07.04.2008

PEKIN 2008 : Londres s'allume, Paris s'enfume, San Francisco s'embrume





Three people protesting China's human rights record and the impending arrival of the Olympic torch climbed up the Golden Gate Bridge in San Francisco, Monday, April 7,

Insert : "San Francisco s'embrume... C'est une maison bleue adossée à la colline, on y vient à pied, on y frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé..." La maison bleue, Maxime Le Forestier.

Le chemin de croix de la flamme olympique à Paris
Par JeanLuc Courthial

PARIS - Le relais de la flamme olympique à Paris a tourné au fiasco. C'est avec d'immenses difficultés que la torche, éteinte et mise à l'abri dans un autocar à plusieurs reprises lundi par les organisateurs, a finalement atteint le Stade Charléty, en bordure sud de la capitale, à l'issue d'un parcours émaillé de très nombreux incidents, et dont les dernières étapes ont tout simplement été annulées.

Selon un premier bilan livré par une source policière, 28 personnes ont été interpellées au long du parcours, où on a pu observer des heurts parfois très francs entre forces de l'ordre et manifestants, qui ont répondu nombreux aux appels des associations à protester contre la situation au Tibet et les atteintes aux droits de l'Homme en Chine.

Dans la soirée, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué un bilan de 18 interpellations, "essentiellement pour outrage et rebellions".

En raison des perturbations causées par les manifestants, la torche a dû être éteinte en tout au moins cinq fois, mise à l'abri dans un autocar qui transportait également la lampe olympique. Finalement, les organisateurs ont décidé de couper court au relais. Le dernier quart du parcours a été effectué en bus, et seulement les derniers mètres à pied, avant qu'Amélie Cazé, championne du monde de pentathlon et ultime relayeuse, puisse allumer la vasque vers 17h30 à Charléty.

"Je suis dégoûté...", a simplement commenté le président de la commission des athlètes du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). "Je ne pense pas qu'on puisse faire avancer les choses sans communication, sans exposition, sans main tendue, sans comprendre l'autre", a déclaré pour sa part dans la matinée Jean-Claude Killy, multiple champion olympique de ski et membre français du CIO.

Mais des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de la capitale lundi, dont plusieurs centaines étaient déjà présentes sur le parvis des droits de l'Homme au Trocadéro avant le début du relais, avec le champion du monde du 400m haies Stéphane Diagana parti du premier étage de la Tour Eiffel, juste en face, un peu avant 12h30.

Le premier incident est intervenu avant même que le coureur n'ait pu quitter l'édifice: l'élu Vert de Paris Sylvain Garel a tenté de bloquer sa progression en criant "liberté pour les Chinois". Il a été maintenu à l'écart par les forces de l'ordre.

Alors que la torche était éteinte pour la première fois et mise à l'abri dans l'autocar pas plus d'un kilomètre plus loin en raison de l'intervention de manifestants pro-tibétains, Reporters sans Frontières (RSF) trompait la vigilance des forces de sécurité pour la première fois en escaladant le pilier nord de la Tour Eiffel et en accrochant au premier étage une bannière arborant leur désormais célèbre logo aux anneaux olympiques en forme de menottes. Ils récidivaient dans l'après-midi avec une banderole semblable sur la façade de la cathédrale Notre-Dame.

Quelque 3.000 policiers étaient mobilisés pour escorter la flamme sur son parcours de 28 kilomètres qui devait être effectué par 80 athlètes relayeurs. Les porteurs de flamme devaient être protégés par plusieurs centaines de policiers, certains à bord de véhicules anti-émeutes et d'autres à moto ou à pied. Trois bateaux patrouillaient sur la Seine, tandis qu'un hélicoptère survolait Paris.

Cet important dispositif policier n'a pas empêché les manifestants, munis pour nombre d'entre eux de drapeaux tibétains ou de drapeaux du logo de RSF, de tenter de passer outre les cordons de sécurité et de bloquer le passage des relayeurs, traités parfois même d'"égoïstes" par les activistes, selon des journalistes de l'Associated Press présents sur le terrain. Ils ont fait l'objet d'interventions policières parfois musclées. Les policiers ont également usé de gaz lacrymogène au moins une fois, contre environ 300 manifestants qui s'étaient assis sur le parcours.

Au passage de la procession, des banderoles ont été déployées sur de nombreux immeubles. La mairie de Bertrand Delanoë avait orné sa façade d'un "Paris défend les droits de l'Homme partout dans le monde", alors que l'Assemblée nationale, où 35 députés ont même manifesté en chantant, entre autres, "La Marseillaise", a été plus loin en affichant une bannière frappée des mots "Respect des droits de l'Homme en Chine", alors que la séance avait été suspendue pendant une demi-heure.

Mais les députés n'ont pu apercevoir la flamme, déjà réfugiée, pour la cinquième fois, dans l'autocar sous lourde escorte. "On a l'impression que c'était un défilé militaire", a remarqué le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault.

Après les derniers discours devant le siège du CNOSF, protégé des manifestants par les forces de l'ordre, la flamme devait s'envoler en soirée vers San Francisco, prochaine étape du relais mondial qui, décidément, à en juger des réactions à Paris et à Londres, a du mal à faire l'unanimité. AP



En savoir plus

RAG 34. Lovely34

22:50 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Politique , Sport , Tauromachie , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

COMMUNIQUE : Profanation du cimetière de Notre Dame de Lorette.

COMMUNIQUE DE MARIE-NOËLLE LIENEMANN, Députée Européenne, Ancien Ministre, Vice-Présidente de la Région Nord Pas de Calais, première adjointe d’Hénin-Beaumont (62) sur la profanation du cimetière de Notre Dame de Lorette.

Marie-Noëlle LIENEMANN s’indigne de la nouvelle profanation des tombes musulmanes à Notre Dame de Lorette et assure tous les musulmans de France et de la région Nord Pas de Calais de sa sympathie comme de sa solidarité devant ces actes innommables. Elle souhaite que la justice fasse diligence et soit sans complaisance afin que de tels actes ne puissent se reproduire, ici à Notre dame de lorette et ailleurs. Marie-Noëlle Lienemann juge in admissible que de telles profanations aient pu se répéter. Elle demande aux pouvoirs publics de prendre des mesures renforcées pour les rendre impossibles à l’avenir. Marie-Noëlle Lienemann juge particulièrement alarmant que les soldats d’origine musulmane qui sont morts pour la France ne soient pas reconnus et honorés comme il se doit par tous nos concitoyens qui leur doivent leur liberté et ne devraient pas l’oublier ! La cérémonie organisée en hommage aux poilus, à l’occasion du dernier d’entre eux ne doit pas clôturer cette page historique mais assurer le souvenir de l’engagement si terrible d’hommes de toutes confessions, d’origines différentes pour l’indépendance de la France, la liberté l’égalité et la fraternité. Nous leur devons le respect et la détermination de faire vivre cet idéal républicain aujourd’hui. Honte à ceux qui le bafouent. M N lienemann juge urgente une relance de la mobilisation contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et de mépris des autres.

RAG 34. Les lolo's 34

00:16 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.04.2008

«Les inégalités salariales explosent, et on devrait rester silencieux?»






A la veille de l'euromanifestation des précaires et des salariés en Slovénie, John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, dénonce la flexibilité à tout crin et demande une hausse générale des salaires.

Propos recueillis par Christian Losson
LIBERATION.FR : vendredi 4 avril 2008


Des salariés et des précaires de toute l'Europe manifesteront demain à Ljubljana, en Slovénie, à l'appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui regroupe toutes les grandes centrales européennes. Près de 40.000 personnes sont attendues pour dénoncer "la modération salariale comme seule variable d'ajustement". Rencontre avec John Monks, secrétaire général de la CES.
L’euromanifestation sonne-t-elle pour vous comme un appel au réveil syndical?
C’est déjà un appel aux ministres des Finances qui se réunissent la veille en Slovénie, un appel à faire entendre clairement et fortement notre voix sur des enjeux majeurs. A commencer par l’effondrement du pouvoir d’achat des travailleurs qui coincide avec l’explosion des profits des actionnaires et des grands patrons. Les inégalités salariales explosent, et l’on devrait rester silencieux? Il est intolérable, scandaleux, de voir que la part des salaires a fondu de plus de 3% dans les revenus nationaux en douze ans. Ils sont passés de 60% en 1995 à 57% en 2007.

Est-il plus difficile de faire entendre ce genre de revendications à l’heure où retentissent les sirènes de la rigueur?
Non, parce que cette tendance n’est pas liée aux conséquences de la crise des subprimes. Elle est lourde et continuelle depuis le début du millénaire; dans tous les pays européens, on assiste à un moins disant social: la montée des contrats précaires, des emplois à temps partiels, la révision du code du travail, le recul de l’âge de la retraite. Les trois quarts des nouveaux emplois en France sont sur des bases de contrats à durée déterminée. Et 6 millions d’Allemands sont payés à des salaires aux deux tiers plus bas que les salaires moyens. Les mauvais emplois succèdent aux bons jobs, cette tendance est endémique. La réalité, c’est que les employeurs ont fait passer le poids des risques sur leurs salariés, tout en s’enrichissant comme jamais. Celui qui paie, ce n’est plus l’actionnaire ou le boss, c’est le travailleur. Et ça, c’est nouveau.

La Banque centrale européenne estime que d’appeler à la hausse des salaires revient à mettre de l’huile sur le feu en ces temps inflationnistes...
Notre euromanifestation est la réponse à ce genre de discours monétariste, qui ne fait que promouvoir la modération salariale pendant que les hauts cadres de cette institution, à commencer par Jean-Claude Trichet, son président, jouissent de salaires stratosphériques. Pour la majorité des travailleurs européens, le quotidien, c’est la flambée des prix de l’énergie, le boom des prix des produits de première nécessité. Et bientôt, la hausse des services financiers que les banques, pressées de se refaire une santé après les dommages qu’elles se sont elles-mêmes infligées, ne vont pas manquer de répercuter sur leurs clients... Augmenter les salaires, c’est permettre une relance de la croissance par la consommation.

Pourquoi les réformes dites structurelles du marché du travail, les appels à la flexicurité ou la flexibilité se traduisent-elles par un nivellement par le bas des conditions de travail?
Tout dépend. La flexicurité danoise a permis de transformer cette économie en donnant de la sécurité à ceux qui perdaient leur emploi; c’est un bon modèle, il donne une sorte de police d’assurance aux travailleurs tout en conservant leur salaire. La flexibilité, en revanche, est souvent l’occasion de pousser les travailleurs dehors, ou de pousser les demandeurs d’emplois à trouver d’autres emplois moins qualifiés et/ou moins rémunérés.

Que pensez-vous des ouvriers de Renault en Roumanie qui se mettent en grève et auxquels le groupe répond en brandissant la menace de délocalisation hors d’Europe?
Le capital est mobile, et aucun mur de Berlin, aucune muraille de Chine ne peut l’arrêter. On a déroulé le tapis rouge pour des constructeurs de voitures japonais pour qu’ils s’installent en Europe. Les pays du Sud font la même chose avec les constructeurs européens. Les firmes n’ont plus la même allégeance que par le passé. En même temps, l’internationalisation du business, si elle entraîne des délocalisations, a aussi permis de créer des emplois, dont la France a plus bénéficié que d’autres. La mondialisation, ce n’est pas les Misérables, pas à sens unique, cela peut-être une chance. S’il y a partage équitable de la richesse et redistribution...

Le 5 octobre 2006, vous nous confiiez: "Nous sommes revenus au XIXe siècle, avant l'Etat providence". Partagez-vous toujours ce sentiment?
Je suis plus optimiste, paradoxalement. L’Etat providence résiste en Europe parce qu’il est populaire. De plus en plus de politiques en reconnaissent les vertus dans les politiques publiques de l’Etat. Peut-être parce qu’on est allé trop loin dans la démolition de ces vertus.

Priorité à Gauche

RAG 34. Les lolo's 34

23:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

JO PEKIN 2008 : "Sarko l'embrouille" (2 podcasts).





Pour un monde meilleur ?

Alors que Ramada Yade et Bernard Kouchner jouent "à la baballe" avec les mots de la déclaration officielle du Président Bling bling, qui n'excluait rien concernant sa participation ou non à la cérémonie d'ouverture, force est de constater comme le souligne, Robert Meynard, président de reporters sans frontières, que le passage lundi, de la flamme olympique à Paris, sera policièrement très fortement encadré.. Pas moins de cinq rangs de policiers sépareront le peuple, de l'accès et de la vue, du passage de la flamme olympique... C'est ça Paris ! C'est la France de Sarkozy !

