06.04.2008

JO PEKIN 2008 : "Sarko l'embrouille" (2 podcasts).





Pour un monde meilleur ?

Alors que Ramada Yade et Bernard Kouchner jouent "à la baballe" avec les mots de la déclaration officielle du Président Bling bling, qui n'excluait rien concernant sa participation ou non à la cérémonie d'ouverture, force est de constater comme le souligne, Robert Meynard, président de reporters sans frontières, que le passage lundi, de la flamme olympique à Paris, sera policièrement très fortement encadré.. Pas moins de cinq rangs de policiers sépareront le peuple, de l'accès et de la vue, du passage de la flamme olympique... C'est ça Paris ! C'est la France de Sarkozy !

Ecouter nos podcasts:

1. Conditions or not conditions ?




2. Une flamme sous haute surveillance





"Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu"



RAG 34. Lolo34

23:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Nicolas Sarkozy confond réforme et régression de l’Etat

4 avril 2008
54cbde8bcaf1c9b0e005a19416ebdf47.jpgInvité de RTL, Laurent Fabius a dénoncé la démarche idéologique "ultralibérale" qui s’apprête à annoncer un train de mesures visant à faire des économies dans les dépenses publiques. "J’ai l’impression qu’on confond réforme de l’Etat, nécessaire, et régression de l’Etat qui serait mauvaise", a dit le socialiste. "Il écope en fermant partout les service de l’Etat. C’est extrêmement concret : cela veut dire des professeurs en moins, des infirmières en moins, des policiers en moins, plus de difficultés pour les collectivités locales et je pense que cela va se traduire par un tour de vis supplémentaire très durement vécu et probablement pas efficace", a ajouté l’ancien Premier ministre.
7a9194c616b56dbafcbc31da66e967c4.gif Ecouter l'entretien

3629ee7ea16358bc10eb7cc5090470f7.pngRAG 34. Les lolo's 34

23:48 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.04.2008

COOL, c'est COOL : Les dépenses publiques gelées pendant cinq ans


Mardi 1 avril, (Reuters) Paris - Le gouvernement va geler les dépenses publiques pendant cinq ans, conformément aux engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, mais n'entend pas remettre en cause le Revenu de solidarité active (RSA), a déclaré le Premier ministre François Fillon.

"C'était un engagement pris pendant la campagne présidentielle avec Nicolas Sarkozy : on va geler les dépenses publiques pendant cinq ans. Si on a un peu de croissance et qu'on fait des réformes de structure, au bout de cinq ans on aura retrouvé une situation d'équilibre", a expliqué le chef du gouvernement, interrogé sur France Inter au sujet des déficits budgétaire et public de la France.

"C'est ce qu'on met en oeuvre. Nous voulons que les dépenses de l'Etat n'augmentent pas en volume pendant les cinq ans qui viennent. Tout le monde prendra sa part de cet un effort", a-t-il dit.

Il n'a pas voulu dire, comme il l'avait fait il y a six mois, que la France est en "faillite" mais a rappelé que cela faisait 33 ans que le pays n'avait plus voté un budget en équilibre et estimé que cette situation ne pouvait pas durer.

"C'était une image qui a eu l'avantage de frapper les esprits et de faire comprendre la situation", a-t-il estimé.

François Fillon a aussi relevé que la France avait des "atouts" pour faire face au difficultés, citant le dynamisme du marché du travail ou la consommation des ménages qui continue d'augmenter.

Il a assuré que l'idée du Revenu de solidarité active cher à Martin Hirsch, le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, n'était pas enterrée.

Le RSA, qui doit inciter les personnes en assistance à reprendre un travail, est en expérimentation depuis quelques mois et "l'objectif c'est d'essayer de le généraliser en 2009", a dit le Premier ministre en chiffrant le coût du projet à "deux ou trois milliards d'euros".

"On est en train de voir avec Martin comment mettre en oeuvre ce principe sans augmenter les dépenses publiques", a-t-il affirmé.

Véronique Tison

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16:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Comptes publics : la vérité dévoilée, la rigueur au tournant

L’INSEE a levé aujourd’hui le voile sur la situation des finances publiques françaises en 2007 : croissance en baisse, déficits publics en hausse, dette abyssale. Pour le gouvernement, il s’agit d’une véritable « douche froide », puisqu’il avait annoncé l’inverse. La réalité, c’est donc :
• un déficit public en hausse pour la première fois depuis quatre ans (+ 0,3 % de PIB).

Il atteint 2,7% du PIB, soit 5,5 milliards d’euros de plus qu’annoncés et 7,7 milliards d’euros de plus que l’an dernier ;
• une dette qui s’envole (+ 0,6 % de PIB). En valeur, elle bondit de 60 milliards d’euros, soit 5 milliards d’euros par mois. Cette dégradation est d’autant plus grave qu’elle s’opère au moment où les taux d’intérêt s’envolent, ce qui accroît la charge de la dette (+ 12,2% en deux ans) et réduit d’autant nos marges de manoeuvre.

Ce dérapage était prévisible, puisque le gouvernement n’a pas réussi à réduire les déficits sociaux et a accéléré son désengagement financier à l’égard de collectivités territoriales, dont les comptes étaient déjà fragilisés par les conséquences d’une décentralisation qui leur transfert de dépenses plus dynamiques que les recettes afférentes.

Le gouvernement doit admettre qu’il a eu tort d’attaquer aussi violement les prévisions de la Commission Européenne et du Parti socialiste, … qui se sont révélées exactes, qu’il s’agisse du niveau des déficits, de la dette ou encore de la croissance. Les annonces péremptoires du Président de la République et du gouvernement affaiblissent la parole de la France à la veille de la présidence Française de l’Union Européenne;

Alors que les Français, après les scrutins de mars, ont exprimé leur volonté d’un changement de politique économique et sociale, le gouvernement –maintenant son cap- conduit inévitablement la France à un plan de rigueur de 20 milliards d’euros.

Pour le Parti socialiste, la rigueur n’est pas une fatalité mais un choix. Le Parti socialiste demande donc une nouvelle fois l’annulation du paquet fiscal, préalable incontournable pour dégager les marges de manœuvres nécessaires au financement :
• de mesures en faveur du pouvoir d’achat : baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, hausse de 50% de la Prime pour l’Emploi, adoption d’un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, revalorisation immédiate de 5% pour toutes les petites retraites, généralisation du chèque transport ;
• de la restauration de la compétitivité en profondeur de nos entreprises : refonte des aides aux entreprises pour mettre en place une fiscalité sur mesure en direction des PME exportatrices ou innovantes, modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de l’investissement des entreprises, hausse de l’effort budgétaire en direction de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur.

Communiqué du Parti Socialiste

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15:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1

Pendant près d’une heure, Laurent Fabius a été interviewé sur les grands sujets d’actualité : le déficit budgétaire, la croissance en berne et la crise financière, les retraites, l’envoi de renforts en Afghanistan, la Chine et les Jeux olympiques, la situation au PS. Vous pouvez réécouter l’interview.

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15:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Les riches encore plus riches

Les salaires atteignent des montants impressionnants au sommet de la hiérarchie sociale. Les riches sont de plus en plus nombreux et les inégalités se creusent. Un texte de Xavier Molénat, extrait du magazine Sciences Humaines.

Lorsque l’on parle d’inégalités, le premier réflexe est le plus souvent d’aller voir ce qui se passe au bas de l’échelle sociale. On se préoccupe du nombre de pauvres, de SDF, de salariés touchant le salaire minimum, ou encore de ceux qui n’ont pas accès au système de santé… Ce faisant, on oublie souvent de regarder ce qui se passe de l’autre côté du monde social, au sein de ceux que leur fortune met largement à l’abri du besoin : les riches.

Et l’on a tort, car le monde des fortunés est en pleine transformation, et ce à l’échelle mondiale. Premier constat : qu’ils soient boursicoteurs, entrepreneurs au nez creux, stars du sport ou des médias…, depuis dix ans, les riches sont de plus en plus nombreux. Selon le World wealth report publié par la société Capgemini, le nombre de millionnaires en dollars a plus que doublé en dix ans, passant de 4,5 millions en 1996 à 9,5 millions en 2006. Le magazine Forbes recensait en 2007 946 milliardaires (en dollars toujours), contre « seulement » 140 il y a vingt ans. Ces fortunes ont des origines de plus en plus diverses. Très majoritairement occidentales au départ, elles sont désormais pour une bonne part le fait d’individus issus de pays émergents comme la Chine, l’Inde ou la Russie, ayant fait fortune dans l’acier, les télécommunications ou encore l’énergie.

Des rentiers aux working rich

Second constat : les riches sont de plus en plus riches. Comme l’ont montré les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez [1], on voit depuis 1970, dans les pays anglo-saxons (Canada, Angleterre et surtout États-Unis), les plus gros revenus s’accaparer une part croissante de la richesse nationale. Un renversement de tendance historique puisque, comme en Europe continentale, leur part n’avait cessé de baisser au cours de la première moitié du XXe siècle pour se stabiliser après la Seconde Guerre mondiale. Autre constat frappant : alors que la fortune des plus aisés est généralement fondée davantage sur le patrimoine que sur les revenus du travail, ce sont leurs salaires qui explosent. Comme le note l’économiste François Bourguignon, « l’augmentation observée des inégalités dans les pays développés au cours des vingt dernières années ne provient pas d’un décrochement des salaires modestes par rapport au salaire médian (…) mais bien de l’envolée des hauts salaires et même des plus hauts parmi les plus hauts salaires [2] ».

Les salaires mirobolants de certains PDG de très grandes entreprises, qui ont fait parfois beaucoup de bruit voire de scandale, témoignent de ce phénomène. Mais celui-ci ne se réduit pas à quelques stars du management : c’est toute une strate de salariés hautement qualifiés, cadres avec stock-options ou chefs de salle dans la finance, qui affiche désormais des fiches de paie à cinq voire six zéros. Désormais, ces working rich ont remplacé les rentiers du début du siècle aux sommets de la fortune.

France : la fin d’une exception ?

La France était jusqu’à peu restée à l’écart de ce renouveau des inégalités par le haut. Mais une récente étude de l’économiste Camille Landais sur l’ensemble des revenus déclarés aux impôts [3] a donné la mesure de l’écart entre l’évolution des revenus de l’immense majorité de la population et ceux des plus riches. Sur la période 1998-2005, le revenu moyen déclaré par les Français stagne quasiment, passant de 23 205 à 24 574 euros. 5,9 % de mieux en huit ans, soit… 0,82 % par an en moyenne. Cette moyenne très faible cache cependant de grandes disparités. Pour les 90 % des Français les moins riches, l’évolution des revenus est en deçà de cette moyenne : 4,6 % de mieux seulement sur la même période. Les 10 % les plus riches sont eux nettement mieux lotis : + 8,7 %. Phénomène étrange, plus on resserre la focale sur des fractions de plus en plus réduites et de plus en plus élevées des hauts revenus, plus les revenus augmentent de façon spectaculaire. Ainsi, le dix-millième des Français les plus riches (3 500 foyers) a-t-il vu sa fortune augmenter de 5,2 %… chaque année, soit au final 42,6 % de mieux. Bref, plus on était riche en 1998, plus on est riche en 2005. Et comme ailleurs, les salaires sont pour beaucoup dans cette hausse. Les 250 000 salariés français les mieux payés (1 % de l’ensemble des salariés) ont vu leurs rémunérations augmenter de 14 %. L’élite des 25 000 meilleurs salaires français a, elle, eu droit à une petite augmentation de 29 %. Pour ceux enfin qui font partie du club très fermé des 2 500 plus grosses feuilles de paie, alors là, c’est carrément 51 % de mieux en 8 ans ! De ce point de vue, souligne C. Landais, « la France rompt avec 25 ans de grande stabilité de la hiérarchie des salaires, et semble converger vers les modèles de rémunération des hauts salaires anglo-saxons ». Même si elle reste encore un pays nettement plus égalitariste que l’Angleterre ou les États-Unis.

Les mécanismes de la richesse

Mais comment expliquer une explosion des hauts salaires telle que, selon Xavier Gabais et Augustin Landier par exemple, la rémunération des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines a été multipliée par 6 entre 1980 et 2003 [4] ? La question occupe encore les économistes, mais plusieurs hypothèses sont avancées. De nombreux auteurs soulignent une évolution générale des systèmes fiscaux vers une baisse de la taxation des revenus, par nature favorable aux plus aisés.

Concernant les États-Unis, T. Piketty et E. Saez évoquent une transformation des normes concernant les inégalités salariales [5]. Le contexte de l’après-Seconde Guerre mondiale (et postdépression de 1929) avait favorisé la syndicalisation et l’apparition de vastes politiques redistributives, soutenues par des taux d’imposition très élevés (plus de 80 % à la marge). Cette pression sociale, fiscale et syndicale, qui empêchait les très hauts salaires d’éclore, aurait commencé à décliner à partir des années 1970.

D’autres hypothèses concernent plus spécifiquement les PDG. Certains économistes ont avancé l’idée que le progrès technologique aurait rendu les compétences des managers moins spécifiques à leur entreprise ou à leur secteur, et donc mieux transférables. Se serait ainsi créé un marché mondial des managers, plus compétitif et plus rémunérateur. X. Gabais et A. Landier ont pour eux le mérite de la simplicité : si, expliquent-ils, les rémunérations des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines ont été multipliées par 6, c’est que la valeur boursière de ces entreprises a aussi été multipliée par 6. Les talents respectifs de ces managers sont très semblables, mais les sommes en jeu sont telles qu’une infime différence de talent peut avoir des conséquences financières très importantes. D’où une concurrence féroce pour recruter le meilleur PDG. La rémunération des grands patrons a donc évolué de la même manière que les enjeux financiers des décisions qu’ils prennent. Dans un autre domaine enfin, le sociologue Olivier Godechot a montré comment certains salariés de la finance obtenaient des bonus pouvant atteindre 10 millions d’euros en menaçant de quitter l’entreprise avec leur portefeuille de clients.

Une internationale des milliardaires ?

Au-delà de ces explications et des constats chiffrés se dessine enfin une autre question. Opulents, nombreux, en pleine croissance, les riches ne tendent-ils pas à devenir un véritable groupe social ? On peut le penser quand on voit la manière dont les classes supérieures tirent profit de leur inscription internationale pour asseoir leur domination. Ces nouvelles élites internationales forment en tout cas un monde à part avec sa hiérarchie interne, ses rivalités, ses codes sociaux et un style de vie naturellement hors du commun mais finalement très contraignant.

Xavier Molénat. Article extrait du dossier "Inégalités. Le retour des riches" publié dans le mensuel Sciences Humaines, n°191 - mars 2008.

[1] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « The evolution of top incomes : A historical and international perspective », Working Paper n° 11955, NBER, janvier 2006

[2] François Bourguignon, « Mondialisation et inégalités », Le Monde, 12 décembre 2007. 

[3] Camille Landais, « Les hauts revenus en France (1998-2006) : une explosion des inégalités ? », École d’économie de Paris, juin 2007

[4] Xavier Gabais et Augustin Landier, « Why CEO pay has increased so much ? », The Quarterly Journal of Economics, vol. CXXIII, n° 1, février 2008.

[5] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « Income inequality in the United States, 1913-2002 », in Anthony B. Atkinson et Thomas Piketty (dir.), Top Incomes over the Twentieth Century : a contrast between continental European and English-speaking countries, Oxford University Press, 2007

Le site Observatoire des inégalités

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15:09 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.03.2008

Les mécomptes de la droite

Le projet de budget 2008 adopté à l’automne dernier, était fondé sur des paramètres économiques et financiers qui se révèlent, aujourd’hui, totalement erronés.

La parité Euro -Dollar n’est pas de 1,37 mais de plus de 1,5.

Le prix du baril de pétrole n’est pas de 73 dollars mais de plus de 100.

L’inflation annuelle sera nettement supérieure au seuil des 2% en raison notamment de la hausse des prix des produits de première nécessité, qui pèse directement sur les ménages les plus modestes.

Quant à la croissance, elle n’atteindra ni 2,25, ni 2,50, mais restera inférieure à 2% comme tous les instituts de conjoncture le laissent entendre depuis plusieurs mois.

Ou bien le gouvernement et la majorité parlementaire se sont trompés par incapacité à anticiper, ou bien ils ont trompé les Français au moment du vote du budget.

Aujourd’hui alors que la période des élections municipales et cantonales est passée, le pouvoir admet progressivement la réalité, par petites touches.

Le pari du « paquet fiscal » de 15 milliards d’euros accordés à quelques privilégiés a définitivement échoué. Celui de la croissance et des progrès du pouvoir d’achat aussi.

La détérioration de la situation économique, que le gouvernement ne parvient plus à masquer, aura de graves conséquences sur les recettes.

En fait, depuis dix mois, le pouvoir a multiplié les mauvais choix, privilégiant l’inégalité sociale et la rente, au détriment de l’investissement productif, de la recherche et du monde du travail.

Ce sont aussi ces facilités-là, que les Français ont lourdement sanctionnées, les 9 et 16 mars dernier.

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Le plan choc de SARKOZY



Même si le gouvernement a nié qu'un plan de rigueur était prêt, une cascade de réformes va être engagée, dès les prochains jours, plus amples encore que ne le soupçonnait la gauche. Réforme de l'Etat, refonte des impôts, réformes du marché du travail et des retraites: Nicolas Sarkozy a choisi de forcer l'allure. Mediapart a mené l'enquête. (http://www.mediapart.fr) par Laurent Mauduit.

Tout au long de la campagne des élections municipales, la gauche a fait grief au gouvernement de tenir secret un plan de rigueur, prêt à entrer en application sitôt le scrutin passé. Ce dont le gouvernement s'est défendu, assurant qu'on lui faisait un mauvais procès. Pourtant, le plan existe, massif, coordonné, auquel travaillent l’Elysée et le gouvernement depuis de longues semaines et qui va entrer en oeuvre dés les prochains jours. Un plan englobant des réformes peu ou pas du tout évoquées durant le débat électoral de ces dernières semaines.

Pourtant, François Fillon et nombre de ses ministres n’ont pas tort de se récrier et jouer avec le mot. Parce que ce qui se prépare n’est pas un plan de « rigueur » à l’identique de celui mis en oeuvre par les socialistes lors du virage des années 1982-1983 par exemple. Il s'agit plutôt d'un plan de réformes «structurelles» - comme disent les experts -, c'est-à-dire d'un ensemble de mesures transformant en profondeur l’architecture même de l’administration ou certaines règles de la protection sociale. Et il n’y a pas que les services publics ou le train de vie de l’Etat qui seront touchés. De la réforme du régime général des retraites, avec le passage aux 41 ans d’activité, jusqu’à une possible suppression pure et simple de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) [3], l’augmentation de certaines taxes, en passant par la remise en cause de nombreuses aides sociales, la «banalisation» du Livret A ou encore la privatisation partielle, dans les tous prochains mois, d’Areva, le champion du nucléaire français, le plan de travail du gouvernement va être musclé.

Certes, d’autres mesures sont dans les tuyaux et viendront compenser l’âpreté de ce qui précède, en matière de pouvoir d’achat (le SMIC, l’intéressement), de redéploiement de certains crédits (les 500 millions d’euros du plan banlieue par exemple), d’aide aux entreprises et de droits nouveaux pour certains salariés parmi les plus précaires. N’empêche, si le gouvernement va au bout de ses intentions, la France va connaître un des bouleversements les plus radicaux de son histoire.

Avant d’en dresser l’inventaire, encore convient-il de garder à l’esprit trois éléments de contexte.

Un : la conjoncture économique s’avère plus dégradée que ne le pensait le gouvernement à l'automne dernier. A l'époque, quand le projet de loi de finances pour 2008 a été débattu par le Parlement, il reposait sur des hypothèses économiques plutôt favorables: un baril de pétrole à 73 dollars; un euro à 1,37 dollar; et, au total, une croissance de l'économie française en 2008 comprise entre +2% et +2,5%. Or, dans l'intervalle, sous le coup notamment de l'entrée en récession des Etats-Unis, la conjoncture mondiale s'est fortement assombrie. Et la conjoncture française en a été affectée. En bref, avec un baril à plus de 110 dollars, un euro qui a grimpé jusqu'à 1,55 dollar et une croissance française qui ne devrait guère dépasser 1,5%, les finances publiques vont en faire lourdement les frais.

Deux : la dette publique hante les esprits, notamment celui de Nicolas Sarkozy qui ne rate jamais une occasion de pointer les 1.100 milliards d’euros que le budget se traîne, et il n’est pas étonnant que Michel Pébereau, le président du conseil d’administration de BNP Paribas, l’auteur d’un rapport véhément [6] sur le sujet ait été impliqué dans ce qui se mijote.

Trois : nos partenaires européens commencent à perdre patience et exigent que la France se remette dans une conformité budgétaire compatible avec les traités et l’esprit dans lequel les 27 sont tombés d’accord pour maintenir la croissance sur le vieux continent.

Du coup, la gauche a tort d’estimer à 20 milliards d’euros le plan en question [7]. En fait, c’est un ensemble beaucoup plus vaste, dans son ampleur et sa durée, qui est en gestation et qui va très au-delà du seul volet des finances publiques. En voici les grandes lignes :

>> La Révision Générale des Politiques Publiques.
Lancée le 10 juillet 2007, par Nicolas Sarkozy, cette « RGPP » fait peu parler d’elle. Après une première vague d’une centaine de mesures annoncées le 12 décembre, elle débouchera en mai sur un second comité de modernisation qui s’annonce « salé » si l’on en croit les rares indiscrétions qui filtrent. Il s’agit pourtant non seulement du plus important plan social sur la période 2008-2012, mais de surcroît de la plus ambitieuse tentative de l’Etat de se réformer. Sans coup férir, la RGPP a déjà décidé la suppression du Haut Conseil de la Coopération Internationale ou de 30 des 35 directions du ministère de l’Ecologie, des services départementaux de Météo France ou le transfert des forces mobiles vers des tâches de sécurité publique.

Qui en a entendu parler ? Le secret ne doit rien au hasard : désireux de réfléchir « sans tabou » à des réformes potentiellement explosives et de les mettre en œuvre de manière coordonnée, ses promoteurs ont organisé les choses de telle sorte que rien ne filtre. Une à deux fois par semaine, un tout petit comité se réunit et pilote une cohorte d’auditeurs issus de la haute fonction publique mais aussi de cabinets privés ainsi que les services de Bercy, et passe au crible les budgets et les structures des trois fonctions publiques mais aussi les comptes sociaux. Présidé par Claude Guéant, secrétaire général de L’Elysée, et Jean-Paul Faugère, directeur du cabinet du premier ministre, ce comité de suivi comprend notamment, le ministre du budget, Eric Woerth, le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, et son homologue du Sénat, Philippe Marini, le receveur général des Finances, Philippe Parini, et donc Michel Pébereau. Eric Besson, le secrétaire d’Etat en charge de l’évaluation des politiques publiques, est souvent de la partie.

L’objectif financier de l’exercice est clairement fixé. La France n’honorant pas son engagement européen d’amener ses finances publiques à l’équilibre en 2010, elle doit y parvenir au plus tard en 2012 [8]. Comme un simple plan d’austérité, fut-il de 20 milliards d’euros, n’y suffira pas, la « RGPP » constitue le moyen d’atteindre l’objectif. Le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, des mesures d’économies ici ou là permettent de crédibiliser la promesse française. D’après les experts- Nicolas Sarkozy lui-même à l’occasion du lancement de la démarche a suggéré un objectif de 150 milliards d'euros.

Mais ce n’est pas tout. Toutes les missions et fonctions de l’Etat, parfois même les valeurs, sont une à une passées en revue, en présence ou pas du ministre concerné. Les résultats des élections municipales ne changeront rien. Au contraire. « Pas de pause », a dit François Fillon. Le « reformatage global de la machine publique », selon l’expression de Philippe Marini à Mediapart, est en marche. Gilles Carrez est encore plus direct quand il prétend « porter le fer sur toutes les interventions publiques et notamment sur toutes les aides sociales ».

Le terme « rigueur » retrouve là une vigueur toute « barriste », du nom de l’ancien premier ministre. Ne faut-il pas envisager une mise sous conditions de ressources des allocations familiales ? Ou supprimer demi-part supplémentaire pour l’impôt sur le revenu accordé à un parent ayant élevé seul son enfant ? Peut-on convier les assurés sociaux à participer davantage au financement de leur propre couverture maladie ? Comment procéder à une remise à plat des aides au logement ? Voici, à titre d’exemples, quelques réflexions qui ont récemment été explorées par le comité de l’Elysée. Et à chaque fois, la même interrogation sous-tend le débat: « Cela contribue-t-il au déficit zéro » ? « Cette question est la monotone de chacun de nos rendez-vous », s’amuse Philippe Marini. On lira ici [9] le détail de quelques uns des travaux engagés par le groupe de l'Elysée.

Le statut des fonctions publiques dans la tourmente
Dés ce mardi 18 mars, le Conseil supérieur de la fonction publique examine un projet de loi et les décrets afférents à la mobilité des fonctionnaires. Comme on le lira, cette démarche s’intègre complètement dans le cadre de la RGPP et peut déboucher dès cet automne sur une négociation avec les syndicats sur l’unification des trois fonctions publiques autour de la notion de métiers. Cassant les 1.000 statuts particuliers qui composent aujourd’hui l’administration.

>> La revue générale des prélèvements obligatoires.
Dans le même mouvement, le gouvernement prépare une remise à plat totale de la fiscalité française. C’est la ministre des finances, Christine Lagarde, qui a été chargée de conduire cet audit complémentaire – baptisé, par symétrie, la « RGPO » dans les mêmes sommets du pouvoir. Là encore, les choses vont s’accélérer brutalement sitôt les élections passées. Il s’agira « de baliser une trajectoire fiscale », en clair de remettre un peu d’ordre et de visibilité. Aucune doctrine n’est encore précisément fixée à ce jour, mais le train libéral est lancé. Certains, même à l’UMP, s’en inquiètent. Ainsi, le rapporteur général du budget à l’Assemblée, Gilles Carrez, estime que si cette remise à plat fiscale doit concourir au même objectif que la « RGPP », le déficit zéro: « Il faudrait prendre la décision de ne plus baisser les recettes de l’Etat ».

Pour l’heure, ce n’est pas cette voie qui semble privilégiée. Un indice ne trompe pas. L’un des groupes de réflexion devra réfléchir aux problèmes de « compétitivité » et d’ « attractivité » du système fiscal français. On comprend le sous-entendu : trop lourd dans un contexte d’accélération de la mondialisation, le système français mériterait d’être allégé. Au ministère des finances, on est même beaucoup plus explicite, faisant valoir que le moment est venu, après d’innombrables tergiversations, de « se poser la question d’une suppression pure et simple de l’ISF ». D’autres pistes de réflexions sont aussi évoquées, dont on trouvera le détail ici [3].

* Vers un quadruplement de la CRDS ? Selon l’article 20 de la loi organique relative aux lois de financement de la Sécurité sociale, « tout nouveau transfert de dette à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) est accompagné d’une augmentation des recettes de la caisse permettant de ne pas accroître la durée d’amortissement de la dette sociale ». Or, selon le dernier rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale [10], le déficit de trésorerie s’est élevé à 14,3 milliards d’euros. Le gouvernement est donc dans l’obligation de remonter la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS [11]), qui pèsent sur tous les revenus d’activité, de remplacement et du patrimoine. Assorti actuellement d’un taux d’imposition de 0,5% (pour un produit de 5,6 milliards d’euros), la CRDS aurait donc dû passer à près de 2%. Cette hausse qui n’est pas intervenue avant les municipales interviendra-t-elle juste après ? Le gouvernement y est légalement tenu.

Sauf à imaginer une autre solution : faire glisser ce déficit sur la dette de l'Etat. Ce qui serait budgétairement très hétérodoxe et très peu conforme aux engagements européens de la France, visant à ramener la dette publique sous le ratio des 60% de la richesse nationale, exigé par le traité de Maastricht. Mais il est vrai que dans le passé, il y a eu des entorses de ce type. La plus spectaculaire a été celle de 1994, année au cours de laquelle le déficit cumulé de la Sécurité sociale sur les trois années antérieures (110 milliards de francs) a été subrepticement glissé sur la dette. Le ministre du budget de l’époque, qui s'était prêté à ce tour de passe-passe budgétaire était un certain… Nicolas Sarkozy !

>> La loi de modernisation de l’économie

C’est un autre des grands chantiers sur lequel travaille le ministère des finances, et qui doit déboucher d’ici au printemps sur l’examen par le Parlement d’un projet de loi. Et là encore, les réformes envisagées risquent de créer de vifs débats, puisque parmi de nombreux autres volets (PME, nouvelles règles encadrant la grande distribution…), doit figurer la réforme, politiquement sensible, du Livret A. Le monopole de distribution confié depuis des lustres à La Poste et aux Caisses d’épargne serait supprimé. La gauche ne manquera pas d’y voir une menace sur le vieux système de rémunération de l’épargne populaire et sur le système de financement du logement social qui lui est associé. A l'initiative de nombreux syndicats et associations, une campagne intitulée "Pas touche au livret A" [12] a ainsi récemment été lancée.
Le projet comprend d’autres dispositions également très controversées comme un volet sur le travail dominical ou encore une réforme de la gouvernance de la Caisse des dépôts et consignations.

>> La nouvelle réforme des retraites.
La loi Fillon de 2003, instaurant notamment l’extension au secteur public des 40 ans d’activité pour bénéficier d’une retraite à taux plein, prévoyait une clause de rendez-vous en 2008, notamment pour valider le passage à 41 ans d’activité pour le public et le privé la même année. Le gouvernement a donc attendu que les municipales aient lieu pour ouvrir ce dossier. Dès le début de la semaine qui vient, des contacts bilatéraux – il ne s’agit pas d’une négociation - doivent donc intervenir entre le ministre du travail, Xavier Bertrand, et les partenaires sociaux, sur cette nouvelle étape, et des dispositions complémentaires (avantages familiaux, petites retraites, pénibilité…).

Sur fond de grogne sur le pouvoir d’achat, ce dossier s’annonce lui aussi hautement délicat. Ce qui n’empêche pas certains membres du gouvernement de préconiser une position ultimatiste, comme la remise en cause (souhaitée par le Medef) de la retraite à 60 ans ; et même de toute référence à un âge légal. Un projet de loi doit être bouclé d’ici la fin du mois de juin.

>> Une cascade d'autres dossiers sociaux sensibles.
Preuve que Nicolas Sarkozy veut décidément avancer très vite, d’autres grands rendez-vous sociaux sont programmés en même temps. De longue date, le gouvernement fait pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils anticipent dès ce printemps la renégociation de la convention d’assurance-chômage qui devait intervenir à l’automne – mais il n’est pas sûr que la crise de l’UIMM le permette. Le souhait du gouvernement serait de convaincre les partenaires sociaux de ponctionner les excédents de ce régime pour baisser les cotisations chômage, et, grâce à un système de vases communicants, de limiter la hausse des prélèvements retraite, le tout s’effectuant à prélèvements constants.

Le Parlement doit par ailleurs se saisir d’ici fin juin de l’accord, lui aussi très sensible, sur la « flexisécurité » survenu entre plusieurs centrales syndicales et le Medef, pour transposer le compromis au plan législatif . Le gouvernement pourra-il convaincre l’aile la plus radicale de sa majorité de n’amender qu’à la marge un texte dont les équilibres politiques sont très délicats ? La partie s’annonce difficile.

Par ailleurs, le gouvernement prépare un texte aussi délicat sur le temps de travail, notamment pour fixer définitivement les règles des heures supplémentaires et leur taux de majoration. Le projet est compliqué à de très nombreux titres : d’abord parce qu’il relancera inévitablement la polémique autour de la barre légale des 35 heures ; ensuite, parce qu’il repose sur un nouveau système d’accord majoritaire au sein des entreprises ; enfin parce que ce même système devra lui-même tenir compte des nouvelles règles de la représentativité syndicale, qui font l’objet de négociations entre les partenaires sociaux et sur lequel, d’ici l’été, le gouvernement doit légiférer.

Bref, entre le dossier sur la retraite, et tous ceux-ci, le gouvernement veut avancer tout au long du printemps en terrain miné, pour promouvoir des réformes dont certaines sont explosives./.

__________________________________________________________________________

* Vers une privatisation d’Areva. A l’étude depuis de longs mois, la privatisation partielle d’Areva, le champion français du nucléaire, va être lancé. Le dossier est lui aussi hautement sensible. Parce qu’une telle privatisation, dans un secteur aussi stratégique, va évidemment susciter de très fortes controverses. Mais aussi parce que, parmi d’autres schémas possibles, Martin Bouygues, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia, et parrain de son fils, Louis, est l’un des industriels qui postulent à jouer un rôle-clef dans l’opération.

* La révision générale des politiques publiques dispose d'un site internet [13], qui donne quelques indications sur l'opération.

* Le Fond monétaire international, dont le directeur général est le socialiste Dominique Strauss-Kahn, a par avance, "vivement" félicité "le gouvernement pour ses révisions générales des politiques publiques (RGPP) et des prélèvements obligatoires (RGPO". Ce satisfecit a été décerné le 20 février 2008, en conclusion de l'examen de la situation de la France, dans "une note d'information au public". [14]

*Quelques indications sont données sur la "revue des générale des prélèvements obligatoires" sur le site internet de Matignon. [15]

* Les grandes données statistiques (économiques, sociales, démographiques...) qui permettent de cerner les enjeux de la réforme des retraites peuvent être consultées sur le site internet du Conseil d'orientation des retraites [16]. Sur ce site, on peut en particulier télécharger le "Cinquième rapport du COR" [17] (document PDF, 740,9 ko), qui présente les évaluations et les perspectives les plus actualisées. adopté le 21 novembre 2007 par cet organisme.
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[6] http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054004454/index.shtml
[7] http://presse.parti-socialiste.fr/2008/03/04/plan-de-rigueur-l’aveu-du-premier-ministre/
[8] http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/enjeux_fipu/prog_annuel_fipu/2009_2012.pdf
[9] http://www.mediapart.fr/journal/france/150308/l-arme-fatale-de-la-revision-generale
[10] http://www.securite-sociale.fr/chiffres/ccss/2007/ccss200709synth.pdf
[11] http://www.urssaf.fr/salaries/salarie/droits_et_obligations_vous_concernant/la_csg_et_la_crds_01.html
[12] http://www.pastoucheaulivreta.org/
[13] http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/
[14] http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2008/fra/pn0823f.htm
[15] http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/revue_generale_prelevements_obligatoires_57712.html
[16] http://www.cor-retraites.fr/
[17] http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-835.pdf

Le blog PRIORITE A GAUCHE

RAG 34. Les lolo's 34

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SOLIDARITE : Hirsch craint l'abandon du RSA

Selon le haut commissaire aux Solidarités actives, le gouvernement pourrait laisser tomber le dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail. Martin Hirsch pointe des "tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres".

Le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch redoute que le gouvernement ne laisse tomber le Revenu de solidarités actives (RSA), dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail, dans un entretien au quotidien Ouest-France.

"Aujourd'hui l'Etat doit décider ou non s'il mettra ou non le paquet pour aller jusqu'au bout en 2009. Depuis trois ans que je défends le RSA, je n'ai jamais prétendu que l'on pouvait faire une réforme de si grande ampleur avec des clopinettes", déclare Hirsch.

L'ancien président d'Emmaüs France estime que "le scénario est compris entre 2 et 3 milliards d'euros".

"Je mets toute mon énergie pour convaincre. (...) J'ai mis sur la table tout un panier de financements possibles. On doit pouvoir les trouver sans accroître les déficits. On peut dire qu'on ne veut pas le faire, on ne peut pas, en revanche, nous opposer que c'est impossible", poursuit le haut commissaire.

"Je sens que nous sommes sur la ligne de crête: quand se font jour les tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres, il faut basculer sur le bon versant, là où la réalisation du RSA deviendrait certaine", s'inquiète Martin Hirsch.

Expérimenté dans 26 départements au 1er février, le RSA, doit permettre à "près d'un million de personnes" à terme de passer au dessus du seuil de pauvreté, selon Hirsch. Il doit être mis en place sur toute la France en 2009.

LEXPRESS.fr

RAG 34. Les lolo's 34

18:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.03.2008

Un accord qui débouche sur une loi du travail catastrophique

Le site Démocratie et socialisme



Quatre syndicats sur huit l’ont malheureusement signé en janvier

Ils appellent cela « Projet de loi portant modernisation du marché du travail ». En fait il s’agit d’une loi de régression sociale. Elle aggrave la « recodification » du code du travail (laquelle va entrer en vigueur le 1er mai 2008 puisque tous les décrets sont écrits). Elle poursuit les rapports de Virville, la scélérate loi Fillon du 4 mai 2004, les lois Villepin et Larcher dans un sens destructeur du Code du travail, tel que le veut le MEDEF-UIMM. (cf. Le Monde diplomatique, mars 2008)

Article 1 : Le 1er alinéa de l¹article L 1221-2 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :

« La forme normale de la relation de travail est le contrat de travail à durée indéterminée. »

Après l’alinéa 1er de l’article L. 2313-5 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’employeur informe les délégués du personnel, une fois par an, des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. »

Après l’alinéa 1er de l¹article L 2323-47 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« A cette occasion, l’employeur informe le comité d’entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l¹année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. » Après l’alinéa 1er de l’article L 2323-55 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il informe le comité d¹entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourrait le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclu avec une entreprise de travail temporaire. »

Article 2

I - Il est créé une section au chapitre premier (« formation du contrat de travail ») du titre II (« formation et exécution du contrat de travail ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») du code du travail ainsi rédigée :

Section IV période d’essai

Article L 1221-18 « Le contrat de travail à durée indéterminée peut comporter une période d¹essai dont la durée est comprise pour : · les ouvriers et les employés entre 1 et 2 mois maximum · les agents de maîtrise et les techniciens entre 2 et 3 mois maximum · les cadres entre 3 et 4 mois maximum. »

Article L 1221-19 « La période d’essai ne peut être renouvelée qu’une fois si un accord de branche étendu le prévoit. Cet accord fixe les conditions et les durées de renouvellement. La durée de la période d’essai, renouvellement compris, ne peut pas dépasser respectivement 4, 6 et 8 mois. »

Article L 1221-20 « Les durées des périodes d’essai fixées par les articles L. 1221-18 et L.1221-19 ont un caractère impératif à l’exception : - de durées plus longues fixées par les accords de branches conclu avant la date d’entrée en vigueur de la présente loi ; - de durées plus courtes fixées dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »

Article L 1221-21 « La période d’essai ne se présume pas. Elle est expressément stipulée dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »

Article L 1221-22 « En cas d¹embauche dans l¹entreprise à l’issue du stage intégré à un cursus pédagogique réalisé lors de la dernière année d’études, la durée de stage est déduite de la période d¹essai, sans que cela ait pour effet de réduire cette dernière de plus de la moitié. »

Article L 1221-23 « Lorsqu’il est mis fin, par l’employeur, à la période d’essai, la durée du délai de prévenance pendant la période d’essai est fixée comme suit :
48 heures au cours du 1er mois de présence,
2 semaines après 1 mois de présence,
1 mois après 3 mois de présence.

La période d’essai, renouvellement inclus, ne peut être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance. Lorsqu’il est mis fin à la période d’essai par le salarié, celui-ci respecte un délai de préavis de 48 heures. »

II - Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1221-20, premier tiret, les stipulations des accords de branche conclus avant l’entrée en vigueur de la présente loi et fixant des durées d’essai plus courtes que celles fixées par l’article L. 1221-18 restent en vigueur jusqu’au 30 juin 2009.

Article 3

L’article L 1226-1 du code du travail est modifié ainsi qu’il suit :

1° Au 1er alinéa, les mots « trois ans » sont remplacés par les mots : « une année ». 2° Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois le délai d’indemnisation hors maladie professionnelle et accident du travail court au-delà de sept jours d’absence. ».

Article 4

Après l’alinéa 1er de l’article L 1232-1 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »

Après l’alinéa 1er de l¹article L 1233-2 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »

L’article L 1234-9 du code du travail est modifié ainsi qu¹il suit :

1° Au 1er alinéa, le mot « deux ans » est remplacé par les mots : « une année » ;

2° Le 2ème alinéa est supprimé. L’article L 1234-20 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :

« Le reçu pour solde de tout compte, délivré par l’employeur au salarié, fait l’inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail. Ce document est établi en double exemplaire. Il est daté et signé par les deux parties. Un exemplaire est remis au salarié.

Le reçu pour solde de tout compte peut être dénoncé par écrit dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l¹employeur. »

Article 5

I - Il est créé une section au chapitre VII (« autres cas de rupture ») dans le titre III (« rupture du contrat à durée indéterminée ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») ainsi rédigée :

Section III Rupture conventionnelle

Article L 1237-11 :

« L’employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie.

La rupture conventionnelle repose sur la garantie de la liberté du consentement des parties et résulte d’une convention signée par les parties au contrat. »

Article L. 1237-12 : « Les parties au contrat conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié peut se faire assister :

soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, qu’il s’agisse d’un salarié titulaire d’un mandat syndical ou d’un salarié membre d’une institution représentative du personnel ou tout autre salarié ;
soit par un conseiller du salarié choisi sur une liste dressée par l’autorité administrative.

Lors du ou des entretiens, l’employeur a la faculté de se faire assister par une personne de son choix quand le salarié en fait lui-même usage. »

Article L 1237-13 :

« La convention de rupture définit les conditions de la rupture et notamment le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle qui ne peut pas être inférieur à celui de l’indemnité prévue à l’article L 1234-9. »

Elle fixe la date de la rupture des relations contractuelles qui ne peut être antérieure à l’expiration des délais de rétractation et d’homologation.

À compter de la date de signature par les deux parties, chacune d’entre elles dispose d’un délai de 15 jours pour exercer son droit de rétraction.

Ce droit est exercé sous la forme d¹une lettre adressée par tout moyen attestant de sa date de réception par l¹autre partie.

Article L 1237-14 :

« A l’issue du délai de rétractation, la partie la plus diligente adresse, aux fins d’homologation, un exemplaire de la convention ainsi qu’un formulaire dont le modèle est arrêté par le ministre en charge du travail, au directeur départemental du travail de l’emploi et de la formation professionnelle.

Le directeur dispose d’un délai d’instruction maximal de 15 jours, à compter de la réception de la demande, à l’issue duquel, faute de décision explicite, l’homologation est réputée acquise.

L’homologation, à laquelle est subordonnée la validité de la convention, atteste du respect des conditions de forme applicables à la rupture conventionnelle et de la liberté de consentement des parties.

L’homologation n’est pas détachable de la convention. Tout litige concernant la convention, l’homologation ou le refus d’homologation relève de la compétence du conseil des prud’hommes, à l’exclusion de tout autre recours contentieux ou administratif. »

Article L 1237-15 :

« Les salariés bénéficiant d’une protection mentionnés à l’article L. 2411-1 peuvent bénéficier des dispositions de la présente section. Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1237-14, la rupture conventionnelle est soumise à l’autorisation de l¹inspecteur du travail. ».

Article L. 1237-16 :

« Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables aux mesures se rattachant aux :
accords collectifs de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, dans les conditions définies par l’article L. 2242-15,
plans de sauvegarde de l’emploi dans les conditions définies par l’article L. 1233-61. »

II­ Le 1 de l’article 80 duodecies du code général des impôts est complété par un 6° ainsi rédigé :

« 6° La fraction des indemnités prévues à l’article L.1237-13 du code du travail versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail d’un salarié âgé de moins de soixante ans, qui n’excède pas :

« a) Soit deux fois le montant de la rémunération annuelle brute perçue par le salarié au cours de l’année civile précédant la rupture de son contrat de travail, ou 50 % du montant de l’indemnité si ce seuil est supérieur, dans la limite de six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ;

« b) Soit le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle ou de licenciement prévue par la convention collective de branche, par l’accord professionnel ou interprofessionnel ou, à défaut, par la loi, si ce montant est supérieur à six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ; »

III ­ Au douzième alinéa de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale, les mots : « ainsi que les indemnités de départ volontaire » sont remplacés par les mots : « ainsi que les indemnités versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail, au sens de l’article L.1237-13 du code du travail, et les indemnités de départ volontaire ».

Article 6

« Un contrat de travail à durée déterminée, d’une durée au moins égale à 18 mois et maximale de 36 mois, peut être conclu avec les ingénieurs et cadres, pour la réalisation d¹un objet défini, dans les conditions définies ci-dessous et précisées par un accord de branche étendu ou, à défaut, par un accord d’entreprise. Ce contrat comporte :
1° la désignation du contrat comme « contrat à durée déterminée à objet défini » ;
2° l’intitulé et les références de l’accord collectif qui institue ce contrat ;
3° une clause descriptive du projet et mentionnant sa durée prévisible ;
4° la définition des tâches pour lesquelles le contrat est conclu ;
5° l’événement ou le résultat objectif déterminant la fin de la relation contractuelle ;
6° le délai de prévenance de l’arrivée au terme du contrat et, le cas échéant, de la proposition de poursuite de la relation de travail en contrat à durée indéterminée ;
7° une clause mentionnant la possibilité de rupture à la date anniversaire de la conclusion du contrat par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux et le droit dans ce cas à une indemnité de rupture égale à 10% de la rémunération totale brute du salarié.

L’accord de branche étendu ou l¹accord d¹entreprise définit :

a) les nécessités économiques auxquelles ces contrats sont susceptibles d’apporter une réponse adaptée ;

b) la durée de la période d’essai au plus égale, renouvellement compris, à celle prévue par la convention ou l’accord collectif applicable à l’entreprise pour un salarié sous contrat à durée indéterminée de qualification équivalente ;

c) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini bénéficient de garanties en termes d’aide au reclassement, de validation des acquis de l’expérience, de priorité de réembauchage ou d¹accès à la formation professionnelle continue et peuvent, au cours du délai de prévenance qui ne peut être inférieur à deux mois, mobiliser les moyens disponibles pour organiser la suite de leur parcours professionnel ;

d) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini ont priorité d’accès aux emplois en contrat à durée indéterminée dans l’entreprise.

Ce contrat prend fin avec la réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu, après un délai de prévenance au moins égal à deux mois. Il peut toutefois être rompu à la date anniversaire de sa conclusion par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux. Il ne peut pas être renouvelé.

Lorsque, à l’issue du contrat, les relations contractuelles du travail ne se poursuivent pas par un contrat de travail à durée indéterminée, le salarié a droit à une indemnité d’un montant égal à 10% de la rémunération totale brute du salarié.

Ce contrat est institué à titre expérimental pendant une période de 5 ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi.

A cette date, le gouvernement présentera au Parlement un rapport, établi après concertation avec les partenaires sociaux et avis de la commission nationale de la négociation collective, sur les conditions d’application de ce contrat et sur son éventuelle insertion dans les dispositions du code du travail. »

Article 7

Il est créé un article L 1226-4-1 rédigé comme suit :

« En cas de licenciement prononcé en application des dispositions de l’article L.1226-4, les indemnités dues au salarié au titre de la rupture peuvent être prises en charge, soit par l’employeur soit par un fonds de mutualisation à la charge des employeurs.

La gestion de ce fonds est confiée à l’association prévue à l’article L.3253-14. »

Article 8

Il est créé un article L 1253-24 rédigé comme suit : « Un accord national interprofessionnel étendu peut confier à une branche déterminée la mission d¹organiser par accord de branche étendu relatif au portage salarial la relation triangulaire entre une société de portage, une personne, le porté, et une entreprise cliente en garantissant au porté le régime du salariat, la rémunération de sa prestation chez le client ainsi que son apport de clientèle. »

Article 9

« Les articles L. 1223-1 à 1223-4, L. 1236-1 à 1236-6, L 5423-15 à 5423-17, L.6322-26 et L.6323-4 sont abrogés.

Les contrats « nouvelles embauches » conclus antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente loi sont requalifiés en contrat à durée indéterminée de droit commun. » transféré

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À lire aussi :
sur notre site : Analyse commentée des accords signés par le Medef et certains syndicats
sur le site de la fondation Copernic : l’accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation du contrat de travail : une régression sociale et démocratique

RAG 34. Les lolo's 34

06:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.03.2008

TOUT EST POSSIBLE : L'Insee prévoit 0,4% de croissance au 1er trimestre

Avec "Pauvre con, casse-toi..." Tout est possible




L'économie française n'échappera pas au ralentissement mondial au premier semestre mais devrait continuer à amortir les nombreux chocs qui l'affectent, estime l'Insee dans sa note de conjoncture publiée vendredi.

L'Institut de la statistique a revu sa prévision de croissance pour le premier trimestre à +0,4%, au lieu de 0,5% attendu en décembre, et s'attend à une hausse du produit intérieur brut de 0,3% au deuxième trimestre.

La croissance avait été de 0,3% au dernier trimestre 2007, après +0,8% au trimestre précédent, et de 1,9% sur l'ensemble de l'année, selon les chiffres provisoires publiés en février.

L'Insee ne livre pas de prévision pour l'ensemble de 2008 mais situe l'acquis de croissance à 1,4% à la fin du premier semestre (dans l'hypothèse d'une croissance zéro aux troisième et quatrième trimestres).

"La zone euro s'en tire plutôt bien face à l'onde de choc qui l'affecte depuis six mois", a observé Eric Dubois, chef du département conjoncture de l'Insee, lors d'une conférence de presse de présentation.

"Pour autant, des risques importants subsistent", a-t-il ajouté en citant l'inflation que l'Insee attend à 3% à partir du mois de mars, contre 2,8% en février.

L'inflation alimentaire représenterait le tiers de ces 3% et l'énergie 0,6 point, dans l'hypothèse d'un prix moyen de 95 dollars pour le baril de pétrole.

LA CONSOMMATION DEVRAIT TENIR

Les différents chocs - appréciation de l'euro, envolée des prix des matières premières, retournement du marché immobilier américain, crise financière - se sont amplifiés par rapport à ce qu'anticipait l'Insee en décembre mais la consommation des ménages devrait continuer de soutenir la croissance en France en 2008, estime l'Insee dans sa note intitulée "La zone euro entre résilience et inflation".

"Les quelques informations conjoncturelles disponibles pour le premier trimestre ne sont pas mauvaises", a observé Eric Dubois. "Du côté de la consommation, il y a encore une volonté de dépenser qui est là. La sinistrose ambiante, il faut savoir la pondérer par des éléments plus positifs".

L'Insee relève ainsi que le taux d'épargne des ménages présente une marge de baisse "substantielle", après sa hausse de près d'un point en 2007, et met aussi en avant les créations d'emplois, attendues au nombre de 96.000 pour l'ensemble de l'économie au premier semestre après plus de 350.000 sur tout 2007.

Le taux de chômage, qui a diminué de plus d'un point et demi depuis le début 2006, devrait quant à lui se stabiliser autour de 7,5%, son niveau du dernier trimestre 2007.

"La consommation des ménages devrait être au premier semestre de cette année le principal soutien de la croissance française même si elle devrait un peu ralentir par rapport au rythme de 2007 (+2,1%)", a déclaré Eric Dubois. L'Insee attend ainsi une hausse de 0,5% des dépenses des ménages au premier trimestre, contre +0,4% au quatrième trimestre 2007.

EFFET GREVES POSITIF

Du côté de l'investissement des entreprises, l'Insee s'attend à un ralentissement de l'investissement productif (+0,5% en moyenne par trimestre, moitié moins qu'au dernier trimestre 2007) du fait du tassement de l'activité qui limite les perspectives de demande et du resserrement du crédit lié à la crise financière. L'investissement en construction devrait lui ralentir nettement comme le suggère la dégradation de l'opinion des entrepreneurs de travaux publics depuis la fin de 2007.

La faiblesse du dollar a pour effet favorable de rendre les matières premières moins chères à l'importation mais elle entraîne aussi une compétitivité dégradée des exportations françaises par rapport aux produits américains, a encore noté Eric Dubois. "Le premier effet est dominé par le second", a-t-il dit.

Les prévisions du premier semestre sont fondées sur l'hypothèse d'un taux de change de 1,50 pour l'euro/dollar. L'euro se traitait jeudi à un peu plus de 1,54 dollar.

Pour la zone euro, l'Insee a une prévision de croissance de 0,4% au premier trimestre, comme sur les trois derniers mois de 2007.

Pour la France, l'estimation de croissance de 0,4% au premier trimestre comprend un impact positif d'un dixième de point lié aux grèves de novembre, rattrapant l'effet négatif de même ampleur constaté au quatrième trimestre.

Si la croissance est de 0,4% au premier trimestre et de 0,3% au deuxième comme le prévoit l'Insee, il faudrait deux trimestres de croissance à +0,8% pour parvenir à un résultat de +2% sur l'ensemble de l'année, ce qui est l'objectif actuel du gouvernement mais en passe d'être revu à la baisse comme l'a indiqué jeudi la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Une croissance de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres donnerait une croissance totale de 1,8% en 2008, et des taux de 0,3% sur ces deux trimestres aboutiraient à un résultat final de 1,6%.

Véronique Tison

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POUVOIR D'ACHAT : Hausse de 4,7% du prix des produits de grande consommation



Les prix de produits de grande consommation ont augmenté de 4,69% en moyenne entre février 2007 et février 2008, a annoncé le ministère de l'Economie.

Le ministère, qui fonde son calcul sur les prix de 100.000 produits dans 5.700 grandes surfaces, souligne que "l'essentiel de l'augmentation a porté sur la période fin 2007-début 2008".

"Ces données confirment une hausse des prix des produits alimentaires supérieure au taux d'inflation" mais inférieure aux 30% ou 40% relevés par le magazine 60 millions de consommateurs, souligne Bercy dans son communiqué.

"Les plus fortes augmentations de prix au détail en magasin concernent les produits qui ont subi les hausses les plus importantes des matières premières agricoles : pâtes alimentaires (+16% sur un an, données Nielsen), oeufs (+14%), lait (+12%), beurre (+10%), farine (+10%), riz (+9%), fromages (+8%), yaourt (+7%)", poursuit le communiqué.

"En revanche, les prix des produits d'hygiène et d'entretien ont généralement diminué sur la même période", ajoute-t-il.

Le pouvoir d'achat est devenu la première préoccupation des Français alors que les salaires stagnent et que les prix du pétrole et des produits alimentaires flambent. La popularité de Nicolas Sarkozy, qui avait promis d'être "le président du pouvoir d'achat", en a été durement affectée ces derniers mois.

La loi de modernisation de l'économie qui devrait être présentée au Parlement dans la deuxième quinzaine de mai tentera de provoquer une baisse des prix en augmentant la concurrence.

En attendant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) "d'intensifier son action pour favoriser la concurrence" et a mis en place un observatoire des prix et des marges consultable sur internet. (www.dgccrf.bercy.gouv.fr/actualites/prix/observatoire_pri...).

Jean-Baptiste Vey

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14.03.2008

Laurent FABIUS : Le gouvernement a prévu un tour de vis après les municipales !

Sur Europe 1, Laurent Fabius maintient que le gouvernement prépare un tour de vis supplémentaire pour l’après-municipales avec de possibles hausses de la CSG, de la TVA ou des diminutions de crédits. Vous pouvez réécouter l’interview.

"Il y a bel et bien en préparation un tour de vis supplémentaire", a déclaré l’ancien Premier ministre socialiste mercredi sur Europe 1.

Laurent Fabius a estimé que ce tour de vis ne serait "pas annoncé comme un plan de rigueur et qu’il n’y aurait pas "une grande publicité avec marqué ’plan de rigueur’". "Mais on risque demain d’avoir soit une augmentation de la CSG, soit de la CRDS, soit de la TVA et des amputations de crédits", a-t-il dit.

Mardi, François Fillon a démenti tout plan de rigueur, affirmant que le budget 2008 voté par le Parlement serait mis en oeuvre" avec éventuellement des ajustements sur les dépenses. "Tout ça est faux. Ce n’est pas digne d’un homme d’Etat que de mentir avec cette constance-là", a-t-il dit à propos des augures alarmistes de Laurent Fabius. Des responsables de la majorité ont démenti en particulier tout projet de hausse de la TVA.

Laurent Fabius, citant une dépêche d’agence de l’époque, a répliqué que le Premier ministre n’avait pas écarté le 12 juin 2007 une hausse de la TVA à compter de 2009 pour financer la protection sociale. "On a oublié, tout ça, moi je n’ai pas oublié", a-t-il lancé, expliquant que le gouvernement n’avait pas pu mettre en application ce qu’il avait préparé en raison du second tour des élections législatives. "La mesure était dans les cartons et monsieur Fillon lui-même l’avait évoquée. C’est grâce au vote qu’on l’a évitée."

Laurent Fabius a réaffirmé que le projet de budget de reposait pas sur la réalité, à commencer par le taux de croissance envisagé de 2,25% pour 2008. "Si on arrive à, péniblement, 1,7% !", a-t-il lancé.

5 mars 2008

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12:27 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11.03.2008

Grève des caissières : gagner peu et travailler dur (vidéo)

Retour sur la grève des caissières qui a secoué le secteur de la grande distribution. Au-delà des revendications légitimes sur le pouvoir d'achat, ce conflit social soulève la question épineuse des conditions de travail. L'analyse de François Desriaux, rédacteur en chef du magazine Santé et Travail.

Durée : 08:13 Pris le : 21 février 2008Lieu : Douai, Nord-Pas-de-Calais, France



Source : http://www.alternatives-economiques.fr/

PRIORITE A GAUCHE

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19:38 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03.03.2008

Laurent FABIUS : la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

Laurent Fabius au forum de Radio J : Paris s’est engagé à prendre des mesures de rigueur après les municipales

Laurent Fabius a affirmé dimanche que la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

"Le 11 février, il y a eu une réunion au niveau européen des ministres des finances", à laquelle assistait Christine Lagarde, a expliqué M. Fabius au Forum de Radio J.

"Vous savez que la France a été mise en accusation à cause de ses déficits. (...) La tonalité du débat qui a eu lieu c’est +Ecoutez, laissez-nous passer le cap des élections municipales, et ensuite nous prendrons des décisions+", a déclaré M. Fabius."Toute l’Europe attend que le gouvernement prenne une série de décisions qu’on cache aux Français", a ajouté l’ancien Premier ministre.

Les ministres des Finances de la zone euro ont appelé le 11 février la France à respecter son engagement d’équilibrer ses comptes publics d’ici à 2010. La France doit "faire en sorte d’atteindre l’objectif en 2010", avait souligné à Bruxelles le président du forum qui regroupe ces ministres (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker.

Par ailleurs, Laurent Fabius a exigé que soit "annulée" la prime de 1,5 million d’euros accordée par l’UIMM à son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac. En cas d’impossibilité juridique, il a demandé que le gouvernement dépose "un texte de loi" dans ce sens.

"Ce que je demande (...), c’est que des dispositions soient prises par le MEDEF, par l’IUMM, par l’administration gouvernementale, pour que cette prime absolument absurde qui aurait été donnée" à M. Gautier-Sauvagnac "soit rapportée, que ce soit annulé".

Et "si, juridiquement, ce n’était pas aujourd’hui possible, eh bien que le gouvernement dépose un texte de loi que nous voterons, nous, pour annuler cette disposition". "On ne peut pas dire ’c’est un scandale’ et ne rien faire pour aller contre", a-t-il ajouté, jugeant qu’"il y a quelque chose de pourri dans cette situation invraisemblable".

2 mars 2008


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Où est la commission d’éthique du MEDEF ?

DGS vient de recevoir un pactole pour ses forfaits
par Gérard Filoche

L'article en PDF
C’est le principe de la mafia et du parrain trop voyant qu’on range de côte après qu’il ait servi... On le couvre et il ne dit rien : le Medef-UIMM vient de lui faire un “pont d’or”. Au Medef et à l’UIMM c’est l’omerta.
DENIS GAUTHIER-SAUVAGNAC gagnait 240 000 euros par mois pour déverser l’argent sale de la corruption... Mme Parisot s’est dit “salie” en septembre dernier lors de la révélation de la caisse de 600 millions d’euros de trafic d’argent liquide.

Mais Mme Parisot n’a rien fait pour se laver depuis... Elle est complice : n’ a t elle pas dit que “beaucoup savaient inconsciemment” ? Que c’était un secret de famille honteux ? De quelle famille parle t elle des frères Sarkozy, Guillaume et François ?

Elle promettait la transparence. Non, elle fait verser une somme de 1,5 millions d’euros (au moins, officiellement...) au vieux parrain DGS Et elle vient à la télévision expliquer au journal de France 2 expliquer à David Pujadas, à propos des 40 % d’augmentation des salaires des patrons, qu’elle va “saisir la commission d’éthique du Medef” ? Elle a une éthique ? Et il y a une commission d’éthique à l’UIMM ?

Et ou en est l’enquête sur les malversations contre la médecine du travail ? Ou en est l’enquête sur les détournements des centres de médecine du travail par le MEDEF ? Pourquoi cette bande organisée n’est-elle pas en prison ? N’importe quelle bande en banlieue, pour cent fois moins que ça y serait !

Est-ce que ce n’est pas la caisse noire qui a payé la “recodification” du code du travail ?

Denis, Laurence, Guillaume, Cathy, Michel, Jean-Denis…
Denis Gautier-Sauvagnac (DGS), délégué général de l’Union des industries et métiers métallurgiques (UIMM), s’est fait prendre la main sur la poignée, par le Tracfin, organisme de lutte contre le blanchiment d’argent parce qu’il prélevait des mallettes d’argent liquide de 26 à 32 kg à raison d’environ 2 millions d’euros par an – avec des pointes au moment des présidentielles. DGS qui touchait lui-même 240 000 euros, pour cela, n’a pas voulu dire d’où venait l’argent ni où allait l’argent : omerta. On a su qu’il y avait une caisse noire de 600 millions d’euros, certains ont dit « un milliard », qui servaient à « fluidifier les relation sociales », à « prévenir les conflits ».

DGS qui était président de l’UNEDIC versait des salaires en liquide à ses « collaborateurs » sans verser de cotisations sociales. DGS s’est fait remplacer à l’UNEDIC par Michel de Virville, qui avait fait un célèbre rapport en 2004 pour démanteler le Code du travail. Mme Laurence Parisot, présidente du MEDEDF dont l’UIMM est le pivot, qui a été élue contre un autre candidat, son challenger, Guillaume Sarkozy, a déclaré qu’elle se sentait « salie » par cette révélation sur l’argent liquide, que c’était un « secret de famille honteux » et que « beaucoup savaient inconsciemment ».

Le Tracfin a, en effet, révélé qu’il avait informé le ministre de l’intérieur dés 2004, Nicolas Sarkozy, sur ce trafic d’argent sale, sans qu’aucune suite n’ait été donnée à l’époque. DGS a été mis en examen, sans être placé en préventive ni lui, ni ses complices, il ont ainsi pu se concerter, il leur est reproché, entre autres, la « destruction de preuves ». DGS a passé la main à Cathy Kopp, présidente d’Accor, proche de Laurence Parisot, pour négocier à sa place avec les syndicats de salariés les accords dits de « flexisécurité » de janvier 2008. Kathy Kopp s’est aussitôt fait assister par Jacques Barthélémy, du célèbre cabinet d’avocat Barthélémy, le plus proche du MEDEF sur la place de Paris. Jacques Barthélémy est « l’expert » qui travaille depuis le 15 février 2005, dans la commission de « recodification » du Code du travail qu’il oriente dans le sens du rapport de Virville. « Liaisons sociales » de janvier 2008 révélait que « chaque mois Denis Gautier-Sauvagnac déjeunait avec M. Jean-Denis Combrexelle ». Jean-Denis Combrexelle est le directeur des relations du travail (DRT) qui était le maître d’œuvre de la commission de « recodification » du code du travail.

Gérard Filoche samedi 1er mars 2008

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29.02.2008

POUVOIR D'ACHAT : Hausse des prix : passer des mots aux actes

Selon l’enquête menée par l’Institut national de la consommation, le dérapage des prix des principaux alimentaires constatés entre novembre 2007 et janvier 2008 est considérable :
• produits laitiers : + 40 % pour certains yaourts, + 20% à + 37% pour les laits UHT, + 12% à + 32% pour les camemberts, + 19% à + 26% pour les beurres ;
• pâtes et céréales : + 45% pour certains types de pâtes, + 14% à + 24% pour les céréales du petit-déjeuner, + 10% à + 15% pour les biscottes et + 6% à + 22% pour les pains de mie ;
• viandes : + 44% pour certains jambons au porc, + 18% pour les blancs de dinde.


Face à l’envolée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement communique, mais n’agit pas. Or, son rôle n’est pas de se contenter de l’incantation mais bel et bien d’agir.

Pour le Parti socialiste, la hausse des prix des matières premières ne justifie pas la flambée constatée dans les magasins. Il est manifeste que certains industriels et distributeurs instrumentalisent un événement conjoncturel (la hausse des matières premières) pour accroître considérablement leurs marges, comme ils avaient souhaité le faire lors du passage à l’euro avec l’arrondissement abusif de certains prix.

C’est pourquoi le Parti socialiste demande au gouvernement de négocier avec les distributeurs et les industriels l’adoption d’un pacte de stabilité global des prix. Cet accord devrait permettre une stabilité des prix valable au moins six mois et devrait voir son application garantie par un contrôle étroit opéré par la DGCCRF*.

Le Parti socialiste renouvelle également ses propositions visant à permettre une baisse des prix : répercussion en faveur des consommateurs des marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, compensée par une taxation des super profits pétroliers, mise en place d’un chèque transport.

Mais, la nécessité de prendre des mesures pour éviter la hausse des prix ne doit pas faire oublier l’obligation d’agir en faveur des revenus des salariés et des retraités, pour permettre de maintenir ou même d’augmenter le pouvoir d’achat des Français. Ainsi, le Parti socialiste propose :
• de revaloriser immédiatement les petites retraites de 5% et d’augmenter l’ensemble des autres retraites d’un montant comparable à l’inflation ,
• d’ouvrir de réelles négociations salariales avec les fonctionnaires, garantissant a minima un maintien de leur pouvoir d’achat,
• s’agissant du secteur privé où se multiplient les conflits sociaux, de conditionner les allègements de cotisations sociales à la conclusion d’un accord salarial.
• d’augmenter le SMIC et la prime pour l’emploi

(*Direction générale de contrôle et de la concurrence de la répression des fraudes)

Communiqué du Bureau national

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27.02.2008

Le pouvoir d'achat, nette première préoccupation des Français

par Véronique Tison



PARIS (Reuters) - Le dernier trimestre de 2007 et le début de 2008 ont été marqués par une spectaculaire résurgence de la thématique du pouvoir d'achat en France, au détriment de l'emploi, montre une étude publiée vendredi par l'Ifop sur la base de plusieurs enquêtes récentes.

A la rentrée 2007, un quart des personnes interrogées par l'Ifop pour Paris Match dans le cadre de son Tableau de bord politique mensuel citaient le pouvoir d'achat comme première priorité, loin derrière l'emploi (34%). Trois mois plus tard, les résultats de l'enquête de novembre attestaient d'une inversion des enjeux avec le pouvoir d'achat qui devançait l'emploi de neuf points (37% contre 28% des citations).

Les résultats plus récents du Tableau de bord réalisé les 31 janvier et 1er février confirment et amplifient ce phénomène : 41% des Français désignent désormais le pouvoir d'achat comme priorité contre 23% pour l'emploi, soit un différentiel de 18 points, relève l'Ifop.

Au printemps 2006, dans une enquête réalisée par l'Ifop pour le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences-Po), seules 10% des personnes interrogées citaient la hausse des prix comme le problème jugé le plus important pour la France, contre 38% pour l'emploi.

L'institut explique l'inversion de la fin 2007 par le contexte de décrue du chômage, d'une part, et de l'autre par l'importance prise par le pouvoir d'achat dans le débat politique avec les promesses électorales de Nicolas Sarkozy, l'adoption de diverses mesures par le gouvernement et un contexte économique incertain.

L'ATTACHEMENT PARTISAN INFLUE PEU

L'Ifop relève que l'importance accordée au pouvoir d'achat a progressé au sein de toutes les catégories socioprofessionnelles mais avec davantage de force parmi les plus exposées aux aléas économiques : les catégories populaires (29% en septembre 2007, 46% au début 2008, soit +17 points) et les personnes à la retraite (respectivement 24% puis 40%, soit +16 points).

Dans les catégories sociales supérieures, 22% des cadres et professions libérales considéraient le pouvoir d'achat comme le problème prioritaire en septembre 2007 et 30% au début 2008, soit une progression de huit points.

La forte progression du pouvoir d'achat parmi les priorités désignées par les Français ces derniers mois est davantage le fait de ceux résidant dans un milieu rural - 44% de ces derniers en font leur premier enjeu, soit une hausse de 27 points en six mois, contre une progression de 14 points en milieu urbain. Auparavant la sensibilité au pouvoir d'achat était principalement ressentie à la ville, sans doute sous l'effet de la hausse des prix de l'immobilier.

L'Ifop relève par ailleurs que la montée de la thématique du pouvoir d'achat parmi les priorités des Français impacte de façon équivalente la droite et la gauche, en l'occurrence les sympathisants de l'UMP et du Parti socialiste. Les sympathisants du Mouvement démocrate (MoDem) se distinguent en revanche par une plus forte sensibilité à cette question : 51% le désignent comme priorité pour la France, en progression de 26 points sur six mois, contre +15 points pour le PS et l'UMP.

Véronique Tison. Reuters - Vendredi 22 février

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20.02.2008

EMPLOI, DESINSDUSTRIALISATION : Gandrange croise le fer avec Mittal (vidéo)

En complément du dossier paru dans L'hebdo du 16 février, la rédaction met en ligne un reportage vidéo tourné à Gandrange le 9 février dernier, jour de mobilisation pour la sauvegarde de l'usine et des emplois dans la vallée mosellane. Retrouvez les réactions et analyses des salariés, syndicalistes et élus socialistes locaux rencontrés sur les lieux.

Durée : 03:21Pris le : 15 février 2008



Gandrange, samedi 9 janvier... 5 jours après la visite de Nicolas Sarkozy dans cette acierie du groupe Arcelor-Mittal, l'heure est toujours à la mobilisation. L'annonce le 16 janvier de la fermeture de l'usine et de la suppression de 600 emplois a été reçu ici comme un véritable coup de poignard.
les salariés ne se résignent pas et proposent un projet alternatif pour relancer l'usine, soutenu par les élus socialistes. Pour ce faire, 20 millions d'euros sont nécessaires, une bagatelle pour un groupe comme Mittal qui dégage cette année 8 milliards d'euros de bénéfices. Alors quand Nicolas Sarkozy propose d'investir l'argent des contribuables français pour aider Mittal, promesse rendue caduque par les règles du jeu de l'Union européenne, la colère gronde chez les syndicats...

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18.02.2008

AUDIOVISUEL : Secteur public ou service public ? A écouter, bien sûr !

Emmanuel TODD, sociologue et démographe, s'est sur France Inter ce matin, essayé au difficile exercice de définir ce que pourrait ou devrait être un service audiovisuel destiné au public. Il a préconisé la renationalisation de TF1, dénoncant au passage l'utilisation par cette chaîne des couleurs, bleu, blanc, rouge, de notre drapeau républicain, alors même que les chaines publiques ne s'en sont jamais arrogées le droit. Simple provocation ?

Ecoutez l'émission (env 10 mns)


Emmanuel TODD et un producteur
La Question du Public. Qui sommes-nous aujourd'hui, qui sommes-nous culturellement, quel est notre profil, quel âge avons-nous, que voulons-nous, quelles sont aujourd'hui nos attentes et nos demandes, notamment en matière de programmes ... en conséquence, n'est-on pas obligé de réflèchir autrement sur les contenus ... sommes-nous prêts aussi à payer plus de redevance ?


Emmanuel Todd, Youssef Courbage
Le rendez-vous des civilisations
S'appuyant sur des données démographiques exhaustives, les auteurs démontrent que les traditions musulmanes sont en complète transformation et se rapprochent de plus en plus de celles de la société occidentale : hausse du taux d'alphabétisation, diminution du taux de fécondité, déclin des diverses formes d'endogamie, etc.

éditeur : éd. du Seuil, coll. La République des idées
parution : septembre 2007


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Grève dans l’audiovisuel public : Qui va payer ?

PAR Christine Tréguier, Politis.fr, Xavier Frison
mardi 12 février 2008
Les salariés de l’audiovisuel public manifestent le 13 février place de l’Alma, à Paris, au cours d’une mobilisation nationale pour exiger « la pérennité du financement de l’audiovisuel public, le maintien de son périmètre, de l’emploi et de nos garanties collectives ». Autres victimes collatérales de la suppression brutale de la publicité dans le secteur : les consommateurs, pressentis pour palier le gigantesque manque à gagner.

Avant d’annoncer, sans prévenir personne y compris les principaux intéressés, qu’il allait supprimer la publicité sur les télévisions publiques, Nicolas Sarkozy aurait peut-être dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche. Depuis, ça cogite dur dans les ministères pour trouver le milliard d’euros assurant le fonctionnement des chaînes concernées. Après la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes privées et la taxe « infinitésimale » sur les abonnements à internet que les fournisseurs d’accès ne semblent pas disposés à payer sans sourciller, on a parlé de ponctionner les équipements, téléviseur, ordinateurs, et téléphones portables. De manière « infinitésimale » promet Christine Albanel.

Mais le « 1% maximum » annoncé fait vivement réagir les syndicats de la profession. Pour le Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques (Simavelec) cette taxe, s’ajoutant à celles pour l’environnement et pour la copie privée, est « inéquitable » et se répercutera fatalement sur le consommateur. Pour le Syndicat de l’industrie des technlogies de l’information (SFIB) elle ne va pas dans le sens de l’équipement des ménages français, qu’on dit moins bien équipés que leurs voisins européens. Leurs avertissements ont le mérite d’être clairs : au final, c’est le consommateur qui devra compenser le manque à gagner des uns et des autres. Les internautes qui s’expriment sur le forum de discussion ouvert par la ministre en charge du dossier semblent l’avoir bien compris. Une bonne partie d’entre eux n’y voient qu’impôts nouveaux et manière détournée d’augmenter la redevance télé, sans avoir l’air d’y toucher.

Dernière trouvaille en date, évoquée par Les Echos, et démentie par le Ministère, la taxation sur le chiffre d’affaires généré par les publicités sur internet. L’association des services internet communautaires (Asic) a déjà prévenu : « Si la France taxe trop ses entreprises internet, elles vont se délocaliser ». On peut s’attendre à un lobbying féroce dans les coulisses de l’Assemblée, dès que le projet de loi sera connu.

Le tract des syndicats de Radio France pour la manifestation de mercredi :
Télécharger le tract Radio France

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17.02.2008

POUVOIR D'ACHAT : Profits pétroliers : il est temps de partager

Le Parti socialiste dénonce le choix du gouvernement, exprimé par sa Ministre de l’Économie, de renvoyer la mise en place d’une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des compagnies pétrolières à une décision internationale.

Le niveau exceptionnellement élevé des bénéfices des groupes pétroliers (12 milliards d’euros pour Total en 2007) démontre qu’ils s’accaparent indûment le bénéfice d’une rente, au détriment du pouvoir d’achat de l’écrasante majorité des ménages.

Le Parti socialiste réitère sa proposition de la taxation des profits pétroliers, comme en Grande-Bretagne, pour financer notamment la mise en place d’un « chèque transport » à même de réduire les frais de transport des salariés entre leur domicile et leur lieu de travail.

Communiqué du Parti socialiste

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Arcelor-Mittal : Sarkozy capitule

Quand le groupe Mittal a racheté Arcelor, son PDG avait fait une promesse : « Mittal Steel mesure l'importance que la Lorraine attache à l'industrie sidérurgique. Aucune suppression d'emplois n'aura lieu en Lorraine.Le groupe continuera à investir dans la recherche et le développement. »
Dix-huit mois plus tard,le groupe Arcelor-Mittal foule aux pieds ses belles paroles et annonce le licenciement de 600 salariés de son usine lorraine de Gandrange,condamnant de facto l’existence même de ce site de production.
Le pire n’est pas que Lakshmi Mittal manque à sa parole, mais que,si rien ne se passe,une nouvelle usine fermera uniquement pour accroître le bénéfice d’un groupe et la rémunération de ses actionnaires. Ce choix de recourir aux « licenciements boursiers » n’est hélas pas un acte isolé, mais un nouvel avatar dans la litanie des dérapages incontrôlés du capitalisme financier (crise des « subprimes », effondrements des bourses, affaire de la Société Générale).
Dans ce contexte,Nicolas Sarkozy disposait du choix des armes. En annonçant que l’État paierait pour le reclassement des salariés et prendrait à sa charge les investissements que le groupe refuse d’opérer,il a agi comme « un pousse au crime ». Le message est clair : la France capitule et cède au chantage à l’emploi d’un groupe parfaitement rentable (3,7 milliards d'euros de bénéfices au 1er semestre 2007) et qui dispose d’un avenir radieux (du fait de l’envol de la demande d’acier). Tout cela n’est pas surprenant. Rappelons que la première décision de l’UMP en 2002 fut de suspendre la loi de modernisation sociale qui protégeait les salariés
contre les licenciements boursiers et que le rapport Attali propose justement de modifier le code du travail pour
autoriser les licenciements « destinés à accroître la compétitivité de l’entreprise», c’est-à-dire même en l’absence
de difficultés économiques.
La gauche ne doit pas se cantonner dans le registre de la dénonciation. Il lui revient maintenant de formuler des
propositions pour que la finance cesse de détruire nos usines et que soit mis un coup d’arrêt au règne de l’argent
fou.

Alain Vidalies, secrétaire national aux Entreprises et député des Landes.

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09.02.2008

“Le capitalisme financier s’emballe” par Bernard Soulage

Secrétaire national adjoint à l’économie internationale et à l’industrie, Bernard Soulage revient sur les raisons de la crise financière internationale.

” Depuis des années, tous les spécialistes s’accordent sur un point : le marché hypothécaire de l’immobilier nord-américain se retournera brutalement, en raison de son caractère hautement spéculatif. Si la crise était aussi prévisible, pourquoi s’est-elle donc produite ?

Parce que le capitalisme financier d’aujourd’hui :

• est trop «glouton». On ne peut indéfiniment exiger du capital qu’il soit trois fois plus rentable que ne l’est l’économie réelle, c’est-à-dire qu’il rapporte 15% par an quand la croissance moyenne de l’économie mondiale est de 4% à 6% ;

• rémunère mieux les mauvais risques que les bons risques. Les banques ont donc trop investi dans ce marché hyper spéculatif. Elles ont tenté de se décharger de ces risques en revendant ces crédits à des fonds d’investissements spéculatifs.Lorsqu’elles se sont rendues compte qu’elles finançaient ces mêmes fonds, la confiance s’est effondrée et elles ont cessé de se prêter de l’argent entre elles :la crise était là ! ;

• son propre jugement compte moins que celui que l’on porte à celui des autres. Comme disait Keynes, imaginons que tout le monde croit que tous les arbres montent au ciel,… alors il peut être intéressant d’acheter des arbres avant qu’ils ne montent ! Dans la finance d’aujourd’hui, mieux vaut se tromper avec les autres que d’avoir raison tout seul.

Ce mode de fonctionnement rend inévitable le développement d’une bulle spéculative.

De cette crise, on peut tirer deux leçons essentielles :

• il n’y a pas de croissance durable s’il n’y a pas de répartition équilibrée de la richesse produite entre le capital et le travail, entre l’investissement et l’épargne ;

• le capitalisme est incapable de se réguler seul. Ses prétendues sécurités internes et règles prudentielles sont contournées par des agents économiques qui cèdent toujours au vertige de l’argent.

En conséquence, la régulation politique et démocratique est plus essentielle que jamais, et doit être conduite à la bonne échelle. Dès lors, trois pistes d’actions paraissent s’imposer :

• la négociation collective et tripartite sur le partage de la richesse produite doit être à la base du contrat social. Elle suppose non seulement de négocier sur les salaires mais aussi de travailler à une réglementation de la rémunération du capital et des entrepreneurs.

• la régulation des marchés financiers doit être organisée. Le travail fait au sein du PS et du PSE a permis d’élaborer des propositions qu’il nous faut populariser : lutte contre les paradis fiscaux,création d’un Conseil de Sécurité économique et sociale qui imposerait des normes à un système devenu fou.

• la politique économique européenne doit devenir une priorité absolue.L’absence d’un gouvernement économique européen et l’inexistence d’objectifs économiques adossés à notre politique monétaire paralysent nos pays. “

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03.02.2008

Contre expertise du "rapport Attali"





Si vous voulez en savoir plus sur la dernière trouvaille de Nicolas Sarkozy, qui vise à utiliser le catalogue de 300 recettes d'Attali pour libéraliser un peu plus la société française, lisez cette contre expertise, préparée par des experts de gauche. Elle est particulièrement instructive...

LIRE (doc pdf)

Note précédente : ATTALI : Turgot ou Attila ? Révélateur Attali par Eric Dupin

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01.02.2008

80% des magasins de la grande distribution touchés par la grève : contre la précarité, pour le pouvoir d'achat, et des salaires décents

Grève dans les grandes surfaces pour les salaires et contre le temps partiel imposé



PARIS (AFP) - Les propositions notamment salariales faites jeudi par le patronat de la grande distribution n'ont pas satisfait les syndicats de la branche, qui sont déterminés à réussir la journée de mobilisation dans les enseignes vendredi, ont-ils indiqué à l'AFP.

La CGT a estimé vendredi que "plus de 80%" des enseignes de grande distribution étaient "touchées par le mouvement de grève" à l'appel de la CGT, de FO et de la CFDT pour le pouvoir d'achat, alors que le patronat ne disposait que de très peu de chiffres.

Chez Carrefour, la direction a comptabilisé des grévistes dans 100 hypermarchés sur 226. Chez Champion, 17 supermarchés étaient touchés sur 1.030, et les grévistes étaient au nombre de 170, selon la direction.

Pour la CGT-commerce dans un communiqué, "le succès évident de ce mouvement unitaire montre la justesse des revendications des syndicats: augmentation des salaires, défense du repos dominical, emploi". La CGT souligne que "les entrepôts sont également très touchés", 50 sites ayant été recensés.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit "satisfait" vendredi matin sur RMC d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce".

CGT, FO et CFDT (majoritaires) avaient appellé à la grève et des actions vendredi chez Carrefour, Auchan, Picard, Casino ou encore Lidl pour les salaires, contre les temps partiels imposés et le travail dominical.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault s'est dit "satisfait" vendredi d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce". "Il va y avoir beaucoup de répondants à cet appel à la mobilisation aujourd'hui avec des arrêts de travail significatifs, une heure, deux heures ou plus, parce que dans ce secteur-là, la réalité salariale n'est plus tenable, n'est plus supportable et il faut que les employeurs acceptent de revaloriser les salaires", a-t-il expliqué sur RMC.

"C'est la première grande grève coordonnée dans la grande distribution, a-t-il indiqué, nous jouons notre rôle de coordinateur, d'impulsion au plan national et nous ouvrons un cycle que nous avons mis en avant avec la CFDT, dans les quinze prochains jours, nous appelons à la multiplication des mobilisations sur la question des salaires".

Dans la métallurgie, le 7 février, la CGT et la CFDT "appellent ensemble dans les entreprises à des actions, là où la question des salaires n'a pas été traitée". "La mobilisation a permis dans certains secteurs ou entreprises des augmentations pour les salariés de 3, 4, 5% qui n'étaient pas à l'ordre du jour, certains obtiennent des primes pour l'année 2008", a-t-il ajouté. Il a réaffirmé "l'inadéquation du slogan politique" de Nicolas Sarkozy: travailler plus pour gagner plus, en évoquant la situation de très nombreuses caissières de supermarchés qui, travaillant à temps partiel, voudraient un temps plein que leurs directions leur refusent.

Jeudi, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD, patronat) a appelé "chacun à ses responsabilités, vis-à-vis des entreprises et des salariés de la branche (au nombre de 650.000), compte tenu des propositions faites".

Dans l'accord salarial qu'elle soumet à signature jusqu'au 9 février, le paiement des pauses est relevé à 5% de la rémunération et s'ajoute au salaire mensuel, ce que réclamaient les syndicats en tant que "remise aux normes".

Le salaire mensuel brut (hors pause) pour le premier niveau de la grille salariale s'élève à 1.280 euros, soit le Smic. "Mais s'il y a une augmentation du Smic dans les mois à venir, cela ne tiendra pas la route", souligne la CGT.

De plus, selon FO, "l'évolution et les écarts entre les niveaux suivants sont très faibles".

En outre, la FCD a proposé "le lancement d'une négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)" en mars prochain, comme le demandaient les syndicats qui veulent discuter notamment de l'impact des nouvelles technologies (caisses automatiques, puces sur les produits...) sur l'emploi. Cependant, selon FO, c'est une simple "commission" sur une GPEC que concède le patronat.

Sur les temps partiels, la FCD a accepté la réunion d'un groupe de travail paritaire en avril. La CGT estime que "du fait que ces bas salaires sont liés à des exonérations de charges, le patronat n'a aucun intérêt à des évolutions".

Point positif cependant relevé par les syndicats : la proposition d'une négociation sur l'égalité hommes-femmes à partir d'avril. "Tout cela mis bout à bout va contribuer à une mobilisation historique vendredi", estime FO, qui souligne que c'est la première fois que les trois syndicats s'allient.

RAG 34. Les lolo's 34

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30.01.2008

ATTALI : Turgot ou Attila ? Révélateur Attali par Eric Dupin

Par Eric DUPIN

Jacques Attali est un auteur prolifique et souvent inspiré - dans tous les sens du terme. Il est infiniment meilleur dans le conseil que dans l'action comme le bilan de son passage à la direction de la BERD (banque européenne de reconstruction et de développement) l'a illustré. Le personnage n'est pas immédiatement sympathique, prompt à ranger ses détracteurs dans la "République des imbéciles", lui qui prétend régenter la "République des experts".

Oui, mais voilà. Son rapport sur la "libération de la croissance française" devrait plus utilement occuper le débat public que les dernières nouvelles de Carla ou de Cécilia. Les propositions qu'il agite dessinent une vision de la société et du futur à discuter au fond. "Libération" s'est amusé, avec un certain bonheur, à imaginer ce que deviendrait concrètement la vie d'un Français en 2018 si ses préconisations étaient appliquées. Les premières réactions de la classe politique en disent long sur la vérité des clivages qui la traversent.

Nicolas Sarkozy a déclaré adhérer à "l'essentiel" des mesures du rapport, mais il s'est empressé de rejeter la plus impopulaire chez les élus (la suppression des départements), celle qui tranchait le plus avec son nouveau discours civilisationnel (la rejet du "principe de précaution") et aussi d'afficher sa prudence sur les réformes bousculant les corporations (comme les notaires). A droite, d'ailleurs, l'accueil du rapport Attali, pourtant d'inspiration plus libérale que sociale, est particulièrement réservé. Le centre n'est pas plus enthousiaste. François Bayrou a jugé que ses idées risquaient de "déstabiliser la société".

Mais c'est à gauche que le révélateur Attali opère le mieux. Les réactions contrastées qu'il provoque disent l'éclatement idéologique du PS. La gauche du parti dénonce l'idéologie individualiste et consumériste du rapport. "La Forge", think tank créé par Benoît Hamon, a produit une intéressante "contre-expertise" du document attalien. Selon son habitude, François Hollande a botté en touche en lui prédisant un destin de "ramasse-poussière". Bertrand Delanoë n'a pas réagi. Seule Ségolène Royale l'a accueilli positivement. "La France a besoin de réformes. Ce rapport a été fait pour aider la France et moi, je veux aider la France", a-t-elle clairement indiqué. On attend avec impatience le jour où les royalistes tenteront de s'emparer du PS en défendant ce type d'orientations...

Télécharger le rapport Attali pdf (245 pages)

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10:09 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.01.2008

Politiques de l'emploi : ESPOIRS PRECAIRES



Comment sera mis en œuvre, et financé, le revenu de solidarité active (RSA) ? Qui sera concerné ? Le risque est de voir cette mesure, dont la conception était innovante, être dénaturée par un gouvernement plus soucieux d'effets d'annonce que de solidarité. À cet égard, la fusion ANPE/Unedic, telle qu'elle est imposée, annonce plutôt le démantèlement du service public de l'emploi qu'une plus grande efficacité au service des chômeurs.
Le 20 janvier, la 13 e réunion des secrétaires de section, à Paris, a été un moment fort de rassemblement de tous les socialistes pour le lancement des municipales. L'hebdo poursuit ses reportages sur des candidats en campagne, cette semaine à Laval, et sur les initiatives exemplaires portées par les municipalités socialistes, comme l'accession à la propriété pour les foyers modestes, à Nantes.

Télécharger l'Hebdo n° 474
RAG 34. Lolo 34

23:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Crise FINANCIERE : Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

Laurent Fabius sera l'invité de Laurent Ruquier ce samedi 26 à 22 h50 sur France 2 dans l'émission "on est pas couchés".

Ecoutez l'interview de Thomas Hughes et Olivier Delagarde sur Itele et France Info 23 janvier

Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

Au cours de la séance de questions au gouvernement, Laurent Fabius a formulé six propositions à prendre d'urgence pour faire face à la crise financière. En réponse, le gouvernement qui semble osciller entre fatalisme et dogmatisme, n'a pas juger utile de clarifier sa politique ou de s'engager sur des solutions précises.

Texte de l'intervention de Laurent Fabius :

Monsieur le Premier ministre,

Les événements financiers de ces derniers jours conduisent chacune et chacun d'entre nous à analyser cette situation et aussi à proposer. Il faut le faire sans catastrophisme mais en évitant aussi la méthode Coué et ne pas faire comme si ces événements ne concernaient pas la France.

Dans cet esprit, je vous voudrais formuler six propositions :

1. Au niveau français, nous demandons au gouvernement de nous présenter dans les meilleurs délais des hypothèses de croissance crédibles, qui soient en ligne avec la situation actuelle.

2. Dans ce cadre, nous souhaitons qu'une action particulière soit menée en direction des PME - qui vont souffrir de la contraction du crédit - et en direction des ménages - par le moyen de la Prime pour l'emploi que nous avons créée - et en direction des personnes âgées et des retraités qui ont besoin d'une revalorisation des pensions.

3. Au niveau européen, car tout est lié, nous souhaitons que l'Eurogroupe prennent très rapidement position en direction de la BCE pour que prenne fin l'attitude dogmatique, à cause de laquelle, si elle continue, la crise financière américaine deviendra une crise financière européenne. C'est la responsabilité de la Banque centrale européenne.

4. Nous souhaitons qu'une position européenne commune soit adoptée en direction des fonds souverains, qui sont en situation, dans ce contexte, de prendre le contrôle de grandes entreprises et de grandes banques.

5. Au plan international, nous demandons que plus de transparence soit apportée en ce qui concerne les règles financières, les règles bancaires et les agences de notation.

6. Nous demandons que le Fond Monétaire International se voit confié une mission d'alerte et de traitement sur ces sujets.

Toutes ces propositions exigent que l'on ait un regard critique sur l'hypercapitalisme financier dans lequel la finance finit par tuer l'économie, dans lequel on trouve un mélange très dommageable de cupidité, de laisser-faire et d'incompétence.

Voici nos propositions. Quelles sont les vôtres ?


www.laurent-fabius.net

RAG 34. Les lolo's 34

18:19 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.01.2008

EMPLOI, CODE DU TRAVAIL : Ce que les syndicats ont osé signer, c'est que du bonheur !





Accord du 11 janvier 2008 par Richard ABAUZIT




• Acceptation du principe de l’utilité des emplois précaires (art 1)
• Acceptation du principe que ce sont les freins au licenciement qui freinent les embauches ! (art 12)
• Acceptation des interventions « plus systématiques » des patrons dans les écoles (art 2)
• Acceptation du principe selon lequel l’insuffisance de ces interventions serait source de l’échec scolaire (art 2)

• Acceptation du remplacement du service public de l’orientation par les patrons (art 2)
• Acceptation de la transformation des stages pédagogiques en périodes d’essai (art 3)
• Acceptation du remplacement progressif des qualifications (sanctionnées par des diplômes nationaux) par des « compétences » individuelles que le salarié ou futur salarié essaiera de vendre (« passeport formation », « VAE », « bilan d’étape professionnel ») (art 3, 6, 7)

• Acceptation de la disparition progressive du contrat d’apprentissage comme contrat de travail réduit à la seule composante formation professionnelle (art 3)
• Acceptation de l’individualisation et de la culpabilisation des futurs licenciés et des déjà licenciés, demandeurs d’emploi. Le chômage et la précarité c’est votre faute, pas assez de compétences, pas assez souples, pas assez mobiles, pas assez motivés pour rechercher le travail absent (art 3, 6, 7, 8, 18)
• Acceptation de l’allongement de la période d’essai pour tous les salariés (doublée en moyenne pour les ouvriers et employés) (art 4)

• Acceptation du démantèlement des statuts (et des garanties qui vont avec) en effaçant les frontières entre eux (privé/public, salarié/indépendant) (art 8)
• Acceptation de la suppression d’une des garanties essentielles du contrat de travail : désormais, ce qui n’est pas écrit dans le contrat de travail, le patron pourra le modifier unilatéralement sans l’accord du salarié ; acceptation, que soit réduite l’obligation d’information actuelle des salariés, dès leur embauche, sur ses droits issus de la convention collective (art 11)
• Acceptation que le reçu pour solde de tout compte signé soit libératoire au bout de 6 mois, ce qui retire au salarié toute possibilité de recours aux prud’hommes (art 11)
• Acceptation d’un préavis du salarié avant de saisir les prud’hommes, ce qui permettra toutes les pressions, comme pour le droit de grève (art 11)
• Acceptation de limiter les indemnités que le juge peut accorder au salarié victime d’un licenciement abusif (art 11)
• Acceptation des licenciements sans préavis, sans motif et sans recours aux prud’hommes, dénommés « rupture conventionnelle » ou « rupture à l’amiable ». (art 12)
• Acceptation de contrats précaires (contrats de « projet ») qui n’ont ni les avantages des CDD (ici il n’y a pas de terme précis fixé au départ, ici l’employeur peut rompre le contrat avant la fin même en l’absence de faute grave), ni ceux des CDI (ici on peut faire trois ans de période d’essai puisqu’un CDI peut suivre un contrat de « projet », et donc être licencié sans motif pendant trois ans) (art 12)


• Acceptation du principe de non responsabilité de l’entreprise pour les licenciements des salariés pour cause de maladie. (art 13)
• Acceptation de considérer que la démission d’un salarié est établie dès qu’il ne répond pas à une demande de l’employeur de reprendre le travail. Ainsi un employeur ne serait plus responsable de la rupture du contrat de travail lorsque qu’un salarié qui refuse de ne pas être payé ou d’être harcelé de reprendra pas le travail.. (art 16)
• Acceptation d’une indemnisation individualisée du chômage (au « mérite » ?) (art 16)
• Acceptation de l’illégalité des sociétés de portage et acceptation du marchandage organisé dans ce cadre, qui permettra aux boîtes d’intérim (encore elles) le retour à l’esclavage (des « salariés » « à leur compte », où la durée légale du travail a disparu, les tarifs minimum - SMIC et salaires conventionnels - auront disparu, que du bonheur). (art 19)

Note précédente : Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !


RAG 34. Lolo34

18:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Municipales : Des candidats UMP disent non merci au soutien de Sarkozy.



Les frasques élyséennes répétées du président BlinBling aidant, et les municipales approchant, de plus en plus de candidats umpistes cherchent à s'affranchir du soutien de Sarkozy selon un article de Libération.

Et si déjà le sarkozysme ne faisait plus recette ?


"Soudain, l'artiste commence à lasser... C'est le problème avec la télé-réalité... Il faut qu'il s'y passe sans arrêt quelque chose, faute de quoi les téléspectateurs zappent sur un autre programme"...
C.Dumetz (revue de presse du 18.01.08)



Lolo34.



Le soutien du Président ? Non merci.

Nombre de candidats UMP aux municipales se démarquent d’un style élyséen qui passe mal.
LAURE EQUY ET NATHALIE RAULIN

Nicolas Sarkozy, atout décisif dans la campagne municipale? Au risque de contrarier leur état-major parisien, nombre de candidats UMP évitent de se réclamer à tout propos du chef de l’Etat, en baisse dans les sondages. Tramway, stade de foot ou retraitement des déchets sont à leurs yeux des sujets plus porteurs que la référence systématique au Président. C’est vrai des maires sortants, qui peuvent jouer sur leur assise locale et leur bilan pour ratisser large, mais aussi des challengers UMP. «Les municipales, quoiqu’en dise Sarkozy, c’est une élection locale, précise François Goulard, député-maire sortant de Vannes (Morbihan). Aucun maire UMP sortant n’a envie de se priver d’un électorat pas forcément du même bord que le sien.» Le député maire d’Elancourt (Yvelines), Jean-Michel Fourgous, fait partie de ces inconditionnels du locataire de l’Elysée qui préfèrent se débrouiller seuls: «Sarkozy est un miracle pour ce pays. Mais on fait plus sur notre nom aux municipales qu’aux législatives!» ...

... Tous ne sont pas si bienveillants: «Les notables et les retraités sont plus que réservés sur la médiatisation de sa vie privée, dit François Goulard. Les couches les plus populaires, qui ont du mal à boucler leurs fins de mois, s’inquiètent, elles, de la stagnation de leur pouvoir d’achat.» L’un peut aller avec l’autre: «Les gens souffrent du fait que tout soit cher, remarque Richard Flandin, candidat à Arles (Bouches-du-Rhône). Alors les paillettes, l’avion prêté par Bolloré, avec certains, ça ne passe pas.»

Lire l'article (vendredi 18 janvier 2008)

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

11:26 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21.01.2008

POUVOIR D'ACHAT : Le président d’aujourd’hui tacle le candidat d’hier

À l’occasion de ses vœux aux forces vives, Nicolas SARKOZY est revenu sur la question du pouvoir d’achat.

Le Président indique qu’il n’est pas possible de donner aujourd’hui du pouvoir d’achat aux Français. Cet aveu d’impuissance de ses propres engagements de campagne signe l’échec de la politique qu’il a menée au cours des premiers mois de son mandat.

En effet, comment admettre qu’il estime impossible de donner du pouvoir d’achat sans contreparties, lui qui a accordé 15 milliards de cadeaux fiscaux aux ménages les plus aisés et aux entreprises sans jamais rien leur demander en retour ?

Il est bien tard pour dire que le pouvoir d’achat suppose de la croissance, mais elle n’est pas au rendez-vous.Pas plus sur la justice sociale et ce sont donc les Français qui vont offrir par leurs impôts et la stagnation de leurs revenus, la contrepartie aux cadeaux accordés par Nicolas SARKOZY à ses clientèles.

Pour le Parti socialiste, il est possible et surtout impérieux d’agir en faveur de la revalorisation du pouvoir d’achat des ménages modestes. Il réclame donc, d’une part, l’annulation du paquet fiscal aussi injuste qu’inutile et, d’autre part, l’utilisation des marges de manœuvres ainsi dégagées pur mettre en place des mesures d’urgence en faveur du pouvoir d’achat (revalorisation immédiate de 5 % des petites retraites, rattrapage des traitements de la fonction publique, chèque transport, diminution de la TVA sur les produits de première nécessité, respect de la loi sur le logement social).

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la fiscalité
le Jeudi 17 janvier 2008

RAG 34. Les lolo's 34

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Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !




France inter n’ose pas interroger Mme Parisot sur le trafic d’argent sale du Medef-UIMM
Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !

lundi 14 janvier 2008 par Gérard Filoche

Mme Parisot vient sur France inter lundi 14 janvier et ne rend pas compte des 600 millions d’euros d’argent liquide, sale, dont elle est aussi responsable que M Denis Gautier-Sauvagnac...Le journaliste n’ose pas l’interroger sur ses trafics ! Par contre les formidables reculs contenus dans le texte proposé par le Medef à la signature des syndicats sont ignorés et masqués !

Mais pourquoi cette bande organisée du Medef-UIMM qui trafique de l’argent sale par mallette entières, peut-elle continuer à plastronner sans rendre des comptes à la justice ?
600 millions d'euros en double cotisation par les entreprises... Sur quelle ligne comptable ? 2 millions d’euros, au moins par an ? Par qui, on sait l¹UIMM-MEDEF. Gautier-Sauvagnac-Parisot... Mais à qui ? Silence, omerta, mafia...

N’importe quelle bande organisée de banlieue, pour beaucoup moins que cela, serait en prison préventive pour les empêcher de se concerter et de détruire les preuves, pourquoi pas eux ? Eux, ils paient des avocats et communicants des dizaines de milliers d¹euros pour organiser le silence et masquer leurs multiples délits et la récidive constante qui est la leur depuis des décennies...

"Liaisons sociales" raconte ce mois que M. Denis Gautier-Sauvagnac dinaît chaque mois avec M Jean-Denis Combrexelle, directeur des relations du travail, qui avait la charge depuis deux ans de "recodifier" le code du travail, en le passant à l"acide. Qui payait l"addition ? Sinon les salariés qui y ont perdu des milliers de droits ?

Et le cabinet Barthélemy qui était membre officiel de la commission des cinq "recodificateurs", est le même qui assistait la remplaçante de Denis Gautier-Sauvagnac dans la négociation récente qui veut faire avaler de nouveaux reculs aux syndicats si certains de ceux-ci, hélas, s’y prêtent (séparabilité, contrats de mission, allongement de la période d’essai, plafonnement des indemnités de licenciement...). C’est "copains et coquins" contre les droits des travailleurs.

Non à la signature de cet accord scélérat avec le Medef !

Les salariés ont davantage besoin de protection, pas d’être davantage livrés à la flexibilité et au chantage à l'emploi.

Les salariés ont besoin de davantage de protection vis-à-vis des licenciements abusifs et boursiers, pour un véritable nouveau contrôle administratif sur les licenciements.

Les indemnités légales de licenciement ne sont pas augmentées, Mme Parisot ment : "deux dixièmes de mois par année d’ancienneté", cela existe depuis la loi de modernisation sociale de janvier 2002 de Lionel Jospin, décrets d’application du 7 mai 2002, cela vaut les "un cinquième de mois" envisagés dans le nouvel accord, par contre : non au plafonnement de ces droits ! Et à toute réduction de la prescription pour les réclamer devant les prud’hommes.

Les salariés comme les chômeurs ont besoin de garanties en matière de durée légale du travail à 35 h, d’heures supplémentaires contrôlées, majorées et payées à 50 %, de façon à les rendre plus coûteuses que l’embauche. Le 31 octobre 1995, le patronat signait un accord interprofessionnel affirmant que "les heures supplémentaires devaient être imprévisibles et exceptionnelles", retour à cet accord.

Les salariés ont besoin qu¹on baisse la durée maxima du travail de 48 à 44 h pour leur santé et pour permettre davantage d’embauche.

Les salariés ont besoin de deux jours de repos consécutifs, de la semaine maximum de cinq jours pas du retour au 19e siécle.

Non à l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit et du dimanche des enfants à 15 ans

Les salariés ont besoin de sécurité et non pas de "contrats de mission" aléatoires.

Les salariés ont besoin que le CNE soit abrogé, que les CDD soient contingentés (pas plus de 5 % d¹emplois précaires par entreprise)

Les salariés ont besoin que la retraite soit garantie à 60 ans à taux plein pour permettre l¹embauche en CDI des jeunes.

Les salariés ont besoin de cotisations sociales patronales plus élevées pour leurs besoins de santé, d’assurance chômage, de formation professionnelle, de logement.

Les salariés ont besoin de droits syndicaux renforcés, d’institutions représentatives du personnel renforcées, de meilleurs prud’hommes, d’une inspection du travail aux effectifs doublés.

Les salariés ont besoin de hausse immédiate des salaires, de rattrapage massif, d’une redistribution des richesses qu’ils produisent et dont ils ne reçoivent la part qu’ils méritent.

Le CAC 40 dépasse les 100 milliards de bénéfices l’an passé. Les 500 premières familles ont gagné 80 milliards d’euros de profits de plus l’an passe que l’année précédente. Les entreprises ont perçu 65 milliards d’aides à l’emploi, aux 35 h en 2006. Et Sarkozy a rajouté 15 milliards de cadeaux fiscaux. Mme Parisot est la 273e fortune de France. Les caisses ne sont pas vides, jamais la France n’a été aussi riche, jamais la "cagnotte privée" n’a été aussi considérable. Cessez de "siphonner" les salaires, rendez les 160 milliards d’euros qui sont passés des salaires aux profits !

Voilà ce que la gauche socialiste défend en face des formidables reculs qui sont en train d’être imposés en droit du travail.

Gérard Filoche, lundi 14 janvier 2008

RAG 34. Les lolo's 34

20:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.01.2008

La croissance française ne dépassera pas 2% en 2008

La ministre de l’Économie et le Premier ministre ont indiqué que la croissance française ne dépassera pas 2% en 2008.

Cet aveu, ô combien tardif, valide donc les mises en garde du Parti socialiste quant à l’irréalité des hypothèses sur lesquelles repose le budget 2008. Il constate, qu’une fois de plus, la majorité contredit lourdement les fondements de sa loi de finances avant même que son encre ait eu le temps de sécher !

Ces propos sont lourds de conséquences. En effet, moins de croissance, c’est aussi moins de recettes : 0,5 point de croissance en moins correspond à une surévaluation des recettes fiscales de 10 milliards d’euros.

La réalité rattrape donc le gouvernement qui aura bien du mal à expliquer comment il pourra réduire les déficits et la dette avec 15 milliards de dépenses supplémentaires (TEPA) et 10 milliards de recettes en moins.

Cette déclaration rejoint la cohorte d’indices qui prouvent que la majorité prépare la mise en place d’un budget de rigueur et d’austérité, dès les élections municipales passées.

Communiqué de Michel Sapin,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité

RAG 34. Les lolo's 34

21:55 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

18.01.2008

ARCELORMITTAL a menti : 600 emplois supprimés en Moselle, désarroi des salariés, colère des syndicats

La récente fusion d'Arcelor avec l'indien Mittal steel ne devait entraîner aucune suppression d'emplois, c'était juré craché ...

Ecoutez la colère et le désarroi des ouvriers du site Mosellois et lisez la dépêche AFP





ArcelorMittal va supprimer 600 emplois en Moselle, colère des syndicats

Par Véronique PUJOL et Robert KOCH AFP -

ArcelorMittal a annoncé mercredi son intention de supprimer, d'ici à avril 2009, 595 des 1.108 emplois dans son aciérie de Gandrange (Moselle) que le groupe s'est engagé à reclasser dans son unité de Florange (Moselle) et au Luxembourg, a-t-on appris de sources concordantes.

Le groupe sidérurgique a fait part de ce "plan de réorganisation" lors d'un conseil d'entreprise européen (CEE) tenu dans la matinée à Luxembourg et l'a confirmé dans l'après-midi lors d'un conseil d'établissement (CE) à Gandrange.

ArcelorMittal a informé les syndicats de son intention de supprimer l'aciérie électrique et le train à billettes, une installation de laminage pour la fabrication de cylindres de métal.

Quelque 400 emplois sont "disponibles" pour le reclassement des métallos de l'aciérie Gandrange (Moselle) où 595 emplois vont être supprimés, a affirmé mercredi le directeur général d'ArcelorMittal France, Daniel Soury-Lavergne.

"Nous avons 400 emplois disponibles dans des usines du groupe situées dans le bassin d'emploi lorrain et luxembourgeois. Ces emplois serviront à reclasser les ouvriers de Gandrange qui bénéficeront, chacun, d'une solution individualisée", a assuré M. Soury lors d'une conférence de presse à Hauconcourt (Moselle).

Le laminoir à couronnes et barres et le centre de recherches seraient conservés sur le site acquis en 1999 pour le franc symbolique par Lakshmi Mittal, devenu entre-temps le patron d'ArcelorMittal, premier aciériste mondial (320.000 salariés).

"C'est un scandale", a déclaré à Luxembourg Edouard martin, élu CFDT au CEE, en indiquant que les représentants syndicaux avaient demandé à la direction générale un moratoire pour la réorganisation projetée en Lorraine. Celle-ci doit être rediscutée le 15 février à Luxembourg.

"Nous ne pouvons pas accepter l'argumentaire du plan de fermeture de l'usine", a indiqué de son côté Henri Botella, représentant de la CFE-CGC au CEE, qui a jugé viable le site et a reproché aux dirigeants d'ArcelorMittal l'insuffisance des investissements pour améliorer sa productivité.

Interrogé à l'Assemblée nationale par le député socialiste mosellan Michel Liebgott, le secrétaire d'Etat aux Entreprises Hervé Novelli a pour sa part indiqué que le gouvernement attendait du numéro un mondial de l'acier un "plan de revitalisation local" et qu'il suivrait "personnellement le dossier".

"Nous attendons du groupe ArcelorMittal qu'un plan de revitalisation local à la hauteur des enjeux soit mis en place. Je suivrai personnellement ce plan et des salariés concernés, aucun ne se verra rester sur le carreau", a assuré M. Novelli.

Dans une note présentée mercredi aux syndicats et que l'AFP s'est procurée, les dirigeants d'ArcelorMittal expliquent qu'"en raison des difficultés opérationnelles constantes de l'aciérie (...), la disponibilité productive de l'ensemble n'est que de 44%, contre 83% en moyenne dans les autres usines" du secteur des aciers longs carbones en Europe.

"Les coûts de maintenance atteignent le double de ceux des autres sites", souligne la note. Le site de Gandrange a accusé une perte nette de 36 millions d'euros en 2007, selon ArcelorMittal.

Les dirigeants du groupe sidérurgique ont par ailleurs affirmé qu'ils donneraient "un nouvel avenir" au site de Gandrange en le spécialisant dans l'activité de laminage. "Le groupe aurait donc une solution à proposer à tous les collaborateurs potentiellement concernés", explique la note.

Cette spécialisation dans le laminage a été confirmée à Gandrange par le directeur général du site, Bernard Lauprêtre, qui à 16H00 était retenu par les ouvriers dans un local de l'usine, où la production est arrêtée depuis mardi 22H00.

Le mouvement doit se poursuivre jusqu'à jeudi soir, a indiqué une intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC dont les représentants ont refusé la réorganisation projetée et demandé une expertise pour "démontre la viabilité du site".

Au troisième trimestre 2007/2008, ArcelorMittal a enregistré un résultat net de 2,96 milliards de dollars (2,155 milliards d'euros), en progression de 35,6%.

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13.01.2008

Commerce extérieur : un chiffre noir, symbole d’une compétitivité défaillante

Le solde du commerce extérieur français ne cesse de se dégrader : son déficit a atteint 4,8 milliards d’euros en novembre, 35 milliards depuis janvier et plus de 38 milliards au cours des 12 derniers mois.

L’année 2007 est conteste « l’annus horribilis » du commerce extérieur Français. Cet échec ne peut être imputé en aucun cas :
• aux cours du pétrole : la hausse enregistrée entre les mois d’octobre et novembre est à l’origine d’à peine plus de 15% de la dégradation du déficit commercial, ce qui est logique puisque la production d’énergie nucléaire expose moins la France aux variations des cours du pétrole. De plus, le niveau élevé de l’euro aura permis d’en amoindrir l’impact;
• au cours de l’euro : le déficit de la balance commerciale des onze derniers mois est majoritairement réalisé au sein de la zone euro : -16,4 Mds € avec l’Allemagne, -6,7 Mds € avec la Belgique, -3,6 Mds € avec l’Irlande, -1,9 Mds € pour l’Italie.

La dégradation spectaculaire de notre déficit commercial (+ 10 milliards en un an) est le signe incontestable de l’échec de la politique gouvernementale. Plus que la faiblesse de la croissance ou la vigueur de l’inflation, elle atteste de la gravité de la situation économique et signe l’échec d’une politique. En effet, la balance commerciale représente le baromètre d’une économie : si la France n’était pas aujourd’hui protégée par la monnaie unique, un tel déficit l’exposerait à des très graves conséquences de change face aux excédents allemands (200 milliards d’euros en 2007).

La France paie l’inefficacité des politiques mises en place depuis huit mois, incapables de restaurer notre compétitivité en profondeur. Faute d’aide à l’innovation, à l’investissement en faveur des PME/PMI exportatrices, la France n’a pas su tirer parti du dynamisme du commerce mondial.

Pour le Parti socialiste, la restauration de notre balance commerciale passe par la mise en œuvre de mesures permettant de restaurer la compétitivité profonde de nos entreprises, d’inverser le décrochage de l’investissement, de développer l’innovation et la recherche pour modifier notre sectorisation industrielle et géographique.

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité


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12.01.2008

CONTRAT DE TRAVAIL : Les négociations s'achèvent sur une note mitigée

PARIS (Reuters) - Les négociations sur le contrat de travail et la sécurisation des parcours professionnels se sont achevées sur une note mitigée, les syndicats confiant à leurs instances le soin de se prononcer sur l'éventuelle signature d'un accord.

Seule la délégation CGT a clairement indiqué qu'elle recommanderait à son conseil confédéral de voter contre les 29 et 30 janvier. Force ouvrière et la CFTC se prononceront lundi, la CFE-CGC mardi et la CFDT jeudi.

Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé qu'un texte de loi reprenant tout ou partie du document finalisé vendredi serait présenté à la fin du premier semestre.

Malgré des avancées des organisations patronales dans la dernière ligne droite, sur la période d'essai ou le nouveau contrat "de projet", tous les syndicats ont fait part de leur déception.

Le Medef s'est en revanche félicité d'un projet d'accord qui permettra selon lui de dynamiser le marché de l'emploi.

Le texte propose notamment un nouveau mode de séparation négociée entre l'employeur et le salarié ouvrant droit à l'assurance chômage, un nouveau contrat "de projet" pour les ingénieurs et les cadres et des périodes d'essai fixées au niveau interprofessionnel.

"VRAIES SATISFACTIONS ET PROFONDS REGRETS"

"La CFDT a des vraies satisfactions et de profonds regrets", a dit Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT.

Il a notamment cité le doublement de l'indemnité légale de licenciement, le transfert de certains droits des salariés entre deux emplois ou la création d'une prime pour les jeunes demandeurs d'emploi.

"En dépit des bonnes volontés, de la bonne qualité de nos travaux, les frilosités patronales ne nous ont pas permis d'aller plus loin", a-t-il regretté.

Force ouvrière a tenu un discours assez semblable, Stéphane Lardy notant "des avancées" et confiant "pas mal de regrets".

"C'est assez mitigé", a dit Gabrielle Simon, de la CFTC, qui a précisé qu'elle ne serait "pas dithyrambique" devant ses instances.

"C'est vraiment très juste et je ne sais si ce sera suffisant", a-t-elle ajouté.

Alain Lecanu s'est dit incapable de "dire quelle sera la position de la CFE-CGC" une fois qu'elle aura "pesé exactement ce que représente cet accord".

Maryse Dumas, secrétaire confédéral de la CGT a estimé de son côté qu'"il y a dans cet accord plus de dangers que de points positifs". "Je crois pouvoir dire que la délégation CGT proposera aux organisations CGT de ne pas signer cet accord", a-t-elle ajouté.

Jean-Baptiste Vey

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OGM : La France engage la clause de sauvegarde sur le Mon810



PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, ce qui permettra d'interdire provisoirement en France la culture de cet OGM autorisé par Bruxelles, en attendant une réévaluation de ses effets par l'Union européenne.


José Bové, qui observait une grève de la faim depuis le 3 janvier avec quinze autres militants anti-OGM pour obtenir cette décision, a aussitôt annoncé qu'il mettait fin à son action.

"Le gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON 810 jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", a déclaré Matignon dans un communiqué.

Les services du Premier ministre précisent que cette décision s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, rendues mercredi.

Celui-ci a "fait état d'éléments scientifiques nouveaux" et la "nécessité d'expertises complémentaires sur les effets sanitaires et environnementaux" à long terme de ce maïs génétiquement modifié, souligne Matignon.

Lors du Grenelle de l'environnement en octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé le gel de ce maïs transgénique, le seul autorisé à la culture commerciale au niveau européen, en attendant l'avis de la Haute autorité sur les OGM. Mais Bové et les écologistes réclamaient un "vrai moratoire".

PLAN SUR LES BIOTECHNOLOGIES VEGETALES

Mardi, le chef de l'Etat s'est déclaré prêt à faire jouer cette clause de sauvegarde en cas de "doutes sérieux" sur ces cultures "jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème", ce qui est attendu dans l'année.

Le lendemain, Jean-François Legrand, président du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a évoqué des "doutes sérieux", une expression néanmoins contestée par d'autres membres du panel.

Legrand a cité une dissémination beaucoup plus étendue que celle évaluée en 1998 lorsque Bruxelles a autorisé le Mon810, il a ajouté que des scientifiques avaient constaté des "résistances chez des ravageurs secondaires", ce qui limiterait l'intérêt de cette variété de maïs OGM. Il a enfin cité des effets sur la faune et la flore, en soulignant que de nombreux aspects devaient encore être approfondis.

Dans son communiqué, le gouvernement a estimé pour sa part que "les doutes sur cet OGM actuellement cultivé en France ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".

Il a annoncé parallèlement un plan "sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros", soit, selon Matignon, "une multiplication par huit des budgets actuels".

José Bové s'est déclaré "très satisfait" de l'activation de la clause de sauvegarde.

"Nous avons décidé de cesser la grève de la faim et de commencer à nous réalimenter demain midi rue de la Banque (à Paris, NDLR) et nous allons partager un premier bouillon de légumes tous ensemble", a-t-il dit sur France Info.

Jean-Stéphane Brosse

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11.01.2008

Martine AUBRY : "il pleut, c'est la faute des 35 h...la plaisanterie a assez duré..."

Il pleut sur le Sarkoland, c'est la faute aux 35 h, aux chômeurs, aux immigrés...

Ecoutez l'interwiev de Martine Aubry (RTL)



(photo DR)Martine Aubry : "Les 35 heures ont bon dos !" " Arrêtons de considérer que quand il pleut, c'est la faute des 35 heures", a ironisé jeudi la maire socialiste de Lille, dont elle est à l'origine et dont Nicolas Sarkozy avait déclaré envisager la fin en 2008.


La maire PS de Lille : "Les 35 heures sont un bouc émissaire"

"Il faudra un jour que les hommes politiques de droite acceptent de voir en face leurs propres échecs", a déclaré jeudi l'ancienne ministre des Affaires sociales, qui participait à une conférence de presse à Lille avec plusieurs élus PS du Nord-Pas-de-Calais, à la veille d'une visite de Nicolas Sarkozy pour la cérémonie des voeux aux corps constitués et fonctionnaires.

"Nicolas Sarkozy fait semblant de croire qu'on ne peut pas faire d'heures supplémentaires, je rappelle qu'on a toujours pu faire des heures supplémentaires avec les 35 heures, et que l'année en France où on a fait le plus d'heures travaillées, c'est l'année 2000, l'année où le maximum de personnes sont passées aux 35 heures", a-t-elle ajouté.

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23:19 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AUBRY, 35 HEURES

10.01.2008

DROIT DU TRAVAIL : l'allongement de la durée de la période d'essai = 1 CDD déguisé sans indemnités en cas de rupture !

Modernisation du marché du travail : timides avancées avant le dernier round
Par Isabelle CORTES et Dominique VERNIER


PARIS (AFP) - Les syndicats sont plutôt restés sur leur faim mercredi soir face aux contre-propositions patronales sur l'allongement de la période d'essai mais espèrent de nouvelles avancées jeudi, dernier jour prévu des négociations sur la modernisation du marché du travail.

La CFDT et la CFE-CGC ont certes mis en exergue des points positifs, tout en soulignant qu'il restait "beaucoup de travail à faire". La CFTC, FO et la CGT ont davantage souligné l'insuffisance des "avancées".

Après une longue suspension de séance, le patronat a proposé de maintenir l'extension de la période d'essai du CDI à 3 mois pour les non cadres et à 6 mois pour les cadres mais a accepté que le renouvellement soit soumis à un accord de branche ou d'entreprise.
Il a également supprimé le "préavis réciproque" et l'indemnité de rupture" si l'employeur se sépare du salarié pendant le renouvellement. Deux dispositions qui faisaient craindre aux syndicats la réapparition d'un contrat type CNE (contrat nouvelles embauches).

Tous les syndicats ont critiqué la longueur de la période d'essai. Ils redoutent que des accords d'entreprise permettent de l'allonger encore plus, alors que c'est "au moment de l'embauche que le salarié est le plus fragile", a souligné Maryse Dumas (CGT).

Marcel Grignard (CFDT) a estimé que "sur le point dur de la période d'essai, ça a bougé dans le bon sens, sur la durée de cette période, on espère que ça bougera" jeudi, où "il restera quatre à cinq points durs à régler".

La majorité des syndicats réclament ainsi une homologation de la rupture négociée du contrat de travail auprès du bureau de conciliation prud'hommale et considère que le CDI de mission ne convient pas en l'état.

Mercredi soir, Alain Lecanu (CFE-CGC), a salué "des réponses favorables à des propositions syndicales, mais noté encore "deux difficultés" sur la période d'essai, sa longueur et la possibilité de son renouvellement par des accords d'entreprise." Mais il reste "optimiste", pensant que le patronat s'est "gardé sous le coude des possibilités d'évolution".

La CGT reste "insatisfaite" car "les périodes d'essai peuvent toujours être à rallonge" et, pour FO, "la copie est à revoir" car la période d'essai fixée au niveau de l'entreprise pourrait augmenter les inégalités entre salariés d'un même secteur. Stéphane Lardy (FO) s'est aussi dit "un peu inquiet" que le "patronat joue la montre", faisant allusion "aux trois heures" passées sur "un seul point dur".

Gabrielle Simon (CFTC), "un peu déçue" du résultat de la journée, a noté "des éléments intéressants mais pas essentiels". Elle craint que des accords d'entreprise rendent possible un voire deux renouvellements de la période d'essai: on se rapproche beaucoup du CNE qui fait fantasmer" le patronat.

Face aux demandes du Medef, de la CGPME et de l'UPA, les syndicats jugent globalement trop faibles les contreparties en matière de "sécurisation des parcours professionnels".

Pour qu'un accord soit valide, il doit être signé par au moins trois des cinq confédérations de salariés. Marcel Grignard (CFDT) a jugé que "cinq (syndicats signataires) c'est mieux; quatre, pas mal; moins que quatre, c'est moins bien; tout seul, on serait très mal et ce n'est pas envisageable."

Même en cas d'accord, "ne rêvons pas, nous n'allons pas révolutionner en quatre mois le marché du travail", a estimé Stéphane Lardy (FO).

En cas d'échec des négociations, le gouvernement, qui a prévu une réunion avec les partenaires sociaux "autour du 15 janvier", a prévenu qu'il reprendrait l'initiative avec une loi qui pourrait être présentée début février.

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09.01.2008

Face au show Sarkozy, le PS à l'unisson...



Contre Nicolas Sarkozy, le PS s'essaie à la riposte coordonnée

Par Laure Bretton Reuters - Accusés d'être inaudibles depuis la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, les socialistes ont tenté mardi une riposte coordonnée face à la première conférence de presse de Nicolas Sarkozy de l'année.

Tous courants confondus, les élus du Parti socialiste ont diffusé une quinzaine de communiqués, certains avant même que le chef de l'Etat ait fini de parler à l'Elysée, puis sont intervenus à chaud et tout aussi nombreux dans les médias.

De François Hollande à Aurélie Filippetti, nouvellement élue à l'Assemblée nationale, en passant par le député européen Benoît Hamon, tous ont décliné le même message: le président de la République a parlé pour rien.

"Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots", a ainsi estimé le premier secrétaire du PS, François Hollande, pour qui Nicolas Sarkozy a "évité de répondre aux questions essentielles" sur les salaires, l'emploi ou le pouvoir d'achat.

Le député de Corrèze a une nouvelle fois prédit un "plan de rigueur" aux Français, que la majorité garderait caché jusqu'aux municipales de mars.

"C'est du show", a lancé l'ex-Premier ministre Laurent Fabius sur France 2.

"Qu'on assouplisse les 35 heures, très bien, mais en finir avec les 35 heures, cela veut dire qu'il n'y aura plus de durée légale du travail, donc plus d'heures supplémentaires, donc que les gens vont gagner moins", a-t-il dit.

"Alors, il invente ce thème qu'il sert à toutes les sauces, la politique de civilisation", a-t-il ajouté.

Pour Julien Dray, porte-parole du PS, le chef de l'Etat s'est livré à "un constat d'impuissance" - un "long discours creux" selon les mots de Razzy Hammadi, récemment promu "secrétaire national chargé de la riposte" et auteur de trois communiqués en trois heures.

"Un moulin à paroles" sans aucune mesure concrète, a résumé Arnaud Montebourg sur France Info.

Comme elle en a pris l'habitude depuis cet automne, Ségolène Royal a choisi quant à elle de convoquer la presse dans ses bureaux parisiens pour réagir, acceptant pour une fois de répondre aux questions après une brève déclaration.

Raillant un président devenu le "propre commentateur de son inaction", brandissant le programme de son adversaire dûment surligné, l'ancienne candidate présidentielle l'a sommé de "passer du discours aux actes", notamment sur la revalorisation du minimum vieillesse et des petites retraites.

TOUCHE PAS AUX 35 HEURES

Au risque de friser l'overdose médiatique - et à l'exception des proches de Ségolène Royal - cette réponse avait fait l'objet de plusieurs réunions de coordination. La stratégie avait été brièvement et sans succès expérimentée pendant la campagne présidentielle où une équipe de "voltigeurs" était chargée de relayer les propositions de la candidate.

Lundi, quelques dirigeants se sont retrouvés autour du premier secrétaire pour "donner le la" de la riposte, des "messages" sont ensuite partis vers les attachés parlementaires et les entourages des "éléphants".

A l'heure où les velléités se multiplient pour prendre la tête du PS, l'initiative a le mérite de recentrer le débat sur François Hollande, qui quittera son poste lors du prochain congrès.

"L'idée ce n'était pas de contraindre quiconque mais de lancer la machine. Libre à tout le monde ensuite de se raccrocher. Et on voit que ça marche quand il y a la volonté de quelques uns d'accepter d'être un peu derrière", se félicite un secrétaire national.

Une grande partie des attaques socialistes s'est concentrée sur les propos présidentiels contre les 35 heures, mesure emblématique de la "gauche plurielle". Pour le PS, il s'agit d'une "régression sans précédent depuis un siècle".

"Après avoir défendu la valeur travail, Nicolas Sarkozy s'en prend aux travailleurs et à leurs droits", souligne un communiqué commun.

Alors que des négociations sont en cours avec les syndicats, "c'est faire preuve d'un cynisme absolu que d'afficher la volonté de revenir de manière délibérée et unilatérale sur la durée légale du travail", a dénoncé de son côté le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, dans un communiqué.

Pour Ségolène Royal, qui avait pourtant émis des réserves sur les 35 heures pendant la campagne présidentielle, "cela préfigure la fin de la durée légale du travail et met par terre une des principales propositions" de Nicolas Sarkozy, à savoir la défiscalisation des heures supplémentaires.

Si on ne mesure plus le temps de travail, on ne peut plus payer plus les heures sup', "il va falloir qu'il revoit sa copie sur ce sujet-là", a-t-elle déclaré.

Mardi 8 janvier.

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18:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.01.2008

Décès de Alain Marchand, Professeur à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III

Alain MARCHAND Professeur à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III et Directeur du Laboratoire d'analyse et de recherches en politique et en économie sociale.

Nous apprenons ce matin avec tristesse et émotion le brusque décès d'Alain Marchand.
Pour l'avoir beaucoup apprécié au cours de mon cursus tant en sciences économiques qu'en science politique, je m'associe au deuil qui frappe sa famille, ses ami(e)s, ses camarades. Toute notre équipe se joint à vous toutes et tous pour lui rendre hommage.

Lolo34 admin du site RAG 34 et les lolo's 34


Alain Marchand, professeur à l'Université Paul Valéry, est soudainement décédé.
Il était pour cette Université la mémoire de son histoire et de ses luttes, une figure incontournable et reconnue.
Il a assuré jusqu'à ses dernières semaines toutes ses responsabilités comme militant et secrétaire du Snesup.
Déjà militant politique en 1968, Alain est resté fidèle à ses idées.
Il était appréciée pour l'attachement à ses convictions et ses grandes qualités humaines.
La disparition de ce collègue et ami crée un grand vide, pour ses proches, parents et amis, pour les personnels de l'Université, ses étudiants, ses camarades.

Bruno Flacher


Aujourd’hui, la Section du SNESup se sent orpheline: avec la disparition d’Alain Marchand, c’est toute une part de l’Université qui s’en va, de ses luttes, de sa mémoire. Alain était assurément un professeur, un maître qui a exercé une influence considérable sur ses étudiants; c’était aussi l’un de ceux qui ont façonné la personnalité dePaul-Valéry, par l’orientation qu’il a su donner à la section d'AES, entre autres choses; mais plus que tout, c’était un syndicaliste et nous sommes fiers de l’avoir eu pendant tant d’années comme secrétaire de notre syndicat.
Il a su faire à ce poste, auquel il a consacré tant d’heures d’un travail pas toujours gratifiant, la preuve de ses qualités: ce n’est pas facile d’être un homme de compromis sans tomber dans la compromission, d’être un
homme de principes tout en sachant être un homme de dialogue. Il avait aussi la capacité de ne jamais perdre de vue les perspectives nationales tout en gérant dans le détail les affaires locales. Il connaissait l’art
difficile de faire vivre dans la même organisation des personnes aux idées et aux tempéraments très divers: il y faut beaucoup d’intelligence et de finesse, et il n’en manquait certes pas.
Sans doute ces qualités étaient-elles favorisées par d’autres, qu’il mettait moins en avant: il aimait les gens et, malgré toutes ses occupations, trouvait toujours le temps de parler un moment à tous ceux qui l’abordaient: son ironie - parfois terrible avec ses adversaires -, son humour, avaient du mal à dissimuler son humanité et sa compassion.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes et de nouveaux venus à l’université se sentent un peu perdus par la disparition d’une grande figure, beaucoup d’autres souffrent de celle d’un ami ou tout simplement de quelqu’un qui avait su avoir un sourire ou le mot qu’il fallait au bon moment. Nous ne verrons plus dans l’université Paul-Valéry la haute silhouette juchée sur le scooter, et elle nous manque déjà. La seule façon de lui rendre hommage, dans un monde qui semble se déliter, est de poursuivre la lutte et de refuser les renoncements.

Merci, camarade; merci, Alain.

Bureau de la Section du SNESup

Non au sarkoland !

17:35 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ALAIN MARCHAND

04.01.2008

Bonjour 2008 ... Et je remets le son ... Pour que cette nouvelle année soit celle de nos couleurs !


L'équipe de RAG 34 vous souhaite une excellente année 2008.





TOUTES ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, POUR DEFENDRE L'EMPLOI ET NOTRE POUVOIR D'ACHAT !
Amicalement,
Les lolo's 34.

Et je coupe le son. ... Et je remets le son. ZEBRAMIX : Mon pépé adore
















Les lolo's 34



15:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : MITTERRAND, PS, RAG 34

03.01.2008

OGM, grève de la faim : Contre le maïs montsanto, José BOVE se met à l'eau

José Bové entame sa grève de la faim contre le maïs OGM à Paris

(photo RAG34 José Bové au meeting unitaire du 6 décembre à Montpellier pour exiger un nouveau référendum).PARIS (Reuters) - José Bové a débuté une grève de la faim pour obtenir que la France active la clause de sauvegarde, qui permet à un État de l'Union européenne d'interdire la culture d'un OGM autorisé par Bruxelles.

Invité sur RTL et FRANCE INTER (écouter l'émission ) * le leader altermondialiste a expliqué qu'il s'était installé depuis mercredi soir dans des locaux parisiens, sans donner plus de précision, avec une quinzaine de personnes pour faire pression sur le gouvernement.

Ce mouvement de protestation est lancé pour que le "point emblématique" du Grenelle de l'environnement sur les OGM "ne passe pas à la trappe sinon c'est l'ensemble du Grenelle qui va passer pour une espèce de mascarade, un show médiatique et je pense que l'écologie mérite mieux que ça", a-t-il déclaré.

Pour qu'il revienne sur sa décision, la "condition est simple c'est l'envoi de cette clause de sauvegarde et le fait qu'on ait une preuve matérielle que cette clause a été envoyée", a expliqué José Bové.

"Cette lettre doit partir de Paris, arriver à Bruxelles et c'est à ce moment là que nous arrêterons cette grève de la faim et j'espère que ce soit le plus rapidement possible", a-t-il souligné.

Laure Bretton

(photo :© RF / Stéphan Allègre)* FRANCE INTER (écouter l'émission )

Sur le même sujet notre note précédente : La peine de prison de José Bové convertie en jours-amende. Voir aussi sa vidéo : meeting du 6 décembre à Montpellier

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16:10 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MONTSANTO, BOVE

POUVOIR D'ACHAT : Eric Besson relance le projet de TVA sociale



PARIS - Le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques Eric Besson a relancé mercredi le projet d'une TVA sociale, en affirmant qu'une fiscalisation de la protection sociale lui paraissait à terme "inéluctable", et qu'elle entraînerait "moins de cotisation sociales" et "plus d'impôts et de taxes."

M. Besson a indiqué sur France-2 vouloir suivre l'exemple de certains pays du Nord de l'Europe qui "financent leur protection sociale non pas sur les cotisations assises sur les salaires (...) mais sur des impôts et des taxes", ajoutant que cette évolution lui "paraît à terme, si on se place à dix ou quinze ans, inéluctable".

Pour l'ancien député socialiste, "la vraie question, c'est comment on finance à terme notre protection sociale?". M. Besson a également annoncé "un arbitrage du président de la République" sur cette question "au printemps".

Le secrétaire national adjoint du PS Faouzi Lamdaoui estime dans un communiqué que le gouvernement "est démasqué" et que l'intervention de M. Besson a pour but de "préparer les esprits aux mauvaises surprises que le gouvernement réserve aux Français dès après les élections municipales".

"Alors qu'il promettait un meilleur pouvoir d'achat aux Français, le gouvernement leur présente chaque jour une nouvelle facture", dénonce-t-il, pointant du doigt "une politique économique inefficace et centrée sur les cadeaux fiscaux indécents offerts aux plus riches". AP

sm/pf/mw

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01.01.2008

POUVOIR D'ACHAT 2008 : Ca commence mal !



Une série de mesures touchant le pouvoir d'achat des Français entrent en vigueur le 1er janvier. Hormis l'augmentation des contrats d'assurance automobile, habitation, etc, le prix du timbre postal, etc : Voici les principales.


FRANCHISES MEDICALES

Cinquante centimes d'euro sur chaque boîte de médicament et chaque acte paramédical, et deux euros sur chaque transport sanitaire ne sont plus remboursés, dans la limite de 50 euros par an.

Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU), les enfants, les jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes sont exonérés de ces franchises.

Le gouvernement espère ainsi dégager 850 millions d'euros d'économies tout en assurant le financement d'un plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et l'amélioration des soins palliatifs.

PRIX DU GAZ

Les tarifs réglementés du gaz, qui concernent environ sept millions de clients particuliers de Gaz de France, augmentent de 4%.

Le gouvernement estime qu'un foyer moyen verra sa facture augmenter d'environ 3 euros TTC par mois, Gaz de France évaluant cette hausse à 2,15 euros en moyenne pour un appartement et 2,90 euros pour un pavillon.

TAXE SUR LES VOITURES POLLUANTES

Une nouvelle taxe s'applique sur les voitures neuves rejetant plus de 160 grammes de CO2 par kilomètre, acheteés par les particuliers et les entreprises, et immatriculées à partir du 1er janvier.

Le malus de 200 à 2.600 euros est payable une seule fois. Le ministère de l'Ecologie précise qu'une évolution "allant dans le sens d'une annualisation partielle réservée aux véhicules les plus polluants est à l'étude".

Selon le ministère, le malus concerne environ 25% des ventes de voitures neuves et le montant le plus élevé environ 1%.

Le dispositif doit financer un système de bonus en vigueur depuis le 5 décembre pour les voitures émettant moins de 130g de CO2/km.

RETRAITES

Les pensions sont revalorisées de 1,1% le 1er janvier. Le ministre du Travail a indiqué qu'une nouvelle hausse était probable courant 2008 si l'inflation était supérieure aux prévisions initiales.

RMI

Le revenu minimum d'insertion est revalorisé de 1,6% à 447,91 euros pour une personne seule sans enfant, 671,87 euros pour une personne seule avec un enfant ou pour un couple sans enfant ou 806,24 euros pour une personne seule avec deux enfants ou pour un couple avec un enfant.

ALLOCATIONS

La base mensuelle des allocations familiales, qui sert à calculer la plupart des prestations familiales, est revalorisée de 1%.

L'Allocation aux adultes handicapés (AAH) est revalorisée de 1,1% à 628,10 euros, le complément d'AAH à 179,31 euros et la majoration pour vie autonome à 104,77 euros.

LOGEMENT

L'évolution des loyers est indexée sur l'évolution des prix à la consommation, plus favorable aux locataires que l'indice de référence des loyers qui intégrait déjà pour 60% l'indice des prix à la consommation.

PARIS (Reuters) - 31 décembre 2007

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30.12.2007

INTERNET : Les petites mains de Ladiesroom.fr se mettent en grève

Par Philippe Crouzillacq, 01net.

Dans le Web 2.0, les internautes sont sympathiques. Ils (ou elles) sont prêt(e)s à travailler pour des cacahuètes et à enrichir, de leur contenu éditorial (articles ou chroniques sur la mode ou la famille), un site comme Ladiesroom.fr. Et tout ça pour la gloire d'une publication en ligne. Leurs contributions sont le plus souvent de bonne qualité et, malgré tout, il ne leur viendrait pas à l'idée de se mettre à leur compte et d'éditer leur respectable production sur un blog.

C'est tout le secret du Web… communautaire : créer un environnement où les gens, à force de microtâches indolores mais chronophages se retrouvent heureux de travailler bénévolement au bien-être d'entreprenautes totalement décomplexés. Il ne faut toutefois pas pousser le bouchon trop loin. Car s'ils sont cools et prêts à tout pour faire plaisir à leur prochain, les travailleurs du Web 2.0 détestent au moins une chose : la dissimulation et les petits mensonges. Car dans ce cas-là, la confiance change de camp.

C'est ce qui est arrivé au site Ladiesroom.fr. L'une des collaboratrices du site s'est mise en tête de savoir qui était aux commandes du site auquel elle contribuait. Et a découvert qu'il s'agissait en fait d'une agence de communication, la société Heaven. Ce manque de transparence a choqué d'autres contributrices, explique Le Monde. Et plus de 10 % d'entre elles se sont alors mise en grève (un paradoxe pour des travailleuses non rémunérées). Elles ont toutes d'un commun accord décidé en signe de protestation de « déshabiller (symboliquement) leur avatar », la petite figure stylisée que chacune peut utiliser comme une signature. Une cybergrève tout ce qu'il y a de plus sexy en somme.

Vendredi 28 décembre.

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29.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus

Au moment même où Nicolas Sarkozy vient de faire voter par la majorité au Parlement un plan supposé favoriser le pouvoir d’achat des Français, son gouvernement vient d’annoncer, entre Noël et jour de l’an, une hausse de 4 % des tarifs du gaz. Le ministre de l’Économie nous dit, comme pour se faire pardonner, que c’est moins que les 6 % souhaités par GDF dans le cadre de sa privatisation, mais c’est bien plus que l’inflation (2,4 %) et cette augmentation vient après la hausse de 5,8 % déjà intervenue en mai 2006. Soit une progression de 10 % en 18 mois.

Dès la fusion de Suez avec GDF, le Parti socialiste pointait le risque d’une augmentation inéluctable des tarifs pour que GDF puisse compenser les coûts d’approvisionnement sans pénaliser ses actionnaires qui commencent à bouder le cours des actions qu’ils jugent de moins en moins attractives.

Ainsi, non seulement le plan de Nicolas Sarkozy n’aura pas apporté un euro de plus aux Français au 1er janvier 2008, mais ceux-ci se verront -à cette date- facturer 4 % plus cher leur approvisionnement en gaz et les fameuses franchises médicales entreront en vigueur. Visiblement le compte n’y est pas par rapport aux promesses. En matière de pouvoir d’achat, la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus.

Communiqué de François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste

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23.12.2007

5/5 - PRIVATISATION du marché de l'énergie : Les particularités de l'industrie électrique : C'est avant tout une production non stockable...

Par Marc LEYGONIE (cadre retraité EDF)

note 5/5 : Les particularités de l'industrie électrique (suite et fin de notre dossier sur le marché de l'énergie).

Nous avons abordé il y a peu le problème de l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence et nous en avons signalé les dangers. Il eut été sans doute plus sage de conserver notre service public, Henri Guaino lui-même l’avait dit à diverses reprises tant lors d’interventions au sénat que lors d’interview. Pourtant il ne peut être soupçonné de gauchisme…
Le présent article va justifier la pertinence d’un service public de préférence à une privatisation en analysant les particularismes de l’industrie électrique.
Le secteur électrique comporte des particularités fortes qui en font un cas en marge de l’ensemble des activités industrielles.

En effet la nature du produit électricité qui, au niveau d’importance où se situe sa production ne peut être stocké, dont la nature purement énergétique en fait un bien immatériel, fait du secteur électrique une industrie de production et de réseaux nécessitant des moyens très importants ,des investissements lourds à temps de retour long (de l’ordre de 30 à 40 ans pour la majorité d’entre eux) ce qui ne rentre pas aisément dans le schéma néolibéral actuel qui exige des temps de retour de 3 à 5 ans et des taux de rentabilité purement financière de l’ordre de 15%.

Par ailleurs les besoins sont extrêmement variables tant au niveau journalier qu’hebdomadaire et annuel. Ils dépendent non seulement de l’activité économique mais également des conditions climatiques. L’obligation dans laquelle est le système de répondre à tout moment à la demande confère une très grande importance aux prévisions de consommation mais aussi de disponibilité, d’adaptation technique mais aussi de rentabilité économique des moyens de production et de transport de l’énergie. Or certains des moyens de production sont eux-mêmes tributaires des conditions climatiques, il en est ainsi des centrales hydrauliques et des éoliennes. S’ajoute à ces contraintes celle des situations géographiques respectives des demandes et des moyens de production disponibles car elles doivent être compatibles avec la capacité des réseaux de transport.

On imagine la complexité que cela représente et l’importance des moyens mis en œuvre ainsi que de l’expérience acquise pour optimiser un tel système à la fois quant à la nécessité de faire coïncider à tout instant offre et demande mais aussi le souci de le faire dans les meilleures conditions économiques. C’est prendre conscience de la difficulté et de l’importance de l’optimisation du système.

De plus cette variabilité des besoins et la nécessité impérative de les satisfaire fait que certains ouvrages de production et une part de la capacité des réseaux ne seront utilisés que quelques mois, voire quelques semaines par an et même à l’extrême tous les vingt ans .Ils n’apparaissent pas rentables au sens habituel de l’économie mais ils sont indispensables à la continuité du service.

Par ailleurs les lois de transposition de la directive européenne reconnaissent l’électricité comme produit de première nécessité.

Si une entreprise publique a pour mission essentielle de fournir le meilleur produit possible au meilleur coût possible et de le vendre au prix coûtant ,une entreprise privée a pour objectif, et c’est dans sa nature, de faire du bénéfice et donc elle s’efforcera d’en dégager le plus possible.

Fallait-il ouvrir le marché de l’électricité à la concurrence, pouvait-on en attendre une amélioration pour les utilisateurs ? En particulier la protection de l’environnement s’avère non conciliable avec une utilisation prioritaire des centrales thermiques productrice de CO2 mais qui présentent pour une entreprise privée l’avantage d’investissements modestes et de temps de retour plus courts.

Ce n’est pas par hasard que les réseaux n’ont pas été entrés dans les activités ouvertes à la concurrence. C’est simplement que si la production, ou la spéculation, offre un produit à vendre, ce qui rapporte et intéresse l’investisseur privé, un réseau coûte cher et ne fourni pas de produit à vendre.

Enfin la fameuse règle du marché dite de l’offre et de la demande est-elle réellement applicable au système électrique ? On verra que non car ce qui commande c’est la nécessité de répondre dans l’instant à la demande.
On constate que partout où l’ouverture à la concurrence a eu lieu après parfois une baisse au début les prix ont ensuite augmenté.

L’ouverture du marché est une erreur que le texte qui suit vise à démontrer. Le texte de Marcel Boiteux qui démonte les contradictions de cette solution situe également ce problème dans la logique plus large du système politico économique actuel.

« …Le troisième et dernier des devoirs du souverain de la République est celui d’élever et d’entretenir ces ouvrages et ces établissements publics dont une grande société retire d’immenses avantages, mais qui sont néanmoins de nature à ne pouvoir être entrepris et entretenus par quelques particuliers étant entendu que pour ceux-ci le profit ne saurait jamais leur rembourser la dépense »…
(Adam Smith « La richesse des nations », livre V, chapitreXX, section 2)

Sauf- pourrait-on ajouter- si le prix qu’ils en exigent leur permet les bénéfices auxquels ils aspirent…aux dépens des citoyens les plus modestes qui seront alors privés de leur usage…
Il reste que ceux qui se prétendent ses héritiers ont tendance à perdre de vue cet héritage…

INTRODUCTION

L'exemple d'EDF présente un intérêt particulier :

- elle fournit et distribue un produit reconnu par la loi comme de première nécessité

- elle est une entreprise de réseaux

- ses activités impliquent des investissements lourds à durée de vie de l'ordre de 40 ans (et on parle de 60 ans pour le nucléaire)

- elle a cette particularité que son produit ne peut être stocké ;

- le choix des moyens de production a enfin des impacts sur l'air, l'eau, l'intégration à l'environnement, où les réseaux nécessitent lors de la recherche de leur tracé des études d'impact, où la qualité et la continuité du service qu'ils apportent concernent pour l'électricité un produit de première nécessité, le choix des énergies primaires - alors que la France n'a plus de ressources propres en gaz ni en charbon - a un impact économique important (en particulier en matière de devises),

- elle comporte des métiers de haute technicité et s’exerçant dans un environnement dangereux;

- elle était organisée en système intégré de la production à la livraison chez le client terminal;

- enfin elle était certainement, par les dispositions de la loi de nationalisation du 8 avril 1946, la forme la plus aboutie du service public : "... Un fonctionnement à caractère industriel et commercial démocratique, pour être toujours mis au service de la collectivité, des usagers, grâce à un personnel qualifié, permanent et respecté, couvert par un statut national conçu autour d'une élaboration paritaire de l'ensemble des dispositions sociales..."


Lire la suite de l'excellent article de Marc LEYGONIE:

Télécharger l'intégralité du doc (format word 607.8 ko) --->
Les particularités de l'industrie électrique

Consulter l'ensemble de notre dossier : EDF-GDF public !




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21.12.2007

L'espace Shengen s'ouvre à 9 nouveaux pays: Espoir à l'Est, inquiétude à l'Ouest

L'Union ouvre ses frontières de Tallinn à Lisbonne
Par Reuters


PETRZALKA, Slovaquie, 20 décembre (Reuters) - L'Autriche et la Slovaquie ont donné jeudi le coup d'envoi des cérémonies qui marqueront l'entrée en vigueur, à minuit plus une minute, de l'ouverture de l'espace Schengen à neuf nouveaux membres de l'Union européenne.

A l'Est, cette abolition des frontières a valeur de symbole important et met un point final au démantèlement du "rideau de fer". Les huit pays d'Europe orientale qui ont rejoint l'UE en 2004 espèrent aussi un coup de fouet à leur économie.

A l'Ouest, certains s'inquiètent d'une montée possible de la criminalité avec de nouvelles frontières moins sûres, même si celles-ci ont été renforcées.

Connaissant ces objections, mais les balayant d'un revers de main, le Premier ministre slovaque Robert Fico et le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer ont scié symboliquement une barrière douanière à un poste-frontière de la ville de Petrzalka, près de Bratislava, la capitale slovaque.

"Qu'est-ce que Schengen? Ce n'est pas la criminalité, ce n'est pas l'incertitude, ce n'est pas la peur, c'est un vaste espace de sécurité et de stabilité", a déclaré Gusenbauer lors de cette cérémonie.

Fico a souligné que cet événement ouvrirait un espace de libre circulation de plus de 4.000 kilomètres entre Tallinn, en Estonie, et Lisbonne, au Portugal.

Avec les huit nouveaux entrants d'Europe de l'Est, auxquels s'ajoute Malte, l'espace Schengen comptera 24 pays à partir de vendredi. Sa superficie atteindra un tiers de la taille des Etats-Unis et abritera quelque 400 millions d'habitants.

SECURITE RENFORCEE

Les accords de Schengen, qui tiennent leur nom du village luxembourgeois où fut signé en 1985 le premier accord sur la circulation sans passeport à l'intérieur de l'Union, s'appliquera d'abord aux frontières terrestres et maritimes, avant de s'étendre aux liaisons aériennes.

Plusieurs villes frontalières, dont certaines sont coupées en deux depuis des décennies, prévoient de célébrer l'événement, même si depuis l'élargissement de mai 2004, les voyages au sein du Bloc des 27 sont déjà devenus beaucoup plus simples.

Des milliers de Polonais, Lettons ou Lituaniens ont ainsi émigré au Royaume-Uni et en Irlande, deux pays qui sont pourtant en dehors de Schengen, grâce à des conditions d'entrée facilitées pour les travailleurs étrangers.

Outre Londres et Dublin, la Roumanie, la Bulgarie et Chypre sont les autres pays de l'UE qui restent pour l'heure à l'écart de l'espace Schengen. Deux pays non membres de l'UE y sont en revanche associés, la Norvège et l'Islande, et la Suisse les rejoindra prochainement.

La sécurité a été renforcée le long des nouvelles frontières, ce qui ne fait pas taire les inquiétudes de certains
responsables.

"Nous devons en déduire qu'il y aura davantage de délits contre la propriété dans la zone frontalière. La question du trafic d'êtres humains se posera aussi de manière aiguë", a déclaré le chef du syndicat de la police allemande, Konrad Freiberg, dans une récente interview.

Déplorant la réduction d'effectifs au sein de la police allemande, il dit cependant espérer que la collaboration des
policiers allemands avec leurs collègues polonais s'améliorera avec le temps. Pour lui, l'expansion de l'espace Schengen aurait pu attendre que tous les problèmes de sécurité soient réglés.

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10:07 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ESPACE SHENGEN

PRIVATISATION : GDF c'est fait !

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a publié au Journal Officiel le décret de privatisation de Gaz de France afin de permettre sa fusion avec Suez.

Le décret, qui ne comporte que deux articles, indique qu'"il est décidé de procéder au transfert du secteur public au secteur privé de la société Gaz de France SA".

L'Etat détient actuellement environ 80% du capital de GDF et la loi a été modifiée l'an dernier pour permettre de réduire cette part sous les 50%. Dans le cadre de la fusion avec Suez, l'Etat devrait voir sa part tomber aux environs de 35%.

William Emmanuel

Sur le même thème : article 5/5 publié ce matin 21 décembre de notre dossier spécial : EDF- GDF public ! :

Les particularités de l'industrie électrique par Marc Leygonie

Consulter aussi l'ensemble de notre dossier : EDF-GDF public !


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09:38 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.12.2007

Guillaume BACHELAY : "les socialistes et le marché"


Forum de la rénovation - "les socialistes et le marché"
La Villette - 15 décembre 2007
Intervention de Guillaume BACHELAY


Cher(e)s Camarades,

Quand elle a su que nous allions parler du marché, la droite a pris un air gourmand. Elle a entonné sa vieille chanson : "Vous, les socialistes, vous avez un problème avec le marché, vous faites un blocage avec l'entreprise". La vérité, cette affirmation n'est mortelle pour la gauche que si nous la reprenons à notre compte. Alors évitons ce piège grossier et débattons. La reconstruction, c'est la réflexion.

Dans notre Commission, pas d’« archéos », point de « modernes », mais des socialistes qui partagent deux grandes analyses.

D’abord, les entreprises ne sont pas nos ennemies. Au gouvernement, nous les avons aidées, développées, accompagnées. Demain, il ne faudra pas leur mégoter notre soutien, et d'abord aux PME, si nous voulons restaurer la compétitivité de l’économie française. Mais pas n’importe quelle compétitivité ! Pas celle du moins disant salarial et social, comme le proposent les libéraux. La compétitivité que nous voulons, c'est par le haut, celle qui croit à la qualité des services publics et des infrastructures, à la recherche et la formation, à l'investissement et au long terme. Voilà ce qu'en langage socialiste, compétitivité veut dire.

Deuxième point d’accord, certitude et inquiétude à la fois : le capitalisme financier n’est pas soutenable. Pour s'en rendre compte, encore faut-il sortir de la confusion des mots et distinguer l'économie de marché et le capitalisme. L’économie de marché, c’est l’échange, l'initiative, l’émulation. Régulée, c'est une chance pour la démocratie – avec laquelle elle est historiquement liée. Le marché n’a rien de naturel. C'est une pâte à modeler : il n’est que ce que l’on en fait. Il peut être un outil de libération comme il peut être un moyen d’asservir et d’appauvrir.

C’est précisément le processus à l'œuvre actuellement. Le capitalisme financier, c'est la concentration des moyens de production entre les mains d'une nouvelle aristocratie. Elle aime la rente, pense que les autres catégories sociales sont des « variables d’ajustement » et affirme que les inégalités sont fécondes. Aujourd’hui encore, la quasi-totalité de la capitalisation boursière de la planète est possédée par 300 millions de privilégiés, soit 5% de la population mondiale. Cette réalité fait écho à une phrase célèbre : « Au fond du capitalisme, il y a la négation de l’homme car selon la logique capitaliste, il est possible qu’un jour un seul homme soit le propriétaire absolu de tous les moyens de production de la planète». Ces mots, chers camarades, sont ceux de Jean Jaurès en 1895. Pas le Jaurès chapardé et frelaté le temps d'une campagne présidentielle par le candidat de l'UMP. Le Jaurès que je cite et qui nous parle, c'est celui qui, depuis plus d'un siècle, est la lumière des socialistes, des progressistes, des humanistes. Ce matin, Jaurès est de retour à sa juste place, c'est-à-dire parmi nous.

Distinguer le marché et le capitalisme, ce n’est pas de la sémantique, c’est de la politique. Etre réaliste, c’est reconnaître que le capitalisme financier est entré dans la zone rouge. Bulles spéculatives, crise des subprimes, parachutes dorés façon Forgeard, ce capitalisme-là s'abîme et nous tous avec. Quand des prix Nobel d'économie (pas franchement connus pour être des crypto-gauchistes) tirent la sonnette d’alarme, pourquoi les socialistes devraient-ils en rabattre ? Quand la deuxième fortune de la planète, l'Américain Warren Buffett fustige l'ineptie des baisses d'impôts de Bush pour les plus riches, au nom de quoi devrions-nous mettre un mouchoir sur notre combat pour la justice sociale ?

Réagir et agir, c'est la préconisation de notre Commission. L'onde de choc du nouveau capitalisme a jeté la gauche européenne dans une crise grave. Notre modèle était fondé sur des compromis sociaux et sur le pouvoir de la puissance publique. L’un comme l’autre sont remis en cause. Résultat, les libéraux-conservateurs sont à l'offensive ! Ce n'est pas un hasard si en Allemagne, le SPD a tiré les leçons de sa coalition avec la droite et vient d'acter l'urgence d'un nouvel Etat acteur et protecteur.

Chers camarades, les libéraux ne jurent que par le dogme du laisser-faire, nous croyons au dosage. On ne régule pas de la même façon le marché des biens d'équipement et le marché du travail ! La part respective de l'intervention publique et celle du marché peuvent varier selon les secteurs, les besoins, les circonstances.

C’est cet équilibre qui nous permet de ne pas confondre marché et marchandisation. Le vivant, l'environnement, la culture, l'éducation, la santé, l'éthique, ne sont pas des biens comme les autres. Nous refusons une société où, par exemple, le marché impose des chaînes de télé pour les bébés ! Et chaque fois que dans notre campagne municipale et départementale, nous dirons que "l'eau, le logement, l'école ne sont pas à vendre", nous serons entendus.

Les leviers pour agir existent – il en sera question ce matin. A l'échelle internationale comme à l'échelon national. Mais notre action doit aussi se porter au niveau européen. Nous sommes tous socialistes et européens. En tant que socialistes, notre devoir de relancer et de réorienter l'Europe. Régulation, production, innovation, création bien sûr, et aussi, quand il le faut, protections. 100 % d'accord pour relever le défi de la compétition internationale, mais à armes égales. Les Américains comme les Chinois l'ont bien compris, qui utilisent leur commerce, leur monnaie, leur fiscalité au service de leurs intérêts et non d’une croyance naïve dans les vertus du le libre-échange. A nous, les socialistes, de protéger la civilisation européenne – le travail plutôt que le capital, le risque plutôt que la rente, l'humanisme plutôt que l'économisme -, car personne d'autre ne le fera.

Chers Camarades, un mot pour finir. Notre Parti peut se relever et la gauche avec lui. A condition d’être fiers de ce que nous sommes et d'être sûrs de ce que nous voulons. A condition de ne baisser ni les yeux ni les bras devant la droite. A condition, au fond, de nous réapproprier un mot que l'on nous a habilement volé, un mot inséparable de notre engagement : le beau mot de rupture. Pour paraphraser et actualiser le mot d'ordre d'un socialiste célèbre - qui donnait de l'espoir et des victoires -, celui qui est pour la rupture, non pas avec l’économie de marché qui peut être positive, celui qui est pour la rupture avec le capitalisme financier, celui-là ne s'est pas trompé en adhérant un jour au Parti Socialiste et en venant à la Villette ce matin.

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19.12.2007

Henri Weber : "On peut être pour l'économie de marché et contre le libéralisme économique"

Intervention au 2e Forum de la rénovation du PS : "Les socialistes et le marché" (14/12/2007).

1. La question n'est pas de savoir si nous sommes pour ou contre l'économie de marché, mais pour quel type d'économie de marché nous sommes: l'anglo-saxon ? Le scandinave? Nous sommes pour une économie sociale et écologique de marché, c'est-à-dire pour une économie de libre entreprise régulée par la puissance publique, les syndicats et les associations de défense de l'environnement.

Il y a plusieurs types de capitalismes possibles: celui qui existe aux Etats Unis diffère de celui qu'on connaît en Suède; celui qui sévit en Russie ou en Chine n'est pas le même que celui qu'on connaît en France ou en Allemagne. Exploitant les ressources de la démocratie politique, le mouvement ouvrier a façonné le modèle social-démocrate (ou "scandinave" ou "rhénan") en Europe de l'Ouest et du Nord, au siècle dernier.

2. On peut être pour l'économie de marché et contre le libéralisme économique. Ceux qui nous mettent en demeure d'accepter l'économie de marché, nous exhortent en réalité à nous rallier aux médecines libérales : réduire le coût du travail, le niveau de protection sociale et les droits des salariés, l'action de l'Etat. Or, ce n'est pas ainsi que nous parviendrons à mobiliser les salariés pour rétablir notre compétitivité. Si nous voulons mieux spécialiser notre économie et la redéployer vers des industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée, nous devons nouer un nouveau pacte social, fondé sur une juste répartition des efforts et des fruits de la croissance.

3. Le libéralisme est un mot-valise qui recouvre des réalités différentes : il faut distinguer entre le libéralisme politique, le libéralisme culturel et le libéralisme économique.

La droite nous dit que ces trois modules forment un bloc et qu'ils ne peuvent pas être dissociés. En réalité, dans la plupart des pays, ils sont bel et bien dissociés. Le Chili de Pinochet était ultra libéral sur le plan économique, ultra dictatorial sur le plan politique, et ultra réactionnaire sur le plan culturel. La Suède social-démocrate est libérale sur le plan politique, permissive sur le plan des mœurs; elle n'est pas libérale, mais social démocrate sur le plan économique : 55% de la richesse produite est prélevée et redistribuée, les droits des salariés (syndiqués à 85%) sont étendus, l'Etat et les syndicats interviennent dans la vie économique et sociale.

Le libéralisme économique, ce n'est pas seulement la défense des droits et des libertés économiques, la liberté d'entreprendre, de gérer, d'échanger, les droits de propriété. Si ce n'était que cela, nous serions tous libéraux sur le plan économique, autant que sur le plan politique et culturel.

Le libéralisme économique contemporain, celui du "Consensus de Washington", est une idéologie qui postule que les marchés et les chefs d'entreprises sont toujours plus intelligents que les gouvernements; que moins l'Etat intervient dans la vie économique et sociale, mieux l'économie et la société se portent...C'est au nom de cette idéologie que Nicolas Sarkozy a rétrocédé 15 milliards d'impôts aux français les plus aisés, qu'il se donne pour objectif de réduire de moitié le nombre de fonctionnaires, qu'il taille dans le droit du travail...

4. Trois formules illustrent ce que doit être la dialectique entre le marché et la société, selon les socialistes. La plus ancienne est celle des sociaux-démocrates suédois : "Le Marché est un bon serviteur, mais c'est un très mauvais maître."

La plus opérationnelle est celle des sociaux démocrates allemands : "Le Marché autant que possible, la puissance publique, autant que nécessaire".

La plus profonde, et non la plus obscure, est celle des socialistes français, reprise par le PSE :"Nous sommes pour l'économie de marché, nous sommes contre une société de marché".

Je partirai de la formulation scandinave : l'"économie de marché est un bon serviteur", car elle est la plus productive, la plus innovante, la plus créatrice de richesses que l'Humanité ait jamais connu. Le vieux Marx, au XIX siècle s'émerveillait déjà de son dynamisme. Et encore, il n'avait rien vu : depuis que la Chine est sortie de l'économie administrée, elle connaît une croissance de 10% par an, depuis 20 ans!

Mais le marché est un mauvais maître : myope, avide, brutal, injuste, irrationnel, imprévisible. Contrairement à ce que disent les libéraux, la libre concurrence des entreprises en vue du profit maximum ne débouche pas sur la meilleure allocation possible des ressources, mais sur la désagrégation de la société et la destruction de la nature.

C'est pourquoi les forces du marché doivent être encadrées, canalisées, régulées, maîtrisées par l'action de la puissance publique, des syndicats et des associations. C'est l'une des définitions possibles du socialisme démocratique : il faut mettre l'économie de marché au service du progrès social, culturel et démocratique. C'est ce que nous avons fait au siècle dernier, avec succès.

5. Avec la globalisation, les rapports de force se sont inversés, le serviteur s'est émancipé et il s'est lui-même érigé en maître. C'est un peu l'histoire du "The Servant", ce très bon film de Joseph Losey.

Notre objectif, c'est d'inverser à nouveau ce rapport : de faire fonctionner à nouveau l'économie au service de la société, et non la société au service de l'économie.

Pour cela, il faut porter le pouvoir politique et le contre pouvoir syndical au même niveau d'internationalisation, de puissance, d'organisation que celui auquel est parvenu le pouvoir économique privé. En deux mots : faire l'Europe puissance et améliorer la gouvernance mondiale dans le cadre de l'ONU.

Le rapport d'Harlem Désir et les nombreuses contributions qu'il a suscités présentent de nombreuses propositions en ce sens.

Il définit les traits d'une autre mondialisation, maitrisée et solidaire, le contenu de l'internationalisme contemporain. Il illustre le propos de Charles Péguy : "L'espérance, disait-il, voit ce qui n'est pas encore, mais qui sera, si nous le voulons./."

le blog de Priorité à Gauche

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18.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : le projet de loi à l'Assemblée, sur fond de forte inflation

Par Samir TOUNSI AFP - Les mesures Sarkozy pour tenter de doper le pouvoir d'achat des Français et désamorcer la grogne des ménages passent à l'Assemblée mardi, à la veille de Noël, après un sprint qui aura laissé peu de temps aux députés pour s'emparer du sujet.

Rachat des RTT, prime exceptionnelle de 1.000 euros défiscalisée, réduction des cautions logement, indexation des loyers sur l'inflation: sept mois après son élection, le chef de l'Etat et sa majorité concèdent de facto qu'il en fallait plus pour "réhabiliter la valeur travail", d'autant que l'inflation (+2,4% sur un an en novembre), à son plus haut niveau depuis trois ans, grignote le pouvoir d'achat.

Objectifs de ces mesures, dont certaines doivent entrer en vigueur au 1er janvier de façon rétroactive: un mois de salaire supplémentaire, 30 milliards de plus pour le pouvoir d'achat, un gain de croissance de 0,3%, jure la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Le projet de loi, qui met en musique les annonces du chef de l'Etat du 29 novembre, s'inscrit dans le prolongement du paquet fiscal de l'été. Les chiffrages du gouvernement et de l'UMP additionnent donc des mesures à prendre ou déjà prises, dont les effets se font encore attendre, comme pour la défiscalisation des heures supplémentaires.

Appelé par l'UMP à se montrer "constructif", le PS affirme, par la voix de l'un de ses orateurs, l'ex-ministre des Finances Michel Sapin, qu'il ne fera pas "de guerre de blocage".

