07.04.2008
PEKIN 2008 : Londres s'allume, Paris s'enfume, San Francisco s'embrume
Three people protesting China's human rights record and the impending arrival of the Olympic torch climbed up the Golden Gate Bridge in San Francisco, Monday, April 7,
Insert : "San Francisco s'embrume... C'est une maison bleue adossée à la colline, on y vient à pied, on y frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé..." La maison bleue, Maxime Le Forestier.
Le chemin de croix de la flamme olympique à Paris
Par JeanLuc Courthial
PARIS - Le relais de la flamme olympique à Paris a tourné au fiasco. C'est avec d'immenses difficultés que la torche, éteinte et mise à l'abri dans un autocar à plusieurs reprises lundi par les organisateurs, a finalement atteint le Stade Charléty, en bordure sud de la capitale, à l'issue d'un parcours émaillé de très nombreux incidents, et dont les dernières étapes ont tout simplement été annulées.
Selon un premier bilan livré par une source policière, 28 personnes ont été interpellées au long du parcours, où on a pu observer des heurts parfois très francs entre forces de l'ordre et manifestants, qui ont répondu nombreux aux appels des associations à protester contre la situation au Tibet et les atteintes aux droits de l'Homme en Chine.
Dans la soirée, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué un bilan de 18 interpellations, "essentiellement pour outrage et rebellions".
En raison des perturbations causées par les manifestants, la torche a dû être éteinte en tout au moins cinq fois, mise à l'abri dans un autocar qui transportait également la lampe olympique. Finalement, les organisateurs ont décidé de couper court au relais. Le dernier quart du parcours a été effectué en bus, et seulement les derniers mètres à pied, avant qu'Amélie Cazé, championne du monde de pentathlon et ultime relayeuse, puisse allumer la vasque vers 17h30 à Charléty.
"Je suis dégoûté...", a simplement commenté le président de la commission des athlètes du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). "Je ne pense pas qu'on puisse faire avancer les choses sans communication, sans exposition, sans main tendue, sans comprendre l'autre", a déclaré pour sa part dans la matinée Jean-Claude Killy, multiple champion olympique de ski et membre français du CIO.
Mais des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de la capitale lundi, dont plusieurs centaines étaient déjà présentes sur le parvis des droits de l'Homme au Trocadéro avant le début du relais, avec le champion du monde du 400m haies Stéphane Diagana parti du premier étage de la Tour Eiffel, juste en face, un peu avant 12h30.
Le premier incident est intervenu avant même que le coureur n'ait pu quitter l'édifice: l'élu Vert de Paris Sylvain Garel a tenté de bloquer sa progression en criant "liberté pour les Chinois". Il a été maintenu à l'écart par les forces de l'ordre.
Alors que la torche était éteinte pour la première fois et mise à l'abri dans l'autocar pas plus d'un kilomètre plus loin en raison de l'intervention de manifestants pro-tibétains, Reporters sans Frontières (RSF) trompait la vigilance des forces de sécurité pour la première fois en escaladant le pilier nord de la Tour Eiffel et en accrochant au premier étage une bannière arborant leur désormais célèbre logo aux anneaux olympiques en forme de menottes. Ils récidivaient dans l'après-midi avec une banderole semblable sur la façade de la cathédrale Notre-Dame.
Quelque 3.000 policiers étaient mobilisés pour escorter la flamme sur son parcours de 28 kilomètres qui devait être effectué par 80 athlètes relayeurs. Les porteurs de flamme devaient être protégés par plusieurs centaines de policiers, certains à bord de véhicules anti-émeutes et d'autres à moto ou à pied. Trois bateaux patrouillaient sur la Seine, tandis qu'un hélicoptère survolait Paris.
Cet important dispositif policier n'a pas empêché les manifestants, munis pour nombre d'entre eux de drapeaux tibétains ou de drapeaux du logo de RSF, de tenter de passer outre les cordons de sécurité et de bloquer le passage des relayeurs, traités parfois même d'"égoïstes" par les activistes, selon des journalistes de l'Associated Press présents sur le terrain. Ils ont fait l'objet d'interventions policières parfois musclées. Les policiers ont également usé de gaz lacrymogène au moins une fois, contre environ 300 manifestants qui s'étaient assis sur le parcours.
Au passage de la procession, des banderoles ont été déployées sur de nombreux immeubles. La mairie de Bertrand Delanoë avait orné sa façade d'un "Paris défend les droits de l'Homme partout dans le monde", alors que l'Assemblée nationale, où 35 députés ont même manifesté en chantant, entre autres, "La Marseillaise", a été plus loin en affichant une bannière frappée des mots "Respect des droits de l'Homme en Chine", alors que la séance avait été suspendue pendant une demi-heure.
Mais les députés n'ont pu apercevoir la flamme, déjà réfugiée, pour la cinquième fois, dans l'autocar sous lourde escorte. "On a l'impression que c'était un défilé militaire", a remarqué le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.
Après les derniers discours devant le siège du CNOSF, protégé des manifestants par les forces de l'ordre, la flamme devait s'envoler en soirée vers San Francisco, prochaine étape du relais mondial qui, décidément, à en juger des réactions à Paris et à Londres, a du mal à faire l'unanimité. AP
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RAG 34. Lovely34
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COMMUNIQUE : Profanation du cimetière de Notre Dame de Lorette.
COMMUNIQUE DE MARIE-NOËLLE LIENEMANN, Députée Européenne, Ancien Ministre, Vice-Présidente de la Région Nord Pas de Calais, première adjointe d’Hénin-Beaumont (62) sur la profanation du cimetière de Notre Dame de Lorette.
Marie-Noëlle LIENEMANN s’indigne de la nouvelle profanation des tombes musulmanes à Notre Dame de Lorette et assure tous les musulmans de France et de la région Nord Pas de Calais de sa sympathie comme de sa solidarité devant ces actes innommables. Elle souhaite que la justice fasse diligence et soit sans complaisance afin que de tels actes ne puissent se reproduire, ici à Notre dame de lorette et ailleurs. Marie-Noëlle Lienemann juge in admissible que de telles profanations aient pu se répéter. Elle demande aux pouvoirs publics de prendre des mesures renforcées pour les rendre impossibles à l’avenir. Marie-Noëlle Lienemann juge particulièrement alarmant que les soldats d’origine musulmane qui sont morts pour la France ne soient pas reconnus et honorés comme il se doit par tous nos concitoyens qui leur doivent leur liberté et ne devraient pas l’oublier ! La cérémonie organisée en hommage aux poilus, à l’occasion du dernier d’entre eux ne doit pas clôturer cette page historique mais assurer le souvenir de l’engagement si terrible d’hommes de toutes confessions, d’origines différentes pour l’indépendance de la France, la liberté l’égalité et la fraternité. Nous leur devons le respect et la détermination de faire vivre cet idéal républicain aujourd’hui. Honte à ceux qui le bafouent. M N lienemann juge urgente une relance de la mobilisation contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et de mépris des autres.
RAG 34. Les lolo's 34
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06.04.2008
«Les inégalités salariales explosent, et on devrait rester silencieux?»
A la veille de l'euromanifestation des précaires et des salariés en Slovénie, John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, dénonce la flexibilité à tout crin et demande une hausse générale des salaires.
Propos recueillis par Christian Losson
LIBERATION.FR : vendredi 4 avril 2008
Des salariés et des précaires de toute l'Europe manifesteront demain à Ljubljana, en Slovénie, à l'appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui regroupe toutes les grandes centrales européennes. Près de 40.000 personnes sont attendues pour dénoncer "la modération salariale comme seule variable d'ajustement". Rencontre avec John Monks, secrétaire général de la CES.
L’euromanifestation sonne-t-elle pour vous comme un appel au réveil syndical?
C’est déjà un appel aux ministres des Finances qui se réunissent la veille en Slovénie, un appel à faire entendre clairement et fortement notre voix sur des enjeux majeurs. A commencer par l’effondrement du pouvoir d’achat des travailleurs qui coincide avec l’explosion des profits des actionnaires et des grands patrons. Les inégalités salariales explosent, et l’on devrait rester silencieux? Il est intolérable, scandaleux, de voir que la part des salaires a fondu de plus de 3% dans les revenus nationaux en douze ans. Ils sont passés de 60% en 1995 à 57% en 2007.
Est-il plus difficile de faire entendre ce genre de revendications à l’heure où retentissent les sirènes de la rigueur?
Non, parce que cette tendance n’est pas liée aux conséquences de la crise des subprimes. Elle est lourde et continuelle depuis le début du millénaire; dans tous les pays européens, on assiste à un moins disant social: la montée des contrats précaires, des emplois à temps partiels, la révision du code du travail, le recul de l’âge de la retraite. Les trois quarts des nouveaux emplois en France sont sur des bases de contrats à durée déterminée. Et 6 millions d’Allemands sont payés à des salaires aux deux tiers plus bas que les salaires moyens. Les mauvais emplois succèdent aux bons jobs, cette tendance est endémique. La réalité, c’est que les employeurs ont fait passer le poids des risques sur leurs salariés, tout en s’enrichissant comme jamais. Celui qui paie, ce n’est plus l’actionnaire ou le boss, c’est le travailleur. Et ça, c’est nouveau.
La Banque centrale européenne estime que d’appeler à la hausse des salaires revient à mettre de l’huile sur le feu en ces temps inflationnistes...
Notre euromanifestation est la réponse à ce genre de discours monétariste, qui ne fait que promouvoir la modération salariale pendant que les hauts cadres de cette institution, à commencer par Jean-Claude Trichet, son président, jouissent de salaires stratosphériques. Pour la majorité des travailleurs européens, le quotidien, c’est la flambée des prix de l’énergie, le boom des prix des produits de première nécessité. Et bientôt, la hausse des services financiers que les banques, pressées de se refaire une santé après les dommages qu’elles se sont elles-mêmes infligées, ne vont pas manquer de répercuter sur leurs clients... Augmenter les salaires, c’est permettre une relance de la croissance par la consommation.
Pourquoi les réformes dites structurelles du marché du travail, les appels à la flexicurité ou la flexibilité se traduisent-elles par un nivellement par le bas des conditions de travail?
Tout dépend. La flexicurité danoise a permis de transformer cette économie en donnant de la sécurité à ceux qui perdaient leur emploi; c’est un bon modèle, il donne une sorte de police d’assurance aux travailleurs tout en conservant leur salaire. La flexibilité, en revanche, est souvent l’occasion de pousser les travailleurs dehors, ou de pousser les demandeurs d’emplois à trouver d’autres emplois moins qualifiés et/ou moins rémunérés.
Que pensez-vous des ouvriers de Renault en Roumanie qui se mettent en grève et auxquels le groupe répond en brandissant la menace de délocalisation hors d’Europe?
Le capital est mobile, et aucun mur de Berlin, aucune muraille de Chine ne peut l’arrêter. On a déroulé le tapis rouge pour des constructeurs de voitures japonais pour qu’ils s’installent en Europe. Les pays du Sud font la même chose avec les constructeurs européens. Les firmes n’ont plus la même allégeance que par le passé. En même temps, l’internationalisation du business, si elle entraîne des délocalisations, a aussi permis de créer des emplois, dont la France a plus bénéficié que d’autres. La mondialisation, ce n’est pas les Misérables, pas à sens unique, cela peut-être une chance. S’il y a partage équitable de la richesse et redistribution...
Le 5 octobre 2006, vous nous confiiez: "Nous sommes revenus au XIXe siècle, avant l'Etat providence". Partagez-vous toujours ce sentiment?
Je suis plus optimiste, paradoxalement. L’Etat providence résiste en Europe parce qu’il est populaire. De plus en plus de politiques en reconnaissent les vertus dans les politiques publiques de l’Etat. Peut-être parce qu’on est allé trop loin dans la démolition de ces vertus.
Priorité à Gauche
RAG 34. Les lolo's 34
23:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
JO PEKIN 2008 : "Sarko l'embrouille" (2 podcasts).
Pour un monde meilleur ?
Alors que Ramada Yade et Bernard Kouchner jouent "à la baballe" avec les mots de la déclaration officielle du Président Bling bling, qui n'excluait rien concernant sa participation ou non à la cérémonie d'ouverture, force est de constater comme le souligne, Robert Meynard, président de reporters sans frontières, que le passage lundi, de la flamme olympique à Paris, sera policièrement très fortement encadré.. Pas moins de cinq rangs de policiers sépareront le peuple, de l'accès et de la vue, du passage de la flamme olympique... C'est ça Paris ! C'est la France de Sarkozy !
Ecouter nos podcasts:
1. Conditions or not conditions ?
2. Une flamme sous haute surveillance
"Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu"
RAG 34. Lolo34
23:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
La croissance n'empêche pas la précarité ni le creusement des inégalités
Pierre Larrouturou, économiste, porte parole de l'Union pour l'Europe sociale, a répondu aux questions des internautes de Libération sur les mécanismes et les dangers du libéralisme économique.
LIBERATION.FR : vendredi 7 décembre 2007
Foreverchanges: on voit très bien à la lecture de votre dernier ouvrage (1) que l'explosion de l'endettement privé est la réponse temporaire à une crise des débouchés due à la baisse des salaires réels. Pensez-vous que Sarkozy poursuivra en conscience une telle stratégie de facilitation du crédit à la consommation sous toutes ses formes?
Pierre Larrouturou: je montre en effet comment dans tous les pays occidentaux, le chômage et la précarité explosent, ce qui "plombe" la négociation sur les salaires: "si tu n'es pas content, va voir ailleurs"… De ce fait, ce qui va aux salaires dans le PIB recule un peu chaque année. Même le FMI est obligé de l'admettre: la part des salaires dans le PIB a baissé de 10 ou 11% dans la plupart des pays occidentaux. Les bénéfices explosent au profit des 1 ou 2% les plus riches. Une étude de BNP/Paribas montre que, aux USA, seuls les 5% les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter depuis 6 ans. Les autres 95% stagnent ou reculent. Mais, les 5% les plus riches ne peuvent pas faire 15 repas par jour, un tel niveau d'inégalité, aurait du plomber la croissance. C'est uniquement en poussant les "classes moyennes" et les "pauvres" à s'endetter qu'on peut assurer un haut niveau de consommation. La dette totale (hors secteur) financier dépasse les 230% du PIB aux USA. Sarkozy veut faire la même chose en France. Il l'a dit clairement pendant la campagne (je le cite dans mon livre) mais les Français seront sans doute moins ouverts à cette fuite en avant que les Américains.
Paul: votre interview dans Libé a-t-elle provoqué des remous au sein du PS?
Depuis samedi, j'ai eu au contraire beaucoup d'encouragements venant de toutes les tendances du PS. Aucun commentaire à Solférino mais de plus en plus de militants ou d'élus me disent qu'ils partagent notre analyse sur la gravité de la crise, sur l'injustice de la politique de Sarkozy et sur l'urgence qu'il y a à remettre la gauche au travail. Le prochain "Grand forum de la rénovation" organisée par la direction du PS, consacré aux questions économiques, ne durera que 3 heures, et il ne tranchera rien. Ce n'est pas sérieux. Tous ceux qui veulent que le PS se mette vraiment au travail peuvent signer notre pétition. Que vous soyez au PS ou que vous n'y soyez pas, prenez une minute pour lire notre Appel, et signez-le si vous êtes d'accord.
Alf: la réforme Pécresse sur l'université permet de développer le financement de la Recherche par fond privé. On sait que ce seront les projets à court terme, aux applications immédiates, qui seront favorisés au détriment des projets à long terme. N'y a-t-il pas ici un problème quand on sait que la Recherche est l'un des moteurs de la croissance économique?
Le problème n'est pas seulement économique. Je montre dans mon livre qu'il faut relativiser le discours sur le lien entre Recherche et croissance. Le Japon est le pays qui consacre le plus à la Recherche, mais il est depuis 15 ans à la limite de la récession. Il y a plein de raisons non "économiques" d'investir dans la Recherche et, effectivement, ce gouvernement semble vouloir privilégier le court terme ou le rentable à coup sûr. Depuis quelques annnées, avec Alain Trautmann et quelques autres amis, nous plaidons pour la création d'un impôt européen sur les bénéfices qui permettraient de dégager des marges de manoeuvre financières importantes, pour financer la Recherche, (entre autres). Aujourd'hui, le taux d'impôt sur les bénéfices est de 40% aux USA contre 25% seulement en Europe (à cause du dumping qu'on observe depuis que l'Irlande est entrée dans l'Union). 15 points de différence entre le taux des USA et le taux européen… Aucun pays tout seul ne peut augmenter de 15 % son impôts sur les bénéfices mais rien ne nous empêche de créer un impôt européen pour taxer les bénéfices ou la spéculation monétaire.
Frank: notre façon de penser le monde et l'économie repose sur la croyance d'un "toujours plus". Or, on commence à percevoir l'impasse où nous mène ce raisonnement. Comment voyez-vous le processus qui nous permettra de passer de cette prise de conscience à l'action?
Cela fait 14 ans que j'essaye de montrer les limites de la croissance. Limites économiques (même aux USA, la croissance par tête a ralentie et on voit que la croissance n'empêche pas la précarité et le creusement des inégalités), limites anthropologiques (chacun de nous n'a qu'une vie et l'accumulation de biens matériels ne suffit pas au bonheur) et limites écologiques (faudra-t-il avoir complètement déréglé le climat pour que nos dirigeants mesurent la nécessité d'inventer un nouveau modèle? J'ai souvent l'impresssion que les citoyens sont plus en avance que les politiques dans la réflexion sur l'insuffisance de la croissance. Un des objectifs de l'Appel que nous venons de lancer pour que la gauche se mette vraiment au travail est justement de poser toutes ces questions sur la table et de prendre plusieurs mois, avec tous ceux qui voudront débattre, pour construire un nouveau modèle économique, écologique et social.
On a encore vu cette semaine les paradoxes de certains dirigeants du PS: on dit qu'il faut baissser la taxe sur l'essence mais dans 3 mois, on critiquera le gouvernement s'il n'y a pas une vraie Taxe carbone dans les conclusions du Grenelle de l'environnement. Ce n'est pas sérieux! Cela fait 20 ans que le PS n'a pas pris le temps de réfléchir en faisant le lien entre toutes les questions (salaires, chômage, retraites, énergie, Europe…) Il est vital pour l'avenir de notre société que la gauche se mette au boulot. Dans quelques mois, un grand nombre de Français vont comprendre que Sarkozy ne règle aucun problème et que sa politique va aggraver les inégalités (inégalités de revenus, inégalités dans l'accès aux soins…). Il est vital que la gauche dessine une vraie alternative.
Comaloga: on nous dit partout que l'on ne peut rien changer dans la marche du monde actuel et que le capitalisme néolibéral l'a emporté sur toutes les autres considérations. Par quoi la gauche devrait-elle commencer pour retrouve sa force?
Le néolibéralisme ne l'a emporté que parce que, dans bien des pays, les forces de gauche ne se sont pas données les moyens de construire une alternative. Sur le fond, le néolibéralisme nous amène dans le mur. La question des subprimes a permis de montrer la fragilité de la croisssance américaine (sans l'immigration et sans l'augmentation de la dette, les USA auraient une croissance plus faible que l'Europe).
La crise écologique est manifeste… Le besoin de nouvelles régulations est de plus en plus évident. Je ne crois pas du tout que le néolibéralisme ait gagné la partie de façon définitive. Dans mon livre, je fais 20 propositions pour sortir de la crise, aussi bien des outils pour changer nos échanges avec la Chine, qu'un Traité social européen qui empêcherait le dumping entre Etats membres. Je fais des propositions concrètes pour financer la Recherche, pour tripler le Plan Borloo en matière de logement, des propositions pour investir dans l'intellec dès les premières années de la vie. Des propositions pour sortir du chômage… Et je ne suis pas le seul, évidemment, à faire des porpositions.
C'est pour cela que je suis en colère contre l'équipe qui dirige le PS. On a laissé le pouvoir à Sarkozy parce qu'on avait un projet assez médiocre alors que jamais les élus locaux, les militants, les associations ou les universitaires n'ont apporté autant de matière pour construire une alternative au libéralisme. C'est comme les morceaux d'un puzzle qu'il faut rassembler, hiérarchiser. En quelques mois, si la gauche se met au travail, nous pourrions avoir un projet absolument génial.
Anaïs: nous savons que l'Union Européenne s'est construite essentiellement en se concentrant sur des aspects économiques, prônant bien souvent une libéralisation; selon vous comment l'Europe, notamment dans un souci de démocratisation, devrait-elle orienter ses politiques, et en particulier sa politique économique?
Anaïs, pendant longtemps l'Europe a été un espace de coopération et de régulation, et non de dérégulation. L'Union Charbon-Acier, crée par Schuman, était clairement une idée de régulation. Les quotas laitiers créés en 1984 étaient une forte régulation. Au début des années 1990, Jacques Delors demandait que l'on crée un impôt européen pour donner plus de ressources à l'Europe et que l'Europe puisse avoir des politiques keynésiennes. Ce n'est que depuis 10 ou 15 ans qu'un virage très libéral a été pris.
