est encourager le salariat étudiant qui est une des premières causes d’échec, en particulier pour les étudiants issus des milieux les plus modestes. Ne payant pas d’impôt sur le Revenu, cette promesse est purement démagogique et restera un gadget.
Un contrat de travail unique à droit progressif
Bienvenue dans la précarité pour tous ! Non seulement l’expérience du CNE a démontré que la vulnérabilisation des salariés ne fait pas baisser le chômage, mais en l’absence de dispositif d’insertion et d’accompagnement des jeunes à leur entrée sur le marché du travail, la précarité et le chômage des jeunes ne sont pas prêts de baisser.
Rien sur la santé des jeunes, aucune proposition concernant l’accès au logement, ni même l’accès au premier emploi et bien sûr, aucune solution pour rétablir l’égalité des chances.
La politique suivie depuis 2002 renforce les inquiétudes que nous pouvons avoir. C’est une politique contraire à la jeunesse qu’ont mené les gouvernements successifs : Contrat Première Embauche, loi Fillon sur l’éducation, harcèlement policier dans les quartiers, apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, destruction méthodique des systèmes de protection sociale… La liste est longue et loin d’être exhaustive.
Nicolas Sarkozy a initié et accompagné toutes ces mesures en ajoutant sa touche sécuritaire qui a pour unique objectif de faire des jeunes les boucs émissaires de l’échec de 5 années passées au ministère de l’Intérieur.

II- Propositions de Ségolène Royal
Ségolène Royal, dans son pacte présidentiel, prend en compte les aspirations de la jeunesse. Elle fait le choix de la confiance parce que, pour elle, la jeunesse n’est pas un problème, elle est une partie de la solution aux problèmes de la France.
• Une allocation autonomie pour sortir les jeunes de la dépendance et de la précarité. C’est le contraire d’une société de l’assistanat que propose Ségolène Royal, elle veut signer un pacte avec la jeunesse donnant des droits mais également, fixant des devoirs pour chaque jeune qui en bénéficiera.
• Un droit au premier emploi pour tous les jeunes qui au bout de six mois sur le marché du travail sont encore au chômage. Nous proposons que la société fasse le pari de la jeunesse, que les entrepreneurs ne considèrent plus les jeunes comme un risque pour leur entreprise. Avec les emplois-tremplin, le dispositif Eva et le service civique, Ségolène Royal propose un plan ambitieux et cohérent pour permettre aux jeunes d’accéder au premier emploi.
• Un cautionnement public pour aider à l’accès au logement et un plan de construction de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs. Parce que trop de jeunes ne peuvent pas avancer les cautions, parce que trop d’étudiants et de jeunes travailleurs n’arrivent pas à trouver de logements avec des loyers accessibles. Ségolène Royal a décidé de mettre les moyens pour en finir avec ces situations inacceptables.
• Une carte santé jeune pour permettre aux jeunes de consulter gratuitement des généralistes et des spécialistes. De plus en plus d’étudiants et de jeunes salariés renoncent à se soigner pour des raisons financières. Parce que la santé de notre jeunesse mérite tout les efforts, et ce, d’autant plus qu’avec une prévention accrue, il est prouvé que les dépenses médicales, au final, diminueront.
Des sanctions financières pour les entreprises qui abusent des stages et des emplois précaires. Nous ne voulons plus de cette société de l’employé-kleenex à la merci des dirigeants et actionnaires de son entreprise! Pour retrouver leur dignité, les jeunes doivent pouvoir construire leur avenir en toute sérénité et Ségolène Royal propose de moduler les impôts des entreprises en fonction de la qualité des contrats auxquels elles ont recours.
• Le droit à la contraception gratuite pour toutes les jeunes filles de moins de 25 ans. C’est une demande forte exprimée par un grand nombre de jeunes et qui reflète cette volonté d’enfin pouvoir maîtriser son avenir au delà de considérations financières. Le droit à disposer de son corps est primordial dans l’accès à l’autonomie pour les femmes et Ségolène Royal l’a entendu.
• Un prêt de 10000 euros à taux 0 pour que chaque jeune puisse lancer son premier projet de vie. Le crédit est trop souvent inaccessible aux jeunes, faute de personnes dans leur entourage pour garantir ces prêts ou du fait des situations trop précaires de grand nombre de jeunes. Ségolène Royal veut donner les moyens à chacun de construire son avenir.
• Un investissement massif dans l’éducation et des dispositifs de suivi individualisés pour lutter contre le décrochage scolaire. L’inégalité à l’école et durant le parcours scolaire est à l’origine de toutes les inégalités et de toutes les difficultés futures. Les socialistes n’acceptent plus de voir un jeune décrocher du système scolaire parce que ses problèmes familiaux ou sociaux l’empêchent de pouvoir mener ses études sereinement. Ségolène Royal veut faire primer la réussite du plus grand nombre sur la sélection qui laisse trop d’élèves sur le bord de la route.

L’aspiration au changement est forte chez les jeunes. Une chose est sûre, ce n’est pas dans le projet de l’UMP pour 2007 qu’elle trouvera un débouché politique. C’est bien dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal !
Le progrès pour tous et le respect pour chacun !





RAG 34. Lovely34

10:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JEUNES, JEUNESSE, RAG 34

17.03.2007

Réforme du contrat de travail : Bayrou rejoint Sarkozy

medium_52408.25.jpgFrançois Bayrou vient coup sur coup de déclarer qu’il n’avait jamais entendu supprimer le contrat « nouvelles embauches » et qu’il était favorable à un « CDI avec une période d’essai suffisante pour permettre de la souplesse ».

Ces propositions sur le contrat de travail sont exactement les mêmes que celles formulées récemment par Nicolas Sarkozy.

Le Parti socialiste rappelle que, contrairement à ce que prétend Monsieur Bayrou, le contrat « nouvelles embauches » est exactement le même dispositif que le contrat « première embauche » quant à la situation des salariés concernés. Dans les deux cas, le salarié peut être congédié à tout moment pendant deux ans sans motif, sans préavis, sans indemnité.

Le Parti socialiste rappelle également aux deux candidats de droite que le droit du travail permet déjà aux employeurs d’imposer jusqu’à deux mois de période d’essai aux salariés, et jusqu’à six mois aux cadres. Ces durées sont largement suffisantes pour l’évaluation par les employeurs des capacités professionnelles de leurs salariés.

La proposition des deux candidats de droite d’un contrat de travail avec période d’essai plus longue reviendrait à instituer l’équivalent d’un CPE pour tous les salariés. Un tel recul serait synonyme de précarité accrue pour les salariés, sans aucun effet bénéfique sur l’emploi, comme en témoignent plusieurs enquêtes du ministère du travail lui-même.

A l’opposé du projet de Nicolas Sarkozy d’instituer un contrat de travail unique sur le modèle du CNE, Ségolène Royal s’engage à abroger ce dispositif inefficace et néfaste, et à faire du CDI et de l’emploi stable le droit commun du travail.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Lolo34

13:04 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, CPE, CNE, CONTRAT UNIQUE, RAG 34

Simone Veil critique le projet Sarkozy sur l'immigration

PARIS (AFP) - Simone Veil, qui a exprimé son soutien à Nicolas Sarkozy, critique le projet du candidat de l'UMP de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, dans une interview à l'hebdomadaire Marianne à paraître cette semaine.

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L'ancienne ministre UDF Simone Veil et le candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, le 8 mars 2007 à Paris © AFP/Archives

"Je n'ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë. J'aurais préféré parler d'un ministère de l'immigration et de l'intégration", explique Mme Veil à propos de ce projet très controversé, selon le texte diffusé par Marianne par courrier électronique.

Comme on lui demande si elle a fait part de son désaccord à M. Sarkozy, Mme Veil répond: "Il est très difficile à joindre en ce moment. Mais je compte bien lui en parler. Je lui ai toujours dit ce que j'en pensais".

"Nicolas Sarkozy, pour moi, est le plus qualifié pour devenir président de la République, même si je ne suis pas toujours d'accord avec certaines de ses positions ou de ses attitudes", ajoute Mme Veil.

"On doit prendre position, on ne peut pas se défausser", affirme-t-elle.

M. Sarkozy, interrogé sur cette réaction de Mme Veil vendredi en marge d'un déplacement, a estimé que "chacun avait le droit d'avoir sa propre opinion".

Mme Veil déclare en outre concernant la candidate socialiste: "Je ne suis pas socialiste (...) mais j'admire la force et le courage de Ségolène Royal de s'être engagée dans ce combat".

En revanche, Mme Veil réitère ses critiques contre François Bayrou, candidat UDF, affirmant qu'"il n'a pas la carrure d'un président". "Aujourd'hui, ses propositions me paraissent très peu démocratiques", précise-t-elle.

RAG 34. Les lolo's 34

09:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Veil, ministère de l'immigration et de l'identité nationale

16.03.2007

A propos de la disparition de Lucie AUBRAC : Sarkozy, jeune malappris en panne d'Histoire ?

"Belle conscience" : Sarkozy cite volontiers Jaurès, Blum, mais oublie de rendre hommage à Lucie Aubrac ( femme trop communiste ?) une authenthique héroïne qui a participé à la libération de La France du joug nazi mais qui a aussi surtout oeuvré à son heureuse reconstruction au sein du Conseil national de la Résistance : Création des assurances sociales et de l'ensemble de nos services publics que vous et vos coquins démantelez jour après jour sans vergogne !

Ma colère que je voudrais désormais partagée ne s'éteindra pas d'aussitôt. Cet oubli inacceptable, vous vaudra sans doute l'un de ces courroux mémorables du peuple français si vous deviez demain continuer de gouverner. Prenons date !

Votre hommage même tardif pour témoigner sinon reconnaître l'oeuvre immense de Lucie Aubrac, me et nous réconforterait. Vive la France, vive la République !

"Entre ici Lucie Aubrac ..."

Note précédente


RAG34. Lovely34

16:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : AUBRAC Lucie, SARKOZY, RAG 34

La droite et les OGM : mensonges à tous les étages

I) Plantes OGM : pas d'avantages décisifs et des doutes persistants
Les plantes OGM actuellement mises en culture ne présentent pas d'avantages décisifs sur le plan économique comme sur le plan de la santé, de l'environnement, ou des problèmes liés à la faim dans le monde.
Au contraire, elles constituent pour le moment un cheval de Troie pour la conception américaine des brevets qui pourrait nous conduire vers une appropriation du vivant par de grandes firmes privées multinationales.
La biodiversité est un patrimoine commun. Les Pays du sud ont le droit de choisir et de maîtriser leur modèle de développement sans qu’il leur soit imposé, dans le respect de leur environnement, et tous les agriculteurs du monde doivent disposer de ce même droit.
Cette commercialisation est d'autant plus inacceptable que cette utilisation à des fins mercantiles de plantes génétiquement modifiées se fait alors que peu de recherches sont menées, de façon objective et désintéressée, sur les effets pour la santé et l'environnement. Or, de vraies questions restent posées sur les OGM actuels, et notamment leur culture en plein champ.

II) L'UMP complice des firmes multinationales productrices d'OGM
Le programme de l’UMP explique que « le service rendu par les OGM n’est toujours pas probant au regard des risques et des inquiétudes qu’ils soulèvent. » C’est pourtant une politique diamétralement opposée à cette affirmation qu’a conduite l’UMP depuis 2002.
Le projet de loi sur les OGM a ainsi été élaboré sous l’emprise des grandes firmes multinationales pour faire la part belle à la brevetabilité du vivant et au libéralisme de la production agricole de masse. Ce projet présenté par le gouvernement Villepin-Sarkozy, n’était rien d’autre qu’un projet d’autorisation des OGM, exonérant de toute responsabilité les firmes productrices d’OGM, plutôt que la simple transposition de la directive européenne attendue depuis longtemps.
Les différents gouvernements de droite ont largement contribué à créer un climat délétère et violent autour du dossier des OGM, par l'absence de transparence, de débats et de réelle concertation dont ils sont comptables sur le sujet, comme par les moyens dérisoires qu'ils ont choisi de consacrer à la recherche publique.
Et Nicolas Sarkozy est d'ailleurs le seul candidat d'importance à ne pas avoir pris position clairement en faveur d'un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, ce qui constitue de fait une validation des cultures d'OGM en France.

III) Avec Ségolène Royal, un moratoire sur les cultures OGM en plein champ
Après le moratoire longtemps appliqué en Europe à l’instigation du gouvernement Jospin, les reculades successives des gouvernements de droite, et leurs mensonges sur la réalité des essais en plein champ, ont favorisé la dissémination dans de nombreux endroits en France.
Il y a ainsi actuellement jusqu'à 5000 hectares de maïs transgéniques cultivés sans cadre réglementaire, surfaces qui d’ailleurs augmentent régulièrement dans la plus totale illégalité, ce qui a conduit 19 régions de France à voter contre les essais OGM en plein champ.
Avec les socialistes, Ségolène Royal s'est ainsi opposée fermement aux autorisations de commercialisation et de mises en culture en plein champ délivrées actuellement sans débat démocratique et sans qu'existe un quelconque régime de responsabilité clairement établi en cas de contamination
Elle propose au contraire d’organiser un grand débat public qui définira la politique à mettre en oeuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique. Dans l'attente, les cultures OGM en plein champ seront immédiatement arrêtées.
Il faudra dans le même temps assurer le développement d'une recherche d'excellence conduite dans la transparence, selon de stricts protocoles de mise en oeuvre et d'évaluation, par des organismes publics correctement financés. Il faut notamment développer l'indispensable recherche médicale à long terme sur les effets des OGM, en particulier en toxicologie.

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Avec Ségolène Royal : prévention, précaution, recherche et progrès

RAG 34. Lolo34

13:21 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, RAG 34

Priorité à l’éducation !

Depuis 2004, les 21 régions socialistes ont mis en oeuvre des efforts conséquents pour que chaque jeune puisse entrer dans la vie active avec les mêmes chances.

Coups d’pouce (Aquitaine), carte Lycéo (Champagne-Ardenne), Explo’ra sup (Rhône- Alpes)… Autant de dispositifs mis en place par les régions socialistes pour faire de l’éducation un enjeu majeur et accorder une attention privilégiée à la jeunesse.

Il s’agit avant tout de permettre une réelle égalité des chances. La gratuité des manuels scolaires est l’un des outils les plus développés. Pour autant, l’enseignement professionnel n’est pas laissé de côté. Le coût exemple, est en grande partie remboursé par les régions. En Poitou-Charentes, en 2006, 23 600 jeunes de lycées professionnels ont bénéficié de la gratuité du premier équipement. Mais l’égalité des chances repose aussi sur l’accessibilité au logement ou aux transports. Formules « spéciales jeunes » ou paiement de cautions, les socialistes ont multiplié les aides pour sécuriser le parcours scolaire de chaque jeune.

Autre objectif cher aux régions socialistes : l’accès à la culture et aux loisirs. Ainsi, dans le Limousin, les chèques culture-sport permettent aux jeunes âgés de 16 à 20 ans de se rendre au cinéma, au musée ou à des manifestations sportives.

L’ambition des régions est aussi de favoriser la mobilité des jeunes, au niveau national, mais surtout internationale. Avec Explo’ra sup, par exemple, la région Rhône- Alpes accorde aux jeunes des bourses pour accomplir des stages à l’étranger. Jérémy, étudiant parti au Chili, en témoigne : « L’aide de la région a été vitale pour mon séjour, car elle m’a permis d’étudier et d’effectuer un stage sans avoir à rechercher un petit boulot à côté, qui m’aurait pris énormément de temps. »

Fanny Costes

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09:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Prorité à l'éducation !

15.03.2007

Lucie Aubrac, grande figure de la Résistance nous quitte à l'âge de 94 ans.

Lucie Aubrac, héroïne de la résistance et femme moderne de l'après guerre photo Manuel Meszarovits

Une authenthique héroïne vient de s'en aller. Sans jamais renoncer au combat pour la liberté, la paix, et pour la dignité dûe à chaque homme, elle s'était récemment encore engagée aux côtés du réseau éducation sans frontières pour défendre les droits des enfants scolarisés sans papiers que Nicolas Sarkozy continue d'expulser.

De très nombreux hommages devraient se succéder dans les prochaines heures et prochains jours. Un hommage national à la hauteur de son immense courage qui aida activement à la libération de notre pays est attendu.

"Madame conscience" partez en paix, nous résistons !

Réécouter l'engagement de Lucie Aubrac en faveur des enfants scolarisés sans papiers, le 2 juillet 2006 (France Inter) :




En savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_Aubrac



RESISTANCE !

RAG 34. Lolo34

Hommage à Lucie Aubrac
15 mars 2007

Communiqué de Laurent Fabius

Je salue avec émotion et reconnaissance la mémoire et la vie de Lucie AUBRAC.

Depuis plus d’un demi-siècle, elle symbolisait, avec tant d’autres et d’abord avec Raymond AUBRAC son mari, le courage, l’amour de la liberté et la passion de la France qui animaient la résistance à l’occupant nazi.

Professeur et historienne, elle avait inlassablement consacré son énergie à la transmission de ces valeurs aux jeunes générations.

Oui, le message et le visage de Lucie AUBRAC resteront vivants.

Laurent FABIUS

13:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Lucie Aubrac, ERSF, RSF, RAG 34

François Bayrou : une curieuse idée de la laïcité

Comme toujours, François Bayrou joue la carte de l’ambiguïté, du « un coup à droite, un coup à gauche » pour tromper les Français et attirer à lui plus d’électeurs. Sa posture de défenseur de la laïcité est démentie par une lecture attentive de ses propos, et par ses actes. Sur ce sujet comme sur d’autres, sa stratégie revient à parer les idées de Nicolas Sarkozy avec les mots et les principes de Ségolène Royal et du PS.

I) Quelle est sa conception de la laïcité ?

François Bayrou se présente souvent comme un grand défenseur de la laïcité. Mais qu’entend-il exactement par ce terme ?

 La laïcité républicaine, du point de vue de FB, a pour avantage de renforcer les religions : « Elle donne à l’engagement religieux une authenticité personnelle qu’il n’y avait pas avant. » (8e rendez-vous de l'Histoire à Blois, 17 octobre 2005)
 Pour lui, elle n’est pas neutralité, mais défense et protection des religions : « la laïcité ce n’est pas la neutralité, malgré les affirmation simples, de Renan par exemple. La laïcité, ce n’est pas un ensemble vide » ; « La laïcité dit " dans tout cela, il y a du sacré ". Pour nous, Français, on n’y touche pas. Exemples : juifs, shoah, races, etc. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003). Mais que recouvre exactement ce « etc. » ? Par exemple, faut-il « ne pas toucher » au voile pour les femmes ?
 Sa position est donc tout sauf claire, comme le résume son attitude ambiguë à propos de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 : « Un code de la laïcité est devenu nécessaire, un code qui reprenne de manière simplifiée et solennelle les textes qui fondent l’architecture juridique de notre laïcité et ont construit le compromis laïque. Je ne suis pas favorable à modifier l’arsenal juridique, notamment la loi de 1905. Si des adaptations doivent être trouvées, la rédaction d’un tel code le permettra. ». En résumé, il faut changer la loi, sans la changer, tout en la changeant !
 Alors que la laïcité revient à ce que l’Etat ni ne soutienne, ni n’attaque les religions, FB regrette que l’Etat ne prenne pas en compte explicitement les religions, et envie le communautarisme religieux anglo-saxon : « Les sociétés anglo-saxonnes, par exemple, sont moins sensibles à ces sujets [la laïcité] que nous ne le sommes. C’est qu’elles ont dès l’origine intégré le communautarisme pluriel dans leur représentation d’elles-mêmes. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003).

François Bayrou ne défend pas la laïcité républicaine, mais une version très personnelle de celle-ci, selon laquelle l’Etat doit prendre en compte et soutenir tous les cultes : « La laïcité n’est pas l’ennemi de la conviction religieuse, mais la prise en compte de toutes » (discours pour le vote d’abstention du groupe UDF le 10 février 2004, pour la loi sur le voile).

II) Une ambiguïté qui se traduit dans ses actes

Le ministre de la loi Falloux

Alors qu'il est ministre de l'Education nationale en 1993, FB tente de réformer la loi Falloux sur le financement de l'enseignement privé. Son projet propose de permettre aux collectivités locales de financer sans restriction la construction et l'entretien des établissements d'enseignement privé.

 S'ensuivit une mobilisation nationale, et même l'intervention du Conseil constitutionnel, qui censure le projet de loi, en particulier parce qu'il « contrevient au principe de la laïcité de la République posé par l'article 2 de la Constitution et méconnaît le devoir de l'Etat concernant l'organisation de l'enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés imposé par le Préambule de la Constitution de 1946 » (Décision n° 93-329 DC du 13 janvier 1994).

L’opposant à la loi sur le voile

Se protégeant derrière la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, FB ainsi que certains députés UDF ont refusé de voter la « loi sur le voile » en 2004, qui visait à défendre la laïcité à l’école en y interdisant le port de signes religieux ostensibles.

 FB explique le 3 février 2004 : « sauf à démontrer que le port d’un insigne religieux est nuisible à la société, nul n’a le droit de l’interdire ».

Le défenseur de l'enseignement catholique

 FB déclare dans un discours du 25 janvier 2007 à Orléans : « Personne ne peut soupçonner en moi un ennemi de l’enseignement privé. J’ai pris suffisamment de risques pour être objectif et compréhensif en la matière pour pouvoir prétendre que je suis partisan de la liberté de l’enseignement. »
 Pour comprendre la portée de ces propos, il faut se souvenir que, en France, 97% de l'enseignement privé est catholique

FB n’hésite pas à mettre en avant ses croyances comme argument électoral :

 « Je suis croyant, j’ai un attachement pour les religions et si j’avais été directeur d’un de ces journaux, je n’aurais pas publié (ces dessins). », déclare-t-il dans Libération le 8 février 2007, alors même qu’il prend la défense de Charlie Hebdo dans le procès des caricatures !

Comme toujours, François Bayrou joue la carte de l’ambiguïté, du « un coup à droite, un coup à gauche » pour tromper les Français et attirer à lui plus d’électeurs. Sa posture de défenseur de la laïcité est démentie par une lecture attentive de ses propos, et par ses actes. Sur ce sujet comme sur d’autres, sa stratégie revient à parer les idées de Nicolas Sarkozy avec les mots et les principes de Ségolène Royal et du PS.

RAG 34. Lolo34

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14.03.2007

Le choix du second tour : Entre héritiers du giscardisme et du chiraquisme lepénisé d'hier ? Choisissons ensemble le socialisme de demain !

Heureusement que la moitié d'entre-nous n'a pas encore choisi pour qui ils voteront au premier tour !

Car chez Bayrou, il n'y a cruellement pas de pilote dans l'avion et, chez Sarkozy l'ultralibéralisme matîné de lepénisme nous fait redouter le pire du pire....

Certes pour nous, Ségolène Royal n'était pas notre candidate préférée, pour cause de centrisme revendiqué. Mais aurons-nous, aurez-vous encore le choix au second tour et au delà, si le pire du pire venait à aboutir ?

Il nous, il vous appartient de qualifier Ségolène Royal dès le premier tour !

Contre les droites d'hier, inventons et organisons ensemble "l'eurométissage" et le "peer to peer", "gagnant-gagnant" pour toutes et tous. Non à la la société barbelée du pire promise par le trio Bayrou, Sarkozy, Le Pen !

Les droites ne passeront pas par moi, le 22 avril je vote socialiste !



RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34.

12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Contre les droites d'hier, inventons ensemble le socialisme de demain!

Le travail : "Bayrou ? Le vide ! Mais le travail dur, pénible et pendant très longtemps, c'est Sarkozy."Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !

Travail pénible pour tout le monde !
"Pour Nicolas Sarkozy, le travail doit être pénible pour les travailleurs mais très rentable pour les grandes entreprises... Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !
- Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité.
- Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active.
- Favoriser le retour à l’emploi.


I) L’enjeu
Un diagnostic s’impose : En France, le chômage ne baisse pas, sauf dans les statistiques officielles, la précarité se répand, le nombre de Rmistes a augmenté de plus de 250 000 depuis 2002. 70 % des embauches se font avec des CDD et de l’intérim.

Dans ses voeux aux Français du 4 janvier 2007, Ségolène Royal avait relevé :
« Je sens monter dans le pays une inquiétude croissante, une colère parfois, une exaspération souvent. Ce sentiment insupportable de ne plus pouvoir maîtriser son existence, vivre dignement de son travail, progresser et espérer mieux pour ses enfants. Et en même temps, le progrès social n’est pas toujours au rendez-vous : pour des millions de salariés, le travail ne paye pas et l’on compte aujourd’hui, malgré la richesse de la France, 2,5 millions de ces travailleurs pauvres qui sont d’ailleurs en majorité des travailleuses pauvres, souvent contraintes d’accepter des emplois à temps partiel ».

Cette inquiétude s’est retrouvée dans les débats participatifs. Ceux-ci ont en effet beaucoup porté sur la précarité du travail. Cette précarité touche même les diplômés, qui enchaînent, faute de trouver un emploi, des stages non rémunérés. L’ascenseur social est bloqué. Dans ce système aggravé par la politique menée par la droite depuis cinq ans, seuls les plus favorisés s’en sortent.

II) DES PROPOSITIONS COHERENTES POUR REHABILITER LA VALEUR TRAVAIL

Ce ne sont pas les 35 heures mais la droite qui détruit la valeur travail. « La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre. » (Article de la candidate dans les Echos en date du 19 mai 2006)

Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité

1- Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.
2- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le contrat nouvelle embauche (CNE) pour faire du CDI la règle.
3- Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes, notamment sur les questions d’organisation du travail, de conditions de travail, d’aménagement du temps de travail, de pénibilité, de temps partiel subi. Sur les 35 heures, Ségolène Royal propose l’ouverture de négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.

Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active

4- Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ségolène Royal propose d’ouvrir 500 000 emplois tremplins aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche.
5- Instaurer un plan à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet.

Favoriser le retour à l’emploi

6- Instaurer un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.
7-Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études.
8- Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante, une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par le service public de l’emploi.

III) UNE VISION D’ENSEMBLE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Dans son discours du 11 février, la candidate est revenue sur sa conception du développement durable qui « repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'économique, le social et l'environnemental (…), la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinquième puissance économique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, qui innovent, qui prennent des risques et qui travaillent dur. (…) Nous ne tiendrons durablement ce rang que si nous recréons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés et à créer en fait ce vrai dialogue social qui reste en France si terriblement archaïque. L'inventivité des entrepreneurs doit être reconnue, mais la dignité du travail doit être respectée et même remise à l'honneur. »

Le travail pour tous, c’est cela valoriser le travail.

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06:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, RETOUR A L'EMPLOI, RAG 34

Sarkozy et l’ouverture au Front national

« L’ouverture » de Nicolas Sarkozy doit donc être prise pour ce qu’elle est, une simple opération tactique pour jouer de la confusion des mots et des idées.

I) Dissimulation
Nicolas Sarkozy n’est plus à droite, il est « de France » ! :
« Lorsqu’il s’agit de l’élection présidentielle, il s’agit de la France. Et lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp, il n’y a plus de parti. » (discours à la Mutualité, 11 février 2007).
Hier – c’était en 2006 ! – Nicolas Sarkozy voulait représenter « une droite décomplexée », aujourd’hui, il veut être le candidat de « la réconciliation ». Et de re-citer (c’est désormais une habitude…) Jean Jaurès et Léon Blum, qui n’en peuvent mais…
Et d’accueillir – plus prosaïquement – deux transfuges de l’UDF, André Santini, pris dans « le système des Hauts-de-Seine », Christian Blanc, aspirant ministre depuis longtemps…
Il y a eu sans doute un sentiment d’urgence dans l’état-major de l’UMP : faire oublier la dureté libérale des propositions concrètes du candidat sortant, gêner le candidat de l’autre droite, François Bayrou zélateur d’un introuvable « entre-deux » politique, fournir des prétextes commodes à quelques intellectuels en mal de conservatisme, voici les raisons de cette posture. Mais la réalité est autre.

II) Sectarisme
C’est bien beau de parler « d’ouverture » et de « réconciliation », encore faudrait-il que Nicolas Sarkozy l’ait prouvé, ne serait-ce qu’un petit peu, dans ses comportements au pouvoir.
Dans les Hauts-de-Seine, son fief, qu’il entend dominer sans partage, il ne cesse de< réduire son opposition au silence dans les assemblées départementales ; il refuse de lui communiquer les résultats des audits menés dans le département, la privant ainsi délibérément de moyens d’action.
Au Parlement, il n’a cessé d’afficher son mépris pour la gauche, et tout particulièrement pour les socialistes, qu’il a accusés à plusieurs reprises de préférer « leur parti à leur pays ». Comme si en matière de comportement clanique, le RPR hier, et l’UMP aujourd’hui pouvaient donner des leçons !
La boulimie de pouvoir qui est la sienne (son projet ne comporte aucune mesure concrète pour rééquilibrer les pouvoirs, à la différence de celui, précis, de Ségolène Royal…),laisse bien mal augurer de ce que pourrait être « l’État irréprochable » qu’il vante ! L’utilisation des renseignements généraux à des fins partisanes en est déjà une preuve… sans compter la pression continue sur les médias.

III) Regards vers le Front national
En fait, la seule « ouverture » concrète que Nicolas Sarkozy pratique, est une ouverture idéologique vers le Front National.
Les slogans sont clairs : « La France, aimez-la ou quittez-la », « Notre pays a un fort besoin d’autorité. »
Les concepts ne le sont pas moins, le « pays réel » est opposé au « pays légal », vieille thématique de l’extrême droite française.
Les complaisances sont multiples, l’allusion aux « égorgeurs de moutons », à la polygamie, au mariage forcé, la réhabilitation de la colonisation, la dénonciation d’un « racisme anti-français », etc. Autant de signes donnés à l’électorat du Front national et qui sont bien compris comme tels.



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13.03.2007

Sarkozy : candidat du salariat jetable

Les prises de position répétées de Nicolas SARKOZY en faveur d’une possibilité de rupture du contrat de travail par consentement mutuel confirment que le candidat de l’UMP est d’abord le porte-parole du MEDEF et du patronat le plus rétrograde.Le Parti socialiste rappelle que la rupture amiable du contrat de travail existe déjà en droit français, et a pour conséquence normale que le salarié ne peut alors se prévaloir de l’assurance-chômage.

Dès lors, la proposition du MEDEF, aujourd’hui reprise par Monsieur SARKOZY, n’est destinée qu’à remplacer l’actuel droit du licenciement par un droit de la « séparabilité », chère à l’organisation patronale, qui priverait le salarié de tout droit de recours contre l’employeur.

Dans ces conditions, le contrat de travail unique proposé par Nicolas SARKOZY serait en réalité, au mieux un CPE pour tous, et plus probablement un contrat dont la rupture ne pourrait pas être contestée par le salarié.

Cette évolution reviendrait à instituer dans notre pays le principe du salarié jetable à tout moment, sans motif, en appliquant aux relations sociales les principes de résiliation contractuelle du droit commercial.

A l’opposé de ce projet de régression sociale généralisée, Ségolène ROYAL propose de faire du CDI la référence en droit social, en incitant financièrement les entreprises à recourir à cette forme d’emploi stable et pérenne.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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Le pacte présidentiel : 100 propositions pour que ça change fort !


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Le pacte présidentiel : 100 mesures en musique (clip vidéo 12 mns)


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12.03.2007

Bayrou et l’UDF défendent la même politique anti-sociale que Sarkozy et l’UMP

Qui peut douter que François Bayrou et l’UDF soient de droite, agissent au service des intérêts du Medef et se moquent éperdument des droits des travailleurs salariés ou indépendants ?

La France d’en haut
Les positions de l’UDF, fondée par Giscard d’Estaing, présidée maintenant par François Bayrou, sont l’expression d’un monde qui ignore les fins de mois difficiles et dont les préoccupations sont à l’opposé de celles qui taraudent ceux pour qui les difficultés sont permanentes parce qu’elles se présentent dès le début du mois. Bayrou appartient à un monde qui s’estime être la France d’en haut : « Ah ? Tu n’es que professeur de collège ? » disait-il à un ancien camarade de classe qu’il avait perdu de vue. La fréquentation des allées du pouvoir peut créer le sentiment d’appartenir à une élite : Bayrou ne doute pas que les institutions bonapartistes, gaullistes, de la V° République, soient taillées pour lui-même.

Le gouvernement du « centre »
En Italie, discréditée, la démocratie chrétienne s’est effondrée, laissant la place à Berlusconi qui a pu rassembler des nationalistes aux libéraux. En Allemagne, c’est la démocratie chrétienne qui s’est imposée comme le parti dominant de la droite et qui s’étend jusqu’aux frontières de l’extrême droite. Mais en France, la place de parti dominant de la droite est occupée par l’UMP qui, comme en Italie et en Allemagne, amalgame le nationalisme et le libéralisme. Les restes de l’UDF, regroupés autour de Bayrou, n’ont plus de place pour réussir le même amalgame. C’est pourquoi Bayrou tente de convaincre que « la France se gouverne au centre » n’a comme carte d’identité que le libéralisme.

Le pôle extérieur
Comme tous les autres dirigeants de la droite François Bayrou a construit sa carrière politique personnelle en s’adaptant aux institutions monarchiques de la V° République. Mais si l’UDF ne s’est pas fondue dans l’UMP, c’est parce que Bayrou, minoritaire au sein de la droite, est plus visible en restant à l’extérieur d’un appareil construit pour servir un seul chef. Ce n’est pas par refus de l’orientation libérale du parti dont Sarkozy s’est emparé.

Le libéralisme de la droite
On peut en juger par la politique que Bayrou et l’UDF ont suivie depuis 2002. Il ont approuvé les lois anti-sociales les plus scélérates préparées par le gouvernement :
Le 3 juillet 2002, François Bayrou approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 15 octobre, il approuve la loi Fillon sur les salaires, le temps de travail et le développement de l’emploi, combattue par les groupes socialiste et communiste, qui prévoit de nouvelles exonérations de cotisations patronales.
Le 19 novembre, il vote le budget 2003 du gouvernement Raffarin.
Le 17 décembre 2002, le groupe UDF approuve la loi sur les marchés de l’énergie et le service public de l’énergie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste .
Le 28 janvier 2003, François Bayrou approuve la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste qui s’oppose à la modification des modes de scrutin des régionales et européennes : cette modification sera adopté au titre de l’article 49-3 de la Constitution.
Le 29 avril, l’UDF signe un chèque en blanc au gouvernement Raffarin en votant la loi qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnances pour « simplifier » la codification du droit.
Le 2 juillet, Bayrou refuse de voter la motion de censure socialiste du gouvernement Raffarin qui, par le projet de loi Fillon, s’attaque aux retraites par répartition en baissant le montant des pensions malgré l’opposition massive de la mobilisation sociale (1,5 million de manifestants à Paris).
Les 3 et 24 juillet, il approuve cette loi Fillon de contre-réforme des retraites, qui est combattue par tous les députés de gauche.
Le 4 novembre, il vote le budget de la sécurité sociale pour 2004, auquel s’opposent les groupes socialiste et communiste.
Le 25 novembre 2003, il approuve la loi sur le RMI qui crée le « Revenu minimum d’activité », combattu par les groupes socialiste et communiste.
Le 2 mars 2004, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 5 avril, il approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 7 avril, il approuve la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 juin, il approuve la loi sur le handicap, qui supprime un jour férié (lundi de Pentecôte) et qui est combattue par la gauche.
Le 23 novembre, il vote le budget 2005 du gouvernement. Le 7 décembre 2004, il approuve la loi Borloo, dite « de cohésion sociale », combattue par la gauche.
Le 22 mars 2005, il approuve la loi Ollier, portant sur l’organisation du temps de travail en entreprise, combattue par la gauche.
Le 23 mai, il approuve la loi de transposition des directives européennes sur l’ouverture des services postaux à la concurrence, combattue par toute la gauche. - Le 18 octobre, il approuve la loi d’orientation agricole, qui est combattue par les groupes de la gauche, socialiste et communiste.
Le 15 novembre, il approuve l’application de la loi du 3 avril 1955 pour instaurer l’état d’urgence qui est refusé par les groupes socialiste et communiste.
Le 29 novembre, il approuve la loi sur la sécurité et les contrôles frontaliers, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 6 décembre 2005 , il approuve la loi sur le « retour à l’emploi », qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 31 janvier 2006, il approuve la loi sur le logement, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 21 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 30 mai 2006, il approuve encore la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, qui est combattue par toute la gauche.

Un tournant tactique
Le jusqu’au-boutisme de Villepin, accroché au CPE, signe la fin de la politique d’appoint inutile de l’UDF à l’UMP. À partir de la rentrée politique de septembre 2006, avec l’entrée dans la pré-campagne présidentielle, Bayrou sait qu’il va être laminé par l’appareil UMP s’il ne se démarque pas de Sarkozy. Rester collé à Sarkozy c’est disparaître. S’en distinguer c’est sans danger : l’UMP possède à elle seule la majorité absolue des députés. Les 30 UDF devenaient même ridicules de venir faire inutilement l’appoint aux 360 UMP. Bayrou refait ainsi surface sur la scène politique et endigue provisoirement la chute continue de la démocratie chrétienne française depuis la fin du MRP. Mais l’aspiration à l’unité de toute la gauche et le poids de l’appareil UMP écrasent peu à peu la place disponible pour l’UDF. Sa respiration se réduit à celle qu’autorise le desserrement conjoncturel des étaux qui l’enserrent.

Pierre Ruscassie

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07:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, UDF, RAG 34

11.03.2007

Chirac ou un verre plein à l'étranger et à moitié vide en France

Copyright © Allociné 2007
PARIS (Reuters) - Jacques Chirac devrait mettre un point final dimanche à quarante années de vie politique dont douze à l'Elysée, où ses succès à l'international l'ont emporté sur sa politique intérieure à l'exception de son dernier pari européen.

Ce que les Français en retiendront, "je n'en sais rien", reconnaît le président à Pierre Péan, auteur d'un "Inconnu de l'Elysée" sorti mi-février.

"Ce que je souhaiterais qu'ils retiennent, c'est que, contrairement aux apparences qu'elle donne à certains moments et pour certains aspects de son histoire, la France est un pays - s'efforce d'être un pays - de tolérance", confie le chef de l'Etat.

Sous sa houlette, le service militaire obligatoire disparaît début 1997 et le quinquennat est institué en 2000. C'est aussi sous son autorité que sont votées les lois réformant les régimes de retraite et l'assurance-maladie, puis l'interdiction à l'école des signes ostensibles d'appartenance à une religion.

Sa présidence consacre également l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics, instituée le 1er février dernier. Son deuxième mandat avait été placé sous le signe de "grands chantiers" comme la lutte contre le cancer, l'aide aux handicapés et la sécurité routière.

Mais c'est dans le domaine économique et social que les fruits peinent à être récoltés, les économistes évoquant au mieux un "bilan contrasté" des années Chirac.

Elu en 1995 sur le thème de la "fracture sociale", Jacques Chirac est reconduit à la tête de l'Etat sept ans plus tard après l'élimination surprise de son adversaire de gauche, Lionel Jospin, au profit de celui du Front national, Jean-Marie Le Pen, au terme d'une campagne dominée par les questions de sécurité.

Réélu avec plus de 82% des voix, il assiste impuissant à la remontée du chômage en 2002 et 2003 et tente de contrer la montée du communautarisme. Combinés, les deux facteurs débouchent sur les violences de l'automne 2005 dans les quartiers difficiles.

Douze années après son accession à la magistrature suprême, on compte toujours plus de deux millions de sans-emploi en France et la baisse amorcée en 2004 s'accompagne d'une hausse du nombre de RMIstes.

Alors qu'il prônait la "remise en ordre des finances publiques" - "un point obligé" - la dette française est passée de 496 milliards d'euros en 1995 à plus de 1.100 milliards.

Il avait fait de la baisse de 30% de l'impôt sur le revenu l'une de ses principales promesses de campagne en 2002. Selon le ministre du Budget Jean-François Copé, les impôts auront finalement baissé d'environ 20% en moyenne entre 2002 et 2007.

FRANCOPHONIE ET ECOLOGIE

Au chapitre international, les choses avaient mal commencé pour Jacques Chirac.

Un mois après son élection, il se met le monde à dos en décidant la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique, en pleine commémoration du cinquantenaire d'Hiroshima. Il y mettra un point final en janvier suivant.

Le chef de l'Etat endosse par la suite tous les atours du militant écologiste, sa croisade culminant en septembre 2002 avec son appel de Johannesbourg. "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", avait-il tancé ses homologues.

Il n'a de cesse de mettre en garde une humanité qui "danse sur un volcan", fustigeant les pays n'ayant pas signé le protocole de Kyoto, militant pour la création d'une Organisation des Nations unies pour l'Environnement et prônant le développement du Sud.

Défenseur de la francophonie, avocat de l'Afrique - où il s'est rendu quasiment chaque année -, Jacques Chirac s'est aussi posé en chantre du multilatéralisme, tenant tête à des Américains qui l'agacent "à toujours vouloir imposer leur point de vue", avoue-t-il à Pierre Péan.

En septembre 2001, il est le premier chef d'Etat étranger à se rendre aux Etats-Unis après les attentats de New York et Washington. Dix-huit mois plus tard, contre l'avis de nombreux partenaires européens, il prend la tête des opposants à l'intervention américaine en Irak, ce qui s'avérera l'une de ses décisions les plus visionnaires.

"J'ai répété 36 fois à (George) Bush qu'il commettait une erreur monumentale", dit-il à propos du chef de la Maison blanche, aujourd'hui contraint de faire machine arrière dans un conflit qui a coûté la vie à plus de 3.000 Américains.

"MOUTON NOIR"

Mais pour ses détracteurs, le deuxième mandat de Jacques Chirac a pris fin le 29 mai 2005, jour du référendum sur la Constitution européenne en France.

Si elle dit "non", la France sera le "mouton noir" de l'Europe, avait prévenu le président lors d'une émission télévisée quelques semaines avant une consultation qu'il avait lui-même voulue. Le traité constitutionnel, fruit de longues années de négociations à 25, est pourtant repoussé par plus de 54% des Français, plongeant l'Europe dans un marasme dont elle tarde à sortir.

Vendredi à Bruxelles, lors de son probable dernier Conseil européen, il a esquissé un mea culpa. "Je suis désolé de, peut-être, ne pas avoir fait tout ce qu'il aurait fallu pour éviter ce qui a été une mauvaise chose pour l'Europe et pour la France", a-t-il déclaré devant la presse.

L'échec du référendum européen traduit un manque d'intuition de l'Elysée à l'égard de l'opinion française et en rappelle un autre: celui de la dissolution de 1997.

Conseillé par Dominique de Villepin, Jacques Chirac décide d'organiser de nouvelles législatives afin d'obtenir une majorité plus solide. Mauvais calcul: la "gauche plurielle" l'emporte, marquant le début de cinq ans de cohabitation avec Lionel Jospin.

Dernier président à avoir fait l'expérience de la guerre, révulsé par l'antisémitisme - "C'est physique", dit-il -, Jacques Chirac multiplie les gestes symboliques pour réconcilier les Français avec les pans sombres de leur histoire.

En juillet 1995 - il est à l'Elysée depuis deux mois - il est le premier chef d'Etat à dénoncer le rôle de Vichy dans la déportation des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. "Ce qui s'est passé avec les juifs pendant la guerre est impardonnable, et il y a un moment où il faut le dire", explique-t-il simplement à Pierre Péan.

En janvier dernier, il préside à l'entrée des Justes au Panthéon, ces Français qui sauvèrent les juifs d'une mort quasi-certaine en déportation.

Pudique et secret sur sa vie privée, Jacques Chirac lève un coin de voile au cours de son second mandat en faisant partager son amour de l'art. Une passion qui se traduira par la construction du musée des Arts premiers du quai Branly, vaste paquebot coloré signé Jean Nouvel surnommé dès sa naissance, en juin 2006, "musée Chirac".

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09:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CHIRAC, RAG 34

10.03.2007

Ministère de "l'immigration et de l'identité nationale": tollé contre Sarkozy


PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy, en prônant la création d'un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", s'est attiré les vives critiques de ses adversaires politiques et des associations qui y ont vu un appel du pied à l'électorat FN, à six semaines du premier tour.