Mais l'opposition compte bien... s'opposer et demander le rétablissement de l'exonération de redevance TV pour les personnes âgées modestes et l'abrogation des franchises médicales, tout en reprenant ses propositions (majoration de la prime pour l'emploi et taxe pétrolière flottante).

"C'est un petit texte qui mérite un grand débat", ajoute M. Sapin. Un débat que le PS veut poursuivre au delà du Parlement ("Je veux faire des élections de mars 2008 un grand rendez-vous sur la question du pouvoir d'achat", a déclaré François Hollande).

En face, les députés UMP, qui ont aussi les municipales en ligne de mire, proposent déjà d'aller plus loin que le gouvernement, en autorisant le rachat des jours de RTT stockés jusqu'au 30 juin 2008 et non jusqu'au 31 décembre 2007. Une mesure qui divise la majorité, par son coût notamment.

Le texte prévoit aussi le déblocage anticipé de la participation des salariés dans l'entreprise ou "une prime exceptionnelle d'un montant maximum de 1.000 euros par salarié" dans les PME.

"On risque de voir des augmentations normales de salaire transformées en primes exceptionnelles, déblocage de participation ou rachat de RTT", s'inquiète M. Sapin (PS).

Le secrétaire à l'Economie du PS jette en revanche un regard bienveillant sur une proposition de Jérôme Chartier (UMP) qui veut instaurer "une prime annuelle de résultat pour tous" dans les entreprises qui font du profit mais il doute qu'elle soit finalement retenue.

En matière de logement, le texte prévoit de ramener de deux à un mois de loyer le montant des dépôts de garantie. Le sarkozyste Frédéric Lefebvre propose d'aller plus loin et d'échelonner le versement de la caution pendant la durée du bail.

Les socialistes seront bien ennuyés de contester l'indexation du coût des logements sur l'inflation, qu'ils proposaient eux-mêmes.

Les députés ont été appelés à travailler en un temps record sur ce texte présenté mercredi en Conseil des ministres et examiné en commission le jour même. Martine Billard (Verts) a d'ailleurs dénoncé "une mascarade".

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11.12.2007

Finances publiques : L'étau se resserre

Les études se succèdent et confirment toutes la dérive des comptes publics français et la croissance corrélative de la dette publique.L’OCDE a ainsi estimé que la France n’est pas en mesure de réduire son déficit public qui atteindra 2,6% l’an prochain. La dette publique décollerait donc et atteindrait 67 % du PIB en 2009, soit 50 milliards d’euros supplémentaires en deux ans ! La dette représenterait dès lors 19.500 euros par Français, contre 13.500 en 2002, ce qui représente une hausse de 1.000 euros par an et par Français.

L’OCDE, tout comme la Commission Européenne, estiment que la France laisse filer ses déficits et fonde ses budgets sur des hypothèses de croissance irréalistes (2,25% en 2008), ce que le Parti socialiste indique depuis de nombreuses semaines.

Le diagnostic est à ce point indiscutable que le gouvernement a dû transmettre, en toute discrétion, à la Commission européenne, une version profondément remaniée de son programme des finances publiques. Nicolas Sarkozy, pourtant adepte de la communication, n’a pas souhaité en faire la publicité. Et pour cause : le constat est accablant !

Acculé par le poids de son paquet fiscal, par la dérive des comptes sociaux et par son incapacité à relancer la croissance, le gouvernement a enterré ses promesses de campagne. La situation est à ce point dramatique qu’il a dû multiplier les cessions d’actifs publics pour la stabiliser à 64,2% du PIB fin 2007 (près de 7,5 milliards d’euros, dont 3,5 milliards issus de la cession de 3% du capital d’EDF et 2,65 milliards de France Télécom).

Le pire reste pourtant à venir, puisque les prévisions de croissance du gouvernement (2,25%) sont en décalage complet avec l’ensemble des hypothèses des conjoncturistes (1,5%). D’ailleurs, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a précisé aujourd’hui que « si la croissance s’écarte légèrement du scénario central, ce serait très facile de déborder à nouveau la limite de 3% ». Dès lors, la dette déraperait à 64,5% du PIB.

La réalité s’impose donc chaque jour un peu plus au gouvernement. La dégradation des finances publiques, qu’il a lui-même causée, l’amènera à adopter - une fois les élections municipales passées - une politique de rigueur contraire en tous points à ses récents engagements sur le pouvoir d’achat.

Communiqué de François Hollande

Premier secrétaire

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05.12.2007

Laurent Fabius : Pour une économie sociale-écologique de marché

La gauche souffre presque partout en Europe d’une perte de crédibilité. Pour y répondre, le concept d’économie sociale-écologique de marché me semble prometteur. Si la gauche de gouvernement s’inscrit dans le cadre de l’économie de marché, c’est en étant consciente de ses limites : rivé sur le court terme et le monétaire, celui-ci ne peut pas être abandonné à lui-même, sauf à laisser s’accumuler les chocs pour l’économie, les injustices pour les personnes et les dangers pour la planète.

Plusieurs tendances actuelles de l’économie mondiale ne sont pas soutenables, pas durables : le transfert systématique des activités productives vers les pays émergents ; l’aggravation des inégalités entre les gagnants et les perdants de la mondialisation ; l’explosion de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre ; la multiplication des crises financières, des désordres monétaires et des paradis fiscaux. Amplifier ces tendances, en subordonnant tout, y compris l’ensemble de la société, à la domination du marché, c’est la catastrophe assurée.

Pour réagir, les sociaux-démocrates allemands, lors de leur dernier congrès, ont développé le concept d’Etat social préventif. C’est une avancée, elle montre que l’impératif d’une réorientation de la gauche progresse. Les socialistes français doivent, eux aussi, bouger.

Internationalistes, nous devons parvenir à une action concertée à l’échelon mondial. Plusieurs propositions très ambitieuses ont été étudiées en ce sens, qui lient économie, social et écologie : créer une agence mondiale de l’environnement pour négocier et appliquer de nouveaux accords ; donner à l’OIT les moyens de faire respecter, y compris par des sanctions commerciales, les « principes et droits fondamentaux au travail » ; rapprocher ou regrouper le FMI et la Banque mondiale dans une organisation chargée de fixer les règles du fonctionnement des marchés, de veiller à la transparence des fonds souverains, de faire respecter un « fair play » des parités monétaires, d’aider au développement des pays que la mondialisation délaisse ou enfonce.

En Europe, nous devons peser pour que l’Union se réoriente dans plusieurs directions : stratégie monétaire de croissance plutôt qu’euro cher, politique de la concurrence réellement au service des entreprises européennes, harmonisation sociale et fiscale par le haut et non dumping généralisé. En matière commerciale, le juste échange doit être préféré au libre-échange. Les protections douanières ou réglementaires peuvent être légitimes si elles visent à l’élévation du niveau social et environnemental.

Dans le même esprit, je viens de lancer l’idée d’une initiative de Coopération européenne sur la recherche et l’innovation (Ceri), qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effective. J’espère qu’elle sera une des priorités de la présidence française. La mutualisation de nos efforts dans ce domaine vital pour notre avenir permettrait d’en décupler les retombées.

Cette formule de l’économie sociale-écologique de marché indique l’étroite dépendance qui doit désormais exister entre l’économique, le social et l’écologique. Pas de croissance durable qui ne soit sociale-écologique. Inversement, compte tenu des coûts à supporter, aucun progrès social ni aucune amélioration environnementale durable ne seront possibles sans une croissance économique soutenue. Les pays européens les plus prospères - en Europe du Nord, notamment - ne sont-ils pas aussi les plus écologiques et ceux où la justice sociale est la plus forte ?

Pour relancer notre croissance, nous devons développer une stratégie de compétitivité fondée sur l’innovation, la recherche, le développement des infrastructures et la qualité de la formation. L’Etat doit y jouer pleinement son rôle avec des priorités budgétaires clairement affichées. Mais pas seulement : l’économie doit retrouver une logique d’investissement à long terme et non de seule logique financière de court terme. On peut l’y aider, par exemple en modulant l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou non, en promouvant une meilleure gouvernance d’entreprise. Il faut aussi, en nous inspirant des succès d’Airbus et d’Ariane, relancer de grands projets industriels, dans des domaines porteurs comme le spatial, le ferroviaire ou l’énergie. Les PME ne doivent pas rester à l’écart de ce mouvement d’ensemble. Le soutien doit être renforcé, surtout en direction des entreprises innovantes (accès facilité à la commande publique, crédit d’impôt recherche relevé). Le volontarisme et l’économie de marché ne sont pas incompatibles.

Sur le plan social, le mot d’ordre pertinent n’est pas le slogan trompeur « travailler plus pour gagner plus », mais « travailler mieux pour vivre mieux ». Formation tout au long de la vie, amélioration des conditions de travail, égalité hommes-femmes, service public de l’emploi : beaucoup reste à faire. Dans un esprit de justice sociale, il faudra procéder à un réexamen du financement des retraites et de la protection sociale. Quant aux services publics, ils gagneront à être modernisés et renforcés, notamment en banlieue et dans les campagnes, pour affronter en particulier les défis de la société de la connaissance (école, recherche, enseignement supérieur, culture) et ceux du vieillissement (santé, dépendance).

L’environnement, enfin, doit devenir une exigence transversale de nos politiques publiques. Faire de l’écologie sans moyens, comme semble y incliner le gouvernement, n’est pas crédible. Le principe « pollueur-payeur » doit être placé au coeur de notre stratégie : incitations fiscales sur les énergies et technologies « propres », imposition sur les activités et produits polluants. Avec une priorité : une taxe carbone doit être rapidement mise au point.

Parce qu’elle conjugue toute la gamme de l’action politique - innovation, production, régulation, protections -, « l’économie sociale-écologique de marché » peut permettre à la France et à l’Europe de retrouver le chemin de la croissance, de la justice et de l’influence. Elle peut être le socle d’une alternative au simplisme dangereux du laisser-faire. Elle peut rassembler la gauche et convaincre bien au-delà.

Tribune publiée dans Les Echos

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04.12.2007

Pouvoir d'achat : Les français resteront sur leur faim

Sur le pouvoir d’achat : les Français sont restés sur leur faim

Les Français, qui expriment massivement une préoccupation sur le pouvoir d’achat, sont restés ce soir sur leur faim en écoutant un président de la République qui manifestement ne peut pas prononcer certains mots comme l’augmentation du SMIC, la hausse des salaires, la baisse de la facture énergétique avec la TIPP flottante ou l’instauration d’un chèque transport pour chaque salarié.

A l’évidence, le Président SARKOZY n’a aucune conscience de la réalité de la vie des salariés dans ce pays, et ne donne à nouveau comme perspective que le démantèlement de notre contrat social à coup de travail du dimanche, d’individualisation des relations sociales et d’incitation à faire des heures supplémentaires comme si les salariés pouvaient en décider.

Quant aux retraités et aux chômeurs, la question de leur pouvoir d’achat n’intéresse pas le président de la République, qui n’a pas eu un mot ou une proposition envers eux.

Après avoir distribué 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus aisés, Nicolas SARKOZY n’a en réalité plus un centime à donner aux millions de salariés de ce pays.

Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

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Plaidoyer pour la paix énergétique

Extraits de l’intervention de Paul Quilès au colloque « les énergies en Europe »
(30 novembre 2007
)

L’énergie et plus particulièrement le pétrole et le gaz ne sont pas des biens comme les autres. Edgar Faure disait du pétrole qu’il s’agit non pas d’un « simple article d’épicerie » mais d’un « article de politique internationale ». Et, de fait, le pétrole et le gaz sont, tout à la fois :

- des matières premières vitales dont l’obtention conditionne notre mode de vie et notre niveau de vie,

- des biens dont la consommation sans limite a fini par mettre en péril notre planète malade du C02,

- des sources d’immenses richesses économiques et financières,

- des instruments de négociation,

- des attributs de la puissance.

On sait, à cet égard, que l’histoire de l’énergie est une histoire violente, ponctuée par les tensions entre les compagnies pétrolières ou gazières et les Etats, par les guerres économiques ou militaires entre les pays, par les crises ou les conflits territoriaux entre les populations. Les questions énergétiques font surgir des revendications territoriales, apparaître de nouveaux rapports de force, justifient des alliances ou des coopérations. Elles pèsent souvent d’un poids décisif dans la définition de l’ordre du monde.

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03.12.2007

La journée avec Sarkozy : « Quel baratin ! »


Nicolas 1er Empereur des français

par Jean-Jacques Chavigné
Tel était le commentaire le plus fréquent au lendemain du flot de paroles déversé par Nicolas Sarkozy, sourcils froncés, au cours de son intervention télévisée du 29 novembre.


Si l’on en croit le « Robert », « baratin » est bien le mot approprié. Approprié dans son sens actuel (discours abondant, tendant à en faire accroire, à circonvenir) mais aussi, dans son sens plus ancien (portefeuille vide substitué par un complice). Pendant près d’une heure, en effet, en répondant aux questions fort respectueuses de deux journalistes, Sarkozy a joué les illusionnistes dans le but d’éviter à tout prix que les salariés prennent conscience de la sordide réalité : celle du patronat et du gouvernement en train de leur faire les poches.

Nicolas Sarkozy a d’abord utilisé le plus grande partie de son discours fleuve à resserrer ses liens avec les (anciens) électeurs du Front National

Les récents évènements dans les banlieues n’ont « rien à voir avec le social, ça a tout à voir avec la voyoucratie » a-t-il affirmé, profitant même de l’occasion pour stigmatiser les immigrés « mal intégrés ».

Sa secrétaire d’Etat, chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara, venait pourtant d’affirmer la place que tenait ce social dans une formule digne de figurer dans une anthologie « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu et discriminé que l’on peut saccager » (Le Figaro du 29/11/2007). Mais, visiblement, pour Sarkozy, être pauvre, exclu et discriminé n’a rien à voir avec le social.

La réalité est que le néo-libéralisme produit à la fois le désordre et le besoin d’ordre et que dans son sillage apparaissent un peu partout en Europe, des Bonaparte au petit pied qui construisent leur fond de commerce électoral sur cette contradiction, insupportable à vivre pour ceux qui la subissent.

Nicolas Sarkozy a, ensuite, essayé de justifier les réformes qu’il avait déjà faites.

Il a tenté de justifier les cadeaux faits aux nantis par la dernière loi de finance.
Il a présenté les crédits d’impôts (2 milliards d’euros)) au titre des intérêts d’emprunt pour l’achat d’une habitation principale comme une mesure favorable aux acheteurs. En réalité cette mesure évitera la chute des prix de l’immobilier et ce que les acheteurs ne paieront pas sous forme d’intérêts, ils le paieront au prix fort en achetant ou en faisant construire leur habitation.

Tout honte bue, il n’a pas hésité à affirmer que la suppression des droits de successions (5 milliards d’euros) pour les héritiers en ligne directe favoriserait les petites et les moyennes successions alors qu’avant le vote de la loi de finance, 80 % des successions n’étaient soumises à aucun droit.

Mais, curieusement, il a oublié de citer l’allégement de l’Impôt sur la fortune (ISF) et renforcement du bouclier fiscal dont la fonction essentielle est de protéger les quelques milliers de contribuables soumis à l’ISF (une obsession pour Sarkozy). Au total, un cadeau de 4 milliards d’euros supplémentaires aux « 200 ou 300 familles » qui mettent le salariat de notre pays en coupe réglée.

Sarkozy n’a pas dit un mot sur des sujets particulièrement préoccupants pour le pouvoir d’achat du salariat

Sarkozy a fait toute sa campagne sur la défense du pouvoir d’achat, du « travailler plus pour gagner plus ». Pourquoi, dans ces conditions, ne s’est-il pas exprimé sur sa volonté d’imposer, en 2008, un nouvel allongement de la durée de cotisation (41 ou 42 ans) pour les retraites ? Il sait pourtant que cet allongement se traduira par une nouvelle baisse du montant des retraites puisque le patronat continue de licencier à tour de bras les salariés de plus de 50 ans et que, de ce fait, la durée moyenne d’une carrière est inférieure à 37 annuités. Pourquoi n’a-t-il pas réaffirmé ses engagements électoraux d’augmenter de 25 % le minimum vieillesse, de revaloriser les petites retraites et les pensions de réversion ? Pourquoi a-t-il choisi de ne rien dire du pouvoir d’achat des millions de chômeurs qui ne trouvent pas de travail et des centaines de milliers de salariés à temps partiel à qui l’on refuse de travailler à temps plein ?

Pourquoi, lui qui assure vouloir tout mettre sur la table, n’a-t-il pas eu un seul mot pour tenter de justifier les franchises médicales qui s’attaquent au pouvoir d’achat des plus fragiles ? Pourquoi est-il resté muet sur le sale tour qu’il venait de jour à 780 000 foyers (850 000 personnes) qui ne payaient pas la redevance TV et qui seront obligées de verser 118 euros en 2008 ? Est-il si loin des réalités quotidienne qu’il n’ait même pas compris ce que signifiait, pour le pouvoir d’achat du salariat, l’augmentation vertigineuse du prix de l’essence ou des tarifs des mutuelles au fur et à mesure du désengagement de l’assurance maladie ? Les seules mesures positives de ses propositions ont été empruntées au projet socialiste : l’indexation des loyers sur l’inflation et la limitation à un mois de loyer du dépôt de garantie.

Pourquoi n’a-t-il pas soufflé un seul mot de la loi de finance rectificative qu’il fera voter après les élections municipales et cantonales pour instaurer sa fameuse TVA « sociale » ?

Sous couvert d’augmenter le pouvoir d’achat, Sarkozy a surtout, tenté de faire passer ses « réformes »

Il a proposé qu’une conférence réunissant l’Etat, les syndicats et le patronat fixe le calendrier 2008 de négociation de ses futures « réformes ». Il ne s’agit même plus, là, de discuter à quelle sauce les salariés veulent être mangés mais des horaires du repas.

Sans souci de vraisemblance, il a présenté, en vrac, les « réformes » qu’ils comptaient de toutes façon imposer aux salariés ou aux étudiants comme des réponses à leurs problèmes.

Il veut privatiser EDF. Il présente donc la vente de 3 % du capital de cette entreprise comme le moyen de mettre en place « un plan d’investissement » dans les universités françaises.

Il veut que les salariés travaillent le dimanche. Il explique donc qu’ils le pourront, s’ils sont « volontaires » et que cette journée leur sera payée double. Le procédé est pourtant déjà bien usé. Il en allait de même, par exemple, lorsque les agences bancaires ont commencé à ouvrir le samedi avec volontariat et primes exceptionnelles. Aujourd’hui, la très grande majorité des agences bancaires sont ouvertes le samedi mais le volontariat n’existe plus et les primes exceptionnelles ne sont plus qu’un lointain souvenir. Il en ira exactement de même avec le travail du dimanche.

Sarkozy veut réduire la Sécurité sociale à la portion congrue : au nom de la défense du pouvoir d’achat il multiplie donc les exonérations de cotisations sociales que l’Etat, malgré ses engagements, est loin de compenser.

Sarkozy veut surtout en finir avec les 35 heures et plus fondamentalement, comme le réclame le Medef, avec l’horaire légal de travail. Il propose donc par « accord majoritaire » de « s’exonérer des 35 heures » « en échange d’augmentations de salaires ».

Mais il oublie de préciser ce qu’est aujourd’hui un « accord majoritaire ». Non pas un accord signé par un ou des syndicats ayant obtenu la majorité des voix aux élections professionnelles, mais un accord signé par une majorité de syndicats « représentatifs ». Dans une entreprise où sont présents les cinq syndicats « représentatifs », cela signifie que la signature de trois d’entre eux (même s’ils représentent au total, moins de 10 % des voix) sera un « accord majoritaire ».

Il oublie surtout de préciser qu’il s’engage, comme l’exige le Medef, sur la voie de la suppression de l’horaire légal de travail. Mais lorsque l’horaire légal (35 heures aujourd’hui) aura disparu, il n’y aura plus d’heures supplémentaires. L’horaire légal a, en effet, une seule fonction : indiquer le seuil à partir duquel le temps de travail doit être payé au tarif des heures supplémentaires. Cet horaire légal n’a rien à voir avec l’horaire effectif. La quasi-totalité des entreprises en France travaillent aujourd’hui 39 heures par semaine ou plus. Ce que veulent la Droite et le Medef, c’est supprimer les 35 heures et avec elles l’horaire légal pour ne plus avoir à payer d’heures supplémentaires.

Cette volonté de s’engager dans la voie de la suppression de l’horaire légal et de ne plus avoir ainsi à payer d’heures supplémentaires dans le privé éclaire d’un jour un peu particulier la proposition faite par Sarkozy aux fonctionnaires : payer les heures supplémentaires au même tarif que dans le privé.

La formule que veut imposer Sarkozy est destructrice : pas d’augmentation de salaire sans augmentation du temps de travail. C’est une solution qui encourage le patronat à geler les salaires, les qualifications, les carrières. Pour gagner plus, il ne servira à rien de travailler mieux, d’avoir acquis une qualification, il faudra travailler plus.

Sarkozy n’est jamais aussi généreux que lorsqu’il s’agit de donner aux salariés ce qui leur appartient déjà

Il propose de débloquer la « participation ». Mais ces sommes sont déjà acquises par les salariés et s’ils les dépensent aujourd’hui, ils ne les auront plus demain. C’est la définition même de la fuite en avant.

Ils proposent aux salariés de vendre leur RTT : cela représente 5 milliards d’euros affirme-t-il d’un air gourmand comme si ces milliards lui appartenaient ou appartenaient à l’Etat. .

Il propose même de payer les heures supplémentaires non payées, dans le privé, la fonction publique, les hôpitaux. Là encore, cet argent ne lui appartient pas. Mais verser aux salariés l’argent qui leur est du, paraît être pour Sarkozy, le comble de la générosité.

Quand il s’agit d’augmenter réellement les salaires, Sarkozy est beaucoup plus prudent

En juillet, il refusait d’augmenter le Smic au-delà du minimum légal. Cela ne l’empêche pas, en décembre, d’affirmer qu’il ne peut rien faire pour augmenter les salaires dans le privé. .

Pour les 42 % de salariés dont les entreprises n’ont pas mis en place de « participation », il propose qu’une prime (évidemment exonérées de cotisations sociales) soit versées aux salariés. Mais tout est laissé à l’arbitraire patronal.

Il affirme que « là ou il n’y a pas de négociation salariale, il n’y aura plus d’allégements de charges ». Cette affirmation n’engage strictement à rien : cela fait plus de 20 ans que dans les grandes entreprises les négociations annuelles sont obligatoires. Mais il n’y a aucune obligation d’aboutir et ces négociations ne servent à rien dans la plupart des cas : l’employeur accorde ce qu’il aurait de toute façon accordé que la négociation ait ou n’ait pas eu lieu.

La poule et l’œuf
Le discours de Sarkozy, débité à la cadence d’une mitrailleuse, n’a pas toujours brillé par sa cohérence. Le Président était visiblement nerveux.

Aussi a-t-il, tout d’abord, reconnu qu’augmenter les salaires, c’était « redonner du carburant à la croissance française ». Mais il a ajouté, un peu plus tard « la seule façon de redonner du pouvoir d’achat, c’est de créer les conditions de la croissance et de réhabiliter le travail ».

Alors qui tirera le premier ? La poule ou l’œuf ? Le pouvoir d’achat ou la croissance ? Sarkozy ne nous l’a pas dit. Visiblement, lui-même n’en savait rien.

samedi 1er décembre 2007 Jean-Jacques Chavigné

Démocratie&Socialisme;

RAG 34. Les Lolo's 34

20:36 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Grand meeting à Montpellier le 6 décembre : Un nouveau référendum est possible ! Avec Jean-Luc Mélenchon, José Bové, Jean-Claude Gayssot, Yves Salesse...

L'association Pour La République Sociale 34 nous informe du lancement d'une campagne nationale. pour exiger un référendum concernant le nouveau traité ( Traité de Lisbonne). Le premier meeting unitaire de cette campagne avec Jean Luc Mélenchon, José Bové, Jean Claude Gayssot, Yves Salesse... aura lieu à Montpellier le 6 décembre à 20h00 espace Pitot.

Communiqué de PRS 34

Nous vous informons du lancement d'une campagne nationale pour exiger la tenue d'un référendum sur le nouveau traité européen, notamment avec la constitution récente d'un Comité National pour un référendum (CNR) dont vous pouvez lire ci après l'appel et la liste des personnalités signataires, de toutes les tendances de la gauche, qui le lancent nationalement. L'analyse de ce traité (comme vous pourrez le constater en le lisant sur les différents sites qui l'ont communiqué, dont le site de PRS), prouve

1) qu'il ne s'agit pas d'un traité simplifié ou mini traité mais d'un document aussi volumineux et complexe que le projet de TCE;

2) que son contenu reprend l'essentiel des orientations libérales du TCE; cela peut amener comme c'est notre cas à PRS à nous prononcer également contre ce traité qui tourne le dos à la construction européenne démocratique et sociale. Mais même si, comme certains l'affirment, ce traité contenait des avancées qui justifierait son adoption, il est totalement antidémocratique que le peuple ne soit pas consulté.

Ce qu'a fait un vote populaire, seul un vote populaire peut le défaire. C'est une exigence démocratique élémentaire !


Le référendum est nécessaire, il est possible : il suffit que suffisamment de parlementaires votent contre la modification constitutionnelle pour que ne soit pas atteint la majorité des 2/3. Dés lors le référendum serait obligatoire pour ratifier le traité. Tous les parlementaires attachés à la démocratie et à la souveraineté populaire, quelle que soient par ailleurs leurs positions sur le contenu du traité, se doivent d'imposer ainsi la tenue d'un référendum.

Nous vous invitons à soutenir et à faire soutenir cette campagne en signant l'appel exigeant un référendum.

Pour mener cette campagne un premier meeting unitaire aura lieu à Montpellier le Jeudi 6 décembre à 20h Salle Pitot (prés du Peyrou) avec la participation d'orateurs de toutes sensibilités avec entre autres :
Jean-Luc Mélenchon (PS - PRS), José Bové, Yves Salesse, Jean-Claude Gayssot (PCF), Roselyne Vachetta (LCR), Annick Coupé (Sud Solidaires), Béatrice Négrier (MRC) des représentants d'ATTAC et des syndicalistes...


Nous vous invitons aussi à faire connaître cette initiative autour de vous pour assurer le succés de ce premier rendez vous. Nous vous communiquerons les tracts et affiches dès qu'ils seront prêts.

Pour préparer cette échéance et notamment la venue de Jean-Luc Mélenchon qui sera présent toute la journée du 6 décembre, les adhérents et sympathisants de PRS- Hérault sont invités à se réunir en assemblée départementale Jeudi 29 novembre à 20h30 dans le nouveau local de PRS à Sète, (10 Rue Frédéric Paul Mistral, rue parallèle à celle de la Mairie deriière la mairie en montant vers les halles).

Amicalement.

Le bureau départemental de PRS 34

Note précédente sur le même sujet : NOUVEAU TRAITE EUROPEEN : LANCEMENT DU COMITE NATIONAL POUR UN REFERENDUM

RAG 34. Lolo34

08:52 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.11.2007

Verbe haut de Sarkozy mais pouvoir d'achat bas, dit Fabius

PARIS (Reuters) - Laurent Fabius prédit que les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour améliorer le pouvoir d'achat vont provoquer la déception des Français qui attendaient "des espèces sonnantes et trébuchantes".

Selon l'ancien Premier ministre socialiste, interrogé sur France 2, on va désormais "vers la fin du régime des 35 heures" ce qui ne permettra plus d'avancement salarial.

"Je crois qu'il va y avoir une certaine déception parce que le verbe de M. Sarkozy est haut mais le pouvoir d'achat restera bas", a-t-il déclaré.

"Les gens attendaient des espèces sonnantes et trébuchantes et Nicolas Sarkozy dit 'il n'y a plus de grain à moudre'. S'il n'y a plus de grain à moudre à l'automne, c'est parce qu'on a vidé le silo en juin", a-t-il ironisé.

"Les gens vont être déçus, ils attendaient des mesures sur le coût du carburant, il n'y a rien. Ils attendaient des mesures sur la prime pour l'emploi, sur la négociation salariale et le Smic et il n'y a rien", a déploré le député PS, pointant également la situation des retraités.

Il a estimé qu'il était nécessaire de rénover les universités qui sont "souvent (...) crasseuses" mais aurait préféré "qu'on trouve des ressources plus pérennes" que la vente de 3% du capital d'EDF annoncée jeudi soir par le chef de l'Etat.

RAG 34. Les lolo's 34

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Reflet de la précarisation de l'emploi, le revenu salarial a stagné depuis trente ans

Selon une étude publiée ce matin par l'Insee, le revenu salarial net moyen (secteurs public et privé) a stagné sur la période 1978-2005, à 16.800 euros. Ce nouvel indicateur, plus proche de la réalité du marché du travail, reflète la précarisation de l'emploi.

Le revenu salarial tient compte du développement de l'emploi à temps partiel et des contrats courts, qui tirent vers le bas le salaire perçu, sur l'ensemble de l'année, par un même individu, via un moindre nombre de jours rémunérés.
C'est un hasard du calendrier qui percute le débat sur le pouvoir d'achat. Selon une étude publiée ce matin par l'Insee, le revenu salarial net moyen est resté stable, en euros constants, entre 1978 et 2005 (à 16.800 euros en 2005). La période 2000-2005 enregistre même un recul (- 0,5 %). « Ce n'est pas quelque chose à quoi on s'attendait, parce que nous avions l'habitude de travailler avec d'autres indicateurs, comme le salaire moyen par tête (SMPT), qui augmente », explique Sylvie Lagarde, chef du département emploi et revenus d'activité.

De fait, l'évolution du SMPT (dans le secteur concurrentiel), qui mesure les variations de rémunération pour un salarié à temps complet, a encore progressé, selon l'Insee, de 1,8 % en euros constants l'an dernier, et de 29 % en euros constants entre 1978 et 2005. Le salaire mensuel de base, autre indicateur de référence, connaît lui aussi une évolution presque toujours positive (+ 1,2 % en 2006, + 0,9 % en 2005).

La stagnation du revenu salarial est liée, elle, à la définition de ce concept développé depuis l'an dernier seulement par l'Insee, et qui ajoute une dimension sociologique à ses calculs. « Jusqu'à présent, nous n'intégrions pas la qualité du travail, explique Michel Amar, chef de la division salaires et revenus d'activité. Là, nous prenons en compte l'impact de cette qualité. » Et celle-ci s'est dégradée.

Hausse des temps partiels
Ainsi, le revenu salarial (qui agrège secteurs privé et public) tient compte du développement de l'emploi à temps partiel et des contrats courts (CDD, intérim), qui tirent vers le bas le salaire perçu, sur l'ensemble de l'année, par un même individu, via un moindre nombre de jours rémunérés. Il s'agit d'une tendance lourde : la part des salariés ne travaillant pas à temps complet est passée de 17 % à 31 % sur la période. « Il faut prendre les situations d'emploi où il n'y a pas des temps complets toute l'année sur le marché du travail, fait observer Sylvie Lagarde. Il faut rendre compte de cette réalité. » Les écarts se sont en outre creusés entre certaines catégories de salariés, observe l'Insee : « De manière assez prévisible, c'est pour les jeunes, les ouvriers (surtout les femmes) et les employés, que les durées d'emploi contribuent le plus aux inégalités de revenu salarial. »

Pour autant, mettent en garde les statisticiens, ce revenu salarial n'est pas synonyme de pouvoir d'achat. D'abord parce que les revenus d'activité ne représentent « que » 60 à 70 % du revenu total disponible, les prestations sociales et les éventuels revenus du patrimoine venant les compléter. Par ailleurs, ce revenu salarial reflète la situation par individu, mais pas par ménage. Or, bien sûr, la population salariée a fortement augmenté sur la période, et les ménages sont aujourd'hui plus souvent bi-actifs qu'il y a trente ans, ce qui a amélioré, dans ces cas, le niveau de vie global du foyer.

V. L. B.

http://www.lesechos.fr/info/france/4654850.htm

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00:17 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.11.2007

Le pouvoir d’achat est le principal ratage de Sarkozy

Laurent Fabius estime que la question du pouvoir d’achat constitue le principal "ratage" du président Nicolas Sarkozy.

"Il y a évidemment un gros gros problème de pouvoir d’achat. (...) Tout augmente sauf les salaires et les retraites", a déclaré M. Fabius au Grand Rendez-Vous Europe1/TV5/Le Parisien, dimanche 26 novembre.

"Ce qu’on a retenu de sa campagne victorieuse (de M. Sarkozy) c’est je serai le président du pouvoir d’achat : promesse non tenue, totalement non tenue. Il y a deux ratages, le premier ratage, le plus sérieux, c’est le pouvoir d’achat. Le second, qui n’est qu’en partie lié à ce qui se passe en France, c’est l’euro cher", a-t-il dit.

M. Fabius a estimé qu’il fallait en matière de pouvoir d’achat favoriser "les négociations sur les salaires", aller vers un "encadrement des loyers, qui sont en train d’exploser", mettre en oeuvre le chèque transport, envisager une "contribution qui peut être prise sur les super-bénéfices des compagnies pétrolières" et faire "un effort pour les petites pensions".

Sur l’éventualité du conditionnement des "exonérations sociales à l’engagement de négociations sur les salaires", M. Fabius a déclaré : "le gouvernement a l’air de caresser cette idée, s’il s’en saisit, je l’appuierai".

Il a de nouveau fustigé le "paquet fiscal" adopté cet été, estimant qu’il n’était "pas un paquet fiscal, (mais) un boulet fiscal qu’on va traîner pendant des années".

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08:27 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.11.2007

POUVOIR D'ACHAT : Pour 65 % des français il a diminué, selon un sondage Ifop

PARIS (Reuters) - Plus de six Français sur dix estiment que leur pouvoir d'achat a diminué depuis un an, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

Au total, 65% des personnes interrogées pensent avoir perdu du pouvoir d'achat contre 59% en janvier dernier, 17% estiment en avoir gagné et 18% qu'il est resté stable.

Parmi les mesures plébiscitées pour augmenter le pouvoir d'achat, les sondés citent en premier une baisse de la TVA (85%) avant une réduction de la fiscalité sur les carburants du type TIPP flottante (83%) et une augmentation du smic (72%).

Favoriser la concurrence et l'implantation de grandes surfaces afin de faire baisser les prix - l'une des pistes à l'étude au gouvernement - ne recueille que 42% d'opinions positives.

Le président Nicolas Sarkozy devrait annoncer des "initiatives" sur le pouvoir d'achat à son retour de Chine, où il est en visite d'Etat jusqu'à mardi.

Le sondage a été réalisé par téléphone et au domicile de 964 personnes les 22 et 23 novembre.

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POUVOIR D'ACHAT - Sarkozy : "Ce sauvage libéral "qui veut civiliser internet

PCINPACT.COM : C’est en fin de matinée que l’Élysée a reçu le rapport Olivennes et la liste des engagements pris par les professionnels. FAI et majors se sont ainsi engagés d’une seule voie pour favoriser l’offre l’égale (un peu) et lutter contre le piratage (beaucoup). La cérémonie a été suivie d’un discours de Nicolas Sarkozy qui a rappelé son attachement aux artistes et au respect de leur droit.

Pour les FAI, au rang des signataires : citons Orange, Numéricâble, Neuf, Telecom Italia, et Free (Iliad). Citons encore Canal+, TF1, France Télévisions, la SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques), la SACEM, la SCPP (société civile des producteurs phonographiques), le SNEP évidemment, la SPPF, SFR, etc.

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Les principaux extraits du rapport Olivennes
Du filtrage à la riposte graduée

Ce rapport a été remis à la ministre de la Culture. Il répond à la mission demandée par Nicolas Sarkozy le 1er août dernier en guise de « plan de sauvetage » de l’industrie culturelle face au problème du téléchargement sauvage. Lutte contre le téléchargement sauvage et mesures pour l’épanouissement de l’offre légale, voilà les deux maîtres mots qui ont gouverné cette étude.

« Les pouvoirs publics s'engagent :

à proposer au Parlement les textes législatifs et à prendre les mesures réglementaires, permettant de mettre en œuvre un mécanisme d'avertissement et de sanction visant à désinciter !a contrefaçon numérique.
Si nécessaire, ce mécanisme sera piloté par une autorité publique spécialisée, en sorte de garantir les droits et libertés individuels. Dans ce cas, cette autorité sera dotée des moyens humains et techniques nécessaires à l'avertissement et à la sanction. Sur plainte des ayants droit, elle enverra, par l'intermédiaire des fournisseurs d'accès à internet, des messages électroniques d'avertissement et de mise en garde au titulaire de l'abonnement. En cas de constatation d'une récidive, elle prendra ou fera prendre des sanctions à l'encontre du titulaire de l'abonnement, allant de l'interruption de l'accès à internet à la résiliation du contrat. Cette autorité disposera des pouvoirs de sanction à l'égard des fournisseurs d'accès qui ne répondraient pas, ou pas de manière diligente, à ses injonctions. Elle rendra publiques des statistiques faisant état de son activité. Cette autorité disposera également de la capacité d'exiger des prestataires techniques (hébergeurs, fournisseurs d'accès,...) toutes mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication en ligne.

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23.11.2007

Indépendance de la presse et de l'information.





Etes-vous fiers de vivre dans un pays où Nicolas Sarkozy annonce lui-même qui sera directeur du 1er quotidien économique (*) ?

Savez-vous que Les Echos était le dernier grand quotidien national sans proche de Nicolas Sarkozy à son capital ?

Trouvez-vous normal que la presse serve de + en + d'outil de propagande?

Vous avez répondu 3 fois "Non" à notre quizz ?

Il faut alors soutenir les cinq premiers syndicats de journalistes, qui proposent une loi garantissant l'indépendance des rédactions...

Leur web-pétition www.intersj.info s' adresse à toutes et tous les citoyens.

Pas de démocratie sans liberté de la presse !

(*) http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/292193.FR.php

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21.11.2007

Viticulture : baisse du budget

Dans le cadre de son intervention sur le Budget de l'Agriculture 2008 à l'Assemblée Nationale, le Député PS de l’Hérault Kléber Mesquida a interpellé le Ministre de l'Agriculture Michel Barnier sur la crise que traverse la viticulture languedocienne. Évoquant les problèmes des marchés des vins, il a insisté sur la nécessité d'organiser une table ronde réunissant professionnels, metteurs en marché, acteurs de la grande distribution et du négoce.

Au niveau des exportations, il a également rappelé la concurrence faussée que subissent les viticulteurs français, soumis à des réglementations et des normes beaucoup plus strictes que les autres pays producteurs. Alors que le budget des aides à l'export présente une baisse de 15 %, le Ministre et la majorité UMP ont néanmoins repoussé l'amendement de Kléber Mesquida portant les crédits d'aide à l'export de 11 à 33 millions d'euros. Le député a comparé les moyens consacrés par l'Espagne (50 millions d'euros), le Chili (70 millions d'euros) et l'Australie (80 millions d'euros).

Il a rappelé au Ministre « les directives du Président de la République pour diminuer les dépenses administratives au profit du développement économique et donc du pouvoir d'achat des viticulteurs ».

14 novembre.

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Le collectif ACDC accuse l'Insee d'"escamoter" les vrais chiffres du chômage

Le collectif Les autres chiffres du chômage (ACDC) a estimé lundi 12 novembre que l'Insee a "escamoté la révision du taux de chômage" BIT dans l'estimation publiée à la mi-journée du taux de chômage pour le 2e trimestre 2007 (8,1 %), par "des changements opportuns dans la méthode de calcul". Selon le collectif, le taux a baissé "deux fois moins qu'affiché depuis deux ans".

"L'Insee a dû finir par admettre, comme nous le disions depuis des mois, que les chiffres de l'ANPE ne sont plus utilisables pour évaluer le chômage. Mais il essaye quand même de maintenir la fiction d'un taux de chômage à 8 %", affirme un communiqué. Si le collectif reconnaît que l'Insee "ne cache pas avoir changé la méthode de calcul et indique bien qu'il en résulte une baisse d'un point du taux de chômage", il dénonce plusieurs changements de méthode de calcul "opportuns" et sans "fondements solides" , destinés surtout à "éviter à l'Insee de se déjuger et de déjuger le gouvernement". L'Insee a notamment exclu de ses statistiques les personnes inscrites à l'ANPE mais qui ne signalent pas d'autre démarche de recherche d'emploi dans l'enquête Emploi. Il en résulterait une baisse de 0,7 % du taux de chômage.

UN CHÔMAGE "NETTEMENT SUPÉRIEUR AU NIVEAU DE DÉBUT 2001"

ACDC publie un schéma comparant une courbe "spéciale présidentielle", une courbe "embarrassante" et une courbe "providentielle". La première reprend les estimations de l'Insee et la Dares, "fausses depuis 2005 et qualifiées officiellement de provisoires depuis avril 2007, calculées sur la base des données biaisées de l'ANPE", selon le collectif. La deuxième reprend les résultats de l'enquête Emploi, "que l'Insee ne voulait pas valider pendant la campagne électorale, calculés avec la méthode habituelle" et montrant que le chômage "a baissé moitié moins qu'affiché jusqu'à aujourd'hui par l'Insee et demeure nettement supérieur au niveau de début 2001". La troisième, qui présente les nouveaux résultats de l'enquête Emploi, "converge si miraculeusement avec la courbe 'spéciale présidentielle' qu'il est impossible d'y voir une coïncidence", estime le collectif.

ACDC enjoint l'Insee d'"attendre les conclusions du groupe de travail du Comité national de l'information statistique (Cnis) sur les 'statistiques de l'emploi, du chômage, de la précarité et du sous-emploi' pour mettre en place un système d'indicateurs enfin crédible, transparent et légitime".

LEMONDE.FR avec AFP 12.11.07

Télécharger : Les Autres Chiffres Du Chômage (format pdf)


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07:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.11.2007

TOUS ENSEMBLE mardi 20 novembre : Une grève peut en cacher une autre.

OUI au pouvoir d'achat, NON aux plans sociaux sans contrepartie !

Tous ensemble à la manifestation !
Mardi 20 novembre : Montpellier 14 h30 départ du Peyrou. RDV sous l'Arc de triomphe





HAUTE TENSION SOCIALE, ATTENTION !




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12:59 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Un mardi de toutes les grèves, Sarko, zylencieux

Allo Sarko, j'ai mal au dos...
Un mardi de toutes les grèves dans le secteur public
PARIS (Reuters) - La France s'apprête à vivre ce mardi une journée de perturbation majeure dans le secteur public, avec une mobilisation de 24 heures des fonctionnaires et un septième jour de grève dans les transports, où une amorce de solution semble toutefois se dessiner.

Tandis que les usagers du rail et du métro, notamment dans la région parisienne, connaîtront à nouveau des difficultés à se déplacer, plus de cinq millions de fonctionnaires sont appelés à cesser le travail.

Les étudiants qui bloquent une partie des universités depuis le début du mois devraient aussi se joindre, avec des lycéens gagnés par la grogne, aux défilés des fonctionnaires prévus dans les grandes villes de France mardi après-midi.

Si les cheminots et les salariés du métro s'opposent à la réforme de leurs régimes spéciaux de retraite, les enseignants, agents hospitaliers, fonctionnaires territoriaux ou encore employés des impôts protestent contre la réduction des effectifs et la baisse qu'ils disent constater dans leur pouvoir d'achat.

Point d'orgue, baroud d'honneur ou extension du mouvement protestataire, les grèves de mardi constituent en tout cas le premier grand test politique pour Nicolas Sarkozy.

"La semaine qui s'ouvre est vraiment décisive pour chacun", analysait dimanche le ministre du Travail, Xavier Bertrand, en première ligne dans les négociations avec les syndicats.

Le gouvernement a prévu près de 23.000 suppressions d'emploi dans la fonction publique en 2008. Gouvernement et syndicats s'attendent à une forte mobilisation mardi.

Le mouvement, qui concerne 2,543 millions de fonctionnaires d'Etat, 1,613 million de fonctionnaires locaux et environ un million de fonctionnaires hospitaliers pourrait amener de nombreuses fermetures d'écoles ou de crèches et des services réduits dans les transports régionaux, aux impôts et aux douanes.

Le SNUIPP, principal syndicat de l'enseignement dans les maternelles et le primaire, prévoit 65% de grévistes, ce qui serait à comparer avec les 40 à 50% de grévistes enregistrés pendant le conflit sur le contrat première embauche en 2006.

L'enseignement sera le plus touché par les coupes dans les effectifs de fonctionnaires en 2008 avec 11.200 suppressions de postes, principalement dans les collèges et lycées.

EFFECTIFS ET POUVOIR D'ACHAT

Les contrôleurs aériens et la CGT d'Air France ont aussi appelé à la grève. Des perturbations sur le trafic sont attendues notamment pour les vols au départ de l'aéroport de Paris-Orly.

Les salariés d'entreprises privées comme France Telecom bénéficiant toujours du statut de fonctionnaire seront aussi en grève. La CGT appelle également à des baisses de charge pendant 24 heures à GDF et EDF à partir de lundi 21h00.

Dans les hôpitaux, les infirmiers appellent à la grève pour le paiement des heures supplémentaires en souffrance et des augmentations. Il est toutefois de tradition que le service ne soit pas perturbé dans les hôpitaux.

Avec les effectifs, la baisse du pouvoir d'achat est au centre des revendications des fonctionnaires. Les sondages révèlent qu'il constitue la première préoccupation des Français et la critique la plus vive adressée à Nicolas Sarkozy.

"Contrairement aux promesses annoncées, rien n'a été fait pour soulager les Français qui font face à la fois à la hausse du coût de l'énergie, à la hausse des denrées alimentaires, et à la non augmentation des salaires", a déclaré à ce sujet Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste.

Ce dernier s'était joint la veille aux appels venus de droite comme de gauche pour l'ouverture le plus rapidement possible des négociations dans les transports publics.

Celles-ci ne devraient cependant pas démarrer avant mercredi à la SNCF, où les fédérations de cheminots ont accepté dimanche de participer à une table ronde avec la direction, en présence de représentants de l'Etat.

"J'ai un espoir raisonnable que nous arrivions à un aboutissement positif, c'est-à-dire à une reprise progressive du travail et du trafic" à la SNCF et à la RATP, a estimé le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie.

"Le gouvernement ne pourra pas bouger sur les principes parce qu'il a un mandat pour faire avancer cette réforme et pour aller vers l'harmonisation", a prévenu de son côté le Premier ministre, François Fillon, en jugeant la grève "minoritaire dans les entreprises" et "extrêmement minoritaire dans le pays".

Sud-Rail, le syndicat le plus hostile à la réforme, lui a répondu en écho que les cheminots demeuraient selon lui hostiles aux trois piliers du projet : 40 annuités, décote et indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires.

Nicolas Sarkozy est resté très discret depuis le début du conflit, laissant le soin à Xavier Bertrand, à François Fillon et à ses conseillers d'assurer la communication gouvernementale.

"Le président parlera quand il le jugera utile", confiait-on lundi soir dans l'entourage présidentiel.

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17.11.2007

Accroissement des inégalités : un constat affligeant pour l’UMP et le président de la République

Jour après jour, les études viennent toutes confirmer le caractère inefficace et profondément injuste de la politique fiscale menée depuis six ans par l’UMP.

Le portrait social de la France en 2007, publié aujourd’hui par l’INSEE, dresse à cet égard un constat sans appel. Cette étude conclut ainsi que le mouvement de baisse des inégalités du niveau de vie et de la pauvreté, pourtant régulier depuis les années 70, s’est « essoufflé depuis 2002, la pauvreté ayant même légèrement augmenté en 2005, tandis que les inégalités de patrimoine se sont, elles, renforcées ». Ainsi, le niveau de vie des 10%des Français les plus modestes n’a pas évolué depuis 6 ans et la France compte aujourd’hui 250.000 pauvres de plus qu’en 2002.

Les inégalités de patrimoine se sont littéralement envolées au cours de cette période : le patrimoine des 10% des Français les plus riches (450.000 euros) a progressé de 40% quand celui des 10% les plus pauvres (2.110 euros) stagnait.

Ce mouvement creuse les inégalités initiales, puisqu’il frappe davantage les jeunes couples, les non qualifiés et les familles nombreuses. Le constat est donc clair : l’ascenseur social, élément fondateur de notre pacte républicain qui privilégie le mérite à l’héritage, est en panne et s’est transformé en « descenseur social ».

Cette étude, fondée pour la première fois sur des indicateurs d’inégalités sociales, démontre que cette situation résulte des choix fiscaux anti-redistributifs de la majorité en place depuis six ans qui à cassé un à un tous les outils favorisant la redistribution, c’est-à-dire l’égalité des chances.

Les dispositions adoptées cet été, et notamment le bouclier fiscal ( qui permettra aux 1.000 contribuables dont la fortune dépasse 15,5 millions d’euros de profiter chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros), ne feront qu’accélérer ce processus, au détriment de notre de Pacte social.

Le Parti socialiste demande donc au gouvernement de prendre acte de ces faits, désormais incontestables. Pour mettre ses actes en conformité avec ses belles déclarations sur l’ « ascension sociale par le travail et le mérite », il doit changer radicalement de politique fiscale en réhabilitant les impôts directs et progressifs, et non les taxes (TVA sociale,…) et la rente (bouclier fiscal, ISF, droits de successions et donations).

Communiqué du Parti socialiste

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12:37 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

15.11.2007

Seconde journée de grèves, dialogue en cours

PARIS (Reuters) - La grève dans les transports publics contre la réforme des régimes spéciaux de retraite se poursuit jeudi à la SNCF et à la RATP pour la seconde journée.

Mais syndicats et gouvernement tentent de nouer le dialogue en vue de négociations entreprise par entreprise dans un délai d'un mois fixé par le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Une sortie de crise semblait possible, comme le titre le quotidien Libération : "Préavis de sortie".

Pour Le Parisien "Ça négocie... mais la galère continue". "Régimes spéciaux : une sortie de crise se profile", relève La Tribune, Le Figaro estimant que "la grève s'essouffle".

Le président Nicolas Sarkozy a appelé mercredi soir à la fin des grèves, jugeant que les conditions d'une négociation étaient réunies. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a dit avoir obtenu les conditions d'une suspension du mouvement.

Mais cinq fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, Unsa) sur les huit que compte la SNCF ont appelé les salariés de l'entreprise à poursuivre la grève pour 24 heures, de même que SUD-Rail, écarté des discussions avec le gouvernement.

Dans un communiqué, les cinq fédérations disent n'avoir obtenu "aucune réponse concrète" du gouvernement pour l'instant.

Xavier Bertrand a affiché un optimisme mesuré jeudi matin. "Les conditions sont aujourd'hui réunies pour qu'on puisse faire progresser les négociations dans les entreprises", a-t-il dit sur RMC et BFM TV. S'adressant aux agents qui ont choisi de continuer l'arrêt de travail, le ministre du Travail a ajouté : "Dans une grève, il n'y a pas d'issue".

Il a souligné que les négociations dans les entreprises "ne sont pas faites pour annuler le passage aux 40 ans" de cotisation, contre 37,5 ans pour les bénéficiaires de régimes spéciaux, soit 1,1 million de retraités et 500.000 actifs.

À LA BASE DE DÉCIDER

Mercredi soir, le ministre a envoyé aux syndicalistes une lettre sur l'organisation de négociations dans les entreprises et les branches concernées. Il donne aux organisations syndicales un mois pour négocier dans les entreprises et les branches sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

"A l'issue de ce délai, les textes réglementaires relatifs à la réforme des différents régimes spéciaux seront rendus publics, puis publiés", ajoute-t-il dans cette lettre adressée aux dirigeants de la CGT, la CFDT, la Fgaac - non gréviste -, l'Unsa, Force ouvrière, la CFTC et la CFE-CGC.

Certains syndicalistes ont souhaité que la négociation s'ouvre jeudi, pendant que la grève se poursuivrait.

Mais Didier Le Reste, secrétaire confédéral de la CGT chargé du dossier des retraites au syndicat, a souligné qu'il incombait à "la base" de se prononcer sur le contenu des nouvelles propositions du gouvernement.

"Il appartient aux salariés d'en débattre et de décider (...) je m'en tiens à ce que les cheminots soient informés le plus précisément possible pour qu'il y ait débat et décisions", a-t-il dit jeudi au micro de RTL. "Les négociations s'ouvriront, je ne sais pas quand".

Moins suivie que le 18 octobre, la grève mercredi a fortement perturbé les transports, premier jour d'un mouvement reconductible contre le projet gouvernemental, une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy.

Les manifestants ont été toutefois moins nombreux que lors de la première journée nationale de mobilisation syndicale sur ce thème. Le ministère de l'Intérieur a dénombré 50.000 personnes dans les rues, sur l'ensemble de la France, contre 150.000 le 18 octobre.

Le mouvement mercredi a également affecté EDF et Gaz de France où le préavis de grève portait sur 24 heures.

LÉGÈRE AMÉLIORATION À LA SNCF

A la SNCF, une légère amélioration était attendue jeudi mais les usagers prévoyaient de longues attentes sur les quais de gare et les automobilistes des bouchons sur les routes. Ceux-ci représentaient 260 km cumulés autour de Paris jeudi matin.

Un TGV sur cinq circulera - 150 environ sur 700 en temps normal -, contre un sur sept mercredi, et un train Corail sur six, chiffre inchangé, ainsi qu'un TER sur trois.

A la RATP, on comptait une rame sur trois ou quatre en moyenne avec un trafic quasi nul sur certaines lignes. Le trafic était très perturbé sur la ligne A du RER et inexistant ou presque sur la ligne B alors que 30% des bus et tramways devaient circuler en moyenne.

Les salariés de la RATP ont majoritairement décidé de reconduire la grève pour 24 heures lors d'assemblées générales.

Soucieux d'éviter un mouvement de l'ampleur des grèves de 1995, qui avaient paralysé le pays, l'Elysée et le gouvernement ont mercredi repris au bond l'offre formulée mardi soir par la CGT de négociations tripartites Etat-syndicats-entreprises sur chacun des régimes spéciaux. La CGT réclamait jusqu'alors une négociation tripartite globale.

Le gouvernement accepte de négocier sur "les salaires en particulier en fin de carrière, les conditions de travail, la pénibilité, le régime additionnel, l'aménagement des fins de carrière", a rappelé le Premier ministre, François Fillon.

Trois principes restent non négociables pour l'exécutif : allongement progressif de la durée de cotisation de 37,5 annuités à 40 d'ici à 2012, indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires et système de décote, qui prévoit que les agents partant avant 40 ans de cotisation voient leur pension amputée.

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11:46 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Economie , Famille , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.11.2007

EDF-GDF 100% public ? Ouverture du marché de l'énergie, notre dossier



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Les géométries variables de «l’équité»

Tribune de Frédéric Lordon, chercheur au CNRS (*).

L’ahurissante augmentation du salaire présidentiel a été légitimement rapprochée du dramatique problème de pouvoir d’achat en France. Il est vrai qu’à l’image de l’inénarrable député Lellouche, qui s’indigne que « le président soit payé comme un petit cadre moyen » - 8 000 euros mensuels, les « petits cadres moyens » se sont évidemment reconnus… -, cette affaire a tout pour révéler l’effrayante distorsion des normes induites par la coupure du personnel politique, et donne un équivalent dans son genre de la confusion « du pain et de la brioche » qui faisait jadis les situations prérévolutionnaires.

Il n’est pourtant pas certain que la question générale du pouvoir d’achat soit la seule mise en rapport possible, ni même la plus scandaleuse. Car les principes justificateurs allégués par les auteurs mêmes de cette grande avancée sociale n’ont pas hésité à faire référence à l’« équité », suggérant par là de penser davantageà la réforme des régimes spéciaux, aussi étonnant que ce rapprochement puisse d’abord sembler.

À en croire ses partisans les plus inquiets, le président Sarkozy se trouvait en effet dangereusement lésé d’une inégalité de revenu en comparaison de son « collaborateur » François Fillon. Qui pouvait douter que les gouvernements de droite soient plus attachés à la réduction de certaines inégalités que de certaines autres ? Le point intéressant est cependant ailleurs, et réside plutôt dans la parfaite symétrie, mais évidemment à fronts renversés, des diverses façons de réaliser l’« équité ». Le salaire de M. Sarkozy est inférieur à celui de MM. Fillon, Bush et Brown, par conséquent il doit être augmenté. L’âge de la retraite des cheminots est plus bas que celui des salariés du privé, par conséquent il doit être retardé. L’identité formelle des deux cas est remarquable : il existe un écart, cet écart est qualifié d’anomalie, il est donc déclaré légitime de la réduire. Les différences réapparaissent quand on considère la pluralité des réductions possibles : car si A diffère de B alors qu’il devrait lui être égal, on peut aligner A sur B, B sur A, ou les deux en un point intermédiaire. Fin de l’arithmétique et début de la politique. Ainsi l’équité est-elle ce concept aux usages très politiques puisque, merveilleusement polyvalent, il s’offre à justifier tous les ajustements par le haut pour certains, et tous les ajustements par le bas pour les autres.

Il y a donc, au sens le plus stratégique du terme, quelque chose qu’on peut bien appeler une « politique de l’équité », politique de l’ajustement différencié, dont on peut dire qu’elle opère en pratique comme un art du précédent. Car tout est dans la brèche inaugurale, celle qui va créer la différence initiale, mettant en mouvement ensuite le discours automatique de la « réduction ». L’art de « l’équité par le bas » consiste à trouver un point faible. Par exemple, les salariés du privé. Plus vulnérables, moins syndiqués, ils sont tout désignés pour recevoir en premier le choc des régressions. Une fois le coin enfoncé, il n’y a plus qu’à attendre. Car on peut compter sur le matraquage idéologique par médias interposés pour rendre obsédante l’idée de « l’écart » et, une fois les esprits « attendris » - comme on dit de la viande trop dure -, imposer comme seule solution possible l’égalisation dans la déveine. L’art de « l’équité par le haut » recherche, lui, une référence brillante, un hors norme auquel s’accrocher - pour reconstruire la norme, en plus avantageux. Par exemple, un président étranger, un premier ministre qu’une législature antérieure a réussi à propulser en douce, ou pour une autre catégorie, très préoccupée elle aussi de cette forme-là « d’égalité », les « patrons américains ». Les patrons américains font peu ou prou le même travail que les patrons français. Mais force est de constater qu’ils sont beaucoup plus riches. L’injustice est manifeste, le rattrapage s’impose…

C’est peut-être parce que le rattrapage ne s’impose que pour ces « injustices »-là, parce que l’« équité » est devenue ce critère à géométrie si honteusement variable qu’il y a un enjeu politique décisif dans les mouvements de résistance à la réforme des régimes spéciaux, condamnés, eux, à la mauvaise équité et à la propagande du ressentiment, celle qui persuade les salariés attaqués en premier que le progrès social n’existera plus pour eux et ne leur laisse plus que l’espoir triste de voir tous les autres « ajustés » à leur tour. De toutes les escroqueries intellectuelles du libéralisme économique, la plus accomplie est probablement celle qui aura consisté en la captation réussie du thème de l’égalité pour en faire le motif de l’arasement général des conquêtes qui, à défaut de faire la vie « bonne » aux salariés, la leur faisaient moins mauvaise. Et l’on peut compter sur cette lecture libérale particulièrement vicieuse de l’égalité pour démanteler le CDI sous prétexte qu’il en est de plus en plus qui sont au CDD, pour supprimer complètement le repos dominical puisque certains travaillent déjà le dimanche, ou, pourquoi pas, pour déplafonner sans restriction le temps de travail au motif que l’on compte déjà beaucoup de surmenés.

À l’image du discours d’inversion qui fait passer l’opposition à la régression pour du conservatisme, et les « pas encore ajustés » pour des « nantis », la réforme des retraites ne cesse de revendiquer la « justice » et n’est pas loin de se donner pour « sociale »… Il est peut-être temps de remettre à l’endroit ce parfait sens dessus dessous. C’est pourquoi la lutte contre la réforme des régimes spéciaux offre une occasion de ne surtout pas manquer de récupérer « l’égalité » et d’en réaffirmer le sens originel, qui n’a jamais été celui de la convergence pour le pire.

(*) Bureau d’économie théorique et appliquée.

Article paru le 6 novembre 2007.

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19:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.11.2007

Novembre "surbooké", mouvements sociaux en couvaison : ça sort!



Le calendrier du mois de novembre est bien chargé :

Hausse du carburant...

Liberté de la presse

Opéra de Paris, RATP, La Poste, France Telecom, LCL (l'ancien crédit Lyonnais), etc.

POUVOIR D'ACHAT OUI, NON AUX PLANS SOCIAUX SANS CONTREPARTIE !

13 et 14 novembre : Transports et énergie (mouvement de grève reconductible par tranche de 24h00);

20 novembre : Education nationale, étudiants, ensemble de la fonction publique, etc. (pouvoir d'achat, emploi, salaires retraites,etc);

29 novembre : Justice (carte judiciaire)...

BLOG RAG 34 en berne le 20. Nous serons nous aussi en grève le 20 novembre pour les mêmes motifs : Pouvoir d'achat, salaires, etc.


ATTENTION, HAUTE TENSION !



A suivre.

RAG 34. Lolo34

20:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Cinéma : J'ai très mal au travail

De la part du blog, Journal d'un chômeur

Pour celles et ceux qui souhaitent voir le Film de Jean Michel Carré "J'ai très mal au Travail".

Diffusion à partir du 14 Novembre au Diagonal Montpellier et au Sémaphore à Nîmes.

La prégnance des risques psycho-sociaux sur le lieu de travail (stress, violence, pratiques addictives…) est de plus en plus fréquemment présentée comme constituant une menace sérieuse pour l’intégrité physique et mentale des salariés. Les partenaires sociaux européens ont d’ailleurs conclu un accord important sur le stress au travail le 8 octobre 2004, qui témoigne d’une réelle sensibilisation des acteurs du monde du travail.

Le film de Jean-Michel Carré, J'ai très mal au travail, s'appuie sur de nombreux travaux multidisciplinaires. J'ai très mal au travail propose une lecture riche et dense de cette souffrance particulière apparue au cours des dix dernières années. Il ouvre une réflexion sur la centralité de la fonction psychique du travail dans le maintien de la santé psychique et physique des travailleurs.

Le film sera projeté à partir du 14 novembre en Languedoc-Roussillon (cinéma DIAGONAL à Montpellier et Le SEMAPHORE à Nîmes). La projection du film sera suivie d'un débat en présence du réalisateur, du directeur départemental du travail du Gard et du Dr HEUZE, médecin-inspecteur du travail le 27 novembre à Nîmes.

Source : SDTEFP du Languedoc-Roussillon


Merci Alexandra pour cette information, à bientôt amicalement.


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15:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : J'ai très mal au travail

11.11.2007

Semaine de grèves, la France en zone de turbulences sociales



PARIS (AFP) - La France se prépare à une semaine sociale agitée avec des grèves à partir de mardi soir dans les transports, susceptibles de paralyser le pays, avant d'autres mouvements de protestation contre des réformes voulues par le président Nicolas Sarkozy.

Mesure phare du programme du chef de l'Etat, la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui bénéficient à certaines professions comme les cheminots, avait suscité le 18 octobre une première grève à l'origine d'une mobilisation record.

Le gouvernement ayant refusé de revenir sur le fond de la réforme, sept syndicats des chemins de fer sur huit ont appelé à une nouvelle grève qui débutera mardi soir et sera reconductible. La plupart des syndicats du métro parisien ont également appelé à cesser le travail à compter de mercredi.

Le mouvement touchera également le secteur de l'énergie: tous les syndicats ont appelé à la grève à EDF (Electricité de France) et GDF (Gaz de France), pouvant aller jusqu'à des coupures de courant.

L'Opéra de Paris, dont les salariés sont concernés par la réforme, cessera ses représentations.

Face à la contestation, le gouvernement a fait part de sa détermination, fort du soutien de l'opinion publique: selon un récent sondage, 68% des Français sont opposés à la grève sur les régimes spéciaux.

M. Sarkozy a martelé vendredi qu'il irait "jusqu'au bout" de sa réforme sur les régimes spéciaux. Dans un entretien publié dimanche, le Premier ministre François Fillon réaffirmait sa "fermeté", assurant que "quand on fait son devoir, on n'a pas peur".

"Personne ne pouvait imaginer que la réforme des régimes spéciaux se ferait facilement", a-t-il encore dit.

Le gouvernement entend aligner les régimes spéciaux sur celui des fonctionnaires à partir de 2008, en rallongeant la durée de cotisation à 40 ans pour toucher une retraite complète, au lieu de 37,5 ans actuellement.

Ces régimes concernent 500.000 salariés (et 1,1 million de retraités) face aux quelque 18 millions de salariés du secteur privé, et permettent dans certains cas de cesser de travailler dès 50 ans dans des conditions avantageuses.

Mais la grogne touche aussi les fonctionnaires, en particulier les enseignants, dont les principaux syndicats ont appelé à une grève le 20 novembre.

Leur colère a été alimentée par la suppression de 22.900 postes au budget 2008. La France compte près de 5,2 millions de fonctionnaires, soit un cinquième de la population active salariée.

Le gouvernement doit faire face à un climat social de plus en plus tendu: les étudiants multiplient depuis quelques jours les blocus de facultés pour protester contre une loi sur l'autonomie des universités.

Une coordination nationale étudiante, opposée à cette loi, a appelé dimanche à bloquer les gares de France mardi et se joindre aux grèves des 13 et 20 dans "une convergence des luttes" contre le gouvernement.

M. Sarkozy a aussi dû se rendre à la rencontre des marins-pêcheurs pour désarmorcer leur colère en annonçant des mesures pour compenser la flambée des prix du gazole.

Selon un sondage publié vendredi, le pouvoir d'achat reste la principale préoccupation des Français, et 71% d'entre eux jugent les mesures prises "pas efficaces". Même en baisse, la cote de popularité de M. Sarkozy reste néanmoins largement positive.

Interrogé vendredi sur les grèves à venir, M. Sarkozy a déclaré: "Ce n'est pas une semaine qui est difficile, c'est ce que je fais qui est difficile". Avant de promettre qu'il prendrait "des initiatives" sur le pouvoir d'achat.

A cet égard, le gouvernement a annoncé ce week-end le doublement de la "prime à la cuve" de fioul pour les ménages les plus modestes et une augmentation de 3%, au 1er janvier, de l'aide au logement.

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21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

09.11.2007

Chiffres du chômage : en finir avec la confusion

En publiant les chiffres du chômage pour le mois de septembre, le gouvernement entretient la confusion quant à la réalité de la situation de l’emploi. Qui les Français doivent-ils croire ? La Ministre de l’Économie et de l’emploi du mois de septembre qui expliquait que communiquer sur des statistiques mensuelles était dénué de sens, ou celle du mois d’octobre qui s’enthousiasme sur ces mêmes chiffres ?

Les Français ne peuvent se fier aux chiffres mensuels de l’ANPE encensés ce mois-ci par le gouvernement, dès lors que le rapport qu’il a commandé lui-même à l’IGF et l’IGAS a conclu que « Les données ANPE ont surestimé d’environ 20% la baisse du chômage ces dernières années ».

Pour le Parti socialiste, la communication du gouvernement autour de chiffres sujets à controverse ne sert qu’un but hautement contestable : semer la confusion à la veille de la publication par l’INSEE de son « Enquête Emploi » (12 novembre) qui révisera à la hausse les taux de chômage avancés depuis un an.

Communiqué
d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

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11:13 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CHOMAGE, PRECARITE, EXCLUSION

08.11.2007

Caisse noire de l'UIMM : une instruction judiciaire pour faire toute la lumière

Depuis plusieurs semaines, la presse accorde un large écho aux soupçons de détournement de fonds issus des comptes de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie. Les faits sont reconnus et publics : l’UIMM, principale organisation patronale, détient une caisse noire de 600 millions d’euros, dans laquelle des prélèvements en liquide de 20 millions d’euros ont été réalisés ces quatre dernières années.Les déclarations de l’actuel et des anciens responsables de cette fédération mettent en cause pêle-mêle leurs propres salariés et les organisations syndicales. Ils laissent ainsi entendre que ces détournements de fonds alimentaient la corruption et une caisse de solidarité opaque contre les mouvements de grève.

Le Parti socialiste regrette que, face à des accusations d’une telle gravité, le gouvernement soit resté silencieux. La gravité des accusations portées et l’importance des sommes détournées imposaient au contraire de faire toute la lumière sur l’origine et la destination de ces fonds.

Le Parti socialiste demande au gouvernement d’ouvrir une instruction judiciaire dans le dossier de la caisse noire de l’UIMM. À défaut, les députés socialistes déposeront une résolution pour la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Communiqué
d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

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08:24 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CAISSE NOIRE, UIMM

07.11.2007

Europe : le PS dit "oui" au Traité de Lisbonne

Le Parti socialiste s'est prononcé en faveur du Traité de Lisbonne, lors du bureau national du 6 novembre. Avec 36 voix pour, 20 contre, 2 abstentions et 1 personne ne prenant pas par au vote, le traité a été adopté par une la majorité. Le Premier secrétaire, François Hollande, analyse cette décision.



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09:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EUROPE

06.11.2007

Sud-Rail et une fédération d'usagers favorables aux "grèves de la gratuité"

AFP. Le syndicat Sud-Rail et la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP) ont réclamé lundi la reconnaissance en France de la "grève de la gratuité", qui consiste pour les salariés des entreprises de transports en commun à permettre aux voyageurs de circuler sans payer.

Selon un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) du 17 juillet dernier, cette forme de grève est "licite", affirment-ils dans un communiqué commun.

Une telle "grève de la gratuité" ne pourrait cependant être organisée dès la mi-novembre, a précisé Sud-Rail. Six fédérations de cheminots ont appelé à un mouvement reconductible à partir du 13 novembre au soir.

Dans l'arrêt de la CEDH, dont l'AFP a eu copie, la Cour a estimé que "le ralentissement de travail" d'agents de péage turcs qui avaient quitté leur poste et permis aux automobilistes de passer sans payer, "pourrait être considéré comme une action collective d'ordre général dans le contexte de l'exercice des droits syndicaux".

Les actions judiciaires en dommages et intérêts engagées par l'administration turque ont constitué "une ingérence dans leur droit à la liberté d'association", a jugé la CEDH.

D'après Sud-Rail et la FUT-SP, la SNCF n'a dans le passé "cessé de prendre de lourdes sanctions contre les cheminots qui, par exemple, pratiquaient la +grève de la pince+" c'est-à-dire le refus de contrôler les billets.

Le jugement de la CEDH "crée une situation nouvelle" et "la France doit suivre cette jurisprudence", estiment-ils, demandant au ministère des Transports d'organiser "une table ronde Etat-entreprises de transport-syndicats-usagers afin d'étudier les modalités d'application" de la jurisprudence de la cour européenne.

"On comprend bien pourquoi la direction SNCF est hostile à cette forme de grève qui serait au contraire particulièrement bien accueillie par les usagers", estiment Sud-Rail et la FUT-SP, évoquant des "convergences entre usagers et cheminots qui veulent défendre le service public ferroviaire".

Lors d'une "grève de la pince" en 1989, la direction de la SNCF avait prévenu les contrôleurs que le mouvement constituait "une véritable remise en cause des obligations même du contrat de travail" des contrôleurs et que "l'inexécution des obligations" de travail était "une faute professionnelle".

Selon Sud-Rail, "les grévistes qui ont intenté des recours juridiques contre ces sanctions ont été désavoués, ce qui a été un frein à ce type d'expérience".

Lundi 5 novembre

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05.11.2007

La phrase du jour :"Faites du vélo !", le chiffre du jour...

"Faites du vélo ! " Hausse du carburant : Christine Lagarde ministre de l'économie n'entend pas donner suite à la demande réitérée par les socialistes pour rétablir la TIPP flottante initiée par Fabius qui permettait d'alléger la facture des français à la pompe. Mesure bénéfique pour le pouvoir d'achat mais pourtant supprimée par Raffarin en 2004. Lagarde simplifie encore : elle recommande aux français de faire du vélo.
Marins-pêcheurs partez en mer sur un pédalo, professionnels de la route allez à bicyclette , car il n'y a toujours pas de nouvelle mesure annoncée vous concernant ! Et si vous aussi vous étiez "ses oubliés" ?

Le chiffre du jour :

1 milliard de dollars, c'est la somme qui devrait être dépensée par les candidats durant la campagne présidentielle aux USA.

Un vélo dans la tête...


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29.10.2007

AIR FRANCE : Décoller mieux, décollons tous !

PARIS (AFP) - La grève des hôtesses et stewards d'Air France a encore perturbé le trafic dimanche et l'ampleur du mouvement a conduit le gouvernement à intervenir pour demander une meilleure information des voyageurs et une reprise du dialogue social.

Le hall du terminal 2-E de l'aéroport de Roissy était noir de monde lundi matin, avec de longues files d'attente devant les comptoirs d'Air France, au cinquième et dernier jour de la grève des hôtesses et stewards de la compagnie.

La compagnie prévoit d'assurer 70% de ses vols. Sur 40 vols Air France affichés au départ de Roissy, 16 étaient marqués comme annulés, comme ceux pour Johannesburg, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Los Angeles, Miami, Detroit, Hong Kong.

La totalité des vols long-courriers et 90% des vols moyen-courriers devraient être assurés mardi, a estimé lundi sur RTL le PDG de Air France, Jean-Cyril Spinetta.

"Je pense que nous serons dès mardi en mesure d'assurer la totalité de nos vols en long-courriers", a indiqué M. Spinetta. "S'il y a quelques vols qui sont supprimés, on en communiquera la liste. Mais (s'il y en a), ils seront en très petit nombre et j'espère qu'il n'y en aura pas", a-t-il ajouté.

Concernant les moyen-courriers, "le retour à la normale sera sans doute un tout petit peu plus long. Je pense que dès mardi nous assurerons 90% des vols", a estimé le PDG de Air France. "J'invite néanmoins nos clients à s'adresser quand même à Air France pour vérifier que le vol qu'ils envisagent de prendre mardi est bien maintenu en court et en moyen-courriers", a toutefois précisé M. Spinetta.

L'intersyndicale des hôtesses et stewards d'Air France a annoncé dimanche soir dans un communiqué que "la grève ira à son terme jusqu'à lundi minuit". L'intersyndicale (CFTC, FO, UNSA, SNPNC et SUD) représentant 61% des hôtesses et stewards d'Air France, a pris cette décision après avoir "constaté que la direction reste sur sa position et que rien n'a changé depuis samedi".

Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, qui avait demandé samedi à la compagnie "de tout faire pour améliorer l'information des passagers", s'est rendu dimanche à Orly-Ouest en compagnie du directeur général d'Air France Pierre-Henri Gourgeon.

"La grève, c'est l'affaire d'Air France, ce dont je veux m'assurer, c'est que les passagers soient bien traités et bien informés", a déclaré le secrétaire d'Etat. "Nous rembourserons très largement les voyageurs", a ajouté M. Gourgeon à l'adresse de plusieurs voyageurs inquiets.

Air France demande à ses clients de consulter de préférence avant leur départ son site internet (www.airfrance.fr), le numéro vert 0800 240 260 étant surchargé.

Devant l'avalanche des critiques, Air France a expliqué dimanche que les annulations "préventives", annoncées sur le site internet et basées sur les estimations de grévistes, ne permettaient "pas d'éviter totalement" les annulations "à chaud", décidées en fonction du nombre de membres d'équipage se présentant 1H30 avant les départs des vols.

M. Bussereau a souhaité que des négociations "aboutissent dans les délais les plus rapides", après l'échec samedi des discussions entre la direction et les syndicats, représentant les 15.000 navigants commerciaux d'Air France.

La direction a dénoncé samedi l'"intransigeance" des syndicats et fait état de "son ouverture permanente à une négociation sans préalable". Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, l'a accusée au contraire dimanche de ne "pas avoir l'intention de négocier" et "d'informer mal" les voyageurs.

Les syndicats, qui ont annoncé un taux de 85% de grévistes, réclament l'augmentation des rémunérations, dans le cadre d'un nouvel accord salarial triennal destiné à prendre le relais de celui en vigueur depuis 2002, ainsi qu'une amélioration des conditions de travail.

AIR FRANCE : Trafic perturbé au 5 ème jour de grève :


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Copyright © 2007 AFP



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11:19 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AIR FRANCE

Pourquoi le rapport Attali reste et doit rester marginal ?

Propos de Liêm Hoang-Ngoc, délégué national à l'Economie du Parti socialiste, et maître de conférences à l'université de Paris I-Panthéon Sorbonne. concernant les récentes propositions du rapport Atalli qui préconise entre autres choses de favoriser la liberté d'établissement pour les hypermarchés partout et n'importe où, sur le territoire de nos communes, et la suppression du principe de précaution pourtant inscrit récemment dans le marbre de notre constitution.

"V'la les Huns, attention Attali.
signé : Attila".


"Ce rapport Attali ne pointe que des sujets marginaux"
Par Liêm Hoang-Ngoc, délégué national à l'Economie du Parti socialiste, et maître de conférences à l'université de Paris I-Panthéon Sorbonne.

La commission Attali sur la croissance rend cet après-midi un premier rapport d'étape sur le pouvoir d'achat. Parmi les principales mesures: accroitre la concurrence dans la distribution (abrogation des lois Galland et Royer-Raffarin), ou autoriser les actions de groupe pour les consommateurs. Quelle est votre réaction sur le sujet ?

Mon sentiment, c'est que ce rapport, tout comme celui du Conseil d'analyse économique [qui doit être remis au Premier ministre vendredi, ndlr], tourne autour du pot. Ces rapports n'abordent que partiellement la question des freins à la croissance, puisqu'ils ne pointent que des sujets marginaux. La grande distribution bénéficie d'une rente de monopole dont les ménages subissent les retombées, certes. Mais le principal frein à la croissance reste l'investissement des entreprises. Rien n'est dit sur les grandes entreprises qui ne subissent plus aucune contrainte d'offre mais ne dépensent pas pour autant en matière d'investissement, notamment dans les domaines innovants. Ce qui plombe les carnets de commandes des PME. Le premier problème est donc un problème de politique industrielle, et n'est pas posé dans ce rapport.
Deuxième constat: si la consommation est le principal moteur de la croissance, le pouvoir d'achat des catégories qui ont la plus forte propension à dépenser -à savoir la moitié des ménages, qui gagnent mois de 1.480 euros, le salaire médian- est plombé par le prix du logement certes, mais surtout par la modération salariale de ces dernières années.
A l'inverse, un des effets de la politique fiscale actuellement menée est la contribution au gonflement de la bulle immobilière.

L'ancien conseiller de François Mitterrand préconise aussi d'améliorer l'accès au logement, notamment grâce à la construction de 500.000 nouveaux logements sociaux par an, ou la création de 10 éco-polis d'ici 2012…

- Il faudrait peut-être commercer par faire appliquer la loi SRU [loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, qui contraint les agglomérations de plus de 50.000 habitants à un minimum de 20% de logements sociaux, ndlr]. Le problème ici est celui du logement des catégories modestes.
Encore une fois, ceci n'est que marginal par rapport au cœur du problème, qui lui n'est pas abordé.
Même si la création de ces villes nouvelles écologiques permet toujours des grands travaux et donc de tirer le bassin d'emploi dans les villes concernées.

Certains dénoncent un énième rapport sur le sujet, d'autres ironisent déjà sur des propositions irréalistes et, surtout, craignent le retour d'un libéralisme à tout va. Abondez-vous dans le sens de ces critiques ? Et quelles seraient alors vos propositions ?

- Oui, ce rapport n'aborde pas le vrai problème qui est un problème pointé par les économistes keynésiens, à savoir un problème d'investissement. Or on ne le réglera pas par ce que les libéraux appellent une politique de l'offre, qui accroît le profit et la rente.
Le modèle de la gouvernance anglo-saxonne a failli et il va falloir en tirer la leçon. Les investisseurs sont rivés sur le court-terme et obéissent à une logique de gain pour les actionnaires.
Il faut maintenant que la politique industrielle reprenne ses droits.
Les 15 milliards d'euros consacrés au paquet fiscal auraient pu servir à autre chose. Pour ordre de grandeur, les pôles de compétitivité ont coûté 1 milliard seulement et l'Agence de l'innovation 100 millions.
De plus, les 5 milliards concentrés sur les bas-salaires n'ont créé que 200.000 emplois, à cause de l'effet de trappe à bas-salaire [un patron, qui bénéficie d'un allègement des charges au niveau du Smic, devient de moins en moins incité à augmenter les salaires, ndlr].
Il ne faut donc pas s'étonner que le pays soit à la traîne de l'Europe en termes de croissance depuis une quinzaine d'années.

Propos recueillis par Flore de Bodman.

Source : Challenges.fr 15.10.2007

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08:01 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Des médias indépendants, condition d'une bonne gouvernance des entreprises

Par Thomas Philippon (25.07.07)

Un grand nombre de journaux, de radios et de chaînes de télévision français sont détenus par des groupes industriels, et le rachat des " Echos " par LVMH ne ferait que renforcer cette singularité nationale. L'enjeu recouvre deux questions distinctes. Premièrement, quel est le rôle des médias dans la gouvernance économique ? Deuxièmement, quelle est l'influence réelle de la nature du propriétaire sur le contenu d'un journal ? Une étude américaine récente montre l'importance des médias pour la détection des fraudes financières (1). Dans l'ensemble des fraudes par des grandes entreprises (actifs supérieurs à 750 millions de dollars) entre 1996 et 2004, la SEC (le principal régulateur) n'a révélé que 6 % des cas. Les médias représentent 14 % des détections, au même niveau que les auditeurs, mais en dessous des employés (19 %). Et ceci a lieu dans un pays où les régulateurs sont puissants et ont une tradition d'indépendance. Quand les régulateurs sont faibles ou corrompus, les médias représentent souvent le dernier recours. En Russie, le fonds d'investissement Hermitage utilise la presse anglo-américaine pour révéler les scandales et mettre les compagnies fautives sous pression. Cette stratégie est efficace (2) car elle touche la réputation internationale des entreprises et force les régulateurs locaux à agir. Les médias jouent donc un rôle décisif dans la gouvernance économique d'une démocratie moderne. Il faut s'interroger sur les conditions qui garantissent leur impartialité.

L'impartialité des médias peut, en théorie, être garantie de deux manières : par les statuts et la mise en place de comités indépendants, ou par la compétition et l'intérêt bien compris des propriétaires. En pratique, la garantie statutaire semble largement illusoire. Rupert Murdoch, qui tente maintenant de racheter le " Wall Street Journal ", avait mis en place lors de son achat du " Times of London " en 1982 un " independant board " que la plupart des commentateurs jugent inefficace.

Qu'en est-il de la capacité du marché concurrentiel à garantir l'indépendance de la presse ? La valeur économique de la réputation d'un journal limite évidemment les intrusions, mais l'histoire nous enseigne aussi que les conflits d'intérêts potentiels finissent toujours par se réaliser. La crédibilité de la garantie d'indépendance dépend de l'équilibre entre ces deux forces, et elle varie au cas par cas. On peut tout de même insister sur deux paramètres souvent négligés dans le débat français.

D'abord, comme pour toutes les acquisitions, il faut se poser la question du projet industriel. Dans le cas de Rupert Murdoch, qui offre 5 milliards de dollars pour le " Wall Street Journal ", il s'agit d'étendre l'image de marque ce journal à d'autres branches de la News Corporation, en particulier le Fox Business Network, ce qui suggère que les incitations à maintenir la réputation du journal seront fortes. Dans le cas de LVMH, par contre, on ne comprend pas encore très bien la nature du projet industriel, ce qui le rend plus douteux. Qu'est-ce qui justifie les 250 millions d'euros que LVMH semble prêt à dépenser pour acquérir " Les Echos " ?

Finalement, il faut prendre en compte l'attitude des lecteurs. Une étude récente (3) montre que c'est d'abord pour faire plaisir à leur audience que les médias américains biaisent les informations qu'ils présentent. Ceci conduit naturellement les lecteurs de gauche à lire des journaux de gauche, et les lecteurs de droite à lire des journaux de droite. Cette polarisation de l'information rend le consensus difficile et pousse naturellement vers des positions extrêmes. Or, dans un pays comme la France, où les questions économiques sont trop souvent traitées de manière idéologique et où la confiance entre la société et les milieux d'affaires est déjà mauvaise, la présence d'une source d'information économique compétente et impartiale est particulièrement cruciale. C'est pourquoi " Les Echos " sont irremplaçables.

THOMAS PHILIPPON enseigne l'économie financière à New York University et vient de publier " Le capitalisme d'héritiers, la crise française du travail " au Seuil.

(1) " Who Blows the Whistle on Corporate Frauds ? ", par Alexander Dyck, Adair Morse et Luigi Zingales.(2) " The Corporate Governance Role of the Medias ", par Alexander Dyck, Natalya Volchkova et Luigi Zingales.(3) " What Drives Media Slant ? ", par Matthew Gentkow et Jesse M. Shapiro.

http://www.lesechos.fr/info/comm/300184726.htm

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08:00 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"Le train de Jaurès", ligne : Carmaux-Cordes-Paris ne veut pas mourrir

La SNCF a annoncé qu'elle confirmait la suppression du « train de Jaurès » (Carmaux- Cordes- Paris), dont les trajets en Midi- Pyrénées seront effectués par des cars.....ce qui augmentera les émissions de gaz à effet de serre.

Curieuse façon d'illustrer la « révolution verte », pour reprendre la formule enthousiaste et prometteuse des membres du gouvernement !

Les actes viennent contredire brutalement les paroles, sans même parler du mépris affiché par la SNCF, entreprise publique, pour ses missions de service public : absence de concertation avec les élus et les usagers (en contradiction avec la « Charte des services publics »), prise en compte exclusive de la « rentabilité » d'une ligne, mauvaise volonté dans la promotion du rail, désintérêt à l'égard de l'aménagement du territoire (zones rurales et touristiques).

Il m'a semblé indispensable d'interpeller le Président de la République sur ces contradictions préoccupantes.

S'il n'intervient pas auprès de son ministre des transports, qui a la tutelle de la SNCF, pour maintenir le « train de Jaurès », on saura alors ce que valent les promesses de la « révolution verte ».


Lettre de Paul Quilès, ancien ministre de l'Intérieur, au Président de la République


Paul Quilès Cordes sur ciel le 25 octobre 2007
Ancien ministre
Maire de Cordes sur ciel


Monsieur le Président de la République


La SNCF vient d’annoncer l’arrêt du train Carmaux- Cordes- Paris, connu comme « le train de Jaurès », qui dessert des zones rurales mais aussi touristiques de notre région. Cette décision, prise sans la concertation prévue par la « Charte des services publics » présentée à Mende en juin 2006, suscite une vive émotion.

Si c’est à vous que je m’adresse, Monsieur le Président, et non au Directeur régional ou à la Présidente de la SNCF ou encore au Ministre des transports, c’est parce que j’ai noté que vous souhaitiez vous impliquer dans les dossiers de la vie quotidienne des Français qui sont emblématiques de certains choix politiques.

A cet égard, alors que le « Grenelle de l’environnement » vient de faire apparaître la nécessité de prendre en considération les préoccupations environnementales –et notamment les émissions de gaz à effets de serre - dans les politiques publiques, l’attitude de la SNCF est incompréhensible. Il est en effet facile de montrer que la suppression de ce train aura un effet négatif sur le « bilan carbone ».

On peut aussi regretter que la SNCF s’éloigne de sa mission de service public, en mettant en avant de façon exclusive l’objectif de rentabilité d’une ligne, sans s’intéresser aux obligations d’aménagement du territoire et de péréquation, qui sont pourtant à la base de la notion de service public.

Pour ces raisons, je vous demande de bien vouloir intervenir, afin que la SNCF rapporte sa décision et engage une concertation avec les élus, les associations d’usagers et les cheminots, qui permettra de définir les conditions du maintien et du développement de cette ligne à laquelle nous tenons tout particulièrement.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Paul Quilès

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07:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.10.2007

"J'accuse l'Etat d'asphyxier les collectivités locales"

par Claudy Lebreton président de la Fnesr et de l'association des départements de France : A lire dans l'hebdo n° 463

Le gouvernement a ni plus ni moins utilisé la décentralisation pour alléger le budget de l'État, en ne faisant pas suivre les moyens nécessaires aux transferts de compétence sur les collectivités territoriales, et en forçant ces dernières, pour compenser ce manque, à augmenter les impôts locaux. Solidarité et réinsertion sociale, sécurité, transports, développement durable : notre dossier montre comment les collectivités territoriales doivent désormais pallier les désengagements de l'État.
Autre sujet d'actualité : la réforme des retraites, et particulièrement celle des régimes spéciaux : malgré une mobilisation sans précédent lors de la journée du 18 octobre, le gouvernement voudra-t-il passer en force ?
Cette semaine, dans le cadre de la rénovation du Parti socialiste, découvrez les coulisses de la préparation de l'émission Inventeurs d'avenir, dont le premier épisode est actuellement diffusé sur www.parti-socialiste.fr , ainsi que la « lettre ouverte » de Patrick Savidan, président de l'Observatoire des inégalités

Télécharger L'hebdo n° 463 (format pdf / 3 mo)

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00:30 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.10.2007

Grenelle de l'environnement : dernière table ronde sur les biocarburants et les entreprises

Par Anne CHAON AFP

PARIS- Les travaux de la dernière table ronde du Grenelle de l'environnement, consacrée notamment aux biocarburants et à la responsabilité environnementale des entreprises, ont repris vendredi matin. Evénement

Le Grenelle de l'environnement avait terminé jeudi après-midi ses travaux, à l'exception de cette dernière table ronde à laquelle participent, outre le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Hulot, Yannick Jadot (Alliance pour la planète) et Jean-Pierre Clamadieu pour le Medef.

Le président Nicolas Sarkozy s'est prononcé jeudi pour la suspension des cultures d'OGM et une réduction des pesticides, sans aller jusqu'à la création immédiate d'une " taxe carbone", en concluant un sommet de deux jours destiné à lancer "une révolution verte" en France.

Entre la taxe carbone, à l'étude mais non décrétée, et la nécessité de ne pas rogner sur le pouvoir d'achat des Français, la presse française vendredi voit Nicolas Sarkozy jouer les équilibristes pour ne froisser personne.

M. Sarkozy a prononcé son discours devant le gouvernement en son entier, le Prix Nobel de la Paix 2007, Al Gore, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, affichant ainsi sa volonté de donner un caractère solennel à cette initiative.

Al Gore a salué ce sommet inédit en France, assurant qu'il constituait un "formidable coup d'accélérateur" à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.

Depuis mercredi, les participants -- écologistes, représentants du patronat, des syndicats, de l'Etat et de collectivités -- ont participé à d'ultimes négociations pour arriver à présenter une série de mesures.

Ils ont toutefois échoué à se mettre d'accord sur une revendication clef des écologistes, celle de la création d'une "taxe carbone" sur les produits gros consommateurs d'énergie fossile. Considérée comme un test de l'échec ou du succès de ce sommet par les organisations écologistes, la création de cette taxe est rejetée par le patronat en l'absence d'une remise à plat globale de la fiscalité.

Sans trancher, M. Sarkozy s'est engagé à "ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe +climat-énergie+ en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité".

Autre point, qui a donné lieu à un bras de fer entre écologistes et agriculteurs, celui des pesticides, qui pollue les eaux et les sols, et dont la France est le premier utilisateur en Europe. Soutenant le "principe de précaution (...) qui doit être interprété comme un principe de responsabilité" notamment pour les auteurs de pollutions, M. Sarkozy a demandé au ministre de l'Agriculture Michel Barnier "de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible, dans les dix ans qui viennent".

Il a confirmé la suspension de la culture commerciale de maïs génétiquement modifié annoncée dans la matinée "en attendant les conclusions d'une expertise à coParmi les avancées, qui ont fait l'objet d'un consensus, figurent des mesures dans les secteurs, clef pour la lutte contre les gaz à effet de serre, du bâtiment et des transports.

La priorité doit être donnée au rail dans les années à venir et la création d'une "écopastille" a été décidée pour pénaliser les véhicules les plus polluants comme les grosses berlines et les 4X4 et récompenser les plus vertueux. Les modalités doivent toutefois être encore précisées.

Le sommet a entériné un fort développement du "bio" dans l'agriculture, dont la part (calculée en surfaces agricoles utiles), devra passer à 6% en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement.

Les participants à ce sommet se sont montrés plutôt satisfaits, disant toutefois attendre de voir les conditions d'application des mesures. "Franchement, on est entrés dans l'ère de l'écologie. On est passés à l'action. On est confiants, heureux", a affirmé Nicolas Hulot, l'une des figures de l'écologie française. Greenpeace a vu de son côté dans ce sommet des "avancées" mais aussi du "flou".

Cette réunion a été baptisée "Grenelle de l'environnement" en référence à des accords sociaux historiques, signés en France en mai 1968.

"Nicolas Sarkozy, hier, était dans la situation de l'équilibriste", résume Bernard Le Solleu dans Ouest-France qui précise qu'"il chouchoute les écologistes et se garde de froisser le patronat et le monde agricole." Et de s'interroger: "comment financera-t-on cette révolution, alors que les caisses de l'État sont exsangues et que le gouvernement craint, par-dessus tout, de rapetisser le pouvoir d'achat de Français déjà un peu grognons ?".

Dans La Tribune, François-Xavier Pietri fait chorus: "l'équation fiscale posée hier par le président ressemble fort à une partie de billard à plusieurs bandes". Le quotidien économique s'explique: "la fiscalité écologique (...) ne devra pas déboucher sur un accroissement des prélèvements obligatoires" et évoque, comme d'autres, la méthode Sarkozy: "On reconnaît bien là la stratégie chère à Nicolas Sarkozy du donnant-donnant, séduisante dans son principe, mais diablement difficile à mettre en musique."

Fabrice Rousselot de Libération n'est pas convaincu par la fibre écologiste du président, "avant de s'enflammer pour la +révolution+ proclamée par le Président, il faut rappeler que la France a un train environnemental de retard sur l'Europe et que Sarkozy lui-même est un croisé de la dernière heure" écrit-il, notant que "sur la taxe carbone surtout, Sarkozy a eu en réalité la main vert pâle".

Dont acte (bis) !

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12:54 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

25.10.2007

Vers un moratoire concernant les cultures en plein champ d' OGM ?

Sarkozy confirme la suspension de la culture commerciale des OGM

PARIS - La culture commerciale des OGM sera "suspendue en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a confirmé jeudi Nicolas Sarkozy lors de la conclusion du Grenelle de l'environnement.

"La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM", a déclaré M. Sarkozy.

"Je ne veux pas me mettre en contradiction avec l'Union européenne. Mais, dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a poursuivi le chef de l'Etat.

Il a promis de le faire "en concertation étroite avec la Commission européenne".

Dans cet esprit, M. Sarkozy a repris la décision du Grenelle d'une loi sur les OGM au printemps 2008. Ce texte transposera la directive européenne sur les OGM. Les principes de transparence, de droit à cultiver avec ou sans OGM et d'obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM "seront inscrits" dans ce projet de loi.

Cette suspension de la culture commerciale des OGM "ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM, et notamment les OGM d'avenir", a déclaré M. Sarkozy. Le chef de l'Etat a donc exprimé sa volonté d'accélérer la recherche sur les OGM.

"Ce que nous proposons, c'est le retour de la démocratie: le débat, la transparence, la décision exclusivement pour des motifs d'intérêt général et non commercial, la responsabilité", a conclu M. Sarkozy. En contrepartie, il a appelé les militants écologistes qui détruisent les plants d'OGM à "revenir dans le champ de la démocratie et de l'Etat de droit". AP

egp/mw

Dont acte !

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19:24 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MORATOIRE, GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

« Travailler plus pour gagner plus », un slogan de campagne déjà dans l’impasse

8 milliards d'€ pour une usine à gaz !

A peine entré en vigueur, le dispositif d’exonération d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales sur les heures supplémentaires fait déjà mentir le slogan de campagne « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy.Une majorité de salariés est totalement exclue du dispositif, soit parce que leur entreprise ne propose pas d’heures supplémentaires (deux tiers des salariés), soit parce que leur temps de travail est modulé sur le mois ou annualisé.

Le dispositif, fondé sur une incitation des entreprises à augmenter le recours aux heures supplémentaires, est tellement complexe que les entrepreneurs eux-mêmes sont à le mettre en oeuvre. La mesure-phare sur l’emploi de Monsieur Sarkozy est en réalité une usine à gaz.

Moins de cinq mois après l’élection présidentielle, la proposition emblématique de la droite sur le pouvoir d’achat a déjà fait la preuve de son caractère inopérant.

Communiqué du Secrétariat national

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18:19 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HEURES SUPPLEMENTAIRES

24.10.2007

Interrogation sur le non-respect des engagements de campagne de Nicolas Sarkozy sur la baisse des prélèvements obligatoires

Texte d’une "question écrite" déposée par Laurent Fabius auprès du Bureau de l’Assemblée nationale à l’adresse du Premier ministre.

M. Laurent Fabius (Seine-Maritime) interroge le Premier ministre sur un mystère fiscal et social passé plutôt inaperçu jusqu’ici.


Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy a pris l’engagement, s’il était élu, de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires (impôts + cotisations sociales) au cours de son mandat. Cet engagement a été formulé notamment le 22 janvier 2007, réitéré le 8 mars 2007, repris dans "l’abécédaire des propositions de N. Sarkozy".

Or, le "rapport économique, social et financier" joint au budget 2008 présenté récemment par le Premier ministre en accord avec le président de la République contient page 93 un tableau décrivant avec précision les engagements de la France en matière de finances publiques pour les années 2008 à 2012. En 2012, à la fin du quinquennat, le taux de prélèvements obligatoires ne baisse nullement de 4 points. Il ne baisse d’ailleurs non plus ni de 3 points, ni de 2 points ni même d’ 1 point. Tout au mieux, est-il prévu une baisse de 0,3 point par rapport au taux de 2008 si toutefois la croissance de la France s’élève en moyenne à 2,5 %, et aucune baisse des prélèvements si la croissance atteint 3 %. Ces chiffres reprennent, semble-t-il, ceux communiqués officiellement à la Commission européenne dans le cadre du dépôt du programme de stabilité 2009-2012 prévu par la loi .

Au-delà des aspects techniques, cela signifie que, moins de 6 mois après son élection, le président de la République reconnait qu’il ne tiendra pas ses engagements globaux en matière de prélèvements fiscaux et sociaux

M. Laurent Fabius demande à M. le Premier ministre s’il confirme que l’engagement présidentiel ne sera pas tenu, s’il confirme qu’il s’est donc agi pendant la campagne électorale d’un énorme mensonge fiscal ou s’il a une autre explication crédible à fournir pour cet intéressant constat.

23 octobre 2007

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09:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

23.10.2007

L'OIT s'apprête à vider le CNE de sa substance

L'absence de justification des licenciements prévue par le CNE n'est pas conforme à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail. Le jugement de l'OIT, mi-novembre, va imposer aux employeurs de modifier leurs pratiques.

Le contrat nouvelles embauches, qui a permis près de 1 million de recrutements dans les entreprises de moins de 20 salariés, ne survivra pas au jugement que s'apprête à rendre l'Organisation internationale du travail (OIT). Saisie par FO dès août 2005, celle-ci est sur le point de dénoncer le non-respect par la France de la convention 158 de l'OIT, qui interdit qu'un salarié soit « licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement ». L'arrêt, qui sera rendu par le conseil d'administration de l'OIT autour du 15 novembre, est déjà connu dans ses grandes lignes. En effet, le comité tripartite (salariés, employeurs, gouvernements) chargé de cette affaire a rendu ses conclusions la semaine dernière et celles-ci devraient être reprises, telles quelles, par le conseil d'administration. Les trois personnes qui constituent le comité ne plaident pas pour la suppression du CNE, mais pour une remise en question de ses principales caractéristiques, parmi lesquelles la période de deux ans durant laquelle l'employeur n'a pas à justifier le licenciement.

Des arrêts contradictoires
Ce jugement ne sera pas le premier à contester la légitimité du CNE, mais c'est le premier à intervenir au niveau international. Sa portée sera donc supérieure à celle des précédents arrêts, souvent contradictoires, qui ont été rendus par plusieurs tribunaux prud'homaux et plusieurs cours d'appel (à Paris et Bordeaux, notamment). « Il est vivement conseillé de suivre les recommandations de l'OIT, mais celle-ci n'a aucun pouvoir de sanction contre les gouvernements récalcitrants », indique-t-on à l'OIT. Le gouvernement Villepin était parvenu à reporter, à deux reprises, le jugement du Bureau international.

Le gouvernement Fillon a désormais deux possibilités : il peut suivre les recommandations de l'OIT et supprimer la période d'essai de deux ans, ce qui, dans les faits, revient à lui ôter tout avantage par rapport au CDI « classique ». Il peut également laisser le dispositif mourir de sa belle mort, du fait de son incertitude juridique.

Les contrats signés depuis août 2005 ne sont toutefois pas remis en question, et les patrons ne sombrent pas dans l'illégalité du fait de ce jugement. « Mais on imagine mal qu'une cour d'appel juge le CNE conforme aux normes internationales après cette jurisprudence », indique-t-on à Genève. En d'autres termes, les employeurs devront justifier les futurs licenciements, même si le contrat est antérieur au jugement.

Cette décision a en tout cas un avantage, celui de faciliter les négociations en cours sur le marché du travail. Le Medef, qui plaide pour l'assouplissement des conditions de licenciement, a été plutôt embarrassé par ce dispositif, mis en place sans concertation et sans réelle contrepartie pour les chômeurs. Les propositions qu'il détaillera vendredi, lors de la prochaine séance de négociation, seront, selon lui, plus sécurisantes pour les salariés comme pour les patrons.

LUCIE ROBEQUAIN [ 23/10/07 ]

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16:03 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE

22.10.2007

Financement de la sécurité sociale : de pire en pire...

Le PLFSS 2008 : un échec annoncé et de nouvelles menaces

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2008 est discuté à l’Assemblée nationale à partir du mardi 23 octobre.Ce projet est insincère et irréaliste. Les hypothèses sociales et économiques sur lesquelles il est fondé, ne correspondent pas aux réalités : ces hypothèses évoquent en effet un taux annuel de croissance de 2,25 % au minimum, et une augmentation de l’ordre de 4 % de la masse salariale globale, autant d’objectifs hors de portée.

Ce PLFSS 2008 envisage un nouveau déficit de près de 9 milliards d’euros, après les 11,7 milliards en 2007. Cette prévision ne relève que de l’affichage. Elle confirme néanmoins que les réformes Fillon et Douste-Blazy ont lourdement échoué sur le plan financier comme socialement.

Ainsi, le déficit de l’assurance-vieillesse dépasse largement les 4 milliards alors que cette branche connaissait un excédent en 2003 au moment de la réforme FILLON. Pire, l’augmentation annoncée des petites pensions (+1,1 %) conduira à une perte de pouvoir d’achat et contredira ouvertement les promesses électorales distillées par N. Sarkozy avançant péremptoirement un chiffre de progression de 25 % en cinq ans.

Sur le terrain de l’assurance maladie, l’objectif d’un retour à l’équilibre des comptes dès 2007, proclamé par la réforme DOUSTE-BLAZY est démenti par les faits, puisqu’il y aura encore un important déficit en 2008.

A ce triste constat, s’ajoute l’instauration des franchises, autant dire d’une taxe sur les malades. Cette mauvaise innovation ne règlera rien sur le plan financier. Elle portera en revanche atteinte aux principes et mécanismes solidaires de notre protection sociale, tout en cherchant à culpabiliser délibérément les malades.

Le Parti socialiste s’oppose et votera contre un dispositif à la fois inefficace et injuste qui affaiblit notre système de protection sociale. Il dénonce également la méthode utilisée vis à vis des internes et consistant à trancher de tout sur le plan de l’installation médicale, sans négociation, sans approche globale, et au détour de quelques articles d’un PLFSS. La question de la démographie des professions de santé demande un large débat public, incluant l’organisation du système de santé et l’aménagement du territoire.

La majorité SARKZOY-FILLON tente à grand peine de solder l’échec de la gestion SARKOZY-FILLON-CHIRAC de la période 2002-2007. Son objectif est celui du recul de notre contrat social ; sa méthode est celle du passage en force.

Communiqué de Pascal TERRASSE,
Secrétaire national à la Santé
Et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la santé

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15:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.10.2007

Le premier budget Sarkozy : un maximum de risques pour un minimum de chances

Texte du discours de Laurent Fabius à la tribune de l’Assemblée nationale à l’occasion du débat général sur le projet de budget 2008. Laurent Fabius était l’orateur principal du groupe socialiste.

Télécharger le texte du discours (en grève, patientez...).

Monsieur le Président, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre, Chers Collègues,

En écoutant le débat qui a commencé hier et qui s’est poursuivi cet après-midi, puis en préparant cette intervention, j’avais à l’esprit une formule d’Edgar Faure, tirée de son beau livre La Disgrâce de Turgot : « Il n’y a pas de politique sans risques, mais il y a des politiques sans chances ». C’est au regard de cette remarque générale que je livrerai mes observations sur votre budget pour 2008.

Première série de constats : quand on lit les commentaires qui sont faits, personne ne croit vraiment à ce budget. Si on laisse de côté un instant notre propre opinion à nous l’opposition, pour se pencher sur ce que pensent les observateurs dits indépendants, en France ou au sein des organismes internationaux (FMI, UE, OCDE...), cette défiance envers votre budget est manifeste. Vous l’avez construit sur une hypothèse de croissance de 2.25% non parce que ce chiffre est vraisemblable, mais parce que vous en avez besoin pour présenter une apparence d’équilibre. Et vous n’atteindrez pas ce chiffre.

D’où viendraient ces 2.25% ? De la consommation ? Malheureusement non, car les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat sont extrêmement chiches. Ainsi la prime pour l’emploi n’augmentera-t-elle que de 1.3%. Ce sont des millions de Français qui n’y trouveront pas leur compte. Sur les heures supplémentaires, vous ne croyez pas à votre démarche ! Hier, dans son intervention aussi rigoureuse que savoureuse, Didier Migaud a fait justement remarquer que le nombre de ces heures supplémentaires prévues l’an prochain, qui est votre « sésame », reste identique au contingent de cette année, ce qui montre bien que, même pour vous, les mesures gouvernementales prétendument destinées à faciliter ces heures n’auront guère d’effet. De même avec les prélèvements obligatoires. Vous affirmez qu’ils vont baisser. Le Président de la République s’est même engagé sur un chiffre : 4% en moins. Mais le document officiel que vous avez adressé à Bruxelles sur nos finances publiques 2009-2012 prévoit que ces prélèvements ne baisseront pas. Qui se trompe ? Ou plutôt qui ment ?

Cette croissance de 2.25% viendrait-elle d’une amélioration de l’offre, c’est-à-dire des entreprises ? Notre pays a clairement un problème de compétitivité. Mais croire que c’est par une dynamisation spontanée des investissements que l’offre va repartir à +4.75% l’an prochain, c’est une illusion.

Vous dites que nos exportations vont progresser de 5.8%. Mais d’où viendra cette progression ? Regardons la situation. L’euro atteint déjà 1.41 $ et il ne baissera pas avec la politique qui est menée actuellement, or vous retenez comme hypothèse une parité à 1.37 $. Le prix du pétrole vient d’atteindre 88$ le baril alors que votre hypothèse est de 73$ ! Vous affichez des chiffres qui ne sont absolument pas crédibles pour la seule raison qu’ils vous sont indispensables afin d’arriver coûte que coûte à votre hypothèse de 2.25% de croissance. Laquelle est nécessaire pour « maintenir » le déficit à 2.3% du PIB et la dette à 64%, chiffres eux-mêmes très inquiétants. Et vous ne prenez même pas en compte l’effet de la crise avérée des « subprimes » américains. En fait, vous surestimez l’environnement international et national pour sous-estimer votre propre prévision de déficit.

Si on ajoute les chiffres fantasmagoriques des comptes sociaux, comment s’étonner après cela de ne pas trouver le « choc de confiance » annoncé par le Président de la République, mais un contre-choc de méfiance. Le climat de ces jours-ci en d’ailleurs est la manifestation.

* * *

Deuxième série d’observations : ce budget tel qu’il est présenté comportera de nombreuses conséquences négatives et beaucoup de dégâts. Sur la croissance, je l’ai dit, ce qu’il prévoit pour alimenter le pouvoir d’achat est très insuffisant. Pour les entreprises, la seule mesure que vous prenez, c’est l’augmentation du crédit impôt-recherche. Cette mesure est bonne dans le principe. Ce n’est pas seulement parce que j’ai contribué à la créer que j’y suis attaché, mais parce qu’elle est tournée vers l’avenir. Faute d’être suffisamment concentrée sur les PME, elle n’est pas hélas à la hauteur des besoins de notre économie et des attentes du monde de la recherche pour lequel vous ne créez aucun poste ni de chercheur ni d’enseignant-chercheur.

Concernant l’emploi public, vous prévoyez 22791 suppressions d’emplois. Nous ne sommes pas hostiles à ce qu’il y ait des redistributions au sein de la fonction publique. Avec Didier Migaud et Alain Lambert, nous avons créé la fameuse LOLF dont l’un des objectifs est d’améliorer l’efficacité de l’Etat. Mais supprimer plus de 11 000 emplois dans l’Education nationale c’est dramatique au regard des besoins. Vous dites que l’environnement est une de vos priorités. Pourquoi alors prévoir plus de 1000 suppressions d’emplois dans l’administration en charge de ce domaine. Où est la logique ?

Ce budget est dur pour les collectivités locales. Vos collègues de droite, dans les associations d’élus locaux, seront les premiers, le moment venu, à protester pour dire que le compte n’y est pas ! En ce qui concerne le RMI, quand allez-vous payer ce qui est dû ? Dans beaucoup de collectivités, il y aura un recul des dotations, surtout si l’on prend en compte l’inflation. Je pourrais multiplier les exemples : M. Darcos, le Ministre de l’Education nationale, annonce qu’il a décidé de supprimer l’école du samedi, et indique en passant que la prise en charge des enfants devra être assurée par les maires et les communes. Partout de nouvelles dépenses locales. Comment seront-elles financées ? Pour vous, les collectivités locales et les élus locaux sont des « variables d’ajustement ».

Sur la fiscalité et la justice fiscale, les dégâts là aussi seront lourds, tout comme sur la Sécurité sociale. Vous prenez une mesure très grave de taxation des malades. Jusqu’à présent, les bien-portants payaient pour les malades. Dorénavant, ce seront les malades qui paieront pour les malades. Concernant votre bouclier fiscal, lorsque nous avons demandé à votre prédécesseur ce que représenterait financièrement cette mesure, il faut répondu que la restitution moyenne serait de 4000 € par contribuable. Et le bouclier était alors de 60% ! En réalité, d’après les chiffres fournis par votre Ministère, la restitution est en moyenne de 45000 à 50000 € par contribuable concerné avant même le passage à 50%. Ce « paquet fiscal », c’est un « boulet fiscal » qu’il faudra traîner tout au long de cette législature.

* * *

Tout ce que je dis là, vous y avez sans doute pensé vous-mêmes. Car ce n’est pas le premier budget de l’UMP, mais le sixième. Pourquoi alors nous présenter un projet qui n’est pas équilibré et qui ne sera pas tenu ? L’explication est d’ordre politique, voire politicien. Dans six mois auront lieu les élections municipales et cantonales. Vous ne voulez pas que l’ensemble des conséquences de votre politique soit tiré avant cette échéance.

Au-delà du budget présenté, il y a donc un budget caché. Nous nous opposons à l’un et à l’autre. Ce budget caché contiendra vraisemblablement trois séries de dispositions.

D’abord des amputations budgétaires. Vous montrez le chemin avec les 7 milliards de crédits dont le gel est envisagé dès aujourd’hui. Il n’y a d’ailleurs aucune précision dans votre projet sur les victimes de ce gel. Même dans des domaines où le budget semble en hausse (justice, recherche...), il y aura peut-être des réductions du fait de ces amputations. Précisez-le nous.

Deuxième mauvais coups : les privatisations. Je voudrais vous interroger sur AREVA. C’est une entreprise magnifique à laquelle chacun est attaché. J’étais à votre place quand nous l’avons créée. On dit qu’il va y avoir privatisation, est-ce vrai ? Et si privatisation il y a, l’Etat gardera-t-il la majorité dans le capital ? De même, la privatisation des hôpitaux, les déremboursements, les hausses de tarifs, toute votre politique signifie qu’il y aura de plus en plus un recours aux assurances privées. Même chose pour les retraites. Les salariés devront travailler plus longtemps pour une retraite probablement plus faible. Ils devront avoir recours eux aussi, en tout cas ceux qui le peuvent, aux assurances privées. Un vaste mouvement de privatisation est en préparation : énergie, santé, retraite.

La différence entre vous et nous n’est pas dans la recherche de la qualité de la gestion publique. Vous voulez, vous, vous débarrasser de l’Etat. Nous voulons, nous, mieux d’Etat. C’est un anachronisme et une faute de ne pas donner les moyens à l’Etat d’être efficace et moderne. Beaucoup des pays qui réussissent savent avoir des Etats puissants et efficaces.

Dans votre budget caché, il y aura des taxations, voire des super-taxations. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie pour le gouvernement et l’UMP en rappelant l’épisode de la TVA sociale débusquée entre les deux tours des législatives, mais je voudrais tout de même vous demander s’il y aura une hausse de la TVA, de la CSG, de la CRDS, des trois ensemble, ou d’autres taxes encore ?

Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy avait conçu un slogan efficace qui n’a pas été pour rien dans sa victoire : « Travailler plus pour gagner plus ». En réalité, au vu de votre politique et de votre budget, il faut rectifier la rédaction. Votre projet, c’est « travailler plus pour gagner moins ».

* * *

Je voudrais enfin, m’appuyant notamment sur le document de notre groupe diffusé ce matin, indiquer ce qu’aurait pu et dû être un budget différent répondant réellement aux problèmes du pays.

Nous sommes sans doute d’accord sur certains éléments de diagnostic. Le déficit n’est pas tenable. La dette non plus. Le pouvoir d’achat doit être soutenu. La France a un problème de compétitivité. L’Etat doit se réformer pour être plus efficace.

Mais à partir de là, il aurait fallu prendre une série de mesures très différentes.

Une mesure indispensable pour réduire le déficit et la dette. Sur les 15 milliards d’euros du boulet fiscal, la moitié, soit 7.5 milliards d’euros, aurait dû être consacrée à la réduction du déficit.
Le pouvoir d’achat devrait être soutenu. Il aurait fallu augmenter la prime pour l’emploi (PPE) : une hausse de 50% du barème représente 2.5 à 3 milliards d’euros. Il aurait été juste de réserver les exonérations de charge aux entreprises qui acceptent de négocier sur l’augmentation des salaires.
Pour la compétitivité, il aurait fallu aller plus loin sur le crédit impôt recherche en le concentrant sur les PME. L’impôt sur les sociétés devrait être réformé pour favoriser les entreprises qui acceptent de réinvestir par rapport à celles qui distribuent des dividendes.
Les dépenses d’avenir devraient être favorisées pour dynamiser l’économie et la société. Mesures en faveur de l’école et en faveur de la recherche. Je disais qu’il n’y aura pas l’année prochaine de création de postes d’enseignants chercheurs, alors que vous prétendez vouloir faire de la recherche la priorité. Il faudrait également mettre l’accent sur l’environnement et l’urbanisme, par exemple en encourageant massivement les économies d’énergie dans le neuf et dans l’ancien. Pour financer ces mesures, il aurait été juste de prévoir une taxation des bénéfices exceptionnels des entreprises pétrolières. La fiscalité des stock-options, la limitation des niches fiscales et une modification de la fiscalité du capital pour la rééquilibrer par rapport à la fiscalité du travail seraient bienvenues.
Enfin, une initiative de coopération européenne dans le domaine de la recherche et de l’innovation, qui pourrait être la première « coopération renforcée » réussie, permettrait de mettre en commun nos efforts dans ces deux domaines essentiels.

Avec de telles mesures, le résultat pour les Français et pour les entreprises, y compris et d’abord en termes d’emploi, ce serait « travailler mieux pour vivre mieux ».

* * *

Derrière votre budget en lui-même contestable, nous pensons qu’il y a un budget masqué d’hyper-austérité. Je veux donc poser au gouvernement deux questions simples. Oui ou non, y aura-t-il après les élections municipales et cantonales une loi de finance rectificative ? Si vous répondez non, nous en prendrons acte, mais il faudra tenir vos engagements. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela voudra dire que les positions de notre groupe anticipant un collectif budgétaire d’austérité sont fondées.

Seconde question précise : y aura-t-il oui ou non une augmentation de la TVA, quelle qu’en soit le nom, de la CSG, de la CRDS ou assimilé ? Si vous répondez non, il faudra expliquer comment vous pouvez financer vos déficits budgétaires et sociaux. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela veut dire que nos arguments sont fondés.

J’ai cité Edgar Faure en commençant ; j’y reviens pour finir. Si nous sommes opposés à votre budget affiché et masqué, c’est parce que malheureusement pour la France et les Français vos projets affichés ou cachés comportent le maximum de risques et le minimum de chances.

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RAG 34. Les Lolo's 34

20:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, BUDGET SARKOZY

Petit joueur, Sarkozy refuse l'idée de consulter les français par voie référendaire


Le chef de l'Etat veut s'en tenir à sa promesse de campagne : une ratification parlementaire "pour sortir l'Europe de l'ornière".

A droite et à gauche, des voix réclament l'organisation d'un référendum pour ratifier le traité européen simplifié adopté dans la nuit de jeudi à vendredi à Lisbonne. Mais pour Nicolas Sarkozy, les choses sont claires, "ce serait un reniement de ma campagne électorale", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse vendredi en milieu de journée.

"Je souhaite que cette ratification puisse avoir lieu dans les plus brefs délais possibles, c'est-à-dire au mois de décembre 2007", et par voie parlementaire. "Je serais très heureux si la France était l'un des pays d'Europe qui ratifient ce traité parmi les premiers", a-t-il ajouté. Les Vingt-Sept ont pour objectif commun une entrée en vigueur du traité le 1er janvier 2009, a-t-il souligné.

Pour être ratifié, il faut un vote à la majorité des 3/5 du parlement réuni en Congrès. Avec plus de 200 sièges, l'opposition serait donc en situation - au minimum d'imposer une discussion au gouvernement - au maximum d'obliger la droite à opérer par scrutin référendaire. Pour les socialistes, le débat sur le traité européen simplifié va être un test de la rénovation. En effet, à l'image de Jack Lang, beaucoup au PS sont pour un soutien de ce texte et contre l'organisation d'un référendum. Mais ils craignent un débat politisé et une position d'équilibre entre les différents courants de la rue de Solférino, la technique du compromis chère à François Hollande.

LCI (d'après agence).

L'ornière, la rupture, la racaille c'est lui !



Lire nos notes précédentes

RAG 34. Les lolo's 34

20:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, MINITRAITE

19.10.2007

"Fumées blanches à Lisbonne", l'U.E a un nouveau traité, claironne France-Inter

Mini traité, mini en tout, mais présent partout : Sarkozy fait le maximum pour vous mettre au minimum !

Après l'annonce " fumeuse et désinvolte" du divorce "people" des époux Sarkozy, au moment même d'un mouvement de grève nationale, on apprend ce matin par hasard, cerise sur le gâteau, que l'Union Européenne aurait adopté le mini traité Sarkozy de constitution européenne. Que contient ce mini traité, on en sait rien !!!

"On fait entrer par la porte ce qu'on a fait sortir par la fenêtre".

Ecoutez Paul Quilès

IMPORTANT : tenir compte du temps de téléchargement du serveur 4 shared (gratuit) environ 1 mn.
étape 1 : patientez...


<--- étape 2 : OK, clickez sur le bouton en bas à gauche

Le blog de Paul Quilès


Démocratie n'est pas médiacratie. Exigeons un nouveau référendum !


Lire notre note précédente : Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"

RAG 34. Les lolo's 34

15:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, mini traité, Paul QUILES

18.10.2007

Les lolo's 34 du BLOG RAG 34 : solidaires avec les grévistes.

RDV cet AM à la manif ...

Les lolo's 34

12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Notre coup de gueule du jour, le chiffre du jour, la phrase du jour

LE CHIFFRE DU JOUR :

La France compte 7 millions de pauvres soit 260.000 de plus que l'an dernier.

Pour le dessus du panier soit les 500 plus grandes fortunes de France leur patrimoine familial dans le même laps de temps est passé de 200 milliards d'€ à 280 milliards d'€.

Ces sommes pharaonesques qui échappent à notre compréhension de simples mortels, pour tenter de les resituer dans notre réalité quotidienne de "pauvres bougres " que nous sommes, correspondent à peu près à 1/6 ème de la dette publique de la France. (1500 à 1700 milliards d'€). A méditer, faudra bien rembourser un jour... Qui sinon nous et nos enfants ? Comptez pas trop sur les riches !

L'euromillionnaire : pas plus de 100 millions € de gains à se partager entre heureux gagnants... Mais on y croit tous... ARG ! mouarf, mouarf...

"J'aime pas, nous n'aimons pas dans le désordre : l'opium, le populisme, le poujadisme, les élitistes cathophiles monarchisants, l'extrème droite, l'humour "tendance" de chez l'almanach Werhmacht, etc. Dommage pour ce gouvernement qui râtisse large, nous ne sommes pas clients !

Dites-nous, vous la droite française au pouvoir depuis 6 ans, (depuis toujours) : Que faites-vous pour favoriser une répartition plus équitable des richesses produites par la communauté tout entière ? Mis à part que de contribuer sciamment sur toute la planète à creuser les inégalités de revenus, de conditions sociales entre les sexes et les ethnies, vous ne servez à rien d'autre !".


LA PHRASE DU JOUR :

"Ces affaires me font le même effet que les secrets de famille. Nous sommes libérés par ces révélations. C'est moins une crise qu'une convulsion qui va permettre d'accoucher d'autre chose".

Laurence Parisot (présidente du MEDEF) à propos de la caisse noire antigrève de l'UIMM.

Pour les étrangers en demande de regroupement familial pas de secrets de famille : Tests ADN au menu...


"Vous êtes-vous rendu récemment à la Préfecture de l'Hérault pour une demande ou une autre ? Si votre réponse est non, sachez que c'est impressionnant !".

Deux files d'attente de longueurs variables dès l'entrée du bâtiment, séparées entre elles par des barrières...

Deux files donc, dont l'une bien bondée dès une demie-heure avant l'ouverture :

- La première réservée à l'acceuil des étrangers,

- La seconde bien plus clairsemée pour les autres services, mais volontiers plus grognonne dès fois qu'on voudrait lui piquer sa place).

Ca ne vous évoque rien ?

"J'ai ressenti un malaise certain, ne vous en déplaise, qui vous savez...".

RAG 34. Lolo34 et Lio des lolo's 34

08:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.10.2007

ATD QUART MONDE : CAMPAGNE 2007 "Refuser la misère, un chemin vers la paix"

Créons un grand courant du refus de la misère.

Le 17 octobre prochain sera le vingtième anniversaire de la Journée mondiale du refus de la misère. A cette occasion, ATD Quart Monde a lancé, avec de nombreux partenaires au plan national et international, une campagne publique intitulée « refuser la misère : un chemin vers la paix ».
Nous voulons rassembler largement ceux qui veulent en finir avec la faim, l’ignorance et la violence imposées à des millions d’hommes.
Nous voulons créer ou renforcer les liens entre personnes d’horizons et d’origines différents.
Nous voulons rappeler qu’on peut en finir avec le fléau de la misère en veillant que chacun, partout, accède aux droits humains fondamentaux.


Une façon de participer à la campagne : signez la DECLARATION DE SOLIDARITE.

Pour en savoir plus sur la campagne : www.refusonslamisere.org

Et le flash infos (audio) international.

Refuser la misère, un chemin vers la paix



Durée : 14:19 Pris le : 03 juillet 2007 Lieu : France En une dizaines de minutes, découvrez l'esprit et les fondements de la Journée mondiale du refus de la misère et les grandes lignes de la mobilisation de 2007 avec pour préoccupation majeure: "Refuser la misère, un chemin vers la paix". Cette présentation donne aussi des
pistes d'engagement pour ceux et celles qui cherchent et qui ont décidé de rejoindre ce courant de personnes qui disent non au caractère inacceptable de l'extrême pauvreté.

Sur le même sujet lire sur le blog Journal d'un chômeur: Seuil de Pauvreté en France

RAG 34. Les lolo's 34

20:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ATD QUART MONDE, PAUVRETE, EXCLUSION, PRECARITE

Les 500 plus grandes fortunes en France

Toujours plus riches. Jamais, depuis qu'ils sont scrutés par Challenges, les 500 principaux détenteurs de capital «familial» de notre pays n'avaient vu leur fortune progresser aussi vite. En un an, leur poids dans l'économie est passé de 200 à 280 milliards d'euros.

LE TOP 5

1 Bernard Arnault
2 Gérard Mulliez et sa famille
3 Liliane Bettencourt et sa famille
4 François Pinault et sa famille
5 Romain Zaleski

Accéder au classement

RAG 34. Les lolo's 34

05:34 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 500 premières fortunes en France

14.10.2007

Gautier-Sauvagnac, “DGS” : 15 millions d’euros au moins détournés dans trois caisses différentes

medium_fmds.37.pngCes gens de l’UIMM qui piquent dans la caisse, coulent l’entreprise et licencient 10 000 salariés
par Gérard Filoche


Denis Gautier-Sauvagnc “DGS” pilier du Medef, n’avait que de la morgue à la bouche ! D’ou lui venait-elle ? De la certitude de corrompre ?
Je me rappelle encore ce vif débat à la Fête de l’Humanité ou l’on m’avait mis, il y a quelques années, à la même tribune que M Gautier-Sauvagnac : explosant, il avait crié “ - Mais on vous les donne M. Filoche vos cotisations sociales, on vous les donne, débrouillez vous avec, assurez vous vous-mêmes..”. Il avouait ainsi qu’il ne voulait plus de cotisations sociales prélevées sur les salaires, qu’il ne voulait plus de protection sociale liée au travail. Il ne voulait plus payer que l’acte productif, et que la bête salariée, travailleuse, se débrouille elle même pour le reste, comme dans le bon vieux temps du 19e siècle...

Les cinq ou six fois où j’ai eu ainsi l’occasion de me trouver dans des débats du même type avec le fameux “DGS”, dont l’un dans les locaux de Libération, il était égal à lui-même, d’un mépris supérieur, à l’égard de tous ceux qui ne “comprenaient rien” au monde de l’économie, qui “rêvaient” encore de partage de richesses, alors que selon lui, seuls les seigneurs et maîtres du capitalisme méritaient de les accumuler afin d’être motivés davantage, eux, les entrepreneurs, les conquérants, les sages, les savants, les risquophiles, qui tiraient lvers le haut le développement du monde entier... Ainsi il était contre la durée légale à 35h, et contre la retraite à 60 ans, et contre le droit du travail et les recours contre les licenciements, et contre la sécurité sociale...

Grand seigneur, héritier de la culture des maîtres des forges, d’où lui venait sa morgue ? Sinon de la certitude de corrompre ?

Trois comptes, 15 millions d’euros détournés ? Des centaines de milliers d’euros dans ses tiroirs ? Six ans (au moins) de prélèvements indus sur les comptes de l’UIMM ?

Un scandale de plus qui s’ajoute à celui d’EADS ? UIMM partout.

Des gens qui vendent leurs actions et prennent dans les caisses au plus haut niveau ? Le gouvernement de droite savait. Thierry Breton savait (lui a déjà couvert l’entente illicite Orange SFR Bouygues : ceux qui ont détourné un milliard de la poche des consommateurs et ont été condamnés à payer 480 000 euros). Thierrry Breton était ministre avec Sarkozy. Sarkozy était à Bercy et à l’industrie. Même gouvernement depuis six ans : la riche Mme Lagarde demande une “enquête interne” à Bercy. Va t on tout savoir ? Bercy savait pour Lagardère ? Lagardère est un ami de Sarkozy, n’était-il pas au Fouquet’s ou dans le yacht , non, je dois confondre c’était un autre.

Sarkozy m’avait dit à “Ripostes” le 10 décembre 2006, “ - Je ne partage pas votre détestation des employeurs, M Filoche”. Je ne déteste pas les employeurs, pas du tout, seulement les employeurs délinquants, je déteste les corrompus et ceux qui sont liés à eux et dépendent d’eux, y compris pour leurs vacances.

Redistribué comment cet argent ? Certains le disent déjà, pour “DGS”, que l’argent n’était destiné à l’enrichissement personnel. Qu’en savent-ils ?

Tant de liquide ! Ces gens-là n’en ont jamais assez !

Les 15 milliards d’euros distribués en paquet fiscal par Sarkzoy ne leur suffisent pas, il leur faut aussi spéculer sur EADS et détourner des millions d’euros dans leurs propres caisses patronales. Ce n’est pas pour tirer l’économie vers le haut et relancer la croissance “avec les dents”, c’est pour arracher avec les dents le maximum de profit en licenciant, entre autres, les 10 000 ouvriers d’EADS par le plan Power 8 sans qu’il y ait de résistance syndicale !

Et si c’est argent a été détourné pour corrompre des syndicalistes, c’est bien que cela se sache et que ce soit dénoncé ! Si DGS est motivé au point de donner de l’argent à la CGC, CFTC, FO de la métallurgie, c’est que ça lui rapporte, c’est que ça enrichit les patrons, donc lui... C’est de l’enrichissement en bande organisée.

Et on s’étonnera que la justice de Mme Dati ne se précipite pas pour mettre tous ces gens en prison préventive afin de les empêcher de se coaliser pour se défendre et pour faire disparaître les preuves...

Mme Alliot-Marie fonce à Toul contre les jeunes délinquants, mais ne se précipite au siége du Medef pour mieux faire diligenter l’enquête...

Que dans la métallurgie, depuis longtemps, trois syndicats qui font moins de 20 % des voix aux élections professionnelles, signent des mauvais accords qui s’appliquent à 100 % des salariés, contre l’avis de la CGT et de la CFDT qui représentent 80 % des voix, cela était connu depuis longtemps de tous les syndicalistes.

C’est même pour cela que j’ai promu spectaculairement le débat sur “les accords majoritaires” dans le PS un jour de décembre 1996. Et ce débat est devenu plus que jamais d’actualité contre son détournement par la loi de Fillon du 4 mai 2004 : dans cette loi, Fillon détournait le principe de l’accord majoritaire, il le définissait par “ordre” et non par “tête” (vous savez que la révolution française a explosé à cause de cela). C’est à dire que Fillon a fait voter que s’il y avait trois syndicats sur cinq qui votaient, cela faisait une majorité ! Ce, quelque soit la représentativité de chaque syndicat : ainsi la loi Fillon pouvait, d’hypothèse, protéger le versement d’argent de M Gautier-Sauvagnac à trois syndicats sur cinq pour continuer à avoir la “paix” dans la métallurgie...

M Gautier-Sauvagnac c’est celui qui riait lorsqu’on lui rappelait l’accord interprofessionnel du 31 octobre 1995 qui affirmait que “les heures supplémentaires devaient être exceptionnelles et imprévisibles”, il était cynique dans les débats, “cet accord est dépassé”, de même qu’était dépassé le “contingent annuel d’heures supplémentaires” dans la métallurgie, qui était, tout le monde l’a oublié de 91 h par an jusqu’en 1996... Il a été passé à 110 h, puis 120 h, puis 130 h (là, c’est la loi Aubry) et puis à 180 h dans les moins de 20 salariés (là c’est la loi Guigou) puis à 180 h partout, puis à 220 h, avec possibilité d’accords pour le dépasser, là c’est la loi Fillon... Et maintenant le patron peut faire faire ces heures supplémentaires sans payer de cotisations sociales, là c’est Sarkozy !

Et DGS détourne, trafique sur 15 millions d’euros ?

Et ses amis coulent EADS la plus belle entreprise de nos pays...

Et Sarkozy ne les déteste pas, il les aime, il les flatte, il va se faire ovationner à Jouy-en-Josas, auprès du Medef (qui n’existerait pas sans l’UIMM).

Normalement tous ces gens, initiés, de connivence, du même monde, des mêmes salons et des mêmes yachts, devraient se retrouver face à la justice républicaine

Ils osent dire aux salariés qu’il faut remettre en cause les 35 h, la retraite tant méritée à 60 ans, la protection si nécessaire contre les licenciements abusifs, la hausse du Smic, ah oui, le Smic que Gautier-Sauvagnac ne veut pas augmenter, qu’il trouve trop élevé, trop incompatible avec notre “productivité”... Eux qui trichent, volent, et bloquent notre économie, la coule, désindustrialisent la France, délocalisent pour mieux se remplir les poches.

Le Smic que Sarkozy, pour la première fois, n’a pas haussé cette année, le Smic que le Medef et Sarkozy et DGS veulent voir sous contrôle d’une “commission indépendante” (et DGS sortira des fonds secrets pour la commission “indépendante”, sans doute ?)

Nous avons là sous les yeux la vérité du Sarkozisme et de ses amis aux parachutes dorés, aux stocks options. Les possesseurs de divers “Paloma” et de résidences huppées, les copains et coquins, les chefs du Medef, qui mettent en coupe réglée notre économie, bloquent notre croissance, siphonnent les salaires.

Il faut qu’il y ait un fossé entre la gauche et cette droite-là complaisante à l’extrême droite (et qui fait voter des lois pour contrôler l’adn des immigres faisant en cela des clins d’oeil au Front national).

Il faut que la gauche soit hors de ces milieux, de ces sales complicités, qu’elle soit aussi fidèle aux salariés que la droite est fidèle et complice du patronat.

Gérard Filoche, samedi 6 octobre 14 h

medium_RAG341.103.pngRAG 34. Les lolo's 34

09:45 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS

11.10.2007

Etats-Unis : 36,5 millions de pauvres et 47 millions sans assurance

medium_unclesam.jpgAux Etats-Unis, près d'un habitant sur huit vit au dessous du seuil de pauvreté, soit 36,5 millions de personnes en 2006 et 47 millions de personnes sont dépourvues d'assurance médicale, selon l'enquête annuelle du Bureau américain du Recensement.

Le taux de pauvreté de pauvreté a légèrement reculé pour la première fois depuis 10 ans, à 12,3 % de la population en 2006 contre 12,6 % l'année d'avant (37 millions de pauvres). Mais dans le même temps, le nombre de personnes vivant sans assurance médicale a augmenté, atteignant 47 millions en 2006 soit 15,8 % de la population contre 44,8 millio,s en 2005 (15,3%). Un foyer de deux personnes est considéré dans la pauvreté lorsque ses revenue sont inférieurs à 13.617 dollars par an et de 16.079 pour trois personnes.

Il ya 12,8 millions d'enfants et de jeunes de moins de 18 ans qui sont dans la pauvreté, soit 17,4 % et 8,7 millions d'enfants (soit 11,7%) qui sont sans couverture médicale. Ce chiffre est en hausse par rapport à 2005 où ils étaient 8 millions dépourvus d'assurance santé."

Ces chiffres de couverture médicale sont vraiment une mauvaise nouvelle" a commenté un économiste de l'institut Brookings, Ron Haskins, après la publication de ces données."Soit de plus en plus d'américains vont vivre sans assurance médicale, soit l'addition va encore augmenté pour le gouvernement", affirme cet économiste.

Le revenu moyen d'un ménage américain a légèrement augmenté pour la deuxième annnée consécutive de 0,7 % à 48.200 dollars annuels, toutefois le revenu médian individuel est en recul de quelque 500 dollars poutr les hommes à 42.261 dollars annuels et de 400 dollars pour les femmes à 31.215 dollars par an. Les ménages blancs ont vu leur revenu médian progresser de 1,1 %, les Asiatiques de 1,8 %, Les Hispaniques de 1,7 % tandis que ceux des ménages noirs n'ont progressé que de 0,3 %.
Les noirs sont plus facilement pauvres que les autres (24,3, stable par rapport à 2005), suivis par les Hispaniques (20,6 % contre 21,8% en 2005) et les Asiatiques (10,3 %. Chez les blancs non-hispaniques, le taux de pauvreté est de 8,2 %. Quelque 3,4 millions de personnes âgées de plus de 65 ans sont dans la pauvreté. Les chiffres montrent aussi une différence énorme entre les revenus médians des hommes et des femmes travaillant pourtant dans les mêmes secteurs.

Dans le secteur du droit (avocats, conseils juridiques) les hommes gagnent en moyennne 104.400 dollars par an, quasiment deux fois plus que les femmes (51.400 dollars/an). Dans l'informatique, le salaire annuel médian d'un homme est de 70;400 dollars contre 61.100 dollars pour une femme. Le Sud du pays est plus pauvre, notamment les Etats du Mississippi (21,1 % de pauvres), La Louisiane (19 %) mais aussi la capitale Washington DC (19,6 %) tandis que les comtés parmi les plus riches se situent également dans la banlieue de Washington (Fairfax en Virginie, Montgomery dans le Maryland). Les Etats du Maryland, du New Jersey et du Connecticut dans l'est du pays sont les plus riches en terme de revenus par foyer. San José au coeur de la Sicon Valley en Californie (ouest) et Plano dans le Texas (sud) sont les grandes villes les plus riches tandis que Cleveland (Ohio,nord), Détroit (Michigan, nord) ainsi que Miami (Floride, sud-est) figurent au rang des plus pauvres. (d'après une dépêche AFP).

medium_mime-attachment.jpgAmerican way of life...

C'est ce modèle là que Sarkozy veut implanter en France en rasant 60 ans de notre histoire sociale depuis la Libération et le programme du Conseil national de la Résistance ?

RAG 34. Les lolo's 34

16:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

10.10.2007

Laurent FABIUS : EADS : faire la lumière, réformer, sanctionner

8 octobre 2007
medium_350034681.5.jpgTribune publiée par Laurent Fabius dans le journal Les Echos sur le scandale des délits d’initiés chez EADS.

Les révélations de l’Autorité des marchés financiers sur les agissements des grands actionnaires et de la direction d’EADS entre 2005 et 2006 suscitent une indignation large. Large et légitime, car il s’agit manifestement d’un scandale.

C’est d’abord à l’entreprise que nuit le scandale. Le dollar atteint 1,42 euro, Boeing reçoit cette année 800 millions de subventions du gouvernement américain : on aurait aimé qu’un débat de fond puisse porter sur les choix monétaires, industriels et commerciaux de l’Europe, sur les options stratégiques mises en oeuvre pour redresser EADS. Et voilà que les malhonnêtetés à répétition de l’ancienne direction concentrent toute l’attention. EADS - ne l’oublions pas - porte l’avenir aéronautique de l’Europe.

Dans l’affaire, il y a en réalité deux affaires : celle des délits d’initiés et celle de l’action du gouvernement de l’époque. Sur les délits d’initiés, l’enquête est en cours. Il apparaît que, pendant que certains dirigeants accumulaient des millions, les difficultés du groupe ont conduit à un plan massif de suppressions d’emplois, tant au sein d’Airbus que chez les sous-traitants. Nous respectons la présomption d’innocence. Reste que si les faits sont confirmés - des informations décisives ont été mises à profit par certains et dissimulées au plus grand nombre - il faudra des sanctions exemplaires. La ligne de défense consistant à soutenir que les intéressés, au plus haut de la hiérarchie de l’entreprise, cumulaient ignorance industrielle et prescience financière, cette ligne de défense ne tient pas.

La démocratie et l’économie ont ceci de commun qu’elles se portent mieux quand règnent la transparence, la mesure et l’intérêt général. Ce sont ces principes qui ont été violés. Le moment venu, il faudra se demander si les règles applicables sont suffisantes. On ne peut accepter que l’avenir d’un fleuron européen comme EADS soit à la merci des agissements malhonnêtes de quelques-uns.

Indépendamment des responsabilités individuelles, les faits soulèvent à nouveau la question des stock-options. La justification généralement donnée des stock-options est d’attirer les talents pour le bien des entreprises. Dans ce cas précis, le système et ses dérives ont conduit à affaiblir l’entreprise. Il y a eu des conflits d’intérêts. Il faut en tirer les enseignements.

L’autre aspect de l’affaire, c’est le rôle du gouvernement de l’époque, qui, par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, a laissé racheter au plus haut des actions vendues par le groupe Lagardère et qui ne pouvaient que baisser. A ce stade, que sait-on ? Que le gouvernement était au courant et a autorisé tout ou partie de l’opération, au nom, nous dit-on, de l’équilibre franco-allemand dans le capital d’EADS qui, en l’espèce, a bon dos. Autre certitude : la Caisse des Dépôts a provisionné rapidement une partie des pertes. Les risques financiers liés aux retards du programme de l’A 380 devaient être connus. Comment croire que le gouvernement n’en ait pas eu vent ? Un gouvernement dont - circonstance aggravante - on sait la proximité de ses membres avec plusieurs bénéficiaires des opérations.

Il faudra donc aussi tirer, pour le futur, des enseignements concernant la Caisse des Dépôts. Mais ce serait ajouter une faute au scandale que de se servir de cette circonstance comme prétexte pour casser un outil majeur de politique industrielle de la nation et de soutien à l’action des collectivités territoriales. Là aussi, il faudra être vigilant, c’est l’intérêt général et les projets de long terme qui sont en jeu.

Dans l’immédiat, comme dans toute démocratie moderne, une commission d’enquête parlementaire devrait être mise en place pour éclairer les faits. Qu’on ne se réfugie pas derrière l’existence d’une procédure judiciaire pour l’éviter ! De nombreux responsables de l’époque occupent encore aujourd’hui des positions éminentes. Ce n’est pas une raison pour ne pas faire toute la lumière sur leur action.

Voir aussi : Laurent Fabius sur LCI : l’affaire des délits d’initiés chez EADS est un scandale majeur (5 octobre)

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05:34 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, EADS

09.10.2007

Dépénalisation du droit des affaires et scandale d’État chez EADS : une drôle de coïncidence

medium_52408.70.jpgAlors qu’éclate un double scandale chez EADS :

• scandale financier de la vente de stock-options par les dirigeants d’EADS pour 90 millions d’euros, peu de temps avant l’annonce de difficultés industrielles majeure pour l’entreprise, à l’automne 2005,

• scandale d’État de la socialisation organisée des pertes prévues pour Lagardère sur fonds publics en faisant racheter en amont la moitié de sa participation dans EADS par la Caisse des dépôts pour 1,8 milliards d’euros, dont un tiers, soit 600 millions d’euros, devait s’envoler en fumée quelques semaines plus tard,
le Parti socialiste s’étonne de la coïncidence de ces révélations avec l’installation par la Garde des sceaux, Rachida Dati, d’un groupe sur la dépénalisation du droit des affaires.
Au moment où l’on durcit la répression sur la délinquance de droit commun -avec la loi sur la récidive notamment, on veut dépénaliser une grande partie de l’activité délinquante, celle en col blanc. Le fait de voler deux fois un DVD dans un hypermarché fait risquer un an de prison depuis la loi d’août 2007 instituant les peines-plancher tandis qu’on veut exonérer complètement les dirigeants indélicats d’entreprises.
Les délits économiques et financiers représentent moins de 0,5% des condamnations, soit 9.000 condamnations sur 592.000 en France en 2005 mais cette délinquance-là cause des préjudices considérables à l’économie française.
On ne peut donc que s’alarmer de voir le Président de la République considérer qu’il n’est pas grave de présenter des comptes falsifiés, de ne pas déclarer sa main d’œuvre, de se livrer au délit d’initiés.
Le Parti socialiste demande au Président de la République de renoncer à son projet de soustraire la délinquance économique et financière aux condamnations pénales.

Communiqué du Parti socialiste

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07:40 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADSnDEPENALISATION DU DROIT DES AFFAIRES

08.10.2007

Quand les patrons voyous se mettront à l'ombre

Pour redonner le goût d'entreprendre Nicolas Sarkozy envisage de dépénaliser le droit des affaires. L'abus de biens sociaux et la corruption active ne seraient donc plus passible d'emprisonnement. Consternant.

Un vol d'oranges à l'étalage passible dans le Code pénal d'une peine de prison, serait-il bien plus grave que le détournement des fonds de son entreprise ? Autrement dit, les cols blancs devraient-ils jouir d'une immunité pénale à l'instar des parlementaires et des diplomates, à l'inverse de ces coquins de cols bleus ?

Lire l'éditorial de Gérard Blandin (rédacteur en chef)

La Vie financière du 7 au 13 septembre 2007.


Deux riches familles ont payé les vacances de Nicolas Sarkozy
18 août 11:30 - - PARIS (Reuters) - Deux riches familles ont payé la location d'une luxueuse propriété à Wolfeboro, dans l'état américain du New Hampshire, où Nicolas Sarkozy, sa femme, leurs enfants et des amis ont passé leurs vacances.


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13:04 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS, PATRONS VOYOUS

Heures supplémentaires : une machinerie coûteuse et inefficace

Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le caractère illusoire du slogan “travailler plus pour gagner plus“.
Ce dispositif exclut deux tiers des salariés qui ne font aucune heure supplémentaire et qui n’auront pas plus le choix d’en faire puisque cette décision appartient au seul employeur.
Au surplus, il va notablement alourdir le coût du travail dans les entreprises de moins de 20 personnes, qui consomment les trois quarts des 900 millions d’heures supplémentaires annuelles.
Ainsi, le choix du gouvernement n’est pas de nature à encourager à la création de nouveaux emplois, et ignore les réponses spécifiques nécessaires en direction des jeunes, des salariés âgés et des travailleurs à temps partiel contraint.
Au total, le gouvernement a choisi de dilapider la somme de 6 milliards d’euros pour un effet plus qu’incertain sur l’emploi et la croissance.
Le Parti socialiste aurait lui proposé la mise en place d’une démarche contractuelle avec les PME-PMI liant la baisse des charges aux créations d’emplois effectuées, pour remettre au travail un maximum de français.

Communiqué du Bureau national

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07.10.2007

EADS : Thierry BRETON a menti

EADS: le rôle de l'Etat suscite de plus en plus d'interrogations

PARIS (AFP) - Le rôle de l'Etat dans l'affaire EADS suscite des interrogations croissantes, après la révélation du feu vert de Bercy au rachat par la Caisse des dépôts d'une partie des actions du groupe européen, contrairement aux affirmations de Thierry Breton.

"Dans le cadre des dispositions prévues par le pacte d'actionnaires" d'EADS, "l'Etat a autorisé la Caisse des dépôts à procéder à cette acquisition", selon le procès-verbal d'une réunion de la commission de surveillance de la CDC en date du 12 juillet 2006, dont fait état Le Monde daté de dimanche-lundi.

La CDC, qui avait déjà affirmé vendredi avoir "agi de manière autonome" et sans "instruction des pouvoirs publics", a publié un nouveau communiqué samedi soir assurant qu'elle n'avait "ni demandé ni reçu d'autorisation de l'Etat pour l'achat de titres EADS".

Elle a toutefois précisé que cette opération avait nécessité "des décisions de la part des actionnaires de la Sogeade", holding regroupant les participations de l'Etat et du groupe Lagardère dans EADS.

Or l'ancien ministre des Finances Thierry Breton, entendu vendredi par la commission des Finances du Sénat, avait affirmé que l'Etat n'avait pas été informé des modalités de vente par le groupe Lagardère de 7,5% du capital d'EADS en avril 2006, et qu'il avait appris "par la presse" l'acquisition d'une partie de ces actions (2,25%) par la CDC.

Le procès-verbal précise par ailleurs, selon le quotidien, que "l'Etat n'a à aucun moment demandé à la Caisse des dépôts de se porter acquéreur des titres concernés", cette dernière "ayant fait part de son intérêt pour l'opération sur la base de critères purement financiers".

Pour tenter de faire la lumière, et alors que la gauche demande une commission d'enquête parlementaire, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a ordonné une enquête interne afin "d'examiner l'action des services du ministère en ce qui concerne EADS entre fin 2005 et juin 2006".

Les doutes portent sur deux points essentiels: le gouvernement de l'époque était-il informé lors des ventes d'actions par les principaux dirigeants et actionnaires privés d'EADS, fin 2005 et début 2006, des difficultés du groupe qui allaient faire plonger le titre en Bourse au moment de leur révélation, à la mi-juin?

Il pourrait alors être accusé d'avoir couvert un éventuel délit d'initiés.

Par ailleurs, le gouvernement est-il intervenu pour le rachat par la CDC, considérée comme le bras financier de l'Etat, d'une partie des actions vendues par Lagardère au prix fort?

Mme Lagarde a demandé à l'inspection générale des Finances de se pencher sur "les relations entre les services du ministère de l'Economie et des Finances et la Caisse des Dépôts et Consignations".

Elle a promis que le rapport serait remis et rendu public dès jeudi. Entre temps, l'actuel directeur général de la Caisse, Augustin de Romanet, aura été entendu par les commissions des Finances de l'Assemblée nationale, mardi, puis du Sénat mercredi.

La ministre veut aussi connaître "les conditions" dans lesquelles l'Agence de participations de l'Etat (APE) "a exercé ses fonctions pendant cette période".

Vendredi, l'actuel directeur général de l'APE, Bruno Bézard, a reconnu que l'agence avait, dans une note du 20 janvier 2006, recommandé la cession d'une partie des actions de l'Etat, qui détient depuis la création d'EADS 15% du capital. Cette suggestion n'avait pas été suivie par le gouvernement.

Jean-Luc BARDET AFP - Samedi 6 octobre



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13:32 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS, BRETON, LAGARDERE

06.10.2007

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler, il faut l’augmenter!

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Sarkozy a accordé en juillet 15 milliards d’euros de transferts fiscaux vers les plus riches d'entre-nous !

Et vous, qu’avez-vous reçu ?


. J’ai gagné 250 000 euros par an car je fais partie des mille contribuables disposant d’un patrimoine financier supérieur à 15 millions d’euros qui ont bénéficié du « bouclier fiscal ».

. Je paierai beaucoup moins d’impôt sur la fortune (ISF)

. J’ai gagné 200 000 euros car je viens d’hériter avec ma soeur d’1,5 millions d’euros et les successions de ce niveau ne sont désormais plus imposées.
. RIEN, et pourtant, j’appartiens à « la France qui se lève tôt » à laquelle (Passage de 20 % à 30% de l’abattement sur la valeur de la résidence principale).

Nicolas Sarkozy a tant promis pour se faire élire…

Sarkozy, c’est : pas de cadeaux pour « la France qui se lève tôt »

Et maintenant, qu’allez-vous payer ?


Ce sont les Français qui vont devoir régler « cash » les 15 milliards de cadeaux fiscaux du mois de juillet. Le gouvernement lui-même expliquait voici quelques mois qu’il fallait 3 % de croissance en 2008 pour absorber « le paquet fiscal ».
Aujourd’hui, tous les économistes en France comme en Europe tablent sur une croissance en France inférieure à 2 %.

La facture, ce sera :

. Création de « franchises médicales » sur les consultations, les médicaments,les examens, les analyses…

. Augmentation de la TVA (baptisée TVA sociale) ;

. Transfert de charges vers les collectivités locales non compensées

. Suppression de 23 000 postes de fonctionnaires ;par l’État, qui contraignent à l’augmentation de la fiscalité locale ;

. Augmentation des tarifs publics et abandon au secteur privé de services publics

. Hausse prévisible de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) ;comme GDF ;

. Baisse du pouvoir d’achat pour tous, abandon des promesses (par exemple l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse).

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler,il faut l’augmenter!



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21:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

02.10.2007

Laurent Fabius sur TF1 : "On va dans le mur" (vidéo).

"La politique économique du gouvernement mène le pays droit dans le mur", a estimé samedi 29 septembre Laurent Fabius sur le plateau du 20h de TF1.

"Je suis inquiet, surtout sur la politique économique et sociale. Je pense que beaucoup de gens vont être déçus, là on file plutôt un mauvais coton",", a-t-il déclaré sur TF1. Le député de Seine-Maritime a notamment dénoncé le "paquet fiscal" voté cet été par le Parlement. "Quand un Premier ministre, qui d’ailleurs a été ministre précédemment, dit qu’on est en faillite et que dans le même temps il consacre 15 milliards d’euros, ce qui est colossal, à alléger les charges des gens les plus aisés, à des priorités qui ne sont pas des priorités, on va dans le mur", a estimé Laurent Fabius. Laurent Fabius a en outre critiqué les franchises médicales que le gouvernement souhaite mettre en place dès 2008 pour économiser quelque 850 millions d’euros par an.

Voir la vidéo

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11:49 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

Combien de points de croissance en moins pour une hausse de 5 points de TVA ?

Avec la TVA (anti)sociale, Fillon ne marche pas encore sur les eaux... mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains

par Jean-Jacques Chavigné

« Trop d’impôt tue l’impôt » assènent inlassablement les néo-libéraux lorsqu’il s’agit de baisser les impôts des sociétés ou les impôts progressifs (l’impôt sur le revenu des personnes physiques ou l’impôt sur la fortune, l’ISF). Mais avec la TVA, baptisée « sociale » pour l’occasion, trop d’impôt ne tue plus l’impôt. C’est le premier miracle.

Le deuxième miracle de la TVA c’est qu’elle crée ou protège les emplois, que son taux augmente ou diminue. Si son taux augmente, nous voilà protégés contre les délocalisations. Si son taux diminue à 5,5 % dans la restauration, les patrons du secteur n’empocheront pas la différence et créeront des dizaines de milliers d’emplois !


Fillon ne marche pas encore sur les eaux mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains. Tout cela n’est bien sûr que poudre aux yeux. Les deux réels objectifs du gouvernement (évidemment partagés par le MEDEF) sont d’augmenter les profits patronaux en diminuant la part patronale des cotisations sociales et de diminuer l’endettement public pour satisfaire aux exigences de l’Union européenne. Les salariés paieront. Le « ensemble, tout est possible » de Sarkozy commence à s’inscrire dans la réalité.

Le projet de Sarkozy et de Fillon
Dans son discours d’Agen du 22 juin 2006, Sarkozy avait prudemment avancé la mesure : « Je propose que l’option de la TVA sociale soit étudiée, débattue sans a priori idéologique ». Chacun le sait, en effet, Sarkozy n’a pas d’a priori idéologique.

Une fois élu, il s’est fait plus précis : « Je suis convaincu qu’il faut expérimenter le transfert d’une parti des cotisations sociales sur la TVA ». Et, entre les deux tours des législatives, Borloo a vendu la mèche dans le débat qui l’opposait à Laurent Fabius, contribuant ainsi au sursaut électoral contre la Droite.

Du coup, Sarkozy se veut rassurant et annonce sa volonté d’ « expérimenter la TVA sociale ». Cette annonce n’a aucune portée. Pendant combien de temps se ferait une telle expérimentation ? Sur quels produits ? En quoi une expérimentation sur quelques produits pourrait-elle bien permettre de mesurer l’impact d’une augmentation généralisée de la TVA ? Le CNE devait lui aussi être « expérimenté »… L’objectif de Sarkozy est limpide : il veut imposer une augmentation de 5% de la TVA, faire passer son taux de 19,6 % à 24,6 % pour la plupart des produits achetés en France.

La TVA est pourtant l’impôt le plus injuste qui soit : il frappe du même pourcentage d’imposition le pauvre comme le riche. Aujourd’hui, pour tout achat de 12 euros, ce sont 2.35 euros de TVA qui sont prélevés et versés à l’Etat par le commerçant chez qui l’achat a été fait. 2,35 euros pour le Rmiste comme pour le PDG. ! Demain ce sera 2,95 euros. Pour le Conseil Economique et social, le taux d’effort des 10 % des ménages les plus pauvres est de 8,1 % et celui des 10 % les plus aisés de 3,4 %. Cela se comprend aisément : plus un ménage est riche, plus la part de son revenu destinée à la consommation diminue et plus la part destinée à l’épargne augmente.

Aucune garantie pour le financement de la Sécurité sociale
Il y a deux bonnes raisons à cela. Tout d’abord parce que, contrairement à une cotisation sociale, une taxe n’est pas affectée à une dépense particulière. Elle peut parfaitement être collectée pour l’Assurance maladie ou les Allocations familiales et être utilisé à combler le déficit public que le renforcement du « bouclier fiscal », la diminution des droits de successions et la baisse de l’impôt sur le revenu auront continué à creuser. C’est la deuxième hypothèse qui est, de loin, la plus vraisemblable et qui explique pourquoi Fillon se refuse à parler de « TVA sociale ».

Ensuite parce que la Droite à supprimé, en 2002, le FOREC (Fonds de recouvrement des exonérations de charge) instauré en 2000 par le gouvernement de la Gauche plurielle. Il est donc, aujourd’hui, devenu totalement impossible de vérifier la destination des taxes théoriquement dédiées au financement de la Sécurité sociale.

Il y a donc fort peu de chances que l’augmentation de TVA serve à financer la Sécurité sociale. Mais comme la part patronale des cotisations sociales aura, elle, vraiment diminué, ce sont les ressources de la Sécurité sociale qui sortiront exsangues de l’opération. Le déficit ne pourra donc qu’augmenter et servir de prétexte à un nouveau tour de vis des dépenses sociales.

Aucune garantie que les prix n’augmentent pas
Dans « Marianne » du 13 juin, l’économiste Christian Saint-Etienne (par ailleurs membre du MoDem) ne peut retenir son cri du cœur : « Les gens ne comprennent pas que la suppression des cotisations famille va baisser le coût du travail de 5,8 % […] Ce qui permettrait d’effacer la hausse de la TVA dans les prix de vente ».

Ce que « les gens » comprennent fort bien, contrairement à cet homme de Droite, c’est qu’il n’existe pas la moindre garantie que les employeurs ne fassent pas main basse sur cette diminution de cotisation sociale. Il est, au contraire, tout à fait probable qu’ils choisiront d’augmenter leurs marges bénéficiaires en empochant la baisse de cotisations sociales sans pour autant diminuer leurs prix.

Fillon s’est engagé à ce que la baisse des cotisations sociales « se retrouve dans les prix et non dans les marges des entreprises », à ce que « l’inflation soit maîtrisée » et qu’il n’y ait pas de dérives qui ampute le pouvoir d’achat des Français ».

Mais c’était à quatre jours du second tour. De toute façon, qui peut croire un tel discours alors que jamais un gouvernement de Droite ne s’est opposé sérieusement au Medef et que le dit Fillon ne se donne aucun moyen concret (de contrôle ou d’action) pour arriver à ses fins ? Même Raffarin ne croit pas (pour le moment du moins) qu’une hausse de la TVA ne soit pas inflationniste et affirme que Fillon ne trouvera pas de majorité législative pour la voter.

Quant à Sarkozy, alors Ministre des Finances du même Raffarin, il déclarait, en 2004, devant la Commission des finances du Sénat que « l’Etat ne contrôlait pas le niveau des prix et qu’il était donc à craindre qu’une hausse de la TVA, malgré une diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le pris de vente, à l’image de qui avait déjà été constaté dans la grande distribution ». (CR du Sénat du 4 mai 2004).

Aucune garantie que les salaires directs augmentent
Pour la Droite, l’évidence est, là aussi criante. La part patronale des cotisations sociales diminuera, les employeurs ne trouveront donc rien plus d’urgent que d’augmenter les salaires directs après avoir baissé leurs prix.

Mais ce conte de fée n’a rien à voir avec la réalité puisque c’est exactement le contraire que les employeurs pratiquent depuis vingt ans : ils empochent toutes les exonérations de cotisations sociales qui se présentent mais n’augmentent les salaires qu’au compte-gouttes. Il n’y a aucune raison pour que cela change, surtout avec la droite au pouvoir. La diminution des cotisations sociales patronales ira donc directement dans la poche des employeurs et les salariés n’en verront pas la couleur. Ce que prépare la TVA anti-sociale de Sarkozy et Fillon c’est, à la fois la stagnation des salaires et une hausse de 4 à 5 % des prix. Et donc, à une baisse a une hausse de 4 à 5 % du pouvoir d’achat de la grande majorité des habitants de notre pays.

Aucune garantie contre les délocalisations
Le raisonnement de la droite est le suivant : le coût du travail va baisser en France. Les employeurs n’auront donc plus de raison de délocaliser. Ils auront d’autant moins de raisons que les prix des importations augmenteront au rythme de l’augmentation de la TVA. Grâce à la TVA, les entreprises françaises seront com-pé-ti-ti-ves !

Cet édifice ne tient pas debout. En effet, pour parvenir au résultat cherché, il faudrait, tout d’abord, que les prix des entreprises françaises n’augmentent pas. Nous venons de le voir, c’est un vœu pieux : les employeurs ont toujours choisi d’augmenter leurs marges bénéficiaires dès qu’ils le pouvaient. C’est d’ailleurs cet objectif qui les pousse à délocaliser.

Il faudrait, ensuite, comme le souligne José Caudron et Catherine Mills (TVA « sociale » et impostures fiscales) que le taux de TVA augmente de 150 à 300 % pour lutter contre les délocalisations vers la Chine. Les salaires chinois sont 20 à 30 fois moins élevés qu’en France et une augmentation de 5 % des produits importés de Chine ne serait qu’une goutte d’eau dans l’océan. De toute façon, la moindre appréciation de l’euro par rapport au dollar réduirait à néant l’ « avantage » concurrentiel de cette augmentation de TVA.

Quant aux importations venant de l’Europe de l’ouest, l’augmentation de 5 % de la TVA pourrait peut-être contribuer à les freiner. Mais qui peut sérieusement s’attendre à ce les partenaires commerciaux de notre pays se contentent de lire le journal pendant que le taux de la TVA française augmentera. Ces partenaires commerciaux ne se contentent pas d’acheter les produits fabriqués en France, ils y vendent aussi leurs propres produits. Pourquoi, dans ces conditions, résisteraient-ils à la tentation d’augmenter également leurs taux de TVA pour faire participer les consommateurs français au financement de leur propre protection sociale ? A moins de penser que la France puisse vivre en autarcie et produire tout ce qu’elle consomme…

En augmentant la TVA, la Droite ne ferait qu’allumer une nouvelle guerre fiscale en Europe. Elle avait déjà annoncé le lancement d’une première guerre fiscale en Europe en affirmant qu’elle baisserait de 5 points le taux de l’Impôt sur les Sociétés. La nouvelle guerre fiscale enclencherait une nouvelle course des taux de TVA.

Nous avons là, à l’état presque pur, l’essence de la politique de la Droite la baisse de l’Impôt sur les Sociétés enclencherait une baisse en cascade des impôts payés par les sociétés ; la hausse de la TVA enclencherait, par contre, une hausse en cascade des impôts payés par les salariés. Toujours plus pour les sociétés, toujours moins pour les salariés !

En 2004, toujours devant la même commission du Sénat, Sarkozy considérait qu’ « une augmentation du taux de TVA irait à l’encontre de la construction européenne, qui se traduisait notamment par une convergence des taux d’imposition, alors même que le taux normal de TVA en France est, aujourd’hui, plus élevé que la moyenne de l’Union européenne ». Ce qui est toujours le cas, puisque cette moyenne est de 17 %

Une mesure qui freinerait la croissance
La baisse de la consommation qui suivrait la mise en œuvre d’une telle augmentation de la TVA ne pourrait avoir qu’un effet récessif et entraîner une baisse du taux de croissance.

C’était d’ailleurs, toujours en 2004, devant la même commission du Sénat le point de vue de Sarkozy qui affirmait qu’une hausse de la fiscalité des ménages provenant de la TVA […] pouvait donner lieu à 0,9 point de croissance en moins » pour une hausse de 1 point seulement du taux de TVA. !

Combien de point de croissance en moins pour une hausse de 5 points ?

Jean-Jacques Chavigné, mardi 25 septembre 2007 .



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28.09.2007

Les syndicats tous "au charbon" contre la privatisation de Gaz De France

Les syndicats déterminés à empêcher la privatisation de GDF ont lancé une pétition qu'ils ont adressé au Président de la République.


Pétition intersyndicale contre la privatisation de GDF

EDF-GDF 100% public

Les confédérations CGT – CFE CGC – CFTC – FO ont adressé au président de la République une pétition contre la privatisation engagée de Gaz de France.

Nous vous invitons à signer cette pétition contre la casse d'un service public essentiel pour le pouvoir d'achat des ménages, l'indépendance du pays et la qualité de l'environnement : Lettre pétition au Président de la République (Confédérations CGT - CFE CGC - CFTC - FO)



Pour en savoir plus : un article de A Gauche de février 2007 sur EDF/GDF et la défense des services publics.



Notre dossier : EDF-GDF public !


LA VERITE SUR LES TARIFS

RAPPEL : A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE

Quelques petits conseils pour éviter les surprises à partir du 1er juillet 2007

En effet, à cette date le marché de l’électricité et du gaz sera ouvert à la concurrence de part la volonté de nos « dirigeants » et de Bruxelles et beaucoup de monde risque de se faire piéger.

Un premier conseil : ne cédez pas aux sirènes téléphoniques et autres démarchages, même et surtout de la part d’EDF et/ou de Gaz de France.