Il y a 4 ans, Bolkesteein proposait de supprimer l'impôt sur les bénéfices dans tous les Etats membres. C'était une idée délirante et personne à Bruxelles n'a demandé à Bolkestein de démissionner. C'est dire si les idées libérales ont avancé depuis 15 ans. En même temps, la gravité de la crise sociale commence à faire bouger les choses. Depuis 1999, avec quelques amis, nous militons pour la négociation d'un vrai traité social, avec des critères de convergence social, la reconnaissance des services publics… En 1999, on nous prenait pour des charlots. En 2003, nous avons eu le soutien de Jacques Delors, José Bové, Rocard, di Rupo, Gutteres, et Romano Prodi nous a reçu officiellement a Bruxelles. Cette année, pour les 50 ans du traité de Rome, aussi bien Romano Pordi que Angela Merkel ont dit qu'il fallait négocier un traité social. Hélas Sarkozy a voulu boucler (bacler) la négociation en quelques jours, mais la question reste sur la table. C'est un des 3 points qui sont dans notre pétition. Nous demandons que dès février 2008, le PS invite les socialistes et les "forces de progrès" des 27 états membres pour relancer l'idée d'un Traité social européen (et d'un impot européen sur les bénéfices).
Valère: vous dites que la mondialisation n'est pas responsable de la crise sociale et économique que traverse l'Europe. En même temps vous dites que la Chine devra payer des montants compensatoires à l'Europe. N'y-a-t-il pas une contradiction?
Pour le moment, la mondialisation n'est pas coupable: je montre dans mon livre que la balance commerciale de la France est excédentaire hors Europe (malgré le prix du pétrole et le dumping chinois) et la production industrielle réalisée sur le territoire national continue d'augmenter un peu chaque année. Donc nos 3 millions de chômeurs et nos millions de précaires ne s'expliquent pas par une hémorragie d'activité vers la Chine. Ceci étant, vu l'évolution des coûts salariaux en Chine (Cf. Libération de samedi dernier, ou Cf. courbe dans mon livre), si l'Europe ne fait rien, la situation va vite se dégrader. Voilà pourquoi je propose que l'Europe négocie avec la Chine un système de Montants compensatoires qui incite, aide et "oblige" la Chine à respecter d'ici 5 ans les règles du jeu sociales et environnementales qu'elle avait (officiellement) acceptées avant d'adhérer à l'OMC.
Marianne: vous maintenez que 4 jours de travail par semaine, seraient suffisants pour faire fonctionner l'économie, pourtant on voit où nous a mené les 35 heures?
On vit depuis 30 ans une vraie révolution. Grâce aux robots, aux ordinateurs, la productivité a été multipliée par 7. C'est colossal. Du coup, on produit plus avec moins de travail. Quoi qu'en dise Sarkozy, la question n'est pas "Pour ou contre la RTT"? mais plutôt Quelle RTT? Aux USA, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail (sans compter les chômeurs) est tombée à 33,7 heures (voir courbe au début de mon livre). Aux Pays bas, le pays d'Europe où il y a le moins de chômage, le temps partiel est tellement développé que la durée moyenne est tombée en dessous de 30 heures. Au Japon, 32% des salariés sont à temps partiel. La question n'est pas "Pour ou contre la RTT" mais quelle RTT? RTT précarité, RTT imposée par le marché, avec des millions de précaires et, pour ceux qui ont un vrai boulot, un stress de plus en plus intenable? ou RTT bien négociée, un vrai emploi et un vrai salaire pour le plus grand nombre et une qualité de vie nouvelle.
400 entreprises sont déjà passées à 4 jours. A partir de ces 400 pionniers, on estime qu'un mouvement général vers les 4 jours (avec le financement que nous proposons) pourrait créer 1,6 millions d'emplois. Si on créait 1,6 millions d'emplois, si on divisait par 2 le chômage, la négociation sur les salaires serait sans doute plus équilibrée et la part des salaires dans le PIB remonterait un peu. Si l'UMP et le Medef sont tellement hostiles à la semaine de 4 jours, n'est-ce pas parce que c'est le moyen le plus puissant de rééquilibrer le partage salaires/bénéfices?
Paul: pourquoi le PS ne partage-t-il pas votre opinion: à savoir qu'il faut instaurer un rapport de force entre le travail et le capital?
Comment pouvez-vous dire que le PS ne partage pas cet avis? Sur cette question comme sur beaucoup d'autres, le PS n'a rien tranché depuis 20 ans. Mais je suis persuadé qu'un très grand nombre de militants et d'élus sont OK avec mon analyse. Je raconte dans mon livre comment Eric Besson, qui présidait la Commission économie, a tout fait pour qu'elle ne travaille pas. L'enjeu maintenant est de sortir de cette panne et d'entamer un vrai travail de reconstruction intellectuelle et politique. Si vous regarder la liste des premiers signataires de notre Appel, vous verrez qu'il y a des élus de tous les courants. J'ai bon espoir que nous parvenions à remettre le PS au travail. Sur les questions sociales, sur l'environnement, sur l'Europe… Sarkozy espère que 2008 sera une année noire pour la gauche. Il espère que la gauche va se diviser sur le minitraité européen en février, puis qu'on va se diviser en mai, pour l'anniversaire de mai 68, puis que le Congrès du PS sera un nouveau Congrès de Rennes… Nous, au contraire, nous voulons que 2008 soit une année de renaissance. Que toute la gauche travaille pendant quelques mois pour adopter un nouveau projet, à la hauteur des attentes. Et ensuite, il nous faudra faire des milliers de débats aux 4 coins du pays pour convaincre nos concitoyens qu'une nouvelle gauche est née, avec un nouveau projet.
Les idées de droite passsent bien à la télé: en 30 secondes, le "chacun doit travailler plus et les immigrés doivent repartir chez eux" ça passe très bien. La droite joue sur les peurs et ne fait jamais apppel ni à l'intelligence ni à la conscience des citoyens. Son message parle au cerveau reptilien. En 30 secondes, ça passe à la télé. Les idées de gauche sont plus complexes. il faut du temps pour les expliquer. Voilà pourquoi il ne faut pas que la gauche attende 2011 pour adopter son projet. Mettons nous au travail début 2008. On aura un nouveau projet en juin 2008 et ensuite on commence une grande campagne d'explication. Et en plus je dois conclure. S'il vous plait, ne restez pas spectateurs. Aidez nous à reveiller la direction du PS; Aidez nous à remettre la gauche au travail.
(1) Le livre noir du libéralisme, Pierre Larrouturou, aux Editions du Rocher, 18 euros.
RAG 34. Les lolo's 34
23:49 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Otan en emporte... : «Si la France devient le caniche des USA, elle disparaîtra»
Sarkozy, déjà un logiciel de retard ?
Pour Emmanuel Todd, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d'une idéologie extrême-droitière à l'échelle mondiale.
Au Sommet de l'Otan, mercredi 2 avril, George Bush s'est dit «très heureux» du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l'Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d'Hubert Vérine à Ségolène Royal, s'opposent unanimement à une politique d'alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l'enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le «tournant atlantiste» de la politique française. Pour l'historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L'auteur de Après l'empire juge que cette partie est perdue d'avance et qu'elle participe d'une idéologie extrême-droitière naissante.
Marianne2.fr : Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ?
Emmanuel Todd : Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu'il ne sache pas ou est l'Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l'entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.
Pour vous, cette guerre est sans espoir ?
L'organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l'état normal de ces sociétés, ce n'est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d'armes régulières venant de l'extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d'hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.
Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu'il y ait des enjeux à ce conflit…
E.Todd : Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l'Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l'Amérique. Je n'appellerai pas ça du néo-atlantisme. L'atlantisme était le lien de l'Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n'était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd'hui, l'Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c'est de l'occidentalisme. C'est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l'islamisme.
Mais la France n'a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique «réaliste», à s'associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ?
La France n'a pas les moyens de s'engager en Afghanistan, c'est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l'Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l'époque de Villepin : après son discours à l'ONU contre l'engagement de la France en Irak, nous rayonnions! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l'Angleterre sous Tony Blair : si l'on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s'aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l'avait compris : la France n'existe à l'échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l'Onu et sa possession de l'arme nucléaire, que lorsqu'elle représente un acteur autonome. Le monde n'a rien à faire de la France de Sarkozy.
La lutte contre le terrorisme légitime aussi l'engagement du gouvernement dans ce conflit.
Les occidentalistes se pensent en situation de légitime défense. Le terrorisme existe, il devrait être contré par le contre-espionnage et par des forces policières, mais sûrement pas par des guerres à l'étranger. La première attaque contre l'Afghanistan était légitime, il s'agissait de déloger Ben Laden; d'ailleurs, les Russes nous y avaient aidé. Mais l'irakisation de l'Afghanistan participe d'une agression du monde musulman par le monde occidental. L'occidentalisme est une doctrine d'extrême droite en émergence. La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu'ont subi la Grande-Bretagne et l'Espagne à la suite de la guerre en Irak.
Vous parlez des attentats de Londres et de Madrid qui ont eu lieu suite à l'engagement de nos voisins en Irak. Mais là, il ne s'agit que d'envoyer quelques centaines d'hommes dans un pays où la France a déjà des troupes…
Mais justement ! Rappeler leur faible nombre, comme le fait le gouvernement, c'est avouer qu'il s'agit bien d'une action symbolique ! Les quelques bateaux qu'on va mettre dans le golfe persique vont faire rire les Iraniens. Mais nous nous positionnons dans une construction idéologique, contre le monde musulman. Cette posture est d'ailleurs très cohérente avec le sarkozysme en politique intérieure.
Vous pensez que Nicolas Sarkozy est dans une logique de guerre avec le monde musulman ?
Ce qui a fait son succès dès le premier tour de l'élection présidentielle, c'est le ralliement d'une partie des électeurs du Front national. Il a pu avoir lieu à cause des émeutes en banlieues, qui ont été un facteur de traumatisme. Mais c'est Sarkozy, ministre de l'Intérieur, qui a provoqué cet évènement. Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d'une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C'est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l'agression. Cela s'observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.
En s'impliquant plus en Afghanistan, la France participe donc à déclencher un clash des civilisations?
L'analyse d'Huntington sur le clash des civilisations est fausse, mais un gouvernement peut essayer de la rendre vraie. Je pense que les gens qui nous gouvernent seront tenus pour responsables de ce qu'ils font. La guerre, c'est la pédagogie du mal. Les peuples en paix pensent sainement. On entre parfois en guerre pour de bonnes raisons, mais peu à peu, on glisse insensiblement dans la violence pour la violence. C'est ce qui aurait pu arriver en Espagne, si les Espagnols avaient mal réagi aux attentats : ils auraient pu s'enfoncer dans le conflit des civilisations. Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l'émergence d'une idéologie islamophobe et hostile aux enfants d'immigrés… ce n'est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.
Interview réalisée par Anna Borrel - marianne.fr du 3 Avril 2008.
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Nicolas Sarkozy confond réforme et régression de l’Etat
4 avril 2008
Invité de RTL, Laurent Fabius a dénoncé la démarche idéologique "ultralibérale" qui s’apprête à annoncer un train de mesures visant à faire des économies dans les dépenses publiques. "J’ai l’impression qu’on confond réforme de l’Etat, nécessaire, et régression de l’Etat qui serait mauvaise", a dit le socialiste. "Il écope en fermant partout les service de l’Etat. C’est extrêmement concret : cela veut dire des professeurs en moins, des infirmières en moins, des policiers en moins, plus de difficultés pour les collectivités locales et je pense que cela va se traduire par un tour de vis supplémentaire très durement vécu et probablement pas efficace", a ajouté l’ancien Premier ministre.
Ecouter l'entretien
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05.04.2008
MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue
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L’enfermement des enfants sans papiers
Pr Jean-Yves Hayez
Pédopsychiatre
Prof émérite à l’UCL
Mon identité de psychiatre d’enfants et d’adolescents m’amène à m’occuper centralement de mineurs d’âge. C’est d’eux dont je vais parler, lorsqu’ils sont sans-papiers. N’en déduisez néanmoins pas que je considère leur sort plus digne d’intérêt que celui des adultes sans-papiers : il ne saurait y avoir de prise de position éthique ni de justice sociale à deux vitesses, en fonction de l’âge des personnes concernées. Dans ce texte, je recours à la qualification « sans-papiers » parce qu’elle est très parlante, même si elle n’est pas strictement exacte sur le plan administratif à chaque étape du processus. Il désigne les mineurs d’âge ou/et leurs familles, fuyant la pauvreté ou/et la persécution dans leur propre pays et émigrant chez nous avec, au mieux l’espoir d’y être officiellement accueillis, et au pire celui de gagner du temps et d’y survivre vaille que vaille dans l’illégalité pour une période indéterminable. On sait ce qu’il en advient : un petit nombre finit par être régularisé, le plus souvent au terme d’un parcours du combattant très éprouvant. Beaucoup se trouvent en période d’attente longue et incertaine de cette hypothétique régularisation, dans des centres ouverts ou ailleurs ; d’autres nombreux aussi vivent dans l’illégalité au vu et su de la communauté, espérant que l’épée de Damoclès de l’obligation de quitter le territoire ne leur tombera pas trop vite dessus ; d’autres - encore nombreux - vivent cachés dans la clandestinité : quelques- uns sont parqués dans les centres fermés, capturés dès leur tentative d’entrée en Belgique ou au terme de leur clandestinité, sur base de critères qui, vus de loin, ont l’air bien aléatoires : ne s’agit-il pas, fondamentalement, d’une opération de marketing pour rassurer l’opinion publique sur la vigilance et la fermeté du gouvernement ; beaucoup enfin finissent par être expulsés, dans un contexte de pseudo soumission ou de violence, individuellement ou collectivement.
Pour évoquer ces enfants sans-papiers, je me limiterai à parler de leur enfermement, avec ou sans leur famille.
Jusqu’en août 1999, ces enfants étaient abandonnés à leur sort sans sollicitation particulière, avec un bout de terrain vague entouré de barbelés pour taper la balle, et en prime, un avion qui décolle toutes les soixante secondes à leurs oreilles. Après, sous la pression des organismes de lutte pour les droits de l’homme et de l’opinion publique, leur sort matériel s’est amélioré : quelques jouets, de l’instruction ...
Que l’on n’en retrouve néanmoins pas trop vite la douce certitude du devoir positif accompli ! En effet, ces mesures sociales d’amélioration de leur vie quotidienne comportent le grand risque d’assoupir les consciences, comme si le nécessaire avait été fait ! Comme si, maintenant, on avait le droit de se soumettre à ce qui est le scandale de l’enfermement d’innocents enfants et adultes, sans décision ni contrôle judiciaire, avec pour seul délit la couleur de peau ! A quoi sert d’avoir mis sur pied tant de nobles structures, de délégués généraux aux droits de l’enfant, jusqu’aux juges de la Jeunesse, à quoi sert d’avoir délégué au pouvoir des partis qui se disent progressistes s’ils disent ne savoir rien faire pour empêcher cette atteinte aux droits de l’homme ?
Les germes de violence
Dans ces centres fermés, inévitablement le stress, la révolte d’adultes désespérés et qui n’ont plus rien à perdre, les germes de violence sont bien plus élevés que partout ailleurs tout comme l’est aussi le manque de territoire personnel de vie et d’intimité. Et donc le vécu d’insécurité des enfants est bien plus élevé, lui aussi ; n’y sont-ils pas régulièrement exposés, par exemple, à des expériences effrayantes comme : mutineries, bagarres physiques, violences sexuelles, désespoirs plus ou moins affiché de leurs parents ... Expériences effrayantes génératrices de syndrome de stress post-traumatique qui peuvent être intenses et de longue durée.
Mais surtout, l’expérience de l’injustice et de la toute-puissance arbitraire de l’Etat atteint ici son paroxysme. L’enfant doit assimiler l’incompréhensible, c’est-à-dire le fait qu’il est mis en prison, lui et ses parents, sans avoir rien fait de mal : à cela s’ajoute que les critères et les procédures de sortie sont aussi illogiques que ceux d’entrée. Pas de chance à l’entrée et pour la sortie, c’est aussi bien la roulette russe !
Comment n’en résulterait-il pas un sentiment d’infériorité et un désespoir radicaux ? Avoir cinq ans et vivre en prison, sans indication de durée, sans que papa et maman puissent expliquer ou faire quelque chose ... passer indéfiniment du chaud au froid, sans mot possible pour donner un sens ...
Comment n’en résulterait-il pas d’importants troubles de l’image et de l’estime de soi ... et un doute sur la valeur des parents et de la famille ? : « Qui suis-je ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter cela ? Où sont mes fautes et celles de mes parents ? ».
Comment n’en résulterait-il pas une appréciation erronée et pessimiste sur ce qui est permis et défendu et, plus radicalement, sur ce qui est Bien et Mal... jusqu’à se sentir coupable de porter son nom, d’avoir son histoire et la couleur de sa peau !
Conséquences à long terme : quelques-uns, résilients, parviendront à cicatriser ce moment particulier d’expériences pénibles et à se remettre debout.
Beaucoup en garderont un sentiment d’infériorité et une image négative de l’autorité sociale, injuste et dont il faut toujours se méfier.
Quelques-uns, peut-être les plus forts psychologiquement, verront grandir en eux la haine et le désir de vengeance... tout deviendra alors possible, de la petite délinquance contre les nantis, jusqu’aux kamikazes terroristes qui protestent de manière radicale contre l’exclusion,... mais bah, de toutes façons, nous ne mettrons pas en question et nous légitimerons encore notre rejet de l’étranger pauvre... à partir de leurs actes de révolte.
Mes propositions, en contrepartie des pratiques actuelles
Il faut être réalistes : il restera inéluctable qu’une partie des personnes qui entrent sans papiers dans notre pays, en ce inclus des familles, n’y soient pas acceptées. Alors, comment réagir quand même de manière plus positive ?
Comme tous les professionnels concernés, je demande que les services administratifs ou judiciaires qui opèrent le fassent avec diligence, dans une ambiance d’accueil des personnes, et avec des critères qui soient clairs et généralisables. On reste très loin du compte.
Même lorsqu’en travaillant ainsi, telle famille serait dans des conditions d’expulsion, il faut admettre des exceptions, en fonction de la simple « humanité ».
A mon sens, il est inconcevable qu’une famille pas en règle de papiers, mais intégrée positivement depuis plus de trois ans dans le tissu social d’un village ou d’un quartier soit encore expulsée : à non sens, elle a « mérité » de rester en Belgique. Il est scandaleux et écoeurant d’apprendre qu’un jeune biélorusse de dix-sept ans, prêt à être adopté par la famille qui l’accueillait chaque année dans le cadre de séjours « Tchernobyl » ait été expulsé définitivement. Depuis lors, on a perdu toute trace de lui en Biélorussie : sans le moindre lien familial, il doit végéter dans un orphelinat d’État. Et la famille d’accueil a des ennuis judiciaires, pour avoir aidé une résidence illégale en Belgique : à hurler de bêtise ou d’inhumanité.
Il faut laisser libres, là où elles sont, sans enfermement, les familles destinées à être expulsées, avec une surveillance policière ou communale renforcée : à pratiquer de la sorte dans d’autres pays, on a constaté que seuls quelques pourcents disparaissent dans la clandestinité : les enfants, ici, constituent un formidable facteur « limitant » qui rend très difficile de s’évanouir dans la nature. Et ces quelques pourcents de perte à durée indéterminable, est-ce vraiment un drame d’Etat ?
L’idée consternante des familles d’accueil
Enfin, une idée consternante commence à monter à l’esprit de quelques hommes politiques : celle de confier les enfants à des familles d’accueil pendant qu’on enferme leurs parents. Ici, le remède est pire que le mal : c’est encore un peu moins pire de laisser les enfants enfermés avec leurs parents. C’est de leurs parents que ces enfants ont besoin : la convention des droits de l’enfant proclame haut et fort le droit de principe à la famille naturelle. Cette idée de famille d’accueil séparerait les enfants de leurs parents, alors qu’une épée de Damoclès pend sous la tête de ces parents (qui, par ailleurs n’ont rien fait de mal). Vous imaginez d’ici l’angoisse cataclysmique que connaîtront ces enfants, persuadés que leurs parents sont en danger loin d’eux et qu’ils ne les reverront peut-être jamais.
Pr Jean-Yves Hayez
jeanyveshayez.net
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article...
Note sur le même sujet :MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue
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11:06 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Mélenchon: "un autre futur est possible" avec un "front de gauche" au PS
"Trait d'Union", sensibilité du PS animée par le sénateur Jean-Luc Mélenchon, a annoncé dimanche qu'elle "agira" pour "qu'un regroupement de toutes les gauches du PS devienne possible", dans la perspective du congrès des 7 et 9 novembre.