Ecouter nos podcasts:

1. Conditions or not conditions ?




2. Une flamme sous haute surveillance





"Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu"



RAG 34. Lolo34

23:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La croissance n'empêche pas la précarité ni le creusement des inégalités

Pierre Larrouturou, économiste, porte parole de l'Union pour l'Europe sociale, a répondu aux questions des internautes de Libération sur les mécanismes et les dangers du libéralisme économique.
LIBERATION.FR : vendredi 7 décembre 2007

Foreverchanges: on voit très bien à la lecture de votre dernier ouvrage (1) que l'explosion de l'endettement privé est la réponse temporaire à une crise des débouchés due à la baisse des salaires réels. Pensez-vous que Sarkozy poursuivra en conscience une telle stratégie de facilitation du crédit à la consommation sous toutes ses formes?
Pierre Larrouturou: je montre en effet comment dans tous les pays occidentaux, le chômage et la précarité explosent, ce qui "plombe" la négociation sur les salaires: "si tu n'es pas content, va voir ailleurs"… De ce fait, ce qui va aux salaires dans le PIB recule un peu chaque année. Même le FMI est obligé de l'admettre: la part des salaires dans le PIB a baissé de 10 ou 11% dans la plupart des pays occidentaux. Les bénéfices explosent au profit des 1 ou 2% les plus riches. Une étude de BNP/Paribas montre que, aux USA, seuls les 5% les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter depuis 6 ans. Les autres 95% stagnent ou reculent. Mais, les 5% les plus riches ne peuvent pas faire 15 repas par jour, un tel niveau d'inégalité, aurait du plomber la croissance. C'est uniquement en poussant les "classes moyennes" et les "pauvres" à s'endetter qu'on peut assurer un haut niveau de consommation. La dette totale (hors secteur) financier dépasse les 230% du PIB aux USA. Sarkozy veut faire la même chose en France. Il l'a dit clairement pendant la campagne (je le cite dans mon livre) mais les Français seront sans doute moins ouverts à cette fuite en avant que les Américains.

Paul: votre interview dans Libé a-t-elle provoqué des remous au sein du PS?
Depuis samedi, j'ai eu au contraire beaucoup d'encouragements venant de toutes les tendances du PS. Aucun commentaire à Solférino mais de plus en plus de militants ou d'élus me disent qu'ils partagent notre analyse sur la gravité de la crise, sur l'injustice de la politique de Sarkozy et sur l'urgence qu'il y a à remettre la gauche au travail. Le prochain "Grand forum de la rénovation" organisée par la direction du PS, consacré aux questions économiques, ne durera que 3 heures, et il ne tranchera rien. Ce n'est pas sérieux. Tous ceux qui veulent que le PS se mette vraiment au travail peuvent signer notre pétition. Que vous soyez au PS ou que vous n'y soyez pas, prenez une minute pour lire notre Appel, et signez-le si vous êtes d'accord.

Alf: la réforme Pécresse sur l'université permet de développer le financement de la Recherche par fond privé. On sait que ce seront les projets à court terme, aux applications immédiates, qui seront favorisés au détriment des projets à long terme. N'y a-t-il pas ici un problème quand on sait que la Recherche est l'un des moteurs de la croissance économique?
Le problème n'est pas seulement économique. Je montre dans mon livre qu'il faut relativiser le discours sur le lien entre Recherche et croissance. Le Japon est le pays qui consacre le plus à la Recherche, mais il est depuis 15 ans à la limite de la récession. Il y a plein de raisons non "économiques" d'investir dans la Recherche et, effectivement, ce gouvernement semble vouloir privilégier le court terme ou le rentable à coup sûr. Depuis quelques annnées, avec Alain Trautmann et quelques autres amis, nous plaidons pour la création d'un impôt européen sur les bénéfices qui permettraient de dégager des marges de manoeuvre financières importantes, pour financer la Recherche, (entre autres). Aujourd'hui, le taux d'impôt sur les bénéfices est de 40% aux USA contre 25% seulement en Europe (à cause du dumping qu'on observe depuis que l'Irlande est entrée dans l'Union). 15 points de différence entre le taux des USA et le taux européen… Aucun pays tout seul ne peut augmenter de 15 % son impôts sur les bénéfices mais rien ne nous empêche de créer un impôt européen pour taxer les bénéfices ou la spéculation monétaire.

Frank: notre façon de penser le monde et l'économie repose sur la croyance d'un "toujours plus". Or, on commence à percevoir l'impasse où nous mène ce raisonnement. Comment voyez-vous le processus qui nous permettra de passer de cette prise de conscience à l'action?
Cela fait 14 ans que j'essaye de montrer les limites de la croissance. Limites économiques (même aux USA, la croissance par tête a ralentie et on voit que la croissance n'empêche pas la précarité et le creusement des inégalités), limites anthropologiques (chacun de nous n'a qu'une vie et l'accumulation de biens matériels ne suffit pas au bonheur) et limites écologiques (faudra-t-il avoir complètement déréglé le climat pour que nos dirigeants mesurent la nécessité d'inventer un nouveau modèle? J'ai souvent l'impresssion que les citoyens sont plus en avance que les politiques dans la réflexion sur l'insuffisance de la croissance. Un des objectifs de l'Appel que nous venons de lancer pour que la gauche se mette vraiment au travail est justement de poser toutes ces questions sur la table et de prendre plusieurs mois, avec tous ceux qui voudront débattre, pour construire un nouveau modèle économique, écologique et social.
On a encore vu cette semaine les paradoxes de certains dirigeants du PS: on dit qu'il faut baissser la taxe sur l'essence mais dans 3 mois, on critiquera le gouvernement s'il n'y a pas une vraie Taxe carbone dans les conclusions du Grenelle de l'environnement. Ce n'est pas sérieux! Cela fait 20 ans que le PS n'a pas pris le temps de réfléchir en faisant le lien entre toutes les questions (salaires, chômage, retraites, énergie, Europe…) Il est vital pour l'avenir de notre société que la gauche se mette au boulot. Dans quelques mois, un grand nombre de Français vont comprendre que Sarkozy ne règle aucun problème et que sa politique va aggraver les inégalités (inégalités de revenus, inégalités dans l'accès aux soins…). Il est vital que la gauche dessine une vraie alternative.

Comaloga: on nous dit partout que l'on ne peut rien changer dans la marche du monde actuel et que le capitalisme néolibéral l'a emporté sur toutes les autres considérations. Par quoi la gauche devrait-elle commencer pour retrouve sa force?
Le néolibéralisme ne l'a emporté que parce que, dans bien des pays, les forces de gauche ne se sont pas données les moyens de construire une alternative. Sur le fond, le néolibéralisme nous amène dans le mur. La question des subprimes a permis de montrer la fragilité de la croisssance américaine (sans l'immigration et sans l'augmentation de la dette, les USA auraient une croissance plus faible que l'Europe).
La crise écologique est manifeste… Le besoin de nouvelles régulations est de plus en plus évident. Je ne crois pas du tout que le néolibéralisme ait gagné la partie de façon définitive. Dans mon livre, je fais 20 propositions pour sortir de la crise, aussi bien des outils pour changer nos échanges avec la Chine, qu'un Traité social européen qui empêcherait le dumping entre Etats membres. Je fais des propositions concrètes pour financer la Recherche, pour tripler le Plan Borloo en matière de logement, des propositions pour investir dans l'intellec dès les premières années de la vie. Des propositions pour sortir du chômage… Et je ne suis pas le seul, évidemment, à faire des porpositions.
C'est pour cela que je suis en colère contre l'équipe qui dirige le PS. On a laissé le pouvoir à Sarkozy parce qu'on avait un projet assez médiocre alors que jamais les élus locaux, les militants, les associations ou les universitaires n'ont apporté autant de matière pour construire une alternative au libéralisme. C'est comme les morceaux d'un puzzle qu'il faut rassembler, hiérarchiser. En quelques mois, si la gauche se met au travail, nous pourrions avoir un projet absolument génial.

Anaïs: nous savons que l'Union Européenne s'est construite essentiellement en se concentrant sur des aspects économiques, prônant bien souvent une libéralisation; selon vous comment l'Europe, notamment dans un souci de démocratisation, devrait-elle orienter ses politiques, et en particulier sa politique économique?
Anaïs, pendant longtemps l'Europe a été un espace de coopération et de régulation, et non de dérégulation. L'Union Charbon-Acier, crée par Schuman, était clairement une idée de régulation. Les quotas laitiers créés en 1984 étaient une forte régulation. Au début des années 1990, Jacques Delors demandait que l'on crée un impôt européen pour donner plus de ressources à l'Europe et que l'Europe puisse avoir des politiques keynésiennes. Ce n'est que depuis 10 ou 15 ans qu'un virage très libéral a été pris.
Il y a 4 ans, Bolkesteein proposait de supprimer l'impôt sur les bénéfices dans tous les Etats membres. C'était une idée délirante et personne à Bruxelles n'a demandé à Bolkestein de démissionner. C'est dire si les idées libérales ont avancé depuis 15 ans. En même temps, la gravité de la crise sociale commence à faire bouger les choses. Depuis 1999, avec quelques amis, nous militons pour la négociation d'un vrai traité social, avec des critères de convergence social, la reconnaissance des services publics… En 1999, on nous prenait pour des charlots. En 2003, nous avons eu le soutien de Jacques Delors, José Bové, Rocard, di Rupo, Gutteres, et Romano Prodi nous a reçu officiellement a Bruxelles. Cette année, pour les 50 ans du traité de Rome, aussi bien Romano Pordi que Angela Merkel ont dit qu'il fallait négocier un traité social. Hélas Sarkozy a voulu boucler (bacler) la négociation en quelques jours, mais la question reste sur la table. C'est un des 3 points qui sont dans notre pétition. Nous demandons que dès février 2008, le PS invite les socialistes et les "forces de progrès" des 27 états membres pour relancer l'idée d'un Traité social européen (et d'un impot européen sur les bénéfices).

Valère: vous dites que la mondialisation n'est pas responsable de la crise sociale et économique que traverse l'Europe. En même temps vous dites que la Chine devra payer des montants compensatoires à l'Europe. N'y-a-t-il pas une contradiction?
Pour le moment, la mondialisation n'est pas coupable: je montre dans mon livre que la balance commerciale de la France est excédentaire hors Europe (malgré le prix du pétrole et le dumping chinois) et la production industrielle réalisée sur le territoire national continue d'augmenter un peu chaque année. Donc nos 3 millions de chômeurs et nos millions de précaires ne s'expliquent pas par une hémorragie d'activité vers la Chine. Ceci étant, vu l'évolution des coûts salariaux en Chine (Cf. Libération de samedi dernier, ou Cf. courbe dans mon livre), si l'Europe ne fait rien, la situation va vite se dégrader. Voilà pourquoi je propose que l'Europe négocie avec la Chine un système de Montants compensatoires qui incite, aide et "oblige" la Chine à respecter d'ici 5 ans les règles du jeu sociales et environnementales qu'elle avait (officiellement) acceptées avant d'adhérer à l'OMC.

Marianne: vous maintenez que 4 jours de travail par semaine, seraient suffisants pour faire fonctionner l'économie, pourtant on voit où nous a mené les 35 heures?
On vit depuis 30 ans une vraie révolution. Grâce aux robots, aux ordinateurs, la productivité a été multipliée par 7. C'est colossal. Du coup, on produit plus avec moins de travail. Quoi qu'en dise Sarkozy, la question n'est pas "Pour ou contre la RTT"? mais plutôt Quelle RTT? Aux USA, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail (sans compter les chômeurs) est tombée à 33,7 heures (voir courbe au début de mon livre). Aux Pays bas, le pays d'Europe où il y a le moins de chômage, le temps partiel est tellement développé que la durée moyenne est tombée en dessous de 30 heures. Au Japon, 32% des salariés sont à temps partiel. La question n'est pas "Pour ou contre la RTT" mais quelle RTT? RTT précarité, RTT imposée par le marché, avec des millions de précaires et, pour ceux qui ont un vrai boulot, un stress de plus en plus intenable? ou RTT bien négociée, un vrai emploi et un vrai salaire pour le plus grand nombre et une qualité de vie nouvelle.
400 entreprises sont déjà passées à 4 jours. A partir de ces 400 pionniers, on estime qu'un mouvement général vers les 4 jours (avec le financement que nous proposons) pourrait créer 1,6 millions d'emplois. Si on créait 1,6 millions d'emplois, si on divisait par 2 le chômage, la négociation sur les salaires serait sans doute plus équilibrée et la part des salaires dans le PIB remonterait un peu. Si l'UMP et le Medef sont tellement hostiles à la semaine de 4 jours, n'est-ce pas parce que c'est le moyen le plus puissant de rééquilibrer le partage salaires/bénéfices?