1) TARIF REGULE, ELIGIBILITE ET TARIF CONCURRENTIEL

Au 1/07/07, vous aurez le choix entre :
- le tarif régulé (comme aujourd’hui) où l’Etat fixe les prix (peu de fluctuation car suit en général le coût de la vie),
- faire jouer votre « éligibilité », c’est à dire choisir le marché, faire jouer la concurrence.

Si vous faites jouer votre éligibilité, donc que vous choisissiez de faire jouer la concurrence, vous ne pourrez plus jamais revenir au tarif régulé.

Je dis plus haut de faire surtout attention aux offres « EDF » ou « Gaz de France » car ces 2 entreprises, étant opérateur historique, sont les seules (avec Elec. de Strasbourg et de Grenoble, Usine de Metz) à conserver 2 types de tarifs, le régulé et le concurrentiel. Alors il se peut que vous soyez contactés par EDF ou GDF (surtout GDF) pour vous entendre dire :
- « venez chez nous, on vous fera un contrat unique, vous n’aurez qu’une seule facture, vous aurez des avantages (diagnostiques gratuits d’installation, l’énergie moins chère, une cafetière offerte, …) et dès la signature, votre facture baissera de X %… »
Aujourd’hui, EDF et Gaz de France sont devenues des Sociétés Anonymes, avec des actionnaires à rétribuer. Vous comprendrez donc aisément qu’elles ont intérêt à ce qu’un maximum de leurs clients quittent le tarif régulé.

Programme ou offre alléchants, mais danger, même en choisissant un contrat de type concurrentiel d’EDF ou de GDF, vous faites jouer votre éligibilité, donc, FINI le tarif régulé. Et à titre d’exemple, si pour vous appâter on vous offre un diagnostique de votre installation et qu’on trouve des défauts, vous serez obligés d’y remédier à titre onéreux.

Qu’arrivera-t-il si vous quitter le tarif régulé ?

Un seul exemple, celui de l’hôpital de Besançon.
En 2004, le directeur, envoûté par les sirènes d’ENDESA, quitte EDF et le tarif régulé.
Première année, pas de problème, - 10% sur la facture d’électricité, on se frotte les mains, y-a pas à dire, la concurrence et le marché ç’à a du bon.
2ème année, patatras, + 70% sur la facture ENDESA (comme pour les assurances et tout le reste, il faut lire les petites lignes).
Notre directeur d’hôpital, se disant que l’on ne l’y reprendrait pas de sitôt, demande son retour à EDF.
Mr EDF lui répond : « volontiers Monsieur, nous vous faisons une offre à 10% de moins que ENDESA »
- « Quoi ? mais avant je payais tant !!! »
- « Oui mais cela, c’était le tarif régulé. Et comme vous avez fait jouer votre éligibilité, vous ne pouvez pas revenir au tarif régulé ! »
- donc, résultat des courses, + 50% en 2 ans.
Pour la petite histoire, qui a subi les conséquences de la décision du directeur ?
- les usagers car on a du fermer des lits,
- le personnel soignant car on a du supprimer des postes suite à l’augmentation des dépenses budgétaires que l’opération a entraîné.


ALORS CONSIGNE POUR CERTAIN(E)S D’ ENTRE VOUS QUE JE CONNAIS PARTICULIEREMENT :

- Si on vous appelle d’EDF ou de Gaz de France pour vous faire une offre commerciale, c’est NIET. « MOI, JE RESTE AU TARIF REGULÉ » que vous répondez.
- Si c’est les autres, je n’ose pas vous dire ce que vous leur répondez.

Surtout, pas de signature et même pas d’engagement oral. Et régulièrement vous contrôlez vos factures car je ne vous dis pas les arnaques qu’il y a eu pour les professionnels.

2) LA NOTION DE POINT DE LIVRAISON

ATTENTION, jusqu’à aujourd’hui, un abonnement à l’électricité et au gaz était contracté par une personne physique ou morale. Demain, c’est à dire le 1er juillet, c’est la notion de point de livraison qui prévaudra.
Ça veut dire quoi ce machin ?

- Après le 1er juillet, vous décidez d’acheter une maison ou un appartement. Si le vendeur était resté à EDF et/ou GDF régulé, pas de problème. Par contre, si votre vendeur avait fait jouer son éligibilité, donc qu’il a quitté EDF et/ou GDF tarif régulé, vous ne pouvez pas prétendre au tarif régulé, car c’est la notion de point de livraison qui est prise en compte.
- Plus grave, idem pour le locatif. C’est à dire que si vous déménagez et que vous êtes en locatif (OPAC, privé…), vérifiez bien où votre prédécesseur dans le logement se fournissait car là aussi, si un locataire décide de quitter le tarif régulé, c’est le logement qui quitte définitivement ce tarif (attention encore, s’il vous dit qu’il était à EDF et/ou GDF, cela ne dit pas à quel tarif il était).
- Cela vaut pour le bailleur de logement qui risque d’avoir des difficultés ultérieures à louer ses logement qui ne seront plus au tarif régulé (d’autant plus qu’actuellement la loi sur la concurrence libre et non faussée lui interdit d’imposer à un de ses locataires de se fournir ici plutôt que là).

BONJOUR LES RECHERCHES ET DEBOIRES.


3) LE 1er JUILLET 2010

ET ENFIN POUR TERMINER, LE COUP DE CHAPEAU.
A compter de cette date, que vous accédiez à la propriété ou que vous changiez de résidence en locatif, vous n’aurez plus droit au tarif régulé.
Alors si vous avez prévu de faire construire ou d’accéder à la propriété, faites le avant cette date.

4) LES COUPURES POUR IMPAYES

Que vous choisissiez n’importe quel fournisseur et n’importe quel tarif, c’est une nouvelle entreprise, filiale commune à EDF et Gaz de France, qui s’appelle depuis 2004, EDF-Gaz de France Distribution, EGD en abrégé interne, qui est en charge de :
- la construction du réseau et du branchement pour vous raccorder,
- l’entretien et le renforcement de ce même réseau,
- le dépannage aussi bien électrique que gaz,
- le relevé des consommations, facturé au fournisseur,
- et toutes les interventions annexes telles qu’augmentation de puissance sur les disjoncteurs, coupures pour impayés, facturés au fournisseur.
Et là, de par ma position professionnelle, j’assiste à des trucs pas piqués des hannetons. Je vous prie de me croire que certains fournisseurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère envers leurs clients mauvais payeurs.

5) EN GUISE DE CONCLUSION

Vous pouvez le constater, c’est un « beau » service public de l’énergie que nous ont concocté Bruxelles, le Gouvernement et la majorité de l’Assemblée et du Sénat sortants. Et encore, grâce à l’action des agents d’EDF-GDF et d’un petit nombre de parlementaires, vous avez évité le pire.
Mais il est peut-être à venir car rien n’est acquis définitivement. Il n’y a pas non plus à se résigner à cette casse, il y aura du grain à moudre avec le mécontentement qui va naître.

Petite anecdote : en 2006, devant le tollé soulevé auprès des industriels et professionnels, mais aussi des communes qui elles aussi sont dans ce cas, par l’augmentation de près de 70% du prix de l’électricité dérégulée et à l’injonction du MEDEF et de la CGPME, le Gouvernement Villepin a mis en place un truc dégueulasse. C’est à dire que pendant 2 ans, EDF rembourse, aux fournisseurs indélicats, 30% des 70% d’augmentation qu’ont subi ces patrons. En clair, cela signifie que vous, petits usagers, payez par l’intermédiaire de votre facture EDF, à des sociétés comme POWEO, Suez et autres, la différence entre les rabais qu’elles consentent à leurs gros clients pour ne pas les perdre.

POUR INFO :

Les fournisseurs Gaz :

- ALTERGAZ
- BP GAS & POWER
- DISTRIGAZ
- EDF
- ELECTRABEL
- ENI
- E.ON GROUP
- GAS NATURAL
- GAZ DE FRANCE
- GAZ DE PARIS
- HYDRO ENERGY
- IBERDROLA
- POWEO
- SOTEG
- TOTAL
- WINGAS

Les fournisseurs d’électricité :

- ALTERNA
- COMP. NAT. DU RHONE (SUEZ)
- DIRECT-ENERGIE SA
- EDF
- ELECTRABEL France (SUEZ)
- ELECTRICITE DE STRASBOURG
- ENDESA ENERGIA
- ENERCOOP
- GAZ DE France
- GAZ ELECTRICITE DE GRENOBLE
- OUEST ENERGIE
- POWEO
- SIGEXY
- SOREGIES
- USINE ELECTRIQUE DE METZ

Listes mises à jour régulièrement à consulter sur www.cre.fr

RAG 34. Les lolo's 34

18:45 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF, GDF, PRIVATISATION

18.09.2007

Sarkozy veut une refonte du système social français



PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a confirmé mardi sa volonté de procéder rapidement à une vaste refonte du système social français, qu'il juge à bout de souffle.


Le président de la République, qui s'exprimait devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), a proposé aux partenaires sociaux d'y prendre leur part mais les a avertis qu'il ne laisserait pas les discussions "s'enliser".

"Il y a aujourd'hui trois certitudes", a-t-il déclaré : "Notre système social n'est pas tenable financièrement, notre système social décourage le travail (...) ; enfin, notre système social n'assure pas l'égalité des chances."

Ce système "produit aujourd'hui plus d'injustice que de justice", a-t-il dit. "Il faut donc en changer (...) C'est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances" et renouant "avec les principes d'efficacité et de justice".

Tout au long d'un discours de 54 minutes, prononcé dans l'enceinte du Sénat, le chef de l'Etat s'est efforcé de montrer qu'il entendait passer du dire au faire et des promesses électorales à l'action.

REFORME DES REGIMES SPECIAUX

Il a ainsi confirmé sa volonté de "réformer sans tarder" les régimes spéciaux de retraite pour les aligner sur le régime de la fonction publique, tout en donnant sur ce chapitre quelques gages aux syndicats.

"Dès demain (le ministre du Travail) Xavier Bertrand (...) va entamer des discussions avec tous les acteurs concernés", dont les centrales syndicales, a-t-il dit. Et les principes d'harmonisation définis à l'issue de cette concertation, qui ne devra pas "excéder deux semaines", seront "déclinés par la négociation, entreprise par entreprise".

Il a confirmé sa volonté de procéder à la fusion, contestée par les syndicats, de l'Unedic et de l'Agence nationale pour l'emploi dans un grand "service de l'emploi".

"La fusion aura lieu parce que c'est l'intérêt des demandeurs d'emploi", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de lui faire des propositions à ce sujet "dans les 15 jours".

Cette fusion, a-t-il assuré, permettra "de faire une plus grande place aux partenaires sociaux", qui "conserveront leurs prérogatives" dans la détermination des règles d'indemnisation des chômeurs.

Nicolas Sarkozy a en outre plaidé pour une remise à plat de l'indemnisation du chômage et des sanctions pour les chômeurs qui refusent des "offres valables d'emploi".

Plus généralement, il a réaffirmé sa volonté de lutter contre la fraude. "Je ne veux plus que les Français payent pour les excès de quelques uns, particuliers ou entreprises", a-t-il déclaré.

"JE JOUE CARTES SUR TABLE"

Nicolas Sarkozy a également confirmé sa volonté de réformer le contrat de travail. Mais s'il a évoqué parmi les pistes de réflexion les "modes de rupture négociée" du contrat, il n'est pas allé jusqu'à réitérer sa proposition d'un contrat unique, auquel les syndicats sont hostiles.

Il s'en est remis aux négociations entre les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail et s'est dit "confiant dans leur capacité à dégager des compromis innovants".

Le gouvernement "tirera toutes les conséquences de ces négociations à la fin de l'année" et, s'il n'y a pas d'accord entre les partenaires sociaux, l'Etat "prendra les mesures appropriées", a-t-il ajouté.

Pour redresser les comptes de l'assurance-maladie, il a annoncé l'ouverture d'un "grand débat sur le financement de la santé", dont il souhaite tirer les conclusions au premier semestre 2008, date à laquelle il veut aussi voir aboutir le chantier de l'assurance contre le risque dépendance.

Le chef de l'Etat a souhaité aller plus loin dans l'assouplissement de la semaine de 35 heures et la simplification de la réglementation du temps du travail et a demandé au gouvernement de supprimer les "verrous fiscaux, sociaux et règlementaires" qui entravent l'emploi des seniors.

Une conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat se tiendra dans la seconde quinzaine d'octobre, a-t-il annoncé, réaffirmant qu'une commission indépendante serait chargée de faire chaque année au gouvernement et aux partenaires sociaux des recommandations en matière de revalorisation du smic.

"Je joue cartes sur table", a lancé Nicolas Sarkozy, qui a assuré que sa porte resterait ouverte aux syndicats.

Il les a cependant avertis que le dialogue social ne devait pas "être un alibi à l'inaction" : "Pour les prochains mois, il n'est pas question de laisser les discussions s'enliser."



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18:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

17.09.2007

UE: petite montée de température au PS sur le traité simplifié proposé par Sarkozy

PARIS - En prenant position lundi en faveur du projet de traité simplifié proposé par Nicolas Sarkozy, le chef des députés socialistes Jean-Marc Ayrault a provoqué une petite montée de température au PS, qui n'a pas encore tranché sa position sur ce texte et redoute une nouvelle guérilla en son sein entre partisans du "oui" et du "non".

Le traité simplifié, proposé par Nicolas Sarkozy pour relancer l'Europe après les "non" français et néerlandais de 2005, doit être finalisé lors de la conférence intergouvernementale (CIG) des 18 et 19 octobre à Bruxelles. Une fois rédigé, il devra être approuvé en France par les députés et sénateurs réunis en congrès, probablement fin janvier, à la majorité des trois cinquièmes. Or, l'UMP et son allié du "Nouveau centre" n'atteignent pas ce seuil seuls, et auront besoin des voix de l'opposition.

Lors de la journée parlementaire du PS lundi, le président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault a appelé à voter pour. "La première urgence est de sortir l'Union de sa paralysie politique" et "le traité simplifié est une chance que nous n'avons pas le droit de laisser passer", a-t-il plaidé, jugeant que ce texte a "dépassé le clivage du oui et du non". "Sauf à ce que la conférence intergouvernementale vide le traité de cette substance, je considère que notre vote doit soutenir cette démarche".

Cette prise de position a hérissé dans les rangs du PS, où un groupe de travail est chargé d'élaborer une "position commune" sur ce sujet délicat, qui avait profondément divisé le parti en 2004-2005. Le PS ne fera connaître sa position qu'une fois que sera connu le texte définitif du nouveau traité, après la CIG. Pour l'heure, le PS se borne à réclamer un nouveau référendum.

Ce que François Hollande a rappelé à l'intéressé. "C'est trop tôt", a expliqué le N°1 du PS. "Nous aurons à en discuter tous ensemble et à définir ensemble notre position, une fois que nous aurons le traité. Pour l'instant, il n'y a pas de traité".

Plus virulent, le "Monsieur Europe" du PS Benoît Hamon s'est agacé que Jean-Marc Ayrault court-circuite le parti. "Ne commençons pas à dire que Nicolas Sarkozy a relancé l'Europe avec ce mini-traité, c'est une hérésie", a-t-il regretté. Sans se prononcer sur le texte final, cet ancien partisan du "non", membre du groupe de travail du PS, juge que le projet de traité simplifié "n'est pas à la hauteur" et "ne résout aucun des gros enjeux" fiscaux, sociaux ou économiques.

"C'est fondamental que les socialistes soient unis" sur ce sujet, a appuyé la députée Delphine Batho, ex-"ouiste de gauche".

Jean-Marc Ayrault "a donné son opinion, c'est son opinion", a commenté Laurent Fabius, ancien leader du "non" à gauche à la Constitution européenne. "N'allons pas trop vite, parce que ça peut provoquer des crispations dont nous n'avons pas besoin en ce moment", a renchéri le député fabiusien Philippe Martin.

Seul le député Gaëtan Gorce a apporté son soutien au patron des députés PS, "pas choqué" par son position: "C'est un discours de responsabilité. Il faut regarder les choses avec beaucoup de circonspection, mais il faut sortir de l'impasse". AP

sch/ir

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18:25 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MINITRAITE SARKOZY

16.09.2007

Réforme des retraites : Régimes spéciaux

Les déclarations de N. SARKOZY et de F. FILLON sur la question des seuls régimes spéciaux, cherchant à opposer les salariés entre eux, augurent mal du processus de négociation d’ensemble pourtant nécessaire.

Il n’est pas possible de déconnecter l’évolution des régimes spéciaux -qui doit être traitée dans leur diversité et non de manière réductrice- de la négociation d’ensemble. De plus l’évolution éventuelle de ces régimes spéciaux ne constitue absolument pas une réponse au financement pérenne du régime général des salariés.

C’est d’ailleurs à travers le Conseil d’Orientation des Retraites mis en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN, qu’une discussion sérieuse et approfondie a abouti sur le dossier des retraites, à un diagnostic partagé par tous les partenaires sociaux. Ainsi, tous les partenaires syndicaux sont aujourd’hui d’accord pour une évolution négociée des régimes spéciaux de retraite, dans le cadre d’une négociation d’ensemble de la question des retraites.

L’échec social et financier de la réforme FILLON adoptée en 2003, qui n’évoquait pas les régimes spéciaux est aujourd’hui patent. Le groupe socialiste l’avait d’ailleurs déjà annoncé lors du débat parlementaire au printemps 2003. Cette réforme se traduit par la dégradation du taux de remplacement, davantage d’injustices, l’augmentation du nombre des très petites pensions. Il y a aujourd’hui 1 000 000 de retraités en dessous du seuil de pauvreté. Le déficit de la branche vieillesse dépassera largement les 3 milliards d’euros cette année. En outre, le fonds de réserve des retraites a été très faiblement abondé depuis cette période.

La renégociation de la réforme des retraites à l’horizon 2008 était inscrite dans la loi de 2003. Cette réforme négociée doit réunir plusieurs conditions :

- S’attaquer au problème du chômage des jeunes et tout faire pour obtenir un taux d’activité beaucoup plus élevé en particulier chez les seniors ;
- Prendre en compte pour les durées de cotisations les critères de pénibilité et d’espérance de vie, aujourd’hui très inégalitaire selon la nature des métiers ;
- Solliciter des ressources nouvelles, relevant non seulement de la solidarité, mais également des revenus financiers ;
- Prévoir une évolution négociée des régimes spéciaux, dans toute leur diversité financière, démographique, historique, dans le cadre d’une négociation globale des retraites des Français, dans le souci d’assurer la pérennité du système par répartition ;
- Affirmer la nécessité d’une négociation dans le respect de tous les partenaires sociaux, récusant ainsi toute tentation autoritaire et toute tentative de passage en force.

Communiqué du Bureau national

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10:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, REGIMES SPECIAUX

14.09.2007

" TVA sociale " : le gouvernement recule pour mieux sauter

La communication du gouvernement sur l’ajournement de la mise en place de la TVA sociale ne saurait masquer la réalité : la réforme n’est pas enterrée, mais simplement ajournée pour cause d’élections municipales imminentes.En effet, la multiplication des rapports (trois en à peine un trimestre) et le renvoi devant le Conseil Economique et social attestent de l’intérêt que porte toujours le gouvernement à cette proposition, ce que confirme le Secrétariat d’état à la prospective.
Le Parti socialiste rappelle donc son opposition la plus ferme à une telle mesure dont les principales caractéristiques sont d’être :
• socialement injuste : les baisses de cotisations seraient financées par une hausse des taxes qui pèsent plus lourd pour les ménages modestes et moyens ;
• économiquement dangereuse : selon le rapport de la ministre de l’Economie et des Finances, les bénéfices d’une telle réforme sont théoriques ou sujet à caution (création d’emplois, gains de compétitivité), à la différence des dangers qui sont avérés, notamment celui d’un dérapage de l’inflation. Ces risques ne sont pas anodins et pourraient gripper la consommation des ménages, dernier moteur de la croissance encore allumé ;
• moralement condamnable : elle contredit en tout point l’engagement solennel du Président de la République pris à la veille du second tour des élections législatives.

Communiqué du Secrétariat national


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18:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE

12.09.2007

Premières réformes de Sarko-Fillon : Un gouvernement de classe au service des puissants et des riches !

Par Julien Guérin

Durant l’été les contre réformes, les sales coups et les lois scélérates n’ont cessé de pleuvoir contre les salariés et les jeunes de ce pays. Sarkozy a commencé a mettre en oeuvre son projet au service exclusif de ses amis du MEDEF, des rentiers gavés de stocks potions et de tous les nantis arrogants et plein de morgue et de suffisance.
A peine élu, le premier signe donné par le nouveau président a été de passer de luxueuses vacances de milliardaire à bord d’un Yacht mis à disposition par son ami Bolloré. IL remet d’ailleurs le couvert au mois d’août en allant séjourner chez un autre riche et puissant ami aux Etats Unis. Il a pu y rencontrer son ami Bush dont la politique impérialiste et criminelle s’enlise chaque jour un peu plus en Irak.. Quel meilleur symbole de la politique a venir que ces quelques jours de croisière de luxe et cette visite à cet ennemi absolu des progressistes qu’est Bush…le triomphe de l’argent, de la vulgarité et des valeurs patronales et libérales, le mépris pour les salariés modestes et le luxe ostentatoire des parvenus. La mystification politique opérée pendant la campagne présidentielle prenait ici tout son sens et toute sa force. La poudre aux yeux de l’ouverture , que nous nommerons pour notre part trahison des idéaux de gauche, servait alors comme un gadget ou au pire comme une opération visant a renforcer la « légitimité » de sales coups a venir !

Les lois votées cet été par le Parlement vont en effet toutes dans ce sens. Le paquet fiscal est à cet égard l’exemple le plus probant. Les baisses d’impôt pour les plus riches, la suppression des droits de succession, la quasi suppression de l’ISF ne sont que l’application la plus brutale de l’idéologie tatchérienne portée par le Bonaparte de l’Elysée. La droite sarkozytse est au pouvoir pour servir le capital et n’hésite pas a mettre en œuvre son projet…belle leçon pour la gauche et les socialistes qui devraient, ou gouvernement se montrer aussi fidèles aux travailleurs que la droite ne l’est au grand patronat. La grande bourgeoise Christine Largarde ministre de l’économie peut tranquillement proclamer à la tribune même de l’Assemblée, expression de la souveraineté populaire, que son rôle est de réhabiliter l’argent (comme si il en en avait vraiment besoin…) ! « Enrichissez vous » le vieux et cynique slogan du père Guizot est en passe de devenir la devise du nouveau pouvoir en lieu et place des principes républicains issus de la grande Révolution.

Cet éloge de la réussite individuelle, de l’argent pour l’argent s’accompagne de la volonté claire de mettre a genou toute velléité de résistance voire de riposte, de désarmer toute possible mobilisation sociale pour pouvoir ensuite imposer touts les contre réformes libérales. Comme Tathcer en son temps, Sarkozy a besoin d’affaiblir les capacités de riposte du mouvement social et des forces syndicales pour mettre en œuvre pleinement sa politique. Il doit battre les poches de résistances constitués par les cheminots ou l’Education nationale en les discréditant pour mettre l’opinion de son coté. Il ne veut évidement pas revivre le « cauchemar » (le rêve pour nous !!) de décembre 95 et de la grève par procuration des salariés du privé solidaires du mouvement. Il stigmatise donc les régimes spéciaux au nom de la fameuse et sacro sainte équité, il pointe du doigt les soit disant privilégiés qui sont toujours en grève et qui ne travaillent pas assez. Tout cela pour passer à l’offensive après l’isolement de ces salariés du secteur public qui peuvent, pour l’instant, lutter sans craindre la perte de leur emploi et sans le couperet du chômage de masse planant sans cesse sur le privé et diminuant ainsi sa capacité de combativité. Stigmatiser ces salariés soit disant privilégiés permet par la même occasion de détourner la colère populaire des vrais nantis du capitalisme : les patrons du CAC 40, les bénéficiaires d’onéreux parachutes dorés et les rentiers du capital vivant oisivement comme disaient les premiers socialistes ! Le vote du texte sur le servie minimum dans les transports en commun et sa perverse remise en cause du droit de grève s’insère dans cette logique. Il en est de même pour l’autonomie des facs, qui en plus de porter en germe la privatisation des universités, vise a porter un coup fatal au mouvement étudiant dont la droite redoute la combativité…Villepin et Balladur ainsi que les morts-nés CPE en 2006 et CIP en 94 s’en souviennent encore ! Sarkozy et Pécresse en faisant mine de reculer en juin dernier on tenter d’endormir cette importante capacité de mobilisation étudiante…affaire a suivre lors la prochaine rentrée universitaire. La suppression massive de postes dans l’Education nationale (plus de 11 000) et la grande saignée qui s’opère en parallèle dans la fonction publique se situent dans le même registre : affaiblir, diviser, stigmatiser pour passer suite tranquillement mais sûrement en force.

Tous les socialistes doivent le comprendre ! Défendre la lutte des cheminots, des enseignants, des gaziers ou électriciens et des étudiants s’est aussi se battre pour la reconquête de nos droits perdus et un point d’appui pour les regagner !

Se battre à leur coté et faire reculer le gouvernement c’est empêcher la tatchérisation définitive de la France car elle serait dramatique…D’abord pour les salariés et le mouvement social découragés et résignés par de terribles et éprouvantes défaites la tacthérisation sonnerait l’heure du repli et donc celle de la casse définitive par la droite des derniers acquis des luttes du mouvement ouvrier et démocratique : code du travail, Sécurité sociale, salaire socialisé…Ensuite cette résignation serait fatale à la gauche telle que nous la défendons : un camp social qui doit représenter politiquement les aspirations majoritaires du salariat. En effet, après Tacther vient Blair et sa gauche « moderne »…Là ne peut être notre modèle pour le parti socialiste francais pour les années a venir !

Face à cette droite qui, derrière les bons sentiments médiatiques et les sourires décontractés de façade dans la presse people, prépare un grande offensive contre les droits des salariés nous devons hausser le ton ! Nous devons sans cesse et avec abnégation expliquer et montrer la dangerosité et la froide cohérence de son projet, mobiliser partout ou cela est possible et efficace toutes les résistances, préparer les ripostes nécessaires en lien avec les forces sociales et syndicales, soutenir et relayer politiquement les aspiration des luttes a venir, bref jouer pleinement notre rôle d’opposant ! Cela n’est pas contradictoire avec la nécessaire refondation idéologique et politique de la gauche… bien au contraire cela en est la condition première !

Pour refonder un socialisme du XXIème siècle il faut que celui ci soit en capacité de s’appuyer sur la force du salariat qui, pour ne pas sortir essoré de la thérapie de choc infligé par Sarko et sa bande, doit pouvoir compter sur une gauche qui ne courbe pas l’échine. Plus que jamais nous avons besoin d’une gauche fière d’elle même et de ses valeurs, immergée dans les luttes sociales et la jeunesse, aux cotés des salariés qui souffrent et qui luttent, mobilisant les intellectuels, refermant enfin la parenthèse libérale ouverte en 1983 qui lui a fait perdre son identité et prête a incarner la relève à ce pouvoir indigne ! Là est pour nous la voie du renouvellement et de la refondation d’une gauche et d’un parti socialiste digne de ce nom !



Un gouvernement de classe au service des puissants et des riches !
mercredi 29 août 2007
Julien GUERIN

RAG 34. Les lolo's 34

17:04 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.09.2007

Pour les chômeurs : rien ne va plus, l'ANPE supprime l'affichage papier des offres d'emplois dans ses agences !



Coup de tonnerre : L'anpe a décidé de supprimer l'affichage des offres d'emplois dans ses agences locales.

Cela serait sans conséquences si chaque chercheur d'emploi possédait un ordinateur et disposait d'une connexion internet, ou si l'ANPE disposait du personnel suffisant pour acceuillir les chercheurs d'emplois ne sachant pas utiliser un clavier, une souris, etc.

Plus grave encore, la rédaction d'un CV électronique qui sera lu par votre futur employeur exige des compétences qui échappent largement aux conseillers ANPE et à la quasi majorité des consultants en ressources
humaines.

Un constat alarmant et très anxiogène de Corinne ZERBIB (Jobétic) pour les chômeurs :

Sans mode d'emploi, impossible désormais de travailler ou de retravailler !

Le site de JOB ETIC

L'excellent blog d'Alexandra Rolland (sur midiblogs) de JOURNAL D'UN CHÔMEUR


EN SAVOIR PLUS

Ecouter : ----> http://www.box.net/shared/4ucyju17tg

France Inter 2.0.10 par Thierry Steiner
le samedi de 8h20 à 8h30

Zoom ce matin sur l'envers du décor de la recherche d'emploi sur internet.Le web est devenu incontournable pour celles et ceux qui cherchent du boulot. Il faut mettre son CV en ligne, regarder les petites annonces et ne pas négliger les sites communautaires, où les anciens élèves par exemple se filent un coup de main voire de piston... Mais tout ça ne s'improvise pas, car en face sachez-le, les recruteurs prennent internet tout à fait au sérieux.

Thierry Steiner fait le point pour nous avec Corinne Zerbib, journaliste et créatrice de Jobetic, un site dédié à la recherche et à l'éthique de l'emploi.


Allo les assedic ? Ne quittez pas, j'arrive... Mot de passe : Debout les damnés de la Terre ?

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ANPE, CHOMAGE, PRECARITE, EXCLUSION

Croissance : échec total de la droite !

vendredi 7 septembre 2007 par Gérard Filoche

Au bout de six ans de pouvoir, Sarkozy prétend qu’il « ira chercher la croissance n’importe où ». Parisot affirme réclame des « réformes structurelles » encore pire que celles mises en œuvre à ce jour. Tous les deux sont aux abois : il est annoncé 1,8 % de croissance au lieu de 2,25 %, une catastrophe de plus.
Mais sont-ils autistes ?


La dernière fois que la croissance française etait supérieure à celle des pays comparables c’était quand la gauche était au pouvoir avec Lionel Jospin.

C’était quand on faisait reculer le chômage avec les 35 h, quand on embauchait des « emplois-jeunes », quand on développait les services publics, protégeait les salariés contre les licenciements, et quand on gardait la retraite à 60 ans. A ce moment-là la France salariée travaillait plus et produisait plus que les pays voisins ! Nous avons toujours le plus fort taux de productivité du travail au monde !

Mais le chômage qui devrait baisser massivement pour des raisons démographiques, est maintenu à hauteur de 4 millions par la suppression des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, par des plans sociaux permanents, et, tout comme le blocage des salaires, à commencer par le Smic, freine la relance de l’économie. Chaque poste de fonctionnaire en moins, c’est un jeune chômeur de plus.

Pour relancer la croissance, on en a la preuve, année après année, mois après mois, qu’il faut faire le contraire de ce que la droite et Sarkozy nous imposent depuis six ans : il faut embaucher des fonctionnaires parce que cela ne « coûte » pas mais au contraire cela rapporte, parce que les services publics aident l’économie, parce le recul du chômage développe le consommation, parce que la hausse de la masse salariale crée des appels d’air, parce que le problème n’est pas le « coût du travail » mais le coût du capital qui est trop élevé et qu’il ne réinvestit pas plus qu’il ne partage.

Les « cadeaux » fiscaux faits aux riches, ca ne marche pas, ils engrangent et continuent comme avant de spéculer ailleurs, rapaces et avides. La flexibilité, la mobilité, la précarité, cela va contre les intérêts des entreprises qui ont besoin de main d’œuvre formée, stable, bien rémunérée. Pour résister au tsunami de la mondialisation libérale, il faut que le salariat se sente bien considéré, bien traité, bien payé, et non pas rabaissé, déconsidéré, surexploité.

Après une gabegie de cadeaux aux riches, Mme Parisot ose affirmer le 5 septembre, sortant de chez M Sarkozy, qu’il faut “tout faire pour reconstituer les marges des entreprises”. Mme Parisot ment comme elle respire :

Jamais le CAC 40 n’a eu tant de marges : 100 Mds en 2006, 84 en 2005, 66 en 2004, 57 en 2004.

“La Tribune” du 26 juillet titrait que “les profits des entreprises n’ont jamais été aussi élevés depuis 45 ans”.

Jamais les fortunes n’ont été si nombreuses et si considérables : “Challenges” en juillet annonçait que les 500 premières fortunes avaient gagné 80 milliards d’euros de plus (Mme Parisot est la 273e des 500 premiers fortunes). Il y a 400 000 millionnaires en euros. 5 % de la population détient près de 50 % de patrimoine, à l’autre bout 10 % détient moins de 1 %.

Tout cela ne débouche sur aucune reprise, relance, mais sur plus de spéculation, plus de délocalisations, de plans sociaux, de licenciements, d’exclus et de pauvres, il y a 7 millions de travailleurs pauvres, et 4 millions de chômeurs.

Cette économie basée sur le “enrichissez-vous” et le “mérite” favorise les médiocres profiteurs, et non pas les investisseurs ni les créateurs, elle freine la consommation, la productivité, et coûte en indemnités, gâchis dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, nourrit le délitement social et les reculs de notre civilisation.

La clef de la croissance est exactement là où Sarkozy ne va pas la chercher et exactement là où Mme Parisot, dont la pensée est bloquée au 19e siècle, ne veut pas la voir.

Vive la France des 35 h pour toutes et tous, vive la France de la retraite à 60 ans, pour qu’on travaille tous, pour qu’on produise plus dans de bonnes conditions en gagnant plus et alors nous aurons une meilleure croissance.

Gérard Filoche, jeudi 6 septembre

RAG 34. Les lolo's 34

11:19 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Sarkozy veut remplacer le CDI par la PDI : période d’essai à durée indéfinie



Promettant tout à tout le monde, les annonces concrètes que le Président Sarkozy a faites devant le MEDEF cet après-midi sont très inquiétantes pour l’avenir des relations sociales dans notre pays.
Sa volonté d’introduire une séparation à l’amiable entre patrons et salariés témoigne, comme son fameux slogan “travailler plus pour gagner plus”, d’une méconnaissance patente de la réalité des relations sociales et des rapports de force en entreprise.
De la même façon qu’il était mensonger d’essayer de faire croire aux salariés qu’ils pourraient librement choisir d’eux-mêmes de travailler plus pour gagner plus, comparer les rapports employeurs-salariés aux rapports de couple et à la procédure de divorce par consentement mutuel relève purement et simplement de l’abus de langage.

Aujourd’hui la séparation amiable est déjà possible si les deux parties sont d’accord. La proposition du MEDEF, reprise par Nicolas Sarkozy, vise en fait à inscrire dans le contrat de travail dès l’origine l’indemnité que l’employeur devra verser en cas de rupture du contrat de travail à son initiative.

Si tel est le sens de la proposition cette mesure reviendrait purement et simplement à abolir la notion de contrat à durée indéterminée à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés, pour placer le salarié en insécurité permanente dans une sorte de période d’essai infinie.

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette proposition et n’aura de cesse de s’y opposer par tous les moyens.

Communiqué de Alain VIDALIES Secrétaire national aux Entreprises


RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

09:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Alain VIDALIES, CHOMAGE, PRECARITE, DROIT DU TRAVAIL, CONTRAT UNIQUE D'EMBAUCHE

05.09.2007

Bien des journées de la rentrée 2007 resteront comme des journées noires pour beaucoup d'entre-nous

Privatisation de Gaz de France par fusion avec Suez : dangereux pour le consommateur, inquiétant pour l’avenir de notre politique énergétique

Communiqué de presse du parti socialiste

Cette journée restera comme une journée noire pour le contribuable français avec l’annonce de la privatisation de Gaz de France, contrairement aux promesses du Président de la République faites devant la représentation nationale lorsqu’il était ministre des Finances.

Il est en effet pour le moins paradoxal de se priver d’un outil de régulation majeur, alors que les marchés de l’énergie sont de plus en plus imprévisibles, que l’énergie est un poste de dépense sans cesse croissant pour les ménages, amputant de façon considérable leur pouvoir d’achat. D’autant que dans le même temps, les bienfaits supposés de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie sont de plus en plus questionnés à travers l’Europe.

Les arguties du gouvernement sur les effets du maintien d’une minorité de blocage du secteur public au sein de la nouvelle entité constituée avec Suez, ne pourront pas masquer longtemps la réalité d’une opération strictement financière et boursière, dont les consommateurs paieront, à n’en pas douter, la facture.
On est bien loin des discours de campagne du Président et de la mise en scène de sa prétendue opposition au projet l’année dernière, qui n’était, on le voit aujourd’hui, qu’un jeu de dupes destiné à mettre en difficulté le Premier ministre et rival potentiel d’alors.

Le Parti socialiste s’est lui toujours opposé avec force à la privatisation de Gaz de France par fusion avec Suez, privilégiant la constitution d’un pôle public de l’énergie autour d’EDF et de Gaz de France.
Il déplore que cette option n’ait pas été réellement discutée et que malgré la grande qualité du travail des parlementaires socialistes sur ce sujet, le gouvernement n’ait pas jugé bon de repasser devant l’Assemblée nationale nouvellement constituée.
C’est d’autant plus regrettable que ces choix contestés et contestables, qui engagent durablement le pays, n’ont jamais fait l’objet d’une présentation claire pendant les campagnes présidentielles et législatives.

Communiqué du 3 septembre de
Christian Martin, Secrétaire national aux services publics
et Alain Vidalies, Secrétaire national aux entreprises.

RAG 34. Les lolo's 34

02:05 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ENERGIE, GDF, SUEZ, FUSION, EDF, PRIVATISATION

30.08.2007

17 milliards de cadeaux fiscaux par an, à peine 200 millions pour mettre en place le Revenu de Solidarité Active !

Intérêts d’emprunt : un jeu de rôle savamment orchestré

Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le jeu de rôle organisé par le Président de la République et le gouvernement, sur le dossier des intérêts d’emprunt, pour travestir la réalité : quand on fait des promesses intenables pour se faire élire, par définition, on ne peut pas les tenir. Le Président de la République savait en effet pertinemment qu’étendre cette mesure à tous les crédits déjà contractés depuis 5 ans était irréalisable.
Il n’avait d’ailleurs pas masqué son agacement quand certains ministres, au premier rang desquels Éric Woerth, avaient vendu la mèche avant les législatives. Il prétend aujourd’hui faire croire que tout cela ne serait de la faute que du seul Conseil constitutionnel, qui a censuré le dispositif suite à la saisine que nous avions déposée.
Au-delà de cette ridicule mise en scène, la réalité des nouvelles mesures annoncées, avec le passage du crédit d’impôts de 20 à 40% la première année d’emprunt, est toujours la même : encore plus d’argent pour une même catégorie de la population. Dans le même temps, on attend toujours des mesures concernant l’immense majorité de Français qui rencontrent aujourd’hui de graves difficultés en termes de pouvoir d’achat.
Alors que la croissance est en berne et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes, à la suite de la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus aisés, le chef de l’État et son gouvernement poursuivent pourtant dans la même direction. C’est pour le moins inquiétant car il faudra bien à un moment donné que quelqu’un paie l’addition de ces 12, 15, 17 milliards de cadeaux fiscaux par an !

Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité

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19:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intérêts d'emprunts, RSA, SOLIDARITE

28.08.2007

La crise financière et ses enseignements

par Jean-Jacques Chavigné

Tout a commencé lorsque le piège tendu par les organismes de crédit hypothécaires du secteur des « subprime » s’est refermé sur les salariés pauvres américains.
Aux Etats-Unis, les prêts immobiliers sont ventilés en trois catégories : « subprime », « non-prime » et « prime ». La catégorie des « subprime » correspond au niveau de solvabilité le plus bas de l’emprunteur, le plus souvent des salariés pauvres.

Ces prêts sont accordés par un institut de crédit spécialisé ou par une banque commerciale. Ils sont garantis par une hypothèque. Ils fonctionnent comme un véritable piège : les premières années les mensualités de remboursement sont peu importante. Mais très rapidement le taux s’élève et peut atteindre 18 %. Nombre de salariés pauvres ne peuvent plus, alors, payer leurs mensualités.

Ce système ne peut fonctionner, au détriment des salariés pauvres et au profit des banques, que dans un contexte de hausse des biens immobiliers. C’est, en effet, uniquement dans un tel contexte que les organismes de crédit sont assurés, grâce à l’hypothèque qui leur permet de faire vendre le bien, de récupérer leur capital et les intérêts déjà dus au moment où l’emprunteur n’arrive plus à payer ses mensualités.

Mais depuis trois ans, les salaires stagnent et les taux de la Réserve fédérale (FED) sont passés de 2 % à 5,75 % augmentant d’autant les taux des prêts « subprime », variables et indexés sur les taux de la FED. Des emprunteurs de plus en plus nombreux ont donc cessé de payer leurs mensualités. Leurs logements ont été vendus aux enchères ce qui n’a fait qu’accentuer la baisse déjà en cours des prix de l’immobilier. Durant ces mêmes années, 1,2 millions d’Américains ont perdu leur logement et la situation ne fait qu’empirer en même temps que se dégonfle la bulle spéculative immobilière.

Les arroseurs arrosés

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09:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SUBPRIME, CRISE FINANCIERE

Sarkozy et la régression africaine


On attendait avec une impatience non dissimulée la fermeture de l’anachronique ère chiraquienne. Nicolas Sarkozy les a déjà déçus.

Rupture il y aurait ! Promettait Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.

En mai 2006, le candidat avait donné à Cotonou quelques gages prometteurs, en s’engageant à promouvoir « la bonne gouvernance», ou encore « la démocratie [qui], ne se résume pas à des élections, à « bâtir un état de droit, où l’administration est neutre, les circuits financiers transparents, où la presse est à la fois responsable et indépendante, où l’autorité judiciaire est libre de travailler sans influence extérieure ». On ne pouvait alors que se réjouir de l’engagement du candidat à refuser « de transiger sur ses valeurs. Ces valeurs de démocratie, de respect des droits de l’homme, de bonne gouvernance (…), ces principes [qui] ne s’arrêtent pas aux portes du continent ! »

On attendait avec une impatience non dissimulée la fermeture de l’anachronique ère chiraquienne. Nicolas Sarkozy les a déjà déçus. En dehors des avancées sur l’affaire Borrel, qu’il faut saluer, la présidence Sarkozy s’est pour l’essentiel inscrite dans la « droite ligne » de la présidence Chirac, parvenant même à régresser encore sur plusieurs aspects. D’abord, les 0,7% d’aide au développement promis par la majorité UMP sortante attendront 2015, a-t-on appris. Autant dire les calendes grecques. Pendant ce temps là, l’effort français de solidarité baisse ! Et puisqu’il faut bien faire diversion, le Président Sarkozy prolonge la méthode adoptée par son prédécesseur, en privilégiant les annulations de dette à d’autres formes d’aide au développement. Par générosité ? Pas si sûr. Cette technique permet surtout à la France de déclarer à l’OCDE des chiffres d’aide au développement supérieurs à leur coût budgétaire, par des jeux d’écriture comptables contestables. C’est la politique du « Annuler plus pour afficher plus ». Evidemment, on se réjouirait de la poursuite des annulations de dette si celles-ci étaient additionnelles à une hausse de l’aide. Mais dans la mesure où celle-ci régresse, c’est bien d’un écran de fumée qu’il s’agit là. Le Gabon, pays phare de la diplomatie sarkozienne, devrait être le premier à bénéficier des largesses de l’Elysée, à des conditions qui rendront jaloux bien des pays en développement.

Bref, les réseaux chiraquiens se portent bien. Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso, Idriss Déby Itno restent les interlocuteurs privilégiés de l’Elysée, au grand dam de ceux qui auraient aimé voir la France intensifier ses relations avec des Etats incarnant mieux lesdites valeurs de « transparence, de démocratie et de bonne gouvernance… » Nicolas Sarkozy avait pourtant donné un bref signal de modernisation en accordant à Ellen Johnson Sirleaf l’honneur d’être le premier chef d’Etat africain reçu à l’Elysée ! Le rappel à l’ordre des habitués de la Françafrique fut rapide, et fidèlement exécuté… Instamment prié de modifier sa tournée africaine pour s’arrêter au Gabon, notre Président se plia aux injonctions du doyen des chefs d’Etats. Il nous promettait des surprises, on ne peut pas dire qu’en s’arrêtant au Sénégal et au Gabon il nous ait retournés d’étonnement.

Puis vint le discours de Dakar, qui a tant heurté en Afrique. C’est d’abord cette insistance lourde sur la nature et la souffrance de l’homme noir. Invoqué six fois. Puis ces généralités, d’abord gênantes, choquantes ensuite, sur l’homme africain. Citons Sarkozy « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. (…) Le paysan africain, qui depuis des millénaires, (…) ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. » L’homme africain pas entré dans l’histoire ? Dire cela dans les murs de l’université Cheikh Anta Diop ne manque pas de sel. Surtout dans une déclaration qui fleure bon le XIXème siècle, semblant paraphraser Hugo, Hegel, voire Jules Ferry, pour leurs écrits les moins mémorables. Dans le même ordre de généralités avilissantes, on apprend aussi que « l’homme moderne qui éprouve le besoin de se réconcilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l’homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires». Faut-il aussi en conclure que l’homme africain n’est pas moderne ? C’est bien ce que laisse entendre le discours de Dakar. Puis, c’est le summum, avec ces mots qui gravent dans le marbre l’infantilisme ou l’irrationalité supposés de l’homme africain : «L’Afrique a réveillé (…) ce besoin, ce besoin auquel je crois moi-même tant, de croire plutôt que de comprendre, ce besoin de ressentir plutôt que de raisonner ». Pauvre Afrique, terre des sentiments, à défaut de raison.

Enfin, car cela aurait manqué, il fallait un couplet sur le colonisateur, dont le président Sarkozy nous dit que certes « il a pris » mais « qu’il a aussi donné. » Ainsi, « il y avait parmi [les colonisateurs] des hommes mauvais mais il y avait aussi des hommes de bonne volonté(…). Ils se trompaient mais certains étaient sincères. » Plus loin : « La civilisation musulmane, la chrétienté, la colonisation, au-delà des crimes et des fautes qui furent commises en leur nom et qui ne sont pas excusables, ont ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’histoire. » Pauvres hommes noirs vivant avant la colonisation et l’esclavage, ignorants et refermés sur eux-mêmes…

Le plus grave, c’est que le Président Sarkozy, s’égarant dans des considérations dégradantes, esquive les sujets prioritaires. Que pense-t-il des Accords de partenariat économique, qui redéfiniront les modalités de la coopération européenne avec les pays ACP ? La situation est grave : leur négociation à marche forcée provoque déjà la colère et l’incompréhension d’une majorité de pays africains, soutenus par nombre d’organisations de la société civile du Nord comme du Sud. Un effort budgétaire sera-t-il fait pour permettre à l’aide au développement française de ne pas chuter, dans un contexte de finances publiques dégradées par le coût inconsidéré du paquet fiscal ? Que compte faire le Président de la République des bases militaires françaises en Afrique, ou encore des accords de défense et de coopération militaire ? Il est pour le moins surprenant que, traversant deux pays dans lesquels la France possède des bases, cette question n’est même été évoquée. Attend-il la prochaine crise pour se poser cette question, que l’on ne peut pourtant traiter sérieusement que par temps calme ? Faut-il vraiment axer notre politique de coopération sur la gestion des migrations, en généralisant à grande échelle des programmes qui n’ont donné jusqu’ici que de très modestes résultats ? Est-il raisonnable d’envisager d’élever encore la prime de retour, qui s’élève déjà à sept mille euros par migrant candidat, pour parvenir à se débarrasser absolument d’Africains jugés encombrants ?

En matière de politique africaine, Nicolas Sarkozy a déjà commis un grave un faux départ. Deux, et c’est l’élimination dans la course à l’influence. Les diplomaties américaine, chinoise, britannique ou indienne n’ont jamais connu de tels dérapages. Les échéances sont désormais rapprochées. Le vote du budget en dira long sur la sincérité des fragments humanistes qui subsistent dans les discours présidentiels. La négociation des Accords de partenariat économiques aussi. Les pays en développement ont besoin d’un délai, d’équilibre et de concessions. L’idée d’une ouverture commerciale asymétrique doit être défendue, alors que les quelques acquis (accords « Tous sauf les armes », AGOA américain) sont menacés par l’érosion des préférences accordées aux pays ACP. On en attend aussi davantage sur l’accompagnement des processus électoraux : la France devra faire preuve de modestie et de doigté au Togo et en Côte d’Ivoire, pays où la diplomatie chiraquienne s’est déconsidérée, mettant en danger les ressortissants français dans ces pays. Enfin, on souhaiterait que la politique française en Afrique soit plus transparente, débattue à l’Assemblée nationale, offerte aux citoyens… Est-il normal que nombre de clauses des accords de défense et de coopération militaire soient encore inaccessibles mêmes aux membres des commissions des affaires étrangères et de la défense des assemblées? Les socialistes sont prêts à participer à leur examen et plus généralement à la normalisation de la politique africaine de la France. L’Afrique ne peut plus être le seul jouet du Président et de sa cellule rapprochée. On en a déjà mesuré les conséquences avec le discours de Dakar et cette situation devient de plus en plus difficile à tolérer.

par Thomas Mélonio
Délégué national du parti socialiste pour l’Afrique

RAG 34. Les lolo's 34

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26.08.2007

Le premier ministre de VGE est mort : point barre, c'est la rentrée !



Raymond Barre "le plus grand économiste de France" disait Giscard à l'époque de nos années adolescentes, définitivement marquées par ses plans successifs qui allaient bien malheureusement au delà de la simple rigueur économique, est décédé à l'âge de 83 ans des suites de complications cardiaques.
Ces derniers temps on lui reprochait ses propos fortement connotés d'antisémitisme et son indéfectible soutien à Maurice Papon.

Respect : à droite comme à gauche on salue l'économiste et l'homme politique.

POINT BARRE.

Pour nous et beaucoup d'autres la rentrée est difficile, pas de boulot ou un boulot en CDD, à temps partiel contraint, en emploi aidé et toujours à peine au dessus ou sinon en dessous des minimas sociaux !

Comment faire face à l'augmentation des prix, des taxes, sans aucune hausse de notre pouvoir d'achat ?

Car la vérité crue, c'est que SARKOZY ne gouverne pas pour tous les français ! Serions-nous ces mauvais français dont ni le Sarkoland ni le Ségoland ne veulent ?



RAG 34. Ann et Lio des lolo's 34

09:25 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.08.2007

Economie : Ne laissons pas Keynes aux émules du libéralisme !

"Quand une idée simple prend corps, il y a une révolution" (Ch. Péguy, Note conjointe sur M. Descartes)

Non à l'économie casino ! Plutôt que de baisser les impôts des plus riches il est préférable d’augmenter les salaires de ceux qui travaillent !

Par Simon Thouzeau

L'article en PDF

L’idée simple de Keynes est d’opérer une véritable réflexion sur la pertinence de l’enseignement qu’il a reçu en économie. Keynes n’est pas un révolutionnaire, il a pourtant révolutionné la théorie économique.

Qui est Keynes ?

Né à Cambridge en 1883 (année de la mort de Marx), John Maynard Keynes est issu d’une famille de la moyenne bourgeoisie intellectuelle. Son père est professeur de logique et d’économie à Cambridge et sa mère devint la première femme maire de Cambridge. Élève brillant, Keynes fréquente des peintres, des écrivains (Virginia Woolf), des philosophes. Ce cercle d’amis se caractérise par un certain anticonformisme, ces jeunes se veulent moralement et sexuellement "libérés".

Ce n’est qu’en 1905 que Keynes commence véritablement à s’intéresser à l’économie en suivant les cours de Marshall (économiste classique). Les premières recherches de Keynes le conduisent à travailler sur les probabilités. Nommé au Trésor au début de la guerre 14-18, Keynes s’illustre par la rédaction de Conséquences économiques de la paix (1919), où il soutient l’incapacité de l’Allemagne à payer les réparations exigées par le traité de Versailles et annonce une catastrophe sociale et politique comme suite logique d’un tel traité.

Keynes est, dans la vie qu’il mène ou dans les idées qu’il défend, cependant encore très imprégné d’idées libérales classiques. Pour mener un train de vie élevé, il se lance dans la spéculation mais se trouve en 1920 pratiquement ruiné.

C’est au cours des années 20 puis des années 30 que sa pensée évolue progressivement au contact de l’analyse monétaire (1930 : Traité sur la monnaie). C’est en 1936 qu’il produit son œuvre majeure : la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. Il s’agit pour lui d’essayer de comprendre et de trouver des réponses à la crise économique de l’époque. Il préconise pour cela notamment la relance par des investissements étatiques. Reconnu comme un économiste majeur, bien que critiqué, Keynes, qui est fait Baron, participe dans les années 40 à l’élaboration du système dit de Bretton Woods. Il décède en 1946.

Keynes : politiquement libéral…

Si Keynes est politiquement un libéral (en 1928 il contribue à la rédaction du programme économique du parti libéral), c’est un libéral "conscient". Keynes s’inscrit dans une tradition qui fait de l’essor des activités économiques un moyen de stabiliser l’ordre social.

La conception que Keynes a de la nature humaine est celle d’un libéral classique puisqu’il considère que l’instinct de lucre de l’individu est un élément essentiel du fonctionnement de nos sociétés. Le doux commerce apaiserait les mœurs : "la possibilité de gagner de l’argent et de constituer une fortune peut canaliser certains penchants dangereux de la nature humaine dans une voie où ils sont relativement inoffensifs (...) Il vaut mieux que l’homme exerce son despotisme sur son compte en banque que sur ses concitoyens". La violence des entreprises accompagnant l’impérialisme et la colonisation du début du XX ne semble pas avoir sauté aux yeux du bourgeois qu’est Keynes.

Keynes dénigre Marx sans pour autant produire de véritable argumentation. Il méprise le socialisme doctrinaire qui serait le "résidu poussiéreux" d’un projet dépassé depuis longtemps traitant de problèmes aujourd’hui passés et analysés par un homme il y a plus d’un siècle. "La lutte des classes, écrit-il, me trouvera du côté de la bourgeoisie instruite". Pourtant les réflexions de Keynes peuvent alimenter une critique économique anti-libérale, car s’il est socialement et politiquement libéral, économiquement c’est une autre histoire. Ainsi il considère qu’il n’est "nullement vrai que les individus possèdent un droit imprescriptible à une "liberté naturelle" dans leur activité économique. Il n’existe nulle "convention" qui puisse conférer un privilège éternel à ceux qui possèdent déjà ou à ceux qui deviennent des possédants" (in La Fin du laissez-faire). Pour Keynes "le problème politique de l’humanité consiste à combiner trois choses : l’efficacité économique, la justice sociale et la liberté politique".

… mais économiquement c’est une autre histoire

Keynes remet d’abord la "science" économique à sa place. "Il ne faut pas exagérer l’importance du problème économique, il ne faut pas sacrifier à ses nécessités supposées d’autres affaires, d’une portée plus grande et plus permanente". Si les libéraux de tout temps justifient leur comportement irresponsable par les lois naturelles de l’économie (la loi du marché…), Keynes pense au contraire que "l’économie est essentiellement une science morale et non pas une science naturelle, c’est-à-dire qu’elle utilise l’introspection et les jugements de valeur". Aussi quand les libéraux tentent de nous faire croire que les marchés financiers constituent le plus performant des systèmes (transparence, vérité des prix), on peut leur rétorquer en s’appuyant sur Keynes que la bourse s’appuie d’abord sur des croyances, des "conventions", un système de valeurs qui fait dire à un moment que Enron est la plus grande des entreprises puis deux mois plus tard que c’est la honte du capitalisme.

Keynes, critique de l’économie et des économistes "J’accuse la théorie économique classique d’être en elle-même une de ces jolies techniques raffinées qui prétendent traiter du présent en faisant abstraction du fait que nous savons très peu sur l’avenir". Pour Keynes l’avenir n’est pas déterminé, rien n’est inéluctable. Keynes est incisif et il y a bien en lui une volonté d’aménager réellement le capitalisme et le système de valeurs dont il est porteur. Keynes ne se limite pas à l’idée de gestion ou d’accompagnement. "Nous devons inventer une nouvelle morale pour un nouvel âge. En même temps nous devons, si nous voulons apporter quelque chose de neuf, apparaître iconoclastes, dangereux, dérangeants, voire désobéissants envers ceux qui nous ont engendrés" (in Suis-je libéral ?)

Intérêt personnel/ intérêt collectif

Keynes se distingue nettement de la doctrine de la "main invisible" (Adam Smith & Cie…) selon laquelle ce sont les intérêts privés qui réalisent naturellement l’intérêt général. "Le monde n’est pas ainsi fait que les intérêts privés et collectifs coïncident nécessairement (…) on ne saurait déduire des principes de l’économie politique que l’intérêt personnel dûment éclairé œuvre toujours au service de l’intérêt général (…) l’expérience ne confirme pas que des individus sont toujours moins clairvoyants lorsqu’ils sont réunis en une unité sociale que lorsqu’ils agissent isolément".

Si Keynes justifie une certaine dose d’inégalité pour stimuler l’activité économique, il conclut cependant que "pour stimuler ces activités et satisfaire ces penchants [à l’enrichissement personnel], il n’est pas nécessaire que la partie se joue avec des mises aussi élevées qu’aujourd’hui. Avec des mises beaucoup plus faibles le jeu serait tout aussi efficace dès lors que les joueurs en auraient pris l’habitude".

Keynes stigmatise par ailleurs les inégalités de la société de son époque : « on peut justifier par des raisons sociales et psychologiques de notables inégalités dans les revenus et les fortunes, mais non une amplitude aussi grande qu’à l’heure actuelle »

Qu’est-ce qu’une « relance keynésienne » ?

Il est d’usage de considérer que les politiques économiques menées après 1945 sont des politiques de relance keynésienne dans la mesure où l’Etat relance l’économie en injectant des liquidités dans l’économie sous la forme de politiques de grands travaux, de dépenses d’investissement. Cette politique de relance s’appuie sur un effet multiplicateur (le "multiplicateur keynésien") qui est le mécanisme par lequel une dépense nouvelle de l’Etat engendre une hausse de la production supérieure à la dépense initiale [Capul/Garnier, Dictionnaire d’Economie]. Du fait de l’ouverture de nos économies dans les années 70, le multiplicateur a perdu de son efficacité*. Ainsi quand la France relance en 1981, une partie des investissements profite aux pays étrangers car les Français ont plus d’argent à dépenser et le système économique national peine à faire face à la demande. Pourtant toute relance keynésienne n’est pas forcément vouée à l’échec. L’Europe étant économiquement fermé (à 80 %) - c’est-à-dire que l’essentiel de son commerce est constitué de ventes et d’achats à l’intérieure de la zone Europe-, il est possible, sans subir de fuite notable de capitaux, d’opérer une relance économique au niveau européen. Mais l’économique ne se coordonne pas sans intervention du politique et c’est justement ce qui manque à l’Europe.

Inflation ?

Oui mais une relance entraîne nécessairement, à long terme, de l’inflation rétorquent les libéraux. Heureusement ce n’est pas si simple. Les libéraux commettent deux erreurs : premièrement l’inflation (modérée) n’est pas forcément un fléau mais peut permettre à une économie de s’ajuster ; deuxièmement il n’y a inflation après une relance économique que si l’ensemble des moyens de production ont été utilisés ( capital et travail, c’est-à-dire machines et travailleurs). En effet, relancer alors que les entreprises ne peuvent produire plus entraîne une hausse des prix (les consommateurs sont plus riches mais il y a toujours autant de produits d’où la hausse des prix). Conclusion lorsque les libéraux disent qu’à long terme une relance entraîne de l’inflation, cette affirmation est vraie et d’une banalité affligeante car il arrive bien un moment où à force de soutenir la relance l’ensemble des moyens de production sont effectivement utilisés. Ce long terme cela correspond chez des gens comme Milton Friedman (économiste libéral de l’école de Chicago) à une dizaine d’années - c’est-à-dire que de façon continue l’Etat soutiendrait l’économie pendant plus de dix ans ! Comme le dit Keynes « à long terme nous sommes tous morts ». Il faut d’abord se soucier du présent et du futur proche et non pas s’inquiéter du taux d’inflation que l’on risquerait de connaître dans 30 ans !

Keynes est ici intéressant dans la mesure où il distingue la « véritable inflation » (quand tous les facteurs de production sont utilisés) et la « semi-inflation ». Cette dernière apparaît de façon modérée au début d’une relance. Les entreprises qui ne sont pas sûres que la croissance sera de longue durée peuvent préférer hausser leurs prix plutôt que de se compliquer à engager du personnel et faire des investissements qui à l’avenir ne seront pas forcément rentabilisés. Pour ne pas casser la croissance qui redémarre il faut donc accepter cette semi-inflation : progressivement les conventions changent, la croyance en une conjoncture positive relance progressivement le système économique. Hausser les taux d’intérêts comme le fait la BCE à chaque fois que l’inflation apparaît c’est casser tout espoir de croissance…

Non à « l’économie casino »

Keynes s’illustre enfin par sa critique des marchés financiers : il parle à ce propos « d’économie casino » (Marx dénonçait quant à lui le « capital fictif »). Keynes s’attaque aux rentiers, cette catégorie de personnes qui n’investissent pas réellement et captent les richesses créées. Il parle « d’euthanasier les rentiers » car ce sont eux qui paralysent l’économie, freinent les investissements productifs et volent une partie du « surproduit social » (ça c’est plutôt du Marx). Keynes constate que le développement des marchés financiers s’accompagne de la spéculation et c’est pour lutter contre ce fléau que l’ancien spéculateur repenti de Cambridge propose la mise en place d’une taxe sur les capitaux (comme quoi l’idée n’est pas nouvelle).

Oui à une meilleure répartition des richesses !

"Les vices marquants du monde économique dans lequel nous vivons sont l’incapacité à assurer le plein emploi et le caractère arbitraire et inéquitable de la répartition de la fortune et des revenus" disait Keynes. Selon lui, en situation de sous emploi ce n’est pas l’épargne des riches qui permettra de relancer l’économie mais une redistribution vers les ménages les plus pauvres qui ont une plus forte propension à consommer (l’argent reçu servira à améliorer le quotidien et sera donc dépensé- et non pas épargné- ce qui est profitable pour l’économie).

Conclusion : plutôt que de baisser les impôts des plus riches il est préférable d’augmenter les salaires de ceux qui travaillent !

Simon Thouzeau. Mercredi 3 septembre 2003

* Il ne faut pas oublier que l’ouverture des économies, même si elle correspond à une évolution constante au fil des siècles, n’a pas été toujours continue. Ainsi l’entre deux-guerre fut une période de repli des échanges internationaux. Ce n’est qu’en 1973 que l’on retrouve le même degré d’ouverture des économies qu’en 1913.

Sources : pour les citations de Keynes, cet article s’appuie essentiellement sur le livre de P. Combemale Introduction à Keynes (La Découverte, Repères). Ce livre est clair et très intéressant mais nécessite quelques connaissances en économie pour apprécier pleinement la richesse de l’analyse keynésienne.

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17:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : KEYNES, Démocratie et Socialisme

Les OGM, un choix de politique agricole

Par Hervé Kempf
Une fois encore, l'été aura été dominé, sur le terrain environnemental, par la question des OGM. La polémique a été nourrie par les actions des Faucheurs volontaires en réponse à la multiplication des cultures transgéniques (plus de 20 000 hectares de maïs cette année). Elle a pris un tour dramatique quand un agriculteur du Lot, Claude Lagorse, qui cultivait en secret une parcelle de maïs transgénique, s'est suicidé la veille d'une manifestation prévue le 5 août dans son village de Girac par les anti-OGM. Rien ne permet d'attribuer ce drame à la question des OGM. Mais le retentissement qu'il a eu témoigne de la charge émotionnelle dont est devenu porteur le dossier.

Les Faucheurs volontaires ont poursuivi leurs actions, en cherchant, non pas à vandaliser les champs transgéniques, mais à prélever symboliquement des épis. Cependant, des personnes anonymes ont plusieurs fois détruit les parcelles de cultures de maïs génétiquement modifié. Inversement, des expérimentations menées par des agriculteurs biologiques, et visant à mesurer la contamination due aux OGM, ont été détruites, là aussi de façon anonyme.

Une partie du monde agricole a, de surcroît, manifesté son énervement : on a ainsi entendu Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, qualifier le 9 août d'"obscurantisme" la position des opposants aux OGM, la plate-forme des industries semencières a employé le même terme dans un communiqué du 24 juillet, et un autre responsable de la FNSEA, Dominique Barrau a parlé de "tribu africaine" à propos des Faucheurs.

De telles paroles ne risquent pas d'apaiser le débat. Mais elles paraissent à contre-courant d'une réalité qu'expriment les Faucheurs volontaires, quoi qu'on pense de la validité de leurs méthodes, ainsi que la Confédération paysanne, qui fêtait, les samedi 18 et dimanche 19 août, son 20e anniversaire : le refus par la société de se voir imposer des OGM dont elle ne voit pas l'utilité. Cette réalité est bien ressentie par les responsables politiques : les Faucheurs ont gagné une reconnaissance officielle en étant reçus, le 31 juillet, par la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. De son côté, l'Association des régions de France, qui représente les exécutifs régionaux, presque tous socialistes, a réaffirmé de manière vigoureuse, début juillet, son refus de voir les cultures d'OGM " imposées en force, sans la moindre consultation".

La question des OGM pourrait d'ailleurs prendre un tour politique plus large, en menaçant le bon déroulement du Grenelle de l'environnement. Au moyen de cette série de réunions avec les associations et les groupes professionnels, le gouvernement entend relancer la politique environnementale, tombée en jachère sous l'équipe précédente. Mais José Bové, la figure la plus visible des opposants aux OGM, reste susceptible d'être emprisonné d'un jour à l'autre pour de précédentes actions des Faucheurs volontaires. De surcroît, ayant prélevé un épi de maïs, le 5 août, à Murviels-lès-Béziers (Hérault), au milieu de deux cents autres manifestants, il s'attend à être convoqué à la gendarmerie de Béziers. Son incarcération - à laquelle il entend donner le plus grand éclat en menaçant d'entamer une grève de la faim - conduirait sans doute plusieurs des plus importantes associations à quitter le Grenelle, ruinant ainsi la crédibilité de celui-ci. Cependant, laisser M. Bové en liberté pourrait apparaître comme une confirmation supplémentaire de la légitimité de son action.

La situation ne serait pas devenue aussi inextricable si les gouvernements successifs n'avaient pas laissé, depuis des années, la situation s'envenimer. En n'imposant pas une procédure d'information des agriculteurs voisins en cas de cultures transgéniques ; en se retranchant en permanence derrière les avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dont la neutralité scientifique est de plus en plus mise en doute ; en n'abordant pas de front la question de la coexistence entre agriculture transgénique et non transgénique ; en passant en catimini un décret - quelques jours avant les dernières élections nationales - permettant les cultures, alors que la loi qui devait le faire n'avait pu être discutée par le Parlement, les gouvernements ont agi de manière qu'il faut bien appeler hypocrite : laisser se développer les cultures OGM, sans jamais donner l'impression à une opinion publique très réticente qu'on les autorisait franchement.

EVENTUELS AVANTAGES

Cette attitude tranche singulièrement avec celle du gouvernement britannique : affichant clairement sa faveur pour les OGM, il a cependant su développer des expertises indépendantes et un débat public réellement ouvert. La situation a ainsi été dénouée - au détriment, certes, des cultures transgéniques.

La complication du dossier des OGM - incertitude quant à leurs éventuels avantages, leur éventuelle nocivité, leur réel intérêt économique - ne facilite pas la décision. Mais il est, en même temps, de plus en plus clair que la question transgénique symbolise le choix plus large d'une politique agricole. Soit une agriculture industrielle, fortement intégrée à l'industrie agroalimentaire, menée par un nombre restreint d'exploitants très performants - et les OGM rentrent dans ce cadre. Soit une agriculture moins intensive, cherchant davantage la qualité que la quantité, soucieuse du respect de l'environnement et de la santé, mais visant aussi à créer des emplois directs - et les OGM sont hors concours.

Refuser de trancher sur la question transgénique tout en les laissant s'imposer - et contaminer toute l'agriculture, affirment leurs opposants -, c'est de facto privilégier l'agriculture industrielle, c'est-à-dire le modèle hypersubventionné et polluant dont on voit aujourd'hui les limites. Il est significatif que la prudente Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un rapport publié en mai, ait pris position en faveur de l'agriculture biologique. Faisant la synthèse des études scientifiques, la FAO écrivait : "L'agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l'agriculture conventionnelle d'aujourd'hui, mais avec un impact mineur sur l'environnement."

La logique voudrait que l'on écoute les agronomes et que l'on aille vers ce type d'agriculture mieux acceptée par les citoyens, moins coûteuse pour la collectivité et plus créatrice d'emplois. Mais ce serait, sans doute, déplaire aux industries et se libérer de l'obsession de la mondialisation agricole qui, au vrai, se développe surtout, pour ce qui est de l'Europe, au moyen de subventions. C'est en tout cas à ce choix que conduit la persistante querelle des OGM.

Article paru dans l'édition du 22.08.07.

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21.08.2007

Un suicide par jour au travail : Pourquoi pas de réaction du « Président » ?

par Gérard Filoche
L'article en PDF

Il ne va plus voir ceux qui se lèvent trop tôt, se couchent trop tard, et s’épuisent au point de se suicider au travail.

A force qu’il se déplace partout, s’occupe de tout, fasse des projets et des lois sur tout, faits divers, accidents de la route, feux de forêts, tour de France, infirmières bulgares, comment ne pas s’étonner par les questions qu’il « laisse tomber », sur lesquelles il n’intervient pas, ne parle pas, ne réagit pas, ne légifère pas ?

Pas de photo, pas d’image, pas de flash info, pas de visite d’entreprise, sur le dernier des suicides au travail… Rien.

Il y a eu 360 cas de suicides liés directement au travail l’an passé, un par jour. Cela concerne des employés, des ouvriers, et les cadres, manuels et intellectuels, le stress au travail, la souffrance au travail, la violence des rapports d’exploitation, les rapports de « management » hiérarchiques, le chantage à l’emploi et au salaire…

Plus grave que la délinquance criminelle, ce phénomène est pourtant ignoré : Rachida Dati ne fait pas de loi, pas d’enquête, on n’envisage pas de remède, rien. Pas visite dans une entreprise, pas de déclaration au Journal télévisé, pas de visite à la famille, pas de rendez-vous express, pas de « petite phrase », rien.

Pas de proposition ! Parce que n’est-ce pas, dans le régime où nous sommes, si le Président ne réagit pas en personne, ne propose rien, c’est que le sujet n’est pas important.

En France, on utilise les mots « burn out » (anglais) ou « karochi » (japonais) pour parler de l’auto destruction par la travail… n’y a t il pas de mot français ? Pourtant cette violence au travail concerne plus de 22 millions de personnes…

Ah si ! Le Ministre du travail Xavier Bertrand a dit qu’il « suivait, qu’il se tenait au courant » et a parlé du « CHSCT » de la dernière entreprise où il y a eu un suicide…

Les Chsct sont en général réduits à une peau de chagrin. Il n’y en a que 22 000 pour 1,2 million d’entreprises ayant au moins un salarié. Ils n’ont droit d’exister que dans 3 % des entreprises, celles de plus de 50 salariés, mais même là, dans la majorité des cas, il n’y en a pas.

Ne parlons pas des 97 % de plus petites entreprises (8 millions de salariés) où le taux d’exposition aux risques est pourtant plus grand.

Lui, le Président, si prompt d’ordinaire en tout, il n’a pas proposé, par exemple, d’élargir les pouvoirs et d’augmenter les moyens des Chsct (Comité d’hygiène, sécurité, conditions de travail), ces institutions qui devraient normalement être en charge de réagir à de tels risques !

Créés en 1982, les CHSCT ne disposent pratiquement pas de « crédits d’heures » pour leurs membres, sauf par accord exceptionnel, dans les très grandes entreprises. Ils n’ont pas de budget propre. Leurs membres ne sont pas élus mais cooptés, ce qui diminue l’impact de leur action auprès des salariés. Ils ne disposent presque pas de formation pour appréhender les immenses sujets qu’ils doivent aborder, en matière d’hygiène, de sécurité, de conditions de travail (alors que ces sujets ont été considérablement étendus depuis 1982, avec la prise en charge du harcèlement sexuel et du harcèlement moral). Seulement 1 % des CHSCT font appel à une expertise comme ils y ont droit, et dans la majorité de ces cas, cette demande est contestée par l’employeur. Surtout, les CHSCT n’ont pas de moyens d’imposer leurs décisions, ils rabâchent des recommandations de réunions trimestrielles en réunions trimestrielles, que l’employeur n’est pas tenu de respecter, il n’y a pas d’avis conforme, ni d’obligation de faire…

Si bien qu’aucun contre pouvoir, en dehors des faibles et impuissants moyens de l’inspection du travail, de la médecine du travail, n’est en mesure, dans l’entreprise, de pouvoir stopper les folies managériales qui exigent chaque jour toujours plus de rentabilité, de productivité, d’objectifs de plus en plus inatteignables, avec une pression de plus en plus féroce sur chaque salarié, avec des heures supplémentaires en nombre exponentiel et non déclaré, non payé, non récompensé.

Même les syndicats, dans un tel contexte, sont conduits à sous estimer les CHSCT, à pas investir dans de l’énergie perdue car inefficace.

Pourtant il existe des propositions, des mesures, de quoi faire un projet de loi, plus utile, plus vital, plus impératif pour la vie de millions de salariés, que d’autres actuellement priorisés au Parlement pour « l’affichage ».

Mais le président a décidé de ne pas « afficher » cela, ne de pas légiférer, de ne pas réagir, de ne pas se pencher sur le sujet. Dans le régime actuel, les suicides au travail, à cause du travail peuvent continuer à raison de un par jour…

Gérard Filoche, 21 juillet 07

Cf. étude « vingt ans de CHSCT » conseil économique et social, Journal Officiel, 2001. François Fillon était venu en 2002 plancher sur cette étude devant le Conseil économique et social… sans rien proposer. Déjà !

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06:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, conditions de travail, CHSCT

20.08.2007

Crise financière : « Un manque de clairvoyance, un défaut de transparence et un effet contagion »

17 août 2007

Interrogé par le journal Libération, Laurent Fabius, ancien ministre des Finances, analyse la crise des « subprimes ».

L’ex-ministre des Finances Laurent Fabius, dénonçait mercredi dans un communiqué le « manque de clairvoyance, de transparence et de cohérence de la plupart des prétendus spécialistes » dans la crise des subprimes. Pour Libération, il s’explique.

Qui sont ces « prétendus spécialistes » que vous fustigez ?

Pour moi, il y a eu un défaut de prévoyance considérable de la part des prêteurs américains, puis des banques - en particulier des fonds et des hedge funds - ensuite des autorités de régulation et des agences de notation. Car, ce qui me frappe d’abord, c’est que cette crise était prévisible. Quand on a une masse de crédits distribués sans aucune garantie et qu’en même temps l’économie se contracte, il finit forcément par y avoir un retournement. Quand ces créances ont été titrisées, il était aisé de prévoir le risque. Autre chose qui me frappe : la contagion. Le système est si imbriqué que, très vite, on arrive à une crise. Et l’aspect psychologique joue à plein puisque, à partir d’une affaire localisée, faute de transparence, on aboutit à une crise planétaire ! Le marché a vite compris que tout cela était opaque.

Les banques centrales ont-elles eu raison d’injecter massivement des liquidités ?

Bien sûr. A partir du moment où le système interbancaire était bloqué puisque les banques refusaient de se prêter de l’argent, il fallait éviter la thrombose. Mais ces injections révélaient aussi que la crise était plus importante que prévu. Rajoutant à l’effet psychologique et à la spirale de crise. Je dirais donc que la situation actuelle est le résultat d’un manque de clairvoyance, d’un défaut de transparence et d’un effet contagion qui rend le système très fragile.

Avez-vous le sentiment qu’il y a un pilote à la tête de la finance mondiale ?

Il ne peut pas y avoir un pilote ; il faut qu’il y ait des pilotes. Et ces pilotes, ce sont les autorités américaines (pour ce qui est des prêts immobiliers), les régulateurs nationaux, les agences de notation, les banques centrales - qui doivent impérativement se coordonner davantage - et les gouvernements eux-mêmes qui doivent tout faire pour éviter la contagion entre économie financière et économie réelle.

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a affirmé qu’elle ne croyait pas à la contagion de l’économie française.

Moi, j’ai bien peur qu’il y ait des conséquences sur la France. Car il y a une addition de facteurs qui poussent dans le même sens : climat de crise financière, décisions ponctuelles du gouvernement qui vont avoir des effets sur la consommation, telles la hausse de l’électricité, et aussi l’augmentation des prix de l’alimentation... Tout cela donne un climat morose, là où on nous annonçait une reprise. Alors que la croissance mondiale est très forte, cette crise risque d’aboutir un peu partout, y compris en France, à un freinage des investissements et de la consommation.

Aux manettes, que feriez-vous ?

Je m’assurerais de l’existence d’une bonne coordination entre les autorités financières internationales, d’une vraie discussion avec la Banque centrale européenne car elle ne doit surtout pas relever ses taux. Et je mettrais sur la table la question des hedge funds (il faut espérer que les Américains vont réagir sur le sujet comme Angela Merkel le réclame depuis des mois) et des bulles financières. Car ce qui se passe dans l’immobilier peut arriver dans d’autres secteurs, je pense notamment à certains marchés énergétiques. Le problème c’est que l’économie se « financiarise » totalement ; or les rendements financiers exigés sont sans commune mesure avec l’économie réelle. Comme les phénomènes de chute sont accélérés, cela donne à la fois un effet domino et un effet casino.

Les autorités politiques et financières réagissent-elles comme il faut ?

Avant tout, il faut faire preuve de sang-froid et développer une vision internationale coordonnée. Or, dans cette crise, on a eu un sentiment de flottement. D’autant que nous sommes en août et que beaucoup sont en vacances. Il fallait une réponse psychologique forte des autorités publiques. Pour le moment, je constate qu’on est en pleine tempête.

Interview réalisée par Alexandra Schwartzbrod.

Lire aussi sur le site de Laurent Fabius :
Crise financière : "clairvoyance, transparence, cohérence"

Un dépêche AFP du 19 août : "Subprime": l'immobilier français pas à l'abri de dommages collatéraux


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12:46 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, SUBPRIMES, CRISE FINANCIERE

09.08.2007

La TVA sociale n'est pas enterrée !



PARIS - "La TVA sociale n'est pas enterrée", a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur Hervé Novelli, confirmant que le principe d'une telle mesure, qui "apparaît logique", était encore à l'étude.

"Le principe apparaît logique, encore faut-il étudier cela. C'est tout ce qui est aujourd'hui en cours", a-t-il dit sur RMC.

"Aujourd'hui, lorsque nous avons des difficulté sur les marchés extérieurs, cela répond à un certain nombre de causes(...), notamment une compétitivité en matière de coûts salariaux qui est aujourd'hui dégradée", a expliqué le secrétaire d'Etat.

"Toute la réflexion et la proposition du président de la République, elle est de dire: essayons de réfléchir pour savoir comment on pourrait transférer ces charges sociales qui pèsent sur nos coûts salariaux vers d'autres mécanismes comme par exemple la TVA pour éviter que (...) ça dégrade la compétitivité", a-t-il ajouté. AP

pf/mw

* Nicolas Sarkozy était intervenu directement, entre les deux tours des législatives, pour assurer que la TVA sociale, dénoncée par la gauche, ne serait pas mise en oeuvre si elle aboutissait à réduire le pouvoir d'achat des Français.

RAPPEL : Le principe de la TVA sociale consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.
(source AFP)

13:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE

05.08.2007

HISTOIRE - Congés payés : un long labeur législatif

Jean-Marcel Bichat, délégué national PS à l’Histoire, évoque l’avancée spectaculaire constituée par les congés payés, en dépit des nombreuses résistances du patronat. Institués en 1936 par le Front populaire, ils ont permis à plusieurs milliers de salariés de partir à la découverte du pays.

Peu de personnes le savent. Pourtant, lorsque le Front populaire parvient enfin au pouvoir, un certain nombre de salariés – fonctionnaires et employés pour la plupart – bénéficient déjà de « vacances payées » depuis le début du siècle.

Oui. En revanche, beaucoup d’usines fermaient leurs portes en août durant une ou deux semaines, les ouvriers n’étant pas rémunérés en retour. Par principe, le patronat était hostile aux congés payés. Les projets de loi qui furent déposés pour favoriser leur mise en oeuvre furent systématiquement repoussés par le Sénat. Les congés payés furent institués dans de nombreux pays entre 1900 et 1930, sans pour autant figurer au rang des priorités du mouvement ouvrier français. La crise économique des années 30 avait e effet placé le chômage en tête de ses préoccupations. C’est toutefois Léon Jouhaux, secrétaire général de la Confédération générale du travail, qui, le premier, en avait préconisé l’instauration dans les années 20.

Plus surprenant, le « programme de revendications du Rassemblement populaire », adopté le 10 janvier 1936, ne fait aucune mention des congés payés…

C’est un texte de compromis modéré dans son chapitre économique. En revanche, le programme socialiste est à la fois plus hardi et plus précis. La SFIO s’associe aux revendications du Rassemblement populaire et, dans le domaine social, mentionne les contrats collectifs et les congés payés qui n’apparaissent pas dans ce programme. De leur côté, les communistes manifestent un souci de grande modération. Sur presque tous les points, leur programme se situe en retrait par rapport à celui de la SFIO. Ils portent une grande attention aux classes moyennes et ne souhaitent pas heurter les radicaux, même si leur discours anticapitaliste est parfois très violent. En fait, le PC s’aligne sur la politique extérieure de Staline qui souhaite pour la France un bon gouvernement républicain et modéré, capable de s’opposer efficacement au péril fasciste.

Quand la revendication des congés payés apparaît-elle pour la première fois ?

À l’occasion des grèves de mai-juin 1936. Lors de la signature des accords de Matignon, l 7 juin, Blum annonce le dépôt d’un projet de loi. Ce texte est voté le 11 juin par la Chambre des députés et le 17 par le Sénat. Il est promulgué le 20 juin. Dès lors, un congé payé de quinze jours, dont douze ouvrables, est instauré pour tout salarié ayant accompli un an de services continus dans l’entreprise. Ceux qui n’ont que six mois d’ancienneté ne bénéficient que d’une semaine, dont six jours ouvrables.

La classe ouvrière accède au temps libre, mais les moyens financiers dont elle dispose pour profiter à plein de ce nouveau droit restent insuffisants…

En 1937, malgré les augmentations salariales de l’année précédente, une bonne moitié du budget ouvrier se concentre sur les biens alimentaires. Ce sont surtout les jeunes qui profitent du temps libre. Ils enfourchent tandems et vélos – certains vont même à pied – et plantent leurs tentes sur les bords de la Marne. Les plus hardis se risquent jusqu’à la plage. Plusieurs milliers de travailleurs prennent le chemin des vacances grâce à Léo Lagrange, sous-secrétaire d’État à l’Organisation des loisirs et des sports. Le « billet populaire de congés annuel » est mis en vente dès le 3 août 1936. 550 000 personnes, en 1936, puis 907 000, en 1937, partent ainsi à la découverte des bords de mer, des stations de montagne, des monuments célèbres ou des villages.

Il faut ensuite attendre la Libération pour que la revendication d’une semaine supplémentaire de congés payés figure parmi les préoccupations ouvrières.

Véritable « laboratoire social » avec, à sa tête, Pierre Dreyfus, la régie Renault accorde à ses salariés, en 1955, une troisième semaine. Et, contre l’avis des pouvoirs publics, une quatrième, sept ans plus tard. Elle entraîne dans son sillage plusieurs autres entreprises. Le gouvernement généralise cette mesure par les lois du 27 mars 1956 (Guy Mollet), puis du 17 mai 1969 (Maurice Couve de Murville). « Vous n’avez aucun sens de la discipline, mais vous avez bien fait », confiera De Gaulle à Pierre Dreyfus. En juin 1981, ce même Pierre Dreyfus devient ministre de l’Industrie du gouvernement Mauroy. Dès lors, la cinquième semaine de congés payés est sur les rails. Elle sera instaurée par l’ordonnance du 13 janvier 1982.

Propos recueillis par Bruno Tranchant

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09:39 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CONGES PAYES

Franchises : Sarkozy persiste dans l’hypocrisie



Le président de la République a annoncé ce matin à Dax la mise en œuvre de franchises médicales. Ces franchises seront de 50 euros par an et par assuré. Ces mesures se placent dans la continuité de celles prises par les gouvernements Raffarin et Villepin qui avaient déjà diminué les remboursements des consultations médicales et relevé le forfait hospitalier.

Cette annonce est choquante. Elle intervient :

- Au cœur de l’été pendant les vacances des Français
- Au moment où le gouvernement vient de faire voter 13 milliards de cadeaux fiscaux pour une poignée de privilégiés.
- Elle utilise la compassion en direction des malades du cancer ou d’Alzheimer pour justifier une mesure impopulaire destinée à combler pour partie les conséquences de la politique de la droite en matière de protection sociale.
- Les franchises pénaliseront les malades. Elles toucheront les familles les plus modestes même si N. Sarkozy affirme qu’elles seront exonérées sans toutefois préciser le seuil.

Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la Santé et de Claude Pigement, Responsable national à la Santé

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07:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE, SANTE, TVA SOCIALE

04.08.2007

Sarkozy-Fillon suppriment 22 700 emplois pour les jeunes !

par Gérard Filoche
L'article en PDF

Ils présentent cela dans les médias comme « moins pire que prévu ». Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, aurait pu faire 40 000 postes en moins ! Finalement ils n’en supprimeront que 22 700 dont 10 000 dans l’éducation.

C’est le choix du chômage que fait le gouvernement. On pouvait sortir du « tunnel » du chômage de masse avec la fin d’activité des « baby-boomers » de l’après-guerre. Dans les années qui courent, c’était plusieurs centaines de milliers de vrais postes en Cdi, à statut, qui s’ouvraient pour les jeunes qui attendant, si nombreux au chômage. Cela faisait des places aux concours, des places dans aussi dans le privé. On restaurerait l’équilibre des caisses de protection sociale sans imposer des “péages” aux malades.

Mais non, ce n’est pas ce qu’ils veulent dans leur économie administrée pour le compte du Medef. Car partout ailleurs, ils font suivent l’exemple de Sarkozy Fillon. France Télécom supprime 17 000 postes, EDF supprime 6000 postes, ils vont supprimer au Crédit Lyonnais, dans les banques en général, à la Sncf, ils n’osent pas tant que cela résiste encore… Sarkozy Fillon sont des licencieurs à plus grande échelle, des fournisseurs de listes d’attente à l’Anpe (dont ils truquent les chiffres, car contrairement à ce que titre éhontément Le Monde du 1er août, le chômage est de 4 millions de personnes).

Ils veulent maintenir le chômage de masse, faire pression sur les salaires, faire travailler plus, en les payant moins, ceux qui ont déjà un boulot, faire accepter la précarité (comme celle du Cne pourtant actuellement contesté devant tous les tribunaux). Là où notre pays a tant besoin de service public, où il manque de fonctionnaires partout, dans les hôpitaux, les écoles, les postes, les transports, les soins aux personnes, les équipements, les services de contrôle, ils vont en supprimer pour honorer les 15 milliards d’euros qu’ils viennent de donner en cadeau fiscalement aux plus riches de ce pays.

Nous avons tous besoin de davantage de fonctionnaires : les fonctionnaires cela ne « coûte pas », c’est un investissement, qui rapporte à la nation, qui fait vivre tous les services dont a besoin le pays, et dont ont besoin les entreprises. Nous avons besoin d’emplois pour relancer l’économie, redistribuer les richesses. Pas de chômeurs en plus.

Gérard Filoche, le 1er août

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07:31 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE

01.08.2007

La gauche décomplexée : qu'est-ce que c'est ?

medium_RAGnat1.4.pngVoici un document de travail pour lancer la réflexion sur les orientations du Parti socialiste.

Être de gauche, c’est d’abord assumer ses valeurs (la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la justice, le progrès scientifique et moral, l’internationalisme) et affirmer une méthode (la volonté, la responsabilité, la démocratie). Elles n’ont pas pris une ride. Pour nous socialistes, pour préparer le monde de demain, il ne s’agit pas d’abandonner ce que nous croyons, ni de renoncer à notre démarche, mais de les revendiquer sans complexe. Face au capitalisme financier mondialisé, face aux périls environnementaux, face aux inégalités planétaires, face aux nouveaux conflits, face au sous-développement, nous n’avons pas à nous excuser d’être de gauche. Au contraire, ce sont les désordres du monde qui nous renforcent dans notre volonté de le transformer.

Gauche décomplexée face aux problèmes du monde, mais aussi gauche décomplexée

- face à la droite : nos solutions, parce qu’elles passent par la solidarité, sont plus justes et plus efficaces. Il faut les assumer et non tenter de braconner sur des terres qui ne sont pas les nôtres. La « droitisation » même présentée comme « alliance au centre » n’est pas le salut pour le PS. Elles est plutôt la recette de la défaite.

- face à la gauche de la gauche : nous assumons notre vocation à gouverner, c'est-à-dire à être responsable, dans le refus de la surenchère. Nous suivons l’idéal mais nous sommes dans le réel.

- face à notre propre passé de gauche de gouvernement. Nous avons connu des succès et des échecs. Nous en tirons des leçons. Ce bilan tiré de l’expérience nous invite à être plus réalistes sur certains sujets, plus utopistes sur d’autres. Sans goût pour les vieilles lunes ni pour l’air du temps.

- face à nos voisins européens. Il faut en permanence explorer les solutions mises en œuvre ailleurs. Mais arrêtons de croire que le salut s’y trouve nécessairement. Cessons de nous excuser d’être des républicains français. Nous avons le droit de tenir à notre modèle social. Il doit être réformé. Ses lacunes doivent être comblées. Ses faiblesses corrigées. Pour le sauver, pas pour le démanteler.

En appeler au jusqu’au-boutisme guesdiste façon 1905, au mollétisme façon 1954 (consistant à promettre beaucoup pour agir peu) ou à un virage social-démocrate façon années 1950 (consistant à ne pas promettre grand-chose, donc à ne pas faire davantage), ce sont finalement les différents visages d’une vision vieillie.

Concrètement, la « gauche décomplexée », c’est un ensemble d’engagements et de propositions :

1) Décomplexée, la gauche doit assumer ses objectifs de justice et de progrès social.

- Réaffirmons notre volonté de rééquilibrer la répartition entre le capital et le travail au profit du travail. Depuis le milieu des années 80, la part du travail dans la valeur ajoutée est passée de plus de 72% à 65%. Mais c’est surtout le transfert du risque des détenteurs du capital vers les salariés qui est le phénomène le plus caractéristique des 25 dernières années. L’actionnaire garantit son capital en équilibrant ses participations alors que le salarié est dépendant d’une entreprise, d’un territoire d’une activité donnée et devient la variable d’ajustement qui permet de maintenir les taux de rentabilité en bourse. La gauche doit assumer deux objectifs : la hausse de la rémunération du travail et la sécurisation des salariés. Ces objectifs exigent plus que la seule négociation entre les partenaires sociaux. Pour rendre possibles de telles mesures, il faut modifier notre environnement économique (politique commerciale plus protectrice, politique monétaire plus expansionniste, politique européenne plus sociale). Les entreprises doivent être responsabilisées, par exemple en imposant le principe du « délocaliseur-payeur ».

- Face à la droite, assumons nos propositions concrètes : Pour résoudre la crise du logement, mieux vaut commencer par construire des logements bon marché, accessibles à tous et d’abord aux plus modestes, plutôt que de favoriser uniquement l’accession à la propriété. Nous voulons renforcer les obligations de la loi SRU plutôt que de les abolir, comme l’envisage la droite. Pour permettre l’égalité d’accès aux soins, mieux vaut commencer par assurer l’égalité territoriale et une répartition équitable des praticiens. Pour assurer l’égalité réelle, nous mettons l’accent sur les jeunes. Les 18-25 sont aujourd’hui ceux qui bénéficient le moins de la redistribution. Or c’est à cet âge que l’on acquiert les compétences et les connaissances clefs pour l’avenir individuel et collectif. L’aide sociale destinée aux jeunes doit être réévaluée. Des mesures doivent être prises pour les jeunes sans qualification (sur le modèle des « emplois sécurité-insertion » proposés par Laurent Fabius). L’enseignement supérieur et la formation doivent bénéficier d’un vaste plan de rattrapage. Les comparaisons financières avec nos voisins sont cinglantes : la France néglige son université. Les enfants des classes populaires en sont les premières victimes, quand ils échouent fréquemment dans des premiers cycles sous-encadrés.

2) Décomplexés, nous devons l’être dans le refus de l’assistanat. La gauche revendique la solidarité, mais aussi la responsabilité. Les Français ont quelquefois le sentiment que l’Etat ou les organismes sociaux sont trop généreux à l’égard de certains. A force de ne pas vouloir l’entendre, nous risquons de démonétiser la belle idée de solidarité. Pour nous, la solidarité doit intervenir pour toute femme ou homme dans la difficulté, mais avec comme but le retour à l’emploi. La gauche – y compris dans les collectivités locales qu’elle gère – n’a pas toujours été exemplaire dans ce domaine. Il faut refuser tout ce qui peut aboutir à des trappes à l’inactivité.

Les bas salaires doivent être augmentés pour rendre sa valeur au travail. On ne doit pas s’interdire d’utiliser d’autres mécanismes, comme la « prime pour l’emploi ». C’est la gauche qui l’a créée. Faut-il l’abandonner ?

3) Décomplexés, nous le sommes dans le domaine de la sécurité. La gauche veut la sécurité, mais refuse la dérive autoritaire et l’arbitraire. N’ayons aucun complexe sur la sécurité, valeur de gauche, qui figure en bonne place dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Les résultats de N. Sarkozy depuis 2002 ne sont pas bons. Les violences aux personnes – qui sont les actes les plus graves – ont augmenté de près de 20%.

Assurer la sécurité, cela implique d’abord des forces de l’ordre présentes sur tout le territoire en permanence, et pas seulement dans les centres villes. C’est une police de proximité qui entretient des liens de confiance avec la population. C’est une politique d’égalité réelle qui empêche la formation de ghettos.

4) Décomplexée, la gauche de gouvernement parle vrai sur les questions de financement :

- la dette : sa réduction est une priorité. La charge des intérêts grève de manière inacceptable le budget de l’Etat. D’où la nocivité de la politique de la droite qui veut réduire les impôts des plus favorisés au détriment d’une saine gestion de nos finances. La manœuvre est connue : on dégrade les comptes publics pour imposer ensuite des réductions des dépenses.

- les retraites : la durée de vie s’allonge, donc il faudra travailler plus longtemps. Cet allongement devra se faire en tenant compte de la pénibilité des emplois et des parcours professionnels (notamment pour les femmes), mais il est inévitable. Le dossier des régimes spéciaux doit être ouvert.

5) Décomplexés, nous le sommes face au monde actuel que nous regardons en face. La recherche et l’innovation doivent être favorisées ; les entreprises doivent être soutenues. La recherche doit être développée dans les Universités et les organismes publics. Elle doit l’être dans les entreprises. La gauche n’est pas l’ennemi des entrepreneurs. Elle est l’ennemi des prédateurs. A l’inverse de la droite qui favorise une économie de la rente (avec le bouclier fiscal ou la suppression des droits de succession), la gauche œuvre pour une économie de l’investissement et de l’innovation. Il faut encourager les entreprises à investir (déductibilité des dépenses de R&D;). Il faut soutenir les PME innovantes (loi sur la commande publique, Fonds public d’investissement direct en fonds propres dans les PME performantes).

6) Décomplexée, la gauche doit l’être dans sa défense d’une Europe qui progresse et qui protège. Pour les socialistes, l’Europe n’a pas vocation à être un marché ouvert à tous vents et qui se contente d’organiser la concurrence intérieure entre travailleurs et systèmes sociaux. Nous voulons une Europe qui investisse dans l’avenir (augmentation du budget pour financer le développement technologique). Nous voulons une Europe qui se protège face à la concurrence déloyale de certains pays émergents. Nous voulons une Europe qui favorise la croissance (politique monétaire revue). Nous voulons une Europe qui organise le progrès social partagé au lieu de favoriser l’alignement sur le moins-disant (convergence sociale). Nous n’aurons pas tout en un jour. Mais nous devons défendre nos positions fermement. Nous refusons l’approche de N. Sarkozy qui consiste à soumettre demain au Parlement un texte, maxi ou mini, que les Français ont rejeté par référendum.

7) Une gauche décomplexée, c’est une gauche qui assume le tournant écologique.

- Le développement doit devenir un objectif transversal de toutes les politiques publiques. Les initiatives locales sont intéressantes, mais il revient à l’Etat d’assumer son rôle. Proposons une véritable fiscalité écologique qui modulerait l’ensemble des prélèvements en fonction de l’impact écologique (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu…).

- Pour faire face aux défis énergétiques de l’avenir, la question du contrôle des entreprises clefs du secteur doit être posée. Un pôle public de l’énergie EDF-GDF doit être créé. La question doit être posée pour AREVA et pour TOTAL.

- Pour assurer une gestion efficace de l’eau et des prix raisonnables, les régies publiques doivent être stimulées.

Voilà quelques éléments d’une gauche décomplexée : une gauche qui regarde le monde tel qu’il est, qui promeut ses valeurs et qui prépare l’avenir. Une gauche qui ne rougit pas d’être de gauche. Une gauche qui est prête à regarder sa propre histoire sans tabou. Une gauche de changement qui propose concrètement et qui trace une perspective de long terme.


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10:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GAUCHE DECOMPLEXEE, RAG, RAG 34

31.07.2007

Service minimum, service garanti ? Les syndicats se mobilisent (lire, écouter notre dossier)

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Syndicats et partis de gauche réitèrent leur opposition au projet de loi sur le service minimum, qui, disent-ils, n'améliorera pas la situation des usagers des transports mais accentuera la pression sur les salariés.

medium_logo_inter.45.gifL'invité d'Inter
Paul Fourier
Secrétaire Général de la fédération Transports CGT

Ecoutez (durée 10 mns)

Le site web de la CGT

medium_mega_logo_rfservices.gifService minimum : la CGT dénonce une atteinte au droit de grève par Philippe Lefébure

Difficile de mobiliser un 31 juillet contre le service minimum. Pourtant, la CGT, premier syndicat cheminot, a obtenu le ralliement de six autres fédérations des transports, Sud Rail, CFDT, FO, CFTC, l'UNSA et les autonomes de la FGAAC. Sans oublier le SNES-FSU, première organisation syndicale d'enseignants, qui s'est également jointe à la journée d'action nationale. Pas de préavis de grève mais environ 80 rassemblements prévus dans toute la France, dont un à Paris, à 14 heures 30, devant l'Assemblée nationale.

En cause, le projet de Loi sur le service minimum qu'examinent depuis hier après-midi les députés. Pour la plupart des syndicats, les points de contestation restent la déclaration préalable 48 heures à l'avance, le vote à bulletin secret après 8 jours de grèves, mais aussi l'allongement de la durée des préavis et l'inscription dans la Loi du paiement des jours de grève.

En plein coeur des vacances d'été, la mobilisation contre ce projet de loi, déjà adopté par le Sénat le 19 juillet, devrait toutefois rester symbolique. Mais le secrétaire général de la CGT prévient : "On n'en aura pas fini avec le vote à l'Assemblée nationale, d'une part sur le plan du droit, et d'autre part sur la mobilisation qui ne va pas s'arrêter au 31 juillet", a ainsi déclaré Bernard Thibault, laissant planer la menace d'une rentrée sociale agitée. Sur le plan "du droit", la CGT compte notamment demander à 60 députés opposés au texte de saisir le Conseil constitutionnel pour "atteinte au droit de grève".

La CGT organise aujourd'hui une mobilisation nationale contre ce texte qui prévoit notamment que les grévistes devront se déclarer comme tel au moins 48 heures à l'avance. Ecoutez Bernard Thibault, le leader de la CGT.





Pour FO, ce projet de loi vise clairement à "étouffer la contestation sociale". Ecoutez Eric Falempin, secrétaire général de Force Ouvrière cheminots. Il répond à Philippe Lefébure.





Les cadres de CGC de la SNCF ne participent pas à ce mouvement: ils craignent des "dérapages". Surtout, ils ne pensent pas que le texte soumis au Parlement remette en cause le droit de grève.Jean-Philippe Momméjac, vice-président de la CFE-CGC SNCF. Il répond à Philippe Lefébure.





Le point de vue de deux députés :

Alain Vidalies PS : Un texte inutile. Patrick Ollier UMP : Une loi importante et nécessaire. Ils répondent à Phillipe Lefébure





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11:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM

Service minimum : ouverture du débat à l'Assemblée dans un climat tendu

medium_afp4.28.gifPar Souk CHANTHALANGSY AFP PARIS - Les députés ont entamé lundi, dans un climat tendu, l'examen du texte sur le service minimum dans les transports publics terrestres, avec en filigrane la journée d'action de mardi des syndicats, dont le mécontentement était relayé dans l'hémicycle par les élus de gauche.

Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la mise en place d'un service minimum est l'un des projets phares que le gouvernement entend faire adopter avant la fin de la session extraordinaire vendredi 3 août.

Deux mesures du texte cristallisent la colère syndicale: l'obligation pour le salarié de se déclarer gréviste 48 heures avant le conflit sous peine de sanctions, et la consultation possible du personnel à bulletins secrets après huit jours de grève.

Déjà voté par le Sénat, le texte de Xavier Bertrand (Travail) est qualifié d'"inutile" par les groupes SRC (socialiste, radical et citoyen) et GDR (gauche démocrate et républicaine).

"Le but que vous vous êtes assignés, c'est la mise en cause du droit de grève. C'est un combat global, idéologique et dogmatique!", a lancé Daniel Paul (GDR-PCF).

Pour Alain Vidalies (SRC-PS), l'idée du service minimum "appartient au patrimoine idéologique de la droite". "C'est au moment où le nombre de jours de grève est historiquement le plus bas que vous voulez imposer un encadrement législatif", a-t-il fait valoir, en annonçant d'ores et déjà une saisine du Conseil constitutionnel par les députés PS, une fois le texte voté.

"A la SNCF, sur 6.043 incidents ayant entraîné une perturbation du trafic en 2006, 140 seulement proviennent des mouvements sociaux, soit moins de 3%", a souligné M. Vidalies, pour qui "97% sont dus à des incidents techniques, des problèmes de vétusté du matériel et l'absence de personnels".

Face à cette combativité sur les bancs de gauche, M. Bertrand s'est voulu rassurant. "Le droit de grève est un droit constitutionnel et ce projet de loi n'entend nullement le remettre en cause", a-t-il affirmé, soulignant que le service minimum n'était "pas une question de droite ou de gauche".

Le ministre s'est aussi exprimé sur l'extension éventuelle du dispositif à d'autres modes de transport ou à l'éducation, évoquée un temps par le Premier ministre François Fillon, et préconisée lundi par le rapporteur de la commission spéciale Hervé Mariton (UMP).

"Certains auraient souhaité maintenant l'extension de ce texte (...). Or je reste persuadé que, si aucun sujet n'est tabou, le préalable indispensable c'est la concertation", a assuré M. Bertrand.

"Nous tenons avec ce texte un excellent instrument permettant un service public de qualité", a souligné le président de la commission des Affaires économiques Patrick Ollier (UMP), appelant l'Assemblée à "ne pas le modifier mais à le voter en l'état".

L'examen des articles et des quelque 200 amendements déposés devait débuter dans la nuit ou plus vraisemblablement mardi après-midi, dans un hémicycle où la tension pourrait monter d'un cran avec les 80 rassemblements auxquels ont appelé les syndicats pour dénoncer ce texte.

En dépit de la trêve estivale, sept fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-Rail, Unsa et Fgaac), quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), de même que Solidaires et la FSU ont en effet appelé à une large mobilisation pour "ne pas laisser sans réponse" cette "atteinte" au droit de grève.

Un rassemblement est même prévu aux abords du Palais Bourbon, au moment de la reprise des travaux.

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08:51 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM

Chiffres du chômage et service minimum domineront la semaine sociale

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PARIS (AFP) - Les chiffres du chômage de juin et une journée d'action des syndicats de cheminots contre le projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres, examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale, domineront cette semaine sociale.

Lundi soir, le ministère de l'Emploi rendra public le taux de chômage pour le mois de juin. En mai, le nombre de demandeurs d'emploi avait baissé de 1,2% (-24.100 personnes) pour passer sous la barre des deux millions, ramenant selon le ministère de l'Emploi le taux au sens du BIT (bureau international du travail) à 8,1% de la population active.

L'office européen des statistiques Eurostat a néanmoins donné une estimation bien supérieure pour le mois de mai (8,7%), et en l'absence de publication de l'Enquête Emploi de l'Insee, reportée à l'automne, les chiffres du ministère sur le taux de chômage demeurent incertains.

La polémique a été relancée la semaine dernière par le constat dressé par plusieurs associations de chômeurs CGT-Chômeurs, MNCP, d'une augmentation des radiations - "abusives" selon eux - par l'ANPE. Pour mettre fin aux critiques sur la fiabilité des statistiques, le gouvernement Fillon a commandé un rapport à une mission conjointe de l'Inspection générale des finances et l'Inspection des affaires sociales.

Il faudra attendre septembre pour connaître les éventuelles évolutions qui seront suggérées pour améliorer la mesure du chômage et de la situation de l'emploi. Les députés ont déjà décidé une première modification, demandant d'intégrer dans les statistiques les quelque 220.000 chômeurs des collectivités d'Outre-mer. Le changement doit intervenir au plus tard au 31 décembre.

Mardi, quelque 70 rassemblements devraient avoir lieu, selon la CGT, à Paris et dans les régions, contre le projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres qui doit être examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale. En pleine période estivale, ces rassemblements devraient avant tout être "symboliques et militants", selon Solidaires.

Les syndicats estiment notamment que ce projet de loi, adopté au Sénat le 19 juillet, et qui prévoit notamment l'obligation pour les salariés de se déclarer grévistes 48 heures avant le début d'un conflit, est une atteinte au droit constitutionnel de grève.

Au mot d'ordre de la CGT-cheminots se sont joints six autres fédérations du secteur (SUD Rail, CFDT, FO, CFTC, Unsa, Fgaac), quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), Solidaires et la FSU.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, est annoncé à Bordeaux. Il n'y a pas d'appel à la grève.

"Même dans une période estivale peu propice aux mobilisations d'envergure nous ne pouvions laisser les débats se dérouler sans que les salariés concernés se fassent entendre", a déclaré à l'AFP Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots.

Enfin, lundi, le tribunal de grande instance de Toulouse doit rendre son jugement en référé sur l'action intentée par le comité d'établissement du centre d'appels toulousain de SFR, qui juge n'avoir pas reçu assez d'informations sur l'externalisations du site.

Mercredi, ce centre d'appels, ainsi que ceux de Lyon et Poitiers, employant 1.900 salariés au total, doivent être transférés à des sous-traitants, qui ont promis de garder le personnel "au moins trois ans", selon la direction de SFR. Sans rassurer vraiment syndicats et personnels...

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07:25 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.07.2007

Le credo de Christine LAGARDE : Travailer plus, travailler tôt, travailler tard, travailler le dimanche jusqu'à 67 ans

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medium_fmds.27.pngParce que la grande bourgeoise Lagarde veut pouvoir faire ses courses, les petites caissières ne pourront plus rester en famille le dimanche ?

Mme Christine Lagarde trouve décidément tout désuet, en ce qui concerne les droits des salariés.

Hier, elle jugeait que les « 35 h relevaient d¹un autre temps ». Aujourd¹hui, elle trouve que la loi pourtant unanimement adoptée à l¹Assemblée nationale en 1906 et maintenue depuis un siècle pour le bien de tous, est caduque.

Plus de repos dominical : travaillez tôt, travaillez tard, travaillez le dimanche aussi. Même les apprentis de 15 ans.

Le fait que les syndicats y soient opposés, mais aussi toutes les associations de petits commerçants, ne fait pas réfléchir Mme Lagarde : elle propose d¹ouvrir sur « la base du volontariat » comme le lui a demandé (encore lui, il s¹occupe de tout) l¹incontournable vedette imposée des médias, le président omnipotent Sarkozy.

Le problème, pour Mme Lagarde et M. Sarkozy c¹est encore une fois qu¹ils font semblant d¹ignorer le « b-a-ba » du droit, que le « volontariat » nŒexiste pas en droit du travail. Pas un salarié de ce pays n¹est « volontaire ». Tout salarié est subordonné, et seul l¹employeur décide, ou non, du travail le dimanche s¹il y en a et s¹il en veut. Tout comme pour les heures supplémentaires, le salarié n¹est ni « libre » ni volontaire.

Le Conseil d¹état a déjà maintes fois écarté l¹argument du « volontariat » contre les employeurs qui voulaient l¹utiliser pour justifier leurs infractions en ouvrant illégalement le dimanche. On nous dit qu¹une majorité de français sont « pour » l¹ouverture le dimanche : oui, mais une majorité de français sont aussi ³contre² le fait de travailler eux-mêmes le dimanche !

Actuellement, autour de 5 % de Français travaillent le dimanche parce qu¹ils y sont contraints (infirmières, cheminots, chauffeurs de bus, feux continus, médias..) demandez-leur ce qu¹ils préfèrent : le dimanche où ils peuvent se reposer une fois toutes les cinq et six semaines et où ils retrouvent famille et enfants. Ils le calculent longtemps à l¹avance... Et demandez-le aux 20 % de français qui travaillent occasionnellement le dimanche. Sauf des jeunes et célibataires et encore, temporairement, acceptent de subir cela, sinon touts préfèrent une autre solution, si on les y oblige pas.

Or l¹article du Code du travail obligeant les employeurs à accorder le repos dominical à leurs salariés, est encore là pour les protéger. (Le système de dérogation actuel, à 5 dimanches par an et à certains activités, est déjà extraordinairement souple et hélas, trop fraudé faute de vrais moyens pour l¹inspection du travail afin de le faire respecter).

Qui travaillera le dimanche en majorité ? des femmes, caissières, précaires, des temps partiels, des petits boulots, des étudiants, n¹ayant pas le choix. Qui fera les courses : peut-être Mme Lagarde qui gagnait encore 600 000 euros dans le cabinet d¹avocats d¹affaires où elle travaillait précédemment à Chicago.

Mais le pouvoir d¹achat n¹est pas extensible : ce qui sera acheté le dimanche ne le sera plus le lundi. L¹embauche qui aura été faite le dimanche remplacera donc un emploi supprimé le lundi.

Seules les grandes surfaces y gagneront, les petits commerçants ne pourront pas suivre. Des études répétées ont établi que l¹ouverture généralisée le dimanche, c¹est environ 30 000 emplois en moins dans les petits commerces et ils ne seront pas durablement remplacés dans la grande distribution. Pourquoi remplacer la civilisation du loisir par celle du caddie et créer du chômage en sus ? Si le seul ³but² du dimanche devient le supermarché quel triste « progrès » !

Ne vaut-il pas mieux rapprocher la durée réelle du travail de la durée légale aux 35 h pour tous et chacun fera ses courses en semaine ?

Toute société, surtout une société aux liens distendus, en crise familiale, en déshérence dans ses banlieues, a besoin, de point de rencontre, d¹un temps de repos COMMUN, COLLECTIF.

Le dimanche c¹est ce point fixe hebdomadaire nécessaire pour la famille, mais pas seulement, aussi pour le sport, les associations, la vie citoyenne et culturelle, sans même parler de religion. Ce n¹est pas un hasard s¹il fait consensus depuis un siècle, et si ce jour de repos commun, est plus que jamais nécessaire dans notre société.

Alors pourquoi détruire ce rendez-vous social, ce repos commun ? Quelle forme de vandalisme antisocial pousse Mme Lagarde et M Sarkozy à remettre en cause le dimanche ? Pour disloquer davantage, atomiser, individualiser davantage la vie sociale ?

Pour déréglementer davantage la semaine et les 35 h hebdomadaires ?

Gérard Filoche. 23.07.07.

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22:39 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAVAIL LE DIMANCHE, ANTISOCIAL

24.07.2007

RSA, un seul but : dissimuler une politique fiscale au service des privilégiés

medium_52408.57.jpgAccompagné de Martin Hirch, François Fillon s’est rendu aujourd’hui à Argenteuil pour présenter le dispositif expérimental du Revenu de solidarité active (RSA). Cette annonce n’a qu’un but médiatique : dissimuler une politique fiscale entièrement au service des privilégiés.

En effet, l’instauration à titre expérimental du Revenu de solidarité active figure dans le “paquet fiscal”.

La visite du Premier ministre à Argenteuil autour du RSA ne sert en réalité qu’à dissimuler les cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis : en particulier l’abaissement du bouclier fiscal à 50% ou encore la quasi-suppression des droits de succession.

Le coût de l’ensemble de ces mesures, financées par les contribuables, est estimé à plus de 13 milliards d’euros par an. Quand l’instauration expérimentale du RSA représente une enveloppe de 25 millions d’euros.

C’est bien peu pour favoriser la réinsertion nécessaire si l’on veut travailler plus.


Communiqué de Faouzi Lamdaoui
Secrétaire national à l’Egalité, la Diversité et la Promotion sociale

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06:55 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RSA, REINSERTION

19.07.2007

Paquet fiscal et débat d’orientation budgétaire : injustices et déficit en hausse

Le débat d’orientation budgétaire a mis en évidence les conséquences des principes retenus par le gouvernement pour bâtir son budget 2008.

Insincères, ces orientations reposent sur une hypothèse de croissance fantaisiste (2,5% du PIB), en décalage total avec les prévisions de tous les instituts, et notamment celles de l’INSEE (2,1%). Le gouvernement présente une copie où le niveau des recettes est artificiellement gonflé, quitte à constater ultérieurement le dérapage des déficits. Le risque est tel que le rapporteur général UMP de la commission des Finances s’en est ému publiquement en indiquant qu’« à 2% de croissance, ça ne passe pas ».

Contreproductif, ces engagements consacrent le mauvais déficit, puisqu’ils creusent les déficits structurels. En 2007, le dérapage inédit des dépenses de santé (4 milliards d’euros de déficits supplémentaires par rapport au PLFSS) sera compensé par des recettes exceptionnelles. En 2008, le poids du paquet fiscal sera tel qu’il accroîtra le déficit public sans pour autant dynamiser la croissance, puisqu’il est principalement composé de mesures en direction de la demande des ménages fortunés. La France comble donc temporairement des « trous » structurels par des excédents conjoncturels et ne fait aucun effort en phase haute de cycle. Le danger d’une telle politique est rappelé par le président de la Cours des Comptes qui indique que « en termes structurels, le déficit n’a pas assez baissé pour garantir son maintien sous les 3% en cas de retournement conjoncturel ».

Injustes, ces orientations mobilisent des ressources budgétaires considérables avec pour conséquence l’accroissement des inégalités et de la précarité. En effet :
• les 6 milliards d’euros consacrés à la défiscalisation des heures supplémentaires, qui bénéficieront au mieux à un salarié sur trois, intensifieront la dégradation des conditions de travail de nombreux salariés et joueront contre l’emploi et le pouvoir d’achat, du fait de la disparition progressive d’aides réservées aux bas salaires ;
• les 600 millions d’euros dédiés à l’abaissement du bouclier fiscal à 50 % des revenus représente un cadeau fiscal de 45.000 euros pour chacun des 13.000 ménages les plus fortunés ;
• le 1,7 milliard d’euros prévu pour la suppression de l’essentiel des droits de succession sera capté par quelques milliers de familles, puisque 90% des successions entre conjoints et 80% des successions en ligne directe (parents à enfants) ne sont pas imposables ;
• les 3,7 milliards d’euros engagés pour la déduction des intérêts versés pour l’achat d’une habitation favorisera la hausse des prix de l’immobilier et aggravera les inégalités puisqu’elle bénéficiera principalement aux plus gros emprunteurs.

In fine, les 13 milliards alloués à l’application de la « Loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » seront concentrés entre bien peu de mains et favoriseront le creusement des déficits et des inégalités.

Communiqué du Bureau national

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17:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAQUET FISCAL

18.07.2007

EADS, le PS ne peut soutenir une réforme qui se fait au détriment de la France

Alors que l’entreprise EADS est considérablement fragilisée par les scandales concernant les indemnités de départ de ses dirigeants et les conditions de ventes de leurs stocks options, les gouvernements Français et Allemand ont modifié en profondeur l’organisation fonctionnelle du groupe.

Le Parti Socialiste prend acte de la suppression du caractère bicéphale du groupe, ce qui facilitera la prise de décision. Pour autant, il ne peut soutenir une réforme qui se fait au détriment de la France et nuit gravement à ses intérêts.

D’un point de vue industriel, ce projet relève du mécano, puisque que Tom Enders prend les rennes d’Airbus alors qu’il est spécialiste des questions de défense.

Quant aux réformes du mode de gouvernance, elles s’opèrent au détriment de l’influence de la France. Depuis de nombreux mois, nos partenaires Allemands ont renforcé leur influence dans le groupe. Cette stratégie, en tout point inverse à celle des gouvernements UMP est manifestement payante puisque l’Allemagne obtient la présidence du conseil d’administration, ainsi que la direction de trois des cinq filiales du groupe, et notamment les principales : Airbus, Eurocopter et la Défense. Pis encore, la France cédera dans quatre ans la direction générale du groupe. In fine, notre pays aura perdu tous les postes stratégiques et managériaux, perdant ainsi tout moyen d’action dans une industrie hautement stratégique.

Le Parti Socialiste dénonce enfin le cynisme du gouvernement qui, mélangeant une nouvelle fois les genres, scelle un accord qui donnera la présidence du groupe à Arnaud Lagardère au moment où ce dernier souhaite justement se désengager du groupe, réalisant ainsi une juteuse plus value.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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07:57 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS, AIRBUS

17.07.2007

PSA Peugeot Citroën : suicides à la chaîne ...

Olivier Morin (AFP/AFP/Archives)

Nouveau suicide chez PSA, le sixième depuis le début de l'année

Un salarié du groupe automobile à Mulhouse s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique. C'est le sixième depuis le début de l'année.

Un salarié du groupe automobile PSA a été retrouvé pendu lundi 16 juillet sur son lieu de travail à Mulhouse. Ce qui porte à six le nombre de suicides de salariés du groupe depuis le début de l'année.

Selon une source syndicale, l'homme s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique.

Un nouveau suicide qui survient quinze jours à peine après la mise en place d'un numéro vert d'assistance psychologique et une semaine après la première réunion d'une cellule psychologique destinée à prévenir ce phénomène.

Depuis le début de l'année, quatre autres salariés du site de Mulhouse et un salarié de Charleville-Mézières ont mis fin à leurs jours.

Une autre source syndicale a confirmé qu'un Comité d'entreprise extraordinaire était convoqué en fin d'après-midi pour évoquer la question.

La direction était injoignable dans l'immédiat.



Travailler plus, pour se suicider mieux...

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16:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Conditions de travail

Economie : La stratégie Sarkozy

Nicolas Sarkozy espère que son « choc fiscal » déclenchera un « choc de confiance » propre à relancer la consommation. Il va surtout récolter un accroissement des inégalités.

La rupture promise par Nicolas Sarkozy aura bien lieu. Et elle sera d’abord fiscale. Avec le train de mesures soumis au Conseil des ministres le 20 juin dernier, le gouvernement frappe fort. L’ampleur du « choc fiscal » varie selon les estimations : François Fillon annonce un coût de 11 milliards d’euros pour l’Etat, l’opposition l’estime plutôt à 15 milliards, comme l’avait d’ailleurs fait la cellule de chiffrage des programmes de l’Institut de l’entreprise, proche du patronat, pendant la campagne. Porter à 50 % des revenus le plafond du bouclier fiscal revient grosso modo à supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui a rapporté 3,6 milliards à l’Etat en 2006. La suppression des droits sur 95 % des successions amputera d'au moins un tiers les 9 milliards d’euros qu’ils rapportent. Si l’on ajoute à cela la déduction des intérêts d’emprunt immobilier de l’impôt sur le revenu, pour 3 milliards d’euros environ, et l’exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu sur les heures supplémentaires, pour 5 à 6 milliards d’euros, c’est sans doute près du vingtième des recettes de l’Etat et près d’un point de produit intérieur brut (PIB) qui devrait être ainsi « rendu » aux ménages.

Mais pas n’importe quels ménages. La moitié au moins de ces cadeaux bénéficieront au dixième des Français les plus riches – voire au centième d’entre eux pour le bouclier fiscal. Les Smicards, eux, n’auront droit qu’à une hausse de 2 % de leur salaire. Cette politique est-elle susceptible de créer le « choc de confiance » que le gouvernement en attend – et cela de façon suffisamment marquée pour éviter un nouveau creusement des déficits et une hausse de la dette publique ?

Le boom de la confiance des ménages mesuré au mois de mai paraît le confirmer, mais il faut savoir que cet indicateur bondit toujours après les grands rendez-vous électoraux et n'annonce pas forcément une embellie économique. Au-delà, la chance du nouveau gouvernement est d’arriver au pouvoir alors que la zone euro connaît un très sensible regain d’activité. La reprise chez nos principaux partenaires, en particulier l’Allemagne, devrait venir soutenir les exportations françaises dans les prochains mois. Sur le plan intérieur, le repli du chômage, porté par des conditions démographiques favorables, devrait continuer de doper la consommation. Avant même tout « effet Sarko », l’OFCE tablait en avril dernier sur une croissance proche de 3 % en 2008. La Commission européenne, un peu moins optimiste, prévoyait, elle, une croissance de 2,3 %.

Comme tout gouvernement, celui de François Fillon imputera à son action le mérite de la croissance, même si l’impact positif de son premier projet de loi économique paraît bien incertain. Ses effets sur les inégalités sont en revanche prévisibles. Pendant qu’il baisse les impôts des riches, Nicolas Sarkozy promet aux autres de les protéger contre les menaces de la concurrence internationale. Mais cette promesse-là est surtout rhétorique, puisque son choc fiscal démantèle un peu plus les solidarités qui devraient lier les gagnants et les perdants de la mondialisation.

Sandra Moatti

Dans le même dossier :
• Economiquement incorrect
Nicolas Sarkozy s’apprête à faire, comme Ronald Reagan ou George W. Bush, une politique économique de relance de la demande, coûteuse et ciblée essentiellement sur les plus riches.
• L’usine à gaz des heures sup
Gros charivari en perspective. Et pas seulement dans les entreprises. Car la loi sur les heures sup va remettre en cause l’organisation des entreprises.
• A qui profitent les cadeaux fiscaux ?
La réforme fiscale prévoit une nouvelle réduction de l’impôt sur le revenu, des droits de successions divisés par deux et la suppression de facto de l’impôt de solidarité sur la fortune. Des cadeaux destinés essentiellement au dixième le plus favorisé des contribuables.

N° 260, juillet-août 2007

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11:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

15.07.2007

MIGRATIONS AFRICAINES ET VIOLENCES : Où est le danger ? Où est la vérité?

Aminata Dramane Traoré, Ancienne ministre (MALI), essayiste, Animatrice du FORAM


1. "C'est l'Afrique qui est en danger"

Avec la fin des élections législatives, la France a tourné l'une des pages les plus tumultueuses et les plus édifiantes de son histoire sans que, par ici, au Mali, au Cameroun, au Niger e tailleurs, dans ses anciennes colonies d'Afrique, nous ayons mesuré toute la gravité du tournant dont il s'agit pour nous.

Pour les cinq années à venir, elle est de droite, libérale etdécomplexée. Ainsi l'a voulu la majorité des Français et desFrançaises, dans le cadre d'un processus électoral où tout, ou presque tout, passe au peigne fin, sans tabou contrairement à nos démocraties balbutiantes où la transparence des urnes prime sur le débat de fond quant à notre sort dans un monde dit globalisé mais en réalité compartimenté, dont nous sommes le parent pauvre ainsi que le paria. C'est d'abord en cela que nous sommes en danger. Car, contrairement aux Français qui ont les moyens et la latitude de se battre pour leurs acquis sociaux, quelle que soit la force de la vague bleue, l'effet Tsunami est garanti pour nous, Africains, faute de contre-pouvoir et de système de défense.

Le changement générationnel que nous appelions, nous aussi, de tous nos vœux, avec la fin de l'ère Chirac, a bien eu lieu, sauf que notre continent est sacrifié sur l'hôtel du marché roi. N'entendez-vous pas au large des côtes de l'Atlantique et de la Méditerranée les cris des milliers de jeunes naufragés qui doivent ce destin cruel à la primauté des valeurs marchandes sur le droit à la vie. La droite française qui les revendique haut et fort n'est décomplexée que par rapport à l'enrichissement, ici et maintenant, aux crimes économiques du passé et à venir ainsi qu'au repli identitaire. Car pour aller vite, dans l'accumulation des richesses, il vaut mieux être entre soi, parler la même langue, pratiquer la même religion et avoir la même couleur de peau.

L'immigration zéro de l'extrême droite n'étant pas réalisable, à moins d'exterminer tous les non-blancs, l'immigration choisie fera l'affaire.

L'Afrique noire paie un tribut particulièrement lourd à cet ordre arrogant, sélectif, nécessairement autoritaire et violent. Pour rassurer une opinion publique française sous hypnose mais malgré tout consciente de ses valeurs de justice et de fraternité, on tâchera d'arroser la fermeté d'un zeste d'humanité. C'est ainsi que le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement, Brice Hortefeux, s'est penché il y a quelques jours à Toulon, sur les dépouilles de dix-huit de ces milliers d'hommes, de femmes et d'enfants que la fermeté condamnent à voyager dans l'ombre. Il n'a pas pu s'empêcher de rappeler face à ces corps sans vie, qu'ils "étaient tous des candidats à l'immigration clandestine tentant de rejoindre illégalement les terres européennes".

Le mal dont nous sommes devenus malgré nous le symbole sera combattu avec une "fermeté" certaine quand il s'agit de nous, les Africains. Le ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, aurait tout aussi bien pu s'appeler "le ministère du tri et de la mise à distance des Africain(e)s que la droite libérale, juge inutiles à la France".

La plupart des passagers des vols d'Air France, vers les différentes capitales africaines, seraient de cet avis. Ceux du vol AF 796, le 26mai 2007ont assisté à l'une de ces scènes qui édifient quant au sort réservé aux humbles et aux laissés pour compte "On croit d'abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître. S'ensuit une scène d'une grande violence : l'un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l'autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transformèrent en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix minutes, peut-être plus et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestationqui n'a aucun effet sur les violences en cours… Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume au lèvres…"

Et gare à ceux et celles qui ont le malheur de voir que leurs semblables souffrent, entendent leurs cris et réagissent. Une "notice d'information" du ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire leur rappelle que la décision de reconduite d'un étranger est un acte légitime de l'Etat français. Ceux qui, à l'instar de Michel Dubois, n'écoutent que leur cœur et réagissent risquent d'être poursuivis. A la criminalisation des migrants s'ajoute celle de la solidarité et de la citoyenneté. A nous d'affronter seuls la peur et la honte des expulsions, c'est à dire la mise à distance et à l'index. Au fur et à mesure que les distances se rétrécissaient du fait des
progrès des moyens de transport et de communication, nous avions espéré que nous pourrions rencontrer les autres, nos semblables, et que entre Français et Maliens, Européens et Africains libérés de nos préjugés et de nos peurs, nous allions enfin nous apprivoiser mutuellement. C'est Antoine de Saint-Exupéry qui dit que si nous nous apprivoisons, nous aurons besoin l'un de l'autre. Il n'avait pas vu venir la mondialisation marchande et déshumanisante, dans laquelle tout se mesure en termes de taux de croissance et de PIB. C'est ainsi que l'ancien
ministre de l'Intérieur est venu nous notifier à Bamako que la France n'a pas économiquement besoin de l'Afrique.

De quel côté se situe donc le danger ? Du côté des morts, dont les 4 000 naufragés des dix derniers mois de 2006, ainsi que des dizaines de milliers de morts-vivants que sont les expulsés, ou du côté de la très riche et puissante Europe dont les membres, en l'occurrence la France, ont balisé eux-mêmes les voies migratoires en allant à la conquête des pays d'origine des "indésirables".

Les évènements dramatiques de Ceuta et Melilla en septembre/octobre 2005, suivis des émeutes des banlieues et de l'occupation du gymnase de Cachan par des « sans papiers », étaient de la part des "nouveaux damnés de la terre" autant de cris et de gestes de désespoir pour rappeler que si le monde est devenu dangereux, ce sont eux qui sont en péril. Mais la France ne semble pas avoir compris. Quant à l'Afrique des dirigeants politiques acquis au dogme néolibéral, elle s'est voilée la face et continue de se réfugier dans un silence coupable.

Les six grévistes de la faim de Cachan le soulignent dans leur lettre au Président de la République française, lorsqu'ils disent "Nous ne sommes ni des criminels, ni des profiteurs…Nous ne sommes pas dangereux, mais en danger".

2. Où est la vérité ?

Les puissants de ce monde voudraient, malgré tout, avoir le monopole de la vérité et de la justice. Les problèmes sont délibérément mal posés pour "légitimer les odieuses solutions qu'on leur apporte", faisait déjà remarquer Aimé Césaire dans son lumineux « Discours sur le colonialisme ».

Les électeurs(trices) français(e)s et européen(ne)s qui se laissent piéger par le spectre d'une invasion de leurs pays et, d'une manière générale, de l'Europe, par des migrants "illégaux", "clandestins", "sans papiers", seraient plus solidaires avec ceux-ci s'ils savaient que la mondialisation dont ils redoutent tant les méfaits est allée fort loin en Afrique dans la destruction de l'emploi, notamment celui des jeunes, du lien social et des écosystèmes.

Dans son appel "fraternel" à tous les Africains, le nouveau Président de la France qui se promet de nous "aider à vaincre la maladie, la famine, la pauvreté et à vivre en paix", commet la même erreur que lesautres dirigeants occidentaux. Ils s'interdisent de diagnostiquer les maux du continent à la lumière des conséquences de leurs propres appétits et convoitises de matières stratégiques. La crise du Darfour, pour laquelle la France se passionne tant avec son nouveau ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, comme chef d'orchestre, ainsi que les flux migratoires africains dont elle préfère occulter les causes historiques et macro-économiques, souffrent de ce déficit théorique.

Du Biafra au Darfour, certains humanitaires privilégient la part de la destruction et de la souffrance humaine qui se laisse saisir et médiatiser. Ils taisent délibérément – dépendance financière oblige - les intérêts des nations riches et les enjeux géostratégiques qui, en lame de fond, déchirent le continent, attisent des rivalités et des conflits interethniques anciens ou nouveaux qui se seraient résorbés si la démocratie avait revêtu son sens véritable. Les prouesses des nouvelles technologies de l'information et de la communication n'aident en rien la maturité politique. Le vacarme mondial vise à cacher la vérité aux peuples. La sur médiatisation des famines et des guerres en Afrique à la veille des grand-messes de la communauté internationale est tout simplement indécente. Nous sommes offensés, ainsi que nos enfants au ventre ballonné, aux membres décharnés et aux regards écarquillés, comme surpris par l'horreur et l'hypocrisie qui caractérisent l'ordre du monde. Les images insupportables du Darfour,qui ont été largement diffusées pendant le dernier sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne), rappellent étrangement celles des victimes de la famine au Niger qui l'ont été tout autant en 2005, juste avant et pendant le sommet du même G8 à Gleneagles (Écosse). L'Afrique est assurément en danger lorsque la droite libérale et décomplexée rejoint, la main sur le coeur, le G8 en plaidant pour le Darfour alors que la chasse aux Noirs bat son plein au nom de l'immigration choisie.

L'Afrique n'est pas dans l'impasse pour avoir refusé de s'ouvrir à l'économie mondiale à laquelle sa participation en termes relatifs, est plus importante que celle des autres régions mais pour l'avoir subie depuis le commencement. Le scandaleux dossier des subventions américaines et européennes à leurs cotonculteurs et la manière dont l'Union Européenne veut arracher aux pays ACP des accords de partenariat économique qui les fragilisent prouve que pour gagner, les pays riches doivent tricher et sur toute la ligne.

Le FMI et la Banque mondiale se trompent sans arrêt de solutions et s'auto pardonnent; la France et les autres membres du club des riches font semblant de s'indigner devant les victimes du Darfour alors qu'il s'agit du contrôle du pétrole face à une Chine boulimique et décomplexée, elle-aussi, quant à la bonne gouvernance, selon les règles de l'Occident.

Pourquoi les mêmes puissances mondiales n'ont pas réagi avec le même compassion face aux millions de morts et de déplacés des guerres de la Région des Grands lacs? Et pourquoi ne viennent-ils pas immédiatement, avec les moyens financiers et technologiques requis au secours des centaines de millions de jeunes, qui d'un bout à l'autre du continent, sont éjectés des économies locales et nationales au nom de la rigueur et de la compétitivité. S'ils étaient sincères et cohérents dans ce qu'ils disent et font, les flux migratoires africains s'estomperaient.

La quasi-totalité des candidats africains à l'émigration légale et illégale, ne songeraient pas à quitter leurs pays si, au lieu des fausses annulations de dette du G8 et des conditionnalités, l'Afrique enregistrait des efforts substantiels sans chantage et sans ingérence aucune.

3. Que dire du fameux codéveloppement ?
Le codéveloppement peut être résumé dans les circonstances actuelles comme la touche d'humanité sur laquelle comptent les artisans de l'immigration choisie, à la fois pour freiner les départs, pour favoriser le retour de ceux qui se laissent convaincre, leur participation au développement de leurs pays d'origine. L'approche sécuritaire et l'approche développementaliste sont ainsi appelées à faire bon ménage. N'est-ce pas effarant de constater ainsi qu'un simple colmatage de brèches, assorti d'un accompagnement institutionnel plus ou moins probant, devienne, en l'absence d'un bilan rigoureux des résultats acquis, une porte de sortie à un drame humain d'une si grande ampleur? Je suis littéralement ahurie quand j'apprends qu'il s'agit d'étendre à tous les pays de l'Afrique subsaharienne, des projets du type de ceux qui sont mis en œuvre au Mali. Car, j'ai beau regarder autour de moi, je ne vois rien de pertinent et de convaincant, de natureà retenir les jeunes candidats au départ, ou les 1700 cobayes qui, depuis 1995, ont participé au codéveloppement. J'ai plutôtl'impression qu'il s'agit d'une tentative de détournement du projet migratoire de son objectif initial qui, pour la grande majorité des
migrants, est l'aide à leurs familles. La pertinence du concept tiendrait au fait que les migrants eux-mêmes se sont investis depuis les années 60 dans des actions de développement de leurs localités et pays d'origine.

Le codéveloppement serait un progrès parce qu'il innoverait en rentabilisant davantage l'argent des migrants par le truchement de l'investissement productif. Rien n'est moins certain tant que l'on n'aura pas desserré l'étau de la dette extérieure, des conditionnalités des bailleurs de fonds et dénoncé le caractère déloyal du commerce mondial. À qui les jeunes candidats à l'immigration ou des migrants de retour vendront-ils quand les marchés sont inondés de biens subventionnés venus d'Europe et d'ailleurs, auxquels il faut ajouter les produits chinois bon marché.

Si le codéveloppement n'est que leurre et la coopération au développement un pillage, la perspective d'expulser 25 000 personnes par an dans des pays ruinés par le système néolibéral est plus qu'inquiétante. Les pays riches sont certainement libres de se barricader et de ne pas accueillir la misère du monde pourvu qu'ils ne contribuent pas à la secréter et à l'aggraver en amont par leur comportement de prédation et de sabotage de processus de démocratisation.

Puissent les électeurs et électrices de France et des autres pays européens piégés par le discours alarmiste des combattants de l'immigration clandestine se souvenir, au moment de glisser leur bulletin dans l'urne, que l'ennemi africain - arabo-musulman et subsaharien - est une construction politique. Qu'ils se souviennent surtout que leur vote engage également notre destin.

Bamako, le 13 juin 2007

COURRIEL D'INFORMATION ATTAC (n°572)

Vendredi 13/07/07
Merci de faire circuler et de diffuser largement.
Le Courriel est reçu aujourd'hui par *40 159* abonnés

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11.07.2007

Pitié pour les riches... Lagarde vend sa «valeur travail» sous les huées de la gauche

Paquet fiscal : La ministre présentait hier à l’Assemblée le projet sur le travail et le pouvoir d’achat. Par Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : mercredi 11 juillet 2007 (Extrait).

Pain. Pour vendre le texte emblématique voulu par Nicolas Sarkozy, censé «réhabiliter la valeur travail», la ministre, avocate d’affaire internationalement reconnue, a parlé pendant trois-quarts d’heure de la France «qui veut rompre avec la tradition de mépris» qui touche au travail, qui «ne veut pas du pain et des jeux, ou plus de loisirs».

Des propos qui lui ont valu d’être sans cesse interrompue par la gauche, au point d’obliger le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, à couper l’oratrice pour tancer les socialistes, verts et communistes, hurlant depuis leurs bancs : «Pitié pour les riches.»

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12:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAQUET FISCAL, LAGARDE

10.07.2007

SMIC à 1500 € : Une nécessité sociale absolue !

(Maryse Dumas (CGT) le 29 mars 2006 à Paris. AFP/Archives - Jack Guez).
À peine 1 000 euros par mois, ce n’est pas une vie ! Pour beaucoup, c’est encore moins : 40 % des salariés payés au SMIC, parmi lesquels une grande majorité de femmes, sont à temps partiel. Pour eux, qui forment les gros bataillons des travailleurs pauvres, l’augmentation du 1er juillet se résume à 14 centimes de l’heure. Est-ce cela la reconnaissance de la valeur du travail et de sa dignité ? Maryse Dumas, Secrétaire confédérale CGT, l'Humanité du 30 Juin 07.

Les conditions de vie sont de plus en plus difficiles. L’INSEE révèle que si, en 2001, la moitié du revenu des ménages modestes était consacrée aux dépenses « incompressibles » (logement, énergie, assurances), en 2005 ce sont les trois quarts des mêmes revenus qui y passent. Le reste à vivre fond comme neige au soleil.

Augmenter le SMIC est donc une nécessité sociale absolue qui doit venir en appui d’une politique salariale ambitieuse visant au desserrement des grilles, à la reconnaissance des qualifications et savoir-faire, à de vrais déroulements de carrière. Le SMIC doit être un plancher de grille, pas un salaire moyen et encore moins un plafond, comme c’est pourtant le cas dans de nombreuses professions. Faute d’un mécanisme de déclenchement de négociations salariales à chaque augmentation du SMIC, afin de tirer l’ensemble des salaires vers le haut, l’augmentation du SMIC n’a pour effet automatique que d’augmenter le nombre de smicards. Cela nourrit la crainte, pour les millions de salariés qui gagnent à peine plus que le SMIC, de se voir rattrapés par lui et, de ce fait, dévalorisés dans leur statut social.

Quoi qu’en dise le patronat, et quelques autres, le SMIC n’est pas trop élevé, mais les salaires sont trop bas. La réalité, c’est, en effet, le fort écrasement des salaires et des carrières : 50 % des salariés du privé gagnent moins de 1 500 euros par mois. Le revenu salarial moyen des employés est de 900 euros et celui des ouvriers d’à peine plus de 1 000 euros. Quant aux cadres, leurs salaires sont également tirés vers le bas et leurs rémunérations rendues de plus en plus aléatoires.

Dans ces conditions, la revendication du SMIC à 1 500 euros et d’augmentation des salaires qu’avance la CGT a besoin d’une intense bataille d’explications, que les conflits salariaux, touchant, d’après le ministère du Travail, un nombre grandissant d’entreprises et de salariés, n’infirment pas. Trois problèmes sont à aborder. Celui des petites entreprises où les bas salaires sont légion, mais où les salariés pensent que leur patron n’a pas les moyens de les payer plus. Celui du « coût du travail » dont l’idéologie dominante fait, depuis plusieurs années, l’ennemi de l’emploi. Un troisième volet porte, enfin, et ce n’est pas le moindre, sur le choix d’un autre partage de la répartition des richesses.

On voit alors que la « crédibilité » du SMIC à 1 500 euros est d’abord une question de choix de société et de courage politique sur la nature des réformes à entreprendre. Elle implique en effet des transformations profondes dans le rapport capital travail et aussi dans les rapports entre les petites entreprises à faible valeur ajoutée et les grandes à haute profitabilité, dans les rapports entre donneurs d’ordres et sous-traitants.

Le SMIC est aujourd’hui dans l’oeil du cyclone, face à un MEDEF qui veut obtenir, dans un premier temps, la disparition de l’obligation légale d’indexation annuelle, et, dans un deuxième temps, l’effacement de la notion même de « salaire » minimum interprofessionnel. Le MEDEF veut lui substituer la notion de « rémunération annuelle garantie » sur laquelle il fonde déjà ses politiques salariales dans les branches. Plus largement, le MEDEF affirme que le salaire doit être « librement » fixé par le marché. Si ce salaire du marché était inférieur au « minimum vital » estimé par la société, elle n’aurait plus qu’à compenser la différence.

En annonçant pour l’automne la création d’un « comité des sages » pour, chaque année, proposer le taux d’augmentation du SMIC, le gouvernement va dans son sens, contesté en cela par la quasi-totalité des confédérations syndicales. De même, la défiscalisation des heures supplémentaires et leur exonération de cotisations sociales employeurs et salariés est-elle annonciatrice, non seulement de nouveaux et importants transferts vers les contribuables et les assurés sociaux de ce qui relevait jusqu’ici des entreprises, mais aussi d’une transformation importante de la notion de salaire et, partant, de la place et de la reconnaissance du travail.

C’est cet ensemble d’enjeux fondamentaux, imbriqués les uns aux autres, que porte l’exigence d’augmentation du SMIC et des salaires.

Priorité à Gauche

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17:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SMIC à 1500 €

Sécurité routière : zéro alcool au volant. Zéro tolérance pour tout, partout !


(Crédit Photo : TF1-LCI Test d'acoolémie pendant les fêtes)
Le président du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) Robert Namias juge que la politique de lutte contre l'alcool au volant a été jusqu'alors "absolument inefficace".
Interrogé sur RTL, il a confirmé qu'il présenterait dans la journée une motion abaissant le taux d'alcoolémie autorisé au volant de 0,5 à 0,2 gramme par litre de sang - une idée rejetée mi-juin par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

"Ce n'est pas du tout ni exorbitant ni extraordinaire", a expliqué Robert Namias. "Une recommandation de la Commission européenne dont on ne parle jamais qui date pourtant de janvier 2001 recommande à l'ensemble des Etats européens de passer de 0,5 à 0,2 à partir de 2010".

"Ce que je souhaite simplement, c'est qu'on active cette recommandation et même, si on ne le fait pas tout de suite, que d'ici trois ans on puisse avoir un taux qui soit proche du taux zéro", a-t-il ajouté.

"Non seulement l'alcool continue à tuer mais (...) malgré une politique de communication très importante, malgré d'ailleurs un renforcement des contrôles, malgré un système pénal beaucoup plus dur, la politique a été absolument inefficace", a déploré le président du CNSR.

La lutte contre la vitesse au volant a bien fonctionné, notamment grâce au renforcement des sanctions pénales et à l'installation de radars, a fait remarquer Robert Namias.

"En vérité, on n'a pas encore compris que l'alcool au volant tuait tout autant que la vitesse. Ce qui manque c'est une véritable éducation, une véritable conviction".

"Il y a aujourd'hui 25% de tués sur la route dus à l'alcool au volant en moyenne sur les 4.800 chaque année, 50% la nuit et le week-end".

"On considère actuellement que ce sont les jeunes qui sont les principales cibles de la lutte contre l'alcool au volant, je ne vois pas pourquoi (...) La vérité est bien plus compliquée que ça. La vérité c'est que tous ceux qui ont l'impression de ne pas boire, qui prennent un ou deux verres à midi ou le soir sont en situation de difficulté grave pour conduire et mettent en danger non seulement leur vie mais celle des autres", a-t-il averti.

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16:47 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ALCOOL AU VOLANT 0, 2 g

09.07.2007

De nombreuses zones d’ombre sur l'expérimentation du revenu de solidarité active



Lors de son audition à l’Assemblée nationale, le 4 juillet, Martin Hirsch, a évoqué les grandes lignes de l’expérimentation du revenu de solidarité active (RSA), qui fait partie du projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, débattu en séance publique à partir du 10 juillet.

Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a rappelé que le RSA vise en priorité à compenser la perte des revenus des «travailleurs pauvres» reprenant une activité rémunérée. Aujourd’hui, on recense plus de 50 aides différentes pour les personnes les plus défavorisées, ce qui rend d’autant plus complexe la mise en place de ce nouvel outil.

Selon le projet de loi, la durée de l’expérimentation est de trois ans, et le nombre de départements concernés pourrait être porté de 17 à 27. Martin Hirsch ne souhaite pas aller au-delà de ce dernier chiffre, pour se concentrer sur la qualité de la démarche. Cependant, si l’expérience se révèle concluante, il propose de généraliser le dispositif avant le terme prévu.

Marie-Anne Montchamp, député (UMP) et ex-secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, se réjouit de voir que «l’on va vers une individualisation des aides». Elle souhaite cependant étendre les expérimentations du RSA aux personnes handicapées dans 5 départements et n’exclut pas d’amender le texte dans ce sens. Ce qui compliquerait un processus déjà difficile.

«Globalement, il existe un consensus sur les expérimentations du RSA. Mais nos interrogations sur leur financement sont restées sans réponse», affirme Christophe Sirugue, député (PS). Le Haut commissaire évalue le surcoût à 2000 euros par personne et par an, soit un budget annuel d’environ 8 milliards d’euros. L’Etat pourra participer au financement de la mesure au titre de la loi des finances 2007. Rien n’est cependant prévu pour les années suivantes. Les collectivités territoriales souffrent déjà du déficit de plus de 1 milliard d’euros du transfert des fonds RMI. Le flou persistant sur le financement du RSA risque de les dissuader de lancer l’expérimentation.

«Entre la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, et la secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, nous ignorons quelle est la vraie marge de manœuvre du Haut commissaire Martin Hirsch», s’inquiète Christophe Sirugues.

De nombreuses zones d’ombre persistent sur les expérimentations. D’abord, la mesure s’adresse surtout aux bénéficiaires du RMI et des minima sociaux proches de l’emploi. Que vont devenir les plus défavorisés, surtout si le RSA, à terme, remplace les autres aides ? En outre, le projet de loi passe sous silence la manière de mobiliser les entreprises et les branches professionnelles, sans lesquelles la mise en œuvre du RSA et le retour à l’emploi de ses bénéficiaires resteront lettre morte. «Tous ces points devraient être éclaircis au cours des débats à l’Assemblée, si l’on veut réellement s’attaquer aux problèmes de la pauvreté», conclut Christophe Sirugues.

Lire également "la Gazette" du 9 juillet, p. 20.

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06.07.2007

« Ce qui compte, c’est agir sur le salaire »

Le SMIC n'a été augmenté au 1er juillet que de 2.1%, c'est-à-dire la hausse minimale légale correspondant à l'évolution du coût de la vie. Le SMIC passera ainsi de 8.27 euros brut à 8.44 euros par heure, soit 1279 euros mensuels. En salaire net, il atteindrait ainsi la barre des 1 000 euros nets par mois pour 35 heures de travail hebdomadaire.
Entretien avec René Valladon, secrétaire national de Force ouvrière, réalisé par Paule Masson - l'Humanité du 30 Juin 2007.

Le congrès de FO, qui vient de s’achever à Lille, place en tête de ses préoccupations la question du pouvoir d’achat. Comment réagissez-vous au refus du gouvernement d’accorder un coup de pouce au SMIC ?
René Valladon. Nous regrettons cette décision. Un coup de pouce aurait été un signal de la volonté gouvernementale de favoriser le pouvoir d’achat. Cela aurait rendu moins cynique le « travailler plus pour gagner plus ». Nos résolutions de congrès revendiquent l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires. L’habitude qui a été prise d’agir uniquement sur les éléments extérieurs aux salaires, la baisse des prix ou les impôts négatifs, n’est pas très bonne. Ce qui compte, c’est d’agir sur le salaire, à commencer par le SMIC.

Nicolas Sarkozy veut mettre en place une commission des sages. Qu’en pensez-vous ?
Le SMIC doit rester de la responsabilité des pouvoirs publics. FO n’est favorable ni à la négociation réclamée par le MEDEF ni à la mise en place d’une commission des sages. Éclairer le gouvernement, pourquoi pas mais l’État ne doit pas se débarrasser de sa mission d’ordre public qui est de fixer le montant du SMIC. Nous avons aussi demandé que soit avancée de trois mois la date d’annonce de l’augmentation afin qu’ensuite les négociations de branches puissent démarrer et qu’il ne se passe pas six mois pour les salariés avant que leur salaire minimum soit réévalué. Il faudrait d’ailleurs créer des procédures de négociations immédiates pour que les minima de branches soient relevés très rapidement après les décrets portant sur le taux du SMIC.

Pensez-vous qu’il est possible d’augmenter les salaires ?
Là, on touche du doigt les effets pervers des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises jusqu’aux salaires équivalant à 1,6 fois le montant du SMIC. Les patrons ne passent pas cette frontière pour ne pas payer les cotisations plein pot. Nous, nous réclamons des négociations avec les employeurs du privé sur la totalité des grilles conventionnelles, pas seulement sur les minima, pour éviter un tassement vers le bas. Car, en plus des problèmes de bas salaires, qui font qu’un salarié au SMIC peut rentrer dans la catégorie des salariés pauvres, il n’y a plus de déroulement de carrière satisfaisante. Tout est tiré vers le bas.

Comment allez-vous aborder la conférence sociale sur le pouvoir d’achat à la rentrée ?
Nous nous méfions de ces grandes messes à froid avec le gouvernement. La dernière, organisée avec l’ancien premier ministre, Dominique de Villepin a été infructueuse. Il existe une vision faussée chez les politiques qui veulent tout régler avec des « sommets de Grenelle ». Ils oublient un peu trop vite qu’en 68 il y avait des millions de gens dans la rue. Dans le secteur privé, les salaires sont de la responsabilité des employeurs. L’État, lui, intervient pour la fonction publique et nous allons veiller à ce qu’il soit exemplaire. Nous voulons aborder la question salariale aussi par le biais de la protection sociale pour intégrer les éléments annexes du salaire, l’intéressement ou la participation, dans son financement.

Au congrès, Jean-Claude Mailly a appelé les militants à se réapproprier le débat économique et à penser une autre répartition des richesses. Est-ce manière de dire que l’argent existe pour augmenter les salaires ?
Oui mais il s’agit surtout d’un appel à lutter contre la pensée unique. Il n’est pas normal que la rigidité économique ne trouve de flexibilité que dans le social. Le débat économique est pauvre. Les gouvernements s’interdisent de penser des politiques économiques alternatives, pour investir dans la recherche, par exemple. La classe politique attend la croissance comme l’agriculteur attend la pluie alors qu’elle pourrait toucher aux leviers qui créent de la croissance. En France, le pouvoir d’achat en est un.

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« Il serait suicidaire pour la gauche d’importer en France le blairisme »

La gauche en débat : Résister-reconstruire

Interview publié dans "l’Humanité"
mardi 3 juillet 2007 par Philippe Marlière, Maître de conférences en science politique à l’université de Londres

Faisant ces derniers jours le bilan des années Blair, les médias français parlaient de pragmatisme, de thatchérisme social, de modernisme, de social-démocratie... Qu’en pensez-vous ?

Philippe Marlière. En 1998, devant les députés français, Tony Blair déclarait : « Il n’y a pas de politique économique de droite ou de gauche, mais des politiques économiques qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. » Il affichait ainsi son soi-disant modernisme politique et sa volonté de rompre avec « le vieux travaillisme ». Ce pragmatisme porté très haut a fait place à des choix beaucoup plus idéologiques. En fait, le blairisme est resté sur les rails du thatchérisme avec des correctifs à la marge pour les plus pauvres, les familles monoparentales. Il a mis en place un filet de sécurité pour ces catégories, mais n’a pas réduit les inégalités qui se sont au contraire largement accrû es. Dans les services publics il n’a pas rompu avec le paradigme thatchérien. La rénovation des écoles, des hôpitaux s’est faite en associant étroitement le privé à leur construction et à leur gestion. Le choix de Blair et de Brown d’accompagner et non de réguler la mondialisation a fait que Londres et le Royaume-Uni sont devenus la plaque tournante d’une économie dérégulée, totalement flexible où seuls les plus riches peuvent s’en sortir. Un exemple : la spéculation immobilière qui chasse les classes moyennes des centres-villes. Derrière ce pragmatisme de façade, Blair a imposé des politiques rejetées non seulement par les syndicats, mais également par une grande partie des travaillistes, les médias et aussi par le public. Ainsi, la rénovation du métro de Londres a donné lieu à une longue bataille contre la gestion privée du service public. Le maire, Ken Livingstone, s’est opposé à cette privatisation, mais Blair et Brown sont passés outre démontrant que leur pragmatisme n’était qu’un slogan.

Tony Blair est-il social-démocrate ?

Philippe Marlière. En France, à gauche, surtout à gauche du PS, ce terme est synonyme de droite. C’est un raccourci. Pendant les Trente Glorieuses, la social-démocratie n’a pas été forcément droitière, y compris en Grande-Bretagne. Elle a proposé un mode de redistribution assez égalitaire. Ce n’est pas la politique qu’a suivie Blair. Avec lui, les ouvriers, les fonctionnaires et les classes moyennes du privé ont été laissés de côté. Il est amusant de voir certains médias français parler d’un blairisme social, alors qu’en réalité il a repris les recettes néolibérales du thatchérisme et privilégié les tenants du capitalisme financier. Non, il a fait moins que le strict minimum. Après vingt ans de gouvernement ultralibéral, après les privatisations catastrophiques du thatchérisme, la population n’en pouvait plus du néolibéralisme et elle souhaitait une réelle rénovation des services publics et davantage d’égalité. Elle n’attendait pas la révolution mais une politique plus sociale-démocrate. Le blairisme n’a pas été à la mesure de cela. Blair a manqué d’audace alors qu’il s’appuyait sur une majorité absolue. Ce qui a caractérisé son action, c’est un profond pessimisme social.

Tony Blair est-il de gauche ?

Philippe Marlière. Lorsqu’on est à la tête d’un gouvernement de gauche, fut-il hypercentriste, post-social-démocrate même, à quoi juge-t-on sa réussite ? À l’aune d’un combat en faveur de la justice sociale. Dans ce domaine Blair a failli. Ce sont les riches qui ont prospéré sous le blairisme. Les autres catégories sociales ont eu beaucoup de mal. En Grande-Bretagne, les classes moyennes « galèrent », ce qui fait que le blairisme est devenu très impopulaire parmi les salariés et les cols blancs.

Ce n’est donc pas seulement la guerre en Irak qui explique la relative impopularité de Blair aujourd’hui...

Philippe Marlière. Vu de Grande-Bretagne, la guerre d’Irak n’explique qu’en partie cette impopularité. Elle est en effet un énorme fiasco, tout le monde le reconnaît sauf Tony Blair. Elle a entraîné le décrochage de catégories qui étaient très blairistes. Ceux qu’on appelle en France les « bobos ». Des gens aisés qui ne veulent pas de hausse des impôts, qui mettent leurs enfants dans les écoles privées, mais qui sont progressistes sur les questions sociétales, d’environnement et de moeurs. Pour eux la guerre d’Irak, c’était trop. À ceux qui affirment en France que Blair s’en est bien sorti exceptée sur l’Irak, je dirais : Blair a échoué sur l’Irak et il a également échoué dans le domaine économique et social. Les résultats macroéconomiques sont peut-être corrects mais à qui a profité la croissance ? Aux riches, pas au peuple.

Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn se sont à plusieurs reprises référés à Tony Blair. Y a-t-il une tentation blairiste au PS ?

Philippe Marlière. Incontestablement le Parti socialiste français et tous les partis qui siègent à Bruxelles dans le Parti socialiste européen (PSE) sont traversés par cette tentation. Il y a ceux qui pensent que Blair a fait le maximum. Vous avez cité Royal et DSK, je suis d’accord. Mais il y a encore des socialistes qui pensent que le blairisme n’a rien à voir avec la gauche sociale-démocrate, qu’il est tombé du côté de la droite et qu’il faut donc le combattre. DSK a bien étudié le blairisme, il a des contacts étroits avec ses dignitaires, il pense que le socialisme à la française doit s’en inspirer, c’est son horizon, c’est idéologique. Quant à Royal, sa campagne peut être qualifiée de blairiste. Elle se situe même en deçà comme on l’a vu a posteriori avec sa critique des 35 heures et du SMIC (incroyable ! Même Blair a revalorisé le SMIC). Elle a aussi adopté du blairisme son versant sécuritaire. Il me semble que dans ces moments de grande incertitude socio-économique, quand les plus défavorisés souffrent des restructurations, des délocalisations, d’un pouvoir d’achat rogné, un gouvernement de gauche devrait défendre ces catégories et non exacerber la dérégulation néolibérale en disant : soyez contents d’avoir un boulot même mal payé et flexible. Aujourd’hui, l’opposition politique majeure n’est plus entre la gauche et la droite, mais c’est une opposition qui traverse les partis sociaux-démocrates et qui met face à face blairistes et progressistes.

Nicolas Sarkozy affiche lui aussi sa proximité avec Tony Blair...

Philippe Marlière. Que Nicolas Sarkozy se réfère à Blair sur le plan économique, approuve ses politiques sécuritaires et partage son admiration pour les États-Unis, c’est dans la logique des choses. C’est un fait connu ici, Blair souhaitait la victoire de Sarkozy. Entre les deux hommes, il existe une admiration et une sympathie mutuelle. Les politiques de Blair et les intentions déclarées de Sarkozy coïncident.

Quels enseignements tirez-vous du blairisme pour la gauche française ?

Philippe Marlière. Il a pu prospérer électoralement dans des conditions politiques particulières, après vingt ans de thatchérisme et de défaite en rase campagne de la gauche britannique, depuis la grève des mineurs jusqu’à la reprise en main du Parti travailliste par Neil Kinnock. Celui-ci avait préparé le terrain avec les purges des éléments de gauche du Parti travailliste, pas seulement les trotskistes, mais des sociaux-démocrates bon teint, qui ont été mis de côté progressivement en une dizaine d’années. Le mode de fonctionnement du parti est devenu plébiscitaire et a renforcé les pouvoirs du leader. Quand Blair en prend la tête en 1994, il n’a plus qu’à mettre en oeuvre sa politique. C’est un premier point important. Ensuite, il est arrivé au pouvoir alors que les conservateurs faisaient l’objet d’un rejet viscéral et qu’il y avait un grand espoir populaire pour le changement. Malgré les échecs des dernières années, malgré tout ce qu’on peut reprocher à la gauche, et au PS en particulier, la France reste culturellement, idéologiquement, beaucoup plus à gauche que la Grande-Bretagne. La thèse de la « droitisation » de la société française, défendue par certains, n’est pas démontrée. Tous les sondages qualitatifs montrent, à l’inverse, qu’il existe une forte attente sociale. C’est tout le génie stratégique de Sarkozy d’avoir fait voter en faveur d’une plate-forme néolibérale tout en ayant pris soin, le temps de la campagne électorale, de flatter l’électorat de gauche. Cela lui a permis de remporter une élection que la gauche aurait dû gagner. Il serait suicidaire pour cette dernière d’importer en France le blairisme et son pessimisme social, de promouvoir une politique qui viendrait décourager ce qui a au contraire besoin d’être réactivé : l’aspiration à davantage de solidarité et de justice sociale.

Entretien réalisé par Jacqueline Sellem

Lire l’article sur le site de l’Humanité

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03.07.2007

Travailler plus longtemps pour une retraite toujours moindre

La revue de presse de Clotilde Dumetz (extrait du 3.07.07).


Le vrai projet du gouvernement ?...

"Nous tuer au travail"... C'est la Une de L'Humanité...

L'Huma qui ne digère pas la petite phrase de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde... "Pourquoi s'arrêter à 60 ans ou à 65 ans ?"...

"Travailler plus... au-delà de 65 ans"... Pour le quotidien, pas de doute : Christine Lagarde préconise de retarder encore l'âge du départ en retraite...

Dans son éditorial, Maurice Ulrich explique que oui, "l'idée que Guy Roux ne puisse entraîner Lens pour cause de limite d'âge est sans doute imbécile... que personne n'aurait eu la crétinerie de contraindre Picasso ou Matisse à cesser de peindre au-delà de 65 ans...

Sauf que là... Christine Lagarde feint de confondre la mise en oeuvre du talent... le travail de création qu'on exerce avec passion... avec le labeur à la chaîne et les travaux les plus pénibles"...

Mauric Ulrich poursuit... "Le travail toute la vie, ce n'est pas pour les actionnaires, mais pour tous les salariés... d'abord les plus modestes... C'est tout simplement ce qui s'appelle une politique de classes"...

Travailler... travailler...

Et les vacances alors ?...

Eh bien il faut les prendre... Et l'exemple viendra d'en haut...

Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... ce petit encadré, intitulé "Trois semaines de vacances"...

Sarkozy le souhaite... Sarkozy l'a dit... Sarkozy le veut... Cette année, sauf drame, les ministres devront, comme lui, savoir prendre de vraies vacances... Si possible, trois semaines... Et dans l'idéal, du 5 au 25 août...

Lire, écouter l'intégralité de la revue de presse de Clotilde Dumetz

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02.07.2007

L'électricité libre jusqu'à l'absurde


Tribune de Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU ; Bernard Defaix, président de la Convergence pour les services publics ; Pierre Khalfa, secrétaire national de l'Union syndicale Solidaires ; Marc Mangenot, Fondation Copernic ; Christiane Marty, membre du Conseil d'administration d'Attac publiée dans Le Monde du 30 Juin 2007.

1er juillet, la France achèvera le processus de libéralisation de l'électricité. Après les entreprises et les professionnels, ce sera au tour des particuliers de goûter aux délices de l'ouverture à la concurrence. Mais le plat risque de ressembler plus à de la junk food qu'à une création gastronomique.

Le bilan de l'ouverture à la concurrence s'avère en effet catastrophique et ce, quel que soit le pays. Entre 2001 et 2006, les prix du marché ont connu une envolée spectaculaire : 39 % en Espagne, 49 % en Allemagne, 67 % en Finlande, 77 % en Suède, 81 % au Royaume-Uni et 92 % au Danemark ! En France, les entreprises qui ont choisi de quitter les tarifs réglementés de service public ont vu leur facture d'électricité augmenter en moyenne de 76 % sur la même période, quand les tarifs d'EDF restaient à peu près stables.

De nombreux industriels réclament d'ailleurs la possibilité de réintégrer l'univers des tarifs réglementés. Situation si inconfortable que le gouvernement français a complété la loi de décembre 2006 relative au secteur de l'énergie par une disposition permettant un retour partiel aux tarifs réglementés pour les industriels insatisfaits !

Nous sommes donc dans une situation paradoxale. L'ouverture à la concurrence permet de faire baisser les prix, nous disent les bons apôtres du néolibéralisme. Cet argument avait déjà été mis à mal lors de la libéralisation d'autres secteurs relevant auparavant des services publics en réseaux, comme par exemple les télécommunications. Dans ces secteurs, la libéralisation a signifié la fin de la péréquation tarifaire qui avait historiquement permis que les prestations les plus rentables financent celles qui le sont peu ou pas du tout.

L'ouverture à la concurrence a donc entraîné "un rééquilibrage tarifaire", selon l'expression savoureuse de la Commission européenne, avec une baisse de prix pour les gros consommateurs, en particulier les entreprises, la grande masse de la population voyant, au contraire, ceux-ci s'envoler. Les zélateurs de la libéralisation expliquaient que "ce rééquilibrage tarifaire" permettrait aux entreprises de baisser leurs prix, les particuliers étant donc gagnants sur le long terme. On ne peut ici que reprendre ce que disait Keynes aux économistes libéraux de son époque : "Sur le long terme, on sera tous morts."

On savait après les premières libéralisations dans les services publics que la promesse d'une baisse des prix relevait de la pure propagande pour la grande majorité de la population. Dans le cas de l'électricité, même la plupart des entreprises n'en profiteront pas ! On a là un exemple parfait de l'application dogmatique des préceptes néolibéraux.

Mais ce n'est pas tout. L'ouverture à la concurrence pousse au sous-investissement, ce d'autant plus qu'elle s'accompagne d'une privatisation des opérateurs publics. Investir dans les services en réseaux coûte cher. Dans le cas de l'électricité, cela coûte d'autant plus cher qu'il faut investir dans des moyens de production pour lesquels le retour sur investissement prend beaucoup de temps. On est donc loin de la logique à court terme du capitalisme financier. La volatilité des prix sur le marché de l'électricité et l'absence de visibilité sur leur évolution renforcent encore cette tendance au sous-investissement, qui produit inévitablement des ruptures d'approvisionnement des usagers.