"Nous prendrons l'initiative du texte et des candidatures qui permettent à l'alternative de gauche de s'exprimer", lors du congrès, écrivent M. Mélenchon et ses amis dans une déclaration rendue publique à l'issue de la réunion de coordination des correspondants départementaux de la sensibilité "Trait d'Union".
"Nous le ferons avec autant d'autres que possible. Nous le ferons seuls si nécessaire, nous allons agir et nous rendre disponibles pour qu'un regroupement de toutes les gauches du Parti socialiste devienne possible", poursuivent-t-ils.
Ce sera "un regroupement sans exclusive ni a priori. Tourné vers les convergences pour l'avenir plutôt que vers les divergences du passé", ajoutent-ils.
Car "le congrès du Parti socialiste ne saurait se réduire à une compétition de personnes en vue de l'élection présidentielle et "il n'est pas vrai qu'il n'y a qu'une orientation possible et crédible à gauche", jugent-ils.
Déplorant que "la gauche du Parti socialiste (soit) muette et balkanisée", M. Mélenchon et ses amis l'appelle à "s'assumer".
"Elle doit porter dans le Parti socialiste le programme de gauche qui répond à l'urgence sociale et politique. Le sort réservé à cette gauche au PS sera un révélateur", expliquent-ils.
VIRY-CHATILLON (Essonne ), 30 mars 2008 (AFP)
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Martin Luther King : " Vous ne pouvez rien contre la mort. Vous pouvez juste choisir ce pourquoi vous allez mourir."
Martin Luther King, le 03 avril 1968.
Le 4 avril 1968, il y a 40 ans jour pour jour, Martin Luther King était assassiné à Memphis où il était venu soutenir une manifestation de grévistes noirs. A 39 ans, il était déjà universellement connu. Depuis le 28 août 1963. Ce jour là, à Washington, devant 250.000 personnes et les caméras de toutes les télévisions du monde, cet arrière petit-fils d’esclave avait rêvé d’une Amérique dont tous les citoyens auraient les mêmes droits, quelle que soit la couleur de leur peau. Un an plus tard ce rêve devenait une réalité et Martin Luther King le plus jeune prix Nobel de l’histoire. C’était l’aboutissement d’un combat commencé le 1° décembre 1955 dans une petite ville de l’Alabama. Ce jour là, dans un bus de Montgomery, une couturière noire, Rosa Parks, avait été arrêtée par ce qu’elle avait refusé de laisser sa place à un blanc. Au lieu de se résigner, la communauté noire de Montgomery décidait de boycotter les bus de la ville. A sa tête, un pasteur de 26 ans dont l’Amérique n’allait plus cesser d’entendre parler : Martin Luther King.
Emission 2000 ans d'Histoire, EXTRAIT :
Ecoutez, réécoutez l'émission 2000 ans d'Histoire par Patrice GELINET France Inter
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04.04.2008
Fin de non recevoir des Farc à la mission française sur Ingrid Betancourt
Par Jean-Luc PORTE AFP -
"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse" , a estimé ANNCOL.
BOGOTA (AFP) - La mission humanitaire mise en place par la France pour tenter d'accéder à l'otage des Farc Ingrid Betancourt s'est heurtée dès son arrivée jeudi à Bogota à une fin de non-recevoir des guérilleros des Farc qui n'acceptent pas de libérations unilatérales d'otages.
Un haut dirigeant des Farc, Rodrigo Granda, a affirmé jeudi qu'il n'aurait pas de libérations d'otages sans un échange avec des guérilleros emprisonnés, dans un communiqué diffusé sur internet par l'Agence bolivarienne de presse (ABP).
"C'est seulement comme conséquence d'un échange de prisonniers que ceux qui sont retenus dans nos camps pourront en sortir libres", a annoncé M. Granda.
Auparavant l'agence ANNCOL, proche des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a qualifié jeudi "d'ingénu" le président français Nicolas Sarkozy, en commentant sa décision d'envoyer une mission humanitaire sans avoir obtenu d'accord préalable avec la guérilla.
"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse", a estimé ANNCOL.
Un avion français Falcon 50 est prêt à décoller pour se rendre à San Jose del Guaviare (sud-est), ville située dans la région où se trouverait Ingrid Betancourt, a rapporté jeudi la radio privée Caracol.
Depuis Bucarest pour le sommet de l'Otan, le président Sarkozy s'est refusé à livrer le moindre détail sur la mission, qui compte parmi ses membres un ancien consul de France à Bogota, Noël Saez, selon une source proche du dossier.
"J'ai des nouvelles mais, compte-tenu de la sensibilité de cette question je ne veux pas en dire davantage", s'est contenté de déclarer M. Sarkozy.
Les commentaires d'ANNCOL ne sont guère encourageants, laissant entendre que le succès de la mission, à laquelle sont également associées l'Espagne et la Suisse, paraît compromis.
"Nous ne devons pas oublier que la France est un pays capitaliste, que son président est de droite (......) et que nous ne savons pas quelles sont les limites de la sincérité de Sarkozy", poursuit ANNCOL.
L'absence de contact de l'ambassade de France avec les rebelles depuis l'élimination par l'armée colombienne le 1er mars du numéro deux des Farc Raul Reyes, a poussé mercredi soir l'ambassadeur Jean-Michel Marlaud à demander l'aide de la sénatrice colombienne de gauche Piedad Cordoba.
Mme Cordoba, qui a négocié avec les Farc aux côtés du président du Venezuela Hugo Chavez la libération récente de six otages colombiens, a annoncé à la presse avoir été informée par M. Marlaud qu'Ingrid Betancourt "était dans un état grave".
"L'ambassade de France a sûrement besoin d'une intervention de ma part et je vais m'en occuper", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle ne pourrait parler avec les Farc "sans l'autorisation du président (colombien Alvaro) Uribe".
Les ambassadeurs de France, d'Espagne et de Suisse ont été reçus jeudi par le président Uribe et le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo pour "aborder les thèmes propres à la mission" humanitaire, a-t-on appris auprès de la présidence colombienne.
A Paris, la soeur de l'otage Astrid Betancourt a appelé à "ne pas délaisser" le canal de négociation que représente Hugo Chavez, soulignant qu'il a un contact direct le chef rebelle Ivan Marquez.
Le président Chavez est le seul jusqu'à présent à avoir obtenu des rebelles la libération d'otages colombiens.
La mission a été lancée au lendemain d'un nouvel appel solennel de Nicolas Sarkozy pour que la guérilla libère l'otage franco-colombienne que le chef de l'Etat a décrite comme en "danger de mort imminente".
L'ex-candidate à la présidentielle colombienne souffre notamment d'une hépatite B et son état serait alarmant, selon plusieurs témoignages indirects relayés par la famille et ses comités de soutien.
Ingrid Betancourt fait partie des 39 otages dits "politiques" que la guérilla des Farc, en lutte contre les autorités colombienne depuis 1964, dit vouloir échanger contre 500 guérilleros emprisonnés en Colombie.
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03.04.2008
Le congrés socialiste commence ... Montres molles ?
Par Jean-Luc MELENCHON
J’ ai passé le week-end à Viry Chatillon en Essonne, en réunion, non stop, pendant deux jours. Les trois quarts des participants affichaient les mines exténuées des lendemains de campagne. Les vainqueurs sont épuisés. Et les battus pire encore. Comme si l’échec était leur responsabilité personnelle! Mais leur situation est l’angle mort de la photo de famille. Il est vrai que lorsqu’est affichée une victoire éclatante dans cent villes de plus de dix mille habitants, on oublie de mentionner les trente qui ont été perdues. Et toutes celles qui n’ont pas été gagnées. Elles existent pourtant, sans explication ni reconnaissance dans le tableau! Et les raisons qui expliquent les victoires ici sont parfois moins éloignées de celles qui expliquent les défaites là. Dans le monde des gagneurs on oublie vite que ce n’est pas seulement la victoire qui justifie l’action mais les raisons qu’on a d’agir. Les battus remachent à proportion de la joie des vainqueurs.
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Les montres molles DALI
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20:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02.04.2008
BRICOLAGE ELECTORAL : Président Bling Bling, tricheur à Neuilly ?! (PODCAST: D. ROUSSEAU sur France Inter)
Sarkozy inscrit hors délai sur les listes électorales, selon le Canard Enchaîné
AFP
Nicolas Sarkozy, qui votait jusqu'aux législatives à Neuilly-sur-Seine avant de le faire pour la première fois à Paris pour les municipales, a été inscrit hors délai sur les listes électorales du VIIIe arrondissement, affirme le Canard Enchaîné à paraître mercredi.
Deux émissaires du palais présidentiel se sont présentées le 3 janvier à la mairie du VIIIe pour accomplir en son nom et avec sa carte d'identité les formalités nécessaires à l'inscription du nouveau locataire de l'Elysée, affirme l'hebdomadaire satirique. Mais elles l'ont fait avec des documents anti-datés, la date limite étant le 31 décembre.
Selon le Canard, le maire du VIIIe François Lebel, informé le 4 janvier de ces faits, aurait "piqué une colère homérique", et appelé, furieux, l'Elysée. Il aurait été apaisé, écrit le journal par l'annonce qu'il allait marier Nicolas Sarkozy et Carla Bruni peu après et serait "soutenu officieusement" dans sa candidature dissidente aux municipales.
Sollicité par l'AFP, l'Elysée n'a pas réagi à cette information, se contentant de renvoyer au commentaire suivant du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant au Canard enchaîné: "Toute ce que je sais de ce dossier, c'est qu'à la fin de l'an dernier on s'est posé la question de faire voter le président sur son lieu de résidence. Je ne peux rien vous dire de plus".
Interrogé par l'AFP, M. Lebel, réélu samedi maire du VIIIe après s'être présenté en dissident contre l'UMP Pierre Lellouche, a assuré que "les maires d'arrondissements parisiens n'ont aucun pouvoir ni direct, ni indirect, ni hiérarchique sur les personnels des bureaux des élections et leur fonctionnement".
Il a qualifié la réaction qui lui est prêtée de "pure spéculation et totale invention". "J'en récuse chaque mot et me réserve de donner à ce pur roman les suites éventuelles qu'il mérite", a-t-il dit.
Interrogé par l'AFP, le service Elections du ministère de l'Intérieur a assuré n'avoir pas connaissance de l'article du Canard.
Il s'est contenté de rappeler que la loi (article L30 du code électoral) avait prévu dans certaines circonstances la possibilité pour un électeur de s'inscrire au-delà du 31 décembre: fonctionnaires mutés, militaires renvoyés dans leurs foyers, personnes acquérant la nationalité française après le 31 décembre, jeunes devenant majeurs et ceux qui ont recouvré leurs droits civiques après après en avoir été privés par décision de justice.
Seules peuvent apprécier si l'inscription hors délai est ou non justifiée les commissions de révision des listes et le juge d'instance s'il est saisi par un électeur, prévoit le code.
Si la demande a été déposée avant le 31 décembre et examinée après, elle est valable, précise-t-on au ministère.
Le Professeur de Droit constitutionnel Dominique ROUSSEAU ne partage pas cette analyse. Il s'en est expliqué ce matin sur France inter.
Ecouter le podcast : Dominique Rousseau sur France Inter ce matin, journal de 8h00 le 2 avril 2008.
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16:24 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère
Par Jenny Barchfield AP -
PARIS - Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère. Lorenzo Delloye-Betancourt a estimé mercredi que celle-ci avait besoin d'"une transmission sanguine dans les heures qui viennent, sous peine de perdre la vie", appelant à "agir vite".
"L'appel que je viens de lancer, ça va être mon dernier appel: il n'y a plus de temps. Soit on arrive à libérer maman et les autres otages, soit on les perd et ça c'est dans les prochaines heures", a-t-il prévenu lors d'une conférence de presse à Paris. "Ma mère est en péril de mort. Il faut agir, il faut agir très vite".
(Copyright © 2008 Reuters) Lorenzo Delloye-Betancourt a précisé que l'otage franco-colombienne "est atteinte d'une hépatite B et de leishmaniose, qui l'obligent à avoir une transmission sanguine dans les heures qui viennent sous peine de perdre la vie". Je pense qu'on a atteint la dernière limite: maman vit son dernier combat".
Revenant sur l'information selon laquelle sa mère serait en grève de la faim et de soins, il a avancé que "c'est pour ne pas se soumettre aux FARC et c'est pour mettre les FARC et le président colombien face à leurs responsabilités". "Elle ira jusqu'au bout, ce n'est pas étonnant pour ceux qui connaissent ma mère".
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi soir l'envoi "sans délai" d'une mission humanitaire en Colombie pour "prendre contact avec les FARC et obtenir accès" à Ingrid Betancourt, qui serait dans un état de santé extrêmement grave. Son homologue colombien Alvaro Uribe a déclaré de son côté qu'il avait accepté cette opération et qu'il suspendrait toutes les opérations militaires dans le secteur. La mission humanitaire pour secourir Ingrid Betancourt doit partir "le plus vite possible", avec la présence d'un médecin notamment, a précisé mercredi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à l'issue du conseil des ministres.
"La mission humanitaire a pour but d'essayer de s'approcher le plus possible de maman. D'après certaines informations, on sait que l'endroit de maman en Colombie, ça serait dans le sud-est de la Colombie", a-t-il indiqué. "Cette mission aurait pour but de lui apporter des soins, des soins dont elle aurait besoin pour tenir un peu plus".
"J'espère que les FARC se rendent compte que s'ils ne prennent pas une décision positive rapidement, maman va mourir entre leurs mains et ils devront porter cette responsabilité pour toujours", a martelé Mélanie Delloye-Betancourt.
La fille de l'ancienne candidate à la présidentielle, retenue depuis six ans dans la jungle, a qualifié sur France Info de "pas en avant très important" la décision du président colombien Alvaro Uribe de suspendre les opérations militaires. "Le président Uribe se rend bien compte que maman est dans un état de santé plus qu'alarmant", a-t-elle estimé. "C'est un geste important qui nous donne de l'espoir".
Nicolas Sarkozy a demandé à son homologue colombien "de suspendre toute forme d'opérations militaires pour assurer la sécurité et le succès de cette mission" qui doit "prendre contact avec les FARC et obtenir accès" à Ingrid Betancourt, qui serait dans un état de santé extrêmement grave.
A Bogota, le président colombien a déclaré qu'il avait accepté la demande de Paris, et précisé que l'objectif de cette mission internationale serait de "protéger l'état de santé empirant des otages" détenus par les FARC. AP
Voir note suivante : Il ya 3 semaines, l'appel de Lorenzo à Ingrid, Yribe, Chavez, Sarkozy
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IL YA 3 SEMAINES : Appel de Lorenzo BETANCOURT à Ingrid, Uribe, Chavez, Sarkozy
VIDEO : Lorenzo Bétancourt, le fils d'Ingrid Bétancourt, s'adresse à sa mère, retenue depuis 2002 en otage dans la jungle par les Farc, ainsi qu'à Uribé, Chavez et Nicolas Sarkozy.
Durée : 04:24 Pris le : 06 mars 2008 Lieu : Paris, Île-de-France, France
Agissons pour sortir Ingrid de sa captivité. L'appel du 6 mars de Lorenzo est un SOS. Tourné ce jour à Science-Po..
Il y a urgence..
Agir pour Ingrid, la pétition :
http://agirpouringrid.com/base/article.php3?id_article=74
Comité de soutien :
http://agirpouringrid.com/base/
Musique d'après "U-Turn (lili)" AaRON - Neiomi - Universal Music Publishing - Discograph
Note précédente : Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère
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01.04.2008
URGENT, c'est très URGENT ! : La réaction du Comité de soutien à Ingrid Betancourt suite à l’allocution de Nicolas Sarkozy
AgirpourIngrid.com - Paris - 01/04/08
2289 jours de captivité pour Ingrid et tous les autres otages ? C'est vraiment trop !
Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt a pris connaissance de la déclaration solennelle du Président de la République Française, déclaration qu’il appuie de toute son âme. Cette prise de parole audacieuse répond à une attente historique : fort des plus de 600.000 signataires de la pétition, Nicolas Sarkozy démontre une fois de plus que la France n’abandonnera pas Ingrid Betancourt, qu’elle ne la laissera jamais mourir. Encore moins dans la dernière ligne droite quand tout est encore possible.
Le Comité de soutien appelle de toutes ses forces les chefs d’Etat du monde entier à adopter le même discours, sans la moindre ambiguïté car la situation exige clarté et harmonie à l’égard des deux parties qui peuvent permettre la libération d’Ingrid incessamment, si elles adoptent une grandeur propre à la situation et un comportement hautement responsable. Il va sans dire que la parole des dirigeants latino-américains, européens et nord-américains peut peser incroyablement dans la balance : qu’ils en usent avec force et raison, sans perdre le moindre instant.
Afin que les FARC et le Président Uribe soient pleinement conscients de leur responsabilité alors que l’Histoire leur donne un rendez-vous immanquable, le Comité de soutien appelle les citoyens à clamer et faire tonner l’écho de leur impatience lors de la grande Marche Blanche organisée à Paris et dans toute la France. Nous attendons des milliers de personnes afin que les FARC et le Président Alvaro Uribe réalisent concrètement que le monde entier scrute chacun de leur geste, chacune de leur attitude. Et que la communauté internationale n’attend rien d’autre que la libération et la survie d’Ingrid Betancourt, sans la moindre tergiversation ni le moindre prétexte : les citoyens feront alors comprendre que toute échappatoire est impossible, que chacun doit contribuer à l’échappée d’Ingrid.
A Paris, la manifestation démarrera à 14H30, Place de l’Opéra Garnier, en présence de la famille d’Ingrid, d’élus, de personnalités des mondes artistique et sportif. En province, la Marche Blanche aura lieu à Avignon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nice, Saint-Nazaire, Strasbourg et Toulouse.
Enfin, le Comité de soutien rappelle l’impérieuse nécessité que constitue la discrétion qui doit entourer les négociations. Il est fondamental que personne, sous aucun prétexte, ne se permette de violer ce qui est une garantie de la rapidité et du succès pour toute initiative. Comme pour Florence Aubenas, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, nous en appelons à la bienveillance et à la responsabilité de chacun : tout élément dévoilé sous les projecteurs, toute tentative de scoop serait un ralentisseur et dès lors, une mise en danger de la survie d’Ingrid.
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COOL, c'est COOL : Les dépenses publiques gelées pendant cinq ans
Mardi 1 avril, (Reuters) Paris - Le gouvernement va geler les dépenses publiques pendant cinq ans, conformément aux engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, mais n'entend pas remettre en cause le Revenu de solidarité active (RSA), a déclaré le Premier ministre François Fillon.
"C'était un engagement pris pendant la campagne présidentielle avec Nicolas Sarkozy : on va geler les dépenses publiques pendant cinq ans. Si on a un peu de croissance et qu'on fait des réformes de structure, au bout de cinq ans on aura retrouvé une situation d'équilibre", a expliqué le chef du gouvernement, interrogé sur France Inter au sujet des déficits budgétaire et public de la France.
"C'est ce qu'on met en oeuvre. Nous voulons que les dépenses de l'Etat n'augmentent pas en volume pendant les cinq ans qui viennent. Tout le monde prendra sa part de cet un effort", a-t-il dit.
Il n'a pas voulu dire, comme il l'avait fait il y a six mois, que la France est en "faillite" mais a rappelé que cela faisait 33 ans que le pays n'avait plus voté un budget en équilibre et estimé que cette situation ne pouvait pas durer.
"C'était une image qui a eu l'avantage de frapper les esprits et de faire comprendre la situation", a-t-il estimé.
François Fillon a aussi relevé que la France avait des "atouts" pour faire face au difficultés, citant le dynamisme du marché du travail ou la consommation des ménages qui continue d'augmenter.
Il a assuré que l'idée du Revenu de solidarité active cher à Martin Hirsch, le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, n'était pas enterrée.
Le RSA, qui doit inciter les personnes en assistance à reprendre un travail, est en expérimentation depuis quelques mois et "l'objectif c'est d'essayer de le généraliser en 2009", a dit le Premier ministre en chiffrant le coût du projet à "deux ou trois milliards d'euros".
"On est en train de voir avec Martin comment mettre en oeuvre ce principe sans augmenter les dépenses publiques", a-t-il affirmé.
Véronique Tison
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Retour sur le « Casse-toi, pauvre con » présidentiel
Yves Calvi et ses invités expertisent le « Casse-toi, pauvre con » présidentiel
Clément et Yves Rebours
En fin d’après-midi, le télespectateur peut apprécier l’« offre de décryptage » de France 5. Après « C à dire » présenté par Thierry Guerrier, Yves Calvi anime « C dans l’air ». Le 25 février, l’émission est consacrée à « La phrase… », c’est-à-dire au « Casse-toi, pauvre con » lancé par Nicolas Sarkozy le 23 février à un visiteur (comme lui…) du salon de l’agriculture qui refusait de lui serrer la main lors de sa visite. Face à quelques « experts », Yves Calvi se fait l’avocat du bon sens, version café du commerce.