"Je veux un ministère de l'immigration et de l'identité nationale", a annoncé jeudi soir le candidat UMP lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.

La proposition a été dénoncée dès jeudi soir par le PS, pour qui le ministre de l'Intérieur "laisse entendre que l'immigration est une menace potentielle pour la culture française". Le PS a demandé vendredi à M. Sarkozy de "revenir sur cette proposition" et "reconnaître son dérapage".

Le numéro un PS François Hollande a enfoncé le clou: "Je crains vraiment que dans cette campagne Nicolas Sarkozy soit dans un flirt poussé avec les thèses du Front national".

Le candidat UDF, François Bayrou, a renchéri, estimant "qu'en enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale", Nicolas Sarkozy a franchi "une frontière". En meeting à Perpignan vendredi soir, M. Bayrou a jugé que "l'identité nationale de la France, elle a un nom, c'est la République".

"On ne mélange pas dans le même ministère immigration et identité nationale. D'abord on ne fait pas un ministère de l'identité nationale. On ne fait pas un ministère de la France", a-t-il dit.

"Les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République", a estimé la candidate PCF Marie-George Buffet, pour qui "accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire".

Face à ces critiques, la porte-parole du candidat UMP, Rachida Dati, a fait valoir que "il n'y a rien de choquant, ni aucune connotation à immigration et à identité nationale".

Vendredi, le candidat de l'UMP s'est lui-même défendu devant la presse contre ces "mauvaises polémiques" car l'identité française, ce n'est pas un gros mot".

"L'Histoire de France, la fierté d'être Français, l'identité française sont au coeur de la campagne électorale", a-t-il ensuite affirmé lors d'une réunion publique à Caen.

L'idée de ce nouveau ministère a été approuvée par Jean-Marie Le Pen qui voit là "une petite opération de racolage sur les terres du FN".

Elle a en revanche suscité l'indignation d'associations. La Ligue des droits de l'homme s'est déclarée "scandalisée" par cette proposition, qui "constitue un appel de pied supplémentaire à l'extrême droite".

SOS Racisme a regretté que "l'immigration serve à nouveau de lamentable épouvantail aux échecs et aux failles du passé" et affirmé que les candidats à la magistrature suprême "ne doivent pas divertir les citoyens en flattant les plus bas instincts d'une partie d'entre eux".

Dans la même veine, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) affirme que Nicolas Sarkozy "n'a pas utilisé ces termes par hasard" et qu'en associant ces termes, "il libère la parole et l'idéologie raciste, il menace gravement la cohésion nationale".

"Visiblement, Nicolas Sarkozy entreprend la danse du ventre devant l'électorat de Le Pen", ironise le Réseau éducation sans frontières, voyant comme "ministre de l'Identité nationale" Johnny Hallyday, soutien de Nicolas Sarkozy qui s'est installé en Suisse tout en demandant la nationalité belge.

Samedi, Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a estimé que "la lepénisation du discours de Nicolas Sarkozy est en marche" et que "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée".

"Nicolas Sarkozy est manifestement un candidat à la dérive", a estimé le porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP, suite à l'annonce du candidat UMP de son projet de créer s'il est élu "un ministère de l'immigration et de l'identité nationale".

Pour le député de Saône-et-Loire, "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée". Au début de la semaine, M. Sarkozy avait indiqué qu'il se "battrait" pour que M. Le Pen -et Olivier Besancenot (LCR)- puissent être candidats.

"A quand l'arrivée de la famille Le Pen au gouvernement et au pouvoir dans les wagons du sarkozysme ?", se demande M. Montebourg.



Souk CHANTHALANGSY



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Royal dénonce l'amalgame créé par Sarkozy sur l'immigration

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal dénonce dans la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale" un amalgame assez ignoble.

"Je trouve assez ignoble de faire cet amalgame entre l'identité française et les travailleurs immigrés, étrangers, qui viennent ici pour contribuer à la croissance économique", a déclaré la candidate socialiste à l'élection présidentielle en marge de sa visite au Salon de l'agriculture à Paris.

"Je pense que c'est une confusion malheureuse", a-t-elle ajouté. "Jamais les travailleurs immigrés n'ont menacé l'identité française. Au contraire, les immigrés réguliers (...) viennent souvent faire du travail que les Français ne veulent pas faire."

Le candidat de l'UMP à l'Elysée a avancé cette idée jeudi soir sur le plateau France 2, lors de l'émission "A vous de juger", parce qu'à ses yeux "le dossier de l'immigration est explosé en trois ministères différents".

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14:38 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, SARKOZY, RAG 34

"Ma France laïque" Peut-on continuer à vivre ensemble et comment?

Sophia Chikirou
publie "Ma France laïque"


Peut-on continuer à vivre ensemble et comment?

Pour Sophia Chikirou, cette question l'emporte sur toutes les autres: ne pas y répondre ou la contourner reviendrait à priver la politique de son sens. De son parcours, qu'elle juge semblable à celui de millions de Français issus de différentes vagues de migration et d'immigration qu'a connues la France, elle tire la conviction que la République est une chance.

De son expérience militante et associative, elle nous livre un regard franc, sans concession, qui n'épargne pas même sa propre famille politique dont certaines pratiques, qu'elle dénonce, encouragent le communautarisme.

Son analyse stimulante et ses solutions pertinentes couvrent ce qu'elle estime être le champ de la laïcité: un principe qui ne se résume pas à la loi de séparation des Eglises et de l'Etat (1905) mais qui concerne au plus haut degré le quotidien des Français, à la ville, au travail, à l'école et leur rapport à la politique.

Parce que la laïcité a permis à Sophia Chikirou d'être la femme émancipée qu'elle est aujourd'hui, elle veut, pour tous les autres, que ce principe d'organisation de la vie connaisse un retour de flamme et porte les espérances de la jeunesse.

Avec la participation de Mohammed Abdi, Claude Bartolone, Gaston Kelman, Henri Pena-Ruiz, Alain Seksig, Antoine Sfeir.

Ma France laïque

14,90€ - 230 pages

Editions La Martinière

RAG 34. Les Lolo's 34

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Ségolène Royal, pour une laïcité moderne

De 1789 à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, en passant par les lois Ferry, l’histoire de notre République se confond sur bien des points avec celle de l’émergence de la laïcité. La laïcité est le patrimoine historique de la gauche, mais aussi de la République française : Ségolène Royal s’inscrit pleinement dans ce double héritage, qui assure la liberté de conscience pour chacun et la sauvegarde de l’intérêt général.

I) La laïcité est aujourd’hui en danger

Le bilan et le projet du ministre-candidat Nicolas Sarkozy peut légitimement faire craindre le pire en ce qui concerne la sauvegarde la laïcité, s’il était élu. « On ne peut pas éduquer les jeunes en s'appuyant exclusivement sur des valeurs temporelles, matérielles, voire même républicaines [...]. La dimension morale est plus solide, plus enracinée, lorsqu'elle procède d'une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu'elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain.», expliquait-il ainsi dans son livre La République, les religions, l'espérance. Dans le même ouvrage, il propose de permettre à l’État de financer la construction de nouveaux lieux de culte, ce qui est en contradiction flagrante avec l’article 2 de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. Le passif de François Bayrou n’inspire pas plus confiance : alors qu’il était ministre du gouvernement Balladur, il avait présenté un projet de loi de révision de la loi Falloux, qui permettait aux collectivités locales de financer davantage l’école privée. Les candidats de la droite, au nom d’une prétendue « ouverture » de la laïcité, risquent en fait de l’affaiblir gravement.

II) Ségolène Royal s’est au contraire engagée en faveur de la laïcité

Elle refuse la balkanisation de la société en groupes ethniques et religieux auxquelles on sous-traiterait les questions sociales et éducatives : « Pour nous, à gauche, la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales, ce n'est pas notre modèle. C'est la droite qui affaiblit la République en portant atteinte au pacte social et à la laïcité. » (Congrès d'investiture du Parti Socialiste, Mutualité 26 novembre 2006)

En s’en prenant au principe de laïcité, on met en danger les fondements mêmes de la République : « De la précarisation généralisée aux remises en cause, par M. Sarkozy, de la loi de 1905 sur la laïcité, la droite s'en prend à tous les fondements de la République. C'est à tout cela qu'il faut mettre un coup d'arrêt. » (La Dépêche du Midi, 22 septembre 2006)

III) Des mesures concrètes pour une laïcité adaptée à la France d’aujourd’hui

Si la laïcité est au fondement de la solidité de notre République, elle ne peut se cantonner à de vagues déclarations d’intentions, comme le font les autres candidats. Ségolène Royal a pris position à plusieurs reprises sur la signification concrète de la laïcité en actes : « Je vais vous dire pourquoi je suis particulièrement attachée à ce principe (de laïcité), parce que se joue là l'émancipation des femmes, et je voudrais dire ici la solidarité qui est la mienne, à l'égard des gynécologues, dans certains hôpitaux, qui se sont fait agresser par des maris qui ne tolèrent pas que leur femme soit soignée par des hommes » (Deuxième débat télévisé pour l'investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 24 octobre 2006)

En outre, elle a déjà avancé des propositions très claires sur la question. Dans son pacte présidentiel, elle réaffirme ainsi le primat de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, et propose d’inscrire plus fermement la laïcité dans notre Constitution : « Refuser toute remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, et intégrer à la Constitution une charte de la laïcité. » (Proposition 74).

Sur la question particulièrement sensible de la laïcité dans l’Education nationale, Ségolène Royale refuse le financement anarchique de l’enseignement privé, et s’est engagée à abroger l’article 84 de la loi d’août 2004 concertant le forfait communal : « Le service public doit rester impérativement laïc, et si je suis élue je supprimerai cette loi qui oblige les communes à payer pour les élèves d'autres communes qui sont scolarisés dans les écoles privées... Je trouve cette loi tout à fait anormale, d'aller payer pour les enfants qui vont dans les écoles privées des autres communes, c'est-à-dire qui participent à la désertification rurale de la commune qui est obligée de payer, ça ne tient pas debout. » (Deuxième débat télévisé pour l'investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat , 24 octobre 2006.)

Ségolène Royal, dans son programme et ses interventions, s’engage nettement pour une laïcité réaffirmée et renforcée. Elle sera la garante de la préservation du bien commun par rapport aux intérêts particuliers, et s’opposera aux dérives communautaires qui menacent le Pacte Républicain.

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08:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LAICITE, ROYAL, RAG 34

09.03.2007

Environnement : 20% d'énergies renouvelables en France d'ici 2020 ?

Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020

L'Union européenne a présenté début janvier les orientations de la politique énergétique qu'elle entend promouvoir pour les 10 prochaines années. Ce « paquet énergie » devrait être définitivement approuvé lors du Conseil européen de Printemps des 8 et 9 mars. La feuille de route proposée affiche notamment un objectif contraignant de 20% d'énergies renouvelables en 2020.

Ségolène Royal avait adopté cet engagement dans son Pacte présidentiel. Elle s'inquiète de voir que le gouvernement français est un des seuls en Europe à s'opposer à cet objectif alors que le développement massif des énergies renouvelables est indispensable pour lutter efficacement contre le changement climatique, et que c'est une chance pour l'économie et l'emploi. Ce sont, en effet, plus de 100.000 emplois non délocalisables qui peuvent voir le jour dans ce secteur.

Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020, car il serait dangereux de prendre du retard dans ce domaine.

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07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

08.03.2007

Journée de la Femme sur du velours pour Ségolène Royal

Derrière la corde censée la protéger de la cohue, des cris "Ségolène Présidente" se mélangent à quelques "Nique Sarkozy".

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VAULX-EN-VELIN, Rhône (Reuters) - Ségolène Royal s'est offert jeudi un déplacement de terrain à la croisée de deux de ses thèmes de prédilection, les femmes et les banlieues.

Après son meeting de Dijon pour marquer la "journée internationale de la femme" mercredi soir, la candidate socialiste à la présidentielle s'est rendue à Vaulx-en-Velin, ancien quartier sensible de la périphérie lyonnaise.

Arrivée en cortège officiel avec le maire de Lyon Gérard Collomb et le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, Ségolène Royal a tenté de se frayer un chemin dans une foule extrêmement jeune et "black-blanc-beur".

Derrière la corde censée la protéger de la cohue, des cris "Ségolène Présidente" se mélangent à quelques "Nique Sarkozy".

De loin, des adolescents la prennent en photo avec leur téléphone portable. "Elle est pas plus grande que moi", s'amuse une jeune fille en survêtement, la tête ceinte d'un foulard bleu.

Une fois parvenue jusqu'au centre culturel Charlie Chaplin, la candidate socialiste a écouté les témoignages de jeunes sportives nées à Vaulx-en-Velin ou de la mère d'un enfant handicapé ayant créé un service de prêt de fauteuils roulants.

Faisant l'impasse sur leurs questions extrêmement précises, la présidente de Poitou-Charentes a déroulé les mesures de son "pacte présidentiel" en faveur des femmes, insistant sur la généralisation du micro-crédit et une augmentation massive des aides pour la formation professionnelle des femmes.

LE "SON" ROYAL CONTRE LE "BRUIT" BAYROU

"Ayez confiance en vous et demain l'Etat, les pouvoirs publics vous aideront à réaliser vos projets", a-t-elle assuré devant un public installé à de petites tables rondes.

"Je voudrais que partout sur le territoire national, plus aucune femme ne se dise 'je sens en moi des potentialités (...) mais je n'ose pas, je me dis que ce n'est pas pour moi, j'ai peur de me lancer'", a poursuivi la première femme à avoir une chance réelle d'accéder à l'Elysée.

Chez les femmes, "il y a toujours une intériorisation de quelque chose qui leur dit 'est-ce que j'ai bien le droit d'avoir ces ambitions ou est-ce que je vais y arriver?' (...) Je connais vos doutes à chacune d'entre vous", a-t-elle assuré.

"Moi je vous le dis, vous pouvez toutes y arriver", a martelé Ségolène Royal, qui joue la carte de la sérénité à six semaines du premier tour malgré l'envolée de François Bayrou dans les sondages, qu'elle refuse de commenter devant les caméras.

Ségolène Royal confie cependant qu'il faudrait que les commentateurs insistent sur le nombre important des indécis. "Refuser de choisir, c'est aussi donner une opinion politique", explique-t-elle.

"Dans une campagne présidentielle, il faut faire passer un son, ne pas se préoccuper des bruits parasites", souligne Vincent Peillon. Les socialistes doivent veiller à ne pas faire du candidat centriste "l'ennemi numéro un", estime le porte-parole.

Pendant les 45 jours qui la séparent du vote des Français, la candidate de gauche va donc poursuivre son "travail d'explication" sur son "pacte présidentiel", insister sur la "cohérence, la vision, les valeurs" sur lesquelles elle veut "s'arc-bouter".

Un mois après son discours de Villepinte, "ça n'a pas encore imprimé", reconnaît celle pour la campagne, commencée dès son investiture fin novembre, est en réalité trop courte. Mais "je vais les convaincre et donc être élue", assure-t-elle.


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16:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

Qui sont les femmes au pouvoir dans le monde ?

Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement. Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-

Osez la femme, osez Ségolène !

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15:06 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Les femmes qui gouvernent, RAG

Cette journée du 8 mars nous relie toutes à l'échelle de la planète

Ségolène Royal en meeting à Dijon pour célébrer la journée internationale des femmes.


Ségolène Royal salue d’abord les femmes en cette journée du 8 mars "qui nous relie toutes à l'échelle de la planète". Puis elle salue les hommes "sans lesquels rien ne serait possible, vous qui en acceptant de voter pour une femme vous affranchissez vous-mêmes des vieux préjugés"

"Ne laissons plus le doute s'insinuer dans nos têtes sur nos capacités, nos légitimités, nos compétences, notre carrure, notre stature. C'est aussi dans nos têtes qu'il faut faire le ménage"

"Je dis aux femmes : osez, relevez la tête, la France a besoin de vous, entreprenez, assumez vos responsabilités, prenez toute votre place, nous en avons besoin toutes ensemble"

"Liberté, égalité, fraternité, aujourd'hui à Dijon j'en appelle à la sororité".

"A toutes ces femmes qui ont tant de mal à boucler les fins de mois, femmes manoeuvres, femmes dans les services de nettoyage, de soins aux personnes, femmes noires, femmes blanches, femmes des petits matins, femmes dans les entreprises agricoles si peu payées et si peu reconnues, aujourd'hui je vous demande de leur faire part de votre reconnaissance".

La candidate socialiste insiste sur sa différence en tant que femme politique. "La femme est un animal politique comme un homme, dans un milieu brutal. Je revendique de faire de la politique autrement à l'abri de cette brutalité".

"Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme, mais je suis une femme et avec moi le vrai changement politique, il est là, et avec moi la politique ne sera plus jamais comme avant. A l'échelle de la planète, mais aussi de la France, si nous réussissons pour les femmes, si cela va mieux pour les femmes, alors cela ira mieux pour l'humanité tout entière".

Elle cite Louise Michel, qui refusait que ce soit, dans le partage hommes-femmes, "à eux la raison, à nous les effusions sentimentales", Jeanne d'Arc, l'écrivain Christine de Pisan, la révolutionnaire Olympe de Gouges. "Ici, à Dijon, je vous le dis, si je suis élue présidente de la République, Olympe de Gouges entrera au Panthéon, ce grand monument si peu accueillant aux femmes qu'il porte à son fronton « aux grands hommes la patrie reconnaissante »", déclare Ségolène Royal devant des milliers de personnes.

"Elle rejoindra au Panthéon Marie Curie".

Ségolène Royal rappelle qu'Olympe de Gouges, figure féminine du combat contre l'esclavage, dans sa déclaration des droits de la femme de 1791, soulignait que "si la femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir le droit de monter à la tribune". Olympe de Gouges est morte guillotinée en 1793.

Elle fait l'"état des lieux" des "droits à consolider pour que vive vraiment l'égalité" : lutte contre le chômage, précarité, violences, petites retraites", qui concernent "d'abord les femmes", et a rappelé des points de son pacte présidentiel comme l'accès à la contraception gratuite pour les moins de 25 ans.

Elle confirme que si elle est élue, elle présentera au Parlement un projet de loi-cadre sur les violences faites aux femmes.

Lire l'intégralité du discours

RAG 34. Lovely34

13:39 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Osez la femme, Osez Ségolène !

Osez la femme, Osez Ségolène !

Royal appelle les Français à oser le "changement radical" en élisant une femme

DIJON (AP) - A la veille de la journée internationale des femmes, Ségolène Royal a appelé mercredi les Français à "oser" le "changement radical" en votant pour une femme à la présidentielle, transformant pour l'occasion la devise de la République en "liberté, égalité, sororité". Elle s'est engagée à transférer les cendres de la révolutionnaire Olympe de Gouges au Panthéon.

"Osons cette ouverture nouvelle, osons ce changement radical! Nous sommes en train de vivre, et c'est le monde entier qui nous regarde, un moment historique", a exhorté la candidate socialiste, première femme à avoir une chance réelle d'entrer à l'Elysée. Le meeting organisé à Dijon en présence de nombreuses élues socialistes et de féministes a rassemblé près de 10.000 personnes, selon le service de presse du PS. "La femme est un animal politique comme un homme", a-t-elle relevé dans un sourire.

Ségolène Royal s'est présentée comme le "vrai changement politique". "Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme. Je suis une femme, mais avec moi le vrai changement politique, il est là, et avec moi la politique ne sera plus jamais comme avant!", a-t-elle promis. "Je suis une femme, je suis une mère et je l'assume dans ma relation au pouvoir."

Féministe revendiquée, elle s'est adressée aux électrices. "J'en appelle à la force de leur vote pour qu'elles transforment par leur participation le monde." Sans oublier de s'adresser aux hommes dans l'assistance, "sans lesquels rien ne serait possible". "En acceptant de voter pour une femme, vous vous affranchissez vous-mêmes des vieux préjugés", les a-t-elle salués. Un clin d'oeil aux électeurs masculins qui incarnent selon elle le "nouveau féminisme, le féminisme du XXIe siècle". "Heureusement qu'il y a des hommes qui ont ouvert la voie sur la contraception, l'IVG" (interruption volontaire de grossesse), a rappelé après le meeting l'ex-ministre de la Famille, à l'origine de la pilule du lendemain dans les lycées ou du congé de paternité.

S'inscrivant dans la lignée des féministes historiques -citant Louise Michel ou même Jeanne d'Arc-, elle s'est engagée à transférer au Panthéon, "si peu accueillant aux femmes", les cendres d'Olympe de Gouges. "Je suis venue au socialisme par le féminisme, au départ pas un féminisme bien charpenté, une sorte de féminisme instinctif qui m'a fait refuser dès l'adolescence la place faite aux femmes dans ma famille", a rappelé cette fille de militaire, qui n'a jamais adhéré à un grand mouvement féministe. Et de souligner à l'attention de ses rivaux à droite que "la bataille des femmes a toujours été liée à la bataille de la gauche et des socialistes".

S'agaçant des doutes sur sa crédibilité, Ségolène Royal a évoqué les difficultés pour une femme à s'imposer en politique. "Ne laissons plus le doute s'insinuer dans nos têtes sur nos capacités et sur notre légitimité, sur nos compétences, sur notre carrure et sur notre stature." "La politique est un combat rude qui se mène dans un milieu brutal, et moi, je revendique la possibilité de faire de la politique autrement, à l'abri de cette brutalité", a-t-elle crânement lancé.

Dressant un sombre tableau de la situation des femmes dans la société, elle a promis des "réformes en profondeur", dont un service public de la petite enfance ou une loi sur les violences faites aux femmes. L'occasion d'adresser un message de "reconnaissance" aux "vendeuses, caissières, secrétaires", "femmes noires, femmes blanches, femmes du Maghreb, femmes du petit matin", "si peu payées et si peu reconnues".

Auparavant, assise au milieu du public, elle avait reçu les encouragements de ses consoeurs socialistes, de féministes et d'invitées étrangères, dont un message de la présidente du Chili Michelle Bachelet. "C'est une femme qui n'a peur de rien. Ce n'est la peine de dire 'Elle va craquer, lâcher, se fatiguer'", a prévenu Yvette Roudy, première ministre des Droits de la femme. "Nous la voulons présidente!" AP



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01:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

Têtu souligne l'homophobie d'une vidéo des jeunes UMP

Une vidéo anti-PS moque Bertrand Delanoë sur son homosexualité

Une vidéo, postée sur le site Dailymotion, cherche à moquer «les éléphants du PS» et attribue à chacune des figures historiques du Parti socialiste une description peu flatteuse. Le procédé est courant parmi les militants politiques en période électorale, et, bien que popularisé par le succès des sites de vidéos en ligne, n'a rien de bien notable en soi. En revanche, la manière dont Bertrand Delanoë est désigné hargneusement sous le terme de «Notre Dame de Paris» semble gênant: il cherche ainsi à ridiculiser le maire de Paris au prétexte de son homosexualité. Le film est signé par les Jeunes populaires, les militants «jeunesse» de l'UMP, qui s'étaient déjà distingués l'an dernier par leur ambiguïté sur la question, lorsqu'ils avaient fait un amalgame entre homosexualité et pédophilie (lire Quotidien du 21 février 2006). Joints au téléphone par Têtu au siège du parti de la majorité, à Paris, les Jeunes de l'UMP se sont refusés à tout commentaire sur le message posté en leur nom.

Et aussi...

(21/02/2006) Les jeunes UMP de l'IEP de Bordeaux amalgament homosexualité et pédophilie
(23/02/2006) Propos homophobes des JUMP de Bordeaux: le MJS de la Gironde a porté plainte
(24/03/2006) Les Jeunes populaires présentent des excuses pour les propos homophobes des Jump de Bordeaux

Copyright tetu.com

par Paul Parant

Info du 6 mars 2007

Têtu.com

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01:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : UMP, SARKOZY, HOMOPHOBIE, RAG 34

07.03.2007

Sarkozy et le regroupement familial : une stigmatisation inacceptable des immigrés et de leurs familles

Nicolas Sarkozy vient une nouvelle fois de lancer un signal fort en direction des électeurs du Front National en proposant de soumettre le droit au regroupement familial à des “tests d’intégration”.Le droit à mener une vie familiale normale, pilier de l’intégration républicaine, ne saurait être remis en cause. Au même titre que l’immigration de travail et d’asile, l’immigration légale de famille s’inscrit dans la tradition de notre pays et ne saurait être dépréciée ou considérée comme “subie”.

Le Parti Socialiste s’insurge contre cette nouvelle stigmatisation des immigrés et de leurs familles par le Ministre de l’Intérieur. Le Parti Socialiste exige que le Ministre-candidat cesse de ternir l’image de notre pays, terre d’accueil, à des fins électoralistes. .

Paris, le 06 mars 2007

Communiqué de Faouzi Lamdaoui, Secrétaire national adjoint à l’Egalité et au Partenariat équitable


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07:19 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, IMMIGRATION, RAG 34

06.03.2007

Ségolène ROYAL : "Je ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français"

Le Monde :

Si vous êtes élue le 6 mai, emménagerez- vous à l'Elysée?

Je choisirai la solution la plus utile à l'exercice de ma fonction, tout en préservant ma vie de famille.


AFP/STEPHANE DE SAKUTIN La candidate du PS Ségolène Royal, le 3 mars à Paris.

Au pouvoir, comment conserverez-vous le lien avec le "peuple" ?

En veillant à ne pas me laisser enfermer. Chaque semaine, je ferai en sorte de me trouver sur le terrain aux côtés des Français, ceux qui souffrent comme ceux qui réussissent. Pour avoir exercé des fonctions ministérielles et avoir vu comment marche le cœur de l'Etat, je sais qu'il faut tenir son cap avec constance, lutter aussi contre soi-même, l'inertie, la routine, la mécanique de ses propres idées, car la charge de travail est énorme et le temps passe vite.

Vous fonctionnerez très différemment de François Mitterrand ?

Forcément. Ce sera l'incarnation d'un changement profond de la présidence de la République, de son protocole comme de son allure. Je sais que je dois faire mes preuves plus que d'autres. Je pense qu'il est possible de concilier la grandeur de la fonction et la simplicité, exercer pleinement le pouvoir, conduire une politique étrangère conforme à notre génie national – et résister en même temps à cette tentation monarchique à laquelle la République a trop souvent cédé.

"Avec moi", dites-vous, "la politique ne sera plus jamais comme avant…"

Nous vivons une crise démocratique profonde. Je pense être la seule candidate à en avoir fait lucidement le constat, à m'être remise en cause sur la façon dont je faisais de la politique et dont doit se nouer le lien avec les électeurs. Les Français sont prêts à venir voter une fois de plus – une dernière fois, j'allais dire. Ils doutent du système politique et en même temps ils ont tellement envie d'y croire, tellement besoin de son efficacité, de sa capacité à sortir la France de son état de déprime. Je mesure que le rapport au temps a changé avec le quinquennat. Il faut aller vite, non seulement au début mais tout au long et jusqu'au bout. Je veux fonder mon mandat sur le principe de responsabilité.

Comment concevez-vous le rôle de la présidente : arbitre ou super-premier ministre ?

Ni l'un ni l'autre. Présider, c'est arbitrer, décider, mais aussi parfois entrer dans le détail. Je ne m'interdis rien dans le respect d'institutions profondément rénovées.

Quelle forme de gouvernement mettrez-vous en place? Une équipe restreinte ? Parité homme-femme?

Je choisirai les plus compétents. En tenant compte à la fois de l'expérience et du désir de renouvellement, en ayant naturellement la parité pour objectif. Le gouvernement devra, chaque année, rendre compte de son action et vérifier qu'il dispose toujours bien de la confiance de l'Assemblée nationale, laquelle verra son rôle de contrôle de l'exécutif renforcé.

Une équipe 100 % PS ?

Tous ceux qui se reconnaîtront dans le pacte présidentiel auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle. Je souhaite qu'elle soit la plus large possible.

Des ministres de la société civile ?

Il est bon qu'un responsable politique se soit confronté au suffrage universel. L'exercice d'un mandat électif change la façon de voir la réalité. Il donne une expérience irremplaçable. Il vous rend solidaire d'une majorité et vous donne le sens du débat parlementaire et celui si essentiel de rendre des comptes. Tout cela ne s'improvise pas.

Comment transformez-vous l'écoute en action ?

En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé.

Quels dogmes ?

Le pacte présidentiel est neuf et tire les enseignements du passé. Par exemple, la réconciliation des Français avec les entreprises. Ou l'urgente nécessité d'insuffler à notre pays le sens des compromis sociaux, à partir d'un syndicalisme puissant et rénové. Il est temps que la France sorte des logiques d'affrontement pour aller vers des logiques de dialogue et construise des cercles vertueux. A chaque fois qu'on défend les droits, il faut rappeler les devoirs et construire une société solidaire qui est le contraire de l'assistanat. A chaque fois que l'on veut distribuer, il faut dire comment produire plus et mieux. Il faut investir dans la qualité du travail pour en donner à plus de salariés.

C'est résolument social-démocrate ?

Je n'ai pas besoin d'étiquette. Je suis dans le socialisme du XXIesiècle.

Quelles seraient vos premières mesures dans les cent jours de votre arrivée au pouvoir ?

La bataille pour l'emploi des jeunes sera ma première priorité. En aidant les petites et moyennes entreprises (PME) à les recruter. Je lancerai tout de suite les emplois-tremplins. Je dispose d'un levier majeur, les régions, qui se sont déjà mobilisées : parmi les candidats, je suis la seule à proposer de les faire avancer dans le même sens que l'Etat. Les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises seront redéployés, pour supprimer les effets d'aubaine et les concentrer sur les PME qui innovent et qui exportent.

Le deuxième acte, pour relancer l'activité par le pouvoir d'achat, sera la convocation immédiate de la conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux : hausse du smic, relèvement des bas salaires avec le souci de ne pas écraser l'échelle des salaires. J'ai entendu les inquiétudes des salariés juste au-dessus du smic qui doivent aussi avancer. Les petites retraites seront revalorisées. Un état des lieux sera fait sur la dégradation du système de santé.

Le troisième concernera la préparation de la rentrée scolaire. Le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale permettra de diminuer le nombre d'élèves par classes et d'autoriser des expérimentations pédagogiques pour prendre en charge les élèves les plus difficiles. La culture fera une entrée massive à l'école. Sur tout cela, l'organisation d'Etats généraux en définira les contours avec les enseignants, auxquels je garantirai la reconnaissance de la Nation.

L'excellence environnementale se traduira par le moratoire immédiat des OGM en plein champ, des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables et des actions énergiques contre la pollution de l'eau. Enfin, le premier texte de loi sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes.

La réforme institutionnelle – limitation du cumul des mandats, réforme du Sénat, suppression du 49-3, introduction d'une part de proportionnelle, jurys citoyens, place de l'opposition – sera soumise aux Français à l'automne par voie référendaire.

Demanderez-vous le remboursement des aides publiques aux actionnaires privés d'Airbus qui se désengagent comme Lagardère ?

Oui, si un profit spéculatif a été enregistré juste avant que ne soient révélées les difficultés de l'entreprise. Il faut aussi repenser la question du comportement des dirigeants, en particulier au regard de leur rémunération et des conditions dans lesquelles ils partent après avoir échoué. Il y a des pratiques qui nourrissent une colère sociale profonde et légitime.

Que direz-vous à la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos d'Airbus ?

Je vais d'abord écouter son point de vue. Et chercher avec elle un diagnostic commun et des solutions industrielles. La chance que nous avons c'est qu'elle a une approche très pragmatique et que je n'ai pas été impliquée dans les décisions antérieures. Nous pouvons avoir un regard neuf. Quand les intérêts des peuples et des salariés sont en jeu, il faut faire de la diplomatie autrement.

En politique industrielle, c'est la Commission européenne qui a autorisé les Canadiens à racheter Pechiney et qui a supervisé le sauvetage d'Alstom… On ne peut pas continuer à gérer les dossiers industriels au niveau européen uniquement sous l'angle de la concurrence. Il faut fixer un autre mandat à la Commission. L'emploi, le développement des territoires et la sauvegarde de nos technologies doivent être des critères déterminants pour apprécier les fusions.

Vous voulez modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), mais Mme Merkel s'y oppose…

Rien n'est jamais figé. Par sagesse et envie de régler les problèmes, je refuse le tout ou rien. Il me semble qu'elle aussi. Nul ne peut être opposé au fait qu'une banque centrale doive être aussi au service de la croissance et de l'emploi, sans affecter la valeur de la monnaie. On peut rassembler l'Europe sur ce double objectif. Tout est question de méthode. Les Polonais sont très libéraux et leur ambassadeur me disait qu'il n'était pas possible d'avoir une charte sociale. Je lui ai dit que son pays avait voulu affirmer dans la Constitution européenne les racines chrétiennes dans l'Europe et que les textes chrétiens défendent le respect de la personne humaine, la lutte contre la misère, le droit pour chaque famille de vivre dignement. Qu'est-ce d'autre sinon d'avoir droit à un salaire correct, un accès à la santé? Il ne m'a plus rien répondu. Il faut s'appuyer sur les convictions dans le respect des identités et montrer que le chemin que doit prendre l'Europe n'est pas antinomique. Voilà comment je conçois la diplomatie.

Quels changements doivent être apportés au traité constitutionnel pour que les Français puissent le ratifier ?

Il faut d'abord renouer le lien de confiance, entre la présidence de la République et le peuple français, par rapport à son vote précédent. Je pense être la seule à le faire, ne serait-ce que parce que j'ai dans mon équipe des responsables qui ont voté oui et non. Ensuite, il faut renouer avec les autres dirigeants d'Europe. La France est malmenée, pour ne pas dire humiliée dans les instances européennes après avoir donné des leçons à tout le monde. Il y a un travail considérable à accomplir dans le cadre de relations interpersonnelles pour renouer cette confiance. Je suis une Européenne convaincue, et en même temps j'ai compris le sens du non, en particulier du non des jeunes : la réponse à leurs problèmes immédiats ne pouvait pas être incarnée par ce qu'on leur proposait.

Il va falloir faire cette Europe par la preuve. Lorsqu'on aura réduit le chômage, quand l'Europe prouvera qu'elle parvient à se protéger contre les règles destructrices et illégales du commerce mondial, et les délocalisations, alors le regard changera. L'Europe doit lancer les chantiers mille fois annoncés mais jamais réalisés dans la recherche, l'énergie, la santé et l'enseignement supérieur. Mon intention est de passer par les pôles de compétitivité. Nous nous faisons une guerre économique interne alors que nous sommes en passe de nous faire dépasser par l'Inde et la Chine. Avant on délocalisait des t-shirts. Maintenant c'est Alcatel. Les gens ont peur. Nous avons un gouvernement inerte. Je veux mener cette bataille économique pour la France.

Vous ne faites rien à propos des traités européens ?

Si. Mais il n'est pas possible de revenir devant le peuple avec le même texte. Les parties un et deux, sur les institutions et la Charte des droits fondamentaux n'ont pas fait vraiment débat en France. Il faudra revoir la partie trois. Je propose à la place un protocole traitant des politiques nouvelles, du progrès social, des services publics et de l'environnement. Il faudra faire preuve d'humilité et de conviction comme me l'a dit Jacques Delors, que je consulte à ce sujet.

Ce protocole se substituerait à la partie 3 de la Constitution ?

Oui, mais plutôt que de parler de Constitution, parlons de traité. L'Europe a besoin, pour avancer à nouveau, de deux jambes : des institutions plus politiques et plus efficaces, et des actions communes pour préparer l'avenir.

Le protocole serait porteur de droits ?

Oui, même s'il faut des transcriptions en droit interne. Les idées progressent, même si c'est difficile de faire accepter par tous le respect impératif des principes liés aux droits sociaux.

Quand prévoyez-vous un référendum sur le nouveau traité européen ?

Il faut avoir réglé la question avant les élections pour le Parlement européen de juin 2009, ou au plus tard le même jour. Je suis prête à consulter de nouveau les Français, mais je demande qu'entretemps l'Europe fasse ses preuves sur les politiques communes et sur le social. C'est un délai très court. Mais c'est ainsi que l'Europe a toujours avancé.

Si le référendum est négatif, démissionnerez-vous ?

Non. S'il est bien préparé, afin de rassembler ceux qui se sont hier divisés, il n'y aucune raison d'échouer. Je suis même très optimiste.

Avec la fin du mandat de M. Chirac, son immunité pénale tombe. Faites-vous une amnistie, une grâce ou laissez-vous faire la justice ?

Il existe en démocratie un principe très simple : l'indépendance de la justice

Propos recueillis par Arnaud Leparmentier, Isabelle Mandraud et Caroline Monnot

RAG 34. Lolo34

11:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

RESF : Film :"LAISSEZ LES GRANDIR ICI !" par le Collectif des cinéastes pour les "sans-papiers"


Collectif des cinéastes pour les « sans-papiers »

Ecouter, Télécharger : Cartier Libre de Caroline Cartier : Laissez les grandir ici ! (durée : 2"52).
http://www.box.net/public/95iyg830qh

Professionnels du cinéma et de l’audiovisuel en soutien au Réseau Education Sans Frontières et à tous les « sans-papiers » de France.
Dans les écoles, les collèges et les lycées, un grand mouvement de solidarité entoure les enfants d’hommes et de femmes sans-papiers menacés d’expulsion.

Ce mouvement est essentiel à la société française : les enfants des écoles, ce sont les enfants de ce pays, ce sont les enfants de la République.

A titre individuel ou au sein d’associations, des cinéastes se sont engagés en parrainant et en protégeant ces familles en difficulté et en danger.

La décision de faire un film collectif s’est vite imposée à nous.

Pour réaliser ce film, nous nous sommes adressés au Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) et à des enseignants, qui nous ont présenté certains de leurs élèves, des enfants de ceux qu’on appelle « sans-papiers ».

Avec l’accord de leurs parents, nous avons travaillé avec eux en ateliers d’écriture. Les enfants ont raconté leurs situations, confronté leurs expériences. De ces échanges est né un texte (voir pétition à signer), de ce texte est né un film. LEUR film. Une forme simple qui porte leur parole et leur histoire. Une histoire de peur et de souffrance.

Les enfants ont participé à ce travail avec leur passion et leurs espoirs. Espoir de voir cesser l’arbitraire, qui fait toujours d’eux des enfants de « sans-papiers », des enfants de déboutés. Espoir de vivre sans la peur quotidienne d’être expulsés. Passion d’apprendre et de grandir dans un pays qui est le leur comme il est le nôtre.

L’APPEL
Nous sommes des enfants de « sans papiers ».
Un sans-papier, c’est quelqu’un qui n’a pas de carte de séjour
même s’il est en France depuis longtemps.

Comme beaucoup d’entre vous, nos parents sont venus d’ailleurs.
Ils ont fui la violence, la misère.
Ils sont venus pour travailler et nous donner une vie meilleure
Certains d’entre nous sont nés ici.
Avec ou sans papiers la France est notre pays.

On vit dans des hôtels meublés, des appartements, des chambres où on s’entasse.
Tous les jours on a peur.
On a peur que nos parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro.
On a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas.
On y pense tout le temps.
A l’école aussi.
Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ?

L’été dernier nos parents et nous, on a eu l’espoir d’avoir enfin des papiers.
On a fait des dossiers, on a passé des jours et des nuits à faire la queue devant des préfectures.
On s’est inscrit dans des bureaux.
On a cru qu’on serait régularisés, que le cauchemar serait terminé.
On remplissait tous les critères, mais on nous a dit : non.

Nous sommes venus à visage découvert avec nos noms, nos adresses.
Ceux qui ont eu leurs papiers avaient le même dossier que nous. Et pourtant on nous a dit : non.
Arbitrairement.

Maintenant on est en danger et on doit se cacher.
Pourquoi cette injustice ?

Nous ne voulons plus vivre dans la peur.
Nous voulons que la France nous adopte.
Nous voulons être régularisés.
Laissez nous grandir ici.

SIGNER LA PETITION


RAG 34. Les lolo's 34

11:08 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, sans-papiers, RAG 34

05.03.2007

Le code du travail assassiné ? Ouverture du procès du meurtrier de 2 agents de l’inspection du travail

Du 5 au 12 mars à Périgueux, procès du premier meurtre en 114 ans d’histoire de deux agents de l’inspection du travail... Claude Duviau, le meurtrier des deux inspecteurs du travail Sylvie Trémouille et Daniel Buffière, abattus le 2 septembre 2004 à Saussignac en Dordogne sera jugé. Tous les syndicats de l’inspection du travail semblent s’orienter, vers un appel à une présence nationale, à partir du lundi 5 mars-mardi 6 mars à Périgueux.

Un agriculteur jugé pour avoir tué 2 inspecteurs du travail

Claude Duviau comparaît lundi à Périgueux pour "homicides volontaires sur personnes chargées d'une mission de service public". Les deux inspecteurs étaient venus contrôler son exploitation, en 2004 en Dordogne.

Le procès d'un agriculteur accusé d'avoir tué deux inspecteurs du travail venus contrôler son exploitation, en 2004 en Dordogne, s'est ouvert ce lundi à Périgueux dans un climat tendu entre fonctionnaires et paysans. Claude Duviau, 57 ans au moment des faits, comparaît pour "homicides volontaires sur personnes chargées d'une mission de service public", un crime passible de la réclusion à perpétuité. C'est la première fois que des inspecteurs du travail étaient tués en service.

Le 2 septembre 2004, Sylvie Trémouille, 40 ans, agent de l'Inspection du travail, de l'emploi et de la politique sociale agricole (ITEPSA), et Daniel Buffière, 47 ans, inspecteur de la Mutualité sociale agricole (MSA), s'étaient présentés dans l'exploitation de Claude Duviau à Saussignac, près de Bergerac. Les deux agents, venus contrôler les contrats des sept employés saisonniers chargés de la cueillette des prunes, avaient signifié à Claude Duviau le fait que quatre d'entre eux n'étaient pas en règle.

"Coup de folie"

Claude Duviau avait ouvert le feu sur Daniel Buffière, le tuant sur le coup. Il avait ensuite tué Sylvie Trémouille en lui tirant dans le dos alors qu'elle tentait de s'enfuir. L'agriculteur avait tenté sans succès de mettre fin à ses jours en retournant l'arme contre lui. Blessé au visage, il avait été conduit au CHU de Bordeaux et sauvé.

Devant les experts psychologues et psychiatres l'ayant examiné, Claude Duviau a présenté son geste comme un "coup de folie" lié à ses difficultés professionnelles et à son état dépressif. Il a relaté en particulier le placement en liquidation judiciaire de son exploitation et ses craintes de se retrouver avec son épouse en liquidation personnelle. Il a affirmé qu'il avait programmé de se suicider après la fin des récoltes pour sauver ses biens avec les assurances décès.

Interrogé lors de l'enquête sur le sentiment de haine éprouvé à l'encontre des inspecteurs, Claude Duviau a fait allusion à une précédente condamnation du tribunal correctionnel de Bergerac, en juin 2003, pour emploi d'un étranger non muni d'une autorisation de travail salarié.

Verdict attendu le 9 mars

Les syndicats de fonctionnaires ont appelé à un rassemblement lundi devant la cour d'assises, avant l'audience, et à un second mardi dans la ville, suivi d'un débat public, pour témoigner leur solidarité aux familles des victimes. "La présence de nombreux agents (...) est la meilleure réponse à apporter à ceux qui voudraient ne voir dans le double meurtre qu'un fait divers dramatique ou à l'inverse un dérapage compréhensible de l'exaspération contre une administration aveugle et anonyme", dit l'intersyndicale dans un communiqué.

Les organisations agricoles n'ont pas annoncé de rassemblement. La Coordination rurale (minoritaire), tout en condamnant le crime, l'impute publiquement aux difficultés économiques de la profession agricole. "La Coordination rurale tient à rappeler que c'est la violence économique qui attire la violence physique irraisonnée contre autrui aussi bien que contre soi. La détresse économique et psychologique de toute une profession fait redouter à la Coordination rurale l'annonce par les médias d'un nouveau coup de folie lié au désespoir", dit-elle dans un communiqué.

Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, et le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, ont annoncé qu'ils seraient représentés "au plus haut niveau" à l'audience et ont réaffirmé leur soutien aux familles des victimes. Le verdict est attendu le 9 mars.

D'après agence.

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16:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : DROIT DU TRAVAIL, CODE DU TRAVAIL, RAG 34

04.03.2007

Ségolène ROYAL : ce que j'ai dit sur les OGM...

« La question environnementale est étroitement liée à la question démocratique »

Quand il y a un mensonge dans le domaine de l'environnement, alors il y a une régression environnementale. Dans tous les mensonges qui nous ont été racontés sur le nuage de Tchernobyl, sur l'amiante, sur les maladies professionnelles, on sait qu'aujourd'hui, en France, il y a trois millions de salariés exposés à des risques industriels liés à l'environnement. Tous les mensonges ont été dits sur la pollution des sols avec les déchets industriels. Tous les mensonges sont dits sur les OGM. »
Rennes, 29 juin 2006

« Je considère que le droit de propriété, en effet, doit être respecté, mais, en même temps, je comprends qu’il y ait des gestes de provocation lorsque le débat public n’a pas lieu.
Il y a aujourd’hui plusieurs pays européens qui interdisent les OGM en pleins champs. Plusieurs milliers de communes, en France même, des départements, des régions dont la mienne, parce que nous considérons que sur ce problème-là toute la clarté n’a pas été faite sur les relations entre les OGM, la santé publique, sur la dissémination que provoquent les OGM en pleins champs sur d’autres types de cultures… Le modèle d’agriculture intensive poussé à l’extrême provoque désormais des dégâts dont chacun prend conscience, en termes d’usage excessif de la ressource en eau, alors que les épisodes de sécheresse se multiplient, en termes de pollution des sols et des nappes par les pesticides et les nitrates, et en termes d’atteinte à la santé qui en découlent. Et face aux menaces environnementales découlant des OGM, il est urgent d’appliquer strictement le principe de précaution »
France 2, 6 novembre 2006

Les citoyens ont droit à une information transparente, qu’on leur refuse aujourd’hui

« Ségolène ROYAL demande au Premier Ministre, de prendre les dispositions pour que les graines de maïs trans-géniques cultivées en France en dehors de tout contrôle soient consignées pour éviter leur mise sur le marché. Elle demande également que des vérifications soient faites, sans tarder avant la récolte, pour s’assurer que les pollens de ces maïs OGM n’ont pas pollué les cultures voisines. La pollution génétique se poursuit avec des effets qui peuvent être irréversibles sur l’environnement. Enfin, elle exige que la transparence de l’information à l’égard du public soit respectée. Ségolène Royal demande donc la publication immédiate de la localisation des cultures OGM. »
Communiqué de presse de la Région Poitou-Charentes, 8 Septembre 2005

Ne pas tomber dans l’obscurantisme

« Notre opposition aux essais d’OGM en plein champ (…) ne procède naturellement d’aucun obscurantisme hostile à la science mais d’un principe de responsabilité à la fois alimentaire et économique. (…) Dans ce domaine comme dans d’autres, la droite, qui diffère d’année en année la transposition d’une directive européenne de bon sens [de 2002 sur la transparence des essais d’OGM], préfère malheureusement le culte du secret au choix de la transparence. Pourtant, de nos jours, la candeur scientiste du 19ème siècle n’est plus de mise et la vraie modernité consiste à se poser à temps les bonnes questions en n’abandonnant pas aux experts et aux lobbys le monopole de décisions qui concernent toute la société. »
Université d’été d’Attac, 25 août 2006

Les OGM peuvent devenir un atout pour les pays du Sud. Encore faudrait-il que les recherches portent plus souvent sur la lutte contre la sécheresse et moins sur la résistance aux herbicides.
« Il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la question de l’impact de l’utilisation des OMG sur les rapports Nord-Sud. »
Ikono, juillet 2006

« Transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics »

« La loi française est mal faite et devra transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics. »
Rennes, 29 juin 2006

Le moratoire européen sur l'importation et la culture doit être respecté

« Il faut maintenir le moratoire, tant que la totalité du problème des OGM n’a pas été mise à plat. L’Europe a toujours joué un rôle d’évolution en matière environnementale. Il serait paradoxal que, sur la question des OGM, l’Europe ait une posture de régression par rapport aux attentes des territoires. »
Le Monde, 7 mai 2004

« En matière de culture OGM, il est grand temps que nous transposions en droit français la réglementation européenne. Nous devons aller au-delà, à l’instar de nos voisins grecs et autrichiens, en interdisant les OGM en plein champ pour préserver l’agriculture conventionnelle et le développement de l’agriculture biologique. Je suis en accord avec les positions avancées sur les OGM et j’ai détaillé les mesures que je propose au chapitre « agriculture. »
Il serait utile, pour la sérénité du débat sur ce sujet difficile et très polarisé, d’insister sur la distinction qui doit être faite entre l’utilisation des biotechnologies en milieu confiné à des fins médicales - dont les efforts de recherche doivent être soutenus - et l’utilisation agronomique en milieu ouvert - qui doit être fortement réglementée au titre du principe de précaution.
Lettre à Nicolas Hulot, 5 janvier 2007

Il faut interdire la culture en plein champ, qui risque de provoquer une dissémination non contrôlée des pollens et des gènes

(En réponse à la question : « Vous avez interdit la culture des OMG à l’air libre en Poitou-Charentes. Est-ce une mesure qu’il faut étendre à l’ensemble de la France ? ») « Oui, bien sûr, au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OMG a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants soient en soient informés. »
Ikono, juillet 2006

La politique de la Région Poitou-Charentes :

« Un de mes objectifs est de faire de la région une zone d’excellence dans le domaine environnemental. Poitou-Charentes va ainsi devenir un territoire encourageant le développement de l’agriculture bio ou labellisée, ou de production de qualité, et les OGM sont incompatibles avec cet objectif. Donc, la région se déclare opposée à tout essai public ou privé d’OGM. »
Déclaration au Conseil régional de Poitou-Charentes, 2 avril 2004

Et les Faucheurs volontaires ?

« Non seulement, il y aura une mesure de grâce [pour les Faucheurs volontaires] mais il y aura la transcription en droit français du principe de précaution qui nous autorisera à interdire les OGM en plein champs. La question des OGM est symptomatique de la gestion environnementale du gouvernement de droite, parce qu’elle s’appuie sur le secret. »
Lens, 16 septembre 2006

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10:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, agriculture, environnement

03.03.2007

Ségolène Royal appelle à une riposte sociale sur Airbus

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal et d'autres candidats de gauche à l'Elysée appellent à une riposte sociale contre le plan de restructuration d'Airbus, qui se traduira notamment par la suppression de 10.000 postes.

Dans une interview publiée samedi par la Dépêche du Midi, Ségolène Royal réaffirme son intention de décréter un moratoire sur le plan Power 8 en cas de victoire à la présidentielle et d'intervenir pour recapitaliser l'entreprise.

"Si je suis élue, après un moratoire sur Power 8, l'Etat interviendra pour recapitaliser et redéfinir le pilotage industriel en veillant à maintenir le tissu des PME sous-traitantes qui seront les grandes victimes de Power 8", déclare-t-elle.

L'intersyndicale d'Airbus a appelé les salariés à la grève mardi prochain et à manifester sur les différents sites du groupe en France, notamment à Toulouse.

De leur côté, le Parti socialiste et d'autres formations de gauche tentent d'installer la bataille de l'emploi dans la campagne présidentielle.

José Bové appelle l'ensemble des candidats et candidates de gauche à se réunir pour préparer une journée nationale d'action contre les "ravages du néo-libéralisme" et les suppressions d'emplois annoncées par EADS et Alcatel.

"Une fois de plus, les salarié-e-s sont utilisé-e-s comme variable d'ajustement dans une course aux profits éperdue", écrit le candidat altermondialiste dans un communiqué.

Soulignant qu'EADS est "largement bénéficiaire", il estime que "ses actionnaires (au premier rang desquels Daimler-Chrysler, l'Etat français et Lagardère) n'assument aucune de leurs responsabilités économiques et sociales."

"L'ETAT DOIT INTERVENIR"

Ségolène Royal a, la première, préconisé une solution alternative, notamment en proposant que les régions françaises concernées par les licenciements d'Airbus puissent "entrer au capital d'Airbus comme le font les Länder allemands".

La candidate socialiste a rencontré vendredi soir à Pau l'intersyndicale d'EADS. Ses concurrents UMP et UDF, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, doivent en faire autant lundi, le premier en début d'après-midi et le second à midi, a-t-on appris de source syndicale.

Selon Le Monde daté du 4 mars, la candidate socialiste a développé "à cinq reprises" avec les syndicalistes l'idée "d'organiser la riposte" pour s'opposer aux suppressions d'emplois.
"L'Etat peut et doit intervenir dans la crise d'Airbus", insiste Ségolène Royal dans la Dépêche du Midi. "C'est la suite de mauvaises décisions et d'un management défaillant de la part des dirigeants et du gouvernement qui n'a pas tenu son rang d'Etat actionnaire."

La veille, à Mont-de-Marsan, Ségolène Royal avait déjà affirmé que le gouvernement était responsable du "désastre" chez Airbus et avait une nouvelle fois attaqué ses adversaires de l'UMP et de l'UDF.

"L'annonce catastrophique est là : suppression de 10.000 emplois en Europe, 4.000 en France. L'actuel gouvernement est responsable de ce désastre", avait lancé la candidate socialiste devant 6.000 militants réunis à l'Espace François-Mitterrand.

"Si les Français nous font confiance, nous remettrons totalement à plat le dossier Airbus", a affirmé la candidate socialiste, promettant qu'en cas de victoire "l'Etat actionnaire assumera tout son rôle et exigera des anticipations".

Le plan "Power 8" prévoit de supprimer 4.300 emplois en France, 3.700 en Allemagne, 1.600 au Royaume-Uni et 400 en Espagne, dont la moitié chez les sous-traitants et parmi le personnel intérimaire.

RAG 34. Lolo34

22:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, ROYAL, RAG 34

02.03.2007

Vaincre Sarkozy, maintenant

L'ensemble de la gauche doit penser au second tour et ne pas se tromper d'ennemi.

QUOTIDIEN
Marc Abéles, anthropologue (EHESS-CNRS), étienne Balibar, philosophe (Paris-X Nanterre), Robert Castel, sociologue (EHESS), Monique Chemillier-Gendreau, professeur de droit (Paris-VII), Yves Duroux, philosophe (ENS-Cachan), Françoise Héritier, anthropologue (Collège de France), Emmanuel Terray, anthropologue (EHESS), Michel Tubiana, avocat.

Les péripéties de la campagne électorale ­ candidatures projetées ou abandonnées, «petites phrases», polémiques ­ risquent fort de faire oublier l'enjeu principal de l'affrontement. Cet enjeu, quel est-il ? Voici un candidat qui se présente au nom d'une droite nouvelle, et qui représente effectivement une synthèse, inédite en France, entre Thatcher et Berlusconi. Bien entendu, ce candidat multiplie les rideaux de fumée, rend hommage aux «travailleurs», évoque Jaurès et Blum, dont il n'a sans doute jamais lu une ligne, afin d'amuser la galerie.
Mais sitôt qu'il passe aux propositions concrètes, la réalité apparaît. Elles sont toutes marquées du signe du libéralisme économique le plus offensif. Qu'on en juge :
­ bouclier fiscal à 50 %, vidant de toute substance l'impôt sur la fortune ;
­ abolition de l'impôt sur les successions ;
­ démantèlement du Code du travail, par l'institution d'un «contrat unique», inspiré de l'actuel CNE, et aboutissant à priver le salarié de toute sécurité effective pendant les premières années de son embauche ;
­ franchise uniforme sur les dépenses de santé, à la charge des assurés ;
­ limitation du droit de grève, par l'institution d'un référendum obligatoire au bout de huit jours de conflit ;
­ non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux, et notamment d'un enseignant sur deux, avec tous les effets qu'une telle mesure peut produire sur les services concernés.
Si, à ces propositions, on ajoute l'atlantisme agressif affiché par le candidat de l'UMP, on obtient le côté Thatcher. Quant au côté Berlusconi, il se manifeste sous deux aspects :
­ l'utilisation sans vergogne de tous les moyens de l'Etat (préfectures, services de police) à l'appui de sa candidature. Que le ministre de l'Intérieur, chargé d'organiser les élections et de veiller à leur loyauté, soit lui-même candidat, voilà qui nous ramène aux beaux jours du second Empire et de la candidature officielle ;
­ les liens étroits qui unissent le candidat aux dirigeants des grands groupes de l'audiovisuel et de la presse écrite : Bouygues, Lagardère, Dassault, etc. D'où le formidable battage organisé par ces groupes en sa faveur.
Par rapport à ses deux modèles, Thatcher et Berlusconi, le candidat de l'UMP n'apporte que deux touches vraiment originales : d'une part, la multiplication, sous couvert de lutte contre l'insécurité, de textes répressifs instituant un contrôle social de plus en plus étroit sur des catégories de plus en plus nombreuses de la population ; d'autre part l'intensité de l'offensive qu'il mène contre les étrangers ­ non seulement contre les étrangers en situation irrégulière, avec la multiplication des rafles, l'arrestation des enfants dans les écoles, etc. Mais aussi contre les étrangers régulièrement établis sur notre sol, avec la précarisation des titres de séjour et les restrictions draconiennes apportées au droit au mariage et au droit de vivre en famille.
Face à une menace aussi redoutable, la mobilisation de la gauche devrait être générale. Or ce n'est pas ce que l'on observe. On observe d'abord un Parti socialiste qui ne défend que très mollement sa candidate contre le tir de barrage auquel elle est soumise. Tout se passe comme si les «éléphants» éliminés avaient décidé de se retirer du terrain et d'assister en spectateurs à la suite du match. Comportement suicidaire, bien sûr, car ils seront eux aussi entraînés, et pour longtemps, dans une éventuelle défaite...
On observe ensuite une gauche de la gauche représentée par non moins de quatre candidats. Comme il est naturel, chacun d'eux veut arrondir sa petite part du gâteau électoral. Il s'en prend donc beaucoup moins à la droite ­ regardée comme hors d'atteinte ­ qu'à ses concurrents les plus proches ou à la candidate socialiste, dont il espère débaucher quelques électeurs. Démarche ruineuse : car qu'on le veuille ou non, plus on jettera le discrédit sur Ségolène Royal avant le premier tour, moins l'appel in extremis à voter pour elle au second tour aura de chances d'être entendu, et on aura finalement travaillé pour le roi de Prusse, ou plutôt pour l'homme de la place Beauvau.
On observe enfin des intellectuels qui se proclament ­ en vertu de quel mandat ? ­ représentants de leur corporation et qui se disent vexés de ne pas avoir été choisis comme experts ou comme conseillers privilégiés. Du haut de leur vanité froissée, ils se déclarent donc prêts, eux aussi, à se retirer sur l'Aventin, ou flirtent avec tel ou tel candidat plus complaisant à leur égard.
Il faut alors le dire bien haut : face au danger qui nous menace, tous ces comportements sont irresponsables. On peut certainement critiquer Ségolène Royal, rejeter telle ou telle de ses propositions, juger qu'à ce jour son projet est trop imprécis. De fait, qu'il s'agisse du nucléaire iranien, du mur israélien ou de la justice chinoise, chacun(e) d'entre nous est en désaccord avec une ou plusieurs des positions qu'elle a dernièrement prises. Par ailleurs, on peut aussi lui faire crédit de sa détermination, et du caractère innovant de sa démarche. Mais une chose est sûre : aujourd'hui comme hier, la gauche et la droite ne peuvent pas être renvoyées dos à dos, surtout quand la droite est représentée par l'apprenti César de Neuilly.
Si Ségolène Royal l'emporte, à supposer même que rien dans ses projets ne nous donne satisfaction, les conditions de notre lutte resteront ce qu'elles sont aujourd'hui ; nos associations pourront s'exprimer, défendre leur point de vue, poursuivre leur action, mobiliser l'opinion et faire pression sur le futur gouvernement, comme elles l'ont fait dans le passé. Rien à voir avec la chape de plomb médiatique et policière qui s'abattra si par malheur l'actuel ministre de l'Intérieur triomphait : demandons à nos amis italiens de nous dire ce qu'ont été les années Berlusconi...
Car la victoire de Sarkozy, nous savons bien qui en paierait le prix fort : non pas tant les élus socialistes, les militants encartés de l'extrême gauche ou les experts autoproclamés, que, avant tout, les sans-papiers, les demandeurs d'asile, les sans-logis, et l'immense armée des RMistes, des précaires et des travailleurs pauvres, dont la condition s'aggraverait encore, comme elle s'est aggravée en Grande-Bretagne après vingt ans de thatcherisme. C'est en pensant à eux que nous voulons dire fermement : assez de ces petits jeux délétères.
Certains d'entre nous donneront dès le 1er tour leur voix à Ségolène Royal, à la fois pour écarter tout risque de voir se répéter le 21 avril 2002, et pour empêcher que ne se creuse entre elle et Sarkozy un écart qui ne pourrait plus être comblé au second tour ; d'autres donneront la préférence à d'autres candidats. Entre nous, le débat peut et doit être franc et ouvert, à condition de ne jamais oublier que nous nous trouvons dans le même camp, et ce que signifierait le succès du camp adverse. La victoire au second tour se prépare dès aujourd'hui ; elle suppose qu'à l'intérieur de la gauche, la discussion et la critique demeurent fraternelles et préservent les chances du rassemblement final ; elle exige que nos coups soient tous dirigés contre l'adversaire principal.

Lundi 12 février 2007

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10:31 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

28.02.2007

Darfour : "Il faut que la France tape du poing sur la table".

De retour du Darfour, Laurent Fabius revient sur la tragédie qui s’y déroule. "C’est le plus important massacre du début du XXIè siècle." Il demande que la France s’engage fortement.
24 février 2007

Laurent Fabius sur Europe1 entretien avec JP Elkabach




SAUVONS LE DARFOUR !

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11:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : DARFOUR, FABIUS, RAG 34

Ségolène ROYAL : Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes.

Ségolène Royal a signé à Clichy-sous-Bois le "contrat social et citoyen" proposé aux candidats à la présidentielle par le collectif AC le feu, créée dans la foulée des violences urbaines de 2005.

Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines de novembre 2005, comporte 105 propositions "concrètes" sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité.

La candidate socialiste laisse de côté une vingtaine de propositions qui lui semblent "irréalisables" ou dont la rédaction pose problème.

Accueillie chaleureusement aux cris de "Ségolène présidente" par les habitants du quartier, elle déclare: "Vous faites partie intégrante de la nation". Elle assure que son "grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires".

"Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes"."J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France",

"Il faut de l'espoir mais il n'y aura pas d'"assistanat" et de "tutelle". "Il faut vous demander ce que vous vous pouvez faire. Je m'appuie sur votre énergie, c'est ça mon exercice du pouvoir».

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10:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Présidentielle : Pour qui votent les enseignants

On le savait mais le sondage IFOP pour Le Monde de l'éducation et la Chaîne parlementaire-Assemblée nationale le confirme : entre la gauche et les profs, la mécanique est grippée. Surprise : le candidat centriste talonne la candidate socialiste qui paie son style direct de début de campagne. On l'ignorait mais on le découvre : Royal inquiète quand Bayrou rassure. Dans l'entretien qu'elle nous a accordé, Ségolène Royal adoucit son propos et fixe les règles d'un nouveau donnant, donnant : plus de moyens en échange de libertés nouvelles.

Sondage

Pour qui votent les enseignants

Au premier tour, les enseignants voteraient :

François Bayrou : 27 %
Olivier Besancenot : 4 %
José Bové : 3 %
Marie-George Buffet : 4 %
Nicolas Dupont-Aignan : 0,5 %
Arlette Laguiller : 1 %
Corinne Lepage : 1,5 %
Jean-Marie Le Pen : 3 %
Frédéric Nihous : /
Ségolène Royal : 31 %
Nicolas Sarkozy : 19 %
Gérard Schivardi : 0,5 %
Philippe de Villiers : 0,5 %
Dominique Voynet : 5 %

79 % sont favorables à la mise en place après les heures de cours d'un soutien scolaire assuré par les enseignants qui seraient rémunérés pour cela.
73 % sont opposés aux pouvoirs renforcés pour les chefs d'établissement en matière de recrutement et de notation des enseignants notamment.
51 % sont favorables à une autonomie accrue pour les établissements scolaires.
74 % sont opposés à la mise en place de la bivalence (enseignement de deux matières par un même professeur).
64 % sont opposés à la présence d'un autre adulte aux côtés du professeur dans la classe.
83 % sont opposés à la présence des enseignants dans les établissements à raison de 35 heures par semaine.
75 % sont opposés à l'instauration d'une scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans.

Piètre moyenne pour les ministres
Lorsque l'on demande aux enseignants d'attribuer une note de 0 à 20 aux 8 derniers ministres de l'éducation, ils obtiennent :

Claude Allègre : 8,3/20
François Bayrou : 10,4/20
Xavier Darcos : 7,3/20
Luc Ferry : 8/20
François Fillon : 7/20
Jack Lang : 11/20
Ségolène Royal : 8,4/20
Gilles de Robien : 7/20

(...)

Brigitte Perucca

Les profs de gauche sans enthousiasme

Malgré ses propos sur les 35 heures, les profs de gauche accordent à la candidate socialiste un certain crédit en matière éducative, même si le souffle d'un grand projet fait défaut. Soucieux de ne pas revivre un nouveau 21 avril 2002, ils voteront pour elle, par réalisme. (...)

Nicolas Truong

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09:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

24.02.2007

Citations de Nicolas Sarkozy sur la police de proximité

Alors que Ségolène Royal, dans le pacte présidentiel, exprime sa volonté de créer une nouvelle police de quartier, dissoute par le droite depuis 2002, voici des citations sur le sujet de Nicolas Sarkozy.

▪ «La police n’est pas là pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrêter des délinquants, vous n’êtes pas des travailleurs sociaux. » (Déplacement à Toulouse, 3 février 2003)
▪ Question: Sur l’action policière, faut-il rétablir la police de
proximité, que vous avez supprimée en 2002, comme le demande un certain nombre d’élus locaux Réponse: «Je n’ai rien supprimé du tout. Je me suis efforcé de rééquilibrer un dispositif hémiplégique en reconstituant des capacités d’investigation et d’interpellation qui avaient été dangereusement diminuées.» (La Gazette des Communes, 21 novembre 2005)
▪ «En affectant des compagnies républicaines de sécurité dans les banlieues sensibles et en adaptant leurs modes d’intervention à cet environnement spécifique, je fais de la police de proximité.» (La Gazette des Communes, 21 novembre 2005)
▪ «Si la police de proximité c’était la panacée, pourquoi les statistiques mesurant la délinquance ont explosé ?»(France Inter, 9 octobre 2006)
▪ «La police de proximité qui consiste à entretenir les relations publiques à des heures où les délinquants ne sont pas sortis, cela ne sert à rien.» (Europe 1, 30 octobre 2006)

▪ Titre du communiqué de l’UMP du 30 octobre 2006 : «La police de proximité, cela n’a jamais marché nulle part» (Philippe Goujon, Président de la Féderation UMP de Paris)
▪ Titre du communiqué de l’UMP du 6 novembre 2006: «Le retour une police de proximité serait une erreur grave» (Jean-Patrick Courtois, Secrétaire national de l’UMP en charge des questions de Sécurité)

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12:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Bernard Kouchner rend son rapport sur le service civique à Ségolène Royal

Bernard Kouchner rend son rapport sur le service civique à Ségolène Royal
Jeudi 22 février, Bernard Kouchner a rendu à la candidate un rapport sur le service civique obligatoire. L’ancien ministre de la santé, qui porte ce projet depuis plus de 20 ans, revient sur l’application de cette proposition du pacte présidentiel.



Télécharger le rapport en PDF

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06:56 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : KOUCHNER, RAG 34

23.02.2007

Ingrid Bétancourt toujours otage des FARC : 5 ans de trop ! Que fait la France, que fait Jacques Chirac ?



FRANCE INTER le 23 février 2007
Intro: Nicolas Demorand
Portrait d'Ingrid Bétancourt
Appel à la mobilisation de Mélanie, la fille d'Ingrid
Durée : 10:03|Pris le : 23 février 2007|Lieu : Montpellier, FranceIngrid Bétancourt otage des FARC depuis 5 ans ! Que fait la France ?


Clara ROJAS et 4000 autres otages sont toujours retenus par les FARC dans la jungle colombienne.

Assez de compassion politique, agissons !
Appel de Mélanie au futur ou à la future président(e) de la République française qui aura en charge le sort de tous les Français et par conséquent, celui d'Ingrid Betancourt.


En ce début d'année, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt tient à vous présenter ses meilleurs voeux tout en espérant que le 7 de 2007 rendra cette année magique pour Ingrid Betancourt, Clara Rojas et tous les otages de Colombie.

Signez et faites connaître la pétition pour la libération d'Ingrid sur http://www.ingridbetancourt-idf.com

Abonnez-vous à la newletter

Mélanie et Lorenzo Betancourt, les enfants d'Ingrid, écrivent aux FARC

Lettre ouverte aux FARC de Mélanie et Lorenzo Betancourt

IngridBetancourt-idf.com - Paris - 20/12/06

A l’attention des commandants des FARC,

Nous nous appelons Mélanie et Lorenzo Delloye Betancourt. Nous sommes les enfants d’Ingrid Betancourt. Cette année, ce sera pour nous le cinquième Noël que nous passons sans notre mère que vous avez prise en otage. Cela fait également déjà plus de trois ans et demi que nous n’avons aucune preuve de vie d’elle ni de son amie Clara Rojas qui a montré tant de courage en l’accompagnant.

Nous ne sommes pas la seule famille dans cette situation. Combien de fils, combien de mères et de pères, d’époux et d’épouses, attendent chaque jour une lettre, un vidéo, un signal qui leur démontre que leur être cher est encore en vie. Nous, les familles, avons lutté avec toute notre force et avec toute notre âme pour un accord humanitaire dans l’espoir de revoir ceux que nous aimons. Mais notre lutte, nous la menons dans la nuit, dans le silence...

Nous continuons à oeuvrer pour ceux que nous aimons, sans même savoir s’ils sont encore vivants. Parce que vous nous refusez depuis déjà trop longtemps une véritable preuve de vie. Pour ce Noël, nous vous demandons de nous donner une preuve de vie de notre mère, Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et de tous les otages dont il n’y a pas eu de preuves de survie récentes.

Aux médias colombiens comme à ceux du reste du monde, nous vous demandons d’être attentifs et d’attendre avec nous qu’arrivent ces preuves de vie, pour que nous puissions poursuivre notre lutte pour la liberté.

Paris, le 20 décembre 2006

Contact presse : Hervé Marro (06.88.79.11.23.) et Fanny Hess (06.62.42.57.39.)


Nous saluons avec la plus grande admiration, l'immense courage de la jeune Mélanie qui oeuvre sans relâche avec son frère Lorenzo pour obtenir des preuves de vie et la libération de sa maman.

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13:25 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT, RAG 34

Les syndicats ne sentent pas "d'effet Bayrou" chez les enseignants

PARIS (AP) - Alors que le candidat à l'élection présidentielle de l'UDF poursuit sa progression dans les sondages, les syndicats d'enseignants ne notent pas un "effet Bayrou" dans les salles de professeurs, mais soulignent que la campagne électorale 2007 passionne les personnels.

"Je ne sais pas s'il y a une entrée spécifique 'enseignants' sur le phénomène Bayrou qu'on peut observer dans l'ensemble de l'opinion publique", estime Gérard Aschieri, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education) qui rencontrera le candidat UDF en début de soirée.

"François Bayrou tient des propos plutôt favorables vis-à-vis des enseignants, mais la réaction de ceux qui disent qu'ils pourraient voter pour lui semble surtout liée à la très grande réserve que suscite le côté sécuritaire et ultra-libéral de Nicolas Sarkozy, et au scepticisme vis-à-vis de Ségolène Royal", ajoute-t-il dans un entretien à l'Associated Press.

"On en parle dans les salles des professeurs et les cours de récréation", poursuit M. Aschieri. "Certains se disent: 'pourquoi pas Bayrou comme alternative en troisième homme?'. Mais je me demande si ce n'est pas la même chose dans l'ensemble de l'opinion".

M. Aschieri a été reçu pendant près d'une heure et demie mercredi par François Bayrou à son siège de campagne. "Il nous a redit son attachement à l'Education, sa volonté de la mettre au centre de son projet", a-t-il expliqué à l'AP, qualifiant la discussion "d'intéressante". Pour autant, il ne s'agissait pas "d'auditionner un candidat et de donner des bons points et des mauvais points". Les représentants de la FSU ont insisté, selon lui, sur la nécessité d'une "vraie rupture avec les politiques menées aujourd'hui, en termes de moyens et de réglementations".

La FSU doit être reçue jeudi par le candidat UMP Nicolas Sarkozy. Elle rencontrera par la suite Olivier Besancenot (Ligue communiste révolutionnaire), Dominique Voynet (Verts), José Bové, et Marie-George Buffet (PCF).

"Les enseignants se passionnent pour cette élection et en parlent beaucoup parce que le débat éducatif est présent", note Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIpp, le principal syndicat des instituteurs.

Quant à un "effet Bayrou", "le fait qu'il ait été ministre de l'Education, enseignant, semble susciter l'intérêt. Mais on a l'impression que le phénomène est moindre dans le premier degré que dans le second, parce que la première initiative qu'il avait prise sur la loi Falloux avait suscité beaucoup plus d'émotion dans le primaire que dans le secondaire".

En 1994, M. Bayrou, alors ministre de l'Education, avait en effet dû faire face à la fronde des personnels de l'enseignement publique et des partisans de la laïcité, avec la réforme de la loi Falloux. Il souhaitait notamment intégrer les enseignants du privé dans l'Education nationale et faire supporter par les collectivités territoriales les investissements immobiliers des écoles privées. Le 24 janvier 1994, au terme de plusieurs journées de défilés, un million de personnes manifestaient à Paris pour défendre l'école publique.

Le secrétaire général de l'UNSA-Education Patrick Gonthier note ainsi une "différence entre ceux qui ont 40-50 ans", et qui gardent en mémoire "le 24 janvier 1994", et "les jeunes qui ne se reconnaissent pas dans les clivages politiques antérieurs et peuvent voir François Bayrou comme une alternative, mais pas plus que dans le reste de la population".

Le secrétaire général du SGEN-CFDT Jean-Luc Villeneuve se dit pour sa part "dubitatif" à propos d'un éventuel effet Bayrou. Pour lui, à part l'épisode de la loi Falloux, "il a été ministre de l'Education pendant de nombreuses années et s'est distingué pour l'essentiel en faisant du surplace, et en faisant du surplace, on ne traumatise pas les personnels. Donc, il n'a pas laissé un souvenir négatif".

Pour le reste, les enseignants parlent "surtout de trois candidats, on voit bien lesquels, mais pas plus ni moins que dans le reste de la population. J'ai surtout l'impression que les personnels se débattent dans des situations très difficiles, attendent des propositions concrètes et ne voient pas venir grand-chose pour le moment, quel que soit le candidat". AP

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07:21 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, RAG 34

22.02.2007

Les dernières frasques de SARKOZY : Une réforme de l’État au rabais !

Le Parti socialiste s’élève contre les dernières déclarations de N. SARKOZY sur la réforme de l’Etat. Ces déclarations sont fausses et dangereuses. Fausses parce qu’il manipule les chiffres pour faire croire à l’hypertrophie de la fonction publique dans notre pays. Dangereuses, parce qu’il assimile la réforme de l’Etat à la réduction systématique des moyens de l’action publique, particulièrement du nombre des fonctionnaires, sans se préoccuper de la qualité du service rendu aux citoyens.

En particulier, c’est à tort que N. SARKOZY prétend que les effectifs auraient été très fortement accrus, en dépit de la décentralisation, dans les ministères chargés de l’emploi et de la solidarité. En vérité, le poids de la fonction publique est resté stable en France depuis vingt ans par rapport à l’emploi total (20 %) ou à la richesse nationale (13% du PIB). Rapporté à l’ensemble des dépenses publiques, il a même légèrement baissé de 26 % à 24 %.

Le candidat de l’UMP s’engage à supprimer 225.000 postes de fonctionnaires en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux, sans indiquer sérieusement dans quels secteurs.

Dans la fonction publique territoriale ? Il n’aurait pas le pouvoir de le décider au nom du principe de libre administration des collectivités locales.

Dans les hôpitaux ? Les personnels et en particulier, les infirmières et les aides-soignantes sous pression apprécieront … .

Dans les services de l’Etat ? L’éducation serait la première victime de cette saignée, plus encore que depuis 2002.

Certes, une partie des moyens doit être redéployée pour améliorer l’efficacité de l’action publique.

Pour le Parti socialiste, une vraie réforme de l’Etat passe d’abord par une relance du dialogue social dans la fonction publique, préalable indispensable à la remise à plat des missions de l’Etat. En dehors des secteurs régaliens (enseignement, justice, police…), celle-ci devra se consacrer à l’essentiel, c’est-à-dire à la péréquation des moyens entre les territoires et à ses missions de contrôle (protection de l’environnement, droit de l’urbanisme, droit du travail…). Enfin et surtout, l’organisation administrative de notre pays devra être simplifiée en éliminant les redondances entre niveaux de responsabilité (Etat, région, département, intercommunalité, commune), source de surcoûts. Mieux faire avec plus d’ambition pour un meilleur service rendu au public sont les axes prioritaires du Pacte présidentiel des socialistes.

Communiqué de Christian MARTIN
Secrétaire national aux Services publics

Cet article a été publié le Jeudi 22 février 2007



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19:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

"le Pacte présidentiel est financé"

Ce matin, le financement des 100 mesures du Pacte présidentiel de Ségolène Royal a été présenté. Son coût net s'élève à 35 milliards d'euros (50 milliards de dépenses et 15 milliards d'économies).

Les cinq plus gros postes de dépenses concernent la recherche (5,3milliards d'euros d'ici à 2012), l'université (5 milliards), la création de 500 000 emplois-tremplins (4,5 milliards), la justice et la lutte contre les discriminations (4,5 milliards) et l'éducation nationale (3,4 milliards, avec le soutien scolaire et la réduction à 17 des élèves dans les classes en ZEP).

Nous proposons à ceux d'entre vous qui se sentent concernés par la question de se saisir de ce débat. Il est essentiel de souligner le juste équilibre de ces mesures et plus largement la solidité et la cohérence
du Pacte présidentiel.

En savoir plus

Le PACTE PRESIDENTIEL en musique : 100 mesures pour que ça change fort !

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12:13 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

J-59. Ségolène Royal : "Les propositions sociales de Nicolas Sarkozy sont dangereuses, elles dresseront les Français les uns contre les autres."

En présence de salariés de Geodis, confrontés à un plan de suppressions d'emplois, Ségolène Royal est revenu sur certaines propositions du candidat UMP.

"J'entends certains qui parlent de revaloriser le travail et qui proposent comme solution de détaxer les heures supplémentaires. Ces propositions sont dangereuses, car elles vont creuser le délitement du lien social".

Ségolène Royal craint qu’avec une telle mesure, "ça coûtera moins cher" de faire faire des heures supplémentaires que d'embaucher un nouveau salarié.

"Ce n'est certainement pas en supprimant l'impôt de solidarité sur la fortune, comme le propose le candidat de la droite, qu'on remettra la France debout, et certainement pas en faisant travailler les salariés jusqu'à 70 ans, comme (Nicolas Sarkozy) le propose".

"Ces propositions sont dangereuses, elles creuseront les brutalités, les violences, les frustrations, elles dresseront les Français les uns contre les autres". Elles "ne sont pas crédibles, pas sérieuses".

"C'est en augmentant le pouvoir achat des bas salaires aussi que nous relancerons la machine économique, certainement pas en réaménageant la fiscalité et en favorisant la rente par la suppression de l'ISF".

Ségolène Royal dénonce "le capitalisme financier destructeur pour nous tous".

"Je veux que la France mette en place un ordre économique et social juste. Ce n'est pas juste lorsque des salariés sont licenciés d'une entreprise qui fait des bénéfices et demain, ce ne sera plus possible", s’indigne-t-elle, rappelant sa proposition d'obliger les entreprises dans ce cas à "rembourser toutes les aides publiques" qu'elles ont perçues.

Ségolène Royal indique qu’elle dira à Angela Merkel, lors de leur rencontre le 6 mars, "un certain nombre de choses". "Il faut sortir de cette inertie libérale, l'Etat peut encore peser, je veux un Etat fort, qui négocie avec ses partenaires européens" en faveur d'une régulation économique et sociale.

Mercredi 21 février


LE PACTE PRESIDENTIEL en musique : 100 mesures pour que ça change fort !

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10:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.02.2007

Le PACTE PRESIDENTIEL en musique

Un clip de 12 minutes énumère et illustre, les 100 propositions du pacte présidentiel de Ségolène Royal. À voir et à diffuser !





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Combien ça coute ? Le PS estime à 35 milliards d'euros net le programme de Royal


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PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste estime à 50 milliards d'euros brut et 35 milliards d'euros net le "pacte présidentiel" de Ségolène Royal.

Le PS se donne pour objectif de réduire la dette publique à 60% en 2012 contre 64,6% fin 2006, de stabiliser les prélèvements obligatoires au niveau de 2006, soit 44% du PIB, et de limiter la hausse de la dépense publique à 1,8% par an.

Il table sur une croissance moyenne de 2,5% par an à partir de 2008 et sur une inflation de 1,8% en moyenne.

Michel Sapin et Didier Migaud, chargés du chiffrage, ont précisé lors d'une conférence de presse que les 50 milliards d'euros de dépenses nouvelles prévues sur la durée de la législature seraient financés notamment par 15 milliards d'économie et de redéploiements.

Sur ces 15 milliards, cinq seront pris sur les allègements de charges aux entreprises et deux sur les budgets de la formation professionnelle.

L'augmentation du budget de la recherche, proposition la plus coûteuse du "pacte" représente 5,3 milliards d'euros, la loi de programmation pour les universités 5 milliards et la création de 500.000 "emplois tremplins" 4,5 milliards, selon le PS.

Le renforcement des moyens de la justice et de la prévention de la délinquance est estimé à 4,5 milliards d'euros, l'augmentation des moyens de l'Education nationale à 3,4 milliards, la création du "revenu de solidarité active" à 3 milliards, l'augmentation du financement de l'hôpital public à 2,5 milliards et le développement de transports collectifs à 2,5 milliards.

La création de l'"allocation d'autonomie" pour les jeunes coûterait 2,1 milliards, la revalorisation des petites retraites 2 milliards, le droit à la formation et à la reconversion pour les salariés 2 milliards et la création de la "sécurité sociale professionnelle 2 milliards.

14:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.02.2007

Ségolène Royal : Sereine et solide hier sur TF1

Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre d'une conférence salariale, je veux réconcilier la France avec ses entreprises

Ségolène Royal a dit lundi soir sur TF1 qu'elle souhaitait "remettre debout la maison France", et qu'elle serait "la présidente de la République qui se battra avec acharnement contre le chômage des jeunes.

Que la famille fonctionne bien, que l'école fonctionne bien, que quand un jeune a une qualification et une formation, il trouve un travail et qu'il soit correctement rémunéré, que les gens soient sécurisés dans leur emploi.

Certains se moquent de moi: ce n'est pas de la politique. Mais si, c'est de la politique ! Je suis une personne qui parle clair. Il y a un sentiment d'injustice, trop d'inégalités, de hauts revenus d'un côté, trop de bas revenus de l'autre.

Il faut que la santé revienne vers les gens". Elle a souhaité la création de dispensaires et l'organisation d' "Etats généraux sur la santé".

Ségolène Royal a assuré que la question des aides en cas de handicap "sera réglée".

"Il faut changer le regard de la société sur le handicap". Ségolène Royal a insisté sur le fait qu'il fallait "revendiquer la visibilité des personnes qui ne sont pas debout. Je veux que l'on puisse voir les personnes en situation de handicap dans la société, en particulier à l'école".

Sur la question du SMIC, Ségolène Royal a rappelé "qu'il y a aujourd'hui quatre millions de personnes au Smic et il y a un salarié sur deux qui gagne moins de 1.500 euros. Beaucoup de gens se sont dit, 'si le Smic passe à 1.500 euros, c'est tout de suite'. J'aimerais bien, mais c'est dans cinq ans. Il faut aussi être réaliste et promettre ce que je peux tenir Si nous pouvons aller plus vite, nous irons plus vite. 1.500 euros bruts en cinq ans, ça veut dire: 5% tout de suite, c'est 50 euros tout de suite. C'est un signal fort que je veux donner". Le niveau actuel du Smic (984 euros net pour 35 heures) "est quand même très bas",

Ségolène Royal a prévu d'organiser une "conférence salariale" dès son élection, qui servirait aussi à "discuter de la façon dont on maintient la hiérarchie des salaires. Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre d'une conférence salariale, je veux réconcilier la France avec ses entreprises".

Ségolène Royal a souligné qu'il faudrait veiller à ne pas provoquer un "écrasement de la hiérarchie des salaires".

Enfin, Ségolène Royal a précisé que la "hausse des bas salaires" serait indexée sur un nouveau calcul de la hausse des prix avec la création de nouveaux indices, afin que cette revalorisation ne soit pas "immédiatement mangée" par l'inflation.

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08:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Tension entre Enfants de Don Quichotte et Vautrin

Tant du côté des SDF que des riverains, la situation se dégrade au canal Saint-Martin à Paris, où Augustin Legrand, chef de file de l'association des Enfants de Don Quichotte, s'est réinstallé lundi 19 février, dénonçant la passivité du gouvernement pour régler la question des sans logement.

"Je me réinstalle ce lundi sur le campement pour voir et comprendre la situation et je suis prêt à rester le temps qu'il faut", a dit Augustin Legrand, rentré vendredi 16 février d'un tournage en Afrique du Sud, précisant qu'il allait "refaire un stock de tentes" pour pouvoir accueillir de nouveaux arrivants.

Parti après un accord signé avec le ministère de la cohésion sociale le 8 janvier, il se désespère que "rien n'ait avancé". "On nous avait promis des travailleurs sociaux. Ou sont-ils ? Il y a une dizaine de SDF qui sont alcoolisés, qui posent des problèmes et nous avons besoin de gens pour les encadrer", affirme-t-il.

Très en colère, le porte-parole des Enfants de Don Quichotte demande la démission de Catherine Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale, la jugeant "vraiment incompétente".

Sur le campement même, certains sont critiques

Celle-ci a indiqué lundi soir qu'il y avait "pas moins de 4 associations très spécialisées (sur place) : Emmaüs, le Coeur des Halles, le Samu social et Appel 75". "Ce sont des gens dont c'est le métier, qui, au quotidien, accompagnent parce qu'effectivement, cela prend du temps, il faut discuter avec chacun, convaincre chacun qu'aller ailleurs c'est la façon dont on peut s'en sortir", a-t-elle ajouté.

Sur le campement même, certains sont critiques. "Je me tâte si je reste parce que je vois que ça part en couilles", dit Jean-Claude Dos-Anjos, présent depuis "début janvier". "La plupart des gens qui viennent le soir sont des crackers. Je comprends pourquoi les riverains pétent les câbles quand on entend des ivrognes s'insulter jusqu'à 2 h".

De leurs côtés, les commerçants riverains voient avec inquiétude leur chiffre d'affaire baisser : Esperanza Aguilar, qui tient le restaurant Muküru, fait état d'une diminution de ses recettes de 40% en janvier. Virginie Leboeuf, du restaurant Le Jemmapes, de 30%. Au café Canal 96, on observe aussi une baisse, sans la chiffrer. "Les habitués ont déserté le café car on se sent agressé par les SDF qui s'approprient le lieu", relève Jean-François, un des rares à rester fidèle à l'établissement.

AFP
Augustin Legrand, chef de file des Enfants de Don Quichotte, marche sur le canal Saint-Martin, à Paris, lundi 19 février (photo Guez/AFP).