De plus, l'électricité ne se stocke pas. Il faut donc en permanence ajuster l'offre à la demande. Cet équilibre n'était déjà pas simple à assurer avec un seul opérateur. Il devient très compliqué avec l'ouverture à la concurrence quand se multiplient les intervenants, surtout quand ceux-ci ont comme première préoccupation la rentabilité financière. Le risque est donc très important qu'un déséquilibre dans le réseau s'avère impossible à gérer.

Enfin, le transport de l'électricité s'effectue avec des pertes en lignes importantes. Il est donc absurde économiquement et écologiquement de produire de l'électricité dans un pays pour aller la vendre à des milliers de kilomètres de là. L'ambition d'un "grand marché européen de l'électricité", portée par la Commission européenne, est une absurdité dangereuse.

Plus les réseaux sont interconnectés et plus les risques de dysfonctionnement majeur liés au sous-investissement et aux ruptures d'équilibre dans le réseau s'aggravent. Le cas de la Californie est emblématique, mais n'est pas unique. Les pannes géantes en Espagne, en Italie et, en novembre 2006, à travers l'Europe en sont les manifestations les plus visibles.

La libéralisation est enfin incompatible avec l'objectif prioritaire de sobriété énergétique indispensable pour commencer à résoudre la crise écologique : aucune entreprise ne souhaite voir baisser son chiffre d'affaires et n'a donc intérêt à ce que la consommation diminue ! Au moment où le débat énergétique devient un enjeu citoyen intégrant à la fois les questions du réchauffement climatique, du développement durable et du principe de précaution, on peut douter que la concurrence soit le meilleur moyen d'ouvrir ce débat et de le mener démocratiquement.

Tous ceux qui se sont, un minimum, penchés sur ce dossier savent tout cela. Cette analyse n'est plus vraiment contestée aujourd'hui. Et pourtant la Commission européenne ne renonce pas, et les gouvernements suivent. Sur ce sujet, la "rupture" promise par Nicolas Sarkozy attendra... à moins que, dans les jours qui viennent, la raison l'emporte et que le gouvernement proclame un moratoire sur le processus de libéralisation. Ne rêvons cependant pas, les apôtres du néolibéralisme ont montré qu'ils ne s'encombraient pas du principe de réalité.

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29.06.2007

Au bonheur des riches...


Libération Quotidien 29 juin EDITO : Superprivilégiés

L’étude sur les hauts revenus que nous publions en exclusivité ne peut souffrir d’aucune contestation. Elle se base tout simplement sur les données fiscales fournies par l’administration française. Ses conclusions n’en sont donc que plus révélatrices. Pour ne citer qu’un chiffre, on retiendra qu’entre 1998 et 2005 les revenus de 0,01 % des plus riches en France ont augmenté de 42,6 % ! Rien de moins. Certes, dans la France de Sarkozy certains pourraient n’avoir rien à redire au fait que chaque jour le club des Crésus pèse toujours un peu plus. On leur rétorquera tout d’abord qu’au gré des polémiques récentes sur les parachutes dorés des uns et des autres il convient de s’interroger sur l’origine de cette richesse. Mais le plus gênant n’est pas là. Le travail de l’Ecole d’économie de Paris montre également qu’avec l’irrésistible envol des grosses fortunes c’est le fossé des inégalités qui se creuse aujourd’hui en France. Phénomène nouveau et inquiétant. Sur les huit ans considérés, les revenus des classes moyennes ne décollent quasiment pas. Et l’on ose à peine parler des 3,6 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans notre beau pays - soit avec moins de 50 % du revenu médian. Dès lors, il convient de remettre sur le tapis la question du fameux paquet fiscal que veut imposer le Président. Bouclier fiscal, droits de succession, impôt sur la fortune. la majorité des réformes envisagées par le gouvernement - lesquelles, selon l’Elysée, vont coûter la modique somme de 11 milliards d’euros - profite avant tout aux superprivilégiés, ceux qui n’ont pas vraiment besoin de cadeaux. On est bien loin de «la France qui se lève tôt» ou de «la valeur travail», thèmes de campagnes si chers à Nicolas Sarkozy. Désormais, c’est plutôt «la valeur pognon» qui semble être la plus communément partagée par l’ex-maire de Neuilly. Une ville qui, à ce jour et il faut bien le noter, est officiellement la plus riche de France, quand on considère la part de sa population assujettie à l’ISF.

Les nantis gagnent à la roue de la fortune

Une étude de l’Ecole d’économie de Paris révèle l’envolée des revenus des Français les plus aisés depuis 1998.

Par Grégoire Biseau

On subodorait que les riches se portaient plutôt bien. Même en France, pays que la droite aime caricaturer comme le dernier îlot d’Europe continen­tale qui incite nos belles fortunes à s’exiler. Grâce au travail de l’économiste Camille Landais (1) de l’Ecole d’économie de Paris, on sait désormais que les riches Français n’ont pas grand-chose à envier à leurs homologues anglo-saxons. Plus ils sont riches et plus ils s’enrichissent. Et dans des proportions inédites dans l’histoire sociale française.

Reprenant à son compte les sources fiscales déjà exploitées par l’économiste Thomas Piketty, mais cette fois sur une période récente (1998-2005), Landais s’est concentré sur l’évolution des revenus de la petite population française la plus fortunée (allant même jusqu’au 0,01 % des plus riches). Et que constate-t-il ? Un fort «accroissement des inégalités de revenus depuis huit ans». Ça n’a l’air de rien, mais c’est la première fois qu’un économiste peut établir un tel diagnostic, sachant que les travaux de l’Insee avaient jusqu’à présent conclu à une réduction des inégalités en France. Bref, un travail universitaire qui ne tombe pas très bien pour le gouvernement de François Fillon, juste au moment où il va devoir expliquer aux députés l’impérieuse nécessité de voter des cadeaux fiscaux pour une population qui s’est déjà considérablement enrichie.
Davantage d’inégalités
Les très, très riches Français (disons les 1 % les plus riches, soit un bataillon de 350 000 foyers) ont vu leurs revenus augmenter de 19 % entre 1998 et 2005. Et ce chiffre explose littéralement quand on monte encore plus haut dans la hiérarchie sociale : + 32 % pour les 0,1 % les plus riches (35 000 foyers), et carrément + 42,6 % pour le petit club des 0,01 % les plus fortunés (3 500 foyers). Il semble que les riches Français vivent sur une autre planète économique. Car, pendant la même période, le revenu moyen par foyer a connu lui une hausse modeste de 5,9 %, soit une croissance moyenne annuelle de 0,82 %. Soit moins que la croissance du PIB ou même du PIB par habitant.
Ce tableau remet partiellement en cause le diagnostic des inégalités françaises établi par l’Insee. Jusqu’à présent, l’institut national se contentait de mesurer l’écart entre les 10 % les plus riches avec les 10 % les plus pauvres. Et que constatait l’Insee ? Une réduction importante et constante du fossé depuis la fin des années 70. Sauf depuis le début des années 2000, où la réduction semble marquer le pas. «On ne sait pas encore si cela annonce une remontée des inégalités ou juste un palier», précise Pascal Chevalier, chef de la division revenu et patrimoine de l’Insee. L’institut a tout de même affiné ces mesures en comparant les 5 % les plus riches avec les 5 % les plus pauvres. Et alors ? «On n’a rien trouvé de significatif qui prouverait une explosion des inégalités en France», poursuit Chevalier. Pour autant, l’économiste estime que les conclusions de Landais restent compatibles avec le diagnostic de l’Insee. «Simplement parce qu’on est jamais descendu dans un niveau aussi fin d’analyse chez les hauts revenus», explique l’économiste de l’Insee.
Salaires, revenus du capital. tout augmente
Assez classiquement, plus on est riche, plus la part de son patrimoine placé en valeurs mobilières (actions et autres produits financiers) est importante. Pour les 3 500 des plus riches, la part du revenu du patrimoine peut ainsi représenter jusqu’à 40 % de leur revenu total. «L’évolution de la Bourse n’y est pour rien. Cela s’explique par le fait que les entreprises versent des dividendes de plus en plus importants à leurs actionnaires», assure Camille Landais. En sus, les très riches ont vu leurs salaires exploser sur la période : entre + 13,6 % et + 51 % pour le top du top de ces happy few. Deux explications justifient ce feu d’artifice. D’abord, les modes de rémunération de cette population intègrent de plus en plus de zakouski du genre bonus de fin d’année, stock-options, actions gratuites et autres joyeusetés indexées sur le cours de Bourse. L’autre élément d’explication est sectoriel : le versement des primes faramineuses de fin d’année dans le secteur financier et bancaire a boosté la moyenne des plus riches.
«Avec cette hausse des salaires, on est en train de rompre avec trente années de stabilité dans la hiérarchie des salaires en France, estime Camille Landais. Notre modèle est en train de glisser vers le modèle anglo-saxon.» Certes, on est loin des inégalités de revenus de la France des rentiers du début du siècle. Mais, si on regarde ce qui a pu se passer aux Etats-Unis, estime l’économiste, il faudrait peu de temps pour retrouver de tels écarts de revenus et de patrimoine. D’ailleurs, les mesures fiscales que veut faire voter début juillet le gouvernement ne devraient pas contrarier cette course en avant des plus riches contribuables français.

(1) http://www.jourdan.ens.fr/~clandais/

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28.06.2007

L'Uniopss, dubitative sur le revenu de solidarité active



L'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss) a déclaré, le 26 juin, craindre que les travailleurs pauvres ne soient les laissés-pour-compte du revenu de solidarité active (RSA). Ce dernier, inscrit dans l'avant-projet de loi "en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" présenté en conseil des ministres le 20 juin, est censé à assurer aux bénéficiaires de minima sociaux, RMI et API (allocation parent isolé) notamment, un revenu supplémentaire s'ils reprennent un travail. Mais ce texte ne mentionne pas les minima sociaux pour les handicapés, les chômeurs en fin de droit ou les "travailleurs pauvres".

"Dans l'avant-projet de loi, les travailleurs pauvres ne sont plus concernés", contrairement au RSA initialement (en avril 2005) imaginé par Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs, devenu Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté [dans le gouvernement Fillon II], a constaté Bruno Grouès, conseiller technique du pôle lutte contre les exclusions de l'Uniopss.

Dès lors, risque de se produire "une grave inégalité entre les bénéficiaires du RMI ou de l'API, qui auront droit au RSA, et les travailleurs pauvres, qui ne bénéficient pas de minima sociaux mais sont en dessous du seuil de pauvreté (774 euros par mois pour une personne seule)", a-t-il expliqué. Selon l'Union, la France ils seraient 7 millions en France.

Par ailleurs, "seuls ceux [les bénéficiaires de minima sociaux, ndlr] qui travaillent vont gagner plus", a-t-il poursuivi. Or, "beaucoup de personnes ne sont pas en mesure, temporairement ou sur une plus longue durée, d'exercer une activité, parce que la vie leur a frappé trop dur sur la tête. Or, pour eux, le RMI ne progressera pas", a-t-il déploré.

L'Uniopss demande que pour ces personnes, "les minima sociaux soient conservés" et que le RMI (440,86 euros pour une personne seule en métropole) soit maintenu comme un "droit inconditionnel".
Celui-ci a regretté également qu'il n'existe "aucun chiffre, dans l'avant-projet de loi, sur le montant du RSA", ajoutant qu'il aurait souhaité au moins "une fourchette".

Enfin, l'Uniopss, qui compte parmi ses adhérents aussi bien des associations gestionnaires de foyers d'hébergement que des centres hospitaliers ou des services d'aide à domicile, a dit "craindre que le projet soit bouclé trop vite", avant même les résultats des expérimentations entamées dans une quinzaine de département et qui doivent durer trois ans.

La Gazette des communes


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27.06.2007

Goodbye Tony !

par Clotilde Dumetz du lundi au vendredi de 8h30 à 8h42

mercredi 27 juin 2007
Ce matin, c'est Bye bye Tony...

Eh oui... Les regards se tournent vers la perfide Albion...

"Un grand homme d'Etat européen se retire", titre Die Welt... sur une photo de "l'homme au sourire insondable", surnom qu'ont donné les Allemands à Tony Blair...

"Finalement, il quitte la scène", titre le Daily Telegraph... qui revient sur "1997-2007... les années Blair"...

En France, c'est Libération qui en fait le plus, ce matin, sur la passation de pouvoirs au 10 Downing Street... "Ici Londres", titre le journal, pour un numéro spécial "made in UK"... Libération qui entend faire le portrait d'une Grande-Bretagne transformée...

27 pages où tout est passé en revue... D'abord, le portrait de Tony Blair... "du gentleman charmeur au bonimenteur"... Parce que, si hier les Britanniques adulaient leur jeune Premier ministre, aujourd'hui ce dernier a perdu de son aura... Et Libé se souvient... "En 1997, on comparait Tony Blair à John Fitzgerald Kennedy... On lui promettait un avenir digne d'un Churchill"...

Alors tous les commentateurs le disent... Le Premier ministre britannique quitte son poste avec un bilan politique non négligeable...

Christian Lequesne, dans Ouest-France, en fait la liste... "Il a modernisé la gauche britannique... Il a revitalisé le marché du travail... Il a montré qu'ouverture du marché et réforme de l'Etat-providence allaient de pair... Il a accompagné la dérégulation du marché du travail d'investissements importants dans le secteur public"...

Un bilan auquel il faut ajouter la paix en Irlande du Nord... sauf que, écrit Jacques Camus dans La République du Centre, "après avoir été ce formidable bâtisseur de paix, il a été, dans le sillage de Bush, un trop docile va-t-en-guerre en Irak"...

Et Le Monde... qui publie un cahier spécial composé des principaux articles sur Tony Blair publiés ces 10 dernières années... explique que "sans l'Irak, Tony Blair aurait sans doute pu achever son troisième mandat, et battre le record de longévité établi par la Dame de fer, c'est-à-dire 11 ans et demi de pouvoir"...

La référence à Margaret Thatcher... Elle revient régulièrement, au fil des analyses...

Ainsi, "le credo de Tony Blair... à savoir encourager l'esprit d'entreprise tout en améliorant l'équité sociale... aura autant marqué la Grande-Bretagne que l'ultra-libéralisme de l'ancienne Premier ministre des années 80", note également Le Monde...

Alors, en même temps... Libération plonge dans la société britannique... et constate que "malgré les promesses de Blair, la pauvreté colle à l'Angleterre"... Libé qui rapporte que "des pans entiers de la société sont toujours exclus, notamment 27% des enfants...

Une assistante sociale témoigne... "Des familles entrent dans la 4ème, voire la 5ème génération de chômage... Et pendant ce temps-là, eh bien Londres est la capitale mondiale des milliardaires... Depuis 10 ans, le patrimoine des mille plus riches du royaume a augmenté de 263%"...

"C'est bien là le constat, explique Grégoire Biseau... Dans le bilan de Tony Blair, tout le monde peut trouver matière à alimenter son propre moulin"...

"Les sociaux-libéraux mettent en avant la performance de la croissance britannique...

A ceux qui contestent à Tony Blair l'étiquette de gauche, on répète que son gouvernement a rénové les services publics et créé 600.000 emplois dans la santé et l'éducation...

L'aile gauche du Parti Socialiste peut, elle, répliquer que la hausse moyenne du niveau de vie s'est faite au détriment d'un accroissement des inégalités sociales... Un quart des enfants de 3 ans vivent sous le seuil de pauvreté... Et le prix moyen d'une maison a explosé de 196%"...

En illustration d'ailleurs de ce dernier point... c'est toujours dans Libération... cette annonce, parue en janvier... "A vendre 230.000 euros : appartement de 2 mètres sur 3"...

Eh oui... A Londres, 2 mètres sur 3, on appelle ça un appartement... Ce placard, situé dans le quartier chic de Chelsea, était présenté comme idéal pour se constituer un pied-à-terre le week-end...

Le magazine Histoire... qui a sorti un numéro intitulé "Les Anglais, un peuple pas comme les autres"... revient également sur l'héritage de Tony Blair... Et l'historien François-Charles Mougel pointe d'autres points noirs du blairisme... "Près du tiers des emplois sont précaires... Et la flexibilité a créé des poches de pauvreté...

Et puis il y a aussi ce paradoxe : le berceau de la démocratie est devenu le pays de Big Brother... Avec 4,5 millions de caméras de surveillance, plus de 75.000 détenus dans ses prisons, et plusieurs milliers de mesures de confinement personnel, le Royaume-Uni est l'un des pays les plus répressifs d'Europe"... A lire donc dans Les Collections de L'Histoire...

Alors, et maintenant ?...

Eh bien maintenant... "Gordon Brown devient enfin calife à la place du calife", note La Tribune... Et dans son éditorial, Pascal Aubert explique qu'il n'y a pas là de quoi mettre le royaume en émoi... "En réalité, Gordon Brown ne fera que déménager du 11 au 10 de la rue"...

Oui, on passe "d'un artiste à l'autre", écrit Françoise Crouïgneau dans Les Echos... "Parce que dans le domaine qui a le plus marqué les partenaires européens de la Grande-Bretagne ces dernières années... c'est-à-dire le domaine des réformes... eh bien le meilleur artiste, ce n'est pas celui qu'on croit...

Si Tony Blair a su jouer de son talent politique pour faire admettre aux Britanniques la méritocratie et l'importance de l'esprit d'entreprise... leur élaboration et leur pilotage reviennent sans conteste à Gordon Brown"...

"Gordon Brown : l'homme est un mystère", concède Pierre Rousselin, dans Le Figaro... "Rares sont les dirigeants qui accèdent au pouvoir en ayant si peu dit ce qu'ils feraient... On ne connaît de lui que son caractère taciturne d'Ecossais austère et son bilan économique remarquable"...

Alors en même temps, à côté de cet éditorial de Pierre Rousselin... vous lirez, dans Le Figaro, une tribune de Théodore Zeldin... L'écrivain et historien britannique exhorte Nicolas Sarkozy... "Monsieur le Président, surtout n'imitez pas Tony Blair !"...

En résumé... Théodore Zeldin explique au Président français qu'il ne doit pas se contenter d'inciter à travailler plus pour gagner plus... mais que son vrai défi, c'est de réinventer le travail, pour l'adapter aux aspirations contemporaines... Il faut mettre en place des dispositions innovantes portant sur la structure de l'emploi, pour réussir là où tous les autres pays, y compris l'Angleterre, ont échoué...

Alors et sinon ?... me direz-vous... Ce matin, en France ?...

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08:45 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tony BLAIR, BLAIRISME

26.06.2007

SMIC

En n’accordant aucun coup de pouce au SMIC au 1er juillet, le gouvernement SARKOZY-FILLON fait la démonstration qu’il n’entend rien faire pour augmenter les bas salaires.

Cette hausse de 2,1 % du SMIC, soit le minimum légal, est un très mauvais signal envoyé à l’ensemble du monde du travail, car les négociations salariales dans l’année à venir s’en trouveront mécaniquement altérées.

Le discours lénifiant de la droite sur les augmentations de salaire qui découleraient de l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires ou de la baisse des cotisations patronales de sécurité sociale ne résiste pas à l’analyse. En effet, les salariés ne sont pas maîtres de leur temps et travail et seule une petite minorité d’entre eux est appelée à faire des heures supplémentaires. Quant aux cotisations patronales de Sécurité sociale, elles sont déjà fortement réduites jusqu’à 1,6 SMIC.

Le coup de pouce au SMIC reste le moyen privilégié de revaloriser les bas salaires et de dynamiser les négociations salariales.

En annonçant dans le même temps des cadeaux fiscaux aux plus fortunés pour plus de 15 milliards d’euros, en réaffirmant sa volonté d’étudier une hausse de 5 points de TVA qui grèvera le pouvoir d’achat des catégories moyennes et populaires et une limitation de la hausse du SMIC au minimum légal, le gouvernement fait aujourd’hui le choix d’une politique profondément injuste et inégalitaire.

Communiqué du Parti Socialiste

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15:14 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SMIC, PS

23.06.2007

L'Europe sort du blocage ? ? ?



BRUXELLES (AP) - L'Union européenne sort du blocage. Après deux jours d'intenses marchandages au conseil européen de Bruxelles, les Vingt-Sept se sont mis d'accord samedi matin sur les grandes lignes d'un traité institutionnel simplifié destiné à remplacer la Constitution.

La Pologne, qui bloquait les négociations, a obtenu le maintien jusqu'en 2014 du système de vote issu du traité de Nice.

La nuit a été très longue à Bruxelles jusqu'à l'accord final conclu peu avant 5h du matin. Comme le souhaitait la chancelière Angela Merkel, les Vingt-Sept se sont mis d'accord sur un mandat très précis pour la conférence intergouvernementale (CIG) qui sera chargée de rédiger le traité avant la fin de l'année 2007.

Compromis entre les 18 pays ayant ratifié le projet de Constitution, les deux pays du "non" (France et Pays-Bas) et les sept ayant suspendu la ratification, l'accord reprend la plupart des avancées institutionnelles du défunt traité: la double majorité pour faciliter la prise de décision à 27, la présidence stable du conseil européen, l'extension du champ de la majorité qualifiée...

Comme prévu, l'essentiel des discussions a porté sur la nouvelle règle de la double majorité (55% des Etats-membres et 65% de la population de l'UE) pour les votes au Conseil des ministres. Après deux jours de résistance de la part des frères Kaczynski, les jumeaux au pouvoir à Varsovie, la Pologne, avantagée par le système de Nice, a obtenu que celui-ci soit prolongé jusqu'en 2014. "Nous n'avons avalé aucune pilule empoisonnée", s'est réjoui le président Lech Kaczynski.

Mais on est passé à deux doigts de l'échec lorsque le Premier ministre Jaroslaw Kaczynski, resté à Varsovie, a rejeté jeudi soir l'offre de compromis franco-allemande. Angela Merkel a alors sorti l'arme atomique en menaçant de convoquer la CIG sans la Pologne.

Nicolas Sarkozy a saisi cette occasion de s'imposer sur la scène européenne dès son premier sommet en jouant les entremetteurs. "Il n'était pas possible, moins de 20 ans après la chute du mur de Berlin, de laisser de côté le plus grand des pays d'Europe de l'Est", a expliqué le président français.

Suppléant la présidence, M. Sarkozy a alors organisé une rencontre à cinq dans son bureau avec le président polonais et les Premiers ministres britannique Tony Blair, luxembourgeois Jean-Claude Juncker et espagnol José-Luis Zapatero, qui a débloqué la situation.

Les discussions ont été plus faciles avec Tony Blair, qui a obtenu des concessions sur ses "lignes rouges". Le Royaume-Uni bénéficiera notamment d'une dérogation sur l'application sur son sol de la charte des droits fondamentaux, à laquelle le futur traité donnera une valeur contraignante dans les 26 autres Etats-membres.

Tony Blair pouvait être satisfait pour son dernier sommet avant de laisser la place dans quatre jours à Gordon Brown. "Cet accord nous donne une chance d'avancer", a déclaré le Premier ministre britannique.

Même s'il sera moins ambitieux que la Constitution, l'accord conclu à Bruxelles permet à l'Union de sortir de l'impasse institutionnelle dans laquelle elle est plongée depuis les "non" français et néerlandais de 2005.

"Nous sortons du blocage", s'est réjouie Angela Merkel. "Il n'y a pas de gagnants et pas de perdants, et l'Europe s'est remise en marche", a exulté Nicolas Sarkozy, qui se flatte d'avoir imposé cette idée d'un traité simplifié.

Le calendrier est désormais fixé. La CIG s'ouvrira le 23 juillet prochain pour se terminer avant la fin de l'année. L'objectif est une entrée en vigueur du nouveau traité en 2009.

Les Vingt-sept devront d'ici là ratifier le traité. Nicolas Sarkozy s'est engagé pour la France à passer par la voie parlementaire pour éviter un deuxième "non" qui serait désastreux. Tony Blair et Gordon Brown entendent eux aussi éviter à tout prix un référendum en Grande-Bretagne. "Je ne pense pas que quelque chose puisse faire dérailler le processus maintenant", a prédit le futur ex-Premier ministre britannique. AP
egp/mgh

Note sur le même thème : Le dividende européen du résultat des législatives

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09:25 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, mini traité

Le dividende européen du résultat des législatives

C’est une conséquence méconnue du résultat mitigé de l’UMP aux élections législatives. Si la majorité présidentielle disposera effectivement de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, elle ne parvient pas, même étendue à l’ensemble des centristes, à atteindre la majorité des 3/5 des membres du Parlement, indispensable pour réviser la Constitution par voie parlementaire.

Le choix de Nicolas Sarkozy de se passer de l’avis des Français pour faire adopter sans référendum son traité européen « simplifié » est donc compromis. En effet, sauf coup de théâtre au Conseil constitutionnel, ce projet de traité ne pourra être ratifié par la France que si l’on procède à une nouvelle révision de notre Constitution. Depuis février 2005, l’article 88-1 de la Constitution prévoit en effet explicitement que la France « peut participer à l'Union européenne dans les conditions prévues par le traité établissant une Constitution pour l'Europe signé le 29 octobre 2004 ». Cet article étant obsolète depuis le vote Non des Français le 29 mai 2005, il devra être révisé si un nouveau traité européen voit le jour.

La majorité présidentielle devra donc obligatoirement composer avec l’opposition de gauche pour réviser la constitution sur la question européenne. Si elle le décide, l’opposition de gauche sera en mesure d’obliger l’exécutif à soumettre cette révision au référendum. Car pendant la campagne présidentielle, toute la gauche s’est retrouvée pour exiger une nouvelle consultation des Français par référendum sur un nouveau traité européen. J’estime qu’en élisant un plus grand nombre de députés de gauche qu’en 2002, les électeurs ont donné à la gauche les moyens d’imposer cette consultation du peuple.

Depuis le dimanche 17 juin 2007, Nicolas Sarkozy ne peut plus faire croire aux autres pays de l’Union européenne que la ratification de son traité européen simplifié ira de soi en France. Il ne peut pas leur garantir à l’avance la réponse des Français quel que soit le contenu social et démocratique du nouveau traité.

C’est un élément nouveau qui fait irruption dans les négociations du Conseil européen des 21 et 22 juin. Cela devrait inciter les chefs d’Etats et de gouvernement européens à renoncer au contournement du Non des Français et des Hollandais. Cela devrait aussi les inciter à abandonner pour de bon une méthode qui pense pouvoir se dispenser de l’implication populaire dans la poursuite de la construction européenne. Et à envisager, pour organiser la réforme constitutionnelle de l’Union européenne, des méthodes nouvelles plus respectueuses des traditions démocratiques pourtant en vigueur dans les 27 Etats membres. Il existe pour cela un organe : le Parlement européen. Il peut recevoir un mandat constituant en 2009. Il suffit de le décider sans avoir aucune autre construction baroque à mettre en place comme le fut la prétendue « Convention » présidée par monsieur Giscard d’Estaing. Le périmètre du champ constituant est lui aussi parfaitement délimité d’ores et déjà. Il suffit de le limiter à l’organisation des compétences déjà déléguées par les nations à l’échelon européen. Je ne mentionne ces pistes que pour signaler à quel point le chemin est simplement praticable. D’autres propositions pourraient être faites évidemment.

Je sais que le Conseil constitutionnel, passant outre le vote négatif du référendum pourrait arguer que la révision de la Constitution (article 88-1 précité) déjà opérée en février 2005 par le Congrès du Parlement vaudrait encore pour les incompatibilités constitutionnelles que le traité simplifié pourrait présenter. Alors il n’y aurait plus besoin de nouvelle modification constitutionnelle et donc un vote à la majorité simple suffirait pour ratifier le traité européen simplifié comme un traité ordinaire. Mais alors une rupture fondamentale serait opérée. Le peuple français pourrait alors se détacher durablement de la construction européenne elle-même qu’il percevrait comme le résultat d’un coup de force permanent contre son vote du 29 mai 2005.

Tribune de Jean-Luc Mélenchon parue dans Le Figaro du 22/06/2007

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07:30 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, mini traité, MELENCHON

21.06.2007

Patronat et syndicats seraient opposés sur le contrat de travail

PARIS (Reuters) - La négociation entre partenaires sociaux sur les contrats de travail, la sécurisation des parcours professionnels et l'assurance chômage sera difficile car patronat et syndicats partent sur des positions contradictoires, estime François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.

"Il s'agit d'une négociation délicate", explique-t-il dans un entretien à paraître jeudi dans La Croix.

"A priori, les positions patronales et syndicales semblent contradictoires : le patronat souhaite simplifier le code du travail en matière de licenciement. À l'inverse, nous souhaitons mieux protéger les salariés pendant les périodes de rupture entre deux emplois", ajoute-t-il.

"Il faudra trouver un compromis, la négociation est là pour ça."

La première rencontre entre les partenaires sociaux se déroulera le 4 juillet.

Interrogé sur les projets de Nicolas Sarkozy concernant le contrat de travail unique et la fusion ANPE-Unédic, François Chérèque répond : "Nous ne négocions pas sur le contrat unique ou la fusion de l'ANPE-Unédic, nous négocions sur la modernisation du marché du travail".

Alors que le président a demandé aux partenaires sociaux d'aboutir sur ces questions d'ici la fin 2007, il souligne que "si, à l'issue de cette négociation, nous n'aboutissons pas à un accord, alors le gouvernement sera libre de légiférer".

Le secrétaire général de la CDFT critique en outre plusieurs mesures et projets fiscaux du gouvernement.

Sur la détaxation des heures supplémentaires, "on ne peut pas imaginer que cette mesure va créer du pouvoir d'achat, car les heures supplémentaires ne concerneront qu'une minorité de personnes", explique-t-il, ajoutant qu'"on a menti aux salariés, il n'y aura pas de volontariat" et qu'"un certain nombre de salariés seront lésés (...) les salariés à temps partiel".

"La TVA sociale nous semble avoir beaucoup de défauts", explique-t-il, même si "la question du financement de la protection sociale, qui pèse trop sur le coût du travail, mérite d'être discutée".

François Chérèque, qui doit rencontrer jeudi Xavier Bertrand, ministre du Travail, sur la question du service minimum, précise que "pour nous, 95% des grèves dans les transports publics peuvent être réglées par la prévention des conflits".

Interrogé sur la hausse du smic, qui devrait être minimale au 1er juillet, il déclare que "la CFDT va demander que, dans le cadre de la conférence sur le pouvoir d'achat qui aura lieu à la rentrée, des contreparties aux exonérations de charges soient demandées aux entreprises en termes de politique salariale, comme Nicolas Sarkozy s'y était engagé".

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15:28 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Contrat de travail, DROIT DU TRAVAIL

15.06.2007

La hausse de TVA ne sera nullement compensée par des hausses de salaire

L’augmentation de cinq points de TVA annoncée par le gouvernement amputera gravement le pouvoir d’achat des salariés.

Il est totalement faux de prétendre que la baisse des cotisations patronales de sécurité sociale entraînera une augmentation des salaires venant compenser une telle hausse de TVA.

D’une part, ces exonérations ne concernant que la part patronale des cotisations sociales, ce sont les employeurs qui en bénéficieront, et la répercussion sur les salaires sera plus qu’aléatoire et inégalitaire. D’autre part, tous les inactifs, chômeurs, jeunes et retraités seront par définition exclus de la mesure, alors qu’ils subiront de plein fouet une hausse drastique du coût de la vie. Enfin les salariés à bas salaires, en particulier dans les petites entreprises, ne bénéficieront par définition d’aucune augmentation de salaire, dès lors qu’il n’existe quasiment plus de cotisations patronales sur les salaires jusqu’à 1,6 SMIC.

En définitive, c’est bien l’ensemble des Français, notamment les catégories moyennes et populaires, qui paieront par une augmentation de cinq points de TVA les cadeaux fiscaux de plus de 15 milliards d’euros faits aux plus fortunés de nos concitoyens et aux entreprises.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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07:14 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.06.2007

L’augmentation de la TVA va amputer le pouvoir d’achat

Laurent Fabius juge "énorme" la hausse de cinq points de la TVA envisagée par le gouvernement et estime qu’elle risque d’amputer sensiblement le pouvoir d’achat des Français.

"Aujourd’hui, la TVA c’est 19,6%. Si on augmente de cinq points, cela veut dire que la TVA augmente de 25%, c’est absolument énorme", a déclaré l’ancien premier ministre socialiste sur France 2.

Le Premier ministre François Fillon a exclu mardi soir pour 2008 toute hausse de la TVA, qui pourrait à terme être de l’ordre, selon lui, de cinq points.

A l’opposé de François Fillon, Laurent Fabius juge qu’une telle mesure aurait des répercussions négatives sur les prix et l’emploi.

"Il n’y a aucune garantie d’aucune sorte (...) cela risque de se traduire par une augmentation des prix (...) donc risque d’amputation sur le pouvoir d’achat et du même coup, cela risque d’avoir des conséquences négatives sur l’emploi", a-t-il jugé.

Laurent Fabius a ironisé sur le changement d’appellation de cette mesure, d’abord présentée comme une "TVA sociale", puis mardi soir par François Fillon comme une "TVA anti-délocalisations".

"Il y a une espèce de nominalisme verbal. Quand le gouvernement va s’apprêter à augmenter les taxes sur la santé, il appelle cela ’franchise’. Maintenant, augmentation de la TVA on appelle cela ’anti-délocalisations’".

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13:09 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE, POUVOIR D'ACHAT, FABIUS

La "TVA sociale" ou le moyen pour la droite d´augmenter la TVA de 4 á 5 points



Jean-Louis Borloo dès dimanche soir, François Fillon lundi, Jean Arthuis mardi ont annoncé une forte augmentation de TVA après les élections législatives pour financer les cadeaux faits aux plus favorisés. Jean Arthuis a fixé cette hausse de TVA á 5 points, sans ètre une seule fois démenti. Le Premier Ministre vient d´envoyer á ses ministres une lettre de mission en ce sens.

Cette augmentation est programmée pour financer les cadeaux fiscaux faits aux plus aisés des Français. Le boulier fiscal á 50 %, conduisant á la suppression de l´ISF pour la plupart des assujettis, coûtera 4 milliards d´euros en année peine. La réduction des droits de succession, profitant exclusivement aux 10 % de Français les plus riches, coûtera 5 milliards d´euros. La déduction fiscale des intérèts d´emprunt immobilier, favorisant principalement les plus gros propriétaires, coûtera 4 milliards d´euros. La détaxation des heures supplémentaires, qui ne profitera quasiment qu´aux entreprises, coûtera 4 milliards d´euros.

Ces cadeaux fiscaux, d´un montant dépassant 15 milliards d´euros, seront donc financés par une hausse de plusieurs points de TVA, qui grèvera le pouvoir d´achat de tous les Français, á commencer par les classes moyennes et populaires. C´est donc la majorité des Français qui paiera les cadeaux faits á la minorité la plus fortunée.

Cette TVA, contrairement á ce que prétend le gouvernement, n´aura rien de social. La droite essaye ainsi de faire croire que la hausse de TVA serait compensée par une hausse des salaires consécutive á une baisse des cotisations sociales patronales.

Rien n´est plus faux : les exonérations prévues par la droite ne visant que les cotisations patronales de sécurité sociale, elles bénéficieront aux employeurs, qui verront l´augmentation de leurs marges financées par une hausse de TVA pour tous. Et mème si ces baisses de cotisations patronales se répercutent un peu sur les salaires, les inactifs, les chômeurs et les retraités n´en verront pas la couleur.

D´un côté plus de 15 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus aisés, de l´autre une hausse de 4 á 5 points de TVA de l´aveu mème du gouvernement, tel est le contenu de la politique économique et fiscale qu´entend conduire la droite au lendemain des élections législatives.

Communiqué du Secrétariat national

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12:51 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE, LEGISLATIVES 2007

Le projet de TVA du gouvernement est antisocial

Laurent Fabius a qualifié mardi la TVA sociale projetée par le gouvernement Fillon de "TVA anti-sociale" qui vise à "financer les avantages fiscaux de quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population".

"Nous sommes extrêmement opposés cette TVA anti-sociale", a déclaré l’ancien Premier ministre, lors du point de presse quotidien du PS. "Avant les élections c’est le temps des douceurs mais après vient le temps des additions", a-t-il ironisé.

Cette TVA "signifie qu’on va financer des avantages fiscaux réservés à quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population puisque tout le monde paie la TVA et d’autre part qu’il risque d’y avoir une augmentation des prix qui viendra ponctionner le pouvoir d’achat", a-t-il déclaré.

Il a fustigé la proposition du président da la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis (UMP), mardi dans Les Echos d’augmenter la TVA de 5 points.

Ce serait "faire passer la TVA en moyenne de 19,6 à 24,6 points ce qui est énorme et injuste", a-t-il déploré.

Evoquant l’exemple de l’Allemagne évoqué par Jean-Louis Borloo (Economie), il s’est dit "pas rassuré" car "les Allemands ont augmenté de trois points la TVA et les 2/3 des sommes ont été pour alimenter le budget de l’Etat".

"Quand on nous dit transfert entre les cotisations, je n’y crois pas", a-t-il asséné. "Les friandises fiscales qui représentent entre 10 et 15 milliards d’euros ne sont pas financées et ce serait irresponsable d’augmenter la dette" a-t-il assuré. "Quand vous avez une avalanche de dépenses prévues et des moindres recettes, il est évident qu’il y a sous la table quelque chose" a-t-il argué.

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05:49 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, TVA sociale

Heures sup'en France: les syndicats inquiets du manque à gagner pour la Sécu

Par Karine PERRET
PARIS (AFP) - Les syndicats s'inquiètent du manque à gagner que la loi sur les heures supplémentaires pourrait engendrer pour la Sécurité sociale, et se prononcent contre l'avant-projet lors des votes dans les quatre caisses de "Sécu", qui ont lieu de lundi à mercredi.
La partie "heures supplémentaires" de l'avant-projet de loi du gouvernement "en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat" prévoit, au 1er octobre, leur déduction du revenu imposable des salariés, un allègement des cotisations sociales patronales et salariales et une majoration de leur rémunération de 25% dans toutes les entreprises.

Le coût estimé de ces mesures se situe entre 5 à 6 mds d'EUR, selon le Premier ministre.

Formellement, le texte assure que le manque à gagner lié à ces allégements de charges sera remboursé à la Sécurité sociale. Mais par le passé, l'Etat est loin d'avoir systématiquement honoré ce type d'engagements, aggravant le déficit de la Sécurité sociale, font régulièrement valoir les partenaires sociaux.

Maryse Dumas (CGT) a rappelé que l'Etat avait déjà une dette vis-à-vis du régime général de la Sécu, qui atteint en effet 5,1 milliards d'euros au 31 mars, selon la Commission des comptes de la Sécurité sociale.

Dans un rapport de 2006, la Cour des comptes avait sévèrement critiqué le dispositif d'exonération de cotisations sociales patronales mis en place depuis 1993.

Certaines sont des exonérations générales portant sur les bas salaires, d'autres sont liées à la RTT, accompagnent des dispositifs ciblés de la politique de l'emploi (services à la personne par exemple), ou concernent certaines zones géographiques bien précises (contrats d'apprentissage dans les départements d'outre-mer, par exemple).

La Cour avait jugé ce dispositif coûteux, "incontrôlé" et manquant d'évaluation quant à ses effets sur l'emploi, et avait demandé à ce que l'on s'interroge sur sa pérennité.

Le document critiquait la multiplication des mesures d'exonérations: le montant de celles-ci, compensées ou non par l'Etat, est passé de 3 milliards d'euros en 1993, à près de 24 milliards en 2006, représentant aujourd'hui "26% des dépenses publiques pour l'emploi".

"L'équité du financement de la Sécurité sociale" pose problème, pour la Cour, qui s'était alarmée de "la multiplication des mesures non compensées" par l'Etat, créant "un risque important de perte de recettes" pour la protection sociale.

D'ores et déjà, FO a annoncé qu'elle votait contre l'avant-projet lors des votes prévus dans les caisses de Sécu, faisant valoir que le remboursement à la Sécurité sociale des allègements de cotisations par l'Etat n'avait "jamais été effectif jusqu'à présent".

Les confédérations syndicales CGT, CFDT, CFE (Brussels: CFEB.BR - actualité) -CGC ont aussi annoncé qu'elles votaient "contre", en soulignant que le dispositif s'avère inégalitaire et en doutant de ses retombées positives sur l'emploi.

La CFTC a annoncé qu'elle s'abstenait.

En dépit de ces prises de position syndicales, le conseil d'administration de l'Acoss (organisme chargé du recouvrement des cotisations) a émis lundi un avis favorable, grâce aux voix des employeurs et de personnalités qualifiées. Le Conseil de la Cnaf (allocations familiales) se prononcera mardi. A la Cnav (vieillesse) et à la Cnam (maladie), des commissions émanant du conseil donneront leur avis mercredi.

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05:48 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HEURES SUPPLEMENTAIRES

10.06.2007

Le dumping social et fiscal plombe l'Europe

Dans le brouhaha du contexte électoral français, l'Allemagne s'est rapprochée ces dernières semaines un peu plus de la décision historique visant à abaisser le taux d'imposition de ses sociétés (au niveau national et local) de plus de10 points, d'environ 40 % aujourd'hui à moins de 30 % au 1er janvier 2008 (en dessous des taux français et italiens). Après avoir simultanément augmenté la TVA et baissé les cotisations sociales en janvier (la fameuse " TVA sociale"), il ne fait plus guère de doute que la plus grande économie de l'Union européenne a fait de la concurrence sociale et fiscale sa stratégie de croissance.

Parce que la mise en oeuvre de cette politique intervient dans le contexte d'une reprise européenne qui s'affirme, on en déduit, par un biais d'attribution caractérisé, que la concurrence sociale et fiscale est la pierre philosophale de la croissance de la zone euro. C'est au contraire son poison. La logique économique de la réforme proposée par le gouvernement Merkel n'est d'ailleurs pas évidente, plusieurs économistes allemands soulignant que cette nouvelle imposition des sociétés pourrait finalement pénaliser l'investissement intérieur qui est aujourd'hui dynamique.

Et de fait, plus généralement, on peut légitimement douter de l'efficacité de l'extraversion économique de l'Allemagne, dont la performance est restée modeste en 2006 et n'efface pas, loin s'en faut, les années 2000-2005 - d'extrême modération salariale et de forte hausse des exportations - au cours desquelles le PIB allemand a crû en moyenne d'à peine plus de 1 % par an. On surprend pourtant certains commentateurs préférer les dix derniers mois allemands aux dix dernières années françaises et s'extasier devant une performance allemande pour 2007 qu'il jugeait calamiteuse pour la France en 2006. Comprenne qui pourra. Mais l'erreur la plus fondamentale est justement une erreur de perspective.

Le développement de la concurrence sociale et fiscale entre grandes économies européennes, et non plus seulement celle que les " petits " livraient aux "grands" pays, est une très mauvaise nouvelle pour la croissance de long terme de la zone euro. Celle-ci s'abîme dans ce que Paul Krugman a appelé la "dangereuse obsession de la compétitivité" en se concentrant sur la course vers le bas de la compétitivité-coût et en négligeant la course vers le haut de la compétitivité-productivité (qui était le coeur de feul'"agenda de Lisbonne").

C'est aussi une très mauvaise nouvelle pour la justice sociale à laquelle les Européens sont plus attachés que d'autres dans le monde, car sous l'effet du moins-disant fiscalo-social, la part de la richesse européenne revenant au travail, historiquement basse après avoir chuté de près de 10 points en deux décennies et désormais au niveau des pays anglo-saxons (selon une étude récente du FMI), va encore décroître.

Amnésie et myopie


L'Allemagne et la France, un siècle après Bismarck, la loi sur les accidents du travail de 1898 ou l'institution de l'impôt sur le revenu, rivaliseront demain pour démanteler, et non plus bâtir, l'État providence, qui est le seul moyen efficace d'amortir la mondialisation. Le moindre des paradoxes n'est pas que les institutions économiques européennes, qui ont poussé l'Allemagne à ces extrémités pour amortir le choc de sa réunification, pourraient prochainement annuler ses gains de compétitivité. Ceux-ci pourraient fort bien être balayés au cours des mois à venir par l'appréciation de l'euro, dont la BCE refuse obstinément de se soucier alors même qu'elle rend en partie inutile une augmentation supplémentaire de ses taux directeurs. Les États-Unis, le Japon et la Chine conduisent une politique de change et en tirent les bénéfices. La zone euro s'y refuse, inexplicablement. Les partisans, pour l'heure ragaillardis, du darwinisme institutionnel européen, qui veut que la concurrence entre modèles socio-fiscaux conduise à la sélection naturelle des meilleurs, sont à la fois amnésiques et myopes. Amnésiques, parce que la désinflation compétitive a déjà été testée sur notre continent, sans succès. Myopes, parce que la zone euro n'ayant aucun contrôle sur le jeu monétaire international, sa stratégie de course à la compétitivité ne peut être rentable, à court terme, que si elle aboutit à transformer l'union monétaire en jeu à somme nulle. Les nations européennes ne prospéreront pas dans la mondialisation en devenant les unes pour les autres des pays à bas salaires.

Tribune publiée dans La Tribune par ÉLOI LAURENT, ÉCONOMISTE À L'OFCE ET MAÎTRE DE CONFÉRENCE À SCIENCES PO ET JACQUES LE CACHEUX, DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT DES ÉTUDES DE L'OFCE ET PROFESSEUR DES UNIVERSITÉS À L'UNIVERSITÉ DE PAU-PAYS DE L'ADOUR.Ven, 08/06/2007.

RAG 34. Lolo34

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07.06.2007

Qui va payer les mesures fiscales de N. Sarkozy ? VOUS

"Il faut choisir entre équilibre démocratique et absolutisme politique et financier" déclare Laurent Fabius lors d’un meeting de soutien à Laurent Cathala, candidat socialiste à Créteil.
Laurent Fabius a opposé mardi soir à Créteil "l’équilibre démocratique" à "l’absolutisme politique", "l’équilibre social, économique et écologique" à "l’absolutisme financier", pour décrire le choix qui s’offrait aux Français pour les législatives.

"Qu’est-ce que le sarkozysme", avait demandé en préambule Laurent Fabius, venu assister à Créteil à un meeting départemental du PS à l’invitation de son ami Laurent Cathala, député-maire de la ville.

Ce sont "deux absolutismes cumulés, additionnés (...) l’absolutisme politique et l’absolutisme financier", a-t-il lancé devant une assemblée de plusieurs centaines de personnes réunies au palais des sports de Créteil.

Détaillant ce que recouvraient ces absolutismes - avec "plus de poids à l’Elysée qu’il n’y en a jamais eu" et des liens avec "le pouvoir économique et le pouvoir financier, et donc le pouvoir médiatique" - l’ancien Premier ministre a voulu faire entendre la "différence" du PS. "Nous pensons qu’il y a des domaines qui doivent échapper à la logique financière", a-t-il dit. "C’est vrai pour l’éducation, la culture, la santé".

"Le 6 mai, nous avons été battus, c’est un fait", a déclaré M. Fabius, mais alors qu’"une deuxième élection majeure" doit avoir lieu, "toute la tactique du pouvoir actuel est de faire comme si elle avait déjà eu lieu".

"A nous de faire la démonstration, la déstructuration, la démolition" des slogans ou des mesures annoncées, a-t-il observé, en passant en revue les franchises médicales - "quatre impôts, quatre taxes" -, la défiscalisation des heures supplémentaires "présentée comme le sésame absolu pour lutter contre le chômage" - ce qui est faux, selon lui -, la déduction des intérêts d’emprunt pour l’achat d’un logement ou l’exonération des droits de succession.

Ces deux dernières mesures vont coûter respectivement 5 et 7,5 milliards d’euros par an, a dit M. Fabius. "Qui va les payer ? Vous", a-t-il lancé en évoquant "une hausse de la TVA" ou le poids de la dette sur les générations futures.

Il s’agit maintenant de savoir si pour la France "il vaut mieux un équilibre démocratique ou un absolutisme politique, un équilibre social, économique et écologique ou bien un absolutisme financier", a conclu M. Fabius, qui "en dépit de tout" continue de "croire" à une possible victoire de la gauche.

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12:39 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FISCALITE, FABIUS

Si l’UMP remporte les législatives, ce sera le gouvernement de l’hyperfinance

Vidéo : Laurent Fabius était l’invité du Grand Journal de Canal+ le 6 juin 2007

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11:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FINANCES, FABIUS

02.06.2007

Parlons de la légalité du Contrat Nouvelle Embauche

Le Tribunal des conflits vient de trancher. Ce n’est pas le juge administratif, mais le juge judiciaire qui connaîtra de la conformité du CNE vis-à-vis du droit international.
L’enjeu était d’importance car le Conseil d’Etat a déjà eu l’occasion de valider la légalité du CNE (octobre 2005) alors que certains Conseils des Prud’hommes le considèrent pour le moment contraire au droit international du travail (Longjumeau, avril 2006).

Retour sur le droit en vigueur…

Ce que dit le droit international (Convention 158 de l’OIT)

• Le principe : un motif valable de licenciement (art.4 de la Convention)

"Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service."

• L’exception : une période d’essai raisonnable (art.2.2.b de la Convention)
"Ne bénéficient pas de cette protection "les travailleurs effectuant une période d’essai (…) à condition que la durée de celle-ci soit fixée d’avance et qu’elle soit raisonnable."

Ce que dit le droit français

• Le principe du CNE :

une période d’essai de 2 ans. Le CNE est soumis au code du travail à l’exception des dispositions relatives au droits des salariés en matière de licenciements "pendant les deux premières années courant à compter de sa date de conclusion."


• L’interprétation : absence de motif réel et sérieux (circulaire du 8 mars 2006)
"Le licenciement durant la période de consolidation n’est pas subordonné à l’existence d’une cause réelle et sérieuse."
Toute la question est donc de savoir si un délai de 2ans est raisonnable. Les salariés ont leur petite idée…

L'abrogation du CNE fait partie des mesures qui seront prises si Ségolène Royal est élue. A contrario Du duo Bayrou Sarkozy qui chercheront à le péreniser ou à s'en inspirer pour instituer un contrat unique de travail.



RAG 34. Les lolo's 34

07:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, RAG 34

01.06.2007

Pour une nouvelle Europe sociale : Un avenir social commun !

Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre le risque d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

A l'occasion de la présentation, à Paris, d'un rapport sur l'Europe sociale de Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, et Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, Ségolène Royal s'est exprimée sur l'organisation d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

C'est une "obligation démocratique", après le rejet du traité constitutionnel par les Français en mai 2005. Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre ce risque politique".

Elle a précisé que "ce référendum interviendra en même temps que les élections au Parlement européen, le 14 juin 2009.

C'est très court, il faudra entre-temps faire la preuve que l'Europe avance", citant comme "preuves", la création d'un salaire minimum européen, la lutte contre le chômage et les délocalisations, l'investissement dans la recherche et "la préparation de l'après pétrole".

"Il faudra mettre en place un gouvernement économique (de la zone euro ndlr) et le faire correctement fonctionner. L'objectif de ce gouvernement économique, ce ne sera pas seulement la lutte contre l'inflation comme c'est le cas aujourd'hui mais également la croissance et l'emploi.

Pour cela, je souhaite que les compétences de la banque centrale soient élargies. C'est une idée qui n'est aujourd'hui en Europe pas consensuelle.

Si l'Europe se relève et devient efficace, les Français accepteront de lui donner des institutions pour fonctionner mais pas l'inverse".

Ségolène Royal a ensuite déclaré que "si la France est bien notre patrie, l'Europe est aussi notre nouvelle frontière".

Défendre en même temps la nation et l'Europe, "non seulement ce n'est pas incompatible mais les deux sont étroitement liées".

Télécharger en PDF "Pour une nouvelle Europe sociale : dix principes pour un avenir commun"

Télécharger le rapport dans son intégralité (doc.pdf)

RAG 34. Ann des lolo's 34

07:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Nature/Environnement , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, EUROPE, TRAITE, TCE, REFERENDUM, RAG 34, ROYAL

30.05.2007

Les Français ne sont pas des paresseux !

Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace

Il faut, parait-il, "réhabiliter la valeur travail". Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne victorieuse. Il considère manifestement que la paresse actuelle des français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s’agit là pourtant d’une contrevérité qui aurait du en bonne logique lui coûter l’élection tant le propos est insultant à l’égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant. Les résultats de l’économie française ne sont pas, c’est vrai, toujours à la hauteur, mais c’est plutôt du côté des élites économiques dirigeantes qu’il faut en chercher les causes. Et les remèdes.

les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde

Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau of Labor statistics, organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un anglais, les 59 100 des allemands ou encore les 56 300 dollars d’un japonais...
Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprises, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex Union à 15. Les français travaillent presqu’aussi longtemps que les anglais, 36,5 heures, et significativement plus que les danois, 34,6 heures, dont le modèle social est si envié, ou encore que les allemands, 34,5 heures, pourtant champions du monde de l’exportation. Sans parler des néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex Europe à 15, c’est en Grèce, 39,9 Heures, et au Portugal, 39,2 Heures, qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ?

la démarche des 35 heures était parfaitement censée…

Si, à niveau de richesses comparable, le chômage est plus important chez nous que chez nos voisins, c’est justement parce que ceux qui ont déjà un emploi sont particulièrement productifs. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs la démarche des 35 heures était parfaitement censée. Et c’est pour la même raison, qu’en cherchant à allonger le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi, Nicolas Sarkozy ne ferait qu’aggraver le chômage. Quant aux chômeurs, soupçonnés de se complaire dans leur situation, il serait pourtant difficile de les pénaliser davantage qu’aujourd’hui afin de les obliger à trouver un emploi.

Les chômeurs français figurent déjà parmi les plus mal traités

En 2003, 10 des pays de l’ex Union à 15 dépensaient, en effet, davantage que la France pour indemniser leurs chômeurs, rapporté à leur PIB. Jusqu’à 2,7 fois plus par chômeur pour le Danemark ou les Pays Bas, mais aussi un peu plus pour le Portugal...

Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, les raisons de ces difficultés ne sont-elles pas à chercher à la tête des entreprises ?

Contrairement à ce que laisse entendre le nouveau président de la République, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l’Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doutes que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux High tech en expansion et s’en sortent, en particulier, nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher Outre Rhin : 33 dollars de l’heure en 2005 pour un ouvrier de l’industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l’inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l’incurie d’un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d’un Noel Forgeard a provoqué au sein d’Airbus, on se dit en effet que c’est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l’économie française aurait besoin d’une "rupture". Mais évidemment il est plus naturel pour l’ancien maire de Neuilly, qui a recueilli un pourcentage record de 87 % des voix dans sa commune, de chercher à culpabiliser salariés et chômeurs plutôt que de bousculer ses amis patrons...

http://www.alternatives-economiques.fr

publié par Science Po Paris et Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques dans Alternatives Economiques .

RAG 34. Les lolo's 34

06:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS ?

25.05.2007

Les mauvais chiffres de l’assurance-maladie : les malades dans le collimateur du gouvernement

Le dépassement de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) était attendu en 2007. Les mauvais chiffres des dépenses d’assurance-maladie du mois d’avril le confirment. Le Parti Socialiste avait dénoncé dès le vote de la loi de financement de la sécurité sociale le caractère délibérément sous-évalué de l’ONDAM 2007, inférieur d’un demi-point à l’augmentation des dépenses observée en 2006. Le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance-maladie s’apprête ainsi à révéler un secret de polichinelle embarrassant pour le gouvernement Fillon, contraint dès son entrée en fonction de pallier la gestion calamiteuse des comptes sociaux depuis cinq ans.

En affichant un ONDAM faible, la majorité sortante réduisait artificiellement les prévisions de déficit de l’assurance-maladie et espérait du même coup faire la preuve électoraliste du succès de la réforme de 2004.

L’ampleur du dépassement anticipé par le comité d’alerte, annoncé à 1,8 Md € en année pleine, soit très au-delà des 0,75 points supplémentaires à l’ONDAM tolérés, signe au contraire l’échec patent de la loi Douste-Blazy. S’appuyant sur des dispositifs restrictifs tels que les forfaits non remboursés sur les actes médicaux et le maquis tarifaire du médecin traitant, celle-ci visait un déficit zéro dès 2007. Le compte n’y est pas, puisqu’au rythme actuel le trou de l’assurance-maladie atteindrait environ 6 Mds € en 2007.

Le Parti Socialiste appelle le gouvernement à faire preuve de responsabilité dans le choix des mesures d’économies bientôt exigées par le comité d’alerte. Faute en effet de ne pouvoir compter sur les fruits d’une gestion responsable et prévisionnelle des finances de l’assurance-maladie, il y a tout lieu de craindre que le gouvernement Fillon privilégiera les solutions antisociales et à courte vue des déremboursement et des franchises médicales, qui figurent au programme présidentiel de Nicolas Sarkozy. Encore une fois, ce seront les malades et les assurés sociaux qui seront pénalisés.

Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé
et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé

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09:33 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sécurité Sociale

21.05.2007

RETRAITES : Les retraités manifesteront JEUDI 24 mai à Montpellier

Lettre ouverte aux candidats aux législatives et à leurs représentants.

Les Organisations Syndicales de Retraités CFDT, CGT, FSU, UNSA, FGR/FP de l’Hérault en vous adressant ce courrier vous interrogent sur 5 questions dont les réponses pour les retraités sont capitales, car elles concernent leur intérêts vitaux.

Le 24 mai est prévu à Montpellier un rassemblement des retraités sur la place de la comédie, où l’ensemble de la presse est invité. Nous vous demandons de bien vouloir nous faire parvenir par écrit vos réponses à ces 5 questions, avant cette date (c’est à dire entre le 21 et le 23 mai au plus tard)

En vous remerciant par avance.

1) Télécharger la lettre aux candidats et à leurs représentants

2) Télécharger la lettre-tract que nous adressons à l'ensemble de la population retraitée

Pour tout contact de l’intersyndicale :
André FERNANDEZ

Union Syndicale des Retraités CGT Maison des syndicats 474 allée Henri II de Montmorency

BP 9592 34045 MONTPELLIER CEDEX 1 Tel : 06 25 13 28 65 Mail : [email protected]
nb : vous pouvez nous communiquer votre réponse par mail

Montpellier le 17 mai 2007

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18:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, RAG 34

19.05.2007

EADS : le Parti socialiste renouvelle ses critiques virulentes sur le rôle joué par le gouvernement français

Alors que l’entreprise EADS est secouée par un nouveau scandale concernant des indemnités de départ pharamineuses, on parle cette fois d’un montant record de 12 millions d’euros pour un des cadres dirigeants, le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois cette dérive d’autant plus inadmissible que l’entreprise est dans le même temps engagée dans un processus de suppressions massives d’emplois.Il renouvelle ses critiques virulentes sur le rôle joué par le gouvernement français dans cette affaire, rôle maintenant reconnu par la direction du groupe. L’État étant actionnaire de référence du groupe EADS, il est désormais établi que le gouvernement a autorisé, voire encouragé, le versement de ces indemnités.

Défaut de contrôle, défaut d’anticipation, erreur stratégique dans la nomination du management, dérive vers une logique financière, indemnités exorbitantes et injustifiées… la litanie est longue des erreurs accumulées par la droite.
Le Parti socialiste renouvelle son engagement d’encadrer par la loi le montant et les conditions de versement des rémunérations des dirigeants, en particulier les stock-options et les indemnités de départ de toutes natures. Le Parti socialiste entend également rendre obligatoire la publication dans les groupes côtés d’un rapport qui fixera une fourchette entre les plus basses et les plus hautes rémunérations, stock options et indemnités de départ comprises.

Communiqué du Secrétariat national

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08:35 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, EADS, RAG 34

18.05.2007

Les 15 pions du gouvernement de François Fion

Les 15 pions du gouvernement de François Fillon

Ecologie, développement et aménagement durable
Alain JUPPE, ministre d'Etat

Economie, Finances et Emploi
Jean-Louis BORLOO

Intérieur, Outre-Mer et Collectivités territoriales
Michèle ALLIOT-MARIE (UMP)

Affaires étrangères et européennes
Bernard KOUCHNER

Immigration, Intégration, Identité nationale et Co-développement
Brice HORTEFEUX (UMP)

Garde des Sceaux, Justice
Rachida DATI (UMP)

Travail, relations sociales et solidarité
Xavier BERTRAND (UMP)

Education
Xavier DARCOS ( UMP)

Enseignement supérieur et Recherche
Valérie PECRESSE (UMP)

Défense
Hervé MORIN (UDF)

Santé, Jeunesse et Sports
Roselyne BACHELOT-NARQUIN (UMP)

Logement et Ville
Christine BOUTIN

Agriculture et pêche
Christine LAGARDE

Culture, Communication et Porte-parole du gouvernement
Christine ALBANEL

Budget, Comptes publics, Fonction publique
Eric WOERTH

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18:05 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FILLON, nominations gouvernement mai 2007, RAG 34

17.05.2007

François Fillon : un style qui déplait et porteur de blocages sociaux selon Claude Bartolone (député PS).

D'après François Fillon, les français ne se souviendront des 12 ans à l'Elysée de Jacques Chirac qu'à travers sa réforme des retraites, toujours pas financée au delà de 30%, mais qu'il entend pousser encore plus loin, en s'attaquant notamment dans un premier temps aux régimes spéciaux. La retraite bientôt à 67 ans ?

Claude Bartolone député PS répondait ce matin sur France Inter.

Ecoutez, télécharger l'interview sur France Inter

RAG 34. Les lolo's 34

11:15 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FILLON, BARTOLONE, RAG 34

10.05.2007

Histoire : Descendants d'esclaves, ils se souviennent

Crédit Photo : DR
Ultima se souvient que ses parents lui parlaient de l’esclavage qu’avait connu son arrière grand-père, pour en évoquer la dureté et l’inciter à être plus obéissante.

Alors que la France commémore jeudi l'abolition de l'esclavage il y a 159 ans, un site Internet donne la parole aux descendants d'esclaves en Martinique.

Forcément, les souvenirs sont lointains. Ils évoquent d'une manière plus ou moins claire une grand-mère ou un grand oncle nés sous l'esclavage. 159 ans après l'abolition, ces descendants en Martinique racontent ce que leur aïeul a directement vécu. Ces témoignages qui pourraient figurer dans un livre d'histoire sont l'initiative du journaliste de RFO Serge Bilé. Avec un cameraman, il sillonne la Martinique depuis plus d'un mois à la recherche de ces témoins indirects. De ces histoires transmises de génération en génération. Pour le moment, ils en ont rencontrés une trentaine, une trentaine de récits qui figurent sur un site Internet : "Paroles d'esclavage".

"J'ai voulu donner la parole aux 'anciens' ; pour que leurs témoignages uniques servent à l'Histoire", raconte Serge Bilé. Certains ont refusé, ne voulant simplement pas en parler ; d'autres n'étaient pas au courant de l'histoire de leur famille parce que ça a longtemps été tabou.

"Il voulait faire marron"

Le premier de ces témoignages est celui de Léopold Zami. Né en 1913, il a connu son arrière-grand-mère qui était esclave. Le vieil homme, les yeux embués se souvient du récit de son aïeule. Sa traversée sur le bateau négrier, attachée dans des cales ; le travail dans les plantations de cannes et de manioc... La brutalité à tout bout de champs. Mireille Gallot, 86 ans évoque avec pétulance "Ti-tine", son arrière grand-mère qui fut esclave et qui préféra, même après l'abolition, rester chez son maître jusqu'à sa mort.

"Le père de mon grand-père était esclave" commence Germaine Guitteau qui se souvient du récit de sa mère. Il voulait s'échapper, il voulait faire marron comme on dit, alors on l'a tué. Ensuite la vieille dame née en 1914 évoque un autre de ses ancêtres à la peau très noire et qui était rejeté par sa belle-mère une mulâtresse. Le réalisateur ne va pas s'arrêter là, après la Martinique, il se rendra en Guadeloupe, en Guyane, à la Réunion. En quête d'autres souvenirs précieux pour l'Histoire. A la veille de l'abolition de l'esclavage, -le 27 avril 1848, date officielle avec le décret de Victor Schoelcher-, la France comptait quelque 250.000 esclaves dans ses îles.

Amélie Gautier

RAG 34. Les lolo's 34

19:53 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paroles d'esclavage, esclavage, RAG 34

06.05.2007

Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?

Nicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %








Ségolène Royal : 46,94 %










La France a choisi : A DROITE TOUTE !









Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).

Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !

05.05.2007

Souvenirs, souvenirs (3.02.2006) ... Affaire des caricatures, SARKOZY défend fermement la liberté d'expression!

L'AFFICHE INTERDITE:

VOTEZ LE PEN!
Pour info l'affiche interdite est dans notre album photos.

Le photographe de Sarkozy baîllonne la liberté d’expression sur l’Internet
Le 19 décembre 2005, le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris lançaient l’affiche « Votez Le Pen », avec un portrait de Nicolas Sarkozy pour dénoncer la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du ministre de l’Intérieur vers un discours et une politique d’extrême droite toujours plus affirmée. Une affiche largement collée dans les rues de Paris et disponible en téléchargement sur le site Web d’Act Up-Paris.

Le 21 décembre 2005, les représentants légaux du photographe, utilisant des menaces de poursuites judiciaires pour « contrefaçon » d’une photographie de Sarkozy, ont contraint Act Up-Paris de retirer le visuel de cette affiche de son site Web.

Ainsi, pour la première fois depuis longtemps en France, un particulier vient de demander et d’obtenir sous la menace et au nom de ses intérêts privés, le retrait d’une expression politique diffusée sur l’Internet, sans qu’une décision de justice vienne à l’appui de cet état de fait.

Le fait d’une utilisation « non autorisée » (la fameuse « contrefaçon ») d’une photographie officielle d’un homme public ne nous semble justifier en rien, et en tout état de cause, nous apparaît comme un acte de censure pur et simple. Les intérêts commerciaux d’un photographe de régime ne nous semblent pas non plus être une raison suffisante pour interdire le libre exercice du droit de critique de la politique gouvernementale, qui devrait être celui de tout citoyen.

Qui plus est, nous sommes tout de même en droit de nous demander quel rôle réel a joué l’UMP dans cette plainte pour le moins opportune pour violation du « droit d’auteur » qui permet de baîllonner l’une des voix qui dénoncent le recyclage des idées d’extrême-droite dans la politique du ministre de l’Intérieur, en particulier, et de la droite en général (comme l’a souligné l’édition de la semaine dernière du Canard enchaîné). C’est en tout cas ce que pourrait laisser entendre l’arrestation aujourd’hui même de plusieurs membres du 9e collectif en rapport avec cette campagne.

Considérant qu’il s’agit là d’une remise en cause de la liberté d’expression sur l’Internet, qui s’inscrit dans un contexte global de répression des mouvements sociaux et d’atteinte aux libertés publiques.

Considérant que c’est aussi une grave remise en cause du principe fondamental du droit à la critique, à la satire ou à la caricature de ceux et celles qui font profession de l’excercice du pouvoir.

Considérant qu’il est important dans de telles circonstances d’exprimer notre solidarité avec le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris.

Nous appelons chacun et chacune à télécharger les fichiers numériques de cette affiche, à les diffuser, à les partager, à les reproduire sur leurs propres sites web ou blogs, afin que, dans le cadre répressif de l’Etat d’exception sous lequel nous vivons, la liberté d’expression garde encore un peu de sens.

Paris le 22 décembre 2005
samizdat.net

Une affiche provocatrice, pour dénoncer les propos d'un "caporal en campagne"exhortant sa compagnie, à nettoyer au "karcher", les lieux de bannissement de toutes ses "racailles". Au delà de ces propos de café du commerce, nous attendons mieux des ors de la République, de notre Ministre de l'Intérieur.
Un déjà vu idéologique, comme ce Georges Ripert, nommé, le 6 septembre 1940, sous-secrétaire d’État à l’Instruction publique , qui déclarait nécessaire de "nettoyer l'école primaire";bien avant l'invention du Karcher, et de plus, responsable de la suppression des Écoles normales, de l’exclusion des enfants juifs et de l’interdiction des syndicats d’enseignants, dont le SNI!

Dans mon inconsient cette affiche interdite, m'en remémore une autre, à contrario très largement diffusée en 1944 : l'Affiche Rouge ( voir dans l'album photos).

Face au Pouvoir, le Peuple est toujours nu.
Maladresses obligent et Carnaval bientôt: moquons-nous donc, un peu, beaucoup..!
A la suite, la musique adoucit les moeurs, (magnéto Lolo).
Play, pause, stop. C'est trop facile...


Contre-Danse Hongroise
Vidéo envoyée par rag34

Contredanse Hongroise
d'après la danse hongroise n°5 de Brahms
(Paroles de J. B.)

Pasqua, Ponia, Pasqua, Ponia,
Pasqua, Ponia, Marcelin !

IL nous vient tout droit de Hongrie
Il est tout p'tit Nicola-as Sarkozy
Nosferatu du quai des Orfèvres
Le brushing, les dents longues, grandes zoreilles, l'oeil est sombre
Planquez vous-ou le voilà!

On l'adore chez tous les pandores
Les CRS de lui aiment les caresses
Hongrois rêvé de tous les Poulets
La matraque la flash-balle les menottes au radiateur
on va bientôt ho déguster hé!

Quand il voit un Rom
Tout de suite il le dégomme
Quand il voit un Beur
Il fait chauffer le charter
Quand il Voit un Black
On entend voler les claques
Aïe! il est comme ça ha!
Notre Ni-i-i-colas

Attention les gars v'la Nicolas ha!
Attention les filles v'la Sarkozy hi!
Attention les gars v'la Nicolas la!
Attention les filles v'la Sarkozy zi!

A quoi pense-t-il , Aurait il des ambitions
Mais que fait-il, Il s'approche de Matignon
A quoi rêve-t-il, veut-il se faire désirer
Mais ou va-t-il, Il s'approche de l'Elysée
Donne tes papiers !!

VOIR AUSSI: Clickez--> Sarkozy : Les Trente ans de politique d’un jeune loup (post) gaulliste


Rassembler à gauche 34. Lolo34.

17:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : SARKO Votez LE PEN !

VOTER EN REGARDANT L’HORIZON

A J-2 de la consultation décisive qui engagera notre pays pour au moins 5 ans dans l'un ou l'autre projet de société, l'équipe de RAG 34 a confié à René Revol membre du Conseil National du PS, vice président de Pour la Rébublique Sociale la rédaction de son billet du jour. Bon vote dimanche !


VOTER EN REGARDANT L’HORIZON

Au delà du bruit médiatique et de la fureur d’une fin de campagne, n’oublions pas ce qui est au principe même de la citoyenneté que nous partageons tous : être citoyen de la République (res publica, la « chose publique ») c’est s’arracher à son quotidien et à ses appartenances particulières pour penser et agir du point de vue de l’intérêt général. Utopie ? Pas du tout, quelque part ce principe traverse peu ou prou chaque citoyen lorsqu’il rentre dans l’isoloir.

Aussi à la veille du vote du 6 mai, pourquoi ne pas tenter de s’élever au niveau des enjeux non seulement nationaux mais aussi planétaires de cette élection. Le monde est aujourd’hui dominé par une idéologie libérale et sécuritaire, au pouvoir dans la plus grande puissance économique, politique et militaire, qui impose sa loi : la plus grande liberté au marché accompagné d’un puissant gendarme mondial, la loi du plus riche et la loi du plus fort réunies, le tout agrémenté d’un renouveau de l’ordre moral et du fondamentalisme religieux, source des communautarismes. Un simple regard sur l’état de la planète nous convainc que ce nouvel « ordre » du monde nous mène au désastre.

Comment dès lors ne pas comprendre que Nicolas Sarkozy est le digne représentant de cette orientation libérale-sécuritaire et qu’il entreprend la normalisation de la France à ce nouvel ordre mondial. Après avoir normalisé la droite en effaçant l’héritage gaulliste et en rejetant la tradition démocrate chrétienne, sa victoire serait le début de la normalisation de la société. Les citoyennes et les citoyens français peuvent et doivent dimanche prochain dire Non à cette normalisation en votant pour Ségolène Royal, rejoignant ainsi les forces de plus en plus nombreuses qui se lèvent dans le monde, jusqu’aux Etats-Unis même, pour contester ce nouvel ordre mondial et rechercher une autre voie.

Contre ceux qui distillent jour après jour l’idée que nous serions impuissants devant ce nouvel ordre du monde, rappelons nous la définition qu’Aristote donnait du citoyen dans une République : « Est citoyen celui qui exerce le pouvoir » !

Alors dimanche prochain, ce pouvoir, exerçons-le pleinement !

René REVOL
D’abord un citoyen libre qui votera Ségolène Royal dimanche prochain.

Et par ailleurs :

Professeur agrégé de sciences économiques et sociales

Vice-Président de l’association PRS

Membre du Conseil National du Parti Socialiste

RAG 34. Lolo34

13:53 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.05.2007

Suites du débat N. Sarkozy – S. Royal : Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 772 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr

Communiqué de presse du 3 mai 2007

Suites du débat N. Sarkozy – S. Royal
Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France

Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :

Le nucléaire représente 78% de l'ELECTRICITE produite en France, mais il ne couvre finalement que 17% de l'ENERGIE consommée dans l'hexagone. Le nucléaire représente d'ailleurs à peine 2% de l'énergie consommée sur la planète, ce qui en fait une énergie marginale (bien que le risque nucléaire soit, lui, maximal).

Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs.(*)
Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité.

Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).

Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités.

C'est pour cela que la facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays (en cas d'accident nucléaire)

De plus, la facture nucléaire s'annonce elle aussi très lourde (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros.

En résumé, le nucléaire est une énergie trop marginale pour pouvoir protéger la France de la montée du prix de l'énergie, et le nucléaire s'avère finalement une très mauvaise affaire financière pour la France.

(*) N. Sarkozy a également confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires.
Cette incompétence est d’autant plus surprenante que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération.

RAG 34.Les lolo's 34

09:36 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sortir du nucléaire

02.05.2007

Je ne désignerai aucun ennemi sur le territoire français et même ceux qui n'ont pas mon opinion politique seront associés aux réformes.

Ségolène Royal au concert-meeting de Charléty.

Devant plus de 60 000 personnes, Ségolène Royal s'engage à "rassembler toutes les énergies d'où qu'elles viennent" si elle était élue, disant avoir "entendu" à la fois les messages des candidats de gauche et des électeurs centristes.

"Je ne désignerai aucun ennemi sur le territoire français et même ceux qui n'ont pas mon opinion politique seront associés aux réformes. Je rassemblerai toutes les énergies d'où qu'elles viennent".

"J'ai entendu les candidats de la gauche antilibérale : oui, « la vie vaut mieux que les profits », j'ai entendu l'idéal altermondialiste : « un autre monde est possible »". "J'ai entendu le message des électeurs du centre et des républicains de progrès : rien ne se fera sans goût de la démocratie, sans une Europe qui fonctionne et surtout sans un Etat impartial".

Ségolène Royal revient sur les propos de Nicolas Sarkozy "Il disait que tout était de la faute de mai 68. Quelle mouche l'a piqué? Car Mai 68, c'était il y a 40 ans". "Tout semblait calme autour du Palais omnisports de Bercy", poursuit-elle en évoquant le meeting au cours duquel Nicolas Sarkozy a souhaité dimanche voir "liquider" l'héritage de 68: "Mais à l'écouter, à l'intérieur, ce n'étaient que voitures fumantes, barricades, charges de police, délitement des valeurs, laxisme des moeurs, crise de l'autorité".

"La machine à remonter le temps avait été mise en marche. A Bercy, on était en juin 68. Moi, je ne souhaite pas que la France parvienne à ce point de blocage pour précisément susciter comme en mai 68 des révoltes, des revendications, des grèves qui ont tout bloqué".

"Le Palais de Bercy, ce n'est pas la remontée des Champs Elysées, Malraux, ce n'est pas Doc Gynéco, François Mauriac, ce n'est pas Bernard Tapie, et Nicolas Sarkozy, ce n'est pas le général de Gaulle. Alors il faut garder son calme et son sang froid et réformer la France avant qu'elle ne se soulève".

RAG 34. Les lolo's 34

"A Bercy, on a fait ovationner le mot Kärcher, on a parlé de liquider une partie de notre histoire. J'appelle tous les Français à y réfléchir en conscience, à se rassembler sur d'autres valeurs".

"Nous savons à quoi va conduire le passage en force et la brutalité. La fameuse rupture annoncée est une fracture républicaine".

"Je vous salue peuple de France, peuple libre, peuple fier, peuple insoumis et qui veut la victoire".

Elle poursuit :"J'ai reçu tellement de bonheur partagé ce soir que tout le reste est oublié. Je suis avec vous, libre, droite, pour, dimanche prochain, faire gagner la France".

"Je suis solide, je le savais mais le courage du combat politique, je l'ai construit avec vous pendant les 18 mois de campagne électorale. Mon courage, c'est vous, mon courage, c'est pour vous, mon projet, c'est vous!".

Ségolène Royal veut "pour son pays la paix et la fraternité". "Vous êtes là pour une France rassemblée et fière de l'être. Vous êtes là pour une France qui libère les énergies, crée des richesses et les répartit bien" ajoute-t-elle, invitant les Français à "écrire une nouvelle page de l'histoire de France" dimanche.

"Maquiller un bilan n'est pas tâche facile. Certains réécrivent l'histoire, captent celle des autres pour brouiller les pistes et créer de la confusion dans les esprits".

"Nous ne sommes pas rassemblés un 1er mai par hasard. Cette date a un sens historique. Elle est la fête de la solidarité et de la demande de dignité du monde ouvrier".

Déclinant les principales mesures de son programme, elle s'engage à revaloriser les bas salaires, affirmant que "la vraie valeur travail, c'est d'abord payer le travail à sa valeur".

Ma candidature "c'est le choix de l'audace, mais aussi de la réconciliation; c'est le choix de l'harmonie, c'est le choix de la paix, de la réussite, de la justice, de l'énergie, c'est le choix d'une France plus juste et donc d'une France plus forte".

"La voulez-vous, cette France qui se relève ? La voulez-vous, cette France souriante ? La voulez-vous, cette France optimiste ? La voulez-vous, cette France qui tend la main ? La voulez-vous, la liberté ? La voulez-vous, l'égalité ? La voulez-vous, la fraternité ?"

"La voulez-vous la victoire ?" "Alors en avant, rassemblons-nous, prenons-nous la main, aimons-nous les uns les autres, construisons ensemble".

09:24 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL à Charlety

SARKOZY : C'est l'homme du passé et du passif. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain.

Interview de Ségolène Royal dans le Monde.

Elle revient sur le débat avec François Bayrou : «C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc. Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation. »

« L'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. François Bayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste. »

« La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq années de droite dure. Quant au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie. »

« Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi. »

A propos de l’investiture promis par Nicolas Sarkozy aux députés UDF qui le rejoindraient, Ségolène Royal « laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain. »

Lire l'intégralité de l'interview

RAG 34. Les lolo's 34

09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.05.2007

Grand concert-meeting Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety

Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.

Venez assister au dernier évènement parisien de la campagne de Ségolène Royal : un grand concert avec entre autre Yannick Noah, Renaud, Bénabar... Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety (Paris 13ème). Cali, Georges Moustaki et Yvan Le Bolloch racontent les préparatifs de l'événement.



BENABAR, CALI, Michel DELPECH, DISIZ LA PESTE,

GRAND CORPS MALADE, Leny ESCUDERO,

Kery JAMES, MAFIA K1FRY, MIOSSEC, MOKOBE,

YANNICK NOAH, RENAUD, SAPHO, TETES RAIDES, etc.

ET L'INTERVENTION DE SEGOLENE ROYAL

Concert gratuit

Stade Charléty

99 boulevard Kellermann

75013 Paris

RER Cité universitaire

OUVERTURE DES PORTES A 15H30 AVEC ANIMATIONS

RAG 34. Les lolo's 34

11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.

D'internet à Charléty, mobilisation tous azimuts à gauche

PARIS (Reuters) - SMS en rafales, mailings généralisés, appels d'intellectuels en faveur de Ségolène Royal et grand "concert pour la victoire": la gauche sonne la mobilisation générale à six jours du second tour.

Lundi, la candidate socialiste a reçu le soutien sans équivoque de José Bové après avoir rencontré la semaine dernière Arlette Laguiller et Dominique Voynet et - symbole du grand écart nécessaire pour conjurer l'arithmétique du premier tour - débattu samedi pendant près de deux heures avec François Bayrou.

Chargé d'une mission sur la "souveraineté alimentaire" et les relations Nord-Sud, le candidat altermondialiste, qui a recueilli 1,32% des voix le 22 avril, a appelé les électeurs à ne pas s'abstenir le 6 mai et à faire le bon "choix de société".

"J'affirme qu'il y a pour notre pays nécessité de choisir: ou on est dans une société du vivre ensemble ou on est dans une société du conflit permanent, de l'opposition systématique" qu'incarne à ses yeux Nicolas Sarkozy.

Cinq ans après le 21 avril, le Parti socialiste se souvient d'avoir manqué la marche de très peu en 2002, Lionel Jospin ayant été éliminé dès le premier tour pour moins de 200.000 voix.

Cette année, estime un conseiller de la candidate, il y a "500.000 voix à faire changer", soit "deux points d'écart" dans les sondages avant le deuxième tour.

Sur le modèle de l'Espagne, le PS espérait pouvoir engranger un million d'adresses internet pour diffuser des messages de mobilisation jusqu'à la dernière minute.

Au dernier comptage, l'équipe de campagne de la candidate disposait de 350.000 noms à qui quatre à cinq mails sont désormais envoyés tous les jours.

RAG 34. Les lolo's 34

Parallèlement, depuis deux mois, l'équipe de campagne diffuse tous les jours des messages écrits par téléphone portable pour annoncer l'agenda de la journée, diffuser une phrase-clé de la candidate ou une consigne de mobilisation.

Ségolène Royal elle-même, via une base de données informatique, envoie environ un SMS toutes les 48 heures vers 2.000 grands élus du PS, membres du Bureau national ou partenaires de la campagne et 20.000 personnalités.

WOODSTOCK BIS?

Lundi, Libération et le Nouvel Observateur ont publié deux appels parallèles d'intellectuels de gauche appelant à voter pour Ségolène Royal, d'Aimé Césaire à Jeanne Moreau en passant par le spécialiste des médias Dominique Wolton au généticien Axel Kahn.

Dans la dernière ligne droite, l'avant-dernier meeting de Ségolène Royal, à Paris, a été transformé en grand concert gratuit, qui doit se dérouler mardi au stade Charléty.

"C'est notre Woodstock à nous", s'est amusé le chanteur Cali, citant une "guest list évoluant d'heure en heure" mais qui compte déjà Benabar, Yannick Noah, Miossec, Renaud, Michel Delpech, le slameur Grand Corps Malade, de nombreux rappeurs ou encore les Têtes raides.

"Une programmation à faire pâlir les 20h30 de TF1", a plaisanté l'acteur Yvan Le Bolloch, qui arborait une chemise rose étincelante et une brosse à dents dans la poche.

Deux jours après le meeting parisien du candidat de l'UMP, au Palais omnisports de Bercy, il table sur "35.000 à 40.000 personnes".

Le réalisateur serbe Emir Kusturica a fait savoir qu'il s'associait à l'évènement, intitulé "grand concert de la fraternité", qui doit durer près de quatre heures. "Donc ça dépasse les frontières", s'est réjoui l'agent artistique Dominique Besnehard, proche de la candidate.

A l'heure où Nicolas Sarkozy renouvelle ses critiques sur le mouvement estudiantin et ouvrier de mai 1968, le lieu n'a pas été choisi au hasard. Le 27 mai 1968, les étudiants non communistes et les forces de gauche y avaient organisé un grand rassemblement, auquel avaient participé entre 30.000 et 50.000 personnes.

"C'était houleux", s'est souvenu Georges Moustaki lundi. Le candidat de l'UMP "s'en prend à une période de ma vie et de la vie de ma génération qui (...) était très importante au niveau des libertés qui ont été conquises (...) De vouloir les occulter, de vouloir les combattre c'est un crime de lèse-liberté", a dénoncé le compositeur du "Métèque".

"C'est une grande fête populaire, mais c'est aussi un événement profond en terme de valeurs, d'humanité, de fraternité, de vivre ensemble, et aussi de gaieté, d'énergie", a déclaré la candidate qui doit prendre la parole vers 18h30 et qui a remercié les artistes qui se sont "spontanément mobilisés".

"L'objectif c'est, pendant qu'on peut encore, se taper sur les cuisses et rigoler entre collègues", a déclaré, l'air grave, l'acteur Yvan Le Bolloch. Dans l'espoir d'une victoire de Ségolène Royal dimanche, il n'a "pas prévu d'émigrer en Suisse" même s'il "aime les sports d'hiver et les grosses cylindrées" -- comme Johnny Hallyday, qui soutient Nicolas Sarkozy.

08:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.04.2007

Royal veut ouvrir les yeux des Français sur Sarkozy

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal veut mettre à profit le temps qui reste avant le second tour de l'élection présidentielle pour ouvrir les yeux des Français sur Nicolas Sarkozy, dont elle a dénoncé lundi la brutalité du discours.

"Il reste quelques jours pour convaincre, je m'y emploie", a déclaré la candidate socialiste sur France 2.

Priée de dire comment elle s'y prendrait pour convaincre les Français, elle a répondu : "En leur ouvrant les yeux sur le choix de société qu'ils vont avoir à accomplir, sur ce que va devenir la France pendant les cinq ans qui viennent."

Ségolène Royal a estimé que lors du meeting de son rival de l'UMP dimanche à Paris-Bercy, "on a encore assisté à un discours d'un grande violence, d'une grande brutalité."

"Je crois que ce n'est pas cela dont la France a besoin aujourd'hui", a-t-elle dit. "La France a besoin d'être réconciliée, d'être apaisée. Les Français ont besoin de se rassembler pour se relever parce que la France est aujourd'hui entre de mauvaises mains", a estimé Ségolène Royal.

A la veille de son meeting parisien au stade Charléty, elle a contesté les chiffres d'affluence diffusés dimanche par l'UMP pour celui de Bercy - 40.000 personnes - alors que selon elle, le Palais Omnisports de Paris-Bercy (POPB) ne contient qu'entre 15.000 et 20.000 places.

Ségolène Royal a estimé que le débat télévisé prévu mercredi soir entre elle et son rival de droite serait très important pour la "clarification" qu'elle en attend.

"J'en attends aussi que Nicolas Sarkozy accepte d'être mis devant ses responsabilités en ce qui concerne son bilan gouvernemental parce que la morale politique consiste aussi à rendre des comptes", a-t-elle déclaré.

"La situation économique est aujourd'hui difficile, l'emploi est dégradé, la précarité s'est creusée et à la veille du 1er mai, je le redis, mon combat principal, c'est le combat pour le plein emploi, c'est le coeur du pacte présidentiel que je propose", a-t-elle ajouté.

RAG 34. Les lolo's 34

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29.04.2007

Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas ! Nicolas Sarkozy en campagne électorale : chronique d’une dérive anti-républicaine

« Mes chers amis, nos électeurs nous ont quitté pour le FN parce que nous n'étions pas décidés à défendre les valeurs qui sont les nôtres ». (Lyon, 5 avril 2007)

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle et à l’occasion d’une des déclarations les plus honteuses de Nicolas Sarkozy sur un supposé déterminisme génétique, nombre de commentateurs ont pu relever les dérives du candidat de l’UMP vers une droite décomplexée.

L’examen des discours, des articles, des interviews de Nicolas Sarkozy montre pour tout observateur attentif une mue nationaliste, identitaire et réactionnaire d’un candidat qui, en trois mois, a tourné le dos aux fondements idéologiques de la droite républicaine.

Ce document consigne et met en cohérence les mots du sarkozysme en campagne. Il ne se veut pas un énième décryptage du programme du candidat de l’UMP, mais une chronique de ce qui s’est opéré durant cette campagne. Militants politiques, nous nous attendions à ce que Nicolas
Sarkozy égrène sa « rupture » au plan économique et social ; il a fait plus, définissant une « rupture » culturelle avec notre bien commun, la République telle qu’elle avait été refondée en 1945. Nicolas Sarkozy a inventé la droite de l’avenir en puisant dans le passé le plus refoulé de la droite nationaliste de l’affaire Dreyfus et de l’entre-deux-guerres.

Nous avons écrit ce document pour que personne ne puisse dire qu’il ne savait pas, pour que nos concitoyens soient éclairés et alertés avant le choix crucial de l’élection, pour que chacun vote en conscience, en ne passant pas à côté de ce que Nicolas Sarkozy nous a dit dans cette campagne de sa rupture, de sa « France d’après… ». La seule alternative face au projet de Nicolas Sarkozy, c’est de voter pour la candidate de la transformation sociale et de la défense de nos valeurs républicaines : la candidate socialiste Ségolène Royal.

Le réveil du nationalisme identitaire

Un nationalisme outrancier

Nicolas Sarkozy voulait parler de la nation pour redonner à ses partisans la « fierté d’être Français ». Sa campagne a pris à plusieurs reprises les accents d’un nationalisme outrancier que l’on avait plus entendu chez un candidat de la droite républicaine depuis 1945. Parti en guerre contre des ennemis imaginaires (les « repentants »), Nicolas Sarkozy n’a cessé de dire que la France n’avait rien à se reprocher. Balayant d’un revers de la main la reconnaissance officielle par Jacques Chirac en 1995 de la complicité de l’État français dans la déportation des Juifs de France, il a même remis au goût du jour une espèce de germanophobie pour exalter l’innocence française.
« Nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde. Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide ». (Caen, 9 mars 2007)
Nicolas Sarkozy s’est aussi attaché à disculper la France de son passé colonial. Devant l’électorat pied-noir et harki de Toulon ou de Nice, il a défendu le bilan positif de la colonisation, au mépris de la réalité historique et des efforts de réconciliation menés depuis les années 1960.
« Je revendique le droit de dire qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant œuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation ». (Villebon-sur-Yvette, 20 mars 2007)

Une conception identitaire de la nation

La vision de la nation portée par Nicolas Sarkozy depuis trois mois s’inscrit directement dans la lignée des conceptions identitaires, agrariennes et biologiques du nationalisme d’extrême droite. Être Français selon lui, c’est d’abord et avant tout l’être par le sang :
« Nul ne peut comprendre l’attachement charnel de tant de Français à la terre de France s’il ne se souvient pas que coule dans leurs veines du sang paysan voué pendant des siècles à féconder le sol français ». (Lille, 28 mars 2007)
La dialectique entre une bonne terre et un bon sang n’est que l’apothéose d’une pensée fondée sur l’exclusion, le repli face à des éléments « externes » ne portant pas dans leurs veines les mêmes caractéristiques que les nationaux. On comprend mieux pourquoi l’immigration est conçue par le candidat de l’UMP comme une menace pour l’identité nationale. Sa proposition de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » ressuscite ainsi la peur de l’étranger, amalgamant immigrés intégrés de longue date dans la société française, nouveaux arrivants réguliers et clandestins, tous porteurs du même danger : celui de « dénaturer » la nation.
« A force que l’immigré se sente rejeté et que celui qui l’accueille se sente dépossédé de son identité et de plus en plus étranger dans son propre pays, on prépare la haine, non la fraternité » (Besançon, 13 mars 2007)

Une vision ethnique du monde

À force de dire de Nicolas Sarkozy qu’il n’est pas raciste, on passe à côté d’un trait récurrent de son discours qui ne peut manquer d’interroger : loin de l’universalisme républicain, le candidat de l’UMP pense le monde à partir de catégories ethniques et raciales. Défendant au micro de France Inter le 12 mars 2007 sa proposition de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », il a parlé de l’existence d’une « race chinoise », alors que cette notion n’a aucun sens. Plus largement, l’obsession génétique et ethnique de Sarkozy révèle son incapacité à penser l’altérité autrement que sous une forme biologique.

Une conception réactionnaire de la société

L’individu déterminé par ses gènes

Nicolas Sarkozy a livré une vision de l’homme profondément déterministe en déclarant à Philosophie magazine, en avril 2007 : « J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense »
On retrouve dans cette affirmation la tentative de voir en chaque homme le simple aboutissement des informations génétiques qu'il a reçues lors de sa conception. Cette résurgence de théories déterministes du comportement nous rappelle les vieilles querelles de la fin du XIXe siècle à propos du problème de l'inné et de l'acquis. La tentation de réduire, classer et hiérarchiser l’ensemble des dimensions de la complexité des comportements humains à l’aide d’une seule grille de lecture – génétique en l’occurrence – et de s’en servir pour prédire l’avenir des personnes relève d’une tradition bien sombre. Derrière un discours de valorisation du "mérite" et de l'effort, Nicolas Sarkozy propose une approche déterministe des comportements humains, attentatoire à la liberté et profondément inégalitaire.
C’est aussi cette tentation qui avait conduit l’ancien Ministre de l’Intérieur à proposer dans son projet de loi de prévention de la délinquance la détection très précoce des « troubles comportementaux » censés désigner les futurs délinquants. La disposition du projet de loi – finalement abandonnée sous la pression d’une forte mobilisation - invitait les professionnels de l’enfance à repérer des facteurs de risques prénataux et génétiques, et à dépister dès 36 mois les signes d’« indocilité, agressivité, impulsivité ».
Le retour des femmes au foyer
Malgré un discours d’apparence moderne sur certains sujets de société, Nicolas Sarkozy a dévoilé une vision extrêmement archaïque et traditionaliste des femmes. Il n’a ainsi pas hésité à développer une mythologie de l’éternel féminin digne du régime de Vichy, renvoyant les femmes à leur essence maternelle et protectrice : « Les valeurs des femmes, c’est la générosité, le don de soi, le travail, l’engagement, la famille, la paix, la vie. » (Rencontre « Femmes et égalité des chances » le 6 avril 2007). La femme ne serait qu’une mère à qui la société doit confier le rôle de prendre soin des enfants mais aussi des personnes âgées. Prenant le contre-pied du projet d’émancipation et de réduction des inégalités hommes/femmes défendu depuis la Libération, le candidat de l’UMP nous propose de valoriser par un salaire maternel les femmes qui restent à la maison, considérant qu’elles jouent ainsi leur rôle dans la société : « Je donnerai des droits sociaux et des droits à la retraite aux mères de famille qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants. » (Rencontre « Femmes et égalité des chances » le 6 avril 2007).

Des religieux dans les banlieues et les écoles

Nicolas Sarkozy a également réaffirmé qu’il souhaitait faire sortir la religion de la sphère privée, s’écartant ainsi du modèle républicain de laïcité. Jugeant que la société et la République ne permettent pas de donner du sens au vivre-ensemble, le candidat de l’UMP pense que c’est à la religion de jouer ce rôle, et d’assurer ainsi la pacification et le maintien de l’ordre social dans les quartiers.
« Si dans nos quartiers on évoquait un peu plus souvent le sens de la vie, si on disait aux jeunes que la vie est unique, qu'elle n'est pas un bien de consommation comme les autres, peut-être qu'on aurait alors moins de violence » (interview à La Croix , 4 avril 2007).
En matière d’éducation, Nicolas Sarkozy s’écarte également de la mission républicaine de l’école et de l’idéal de mixité en prônant le libre choix total des parents. Selon lui, l’école ne doit être que le lieu de prolongement des conceptions religieuses ou communautaires des parents, reproduisant ainsi les valeurs familiales, qui priment sur les valeurs communes de citoyenneté républicaine et de mixité. Jamais la droite n’avait aussi clairement pris le parti d’un démantèlement de l’école publique.

La société des rentiers

En stigmatisant les chômeurs, les jeunes, les pauvres, Nicolas Sarkozy souhaite imposer un ordre social « régénéré », où les plus riches accumuleront en paix leur patrimoine avec l'aide de l'État (suppression des droits de succession), quand les travailleurs seront contrôlés, précarisés et culpabilisés. Cette remise en ordre est le fruit d'une idéologie réactionnaire et profondément dangereuse. Elle est assise sur un projet de creusement des inégalités sociales et de mise en concurrence de groupes entre eux.
Les « bons Français » et « l’anti-France » : le moralisme sarkozyste

La diabolisation de la gauche

Nicolas Sarkozy, à cause de sa conception dangereuse de l'exercice du pouvoir, aime à se poser dans le débat comme la référence morale, construisant son discours contre la « pensée unique ». L'évènement fondateur de cette anti-France qu’il souhaite combattre serait Mai 68 et sa postérité à gauche et en France. L’exécration de la gauche « soixante-huitarde », « droit-de-l'hommiste », figure un ennemi intérieur - quand l'immigré sera l'ennemi de l'extérieur. Cet ennemi intime, accusé de tous les maux, le laxisme en tête, vient à point nommé pour lui opposer une mise en ordre autoritaire et réactionnaire. Un seul exemple suffit à le montrer : c'est pour combattre l'’« esprit de jouissance » que Nicolas Sarkozy prône l'« esprit de sacrifice » quand il traite de la valeur travail et des contreparties que l'État doit exiger des travailleurs.

La France des « hystériques » et des « racailles »

La cohérence du projet de Nicolas Sarkozy se fait dans l'insulte et la diabolisation des positions des uns et des autres. Les caricatures des propositions de ses concurrents sont nombreuses, l'anathème, et l'insulte aussi. Ses propos sont parfois sexistes, qualifiant Ségolène Royal d'« hystérique », souvent délirants, assimilant la critique de l'intervention policière Gare du Nord à une défense des « fraudeurs », toujours blessants, quand les émeutes des banlieues ne suscitèrent dans sa bouche que les réponses de « karcher » et « racailles ». Aujourd'hui, à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, la prudence verbale n’est plus de mise. Elle a été remplacée par l'indignation, l'attaque permanente, renvoyant dos à dos candidats et journalistes, médias et partis, comble du cynisme quand on sait que sa filiation avec les leaders mondiaux de la droite décomplexée va jusqu’à entretenir, lui aussi, des liens extrêmement étroits avec les patrons des grands médias nationaux.

La justification de la violence des « honnêtes gens »

Dressant les Français les uns contre les autres, l’ex-ministre de l’Intérieur a été même jusqu’à justifier l’usage de la violence par certains groupes sociaux. Ainsi, la violence contre l'État serait légitime quand elle procède de la « colère » de groupes sur lesquels il s’appuie (manifestation de marins pêcheurs conduisant à l’incendie du Parlement de Bretagne en 1994).
« Chez les marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici quand on manifeste, quand on recours à la violence, ce n’est jamais pour se distraire, ce n’est jamais pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale » (Lorient, 3 avril 2007)
A l'inverse, il dénie le droit de violence légitime aux catégories qu'il stigmatise (leur violence serait purement « gratuite »), formées non par sur des intérêts économiques mais sur la couleur de la peau, le quartier et bientôt - qui sait ? - les gènes. Contre les plus faibles en revanche, la violence d'État est légitime et maximale : ce sont les sans-papiers SDF qui viennent chercher un peu de nourriture auprès des Restos du Cœur et qui sont arrêtés, les ouvriers grévistes, les enfants raflés à la sortie des écoles. Pour Nicolas Sarkozy, la violence est donc un moyen de gouvernement opératoire couplée à la création idéologique d'un corps social structuré en corporations qui ne regroupe plus les travailleurs selon leurs intérêts mais obéit à une stratégie de mise en ordre de la société.

OOOO

Il est souvent dit que Nicolas Sarkozy aurait fait la synthèse des trois droites françaises, la droite bonapartiste, la droite orléaniste, la droite légitimiste. Force est de constater que ce qui structure fortement sa pensée, ce sont les thèmes clefs de la droite nationaliste telle qu’elle s’était cristallisée à la fin du XIXème siècle avec l’affaire Dreyfus. L’antisémitisme en moins. Et c’est beaucoup. Le libéralisme économique en plus. Et cela est évidemment important. Mais pour le reste, l’autorité, l’identité nationale, le déterminisme biologique, la défense de l’ordre, etc..., tout s’y retrouve. Nous ne sommes plus dans la tradition gaulliste mais dans autre chose qui a plus à voir avec l’évolution d’une part importante des droites européennes, en Italie et en Espagne particulièrement, qui à leurs politiques économiques libérales adjoignent tout un corpus doctrinal réactionnaire. Et cela ne peut pas être masqué par quelques citations empruntées à Jaurès et à Blum ! Il est difficile dans une campagne trop éclatée de prendre conscience des logiques politiques qui sont à l’œuvre. C’est pourquoi ce document veut montrer à quelle cohérence inquiétante il faut faire barrage dans l’intérêt même des Français et de la République.


AVEC SARKOZY, TOUT SERA PENIBLE, LE 6 MAI JE VOTE et JE FAIS VOTER POUR Ségolène ROYAL !

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DSK : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"

Dominique Strauss-Kahn : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"
"On ne cherche pas des faux-fuyants, des mauvaises raisons, des arguments techniques. On dit : je suis de gauche. On dit : je suis un démocrate. On dit : le choix nous engage pour cinq ans, pour dix ans peut-être. On dit : je vote pour Ségolène Royal."

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28.04.2007

Vidéo clip : Nos camarades tahitiens au charbon aussi...

Durée : 03:17 Pris le : 19 avril 2007Lieu : Papeete, Polynésie Française



Avez-vous remarqué le prix d'un paquet de colle ? Plus cher que le pétrole... Ia fiu !

Les lolo's 34 et Lolo34.

15:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TAHITI DEVANT!

En ce moment dialogue entre Ségolène ROYAL et François BAYROU. Pour l'Hérault sur la FM : RMC 104.3

"L'impossible" débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura bien lieu ce matin à 11 h00 et sera retransmis depuis un hôtel parisien par BFMTV et RMC infos.

Avec Sarkozy tout devient pénible !

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27.04.2007

Ségolène ROYAL : "J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste."

Ségolène Royal invitée de "A vous de juger".

Ségolène Royal expose tous les aspects de son programme, de l'économie à la justice. Elle souligne le "clivage très profond" entre son projet et celui de son adversaire de l'UMP.

"J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste, réformer sans brutaliser, en écoutant pour agir juste et ensuite exercer une autorité juste, pas aveugle, brutale".

Evoquant les difficultés des Français, elle s'engage à "changer le désordre" vécu par "ces femmes qui partent avec 600 euros" par mois de retraite, ces chômeurs qui "font semblant de partir travailler le matin", les caissières qui toute leur vie, sont cantonnées au smic.

Ségolène Royal souhaite "des salariés bien sécurisés dans leur travail", estimant que "le fléau auquel il faut répondre, c'est les millions de salariés qui n'ont pas du tout de travail".

La candidate socialiste reproche à Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine".

"Je ne suis pas pour dire qu'il y a des gens qui veulent se lever tôt et d'autres qui aiment se coucher tard, je ne suis pas pour dresser les Français les uns contre les autres", dit-elle, accusant son adversaire de "draguer les voix populistes".

Interrogée sur les moyens financiers nécessaires à son programme, elle répond: "Je relance la croissance". On dope la croissance "en remettant du dialogue social dans l'entreprise", et "il est possible de concilier le respect des salariés et la performance et la compétitivité de l'entreprise".

Sur la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal répète qu'elle se fera "au cas par cas". Mais elle assure comprendre les difficultés de certaines familles.

"Si j'étais dans un pays où il n'y a rien, je prendrais mes enfants sous le bras et je les emmènerais dans un pays où ils pourraient manger et aller à l'école".

Elle réaffirme sa volonté de doubler le budget de la justice et s'est insurgée contre le fait que les indemnisations aux victimes du procès d'Outreau "n'ont toujours pas été versées."

A propos des jeunes multi-récidivistes, que Nicolas Sarkozy veut sanctionner comme des adultes, Ségolène Royal estime qu'il faut prévenir la récidive en sanctionnant "au premier acte de délinquance".

"Il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore des délinquants".

La candidate renouvelle sa proposition faite à François Bayrou d'un débat vendredi devant la PQR.

Elle s'est aussi réjouie que François Bayrou ait "compris un certain nombre de choses" au cours de la campagne électorale. "Il a bougé au cours de cette campagne".

Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès", en prenant "les bonnes idées, d'où qu'elles viennent".

Le débat d'entre-deux tours du 2 mai avec Nicolas Sarkozy sera "une épreuve, c'est un moment difficile et je m'y prépare au mieux", reconnaît la candidate socialiste sur France-2. "C'est une étape importante" mais pas "déterminante".

"Les Français nous connaissent, nous regardent, peuvent comparer deux visions de la France, deux tempéraments, deux personnalités très différentes. C'est un élément très important pour qu'ils affinent leur jugement".

Face au "génocide abominable" au Darfour, Ségolène Royal prend fermement position : "La communauté internationale est restée trop longtemps indifférente par rapport à ce drame et aujourd'hui il faut vraiment agir et pas seulement se plaindre dans des discours", exhorte la candidate socialiste, qui réclame des "corridors humanitaires".

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde. Je pense qu'il faut qu'il y ait des menaces de sanctions très fermes. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable."

Alors qu'on lui demande si elle pourrait aller jusqu'au boycott des Jeux Olympiques de Pékin, elle répond: "je ne l'exclus pas, parce qu'à un moment, lorsqu'il y a une telle inaction, une telle inertie, il faut que tous les moyens soient utilisés pour que ça bouge."

Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 1/2

Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 2/2

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10:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL A VOUS DE JUGER

J-9 : Ségo au chrono ! Bayrou à la proue ?

L'impossible débat
C'était annoncé par Jean-Louis Bianco : Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou après de longues tractations devait avoir lieu ce samedi matin 28 avril à partir de 11h00 sur Canal + et à la radio sur France Inter.

Mais c'était sans compter sur les pressions exercées par Sarkozy pour en empêcher le déroulement selon les certitudes des deux intéressés.

Comédie tragicomique d'après l'entourage de Sarkozy.

Le vrai drame, c'est qu'avec Nicolas Sarkozy et ses Zamis tout devient pénible !

L'IMPORTANT C'EST LE DEBAT DU 2 MAI !


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09:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Débat ROYAL BAYROU

Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit d’incompétence

Intervenant sur TF1 hier soir, Nicolas SARKOZY a indiqué ne pas comprendre pourquoi la Slovénie pouvait baisser son impôt sur les sociétés alors que la France ne peut baisser son taux de TVA applicable aux restaurateurs.

On peut s’étonner de cette profonde méconnaissance des règles fiscales de la part du candidat de l’UMP qui fut pourtant successivement Secrétaire d’état au Budget puis ministre de l’Économie et des Finances.

Il convient donc de rappeler à Nicolas SARKOZY que la détermination des assiettes et la fixation des taux des impôts directs est du ressort exclusif des États membres. Il n’existe en la matière aucune obligation communautaire, à la différence de la TVA, dont les taux sont encadrés par des accords communautaires qui imposent un taux général plancher et un accord unanime pour y déroger sectoriellement, afin de lutter contre le dumping fiscal.

La démagogie de Nicolas SARKOZY, qui promet unilatéralement des baisses de TVA qui nécessitent l’assentiment unanime du conseil européen, est éminemment condamnable. Doit-on avoir la cruauté de lui rappliquer que l’UMP avait formulé cette proposition en 2002, avec le résultat que l’on sait ? L’harmonisation de la fiscalité en Europe, qui est absolument nécessaire, mérite de arguments et des objectifs clairs : c’est ainsi qu’en 1999 la gauche a demandé puis obtenu un taux de TVA réduit pour le secteur du bâtiment.

L’Union européenne doit se doter d’un impôt sur les sociétés, qui passe par une harmonisation au préalable des bases puis des taux de cet impôt.

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité

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07:56 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FISCALITE, RAG 34

Défense des droits des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel

Les intermittents du spectacle et de l’audiovisuel, en occupant, avec des associations de chômeurs, le toit du siège de l’UNEDIC, manifestent à nouveau pour la défense de leurs droits.

Le Parti socialiste rappelle qu’il a constamment apporté son soutien à la juste revendication de ces professions artistiques et culturelles,dont le droit à l’indemnisation du chômage a été gravement remis en cause par les protocoles de 2003 et 2006, que le pouvoir actuel a avalisés.

A travers la lutte que celles-ci mènent, il y va de la défense d’une création vivante dans notre pays, de la promotion de la diversité culturelle qui ne peut être soumise à la seule loi du marché et de la rentabilité immédiate, et de la richesse d’une vie artistique libre et foisonnante.

Alors que le candidat de la droite Nicolas SARKOZY entérine un dispositif inique imposé par le MEDEF, qui vise à exclure de très nombreux artistes et techniciens des annexes 8 et 10 et à démanteler la politique culturelle publique, Ségolène ROYAL, au contraire, a pris position pour sa remise à plat en prônant une nouvelle négociation collective, dans un cadre élargi, et avec des conditions clairement posées par le nouveau gouvernement qu’elle formera à l’agrément d’un futur accord :

mise en place d’un système réellement pérenne et équitable, replaçant les annexes 8 et 10 au coeur de la solidarité interprofessionnelle ;
retour aux 507 heures en 12 mois ;
incitation forte afin que les entreprises culturelles et audiovisuelles employant des intermittents pour des fonctions permanentes, transforment leurs contrats en CDI.
Seule la victoire de Ségolène ROYAL à l’élection présidentielle permettra de sauver un régime d’indemnisation du chômage menacé par la politique libérale de la droite, et de redonner un nouvel élan à la création artistique dans notre pays.

Communiqué de Anne HIDALGO
Secrétaire nationale à la Culture et aux Medias

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26.04.2007

Sarkozy "père fouettard" des chômeurs

Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès" avec "une diversité politique très large"

Ségolène Royal à l'émission "A vous de juger" sur France 2 le 25 avril 2007 - France 2
Lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2, la candidate socialiste a estimé que tendre la main à François Bayrou "est une démarche responsable, respectueuse des électeurs et utile pour la France".

Elle a par ailleurs accusé Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine" pour draguer "les voix populistes".


Sarkozy "père fouettard" des chômeurs
Le candidat UMP, dit-elle, est dans "le mépris des gens, les suspicions sur la fraude". "Je vois beaucoup de personnes qui n'ont pas de travail et qui aimeraient bien se lever tôt", a-t-elle encore affirmé. Si elle est élue, a-t-elle poursuivi, les chômeurs ne refuseront pas d'emplois parce que leur retour à l'emploi sera "accompagné".

"Quand j'entends une espèce de discours tonitruant "y'a qu'à", "vous allez voir ce que vous allez voir", de père fouettard (...) alors qu'il y a tellement d'abus de l'autre côté, parmi les amis du pouvoir, je me dis que ce n'est pas bon pour la France", a déclaré la candidate socialiste sur France 2, après avoir évoqué le "parachute doré" de Noël Forgeard.

Contre la délinquance
"Aujourd'hui, il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore délinquants, ceux qui sont à l'école primaire et au collège, en repérant ceux qui ont des difficultés pour bien les recadrer", a déclaré Ségolène Royal.

Elle suggère également "des internats scolaires de proximité, pour que les enfants soient à l'abri des influences du quartier" et maintient son idée d'encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

François Bayrou a "bougé" au cours de la campagneConcernant François Bayrou, elle a affirmé: "Je crois qu'il a, au cours de cette campagne, compris un certain nombre de choses" et en particulier "des valeurs inscrites dans mon pacte présidentiel" telles que "l'Etat impartial", "l'efficacité écologique" ou "la priorité éducative".

Elle a cité au crédit du candidat centriste "le constat qu'il fait sans concession de la situation de la France et des propositions de Nicolas Sarkozy.

"Je ne cherche pas à séduire", "je n'ai pas soif de pouvoir", a déclaré Ségolène Royal, "je cherche à rassembler", a-t-elle expliqué, revendiquant le droit de piocher des "bonnes idées (...) partout pour que la France se redresse".

Le Darfour et pressions sur la Chine
Ségolène Royal n'exclut pas un boycott des Jeux olympiques de Pékin pour faire pression sur la Chine, qui s'oppose à des sanctions contre le Soudan, accusé de graves atteintes aux droits de l'homme au Darfour.

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde, je pense qu'il faut qu'il y ait là aussi des menaces de sanctions très fermes. Il faut ouvrir des corridors humanitaires. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable".

Les otages en Afghanistan
Ségolène Royal a refusé d'évoquer dans la campagne la situation des Français enlevés en Afghanistan, afin d'éviter de leur nuire.

"Je demande que cette affaire-là ne soit pas utilisée (...) dans cette campagne, et je demande que M.Sarkozy ne l'utilise pas non plus", a-t-elle déclaré. "Les sujets de cette gravité ne peuvent pas être abordés de cette façon là. Cela met les otages en danger", a-t-elle ajouté.

Mme Royal a par ailleurs estimé que "les troupes françaises (...) ont toute leur place aujourd'hui en Afghanistan".

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21.04.2007

Henri Weber : Le fond de l'air est rose

L'aspiration à l'ordre prouverait que le pays a basculé à droite. L'analyse idéologique de la campagne montre l'inverse. Tribune publiée par Libération

Comment se présente le paysage idéologique français ­ le PIF ­ en cette veille d'élection présidentielle ? «La France a basculé à droite, se réjouissent les leaders de l'UMP, la droite domine idéologiquement et politiquement.» Ce diagnostic ­ partiel et partial ­ n'est corroboré ni par les urnes ni par les enquêtes d'opinion. Les socialistes ont gagné spectaculairement les élections régionales (20 régions sur 22) et européennes (30 % des suffrages) en 2004. La droite libérale a perdu, non moins spectaculairement, le référendum du 29 mai 2005. Les enquêtes d'opinion attestent, certes, qu'une majorité de Français aspire au respect de la loi et au rétablissement de l'autorité de l'Etat. Comment en serait-il autrement au terme des «années Sarkozy», qui ont vu la montée des violences contre les personnes et l'embrasement des banlieues ? Mais cette aspiration ne signifie pas que les Français souhaitent un retour à l'ordre moral répressif d'avant Mai 68, et encore moins à l'exercice autoritaire du pouvoir. 61 % d'entre eux se prononcent contre le rétablissement de la peine de mort, 78 % pensent que «l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité» ; 66 % sont favorables au vote des étrangers non européens aux élections locales (1). La demande de règles et d'autorité n'est pas en soi le signe d'un «virage à droite» du corps électoral. Tout dépend de l'ordre espéré, et pour l'immense majorité des électeurs, il s'agit de l'ordre démocratique et républicain.


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14:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.04.2007

Quelques minutes après l'exceptionnel meeting de Toulouse où Ségolène Royal était entourée de José Luis Zapatero et François Hollande, le Premier secrétaire tenait un nouveau carnet de campagne.



Au sommaire de ce numéro : - un bilan à mi-parcours après le dernier meeting de la campagne de premier tour

- le symbole de la venue de José Luis Zapatero au meeting de Toulouse
- un dernier argument pour convaincre les indécis
- un vibrant hommage aux militants investis depuis 5 ans.



Durée : 05:32 Pris le : 19 avril 2007 Lieu : Toulouse.

Lire aussi sur Midi Canard : À Toulouse, Royal conclut sa campagne avec Zapatero

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17:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL, Meeting à Toulouse

Ségolène Royal : On peut réformer la société française sans la brutaliser. Ecoutez, réécoutez l'émission de France Inter du 20 avril à 8h10

20 minutes pour convaincre. Chaque matin, dans le 7h-9h30 de Nicolas Demorand.






Ségolène Royal
20/04/2007
08h10 - 08h30
Réécoutez

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10:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal sur France inter ce matin 20 avril

Vidéo Ségolène Royal : Visite dans une grande surface

Centre Commercial Champion


Durée : 04:30 Pris le : 18 avril 2007 Lieu : paris, France

Son projet c'est lui, mon projet c'est vous ! Ségolène Royal, Toulouse 19.04.07


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09:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, Ségolène

Le best of de Sarkozy

Il circule tellement de choses sur Sarkozy en ce moment qu'un best of s'impose :

Le vrai Sarkozy :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/fr/cluster/politics/featured/v...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Le bilan de Sarkozy :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
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Sarkozy et les médias :

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http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/video/x1qj28_ex-directeur-figm...

Les amis de Sarkozy :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video/xvn1i_les-amis-de-sarkozy-la-suite
http://www.dailymotion.com/video/x1qmm8_sarkozy-et-les-lo...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et l'économie

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et la génétique :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bp%C...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bp%C...

Sarkozy et la France :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et Al-Qaïda :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Et plein d'autres choses sur : http://sarkostique.over-blog.com/

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08:13 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le best of de SARKOZY

(1/7) Les 7 piliers du pacte présidentiel en vidéo

1- Relancer la croissance pour travailler tous



Durée : 13:09 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Relancer la croissance
Le 5 avril 2007

Les sept piliers

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07:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les 7 piliers, ROYAL, Ségolène

2/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

2-Améliorer le pouvoir d'achat



Durée : 16:37 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Améliorer le pouvoir d'achat
Le 5 avril 2007
Les sept piliers

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07:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les 7 piliers du pacte présidentiel

3/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

3- Promouvoir l'éducation


Durée : 11:26 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel.
Education
Le 5 avril 2007
Les sept piliers

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07:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

19.04.2007

Web TV : Regarder le meeting de Ségolène Royal à Toulouse jeudi 19 avril



Vous n'avez pas encore fait votre choix, vous êtes indécis ?

Regarder en direct le meeting de Ségolène à Toulouse jeudi 19 avril à partir de 19 h00 sur www.parti-socialiste.tv

Ségolène Royal tiendra son dernier grand meeting avant le premier tour
- un rassemblement de milliers de personnes à Toulouse.
Elle sera rejointe par le premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, l'une des figures majeures de la gauche européenne, ainsi que par des personnalités qui la soutiennent dans la campagne.



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19:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Meeting Ségolène ROYAL à Toulouse

La politique de Nicolas Sarkozy est suffisamment inquiétante pour qu’on n’ait pas besoin de la caricaturer.

François Hollande sur I-Télé.

« Nous sommes à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Si l’on veut le changement, si l’on veut que la gauche soit en situation de diriger le pays, il faut voter Ségolène Royal dès le premier tour. C'est le premier message qu’il faut passer. »

« Si Ségolène Royal est en situation d’être au second tour, nous le saurons le 22 avril avec la perspective d’une victoire, il faudra rassembler, rassembler la gauche d’abord. Il y a quand même des candidats et des candidates qui se réclament de la gauche, voire même de la gauche extrême. Ceux-là, ils doivent appeler à voter pour Ségolène Royal, parce que c’est le vote qui, justement permet non seulement de battre la droite, mais de changer, de transformer notre pays. Alors, après, il y a des électeurs qui iront voter pour d’autres candidats, mêmes, que des candidats de gauche, eh bien, à ces électeurs, il faudra leur dire : « qu’est-ce que vous voulez ? Est-ce que vous voulez qu’il y ait un progrès, est-ce que vous voulez qu’il y ait des valeurs républicaines qui soient respectées, est-ce que vous voulez qu’il y ait un pays qui soit fière de lui-même, qui n’ait pas peur de sa jeunesse, qui n’ait pas peur des étrangers, qui n’ait pas peur de ceux qui ne pensent pas comme le chef de l’Etat ? »

« Nous sommes dans une élection présidentielle, on n’est pas là dans des manœuvres, dans des regroupements, dans des débauchages personnels, on est dans une élection qui doit être fondée sur la clarté. Voilà ce que c’est qu’une élection présidentielle. »

« Les électeurs qui voudront voter pour Ségolène Royal, ils ne veulent pas d’une opération, d’une manœuvre, d’une combinaison politique. Ils auront regardé ce qu’est le pacte présidentiel, les propositions qui sont faites, l’équipe qui sera présentée autour de Ségolène Royal dans l’entre deux tours. »

Le pacte présidentiel « n’est pas négociable. On n’est pas là pour enlever telle ou telle proposition pour faire plaisir à celui-ci, en rajouter d’autres pour faire plaisir à celui-là, c’est quand même l’avenir du pays qui est en cause, c’est quand même ce qui va être fait pendant les 5 ans, donc je suis pour une conception transparente, claire, respectueuse de la politique. »

« On nous a déjà fait ce coup là où un candidat de droite essaie de faire apparaître qu’il est moins à droite que l’autre, pour essayer de capter les électeurs de gauche qui se disent : « il faut peut-être faire barrage à celui qui nous fait le plus peur », en l’occurrence, à l’époque, c’était Balladur, aujourd'hui c'est Nicolas Sarkozy. Eh bien moi, ce que je vous dis, c’est qu’il ne faut pas prendre des voies obliques, des voies détournées, des zigzags, il faut prendre la voie directe, si je puis dire, la voie « Royal ». »

« Moi je ne suis pas dans la caricature, Sarkozy c’est la droite dure, qui va souvent sur les terrains de la droite extrême, mais je ne serais pas là, dans une espèce de version apocalyptique. Je dis que la politique de Nicolas Sarkozy est suffisamment inquiétante pour qu’on n’ait pas besoin de la caricaturer. Ecoutez-le, ça suffit, il n’y a pas besoin de dire qu’il est comme Le Pen. Dans une certaine mesure, il est comme Sarkozy, c’est déjà suffisamment inquiétant. »

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10:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

(7/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

7- Agir pour une France plus forte.



Durée : 14:22 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Agir pour une France plus forte.
Le 5 avril 2007



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09:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

(5/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

5- Décider l'excellence environnementale



Durée : 09:36 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Décider l'excellence environnementale

Le 5 avril 2007

Les sept piliers

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08:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

18.04.2007

4/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

4- Garantir la protection sociale des familles






Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego
Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego

Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego
Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Garantir la protection sociale des familles

Le 5 avril 2007

Durée 10:31, pris le 5 avril

Les sept piliers

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12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

Le programme commun libéral de Bayrou et Sarkozy

« Il y a une confrontation nette de projet de société entre Nicolas Sarkozy et moi. Alors qu'il n'y a pas cette confrontation entre Ségolène Royal et moi. »
François BAYROU au Nouvel Observateur, 15 mars 2007

Pourtant, le programme économique et social de Bayrou est semblable à celui de Sarkozy et contraire à celui de Ségolène Royal :

Emploi, Salaires : Bayrou d’accord avec Sarkozy contre Royal


-Sarkozy contre la hausse du SMIC = Bayrou contre la hausse du SMIC ≠ Royal pour la hausse du SMIC

-Sarkozy pour la « liberté de travailler plus pour gagner plus grâce aux heures sup » = Bayrou pour « améliorer son revenu par le libre jeu des heures sup »≠ Royal pour la relance salariale et les 35 heures par la négociation

-Sarkozy contre l’abrogation du CNE et pour un « contrat de travail unique » + flexible = Bayrou contre l’abrogation du CNE et pour un « contrat de travail unique » + flexible ≠ Royal pour l’abrogation du CNE et la limitation des contrats précaires.


Fiscalité : Bayrou d’accord avec Sarkozy contre Royal

-Sarkozy pour réduire l’ISF= Bayrou pour réduire l’ISF ≠ Royal contre la réduction de l’ISF.

-Sarkozy pour réduire les droits de succession = Bayrou pour réduire les droits de succession ≠ Royal contre la baisse des droits de succession.

-Sarkozy ouvert à la hausse de la TVA= Bayrou ouvert à la hausse de la TVA ≠ Royal contre la hausse injuste de la TVA.

-Sarkozy pour de nouvelles baisses de charges patronales = Bayrou pour de nouvelles baisses de charges ≠ Royal pour conditionner les actuelles baisses de charges à l’emploi.

-Sarkozy contre la taxation des superprofits = Bayrou contre la taxation des superprofits ≠ Royal pour la taxation des superprofits (notamment Total).

Au moment de répartir les richessses, Bayrou est toujours d'accord avec Sarkozy, jamais avec Ségolène Royal !



medium_8781.30.jpgRené Revol et la section de Grabels 34.

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09:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Le programme commun libéral de Bayrou et Sarkozy, RAG 34

17.04.2007

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage ! La gauche peut, doit, va gagner.

Seule Ségolène Royal est en mesure de battre Sarkozy au 2e tour
dimanche 15 avril 2007 par Gérard Filoche

Si la gauche réussit à faire passer Ségolène le 22 avril, elle aura toutes les chances de battre Sarkozy le 6 mai... elle aura un pouvoir attractif pour sortir de l’abstention toutes les voix de gauche, et pour attirer au delà. Sarkozy sera rejeté comme le sortant agité, l’homme au karcher dangereux...
Mais si Ségolène est éliminée le 22 avril, cela se jouera à droite et Sarkozy battra Bayrou ou Le Pen le 6 mai

Il faut le dire maintenant aux manoeuvriers marginaux à la Rocard-Kouchner qui appellent à écarter Ségolène Royal pour que ce soit Bayrou qui batte Sarkozy : cela n’arrivera pas !

Il faut que ceux qui seraient désorientés et pourraient commettre l’erreur irréparable en croyant mieux faire barrage à Sarkozy le sachent, le comprennent à temps. Il n’y a aucune chance chance pour le “sortant” Bayrou, le clone de l’autre “sortant” Sarkozy : ce sont les électeurs de droite qui trancheront et ils sont majoritairement UMP contre UDF.

A notre niveau, dans notre camp, nous faisons tout et devons tout faire pour que la gauche batte la droite, et pas pour que la gauche arbitre entre les candidats de droite.

Nous voulons donc, il reste huit jours, que Ségolène soit la mieux placée possible le 22 avril pour l’emporter le 6 mai.

Dans ce pays, la gauche est majoritaire en profondeur, quoique semblent en dire les sondages du moment, les réserves de voix sont à gauche, il faut révéler cette majorité, la mobiliser, la rassembler, c’est possible et qu’on le veuille ou non, seule Ségolène Royal est, dans cette élection, en mesure d’opérer ce rassemblement si elle passe la barre du premier tour.

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage !
Nous mobilisons tout notre camp de gauche, la gauche peut, doit, va gagner.

Mais nous n’arbitrerons pas sinon entre les deux droites Bayrou et Sarkozy, nous appellerons à ne voter ni pour l’un ni pour l’autre !

De façon active, des millions et des millions d’électeurs de gauche refuseront de cautionner l’un des candidats de droite au deuxième tour, si par malheur il n’y avait que ce choix. Une telle subordination aggraverait la défaite.

Si par malheur, comme le veulent Rocard et Kouchner, nous étions écartés au premier tour, nous ferions campagne, nous mobiliserions au deuxième tour pour que la gauche conserve ses forces et reste en dehors du traquenard, qu’elle ne se soumette à aucun des candidats du camp adverse. Ni Poher, ni Chirac, ni Bayrou...
Nous tirons les leçons du “vote Chirac” du 5 mai 2002 et de l’usage qu’il a fait de nos voix en piétinant pendant cinq ans toutes les aspirations sociales des millions de salariés qui produisent les richesses de ce pays.

Que les candidats de droite aient le moins de voix possible pour faire leur politique anti-sociale !

Pas une voix de gauche pour les sortants Bayrou-Sarkozy
Pas une voix de gauche, ni le 22 avril, ni le 6 mai pour ceux qui ont voté toutes les mesures ultra libérales depuis 2002, la loi Fillon sur les retraites, la loi Douste-Blazy contre la Sécu, les lois contre le code du travail, la baisse des impôts des riches, les mesures contre les sans papiers et les immigrés, la politique répressive de l’état pénal, le CNE et le CPE...

Ce refus de cautionner aucun des candidats de la droite sera à coup sur empiriquement suivi par une très large majorité de la gauche. Cela suffira.

Nous œuvrerons concrètement de toutes nos forces pour que cette majorité soit la plus large possible et que peu d’électeurs se fassent abuser par le camp adverse.

Et ce seront donc les électeurs de droite Udf et Ump qui départageront les candidats Ump et Udf.

Pas nous.

Pas la gauche.

Pour nous, ce sera bonnet blanc blanc bonnet, vert chou, chou vert.

Ceux, comme Rocard et Kouchner qui appellent à trahir leur camp dés maintenant, en votant dés le 22 avril pour un candidat de droite contre un autre, en seront pour leurs frais : ils divisent la gauche aujourd’hui sans assurer la victoire de leur nouveau champion Bayrou demain. Celui-ci serait battu le 6 mai par Sarkozy.

Leur manoeuvre ne paiera pas : chacun comprendra que seule la candidate de gauche est en mesure de rassembler le maximum des voix de gauche, pas un candidat de droite.

Que le gouvernement qui doit suivre est un gouvernement de toute la gauche, pas d’alliance avec la droite ou le prétendu « centre ».

Gérard Filoche, le 15 avril 2007


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07:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, CHASSONS LA DROITE

Les 7 Piliers du Pacte présidentiel

Les 7 piliers du Pacte présidentiel

Découvrir les 7 piliers du Pacte présidentiel


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14.04.2007

Ya plus écrit La Poste...

Le service public recule, les profits augmentent. La Poste présentera dans quelques jours des bénéfices en forte hausse pour l'année 2006.
Cette entreprise, premier employeur national, entend poursuivre sur cette lancée en continuant à réduire ses effectifs (6000 postes supprimés en 2005 et autant en 2006).

Elle y parviendrait en fermant des bureaux en zones urbaines cet été prochain, pour des durées allant d'une semaine à un mois en juillet et en août, ou en limitant les heures d'ouverture. Des listes ont déjà été établies pour les départements d'île de France, portant sur une vingtaine de sites dans le Val-de-Marne (à Cachan, Champigny,Charenton, Créteil,Nogent, etc.)et une quarantaine dans l'Essonne (Corbeil-Essonnes, Brétigny-sur-Orge, Etampes, Evry, Palaiseau,etc.).

Dans l'Hérault et notre région comme partout en France, nous n'échapperons bien sûr pas à ces mesures drastiques. Nous à RAG 34 on sait ça !

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13:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : La Poste, SERVICES PUBLICS

Touche pas à mes milliards...

Il faut oser. Au cours du même article, un journaliste des Echos souligne la hausse "saisissante" du bénéfice des principales banques françaises, qui dépasse pour les 6 premières banques nationales 28 milliards d'euros en 2006, soit 2,7 % de plus qu'en 2005...et estime qu'"ajouter une réglementation bancaire des tarifs bancaires comme le réclament certains candidats, menacerait une activité qui emploie 400 000 salariés et génère 2,8 % du PIB"

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12:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BANQUES

13.04.2007

La France Présidente, profession de foi de Ségolène Royal

Françaises, Français,

Mes chers compatriotes,

Je vous ai écoutés pour agir juste et pour tenir parole. J’ai entendu vos inquiétudes, vos colères mais aussi vos espoirs. Vous avez exprimé la volonté d’un vrai changement, un profond désir d’avenir.

La crise actuelle que traverse notre pays appelle de nouvelles règles, un État et des pouvoirs publics solides, qui fonctionnent bien. C’est le pacte présidentiel que nous avons construit au cours de plus de 6000 débats participatifs.

Nous allons bâtir ensemble un ordre juste : faire reculer les précarités, les inégalités, les brutalités, les violences ; assurer les sécurités nouvelles de l’emploi, des salaires et des retraites, du logement et de la santé. Nous allons

libérer les énergies dont la France est porteuse si l’État joue tout son rôle et si chacun donne, par ses efforts, le meilleur de lui-même.

Je vous garantis une juste répartition des fruits de ces efforts, dont la France a besoin, alors que d’autres veulent donner encore plus à ceux qui ont déjà énormément. Je crois en notre modèle républicain et laïc, en notre pacte social gravement mis en cause depuis cinq ans.

Nous savons, mes chers compatriotes, qu’il n’y a pas de liberté sans justice, de démocratie sans éducation et d’effi cacité économique sans sécurité sociale. C’est tout cela que je veux réconcilier. C’est ma conviction de femme de gauche et de progrès, c’est ma volonté d’agir pour l’intérêt général.

La France Présidente se relève avec vous. Avec nous tous et nous toutes. Elle est entreprenante et solidaire, forte de la diversité de ses talents et de ses territoires, elle assumera pleinement sa place dans l'Europe et dans le monde.

Vive la République,

Vive la France.


Ecouter la profession de foi par Ségolène Royal

07:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SEGOLENE ROYAL

12.04.2007

Avez-vous choisi votre candidat ?

A dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, nous vous sollicitons afin que vous participiez à nos sondages électoraux.

Vous avez choisi votre candidat pour le premier tour de l'élection présidentielle? D'un clic, dites pour qui vous allez voter.

Nous vous proposons également six hypothèses de second tour, en fonction des sondages actuels. Comme vous le savez, quatre candidats y obtiennent des scores très supérieurs à ceux des huit autres candidats. C'est uniquement par rapport à cela que nous proposons ces sondages de second tour.

Le lien : http://www.pourquivoter.com/sondages/tous.html

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16:47 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : AVEZ-VOUS CHOISI VOTRE CANDIDAT ?, RAG 34

Ségolène Royal : "L'Etat mettra en place de vraies politiques industrielles et ne tolérera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse"

Invitée des 4 vérités ce matin sur France 2, la candidate est revenue sur les révélations sur les indemnités perçues par l'ancien dirigeant d'EADS lors de son départ de l'entreprise, mais aussi sur la "révolution idéologique de la gauche", ainsi que sur les dernières prises de parole du candidat UMP.

Les paroles de Nicolas Sarkozy sur la prédestination sont "très dangereuses et révélatrices de sa brutalité, de sa façon de faire et de penser".

Interrogée sur les parachutes en or perçus par les anciens dirigeants d’EADS, Ségolène Royal répond : « Si je suis élue présidente de la République, d’abord dans les entreprises où l’Etat est actionnaire l’Etat exercera ses responsabilités, c’est-à-dire rendra public la rémunération des hauts dirigeants, des entreprises, comme cela se fait dans les pays du nord de l’Europe. Ensuite, l’Etat mettra en place de vraies politiques industrielles et ne tolérera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse, si j’ose dire, tandis que des salariés qui ne sont pour rien sur les difficultés de l’entreprise, eux, paient les pots cassés par la précarité, par le chômage et par les difficultés personnelles. Donc, je crois que la France a besoin aujourd’hui d’un changement, d’un vrai changement, et une fois de plus cet exemple le montre, cruellement d’ailleurs pour les salariés, et c’est pourquoi il faut mettre fin à ce système ultralibéral qui fait que ce sont toujours les salariés dans la politique que la droite a menée qui paient les difficultés des entreprises, et les erreurs surtout du patronat. Mais vous savez que nous sommes intervenus, nous avons mis l’entreprise devant ses responsabilités, les présidents de région socialistes ont protesté, ont même proposé de revenir au capital de l’entreprise. La droite nous a dit à un moment que cela ne servait à rien. J’observe que depuis que nous avons fait un rapport de force presque moral, finalement, à l’égard de la responsabilité d’une entreprise sur les territoires, l’actionnaire privé, Lagardère, a décidé de rester, le plan a été revu, mais compte tenu de cette information qui est publiée aujourd’hui moi je demande aux dirigeants d’Airbus de retirer la totalité de ce plan pour que nous mettions à plat les stratégies industrielles et la façon dont sont justifiées les suppressions d’emplois, est-ce que ce sont des licenciements boursiers ou est-ce que ce sont des licenciements qui sont justifiés par des stratégies industrielles ? Ce que finalement cette information tendrait à prouver que c’est la première hypothèse qui est finalement la bonne. »

A propos de l’échéance électorale, elle affirme « Je crois aussi que le temps des femmes est venu. Je crois que l’incarnation d’un vrai changement dont les Français ont besoin, c’est moi qui le propose aujourd’hui. Je crois que cette articulation nouvelle entre les valeurs solides auxquelles je m’attache depuis très longtemps, c’est-à-dire remettre l’école au cœur du pacte républicain, faire bien fonctionner les familles, défendre la valeur travail, avoir aussi écouté les Français et avoir compris que pour les parents et les grands-parents la question centrale c’était celle de la lutte contre le chômage des jeunes, et j’en fais une des priorités très très fortes de mon projet présidentiel, et les anciens… »

Enfin, elle revient sur les paroles de Nicolas Sarkozy sur la prédestination à être pédophile : « Ah, je les trouve très dangereuses et une nouvelle fois elles sont révélatrices de la brutalité, de la façon de faire et de penser de Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, les autorités morales, religieuses, scientifiques, ont vigoureusement protesté parce que cela veut dire qu’on serait capable de trier les individus dès la naissance et c’est extrêmement grave comme vision de l’humanité, c’est le contraire de la mienne. Ca voudrait dire aussi que l’éducation par la famille, par l’école, par la société ne sert à rien. Et, encore plus grave, ça voudrait dire que les gens sont irresponsables. Moi, j’ai été ministre de la Famille, j’ai vu les dégâts que provoque la pédophilie sur les enfants, et je puis vous dire qu’il y a des prédateurs d’enfants parfaitement conscients de ce qu’ils font et qui doivent être sanctionnés très très sévèrement et pourchassés pour ces crimes abominables. »

Lire l'interview en intégralité

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16:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PARACHUTES DORES, ROYAL, RAG 34

Ségolène Royal : La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée

Ségolène Royal a signé mardi la pétition des médecins et professionnels de la santé contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par Nicolas Sarkozy, un projet selon elle “dangereux” et “brutal“.

“On ne réforme pas la France avec brutalité, et certainement pas en faisant reculer l’égalité d’accès a la santé.

La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée“.

Ségolène Royal souhaite lutter “contre les tentations de privatisation” qui “feront basculer des millions de Français vers la précarité médicale“.

Elle a redit sa volonté de créer une cinquième branche de la sécurité social, concernant la vieillesse et le handicap.

La réaction de Ségolène Royal :



Christian Lehmann, médecin généraliste, initiateur de la pétition, explique son engagement :



Le site de la pétition

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16:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SANTE, SECURITE SOCIALE, Ségolène ROYAL, RAG 34

11.04.2007

Rocard propose le haut débit à 5 euros par mois

Crédit Photo : AFP/DAMIEN MEYER
Michel Rocard remet son rapport sur les enjeux du numérique à Ségolène Royal

En mission pour Ségolène Royal, l'ancien Premier ministre propose dans un rapport "un tarif social de l'accès haut débit" pour réduire la fracture numérique.

Il appelle également au soutien de la filière jeu vidéo.


Un accès mensuel à Internet pour le prix d'un repas chez Mac Do. Voilà ce que propose Michel Rocard pour en finir avec la fracture numérique qui laisse un Français sur deux à l'écart de la révolution Internet. Cet accès à prix discount est une des 94 propositions du rapport "République 2.0, pour une société de la connaissance ouverte" qu'il vient de remettre à Ségolène Royal.

Dans son chapitre consacré au "progrès numérique pour tous", la plupart des propositions de Michel Rocard font écho au livre blanc adressé aux candidats à la présidentielle par le collectif Renaissance numérique. C'est le cas en particulier pour celles qui concernent l'équipement des français en micro-informatique. En s'appuyant sur des opérations de dons et "recyclage" de PC, il estime que l'objectif de 75% des Français connectés en 2012 - au lieu de 44% aujourd'hui - est "ambitieux mais réaliste". Michel Rocard propose aussi la "prise en charge de l'ordinateur portable de 100 000 étudiants, sous condition de ressources".

Le haut débit "social" à 5 euros


Une fois réglé le problème de l'équipement, c'est sur l'accès à Internet proprement dit que Michel Rocard fait sa proposition la plus originale : "Le prix de l'accès à Internet constitue une barrière pour les ménages modestes. A côté du tarif social de l'abonnement au téléphone , un tarif social de l'accès haut débit devra donc être instauré. Financé par le fonds numérique, son niveau serait d'environ 5 €/mois". Ce fonds numérique que Michel Rocard veut créer soutiendra aussi à hauteur de 20% les mesures prises par les collectivités pour réduire la fracture numérique.

Le collectif Renaissance numérique juge cette idée "très intéressante" et se réjouit de l'ambition d'un rapport qui "couvre tous les champs du numérique et reprend neuf de nos mesures", par la voix de sa vice-présidente, Christine Balagué. "Nous sommes aussi sensibles aux propositions sur un accès facilité pour les personnes handicapées et l'espace de liberté à préserver sur Internet", ajoute-t-elle pour LCI.fr.

Licence globale et jeux vidéo

Parmi les nombreux autres sujets évoqués, la "licence globale", soutenue à demi-mot par Ségolène Royal. Michel Rocard reste très prudent sur le sujet : l'expression n'est d'ailleurs pas employée une seule fois, tout juste souhaite-t-il "mettre en oeuvre une solution qui assure la sécurité juridique des échanges, mais préserve les intérêts des artistes autour d'une rémunération consensuelle qu'il conviendra de défendre vigoureusement au niveau européen".

L'ancien Premier ministre évoque aussi la filière jeu vidéo qui traverse une phase difficile. La France est souvent qualifié de "troisième" pays du jeu vidéo mais la filière ne cesse de perdre des emplois, au profit du Canada, par exemple. Michel Rocard veut donc aller plus loin que les crédits d'impôts déjà mis en place pour aider les éditeurs et appelle au lancement d'"une gamme d'outils de soutien aux studios, ciblant particulièrement leur besoin de financement permanent". L'UMP se préparerait à riposter avec une synthèse des propositions de Nicolas Sarkozy sur le numérique.

Olivier LEVARD


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09:02 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROCARD, FAIT, HAUT DEBIT, FRACTURE NUMERIQUE, RAG 34

08.04.2007

Ségolène Royal : La France Présidente expliquée

La France présidente, c’est “la promesse solennelle que la politique ne se fera jamais plus sans les citoyens”.

À Bordeaux, la France Présidente
Devant plus de 15000 personnes, à Bordeaux, Ségolène Royal a décliné cette France présidente que dessine son pacte présidentiel dont le pays a besoin et qu’il attend.

Ségolène Royal a aussi choisi la ville de Montaigne pour dire que dorénavant elle refusera de répondre aux attaques et agressions verbales de la droite pour ne plus s’adresser directement qu’aux Français, porter jusqu’au bout l’élévation du débat présidentiel “parce que les Français veulent choisir avec leur intelligence en toute connaissance de cause”.

Lire le discours de Ségolène Royal

Demandant toutefois que personne ne laisse vilipender les valeurs de la France qu’elle défend et qu’elle porte comme femme de gauche et de progrès, “je compte sur vous, chaque fois que vous entendrez une déformation de mes propos, pour y répondre avec sérieux, avec pédagogie, pour expliquer” a lancé la candidate à la salle, son équipe de campagne.

Cette façon de s’appuyer sur l’intelligence collective et les exigences des citoyens, c’est ce qui caractérise la France présidente.

La France présidente, c’est “la promesse solennelle que la politique ne se fera jamais plus sans les citoyens”. “Si je vous ai écouté et si vous aussi vous avez écouté les citoyens autour de vous, la campagne participative que j’ai voulu préfigure la façon dont demain je gouvernerai avec les Français s’ils me font confiance” a-t-elle affirmé.

“La France présidente cela veut dire que chacun d’entre vous est capable d’apporter sa pierre, sa contribution à l’intérêt général de notre maison commune”, c’est ainsi que la France présidente réconciliera l’individuel et le collectif. Cette capacité de chacun à être le meilleur expert de ce qu’il vit doit faire écho à la capacité de chacun à entendre les autres ; c’est la République du respect.

Une République du respect qui s’oppose aux clans, aux clivages, aux conflits, aux divisions et aux oppositions exacerbées, qui dressent les uns contre les autres.

La France présidente c’est la France qui se rassemble, forte de tous les siens, la France du travail pour tous, la France qui réhabilite la valeur travail.

Elle le fera en donnant du travail pour tous, en garantissant un droit au premier emploi et un travail aux jeunes avec notamment les contrats première chance et les emplois tremplins. La France présidente, elle dit à tous les jeunes : “vas-y fait tes preuves, la France a besoin de toi, nous allons ouvrir les portes et les fenêtres quelles que soient ton nom et la couleur de ta peau !”

La France présidente veut aider ceux qui prennent le risque d’entreprendre, permettre à chacun de recevoir le juste salaire de son travail, la juste rémunération de son activité, garantir le pouvoir d’achat. “La feuille de paye n’est pas l’ennemi de l’emploi mais peut être son moteur” a repris Ségolène Royal avant de préciser qu’en conséquence elle revalorisera les petits salaires et les petites retraites.

Réussite scolaire, formation tout au long de la vie, sécurité des parcours, bouclier logement, exigence écologique… ce sont toutes ces mesures du pacte présidentiel qui donneront au pays le nouveau souffle dont il a besoin pour refonder son pacte républicain, réhabiliter l’action publique face aux forces aveugles du marché.

C’est aussi “une France qui s’accepte et qui tire partie et fierté de ce qu’elle est devenue, une France au clair sur son histoire, sans amnésie ni repentance et d’autant plus capable de se projeter dans l’avenir” qui saura tenir son rang sur la scène internationale et construire cette Europe qui doit rester “la grande ambition et la grande réalisation du 21e siècle”.

“La cause que nous portons, disait François Mitterrand, est plus grande et plus forte que nous et c’est cela qui nous conduit et nous pousse en avant !” a conclu la candidate socialiste. Avant que la salle entonne la Marseillaise, une salle qui assume les symboles et les couleurs des grands principes et lumières jamais éteintes de la Révolution française.



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08:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LA FRANCE PRESIDENTE, Ségolène ROYAL, RAG 34

07.04.2007

Analyse critique du programme de François Bayrou

Le programme dévoilé par François Bayrou ne contient pas de véritable surprise. Il reste, de fait, largement prisonnier d’une vision conservatrice de la société française et du centre de gravité politique des notables et des élus de l’UDF.

I) Sur le plan du droit du travail et de l’emploi

François Bayrou reprend globalement le diagnostic et les propositions de Nicolas Sarkozy. Il n’est pas question d’abroger le CNE. Il s’agit à travers les développements des heures supplémentaires de travailler plus pour gagner plus. En outre le schéma de relance de l’emploi emprunte aux sentiers traditionnels : exonérations de charges sociales, suppression des cotisations sociales qui entraîneraient une multiplication des effets d’aubaine et de substitution sans conséquence sérieuse ni positive pour l’emploi. Sa préoccupation en matière de démocratie sociale reste largement formelle et ne touche pas à la réalité de l’entreprise.

François Bayrou se contente de généralités sur la nécessité de la reconquête industrielle comme s’il n’avait pas pris la mesure de la gravité de la situation : 350 000 emplois industriels perdus en 5 ans. Ces ambitions en matière de recherche et d’innovation restent limitées au regard de l’ampleur du
retard accumulé.

II) Sur le terrain budgétaire et fiscal

Le candidat de l’UDF propose un retour à une orthodoxie budgétaire stricte. La recherche de l’équilibre du budget de fonctionnement à tout prix renvoie à une logique bien concrète de réduction du nombre d’agents publics et d’amenuisement du rôle du service public. Sans un mot sur les nécessités d’une croissance forte et durable, le candidat centriste propose tout simplement une cure de désendettement sans aucune contre partie et sans aucun amortisseur. Cette conduite déboucherait très vite, à la fois, sur une croissance encore plus atone et des conflits sociaux. L’objectif d’une politique économique ne peut se limiter au désendettement même s’il reste nécessaire. La recherche de la croissance maximale, la reconquête de l’équilibre du commerce extérieur sont des ambitions au moins aussi légitimes et nécessaires. Leur réalisation peut d’ailleurs permettre de réduire le poids de la dette comme l’expérience de la période 1997/2002 l’a démontré. L’amorce d’un cercle vertueux, croissance, emploi durable, réduction des déficits et de la dette, reste la meilleure solution.

D’autant que, dans le même mouvement, François Bayrou préconise le maintien du bouclier fiscal à 60 %, et l’extension des exonérations fiscales sur les successions. Nous sommes là en présence de propositions proches des recommandations fortement clientélistes du candidat de l’UMP. Nous sommes
surtout face à une politique financière et fiscale particulièrement injuste.

III) En termes de protection sociale

Le candidat de l’UDF inquiète à la fois par ses propositions et ses impasses. Il recommande une remise en cause explicite de la CMU au profit d’un système dit « personnalisé et proportionnel au revenu » ainsi que l’introduction d’un système de retraite par capitalisation, puisque relevant d’une logique à points. Parallèlement, le discours de François Bayrou reste évanescent sur la gravité de la situation de l’hôpital public ou sur l’importance de la montée en puissance de la dépendance liée au vieillissement attendu de la population. D’une manière générale, le programme de l’UDF mésestime l’ampleur de l’urgence sociale et sanitaire. Il traduit une méconnaissance de la réalité sociale : 7 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, et 13 % de la population renonçant à se soigner.

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07:48 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Programme BAYROU

04.04.2007

Sarkozy et le Rmi

Depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy fait le choix délibéré de s’en prendre systématiquement aux Rmistes, en les qualifiant d’assistés et en en faisant des boucs émissaires. Le dernier exemple en date a consisté à s’en prendre à la politique de la région Ile-de-France en faveur des Rmistes, et tout particulièrement au dispositif de gratuité des transports en commun pour les Rmistes qu’a mis en place cette collectivité.

Nicolas Sarkozy ignore-t-il que la question de la « capacité à se déplacer » des personnes en grande souffrance sociale est l’un des principaux freins à la réinsertion ? Comment espérer retrouver un emploi si vous n’avez pas de quoi vous payer un ticket de train ou de métro pour honorer vos rendez-vous, vous rendre à l’ANPE… ? Loin d’installer les Rmistes dans leur situation, la gratuité des transports en commun est un instrument majeur de sortie de l’assistanat pour les personnes touchées par l’exclusion et qui, pour une très grande majorité et quoi qu’en dise Nicolas Sarkozy, ne s’y complaisent pas.

Au lieu de s’en prendre avec sa violence habituelle aux Rmistes et aux politiques qui tentent de les aider à se sortir de cette situation, Nicolas Sarkozy devrait plutôt s’interroger sur les conséquences de la politique menée par le gouvernement auquel il a appartenu pendant 5 ans. Car ce gouvernement détient le triste record du nombre d’allocataires du RMI : + 300 000 en 5 ans ! Le refus de l’assistanat, cela passe d’abord par éviter de plonger des centaines de milliers de personnes dans la nasse du RMI pour faire baisser le nombre de chômeurs « comptabilisables ».

Communiqué de presse de Julien Dray
Porte-parole du PS

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07:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RMI, RAG 34

03.04.2007

TVA sociale » : un impôt antisocial

À l’occasion de la parution de son livre « Ensemble », Nicolas Sarkozy propose d’expérimenter la « TVA sociale ».

Son projet fiscal est désormais complet et connu : il compile les idées les plus injustes et les plus improductives. La « TVA sociale » n’a de social que le nom. En réalité, elle serait :
• socialement injuste, car elle ferait payer aux consommateurs l’allègement des cotisations accordé aux entreprises au moyen d’une contribution proportionnelle ;
• économiquement dangereuse, car elle réduirait le pouvoir d’achat des ménages, freinant dès lors la consommation, moteur essentiel de la croissance en France.

Nicolas Sarkozy propose donc aux consommateurs de payer les impôts de leurs employeurs au prétexte de la préservation de leur propre emploi : voici une bien curieuse conception de la réhabilitation du travail !

Cette proposition est d’autant plus provocante qu’elle suit celle de l’abaissement du seuil du bouclier fiscal à 50% - ce qui équivaudrait quasiment à supprimer l’ISF.

Le Parti socialiste rappelle donc son opposition à cette proposition, révélatrice du modèle de société socialement injuste et économiquement dangereux de Nicolas Sarkozy.

Communiqué de François HOLLANDE,
Premier secrétaire

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13:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : TVA sociale, SARKOZY

"Votons pour la planète"

Dimanche 1 avril, la fondation Nicolas Hulot organisait un rassemblement à Paris, avec des personnalités issues du monde associatif, mais aussi politiques et artistes au Trocadéro, intitulé "Votons pour la planète". Alors que plus de 700 000 personnes ont signé le pacte de la fondation, Nicolas Hulot explique les enjeux de la campagne présidentiel pour l'environnement.

Retrouver les propositions du Pacte présidentiel de Ségolène Royal en matière d'excellence environnementale

Signer le pacte Pour la planète de la Fondation Nicolas Hulot

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00:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PACTE ECOLOGIQUE, HULOT

02.04.2007

Pacte présidentiel : Logement, pouvoir d'achat garanti (vidéos)

Lutter contre le logement cher, une sécurité logement tout au long de la vie
> Augmenter les allocations logement de manière à limiter à 25% le montant des dépenses de logement pour les ménages modestes.
> Construire 120 000 logements sociaux par an grâce à une incitation au livret A . L’Etat pourra se substituer aux maires qui n’appliquent pas la loi SRU.
> Créer un service public de la caution afin que celle-ci ne soit plus un frein à l’accès au logement tout en sécurisant le propriétaire. En contrepartie, les procédures d’expulsion des locataires de mauvaise foi seront simplifiées.
> Conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers.
> Remettre à la location les logements vacants spéculatifs. Les communes pourront également les acquérir par une procédure exceptionnelle.
> Encourager l’accès à la propriété par l’extension des prêts à taux zéro. Dans le logement social, les locataires qui ont payé pendant 15 ans leur loyer pourront accéder à la propriété.
> Sanctionner financièrement les communes qui ne respectent pas le ratio moyen de un pour mille habitants pour les hébergements d’urgence.

Durée : 09:48Pris le : 30 mars 2007Lieu : Paris, FranceSégolène Royal : 100 propositions.
Le logement.
Le 30 mars 2007



Le pouvoir d'achat garanti

Durée : 11:37 Pris le : 30 mars 2007Lieu : Paris, France Ségolène Royal : 100 propositions.
Le pouvoir d'achat.
Le 30 mars 2007



Le pouvoir d'achat :
http://www.desirsdavenir.org/debats/list.php?171

RAG 34. Les lolo's 34

07:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOGEMENT, POUVOIR D'ACHAT, PACTE PRESIDENTIEL

31.03.2007

Le chiffre du jour : 67

67, c'est le nouvel âge légal du départ à la retraite que vient d'adopter l'Allemagne droite et gauche confondues, pour lutter disent-ils contre le déficit démographique lié au vieillissement de la population.

Achtung ! Sarkozy, Bayrou, Le Pen pourraient bien vite s'en inspirer ...


"Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, ..." Léo Ferré.

RAG 34. Lovely34

14:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITE, RAG 34

Bayrou, l’UDF : La réforme des retraites


Le soutien de l’UDF à la réforme Fillon
En 2003, Bayrou juge nécessaire et courageuse la réforme des retraites qui porte notamment à terme à 42 ans la durée de cotisations nécessaire pour avoir une retraite à taux plein. Bayrou regrette même que cette réforme n’aille pas plus loin encore en terme de flexibilité : « Nous avons soutenu la réforme des retraites. Elle n'est pas exactement celle que nous souhaitions. Nous l'aurions voulue universelle, c'est-à-dire englobant aussi les régimes qu'on appelle " spéciaux ", et nous l'aurions aimée plus souple, ouvrant la voie à une retraite à la carte, par points » (Bayrou, 3 juillet 2003 à l’Assemblée nationale).

Critiquant la méthode du gouvernement, le président de l’UDF déclare aussi qu’il aurait préféré la voie référendaire : « faute d’avoir recherché cet appui populaire, on a fait une réforme à moitié ». Mais embarrassé, il ajoute que l’exécutif ne doit pas reculer devant la forte mobilisation sociale suscitée par la loi Fillon: « ça n’est pas passer en force que de discuter un texte et de le voter au Parlement » (Le grand Jury RTL/Le Monde/LCI, 25 mai 2003).

Au final, lors des débats, les députés et sénateurs UDF votent à l’unanimité en faveur du texte. Ils refusent également de voter la motion de censure défendue par les socialistes. Le 3 juillet 2003, Hervé Morin, président du groupe UDF à l’AN, débute ainsi son explication de vote : « le groupe UDF votera de bon cœur cette réforme ».

Dans les pas de Sarkozy pour enterrer la retraite à 60 ans
Sur le fond, le candidat de l’UDF ne remet donc absolument pas en cause la réforme Fillon, qui a pourtant fait les preuves de son inefficacité (le déficit cumulé de la branche vieillesse depuis trois ans dépasse 7 milliards €). Il prône un « système de retraite à la carte », moins solidaire et se situe dans la logique libérale de Sarkozy, qui veut faire travailler le plus longtemps possible après 60 ans, sans garantie sur le niveau de pension. Compte tenu de la difficulté du marché de l’emploi des seniors et de la liberté de choix plus que relative dont disposent les salariés quant à leur âge de départ en retraite, cette idée est, au mieux, une illusion, au pire, un mensonge.

Groupe riposte des sénateurs socialistes
Coordinateurs : Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Bel

RAG 34. Lovely34

13:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, BAYROU, UDF, RAG 34

Bayrou, l’UDF, une mystification au profit de la droite

François BAYROU n’est pas un barrage à Nicolas SARKOZY : c’est une impasse politique.
François BAYROU dans une démarche purement électorale, s’est fait le champion du « ni droite ni gauche ». Or, au regard de son parcours personnel mais aussi des positions politiques de son groupe nous constatons qu’il est et demeure un véritable homme de Droite.
Comme N Sarkozy, F BAYROU a été ministre des gouvernements Balladur et Juppé.
F BAYROU et l’UDF ont voté la quasi-totalité des textes de loi proposée par l’UMP durant cette législature notamment ceux de régression sociale (retraite, assurance maladie, droit du travail, loi de finances…)

Au niveau institutionnel, Après avoir longtemps été opposé à un changement institutionnel d’importance, F BAYROU propose désormais une VI° République qui demeure bien floue.
Comme N Sarkozy, il veut un pouvoir présidentiel fort et l’effacement du 1er Ministre. (réforme de l’article 20 de la constitution)
Un gouvernement exécutant les décisions présidentielles
Une dose de proportionnelle qui varie du simple au double et donc peu crédible
Un ralliement tardif au non cumul des mandats

Bayrou à l’Elysée, la crise assurée :

Bayrou élu devrait une grande partie de sa légitimité à l’électorat de gauche. Pour autant il est le seul homme politique dont chacun peut être sûr qu’il n’aura jamais de majorité politique pour gouverner.

Une chambre bleue claire UDF-UMP émergerait des législatives, au sein de laquelle les centristes seront très probablement minoritaires du fait de l’impossibilité de réformer le scrutin entre le 6 mai et le 1er tour des législatives. Dès lors le Gouvernement ne peut être que de Droite. Cela rend impossible la mise en œuvre de la proposition centrale de Bayrou de constituer un gouvernement d’union nationale qui transcenderait les clivages politiques.

En outre, F Bayrou ne pourra nommer un 1er ministre de gauche. Ce dernier n’aurait aucun intérêt de gouverner avec une telle chambre. F Bayrou sera donc contraint de revenir aux fondamentaux de la séparation gauche/droite et de nommer une personnalité susceptible de voir son discours de politique générale accepté par la majorité parlementaire, elle sera donc nécessairement de droite. Reste que dans cette éventualité il se coupera d’une partie de sa légitimité et son action apparaîtra donc comme une escroquerie électorale.

Après une campagne démagogique, la mise en œuvre de la stratégie Bayrou peut avoir comme effet redoutable d’accentuer le fossé entre citoyens et politiques et, in fine, très certainement de renforcer les extrêmes.

BAYROU candidat antisystème de salon
En matière économique et sociale F BAYROU incarne la continuité dans la précarisation. Dans ce secteur comment être surpris par la très forte imprégnation libérale du candidat centriste quand on sait que F Bayrou a été conseillé par Alain MADELIN qui « se sent plus proche, sur bon nombre de points, du candidat de l’UDF que de celui de l’UMP. » le monde du 23 février 2007.

F BAYROU : Un bilan libéral et des propositions libérales : quelques exemples

En matière de Service Publics :

Comme l’UMP et N.Sarkozy, F Bayrou et l’UDF ont accéléré le mouvement de la libéralisation et le démantèlement des services publics via
la libéralisation des télécommunications et la privatisation de France Telecom,
la libéralisation totale du secteur de l’énergie,
l’ouverture du capital des opérateurs historiques (EDF et GDF) et leur transformation d’établissement public en société anonyme
la privatisation d’Air France.

Les propositions de F Bayrou en matière d’emploi et de politique salariale

F BAYROU se situe dans la continuité de la politique économique et sociale menée par l’UMP depuis 5 ans. Il lui arrive même de prendre pour modèle M Thatcher et R Reagan.

Comme N Sarkozy qui dit « travailler plus pour gagner plus » F Bayrou propose au salarié le « jeu libre des heures supplémentaires pour gagner plus »
Comme N.Sarkozy et le MEDEF F Bayrou ne parle jamais des 1,5 millions de salariés qui voudraient travailler plus et sont contraints d’accepter des temps partiels. (ces salariés sont pour 80% des femmes)
Comme N Sarkozy et le MEDEF, F Bayrou veut un contrat de travail unique plus souple pour les employeurs notamment en matière de licenciement. C’est la généralisation de la précarisation du CNE
Comme N Sarkozy, F Bayrou ne veut pas abroger le CNE (qui n’a que très peu créé d’emploi et qui s’est substitué au CDI)
Comme le veut le MEDEF, F Bayrou veut privilégier la « rupture de contrat par consentement mutuel » ce qui affaiblira les salariés et réduira leur indemnisation en cas de licenciement.
Comme N Sarkozy et le MEDEF, F Bayrou est opposé à la RTT et entend donc finaliser son démantèlement.
Comme N Sarkozy, et le MEDEF, F Bayrou n’entend pas augmenter le SMIC.

Bayrou le chantre de l’injustice sociale

F Bayrou là encore se situe dans le credo libéral, où la solidarité avec les plus fragiles n’est pas de mise.
Comme N Sarkozy, F Bayrou n’entend pas augmenter les retraites et ce alors que les effets injustes de la réforme commencent à se faire sentir notamment sur les populations les plus fragiles (tout particulièrement les femmes.)
Comme N Sarkozy, F Bayrou veut continuer la politique d’exonération de cotisations aux entreprises (son programme en prévoit pour 8 milliards) sans contrepartie en matière de création ou de sauvegarde de l’emploi. .. La cour des comptes a émis un avis très sévère sur cette logique
F Bayrou veut réduire les impôts et donc continuer à assécher les recettes de l’Etat pour mieux l’affaiblir. Il poursuit donc l’œuvre de précarisation de l’Etat que le RPR et l’UMP se sont toujours attachés à mettre en œuvre.
Comme N Sarkozy, F Bayrou n’entend pas remettre en cause les niches fiscales qui bénéficient aux plus aisés.
F Bayrou veut élargir l’assiette de l’ISF pour mieux diminuer la contribution des plus riches….

La connivence entre l’UDF et l’UMP durant l’ensemble de cette législature alliée aux similitudes programmatiques des candidats F Bayrou et de N Sarkozy, démontre à quel point F BAYROU ne constitue pas une alternative crédible au programme de l’UMP et encore moins un barrage contre N Sarkozy.

F Bayrou incarne bien une version démagogique et populiste au service de son propre intérêt. Il se veut l’incarnation de l’homme providentiel issue des terroirs et de la France éternelle et entretient une image conservatrice que stigmatise cette belle envolée « la France elle veut qu’on mette les choses à leur place » conseil national de l’UDF en 2006

Au mieux « la révolution pacifique » qu’appelle F-BAYROU de ses vœux se soldera par une « révolution de palais » et une crise politique forte et nécessairement par une accentuation de la décrédibilisation du politique laissant à la logique économique libérale au moins un mandat présidentiel pour se renforcer.

Ainsi « voter Bayrou » quand on veut rompre avec la logique libérale de l’UMP notamment, quand on veut plus de Justice et un vrai changement, est à tout point de vue, une escroquerie et une lapalissade.

L’alternative c’est Ségolène ROYAL qui la propose et c’est son programme qui l’organise réellement.

Groupe riposte des sénateurs socialistes
Coordinateurs : Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Bel

RAG 34. Lovely34

13:08 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, UDF, RAG 34

30.03.2007

Le chiffres du jour, "mon amour, mon humour..."

3500 milliards de dollars : c'est le montant cumulé des 946 premières fortunes mondiales selon le magazine Forbes, soit presque le double du produit intérieur brut de la France.

40% C'est la baisse du nombre de CNE signés en un an.

Le choc des chiffres, pour remettre vos idées à l'heure d'été ...

Les lolo's 34

14:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

J-24 : L'excellence environnementale

Les propositions du Pacte présidentiel
Le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements. Mais la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique et l'emploi. Nous pouvons donc choisir sereinement un nouveau modèle de développement.

Lire les propositions

Ségolène Royal : "Si je suis élue, le débat sur l'avenir énergétique de la France sera immédiatement ouvert"
Invitée de France 3 Centre le 28 mars, Ségolène Royal est revenue sur la question du nucléaire, sur les énergies renouvelables, ainsi que sur les OGM.

Lire la suite

Pour aller plus loin : lire le dossier sur "l'excellence environnementale"

RAG 34. Les lolo's 34

09:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ENVIRONNEMENT

29.03.2007

29 mars ANPE en grève , 31 mars : le rendez-vous des services publics


Après la mobilisation en tous points exceptionnelle des habitants de Firmi (Aveyron) pour défendre leur bureau de poste le 13 janvier dernier, la Convergence nationale pour la défense et développement des services publics, née il y a deux ans à Guéret dans la Creuse, a lancé un appel à tenir un rassemblement pour la défense des services publics au même endroit, trois semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle. PRS soutient cette initiative et se mobilise pour sa réussite.