La présentation de l’émission donne le ton. Yves Calvi introduit le « débat » en citant Jean-Pierre Raffarin qui rappelait, le jour même dans l’émission de Thierry Guerrier, que Sarkozy « a toujours été comme ça ». L’introduction au « dossier » du jour est complétée par l’évocation du « lynchage » que subirait, selon l’UMP, le Président, par une déclaration du ministre Brice Hortefeux (qui « trouve ça très bien que le Président parle comme tous les Français », selon les termes rapportés par Calvi) et une autre de Laurent Fabius (selon lequel « Pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même ».)
Le « débat » est ensuite lancé. Mais alors que Dominique Reynié répond à la première question de l’animateur cherchant à savoir si l’on va devoir changer la constitution pour le Président, il est interrompu par Yves Calvi qui précise : « On s’est demandé si […] l’exemplarité [de la fonction présidentielle] était codifiée par les textes ? Or ce n’est pas le cas. »
Notre nouveau spécialiste en droit constitutionnel se tourne ensuite vers Laurent Joffrin. Se référant à l’entourage de Nicolas Sarkoy, il poursuit sur sa lancée, le bon sens même : « Tout le monde a tendance à dire : “Non mais arrêtez de lyncher, il a eu une réaction spontanée”. Entre guillemets, finalement, lui, il est pas hypocrite, il exprime ses sentiments. […]. En gros, il parle comme tous les Français. En gros, ce serait nous journalistes et les opposants, on tourne en rond en permanence avec ses phrases et avec ses éclats. » Laurent Joffrin se lance et évoque l’attitude « insultante » du destinataire de l’insulte présidentielle. Yves Calvi le coupe pour l’appuyer : « On comprend que ça l’énerve. » Une empathie que le même Calvi n’éprouve pas quand il interroge un « n’importe qui » ; un animateur sportif de Clichy-sous-bois, par exemple [1].
Après un reportage restituant les faits et les mettant en perspective (la tendance de Sarkozy à déraper verbalement), Calvi reprend la parole… et persévère. À l’appui de sa « thèse », un échantillon de l’opinion… sous la forme d’un SMS que l’animateur lit puis relit : « c’est très intéressant. Un premier SMS qui en fait inverse la situation et nous pose une question que je vais vous lire deux fois […] : “est-il normal qu’un individu lambda manque de respect au président de la république française et obtienne le soutien de l’opinion ?” Je répète […] » Et il répète.
Intervient alors Brice Teinturier (TNS-SOFRES), un autre spécialiste de l’opinion. Celle-ci – selon notre sondologue qui ausculte sans même enquêter – peut légitimement se demander si une attitude pareille de la part du président n’est pas déplacée. Heureusement, Yves Calvi ne laisse pas passer cette réserve effrontée et reprend de plus belle, en délaissant le droit public pour l’art dramatique : « Est-ce qu’il n’y a pas une certaine d’hypocrisie ou un côté monsieur Jourdain ? Je m’explique : les Français l’ont élu assez largement avec 31 % des voix au premier tour et 53 % au second. Je veux dire : on le connaissait, comme il le disait Raffarin tout à l’heure : “on ne le découvre pas, Sarkozy”. Donc je dirais que, il y a une demande à la fois d’autorité et de spontanéité qui est le Président qui intervient sur tout et pour tout. Ce que vous nous avez expliqué pendant des mois [pointant le sondeur] et je le crois tout a fait à escient, vous les enquêteurs : les Français demandent de l’action, et là il est au maximum de l’action et même de la réaction si je puis dire et ça fait 19 points en moins dans la dernière enquête IFOP ». À relire trois fois…
Bilan ?
- Une tablée d’experts qui ne reculent devant aucun cabotinage [2], se revendiquent de la sonde et de la science pour s’exprimer sur n’importe quel sujet (une altercation somme toute anecdotique… ou le démantèlement de l’Etat social) et diagnostiquer ce qu’ils estiment « l’état de l’opinion ».
- Un animateur multimédia (France 5, France 2, France Inter) omniprésent dans « son » émission se fait l’avocat du bon sens : ce numéro de prestidigitateur s’appuie sur une novlangue pernicieuse dans laquelle les contre-réformes sont des réformes et le « maximum de l’action », une provocation [3] verbale…
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[1] Voir ici même « Yves Calvi (France 2), extincteur d’incendie dans les quartiers populaires »
[2] Parmi eux, on retrouve par exemple François Jost et Brice Teinturier qui étaient déjà les invités de « Mots croisés » sur France 2, présenté par Yves Calvi le 14 janvier 2008 (sur « Sarkozy, le téléprésident »).
[3] Ou un dérapage, au fond peu importe.
Publié le 6 mars 2008 http://www.acrimed.org/article2848.html
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Comptes publics : la vérité dévoilée, la rigueur au tournant
L’INSEE a levé aujourd’hui le voile sur la situation des finances publiques françaises en 2007 : croissance en baisse, déficits publics en hausse, dette abyssale. Pour le gouvernement, il s’agit d’une véritable « douche froide », puisqu’il avait annoncé l’inverse. La réalité, c’est donc :
• un déficit public en hausse pour la première fois depuis quatre ans (+ 0,3 % de PIB).
Il atteint 2,7% du PIB, soit 5,5 milliards d’euros de plus qu’annoncés et 7,7 milliards d’euros de plus que l’an dernier ;
• une dette qui s’envole (+ 0,6 % de PIB). En valeur, elle bondit de 60 milliards d’euros, soit 5 milliards d’euros par mois. Cette dégradation est d’autant plus grave qu’elle s’opère au moment où les taux d’intérêt s’envolent, ce qui accroît la charge de la dette (+ 12,2% en deux ans) et réduit d’autant nos marges de manoeuvre.
Ce dérapage était prévisible, puisque le gouvernement n’a pas réussi à réduire les déficits sociaux et a accéléré son désengagement financier à l’égard de collectivités territoriales, dont les comptes étaient déjà fragilisés par les conséquences d’une décentralisation qui leur transfert de dépenses plus dynamiques que les recettes afférentes.
Le gouvernement doit admettre qu’il a eu tort d’attaquer aussi violement les prévisions de la Commission Européenne et du Parti socialiste, … qui se sont révélées exactes, qu’il s’agisse du niveau des déficits, de la dette ou encore de la croissance. Les annonces péremptoires du Président de la République et du gouvernement affaiblissent la parole de la France à la veille de la présidence Française de l’Union Européenne;
Alors que les Français, après les scrutins de mars, ont exprimé leur volonté d’un changement de politique économique et sociale, le gouvernement –maintenant son cap- conduit inévitablement la France à un plan de rigueur de 20 milliards d’euros.
Pour le Parti socialiste, la rigueur n’est pas une fatalité mais un choix. Le Parti socialiste demande donc une nouvelle fois l’annulation du paquet fiscal, préalable incontournable pour dégager les marges de manœuvres nécessaires au financement :
• de mesures en faveur du pouvoir d’achat : baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, hausse de 50% de la Prime pour l’Emploi, adoption d’un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, revalorisation immédiate de 5% pour toutes les petites retraites, généralisation du chèque transport ;
• de la restauration de la compétitivité en profondeur de nos entreprises : refonte des aides aux entreprises pour mettre en place une fiscalité sur mesure en direction des PME exportatrices ou innovantes, modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de l’investissement des entreprises, hausse de l’effort budgétaire en direction de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur.
Communiqué du Parti Socialiste
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Laurent Fabius invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1
Pendant près d’une heure, Laurent Fabius a été interviewé sur les grands sujets d’actualité : le déficit budgétaire, la croissance en berne et la crise financière, les retraites, l’envoi de renforts en Afghanistan, la Chine et les Jeux olympiques, la situation au PS. Vous pouvez réécouter l’interview.
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MAI 68 : Légende et histoire, ce qui sépare Sarkozy de Cohn-Bendit
Par Mariette Darrigrand (Sémiologue)
Signes et contre-signes
Le voyage Outre-Manche du couple Sarkozy a eu lieu la semaine même où pour la première fois un hebdo (Marianne) titrait: "Le Président impuissant", utilisant un mot d’ordinaire réservé à la gauche, et contre lequel précisément le candidat de l’énergie et du "travailler plus" a su gagner.
Le court séjour chez la perfide Albion apparaissait ainsi comme capable de soigner l’Impuissance du président citoyen par un rapprochement avec la Toute puissance du Roi –ou de la Reine. Sur la scène du théâtre médiatique, Nicolas Sarkozy est le personnage qui donne par excellence l’impression de vivre entre ces deux extrêmes de la puissance. Il hésite, fait le culbuto, descend, remonte, redescend, probablement au plus proche en cela de l’individu lambda (on parle beaucoup aujourd’hui des troubles bi-polaires).
Notre président n’est pas allé se redorer le blason chez Juan Carlos, roi démocrate, mais chez Elizabeth, reine on ne peut plus tradi. Nous étions donc assurés de vivre un retour direct à l’avant movida, aux années 60, à cette époque où la Guerre était encore proche (d’ailleurs il fut question de faire partir des troupes), où les femmes ne ressemblent en rien aux hommes et portent des tailleurs gris affreusement inconfortables, d’inutiles petits bibis et des gants…
Le look vintage de Carla a beaucoup plu aux Anglais précisément parce qu’il était suranné. Loin d’avoir la modernité d’une Jackie Kennedy, Madame Sarkozy, qui connaît bien Londres et ses paradoxes, a plutôt fait penser aux actrices (merveilleuses d’ailleurs) des années Demy ou Rossellini. Carla a vu des films, et à la manière de ses collègues -Marion Cotillard revêtant la dépouille de Piaf, ou Sylvie Testud devenant Sagan- elle a su réincarner une Deneuve mâtinée d’Ingrid Bergmann ou une Audrey Hepburn délicieusement lolobridgidatisée… Just perfect.
Quand les idées manquent, quand les idéologies s’absentent, il reste le corps: incarnation d’images vues et admirées pendant l’enfance… Le sarkozisme est souvent cela: un grenier plein de déguisements.
Dans le grenier de Sarkozy, il y a mai 68.
Pendant que le roi français, temporairement déchu, tentait de se restaurer dans son statut à la cour d’Angleterre, Daniel Cohn-Bendit faisait exactement le contraire à Paris… Les empaillements de son vivant, ce n’est pas son truc! Et le culte de l’autrefois l’intéresse visiblement moins que les interrogations de l’avenir. Sur le plan des signes, en tout cas, c’est cela que l’on pouvait comprendre à partir du choix très particulier de photos, effectué par Télérama également cette même semaine.
Le bleu pétant de Dany, photographié à l’intérieur du magazine pour illustrer le dossier anniversaire des fameux "événements", se jouait en opposition au noir et blanc de la célèbre photo de Gilles Caron, choisie en couverture. Forget 68, proclame l’enfant de mai devenu homme politique mature. Arrêtons le mythe, continuons le combat, c’est à dire l’Histoire.
Dès lors, l’on voit bien en quoi la veste bleue cohnbenditienne s’oppose de plein fouet au tailleur noir/blanc du couple sarkozien. Deux bords politiques pour deux façons bien distinctes de vivre le temps et la socialité qui en découle.
S’ennoblir, pour la presse magazine et d’une façon générale pour l’art photographique, signifie en général revenir au noir et blanc d’antan: photos du studio Harcourt et des grandes années de cinéma. Carla Bruni a souvent vu l’univers de la mode jouer avec ces mythologies visuelles. Son tailleur sixties en était la preuve parfaite: l’indice même du mythe.
Depuis quarante ans, Daniel Cohn-Bendit lutte pour ne pas se laisser "déshistoriciser" et échapper à la mythification. Sarkozy, c’est l’inverse. Depuis un an, il a la possibilité d’écrire un chapitre très important de l’histoire française, mais il est de plus en plus évident que cela ne l’intéresse pas. Quand on le voit à la cour des grands (people hypermodernes ou rois désuets), on se dit que ce qu’il veut, lui, c’est entrer dans la Légende.
"Etre le premier président qui…" Cette formule revient souvent dans sa bouche… Pour la première fois, un Président divorce, pour la première fois un Président veut réformer la loi de 1905… Le premier président qui veut toucher le tabou de la Sécu, celui de la retraite…
Le modèle de l’Histoire passe par le texte: références, auteurs, pensées, concepts. Celui de la Légende passe par le "Livre des records": dictionnaire des premières ou des seules fois…
La légende, dans ce cas, est bien pratique. Une seule phrase suffit pour, selon le terme, légender une photo… Mais elle sait, comme personne, suggérer le grandiose: la photo est toujours possiblement celle de l’acteur mythique, de la scène-culte, de l’image "gravée dans tous les esprits".
Car c’est bien cela, la légende au sens propre: ce qui doit être lu (legenda), ce qui doit être répété dans la nuit des temps aux enfants des écoles, hauts faits élus pour passer à la postérité. Seule la légende donne aux figures politiques leurs statuts d’icônes du monde actuel.
Comme celui de Che Guevara, le visage de Sarkozy, légèrement doublé par celui de Carla Bruni, dans le beau noir et blanc de la photo d’art pour tous, finira-t-il un jour sur un tee-shirt ou une casquette?
http://www.rue89.com/signes-contre-signes/legende-et-hist...
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Les riches encore plus riches
Les salaires atteignent des montants impressionnants au sommet de la hiérarchie sociale. Les riches sont de plus en plus nombreux et les inégalités se creusent. Un texte de Xavier Molénat, extrait du magazine Sciences Humaines.
Lorsque l’on parle d’inégalités, le premier réflexe est le plus souvent d’aller voir ce qui se passe au bas de l’échelle sociale. On se préoccupe du nombre de pauvres, de SDF, de salariés touchant le salaire minimum, ou encore de ceux qui n’ont pas accès au système de santé… Ce faisant, on oublie souvent de regarder ce qui se passe de l’autre côté du monde social, au sein de ceux que leur fortune met largement à l’abri du besoin : les riches.
Et l’on a tort, car le monde des fortunés est en pleine transformation, et ce à l’échelle mondiale. Premier constat : qu’ils soient boursicoteurs, entrepreneurs au nez creux, stars du sport ou des médias…, depuis dix ans, les riches sont de plus en plus nombreux. Selon le World wealth report publié par la société Capgemini, le nombre de millionnaires en dollars a plus que doublé en dix ans, passant de 4,5 millions en 1996 à 9,5 millions en 2006. Le magazine Forbes recensait en 2007 946 milliardaires (en dollars toujours), contre « seulement » 140 il y a vingt ans. Ces fortunes ont des origines de plus en plus diverses. Très majoritairement occidentales au départ, elles sont désormais pour une bonne part le fait d’individus issus de pays émergents comme la Chine, l’Inde ou la Russie, ayant fait fortune dans l’acier, les télécommunications ou encore l’énergie.
Des rentiers aux working rich
Second constat : les riches sont de plus en plus riches. Comme l’ont montré les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez [1], on voit depuis 1970, dans les pays anglo-saxons (Canada, Angleterre et surtout États-Unis), les plus gros revenus s’accaparer une part croissante de la richesse nationale. Un renversement de tendance historique puisque, comme en Europe continentale, leur part n’avait cessé de baisser au cours de la première moitié du XXe siècle pour se stabiliser après la Seconde Guerre mondiale. Autre constat frappant : alors que la fortune des plus aisés est généralement fondée davantage sur le patrimoine que sur les revenus du travail, ce sont leurs salaires qui explosent. Comme le note l’économiste François Bourguignon, « l’augmentation observée des inégalités dans les pays développés au cours des vingt dernières années ne provient pas d’un décrochement des salaires modestes par rapport au salaire médian (…) mais bien de l’envolée des hauts salaires et même des plus hauts parmi les plus hauts salaires [2] ».
Les salaires mirobolants de certains PDG de très grandes entreprises, qui ont fait parfois beaucoup de bruit voire de scandale, témoignent de ce phénomène. Mais celui-ci ne se réduit pas à quelques stars du management : c’est toute une strate de salariés hautement qualifiés, cadres avec stock-options ou chefs de salle dans la finance, qui affiche désormais des fiches de paie à cinq voire six zéros. Désormais, ces working rich ont remplacé les rentiers du début du siècle aux sommets de la fortune.
France : la fin d’une exception ?
La France était jusqu’à peu restée à l’écart de ce renouveau des inégalités par le haut. Mais une récente étude de l’économiste Camille Landais sur l’ensemble des revenus déclarés aux impôts [3] a donné la mesure de l’écart entre l’évolution des revenus de l’immense majorité de la population et ceux des plus riches. Sur la période 1998-2005, le revenu moyen déclaré par les Français stagne quasiment, passant de 23 205 à 24 574 euros. 5,9 % de mieux en huit ans, soit… 0,82 % par an en moyenne. Cette moyenne très faible cache cependant de grandes disparités. Pour les 90 % des Français les moins riches, l’évolution des revenus est en deçà de cette moyenne : 4,6 % de mieux seulement sur la même période. Les 10 % les plus riches sont eux nettement mieux lotis : + 8,7 %. Phénomène étrange, plus on resserre la focale sur des fractions de plus en plus réduites et de plus en plus élevées des hauts revenus, plus les revenus augmentent de façon spectaculaire. Ainsi, le dix-millième des Français les plus riches (3 500 foyers) a-t-il vu sa fortune augmenter de 5,2 %… chaque année, soit au final 42,6 % de mieux. Bref, plus on était riche en 1998, plus on est riche en 2005. Et comme ailleurs, les salaires sont pour beaucoup dans cette hausse. Les 250 000 salariés français les mieux payés (1 % de l’ensemble des salariés) ont vu leurs rémunérations augmenter de 14 %. L’élite des 25 000 meilleurs salaires français a, elle, eu droit à une petite augmentation de 29 %. Pour ceux enfin qui font partie du club très fermé des 2 500 plus grosses feuilles de paie, alors là, c’est carrément 51 % de mieux en 8 ans ! De ce point de vue, souligne C. Landais, « la France rompt avec 25 ans de grande stabilité de la hiérarchie des salaires, et semble converger vers les modèles de rémunération des hauts salaires anglo-saxons ». Même si elle reste encore un pays nettement plus égalitariste que l’Angleterre ou les États-Unis.
Les mécanismes de la richesse
Mais comment expliquer une explosion des hauts salaires telle que, selon Xavier Gabais et Augustin Landier par exemple, la rémunération des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines a été multipliée par 6 entre 1980 et 2003 [4] ? La question occupe encore les économistes, mais plusieurs hypothèses sont avancées. De nombreux auteurs soulignent une évolution générale des systèmes fiscaux vers une baisse de la taxation des revenus, par nature favorable aux plus aisés.
Concernant les États-Unis, T. Piketty et E. Saez évoquent une transformation des normes concernant les inégalités salariales [5]. Le contexte de l’après-Seconde Guerre mondiale (et postdépression de 1929) avait favorisé la syndicalisation et l’apparition de vastes politiques redistributives, soutenues par des taux d’imposition très élevés (plus de 80 % à la marge). Cette pression sociale, fiscale et syndicale, qui empêchait les très hauts salaires d’éclore, aurait commencé à décliner à partir des années 1970.
D’autres hypothèses concernent plus spécifiquement les PDG. Certains économistes ont avancé l’idée que le progrès technologique aurait rendu les compétences des managers moins spécifiques à leur entreprise ou à leur secteur, et donc mieux transférables. Se serait ainsi créé un marché mondial des managers, plus compétitif et plus rémunérateur. X. Gabais et A. Landier ont pour eux le mérite de la simplicité : si, expliquent-ils, les rémunérations des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines ont été multipliées par 6, c’est que la valeur boursière de ces entreprises a aussi été multipliée par 6. Les talents respectifs de ces managers sont très semblables, mais les sommes en jeu sont telles qu’une infime différence de talent peut avoir des conséquences financières très importantes. D’où une concurrence féroce pour recruter le meilleur PDG. La rémunération des grands patrons a donc évolué de la même manière que les enjeux financiers des décisions qu’ils prennent. Dans un autre domaine enfin, le sociologue Olivier Godechot a montré comment certains salariés de la finance obtenaient des bonus pouvant atteindre 10 millions d’euros en menaçant de quitter l’entreprise avec leur portefeuille de clients.
Une internationale des milliardaires ?
Au-delà de ces explications et des constats chiffrés se dessine enfin une autre question. Opulents, nombreux, en pleine croissance, les riches ne tendent-ils pas à devenir un véritable groupe social ? On peut le penser quand on voit la manière dont les classes supérieures tirent profit de leur inscription internationale pour asseoir leur domination. Ces nouvelles élites internationales forment en tout cas un monde à part avec sa hiérarchie interne, ses rivalités, ses codes sociaux et un style de vie naturellement hors du commun mais finalement très contraignant.