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07:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

19.02.2007

Agenda : Ségolène ROYAL sur TF1


Ce lundi 19 février : Ségolène Royal est l'invitée de l'émission "J'ai une question à vous poser" - TF1 - 20h50

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08:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

17.02.2007

SUPERMENTEUR 2 : L'UMP rabote les promesses de son candidat pour lui permettre de tenir son chiffrage

Trop, c'est trop. L'inflation des promesses électorales de Nicolas Sarkozy a fini par provoquer un vrai malaise à l'UMP. Ses "budgétaires", Pierre Méhaignerie, Gilles Carrez et Alain Lambert, de plus en plus inquiets, ont obtenu de François Fillon, jeudi 15 février, une réunion d'ajustement du programme économique et social de leur candidat. Objectif de ce rendez-vous, auquel participait Christian Blanc (ex-apparenté UDF) : raboter certaines propositions pour s'en tenir au plafond de 30 milliards de dépenses nouvelles sur cinq ans.

La cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise évalue le coût du programme de M. Sarkozy à un peu moins de 50 milliards, auxquels s'ajoutent ces fameux 68 milliards d'euros de prélèvements obligatoires que M. Sarkozy souhaite restituer aux Français (Le Monde du 23 janvier).

Conséquence de la réunion d'ajustement de jeudi : l'entrée en vigueur de certaines mesures, comme l'allocation au premier enfant ou le bouclier fiscal à 50 %, devrait être repoussée, et les ambitions pourraient être revues à la baisse dans certains domaines, dont les droits de succession et la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires. "On peut espérer baisser d'un point d'ici à la fin de la législature, pas plus", estimaient, dès mercredi, le président de la commission des finances de l'Assemblée, M. Méhaignerie, et le rapporteur du budget, M. Carrez, dans les couloirs du Palais-Bourbon.

Pour financer son projet sans compromettre le rétablissement des finances publiques, l'UMP s'était fixé un cadre budgétaire strict, assis sur une hypothèse de croissance de 2,25 % en moyenne par an : ramener à l'horizon de 2012 le poids de la dette publique sous la barre de 60 % du produit intérieur brut (PIB) et limiter à 30 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses nouvelles, 5 à 6 milliards par an devant aller à la réduction du déficit.

Obsédés par le contre-exemple de 2002 - la croissance s'était retournée et le déficit budgétaire envolé -, MM. Méhaignerie, Carrez et Lambert n'ont pas réussi à imposer un calendrier plus serré sur la diminution de la dette (2010 au lieu de 2012). Mais ils ont obtenu satisfaction sur une règle d'or, à laquelle ils tiennent, à savoir qu'aucune dépense de fonctionnement ne doit être financée par l'emprunt. Un principe également défendu par le président de l'UDF, François Bayrou.

Ces préalables posés, les participants à la réunion de jeudi ont passé au crible le projet de M. Sarkozy, et évoqué la possibilité de revoir à la baisse ses ambitions. Le candidat avait lui-même fait le premier pas, en laissant entendre que la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires se ferait sur dix ans, une hypothèse réaffirmée jeudi sur Canal+ par le ministre de l'économie, Thierry Breton : "La baisse promise (...) ne commencera qu'auprès 2010."

Le candidat de l'UMP avait également annoncé aux Echos du 14 février que le bouclier fiscal à 50 % serait mis en oeuvre "quand ce sera possible". "On ne peut pas faire la même chose avec 1,5 % de croissance et avec 3 %", avait ajouté M. Sarkozy au lendemain de l'annonce par l'Insee des chiffres provisoires de la croissance en 2006, 2 % seulement, soit la fourchette basse retenue par le gouvernement Villepin pour confectionner son budget.

Parmi les trois ou quatre points encore en débat qui devraient être tranchés prochainement, figurent l'hypothèse d'une baisse moins forte que prévue des droits de succession et celle de programmer, sur le "long terme", l'intégration de la contribution sociale généralisée (CSG) dans le bouclier fiscal.

Actuellement, la loi limite à 60 % des revenus d'un contribuable la somme des impôts directs (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune et impôts locaux). Un bouclier qui se limite à 71 % des revenus, lorsque l'on tient compte de la CSG et de la contribution de remboursement de la dette sociale (CRDS). Le coût de la mesure n'est évidemment pas le même si l'on part du haut de la fourchette (71 %) ou du bouclier fiscal actuel (60 %).

Côté pouvoir d'achat, M. Méhaignerie ne désespère pas d'obtenir une revalorisation sensible de la prime pour l'emploi.

Claire Guélaud et Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 17.02.07

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16.02.2007

Ségolène Royal : “L’école, coeur battant de la République”

Aujourd’hui, 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir sa promesse républicaine d’égalité scolaire.

C’est l’éducation qui tient tout l’édifice. C’est pourquoi, avec moi, l’éducation sera au coeur de tout et en avant de tout ! L’école est le coeur battant de la République. L’école est le lieu où se transmettent les savoirs et les valeurs républicaines. L’école est le creuset où se forment les futurs citoyens. Et l’école, vous me l’avez également dit, traverse une crise profonde.

J’ai entendu le signal d’alarme que lancent beaucoup de parents : l’école tiendra-t-elle demain sa promesse d’égalité des chances ? J’ai entendu le message des enseignants, en première ligne dans ce combat pour l’égalité et, donc, la citoyenneté : face aux difficultés qui s’accumulent, aux violences, aux incivilités qui angoissent, face aux coupes sombres dans les budgets et les emplois, face à un pouvoir d’achat qui semble baisser, et alors que croissent les difficultés du métier, comment ne pas être tenté, parfois, de baisser les bras ?

À ces enseignants qui se battent en première ligne sur le front de la citoyenneté de demain, je veux dire ceci. Vous serez soutenus, encouragés par la République dans votre mission. Votre place sera mieux reconnue, vos filières de formation encore améliorées si vous en sentez le besoin. Votre droit à l’innovation et à l’expérimentation du travail en équipe sera pleinement reconnu sans que vous ayez à craindre les inspections un peu trop rigides.

Soutien scolaire gratuit

Nous créerons un service public d’accueil de la petite enfance. L’obligation scolaire sera fixée à 3 ans et les chances scolaires des enfants en seront accrues. Collège et école devant assurer en leur sein, ou dans les quartiers, le soutien scolaire gratuit, nous confierons cette nouvelle mission, comme vous l’avez proposé dans plusieurs débats participatifs, à un corps nouveau de répétiteurs dont la mise en place sera discutée avec l’équipe pédagogique, les associations de parents d’élèves et les élus.

La carte scolaire favorisera la mixité sociale, au lieu de consolider les ghettos. Elle sera redécoupée pour que les secteurs soient plus hétérogènes et que chaque famille ait le choix entre plusieurs établissements. Les gros collèges seront divisés pour ne pas dépasser 600 élèves. Ayant eu à nouveau confirmation des brutalités et violences subies par les élèves et les enseignants, je m’engage pour la création d’un nouveau métier afin de renforcer la discipline 17 et développer massivement le sport et la culture qui sont les meilleurs remparts contre l’agressivité.

L’échec scolaire étant aggravé par la détresse financière, sociale et éducative des familles, je créerai des emploisparents dans les quartiers comme l’a proposé l’association ACLEFEU et je généraliserai les écoles de parents.

L’allocation de rentrée scolaire sera doublée dès 2007 afin que soit pleinement garantie la gratuité scolaire. La société de la connaissance exigeant un investissement massif dans l’université et la recherche, je veillerai à renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national et je les encouragerai à se regrouper entre régions pour atteindre une taille comparable à celle des grandes universités du monde.

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13:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ségolène ROYAL : L'Education "retrouvera la première place" Meeting de Dunkerque (vidéo)

Propositions de Ségolène Royal lors de son meeting sur l'éducation à Dunkerque (vidéo)






Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego
Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego

Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego
Segolene Royal Meeting de Dunkerque (15/02/2007)


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12:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : meeting de dunkerque, EDUCATION, RAG 34

13.02.2007

LE PACTE PRESIDENTIEL : Ce que vous m’avez dit, je l’ai entendu. Ce que je savais, vous l’avez confirmé.

Aujourd’hui, je vous propose le Pacte présidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité.
Plus de 6 000 débats ont été organisés sur tout le territoire. J’ai reçu par Internet 135 000 contributions. J’ai écouté les partenaires sociaux, j’ai rencontré les associations, j’ai mobilisé les experts. Vous avez été nombreux à vouloir participer à cette œuvre collective.

J’ai souhaité ce travail d’écoute et de confrontation des idées. J’ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l’on rédige dans l’ombre des programmes aussi vite oubliés qu’ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles.

Ce Pacte présidentiel, c’est ensemble que nous le mettrons en œuvre. »

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19:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Regardez ! Les OGM sont-ils dangereux pour la santé ?

Les experts l'affirment : manger des OGM est sans danger pour la santé. Et tous les ans de nouveaux OGM arrivent dans notre assiette. Pourtant, aujourd'hui deux nouvelles études scientifiques révèlent un risque toxique. Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l´histoire d´une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l´Agriculture français n´a pas voulu rendre public les résultats, alors qu´ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé. Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ? 90 MINUTES a mené l´enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles. L'enquête révèle qu´une autre étude sur un soja OGM faite par des chercheurs italiens indépendants a mis en évidence que des souris ont subi des altérations de cellules de leur pancréas.

Regardez la vidéo : Les OGM sont-ils dangereux pour la santé ?

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10:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : OGM, RAG 34

07.02.2007

Présidentielle : Nous sommes là et bien là !

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a stigmatisé Nicolas Sarkozy, candidat des "possédants" et "d'un tout petit nombre", face à qui elle entend incarner l'espoir d'une "France "protectrice de tous les siens et ouverte sur le Monde
Tout au long d'un discours pugnace d'une cinquantaine de minutes, la candidate socialiste à la présidentielle a pris des accents parfois lyriques pour opposer "ceux qui travaillent dur" aux tenants de la "nouvelle oligarchie".

Pour la présidente de Poitou-Charentes, il y a d'un côté "l'argent des plus modestes (qui) enrichit effrontément les banques qui taxent de façon scandaleuse les maigres découverts" et de l'autre les profits "faciles, rapaces et fainéants" d'un camp prônant le "capitalisme fou" et "avide de toujours plus de licenciements boursiers (...) plus de marchés sans foi ni loi".

Devant plus de 5.000 personnes réunies dans un gymnase du XIIIe arrondissement de Paris, elle s'en est pris à de nombreuses reprises au "pouvoir médiatique", aux "relais dociles" de la droite dans les journaux ou aux "conglomérats de la finance et des médias".

Sans jamais le citer nommément, la candidate du PS, du MRC et du PRG a multiplié les attaques contre son adversaire de l'UMP, érigé en représentant de "ceux d'en face", du "sérail" ou encore de ceux que la mondialisation financière "arrange".

"Si celui qui est allé chercher l'onction chez Bush était aux responsabilités, la France serait aujourd'hui dans la guerre" en Irak, a-t-elle affirmé, après avoir fustigé les mots de Nicolas Sarkozy qui a invité ceux qui n'aiment pas la France à la quitter.

"Le slogan est emprunté à la droite américaine du temps de la guerre au Vietnam et à la dictature brésilienne qui érigea cette phrase 'Le Brésil, aimez-le ou quittez-le' en mot d'ordre", a-t-elle insisté.

La candidate socialiste s'est posée en héritière des combats de la gauche, déniant à Nicolas Sarkozy le droit de "revisiter l'Histoire n'importe comment".

"JE SUIS TOUJOURS LA ET BIEN LA"

"La France n'est pas la synthèse de l'Ancien régime et de la Révolution (...) La Révolution a voulu fonder une communauté de citoyens. Le règne débridé du capitalisme fou et du libéralisme sauvage en sape aujourd'hui les fondements et porte atteinte à la valeur du travail", a-t-elle estimé.

"La France de demain comme celle d'hier se nommera diversité. Et son unité se forgera dans un projet partagé. La France est diverse, multiple, colorée, métissée et pourtant très française, et elle sait être fidèle à ses valeurs, protectrice de tous les siens et ouverte sur le monde. Je ne la laisserai pas défaire", a-t-elle assuré.

Avant la journée de mobilisation dans la fonction publique jeudi, elle a jugé que les inquiétudes des fonctionnaires - "ceux qui sont au service de nous tous" - étaient "fondées" face aux projets de la droite de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux. "Réduire le nombre des fonctionnaires et le montant des impôts, c'est leur programme depuis cent ans!"

Pour ce premier temps fort d'une semaine cruciale qui doit s'achever sur la présentation des grandes lignes de son programme présidentiel dimanche, Ségolène Royal s'est exprimée devant un parterre de gauche recomposée, sur une estrade basse tendue de bleu.

En préambule de son discours, elle a salué les anciens ministres de la "gauche plurielle" qui avaient pris place aux premiers rangs, dont Dominique Strauss-Kahn, qui lui avait disputé l'investiture présidentielle. Jean-Pierre Chevènement, pour le MRC, et Christiane Taubira, pour le PRG, ont également assisté à ce meeting au coeur de la plus importante fédération socialiste de France.

Après les turbulences de janvier - mauvais sondages, pilonnage de l'UMP et tiraillements internes - Ségolène Royal a affirmé qu'elle tiendrait bon dans la bataille présidentielle, promettant "d'élever la France" et demandant aux militants de ne pas se laisser entraîner dans ces "coups bas".

"Ceux d'en face, à droite et dans leurs relais dociles dans les médias, m'avaient déjà congédiée", s'est-elle amusée au début de son allocution. "Je suis toujours là et bien là!"

Avec les débats participatifs - 5.000 annoncés avant dimanche - "nous avons construit modestement, sereinement les fondations de notre maison commune. C'est pour cela qu'elle est solide, c'est pour ça qu'elle va tenir. Et je vous l'assure, aucune tempête ne l'abattra car désormais c'est une force collective qui la tient", a-t-elle promis.



RAG 34. Lolo34 et les les lolo's 34

12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.02.2007

Au chevet des enfants soldats

Les 5 et 6 février, sous l’égide de l’Unicef, Paris accueille la première conférence internationale sur les enfants soldats réunissant l’ensemble des acteurs concernés : Etats touchés par le phénomène, ONG, pays donateurs, etc. Rosalie Azar, responsable de la Commission enfants à Amnesty International, répond aux questions de Marianne-en-ligne.
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Notre note précédente : Les enfants soldats : un problème mondial

RAG 34. Les lolo's 34

17:00 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants soldats, RAG 34

Les enfants soldats : un problème mondial


« Il n'y a simplement pas d'excuse, pas d'argument acceptable pour armer des enfants ».
Mgr Desmond Tutu

Je voudrais vous dire ceci : s’il vous plaît, faites tout ce que vous pouvez afin que le monde sache ce qui nous arrive à nous, les enfants. Pour que d’autres enfants n’aient pas à subir toute cette violence.
Une jeune fille de quinze ans qui a réussi à échapper à la Lord's Resistance Army (LRA, Armée de résistance du Seigneur), en Ouganda.

Les nouvelles armes, qui sont légères et simples à utiliser, permettent d’armer plus facilement les enfants avec un entraînement réduit au minimum. De par le monde, dans plus de 85 pays, plus d’un demi-million d’enfants âgés de moins de dix-huit ans sont actuellement incorporés dans les forces armées gouvernementales, dans des forces paramilitaires, dans des milices civiles ou dans un grand nombre de groupes armés non gouvernementaux. À chaque instant, plus de 300000 de ces enfants enrôlés dans les forces armées nationales ou dans des groupes politiques armés participent directement à des combats en tant que soldats.

Ils ont généralement été recrutés ou enlevés pour servir dans ces forces armées et nombre d’entre eux – certains n’ont même pas dix ans – ont assisté ou participé à des actes d’une violence extrême souvent commis contre des membres de leur propre famille ou des habitants de leur localité. Ces enfants sont exposés aux pires dangers et subissent les pires souffrances, tant psychologiques que physiques. Qui plus est, ils sont faciles à manipuler et ainsi encouragés à commettre des actes terribles dont ils sont souvent incapables de comprendre la gravité. Un grand nombre des filles doivent non seulement combattre en tant que soldats mais aussi se soumettre à des actes sexuels.

Les enfants soldats: un problème mondial

Enfant soldats démobilisés en République démocratique du Congo
© AI
Alors que les conflits armés se multiplient à travers le monde, de plus en plus d’enfants sont exposés à la violence de la guerre. Dans beaucoup de pays, des garçons et des filles sont recrutés, de force ou de leur plein gré, par les forces gouvernementales et les groupes armés. Cet enrôlement peut être le résultat d’une manipulation ou s’expliquer par des facteurs tels que la pauvreté et la discrimination. Les enfants sont souvent enlevés à l’école, dans la rue ou chez eux. Une fois enrôlés, ils doivent s’acquitter de toute une série de tâches. Si beaucoup prennent part aux combats, d’autres sont utilisés à des fins sexuelles ou comme espions, messagers, porteurs ou domestiques. Certains doivent également poser ou enlever des mines terrestres. De nombreux enfants remplissent plusieurs rôles à la fois.

Les enfants s’engagent pour différentes raisons. Dans les pays qui sont déjà frappés par la pauvreté, la guerre tend à aggraver la situation économique et sociale, ce qui fait que les familles connaissent encore plus de difficultés. Du coup, pour être en mesure de manger quotidiennement et de survivre, certains enfants rejoignent les forces gouvernementales ou les groupes armés. Par ailleurs, les conflits perturbent l’éducation des enfants. Quand les écoles sont fermées, ils n’ont guère de perspectives et il est plus facile de les pousser à s’enrôler.

Lorsqu’un conflit se prolonge, les forces gouvernementales et les groupes armés ont davantage tendance à recourir aux enfants soldats pour regarnir leurs rangs, d’autant plus qu’il existe des armes légères et de petit calibre qui sont faciles à porter, qui ne coûtent pas cher et qui peuvent être facilement manipulées par des enfants de dix ans ou moins.

Les enfants soldats se voient voler leur enfance et sont souvent victimes d’actes d’une grande brutalité. Les témoignages abondent d’enfants que l’on a drogués avant de les envoyer au combat et que l’on force à commettre des atrocités contre leur propre famille, de façon à détruire tout lien familial et social. Les filles sont souvent utilisées à des fins sexuelles ; elles sont généralement attribuées à un chef et parfois victimes de viols collectifs.

Il est difficile de déterminer le nombre d’enfants recrutés et utilisés pendant des hostilités. Les recherches indiquent que 300000 enfants soldats sont exploités dans plus de 30 conflits à travers le monde, mais en fait personne ne connaît le nombre exact. Des efforts sont actuellement déployés pour réunir des informations plus fiables sur l’utilisation des enfants soldats et pour compiler systématiquement les données concernant les effets de la guerre sur ces enfants.

La campagne internationale en faveur du Protocole facultatif

Malgré les progrès réalisés ces dix dernières années dans le cadre de la campagne mondiale visant à mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats, beaucoup d’enfants continuent d’être exploités au cours des conflits et envoyés sur les lignes de front. Le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, qui est entré en vigueur le 12 février 2002, constitue une avancée importante, puisqu’il renforce la protection juridique des enfants et contribue à empêcher leur utilisation dans les conflits armés.

L’âge minimum de participation directe aux hostilités, fixé à quinze ans dans la Convention relative aux droits de l’enfant et dans d’autres instruments juridiques, est porté à dix-huit ans dans le Protocole facultatif. Par ailleurs, ce dernier interdit que les moins de dix-huit ans fassent l'objet d'un enrôlement obligatoire dans les forces armées et exhorte les États parties à relever à quinze ans l'âge minimum de l'engagement volontaire. Les pays qui autorisent l’enrôlement volontaire dans les forces armées nationales avant l'âge de dix-huit ans sont appelés à mettre en place des garanties strictes. Enfin, toujours en vertu du Protocole facultatif, les groupes armés qui sont distincts des forces armées d'un État ne doivent en aucune circonstance enrôler des personnes de moins de dix-huit ans, que celles-ci soient volontaires ou non.

L’entrée en vigueur du Protocole facultatif représente un grand progrès pour les enfants, mais elle ne résout pas le problème des atteintes aux droits humains que subissent quotidiennement des milliers d’enfants soldats. Elle devrait simplement être perçue comme une avancée importante dans un processus qui passe par la ratification généralisée et l’application systématique du Protocole facultatif. L’objectif final, mettre un terme au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats, ne sera atteint que s’il existe une volonté politique, si la mise en œuvre du Protocole facultatif par les États est soumise à un contrôle strict, si les pays rendent des comptes à ce sujet et si les droits de tous les enfants constituent une priorité, non seulement pendant mais aussi après les conflits.

Source: Guide du Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés (en anglais). Produit par l'UNICEF et la Coalition pour mettre fin à l'utilisation d'enfants soldats (en anglais)

http://web.amnesty.org/pages/childsoldiers-index-fra

copyright Amnesty international

Où étaient déjà les enfants soldats en 2001 ?
En Afghanistan, Algérie, Angola, Azerbaïdjan, Bangladesh, Birmanie, Burundi, Cambodge, Colombie, Congo, Erythrée, Ethiopie, Iles Salomon, Inde (Andhra Pradesh, Cachemire), Iran, Irak, Israël, Kosovo, Liban, Liberia, Mexique, Myanmar, Népal, Ouganda, Ouzbékistan, Pakistan, Papouasie, Paraguay, Nouvelle Guinée, Pérou, Philippines, République démocratique du Congo, Russie (Tchétchénie), Rwanda, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Sri Lanka, Tadjikistan, Tchad, Timor oriental, Turquie et Yougoslavie.

(Photo : de gauche à droite : Enfant de 12 ans, dans l'armée depuis l'âge de 6 ans. Enfant de 15 ans, dans l'armée depuis l'âge de 9 ans.) http://www.fraternet.com/

RAG 34. Lovely34

02:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants soldats, RAG 34

05.02.2007

"Supermenteur(s) 2", le retour" : Il a dit, le chiffre du jour

Il a dit :

•Revenant sur le show de Nicolas Sarkozy déclarant sa nouvelle flamme pour les enseignants, Gilles de Robien n’a pu s’empêcher d’émettre un jugement sévère sur les propos tenus par son collègue du Gouvernement:

"Très mal inspirés; maladroits et injustes".

Le chiffre du jour :

1150 : le nombre maximum de places du Palais des Congrès du Futuroscope de Poitiers.
Cela n’a pas empêché l’UMP d’annoncer à l’AFP qu’il y’avait 6.000 personnes présentes pour y écouter Nicolas Sakozy et Jean Pierre Raffarin, le 26 janvier dernier.



RAG 34. Lolo34

23:45 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Parlons éducation !

Vendredi soir dernier, Nicolas Sarkozy était à Maisons Alfort où tout en tirant à boulet rouge sur le bilan des Gouvernements qu’il a soutenu pendant les 5 dernières années, il a fait part de sa nouvelle passion pour les questions éducatives.

Les chiffres:

.12111900 élèves dans les premier et second degrés.

.884021 enseignants dansles premier et second degrés.

.Budget: 77 milliards d’euros selon le projet de loi de finances 2007.

La droite et l’éducation:

.Suppressions d’emplois:

.Entre 2002 et 2007, il a été procédé à la suppression de plus de 120.000 postes ou emplois.

.Si le plan de Sarkozy de non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite était mis en place, 125.000 postes d'enseignants passeraient à la trappe au cours de ces cinq prochaines années.

.Suppressions de crédits:

.Plus de750 millions d'euros de crédits entre 2002 et 2007.

.Crise majeure dans le milieu de la recherche.

Nos premières propositions:

.Création d’un service public de la petite enfance.

.Renforcement des dispositifs d’accompagnement scolaire qui permettent d’acquérir les notions de base au début du parcours scolaire.

.Renforcement des moyens financiers destiné aux ZEP:

.Baisse du nombre d’élèves par classe. Formation spéciale des enseignants

.Implantation de classes préparatoires dans les ZEP.

.Instauration d’une meilleure orientation des élèves et amélioration de la transition vers les collèges.

.Abolition de l’apprentissage à 14ans.

.Développement de l’apprentissage sous statut scolaire.



RAG 34. Lolo34

23:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les débats participatifs voulus par la candidate socialiste ont remporté un vif succès sur le terrain

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Pas de "trou d'air", mais plutôt du trop plein. Un trop-plein de frustrations, de déceptions et de colères. Des inquiétudes et des angoisses. Et un formidable besoin de parler. Pour témoigner, tout simplement. Avec le secret espoir d'être enfin écouté ; et - sait-on jamais ? - d'être, cette fois, entendu.

Mme Royal entend maintenir son "style de campagne"

Invité, mercredi 31 janvier, de "Questions d'info LCP-Le Monde-France-Info", Jean-Louis Bianco, directeur de campagne de Ségolène Royal, a voulu balayer les doutes qu'inspire l'entrée en campagne de la candidate du PS. "Ça ne tangue pas, a-t-il assuré, mais il y a des gens qui n'ont pas compris sa méthode." Il a précisé que Mme Royal n'entendait pas modifier "le style de campagne qu'elle a choisi". "Si cela veut dire utiliser les archaïsmes, les vieilles recettes, nous ne sommes pas d'accord (...). Nous inventons le nouveau socialisme." Le conseiller de Mme Royal a cependant admis une phase de "recul". "Nous avons fait des erreurs, a-t-il reconnu. Nous corrigeons le tir, nous essayons d'être plus réactifs, plus performants, mieux coordonnés." M. Bianco a réaffirmé que "Nicolas Sarkozy doit quitter le gouvernement" : "On ne peut pas être ministre de l'intérieur, chargé de la police, qui prépare les élections, en même temps que candidat."

Déroutants, parfois moqués lorsqu'ils ne sont pas ignorés en haut lieu, les milliers de débats participatifs locaux organisés par les sections du PS et les comités Désirs d'avenir ont rencontré un indéniable succès sur le terrain. Anciens militants et nouveaux adhérents, sympathisants et curieux, de tous bords et de tous âges, ont franchi des portes, et saisi les micros qu'on leur tendait. Les notables étaient là, bien sûr, mais ils ont accepté tant bien que mal de se fondre dans le décor. Tout le monde est logé à la même enseigne. A Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) où se tenait, mardi 30 janvier, un débat sur la "sécurité durable", deux affiches ornaient les murs : "Impose-toi dans le débat" ; "Demain, rien ne se fera sans toi". Message reçu, ici comme ailleurs.

A Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), lundi soir, les cent personnes présentes ne se le sont pas fait dire deux fois. D'autant qu'ils connaissent bien le thème du débat : la "vie chère". "On s'est installé dans la précarité, on vit des aides du RMI, on n'a aucun pouvoir d'achat", explique le premier orateur, un militant de la CGT-chômeurs. Christine, qui travaille "à la Sécu" : "J'ai un emploi, ma fille a une bourse, je ne paye pas d'impôt, je me sens en risque de précarité, comme beaucoup." Rachida, elle aussi mère célibataire : "Le soleil, je ne le vois jamais. Il faut se battre pour un logement, pour un travail. Pour balayer par terre, il faudra bientôt un diplôme." "L'esclavage existe toujours", lance-t-elle, avant de se rasseoir, accablée. Les deux rapporteurs désignés prennent aussi en note le propos de Monique, infirmière à l'hôpital, qui explique que "notre système de santé prend l'eau".

A chacun son "truc". Dans le Loiret, trois ou quatre thèmes apparaissent sur un écran géant pour lancer le débat. Dans la section du 18e arrondissement de Paris, on distribue des Post-it pour relever questions et témoignages. Lundi soir, lors du débat sur la justice, un ancien prisonnier en utilise deux, d'une écriture serrée, pour résumer ce qu'il veut dire. Au micro, il évoque ces "enfants qu'on met avec des bandits de grands chemins", les "médecins qui distribuent calmants et préservatifs" et "les cris, tous les soirs". Aux magistrats qui l'écoutent, il propose d'inscrire dans leur formation "un jour" en prison. Lorsque la parole est libre, les propos ne sont pas forcément convenus. A Vesoul (Haute-Saône), un ancien directeur général des douanes, un brin exaspéré, propose sa contribution : "Vous me faites nommer ministre de la recherche des fonds, et vous verrez que le pognon retournera dans les caisses de l'Etat !"

La formule inquiétait certains des militants les plus aguerris, davantage rompus aux meetings traditionnels. Mais elle a satisfait d'emblée les plus jeunes, ainsi que tous ceux qui désertaient le débat politique. Le même décalage s'observe au sujet des faux pas et du rythme de la campagne : quand les "anciens" sont parfois en proie au doute, les nouveaux venus balaient spontanément toute critique.

A Lyon, mercredi soir, deux femmes de vingt-cinq ans sont intervenues dans le débat sur le développement durable organisé à l'Opus Café, près de l'hôtel de ville, pour plaider en faveur des transports en commun. Carole Vincent, militante socialiste, a entraîné une de ses amies, Emilie Busset, de gauche mais non encartée. Toutes deux se réjouissent du principe des forums. "C'est un vrai enrichissement de la politique", se félicite la première. Un trou d'air ? "Il n'y en a pas. C'est un argument de la droite pour déstabiliser Ségolène Royal", tranche la seconde. Un jeune adhérent socialiste, Nicolas Bréand (19 ans) n'est pas plus inquiet : "C'est parce que la méthode de Ségolène Royal est complètement nouvelle qu'elle déboussole. J'ai fait plusieurs débats et ce que j'observe, c'est un réel intérêt des gens à discuter et une vraie satisfaction à participer à un débat d'idées."

A Salon-de-Provence, le secrétaire de la section PS, Patrick Alvisi, s'était montré inquiet en ouverture du débat : "Notre nouvelle démarche peut surprendre surtout quand on connaît une campagne un peu molle (...) Mais, gardez votre sang-froid, Ségolène garde son cap. Et surtout prenez la parole." A 22 h 30, une fois la réunion terminée, les anciens militants parlent encore un peu du "reflet chez les gens de ce que disent les journaux". Mais sans grande conviction. Ils croient plutôt que c'est ce mouvement de réunions ouvertes, "où on entend des gens qui, jamais, ne prennent la parole" qui poussera vers la victoire.

Un sentiment partagé à Saint-Jean-de-la Ruelle. Henriette, 40 ans, qui a laissé ses trois enfants à la maison pour venir au débat, est à fond derrière Ségolène Royal. "Tout me plaît chez elle, les valeurs qu'elle défend", explique-t-elle. Elle vient d'adhérer au PS pour la soutenir. Tout comme Paulette, 70 ans, qui votait "centre-droit" jusqu'ici. "Son discours est différent, plus accessible aux gens de la base", souligne-t-elle, en se disant certaine que "Sarkozy, lui aussi, aura ses trous d'air".

Jean-Baptiste de Montvalon avec Régis Guyotat (à Orléans), Sophie Landrin (à Lyon) et Michel Samson (à Marseille)

Article paru dans l'édition du 02.02.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois

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18:14 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

04.02.2007

Sarkozy veut parler à "l'électeur de gauche", le PS le renvoie à droite



PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy assume vouloir "parler à l'électeur de gauche", comme les enseignants, et multiplie les clins d'oeil à cet électorat, suscitant l'ire des socialistes qui le renvoient à la politique de la droite, dénonçant "culot" et "mensonges".

"Il y en a qui sont gênés que je m'adresse à l'électeur de gauche. Mais pour moi, avant d'être de gauche, il est de France. Mon devoir, c'est de lui parler parce que la vraie gauche, la gauche de Jaurès, elle parlait des travailleurs, parce qu'elle respectait le travail", a lancé le candidat de l'UMP vendredi.

Une thématique adoptée depuis plusieurs mois, mais sur laquelle il insiste d'autant plus qu'elle fait réagir ses adversaires. Il a ainsi multiplié les références à cette "vraie gauche" de Blum ou Jaurès depuis que le patron du PS François Hollande l'a accusé de "captation d'héritage" pour avoir évoqué ces grands anciens lors du congrès d'investiture de l'UMP mi-janvier.

Conforté par certains sondages d'après lesquels il devancerait sa rivale socialiste dans l'électorat ouvrier (33% contre 25% au premier tour selon CSA début janvier) M. Sarkozy entend labourer ce sillon.

Et pour bien enfoncer le clou, après un discours consacré fin janvier aux "travailleurs", le ministre-candidat lâche ses dernières piques vendredi lors d'un meeting consacré à l'éducation, s'adressant directement aux enseignants, réputés voter plutôt à gauche.

Electorat qu'il tente de s'attacher en lui parlant salaires, carrière, considération, égratignant au passage son collègue UDF de l'Education, Gilles de Robien, taxé rien moins que "d'injustice", et sa rivale socialiste Ségolène Royal.

Manière de chercher à capitaliser sur un malaise présumé du milieu enseignant envers la candidate du PS, après la diffusion à l'automne sur internet d'une vidéo-pirate dans laquelle elle souhaitait que les profs assurent "35 heures de présence dans les collèges".

M. Sarkozy, lui, déroule ses classiques, proposant, comme aux autres catégories sociales, aux professeurs "qui voudront travailler davantage, de gagner plus".

Positionnement sur lequel se sont immédiatement appuyés les responsables socialistes pour le renvoyer dans son camp, à droite.

"Nicolas Sarkozy mérite de haute main l'oscar du culot", s'est emporté Jack Lang, "conseiller spécial" de Ségolène Royal.

L'ancien ministre de l'Education fustige la "supercherie" du candidat UMP, accusé d'avoir "massacré" les moyens de l'éducation nationale lorsqu'il détenait le portefeuille des finances, avec la "suppression de plus de 120.000 postes ou emplois et de plus de 750 millions d'euros de crédits".

Patron des députés socialistes et lui-même enseignant, Jean-Marc Ayrault a dénoncé "le grand tourbillon de la démagogie" en direction des enseignants, après que la droite à "sabré leurs emplois, bloqué leurs salaires, amputé leurs retraites".

Et de conclure d'une image scolaire: "A la grande école du mensonge, vous êtes le premier de la classe".


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10:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

Présidentielle: les pistes de travail de Ségolène Royal

PARIS (AP) - Entre les quatre débats participatifs auxquels elle vient de participer et ses interventions publiques, Ségolène Royal a déjà avancé de multiples propositions, recensées sur son site Internet et régulièrement inspirées du projet du PS. Inventaire non exhaustif:

ECONOMIE:

- pouvoir d'achat: remettre à plat l'indice des prix. Conférence salariale avec les partenaires sociaux pour donner "un signal fort" (non chiffré) sur le SMIC et examiner les autres salaires

- 35 heures: floue sur le sujet, elle préconise une "réforme" dans le sens de "la compétitivité économique des entreprises". Elle n'a pas exclu d'"aller au-delà" des assouplissements actuels

- emploi: pour ramener le taux de chômage sous les 5%, elle veut lancer "dès 2007" un "plan massif pour l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale". Ce dernier secteur recèlerait "500.000 à un million d'emplois", "coacher efficacement" les chômeurs pour les orienter vers les secteurs en manque de main-d'oeuvre, créer un "filet de sécurité" ou "Sécurité sociale professionnelle" pour les salariés

- contrats: le CDI doit "redevenir la norme". Le CNE sera abrogé

- minima sociaux: "revenu de solidarité active" pour permettre aux RMIstes de reprendre un travail sans que leur niveau de vie en pâtisse

- entreprises: conditionner les aides publiques à "l'interdiction de délocaliser" si l'entreprise fait des bénéfices, "moduler" l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués, accorder un "bonus sur les cotisations sociales" pour celles qui embauchent en CDI

- dialogue social: prône un "syndicalisme de masse". Droit de vote des représentants salariaux dans les instances de décision des entreprises

- services publics: "service public de la petite enfance", "pôle public national de l'énergie" par un "rapprochement" entre GDF et EDF

- fiscalité: "le capital sera plus taxé que le travail". Réforme des stock-options

SOCIETE

- sécurité: "sanctionner le premier acte de transgression de la loi"; placer les plus de 16 ans dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée", "les pompiers" ou "les gendarmes" au premier acte de délinquance; rétablissement de la police de proximité.

"Expérimenter la présence d'un second adulte" dans les classes difficiles. Mise sous tutelle des allocations des parents défaillants

- éducation: scolarisation obligatoire dès trois ans, "élargissement" de la carte scolaire, soutien scolaire gratuit

- logement: construire 120.000 logements sociaux et autoriser l'Etat à se substituer aux communes en infraction en "réquisitionnant les terrains". Les communes pourraient procéder à des "acquisitions-réquisitions" de logements et "surtaxer les logements vacants".

Une famille qui paie régulièrement son loyer pourrait devenir propriétaire de son logement après dix à quinze ans; "revaloriser" les aides au logement, plafonner la dépense de logement des ménages modestes à 25% de leurs revenus ("bouclier logement")

- immigration: hostile à une régularisation massive, elle prône un règlement "au cas par cas", "décentralisé" aux préfets. Elle veut aussi "revenir à la régularisation au long cours" après dix ans de présence irrégulière

- environnement: réduire la part de l'électricité nucléaire à "50% d'ici 2017", "augmenter la part des énergies renouvelables" par une fiscalité incitative, lancer un "plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens". Les permis de construire seraient conditionnés au respect de normes environnementales; nommer un "vice-Premier ministre chargé du Développement durable", établir un "moratoire" sur les "OGM en plein champ, "débattre" de la création de péages urbains"

- jeunes: "droit au premier emploi" pour que "pas un jeune ne reste au chômage plus de six mois", créer 500.000 emplois-tremplins (emplois-jeunes des régions du PS) en cinq ans, créer une "allocation d'autonomie" et accorder à chaque jeune à 18 ans un "prêt à taux zéro" de 10.000 euros; contraception "gratuite" pour les jeunes femmes jusqu'à 25 ans

- santé: "médecine gratuite de proximité" pour les plus modestes

- homosexualité: élargir le mariage et l'adoption aux homosexuels

- femmes: sa première loi serait sur "les violences faites aux femmes"

EUROPE ET INTERNATIONAL:

- soumettre à référendum en France en 2009 un "texte court"

- augmenter "sensiblement" le budget européen

- pause dans les élargissements

- Iran: lui interdire l'accès au nucléaire civil et militaire

AP

Sur le Net: http://www.desirsdavenir.org

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10:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02.02.2007

(2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière

Lire : "Le plein s'il vous plait" de Jen-Marc Jancovici

Présentation de l'éditeur

Et si la hausse du prix du pétrole était le début d'une salutaire crise de désintoxication ? Et s'il fallait encourager cette hausse, voire l'accentuer ? Si l'énergie ne vaut rien - car elle est incroyablement sous-évaluée - c'est que ni l'épuisement des ressources en pétrole, ni le coût du changement climatique, ne sont inclus dans son prix. Par un surprenant tour de passe-passe, il s'avère que le PIB peut croître tandis que nous allons droit dans le mur. Nous vivons donc dans l'illusion d'une source d'énergie inépuisable et bon marché, illusion qui nous masque les catastrophes climatiques, économiques et politiques à venir. Il est temps pour chacun de nous de se montrer réaliste. Une taxe progressive et volontaire sur le pétrole profiterait non seulement à la nature, mais nous protégerait nous-mêmes, à commencer par les plus modestes, face aux mutations économiques à venir. Une idée forte et iconoclaste, pour un livre qui devrait inciter au débat.

Biographie de l'auteur
JEAN-MARC JANCOVICI et ALAIN GRANDJEAN sont tous deux anciens élèves de l'Ecole polytechnique. Le premier est ingénieur-conseil auprès de grandes entreprises et de l'Etat. Le deuxième, économiste, préside la société " Capitalisme durable ".

Le site de Jean-Marc Jancovici

Article du figaro mai 2006 : Du bon usage de la cagnotte pétrolière

Commander sur Amazon

Du même auteur sur Amazon : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? + "Le Plein s'il vous plait !" = 24€70. Commander

Notre note précédente : (1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

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17:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-MARC JANCOVICI, rente pétrolière, pétrole, RAG 34

01.02.2007

Nicolas Sarkozy découvre les ouvriers !

Après son premier essai de récupération à Saint Quentin, Nicolas Sarkozy s’est présenté, à Poitiers, comme le défenseur des travailleurs, dont il découvre, ému, la culture(!), et prétend désormais les défendre, car la gauche les aurait «trahis » (sic).
C’est son nouveau leitmotiv : avec les 35 heures, la gauche aurait non seulement ruiné l’économie française mais trahi les valeurs de la culture ouvrière,propageant le mythe de la « fin du travail »…

II) Face à ces subterfuges rhétoriques et ces contre vérités, il est indispensable de rétablir les faits•

Non, la gauche n’a pas dévalorisé le travail. Les 35 heures ont permis à 350 000 personnes de retrouver le chemin de l’emploi: peut-on oser dire que pour ces 350 000 personnes et leurs familles, le travail a été dévalorisé ? De même, les emplois jeunes ont permis de redonner espoir à 470 000 jeunes embauchés de 1999 à 2005, dont 9 sur 10 étaient en emploi et 70% en CDI un an et demi après leur emploi jeune (DARES, n°44, novembre 2006).

• Non, le pouvoir d’achat n’a pas baissé à cause des 35 heures

Selon l’INSEE, le niveau de vie des Français, qui avait augmenté continûment de1997 à 2002, a baissé en 2002 et 2004. Le pouvoir d’achat qui avait lui aussi augmenté sous la gauche a stagné depuis.En effet, de 1998 à 2002, la part des salaires dans la valeur ajoutée, en baisse depuis le début des années 1980, a augmenté de 1,9 point !
Au contraire, entre 2002 et 2004, cette part a diminué.

• Nicolas Sarkozy, comme il en a l’habitude, amalgame les chiffres pour présenter ce qui l’arrange (« depuis 25 ans, le pouvoir d’achat n’a cessé de baisser ») et oublier le bilan désastreux de la droite en la matière : le pouvoir d’achat avait augmenté de3% par an en moyenne entre 1997 et 2002, il n’a augmenté que de 1,5% par an depuis, et 1,1% en 2004, lorsque Nicolas Sarkozy était à Bercy !

• Les propositions de Nicolas Sarkozy contribueront à précariser le travail au lieu de le valoriser.En proposant, avec le contrat unique,un « CNE pour tous », Nicolas Sarkozy, qui se réclame de la dignité de l’homme, oublie-t-il qu’un licenciement sans motif porte atteinte à la dignité même du travailleur, en contradiction avec le droit international du travail ? Le salarié jetable, licencié sans motif, est-ce cela le travailleur émancipé de M. Sarkozy ?

• Nicolas Sarkozy prétend permettre aux Français de « travailler plus pour gagner plus » mais c’est une vaste supercherie: ses propositions de détaxation des heures supplémentaires ne permettront que de rendre moins cher le travail pour les employeurs… en aucun cas de donner une quelconque «liberté» aux salariés, qui ne décident pas des heures supplémentaires. Elles n’apporteront aucune solution aux trois millions de salariés en temps partiel subi qui souhaiteraient bien travailler plus. Elles décourageront l’embauche en rendant plus avantageuses les heures supplémentaires.

• En attaquant constamment les « charges sociales », Nicolas Sarkozy reprend l’antienne bien connue du Medef. S’il s’intéressait réellement aux « travailleurs », il saurait que ces « charges » qu’il pourfend sont en fait des cotisations qui servent à financer la protection sociale et donc précisément à améliorer la vie des travailleurs. Il se demanderait si outre ces charges sociales insupportables, les «charges financières » que font peser les exigences des actionnaires sur les dirigeants ne sont pas aussi une contrainte forte qui empêche de redistribuer du pouvoir d’achat aux salariés…

• Les propositions de Nicolas Sarkozy favorisent les rentiers et les employeurs, pas les travailleurs.

• Est-ce revaloriser le travail que de favoriser outrageusement l’héritage en supprimant l’impôt sur les successions, en renforçant le mécanisme du bouclier fiscal qui déjà en 2007, permettra à 17 000 personnes de se partager 350 millions d’euros ?

• Nicolas Sarkozy prétend défendre la « liberté » en détaxant les patrimoines et en favorisant les plus riches, alors même qu’il ne contribue ainsi qu’à favoriser les rentiers et la reproduction sociale. Rappelons que même les États-Unis si chers au candidat ont toujours eu un taux supérieur d’imposition sur les successions supérieur au taux français : il était de 77% dans les années 1940, il est de l’ordre de 55% aujourd’hui –tout simplement parce qu’au pays des «self made men », il est incompréhensible de favoriser les rentiers !