A Firmi, tout est prêt pour accueillir la fête des services publics le 31 mars. Les ateliers commenceront le samedi matin. Un gigantesque repas collectif sera organisé à midi. Une manifestation avec plantation d’un arbre des services publics par deux Marianne aura lieu dans l’après-midi. Une grande réunion de conclusion se tiendra à l’issue de la journée, juste avant un concert. Le programme plus détaillé de la journée ainsi que les derniers développements sont accessibles sur le site de nos camarades aveyronnais PRS Aveyron.

Infos pratiques pour le logement et le transport

Nous pourrons loger nos camarades PRS sur place dans un internat réservé pour l’occasion par PRS Aveyron (prévoir des draps ou un sac de couchage). Attention, le nombre de places étant limité, reservez vite la votre auprès de Frédérique Dumont [email protected].

Pour les camarades de la région parisienne, un autocar partira de la gare de Massy Palaiseau vendredi 30 mars à 22h pour arriver samedi matin à Firmi. Le retour est prévu dimanche 1er avril, avec un départ à 14h de Firmi pour arriver vers 22h à Massy. Le tarif est de 50 euros aller-retour par personne. Inscrivez-vous rapidement également auprès de Frédérique Dumont [email protected].

Payer directement en ligne (50 euros) :

Payer directement en ligne (tarif spécial pour jeunes et précaires : 20 euros) :

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articlevie...


Si vous souhaitez y aller par vos propres moyens, pour rejoindre Firmi :
- par l’A75 : sortir à Séverac, prendre direction Rodez puis, à Rodez, direction Decazeville.
- par l’A20 : sortir à Livernon, prendre direction Figeac puis à Figeac direction Decazeville
- en train : depuis Paris, prendre à Austerlitz la ligne Paris-Toulouse par Capdenac vers Rodez. Descendre en gare de Viviez-Decazeville ou de Cransac.
- en avion : à Orly prendre la ligne Paris Rodez-Marcillac (aéroport à 15 minutes par la route de Firmi).



RAG 34. Ann des lolo's 34

14:04 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICES PUBLICS, FIRMI, PRS

28.03.2007

Défense des services publics : En attendant le voyage à Firmi par Jean-Luc Mélenchon

C'était à Gueret, il y a deux ans. Il neigeait sur les cinq mille participants à la première manifestation de défense des services publics organisée par les usagers... Cette année il fera beau. Mais de toute façon on ira.

Samedi prochain je serai à Firmi dans l'Aveyron, pour la mobilisation nationale de la convergence de défense des services publics. Mais ce samedi, je me trouvais au salon du livre, sur le stand de la maison d'édition "le temps des cerises" aux côtés d'Anicet Lepors, pour signer le livre "Quelle sixième République" auquel j'ai participé. Nous avons eu un nombre respectable de visiteurs et posé près d'une bonne vingtaine de signatures pendant l'heure que nous avons consacrée à cet exercice. J'ai compris au passage que des militants actifs de cette maison d'édition étaient liés à un secteur du Parti Communiste. Et j'avais à peine fini d'enregistrer le fait qu'il m'a fallu ensuite comprendre que plusieurs personnes dans cette mouvance militent et votent pour José Bové. Je suis absolument stupéfait par la nébulisation de l'autre gauche et plus encore par l'ambiance particulièrement lourde de tensions qui prévaut dans cette mouvance. Reste que la maison d'édition "Le Temps des Cerises" est indépendante et je publierai sûrement quelque chose chez eux un de ces jours prochains. Bien sûr, les gens qui venaient nous voir voulaient discuter de la présidentielle. Les personnes qui viennent à un salon du livre sont plutôt d'un genre pacifique et tolérant. On peut donc se parler sans que ça tourne à l'accrochage.

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RAG 34.Lolo34

09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MELECHON, PRS, FIRMI, SERVICES PUBLICS, RAG 34

27.03.2007

Ségolène Royal estime que les enfants actuellement scolarisés en France doivent pouvoir y accomplir leur scolarité.


C'est tout simplement une question de respect et d'humanité comme en sont convaincus beaucoup d'hommes et de femmes de bonne volonté, ainsi qu'en témoigne la solidarité de la communauté des parents d'élèves face aux mesures d'expulsion.

La régularisation des parents doit pouvoir suivre la scolarisation des enfants, en fonction d'un examen de la situation au cas par cas, comme l'a toujours indiqué Ségolène Royal.



Communiqué de Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de Ségolène Royal.

RAG 34. Lolo34 et les lolo's34

23:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, ENFANTS SCOLARISES SANS-PAPIERS, RAG 34

Rencontres culturelles à Nantes avec Ségolène Royal


Ségolène Royal organisait des rencontres culturelles ce 26 mars au Lieu Unique, ancienne biscuiterie nantaise reconvertie en centre culturel. À la suite des témoignages d’artistes, comédiens, écrivains et représentants du monde de la culture, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la culture se trouve au coeur du Pacte présidentiel. Elle a notamment plaidé pour le renforcement de l’éducation artistique à l’école et rendu hommage au rôle des intermittents.
Retrouvez les réactions de Jean-Marc Ayrault, Jean Blaise, Najat Balkacem, Fabrice Bousteau, Catherine Corsini, Catherine Trautman, Catherine Tasca, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti, Erik Orsenna et Daniel Mesguich à l’issue de ces rencontres.



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18:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CULTURE, ROYAL

26.03.2007

Laurent Fabius : Avis de tempête sur l’Europe et sur la France !

Si l’Europe ne prend pas conscience de la réalité de la mondialisation, elle risque de devenir d’ici quelques années un sous-traitant industriel, voire un désert.

Version longue d’une tribune publiée par Le Figaro

Je sais bien que les prises de positions abondent sur l’analyse de la globalisation. Pas un journal, pas un colloque sans que la question ne soit évoquée. Et pourtant, ce qui me frappe, c’est moins la fréquence des évocations que la myopie qui souvent les accompagne.

On nous répète que la mondialisation est un fait - c’est l’évidence -, qu’il serait suicidaire de la nier - autre évidence -, mais on ajoute qu’elle sera nécessairement bénéfique pour tous - ce qui est plus que discutable. Sur le plan économique, il s’agirait d’une simple application de la vieille théorie des « avantages comparatifs » : avec le développement des échanges internationaux le niveau de vie de toutes les nations s’accroîtrait mécaniquement, chaque pays se spécialiserait dans ce qu’il a de meilleur, la concurrence entre nations se développant harmonieusement par une hausse des salaires et des conditions dans les pays pauvres. Le résultat de cette pétition de principes, c’est que l’humanité toute entière est censée profiter de la mondialisation, cependant que les zones riches, dont l’Europe, conserveraient leur avance par rapport aux pays émergents grâce à la prééminence de leur recherche et de leur formation. Le problème, c’est que cette vision n’a pas grand-chose à voir avec ce qui est en train de se produire.

Ceux qui soutiennent cette approche - et qui prétendent par exemple que les délocalisations d’activités constituent un phénomène marginal ! - oublient une donnée centrale : pour la première fois dans l’histoire du monde, des Etats (la Chine, l’Inde, à un moindre degré le Brésil) vont posséder à la fois une population immense ainsi qu’une recherche et une technologie excellentes. Cela signifie que l’avance prétendument automatique de l’Europe, ou des Etats-Unis, par rapport à ces nations-continents devient une fausse évidence teintée d’arrogance. Ils produiront à bas coût des biens et des services aussi performants qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Comme par ailleurs leur population comporte une « armée de réserve » de plusieurs centaines de millions de personnes pesant durablement sur le marché du travail, la prétendue égalisation rapide des salaires et des conditions ne va nullement de soi. Quant à la révolution des technologies de l’information et de la communication, essentielle pour comprendre la globalisation, elle réduit drastiquement l’importance des coûts de transport et de la distance physique entre les producteurs de biens ou services et leurs clients. Ce qui nous attend et que ressentent vivement les Français quelle que soit la région ou la taille de l’entreprise où ils travaillent, peut se résumer ainsi : presque aucune activité ne sera désormais à l’abri. Avec des conséquences massives sur l’emploi, le niveau de vie, la protection sociale et la cohésion nationale.

*

Comment répondre à ce gigantesque défi ? Par une analyse sans complaisance. Et par une stratégie qui à la fois dynamise et protège.

Les choix politiques mis en œuvre aux niveaux national et européen devraient favoriser ce dynamisme. Pour relever le défi de la mondialisation, pour en faire une mondialisation de solidarité plutôt que de précarité, nous avons besoin d’actions européennes fortes et coordonnées dans ces domaines clés du futur que sont la recherche, l’éducation, la formation, l’innovation, où nous prenons du retard. Nous avons besoin d’anticiper socialement et économiquement les mutations. Nous avons besoin que les décisions adéquates, notamment financières, soient prises. Ce n’est pas le cas. En Europe, certains pays, dont l’Allemagne, s’en sortiront peut être mieux que d’autres ; mais l’Union et ses gouvernements continue de refuser les moyens nécessaires à la fameuse « stratégie de Lisbonne ». Elle reste beaucoup trop timide dans ses actions d’innovation. Elle laisse se développer en son sein et au dehors le dumping social, fiscal et environnemental. Elle cultive les discours et prend du retard. Il en est de même au niveau national malgré certaines initiatives utiles comme les pôles de compétitivité.

L’Europe doit retrouver sa double dimension solidaire et protectrice. C’est sur cette base qu’elle s’est construite. C’est en termes de progrès et de protection que nos concitoyens nourrissent un espoir européen. Cela suppose des changements fondamentaux par rapport aux orientations actuelles. Une autre politique monétaire que celle de la Banque Centrale Européenne qui, avec sa marotte de l’euro cher, condamne Airbus et beaucoup d’entreprises, dont l’automobile ou la chimie, à produire hors zone euro. Une autre politique de la concurrence, qui devrait encourager les champions européens au lieu de les ignorer ou de les pénaliser. Une autre attitude envers nos partenaires extérieurs, afin d’aider leur développement mais d’inclure désormais dans les discussions commerciales la question des normes environnementales, celle des standards sociaux et des parités monétaires. On retrouve là, qu’on le veuille ou non, certains débats qui ont accompagné la décision du peuple français lors du vote sur la Constitution européenne. Je suis pour ma part un Européen convaincu ; précisément à cause de cela, je maintiens qu’il faut relancer et réorienter l’Europe, non vers une dérive encore plus libérale, non vers une Europe forteresse, mais vers une Europe qui protège en même temps qu’elle progresse. Une Europe ouverte, pas une Europe offerte. Une stratégie industrielle de réciprocité, pas de naïveté. Nous en sommes loin !

*

Et nous devons agir d’autant plus vite que deux évolutions se produisent, qui aggravent les risques.

Les pays émergents sont en train d’accumuler de fantastiques excédents financiers, ils commencent à les utiliser systématiquement pour acquérir des sociétés à base européenne ou américaine. Directement, sur fonds publics, à l’exemple de ce qu’a décidé la Chine à partir de ses 1000 milliards de dollars de réserves de change. Indirectement, à travers leurs entreprises, comme ont commencé de le faire l’Inde, la Russie et d’autres. Les Etats-Unis en prennent conscience. Chez eux, le débat sur la stratégie industrielle n’est pas interdit. L’Europe, elle, laisse se dérouler le processus de désindustrialisation sans réagir : elle risque de se réveiller trop tard, ses principaux fleurons étant devenus extra-européens, cependant que les fonds multinationaux privilégient de plus en plus la finance par rapport à l’économie et les activités situées hors d’Europe plutôt que dans l’Union elle-même.

Dans le même temps, beaucoup de gouvernements, guidés par un dogmatisme qu’ils sont les seuls au monde à appliquer, veulent faire reculer toute régulation collective, alors même que la puissance publique devrait être à la fois modernisée et mieux utilisée face aux dérèglements de la mondialisation financière. Oui, une puissance publique réformée constituerait un outil précieux pour une stratégie de développement et de protection.

*

Ce problème est, au sens propre, vital. La mondialisation comporte des opportunités immenses et des risques tout aussi grands. L’échéance démocratique qui se déroule actuellement en France devrait aborder la question de front. La candidate socialiste s’attache à le faire. Avons-nous oui ou non un avenir industriel ? Et comment le construire ? Si on ne traite pas sérieusement la question, avis de tempête sur l’Europe et sur la France ! Il n’y a pas seulement le premier et le deuxième tour : il y a aussi le troisième tour, celui des faits.

22 mars 2007

Le blog de Laurent Fabius

07:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, EUROPE, UE, FRANCE

25.03.2007

Les 27 pays membres fêtent les 50 ans du Traité de Rome

Union européenne

L'Europe célèbre ce week-end le 50e anniversaire du Traité de Rome, l'acte fondateur de ce qui allait devenir officiellement l'Union européenne en 1992.
La chancelière allemande Angela Merkel a donné à Berlin le coup d'envoi des festivités.

Le 25 mars 1957, les chefs d'État de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, des Pays-Bas et du Luxembourg se réunissaient dans la capitale italienne pour annoncer la création d'un marché commun.

Demain, les chefs d’État des 27 pays membres relanceront le processus pour en venir à un traité constitutionnel européen. Les négociations sont dans l'impasse depuis que le projet de constitution a été rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005.

25 mars 1957 - 25 mars 2007
Tout sur les origines de l'UE
www.traitederome.fr


RAG 34. Les lolo's 34

12:00 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

24.03.2007

Le vrai Sarkozy

À quelques semaines des élections, Nicolas Sarkozy essaie désespérément de faire croire qu’il n’est plus le même. Mais un certain nombre d’images ou de mots sont encore dans tous les esprits. La rupture est devenue tranquille et il dit avoir changé. A-t-il si peur de son bilan qu’il veuille le faire oublier sous un flot de promesses irréalisables et changeantes?

I) Vrai bilan/ faux bilan

Depuis 30 ans que Nicolas Sarkozy est en politique qui croirait qu’il représente un homme neuf? Il peut évidemment soutenir qu’il a été freiné dans son action par les obligations de la solidarité gouvernementale, mais il est un domaine où il ne peut se soustraire à ses responsabilités, c’est son action au ministère de l’intérieur qu’il a occupé en maître absolu pendant près de quatre ans, (du 7 mai 2002 au 31 mars 2004 puis du 31 mai 2005 à mars 2007).

Faux bilan: les chiffres avancés avec constance par Nicolas Sarkozy sont faux. Il prétend que la délinquance a reculé de 9% en 5 ans. C’est faux. De simples manipulations statistiques lui permettent d’escamoter un demi-million d’infractions transformées en simples main-courantes. Mais il lui a été impossible de dissimuler les affaires de violence qui, elles, il est bien obligé de l’admettre, sont en augmentation constante: + 14% en 5 ans.

Echecs: Nicolas Sarkozy voulait être jugé sur les chiffres. + 50.000 victimes de violence en plus depuis 5 ans, 10.000 par an en moyenne. La violence dans les banlieues a atteint des sommets inégalés en novembre 2005, mais des incidents graves se produisent très régulièrement aujourd’hui encore dans les quartiers sensibles (attaques d’autobus, agressions des forces de l’ordre), le nombre de voitures brûlées a augmenté (malgré là encore des tentatives de manipulations statistiques), les violences scolaires sont en recrudescence, la violence dans les stades n’a à l’évidence pas été stoppée...

Les parades éculées. Face à ces échecs répétés, Nicolas Sarkozy utilise toujours les mêmes méthodes, éculées mais payantes: il reçoit les victimes et les instrumentalise pour appuyer sa propagande. Il propose des modifications législatives pour rendre la loi encore plus sévère et les lois s’empilent les unes sur les autres…Il crée de nouveaux fichiers (le dernier en date celui des enfants qui font l’école buissonnière). Il critique les juges pour leur laxisme (alors qu’ils n’ont jamais été aussi répressifs: + 10.000 détenus entre 2002 et 2007).

Une répression inutile et dangereuse. Nicolas Sarkozy n’a d’autre méthode qu’une répression qui privilégie le « chiffre » et qui n’a à l’évidence aucun impact positif sur l’évolution de la délinquance mais qui met les libertés en péril et creuse un fossé entre la police et la population, notamment les jeunes. Son mot d’ordre est d’augmenter à n’importe quel prix les interpellations et les gardes à vue. Résultat: 530.000 gardes à vue en 2006, une augmentation de 40.000 gardes à vue par an depuis 5 ans! Avec nombre d’excès qui sont dénoncés par des autorités de contrôle françaises ou internationales. La chasse aux étrangers irréguliers est ouverte toute l’année avec des objectifs chiffrés fixée à la police: 25.000 en 2006, quelque soient les drames humains en jeu. On arrête les enfants, les étudiants, les étrangers qui viennent chercher de quoi manger aux restaurants du coeur ou les parents qui viennent chercher leurs enfants à l’école.

II) Le projet : Moins de sécurité, moins de libertés

Nicolas Sarkozy n’a pu aller jusqu’au bout de ses idées: même ses amis de l’UMP n’ont pas voulu nombre de ses projets attentatoires aux libertés ou contraires à la Constitution. Sa victoire lui permettrait de mettre enfin en place ce meilleur des mondes dont il rêve, une France sous très haute surveillance avec moins de sécurité et moins de liberté.

La santé publique au service du maintien de l’ordre. En 2006, Nicolas Sarkozy a voulu instaurer une politique de détection précoce des troubles du comportement dès l’âge de 3 ans. Il était prévu qu’un “carnet de comportement” répertorie à vie les turbulences des enfants jusqu’à leur majorité. La mobilisation du monde de la santé l’a provisoirement obligé à reculer.

Police, justice aux ordres. Une prévention de la délinquance qui ne sera qu’un quadrillage serré du territoire avec un peu plus de fichiers, la mort définitive du secret professionnel (déjà à moitié mort avec la loi sur la “prévention de la délinquance”). Un peu plus de compagnies de CRS en guise de police de proximité. Une police au service exclusif de Nicolas Sarkozy qui pourra utiliser sans complexe les Renseignements Généraux pour “actualiser” les fiches des opposants. Des juges surveillés à qui l’on fournira un “guide de l’application des lois”, qui seront sommés de remplir un peu plus les prisons grâce à des peines automatiques et qui seront priés de quitter leurs fonctions s’ils déplaisent (comme le ministre de l’intérieur l’a demandé pour le président du tribunal pour enfants de Bobigny accusé de démission)

Une France des conflits. Dans cette France dont rêve Nicolas Sarkozy, les Français se lèveront tôt mais les conflits aussi ! La précarisation du travail grâce au contrat unique (extension du CNE), les privilèges accordés sans vergogne aux plus riches (bouclier fiscal, suppression de fait de l’impôt sur les fortunes, suppression des droits de succession...), la réduction des services publics (un fonctionnaire partant à la retraite sur deux n’étant pas remplacé), l’ignorance dramatique des vrais problèmes des banlieues (uniquement traités par le recours à la répression) ne peuvent que conduire à de très fortes tensions sociales et à l’accroissement des violences.

Les promesses illusoires. Dans un exercice politique inédit, Nicolas Sarkozy, fait des promesses électorales mais les retire avant même d’avoir commencé à les exécuter: la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires (impôts et charges) a été repoussée à 5 ans,10 ans, puis 20 ans. S’il est élu, Nicolas Sarkozy qui disposera de tous les leviers du pouvoir, appliquera vraiment tout de suite les réformes qui ne coûteront rien au budget et fera de vraies économies dans ce domaine qui l’insupporte tant, les droits de l’homme !



Refusons la France injuste et inquiétante que nous propose Nicolas Sarkozy !

RAG 34. Les lolo's 34

17:44 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

22.03.2007

Bayrou, le bon pote de Sarkozy. Tatcher et Reagan sur le même bâteau !

Le programme de Bayrou… centré sur l’ultralibéralisme

Le programme de Bayrou? Il se résume en deux mots : libéralisme outrancier. Il tient en trois temps: réduire l’État, aider les plus riches, servir les entreprises. Les plus faibles n’ont qu’à se terrer.
Le centrisme, c’est ni la gauche, ni la gauche…

Réduire l’État

Bayrou veut atrophier l’État. Pour lui, « c’est évidemment sur les dépenses [qu’il faut] agir plus que sur les recettes ». Il veut même « inscrire, dans la Constitution, l’interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement hors période de récession ». L’État pourrait financer par le déficit des investissements par le déficit, mais ne saurait être déficitaire sur son fonctionnement. Une mesure démagogique : le budget de l’État n’est pas celui d’un ménage. Aberrante surtout : la règle Bayrou priverait l’État de politique budgétaire. Ces déficits ne seraient autorisés qu’en période de récession ? Mais si l’activité ralentit, il n’y a pas pour autant récession, et la hausse du chômage peut exiger une réaction budgétaire pour relancer l’économie. Par sa règle, Bayrou lierait les mains de l’État. D’ailleurs, il ne veut pas non plus que la politique monétaire soutienne l’action budgétaire. Il se réjouit que la Banque centrale européenne (BCE) soit si indépendante. Pour lui, si elle « ne luttait pas contre la hausse des prix, particulièrement dans le domaine immobilier où, pour l’instant, on ne peut pas dire qu’on ait obtenu des résultats impressionnants, c’est à coup sûr les plus faibles et les plus fragiles qui paieraient l’addition ». Justement : la BCE n’a pas endigué la hausse des prix immobiliers parce que les objectifs de croissance et d’emploi ne sont pas dans ses priorités statutaires et qu’elle n’a de compte à rendre à personne. Ce dont les plus faibles font les frais.

Redistribuer vers le haut

Bayrou veut aussi baisser les impôts, donc réduire les recettes de l’État. Mais il prévient, nostalgique, que même « au plus beau temps de Margaret Thatcher et de Reagan, personne n’a jamais baissé les prélèvements obligatoires de plus de 1,5 point ». Bayrou a pour modèles Thatcher et Reagan. En attendant, il veut élargir l’assiette de l’ISF par une incitation pour les contribuables à « déclarer le vrai montant de leur patrimoine ». Comprenez : réduire l’ISF pour qu’il ne coûte plus rien aux plus aisés. Puis il prévient, courageux : « Ne comptez pas sur moi pour aborder la question de la suppression des niches qui ne peuvent évidemment que susciter des conflits avec des catégories différentes et très nombreuses de la population, parce qu’immédiatement vous donnez l’impression de montrer du doigt ceux qui en bénéficient. » Ne surtout pas froisser les plus aisés. Bayrou propose donc que « l’avantage fiscal né du cumul des niches soit plafonné pour chaque contribuable à un montant fixé en pourcentage de son impôt, par exemple 20 % de l’impôt dû, avec un plancher pour que les petits revenus ne soient pas défavorisés ». Les plus riches bénéficieraient donc d’un abattement fiscal de 20 %. Mais que ceux dont les fins de mois sont dures se rassurent : s’ils gagnaient beaucoup plus, ils y auraient droit. C’est ça, la justice fiscale de Bayrou : se concilier les gros revenus et rappeler aux petits revenus que s’ils étaient gros, ils profiteraient aussi de ces avantages.

Servir les entreprises

Bayrou veut « une France proentreprise ». Avec son plan de soutien à la petite entreprise, il se fait acclamer par les patrons de la CGPME. Et le candidat de droite y va à la hache : suppression des charges pendant cinq ans pour toute entreprise qui créera deux emplois nouveaux. Quelle perte de recettes pour la sécurité sociale ! Quelle aubaine pour les employeurs qui auraient de toute façon créé deux emplois ! Et comme aucune création d’emplois non qualifiés ne serait exigée en retour,ils n’auraient aucune raison d’embaucher des personnes non qualifiées. Ils seraient en revanche incités à recruter les salariés qualifiés qui auraient trouvé sans peine un emploi. Surtout que Bayrou veut que « l’heure supplémentaire rapporte 35 % de plus qu’une heure normale et que cette prime soit déduite des charges à payer de manière que l’heure supplémentaire coûte à l’entreprise exactement le même prix qu’une heure normale ». Or, c’est l’employeur qui décide si heure supplémentaire il y aura et pour qui. Et logiquement, il aura tendance à demander des heures supplémentaires à ses salariés les mieux payés, ceux pour lesquels la déduction de charge sera la plus rentable. Ainsi, les bas salaires resteront bas. Et la proposition de Bayrou radie les 35 heures : les heures supplémentaires coûtant autant que les heures normales, l’employeur les privilégiera à l’embauche. Les exclus resteront exclus.

L’UDF est comme l’UMP : libérale. Bayrou masque son idéologie derrière des slogans d’entraide pour paraître charitable, mais il est, en fait, bien en ligne avec l’orthodoxie libérale. Il place l’entreprise et ses exigences au premier rang des priorités, devant l’être humain, devant la nécessité d’un État protecteur. Qui sont les centristes ? Jean-Pierre Soisson, qui n’a jamais refusé l’appoint des voix du Front national ? Raymond Barre, qui veut sauver l’honneur de Papon? Ne cherchez pas le centre. Il a toujours été à droite.

Franz Stoyeski

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15:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU copain de SARKOZY

Chat-vidéo avec Ségolène Royal aujourd'hui à 15 heures

Ségolène Royal a décidé de parler directement aux Français qui la soutiennent comme aux indécis qui n'ont pas encore fait leur choix : elle participera à un chat-vidéo en direct du vieux Port de Marseille ce jeudi 22 à partir de 15 heures.

Participer au chat-vidéo : cliquez ici


Chat vidéo en direct du Vieux Port de Marseille : un mois pour la victoire !

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20.03.2007

Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...

Qui sont les femmes qui gouvernent dans le Monde ?
Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement. Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-

Osez la femme, osez Ségolène !


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Gagner la bataille de l'emploi

I) La droite et l’emploi : cinq années perdues

Le nombre de chômeurs avait été ramené de 3.137.500 en juin 1997 à 2.242.700 en mai 2002, soit une réduction de 894.800. Depuis juin 2002, il s’est simplement stabilisé, puisqu’il atteint 2 093 200 en janvier 2007.

Le chômage des jeunes est en hausse : 46.000 chômeurs de plus, soit une hausse de 15%.

Le chômage de longue durée stagne : 648.723 en janvier 2007 contre 630.604 en mai 2002, soit une baisse de 3%. En revanche, le taux de chômage d’une durée comprise entre 2 et 3 ans est en hausse : + 10.000 soit + 7%.

Cette situation résulte de la faiblesse des créations d’emplois : 161.900 emplois depuis mai 2002, soit seulement 38.000 par an. Entre 1997 et 2002, la France en avait créé 1.804.500, soit 360.900 par an. Depuis la mi-2002, la France crée dix fois moins d’emplois.

II) Polémique sur les statistiques

Quelle que soit la majorité, les statistiques du chômage sont sujettes à caution, puisqu’elles émanent du gouvernement. C’est pourquoi chaque année l’INSEE publie une enquête visant à corriger les statistiques gouvernementales en fonction des évolutions de la population active et de la réalité des emplois créés.

Pour la première fois cette année, le gouvernement a expressément demandé le report de la publication de l’enquête INSEE à l’automne, soit au lendemain des élections. Or, selon des experts de l’INSEE, le taux de chômage au sens du BIT, suite à ces corrections, se situerait aujourd’hui à 9,5% et non à 8,6%. Cette manipulation est d’ailleurs évidente : comment la France pouvait-elle compter 350.000 chômeurs de moins en 18 mois en ne créant que 180.000 emplois ?

III) Ségolène Royal, candidate du bon emploi pour chacun

- Ses propositions pour l’emploi des jeunes :

• Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises et en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions ;
• Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active ;
• Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés.
• Créer 500 000 emplois-tremplins, prioritairement destinés aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche ;
• Instaurer un prêt à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet personnel ou professionnel ;
• Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.

- Ses propositions pour l’emploi des chômeurs de longue durée :

• Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d'un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail ;
• Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études ;
• Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant : une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par un service public de l’emploi rénové.

- Ses propositions pour créer de nouvelles filières d’emploi :

• Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70.000 emplois
• Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
• Créer des emplois-parents, généraliser des écoles de parents et des consultations de médiation familiale pour aider les parents en difficultés à conforter leur autorité.




Avec Ségolène Royal,
Retrouvons le chemin de la croissance et de l’emploi !

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19.03.2007

1907-2007 Vigne et civilisation (2)

medium_vigne.jpgDans le cadre du centenaire de la révolte vigneronne en Languedoc-Roussillon de 1907, le réseau des médiathèques organise des conférences, des expositions, des projections...
Programme "Vigne et civilisation 1907-2007"

Médiathèque centrale Emile Zola :

- Jeudi 22 mars : l'économie ; conférence de Jean Clavel
- Jeudi 19 avril : la Révolte ; rencontre avec Jean Sagnes et Claude Ecken à l'occasion de la sortie de "1907, la Révolte du Midi de A à Z" et de la BD "1907, la longue marche des vignerons" (éd. Adacom).

L'économie : conférence de Jean Clavel

medium_clavel.jpgJean Clavel nous invite à réfléchir à l'avenir de ce vignoble, il développe une prospective s'appuyant sur l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et sur les nouveaux moyens de communication (Internet).
"Je suis né en 1934 d'une famille de vignerons depuis de nombreuses générations, originaire des Corbières par ma mère et du Bittérois par mon père.
J'ai consacré 40 ans de ma vie professionnelle et des heures indéterminées de ma vie personnelle à la renaissance de la notoriété et de l'image des vins du Languedoc. J'ai milité dans les années 60 aux Jeunes Agriculteurs , tout en travaillant à la production. Autodidacte, j'ai suivi la formation IFOCAP à Paris, (institut de formation des cadres paysans) et j'ai servi la mutation de l'agriculture et de la viticulture de la région dans diverses structures professionnelles.
J'ai assuré la direction du syndicat des Coteaux du Languedoc de 1976 à 1993 pour en faire le moteur de la transformation qualitative des vins de la région.
J'ai tenté de faire prendre conscience a des générations de vignerons que le vin est un bien culturel,symbolique,qu'il est un lubrifiant social enraciné dans une histoire millénaire et que seule sa qualité incontestable, adaptée à l'attente du laeder d'opinion et du consommateur permet la réussite commerciale. J'ai convaincu les publicistes, les agents de communication, que le vin n'est pas un produit agro-alimentaire banal, qu'on ne peut le présenter et le vendre comme une vulgaire lessive. J'ai lutté contre le laxisme et la facilité que les subventions de l'Etat et de la Communauté Européenne entretenaient chez de nombreux viticulteurs et certains de leurs responsables.
Nous pouvons dire, maintenant, que ce combat est gagné et que la notoriété et l'image des vins de qualité du Languedoc est reconnue internationalement, même si cette reconnaissance tarde à venir en France, la domination culturelle et de la communication parisienne s'exerçant d'une façon hégémonique dans notre pays."
Jean Clavel est également président du Syndicat des vignerons des Grés de Montpellier.
Son dernier livre "Le 21è siècle des vins du Languedoc - Du Monde Greco-Romain à Internet", (éd. Causse), nous propose, à l'aube du troisième millénaire, un bilan de l'activité du vignoble languedocien, vieux de déjà 2500 ans : son histoire, son expansion sont analysées de point de vue économique et évènementiel.
Une réflexion, également sur l'avenir de ce vignoble alors que les modes de consommation et de communication sont déjà façonnés par les nouvelles donnes des marchés mondiaux via Internet.

Retrouvez le programme des commémorations (Béziers...) sur le blog de Jean Clavel : 1907 la révolte vigneronne

Lire notre note précédente : Révolte vigneronne 1907 : Gloire au 17 ème !

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14:42 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Révolte vigneronne 1907 : Gloire au 17 ème ! (1)

medium_manifvigneronne.jpg En 1907, la mévente catastrophique des vins provoque des manifestations sans précédent dans le sud de la France. Après avoir fait la grêve des impôts, les rassemblements monstres (plusieurs centaines de milliers) se succèdent à Beziers, Perpignan, Carcassonne, Nimes, Montpellier. A Narbonne, le drame éclate, la troupe tire, il y a 5 morts, des centaines de blessés...
Quelques jours plus tard, le 22 juin, de nouveaux rassemblements ont lieu lors de l'enterrement, pour rendre hommage aux victimes. A Béziers, le 17éme régiment d'infanterie est envoyé pour rétablir l'ordre. Les soldats, pour la plupart originaires de la région refusent de tirer et mettent la crosse en l'air.
Ce fait sans précédant vaudra au régiment de rejoindre sans délai les bataillons disciplinaire d'Afrique du Nord... Poursuivi par sa mauvaise réputation, le 17eme sera très souvent en première ligne, désigné d'office pour des assauts meurtriers pendant la guerre de 14...

Clicker sur les photos pour les agrandir.
1 : Manifestation vigneronne à Montpellier le 9 juin 1907.
2 : Les neuf mutins de Cessenon à Gafsa

Télécharger : Le document au format word de Jacques CROS

Gloire au 17ème
Musique : CHANTEGRELET / Pierre DOUBIS
Paroles : MONTÉHUS
(Le texte est intégralement celui que Montéhus a enregistré en 1907, et où il ne chante pas le 3ème couplet).



Légitime était votre colère
Le refus était un grand devoir
On ne doit pas tuer ses pères et mères
Pour les grands qui sont au pouvoir
Soldat, votre conscience est nette
On n'se tue pas entre Français
Refusant de rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait!

Refrain:
Salut, salut à vous !
Braves soldats du 17ème
Salut! braves pioupious
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous !
A votre geste magnifique
Vous auriez en tirant sur nous,
Assassiné la République !

Comme les autres, vous aimez la France
J'en suis sûr, même vous l'aimez bien
Mais sous votre pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens.
La patrie, c'est d'abord sa mère
Celle qui vous a donné le sein,
Et vaut mieux même aller aux galères
Que d'accepter d'être son assassin.

Espérons qu'un jour viendra en France
Où la paix, la concorde régnera.
Ayons tous au cœur cette espérance
Que bientôt ce grand jour viendra.
Vous avez jeté la première graine
Dans le sillon de l'humanité
La récolte sera prochaine,
Et ce jour là, vous serez tous fêtés.

"L'événement qui se déroule là-bas, et qui n'a pas épuisé ses conséquences, est un des plus grands événements sociaux qui se soient produits depuis trente-cinq ans. On a pu d'abord n'y pas prendre garde; c'était le Midi et il y a une légende du Midi. On s'imagine que c'est le pays des paroles vaines. On oublie que ce Midi a une longue histoire, sérieuse, passionnée et tragique." Jean Jaurès 29 juin 1907.

Lire le post Il y a un siècle sur le blog de PRS 57

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14:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1907-2007 centenaire de la révolte vigneronne, RAG 34

18.03.2007

Ségolène Royal : Les jeunes et l'emploi (vidéo émission à vous de juger France 2)

Ségolène Royal, c'est la candidature qui incarne le seul vrai changement à gauche. Lors de l'émission A vous de juger, devant plus de 4,5 millions de Français, elle rappelait que les Français ont besoin et envie d'un changement profond. Ils ont le choix entre un candidat qui prolonge ce qui existe, le candidat dont on attend le programme, et la candidature qu'elle représente.

Regarder Ségolène Royal

Description : durée 49:05






Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 2/3 - kewego



Note précédente : La Jeunesse n'est pas une charge mais une chance pour notre pays !

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12:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, JEUNESSE, RAG 34

La Jeunesse n'est pas une charge mais une chance pour notre pays !

Confrontée à une génération qui, à bien des égards, vit déjà moins bien que celle de ses parents, la droite a fait un choix : celui de la mettre au pas.
Dans son programme à l’attention de la jeunesse, Nicolas Sarkozy tire sur deux grosses ficelles : L’assimilation jeune-délinquant et le fait que pour les politiques publiques, la jeunesse est une charge.
Après un bilan désastreux qui a vu l’explosion du chômage chez les jeunes et l’aggravation des inégalités, l’UMP nous propose d’entériner cet état de fait et nous offre pour seule perspective la précarité.

I) Critique des Propositions de l’UMP :
Supprimer la carte scolaire
Cette mesure aura comme seul effet d’annuler la mixité sociale garantie, certes de manière insuffisante, par la carte scolaire. Le libre choix, c’est la liberté pour ceux qui en ont les moyens. Avec ce projet, ce sera la mise en place définitive d’une ségrégation sociale et territoriale généralisée.
Contrat d’autonomie pour les jeunes
Plagiée sur le projet socialiste, cette proposition est réduite au prêt à taux zéro…Pour la droite, l’autonomie se limite aux seuls problèmes financiers et ce, complètement en décalage avec les attentes de la jeunesse. La droite souhaite substituer la dépendance des jeunes vis-à-vis de leurs parents à une dépendance vis-à-vis des banques. Ce n’est pas en offrant comme seule perspective de s’endetter que l’on rétablira l’égalité des chances. Renouvelable chaque année, ce prêt a vocation à remplacer le système de bourse…
Défiscaliser les revenus du travail étudiant
C’est encourager le salariat étudiant qui est une des premières causes d’échec, en particulier pour les étudiants issus des milieux les plus modestes. Ne payant pas d’impôt sur le Revenu, cette promesse est purement démagogique et restera un gadget.
Un contrat de travail unique à droit progressif
Bienvenue dans la précarité pour tous ! Non seulement l’expérience du CNE a démontré que la vulnérabilisation des salariés ne fait pas baisser le chômage, mais en l’absence de dispositif d’insertion et d’accompagnement des jeunes à leur entrée sur le marché du travail, la précarité et le chômage des jeunes ne sont pas prêts de baisser.
Rien sur la santé des jeunes, aucune proposition concernant l’accès au logement, ni même l’accès au premier emploi et bien sûr, aucune solution pour rétablir l’égalité des chances.
La politique suivie depuis 2002 renforce les inquiétudes que nous pouvons avoir. C’est une politique contraire à la jeunesse qu’ont mené les gouvernements successifs : Contrat Première Embauche, loi Fillon sur l’éducation, harcèlement policier dans les quartiers, apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, destruction méthodique des systèmes de protection sociale… La liste est longue et loin d’être exhaustive.
Nicolas Sarkozy a initié et accompagné toutes ces mesures en ajoutant sa touche sécuritaire qui a pour unique objectif de faire des jeunes les boucs émissaires de l’échec de 5 années passées au ministère de l’Intérieur.

II- Propositions de Ségolène Royal
Ségolène Royal, dans son pacte présidentiel, prend en compte les aspirations de la jeunesse. Elle fait le choix de la confiance parce que, pour elle, la jeunesse n’est pas un problème, elle est une partie de la solution aux problèmes de la France.
• Une allocation autonomie pour sortir les jeunes de la dépendance et de la précarité. C’est le contraire d’une société de l’assistanat que propose Ségolène Royal, elle veut signer un pacte avec la jeunesse donnant des droits mais également, fixant des devoirs pour chaque jeune qui en bénéficiera.
• Un droit au premier emploi pour tous les jeunes qui au bout de six mois sur le marché du travail sont encore au chômage. Nous proposons que la société fasse le pari de la jeunesse, que les entrepreneurs ne considèrent plus les jeunes comme un risque pour leur entreprise. Avec les emplois-tremplin, le dispositif Eva et le service civique, Ségolène Royal propose un plan ambitieux et cohérent pour permettre aux jeunes d’accéder au premier emploi.
• Un cautionnement public pour aider à l’accès au logement et un plan de construction de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs. Parce que trop de jeunes ne peuvent pas avancer les cautions, parce que trop d’étudiants et de jeunes travailleurs n’arrivent pas à trouver de logements avec des loyers accessibles. Ségolène Royal a décidé de mettre les moyens pour en finir avec ces situations inacceptables.
• Une carte santé jeune pour permettre aux jeunes de consulter gratuitement des généralistes et des spécialistes. De plus en plus d’étudiants et de jeunes salariés renoncent à se soigner pour des raisons financières. Parce que la santé de notre jeunesse mérite tout les efforts, et ce, d’autant plus qu’avec une prévention accrue, il est prouvé que les dépenses médicales, au final, diminueront.
Des sanctions financières pour les entreprises qui abusent des stages et des emplois précaires. Nous ne voulons plus de cette société de l’employé-kleenex à la merci des dirigeants et actionnaires de son entreprise! Pour retrouver leur dignité, les jeunes doivent pouvoir construire leur avenir en toute sérénité et Ségolène Royal propose de moduler les impôts des entreprises en fonction de la qualité des contrats auxquels elles ont recours.
• Le droit à la contraception gratuite pour toutes les jeunes filles de moins de 25 ans. C’est une demande forte exprimée par un grand nombre de jeunes et qui reflète cette volonté d’enfin pouvoir maîtriser son avenir au delà de considérations financières. Le droit à disposer de son corps est primordial dans l’accès à l’autonomie pour les femmes et Ségolène Royal l’a entendu.
• Un prêt de 10000 euros à taux 0 pour que chaque jeune puisse lancer son premier projet de vie. Le crédit est trop souvent inaccessible aux jeunes, faute de personnes dans leur entourage pour garantir ces prêts ou du fait des situations trop précaires de grand nombre de jeunes. Ségolène Royal veut donner les moyens à chacun de construire son avenir.
• Un investissement massif dans l’éducation et des dispositifs de suivi individualisés pour lutter contre le décrochage scolaire. L’inégalité à l’école et durant le parcours scolaire est à l’origine de toutes les inégalités et de toutes les difficultés futures. Les socialistes n’acceptent plus de voir un jeune décrocher du système scolaire parce que ses problèmes familiaux ou sociaux l’empêchent de pouvoir mener ses études sereinement. Ségolène Royal veut faire primer la réussite du plus grand nombre sur la sélection qui laisse trop d’élèves sur le bord de la route.

L’aspiration au changement est forte chez les jeunes. Une chose est sûre, ce n’est pas dans le projet de l’UMP pour 2007 qu’elle trouvera un débouché politique. C’est bien dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal !
Le progrès pour tous et le respect pour chacun !





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10:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JEUNES, JEUNESSE, RAG 34

17.03.2007

Réforme du contrat de travail : Bayrou rejoint Sarkozy

medium_52408.25.jpgFrançois Bayrou vient coup sur coup de déclarer qu’il n’avait jamais entendu supprimer le contrat « nouvelles embauches » et qu’il était favorable à un « CDI avec une période d’essai suffisante pour permettre de la souplesse ».

Ces propositions sur le contrat de travail sont exactement les mêmes que celles formulées récemment par Nicolas Sarkozy.

Le Parti socialiste rappelle que, contrairement à ce que prétend Monsieur Bayrou, le contrat « nouvelles embauches » est exactement le même dispositif que le contrat « première embauche » quant à la situation des salariés concernés. Dans les deux cas, le salarié peut être congédié à tout moment pendant deux ans sans motif, sans préavis, sans indemnité.

Le Parti socialiste rappelle également aux deux candidats de droite que le droit du travail permet déjà aux employeurs d’imposer jusqu’à deux mois de période d’essai aux salariés, et jusqu’à six mois aux cadres. Ces durées sont largement suffisantes pour l’évaluation par les employeurs des capacités professionnelles de leurs salariés.

La proposition des deux candidats de droite d’un contrat de travail avec période d’essai plus longue reviendrait à instituer l’équivalent d’un CPE pour tous les salariés. Un tel recul serait synonyme de précarité accrue pour les salariés, sans aucun effet bénéfique sur l’emploi, comme en témoignent plusieurs enquêtes du ministère du travail lui-même.

A l’opposé du projet de Nicolas Sarkozy d’instituer un contrat de travail unique sur le modèle du CNE, Ségolène Royal s’engage à abroger ce dispositif inefficace et néfaste, et à faire du CDI et de l’emploi stable le droit commun du travail.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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13:04 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, CPE, CNE, CONTRAT UNIQUE, RAG 34

16.03.2007

La droite et les OGM : mensonges à tous les étages

I) Plantes OGM : pas d'avantages décisifs et des doutes persistants
Les plantes OGM actuellement mises en culture ne présentent pas d'avantages décisifs sur le plan économique comme sur le plan de la santé, de l'environnement, ou des problèmes liés à la faim dans le monde.
Au contraire, elles constituent pour le moment un cheval de Troie pour la conception américaine des brevets qui pourrait nous conduire vers une appropriation du vivant par de grandes firmes privées multinationales.
La biodiversité est un patrimoine commun. Les Pays du sud ont le droit de choisir et de maîtriser leur modèle de développement sans qu’il leur soit imposé, dans le respect de leur environnement, et tous les agriculteurs du monde doivent disposer de ce même droit.
Cette commercialisation est d'autant plus inacceptable que cette utilisation à des fins mercantiles de plantes génétiquement modifiées se fait alors que peu de recherches sont menées, de façon objective et désintéressée, sur les effets pour la santé et l'environnement. Or, de vraies questions restent posées sur les OGM actuels, et notamment leur culture en plein champ.

II) L'UMP complice des firmes multinationales productrices d'OGM
Le programme de l’UMP explique que « le service rendu par les OGM n’est toujours pas probant au regard des risques et des inquiétudes qu’ils soulèvent. » C’est pourtant une politique diamétralement opposée à cette affirmation qu’a conduite l’UMP depuis 2002.
Le projet de loi sur les OGM a ainsi été élaboré sous l’emprise des grandes firmes multinationales pour faire la part belle à la brevetabilité du vivant et au libéralisme de la production agricole de masse. Ce projet présenté par le gouvernement Villepin-Sarkozy, n’était rien d’autre qu’un projet d’autorisation des OGM, exonérant de toute responsabilité les firmes productrices d’OGM, plutôt que la simple transposition de la directive européenne attendue depuis longtemps.
Les différents gouvernements de droite ont largement contribué à créer un climat délétère et violent autour du dossier des OGM, par l'absence de transparence, de débats et de réelle concertation dont ils sont comptables sur le sujet, comme par les moyens dérisoires qu'ils ont choisi de consacrer à la recherche publique.
Et Nicolas Sarkozy est d'ailleurs le seul candidat d'importance à ne pas avoir pris position clairement en faveur d'un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, ce qui constitue de fait une validation des cultures d'OGM en France.

III) Avec Ségolène Royal, un moratoire sur les cultures OGM en plein champ
Après le moratoire longtemps appliqué en Europe à l’instigation du gouvernement Jospin, les reculades successives des gouvernements de droite, et leurs mensonges sur la réalité des essais en plein champ, ont favorisé la dissémination dans de nombreux endroits en France.
Il y a ainsi actuellement jusqu'à 5000 hectares de maïs transgéniques cultivés sans cadre réglementaire, surfaces qui d’ailleurs augmentent régulièrement dans la plus totale illégalité, ce qui a conduit 19 régions de France à voter contre les essais OGM en plein champ.
Avec les socialistes, Ségolène Royal s'est ainsi opposée fermement aux autorisations de commercialisation et de mises en culture en plein champ délivrées actuellement sans débat démocratique et sans qu'existe un quelconque régime de responsabilité clairement établi en cas de contamination
Elle propose au contraire d’organiser un grand débat public qui définira la politique à mettre en oeuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique. Dans l'attente, les cultures OGM en plein champ seront immédiatement arrêtées.
Il faudra dans le même temps assurer le développement d'une recherche d'excellence conduite dans la transparence, selon de stricts protocoles de mise en oeuvre et d'évaluation, par des organismes publics correctement financés. Il faut notamment développer l'indispensable recherche médicale à long terme sur les effets des OGM, en particulier en toxicologie.

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Avec Ségolène Royal : prévention, précaution, recherche et progrès

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13:21 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, RAG 34

14.03.2007

Le travail : "Bayrou ? Le vide ! Mais le travail dur, pénible et pendant très longtemps, c'est Sarkozy."Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !

Travail pénible pour tout le monde !
"Pour Nicolas Sarkozy, le travail doit être pénible pour les travailleurs mais très rentable pour les grandes entreprises... Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !
- Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité.
- Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active.
- Favoriser le retour à l’emploi.


I) L’enjeu
Un diagnostic s’impose : En France, le chômage ne baisse pas, sauf dans les statistiques officielles, la précarité se répand, le nombre de Rmistes a augmenté de plus de 250 000 depuis 2002. 70 % des embauches se font avec des CDD et de l’intérim.

Dans ses voeux aux Français du 4 janvier 2007, Ségolène Royal avait relevé :
« Je sens monter dans le pays une inquiétude croissante, une colère parfois, une exaspération souvent. Ce sentiment insupportable de ne plus pouvoir maîtriser son existence, vivre dignement de son travail, progresser et espérer mieux pour ses enfants. Et en même temps, le progrès social n’est pas toujours au rendez-vous : pour des millions de salariés, le travail ne paye pas et l’on compte aujourd’hui, malgré la richesse de la France, 2,5 millions de ces travailleurs pauvres qui sont d’ailleurs en majorité des travailleuses pauvres, souvent contraintes d’accepter des emplois à temps partiel ».

Cette inquiétude s’est retrouvée dans les débats participatifs. Ceux-ci ont en effet beaucoup porté sur la précarité du travail. Cette précarité touche même les diplômés, qui enchaînent, faute de trouver un emploi, des stages non rémunérés. L’ascenseur social est bloqué. Dans ce système aggravé par la politique menée par la droite depuis cinq ans, seuls les plus favorisés s’en sortent.

II) DES PROPOSITIONS COHERENTES POUR REHABILITER LA VALEUR TRAVAIL

Ce ne sont pas les 35 heures mais la droite qui détruit la valeur travail. « La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre. » (Article de la candidate dans les Echos en date du 19 mai 2006)

Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité

1- Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.
2- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le contrat nouvelle embauche (CNE) pour faire du CDI la règle.
3- Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes, notamment sur les questions d’organisation du travail, de conditions de travail, d’aménagement du temps de travail, de pénibilité, de temps partiel subi. Sur les 35 heures, Ségolène Royal propose l’ouverture de négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.

Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active

4- Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ségolène Royal propose d’ouvrir 500 000 emplois tremplins aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche.
5- Instaurer un plan à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet.

Favoriser le retour à l’emploi

6- Instaurer un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.
7-Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études.
8- Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante, une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par le service public de l’emploi.

III) UNE VISION D’ENSEMBLE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Dans son discours du 11 février, la candidate est revenue sur sa conception du développement durable qui « repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'économique, le social et l'environnemental (…), la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinquième puissance économique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, qui innovent, qui prennent des risques et qui travaillent dur. (…) Nous ne tiendrons durablement ce rang que si nous recréons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés et à créer en fait ce vrai dialogue social qui reste en France si terriblement archaïque. L'inventivité des entrepreneurs doit être reconnue, mais la dignité du travail doit être respectée et même remise à l'honneur. »

Le travail pour tous, c’est cela valoriser le travail.

RAG 34. Lolo34

06:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, RETOUR A L'EMPLOI, RAG 34

Interview de Ségolène Royal dans les Inrockuptibles

Je veux remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays.

Ségolène Royal revient sur les origines de la politique culturelle actuelle :«En 1981, tout était à faire. Les politiques mises en place par la gauche ont permis l’éclosion d’une vie culturelle foisonnante. Depuis 25 ans de grands bouleversements ont profondément transformé le paysage culturel. De nouvelles formes d’expression artistique ont émergé, des espaces inédits de rencontre entre le public et les créateurs se sont ouverts. Je pense en particulier à l’irruption d’internet dans la vie de chacun, notamment les jeunes. »

«Des menaces et des dangers nouveaux se font jour. La richesse de notre vie culturelle ouvre des perspectives extraordinaires mais est aussi porteuse de dérives inquiétantes pour les artistes comme pour les citoyens : les sous-financements, les risques de concentration, les menaces de paupérisation des artistes, l’assèchement des représentations collectives et des identités, la mise en cause de la diversité, la perte de sens, les disparités d’accès à la culture sur l’ensemble du territoire. Les grandes concentrations mettent en péril la diversité de la création. »

« Je veux remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays. C’est la mission historique de la gauche en matière de culture. La gauche ne peut pas se penser sans la culture, ne doit jamais cesser de parler culture, de penser la culture, de vouloir la culture. »

Sur la révolution numérique, elle déplore que « les pouvoirs publics en matière culturelle et audiovisuelle ont traité la révolution numérique avec une triste désinvolture, donnant ainsi l’impression à nos concitoyens d’avoir toujours un train de retard. Je veux que dans ce domaine la France soit à l’avant-garde. »

« Je suis heureuse de l’éclosion sur internet de nouveaux modes d’expression qui doivent tout à la vitalité créatrice de nos concitoyens et en particulier de notre jeunesse. Mais je ne confonds pas ce qui est l’expression d’une envie de culture et la démarche patiente, élaborée, exigeante, de l’artiste. L’un et l’autre sont indispensables. Il y a deux cents ans la France a inventé le droit d’auteur. Il n’est de grande nation que celle qui sait honorer ses artistes et leur donne les moyens d’exercer cette responsabilité singulière de témoin, de veilleur, de défricheur et surtout d’inventeur, qui sait les aider à suivre cette intuition qui les anime. Je veux qu’un large débat soit lancé dans tout le pays sur l’économie de la culture à l’ère numérique, pour refonder le pacte social entre la nation et ses artistes. »

Ségolène Royal affirme sa volonté d’« empêcher quelques grands groupes qui tirent leur puissance d’autres secteurs, notamment le BTP, les télécoms ou l’industrie militaire, de s’emparer progressivement de tous les médias, ce n’est pas lutter contre l’entreprise mais c’est veiller au pluralisme de l’information et à la diversité culturelle. Il faudra ainsi qu’une nouvelle législation travaille sur la définition et les critères des seuils de concentration, et ce sans doute à l’échelon européen. »

« La distinction entre culture populaire et culture élitaire, qui générait des inégalités, n’est pas pertinente pour analyser la réalité des pratiques culturelles de nos concitoyens. Dans la même journée, nous pouvons voir une série télévisée, écouter un air d’opéra, aimer les romans de Gao Xingjian et écouter Abdelmalik ou le slam de Grand Corps Malade. Ce décloisonnement est une réalité. Mais la possibilité accrue d’accès aux œuvres ne doit pas faire oublier que la démocratisation de l’accès à la culture reste un défi majeur, ce qui n’est pas garanti encore sur l’ensemble des territoires et des milieux sociaux. »

« La télévision devrait jouer un rôle essentiel, en étant l’espace privilégié du contact quotidien des Français avec la culture. Je dis bien « devrait », car elle renvoie souvent une image très éloignée de la réalité de notre pays. Dans nos communes, dans nos région, la vie culturelle et artistique est foisonnante. Partout se vérifie cette volonté d'agir et de créer, à laquelle la télévision n’offre pas ou peu de relais. Pourquoi n’y a-t-il pas de grande émission sur les arts plastiques ? Le cinéma ? La littérature ? L’histoire et le patrimoine ? La photographie ou le design ? Parce que la défense de notre identité et notre richesse culturelles, la diversité et la qualité des programmes, passent après les objectifs de rentabilité ? »

"Jamais je n’accepterai que la culture et l'information soient abandonnées aux seules forces du marché et à la marchandisation galopante, induite par la mondialisation libérale.

Pour cela Ségolène Royal entend « créer les conditions d’un service public de la culture et de l’audiovisuel, fort et dynamique » grâce à « La mise en place d’un Conseil Supérieur des Savoirs, des Arts, et des Sciences", à « La transformation du Conseil économique et social en Conseil économique, social et culturel » et à « l’instauration d’une Haute Autorité du Pluralisme, en lieu et place du CSA, dont le Parlement aura la responsabilité de nommer les membres, à une majorité des 3/5èmes. Ses pouvoirs seront élargis, afin de garantir, mieux encore qu’aujourd’hui, la liberté de la presse et des médias, mais aussi d’élever le niveau d’exigence culturelle des médias audiovisuels. »

« Le pluralisme et l’indépendance de la presse sont menacées de manière dramatique. La situation des grands quotidiens français et le problème de leur distribution sont un péril pour la démocratie. Je ferai en sorte que la presse écrite puisse trouver un environnement favorable à son renouveau : réforme des financements publics avec une indexation des aides sur de nouveaux critères (l’importance de la rédaction notamment) , fiscalité, création d’un statut des entreprises de presse »

« Je veux que la culture fasse une entrée massive à l’école. C’est le premier lieu de la rencontre de tous avec l’art et de la réduction des inégalités d’accès à la culture. Ce que Jules Ferry a réalisé pour le calcul et la lecture, nous avons le devoir de le faire aujourd'hui pour les arts. »

«Ce doit être une vraie révolution, qui commencera par la reconstruction ce que la droite a défait, en démantelant le plan « arts à l'école », initié en 2000 sous l'impulsion de Jack Lang et Catherine Tasca. Ce plan ait été sabordé par le gouvernement auquel appartient le candidat de la droite à l'élection présidentielle : quelle crédibilité de bâtisseur peut bien avoir le démolisseur ?»

« Moi, je veux que tous les jeunes puissent voir leur sensibilité et leur esprit critique s’éveiller, par le contact personnel avec les œuvres, la découverte des lieux de création, la rencontre avec les artistes. Je veux encourager les pratiques artistiques, notamment celles qui sont collectives, parce qu’elles sont le meilleur moyen de faire l’expérience de la vie en communauté, d’en apprendre les règles, et même de lutter contre la violence. »

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05:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

13.03.2007

Sarkozy : candidat du salariat jetable

Les prises de position répétées de Nicolas SARKOZY en faveur d’une possibilité de rupture du contrat de travail par consentement mutuel confirment que le candidat de l’UMP est d’abord le porte-parole du MEDEF et du patronat le plus rétrograde.Le Parti socialiste rappelle que la rupture amiable du contrat de travail existe déjà en droit français, et a pour conséquence normale que le salarié ne peut alors se prévaloir de l’assurance-chômage.

Dès lors, la proposition du MEDEF, aujourd’hui reprise par Monsieur SARKOZY, n’est destinée qu’à remplacer l’actuel droit du licenciement par un droit de la « séparabilité », chère à l’organisation patronale, qui priverait le salarié de tout droit de recours contre l’employeur.

Dans ces conditions, le contrat de travail unique proposé par Nicolas SARKOZY serait en réalité, au mieux un CPE pour tous, et plus probablement un contrat dont la rupture ne pourrait pas être contestée par le salarié.

Cette évolution reviendrait à instituer dans notre pays le principe du salarié jetable à tout moment, sans motif, en appliquant aux relations sociales les principes de résiliation contractuelle du droit commercial.

A l’opposé de ce projet de régression sociale généralisée, Ségolène ROYAL propose de faire du CDI la référence en droit social, en incitant financièrement les entreprises à recourir à cette forme d’emploi stable et pérenne.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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11:41 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

Le pacte présidentiel : 100 propositions pour que ça change fort !


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Le pacte présidentiel : 100 mesures en musique (clip vidéo 12 mns)


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10:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PACTE PRESIDENTIEL, RAG 34

12.03.2007

Bayrou et l’UDF défendent la même politique anti-sociale que Sarkozy et l’UMP

Qui peut douter que François Bayrou et l’UDF soient de droite, agissent au service des intérêts du Medef et se moquent éperdument des droits des travailleurs salariés ou indépendants ?

La France d’en haut
Les positions de l’UDF, fondée par Giscard d’Estaing, présidée maintenant par François Bayrou, sont l’expression d’un monde qui ignore les fins de mois difficiles et dont les préoccupations sont à l’opposé de celles qui taraudent ceux pour qui les difficultés sont permanentes parce qu’elles se présentent dès le début du mois. Bayrou appartient à un monde qui s’estime être la France d’en haut : « Ah ? Tu n’es que professeur de collège ? » disait-il à un ancien camarade de classe qu’il avait perdu de vue. La fréquentation des allées du pouvoir peut créer le sentiment d’appartenir à une élite : Bayrou ne doute pas que les institutions bonapartistes, gaullistes, de la V° République, soient taillées pour lui-même.

Le gouvernement du « centre »
En Italie, discréditée, la démocratie chrétienne s’est effondrée, laissant la place à Berlusconi qui a pu rassembler des nationalistes aux libéraux. En Allemagne, c’est la démocratie chrétienne qui s’est imposée comme le parti dominant de la droite et qui s’étend jusqu’aux frontières de l’extrême droite. Mais en France, la place de parti dominant de la droite est occupée par l’UMP qui, comme en Italie et en Allemagne, amalgame le nationalisme et le libéralisme. Les restes de l’UDF, regroupés autour de Bayrou, n’ont plus de place pour réussir le même amalgame. C’est pourquoi Bayrou tente de convaincre que « la France se gouverne au centre » n’a comme carte d’identité que le libéralisme.

Le pôle extérieur
Comme tous les autres dirigeants de la droite François Bayrou a construit sa carrière politique personnelle en s’adaptant aux institutions monarchiques de la V° République. Mais si l’UDF ne s’est pas fondue dans l’UMP, c’est parce que Bayrou, minoritaire au sein de la droite, est plus visible en restant à l’extérieur d’un appareil construit pour servir un seul chef. Ce n’est pas par refus de l’orientation libérale du parti dont Sarkozy s’est emparé.

Le libéralisme de la droite
On peut en juger par la politique que Bayrou et l’UDF ont suivie depuis 2002. Il ont approuvé les lois anti-sociales les plus scélérates préparées par le gouvernement :
Le 3 juillet 2002, François Bayrou approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 15 octobre, il approuve la loi Fillon sur les salaires, le temps de travail et le développement de l’emploi, combattue par les groupes socialiste et communiste, qui prévoit de nouvelles exonérations de cotisations patronales.
Le 19 novembre, il vote le budget 2003 du gouvernement Raffarin.
Le 17 décembre 2002, le groupe UDF approuve la loi sur les marchés de l’énergie et le service public de l’énergie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste .
Le 28 janvier 2003, François Bayrou approuve la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste qui s’oppose à la modification des modes de scrutin des régionales et européennes : cette modification sera adopté au titre de l’article 49-3 de la Constitution.
Le 29 avril, l’UDF signe un chèque en blanc au gouvernement Raffarin en votant la loi qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnances pour « simplifier » la codification du droit.
Le 2 juillet, Bayrou refuse de voter la motion de censure socialiste du gouvernement Raffarin qui, par le projet de loi Fillon, s’attaque aux retraites par répartition en baissant le montant des pensions malgré l’opposition massive de la mobilisation sociale (1,5 million de manifestants à Paris).
Les 3 et 24 juillet, il approuve cette loi Fillon de contre-réforme des retraites, qui est combattue par tous les députés de gauche.
Le 4 novembre, il vote le budget de la sécurité sociale pour 2004, auquel s’opposent les groupes socialiste et communiste.
Le 25 novembre 2003, il approuve la loi sur le RMI qui crée le « Revenu minimum d’activité », combattu par les groupes socialiste et communiste.
Le 2 mars 2004, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 5 avril, il approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 7 avril, il approuve la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 juin, il approuve la loi sur le handicap, qui supprime un jour férié (lundi de Pentecôte) et qui est combattue par la gauche.
Le 23 novembre, il vote le budget 2005 du gouvernement. Le 7 décembre 2004, il approuve la loi Borloo, dite « de cohésion sociale », combattue par la gauche.
Le 22 mars 2005, il approuve la loi Ollier, portant sur l’organisation du temps de travail en entreprise, combattue par la gauche.
Le 23 mai, il approuve la loi de transposition des directives européennes sur l’ouverture des services postaux à la concurrence, combattue par toute la gauche. - Le 18 octobre, il approuve la loi d’orientation agricole, qui est combattue par les groupes de la gauche, socialiste et communiste.
Le 15 novembre, il approuve l’application de la loi du 3 avril 1955 pour instaurer l’état d’urgence qui est refusé par les groupes socialiste et communiste.
Le 29 novembre, il approuve la loi sur la sécurité et les contrôles frontaliers, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 6 décembre 2005 , il approuve la loi sur le « retour à l’emploi », qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 31 janvier 2006, il approuve la loi sur le logement, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 21 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 30 mai 2006, il approuve encore la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, qui est combattue par toute la gauche.

Un tournant tactique
Le jusqu’au-boutisme de Villepin, accroché au CPE, signe la fin de la politique d’appoint inutile de l’UDF à l’UMP. À partir de la rentrée politique de septembre 2006, avec l’entrée dans la pré-campagne présidentielle, Bayrou sait qu’il va être laminé par l’appareil UMP s’il ne se démarque pas de Sarkozy. Rester collé à Sarkozy c’est disparaître. S’en distinguer c’est sans danger : l’UMP possède à elle seule la majorité absolue des députés. Les 30 UDF devenaient même ridicules de venir faire inutilement l’appoint aux 360 UMP. Bayrou refait ainsi surface sur la scène politique et endigue provisoirement la chute continue de la démocratie chrétienne française depuis la fin du MRP. Mais l’aspiration à l’unité de toute la gauche et le poids de l’appareil UMP écrasent peu à peu la place disponible pour l’UDF. Sa respiration se réduit à celle qu’autorise le desserrement conjoncturel des étaux qui l’enserrent.

Pierre Ruscassie

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07:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, UDF, RAG 34

La politique industrielle des Etats-Unis : la main visible de l’Etat

Une légende bien établie en Europe attribue aux seules forces du marché l’exceptionnel dynamisme de l’économie américaine au cours des 20 dernières années. En réalité, cette dernière semble davantage résulter de la « main visible de l’Etat » que celle, réputée invisible - et pour cause... - du marché.

1. Les instruments de la politique industrielle des Etats-Unis
A. La tradition du « Buy American » dans les commandes publiques


La politique industrielle américaine s’appuie traditionnellement sur le levier des commandes publiques. Dès 1933, le « Buy American Act » prévoit, pour tous les marchés publics, que la moitié des biens achetés soient fabriqués ou assemblés sur le sol américain. En raison de la signature par les Etats-Unis de l’ « accord plurilatéral sur les marchés publics » (1994), la portée de cette loi a été restreinte et celle-ci ne s’applique plus que pour les marchés inférieurs à 7 millions d’euros. Elle reste néanmoins très présente dans les mentalités et les élus américains restent très attentifs au lieu de production des biens faisant l’objet de commandes publiques. Un conseiller économique de l’Union européenne à Washington, cité par la presse, explique ainsi(Le Parisien, 26 octobre 2006) : « Les entrepreneurs européens se plaignent souvent du protectionnisme aux Etats-Unis (...) Même quand les produits étrangers sont moins chers et plus performants, le gouvernement américain préfère souvent les sociétés locales ».

B. Un fort soutien aux PME dans l’accès aux marchés publics
Lors de la signature de l’accord de l’OMC sur les marchés publics, les Etats-Unis sont parvenus à sauvegarder une partie de leur arsenal de promotion de l’ « achat public américain », à travers une loi de 1953, le « Small Business Act », devenue « Small Business Developpement Innovation Act » en 1982. Ce texte vise à assurer aux PME (moins de 500 personnes) une part minimale dans les marchés publics, soit directement, soit indirectement. Les objectifs minimaux sont d’accorder aux PME 23% des contrats directs et 40% de la sous-traitance. Pour cela, les marchés inférieurs à un montant de 100.000 dollars ou ceux auxquels 2 PME au moins peuvent répondresont réservés aux PME ; par ailleurs, les entreprises qui se voient attribuer des marchés publics d’un montant supérieur à 1 million de dollars doivent s’engager à en sous-traiter une partie aux PME.

Il est à souligner qu’une administration spécifique (sous la forme d’une agence : Small Business Administration, 150 agents) est chargée de faire appliquer cette loi.

Les résultats de cette politique sont spectaculaires : les sources disponibles montrent que les PME américaines décrocheraient environ 40% des marchés publics (soit environ 100 milliards de dollars par an), contre 11% en moyenne en France et 5% en Europe. L’Europe, qui n’avait pas fait valoir de réglementation de cette nature lors de la signature de l’accord sur les marchés publics n’a aujourd’hui pas l’autorisation de mettre en œuvre un tel régime, alors même que le total des commandes publiques au sein de l’Union atteint aujourd’hui 1500 milliards d’euros. Malgré les demandes répétées de la part de plusieurs Etats-membres et de nombreuses PME innovantes, la Commission n’a pas repris à son compte l’objet d’égaliser les droits des PME européennes avec ceux des américaines.

Pour mettre en évidence l’intérêt de cette démarche, il convient de rappeler que les PME américaines ont contribué, pendant les années 1990, à 75% de la croissance de l’emploi ; dans cet ensemble, les entreprises de moins de vingt personnes ont contribué à 50% des emplois créés. Un grand nombre de ces PME réussissent à se transformer en grandes entreprises : parmi les 1000 plus grandes entreprises mondiales, on compte 9% d’américaines créées après 1980, contre seulement 5% d’européennes.

C. Une politique de la concurrence moins dogmatique qu’en Europe
La politique de la concurrence ne revêt pas le même visage selon qu’elle est conduite d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. Deux différences essentielles doivent être pointées :

1. Il n’existe pas aux Etats-Unis de politique visant à limiter l’attribution ou le niveau des aides d’Etat ; la seule limitation juridique aux aides d’Etat est celle qui résulte de l’application du droit de l’OMC, moins contraignant que celui que se donne l’Union européenne. A l’inverse, le contrôle strict des aides d’Etat par la Commission européenne peut constituer un handicap compétitif pour les entreprises européennes. Ainsi, l’aide versée en 2003 à Alstom a nécessité d’importantes contreparties de la part de l’entreprise (cessions de filiales) alors que ses concurrents extra-européens peuvent bénéficier d’aides comparables sans avoir à envisager une quelconque contrepartie ;

2. Les autorités américaines de la concurrence sont moins hostiles que leurs homologues européennes à la constitution de « champions nationaux ». Plusieurs exemples récents montrent qu’elles ont pu laisser se constituer (Microsoft) - ou se reconstituer (ATT) - des géants dont la taille leur permet d’imposer leurs normes au reste du monde. A l’inverse, la commissaire européenne à la concurrence, Mme Kroes, récuse régulièrement le concept de « champions européens ». En agissant de la sorte, l’Europe se prive d’un instrument de puissance : les grandes entreprises exportent non seulement des produits, mais également des normes de comportement et un modèle de société.

D. Une large utilisation des subventions pour stimuler l’effort de R et D

Une partie importante de l’aide aux entreprises passe par des subventions destinées à soutenir l’effort de recherche dans des domaines liés - de façon parfois lointaine - avec la défense, la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. C’est notamment grâce à des crédits publics destinés à la sécurité intérieure qu’ont été financés les réseaux Wi-Fi (accessibles à tous gratuitement : ménages, PME...) dans plusieurs villes américaines, comme Philadelphie. De même, les enjeux de santé publique font l’objet d’une forte mobilisation : face à la grippe aviaire, le Congrès a voté plus de 7 milliards de dollars de crédits pour subventionner l’industrie des vaccins aux Etats-Unis (industrie qui, par ailleurs, affichait un net retard par rapport à sa concurrente européenne...).

E. La régulation des OPA

La loi américaine permettant de bloquer des OPA contraires aux intérêts stratégiques du pays a été votée au début des années 1980. Dans la mesure où les « intérêts stratégiques » ainsi protégés font l’objet d’une définition floue, son utilisation est aisée : elle a notamment été mise à contribution pour refuser la prise de contrôle de la société Unocal (7ème compagnie pétrolière américaine) par un investisseur chinois, ou encore le rachat de six ports américains par une compagnie publique de Dubaï. Les société américaines peuvent utiliser des « pilules empoisonnées » destinées à décourager les OPA hostiles (il s’agit le plus souvent de bons de souscription en actions dont la distribution aux actionnaires permet de diluer la part de l’assaillant dans le capital de la société cible).

La France ne s’est dotée d’un dispositif de ce type qu’en 2006. Une différence notable subsiste : aux Etats-Unis, les instruments de défense face à une OPA sont créés sur décision du conseil d’administration. En France, ce pouvoir est dévolu aux actionnaires, ce qui en rend la mise en œuvre plus lourde et l’efficacité plus incertaine.

2. Les résultats de la politique industrielle américaine
La portée des dispositifs énumérés ne doit pas être surestimée : ils ne permettent pas de traiter toutes les difficultés et les Etats-Unis connaissent, comme l’Europe, le phénomène des délocalisations et la désindustrialisation. Toutefois, l’efficacité du soutien public à l’innovation apparaît sans ambiguïté ; dans ce domaine, le volontarisme de l’Etat - qui tranche avec l’idéologie du « laissez faire » qui prévaut aujourd’hui à l’échelon européen - se traduit par des résultats positifs, dont les plus notables sont rappelés ci-dessous :

les dépenses de R et D sont de 2,7% du PIB aux Etats-Unis, contre 2,2% en France et 1,9% en moyenne en Europe. En valeur absolue, le total des dépenses de recherche aux Etats-Unis est supérieur de 260 milliards de dollars à celui de l’Europe, soit une somme représentant plus de trente fois le budget communautaire annuel consacré à la recherche !

le nombre de chercheurs pour 10.000 actifs est de 81 aux Etats-Unis, de 60 en France et de 49 en Europe ; dans le seul secteur des entreprises, toujours pour 10.000 actifs, il est de 70 aux Etats-Unis, de 30 en France et de 25 en Europe ; les dépense de recherche des PME américaines sont huit fois supérieures à celles des PME européennes !

les dépenses pour l’enseignement supérieur représentent 2,7% du PIB aux Etats-Unis contre 1,1% en France et en Europe. La population américaine des 25-64 ans compte 37% de diplômés du supérieur, contre 23% en France et 24% en Europe.

Conclusion

Si le différentiel de croissance entre l’Europe et les Etats-Unis devait persister sur la tendance des dix dernières années, la richesse européenne par habitant en 2030 ne représenterait plus que 50% de celle des Etats-Unis. Malgré une population supérieure à celle des Etats-Unis, l’Europe ne pourrait pas faire contrepoids à la puissance américaine.

Pour tous ceux qui croient que l’Europe doit jouer un rôle dans le monde, un sursaut est urgent. Pour cela, il est nécessaire de sortir de l’incantation (les objectifs de Lisbonne, sans moyens correspondants), de renouer avec un volontarisme économique et politique qui est à l’origine de la construction européenne (CECA ou Euratom) et surtout de renoncer à un « laissez faire » que les autres économies, à commencer par les Etats-Unis, se gardent bien d’appliquer à elles-mêmes.

A lire pour en savoir plus : Alain Villemeur, La croissance américaine ou la main de l’Etat, Paris, Seuil, 2007.

Le site web de Laurent Fabius

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07:08 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

11.03.2007

Chirac ou un verre plein à l'étranger et à moitié vide en France

Copyright © Allociné 2007
PARIS (Reuters) - Jacques Chirac devrait mettre un point final dimanche à quarante années de vie politique dont douze à l'Elysée, où ses succès à l'international l'ont emporté sur sa politique intérieure à l'exception de son dernier pari européen.

Ce que les Français en retiendront, "je n'en sais rien", reconnaît le président à Pierre Péan, auteur d'un "Inconnu de l'Elysée" sorti mi-février.

"Ce que je souhaiterais qu'ils retiennent, c'est que, contrairement aux apparences qu'elle donne à certains moments et pour certains aspects de son histoire, la France est un pays - s'efforce d'être un pays - de tolérance", confie le chef de l'Etat.

Sous sa houlette, le service militaire obligatoire disparaît début 1997 et le quinquennat est institué en 2000. C'est aussi sous son autorité que sont votées les lois réformant les régimes de retraite et l'assurance-maladie, puis l'interdiction à l'école des signes ostensibles d'appartenance à une religion.

Sa présidence consacre également l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics, instituée le 1er février dernier. Son deuxième mandat avait été placé sous le signe de "grands chantiers" comme la lutte contre le cancer, l'aide aux handicapés et la sécurité routière.

Mais c'est dans le domaine économique et social que les fruits peinent à être récoltés, les économistes évoquant au mieux un "bilan contrasté" des années Chirac.

Elu en 1995 sur le thème de la "fracture sociale", Jacques Chirac est reconduit à la tête de l'Etat sept ans plus tard après l'élimination surprise de son adversaire de gauche, Lionel Jospin, au profit de celui du Front national, Jean-Marie Le Pen, au terme d'une campagne dominée par les questions de sécurité.

Réélu avec plus de 82% des voix, il assiste impuissant à la remontée du chômage en 2002 et 2003 et tente de contrer la montée du communautarisme. Combinés, les deux facteurs débouchent sur les violences de l'automne 2005 dans les quartiers difficiles.

Douze années après son accession à la magistrature suprême, on compte toujours plus de deux millions de sans-emploi en France et la baisse amorcée en 2004 s'accompagne d'une hausse du nombre de RMIstes.

Alors qu'il prônait la "remise en ordre des finances publiques" - "un point obligé" - la dette française est passée de 496 milliards d'euros en 1995 à plus de 1.100 milliards.

Il avait fait de la baisse de 30% de l'impôt sur le revenu l'une de ses principales promesses de campagne en 2002. Selon le ministre du Budget Jean-François Copé, les impôts auront finalement baissé d'environ 20% en moyenne entre 2002 et 2007.

FRANCOPHONIE ET ECOLOGIE

Au chapitre international, les choses avaient mal commencé pour Jacques Chirac.

Un mois après son élection, il se met le monde à dos en décidant la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique, en pleine commémoration du cinquantenaire d'Hiroshima. Il y mettra un point final en janvier suivant.

Le chef de l'Etat endosse par la suite tous les atours du militant écologiste, sa croisade culminant en septembre 2002 avec son appel de Johannesbourg. "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", avait-il tancé ses homologues.

Il n'a de cesse de mettre en garde une humanité qui "danse sur un volcan", fustigeant les pays n'ayant pas signé le protocole de Kyoto, militant pour la création d'une Organisation des Nations unies pour l'Environnement et prônant le développement du Sud.

Défenseur de la francophonie, avocat de l'Afrique - où il s'est rendu quasiment chaque année -, Jacques Chirac s'est aussi posé en chantre du multilatéralisme, tenant tête à des Américains qui l'agacent "à toujours vouloir imposer leur point de vue", avoue-t-il à Pierre Péan.

En septembre 2001, il est le premier chef d'Etat étranger à se rendre aux Etats-Unis après les attentats de New York et Washington. Dix-huit mois plus tard, contre l'avis de nombreux partenaires européens, il prend la tête des opposants à l'intervention américaine en Irak, ce qui s'avérera l'une de ses décisions les plus visionnaires.

"J'ai répété 36 fois à (George) Bush qu'il commettait une erreur monumentale", dit-il à propos du chef de la Maison blanche, aujourd'hui contraint de faire machine arrière dans un conflit qui a coûté la vie à plus de 3.000 Américains.

"MOUTON NOIR"

Mais pour ses détracteurs, le deuxième mandat de Jacques Chirac a pris fin le 29 mai 2005, jour du référendum sur la Constitution européenne en France.

Si elle dit "non", la France sera le "mouton noir" de l'Europe, avait prévenu le président lors d'une émission télévisée quelques semaines avant une consultation qu'il avait lui-même voulue. Le traité constitutionnel, fruit de longues années de négociations à 25, est pourtant repoussé par plus de 54% des Français, plongeant l'Europe dans un marasme dont elle tarde à sortir.

Vendredi à Bruxelles, lors de son probable dernier Conseil européen, il a esquissé un mea culpa. "Je suis désolé de, peut-être, ne pas avoir fait tout ce qu'il aurait fallu pour éviter ce qui a été une mauvaise chose pour l'Europe et pour la France", a-t-il déclaré devant la presse.

L'échec du référendum européen traduit un manque d'intuition de l'Elysée à l'égard de l'opinion française et en rappelle un autre: celui de la dissolution de 1997.

Conseillé par Dominique de Villepin, Jacques Chirac décide d'organiser de nouvelles législatives afin d'obtenir une majorité plus solide. Mauvais calcul: la "gauche plurielle" l'emporte, marquant le début de cinq ans de cohabitation avec Lionel Jospin.

Dernier président à avoir fait l'expérience de la guerre, révulsé par l'antisémitisme - "C'est physique", dit-il -, Jacques Chirac multiplie les gestes symboliques pour réconcilier les Français avec les pans sombres de leur histoire.

En juillet 1995 - il est à l'Elysée depuis deux mois - il est le premier chef d'Etat à dénoncer le rôle de Vichy dans la déportation des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. "Ce qui s'est passé avec les juifs pendant la guerre est impardonnable, et il y a un moment où il faut le dire", explique-t-il simplement à Pierre Péan.

En janvier dernier, il préside à l'entrée des Justes au Panthéon, ces Français qui sauvèrent les juifs d'une mort quasi-certaine en déportation.

Pudique et secret sur sa vie privée, Jacques Chirac lève un coin de voile au cours de son second mandat en faisant partager son amour de l'art. Une passion qui se traduira par la construction du musée des Arts premiers du quai Branly, vaste paquebot coloré signé Jean Nouvel surnommé dès sa naissance, en juin 2006, "musée Chirac".

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09:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CHIRAC, RAG 34

L'Union européenne en pointe sur le changement climatique


BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne a adopté vendredi une ambitieuse stratégie de lutte contre le réchauffement climatique pour inciter les plus gros pollueurs de la planète, Etats-Unis et Chine en tête, à suivre son exemple.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont clairement voulu prendre les devants en se fixant toute une série d'objectifs contraignants en matière de politique énergétique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

"Cela permettra à l'Europe de jouer son rôle d'avant-garde", a déclaré lors de sa conférence de presse Angela Merkel, qui préside pour l'instant l'Union européenne. "Il était terriblement important de montrer le bon exemple."

Dix ans après avoir joué un rôle essentiel dans l'adoption du protocole de Kyoto en tant que ministre de l'Environnement de son pays, la chancelière allemande a obtenu un résultat qui, selon elle, pèsera lourd "pour toute l'humanité".

Sans exception, tous les dirigeants européens ont rivalisé de superlatifs sur l'importance de cet accord qui doit inciter les plus gros pollueurs - Etats-Unis, Chine, Russie et Inde - à prendre au sérieux le menace du réchauffement de la planète.

"Nous pouvons une fois de plus dire au reste du monde: 'l'Europe prend les devants, vous devriez nous rejoindre'", a déclaré le président de la Commission, José Manuel Barroso.

Merkel utilisera cette série de décisions pour peser sur le sommet du G8, qui réunira en juin prochain sous sa présidence les dirigeants de huit pays les plus industrialisés de la planète.

COMME L'EURO POUR CHIRAC

Pour Jacques Chirac, dont c'était le dernier Conseil européen formel, cette décision "fait partie des grands moments de l'histoire" de l'UE, au même titre que l'euro.

L'accord est d'autant plus remarquable qu'il s'agit de la décision politique la plus importante prise par l'UE depuis qu'elle a été plongée dans la crise par les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne et ce sur un sujet, la politique énergétique, qui a toujours divisé les Européens.

Les Vingt-Sept ont fixé pour objectif unilatéral de réduire de 20% au moins en 2020 par rapport au niveau de 1990 leur production de gaz à effet de serre, comme le CO2. Ils iront jusqu'à 30% si les pays industrialisés font de même.

L'UE rendra également obligatoire à cet horizon l'incorporation d'au moins 10% de biocarburants dans les carburants utilisés par les automobiles.

Le point le plus délicat a été la fixation d'un objectif contraignant de 20% en 2020 pour les énergies renouvelables.

La France, la Finlande et la plupart des pays de l'Est ne voulaient pas d'un tel objectif qu'ils jugent irréaliste dans ce domaine et prônaient la prise en compte des autres sources d'énergie peu productrices de CO2, comme le nucléaire.

Mais cette requête se heurtait au refus des pays qui, comme l'Allemagne, ont décidé de renoncer au nucléaire et qui voulaient des engagements fermes pour être crédibles.

PRESSION FRANÇAISE

Le compromis accepté prévoit bien la fixation d'un objectif moyen contraignant de 20% en moyenne à l'échelle de toute l'UE.

Mais lorsque cet objectif sera décliné par Etat membre, il sera tenu compte des "points de départ nationaux différents" et de la politique énergétique de chacun, une référence étant faite à la contribution du nucléaire à la sécurité de l'approvisionnement et à la lutte contre les émissions de CO2.

Des "objectifs globaux nationaux différenciés" devront donc être trouvés pour les énergies renouvelables avec la Commission, qui a annoncé des propositions pour le troisième trimestre de 2007 "en toute équité et avec le consentement des pays membres".

"Nous sommes souples, a expliqué Barroso, nous comprenons parfaitement que la situation de la Pologne n'est pas la même, disons, que celle de l'Allemagne ou du Danemark."

Il s'agit donc d'une victoire pour les deux camps: les partisans de l'énergie renouvelable obtiennent un objectif contraignant qui permettra aux industriels de planifier leurs investissements et les autres, comme la France, voient reconnue leur souveraineté sur leur politique énergétique.

L'énergie nucléaire représente 70% de la production d'électricité française et constitue un choix stratégique.

Même les écologistes ont salué ces décisions, comme Greenpeace, qui s'est félicité de la fixation d'objectifs contraignants, même si l'organisation a critiqué la "victoire" française qui permet des traitements nationaux différents.

"C'est une lacune ridicule", a dit Mahi Sideridou, directeur de la politique climatique de Greenpeace. "Les efforts français pour obtenir un texte pro-nucléaire ont été pathétiques."

Les Verts du Parlement européen sont sur la même ligne.

"Le sommet a confirmé que les énergies renouvelables restent la première technologie pour combattre les changements climatiques et que, contrairement au message de Jacques Chirac qui voulait faire du nucléaire une énergie renouvelable, cette approche n'est pas été suivie par ses homologues européens", a estimé Claude Turmes, vice-président du groupe vert.

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08:40 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RECHAUFFEMENT, CLIMAT, ENVIRONNEMENT

10.03.2007

Ministère de "l'immigration et de l'identité nationale": tollé contre Sarkozy


PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy, en prônant la création d'un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", s'est attiré les vives critiques de ses adversaires politiques et des associations qui y ont vu un appel du pied à l'électorat FN, à six semaines du premier tour.

"Je veux un ministère de l'immigration et de l'identité nationale", a annoncé jeudi soir le candidat UMP lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.

La proposition a été dénoncée dès jeudi soir par le PS, pour qui le ministre de l'Intérieur "laisse entendre que l'immigration est une menace potentielle pour la culture française". Le PS a demandé vendredi à M. Sarkozy de "revenir sur cette proposition" et "reconnaître son dérapage".

Le numéro un PS François Hollande a enfoncé le clou: "Je crains vraiment que dans cette campagne Nicolas Sarkozy soit dans un flirt poussé avec les thèses du Front national".

Le candidat UDF, François Bayrou, a renchéri, estimant "qu'en enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale", Nicolas Sarkozy a franchi "une frontière". En meeting à Perpignan vendredi soir, M. Bayrou a jugé que "l'identité nationale de la France, elle a un nom, c'est la République".

"On ne mélange pas dans le même ministère immigration et identité nationale. D'abord on ne fait pas un ministère de l'identité nationale. On ne fait pas un ministère de la France", a-t-il dit.

"Les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République", a estimé la candidate PCF Marie-George Buffet, pour qui "accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire".

Face à ces critiques, la porte-parole du candidat UMP, Rachida Dati, a fait valoir que "il n'y a rien de choquant, ni aucune connotation à immigration et à identité nationale".

Vendredi, le candidat de l'UMP s'est lui-même défendu devant la presse contre ces "mauvaises polémiques" car l'identité française, ce n'est pas un gros mot".

"L'Histoire de France, la fierté d'être Français, l'identité française sont au coeur de la campagne électorale", a-t-il ensuite affirmé lors d'une réunion publique à Caen.

L'idée de ce nouveau ministère a été approuvée par Jean-Marie Le Pen qui voit là "une petite opération de racolage sur les terres du FN".

Elle a en revanche suscité l'indignation d'associations. La Ligue des droits de l'homme s'est déclarée "scandalisée" par cette proposition, qui "constitue un appel de pied supplémentaire à l'extrême droite".

SOS Racisme a regretté que "l'immigration serve à nouveau de lamentable épouvantail aux échecs et aux failles du passé" et affirmé que les candidats à la magistrature suprême "ne doivent pas divertir les citoyens en flattant les plus bas instincts d'une partie d'entre eux".

Dans la même veine, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) affirme que Nicolas Sarkozy "n'a pas utilisé ces termes par hasard" et qu'en associant ces termes, "il libère la parole et l'idéologie raciste, il menace gravement la cohésion nationale".

"Visiblement, Nicolas Sarkozy entreprend la danse du ventre devant l'électorat de Le Pen", ironise le Réseau éducation sans frontières, voyant comme "ministre de l'Identité nationale" Johnny Hallyday, soutien de Nicolas Sarkozy qui s'est installé en Suisse tout en demandant la nationalité belge.

Samedi, Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a estimé que "la lepénisation du discours de Nicolas Sarkozy est en marche" et que "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée".

"Nicolas Sarkozy est manifestement un candidat à la dérive", a estimé le porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP, suite à l'annonce du candidat UMP de son projet de créer s'il est élu "un ministère de l'immigration et de l'identité nationale".

Pour le député de Saône-et-Loire, "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée". Au début de la semaine, M. Sarkozy avait indiqué qu'il se "battrait" pour que M. Le Pen -et Olivier Besancenot (LCR)- puissent être candidats.

"A quand l'arrivée de la famille Le Pen au gouvernement et au pouvoir dans les wagons du sarkozysme ?", se demande M. Montebourg.



Souk CHANTHALANGSY



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16:55 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, IMMIGRATION, CODE DE LA NATIONALITE, IDENTITE FRANCAISE, RAG 34

Royal pour la mise en place rapide d'une réforme de la PAC


PARIS (Reuters) - Ségolène Royal appelle à dépasser les déclarations de principe sur les négociations agricoles à l'OMC et à mettre, par ailleurs, en place assez rapidement une réforme de la PAC.

La candidate socialiste à l'élection présidentielle a été interrogée lors d'une visite au Salon de l'Agriculture sur le bilan du président Jacques Chirac en matière agricole.

"Il faut reconnaître qu'il a quand même un bon contact avec les agriculteurs (...) mais en même temps tous les chantiers sont devant nous. Rien n'est réglé", a-t-elle déclaré lors d'un bref point de presse, après avoir partagé un petit-déjeuner avec des éleveurs de viande bovine.

S'agissant des négociations à l'Organisation mondiale du commerce, elle y a vu "un problème extrêmement chaud, extrêmement urgent".

"Aujourd'hui, il y a des déclarations de principe mais il va falloir obtenir des résultats", a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, lors de sa propre visite au Salon de l'agriculture lundi dernier, avait déclaré que la France cherchait à ramener "du bon sens" dans les négociations en cours et aucunement à les bloquer.

Ségolène Royal a dit, pour sa part, vouloir "faire en sorte que la France obtienne impérativement de ne plus faire de concessions pour protéger son agriculture".

La réduction des subventions à l'agriculture en Europe et aux Etats-Unis et la baisse des droits de douanes industriels appliqués par les pays émergents du G-20 sont les deux principaux points de blocage qui empêchent de sortir le cycle de négociations de Doha de l'impasse dans laquelle il se trouve.

A propos de la réforme de la Politique agricole commune, la candidate socialiste à l'Elysée l'a jugée "difficile".

"Il va falloir la mettre en place assez rapidement pour que les agriculteurs puissent anticiper", a-t-elle dit. "Je sens que les agriculteurs sont inquiets, ils ont peur du changement des règles. C'est dès maintenant que nous devons préparer avec eux cette réforme de la PAC".

"NOUS LAISSER RESPIRER"

Dans son "pacte présidentiel", Ségolène Royal prône une meilleure articulation entre agriculture et environnement et se prononce pour une réforme des aides agricoles européennes afin de favoriser une diversification de l'agriculture, notamment biologique.

Elue d'une circonscription agricole des Deux-Sèvres depuis 20 ans, elle déplore que "70% des aides" aillent à "30% des exploitants".

Le budget de la PAC a été sanctuarisé pour la période 2007-2013 après un accord acquis in extremis en 2002 entre la France et l'Allemagne.

Face à l'intransigeance britannique, Jacques Chirac et Gerhard Schröder ont obtenu que les dépenses agricoles soient plafonnées à leur niveau de 2006, en contrepartie d'un engagement que la PAC demeurerait inchangée d'ici 2013.

"Surtout, ne rebadigeonnez pas (l'accord) en 2008", a imploré un éleveur de vaches limousines devant Ségolène Royal pendant le petit-déjeuner où elle a dégusté un steak de boeuf charolais. "Il faut nous laisser respirer jusqu'en 2013", a-t-il plaidé.

Si elle est élue à l'Elysée en mai, Ségolène Royal s'appuiera sur le rapport d'étape prévu en 2008 pour engager la renégociation de la PAC, a cependant précisé Bruno Rebelle, son conseiller pour l'environnement qui l'accompagnait dans les allées du palais d'exposition de la Porte de Versailles.

Il faut "plus d'équité et de transparence dans l'attribution des aides et s'assurer que les politiques européennes servent une nouvelle orientation de l'agriculture", a-t-il précisé.

Mardi à Berlin, Ségolène Royal a évoqué cette future réforme de la PAC lors de sa rencontre avec Angela Merkel.

"La France et l'Allemagne n'ont pas toujours été sur les mêmes positions", a reconnu Bruno Rebelle, mais face à la chancelière allemande, la candidate socialiste "a pu expliquer la différence entre s'arc-bouter sur une PAC inchangée, ce qui a dressé l'ensemble des pays européens contre la France, et une renégociation".

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14:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PAC, ROYAL, RAG 34

Royal dénonce l'amalgame créé par Sarkozy sur l'immigration

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal dénonce dans la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale" un amalgame assez ignoble.

"Je trouve assez ignoble de faire cet amalgame entre l'identité française et les travailleurs immigrés, étrangers, qui viennent ici pour contribuer à la croissance économique", a déclaré la candidate socialiste à l'élection présidentielle en marge de sa visite au Salon de l'agriculture à Paris.

"Je pense que c'est une confusion malheureuse", a-t-elle ajouté. "Jamais les travailleurs immigrés n'ont menacé l'identité française. Au contraire, les immigrés réguliers (...) viennent souvent faire du travail que les Français ne veulent pas faire."

Le candidat de l'UMP à l'Elysée a avancé cette idée jeudi soir sur le plateau France 2, lors de l'émission "A vous de juger", parce qu'à ses yeux "le dossier de l'immigration est explosé en trois ministères différents".

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14:38 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, SARKOZY, RAG 34

09.03.2007

Les propositions de François Bayrou tournent au plagiat de Nicolas Sarkozy

François Bayrou a présenté il ya peu ses propositions économiques et sociales. Derrière l’apparence d’un équilibre centriste se dissimule un projet authentiquement libéral et droitier, qui tourne bien souvent au plagiat de celui de Nicolas Sarkozy.Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou fait l’impasse sur la question du pouvoir d’achat et sur l’évolution des salaires et revenus. Il condamne ainsi la consommation des ménages à rester faible, et les inégalités sociales à perdurer.

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose davantage d’heures supplémentaires aux salariés qui travaillent déjà et à qui les entreprises daigneraient accorder quelques heures de travail en plus. Ce serait bien entendu au détriment des salariés à temps partiel qui cherchent à travailler plus, ou des chômeurs qui souhaitent tout simplement travailler.

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose des exonérations de cotisations massives et indifférenciées. Ainsi, les deux emplois « francs » de cotisations seraient excessivement coûteux pour la collectivité et provoqueraient des effets d’aubaine massifs à l’avantage des entreprises, de loin les plus nombreuses, qui auraient embauché en l’absence de ces exonérations.

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose de ne pas toucher aux réformes fiscales injustes de ces dernières années, et même de les aggraver. Il partage la même volonté d’abaisser fortement, jusqu’à les vider de leur contenu, l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les successions.

Enfin, François Bayrou propose bien peu de politiques nouvelles pour préparer l’avenir. Les grands discours sur la recherche, l’université et l’éducation finissent dramatiquement en peau de chagrin.

Ainsi, au-delà des paroles, au-delà des discours, les propositions précises de François Bayrou ne sont que la pâle copie de celles de Nicolas Sarkozy.

Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité

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11:15 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, RAG 34

Environnement : 20% d'énergies renouvelables en France d'ici 2020 ?

Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020

L'Union européenne a présenté début janvier les orientations de la politique énergétique qu'elle entend promouvoir pour les 10 prochaines années. Ce « paquet énergie » devrait être définitivement approuvé lors du Conseil européen de Printemps des 8 et 9 mars. La feuille de route proposée affiche notamment un objectif contraignant de 20% d'énergies renouvelables en 2020.

Ségolène Royal avait adopté cet engagement dans son Pacte présidentiel. Elle s'inquiète de voir que le gouvernement français est un des seuls en Europe à s'opposer à cet objectif alors que le développement massif des énergies renouvelables est indispensable pour lutter efficacement contre le changement climatique, et que c'est une chance pour l'économie et l'emploi. Ce sont, en effet, plus de 100.000 emplois non délocalisables qui peuvent voir le jour dans ce secteur.

Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020, car il serait dangereux de prendre du retard dans ce domaine.

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07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

08.03.2007

Qui sont les femmes au pouvoir dans le monde ?

Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement. Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-

Osez la femme, osez Ségolène !

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15:06 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Les femmes qui gouvernent, RAG

Cette journée du 8 mars nous relie toutes à l'échelle de la planète

Ségolène Royal en meeting à Dijon pour célébrer la journée internationale des femmes.


Ségolène Royal salue d’abord les femmes en cette journée du 8 mars "qui nous relie toutes à l'échelle de la planète". Puis elle salue les hommes "sans lesquels rien ne serait possible, vous qui en acceptant de voter pour une femme vous affranchissez vous-mêmes des vieux préjugés"

"Ne laissons plus le doute s'insinuer dans nos têtes sur nos capacités, nos légitimités, nos compétences, notre carrure, notre stature. C'est aussi dans nos têtes qu'il faut faire le ménage"

"Je dis aux femmes : osez, relevez la tête, la France a besoin de vous, entreprenez, assumez vos responsabilités, prenez toute votre place, nous en avons besoin toutes ensemble"

"Liberté, égalité, fraternité, aujourd'hui à Dijon j'en appelle à la sororité".

"A toutes ces femmes qui ont tant de mal à boucler les fins de mois, femmes manoeuvres, femmes dans les services de nettoyage, de soins aux personnes, femmes noires, femmes blanches, femmes des petits matins, femmes dans les entreprises agricoles si peu payées et si peu reconnues, aujourd'hui je vous demande de leur faire part de votre reconnaissance".

La candidate socialiste insiste sur sa différence en tant que femme politique. "La femme est un animal politique comme un homme, dans un milieu brutal. Je revendique de faire de la politique autrement à l'abri de cette brutalité".

"Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme, mais je suis une femme et avec moi le vrai changement politique, il est là, et avec moi la politique ne sera plus jamais comme avant. A l'échelle de la planète, mais aussi de la France, si nous réussissons pour les femmes, si cela va mieux pour les femmes, alors cela ira mieux pour l'humanité tout entière".

Elle cite Louise Michel, qui refusait que ce soit, dans le partage hommes-femmes, "à eux la raison, à nous les effusions sentimentales", Jeanne d'Arc, l'écrivain Christine de Pisan, la révolutionnaire Olympe de Gouges. "Ici, à Dijon, je vous le dis, si je suis élue présidente de la République, Olympe de Gouges entrera au Panthéon, ce grand monument si peu accueillant aux femmes qu'il porte à son fronton « aux grands hommes la patrie reconnaissante »", déclare Ségolène Royal devant des milliers de personnes.

"Elle rejoindra au Panthéon Marie Curie".

Ségolène Royal rappelle qu'Olympe de Gouges, figure féminine du combat contre l'esclavage, dans sa déclaration des droits de la femme de 1791, soulignait que "si la femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir le droit de monter à la tribune". Olympe de Gouges est morte guillotinée en 1793.

Elle fait l'"état des lieux" des "droits à consolider pour que vive vraiment l'égalité" : lutte contre le chômage, précarité, violences, petites retraites", qui concernent "d'abord les femmes", et a rappelé des points de son pacte présidentiel comme l'accès à la contraception gratuite pour les moins de 25 ans.

Elle confirme que si elle est élue, elle présentera au Parlement un projet de loi-cadre sur les violences faites aux femmes.

Lire l'intégralité du discours

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07.03.2007

SARKOZY : "Comme un avion sans ailes..."

"Airbus, la volonté de définir ensemble des politiques industrielles"

Hier encore N. Sarkozy expliquait que l'Etat n'avait pas à intervenir dans le dossier Airbus. Aujourd'hui, N. Sa rkozy tente d'utiliser le précédent de la crise d'Alstom comme la preuve de son volontarisme industriel. Il oublie au passage de rappeler que sa décision en 2004 visait prioritairement à préserver les intérêts financiers particuliers de quelques actionnaires : accompagner un plan de restructuration drastique rendant l'entreprise profitable et attractive, pour finalement vendre 21% du capital à… Bouygues.

A l'opposé, hier, Ségolène Royal a présenté son plan d'action pour sortir Airbus de la crise. Aujourd'hui, à Berlin, à l'issue de son entretien avec Angela Merkel, Chancelière allemande, Ségolène Royal a réaffirmé sa volonté de trouver des solutions concrètes à cette crise. "Nous partageons totalement l'objectif selon lequel l'Europe doit défendre sa filière aéronautique" et en particulier "ses capacités de recherche". L'Allemagne et la France doivent "définir en commun des politiques industrielles".


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21:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, SARKOZY, RAG 34

AIRBUS : "Nous sommes face à un véritable choix politique"

A l'issue du meeting de Ségolène Royal à Mont-de-Marsan, Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises revient sur les prises de position de la candidate sur la question d'Airbus. "Nous sommes face à un véritable choix politique", explique-t-il.



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09:47 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, VIDALIES, RAG 34

La politique industrielle selon Nicolas Sarkozy, c'est le gouvernement aux abonnés absents.

Arnaud Montebourg dénonce "les fanfaronnades de Nicolas Sarkozy sur sa politique industrielle", alors que "des dizaines de milliers de salariés en ont été les victimes", notamment à Alstom.

"Résumons la politique industrielle de Nicolas Sarkozy : destruction d'emplois, cession par appartements et connivence avec le secteur privé, et désengagement à tous les étages. La politique industrielle selon Nicolas Sarkozy, c'est le gouvernement aux abonnés absents".

Le porte parole de Ségolène Royal conteste les propos du président de l'UMP, qui "se prévaut d'avoir défendu Alstom comme preuve de ses capacités de responsable public".

"Dans ce dossier, Alstom est passé de 8.400 salariés à 2.800 salariés sur le site de Belfort, les constructions navales de Saint-Nazaire ont été vendues sans aucune contrepartie ni garantie de maintien d'activité et l'Etat actionnaire, conformément à la philosophie du désengagement qu'il prône dans le dossier Airbus, s'est désengagé du capital au profit de son ami personnel Bouygues".

Pour Arnaud Montebourg, le candidat de l'UMP "a oublié d'évoquer Péchiney, racheté par voie d'OPA par Alcan le canadien, Arcelor racheté par Mittal l'indien, sans que les équipes Sarkozy au pouvoir n'aient levé le petit doigt".

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06.03.2007

Ségolène ROYAL : "Je ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français"

Le Monde :

Si vous êtes élue le 6 mai, emménagerez- vous à l'Elysée?

Je choisirai la solution la plus utile à l'exercice de ma fonction, tout en préservant ma vie de famille.


AFP/STEPHANE DE SAKUTIN La candidate du PS Ségolène Royal, le 3 mars à Paris.

Au pouvoir, comment conserverez-vous le lien avec le "peuple" ?

En veillant à ne pas me laisser enfermer. Chaque semaine, je ferai en sorte de me trouver sur le terrain aux côtés des Français, ceux qui souffrent comme ceux qui réussissent. Pour avoir exercé des fonctions ministérielles et avoir vu comment marche le cœur de l'Etat, je sais qu'il faut tenir son cap avec constance, lutter aussi contre soi-même, l'inertie, la routine, la mécanique de ses propres idées, car la charge de travail est énorme et le temps passe vite.

Vous fonctionnerez très différemment de François Mitterrand ?

Forcément. Ce sera l'incarnation d'un changement profond de la présidence de la République, de son protocole comme de son allure. Je sais que je dois faire mes preuves plus que d'autres. Je pense qu'il est possible de concilier la grandeur de la fonction et la simplicité, exercer pleinement le pouvoir, conduire une politique étrangère conforme à notre génie national – et résister en même temps à cette tentation monarchique à laquelle la République a trop souvent cédé.

"Avec moi", dites-vous, "la politique ne sera plus jamais comme avant…"

Nous vivons une crise démocratique profonde. Je pense être la seule candidate à en avoir fait lucidement le constat, à m'être remise en cause sur la façon dont je faisais de la politique et dont doit se nouer le lien avec les électeurs. Les Français sont prêts à venir voter une fois de plus – une dernière fois, j'allais dire. Ils doutent du système politique et en même temps ils ont tellement envie d'y croire, tellement besoin de son efficacité, de sa capacité à sortir la France de son état de déprime. Je mesure que le rapport au temps a changé avec le quinquennat. Il faut aller vite, non seulement au début mais tout au long et jusqu'au bout. Je veux fonder mon mandat sur le principe de responsabilité.

Comment concevez-vous le rôle de la présidente : arbitre ou super-premier ministre ?

Ni l'un ni l'autre. Présider, c'est arbitrer, décider, mais aussi parfois entrer dans le détail. Je ne m'interdis rien dans le respect d'institutions profondément rénovées.

Quelle forme de gouvernement mettrez-vous en place? Une équipe restreinte ? Parité homme-femme?

Je choisirai les plus compétents. En tenant compte à la fois de l'expérience et du désir de renouvellement, en ayant naturellement la parité pour objectif. Le gouvernement devra, chaque année, rendre compte de son action et vérifier qu'il dispose toujours bien de la confiance de l'Assemblée nationale, laquelle verra son rôle de contrôle de l'exécutif renforcé.

Une équipe 100 % PS ?

Tous ceux qui se reconnaîtront dans le pacte présidentiel auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle. Je souhaite qu'elle soit la plus large possible.

Des ministres de la société civile ?

Il est bon qu'un responsable politique se soit confronté au suffrage universel. L'exercice d'un mandat électif change la façon de voir la réalité. Il donne une expérience irremplaçable. Il vous rend solidaire d'une majorité et vous donne le sens du débat parlementaire et celui si essentiel de rendre des comptes. Tout cela ne s'improvise pas.

Comment transformez-vous l'écoute en action ?

En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé.

Quels dogmes ?

Le pacte présidentiel est neuf et tire les enseignements du passé. Par exemple, la réconciliation des Français avec les entreprises. Ou l'urgente nécessité d'insuffler à notre pays le sens des compromis sociaux, à partir d'un syndicalisme puissant et rénové. Il est temps que la France sorte des logiques d'affrontement pour aller vers des logiques de dialogue et construise des cercles vertueux. A chaque fois qu'on défend les droits, il faut rappeler les devoirs et construire une société solidaire qui est le contraire de l'assistanat. A chaque fois que l'on veut distribuer, il faut dire comment produire plus et mieux. Il faut investir dans la qualité du travail pour en donner à plus de salariés.

C'est résolument social-démocrate ?

Je n'ai pas besoin d'étiquette. Je suis dans le socialisme du XXIesiècle.

Quelles seraient vos premières mesures dans les cent jours de votre arrivée au pouvoir ?

La bataille pour l'emploi des jeunes sera ma première priorité. En aidant les petites et moyennes entreprises (PME) à les recruter. Je lancerai tout de suite les emplois-tremplins. Je dispose d'un levier majeur, les régions, qui se sont déjà mobilisées : parmi les candidats, je suis la seule à proposer de les faire avancer dans le même sens que l'Etat. Les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises seront redéployés, pour supprimer les effets d'aubaine et les concentrer sur les PME qui innovent et qui exportent.

Le deuxième acte, pour relancer l'activité par le pouvoir d'achat, sera la convocation immédiate de la conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux : hausse du smic, relèvement des bas salaires avec le souci de ne pas écraser l'échelle des salaires. J'ai entendu les inquiétudes des salariés juste au-dessus du smic qui doivent aussi avancer. Les petites retraites seront revalorisées. Un état des lieux sera fait sur la dégradation du système de santé.

Le troisième concernera la préparation de la rentrée scolaire. Le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale permettra de diminuer le nombre d'élèves par classes et d'autoriser des expérimentations pédagogiques pour prendre en charge les élèves les plus difficiles. La culture fera une entrée massive à l'école. Sur tout cela, l'organisation d'Etats généraux en définira les contours avec les enseignants, auxquels je garantirai la reconnaissance de la Nation.

L'excellence environnementale se traduira par le moratoire immédiat des OGM en plein champ, des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables et des actions énergiques contre la pollution de l'eau. Enfin, le premier texte de loi sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes.

La réforme institutionnelle – limitation du cumul des mandats, réforme du Sénat, suppression du 49-3, introduction d'une part de proportionnelle, jurys citoyens, place de l'opposition – sera soumise aux Français à l'automne par voie référendaire.

Demanderez-vous le remboursement des aides publiques aux actionnaires privés d'Airbus qui se désengagent comme Lagardère ?

Oui, si un profit spéculatif a été enregistré juste avant que ne soient révélées les difficultés de l'entreprise. Il faut aussi repenser la question du comportement des dirigeants, en particulier au regard de leur rémunération et des conditions dans lesquelles ils partent après avoir échoué. Il y a des pratiques qui nourrissent une colère sociale profonde et légitime.

Que direz-vous à la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos d'Airbus ?

Je vais d'abord écouter son point de vue. Et chercher avec elle un diagnostic commun et des solutions industrielles. La chance que nous avons c'est qu'elle a une approche très pragmatique et que je n'ai pas été impliquée dans les décisions antérieures. Nous pouvons avoir un regard neuf. Quand les intérêts des peuples et des salariés sont en jeu, il faut faire de la diplomatie autrement.

En politique industrielle, c'est la Commission européenne qui a autorisé les Canadiens à racheter Pechiney et qui a supervisé le sauvetage d'Alstom… On ne peut pas continuer à gérer les dossiers industriels au niveau européen uniquement sous l'angle de la concurrence. Il faut fixer un autre mandat à la Commission. L'emploi, le développement des territoires et la sauvegarde de nos technologies doivent être des critères déterminants pour apprécier les fusions.

Vous voulez modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), mais Mme Merkel s'y oppose…

Rien n'est jamais figé. Par sagesse et envie de régler les problèmes, je refuse le tout ou rien. Il me semble qu'elle aussi. Nul ne peut être opposé au fait qu'une banque centrale doive être aussi au service de la croissance et de l'emploi, sans affecter la valeur de la monnaie. On peut rassembler l'Europe sur ce double objectif. Tout est question de méthode. Les Polonais sont très libéraux et leur ambassadeur me disait qu'il n'était pas possible d'avoir une charte sociale. Je lui ai dit que son pays avait voulu affirmer dans la Constitution européenne les racines chrétiennes dans l'Europe et que les textes chrétiens défendent le respect de la personne humaine, la lutte contre la misère, le droit pour chaque famille de vivre dignement. Qu'est-ce d'autre sinon d'avoir droit à un salaire correct, un accès à la santé? Il ne m'a plus rien répondu. Il faut s'appuyer sur les convictions dans le respect des identités et montrer que le chemin que doit prendre l'Europe n'est pas antinomique. Voilà comment je conçois la diplomatie.

Quels changements doivent être apportés au traité constitutionnel pour que les Français puissent le ratifier ?

Il faut d'abord renouer le lien de confiance, entre la présidence de la République et le peuple français, par rapport à son vote précédent. Je pense être la seule à le faire, ne serait-ce que parce que j'ai dans mon équipe des responsables qui ont voté oui et non. Ensuite, il faut renouer avec les autres dirigeants d'Europe. La France est malmenée, pour ne pas dire humiliée dans les instances européennes après avoir donné des leçons à tout le monde. Il y a un travail considérable à accomplir dans le cadre de relations interpersonnelles pour renouer cette confiance. Je suis une Européenne convaincue, et en même temps j'ai compris le sens du non, en particulier du non des jeunes : la réponse à leurs problèmes immédiats ne pouvait pas être incarnée par ce qu'on leur proposait.

Il va falloir faire cette Europe par la preuve. Lorsqu'on aura réduit le chômage, quand l'Europe prouvera qu'elle parvient à se protéger contre les règles destructrices et illégales du commerce mondial, et les délocalisations, alors le regard changera. L'Europe doit lancer les chantiers mille fois annoncés mais jamais réalisés dans la recherche, l'énergie, la santé et l'enseignement supérieur. Mon intention est de passer par les pôles de compétitivité. Nous nous faisons une guerre économique interne alors que nous sommes en passe de nous faire dépasser par l'Inde et la Chine. Avant on délocalisait des t-shirts. Maintenant c'est Alcatel. Les gens ont peur. Nous avons un gouvernement inerte. Je veux mener cette bataille économique pour la France.

Vous ne faites rien à propos des traités européens ?

Si. Mais il n'est pas possible de revenir devant le peuple avec le même texte. Les parties un et deux, sur les institutions et la Charte des droits fondamentaux n'ont pas fait vraiment débat en France. Il faudra revoir la partie trois. Je propose à la place un protocole traitant des politiques nouvelles, du progrès social, des services publics et de l'environnement. Il faudra faire preuve d'humilité et de conviction comme me l'a dit Jacques Delors, que je consulte à ce sujet.

Ce protocole se substituerait à la partie 3 de la Constitution ?

Oui, mais plutôt que de parler de Constitution, parlons de traité. L'Europe a besoin, pour avancer à nouveau, de deux jambes : des institutions plus politiques et plus efficaces, et des actions communes pour préparer l'avenir.

Le protocole serait porteur de droits ?

Oui, même s'il faut des transcriptions en droit interne. Les idées progressent, même si c'est difficile de faire accepter par tous le respect impératif des principes liés aux droits sociaux.

Quand prévoyez-vous un référendum sur le nouveau traité européen ?

Il faut avoir réglé la question avant les élections pour le Parlement européen de juin 2009, ou au plus tard le même jour. Je suis prête à consulter de nouveau les Français, mais je demande qu'entretemps l'Europe fasse ses preuves sur les politiques communes et sur le social. C'est un délai très court. Mais c'est ainsi que l'Europe a toujours avancé.

Si le référendum est négatif, démissionnerez-vous ?

Non. S'il est bien préparé, afin de rassembler ceux qui se sont hier divisés, il n'y aucune raison d'échouer. Je suis même très optimiste.

Avec la fin du mandat de M. Chirac, son immunité pénale tombe. Faites-vous une amnistie, une grâce ou laissez-vous faire la justice ?

Il existe en démocratie un principe très simple : l'indépendance de la justice

Propos recueillis par Arnaud Leparmentier, Isabelle Mandraud et Caroline Monnot

RAG 34. Lolo34

11:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

05.03.2007

Airbus s'invite dans la visite de Ségolène Royal en Allemagne

PARIS (Reuters) - En Allemagne ces lundi et mardi, Ségolène Royal s'est engagée à discuter de l'avenir d'Airbus avec la chancelière Angela Merkel, qu'elle rencontre le jour où les salariés d'EADS, la maison mère d'Airbus, appellent à la grève.

François Hollande, premier secrétaire du PS, a expliqué que la candidate française lancerait à cette occasion un appel aux Etats européens pour qu'ils assument leurs responsabilités dans le dossier et aident à stabiliser le capital d'EADS.

Première postulante à l'Elysée à rencontrer les syndicats d'Airbus, Ségolène Royal a promis en fin de semaine un moratoire sur le plan de restructuration "Power 8", qui prévoit la suppression de 10.000 emplois dont 4.300 en France, où sont installées quatre usines de l'avionneur européen.

Fustigeant "l'aquoibonisme" du gouvernement Villepin - "il y a toujours une façon de résister, de dire non", a-t-elle estimé samedi dans le Gers - elle a assuré qu'en cas de victoire à l'élection présidentielle, "l'Etat interviendra pour recapitaliser et redéfinir le pilotage industriel".

A la tête d'un groupe de huit présidents de régions socialistes, elle a suggéré que les régions françaises concernées puissent entrer au capital d'EADS, sur le modèle de ce qu'on fait les Länder allemands.

Soigneusement préservé, l'équilibre franco-allemand dans le capital d'EADS s'établit à 22,5% chacun - 15% pour DaimlerChrysler, 7,5% pour un consortium comprenant des investisseurs privés, la banque fédérale allemande de développement KfW et des Länder, 15% pour l'Etat français et 7,5% pour Lagardère.

Angela Merkel a jugé la semaine dernière que le plan "assur(ait) une répartition équilibrée des risques et des opportunités". Ségolène Royal ne s'est pas clairement prononcée sur la répartition des efforts entre la France et l'Allemagne pour redresser la situation.

"MINI-TRAITÉ" OU TRAITÉ PLUS SOCIAL

La candidate de gauche a critiqué le gouvernement français, qu'elle juge "responsable de ce désastre", et son adversaire de l'UMP, Nicolas Sarkozy, toujours qualifié de "candidat de la droite sortante", qu'elle accuse de préparer un "Etat impotent".

Un thème repris dimanche par François Hollande, qui a opposé sur Canal+ le choix d'"une grande entreprise européenne avec des capitaux publics mais aussi des capitaux privés" à celui du "désengagement des Etats", prôné selon lui par Nicolas Sarkozy.

Attendue lundi soir à Berlin pour une réunion publique avec des expatriés français, Ségolène Royal doit déjeuner mardi avec le vice-chancelier social-démocrate Franz Müntefering, qui est également ministre du Travail et des Affaires sociales, avant son entrevue avec Angela Merkel, qui a rencontré Nicolas Sarkozy mi-février.

La rencontre survient moins de 48 heures avant le Conseil européen de printemps, jeudi et vendredi à Bruxelles, et à trois semaines des célébrations du 50e anniversaire du Traité de Rome, qu'Angela Merkel, dont le pays occupe la présidence tournante de l'Union européenne jusqu'en juin, veut marquer par l'adoption d'une "Déclaration de Berlin", définissant les contours de l'Europe de demain.

Favorable à un référendum en France sur un nouveau traité constitutionnel, quand Nicolas Sarkozy entend privilégier la voie parlementaire, Ségolène Royal devrait confirmer qu'elle s'inscrit dans le calendrier défini par les dirigeants européens.

Ces derniers souhaitent parvenir à une esquisse de compromis en juin, un accord fin 2008 sous présidence française et une ratification avant les élections européennes de juin 2009.

La candidate française insiste également sur un volet social plus affirmé dans le nouveau texte, Nicolas Sarkozy préférant se concentrer sur un "mini-traité" institutionnel.

Pour relancer la construction européenne, après les "non" français et néerlandais, "je suis prête à prendre des risques politiques", déclarait-elle mi-janvier à Luxembourg après une rencontre avec le Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

RAG 34. Les lolo's 34

16:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, ROYAL, RAG 34

Le nouveau mur de l'argent : réalités de la globalisation financière

Notre hypothèse est que l´histoire monétaire et financière que la France a connue dans l´entre-deux guerres (avec les gouvernements du Cartel des gauches) est en train de se répéter, mais, cette fois-ci, dans une dimension autrement plus importante puisqu'elle se situe à l´échelle mondiale : un nouveau « mur de l´argent » est dressé depuis une dizaine d'années par les grandes banques internationales qui a pour résultat de contrer la volonté des politiques et notamment des gouvernements démocratiquement élus. C´est à l´architecture, la construction et les dangers de ce mur que se rapporte notre analyse.

Comment le processus de globalisation financière a-t-il pu aboutir à un tel résultat ?
Le coeur du processus, appuyé sur les argumentaires des théoriciens libéraux des années 60, a stratégiquement visé la libéralisation, de la tutelle des États, de deux prix de marché : le taux d´intérêt d´unepart (libéralisation interne), et le taux de change d´autre part (libéralisation externe). Ces bases ont donné aux épargnants, grâce
à des taux d´intérêt réels redevenus positifs, une place centrale dans le financement d´économies, dominées désormais par les marchés financiers.

Cette libéralisation a d´abord provoqué, durant les années 80 et au début des années 90 une montée vertigineuse de la finance directe au détriment du crédit bancaire traditionnel. Mais, l´instabilité des
prix propre à ce type de financement a engendré également une «innovation financière », dite foisonnante, mais destinée paradoxalement à couvrir, en réalité, les risques liés au
fonctionnement même de ces marchés. Il faut en effet se couvrir contre les variations intempestives des taux d´intérêt et des taux de change.

Le résultat ? Une démesure totale des transactions sur les marchésmonétaires et financiers qui tient à la place prise non seulement par la « marchéisation » du financement, mais surtout par le besoin de couverture engendré par ce financement, qui, lui-même, entraîne mécaniquement des comportements spéculatifs. Il faut alors proposer une évaluation précise de l´emprise de la finance globale sur l´économie réelle. Des tableaux inédits, exprimés dans une nouvelle unité de mesure (le tera-dollar, soit mille milliards de dollars), offrent une vision cohérente des flux financiers (capitaux) et des flux réels (biens et services) qui traversent désormais l´économie mondiale*. On sait qu´une façon de mesurer l´explosion de ces marchés est de constater le volume des liquidités qui transitent sur les marchés interbancaires : 1155 téra-dollars, à comparer, par exemple, sur la même période (l´année 2002), au volume des transactions sur biens et services de la planète entière : 32,4 téra-dollars.

Cette hypertrophie actuelle des transactions de la finance globalisée justifie de parler de « mur de l´argent ». Ce mur est certes fait de liquidités énormes qui transitent à l´intérieur des systèmes de règlement, ce qui les soumet à un risque systémique croissant. Mais surtout, il se bâtit sur des comportements d´acteurs dont la logique est celle de prélèvements de valeur sur l´activité économique : sur valeur actionnariale, coûts de transaction et plus values spéculatives sur produits dérivés, ainsi que surcoûts de financement en raison du niveau atteint par les taux d´intérêt réels. Une des conséquences les plus graves du poids croissant de cette finance nouvellement libéralisée est son impact considérable sur l´économie réelle. De nouvelles normes de gestion ont été ainsi imposées par les investisseurs financiers aux entreprises, transférant massivement les risques sur les salariés et sur les futurs retraités. Les principes de la nouvelle gouvernance des firmes sont là pour rappeler aux chefs d´entreprise que le profit pour l´actionnaire doit guider essentiellement leur action.

La combinatoire de ces différents prélèvements sur l´activité, et les transferts de risque qui y sont associés forme, en quelque sorte, le ciment de ce mur d´argent, ce que nous avons aussi appelé le nouveau paradigme de la finance globalisée. Celui-ci se caractérise, sur le plan financier, par l´émancipation de la liquidité de la tutelle des banques centrales. Pour le dire autrement, les Banques centrales sont, dans ce nouveau régime, contraintes d´alimenter les marchés monétaires et financiers de la liquidité dont ceux-ci ont continuellement besoin. Autant dire que ce suivisme leur fait perdre le pouvoir de régulation qui était le leur auparavant, et notamment leur pouvoir d´action sur la gamme des taux d´intérêt.

Ce nouveau régime d´accumulation se caractérise alors par des cycles récursifs qui se combinent à l´échelle internationale, ce qui le rend intrinsèquement instable : cycle financier provoqué par la prise de risque excessive des firmes sous la contrainte de la valeur actionnariale, et cycle récursif des produits dérivés, alimenté par les incertitudes de marché, elles-mêmes générant une bulle qui ne cesse de grossir.Cette instabilité est amplifiée, en outre, par des dérives spéculatives et mimétiques de certains investisseurs financiers. Ces comportements sont souvent à l´origine de graves dysfonctionnements, ou de crises monétaires et financières, à impact planétaire en raison des effets de contagion. Ces dérives actuelles trouvent en partie leur source dans des logiques spéculatives particulières, celles notamment de certains intervenants qui cherchent à manipuler les marchés à terme.

Finalement, lorsque l´on cherche à cerner les forces dirigeantes qui sont à l´oeuvre dans le nouveau régime d´accumulation, une réalité émerge fortement, depuis une dizaine d´années : le pouvoir devenu considérable des plus grandes banques internationales. Celles-ci sont le plus souvent à l´origine de l´innovation financière liée aux produits dérivés ; elles dominent le marché des swaps au point d´exercer un pouvoir de marché sur la formation de leur taux, taux qui sont aujourd´hui les taux référents de l´ensemble des marchés monétaires et financiers ; enfin, depuis peu, elles ont pris le contrôle des sociétés qui gèrent les fonds d´investissement pour le compte de tiers, qui sont à l´origine de la valeur actionnariale et, par conséquent, de la financiarisation de la gestion des firmes.

Depuis les années 1990, quelques dizaines de banques ont ainsi conquis le vrai pouvoir de régulation monétaire : ce sont elles désormais qui dictent effectivement l´évolution des taux d´intérêt, et non plus les banques centrales. En raison de leur petit nombre d´une part et de leurs profits financiers considérables d´autre part,
nous défendons l´idée que ces banques forment aujourd´hui un oligopole particulièrement puissant à l´échelle internationale. Reléguant les banques centrales au second plan, c´est-à-dire lescantonnant à de simples pourvoyeuses de la liquidité dont il a besoin, cet oligopole est le véritable régulateur des marchés
monétaires et financiers mondiaux. C´est lui qui est le maître d´ouvrage du mur de l´argent qui se bâtit sous nos yeux.

Cet oligopole n´est évidemment soumis ni à un contrôle politique, ni a fortiori à un contrôle démocratique. Tout juste est-il contraint par des règlements prudentiels de portée limitée et élaborés pragmatiquement a posteriori, ou encore par des normes issues d´une autorégulation professionnelle, une fois que les difficultés ou
les catastrophes ont été malheureusement constatées.

La question qui se trouve désormais posée est donc bien celle d´une régulation des activités de cette finance globalisée et de ce noyau oligopolistique. Comment produire les contre-pouvoirs efficaces face aux tentations hégémoniques de cette sphère et de ses principaux acteurs, dont le résultat est une croissance des inégalités et une instabilité chronique ?

Nous touchons avec cette dernière question, le contenu potentiellement explosif des rapports entre cette finance globalisée et la démocratie. On peut en faire le constat : d´un côté, des sociétés démocratiques en Europe, mais aussi un peu partout dans le monde, voient se succéder des majorités alternantes, avec
souvent des basculements forts, qui traduisent des mécontentements profonds (comme en atteste également
l´installation durable d´extrémismes nationalistes) ; on y dénonce l´absence de projets, ou lorsqu´il y en a un, celui-ci se borne à demander « l´accompagnement », jugé inévitable, de la mondialisation économique ; il faut par conséquent « s´adapter » à cette nouvelle donne par des « réformes indispensables ». De l´autre côté, une finance libéralisée et son noyau oligopolistique de plus en plus puissants, avec ses propres codes et ses propres
valeurs, ne rencontrent guère d´obstacles sur leur chemin. Certes, des bulles et des scandales émaillent son expansion ; mais, l´adaptation des règles prudentielles, l´adoption de chartes de bonne gouvernance, ou le renforcement des autorités de régulation ont pour objectif de pallier les erreurs de parcours qui sont jugées seulement regrettables. La question redoutable posée par cette expansion est donc en définitive de savoir si la finance globale n´exerce pas des effets dissolvants sur nos sociétés démocratiques.

En conclusion, il faut alors introduire une piste de réflexion pour une autre régulation de la finance globale. La réponse ne peut pas être seulement partielle comme, par exemple, la taxe Tobin. Celle- ci ne s´intéresse qu´aux flux de capitaux à court terme qui transitent sur le marché des changes, soit un compartiment très particulier de l´un des marchés de cette finance globale. À question globale, ne faut-il pas une réponse globale ? D´où notre proposition principale concernant une nouvelle architecture de régulation : la création, à
son sommet, d´un régulateur global, qui sera en capacité de faire face à cette finance internationale, non pas à travers un seul de ses compartiments, aussi important fût-il, mais conjointement à l´ensemble de ses activités. Les dernières pages de l'ouvrage que nous avons consacré à ce sujet* s'achèvent par un exposé précis de ce nouveau système, mais aussi par celui des résistances, plus que probables, qu'il rencontrera.

Essai sur la finance globalisée, Editions du Seuil, 2006
François Morin, professeur de sciences économiques - université de Toulouse 1, membre du Conseil de la Banque de France (1985-93). Cet article est un bref exposé de la thèse présentée dans le dernier ouvrage de F. Morin : Le nouveau mur de l'argent : essai sur la finance globalisée, Seuil, 2006.

ATTAC : Grain de sable

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16:34 Publié dans 009 LIRE , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ATTAC, GLOBALISATION, MONDIALISATION, RAG 34

04.03.2007

Ségolène ROYAL : ce que j'ai dit sur les OGM...

« La question environnementale est étroitement liée à la question démocratique »

Quand il y a un mensonge dans le domaine de l'environnement, alors il y a une régression environnementale. Dans tous les mensonges qui nous ont été racontés sur le nuage de Tchernobyl, sur l'amiante, sur les maladies professionnelles, on sait qu'aujourd'hui, en France, il y a trois millions de salariés exposés à des risques industriels liés à l'environnement. Tous les mensonges ont été dits sur la pollution des sols avec les déchets industriels. Tous les mensonges sont dits sur les OGM. »
Rennes, 29 juin 2006

« Je considère que le droit de propriété, en effet, doit être respecté, mais, en même temps, je comprends qu’il y ait des gestes de provocation lorsque le débat public n’a pas lieu.
Il y a aujourd’hui plusieurs pays européens qui interdisent les OGM en pleins champs. Plusieurs milliers de communes, en France même, des départements, des régions dont la mienne, parce que nous considérons que sur ce problème-là toute la clarté n’a pas été faite sur les relations entre les OGM, la santé publique, sur la dissémination que provoquent les OGM en pleins champs sur d’autres types de cultures… Le modèle d’agriculture intensive poussé à l’extrême provoque désormais des dégâts dont chacun prend conscience, en termes d’usage excessif de la ressource en eau, alors que les épisodes de sécheresse se multiplient, en termes de pollution des sols et des nappes par les pesticides et les nitrates, et en termes d’atteinte à la santé qui en découlent. Et face aux menaces environnementales découlant des OGM, il est urgent d’appliquer strictement le principe de précaution »
France 2, 6 novembre 2006

Les citoyens ont droit à une information transparente, qu’on leur refuse aujourd’hui

« Ségolène ROYAL demande au Premier Ministre, de prendre les dispositions pour que les graines de maïs trans-géniques cultivées en France en dehors de tout contrôle soient consignées pour éviter leur mise sur le marché. Elle demande également que des vérifications soient faites, sans tarder avant la récolte, pour s’assurer que les pollens de ces maïs OGM n’ont pas pollué les cultures voisines. La pollution génétique se poursuit avec des effets qui peuvent être irréversibles sur l’environnement. Enfin, elle exige que la transparence de l’information à l’égard du public soit respectée. Ségolène Royal demande donc la publication immédiate de la localisation des cultures OGM. »
Communiqué de presse de la Région Poitou-Charentes, 8 Septembre 2005

Ne pas tomber dans l’obscurantisme

« Notre opposition aux essais d’OGM en plein champ (…) ne procède naturellement d’aucun obscurantisme hostile à la science mais d’un principe de responsabilité à la fois alimentaire et économique. (…) Dans ce domaine comme dans d’autres, la droite, qui diffère d’année en année la transposition d’une directive européenne de bon sens [de 2002 sur la transparence des essais d’OGM], préfère malheureusement le culte du secret au choix de la transparence. Pourtant, de nos jours, la candeur scientiste du 19ème siècle n’est plus de mise et la vraie modernité consiste à se poser à temps les bonnes questions en n’abandonnant pas aux experts et aux lobbys le monopole de décisions qui concernent toute la société. »
Université d’été d’Attac, 25 août 2006

Les OGM peuvent devenir un atout pour les pays du Sud. Encore faudrait-il que les recherches portent plus souvent sur la lutte contre la sécheresse et moins sur la résistance aux herbicides.
« Il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la question de l’impact de l’utilisation des OMG sur les rapports Nord-Sud. »
Ikono, juillet 2006

« Transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics »

« La loi française est mal faite et devra transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics. »
Rennes, 29 juin 2006

Le moratoire européen sur l'importation et la culture doit être respecté

« Il faut maintenir le moratoire, tant que la totalité du problème des OGM n’a pas été mise à plat. L’Europe a toujours joué un rôle d’évolution en matière environnementale. Il serait paradoxal que, sur la question des OGM, l’Europe ait une posture de régression par rapport aux attentes des territoires. »
Le Monde, 7 mai 2004

« En matière de culture OGM, il est grand temps que nous transposions en droit français la réglementation européenne. Nous devons aller au-delà, à l’instar de nos voisins grecs et autrichiens, en interdisant les OGM en plein champ pour préserver l’agriculture conventionnelle et le développement de l’agriculture biologique. Je suis en accord avec les positions avancées sur les OGM et j’ai détaillé les mesures que je propose au chapitre « agriculture. »
Il serait utile, pour la sérénité du débat sur ce sujet difficile et très polarisé, d’insister sur la distinction qui doit être faite entre l’utilisation des biotechnologies en milieu confiné à des fins médicales - dont les efforts de recherche doivent être soutenus - et l’utilisation agronomique en milieu ouvert - qui doit être fortement réglementée au titre du principe de précaution.
Lettre à Nicolas Hulot, 5 janvier 2007

Il faut interdire la culture en plein champ, qui risque de provoquer une dissémination non contrôlée des pollens et des gènes

(En réponse à la question : « Vous avez interdit la culture des OMG à l’air libre en Poitou-Charentes. Est-ce une mesure qu’il faut étendre à l’ensemble de la France ? ») « Oui, bien sûr, au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OMG a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants soient en soient informés. »
Ikono, juillet 2006

La politique de la Région Poitou-Charentes :

« Un de mes objectifs est de faire de la région une zone d’excellence dans le domaine environnemental. Poitou-Charentes va ainsi devenir un territoire encourageant le développement de l’agriculture bio ou labellisée, ou de production de qualité, et les OGM sont incompatibles avec cet objectif. Donc, la région se déclare opposée à tout essai public ou privé d’OGM. »
Déclaration au Conseil régional de Poitou-Charentes, 2 avril 2004

Et les Faucheurs volontaires ?

« Non seulement, il y aura une mesure de grâce [pour les Faucheurs volontaires] mais il y aura la transcription en droit français du principe de précaution qui nous autorisera à interdire les OGM en plein champs. La question des OGM est symptomatique de la gestion environnementale du gouvernement de droite, parce qu’elle s’appuie sur le secret. »
Lens, 16 septembre 2006

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10:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, agriculture, environnement

03.03.2007

Ségolène Royal appelle à une riposte sociale sur Airbus

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal et d'autres candidats de gauche à l'Elysée appellent à une riposte sociale contre le plan de restructuration d'Airbus, qui se traduira notamment par la suppression de 10.000 postes.

Dans une interview publiée samedi par la Dépêche du Midi, Ségolène Royal réaffirme son intention de décréter un moratoire sur le plan Power 8 en cas de victoire à la présidentielle et d'intervenir pour recapitaliser l'entreprise.

"Si je suis élue, après un moratoire sur Power 8, l'Etat interviendra pour recapitaliser et redéfinir le pilotage industriel en veillant à maintenir le tissu des PME sous-traitantes qui seront les grandes victimes de Power 8", déclare-t-elle.

L'intersyndicale d'Airbus a appelé les salariés à la grève mardi prochain et à manifester sur les différents sites du groupe en France, notamment à Toulouse.

De leur côté, le Parti socialiste et d'autres formations de gauche tentent d'installer la bataille de l'emploi dans la campagne présidentielle.

José Bové appelle l'ensemble des candidats et candidates de gauche à se réunir pour préparer une journée nationale d'action contre les "ravages du néo-libéralisme" et les suppressions d'emplois annoncées par EADS et Alcatel.

"Une fois de plus, les salarié-e-s sont utilisé-e-s comme variable d'ajustement dans une course aux profits éperdue", écrit le candidat altermondialiste dans un communiqué.

Soulignant qu'EADS est "largement bénéficiaire", il estime que "ses actionnaires (au premier rang desquels Daimler-Chrysler, l'Etat français et Lagardère) n'assument aucune de leurs responsabilités économiques et sociales."

"L'ETAT DOIT INTERVENIR"

Ségolène Royal a, la première, préconisé une solution alternative, notamment en proposant que les régions françaises concernées par les licenciements d'Airbus puissent "entrer au capital d'Airbus comme le font les Länder allemands".

La candidate socialiste a rencontré vendredi soir à Pau l'intersyndicale d'EADS. Ses concurrents UMP et UDF, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, doivent en faire autant lundi, le premier en début d'après-midi et le second à midi, a-t-on appris de source syndicale.

Selon Le Monde daté du 4 mars, la candidate socialiste a développé "à cinq reprises" avec les syndicalistes l'idée "d'organiser la riposte" pour s'opposer aux suppressions d'emplois.
"L'Etat peut et doit intervenir dans la crise d'Airbus", insiste Ségolène Royal dans la Dépêche du Midi. "C'est la suite de mauvaises décisions et d'un management défaillant de la part des dirigeants et du gouvernement qui n'a pas tenu son rang d'Etat actionnaire."

La veille, à Mont-de-Marsan, Ségolène Royal avait déjà affirmé que le gouvernement était responsable du "désastre" chez Airbus et avait une nouvelle fois attaqué ses adversaires de l'UMP et de l'UDF.

"L'annonce catastrophique est là : suppression de 10.000 emplois en Europe, 4.000 en France. L'actuel gouvernement est responsable de ce désastre", avait lancé la candidate socialiste devant 6.000 militants réunis à l'Espace François-Mitterrand.

"Si les Français nous font confiance, nous remettrons totalement à plat le dossier Airbus", a affirmé la candidate socialiste, promettant qu'en cas de victoire "l'Etat actionnaire assumera tout son rôle et exigera des anticipations".

Le plan "Power 8" prévoit de supprimer 4.300 emplois en France, 3.700 en Allemagne, 1.600 au Royaume-Uni et 400 en Espagne, dont la moitié chez les sous-traitants et parmi le personnel intérimaire.

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22:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, ROYAL, RAG 34

LA CATASTROPHE A AIRBUS NE TOMBE PAS DU CIEL

L'affaire d'Airbus est une caricature. Un dossier de propagande clef en main pour apprenti anti-capitaliste de base. N'était le désastre humain inouï et la destruction d'intelligence concrète qu'il signifie à l'heure à laquelle j'écris ces lignes amères, on rirait de l'avidité farcesque des dirigeants gloutons et prédateurs qui ont amené une des plus belles réussite de l'Etat entrepreneur, jacobin et colbertiste au désastre grâce au passage obligé par la case "gros profits tout de suite". Lisez la communication prétentieuse et bouffie d'EADS qualifiant de "légitimes" les "attentes des actionnaires" en matière de rentabilité de l'entreprise et plaçant publiquement cette préoccupation au poste de commande et vous aurez compris que le désastre ne fait que commencer. Car la rentabilité dont il est question ce n'est pas celle de l'équilibre des comptes mais le prélèvement d'un 15% de rente sur la bête, chaque année, à l'heure où l'on tond les coupons, selon les "standards" (dixit EADS) désormais exigés de l'industrie par le marché boursier. L'Etat "mal placé pour gérer", "trop lourd à l'heure de la mondialisation réactive" et dont "ce n'est pas la vocation de produire des avions", avait pourtant porté l'entreprise au numéro un mondial de son secteur contre la toute puissance américaine. Pour cela la bureaucratie d'Etat avait mobilisé tout l'argent public nécessaire sous forme d'avances remboursables à long terme. Et permis, entre autres, de révolutionner la technique de construction des avions (soudage au laser et matériaux composites) et de leur fonctionnement (commande électrique inventée dans le Concorde et industrialisée par Airbus). On voit que ça ne pouvait plus durer.

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21:58 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, MELENCHON, RAG 34

Royal se saisit du dossier Airbus en exploitant la puissance des régions PS

PAU (AFP) - La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, s'est saisie avec ardeur du dossier Airbus, vendredi avec ses collègues présidents PS des régions, face à ce qu'elle a appelé "l'inertie gouvernementale" devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique.

En campagne depuis jeudi dans le Sud-Ouest, terre natale d'Airbus, Mme Royal a rencontré, pendant une heure et demi dans la soirée, l'intersyndicale d'Airbus, juste après une réunion publique à Pau, exprimant son "soutien" à la journée d'action programmée mardi.

Au terme de cet échange approfondi auquel la presse a pu assister, Mme Royal a annoncé la création par les huit régions concernées par l'aéronautique (toutes PS), et "avec l'intersyndicale" d'Airbus, d'"un groupe stratégique" chargé d'examiner "des alternatives industrielles" au plan de restructuration Power8 de l'avionneur.

Selon la présidente du Poitou-Charentes, les régions pourraient, "comme l'ont fait les laender allemands", aller "jusqu'à une entrée dans le capital d'Airbus si cela peut se révéler utile à la stabilisation du capital" de l'entreprise. "Il faut organiser la riposte, dans l'intérêt même de l'entreprise. Les régions ont décidé de servir de contre-pouvoir mais dans un sens positif", a-t-elle commenté.

L'initiative des régions, a ajouté Ségolène Royal, est à la fois "une façon de dénoncer l'inertie gouvernementale" et d'"obliger le gouvernement à se positionner".

Jeudi à Mont-de-Marsan, la candidate PS s'était alarmée du "séisme industriel" que constitue à ses yeux le plan de restructuration avalisé par les Etats actionnaires (France, Allemagne, Espagne) d'EADS, la maison-mère d'Airbus. Selon Ségolène Royal, "l'actuel gouvernement est responsable de ce désastre". "Il n'y a qu'en France qu'on voit ça. Il y a de quoi se mettre en colère, les choses ont été laissées à vau-l'eau", s'est-elle indignée devant la presse, entre deux réunions publiques vendredi à Anglet et Mourenx (8.000 habitants), la cité du gaz de Lacq où 2.500 personnes s'étaient rassemblées sur la place François Mitterrand.

Son équipe a passé une partie de la journée à organiser le rendez-vous avec l'intersyndicale, qui s'est déroulé avec la participation active des présidents des régions Midi-Pyrénées, Martin Malvy, et Aquitaine, Alain Rousset. Les deux hommes animeront le groupe de travail sur les solutions de rechange au plan Power8.

"On est dans un système sur lequel il faut que toute la lumière soit faite: comment se fait-il qu'une entreprise qui a des commandes pour cinq à six ans soit obligée de procéder à des annonces très traumatisantes", s'est demandée Ségolène Royal après avoir vu les syndicats.

Dès vendredi matin, M. Malvy avait évoqué une prise de participation dans Airbus, une initiative qui nécessite un décret en Conseil d'Etat. Si le gouvernement nous fait cette objection, "c'est que la France n'est plus capable de rien faire", a-t-il averti devant les syndicats.

Mme Royal compte aborder le dossier Airbus lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, mardi à Berlin. Elle a critiqué le système de la "gouvernance bicéphale, une source d'inefficacité". "Je ne suis pas sûre que l'esprit européen l'ait toujours emporté", a-t-elle ajouté, accusant le gouvernement français d'avoir confondu "son rôle d'actionnaire" avec "le pilotage politique" de l'entreprise.

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12:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, ROYAL, RAG34

Les difficultés d’Airbus : une nouvelle confirmation qu’il fallait dire "non" au Traité constitutionnel européen


Laurent Fabius chargé des questions internationales au sein de l'équipe du pacte présidentiel a répondu ce jeudi aux questions de Nicolas Demorand et des auditeurs de France Inter.

Sujets abordés : Bayrou, Airbus, Darfour,etc.

Ecouter, télécharger l'émission

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12:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, FABIUS, RAG 34

02.03.2007

Ségolène Royal : Le choix du 6 mai est entre “un Etat impotent” et “un Etat fort”

MONT-DE-MARSAN, 1 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate PS à l’élection présidentielle, a affirmé jeudi à Mont-de-Marsan que les Français auraient à choisir le 6 mai entre “un Etat impotent”, incarné selon elle par la droite, et “un Etat fort qui assume ses responsabilités”. S’exprimant sur le dossier Airbus devant une salle comble, la candidate a critiqué “un premier ministre qui affiche officiellement une posture volontariste et un ministre-candidat qui affirmait en début de semaine - mais, paraît-il, ça évolue - que tout cela n’est pas de la responsabilité d’un homme politique et que l’Etat ne peut rien faire”. Elle visait, sans citer leur nom, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy respectivement. “Non seulement l’Etat peut faire, mais il doit faire”, s’est écrié Ségolène Royal sous les vifs applaudissements de 5.000 personnes massées dans l’Espace François Mitterrand, et de quelques milliers
d’autres à l’extérieur.

Selon la candidate socialiste, “l’enjeu de cette élection est sur un choix clair entre un Etat impotent, un gouvernement impuissant, et un Etat fort qui assume ses responsabilités”. “Avec moi, l’Etat sera fort, l’Etat sera juste, l’Etat sera à sa place”, a-t-elle ajouté. Toujours à propos d’Airbus et de sa maison-mère EADS, Mme Royal a accusé “ce gouvernement de droite” d’avoir “scandaleusement déstabilisé l’entreprise par des nominations politiques”, critiquant nommément l’ex-co-président d’EADS Noël Forgeard. “L’actuel gouvernement est responsable de ce désastre” parce qu’il “n’a pas permis à l’Etat d’exercer la vigilance indispensable (et) a
tardé à réagir aux problèmes de fabrication” de l’A380, a-t-elle poursuivi. Mme Royal a aussi critiqué, sans le nommer, Arnaud Lagardère, cet “actionnaire qui a commencé à se désengager” d’EADS et que le gouvernement doit “remettre devant ses responsabilités à l’égard des territoires où il est installé”. Elle a à nouveau demandé que “les Etats recapitalisent de façon stable” l’entreprise, et que l’on fasse “prévaloir la stratégie industrielle sur la logique financière”, notamment par “le maintien du potentiel recherche-développement en Europe”.

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08:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL, ROYAL, RAG 34

Airbus : moratoire et capital public pour un nouvel élan

Le groupe Airbus vient de confirmer l’annonce d’une suppression de 10.000 emplois, dont 4.300 en France, dans le cadre du plan Power 8.

Le Parti socialiste juge inacceptables les conséquences de cette véritable purge pour les salariés, comme pour l'avenir de l'entreprise, qui y perdra une partie de ses savoir-faire.
Il est urgent de revenir à un projet industriel pour Airbus. Le Parti socialiste demande donc un moratoire sur les suppressions de poste et les cessions de sites, préalable indispensable à une remise à plat de la gestion de l'entreprise.

Il souhaite le renforcement du rôle et de la place des États actionnaires pour suppléer aux actionnaires privés défaillants par des apports de capitaux publics sur la base d'un projet industriel européen cohérent et ambitieux.

Il rappelle son inquiétude sur la politique monétaire poursuivie par la BCE conduisant à une parité euro-dollar fortement défavorable à Airbus, qui supporte ainsi des coûts 30% plus élevés que ses concurrents situés en zone dollar.

D'autre part, il ne peut être question d’exonérer la droite de ses responsabilités dans les difficultés rencontrées aujourd'hui par EADS et Airbus. Qu'il s'agisse du dossier de la SOGERMA, de l'affaire Clearstream ou de la bataille sans merci pour faire nommer Noël FORGEARD à la direction du groupe, avec le succès que l'on sait, la droite n'a rien fait pour soutenir le groupe quand elle n'a pas tout fait pour compliquer sa tâche.

Enfin le Parti socialiste souligne le rôle essentiel joué par les organisations représentatives du personnel dans la procédure de veille et d'alerte indispensable à la prévention de ces drames industriels et sociaux.
Il renouvelle sa proposition de voir les salariés représentés en tant que tels dans les conseils d'administration des entreprises, pour y prendre la juste place qui correspond à leur contribution à la création de valeur.

Communiqué d'Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux entreprises.

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28.02.2007

Ségolène ROYAL : Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes.

Ségolène Royal a signé à Clichy-sous-Bois le "contrat social et citoyen" proposé aux candidats à la présidentielle par le collectif AC le feu, créée dans la foulée des violences urbaines de 2005.

Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines de novembre 2005, comporte 105 propositions "concrètes" sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité.

La candidate socialiste laisse de côté une vingtaine de propositions qui lui semblent "irréalisables" ou dont la rédaction pose problème.

Accueillie chaleureusement aux cris de "Ségolène présidente" par les habitants du quartier, elle déclare: "Vous faites partie intégrante de la nation". Elle assure que son "grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires".

"Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes"."J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France",

"Il faut de l'espoir mais il n'y aura pas d'"assistanat" et de "tutelle". "Il faut vous demander ce que vous vous pouvez faire. Je m'appuie sur votre énergie, c'est ça mon exercice du pouvoir».

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10:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

26.02.2007

Des paysans unis pour le droit de produire

Agriculture. Le Forum pour la souveraineté alimentaire a lieu au Mali jusqu'à mardi.

Par Eliane PATRIARCA
QUOTIDIEN : lundi 26 février 2007
Sélingué (Mali) envoyée spéciale

De l'amphithéâtre en terre rouge et au toit de paille de riz où se tiennent les réunions plénières, on domine le lac de Sélingué. De l'eau à perte de vue, miroitante sous le blanc soleil de la fin du jour. On est à 140 km au sud de Bamako, tout près de la frontière guinéenne, où se tient depuis quatre jours le Forum pour la souveraineté alimentaire. Une rencontre mise sur pied par un collectif d'organisations paysannes, dont Via Campesina, le mouvement paysan international, et le Roppa (Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest). Quelque 600 délégués, paysans, producteurs de semences et pêcheurs, venus d'une centaine de pays, sont réunis là pour cinq jours de travail. Avec la volonté, au fil de nombreux ateliers thématiques et de discussions compliquées par les traductions multiples, de définir et de bâtir un plan d'action pour faire reconnaître par les Nations unies la souveraineté agricole comme un droit.

Ressources. Lancé en 1996 par Via Campesina en marge d'un Sommet de l'alimentation de la FAO, le concept de souveraineté alimentaire désigne le droit des peuples à définir leurs politiques agricole et alimentaire indépendamment des opportunités des marchés mondiaux. L'objectif est de garantir des prix décents aux paysans afin qu'ils puissent continuer à vivre chez eux de la terre, mais aussi d'opter pour une agriculture durable qui préserve les ressources naturelles et la biodiversité domestique. «La sécurité alimentaire défendue par la FAO consiste à garantir une alimentation suffisante par le biais du commerce, explique Jean-Marc Desfilhes, coordinateur international du Forum et membre de Via Campesina. Mais ça ne marche pas, estime-t-il ; aujourd'hui, 850 millions de personnes souffrent de la faim, qui en très grande majorité sont des paysans. La souveraineté va plus loin, elle implique le droit de protéger la production et le marché agricole intérieurs des importations.»
Les organisateurs du Forum ont choisi l'Afrique parce que l'agriculture occupe la majorité des populations, le Mali parce que c'est le seul pays à avoir déjà intégré la souveraineté alimentaire dans sa loi d'orientation agricole et le village de Sélingué à cause de... José Bové. Le leader de Via Campesina, qui travaille sur le Forum depuis deux ans, est arrivé samedi à Sélingué pour la cérémonie officielle d'ouverture avec le président malien. «C'était une idée un peu cinglée, reconnaît-il, d'accueillir les délégués dans ce petit village, mais cela n'aurait eu aucun sens au palais des congrès de Bamako !» Il a donc fallu bâtir de toutes pièces ce nouveau village de cases blanches coiffées de paille de riz, amener l'eau et l'électricité, aménager des salles de réunion sous des abris de paille, construire des petites cabines pour les traducteurs en contreplaqué et en plastique épais... Début décembre, seule une case était construite. Mais, malgré les gros couacs du premier jour, le pari est tenu. Et Sélingué est désormais doté d'un équipement, entièrement construit par les maçons et les électriciens des villages avoisinants, pour devenir un centre de formation pour les mouvements sociaux de l'Afrique de l'Ouest.
Melting-pot. Voilà comment fonctionne ce Forum où l'on avance en marchant. Au-delà des discussions thématiques, parfois laborieuses, le Forum devient, de jour en jour, un melting-pot de témoignages, un générateur de synergies, un creuset de solidarités entre organisations paysannes pour mener ce combat. «Toute la bataille de la souveraineté alimentaire, insiste José Bové, c'est de faire comprendre qu'il n'y a pas de droit à l'alimentation s'il n'y a pas de droit à la production.» Ici, tous en sont intimement convaincus par leur expérience quotidienne. Mais comment bâtir un droit, défendre un concept qui n'existe pour l'instant que par défaut ? Mardi, lors de la clôture, chacun repartira avec un plan d'action et de nombreuses idées.

RAG 34. Lovely34

07:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.02.2007

Les dernières frasques de SARKOZY : Une réforme de l’État au rabais !

Le Parti socialiste s’élève contre les dernières déclarations de N. SARKOZY sur la réforme de l’Etat. Ces déclarations sont fausses et dangereuses. Fausses parce qu’il manipule les chiffres pour faire croire à l’hypertrophie de la fonction publique dans notre pays. Dangereuses, parce qu’il assimile la réforme de l’Etat à la réduction systématique des moyens de l’action publique, particulièrement du nombre des fonctionnaires, sans se préoccuper de la qualité du service rendu aux citoyens.

En particulier, c’est à tort que N. SARKOZY prétend que les effectifs auraient été très fortement accrus, en dépit de la décentralisation, dans les ministères chargés de l’emploi et de la solidarité. En vérité, le poids de la fonction publique est resté stable en France depuis vingt ans par rapport à l’emploi total (20 %) ou à la richesse nationale (13% du PIB). Rapporté à l’ensemble des dépenses publiques, il a même légèrement baissé de 26 % à 24 %.

Le candidat de l’UMP s’engage à supprimer 225.000 postes de fonctionnaires en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux, sans indiquer sérieusement dans quels secteurs.

Dans la fonction publique territoriale ? Il n’aurait pas le pouvoir de le décider au nom du principe de libre administration des collectivités locales.

Dans les hôpitaux ? Les personnels et en particulier, les infirmières et les aides-soignantes sous pression apprécieront … .

Dans les services de l’Etat ? L’éducation serait la première victime de cette saignée, plus encore que depuis 2002.

Certes, une partie des moyens doit être redéployée pour améliorer l’efficacité de l’action publique.

Pour le Parti socialiste, une vraie réforme de l’Etat passe d’abord par une relance du dialogue social dans la fonction publique, préalable indispensable à la remise à plat des missions de l’Etat. En dehors des secteurs régaliens (enseignement, justice, police…), celle-ci devra se consacrer à l’essentiel, c’est-à-dire à la péréquation des moyens entre les territoires et à ses missions de contrôle (protection de l’environnement, droit de l’urbanisme, droit du travail…). Enfin et surtout, l’organisation administrative de notre pays devra être simplifiée en éliminant les redondances entre niveaux de responsabilité (Etat, région, département, intercommunalité, commune), source de surcoûts. Mieux faire avec plus d’ambition pour un meilleur service rendu au public sont les axes prioritaires du Pacte présidentiel des socialistes.

Communiqué de Christian MARTIN
Secrétaire national aux Services publics

Cet article a été publié le Jeudi 22 février 2007



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19:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

"le Pacte présidentiel est financé"

Ce matin, le financement des 100 mesures du Pacte présidentiel de Ségolène Royal a été présenté. Son coût net s'élève à 35 milliards d'euros (50 milliards de dépenses et 15 milliards d'économies).

Les cinq plus gros postes de dépenses concernent la recherche (5,3milliards d'euros d'ici à 2012), l'université (5 milliards), la création de 500 000 emplois-tremplins (4,5 milliards), la justice et la lutte contre les discriminations (4,5 milliards) et l'éducation nationale (3,4 milliards, avec le soutien scolaire et la réduction à 17 des élèves dans les classes en ZEP).

Nous proposons à ceux d'entre vous qui se sentent concernés par la question de se saisir de ce débat. Il est essentiel de souligner le juste équilibre de ces mesures et plus largement la solidité et la cohérence
du Pacte présidentiel.

En savoir plus

Le PACTE PRESIDENTIEL en musique : 100 mesures pour que ça change fort !

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12:13 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.02.2007

Le PACTE PRESIDENTIEL en musique

Un clip de 12 minutes énumère et illustre, les 100 propositions du pacte présidentiel de Ségolène Royal. À voir et à diffuser !





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20:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Combien ça coute ? Le PS estime à 35 milliards d'euros net le programme de Royal


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PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste estime à 50 milliards d'euros brut et 35 milliards d'euros net le "pacte présidentiel" de Ségolène Royal.

Le PS se donne pour objectif de réduire la dette publique à 60% en 2012 contre 64,6% fin 2006, de stabiliser les prélèvements obligatoires au niveau de 2006, soit 44% du PIB, et de limiter la hausse de la dépense publique à 1,8% par an.

Il table sur une croissance moyenne de 2,5% par an à partir de 2008 et sur une inflation de 1,8% en moyenne.

Michel Sapin et Didier Migaud, chargés du chiffrage, ont précisé lors d'une conférence de presse que les 50 milliards d'euros de dépenses nouvelles prévues sur la durée de la législature seraient financés notamment par 15 milliards d'économie et de redéploiements.

Sur ces 15 milliards, cinq seront pris sur les allègements de charges aux entreprises et deux sur les budgets de la formation professionnelle.

L'augmentation du budget de la recherche, proposition la plus coûteuse du "pacte" représente 5,3 milliards d'euros, la loi de programmation pour les universités 5 milliards et la création de 500.000 "emplois tremplins" 4,5 milliards, selon le PS.

Le renforcement des moyens de la justice et de la prévention de la délinquance est estimé à 4,5 milliards d'euros, l'augmentation des moyens de l'Education nationale à 3,4 milliards, la création du "revenu de solidarité active" à 3 milliards, l'augmentation du financement de l'hôpital public à 2,5 milliards et le développement de transports collectifs à 2,5 milliards.

La création de l'"allocation d'autonomie" pour les jeunes coûterait 2,1 milliards, la revalorisation des petites retraites 2 milliards, le droit à la formation et à la reconversion pour les salariés 2 milliards et la création de la "sécurité sociale professionnelle 2 milliards.

14:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.02.2007

Le Contrat Nouvelle Embauche, fragile et peu utile

Seuls 8% des employeurs n'auraient pas recruté sans ce contrat à dissolution aisée. Un seul CNE sur deux survit après douze mois d'embauche.

Le CNE frère jumeau du CPE valait-il tant de divisions ? Un an et demi après l'introduction de ce contrat facilement dissoluble, une étude chiffrée du ministère de l'Emploi, dévoilée par Les Echos, dresse un bilan en demi-teinte. Et c'est peu dire.

Si Dominique de Villepin a pu annoncer plus de 700.000 embauches en CNE depuis août 2005, le ministère de l'Emploi estime que, fin décembre, entre 360.000 et 460.000 personnes étaient encore en poste. Seul un CNE sur deux (49%) conclu en 2005 est toujours d'actualité après douze mois. Pour les CDI, le taux de survie est de 68%. A noter toutefois: dans un cas sur deux, la rupture est le fait de l'employé.

400.000 emplois, c'est toujours ça... Oui, mais la question est de savoir si ces personnes auraient été engagées en l'absence du CNE. Et la réponse apportée par l'étude est cinglante. 72% des employeurs auraient de toute façon "embauché à la même date sous une autre forme de contrat". Seuls 8% n'auraient pas du tout recruté sans ce nouveau contrat.

SARKOZY veut généraliser le CNE et même s'en inspirer pour créer un contrat unique d'embauche. ROYAL veut l'abroger !

SARKOZY il ne passera pas par moi, je vote socialiste !

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Matignon confirme le plan Airbus de suppression de 10.000 postes

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PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin confirme que le plan de restructuration "Power 8" d'Airbus prévoit 10.000 suppressions de postes.

Interrogé sur RTL, le Premier ministre a souligné que le gouvernement français s'opposerait à tout licenciement sec et souhaitait que "chaque site trouve sa place et sa vocation".

"Dix mille postes, c'est ce qui est envisagé dans le plan, encore faut-il se préoccuper de la façon dont les choses sont faites. Nous le disons : pas de licenciement sec, une réponse doit être apportée à chacun", a-t-il déclaré.

"Ajuster les besoins de l'entreprise, ça implique des mesures en termes d'emplois qui sont difficiles", a-t-il concédé.

"Ce n'est pas facile de boucler un plan qui est exigeant", a-t-il dit, précisant avoir eu lundi un entretien téléphonique à ce sujet avec Louis Gallois, co-président exécutif d'EADS et P-DG d'Airbus.

"Nous avons posé une règle claire : il doit être trouvé une solution pour chacun, pas de licenciement sec dans cette entreprise, chaque site doit trouver sa place et sa vocation, c'est ce que j'ai dit à Louis Gallois", a indiqué Dominique de Villepin.

"Il faut trouver une répartition équitable entre les uns et les autres", a-t-il ajouté, précisant que le président Jacques Chirac s'en entretiendrait vendredi avec la chancelière allemande Angela Merkel lors d'un sommet dit "de Blaesheim".

Dominique de Villepin a souhaité un accord "rapide".

"Il n'est jamais bon de différer les décisions qui doivent être prises. Il faut trouver un accord rapidement", a-t-il dit.

"Ce sont des sujets difficiles, mais par la négociation, par la concertation, dans la transparence, on doit arriver à une bonne solution pour que cette entreprise puisse repenser l'avenir et avancer", a-t-il conclu.

Airbus a annoncé lundi le report sine die de l'annonce de son plan de restructuration "Power 8", attendue initialement ce mardi, faute d'accord entre Français et Allemands sur la répartition de la charge de travail du futur long-courrier A350.

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12:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ségolène Royal : Sereine et solide hier sur TF1

Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre d'une conférence salariale, je veux réconcilier la France avec ses entreprises

Ségolène Royal a dit lundi soir sur TF1 qu'elle souhaitait "remettre debout la maison France", et qu'elle serait "la présidente de la République qui se battra avec acharnement contre le chômage des jeunes.

Que la famille fonctionne bien, que l'école fonctionne bien, que quand un jeune a une qualification et une formation, il trouve un travail et qu'il soit correctement rémunéré, que les gens soient sécurisés dans leur emploi.

Certains se moquent de moi: ce n'est pas de la politique. Mais si, c'est de la politique ! Je suis une personne qui parle clair. Il y a un sentiment d'injustice, trop d'inégalités, de hauts revenus d'un côté, trop de bas revenus de l'autre.

Il faut que la santé revienne vers les gens". Elle a souhaité la création de dispensaires et l'organisation d' "Etats généraux sur la santé".

Ségolène Royal a assuré que la question des aides en cas de handicap "sera réglée".

"Il faut changer le regard de la société sur le handicap". Ségolène Royal a insisté sur le fait qu'il fallait "revendiquer la visibilité des personnes qui ne sont pas debout. Je veux que l'on puisse voir les personnes en situation de handicap dans la société, en particulier à l'école".

Sur la question du SMIC, Ségolène Royal a rappelé "qu'il y a aujourd'hui quatre millions de personnes au Smic et il y a un salarié sur deux qui gagne moins de 1.500 euros. Beaucoup de gens se sont dit, 'si le Smic passe à 1.500 euros, c'est tout de suite'. J'aimerais bien, mais c'est dans cinq ans. Il faut aussi être réaliste et promettre ce que je peux tenir Si nous pouvons aller plus vite, nous irons plus vite. 1.500 euros bruts en cinq ans, ça veut dire: 5% tout de suite, c'est 50 euros tout de suite. C'est un signal fort que je veux donner". Le niveau actuel du Smic (984 euros net pour 35 heures) "est quand même très bas",

Ségolène Royal a prévu d'organiser une "conférence salariale" dès son élection, qui servirait aussi à "discuter de la façon dont on maintient la hiérarchie des salaires. Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre d'une conférence salariale, je veux réconcilier la France avec ses entreprises".

Ségolène Royal a souligné qu'il faudrait veiller à ne pas provoquer un "écrasement de la hiérarchie des salaires".

Enfin, Ségolène Royal a précisé que la "hausse des bas salaires" serait indexée sur un nouveau calcul de la hausse des prix avec la création de nouveaux indices, afin que cette revalorisation ne soit pas "immédiatement mangée" par l'inflation.

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19.02.2007

Agenda : Ségolène ROYAL sur TF1


Ce lundi 19 février : Ségolène Royal est l'invitée de l'émission "J'ai une question à vous poser" - TF1 - 20h50

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Présidentielle : la question du coût des programmes est-elle cruciale ?

Depuis l'annonce du programme de Ségolène Royal, les " experts " ont sorti leur calculette pour distinguer le programme le plus économe, déclenchant une polémique nationale sur le chiffrage des dépenses.Si chacun s'accorde à dénoncer une dette publique insoutenable, la focalisation sur le coût, entre 30 et 50 milliards d'euros selon les calculs, a éclipsé tout le reste.