Paul: pourquoi le PS ne partage-t-il pas votre opinion: à savoir qu'il faut instaurer un rapport de force entre le travail et le capital?
Comment pouvez-vous dire que le PS ne partage pas cet avis? Sur cette question comme sur beaucoup d'autres, le PS n'a rien tranché depuis 20 ans. Mais je suis persuadé qu'un très grand nombre de militants et d'élus sont OK avec mon analyse. Je raconte dans mon livre comment Eric Besson, qui présidait la Commission économie, a tout fait pour qu'elle ne travaille pas. L'enjeu maintenant est de sortir de cette panne et d'entamer un vrai travail de reconstruction intellectuelle et politique. Si vous regarder la liste des premiers signataires de notre Appel, vous verrez qu'il y a des élus de tous les courants. J'ai bon espoir que nous parvenions à remettre le PS au travail. Sur les questions sociales, sur l'environnement, sur l'Europe… Sarkozy espère que 2008 sera une année noire pour la gauche. Il espère que la gauche va se diviser sur le minitraité européen en février, puis qu'on va se diviser en mai, pour l'anniversaire de mai 68, puis que le Congrès du PS sera un nouveau Congrès de Rennes… Nous, au contraire, nous voulons que 2008 soit une année de renaissance. Que toute la gauche travaille pendant quelques mois pour adopter un nouveau projet, à la hauteur des attentes. Et ensuite, il nous faudra faire des milliers de débats aux 4 coins du pays pour convaincre nos concitoyens qu'une nouvelle gauche est née, avec un nouveau projet.
Les idées de droite passsent bien à la télé: en 30 secondes, le "chacun doit travailler plus et les immigrés doivent repartir chez eux" ça passe très bien. La droite joue sur les peurs et ne fait jamais apppel ni à l'intelligence ni à la conscience des citoyens. Son message parle au cerveau reptilien. En 30 secondes, ça passe à la télé. Les idées de gauche sont plus complexes. il faut du temps pour les expliquer. Voilà pourquoi il ne faut pas que la gauche attende 2011 pour adopter son projet. Mettons nous au travail début 2008. On aura un nouveau projet en juin 2008 et ensuite on commence une grande campagne d'explication. Et en plus je dois conclure. S'il vous plait, ne restez pas spectateurs. Aidez nous à reveiller la direction du PS; Aidez nous à remettre la gauche au travail.

(1) Le livre noir du libéralisme, Pierre Larrouturou, aux Editions du Rocher, 18 euros.

RAG 34. Les lolo's 34

23:49 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Otan en emporte... : «Si la France devient le caniche des USA, elle disparaîtra»





Sarkozy, déjà un logiciel de retard ?






Pour Emmanuel Todd, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d'une idéologie extrême-droitière à l'échelle mondiale.

Au Sommet de l'Otan, mercredi 2 avril, George Bush s'est dit «très heureux» du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l'Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d'Hubert Vérine à Ségolène Royal, s'opposent unanimement à une politique d'alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l'enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le «tournant atlantiste» de la politique française. Pour l'historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L'auteur de Après l'empire juge que cette partie est perdue d'avance et qu'elle participe d'une idéologie extrême-droitière naissante.

Marianne2.fr : Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ?
Emmanuel Todd : Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu'il ne sache pas ou est l'Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l'entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.

Pour vous, cette guerre est sans espoir ?
L'organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l'état normal de ces sociétés, ce n'est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d'armes régulières venant de l'extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d'hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.

Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu'il y ait des enjeux à ce conflit…
E.Todd : Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l'Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l'Amérique. Je n'appellerai pas ça du néo-atlantisme. L'atlantisme était le lien de l'Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n'était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd'hui, l'Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c'est de l'occidentalisme. C'est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l'islamisme.

Mais la France n'a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique «réaliste», à s'associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ?
La France n'a pas les moyens de s'engager en Afghanistan, c'est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l'Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l'époque de Villepin : après son discours à l'ONU contre l'engagement de la France en Irak, nous rayonnions! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l'Angleterre sous Tony Blair : si l'on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s'aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l'avait compris : la France n'existe à l'échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l'Onu et sa possession de l'arme nucléaire, que lorsqu'elle représente un acteur autonome. Le monde n'a rien à faire de la France de Sarkozy.

La lutte contre le terrorisme légitime aussi l'engagement du gouvernement dans ce conflit.
Les occidentalistes se pensent en situation de légitime défense. Le terrorisme existe, il devrait être contré par le contre-espionnage et par des forces policières, mais sûrement pas par des guerres à l'étranger. La première attaque contre l'Afghanistan était légitime, il s'agissait de déloger Ben Laden; d'ailleurs, les Russes nous y avaient aidé. Mais l'irakisation de l'Afghanistan participe d'une agression du monde musulman par le monde occidental. L'occidentalisme est une doctrine d'extrême droite en émergence. La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu'ont subi la Grande-Bretagne et l'Espagne à la suite de la guerre en Irak.

Vous parlez des attentats de Londres et de Madrid qui ont eu lieu suite à l'engagement de nos voisins en Irak. Mais là, il ne s'agit que d'envoyer quelques centaines d'hommes dans un pays où la France a déjà des troupes…
Mais justement ! Rappeler leur faible nombre, comme le fait le gouvernement, c'est avouer qu'il s'agit bien d'une action symbolique ! Les quelques bateaux qu'on va mettre dans le golfe persique vont faire rire les Iraniens. Mais nous nous positionnons dans une construction idéologique, contre le monde musulman. Cette posture est d'ailleurs très cohérente avec le sarkozysme en politique intérieure.

Vous pensez que Nicolas Sarkozy est dans une logique de guerre avec le monde musulman ?
Ce qui a fait son succès dès le premier tour de l'élection présidentielle, c'est le ralliement d'une partie des électeurs du Front national. Il a pu avoir lieu à cause des émeutes en banlieues, qui ont été un facteur de traumatisme. Mais c'est Sarkozy, ministre de l'Intérieur, qui a provoqué cet évènement. Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d'une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C'est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l'agression. Cela s'observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.

En s'impliquant plus en Afghanistan, la France participe donc à déclencher un clash des civilisations?
L'analyse d'Huntington sur le clash des civilisations est fausse, mais un gouvernement peut essayer de la rendre vraie. Je pense que les gens qui nous gouvernent seront tenus pour responsables de ce qu'ils font. La guerre, c'est la pédagogie du mal. Les peuples en paix pensent sainement. On entre parfois en guerre pour de bonnes raisons, mais peu à peu, on glisse insensiblement dans la violence pour la violence. C'est ce qui aurait pu arriver en Espagne, si les Espagnols avaient mal réagi aux attentats : ils auraient pu s'enfoncer dans le conflit des civilisations. Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l'émergence d'une idéologie islamophobe et hostile aux enfants d'immigrés… ce n'est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.

Interview réalisée par Anna Borrel - marianne.fr du 3 Avril 2008.

RAG 34. Les lolo's 34

23:49 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Nicolas Sarkozy confond réforme et régression de l’Etat

4 avril 2008
54cbde8bcaf1c9b0e005a19416ebdf47.jpgInvité de RTL, Laurent Fabius a dénoncé la démarche idéologique "ultralibérale" qui s’apprête à annoncer un train de mesures visant à faire des économies dans les dépenses publiques. "J’ai l’impression qu’on confond réforme de l’Etat, nécessaire, et régression de l’Etat qui serait mauvaise", a dit le socialiste. "Il écope en fermant partout les service de l’Etat. C’est extrêmement concret : cela veut dire des professeurs en moins, des infirmières en moins, des policiers en moins, plus de difficultés pour les collectivités locales et je pense que cela va se traduire par un tour de vis supplémentaire très durement vécu et probablement pas efficace", a ajouté l’ancien Premier ministre.
7a9194c616b56dbafcbc31da66e967c4.gif Ecouter l'entretien

3629ee7ea16358bc10eb7cc5090470f7.pngRAG 34. Les lolo's 34

23:48 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.04.2008

MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue






RAG 34. Lolo34

11:06 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

L’enfermement des enfants sans papiers

Pr Jean-Yves Hayez
Pédopsychiatre
Prof émérite à l’UCL


Mon identité de psychiatre d’enfants et d’adolescents m’amène à m’occuper centralement de mineurs d’âge. C’est d’eux dont je vais parler, lorsqu’ils sont sans-papiers. N’en déduisez néanmoins pas que je considère leur sort plus digne d’intérêt que celui des adultes sans-papiers : il ne saurait y avoir de prise de position éthique ni de justice sociale à deux vitesses, en fonction de l’âge des personnes concernées. Dans ce texte, je recours à la qualification « sans-papiers » parce qu’elle est très parlante, même si elle n’est pas strictement exacte sur le plan administratif à chaque étape du processus. Il désigne les mineurs d’âge ou/et leurs familles, fuyant la pauvreté ou/et la persécution dans leur propre pays et émigrant chez nous avec, au mieux l’espoir d’y être officiellement accueillis, et au pire celui de gagner du temps et d’y survivre vaille que vaille dans l’illégalité pour une période indéterminable. On sait ce qu’il en advient : un petit nombre finit par être régularisé, le plus souvent au terme d’un parcours du combattant très éprouvant. Beaucoup se trouvent en période d’attente longue et incertaine de cette hypothétique régularisation, dans des centres ouverts ou ailleurs ; d’autres nombreux aussi vivent dans l’illégalité au vu et su de la communauté, espérant que l’épée de Damoclès de l’obligation de quitter le territoire ne leur tombera pas trop vite dessus ; d’autres - encore nombreux - vivent cachés dans la clandestinité : quelques- uns sont parqués dans les centres fermés, capturés dès leur tentative d’entrée en Belgique ou au terme de leur clandestinité, sur base de critères qui, vus de loin, ont l’air bien aléatoires : ne s’agit-il pas, fondamentalement, d’une opération de marketing pour rassurer l’opinion publique sur la vigilance et la fermeté du gouvernement ; beaucoup enfin finissent par être expulsés, dans un contexte de pseudo soumission ou de violence, individuellement ou collectivement.

Pour évoquer ces enfants sans-papiers, je me limiterai à parler de leur enfermement, avec ou sans leur famille.

Jusqu’en août 1999, ces enfants étaient abandonnés à leur sort sans sollicitation particulière, avec un bout de terrain vague entouré de barbelés pour taper la balle, et en prime, un avion qui décolle toutes les soixante secondes à leurs oreilles. Après, sous la pression des organismes de lutte pour les droits de l’homme et de l’opinion publique, leur sort matériel s’est amélioré : quelques jouets, de l’instruction ...

Que l’on n’en retrouve néanmoins pas trop vite la douce certitude du devoir positif accompli ! En effet, ces mesures sociales d’amélioration de leur vie quotidienne comportent le grand risque d’assoupir les consciences, comme si le nécessaire avait été fait ! Comme si, maintenant, on avait le droit de se soumettre à ce qui est le scandale de l’enfermement d’innocents enfants et adultes, sans décision ni contrôle judiciaire, avec pour seul délit la couleur de peau ! A quoi sert d’avoir mis sur pied tant de nobles structures, de délégués généraux aux droits de l’enfant, jusqu’aux juges de la Jeunesse, à quoi sert d’avoir délégué au pouvoir des partis qui se disent progressistes s’ils disent ne savoir rien faire pour empêcher cette atteinte aux droits de l’homme ?

Les germes de violence

Dans ces centres fermés, inévitablement le stress, la révolte d’adultes désespérés et qui n’ont plus rien à perdre, les germes de violence sont bien plus élevés que partout ailleurs tout comme l’est aussi le manque de territoire personnel de vie et d’intimité. Et donc le vécu d’insécurité des enfants est bien plus élevé, lui aussi ; n’y sont-ils pas régulièrement exposés, par exemple, à des expériences effrayantes comme : mutineries, bagarres physiques, violences sexuelles, désespoirs plus ou moins affiché de leurs parents ... Expériences effrayantes génératrices de syndrome de stress post-traumatique qui peuvent être intenses et de longue durée.

Mais surtout, l’expérience de l’injustice et de la toute-puissance arbitraire de l’Etat atteint ici son paroxysme. L’enfant doit assimiler l’incompréhensible, c’est-à-dire le fait qu’il est mis en prison, lui et ses parents, sans avoir rien fait de mal : à cela s’ajoute que les critères et les procédures de sortie sont aussi illogiques que ceux d’entrée. Pas de chance à l’entrée et pour la sortie, c’est aussi bien la roulette russe !

Comment n’en résulterait-il pas un sentiment d’infériorité et un désespoir radicaux ? Avoir cinq ans et vivre en prison, sans indication de durée, sans que papa et maman puissent expliquer ou faire quelque chose ... passer indéfiniment du chaud au froid, sans mot possible pour donner un sens ...

Comment n’en résulterait-il pas d’importants troubles de l’image et de l’estime de soi ... et un doute sur la valeur des parents et de la famille ? : « Qui suis-je ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter cela ? Où sont mes fautes et celles de mes parents ? ».

Comment n’en résulterait-il pas une appréciation erronée et pessimiste sur ce qui est permis et défendu et, plus radicalement, sur ce qui est Bien et Mal... jusqu’à se sentir coupable de porter son nom, d’avoir son histoire et la couleur de sa peau !
Conséquences à long terme : quelques-uns, résilients, parviendront à cicatriser ce moment particulier d’expériences pénibles et à se remettre debout.

Beaucoup en garderont un sentiment d’infériorité et une image négative de l’autorité sociale, injuste et dont il faut toujours se méfier.