Xavier Molénat. Article extrait du dossier "Inégalités. Le retour des riches" publié dans le mensuel Sciences Humaines, n°191 - mars 2008.
[1] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « The evolution of top incomes : A historical and international perspective », Working Paper n° 11955, NBER, janvier 2006
[2] François Bourguignon, « Mondialisation et inégalités », Le Monde, 12 décembre 2007.
[3] Camille Landais, « Les hauts revenus en France (1998-2006) : une explosion des inégalités ? », École d’économie de Paris, juin 2007
[4] Xavier Gabais et Augustin Landier, « Why CEO pay has increased so much ? », The Quarterly Journal of Economics, vol. CXXIII, n° 1, février 2008.
[5] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « Income inequality in the United States, 1913-2002 », in Anthony B. Atkinson et Thomas Piketty (dir.), Top Incomes over the Twentieth Century : a contrast between continental European and English-speaking countries, Oxford University Press, 2007
Le site Observatoire des inégalités
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Le PS, les notables et le congrès
par Rémi Lefebvre
Le Parti socialiste vient de remporter une victoire historique aux élections municipales. Renforcé dans son implantation départementale et régionale depuis 2004, il consolide son maillage municipal et se trouve dans une situation paradoxale.
Alors qu'il a perdu il y a moins d'un an, pour la troisième fois consécutive, l'élection présidentielle, le PS n'a jamais été aussi puissant sur le plan local. Les notables socialistes se sont repliés sur leurs bastions. Et même l'ex-"rénovateur" Arnaud Montebourg a cédé aux charmes conservateurs de l'institution départementale qu'il vouait aux gémonies il y a encore quelques mois...
La part des élus dans le nombre total des adhérents s'en trouve accrue, renforcée encore par la véritable hémorragie militante que connaît l'organisation depuis plusieurs mois. Le PS se rétracte ainsi de plus en plus sur ses réseaux d'élus, alors que se décomposent ses liens avec le monde du travail, les catégories populaires, les enseignants, les intellectuels, les associations... Machine électorale de plus en plus professionnalisée, il vit en état d'apesanteur sociale.
Ce renforcement local peut-il constituer une ressource et un levier dans le processus de "refondation" que le PS veut engager dans les mois qui viennent ? Rien n'est moins sûr. Il est au contraire fort probable qu'il constitue un handicap pour des raisons qui tiennent à la structuration de l'organisation.
Les élus en place mesurent bien qu'une hypothétique victoire socialiste à la prochaine élection présidentielle aurait mécaniquement, par la logique devenue implacable des "élections intermédiaires", des effets négatifs sur leur ancrage local. Ils se désolidarisent ainsi du devenir national de leur organisation et cultivent leurs fiefs sans prendre en compte l'intérêt général du parti.
Privé de leadership, sans ligne idéologique claire, dominé par la seule logique de l'électoralisme, le PS est de plus en plus dominé par ses notables comme aux heures les plus sombres de la SFIO. Si le PS a cherché à conférer aux dernières élections municipales une dimension nationale, il a laissé une grande autonomie au local dans la définition des stratégies et le périmètre des alliances légitimes. Aucune règle nationale n'a véritablement prévalu dans la constitution des alliances locales.
L'alliance avec le MoDem a pu être conclue dès le premier tour en fonction de "contextes locaux". La stratégie d'union de la gauche décidée dans les années 1970 a ainsi été mise en cause pour quelques positions locales. Un certain parfum de IVe République a plané sur ces élections.
"SOCIALISME MUNICIPAL"
Le pouvoir local, mais pour quoi faire ? Les bases locales constituaient pour le PS des années 1970 de véritables médiations politisant la société, alors même que les marges de manoeuvre des collectivités locales étaient limitées. Depuis, la décentralisation n'a pas empêché la dépolitisation de s'imposer au niveau local. Les élus socialistes ont renoncé à faire des pouvoirs locaux des outils de transformation sociale ou de lutte contre les inégalités. Les régions arrachées à la droite en 2004 devaient constituer des "vitrines" du socialisme. Il n'en fut rien. Que sont devenus par exemple les "emplois tremplins" ?
L'apolitisme tient souvent lieu de projet dans le discours d'élus qui cherchent avant tout à conforter leur implantation et répugnent à tout marquage partisan de leur action. Ils ne cherchent pas à développer les sections locales parce qu'ils préfèrent consolider leurs réseaux personnels et parce que l'afflux de nouveaux adhérents peut remettre en cause les équilibres établis (et comme il n'y a plus beaucoup de villes à conquérir, à quoi bon...). La vieille notion de "socialisme municipal" a été exhumée pendant la campagne mais ses contours idéologiques apparaissent très flous.
Le PS a produit à l'occasion du scrutin un des programmes municipaux les plus courts de son histoire. Comme après chaque victoire locale, la direction du parti cherche à mieux coordonner l'action des élus. L'idée d'un "conseil des territoires" a ainsi été lancée. Mais il se heurtera à l'autonomie locale à laquelle les élus sont farouchement attachés et, au mieux, il permettra de négocier collectivement le désengagement de l'Etat.
Nul doute que le pouvoir des élus se manifestera dans la préparation du prochain congrès. Les élus "tiennent" dans une large mesure leurs sections et des adhérents qui dépendent de plus en plus des collectivités locales sur le plan professionnel. Les rapports de force du prochain congrès se construiront ainsi autour du ralliement des grands élus et des fédérations à tel ou tel camp en présence. Quel postulant aux plus hautes responsabilités du parti osera-t-il mettre en cause le pouvoir d'élus dont dépend la conquête du parti ?
28.03.08
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Rémi Lefebvre est professeur de sciences politiques à l'université de Reims.
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08:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30.03.2008
RETRAITES : Cotiser plus pour être plus pauvre
Revue de presse de Clotilde DUMETZ (France Inter)
Extrait: L'entente formidable
On commence avec un chiffre... 20.000...
C'est le nombre de centenaires en France aujourd'hui... 20.000 personnes à avoir passé plus d'un siècle sur Terre, rapporte Le Figaro... En 2050, ils seront, nous serons 60.000...
Autrefois, on les auscultait, ces centenaires, pour connaître le secret de leur longévité... Aujourd'hui, avec l'espérance de vie qui ne cesse de progresser (84 ans et demi pour les Françaises, championnes européennes), la question est plutôt de savoir jusqu'où nous irons...
Dans Le Figaro, on apprend qu'il y a encore une importante marge de progression... avec cette bonne nouvelle : les années gagnées semble se dérouler en meilleure santé... L'espérance de vie sans incapacité augmente elle aussi...
Ainsi donc, nous vivons plus longtemps et en meilleure santé... Conséquence logique : nous pouvons travailler plus...
Le dossier de la réforme des retraites est à la Une de plusieurs de vos journaux ce matin... La Croix se demande "comment réformer les retraites ?"... alors que se sont ouvertes hier de nouvelles discussions entre l'Etat et les partenaires sociaux...
Le Figaro précise que "le gouvernement va proposer un texte aux syndicats, avant de les revoir dans quinze jours"...
Et ce matin, les commentaires tournent donc autour des 41 ans de cotisation... Cela semble logique... sauf que derrière la théorie, il y a la pratique...
Et là, Jacques Guyon analyse, dans La Charente Libre : "Si l'idée de 41 ans de cotisation ne passe plus, c'est à cause des données objectives sur le taux d'emploi des seniors... En France, tout juste 38% des 55-64 ans travaillent, ce qui est très loin des 50% fixés pour 2010 par l'Union européenne... Du coup, poursuit Jacques Guyon, allonger la durée de cotisation, alors même que les entreprises ne tiennent pas leurs engagements sur l'emploi des seniors, cela signifie, mécaniquement, baisser le niveau des pensions"...
Une inquiétude que HD... L'Humanité Dimanche... affiche en Une cette semaine... En photo : un couple et ses deux enfants... et ce titre : "Générations sans retraites ?"... Parce que, interroge l'hebdomadaire, "qui pourra encore travailler 41 ans et plus à temps plein ?... Et sinon, quelles seront les conséquences sur le niveau des retraites ?"...
"Il faut améliorer l'emploi des seniors avant d'allonger les cotisations"... C'est le secrétaire national de la CFDT, en charge des retraites, qui le dit dans La Croix...
Et sur ce thème, tout le monde est sur la même longueur d'ondes... Dans Les Echos, Dominique Seux analyse aussi que "le travail après 50 ans est un obstacle plus important que prévu, et le risque est élevé qu'il le demeure"...
Et un sondage, dans le même journal, confirme que les Français aspirent à partir à la retraite dès que possible... et que les entreprises ont encore besoin d'être convaincues de la nécessité de retarder ce départ...
L'éditorialistes des Echos en veut pour preuve que "le CDD senior, inventé par le patronat et les syndicats sous les acclamations, a fait un flop complet"... Pour Dominique Seux, "il est probable que seuls le recul du chômage et les pénuries de main-d'oeuvre viendront à la rescousse de l'intérêt général"...
Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger va plus loin... "La vérité, écrit-il, c'est qu'il faudra sans doute agir sur tous les leviers à la fois : à l'avenir, on travaillera plus longtemps... on paiera les cotisations plus cher... et on touchera des retraites moins élevées"...
Une équation qui fait s'interroger Jacques Béal, dans Le Courrier Picard : "Peut-être faudrait-il imaginer d'autres ressources en complément, comme des taxations sur les revenus du capital ?"...
HD a fait le calcul : "Appliquer aux revenus financiers des entreprises le même taux de cotisation qu'aux salaires rapporterait 20 milliards d'euros de ressources par an"...
Vendredi 28 mars 2008.
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09:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Ni pauvre ni soumis : Les adhérents APF de l'Hérault témoignent (vidéo)
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09:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
"ni pauvres, ni soumis" crient "leur révolte"
PARIS (AFP) - Plusieurs milliers de personnes, malades, handicapés, invalides et leurs accompagnants, venus de toute la France, ont manifesté samedi à Paris à l'appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis" pour exprimer leur "révolte" et réclamer un revenu "décent", au niveau du SMIC brut.
Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles ont défilé aux cris de "On veut des sous!", derrière une banderole "handicap, maladie invalidante: l'urgence d'un revenu d'existence".
En fauteuil ou sur des béquilles, guidés par une canne blanche ou un chien, les manifestants, évalués à "pratiquement 35.000 personnes" par les organisateurs et 16.500 par la police, rassemblaient l'ensemble du monde des "accidentés de la vie" pour une mobilisation "historique", a indiqué Arnaud de Broca, président de la Fnath, une de la centaine d'associations membres du collectif.
Une délégation a été reçue à l'Elysée pour remettre une pétition comportant 80.000 signatures.
"C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés (AAH), ndlr), qu'avec ça, on ne peut pas vivre", a ajouté M. de Broca.
Beaucoup brandissaient des panneaux jaune et noir, couleurs du collectif portant le slogan "handicap + pauvreté = double peine". Dans le défilé également, des sourds-muets, des trisomiques, arrivés avec quelques-uns des 13 trains, 5 avions ou 700 autocars affrétés pour l'occasion.
"Sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait 30 ans qu'on ne veut pas en parler, on est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF).
Edmond Thomas, 57 ans, paraplégique depuis 35 ans après un accident de moto, venu de Valence (Drôme), résume le problème à sa façon: "J'ai dû appeler ma banque pour augmenter mon autorisation de découvert à -700 euros".
"J'arrive à me débrouiller", estime-t-il. "Je viens plus pour le +Ni soumis+ que pour le +Ni pauvre+, parce qu'en Belgique ou dans les pays du Nord, les handicapés sont mieux considérés. C'est une question de dignité et de droits de l'Homme", s'emporte cet homme.
Quelque 810.000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, reçoivent l'AAH.
Bernard, 58 ans dont 54 cloué dans un fauteuil roulant par la poliomyélite, estime avoir "eu de la chance": il a pu travailler pendant 30 ans à mi-temps comme psychologue.
Il s'est déplacé de Bretagne par solidarité. "Moi, j'ai pu travailler, donc j'aurai une petite retraite, mais pour d'autres, c'est difficile", explique l'homme, qui hausse les épaules lorsqu'on évoque l'augmentation de 5% de l'AAH annoncée par Nicolas Sarkozy, quatre jours avant la manifestation.
"Ca ne fera pas passer les gens au-dessus du seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule)", rappelle-t-il.
Daniel M., 46 ans, membre de l'association Aides, s'accroche à son travail dans le milieu hospitalier malgré sa séropositivité. "Je n'ai pas demandé l'AAH parce que je veux travailler le plus longtemps possible", explique-t-il. "Mais je connais beaucoup de gens qui ne vivent qu'avec l'AAH et pour eux c'est souvent l'exclusion sociale".
"Je viens aussi pour mon avenir, parce que je sais que j'aurai besoin de l'AAH quand je ne pourrais plus travailler", ajoute-t-il.
Appuyé sur une perfusion à roulettes débranchée, il se dit "épuisé" par les quatre heures de marche et station debout. "Mais j'irai jusqu'au bout, c'est trop important".
Simon VALMARY AFP - Samedi 29 mars, 22h13
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08:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.03.2008
Ensemble contre le sida : appeler le 110
Le sidaction 2008 est lancé
Faire un don en ligne : http://www.sidaction.org/
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17:17 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
COMMUNIQUE : Journée de la Terre à Grabels (34)
COMMUNIQUE : La municipalité de Grabels s’associe à la Journée nationale de la Terre qui a lieu le 29 mars. Un arbre est planté ce jour-là en signe de solidarité avec une population privée de terre.
Cette année le maire, René REVOL, entouré de son Conseil municipal, plantera un olivier à 11h, en haut de l’amphithéâtre de la Valsière (suivre fléchage, du bas de la Valsière à la rue Hilaire Bernigaud). Dressé face à la Méditerranée, cet olivier sera un symbole de paix et de solidarité avec le peuple de Palestine, pour que ses habitants obtiennent l’accès à la terre par le respect du droit, et que s’instaure enfin la concorde entre les peuples.
Outre René Revol, Dominique Rousseau, Professeur de Droit constitutionnel, Membre de l'Institut Universitaire de France, Houria Ackermann de l’Union juive française pour la paix ; Kamal Mahmoud de l’Association des Palestiniens en France de Montpellier prendront la parole ; les enfants des écoles liront des poèmes sur la paix.
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15:16 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.03.2008
Les mécomptes de la droite
Le projet de budget 2008 adopté à l’automne dernier, était fondé sur des paramètres économiques et financiers qui se révèlent, aujourd’hui, totalement erronés.
La parité Euro -Dollar n’est pas de 1,37 mais de plus de 1,5.
Le prix du baril de pétrole n’est pas de 73 dollars mais de plus de 100.
L’inflation annuelle sera nettement supérieure au seuil des 2% en raison notamment de la hausse des prix des produits de première nécessité, qui pèse directement sur les ménages les plus modestes.
Quant à la croissance, elle n’atteindra ni 2,25, ni 2,50, mais restera inférieure à 2% comme tous les instituts de conjoncture le laissent entendre depuis plusieurs mois.
Ou bien le gouvernement et la majorité parlementaire se sont trompés par incapacité à anticiper, ou bien ils ont trompé les Français au moment du vote du budget.
Aujourd’hui alors que la période des élections municipales et cantonales est passée, le pouvoir admet progressivement la réalité, par petites touches.
Le pari du « paquet fiscal » de 15 milliards d’euros accordés à quelques privilégiés a définitivement échoué. Celui de la croissance et des progrès du pouvoir d’achat aussi.
La détérioration de la situation économique, que le gouvernement ne parvient plus à masquer, aura de graves conséquences sur les recettes.
En fait, depuis dix mois, le pouvoir a multiplié les mauvais choix, privilégiant l’inégalité sociale et la rente, au détriment de l’investissement productif, de la recherche et du monde du travail.
Ce sont aussi ces facilités-là, que les Français ont lourdement sanctionnées, les 9 et 16 mars dernier.
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18:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Le plan choc de SARKOZY
Même si le gouvernement a nié qu'un plan de rigueur était prêt, une cascade de réformes va être engagée, dès les prochains jours, plus amples encore que ne le soupçonnait la gauche. Réforme de l'Etat, refonte des impôts, réformes du marché du travail et des retraites: Nicolas Sarkozy a choisi de forcer l'allure. Mediapart a mené l'enquête. (http://www.mediapart.fr) par Laurent Mauduit.
Tout au long de la campagne des élections municipales, la gauche a fait grief au gouvernement de tenir secret un plan de rigueur, prêt à entrer en application sitôt le scrutin passé. Ce dont le gouvernement s'est défendu, assurant qu'on lui faisait un mauvais procès. Pourtant, le plan existe, massif, coordonné, auquel travaillent l’Elysée et le gouvernement depuis de longues semaines et qui va entrer en oeuvre dés les prochains jours. Un plan englobant des réformes peu ou pas du tout évoquées durant le débat électoral de ces dernières semaines.
Pourtant, François Fillon et nombre de ses ministres n’ont pas tort de se récrier et jouer avec le mot. Parce que ce qui se prépare n’est pas un plan de « rigueur » à l’identique de celui mis en oeuvre par les socialistes lors du virage des années 1982-1983 par exemple. Il s'agit plutôt d'un plan de réformes «structurelles» - comme disent les experts -, c'est-à-dire d'un ensemble de mesures transformant en profondeur l’architecture même de l’administration ou certaines règles de la protection sociale. Et il n’y a pas que les services publics ou le train de vie de l’Etat qui seront touchés. De la réforme du régime général des retraites, avec le passage aux 41 ans d’activité, jusqu’à une possible suppression pure et simple de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) [3], l’augmentation de certaines taxes, en passant par la remise en cause de nombreuses aides sociales, la «banalisation» du Livret A ou encore la privatisation partielle, dans les tous prochains mois, d’Areva, le champion du nucléaire français, le plan de travail du gouvernement va être musclé.
Certes, d’autres mesures sont dans les tuyaux et viendront compenser l’âpreté de ce qui précède, en matière de pouvoir d’achat (le SMIC, l’intéressement), de redéploiement de certains crédits (les 500 millions d’euros du plan banlieue par exemple), d’aide aux entreprises et de droits nouveaux pour certains salariés parmi les plus précaires. N’empêche, si le gouvernement va au bout de ses intentions, la France va connaître un des bouleversements les plus radicaux de son histoire.
Avant d’en dresser l’inventaire, encore convient-il de garder à l’esprit trois éléments de contexte.
Un : la conjoncture économique s’avère plus dégradée que ne le pensait le gouvernement à l'automne dernier. A l'époque, quand le projet de loi de finances pour 2008 a été débattu par le Parlement, il reposait sur des hypothèses économiques plutôt favorables: un baril de pétrole à 73 dollars; un euro à 1,37 dollar; et, au total, une croissance de l'économie française en 2008 comprise entre +2% et +2,5%. Or, dans l'intervalle, sous le coup notamment de l'entrée en récession des Etats-Unis, la conjoncture mondiale s'est fortement assombrie. Et la conjoncture française en a été affectée. En bref, avec un baril à plus de 110 dollars, un euro qui a grimpé jusqu'à 1,55 dollar et une croissance française qui ne devrait guère dépasser 1,5%, les finances publiques vont en faire lourdement les frais.
Deux : la dette publique hante les esprits, notamment celui de Nicolas Sarkozy qui ne rate jamais une occasion de pointer les 1.100 milliards d’euros que le budget se traîne, et il n’est pas étonnant que Michel Pébereau, le président du conseil d’administration de BNP Paribas, l’auteur d’un rapport véhément [6] sur le sujet ait été impliqué dans ce qui se mijote.
Trois : nos partenaires européens commencent à perdre patience et exigent que la France se remette dans une conformité budgétaire compatible avec les traités et l’esprit dans lequel les 27 sont tombés d’accord pour maintenir la croissance sur le vieux continent.
Du coup, la gauche a tort d’estimer à 20 milliards d’euros le plan en question [7]. En fait, c’est un ensemble beaucoup plus vaste, dans son ampleur et sa durée, qui est en gestation et qui va très au-delà du seul volet des finances publiques. En voici les grandes lignes :
>> La Révision Générale des Politiques Publiques.
Lancée le 10 juillet 2007, par Nicolas Sarkozy, cette « RGPP » fait peu parler d’elle. Après une première vague d’une centaine de mesures annoncées le 12 décembre, elle débouchera en mai sur un second comité de modernisation qui s’annonce « salé » si l’on en croit les rares indiscrétions qui filtrent. Il s’agit pourtant non seulement du plus important plan social sur la période 2008-2012, mais de surcroît de la plus ambitieuse tentative de l’Etat de se réformer. Sans coup férir, la RGPP a déjà décidé la suppression du Haut Conseil de la Coopération Internationale ou de 30 des 35 directions du ministère de l’Ecologie, des services départementaux de Météo France ou le transfert des forces mobiles vers des tâches de sécurité publique.