Bernard Spitz, auteur avec Michel Pébereau de " C’est possible ! Voici comment… "
Oui : " L'utilisation efficace de l'argent public est le premier enjeu électoral "

Bien sûr ! Car, pour paraphraser Malraux, si on ne fait pas une politique avec une vision comptable, on n'en fait pas davantage sans ! Surtout lorsque la situation alarmante des finances publiques nous contraint à faire des choix collectifs qui remettent l'État en ordre de marche au service de la croissance. Si le chiffrage des programmes compte tant aujourd'hui, c'est parce que l'utilisation efficace de l'argent public est l'enjeu numéro un de ces élections. Cela fait vingt-cinq ans que, sous les gouvernements de gauche comme de droite, on recourt systématiquement aux déficits sans préparer l'avenir ! Cet argent public n'a servi qu'à des dépenses courantes. Il en va aujourd'hui de la compétitivité de la France dans le monde, comme de la cohésion et de la justice sociale en France. Les Français sont parfaitement conscients qu'en continuant ainsi ils hypothèquent l'avenir de leurs enfants, lescondamnent à ne pouvoir s'insérer sur le marché du travail, et demain à payer nos dettes. Michel Pébereau a démontré qu'à ce rythme de dépense publique, la dette publique atteindra 100 % du PIB en 2014, c'est-à-dire le temps d'un septennat, contre 64,6 % aujourd'hui. Or les deux candidats en tête des sondages font comme si la question ne se posait pas, en faisant des promesses intenables et en refusant d'aborder les sujets qui fâchent. C'est extrêmement dangereux pour la démocratie, car cela risque fort de finir par un plan de redressement brutal, que l'on justifiera en accusant l'Europe ! Or il suffirait de stabiliser nos dépenses publiques en euros courants pendant cinq ans, pour revenir à l'équilibre de nos finances publiques.


Bruno Palier, chercheur à l’Institut d’études politiques de Paris.
Non : " Le débat devrait se focaliser sur la cohérence des programmes "


Le débat sur le coût des programmes des deux favoris n'est pas intéressant : il contribue à appauvrir le discours politique et social en France, en réduisant les enjeux de l'élection à des questions de chiffres. Cela fait trente ans que l'on raisonne sur les chiffres, ce qui n'a pas empêché le fantastique dérapage des dépenses publiques et de la dette que l'on connaît ! En vérité, si l'on a dépensé sans compter, c'est que l'on n'avait pas de stratégie globale cohérente pour favoriser croissance et emploi. Il faut se focaliser sur la cohérence des stratégies politiques. Les expériences étrangères ont démontré qu'il n'y a pas une,mais bien plusieurs stratégies de retour à la croissance et au plein-emploi. La stratégie libérale, comme celle qui fut menée aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Irlande, et qui consiste à baisser l'impôt sur le revenu, à compter sur le marché, mais également à réaliser un investissement privé et public massif dans les nouvelles technologies. Mais aussi la stratégie sociale-démocrate qui a été conduite en Suède, en Finlande, enNorvège et au Danemark, construite sur un investissement massif dans l'éducation pour tous, ainsi que sur une réorganisation de l'État pour améliorer la qualité des services publics, a elle aussi fait ses preuves. Ces pays sont au quasi-plein emploi, en surplus budgétaire et connaissent une croissance supérieure d'un ou deux points à la nôtre. Mais la clé du succès, c'est la cohérence des stratégies et de leurmise en oeuvre. Encore faut-il que les politiques ne soient pas l'otage de certaines clientèles qui les conduisent à faire des ajoutsmalheureux à leur programme. C'est la condition du retour de la confiance.


Le mur des chiffres

Les débats sur les chiffres sont de mauvais débats. Surtout lorsque les évaluations du coût des programmes des deux favoris sont équivalents quelle que soit la méthode choisie. Ce genre d'exercice est voué à l'échec. Tant le coût final d'une mesure dépend de sa mise en oeuvre, et tant son évaluation ex post, à savoir tenant compte de ses effets induits, diffère de celle faite ex ante. Le pire est que ce genre de débat, qui fait passer l'autorité du chiffre avant la cohérence de l'idée, occulte l'essentiel : la confrontation de la cohérence des projets de société. Résultat : entre les années de cohabitation, où la présence des deux camps au pouvoir les a condamnés à une neutralisation réciproque, et les incessants reniements politiques pour éviter que les Français ne descendent dans la rue, la France n'a rien tenté jusqu'au bout pour sortir de sa croissance anémique et de son chômage de masse. Chacun n'a cessé de trahir les valeurs de son camp. La droite, qui a laissé l'État s'hypertrophier, n'a jamais tenté de véritable politique de l'offre. La gauche, qui a privatisé à tout-va sans rendre l'État plus efficace, a rompu son lien historique avec le travail. Tous ont fermé les yeux sur les banlieues explosives, les travailleurs pauvres, les jeunes condamnés à jouer les prolongations dans les facs surpeuplées. Les Français, qui s'intéressent à nouveau à la politique, veulent enfin une vision cohérente de l'avenir qui va bien au-delà du seul mur des chiffres.

VALÉRIE SEGOND

Réagissez au débat du jour

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17.02.2007

Pacte ROYAL pour les outremers : des engagements forts !

A ceux qui, tel Léon BERTRAND, n’ont pas pris connaissance des discours de Ségolène ROYAL, Victorin LUREL se dit certain que les outre-mers voteront Ségolène ROYAL pour les engagements précis prises par la candidate lors de ses déplacements à la Réunion et aux Antilles ainsi que dans son discours du 11 février et pour casser la politique d’abandon systématique des outremers méticuleusement mise en oeuvre depuis 5 ans par l’UMP.
Ségolène ROYAL s’est engagée à promouvoir une République métissée, fière de sa diversité.

Ségolène ROYAL s’est engagée à lutter contre le chômage outre-mer. Elle établira une préférence locale à l’emploi public (régionalisation des concours nationaux, formation locale des cadres) et privé (négociation de charte de bonnes pratiques pour recruter, à compétences requises, localement, mise en adéquation de la formation professionnelle avec les besoins réels). La « mesure Vaucin » permettra de rétablir et amplifier l’effet positif du congés de solidarité, cassé par l’UMP. Les emplois tremplins et le droit au premier emploi pour les jeunes permettront de lutter contre le chômage des jeunes.
Ségolène ROYAL s’est engagée pour le logement social dans les outre-mers. Elle rétablira les crédits de la LBU, amputée par l’UMP, en établissant une programmation pluriannuelle afin de doubler la construction de logements sociaux qui ont diminué d’un tiers depuis l’arrivée de l’UMP !

Ségolène ROYAL s’est engagée à promouvoir la connaissance des outre-mers par un enseignement obligatoire de ses réalités et de son histoire. Le « discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire sera lu, demain, par chaque petit français afin que, plus jamais, les futurs députés UMP n’aient la tentation de glorifier le rôle de la colonisation.
Ségolène ROYAL s’est engagée à protéger les outremers en en faisant des zones d’excellence environnementale et en valorisant leur biodiversité.

Ségolène ROYAL s’est engagée à rendre effective la continuité territoriale. En renforçant les obligations de service public pesant sur les compagnies aériennes desservant les outre-mers, et non en les supprimant purement et simplement comme s’apprête à le faire Nicolas SARKOZY, elle obtiendra une baisse des billets d’avion vers les outremers.

Comme Aimé CESAIRE, Président d’honneur de son Comité de soutien, les outre-mers voteront Ségolène ROYAL.

Communiqué de Victorin LUREL,
Secrétaire national a l’outremer

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Sarkozy se sent bien, Bayrou aussi, le PS réplique

PARIS (Reuters) - Surfant sur les difficultés de Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il commençait à "ne pas trop mal sentir" l'élection présidentielle mais François Bayrou, dopé par de bons sondages, se voit lui aussi à l'Elysée.

Tandis que surgissait un débat sur l'opportunité pour la France de construire ou non un second porte-avion, le candidat de l'UMP a dû faire face vendredi, après sa concurrente socialiste, à des critiques sur le financement de son programme.

L'attaque est partie d'un article du Monde annonçant que l'UMP voulait revoir à la baisse le programme de son candidat pour limiter effectivement à 30 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses nouvelles.

"Je ne leur ai jamais demandé ça", a aussitôt rétorqué Nicolas Sarkozy tandis que les quatre experts de l'UMP évoqués par le quotidien démentaient avoir proposé de "raboter" les promesses de leur poulain.

Dans l'après-midi, les porte-parole du candidat de l'UMP ont affirmé dans un communiqué détaillé que les mesures prioritaires de son projet étaient évaluées à 32 milliards d'euros et qu'elles ne creuseraient pas le déficit public.

Mais le parti socialiste en a profité pour répliquer aux critiques de l'UMP sur le financement du programme de Ségolène Royal, assurant que la "crédibilité" est du côté de sa candidate face à un Nicolas Sarkozy "dans l'improvisation".

"La crédibilité n'est pas du côté qu'on croit : elle est du côté du projet de Ségolène Royal, alors que du point de vue de Nicolas Sarkozy on est dans l'improvisation la plus totale", a déclaré à Reuters Gaëtan Gorce, secrétaire national à la Riposte du PS.

LA BATAILLE DU PORTE-AVIONS

De la Réunion, où il poursuit son duel à distance avec Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy avait auparavant reproché à la candidate PS de vouloir renoncer à un deuxième porte-avions afin de dégager une marge de manoeuvre pour l'Education.

"C'est quand même une idée curieuse que celle qui consiste à dire aux Français: 'il va falloir choisir, soit vous éduquez vos enfants, soit vous assurez leur sécurité'", a-t-il lancé, précisant vouloir à la fois "la sécurité pour la France et une bonne éducation pour les Français."

Dans la soirée, Ségolène Royal a précisé qu'elle n'avait pas écarté la possibilité de construire un second porte-avions mais qu'il le serait dans ce cas-là avec des partenaires européens.

"J'ai dit que si le deuxième porte-avion doit être construit, il le sera avec des partenaires européens ce qui permettra de faire des économies et donc d'investir dans l'éducation, dans la recherche et dans l'innovation, donc dans l'emploi de demain", a-t-elle dit lors d'une visite dans le Bas-Rhin.

Candidat de l'UDF, François Bayrou a estimé de son côté qu'il fallait construire ce deuxième porte-avions dans un cadre européen, afin d'en partager les coûts, et pourquoi pas avec les Britanniques, comme l'envisageait l'actuel gouvernement.

Quant au président du Front national, Jean-Marie Le Pen, il a estimé que ce projet était une "nécessité" pour la France, qui, à ses yeux, ne peut pas se passer d'un second porte-avions lorsque le Charles-de-Gaulle est en "révision."

Jugé plus crédible que ses concurrents, selon un sondage Opinion Way, pour financer son projet présidentiel, qu'il a chiffré à 20 milliards d'euros, François Bayrou a dit croire en ses chances d'accéder à la présidence de la République.

"Je le crois parce que les Français ont besoin de sortir de cette tenaille dans laquelle on les enferme", a-t-il lancé jeudi soir sur France 2.

Ses proches ont dans le même temps critiqué la suspension par France Télévision du journaliste Alain Duhamel, qui s'est vu reprocher d'avoir exprimé lors d'un débat avec des étudiants sa préférence pour le candidat de l'UDF.

A gauche, la candidate communiste Marie-George Buffet s'est inquiétée du score accordé par les sondages à l'ensemble de la gauche, qui plafonne à 40% ou 45%.

Elle a estimé que ce résultat, lourd de danger pour le second tour, était imputable à Ségolène Royal "parce qu'elle ne porte pas un projet mobilisateur" tout en reconnaissant qu'il y a aussi un "éparpillement des forces de gauche".

SARKOZY IL NE PASSERA PAR MOI, JE VOTE SOCIALISTE !

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09:35 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

SUPERMENTEUR 2 : L'UMP rabote les promesses de son candidat pour lui permettre de tenir son chiffrage

Trop, c'est trop. L'inflation des promesses électorales de Nicolas Sarkozy a fini par provoquer un vrai malaise à l'UMP. Ses "budgétaires", Pierre Méhaignerie, Gilles Carrez et Alain Lambert, de plus en plus inquiets, ont obtenu de François Fillon, jeudi 15 février, une réunion d'ajustement du programme économique et social de leur candidat. Objectif de ce rendez-vous, auquel participait Christian Blanc (ex-apparenté UDF) : raboter certaines propositions pour s'en tenir au plafond de 30 milliards de dépenses nouvelles sur cinq ans.

La cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise évalue le coût du programme de M. Sarkozy à un peu moins de 50 milliards, auxquels s'ajoutent ces fameux 68 milliards d'euros de prélèvements obligatoires que M. Sarkozy souhaite restituer aux Français (Le Monde du 23 janvier).

Conséquence de la réunion d'ajustement de jeudi : l'entrée en vigueur de certaines mesures, comme l'allocation au premier enfant ou le bouclier fiscal à 50 %, devrait être repoussée, et les ambitions pourraient être revues à la baisse dans certains domaines, dont les droits de succession et la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires. "On peut espérer baisser d'un point d'ici à la fin de la législature, pas plus", estimaient, dès mercredi, le président de la commission des finances de l'Assemblée, M. Méhaignerie, et le rapporteur du budget, M. Carrez, dans les couloirs du Palais-Bourbon.

Pour financer son projet sans compromettre le rétablissement des finances publiques, l'UMP s'était fixé un cadre budgétaire strict, assis sur une hypothèse de croissance de 2,25 % en moyenne par an : ramener à l'horizon de 2012 le poids de la dette publique sous la barre de 60 % du produit intérieur brut (PIB) et limiter à 30 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses nouvelles, 5 à 6 milliards par an devant aller à la réduction du déficit.

Obsédés par le contre-exemple de 2002 - la croissance s'était retournée et le déficit budgétaire envolé -, MM. Méhaignerie, Carrez et Lambert n'ont pas réussi à imposer un calendrier plus serré sur la diminution de la dette (2010 au lieu de 2012). Mais ils ont obtenu satisfaction sur une règle d'or, à laquelle ils tiennent, à savoir qu'aucune dépense de fonctionnement ne doit être financée par l'emprunt. Un principe également défendu par le président de l'UDF, François Bayrou.

Ces préalables posés, les participants à la réunion de jeudi ont passé au crible le projet de M. Sarkozy, et évoqué la possibilité de revoir à la baisse ses ambitions. Le candidat avait lui-même fait le premier pas, en laissant entendre que la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires se ferait sur dix ans, une hypothèse réaffirmée jeudi sur Canal+ par le ministre de l'économie, Thierry Breton : "La baisse promise (...) ne commencera qu'auprès 2010."

Le candidat de l'UMP avait également annoncé aux Echos du 14 février que le bouclier fiscal à 50 % serait mis en oeuvre "quand ce sera possible". "On ne peut pas faire la même chose avec 1,5 % de croissance et avec 3 %", avait ajouté M. Sarkozy au lendemain de l'annonce par l'Insee des chiffres provisoires de la croissance en 2006, 2 % seulement, soit la fourchette basse retenue par le gouvernement Villepin pour confectionner son budget.

Parmi les trois ou quatre points encore en débat qui devraient être tranchés prochainement, figurent l'hypothèse d'une baisse moins forte que prévue des droits de succession et celle de programmer, sur le "long terme", l'intégration de la contribution sociale généralisée (CSG) dans le bouclier fiscal.

Actuellement, la loi limite à 60 % des revenus d'un contribuable la somme des impôts directs (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune et impôts locaux). Un bouclier qui se limite à 71 % des revenus, lorsque l'on tient compte de la CSG et de la contribution de remboursement de la dette sociale (CRDS). Le coût de la mesure n'est évidemment pas le même si l'on part du haut de la fourchette (71 %) ou du bouclier fiscal actuel (60 %).

Côté pouvoir d'achat, M. Méhaignerie ne désespère pas d'obtenir une revalorisation sensible de la prime pour l'emploi.

Claire Guélaud et Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 17.02.07

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16.02.2007

Ségolène Royal : “L’école, coeur battant de la République”

Aujourd’hui, 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir sa promesse républicaine d’égalité scolaire.

C’est l’éducation qui tient tout l’édifice. C’est pourquoi, avec moi, l’éducation sera au coeur de tout et en avant de tout ! L’école est le coeur battant de la République. L’école est le lieu où se transmettent les savoirs et les valeurs républicaines. L’école est le creuset où se forment les futurs citoyens. Et l’école, vous me l’avez également dit, traverse une crise profonde.

J’ai entendu le signal d’alarme que lancent beaucoup de parents : l’école tiendra-t-elle demain sa promesse d’égalité des chances ? J’ai entendu le message des enseignants, en première ligne dans ce combat pour l’égalité et, donc, la citoyenneté : face aux difficultés qui s’accumulent, aux violences, aux incivilités qui angoissent, face aux coupes sombres dans les budgets et les emplois, face à un pouvoir d’achat qui semble baisser, et alors que croissent les difficultés du métier, comment ne pas être tenté, parfois, de baisser les bras ?

À ces enseignants qui se battent en première ligne sur le front de la citoyenneté de demain, je veux dire ceci. Vous serez soutenus, encouragés par la République dans votre mission. Votre place sera mieux reconnue, vos filières de formation encore améliorées si vous en sentez le besoin. Votre droit à l’innovation et à l’expérimentation du travail en équipe sera pleinement reconnu sans que vous ayez à craindre les inspections un peu trop rigides.

Soutien scolaire gratuit

Nous créerons un service public d’accueil de la petite enfance. L’obligation scolaire sera fixée à 3 ans et les chances scolaires des enfants en seront accrues. Collège et école devant assurer en leur sein, ou dans les quartiers, le soutien scolaire gratuit, nous confierons cette nouvelle mission, comme vous l’avez proposé dans plusieurs débats participatifs, à un corps nouveau de répétiteurs dont la mise en place sera discutée avec l’équipe pédagogique, les associations de parents d’élèves et les élus.

La carte scolaire favorisera la mixité sociale, au lieu de consolider les ghettos. Elle sera redécoupée pour que les secteurs soient plus hétérogènes et que chaque famille ait le choix entre plusieurs établissements. Les gros collèges seront divisés pour ne pas dépasser 600 élèves. Ayant eu à nouveau confirmation des brutalités et violences subies par les élèves et les enseignants, je m’engage pour la création d’un nouveau métier afin de renforcer la discipline 17 et développer massivement le sport et la culture qui sont les meilleurs remparts contre l’agressivité.

L’échec scolaire étant aggravé par la détresse financière, sociale et éducative des familles, je créerai des emploisparents dans les quartiers comme l’a proposé l’association ACLEFEU et je généraliserai les écoles de parents.

L’allocation de rentrée scolaire sera doublée dès 2007 afin que soit pleinement garantie la gratuité scolaire. La société de la connaissance exigeant un investissement massif dans l’université et la recherche, je veillerai à renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national et je les encouragerai à se regrouper entre régions pour atteindre une taille comparable à celle des grandes universités du monde.

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Ségolène ROYAL : L'Education "retrouvera la première place" Meeting de Dunkerque (vidéo)

Propositions de Ségolène Royal lors de son meeting sur l'éducation à Dunkerque (vidéo)






Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego
Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego

Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego
Segolene Royal Meeting de Dunkerque (15/02/2007)


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Mon projet pour l’Afrique, par Ségolène Royal

"Je propose que nos accords de coopération soient examinés par le Parlement."

La candidate socialiste répond à la lettre ouverte de Jean-Marie Fardeau, secrétaire général du CCFD, publiée dans notre édition du 14 décembre. Elle propose des changements d’orientation.

L'Afrique, dans l'extrême diversité des situations qui la caractérise, est en pleine mutation. Le parallèle avec la politique africaine de la France, figée dans une coupable immobilité n'en est que plus cruel. Cela doit changer dès 2007. Depuis bientôt cinq ans, la droite française est en effet à l'origine de désordres sans précédent sur le continent africain. La conception de la Présidence de la République de Jacques Chirac y est pour beaucoup. En privilégiant systématiquement les amitiés personnelles au détriment de l'intérêt général, la pratique présidentielle a terni l'image de notre pays, qui se trouve associé dans l'esprit des Africaines et des Africains aux régimes les plus contestables du continent. La France doit à nouveau porter en Afrique un message de démocratie, de solidarité, de paix et de défense des droits de la personne humaine, sans qu'il soit possible d'opposer à cette ambition la réalité des interventions de notre pays. De ce point de vue, les récentes déclarations du candidat de l'UMP qui s'inscrivent sans retenue, dans les mêmes réseaux que le Président Jacques Chirac, ne sont pas de nature à rassurer nos concitoyens qui souhaitent que notre pays demeure fidèle à ses valeurs de solidarité internationale, de promotion de la démocratie et de consolidation de l'Etat de droit.
Les Africains sont malheureusement les premières victimes de cette politique de la « Françafrique ». La multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires. Faute d'avoir incité les régimes les plus fermes à s'engager dans la voie de la démocratisation et du respect des droits humains, nous nous trouvons réduits à intervenir militairement dans la précipitation pour éviter des prises de pouvoir par la force. Mais c'est en amont que nous aurions dû agir pour favoriser le dialogue politique et la participation de l'opposition et de la société civile africaine au jeu démocratique. D'une part, les termes de nos accords de défense et de coopération militaire avec plusieurs pays africains devront être clarifiés et si besoin renégociés. Notre politique étrangère doit être conduite dans la transparence. Je propose donc que nos accords de coopération, et notamment nos accords de défense et de coopération militaire soient examinés par le Parlement. Il s'agit d'un engagement nouveau mais nécessaire. Les citoyens français ont le droit d'être informés des buts poursuivis par nos programmes de coopération et des raisons de l'engagement de nos forces armées sur le continent africain. Je propose qu'un débat à l'Assemblée nationale soit obligatoire en cas d'intervention armée dans un conflit sur le continent africain. Il faudra aller au-delà et je retiens votre proposition de mettre en place une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales. Cette délégation permettra non seulement de mettre en débat les grandes orientations de la politique de coopération, elle devra aussi contribuer à clarifier le rôle des différents acteurs engagés dans la coopération : services publics, collectivités locales, entreprises et ONG.

D'autre part, notre coopération devra faire des efforts particuliers pour consolider la société civile africaine et renforcer les mécanismes contribuant à l'émergence de la démocratie. À l'évidence, les ONG françaises et européennes ont un rôle particulier à jouer dans ce domaine. Je souhaite que nous développions une ligne de programme spécifique accessible aux ONG françaises et à la société civile africaine, en valorisant les enseignements du programme Démocratie et droits de l'Homme mis en œuvre par l'Union européenne, programme avec lequel nous gagnerions à développer des synergies. Cet aggiornamento politique me semble constituer la première étape de la rénovation de notre politique en direction de l’Afrique. Mais nous devons aussi innover pour accompagner le continent sur la voie d'un développement durable. La pauvreté reste endémique. L'espérance de vie régresse dans les pays frappés par le sida et le paludisme. La croissance urbaine crée de graves déséquilibres. La condition des femmes est trop souvent bafouée. Je voudrais suggérer ici plusieurs pistes d'action.

Nous devons veiller à préserver nos capacités des pays africains à vivre de l'exploitation durable des ressources dont ils bénéficient sur leur territoire. Il n'est pas acceptable que certaines entreprises. dont certaines ont leur siège en France, procèdent à un véritable pillage de ces ressources en privant les Africains des plus values qui permettraient le décollage économique. Il est encore plus préoccupant de constater que le pillage de ces ressources, en appauvrissant les populations, force certains à l'émigration vers l'Europe. Il serait plus intéressant d'éviter ces pillages et d'encourager l'économie locale au bénéfice de populations qui, dès lors, préféreraient vivre et prospérer dans leur propre pays.

Nous devons plus généralement encourager voire contraindre les entreprises à s'engager sur une éthique de responsabilité sociale et environnementale en veillant a minima qu'elles respectent les codes de conduites édictés par exemple par l'OCDE. A ce titre, je soutiens l'initiative « Publiez ce que vous payez » qui propose d'imposer aux industries extractives de rendre publiques les sommes versées aux Etats pour l`exploitation de leurs ressources naturelles. Les citoyens africains ont le droit de savoir ce que leurs gouvernements perçoivent des compagnies étrangères et les consommateurs français doivent pouvoir s'assurer que l'essence qu'ils achètent n'entretient pas un régime despotique. Nos pratiques doivent évoluer: la transparence, c'est la modernité, l'opacité actuelle l'archaïsme. La première condition du développement est de ne pas gâcher les atouts humains dont un pays dispose. Je constate que les pays qui investissent le plus dans l'éducation. en particulier celle des jeunes filles et qui respectent le plus les droits des femmes sont aussi ceux qui réussissent le mieux.

Pensons au rôle qu'ont pu jouer les femmes dans l'émergence de pays tels que le Cap Vert, la Tunisie ou l'Afrique du Sud… L'éducation joue aussi un rôle clé pour la prévention de la diffusion des pandémies. Enfin, l'amélioration de la condition des femmes africaines passe par le soutien aux mouvements qui luttent contre l'excision, pour le droit des femmes à maîtriser leur corps et leur fécondité, ainsi que par le renforcement de la participation des femmes à la représentation politique. Pour valoriser les atouts humains de l'Afrique il convient aussi de préserver la santé des populations africaines. Le sida entraîne de terribles régressions. Les exemples sont nombreux en Afrique australe: en Zambie, l'espérance de vie a ainsi régressé de dix ans dans les dix dernières années.

Les pays en développement ont obtenu à Doha le droit de copier ou d'importer des médicaments génériques pour leur politique de santé publique, mais, de facto, ils ne peuvent utiliser ce droit, en raison des mécanismes juridiques très contraignants qui ont été fixés sous la pression des laboratoires pharmaceutiques. Ces obstacles doivent être levés et la France doit s'engager à soutenir effectivement l'accès aux médicaments des pays pauvres. Mais les médicaments seuls ne peuvent suffire. Sans médecins pour les dispenser, sans réseaux de santé, ils n'atteindront pas les malades et l'on ne pourra endiguer l'épidémie de sida. De ce point de vue, comment ne pas être alarmé par l'extraordinaire proportion de médecins formés en Afrique qui exercent en Europe. Cette proportion atteint 30% dans certains pays. Le projet d'immigration choisie défendu par le candidat de l'UMP va aggraver cette tendance et, je le dis avec gravité, contribuer à affaiblir des systèmes de santé déjà fragiles.

Je propose pour ma part d'agir en responsabilité en ne pillant pas les ressources humaines qui sont vitales pour ces pays. Je propose, à l'inverse, de faciliter les allers et retours des médecins d'origine africaine afin qu'ils puissent exercer dans leur pays d'origine et participer à la formation de jeunes médecins tout en conservant des connections en France leur permettant de poursuivre l'approfondissement de leurs compétences. Plus largement, je proposerai de renforcer les moyens affectés à la santé en encourageant la constitution d'un fonds public mondial pour la santé de base.

Une deuxième condition au développement c'est de pouvoir valoriser ses atouts économiques. Cela suppose des moyens importants. Les budgets des États restent lourdement affectés par le remboursement de la dette accumulée dans les années 1980 malgré les premières vagues d'annulations. Il conviendra d'achever ce processus de désendettement.

S'il faut aider les Etats, il faut aussi soutenir les familles. Le micro-crédit est une voie pour permettre aux Africains de financer leurs projets de développement: l'extension des réseaux de micro-crédit dans les campagnes où ils sont encore peu présents doit permettre à de nombreuses familles de sortir de la pauvreté. L'Afrique possède de nombreuses richesses, mais celles-ci sont le plus souvent surexploitées par des groupes étrangers. Il s'agit donc de promouvoir en Afrique des filières d'excellence durable reposant davantage sur les populations. Je pense au coton dont l'Afrique est un producteur de qualité mais qui est déprécié sur les marchés internationaux en raison notamment des subventions américaines: il faudra porter cette question avec plus de force dans le cycle de négociations de l'OMC. Je pense aussi aux énergies renouvelables - et à l'énergie solaire en particulier - qui permettent notamment dans les zones rurales, d'apporter de l'énergie à des coûts raisonnables pour la fourniture de services essentiels. Je pense enfin à la promotion du commerce équitable dont nous devons valoriser les débouchés sur le marché français.

Pour financer ces nouvelles opérations de développement durable, il est avant toute chose nécessaire d'optimiser l'utilisation des moyens actuels disponibles, pour éviter les gaspillages et nous assurer que les ressources seront mises effectivement à disposition de ceux qui en ont le plus besoin. Comme je l'ai mentionné plus haut, cette optimisation de l'utilisation de l'aide publique passe par la clarification du rôle des différents acteurs et par la recherche de synergies avec les instruments européens.

Je souhaite que notre nouvelle politique de co-développement s'appuie plus directement sur les acteurs de terrains. Dans ce cadre, je propose de rénover nos méthodes de coopération notamment en valorisant davantage le travail des ONG en portant à 5% comme c'est le cas ailleurs en Europe le pourcentage de l’aide française qui sera mise en oeuvre par leur canal. Ne privatisons pas l'aide publique au développement, rationalisons le dispositif français de coopération encore trop éclaté ! Mobilisons davantage la coopération décentralisée, qui permet à des collectivités françaises de collaborer directement avec des collectivités africaines, car, au-delà des transferts d'argent, c'est aussi de capacités d’action autonomes dont les pays africains ont besoin. Mobilisons davantage les migrants et leurs compétences ! Mobilisons les jeunes qui souhaiteront effectuer un service civil à l'étranger ! Dans ce domaine de la coopération, comme dans bien d'autres secteurs, la France devra aussi contribuer à renforcer les politiques européennes pour une solidarité plus efficace et une contribution plus significative au développement durable du continent africain.

Enfin, au delà de cette optimisation des moyens et des politiques, je veux aussi que nous réfléchissions à une taxation des transactions financières pour accroître le financement du développement. Enfin, conformément au projet du PS, nous porterons progressivement le montant de l'aide publique à 0,7% du PlN, pour remplir les engagements internationaux qui ont été trop longtemps bafoués.

Je crois possible de mettre fin au désordre créé par des décennies de politique clientélistes en Afrique, des politiques bien peu responsables au regard des besoins des sociétés africaines et des volontés de solidarité des citoyennes et citoyens français. Pour cela, nous devons être fermes sur la défense des droits de la personne humaine, innovants en matière de développement. Nos objectifs doivent être explicités et nos méthodes transparentes. Ce sont les positions que je défendrai au cours de cette campagne pour rénover la politique de la France aux côtés de l’Afrique. Ce sont les orientations que je mettrai en oeuvre si je suis élue.

Le texte de Mme Royal répondait à un appel lancé, dans nos colonnes le 14 décembre dernier, par Jean-Marie Fardeau, Secrétaire général du CCFD (Comité catholique contre la Faim et our le Développement)..

Voici le commentaire de M. Fardeau au texte de Mme Royal

La réponse de Mme Royal à ma lettre ouverte sur la nécessité d’un changement radical de la politique de la France en Afrique est un signe encourageant d’engagement. Mme Royal se prononce en effet clairement sur plusieurs questions chères au CCFD, qui sont portées, en vue des élections, par la campagne « État d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire » : examen par le Parlement des accords de défense liant la France et des pays africains, création d’une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales, engagement de faire transiter 5 % de l’aide publique au développement par les ONG, exigence, pour les entreprises exploitant des ressources en Afrique, de déclarer ce qu’elles versent aux autorités de ces pays… Je m’en réjouis bien entendu. Sur plusieurs questions - dette, taxation des transactions financières, règles commerciales mondiales… -, nous attendons des engagements plus précis. Le dialogue va donc se poursuivre, comme c’est le cas avec tous les candidats que nous avons interpellés. La France et tous ses citoyens sortiront grandis de ce débat démocratique sur ses relations avec l’Afrique.

Copyright © Témoignage chrétien 2006

RAG 34. Lovely34

11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, AFRIQUE, RAG 34

13.02.2007

LE PACTE PRESIDENTIEL : Ce que vous m’avez dit, je l’ai entendu. Ce que je savais, vous l’avez confirmé.

Aujourd’hui, je vous propose le Pacte présidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité.
Plus de 6 000 débats ont été organisés sur tout le territoire. J’ai reçu par Internet 135 000 contributions. J’ai écouté les partenaires sociaux, j’ai rencontré les associations, j’ai mobilisé les experts. Vous avez été nombreux à vouloir participer à cette œuvre collective.

J’ai souhaité ce travail d’écoute et de confrontation des idées. J’ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l’on rédige dans l’ombre des programmes aussi vite oubliés qu’ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles.

Ce Pacte présidentiel, c’est ensemble que nous le mettrons en œuvre. »

Les lolo's 34

19:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Regardez ! Les OGM sont-ils dangereux pour la santé ?

Les experts l'affirment : manger des OGM est sans danger pour la santé. Et tous les ans de nouveaux OGM arrivent dans notre assiette. Pourtant, aujourd'hui deux nouvelles études scientifiques révèlent un risque toxique. Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l´histoire d´une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l´Agriculture français n´a pas voulu rendre public les résultats, alors qu´ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé. Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ? 90 MINUTES a mené l´enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles. L'enquête révèle qu´une autre étude sur un soja OGM faite par des chercheurs italiens indépendants a mis en évidence que des souris ont subi des altérations de cellules de leur pancréas.

Regardez la vidéo : Les OGM sont-ils dangereux pour la santé ?

RAG 34. Les lolo's 34

10:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : OGM, RAG 34

07.02.2007

LES FARIBOLES DE MONSIEUR SARKOZY : Parlons dépenses et fiscalité !

« Jacques Chirac raconte des fariboles en promettant d'augmenter toutes les dépenses et de baisser tous les impôts». Nicolas Sarkozy, RMC, 27 Mars 1995

1. Une hausse massive de dépenses non financées
Au cours du mois de janvier, Nicolas Sarkozy a multiplié les promesses nouvelles, notamment dans son discours
d’investiture (14/01 :2007) et son interview au journal « Le Monde » (23/02/2007) :

• « Créer un droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés » : 500 millions d’euros ;
• « Apporter la caution de l’Etat aux entrepreneurs sans ressources » : 100 millions d’euros
• « Déduire les intérêts de l'emprunt immobilier du revenu imposable » : 2,5 milliards d’euros ;
• « Créer une allocation de formation pour les jeunes » : 3 milliards d’euros ;
• « Créer un prêt à taux zéro pour les jeunes, garanti par l’Etat » : 2 milliards d’euros ;
• « Étendre le crédit d’impôt recherche » : entre 1 milliard (doublement) et 10 milliards (mesure in extenso)d’euros ;
• « Abaisser le bouclier fiscal à 50% et déduire de l’ISF les sommes investies dans les PME (jusqu’à 50 000 €) » : 4 milliards d’euros ; En revanche, les mesures d’économies mises en regard sont déjà toutes présentes dans le projet de l’UMP adopté le 26/11/2006 .
• « le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et l’affectation de la moitié des économies aux fonctionnaires en poste », qui représente une économie budgétaire de 5 milliards d’euros en 2012, est inscrit page 51 : « réduire le nombre d’agents publics en réorganisant les services, car c’est une nécessité pour retrouver des marges de manoeuvre en termes de finances publiques et améliorer la rémunération des fonctionnaires. Partager les gains ainsi obtenus entre les agents publics et les pouvoirs publics» ;
• « le resserrement des conditions de versement des minima sociaux », censé permettre à l’État d’économiser 500 millions d’euros par an, est inscrit page 38: « nous demanderons donc à tout bénéficiaire d’un minimum social en âge de travailler d’avoir une activité adaptée à sa situation » ;
• l’institution d’une « franchise sur les actes médicaux», source de 1,25 milliard d’économie, est inscrite page 40 : « nous pensons que l’instauration d’une franchise non remboursable, ni par la sécurité sociale, ni par les assurances complémentaires, de quelques euros par acte de soin, serait plus juste et plus responsabilisante » ;
• « l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général des retraites », source de 3 milliards d’économies, est inscrit page 38 : « rééquilibrant les avantages de certains régimes spéciaux au regard de la pénibilité d’autres professions et la réalité de certaines situations (pensions de réversion, retraites de certaines professions non salariées telles que les agriculteurs, les artisans, les commerçants...) ».

Les nouvelles promesses du candidat Sarkozy représentent un coût compris entre 13 Mds€ et 23 Mds€, la
principale variable de l’écart reposant sur l’évaluation de la mesure « extension du crédit d’impôt recherche ». En
retenant pour cette dernière mesure une évaluation réaliste de doublement de son montant actuel (soit un coût
supplémentaire pour le budget de l’Etat de +1 Mds€ d’ici 2012), notre hypothèse centrale sur le coût
supplémentaire de ces nouvelles annonces correspond à l’hypothèse base de la fourchette mentionnée par l’Institut de l’entreprise, soit +13 Mds€.

Pourtant, la droite promet donc de maîtriser la dépense publique, tout comme elle l’avait fait en 2002.

De plus, Nicolas Sarkozy compte deux fois les économies qu’il annonce. Si l’on prend le soin de chiffrer le décalage entre ces deux discours et le projet UMP, la simple variation du poste « dépense » implique un besoin
de financement compris de 0,75 point de PIB.

Le Parti Socialiste avait estimé jusqu’ici le coût global du projet de l’UMP à 75 milliards d’euros en dépenses
brutes et de 53 milliards d’euros en dépenses nettes d’ici 2012, une fois déduites les « économies » promises sur
la sphère publique (23 Mds€). Pour le Parti Socialiste, les principaux engagements du projet de l’UMP se répartissaient jusqu’alors comme suit :

• Enseignement supérieur et la recherche : 14 milliards d’euros ;
• Travail et pouvoir d’achat : 12,6 milliards d’euros ;
• Lien social et égalité des chances : 11,8 milliards d’euros ;
• Famille et personnes âgées : environ 10 milliards ;
• Défense : 4,7 milliards d’euros.
Avec ces nouvelles dépenses, les nouvelles annonces de Nicolas Sarkozy portent le niveau des
dépenses supplémentaires en 2012 à 88 milliards d’euros bruts et 66 milliards d’euros nets.

1 Source : rapport économique, social et financier annexé au projet de Loi de finances 2007

2. Des recettes en baisse : un choix qui cache son nom
a) Une position sur les prélèvements obligatoires intenable ou dangereuse

Dans son interview au journal « Le Monde », Nicolas Sarkozy a pris l’engagement de « réduire de 4 points nos
prélèvements obligatoires », ce qui représente une privation volontaire du budget de l’État de 68 milliards d’euros
par an.

Cette position est clairement intenable. Qui le dit d’ailleurs ? Gilles Carrez : « Nous ne devons pas commettre la
même erreur qu’en 2002, à savoir baisser immédiatement l’impôt sans faire en contrepartie les économies
correspondantes ». Même si, se voulant optimiste, il ajoute solennellement : « les propositions de Nicolas
Sarkozy sur les droits de successions, le bouclier fiscal ou encore l’accession à la propriété coûtent plusieurs
milliards d’euros mais elles peuvent être mises en oeuvre progressivement en cohérence avec les objectifs
d’équilibre fixés pour 2012. » ;

Le premier problème pour Nicolas Sarkozy en la matière, c’est sa crédibilité. En effet, et contrairement à ses engagements de 2002, l’actuelle majorité n’a pas diminué le taux de prélèvements obligatoires, mais les a au contraire augmentés de 0,9 point de PIB (de 43,1% à 44% du PIB), soit une augmentation de 16 milliards d’euros depuis 2002. Ils avaient au contraire baissé entre 1998 et 2001.

Source : MINEFI, rapport sur les prélèvements obligatoires pour 2006.

Cette augmentation de la pression fiscale ne peut en aucun cas être imputée aux décisions des collectivités locales dont les prélèvements pèsent 5,7% du PIB en 2006, contre 15% à l’Etat et 21,22% à la sécurité sociale. Selon les chiffres publiés par le gouvernement3, la hausse des prélèvements obligatoires enregistrée en 2005 est imputable pour un tiers seulement aux collectivités (+ 0,3 point de prélèvement obligatoires) . Ce calcul ne tient pas compte des transferts de charge non compensés. Se fondant sur les travaux du « bilan financier de la décentralisation », le gouvernement4 a du accorder une « rallonge » de 500 millions/an jusqu’en 20085 . Surtout, sur la période 2002-2004, on constate que l’augmentation du taux de PO des collectivités locales provient à hauteur de 0,4 point de PIB des transferts de fiscalité. Les hausses touchent toutes les collectivités (+ 4 % en 20066, après 4,3% en 2005) pour couvrir le dynamisme des dépenses sociales, y compris de très nombreux conseils généraux UMP (Rhône :+ 8,4 % en 2005 ; Marne : + 12,8 % ; Loir et Cher : + 15 %, …).

La question de la baisse des prélèvements obligatoires est à ce point peu crédible à droite, que l’UMP en est déjà
à sa troisième version en trois semaines. Qui croire ? :

2 Source : « Le Figaro », interview croisée avec Pierre Méhaignerie, 16 janvier 2007
3 Source : rapport sur les prélèvements obligatoires et leur évolution annexé à la Loi de finances 2007
4 Présenté par Dominique De Villepin le 9 février devant une délégation de l’Assemblée des départements de France
5 Cf. vote de la Loi de finances rectificative en décembre 2006.
6 Source : étude réalisée par Dexia-Crédit local de France


• Le projet de l’UMP qui s’engage (page 14) à « réduire d’au moins un point l’écart entre notre taux de
prélèvements obligatoires et la moyenne des autres pays de l’Union européenne (qui est aujourd’hui de
quatre points) » ?
• François Fillon, Pierre Méhaignerie, Alain Lambert, Eric Woerth, Gilles Carrez et Philippe Marini qui ont pris des distances avec ce texte en indiquant dans le communiqué détaillant le financement de ce même projet que : les « recettes nouvelles n’élèveront pas le niveau général des prélèvements obligatoires » et « si la croissance, grâce aux réformes entreprises, est supérieure à l’hypothèse de croissance retenue pour établir le présent chiffrage, les marges de manoeuvre nouvelles ainsi créées seront consacrées au financement des autres mesures du projet (pour une enveloppe d’environ 10 Mds d’euros) et à la réduction du taux de prélèvements obligatoires (actuellement de 44%), et plus particulièrement la fiscalité pesant sur les entreprises, afin de le rapprocher de la moyenne des pays de l’Union européenne (actuellement de 40%) » ?
• Nicolas Sarkozy qui vient de multiplier cet effort par quatre dans sa récente interview ?
Nicolas Sarkozy se situe dans la lignée des néo-conservateurs américains qui, conscients que l’annonce d’une
mise en pièce de l’État providence est impopulaire, ont toujours annoncé des baisses brutales de prélèvements
pour imposer par la suite la réduction des dépenses. Qui le dit ? Franck Tapiro, son conseiller en communication
: « On a pas besoin de Karcheriser la France, … On a besoin de thatcheriser la France (…) »7 .

Une baisse de 4 points des prélèvements obligatoires sur la période 2007-2012 représente (en valeur actualisée
2012) une perte de recettes supplémentaire de 68 Mds€, alors qu’une croissance de 2,25% par an en moyenne ne permet de ne dégager qu’un montant de marges de manoeuvre de seulement 45 Mds€ à taux de prélèvements constants. Une conclusion s’impose : la seule baisse de 4 points du taux de PO, si elle était réalisée, priverait de toute marge de manoeuvre la future majorité pour le financement de ses priorités.

Avec une croissance annuelle moyenne de 2,25%, cette baisse des prélèvements serait à l’origine de creusement des déficits de l’ordre de 89 milliards d’euros8 soit 4,3 points de PIB en 20129.

b) La fin de l’impôt progressif

La France compte trois impôt progressifs : l’impôt sur le revenu, l’impôt de solidarité sur la fortune et
l’impôt sur les successions. Nicolas Sarkozy s’attaque aux trois.

• Extension du bouclier fiscal10 : la prime aux revenus du capital
Cette nouvelle mesure abaisse le seuil de 10 points et intègre les prélèvements sociaux à hauteur de 11% du
revenu, qui ne sont pas comptés dans le plafond actuel de 60% : elle aboutit à réduire le plafond de 21 points.

Pour payer un montant annuel d’impôts qui dépasse 50%, il faut forcement percevoir des revenus du capital ou
de la rente. En effet, si l’on soustrait la CSG et la CRDS aux 50%, il reste 39%. Or, le nouveau barème de l’impôt
sur le revenu a ramené la tranche marginale à 40%. Avec un taux de l'impôt sur le revenu plafonné à 40 %,
l'imposition moyenne des revenus n'atteint en réalité presque jamais 50 %.

Les contribuables les plus aisés qui, en plus de la CSG, de la CRDS, des taxes locales (foncière et d’habitation), sont imposables au plus haut taux de l’impôt sur le revenu ne peuvent bénéficier de cette réduction. Il faut vivre de la rente pour en bénéficier : difficile dès lors de prétendre le mettre en place pour faire en sorte « que l’on ne travaille pas pour l’État plus d’un jour sur deux ».

7 Chat du magazine stratégie, consultable en vidéo à l’adresse suivante : http://www.nuesblog.com/?453/Nicolas-Sarkozy-par-Frank-Tapiro-Jack-Bauer-ou-Margaret-Thatcher
8 Ce total est obtenu ainsi : dépense du projet UMP + dépenses nouvelles + impact budgétaire d’une baisse de 4 points de prélèvements obligatoires – ressources tirées de la croissance = 53 + 13 + 68 – 45 = 89 milliards d’euros.
9 Compte tenu d’un niveau de PIB 2007 estimé à 1.836 milliards d’euros.

10 « Je crois à un bouclier fiscal à 50% intégrant la CSG et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) », Le Monde » daté du 23/01/2007.

L’impact « social » sera dès lors équivalent à celui de l’actuel bouclier qui coûte 400 millions d’euros et concerne
93 000 contribuables :

• 77.000 contribuables, non soumis à l’ISF, se verront rembourser 50 millions d’euros, soit 650 €/an ;
• 16.000 contribuables, soumis à l’ISF, se verront rembourser 350 millions d’euros, soit un peu plus de
20.000 euros/an.
• Déduction des investissements dans les PME de l’ISF11 : la mort annoncé de l’ISF
Cette mesure se distingue des autres car il s’agit d’une déduction de l’impôt à payer, et non d’une soustraction
à l’assiette taxable : c’est une première. Elle serait donc cumulable avec les exonérations portant sur l’assiette :

• les 750.000 euros de seuil d’entrée ;
• la Loi Dutreil qui permet de déduire du patrimoine imposable de l’ISF tous les investissements dans les
PME de moins de 250 salariés ;
• 100% des actions d’une société dont on est dirigeant si l’on possède au moins 25% des actions ;
• les oeuvres d’art ;
• 75% des actions conservées plus de six ans dans le cadre d’un pacte d’actionnaire ;
• 75 % des parts pour les Bois et Forêts ;
• 20 % de la résidence principale.
A qui bénéficie-t-elle ? aux contribuables qui acquittent plus de 50.000 euros d’ISF, et donc qui disposent d’un
patrimoine supérieur à 4 millions d’euros. Potentiellement, 95 % des contribuables assujettis à l’ISF (tous
les foyers qui paient un ISF inférieur à 50.000 euros/an), soit 430.000 foyers sur les 450.000 contribuables
assujettis en 2006. Ces ménages pouvant optimiser cette disposition, tout comme les détenteurs des plus gros
patrimoines pour réduire leur ISF, cette proposition réduira de 60% le produit de l’impôt ,
Cumulée au nouveau bouclier fiscal, : c’est une abrogation qui cache son nom : est cela la justice
sociale ? Est cela « la récompense du travail », quand on sait que le patrimoine s’hérite plus qu’il ne
s’acquière ?

• Suppression des droits de succession : la fortune en héritage
Au prétexte de favoriser les fruits du travail, Nicolas Sarkozy va favoriser l’héritage et la rente. La
suppression de 95% des « droits de donations et de successions pour tous les patrimoines petits et moyens »,
est une supercherie qui masque une mesure d’une injustice rarement atteinte. En effet, les réformes engagées
depuis 2002 ont amené l’abattement principal à 76.000 euros. Cet abattement est cumulable avec celui dédié
aux enfants, à concurrence de 50.000 euros par enfants. Une transmission en ligne est non imposable si elle
n’excède 76.000 euros pour un couple sans enfant, 126.000 euros pour un couple avec un enfant, 176.000 euros
avec deux enfants ou 226.000 euros avec trois enfants. Dans un pays où la succession moyenne est de 55.000 euros, ce dispositif a déjà exclu 80 % des patrimoines transmis en ligne directe de toute imposition. Cette proposition dédouanerait 15 des 20 % des Français les plus riches du paiement de cet impôt, puisque seul 25% des Français détiennent un capital supérieur à 260.000 euros12. Elle priverait le budget de l’État de près de 5 milliards d’euros par an, soit l’équivalent de 700 écoles ou encore 900 crèches.

• Impôt sur le revenu : une prime aux hauts revenus
Le projet de Nicolas Sarkozy prévoit le maintien des réformes de l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire de figer les
inégalités créées par les réformes engagées depuis 2002, et notamment celle de 2007 dont le bilan est
accablant : il faut gagner plus de 10.000 euros par mois pour commencer à en bénéficier, le gain maximal (4.900 euros par an) étant réservé à celles et ceux qui gagent 200.000 euros par an.

11 « J'entends donc donner à ceux qui paient l'ISF la possibilité de déduire une somme de cet impôt, par exemple jusqu'à 50000 euros, à condition de l'investir dans les PME », Le Monde » daté du 23/01/2007.
12 Source : Insee, Enquête revenus fiscaux de 2004 ».

En 2007, l’État percevra 9 milliards d’euros de moins d’impôt sur le revenu qu’il n’en aurait perçu si l’impôt sur le
revenu était resté stable. Ces baisses profitent à 70% aux 10% les plus aisés et à 30% aux 1% les plus aisés.
Qui le dit ? Pierre Méhaignerie13 : « J'étais de ceux qui pensaient que nous ne devions pas baisser l'impôt sur le
revenu. Nous avons perdu ainsi 7 milliards d'euros, dont 80 % au bénéfice des deux tranches supérieures».

De même, l’OFCE a publié dans une récente étude14 un tableau de la répartition de l’impôt sur le revenu qui
accrédite ces chiffres :

Depuis 2002, ces multiples baisses ont ainsi permis à :

• un célibataire qui gagne 4.000 euros par mois de payer 1.300 euros d’impôt sur le revenu en moins par
an ;
• un couple sans enfant qui gagne 8.000 euros par mois de payer 2.600 euros d’impôt sur le revenu en
moins par an ;
• un célibataire qui gagne 100.000 euros par mois de payer 100.000 euros d’impôt sur le revenu en
moins par an ;
L’ « Enquête sur les revenus fiscaux » de l’INSEE démontre que ces bénéficiaires sont particulièrement aisés,
puisque que :

• 90 % des Français gagnent moins de 2.200 euros par mois ;
• 80 % des Français gagnent moins de 2.000 euros par mois ;
• 50% des Français gagnent moins de 1.500 euros par mois ;
• 40% des Français gagnent moins de 1.400 euros par mois ;
• 20 % des Français gagnent le SMIC, soit moins de 1.000 euros.

Ces chiffres démontrent l’ampleur de la mauvaise foi du porte-parole du gouvernement qui prétend que :

• « 80 % de la baisse de l’IR en 2007 bénéficiera aux revenus inférieurs à 3 500 euros par mois et que plus des 2/3 de l’allègement sur l’IR depuis 2002 a bénéficié à ces mêmes contribuables » ;
• « en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4.100 euros par mois. Un
informaticien après 10 ans d'expérience, un conducteur de TGV en fin de carrière, un VRP, ça gagne
aussi entre 4.000 et 4.200 euros par mois ». Non seulement ce niveau de revenu est sans lien avec la classe moyenne, mais les revenus avancés ne sont pas ceux des professions concernées, loin s’en faut :
• un professeur certifié gagne en fin de carrière au maximum salaire mensuel net de 2.500 euros16 ;
13 Source : compte rendu intégral des débats de l’Assemblée nationale, 2ème séance du 6 juillet 2005.
14 La lette de l’OFCE n° 267, Jeudi 20 octobre 2005
15 Source : INSEE-DGI, enquête Revenus fiscaux 2004 »
16 Source : SNES
• un VRP touche en moyenne 2.000 euros nets par mois17 ;
• un conducteur de TGV en fin de carrière 3.100 euros18 .

3. Un cadrage défaillant, des finances publiques menacées

Le cadrage macroéconomique est fondamental pour éviter la dérive des comptes publics. Depuis 2002, les choix
économiques, sociaux et fiscaux du gouvernement ont engendré :

• Une explosion de la dette : elle est passée de 881,3 milliards d’euros au second trimestre 2002 à
1151,8 milliards d’euros au troisième 200619, soit 270 milliards d’euros. Au vue du déficit prévisionnel
pour 2007, elle dépassera 300 milliards sur l’ensemble de la législature. Sa variation en points de PIB
n’est guère plus réjouissante, puisqu’elle est passée de 56,3% du PIB à la fin 2001 à 66,6% du PIB à la
fin 2005. Toutes les manipulations de Monsieur Breton, en tous points dénonçables (baisse du fonds de
trésorerie de l’Agence France Trésor,…) ne l’amèneront au mieux qu’à 64,6%;
• Un maintien à un niveau très élevé des déficits publics : -3,2% fin 2002 alors que l’audit commandé par Jean-Pierre Raffarin indiquait qu’il serait à maxima de -2,55%; -4,2% en 2003 ; --3,7% en 2004 ;
2,9 en 2005 et -2,5 en 2006 : au total, le déficit sera à la fin de cette législature au niveau où il était à la mi 2002. Ce dernier chiffre est par ailleurs contestable, car il repose sur modification de l’acompte de l’impôt sur les sociétés versé par les entreprises qui rapporte 2,3 milliards d’euros.
17 Source : CFE-CGC
18 Source : SNCF
19 Source : INSEE, consultable sur http://www.insee.fr/fr/indicateur/cnat_trim/series.htm#dette

Conclusion
Le Parti Socialiste a chiffré le 13 décembre 2006 le coût pour les finances publiques des principales mesures du
projet de l’UMP. Selon l’UMP, son projet serait vertueux du triple point de vue des déficits (qui seraient diminués
de quelque 1,5% du PIB en 2012), de la dette (qui serait abaissée à moins de 60% du PIB d’ici 2012) et des
prélèvements fiscaux, puisque l’engagement serait pris de stabiliser voire de baisser le taux de prélèvements
obligatoires sur la législature. Ce scénario ne résistait déjà pas à l’époque à l’analyse. Ainsi, le « bouclage »
présenté par l’UMP n’était pas crédible et l’évaluation des dépenses était largement sous-estimée : le chiffre
de 27 milliards d’euros ne recouvre qu’une dizaine de mesures qualifiées d’ « emblématiques » alors que le
projet compte plus de 577 propositions dont un tiers au moins (180 d’entre elles) pèseraient directement sur les
finances publiques. Or dès que l’on approfondit le chiffrage, les chiffres s’alourdissent. Les experts indépendants
de « l’Institut de l’Entreprise »20 proche du patronat, viennent d’en réévaluer le coût à près de 40 milliards sur la
base des 20 premières mesures !

Pour notre part, nous avions estimé son coût global du projet UMP à 75 milliards d’euros en dépenses brutes et
de 53 milliards d’euros en dépenses nettes d’ici 2012, une fois déduites les « économies » promises.

Les nouvelles annonces de Nicolas Sarkozy portent le niveau des dépenses supplémentaires en 2012 à
88 milliards d’euros bruts et 65 milliards d’euros nets.


Avec un tel besoin de financement, si la croissance reste stable (2,25%/an) :

• le déficit public atteindrait 6,5 % du PIB en 2012 ;
• la dette s’envolerait de 17 points (500 milliards d’euros en valeur) et atteindrait 81% du PIB en 2012

20 www.debat2007.fr

Eric BESSON

RAG 34. Les lolo's 34

21:35 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Présidentielle : Nous sommes là et bien là !

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a stigmatisé Nicolas Sarkozy, candidat des "possédants" et "d'un tout petit nombre", face à qui elle entend incarner l'espoir d'une "France "protectrice de tous les siens et ouverte sur le Monde
Tout au long d'un discours pugnace d'une cinquantaine de minutes, la candidate socialiste à la présidentielle a pris des accents parfois lyriques pour opposer "ceux qui travaillent dur" aux tenants de la "nouvelle oligarchie".

Pour la présidente de Poitou-Charentes, il y a d'un côté "l'argent des plus modestes (qui) enrichit effrontément les banques qui taxent de façon scandaleuse les maigres découverts" et de l'autre les profits "faciles, rapaces et fainéants" d'un camp prônant le "capitalisme fou" et "avide de toujours plus de licenciements boursiers (...) plus de marchés sans foi ni loi".

Devant plus de 5.000 personnes réunies dans un gymnase du XIIIe arrondissement de Paris, elle s'en est pris à de nombreuses reprises au "pouvoir médiatique", aux "relais dociles" de la droite dans les journaux ou aux "conglomérats de la finance et des médias".

Sans jamais le citer nommément, la candidate du PS, du MRC et du PRG a multiplié les attaques contre son adversaire de l'UMP, érigé en représentant de "ceux d'en face", du "sérail" ou encore de ceux que la mondialisation financière "arrange".

"Si celui qui est allé chercher l'onction chez Bush était aux responsabilités, la France serait aujourd'hui dans la guerre" en Irak, a-t-elle affirmé, après avoir fustigé les mots de Nicolas Sarkozy qui a invité ceux qui n'aiment pas la France à la quitter.

"Le slogan est emprunté à la droite américaine du temps de la guerre au Vietnam et à la dictature brésilienne qui érigea cette phrase 'Le Brésil, aimez-le ou quittez-le' en mot d'ordre", a-t-elle insisté.

La candidate socialiste s'est posée en héritière des combats de la gauche, déniant à Nicolas Sarkozy le droit de "revisiter l'Histoire n'importe comment".

"JE SUIS TOUJOURS LA ET BIEN LA"

"La France n'est pas la synthèse de l'Ancien régime et de la Révolution (...) La Révolution a voulu fonder une communauté de citoyens. Le règne débridé du capitalisme fou et du libéralisme sauvage en sape aujourd'hui les fondements et porte atteinte à la valeur du travail", a-t-elle estimé.

"La France de demain comme celle d'hier se nommera diversité. Et son unité se forgera dans un projet partagé. La France est diverse, multiple, colorée, métissée et pourtant très française, et elle sait être fidèle à ses valeurs, protectrice de tous les siens et ouverte sur le monde. Je ne la laisserai pas défaire", a-t-elle assuré.

Avant la journée de mobilisation dans la fonction publique jeudi, elle a jugé que les inquiétudes des fonctionnaires - "ceux qui sont au service de nous tous" - étaient "fondées" face aux projets de la droite de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux. "Réduire le nombre des fonctionnaires et le montant des impôts, c'est leur programme depuis cent ans!"

Pour ce premier temps fort d'une semaine cruciale qui doit s'achever sur la présentation des grandes lignes de son programme présidentiel dimanche, Ségolène Royal s'est exprimée devant un parterre de gauche recomposée, sur une estrade basse tendue de bleu.

En préambule de son discours, elle a salué les anciens ministres de la "gauche plurielle" qui avaient pris place aux premiers rangs, dont Dominique Strauss-Kahn, qui lui avait disputé l'investiture présidentielle. Jean-Pierre Chevènement, pour le MRC, et Christiane Taubira, pour le PRG, ont également assisté à ce meeting au coeur de la plus importante fédération socialiste de France.

Après les turbulences de janvier - mauvais sondages, pilonnage de l'UMP et tiraillements internes - Ségolène Royal a affirmé qu'elle tiendrait bon dans la bataille présidentielle, promettant "d'élever la France" et demandant aux militants de ne pas se laisser entraîner dans ces "coups bas".

"Ceux d'en face, à droite et dans leurs relais dociles dans les médias, m'avaient déjà congédiée", s'est-elle amusée au début de son allocution. "Je suis toujours là et bien là!"

Avec les débats participatifs - 5.000 annoncés avant dimanche - "nous avons construit modestement, sereinement les fondations de notre maison commune. C'est pour cela qu'elle est solide, c'est pour ça qu'elle va tenir. Et je vous l'assure, aucune tempête ne l'abattra car désormais c'est une force collective qui la tient", a-t-elle promis.



RAG 34. Lolo34 et les les lolo's 34

12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.02.2007

L'Assemblée rejette un texte PS visant à abroger le CNE

clicker sur pour agrandir la photo
PARIS (Reuters) - Les députés ont rejeté une proposition de loi socialiste visant à abroger le contrat nouvelles embauches (CNE).

L'Assemblée nationale a décidé par 126 voix (UMP) contre 93 (PS-PCR) de ne pas passer à l'examen des articles et amendements du texte ce qui a entrainé le rejet automatique de la proposition de loi.

Ségolène Royal, députée des Deux-Sèvres et candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, était présente dans l'hémicycle.

Le groupe UDF n'a pas participé au débat.

Le texte était examiné dans le cadre de séances mensuelles où les différents groupes du Palais-Bourbon peuvent défendre, à tour de rôle, une ou deux propositions de loi.

Jean Le Garrec (PS) a stigmatisé le CNE, "ce prétendu instrument de lutte contre le chômage qui ne sert en fait qu'à réduire globalement les protections des salariés, en accentuant en particulier la précarisation des plus fragiles, et à apporter une fausse sécurisation juridique aux employeurs, le tout sans effets avérés sur l'emploi".

Avec le soutien du groupe UMP, qui dispose à lui seul de la majorité absolue, Renaud Dutreil, ministre des PME, a rejeté la proposition de loi et a longuement défendu la politique des gouvernements Raffarin et Villepin en faveur de l'emploi.

RAG 34. Les lolo's 34

17:13 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CME, positive précarité, RAG 34

05.02.2007

Allez donc au fond des questions importantes !

par Gérard Filoche

Bon sang, dans ce pays pourra t’on avoir une campagne électorale démocratique de qualité ?

Car c’est vrai, la "grande presse" sélectionne ses thèmes, les plus vulgaires, les moins importants sur le fond, par exemple les questions des "RG", des patrimoines des candidats, des petites phrases sans sens, les “voisins” de la rue d’Enghien, le “scooter” du fils Sarkozy et l’Adn de son voleur, toutes questions secondaires, mais elle ne poursuit aucun des débats sociaux de fond qui surgissent :

Ces sont les questions sociales qui passionnent les électeurs, le salaire, l’emploi, le logement, la santé... Aucune n’est encore sérieusement abordée...

La grande presse a déjà abandonné le thème du "contrat unique", du Cne, du droit du travail, avant même d’avoir obtenu une quelconque précision...

Pourtant le candidat Ump s’est enferré dans des contradictions énormes, mais comment cela se conclue t il ?

A quelle sauce seront finalement « mangés » les travailleurs et le code du travail ?

Déjà à Ripostes, le 10 décembre, Nicaols Sarkozy avait esquivé la question. Ses discours du 22 juin (Agen) du 18 décembre (Charleville-Mézières), son programme Ump de nov, sa déclaration du 24 janvier, celle de son porte-parole du 25 janvier, ouvrent des questions de fond sur le contrat de travail qui concernent la vie intime de 16 000 000 de salariés du privé...
Sarkozy veut il ou non étendre le Cne sur toute la vie à tous et toutes ?
Sarkozy veut il du licenciement sans motif ?
Sarkozy veut il remplacer le droit du licenciement par le droit du reclassement ?
De quoi s’agit il avec son contrat unique nouveau “plus souple”, au licenciement facilité ?
Sarkozy qui n’a plus que le (beau) mot de “travailleur” à la bouche, pense t il comme Mme Parisot que “la liberté s’arrête là où commence le code du travail” ?
Pourquoi les élections prud’hommes ont elles été repoussées par la droite sur pression du Medef (qui veut les supprimer sous leur forme actuelle) de décembre 2007 à décembre 2008 ? (le « projet socialiste » les maintient en décembre 2007) ?

Vous ne le saurez pas, la "grande presse" feint de se lamenter de la mauvaise qualité du débat gauche-droite, mais ne relaie aucun des débats vraiment de fond qui apparaissent...

Elle ne pose jamais les bonnes questions jusqu’au bout...

Elle a laissé passer le rapport du Cor du 12 janvier sans interroger les différents candidats sur ce qu’ils prévoient pour les retraites... est ce la retraite sans âge, appelée « retraite à la carte » comme le veut le Medef ? Est-ce allonger la durée de cotisation à une limite inatteignable au delà de ce travaillent tous les Français (sauf les patrons à parachutes dorés) ?

Elle a laissé parler Sarkozy du droit de grève limité, sans lui poser aucune question précise : quel est son modèle, si ce n’est pas le modèle social français, est-ce l’anglo-saxon, veut il s’inspirer de la réglementation anti-grève de Mme Thatcher ?

Elle laissé passer la question de la représentativité syndicale sans interroger chaque candidat : est ce sur la base du rapport Hadas-Lebel du Ces ou sur la base des propositions anti syndicales de l’Ump (suppression de la liste - qui devrait être étendue - de ceux qui bénéficient de la « présomption irréfragable de représentativité », obligation de tous les syndicats de prouver en permanence leur représentativité dans chaque entreprise ?)

On n’a pas développé le débat essentiel sur la fiscalité : l’impôt sur le revenu progressif et direct doit il se substituer a l’impôt indirect injuste ? Les entreprises doivent elles cotiser davantage ? Doit-on renvoyer aux salaires les 160 milliards d’eur que les profits boursier, entreprises et actionnaires leur ont pris en 20 ans ?

Elle n’interroge aucun candidat de façon concrète sur le nombre de fonctionnaires, les salaires, le statut de la fonction publique... (alors qu’il y a grève le 8 février) Il n’y a pas assez de fonctionnaires, il faut remplacer tous ceux qui partent en retraite et augmenter dans les secteurs nécessaires (hospitaliers, éducation, équipement, services sociaux, inspection du travail, justice, etc...)

Quand va t on parler de la santé dans ce pays, alors que le “plan hîpital 2007” s’applique sans un mot, sans une enquête, en ravageant nos hôpitaux ?

Pourtant la grève de 8 février pose la question des salaires et des effectifs de la fonction publique, qu’en pensent les candidats ? Les salaires sont ils trop hauts dans ce pays ?

Les profits (100 milliards d’eur pour les entreprises du Cac 40 en 2006, contre 83,4 en 2005, 66 en 2004, 57 en 2003...) n’ont jamais été aussi énormes ( 30 milliards d’eur de bénéfices de plus en 2005 par rapport à 2004 pour les 500 premiers fortunes de France soit trois fois le “trou” présumé de la Sécurité sociale- la grande prêtresse du Medef, Mme Parisot est la 276°...)

Gerard Filoche, jeudi 1er février

RAG 34. Lolo34

20:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FILOCHE, RAG 34

Sarkozy parle à la France qui se lève tôt !

par Gérard Filoche

Il veut qu’elle se lève encore plus tôt et travaille encore plus tard... Pour le bénéfice des seuls actionnaires. Quand il se lève tôt, Sarkozy, comme les vampires, c’est pour sucer le sang des ouvriers plus longtemps dans la journée ! pour leurs proposer plus d’heures supplémentaires, moins payées, afin qu’ils travaillent plus en gagnant moins.

Il a déclaré « - Quel est le problème avec les 35 h ? C’est que ça doit être un minimum, pas un maximum ! ". Textuel.

Il lui a fallu pour cela faire mine d’être filmé à Rungis dès 5 h du matin devant toutes les télévisions...

C’est vrai qu’il n’y a presque jamais de films, de reportages, d’images dans le métro à 5 h 30 du matin, dans les premières rames, lorsque les premiers travailleurs postés, attendent aux portes de Paris que s’ouvrent les grilles.

Majorité d’immigrés du bâtiment gris de fatigue, de femmes de ménage ou soignantes... À cette heure-là, les femmes se tiennent mieux que les hommes dont la tête tombe plus vite de sommeil contre les vitres. Ils partent à l’aube dans le froid, pour des journées de 10 ou 12 parfois 14 h de travail. Au-delà de la durée maxima du travail fixée à 10 h et autorisée par le Code du travail.

Car en France, il y a des centaines de millions d’heures de travail impayées, non comptabilisées, non majorées, que ces salariés ne peuvent refuser sous peine de perdre leur fragile emploi - l’épée de l’Anpe sur la nuque. Il y a même des cadres qui ont des forfaits-jour et dont on ne décompte plus les temps de trajets professionnels depuis la loi Borloo de janvier 2005. Il y a les vagues de ceux qui font 45 h, 50 h, parfois au-delà, comme dans la restauration, le transport, le bâtiment, le nettoyage, la vente, des services de toutes sortes. Ils travaillent déjà beaucoup trop et gagnent trop peu.

Et ils souffrent : lisez la page 3 du Monde daté du 2 février, sur « Le deuil au c¦ur de Renault » trois suicides de salariés et une tentative sur le site de Guyancourt. Trop de pression au travail ! L’article de Christophe Desjours (ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés...) le démontre : la souffrance au travail s’accroît chaque jour.

Souffrance que le candidat Sarkozy, avec de faux sourires, veut, en fait accroître, si par malheur, il gagne.

Aux ouvriers, aux salariés, Sarkozy leur propose comme programme central : « la liberté de travailler plus pour gagner plus »

Aucun salarié de ce pays, Sarkozy le sait, n’a la « liberté » de travailler plus. C’est l’employeur, seul unilatéralement qui fixe la durée du travail à l’embauche, dans le contrat.

Tout salarié est « subordonné » juridiquement (et économiquement) ce n’est pas lui qui décide. C’est l’employeur seul qui fait faire ou non des heures supplémentaires... ou impose un temps partiel.

Ainsi 60 % des 3,7 millions de salariés (85 % de femmes, 80 % de non qualifiés) subissent le temps partiel et sont des travailleurs pauvres, les employeurs ayant organisé, systématisé le temps partiel « aidés » encouragé, stimulé, par les exonérations de cotisations sociales que l’état leur a données.

Heureusement la loi Aubry de janvier 2000 impose une mensualisation à 151 h 66 pour les « temps pleins » à partir de 35 h hebdomadaires, durée légale dont tous les salariés, sans exception, bénéficient depuis le 1er janvier 2002. la durée maxima du travail étant de 48 h hebdomadaires, il y a place pour 13 h supplémentaires chaque semaine.

Mais les employeurs ont contourné fréquemment, sans être suffisamment sanctionnés, cette durée légale pour imposer des heures supplémentaires par centaines de millions, souvent sans les faire figurer au bulletin de paie, sans les majorer au taux légal, sans les cotiser aux caisses de Sécurité sociale.

Sarkozy propose sans pudeur d’augmenter ce travail massif, déjà existant, souvent illégal, (neuf plaintes sur 10 à l’inspection du travail) en proposant que ces heures supplémentaires ne soient plus majorées, plus cotisées, plus imposées... tout à l’avantage des employeurs.

Cela revient à l’obligation de “travailler plus pour gagner moins” D’ailleurs c’est ce que Sarkozy a commencé à faire depuis 5 ans qu’il est au pouvoir : il a repoussé du 1 janvier 2005 au 1 janvier 2008 la date où les heures supplémentaires qui n’étaient majorées que de 10 % entre 35 et 39 h dans les entreprises de moins de 20 salariés, allaient, comme prévu par la loi Aubry, être majorées de 25 %. C’est la faute à Sarkozy et Fillon, si, depuis le 1er janvier 2005, 4,8 millions de salariés n’ont pas bénéficié de cette (petite) augmentation de leurs heures supplémentaires !

Quand Fillon et Sarkozy ont allongé le « contingent annuel autorisé » d’heures supplémentaires en le faisant passer de 130 h à 220 h, ils ont fait, du même coup, perdre des dizaines d’heures supplémentaires majorées de 100 % - le seuil est passé de la 131° heure à la 221° heure - à des centaines de milliers de salariés, obligés de travailler plus pour gagner moins.

Avec le rachat des compte épargne temps (congés payés échangés contre argent) et les forfaits-jours, les heures supplémentaires non cotisées, non majorées, avec des contingents annuels allongés et des contrôles rendus impossibles (décret du 4 janvier 2007 !) avec le Cne sur toute la vie, le licenciement sans motif, avec le droit de grève limité, avec le droit syndical diminué, Sarkozy, c’est le vampire qui sourit aux ouvriers, les regarde dans les yeux fixement espérant mieux les tromper.

Sarkozy, c’est « Cpe 2 », « Cne puissance toute la vie »... la fin du Code du travail
Mais ça ne va pas se passer comme cela : comme au printemps 2006 face au Cpe, salariés, et jeunes sauront lui faire barrage. Dans les urnes cette fois.


Gérard Filoche, vendredi 2 février 07

Démocratie et Socialisme

RAG 34. Lolo 34

07:55 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FILOCHE, FMDS, RAG 34

04.02.2007

Sarkozy veut parler à "l'électeur de gauche", le PS le renvoie à droite



PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy assume vouloir "parler à l'électeur de gauche", comme les enseignants, et multiplie les clins d'oeil à cet électorat, suscitant l'ire des socialistes qui le renvoient à la politique de la droite, dénonçant "culot" et "mensonges".

"Il y en a qui sont gênés que je m'adresse à l'électeur de gauche. Mais pour moi, avant d'être de gauche, il est de France. Mon devoir, c'est de lui parler parce que la vraie gauche, la gauche de Jaurès, elle parlait des travailleurs, parce qu'elle respectait le travail", a lancé le candidat de l'UMP vendredi.

Une thématique adoptée depuis plusieurs mois, mais sur laquelle il insiste d'autant plus qu'elle fait réagir ses adversaires. Il a ainsi multiplié les références à cette "vraie gauche" de Blum ou Jaurès depuis que le patron du PS François Hollande l'a accusé de "captation d'héritage" pour avoir évoqué ces grands anciens lors du congrès d'investiture de l'UMP mi-janvier.

Conforté par certains sondages d'après lesquels il devancerait sa rivale socialiste dans l'électorat ouvrier (33% contre 25% au premier tour selon CSA début janvier) M. Sarkozy entend labourer ce sillon.

Et pour bien enfoncer le clou, après un discours consacré fin janvier aux "travailleurs", le ministre-candidat lâche ses dernières piques vendredi lors d'un meeting consacré à l'éducation, s'adressant directement aux enseignants, réputés voter plutôt à gauche.

Electorat qu'il tente de s'attacher en lui parlant salaires, carrière, considération, égratignant au passage son collègue UDF de l'Education, Gilles de Robien, taxé rien moins que "d'injustice", et sa rivale socialiste Ségolène Royal.

Manière de chercher à capitaliser sur un malaise présumé du milieu enseignant envers la candidate du PS, après la diffusion à l'automne sur internet d'une vidéo-pirate dans laquelle elle souhaitait que les profs assurent "35 heures de présence dans les collèges".

M. Sarkozy, lui, déroule ses classiques, proposant, comme aux autres catégories sociales, aux professeurs "qui voudront travailler davantage, de gagner plus".

Positionnement sur lequel se sont immédiatement appuyés les responsables socialistes pour le renvoyer dans son camp, à droite.

"Nicolas Sarkozy mérite de haute main l'oscar du culot", s'est emporté Jack Lang, "conseiller spécial" de Ségolène Royal.

L'ancien ministre de l'Education fustige la "supercherie" du candidat UMP, accusé d'avoir "massacré" les moyens de l'éducation nationale lorsqu'il détenait le portefeuille des finances, avec la "suppression de plus de 120.000 postes ou emplois et de plus de 750 millions d'euros de crédits".

Patron des députés socialistes et lui-même enseignant, Jean-Marc Ayrault a dénoncé "le grand tourbillon de la démagogie" en direction des enseignants, après que la droite à "sabré leurs emplois, bloqué leurs salaires, amputé leurs retraites".

Et de conclure d'une image scolaire: "A la grande école du mensonge, vous êtes le premier de la classe".


RAG 34. Les lolo's 34

10:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

Présidentielle: les pistes de travail de Ségolène Royal

PARIS (AP) - Entre les quatre débats participatifs auxquels elle vient de participer et ses interventions publiques, Ségolène Royal a déjà avancé de multiples propositions, recensées sur son site Internet et régulièrement inspirées du projet du PS. Inventaire non exhaustif:

ECONOMIE:

- pouvoir d'achat: remettre à plat l'indice des prix. Conférence salariale avec les partenaires sociaux pour donner "un signal fort" (non chiffré) sur le SMIC et examiner les autres salaires

- 35 heures: floue sur le sujet, elle préconise une "réforme" dans le sens de "la compétitivité économique des entreprises". Elle n'a pas exclu d'"aller au-delà" des assouplissements actuels

- emploi: pour ramener le taux de chômage sous les 5%, elle veut lancer "dès 2007" un "plan massif pour l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale". Ce dernier secteur recèlerait "500.000 à un million d'emplois", "coacher efficacement" les chômeurs pour les orienter vers les secteurs en manque de main-d'oeuvre, créer un "filet de sécurité" ou "Sécurité sociale professionnelle" pour les salariés

- contrats: le CDI doit "redevenir la norme". Le CNE sera abrogé

- minima sociaux: "revenu de solidarité active" pour permettre aux RMIstes de reprendre un travail sans que leur niveau de vie en pâtisse

- entreprises: conditionner les aides publiques à "l'interdiction de délocaliser" si l'entreprise fait des bénéfices, "moduler" l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués, accorder un "bonus sur les cotisations sociales" pour celles qui embauchent en CDI

- dialogue social: prône un "syndicalisme de masse". Droit de vote des représentants salariaux dans les instances de décision des entreprises

- services publics: "service public de la petite enfance", "pôle public national de l'énergie" par un "rapprochement" entre GDF et EDF

- fiscalité: "le capital sera plus taxé que le travail". Réforme des stock-options

SOCIETE

- sécurité: "sanctionner le premier acte de transgression de la loi"; placer les plus de 16 ans dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée", "les pompiers" ou "les gendarmes" au premier acte de délinquance; rétablissement de la police de proximité.

"Expérimenter la présence d'un second adulte" dans les classes difficiles. Mise sous tutelle des allocations des parents défaillants

- éducation: scolarisation obligatoire dès trois ans, "élargissement" de la carte scolaire, soutien scolaire gratuit

- logement: construire 120.000 logements sociaux et autoriser l'Etat à se substituer aux communes en infraction en "réquisitionnant les terrains". Les communes pourraient procéder à des "acquisitions-réquisitions" de logements et "surtaxer les logements vacants".

Une famille qui paie régulièrement son loyer pourrait devenir propriétaire de son logement après dix à quinze ans; "revaloriser" les aides au logement, plafonner la dépense de logement des ménages modestes à 25% de leurs revenus ("bouclier logement")

- immigration: hostile à une régularisation massive, elle prône un règlement "au cas par cas", "décentralisé" aux préfets. Elle veut aussi "revenir à la régularisation au long cours" après dix ans de présence irrégulière

- environnement: réduire la part de l'électricité nucléaire à "50% d'ici 2017", "augmenter la part des énergies renouvelables" par une fiscalité incitative, lancer un "plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens". Les permis de construire seraient conditionnés au respect de normes environnementales; nommer un "vice-Premier ministre chargé du Développement durable", établir un "moratoire" sur les "OGM en plein champ, "débattre" de la création de péages urbains"

- jeunes: "droit au premier emploi" pour que "pas un jeune ne reste au chômage plus de six mois", créer 500.000 emplois-tremplins (emplois-jeunes des régions du PS) en cinq ans, créer une "allocation d'autonomie" et accorder à chaque jeune à 18 ans un "prêt à taux zéro" de 10.000 euros; contraception "gratuite" pour les jeunes femmes jusqu'à 25 ans

- santé: "médecine gratuite de proximité" pour les plus modestes

- homosexualité: élargir le mariage et l'adoption aux homosexuels

- femmes: sa première loi serait sur "les violences faites aux femmes"

EUROPE ET INTERNATIONAL:

- soumettre à référendum en France en 2009 un "texte court"

- augmenter "sensiblement" le budget européen

- pause dans les élargissements

- Iran: lui interdire l'accès au nucléaire civil et militaire

AP

Sur le Net: http://www.desirsdavenir.org

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10:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.02.2007

”Retrait du Projet de Loi consommation : à droite les masques sont tombés !

Le gouvernement prétendait étendre les droits des consommateurs. Le Parti socialiste et les associations avaient dénoncé le caractère insuffisant du texte, notamment dans le domaine du recours collectif (class action), ainsi que l’hypocrisie du dépôt d’un projet de loi qui n’avait aucune chance d’être adopté avant la fin de la session et relevait du simple effet d’annonce.

Mais désormais, les masques sont tombés. Les divisions de la majorité et les pressions du patronat (MEDEF et CGPME) ont contraint le gouvernement à retirer le texte de l’ordre du jour du Parlement. Les rares défenseurs des consommateurs à l’UMP ont dû reculer sous la pression de Nicolas Sarkozy qui se déclarait, il y a quelques jours devant la CGPME, « très réservé » sur « les class actions » et dénonçait « la judiciarisation et la pénalisation du droit économique français ».

Une fois de plus, les intérêts des salariés et des consommateurs pèsent peu pour le candidat-ministre, face à la protection des intérêts des organisations patronales les plus conservatrices.

Le Parti socialiste réaffirme son attachement à l’extension des droits des consommateurs et au principe du recours collectif, et s’engage à inscrire à l’ordre du jour du Parlement une réforme allant dans ce sens dans le cadre de l’alternance.

Communiqué du Secrétariat national

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09:53 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02.02.2007

(2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière

Lire : "Le plein s'il vous plait" de Jen-Marc Jancovici

Présentation de l'éditeur

Et si la hausse du prix du pétrole était le début d'une salutaire crise de désintoxication ? Et s'il fallait encourager cette hausse, voire l'accentuer ? Si l'énergie ne vaut rien - car elle est incroyablement sous-évaluée - c'est que ni l'épuisement des ressources en pétrole, ni le coût du changement climatique, ne sont inclus dans son prix. Par un surprenant tour de passe-passe, il s'avère que le PIB peut croître tandis que nous allons droit dans le mur. Nous vivons donc dans l'illusion d'une source d'énergie inépuisable et bon marché, illusion qui nous masque les catastrophes climatiques, économiques et politiques à venir. Il est temps pour chacun de nous de se montrer réaliste. Une taxe progressive et volontaire sur le pétrole profiterait non seulement à la nature, mais nous protégerait nous-mêmes, à commencer par les plus modestes, face aux mutations économiques à venir. Une idée forte et iconoclaste, pour un livre qui devrait inciter au débat.

Biographie de l'auteur
JEAN-MARC JANCOVICI et ALAIN GRANDJEAN sont tous deux anciens élèves de l'Ecole polytechnique. Le premier est ingénieur-conseil auprès de grandes entreprises et de l'Etat. Le deuxième, économiste, préside la société " Capitalisme durable ".

Le site de Jean-Marc Jancovici

Article du figaro mai 2006 : Du bon usage de la cagnotte pétrolière

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Du même auteur sur Amazon : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? + "Le Plein s'il vous plait !" = 24€70. Commander

Notre note précédente : (1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

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17:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-MARC JANCOVICI, rente pétrolière, pétrole, RAG 34

(1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

ECOUTER : Jean-Marc Jancovici dialogue avec Nicolas Demorand (France Inter).

Depuis lundi 29 janvier , a lieu à Paris la conférence sur le réchauffement climatique.

L’Unesco accueille le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui remet son quatrième rapport, vendredi 2 février.

C’est à l’occasion de cette rencontre sur les bouleversements climatiques à Paris que la rédaction de France Inter a choisi pour se poser, interroger, s’interroger un lieu symbolique, la Grande Galerie de l’Evolution du Muséeum National d’Histoire naturelle (MNHN). L’être humain a cette particularité de se poser des questions, et c’est bien ce qui nous différencie du reste du règne animal : la Conscience. Cet énième RV sur le réchauffement de la planète est il opportun ? Réveillera –t-il la ou les consciences ?



LIRE : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

Présentation de l'éditeur
Seuls les amateurs de paradoxe et les ennemis du principe de précaution persistent désormais à mettre en doute la réalité du réchauffement climatique. Si l'on est loin de pouvoir évaluer précisément toutes les conséquences de ce phénomène planétaire, on est plus loin encore de sa prise en compte aux plans économique et politique. De radicales réévaluations sont pourtant à prévoir dans les secteurs de l'énergie et des transports, et comme dans nos comportements quotidiens, qui contribuent à l'émission de ces " gaz à effet de serre " qui dérèglent le climat - le vrai problème étant que, même si des réductions drastiques étaient décidées aujourd'hui, leur effet ne se ferait sentir que dans plusieurs dizaines d'années... Du " coût climatique " de la consommation des fraises hors-saison à la viabilité économique du tout-nucléaire, ce livre clair et documenté est à la fois un état des lieux précis, une liste des actions politiques à entreprendre d'urgence et un guide de savoir-vivre dans un monde en pleine mutation climatique.

Biographie de l'auteur
Jean-Marc Jancovici : Ingénieur-conseil, spécialisé dans les questions climatiques, il intervient sur ce thème auprès du grand public, des entreprises et de l'État.

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Notre note suivante : (2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière

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16:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marc JANCOVICI, RAG 34

Planête : Attention ça chauffe ! "Pour une politique durable"


En 1987, Harlem Brundtland a imposé un concept. Celui du « développement durable », c’est-à-dire d’un « développement satisfaisant les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins. »

Il ne s’agit plus seulement de protéger l’environnement, mais aussi d’intégrer la qualité de la vie et l’équité entre générations actuelles et futures.

La prise de conscience est générale, mais elle est souvent demeurée sans conséquences pratiques. « La maison brûle et nous regardons ailleurs », la formule de Jacques Chirac au Sommet de la terre de 2002 à Johannesburg, ne manquait pas de vérité et elle résume finalement assez fidèlement le bilan de son quinquennat…

La planète se réchauffe, l’eau manque déjà, les déchets s’accumulent.Mais que fait la politique ? La politique a un problème. Elle a son rythme propre qui n’est pas forcément celui de la planète. Il est dicté par la pression des médias et la succession d’échéances électorales rapprochées. Trop souvent, les seuls sujets dignes d’intérêt sont ceux qui s’inscrivent dans le très court terme et permettent d’espérer une reprise immédiate. Les autres sujets sont renvoyés à plus tard, jusqu’à ce que l’actualité impose leur traitement à chaud, dans les pires conditions.

Il est temps de passer de cette politique jetable à une politique durable. Une politique durable, c’est une politique de responsabilité dont les conséquences restent soutenables dans le temps. Une politique durable, c’est une politique du temps long qui accepte l’anticipation et le débat autour d’enjeux qui ne sont pas encore brûlants. En effet, la politique doit refuser de fonctionner dans l’urgence que voudraient lui imposer les acteurs du marché. Aller vite, c’est trop souvent se plier aux logiques marchandes. La démocratie, l’évaluation et la délibération nécessitent du temps.

La démocratie, la délibération collective, ce ne sont pas seulement des mots, des passages obligés. En matière environnementale, plus encore que dans d’autres domaines, c’est l’opinion publique qui donne toute leur force aux dirigeants.

Face aux groupes de pression, il n’est pas d’autre voie que celle-là. Il suffit pour s’en convaincre d’observer ce qui a été réalisé en quinze ans face au formidable lobby du tabac. C’est cette alliance entre gouvernants responsables et mobilisation citoyenne à laquelle nous invite Ségolène Royal qui, plus tôt que d’autres, a perçu les enjeux et les moyens d’y répondre.

Thomas Colognac

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10:01 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, RAG 34

01.02.2007

Nicolas Sarkozy découvre les ouvriers !

Après son premier essai de récupération à Saint Quentin, Nicolas Sarkozy s’est présenté, à Poitiers, comme le défenseur des travailleurs, dont il découvre, ému, la culture(!), et prétend désormais les défendre, car la gauche les aurait «trahis » (sic).
C’est son nouveau leitmotiv : avec les 35 heures, la gauche aurait non seulement ruiné l’économie française mais trahi les valeurs de la culture ouvrière,propageant le mythe de la « fin du travail »…

II) Face à ces subterfuges rhétoriques et ces contre vérités, il est indispensable de rétablir les faits•

Non, la gauche n’a pas dévalorisé le travail. Les 35 heures ont permis à 350 000 personnes de retrouver le chemin de l’emploi: peut-on oser dire que pour ces 350 000 personnes et leurs familles, le travail a été dévalorisé ? De même, les emplois jeunes ont permis de redonner espoir à 470 000 jeunes embauchés de 1999 à 2005, dont 9 sur 10 étaient en emploi et 70% en CDI un an et demi après leur emploi jeune (DARES, n°44, novembre 2006).

• Non, le pouvoir d’achat n’a pas baissé à cause des 35 heures

Selon l’INSEE, le niveau de vie des Français, qui avait augmenté continûment de1997 à 2002, a baissé en 2002 et 2004. Le pouvoir d’achat qui avait lui aussi augmenté sous la gauche a stagné depuis.En effet, de 1998 à 2002, la part des salaires dans la valeur ajoutée, en baisse depuis le début des années 1980, a augmenté de 1,9 point !
Au contraire, entre 2002 et 2004, cette part a diminué.

• Nicolas Sarkozy, comme il en a l’habitude, amalgame les chiffres pour présenter ce qui l’arrange (« depuis 25 ans, le pouvoir d’achat n’a cessé de baisser ») et oublier le bilan désastreux de la droite en la matière : le pouvoir d’achat avait augmenté de3% par an en moyenne entre 1997 et 2002, il n’a augmenté que de 1,5% par an depuis, et 1,1% en 2004, lorsque Nicolas Sarkozy était à Bercy !

• Les propositions de Nicolas Sarkozy contribueront à précariser le travail au lieu de le valoriser.En proposant, avec le contrat unique,un « CNE pour tous », Nicolas Sarkozy, qui se réclame de la dignité de l’homme, oublie-t-il qu’un licenciement sans motif porte atteinte à la dignité même du travailleur, en contradiction avec le droit international du travail ? Le salarié jetable, licencié sans motif, est-ce cela le travailleur émancipé de M. Sarkozy ?

• Nicolas Sarkozy prétend permettre aux Français de « travailler plus pour gagner plus » mais c’est une vaste supercherie: ses propositions de détaxation des heures supplémentaires ne permettront que de rendre moins cher le travail pour les employeurs… en aucun cas de donner une quelconque «liberté» aux salariés, qui ne décident pas des heures supplémentaires. Elles n’apporteront aucune solution aux trois millions de salariés en temps partiel subi qui souhaiteraient bien travailler plus. Elles décourageront l’embauche en rendant plus avantageuses les heures supplémentaires.

• En attaquant constamment les « charges sociales », Nicolas Sarkozy reprend l’antienne bien connue du Medef. S’il s’intéressait réellement aux « travailleurs », il saurait que ces « charges » qu’il pourfend sont en fait des cotisations qui servent à financer la protection sociale et donc précisément à améliorer la vie des travailleurs. Il se demanderait si outre ces charges sociales insupportables, les «charges financières » que font peser les exigences des actionnaires sur les dirigeants ne sont pas aussi une contrainte forte qui empêche de redistribuer du pouvoir d’achat aux salariés…

• Les propositions de Nicolas Sarkozy favorisent les rentiers et les employeurs, pas les travailleurs.

• Est-ce revaloriser le travail que de favoriser outrageusement l’héritage en supprimant l’impôt sur les successions, en renforçant le mécanisme du bouclier fiscal qui déjà en 2007, permettra à 17 000 personnes de se partager 350 millions d’euros ?

• Nicolas Sarkozy prétend défendre la « liberté » en détaxant les patrimoines et en favorisant les plus riches, alors même qu’il ne contribue ainsi qu’à favoriser les rentiers et la reproduction sociale. Rappelons que même les États-Unis si chers au candidat ont toujours eu un taux supérieur d’imposition sur les successions supérieur au taux français : il était de 77% dans les années 1940, il est de l’ordre de 55% aujourd’hui –tout simplement parce qu’au pays des «self made men », il est incompréhensible de favoriser les rentiers !

III) Les propositions de Ségolène Royal sont les seules à même de répondre aux attentes des classes populaires•

Nous voulons : Réellement « faire que le travail paie » par une revalorisation du SMIC à 1500 euros brut et une grande conférence salariale qui permettra une hausse de tous les salaires et une progression des carrières ;

• Lutter contre la précarisation en faisant du CDI la norme pour tous. Plutôt que de favoriser l’héritage de ceux qui ont beaucoup, revaloriser les petites retraites dans le cadre d’une négociation d’ensemble sur les retraites avec les syndicats et instaurer une fiscalité plus juste qui permette une véritable redistribution des richesses et pas une accumulation par les rentiers.

« Le courage, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe ».

Cette phrase de Jaurès s’applique bien à Nicolas Sarkozy qui aime maintenant le citer !


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19:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

La Fondation Abbé-Pierre se fâche

La revue de presse par Clotilde Dumetz
Ce matin, je commence avec cet inventaire à la Prévert...

"Des cabanes en bois à la périphérie de Grenoble... des baraques sur la côte landaise... des refuges bricolés dans les deux grands bois parisiens de Vincennes et Boulogne... des bidonvilles en Seine-Saint-Denis ou le long de l'étang de Berre... des caravanes un peu partout"...

Cet inventaire, c'est ce que Libération appelle "le tour de France des abris de fortune"...

Parce que ce matin, dans vos journaux, la Fondation Abbé-Pierre dresse un constat alarmant sur la précarisation de l'habitat...

Alors oui, "l'abbé Pierre est parti en grandes vacances... Mais l'association orpheline continue son oeuvre, sans davantage mâcher ses mots", constate Michel Vagner dans L'Est Républicain...

"Le nombre de ceux qui vivent dans un habitat indigne progresse... C'est la France invisible du non-logement"...

"La Fondation Abbé-Pierre se fâche", constate de son côté L'Humanité... "Et après l'hommage national rendu à l'abbé Pierre, le rapport de sa Fondation a tout l'air d'une bombe"... C'est Maurice Ulrich, l'éditorialiste de L'Huma, qui note ainsi que "la question du logement, loin d'être étouffée sous les gerbes de fleurs, vient fragmenter les discours officiels"...

L'Humanité qui rapporte également l'inquiétude de la Protection de l'enfance, en Seine-Saint-Denis... Au moins 20.000 enfants n'auraient pas de "chez-eux" dans ce département de la région parisienne...

Et un éducateur explique... "D'accord, le logement n'est pas la cause de toutes les difficultés des enfants et des adolescents... Mais sa part de responsabilité est plus grande qu'on ne croit"...

Et si cette précarisation de l'habitat prend de l'ampleur, c'est dû... explique Ouest-France... à un cruel paradoxe...

"On construit beaucoup... sauf pour les pauvres... On construit à des prix hors de portée des couches populaires... Alors que, dans le même temps, les aides au locatif social diminuent"...

Dans La Tribune, ce résumé du rapport de la Fondation Abbé-Pierre... "Les classes moyennes sont dupées, et les couches populaires oubliées dans l'effort actuel de production de logements... L'effort de construction n'est pas bien calibré, au regard des ressources financières des ménages"...

Les difficultés sont donc ressenties par la grande majorité de la population... Et du coup, constate Le Figaro... "le logement est la priorité des Français... A 80 jours de l'élection présidentielle, le trio de tête des préoccupations des électeurs, c'est, dans l'ordre : l'emploi, le logement et les retraites...

Et quand on parle "logement", explique la journaliste du Figaro... la première mesure qui est réclamée, c'est sans surprise l'augmentation du nombre de logements sociaux"...

Alors la France invisible arrivera-t-elle à se faire entendre sur ce dossier du logement ?

On le verra bien...

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/larevuedepresse/

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09:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

31.01.2007

Gestion du Fonds Européen Pêche, Le PS dénonce l'attitude du gouvernement

« Commission de contrôle parlementaire Le Parti socialiste dénonce l’attitude du gouvernement dans la gestion du Fonds Européen Pêche
Le Parti socialiste dénonce l’attitude du gouvernement dans la gestion du Fonds Européen Pêche qui met en péril l’ensemble de la filière française et les 55 000 emplois induits entre la pêche et les produits de la mer.Le retard pris par le gouvernement quant aux propositions de la France à l’Europe sur le Plan National Pêche va pénaliser les professionnels de la mer qui risquent d’avoir plusieurs mois sans aides de Bruxelles. En effet, le gouvernement français tarde dans l’envoi de ses propositions et ne permettra pas aux professionnels de la mer de bénéficier des aides dans les mêmes délais que leurs collègues européens. De plus, le gouvernement a refusé d’associer à ce Plan les régions côtières.

C’est pourquoi, le Parti Socialiste demande au gouvernement de bien vouloir revoir sa copie. Il soutient sur ce point la démarche de protestation de l’Association des Régions de France. La place et l’avenir des pêcheurs dans un contexte de raréfaction de la ressource halieutique, la valorisation des ressources énergétiques de la mer dans le cadre du développement durable et plus largement le devenir des régions côtières nécessitent de sortir des logiques politiques dans lesquelles semble s’inscrire le gouvernement. Les pêcheurs, les aquaculteurs et l’ensemble des professionnels attendent de l’intelligence collective et non des attitudes dogmatiques et sectaires.il faut que le Ministère de l’agriculture et de la pêche consultent les régions qui sont des partenaires et des financeurs. À ce titre, les régions littorales sont incontournables.

Communiqué d’Isabelle THOMAS
Secrétaire nationale à la Mer

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10:49 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Salariés : le poids des déclassements a "plus que doublé" en 20 ans, selon l’Insee

PARIS (AFP) - Le poids des salariés ayant vécu un déclassement dans la hiérarchie socioprofessionnelle a "plus que doublé" en 20 ans, passant de 3% au début des années 1980 à près de 7% dans les années 2000, selon une étude Insee publiée mardi.

Dans un contexte de chômage toujours massif, l’Insee constate que le déclassement, encore "très rare entre 1980 et 1985", "n’est plus un phénomène marginal" entre 1998 et 2003, et a "plus que doublé".

Le fait de "descendre l’échelle sociale" intervient "souvent à la suite d’un passage par le chômage ou l’inactivité", la mobilité descendante constituant "un moyen de conserver un emploi ou, pour les chômeurs, d’en retrouver un plus rapidement", note l’Insee, qui a limité son étude aux personnes âgées de 30 à 54 ans en fin de période.

Hommes et femmes sont égaux face au déclassement, 6,6% des salariés et 6,8% de leurs collègues femmes ayant connu une trajectoire descendante en 1998-2003.

Entre 1980 et 1985, leur proportion atteignait respectivement 3,2% et 3,1%.

Parallèlement, les trajectoires ascendantes sont devenues "plus courantes", même si elles demeurent surtout l’apanage des hommes, selon l’Insee.

Entre 1998 et 2003, 15,1% des salariés ont progressé dans la hiérarchie socioprofessionnelle, contre respectivement 9,7% entre 1980 et 1985.

Un trentenaire sur trois a changé de catégorie socioprofessionnelle entre 1998 et 2003 (contre un sur cinq en 1980-85), ce qui "est sans doute le signe de recrutements effectués de plus en plus souvent en dessous du niveau de compétence" et "compensés ensuite par des promotions vers des métiers plus en accord avec la formation initiale", analyse l’Insee.

Les chiffres sont en retrait pour les femmes, avec 10,5% de mobilité ascendante entre 1998 et 2003, contre 6,6% au début des années 80.

Se mettre à son compte pour devenir artisan, commerçant ou chef d’entreprise reste une filière de promotion essentiellement masculine, empruntée par 80.000 ouvriers qualifiés entre 1998 et 2003, soit 3% d’entre eux.

Les ouvrières qualifiées sont les plus mal loties de tous les salariés : une sur neuf (11,8%) a connu le déclassement entre 1998 et 2003. "Il s’agit principalement de femmes travaillant dans l’industrie qui, touchées par la diminution de l’emploi industriel, ont migré vers un emploi http://fr.fc.yahoo.com/e/emploi.html dans les services de niveau de qualification inférieur (aide ménagère, ...)", souligne l’Insee.

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10:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

30.01.2007

Avec Nicolas Sarkozy, rien n’est impossible même le pire !

Il faut que Nicolas Sarkozy démissionne du Ministère de l’Intérieur

Comment accepter que des réunions de campagne de l’UMP se tiennent au Ministère de l’Intérieur ?

Comment accepter qu’il parte à la Réunion faire sa campagne à l’élection présidentielle en tant que Ministre de l’Intérieur ?

Dans « la Tribune », Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy tombe le masque et dévoile le vrai projet de Sarkozy :

- Limitation du droit de grève,

- Instauration d’une franchise pour les dépenses de santé, c’est-à-dire d’une médecine à deux vitesses,

- L’augmentation de la TVA, c’est-à-dire la pénalisation de la consommation populaire.



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11:41 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.01.2007

Sarkozy, candidat du travail précaire

Alors que les Français ont massivement rejeté l’année dernière le contrat « première embauche », Nicolas Sarkozy vient de proposer de faire évoluer le contrat de travail sur le modèle du contrat « nouvelles embauches », frère jumeau du CPE.

Cette forme de contrat, aux effets désastreux pour les salariés, n’a absolument pas faire la preuve de son efficacité sur l’emploi, moins de 10 % des CNE signés correspondant à des créations de poste selon le ministère de l’emploi.

Le modèle de société, fondé sur la précarité, que veut imposer Nicolas Sarkozy aux Français, est aux antipodes des attentes qu’ils ont manifestées à plusieurs reprises ces dernières années.

Le Parti socialiste dénonce la proximité des propositions de Nicolas Sarkozy et des exigences récurrentes du patronat le plus réactionnaire. Cette connivence constante démontre que le président de l’UMP est d’abord le candidat du moins disant social et fiscal.

La remise en cause de la durée légale du travail, du droit social, de l’impôt sur le revenu, des sources de financement de la sécurité sociale et du périmètre des services publics constitue le fondement du programme économique et social de Nicolas Sarkozy.

A l’opposé, Ségolène Royal propose d’inciter financièrement les entreprises à recourir au CDI, pour faire de cette forme stable d’emploi la référence en droit du travail.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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Le CNE de Sarkozy : un contrat maudit

Un vrai débat de campagne électorale... ne laisserait pas dire que "le CNE est une réussite"

Le Monde d’hier et tous les grands médias préfèrent parler des RG ou d’autre “affaire” que du Cne, de la suppression du droit du licenciement et de la proposition du Medef, dans un grand show, de faire un autodafé avec le Code du travail...

Pendant ce temps-là, on laisse dire à Sarkozy non seulement qu’il est pour le licenciement sans motif tout au long de la vie professionnelle dans un contrat unique... en étendant le Cne.

Mais on le laisse dire que "le Cne" est une réussite...

Alors que le Cne est l’apogée de la précarité et un contrat maudit.

On nous abreuve d’une prétendue « polémique » pour ou contre les bienfaits du Cne, ce « contrat nouvelle embauche » institué sans concertation par ordonnance, c’est-à-dire par un coup de force du ministre Villepin en plein été 2005.

On cherche à nous faire participer à un « débat » sur l’intérêt d’un tel Cne qui se serait, paraît-il, « installé » dans le paysage (sic, France inter). Mais ce dont il s’agit, c’est d’un recul des droits de l’homme et du travail en même temps.

Le Cne, c’est la pire atteinte que l’on puisse faire à un salarié : l’atteinte à sa dignité ! On peut le « virer » à nouveau du jour au lendemain sans motif : c’est le retour au XIX° siècle, à Zola, le porion peut « virer » le mineur Lantier, le réduire à la mendicité, sans même que le patron lui jette un regard. Et l’on nous affirme, qu’il vaut mieux que les Lantier d’aujourd’hui soient à nouveau soumis à ce régime, plient l’échine, ne puissent de syndiquer, ni se révolter, plutôt que d’être au chômage !

On croyait cet esclavage révolu : la convention internationale n°158 de l’Oit affirme que l’on ne peut « licencier sans motif », toutes les déclarations des droits de l’homme affirment que l’on ne peut « licencier sans motif ». Et la France - qui n’a jamais été aussi riche - de MM Chirac-Villepin-Sarkozy-Dutreil a rétabli sous le prétexte mensonger de lutter contre le chômage, la possibilité d’un employeur de fouler aux pieds la dignité élémentaire d’un humain qui travaille pour lui : « - Dehors !... et je n’ai pas à dire pourquoi ! ».

Il n’y a pas de « débat » possible autour du Cne, il n’y a qu’un combat : un combat pour le droit, un combat pour la dignité, un combat pour le droit élémentaire du licenciement.

La prétention qu’il y ait aujourd’hui 750 000 emplois créés par le Cne est une fable indigne : ce sont des substitutions aux Cdd et à d’autres contrats atypiques précaires.

il y aurait eu en août dernier, au bout d’un an, 550 000 Cne, mais seulement, d’après une enquête d’opinion auprès de chefs d’entreprise, 10 % (sic) seulement n’auraient pas été créés autrement. Ce qui en fait un des moins “performants” des contrats précaires. (Il y a 950 Cdd, 650 000 intérimaires, 800 000 saisonniers, 3,7 millions de temps partiels, ces chiffres se recoupant aussi

La même enquête affirmait que 30 % des Cne ont été interrompus « avant six mois » ! Cela signifie que 180 000 salariés ont été « jetés » sans motif, sans droit, sans explication, sans défense, et il n’y aurait, hélas, que 370 plaintes aux prud’hommes recensées, soit autour de 0,2 %. Mais ces plaintes trouvent écho auprès des juges, en attendant la décision du Bit a priori défavorable en vertu de la convention internationale n°158.

On nous dit que la rupture émanerait du salarié dans 45 % des cas : si c’est vrai, cela ne démontre qu’une chose, c’est qu’il y a, en dépit du chantage à l’emploi, un nombre important de salariés (presque un sur deux) qui préfèrent s’évader de ce système où l’on est corvéable à merci, où l’on ne peut rien refuser à l’employeur ! Car un employeur qui choisit d’embaucher en Cne à la place d’un Cdi, il faut le désigner du doigt, il a tout pour rendre méfiant : c’est qu’il a l’intention de tirer le maximum du salarié, sans vouloir s’embarrasser de respecter ses droits ! Le Cne, c’est une invention perverse qui va chercher les moins bonnes intentions d’un petit employeur puisque l’argument de « vente » de ce maudit contrat, c’est « n’hésite pas à l’embaucher puisque tu pourras le virer sans problème ».

Quand vous n’avez pas de droit face à un licenciement « abusif », et sans « cause réelle et sérieuse », en fait, chacun le comprend, vous n’avez plus de droit du tout, en amont, vous ne pouvez plus réclamer le paiement de vos heures supplémentaires (des milliards d’heures supplémentaires sont impayées, volées aux salariés, volées aux caisses de protection sociale) car si vous le faites, on vous vire ! Et c’est pareil pour vos conditions de travail, l’hygiène la sécurité, ainsi de suite, précarisés vous êtes !

Renaud Dutreil osait affirmer avant que Sarkozy ne le fasse, que ceux qui combattent le Cne (dont ils proposent qu’il soit « étendu en 2007 »... si la droite gagne) relèvent du « Jurassic Park à la française ». Il y a toujours eu des gens de droite comme lui, pour rêver d’en revenir avant l’abolition des privilèges, avant la Révolution Française, avant la Commune, avant le Front populaire, avant la Libération, avant Mai 68, avant l’inspection du travail, avant le droit syndical, avant le droit élémentaire du travail, c’est ce qu’ils appellent à contrario « la France d’après ».

Mais ces réactionnaires passéistes ont pourtant été battus par des millions de salariés, de manifestants, par toute la jeunesse, par plus de 80 % de l’opinion, au printemps 2006 !

Ca ne fait rien : ils s’obstinent, ils osent essayer de ranimer un « débat » dans les médias pour leur misérable contrat : ne laissons par Sarkozy plastronner au cours de cette campagne électorale, sur le cne, c’est un point central de sa politique de destruction du Code du travail selon les plans du Medef, de Mme Parisot - qui ne manque pas d’air.

RAG 34. Lolo34

06:35 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Sarkozy pour le licenciement sans motif sur toute la vie

Il annonce un Cpe à vie pour toutes et tous !

Nicolas Sarkozy veut s’inspirer du CNE pour un contrat unique 24.01.07, 20h44, PARIS (Reuters)
« Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi, lors d’une rencontre avec des patrons de PME, qu’il entendait s’inspirer du "contrat nouvelle embauche" (CNE) pour créer un contrat de travail unique s’il était élu le 6 mai à la présidence de la République. "Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher", a déclaré le ministre de l’Intérieur et candidat de l’UMP lors de cette rencontre organisée par la CG-PME dans un théâtre parisien. Le CNE, pour le moment réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, prévoit une période d’essai de deux ans et rencontre un certain succès auprès des PME.

"Je garderai l’intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français", a ajouté Nicolas Sarkozy. »

Est-ce que ca va passer inaperçu comme une lettre à la Poste ?
Ce que vient d’annoncer Nicolas Sarkozy, devrait faire la « une » de tous les journaux, tellement, c’est une attaque inouïe, inédite contre le Code du travail.

C’est purement et simplement la mort du droit du licenciement : la facilité pour un employeur de rompre unilatéralement le contrat de travail SANS MOTIF
pas seulement pour les jeunes de moins de 26 ans comme le Cpe,
pas seulement pour les 5 millions des salariés des entreprises de moins de 20 salariés comme le Cne
pas seulement pendant une période de deux ans comme le Cne et le Cpe mais tout au long de la vie professionnelle, un employeur pourra vous licencier SANS MOTIF, en dépit de toutes les déclarations des droits de l’homme, en dépit de la Convention n°158 de l’Organisation internationale du travail.

Etre licenciable sans motif, c’est ne plus pouvoir défendre ses droits du travail en amont, c’est ne plus pouvoir se syndiquer ouvertement, c’est ne plus pouvoir revendiquer ses heures supplémentaires, c’est ne plus pouvoir « broncher » sous peine de perdre son emploi.

Etre licenciable sans motif, c’est ne pas pouvoir correctement se défendre aux prud’hommes contre un licenciement sans cause réelle et sérieuse, abusif, ou boursier.

Etre licenciable sans motif, c’est un retour en arrière de 120 ans, dans le droit, la dignité élémentaire des salariés, c’est le retour à Germinal, à Zola

Pas un salarié de ce pays n’a intérêt à ce qu’un tel candidat passe
Des millions de salariés, de jeunes ont défilé de février à avril 2006 pour imposer à Sarkozy Chirac Villepin de retirer le Cpe : Sarkozy, ce n’est pas la « rupture », c’est la persistance, la France d’avant, c’est la volonté de casser la volonté populaire, de revenir en arrière, au 19e siécle.

Gérard Filoche

RAG 34. Lolo34

06:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

27.01.2007

DOM-TOM ou économie, Ségolène Royal pilonne Nicolas Sarkozy




LE VAUCLIN, Martinique (Reuters) - Ségolène Royal a sévèrement critiqué en Martinique les propositions économiques et sociales et les mesures en faveur de l'Outre-Mer de Nicolas Sarkozy.

Tout au long de sa journée marathon - quatorze étapes en douze heures -, la candidate socialiste à la présidentielle a commencé à lever le voile sur sa future politique ultra-marine.

Au Lamentin, dans le centre de l'île, elle s'est opposée point par point aux mesures prônées par son rival de l'UMP dans Le Monde au début de la semaine.

"Quand j'entends qu'il faudrait repousser la retraite jusqu'à 70 ans ou faire payer le début d'accès à la santé, ou que les gens se débrouillent s'ils n'ont pas assez d'argent et qu'ils fassent des heures supplémentaires...", a-t-elle dit.

"On va permettre aux patrons que l'heure supplémentaire coûte moins cher que la première heure travaillée d'un chômeur que l'on aurait recruté", a-t-elle poursuivi, s'élevant contre une société "où chacun se débrouille dans le tous contre tous".

A "tout cela (...) je dis non (...) à la franchise médicale qui va faire reculer la couverture médicale et la sécurité sociale, non à l'anarchie dans le chacun pour soi. Je dis non à ce recul des solidarités, je dis non à ce recul des services publics avec la suppression de moyens dans l'école, la santé, les transports publics".

Une fois la gauche revenue au pouvoir, "la République rétablira ces solidarités", a-t-elle assuré au deuxième jour de sa visite dans les Antilles, réservoir de plus de 600.000 voix, avant de prendre part à un "forum participatif" au Vauclin, une commune de la façade atlantique de l'île. Elle doit tenir dans la soirée un meeting à La Trinité.

DEMAGOGIE

"Nous n'avons pas un regard misérabiliste sur les Outre-Mers", a-t-elle assuré, en réponse indirecte au ministre de l'Intérieur qui a promis pour les DOM-TOM "une "politique nouvelle", dénuée de tout "assistanat".

"Moi, je ne veux pas tomber dans la démagogie ou promettre des zones franches globales dont ne sait pas très bien ce que cela veut dire", a-t-elle lancé, critiquant l'une des principales propositions du candidat de la droite.

En revanche, parlant au centre d'un tapis rond et bleu, entourée de 300 personnes, elle a expliqué être preneuse de "propositions précises, sensées, qui débouchent sur des résultats concrets, tangibles".

Dans le futur programme présidentiel, qu'elle doit présenter le 11 février, "un certain nombre de choses" seront issues des débats participatifs "en identifiant le lieu géographique où elles ont été émises".

La "mesure Vauclin" portera donc sur l'augmentation du cofinancement par l'Etat du congé de solidarité, dispositif qui permet dans les DOM-TOM à des jeunes de moins de trente ans de prendre l'emploi d'un senior de 55 ans, a promis Ségolène Royal.

Pour résoudre le "défi de l'éloignement" des DOM-TOM avec la métropole, elle s'est dite prête à engager "un débat sans tabou" si les prix des billets d'avion ne baissent pas après l'ouverture à la concurrence des liaisons aériennes vers les DOM, en mars.

Sur une île où le taux de chômage est deux fois supérieur à la moyenne nationale, elle s'est engagée à "lutter farouchement, j'allais dire désespérément", contre le chômage des jeunes et des femmes.

Comme le prévoit le projet du PS pour l'Outre-Mer, elle s'est engagée à "pérenniser les deux outils économiques majeurs" de l'Etat en faveur des territoires ultra-marins que sont l'exonération des charges sociales et la défiscalisation des investissements. Mais comme pour les 35h, elle se réserve le droit d'y ajouter "quelques inflexions".

RAG 34. Lovely 34

09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

25.01.2007

L'influence de l'homme sur le climat confirmée par un rapport

OSLO (Reuters) - La poursuite du réchauffement climatique va provoquer davantage de phénomènes extrêmes tels qu'inondations et sécheresses au XXIe siècle, mais les effets des émissions de gaz à effet de serre se feront ressentir pendant au moins un millénaire, conclut un projet de rapport sur le climat, confirmant la responsabilité de l'homme dans cette évolution.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), parrainé par l'Onu, doit présenter le 2 février à Paris son nouveau rapport effectuant la synthèse des travaux de 2.500 chercheurs de plus de 130 pays. Sa rédaction a pris six ans.

Selon des sources scientifiques, ce document affine la fourchette de prévision de la hausse des températures au XXIe siècle. Il table désormais sur une hausse comprise entre 2 et 4,5 degrés Celsius par rapport aux niveaux pré-industriels, l'estimation privilégiée étant de 3 degrés en se fondant sur une hypothèse de stabilisation des niveaux de dioxyde de carbone à un seuil de 45% supérieur aux niveaux actuels.

Le précédent rapport du GIEC, rendu en 2001, évoquait une hausse comprise entre 1,4 degré et 8 degrés, sans préciser quelle extrémité de la fourchette était privilégiée.

En se poursuivant, le réchauffement climatique devrait provoquer au XXIe siècle davantage de sécheresses et d'inondations et une fonte de la calotte glacière et des glaciers.

INCERTITUDES

En outre, l'élévation du niveau des mers devrait être comprise entre 28 et 43 cm (contre 9 à 88 cm dans le précédent rapport) et elle devrait se poursuivre pendant au moins un millénaire, même si les gouvernements parviennent à freiner la concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique.

"Les émissions anthropiques (ndlr, d'origine humaine) de dioxyde de carbone au XXIe siècle vont contribuer au réchauffement et à l'élévation du niveau des mers pendant plus d'un millénaire, en raison des délais nécessaires à la dilution de ce gaz", est-il écrit dans le rapport, selon les mêmes sources scientifiques.

La hausse du niveau des mers a été de 17 cm au XXe siècle. Cette élévation menace de nombreuses régions du monde, des îles du Pacifique aux côtes du Bangladesh ou de Floride en passant par des villes telles que Shanghai ou Buenos Aires.

Ce rapport insiste en outre sur les certitudes de plus en plus affirmées de la communauté scientifique sur la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique.

Il juge "très probable" - soit une probabilité de plus de 90% - que les activités humaines, notamment l'utilisation de combustibles fossiles, soient responsables du réchauffement observé depuis 1950.

Le précédent rapport utilisait uniquement l'adjectif "probable".

Le GIEC souligne cependant que des incertitudes demeurent sur le phénomène du réchauffement climatique.

Ainsi, la pollution atmosphérique et la poussière dégagée par les éruptions volcaniques semblent avoir freiné le réchauffement en reflétant vers l'espace une partie de la lumière solaire.

De même, une hausse des températures pourrait favoriser la formation de nuages, dont le sommet rejette lui aussi la chaleur vers l'espace.

Enfin, le Gulf Stream, courant chaud de l'océan Atlantique, pourrait faiblir mais pas suffisamment toutefois pour inverser la tendance globale au réchauffement.

RAG 34. Lolo34

23:31 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le Medef s'invite dans la campagne présidentielle

PARIS (Reuters) - Le Medef s'invite dans la campagne présidentielle en dévoilant un livre blanc qui présente son projet de société avec pour objectif "d'augmenter la richesse de tous les Français".
Photo prise le 5 octobre 2006/REUTERS/Pascal Rossignol

L'organisation patronale a présenté l'ouvrage, intitulé "Besoin d'air", lors de son assemblée générale annuelle qui a rassemblé jeudi 6.000 chefs d'entreprise, au Palais omnisports de Paris-Bercy. Le texte de 150 pages est disponible en librairie.

Ce livre blanc, dit-on au Medef, répond à un triple objectif : peser sur la campagne électorale, fournir une synthèse à ses adhérents et informer le grand public de ses revendications.

"Pour la première fois, les entreprises proposent une vision globale, un projet de société cohérent. Avec un objectif : augmenter la richesse de tous les Français", lit-on sur une plaquette de présentation.

Rédigé à partir des contributions de près de 50.000 chefs d'entreprise, le texte part du constat que la France "s'asphyxie" et que les entreprises "étouffent" sous le poids des charges et des contraintes réglementaires.

"Rien n'est foutu", a cependant déclaré Laurence Parisot dans un discours à la tribune. "Il suffit de changer quelques paramètres : un peu plus de liberté, un peu plus d'air et tout ira mieux tout de suite en France. Et tout ira bien très vite pour les Français", a-t-elle ajouté.

La présidente du Medef a précisé que l'organisation ne soutiendrait aucun candidat en particulier. "Nous ne nous engagerons pas derrière un candidat ou une candidate. Nous nous engageons dans le débat", a-t-elle affirmé à la presse.

Invitant les candidats à présenter "une vraie stratégie économique", elle leur a livré quelques conseils, estimant qu'"il ne doit pas y avoir d'autre priorité économique et sociale que la réduction rapide et significative du chômage".

Sans nommer le Parti socialiste, elle a critiqué certaines propositions du projet du PS pour 2007. Laurence Parisot a ainsi jugé que "serait mortelle, par exemple, une augmentation du smic sans aucun lien ni avec les gains de productivité, ni avec l'inflation. Serait mortel le projet d'abrogation envisagé par certains de la loi de 2003 sur les retraites".

LES DROITS DU CONTRIBUABLE

L'ouvrage égrène des propositions, la plupart déjà connues, comme l'abrogation des 35 heures - "illusion désastreuse", selon Laurence Parisot - ou la fin de la retraite à 60 ans.

Principale nouveauté, le Medef propose d'inscrire dans le préambule de la Constitution une "charte des droits du contribuable" qui poserait les principes du "droit à une fiscalité non confiscatoire, non rétroactive et non cumulative".

Dans la préface, Laurence Parisot affirme une nouvelle fois que "le temps de travail ne peut se décréter uniformément" et qu'il serait "plus efficace économiquement et plus respectueux socialement" que la durée du travail soit définie par des accords entre patronat et syndicat et non plus par la loi.

L'organisation patronale recommande de créer un nouveau contrat baptisé "CDI de mission" dont la rupture ne pourrait faire l'objet d'une contestation mais permettrait de bénéficier d'indemnités de chômage.

"A mi-chemin entre CDI et CDD, ce nouveau contrat intègre une clause de rupture automatique liée à la réalisation de la mission ou à n'importe quel autre événement pré-défini", explique-t-elle.

Le Medef demande une nouvelle fois de "dédramatiser les modalités de licenciement" en établissant le principe de la "séparabilité" qu'il compare au divorce à l'amiable.

Relevant que "chaque année, le Code du travail s'accroît de plus de quarante pages", l'organisation patronale propose de modifier la Constitution pour "faire de l'accord collectif du travail le principe et de la loi l'exception".

Selon le Medef, la lourdeur des prélèvements obligatoires "constitue l'obstacle majeur à la compétitivité de nos entreprises, et par là à la croissance française, et par là à la création d'emplois et à la hausse des salaires".

Pour limiter le poids des cotisations sociales, il souhaite qu'une partie de la protection sociale soit financée par la solidarité nationale.

Le Medef répète qu'il considère que le système de retraites par répartition est "dans une impasse" en raison de l'évolution démographique et que "l'abaissement de l'âge légal de la retraite de 65 à 60 ans en 1982 est une erreur historique".

Il souhaite enfin "introduire une culture du management et de la performance au sein des administrations" et inscrire dans la Constitution le principe d'équilibre des finances publiques.

RAG 34. Les lolo's 34

16:35 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MEDEF, PARISOT, RAG 34

Un portail internet unique pour accéder à l'administration

PARIS (Reuters) - Un nouveau portail internet ouvrant la voie à une généralisation de l'administration en ligne en France a été lancé par le Premier ministre, Dominique de Villepin, et le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé.

En 2008, l'adresse www.administration24h24.gouv.fr permettra aux Français de faire toutes leurs démarches administratives par internet, 24 heures sur 24 et de n'importe où.

Dès maintenant, plus de 600 procédures, proposées jusqu'ici sur les sites des ministères, comme les demandes d'extrait de naissance ou les changements d'adresse, sont accessibles d'un seul clic sur ce "guichet unique" électronique.

Dominique de Villepin a souligné, lors d'une conférence de presse à Matignon, que cela représentait "les deux tiers des formalités existantes" - 40% pour les particuliers et 60% pour les professionnels.

"Conformément aux voeux du président de la République" Jacques Chirac, le nouveau portail "sera enrichi tout au long de l'année 2007 pour donner accès à l'horizon 2008 à l'intégralité des démarches administratives de l'Etat", soit environ 900 formulaires dématérialisés, a-t-il précisé.

"Grâce à ce site, nous franchissons une nouvelle étape dans la modernisation de l'Etat", a ajouté le Premier ministre. "Grâce à ce site nous simplifions la vie des Français."

Jean-François Copé a précisé que le nouveau portail, également doté d'un moteur de recherche, offrait un accès à 65 téléservices, certains avec des calculettes pour calculer sa retraite ou ses impôts.

II sera possible de vérifier en ligne les remboursements d'assurance-maladie, de consulter un compte fiscal, de demander une aide financière pour la garde d'un enfant à domicile, une aide au logement ou une demande d'indemnisation, de s'inscrire à des concours administratifs, etc.

Le nouveau portail comportera un système permettant de suivre le traitement de la demande.

"COFFRE FORT ELECTRONIQUE"

"Grâce aux mutualisations et aux réorganisations administratives qu'elle rend possible, (l'administration en ligne) permet des gains de productivité", souligne Matignon dans un communiqué.

"L'idée est d'aller plus loin", a pour sa part déclaré Jean-François Copé, qui a précisé qu'un chantier à mettre en oeuvre consisterait à réduire la "charge administrative".

"On a supprimé 110 procédures en 2006, on va en supprimer 200 en 2007", a dit le ministre du Budget, selon qui la totalité des formulaires existants seront revus d'ici 2009.

En 2008, les Français pourront d'autre part ouvrir leur propre dossier administratif personnalisé sur internet grâce à l'ouverture du portail mon.service-public.fr.

A partir de ce "coffre fort' électronique", ils pourront transmettre directement aux administrations, sous forme dématérialisée, les justificatifs et documents à l'appui de leurs demandes.

RAG 34. les lolo's 34

Selon les services du Premier ministre, la France est actuellement à la cinquième place des e-administrations européennes, avec plus de 31 millions de visites sur le site wwww.service-public.fr et plus de 5,7 millions de déclarations de revenus en ligne en 2006.

Plus des deux tiers des déclarations d'embauche sont faites en ligne depuis 2005, plus de la moitié de la TVA est collectée en ligne (80 milliards d'euros en 2005) et 30% des foyers qui déménagent utilisent le service "changement d'adresse en ligne".

Plus de 50% des ménages français sont aujourd'hui équipés de micro-ordinateurs, les 10 millions d'abonnements à internet haut débit ont été franchis en 2006, il y a en France 2,5 millions de "blogs" actifs et le chiffre d'affaires du commerce électronique a atteint 12 milliards d'euros l'an dernier, soit 40% de mieux qu'en 2005, rappelle Matignon.

15:36 Publié dans Actualités , Economie , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Urgence écologique, urgence sociale : deux défis indissociables

Le Parti socialiste salue le travail de Nicolas HULOT et du comité de veille écologique. Avec le Pacte écologique, ils ont fait progresser la question écologique de façon très sensible dans cette campagne.

Cette urgence écologique trouve une traduction concrète dans le projet socialiste qui fait de la lutte contre le changement climatique une priorité immédiate de son action, propose des politiques publiques concrètes et ambitieuses pour un développement durable et milite pour la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Résoudre la crise sociale, en créant des emplois et en augmentant le pouvoir d’achat des plus modestes, ne peut se faire qu’en résorbant la crise écologique : nous devrons donc changer rapidement et radicalement nos modes de consommation et de production. Nous ne pouvons plus laisser le marché organiser la destruction de la planète et l’exclusion du plus grand nombre.

Le Parti socialiste s’engage donc à promouvoir un nouveau modèle qui substitue le capital humain (R&D;, innovation, services…) aux ressources fossiles dans le processus de création de richesses.
La transition technologique ainsi engagée ouvrira de nouvelles perspectives de croissance potentiellement riches en emplois (non délocalisables…).

Communiqué du Bureau national

RAG 34. Les lolo's 34

15:34 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Royal: la loi actuelle sur les violences aux femmes est "insuffisante"

Royal: la loi actuelle sur les violences aux femmes est "insuffisante"

PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a justifié mardi son intention de légiférer pour lutter contre les violences faites aux femmes, en expliquant que la loi actuelle est "insuffisante".

Mme Royal a expliqué que la loi de 2003, dont l'initiative revient au groupe socialiste du Sénat, a-t-elle rappelé, était "insuffisante".

Elle a notamment souhaité que la prochaine loi, qu'elle entend faire voter dès son élection, "impose à tous les départements la création d'hébergements d'urgence pour les femmes battues".

En outre, Mme Royal suggère aussi un autre "dispositif juridique" permettant d'éloigner le conjoint violent du domicile familial même si la femme ne porte pas plainte parce qu'elle a peur. "Je souhaite qu'on puisse venir au secours d'une victime sans que celle-ci soit obligée de porter plainte. Si la police constate un flagrant délit de coups sur une femme, elle pourra intervenir", a-t-elle expliqué.

Elle a souligné ne pas avoir "fait de polémique sur la loi actuelle", qui est "une première étape".

Par ailleurs, Mme Royal a confirmé son intention de "revenir" sur la fusion GDF-Suez, si elle était réalisée avant la présidentielle, "pour créer un pôle de l'énergie avec EDF".

Mme Royal a démenti une rumeur selon laquelle elle aurait indiqué à Gérard Mestrallet, PDG de Suez, qu'elle maintiendrait la fusion GDF-Suez si elle était faite.

"Cette information est totalement fausse. Je n'ai jamais rencontré M. Mestrallet", a-t-elle déclaré.

La candidate du PS a ajouté qu'au contraire elle "reviendrait sur cette fusion pour créer un pôle de l'énergie avec EDF".

"Nous avons besoin de ce pôle pour faire émerger un pôle énergétique européen", a-t-elle ajouté.

RAG 34. Les lolo's 34

15:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.01.2007

Urgence Liban ! La France propose un prêt de 500 millions d'euros au Liban

PARIS (Reuters) - La France contribuera à l'aide à la reconstruction du Liban par un prêt de 500 millions d'euros accordé à des conditions très avantageuses, a annoncé le président Jacques Chirac.

Jacques Chirac et le Premier ministre libanais Fouad Siniora à l'Elysée. La France contribuera à l'aide à la reconstruction du Liban par un prêt de 500 millions d'euros accordé à des conditions très avantageuses/Photo prise le 24 janvier 2007/REUTERS/Benoît Tessier


"La France apportera son concours au Liban sous la forme d'un prêt de 500 millions d'euros à des conditions très avantageuses", a déclaré le chef de l'Etat, dont les propos ont été rapportés par son porte-parole, Jérôme Bonnafont.

"Cette contribution très significative exprime, a dit le président, l'amitié profonde, la solidarité et la confiance qui unissent la France au Liban et à tous les Libanais", a-t-il ajouté.

Jacques Chirac et le Premier ministre libanais Fouad Siniora ont déjeuné ensemble à l'Elysée, à la veille de la conférence, dite Paris III, sur l'aide à la reconstruction du Liban.

Ce rendez-vous doit réunir dans la capitale française les représentants d'une trentaine de pays donateurs et d'une quinzaine d'institutions, dont l'Onu, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

A l'approche de cette réunion organisée sous son impulsion, Jacques Chirac a émis le souhait que les participants "démontrent leur confiance dans le programme économique et social du gouvernement libanais par une contribution significative".

Cette conférence est "particulièrement opportune et nécessaire car a-t-il dit, le coût de l'inaction serait bien supérieur à l'engagement aux côtés du Liban", a encore rapporté Jérôme Bonnafont.

RAG 34. Les lolo's 34

20:55 Publié dans 02 URGENCE LIBAN ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le PS dénonce une dissimulation des chiffres du chômage

PARIS (Reuters) - Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi, a maintenu mercredi que le chômage avait fortement baissé depuis 21 mois en dépit de doutes émis par la gauche, qui dénonce une "dissimulation" des vrais chiffres.

Le Canard Enchaîné écrit mercredi que l'Institut national de la statistique (Insee) a retardé au lendemain de l'élection présidentielle la publication de ses chiffres du chômage, qui seraient supérieurs à ceux annoncés par le gouvernement.

"J'accuse le ministre de l'Economie et des Finances de chercher, avec la complicité du ministre de la Cohésion sociale, à dissimuler les vrais chiffres du chômage", a aussitôt réagi le député socialiste Gaëtan Gorce.

Selon l'élu, la publication de l'étude de l'Insee "aurait sans doute démontré, comme en 2006, que le chômage n'avait en réalité pas baissé au cours de l'année écoulée".

"Ca vous ennuie vraiment qu'il y ait 360.000 demandeurs d'emploi en moins depuis 21 mois", s'est indigné Gérard Larcher lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

"Je n'accepte pas qu'on remette en cause ce qui est le baromètre mensuel transmis par l'Anpe et la Dares, dont on sait la qualité. Oui, le chômage est passé de 10,1 à 8,7% à la fin du mois de novembre", a ajouté le ministre à l'adresse de la gauche.

Selon Le Canard Enchaîné, l'Insee aurait obtenu des "résultats calamiteux" établis selon les normes du Bureau international du travail (BIT) et indiquant que le chômage ne serait pas descendu à 8,7% de la population active mais se stabiliserait à 9,2%, soit le chiffre d'avril/mai derniers.

En conséquence, l'Insee aurait décidé de renvoyer la publication de ses chiffres du chômage à l'automne, dissimulant ainsi "les vrais chiffres du chômage 2006 pour cause d'élection".

Dans un communiqué, l'Insee confirme que le calage de la série mensuelle de chômage BIT sur les résultats 2006 de l'enquête emploi "ne sera pas effectué en mars prochain" et qu'il a été reporté à l'automne.

L'institut national précise que l'annonce de ce report avait été faite le 16 janvier lors d'une conférence de presse. Il justifie cette situation par des "problèmes statistiques", notamment le fait que les taux de réponse à son enquête ont nettement baissé dans certaines régions comme l'Ile-de-France.

"Or, les taux de réponse sont liés à la situation des personnes sur le marché du travail. Il est notamment plus difficile de joindre les personnes qui travaillent", avance-t-il.

En outre, l'analyse des premiers trimestres de l'enquête emploi 2006 montre "une incohérence avec les autres informations disponibles par ailleurs sur le marché du travail, à la fois sur le chômage et sur l'évolution de l'emploi", ajoute l'organisme.

Pour Gaëtan Gorce, ce report a été organisé "dans le seul but d'éviter de gêner la campagne engagée" par le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy et "le même raisonnement pourrait être conduit sur les statistiques de la sécurité".

RAG 34. Les lolo's 34

20:44 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Fiscalité : l'ISF gêne la droite sans ravir la gauche

Nombre d'économistes comme de candidats à la présidentielle souhaitent réformer un impôt jugé par tous peu rentable.
Par Pascal RICHE
QUOTIDIEN : mercredi 24 janvier 2007

L'ISF est au débat politique français ce que le sparadrap est au capitaine Haddock. Il s'invite, il colle, il gêne. A gauche, on le défend vaguement, mais sans trop y croire. L'impôt de solidarité sur la fortune rapporte peu d'argent et beaucoup d'ennuis. Ce ne serait qu'un «faux problème» qui ne concerne que 3,6 milliards d'euros, soit 1 % des recettes de l'Etat. A droite, on le fustige, certes (ne fait-il pas fuir les fortunés à Gstaad, à Bruxelles et, plus récemment, à Rome ?). Mais très rares sont ceux qui osent prôner sa suppression, comme en Allemagne ou au Japon. La droite continue de voir dans la suppression de l'IGF (impôt sur les grandes fortunes), ancêtre de l'ISF, l'une des causes de la défaite de Jacques Chirac à la présidentielle de 1988. Et, à l'heure où les riches sont de plus en plus riches, une telle décision ne serait pas «comprise», se justifie-t-on de ce côté de l'échiquier politique. La France ne se situe-t-elle pas au cinquième rang mondial par la concentration de la richesse privée ?
Cicatrices. Le candidat de l'UDF, François Bayrou, propose, classiquement, un élargissement de son assiette et un taux plus léger. Quant à Nicolas Sarkozy, il se perd en contorsions : d'une main, il jure qu'il n'abolira pas l'ISF ; de l'autre, il bricole une usine à gaz pour le liquider par la bande, en combinant un bouclier fiscal de 50 % et une exonération de 50 000 euros sur les investissements dans les PME (lire page suivante). Quel serait le sens d'une telle réforme, qui transformerait l'ISF en un impôt sur la résidence principale de ceux dont c'est le seul patrimoine ?
L'ISF est couturé de cicatrices. Depuis sa création en 1982 sous le nom d'IGF, il est décrié, attaqué, renié. Ce prélèvement est jugé incohérent (pourquoi la résidence principale et pas les oeuvres d'art ?). Il souffre d'une assiette trop restreinte, qu'on rétrécit toujours plus. Il rapporte peu. Et fait fuir les fortunes à l'étranger, ce qui entraîne des pertes fiscales pour l'Etat (l'inverse du but recherché) et n'arrange pas le profil de la consommation. Son histoire est en forme de montagne russe. Edouard Balladur, ministre des Finances, a abrogé cet impôt en 1986 ; la gauche l'a rétabli en 1988, mais avec un plafonnement ; en 1995, Alain Juppé a «plafonné le plafonnement» ; en 2003, une loi, dite loi Dutreil, l'a allégé...
«Naïf». A gauche, ses créateurs ne sont pas tous très fiers. Michel Charasse, ancien ministre PS du Budget, a déclaré autrefois qu'il avait été «naïf de le créer en 1981 et bête de le rétablir en 1988». L'ancien Premier ministre Michel Rocard a reconnu qu'il n'avait pas été « bien créé». Plus récemment, l'ancien ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn, l'a jugé «mal construit».
Faut-il pour autant jeter l'ISF aux orties ? Les quelques économistes qui le défendent soulignent ses vertus possibles. Il permet d'accroître la progressivité générale de l'impôt (c'est-à-dire l'idée que les riches doivent payer, par rapport à leur revenu, plus d'impôt que les ménages modestes). En outre, comme le souligne Thomas Piketty, directeur d'étude à l'EHESS, un tel impôt peut aider à pousser les plus aisés à «ne pas s'asseoir sur leur patrimoine», mais à le réinvestir ou à le vendre.
«Aucun argument en faveur de l'ISF ne tient vraiment la route, juge de son côté, Robert Baconnier, président de l'Association nationale des sociétés par actions (Ansa) et ancien directeur général des impôts. Cet impôt est mal foutu au départ . Il ne permet pas de corriger les insuffisances de l'impôt sur le revenu. Il frappe les petits propriétaires immobiliers, pas les grosses fortunes qui ont investi dans des biens professionnels.» Sa conclusion : «Le mieux serait de lui tordre le cou.»
Selon Thomas Piketty, la discussion sur la question de l'ISF est complètement brouillée par l'idéologie, car elle ne repose sur aucune statistique solide. «Il est impossible de se faire une idée claire sur cet impôt, faute de données publiques», explique-t-il. S'abritant derrière la confidentialité des contribuables, le ministère de l'Economie et des Finances veille jalousement sur les données recueillies auprès d'eux.
Ce qui n'est pas très digne d'une démocratie moderne, car, comme le constate Piketty, «il serait très simple de rendre anonymes les données recueillies». Dans les dîners en ville ­ les plus chics ­, il est fréquent d'entendre parler d'untel ou d'untel qui ont décidé de vivre à mi-temps en Suisse ou en Belgique pour y échapper. Mais aucune étude sérieuse n'existe pour chiffrer le phénomène. L'élargissement de l'assiette de l'ISF, constatée depuis quelques années, ne semble pas témoigner d'une hémorragie spectaculaire.
Réforme ? Peut-on réformer l'ISF pour le remplacer par un impôt moins contestable frappant les plus fortunés ? Robert Baconnier suggère d'étudier de près la solution retenue par les Pays-Bas, qui ont décidé de lier l'impôt au rendement du patrimoine : «Ils décident forfaitairement d'un taux de rendement moyen du capital, par exemple 4 %, et ils prélèvent 25 % de ce rendement. Dans l'exemple, cela revient à prélever 1 % de votre capital.»
Dans son livre Faire la révolution fiscale (Plon) , Jack Lang s'est penché sur ce modèle «ingénieux et efficace», avant de l'écarter, car trop compliqué. Selon l'ancien ministre socialiste, le plus simple est donc de suivre les recommandations faites par le Conseil des impôts : supprimer l'exonération des biens professionnels de l'assiette (pour l'élargir) et baisser les taux du barème.

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23.01.2007

Chômage : une priorité à laquelle ne répond pas la campagne, selon le CSA

PARIS (AFP) - La lutte contre le chômage est considérée comme un thème "important ou tout à fait prioritaire" par 98% des Français mais 67% estiment que la campagne présidentielle ne répond pas sur ce point à leurs attentes, selon un sondage CSA à paraître mardi dans L'Humanité.
Une femme et son enfant entrent dans une ANPE, le 27 janvier 2004 à Caen. Par Mychèle Daniau


Seules les réponses sur la sécurité apportées par la campagne présidentielle font plus de satisfaits que de mécontents, 50% des personnes interrogées estimant que la campagne répond à leurs attentes sur ce thème contre 47% d'un avis contraire.

Les thèmes jugés les plus importants, outre la lutte contre le chômage, sont, dans l'ordre, la santé, l'éducation, la lutte contre les précarités, l'avenir des retraites et le droit au logement.

Suivent la protection de l'environnement, le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et la sécurité.

L'immigration n'arrive qu'en quatorzième position, juste devant la réforme de la fiscalité, qui a pourtant été l'un des thèmes évoqués par les candidats à la présidentielle. La construction européenne arrive à l'avant-dernier rang.

Selon 71% des personnes interrogées, la campagne ne répond pas à leurs attentes pour les retraites. La proportion est semblable (70%) pour le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et les délocalisations (69%). Elle est de 67% pour la lutte contre le chômage.

Sont mieux notées les réponses quant à la politique internationale de la France, 42% estimant que la campagne présidentielle répond à leurs attentes sur ce thème, le droit au logement (41% contre 54%) et la santé (41% contre 56%).

Les réponses concernant la réforme de la fiscalité sont mal notées (30% contre 62%) de même que celles concernant la situation dans les banlieues (29% contre 66%).

Sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Notice détaillée disponible à la commission des sondages.

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Le fric c'est chic... : ISF, SMIC, RMI...

Madame Mossuz-Lavau a écrit un livre intitulé « l’argent et nous »… A partir d’interviews, comme celles qu’elle avait réalisées précédemment pour un autre ouvrage sur la sexualité des Français.

Après tout, explique-t-elle aujourd’hui, il y a deux tabous dans notre pays, l’argent et le sexe…

Mais ajoute la politologue, si on peut passer une semaine sans faire l’amour, on ne peut pas vivre une journée sans dépenser le moindre euro.

Question alors de ma consœur Soazig Quéméner, à Madame Mossuz-Lavau, à propos des pauvres, des riches et des « privilégiés » selon François Hollande.

En-dessous de quel revenu, Madame, est-on pauvre aujourd’hui dans notre pays ?

Réponse de la politologue : Après analyse de ce que les gens m’ont raconté, moi je fixe trois catégories. Les gens qui ont moins de 1.300 euros net par mois sont pauvres. Pas miséreux mais pauvres, dans le sens où ils ne sont pas à l’aise. Pourtant, 1.300 euros, c’est bien au-dessus des minima sociaux qui ne permettent tout simplement pas de vivre en France, sauf si l’on bénéficie d’aides familiales, si l’on travaille au noir, si l’on vend du shit ou si l’on vole. Les classes moyennes gagnent, elles, entre 1.300 et 3.000 euros net par mois. A partir de 3000 euros, je considère que l’on est privilégié.

Alors question de ma consœur du JDD à Madame Mousuz- Lavau : Mais alors bon, comment analysez-vous la passe d’armes sur la fiscalité entre Jean-François Copé et François Hollande, Ségolène Royal, etc, et tous ceux qu’on accuse de vouloir taxer les classes moyennes.

Madame Mousuz Lavau répond : Cela montre qu’un certain nombre de nos décideurs de droite n’ont aucun contact avec la réalité. Moi, j’ai fait du terrain pendant deux ans. Quand je parlais de ma catégorisation à des collèges, ils me répondaient : « je gagne 4.500 euros pas mois et je ne suis pas riche. » Les mêmes me disaient : « Tu mets les pauvres jusqu’à 1.300 euros, c’est trop large, on n’est pas pauvre à 1.250 euros par mois. La France est un pays riche où il y a beaucoup de pauvres. »

Encore une question à Madame Mousuz Lavau telle que vous pouvez la lire dans le JDD aujourd’hui : Alors qu’est-ce que vous pensez de la polémique sur le patrimoine du couple Royal-Hollande ?
Réponse de Madame Mousuz Lavau : on a tendance à utiliser un argument qui n’est pas bon. Pour représenter les gens de gauche, il faudrait être soi-même modeste alors que, lorsqu’on représente les gens de droite, on peut avoir toute la fortune que l’on veut. Ségolène Royal et François Hollande paient 862 euros d’impôt sur la fortune ; qu’on ne vienne pas me raconter qu’ils ont une fortune gigantesque. Acquérir de la pierre avec ce qu’on gagne, ce n’est tout de même pas un péché.

Extrait de la revue de presse d'Ivan Levaï émission le kiosque du 21.01.07 sur France Inter.

Mot de l'éditeur :
L’ascenseur social est-il seulement une question d’argent ? D'après l'Institut National de la Statistique, la France est coupée en quatre:
24% des ménages ont des revenus inférieurs ou égaux à 1 200 € par mois,
25% ont entre 1 201 et 1 900 €,
21% entre 1 901 et 2760 €,
23% disposant de plus de 2 760 €.
Des questions surgissent immédiatement à la lecture de ces chiffres. Comment peut-on passer d'une catégorie à une autre ? Quelle est la place de l’argent dans notre vie quotidienne ? Pourquoi est-on avare, prodigue ou voleur ? L’argent fait-il le bonheur ? Est-ce toujours un sujet tabou entre proches ? Comment jugeons-nous la corruption ?
Pour répondre à ces questions, Janine Mossuz-Lavau, en entreprenant une vaste enquête qualitative, est allée à la rencontre d’un échantillon de 105 hommes et femmes, de tous milieux (du « Rmiste » au millionnaire), de tous âges (de 18 à 85 ans), de toutes régions et de toutes orientations politiques. Elle nous livre ici des témoignages qui constituent un tableau à la fois social et psychologique des Français. Une enquête qui conclut qu’il n’existe pas de normes permettant de dresser un profil type de comportement selon les différentes catégories de Français et met en évidence le poids de l’éducation dans ce domaine.

Fiche détaillée "L'argent et nous"
Janine Mossuz-Lavau
Editeur La Martiniere Textes
Date de parution 11/01/2007
Nombre de pages 480 pages
ISBN 2846752060

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12:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : L'argent et nous, RAG34

22.01.2007

Hubert Védrine : “Il nous faut concevoir une nouvelle organisation du monde”

L’Occident doit se repositionner face à l’apparition d’un monde multipolaire. Hubert Védrine plaide pour une nouvelle donne diplomatique et une remise en cause radicale de l’unilatéralisme, qu’il soit imposé par les néoconservateurs américains ou prôné par les Européens au nom des valeurs démocratiques.

Quelle est votre perception de la crise au Proche- Orient ?

Il n’y aura pas de répit tant que le problème central ne sera pas réglé. La question est de savoir si les Israéliens finiront par accepter d’évacuer à peu près tous les territoires occupés depuis 1967, et par laisser se créer un État palestinien. L’opinion israélienne, dans sa majorité, est convaincue de cette nécessité, dans l’intérêt de la sécurité d’Israël. Mais une partie de la classe politique, notamment le Likoud, la droite israélienne, n’est pas sur cette ligne et le gouvernement hésite.

Cependant, je ne suis pas complètement pessimiste : le peuple israélien évoluera en faveur d’un accord politique, accompagné de garanties militaires considérables. Israël attend les grands leaders, peu importe les partis, qui seront capables de mettre cela en oeuvre. J’insiste sur ce point, car cela ne sert à rien d’exiger des Palestiniens qu’ils se comportent comme s’ils étaient déjà dans un État normalement organisé, puisque tout a été fait depuis plusieurs décennies pour qu’ils soient dans une situation de chaos. Et je ne pense pas non plus que les interventions extérieures sont déterminantes. Les protestations des pays arabes ont peu d’effet, et les Européens n’osent pas agir. Seuls les États-Unis pourraient accompagner un Premier ministre israélien courageux et résolu. Il ne faudrait guère plus d’un an pour régler la question, car tout le monde connaît les grandes lignes de l’accord. Il faudra ensuite aider les Palestiniens à bâtir un État stable, capable d’assumer ses propres engagements et cela prendra des années. Mais ce n’est pas impossible.

La victoire des démocrates peut-elle changer la donne diplomatique, notamment en Irak ?

Aux États-Unis, il n’y a pas de différence majeure entre les démocrates et les républicains, en revanche il y a une différence radicale entre ces deux groupes et les néoconservateurs. Ces derniers sont manichéens, ils pensent qu’en matière de politique étrangère, l’Amérique ne doit pas avoir de relations avec ses adversaires. C’est une absurdité, puisque depuis la nuit des temps, la diplomatie consiste précisément à négocier, parfois abruptement, avec ses ennemis. On ne mesure pas la régression intellectuelle et politique à laquelle les néoconservateurs américains nous ont amenés. À mes yeux, c’est la plus mauvaise politique étrangère américaine depuis 1945 ; et il est urgent qu’elle se termine.

Mais il n’y a pas de grandes perspectives d’évolution après la victoire des démocrates en novembre. Constitutionnellement, le président des États-Unis est le chef des armées et garde la mainmise sur la politique étrangère. De plus, les démocrates n’ont pas de solution de rechange. Cependant, il vaudrait mieux pour l’Amérique, et le reste du monde, que ce soit cette administration qui résolve la question irakienne, plutôt que de voir un nouveau président handicapé par cette crise.

Quelle attitude adopter par rapport au régime iranien ?

Les experts parlent de plusieurs années avant que le régime ne parvienne à maîtriser son programme nucléaire. Je suis convaincu qu’il existe encore une marge de manoeuvre pour la vraie diplomatie. Il faut parler à nouveau avec l’Iran, de manière exigeante, sur le nucléaire mais aussi sur la sécurité régionale, de l’Afghanistan, de l’Irak, du Pakistan… On verrait alors réapparaître du côté des Iraniens plusieurs positions. Sur le principe, beaucoup d’Iraniens trouvent normal que leur pays ait le droit de maîtriser l’arme nucléaire. Mais beaucoup n’ont pas envie d’aller jusqu’au bout de cette menace, compte tenu des inconvénients que cela représente, et préféreraient une vraie négociation, qui leur permettrait de retrouver un rôle de puissance régionale reconnue.

Autre sujet de préoccupation, la montée en puissance de la Chine…

C’est là l’aspect le plus spectaculaire de la montée en puissance des pays émergents. L’apparition d’un monde multipolaire devrait pourtant être une bonne nouvelle ; nous nous sommes tant lamentés sur le sort des pays qui n’arrivaient pas à se développer ! Mais il faut savoir comment aménager ensemble le monde qui en découle. Il nous faut désormais concevoir une organisation générale du monde qui intègre ces nouvelles puissances, mais aussi la question énergétique, qui va devenir de plus en plus pressante, et le compte à rebours écologique.

Il faut nous préparer à un rendez-vous qui sera l’équivalent de ce qu’a été 1945 pour la mise en place des institutions multilatérales. Avec notamment une grande réforme de l’Onu et de son conseil de sécurité. Cela ne se fera que par la négociation. Les Occidentaux auront une influence énorme… mais plus le monopole.

Comment évaluer le rôle de la Russie dans cette redéfinition des grands équilibres internationaux ?

Après la chute du communisme, l’Occident s’est fait des illusions extraordinaires. Il était invraisemblable qu’au terme de mille ans de despotismes variés, les Russes puissent brusquement opter pour une démocratie à l’occidentale. N’oublions pas que même en Occident, il a fallu un ou deux siècles de répressions et de révolutions pour arriver là où on en est ! La Russie rentre dans un processus qui devrait la conduire à devenir un grand pays moderne, mais c’est l’affaire de vingt à trente ans. Pendant un certain temps, il y aura un système,non pas totalitaire,mais autoritaire. La Russie veut rétablir son honneur après l’humiliation épouvantable qu’a été le démantèlement de l’Union soviétique, en se servant des moyens dont elle dispose : le chantage énergétique. Et quand Poutine prend des initiatives décriées par les Occidentaux, sa popularité monte automatiquement.

Quelle est votre vision de la politique africaine de la France ?
Contrairement à ce que pense une partie de l’opinion, il n’y a pas à avoir honte du fait que la France soit la seule ancienne puissance colonisatrice à avoir maintenu une présence forte en Afrique. En dehors de l’épisode tragique du Rwanda, largement hérité du passé et des conditions de l’indépendance de ce pays, si l’on regarde les grands drames qui ont provoqué un à deux millions de morts en Afrique, on s’aperçoit qu’ils se sont tous déroulés en dehors de la zone d’influence française. On peut certes trouver que la politique française a été archaïque, paternaliste, néocolonialiste. La vérité historique, c’est que cette présence a permis de protéger une grande zone, dans laquelle ne s’est pas produit ce qui s’est passé en Angola, au Biafra, au Soudan, en Ouganda, en Éthiopie, au Mozambique, en Sierra Leone, etc. Donc, il n’y a pas à rougir. Mais bien sûr, il faut aujourd’hui, avec la mondialisation, une autre politique.

Faire évoluer cette politique ne veut pas dire abandonner l’Afrique. Je ne suis pas favorable à ce que la France se désintéresse de l’Afrique, sous des prétextes égoïstes, fréquents à droite, ou moralisateurs, fréquents à gauche. On a déjà le mot : partenariat ; il n’y a plus qu’à inventer la pratique, en opérant une remise à plat des enjeux économiques, politiques et militaires.

Plus globalement, ne faut-il pas redéfinir notre conception même de la diplomatie ?
Oui, mais en nous démarquant des diplomaties de posture, d’annonce et d’apparence. Je suis pour nous affranchir complètement de la politique étrangère imposée par les néoconservateurs américains. Mais l’ingénuité européenne ne fonctionne pas non plus : invoquer sans cesse la communauté internationale alors que l’’on ne sait pas de quoi elle est composée, s’en remettre à l’Onu, même quand celle-ci est paralysée, croire que nous avons un rôle missionnaire dans le monde. Quand ils évoquent un monde multipolaire, les Français postulent que l’Europe en est le pôle majeur et que la France a une influence déterminante au sein de ce pôle. Or pour un milliard d’Occidentaux, il y a cinq milliards de gens qui vivent en dehors de nos schémas.

On se fait des illusions sur la possibilité d’imposer de l’extérieur la démocratie et les droits de l’homme. C’est un cheminement qui ne peut se développer que de l’intérieur des sociétés, et auquel je crois aussi bien pour les Chinois, les Russes, les Arabes… Mais il nous faut revenir à des idées plus justes. Encourager le développement démocratique de ces sociétés, c’est une bonne chose. Mais croire que nous serions chargés d’une mission civilisatrice de démocratisation, c’est prétentieux et cela ne fonctionne pas. Il faut avoir le courage de remettre en cause cette approche, pour donner toute sa chance à une diplomatie véritablement efficace.

Propos recueillis par Éric Lamien et Roland Moquet

article publié dans le dossier de la semaine : Où va le Monde ?




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Mort de l'Abbé Pierre : l'homme de l'hiver 54 s'en est allé tôt ce matin "en grandes vacances"

Martin Hirsh Président d'Emmaüs France a annoncé le décès de l'Abbé Pierre ancien député, ancien résistant, cette nuit à 5 heures 25 à l'hôpital du Val de Grâce à l'âge de 94 ans et demi. De très nombreux hommages et témoignages d'affection devraient se succéder dans les prochaines heures et ces prochains jours.

"Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée..."
Appel de l'Abbé Pierre le 1er Février 1954 sur RTL
Henri Grouès, plus connu sous le nom de l'abbé Pierre, lance un cri d'alarme contre la misère sur RTL. L'hiver très rigoureux a déjà fait plusieurs morts en France. La campagne en faveur des sans-logis menée par le fondateur d'Emmaüs incite tous les Français disposant de locaux inoccupés à accueillir des familles dépourvues de logements.



Hiver 1954 : la croisade de l’abbé Pierre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abb%C3%A9_Pierre

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21.01.2007

Ségolène Royal : "un souffle d'air", reportage à Toulon (vidéo)

[17/01/07]
Discours de Ségolène Royal à Toulon



Discours de Ségolène Royal à Toulon.

Chers amis, chers camarades

Merci à toi Michel, Robert, merci à tous les amis d'être présents, tous les candidats aux élections législatives, merci à tous les jeunes d'être su nombreux, le MJS, la Ségosphère.

J'entends la droite dire qu'il y aurait comme un trou d'air dans notre campagne, moi ce que je vois ce soir surtout c'est un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la victoire de 2007.

Vous êtes là si nombreux, si divers et en même temps si unis, avec votre énergie de la France qui a envie d'un changement profond et qui attend désespérément un pays qui va mieux.

C’est grâce à vous que, dans cette élection majeure pour l’avenir de la France, je peux garder le cap, rester moi-même, continuer à gravir la montagne avec vous, la droite à la puissance de l'argent, nous nous devons mobiliser en profondeur l'intelligence du peuple français.

Nous devons regarder les choses en face, parler vrai, avoir une parole libre, écouter les Français pour imaginer avec eux d’autres possibles et pour redonner à la puissance publique le rôle qui doit être le sien dans le temps qui est le nôtre.

Cette campagne, Michel le rappelait, je l’ai voulue avec vous, participative, avec vous je suis entrain de construire mon projet présidentiel. Pour mieux répondre aux inquiétudes et aux attentes des Français, pour en finir avec ce gâchis humain et ces énergies entravées qui minent le moral des Français et du pays, qui lui font douter de lui-même, qui le tirent vers le bas et l’incitent au repli.

C’est ainsi qu’en mille lieux, et même plus, dans les grandes villes comme dans les petites communes du milieu rural, nous faisons une chose dont beaucoup avaient perdu l’habitude et dont d’autres n'ont jamais eu l’expérience : nous nous écoutons, nous nous parlons, nous bâtissons, nous construisons un diagnostic partagé des difficultés que vivent les Français, pour parler juste et ensuite pour agir juste pour redresser la France, pour vivre mieux les uns avec les autres et, disons le mot, pour assumer notre responsabilité collective, et en premier lieu à l’égard de toutes celles et tous ceux qui, comme Arthur Rimbaud à 17 ans, peuvent aujourd’hui pousser ce cri : « je suis jeune, alors qu’on me tende la main ! »

Certains ont ironisé : ce parti pris participatif, c’est donc qu’elle n’a pas d’idées… L’expertise, c’est l’affaire des spécialistes, pas des citoyens ordinaires … Nous savons bien, nous dont c’est le métier, ce qui est bon pour les gens et, le cas échéant, ce qu’ils veulent…Ces forums, ces débats, c’est du temps perdu, et il ne s’en dégagera jamais quelque intérêt général…

Mais je vous le dis, cette exigence démocratique c’est une sorte de révolution démocratique, qui rend à chaque citoyen qui le souhaite ce qui lui est dû : la parole, bien sûr, mais aussi le pouvoir de proposer, à égalité avec tous, je veux élever la voix de chaque citoyen, je veux arriver avec vous au pouvoir pour vous le rendre, car si aujourd'hui dans cette campagne, on donne la parole à chacun, alors on ne pourra jamais vous la reprendre. Et c'est cela la nouvelle république que je veux construire avec vous, parce qu'elle est garante demain de la crédibilité de l'action politique. Elle est garante, cette façon de faire, de l'exigence politique, elle est garante de la parole tenue, elle est garante tout simplement du progrès pour tous et du respect pour chacun.

Les Français en ont assez des discours politiques de mensonges tenus au plus haut niveau, de ceux qui sont au pouvoir et qui promettent demain ce qu'ils ne font pas aujourd'hui alors qu'ils en ont la responsabilité. 9a c'est un déni de responsabilité.

Quand on a la chance d'être dépositaire du pouvoir du peuple français, alors on passe à l'action et l'on ne promet pas pour des lendemains des choses que l'on n'est pas capable d'accomplir aujourd'hui.

C'est ce que j'appelle la morale de l'action, je suis la candidate de la morale de l'action.

Et puis il y a aussi la vérité des mots et des concepts. Et lorsqu'ils ne correspondent à rien, ou lorsqu'ils ne recouvrent pas la vérité, alors ils ne tiennent pas la distance. Et c'est pourquoi la droite ne parle plus de rupture, forcément, par définition, le candidat de droite est le candidat sortant, il est celui de la continuité, et dès lors les masques sont tombés. Non, la droite ne peut pas accomplir la rupture puisqu'elle s'inscrit dans ce qu'elle a défait depuis maintenant cinq ans.

La rupture c'est la gauche qui l'incarne, le changement profond c'est la gauche qui l'incarne, et c'est pourquoi, en écoutant les Français, on met les mots justes sur la réalité, on ne peut pas raconter d'histoires, on ne peut pas s'attribuer des valeurs auxquelles on ne correspond pas.

Et je vous le dis ici, non seulement je revendique d'être la candidate de la morale de l'action, mais je suis parce que j'écoute les Français, que je prends ce temps et que je le prendrais comme je l'ai décidé, je suis aussi la candidate de la vérité de la parole, parce que cette parole, c'est la vôtre.

Je suis venu vous dire ici à Toulon les raisons auxquelles je tiens, celles pour lesquelles nous avons envie de croire en la France. Je la sais capable notre France de puiser dans ses valeurs, dans son histoire, dans sa passion de l'égalité, dans ses talents, l’énergie du redressement que tous les Français appellent de leurs vœux, et qu'ils attendent, parfois désespérément.

Ici, à Toulon et dans ce département du Var, on sait bien, et ça a été dit avant moi, que la République est un combat, souvent gagné, parfois perdu quand la vigilance se relâche ou quand les ressentiments s’accumulent.

Ici, nous nous souvenons de ce bataillon de Provence qui, en 1792, se porta au secours de la patrie en danger. Son chant devint notre hymne et bien des peuples de par le monde s’emparèrent à leur tour de notre Marseillaise pour clamer, chacun dans sa langue, leur volonté d’émancipation.

François Mitterrand avait raison de le dire : « quand la France rencontre une grande idée, alors elles font ensemble le tour du monde ».

Et c'est cela que nous avons à refonder ensemble. La liberté, l’égalité et la fraternité, on meurt encore pour elles aujourd’hui.

Ils étaient jeunes, pour la plupart, ces soldats de l’An II.

Mal équipés, pauvrement habillés, mais portés par une immense espérance.

Les puissances coalisées de l’Ancien Régime et leurs troupes mercenaires pensaient leur passer aisément sur le corps.

Mais c’est à lui, le peuple en armes, qu’alla la victoire.

« Quand la lutte s’engage d'ailleurs entre le peuple et la Bastille, c’est toujours la Bastille qui finit par avoir tort ».

Alors mes chers amis, des Bastilles, il en reste à emporter pour instaurer un ordre juste et des sécurités durables dans notre vie politique, économique et sociale.

Avec vous, j’ai confiance, et cet ordre juste et ces sécurités durables, nous avons le devoir de gagner pour les construire.

Et d’abord parce que cela ne peut plus durer.

Tant de pauvreté dans un pays si riche, à qui la faute si ce n'est à la droite.

Tant de salariés qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

Tant d’inégalités qui défont la France en tribus étrangères les unes aux autres.

Tant de précarités qui deviennent la norme.

Tant de fragilités, du travail au logement, qui déstabilisent les familles et les parcours scolaires des enfants.

Tant d’insécurités sociales qui distillent la peur, le repli sur soi, et parfois la haine de l’autre.

Et tant d'insécurités et de violence au quotidien dans les quartiers, parce que la police de proximité a disparu.

Alors les valeurs de la République, Liberté, égalité, fraternité : qu’en reste-t il dans ces conditions ?

La liberté d'abord.

Bien sûr, chez nous, on ne persécute pas les opposants, les journaux paraissent, Internet fonctionne jour et nuit, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays de la planète et, si imparfaite soit-elle à nos yeux, notre démocratie est appréciable.

Mais cette liberté chèrement conquise et reconquise au fil de notre histoire, qu’en reste-t-il quand, à 20 ans, l’avenir semble irrémédiablement bouché pour certains jeunes, quand, à 30 ans, on rouille sans pouvoir faire de projet, quand, à 50 ans, on est brutalement débarqué dans des plans sociaux, quand, après un congé parental, on ne peut pas retrouver de travail, quand on aborde la vieillesse avec une si petite retraite et qu’on ne fait plus un repas par jour, et qu'on a l'angoisse de ne pas se faire soigner. Et quand, même lorsque l'on n'est pas dans ces situations, on vit dans la hantise d’y tomber ? Alors oui, la liberté, cette première valeur de la République, il va falloir à nouveau lui donner tout son sens, en répondant à ces problèmes.

L’égalité, ensuite, et là aussi le chantier est immense. Bien sûr nous sommes égaux en droit, devant la loi, quoique certains plus que d’autres. Mais qui croit encore vraiment à cette égalité des chances ?

Qui ne sait que l’origine sociale, les ressources des familles, les conditions de logement, pèsent lourdement, malgré de remarquables réussites, sur les résultats et l’orientation scolaires ? Et sur l’accès et plus encore la réussite à l’université ? Sans même parler des grandes écoles qui comptent toujours aussi peu d’enfants d’ouvriers et d’employés depuis 50 ans et peut-être moins aujourd’hui qu’hier. Qui ne sait que la sectorisation scolaire, au lieu de favoriser la mixité, renforce les effets de la ségrégation urbaine ?

Qui ignore que, quand les uns doivent quitter leur entreprise, ils perdent tout alors que d'autres touchent le jackpot d’un parachute doré ?

Qui ne connaît les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes, les plafonds de verre qui persistent ? Quand un métier se féminise, on murmure même que la fonction se dégrade…

Qui ignore qu’une adresse, une couleur de peau, un prénom peuvent, dans la France d’aujourd’hui, handicaper à ce point qu’on en vient à préconiser des CV anonymes et à promouvoir des cabinets spécialisés dans le placement des diplômés dont les parents sont venus d’ailleurs ? Alors oui, l'égalité, il nous faudra la refonder et apporter toutes les solutions qui lui donneront encore du sens dans la république d'aujourd'hui.

Et la fraternité ?

Bien sûr, elle est inscrite au fronton de nos écoles et fait partie de notre devise. À un moment ou à un autre, nous en avons fait l’expérience. Mais aussi de son contraire: le mépris, le déni, la discrimination, la mise à l’écart. On le sait, sans l’égalité, la fraternité est un leurre. Et sans la fraternité, la liberté et l’égalité se désaccordent. Et c'est pourquoi notre pacte républicain est aujourd’hui affaibli et parfois même frontalement remis en cause.