III) Les propositions de Ségolène Royal sont les seules à même de répondre aux attentes des classes populaires•

Nous voulons : Réellement « faire que le travail paie » par une revalorisation du SMIC à 1500 euros brut et une grande conférence salariale qui permettra une hausse de tous les salaires et une progression des carrières ;

• Lutter contre la précarisation en faisant du CDI la norme pour tous. Plutôt que de favoriser l’héritage de ceux qui ont beaucoup, revaloriser les petites retraites dans le cadre d’une négociation d’ensemble sur les retraites avec les syndicats et instaurer une fiscalité plus juste qui permette une véritable redistribution des richesses et pas une accumulation par les rentiers.

« Le courage, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe ».

Cette phrase de Jaurès s’applique bien à Nicolas Sarkozy qui aime maintenant le citer !


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19:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

Le Parti socialiste combattra l’instauration d’une franchise sur les consommations de soins voulues par Nicolas Sarkozy

Le Parti socialiste l’affirme avec franchise : il combattra l’instauration d’une franchise sur les consommations de soins voulues par Nicolas SARKOZYNicolas SARKOZY, en proposant d’instaurer une franchise annuelle non remboursable sur les consommations de soins va culpabiliser et pénaliser les malades.

En souhaitant responsabiliser financièrement les patients, il considère que seuls les malades sont à l’origine des dépassements de l’objectif annuel des dépenses d’assurance-maladie. D’ailleurs, le candidat à l’élection présidentielle le confirme en voulant moduler le niveau de cette franchise en fonction de la hauteur des dépenses annuelles.

Cette mesure est injuste car elle va surtout peser sur le budget des ménages modestes, elle est en outre inefficace car les dépenses d’assurance-maladie sont très concentrées : 50 % des dépenses relèvent de 4 % des malades qui souffrent d’affections de longue durée ou d’ accidents graves.

Au moment où le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie révèle que les revenus des médecins spécialistes libéraux ont augmenté de 25 % depuis 1990, Nicolas SARKOZY en faisant peser des sacrifices sur les seuls assurés sociaux, confortent une médecine à deux vitesses où la carte bleue remplacera la carte vitale.

Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé
et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé

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09:04 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

31.01.2007

DISCRIMINATION : Je voudrais être noir chantait Nino Ferrer en 1966 : 2007 Les noirs de France sondés pour la première fois

PARIS (Reuters) - Le quotidien Le Parisien publie un sondage dans lequel les Noirs de France sont interrogés sur les discriminations dont ils ont pu être victimes.

Il s'agit d'une première dans ce pays où la loi interdit tout fichier basé sur des critères ethniques.

Dans cette étude, effectuée par l'institut TNS-Sofres pour le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), 31% des personnes interrogées disent avoir été victimes souvent ou de temps en temps de discrimination raciale.

Elles sont 25% à dire qu'elles ont subi "rarement" une discrimination et 43% à n'en avoir jamais été victimes.

Pour 62% des personnes ayant été victimes de discrimination, ces actes se sont produits dans les transports en commun et pour 42% au travail.

Trente-sept pour cent des Noirs interrogés estiment que les discriminations se sont aggravées depuis un an, tandis que 40% pensent qu'elles n'ont pas changé et 17% jugent qu'elles se sont réduites.

Les Noirs font d'abord confiance aux associations (81%) pour lutter contre les discriminations, contre 72% à l'école et 29% aux responsables politiques.

Le sondage a été réalisé du 3 au 23 janvier auprès d'un échantillon de 500 habitants des départements d'outre-mer âgés de 18 ans et plus et auprès d'un échantillon de 13.059 résidants de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus. Le tout a permis d'obtenir un échantillon représentatif de 581 personnes noires âgées de 18 ans et plus.


Je voudrais être noir

Musique: Nino Ferrer 1966


Hey hey hey, Monsieur Wilson Picket
Hey hey hey, toi Monsieur James Brown
S'il vous plaît dit's-moi comment vous fait's
Monsieur King, Monsieur Charles, Monsieur Brown
Moi je fais de mon mieux pour chanter comme vous
Mais je ne peux pas grand chos', je ne peux rien du tout
Je crois que c'est la couleur, la couleur de ma peau qui n'va pas

Et c'est pourquoi je voudrais
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir

Hey hey hey, dis-moi Monsieur Faubus
Hey hey hey, dis-moi comment les blancs
Font pour vendre les nègr's à l'argus
Et pour en brûler de temps en temps
Moi je fais de mon mieux pour ne pas y penser
Mais je me sens très souvent très très embarrassé
Par la couleur de ma peau qui me démoralis' un p'tit peu

Et c'est pourquoi je voudrais
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir

Hey hey hey, vous les Saints, les Élus
Hey hey hey, vous les simples d'esprit
Vous qui chantez tout de blanc vêtus
Dans les verts pâturag's près de lui
Dites-moi s'il vaut mieux pour entrer dans c'royaum'
Avoir plutôt la peau noire ou plutôt la peau jaun'
Et si le blanc n'est pas un' couleur déconseillée parmi vous

Quoi qu'il en soit je voudrais
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir

RAG 34. Lovely34
Je voudrais rester noire...

15:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : RACISME, CRAN, RAG 34

30.01.2007

Débats participatifs : Faites remonter vos synthèses pour participer au programme de Ségolène Royal






Débats participatifs : Faites remonter vos synthèses pour participer au programme de Ségolène Royal
Les débats participatifs battent à présent leur plein, localement, nationalement, en ligne, grâce à l’action des comités de campagne, des fédérations, des sections du Parti socialiste et des comités Désirs d’avenir. La richesse des débats menés sur l’ensemble du territoire serait gâchée si ces rencontres ne contribuaient pas à informer Ségolène Royal et, autour d’elle, toutes celles et ceux qui mènent campagne au nom du Parti socialiste.

Tout organisateur de débat ou tout volontaire pour établir une synthèse thématique départementale peut venir déposer sa contribution au nom de son comité, de sa section, de sa fédération sur : http://debatslocaux.parti-socialiste.fr

Pour toute question, remarque, commentaire, proposition d’amélioration du dispositif :

[email protected]




RAG 34. Lolo34

09:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

26.01.2007

Droit au Logement : Continuons le combat !

1 Ségolène Royal : “La question du logement est au cœur de la question sociale”

2 Vidéo : Ségolène Royal : "Face au logement", superbe reportage Fatcat en déplacement à Roubaix/Lille/Paris. Les19 et 20 janvier 2007.

Ce fut une séquence politique intense. Après le débat participatif de Roubaix, la visite de Ségolène Royal au « Ministère de la crise du logement » et la disparition de la figure tutélaire du droit des sans-abri, l’abbé Pierre, la candidate a précisé ses engagements sur le logement. Elle a présenté une dizaine de propositions concrètes pour relancer le logement social, répondre au problème particulier de la jeunesse dans ce domaine et favoriser l’accès à la propriété. Elle a assuré les associations qui militent souvent sur le fil de la légalité de son soutien à la juste cause des sans-logis et de son engagement en faveur du droit de réquisition.

(Extraits des interventions de Ségolène Royal pendant le débat participatif de Roubaix) « La France se sent tirée vers le bas. Les parents se demandent si leurs enfants pourront accéder au logement, première condition de la dignité. Il y a une attente désespérée des Français devant la montée des désordres, en premier lieu le désordre du logement. Il y a l’angoisse de la précarité des jeunes, confrontés à des exigences de garanties et de salaires qu’ils ne peuvent satisfaire, comme l’angoisse des personnes âgées qui se demandent combien de temps leurs pensions suffiront à payer leur loyer… Pourtant, l’accès au logement, c’est l’accès à une dignité fondamentale.

C’est une condition essentielle pour pouvoir se projeter dans la vie. Or, la plus profonde des inégalités aujourd’hui, se situe entre ceux qui peuvent se projeter dans l’avenir,qui peuvent imaginer le futur de leurs enfants, et ceux qui ne peuvent pas se projeter plus loin que la fin de la semaine et qui ne savent pas de quoi sera faite la vie de leurs enfants, s’ils auront seulement un toit ou un travail. Le logement doit être assuré sur toute la vie parce que c’est la condition d’une vie de famille. Et c’est souvent la condition de la réussite scolaire des enfants et de la stabilisation de l’emploi. Tout se tient, cela veut dire que ce logement conditionne et nécessite un emploi stable et un salaire stable. C’est pourquoi cette question du logement est au coeur de la question sociale.

La crise actuelle nous montre que la loi du marché ne peut plus résoudre la question du logement. Cette crise n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des politiques de droite qui ont été menées depuis cinq ans. Cinq années de renoncement, cinq années de mesures favorables aux plus riches. Aujourd’hui, beaucoup de communes ne respectent pas l’obligation de construire les 20% de logements sociaux sur leur territoire. Il faudra désormais aller au-delà des amendes. Il faut être beaucoup plus radical et que l’État se substitue à ces mairies défaillantes en réquisitionnant les terrains et en construisant lui-même les logements sociaux. C’est de cette façon-là que l’on pourra, petit à petit, résorber le déficit du nombre de logements sociaux.

Je découvre aussi que l’État spécule. Il est quand même très choquant que ce soit le gouvernement lui-même qui a partir de terrains dont il ne fait rien, dont il est propriétaire au nom des Français, participe à la spéculation immobilière. Il faudra que cela cesse. Si je suis élue les terrains et les bâtiments appartenant à l’État seront mis en vente pour les communes qui veulent faire du logement social, et ce à moitié du prix du marché. Je prends devant vous cet engagement, il sera appliqué immédiatement après la présidentielle si nous l’emportons.

Je vous le dis, si je suis élue, l’État et la puissance publique, en relais sur les collectivités territoriales, reprendront tous leurs droits dans ce domaine pour imposer un certain nombre de décisions. Je ferais du logement une grande cause nationale selon le voeu de Michel Delebarre, président du mouvement HLM et député PS du Nord, présent dans la salle. L’objectif très ambitieux que nous devons nous fixer, c’est la réalisation de la sécurité-logement tout au long de la vie. C’est dans ces conditions aussi que cette fameuse loi du droit au logement opposable sera crédible car comment croire une loi qui établit et proclame le droit au logement alors qu’il y a une telle pénurie de construction de logements sociaux depuis cinq ans ? Quand pendant cinq ans, l’État a même donné de l’argent à des gens pour se désengager du social ?

Pour la réalisation de toutes ces politiques, votre mobilisation sera nécessaire. C’est pourquoi ces débats sont aussi importants. Je vous remercie d’y avoir apporté votre pierre. »


L'hebdo en ligne


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25.01.2007

Royal: la loi actuelle sur les violences aux femmes est "insuffisante"

Royal: la loi actuelle sur les violences aux femmes est "insuffisante"

PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a justifié mardi son intention de légiférer pour lutter contre les violences faites aux femmes, en expliquant que la loi actuelle est "insuffisante".

Mme Royal a expliqué que la loi de 2003, dont l'initiative revient au groupe socialiste du Sénat, a-t-elle rappelé, était "insuffisante".

Elle a notamment souhaité que la prochaine loi, qu'elle entend faire voter dès son élection, "impose à tous les départements la création d'hébergements d'urgence pour les femmes battues".

En outre, Mme Royal suggère aussi un autre "dispositif juridique" permettant d'éloigner le conjoint violent du domicile familial même si la femme ne porte pas plainte parce qu'elle a peur. "Je souhaite qu'on puisse venir au secours d'une victime sans que celle-ci soit obligée de porter plainte. Si la police constate un flagrant délit de coups sur une femme, elle pourra intervenir", a-t-elle expliqué.

Elle a souligné ne pas avoir "fait de polémique sur la loi actuelle", qui est "une première étape".

Par ailleurs, Mme Royal a confirmé son intention de "revenir" sur la fusion GDF-Suez, si elle était réalisée avant la présidentielle, "pour créer un pôle de l'énergie avec EDF".

Mme Royal a démenti une rumeur selon laquelle elle aurait indiqué à Gérard Mestrallet, PDG de Suez, qu'elle maintiendrait la fusion GDF-Suez si elle était faite.

"Cette information est totalement fausse. Je n'ai jamais rencontré M. Mestrallet", a-t-elle déclaré.

La candidate du PS a ajouté qu'au contraire elle "reviendrait sur cette fusion pour créer un pôle de l'énergie avec EDF".

"Nous avons besoin de ce pôle pour faire émerger un pôle énergétique européen", a-t-elle ajouté.

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15:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.01.2007

Les candidats à la présidentielle interpellés à propos d'Ingrid Bétancourt

Un manifeste leur sera soumis • Les signataires s'engageront à agir pour obtenir la libération de l'ancienne candidate à la présidentielle colombienne, retenue en otage depuis près de cinq ans •Par S.K.(avec agences)
LIBERATION.FR : mardi 23 janvier 2007

Mardi, le collectif Ingrid Bétancourt s'est réuni à l’entrée du Jardin du Luxembourg pour présenter un manifeste en faveur de sa libération qui sera soumis à tous les candidats à l’élection présidentielle.

«Que les candidats s’engagent à faire libérer ma mère. Nous voulons des actions! Leur faire signer le manifeste, c’est obtenir des garanties», a déclaré sa fille, Mélanie Bétancourt. Cela fait presque cinq ans qu’Ingrid Betancourt et Clara Rojas sont retenues en otages en Colombie.

Selon le collectif, «à un mois de 5 ans de la prise d’otage d’Ingrid, il est nécessaire que les candidats prouvent à sa famille comme aux nombreux Français qui la soutiennent, que leur engagement à obtenir sa libération relèvera du concret et de l’action, non pas de la compassion, qu’ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour qu’elle ne vive pas un deuxième quinquennat en tant qu’otage».

Mais ce manifeste en 7 points, n’est pas une finalité, «nous proposons aux candidats une base mais c’est à la hauteur de leurs propositions concrètes que nous pourrons évaluer leur engagement personnel. Nous espérons de leur part de l’audace, du courage et une volonté de fer, dans les innovations qu’ils proposent pour apporter une solution.»


Lire le Manifeste pour la libération d'Ingrid Bétancourt


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10:09 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

23.01.2007

Chômage : une priorité à laquelle ne répond pas la campagne, selon le CSA

PARIS (AFP) - La lutte contre le chômage est considérée comme un thème "important ou tout à fait prioritaire" par 98% des Français mais 67% estiment que la campagne présidentielle ne répond pas sur ce point à leurs attentes, selon un sondage CSA à paraître mardi dans L'Humanité.
Une femme et son enfant entrent dans une ANPE, le 27 janvier 2004 à Caen. Par Mychèle Daniau


Seules les réponses sur la sécurité apportées par la campagne présidentielle font plus de satisfaits que de mécontents, 50% des personnes interrogées estimant que la campagne répond à leurs attentes sur ce thème contre 47% d'un avis contraire.

Les thèmes jugés les plus importants, outre la lutte contre le chômage, sont, dans l'ordre, la santé, l'éducation, la lutte contre les précarités, l'avenir des retraites et le droit au logement.

Suivent la protection de l'environnement, le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et la sécurité.

L'immigration n'arrive qu'en quatorzième position, juste devant la réforme de la fiscalité, qui a pourtant été l'un des thèmes évoqués par les candidats à la présidentielle. La construction européenne arrive à l'avant-dernier rang.

Selon 71% des personnes interrogées, la campagne ne répond pas à leurs attentes pour les retraites. La proportion est semblable (70%) pour le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et les délocalisations (69%). Elle est de 67% pour la lutte contre le chômage.

Sont mieux notées les réponses quant à la politique internationale de la France, 42% estimant que la campagne présidentielle répond à leurs attentes sur ce thème, le droit au logement (41% contre 54%) et la santé (41% contre 56%).

Les réponses concernant la réforme de la fiscalité sont mal notées (30% contre 62%) de même que celles concernant la situation dans les banlieues (29% contre 66%).

Sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Notice détaillée disponible à la commission des sondages.

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13:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

22.01.2007

Mort de l'Abbé Pierre : l'homme de l'hiver 54 s'en est allé tôt ce matin "en grandes vacances"

Martin Hirsh Président d'Emmaüs France a annoncé le décès de l'Abbé Pierre ancien député, ancien résistant, cette nuit à 5 heures 25 à l'hôpital du Val de Grâce à l'âge de 94 ans et demi. De très nombreux hommages et témoignages d'affection devraient se succéder dans les prochaines heures et ces prochains jours.

"Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée..."
Appel de l'Abbé Pierre le 1er Février 1954 sur RTL
Henri Grouès, plus connu sous le nom de l'abbé Pierre, lance un cri d'alarme contre la misère sur RTL. L'hiver très rigoureux a déjà fait plusieurs morts en France. La campagne en faveur des sans-logis menée par le fondateur d'Emmaüs incite tous les Français disposant de locaux inoccupés à accueillir des familles dépourvues de logements.



Hiver 1954 : la croisade de l’abbé Pierre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abb%C3%A9_Pierre

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17:53 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Décès de l'Abbé Pierre, Emmaüs, RAG 34

20.01.2007

Journée Nationale Hépatites samedi 20 janvier : 42 villes mobilisées !

Pour la deuxième Journée Nationale Hépatites le samedi 20 janvier 2007, la Fédération nationale des Pôles de référence et Réseaux Hépatites (FPRH), l’Association Française pour l’Etude du Foie (AFEF), les associations de malades représentées par SOS Hépatites et l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites virales (ANRS) se mobilisent pour sensibiliser le plus grand nombre à la vaccination, au dépistage et pour informer sur les avancées de la prise en charge et des traitements.

Samedi 20 janvier 2007, les professionnels de santé hospitaliers et libéraux, les cliniciens-chercheurs et les associations de malades vont à la rencontre des patients et du public :

Le matin : des conférences-débats sur la prise en charge, les nouveaux traitements et la recherche pour les patients et leur famille
L'après-midi : des animations pour le public pour mieux connaitre les hépatites et les 10 bonnes raisons de se faire dépister.

Montpellier
matinée destinée au grand public

Salon Belvédère - Corum de Montpellier
Intervention du Dr Didier Ribard
de 10h à 12h30

Petit déjeuner offert

après-midi destinée aux patients
intervention de Dominique Larrey, Pierre Blanc et François Blanc

Salon Belvédère - Corum de Montpellier
de 14h à 17h

Nîmes
matinée destinée aux patients

Pôle Promotion Santé
65 bis rue de la République
30 000 Nîmes - 10h-12h30

Pas d'après-midi Grand Public

Autres villes

En savoir plus

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08:08 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Journée Nationale Hépatites samedi 20 janvier, RAG34

Ségolène Royal promet de faire voter une loi contre les violences faites aux femmes dès son élection

ROUBAIX (AP) - La candidate socialiste Ségolène Royal, qui présidait vendredi soir à Roubaix (Nord) un débat participatif, a réaffirmé qu'elle ferait rapidement voter, si elle était élue, une loi "contre les violences faites aux femmes"

"Je voudrais redire ici que les violences faites aux femmes sont inacceptables", a déclaré Ségolène Royal. "C'est la première loi que je ferai voter" en cas d'élection, un texte réprimant ces violences, a-t-elle expliqué après un échange avec Maryline, une femme qui a évoqué à visage découvert ses problèmes conjugaux.

Au cours de ce débat sur le thème du logement, Ségolène Royal a par ailleurs proposé d'aller au-delà de sa proposition initiale de construire 120.000 logements sociaux par an et de réquisitionner si nécessaire les terrains dans des communes ne respectant pas le taux de 20% de HLM.

Les différents débats, a-t-elle expliqué, lui ont fait prendre conscience que "nous ne sommes pas à la hauteur du problème" de logements en France. Elle n'a pas fourni de chiffres et précisions supplémentaires.

Ségolène Royal avait choisi la ville de Roubaix, où furent lancées de grandes innovations en matière de logement dont les habitations à bon marché (HBM), comme ville symbole de sa politique de "rupture" avec le gouvernement.

Plus d'un millier de personnes, dont de nombreux militants, se sont rassemblés dans une salle municipale de Roubaix pour soutenir la candidate qui veut faire du logement "une grande cause nationale" avec une dizaine de propositions établie autour de la notion de "sécurité logement".

La candidate PS a déclaré que les collectivités locales qui s'engageront à faire du logement social paieront les terrains de l'Etat à moitié prix. Elle prévoit enfin la "remise sur le marché" des logements vacants pour cause de spéculation.

La question de l'emploi a été évoquée comme prioritaire à celle du logement par des personnes du public qui se sont exprimées avec beaucoup de spontanéité. "Pour avoir un logement, il faut d'abord avoir un emploi stable. C'est logique", a résumé Karim, un jeune Roubaisien.

"Quand on n'a pas de travail, on n'a pas de logement", a surenchéri Maryline, qui a déclaré suivre Ségolène Royal dans tous ses meetings. Ce fut l'intervention la plus applaudie d'un débat qui a fait alterner au micro grands témoins, élus socialistes ou membres d'associations de quartier. Des pistes ont été tracées.

"Il faut produire beaucoup de logements mais surtout permettre à la population la plus défavorisée d'y accéder", a notamment expliqué Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. "Il faut des terrains pour construire du logement social ", a réclamé Michel Delebarre, maire PS de Dunkerque et président de l'Union sociale pour le logement.

Ségolène Royal, accueillie à Lille par Pierre Mauroy, président de la communauté urbaine, et Martine Aubry, la maire de Lille, avait passé l'après-midi autour de questions sur l'habitat social dans deux quartiers lillois. AP

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07:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violences faites aux femmes, ROYAL, RAG 34

16.01.2007

Paris s'oppose à nouveau à toute libération d'otage par la force en Colombie

PARIS/BOGOTA (AP) - La France s'est à nouveau prononcée lundi contre toute tentative de libération par la force des otages en Colombie, alors que le ministre colombien de l'Intérieur croit savoir qu'Ingrid Betancourt est en bonne santé et que la famille de la Franco-Colombienne redoute une opération militaire pour tenter de la sauver.

"Nous avons demandé à plusieurs reprises aux FARC de fournir une preuve de vie indiscutable des otages et attendons d'elles qu'elles donnent suite à cette demande", déclarent dans un communiqué conjoint le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy et les comités de soutien à la Franco-Colombienne.

"La France, comme la famille de Mme Betancourt et la Fédération internationale des comités de soutien à Ingrid Betancourt, demeure hostile à toute opération de sauvetage des otages par la force qui pourrait porter atteinte à leur sécurité", ajoute le ministre.

Paris "invite les acteurs du conflit qui sévit en Colombie à renouer le fil du dialogue", et à une libération des otages "dans le cadre d'un accord humanitaire".

De son côté, le comité de soutien à Ingrid Betancourt a dit espérer que les informations selon lesquelles la Franco-Colombienne serait vivante et en bonne santé "sont véridiques". Mais il se dit "consterné de constater que le gouvernement colombien préfère en aviser la presse sans en informer la famille ni au préalable ni jusqu'à présent": "s'il y a matière à penser qu'Ingrid est vivante, sa famille doit savoir pourquoi et dans les plus brefs délais".

Quant aux déclarations de Bogota qui réaffirme sa volonté de mener des opérations militaires pour libérer les otages, le Comité de soutien y voit "une politique de l'autruche ignoble" et dit craindre qu'Ingrid "serait très probablement tuée par les FARC" si tel était le cas. "Il n'est dans l'intérêt de personne que les otages meurent", juge le comité de soutien.

A Bogota, le ministre colombien de l'Intérieur Carlos Holguin, cité par la radio Caracol, a fait état d'informations des services de renseignement et de sources diplomatiques selon lesquelles Ingrid Betancourt est vivante et en bonne santé.

Mais la mère de l'otage franco-colombienne a dit craindre une opération de l'armée colombienne pour libérer sa fille par la force, une initiative qui, dans le passé, a déjà conduit les rebelles à tuer certains de leurs otages.

"Ce qui me terrifie c'est que le gouvernement puisse savoir où se trouve Ingrid et qu'il lance une mission de sauvetage", a déclaré la mère, Yolanda Pulecio, dans une interview à l'Associated Press.

Ingrid Betancourt et sa collaboratrice, Clara Rojas, sont otages des FARC depuis février 2002. On est sans preuve de vie d'elles depuis quatre ans. AP

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06:30 Publié dans Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

14.01.2007

Polynésie Fra, affaire disparition de JPK : voeux et communiqué de presse du comité de soutien.

Comité de soutien pour la recherche de la vérité sur la disparition de JPK, journaliste d'investigation

En ce début d’année, nous vous présentons les meilleurs vœux de toute l’équipe du comité de soutien pour la nouvelle année 2007.

Nous vous transmettons ci-joint un communiqué de presse qui sera envoyé dans les media pour faire le point de la situation du dossier.

La situation juridique du moment est très particulière (cf. communiqué) et seuls les résultas qui seront obtenus nous importent. En effet, l’enquête a effectivement pris une tournure nouvelle avec la multiplication des témoignages recueillis qui nous permettent d’espérer des avancées significatives dans les prochaines semaines.

Nous remercions les nombreuses personnes nous apportant leur soutien ; il est assurément plus facile de s’exprimer et d’agir dans cette affaire avec la force et cet appui dont vous nous témoignez. Au delà du comité de soutien lui-même, nous sommes par ailleurs fréquemment abordé par des personnes, connues ou non, qui spontanément nous font part de leur soutien dans notre démarche et nous encouragent à aller au bout du dossier.

Un grand merci à vous tous.

Philippe Couraud

Comité de soutien pour recherche de la vérité sur la disparition de JPK

12 janvier 2007

Communiqué de presse

Nous avons appris le 9 janvier 2007 que la demande de dessaisissement du dossier qu’avait présentée le juge d’instruction n’avait pas été suivie par le procureur général de Papeete qui n’a pas considéré que les motifs invoqués, à savoir les soupçons portés sur le rôle du parquet, justifiait que l’affaire soit instruite par un autre tribunal.

Dans le même temps, nous apprenions également que certains des témoins dont nous avions sollicitées l’audition avaient été entendus par les gendarmes. Ces auditions devraient se poursuivre au cours des prochains jours et prochaines semaines.

De nouveaux témoignages nous sont par ailleurs parvenus, rapportant les propos de personnes proches des faits eux-mêmes, qui confirment et viennent s’ajouter à ce que nous savons déjà. Ils seront également signalés à la justice.

Nous constatons donc aujourd’hui la reprise de l’enquête et le maintien du dossier en Polynésie française, avec un juge qui se voit contraint d’instruire le dossier par le Procureur général alors même qu’il souhaitait en être déchargé. Nous ne souhaitons pas porter une appréciation quelconque sur cette situation juridique tant celle-ci nous semble pleine d’incertitude.

Seuls les résultats dans la mise à jour de la vérité et dans l’avancée de la procédure nous importent et c’est uniquement dans les semaines à venir qu’il nous sera possible de vérifier si l’institution judiciaire aura bien tenu le rôle qui doit être le sien en cette période particulière de recueil de témoignages, qui confortent chaque jour un peu plus l’accusation d’assassinat visé dans la plainte déposée en décembre 2004. Ceci conduit naturellement la famille de JPK à suivre et accompagner le travail du juge et des gendarmes avec attention, dans le seul souci de faciliter la mise à jour rapide de la vérité et des coupables.

S’appuyant sur les multiples déclarations recueillies depuis 6 mois, nous espérons désormais que des avancées significatives pourront être obtenues rapidement.

www.soutienjpk.org

RAPPEL DES FAITS :

Neuvième anniversaire de la disparition d’un journaliste d’investigation en Polynésie française : le comité de soutien dénonce l’immobilisme de la justice
Neuf ans après la disparition de Jean-Pascal Couraud (dit JPK), ancien rédacteur en chef du quotidien Les Nouvelles de Tahiti, l’enquête semble au point mort. Les circonstances de la mort du journaliste, le 15 décembre 1997, n’ont jamais été élucidées. Son comité de soutien dénonce aujourd’hui la lenteur de la justice.

“Nous rejoignons l’appel du comité de soutien et demandons aux autorités judiciaires de Polynésie de ne pas écarter la thèse de l’assassinat de Jean-Pascal Couraud pour ses activités professionnelles. Il faut que tous les témoins qui peuvent contribuer à faire la lumière sur cette affaire soient entendus. La justice doit également tenir la famille du journaliste informée de l’avancée de l’enquête”, a déclaré Reporters sans frontières.

Selon les proches du journaliste, plusieurs témoins clés n’ont pas encore été entendus et, début novembre, le juge d’instruction Philippe Stelmach a demandé à être dessaisi du dossier, risquant de retarder à nouveau l’enquête.

Le 6 décembre 2006, le comité de soutien JPK a organisé une conférence de presse pour faire le point sur l’affaire et rappeler que la thèse de l’assassinat ne fait plus aucun doute. Pour appuyer sa déclaration, il a rendu publics quatre nouveaux témoignages (disponibles sur www.soutienjpk.com) selon lesquels le journaliste aurait été assassiné par des membres de l’ex-GIP (Groupe d’Intervention de Polynésie, service d’ordre personnel de l’ancien président Gaston Flosse).

Jean-Pascal Couraud était un opposant notoire à Gaston Flosse. Il enquêtait sur des affaires politico-financières dont la publication pouvait nuire au Président. Après la disparition du journaliste dans des circonstances mystérieuses, la thèse du suicide a d’abord été retenue. L’enquête a été rouverte en octobre 2004 après le témoignage de Vetea Guilloux, ancien membre du GIP, qui a déclaré avoir assisté à l’assassinat de Jean-Pascal Couraud, perpétré par des membres du service d’ordre de Gaston Flosse. Vetea Guilloux est ensuite revenu sur ses déclarations et a été condamné à douze mois de prison pour dénonciation calomnieuse.

En novembre 2004, le frère du journaliste a créé un comité de soutien pour la réouverture de l’enquête. Le 14 décembre, la famille du journaliste a déposé “plainte contre X” avec constitution de partie civile pour « assassinat » et « complicité ».

5 rue Geoffroy-Marie - 75009 Paris – Tel : 33 1 44 83 84 67 – Fax : 33 1 45 23 11 51

[email protected] - Plus d'informations à www.rsf.org.

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13:35 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affaire JPK, disparition mystérieuse du journaliste Jean Pascal Couraud, Tahiti, Polynésie Francçaise, RAG 34

Le projet de Nicolas Sarkozy : un projet de "rupture inquiétante"

Nicolas Sarkozy aujourd’hui fait feu de tout bois. Les promesses pleuvent, « la fin des droits de succession », « plus d’égalité pour les retraites », « la liberté du choix dans le travail », « deux ans seulement pour accueillir ceux qui n’ont pas de toit », etc. Nicolas Sarkozy va jusqu’à utiliser les mêmes mots que Jacques Chirac en 1995 sur la fracture sociale. On en connaît depuis 12 ans la vacuité.

¦ Des promesses non tenues

• Le bilan de cinq années de gouvernement de droite, dont il est le numéro deux est suffisant pour voir qu’il y a un fossé entre les annonces verbales et les actes réels. Où est, par exemple, sa promesse devant l’Assemblée nationale de ne pas privatiser Gaz de France ? Foulée aux pieds quelques mois après !

¦ Un projet libéral

• C’est un projet profondément libéral. Il veut rompre avec le modèle social français qu’il dit archaïque. Il est un partisan du libéralisme économique à la mode anglo-saxonne. Il affaiblit les garanties collectives et la protection sociale. Il appelle au « chacun pour soi » contre toutes les solidarités qu’il assimile à de « l’assistance ».

¦ Un projet communautariste

• Loin de se reconnaître dans les principes de laïcité, Nicolas Sarkozy conçoit la citoyenneté à travers l’appartenance à une religion. Il cherche la paix sociale dans le dialogue avec les institutions religieuses ; il flatte les communautés et oublie les principes de la République.

¦ Un projet inquiétant

• Nicolas Sarkozy a dénoncé les patrons voyous mais son projet est celui du Medef qui lui demande de supprimer le contrat à durée indéterminée, de mettre fin aux 35 heures, de supprimer le droit de grève dans le secteur public et prévoit encore de nouveaux cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés.

¦ Un projet atlantiste

• C’est un projet et profondément atlantiste.Proche de la droite américaine, il a franchi l’année dernière, un nouveaux pas. Parlant de l’opposition de la France à la guerre américaine en Irak, que tous aujourd’hui s’accordent à dire désastreuse, il a ridiculisé la « grandiloquence stérile de la France ». Une photo avec Georges Bush valait-elle cela !

¦ Un projet démagogique

• C’est un projet démagogique.Nicolas Sarkozy veut faire de sa politique de sécurité sa principale promesse. Son bilan ne répond pas pour lui. Surtout les mesures qu’il annonce, sans reconnaître son erreur sur le démantèlement de la police de proximité, son attitude de défiance vis-à-vis de la justice, ses provocations
fréquentes, montrent qu’il entretient la crise plutôt qu’il ne la combat.

Nicolas Sarkozy dit qu’il est l’homme de la « rupture tranquille ». On sait maintenant que sa première rupture, c’est avec la vérité ! Et que cette rupture sera inquiétante !


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10:03 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

13.01.2007

Noël nostalgie: en rangeant guirlandes et santons (vidéo)

Nicolas Police, ronde enfantine à chanter en rangeant guirlandes et santons (vidéo)


 etoile-7.gif  Bonne année à Toutes et Tous !

medium_RAG341.18.pngRAG 34. Les lolo's 34

17:19 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Police, Sarko, SARKOZY, RAG 34

12.01.2007

Fiscalité : Royal s'oppose à Hollande

Ségolène Royal a promis vendredi qu'il n'y aurait "pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail" si elle est élue en 2007. Interrogée par la presse sur les hausses d'impôts proposées par François Hollande, lors de la présentation de ses voeux au conseil régional de Poitou-Charentes qu'elle préside, la candidate PS a ajouté : "Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires".

La candidate a rappelé qu'elle avait "mandaté un certain nombre de spécialistes pour mettre à plat (ces questions de déficit et de fiscalité), voir les pistes envisageables". "Le débat sur la question des graves déficits dont souffre la France aujourd'hui est indispensable (...). Le moment venu, dans le cadre du projet présidentiel, je dirai un certain nombre de choses sur ces questions", a-t-elle ajouté.

"Tout le monde a la légitimité de s'exprimer"

François Hollande a relancé le débat sur la fiscalité en se prononçant pour des hausses d'impôts pour les contribuables touchant un salaire net de plus de 4.000 euros par mois. "200.000 contribuables sont concernés", selon lui, 1,2 million de personnes, selon le gouvernement.

Faisant allusions à ces déclarations, la présidente de la région Poitou-Charentes a déclaré : "Tout le monde a la légitimité de s'exprimer. Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue (...)". Interrogée sur le rôle de François Hollande dans la campagne, Ségolène Royal a répondu : "Il est Premier secrétaire du PS, il a tout son rôle mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au delà. J'ai déjà rassemblé à l'extérieur du PS d'autres forces de gauche".

D'après agence
Notes précédentes :
Royal s'entoure de strauss-kanniens et de fabiusiens et charge DSK d'un diagnostic sur la fiscalité

FISCALITE : "4.000 euros nets par mois": Hollande et Copé polémiquent sur la classe moyenne

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FISCALITE : "4.000 euros nets par mois": Hollande et Copé polémiquent sur la classe moyenne

PARIS (AFP) - Le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, a souligné vendredi que les Français qui gagnent plus de 4.000 euros nets par mois visés par les hausses d'impôts proposées par le premier secrétaire du PS François Hollande sont, "bien sûr", dans la classe moyenne.

François Hollande a relancé le débat sur la fiscalité ces derniers jours en annonçant que si la gauche revenait au pouvoir, elle supprimerait les baisses d'impôt qui ont été accordées "aux plus privilégiés", c'est-à-dire, selon lui, les contribuables gagnant plus de 4.000 euros nets par mois.

"A gauche, on est spécialisé dans l'idée depuis 200 ans de penser que l'alpha et l'oméga d'un débat moderne consiste à pointer du doigt les soi-disant riches", s'est emporté M. Copé.

A la question de savoir si à 4.000 euros de salaire net mensuel, on faisait partie de la classe moyenne, il a répondu "oui, bien sûr", ajoutant qu'"au-dessus de 4.000 euros on a aussi un certain nombre de dépenses à faire".

"Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4.100 euros par mois. Un informaticien après 10 ans d'expérience, un conducteur de TGV en fin de carrière, un VRP, ça gagne aussi entre 4.000 et 4.200 euros par mois. Cela veut dire qu'on va demander à toute une frange de nos concitoyens qui gagnent effectivement quatre fois plus que le Smic et au-delà, de voir leurs impôts augmenter", a-t-il dit.

Dans Le Parisien de jeudi, François Hollande précisait que ces hausses d'impôts concerneraient environ "200.000 contribuables", ce à quoi M. Copé a réaffirmé qu'elles toucheraient 1,2 millions de personnes.

Pour M. Copé, "cela donne une image de notre pays, du côté gauche de l'échiquier, qui est très archaïque".

"C'est une assez bonne caractéristique de ce qu'est la campagne de Ségolène Royal", a-t-il insisté. "C'est à double facette : côté face c'est grands sourires, on écoute, on invente des mots étranges pour faire moderne et le côté pile c'est on se prépare à appliquer une politique de vieille gauche. Cela s'appelle tromper les gens avec finesse; cela ressemble un peu, pour prendre des mots que Ségolène Royal aime bien, à de la +duplicitude+", a lancé M. Copé dans une allusion à la "bravitude" inventée du haut de la muraille de Chine par la candidate socialiste.

Selon le ministère du Budget, le nombre de foyers fiscaux disposant en 2004 d'un revenu net imposable, déduction faite des frais réels, de plus de 48.747 euros par an (soit environ 4000 euros par mois), était de 383.285.

Le nombre de foyers ayant un revenu compris entre 39.529 euros et 48.747 euros était de 243.352.

Selon le Syndicat national unifié des impôts, le nombre de foyers fiscaux concernés par la proposition Hollande se situerait entre 300.000 et 450.000.

Serait touché un célibataire disposant annuellement de 50.000 euros de traitements et salaires ou un couple sans enfants disposant de 85.000 à 90.000 euros.

La commission des Finances de l'Assemblée nationale avait calculé en 2006 que 305.000 foyers fiscaux seraient concernés par le taux à 40% appliqué (depuis cette année) à la fraction de revenus dépassant 65.559 euros annuels (66.679 € dans le budget 2007).

Sur le même sujet : Royal s'entoure de strauss-kanniens et de fabiusiens et charge DSK d'un diagnostic sur la fiscalité

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14:28 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

10.01.2007

Soldes gratuites, cantine gratuite : c'est blesipo ! (possible)

Les soldes du Canal St-Martin, gratuité des cantines du Bourget et de Drancy pour les petits.

CARTIER LIBRE

Les soldes encore et toujours, mais pas dans les grands magasins cette fois. Au Canal St-Matin à Paris, ils seront nombreux devant la « boutique » de vêtements installée près des 250 tentes encore debout. Les SDF peuvent venir y chercher pantalons, chaussures, pulls et autres nécessaires de survie.

mercredi 10 janvier 2007.
Les soldes du Canal St-Martin


mardi 9 janvier 2007
Gratuité à la cantine

Depuis hier, la cantine est gratuite dans les écoles primaires de Drancy et du Bourget en Seine-St-Denis. Le maire du Bourget, Vincent Capo-Canellas, a déclaré créer « un droit à un repas équilibré quotidien et gratuit ».

En ce jour de rentrée, à l'école Jean Jaurès de Drancy, la directrice, Madame Cararas, compte les élèves qui mangent à la cantine.



Cartier libre : par Caroline Cartier
du lundi au jeudi de 7h48 à 7h52


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10:35 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gratuit, gratuité, soldes, SDF, précarité, RAG 34

Les Don Quichotte attendent du concret pour lever les campements de SDF

PARIS (AFP) - Les campements des Enfants de Don Quichotte étaient toujours en place mardi, l'association s'occupant désormais de recenser les besoins pour examiner les propositions concrètes, au lendemain de l'annonce d'un plan gouvernemental renforcé.

A Paris, l'association a recensé 250 SDF dormant dans des tentes le long du canal Saint-Martin et attend l'arrivée de travailleurs sociaux pour étudier "au cas par cas" les solutions d'hébergement, a-t-elle annoncé mardi, en précisant que le campement ne serait levé qu'une fois que tous les SDF se seront vu proposer une solution adaptée.

Même tonalité en province, où les campements, notamment à Lille (une douzaine de tentes), Lyon (soixante-sept), Strasbourg, Bordeaux (une cinquantaine), la Rochelle (une quinzaine), Dax (une vingtaine), Sête (une douzaine) sont maintenus. Des réunions étaient en cours mardi avec les autorités préfectorales, notamment à Toulouse et Strasbourg.

En revanche, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), la députée-maire UMP, Maryse Joissains, a demandé aux SDF qui ont dressé des tentes dans le centre-ville de quitter les lieux, estimant qu'il ne restait parmi eux que des "marginaux qui dévoient la charte des Enfants de Don Quichotte".

Le gouvernement a annoncé lundi un plan renforcé pour l'hébergement des SDF et des mal-logés pour 2007 afin d'héberger de façon "pérenne" et "adaptée" toute personne accueillie en urgence. Les 27.100 places annoncées comme "nouvelles" par le gouvernement doivent en fait notamment se substituer aux 13.500 places actuelles en hébergement d'urgence", selon une mise en oeuvre progressive "courant 2007".

Ce plan n'est pas "à l’échelle de la crise", a estimé mardi Gilles Savary, l'un des porte-parole de la socialiste Ségolène Royal.

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, annonce également avoir écrit une nouvelle fois à Dominique de Villepin pour acquérir des terrains et immeubles de l'Etat afin d'y faire du logement social.

Le Premier ministre, sous la pression des associations et de l'opinion, à quatre mois des élections, avait annoncé le 3 janvier l'instauration d'un droit au logement opposable dans un projet de loi.

Ce texte doit être présenté le 17 janvier en Conseil des ministres et examiné par les députés durant la deuxième quinzaine de février, en vue d'une adoption définitive avant la fin de la législature. Une réunion du comité de suivi aura également lieu le 17 janvier.

La plate-forme pour un droit au logement opposable (DALO), comprenant notamment Amnesty International France, ATD-Quart Monde, le Secours Catholique Caritas France et le Réseau mondial contre la pauvreté, réunie mardi, a déclaré avoir "pris acte des avancées" contenues dans l'avant-projet de loi.

De leur côté, la quinzaine de SDF regroupés sous le pont d'Austerlitz demandent, dans une lettre ouverte, à prendre part aux négociations en cours et à construire eux-mêmes des centres d'hébergement pour retrouver "travail", "responsabilités" et "dignité".

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06:32 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, Don Quichotte, RAG 34

09.01.2007

Laurent Fabius : A gauche pour changer et pour gagner.

En ce début d´année, j´adresse à chacune et à chacun tous mes souhaits de bonheur et de réussite. Je formule aussi des voeux de paix pour la planète et de sagesse pour l´humanité : elles en ont tant besoin ! Pour la France, j´espère un grand débat démocratique, une mobilisation citoyenne pour un vrai changement à gauche.
Dans 4 mois, la possibilité de l´alternance : ce sera le grand enjeu politique de 2007 ! Si, comme je le souhaite et le crois possible, la gauche gagne les élections, elle aura devant elle une tâche exaltante mais rude. L´année qui vient de s´achever offre un condensé de ces difficultés.

2006 a notamment été l´année d´une crise sociale profonde, celle du CPE. Peu qualifiés ou diplômés, beaucoup de jeunes risquaient de se voir condamnés à la précarité, interdits de CDI. Il y avait danger. Il fallait agir. Ce fut une mobilisation d´avenir, mais la question de l´emploi des jeunes n´est pas réglée pour autant.

Les désordres institutionnels ont également été notoires, l´affaire Clearstream, le fiasco judiciaire d´Outreau, les incessantes querelles au sein de l´exécutif. La vérité est que nos institutions sont fourbues. Le temps d´une République nouvelle est venu.