Quelques-uns, peut-être les plus forts psychologiquement, verront grandir en eux la haine et le désir de vengeance... tout deviendra alors possible, de la petite délinquance contre les nantis, jusqu’aux kamikazes terroristes qui protestent de manière radicale contre l’exclusion,... mais bah, de toutes façons, nous ne mettrons pas en question et nous légitimerons encore notre rejet de l’étranger pauvre... à partir de leurs actes de révolte.

Mes propositions, en contrepartie des pratiques actuelles

Il faut être réalistes : il restera inéluctable qu’une partie des personnes qui entrent sans papiers dans notre pays, en ce inclus des familles, n’y soient pas acceptées. Alors, comment réagir quand même de manière plus positive ?

Comme tous les professionnels concernés, je demande que les services administratifs ou judiciaires qui opèrent le fassent avec diligence, dans une ambiance d’accueil des personnes, et avec des critères qui soient clairs et généralisables. On reste très loin du compte.

Même lorsqu’en travaillant ainsi, telle famille serait dans des conditions d’expulsion, il faut admettre des exceptions, en fonction de la simple « humanité ».

A mon sens, il est inconcevable qu’une famille pas en règle de papiers, mais intégrée positivement depuis plus de trois ans dans le tissu social d’un village ou d’un quartier soit encore expulsée : à non sens, elle a « mérité » de rester en Belgique. Il est scandaleux et écoeurant d’apprendre qu’un jeune biélorusse de dix-sept ans, prêt à être adopté par la famille qui l’accueillait chaque année dans le cadre de séjours « Tchernobyl » ait été expulsé définitivement. Depuis lors, on a perdu toute trace de lui en Biélorussie : sans le moindre lien familial, il doit végéter dans un orphelinat d’État. Et la famille d’accueil a des ennuis judiciaires, pour avoir aidé une résidence illégale en Belgique : à hurler de bêtise ou d’inhumanité.

Il faut laisser libres, là où elles sont, sans enfermement, les familles destinées à être expulsées, avec une surveillance policière ou communale renforcée : à pratiquer de la sorte dans d’autres pays, on a constaté que seuls quelques pourcents disparaissent dans la clandestinité : les enfants, ici, constituent un formidable facteur « limitant » qui rend très difficile de s’évanouir dans la nature. Et ces quelques pourcents de perte à durée indéterminable, est-ce vraiment un drame d’Etat ?

L’idée consternante des familles d’accueil

Enfin, une idée consternante commence à monter à l’esprit de quelques hommes politiques : celle de confier les enfants à des familles d’accueil pendant qu’on enferme leurs parents. Ici, le remède est pire que le mal : c’est encore un peu moins pire de laisser les enfants enfermés avec leurs parents. C’est de leurs parents que ces enfants ont besoin : la convention des droits de l’enfant proclame haut et fort le droit de principe à la famille naturelle. Cette idée de famille d’accueil séparerait les enfants de leurs parents, alors qu’une épée de Damoclès pend sous la tête de ces parents (qui, par ailleurs n’ont rien fait de mal). Vous imaginez d’ici l’angoisse cataclysmique que connaîtront ces enfants, persuadés que leurs parents sont en danger loin d’eux et qu’ils ne les reverront peut-être jamais.

Pr Jean-Yves Hayez

jeanyveshayez.net

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article...

Note sur le même sujet :MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue

RAG 34. Les lolo's 34

11:06 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Mélenchon: "un autre futur est possible" avec un "front de gauche" au PS

"Trait d'Union", sensibilité du PS animée par le sénateur Jean-Luc Mélenchon, a annoncé dimanche qu'elle "agira" pour "qu'un regroupement de toutes les gauches du PS devienne possible", dans la perspective du congrès des 7 et 9 novembre.

"Nous prendrons l'initiative du texte et des candidatures qui permettent à l'alternative de gauche de s'exprimer", lors du congrès, écrivent M. Mélenchon et ses amis dans une déclaration rendue publique à l'issue de la réunion de coordination des correspondants départementaux de la sensibilité "Trait d'Union".

"Nous le ferons avec autant d'autres que possible. Nous le ferons seuls si nécessaire, nous allons agir et nous rendre disponibles pour qu'un regroupement de toutes les gauches du Parti socialiste devienne possible", poursuivent-t-ils.

Ce sera "un regroupement sans exclusive ni a priori. Tourné vers les convergences pour l'avenir plutôt que vers les divergences du passé", ajoutent-ils.
Car "le congrès du Parti socialiste ne saurait se réduire à une compétition de personnes en vue de l'élection présidentielle et "il n'est pas vrai qu'il n'y a qu'une orientation possible et crédible à gauche", jugent-ils.

Déplorant que "la gauche du Parti socialiste (soit) muette et balkanisée", M. Mélenchon et ses amis l'appelle à "s'assumer".

"Elle doit porter dans le Parti socialiste le programme de gauche qui répond à l'urgence sociale et politique. Le sort réservé à cette gauche au PS sera un révélateur", expliquent-ils.

VIRY-CHATILLON (Essonne ), 30 mars 2008 (AFP)

RAG 34. Les lolo's 34

11:05 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Martin Luther King : " Vous ne pouvez rien contre la mort. Vous pouvez juste choisir ce pourquoi vous allez mourir."

Martin Luther King, le 03 avril 1968.



Le 4 avril 1968, il y a 40 ans jour pour jour, Martin Luther King était assassiné à Memphis où il était venu soutenir une manifestation de grévistes noirs. A 39 ans, il était déjà universellement connu. Depuis le 28 août 1963. Ce jour là, à Washington, devant 250.000 personnes et les caméras de toutes les télévisions du monde, cet arrière petit-fils d’esclave avait rêvé d’une Amérique dont tous les citoyens auraient les mêmes droits, quelle que soit la couleur de leur peau. Un an plus tard ce rêve devenait une réalité et Martin Luther King le plus jeune prix Nobel de l’histoire. C’était l’aboutissement d’un combat commencé le 1° décembre 1955 dans une petite ville de l’Alabama. Ce jour là, dans un bus de Montgomery, une couturière noire, Rosa Parks, avait été arrêtée par ce qu’elle avait refusé de laisser sa place à un blanc. Au lieu de se résigner, la communauté noire de Montgomery décidait de boycotter les bus de la ville. A sa tête, un pasteur de 26 ans dont l’Amérique n’allait plus cesser d’entendre parler : Martin Luther King.

Emission 2000 ans d'Histoire, EXTRAIT :




Ecoutez, réécoutez l'émission 2000 ans d'Histoire par Patrice GELINET France Inter

RAG 34. Les lolo's 34

11:05 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.04.2008

Fin de non recevoir des Farc à la mission française sur Ingrid Betancourt



Par Jean-Luc PORTE AFP -

"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse" , a estimé ANNCOL.

BOGOTA (AFP) - La mission humanitaire mise en place par la France pour tenter d'accéder à l'otage des Farc Ingrid Betancourt s'est heurtée dès son arrivée jeudi à Bogota à une fin de non-recevoir des guérilleros des Farc qui n'acceptent pas de libérations unilatérales d'otages.


Un haut dirigeant des Farc, Rodrigo Granda, a affirmé jeudi qu'il n'aurait pas de libérations d'otages sans un échange avec des guérilleros emprisonnés, dans un communiqué diffusé sur internet par l'Agence bolivarienne de presse (ABP).

"C'est seulement comme conséquence d'un échange de prisonniers que ceux qui sont retenus dans nos camps pourront en sortir libres", a annoncé M. Granda.

Auparavant l'agence ANNCOL, proche des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a qualifié jeudi "d'ingénu" le président français Nicolas Sarkozy, en commentant sa décision d'envoyer une mission humanitaire sans avoir obtenu d'accord préalable avec la guérilla.

"Il faut déplorer que le président Sarkozy soit aussi ingénu et que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) accompagne cette aventure dangereuse", a estimé ANNCOL.

Un avion français Falcon 50 est prêt à décoller pour se rendre à San Jose del Guaviare (sud-est), ville située dans la région où se trouverait Ingrid Betancourt, a rapporté jeudi la radio privée Caracol.

Depuis Bucarest pour le sommet de l'Otan, le président Sarkozy s'est refusé à livrer le moindre détail sur la mission, qui compte parmi ses membres un ancien consul de France à Bogota, Noël Saez, selon une source proche du dossier.

"J'ai des nouvelles mais, compte-tenu de la sensibilité de cette question je ne veux pas en dire davantage", s'est contenté de déclarer M. Sarkozy.

Les commentaires d'ANNCOL ne sont guère encourageants, laissant entendre que le succès de la mission, à laquelle sont également associées l'Espagne et la Suisse, paraît compromis.

"Nous ne devons pas oublier que la France est un pays capitaliste, que son président est de droite (......) et que nous ne savons pas quelles sont les limites de la sincérité de Sarkozy", poursuit ANNCOL.

L'absence de contact de l'ambassade de France avec les rebelles depuis l'élimination par l'armée colombienne le 1er mars du numéro deux des Farc Raul Reyes, a poussé mercredi soir l'ambassadeur Jean-Michel Marlaud à demander l'aide de la sénatrice colombienne de gauche Piedad Cordoba.

Mme Cordoba, qui a négocié avec les Farc aux côtés du président du Venezuela Hugo Chavez la libération récente de six otages colombiens, a annoncé à la presse avoir été informée par M. Marlaud qu'Ingrid Betancourt "était dans un état grave".

"L'ambassade de France a sûrement besoin d'une intervention de ma part et je vais m'en occuper", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle ne pourrait parler avec les Farc "sans l'autorisation du président (colombien Alvaro) Uribe".

Les ambassadeurs de France, d'Espagne et de Suisse ont été reçus jeudi par le président Uribe et le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo pour "aborder les thèmes propres à la mission" humanitaire, a-t-on appris auprès de la présidence colombienne.

A Paris, la soeur de l'otage Astrid Betancourt a appelé à "ne pas délaisser" le canal de négociation que représente Hugo Chavez, soulignant qu'il a un contact direct le chef rebelle Ivan Marquez.

Le président Chavez est le seul jusqu'à présent à avoir obtenu des rebelles la libération d'otages colombiens.

La mission a été lancée au lendemain d'un nouvel appel solennel de Nicolas Sarkozy pour que la guérilla libère l'otage franco-colombienne que le chef de l'Etat a décrite comme en "danger de mort imminente".

L'ex-candidate à la présidentielle colombienne souffre notamment d'une hépatite B et son état serait alarmant, selon plusieurs témoignages indirects relayés par la famille et ses comités de soutien.

Ingrid Betancourt fait partie des 39 otages dits "politiques" que la guérilla des Farc, en lutte contre les autorités colombienne depuis 1964, dit vouloir échanger contre 500 guérilleros emprisonnés en Colombie.


RAG 34. Les lolo's 34

01:57 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03.04.2008

Le congrés socialiste commence ... Montres molles ?

Par Jean-Luc MELENCHON
J’ ai passé le week-end à Viry Chatillon en Essonne, en réunion, non stop, pendant deux jours. Les trois quarts des participants affichaient les mines exténuées des lendemains de campagne. Les vainqueurs sont épuisés. Et les battus pire encore. Comme si l’échec était leur responsabilité personnelle! Mais leur situation est l’angle mort de la photo de famille. Il est vrai que lorsqu’est affichée une victoire éclatante dans cent villes de plus de dix mille habitants, on oublie de mentionner les trente qui ont été perdues. Et toutes celles qui n’ont pas été gagnées. Elles existent pourtant, sans explication ni reconnaissance dans le tableau! Et les raisons qui expliquent les victoires ici sont parfois moins éloignées de celles qui expliquent les défaites là. Dans le monde des gagneurs on oublie vite que ce n’est pas seulement la victoire qui justifie l’action mais les raisons qu’on a d’agir. Les battus remachent à proportion de la joie des vainqueurs.


Lire la suite







Les montres molles DALI


RAG 34. Les lolo's 34

20:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.04.2008

BRICOLAGE ELECTORAL : Président Bling Bling, tricheur à Neuilly ?! (PODCAST: D. ROUSSEAU sur France Inter)

Sarkozy inscrit hors délai sur les listes électorales, selon le Canard Enchaîné
AFP
Nicolas Sarkozy, qui votait jusqu'aux législatives à Neuilly-sur-Seine avant de le faire pour la première fois à Paris pour les municipales, a été inscrit hors délai sur les listes électorales du VIIIe arrondissement, affirme le Canard Enchaîné à paraître mercredi.

Deux émissaires du palais présidentiel se sont présentées le 3 janvier à la mairie du VIIIe pour accomplir en son nom et avec sa carte d'identité les formalités nécessaires à l'inscription du nouveau locataire de l'Elysée, affirme l'hebdomadaire satirique. Mais elles l'ont fait avec des documents anti-datés, la date limite étant le 31 décembre.

Selon le Canard, le maire du VIIIe François Lebel, informé le 4 janvier de ces faits, aurait "piqué une colère homérique", et appelé, furieux, l'Elysée. Il aurait été apaisé, écrit le journal par l'annonce qu'il allait marier Nicolas Sarkozy et Carla Bruni peu après et serait "soutenu officieusement" dans sa candidature dissidente aux municipales.