Chez nous, la République mise à mal, on le sait cela veut dire la nation qui doute d’elle-même. Et je ne veux pas d'une France impuissante à maîtriser son destin dans un monde qui s’est profondément transformé et qui change à vive allure. Je veux, avec vous, que la France reprenne la main et construise son destin pour donner à chacun un véritable désir d'avenir.

Il va nous falloir reconquérir sur le désordre des choses la marge de manœuvre, d’invention et d’action qui nous permettra de choisir dans quel pays nous voulons vivre, avec quelles valeurs, quelles règles communes et quels résultats à la clef, et au fond, c’est tout ça le sens de ma candidature, de mon combat. Jamais nous n’avons eu autant besoin de volonté politique et d’efficacité de l'état pour organiser le présent et civiliser l’avenir.

Une droite historiquement à bout de souffle n’a rien d’autre à proposer que soigner le mal par le mal : soigner le chômage par plus de précarité encore, l’école à deux vitesses par plus d’inégalité scolaire, le mal logement par moins de solidarité urbaine, la pauvreté au travail par les heures supplémentaires défiscalisées,

L’insécurité publique par le désespoir social, la stigmatisation, la suppression de la police de proximité et l’injuste répartition des forces de police selon les quartiers,

Notre retard dans la préparation de l’après-pétrole par des politiques environnementales inexistantes,

L’archaïsme des relations sociales par la remise en cause, et encore récemment, du droit de grève. Des années de promesses non tenues et de pouvoir mal utilisé ne l’empêchent pas d’assurer avec aplomb qu’elle fera demain ce qu’elle n’a pas fait jusqu’à aujourd’hui et que si la France a pris du retard, c’est parce que les Français sont paresseux et sont rétifs au changement.

Et bien moi je pense tout le contraire, je crois que la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a aujourd'hui. Il est temps, en particulier, de redonner au travail toute sa valeur. Car, exactement, c'est nous le travail. Car ce qui a détruit la valeur travail c'est la droite par la précarité généralisée, la vie chère, qui ronge le quotidien, c'est le manque de revalorisation des salaires, ce sont les discriminations à l’embauche, ce sont les inégalités persistantes entre les hommes et les femmes, c'est tout cela qui dévalorise la valeur du travail dans l’entreprise.

Ce sont les perspectives d’évolution professionnelle bloquées, c’est l’inquiétude du lendemain qui dévalorise le travail, c'est ce gouffre financier croissant qui sépare les revenus des hauts dirigeants des salaires des ouvriers, des employés et des cadres, c’est le cynisme du capitalisme financier, c’est le choix de la rente contre l’investissement, c’est la mauvaise qualité des relations de travail et du dialogue social, c’est le niveau scandaleux des accidents et des maladies professionnelles dans notre pays, c’est l’échec à répétition des négociations sur la pénibilité du travail que le MEDEF vient une nouvelle fois d'interrompre, c’est la formation qui va toujours à ceux qui en ont le moins besoin, et c’est la déconnection du mérite et de la sécurité professionnelle.

Alors moi je crois que tout se tient : la France peut se retirer vers le haut si nous réinstallons des sécurités durables et si nous considérons que c'est bien la sécurité au travail qui fait aussi l'efficacité sociale et la performance économique et environnementale. Le travailleur jetable et le détricotage du Code du Travail, ce n’est pas un projet de société. C'est à cela qu'il faut dire non pour construire un projet alternatif.

Réhabiliter la valeur travail, ce n’est pas offrir comme seule perspective toujours plus d’heures supplémentaires exonérées et toujours plus de flexibilité sans filet de sécurité. Dans un monde où les entreprises doivent s’adapter en permanence, la France doit être capable d’anticiper les mutations en investissant massivement dans la qualification des salariés, dans la sécurisation des parcours professionnels pour accompagner efficacement les transitions d’un emploi à un autre.

Et je vous le dis ici car cela sera au cœur de mon projet présidentiel : pas un jeune ne restera au chômage pendant plus de 6 mois. Les jeunes auront un droit d'accès au premier emploi ou au premier stage rémunéré. Il seront remis en formation professionnelle si leur chômage est dû à une formation inadaptée au marché du travail. Il n'y aura plus de jeunes étudiants dans des situations de paupérisation parce que nous ferons l'allocation d'économie pour les jeunes. Je veux que les jeunes retrouvent la dignité dans notre pays et qu'ils y trouvent toute leur place parce que c'est pour eux que nous construisons la société de demain.

C’est cela la vraie modernité.

Et comme les régions socialistes l'ont fait, nous démultiplierons les emplois tremplins pour les jeunes. Je me suis engagé sur la durée du quinquennat à mettre en place 500 000 emplois tremplins pour les jeunes, rien que dans nos régions socialistes nous approchons déjà les 50 000 emplois tremplins au cours des quelques mois qui nous ont été donnés pour mettre en place ce dispositif.

Et je me suis engagé également pour qu'à l'âge de 18 ans tous les jeunes puissent bénéficier d'un crédit gratuit de 10 000 euros pour lui permettre de réaliser son premier projet de vie.

Et enfin pour les jeunes qui sont dans les premiers échelons des qualifications, ceux qui viennent des familles populaires, et qui ont accès au CAP, je veux dire ici que je généraliserais à l'échelle nationale ce que je fais dans la région Poitou Charente, lorsque je vois des jeunes qui ont besoin de passer leur permis de conduire pour aller travailler, et notamment dans les métiers du bâtiment, que les entreprises recherchent souvent, et que ces jeunes ne peuvent même pas aller travailler parce qu'ils ne peuvent pas accéder à ce coûteux droit fondamental. Je leur dis ici que pour ces jeunes, qui font partie de ce premier échelon des qualifications dans les métiers manuels, et bien la République leur paiera leur permis de conduire.

J’ai confiance dans le potentiel de notre pays et dans l’intelligence des territoires, pour relancer la machine économique et pour libérer les énergies, je veux un Etat qui assume ses responsabilités et des Régions qui aient les moyens de régler efficacement les problèmes des Français parce que c'est là qu'elles sont le mieux placées pour le faire.

Je veux une régionalisation et un pacte de confiance entre les différents échelons de la puissance publique parce que c'est comme cela aussi que l'on pourra lutter contre toutes les formes de gaspillage.

Je ne veux plus d’un Etat qui se désengage et d’une paupérisation des services publics, facteur d’inégalité sociale et territoriale, et de démoralisation des personnels.

Il nous faudra, et je le ferais, remettre l’éducation au centre de tout, parce que c’est considérer que cet investissement est une des priorités de la nation. Parce que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, ni en primaire, ni en secondaire, ni à l’Université. L’éducation nationale aura les moyens humains et matériels d’assumer sa mission et notamment elle apportera à chaque élève le soutien individualisé gratuit dont il peut avoir besoin au cours de sa scolarité.

Je veux un pays qui prépare l’avenir, qui mise sur sa matière grise, qui investisse massivement dans la recherche, dans l’innovation, dans l’excellence environnementale car les activités et les emplois de demain en découlent. J’ai rencontré et je vais rencontrer à nouveau des chercheurs de toutes les disciplines scientifiques. Tous me disent la même chose : l’extrême misère des laboratoires, l’abandon de la recherche fondamentale, la précarité des jeunes chercheurs, le départ de ceux qui ne trouvent pas ici les moyens de travailler correctement. Notre pays perd sa matière grise. Je veux en finir avec cette politique qui affaiblit le pays et je veux associer l’ensemble de la communauté scientifique à la définition des orientations que nous mettrons tous ensemble en œuvre. Je veux que l'une de mes premières décisions se soit de redonner les moyens à la recherche, pour que non seulement nos jeunes chercheurs restent en France, mais que la France devienne un pays attractif pour la matière grise à l'échelle de l'Europe, et même à l'échelle de la planète. Nous en avons le potentiel, nous en aurons la volonté politique.

Nous avons en effet les talents, les atouts, mais ceux-ci sont trop bridés de rigidités, de fragilités et d’insécurités. Je veux une France affranchie des bureaucraties tatillonnes et qui saisisse toutes ses chances.

Une France forte de sa culture, savante et populaire, qui ne considère pas ses artistes comme un supplément d’âme facultatif mais comme une partie intégrante d’une créativité collective qui redonne à notre pays une fierté sans arrogance et ce goût des autres qui est le propre d’une nation assurée d’elle-même.

Je veux une France qui accepte ce qu’elle est devenue – plurielle, diverse, colorée - , et qui sache s’en réjouir et en tirer parti. Je veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours en bute aux discriminations.

Je le leur dis du fond du cœur : la France a besoin de vous parce que vous êtes une chance pour le pays. Vous n’êtes pas un problème, vous êtes une grande partie de la solution ! Je veux un pays où l'on s'écoute, un pays où l'on se comprennent, un pays où l'on s'épaule dans ce que chacun entreprend.

Un pays qui entende ce que lui dit Diam’s dans « Ma France à moi » : « y faut pas croire qu’on la déteste mais elle nous ment (…). Ma France à moi leur tiendra tête jusqu’à ce qu’ils nous respectent ».

Je ne veux plus entendre parler de 2è, 3è ou 4è génération pour certains descendants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe.

Je ne veux plus entendre parler d’intégration comme s’il vous fallait toujours administrer la preuve que l'on n'est pas moins français que les autres alors que ce qui fait obstacle sur le chemin, c’est le déficit d’égalité.

Je veux une France qui assume avec lucidité une histoire partagée, respectueuse de toutes les mémoires et accueillante à tous les siens.

Une France fière de sa République et de sa laïcité qui ne dresse pas les Français les uns contre les autres parce que ses valeurs correspondent aux valeurs universelles qui nous permettent de dialoguer avec le monde sans que de vieux relents de « mission civilisatrice » fassent leur retour dans nos mots et dans nos attitudes.

Ni amnésie, ni repentance, je veux une France capable de porter un regard apaisé et de poser des mots justes sur son histoire. Capable de reconnaître l’esclavage pour ce qu’il fut : un crime contre l’humanité. Capable de reconnaître la colonisation pour ce qu’elle fit : dominer et spolier. Capable de reconnaître la part prise par la police de Vichy dans la rafle du Vel’ d’Hiv’ et la déportation des Juifs français.

Je veux que les enfants des harkis et ceux des militants du FLN, ceux qui vont à la synagogue, à la mosquée, au temple, à l’église et ceux qui n’y vont pas fassent vivre entre eux cette valeur de fraternité qui est le plus beau message de la République, en refusant tous les communautarismes.

Aimer la France et son histoire, y puiser de fortes références pour les combats d’aujourd’hui, ce n’est pas non plus tout confondre : l’Ancien Régime et la Révolution ce n'est pas pareil, les Croisades et Valmy non plus.

C’est savoir ce que nous sommes, certes, le fruit de cette longue durée mais savoir aussi qu’il est des combats plus justes que d’autres et des moments fondateurs où le peuple de France s’est arraché à l’ordre établi parce qu’il avait l’espérance d’un ordre juste et émancipateur. Et qu'en particulier ce sont les combats de la classe ouvrière qui ont forgé le droit social d'aujourd'hui.

La morale de l’histoire, ce n’est pas que tout se vaut et s’équivaut, c’est qu’il faut accepter « la loi du choix, du parti pris ». Sans sectarisme mais dans la clarté et la fidélité à nos valeurs. Et ne pas tomber dans des synthèses molles qui permettent tous les renoncements et tous les opportunismes.

La République, pour nous socialistes, c'est le terreau fertile sur lequel nous ferons germer notre projet social enraciné dans un esprit de justice et qui s'adressera à tous. Nous avons besoin de ses outils pour pouvoir transformer par l'action résolue, le monde tel que nous le désapprouvons et en particulier les innombrables inégalités entre les pays riches et les pays pauvres qui ne font que se creuser. Il faudra le remodeler, pour qu'enfin ce monde soit celui de tous.

Les Français ne veulent pas une République incantatoire. Ils veulent, et moi avec eux, une République de tous les jours, concrète, du quotidien, qui leur appartienne, comme une sorte de maison de leur espérance commune.

Et Léon Gambetta, ce jeune avocat, qui avait fait trembler le Second Empire, avait dit cette phrase extraordinaire, c'est la nôtre, ne l'oublions pas, je vous la propose comme feuille de route. "Ce qui constitue une vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître des égaux, mais d'en faire réellement".

Alors oui les idées peuvent devenir des batailles, elles doivent même le devenir, et celle que je vous propose pour la République a déjà commencé et c'est ensemble que nous allons la gagner.

RAG 34. Lolo34

14:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Afrique : Nécessaire refonte des relations Nord-Sud


À rebours de « l’immigration choisie » prônée par Nicolas Sarkozy, seule une politique innovante de codéveloppement permettra de rééquilibrer les relations Nord-Sud et d’endiguer les flux d’immigrants économiques.

Trois milliards d’êtres humains, soit la moitié de la population du globe, vivent aujourd’hui avec moins de deux dollars par jour. Cette misère lourde, profonde, nourrit l’immigration vers l’eldorado des pays du Nord. Ceuta et ses barrières de grillage, le Sahara marocain, algérien ou libyen, la traversée en pirogue vers le « portail d’entrée » des îles Canaries, rien ne résiste à l’absence d’espoir qu’offrent actuellement la plupart des pays africains à leur population.

La lutte contre cette inégalité Nord-Sud n’est plus seulement une exigence morale et éthique, elle devient une nécessité politique, celle de prémunir l’Europe de l’afflux incontrôlable d’immigrants économiques. Les tentatives de réponses sont actuellement très diverses : l’Union européenne, avec l’Espagne, la France et l’Italie principalement, met en place une sous-traitance de la répression auprès des pays du Maghreb, de la Libye et du Sénégal, pour tenter de bloquer ce flux à la source, sur le continent africain.

Nicolas Sarkozy théorise « l’immigration choisie », concept qui consiste à piller les cerveaux des anciennes colonies à notre profit, ce qui n’est ni respectable, ni acceptable. L’UE émet maintenant l’idée d’agences euro-africaines pour l’emploi, afin de réguler les flots migratoires. Ces mesures, emplâtres sur une plaie béante, ne résoudront pas grand-chose car elles ne s’attaquent pas à la nature consubstantielle du problème, celle de la misère et de l’inégalité de développement et de richesse entre le Nord et le Sud.

La question de l’immigration est donc liée à celle du développement. Depuis une dizaine d’années, émerge avec force le concept de « codéveloppement ». Mais ce concept se traduira-t-il par une approche réellement innovante ?

Jean-Daniel Chaoui, secrétaire adjoint de la section de Madagascar

article publié dans le dossier de la semaine : Où va le Monde ?

Sur le même thème : Une autre Afrique est possible !



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12:49 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Asie : Quand la Chine se démocratisera…

Faut-il avoir peur de la Chine ? Ou bien plutôt accompagner ce pays dans son essor économique et l’aider à accélérer une démocratisation que la société chinoise et ses dirigeants perçoivent désormais comme nécessaire et souhaitable.

La Chine est d’abord une réalité humaine et démographique. Sa croissance économique, dont les Chinois profitent tous, même si les écarts de richesse se creusent, a un impact profond sur le monde entier : la Chine, c’est un cinquième de la population mondiale, deux fois et demie celle de l’Union européenne.

La Chine a besoin de plus en plus de ressources en énergie et matières premières. Quelle légitimité aurions-nous à dire aux Chinois qu’ils ont moins droit que nous à ces ressources ? La seule réponse acceptable est un juste partage des ressources. Il faut aussi trouver les moyens technologiques du développement durable pour tous.

L’émergence de la Chine apparaît comme une menace pour nos emplois. Il est vrai que nous avons souffert de la concurrence d’un pays aux salaires très bas et à la productivité relativement élevée. La Chine s’est jusqu’à présent trop protégée de notre production et a laissé se creuser un déficit commercial important en sa faveur. Mais la Chine est aussi un marché émergent pour nos produits, dont certains remportent déjà de beaux succès commerciaux, et elle n’a pas l’intention de demeurer éternellement un pays à bas salaires et aux mauvaises conditions de travail.

Son objectif est bien au contraire de converger vers les niveaux de prospérité et de protection sociale européens. Concernant les droits de l’homme et la démocratie, la situation sur le terrain s’améliore lentement aux yeux des spécialistes. Mais de nombreux dissidents sont encore en prison, et toute remise en cause du Parti communiste reste interdite. Pourtant, la démocratie est aujourd’hui à portée de main. Il existe une volonté très forte, parmi les Chinois de toutes catégories sociales, y compris dans la hiérarchie du Parti communiste, de doter le pays d’un système politique moderne, respectueux de la justice et des droits de l’homme. La Chine a également besoin d’un système politique démocratisé pour poursuivre son développement économique.

Nous, Français, Européens, devons, sans néocolonialisme mais sur la base solide de nos valeurs partagées avec la Chine, encourager le gouvernement de Pékin à avancer sans trop musarder sur la voie de la démocratie, pour parvenir à ce jour où le monopole du Parti communiste pourra être remis en cause. Nous ne sommes plus aujourd’hui au temps des sanctions, mais à celui de la vigilance et du plaidoyer en faveur des défenseurs de la démocratie opprimés et emprisonnés en Chine, et à celui du dialogue et de la coopération avec le gouvernement et la société chinoise, pour aider aussi concrètement que possible la Chine à atteindre son propre idéal démocratique.

Frédéric, membre de la section de Pékin
Articles précédents : Où va le monde ?

Proche-orient : des enjeux géopolitiques, mais aussi sociaux et économiques

Afrique : Nécessaire refonte des relations Nord-Sud

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12:40 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Proche-orient : des enjeux géopolitiques, mais aussi sociaux et économiques


En Israël, les lignes de forces qui sous-tendent la situation économique, sociale et politique, ne se sont pas modifiées depuis l’assassinat d’Yitzhak Rabin en 1995. Elles se caractérisent par deux constantes : l’émiettement d’une société devenue néolibérale et l’incertitude concernant le processus de paix avec les Palestiniens.

Le credo socialisant qui a régné jusqu’en 1977 s’est estompé sous les coups de boutoir de la révolution néolibérale mise en oeuvre par les gouvernements de droite. Si le concept d’État providence n’a jamais dominé en Israël, le passage d’une économie dirigée à une économie de marché, puis à une économie néolibérale, a engendré des conséquences sociales parfois dramatiques et résonne comme une véritable mise en garde pour les pays qui seraient tentés par ce genre d’expérience. Certes,la Banque d’Israël prévoit pour 2007 une croissance annuelle de 4,6 % et un taux de chômage de 8,1 %, mais ces indicateurs favorables restent dépendants de la situation politique.

État-refuge pour ceux qui souffrent de l’antisémitisme, État isolé au sein d’un environnement hostile, Israël se perçoit toujours comme un « Étatforteresse », assiégé de tous côtés. Après avoir tenté des politiques de gauche et de droite, la société israélienne s’est tournée vers une voie centriste avec l’émergence en 2006 du parti Kadima, dirigé aujourd’hui par le Premier ministre Ehoud Olmert.

La victoire du Hamas au même moment à Gaza, les menaces du président iranien Ahmadinejad, l’instabilité au Liban et le réarmement du Hezbollah après la guerre de l’été dernier,la montée du fondamentalisme en Jordanie et en Égypte, le soutien syrien aux extrémistes palesti- Des enjeux géopolitiques, mais aussi sociaux et économiques niens, représentent autant de défis pour une société israélienne désenchantée,qui ne fait plus confiance à sa classe politique, impuissante à libérer les trois soldats enlevés dont l’un, par le Hamas, est le Franco-Israélien Gilad Shalit.

La guerre reprendra-t-elle au printemps ou à l’été au nord, avec le Hezbollah ? Avec, cette fois au sud, un front à Gaza, ouvert par un Hamas en train de se constituer une force armée et qui n’a pas renoncé à la disparition de l’État d’Israël ? La communauté internationale devra renforcer l’Israélien Olmert et le Palestinien Mahmoud Abbas et les aider à retrouver le chemin de la paix depuis trop longtemps délaissé. Pour qu’enfin les salutations quotidiennes de Shalom et de Salam désignent la réalité.

Daphna Poznanski, conseillère de l’Assemblée des Français à l’étranger (AFE).

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20.01.2007

Ségolène Royal : Je souhaite que le peuple français soit à nouveau saisi par référendum en 2009.

Ségolène Royal a profité de sa rencontre avec le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, mercredi 17 janvier 2007, pour évoquer ses projets pour l'Europe et sa constitution.

"Je souhaite que le peuple français soit à nouveau saisi par référendum en 2009. Mon idée, c'est que ce référendum ait lieu en même temps que les élections européennes.

Je suis une Européenne convaincue. La présidence française au deuxième semestre 2008 va constituer une échéance très importante.

Je souhaite qu'au moment de la présidence française des solutions soient trouvées.

Nous ne serons crédibles, et surtout les salariés de l'Europe n'auront le sentiment de ne pas être les laissés-pour-compte, que si l'Europe avance concrètement et efficacement sur la lutte contre le chômage et en particulier grâce à l'investissement massif dans la recherche, l'innovation et toutes les formations professionnelles".
Suite au précédent référendum, "la situation est difficile en France. Mais je ne veux pas qu'elle pénalise les pays européens qui se sont déjà prononcés.

En revanche, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un volet social pour que les droits des travailleurs soient pris en considération dans cette nouvelle Europe".

Il faut que des engagements soient pris dans "un texte social dont il reste à discuter le statut. Il faut un traité qui permette aux institutions de fonctionner. Je suis prête à prendre des risques politiques sur cette question-là et à expliquer aux Français que si l'Europe s'est remise debout, alors nous avons le devoir de lui donner les moyens institutionnels de fonctionner".

Jean-Claude Juncker a précisé le contenu du volet social. "Nous sommes d'accords sur l'idée qu'il faudra compléter le traité envisagé par une déclaration sociale plus engageante". Il a évoqué un "socle de droits sociaux minimaux pour les travailleurs, vieille idée jamais réalisée".

Les dirigeants européens se mettraient d'accord "sur le principe qu'il doit y avoir un salaire social minimum partout, un revenu minimum d'insertion, un revenu minimum garanti partout, libre aux Etats d'en fixer le niveau. Et des règles minimales en matière de licenciement".

Ségolène Royal a également précisé sa vision des statuts de la BCE.

"Le gouvernement économique européen doit être beaucoup plus actif. Ce n'est pas à la Banque centrale européenne de prendre seule les décisions. Il ne s'agit pas de remettre en cause son indépendance, mais de ne pas la laisser exercer une omnipotence.

Il est important que la Banque centrale européenne ait comme objectif non seulement la maîtrise de l'inflation, mais également la croissance et donc le progrès social". Il faut un "élargissement de son statut".



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19:33 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Délégation au Forum Social Mondial à Nairobi

Le Parti socialiste enverra une délégation au Forum Social Mondial qui se déroulera à Nairobi du 20 au 25 janvier 2007.

La délégation conduite par Harlem DÉSIR (Secrétaire national à la Mondialisation) sera composée de Kader ARIF, Christiane DEMONTES, Safia OTOKORE, Henri WEBER, Gilbert ROGER secrétaires nationaux, membres du bureau national, Richard YUNG sénateur des Français de l’étranger, Thomas MELONIO, Corinne BORD délégués nationaux, ainsi que de Razzye HAMMADI, président du MJS, et de Rémi BAZILLIER (IUSY).

Ce septième forum social mondial marque l’ancrage dans la durée du mouvement des Forums sociaux et son élargissement au continent le plus touché par la pauvreté, les guerres civiles, le pillage des ressources, les drames de l’immigration et l’injustice du commerce mondial. Il sera l’occasion pour les socialistes de dialoguer mais aussi de confronter leurs propres propositions avec celles de la société civile sur les grands enjeux du développement pour l’Afrique : dette, commerce, accès aux médicaments, à l’éducation, promotion du droit des femmes et de la démocratie, et de réaffirmer leur engagement pour une mondialisation solidaire, la réforme des institutions internationales et des politiques de développement.

Le Parti socialiste tiendra plusieurs séminaires avec le Forum Progressiste Mondial et la Confédération Syndicale Internationale sur le travail décent et les droits syndicaux en Afrique et organisera avec le collectif des ONGs françaises et des représentants d’ONGs africaines une rencontre sur le thème « quelle nouvelle politique africaine pour la France et l’Europe ? ». Ses élus interviendront également dans le Forum des autorités locales, le Forum parlementaire, et sa délégation visitera un projet de reforestation de l’ONG « Green Belt Movement » à proximité de Nairobi où elle rencontrera Madame Wangari MAATHAI, Prix Nobel de la paix 2004.

Communiqué du Secrétariat national à la Mondialisation

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18:54 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Journée Nationale Hépatites samedi 20 janvier : 42 villes mobilisées !

Pour la deuxième Journée Nationale Hépatites le samedi 20 janvier 2007, la Fédération nationale des Pôles de référence et Réseaux Hépatites (FPRH), l’Association Française pour l’Etude du Foie (AFEF), les associations de malades représentées par SOS Hépatites et l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites virales (ANRS) se mobilisent pour sensibiliser le plus grand nombre à la vaccination, au dépistage et pour informer sur les avancées de la prise en charge et des traitements.

Samedi 20 janvier 2007, les professionnels de santé hospitaliers et libéraux, les cliniciens-chercheurs et les associations de malades vont à la rencontre des patients et du public :

Le matin : des conférences-débats sur la prise en charge, les nouveaux traitements et la recherche pour les patients et leur famille
L'après-midi : des animations pour le public pour mieux connaitre les hépatites et les 10 bonnes raisons de se faire dépister.

Montpellier
matinée destinée au grand public

Salon Belvédère - Corum de Montpellier
Intervention du Dr Didier Ribard
de 10h à 12h30

Petit déjeuner offert

après-midi destinée aux patients
intervention de Dominique Larrey, Pierre Blanc et François Blanc

Salon Belvédère - Corum de Montpellier
de 14h à 17h

Nîmes
matinée destinée aux patients

Pôle Promotion Santé
65 bis rue de la République
30 000 Nîmes - 10h-12h30

Pas d'après-midi Grand Public

Autres villes

En savoir plus

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08:08 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Journée Nationale Hépatites samedi 20 janvier, RAG34

Une victoire pour les organisations syndicales et les salariés français

Comptes publics : les mécomptes de Monsieur Breton
Une victoire pour les organisations syndicales et les salariés français
Le Parti socialiste se félicite de la décision de la Cour de justice européenne qui a censuré l’ordonnance d’août 2005 excluant les jeunes de moins de 26 ans du calcul des seuils sociaux.

Le gouvernement savait pertinemment que l’exclusion d’une catégorie de salariés du calcul du nombre de personnes employées dans les entreprises n’était pas compatible avec les directives sur la consultation des travailleurs et les licenciements économiques.

Le Conseil d’Etat, qui avait anticipé cette censure en posant une question préjudicielle à la haute juridiction européenne, va maintenant pouvoir annuler l’ordonnance litigieuse.

Cette décision de la justice européenne constitue une importante victoire pour les organisations syndicales et les salariés français, et une sérieuse mise en garde du gouvernement contre sa volonté de faire des jeunes des salariés de seconde zone.

Elle s’ajoute à la censure récente par le Conseil constitutionnel des dispositions projet de loi sur la participation qui excluaient certains salariés du vote pour les représentants du personnel dans l’entreprise.

Ainsi, le gouvernement vient d’être durement sanctionné deux fois de suite pour avoir adopté des dispositions discriminatoires à l’égard de certaines catégories de salariés.

Ces jurisprudences fragilisent un peu plus encore le contrat « nouvelles embauches », réservé aux seuls salariés des petites entreprises, et de ce fait également discriminatoire.

Il est manifeste qu’en contestant la compétence de la juridiction judiciaire pour apprécier la conformité du CNE aux traités internationaux, le gouvernement ne cherche qu’à éviter une annulation programmée de ce dispositif d’ici les échéances électorales de 2007.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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Les fonds d'investissement ont toujours plus d'appétit

Aucun groupe industriel n'est à l'abri d'une tentative de rachat

Jusqu’où iront-ils ? Depuis quelques mois, les fonds d’investissement dominent l’actualité économique, à coup de rachats d’entreprises ou de rumeurs d’OPA. Rien que dans le secteur du private equity, c’est-à-dire des entreprises non cotées, ils ont ainsi collecté 300 milliards d’euros l’an dernier, soit 30 % de plus qu’en 2005, selon les premières estimations du cabinet britannique Private Equity Intelligence.

Compte tenu de l’effet de levier obtenu par des concours bancaires, les fonds seraient ainsi en mesure de mettre quelque 1 700 milliards d’euros sur la table pour racheter des entreprises. L’équivalent d’une fois et demi la dette publique française !

Ce n’est sans doute qu’un début, tant les cibles sont aujourd’hui de plus en plus grosses. En novembre dernier, Blackstone a racheté le groupe immobilier américain Equity Office pour 27,66 milliards d’euros. Un montant record, qui sera sans doute battu assez vite. Aucun grand groupe ne semble en effet aujourd’hui à l’abri d’un rachat par un fonds.

Blackstone ou Carlyle, par exemple, disposent d’une force de frappe de plusieurs milliards d’euros. En novembre, Vivendi a ainsi rejeté une offre amicale de l’américain Kohlberg Kravis Roberts (KKR), pour 40 milliards d’euros. Des entreprises comme Saint-Gobain ou Schneider suscitent aussi la convoitise des grands fonds, ce qui était inimaginable il y a encore quelques années.
Abondance des capitaux prêts à s’investir

Plusieurs raisons expliquent ce succès grandissant. Il y a tout d’abord l’abondance des capitaux prêts à s’investir, grâce notamment au boom économique des pays émergents et à l’accroissement de la rente pétrolière. Les performances des fonds entretiennent d’ailleurs le phénomène, les investisseurs arbitrant de plus en plus en leur faveur, pour placer leur argent, alors que les prix de l’immobilier sont au plus haut et que l’évolution des marchés d’actions paraît plus incertaine.

Les montages de reprise sont également de plus en plus sophistiqués, même si les principes de base restent les mêmes. Un fonds rachète une entreprise grâce à de l’endettement, ce qui permet d’importantes levées de capitaux pour une mise initiale assez modeste (20 % en moyenne du montant investi). D’où l’expression de rachat par effet de levier (LBO pour leverage buy out). À charge ensuite à la société rachetée de rembourser les emprunts à partir de sa trésorerie.

L’imagination financière vient alors en appui pour éviter de l’asphyxier, avec la mise en place de différents niveaux de dettes, « senior », « junior » ou « mezzanine ». On rembourse chaque année l’amortissement et les intérêts, ou uniquement les intérêts, ou bien tout l’ensemble mais seulement à la fin de la durée du prêt, ou au moment de la revente de l’entreprise par le fonds, c’est-à-dire en général quatre ou cinq ans plus tard.
Les syndicats dénoncent une logique « court-termiste »

D’où les critiques et les craintes sur la pérennité d’un tel modèle, notamment en cas de remontée brutale des taux d’intérêt. De plus en plus souvent aussi, les entreprises acquises par les fonds sont revendues à d’autres fonds, ce qui pourrait laisser entrevoir l’émergence d’une bulle spéculative. PAI Partners négocie ainsi actuellement la cession du distributeur de vêtements Vivarte (ex-groupe André) pour près de 3,5 milliards d’euros à Charterhouse.

Il l’avait racheté en 2004 pour 1,5 milliard. Bref, les portefeuilles tournent de plus en plus vite et les prix de vente s’envolent. Les syndicats dénoncent une logique purement financière et « court-termiste ».

La CGT en a même fait un nouveau cheval de bataille en lançant l’année dernière un « collectif LBO » et le PC vient de déposer une proposition de loi pour créer une commission d’enquête sur la place et le rôle des fonds d’investissement. « Ils exercent une pression de plus en plus forte sur les entreprises. Ils réduisent les coûts, au détriment de l’emploi et des investissements », dénonce Philippe Matzkowski, président du collectif.

L’Association française des investisseurs en capital (Afic), qui regroupe l’ensemble des acteurs exerçant dans l’Hexagone, rejette en bloc ces arguments, chiffres à l’appui. Les 4 852 entreprises françaises ayant un fonds présent dans leur capital ont ainsi vu leurs effectifs croître de 4,1 % entre 2004 et 2005 avec 60 000 postes supplémentaires, alors que dans le même temps les effectifs du privé ne progressaient que de 0,6 %.
Reste à y associer un peu mieux les salariés

« Le modèle a fait ses preuves. Nous avons un code de déontologie et nous sommes étroitement contrôlés par les autorités de marché », affirme le président de l’Afic, Patrick Sayer. Il refuse l’amalgame avec les fonds spéculatifs – qui ne font que des allers-retours dans le capital des sociétés cotées – et avec les fonds de pension – qui ne s’impliquent pas dans la gestion des entreprises. Selon lui, la réussite des fonds d’investissement tient surtout au fait qu’ils savent mieux gérer les entreprises. Ils associent souvent les dirigeants au capital, ce qui est une source de motivation supplémentaire.

« On met du professionnalisme dans les sociétés avec des managers compétents à leur tête et des actionnaires qui font le travail. S’il y a des erreurs, elles sont plus rapidement sanctionnées », juge Didier Bismuth, associé chez Duke Street Capital. Les résultats suivent, comme chez l’équipementier électrique Legrand repris par KKR et Wendel en 2002. Sur les neuf premiers mois de 2006, le groupe affiche un résultat opérationnel en hausse de 23,4 %. « Les craintes que nous avions se sont révélées inexactes. KKR n’a pas freiné le développement de Legrand, même si les investissements sont peut-être plus sélectionnés », note Denis Delorme, délégué CGC.

Si les fonds affichent aussi de telles performances, c’est parce qu’ils achètent des entreprises en bonne santé. Qu’il s’agisse de PME familiales, cédées par des patrons vieillissants ou en mal de successeurs, qui recèlent de belles potentialités ou d’activités périphériques de grands groupes qui ne demandent qu’à être développées.

Reste maintenant à y associer un peu mieux les salariés. L’Afic encourage ainsi ses membres à développer l’actionnariat salarié. Le PDG de Vivarte vient d’ailleurs de donner l’exemple. En décembre, Georges Plassat a annoncé que les employés toucheraient une prime exceptionnelle correspondant à 3,3 mois de salaire, quand l’entreprise sera revendue. Et si, depuis trois ans, le nombre de salariés à temps partiel s’est accru dans les enseignes, le personnel, dont 80 % sont au smic, touche en moyenne 2,5 mois de salaire chaque année, en prime d’intéressement et de participation, reconnaît Karim Cheboub, délégué CGT.

Jean-Claude BOURBON

RAG 34. Lolo34

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19.01.2007

Une autre Afrique est possible !

7ème édition du FSM : une autre Afrique est possible !
La septième édition du FSM se déroulera du 20 au 25 janvier 2007 à Nairobi au Kenya (http://www.wsf2007.org). Plusieurs dizaines de milliers de Kenyans y sont attendus, et plusieurs milliers de délégués d'organisations du monde entier. Un millier d'activité y sont enregistrées dans un cadre autogéré similaire à celui de Porto Alegre en 2005. Une délégation d'Attac France, composée d'une vingtaine de personnes, y participera autour de sujets comme les taxations internationales, l'annulation de la dette, les alternatives au libre-échange,la situation africaine, le défi écologique, l'exclusion,la question féministe, le renforcement du mouvement altermondialiste... Convoqué pour la première fois en 2001 dans la ville brésilienne de Porto Alegre par des organisations civiques locales, le FSM s’y est tenu à
trois reprises avant de se déplacer à Mumbai, en Inde, en 2004, revenir à Porto Alegre en 2005, et s'organiser en 2006 en trois endroits : à Bamako au Mali ; à Caracas au Venezuela ; et au sein de la capitale économique du Pakistan, Karachi. Cette année, le FSM est à nouveau concentré en un seul lieu et c'est le continent africain qui est mis à l'honneur. L'enjeu est important : il s'agit d'approfondir et d'élargir le processus des Forums sociaux à toute l'Afrique et ainsi de rendre visibles les acteurs de la transformation sociale et démocratique sur ce continent ; renforcer le processus de convergences des mouvements sociaux à l'échelle mondiale ; poursuivre le travail d'élaboratoin d'alternatives à partir de l'orientation stratégique qui s'est progressivement imposée à travers les Forums et que rappelle Gus Massiah dans ce numéro du Grain de Sable : "à l'organisation des sociétés et du monde par l'ajustement au marché mondial et la subordination au marché mondial des capitaux, nous opposons l'organisation des sociétés et du monde autour du principe de l'accès aux droits pour tous".

Dans ce numéro

1. UN NOUVEAU CYCLE DES FORUMS SOCIAUX MONDIAUX
Le mouvement altermondialiste n’est pas en panne. Il est de bon ton d’annoncer son essoufflement, et pourtant il ne cesse de s’élargir et de s’approfondir. Elargissement géographique d’abord comme en témoigne les Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre, Mumbaï et demain Nairobi ; le forum polycentrique de Bamako, Caracas et Karachi ; les forums continentaux et les forums nationaux dont celui des Etats-Unis en juin 2006 à Atlanta ; la cascade ininterrompue des forums locaux. Elargissement social avec les mouvements paysans dont les mouvements de sans-terre, les syndicats ouvriers, les No-Vox dont les Dalits, les comités de quartiers dégradés et de bidonvilles, les forums de migrants, la marche mondiale des femmes, les camps de jeunes. Elargissement thématique avec les forums thématiques comme ceux de l’éducation, de l’eau et les forums associés des autorités locales, des parlementaires, des juges, etc. (…)
par Gustave MASSIAH

2. DYNAMISME ET DEFIS DES MOUVEMENTS SOCIAUX DANS LE SUD
Comprendre les mouvements sociaux du Sud - les conditions de leur émergence, leurs stratégies et leurs portées - demande avant tout de porter l’attention sur la spécificité des contextes sociopolitiques,
institutionnels et économiques dans lesquels ils s’enracinent. La diversité des situations s’impose à l’observateur –quoi de commun entre le Venezuela « bolivarien » et les monarchies du Golfe ? –, au point que la tenue d’un discours général sur « les mouvements sociaux du Sud » semble difficile à concevoir. Reconnaissons cependant un grand trait commun aux pays du Sud, qui n’est pas sans conséquences sur l’évolution de leurs sociétés civiles : aucun d’eux n’échappe à deux tendances qui correspondent à deux discours forts de la communauté internationale -l’impératif démocratique d’une part et la libéralisation des marchés de l’autre. Bien sûr, commetoutes les tendances, celles-ci se déclinent etse combinent différemment d’un pays ou d’une région à l’autre, et sont objet de résistances et d’instrumentalisations diverses par les acteurs sociaux et institutionnels, internes et externes. (…)
Par François POLET

3. UNE RAME DE MÉTRO EN MOUVEMENT
Selon les grands médias, adeptes, comme les marchés financiers, de la prédiction créatrice (la fameuse self-fulfilling prophecy), ce que l’on appelle le mouvement altermondialiste serait entré dans une période de basses eaux. Pour se faire une opinion raisonnée sur la question, encore faudrait-il être en mesure de définir ce mouvement, de mettre au jour ses objectifs proclamés et ceux qu’il a atteints, et surtout de
réfléchir à la place qu’il sera conduit à occuper dans des contextes politiques nouveaux. Des contextes qu’il a d’ailleurs lui-même contribué à façonner. (…)
Par Bernard CASSEN

4. L’ENVIRONNEMENT, UN ENJEU MAJEUR POUR LES FORUMS SOCIAUX MONDIAUXParmi les neuf espaces proposés pour les activités du Forum de Nairobi, les documents préparatoires indiquent « l’accès universel aux biens communs et à la nature ».
C’est une vraie question car les forces économiques qui dominent le monde s’acharnent à accaparer la nature et les biens communs de l’Humanité, pour les transformer en champs de profit ; Le résultat de cet accaparement, c’est précisément le refus du libre accès à ces ressources et richesses ; les premières victimes en sont les peuples du Sud qui en dépendent directement pour leur subsistance. (…)
Par Jean CHESNEAUX

5. MANIFESTE NON GOUVERNEMENTAL EURO-AFRICAIN SUR LES MIGRATIONS, LES DROITS FONDAMENTAUX ET LA LIBERTE DE CIRCULATION
Nous, acteurs des sociétés civiles d’Afrique subsaharienne, d’Afrique du Nord et d’Europe, réunis en Conférence non gouvernementale euro-africaine les 30 juin et 1er juillet 2006 à Rabat, indignés par la guerre aux migrants qui s’amplifie d’année en année le long des côtes méditerranéennes et atlantiques, refusons la division de l’humanité entre ceux qui peuvent circuler librement sur la planète et ceux à qui cela est interdit, refusons également de vivre dans un monde aux frontières de plus en plus militarisées qui segmentent nos continents et veulent transformer chaque groupe de pays en forteresse. (…)
http://www.migreurop.org/article926.html

6. LES AFRICAINES DANS LE PIEGE DE LA PAUVRETE ET DES MALADIES
Un des principaux avatars de la féminisation de la pauvreté est la vulnérabilité des femmes africaines face à des fléaux comme le VIH Sida, affirme Mouhamadou Tidiane Kassé. Peu d’argent est investi sur la recherche médicale des pandémies qui affectent plus les femmes et les stratégies néo-libérales dénient à ces innocentes victimes l’un de leurs droits les plus élémentaires, à savoir l’accès à des soins de santé. Malheureusement, le mouvement altermondialiste n’a pas encore pu infléchir cette dynamique dictée d’en haut. (…)
Par Mouhamadou Tidiane KASSE

7. LA LUTTE POUR L’ANNULATION DE LA DETTE DANS UNE PERSPECTIVE HISTORIQUE
A l’échelle historique, la lutte internationale pour l’annulation de la dette des pays du Tiers Monde est assez récente : elle a à peine plus de vingt ans. Elle rejoint de grands combats et de grandes campagnes
internationales comme celle en faveur de l’abolition de l’esclavage (18e-19e siècles), celle en faveur de la journée de huit heures (à la base de la fête du 1er mai dès la fin du 19e siècle), celle pour le suffrage universel, celle pour l’égalité homme-femme, et j’en passe de nombreuses, tout aussi importantes, qui ont marqué et marquent encore la lutte des opprimés pour leur émancipation. (…)
Par Eric TOUSSAINT

COURRIEL D'INFORMATION ATTAC (n°560)
Jeudi 18/01/07

Merci de faire circuler et de diffuser largement.
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18.01.2007

Laurent Fabius : Relancer et réorienter le projet européen !

17 janvier 2007
L’Europe a besoin d’une relance forte. Pour cela, il faut utiliser la renégociation du Traité constitutionnel afin de mener un vrai débat sur ce que nous voulons faire ensemble.

A l’occasion d’une conférence prononcée à Dublin (Trinity College), intitulée "More future for the European Union", Laurent Fabius publie aujourd’hui dans le journal Les Echos une tribune reprenant l’essentiel des propositions développées dans le discours.

Retrouvez dans quelques heures le texte complet de cette conférence.

Relancer et réorienter le projet européenL’Europe a besoin d’une relance forte. Pour cela, il faut utiliser la renégociation du Traité constitutionnel afin de mener un vrai débat sur ce que nous voulons faire ensemble. L’« Europe des projets » ou l’« Europe des résultats » ne me paraissent pas à la hauteur des enjeux, ni le « mini-traité » à ratification parlementaire avancé par Nicolas Sarkozy. Nous avons besoin d’une nouvelle Constitution ratifiée par référendum.

La France doit dire clairement que les Français ne revoteront pas sur le même texte, mais que nous sommes prêts à conserver les quelques avancées du Traité - comme le demandent l’Allemagne et d’autres - en échange d’une prise en compte des souhaits et des réserves exprimées par le peuple français.

Pour la renégociation du Traité constitutionnel, je suis favorable à une approche en trois temps. D’abord acter que la description détaillée des politiques n’a rien à faire dans une Constitution, dont le rôle est plutôt de définir le cadre général permettant à ces politiques d’évoluer dans le temps. En clair, la troisième partie du texte devrait être écartée. Certaines de ses dispositions pourraient être rediscutées dans un Traité séparé. Le gros de la deuxième partie - la déclaration des droits fondamentaux - pourrait être maintenu. Enfin, et c’est le point litigieux, les première et quatrième parties devraient être profondément revues. Il faudra se mettre d’accord sur de nouvelles avancées. Les coopérations renforcées devront être facilitées. Nous devrons aller vers le vote à la majorité qualifiée pour les décisions fiscales qui ont un impact sur le marché intérieur. Et rediscuter la composition de la Commission - une Commission sans représentant allemand ou français n’étant pas souhaitable. Surtout, le texte devra rendre possibles des avancées sociales significatives.

En parallèle, nous devrons progresser rapidement dans plusieurs domaines clés. Concernant l’intégration économique, la renégociation du budget de l’Union en 2008 devra être mise à profit pour le muscler, rouvrir son financement et l’orienter vraiment vers la préparation de l’avenir : recherche, éducation, infrastructures, etc. Nous devrons rechercher un accord sur une assiette commune et un niveau plancher pour l’impôt sur les sociétés.

S’agissant de la politique commerciale, il est impérieux de montrer comment les Européens peuvent à la fois être offensifs et défendre leurs entreprises et leurs emplois d’une concurrence déloyale en provenance notamment de la Chine et de l’Inde. Des mécanismes peuvent être utilisés pour diminuer la pression sur nos industries et leur permettre de se moderniser sans pour autant menacer la croissance des pays en développement. Par exemple des droits anti-dumping. La mise en œuvre ne sera pas simple et elle tranchera avec l’idéologie dominante. Mais, à terme, ces décisions bénéficieront à tous, car il n’est pas dans l’intérêt des pays en développement que s’approfondisse en Europe la crise sociale et politique actuelle, faite de menaces sur les rémunérations et de multiplication des délocalisations. Nous voulons le juste échange et non le dogmatisme du libre-échange. L’Europe ouverte, pas l’Europe offerte.

Nous devrons revoir aussi notre politique monétaire pour que la croissance et l’emploi figurent clairement parmi ses objectifs. Le fonctionnement de l’Eurogroupe devra être amélioré pour garantir un dialogue régulier entre celui-ci et la Banque Centrale Européenne et lui permettre de faire entendre sa voix dans les enceintes internationales (Banque Mondiale, FMI...). Nous devrons avancer vers une vraie coordination budgétaire entre les Etats ayant adopté l’Euro, si nous voulons que celui-ci reste viable.

En commençant avec ceux qui le souhaitent, nous devrons nous mettre d’accord sur une stratégie d’harmonisation sociale par le haut pour stopper la concurrence intracommunautaire qui tire vers le bas les systèmes sociaux.

Une politique énergétique commune destinée notamment à sécuriser nos approvisionnements doit être lancée sans tarder. En parallèle, l’Union devra redoubler d’efforts pour l’environnement par une stratégie commune pour continuer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre et par une relance des négociations internationales.

Enfin, la défense européenne doit sortir du virtuel en progressant vers la standardisation des équipements, l’harmonisation des formations et la création d’unités communes. La France et l’Allemagne devraient montrer le chemin en lançant le projet ambitieux d’une armée commune.

Pour rendre ces avancées possibles, le moment est venu de redéfinir l’organisation interne de l’Union. A 27 Etats membres, l’uniformité signifie l’alignement sur le plus petit dénominateur commun, donc la paralysie. Je pense préférable l’idée d’une Europe différenciée, une Europe des trois cercles. Au centre, les Etats les plus eurovolontaires, aspirant à construire une Union plus étroite, dont le moteur sera probablement l’Allemagne et la France, en coopération avec la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, l’Espagne ou d’autres. Un second cercle pourrait réunir les autres membres de l’Union, dont certains rejoindront à terme le premier cercle. Enfin, le troisième cercle comprendra les pays qui sont étroitement associés à l’Europe tout en n’ayant pas vocation à devenir des membres à part entière, au moins dans un avenir prévisible : Turquie, Ukraine, Maghreb...

Avec un projet ainsi précisé et un cadre ainsi fixé, l’Union verra enfin ses frontières définies - ce qui est une nécessité. Car comment promouvoir une entité politique dont la définition ne serait pas stabilisée ?

C’est en parlant clair et en lançant avec nos voisins rapidement la discussion sur ces points concrets que nous pourrons relancer et réorienter le projet européen.

RAG 34.Lolo34

21:01 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG34

Sarkozy paie lui aussi l'ISF et rendra rapidement publique sa déclaration

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy "paie l'ISF (impôt sur la fortune) depuis un an et transmettra sa déclaration dans quelques jours", a indiqué mercredi la porte-parole du candidat UMP à la présidentielle, Rachida Dati.

"Nous ne voulons pas nous laisser enfermer dans la polémique", a ajouté Xavier Bertrand, autre porte-parole du candidat devant la presse, en évoquant les remous sur le patrimoine du couple François Hollande-Ségolène Royal.

Selon lui, "ce qui intéresse les Français, c'est de savoir combien ils paieront d'impôts" avec les socialistes au pouvoir et non "combien Mme Royal en paie".

"Avec le PS, les choses sont claires: les impôts augmenteraient. Nous, nous allons essayer de baisser les impôts. Au-delà des quiproquos, des cafouillages, des contradictions au sein du PS, la vérité éclate et il suffit de regarder dans les régions socialistes comment les choses se passent", a ajouté M. Bertrand.

Alors que les socialistes ont affirmé que la polémique sur le patrimoine de Ségolène Royal et François Hollande était "un coup tordu des amis de Nicolas Sarkozy" et que c'était là des "méthodes de voyous utilisées par l’UMP contre Ségolène Royal", M. Bertrand a affirmé: "ces infos circulaient sur internet depuis déjà quelque temps. Ce sont les déclarations de François Hollande sur le sujet qui ont créé à nouveau une activité sur internet".

"Il faut bien prendre en compte que depuis 2002, internet est un acteur important dans cette campagne", a-t-il également affirmé, ajoutant: "nous laissons aux socialistes le monopole du sectarisme et de la polémique".

Mme Royal a demandé mercredi à Nicolas Sarkozy de rendre public "dans la journée" son patrimoine, comme elle l'a fait mardi suite à la polémique sur sa richesse.

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20:59 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ISF, SARKOZY, RAG 34

Ségolène Royal se veut la candidate "de la morale de l'action"

TOULON (AP) - Dénonçant les "discours politiques de mensonge tenus au plus haut niveau", Ségolène Royal s'est présentée mercredi soir lors de son tout premier meeting comme la candidate "de la morale de l'action" et "de la vérité". Présentant Nicolas Sarkozy comme le candidat "de la continuité", elle a affirmé que "la rupture, c'est la gauche qui l'incarne".

La candidate socialiste a ouvert son discours en récusant tout flottement dans sa campagne. "J'entends la droite dire qu'il y aurait comme un trou d'air dans notre campagne. Moi ce que je vois ce soir surtout, c'est un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la victoire de 2007!", a-t-elle lancé à 850 partisans massés dans l'auditorium du Palais Neptune de Toulon (près de 1.200 suivaient le discours à l'extérieur de la salle, selon son entourage).

S'en prenant sans les nommer à Jacques Chirac et, surtout, à Nicolas Sarkozy, elle a dénoncé les "discours politiques de mensonge tenus au plus haut niveau" et "ceux qui sont au pouvoir et qui promettent demain ce qu'ils ne font pas aujourd'hui alors qu'ils en ont la responsabilité". "Ça, c'est un déni de démocratie", a-t-elle accusé. Face à cela, elle s'est présentée comme "la candidate de la morale de l'action", "de la vérité", "de la parole".

Ségolène Royal a également repris son compte la "rupture" revendiquée par son rival de l'UMP. "Par définition, le candidat de la droite est le candidat sortant et il est celui de la continuité", a-t-elle jugé. "Dès lors, les masques sont tombés, la droite ne peut pas incarner la rupture", "la rupture c'est la gauche qui l'incarne!"

Enfin, elle s'en est prise à ceux qui ont "ironisé" sur ses débats participatifs en concluant qu'elle n'avait pas d'idées. "Je vous le dit: cette exigence démocratique, c'est une sorte de révolution démocratique qui rend à chaque citoyen qui le souhaite ce qui lui est dû, la parole bien sûr, mais aussi le pouvoir de proposer à égalité avec tous", a-t-elle défendu. "Je veux élever la voix de chaque citoyen, je veux arriver au pouvoir avec vous pour vous le rendre", "c'est cela la nouvelle République que je veux construire avec vous". AP

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00:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

17.01.2007

Le droit opposable au logement en Conseil des ministres

Ce projet de loi avait été réclamé par les associations et répond au vœu de Nouvel An de Jacques Chirac.

En devenant "opposable", le droit au logement donne possibilité de recours devant les tribunaux.

Il s'est invité dans l'actualité, tentes rouges et porte-drapeaux charismatiques à l'appui, et a envahi le champ politique. Le droit au logement "opposable", vœu de Nouvel An de Jacques Chirac, est présenté mercredi en Conseil des ministres. En devenant "opposable", le droit au logement - affirmé depuis longtemps dans la loi française mais toujours sans effectivité - donne possibilité de recours devant les tribunaux. Il acquiert ainsi le même statut que le droit à la scolarité et le droit à la protection de la santé.

Le droit au logement devrait être rendu opposable dès la fin 2008 pour "les personnes dans les situations les plus difficiles", notamment les SDF mais aussi les travailleurs pauvres et les femmes isolées avec enfants, avait annoncé début janvier Dominique de Villepin. Il sera étendu au 1er janvier 2012 à l'ensemble des mal-logés.

Le projet de loi prévoit dans l'article 1er "la possibilité d'engager un recours amiable auprès d'une autorité responsable puis, le cas échéant, un recours contentieux auprès de la juridiction administrative" aux personnes dans l'impossibilité de trouver un logement décent.

La Fondation Abbé Pierre restera "vigilante"

L'article 3 précise que "la commission de médiation peut être saisie" notamment lorsque le demandeur est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé temporairement, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant le caractère d'une habitation insalubre ou dangereuse.

La Fondation Abbé Pierre a dit soutenir le projet de loi, mais "restera vigilante afin que l'objectif affiché ne soit pas uniquement incantatoire". La Confédération Nationale du Logement (CNL), première organisation de locataires en France, a émis des réserves, dénonçant un "avant projet de loi (qui) instaure une procédure complexe, longue, sans assurance de résultat" qui "ne règlera pas les problèmes de fond". Le Parti socialiste aussi a estimé que ce droit "ne répond ni aux besoins des 1,4 million de demandeurs de logement social, ni aux 3,2 millions de mal-logés".



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10:22 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16.01.2007

Droit du travail français: le Conseil d'Etat rejette le référé d'easyJet

PARIS (AFP) - Le Conseil d'Etat a rejeté lundi le recours en référé de la compagnie aérienne britannique à bas coût easyJet, qui demandait la suspension d'un décret soumettant les personnels navigants des compagnies étrangères basées en France au droit du travail français.
Les arguments de la compagnie n'ont pas fait "naître un doute sérieux sur la légalité du décret" "sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence", indique la décision du juge des référés.

Elle ne préjuge toutefois pas de la réponse du Conseil d'Etat sur le fond des réclamations de la compagnie britannique, qui conteste l'application à ses personnels navigants du droit du travail français.

Ce jugement devrait intervenir "dans les tout prochains mois" a déclaré le juge lors de l'audience de référé le 12 janvier.

Le juge des référés a estimé qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer sur le fait que le décret publié le 23 novembre 2006 "serait incompatible avec les objectifs d'une directive communautaire". Il a aussi estimé que ce texte ne modifiait pas le champ d'application de l'article L342-4 du Code du travail et qu'on ne pouvait lui opposer l'application des régimes de Sécurité sociale des travailleurs se déplaçant à l'intérieur de la Communauté européenne.

easyJet, qui emploie 130 personnes en France sous contrat britannique, conteste le décret qui applique aux navigants des compagnies aériennes l'article L342-4 du Code du travail restreignant l'usage du "détachement de salariés" et leur applique le droit du travail français lorsque "le centre de l'activité professionnelle du salarié" est en France.

Le texte précise qu'il s'agit du "lieu où il travaille ou celui où il prend son service et retourne après l'accomplissement de sa mission".

Au contraire, les avocats d'easyJet contestent cette notion de "base d'exploitation" et font valoir que les navigants de la compagnie dépendent en réalité du siège britannique de l'entreprise.

easyJet est concerné par le décret pour sa base d'Orly, tout comme les compagnies irlandaises Ryanair (Dublin: RY4.IR - actualité) à Marseille et Cityjet (filiale d'Air France (Paris: FR0000031122 - actualité) ) à Roissy.

Ryanair a également déposé un recours le 26 décembre, et a porté plainte auprès de la Commission européenne.

easyJet, dans le collimateur de la justice française avant même la sortie du décret, a été mis en examen pour "travail dissimulé" et "entraves aux organes de représentation du personnel" à la mi-décembre par un juge de Créteil, après un contrôle surprise sur les conditions d'emploi de son personnel de l'escale d'Orly.

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15.01.2007

Sarkozy inquiête 51% des français.

Dans un sondage JDD/IFOP paru ce dimanche matin l'image de Nicolas Sarkozy inquiête 51% des français interrogés.

Télécharger l'enquête (pdf)

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18:14 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

Eric Besson : "Sarkozy enterre la rupture"

Eric Besson, député PS de la Drôme : « Nicolas Sarkozy est libéral depuis cinquante ans et gaulliste depuis cinquante jours. Le tournant de son discours ne date pas d’hier, mais de deux mois, en réaction à la montée de Ségolène Royal. Il a opéré un recentrage et laissé tomber le thème de la rupture, d’abord en l’atténuant avec “la rupture tranquille” puis en l’abandonnant au profit de “ensemble tout devient possible”. Il se présente comme gaulliste, républicain et anti communautariste, alors même qu’il a prôné le communautarisme. Mais dans le fond, il continue à défendre des mesures libérales et à présenter l’impôt comme un prélèvement aveugle de l’État. Or, comment peut-on vouloir à la fois plus de dépenses publiques et moins d’impôts ? C’était déjà la promesse de Jacques Chirac en 2002. Cela a donné du déficit et de la dette. »

Recueilli par Marie VERDIER

Lire sur le même sujet :

1- L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy.

2-L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy.


Les habits neufs de la droite française

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14.01.2007

Le projet de Nicolas Sarkozy : un projet de "rupture inquiétante"

Nicolas Sarkozy aujourd’hui fait feu de tout bois. Les promesses pleuvent, « la fin des droits de succession », « plus d’égalité pour les retraites », « la liberté du choix dans le travail », « deux ans seulement pour accueillir ceux qui n’ont pas de toit », etc. Nicolas Sarkozy va jusqu’à utiliser les mêmes mots que Jacques Chirac en 1995 sur la fracture sociale. On en connaît depuis 12 ans la vacuité.

¦ Des promesses non tenues

• Le bilan de cinq années de gouvernement de droite, dont il est le numéro deux est suffisant pour voir qu’il y a un fossé entre les annonces verbales et les actes réels. Où est, par exemple, sa promesse devant l’Assemblée nationale de ne pas privatiser Gaz de France ? Foulée aux pieds quelques mois après !

¦ Un projet libéral

• C’est un projet profondément libéral. Il veut rompre avec le modèle social français qu’il dit archaïque. Il est un partisan du libéralisme économique à la mode anglo-saxonne. Il affaiblit les garanties collectives et la protection sociale. Il appelle au « chacun pour soi » contre toutes les solidarités qu’il assimile à de « l’assistance ».

¦ Un projet communautariste

• Loin de se reconnaître dans les principes de laïcité, Nicolas Sarkozy conçoit la citoyenneté à travers l’appartenance à une religion. Il cherche la paix sociale dans le dialogue avec les institutions religieuses ; il flatte les communautés et oublie les principes de la République.

¦ Un projet inquiétant

• Nicolas Sarkozy a dénoncé les patrons voyous mais son projet est celui du Medef qui lui demande de supprimer le contrat à durée indéterminée, de mettre fin aux 35 heures, de supprimer le droit de grève dans le secteur public et prévoit encore de nouveaux cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés.

¦ Un projet atlantiste

• C’est un projet et profondément atlantiste.Proche de la droite américaine, il a franchi l’année dernière, un nouveaux pas. Parlant de l’opposition de la France à la guerre américaine en Irak, que tous aujourd’hui s’accordent à dire désastreuse, il a ridiculisé la « grandiloquence stérile de la France ». Une photo avec Georges Bush valait-elle cela !

¦ Un projet démagogique

• C’est un projet démagogique.Nicolas Sarkozy veut faire de sa politique de sécurité sa principale promesse. Son bilan ne répond pas pour lui. Surtout les mesures qu’il annonce, sans reconnaître son erreur sur le démantèlement de la police de proximité, son attitude de défiance vis-à-vis de la justice, ses provocations
fréquentes, montrent qu’il entretient la crise plutôt qu’il ne la combat.

Nicolas Sarkozy dit qu’il est l’homme de la « rupture tranquille ». On sait maintenant que sa première rupture, c’est avec la vérité ! Et que cette rupture sera inquiétante !


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12.01.2007

Fiscalité : Royal s'oppose à Hollande

Ségolène Royal a promis vendredi qu'il n'y aurait "pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail" si elle est élue en 2007. Interrogée par la presse sur les hausses d'impôts proposées par François Hollande, lors de la présentation de ses voeux au conseil régional de Poitou-Charentes qu'elle préside, la candidate PS a ajouté : "Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires".

La candidate a rappelé qu'elle avait "mandaté un certain nombre de spécialistes pour mettre à plat (ces questions de déficit et de fiscalité), voir les pistes envisageables". "Le débat sur la question des graves déficits dont souffre la France aujourd'hui est indispensable (...). Le moment venu, dans le cadre du projet présidentiel, je dirai un certain nombre de choses sur ces questions", a-t-elle ajouté.

"Tout le monde a la légitimité de s'exprimer"

François Hollande a relancé le débat sur la fiscalité en se prononçant pour des hausses d'impôts pour les contribuables touchant un salaire net de plus de 4.000 euros par mois. "200.000 contribuables sont concernés", selon lui, 1,2 million de personnes, selon le gouvernement.

Faisant allusions à ces déclarations, la présidente de la région Poitou-Charentes a déclaré : "Tout le monde a la légitimité de s'exprimer. Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue (...)". Interrogée sur le rôle de François Hollande dans la campagne, Ségolène Royal a répondu : "Il est Premier secrétaire du PS, il a tout son rôle mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au delà. J'ai déjà rassemblé à l'extérieur du PS d'autres forces de gauche".

D'après agence
Notes précédentes :
Royal s'entoure de strauss-kanniens et de fabiusiens et charge DSK d'un diagnostic sur la fiscalité

FISCALITE : "4.000 euros nets par mois": Hollande et Copé polémiquent sur la classe moyenne

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Royal s'entoure de strauss-kanniens et de fabiusiens

Royal charge DSK d'un diagnostic sur la fiscalité
PARIS



Ségolène Royal a chargé jeudi trois parlementaires socialistes, dont son ancien rival Dominique Strauss-Kahn, d'établir un diagnostic et des propositions sur l'efficacité de la dépense publique.

François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, a déclaré jeudi dans Le Parisien que l'impôt sur le revenu serait augmenté pour les contribuables disposant d'un salaire supérieur à 4.000 euros net par mois si la gauche gagne la présidentielle.

Dans un communiqué, la candidate socialiste à l'élection présidentielle explique que le débat de l'élection présidentielle doit permettre de "proposer un choix clair", en respect des quatre objectifs du projet socialiste.

Ces quatre objectifs sont: pas d'augmentation des prélèvements obligatoires, réduction des déficits, financement des priorités sociales et remise en cause des avantages fiscaux des plus privilégiés, précise le texte.

Dominique Strauss-Kahn, Didier Migaud (fabiusien) et François Marc devront plancher non seulement sur l'efficacité de la dépense publique mais sur les réformes du système de prélèvements favorables à l'emploi, sur le pouvoir d'achat, la justice sociale, l'efficacité économique et l'innovation.

"Ces propositions nourriront le programme présidentiel", précise le communiqué.



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14:34 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

FISCALITE : "4.000 euros nets par mois": Hollande et Copé polémiquent sur la classe moyenne

PARIS (AFP) - Le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, a souligné vendredi que les Français qui gagnent plus de 4.000 euros nets par mois visés par les hausses d'impôts proposées par le premier secrétaire du PS François Hollande sont, "bien sûr", dans la classe moyenne.

François Hollande a relancé le débat sur la fiscalité ces derniers jours en annonçant que si la gauche revenait au pouvoir, elle supprimerait les baisses d'impôt qui ont été accordées "aux plus privilégiés", c'est-à-dire, selon lui, les contribuables gagnant plus de 4.000 euros nets par mois.

"A gauche, on est spécialisé dans l'idée depuis 200 ans de penser que l'alpha et l'oméga d'un débat moderne consiste à pointer du doigt les soi-disant riches", s'est emporté M. Copé.

A la question de savoir si à 4.000 euros de salaire net mensuel, on faisait partie de la classe moyenne, il a répondu "oui, bien sûr", ajoutant qu'"au-dessus de 4.000 euros on a aussi un certain nombre de dépenses à faire".

"Aujourd'hui en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4.100 euros par mois. Un informaticien après 10 ans d'expérience, un conducteur de TGV en fin de carrière, un VRP, ça gagne aussi entre 4.000 et 4.200 euros par mois. Cela veut dire qu'on va demander à toute une frange de nos concitoyens qui gagnent effectivement quatre fois plus que le Smic et au-delà, de voir leurs impôts augmenter", a-t-il dit.

Dans Le Parisien de jeudi, François Hollande précisait que ces hausses d'impôts concerneraient environ "200.000 contribuables", ce à quoi M. Copé a réaffirmé qu'elles toucheraient 1,2 millions de personnes.

Pour M. Copé, "cela donne une image de notre pays, du côté gauche de l'échiquier, qui est très archaïque".

"C'est une assez bonne caractéristique de ce qu'est la campagne de Ségolène Royal", a-t-il insisté. "C'est à double facette : côté face c'est grands sourires, on écoute, on invente des mots étranges pour faire moderne et le côté pile c'est on se prépare à appliquer une politique de vieille gauche. Cela s'appelle tromper les gens avec finesse; cela ressemble un peu, pour prendre des mots que Ségolène Royal aime bien, à de la +duplicitude+", a lancé M. Copé dans une allusion à la "bravitude" inventée du haut de la muraille de Chine par la candidate socialiste.

Selon le ministère du Budget, le nombre de foyers fiscaux disposant en 2004 d'un revenu net imposable, déduction faite des frais réels, de plus de 48.747 euros par an (soit environ 4000 euros par mois), était de 383.285.

Le nombre de foyers ayant un revenu compris entre 39.529 euros et 48.747 euros était de 243.352.

Selon le Syndicat national unifié des impôts, le nombre de foyers fiscaux concernés par la proposition Hollande se situerait entre 300.000 et 450.000.

Serait touché un célibataire disposant annuellement de 50.000 euros de traitements et salaires ou un couple sans enfants disposant de 85.000 à 90.000 euros.

La commission des Finances de l'Assemblée nationale avait calculé en 2006 que 305.000 foyers fiscaux seraient concernés par le taux à 40% appliqué (depuis cette année) à la fraction de revenus dépassant 65.559 euros annuels (66.679 € dans le budget 2007).

Sur le même sujet : Royal s'entoure de strauss-kanniens et de fabiusiens et charge DSK d'un diagnostic sur la fiscalité

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Bush envoie des renforts militaires en Irak et met Bagdad en garde

WASHINGTON (AFP)
11 Janvier 2007 7h14 Le président américain George W. Bush a annoncé mercredi le renfort de plus de 20.000 militaires américains en Irak, en mettant en garde ses dirigeants contre une perte de soutien des Etats-Unis.

"J'ai mobilisé plus de 20.000 soldats américains supplémentaires en Irak. La vaste majorité d'entre eux, cinq brigades, seront déployés à Bagdad", a déclaré George W. Bush dans une allocution télévisée de la Maison Blanche, en présentant son ultime stratégie pour l'Irak.

Si les Etats-Unis décidaient de rapatrier leurs soldats, cela "provoquerait l'effondrement du gouvernement irakien, déchirerait le pays et déclencherait un massacre d'une dimension inimaginable", a souligné le président. Debout face à la caméra, costume sombre et arborant un air solennel, il a affirmé assumer les erreurs commises dans la gestion de la guerre depuis l'invasion de mars 2003.

George W. Bush a indiqué que le gouvernement irakien, qui pourrait "perdre le soutien des Américains" s'il ne tient pas ses promesses, s'était engagé à prendre le contrôle de toutes les provinces irakiennes "d'ici à novembre". "L'engagement des Etats-Unis n'est pas illimité", a-t-il averti. "Même si notre nouvelle stratégie fonctionne exactement comme prévu, les actes de violence meurtriers vont continuer, et nous devons nous attendre à plus de victimes irakiennes et américaines", a-t-il ajouté.

Il a précisé qu'un "coordinateur à Bagdad" allait être nommé par le Département d'Etat "pour faire en sorte que l'aide économique dépensée en Irak donne de meilleurs résultats". Le nouveau plan de George W. Bush représente un coût total de 6,8 milliards de dollars. Les Etats-Unis ont déjà dépensé 350 milliards depuis l'invasion du 20 mars 2003. La nouvelle enveloppe budgétaire prévoit un milliard pour relancer l'économie, la société civile, les infrastructures et le système judiciaire de l'Irak, dévastés par la guerre.


Les forces américaines en Irak

Les renforts militaires se décomposeront en 4.000 Marines supplémentaires déployés dans la province irakienne de Al-Anbar et de 17.500 soldats affectés à Bagdad, s'ajoutant aux 132.000 militaires américains déjà présents en Irak "Il n'y avait pas assez de troupes irakiennes et américaines pour sécuriser des endroits d'où les terroristes et les insurgés avaient été chassés", a expliqué le président, jugeant que les règles d'ouverture du feu des troupes sur le terrain devaient être assouplies. Selon un responsable américain, l'envoi des renforts se fera progressivement avec une première vague le 15 janvier et une seconde un mois plus tard.

Près de quatre ans après l'invasion de l'Irak, plus de 3.000 soldats américains sont morts dans ce pays et plus de 22.000 ont été blessés alors que la violence a redoublé depuis le début de l'année. En moyenne, plus de 100 civils sont tués chaque jour en Irak.

"La situation en Irak est inacceptable pour le peuple américain, et elle est inacceptable pour moi", a déclaré le président, en promettant d'interrompre le soutien apporté, selon lui, par la Syrie et l'Iran aux insurgés irakiens.

L'opposition démocrate, majoritaire au Congrès depuis début janvier, a rejeté en bloc le plan de George W. Bush. "La décision du président est mauvaise pour l'Irak et mauvaise pour l'Amérique - et il est temps que le nouveau Congrès empêche Bush de poursuivre aussi obstinément une stratégie qui a déjà échoué en Irak", a déclaré John Edwards, candidat à la présidentielle de 2008. "Je ne peux pas soutenir l'escalade qu'il propose pour la guerre en Irak", a dit la sénatrice démocrate Hillary Clinton, à qui il est prêté également des ambitions présidentielles, en dénonçant "l'incompétence et l'arrogance" de l'administration.

Les démocrates n'ont toutefois aucun moyen légal de s'opposer à l'envoi de nouvelles troupes en Irak.

Le dessin de Chappatte
Discours de Bush sur l'Irak Dessin paru dans le journal International Herald Tribune

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11.01.2007

Polynésie Française : Au secours, la droite est revenue !

"Rupture tranquille oblige" à 100 jours de la présidentielle, le nouveau gouvernement de Gaston Tang Sang à priori hostile aux réformes "illégales" de justice sociale a en partie repris les mesures précédemment promulguées par l'ex Président Oscar TEMARU; notamment : aides au pouvoir d'achat des polynésiens les plus modestes (augmentation du SMIC, baisse des carburants, etc).

Conseil des ministres: le SMIG à 137 000 Fcfp à compter du 1er février, baisse du gaz et des carburants

Le deuxième conseil des ministres du gouvernement Tong Sang a pris des décisions qui reprennent en partie celles du gouvernement d'Oscar Temaru, en décembre dernier, mais "qui avaient été prises dans l'illégalité". Pour le ministre de l'Economie et de l'Emploi, Teva Rofritsh,"il ne s'agit pas de faire des cadeaux pour faire des cadeaux, mais de mener une gestion de bon père de famille".

Le conseil des ministres de mercredi, réuni sous la présidence de Gaston Tong Sang a pris plusieurs décisions importantes concernant le pouvoir d'achat en Polynésie française. Au cours d'une conférence de presse, le ministre Teva Rofritsch les a justifiées en expliquant pourquoi les décisions prises par l'ancien gouvernement ne pouvaient être appliquées "en l'état".
Regrettant "la grande politisation qui en a été faite", le ministre de l'Economie et de l'Emploi a affirmé que désormais, "il fallait éviter les surenchères successives" et que la revalorisation du SMIG notamment - qui devrait faire l'objet d'une concertation avec les acteurs économiques et sociaux - devrait également être "ajustée en fonction de la création de richesses".

"Optimiser l'aide publique"
Concernant l'environnement économique de la revalorisation du SMIG, et notamment le DARSE (dispositif d'aide à la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti et à l'emploi), le ministre a également expliqué que son gouvernement voulait "rationnaliser et optimiser l'aide publique" en privilégiant d'avantage "les secteurs qui ont beaucoup d'employés au SMIG". Il a annoncé un programme de "pacte social" avec un calendrier permettant de prendre des décisions concertées en fonction d'indicateurs socio-économiques.
Quant aux baisses du prix du gaz et des carburants, annoncées à partir de la mi-février, elles ont été décidées suite à "un examen minutieux" du FRPH (fonds de régulation du prix des hydrocarbures) et leur ajustement se fera désormais en tenant compte d'une surveillance stricte des cours du brut, a également expliqué le ministre qui a estimé que l'ancien gouvernement "avait trop attendu" dans ce domaine pour effectuer les ajustements nécessaires en faveur d'une revalorisation du pouvoir d'achat.
Voici le communiqué officiel du conseil des ministres concernant les trois points suivants:
- Baisse du prix du gaz et des carburants;
- Bilan des rencontres avec les partenaires sociaux et augmentation du SMIG;
- Point sur la situation financière du Pays.

- Baisse du prix du gaz et des carburants
"Une des premières préoccupations du gouvernement, dès sa prise de fonction, a été d'améliorer la qualité de la vie des Polynésiens et notamment son pouvoir d'achat, comme s'y était engagé le Président Gaston Tong Sang lors de son élection.
Ainsi, le gouvernement entend s'attaquer à une baisse générale des prix. Il proposera dans un court délai toute une série de mesures visant à réduire la cherté de la vie.
Mais dans l'immédiat, après avoir mené une étude sur le prix des hydrocarbures, il a été décidé :
- Premièrement, à compter du 15 janvier prochain : d'opérer une diminution de 15 francs par kilo de gaz ; soit 195 francs pour la bouteille de gaz de 13 kg, qui passera ainsi de 2 600 (ndlr- env. 21,67 euros) francs à 2 405 francs (ndlr- env. 20,04 euros).
- En second lieu, à compter du 21 janvier, de décider une baisse :
. de 12 francs sur le litre d'essence, qui fera passer celui ci de 160 à 148 francs,
. de 10 francs sur le litre de gazole, le faisant passer de 135 à 125 francs,
. de 10 francs sur le litre de pétrole, ramenant celui ci de 95 à 85 francs".

- Bilan des rencontres avec les partenaires sociaux et augmentation du SMIG
"À l'initiative de M. Teva Rohfritsh, Ministre de l'Economie et de l'Emploi, en étroite collaboration avec Mme Armelle Merceron, Ministre des Finances, dès le 04 janvier 2007, s'est engagé une première phase du dialogue social dont le président la Polynésie française M. Gaston Tong Sang lui a confié la charge. Les rencontres avec les partenaires sociaux (syndicats de salariés et patronaux) se sont achevées le lundi 8 janvier 2007 et ont permis aux deux ministres de rencontrer successivement le CEPF, A Tia i Mua, la CGPME, O oe to oe rima, la CSIP, OTAHI et la CSTP/FO.
L'objectif de ces rencontres était de rétablir un dialogue distendu pour ne pas dire rompu avec le précédent gouvernement.
Dialogue indispensable pour que renaisse la confiance, pour que soient mises en place les conditions de la croissance et de la création d'emploi. Et également pour que les partenaires aient un minimum de visibilité sur la politique économique et sociale du gouvernement afin que ne se renouvelle pas la malencontreuse aventure de la réforme Te Autaeaeraa.
L'écoute des différents partenaires sociaux a permis de passer en revue les problèmes économiques et sociaux placés au centre des préoccupations de la population et pour lesquelles celle-ci attend des réponses à court et moyen terme.

Hausse du SMIG au 1er février
Parmi les sujets d'actualité, le SMIG et son augmentation de 6000 Francs (Ndlr- env. 50 euros) ont bien entendu figuré en première place et M. Teva Rohfritsch a dû rappeler dans quelles conditions cette mesure mal préparée avait été rapportée. Cette augmentation avait en effet été prise par le précédent gouvernement après le vote de la motion de censure alors que celui ci ne pouvait gérer que les affaires courantes.
Elle ne pouvait de ce fait être appliquée en l'état pour plusieurs raisons. En premier lieu, elle n'avait fait l'objet d'aucun acte officiel. En second lieu, elle était, compte tenu des conditions dans lesquelles elle avait été décidée, susceptible de faire l'objet de recours. Enfin son financement ayant été mal évalué, elle n'avait aucune réalité économique et budgétaire.
Le retrait de cette mesure a été toutefois accompagné d'une revalorisation de 2% du SMIG à compter du 1er janvier 2007, telle qu'elle était prévue par les textes et dont l'automatisme aurait dû intervenir en novembre 2006.
Cette revalorisation ne se voulait en aucun cas une compensation de la mesure rapportée. Elle était la preuve de la volonté du gouvernement de replacer l'augmentation du SMIG dans le contexte réglementaire et économique qui doit être le sien.
Elle permettait également de prendre en compte la hausse des prix, le temps que se mette en place la concertation sur l'objectif de 137 000 francs (ndlr- env. 1141 euros). Car il est apparu au cours des rencontres que la revalorisation du SMIG à 137 000 Francs était une attente unanime des salariés. Et qu'il convenait d'autant plus de la prendre en compte que l'augmentation du coût de la vie depuis 2 ans avait fortement porté atteinte au pouvoir d'achat des salariés.
Du côté patronal, l'opposition initiale était, semble-t-il, liée au caractère politique et autoritaire de la décision et à son absence de financement. Cette opposition pouvait être levée dès lors que cette augmentation repose sur une capacité réelle de notre économie à l'absorber.
C'est dans ce contexte que Monsieur Gaston Tong Sang, Président de la Polynésie française, après avoir lui même reçu les organisations de salariés et de patrons, a donné mandat à M. Teva Rohfritsh, Ministre de l'Economie et de l'Emploi pour mettre en place les modalités de l'augmentation du SMIG à 137 000 Francs à compter du 1er février 2007.

- Point sur la situation financière du Pays
Mme Armelle Merceron, ministre des Finances, a fait le point sur la situation financière et budgétaire du Pays. L'analyse fait état d'interrogations importantes et graves sur l'équilibre réel et la sincérité du budget tel qu'il a été présenté et adopté par la précédente majorité. Il s'avère qu'un certain nombre de dépenses ont été minorées et que l'endettement est au-delà de l'acceptable. Toutes ces incertitudes et ces faiblesses seront corrigées à l'occasion d'un prochain collectif budgétaire en préparation.
Par ailleurs, l'exécution du budget 2006 fait apparaître une faiblesse du taux de consommation des crédits de paiement qui, avec 45% d'engagement atteint un taux qui n'avait pas été connu depuis de très nombreuses années, et qui représente une trésorerie qui a été mobilisée inutilement.
Aussi, le Président a donné consigne à ses ministres d'accélérer les engagements des crédits de paiement afin de rattraper les retards et pour que la dépense publique vienne soutenir la croissance économique."

Les autres points examinés lors du Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2007:
- Analyse du fonctionnement de la Commission des litiges fonciers
- Engagement d'une réflexion sur l'aide juridictionnelle
- Calendrier des manifestations artisanales pour 2007
- 4ème festival international du film documentaire océanien
- Ouverture de la concertation sur la croisière interinsulaire en Polynésie française
ATP


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20:40 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Gaston Tong Sang, FLOSSE, TEMARU, Polynésie Française, Tahiti, RAG 34

10.01.2007

Soldes gratuites, cantine gratuite : c'est blesipo ! (possible)

Les soldes du Canal St-Martin, gratuité des cantines du Bourget et de Drancy pour les petits.

CARTIER LIBRE

Les soldes encore et toujours, mais pas dans les grands magasins cette fois. Au Canal St-Matin à Paris, ils seront nombreux devant la « boutique » de vêtements installée près des 250 tentes encore debout. Les SDF peuvent venir y chercher pantalons, chaussures, pulls et autres nécessaires de survie.

mercredi 10 janvier 2007.
Les soldes du Canal St-Martin


mardi 9 janvier 2007
Gratuité à la cantine

Depuis hier, la cantine est gratuite dans les écoles primaires de Drancy et du Bourget en Seine-St-Denis. Le maire du Bourget, Vincent Capo-Canellas, a déclaré créer « un droit à un repas équilibré quotidien et gratuit ».

En ce jour de rentrée, à l'école Jean Jaurès de Drancy, la directrice, Madame Cararas, compte les élèves qui mangent à la cantine.



Cartier libre : par Caroline Cartier
du lundi au jeudi de 7h48 à 7h52


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10:35 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gratuit, gratuité, soldes, SDF, précarité, RAG 34

Les Don Quichotte attendent du concret pour lever les campements de SDF

PARIS (AFP) - Les campements des Enfants de Don Quichotte étaient toujours en place mardi, l'association s'occupant désormais de recenser les besoins pour examiner les propositions concrètes, au lendemain de l'annonce d'un plan gouvernemental renforcé.

A Paris, l'association a recensé 250 SDF dormant dans des tentes le long du canal Saint-Martin et attend l'arrivée de travailleurs sociaux pour étudier "au cas par cas" les solutions d'hébergement, a-t-elle annoncé mardi, en précisant que le campement ne serait levé qu'une fois que tous les SDF se seront vu proposer une solution adaptée.

Même tonalité en province, où les campements, notamment à Lille (une douzaine de tentes), Lyon (soixante-sept), Strasbourg, Bordeaux (une cinquantaine), la Rochelle (une quinzaine), Dax (une vingtaine), Sête (une douzaine) sont maintenus. Des réunions étaient en cours mardi avec les autorités préfectorales, notamment à Toulouse et Strasbourg.

En revanche, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), la députée-maire UMP, Maryse Joissains, a demandé aux SDF qui ont dressé des tentes dans le centre-ville de quitter les lieux, estimant qu'il ne restait parmi eux que des "marginaux qui dévoient la charte des Enfants de Don Quichotte".

Le gouvernement a annoncé lundi un plan renforcé pour l'hébergement des SDF et des mal-logés pour 2007 afin d'héberger de façon "pérenne" et "adaptée" toute personne accueillie en urgence. Les 27.100 places annoncées comme "nouvelles" par le gouvernement doivent en fait notamment se substituer aux 13.500 places actuelles en hébergement d'urgence", selon une mise en oeuvre progressive "courant 2007".

Ce plan n'est pas "à l’échelle de la crise", a estimé mardi Gilles Savary, l'un des porte-parole de la socialiste Ségolène Royal.

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, annonce également avoir écrit une nouvelle fois à Dominique de Villepin pour acquérir des terrains et immeubles de l'Etat afin d'y faire du logement social.

Le Premier ministre, sous la pression des associations et de l'opinion, à quatre mois des élections, avait annoncé le 3 janvier l'instauration d'un droit au logement opposable dans un projet de loi.

Ce texte doit être présenté le 17 janvier en Conseil des ministres et examiné par les députés durant la deuxième quinzaine de février, en vue d'une adoption définitive avant la fin de la législature. Une réunion du comité de suivi aura également lieu le 17 janvier.

La plate-forme pour un droit au logement opposable (DALO), comprenant notamment Amnesty International France, ATD-Quart Monde, le Secours Catholique Caritas France et le Réseau mondial contre la pauvreté, réunie mardi, a déclaré avoir "pris acte des avancées" contenues dans l'avant-projet de loi.

De leur côté, la quinzaine de SDF regroupés sous le pont d'Austerlitz demandent, dans une lettre ouverte, à prendre part aux négociations en cours et à construire eux-mêmes des centres d'hébergement pour retrouver "travail", "responsabilités" et "dignité".

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Les nationalisations de Chavez au Venezuela visent le capital américain

Par Nina NEGRON
(clicker sur la photo pour l'agrandir)CARACAS (AFP) - Le plan de nationalisations annoncé au nom de la "révolution socialiste" par le président Hugo Chavez au Venezuela alors qu'il commence un nouveau mandat de six ans, vise d'abord le capital américain, principal actionnaire des secteurs concernés.
Le chef de l'Etat, qui se présente comme le nouveau leader de la gauche anti-américaine dans la région, a clamé son intention de "récupérer la propriété sur les moyens de production stratégiques", lundi, dans un discours offensif, à deux jours de son investiture officielle.

Concrètement, il a promis, "dans un délai raisonnable d'un an", une loi-cadre pour nationaliser l'électricité et la téléphonie, deux secteurs dont les entreprises américaines sont les principaux actionnaires étrangers.

Le secrétaire américain à l'Energie Samuel Bodman a exprimé sa "forte inquiétude" après les annonces de M. Chavez, disant craindre que puissent être "violés" les contrats régissant ces investissements.

Les Etats-Unis espèrent que Caracas "respectera ses obligations contractuelles" et "indemnisera les compagnies étrangères sur la base de la valeur de leurs actifs sur le marché", a déclaré le porte-parole du Département d'Etat américain Sean McCormack.

Si la compagnie publique CADAFE assure le service d'électricité dans la majeure partie du pays, la firme privée Electricidad de Caracas, qui opère dans la capitale depuis 1985 et compte un million de clients, appartient, elle, à la multinationale AES (NYSE: AES - actualité) , dont le siège se trouve aux Etats-Unis.

L'entreprise américaine Verizon Communications est le premier actionnaire de la compagnie nationale CANTV, principal opérateur pour la téléphonie fixe et mobile au Venezuela, dont elle détient 28,5% des parts.

La bourse de Caracas s'est effondrée mardi perdant 19% de sa valeur après les annonces de Chavez qui ont miné la confiance des investisseurs. Les titres CANTV et Electricidad de Caracas ont été très vite suspendus de cotation et pour 48 heures, après de lourdes pertes accumulées peu après l'ouverture (respectivement 30,1% et 20%).

"Il y a une menace très sérieuse d'étatisation et cela se voit sur le marché des capitaux", a déclaré à l'AFP l'économiste Alexander Guerrero, tout en estimant que l'impact sur la croissance nationale -- 10,3% en 2006 -- sera "imperceptible". Selon l'expert, la chute de la bourse de Caracas est due à un "changement des règles du jeu".

L'impact du coup porté aux intérêts américains par le régime chaviste reste cependant à déterminer, d'autant que M. Chavez n'a pas précisé si les compagnies privées seraient dédommagées après les nationalisations.

La compagnie de télécommunications CANTV, privatisée en 1991, était en négociations avancées pour céder sa participation au groupe Telmex du magnat mexicain Carlos Slim.

Chavez prévoit aussi un durcissement à l'encontre des multinationales pétrolières en mettant fin au contrôle des groupes étrangers sur quatre raffineries de la Ceinture de l'Orénoque (55.300 km2), la plus importante réserve du pays, cinquième exportateur mondial de brut.

Mais il avait déjà fait part de ses intentions à leur égard il y a plusieurs mois.

Plus de 566.000 barils en sont extraits quotidiennement et pré-raffinés par quatre sociétés associées au groupe public PDVSA mais contrôlées par les Américains ExxonMobil, Chevron (NYSE: CVX - actualité) et Conoco ainsi que le Français Total et le Norvégien Statoil.

Le président vénézuélien a modifié depuis 2005 la législation pétrolière, en imposant une fiscalité plus sévère aux compagnies étrangères et en les obligeant à céder au groupe public PDVSA, le contrôle de contrats de production et d'exploration.

La rhétorique de Chavez contre "l'empire américain" a aussi montré ses limites, notamment en matière pétrolière puisque les Etats-Unis demeurent le premier débouché du pétrole du Venezuela qui y exporte quasiment la moitié de sa production.

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09.01.2007

Polynésie Française : des îles dans le brouillard

(photo Teva Sylvain : Raïatea et Tahaa)
Quatre changements de majorité en deux ans et demi ! Les îles paradisiaques n’en ont pas fini avec l’instabilité politique et l’accusation de corruption.
par Noël Bouttier

La Polynésie française peut-elle trouver une stabilité politique ? La question se pose après le nouveau changement de Président de cet ensemble d’archipels, situé à 18 000 kilomètres de la métropole. Le 26 décembre, Gaston Tong Sang a succédé à Oscar Temaru qui lui-même avait remplacé à deux reprises, en 2004 puis en 2005, Gaston Flosse, « parrain » local depuis le début des années 80. Cette instabilité est liée à la présence d’élus de formations « centristes » ou « autonomistes », qui font basculer la majorité au gré des circonstances et/ou des promesses qui leur sont faites. La situation traduit également l’extrême complexité géographique : les 270 000 habitants sont répartis sur une centaine d’îles et d’atolls, gérés par cinq entités administratives. Ce nouvel épisode soulève au moins trois questions.

1. Pourquoi Temaru a-t-il échoué ?
La première est liée à l’absence de majorité claire au sein de l’Assemblée polynésienne : le parti de Temaru, Tavini Huiraatira (Servir le peuple) ne comptait que 26 des 57 sièges. D’autre part, Gaston Flosse a joué de tous ses – puissants – réseaux pour diviser une coalition de circonstance qui s’était constituée justement contre lui, notamment à la suite de nombreuses mises en cause dans des affaires de corruption de cet ami de Jacques Chirac. Il aurait été appuyé par « l’État UMP » – selon une expression de Temaru – qui n’avait jamais digéré l’arrivée aux affaires d’un homme engagé contre les essais nucléaires français à Mururoa et militant pour l’indépendance polynésienne. Mais Temaru porte également une responsabilité dans son échec pour avoir multiplié les dérapages verbaux anti-Français et fait preuve d’amateurisme dans certains dossiers.

2. Tong Sang peut-il tourner la page ?
C’est l’une des grandes habiletés de Tahoeraa Huiraatira, le parti de Flosse : avoir mis en avant un homme apparemment nouveau incarnant une troisième voie entre l’affairisme et « l’aventure » indépendantiste. La réalité semble plus compliquée. Issu d’un parti contestataire, Gaston Tong Sang s’était rapproché de l’autre Gaston, devenant même son ministre à plusieurs reprises. Depuis longtemps maire de Bora Bora, il est loin d’être vierge de toute accusation de corruption. Il a été mis en examen en 2005 pour avoir validé le rachat par le Territoire d’un atoll appartenant à un homme d’affaires proche de Gaston Flosse. Dans ses déclarations, le nouveau Président a indiqué qu’il voulait faire du neuf, en clair rompre avec le système Flosse. Mais aura-t-il les moyens et la volonté de couper les ponts avec son mentor, qui aimerait bien revenir aux affaires ? Il est permis d’en douter d’autant que face à l’opposant Temaru décidé à prendre sa revanche, la nouvelle majorité va devoir serrer les rangs.

3. Quel avenir pour la Polynésie ?
Depuis février 2004, l’archipel est un « pays d’outre-mer » qui doit « se gouverner démocratiquement et librement ». Cette réforme avait été votée presque en catimini par le Parlement français dans le cadre de l’urgence parlementaire. Un tel changement était demandé par Flosse, qui comptait ainsi renforcer son pouvoir à la faveur d’une dissolution de l’Assemblée. Ironie de l’Histoire : en mai 2004, les élections en Polynésie accordaient une courte victoire à Temaru, son opposant historique. Gouverner la Polynésie est devenu complexe en raison de la géographie, des extrêmes divisions entre îles et partis, sans oublier le clientélisme. Paradoxalement, l’affaiblissement de l’État français – qui reste responsable du maintien de l’ordre et du fonctionnement des institutions – renforce tous les conservatismes puisque les contre-pouvoirs, des communes notamment, sont faibles dans un tel système. La perspective d’une émancipation de l’île, voulue par Temaru, semble s’éloigner avec cet imbroglio politico-juridique. Le pourrissement pourrait être à l’ordre du jour et les conflits sociaux se multiplier d’autant que le mouvement syndical est proche de Temaru et que la situation économique s’est dégradée. Sans le vouloir, le débat sur l’avenir de la Polynésie pourrait bien s’inviter dans le débat présidentiel, à 18 000 kilomètres de là…

Recherche journaliste

Il ne faisait pas bon s’intéresser aux affaires troubles de la présidence du temps de Flosse. Jean-Pascal Couraud, un temps rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti, en a peut-être fait les frais. En tout cas, il a disparu en 1997 après avoir engagé des actions judiciaires contre Flosse. La famille du journaliste, soutenue par Reporters sans frontières, entend verser de nouvelles pièces au dossier alors que l’instruction semble suspendue à Papeete. À suivre.

Copyright © Témoignage chrétien 2006

Consulter notre dossier : l'affaire Jean-Pascal Couraud

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19:55 Publié dans Actualités , Economie , Francophonie , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Polynésie Française, Tahiti, Papeete, RAG 34

Laurent Fabius : A gauche pour changer et pour gagner.

En ce début d´année, j´adresse à chacune et à chacun tous mes souhaits de bonheur et de réussite. Je formule aussi des voeux de paix pour la planète et de sagesse pour l´humanité : elles en ont tant besoin ! Pour la France, j´espère un grand débat démocratique, une mobilisation citoyenne pour un vrai changement à gauche.
Dans 4 mois, la possibilité de l´alternance : ce sera le grand enjeu politique de 2007 ! Si, comme je le souhaite et le crois possible, la gauche gagne les élections, elle aura devant elle une tâche exaltante mais rude. L´année qui vient de s´achever offre un condensé de ces difficultés.

2006 a notamment été l´année d´une crise sociale profonde, celle du CPE. Peu qualifiés ou diplômés, beaucoup de jeunes risquaient de se voir condamnés à la précarité, interdits de CDI. Il y avait danger. Il fallait agir. Ce fut une mobilisation d´avenir, mais la question de l´emploi des jeunes n´est pas réglée pour autant.

Les désordres institutionnels ont également été notoires, l´affaire Clearstream, le fiasco judiciaire d´Outreau, les incessantes querelles au sein de l´exécutif. La vérité est que nos institutions sont fourbues. Le temps d´une République nouvelle est venu.

Les crises internationales n´ont pas manqué non plus, avec l´échec dramatique de G. W. Bush en Irak, les provocations d´Ahmadinejad en Iran, la guerre du Liban et le scandale permanent du Darfour. Là aussi, il y a un besoin vital d´équilibre, de paix, d´Europe, de France.

Pour autant, des prises de conscience utiles ont progressé. Le documentaire d´Al Gore sur le dérèglement climatique a provoqué un choc salutaire. Les impasses du capitalisme financier dans les domaines énergétique, environnemental, culturel ou social ont été spectaculaires. Une prise de conscience s´est opérée concernant le besoin de frontières européennes claires, l´urgence d´une relance fondée sur une réforme de la Banque centrale, l´adoption de règles fiscales et sociales communes pour lutter contre les délocalisations. Ces demandes, qui furent celles des partisans du Non de gauche en 2005, sont aujourd´hui reprises, du moins en paroles, par presque tous les candidats à l´élection présidentielle. Reste à convaincre nos partenaires que l´approche française n´est pas étroitement nationale, mais d´intérêt général pour l´Europe. Ce ne sera pas facile, mais ni la politique, ni la construction européenne n´ont jamais été choses faciles.

*

Dans ce contexte, notre candidate, Ségolène Royal, et une majorité de gauche auront à relever de nombreux défis et d´abord celui de l´emploi et de la croissance. Depuis 2002, la France a régulièrement fait moins bien que ses partenaires en la matière. Les chiffres du chômage ne s´améliorent aujourd´hui qu´à coup de radiations administratives massives et d´emplois précaires. Lutter vraiment contre la désindustrialisation, relancer la consommation par la hausse du pouvoir d´achat, donner priorité à l´éducation et à la recherche, soutenir les entrepreneurs, les créateurs, les PME, agir pour la compétitivité de nos entreprises, mettre en oeuvre une politique européenne plus favorable à la croissance : voilà notre obligation.

Notre deuxième défi sera celui de la démocratie. Au-delà des inscriptions nombreuses sur les listes électorales, dont nous nous réjouissons tous, redonner confiance en l´action publique est indispensable. La question du régime est posée. Elle n´a pas encore été vraiment abordée à ce stade de la campagne. Les institutions ne sont pas une clause périphérique du changement, mais sa clé de voûte : plus une démocratie est vivante, plus la société et l´économie le sont aussi. Si utile soit-elle, la démarche participative ne suffira pas à elle seule à rééquilibrer les pouvoirs. Comme l´a clairement posé le projet socialiste, une République parlementaire nouvelle devra voir le jour à travers une réforme constitutionnelle ratifiée par référendum. Cet engagement devra être prolongé par un renforcement de la démocratie sociale, par une consolidation de la démocratie territoriale, par une remise à plat de la démocratie culturelle et médiatique et par la mise en place d´une vraie sécurité publique, à proximité des citoyens, à l´écoute des victimes, à l´action contre toutes les délinquances, avec des forces de l´ordre soutenues dans leur mission républicaine et non pas transformées, pour des besoins électoraux, en police anti-jeunes ou anti-quartiers.

L´éducation sera, elle aussi, décisive. De nombreux élèves se trouvent dans une relation conflictuelle avec le « système scolaire ». Nos enseignants en viennent à douter parfois de leur mission et se sentent mal épaulés par leur hiérarchie. Nous avons besoin non d´une série de réformettes, mais d´une vraie volonté de changement, avec pour objectif de faire à nouveau de l´école publique le socle du vivre ensemble. Cela suppose de redonner confiance aux professeurs en respectant les spécificités de leur métier, de moderniser la carte scolaire, de créer un soutien éducatif gratuit après la classe, de mieux moduler l´allocation des moyens, de garantir aux meilleurs élèves de tous les établissements un accès aux filières d´excellence. Pour l´université, l´encadrement dans les premiers cycles devra être amélioré et les liens avec les grandes écoles et avec la recherche publique relancés. Quant à la laïcité, elle devra être promue, notamment par une charte pour les services publics adossée à la Constitution. Faire du prochain quinquennat celui de la laïcité renforcera la cohésion nationale contre les communautarismes et donnera à la France un rôle exemplaire face aux intégrismes.

Aujourd´hui, le pouvoir d´achat constitue la principale préoccupation des Français. Combien de nos concitoyens, à partir du 15 du mois, ne peuvent plus faire face ! J´ai souhaité une hausse rapide du SMIC couplée à une grande négociation sociale pour que cette hausse soit diffusée aux autres salaires. En matière de logement, la réalité, c´est la pénurie de logements sociaux et l´augmentation vertigineuse des prix. Depuis déjà longtemps, on sait qu´il faudra construire massivement, remédier à la ségrégation territoriale, freiner la hausse des loyers et assurer à tous un habitat décent. J´ai proposé à diverses reprises que le droit au logement opposable soit inscrit dans nos textes et effectivement mis en oeuvre. Je me réjouis qu´on avance en ce sens, même s´il faut rester vigilants car il y a loin de la proclamation à l´action. Pour assurer la solidarité indispensable, les services publics devront être défendus, à commencer par la santé - ce qui suppose un effort massif en faveur de l´hôpital. Il faudra également mieux prendre en compte la révolution du vieillissement, trouver les financements nécessaires pour nos retraites et pour une réelle prise en charge de la dépendance avec la création d´une cinquième branche de la sécurité sociale.

Nous devrons relancer la construction européenne. On le voit chaque jour davantage, l´Europe a besoin d´une vaste réforme institutionnelle et d´un contrat démocratique passé avec les peuples. En 2008, il reviendra à la présidence française de conclure les négociations pour un nouveau traité constitutionnel. Contrairement à ce que l´on entend ici ou là, ce texte devra être soumis à référendum. Révision du mandat de la Banque centrale européenne et du pacte de stabilité, politique commune en faveur de l´innovation et de la recherche, adaptation de la politique commerciale de l´Union (avec un vrai tarif extérieur commun), stratégie industrielle qui ne se réduise pas à une application dogmatique des règles de la concurrence, défense des services publics qu´il faut protéger, conditionnement de tout nouvel élargissement à ces avancées - voilà plusieurs évolutions à enclencher. Dans le domaine social, il nous faudra engager avec ceux qui le souhaitent une politique de convergence ayant vocation, à terme, à s´étendre à toute l´Union. Sur ces sujets comme sur d´autres - en particulier, dans la perspective de bâtir une armée commune cent ans après Verdun, -, je souhaite que nous prenions des initiatives avec l´Allemagne, qui doit rester notre premier partenaire pour faire avancer l´Europe.

Cette Europe devra jouer un rôle beaucoup plus actif en matière internationale. La dérive atlantiste que porte N. Sarkozy bloquerait l´Europe politique. Contribuer à la paix, à prévenir et à régler les conflits, faire contrepoids à la mondialisation financière, accélérer le développement des régions à l´écart, notamment l´Afrique : la liste des tâches est impressionnante. En cohérence avec ces engagements, nous devrons faire davantage entendre notre voix : refus de l´unilatéralisme, attachement au rôle des institutions internationales, promotion des droits de l´homme, du progrès social et de l´écologie planétaire. Nous devrons revoir notre stratégie d´immigration dans un sens plus solidaire et plus soucieux des intérêts à long terme de notre territoire.

Le dernier défi que nous aurons à relever est celui de la social-écologie. C´est le grand enjeu du 21ème siècle. La France et l´Europe devront peser de tout leur poids pour de nouveaux engagements concrets en faveur de la réduction des gaz à effet de serre. Nous devrons obtenir, à terme, la création d´une Organisation mondiale de l´environnement et l´Europe organiser en son sein une nouvelle solidarité écologique, en utilisant l´outil fiscal. Une politique énergétique commune devra sécuriser nos approvisionnements et coordonner nos efforts afin de réduire l´impact écologique négatif du mode actuel de développement. Sur le territoire métropolitain lui-même, l´habitat écologique, les transports en commun, le ferroutage, les nouvelles énergies propres devront être massivement développés.

*

Tous ces défis montrent l´ampleur et la difficulté de la tâche. D´autant plus que, d´ici au 6 mai 2007, les obstacles politiques ne manqueront pas. La droite, laissez-fairiste dans son action, voudra faire oublier ses échecs par un flot de promesses virtuelles qu´elle présentera sous un jour social - à cet égard, N. Sarkozy n´incarne nullement la rupture avec les années Chirac. L´extrême droite cherchera à tirer un profit électoral de la pénétration de ses thèses et du populisme ambiant. Percer à jour les mensonges de l´UMP, combattre la menace FN, c´est le moins que l´on puisse attendre de la gauche républicaine qui aspire à l´alternance.

Désignée par les militants socialistes, Ségolène Royal bénéficie d´une conjoncture politique très favorable, qui doit lui permettre de remporter l´élection présidentielle et d´obtenir une majorité de gauche lors des législatives. A quatre mois du scrutin, les enjeux économiques et sociaux dominent en effet le débat public : c´est évidemment un atout pour la gauche que de pouvoir faire campagne sur ses propres thèmes. L´électorat socialiste commence à être mobilisé par le refus d´un nouveau 21 avril 2002. Des partenaires traditionnels - le PRG et le MRC - qui avaient présenté des candidatures concurrentes en 2002, seront cette fois-ci nos alliés. La situation au sein de « l´autre gauche » doit nous permettre d´enclencher une dynamique de rassemblement - qui sera d´autant plus forte qu´elle aura été d´abord pratiquée au sein du PS. Notre candidate a donc les atouts en main pour gagner. Dans ce combat, je l´aiderai et la soutiendrai sans ambiguïté, mais ne renierai pas les idées que je porte, celles du projet socialiste, de la République parlementaire nouvelle et de l´Europe sociale. Je serai fidèle à mes convictions et au choix des socialistes.

Pour convertir ce succès potentiel en victoire réelle, encore faut-il que plusieurs conditions soient remplies.

Nous devrons être ambitieux sur les objectifs que nous poursuivons. Dans le passé, nous nous sommes souvent laissés enfermer dans un choix impossible : rendre les armes en nous faisant taxer de « libéraux » ou résister en nous faisant accuser d´archaïsme. Entre 2007 et 2012, le Parti Socialiste et la gauche ne devront pas chercher à imiter tel ou tel exemple supposé, mais inventer leur propre voie dans la mondialisation libérale et forger la gauche de demain. Nous devrons conjuguer l´égalité et la liberté, montrer que la création et la redistribution des richesses ne sont pas séparables, relever le défi de la compétition mondiale et refuser d´abandonner l´humain et la planète au laisser-faire destructeur.

Nous devrons être précis sur les moyens que nous mobiliserons. Avec le quinquennat, le temps de l´action s´est contracté : par mandature, en général deux gouvernements d´environ 30 mois chacun. Raison de plus pour engager le changement dès les premiers jours. Concrètement, cela suppose de notre part un diagnostic partagé, des projets de loi bien préparés, des partenaires sensibilités - syndicats, élus locaux, associations -, ainsi que des décisions systématiquement assorties d´évaluation. Cela vaut aussi à l´échelon européen. Etre précis sur les outils, c´est dire en particulier comment financer. La dépense publique devra viser partout l´efficacité. La poursuite des déficits actuels, creusés depuis 2002, serait immorale et dangereuse : immorale car nos enfants ne sont pas des organismes de crédit illimité, mais les citoyens et les contribuables de demain ; dangereuse car lorsqu´un pays ne prépare plus le futur, à l´extérieur il recule et à l´intérieur seules quelques collectivités, sociétés, individus fortunés s´en sortent. Dans une politique financière ambitieuse et sérieuse, la fiscalité constitue un moyen et non une fin. Il n´est pas sérieux de promettre une baisse tous azimuts des ressources publiques, sans dire quelles actions publiques on supprimera alors qu´elles sont déjà souvent à court de moyens. Priorité devra aller au financement des dépenses d´avenir et à la maîtrise de la dette afin de garantir la compétitivité durable de notre économie et la prise en charge solidaire des grands choix de la Nation. Au cours des dernières années, la droite a distribué les cadeaux fiscaux aux plus riches tout en augmentant les prélèvements obligatoires : dès le collectif budgétaire de l´été 2007, des choix différents, plus justes et plus efficaces, devront être opérés.

Enfin, nous devrons être clairs sur nos alliances. Qui peut croire pour la France aux vertus enchanteresses des « grandes coalitions » ? Elles gomment les clivages démocratiques, règlent rarement les problèmes, risquent d´être suivies d´une poussée extrémiste ou abstentionniste - voire des deux ! Pour mener une politique de gauche, mieux vaut s´appuyer sur les formations de gauche et le dire clairement. Faire une croix sur le rassemblement de la gauche reviendrait à faire échouer l´alternance. Il revient donc au PS, sans hégémonisme, de conduire rapidement la discussion de fond avec nos partenaires afin d´élaborer un contrat de mandature et en y associant, s´ils le souhaitent, ceux qui à gauche sont prêts à troquer la contestation systématique pour la transformation. Il ne reste pas beaucoup de temps pour le faire.

Si nous assumons ainsi nos valeurs et notre histoire tout en sachant nous tourner vers l´avenir, si nous formulons des propositions précises adaptées aux défis qui nous attendent, si nous dessinons un prolongement politique aux mobilisations sociales et aux expressions électorales intervenues depuis 2002, je suis convaincu que nos concitoyens nous écouteront et que, sans nous signer un chèque en blanc, ils nous feront confiance. En revanche, si nous hésitons sur notre identité, si nous mollissons sur nos alliances à gauche et sur notre stratégie, en préférant l´accompagnement plutôt que le changement, alors le peuple risque de ne pas se retrouver durablement dans la gauche. Car dans 4 mois, ce n´est pas seulement une élection qui se joue : c´est la capacité de la gauche à proposer un espoir à la France et une boussole à tous ceux qui refusent que le marché et l´argent dominent tout, non seulement l´économie, mais la société et la pensée elle-même. Il n´y a pas de place pour de petites querelles lorsqu´on a face à soi une aussi grande cause. Gagner ensemble cette grande cause, tel est mon souhait ardent pour 2007.

Laurent Fabius.

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17:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, FABIUS, RAG 34

Croissance, écologie, droits, "tout est lié", dit Royal en Chine

PEKIN (Reuters) - La défense des droits en Chine est une "question sensible" qui ne doit pas être "déconnectée des autres problèmes" que connaît le pays le plus peuplé de la planète, a déclaré dimanche Ségolène Royal.

"Il faut lier à la fois le développement économique, la protection de l'environnement et le développement des droits sociaux", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle au deuxième jour de sa visite en Chine. "Tout est lié".

Ce sont d'ailleurs des "problématiques qui deviennent communes à l'ensemble du monde", a-t-elle estimé. "Il faut accélérer la prise de conscience pour qu'on n'ait pas un capitalisme financier anarchique partout sur la planète qui détruit l'environnement et écrase les droits sociaux".

Interrogée sur ses entretiens avec les autorités chinoises, la présidente de Poitou-Charentes a assuré qu'ils étaient empreints d'une "grande liberté" sur ces sujets.

A ses yeux, le fait que les autorités aient "facilité" ses rencontres avec des associations de protection de l'environnement ou d'aide aux femmes est un "signe positif".

Ségolène Royal a expliqué que son équipe - elle est accompagnée sur place par son ami avocat Jean-Pierre Mignard - avait "bien évidemment" des contacts avec les dissidents, notamment "sur la question des avocats ou journalistes emprisonnés".

"Les professions qui participent à la défense des droits doivent être protégées", a-t-elle souligné, ajoutant qu'elle avait "bon espoir" que la Chine applique la Convention des Nations unies sur les droits civiques et politiques, signée mais toujours pas ratifiée par Pékin.

Avant mardi, date du départ de Ségolène Royal, son entourage travaille à la rédaction d'une lettre à l'adresse de l'Association nationale des avocats demandant officiellement des précisions sur le sort d'avocats et journalistes arrêtés. Une missive qu'elle pourrait parapher.

D'après Reporters sans frontières (RSF), au moins 32 journalistes y sont emprisonnés ainsi qu'une cinquantaine d'internautes, généralement arrêtés pour "incitation à la subversion". On ne dispose d'aucune statistique exacte pour les avocats.

A l'approche des Jeux olympiques, Pékin multiplie les gestes de bonne volonté. Depuis le 1er janvier, les autorités ont notamment assoupli les règles auxquelles doivent se soumettre les correspondants étrangers pour se déplacer à l'intérieur du pays.

Cette mesure est applicable jusqu'à la fin des Jeux. L'ancienne réglementation devrait théoriquement être à nouveau appliquée à partir d'octobre 2008.

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07:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

08.01.2007

Les Don Quichotte appellent à la levée des villages de tentes

PARIS (Reuters) - L'association des Enfants de Don Quichotte a appelé lundi à la levée des villages de tentes installés à Paris depuis un mois et en province compte tenu des mesures sans précédent obtenues en faveur des sans-abri.

"Un changement radical de politique concernant les sans-abri et la certitude qu'un droit au logement opposable sera adopté prochainement dans un vrai esprit de consensus politique et associatif nous conduit à une sortie de crise immédiate", déclare-t-elle dans un texte lu à la presse.

Le texte précise qu'un plan d'urgence est mis en oeuvre dès ce lundi pour lancer le processus conduisant "à la fin des campements".

"Je me suis battu avec mon coeur, avec mes tripes et je ne suis piloté par personne", a déclaré aux journalistes Augustin Legrand, le fondateur de l'association.

Le gouvernement avait auparavant annoncé une série de mesures pour améliorer le logement des plus démunis moins d'un mois après la mobilisation pour les sans-abri lancée par l'association.

Outre des mesures ponctuelles destinées à permettre aux SDF de trouver des solutions d'hébergement sur la durée, le gouvernement a confirmé la présentation d'un projet de loi sur le droit au logement opposable la semaine prochaine.

BALISES DE DETRESSE

Ce projet de loi, qui sera débattu en conseil des ministres le 17 janvier, sera inscrit à l'ordre du jour du Sénat fin janvier et de l'assemblée nationale en février. Il devrait donc pouvoir être adopté avant la fin de la législature.

Le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo a précisé que toute personne accueillie dans des centres "devra se voir proposer" une solution pérenne dans le parc public social ou dans le parc privé".

Pour mettre en oeuvre ce nouveau dispositif d'accueil, le gouvernement prévoit 27.100 places nouvelles, dont 9.000 en maison relais.

En quelques semaines, les Enfants de Don Quichotte, nés sous l'impulsion d'un comédien, Augustin Legrand, de nombreux membres de sa famille, et de militants associatifs, ont réussi à peser sur le débat présidentiel et à faire réagir la classe politique dans l'urgence.

L'installation le 16 décembre dernier de plus de 200 tentes le long du canal Saint-Martin, à Paris, après s'être vu interdire l'accès de la place de la Concorde, a joué un rôle décisif dans la médiatisation du mouvement.

Les enfants de Don Quichotte ont mis en avant des mesures réclamées depuis de longues années par les associations caritatives, qui, bien que n'ayant pas ménagé leurs efforts, n'avaient pas obtenu les mêmes résultats.

Médecins du monde (MDM) avait ouvert la voie des villages de tentes dès 2005 en distribuant plus de 400 tentes dans Paris afin de rendre les ans-abri et la question des mal-logés "plus visible". "Ce sont comme des balises de détresse destinées à nous faire réagir", expliquait à la mi-décembre Graziella Robert, responsable de la mission SDF au MDM.

D'abords prudents, voire hostiles au droit au logement opposable, les responsables politiques se sont presque tous rangés derrière la bannière des Enfants de Don Quichotte.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, avait dans un premier temps jugé le plan hivernal pour les sans-abri suffisant, et exprimé sa réserve sur les campements de tentes, avant de rechercher une sortie rapide de crise.

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17:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

L’Europe sociale redéfinie à Porto


Lors du congrès du PSE à Porto, les 7 et 8 décembre derniers, qui a rassemblé l’ensemble de la famille socialiste européenne, une étape importante a été franchie pour « une nouvelle Europe sociale », avec l’adoption d’une résolution qui en établit les dix principes essentiels.

Une « feuille de route pour une réforme socioéconomique » traçant une « autre voie pour l’Europe » a été adoptée sur la base d’un rapport présenté par Poul Nyrup Rasmussen, président du PSE, et Jacques Delors. Cette résolution repose sur dix principes qui, tout en tenant compte des différences de conception de l’État-providence, permettent de prendre la mesure des convergences entre socialistes européens. Ces principes doivent structurer la relance européenne au cours des prochaines années :

1 - Des droits et des responsabilités pour tous

La contribution de chacun (individu, gouvernement, entreprise, syndicat) à la cohésion sociale repose sur des droits et des devoirs parmi lesquels on notera que le « devoir du gouvernement est de garantir aux citoyens l’accès aux services publics. »

2 - Le plein-emploi

Il est la condition sine qua non d’un « État providence moderne ». L’échelon européen doit y contribuer notamment par la mise en oeuvre de la « stratégie de croissance et d’investissements » adoptée par le PSE en 2005.

3 - Investir dans le capital humain

Cette exigence doit se traduire quelle que soit la situation de chacun : lors de la formation initiale, mais aussi par l’offre d’une « deuxième chance » (voire troisième, quatrième…) pour assurer aux citoyens la possibilité de toujours trouver un emploi. C’est pourquoi l’UE doit remettre l’éducation et la formation au coeur de la « stratégie de Lisbonne » pour la croissance et l’emploi, définie en 2000. Un effort accru doit être opéré en matière d’investissements dans l’innovation, la recherche et le développement.

4 - Combattre sans relâche l’exclusion sociale

Les socialistes doivent renouveler leur engagement de lutte contre la pauvreté. Si les échelons locaux ont un rôle primordial, l’UE a aussi son rôle à jouer. Elle doit être un « allié constructif dans la préservation du droit des citoyens à des services publics de qualité dans tous les États et de cadres juridiques adéquats pour les services d’intérêt général. » En outre, les socialistes exigent que toute nouvelle proposition législative européenne soit accompagnée d’une étude d’impact en matière sociale.

5 - Une politique de la petite enfance

La prise en charge de l’enfance, c’est à la fois assurer aux enfants le meilleur départ dans la vie et aux parents les moyens d’exercer un emploi. C’est aussi un élément de l’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre le déclin démographique.

6 - Une égalité entre femmes et hommes

L’union constitue, notamment grâce aux pays nordiques, un exemple en matière d‘égalité, mais le combat est loin d’être achevé. Cet objectif n’est pas seulement « un impératif moral », c’est un « élément-clé pour relever le défi démographique, renforcer la démocratie, et garantir le bien-être des familles. » L’UE peut contribuer à cet objectif notamment à travers ses programmes d’aide et sa législation anti-discriminations.

7 - L’indispensable dialogue social

Parce que nous sommes face à la nécessité d’un nouveau contrat pour le plein emploi, mais aussi parce que la mondialisation fragilise la relation et les conditions de travail, la promotion du dialogue social doit devenir un impératif absolu pour les socialistes européens. Il s’agit de permettre aux organisations patronales et syndicales d’être des représentants forts, capables de proposer et de négocier avec les gouvernements. À l’échelon européen, le dialogue tripartite Union européenne, Confédération européenne des syndicats, Union des industries de la Communauté européenne (la confédération du patronat européen), doit se développer.

8-Faire de la diversité et de l’intégration notre force

L’Europe, qui est elle-même le symbole de la diversité, doit garantir la cohésion par l’établissement d’une politique européenne de l’immigration qui mette en place simultanément les moyens de lutte contre l’immigration illégale et ses causes fondamentales (pauvreté, conflits) et soutienne une gestion juste et responsable de l’immigration économique.

9 - Relever le défi des changements climatiques

Les désordres climatiques et énergétiques constituent des risques supplémentaires d’injustice sociale tant au sein de l’Union qu’au niveau de la planète. À l’Union de jouer pour définir les suites de Kyoto et un programme d’action pour augmenter l’efficacité énergétique, l’investissement dans les énergies durables et réduire la consommation d’énergie.

10 - Une Europe active au service de ses citoyens

Les socialistes européens font le choix d’une Europe qui ne se limite pas à un « grand marché ». Ils souhaitent s’engager dans la voie d’une « prospérité partagée, et la promotion de la cohésion et de la justice sociale ». Ce modèle doit reposer de façon « équilibrée » sur « une concurrence qui stimule, une coopération qui renforce et une solidarité qui unit. » Au total, l’ensemble des socialistes européens partagent l’essentiel des objectifs que doit se fixer l’Union. Reste toutefois, pour les socialistes français, un manque crucial : si les services publics sont abordés,ils n’occupent pas la place centrale que nous leur reconnaissons. Comme l’a rappelé Jacques Delors dans son discours, ils doivent devenir une « priorité de premier plan ». Les nombreux rendez-vous à venir, Déclaration des 50 ans du traité de Rome en 2007, présidence française de l’Union en 2008, élection au Parlement européen en 2009, doivent être nos prochaines occasions pour faire passer cette revendication.

Marie-Anne Schiele



RAG 34. Ann et les lolo's 34

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Ségolène Royal invite les Chinois à passer aux actes sur "les droits humains"

Par Thierry MASURE

PEKIN (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle française, a pris au mot les autorités chinoises qui se réclament d'une "société harmonieuse" en les invitant dimanche en termes choisis à passer aux actes dans la défense des "droits humains".

Au deuxième jour de son voyage en Chine, marquée par une visite de la Cité interdite, au coeur de Pékin, Mme Royal a mené à bien un programme équilibré entre les entretiens officiels et les rencontres avec des acteurs de la société civile, engagés dans la défense de l'environnement ou des droits sociaux.

Invitée du Parti communiste chinois (PCC), la candidate à l'Elysée en 2007 a eu un échange de deux bonnes heures, déjeuner compris, avec le chef du département international du comité central, Wang Jiarui, qui a souhaité, selon la presse chinoise, une intensification des contacts avec le Parti socialiste français.

Mme Royal en a profité pour "évoquer des cas précis d'avocats, de juristes relégués ou détenus", selon l'avocat Jean-Pierre Mignard, membre de la délégation française.

Devant les journalistes, la candidate s'est attachée à ne pas heurter ses interlocuteurs en replaçant cette pomme de discorde traditionnelle entre la Chine et l'Occident dans le cadre plus général des "droits humains".

"Si on veut un développement harmonieux de la planète et qu'il n'y ait pas de concurrence destructrice des emplois, y compris en France, il faut que les règles sociales et de respect de l'environnement, dans lesquelles des pays comme la Chine se sont engagés formellement, soient effectivement appliquées", a déclaré Mme Royal.

La responsable française se plaçait ainsi sur le terrain de la doctrine officielle chinoise, qui a mis à l'ordre du jour l'avènement d'une "société harmonieuse".

Elle a salué la "prise de conscience" de Pékin dans ces domaines, après deux tables rondes, l'une avec des militants de la lutte anti-pollution, l'autre avec le Club des femmes migrantes.

Actuellement, selon un rapport de l'Unesco publié en juin, la Chine compte 120 millions de travailleurs migrants, venus des campagnes pour travailler dans les villes, dont un tiers sont des femmes âgées de 17 à 25 ans.

"Le fait que les autorités chinoises aient facilité ces rencontres est un signe que je veux voir comme un signe positif", a affirmé Ségolène Royal.

La protection de l'environnement a gagné en importance dans la société chinoise: dix des villes les plus polluées au monde se trouvent ici et il y a en moyenne un accident de pollution de l'eau tous les deux ou trois jours.

Selon la responsable française, "la question des droits humains ne doit pas être déconnectée des autres problèmes, il faut lier le développement économique, la protection de l'environnement et le développement des droits sociaux".

A propos des libertés individuelles, Mme Royal a dit avoir "bon espoir que (la Chine) fasse des efforts pour que les conventions internationales soient effectivement appliquées". Elle a rappelé que Pékin avait "signé" le pacte des droits civils et politiques, que la Chine n'a toujours pas ratifié.

"La Chine et la France sont co-gardiens de valeurs sur les droits de la personne au niveau mondial. Donc, nous nous sentons tout à fait en droit de demander à la Chine de nous donner des informations sur les préoccupations qui peuvent être les nôtres", a argué Me Mignard.

Ségolène Royal, qui entend "nouer des liens avec la Chine sans en rabattre sur les valeurs fondamentales", a demandé à pouvoir rencontrer des défenseurs de journalistes et avocats emprisonnés. "Ces professions, qui participent à la défense des droits, doivent être protégés", a-t-elle affirmé.

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07:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.01.2007

Dominique de Villepin ne votera pas Sarkozy au congrès UMP et promet une solution aux SDF dans les prochaines heures


PARIS (AFP) - Dominique de Villepin a annoncé dimanche sur Canal+ qu'il ne participerait pas au vote interne à l'UMP pour le congrès du 14 janvier qui devrait introniser Nicolas Sarkozy, le président Jacques Chirac n'ayant pas encore annoncé s'il se représenterait ou pas.

"Je serai présent pour le déjeuner" au congrès UMP au palais des Sports à Paris, car "c'est un moment de rassemblement pour notre famille politique", a déclaré le Premier ministre.

"Donc je serai présent mais je ne participerai pas au vote car il ne vous a pas échappé que le président de la République ne s'étant pas prononcé, comme chef du gouvernement, je ne suis pas en mesure de participer à ce vote", a-t-il dit.

M. Chirac a indiqué qu'il se prononcerait sur une éventuelle candidature au cours du "premier trimestre".

Interrogé une nouvelle fois sur sa propre candidature éventuelle à la présidentielle, M. de Villepin n'a pas directement répondu, répétant qu'il était "à (sa) place et à (sa) tâche de Premier ministre".

"Je veux y être fidèle", a-t-il dit en estimant qu'il avait "beaucoup de travail au service des Français".

SDF sous les tentes: une "solution dans les prochaines heures", affirme Villepin

PARIS (AFP) - Dominique de Villepin a affirmé dimanche sur Canal+ que le gouvernement espérait trouver "dans les prochaines heures" une "solution" pour tous les SDF installés sous des tentes à Paris et en province, invitant "chacun à y mettre un peu du sien".

"Nous sommes en discussion avec les associations", notamment Les Enfants de Don Quichotte pour "régler le problème de ceux qui sont dans la rue et en particulier (près du) canal Saint-Martin (à Paris) et autres" et "trouver une solution à ceux qui sont sous les tentes", a déclaré le Premier ministre.

"Jean-Louis Borloo s'est couché à trois heures du matin (...) Nous allons, je le pense dans les prochaines heures, trouver cette solution, trouver une solution pour chacun", a-t-il dit.

Le gouvernement "va apporter des réponses ponctuelles en liaison avec les collectivités". "Il faut trouver le moyen d'apporter des justes réponses. Il y en a qui veulent avoir une chambre seule, je veux bien (...) Chacun doit y mettre un peu du sien, y compris les associations, il faut être un peu réaliste", a insisté M. de Villepin.

"Il vaut mieux loger dans une chambre à deux ou à trois que loger au bord d'un canal, c'est moins mauvais pour la santé. Donc trouvons la bonne solution. Faisons en sorte d'améliorer la situation au fil des années et c'est le travail que nous allons faire d'ici 2008" pour mettre en place progressivement le droit opposable au logement, annoncé mercredi, a ajouté le chef du gouvernement.

"Il y a 20.000, en gros, SDF en France, il y a environ 100.000 (personnes) qui sont dans des logements insalubres, inacceptables", a-t-il dit.

Le Premier ministre a opposé le bilan de la législature en matière de construction de logements sociaux à celui du gouvernement Jospin (1997-2002), tout en admettant qu'il faut encore "faire davantage".

Selon M. de Villepin, "la gauche n'a rien fait en matière de logement et c'est statistique, quantifiable".

"Nous sommes partis en 2002 d'une situation léguée par le gouvernement Jospin et qui était médiocre", a-t-il souligné : "Nous avons rattrapé un retard considérable".

"Droite et gauche, ce n'est pas pareil en matière de logement, ce n'est pas du tout pareil, a-t-il insisté. "Nous faisons le double" de ce que faisait le gouvernement précédent, soit "90.000 logements sociaux construits dans notre pays (par an), et nous voulons aller vers 120.000".

Dominique de Villepin a également fustigé comme "une sottise" la proposition de la candidate socialiste Ségolène Royal de recourir à des "réquisitions-acquisitions" pour résoudre la crise du logement.

"C'est une de ces idées envoyées en l'air et qui ne retombent jamais", a-t-il ironisé, rappelant que la France est "un pays attaché au droit de la propriété".

Sur le même sujet :

Nicolas Sarkozy : Candidat démocrate ou apprenti César ?

Droit au logement opposable : la droite se chamaille

RAG 34. Lovely34

14:22 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Ségolène Royal veut sensibiliser les Chinois sur les méfaits de "la concurrence déloyale"

Par Thierry MASURE
PEKIN (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle française, a mis à profit samedi sa première journée en Chine pour prôner une "convergence" des droits sociaux pour prévenir les dégâts de la mondialisation libérale, sans toutefois montrer Pékin du doigt.

La femme politique la plus populaire de France a entamé, à l'invitation du Parti communiste chinois (PCC), un séjour de trois jours et demi dans la capitale chinoise, où elle a été reçue assez discrètement par les autorités.


clicker sur la photo pour l'agrandir

Mme Royal, qui devance actuellement légèrement le chef de la droite française Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote pour la conquête de la présidence, à moins de quatre mois du scrutin, a sacrifié au rite des hôtes de marque en se rendant à Badaling (nord de Pékin), sur la Grande muraille, longue de plus de 7.000 km et dont la construction a commencé il y a plus de 2.000 ans.

Elle s'est refusée à voir dans le passage sur ces lieux de François Mitterrand en février 1981, avant son élection à la présidence de la République, un heureux présage. "Je ne sais pas si l'histoire se répète mais c'est un beau symbole, le symbole du temps, de l'effort sur la longue distance", a-t-elle affirmé, vêtue d'un long manteau blanc en nylon et coiffée d'un châle assorti.

Ce fut une visite-éclair, le temps d'immortaliser quelques images pour les photographes et cameramen. Accompagnée d'un responsable du département international du PCC, qui l'avait accueillie à sa descente d'avion, elle n'est restée qu'une dizaine de minutes sur le site, ensoleillé mais balayé par un vent violent et glacial, mais ne s'est pas moins rangée parmi les "braves".

"Comme le disent les Chinois, qui n'est pas venu sur la grande muraille n'est pas un brave. Qui va sur la grande muraille conquiert la bravitude" (sic), s'est-elle exclamé, utilisant ce néologisme au lieu du mot "bravoure".

En ce lieu emblématique de la puissance chinoise, Ségolène Royal a tenu un discours très balancé sur les performances économiques du nouveau colosse de l'Asie. Elle s'est fait l'écho "des délocalisations douloureuses" de l'Europe vers la Chine mais a qualifié de "chance" la croissance chinoise car ce pays "est un immense marché pour les entreprises françaises."

Selon l'ancien ministre, "l'Europe doit davantage se protéger contre les pays à bas salaires parce qu'il y a une concurrence déloyale mais en même temps, elle doit avoir un esprit de conquête, de compétition et nous en avons les moyens".

Les jeux Olympiques de Pékin en 2008 sont à cet égard "une formidable perspective", a-t-elle soutenu en visitant deux des futurs sites de compétition.

Pour parvenir à "un développement harmonieux, il faut converger vers des droits sociaux et environnementaux communs", a expliqué la candidate.

Ségolène Royal, à qui les dirigeants de la région avaient déroulé le tapis rouge lors de son périple au Proche-Orient il y a un mois, ne verra pas le président chinois Hu Jintao. L'homme fort du régime, qui avait reçu M. Sarkozy en 2004, a délégué cette tâche au vice-président Zeng Qinghong.

La responsable socialiste ne s'entretiendra pas davantage avec le Premier ministre Wen Jiabao. Elle rencontrera par contre les responsables gouvernementaux des principaux dossiers au menu de sa visite, le commerce extérieur et l'environnement.

Lors de la visite en France du président chinois en France en janvier 2004, une partie des députés socialistes, dont Mme Royal, avaient boycotté sa réception à l'Assemblée nationale, au nom de la défense des droits de l'Homme.

RAG 34. Les lolo's 34

09:16 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

06.01.2007

Cap Présidentielle 2007 : Le FN amarine

Marine Le Pen se fécilite de la lepénisation des esprits.

Marine Le Pen
Députée européenne
Vice-Présidente du Front national
Directrice stratégique de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen.

Fin de la trêve des confisseurs : ce matin Marine le Pen était l'invitée de France Inter. Forte de ses 15% d'intentions de vote pour son parti d'extrême droite, elle s'est dite ravie de la lepénisation effective des esprits.

Les lolo's 34 constatent et déplorent une relative perméabilité aux idées de la famille le Pen d'une certaine frange de l'UMP et de certaines sections du PS dans l'Hérault.



Attention, l'abus de FN nuit gravement à la démocratie !



Lire sur le même thème : Bas les masques ! par Claude Bartolone

RAG 34. Lio et les lolo's 34

12:48 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Ségolène ROYAL : Il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité

Ségolène Royal revient, dans le Journal du Dimanche, sur l'année 2006, les SDF, la grande pauvreté et explique le sens de son prochain voyage en Chine.

"Il est insupportable que, en 2006, il y ait tant de gens qui dorment dans la rue. C’est d’autant plus révoltant que c’est la même chose tous les ans. Chaque hiver, on fait mine de découvrir un problème qu’on s’empresse d’oublier dès le printemps venu. Et les annonces tonitruantes que le gouvernement a improvisées dans l’urgence n’y changent rien. La question de l’hébergement d’urgence se pose, c’est évident. Mais plus largement, il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité.(...)

La droite a fait de la précarité un principe. Par son discours fermé, individualiste, elle ne cesse de prôner le « chacun pour soi ». (...)

La France peut retrouver confiance en elle. Se reconstruire. Je veux aider les Français à retrouver les valeurs fondamentales qui les font tenir et avancer ensemble. Le « ciment de la nation », ce n’est pas qu’une expression! C’est une force. A bâtir, solidairement.

Au Parti Socialiste, le climat s’est apaisé, place au travail. Tout le monde est bienvenu pour travailler avec moi, dans la loyauté et la fidélité. Le rassemblement doit être total."

Ségolène Royal expose enfin les motivations de son prochain voyage en Chine: "Aller en Chine était une priorité. C’est en Chine que les mutations sont les plus fortes, les interrogations sur l’avenir les plus vives. J’y vais pour comprendre ce qui se passe, tisser des liens avec les responsables chinois. (...) La France doit accompagner plus qu’elle ne le fait l’émergence de la Chine. Nous avons beaucoup de retard sur les Allemands, qui exportent trois fois plus que nous. Pourquoi? Nous ne devons pas craindre une Chine qui se développe."

L'intégralité de l'interview


RAG 34. Lolo34 et Lovely34

12:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Pour un droit au logement effectif et opposable

En ce début d’année 2007, le logement est plus que jamais en tête des priorités. Rareté, prix élevés, mal logement, SDF : les problèmes sont urgents et s’aggravent du fait de l’inaction du gouvernement. Retrouvez ici mes interventions récentes et mes propositions pour rendre le droit au logement effectif et opposable.

Réponse à une question d’une militante : "Les revenus sont en baisse ou stagnent, les retraites sûrement aussi, les loyers augmentent de façon vertigineuse, même les salariés ont du mal à se loger... Comment comptez-vous répondre à cette angoisse et faire du logement une priorité ? Le logement est un droit essentiel."
JOËLLE BARNABO (Isère), 55 ans, infirmière. Inquiète face à la flambée des loyers et la baisse continue du pouvoir d’achat, elle redoute d’être contrainte à quitter la capitale de l’Isère pourla campagne.

Je suis heureux que notre projet lui fasse une place importante.

C’est un enjeu d’amélioration de la vie quotidienne et de justice sociale sur lequel j’insiste depuis longtemps : ma commune de Grand Quevilly compte 70% de logement sociaux. L’horizon de notre projet doit être le « droit au logement opposable » juridiquement, ce qui suppose d’inscrire le droit de chacun à un logement décent dans la Constitution. Selon la belle formule de Jaurès, pour changer vraiment les choses, nous devrons « accrocher notre char à une étoile ». Et être très volontaristes.

Très concrètement, nous ne règlerons la crise du logement que par une série de mesures fortes :

construire au moins 120.000 logements sociaux chaque année, en libérant des terrains, en renforçant les sanctions contre les maires qui refusent le minimum de 20 % de logements sociaux, y compris par une intervention directe du Préfet sur ces territoires. Un effort spécial devra être fait en direction du logement étudiant.

en utilisant les mécanismes à notre disposition, limiter la hausse des loyers au niveau de l’inflation.

supprimer les excès du dispositif “Robien” : il ne doit plus y avoir d’aide publique fiscale sans contrepartie sociale. Cela contribuera à casser la spéculation qui accompagne cet effet d’aubaine pour les plus riches ;

inciter les petits propriétaires privés à remettre en location leur logement : en échange de loyers accessibles et plafonnés, nous devrons leur offrir une garantie de percevoir leur loyer en cas de défaillance du locataire et d’obtenir une aide à la remise en état de leur logement en cas de dégradation ;

aider davantage l’accession à la propriété des plus modestes ;

alléger la charge du logement en mettant en place le « bouclier logement » proposé par notre projet socialiste, en revalorisant régulièrement les aides au logement amputées par la Droite.

http://www.laurent-fabius.net/article800.html

RAG 34. les lolo's 34

10:11 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Les candidats face à la Chine

par Hélène JOUAN (edito France Inter 3.01.07)

Après ses voeux ce midi au siège du parti socialiste, Ségolène Royal s'envolera en Chine vendredi pour une visite de 4 jours. Une destination qui n'a évidemment pas été choisie au hasard.

Ségolène Royal, mais avant elle Nicolas Sarkozy, en 2004, et d'ici quelques jours peut être François Bayrou - à moins qu'il ne préfère se rendre en Inde.

Que les prétendants présidentiels jouent aux pigeons voyageurs, rien de nouveau sous le soleil. Ce qui est nouveau, c'est effectivement la destination.

Car franchement, il y a encore 15 ans, impossible d'aller parader sur la place Tien an men à Pékin aux côtés des dirigeants chinois, sans se faire traiter de "collabos des bourreaux aux mains couvertes de sang".

Non, aller en Chine, ce n'était franchement pas "tendance".

Mais la Chine s'est réveillée et l'élection de Jacques Chirac en 95 a beaucoup fait pour modifier les relations entre nos deux pays. Le président est en effet convaincu que c'est en Chine que se joue une large part de l'avenir du monde, et surtout qu'une partie de l'influence de la France dépend de son aptitude à construire avec la Chine une relation particulière et forte.

D'où les 4 visites officielles en Chine en 12 ans ; d'où les quelques pas de danse de Bernadette Chirac en Corrèze avec l'ex-président chinois Iang Xeming ; d'où le silence désormais assez assourdissant des français sur la situation des droits de l'homme là-bas.

Aujourd'hui, les candidats à l'Elysée prennent acte de ces évidences.

Le monde a changé et s'est déplacé vers l'Est, vers ces puissances émergentes que sont l'Inde et la Chine. Plus question donc pour eux de se contenter d'une visite aux Etats-Unis ou en Israël pour se faire adouber sur le plan international ou pouvoir dire "j'ai compris le monde".

Deuxième évidence : le quotidien des français, et de tous les européens d'ailleurs, a quelque chose à voir avec ce qu'il se passe en Chine.

En se rendant à Pékin, Ségolène Royal sait qu'elle se retrouve là-bas au confluent de pratiquement tous les enjeux de la présidentielle :

Enjeu économique évidemment : la pérénnité de nos emplois dépend largement de cette superpuissance, de façon négative si l'on parle de délocalisations, de façon positive si l'on envisage l'immense eldorado commercial qu'elle représente.

Enjeu écologique aussi : 3ème consommateur d'énergie de la planète, la pollution y est déjà un fléau national, mais on ne sauvera pas la terre sans la Chine !

Enjeu diplomatique également : les autorités françaises ont observé à la jumelle et avec angoisse à l'automne dernier, le sommet Chine/Afrique se tenir à Pékin. 40 pays africains représentés, un commerce qui croit de 35% par an entre les 2 continents, et des dirigeants chinois pas très regardants sur la nature des régimes en place. La Chine s'est installée avec quelque efficacité dans l'ex pré carré français, encore un rêve de grandeur qui s'efface !

Alors, les tribulations des candidats en Chine doivent servir à ça : "comprendre" avoue Ségolène Royal avant de partir. Changer la nature des relations entre nos 2 pays en passant à du donnant donnant veut croire Nicolas Sarkozy, bref faire de la "rupture" avec les chinois aussi. Quoiqu'il en soit, ça devrait les changer de Jacques Chirac.

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07:00 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

05.01.2007

Edition spéciale suite : Emploi, logement, chômage, précarité (dossier audio complet)

Les "jeudis politiques" France Inter - Le Point : questions sur l'emploi, la lutte contre le chômage, la précarité et l'accès au logement...

Quelle place pour l'emploi dans la campagne présidentielle (dossier que dans la plupart des enquêtes d'opinion les Français placent au premier rang de leurs préoccupations) ?

Comment lutter contre les effets du chômage, entre autres la précarité ou encore l'accès au logement pour les plus démunis, en particulier les projets sur "le droit opposable" ?

Invités :

- Alain Vidalies, Député PS des Landes, Secrétaire national du Parti socialiste aux Entreprises

- Marc-Philippe Daubresse, Député-Maire UMP de Lambersart, dans le Nord, Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy pour les questions d'emploi et de travail

- Et Catherine Pégard, du Point


jeudi 4 janvier 2007

RAG 34. Les lolo's 34

17:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Edition spéciale mal-logement, en direct du Canal Saint-Martin (dossier complet AUDIO)

France Inter, radio du service public nous propose deux jeudis par mois en partenariat avec le Point de "passer au crible" des sujets qui devraient être au coeur de la présidentielle 2007.

Aujourd'hui : le "Mal-logement " Economie, emploi, précarité.

L'association "Les enfants de Don Quichotte" a remis la question des mal-logés au coeur de l'actualité. Et les politiques s'y sont engouffrés.

Hier le Premier ministre Dominique de Villepin a présenté les grandes lignes d'un projet de loi sur le droit opposable au logement. Un droit qui serait mis en place entre 2008 et 2012.

Pour cette édition spéciale, plusieurs chroniques ont donc été remplacées par des invités autour de Nicolas Demorand en direct de « Canal 96, au 96 quai de Jemmapes » à Paris.



L'invité d'Inter
7h15 : Augustin Legrand
Fondateur de l’association "Les enfants de Don Quichotte", comédien.

Cette association fondée par les Frères Legrand a installé récemment des tentes pour les SDF sur les quais du Canal Saint-Martin à Paris et dans plusieurs villes de France (Lyon, Orléans, Nice...)

7h25 : "C'est vous qui le dites"

Nouvelle chronique consacrée aux paroles de citoyens dans le cadre de la campagne présidentielle.

Aujourd'hui au micro de Nathalie Hernandez, Frédéric, jeune patron de 39 ans qui a repris l'usine familiale créée il y a 27 ans à Houdan, dans les Yvelines, une entreprise d'assemblage automobile qui rencontre des difficultés.

7h48 : Martin Hirsch
Président d’Emmaüs France et créateur de l’association « Solidarité active ».



8h20 : Nicolas Baverez et Jacques Généreux

Dans le cadre des "Jeudis politiques de France Inter et le Point", sur le thème "l'emploi, la lutte contre le chômage et la précarité".

Nicolas Baverez, économiste, historien, chroniqueur au Point et membre du comité directeur de l'Institut Montaigne.

Auteur de « Agenda 2007, que faire ? » (éd Perrin, sept 2006) et son best seller « la France qui tombe » (éd Perrin, sept 2003).

Jacques Généreux, économiste et professeur à Sciences-po.

Auteur de « La dissociété » (éd du Seuil, oct 2006 )

Membre du conseil national du PS, il est aussi l’un des chefs de file des partisans du « non » au référendum sur le projet de constitution européenne du 29 mai 2005.

8h40 : Interactiv' avec tous les invités

jeudi 4 janvier 2007

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17:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Jacques Chirac : Ses bonnes intentions laissent RAG 34 sur le c..

Les bonnes intentions du président pour 2007
Jacques Chirac a proposé de ramener en cinq ans l'impôt sur les sociétés de 33% à 20% pour faire face à "la concurrence fiscale entre les Nations". "Pour conserver nos entreprises et en attirer d'autres, c'est sur le taux de l'impôt sur les sociétés qu'il faudra agir. Il s'élève en France à 33%, près de huit points de plus que la moyenne européenne", a-t-il souligné. Il a d'autre part proposé que les entreprises qui distribuent autant à leurs salariés sous forme de participation ou d'augmentations de salaires, qu'à leurs actionnaires, bénéficient d'un taux d'impôt sur les sociétés réduit de l'ordre de 10%". "La participation, c'est une question de justice: les salariés doivent bénéficier d'une partie des profits qu'ils ont contribué à créer par leur travail", a-t-il dit en soulignant que la participation n'était pas "un substitut aux salaires" mais "une source supplémentaire de revenus". Il a estimé qu'il s'agissait aussi d'une "arme puissante face au risque d'OPA hostiles".

Il a plaidé pour la création d'une "sécurité sociale professionnelle", car, selon lui, "face au chômage, il ne suffit pas d'être indemnisé, il faut disposer de compétences actualisées en permanence". A cet effet, Jacques Chirac a jugé qu'"il faut bâtir un nouvel instrument contre le chômage et pour l'emploi, à partir, disons-le clairement, de la fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC". Cette sécurité sociale professionnelle aura, selon lui, quatre missions: le versement des allocations chômage, l'accompagnement personnalisé pour la recherche d'emploi, l'aide à la mobilité professionnelle, et la formation.

Le président a préconisé que la France augmente de 30% son budget pour l'enseignement supérieur qui doit, selon lui, devenir "une priorité budgétaire des cinq prochaines années". "Nous avons créé les conditions pour hisser l'université française aux meilleurs standards internationaux. Nous devrons en faire une priorité budgétaire des cinq prochaines années, pour consacrer à nos étudiants autant que le font les autres grandes nations, soit 30% de plus qu'actuellement", a-t-il indiqué.

Jacques Chirac a prôné enfin le renforcement de la filière nucléaire face à la "catastrophe écologique annoncée" liée au changement climatique. "Avec le réchauffement climatique, nous serons peut-être obligés de renoncer au pétrole avant même qu'il ne soit épuisé", a averti le chef de l'Etat, pour qui "il est capital de développer les énergies sans gaz à effet de serre, les biocarburants qui ouvrent des perspectives immenses à notre agriculture et à notre forêt". "Nous devons conforter notre filière nucléaire", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'"EDF devra lancer à l'horizon 2015 le renouvellement de son parc, avec l'EPR", et que le Commissariat à l'énergie atomique "lancera dès cette année le développement d'un réacteur de 4ème génération".

Des réactions partagées. D'un côté, les secrétaires généraux de la CFDT et de FO, François Chérèque et Jean-Claude Mailly, se sont tous deux prononcés contre la "fusion de l'ANPE et de l'Unedic". François Chérèque, dont l'organisation préside l'UNEDIC, "a toujours été contre la fusion ANPE-Unedic". "Ce n'est pas un problème d'institutions qui règlera le problème des chômeurs", a-t-il jugé. Côté patronat, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé que Jacques Chirac avait donné la bonne direction en insistant sur la nécessité de retrouver le plein emploi et de baisser fortement l'impôt sur les sociétés. "En donnant comme objectif une baisse à 20% d'ici cinq ans, il donne la bonne direction. C'est tout à fait vital pour les entreprises", a-t-elle ajouté. "J'ai toujours dit que la priorité des priorités était de faire baisser le chômage", a-t-elle insisté.

A lire sur le même thème :

Le chef de l’Etat a présenté lors de ses voeux des propositions de réformes pour les cinq années à venir. Jacques Chirac…

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Le président de la République s'est longuement exprimé sur le dossier du social. Les précisions de Cécile Aspe, du service économie et social de France Info, avec Laurence Jousserandot…

Le patronat se réjouit de la proposition du chef de l'Etat de baisser l'impôt sur les sociétés à 20% en 5 ans. Pas les syndicats. Ecoutez François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT…

Les syndicats dénoncent la proposition du chef de l'Etat de baisser l'impôt sur les sociétés à 20% en 5 ans. En revanche le patronat s'en réjouit. Ecoutez Laurence Parisot, la présidente du Medef…

medium_RAG341.107.pngRAG 34. Lio et les lolo's 34

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Ségolène Royal : des voeux "musclés"; nuits de Chine, nuits calines ...

"Nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains. "
[04/01/07]

Ségolène Royal a présenté ses voeux aux Français et indiqué "les urgences auxquelles il faut s'attaquer" lors d'une conférence de presse au Parti Socialiste.



"Je vous souhaite du fond du cœur une bonne et heureuse année 2007, pour vos projets, vos espoirs et aussi beaucoup de bonheur avec vos proches. Mais aussi la capacité à surmonter les épreuves de la vie et à repartir du bon pied.

2007 est une année exceptionnelle car nous allons choisir, dans quelques mois, dans quelle France nous voulons vivre ensemble et avec quelles valeurs nous voulons porter un nouvel élan.

Une campagne présidentielle est un moment unique et précieux pour modifier l’image d’un pays et lui redonner de l’énergie, pour retrouver les bases qui nous font tenir et avancer ensemble.

Aujourd’hui, je veux affirmer devant vous, en ce début d’année, les urgences auxquelles il faut s’attaquer avec l’autorité que détient la puissance publique et qui doit toujours agir au nom du peuple français.

Mon premier combat sera pour les familles

Le logement est la condition première d'une vie de famille sécurisée. Les inégalités criantes dans ce domaine doivent se réduire, pour assurer à toutes les familles une sécurité logement tout au long de la vie".

Ségolène Royal a proposé "quatre mesures concrètes :

- La construction des 120.000 logements sociaux dont on a besoin et qui faute d'obéissance à la loi SRU par certaines communes ne sont pas construits. L'Etat se substituera à la carence de ceux qui s'enferment dans l'égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logements nécessaires. Deux Français sur trois réunissent aujourd'hui les conditions de revenus pour accéder à un logement social à loyer modéré et pensent que leurs enfants en auront impérativement besoin.

- La création d'un service public de la caution pour permettre d'assurer les impayés de loyers et d'éviter les expulsions.

- Il faudra faire la mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs. Pour cela seront surtaxés les logements inoccupés depuis plus de deux ans et sera donnée aux communes la possibilité de procéder à des acquisitions réquisitions.

- l'accès à la propriété sera favorisé et encouragé par l'extension des prêts gratuits. Je veux que notamment ceux qui ont fait l'effort dans le logement social de payer leur loyer pendant 15 ans puissent accéder à la propriété dans des conditions dont nous discuterons avec les organismes concernés.

- Enfin, avec les régions l'Etat aidera à la mise en place d'un programme massif de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs.

Mon deuxième combat sera pour l'éducation et les jeunes.

Tout enfant, au-delà de trois ans, doit pouvoir accéder à l’école maternelle et tout élève doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement scolaire gratuit.

Enfin, tout jeune doit pouvoir sortir du système scolaire et universitaire avec un diplôme.

Aucun jeune ne doit rester au chômage plus de six mois, sans qu’une formation ou un contrat ne lui soit proposé.

L’Etat ouvrira un nouveau droit : chaque jeune, à sa majorité, disposera d’un prêt gratuit de 10.000 euros, garanti par l’Etat, pour lui permettre de construire son premier projet de vie.

Mon troisième combat, c’est la réconciliation des Français avec les entreprises pour permettre la création de richesses, c'est-à-dire le développement économique, social, environnemental. Car dans une économie moderne, ces trois piliers se tiennent.


Nous sommes la 5e puissance industrielle et nous devons ce rang aux au travail des Français qui conquièrent des marchés, innovent et prennent des risques.

Nous avons la capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés, à investir dans le capital humain, à créer un dialogue social qui reste en France encore très archaïque.

Rigidité d’une culture du conflit plutôt que du dialogue, faute, entre autres, d’un syndicalisme de masse et respecté que j’appelle à construire. Et du bon fonctionnement des services publics qui contribue à l’efficacité de la France. Je l’expliquerai à nos amis européens.

Je veux que toutes les politiques publiques prennent en compte l’impératif écologique. Le changement climatique structurera l’évolution de la société dans les années qui viennent. Il est de la responsabilité de chacun – élus et citoyens, collectivités locales et entreprises – de se mobiliser face à cette urgence. Je veux faire de cette menace une opportunité et même une chance de progrès, d’innovation, de transformation de nos pratiques de production et de consommation.

Mon quatrième combat : je veux une France qui revient à la table d’une Europe qui protège et prépare l’avenir.

Remettre la France d’aplomb, c’est aussi faire vivre cette Europe par la preuve qui, seule, regagnera la confiance de ses citoyens.

Quand viendra le moment de la Présidence française, je veux réussir la réforme des institutions européennes pour que nous ayons les outils d’un fonctionnement plus démocratique et plus efficace.

Cette société, j’y crois et je sais la France capable de la réaliser.

Je veux que la nation se ressaisisse.

Je veux que l’Etat soit un messager d’espoir et l’instrument efficace du redressement de la France.

Je veux que nous osions tenter ce qui ne l’a jamais été et que l’action publique se soumette à une obligation de résultats, par un exercice du pouvoir simple, direct et authentique.

Je ne veux pas seulement donner à la France de nouvelles chances, je veux lui donner toutes ses chances.

Nous pouvons changer la France en réconciliant l’ordre et la justice, car seule la justice est facteur d’ordre. C’est à dire en faisant le pari de la démocratie et de notre intelligence collective, en nous respectant tout simplement.

Nous avons pour cela des forces immenses qui n’attendent que d’être mobilisées dans l’éducation et la recherche, encore faut-il que la nation leur assigne une mission et des moyens à la hauteur de ses attentes.

Nos interlocuteurs étrangers que je rencontre, et pas seulement les européens, me disent beaucoup attendre de la France. Car nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains.

Chers concitoyens, je vous adresse tous mes vœux de bonheur pour l’année 2007".

"RAG 34. Lolo34

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Donner de vraies chances aux jeunes, ces retraités d’après-demain.

Les jeunes d’aujourd’hui subissent plus durement qu’hier la précarité du monde du travail. A qui la faute ? Comment sortir de cette situation ? Une analyse du sociologue Louis Chauvel, extrait de la revue de la CFDT.

Depuis vingt ans, la situation se dégrade. Le fossé des générations se creuse. Pourtant plus qualifiés, plus diplômés, les jeunes ont une entrée dans la vie active plus difficile et la sortie des études se fait dans une plus grande précarité, avec un pouvoir d’achat plus faible. En 1970, les quinquagénaires gagnaient 15% de plus que les trentenaires et en 2000 l’écart atteignait 40%. Deux questions se posent : cette situation est-elle spécifiquement française et comment en est-on arrivé là ? En effet, il y a un vrai problème dans la société française, qui est partagé par les sociétés italienne et espagnole : l’entrée de plus en plus difficile des nouvelles générations dans le monde du travail. En parlant des jeunes, dans le langage commun, on pense surtout aux moins de 25 ans. Or, cela fait très longtemps que les problèmes ne s’arrêtent pas à 25 ans, ni à 26 ans, et même plus à 30 ans, et on risque de les occulter en se concentrant sur les moins de 25 ou 26 ans. Les difficultés des jeunes touchent les 15 ans à 45 ans, voire très largement au-delà. Ce sont là des problèmes très importants, de plus en plus pesants à mesure que les difficultés se sont accumulées. Au cours des douze derniers mois, il y a eu deux mouvements majeurs qui ont agité la question de la jeunesse avec les émeutes de novembre et avec la crise du CPE (Contrat première embauche) au printemps dernier. En analysant plus attentivement la situation, il s’avère que beaucoup d’événements se sont déroulés depuis 2005. La réforme Fillon a été retirée au printemps 2005. Il y a eu aussi la grogne des trentenaires, le mouvement de la génération précaire, la révolte des jeunes chercheurs ; sans compter le « non » au référendum où les jeunes ont exprimé un profond malaise, alors qu’ils avaient été en pointe sur le « oui » à Maastricht. Cela montre clairement que de 15 jusqu’à au moins 35 ans et de Bac +3 jusqu’à Bac +8, existent en France de nombreux problèmes, exprimant des frustrations croissantes.

Les conséquences pour les jeunes d’une entrée difficile dans le monde du travail

Jusqu’à présent il n’y a pas eu jonction de ces mouvements, mais se posent de multiples interrogations en ce qui concerne les nouvelles générations, notamment celles qui sont entrées dans le monde du travail à partir du moment où le plein emploi a connu une totale remise en cause, depuis la fin des années 1970. De nombreux éléments de diagnostics pourraient être faits pour complexifier le diagnostic, mais rappelons simplement qu’en 1973 il y avait 4% de taux de chômage dans les deux ans après la sortie des études. Les jeunes salariés étaient en situation de choisir leur employeur plutôt que l’inverse. À partir du milieu des années 1980 en France, ce même taux de chômage dans les deux ans après la sortie des études se situait autour de 25% à 30%.

Le chômage est devenu la voie d’entrée standard d’une énorme partie de la jeunesse aujourd’hui. Ces chiffres sont encore plus concentrés auprès des populations les moins qualifiées, mais malheureusement, la crise du CPE l’a bien souligné, les difficultés montent progressivement dans la hiérarchie sociale française. À l’image d’un sucre posé au fond d’une tasse de café, ce sont d’abord les parties inférieures qui se désagrègent, mais le dessus finira tôt ou tard par y passer.

Depuis quelques mois, les jeunes de classes moyennes à Bac +4 et même plus commencent à être touchés par la crise économique. À 25 ans, ils acceptent des emplois, avec trois années d’études de plus que leurs propres parents, qui, en termes de rétribution et de position sociale, sont en moyenne en deçà de ceux de leurs parents. Pour les catégories populaires, c’est terrifiant. Pour les catégories moyennes, les jeunes sont financés de plus en plus longtemps pour continuer à suivre des études de plus en plus longues. Mais, en définitive, ils ne sont pas accueillis dans le monde du travail à la hauteur de l’investissement éducatif, humain, social, familial, qui a été réalisé au cours de leur formation, c’est le moins que l’on puisse dire.

Malheureusement, ce bizutage à l’entrée dans la vie adulte ne s’arrête pas à l’âge de 30 ans. Une fois que les jeunes ont accepté des situations moins favorables pour intégrer le monde du travail durablement, une partie d’entre eux rattrape, mais ce n’est pas le cas en général, et beaucoup continuent de subir à long terme les séquelles de ces conditions d’entrée plus difficiles dans le monde du travail.

Ces problèmes sont beaucoup plus larges que le monde du travail. Ils touchent aussi la consommation, le logement. Une année de salaire de trentenaire dans Paris intra-muros correspondait à 9 m2 en 1984. Aujourd’hui, ce sont 4 m2, c’est-à-dire moins de la moitié. Par conséquent, ce ne sont pas simplement les salaires qui sont moindres. Le coût de la vie est de plus en plus un souci pour ceux qui n’ont pas pu acheter un logement dans les années 1970, simplement parce qu’ils sont nés à cette époque.

Cette situation a des conséquences sur l’ensemble des aspects du monde de la décision. En effet, en 1997, les députés français avaient un âge médian de 52 ans ; en 2002, il est de 57 ans. Autrement dit, il y a eu un vieillissement de quatre ans et demi de la médiane en cinq ans de temps. Il s’agit d’une quasi-absence de renouvellement. Les syndicats suivent aussi une pente un peu semblable. Par exemple, il est dit qu’à la CGT un tiers des adhérents seraient retraités. Il faudrait vérifier précisément, mais il est certain qu’en moyenne les titulaires d’un syndicat ou d’un parti politique en France, tout syndicat et toute politique confondue avaient 45 ans en 1982, et 57 ans au début des années 2000. Il existe donc un vrai vieillissement. À quelle génération seront transmis l’ensemble des savoir-faire, des connaissances, des compétences qui sont nécessaires au bon fonctionnement de la social-démocratie, de la démocratie tout court, et de l’ensemble de l’ordre social ?

Comparaison avec d’autres pays

S’agit-il d’un phénomène typiquement français ? L’Italie, l’Espagne, la France, ces trois États sont les moins bien placés en matière d’intégration des jeunes dans le monde du travail, dans la vie syndicale, dans la vie adulte, dans la vie politique à tout point de vue. Le modèle latin mettrait à l’écart les jeunes, notamment parce que le modèle social, le modèle de l’État-providence irait de pair avec un système plutôt corporatiste, protégeant avant tout les cotisants. Évidemment les difficultés d’une crise sont reportées sur ceux qui ne sont pas dans le système, ou se trouve moins en situation de négocier, c’est-à-dire les femmes, les jeunes, les immigrés qui sont les plus fragilisés, sans compter bien sûr les jeunes femmes immigrées. C’est une façon de voir la question des différentiels internationaux où la France est allée très loin. Les pays du Nord montrent qu’il est possible d’intégrer les jeunes, encore faut-il en avoir le désir. Par ailleurs, l’une des chances de l’Italie et de l’Espagne, c’est leur fécondité. À très court terme, c’est-à-dire dans les cinq prochaines années, ils n’auront plus de souci de jeunes car il n’y en aura pratiquement plus. Ils auront d’autres difficultés, notamment celle du financement des retraites. Ce sera moins le cas en France, mais nous devrons en revanche intégrer les jeunes pendant quelques années. C’est à la fois négatif et positif. Il faut voir les deux facettes du problème.

Des responsabilités politiques et générationnelles

Il importe aussi d’avoir une lecture politique en posant la question des responsabilités. Cela fait une petite dizaine d’années que je travaille sur la responsabilité générationnelle, sur l’ensemble de ces diagnostics. Il y a dix ans on pouvait dire qu’on ne savait pas. Aujourd’hui, il n’est plus possible de tenir ce discours, et il me semble que les responsabilités sont très largement partagées par l’ensemble de la population.

Il y a une grande responsabilité politique à avoir préféré gérer des problèmes de court terme plutôt que de planifier à long terme, car les jeunes d’aujourd’hui sont bien évidemment les vieux d’après-demain, et les jeunes paupérisés d’aujourd’hui risquent bien de nous promettre à un avenir où les vieillards occuperont de nouveau une foultitude de petits emplois, comme aujourd’hui en Argentine, par exemple. Cette responsabilité politique serait énorme.

Parallèlement, les travailleurs et les syndicats de salariés sont aussi responsables, en tout cas une grande partie d’entre eux, car ils n’ont pas fait de cette question de l’intégration des jeunes dans le monde du travail une priorité. Les syndicats de travailleurs font ce qu’ils peuvent dans un climat intellectuel et politique de rapports sociaux qui sont ce qu’ils sont.

À mon sens, il y a aussi une responsabilité des universitaires, dont je fais partie. Nous avons accepté de former plus longtemps les jeunes avec peu de moyens. Pour mémoire, en France un jeune étudiant coûte 6500 euros de dépenses annuelles à l’université, alors qu’un apprenti à 17 ans en Allemagne coûte 10000 euros. Il a été accepté de former des étudiants de 22 ans en France avec moins de moyens qu’un apprenti de 17 ans en Allemagne. Sont dépensés 13500 euros par an pour un élève en classe préparatoire aux grandes écoles, 40000 euros par an pour un Polytechnicien et 120000 pour un Énarque (École nationale d’administration). Il est vrai qu’il est difficile de comparer. Mais la responsabilité des enseignants qui ont accepté cette situation de paupérisation de l’enseignement supérieur est terrible. Il me semble que les mêmes acteurs en ont une autre, qui concerne le contenu des enseignements, et les modalités des études : il est très difficile en France de suivre des études supérieures à temps partiel. Pour autant, pour les dédouaner en même temps, ils en ont fait avec les moyens qui leur ont été confiés. À tous ces acteurs sociaux cités, il faut ajouter les étudiants et leurs parents, qui, d’une façon ou d’une autre, ont accepté de faire en sorte que leurs enfants soient formés dans ces conditions. Il existe en France une surenchère du diplôme avec une acceptation d’orientation qui n’est pas forcément la plus efficace. En tant que sociologue, cela ne me semble pas forcément très productif d’avoir autant de jeunes sociologues. À mon avis, il serait mieux que la sociologie soit apprise un peu plus à tout le monde que concentrée sur beaucoup de jeunes sociologues, beaucoup de jeunes philosophes, beaucoup de jeunes qui ne feront que ça.

J’allais oublier aussi la responsabilité des entreprises, qui ont parfois (souvent) tiré bénéfice du chômage des jeunes, des bas salaires, de la précarisation, de l’aide de plus en plus massive et durable des parents à leurs enfants, qui permettent maintenant de trouver des stagiaires dévoués pour 350 euros par mois. Les responsabilités sont partagées et, à la CFDT, comme dans les autres syndicats, au Medef, dans tous les partis politiques et ailleurs, il est temps de réfléchir une fois pour toute au long terme à offrir aux jeunes d’aujourd’hui qui sont les cotisants de demain et les retraités d’après-demain.

Organiser les transitions de formation et les transitions professionnelles

Pour remédier à cette situation bien française, il faudrait lutter contre le déterminisme social qui existe actuellement et qui ne cesse de s’ancrer. Si vous êtes né du côté de la rue Soufflot à Paris, proche du Lycée Henri IV, vous avez des chances d’être normalien à 19 ans, de cotiser à partir de 19 ans et de finir Énarque en faisant valoir vos droits à la retraite à 57 ans ou à 58 ans, comme quelques-uns de nos Premiers ministres passés. En revanche, si vous êtes né près du Lycée Jacques Brel, du côté de la Courneuve en Seine-Saint-Denis, le risque de l’échec scolaire est fort. Le problème de la France apparaît clairement en comparaison avec les pays nordiques. Les Français, qu’ils soient issus des classes moyennes, supérieures ou des catégories populaires, ont un accès tardif à l’emploi valorisé.

Les Nordiques intègrent réellement le monde du travail de façon beaucoup plus précoce que dans l’Hexagone. L’alternance, trop rare chez nous, est une norme dans ces pays : pour eux, il est normal qu’à l’université, il y ait des gens de 18 à 38 ans, ou au-delà, qui progressent ensemble grâce à la diversité de leurs origines et de leurs parcours. En France, il existe une institution centrale extraordinaire, le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), mais cette voie représente une exception dans les pratiques de cheminement professionnel et d’éducation. Il faut parvenir à la généralisation d’un accès précoce au monde du travail véritablement valorisé, dès la sortie de l’adolescence. Ensuite, il faut systématiquement pouvoir envisager des retours à des formations qui ne soient pas des formations continues, mais des retours à une formation diplômante.