Les crises internationales n´ont pas manqué non plus, avec l´échec dramatique de G. W. Bush en Irak, les provocations d´Ahmadinejad en Iran, la guerre du Liban et le scandale permanent du Darfour. Là aussi, il y a un besoin vital d´équilibre, de paix, d´Europe, de France.

Pour autant, des prises de conscience utiles ont progressé. Le documentaire d´Al Gore sur le dérèglement climatique a provoqué un choc salutaire. Les impasses du capitalisme financier dans les domaines énergétique, environnemental, culturel ou social ont été spectaculaires. Une prise de conscience s´est opérée concernant le besoin de frontières européennes claires, l´urgence d´une relance fondée sur une réforme de la Banque centrale, l´adoption de règles fiscales et sociales communes pour lutter contre les délocalisations. Ces demandes, qui furent celles des partisans du Non de gauche en 2005, sont aujourd´hui reprises, du moins en paroles, par presque tous les candidats à l´élection présidentielle. Reste à convaincre nos partenaires que l´approche française n´est pas étroitement nationale, mais d´intérêt général pour l´Europe. Ce ne sera pas facile, mais ni la politique, ni la construction européenne n´ont jamais été choses faciles.

*

Dans ce contexte, notre candidate, Ségolène Royal, et une majorité de gauche auront à relever de nombreux défis et d´abord celui de l´emploi et de la croissance. Depuis 2002, la France a régulièrement fait moins bien que ses partenaires en la matière. Les chiffres du chômage ne s´améliorent aujourd´hui qu´à coup de radiations administratives massives et d´emplois précaires. Lutter vraiment contre la désindustrialisation, relancer la consommation par la hausse du pouvoir d´achat, donner priorité à l´éducation et à la recherche, soutenir les entrepreneurs, les créateurs, les PME, agir pour la compétitivité de nos entreprises, mettre en oeuvre une politique européenne plus favorable à la croissance : voilà notre obligation.

Notre deuxième défi sera celui de la démocratie. Au-delà des inscriptions nombreuses sur les listes électorales, dont nous nous réjouissons tous, redonner confiance en l´action publique est indispensable. La question du régime est posée. Elle n´a pas encore été vraiment abordée à ce stade de la campagne. Les institutions ne sont pas une clause périphérique du changement, mais sa clé de voûte : plus une démocratie est vivante, plus la société et l´économie le sont aussi. Si utile soit-elle, la démarche participative ne suffira pas à elle seule à rééquilibrer les pouvoirs. Comme l´a clairement posé le projet socialiste, une République parlementaire nouvelle devra voir le jour à travers une réforme constitutionnelle ratifiée par référendum. Cet engagement devra être prolongé par un renforcement de la démocratie sociale, par une consolidation de la démocratie territoriale, par une remise à plat de la démocratie culturelle et médiatique et par la mise en place d´une vraie sécurité publique, à proximité des citoyens, à l´écoute des victimes, à l´action contre toutes les délinquances, avec des forces de l´ordre soutenues dans leur mission républicaine et non pas transformées, pour des besoins électoraux, en police anti-jeunes ou anti-quartiers.

L´éducation sera, elle aussi, décisive. De nombreux élèves se trouvent dans une relation conflictuelle avec le « système scolaire ». Nos enseignants en viennent à douter parfois de leur mission et se sentent mal épaulés par leur hiérarchie. Nous avons besoin non d´une série de réformettes, mais d´une vraie volonté de changement, avec pour objectif de faire à nouveau de l´école publique le socle du vivre ensemble. Cela suppose de redonner confiance aux professeurs en respectant les spécificités de leur métier, de moderniser la carte scolaire, de créer un soutien éducatif gratuit après la classe, de mieux moduler l´allocation des moyens, de garantir aux meilleurs élèves de tous les établissements un accès aux filières d´excellence. Pour l´université, l´encadrement dans les premiers cycles devra être amélioré et les liens avec les grandes écoles et avec la recherche publique relancés. Quant à la laïcité, elle devra être promue, notamment par une charte pour les services publics adossée à la Constitution. Faire du prochain quinquennat celui de la laïcité renforcera la cohésion nationale contre les communautarismes et donnera à la France un rôle exemplaire face aux intégrismes.

Aujourd´hui, le pouvoir d´achat constitue la principale préoccupation des Français. Combien de nos concitoyens, à partir du 15 du mois, ne peuvent plus faire face ! J´ai souhaité une hausse rapide du SMIC couplée à une grande négociation sociale pour que cette hausse soit diffusée aux autres salaires. En matière de logement, la réalité, c´est la pénurie de logements sociaux et l´augmentation vertigineuse des prix. Depuis déjà longtemps, on sait qu´il faudra construire massivement, remédier à la ségrégation territoriale, freiner la hausse des loyers et assurer à tous un habitat décent. J´ai proposé à diverses reprises que le droit au logement opposable soit inscrit dans nos textes et effectivement mis en oeuvre. Je me réjouis qu´on avance en ce sens, même s´il faut rester vigilants car il y a loin de la proclamation à l´action. Pour assurer la solidarité indispensable, les services publics devront être défendus, à commencer par la santé - ce qui suppose un effort massif en faveur de l´hôpital. Il faudra également mieux prendre en compte la révolution du vieillissement, trouver les financements nécessaires pour nos retraites et pour une réelle prise en charge de la dépendance avec la création d´une cinquième branche de la sécurité sociale.

Nous devrons relancer la construction européenne. On le voit chaque jour davantage, l´Europe a besoin d´une vaste réforme institutionnelle et d´un contrat démocratique passé avec les peuples. En 2008, il reviendra à la présidence française de conclure les négociations pour un nouveau traité constitutionnel. Contrairement à ce que l´on entend ici ou là, ce texte devra être soumis à référendum. Révision du mandat de la Banque centrale européenne et du pacte de stabilité, politique commune en faveur de l´innovation et de la recherche, adaptation de la politique commerciale de l´Union (avec un vrai tarif extérieur commun), stratégie industrielle qui ne se réduise pas à une application dogmatique des règles de la concurrence, défense des services publics qu´il faut protéger, conditionnement de tout nouvel élargissement à ces avancées - voilà plusieurs évolutions à enclencher. Dans le domaine social, il nous faudra engager avec ceux qui le souhaitent une politique de convergence ayant vocation, à terme, à s´étendre à toute l´Union. Sur ces sujets comme sur d´autres - en particulier, dans la perspective de bâtir une armée commune cent ans après Verdun, -, je souhaite que nous prenions des initiatives avec l´Allemagne, qui doit rester notre premier partenaire pour faire avancer l´Europe.

Cette Europe devra jouer un rôle beaucoup plus actif en matière internationale. La dérive atlantiste que porte N. Sarkozy bloquerait l´Europe politique. Contribuer à la paix, à prévenir et à régler les conflits, faire contrepoids à la mondialisation financière, accélérer le développement des régions à l´écart, notamment l´Afrique : la liste des tâches est impressionnante. En cohérence avec ces engagements, nous devrons faire davantage entendre notre voix : refus de l´unilatéralisme, attachement au rôle des institutions internationales, promotion des droits de l´homme, du progrès social et de l´écologie planétaire. Nous devrons revoir notre stratégie d´immigration dans un sens plus solidaire et plus soucieux des intérêts à long terme de notre territoire.

Le dernier défi que nous aurons à relever est celui de la social-écologie. C´est le grand enjeu du 21ème siècle. La France et l´Europe devront peser de tout leur poids pour de nouveaux engagements concrets en faveur de la réduction des gaz à effet de serre. Nous devrons obtenir, à terme, la création d´une Organisation mondiale de l´environnement et l´Europe organiser en son sein une nouvelle solidarité écologique, en utilisant l´outil fiscal. Une politique énergétique commune devra sécuriser nos approvisionnements et coordonner nos efforts afin de réduire l´impact écologique négatif du mode actuel de développement. Sur le territoire métropolitain lui-même, l´habitat écologique, les transports en commun, le ferroutage, les nouvelles énergies propres devront être massivement développés.

*

Tous ces défis montrent l´ampleur et la difficulté de la tâche. D´autant plus que, d´ici au 6 mai 2007, les obstacles politiques ne manqueront pas. La droite, laissez-fairiste dans son action, voudra faire oublier ses échecs par un flot de promesses virtuelles qu´elle présentera sous un jour social - à cet égard, N. Sarkozy n´incarne nullement la rupture avec les années Chirac. L´extrême droite cherchera à tirer un profit électoral de la pénétration de ses thèses et du populisme ambiant. Percer à jour les mensonges de l´UMP, combattre la menace FN, c´est le moins que l´on puisse attendre de la gauche républicaine qui aspire à l´alternance.

Désignée par les militants socialistes, Ségolène Royal bénéficie d´une conjoncture politique très favorable, qui doit lui permettre de remporter l´élection présidentielle et d´obtenir une majorité de gauche lors des législatives. A quatre mois du scrutin, les enjeux économiques et sociaux dominent en effet le débat public : c´est évidemment un atout pour la gauche que de pouvoir faire campagne sur ses propres thèmes. L´électorat socialiste commence à être mobilisé par le refus d´un nouveau 21 avril 2002. Des partenaires traditionnels - le PRG et le MRC - qui avaient présenté des candidatures concurrentes en 2002, seront cette fois-ci nos alliés. La situation au sein de « l´autre gauche » doit nous permettre d´enclencher une dynamique de rassemblement - qui sera d´autant plus forte qu´elle aura été d´abord pratiquée au sein du PS. Notre candidate a donc les atouts en main pour gagner. Dans ce combat, je l´aiderai et la soutiendrai sans ambiguïté, mais ne renierai pas les idées que je porte, celles du projet socialiste, de la République parlementaire nouvelle et de l´Europe sociale. Je serai fidèle à mes convictions et au choix des socialistes.

Pour convertir ce succès potentiel en victoire réelle, encore faut-il que plusieurs conditions soient remplies.

Nous devrons être ambitieux sur les objectifs que nous poursuivons. Dans le passé, nous nous sommes souvent laissés enfermer dans un choix impossible : rendre les armes en nous faisant taxer de « libéraux » ou résister en nous faisant accuser d´archaïsme. Entre 2007 et 2012, le Parti Socialiste et la gauche ne devront pas chercher à imiter tel ou tel exemple supposé, mais inventer leur propre voie dans la mondialisation libérale et forger la gauche de demain. Nous devrons conjuguer l´égalité et la liberté, montrer que la création et la redistribution des richesses ne sont pas séparables, relever le défi de la compétition mondiale et refuser d´abandonner l´humain et la planète au laisser-faire destructeur.

Nous devrons être précis sur les moyens que nous mobiliserons. Avec le quinquennat, le temps de l´action s´est contracté : par mandature, en général deux gouvernements d´environ 30 mois chacun. Raison de plus pour engager le changement dès les premiers jours. Concrètement, cela suppose de notre part un diagnostic partagé, des projets de loi bien préparés, des partenaires sensibilités - syndicats, élus locaux, associations -, ainsi que des décisions systématiquement assorties d´évaluation. Cela vaut aussi à l´échelon européen. Etre précis sur les outils, c´est dire en particulier comment financer. La dépense publique devra viser partout l´efficacité. La poursuite des déficits actuels, creusés depuis 2002, serait immorale et dangereuse : immorale car nos enfants ne sont pas des organismes de crédit illimité, mais les citoyens et les contribuables de demain ; dangereuse car lorsqu´un pays ne prépare plus le futur, à l´extérieur il recule et à l´intérieur seules quelques collectivités, sociétés, individus fortunés s´en sortent. Dans une politique financière ambitieuse et sérieuse, la fiscalité constitue un moyen et non une fin. Il n´est pas sérieux de promettre une baisse tous azimuts des ressources publiques, sans dire quelles actions publiques on supprimera alors qu´elles sont déjà souvent à court de moyens. Priorité devra aller au financement des dépenses d´avenir et à la maîtrise de la dette afin de garantir la compétitivité durable de notre économie et la prise en charge solidaire des grands choix de la Nation. Au cours des dernières années, la droite a distribué les cadeaux fiscaux aux plus riches tout en augmentant les prélèvements obligatoires : dès le collectif budgétaire de l´été 2007, des choix différents, plus justes et plus efficaces, devront être opérés.

Enfin, nous devrons être clairs sur nos alliances. Qui peut croire pour la France aux vertus enchanteresses des « grandes coalitions » ? Elles gomment les clivages démocratiques, règlent rarement les problèmes, risquent d´être suivies d´une poussée extrémiste ou abstentionniste - voire des deux ! Pour mener une politique de gauche, mieux vaut s´appuyer sur les formations de gauche et le dire clairement. Faire une croix sur le rassemblement de la gauche reviendrait à faire échouer l´alternance. Il revient donc au PS, sans hégémonisme, de conduire rapidement la discussion de fond avec nos partenaires afin d´élaborer un contrat de mandature et en y associant, s´ils le souhaitent, ceux qui à gauche sont prêts à troquer la contestation systématique pour la transformation. Il ne reste pas beaucoup de temps pour le faire.

Si nous assumons ainsi nos valeurs et notre histoire tout en sachant nous tourner vers l´avenir, si nous formulons des propositions précises adaptées aux défis qui nous attendent, si nous dessinons un prolongement politique aux mobilisations sociales et aux expressions électorales intervenues depuis 2002, je suis convaincu que nos concitoyens nous écouteront et que, sans nous signer un chèque en blanc, ils nous feront confiance. En revanche, si nous hésitons sur notre identité, si nous mollissons sur nos alliances à gauche et sur notre stratégie, en préférant l´accompagnement plutôt que le changement, alors le peuple risque de ne pas se retrouver durablement dans la gauche. Car dans 4 mois, ce n´est pas seulement une élection qui se joue : c´est la capacité de la gauche à proposer un espoir à la France et une boussole à tous ceux qui refusent que le marché et l´argent dominent tout, non seulement l´économie, mais la société et la pensée elle-même. Il n´y a pas de place pour de petites querelles lorsqu´on a face à soi une aussi grande cause. Gagner ensemble cette grande cause, tel est mon souhait ardent pour 2007.

Laurent Fabius.

RAG 34. Lolo34

17:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, FABIUS, RAG 34

07.01.2007

Droit au logement opposable : la droite se chamaille

Emission Contradictoires
par Pierre Weill
le samedi de 8h15 à 8h30
samedi 6 janvier 2007

Le droit au logement opposable

Georges FENECH, député UMP à l'origine du projet de loi sur le droit au logement opposable.

Guillaume PELTIER, porte-parole du Mouvement Pour la France de Philippe de VILLIERS


L'émission Contradictoires

RAG 34. Les lolo's 34

11:19 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.01.2007

Cap Présidentielle 2007 : Le FN amarine

Marine Le Pen se fécilite de la lepénisation des esprits.

Marine Le Pen
Députée européenne
Vice-Présidente du Front national
Directrice stratégique de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen.

Fin de la trêve des confisseurs : ce matin Marine le Pen était l'invitée de France Inter. Forte de ses 15% d'intentions de vote pour son parti d'extrême droite, elle s'est dite ravie de la lepénisation effective des esprits.

Les lolo's 34 constatent et déplorent une relative perméabilité aux idées de la famille le Pen d'une certaine frange de l'UMP et de certaines sections du PS dans l'Hérault.



Attention, l'abus de FN nuit gravement à la démocratie !



Lire sur le même thème : Bas les masques ! par Claude Bartolone

RAG 34. Lio et les lolo's 34

12:48 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Ségolène ROYAL : Il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité

Ségolène Royal revient, dans le Journal du Dimanche, sur l'année 2006, les SDF, la grande pauvreté et explique le sens de son prochain voyage en Chine.

"Il est insupportable que, en 2006, il y ait tant de gens qui dorment dans la rue. C’est d’autant plus révoltant que c’est la même chose tous les ans. Chaque hiver, on fait mine de découvrir un problème qu’on s’empresse d’oublier dès le printemps venu. Et les annonces tonitruantes que le gouvernement a improvisées dans l’urgence n’y changent rien. La question de l’hébergement d’urgence se pose, c’est évident. Mais plus largement, il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité.(...)

La droite a fait de la précarité un principe. Par son discours fermé, individualiste, elle ne cesse de prôner le « chacun pour soi ». (...)

La France peut retrouver confiance en elle. Se reconstruire. Je veux aider les Français à retrouver les valeurs fondamentales qui les font tenir et avancer ensemble. Le « ciment de la nation », ce n’est pas qu’une expression! C’est une force. A bâtir, solidairement.

Au Parti Socialiste, le climat s’est apaisé, place au travail. Tout le monde est bienvenu pour travailler avec moi, dans la loyauté et la fidélité. Le rassemblement doit être total."

Ségolène Royal expose enfin les motivations de son prochain voyage en Chine: "Aller en Chine était une priorité. C’est en Chine que les mutations sont les plus fortes, les interrogations sur l’avenir les plus vives. J’y vais pour comprendre ce qui se passe, tisser des liens avec les responsables chinois. (...) La France doit accompagner plus qu’elle ne le fait l’émergence de la Chine. Nous avons beaucoup de retard sur les Allemands, qui exportent trois fois plus que nous. Pourquoi? Nous ne devons pas craindre une Chine qui se développe."

L'intégralité de l'interview


RAG 34. Lolo34 et Lovely34

12:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Pour un droit au logement effectif et opposable

En ce début d’année 2007, le logement est plus que jamais en tête des priorités. Rareté, prix élevés, mal logement, SDF : les problèmes sont urgents et s’aggravent du fait de l’inaction du gouvernement. Retrouvez ici mes interventions récentes et mes propositions pour rendre le droit au logement effectif et opposable.

Réponse à une question d’une militante : "Les revenus sont en baisse ou stagnent, les retraites sûrement aussi, les loyers augmentent de façon vertigineuse, même les salariés ont du mal à se loger... Comment comptez-vous répondre à cette angoisse et faire du logement une priorité ? Le logement est un droit essentiel."
JOËLLE BARNABO (Isère), 55 ans, infirmière. Inquiète face à la flambée des loyers et la baisse continue du pouvoir d’achat, elle redoute d’être contrainte à quitter la capitale de l’Isère pourla campagne.

Je suis heureux que notre projet lui fasse une place importante.

C’est un enjeu d’amélioration de la vie quotidienne et de justice sociale sur lequel j’insiste depuis longtemps : ma commune de Grand Quevilly compte 70% de logement sociaux. L’horizon de notre projet doit être le « droit au logement opposable » juridiquement, ce qui suppose d’inscrire le droit de chacun à un logement décent dans la Constitution. Selon la belle formule de Jaurès, pour changer vraiment les choses, nous devrons « accrocher notre char à une étoile ». Et être très volontaristes.

Très concrètement, nous ne règlerons la crise du logement que par une série de mesures fortes :

construire au moins 120.000 logements sociaux chaque année, en libérant des terrains, en renforçant les sanctions contre les maires qui refusent le minimum de 20 % de logements sociaux, y compris par une intervention directe du Préfet sur ces territoires. Un effort spécial devra être fait en direction du logement étudiant.

en utilisant les mécanismes à notre disposition, limiter la hausse des loyers au niveau de l’inflation.

supprimer les excès du dispositif “Robien” : il ne doit plus y avoir d’aide publique fiscale sans contrepartie sociale. Cela contribuera à casser la spéculation qui accompagne cet effet d’aubaine pour les plus riches ;

inciter les petits propriétaires privés à remettre en location leur logement : en échange de loyers accessibles et plafonnés, nous devrons leur offrir une garantie de percevoir leur loyer en cas de défaillance du locataire et d’obtenir une aide à la remise en état de leur logement en cas de dégradation ;

aider davantage l’accession à la propriété des plus modestes ;

alléger la charge du logement en mettant en place le « bouclier logement » proposé par notre projet socialiste, en revalorisant régulièrement les aides au logement amputées par la Droite.

http://www.laurent-fabius.net/article800.html

RAG 34. les lolo's 34

10:11 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

05.01.2007

Edition spéciale suite : Emploi, logement, chômage, précarité (dossier audio complet)

Les "jeudis politiques" France Inter - Le Point : questions sur l'emploi, la lutte contre le chômage, la précarité et l'accès au logement...

Quelle place pour l'emploi dans la campagne présidentielle (dossier que dans la plupart des enquêtes d'opinion les Français placent au premier rang de leurs préoccupations) ?

Comment lutter contre les effets du chômage, entre autres la précarité ou encore l'accès au logement pour les plus démunis, en particulier les projets sur "le droit opposable" ?

Invités :

- Alain Vidalies, Député PS des Landes, Secrétaire national du Parti socialiste aux Entreprises

- Marc-Philippe Daubresse, Député-Maire UMP de Lambersart, dans le Nord, Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy pour les questions d'emploi et de travail

- Et Catherine Pégard, du Point


jeudi 4 janvier 2007

RAG 34. Les lolo's 34

17:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ségolène Royal : des voeux "musclés"; nuits de Chine, nuits calines ...

"Nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains. "
[04/01/07]

Ségolène Royal a présenté ses voeux aux Français et indiqué "les urgences auxquelles il faut s'attaquer" lors d'une conférence de presse au Parti Socialiste.



"Je vous souhaite du fond du cœur une bonne et heureuse année 2007, pour vos projets, vos espoirs et aussi beaucoup de bonheur avec vos proches. Mais aussi la capacité à surmonter les épreuves de la vie et à repartir du bon pied.

2007 est une année exceptionnelle car nous allons choisir, dans quelques mois, dans quelle France nous voulons vivre ensemble et avec quelles valeurs nous voulons porter un nouvel élan.

Une campagne présidentielle est un moment unique et précieux pour modifier l’image d’un pays et lui redonner de l’énergie, pour retrouver les bases qui nous font tenir et avancer ensemble.

Aujourd’hui, je veux affirmer devant vous, en ce début d’année, les urgences auxquelles il faut s’attaquer avec l’autorité que détient la puissance publique et qui doit toujours agir au nom du peuple français.

Mon premier combat sera pour les familles

Le logement est la condition première d'une vie de famille sécurisée. Les inégalités criantes dans ce domaine doivent se réduire, pour assurer à toutes les familles une sécurité logement tout au long de la vie".

Ségolène Royal a proposé "quatre mesures concrètes :

- La construction des 120.000 logements sociaux dont on a besoin et qui faute d'obéissance à la loi SRU par certaines communes ne sont pas construits. L'Etat se substituera à la carence de ceux qui s'enferment dans l'égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logements nécessaires. Deux Français sur trois réunissent aujourd'hui les conditions de revenus pour accéder à un logement social à loyer modéré et pensent que leurs enfants en auront impérativement besoin.

- La création d'un service public de la caution pour permettre d'assurer les impayés de loyers et d'éviter les expulsions.

- Il faudra faire la mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs. Pour cela seront surtaxés les logements inoccupés depuis plus de deux ans et sera donnée aux communes la possibilité de procéder à des acquisitions réquisitions.

- l'accès à la propriété sera favorisé et encouragé par l'extension des prêts gratuits. Je veux que notamment ceux qui ont fait l'effort dans le logement social de payer leur loyer pendant 15 ans puissent accéder à la propriété dans des conditions dont nous discuterons avec les organismes concernés.

- Enfin, avec les régions l'Etat aidera à la mise en place d'un programme massif de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs.

Mon deuxième combat sera pour l'éducation et les jeunes.

Tout enfant, au-delà de trois ans, doit pouvoir accéder à l’école maternelle et tout élève doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement scolaire gratuit.

Enfin, tout jeune doit pouvoir sortir du système scolaire et universitaire avec un diplôme.

Aucun jeune ne doit rester au chômage plus de six mois, sans qu’une formation ou un contrat ne lui soit proposé.

L’Etat ouvrira un nouveau droit : chaque jeune, à sa majorité, disposera d’un prêt gratuit de 10.000 euros, garanti par l’Etat, pour lui permettre de construire son premier projet de vie.

Mon troisième combat, c’est la réconciliation des Français avec les entreprises pour permettre la création de richesses, c'est-à-dire le développement économique, social, environnemental. Car dans une économie moderne, ces trois piliers se tiennent.


Nous sommes la 5e puissance industrielle et nous devons ce rang aux au travail des Français qui conquièrent des marchés, innovent et prennent des risques.

Nous avons la capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés, à investir dans le capital humain, à créer un dialogue social qui reste en France encore très archaïque.

Rigidité d’une culture du conflit plutôt que du dialogue, faute, entre autres, d’un syndicalisme de masse et respecté que j’appelle à construire. Et du bon fonctionnement des services publics qui contribue à l’efficacité de la France. Je l’expliquerai à nos amis européens.

Je veux que toutes les politiques publiques prennent en compte l’impératif écologique. Le changement climatique structurera l’évolution de la société dans les années qui viennent. Il est de la responsabilité de chacun – élus et citoyens, collectivités locales et entreprises – de se mobiliser face à cette urgence. Je veux faire de cette menace une opportunité et même une chance de progrès, d’innovation, de transformation de nos pratiques de production et de consommation.

Mon quatrième combat : je veux une France qui revient à la table d’une Europe qui protège et prépare l’avenir.

Remettre la France d’aplomb, c’est aussi faire vivre cette Europe par la preuve qui, seule, regagnera la confiance de ses citoyens.

Quand viendra le moment de la Présidence française, je veux réussir la réforme des institutions européennes pour que nous ayons les outils d’un fonctionnement plus démocratique et plus efficace.

Cette société, j’y crois et je sais la France capable de la réaliser.

Je veux que la nation se ressaisisse.

Je veux que l’Etat soit un messager d’espoir et l’instrument efficace du redressement de la France.

Je veux que nous osions tenter ce qui ne l’a jamais été et que l’action publique se soumette à une obligation de résultats, par un exercice du pouvoir simple, direct et authentique.

Je ne veux pas seulement donner à la France de nouvelles chances, je veux lui donner toutes ses chances.

Nous pouvons changer la France en réconciliant l’ordre et la justice, car seule la justice est facteur d’ordre. C’est à dire en faisant le pari de la démocratie et de notre intelligence collective, en nous respectant tout simplement.

Nous avons pour cela des forces immenses qui n’attendent que d’être mobilisées dans l’éducation et la recherche, encore faut-il que la nation leur assigne une mission et des moyens à la hauteur de ses attentes.

Nos interlocuteurs étrangers que je rencontre, et pas seulement les européens, me disent beaucoup attendre de la France. Car nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains.

Chers concitoyens, je vous adresse tous mes vœux de bonheur pour l’année 2007".

"RAG 34. Lolo34

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03.01.2007

Ebauche de proposition de loi sur le droit au logement

LES CHIFFRES DU MAL-LOGEMENT cliker sur pour agrandir la photo
PARIS (Reuters) - Le président du groupe d'études parlementaires sur les sans-abri, le député UMP Georges Fenech, a présenté mardi un "premier projet de proposition de loi" instituant un droit au logement opposable à l'Etat.

En l'état actuel et avant les "amendements des autres membres du groupe d'études", le texte de cinq articles fait du maire le pivot du système, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, encadré par Arno Klarsfeld, chargé de mission sur le logement par Nicolas Sarkozy, et les membres fondateurs des Enfants de Don Quichotte.

Le groupe compte trente membres venant de tous les groupes parlementaires mais la réunion de mardi n'en a réuni que deux - tous deux élus de l'UMP, Georges Fenech et Jacques Remiller.

Le vice-président socialiste du groupe, Jean-Louis Dumont, était représenté par son assistante parlementaire.

La proposition "doit être discutée, approfondie, améliorée", a concédé Georges Fenech qui a dit avoir "bon espoir" de voir le texte adopté avant la fin des travaux parlementaires, fin février.

"L'idée, c'est de permettre à chacun, à chaque famille de bonne foi, de s'inscrire dans un parcours personnel d'insertion sociale dans un logement et de prévoir la possibilité d'un recours juridictionnel contre l'Etat lorsqu'il y a défaillance des pouvoirs publics", a-t-il ajouté.

Le député du Rhône s'est rendu mardi matin sur le canal Saint-Martin, où les Don Quichotte ont installé un "campement solidaire" pour dénoncer le sort des mal logés en France. Plus de 200 tentes ont été montées le long des quais, où cohabitent des SDF et des "bien logés".

RAG 34. Les lolo's 34

08:24 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les associations de mal-logés s'imposent dans le débat politique

Par Catherine JOUAULT et Selim SAHEB ETTABA

Le "ministère de la Crise du logement", installé par trois associations dans un immeuble squatté de la rue de la Banque à Paris (IIe), ouvrira au public le jeudi 11 janvier, a-t-on appris auprès d'une de ces associations.
• Jack Guez (AFP/AFP - mercredi 3 janvier 2007, 7h49) PARIS (AFP) - Les associations de lutte contre l'exclusion ont bousculé le calendrier en réussissant, grâce à leur mobilisation, à imposer dès ce début d'année électorale le thème des mal-logés dans le débat politique, sur lequel Dominique de Villepin doit s'exprimer mercredi.

Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale et du Logement, et sa ministre déléguée Catherine Vautrin recevaient ou contactaient, mardi et mercredi, les associations du secteur du logement et des sans-abri dans le cadre de la préparation du texte sur le droit au logement opposable, a-t-on appris mardi auprès des services de Mme Vautrin.

Des associations telles qu'Emmaüs, le Secours catholique, les Enfants de Don Quichotte, la Fondation Abbé Pierre ou le Droit au logement (DAL) devaient ainsi s'entretenir avec les ministres. Le fondateur du Samu social, Xavier Emmanuelli, a été chargé d'un rapport sur le droit au logement opposable, qui sera remis "dans les 15 jours" au gouvernement, avait annoncé vendredi M. Borloo, en précisant que cette démarche "permettra de saisir le Parlement, mais sur un texte précis".

Deux jours plus tard, dans ses voeux au Français pour 2007, le président Jacques Chirac avait souligné la nécessité de "mettre en place un véritable droit au logement opposable, c'est-à-dire faire du droit au logement une réalité". "Je demande au gouvernement d'avancer sur ce point dans les toutes prochaines semaines", avait-il ajouté.

Les Enfants de Don Quichotte, qui ont installé un campement de plus de 200 tentes pour les SDF Canal Saint-Martin à Paris depuis mi-décembre ont mis en place dans l'après-midi de mardi un nouveau campement d'une douzaine de tentes au centre de Toulouse et un autre d'une vingtaine de tentes à Lyon.

Sans attendre d'hypothétiques réquisitions, trois associations, Jeudi Noir, le Mouvement d'animation culturelle et artistique de quartier (Macaq) et Droit au logement (DAL), ont pris possession dans la nuit de la Saint-Sylvestre d'un immeuble rue de la Banque à Paris (IIe), où elles ont installé des familles mal logées ainsi qu'un "ministère de la Crise du logement". Ce "ministère", situé dans un immeuble de 1.000 m2 appartenant à une banque et vide depuis trois ans, doit ouvrir au public le 11 janvier, selon les associations, mais le bâtiment est promis à la vente qui devrait être signée lundi, d'après son propriétaire, la Lyonnaise de Banque.

"Nous comptons bien participer très activement à la campagne électorale et faire que le gouvernement s'engage de manière irréversible pour le droit au logement opposable", avait prévenu lundi le président du DAL Jean-Baptiste Eyraud, en présentant les locaux à la presse. L'Union syndicale Solidaires, qui comprend Sud, a salué cette initiative, ainsi que celle des Don Quichotte, et appelé à "soutenir toutes les actions qui visent à imposer aux pouvoirs publics la mise en oeuvre d'un plan d'urgence pour un vrai logement pour tous".

Les Verts et la Ligue communiste révolutionnaire ont également apporté mardi leur soutien à l'occupation.

Le Premier ministre pourrait préciser les contours d'un futur texte sur le droit au logement opposable mercredi lors d'un point de presse, selon ses services. Il recevra auparavant Xavier Emmanuelli, président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, qui lui remettra un rapport sur cette question, qu'il devait présenter initialement d'ici à la mi-janvier.

Deux jours après l'injonction du président Jacques Chirac de "mettre en place un véritable droit au logement opposable", et "d'avancer dans les toutes prochaines semaines", deux députés UMP ont par ailleurs remis mardi à l'Assemblée nationale une proposition de loi à Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, association de soutien aux sans-abri.

Augustin Legrand a défendu l'idée de "fixer un arsenal juridique ferme, coercitif dans le consensus politique" contre "le mal-logement". Il s'est réjoui du "consensus très fort autour de la charte" de l'association, qui propose notamment d'ouvrir les structures d'hébergement à plein temps et de développer le droit de réquisition de logements vides.

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08:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

01.01.2007

Les voeux de Ségolène Royal sur le web (vidéo)


Ségolène Royal a présenté dimanche soir ses voeux aux Français pour 2007 sous la forme d'une vidéo sur son site internet

"Je veux une nouvelle République qui soit au service des citoyens, et construite avec les gens, avec la vie telle qu'elle est", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle, quelques minutes après les voeux radio-télévisés de Jacques Chirac.


En 2007, "année exceptionnelle", elle veut "être à la hauteur" de l'échéance présidentielle.

"Il reste quatre mois pour construire tout cela. J'ai confiance parce que je crois à l'intelligence collective des Français qui ont envie que ça bouge, que ça change, qui ont plein d'énergie et moi aussi j'ai plein d'énergie et nous allons ensemble construire demain", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, assise sur une simple chaise blanche, filmée dans une pièce vide, illuminée d'une guirlande multicolore et d'un lampadaire design.

"Je souhaite que les quatre mois qui nous séparent de cette échéance soient quatre mois au cours desquels la France commence à se mettre en mouvement pour se préparer à ce changement profond", ajoute-t-elle. "Je veux construire le projet présidentiel avec vous", affirme la partisane de la démocratie participative, qui ne cite pas une seule fois le Parti socialiste dans son message de trois minutes.

"Je ferai tout pour que ce soit les débats de fond qui préoccupent les Français qui soient mis sur la table", assure-t-elle, évoquant "les préoccupations qui nous tenaillent" comme l'éducation, l'environnement, la vie chère, le pouvoir d'achat, le problème des bas salaire, la question du logement, les préoccupations liées au co-développement, les relations internationales ou la culture.

"Tout cela nous préoccupe et sur tous ces sujets, la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a", affirme Ségolène Royal, qui doit présenter formellement ses voeux à la presse jeudi au siège du Parti socialiste.

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07:30 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Les voeux de Ségolène Royal sur le Web

Ségolène Royal a présenté dimanche soir ses voeux aux Français pour 2007 sous la forme d'une vidéo sur son site internet

"Je veux une nouvelle République qui soit au service des citoyens, et construite avec les gens, avec la vie telle qu'elle est", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle, quelques minutes après les voeux radio-télévisés de Jacques Chirac.


En 2007, "année exceptionnelle", elle veut "être à la hauteur" de l'échéance présidentielle.

"Il reste quatre mois pour construire tout cela. J'ai confiance parce que je crois à l'intelligence collective des Français qui ont envie que ça bouge, que ça change, qui ont plein d'énergie et moi aussi j'ai plein d'énergie et nous allons ensemble construire demain", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, assise sur une simple chaise blanche, filmée dans une pièce vide, illuminée d'une guirlande multicolore et d'un lampadaire design.

"Je souhaite que les quatre mois qui nous séparent de cette échéance soient quatre mois au cours desquels la France commence
à se mettre en mouvement pour se préparer à ce changement
profond", ajoute-t-elle. "Je veux construire le projet présidentiel avec vous", affirme la partisane de la démocratie participative, qui ne cite pas une seule fois le Parti socialiste dans son message de trois minutes.

"Je ferai tout pour que ce soit les débats de fond qui préoccupent les Français qui soient mis sur la table", assure-t-elle, évoquant "les préoccupations qui nous tenaillent" comme l'éducation, l'environnement, la vie chère, le pouvoir d'achat, le problème des bas salaire, la question du logement, les préoccupations liées au co-développement, les relations internationales ou la culture.

"Tout cela nous préoccupe et sur tous ces sujets, la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a", affirme Ségolène Royal, qui doit présenter formellement ses voeux à la presse jeudi au siège du Parti socialiste.

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06:45 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

31.12.2006

2007 : Like a sex machine



Pour 1 pers. :

4 cl de tequila
1 cl de crème de banane
3 cl de jus de fruit de la passion
2 cl de jus de mangue
1 trait de citron vert
glaçons

1. Préparer un shaker avec quelques glaçons.
2. Ajouter l'ensemble des ingrédients dans la shaker.
3. Frapper le tout.
4. Servir dans un verre tumbler.

A consommer avec modération.

Sex machine


James Brown - Sex Machine

Sex Machine : Lyrics
Fellas, I'm ready to get up and do my thing (yeah go ahead!)
I wanta get into it, man, you know (go ahead!)
Like a, like a sex machine, man, (yeah go ahead!)
Movin' and doin' it, you know
Can I count it off? (Go ahead)

One, two, three, four!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Wait a minute!
Shake your arm, then use your form
Stay on the scene like a sex machine
You got to have the feeling sure as you're born
Get it together, right on, right on.

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Hah!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

You said, you said you got the,
You said the feeling,
You said the feeling you got to get
You give me the fever 'n' a cold sweat.
The way i like, it is the way it is,
I got mine 'n' don't worry 'bout his

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Bobby! Should I take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Take 'em on to the bridge!
(Take em to the bridge!)
Should I take 'em to the bridge?
(Yeah!)
Take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Hit me now!

Come on!

Stay on the scene, like a sex machine!
The way I like it is, is the way it is
I got mine, (dig it!), he got his

Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene

I wanna count it off one more time now
(Go ahead!)
You wanna hear it like it did on the top fellas?
(Yeah!)
Hear it like it did on the top?
(Yeah!)
Hit it now!

Get on up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get on up, (get on up)

Stay on the scene, (get on up), like a lovin' machine, (get on up)
Get up, (get on up)

Taste, (get on up)
Bein', (get on up)
Taste, (get on up)
Bein', (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

You gotta have the feelin, (get on up)
Sure as you're born, (get on up)

Get it together, right on, right on
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

And then, shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Huh!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Can we hit it like we did one more time, from the top
Can we hit like that one more time
(One more time!)
One more time!
Let's hit it and quit! (Go ahead!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Hit it!
James Brown Lyrics > Sex Machine Song Lyrics


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Les lolo's 34

13:20 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Cuisine/Gastronomie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : sex machine, 2007 : Like a sex machine, James BROWN, RAG 34

30.12.2006

Civisme : Ola les jeunes, il vous reste ce samedi pour vous inscrire !

Vous voulez battre Le PEN et SARKOZY ? Il vous reste ce samedi pour vous inscrire sur les listes électorales. C'est simple, c'est direction la Mairie.
Pensez-y pour ne pas être oubliés !



RAG 34. Les lolo's 34.

08:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Votez!, listes électorales, vote 2007, civisme, RAG 34

29.12.2006

Rétro 2006: le non de la jeunesse au CPE d'un Premier ministre obstiné

Par Juliette BAILLOT


pour agrandir clicker sur la photo

PARIS (AFP) - La crise du CPE (Contrat première embauche) a symbolisé en 2006 les ratés du dialogue social, avec un Premier ministre qui n'a jamais su convaincre une jeunesse blessée et une opinion publique inquiète de la pertinence de sa mesure, décidée sans concertation.

Il aura fallu douze semaines à Dominique de Villepin et des millions de personnes défilant dans les rues pour reconnaître que celle-ci ne passait pas et jeter l'éponge le 10 avril.

"Je n'ai pas été compris par tous", "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du CPE", a-t-il concédé.

Confronté à un taux de chômage des jeunes actifs de 24%, trois fois supérieur à celui de leurs aînés, le Premier ministre avait voulu prendre le taureau par les cornes en décidant seul - sans même consulter son ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo - de créer ce contrat inédit.

Réservé aux moins de 26 ans embauchés dans des entreprises de plus de 20 salariés, le CPE s'inspirait du Contrat nouvelles embauches (CNE) en prévoyant une période d'essai très longue - 24 mois -, au cours de laquelle le jeune pouvait être licencié sans motif.

Aux yeux de M. de Villepin, cette "flexibilité" nouvelle allait pousser les employeurs les plus frileux à franchir le pas de l'embauche.

Mais aux yeux d'une majorité de jeunes, comme de leurs parents, la mesure est apparue insupportable parce qu'elle venait institutionnaliser - en la renforçant - la stigmatisation sur le marché de l'emploi dont les moins de 25 ans étaient déjà victimes.

Pour les syndicats, déjà furieux de n'avoir en rien été écoutés par le gouvernement sur le CNE, le CPE a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Ils ont répondu très vite présents aux syndicats étudiants qui les invitaient à manifester avec eux, reconstruisant l'unité qui leur faisait défaut depuis longtemps.

La première "manif anti-CPE", le 7 février, a réuni 200.000 à 400.000 personnes. Le mouvement est allé crescendo, paralysant des facultés pendant plusieurs semaines, avec des défilés rassemblant de un à trois millions de manifestants, selon les estimations, dans toute la France le 4 avril.

Une évolution inversement proportionnelle à celle de la cote de popularité du Premier ministre, tombée à 20% - un record - à l'issue de la crise.

L'incompréhension ne s'est en effet pas limitée aux jeunes et aux syndicats: le patronat n'a pas caché qu'il n'avait jamais été demandeur d'un tel contrat, Laurence Parisot (Medef) pressant même le gouvernement de sortir "rapidement" d'une crise "mettant en danger l'économie".

Du côté de la majorité, des députés ont aussi manifesté une impatience croissante face à l'entêtement du chef du gouvernement, tant la pression anti-CPE était forte dans leurs circonscriptions.

D'autres, moins nombreux, ont exhorté le Premier ministre à "tenir bon".

Mais tous ont constaté au final à quel point, dans cette affaire, les institutions ont été malmenées par l'exécutif qui a promulgué une loi, l'a ensuite assortie d'une non application partielle, avant d'annoncer une proposition de loi, dépossédant les parlementaires de cette prérogative.

Les syndicats sont en revanche sortis renforcés, notamment CGT et CFDT à la veille de congrès qui s'annonçaient difficiles. La direction confédérale de la CGT "ne pouvait espérer pareil trophée", a résumé le chercheur Dominique Andolfatto.

Quant au taux de chômage des jeunes actifs, il tourne toujours autour de 22%.

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10:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

25.12.2006

A Noël, Sarkozy offre des expulsions

Pour tenir son objectif de 24000 migrants renvoyés en 2006, le ministre de l'Intérieur intensifie les opérations, au risque de multiplier les couacs.
Par Alain AUFFRAY, Jacky DURAND
QUOTIDIEN





Pour les expulsions, pas de trêve de Noël : Nicolas Sarkozy table sur 24000 reconduites à la frontière en 2006 pour la seule métropole. Il l'a redit le 11 décembre, au cours de sa conférence de presse sur l'immigration. «Les reconduites de migrants en situation illégale ont doublé en trois ans, passant de 10 000 en 2002 à 20 000 en 2005.» Appliquée aux expulsions, sa «culture du résultat» s'est traduite ces derniers mois par une accélération des reconduites, constate un responsable d'association de sans-papiers : «Il y a notamment une multiplication des contrôles sur les lieux de travail que sont les restaurants et les chantiers.»