Sollicité par l'AFP, l'Elysée n'a pas réagi à cette information, se contentant de renvoyer au commentaire suivant du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant au Canard enchaîné: "Toute ce que je sais de ce dossier, c'est qu'à la fin de l'an dernier on s'est posé la question de faire voter le président sur son lieu de résidence. Je ne peux rien vous dire de plus".

Interrogé par l'AFP, M. Lebel, réélu samedi maire du VIIIe après s'être présenté en dissident contre l'UMP Pierre Lellouche, a assuré que "les maires d'arrondissements parisiens n'ont aucun pouvoir ni direct, ni indirect, ni hiérarchique sur les personnels des bureaux des élections et leur fonctionnement".

Il a qualifié la réaction qui lui est prêtée de "pure spéculation et totale invention". "J'en récuse chaque mot et me réserve de donner à ce pur roman les suites éventuelles qu'il mérite", a-t-il dit.

Interrogé par l'AFP, le service Elections du ministère de l'Intérieur a assuré n'avoir pas connaissance de l'article du Canard.

Il s'est contenté de rappeler que la loi (article L30 du code électoral) avait prévu dans certaines circonstances la possibilité pour un électeur de s'inscrire au-delà du 31 décembre: fonctionnaires mutés, militaires renvoyés dans leurs foyers, personnes acquérant la nationalité française après le 31 décembre, jeunes devenant majeurs et ceux qui ont recouvré leurs droits civiques après après en avoir été privés par décision de justice.

Seules peuvent apprécier si l'inscription hors délai est ou non justifiée les commissions de révision des listes et le juge d'instance s'il est saisi par un électeur, prévoit le code.

Si la demande a été déposée avant le 31 décembre et examinée après, elle est valable, précise-t-on au ministère.

Le Professeur de Droit constitutionnel Dominique ROUSSEAU ne partage pas cette analyse. Il s'en est expliqué ce matin sur France inter.

Ecouter le podcast : Dominique Rousseau sur France Inter ce matin, journal de 8h00 le 2 avril 2008.




RAG 34. Les lolo's 34

16:24 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère

Par Jenny Barchfield AP -
PARIS - Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère. Lorenzo Delloye-Betancourt a estimé mercredi que celle-ci avait besoin d'"une transmission sanguine dans les heures qui viennent, sous peine de perdre la vie", appelant à "agir vite".

"L'appel que je viens de lancer, ça va être mon dernier appel: il n'y a plus de temps. Soit on arrive à libérer maman et les autres otages, soit on les perd et ça c'est dans les prochaines heures", a-t-il prévenu lors d'une conférence de presse à Paris. "Ma mère est en péril de mort. Il faut agir, il faut agir très vite".

(Copyright © 2008 Reuters) Lorenzo Delloye-Betancourt a précisé que l'otage franco-colombienne "est atteinte d'une hépatite B et de leishmaniose, qui l'obligent à avoir une transmission sanguine dans les heures qui viennent sous peine de perdre la vie". Je pense qu'on a atteint la dernière limite: maman vit son dernier combat".

Revenant sur l'information selon laquelle sa mère serait en grève de la faim et de soins, il a avancé que "c'est pour ne pas se soumettre aux FARC et c'est pour mettre les FARC et le président colombien face à leurs responsabilités". "Elle ira jusqu'au bout, ce n'est pas étonnant pour ceux qui connaissent ma mère".

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi soir l'envoi "sans délai" d'une mission humanitaire en Colombie pour "prendre contact avec les FARC et obtenir accès" à Ingrid Betancourt, qui serait dans un état de santé extrêmement grave. Son homologue colombien Alvaro Uribe a déclaré de son côté qu'il avait accepté cette opération et qu'il suspendrait toutes les opérations militaires dans le secteur. La mission humanitaire pour secourir Ingrid Betancourt doit partir "le plus vite possible", avec la présence d'un médecin notamment, a précisé mercredi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à l'issue du conseil des ministres.

"La mission humanitaire a pour but d'essayer de s'approcher le plus possible de maman. D'après certaines informations, on sait que l'endroit de maman en Colombie, ça serait dans le sud-est de la Colombie", a-t-il indiqué. "Cette mission aurait pour but de lui apporter des soins, des soins dont elle aurait besoin pour tenir un peu plus".

"J'espère que les FARC se rendent compte que s'ils ne prennent pas une décision positive rapidement, maman va mourir entre leurs mains et ils devront porter cette responsabilité pour toujours", a martelé Mélanie Delloye-Betancourt.

La fille de l'ancienne candidate à la présidentielle, retenue depuis six ans dans la jungle, a qualifié sur France Info de "pas en avant très important" la décision du président colombien Alvaro Uribe de suspendre les opérations militaires. "Le président Uribe se rend bien compte que maman est dans un état de santé plus qu'alarmant", a-t-elle estimé. "C'est un geste important qui nous donne de l'espoir".

Nicolas Sarkozy a demandé à son homologue colombien "de suspendre toute forme d'opérations militaires pour assurer la sécurité et le succès de cette mission" qui doit "prendre contact avec les FARC et obtenir accès" à Ingrid Betancourt, qui serait dans un état de santé extrêmement grave.

A Bogota, le président colombien a déclaré qu'il avait accepté la demande de Paris, et précisé que l'objectif de cette mission internationale serait de "protéger l'état de santé empirant des otages" détenus par les FARC. AP

Voir note suivante : Il ya 3 semaines, l'appel de Lorenzo à Ingrid, Yribe, Chavez, Sarkozy

RAG 34. Les lolo's 34

15:24 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

IL YA 3 SEMAINES : Appel de Lorenzo BETANCOURT à Ingrid, Uribe, Chavez, Sarkozy

VIDEO : Lorenzo Bétancourt, le fils d'Ingrid Bétancourt, s'adresse à sa mère, retenue depuis 2002 en otage dans la jungle par les Farc, ainsi qu'à Uribé, Chavez et Nicolas Sarkozy.

Durée : 04:24 Pris le : 06 mars 2008 Lieu : Paris, Île-de-France, France



Agissons pour sortir Ingrid de sa captivité. L'appel du 6 mars de Lorenzo est un SOS. Tourné ce jour à Science-Po..

Il y a urgence..

Agir pour Ingrid, la pétition :
http://agirpouringrid.com/base/article.php3?id_article=74

Comité de soutien :
http://agirpouringrid.com/base/

Musique d'après "U-Turn (lili)" AaRON - Neiomi - Universal Music Publishing - Discograph

Note précédente : Les enfants d'Ingrid Betancourt très inquiets pour leur mère


RAG 34. Les lolo's 34

15:15 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.04.2008

URGENT, c'est très URGENT ! : La réaction du Comité de soutien à Ingrid Betancourt suite à l’allocution de Nicolas Sarkozy


AgirpourIngrid.com - Paris - 01/04/08

2289 jours de captivité pour Ingrid et tous les autres otages ? C'est vraiment trop !

Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt a pris connaissance de la déclaration solennelle du Président de la République Française, déclaration qu’il appuie de toute son âme. Cette prise de parole audacieuse répond à une attente historique : fort des plus de 600.000 signataires de la pétition, Nicolas Sarkozy démontre une fois de plus que la France n’abandonnera pas Ingrid Betancourt, qu’elle ne la laissera jamais mourir. Encore moins dans la dernière ligne droite quand tout est encore possible.

Le Comité de soutien appelle de toutes ses forces les chefs d’Etat du monde entier à adopter le même discours, sans la moindre ambiguïté car la situation exige clarté et harmonie à l’égard des deux parties qui peuvent permettre la libération d’Ingrid incessamment, si elles adoptent une grandeur propre à la situation et un comportement hautement responsable. Il va sans dire que la parole des dirigeants latino-américains, européens et nord-américains peut peser incroyablement dans la balance : qu’ils en usent avec force et raison, sans perdre le moindre instant.

Afin que les FARC et le Président Uribe soient pleinement conscients de leur responsabilité alors que l’Histoire leur donne un rendez-vous immanquable, le Comité de soutien appelle les citoyens à clamer et faire tonner l’écho de leur impatience lors de la grande Marche Blanche organisée à Paris et dans toute la France. Nous attendons des milliers de personnes afin que les FARC et le Président Alvaro Uribe réalisent concrètement que le monde entier scrute chacun de leur geste, chacune de leur attitude. Et que la communauté internationale n’attend rien d’autre que la libération et la survie d’Ingrid Betancourt, sans la moindre tergiversation ni le moindre prétexte : les citoyens feront alors comprendre que toute échappatoire est impossible, que chacun doit contribuer à l’échappée d’Ingrid.

A Paris, la manifestation démarrera à 14H30, Place de l’Opéra Garnier, en présence de la famille d’Ingrid, d’élus, de personnalités des mondes artistique et sportif. En province, la Marche Blanche aura lieu à Avignon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nice, Saint-Nazaire, Strasbourg et Toulouse.

Enfin, le Comité de soutien rappelle l’impérieuse nécessité que constitue la discrétion qui doit entourer les négociations. Il est fondamental que personne, sous aucun prétexte, ne se permette de violer ce qui est une garantie de la rapidité et du succès pour toute initiative. Comme pour Florence Aubenas, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, nous en appelons à la bienveillance et à la responsabilité de chacun : tout élément dévoilé sous les projecteurs, toute tentative de scoop serait un ralentisseur et dès lors, une mise en danger de la survie d’Ingrid.

RAG 34. Les lolo's 34

19:37 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

COOL, c'est COOL : Les dépenses publiques gelées pendant cinq ans


Mardi 1 avril, (Reuters) Paris - Le gouvernement va geler les dépenses publiques pendant cinq ans, conformément aux engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, mais n'entend pas remettre en cause le Revenu de solidarité active (RSA), a déclaré le Premier ministre François Fillon.

"C'était un engagement pris pendant la campagne présidentielle avec Nicolas Sarkozy : on va geler les dépenses publiques pendant cinq ans. Si on a un peu de croissance et qu'on fait des réformes de structure, au bout de cinq ans on aura retrouvé une situation d'équilibre", a expliqué le chef du gouvernement, interrogé sur France Inter au sujet des déficits budgétaire et public de la France.

"C'est ce qu'on met en oeuvre. Nous voulons que les dépenses de l'Etat n'augmentent pas en volume pendant les cinq ans qui viennent. Tout le monde prendra sa part de cet un effort", a-t-il dit.

Il n'a pas voulu dire, comme il l'avait fait il y a six mois, que la France est en "faillite" mais a rappelé que cela faisait 33 ans que le pays n'avait plus voté un budget en équilibre et estimé que cette situation ne pouvait pas durer.

"C'était une image qui a eu l'avantage de frapper les esprits et de faire comprendre la situation", a-t-il estimé.

François Fillon a aussi relevé que la France avait des "atouts" pour faire face au difficultés, citant le dynamisme du marché du travail ou la consommation des ménages qui continue d'augmenter.

Il a assuré que l'idée du Revenu de solidarité active cher à Martin Hirsch, le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, n'était pas enterrée.

Le RSA, qui doit inciter les personnes en assistance à reprendre un travail, est en expérimentation depuis quelques mois et "l'objectif c'est d'essayer de le généraliser en 2009", a dit le Premier ministre en chiffrant le coût du projet à "deux ou trois milliards d'euros".

"On est en train de voir avec Martin comment mettre en oeuvre ce principe sans augmenter les dépenses publiques", a-t-il affirmé.

Véronique Tison

RAG 34. Les lolo's 34

16:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Retour sur le « Casse-toi, pauvre con » présidentiel

Yves Calvi et ses invités expertisent le « Casse-toi, pauvre con » présidentiel
Clément et Yves Rebours


En fin d’après-midi, le télespectateur peut apprécier l’« offre de décryptage » de France 5. Après « C à dire » présenté par Thierry Guerrier, Yves Calvi anime « C dans l’air ». Le 25 février, l’émission est consacrée à « La phrase… », c’est-à-dire au « Casse-toi, pauvre con » lancé par Nicolas Sarkozy le 23 février à un visiteur (comme lui…) du salon de l’agriculture qui refusait de lui serrer la main lors de sa visite. Face à quelques « experts », Yves Calvi se fait l’avocat du bon sens, version café du commerce.

La présentation de l’émission donne le ton. Yves Calvi introduit le « débat » en citant Jean-Pierre Raffarin qui rappelait, le jour même dans l’émission de Thierry Guerrier, que Sarkozy « a toujours été comme ça ». L’introduction au « dossier » du jour est complétée par l’évocation du « lynchage » que subirait, selon l’UMP, le Président, par une déclaration du ministre Brice Hortefeux (qui « trouve ça très bien que le Président parle comme tous les Français », selon les termes rapportés par Calvi) et une autre de Laurent Fabius (selon lequel « Pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même ».)