Qui en a entendu parler ? Le secret ne doit rien au hasard : désireux de réfléchir « sans tabou » à des réformes potentiellement explosives et de les mettre en œuvre de manière coordonnée, ses promoteurs ont organisé les choses de telle sorte que rien ne filtre. Une à deux fois par semaine, un tout petit comité se réunit et pilote une cohorte d’auditeurs issus de la haute fonction publique mais aussi de cabinets privés ainsi que les services de Bercy, et passe au crible les budgets et les structures des trois fonctions publiques mais aussi les comptes sociaux. Présidé par Claude Guéant, secrétaire général de L’Elysée, et Jean-Paul Faugère, directeur du cabinet du premier ministre, ce comité de suivi comprend notamment, le ministre du budget, Eric Woerth, le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, et son homologue du Sénat, Philippe Marini, le receveur général des Finances, Philippe Parini, et donc Michel Pébereau. Eric Besson, le secrétaire d’Etat en charge de l’évaluation des politiques publiques, est souvent de la partie.
L’objectif financier de l’exercice est clairement fixé. La France n’honorant pas son engagement européen d’amener ses finances publiques à l’équilibre en 2010, elle doit y parvenir au plus tard en 2012 [8]. Comme un simple plan d’austérité, fut-il de 20 milliards d’euros, n’y suffira pas, la « RGPP » constitue le moyen d’atteindre l’objectif. Le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, des mesures d’économies ici ou là permettent de crédibiliser la promesse française. D’après les experts- Nicolas Sarkozy lui-même à l’occasion du lancement de la démarche a suggéré un objectif de 150 milliards d'euros.
Mais ce n’est pas tout. Toutes les missions et fonctions de l’Etat, parfois même les valeurs, sont une à une passées en revue, en présence ou pas du ministre concerné. Les résultats des élections municipales ne changeront rien. Au contraire. « Pas de pause », a dit François Fillon. Le « reformatage global de la machine publique », selon l’expression de Philippe Marini à Mediapart, est en marche. Gilles Carrez est encore plus direct quand il prétend « porter le fer sur toutes les interventions publiques et notamment sur toutes les aides sociales ».
Le terme « rigueur » retrouve là une vigueur toute « barriste », du nom de l’ancien premier ministre. Ne faut-il pas envisager une mise sous conditions de ressources des allocations familiales ? Ou supprimer demi-part supplémentaire pour l’impôt sur le revenu accordé à un parent ayant élevé seul son enfant ? Peut-on convier les assurés sociaux à participer davantage au financement de leur propre couverture maladie ? Comment procéder à une remise à plat des aides au logement ? Voici, à titre d’exemples, quelques réflexions qui ont récemment été explorées par le comité de l’Elysée. Et à chaque fois, la même interrogation sous-tend le débat: « Cela contribue-t-il au déficit zéro » ? « Cette question est la monotone de chacun de nos rendez-vous », s’amuse Philippe Marini. On lira ici [9] le détail de quelques uns des travaux engagés par le groupe de l'Elysée.
Le statut des fonctions publiques dans la tourmente
Dés ce mardi 18 mars, le Conseil supérieur de la fonction publique examine un projet de loi et les décrets afférents à la mobilité des fonctionnaires. Comme on le lira, cette démarche s’intègre complètement dans le cadre de la RGPP et peut déboucher dès cet automne sur une négociation avec les syndicats sur l’unification des trois fonctions publiques autour de la notion de métiers. Cassant les 1.000 statuts particuliers qui composent aujourd’hui l’administration.
>> La revue générale des prélèvements obligatoires.
Dans le même mouvement, le gouvernement prépare une remise à plat totale de la fiscalité française. C’est la ministre des finances, Christine Lagarde, qui a été chargée de conduire cet audit complémentaire – baptisé, par symétrie, la « RGPO » dans les mêmes sommets du pouvoir. Là encore, les choses vont s’accélérer brutalement sitôt les élections passées. Il s’agira « de baliser une trajectoire fiscale », en clair de remettre un peu d’ordre et de visibilité. Aucune doctrine n’est encore précisément fixée à ce jour, mais le train libéral est lancé. Certains, même à l’UMP, s’en inquiètent. Ainsi, le rapporteur général du budget à l’Assemblée, Gilles Carrez, estime que si cette remise à plat fiscale doit concourir au même objectif que la « RGPP », le déficit zéro: « Il faudrait prendre la décision de ne plus baisser les recettes de l’Etat ».
Pour l’heure, ce n’est pas cette voie qui semble privilégiée. Un indice ne trompe pas. L’un des groupes de réflexion devra réfléchir aux problèmes de « compétitivité » et d’ « attractivité » du système fiscal français. On comprend le sous-entendu : trop lourd dans un contexte d’accélération de la mondialisation, le système français mériterait d’être allégé. Au ministère des finances, on est même beaucoup plus explicite, faisant valoir que le moment est venu, après d’innombrables tergiversations, de « se poser la question d’une suppression pure et simple de l’ISF ». D’autres pistes de réflexions sont aussi évoquées, dont on trouvera le détail ici [3].
* Vers un quadruplement de la CRDS ? Selon l’article 20 de la loi organique relative aux lois de financement de la Sécurité sociale, « tout nouveau transfert de dette à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) est accompagné d’une augmentation des recettes de la caisse permettant de ne pas accroître la durée d’amortissement de la dette sociale ». Or, selon le dernier rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale [10], le déficit de trésorerie s’est élevé à 14,3 milliards d’euros. Le gouvernement est donc dans l’obligation de remonter la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS [11]), qui pèsent sur tous les revenus d’activité, de remplacement et du patrimoine. Assorti actuellement d’un taux d’imposition de 0,5% (pour un produit de 5,6 milliards d’euros), la CRDS aurait donc dû passer à près de 2%. Cette hausse qui n’est pas intervenue avant les municipales interviendra-t-elle juste après ? Le gouvernement y est légalement tenu.
Sauf à imaginer une autre solution : faire glisser ce déficit sur la dette de l'Etat. Ce qui serait budgétairement très hétérodoxe et très peu conforme aux engagements européens de la France, visant à ramener la dette publique sous le ratio des 60% de la richesse nationale, exigé par le traité de Maastricht. Mais il est vrai que dans le passé, il y a eu des entorses de ce type. La plus spectaculaire a été celle de 1994, année au cours de laquelle le déficit cumulé de la Sécurité sociale sur les trois années antérieures (110 milliards de francs) a été subrepticement glissé sur la dette. Le ministre du budget de l’époque, qui s'était prêté à ce tour de passe-passe budgétaire était un certain… Nicolas Sarkozy !
>> La loi de modernisation de l’économie
C’est un autre des grands chantiers sur lequel travaille le ministère des finances, et qui doit déboucher d’ici au printemps sur l’examen par le Parlement d’un projet de loi. Et là encore, les réformes envisagées risquent de créer de vifs débats, puisque parmi de nombreux autres volets (PME, nouvelles règles encadrant la grande distribution…), doit figurer la réforme, politiquement sensible, du Livret A. Le monopole de distribution confié depuis des lustres à La Poste et aux Caisses d’épargne serait supprimé. La gauche ne manquera pas d’y voir une menace sur le vieux système de rémunération de l’épargne populaire et sur le système de financement du logement social qui lui est associé. A l'initiative de nombreux syndicats et associations, une campagne intitulée "Pas touche au livret A" [12] a ainsi récemment été lancée.
Le projet comprend d’autres dispositions également très controversées comme un volet sur le travail dominical ou encore une réforme de la gouvernance de la Caisse des dépôts et consignations.
>> La nouvelle réforme des retraites.
La loi Fillon de 2003, instaurant notamment l’extension au secteur public des 40 ans d’activité pour bénéficier d’une retraite à taux plein, prévoyait une clause de rendez-vous en 2008, notamment pour valider le passage à 41 ans d’activité pour le public et le privé la même année. Le gouvernement a donc attendu que les municipales aient lieu pour ouvrir ce dossier. Dès le début de la semaine qui vient, des contacts bilatéraux – il ne s’agit pas d’une négociation - doivent donc intervenir entre le ministre du travail, Xavier Bertrand, et les partenaires sociaux, sur cette nouvelle étape, et des dispositions complémentaires (avantages familiaux, petites retraites, pénibilité…).
Sur fond de grogne sur le pouvoir d’achat, ce dossier s’annonce lui aussi hautement délicat. Ce qui n’empêche pas certains membres du gouvernement de préconiser une position ultimatiste, comme la remise en cause (souhaitée par le Medef) de la retraite à 60 ans ; et même de toute référence à un âge légal. Un projet de loi doit être bouclé d’ici la fin du mois de juin.
>> Une cascade d'autres dossiers sociaux sensibles.
Preuve que Nicolas Sarkozy veut décidément avancer très vite, d’autres grands rendez-vous sociaux sont programmés en même temps. De longue date, le gouvernement fait pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils anticipent dès ce printemps la renégociation de la convention d’assurance-chômage qui devait intervenir à l’automne – mais il n’est pas sûr que la crise de l’UIMM le permette. Le souhait du gouvernement serait de convaincre les partenaires sociaux de ponctionner les excédents de ce régime pour baisser les cotisations chômage, et, grâce à un système de vases communicants, de limiter la hausse des prélèvements retraite, le tout s’effectuant à prélèvements constants.
Le Parlement doit par ailleurs se saisir d’ici fin juin de l’accord, lui aussi très sensible, sur la « flexisécurité » survenu entre plusieurs centrales syndicales et le Medef, pour transposer le compromis au plan législatif . Le gouvernement pourra-il convaincre l’aile la plus radicale de sa majorité de n’amender qu’à la marge un texte dont les équilibres politiques sont très délicats ? La partie s’annonce difficile.
Par ailleurs, le gouvernement prépare un texte aussi délicat sur le temps de travail, notamment pour fixer définitivement les règles des heures supplémentaires et leur taux de majoration. Le projet est compliqué à de très nombreux titres : d’abord parce qu’il relancera inévitablement la polémique autour de la barre légale des 35 heures ; ensuite, parce qu’il repose sur un nouveau système d’accord majoritaire au sein des entreprises ; enfin parce que ce même système devra lui-même tenir compte des nouvelles règles de la représentativité syndicale, qui font l’objet de négociations entre les partenaires sociaux et sur lequel, d’ici l’été, le gouvernement doit légiférer.
Bref, entre le dossier sur la retraite, et tous ceux-ci, le gouvernement veut avancer tout au long du printemps en terrain miné, pour promouvoir des réformes dont certaines sont explosives./.
__________________________________________________________________________
* Vers une privatisation d’Areva. A l’étude depuis de longs mois, la privatisation partielle d’Areva, le champion français du nucléaire, va être lancé. Le dossier est lui aussi hautement sensible. Parce qu’une telle privatisation, dans un secteur aussi stratégique, va évidemment susciter de très fortes controverses. Mais aussi parce que, parmi d’autres schémas possibles, Martin Bouygues, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia, et parrain de son fils, Louis, est l’un des industriels qui postulent à jouer un rôle-clef dans l’opération.
* La révision générale des politiques publiques dispose d'un site internet [13], qui donne quelques indications sur l'opération.
* Le Fond monétaire international, dont le directeur général est le socialiste Dominique Strauss-Kahn, a par avance, "vivement" félicité "le gouvernement pour ses révisions générales des politiques publiques (RGPP) et des prélèvements obligatoires (RGPO". Ce satisfecit a été décerné le 20 février 2008, en conclusion de l'examen de la situation de la France, dans "une note d'information au public". [14]
*Quelques indications sont données sur la "revue des générale des prélèvements obligatoires" sur le site internet de Matignon. [15]
* Les grandes données statistiques (économiques, sociales, démographiques...) qui permettent de cerner les enjeux de la réforme des retraites peuvent être consultées sur le site internet du Conseil d'orientation des retraites [16]. Sur ce site, on peut en particulier télécharger le "Cinquième rapport du COR" [17] (document PDF, 740,9 ko), qui présente les évaluations et les perspectives les plus actualisées. adopté le 21 novembre 2007 par cet organisme.
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[6] http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054004454/index.shtml
[7] http://presse.parti-socialiste.fr/2008/03/04/plan-de-rigueur-l’aveu-du-premier-ministre/
[8] http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/enjeux_fipu/prog_annuel_fipu/2009_2012.pdf
[9] http://www.mediapart.fr/journal/france/150308/l-arme-fatale-de-la-revision-generale
[10] http://www.securite-sociale.fr/chiffres/ccss/2007/ccss200709synth.pdf
[11] http://www.urssaf.fr/salaries/salarie/droits_et_obligations_vous_concernant/la_csg_et_la_crds_01.html
[12] http://www.pastoucheaulivreta.org/
[13] http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/
[14] http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2008/fra/pn0823f.htm
[15] http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/revue_generale_prelevements_obligatoires_57712.html
[16] http://www.cor-retraites.fr/
[17] http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-835.pdf
Le blog PRIORITE A GAUCHE
RAG 34. Les lolo's 34
18:49 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
SOLIDARITE : Hirsch craint l'abandon du RSA
Selon le haut commissaire aux Solidarités actives, le gouvernement pourrait laisser tomber le dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail. Martin Hirsch pointe des "tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres".
Le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch redoute que le gouvernement ne laisse tomber le Revenu de solidarités actives (RSA), dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail, dans un entretien au quotidien Ouest-France.
"Aujourd'hui l'Etat doit décider ou non s'il mettra ou non le paquet pour aller jusqu'au bout en 2009. Depuis trois ans que je défends le RSA, je n'ai jamais prétendu que l'on pouvait faire une réforme de si grande ampleur avec des clopinettes", déclare Hirsch.
L'ancien président d'Emmaüs France estime que "le scénario est compris entre 2 et 3 milliards d'euros".
"Je mets toute mon énergie pour convaincre. (...) J'ai mis sur la table tout un panier de financements possibles. On doit pouvoir les trouver sans accroître les déficits. On peut dire qu'on ne veut pas le faire, on ne peut pas, en revanche, nous opposer que c'est impossible", poursuit le haut commissaire.
"Je sens que nous sommes sur la ligne de crête: quand se font jour les tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres, il faut basculer sur le bon versant, là où la réalisation du RSA deviendrait certaine", s'inquiète Martin Hirsch.
Expérimenté dans 26 départements au 1er février, le RSA, doit permettre à "près d'un million de personnes" à terme de passer au dessus du seuil de pauvreté, selon Hirsch. Il doit être mis en place sur toute la France en 2009.
LEXPRESS.fr
RAG 34. Les lolo's 34
18:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.03.2008
Le PS quasi unanime pour ne pas anticiper le congrès
Par Thierry MASURE et Elahe MEREL AFP
PARIS (AFP) -
Le Conseil national du PS a ratifié mardi soir, dans un climat studieux et sans passion, les prochaines étapes de sa rénovation, qui culmineront avec un congrès du 7 au 9 novembre, sans accélérer les échéances pour permettre un débat de fond sur les orientations du parti.
Dix jours après la large victoire de la gauche et du PS aux élections locales, tous les responsables ont insisté sur l'importance du "vivre ensemble" des socialistes, gommant ou relativisant leurs divergences pour privilégier une image d'unité et de sérieux.
Symbole de cet état d'esprit, une photo de famille a réuni à l'ouverture des travaux les maires et présidents de conseils généraux, élus ou réélus. Se côtoyaient Bertrand Delanoë (Paris), Martine Aubry (Lille), Pierre Cohen (Toulouse) et Valérie Fourneyron (Rouen), François Hollande (département de la Corrèze).
Mais l'atmosphère était loin d'être joyeuse. "Ca ne ressemblait pas à un Conseil national de victoire. On sait que ce qui nous attend, c'est très lourd", affirmait dans les couloirs un responsable de la gauche du parti dans une allusion à la bataille du congrès.
Un consensus général s'est dégagé sur le calendrier proposé par le premier secrétaire François Hollande. Seuls les amis de Jean-Luc Mélenchon (aile gauche du parti) se sont abstenus (onze voix). Il y a eu une voix contre, le député du Nord Marc Dolez.
Assise discrètement avec les socialistes des Deux-Sèvres, Ségolène Royal avait souhaité à plusieurs reprises ces derniers mois que "l'on ne tarde pas trop" à tenir le congrès. Mais ses partisans se sont refusés à "faire des questions de procédure un casus belli". La présidente du Poitou-Charentes n'a pas pris la parole à la tribune, à l'inverse de nombreux ténors.
Pour le numéro un du PS, il ne s'agit pas, à travers ce calendrier, "de gagner du temps" mais de "poursuivre notre rénovation". Mais, a-t-il prévenu, ce processus ne peut être un succès que si la phase menant au congrès est "une phase de travail collectif".
A l'image de l'ensemble, Bertrand Delanoë s'est voulu assez consensuel. Pour le congrès, sans doute "serons-nous conduits à nous différencier" mais "se différencier n'est pas se diviser".
Le maire de Paris a toutefois marqué sa différence avec Mme Royal sur les alliances avec le MoDem, que celle-ci avait souhaité voir conclues "partout" pour les municipales. "Si le centre est à la fois à droite et à gauche, envisager quelque perspective avec lui reviendrait à nous mentir d'abord à nous-mêmes", a-t-il dit, très applaudi à ce moment-là, à propos des alliances à Paris.
La plupart des interventions ont marqué leurs réticences à cet attelage avec le centre.
De son côté, Martine Aubry a réclamé "la recherche permanente de la clarté". "Nous ne devons pas occulter les questions de fond sous prétexte de maintenir l'unité", a-t-elle dit.
La sobriété a été le mot d'ordre de cette réunion: pas d'applaudissements frénétiques comme on en a parfois connus, pas de sifflets non plus, mais des discours écoutés avec une grande attention, silencieusement.
"Personne ne veut prendre la responsabilité d'ouvrir les hostilités. Celui qui tire le premier est mort", expliquait un membre du CN. "Tant que les taureaux ne sont pas lâchés, la corrida n'a pas commencé", résumait dans les coulisses le fabiusien Philippe Martin.
Selon plusieurs responsables, l'issue du congrès est plus incertaine que jamais. Aujourd'hui, "personne n'est majoritaire à lui tout seul", notaient séparément, dans les couloirs, Arnaud Montebourg et André Vallini.
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11:33 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Un accord qui débouche sur une loi du travail catastrophique
Le site Démocratie et socialisme
Quatre syndicats sur huit l’ont malheureusement signé en janvier
Ils appellent cela « Projet de loi portant modernisation du marché du travail ». En fait il s’agit d’une loi de régression sociale. Elle aggrave la « recodification » du code du travail (laquelle va entrer en vigueur le 1er mai 2008 puisque tous les décrets sont écrits). Elle poursuit les rapports de Virville, la scélérate loi Fillon du 4 mai 2004, les lois Villepin et Larcher dans un sens destructeur du Code du travail, tel que le veut le MEDEF-UIMM. (cf. Le Monde diplomatique, mars 2008)
Article 1 : Le 1er alinéa de l¹article L 1221-2 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :
« La forme normale de la relation de travail est le contrat de travail à durée indéterminée. »
Après l’alinéa 1er de l’article L. 2313-5 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’employeur informe les délégués du personnel, une fois par an, des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. »
Après l’alinéa 1er de l¹article L 2323-47 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« A cette occasion, l’employeur informe le comité d’entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l¹année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. » Après l’alinéa 1er de l’article L 2323-55 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il informe le comité d¹entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourrait le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclu avec une entreprise de travail temporaire. »
Article 2
I - Il est créé une section au chapitre premier (« formation du contrat de travail ») du titre II (« formation et exécution du contrat de travail ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») du code du travail ainsi rédigée :
Section IV période d’essai
Article L 1221-18 « Le contrat de travail à durée indéterminée peut comporter une période d¹essai dont la durée est comprise pour : · les ouvriers et les employés entre 1 et 2 mois maximum · les agents de maîtrise et les techniciens entre 2 et 3 mois maximum · les cadres entre 3 et 4 mois maximum. »
Article L 1221-19 « La période d’essai ne peut être renouvelée qu’une fois si un accord de branche étendu le prévoit. Cet accord fixe les conditions et les durées de renouvellement. La durée de la période d’essai, renouvellement compris, ne peut pas dépasser respectivement 4, 6 et 8 mois. »
Article L 1221-20 « Les durées des périodes d’essai fixées par les articles L. 1221-18 et L.1221-19 ont un caractère impératif à l’exception : - de durées plus longues fixées par les accords de branches conclu avant la date d’entrée en vigueur de la présente loi ; - de durées plus courtes fixées dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »
Article L 1221-21 « La période d’essai ne se présume pas. Elle est expressément stipulée dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »
Article L 1221-22 « En cas d¹embauche dans l¹entreprise à l’issue du stage intégré à un cursus pédagogique réalisé lors de la dernière année d’études, la durée de stage est déduite de la période d¹essai, sans que cela ait pour effet de réduire cette dernière de plus de la moitié. »
Article L 1221-23 « Lorsqu’il est mis fin, par l’employeur, à la période d’essai, la durée du délai de prévenance pendant la période d’essai est fixée comme suit :
48 heures au cours du 1er mois de présence,
2 semaines après 1 mois de présence,
1 mois après 3 mois de présence.