Sensible . A Marseille, une intervenante de la Cimade, service d'entraide aux étrangers, a noté, ces deux derniers mois, une augmentation sensible des expulsions. Le centre de rétention où elle intervient a doublé ses capacités d'accueil : «On est passé de 60 en juin à plus de 100 ce mois-ci. Il y a de plus en plus de familles ou de pères séparés de leurs enfants.»
Pour faire du chiffre, les services de police ciblent en priorité les Roumains, les plus aisément reconductibles : «Ce sont les plus faciles à renvoyer, explique en policier. Comme ils sont fauchés, on les arrête pour défaut de subsistance. On n'a pas de problème d'identité non plus, car ils conservent sur eux leur passeport, qui leur suffit pour venir en France depuis que la Roumanie n'est plus soumise à visa. En six jours, ils sont expulsés.» «On les expulse, mais ils reviennent le surlendemain en France», nuance un humanitaire. Les rafles de Roumains se sont multipliées sur la voie publique, les chantiers et les campements de fortune. Le «vol groupé», communément appelé charter, est devenu le moyen de transport privilégié de la politique de Sarkozy. Pas moins de 18 vols avec des expulsés roumains ont été recensés par la Cimade depuis le 18 janvier dans une «liste non exhaustive». Fier de ses charters : le ministère de l'Intérieur les recense sur son site, à la rubrique «Communiqués et actualités» : «32 Roumains reconduits à Bucarest le 8 novembre 2006 ; 70 Roumains reconduits à Bucarest le 3 novembre 2006...» Un vol part ce jour pour Bucarest. Il faut faire vite... car le 1er janvier prochain les Roumains deviennent citoyens de l'Union européenne. Et deviendront, à ce titre, plus difficilement expulsables.
«Spectacle». Richard Moyon, porte-parole de Réseau Education sans frontières (RESF), dénonce, lui aussi, une répression accrue des sans-papiers. Le cas de la famille kosovare Raba lui paraît «exemplaire» : tout se passe comme si le ministre de l'Intérieur avait voulu «démontrer sa détermination en organisant une expulsion spectacle». Le jeune couple Raba et leurs enfants, dont deux sont nés en France, a été expulsé à grand frais par avion spécial le 6 décembre. RESF milite pour leur retour. Marie-George Buffet, Noël Mamère, Jack Lang, Josiane Balasko, Emmanuelle Béart et d'autres soutiennent l'action.
Moyon dénonce une «stratégie de la tension» qui criminalise les militants. Mardi, à Marseille, un enseignant a été placé en garde à vue. Il est accusé d'avoir «foncé sur les forces de l'ordre à l'aide d'un véhicule», le 11 novembre, lors d'une manifestation contre l'expulsion d'un Algérien, père de deux fillettes, à l'aéroport de Marignane. Deux semaines plus tard, un autre père algérien était expulsé par bateau. RESF demande l'arrêt de cette «chasse provençale aux pères d'élèves».

vendredi 22 décembre 2006

RAG 34. Les lolo's 34

10:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23.12.2006

LES DÉBATS PARTICIPATIFS

“Nous allons construire le projet présidentiel avec les Français.
En ouvrant des débats : à tous les niveaux. Dans les régions, les départements, les villes, les rues, les quartiers, les réunions d’appartement. Et, en ligne, bien sûr. Après cette phase d’échange avec les Français, nous établirons en février une hiérarchie des priorités et de propositions.
Je lance aujourd’hui quatre thèmes de débats participatifs.
A vos claviers !”

Ségolène Royal.


- Éducation, formation, qualification, accès à l’emploi


- Environnement et co-développement

- Vie chère, pouvoir d’achat

- La lutte contre les violences et les insécurités

Débats participatifs sur le net

RAG 34. Lolo34

09:26 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.12.2006

Solidarité avec les SDF ! Signez la pétition d'Emmaüs France !

Solidarité avec les SDF !
Signez la pétition d'Emmaüs France !
Emmaüs France appelle l'ensemble des citoyens à se mobiliser en solidarité avec les SDF.
Nous vous proposons aujourd'hui d'interpeller vos maires pour que soient ouverts dans vos quartiers des centres d'accueil et d'hebergement de petite taille. Des centres permettant d'accueillir dignement les personnes et de leur offrir l'accompagnement et le suivi qui conviennent. Cette action devant évidemment se combiner avec une réelle politique de prévention des situations de pauvreté et le développement de l'offre de logements très sociaux.

Si vous êtes prêts être solidaires avec les SDF, et que vous êtes d'accord pour qu'un centre d'accueil et d'hébergement de petite taille soit implanté dans votre quartier, signez la pétition d'Emmaüs France !

Vous pouvez également envoyer le texte suivant directement à votre maire, par mail ou courrier :

"La solidarité avec les SDF, je suis prêt(e) à la vivre tous les jours de l'année, hiver comme été. Pour cela, je suis d'accord pour qu'un centre d'accueil et d'hébergement de petite taille, ouvert 24h/24, pouvant héberger une trentaine de personnes venant de la rue, soit implanté dans mon quartier. Je m'engage à soutenir de tels projets, y compris dans mon environnement proche, auprès du maire de ma ville ou de mon arrondissement. Je trouve utile que mes impôts permettent d'ouvrir de nouveaux centres."

D'avance merci pour votre mobilisation !

Signez la pétition.

RAG 34. Lolo34

08:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SDF, précarité, exclusion, Emmaüs, RAG 34

21.12.2006

Campagne « Cartes de voeux à M. le Préfet » en soutien aux enfants des 130 familles sans papiers de Toulouse et de toute la France

Gare du Nord en ce moment, un sapin vient d'être dressé à l'initiative de RESF et du mrap. Ne les oublions pas, cessez d'exclure et d'expulser !


Les fêtes de fin d’année sont là et ils sont toujours parmi nous.
Ces enfants sont scolarisés avec les nôtres, ils vivent dans notre quartier, nous les côtoyons tous les jours.

Le ministère de l’intérieur au nom d’une odieuse politique du chiffre voulait les expulser, les renvoyer dans des pays que ces enfants ne connaissent généralement pas, pour vivre la misère, quand ce n’est pas le danger et le risque de mort.

Eux, et leurs familles, nous les avons accompagnés, soutenus protégés depuis maintenant des mois. Ils sont là et nous en sommes heureux.

Aujourd’hui, à Toulouse, 130 familles sont toujours menacées d’expulsion. Elles connaissent au quotidien la précarité matérielle et la crainte de se voir arrêtées, conduites en centre de rétention et expulsées, souvent dans la violence.

La chasse à l’enfant a repris, sournoisement, et les policiers rodent autour de ces familles, comptant sur le fait qu’on les oublie, tout doucement, pour faire discrètement leurs mauvais coups...

Rappelons au Préfet de la Haute Garonne que la situation faite aux enfants et à leurs 130 familles sans papiers de Toulouse est inacceptable et qu’il doit leur permettre de vivre dignement parmi nous.

Rejoignez nous, le samedi 27 janvier à 15 heures, et venez déposer cette carte postale à la préfecture de la Haute Garonne, place Saint Etienne afin de continuer à alerter aussi nos concitoyens

Si vous n’êtes pas disponibles à cette date, envoyez la carte postale par la poste, si possible sous enveloppe

Faites circuler ces cartes autour de vous et diffusez les informations sur cette initiative


Madame, Monsieur,

Vos fonctions de commandant de bord vous amènent à transporter, au milieu de passagers qui se déplacent par convenance personnelle, des voyageurs contraints par une décision préfectorale de reconduite à la frontière, en d’autres termes à participer aux expulsions de sans papiers. Ces hommes, ces femmes, accompagnés de leurs enfants parfois, n’ont, dans l’écrasante majorité des cas, commis aucun autre délit que celui de tenter de vivre dans un pays où ils espéraient élever, éduquer, soigner leurs enfants, contrairement à ce qu’affirment les services de police qui, trop souvent, les présentent mensongèrement comme des « délinquants ».

(...) lettre in extenso dans le document ci-joint

Le site de RESF

Sur la plateforme MIDIBLOGS : infos au jour le jour chez ZEC plus ultra

RAG 34. Les lolo's 34

15:45 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, enfants sans papiers, exclusion, précarité, immigration, RAG 34

Les tentes de la misère secouent l’opinion

Sans-abri . Un an après la distribution de tentes aux SDF parisiens et à quelques jours de l’hiver, le débat sur les dispositifs proposés aux sans-abri refait surface.

Il aura suffi d’une initiative de l’association les Enfants de Don Quichotte invitant les « bien logés » à venir partager une nuit sous une tente avec les sans-abri pour relancer le débat sur la pauvreté et les SDF en France. Hier, Médecins du monde (MDM), association qui avait, il y a un an, distribué plus de 400 tentes aux SDF parisiens, a tenu à préciser, lors d’une conférence de presse, qu’« au-delà des multiples annonces des pouvoirs publics, (elle) constate un durcissement de la situation des SDF ». Pierre Micheletti, son président, parlant même de « stratégie musclée, violente », en référence aux démontages de tentes effectuées depuis quelques semaines par les forces de police. À l’instar des Verts de Paris, Catherine Gégout, élue communiste de la capitale, présente lors de l’évacuation des SDF de la gare d’Austerlitz, lundi matin, a elle aussi fustigé « ces expulsions qui aggravent encore le dénuement de ces personnes », estimant que « la force n’est pas la solution pour résoudre la misère ».

Les distributions de tentes continuent

La distribution de tentes aux sans-abri, critiquée par Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale, qui y voyait, il y a un an, une mesure « contre-productive » de nature à « pérenniser les personnes dans la rue », n’est pourtant pas prête de s’arrêter, prévient MDM. En tout cas, pas tant « que les dispositifs ne seront pas adaptés aux SDF en nombre de places et en termes de qualité d’accueil » et que « des relogements durables ne leur seront pas proposés », a précisé Pierre Micheletti. « Trop souvent, explique l’association, les hébergements ne sont effectivement offerts que pour une durée très limitée et ne sont pas adaptés aux couples ou aux familles avec enfants. » Les sans-abri préfèrent alors rester ensemble, comme Nathalie, qui campe au bord du canal Saint-Martin, à Paris (10e), parce que, « dans les centres, on nous sépare, avec mon fils ». D’autres évoquent l’envie de rester entre compagnons d’infortune, même sous une tente, car ils s’y sentent plus en sécurité que dans les centres d’hébergement provisoire.

L’ouverture vingt-quatre heures sur vingt-quatre de ces structures d’accueil, préconisée par le rapport Fleurieu remis à Catherine Vautrin cet été, n’est toujours pas d’actualité. La mesure devrait être mise en oeuvre d’ici à la fin de l’hiver et concerner un millier de places à Paris, fait savoir le ministère. Cela n’a pas empêché Dominique de Villepin d’affirmer, hier, qu’il ne croyait pas « que la tente soit la meilleure solution, qui plus est quand nous avons des places et des lits disponibles ».

De son côté, Bertrand Delanoë a accusé, lundi, « le gouvernement de ne pas avoir pris la mesure de cette crise sociale et humanitaire qui contraint un nombre important de personnes à s’abriter dans des campements ». Il invite ainsi Dominique de Villepin à « accélérer les procédures » de financement permettant à la Ville d’ouvrir une maison relais dans d’anciens locaux de l’ENA ainsi qu’un centre de stabilisation dans un château de Seine-et-Marne. Le maire de Paris a par ailleurs déploré avoir demandé, « à plusieurs reprises, l’élaboration d’un plan régional », une requête demeurée sans suite, et précisé la très grande inégalité des contributions des départements d’Île-de-France pour l’hébergement des personnes en grande difficulté. Ainsi, quand Paris offre « une place pour 472 habitants », les Yvelines, département présidé par Pierre Bédier, n’offre « qu’une place pour 2 126 habitants », et les Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy, « une place pour 2 049 habitants », a fait valoir Bertrand Delanoë. Le conseil général des Hauts-de-Seine a répliqué en faisant savoir qu’environ 40 % des places d’hébergement du département étaient « utilisées par des personnes orientées par les autorités sociales de Paris ».

Revenu de solidarité active

Hier, à l’Assemblée nationale, le député communiste du Rhône André Gerin a vivement interpellé le gouvernement en l’accusant de « mener la guerre contre les pauvres » et lui a demandé d’empêcher les coupures d’électricité, surtout pendant l’hiver. « Il est insupportable que nous soyons au chaud alors que des êtres humains vont peut-être mourir de froid », s’est ému le maire de Vénissieux. De son côté, Martin Hirsch, président d’Emmaüs France, s’est dit favorable, hier sur RTL, à l’instauration d’un revenu de solidarité active, une mesure dont il se félicite qu’elle figure dans le programme de Ségolène Royal. En attendant que les propositions du rapport Fleuriau ne soient mises en place, les Enfants de Don Quichotte font des émules dans toute la France. Plus d’une douzaine de villes seraient déjà concernées. Et compte tenu du manque de dispositif adapté, ces balises de détresse de la misère ne sont donc pas prêtes de disparaître de nos villes.

Cyrille Poy

RAG 34. Lolo34

11:34 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.12.2006

Il est difficile d'être une femme dans le monde arabe, selon un rapport du PNUD

ALGER (AP) - Les discriminations entre hommes et femmes restent monnaie courante dans le monde arabe, selon le rapport annuel du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) consacré à la région, rendu public mercredi à Alger.

Des "changements significatifs et progressifs" sont préconisés à l'adresse des gouvernants. "Dans de nombreux aspects de leur vie, les femmes arabes ne peuvent toujours pas exploiter pleinement toutes leurs capacités, car les libertés civiles et politiques, le savoir, la santé, la richesse et la sécurité personnelle leur sont refusés", constate le rapport.

Le PNUD note par ailleurs que le meurtre des femmes dit "d'honneur", résultat d'une "coutume tribale", est toujours d'actualité dans "plusieurs sociétés arabes", et rappelle, également, que les "violences domestiques" sont courantes dans la région.

Au chapitre des droits juridiques, il est noté que si la plupart des pays arabes, 17 sur 21, ont signé et ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, ils ont cependant formulé de "nombreuses réserves" sous prétexte de contradiction entre les articles et la législation nationale ou la loi islamique (la charia).

Parmi ces Etats figure l'Algérie qui a émis des réserves sur plusieurs articles, portant notamment sur l'obligation de l'égalité devant la loi, l'égalité concernant la capacité juridique dans les affaires civiles, celle des droits à la nationalité, le mariage et les relations familiales.

Conscient de l'ancrage de la religion dans l'espace arabe, le rapport n'omet pas de souligner qu'"aucune force politique ne peut faire semblant d'ignorer que la religion, l'Islam en particulier, est un élément crucial du tissu culturel et spirituel du peuple arabe".

Concernant les gouvernements arabes, il leur est reproché les reformes mensongères et la multiplication des restrictions des libertés publiques pour se maintenir en place.

Néanmoins, des évolutions positives sont notées à leur actif. En matière d'éducation, par exemple, des efforts considérables ont été accomplis selon le PNUD. Douze pays arabes dont l'Algérie sont parvenus à l'égalité des sexes dans l'enseignement supérieur. AP

ham/ll

RAG 34. Lovely34

17:10 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

LA PHRASE DE L'ANNEE : Geneviève TAPIE : "quand on est pauvre..."

La mauvaise blague du jour ?

Geneviève TAPIE : "quand on est pauvre..."

Machisme ordinaire
Je viens de ma banque.
Pour signer le prêt relais qui doit financer ma campagne électorale. Oui, quand on est pauvre, c’est l’unique moyen. Il faut faire l’avance des fonds, en attendant que l’Etat vous rembourse.
Mais quand on est une femme, c’est plus compliqué.
Votre mari doit signer pour vous autoriser à cet emprunt.
Abus de droit ou machisme ordinaire ?

Mon commentaire : Les banquiers, les bailleurs, les prêteurs ne sont pas des philanthropes. Ils exigent des garanties, donc des cautions. Les chômeurs, précaires, SDF, en savent quelque chose...
Ecrit par : Lio | 19.12.2006

Je confirme le commentaire de Lio. Quand je demande à ma banquière un prêt à la consommation sans espoir d'un moindre remboursement de l'Etat c'est à dire de nos et vos impôts (pas pour faire campagne, car nous sommes vraiment trop pauvres), elle me demande la caution de ma compagne et même de mes parents.

Alors, abus de droit ou "phallophobie" ordinaire ?

Sans faire de commentaire sur ce singulier propos je signale que le seuil officiel de pauvreté est de 645 euros pour une personne seule et de 967,5 pour deux personnes.

bf


Cent Tentes pour une visibilité maximum : Les enfants de Don Quichotte

Des mesures simples peuvent améliorer la vie des SDF

PLACE AUX FEMMES

Joyeuses fêtes à toutes et tous.

Lolo34.

Ecrit par : Lolo34 | 19.12.2006

RAG 34. Lolo34 et Lio des lolo's 34

16:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : TAPIE, PS, RAG 34

Emmaüs appelle les Français à écrire à leurs élus pour demander des centres d'accueil pour les SDF

PARIS (AP) - L'association Emmaüs a invité mercredi les Français à marquer leur solidarité avec les SDF en écrivant à leurs élus pour leur demander de créer "de petits centres d'hébergement" de proximité.

"Ce que les Français peuvent faire pour exprimer leur solidarité envers les SDF, été comme hiver, 365 jours sur 365, c'est écrire, dès à présent, à leurs élus et à leurs maires pour signifier qu'ils sont d'accord avec l'implantation dans leur quartier de petits centres d'hébergement qui peuvent accueillir jusqu'à 30 personnes", a expliqué sur Europe-1 Fabien Tuleu, délégué général d'Emmaüs.

Le responsable d'Emmaüs a estimé que ces petits centres peuvent convaincre les SDF "qui refusent de se rendre dans les foyers d'accueil traditionnels". "On pense que c'est comme ça (...) qu'on résoudra cette situation trop durable ou trop inadmissible", a-t-il dit.

Il a précisé que l'association mettrait en ligne un courrier-type dont les citoyens pourront s'inspirer. Cette lettre devait être disponible dans la matinée sur le site http://www.emmaus-france.org . AP

RAG 34. Les lolo's 34

14:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Les SDF s'invitent dans la campagne

En pleine "guerre des tentes" à Paris, le PS et Bayrou ironisent sur les promesses de Sarkozy de régler en deux ans le problème des SDF s'il est élu.

Médecins du Monde assure que les distributions de tentes aux SDF ne cesseront pas malgré les "démontages" par la police.

Alors que le niveau II du plan grand froid, permettant d'ouvrir des places d'hébergement supplémentaires pour les sans-abri, a été déclenché lundi dans le Morbihan et mardi en Ille-et-Vilaine et dans le Maine-et-Loire, les mal-logés deviennent un enjeu de la campagne présidentielle. Un an après l'installation de 400 tentes dans Paris, autant pour protéger les sans-abri que pour en assurer la visibilité, Médecins du Monde appelle les pouvoirs publics pour que des solutions de relogement durable soient trouvées.

S'il est élu président, plus aucun SDF ne sera obligé de dormir dehors d'ici deux ans, assure Nicolas Sarkozy. Réponse immédiate de François Hollande : "Nicolas Sarkozy a raison de découvrir qu'il y a des SDF qui dorment la nuit dehors. Je me demande d'ailleurs ce qu'il fait maintenant depuis plus de quatre ans et demi comme ministre de l'Intérieur". Et pour François Bayrou, "le ministre de l'Intérieur est responsable de la rue et j'ai pas vu, depuis cinq ans, que des choses aient été faites" à ce sujet. Par ailleurs, pour le président de l'UDF, il ne suffit pas d'offrir un hébergement aux SDF pour régler le problème de la précarité : "Il faut aussi aller les chercher dans leurs blessures, dans leur perte d'estime et de confiance en eux. Si on n'est pas là pour les accompagner, on ne sort pas de cette précarité et on va de rechute en rechute".

Distributions de tentes et démontages, la "guerre des tentes" à Paris

Pendant ce temps, à Paris, les démontages de tentes se sont multipliés ces jours derniers, mais le président de Médecins du Monde, Pierre Micheletti, assure que son association ne cessera pas d'en distribuer. Les responsables de MDM se sont aussi réjouis de l'initiative prise par l'association Les Enfants de Don Quichotte, qui a installé au cours du week-end une centaine de tentes le long du canal Saint-Martin, dans le Xe arrondissement. Embrayant sur cette même initiative, plusieurs associations s'occupant du logement, dont Droit au logement et Droits devant !, ont demandé mardi aux pouvoirs publics de "cesser immédiatement la répression des sans-abri" et de "mettre en oeuvre la loi de réquisition" des logements vacants.

Une initiative pourtant condamnée par Catherine Vautrin, ministre de la Cohésion sociale, qui parle de "poudre aux yeux" et de "leurre" face au problème de l'exclusion, et qui prévient : "Utiliser à des fins médiatico-politiques les problèmes d'exclusion des gens, c'est dangereux et sans espoir". Pour Dominique de Villepin, les tentes ne sont pas "la meilleure solution" et, assure-t-il, il reste des places disponibles d'hébergement d'urgence. Un hébergement auquel les SDF ont pourtant de moins en moins recours, selon une "enquête de terrain" de MDM, qui révèle que 84% des sans-abri auxquels ont été distribuées des tentes affirment ne plus composer le 115, le numéro d'appel traitant les hébergements d'urgence. Les raisons invoquées : service trop difficile à joindre, horaires insuffisants le matin, durée du séjour trop courte.

D'après agence

RAG 34. Lolo34

10:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, les enfants de Don Quichotte, précarité, exclusion, RAG 34

Cent tentes pour une visibilité maximum

Sur les bords du canal Saint-Martin à Paris, une centaine de tentes longent les rives. A l'intérieur, des SDF et des personnes qui campent avec eux par solidarité.

L'association « Les enfants de Don Quichotte » espère ainsi mobiliser les esprits et aider les plus démunis. Augustin est à l'initiative de ce projet. Pour lui, le nombre fait la force.

Le site de l'association « Les enfants de Don Quichotte

CARTIER LIBRE l'émission de Caroline Cartier Durée 3:07



RAG 34. Lolo34

10:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SDF, logement, précarité, exclusion, www.lesenfantsdedonquichotte.com, RAG 34

Le Parti socialiste lance un appel pressant aux autorités libyennes

Le Parti socialiste est consterné par la condamnation à la mort de cinq infirmières bulgares et d’un médecin palestinien par la justice libyenne.

Pour la deuxième fois un tribunal libyen demande la peine de mort à l’encontre de ces infirmières et de ce médecin étranger accusés sans preuve d’avoir inoculé volontairement le virus du sida aux enfants libyens.

Fondamentalement opposé à la peine de mort, le Parti socialiste lance un appel pressant aux autorités libyennes de ne pas exécuter le verdict. Les accusés ont fait appel de la décision de la justice. Le Parti socialiste demande que les arguments de la défense et les expertises médicales des grands spécialistes mondiaux soient pris en compte lors de l’appel pour que les accusés puissent bénéficier d’un procès juste et équitable.

Communiqué du Secrétariat international

RAG 34. Lolo34

08:51 Publié dans Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lybie, Khadafi, RAG 34

14.12.2006

Les classes populaires : un électorat qui attend des gages

Depuis 1993, ouvriers et employés sont sortis de la sphère d'influence socialiste. Et sont indécis, en attendant des propositions précises.
Décisives, parce que nombreuses. Les classes populaires, en France, représentent aujourd'hui, si l'on s'en tient aux catégories socioprofessionnelles «Ouvriers» et «Employés», 53 % de la population active selon les chiffres de l'Insee. Au total, plus de 13 millions de salariés : six millions d'ouvriers et sept millions d'employés, auxquels il faut ajouter leurs familles. «La moitié des salariés du privé gagnent moins de 1 483 euros par mois», précise Michel Amar, de l'Insee. Et, d'après le baromètre politique du Cevipof, le centre de recherches de Sciences Po, plus d'un Français sur deux (53 %) affirme qu'il «s'en sort difficilement avec le revenu de son foyer». Près de deux ouvriers sur trois (63 %) sont dans ce cas.

Les classes populaires, c'est environ un électeur français sur deux. Qu'elles votent ou qu'elles s'abstiennent, leur comportement politique est donc décisif dans la plupart des élections. Ces Français qui tirent le diable par la queue ne sont pas également répartis sur l'échiquier politique. Selon le Cevipof, 70 % des proches de l'extrême gauche et 66 % de ceux du Front national déclarent s'en sortir «difficilement», contre 54 % à gauche et 41 % à droite.
«Giron naturel». Alors, quelles sont leurs préoccupations ? «L'emploi», assure sans détour le sociologue Stéphane Beaud, coauteur de la France invisible (La Découverte). «Qu'est-ce qu'on va devenir, nous et nos enfants ? Voilà la question qu'elles se posent à l'heure des délocalisations. Elles demandent qu'on leur assure des perspectives d'avenir qui soient plausibles, à défaut d'être roses», poursuit-il.
A cet égard , «les interrogations demeurent vis-à-vis de la gauche», affirme le politologue Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages CSA. «Le message de Ségolène Royal, avec la démocratie participative, n'explique pas quelle place auront les milieux populaires dans la France de demain, ajoute-t-il. En revanche, Nicolas Sarkozy leur dit : "Si vous faites des efforts, vous serez récompensés", et Jean-Marie Le Pen les valorise en tant que Français.»
L'électorat populaire «ne se retrouve plus dans son giron naturel de gauche», constate Stéphane Beaud. Le politologue Henri Rey, auteur de la Gauche et les classes populaires (La Découverte), fait remonter «le décrochage avec la gauche aux législatives de 1993», qui voient la droite triompher à la fin de l'ère Mitterrand. «Depuis lors, note-t-il, les classes populaires peuvent voter pour le PS, mais c'est en instrumentalisant ce parti pour chasser le gouvernement en place», comme aux législatives de 1997 ou aux régionales de 2004. Dans le même temps, «le PS s'est renforcé dans les catégories supérieures». Pour Jean-Daniel Lévy, le décrochage s'est accru sous le gouvernement Jospin, «qui n'a pas valorisé le rapport au travail tout en menant une politique en faveur des exclus», une catégorie qui ne se confond pas avec la grande masse des catégories populaires.
«Travail d'analyse». «Le PS a bien identifié le problème, mais n'a pas encore formulé les solutions, affirme Rémi Lefebvre, coauteur de la Société des socialistes (éd. du Croquant). Il tient un discours misérabiliste sur les classes populaires : il s'agit toujours de leur expliquer la réalité, pas de leur donner la parole. Le PS a pris en compte la parité et la représentation des minorités issues de l'immigration, mais il ne se préoccupe pas de la promotion d'élites populaires. Il y a une fatalisation de leur faible présence en son sein», regrette ce professeur de sciences politiques.
De là à les «stigmatiser» en affirmant qu'elles ont basculé vers le Front national, il y a un pas... que ne franchissent pas les politologues. Certes, en 2002, Le Pen (26 %) a devancé Jospin (12 %) chez les ouvriers, contrairement à ce qui se passait chez les cadres (Jospin 24 %, Le Pen 8 %), «mais la grande majorité des ouvriers ne votent pas FN, corrige Henri Rey. Cela n'a rien à voir avec le poids qu'avait le PCF dans la classe ouvrière jusqu'en 1981. Ce n'est pas du tout le même encadrement, avec le syndicalisme et les mairies».
«Royal et Sarkozy ont fait un travail d'analyse qui peut leur permettre de reconquérir les classes populaires, avec des thèmes comme les perspectives d'avenir ou la recherche de règles plus strictes», estime Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du PS. «Il est donc excessif de dire que la gauche les a perdues», ajoute-t-il. Surtout que «Sarkozy aura plus de mal à les convaincre sur la question très sensible du pouvoir d'achat».

RAG 34. Lolo34

14:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

13.12.2006

Le médiocre bilan écologique des partis au pouvoir

LE MONDE | 12.12.06
Le rappel tombe à point nommé. Au moment où les prétendants à l'Elysée se livrent à une surenchère de promesses électorales en matière d'environnement, l'Alliance pour la planète - une coalition regroupant les principales associations françaises de défense, dont les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Greenpeace, le WWF - s'est livrée à un exercice inédit : évaluer dans le détail l'action des politiques lorsqu'ils étaient aux responsabilités. Le résultat, rendu public mardi 12 décembre, est sans appel. Les "performances" des partis au pouvoir depuis 1997, notées sur 20, sont affligeantes.

Méthode utilisée
Les partis ont été notés sur 24 propositions : production de 15 % d'énergie primaire à partir d'énergies renouvelables d'ici à 2012 ; arrêt de la dégradation des milieux naturels et ruraux ; établissement d'une écotaxe progressive de 0 % à 30 % sur les biens et les services ; interdiction des produits chimiques dangereux, etc.

Une note entre - 1 et 2 a été à chaque fois attribuée : négative si le parti a pris des mesures contraires à l'objectif proposé, positive s'il est allé dans le bon sens. Seuls les textes de loi, les amendements, les prises de position et les votes lors des débats au Parlement ont été pris en compte. Pas les déclarations de principe.

L'UMP arrive bonne dernière, avec 4,5/20. Son alliée l'UDF s'en sort légèrement mieux, avec 5/20. Le PC atteint 5,5/20, tandis que le PS arrache un 6,5/20. Seuls les Verts, qui ont plus souvent défendu des positions proches des attentes des associations, en particulier lors des débats parlementaires, décrochent une note supérieure à la moyenne, mais guère flamboyante : 11/20.

"Nous ne nous attendions pas à des scores aussi mauvais, commente Jean-Philippe Teboul, l'un des porte-parole de l'Alliance. Mais ils sont mérités. Ils reflètent un véritable déficit d'action." L'idée de noter les partis est née fin 2005. "Nous sentions la montée en puissance de l'écologie dans le débat politique, explique M. Teboul. Nous voulions faire en sorte que les politiques ne se contentent pas d'en parler plus, mais que des décisions allant dans le bon sens soient prises."

Pour ce faire, les associations ont élaboré une liste de 24 mesures concrètes, qui ont servi de références, et un barème de notation. Chaque mesure a été examinée isolément. "Nous avons été les plus objectifs possible, affirme M. Teboul. Il était impossible de connaître le score final avant le terme du processus de notation."

Sur certains sujets, droite et gauche se différencient nettement. Par exemple, dans la lutte contre le réchauffement climatique, la gauche plurielle - au pouvoir entre 1997 et 2002 - s'en sort mieux grâce à l'affectation de crédits au développement des transports en commun en ville. Tandis que Gilles de Robien, ministre des transports (UDF) entre 2002 et 2005, est épinglé pour "le programme massif de relance de la construction d'autoroutes et les réductions drastiques, dès 2003, des crédits aux transports en commun". Seuls les Verts "se sont illustrés par une opposition constante" aux autoroutes.

En dehors des Verts, droite (UMP-UDF) et gauche (PS-PC) sont fréquemment renvoyées dos à dos. Elles sont par exemple sanctionnées de la même façon pour leur manque d'encouragement au développement de l'agriculture biologique, leur absence de politique de lutte contre les substances chimiques dangereuses, ou encore la faiblesse des incitations à la réduction des déchets.

Les politiques de protection des espaces naturels sont, elles aussi, sévèrement notées. "Si des lois ont été votées pour contrer ou atténuer les dégradations (pollution de l'eau, des sols, étalement urbain), elles n'ont pas été respectées ou ont été remises en question par des parlementaires", note l'Alliance. Les associations regrettent que le critère du "développement économique" soit toujours privilégié pour justifier la création d'aéroports, de ports, ou de barrages, au détriment de l'environnement.

Même tonalité sur le thème de la fiscalité écologique, aujourd'hui évoquée par les candidats. Une fiscalité prenant en compte "les coûts environnementaux, sanitaires, sociaux dans les coûts de fabrication ou de prestation de services" n'a fait partie d'aucun programme de gouvernement.

Les ONG jugent durement l'action des divers ministres de l'environnement, toutes tendances politiques confondues. Certes, "leur place dans les gouvernements leur a rarement permis d'avoir le poids nécessaire pour s'imposer", font-elles remarquer. Mais, sur ce sujet, des propositions très ambitieuses ont été formulées par les candidats aux prochaines élections. Et toutes seront à leur tour évaluées en janvier 2007.

Gaëlle Dupont

RAG 34. Les lolo's 34

18:40 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

09.12.2006

Daniel Massé hurle toujours son Innocence sur Presume-Coupable.com


Daniel Massé a sombré dans le coma ce lundi 4 ou ce mardi 5 décembre suite à une tentative de suicide par absorbtion de médicaments.

Sa famille n'a été prévenue que ce matin, vendredi 8 décembre, alors qu'il entamait une phase de réveil. Il nous a été inderdit de le voir ou même de lui remettre un présent. Tout ce que nous savons pour l'instant est qu'il a cessé de respirer pendant une période indéterminée et qu'il poursuit aujourd'hui sa phase de réveil après avoir été extubé.

Dans quel état s'est-il réveillé? Nous ne le savons pas.
Gardera-t-il des séquelles de ce coma? Nous l'ignorons.
L'enfermement à tort de notre père en a-t-il déjà fait un légume? c'est possible mais nous ne pouvons qu'espérer le contraire.


Merci à tous ceux qui ont déjà compris que Daniel Massé n'avait rien à faire en prison. J'exhorte tous les autres à visiter son site en détail.

Je fais par ailleurs cadeau de mon indifférence aux derniers qui ne jugent pas utile, quand il y a doute légitime sur la culpabilité, de revenir sur la chose jugée.

Y.Massé
http://www.presume-coupable.com

PS : Il y a toujours sur ce site une pétition pour obtenir la révision du procès de Daniel Massé qui n'a jamais eu droit à son double degré de juridiction, étant donné qu'il est le premier en France à avoir été aquitté avant d'être condamné par appel du Parquet de Toulouse.

Cette pétition n'est pas pour les chiens, elle servira à défendre les Droits fondamentaux d'un être Humain, c'est à dire aussi les droits de chacun d'entre vous.

Son adresse:
Monsieur Daniel Massé 8415 E149
C.D. de Muret B.P.312
Route de Seysses
31605 Muret

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08.12.2006

Téléthon 2006, à 19h00 : C'est parti !



Un seul numéro d'appel : 3637

A bientôt sur notre blog.

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Téléthon et épiscopat : un obscurantisme que l’on croyait dépassé

L'AFM craint une baisse des dons pour sa campagne téléthon 2006, suite à une inutile contreverse lancée par l'épiscopat à propos de la recherche sur les cellules souches (à peine 1,5% des programmes de recherche de l'AFM).

Qu'on soit chrétien ou non, pratiquant et respectueux du message du Christ (Nouveau Testament) cette polémique d'un autre temps ne doit pas nous dispenser d'être généreux à l'occasion de ce Téléthon 2006. Bien au contraire, donnons encore plus !

Un principe républicain qu'on nous envie de plus en plus et obtenu en 1905 de haute lutte : c'est celui de la Loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat qui consacre la laïcité.

Alors soyons encore plus généreux que l'an passé !

Le communiqué du Secrétariat national du Parti Socialiste :

La prise de position de l’épiscopat français mettant en cause, à l’occasion du prochain Téléthon, certaines recherches sur les cellules-souches financées par l’Association Française de Myopathie comme ouvrant la voie à l’eugénisme, est d’abord choquante dans la mesure où cette association et ses recherches s’inscrivent dans le cadre des lois de la République, votées démocratiquement par le Parlement.

La précision de l’épiscopat selon laquelle « ce qui est légal n’est pas forcément moral » apparaît comme une concession de trop à certains groupes intégristes et comme une atteinte au principe de laïcité où, depuis 1905, le religieux ne doit plus exercer d’influence sur le pouvoir politique.

L’idée même que l’on pourrait « empêcher les chercheurs de chercher » pour faire progresser les connaissances et, demain, mieux soigner les malades, relève d’un obscurantisme que l’on croyait dépassé.

Communiqué du Secrétariat national

Un seul numéro : 3637 ou sur internet http://www.telethon.fr/




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07.12.2006

Avenir sans-abri

Edito de Philippe NOIREAUX
Jeudi le 07 décembre 2006
Incorrigibles Français. Alors que tous les prétendants à l'Elysée leur promettent des lendemains qui chantent, les voilà qui cèdent au pessimisme. A en croire un sondage, réalisé pour la Vie et l'Humanité, près de la moitié de nos compatriotes (48 %) craignent de se retrouver un jour sans-abri. Un « score » qui monte à 62 % parmi les 35-49 ans et à 74 % chez les ouvriers. Tristes résultats. Qui en disent long sur l'état de décrépitude du pays. On savait la France malade ; ce sondage permet de mesurer l'ampleur du mal. Quand la moitié d'une population en vient à envisager comme possible le fait de se retrouver à la rue, on peut légitimement s'inquiéter sur la capacité de notre société à affronter l'avenir.
Difficile de trouver une lueur d'espoir quand le ressort est à ce point cassé que, face aux accidents de la vie, une majorité n'envisage d'autre issue que celle, terrible, de l'exclusion.
Un sentiment renforcé par l'impression, autre enseignement de ce sondage, que le nombre de SDF ne cesse d'augmenter, comme le pensent 85 % des personnes interrogées.
Autant dire que face à un tel niveau d'inquiétude, les petites phrases et opérations de communication des candidats à la présidentielle paraissent bien dérisoires. Il ne s'agit plus de redonner de faux espoirs, mais bien de s'attaquer aux racines d'un mal profond qui ronge le pays. Et, franchement, on ne voit pas dans la pré-campagne présidentielle qui occupe le devant de la scène de raisons d'être optimistes.

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06.12.2006

Symbole d'une génération : La plaque Malik Oussekine a été dévoilé...

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a dévoilé ce mercredi 6 décembre dans l'après-midi, une plaque en hommage à Malik Oussekine, l'étudiant décédé dans des conditions tragiques en décembre 1986 après une manifestation estudiantine. Cette plaque est installée au 20 rue Monsieur le Prince (6e arrondissement).

Le texte de la plaque est le suivant: "A la mémoire de Malik Oussekine, étudiant âgé de 22 ans, frappé à mort lors de la manifestation du 6 décembre 1986".

Il y a vingt ans, alors que des étudiants tentaient d'élever une barricade à l'angle des rues Monsieur le Prince et Vaugirard, après une manifestation contre le projet de réforme Devaquet, une équipe de policiers "voltigeurs motocyclistes" était envoyée sur place le 5 décembre au soir.

Pris en chasse par les policiers à la sortie de son club de jazz, le jeune homme de 22 ans était frappé dans un hall d'immeuble rue Monsieur le Prince et transporté inconscient à l'hôpital Cochin avant de décéder. Des manifestations silencieuses avaient rassemblé près d'un million de personnes dans toute la France le 10 décembre 1986.

Le groupe socialiste de la mairie de Paris est à l'origine de cette commémoration du 20e anniversaire de la mort de Malik Oussekine.

"Rien ne justifiait une telle violence. "Ils sont devenus fous". Je répétais cela aux journalistes qui m'interrogeaient au petit matin. Abasourdi. Et ce poids de la responsabilité. Ne rien dire qui puisse inciter à répondre à la violence par la violence. Et notre appel à une gigantesque manifestation silencieuse derrière cette unique affirmation "Plus jamais ça". David Assouline.

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18:20 Publié dans Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Malik Oussekine, Devaquet, voltigeurs, Plus jamais ça !, RAG 34

05.12.2006

Appel unitaire à tous les salariés du spectacle le 6 décembre

Journée nationale d’actions et de grève
(les préavis sont déposés)

Personne n’est plus à l’abri !
Il faut sauver nos métiers !

Manifestation bruyante et visible
Sortez vos chapeaux, costumes, échasses, instruments de musique, casseroles et tout le toutim... !

A Montpellier
Départ 10h00 de l’Opéra comédie


Trajet rue de la loge, préfecture, DRAC

Nous n’accepterons pas la régulation sociale de notre secteur par l’exclusion !

CGT Spectacle - SUD Culture

Collectif des Intermittents et Précaires

Sont appelés à se joindre à cette journée d’action

contre la casse de la protection sociale et la criminalisation des chômeurs

CGT Anpe, CGT Assedic, CGT Chômeurs SUD Anpe, Solidaires 34 Creer – Comités des Chômeurs



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04.12.2006

RESTOS DU COEUR : Lancement de la 22e Campagne le 4 décembre


Cette année, les Restos ont servi 75 millions de repas à plus de 670 000 personnes. Ces chiffres, malheureusement encore une fois en augmentation (+6,3% en un an !) inquiètent vivement les 48000 bénévoles, car au-delà de l’aide alimentaire, la priorité de l’association est de pouvoir sortir durablement ces personnes de la pauvreté. En les aidant à retrouver un emploi, à s’assurer un toit, et à reprendre le chemin d’une vie « comme tout le monde ».

Même si plus que jamais, la loi Coluche prouve sa profonde efficacité en permettant aux dons de progresser encore de 10%, même si le PEAD (Plan européen d’aide aux plus démunis, issu de l’action de Coluche pour ouvrir les « frigos de l’Europe ») a été sauvé et va être pérennisé, grâce à l’action conjointe des Restos et du gouvernement français, bon nombre de politiques locales et nationales ne sont pas encore à la hauteur de la situation.

Ainsi, tout en continuant leur action, les Restos vont se battre pour que les candidats aux élections de 2007 n’oublient pas de prendre ces problèmes à bras le corps dans leurs programmes.

Nos trois priorités pour 2006/2007 :

De l’hébergement d’urgence au logement

L’hébergement d’urgence ne répond pas aux problèmes des personnes qui vivent dans la rue. Trop peu de dispositifs de sortie de ces hébergements existent réellement. Les bénévoles en font le triste constat tous les jours, tant dans les structures d’hébergement des Restos qu’à travers les Camions et Maraudes de l’association.

Pour sortir de cette impasse, l’association a soumis au gouvernement, en mai dernier, des solutions concrètes :

- Diversifier les structures d’hébergement d’urgence afin de convaincre les plus fragiles de ne plus « vivre » dans la rue.

- Ouvrir des accueils de jour, pour ne pas remettre les sans-abris dehors dès 7 heures du matin.

- Créer des dispositifs de sortie vers le logement socialou la sous-location dans le privé, pour loger les nombreux « travailleurs pauvres », capables d’emblée de faire face à un loyer modeste.

- Inscrire dans la loi le droit opposable au logement.

- Favoriser la mixité sociale : l es Restos se sont d’ailleurs battus et ont obtenu la sauvegarde de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) qui impose aux municipalités un minimum de 20% de logements sociaux dans leur commune.

Les Restos luttent contre l’échec scolaire

Parce que les familles accueillies espèrent que leurs enfants ne connaîtront jamais la précarité qui est la leur, les bénévoles développent des structures d’accompagnement scolaire. Une cinquantaine d’ateliers va être mise en place dans l’année à venir pour combattre l’exclusion « à la racine ».

Les Restos attentifs à la nourriture qu’ils offrent

L’association a décidé d’aller plus loin sur un sujet où elle avait déjà pris pas mal d’avance en lançant dès sa création le principe de repas équilibrés et complets.

Parce que les Restos maîtrisent l’intégralité de leur chaîne de distribution alimentaire, ils ont les moyens d’agir sur l’équilibre nutritionnel : en effectuant des achats complémentaires pour atteindre une plus grande proportion de fruits et légumes dans les repas distribués, et en sensibilisant davantage à l’équilibre nutritionnel celles et ceux qui fréquentent les centres de distribution.

En savoir plus

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22:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Restos du coeur, Coluche, précarité, exclusion, RAG 34

03.12.2006

Libéralisation de la Poste : non merci !

Libéralisation de la Poste : non merci !
Message d'André Laignel, député européen

La Commission européenne a franchi le dernier pas vers la libéralisation totale des services postaux en proposant d'ouvrir à la libre concurrence pour le 1er janvier 2009 la distribution du "petit" courrier, par nos facteurs, dernier domaine qui n'était pas encore libéralisé.

La Commission a fait un pas de trop ! Cette directive européenne, si elle devait être adoptée, aura des conséquences néfastes pour les citoyens que nous sommes : pertes d’emplois importantes, augmentation des prix, exclusion du service aux plus faibles d’entre nous qui ne seront jamais des clients « rentables » pour les entreprises privées.

Pour que le Parlement européen s'oppose à ce projet de directive, soyons nombreux à faire entendre notre voix pour que l'on ne touche pas à notre facteur et aux services qu’il rend à la population!