Le « débat » est ensuite lancé. Mais alors que Dominique Reynié répond à la première question de l’animateur cherchant à savoir si l’on va devoir changer la constitution pour le Président, il est interrompu par Yves Calvi qui précise : « On s’est demandé si […] l’exemplarité [de la fonction présidentielle] était codifiée par les textes ? Or ce n’est pas le cas. »

Notre nouveau spécialiste en droit constitutionnel se tourne ensuite vers Laurent Joffrin. Se référant à l’entourage de Nicolas Sarkoy, il poursuit sur sa lancée, le bon sens même : « Tout le monde a tendance à dire : “Non mais arrêtez de lyncher, il a eu une réaction spontanée”. Entre guillemets, finalement, lui, il est pas hypocrite, il exprime ses sentiments. […]. En gros, il parle comme tous les Français. En gros, ce serait nous journalistes et les opposants, on tourne en rond en permanence avec ses phrases et avec ses éclats. » Laurent Joffrin se lance et évoque l’attitude « insultante » du destinataire de l’insulte présidentielle. Yves Calvi le coupe pour l’appuyer : « On comprend que ça l’énerve. » Une empathie que le même Calvi n’éprouve pas quand il interroge un « n’importe qui » ; un animateur sportif de Clichy-sous-bois, par exemple [1].

Après un reportage restituant les faits et les mettant en perspective (la tendance de Sarkozy à déraper verbalement), Calvi reprend la parole… et persévère. À l’appui de sa « thèse », un échantillon de l’opinion… sous la forme d’un SMS que l’animateur lit puis relit : « c’est très intéressant. Un premier SMS qui en fait inverse la situation et nous pose une question que je vais vous lire deux fois […] : “est-il normal qu’un individu lambda manque de respect au président de la république française et obtienne le soutien de l’opinion ?” Je répète […] » Et il répète.

Intervient alors Brice Teinturier (TNS-SOFRES), un autre spécialiste de l’opinion. Celle-ci – selon notre sondologue qui ausculte sans même enquêter – peut légitimement se demander si une attitude pareille de la part du président n’est pas déplacée. Heureusement, Yves Calvi ne laisse pas passer cette réserve effrontée et reprend de plus belle, en délaissant le droit public pour l’art dramatique : « Est-ce qu’il n’y a pas une certaine d’hypocrisie ou un côté monsieur Jourdain ? Je m’explique : les Français l’ont élu assez largement avec 31 % des voix au premier tour et 53 % au second. Je veux dire : on le connaissait, comme il le disait Raffarin tout à l’heure : “on ne le découvre pas, Sarkozy”. Donc je dirais que, il y a une demande à la fois d’autorité et de spontanéité qui est le Président qui intervient sur tout et pour tout. Ce que vous nous avez expliqué pendant des mois [pointant le sondeur] et je le crois tout a fait à escient, vous les enquêteurs : les Français demandent de l’action, et là il est au maximum de l’action et même de la réaction si je puis dire et ça fait 19 points en moins dans la dernière enquête IFOP ». À relire trois fois…

Bilan ?

- Une tablée d’experts qui ne reculent devant aucun cabotinage [2], se revendiquent de la sonde et de la science pour s’exprimer sur n’importe quel sujet (une altercation somme toute anecdotique… ou le démantèlement de l’Etat social) et diagnostiquer ce qu’ils estiment « l’état de l’opinion ».

- Un animateur multimédia (France 5, France 2, France Inter) omniprésent dans « son » émission se fait l’avocat du bon sens : ce numéro de prestidigitateur s’appuie sur une novlangue pernicieuse dans laquelle les contre-réformes sont des réformes et le « maximum de l’action », une provocation [3] verbale…
_________________________________________________
[1] Voir ici même « Yves Calvi (France 2), extincteur d’incendie dans les quartiers populaires »

[2] Parmi eux, on retrouve par exemple François Jost et Brice Teinturier qui étaient déjà les invités de « Mots croisés » sur France 2, présenté par Yves Calvi le 14 janvier 2008 (sur « Sarkozy, le téléprésident »).

[3] Ou un dérapage, au fond peu importe.

Publié le 6 mars 2008 http://www.acrimed.org/article2848.html

RAG 34. Les lolo's 34

15:11 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Comptes publics : la vérité dévoilée, la rigueur au tournant

L’INSEE a levé aujourd’hui le voile sur la situation des finances publiques françaises en 2007 : croissance en baisse, déficits publics en hausse, dette abyssale. Pour le gouvernement, il s’agit d’une véritable « douche froide », puisqu’il avait annoncé l’inverse. La réalité, c’est donc :
• un déficit public en hausse pour la première fois depuis quatre ans (+ 0,3 % de PIB).

Il atteint 2,7% du PIB, soit 5,5 milliards d’euros de plus qu’annoncés et 7,7 milliards d’euros de plus que l’an dernier ;
• une dette qui s’envole (+ 0,6 % de PIB). En valeur, elle bondit de 60 milliards d’euros, soit 5 milliards d’euros par mois. Cette dégradation est d’autant plus grave qu’elle s’opère au moment où les taux d’intérêt s’envolent, ce qui accroît la charge de la dette (+ 12,2% en deux ans) et réduit d’autant nos marges de manoeuvre.

Ce dérapage était prévisible, puisque le gouvernement n’a pas réussi à réduire les déficits sociaux et a accéléré son désengagement financier à l’égard de collectivités territoriales, dont les comptes étaient déjà fragilisés par les conséquences d’une décentralisation qui leur transfert de dépenses plus dynamiques que les recettes afférentes.

Le gouvernement doit admettre qu’il a eu tort d’attaquer aussi violement les prévisions de la Commission Européenne et du Parti socialiste, … qui se sont révélées exactes, qu’il s’agisse du niveau des déficits, de la dette ou encore de la croissance. Les annonces péremptoires du Président de la République et du gouvernement affaiblissent la parole de la France à la veille de la présidence Française de l’Union Européenne;

Alors que les Français, après les scrutins de mars, ont exprimé leur volonté d’un changement de politique économique et sociale, le gouvernement –maintenant son cap- conduit inévitablement la France à un plan de rigueur de 20 milliards d’euros.

Pour le Parti socialiste, la rigueur n’est pas une fatalité mais un choix. Le Parti socialiste demande donc une nouvelle fois l’annulation du paquet fiscal, préalable incontournable pour dégager les marges de manœuvres nécessaires au financement :
• de mesures en faveur du pouvoir d’achat : baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, hausse de 50% de la Prime pour l’Emploi, adoption d’un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, revalorisation immédiate de 5% pour toutes les petites retraites, généralisation du chèque transport ;
• de la restauration de la compétitivité en profondeur de nos entreprises : refonte des aides aux entreprises pour mettre en place une fiscalité sur mesure en direction des PME exportatrices ou innovantes, modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de l’investissement des entreprises, hausse de l’effort budgétaire en direction de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur.

Communiqué du Parti Socialiste

RAG 34. Les lolo's 34

15:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1

Pendant près d’une heure, Laurent Fabius a été interviewé sur les grands sujets d’actualité : le déficit budgétaire, la croissance en berne et la crise financière, les retraites, l’envoi de renforts en Afghanistan, la Chine et les Jeux olympiques, la situation au PS. Vous pouvez réécouter l’interview.

RAG 34. Les lolo's 34

15:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

MAI 68 : Légende et histoire, ce qui sépare Sarkozy de Cohn-Bendit



Par Mariette Darrigrand (Sémiologue)

Signes et contre-signes
Le voyage Outre-Manche du couple Sarkozy a eu lieu la semaine même où pour la première fois un hebdo (Marianne) titrait: "Le Président impuissant", utilisant un mot d’ordinaire réservé à la gauche, et contre lequel précisément le candidat de l’énergie et du "travailler plus" a su gagner.

Le court séjour chez la perfide Albion apparaissait ainsi comme capable de soigner l’Impuissance du président citoyen par un rapprochement avec la Toute puissance du Roi –ou de la Reine. Sur la scène du théâtre médiatique, Nicolas Sarkozy est le personnage qui donne par excellence l’impression de vivre entre ces deux extrêmes de la puissance. Il hésite, fait le culbuto, descend, remonte, redescend, probablement au plus proche en cela de l’individu lambda (on parle beaucoup aujourd’hui des troubles bi-polaires).

Notre président n’est pas allé se redorer le blason chez Juan Carlos, roi démocrate, mais chez Elizabeth, reine on ne peut plus tradi. Nous étions donc assurés de vivre un retour direct à l’avant movida, aux années 60, à cette époque où la Guerre était encore proche (d’ailleurs il fut question de faire partir des troupes), où les femmes ne ressemblent en rien aux hommes et portent des tailleurs gris affreusement inconfortables, d’inutiles petits bibis et des gants…

Le look vintage de Carla a beaucoup plu aux Anglais précisément parce qu’il était suranné. Loin d’avoir la modernité d’une Jackie Kennedy, Madame Sarkozy, qui connaît bien Londres et ses paradoxes, a plutôt fait penser aux actrices (merveilleuses d’ailleurs) des années Demy ou Rossellini. Carla a vu des films, et à la manière de ses collègues -Marion Cotillard revêtant la dépouille de Piaf, ou Sylvie Testud devenant Sagan- elle a su réincarner une Deneuve mâtinée d’Ingrid Bergmann ou une Audrey Hepburn délicieusement lolobridgidatisée… Just perfect.

Quand les idées manquent, quand les idéologies s’absentent, il reste le corps: incarnation d’images vues et admirées pendant l’enfance… Le sarkozisme est souvent cela: un grenier plein de déguisements.

Dans le grenier de Sarkozy, il y a mai 68.

Pendant que le roi français, temporairement déchu, tentait de se restaurer dans son statut à la cour d’Angleterre, Daniel Cohn-Bendit faisait exactement le contraire à Paris… Les empaillements de son vivant, ce n’est pas son truc! Et le culte de l’autrefois l’intéresse visiblement moins que les interrogations de l’avenir. Sur le plan des signes, en tout cas, c’est cela que l’on pouvait comprendre à partir du choix très particulier de photos, effectué par Télérama également cette même semaine.

Le bleu pétant de Dany, photographié à l’intérieur du magazine pour illustrer le dossier anniversaire des fameux "événements", se jouait en opposition au noir et blanc de la célèbre photo de Gilles Caron, choisie en couverture. Forget 68, proclame l’enfant de mai devenu homme politique mature. Arrêtons le mythe, continuons le combat, c’est à dire l’Histoire.

Dès lors, l’on voit bien en quoi la veste bleue cohnbenditienne s’oppose de plein fouet au tailleur noir/blanc du couple sarkozien. Deux bords politiques pour deux façons bien distinctes de vivre le temps et la socialité qui en découle.

S’ennoblir, pour la presse magazine et d’une façon générale pour l’art photographique, signifie en général revenir au noir et blanc d’antan: photos du studio Harcourt et des grandes années de cinéma. Carla Bruni a souvent vu l’univers de la mode jouer avec ces mythologies visuelles. Son tailleur sixties en était la preuve parfaite: l’indice même du mythe.

Depuis quarante ans, Daniel Cohn-Bendit lutte pour ne pas se laisser "déshistoriciser" et échapper à la mythification. Sarkozy, c’est l’inverse. Depuis un an, il a la possibilité d’écrire un chapitre très important de l’histoire française, mais il est de plus en plus évident que cela ne l’intéresse pas. Quand on le voit à la cour des grands (people hypermodernes ou rois désuets), on se dit que ce qu’il veut, lui, c’est entrer dans la Légende.

"Etre le premier président qui…" Cette formule revient souvent dans sa bouche… Pour la première fois, un Président divorce, pour la première fois un Président veut réformer la loi de 1905… Le premier président qui veut toucher le tabou de la Sécu, celui de la retraite…

Le modèle de l’Histoire passe par le texte: références, auteurs, pensées, concepts. Celui de la Légende passe par le "Livre des records": dictionnaire des premières ou des seules fois…

La légende, dans ce cas, est bien pratique. Une seule phrase suffit pour, selon le terme, légender une photo… Mais elle sait, comme personne, suggérer le grandiose: la photo est toujours possiblement celle de l’acteur mythique, de la scène-culte, de l’image "gravée dans tous les esprits".

Car c’est bien cela, la légende au sens propre: ce qui doit être lu (legenda), ce qui doit être répété dans la nuit des temps aux enfants des écoles, hauts faits élus pour passer à la postérité. Seule la légende donne aux figures politiques leurs statuts d’icônes du monde actuel.

Comme celui de Che Guevara, le visage de Sarkozy, légèrement doublé par celui de Carla Bruni, dans le beau noir et blanc de la photo d’art pour tous, finira-t-il un jour sur un tee-shirt ou une casquette?

http://www.rue89.com/signes-contre-signes/legende-et-hist...

RAG34. Les lolo's 34

15:09 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Les riches encore plus riches

Les salaires atteignent des montants impressionnants au sommet de la hiérarchie sociale. Les riches sont de plus en plus nombreux et les inégalités se creusent. Un texte de Xavier Molénat, extrait du magazine Sciences Humaines.