La période d’essai, renouvellement inclus, ne peut être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance. Lorsqu’il est mis fin à la période d’essai par le salarié, celui-ci respecte un délai de préavis de 48 heures. »
II - Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1221-20, premier tiret, les stipulations des accords de branche conclus avant l’entrée en vigueur de la présente loi et fixant des durées d’essai plus courtes que celles fixées par l’article L. 1221-18 restent en vigueur jusqu’au 30 juin 2009.
Article 3
L’article L 1226-1 du code du travail est modifié ainsi qu’il suit :
1° Au 1er alinéa, les mots « trois ans » sont remplacés par les mots : « une année ». 2° Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois le délai d’indemnisation hors maladie professionnelle et accident du travail court au-delà de sept jours d’absence. ».
Article 4
Après l’alinéa 1er de l’article L 1232-1 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »
Après l’alinéa 1er de l¹article L 1233-2 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »
L’article L 1234-9 du code du travail est modifié ainsi qu¹il suit :
1° Au 1er alinéa, le mot « deux ans » est remplacé par les mots : « une année » ;
2° Le 2ème alinéa est supprimé. L’article L 1234-20 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :
« Le reçu pour solde de tout compte, délivré par l’employeur au salarié, fait l’inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail. Ce document est établi en double exemplaire. Il est daté et signé par les deux parties. Un exemplaire est remis au salarié.
Le reçu pour solde de tout compte peut être dénoncé par écrit dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l¹employeur. »
Article 5
I - Il est créé une section au chapitre VII (« autres cas de rupture ») dans le titre III (« rupture du contrat à durée indéterminée ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») ainsi rédigée :
Section III Rupture conventionnelle
Article L 1237-11 :
« L’employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie.
La rupture conventionnelle repose sur la garantie de la liberté du consentement des parties et résulte d’une convention signée par les parties au contrat. »
Article L. 1237-12 : « Les parties au contrat conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié peut se faire assister :
soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, qu’il s’agisse d’un salarié titulaire d’un mandat syndical ou d’un salarié membre d’une institution représentative du personnel ou tout autre salarié ;
soit par un conseiller du salarié choisi sur une liste dressée par l’autorité administrative.
Lors du ou des entretiens, l’employeur a la faculté de se faire assister par une personne de son choix quand le salarié en fait lui-même usage. »
Article L 1237-13 :
« La convention de rupture définit les conditions de la rupture et notamment le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle qui ne peut pas être inférieur à celui de l’indemnité prévue à l’article L 1234-9. »
Elle fixe la date de la rupture des relations contractuelles qui ne peut être antérieure à l’expiration des délais de rétractation et d’homologation.
À compter de la date de signature par les deux parties, chacune d’entre elles dispose d’un délai de 15 jours pour exercer son droit de rétraction.
Ce droit est exercé sous la forme d¹une lettre adressée par tout moyen attestant de sa date de réception par l¹autre partie.
Article L 1237-14 :
« A l’issue du délai de rétractation, la partie la plus diligente adresse, aux fins d’homologation, un exemplaire de la convention ainsi qu’un formulaire dont le modèle est arrêté par le ministre en charge du travail, au directeur départemental du travail de l’emploi et de la formation professionnelle.
Le directeur dispose d’un délai d’instruction maximal de 15 jours, à compter de la réception de la demande, à l’issue duquel, faute de décision explicite, l’homologation est réputée acquise.
L’homologation, à laquelle est subordonnée la validité de la convention, atteste du respect des conditions de forme applicables à la rupture conventionnelle et de la liberté de consentement des parties.
L’homologation n’est pas détachable de la convention. Tout litige concernant la convention, l’homologation ou le refus d’homologation relève de la compétence du conseil des prud’hommes, à l’exclusion de tout autre recours contentieux ou administratif. »
Article L 1237-15 :
« Les salariés bénéficiant d’une protection mentionnés à l’article L. 2411-1 peuvent bénéficier des dispositions de la présente section. Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1237-14, la rupture conventionnelle est soumise à l’autorisation de l¹inspecteur du travail. ».
Article L. 1237-16 :
« Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables aux mesures se rattachant aux :
accords collectifs de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, dans les conditions définies par l’article L. 2242-15,
plans de sauvegarde de l’emploi dans les conditions définies par l’article L. 1233-61. »
II Le 1 de l’article 80 duodecies du code général des impôts est complété par un 6° ainsi rédigé :
« 6° La fraction des indemnités prévues à l’article L.1237-13 du code du travail versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail d’un salarié âgé de moins de soixante ans, qui n’excède pas :
« a) Soit deux fois le montant de la rémunération annuelle brute perçue par le salarié au cours de l’année civile précédant la rupture de son contrat de travail, ou 50 % du montant de l’indemnité si ce seuil est supérieur, dans la limite de six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ;
« b) Soit le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle ou de licenciement prévue par la convention collective de branche, par l’accord professionnel ou interprofessionnel ou, à défaut, par la loi, si ce montant est supérieur à six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ; »
III Au douzième alinéa de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale, les mots : « ainsi que les indemnités de départ volontaire » sont remplacés par les mots : « ainsi que les indemnités versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail, au sens de l’article L.1237-13 du code du travail, et les indemnités de départ volontaire ».
Article 6
« Un contrat de travail à durée déterminée, d’une durée au moins égale à 18 mois et maximale de 36 mois, peut être conclu avec les ingénieurs et cadres, pour la réalisation d¹un objet défini, dans les conditions définies ci-dessous et précisées par un accord de branche étendu ou, à défaut, par un accord d’entreprise. Ce contrat comporte :
1° la désignation du contrat comme « contrat à durée déterminée à objet défini » ;
2° l’intitulé et les références de l’accord collectif qui institue ce contrat ;
3° une clause descriptive du projet et mentionnant sa durée prévisible ;
4° la définition des tâches pour lesquelles le contrat est conclu ;
5° l’événement ou le résultat objectif déterminant la fin de la relation contractuelle ;
6° le délai de prévenance de l’arrivée au terme du contrat et, le cas échéant, de la proposition de poursuite de la relation de travail en contrat à durée indéterminée ;
7° une clause mentionnant la possibilité de rupture à la date anniversaire de la conclusion du contrat par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux et le droit dans ce cas à une indemnité de rupture égale à 10% de la rémunération totale brute du salarié.
L’accord de branche étendu ou l¹accord d¹entreprise définit :
a) les nécessités économiques auxquelles ces contrats sont susceptibles d’apporter une réponse adaptée ;
b) la durée de la période d’essai au plus égale, renouvellement compris, à celle prévue par la convention ou l’accord collectif applicable à l’entreprise pour un salarié sous contrat à durée indéterminée de qualification équivalente ;
c) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini bénéficient de garanties en termes d’aide au reclassement, de validation des acquis de l’expérience, de priorité de réembauchage ou d¹accès à la formation professionnelle continue et peuvent, au cours du délai de prévenance qui ne peut être inférieur à deux mois, mobiliser les moyens disponibles pour organiser la suite de leur parcours professionnel ;
d) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini ont priorité d’accès aux emplois en contrat à durée indéterminée dans l’entreprise.
Ce contrat prend fin avec la réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu, après un délai de prévenance au moins égal à deux mois. Il peut toutefois être rompu à la date anniversaire de sa conclusion par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux. Il ne peut pas être renouvelé.
Lorsque, à l’issue du contrat, les relations contractuelles du travail ne se poursuivent pas par un contrat de travail à durée indéterminée, le salarié a droit à une indemnité d’un montant égal à 10% de la rémunération totale brute du salarié.
Ce contrat est institué à titre expérimental pendant une période de 5 ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi.
A cette date, le gouvernement présentera au Parlement un rapport, établi après concertation avec les partenaires sociaux et avis de la commission nationale de la négociation collective, sur les conditions d’application de ce contrat et sur son éventuelle insertion dans les dispositions du code du travail. »
Article 7
Il est créé un article L 1226-4-1 rédigé comme suit :
« En cas de licenciement prononcé en application des dispositions de l’article L.1226-4, les indemnités dues au salarié au titre de la rupture peuvent être prises en charge, soit par l’employeur soit par un fonds de mutualisation à la charge des employeurs.
La gestion de ce fonds est confiée à l’association prévue à l’article L.3253-14. »
Article 8
Il est créé un article L 1253-24 rédigé comme suit : « Un accord national interprofessionnel étendu peut confier à une branche déterminée la mission d¹organiser par accord de branche étendu relatif au portage salarial la relation triangulaire entre une société de portage, une personne, le porté, et une entreprise cliente en garantissant au porté le régime du salariat, la rémunération de sa prestation chez le client ainsi que son apport de clientèle. »
Article 9
« Les articles L. 1223-1 à 1223-4, L. 1236-1 à 1236-6, L 5423-15 à 5423-17, L.6322-26 et L.6323-4 sont abrogés.
Les contrats « nouvelles embauches » conclus antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente loi sont requalifiés en contrat à durée indéterminée de droit commun. » transféré
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À lire aussi :
sur notre site : Analyse commentée des accords signés par le Medef et certains syndicats
sur le site de la fondation Copernic : l’accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation du contrat de travail : une régression sociale et démocratique
RAG 34. Les lolo's 34
06:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.03.2008
Laurent FABIUS : "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle"
20 mars 2008
Laurent Fabius affirme, dans un entretien publié, jeudi 20 mars, dans le quotidien Paris-Normandie, que le Parti socialiste doit "préparer un projet différent de celui de notre candidate puisque celui-ci a été rejeté." Laurent Fabius estime aussi que "le PS doit mettre au clair sa stratégie".
"Est-ce qu’il confirme la stratégie du rassemblement de la gauche en l’élargissant, ou bien est-ce qu’il lui en substitue une autre ? Mon choix est clairement en faveur d’une stratégie de rassemblement de la gauche, rassemblement qui peut certes s’élargir à d’autres mais qui ne doit pas être remplacé par d’autres."
Le député de Seine-Maritime estime aussi que "l’organisation même du PS doit évoluer pour faire émerger de nouvelles pratiques et de nouveaux responsables". Sa première tâche, juge M. Fabius, est d’"exercer sa tâche d’opposant et de proposant". Disant craindre "que le gouvernement ne donne un tour de vis supplémentaire", il affirme que les socialistes devront "s’y opposer fermement, mais encore avancer des contre-propositions, notamment sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les petites et moyennes entreprises, l’assurance maladie, les retraites". "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle", déclare encore le député PS.
De plus, Laurent Fabius, juge "essentiel" que les banques centrales "assurent la solvabilité" du système financier international, qui traverse une grave crise. Selon l’ancien premier ministre, "il est essentiel que les banques centrales redonnent de la visibilité en assurant la solvabilité en dernier ressort, que soient revues les définitions des normes des grands organismes de crédit, que l’Europe propose des projets industriels, scientifiques, écologiques novateurs".
Laurent Fabius se dit, à nouveau, "critique, aussi, par rapport aux choix de la Banque centrale européenne". Soulignant que, "en cas d’approfondissement de la crise, c’est la population la plus modeste qui trinque d’abord", le député de Seine-Maritime estime que "tout milite pour une régulation plus forte du système mondial". "Je plaide pour une économie sociale et écologique de marché, pas pour une jungle financière", lance-t-il.
LIRE le texte intégral
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12:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.03.2008
Jean-Luc MELENCHON : Un parti de droite avec lequel la gauche n’a rien à gagner
Je sais bien que l’essentiel, à cette heure, c’est l’extension de la crise financière. Peut-être est-ce le tournant de notre temps. Qu’est ce qui va arrêter ça? Pas le stupide aveuglement des libéraux de tous poils qui continuent à ânonner leur archaïque catéchisme de recettes dépassées. Et surement pas non plus nos gouvernants de droite qui prétendent retenir comme leçon du vote de dimanche qu’il leur serait demandé d’en faire davantage encore côté déréglementation.
Les fous ! Mais nous avons plutôt le nez sur l’évènement électoral qui nous semble plus proche politiquement. C’est bien naturel de consacrer du temps à le comprendre. Je n’ai pas l’intention d’ajouter à la masse des commentaires disponibles à propos des élections municipales et cantonales. Mais je veux insister sur l’idée que l’analyse des résultats est un enjeu. Savoir ce qui se passe. Sinon ce sera le royaume des bavardages. Je note que le repère des élections cantonales est toujours aussi peu évoqué. Pourtant il est absolument clair. Peut-être est ce pour cela, non ? Gauche : 51% droite : 44 %. Un point c’est tout. Et je veux revenir sur le Modem, cette baudruche de confort pour animer la conversation des soirées éléctorales. Au premier tour on avait déjà vu l’absence d’effet positif des cas d’alliance du PS avec le Modem. L’échec de cette stratégie est encore plus manifeste au second.
Le Modem est inutile là où la gauche est sortante
Là où la gauche était sortante, comme à Grenoble ou Montpellier, l’alliance du PS avec le Modem n’a produit aucune dynamique. Allié au Modem, le PS fait même moins bien dans ces deux villes qu’en 2001. Démonstration supplémentaire: à cette époque au second tour l’alliance s’était faite avec les Verts et une partie de la gauche radicale ! A Grenoble, la liste PS régresse de 51 % en 2001 à 48 % en 2008 et à Montpellier de 56,3 % à 51,88 %. Dans ces deux villes « laboratoires » de l’alliance socialiste avec le Modem, la colère d’un grand nombre d’électeurs de gauche a renforcé nettement le vote pour les listes de gauche alternativeslorsqu’elles se maintenaient au second tour. A Montpellier le tandem Verts-LCR dépasse ainsi les 18 %. A Grenoble, les Verts alliés aux alternatifs et à la gauche citoyenne s’envolent à 22,5 %. A Lille, autre ville de gauche sortante, le seul effet réel de l’alliance surprise du PS avec le Modem entre les deux tours semble être d’avoir poussé un nombre croissant d’électeurs dans l’abstention. Elle atteint son record historique dans cette ville ancrée à gauche.
Le Modem n’apporte rien à la gauche face à la droite
A Marseille, Perpignan, Melun ou Briançon, l’alliance du PS avec le Modem entre les deux tours n’a donné aucune dynamique à la gauche contre la droite sortante. Ainsi à Marseille, en dépit d’une énorme énergie de campagne socialiste, la gauche ne perce que dans le 1er secteur, là où le vote LCR était fort. Ce vote a fourni l’appoint décisif pour la victoire. Mais, à l’inverse, la gauche échoue dans le 3ème secteur de Marseille où la réserve de voix du Modem était pourtant potentiellement bien plus forte.
Autre constat. Les listes PS-Modem obtiennent souvent au second tour des scores plus faibles que l’addition de leurs scores du premier tour. Exemple. A Melun. La liste PS-Modem termine à 48 %. L’addition des scores de premier tour donnait 52 % ! A Briançon le total PS-Modem se tasse de 49 % à 48 % entre les deux tours. L’alliance du PS avec le Modem ne crée donc aucune dynamique pour la gauche. Le brouillage politique qui en résulte peut même parfois plomber complètement le PS. On l’a déjà signalé au 1er tour à Ales où l’alliance du PS avec le Modem a reporté les électeurs de gauche vers le PCF. Tant mieux. Le même phénomène s’est produit au second tour à Brignolles dans le Var où le PCF parvient à l’emporter face à l’UMP sortante en captant tout l’électorat socialiste désemparé par le tandem PS-Modem qui s’écroule à 10 %.
Certes, on trouve de très rares exceptions à ce naufrage général des alliances PS-Modem. Mais il faut alors les regarder de près. C’est le cas à Asnières et Brive la Gaillarde. Mais dans ces deux cas, le PS l’a emporté en fusionnant non seulement avec le Modem mais aussi avec des dissidents de droite, ex-RPR et UMP. Ces cas sont tellement isolés, fantaisistes et peu exemplaires qu’ils n’ont aucune signification généralisable.
Là où le Modem gagne, c’est contre la gauche
Le Modem ne conserve ou gagne des villes que contre la gauche. Alliés à la droite, ses listes prennent Mont de Marsan et Saint Brieuc au PS. De même il conserve Arras, Biarritz, Epinay sur Seine et Talence en alliance avec la droite et contre la gauche.
Là où la gauche gagne, c’est contre le Modem ou sans lui
Déjà au 1er tour, la quasi-totalité des villes prises par la gauche à la droite l’avaient été sans le Modem et souvent contre lui : Alençon, Rodez, Laval, Rouen et ainsi de suite. Même phénomène au second tour. A Toulouse, Périgueux, Colombes, Vandoeuvre les Nancy, Niort ou Noisy le Sec, la gauche l’emporte contre des listes de droite fusionnées avec le Modem ou soutenues par lui. A Saint Etienne et à Pau, la gauche l’emporte face au Modem et à l’UMP qui s’étaient maintenus séparément en triangulaire.La gauche gagne aussi sans le Modem à Amiens, Strasbourg, Caen, Evreux où le parti de Bayrou n’avait donné aucune consigne de vote.
En conclusion
Bien sur, l’analyse d’un aspect du résultat ne contient pas l’étude de toutes ses significations. Mais les faits réels à ce sujet doivent être pris au sérieux. Nous avons trop été gavés de commentaires absurdes sur le « réalisme électoral » qui exigerait cette alliance. Puis sur le mythe du Modem « arbitre » du deuxième tour. Pour la gauche, le deuxième tour s’est joué sur la qualité des alliances et des reports de voix à gauche. Pour le reste, dans tous les cas de figure, le Modem apparait donc dans ces élections municipales sous sa vraie réalité politique : un parti de droite avec lequel la gauche n’a rien à gagner
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10:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
TOUT EST POSSIBLE : L'Insee prévoit 0,4% de croissance au 1er trimestre
Avec "Pauvre con, casse-toi..." Tout est possible
L'économie française n'échappera pas au ralentissement mondial au premier semestre mais devrait continuer à amortir les nombreux chocs qui l'affectent, estime l'Insee dans sa note de conjoncture publiée vendredi.
L'Institut de la statistique a revu sa prévision de croissance pour le premier trimestre à +0,4%, au lieu de 0,5% attendu en décembre, et s'attend à une hausse du produit intérieur brut de 0,3% au deuxième trimestre.
La croissance avait été de 0,3% au dernier trimestre 2007, après +0,8% au trimestre précédent, et de 1,9% sur l'ensemble de l'année, selon les chiffres provisoires publiés en février.
L'Insee ne livre pas de prévision pour l'ensemble de 2008 mais situe l'acquis de croissance à 1,4% à la fin du premier semestre (dans l'hypothèse d'une croissance zéro aux troisième et quatrième trimestres).
"La zone euro s'en tire plutôt bien face à l'onde de choc qui l'affecte depuis six mois", a observé Eric Dubois, chef du département conjoncture de l'Insee, lors d'une conférence de presse de présentation.
"Pour autant, des risques importants subsistent", a-t-il ajouté en citant l'inflation que l'Insee attend à 3% à partir du mois de mars, contre 2,8% en février.
L'inflation alimentaire représenterait le tiers de ces 3% et l'énergie 0,6 point, dans l'hypothèse d'un prix moyen de 95 dollars pour le baril de pétrole.
LA CONSOMMATION DEVRAIT TENIR
Les différents chocs - appréciation de l'euro, envolée des prix des matières premières, retournement du marché immobilier américain, crise financière - se sont amplifiés par rapport à ce qu'anticipait l'Insee en décembre mais la consommation des ménages devrait continuer de soutenir la croissance en France en 2008, estime l'Insee dans sa note intitulée "La zone euro entre résilience et inflation".
"Les quelques informations conjoncturelles disponibles pour le premier trimestre ne sont pas mauvaises", a observé Eric Dubois. "Du côté de la consommation, il y a encore une volonté de dépenser qui est là. La sinistrose ambiante, il faut savoir la pondérer par des éléments plus positifs".
L'Insee relève ainsi que le taux d'épargne des ménages présente une marge de baisse "substantielle", après sa hausse de près d'un point en 2007, et met aussi en avant les créations d'emplois, attendues au nombre de 96.000 pour l'ensemble de l'économie au premier semestre après plus de 350.000 sur tout 2007.
Le taux de chômage, qui a diminué de plus d'un point et demi depuis le début 2006, devrait quant à lui se stabiliser autour de 7,5%, son niveau du dernier trimestre 2007.