André Laignel, Député européen de la Circonscription Centre-Auvergne-Limousin, appelle les citoyennes et citoyens, les usagers, les syndicats à signer massivement la pétition européenne "libéralisation de la poste: non merci" en ligne sur le site http://www.sosposte.eu/ ou directement sur son site http://www.andre-laignel.fr

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09:51 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sevices publics, privatisation, libéralisation des services, La poste, RAG 34

L'insécurité sociale, sujet politique porteur

Pour peu qu'ils s'en emparent, les candidats à l'Elysée peuvent en faire un thème central.
Par Muriel GREMILLET
QUOTIDIEN : jeudi 23 novembre 2006
Des revenus du travail qui stagnent alors que ceux du patrimoine explosent : 3,6 millions de salariés ­ 17 % de la population active ­ au Smic ; 16,8 % de salariés à temps partiel, dont la moitié subissent leur situation ; une croissance nulle ; le pouvoir d'achat qui baisse. L'éclaircie de 1996-2002 sur le front de la pauvreté n'éclipse en rien la réalité du travail et du salariat de 2006. Au point qu'à côté de l'insécurité, qui devrait être le thème de campagne favori de la droite, la question de l'insécurité sociale pourrait retrouver une petite place dans le jeu électoral. «Tous les candidats vont devoir se prononcer sur cette question des inégalités, des revenus et de l'émergence des travailleurs pauvres, note Alain Vidalies, député des Landes et chargé des questions d'emploi au PS. Les chiffres sont là et la gauche est légitime sur ces questions.» Le PS propose ainsi de travailler sur le niveau des salaires les plus bas, en s'engageant à pousser le Smic à 1 500 euros brut dans la législature.
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02.12.2006

« 143 jours de harcèlement démocratique » pour faire perdre Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

L’association RéSo et les comités AntiSarko qui regroupent plusieurs milliers de militants à travers toute la France autour du site antisarko.net, appellent la jeunesse à organiser « 143 jours de harcèlement démocratique » pour faire perdre Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

Dans l’entretien qu’il donne à la presse quotidienne régionale demain, Nicolas Sarkozy explique que « notre démocratie a besoin de franchise, d’honnêteté et de vérité ».

Cette exigence de vérité oblige à dénoncer le bilan désastreux de l’action de Nicolas Sarkozy au Ministère de l’Intérieur comme lorsqu’il était Ministre des Finances.

Cette exigence de vérité nécessite aussi de dire quel est le véritable projet de Nicolas Sarkozy pour la France à savoir une rupture républicaine fondée sur un triptyque ravageur : populisme, libéralisme et communautarisme.

Après avoir publié le livre Sarkozy dans le texte, l’association RéSo et les comités AntiSarko appellent donc à amplifier leur campagne contre Nicolas Sarkozy en menant, pendant les 143 jours qui nous séparent de l’élection présidentielle, des actions de harcèlement démocratique visant à faire tomber les masques et à démystifier le projet politique de l’UMP.

Dès demain, dans une quinzaine de villes de France, un tract appelant les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales pour faire barrage à Nicolas Sarkozy sera diffusé devant les universités.

Dans les jours qui viennent, d’autres initiatives seront prises par les comités AntiSarko et autour du site http://www.antisarko.net.

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01.12.2006

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, est une date importante dans notre combat. En effet, elle constitue une occasion unique pour remobiliser le plus grand nombre autour du sida et de ses enjeux actuels. Elle est aussi une journée de souvenir et de commémoration de toutes les personnes disparues.

Le thème cette année est celui de la responsabilité, prôné toute l’année durant par World AIDS Campaign, qui en assure la promotion sous le slogan « STOP SIDA. Tenez la promesse ».

En savoir plus

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06:35 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SIDA, SIDACTION, RAG 34

23.11.2006

Pour voter contre Sarko en 2007, vous avez jusqu’au 30 décembre 2006 pour obtenir votre carte d’électeur !

RéSo lance sa campagne d’incitation à l’inscription sur les listes électorales.

Comment s'inscrire ?

Faire taire Sarkozy !





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15:20 Publié dans Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Réso, VOTER, RAG 34

17.11.2006

Dégelée royale pour la gauche


Patrick Devedjian UMP a estimé qu'avec la large victoire de Ségolène Royal, la société française avait glissé à droite.

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16:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

16.11.2006

Lettre ouverte de Laurent Fabius aux militantes et aux militants socialistes

A quelques jours du 1er tour du vote de désignation du candidat socialiste, Laurent Fabius s’adresse directement aux militantes et militants dans une lettre ouverte.

Pour télécharger la lettre au format PDF, cliquer ici.

Chère camarade, cher camarade,

Je t’écris cette lettre car, à l’heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m’accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.

Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l’extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nous réussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s’ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l’urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?

Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d’alternance, pas une gauche d’apparence. Il faut d’urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.

Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C’est le sens de ma candidature.

- L’ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s’il est à l’unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l’opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l’Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J’ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l’égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.

- La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d’autant plus de chances de l’emporter qu’il aura inlassablement défendu l’identité républicaine de la France, et d’abord la laïcité, aujourd’hui mise en cause dans les quartiers, à l’hôpital, à l’université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l’école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.

- La volonté de mettre réellement en œuvre notre projet socialiste. Notre projet, c’est notre force face à la droite. Il est l’œuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l’urgence sociale et donne des outils pour préparer l’avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j’ai contribué à sa rédaction et que je l’ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d’achat et à l’emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l’Etat ; priorité réelle à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l’Union européenne. Je crois, moi, qu’il est prioritaire de nous battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en œuvre.

Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n’est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n’ont pas changé, ce sont celles de l’humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j’ai appris de notre expérience politique collective, j’ai entendu les Français et d’abord ceux qui espèrent en la gauche. J’ai tiré les leçons de 2002. J’ai pris la mesure de la dérive libérale de l’Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l’engagement réel d’une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu’il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s’allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j’ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.

Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c’est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l’emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.

La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n’est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n’est pas non plus un héritage immobile : c’est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en œuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n’accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l’égalité d’accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l’école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l’innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d’abord l’Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C’est cela la France forte et solidaire que je défends.

Chère camarade, cher camarade,

Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c’est la leçon de vie et d’action que j’ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.

J’ai confiance dans nos chances de succès en 2007. Dans les atouts de notre pays. Dans la capacité de mobilisation de notre peuple. Confiance dans notre Parti socialiste. Je crois en la politique. Sois libre et avançons ensemble, à gauche, pour gagner !


Laurent Fabius

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07:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

11.11.2006

Une vidéo de Ségolène Royal sur le Net fait des remous

Voir la vidéo
LEMONDE.FR | 10.11.06 | 19h45 • Mis à jour le 10.11.06 | 19h53

Alors que les débats télévisés ou régionaux se sont achevés cette semaine, la campagne pour les primaires socialistes a rebondi avec une vidéo pirate de Ségolène Royal diffusée sur Internet, il y a quarante-huit heures. Dans le cadre d'une table ronde avec les militants socialistes en janvier 2006 à Angers, le document la montre proposant que les enseignants des collèges passent 35 heures dans leur établissement, pour pouvoir, en plus de leurs heures de cours, apporter un soutien scolaire gratuit aux élèves en difficulté. La présidentiable socialiste a refusé vendredi d'entrer dans la polémique. .

Pour défendre cette proposition, le porte-parole de Mme Royal, Arnaud Montebourg, s'est livré à une explication de texte. "Le soutien scolaire doit pouvoir avoir lieu non plus dans le privé (...) aux frais des familles, mais au contraire dans le service public de l'éducation, pour tous les enfant qui en ont besoin, et gratuitement", a-t-il expliqué.

BEAUCOUP DÉNONCENT UNE MANIPULATION

C'est une proposition "simpliste" et "démagogique" qui méconnaît "le travail des enseignants en termes de préparation, de correction, d'évaluation", a aussitôt dénoncé l'UNSA-Education, deuxième fédération de l'éducation. Interrogé par l'AFP, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis a précisé :"Si elle l'a dit, le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas tout à fait le programme socialiste."

Mais beaucoup dénoncent la manipulation que constitue la publication de cette vidéo à une semaine du vote des militants socialistes pour désigner leur candidat à l'élection présidentielle. Même ceux qui ne soutiennent pas forcément Mme Royal ou sa proposition. "Il ne faut pas taper en dessous de la ceinture", a ainsi déclaré Laurent Fabius sur Europe 1. Et Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (première fédération de l'éducation), tout en exprimant son "désaccord" sur le fond, a refusé d'être "instrumentalisé". "Il y a une manœuvre dans cette affaire (...). Je veux me fonder sur la réalité des propos et des actes", a-t-il dit.

Cette vidéo aura-t-elle pour autant un effet sur le vote des militants ? "Je ne le pense pas, explique Stéphane Rozès, directeur du département Opinions de l'institut de sondages CSA, au cours d'un chat sur Le Monde.fr. "Le pays et l'électorat de gauche applaudissent en ce moment à toute proposition qui semble remettre à plat le contrat entre gouvernants, gouvernés et catégories sociales", argumente-t-il.

Constance Baudry

Lire aussi le billet de Jean-Paul Brighelli sur son blog "La reine est nue"

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10:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, Ségolène ROYAL les 35 heures au collège, RAG 34

10.11.2006

Le Monde nous publie, France Bleu nous écoute, Midiblogs de chez Midi-Libre nous boude...

Notre blog RAG 34 reconnu au sein de la blogosphère politique connait un "désamour passager" de la part du rédacteur en chef de la plateforme midiblogs. Il est vrai que dans l'Hérault : La Raison a ses raisons que nous n'ignorons pas. Le Monde a puisé dans notre blog cette semaine, pour informer sa rubrique "La campagne heure par heure" la lettre des mandataires héraultais de Laurent Fabius adressée à François Hollande concernant l' organisation "contreversée" du vote pour l'investiture socialiste le 16 novembre prochain dans notre département.

C'est quand la démocratie et l'information objective dans l'Hérault ?
Voir la rubrique : la campagne présidentielle, heure par heure.www.lemonde.fr


RAG 34. Lolo34

23:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, Lettre à Hollande, 2007lagauche, PRS, RAG34

07.11.2006

Laurent Fabius : Si je suis élu, le numéro deux du gouvernement sera en charge de l’environnement

6 novembre 2006
Laurent Fabius était l’invité des 4 vérités sur France 2.
Laurent Fabius, candidat à l’investiture socialiste pour la présidentielle, a contesté à Ségolène Royal le droit de se dire seule capable de rassembler la gauche du oui et celle du non, alors qu’il est « le seul qui ait voté au référendum comme la majorité des Français et des socialistes ».


Pour lancer la diffusion doubleclicker sur la fenêtre du lecteur dailymotion.

« Parmi mes soutiens il y a des partisans du non et des partisans du oui, comme, par exemple, Gilbert Mitterrand », le fils de l’ancien président, note M. Fabius dans une interview au Progrès daté de lundi.

Pour lui, il y a là « une question de crédibilité ».

« Il me semble que le Président français qui arrivera au conseil des chefs d’Etats et de Gouvernement européens en disant "j’exprime pleinement le vote des Français" aura une crédibilité au moins égale à celui ou à celle qui dirait "personnellement, j’ai trouvé génial le projet de Constitution mais je vous demande désormais de le changer car les Français sont d’un avis différent" », déclare le député de Seine-Maritime.

M. Fabius souligne aussi les différences entre lui, « un socialiste », et ses deux concurrents, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, qui sont dans une démarche « plutôt de type démocrate-sociale et blairiste », et « pas suffisamment volontariste ».

« M. (Nicolas) Sarkozy vient de trouver excellent le slogan de Ségolène Royal en faveur de l’"ordre juste", Dominique Strauss-Kahn, lui, propose une "société de confiance", formule d’Alain Peyrefitte et de Raymond Barre », note M. Fabius.

Il précise des différences de programme, comme sur la réforme des institutions : « République parlementaire nouvelle » pour lui, « régime présidentiel » pour eux.

En outre, alors qu’il est « partisan de faire de l’éducation le premier budget de l’Etat », eux « veulent surtout "dynamiter" notre système scolaire en confiant aux proviseurs le recrutement des enseignants ou en introduisant les chaires privées à l’université ».

M. Fabius se dit aussi favorable à une « réorientation de l’Europe face à la mondialisation », avec « un nouveau traité constitutionnel qui sera soumis à référendum » et « un traité social et fiscal », tandis qu’eux, selon lui, veulent « des projets plus flous ».

Il a expliqué vouloir donner une place beaucoup plus importante à l’environnement dans l’action du gouvernement.

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RAG 34. Les lolo's 34.

12:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, effet de serre, réchauchement, NAIROBI, KYOTO, CO2

06.11.2006

Laurent Fabius conteste que Ségolène Royal soit la seule capable de rassembler

Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a contesté à Ségolène Royal le droit de se dire seule capable de rassembler la gauche du oui et celle du non, alors qu'il est «le seul qui ait voté au référendum comme la majorité des Français et des socialistes».

«Parmi mes soutiens il y a des partisans du non et des partisans du oui, comme, par exemple, Gilbert Mitterrand», le fils de l'ancien président, note M. Fabius dans une interview au Progrès daté de lundi.

Pour lui, il y a là «une question de crédibilité».

«Il me semble que le Président français qui arrivera au conseil des chefs d'Etats et de Gouvernement européens en disant "j'exprime pleinement le vote des Français" aura une crédibilité au moins égale à celui ou à celle qui dirait "personnellement, j'ai trouvé génial le projet de Constitution mais je vous demande désormais de le changer car les Français sont d'un avis différent"», déclare le député de Seine-Maritime.

M. Fabius souligne aussi les différences entre lui, «un socialiste», et ses deux concurrents, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, qui sont dans une démarche «plutôt de type démocrate-sociale et blairiste», et «pas suffisamment volontariste».

«M. (Nicolas) Sarkozy vient de trouver excellent le slogan de Ségolène Royal en faveur de l'"ordre juste", Dominique Strauss-Kahn, lui, propose une "société de confiance", formule d'Alain Peyrefitte et de Raymond Barre», note M. Fabius.

Il précise des différences de programme, comme sur la réforme des institutions : «République parlementaire nouvelle» pour lui, «régime présidentiel» pour eux.

En outre, alors qu'il est «partisan de faire de l'éducation le premier budget de l'Etat», eux «veulent surtout "dynamiter" notre système scolaire en confiant aux proviseurs le recrutement des enseignants ou en introduisant les chaires privées à l'université».

M. Fabius se dit aussi favorable à une «réorientation de l'Europe face à la mondialisation», avec «un nouveau traité constitutionnel qui sera soumis à référendum» et «un traité social et fiscal», tandis qu'eux, selon lui, veulent «des projets plus flous».

RAG 34. Les lolo's 34

09:22 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

05.11.2006

Carte scolaire : quelles propositions ? Brighelli, Mérieu ou un peu des deux ?

Jean-Paul Brighelli est Professeur agrégé de lettres et normalien et n’a de cesse de dénoncer la situation actuelle dans l’Education nationale.

Question expresse des lolo's 34 à Jean-Paul Brighelli.

Les lolo's 34 : "A propos de la carte scolaire que certain(e)s souhaitent supprimer, Laurent Fabius reprend une idée de Mérieu qui consisterait à attribuer des moyens "supplémentaires" aux établissements scolaires en difficulté en fonction des CSP (catégories socio-professionnelles) qui fréquentent ces établissements. Qu'en pensez-vous ?"

Jean-Paul Brighelli : "Vous connaissez ce splendide vers de La Fontaine : "Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés..."Les établissements scolaires en sont là : nombre d'entre eux sont malades. Mais pas malades forcément des mêmes maux - d'où l'importance, que j'ai tenté de souligner dans ma note, d'un traitement discriminant, adapté aux problèmes. Ce n'est pas en distribuant inconsidérément plus d'antibiotiques à tout le monde que vous vaincrez des maladies qui sont, parfois, virales - ou fonctionnelles.

Pour abandonner un instant la métaphore, l'infusion de crédits, en soi, n'est pas une solution. Autant je suis favorable à une élargissement de la dotation globale des établissements, en ce qui concerne les heures
de cours à affecter (on pourrait sans encombre passer à 30 ou 40%, pourvu qu'une instance associant l'administration et les enseignants - le conseil d'établissement - est pouvoir de gérer ces disponibilités), autant des crédits sans diagnostic préalable me paraissent voués à disparaître dans le gouffre, sans grand effet.
Je propose donc d'établir, établissement par établissement, un constat clair de ce qui marche et de ce qui ne marche pas (nombre d'établissements marchent bien, ou à peu près bien - ou le prétendent : à eux d'assumer leurs responsabilités). Quand un collège ou un lycée a des problèmes, commençons par identifier le problème, avant d'entamer le traitement.En fait, pour parler en termes de communication, je propose de substituer une communication horizontale (on demande l'avis de tout le monde, et on tente au moins d'arriver à un consensus), à la communication verticale qui est à la mode en France - dans le privé comme dans le public.J'ai un peu beaucoup étudié les entreprises japonaises, et elles fonctionnent ainsi : on met tout le monde dans le coup, ce qui prend du temps, mais qui se révèle diablement efficace, lorsqu'on passe à l'action, puisque tout le monde est au courant - sinon d'accord.Dans une classe, souvent une ambiance peut se pourrir parce qu'il y a une combinaison d'élèves dont le produit se révèle létal (c'est pourquoi la même classe en groupe se révèle toute différente). Il suffit parfois de déplacer un ou deux élèves, de les mettre dans une autre classe, voire dans un autre établissement, pour retrouver une certaine sérénité. Ce qui est vrai au niveau de la classe (microcosme) est vrai également au niveau d'un établissement (macrocosme) : il n'y a pas de règle autre qu'empirique. Des établissements ethniquement et socialement composites peuvent merveilleusement fonctionner, et des lycées ultra-favorisés être pleins de "blousons dorés" insupportables, comme on disait dans les sixties...

En fait, je suis sidéré - même à mon âge - de ne pas voir les hommes politiques plus pragmatiques (je mets de côté le pragmatisme "royal", qui consiste en gros à dire que l'on sera d'accord avec la majorité, ou qu'on en exprime la voix muette - ce qu'on appelle communément du populisme, de la démagogie ou de l'apprenti-fascisme). Ça doit venir de mon côté auto-gestionnaire (ah, le bon temps où je prenais la pluie, à Besançon, en soutenant l'action des "Lip") : je crois que seuls les acteurs de terrain sont à même d'identifier les problèmes - et qu'alors seulement, on peut demander des moyens, ou des autorisations, ou des concertations, ou des modifications,ou...Bref,je n'ai pas de religion sur le sujet - ni sur un autresujet.Parce que c'est justement le point de vue religieux qui est inefficace dans les faits : et ça ne m'étonne guère que Meirieu ait là-dessus une idée toute faite - je m'étonne juste que votre Laurent préféré entonne le même cantique.".

Les lolo's 34 "Votre Laurent préféré..." dites-vous. Pourtant nous ne sommes pas "des groupies ou de simples supporters aveugles de Laurent Fabius". Nous voulons juste défendre un projet incarné par un homme selon nous seul capable de porter au pouvoir nos idées en 2007. Les institutions de la vème demeurent pour l'heure inchangées. C'est donc un homme ou une femme, porté par un parti que les françaises et les français éliront en 2007. Autant pour nous que l'heureux élu(e) soit de gauche! En tout cas merci, pour votre réponse.

Bonnet d'âne, le blog de JPB

Les études ça sert à quoi? Réécoutez l'échange Brighelli Mérieu sur France Inter 08.06

Livres
Une école sous influence "Ou Tartuffe-roi"
Jean-Paul Brighelli
Ed. Jean-Claude-Gawsewitch, octobre 2006
19,90 euros

Déjà auteur de La fabrique du crétin et A bonne école, Jean-Paul Brighelli dresse ici un tableau sombre de l’état de l’école laïque dans notre pays. Ayant abandonné l’enseignement de la culture unifiante, ayant laissé pénétrer dans l’école le langage des banlieues, ayant renoncé à éduquer des jeunes fragilisés qui sont dès lors rattrapés par des prêcheurs islamistes, les nouveaux pédagogues ont contribué à créer des communautarismes dangereux. Pour l’auteur, il est urgent de bouter la religion hors des salles de classe et de revenir à l’enseignement laïc classique.
L’école face à l’obscurantisme religieux
"20 Personnalités commentent un rapport choc de l’Education nationale"
Collectif
Ed. Max-Milo, août 2006
20 euros
(bibliographie pproposée par FOG émission de France 5).

RAG 34. Les lolo's 34

12:20 Publié dans Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Carte scolaire, Brighelli, Mérieu, RAG 34

29.10.2006

Questions de société : les réponses de Laurent Fabius

Retrouvez ici les réponses de Laurent Fabius aux questions portant sur les questions de société posées par cinq militants socialistes tirés au sort par l'Hebdo des socialistes.

Laurent CHÉNO (Paris)

L’action des associations, le mariage de Bègles, les débats du Congrès, la discussion du Projet, ont permis le débat à propos de l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe. Le Projet a acté cette double ouverture. T’engages-tu à mettre en oeuvre sans délai ces deux réformes ?

Oui. Voilà en effet un engagement qui appartient à ces grandes avancées de société dont la gauche doit être porteuse. En 1981, nous avons dépénalisé l’homosexualité. En 1997, nous avons fait le PACS. La prochaine étape, c’est l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe. Cela fait longtemps que, pour ma part, je soutiens cette position. Je m’étais exprimé dans le magazine Têtu à ce sujet dès 2003.

Cette évolution, déjà en oeuvre dans de nombreux pays d’Europe, nous la construirons avec la société et non pas contre elle. Avec des principes clairs. Le mariage homosexuel engage deux personnes adultes. Pour ce qui est de l’adoption, je considère qu’elle doit être ouverte à tous, dès lors qu’elle est la rencontre entre un projet parental et un enfant que les circonstances de la vie ont privé de famille. Ce qui, à mon sens, exclut toute convention ou transaction commerciale visant à mettre des enfants au monde à cet effet. Le droit à l’enfant ne peut pas s’accommoder de la marchandisation du corps.

Philippe FOLIOT (Bouches-du-Rhône)

Comment comptes tu intégrer l’écologie dans ton action politique pour qu’elle n’apparaisse pas comme un gadget mais comme une composante essentielle de ton action ?

Pour l’homme et pour la planète, la question écologique est désormais un enjeu de survie. Je me suis engagé de longue date pour la « social-écologie » et pour une écologie active. Si je suis investi et élu, je conduirai ce combat avec la plus grande détermination.

Le ministre en charge de l’écologie sera le numéro 2 du gouvernement : il disposera de larges pouvoirs. Je suis le seul des candidats à l’investiture socialiste à le proposer. Parce que l’expérience m’a montré que, contrairement à ce que prétendent certains, ce n’est pas une question de protocole, mais de poids dans la décision finale.

L’écologie active, ce sont des politiques transversales ambitieuses qui nous permettront de faire évoluer en profondeur nos modes de production et de consommation. Sans impulsion nationale, les actions régionales restent des expérimentations certes utiles mais insuffisantes. Le respect des engagements de Kyoto ou du bon état écologique des eaux au niveau européen demande une autre dimension de l’action.

C’est pourquoi, je me suis engagé à ce qu’une loi de programmation fixe sur cinq ans des objectifs contraignants en matière d’économies d’énergie, d’énergies renouvelables, de préservation de l’eau et de développement des transports collectifs. Elle sera votée au début de la prochaine législature. L’écologie, ce ne sont pas seulement de beaux discours et des promesses vagues, comme savent les faire Messieurs Sarkozy ou Chirac. C’est une urgence et une nécessité. Ce sont une volonté et des actes 2 forts. L’écologie, c’est un combat et ce combat sera le mien ! En France, en Europe et dans les instances internationales : je souhaite qu’avant la fin du mandat l’Organisation mondiale de l’environnement que nous appelons tous de nos voeux soit enfin mise en place.

Pascal SEVEN (Bas-Rhin)

J’habite dans un quartier difficile dans la périphérie de Strasbourg. Je vois mon quartier se dégrader au jour le jour, à cause de certains parents trop laxistes avec leurs enfants. Que comptes-tu faire pour responsabiliser ces parents ?

Je partage avec toi le constat qu’il y a beaucoup de familles en grande difficulté. Pourquoi les parents apparaissent-ils souvent débordés par leurs enfants, même très jeunes ? Pourquoi tant d’enfants en souffrance et en échec scolaire ? Un être humain pour se construire a besoin de repères. Beaucoup d’enfants reçoivent de l’amour, mais sont insécurisés par ce que tu appelles toi le laxisme, et qui est souvent la difficulté de certains parents à produire dans la famille des règles et des normes et à les faire respecter. Je note aussi que notre société ne les aide pas beaucoup. L’enfant est une cible de la pub et du marketing, un prescripteur qui doit avoir le dernier mot sur ses parents. Pour que les parents exercent leur autorité, faut-il les sanctionner, au risque, précisément, d’affaiblir leur autorité ? Faut-il par exemple leur ôter les allocations familiales, ou multiplier les mises sous tutelle à la première incivilité des enfants ? Je crois plutôt qu’il faut aider les parents pour trouver des réponses adaptées à chaque famille.

Ceci peut être fait par des professionnels ou dans un cadre associatif. A chaque fois, l’engagement de l’Etat et des collectivités locales est nécessaire. J’ajoute que l’éducation des enfants est tout de même plus facile quand les parents ont du travail et quand la collectivité (par des modes de garde collectifs pour les plus petits ou par le soutien scolaire après la classe) s’engage en faveur de leurs enfants. Pour nous, la justice sociale est aussi la clef d’un meilleur équilibre familial. Nous ne sommes pas là pour « rééduquer » les familles, mais pour les responsabiliser et les aider.

Franck Peyrou (Alpes-Maritimes)

S’agissant des personnes en situation de handicap, je souhaiterais connaître ton opinion sur la loi de février 2005 facilitant la scolarisation des élèves concernés dans des établissements ordinaires, et plus généralement la politique que tu entends mener sur le handicap.

Les objectifs de la loi de février 2005 sont ambitieux, mais leur application est très compromise par le manque de financement, de structures d’accueil et de moyens humains. C’est vrai notamment en milieu scolaire. Ces difficultés sont douloureusement ressenties par les enfants et les adolescents concernés, et par leurs familles. Elles sont d’autant plus inacceptables que J. Chirac avait fait du handicap l’un des grands chantiers de son quinquennat. Là aussi, la désillusion est au rendez- vous.

Notre projet prévoit de faire de l’intégration scolaire une priorité. Nous agirons pour que les personnes handicapées aient le même droit à la ville, au travail et aux services publics que les autres. Enrichissant et précisant cette démarche, je me suis engagé à relever le défi de la dépendance des personnes âgées et des personnes handicapées par la création d’une cinquième branche « dépendance » de la Sécurité Sociale. Grâce à un financement solidaire, nous développerons ainsi une véritable politique de prise en charge des personnes handicapées pour permettre une insertion scolaire et professionnelle conforme au projet de vie de chacun. Nous mettrons en oeuvre un plan sur cinq ans de développement des structures d’accueil conformes aux besoins et une véritable politique de santé mentale. Je souhaite aussi qu’à la fin de mon mandat la prestation de compensation du handicap soit réévaluée par rapport au SMIC.

Nos concitoyens frappés par la maladie et le handicap ne réclament pas la charité, ils veulent le respect de leur dignité et l’égalité des droits. J’agirai en ce sens.

Stéphane DESMAISON (Bouches-du-Rhône)

En matière d’éducation, le gouvernement Villepin a décidé de s’attaquer à la question du temps de travail des enseignants : quelles mesures envisages-tu en la matière ? Que faut-il changer d’autre dans les conditions de travail des enseignants ?

La première chose à changer, c’est de soutenir les enseignants, au lieu de les dénigrer, comme le fait la droite. Ils font un travail magnifique et difficile. Nous serons à leur côté. Je l’ai dit avec force lors de notre deuxième débat télévisé.

Souvenons-nous aussi que le gouvernement Jospin avait décidé un plan pluriannuel de recrutement d’enseignants. Non seulement ce plan a été annulé, mais la droite a supprimé massivement des postes. Il nous faudra donc à la fois réparer les dégâts de J. Chirac et assurer le remplacement des enseignants du « baby boom » partant à la retraite. Nous aurons à effectuer 40 000 recrutements annuels lors du prochain quinquennat. Le moment est donc particulièrement opportun pour envisager avec les enseignants les modalités d’évolution de leur métier : recrutement, formation, présence dans les établissements et conditions d’exercice du métier.

S’agissant du temps de travail, il faudra prendre en compte des pénibilités nouvelles. Je pense particulièrement aux premières années d’exercice et aux enseignants qui sont affectés dans des établissements difficiles. Dans ces situations, des allégements de service pédagogiques à des fins de formation ou de travail en équipe pourraient être envisagés. Tout cela dans la concertation.

S’agissant des missions des enseignants, j’entends souvent des responsables politiques parler de leur élargissement : surveillance, animation scolaire, etc. Mais attention : pour moi, la mission de transmission des connaissances et des compétences doit rester au coeur du métier d’enseignant. Cela n’exclut évidemment ni le travail en équipe qui est fondamental, ni d’autres formes de présence dans l’établissement que le face à face pédagogique. Mais sans confusion des missions, avec des compensations justes et aussi le soutien d’autres jeunes adultes. C’est pourquoi je propose la création d’assistants d’éducation qui pourraient bénéficier ensuite d’un accès aux emplois d’enseignant. On pourrait ainsi faire d’une pierre trois coups : assurer des tâches d’encadrement, mettre en oeuvre un pré-recrutement et assurer plus de démocratisation dans le recrutement des nouveaux enseignants.

RAG 34. Lio et Les lolo's 34.

09:13 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, société, famille, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

28.10.2006

Laurent Fabius : En 2007, la gauche a un rendez-vous décisif avec l’école et les enseignants

L'Hebdo des socialistes du 27 octobre est consacré aux propositions des trois candidats à l’investiture sur les questions de société.

Cher(e)s camarades,

La mondialisation financière n’a pas seulement précarisé l’économie ; elle est en train de diviser et de déchirer notre société. La rentabilité passe avant l’humanité, l’intérêt général après les intérêts particuliers. La marchandisation libérale creuse les inégalités et fabrique de l’insécurité sociale. La droite s’accommode de cette société du chacun pour soi. Pas nous. C’est le sens de ma candidature. Je crois qu’une autre société est possible, plus forte parce que plus solidaire. Je l’ai dit lors de nos deux premiers débats télévisés. Cela implique plusieurs engagements.

1) Bâtir l’Ecole de l’égalité réelle
L’école est le socle du pacte républicain. Quand elle est déstabilisée, c’est toute la société qui vacille. Oui, en 2007, la gauche a un rendez-vous décisif avec l’école et les enseignants. Nous devrons aider davantage les enfants qui en ont le plus besoin, notamment en augmentant les moyens accordés aux ZEP, et proposer un droit au soutien scolaire après la classe à tous les enfants. Pour casser les ghettos scolaires, il faut améliorer la carte scolaire, et non la supprimer. Nous garantirons aux meilleurs élèves de tous les lycées un accès aux formations en classes préparatoires. Enfin, nous ouvrirons une négociation avec les enseignants sur les conditions difficiles de leur métier. Pour le supérieur, nous devrons accroître massivement les moyens consacrés aux Universités. Pour lutter contre l’échec en premier cycle, nous améliorerons le soutien des étudiants.

2) Promouvoir la laïcité face au communautarisme et agir contre les discriminations

La laïcité est le pilier de notre vivre ensemble. Dans la fidélité à mon engagement du congrès de Dijon pour une loi contre les signes religieux à l’école, si je suis élu chef de l’Etat, je ne laisserai pas la loi de 1905 être démantelée. Une Charte de la laïcité dans les services publics, et d’abord à l’hôpital, sera adoptée. La laïcité sera enseignée à l’école et la diversité religieuse respectée dans notre pays.

La lutte contre les discriminations sera une priorité et l’Etat devra donner l’exemple. Nous renforcerons les pouvoirs de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations.

3) Garantir l’égalité entre les territoires par les services publics

Sans territoires forts, rien n’est possible. Je suis partisan de la décentralisation. Socialiste et républicain, je crois à l’Etat dont la tâche première est d’assurer une égalité de traitement entre tous les territoires, qu’il s’agisse de la politique éducative et d’enseignement supérieur, de la santé, des équipements et des infrastructures. La France est une communauté nationale, en métropole et outre-mer, pas une simple addition de régions.

En 2007, il faudra garantir à chaque Française et à chaque Français un accès aux services publics essentiels que sont l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, la poste, la sécurité, le téléphone et l’internet. Je m’opposerai à la directive européenne de privatisation de l’activité postale prévue pour 2009.

4) Rétablir l’autorité de l’Etat et la sécurité

Comme toutes les inégalités, nous combattons l’inégalité devant la sécurité. Je ne laisserai pas dire que les socialistes ne s’occupent pas de sécurité. C’est faux et blessant pour nous tous, et d’abord pour nos élus locaux.

Le bilan de N. Sarkozy est calamiteux, nous ne pouvons pas nous inspirer de ses méthodes. En 2007, il faudra une autre politique de sécurité, fondée sur la police de proximité, que nous rétablirons, sur une justice plus efficace grâce à un budget augmenté, sur la prévention de la délinquance et l’aide aux victimes trop souvent oubliées. Etablissements éducatifs spéciaux pour adolescents en grande difficulté, séjour de rupture en centres éducatifs, développement des mesures de réparation comme alternative à la prison : nous défendrons la fermeté et l’humanité.

5) Promouvoir le pluralisme et la démocratie culturelle

Nous, socialistes, avons la culture au coeur. Elle ouvre sur le monde et sur les autres. Elle apprend l’esprit critique et le sens civique. Je souhaite que chaque jeune Français ait accès aux grandes disciplines artistiques. Les équipements sociaux et culturels des quartiers devront être une priorité. Nous soutiendrons la création artistique.

Pour les grands médias, notamment audiovisuels, il nous faudra préciser les règles d’équité, veiller à la déontologie et au pluralisme, redessiner les compétences et les modes de désignation des organes de régulation, soutenir l’audiovisuel public.

Cher(e)s camarades, la France du « marche ou crève » de la droite est une France en recul. Un pays est fort quand il porte un dessein commun et juste. Redonner un avenir à tous, et d’abord à notre jeunesse, par la solidarité et non par la concurrence généralisée, par l’égalité et non par la logique du plus fort, par la laïcité et non par le repli identitaire : voilà le dessein que je propose aux socialistes et aux Français. Une France forte parce que solidaire.

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RAG 34. Lolo34

11:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, éducation, enseignement, recherche, 2007lagauche, RAG 34

25.10.2006

Laurent Fabius : le changement à gauche pour une société forte parce que solidaire

24 octobre 2006

Retrouvez l’intégralité du second débat entre les présidentiables socialistes, consacré aux questions de société.

Soucieux de permettre un vrai choix démocratique au sein du Parti socialiste, www.laurent-fabius.net retransmet l’intégralité du second débat entre les présidentiables socialistes.

Vidéo du débat

RAG 34. Les lolo's 34

15:09 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

22.10.2006

Primaires PS : RENDEZ-VOUS

Investiture socialiste


Les deux prochains débats thématiques télévisés :
Mardi 24 octobre (société – environnement),
Mardi 7 novembre (Europe – International).
Ils seront diffusés en direct dès 20h30 sur les chaînes parlementaires LCP AN et Public Sénat (disponibles sur le câble, TNT, satellite, sites Internet des chaînes et du PS). Des retransmissions seront organisées par les fédérations.

Les journalistes interrogeront les candidats à partir des questionnements des militants du PS (Internet et courrier) .
Vous pouvez adresser vos questions :
par Internet : www.parti-socialiste.fr/questions
Par courrier : parti socialiste - questions investiture - 10 rue de Solferino, 75 007 Paris

Chaque semaine, les candidats répondent dans L'hebdo des socialistes à 5 questions supplémentaires.

Trois débats en région sont organisés
Jeudi 19 Octobre à Clermont-Ferrand
Jeudi 26 Octobre à Paris
Jeudi 9 Novembre à Toulouse

RAG 34. Les lolo's 34

10:30 Publié dans Actualités , Famille , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

21.10.2006

PREMIER DES GRANDS DÉBATS D'INVESTITURE


Rediffusion

Clicker ici pour voir ou revoir le débat

RAG 34. Ann des lolo's 34.

10:00 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

12.10.2006

Laurent Fabius : “Candidat du projet socialiste pour faire gagner la gauche”

Voici le texte intégral de la profession de foi de Laurent Fabius publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre.

Chère camarade, cher camarade,

En 2007, la France va choisir son chemin.

Soit c’est la droite qui l’emporte et notre pays glissera sur le toboggan libéral. Les droits, les solidarités, beaucoup de libertés seront remis en cause. La précarité s’aggravera. Les privilèges aussi. A l’échelle européenne, l’élection d’un président et d’une majorité de droite serait perçue comme l’alignement de la France sur le modèle économique dominant. Une victoire de Sarkozy marquerait le succès de l’ultra-libéralisme, du communautarisme et du bushisme. L’Etat serait placé entre les mains d’un homme agité et dangereux.

Soit c’est la gauche, et le vrai changement sera possible : nous le souhaitons et nous y travaillons de toutes nos forces. Dans le prolongement des conquêtes obtenues de haute lutte, face à la droite et aux intérêts de l’argent, par les gouvernements de L. Blum, F. Mitterrand et L. Jospin, le Parti Socialiste et la gauche pourront alors contribuer à bâtir une France forte et solidaire. Une France forte parce que solidaire.

Le défi est donc considérable. Il ne sera pas facile à relever. Mais il est à notre portée. Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. L’élection présidentielle de 2007 ne ressemblera pas aux précédentes, le contexte est inédit : une droite plus dure, une extrême droite plus menaçante que jamais, l’Europe à relancer et à réorienter, la mondialisation à maîtriser, la planète à sauver du réchauffement climatique et de l’embrasement nucléaire.

Face à ces dangers et à ces chantiers, l’espérance ne peut venir que des socialistes et de la gauche rassemblée. Les 16 et 23 novembre prochains, en métropole et Outre-Mer, chaque militante, chaque militant, camarade de longue date ou qui nous a rejoints récemment, aura à faire un choix.

Le sens de ma candidature est clair.

1. Je veux être le candidat du projet socialiste. Après avoir contribué à inspirer ce projet, j’ai pris 7 engagements pour 2007 qui le respectent et l’enrichissent : l’augmentation du Smic de 100 € dès le retour de la gauche au pouvoir ; la fin des exonérations inefficaces de cotisations sociales dans les grandes entreprises afin de stimuler les emplois jeunes, l’investissement des PME et la recherche scientifique ; l’intervention de l’Etat pour obliger réellement les maires à construire au moins 20 % de logements sociaux ; une loi-programme fixant nos objectifs précis pour la protection de l’environnement et la nomination d’un vice-premier ministre chargé du développement durable ; la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale face à la dépendance des personnes âgées et des handicapés ; un référendum dès septembre 2007 pour l’établissement d’une République parlementaire nouvelle, avec une démocratie sociale et territoriale étendue ; le refus de tout nouvel élargissement de l’Europe avant l’approbation d’un traité social et l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution respectant le vote des Français. Si je suis investi puis élu, je mettrai au cœur de notre action, comme le propose notre projet, l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens, la lutte contre les inégalités et la construction du futur de notre pays. Mon projet sera celui du Parti socialiste, avant, pendant et après la campagne présidentielle.

2. Je veux être le candidat du rassemblement de la gauche et des Verts. J’ai travaillé aux côtés de F. Mitterrand et de L. Jospin. Nous savons tous que la gauche ne peut l’emporter que si elle est rassemblée. Ce rassemblement doit s’opérer autour du PS. Il n’est possible que si le PS défend des valeurs, des propositions et des alliances clairement de gauche. C’est mon engagement. Mes combats sont ceux de la gauche rassemblée : le pouvoir d’achat, l’éducation et la recherche, les services publics, la laïcité, la social-écologie, l’Europe sociale. Mon ambition est que sur la base d’un contrat nous gouvernions avec les forces de gauche qui le souhaitent.

3. Je veux tirer les leçons de notre expérience collective pour mieux servir la gauche, la France et l’Europe. On ne s’improvise pas chef de l’Etat. Je connais bien la France rurale et urbaine. J’ai été ministre à plusieurs reprises, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale. Je sais ce que sont les épreuves du pouvoir. J’ai travaillé en équipe au service de la Nation et négocié au nom de la France dans les sommets européens et les enceintes internationales. Je suis l’élu de Grand-Quevilly et de la Seine-Maritime depuis plus de 25 ans, territoire ouvrier et populaire où les mots logement, chômage, délocalisations, besoin de services publics pour la santé et les transports ont tout leur sens. Ma candidature vise à donner un débouché politique aux attentes de nos concitoyens et une espérance à notre jeunesse.

Etre le candidat de notre projet socialiste, rassembler la gauche, tirer pleinement les leçons de l’expérience : ce sont pour moi 3 clefs de la victoire et de l’alternance, du succès aux élections puis aux responsabilités.

A l’inverse, nous devons éviter de commettre certaines erreurs.

La première consisterait à rechercher la victoire en oubliant notre identité et notre fierté socialistes. Notre identité, c’est le débat et la délibération collective. Notre identité, c’est notre projet. Evitons de le contredire ou de l’affadir ! Et débattons vraiment. Nous sommes socialistes. Nous l’emporterons si nous plaçons au cœur de la campagne nos thématiques, qui s’appellent le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, la santé ; la lutte contre la précarité, l’école, l’innovation, la culture ; la laïcité, la solidarité, le développement durable, la démocratie, l’Europe sociale. Plusieurs de ces priorités ont un coût : mais quel serait le coût pour la société et pour nous-mêmes si nous renoncions ? Nous traiterons également avec grand soin la sécurité ou l’immigration : faisons-le à partir de nos propositions et de nos convictions républicaines et humanistes. Ne courons pas après Sarkozy, qui lui-même court après Le Pen. Ne faisons pas le jeu des extrêmes en tenant un discours ambigu sur des sujets aussi décisifs que la carte scolaire, le regroupement familial ou la prévention de la délinquance. Si nos électeurs ne voient pas distinctement la différence entre gauche et droite, ils risquent de ne pas être au rendez-vous de 2007.

Une autre erreur à éviter serait de nous éloigner de nos partenaires de la gauche et des Verts pour lorgner vers le centre. Dans un monde où le profit à court terme domine, la volonté de peser sur le cours des choses est une exigence commune à toute la gauche et notre principale ligne de partage avec la droite. La tentation de tourner nos regards vers le centre plutôt que de considérer nos partenaires de la gauche et des Verts a été écartée par notre projet à la quasi unanimité : elle ne doit pas revenir sous une autre forme, de type blairiste.

La troisième erreur consisterait à nous fier aux sondages et non à l’expression profonde des citoyens depuis 2002. Les sondages ne font pas les suffrages. Aucun institut de sondage ne fera campagne à la place des militantes et des militants. Le renouveau souhaitable porte non pas sur les apparences, mais sur le fond. Nous avons à faire un choix de nature politique, en distinguant l’écume des vagues et la profondeur de l’océan. La profondeur de l’océan, ce sont les attentes que nos concitoyens ont exprimées avec force depuis quatre ans, soit dans les urnes, soit dans les mobilisations sociales. Depuis 2002 en particulier, mes combats sont en résonance avec ces aspirations profondes de notre peuple. Ils ont été ceux de la gauche mobilisée et victorieuse. Dans la bataille face à la droite, je ne flatterai pas l’opinion, je m’appuierai sur le Parti socialiste et sur ce mouvement de fond, pour l’emporter et préparer l’alternative.

Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. Je veux être digne de votre confiance et de votre volonté de gagner.

Le débat qui est devant nous n’est pas une « épreuve », mais une chance pour notre Parti. Réfléchir pour bien choisir, c’est cela, la démocratie. Les deux autres candidats qui se présentent aux suffrages des militants ont de grandes qualités, je partage avec eux beaucoup de convictions, nous avons aussi entre nous des différences et même sans doute des divergences. Alors, abordons-les avec franchise et fraternité pour nous rassembler ensuite. Si je suis désigné et élu, je souhaite m’entourer notamment de mes compétiteurs afin de constituer l’équipe de France pour le changement.

Chaque militante, chaque militant a dans ses mains une grande responsabilité. Au-delà des sensibilités et des débats passés, il s’agit de choisir, à travers une candidature, à la fois une ligne politique et une conception exigeante de la politique, une capacité à servir l’Etat. Il s’agit de désigner le candidat socialiste à l’élection présidentielle, donc potentiellement, le prochain président de la République. Je m’engage avec chacune et chacun de vous et je vous adresse mes très chaleureuses amitiés socialistes.

Laurent Fabius

Propositions, réflexions, discussions sur www.laurent-fabius.net

RAG 34. Les lolo's 34.

10:30 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34