Lorsque l’on parle d’inégalités, le premier réflexe est le plus souvent d’aller voir ce qui se passe au bas de l’échelle sociale. On se préoccupe du nombre de pauvres, de SDF, de salariés touchant le salaire minimum, ou encore de ceux qui n’ont pas accès au système de santé… Ce faisant, on oublie souvent de regarder ce qui se passe de l’autre côté du monde social, au sein de ceux que leur fortune met largement à l’abri du besoin : les riches.

Et l’on a tort, car le monde des fortunés est en pleine transformation, et ce à l’échelle mondiale. Premier constat : qu’ils soient boursicoteurs, entrepreneurs au nez creux, stars du sport ou des médias…, depuis dix ans, les riches sont de plus en plus nombreux. Selon le World wealth report publié par la société Capgemini, le nombre de millionnaires en dollars a plus que doublé en dix ans, passant de 4,5 millions en 1996 à 9,5 millions en 2006. Le magazine Forbes recensait en 2007 946 milliardaires (en dollars toujours), contre « seulement » 140 il y a vingt ans. Ces fortunes ont des origines de plus en plus diverses. Très majoritairement occidentales au départ, elles sont désormais pour une bonne part le fait d’individus issus de pays émergents comme la Chine, l’Inde ou la Russie, ayant fait fortune dans l’acier, les télécommunications ou encore l’énergie.

Des rentiers aux working rich

Second constat : les riches sont de plus en plus riches. Comme l’ont montré les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez [1], on voit depuis 1970, dans les pays anglo-saxons (Canada, Angleterre et surtout États-Unis), les plus gros revenus s’accaparer une part croissante de la richesse nationale. Un renversement de tendance historique puisque, comme en Europe continentale, leur part n’avait cessé de baisser au cours de la première moitié du XXe siècle pour se stabiliser après la Seconde Guerre mondiale. Autre constat frappant : alors que la fortune des plus aisés est généralement fondée davantage sur le patrimoine que sur les revenus du travail, ce sont leurs salaires qui explosent. Comme le note l’économiste François Bourguignon, « l’augmentation observée des inégalités dans les pays développés au cours des vingt dernières années ne provient pas d’un décrochement des salaires modestes par rapport au salaire médian (…) mais bien de l’envolée des hauts salaires et même des plus hauts parmi les plus hauts salaires [2] ».

Les salaires mirobolants de certains PDG de très grandes entreprises, qui ont fait parfois beaucoup de bruit voire de scandale, témoignent de ce phénomène. Mais celui-ci ne se réduit pas à quelques stars du management : c’est toute une strate de salariés hautement qualifiés, cadres avec stock-options ou chefs de salle dans la finance, qui affiche désormais des fiches de paie à cinq voire six zéros. Désormais, ces working rich ont remplacé les rentiers du début du siècle aux sommets de la fortune.

France : la fin d’une exception ?

La France était jusqu’à peu restée à l’écart de ce renouveau des inégalités par le haut. Mais une récente étude de l’économiste Camille Landais sur l’ensemble des revenus déclarés aux impôts [3] a donné la mesure de l’écart entre l’évolution des revenus de l’immense majorité de la population et ceux des plus riches. Sur la période 1998-2005, le revenu moyen déclaré par les Français stagne quasiment, passant de 23 205 à 24 574 euros. 5,9 % de mieux en huit ans, soit… 0,82 % par an en moyenne. Cette moyenne très faible cache cependant de grandes disparités. Pour les 90 % des Français les moins riches, l’évolution des revenus est en deçà de cette moyenne : 4,6 % de mieux seulement sur la même période. Les 10 % les plus riches sont eux nettement mieux lotis : + 8,7 %. Phénomène étrange, plus on resserre la focale sur des fractions de plus en plus réduites et de plus en plus élevées des hauts revenus, plus les revenus augmentent de façon spectaculaire. Ainsi, le dix-millième des Français les plus riches (3 500 foyers) a-t-il vu sa fortune augmenter de 5,2 %… chaque année, soit au final 42,6 % de mieux. Bref, plus on était riche en 1998, plus on est riche en 2005. Et comme ailleurs, les salaires sont pour beaucoup dans cette hausse. Les 250 000 salariés français les mieux payés (1 % de l’ensemble des salariés) ont vu leurs rémunérations augmenter de 14 %. L’élite des 25 000 meilleurs salaires français a, elle, eu droit à une petite augmentation de 29 %. Pour ceux enfin qui font partie du club très fermé des 2 500 plus grosses feuilles de paie, alors là, c’est carrément 51 % de mieux en 8 ans ! De ce point de vue, souligne C. Landais, « la France rompt avec 25 ans de grande stabilité de la hiérarchie des salaires, et semble converger vers les modèles de rémunération des hauts salaires anglo-saxons ». Même si elle reste encore un pays nettement plus égalitariste que l’Angleterre ou les États-Unis.

Les mécanismes de la richesse

Mais comment expliquer une explosion des hauts salaires telle que, selon Xavier Gabais et Augustin Landier par exemple, la rémunération des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines a été multipliée par 6 entre 1980 et 2003 [4] ? La question occupe encore les économistes, mais plusieurs hypothèses sont avancées. De nombreux auteurs soulignent une évolution générale des systèmes fiscaux vers une baisse de la taxation des revenus, par nature favorable aux plus aisés.

Concernant les États-Unis, T. Piketty et E. Saez évoquent une transformation des normes concernant les inégalités salariales [5]. Le contexte de l’après-Seconde Guerre mondiale (et postdépression de 1929) avait favorisé la syndicalisation et l’apparition de vastes politiques redistributives, soutenues par des taux d’imposition très élevés (plus de 80 % à la marge). Cette pression sociale, fiscale et syndicale, qui empêchait les très hauts salaires d’éclore, aurait commencé à décliner à partir des années 1970.

D’autres hypothèses concernent plus spécifiquement les PDG. Certains économistes ont avancé l’idée que le progrès technologique aurait rendu les compétences des managers moins spécifiques à leur entreprise ou à leur secteur, et donc mieux transférables. Se serait ainsi créé un marché mondial des managers, plus compétitif et plus rémunérateur. X. Gabais et A. Landier ont pour eux le mérite de la simplicité : si, expliquent-ils, les rémunérations des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines ont été multipliées par 6, c’est que la valeur boursière de ces entreprises a aussi été multipliée par 6. Les talents respectifs de ces managers sont très semblables, mais les sommes en jeu sont telles qu’une infime différence de talent peut avoir des conséquences financières très importantes. D’où une concurrence féroce pour recruter le meilleur PDG. La rémunération des grands patrons a donc évolué de la même manière que les enjeux financiers des décisions qu’ils prennent. Dans un autre domaine enfin, le sociologue Olivier Godechot a montré comment certains salariés de la finance obtenaient des bonus pouvant atteindre 10 millions d’euros en menaçant de quitter l’entreprise avec leur portefeuille de clients.

Une internationale des milliardaires ?

Au-delà de ces explications et des constats chiffrés se dessine enfin une autre question. Opulents, nombreux, en pleine croissance, les riches ne tendent-ils pas à devenir un véritable groupe social ? On peut le penser quand on voit la manière dont les classes supérieures tirent profit de leur inscription internationale pour asseoir leur domination. Ces nouvelles élites internationales forment en tout cas un monde à part avec sa hiérarchie interne, ses rivalités, ses codes sociaux et un style de vie naturellement hors du commun mais finalement très contraignant.

Xavier Molénat. Article extrait du dossier "Inégalités. Le retour des riches" publié dans le mensuel Sciences Humaines, n°191 - mars 2008.

[1] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « The evolution of top incomes : A historical and international perspective », Working Paper n° 11955, NBER, janvier 2006

[2] François Bourguignon, « Mondialisation et inégalités », Le Monde, 12 décembre 2007. 

[3] Camille Landais, « Les hauts revenus en France (1998-2006) : une explosion des inégalités ? », École d’économie de Paris, juin 2007

[4] Xavier Gabais et Augustin Landier, « Why CEO pay has increased so much ? », The Quarterly Journal of Economics, vol. CXXIII, n° 1, février 2008.

[5] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « Income inequality in the United States, 1913-2002 », in Anthony B. Atkinson et Thomas Piketty (dir.), Top Incomes over the Twentieth Century : a contrast between continental European and English-speaking countries, Oxford University Press, 2007

Le site Observatoire des inégalités

RAG 34. Les lolo's 34

15:09 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le PS, les notables et le congrès

par Rémi Lefebvre

Le Parti socialiste vient de remporter une victoire historique aux élections municipales. Renforcé dans son implantation départementale et régionale depuis 2004, il consolide son maillage municipal et se trouve dans une situation paradoxale.

Alors qu'il a perdu il y a moins d'un an, pour la troisième fois consécutive, l'élection présidentielle, le PS n'a jamais été aussi puissant sur le plan local. Les notables socialistes se sont repliés sur leurs bastions. Et même l'ex-"rénovateur" Arnaud Montebourg a cédé aux charmes conservateurs de l'institution départementale qu'il vouait aux gémonies il y a encore quelques mois...

La part des élus dans le nombre total des adhérents s'en trouve accrue, renforcée encore par la véritable hémorragie militante que connaît l'organisation depuis plusieurs mois. Le PS se rétracte ainsi de plus en plus sur ses réseaux d'élus, alors que se décomposent ses liens avec le monde du travail, les catégories populaires, les enseignants, les intellectuels, les associations... Machine électorale de plus en plus professionnalisée, il vit en état d'apesanteur sociale.

Ce renforcement local peut-il constituer une ressource et un levier dans le processus de "refondation" que le PS veut engager dans les mois qui viennent ? Rien n'est moins sûr. Il est au contraire fort probable qu'il constitue un handicap pour des raisons qui tiennent à la structuration de l'organisation.

Les élus en place mesurent bien qu'une hypothétique victoire socialiste à la prochaine élection présidentielle aurait mécaniquement, par la logique devenue implacable des "élections intermédiaires", des effets négatifs sur leur ancrage local. Ils se désolidarisent ainsi du devenir national de leur organisation et cultivent leurs fiefs sans prendre en compte l'intérêt général du parti.

Privé de leadership, sans ligne idéologique claire, dominé par la seule logique de l'électoralisme, le PS est de plus en plus dominé par ses notables comme aux heures les plus sombres de la SFIO. Si le PS a cherché à conférer aux dernières élections municipales une dimension nationale, il a laissé une grande autonomie au local dans la définition des stratégies et le périmètre des alliances légitimes. Aucune règle nationale n'a véritablement prévalu dans la constitution des alliances locales.

L'alliance avec le MoDem a pu être conclue dès le premier tour en fonction de "contextes locaux". La stratégie d'union de la gauche décidée dans les années 1970 a ainsi été mise en cause pour quelques positions locales. Un certain parfum de IVe République a plané sur ces élections.

"SOCIALISME MUNICIPAL"

Le pouvoir local, mais pour quoi faire ? Les bases locales constituaient pour le PS des années 1970 de véritables médiations politisant la société, alors même que les marges de manoeuvre des collectivités locales étaient limitées. Depuis, la décentralisation n'a pas empêché la dépolitisation de s'imposer au niveau local. Les élus socialistes ont renoncé à faire des pouvoirs locaux des outils de transformation sociale ou de lutte contre les inégalités. Les régions arrachées à la droite en 2004 devaient constituer des "vitrines" du socialisme. Il n'en fut rien. Que sont devenus par exemple les "emplois tremplins" ?

L'apolitisme tient souvent lieu de projet dans le discours d'élus qui cherchent avant tout à conforter leur implantation et répugnent à tout marquage partisan de leur action. Ils ne cherchent pas à développer les sections locales parce qu'ils préfèrent consolider leurs réseaux personnels et parce que l'afflux de nouveaux adhérents peut remettre en cause les équilibres établis (et comme il n'y a plus beaucoup de villes à conquérir, à quoi bon...). La vieille notion de "socialisme municipal" a été exhumée pendant la campagne mais ses contours idéologiques apparaissent très flous.

Le PS a produit à l'occasion du scrutin un des programmes municipaux les plus courts de son histoire. Comme après chaque victoire locale, la direction du parti cherche à mieux coordonner l'action des élus. L'idée d'un "conseil des territoires" a ainsi été lancée. Mais il se heurtera à l'autonomie locale à laquelle les élus sont farouchement attachés et, au mieux, il permettra de négocier collectivement le désengagement de l'Etat.

Nul doute que le pouvoir des élus se manifestera dans la préparation du prochain congrès. Les élus "tiennent" dans une large mesure leurs sections et des adhérents qui dépendent de plus en plus des collectivités locales sur le plan professionnel. Les rapports de force du prochain congrès se construiront ainsi autour du ralliement des grands élus et des fédérations à tel ou tel camp en présence. Quel postulant aux plus hautes responsabilités du parti osera-t-il mettre en cause le pouvoir d'élus dont dépend la conquête du parti ?

28.03.08

--------------------------------------------------------------------------------
Rémi Lefebvre est professeur de sciences politiques à l'université de Reims.