"La consommation des ménages devrait être au premier semestre de cette année le principal soutien de la croissance française même si elle devrait un peu ralentir par rapport au rythme de 2007 (+2,1%)", a déclaré Eric Dubois. L'Insee attend ainsi une hausse de 0,5% des dépenses des ménages au premier trimestre, contre +0,4% au quatrième trimestre 2007.
EFFET GREVES POSITIF
Du côté de l'investissement des entreprises, l'Insee s'attend à un ralentissement de l'investissement productif (+0,5% en moyenne par trimestre, moitié moins qu'au dernier trimestre 2007) du fait du tassement de l'activité qui limite les perspectives de demande et du resserrement du crédit lié à la crise financière. L'investissement en construction devrait lui ralentir nettement comme le suggère la dégradation de l'opinion des entrepreneurs de travaux publics depuis la fin de 2007.
La faiblesse du dollar a pour effet favorable de rendre les matières premières moins chères à l'importation mais elle entraîne aussi une compétitivité dégradée des exportations françaises par rapport aux produits américains, a encore noté Eric Dubois. "Le premier effet est dominé par le second", a-t-il dit.
Les prévisions du premier semestre sont fondées sur l'hypothèse d'un taux de change de 1,50 pour l'euro/dollar. L'euro se traitait jeudi à un peu plus de 1,54 dollar.
Pour la zone euro, l'Insee a une prévision de croissance de 0,4% au premier trimestre, comme sur les trois derniers mois de 2007.
Pour la France, l'estimation de croissance de 0,4% au premier trimestre comprend un impact positif d'un dixième de point lié aux grèves de novembre, rattrapant l'effet négatif de même ampleur constaté au quatrième trimestre.
Si la croissance est de 0,4% au premier trimestre et de 0,3% au deuxième comme le prévoit l'Insee, il faudrait deux trimestres de croissance à +0,8% pour parvenir à un résultat de +2% sur l'ensemble de l'année, ce qui est l'objectif actuel du gouvernement mais en passe d'être revu à la baisse comme l'a indiqué jeudi la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
Une croissance de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres donnerait une croissance totale de 1,8% en 2008, et des taux de 0,3% sur ces deux trimestres aboutiraient à un résultat final de 1,6%.
Véronique Tison
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POUVOIR D'ACHAT : Hausse de 4,7% du prix des produits de grande consommation
Les prix de produits de grande consommation ont augmenté de 4,69% en moyenne entre février 2007 et février 2008, a annoncé le ministère de l'Economie.
Le ministère, qui fonde son calcul sur les prix de 100.000 produits dans 5.700 grandes surfaces, souligne que "l'essentiel de l'augmentation a porté sur la période fin 2007-début 2008".
"Ces données confirment une hausse des prix des produits alimentaires supérieure au taux d'inflation" mais inférieure aux 30% ou 40% relevés par le magazine 60 millions de consommateurs, souligne Bercy dans son communiqué.
"Les plus fortes augmentations de prix au détail en magasin concernent les produits qui ont subi les hausses les plus importantes des matières premières agricoles : pâtes alimentaires (+16% sur un an, données Nielsen), oeufs (+14%), lait (+12%), beurre (+10%), farine (+10%), riz (+9%), fromages (+8%), yaourt (+7%)", poursuit le communiqué.
"En revanche, les prix des produits d'hygiène et d'entretien ont généralement diminué sur la même période", ajoute-t-il.
Le pouvoir d'achat est devenu la première préoccupation des Français alors que les salaires stagnent et que les prix du pétrole et des produits alimentaires flambent. La popularité de Nicolas Sarkozy, qui avait promis d'être "le président du pouvoir d'achat", en a été durement affectée ces derniers mois.
La loi de modernisation de l'économie qui devrait être présentée au Parlement dans la deuxième quinzaine de mai tentera de provoquer une baisse des prix en augmentant la concurrence.
En attendant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) "d'intensifier son action pour favoriser la concurrence" et a mis en place un observatoire des prix et des marges consultable sur internet. (www.dgccrf.bercy.gouv.fr/actualites/prix/observatoire_pri...).
Jean-Baptiste Vey
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21.03.2008
Les primaires américaines ou l’illusion démocratique
par Philippe Marlière, Maître de conférences en science politique à l’université de Londres
Jamais les élections primaires américaines n’avaient suscité un intérêt aussi vif et soutenu dans le monde. La couverture médiatique du premier vote qui s’est tenu dans l’état d’Iowa a déclenché une frénésie médiatique sans aucune mesure avec l’importance de l’événement. Les candidatures hétérodoxes d’Hilary Clinton et de Barack Obama, côté démocrate, et de John McCain, côté républicain, n’expliquent qu’en partie un tel engouement. Les primaires américaines seraient-elles aussi « addictives » que le Super Bowl ou la Coupe du monde de football ?
Rien n’est moins sûr. Le site de la BBC a récemment été pris d’assaut par des membres du public qui se sont plaints de « primary fatigue ». Certains, exaspérés, demandaient pourquoi la BBC devrait apporter une aussi coûteuse attention à des votes non décisifs, plus de dix mois avant le scrutin présidentiel. On pourra rétorquer qu’il s’agit d’une étape fondamentale de l’élection la plus importante pour l’humanité. Elle justifierait donc un tel déploiement médiatique, quitte à négliger le traitement d’informations nationales et européennes de premier plan. Après tout, ne partageons-nous pas indirectement le destin de la plus influente démocratie du « monde libre » ?
Les partisans des primaires estiment que ces élections mettent en scène ce qu’il y a de meilleur au sein de la démocratie américaine. Les records de participation aux différents scrutins tranchent en effet avec la médiocre participation à l’occasion du vote présidentiel. Ces primaires ne constituent-elles pas un vecteur essentiel de politisation citoyenne ? Ne permettent-elles pas l’organisation de débats qui renseigneront sur les intentions des différents concurrents ? En réalité, les primaires n’ont pas, jusqu’à présent, rempli ces fonctions. La percée de l’évangéliste Michael Huckabee a amené John McCain à se repositionner sur les thèmes de la morale et de l’ordre chers à la droite républicaine. Les différences sont ténues entre Obama et Clinton sur les questions internationales (ex-partisane de l’intervention armée, Mme Clinton promet vaguement de retirer les troupes d’Irak, tandis que M. Obama ne se démarque pas nettement du consensus inter-partisan sur la « guerre contre le terrorisme ») et nationales (assurance santé). Les médias privilégient les tenants du consensus centriste et négligent les candidatures atypiques (Ron Paul ou Dennis Kucinich). Les candidats rivalisent donc de prudence, s’engagent de manière floue et adoptent peu ou prou des positions identiques. Bon gré, mal gré, ces candidats deviennent les stars d’un feuilleton à forte densité humaine. Plus d’un mois après le début de ce divertissement médiatico-politique, qu’a-t-on retenu des primaires ? : les larmes d’Hilary dans le New Hampshire ; l’agressivité maladroite de Bill ; l’élégante gestuelle de Barack. Le débat « s’élève » par instants quand les commentateurs dissertent sur le sexe ou la couleur de peau des candidats. Le paroxysme de l’analyse va à ceux qui émettent quelques généralisations – souvent non fondées sur le plan scientifique – à propos du « vote Noir » ou « latino ». A quelques exceptions près, les primaires organisent une parodie démocratique, dont sortent renforcés les principaux clichés et préjugés socio-politiques.
Les primaires accordent une influence sur-dimensionnée aux « faiseurs d’opinion » : aux sondeurs qui prédisent les résultats état par état (dont la « large victoire » d’Obama dans le New Hampshire, alors qu’il fut finalement battu par Clinton) et surtout aux commentateurs qui décrètent sentencieusement les « moments décisifs » (le momentum) que la campagne serait censée avoir atteinte (attestés par des sondages souvent contradictoires, par le montant des sommes collectées par les candidats, par les discours d’auto-promotion des spin-doctors des candidats repris complaisamment par les médias, etc.). On le voit, un tel système gangréné par le pouvoir de l’image consensuelle et par l’argent ne peut traiter l’ensemble des candidats de manière égale et juste. Les primaires consacrent avant tout le triomphe de la forme sur le fond.
Les électeurs sont amenés à trancher entre Clinton et Obama, deux candidats en apparence aussi capables et déterminés l’un que l’autre ; deux compétiteurs que rien de politiquement fondamental ne vient séparer. Les électeurs doivent choisir entre des personnalités qui viennent ni plus ni moins « vendre » leur récit de vie. Plutôt que de procéder à ces primaires si coûteuses en temps et en argent, Noam Chomsky a suggéré d’investir un candidat par tirage au sort. Ce système rapide et économe ne serait pas moins aléatoire que les votes à répétition que l’on inflige aux américains et… au reste du monde par médias interposés.
On pourrait sourire de telles pratiques si celles-ci n’étaient sur le point de faire leur apparition en Europe. Le système des primaires a déjà été adopté par le Parti démocrate italien (un regroupement post-social-démocrate et post-démocrate-chrétien). Ségolène Royal et la direction du Parti socialiste souhaitent introduire ce mécanisme de sélection en vue de la prochaine élection présidentielle. Si cette mesure était reprise à son tour par le PS, cela sanctionnerait la mort du parti d’Epinay comme lieu de débats sérieux, contradictoires et pluralistes.
Philippe Marlièrevendredi 21 mars 2008
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Chine/Tibet - Chasse à l'homme à Lhassa
(photo AFP)La police chinoise a publié sur plusieurs sites internet les clichés de 19 hommes recherchés après les émeutes qui ont éclaté la semaine dernière dans la capitale tibétaine.
Pékin accuse le dalaï lama d'avoir fomenté les émeutes de vendredi dans la capitale tibétaine pour saboter les Jeux olympiques de Pékin en août.
- le 21/03/2008 - 10h02
Les principaux portails internet chinois ont publié vendredi les photos de 19 manifestants les plus recherchés par la police après les émeutes de Lhassa il y a une semaine. Des portails, comme sina.com ou yahoo.com, publient les portraits de ces hommes, réalisés selon la police chinoise lors des manifestations de vendredi dans la capitale tibétaine. Ils sont accompagnés d'une notice appelant le public à appeler la police s'il dispose d'éléments pouvant conduire à leur localisation.
Dans la nuit de lundi à mardi, à l'expiration de l'ultimatum lancé aux émeutiers pour se rendre et bénéficier d'une certaine clémence, la police avait lancé 21 mandats d'arrêts à l'encontre des 21 manifestants considérés comme les plus importants, a indiqué vendredi le Quotidien du Tibet. Selon ce dernier, deux sont déjà entre les mains de la police, l'un a été interpellé, l'autre s'est constitué prisonnier.
Le calme règnerait à Lhassa
Pékin accuse le dalaï lama d'avoir fomenté les émeutes de vendredi dans la capitale tibétaine pour saboter les Jeux olympiques de Pékin en août. La police a reconnu avoir blessé quatre personnes lors des émeutes, mais les Tibétains en exil parlent de 100 morts, voire de centaines de victimes, non seulement au Tibet mais dans d'autres régions où les manifestations se sont propagées. Jeudi, le dalaï lama avait appelé au dialogue, en précisant qu'il était prêt à rencontrer le président chinois s'il reçoit des "indications concrètes" que Pékin était disposé à écouter.
Vendredi, la Chine ffirme contrôler le Tibet et les régions avoisinantes touchées par la contestation. Vendredi, alors que la presse étrangère est interdite d'accès aux zones concernées, les médias chinois insistaient sur le retour à la normale dans la capitale tibétaine, montrant des photos d'écolières souriantes.
Nancy Pelosi à Dharamsala pour y rencontrer le dalaï lama
Des milliers d'exilés tibétains ont accueilli Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants des Etats-Unis, venue rencontrer le dalaï lama vendredi à Dharamsala. "Nous sommes venus vous rejoindre ici aujourd'hui en une triste occasion, pour faire apparaître la lumière de la vérité sur ce qui se passe au Tibet", a lancé Mme Pelosi à la foule, aux côtés du dalaï lama et avant de s'entretenir avec lui. Accompagnée de parlementaires américains, Mme Pelosi, arrivée jeudi à New Delhi, rencontre le chef spirituel pour la deuxième fois en six mois.
D'après LCI
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17.03.2008
Laurent FABIUS : Le gouvernement doit corriger sa trajectoire
Laurent Fabius a demandé dimanche sur TF1 au gouvernement de "corriger la trajectoire" de sa politique, après la défaite "extrêmement lourde" de la droite aux élections locales qui présente selon lui une dimension "nationale".
"Il y a une défaite très forte du côté de la droite", a-t-il estimé.
"Il y a une dimension nationale" à ces résultats, selon l’ex-président de l’Assemblée nationale.
"Cette dimension nationale, on ne peut pas nier que cela soit de la part des Français et des Françaises une critique extrêmement vigoureuse contre la politique qui est menée", a encore ajouté M. Fabius.
"Si le gouvernement est lucide, il faut qu’il réoriente sa politique", selon l’ex-ministre de l’Economie qui craint "un divorce" entre les électeurs et les gouvernants.
"Nous vous demandons de corriger la trajectoire", a-t-il lancé aux ministres présents sur le plateau, Rachida Dati (Justice) et Xavier Bertrand (Travail).
16 mars 2008
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22:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Elections Municipales - La droite sanctionnée
L'UMP est largement battue à Reims, Amiens, Toulouse et Strasbourg tandis que Gaudin conserve Marseille.
Dimanche à 18 heures, François Fillon s'est rendu à l'Elysée pour analyser avec Nicolas Sarkozy les premières remontées du terrain. Les deux hommes ont pris connaissance de la réalité : le pouvoir en place n'a pas réussi à remobiliser son électorat dans l'entre-deux-tours et subit dimanche soir une lourde défaite. Les appels à la mobilisation et les nombreux déplacements de François Fillon la semaine dernière n'auront pas suffi à éviter ce dimanche "un vote sanction", comme l'a qualifié ce soir sur TF1 Ségolène Royal. Prenant le contre-pied de cette analyse, François Fillon a affirmé qu'il était "malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales", estimant que le vote des Français ne devait pas être "instrumentalisé". Au nom du MoDem, François Bayrou a exprimé un "regret" après sa défaite à Pau, évoquant une "instabilité politique" qui nécessitait de "construire un centre fort".
Selon les résultats définitifs, la gauche parvient à faire basculer dans son camp 42 villes de plus 30.000 habitants, chefs lieux de départements ou arrondissements de Paris, ce qui fait dire à François Hollande qu'elle devient un "contre-pouvoir" local. L'ampleur de la défaite de la droite est encore plus visible sur les villes de plus de 100 000 habitants : parmi les 37 villes, la droite en détenait 21 (dont Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux et Strasbourg) avant les municipales, la gauche 16 (dont Paris, Lyon, Nantes, Lille, Montpellier et Rennes). La droite a conservé dès le premier tour Bordeaux et Toulon, la gauche Lyon, Nantes, Dijon, Le Mans, Limoges, Besançon et a conquis Rouen. A l'issue de ces deux tours, la gauche domine désormais très largement dans les villes de plus de 100.000 puisqu'elle en détient 25 contre 12 à la droite. Selon François Hollande, le parti a dépassé "l'objectif" que lui-même avait fixé de conquérir "30 villes de plus de 20.000 habitants ". La victoire de la gauche est encore plus nette dans les élections cantonales avec 51% des voix contre 44% pour l'UMP et le Nouveau Centre.
Agrandir la carte des villes qui basculent
Selon les résultats définitifs, l'UMP subit dimanche soir de lourdes pertes :
- A Amiens, Gilles de Robien perd son fief, face au socialiste Gilles Demailly (56,21% contre 3,794). Maire depuis 1989, l'ancien ministre de l'Education de Dominique de Villepin s'était déjà fait devancé au premier tour. Avec 55% de participation seulement, Amiens avait été, au premier tour, la ville de France de plus de 100 000 habitants où l'abstention avait été la plus forte.
- A Toulouse, la liste UMP-MoDem de Jean-Luc Moudenc est battue par le socialiste Pierre Cohen (49,58% contre 50,42% pour la gauche). Dans la ville, l'ambiance était à la liesse à la permanence du candidat PS et dans les rues menant vers la place du Capitole, siège de l'hôtel de ville.
- A Strasbourg, Roland Ries, allié aux Verts, a largement remporté le second tour avec 58,3% face au maire sortant UMP Fabienne Keller (41,7%). La droite, qui après douze ans de règne de la gauche avait repris cette ville à Catherine Trautmann en 2001 avec 50,8% des voix, n'aura pu être reconduite
- A Reims, la campagne avait été serrée mais la défaite est sans appel pour Catherine Vautrin qui portait les couleurs de l'UMP: elle est écrasée par la socialiste Adeline Hazan (56% contre 44%). La droite paie cher ses divisions dans la capitale du champagne.
- A Caen, la gauche avait raison d'y croire. La liste d'union de la gauche menée par le socialiste Philippe Duron à Caen a remporté l'élection municipale au second tour avec 56,26% des suffrages, selon des résultats définitifs communiqués par la mairie. Cette ville n'a jamais été gérée par la gauche. Elle était jusqu'à présent gérée par Brigitte Le Brethon (UMP).
- A Angers, le maire sortant PS Jean-Claude Antonini aura sans doute bénéficié de bons reports de voix d'extrême-gauche puisque il réussirait à conserver sa ville, face à Christophe Béchu, un UMP qui avait fait alliance avec le MoDem.
- A Pau, François Bayrou est battu d'extrême justesse par la candidate de gauche, avec 38,81% des suffrages contre 39,76% pour Martine Lignières-Cassou. Le maire sortant Yves Urieta recueille 21,42% des voix. Le patron du MoDem a expliqué sa défaite par des "manoeuvres", visant sans le nommer Nicolas Sarkozy.
- A Périgueux, le second tour s'annonçait périlleux pour Xavier Darcos, il tient toutes ses promesses. Le maire UMP sortant est battu par le socialiste Michel Moyrant avec 49,5, contre 50,5.
- A Paris, Jean Tiberi reste invincible dans le 5e; la candidate PS Lyne Cohen-Solal arrive 2ème, le candidat du MoDem Philippe Meyer est dernier. Dans le 17e, Françoise de Panafieu gagne avec 52,7% des voix tandis que dans le 1er, Jean-François Legaret conserve son fauteuil. C'est une victoire sans paillettes pour Bertrand Delanoë, ternie pas la défaite d'Anne Hidalgo dans le 15e.
- A Metz, le candidat de droite Jean-Marie Rausch est battu par la gauche. Metz aura son premier maire de gauche depuis 1848, en raison surtout des divisions à droite. "Nous payons le prix des divisions" dans plusieurs villes, a d'ailleurs réagi le ministre du Travail Xavier Bertrand dimanche soir.
- A Blois, la ville a été reprise par la gauche, la liste emmenée par Marc Gricourt (PS) ayant battu haut la main, avec plus de 60% des voix, celle du maire sortant Nicolas Perruchot (NC), "tombeur" de Jack Lang en 2001.
- Au Havre, le maire UMP Antoine Rufenacht conserve sa ville avec 54,7% des voix contre 45,3% à à celle de gauche conduite par le député PCF Daniel Paul qui n'a pas fait le plein des voix dans son camp.
D'après LCI-TF1
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Défense : les dangereuses dérives de Sarkozy
Par Paul QUILES
Cette tribune, que j'ai signée avec 2 autres responsables des questions de défense du PS (F.Lamy et L.Gautier), a été publiée par le Figaro du 5 mars 2008, sous le titre "le Livre Blanc de la défense fait-il fausse route?"
La Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale mise en place par Nicolas Sarkozy va bientôt remettre ses conclusions.
D’après ce que l’on peut lire dans la presse, l’analyse qui fonde ses propositions consiste à globaliser les menaces, sans pour autant qu’un lien soit fait avec les événements politiques qui sont à l’origine du contexte international actuel. Privée de toute référence historique et culturelle, privée de toute compréhension des rapports de force, la réflexion se focalise sur les conséquences de la menace, par exemple sur l’horreur provoqué par les attentats, sans essayer d’en comprendre les causes.
Dans ces conditions, la tentation est forte d’adopter une attitude craintive consistant à maximiser les dangers pour, pense-t-on, mieux s’en protéger. Et, de fait, toutes les menaces sont placées au même niveau : le terrorisme, les cyber-attaques, les catastrophes naturelles et technologiques, la menace balistique, les risques de conflits…
Nous savons que des menaces de forme nouvelle existent. Simplement, le Livre blanc ferait fausse route s’il suivait la réflexion de Nicolas Sarkozy, en décrivant un monde apocalyptique où l’Occident -notion en elle-même dangereuse si elle ne sert qu’à s’opposer au reste du monde- serait assiégé par des forces hostiles.
Lire la suite
RAG 34. Les lolo's 34
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14.03.2008
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