Cette séparation française entre d’un côté les études et de l’autre le travail est complètement mortifère pour la jeunesse. Les trois années d’études après le Bac se déroulent sans accès au monde du travail, au monde de la vie adulte. Les Nordiques sont en situation de faire exister de vrais allers et retours entre le monde du travail et le monde de l’université avec des possibilités de retourner à des masters jusqu’à l’âge de 28 ans ou même de 32 ans, par exemple.

Pour l’instant, en France, ce sont de trop rares exceptions. Ces transitions doivent être organisées, le patronat doit accepter de donner des places aux jeunes de 18 ans. En effet, avant 25 ans, voire avant 30 ans, les jeunes ne participent pas au monde du travail, tout comme les seniors d’ailleurs. Il serait intéressant de créer un vrai contrat d’autonomie qui accompagne les relations, la transition entre le monde du travail et celui de l’éducation, et organise aussi le retour dans la formation de façon systématique, sans ces bricolages qui se sont accumulés au cours des trente dernières années.

Les jeunes mériteraient d’avoir davantage leur chance, ce qui leur permettrait de se motiver. En effet, les salaires nets de l’ensemble de la population des salariés rapportent de moins en moins ; ceux des jeunes travailleurs sont encore moins rémunérateurs. Pour un jeune diplômé qui entame sa troisième année de stage à 350 euros par mois, qui vit grâce à l’effort massif de ses parents voire de ses grands-parents, il n’est pas facile de rester motivé des années entières. D’autant que les perspectives sont souvent bouchées : une espèce de nasse où une seule place stable sera faite pour cinq candidats. La démotivation au travail que l’on attribue aux jeunes pourrait bien dépendre aussi de notre responsabilité collective à avoir accepté des conditions de travail aussi terribles. Nous risquons aussi, à terme, d’en payer chèrement les conséquences.

Louis Chauvel, sociologue, professeur à Sciences-Po Paris. Vient de publier : Les classes moyennes à la dérive, Le Seuil / République des idées, octobre 2006.

Texte extrait de la Revue de la CFDT n°78

RAG 34. Lolo34

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Les déclassements professionnels en forte augmentation, selon l'Insee

LEMONDE.FR avec AFP | 19.12.06 |

Le poids des salariés ayant vécu un déclassement dans la hiérarchie socioprofessionnelle a "plus que doublé" en vingt ans, de 3 % au début des années 1980 à près de 7 % dans les années 2000, selon une étude de l'Insee publiée mardi 19 décembre. Dans un contexte de chômage toujours massif, l'Insee constate que le déclassement, encore "très rare entre 1980 et 1985", "n'est plus un phénomène marginal" entre 1998 et 2003.

Le fait de "descendre l'échelle sociale" intervient "souvent à la suite d'un passage par le chômage ou l'inactivité", la mobilité descendante constituant "un moyen de conserver un emploi ou, pour les chômeurs, d'en retrouver un plus rapidement", note l'Insee, qui a limité son étude aux personnes âgées de 30 à 54 ans en fin de période.

Hommes et femmes sont égaux face au déclassement, 6,6 % des salariés et 6,8 % de leurs collègues femmes ayant connu une trajectoire descendante en 1998-2003. Entre 1980 et 1985, leur proportion atteignait respectivement 3,2 % et 3,1 %.

DES TRAJECTOIRES ASCENDANTES "PLUS COURANTES"

Parallèlement, les trajectoires ascendantes sont devenues "plus courantes", même si elles demeurent surtout l'apanage des hommes, remarque l'Insee. Entre 1998 et 2003, 15,1 % des salariés ont progressé dans la hiérarchie socioprofessionnelle, contre 9,7 % entre 1980 et 1985.

Un trentenaire sur trois a changé de catégorie socioprofessionnelle entre 1998 et 2003 (contre un sur cinq entre 1980 et 1985), ce qui "est sans doute le signe de recrutements effectués de plus en plus souvent en dessous du niveau de compétence" et "compensés ensuite par des promotions vers des métiers plus en accord avec la formation initiale", analyse l'Insee.

En ce qui concerne les femmes, 10,5 % d'entre elles ont connu une mobilité ascendante entre 1998 et 2003, contre 6,6 % au début des années 1980.

Se mettre à son compte pour devenir artisan, commerçant ou chef d'entreprise reste une filière de promotion essentiellement masculine, empruntée par 80 000 ouvriers qualifiés entre 1998 et 2003, soit 3 % d'entre eux.

Les ouvrières qualifiées sont les plus mal loties de tous les salariés : une sur dix (11,8 %) a connu le déclassement entre 1998 et 2003. "Il s'agit principalement de femmes travaillant dans l'industrie, qui, touchées par la diminution de l'emploi industriel, ont migré vers un emploi dans les services de niveau de qualification inférieur" [aide ménagère...], souligne l'Insee.

RAG 34. Lolo34

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03.01.2007

Ebauche de proposition de loi sur le droit au logement

LES CHIFFRES DU MAL-LOGEMENT cliker sur pour agrandir la photo
PARIS (Reuters) - Le président du groupe d'études parlementaires sur les sans-abri, le député UMP Georges Fenech, a présenté mardi un "premier projet de proposition de loi" instituant un droit au logement opposable à l'Etat.

En l'état actuel et avant les "amendements des autres membres du groupe d'études", le texte de cinq articles fait du maire le pivot du système, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, encadré par Arno Klarsfeld, chargé de mission sur le logement par Nicolas Sarkozy, et les membres fondateurs des Enfants de Don Quichotte.

Le groupe compte trente membres venant de tous les groupes parlementaires mais la réunion de mardi n'en a réuni que deux - tous deux élus de l'UMP, Georges Fenech et Jacques Remiller.

Le vice-président socialiste du groupe, Jean-Louis Dumont, était représenté par son assistante parlementaire.

La proposition "doit être discutée, approfondie, améliorée", a concédé Georges Fenech qui a dit avoir "bon espoir" de voir le texte adopté avant la fin des travaux parlementaires, fin février.

"L'idée, c'est de permettre à chacun, à chaque famille de bonne foi, de s'inscrire dans un parcours personnel d'insertion sociale dans un logement et de prévoir la possibilité d'un recours juridictionnel contre l'Etat lorsqu'il y a défaillance des pouvoirs publics", a-t-il ajouté.

Le député du Rhône s'est rendu mardi matin sur le canal Saint-Martin, où les Don Quichotte ont installé un "campement solidaire" pour dénoncer le sort des mal logés en France. Plus de 200 tentes ont été montées le long des quais, où cohabitent des SDF et des "bien logés".

RAG 34. Les lolo's 34

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Les associations de mal-logés s'imposent dans le débat politique

Par Catherine JOUAULT et Selim SAHEB ETTABA

Le "ministère de la Crise du logement", installé par trois associations dans un immeuble squatté de la rue de la Banque à Paris (IIe), ouvrira au public le jeudi 11 janvier, a-t-on appris auprès d'une de ces associations.
• Jack Guez (AFP/AFP - mercredi 3 janvier 2007, 7h49) PARIS (AFP) - Les associations de lutte contre l'exclusion ont bousculé le calendrier en réussissant, grâce à leur mobilisation, à imposer dès ce début d'année électorale le thème des mal-logés dans le débat politique, sur lequel Dominique de Villepin doit s'exprimer mercredi.

Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale et du Logement, et sa ministre déléguée Catherine Vautrin recevaient ou contactaient, mardi et mercredi, les associations du secteur du logement et des sans-abri dans le cadre de la préparation du texte sur le droit au logement opposable, a-t-on appris mardi auprès des services de Mme Vautrin.

Des associations telles qu'Emmaüs, le Secours catholique, les Enfants de Don Quichotte, la Fondation Abbé Pierre ou le Droit au logement (DAL) devaient ainsi s'entretenir avec les ministres. Le fondateur du Samu social, Xavier Emmanuelli, a été chargé d'un rapport sur le droit au logement opposable, qui sera remis "dans les 15 jours" au gouvernement, avait annoncé vendredi M. Borloo, en précisant que cette démarche "permettra de saisir le Parlement, mais sur un texte précis".

Deux jours plus tard, dans ses voeux au Français pour 2007, le président Jacques Chirac avait souligné la nécessité de "mettre en place un véritable droit au logement opposable, c'est-à-dire faire du droit au logement une réalité". "Je demande au gouvernement d'avancer sur ce point dans les toutes prochaines semaines", avait-il ajouté.

Les Enfants de Don Quichotte, qui ont installé un campement de plus de 200 tentes pour les SDF Canal Saint-Martin à Paris depuis mi-décembre ont mis en place dans l'après-midi de mardi un nouveau campement d'une douzaine de tentes au centre de Toulouse et un autre d'une vingtaine de tentes à Lyon.

Sans attendre d'hypothétiques réquisitions, trois associations, Jeudi Noir, le Mouvement d'animation culturelle et artistique de quartier (Macaq) et Droit au logement (DAL), ont pris possession dans la nuit de la Saint-Sylvestre d'un immeuble rue de la Banque à Paris (IIe), où elles ont installé des familles mal logées ainsi qu'un "ministère de la Crise du logement". Ce "ministère", situé dans un immeuble de 1.000 m2 appartenant à une banque et vide depuis trois ans, doit ouvrir au public le 11 janvier, selon les associations, mais le bâtiment est promis à la vente qui devrait être signée lundi, d'après son propriétaire, la Lyonnaise de Banque.

"Nous comptons bien participer très activement à la campagne électorale et faire que le gouvernement s'engage de manière irréversible pour le droit au logement opposable", avait prévenu lundi le président du DAL Jean-Baptiste Eyraud, en présentant les locaux à la presse. L'Union syndicale Solidaires, qui comprend Sud, a salué cette initiative, ainsi que celle des Don Quichotte, et appelé à "soutenir toutes les actions qui visent à imposer aux pouvoirs publics la mise en oeuvre d'un plan d'urgence pour un vrai logement pour tous".

Les Verts et la Ligue communiste révolutionnaire ont également apporté mardi leur soutien à l'occupation.

Le Premier ministre pourrait préciser les contours d'un futur texte sur le droit au logement opposable mercredi lors d'un point de presse, selon ses services. Il recevra auparavant Xavier Emmanuelli, président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, qui lui remettra un rapport sur cette question, qu'il devait présenter initialement d'ici à la mi-janvier.

Deux jours après l'injonction du président Jacques Chirac de "mettre en place un véritable droit au logement opposable", et "d'avancer dans les toutes prochaines semaines", deux députés UMP ont par ailleurs remis mardi à l'Assemblée nationale une proposition de loi à Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, association de soutien aux sans-abri.

Augustin Legrand a défendu l'idée de "fixer un arsenal juridique ferme, coercitif dans le consensus politique" contre "le mal-logement". Il s'est réjoui du "consensus très fort autour de la charte" de l'association, qui propose notamment d'ouvrir les structures d'hébergement à plein temps et de développer le droit de réquisition de logements vides.

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01.01.2007

Les voeux de Ségolène Royal sur le web (vidéo)


Ségolène Royal a présenté dimanche soir ses voeux aux Français pour 2007 sous la forme d'une vidéo sur son site internet

"Je veux une nouvelle République qui soit au service des citoyens, et construite avec les gens, avec la vie telle qu'elle est", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle, quelques minutes après les voeux radio-télévisés de Jacques Chirac.


En 2007, "année exceptionnelle", elle veut "être à la hauteur" de l'échéance présidentielle.

"Il reste quatre mois pour construire tout cela. J'ai confiance parce que je crois à l'intelligence collective des Français qui ont envie que ça bouge, que ça change, qui ont plein d'énergie et moi aussi j'ai plein d'énergie et nous allons ensemble construire demain", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, assise sur une simple chaise blanche, filmée dans une pièce vide, illuminée d'une guirlande multicolore et d'un lampadaire design.

"Je souhaite que les quatre mois qui nous séparent de cette échéance soient quatre mois au cours desquels la France commence à se mettre en mouvement pour se préparer à ce changement profond", ajoute-t-elle. "Je veux construire le projet présidentiel avec vous", affirme la partisane de la démocratie participative, qui ne cite pas une seule fois le Parti socialiste dans son message de trois minutes.

"Je ferai tout pour que ce soit les débats de fond qui préoccupent les Français qui soient mis sur la table", assure-t-elle, évoquant "les préoccupations qui nous tenaillent" comme l'éducation, l'environnement, la vie chère, le pouvoir d'achat, le problème des bas salaire, la question du logement, les préoccupations liées au co-développement, les relations internationales ou la culture.

"Tout cela nous préoccupe et sur tous ces sujets, la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a", affirme Ségolène Royal, qui doit présenter formellement ses voeux à la presse jeudi au siège du Parti socialiste.

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Les voeux de Ségolène Royal sur le Web

Ségolène Royal a présenté dimanche soir ses voeux aux Français pour 2007 sous la forme d'une vidéo sur son site internet

"Je veux une nouvelle République qui soit au service des citoyens, et construite avec les gens, avec la vie telle qu'elle est", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle, quelques minutes après les voeux radio-télévisés de Jacques Chirac.


En 2007, "année exceptionnelle", elle veut "être à la hauteur" de l'échéance présidentielle.

"Il reste quatre mois pour construire tout cela. J'ai confiance parce que je crois à l'intelligence collective des Français qui ont envie que ça bouge, que ça change, qui ont plein d'énergie et moi aussi j'ai plein d'énergie et nous allons ensemble construire demain", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, assise sur une simple chaise blanche, filmée dans une pièce vide, illuminée d'une guirlande multicolore et d'un lampadaire design.

"Je souhaite que les quatre mois qui nous séparent de cette échéance soient quatre mois au cours desquels la France commence
à se mettre en mouvement pour se préparer à ce changement
profond", ajoute-t-elle. "Je veux construire le projet présidentiel avec vous", affirme la partisane de la démocratie participative, qui ne cite pas une seule fois le Parti socialiste dans son message de trois minutes.

"Je ferai tout pour que ce soit les débats de fond qui préoccupent les Français qui soient mis sur la table", assure-t-elle, évoquant "les préoccupations qui nous tenaillent" comme l'éducation, l'environnement, la vie chère, le pouvoir d'achat, le problème des bas salaire, la question du logement, les préoccupations liées au co-développement, les relations internationales ou la culture.

"Tout cela nous préoccupe et sur tous ces sujets, la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a", affirme Ségolène Royal, qui doit présenter formellement ses voeux à la presse jeudi au siège du Parti socialiste.

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Les douzièmes voeux de Chirac signent son "échec"

Pour le PS, les douzièmes voeux de Chirac signent son "échec"

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste a estimé dimanche que Jacques Chirac avait signé lors de ses voeux aux Français l'échec de ses douze années à la tête de l'Etat.

Pour Julien Dray, porte-parole du PS, il est désormais "clair" que le président ne briguera pas un nouveau mandat. "Si vous voulez être candidat, vous ne faites pas une prestation aussi creuse", a-t-il déclaré à Reuters.

"Quand le président de la République évoque la lutte contre les inégalités sociales, la lutte contre la vie chère, la lutte pour permettre aux jeunes d'espérer dans l'avenir, ce sont autant de situations qui marquent l'échec de ses gouvernements successifs", a poursuivi le député socialiste.

"Il trace une feuille de route pour celle ou celui qui devra lui succéder (composée d') autant d'éléments négatifs du bilan de son action à la tête du pays (...) Finalement, le président de la République a montré dans cette prestation qu'il excellait dans le commentaire, dans l'analyse mais qu'il avait beaucoup de difficultés avec l'action", a-t-il ajouté.

"Le président de la République ce soir a remis sa veste d'homme de droite, d'une droite qui au total dans les douze années qui viennent de s'écouler n'aura pas permis à notre pays d'entrer en force dans le XXIe siècle".

Dans son message du nouvel an, Jacques Chirac a fixé les cinq priorités qui devront être selon lui au coeur du débat présidentiel: unité des Français, progrès économique et social, place sur la scène internationale, Europe et écologie, "autant d'éléments qui vont permettre de (le) critiquer", a estimé Julien Dray.

"Parlons d'unité: il y a eu un million de personnes dans la rue contre le CPE. Parlons de progrès social: le pouvoir d'achat n'a pas augmenté, voire a baissé. Parlons d'Europe: échec du référendum l'an dernier", a-t-il énuméré.

"Plus que jamais ces voeux marquent la nécessaire relève d'une politique plus juste, plus égalitaire", a souligné Julien Dray.

Ségolène Royal, désignée candidate présidentielle par les militants socialistes en novembre, doit présenter ses voeux jeudi au siège du PS.

(c) Reuters 2006.

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06:40 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

31.12.2006

Les "Don Quichotte" exigent des mesures immédiates pour les SDF

PARIS (Reuters) - Estimant qu'un "large consensus" s'est formé autour de leur mouvement en faveur des sans-abri, les "Enfants de Don Quichotte" ont souhaité samedi la mise en oeuvre immédiate des mesures contenues dans leur charte.

"Les mesures inscrites dans la charte du canal Saint-Martin doivent être prises immédiatement et dans leur totalité car elles sont toutes indispensables et complémentaires", déclare l'organisation dans un communiqué.

Les "Don Quichotte" rappellent que de nombreuses personnalités politiques, dont Cécile Duflot (Les Verts), François Hollande (PS), François Bayrou (UDF), Christine Boutin (UMP) et Marie-George Buffet (PCF) ont signé la charte, ainsi que plusieurs organisations humanitaires et ONG.

"Le consensus est large, il faut désormais une réponse à la hauteur de l'enjeu des responsables politiques", ajoute le mouvement.

Le président Jacques Chirac a demandé cette semaine à la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin, d'amplifier les mesures gouvernementales annoncées à l'automne dernier.

Ségolène Royal, qui s'est entretenue par téléphone vendredi soir avec des responsables du mouvement, estime qu'au-delà du problème de l'hébergement d'urgence se pose celui, plus large, de la précarité.

"Que la grande pauvreté existe encore dans un pays comme le nôtre, voilà le scandale! D'autant plus qu'en face de ces très nécessiteux, il y a ceux qui engrangent toujours plus de rendement, de profit, de stock-options", juge-t-elle dans un entretien à paraître dans le Journal du Dimanche.

"Les Enfants de Don Quichotte" ont relancé le débat sur l'exclusion en installant le 16 décembre un village de 250 tentes le long du canal Saint-Martin.

L'association propose une série de mesures, contenues dans les six articles de la Charte du canal Saint-Martin.

Le document propose d'ouvrir les structures d'hébergement 24H/24, 365 jours par an, et d'humaniser les conditions d'accueil, de créer immédiatement une offre de logements temporaires, de créer plus de logements sociaux et de rendre le droit au logement opposable sur tout le territoire.

Ce dernier point, réclamé de longue date par des associations caritatives, se heurtait jusqu'à présent aux réticences voire à l'opposition des partis politiques, à l'exception de l'extrême gauche.

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09:23 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

30.12.2006

Ségolène Royal : Construire la France qui se bat et la France qui se relève !

Ségolène Royal participait, avec 1500 personnes, le 20 décembre en Alsace au premier débat participatif de sa campagne présidentielle, sur le thème de l'emploi et de la vie chère.

« Il y a une grande inquiétude face à la mondialisation, à ses dérives et les Français se demandent au fond si l’Etat peut encore servir à quelque chose.

• Nous avons le besoin d’un pacte social adapté à la réalité du monde et je vais vous dire ce soir comment je conçois le rôle de la puissance publique pour remettre la France de l’emploi en mouvement.

• Pour éviter que les désordres que crée une mondialisation non maîtrisée, que face à eux il doit y avoir une puissance publique pleinement responsable, capable d’anticiper, de prévenir et d’investir dans l’avenir.

• Pour amplifier son action et pour la rendre plus intelligente, je veux une puissance publique capable de travailler avec des partenaires sociaux à la légitimité renforcée. C'est le dialogue social à moderniser.

• Pour mettre un terme à l’injustice scandaleuse qui fait supporter aux seuls salariés toute la charge des mutations que traverse notre pays, je veux une puissance publique qui sécurise, qui protège et qui accompagne.

• La puissance publique devra passer une nouvelle donne avec les entreprises, dans une logique de résultat. Bien sûr elles auront le droit de percevoir des subventions ou des allègements de charges pour être davantage compétitives. Mais elles auront aussi le devoir de s’engager en termes d’emplois créés, de qualité de ces emplois et de pérennité de ces emplois. »

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10:24 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

29.12.2006

Rétro 2006: le non de la jeunesse au CPE d'un Premier ministre obstiné

Par Juliette BAILLOT


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PARIS (AFP) - La crise du CPE (Contrat première embauche) a symbolisé en 2006 les ratés du dialogue social, avec un Premier ministre qui n'a jamais su convaincre une jeunesse blessée et une opinion publique inquiète de la pertinence de sa mesure, décidée sans concertation.

Il aura fallu douze semaines à Dominique de Villepin et des millions de personnes défilant dans les rues pour reconnaître que celle-ci ne passait pas et jeter l'éponge le 10 avril.

"Je n'ai pas été compris par tous", "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du CPE", a-t-il concédé.

Confronté à un taux de chômage des jeunes actifs de 24%, trois fois supérieur à celui de leurs aînés, le Premier ministre avait voulu prendre le taureau par les cornes en décidant seul - sans même consulter son ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo - de créer ce contrat inédit.

Réservé aux moins de 26 ans embauchés dans des entreprises de plus de 20 salariés, le CPE s'inspirait du Contrat nouvelles embauches (CNE) en prévoyant une période d'essai très longue - 24 mois -, au cours de laquelle le jeune pouvait être licencié sans motif.

Aux yeux de M. de Villepin, cette "flexibilité" nouvelle allait pousser les employeurs les plus frileux à franchir le pas de l'embauche.

Mais aux yeux d'une majorité de jeunes, comme de leurs parents, la mesure est apparue insupportable parce qu'elle venait institutionnaliser - en la renforçant - la stigmatisation sur le marché de l'emploi dont les moins de 25 ans étaient déjà victimes.

Pour les syndicats, déjà furieux de n'avoir en rien été écoutés par le gouvernement sur le CNE, le CPE a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Ils ont répondu très vite présents aux syndicats étudiants qui les invitaient à manifester avec eux, reconstruisant l'unité qui leur faisait défaut depuis longtemps.

La première "manif anti-CPE", le 7 février, a réuni 200.000 à 400.000 personnes. Le mouvement est allé crescendo, paralysant des facultés pendant plusieurs semaines, avec des défilés rassemblant de un à trois millions de manifestants, selon les estimations, dans toute la France le 4 avril.

Une évolution inversement proportionnelle à celle de la cote de popularité du Premier ministre, tombée à 20% - un record - à l'issue de la crise.

L'incompréhension ne s'est en effet pas limitée aux jeunes et aux syndicats: le patronat n'a pas caché qu'il n'avait jamais été demandeur d'un tel contrat, Laurence Parisot (Medef) pressant même le gouvernement de sortir "rapidement" d'une crise "mettant en danger l'économie".

Du côté de la majorité, des députés ont aussi manifesté une impatience croissante face à l'entêtement du chef du gouvernement, tant la pression anti-CPE était forte dans leurs circonscriptions.

D'autres, moins nombreux, ont exhorté le Premier ministre à "tenir bon".

Mais tous ont constaté au final à quel point, dans cette affaire, les institutions ont été malmenées par l'exécutif qui a promulgué une loi, l'a ensuite assortie d'une non application partielle, avant d'annoncer une proposition de loi, dépossédant les parlementaires de cette prérogative.

Les syndicats sont en revanche sortis renforcés, notamment CGT et CFDT à la veille de congrès qui s'annonçaient difficiles. La direction confédérale de la CGT "ne pouvait espérer pareil trophée", a résumé le chercheur Dominique Andolfatto.

Quant au taux de chômage des jeunes actifs, il tourne toujours autour de 22%.

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10:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

UE à 27 : La France ouvre 62 métiers aux travailleurs roumains et bulgares

PARIS (Reuters) - Gérard Larcher annonce l'ouverture du marché du travail français pour 62 métiers connaissant des difficultés de recrutement aux ressortissants de Bulgarie et de Roumanie à compter du 1er janvier 2007, date à laquelle ces deux pays intégreront l'Union européenne.

"Le 1er janvier, les travailleurs roumains et bulgares pourront dans 62 métiers qui ne trouvent pas aujourd'hui de réponse en termes d'offres d'emploi rentrer dans ces métiers", a déclaré le ministre délégué à l'Emploi lors d'une conférence de presse.

"C'est donc une ouverture maîtrisée, progressive autour des métiers en tension qui est appliquée aux nouveaux entrants", a-t-il souligné en rappelant que les mêmes conditions sont en vigueur depuis le 1er mai pour huit autres pays d'Europe centrale et orientale, dont l'adhésion à l'UE remonte à mai 2004.

Les 62 métiers dits "en tension" relèvent de sept secteurs économiques qui sont le BTP (ouvrier du béton, charpentier, carreleur, couvreur, menuisier, conducteur de travaux, etc.), l'hôtellerie et la restauration (cuisinier, serveur, etc.), l'agriculture (maraîcher-horticulteur, arboriculteur-viticulteur, éleveur de volaille, de porcs, de lapins, etc.).

On recense également la mécanique et le travail des métaux (chaudronnier-tôlier, régleur sur machine-outil, tuyauteur industriel, ajusteur-mécanicien, etc.), les industries de "process" (dans l'agroalimentaire, le verre, le papier-carton, etc.), le commerce (vente à distance, représentant à domicile, attaché commercial, etc.) et la propreté (laveur de vitres, agent d'entretien, etc.).

PAS "D'INVASION"

Gérard Larcher a dressé un bilan des sept premiers mois d'ouverture aux travailleurs des huit Etats membres déjà bénéficiaires de cette ouverture partielle (Lituanie, Lettonie, Estonie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie et Hongrie) et souligné le caractère limité de l'afflux de leurs ressortissants.

"Nous avons vu depuis maintenant sept mois qu'il n'y avait pas eu d'invasion avec au contraire parfois régularisation de situations qui n'étaient pas des situations légales", a relevé le ministre.

Il a fait état de 1.545 demandes d'autorisation de travail permanentes de mai à octobre 2006, contre 1.061 en 2005, soit une progression de 45%.

Les demandes d'autorisation provisoires ont quant à elles progressé de 24% à 1.216 sur la même période après 978 en 2005.

C'est le travail saisonnier agricole qui reste l'activité la plus demandée avec 8.215 requêtes enregistrées sur la période janvier-septembre 2006, contre 6.777 au cours de la même période en 2005, soit une augmentation de 27%.

Les Polonais sont les principaux demandeurs avec environ 80% des demandes d'autorisations permanentes et 74% des demandes provisoires, devant les Hongrois (9% des demandes permanentes) et les Tchèques (10% des demandes permanentes).

Parallèlement à cette ouverture du marché du travail, Paris négocie "des mesures de lutte contre le travail illégal et de contrôle de la déclaration", a précisé Gérard Larcher.

L'ouverture du marché du travail français aux ressortissants roumains et bulgares a fait l'objet d'une circulaire du ministère de l'Emploi en date du 22 décembre.

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Chiffres du chômage: les astuces de l'ANPE dénoncées par des associations

Par Patrice NOVOTNY

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PARIS (AFP) - Stage bidon en fin du mois, multiplication des sous-catégories de chômeurs: syndicats et chômeurs témoignent des pratiques utilisées pour dégonfler les statistiques officielles du chômage, le jour où une baisse du nombre de demandeurs d'emplois a été annoncée pour novembre.

En octobre, le chômage touchait 2,1 millions de personnes en France officiellement. Mais, souligne un tout nouveau collectif baptisé "Les autres chiffres du chômage" (ACDC) qui regroupe des associations et des syndicats, ce chiffre ne recense que les chômeurs de catégorie 1, à savoir les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un contrat à durée indéterminée (CDI) à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois.

La part des sept autres catégories de chômeurs distinguées par l'ANPE - demandeurs d'emploi temporaire ou à temps partiel, non immédiatement disponibles, dispensés de recherche pour raison d'âge, etc. - a quadruplé en 25 ans. Ceux qu'ACDC nomme les "chômeurs invisibles" représentent aujourd'hui 2,3 millions de personnes, soit plus de la moitié de l'ensemble des demandeurs d'emplois (4,4 millions).

Cet écart entre statistiques officielles et réalités du chômage est dénoncé crescendo à mesure qu'approchent les échéances électorales, période où la courbe du chômage devient faiseuse de rois.

Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo a rejeté les accusations du collectif jeudi en soulignant que les "règles de comptabilisation sont les mêmes depuis 1995, ce sont celles du BIT". "Nous avons un thermomètre dont nous communiquons tous les éléments tous les mois de manière transparente. Ce qui compte, c'est l'évolution de ce thermomètre; or la baisse du chômage de 15% en 18 mois concerne toutes les catégories de chômeurs", a-t-il ajouté.

Interrogée par l'AFP, la direction de l'ANPE a également souligné que "la baisse du chômage concernait actuellement l'ensemble des catégories" et mis en avant sa mission "emploi-quartier" de novembre 2005 qui a incité des jeunes à s'inscrire.

Néanmoins, en mars 2006, une conseillère ANPE, Fabienne Brutus, avait dénoncé l'"épuration statistique" des chômeurs pratiquée par la direction de l'agence, dans "Chômage, des secrets bien gardés", un livre brulôt qui avait fait sensation. La conseillère y exposait des consignes données pour pratiquer un "+nettoyage+" des fichiers, notamment celle de "mettre toutes les femmes de ménage en catégorie 3" (personnes cherchant un CDD).

Membre du collectif ACDC, Philippe Sabater (syndicat Snu ANPE) fustige pour sa part le questionnaire que les conseillers de l'ANPE soumettent aux chômeurs.

"Le conseiller doit demander au chômeur s'il serait prêt à accepter un emploi CDD ou à temps partiel", explique M. Sabater. "Si le chômeur répond oui, le conseiller peut cocher la case +catégorie 2+ (demandeur d'emploi à temps partiel) ou +catégorie 3+ (emploi temporaire): Et hop ! le chômeur disparaît de la statistique officielle...".

Autre pratique: le "peignage de fichiers". "On relève sur listing informatique les chômeurs inscrits en catégorie 1 qui travaillent à temps partiel, pour les faire basculer en catégorie 2", décrit-il. "On considère que le demandeur d'emploi qui occupe un temps partiel recherche forcément un travail à temps partiel", précise M. Sabater.

Alexandra Rolland, une Nîmoise de 39 ans au chômage depuis près de deux ans signatrice du blog "journaldunchomeur.midiblogs.com", affirme pour sa part que l'ANPE propose parfois des "stages ou contrats interim de deux-trois jours, voire de quatre heures, en fin de mois", afin de dégonfler les statistiques.

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27.12.2006

SALAUDS DE PAUVRES !

Le Parisien Aujourd'hui en France a interrogé quelqu'un qui s'y connaît, parce qu'il a vécu cette galère, c'est Jacques Deroo, un ancien sans-abri, qui a écrit un livre qui cogne sur le sujet : "Salauds de pauvres"...
Moi, dit Deroo, je milite pour la construction de ce que j'appelle "les chalets de l'espoir" sur les terrains en friche de la capitale... Des petites structures qui coûteraient beaucoup moins chers aux pouvoirs publics qu'une chambre dans un hôtel miteux"... La mairie de Paris, poursuit Deroo, a peur que cela créé des ghettos...

Certes, mais si on ne fait rien, ça va exploser... Je comprends, dit Deroo, qui connaît le parcours, que des sans-logis refusent d'aller dans des structures indignes comme celle de Nanterre, où on loge et nourrit les gens comme des cochons...

Alors, lui demande Vincent Mongaillard, "zéro SDF en France c'est possible" ?...

Mais non, répond Jacques Derot... On ne réussira qu'à en sauver une partie... Certains sans-logis préfèreront toujours dormir sur un carton, même si vous leur offrez le château de Versailles...

Lire : L'itinéraire d'un enfant de l'assistance publique. Taulard, sdf, éducateur et travailleur social.
de : Jacques Deroo

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Le site de Jacques Deroo

Il est de coutume de penser qu’un intervenant social qui aurait vécu les mêmes galères que celles et ceux qu’il prétend aider serait en difficulté pour adopter la sacro-sainte distance professionnelle qu’il se doit de tenir. Une telle généralisation apparaît abusive, tout autant d’ailleurs que l’affirmation inverse qui prétend que pour mieux comprendre un exclu de la vie, il faudrait avoir connu le même sort que lui.
Avec son itinéraire atypique, Jacques Deroo montre surtout la diversité des cheminements qui peuvent mener à l’engagement dans un métier du social. Retiré de sa famille avec toute sa fratrie alors qu’il a à peine cinq ans, il connaît trois familles d’accueil successives, plusieurs placements en foyer, un parcours délinquant précoce, une condamnation à 11 ans d’incarcération à l’âge de 22 ans. À sa sortie de prison, il se sent paumé : « Profondément seul, comme jamais je ne l’ai été de toute mon existence. Je n’ai pas d’amis, plus de vie sociale. J’ai perdu les réflexes qui me permettraient de me débrouiller. En moi, tout chavire. Je ne sais plus où j’en suis » (p.81). Pas d’autres solutions que de galérer dans la rue. La manche lui permet parfois d’obtenir suffisamment pour dormir à l’hôtel. Quand ses ressources ne le lui permettent pas, il se retrouve dans les planques aux côtés d’autres SDF pour passer la nuit. Il expérimente le centre d’hébergement de Nanterre : « les dortoirs où sont parqués des SDF ivres qui vomissent partout, dégageant une odeur de pourri insoutenable » (p.91) Jacques Deroo sent bien alors qu’il n’a d’autre alternative pour s’en sortir que de replonger dans la délinquance. Ce qui lui permet de ne pas replonger, c’est l’Armée du salut dont il croise la route, d’abord comme usager avant d’en devenir un actif intervenant. Mais la vénérable institution ne supportera pas cette remuante recrue dotée d’un esprit trop libre à son goût. C’est que l’auteur a été l’un des premiers à occuper un immeuble HLM de la ville de Paris pour y loger des familles à la rue, et ce bien avant que le DAL ne généralise une telle pratique. Et puis, il y a sa vie sentimentale qui ne cadre guère avec les préceptes religieux. Imaginez-vous : vivre dans le péché avec une femme divorcée. Cela fait désordre. Celui qui l’avait ramassé dans la rue l’avertit : sa compagne est au service du démon et le détourne de sa mission : devenir soldat, voire officier de l’Armée du salut… « Patricia me convainc de ne pas répliquer. Dieu sait pourtant que je brûle de lui rendre visite pour lui en coller une » (p.134) Jacques Deroo choisira finalement une autre voie : il aura trois filles et suivra une formation de moniteur éducateur. Sa vie continuera à suivre des méandres. Mais, malgré ses problèmes d’alcool, il continuera à intervenir auprès des SDF en animant une structure d’accueil de jour, jusqu’à ce que celle-ci soit fermée par cette Armée du salut qui ne lui a jamais pardonné.

Jacques Trémintin

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Les français face aux inégalités

75 % des Français estiment que la société française est "plutôt injuste", soit 7 points de plus qu’en 2000. Si l’on en croit les enquêtes d’opinion, les Français ont conscience du niveau des inégalités et les rejettent massivement.

Les inégalités de revenus restent celles qui sont perçues par les Français comme "les plus répandues", 56% d’entre eux l’expriment en 2006, même si ce taux a baissé par rapport à celui de 2000 (67%). Les inégalités de logement, en forte progression, arrivent bien après avec 36 %, puis les inégalités liées à l’emploi avec 30 %. Les personnes sondées estiment aussi de plus en plus souvent que les inégalités liées à l’origine "ethnique" sont plus répandues.

Parmi les inégalités considérées comme "les moins acceptables", celles liées à l’accès aux logement arrivent en tête en 2006, au même rang que l’accès aux soins. Pour l’opinion, une partie des différences de revenus peuvent se justifier (par un effort personnel, une responsabilité, etc.), par contre rien ne peut expliquer que les personnes démunies soient moins bien soignées ou ne puissent se loger comme les autres.

Comme l’ensemble des sondages, ces données doivent cependant être interprétées avec précaution : la formulation des questions ou le moment où elles sont posées influencent le résultat. Ainsi, les inégalités d’éducation n’apparaissent pas, sans doute parce que le mot lui-même n’est pas employé, la question portant sur "les études scolaires", formulation imprécise. Le jugement est aussi tributaire de l’ampleur du débat public : le fait que 56 % des Français estiment que les inégalités de revenus sont les plus répandues ne signifie pas que c’est le cas en pratique... Enfin, ces éléments ne préjugent pas de la popularité de telle ou telle mesure : en matière d’inégalités, sauf à appartenir à une minorité très aisée, on peut toujours trouver mieux loti que soi et souhaiter une redistribution des richesses dont on pourrait profiter...


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22.12.2006

Solidarité avec les SDF ! Signez la pétition d'Emmaüs France !

Solidarité avec les SDF !
Signez la pétition d'Emmaüs France !
Emmaüs France appelle l'ensemble des citoyens à se mobiliser en solidarité avec les SDF.
Nous vous proposons aujourd'hui d'interpeller vos maires pour que soient ouverts dans vos quartiers des centres d'accueil et d'hebergement de petite taille. Des centres permettant d'accueillir dignement les personnes et de leur offrir l'accompagnement et le suivi qui conviennent. Cette action devant évidemment se combiner avec une réelle politique de prévention des situations de pauvreté et le développement de l'offre de logements très sociaux.

Si vous êtes prêts être solidaires avec les SDF, et que vous êtes d'accord pour qu'un centre d'accueil et d'hébergement de petite taille soit implanté dans votre quartier, signez la pétition d'Emmaüs France !

Vous pouvez également envoyer le texte suivant directement à votre maire, par mail ou courrier :

"La solidarité avec les SDF, je suis prêt(e) à la vivre tous les jours de l'année, hiver comme été. Pour cela, je suis d'accord pour qu'un centre d'accueil et d'hébergement de petite taille, ouvert 24h/24, pouvant héberger une trentaine de personnes venant de la rue, soit implanté dans mon quartier. Je m'engage à soutenir de tels projets, y compris dans mon environnement proche, auprès du maire de ma ville ou de mon arrondissement. Je trouve utile que mes impôts permettent d'ouvrir de nouveaux centres."

D'avance merci pour votre mobilisation !

Signez la pétition.

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21.12.2006

Les tentes de la misère secouent l’opinion

Sans-abri . Un an après la distribution de tentes aux SDF parisiens et à quelques jours de l’hiver, le débat sur les dispositifs proposés aux sans-abri refait surface.

Il aura suffi d’une initiative de l’association les Enfants de Don Quichotte invitant les « bien logés » à venir partager une nuit sous une tente avec les sans-abri pour relancer le débat sur la pauvreté et les SDF en France. Hier, Médecins du monde (MDM), association qui avait, il y a un an, distribué plus de 400 tentes aux SDF parisiens, a tenu à préciser, lors d’une conférence de presse, qu’« au-delà des multiples annonces des pouvoirs publics, (elle) constate un durcissement de la situation des SDF ». Pierre Micheletti, son président, parlant même de « stratégie musclée, violente », en référence aux démontages de tentes effectuées depuis quelques semaines par les forces de police. À l’instar des Verts de Paris, Catherine Gégout, élue communiste de la capitale, présente lors de l’évacuation des SDF de la gare d’Austerlitz, lundi matin, a elle aussi fustigé « ces expulsions qui aggravent encore le dénuement de ces personnes », estimant que « la force n’est pas la solution pour résoudre la misère ».

Les distributions de tentes continuent

La distribution de tentes aux sans-abri, critiquée par Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale, qui y voyait, il y a un an, une mesure « contre-productive » de nature à « pérenniser les personnes dans la rue », n’est pourtant pas prête de s’arrêter, prévient MDM. En tout cas, pas tant « que les dispositifs ne seront pas adaptés aux SDF en nombre de places et en termes de qualité d’accueil » et que « des relogements durables ne leur seront pas proposés », a précisé Pierre Micheletti. « Trop souvent, explique l’association, les hébergements ne sont effectivement offerts que pour une durée très limitée et ne sont pas adaptés aux couples ou aux familles avec enfants. » Les sans-abri préfèrent alors rester ensemble, comme Nathalie, qui campe au bord du canal Saint-Martin, à Paris (10e), parce que, « dans les centres, on nous sépare, avec mon fils ». D’autres évoquent l’envie de rester entre compagnons d’infortune, même sous une tente, car ils s’y sentent plus en sécurité que dans les centres d’hébergement provisoire.

L’ouverture vingt-quatre heures sur vingt-quatre de ces structures d’accueil, préconisée par le rapport Fleurieu remis à Catherine Vautrin cet été, n’est toujours pas d’actualité. La mesure devrait être mise en oeuvre d’ici à la fin de l’hiver et concerner un millier de places à Paris, fait savoir le ministère. Cela n’a pas empêché Dominique de Villepin d’affirmer, hier, qu’il ne croyait pas « que la tente soit la meilleure solution, qui plus est quand nous avons des places et des lits disponibles ».

De son côté, Bertrand Delanoë a accusé, lundi, « le gouvernement de ne pas avoir pris la mesure de cette crise sociale et humanitaire qui contraint un nombre important de personnes à s’abriter dans des campements ». Il invite ainsi Dominique de Villepin à « accélérer les procédures » de financement permettant à la Ville d’ouvrir une maison relais dans d’anciens locaux de l’ENA ainsi qu’un centre de stabilisation dans un château de Seine-et-Marne. Le maire de Paris a par ailleurs déploré avoir demandé, « à plusieurs reprises, l’élaboration d’un plan régional », une requête demeurée sans suite, et précisé la très grande inégalité des contributions des départements d’Île-de-France pour l’hébergement des personnes en grande difficulté. Ainsi, quand Paris offre « une place pour 472 habitants », les Yvelines, département présidé par Pierre Bédier, n’offre « qu’une place pour 2 126 habitants », et les Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy, « une place pour 2 049 habitants », a fait valoir Bertrand Delanoë. Le conseil général des Hauts-de-Seine a répliqué en faisant savoir qu’environ 40 % des places d’hébergement du département étaient « utilisées par des personnes orientées par les autorités sociales de Paris ».

Revenu de solidarité active

Hier, à l’Assemblée nationale, le député communiste du Rhône André Gerin a vivement interpellé le gouvernement en l’accusant de « mener la guerre contre les pauvres » et lui a demandé d’empêcher les coupures d’électricité, surtout pendant l’hiver. « Il est insupportable que nous soyons au chaud alors que des êtres humains vont peut-être mourir de froid », s’est ému le maire de Vénissieux. De son côté, Martin Hirsch, président d’Emmaüs France, s’est dit favorable, hier sur RTL, à l’instauration d’un revenu de solidarité active, une mesure dont il se félicite qu’elle figure dans le programme de Ségolène Royal. En attendant que les propositions du rapport Fleuriau ne soient mises en place, les Enfants de Don Quichotte font des émules dans toute la France. Plus d’une douzaine de villes seraient déjà concernées. Et compte tenu du manque de dispositif adapté, ces balises de détresse de la misère ne sont donc pas prêtes de disparaître de nos villes.

Cyrille Poy

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11:34 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.12.2006

Emmaüs appelle les Français à écrire à leurs élus pour demander des centres d'accueil pour les SDF

PARIS (AP) - L'association Emmaüs a invité mercredi les Français à marquer leur solidarité avec les SDF en écrivant à leurs élus pour leur demander de créer "de petits centres d'hébergement" de proximité.

"Ce que les Français peuvent faire pour exprimer leur solidarité envers les SDF, été comme hiver, 365 jours sur 365, c'est écrire, dès à présent, à leurs élus et à leurs maires pour signifier qu'ils sont d'accord avec l'implantation dans leur quartier de petits centres d'hébergement qui peuvent accueillir jusqu'à 30 personnes", a expliqué sur Europe-1 Fabien Tuleu, délégué général d'Emmaüs.

Le responsable d'Emmaüs a estimé que ces petits centres peuvent convaincre les SDF "qui refusent de se rendre dans les foyers d'accueil traditionnels". "On pense que c'est comme ça (...) qu'on résoudra cette situation trop durable ou trop inadmissible", a-t-il dit.

Il a précisé que l'association mettrait en ligne un courrier-type dont les citoyens pourront s'inspirer. Cette lettre devait être disponible dans la matinée sur le site http://www.emmaus-france.org . AP

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14:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Les SDF s'invitent dans la campagne

En pleine "guerre des tentes" à Paris, le PS et Bayrou ironisent sur les promesses de Sarkozy de régler en deux ans le problème des SDF s'il est élu.

Médecins du Monde assure que les distributions de tentes aux SDF ne cesseront pas malgré les "démontages" par la police.

Alors que le niveau II du plan grand froid, permettant d'ouvrir des places d'hébergement supplémentaires pour les sans-abri, a été déclenché lundi dans le Morbihan et mardi en Ille-et-Vilaine et dans le Maine-et-Loire, les mal-logés deviennent un enjeu de la campagne présidentielle. Un an après l'installation de 400 tentes dans Paris, autant pour protéger les sans-abri que pour en assurer la visibilité, Médecins du Monde appelle les pouvoirs publics pour que des solutions de relogement durable soient trouvées.

S'il est élu président, plus aucun SDF ne sera obligé de dormir dehors d'ici deux ans, assure Nicolas Sarkozy. Réponse immédiate de François Hollande : "Nicolas Sarkozy a raison de découvrir qu'il y a des SDF qui dorment la nuit dehors. Je me demande d'ailleurs ce qu'il fait maintenant depuis plus de quatre ans et demi comme ministre de l'Intérieur". Et pour François Bayrou, "le ministre de l'Intérieur est responsable de la rue et j'ai pas vu, depuis cinq ans, que des choses aient été faites" à ce sujet. Par ailleurs, pour le président de l'UDF, il ne suffit pas d'offrir un hébergement aux SDF pour régler le problème de la précarité : "Il faut aussi aller les chercher dans leurs blessures, dans leur perte d'estime et de confiance en eux. Si on n'est pas là pour les accompagner, on ne sort pas de cette précarité et on va de rechute en rechute".

Distributions de tentes et démontages, la "guerre des tentes" à Paris

Pendant ce temps, à Paris, les démontages de tentes se sont multipliés ces jours derniers, mais le président de Médecins du Monde, Pierre Micheletti, assure que son association ne cessera pas d'en distribuer. Les responsables de MDM se sont aussi réjouis de l'initiative prise par l'association Les Enfants de Don Quichotte, qui a installé au cours du week-end une centaine de tentes le long du canal Saint-Martin, dans le Xe arrondissement. Embrayant sur cette même initiative, plusieurs associations s'occupant du logement, dont Droit au logement et Droits devant !, ont demandé mardi aux pouvoirs publics de "cesser immédiatement la répression des sans-abri" et de "mettre en oeuvre la loi de réquisition" des logements vacants.

Une initiative pourtant condamnée par Catherine Vautrin, ministre de la Cohésion sociale, qui parle de "poudre aux yeux" et de "leurre" face au problème de l'exclusion, et qui prévient : "Utiliser à des fins médiatico-politiques les problèmes d'exclusion des gens, c'est dangereux et sans espoir". Pour Dominique de Villepin, les tentes ne sont pas "la meilleure solution" et, assure-t-il, il reste des places disponibles d'hébergement d'urgence. Un hébergement auquel les SDF ont pourtant de moins en moins recours, selon une "enquête de terrain" de MDM, qui révèle que 84% des sans-abri auxquels ont été distribuées des tentes affirment ne plus composer le 115, le numéro d'appel traitant les hébergements d'urgence. Les raisons invoquées : service trop difficile à joindre, horaires insuffisants le matin, durée du séjour trop courte.

D'après agence

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10:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, les enfants de Don Quichotte, précarité, exclusion, RAG 34

Cent tentes pour une visibilité maximum

Sur les bords du canal Saint-Martin à Paris, une centaine de tentes longent les rives. A l'intérieur, des SDF et des personnes qui campent avec eux par solidarité.

L'association « Les enfants de Don Quichotte » espère ainsi mobiliser les esprits et aider les plus démunis. Augustin est à l'initiative de ce projet. Pour lui, le nombre fait la force.

Le site de l'association « Les enfants de Don Quichotte

CARTIER LIBRE l'émission de Caroline Cartier Durée 3:07



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10:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SDF, logement, précarité, exclusion, www.lesenfantsdedonquichotte.com, RAG 34

14.12.2006

Les classes populaires : un électorat qui attend des gages

Depuis 1993, ouvriers et employés sont sortis de la sphère d'influence socialiste. Et sont indécis, en attendant des propositions précises.
Décisives, parce que nombreuses. Les classes populaires, en France, représentent aujourd'hui, si l'on s'en tient aux catégories socioprofessionnelles «Ouvriers» et «Employés», 53 % de la population active selon les chiffres de l'Insee. Au total, plus de 13 millions de salariés : six millions d'ouvriers et sept millions d'employés, auxquels il faut ajouter leurs familles. «La moitié des salariés du privé gagnent moins de 1 483 euros par mois», précise Michel Amar, de l'Insee. Et, d'après le baromètre politique du Cevipof, le centre de recherches de Sciences Po, plus d'un Français sur deux (53 %) affirme qu'il «s'en sort difficilement avec le revenu de son foyer». Près de deux ouvriers sur trois (63 %) sont dans ce cas.

Les classes populaires, c'est environ un électeur français sur deux. Qu'elles votent ou qu'elles s'abstiennent, leur comportement politique est donc décisif dans la plupart des élections. Ces Français qui tirent le diable par la queue ne sont pas également répartis sur l'échiquier politique. Selon le Cevipof, 70 % des proches de l'extrême gauche et 66 % de ceux du Front national déclarent s'en sortir «difficilement», contre 54 % à gauche et 41 % à droite.
«Giron naturel». Alors, quelles sont leurs préoccupations ? «L'emploi», assure sans détour le sociologue Stéphane Beaud, coauteur de la France invisible (La Découverte). «Qu'est-ce qu'on va devenir, nous et nos enfants ? Voilà la question qu'elles se posent à l'heure des délocalisations. Elles demandent qu'on leur assure des perspectives d'avenir qui soient plausibles, à défaut d'être roses», poursuit-il.
A cet égard , «les interrogations demeurent vis-à-vis de la gauche», affirme le politologue Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages CSA. «Le message de Ségolène Royal, avec la démocratie participative, n'explique pas quelle place auront les milieux populaires dans la France de demain, ajoute-t-il. En revanche, Nicolas Sarkozy leur dit : "Si vous faites des efforts, vous serez récompensés", et Jean-Marie Le Pen les valorise en tant que Français.»
L'électorat populaire «ne se retrouve plus dans son giron naturel de gauche», constate Stéphane Beaud. Le politologue Henri Rey, auteur de la Gauche et les classes populaires (La Découverte), fait remonter «le décrochage avec la gauche aux législatives de 1993», qui voient la droite triompher à la fin de l'ère Mitterrand. «Depuis lors, note-t-il, les classes populaires peuvent voter pour le PS, mais c'est en instrumentalisant ce parti pour chasser le gouvernement en place», comme aux législatives de 1997 ou aux régionales de 2004. Dans le même temps, «le PS s'est renforcé dans les catégories supérieures». Pour Jean-Daniel Lévy, le décrochage s'est accru sous le gouvernement Jospin, «qui n'a pas valorisé le rapport au travail tout en menant une politique en faveur des exclus», une catégorie qui ne se confond pas avec la grande masse des catégories populaires.
«Travail d'analyse». «Le PS a bien identifié le problème, mais n'a pas encore formulé les solutions, affirme Rémi Lefebvre, coauteur de la Société des socialistes (éd. du Croquant). Il tient un discours misérabiliste sur les classes populaires : il s'agit toujours de leur expliquer la réalité, pas de leur donner la parole. Le PS a pris en compte la parité et la représentation des minorités issues de l'immigration, mais il ne se préoccupe pas de la promotion d'élites populaires. Il y a une fatalisation de leur faible présence en son sein», regrette ce professeur de sciences politiques.
De là à les «stigmatiser» en affirmant qu'elles ont basculé vers le Front national, il y a un pas... que ne franchissent pas les politologues. Certes, en 2002, Le Pen (26 %) a devancé Jospin (12 %) chez les ouvriers, contrairement à ce qui se passait chez les cadres (Jospin 24 %, Le Pen 8 %), «mais la grande majorité des ouvriers ne votent pas FN, corrige Henri Rey. Cela n'a rien à voir avec le poids qu'avait le PCF dans la classe ouvrière jusqu'en 1981. Ce n'est pas du tout le même encadrement, avec le syndicalisme et les mairies».
«Royal et Sarkozy ont fait un travail d'analyse qui peut leur permettre de reconquérir les classes populaires, avec des thèmes comme les perspectives d'avenir ou la recherche de règles plus strictes», estime Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du PS. «Il est donc excessif de dire que la gauche les a perdues», ajoute-t-il. Surtout que «Sarkozy aura plus de mal à les convaincre sur la question très sensible du pouvoir d'achat».

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14:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

08.12.2006

Téléthon 2006, à 19h00 : C'est parti !



Un seul numéro d'appel : 3637

A bientôt sur notre blog.

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17:10 Publié dans Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : AFM, Téléthon, Téléthon2006, téléthon, Généthon, RAG 34

E-Congrès du PSE à Porto 7 et 8 décembre.Pour une autre Europe sociale

Le Parti socialiste européen se réunit le 7 et le 8 décembre à Porto autour du thème : “Pour une autre Europe sociale”. Ce congrès marque la fin des travaux des délégués du PSE en vue d’établir une charte commmune à l’ensemble des partis socialistes des pays européens.

Le PSE propose simultanément sur son site internet un “e-congrès” où seront retransmis les évènements majeurs de ces deux journées de discussions.

Nous voulons donner la possibilité à ceux qui ne pourront pas faire le voyage jusqu'à Porto de suivre notre Congrès "comme s'ils y étaient".

Vous trouverez ici: Clicker ici pour accéder au site du E-Congrès

- La retransmission en léger différé des discours, sessions et conférences de presse. Ils seront mis en ligne consécutivement à chaque événement "near-live web streaming" (son et vidéo) et en six langues: VO, anglais, français, allemand, espagnol et portugais;

- Le lancement d'une campagne pour une prise en charge de l'enfance meilleure et plus accessible;

- Les blogs rédigés par les militants du PSE;

- Une galerie de photos;

- Tenté(e) par un match de boxe? Testez votre connaissance de l'Europe avec Poul Nyrup Rasmussen (le jeu est en anglais uniquement).

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07:56 Publié dans 008 BlogoPolitis , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PSE, Congrès du PSE à Porto, PS RAG 34

07.12.2006

Avenir sans-abri

Edito de Philippe NOIREAUX
Jeudi le 07 décembre 2006
Incorrigibles Français. Alors que tous les prétendants à l'Elysée leur promettent des lendemains qui chantent, les voilà qui cèdent au pessimisme. A en croire un sondage, réalisé pour la Vie et l'Humanité, près de la moitié de nos compatriotes (48 %) craignent de se retrouver un jour sans-abri. Un « score » qui monte à 62 % parmi les 35-49 ans et à 74 % chez les ouvriers. Tristes résultats. Qui en disent long sur l'état de décrépitude du pays. On savait la France malade ; ce sondage permet de mesurer l'ampleur du mal. Quand la moitié d'une population en vient à envisager comme possible le fait de se retrouver à la rue, on peut légitimement s'inquiéter sur la capacité de notre société à affronter l'avenir.
Difficile de trouver une lueur d'espoir quand le ressort est à ce point cassé que, face aux accidents de la vie, une majorité n'envisage d'autre issue que celle, terrible, de l'exclusion.
Un sentiment renforcé par l'impression, autre enseignement de ce sondage, que le nombre de SDF ne cesse d'augmenter, comme le pensent 85 % des personnes interrogées.
Autant dire que face à un tel niveau d'inquiétude, les petites phrases et opérations de communication des candidats à la présidentielle paraissent bien dérisoires. Il ne s'agit plus de redonner de faux espoirs, mais bien de s'attaquer aux racines d'un mal profond qui ronge le pays. Et, franchement, on ne voit pas dans la pré-campagne présidentielle qui occupe le devant de la scène de raisons d'être optimistes.

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09:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans-abri, précarité, précaires, exclusion, chômage, RAG 34

06.12.2006

France 24 : Lancement ce soir d'une nouvelle chaine d'info internationale


Détenue à 50/50 par France Télévisions et TF1, France 24 "prendra l'antenne" en français et en anglais à partir du 6 décembre 2006 pour une première sur le net à 20h29.

Elle sera dotée pour 2007 d'un budget de 70 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 16 millions non utilisés pour 2006.
A titre de comparaison, le budget de CNN est de 1,6 milliard de dollars, celui de BBC World est de 600 millions d'euros, et celui de Deutsche Welle-TV est de 121,5 millions d'euros)

Président du directoire : Alain de Pouzilhac

Directeur général chargé de l'information et des programmes : Gérard Saint-Paul (également membre du directoire)

Directeur général chargé des technologies, de la distribution et des directions fonctionelles : Jean-Yves Bonsergent (également membre du directoire)

Directeur de la rédaction : Grégoire Deniau

Directeur adjoint de la rédaction en charge des news : Albert Ripamonti

Directeur adjoint de la rédaction en charge des magazines et des talk-shows : Jean Lesieur

Directrice adjointe de la rédaction en charge des programmes arabophones : Agnès Levallois

N.B. : L'appellation "CFII - Chaîne française d'information internationale" appartient depuis mai 2006 à un tiers, et ne peut plus être utilisée pour désigner France 24.

Le dossier de l'Ecole de Journalisme de Lille

Le premier invité de France 24 sera Manuel Baroso vendredi 8 décembre à 19h00.



Ulysse Gosset vous propose d'interviewer M Barroso, Président de la Commission Européenne.
UPLOADEZ VOTRE QUESTION (<30s) DANS CE GROUPE!
Elle sera peut-être diffusée lors du Talk de Paris sur FRANCE 24, la nouvelle chaîne d'information internationale.

Le site de FRANCE 24 : www.france24.com

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11:14 Publié dans Actualités , Economie , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCE24, France24 Europe, chaine info, RAG 34

Crise de la presse : le Parti socialiste demande au Gouvernement de réunir d’urgence une table ronde

Après le vote des salariés de « Libération », une perspective semble se dessiner pour l’avenir de ce journal. Pour autant, le Parti socialiste reste particulièrement vigilant quant aux exigences sur le plan éditorial mais aussi social, que se donnera la nouvelle direction.

Au-delà, le Parti socialiste réitère sa demande au Gouvernement de prendre en considération la grave crise dans laquelle se trouve la presse écrite en France et, de façon plus générale, l’état du pluralisme dans les médias.

Alors que s’ouvre une campagne électorale de premier plan, que nos concitoyens s’associent à un débat le plus large et le plus libre possible sur l’avenir de notre pays, force est de constater que les mauvaises nouvelles s’accumulent : quotidiens en difficulté, reprise en mains de certaines rédactions, mouvements de concentrations financières.... Devant cette situation, il n’est pas pensable que l’enjeu démocratique d’un scrutin majeur soit « terni » par l’annonce de plans sociaux dans les médias. Au-delà des quelques « mesurettes » annoncées, non préparées et non financées, il y a urgence à réunir l’ensemble des acteurs pour remettre à plat les grands axes de notre système de financement de la presse, du service public et d’information dans les médias.

Le Parti socialiste attend une initiative forte, dans l’intérêt général de favoriser le débat démocratique.

Ayant fait du pluralisme d’opinion et de l’exercice de la citoyenneté un axe important de son projet, le Parti socialiste, dans la continuité de ses travaux, colloques et journées de réflexion, s’apprête à réunir responsables des médias et professionnels pour mettre au point ses propositions en vue de l’alternance.

Communiqué de Anne HIDALGO, Secrétaire nationale à la culture et Stéphane PELLET, délégué national chargé des médias .

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09:45 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Crise de la presse, RAG 34

05.12.2006

Appel unitaire à tous les salariés du spectacle le 6 décembre

Journée nationale d’actions et de grève
(les préavis sont déposés)

Personne n’est plus à l’abri !
Il faut sauver nos métiers !

Manifestation bruyante et visible
Sortez vos chapeaux, costumes, échasses, instruments de musique, casseroles et tout le toutim... !

A Montpellier
Départ 10h00 de l’Opéra comédie


Trajet rue de la loge, préfecture, DRAC

Nous n’accepterons pas la régulation sociale de notre secteur par l’exclusion !

CGT Spectacle - SUD Culture

Collectif des Intermittents et Précaires

Sont appelés à se joindre à cette journée d’action

contre la casse de la protection sociale et la criminalisation des chômeurs

CGT Anpe, CGT Assedic, CGT Chômeurs SUD Anpe, Solidaires 34 Creer – Comités des Chômeurs



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04.12.2006

RESTOS DU COEUR : Lancement de la 22e Campagne le 4 décembre


Cette année, les Restos ont servi 75 millions de repas à plus de 670 000 personnes. Ces chiffres, malheureusement encore une fois en augmentation (+6,3% en un an !) inquiètent vivement les 48000 bénévoles, car au-delà de l’aide alimentaire, la priorité de l’association est de pouvoir sortir durablement ces personnes de la pauvreté. En les aidant à retrouver un emploi, à s’assurer un toit, et à reprendre le chemin d’une vie « comme tout le monde ».

Même si plus que jamais, la loi Coluche prouve sa profonde efficacité en permettant aux dons de progresser encore de 10%, même si le PEAD (Plan européen d’aide aux plus démunis, issu de l’action de Coluche pour ouvrir les « frigos de l’Europe ») a été sauvé et va être pérennisé, grâce à l’action conjointe des Restos et du gouvernement français, bon nombre de politiques locales et nationales ne sont pas encore à la hauteur de la situation.

Ainsi, tout en continuant leur action, les Restos vont se battre pour que les candidats aux élections de 2007 n’oublient pas de prendre ces problèmes à bras le corps dans leurs programmes.

Nos trois priorités pour 2006/2007 :

De l’hébergement d’urgence au logement

L’hébergement d’urgence ne répond pas aux problèmes des personnes qui vivent dans la rue. Trop peu de dispositifs de sortie de ces hébergements existent réellement. Les bénévoles en font le triste constat tous les jours, tant dans les structures d’hébergement des Restos qu’à travers les Camions et Maraudes de l’association.

Pour sortir de cette impasse, l’association a soumis au gouvernement, en mai dernier, des solutions concrètes :

- Diversifier les structures d’hébergement d’urgence afin de convaincre les plus fragiles de ne plus « vivre » dans la rue.

- Ouvrir des accueils de jour, pour ne pas remettre les sans-abris dehors dès 7 heures du matin.

- Créer des dispositifs de sortie vers le logement socialou la sous-location dans le privé, pour loger les nombreux « travailleurs pauvres », capables d’emblée de faire face à un loyer modeste.

- Inscrire dans la loi le droit opposable au logement.

- Favoriser la mixité sociale : l es Restos se sont d’ailleurs battus et ont obtenu la sauvegarde de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) qui impose aux municipalités un minimum de 20% de logements sociaux dans leur commune.

Les Restos luttent contre l’échec scolaire

Parce que les familles accueillies espèrent que leurs enfants ne connaîtront jamais la précarité qui est la leur, les bénévoles développent des structures d’accompagnement scolaire. Une cinquantaine d’ateliers va être mise en place dans l’année à venir pour combattre l’exclusion « à la racine ».

Les Restos attentifs à la nourriture qu’ils offrent

L’association a décidé d’aller plus loin sur un sujet où elle avait déjà pris pas mal d’avance en lançant dès sa création le principe de repas équilibrés et complets.

Parce que les Restos maîtrisent l’intégralité de leur chaîne de distribution alimentaire, ils ont les moyens d’agir sur l’équilibre nutritionnel : en effectuant des achats complémentaires pour atteindre une plus grande proportion de fruits et légumes dans les repas distribués, et en sensibilisant davantage à l’équilibre nutritionnel celles et ceux qui fréquentent les centres de distribution.

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22:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Restos du coeur, Coluche, précarité, exclusion, RAG 34

03.12.2006

Libéralisation de la Poste : non merci !

Libéralisation de la Poste : non merci !
Message d'André Laignel, député européen

La Commission européenne a franchi le dernier pas vers la libéralisation totale des services postaux en proposant d'ouvrir à la libre concurrence pour le 1er janvier 2009 la distribution du "petit" courrier, par nos facteurs, dernier domaine qui n'était pas encore libéralisé.

La Commission a fait un pas de trop ! Cette directive européenne, si elle devait être adoptée, aura des conséquences néfastes pour les citoyens que nous sommes : pertes d’emplois importantes, augmentation des prix, exclusion du service aux plus faibles d’entre nous qui ne seront jamais des clients « rentables » pour les entreprises privées.

Pour que le Parlement européen s'oppose à ce projet de directive, soyons nombreux à faire entendre notre voix pour que l'on ne touche pas à notre facteur et aux services qu’il rend à la population!

André Laignel, Député européen de la Circonscription Centre-Auvergne-Limousin, appelle les citoyennes et citoyens, les usagers, les syndicats à signer massivement la pétition européenne "libéralisation de la poste: non merci" en ligne sur le site http://www.sosposte.eu/ ou directement sur son site http://www.andre-laignel.fr

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09:51 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sevices publics, privatisation, libéralisation des services, La poste, RAG 34

L'insécurité sociale, sujet politique porteur

Pour peu qu'ils s'en emparent, les candidats à l'Elysée peuvent en faire un thème central.
Par Muriel GREMILLET
QUOTIDIEN : jeudi 23 novembre 2006
Des revenus du travail qui stagnent alors que ceux du patrimoine explosent : 3,6 millions de salariés ­ 17 % de la population active ­ au Smic ; 16,8 % de salariés à temps partiel, dont la moitié subissent leur situation ; une croissance nulle ; le pouvoir d'achat qui baisse. L'éclaircie de 1996-2002 sur le front de la pauvreté n'éclipse en rien la réalité du travail et du salariat de 2006. Au point qu'à côté de l'insécurité, qui devrait être le thème de campagne favori de la droite, la question de l'insécurité sociale pourrait retrouver une petite place dans le jeu électoral. «Tous les candidats vont devoir se prononcer sur cette question des inégalités, des revenus et de l'émergence des travailleurs pauvres, note Alain Vidalies, député des Landes et chargé des questions d'emploi au PS. Les chiffres sont là et la gauche est légitime sur ces questions.» Le PS propose ainsi de travailler sur le niveau des salaires les plus bas, en s'engageant à pousser le Smic à 1 500 euros brut dans la législature.
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09:16 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insécurité sociale, précarité, pauvreté, travailleurs pauvres, RAG 34

02.12.2006

« 143 jours de harcèlement démocratique » pour faire perdre Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

L’association RéSo et les comités AntiSarko qui regroupent plusieurs milliers de militants à travers toute la France autour du site antisarko.net, appellent la jeunesse à organiser « 143 jours de harcèlement démocratique » pour faire perdre Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

Dans l’entretien qu’il donne à la presse quotidienne régionale demain, Nicolas Sarkozy explique que « notre démocratie a besoin de franchise, d’honnêteté et de vérité ».

Cette exigence de vérité oblige à dénoncer le bilan désastreux de l’action de Nicolas Sarkozy au Ministère de l’Intérieur comme lorsqu’il était Ministre des Finances.

Cette exigence de vérité nécessite aussi de dire quel est le véritable projet de Nicolas Sarkozy pour la France à savoir une rupture républicaine fondée sur un triptyque ravageur : populisme, libéralisme et communautarisme.

Après avoir publié le livre Sarkozy dans le texte, l’association RéSo et les comités AntiSarko appellent donc à amplifier leur campagne contre Nicolas Sarkozy en menant, pendant les 143 jours qui nous séparent de l’élection présidentielle, des actions de harcèlement démocratique visant à faire tomber les masques et à démystifier le projet politique de l’UMP.

Dès demain, dans une quinzaine de villes de France, un tract appelant les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales pour faire barrage à Nicolas Sarkozy sera diffusé devant les universités.

Dans les jours qui viennent, d’autres initiatives seront prises par les comités AntiSarko et autour du site http://www.antisarko.net.

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11:51 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RESO, campagne antisarko, SARKOZY, RAG 34

01.12.2006

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, est une date importante dans notre combat. En effet, elle constitue une occasion unique pour remobiliser le plus grand nombre autour du sida et de ses enjeux actuels. Elle est aussi une journée de souvenir et de commémoration de toutes les personnes disparues.

Le thème cette année est celui de la responsabilité, prôné toute l’année durant par World AIDS Campaign, qui en assure la promotion sous le slogan « STOP SIDA. Tenez la promesse ».

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06:35 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SIDA, SIDACTION, RAG 34

30.11.2006

Royal au sommet de sa popularité

Crédit Photo : LCI Ségolène Royal invitée du 20h de Tf1, le 20 novembre 2006
Selon une enquête TNS-Sofres, la candidate socialiste devance de 13 points son rival Nicolas Sarkozy qui s'est déclaré officiellement candidat mercredi.

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20:54 Publié dans Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, Ségolène, PS, devoir de victoire, RAG 34

28.11.2006

Le Vigan : les ouvrières et ouvriers de Well victimes de l'ultralibéralisme

La colère et les larmes des petites mains du Vigan .
Vendredi, le conseil d'administration de Well, réuni au bureau commercial de Montrouge dans la banlieue parisienne, confirmait ce que tout le monde redoutait au Vigan : la fin progressive de l'activité de production d'ici 2008.
A cet horizon, il ne restera plus, dans l'usine textile gardoise que 140 salariés contre 438 aujourd'hui. Cette production -chaussant et lingerie- sera délocalisée en Asie pour les entrées de gamme et en Italie pour les produits de luxe.
Hier, le comité central d'entreprise a siégé au Vigan pendant près de deux heures avant d'être interrompu. Dans cette vallée cévenole où le chômage touche 17 % de la population active, l'avenir est bien bouché.

Elle attend sous l'averse qui redouble avec ses copines ouvrières. Elle attend devant le site historique de l'Elze où est née Well en 1972. La jeune femme se tait, refuse de répondre au journaliste. Peur d'un avenir aussi bouché que le temps ce lundi au-dessus de la vallée de l'Arre, incapable aussi de dire ce qu'elle vient de vivre. Avec une autre ouvrière de la lingerie, elle est partie en Chine il y a quelques jours, envoyée par la société cévenole chez ses nouveaux fournisseurs. Il y a peu, c'était encore en Ukraine que Well faisait fabriquer mais même ce pays ne soutient plus la concurrence du géant asiatique. C'est donc de Chine qu'arrivent les conteneurs de sous-vêtements, c'est de là-bas que viendront, bientôt, les collants bas de gamme.

Là-bas, elle a vu de près la réalité du capitalisme à la chinoise, ces usines casernes ou des centaines de femmes produisent à peu : deux fois plus rentables que l'ouvrière européenne. On le lui avait demandé et elle l'a fait : la jeune femme a contrôlé le respect du cahier des charges imposé au fabriquant chinois, elle a participé à ce transfert de savoir-faire qui faisait, jadis, la réputation des « petites mains » cévenoles. Difficile de raconter tout cela.

Hier, elle est venue sous la pluie, avec deux cents autres, entendre du PDg Eric Pinot, ce qu'on sait au Vigan depuis vendredi. L'homme est sorti vers 15 h, courageusement, sur le perron du siège social. Il a fait face aux banderoles clouant au pilori l'actionnaire, fustigeant Banque Populaire et Caisse d'Epargne qui s'apprêtent à célébrer la naissance de Natixis, le produit de leur fusion. « Pendant qu'on nous licencie, on nous met ça dans les boîtes aux lettres », l'apostrophe un homme en tendant la publicité qui vante les mérites de la future banque d'investissement et propose d'en devenir actionnaire. Pinot confirme l'arrêt de l'activité de production d'ici 2008, parle des perspectives si rien ne change : 11 millions de perte cumulés par l'activité du chaussant d'ici 2011. Pinot jure que l'actionnaire est « prêt à faire son devoir » en mettant ce qu'il faut sur la table pour aider au départ de trois cents salariés et assurer le retour de Well à la rentabilité. Dit qu'il faut en passer par là si l'on veut maintenir l'emploi dans la logistique et les services administratifs : cent vingt, cent trente salariés contre quatre cent trente-huit aujourd'hui.

Chez les Well, on était prêt à payer un prix pour sauver ce qui pouvait encore l'être sur les bords de l'Arre. En septembre, ils avaient approuvé à la demande de leurs syndicats (à l'exception de la CGT), un accord de méthode qui prévoyait le départ de 149 salariés d'ici juin 2007. A plus de 60 % ils avaient dit, « banco ». Ils avaient même renoncé, il y a pas mal d'années, à toute augmentation de salaire. Et voilà qu'on leur dit que ça ne suffit plus, qu'il va falloir en passer par trois cents suppressions d'emplois.

Après François Pinot, c'est Stéphane Charlin, délégué CFTC, qui s'empare du micro et jette sa colère sur le pavé humide : « Les responsables, c'est en premier lieu l'actionnaire, mais ce sont aussi tous les élus, de droite comme de gauche, qui n'ont rien fait pour nous sortir de là depuis des années ». Des élus qui ne se bousculaient guère, hier,pour soutenir les Well

A 16 h, les syndicats suspendaient leur participation au comité central d'entreprise faute d'avoir obtenu des réponses écrites aux questions qu'ils avaient posées à la direction. Ils vont user de leur droit d'alerte, mandater un cabinet d'experts pour éplucher la situation de la société, saisir le juge pour délit d'entrave. Ils vont se battre, mais le cœur y est-il ?

Jean-Pierre LACAN

Dura lex sed lex : L'avenir de Duralex sérieusement ébréché (l'expansion 3.06.06)

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21:35 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : WELL, mondialisation, ultralibéralisme, RAG 34

17.11.2006

Dégelée royale pour la gauche


Patrick Devedjian UMP a estimé qu'avec la large victoire de Ségolène Royal, la société française avait glissé à droite.

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16:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

16.11.2006

Lettre ouverte de Laurent Fabius aux militantes et aux militants socialistes

A quelques jours du 1er tour du vote de désignation du candidat socialiste, Laurent Fabius s’adresse directement aux militantes et militants dans une lettre ouverte.

Pour télécharger la lettre au format PDF, cliquer ici.

Chère camarade, cher camarade,

Je t’écris cette lettre car, à l’heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m’accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.

Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l’extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nous réussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s’ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l’urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?

Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d’alternance, pas une gauche d’apparence. Il faut d’urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.

Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C’est le sens de ma candidature.

- L’ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s’il est à l’unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l’opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l’Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J’ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l’égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.

- La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d’autant plus de chances de l’emporter qu’il aura inlassablement défendu l’identité républicaine de la France, et d’abord la laïcité, aujourd’hui mise en cause dans les quartiers, à l’hôpital, à l’université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l’école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.

- La volonté de mettre réellement en œuvre notre projet socialiste. Notre projet, c’est notre force face à la droite. Il est l’œuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l’urgence sociale et donne des outils pour préparer l’avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j’ai contribué à sa rédaction et que je l’ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d’achat et à l’emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l’Etat ; priorité réelle à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l’Union européenne. Je crois, moi, qu’il est prioritaire de nous battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en œuvre.

Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n’est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n’ont pas changé, ce sont celles de l’humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j’ai appris de notre expérience politique collective, j’ai entendu les Français et d’abord ceux qui espèrent en la gauche. J’ai tiré les leçons de 2002. J’ai pris la mesure de la dérive libérale de l’Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l’engagement réel d’une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu’il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s’allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j’ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.

Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c’est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l’emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.

La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n’est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n’est pas non plus un héritage immobile : c’est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en œuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n’accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l’égalité d’accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l’école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l’innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d’abord l’Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C’est cela la France forte et solidaire que je défends.

Chère camarade, cher camarade,

Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c’est la leçon de vie et d’action que j’ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.

J’ai confiance dans nos chances de succès en 2007. Dans les atouts de notre pays. Dans la capacité de mobilisation de notre peuple. Confiance dans notre Parti socialiste. Je crois en la politique. Sois libre et avançons ensemble, à gauche, pour gagner !


Laurent Fabius

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07:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

15.11.2006

Emmanuel Todd : "Mme Royal peut faire perdre la gauche"

(Le Monde - édition du 15 novembre 2006)

Vous avez qualifié Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal de "candidats du vide". Leurs campagnes sur les valeurs et le retour à l'ordre ne répondent donc pas, à vos yeux, à la défiance de l'opinion qui s'exprime de façon répétée depuis 2002 ?

Je les ai qualifiés de "candidats du vide", car ils se refusent, comme d'autres candidats, à parler des problèmes très simples et brutaux qui touchent les gens, à savoir une évolution économique perçue comme catastrophique, inacceptable. Nous l'avons senti au moment du référendum sur l'Europe : ce qui agite, c'est la globalisation économique, la pression sur les salaires, l'emballement des prix de l'immobilier.

Un peu avant ce référendum, on pouvait s'imaginer que la seule partie de la population française en dissidence, c'était les milieux populaires, ouvriers (ce sont surtout des hommes), employés (surtout des femmes) et souvent ils sont mariés ensemble. Ce qui est très nouveau depuis le référendum sur l'Europe et ce qui explique le succès du "non", c'est l'entrée d'une bonne partie des classes moyennes en dissidence. Pas toutes, mais les classes "moyennes moyennes", par opposition aux classes moyennes supérieures.

Les élites n'abordent donc pas de façon efficace la question économique ?

Il y a un dogme central dans la pensée de l'élite, c'est le dogme du libre-échange. On n'a pas le droit de dire que le libre-échange a marché et qu'il ne marche plus. Le libre-échange (pas simplement la liberté de circulation du capital et des hommes, des marchandises) explique très bien la montée des inégalités. Il tend à introduire dans la société française et dans toutes les sociétés le niveau d'inégalités qui existe à l'échelle du monde. Il exerce une pression sur les salaires. Cette pression sur les salaires exerce une pression sur la demande globale. (...)

Ce que les inspecteurs des finances ne veulent pas comprendre, ce que les 20 % du haut de la société ne veulent pas comprendre parce qu'ils font plutôt partie des bénéficiaires de ce libre-échange, la majorité des gens, eux, le comprennent. Si vous parlez à un ouvrier français des délocalisations, il comprend très bien ce qui se passe. Il se rend compte que s'il n'y a pas de salaire, pas d'emploi, on entre dans une spirale de contraction, car il n'y aura pas de consommation. (...) La régulation du libre-échange serait relativement facile, mais à l'échelle continentale, à l'échelle européenne.

La plupart des pays européens ont cependant des systèmes libéraux. Quels alliés la France pourrait-elle trouver sur un tel programme ?

Nous sommes au début d'une crise. Cela va bouger très vite. Ce qui est nouveau, c'est que nous allons vers une rupture du système. Il y a l'exaspération des classes moyennes, et de vrais désarrois, de vraies paniques dans les milieux supérieurs, du fait de l'émergence de la Chine, puis de l'Inde.

Pourquoi les élites seraient-elles à ce point aveuglées ?

Marx parle de la fausse conscience. Des classes dirigeantes qui se refusent à voir parce qu'elles sont placées à un certain endroit privilégié dans la structure économique. (...) La vérité, c'est que l'on comprend beaucoup plus vite quand on souffre. (...) Mais ce qui est intéressant, c'est que le rejet remonte dans la structure sociale. Et que l'on répond aujourd'hui à la colère des classes moyennes par des candidats absurdes.

Qui est aujourd'hui un candidat absurde ?

Pour moi, Ségolène Royal peut faire perdre la gauche. Parce qu'elle a un discours très à droite. (...) Or beaucoup d'électeurs se sont décrochés des idéologies traditionnelles. Les ouvriers sont allés au Front national, dans la foulée de l'effondrement du Parti communiste, de l'encadrement catholique. Les deux grands partis qui semblaient avoir survécu étaient le parti gaulliste - sentiment national, tempérament égalitaire hérité de la Révolution française - et puis la tradition socialiste. Nicolas Sarkozy est décroché de la tradition de droite française. Il n'est pas gaulliste. (...) Si vous prenez Ségolène Royal, c'est la symétrie. Prenez les jurys populaires. Elle se libère du logiciel républicain. Elle n'est plus socialiste, et l'on se demande par moments si elle est de gauche. Cela accentue le flottement d'une partie énorme du corps électoral.

Pourtant, le démographe voit-il des raisons d'espérer ?

Nous avons des classes moyennes très étonnantes par rapport à l'Europe, par leurs activités culturelles, et même par leur fécondité. En Angleterre, par exemple, les ouvriers font les enfants et les classes moyennes n'ont pas le temps. En France, les classes moyennes ont un taux de fécondité relativement élevé. En France, ce sont vraiment les élites qui vont mal et qui sont malheureuses et complètement larguées.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Laurent Bazin et Stéphane Paoli

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13:25 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, Emmanuel TODD, 2007lagauche, RAG 34

10.11.2006

Le Monde nous publie, France Bleu nous écoute, Midiblogs de chez Midi-Libre nous boude...

Notre blog RAG 34 reconnu au sein de la blogosphère politique connait un "désamour passager" de la part du rédacteur en chef de la plateforme midiblogs. Il est vrai que dans l'Hérault : La Raison a ses raisons que nous n'ignorons pas. Le Monde a puisé dans notre blog cette semaine, pour informer sa rubrique "La campagne heure par heure" la lettre des mandataires héraultais de Laurent Fabius adressée à François Hollande concernant l' organisation "contreversée" du vote pour l'investiture socialiste le 16 novembre prochain dans notre département.

C'est quand la démocratie et l'information objective dans l'Hérault ?
Voir la rubrique : la campagne présidentielle, heure par heure.www.lemonde.fr


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23:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, Lettre à Hollande, 2007lagauche, PRS, RAG34

08.11.2006

Marie-Noëlle Lienemann : La grande panne

Nous ne connaissons pas encore l’ensemble des raisons qui ont conduit au grand délestage privant d’électricité de nombreux secteurs de la plupart des pays d’Europe. Mais dés à présent, on peut tirer quelques leçons de l’incident, confirmer des craintes sur la façon dont l’Union Européenne a voulu se mêler du « grand marché » de l’électricité et proposer d’autres orientations.

Première leçon : l’interopérabilité entre pays, préalable sensé permettre l’accès libre de chacun au fournisseur d’énergie de son choix et la mise en concurrence rend les systèmes plus vulnérables, et la moindre difficulté dans un secteur a d’immédiates et parfois lourdes conséquences sur toute l’Europe !

On aurait pu développer une logique de coopération entre Etats qui permettait des échanges organisés et non cette toile géante difficilement maitrisable et sensible au moindre disfonctionnement ! le marché développe les échanges tous azimuts plutôt que de développer des réponses territoriales adaptées et économes.

Seconde leçon : l’ouverture au marché de l’énergie et la privatisation des opérateurs amène inévitablement à la recherche du meilleur cash flow et des profits pour les actionnaires. Or la fourniture d’énergie exige des investissements à très long terme avec un rendement financier qui n’est pas immédiat et pas toujours très rentable. Aussi plutôt que d’investir dans de nouvelles formes de production, dans la modernisation des réseaux, les grands opérateurs jouent au grand Monopoly des rachats et concentrations et nous accumulons des retards tant en ce qui concerne les sources de production que la qualité et la sécurité des réseaux. Or il semble bien que cette panne mette en évidence une faiblesse globale de capacité productive, en tout cas dans les périodes de pointe. D’ailleurs un récent rapport établi par le consultant Cap Gemini pour l’Union Européenne mettait en évidence une insuffisance des moyens de production dans de très nombreux pays. La libéralisation avait déjà eu cet effet en Californie, amenant cet état à reprendre en main l’organisation de la production et de la distribution d’énergie. Au passage notons que cette « rareté » arrange bien les opérateurs car ils peuvent ainsi facturer à la hausse le prix de l’électricité et du coup accroître leurs profits ! Il est urgent d’abandonner cette stratégie de l’ouverture généralisée de la concurrence dans l’énergie et de retrouver l’idée du service public !

Troisième Leçon : l’énergie est un enjeu majeur qui exige une intervention forte de la puissance publique, d’une part pour garantir une production suffisante, d’autre part une diversification des sources tout en tenant compte des pics de consommation, pour assurer l’égalité des territoires, des prix raisonnables et l’accès de tous à une électricité de qualité, ainsi que la sécurité des réseau et de l’approvisionnement. C’est pourquoi nous avons plaidé pour le retour d’Edf à un capital 100% public et la constitution d’un pôle public EDF GDF.

Quatrième leçon : Il y a encore d’énormes efforts à développer pour les économies d’énergie. C’est vrai pour combattre l’effet de serre et les changements climatiques mais c’est aussi très important pour éviter ces pics de consommation quand il fait très chaud ou très froid. Cette mobilisation pour réduire la consommation d’énergie doit être dans le cahier des charges des entreprises publiques, comme d’ailleurs la production d’énergie renouvelables, qui en l’occurrence ne sont pas toujours utilisables dans des situations extrêmes mais très nécessaires au demeurant.

Cinquième leçon : une communauté européenne de l’Energie, à l’image de la CECA (Communauté Economique du Charbon et de l’Acier, premier pilier de la construction Européenne dans l’après guerre) et nécessaire et doit assurer une complémentarité d’interventions publiques convergentes, qui soutienne des accords internationaux d’approvisionnement qui contribue sérieusement à la diversification énergétique et aux économies d’énergie et prévoit des investissements suffisants pour la production et la qualité des réseaux pour aujourd’hui et pour demain, qui soutienne la recherche à moyen et long terme , qui permette aux Etats membre de mettre en place un vrai service public de l’énergie. C’est un des champs majeurs de la relance européenne qui peut allier politique industrielle développement durable et service publique, création d’emploi et haute technologie !

Surtout tordons le cou à l’idée d’une haute autorité régulatrice qui sert d’alibi à une accélération de la dérégulation et du tout marché. L’énergie a besoin d’un pilotage public fort et cette autorité c’est l’abandon d’une souveraineté populaire et nationale à une structure indépendante responsable du bon fonctionnement du marché ; On imagine !

J’entends déjà la logomachie des libéraux de la commission européenne : Il faut plus de marché, plus de concurrence et une autorité indépendante.. De toute façon quelque soit le problème, leur discours est toujours le même. Les échecs sont hélas, eux aussi systématiquement au rendez-vous ! Là est la panne de l’Europe.

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08:07 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Privatisation, EDF GDF, 2007lagauche, RAG 34, LIENEMANN

06.11.2006

Laurent Fabius conteste que Ségolène Royal soit la seule capable de rassembler

Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a contesté à Ségolène Royal le droit de se dire seule capable de rassembler la gauche du oui et celle du non, alors qu'il est «le seul qui ait voté au référendum comme la majorité des Français et des socialistes».

«Parmi mes soutiens il y a des partisans du non et des partisans du oui, comme, par exemple, Gilbert Mitterrand», le fils de l'ancien président, note M. Fabius dans une interview au Progrès daté de lundi.

Pour lui, il y a là «une question de crédibilité».

«Il me semble que le Président français qui arrivera au conseil des chefs d'Etats et de Gouvernement européens en disant "j'exprime pleinement le vote des Français" aura une crédibilité au moins égale à celui ou à celle qui dirait "personnellement, j'ai trouvé génial le projet de Constitution mais je vous demande désormais de le changer car les Français sont d'un avis différent"», déclare le député de Seine-Maritime.

M. Fabius souligne aussi les différences entre lui, «un socialiste», et ses deux concurrents, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, qui sont dans une démarche «plutôt de type démocrate-sociale et blairiste», et «pas suffisamment volontariste».

«M. (Nicolas) Sarkozy vient de trouver excellent le slogan de Ségolène Royal en faveur de l'"ordre juste", Dominique Strauss-Kahn, lui, propose une "société de confiance", formule d'Alain Peyrefitte et de Raymond Barre», note M. Fabius.

Il précise des différences de programme, comme sur la réforme des institutions : «République parlementaire nouvelle» pour lui, «régime présidentiel» pour eux.

En outre, alors qu'il est «partisan de faire de l'éducation le premier budget de l'Etat», eux «veulent surtout "dynamiter" notre système scolaire en confiant aux proviseurs le recrutement des enseignants ou en introduisant les chaires privées à l'université».

M. Fabius se dit aussi favorable à une «réorientation de l'Europe face à la mondialisation», avec «un nouveau traité constitutionnel qui sera soumis à référendum» et «un traité social et fiscal», tandis qu'eux, selon lui, veulent «des projets plus flous».

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05.11.2006

Laurent Fabius à Questions d'Infos sur LCP

Laurent Fabius était, le 2 novembre 2006, l'invité de Questions d'Infos sur La Chaine Parlementaire. Retrouvez ici la vidéo de son interview.


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07:20 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius à Limoux (Aude) : "La République, c'est d'abord l'égalité sociale"

Pousuivant l'orientation d'une gauche décomplexée, le candidat à l'investiture socialiste affirme que "le social, c'est d'abord le salarial".

Laurent Fabius, candidat à l'investiture PS pour l'élection présidentielle, a affirmé vendredi 3 novembre à Limoux (Aude) qu'avec lui à l'Elysée, "la venue au pouvoir de la gauche, ce sera d'abord une amélioration du pouvoir d'achat".

Devant près de 400 personnes, Laurent Fabius a déclaré que "la république, c'est d'abord l'égalité sociale". "Le socialisme, c'est d'abord le social. Et le social, c'est d'abord le salarial", a-t-il ajouté.

Selon l'ancien Premier ministre, "si la gauche n'est pas capable d'apporter d'abord un mieux pour les salaires et les petites pensions, beaucoup de gens vont être déçus et vont se demander à quoi sert la gauche". Sinon, "il ne faut pas s'étonner que les gens ne se rendent pas aux urnes", a-t-il dit.

"Si vous me choisissez comme candidat, la hausse des salaires et pensions, petits et moyens, ce sera la priorité, la venue au pouvoir de la gauche, ce sera d'abord une amélioration du pouvoir d'achat", a affirmé Laurent Fabius.

"Dire qu'on ne pourra pas le faire est un discours imbibé par les idées de droite", a-t-il ajouté, en demandant que "la gauche soit elle-même".

Défenseur des services publics

Laurent Fabius s'est d'autre part posé en défenseur des services publics, affirmant que s'il est élu, il se "mettrait en travers" du projet de la commission européenne d'ouvrir toutes les activités postales à la concurrence.

"Si je suis élu, je dirai que je refuserai tout élargissement nouveau de l'Union tant qu'il n'y aura pas de directive précise protégeant les services publics et qu'on n'aura pas obtenu des règles d'harmonisation fiscale et sociale" dans l'UE, a-t-il prévenu.

Le député de Seine-Maritime s'est démarqué de Ségolène Royal en estimant que "la France, ce n'est pas simplement une addition de régions". Selon lui, "la diversité est une force et il faut la favoriser, mais l'Etat est nécessaire pour opérer la péréquation, pour l'aménagement du territoire".

Laurent Fabius a affirmé que "la seule façon pour la gauche de gagner, c'est que son candidat s'engage sur une politique de gauche, clairement anti-libérale". "On ne rassemblera pas à gauche sur la suppression de la carte scolaire, sur l'encadrement militaire de ceci ou de cela. Sinon, nous nous exposons à de graves désillusions", a-t-il lancé.

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07:18 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34, Primaires PS

04.11.2006

Marie-Noëlle Lienemann : "La maison brûle. Alerte ça va coûter cher !"

Etrange société où la publication des coûts supposés du changement climatique aurait finalement plus d'impact que la prise de conscience de menacer l'espèce humaine et l'équilibre écologique de la planète. Décidemment, je ne me ferai jamais à cette échelle des valeurs qui place l'argent au dessus de tout.

La conférence de Nairobi sur le climat s'ouvrira, le 6 Novembre, justement pour préparer une nouvelle étape après le protocole de Kyoto et l'échéance de 2012. Mais ce qui vient au devant de la scène n'est pas ce travail laborieux des instances internationales, où se retrouvent les pays riches et les autres. Non, ce qui fait choc est l'étude britannique qui chiffre le coût de cette catastrophe écologique, à cinq mille cinq cents milliards d'Euros milliards, pour toute la planète. L'argent, toujours l'argent.

Je n'ai jamais partagé l'engouement de certains, même à gauche pour la régulation financière des problèmes environnementaux. Ils sont entrés avec bonne conscience dans la marchandisation de la pollution, espérant ainsi atteindre les objectifs de sa réduction. Je pense en particulier au système de bourses et d'échange, des fameux droits à polluer, appelés pudiquement permis d'émission. Cette méthode est fondée sur le principe que les entreprises pollueuses devaient avoir le choix entre faire elle même des investissements pour réduire les gaz émis ou financer d'autres entreprises ailleurs dans le monde qui diminueraient leurs pollutions. Bilan des courses, les entreprises chinoises sont les grands bénéficiaires de ce système qui donne une prime aux pays actuellement les plus polluants mais pas nécessairement les plus pauvres. Ainsi sous l'égide de la Banque mondiale, la Chine a encaissé, pour seulement 2 contrats concernant le renouvellement des centrales anciennes au charbon, 930 millions de Dollars. Depuis 2005, c'est elle qui a raflé la mise, en captant la moitié des marchés de ces émissions. Au regard de sa croissance actuelle et des richesses qu'elle accumule (sans bien les redistribuer) la Chine a les moyens de moderniser et de dépolluer son appareil productif sans les financements européens. De surcroît nos entreprises feraient mieux d'utiliser ces sommes pour améliorer leurs performances écologiques et réduire leurs émissions. En tout cas, si de l'argent doit être consacré à diminuer les gaz à effet de serre dans d’autres régions de la planète, mieux vaudrait aider les pays vraiment pauvres, à la reforestation, à l'utilisation du solaire ou à d'autres pratiques concourant à leur développement. J'ai toujours été hostile à ce système des droits à polluer, très contestable du point de vue de leur efficacité écologique et qui contribue à cette financiarisation et marchandisation généralisée qui déstabilise nos sociétés et accroît les inégalités. Un échange marchand fondé sur une allocation de droits à polluer, fixé par les Etats est déjà, par nature biaisé. Mais surtout, ce système dispense, les plus riches des efforts maximaux, ne contribue pas à l’accélération des innovations, ne soutient pas les politiques et comportements à long terme qui s’agissant de l’écologie et du changement climatique doivent être privilégié. En effet comme le fait remarquer le journal anglais " The Economist": "alors que les projets à court terme (comme la capture des " vilains" gaz chinois s'avèrent extrêmement rentables financièrement, les projets à long terme comme l'investissement dans des sources d'énergie plus propres n'intéressent guère les spéculateurs."
Et oui certains fondamentaux de la gauche sont encore et toujours d'actualité.

La commission européenne vient de faire le point sur l'engagement des européens sur le protocole de Kyoto. L'UE (à 15) s'est engagée solidairement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% durant la période 2008-2012, pensant plutôt atteindre cet objectif en 2010.. Or la commission note que les engagements pris par les Etats membres ne vont les diminuer que de 4,6%. Mais que l'UE pense échanger des permis d'émission avec les autres pays pour 3,6% et du coup atteindrait 7,2% Elle compte sur la reforestation naturelle de son territoire pour 0,8% et atteindre ainsi les 8% prévus.. Presque la moitié de l'effort serait ainsi réalisée par l’achat de droits à polluer, prétexte à ne faire chez nous que la moitié du chemin. Au passage, nous nous privons d’efforts d’innovations, de recherches qui seraient pourtant des atouts pour la compétitivité à venir de notre économie. Eh oui, Il vaudrait mieux être ambitieux pour inventer un développement durable.

La France est loin d’être dans les bons élèves selon les estimations de la commission Européenne, les mesures engagées amèneraient une augmentation de 6,4% de nos émissions, si nous mettons en place réellement toutes les dispositions supplémentaires présentées dans le plan de lutte contre le changement climatique nous serons encore à une légère augmentation de 0,5%. En clair que le compte n’y est pas. Alors il est fondamental que le prochain mandat du président de la République s’ouvre avec une loi de programmation qui oblige à des résultats concrets et conformes à nos engagements sur l’effet de Serre. Le temps de l’alerte est dépassé, est venu le temps de l’action.

Lire sur le même sujet notre note précédente

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10:27 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecologie, effet de serre, réchaufement climatique, environnement, nature, pollueurs payeurs, LIENEMANN

31.10.2006

Ecologie +Réchauffement = la facture sera salée

Un rapport britannique compare son coût potentiel à la crise de 1929.
Par Dino DIMEO
QUOTIDIEN : mardi 31 octobre 2006

Le rapport rendu public hier matin à Londres par sir Nicholas Stern, ancien haut responsable de la Banque mondiale, propose une vision très pessimiste de l'avenir de la planète. Al Gore, l'ex-vice-président américain, était venu jusqu'à Paris au début du mois pour présenter son film catastrophe sur le réchauffement climatique. Hier, sir Nicholas Stern a présenté une note très salée de 5 500 milliards d'euros : cette facture pharaonique du réchauffement climatique, détaillée dans un rapport de 700 pages, est le fruit d'une étude demandée en 2005 par le Premier ministre Tony Blair et le ministre des Finances Gordon Brown afin d'évaluer les conséquences économiques du réchauffement pour le Royaume-Uni et le monde d'ici 2100. La conclusion de Stern est limpide : si rien n'est mis en oeuvre pour lutter contre le changement climatique, le monde pourrait être entraîné dans une crise économique de l'ampleur de celle de 1929.

Inondations, pénuries... Stern insiste : pour combattre l'émission croissante des gaz à effets de serre et donc contenir une hausse des températures sur terre, il faudrait y consacrer aujourd'hui l'équivalent de 1 % du PIB mondial, soit 270 milliards d'euros. Sinon, la somme à payer risque d'être entre 5 et 20 fois supérieure, jusqu'à atteindre 850 euros pour chacun des 6,5 milliards d'individus qui peuplent la planète.
Nicholas Stern décrit les graves conséquences d'un réchauffement planétaire de l'ordre de trois degrés Celsius. Inondations, manque d'eau potable, pénurie de récoltes, personnes déplacées par centaines de millions, dans l'incapacité de produire ou d'acheter des vivres... Selon lui, un sixième de la population mondiale se trouverait menacé. «S'il n'est pas endigué, le réchauffement climatique va entraîner un ralentissement très grave de l'économie mondiale», a répété hier l'auteur du rapport lors d'une conférence de presse.
La publication de cette étude aura comblé le Premier ministre Britannique : la Grande-Bretagne fait partie des quelques pays européens qui taxent les émissions de gaz à effet de serre. Dans une lettre ouverte publiée hier matin dans le quotidien The Sun , Blair écrit : «C'est le rapport le plus important sur le futur que j'ai jamais reçu depuis que je suis devenu Premier ministre. Le rapport Stern devrait être considéré à travers le globe comme le dernier mot sur la raison pour laquelle le monde doit agir maintenant pour limiter les dégâts que nous causons à notre planète.»
Dans l'absolu, plus les pays sont pauvres et plus vite ils seront touchés. Pour enrayer un dérèglement de l'activité économique et sociale de la planète, le rapport préconise donc que les pays riches payent un peu plus que leur quote-part. Il alerte les plus pollueurs, comme la Chine, l'Inde et les Etats-Unis (toujours pas signataires du protocole de Kyoto), pour qu'ils se mobilisent enfin contre les émissions de gaz à effet de serre. Tony Blair a estimé que, même si la Grande-Bretagne cessait aujourd'hui toute pollution, l'économie en terme d'émissions polluantes engendrée serait annulée en moins de deux ans par la croissance chinoise.
Impasse. Nicholas Stern risque cependant de devoir affronter assez vite ses détracteurs. Déjà, en janvier, après la publication d'articles sur ce sujet, un groupe de neuf économistes de droite avait tiré sur lui à boulets rouges. «En prenant des hypothèses incertaines pour des vérités qui sont discutables ou fausses, on se retrouve sur un chemin qui ne mène nulle part», écrivaient-ils. Cela pourrait être pire lorsque Stern se rendra aux Etats-Unis pour défendre sa thèse.
Mais beaucoup se félicitent de son travail. Le centre d'études stratégiques de Chatham House, à Londres, considère que ce plan «place la responsabilité de l'action entre les mains de ceux qui gèrent l'économie et la politique étrangère» et non plus des scientifiques et des écologistes. L'entreprise a aussi été saluée par Pierre Perbos, administrateur du Réseau action-climat France : «Il n'y a pas beaucoup d'analyses sérieuses pour quantifier le changement climatique, a-t-il expliqué hier. C'est un des rares efforts pour mettre de la rationalité dans ce débat sans fin.» De son côté, l'ONG environnementale WWF a qualifié le rapport Stern d' «appel au réveil».

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28.10.2006

L’Argentine, 5 ans après la rupture et la nouvelle intégration latino-américaine.

Patrick Staelens
Maître de conférences Université de Perpignan, chercheur au CREALC (Exposé Argentine à la commission internationale).

En décembre 2001, un important mouvement populaire (Argentinazo) inondait les rues de Buenos Aires, ouvriers, commerçants, classe moyenne, tous lourdement frappés par la politique néolibérale. La répression laisse une trentaine de morts mais le Président de la République de la Rua est contraint de quitter le palais présidentiel en hélicoptère. Cet important mouvement était jugé au niveau international comme sans issue et sans lendemain vu que depuis la chute du mur de Berlin, le libéralisme est la seule voie possible. Cependant, il marque le point de départ d’une nouvelle politique anti-libérale en Argentine. Cinq ans ont passé et les derniers chiffres économiques montrent qu’en 2006 le PIB argentin connaîtra comme les 4 années précédentes une hausse de plus 8% !!!! Par ailleurs, l’intégration américaine (ALCA) prévue en 2005 entre les Etats-Unis et l’ensemble des pays latino-américains a échoué et l’ensemble des pays de l’Amérique du Sud (à l’exception de la Colombie) sont dirigés par des gouvernements de gauche, même le Mexique a failli bousculer à quelques centaines de voix. Enfin, une nouvelle intégration régionale autour du MERCOSUR se développe malgré certaines tentatives de division organisées par les Etats-Unis. Il nous semble intéressant d’analyser le panorama actuel de l’Argentine ainsi que celui de l’Amérique latine afin de mieux connaître cette nouvelle réalité, réfléchir sur cette situation politique afin d’analyser les possibilités de développer nos relations avec ces pays.

I.Le panorama argentin

• Dans une précédente intervention, j’avais montré l’enchaînement politique qui avait mené au soulèvement populaire de décembre 2001 et à l’élection de Nestor Kirschner à la présidence. Cinq ans se sont écoulés et l’élection présidentielle est fixé en 2007. Le bilan s’impose donc. Les sondages, mais l’expérience montre qu’il convient de les prendre en considération avec une grande prudence, comme par exemple le prouvent ceux qui donnaient Lula largement vainqueur au 1er tour, indiquent que Kirschner est favori auprès de plus de 60% des électeurs. Ce chiffre correspond, sans aucun doute, au sentiment que l’on peut observer en Argentine : rien n’est comparable avec la situation antérieure à 2001. Un seul regard suffit : les argentins consomment, les rues commerçantes animées, les files devant les restaurants le soir montrent que les argentins revivent. Un autre indicateur : les bidonvilles des banlieues sont remplacées peu à peu par de petites maisons individuelles qui sont des logements sociaux. Bien sûr, d’importants problèmes subsistent et la pauvreté d’une partie de la population est indéniable : les plaies qu’a laissé le libéralisme ne sont pas toutes cicatrisées et la reconstruction du pays prendra du temps mais une évolution certaine peut être constatée. Cette observation se trouve constatée par les statistiques dont les chiffres suivants sont extraits :

• Le taux de croissance économique national sera de 8,4% fin 2006, plaçant l’Argentine au deuxième rang après la Chine. Depuis 45 mois consécutifs, un taux de croissance d’environ 8% par an a pu être maintenu grâce à la récupération du secteur agricole, de la construction et de l’industrie. Ces excellents résultats ont permis une croissance du PIB de 14,3% par rapport à 1998, année qui avait marqué un pic avant la récession, et le PIB par habitant a connu une hausse de 5% par rapport à cette même date.

• De 57,5% en 2002, le taux de pauvreté est tombé, en 2006 à 31,4% de la population. Cependant, 12,1 millions de personnes se trouvent encore en dessous du seuil de pauvreté dont 4,3 millions (11,2%) sont considérés comme « indigents » . Par ailleurs, on peut constater de très forts déséquilibres d’une province à l’autre (Le Nord Est 51,2% et à l’opposé la Patagonie (18,8%). Ces chiffres montrent, bien entendu, que des problèmes sociaux subsistent et que le taux de pauvreté de 25% atteint en 1998 avant la crise n’a pas encore été rétabli. Cependant, il convient de souligner qu’entre 1998 et 2002, c'est-à-dire, au cours de la phase d’accélération du modèle libéral, le taux avait augmenté de 25% à plus de 57%.....

• Le chômage est passé de plus de 25% en 2002 à moins de 11% en 2006 mais le travail au noir non déclarés concerne encore plus de 5 millions de personnes et représente 44% des travailleurs. La flexibilité dans les relations de travail générée par le libéralisme et le taux élevé de chômage avait en effet conduit à l’inapplicabilité du Code du travail malgré une culture et une histoire syndicale extrêmement fortes dans ce pays et par conséquent, au développement du travail non déclaré. En effet, après la répression dont furent victimes de nombreux dirigeants syndicaux lors du gouvernement militaire, certaines organisations syndicales n’ont pas résisté à la corruption et se sont alliées avec le gouvernement de Menen entraînant de fortes divisions dans le mouvement ouvrier argentin. Actuellement, une politique de reconstruction du Code du travail est menée par le gouvernement Kirschner en association avec la CGT, visant en particulier à éliminer la flexibilité du droit du travail et à renforcer les mesures de lutte contre les accidents du travail. De nouvelles lois sont votées afin d’éliminer le passé et de restaurer aux travailleurs les droits qu’ils avaient conquis. Par exemple une modification importante du Code du travail en mai 2006 relative à la modification du contrat de travail. Je tiens ici à souligner, ce qui probablement peut heurter la sensibilité politique française, que le droit du travail et les garanties sociales aussi bien individuelles que collectives qui avaient été créées sous le gouvernement de Peron sont nettement plus avancées que celles dont nous bénéficiions en France, même avant la destruction actuelle de notre modèle social (par exemple, écoles, crèches, centres de vacances, hôtels pour les salarié et leur famille) et Eva Peron « Evita » présente dans le cœur de tous les Argentins représente toujours l’égérie de la classe ouvrière.

• Notons enfin qu’une très importante politique de lutte contre la fraude fiscale est menée dans le pays. Elle donne lieu à de vifs débats et à des décisions souvent fortement critiquées avec de nombreux arguments juridiques marquant les contradiction entre l’intérêt général et celui des particuliers.

Au total, incontestablement, les quatre premières années de rupture avec le modèle libéral, contrairement aux diagnostics des économistes se caractérisent par une développement de l’économie argentine, par une meilleure redistribution de la richesse nationale et une diminution considérable du chômage et de la pauvreté. Tout cela semblait impossible mais a pu être réalisé …. Les causes de ce succès sont multiples mais les plus importantes sont, sans aucun doute, d’une part une conviction politique claire de rupture avec le modèle libéral dont les effets ont entraîné la destruction économique et sociale du pays, d’autre part une solidarité extrêmement forte des argentins et l’absence de crainte à l’égard de la créativité même lorsque sa réalisation parait impossible (par exemple la théorie de la monnaie). En Argentine, le mot d’ordre de Mai 68 « soyons réalistes demandons l’impossible » est constamment présent dans la réalité.

Le succès de la politique menée depuis 2002 comme nous l’avons dit antérieurement, est incontestable mais beaucoup reste encore à faire pour reconstruire le pays. Cependant, certaines inquiétudes apparaissent depuis quelques semaines puisque certains éléments proches de la droite et même des régimes militaires passés font de nouveau surface. Trois faits illustrent ce retour de la violence. En premier lieu, un évènement de très grande importance qui n’a pas été mentionné dans la presse française malgré sa gravité. Jorge Julio Lopez, un homme de 77 ans principal témoin des tortures effectués par le gouvernement militaire a disparu le 18 septembre, jour où il devait témoigner au tribunal contre Etchecolatz, principal tortionnaire et responsble de la répression de la ville de La Plata. Il ne s’agit pas là d’un simple fait divers mais d’un symbole politique extrêmement fort puisqu’il caractérise l’impunité de certains secteurs.

En second lieu, les troubles dans la ville de Buenos Aires lors du retour du corps de Peron, le 17 octobre dernier, donnant lieu a des manifestations très violentes entre le syndicats de la construction lié dans le passé au libéralisme et celui des transports très proche de Kirschner (dont le fils du lider Moyano, figure emblématique et charismatique de la CGT argentine a été filmé avec une arme à la main) ont empêché les peronistes de recevoir leur lider et, en particulier, au président Kirschner de participer à la cérémonie.

Enfin, un fait significatif, les désordres créés depuis quelque temps à l’occasion des matchs de football, non seulement dans les stades, mais aussi dans les villes à l’issue des matchs. Selon les premières investigations, ces désordres extrêmement violents sont organisés par des jeunes financés par des organisations d’extrême droite.

Ces évènements très récents ont créés une grande inquiétude dans la population et on peut craindre qu’il s’agisse d’un mouvement qui risque de se développer avant les élections présidentielles afin de remettre en cause la politique menée depuis 2002.


II. Le panorama latino-américain et l’intégration économique du Sud.

Le libéralisme dans les années 90 a frappé tous les pays d’Amérique latine puisque tous fortement endettés devaient suivre les consignes du FMI pour « rétablir leur économie » afin d’intégrer le projet de l’ALCA qui devait le 1er janvier 2005 regrouper l’ensemble des 34 pays américains. Dans les pays les plus riches (Argentine, Brésil, Venezuela) l’impact de cette politique avait, sans aucun doute, été plus forte puisque elle avait entraîné une importante hausse du chômage et la détérioration des conditions de travail et de vie de ceux qui avaient eu le privilège de conserver un emploi. Ceci explique que les électeurs de ces grands pays aient choisi des leaders très marqués par leur anti libéralisme : Lula, Kirschner et Chavez et Bachelet dans une moindre mesure. Les autres pays qui ont toujours connu la pauvreté et souvent la pauvreté extrême ont suivi ce mouvement antilibéral : Alan Garcia au Pérou, Evo Morales en Bolivie, Tabaré Vasquez en Uruguay et Duarte Frutos au Paraguay. Actuellement, un seul pays de l’Amérique du Sud maintient un gouvernement conservateur : la Colombie où le président Uribe vient récemment de rompre toute négociation avec les FARC n’hésitant pas par cette mesure à mettre en danger de morts des centaines d’otages. Même, au Sud des Etats-Unis, les élections mexicaines dont les résultats sont encore très controversés ont vu le candidat de gauche Lopez Obrador très proche du succès. Le constat est clair, les conséquences des politiques libérales ont permis la construction d’une Amérique latine de gauche (au sens latino-américain du terme) anti-libérale. Les tentatives de déstabilisation de ces gouvernements que nous avons analysées en Argentine sont également présentes dans ces pays par exemple au Venezuela(mouvements anti Chavez), en Bolivie (le récent conflit des mineurs) mais aussi au Brésil, en Uruguay et au Paraguay où les partisans d’une intégration avec les Etats-Unis mènent une lutte permanente.

Dans ces conditions, il est évident que la politique d’intégration régionale se trouve au centre de l’actualité. L’enjeu est de taille puisque le projet américain de l’ALCA a échoué comme cela a pu être constaté lors du quatrième sommet des Amériques à La Plata en novembre 2005. Cependant, d’une part, certains secteurs industriels et commerciaux y sont toujours favorables et d’autre part, le Mercosur connaît des crises à répétition en raison des asymétries entre les grands pays (Brésil, Argentine) et les petits (Paraguay, Uruguay) qui sont apparemment orchestrées par les Etats-Unis qui tentent ainsi de désintégrer une nouvelle intégration économique latino-américaine anti-libérale. Le projet d’installation des usines de fabrication de papier d’origine européenne en Uruguay près de la frontière argentine a déclenché un conflit important entre les deux pays et a semblé mettre en danger le Mercosur, l’Argentine ayant déposé une plainte contre l’Uruguay devant la Cour de justice de La Haye. Cependant, cette crise a également eu un effet positif en montrant que les entreprises étrangères, européennes en l’occurrence, s’installaient dans des pays tiers pour produire sans respect de l’environnement de ces pays. Ainsi, le conflit local s’est transformé rapidement en une dénonciation au niveau international dans le cadre du Sommet Europe–Amérique latine de Vienne en mai 2006 des violations du droit à l’environnement. La forme choisie pour attirer l’attention des chefs de gouvernements européens a été particulièrement originale puisqu’une jeune femme argentine Evangelina Carrozo est venu interrompre les débats vêtue d’un bikini et d’une pancarte revendiquant le droit à l’environnement…. Ceci prouve une fois de plus la force de la créativité latino-américaine !

Ces conflits fréquents au sein du Mercosur ne doivent pas être niés. Cependant, il convient de ne pas les surdimensionner et croire qu’ils marquent la fin de cette intégration régionale. En effet l’intégration économique de l’Amérique latine se renforce considérablement et le vieux rêve de Simon Bolivar d’une intégraion latino-américaine se concrétise en raison d’un point commun entre les pays de la région : le rejet des politiques économiques libérales. Ainsi, le Venezuela avec la figure emblématique de Hugo Chavez est, depuis le mois de mai 2006, membre du Mercosur ce qui redonne une force considérable à ce marché puisque désormais les trois grandes puissances (Brésil, Argentine, Venezuela) en sont membres. Des accords de coopération avec la Bolivie et le projet de construction d’un gazoduc entre les pays d’Amérique latine marquent une montée en puissance sur le plan international de cette région.

Quel avenir pour les relations entre l’Europe et l’Amérique latine ? La réponse est délicate puisque les deux régions connaissent une grande évolution. Cependant, un fait semble certain que le Sommet de Vienne a d’ailleurs confirmé : l’incompréhension des deux parties due probablement une connaissance insuffisante de l’autre est manifeste. D’une part, les européens doutent de la nouvelle stratégie latino-américaine et n’admettent pas qu’une politique anti-libérale puisse exister et réussir et marque un désintérêt à son égard. Du côté américain, la politique libérale européenne est fortement critiquée et rejetée et certains conflits avec des entreprises européennes (SUEZ en Argentine, par exemple) encouragent guère les perspectives d’échanges. Par ailleurs, la multiplication des échanges entre l’Amérique latine et la Chine et les pays arabes marquent une volonté politique de créer un nouveau rapport de force au niveau international et de modifier considérablement les données de la mondialisation.

Conclusion

Cette description de la situation en Argentine et du panorama latino-américain nous amène naturellement à certaines constatations et réflexions.

Constatations :

1) La politique libérale a entraîné des conséquences économiques et sociales désastreuses dans cette région.

2) Les peuples de l’Amériques latines ont rejeté massivement et même violemment cette politique qui les avait transformés en « ceux qui ne sont rien » en élisant des gouvernements de gauche.

3) L’expérience argentine montre que le développement économique et social est possible en construisant un nouveau modèle économique ayant pour base la récupération de l’industrie nationale, un strict contrôle des prix, un renforcement de l’État, la lutte contre l’évasion fiscale et la redistribution de la richesse nationale.

4) L’intégration américaine ALCA a échoué sur le continent et, au contraire, une nouvelle intégration entre les pays de la région se construit avec succès à partir d’un modèle anti-libéral.

5) Des tentatives de division et de retour au passé sont notables mais ont été jusqu’à maintenant mises en échec. Cependant seule une accélération de la redistribution de la richesse et le développement des politiques sociales éviteront le danger de régression.

Réflexions :

1) Le modèle néolibéral est universel (la globalisation de l’économie) : diminution du rôle de l’État, privatisation des services publics, déréglementation du travail, libre concurrence.

2) Les conséquences de cette politiques sont identiques dans tous les pays: chômage, précarité, augmentation de la pauvreté. Cependant, le rythme des effets est différent selon les régions ainsi la France ne commence qu’à subir les premières conséquences en raison de son contexte historique, de sa force économique et du maintien de certaines soupapes de sécurité (le RMI et la CMU, par exemple). Cette différence explique l’avance de l’Amérique latine qui a été touchée par l’impact du libéralisme avant l’Europe.

3 ) Le capitalisme a évolué et la question est de savoir si nous devons accompagner cette évolution en essayant d’en limiter les effets ou si au contraire, comme en Argentine, nous devons marquer une rupture afin de reconstruire une autre société, maintenant que l’expérience nous montre que cela est possible. Là, se trouve la véritable question politique du XXIème siècle. Alors pourquoi ne pas avoir recours à la démocratie participative au niveau national pour décider de cette question au lieu d’attendre l’émergence d’un mouvement populaire?

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23.10.2006

Développement durable : mode de communication ou nécessité ?

l'autre économie
> à 06:14 par Bernard Maris
lundi 23 octobre 2006
La communication des entreprises

La communication des entreprises sur le développement durable s’améliore, mais en revanche, celle sur l’éthique n’est plus tellement à la mode... Est-ce à dire que le développement durable est aussi une grande mode ?



Le développement durable est indiscutablement une grande mode, et de même qu’on peut s’inquiéter de ce que la communication sur l’entreprise citoyenne n’ait jamais empêché les plans sociaux et la souffrance au travail, il est à craindre que le développement durable n’interdise pas de sitôt les rejets de CO2.

Aujourd’hui, les entreprises du CAC 40 rendent compte de leur démarche de développement durable. Si l’on regarde même les 120 premières sociétés cotées en Bourse, qui constituent ce que l’on appelle l’indice SFB, 94% d’entre elles parlent du développement durable dans leurs rapports annuels. Cela dit ces rapports sont loin d’être complets. Les entreprises s’efforcent d’identifier les risques, la localisation des sites à risque par exemple, mais elles se gardent assez souvent de mentionner les rejets de CO2. Dans l’industrie et le bâtiment travaux publics 52% des entreprises ne les mentionnent pas, dans les industries de technologie c’est 71% et dans les biens de consommations et les services (dans les services il y a les transporteurs routiers notamment) 76% n’en font pas mention.

Pourtant, il y a un léger mieux en matière d’industrie. Le rapport de l’Institut français de l’environnement montre que les entreprises réduisent peu à peu leur contribution à la qualité de l’air et de l’eau. Elles sont soumises à des quotas de CO2, même si ces quotas sont encore très généreux (en fait, les entreprises n’arrivent pas à épuiser leurs quotas de pollution, elles ont encore de la marge...)

Mais, depuis quinze ans l’industrie manufacturière a diminué ses rejets de gaz à effets de serre de 21.6%. L’agriculture, elle, se comporte moins bien, quoi qu’elle fait un petit effort : moins 10.5% sur la même période.

Plus le temps passe, et plus la destruction de l’environnement se manifeste, de sorte que le développement durable cessera d’être une mode et deviendra une nécessité d’entreprise. En Italie, vient de naître la première filière intégrée de plastiques bio. Les bio plastiques sont renouvelables, recyclables, réutilisables, biodégradables et « compostables ». Ils réprésentent 100000 tonnes dans le monde. A coté les terribles plastiques d’origine pétrolière représentent 40 millions de tonnes... Ce n’est qu’un début !

L'autre économie

RAG 34. Lovely34.

14:49 Publié dans Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, écologie, environnement, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius, répond à nos camarades Seine et Marnais: Retraites, délocalisations, dette de l’Etat

Quel que soit notre choix, arrêtons de nous laisser insulter. Par Jean-Francis Dauriac- Nous savons tous que notre responsabilité est grande, pour notre parti, la gauche et notre pays. Nous voulons tous gagner. Et, il devient insultant de considérer que tout serait joué d’avance ( à quoi bon voter dans ce cas ?) ou que certains d’entre nous ne se prononceraient qu’en fonction des sondages… 1/ Nous savons tous qu’ils sont éphémères et volatiles, et n’ont jamais donné les gagnants 6 mois avant les élections. 2/ Nous sommes assez grands pour choisir sur la base des propositions concrètes des candidats 3/ Nous avons tous tiré les leçons de 2002. Et nous savons donc que pour gagner, il faudra soit les voix de gauche qui nous ont manqué en 2002, soit les voix du Centre, ce qui serait un autre choix de société.
Laurent Fabius, répond aux militants de notre département : Retraites, délocalisations, dette de l’Etat
Dans les débats de nos sections seine et marnaises, les militants nous ont posé des questions que nous avons transmises à Laurent Fabius. Voici ses réponses.

Laurent Fabius : du concret sur les retraites
Question d’une militante du 77 de Avon Fontainebleau: Comptez-vous revenir sur la réforme des retraites mise en place par la Droite, et selon quelles modalités ? La réponse de Laurent Fabius : « Les mesures prises par la droite conduisent à baisser fortement le niveau des retraites sans en garantir le financement. De nombreux retraités vont passer en dessous du seuil de pauvreté, en particulier les femmes qui ont eu des carrières morcelées. Cela, je ne l’accepte pas.... Pour lire la suite cliquez ici

Laurent Fabius : du concret contre les délocalisations

Question d’un militant de Savigny le Temple : Dans le contexte de mondialisation de notre époque, quels sont les moyens d’intervention du politique sur une grande entreprise française qui déciderait de délocaliser une grande partie de sa production française vers des pays ou la main d’oeuvre est moins coûteuse ? La réponse de Laurent Fabius : « Contrairement à d’autres, je n’ai jamais sous-estimé l’ampleur des délocalisations. Elles sont liées souvent à la mondialisation financière contre laquelle nous devons offrir une vraie alternative politique....Pour lire la suite cliquez ici

Laurent Fabius: du concret pour réduire la dette

Question d’un militant de Chelles : Le déficit du budget 2006 ainsi que 2007, malgré les artifices utilisés par Thierry Breton, est et sera énorme, les dépenses prévues par le PS vont accroître ce déficit. Que prévois-tu pour permettre le désendettement de notre pays ? (pas de langue de bois, pas de comparaisons avec des pays qui font aussi mal que nous, des engagements concrets) La réponse de Laurent Fabius : « Le déficit et la dette se sont beaucoup alourdis depuis 2002, alors que nous les avions contenus dans le cadre du gouvernement de Lionel Jospin.... Pour lire la suite cliquez ici

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12:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

«La France invisible», un pavé dans les marges Une vaste enquête sociologique démontre le décalage entre le discours politique et la réalité d'un système saturé par les «nouvelles inégalités».

Par Eric AESCHIMANN
QUOTIDIEN : Lundi 23 octobre 2006 - 06:00

Les «invisibles» seront-ils les invités surprises de la présidentielle ? La campagne lèvera-t-elle le voile sur les «inégalités cachées», pour reprendre l'expression d'un haut fonctionnaire gouvernemental ? A six mois du premier tour, un petit parfum de nouveauté flotte sur le débat politique. Fin 2001, la précampagne était dominée par la sécurité (à droite) et les disputes entre alliés (à gauche). Cette fois-ci, qu'il s'agisse du droit au logement, de la carte scolaire, des 35 heures ou des effets de la hausse des prix, les premiers clivages portent sur les questions sociales et, plus précisément, sur les nouvelles formes d'inégalités. Poussés par plusieurs publications, stimulés par la nécessité tactique de se distinguer de leurs devanciers, les aspirants candidats en viennent même à faire de leurs capacités à exprimer la nouvelle donne sociale leur principal atout.

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12:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : précaires, précarité, chômage, emploi, 2007lagauche, RAG 34

Faut-il brûler le code du travail ?

Je vous réveille
par Patricia Martin
du lundi au vendredi de 6h à 7h sur France INTER
lundi 23 octobre 2006
Je vous réveille ? Gérard Filoche

Gérard Filoche
Inspecteur du Travail. Syndicaliste

conseil de lecture
Gérard Filoche
La vie, la santé, l'amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ?
éditeur : Jean Claude GAWSEWITCH Editeur


Faut-il brûler le code du travail ?



Notes précédentes :

Le MEDEF veut débattre de la réforme du travail

Laurence Parisot à Thierry Breton : "Qu'attendez-vous pour abroger les 35 heures ?" Et pendant ce temps, le CNE court toujours...

Le chiffre du jour : 35

Et si nous reparlions du droit du travail entre autres choses !

Si Laurent Fabius est élu : Les 35 heures seront généralisées à l'ensemble des salariés et le CNE sera abrogé.

RAG 34.

11:55 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, droit du travail, pécaires, précarité, 2007lagauche, RAG 34

Le MEDEF veut débattre de la réforme du travail



Radio France

Laurence Parisot, présidente du MEDEF. © AFP/ Bertrand Guay
A l’invitation de Laurence Parisot, patronat et syndicats se réunissent ce matin autour de la table pour parler du contrat de travail, de l'assurance-chômage et de la sécurisation des parcours professionnels. Une réunion qui a peu de chances d'aboutir au vu des positions divergentes des uns et des autres…

Tour de table autour de la réforme du marché du travail

La réforme du marché du travail sera le thème d'une réunion entre le patronat et les syndicats ce matin au siège du Medef. La patronne des patrons, Laurence Parisot a en effet invité les chefs d'entreprise et les représentants de salariés à débattre de l'assurance chômage, du contrat de travail et de la sécurisation des parcours professionnels. Elle espère que cette réunion avec les secrétaires généraux et présidents des confédérations syndicales permettra de se "mettre d'accord sur la création de groupes de travail" sur ces différents thèmes. "L'idée sera de faire régulièrement des réunions de synthèse entre ces groupes pour ajuster la pensée. Trop souvent on a isolé les thèmes, et il n'y a plus eu de cohérence d'ensemble", explique la présidente du MEDEF dans un entretien publié aujourd’hui dans "La Tribune".

De leur côté, les syndicats se montrent prudents. "Nous avons préparé, avec nos homologues syndicaux, cette rencontre et nous mettrons en avant des exigences communes pour un vrai diagnostic sur la situation de l'emploi, de la précarité, la situation salariale, avant l'engagement de toute discussion sur le contrat de travail", explique Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT. Bernard Van Crayenest, président de la CFE-CGC, veut aussi intervenir sur la question de l'actionnariat salarié.

Des syndicats qui pour la plupart ne souhaitent pas voir la polémique sur les 35 heures "venir sur la table" au cours de cette réunion, mais expliquent que, si le MEDEF en parle, ils rappelleront leur opposition à la remise en cause de la réduction du temps de travail. Vendredi, la présidente du MEDEF a mis au défi le gouvernement et le ministre de l'Economie Thierry Breton d'abroger les 35 heures.

La réforme du marché du travail sera le thème d'une réunion entre le patronat et les syndicats ce matin au siège du Medef. Ecoutez sa présidente, Laurence Parisot...

Une réunion qui a peu de chances d'aboutir au vu des positions divergentes des uns et des autres. Cécile Aspe…
Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, insistera sur la précarité grandissante des salariés...

Bernard Van Crayenest, président de la CFE-CGC, veut intervenir aussi sur la question de l'actionnariat salarié…
sur radio France (bas de page)

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Laurence Parisot à Thierry Breton : "Qu'attendez-vous pour abroger les 35 heures ?" Et pendant ce temps, le CNE court toujours...

Le chiffre du jour : 35

Et si nous reparlions du droit du travail entre autres choses !

Si Laurent Fabius est élu : Les 35 heures seront généralisées à l'ensemble des salariés et le CNE sera abrogé.

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11:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MEDEF, 35 heures, code du travail, précaires, précarité, 2007lagauche, RAG 34

"La dimension locale" sur laquelle Ségolène Royal "insiste" n'est "pas suffisante", selon Laurent Fabius

PARIS (AP) - Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, affirme qu'il croit "à une gauche volontariste et qui résiste aux dérives du libéralisme financier", alors que "Ségolène Royal insiste sur la dimension locale, intéressante mais pas suffisante".

"Ce n'est pas seulement à partir de la région que l'on renforcera le pouvoir d'achat des salariés ou que l'on combattra le réchauffement de la planète", poursuit-il, en estimant par ailleurs que Dominique Strauss-Kahn "se définit davantage comme social-démocrate, comme Tony Blair ou Gerhard Schröder qui veulent s'adapter à l'hypercapitalisme".

Dans un entretien publié lundi dans "L'Est Républicain", l'ancien Premier ministre explique également que "même si certains enjeux peuvent dépasser la frontière entre la gauche et la droite, il y a deux projets différents".

"L'approche de l'UMP et de Nicolas Sarkozy est libérale, communautariste, orientée vers la politique Bush aux Etats-Unis", assure M. Fabius, en soulignant que son "projet est socialiste, solidaire en matière économique, républicain et laïc au plan social, et soucieux de réorienter l'Europe".

Il affirme aussi que ses "valeurs fondamentales" n'ont pas changé depuis son adhésion au PS, il y a trente ans. "Mais sur certains points, j'ai évolué et je l'assume. Soit parce que le monde lui-même a changé (...) soit parce que je tire les conséquences de notre expérience gouvernementale".

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10:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

22.10.2006

Laurence Parisot à Thierry Breton : "Qu'attendez-vous pour abroger les 35 heures ?" Et pendant ce temps, le CNE court toujours...

Ecouter : Le CNE devant la justice : journal de 18h00 de France Inter.


35heuresetCNE
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22:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 35 heures, CNE, précarité, travailleurs précaires, PARISOT, BRETON, RAG 34

(2) "La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?"

Emission Eclektic de Rebecca Manzoni chaque samedi matin de 10h à 12h sur France Inter.

Rubrique : 24h en 6 mn par Thomas Chauvineau
"La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?"

Thomas Chauvineau est allé chercher quelques éléments de réponse à cette question en suivant Gérard Filoche, inspecteur du travail pendant 24h et en poussant avec lui la porte de quelques entreprises

Socialiste et inspecteur du travail, G. Filoche analyse dans son dernier ouvrage qui vient de paraître aux éditions Jean-Claude Gawsewitch les projets du Medef concernant le droit du travail, projets résumés par sa présidente, Laurence Parisot, dans la phrase qui a inspiré le titre du livre.



Les blogs aussi sont précaires :

A propos du blog "Carnets d’un inspecteur du travail"
samedi 7 octobre 2006 par Gérard Filoche


Bereno

Le blog d’un inspecteur du travail à nouveau fermé, semble-t-il sous la pression de sa hiérarchie. Alors que d’autres comme Gérard Filoche ont apparemment plus de liberté.

Son blog devenait une référence pour beaucoup. Beaucoup se plaindront de ce silence...

censure du blog de Bereno

Bonjour,

Y a t il moyen de s’organiser pour soutenir l’inspecteur du travail Bereno dont le blog a manifestement déplu à sa hiérarchie ?

Cf : http://blog.monolecte.fr/post/2006/...

Amitiés militantes

Réponse de Gérard Filoche :

Je ne connais pas en détail le blog du collègue Bereno qui s’appelle “Carnets d’un inspecteur du travail” comme un des livres que j’ai publié chez Ramsay. Mais rien ne peut lui imposer de l’arrêter, nul ne peut l’interdire, il ne faut pas céder. Je n’avais pas cédé lorsque j’avais été menacé officiellement d’une procédure de “blâme” administratif en 1999, et je ne raconte pas les multiples pressions que je subis encore à 60 ans (pas de prime, pas de promotion, dénigrement dans les services, etc.).

En fait, la convention 81 de l’Oit affirme que les inspecteurs du travail ont pour “mission d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés” et nous ne faisons que notre devoir lorsque nous agissons en ce sens...

C’est à nos syndicats de défendre nos missions et notre liberté d’expression qui est nécessaire afin de les exercer.

Nous marchons dans les pas de Pierre Hamp, inspecteur du travail, qui, entre 1906 et 1912, racontait dans le journal de Jean Jaurés, l’Humanité, ce qu’il constatait dans les entreprises. Ce qui pouvait être fait en 1906 ne va pas être interdit en 2006, non ?

Gérard Filoche

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Laurence Parisot à Thierry Breton : "Qu'attendez-vous pour abroger les 35 heures ?" Et pendant ce temps, le CNE court toujours...

LE CHIFFRE DU JOUR : 35

RAG 34. Lolo34

22:00 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, droit du travail, 35 heures, précaires, précarité, emploi, chômage

Tahiti : Des barrages "politiques" et une remise en question de l'autonomie ?

Jean-Marc Regnault et la situation sociale: Des barrages "politiques" et une remise en question de l'autonomie, estime l'historien

Politique : 21/10/2006
(Tahitipresse) - Témoin de la vie politique et sociale en Polynésie française depuis plusieurs décennies, l'historien Jean-Marc Regnault s'est penché, à la demande de Tahiti Presse, sur les événements sociaux actuels. Sont-ils différents des précédents, de 1987, 1991 ou 1995? La présence d'un nouveau gouvernement change-t-elle la donne ? Le nouveau haut-commissaire a-t-il un comportement différent de ses prédécesseurs ?

"On peut dire que les événements actuels se situent dans le prolongement de l'histoire polynésienne depuis une cinquantaine d'années", juge d'emblée Jean-Marc Regnault. Pour en apporter la démonstration, il plante tout d'abord le décor en rappelant les deux éléments caractéristiques qui apparaissent en Polynésie lors des affrontements de ce type: d'une part des mouvements sociaux "dont on peut s'interroger sur le caractère vraiment social", d'autre part "la difficile position du représentant de l'Etat ainsi que la perception de ce que fait l'Etat en Polynésie".

Barrages actuels: 'Il y a eu pire"

"Les mouvements sociaux ne datent pas d'aujourd'hui", rappelle l'historien (retraité de l'université mais toujours actif), qui remonte jusqu'à 1947 pour trouver des exemples de barrages revendicatifs. Bien entendu, c'est dans l'histoire plus récente que l'on trouve les cas les plus parlants à la mémoire de la plupart des Polynésiens, avec l'incendie de Papeete en 1987 et celui de l'aéroport en 1995. "Entre les deux, en 1991, il y avait eu des barrages extrêmement importants et bien plus violents que ce que l'on a aujourd'hui. De même plus récemment, en 2002, nous avons eu une semaine de barrages qui étaient plus importants qu'aujourd'hui puisqu'ils bloquaient complètement la ville", rappelle J-M. Regnault qui se souvient qu'il devait faire le tour de l'île pour se rendre de son domicile de la côte Est à l'Université, à Punaauia.

"Amalgame" entre le social et le politique

Le regard de l'historien l'empêche donc de dramatiser sur barrages passés ou actuels, mais il s'interroge sur le qualificatif de "mouvements sociaux" utilisé pour les définir: "Il est très rare que les conflits de ce type en Polynésie aient été des conflits purement sociaux", estime J-M. Regnault qui rappelle: "Il y a un amalgame à peu près continu entre les mouvements sociaux et la politique. Ici, les partis politiques ont des courroies de transmission que sont les syndicats, et les syndicalistes finissent par se rattacher à la politique. On a des exemples multiples de responsables syndicaux qui sont devenus ministres. Il y a des exemples dans tous les gouvernements d'ailleurs."
La preuve que les syndicats sont très proches de la politique, Jean-Marc Regnault la voit encore dans le fait que lors des manifestations, ils ont souvent des mots d'ordre qui sont clairement politiques. Et de rappeler la volonté déclarée de Ronald Terorotua de "faire tomber le gouvernement".

"Défendre des positions plutôt privilégiées"

"D'autre part, remarque JMR, ces mouvements sociaux sont des actions de privilégiés, qui défendent des acquis. Par exemple, l'année dernière au mois de décembre, c'était pour s'opposer à une augmentation de la CST (Ndlr: contribution de solidarité territoriale), autrement dit pour s'opposer à un impôt qui aurait permis de mieux répartir les richesses. C'est un peu comme si, en France, on voyait les gens fortunés venir bloquer les rues, ce qu'on ne voit pas en général en Métropole où les mouvements sociaux sont plutôt le fait de gens défavorisés. Même si certains appellent ça prendre la défense des 'petites gens', on sait très bien qu'en fait il s'agit de défendre les intérêts de personnes qui sont dans des positions plutôt privilégiées."

Revendications contradictoires

A ce caractère pas forcément social des manifestations et des barrages, Jean-Marc Regnault ajoute le constat de "multiples contradictions: par exemple d'un côté vous avez un syndicat qui demande que le gouvernement fasse des économies, mais dans le collectif des grévistes, vous avez Rere Puputauki qui demande que l'on conserve les mille deux cents GIP dont le Pays n'a pas véritablement besoin en temps ordinaire. Il faut reconnaître que l'on a en Polynésie un nombre de fonctionnaire tout à fait pléthorique. Si les syndicats demandent que l'on fasse des économies, ils doivent accepter l'idée que les effectifs de la fonction publique ou du parapublic soient moins importants".
JMR relève aussi une contradiction dans le fait que les syndicats associent les intérêts de leurs adhérents salariés à ceux des patrons. "Par exemple, il y a une contradiction évidente de la part de Ronald Terorotua à exiger le Smig à 150.000 francs tout en demandant que l'on soulage les charges des entreprises. Tout cela montre bien qu'il n'y a pas à la base une démarche sociale, mais seulement la volonté de mettre à mal le gouvernement".
Autre contradiction dans la revendication au sujet des transporteurs: "Tout le monde sait que les transports en commun fonctionnent mal, que les travailleurs et les écoliers ont énormément de difficultés à cause de ces trucks, et l'on voit des syndicats de salariés défendre des patrons d'entreprises de transport."

"Marchepieds à des carrières politiques"

Le fait que l'on ait un gouvernement "Taui" composé de partis qui étaient autrefois dans l'opposition, plus proches des syndicats, a-t-il changé la donne?
"Cela peut paraître vrai, mais demande à être nuancé", estime Jean-Marc Regnault qui se souvient que "à l'époque où le Tavini était dans l'opposition, Il y avait Hiro Tefaarere qui était à la tête de A Tia I Mua, mais il y avait aussi des syndicats qui étaient beaucoup plus proches de Gaston Flosse. Par exemple le syndicat de Cyril Legayic. Par ailleurs, le syndicat A Tia I Mua a fait une mutation rapide avec Bruno Sandras. En fait on a toujours l'impression que les leaders syndicaux défendent plus leur projet personnel qu'un projet politique, puisqu'on les voit s'impliquer d'un côté ou de l'autre de manière à obtenir des postes intéressants. Finalement les syndicats servent de marchepieds à des carrières politiques."

"Crise sociale non, crise politique oui"

Y a-t-il, dans la situation actuelle "tous les ingrédients d'une crise majeure", comme l'écrivait Francis Stein au nom du Fetia Api en début de semaine?
"Oui et non", répond Jean-Marc Regnault qui distingue le social du politique: "Les ingrédients pour une crise politique oui, pour une crise sociale j'en suis moins sûr, parce que dans les manifestations auxquelles on assiste actuellement, non seulement il y a beaucoup de contradictions comme je viens de le souligner, mais en plus il n'y a pas de réelle défense des gens les plus défavorisés. Si les syndicats voulaient aller jusqu'au bout de la logique sociale, ils devraient demander, par exemple, de changer complètement le système fiscal et de passer à l'impôt sur le revenu. Or ils ne le font pas. Pourquoi? Parce qu'ils n'ont pas perdu l'espoir d'être rejoints par des gens beaucoup plus conservateurs, beaucoup plus nantis."

"Les plus défavorisés restent favorables au gouvernement"

L'historien remarque aussi que les syndicats qui mènent la fronde actuelle n'ont pas de véritable proposition contre la vie chère. Pour lui, la demande de réduction des dépenses du gouvernement n'est pas réaliste: "Christian Vernaudon avait calculé que même le gouvernement le plus vertueux ne pourrait arriver, en réduisant ses dépenses au minimum, à une baisse d'un demi-point de la TVA. Par contre, s'il y avait moins de fonctionnaires et plus d'activité privée, le budget du Pays serait sensiblement diminué et l'activité économique engendrerait des rentrées fiscales confortables".
Conclusion de JMR: "Les ingrédients d'une crise majeure ne sont pas tout à fait réunis, sauf si l'on imagine une conjonction entre les plus démunis et les plus favorisés, ce qui serait assez surprenant et déboucherait sur une impasse."
En tout état de cause, Jean-Marc Regnault estime que "les plus défavorisés restent favorables au gouvernement du Taui, et je vois mal les gens qui ont voté pour l'UPLD descendre dans la rue pour une sorte de mai 68 à la Polynésienne".

"Le rôle des représentants de l'Etat n'a jamais été facile"
Concernant l'attitude de l'Etat, l'historien rappelle: "Les hauts-commissaires n'ont jamais eu la tache facile, et qu'avant eux les gouverneurs ont longtemps été ceux qui ont tout fait pour empêcher le développement de l'autonomie. Depuis le statut d'autonomie interne, la situation est un peu plus complexe et difficile à saisir, même si l'on ressent bien un certain nombre de lignes de forces et que, manifestement, l'Etat choisi plus ou moins son camp."
Malgré tout, "il est évident que le rôle des représentants de l'Etat en Polynésie n'a jamais été facile", explique J-M Regnault qui cite ce témoignage de Jean Montpezat, haut-commissaire au début des années 90, déclarant: "Ici, il faut passer son temps à déminer les situations." Ou encore: "Il y a une tentation permanente des hommes politique de ce territoire à impliquer l'Etat de leur côté, ou à se servir de l'Etat comme d'un fronton sur lequel on tape pour se renvoyer la balle".

"Anne Boquet embrassant les bloqueurs, ça fait un peu étrange"

Quant à l'action de Mme le haut commissaire actuel, à qui certains reprochent de ne pas agir pour faire lever les barrages alors qu'elle avait déclaré haut et fort, à son arrivée en Polynésie, sa volonté de respecter la légalité, Jean-Marc Regnault y voit la preuve que "la position du représentant de l'Etat est toujours aussi difficile, car on a d'un côté ceux qui voudraient qu'il intervienne et l'on a de l'autre ceux qui ne veulent surtout pas qu'il intervienne. Et il est vrai que faire intervenir en Polynésie des forces métropolitaines contre des barrages dressés par des Polynésiens, cela ferait désordre, et je ne suis pas sûr que l'on puisse se le permettre aujourd'hui."
Toujours à la décharge de Mme Boquet, J-M. Regnault ajoute: "Maintenant, on ne sait pas ce que le haut commissaire a dit aux grévistes, quelle menace elle a éventuellement fait peser sur eux. Beaucoup auraient peut-être souhaité qu'elle prenne une position beaucoup plus ferme contre les barrages. Bien sûr que les photos dans la presse d'Anne Boquet embrassant les bloqueurs, c'est nouveau et ça fait un peu étrange. Maintenant, on jugera dans quelques jours si sa position a été habile et impartiale. Pour le moment, on n'a pas tous les éléments pour en juger."

Le problème fondamental de l'autonomie: les compétences

Enfin, pour l'historien, cette question des barrages met en lumière un problème plus fondamental qui est celui de la marge de manoeuvre accordée au gouvernement du Pays par le statut d'autonomie: "Ce statut est encadré par un certain nombre de compétences de l'Etat qui font que, dans certain cas, le gouvernement territorial n'a pas les moyens d'exercer réellement ses compétences. Exemple: en 1991, après le retour de Gaston Flosse au pouvoir, il y a eu des barrages d'une grande dureté. L'une des motivations de ces barrages était de s'opposer aux nouvelles taxes instaurée pas le président pour assainir le budget du Territoire qui, disait-il, avait été laissé en triste état par le gouvernement d'Alexandre Léontieff. Les syndicats ont fait une telle pression qu'une partie de la fiscalité a du être revue. Résultat, le budget a été mis en déséquilibre, ce qui a été reproché par la Cour des comptes à Gaston Flosse. Et celui-ci avait alors répondu en substance: 'Comprenez-moi, je décide avec mon gouvernement d'une politique, la rue s'y oppose, et comme l'Etat n'intervient pas, je suis obligé de revenir en arrière. Je n'ai donc pas les moyens de ma politique.' Il faut se souvenir, explique encore Jean-Marc Regnault, que le GIP (Ndlr: Groupement d'intervention de la Polynésie, dont la première appellation était Groupement d'intervention de la présidence) avait été créé notamment pour faire du maintien de l'ordre, parce que Gaston Flosse n'avait pas confiance en l'Etat."

"A l'encontre de l'objectif de l'Etat"

Conclusion de Jean-Marc Regnault: "Aujourd'hui, nous avons exactement le même problème, avec un gouvernement local qui, manifestement, est en mauvais termes avec le gouvernement central, lequel ne lui fournit pas les moyens d'assurer l'ordre. Ceux qui réfléchissent au statut de la Polynésie ont depuis longtemps mis ce point en lumière: une autonomie sans les moyens pour le gouvernement local d'assurer sa politique, c'est une autonomie très partielle. Et le pire, dans cette affaire, c'est que ça va finalement à l'encontre de l'objectif qui est apparemment celui de l'Etat, et que ça renforce le camp de ceux qui disent que, finalement, rien n'est possible avec l'Etat."

Propos recueillis par Louis Bresson

http://www.tahitipresse.pf/

RAG 34. Lolo34

15:25 Publié dans Actualités , Economie , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tahiti, OUTREMER, POM, FRANCOPHONIE, 2007lagauche, RAG 34

21.10.2006

PREMIER DES GRANDS DÉBATS D'INVESTITURE


Rediffusion

Clicker ici pour voir ou revoir le débat

RAG 34. Ann des lolo's 34.

10:00 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

20.10.2006

Laurent FABIUS : Je veux être pragmatique, précis et de gauche. Et je place la personne humaine au centre de tout.

Relance de l’emploi, soutien aux entrepreneurs et lutte contre la précarité
24 août 2006

Mes engagements pour l’emploi et la croissance au profit de tous.

Le chômage et la précarité minent notre société. Nous placerons la relance de l’emploi durable et la lutte contre la précarité au cœur de notre projet. Pour l’emploi, cela exigera un soutien de la demande des ménages et la dynamisation des entreprises.

Dans les grandes entreprises, les exonérations de cotisations sociales, largement inutiles, seront progressivement supprimées. Les ressources ainsi récupérées seront affectées à raison d’un tiers pour les emplois jeunes, un tiers pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur, un tiers pour le soutien aux investissements et à la croissance des petites et moyennes entreprises. Ces dernières bénéficieront d’un accès garanti à la commande publique.

Pour permettre le succès durable des entreprises qui se créent, nous accroîtrons durant les premières années d’activité les facilités fiscales et sociales, l’accès au crédit, ainsi que les aides à l’innovation et à l’exportation.

Contre la précarité, nous créerons une couverture professionnelle universelle qui, par un soutien efficace aux chômeurs, un accès renforcé à la formation professionnelle permanente et des droits sociaux garantis, permettra de mieux aménager les temps de transition professionnelle. Dans le même esprit, nous abrogerons le CNE.

Ces propositions sont ma contribution à l’enrichissement du projet socialiste. Elles ne s’y substituent pas et ne visent pas à l’exhaustivité. Ce sont des engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance pour que chaque Française, chaque Français sache dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche.

Cliquez ici pour consulter mes interventions récentes dans le domaine de l’économie et de l’emploi.

J’ai pris 7 engagements précis pour 2007. Cliquez ici pour consulter mes autres engagements.

"Un autre avenir est possible. Contre la société précaire, construisons une France forte et solidaire." Laurent Fabius

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21:48 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

LE CHIFFRE DU JOUR : 35

C’est désormais le nombre légal d’heures de travail hebdomadaire des salariés des hôtels, cafés et restaurants. Le Conseil d’Etat a en effet annulé le 18 octobre l’accord de 2004 sur les 39 heures, et demandé le versement rétroactif de 18 mois d’heures supplémentaires.

Hôtels, cafés et restaurants passent enfin aux 35 heures
Le Conseil d’Etat a annulé, le 18 octobre, l’accord de 2004 sur les 39 heures légales de travail hebdomadaire des salariés des hôtels, cafés et restaurants. Les salariés de ce secteur bénéficieront donc des 35 heures et se verront verser rétroactivement l’équivalent de 18 mois d’heures supplémentaires. Alors que cette décision suscite de nombreuses critiques, Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises, livre les clefs de cette décision du Conseil.

« Le Parti socialiste a salué cette décision du Conseil d’Etat. Il faut se souvenir des conditions dans lesquelles le gouvernement avait organisé cette dérogation par décrets à la loi sur les 35 heures. Il s’agissait pour celui-ci d’essayer de combler le vide laissé par l’impossibilité de tenir ces engagements sur la baisse de la TVA dans la restauration. La droite avait imaginé par ce biais de donner une autre marge de manœuvre au secteur par la non-application du texte sur les 35 heures. Dans la mesure où la loi sur les 35 heures a été votée, il faut qu’elle s’applique. S’agissant de la rémunération des salariés, s’ils doivent travailler 39 h, ce qui reste possible, il faudra les rémunérer en conséquence. L’un des aspects spécifiques de l’accord de 2004 était de ne pas prendre la base de 35 heures comme base légale de la rémunération mais de prendre la base de 39 h de manière à éviter d’avoir à rémunérer les heures supplémentaires. Donc, si pour l’organisation d’une entreprise, l’employeur choisit de faire travailler un salarié 39 heures, il pourra le faire comme hier mais il devra appliquer la majoration des heures supplémentaires. C’est le fondement même des avancées sociales de la loi des 35 heures. »

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16:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 35 heures, précarité, exclusion, 2007lagauche, RAG 34

18.10.2006

Laurent Fabius fait le bilan du 1er débat : "Il faudrait que les prochains débats soient moins formels et surtout plus vivants"

Laurent Fabius était ce matin l'invité de RMC Info. Retrouvez ici son bilan du premier débat télévisé ainsi que ses réponses aux auditeurs.



Fabius : Royal a parlé de son expérience locale, DSK comme ministre de l’économie

PARIS, 18 oct 2006 (AFP) - Laurent Fabius, l’un des trois candidats à l’investiture PS pour 2007, a observé mercredi que dans leur premier débat, Ségolène Royal s’était exprimé "sur la base de son expérience locale" et Dominique Strauss-Kahn comme "ministre de l’Economie".

Invité sur RMC Info à commenter ce premier débat, Laurent Fabius a noté que "chacun avait développé ses arguments" à sa manière. "Ségolène Royal plutôt sur la base de son expérience locale en Poitou-Charentes, qui revient sans cesse, Dominique Strauss-Kahn parlait comme ministre de l’Economie qu’il a été. Moi-même, j’ai essayé de montrer les engagements de la gauche, d’être précis", a-t-il expliqué.

Il a reproché à ses compétiteurs d’être restés "assez flous sur trois ou quatre points", dont le Smic, l’énergie, le logement.

Il a regretté l’aspect "un peu formel" du débat, qui aurait été "peut-être plus intéressant si on avait pu dialoguer directement et revenir sur des points précis".

Le député de Seine-Maritime a souhaité pour les prochains débats "plus de vie, plus de souplesse".

Refusant de décerner "des brevets de socialisme", Laurent Fabius a indiqué cependant que "pour sortir des difficultés du pays et de l’Europe il faut avoir des options réellement de gauche".

L’ancien Premier ministre s’est défendu d’être "un doctrinaire", se présentant au contraire comme "un pragmatique".


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16:13 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, 2007lagauche, RAG34

14.10.2006

Marie-Noëlle Lienemann : «Le problème ce n'est pas la «valeur travail», mais la «valeur du travail»

medium_marienoelleLienemann.3.pngMarie-Noëlle Lienemann est interviewée sur le pouvoir d'achat par Marianne2007.info

Vous proposez un SMIC à 1 500 euros d'ici 2012, or il atteindra ce montant naturellement par le jeu des revalorisations...

C'est faux. Le projet socialiste prévoit un SMIC à 1 500 euros bruts non pas en 2012 mais le plus tôt possible avant la fin de la législature. Il faut savoir que les mécanismes d'indexation ont été modifiés par la droite.

Ils étaient basés sur les salaires moyens, maintenant ils prennent en compte l'inflation. Pour atteindre les 1 500 euros en 2012, il faudrait une inflation de 3,4% par an, ce qui est peu probable.

La CGT et le PCF demandent le Smic à 1 500 euros tout de suite.

On a bien entendu, mais je le répète ce seuil de 1 500 euros sera atteint en 2012, au plus tard ! Pour montrer notre volonté d'aller le plus vite possible, Laurent Fabius a proposé 100 euros bruts d'augmentation pour 2007.

Les 35 heures, qui accréditait idée qu'on pouvait travailler moins en gagnant autant, n'ont-ils pas dévalué la valeur travail ?

Cela fait depuis 1936 que la droite nous accuse de ne pas aimer la «valeur travail». Cette vieille idée, qu'il faut travailler plus pour gagner plus et donc allonger la durée légale du travail est un alibi pour ne pas valoriser les salaires horaires. Ainsi, la majorité a diminué la rémunération des heures supplémentaires en ramenant les majorations de 10% au lieu de 25%. Nous voulons revenir à une majoration de 25% des heures supplémentaires.

Ségolène Royal affirme qu'il y a d'autres priorités que l'augmentation du Smic. Ne craignez vous pas des effets pervers sur le chômage ou une érosion des salaires?

Au début quand on a lancé l'idée du smic à 1 500 euros nous avons été accusé de démagogie. Les objections étaient nombreuses, notamment cette idée sous-jacente que ce qui était important c'était l'emploi et pas le salaire. Il est nécessaire de revaloriser les salaires pour combattre le phénomène des working-poors. On ne peut pas dire : «pas d'augmentations de salaires car il faut qu'on mette tout le monde au boulot». Cela reviendrait à dire que le salaire est l'ennemi de l'emploi.

Or quand Ségolène Royal dit qu'elle veut baisser les cotisations sur les salaires, elle fait sienne l'idée que le coût du travail est trop élevé en France. En réalité, le tassement des salaires est justement lié à la diminution des cotisations sociales pour les salaires de moins de 1,5 Smic.

16% des salariés sont au Smic. En augmentant le salaire minimum, il y a un risque d'augmenter le nombre de smicards…

En plus du Smic, nous instaurerons une conférence annuelle salariale. La hausse du Smic doit entraîner d'autres hausses de salaires notamment pour les bas et les moyens salaires. Nous voulons asseoir la base des cotisations sociales sur la valeur ajoutée et plus seulement sur la base salariale. Aujourd'hui les suppressions et l'allègement des cotisations ne créent pas d'emploi. Et ce système profite énormément à de très grandes entreprises comme Carrefour, Casino, Géant, dans la grande distribution. Ce que propose Fabius c'est qu'on revienne sur ces allègements de charge et qu'on aide les PME dans l'effort qu'elles feront pour revaloriser les salaires.

Combien sur la fiche de paye si la proposition du PS était appliquée ?

Le projet du Parti socialiste prévoit « de porter le Smic à au moins 1 500 euros bruts le plus tôt possible dans la législature.» Aujourd'hui, un smicard brut à 35 heures percoit 1 254 euros brut, soit 980 euros net. Avec un Smic à 1 500 euros bruts, les smicards à temps plein toucheraient 1 173 euros net soit une augmentation de 19,8%.Quant à l'augmentation proposée par Laurent Fabius, qui ne figure pas dans le projet du PS, elle équivaudrait à une augmentation de 8% du Smic, soit 6% si l'inflation était de 2% en 2007. Cette hausse de 100 euros bruts du Smic, se traduirait par un bonus de 78 euros net sur le bulletin de salaire. Soit un revenu net de 1058 euros pour les smicards promis en 2007, qui serait le plus fort coup de pouce donné au Smic depuis le début des années 90.

Propos recueillis par Octave Bonnaud

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10:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Pouvoir d'achat, SMIC 1500 €, Marie-noëlle LIENEMANN, 2007lagauche, RAG 34

12.10.2006

Laurent Fabius : “Candidat du projet socialiste pour faire gagner la gauche”

Voici le texte intégral de la profession de foi de Laurent Fabius publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre.

Chère camarade, cher camarade,

En 2007, la France va choisir son chemin.

Soit c’est la droite qui l’emporte et notre pays glissera sur le toboggan libéral. Les droits, les solidarités, beaucoup de libertés seront remis en cause. La précarité s’aggravera. Les privilèges aussi. A l’échelle européenne, l’élection d’un président et d’une majorité de droite serait perçue comme l’alignement de la France sur le modèle économique dominant. Une victoire de Sarkozy marquerait le succès de l’ultra-libéralisme, du communautarisme et du bushisme. L’Etat serait placé entre les mains d’un homme agité et dangereux.

Soit c’est la gauche, et le vrai changement sera possible : nous le souhaitons et nous y travaillons de toutes nos forces. Dans le prolongement des conquêtes obtenues de haute lutte, face à la droite et aux intérêts de l’argent, par les gouvernements de L. Blum, F. Mitterrand et L. Jospin, le Parti Socialiste et la gauche pourront alors contribuer à bâtir une France forte et solidaire. Une France forte parce que solidaire.

Le défi est donc considérable. Il ne sera pas facile à relever. Mais il est à notre portée. Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. L’élection présidentielle de 2007 ne ressemblera pas aux précédentes, le contexte est inédit : une droite plus dure, une extrême droite plus menaçante que jamais, l’Europe à relancer et à réorienter, la mondialisation à maîtriser, la planète à sauver du réchauffement climatique et de l’embrasement nucléaire.

Face à ces dangers et à ces chantiers, l’espérance ne peut venir que des socialistes et de la gauche rassemblée. Les 16 et 23 novembre prochains, en métropole et Outre-Mer, chaque militante, chaque militant, camarade de longue date ou qui nous a rejoints récemment, aura à faire un choix.

Le sens de ma candidature est clair.

1. Je veux être le candidat du projet socialiste. Après avoir contribué à inspirer ce projet, j’ai pris 7 engagements pour 2007 qui le respectent et l’enrichissent : l’augmentation du Smic de 100 € dès le retour de la gauche au pouvoir ; la fin des exonérations inefficaces de cotisations sociales dans les grandes entreprises afin de stimuler les emplois jeunes, l’investissement des PME et la recherche scientifique ; l’intervention de l’Etat pour obliger réellement les maires à construire au moins 20 % de logements sociaux ; une loi-programme fixant nos objectifs précis pour la protection de l’environnement et la nomination d’un vice-premier ministre chargé du développement durable ; la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale face à la dépendance des personnes âgées et des handicapés ; un référendum dès septembre 2007 pour l’établissement d’une République parlementaire nouvelle, avec une démocratie sociale et territoriale étendue ; le refus de tout nouvel élargissement de l’Europe avant l’approbation d’un traité social et l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution respectant le vote des Français. Si je suis investi puis élu, je mettrai au cœur de notre action, comme le propose notre projet, l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens, la lutte contre les inégalités et la construction du futur de notre pays. Mon projet sera celui du Parti socialiste, avant, pendant et après la campagne présidentielle.

2. Je veux être le candidat du rassemblement de la gauche et des Verts. J’ai travaillé aux côtés de F. Mitterrand et de L. Jospin. Nous savons tous que la gauche ne peut l’emporter que si elle est rassemblée. Ce rassemblement doit s’opérer autour du PS. Il n’est possible que si le PS défend des valeurs, des propositions et des alliances clairement de gauche. C’est mon engagement. Mes combats sont ceux de la gauche rassemblée : le pouvoir d’achat, l’éducation et la recherche, les services publics, la laïcité, la social-écologie, l’Europe sociale. Mon ambition est que sur la base d’un contrat nous gouvernions avec les forces de gauche qui le souhaitent.

3. Je veux tirer les leçons de notre expérience collective pour mieux servir la gauche, la France et l’Europe. On ne s’improvise pas chef de l’Etat. Je connais bien la France rurale et urbaine. J’ai été ministre à plusieurs reprises, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale. Je sais ce que sont les épreuves du pouvoir. J’ai travaillé en équipe au service de la Nation et négocié au nom de la France dans les sommets européens et les enceintes internationales. Je suis l’élu de Grand-Quevilly et de la Seine-Maritime depuis plus de 25 ans, territoire ouvrier et populaire où les mots logement, chômage, délocalisations, besoin de services publics pour la santé et les transports ont tout leur sens. Ma candidature vise à donner un débouché politique aux attentes de nos concitoyens et une espérance à notre jeunesse.

Etre le candidat de notre projet socialiste, rassembler la gauche, tirer pleinement les leçons de l’expérience : ce sont pour moi 3 clefs de la victoire et de l’alternance, du succès aux élections puis aux responsabilités.

A l’inverse, nous devons éviter de commettre certaines erreurs.

La première consisterait à rechercher la victoire en oubliant notre identité et notre fierté socialistes. Notre identité, c’est le débat et la délibération collective. Notre identité, c’est notre projet. Evitons de le contredire ou de l’affadir ! Et débattons vraiment. Nous sommes socialistes. Nous l’emporterons si nous plaçons au cœur de la campagne nos thématiques, qui s’appellent le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, la santé ; la lutte contre la précarité, l’école, l’innovation, la culture ; la laïcité, la solidarité, le développement durable, la démocratie, l’Europe sociale. Plusieurs de ces priorités ont un coût : mais quel serait le coût pour la société et pour nous-mêmes si nous renoncions ? Nous traiterons également avec grand soin la sécurité ou l’immigration : faisons-le à partir de nos propositions et de nos convictions républicaines et humanistes. Ne courons pas après Sarkozy, qui lui-même court après Le Pen. Ne faisons pas le jeu des extrêmes en tenant un discours ambigu sur des sujets aussi décisifs que la carte scolaire, le regroupement familial ou la prévention de la délinquance. Si nos électeurs ne voient pas distinctement la différence entre gauche et droite, ils risquent de ne pas être au rendez-vous de 2007.

Une autre erreur à éviter serait de nous éloigner de nos partenaires de la gauche et des Verts pour lorgner vers le centre. Dans un monde où le profit à court terme domine, la volonté de peser sur le cours des choses est une exigence commune à toute la gauche et notre principale ligne de partage avec la droite. La tentation de tourner nos regards vers le centre plutôt que de considérer nos partenaires de la gauche et des Verts a été écartée par notre projet à la quasi unanimité : elle ne doit pas revenir sous une autre forme, de type blairiste.

La troisième erreur consisterait à nous fier aux sondages et non à l’expression profonde des citoyens depuis 2002. Les sondages ne font pas les suffrages. Aucun institut de sondage ne fera campagne à la place des militantes et des militants. Le renouveau souhaitable porte non pas sur les apparences, mais sur le fond. Nous avons à faire un choix de nature politique, en distinguant l’écume des vagues et la profondeur de l’océan. La profondeur de l’océan, ce sont les attentes que nos concitoyens ont exprimées avec force depuis quatre ans, soit dans les urnes, soit dans les mobilisations sociales. Depuis 2002 en particulier, mes combats sont en résonance avec ces aspirations profondes de notre peuple. Ils ont été ceux de la gauche mobilisée et victorieuse. Dans la bataille face à la droite, je ne flatterai pas l’opinion, je m’appuierai sur le Parti socialiste et sur ce mouvement de fond, pour l’emporter et préparer l’alternative.

Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. Je veux être digne de votre confiance et de votre volonté de gagner.

Le débat qui est devant nous n’est pas une « épreuve », mais une chance pour notre Parti. Réfléchir pour bien choisir, c’est cela, la démocratie. Les deux autres candidats qui se présentent aux suffrages des militants ont de grandes qualités, je partage avec eux beaucoup de convictions, nous avons aussi entre nous des différences et même sans doute des divergences. Alors, abordons-les avec franchise et fraternité pour nous rassembler ensuite. Si je suis désigné et élu, je souhaite m’entourer notamment de mes compétiteurs afin de constituer l’équipe de France pour le changement.

Chaque militante, chaque militant a dans ses mains une grande responsabilité. Au-delà des sensibilités et des débats passés, il s’agit de choisir, à travers une candidature, à la fois une ligne politique et une conception exigeante de la politique, une capacité à servir l’Etat. Il s’agit de désigner le candidat socialiste à l’élection présidentielle, donc potentiellement, le prochain président de la République. Je m’engage avec chacune et chacun de vous et je vous adresse mes très chaleureuses amitiés socialistes.

Laurent Fabius

Propositions, réflexions, discussions sur www.laurent-fabius.net

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10:30 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

11.10.2006

Vidéo : Laurent Fabius, "Je suis candidat pour relancer et redresser la France"

Laurent Fabius est l'invité de l'émission "Etats généraux" sur France 5, présenté par Paul Amar. Il débat avec les jeunes invités sur le plateau.



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11:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Toute l'ACTU : Articles et études puisés "ailleurs sur le net"

Voici une série d’articles ressources (études, analyses, documents) puisés « ailleurs sur le net », utiles pour nourrir la réflexion militante ou sympathisante.
Cette semaine, : “régions françaises : entre diversités et similitudes″, “Les établissements accueillant des enfants et des adolescents en difficulté sociale”, “L’évolution des comportements alimentaires”, “L’activité des services d’urgences en 2004″, “Comment expliquer les disparités salariales?”, “Pourquoi les français trouvent la vie chère?”...
Accéder aux articles



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10:48 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : L'hebdo des socialistes, 2007lagauche, RAG 34