RAG 34. Les lolo's 34

08:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.03.2008

RETRAITES : Cotiser plus pour être plus pauvre

Revue de presse de Clotilde DUMETZ (France Inter)

Extrait: L'entente formidable

On commence avec un chiffre... 20.000...

C'est le nombre de centenaires en France aujourd'hui... 20.000 personnes à avoir passé plus d'un siècle sur Terre, rapporte Le Figaro... En 2050, ils seront, nous serons 60.000...

Autrefois, on les auscultait, ces centenaires, pour connaître le secret de leur longévité... Aujourd'hui, avec l'espérance de vie qui ne cesse de progresser (84 ans et demi pour les Françaises, championnes européennes), la question est plutôt de savoir jusqu'où nous irons...

Dans Le Figaro, on apprend qu'il y a encore une importante marge de progression... avec cette bonne nouvelle : les années gagnées semble se dérouler en meilleure santé... L'espérance de vie sans incapacité augmente elle aussi...

Ainsi donc, nous vivons plus longtemps et en meilleure santé... Conséquence logique : nous pouvons travailler plus...

Le dossier de la réforme des retraites est à la Une de plusieurs de vos journaux ce matin... La Croix se demande "comment réformer les retraites ?"... alors que se sont ouvertes hier de nouvelles discussions entre l'Etat et les partenaires sociaux...

Le Figaro précise que "le gouvernement va proposer un texte aux syndicats, avant de les revoir dans quinze jours"...

Et ce matin, les commentaires tournent donc autour des 41 ans de cotisation... Cela semble logique... sauf que derrière la théorie, il y a la pratique...

Et là, Jacques Guyon analyse, dans La Charente Libre : "Si l'idée de 41 ans de cotisation ne passe plus, c'est à cause des données objectives sur le taux d'emploi des seniors... En France, tout juste 38% des 55-64 ans travaillent, ce qui est très loin des 50% fixés pour 2010 par l'Union européenne... Du coup, poursuit Jacques Guyon, allonger la durée de cotisation, alors même que les entreprises ne tiennent pas leurs engagements sur l'emploi des seniors, cela signifie, mécaniquement, baisser le niveau des pensions"...

Une inquiétude que HD... L'Humanité Dimanche... affiche en Une cette semaine... En photo : un couple et ses deux enfants... et ce titre : "Générations sans retraites ?"... Parce que, interroge l'hebdomadaire, "qui pourra encore travailler 41 ans et plus à temps plein ?... Et sinon, quelles seront les conséquences sur le niveau des retraites ?"...

"Il faut améliorer l'emploi des seniors avant d'allonger les cotisations"... C'est le secrétaire national de la CFDT, en charge des retraites, qui le dit dans La Croix...

Et sur ce thème, tout le monde est sur la même longueur d'ondes... Dans Les Echos, Dominique Seux analyse aussi que "le travail après 50 ans est un obstacle plus important que prévu, et le risque est élevé qu'il le demeure"...

Et un sondage, dans le même journal, confirme que les Français aspirent à partir à la retraite dès que possible... et que les entreprises ont encore besoin d'être convaincues de la nécessité de retarder ce départ...

L'éditorialistes des Echos en veut pour preuve que "le CDD senior, inventé par le patronat et les syndicats sous les acclamations, a fait un flop complet"... Pour Dominique Seux, "il est probable que seuls le recul du chômage et les pénuries de main-d'oeuvre viendront à la rescousse de l'intérêt général"...

Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger va plus loin... "La vérité, écrit-il, c'est qu'il faudra sans doute agir sur tous les leviers à la fois : à l'avenir, on travaillera plus longtemps... on paiera les cotisations plus cher... et on touchera des retraites moins élevées"...

Une équation qui fait s'interroger Jacques Béal, dans Le Courrier Picard : "Peut-être faudrait-il imaginer d'autres ressources en complément, comme des taxations sur les revenus du capital ?"...

HD a fait le calcul : "Appliquer aux revenus financiers des entreprises le même taux de cotisation qu'aux salaires rapporterait 20 milliards d'euros de ressources par an"...

Vendredi 28 mars 2008.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

09:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Ni pauvre ni soumis : Les adhérents APF de l'Hérault témoignent (vidéo)



Visiter le site

RAG 34. Les lolo's 34

09:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"ni pauvres, ni soumis" crient "leur révolte"

PARIS (AFP) - Plusieurs milliers de personnes, malades, handicapés, invalides et leurs accompagnants, venus de toute la France, ont manifesté samedi à Paris à l'appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis" pour exprimer leur "révolte" et réclamer un revenu "décent", au niveau du SMIC brut.

Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles ont défilé aux cris de "On veut des sous!", derrière une banderole "handicap, maladie invalidante: l'urgence d'un revenu d'existence".

En fauteuil ou sur des béquilles, guidés par une canne blanche ou un chien, les manifestants, évalués à "pratiquement 35.000 personnes" par les organisateurs et 16.500 par la police, rassemblaient l'ensemble du monde des "accidentés de la vie" pour une mobilisation "historique", a indiqué Arnaud de Broca, président de la Fnath, une de la centaine d'associations membres du collectif.

Une délégation a été reçue à l'Elysée pour remettre une pétition comportant 80.000 signatures.

"C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés (AAH), ndlr), qu'avec ça, on ne peut pas vivre", a ajouté M. de Broca.

Beaucoup brandissaient des panneaux jaune et noir, couleurs du collectif portant le slogan "handicap + pauvreté = double peine". Dans le défilé également, des sourds-muets, des trisomiques, arrivés avec quelques-uns des 13 trains, 5 avions ou 700 autocars affrétés pour l'occasion.

"Sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait 30 ans qu'on ne veut pas en parler, on est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF).

Edmond Thomas, 57 ans, paraplégique depuis 35 ans après un accident de moto, venu de Valence (Drôme), résume le problème à sa façon: "J'ai dû appeler ma banque pour augmenter mon autorisation de découvert à -700 euros".

"J'arrive à me débrouiller", estime-t-il. "Je viens plus pour le +Ni soumis+ que pour le +Ni pauvre+, parce qu'en Belgique ou dans les pays du Nord, les handicapés sont mieux considérés. C'est une question de dignité et de droits de l'Homme", s'emporte cet homme.

Quelque 810.000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, reçoivent l'AAH.

Bernard, 58 ans dont 54 cloué dans un fauteuil roulant par la poliomyélite, estime avoir "eu de la chance": il a pu travailler pendant 30 ans à mi-temps comme psychologue.

Il s'est déplacé de Bretagne par solidarité. "Moi, j'ai pu travailler, donc j'aurai une petite retraite, mais pour d'autres, c'est difficile", explique l'homme, qui hausse les épaules lorsqu'on évoque l'augmentation de 5% de l'AAH annoncée par Nicolas Sarkozy, quatre jours avant la manifestation.

"Ca ne fera pas passer les gens au-dessus du seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule)", rappelle-t-il.

Daniel M., 46 ans, membre de l'association Aides, s'accroche à son travail dans le milieu hospitalier malgré sa séropositivité. "Je n'ai pas demandé l'AAH parce que je veux travailler le plus longtemps possible", explique-t-il. "Mais je connais beaucoup de gens qui ne vivent qu'avec l'AAH et pour eux c'est souvent l'exclusion sociale".

"Je viens aussi pour mon avenir, parce que je sais que j'aurai besoin de l'AAH quand je ne pourrais plus travailler", ajoute-t-il.

Appuyé sur une perfusion à roulettes débranchée, il se dit "épuisé" par les quatre heures de marche et station debout. "Mais j'irai jusqu'au bout, c'est trop important".

Simon VALMARY AFP - Samedi 29 mars, 22h13

Visiter le site

RAG 34. Les lolo's 34

08:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.03.2008

Ensemble contre le sida : appeler le 110

Le sidaction 2008 est lancé

Faire un don en ligne : http://www.sidaction.org/

RAG 34. Les lolo's 34

17:17 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

COMMUNIQUE : Journée de la Terre à Grabels (34)

COMMUNIQUE : La municipalité de Grabels s’associe à la Journée nationale de la Terre qui a lieu le 29 mars. Un arbre est planté ce jour-là en signe de solidarité avec une population privée de terre.

Cette année le maire, René REVOL, entouré de son Conseil municipal, plantera un olivier à 11h, en haut de l’amphithéâtre de la Valsière (suivre fléchage, du bas de la Valsière à la rue Hilaire Bernigaud). Dressé face à la Méditerranée, cet olivier sera un symbole de paix et de solidarité avec le peuple de Palestine, pour que ses habitants obtiennent l’accès à la terre par le respect du droit, et que s’instaure enfin la concorde entre les peuples.

Outre René Revol, Dominique Rousseau, Professeur de Droit constitutionnel, Membre de l'Institut Universitaire de France, Houria Ackermann de l’Union juive française pour la paix ; Kamal Mahmoud de l’Association des Palestiniens en France de Montpellier prendront la parole ; les enfants des écoles liront des poèmes sur la paix.

RAG 34. Les lolo's 34

15:16 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.03.2008

Les mécomptes de la droite

Le projet de budget 2008 adopté à l’automne dernier, était fondé sur des paramètres économiques et financiers qui se révèlent, aujourd’hui, totalement erronés.

La parité Euro -Dollar n’est pas de 1,37 mais de plus de 1,5.

Le prix du baril de pétrole n’est pas de 73 dollars mais de plus de 100.

L’inflation annuelle sera nettement supérieure au seuil des 2% en raison notamment de la hausse des prix des produits de première nécessité, qui pèse directement sur les ménages les plus modestes.

Quant à la croissance, elle n’atteindra ni 2,25, ni 2,50, mais restera inférieure à 2% comme tous les instituts de conjoncture le laissent entendre depuis plusieurs mois.

Ou bien le gouvernement et la majorité parlementaire se sont trompés par incapacité à anticiper, ou bien ils ont trompé les Français au moment du vote du budget.

Aujourd’hui alors que la période des élections municipales et cantonales est passée, le pouvoir admet progressivement la réalité, par petites touches.

Le pari du « paquet fiscal » de 15 milliards d’euros accordés à quelques privilégiés a définitivement échoué. Celui de la croissance et des progrès du pouvoir d’achat aussi.

La détérioration de la situation économique, que le gouvernement ne parvient plus à masquer, aura de graves conséquences sur les recettes.

En fait, depuis dix mois, le pouvoir a multiplié les mauvais choix, privilégiant l’inégalité sociale et la rente, au détriment de l’investissement productif, de la recherche et du monde du travail.

Ce sont aussi ces facilités-là, que les Français ont lourdement sanctionnées, les 9 et 16 mars dernier.

RAG 34. Les lolo's 34

18:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le plan choc de SARKOZY



Même si le gouvernement a nié qu'un plan de rigueur était prêt, une cascade de réformes va être engagée, dès les prochains jours, plus amples encore que ne le soupçonnait la gauche. Réforme de l'Etat, refonte des impôts, réformes du marché du travail et des retraites: Nicolas Sarkozy a choisi de forcer l'allure. Mediapart a mené l'enquête. (http://www.mediapart.fr) par Laurent Mauduit.

Tout au long de la campagne des élections municipales, la gauche a fait grief au gouvernement de tenir secret un plan de rigueur, prêt à entrer en application sitôt le scrutin passé. Ce dont le gouvernement s'est défendu, assurant qu'on lui faisait un mauvais procès. Pourtant, le plan existe, massif, coordonné, auquel travaillent l’Elysée et le gouvernement depuis de longues semaines et qui va entrer en oeuvre dés les prochains jours. Un plan englobant des réformes peu ou pas du tout évoquées durant le débat électoral de ces dernières semaines.

Pourtant, François Fillon et nombre de ses ministres n’ont pas tort de se récrier et jouer avec le mot. Parce que ce qui se prépare n’est pas un plan de « rigueur » à l’identique de celui mis en oeuvre par les socialistes lors du virage des années 1982-1983 par exemple. Il s'agit plutôt d'un plan de réformes «structurelles» - comme disent les experts -, c'est-à-dire d'un ensemble de mesures transformant en profondeur l’architecture même de l’administration ou certaines règles de la protection sociale. Et il n’y a pas que les services publics ou le train de vie de l’Etat qui seront touchés. De la réforme du régime général des retraites, avec le passage aux 41 ans d’activité, jusqu’à une possible suppression pure et simple de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) [3], l’augmentation de certaines taxes, en passant par la remise en cause de nombreuses aides sociales, la «banalisation» du Livret A ou encore la privatisation partielle, dans les tous prochains mois, d’Areva, le champion du nucléaire français, le plan de travail du gouvernement va être musclé.

Certes, d’autres mesures sont dans les tuyaux et viendront compenser l’âpreté de ce qui précède, en matière de pouvoir d’achat (le SMIC, l’intéressement), de redéploiement de certains crédits (les 500 millions d’euros du plan banlieue par exemple), d’aide aux entreprises et de droits nouveaux pour certains salariés parmi les plus précaires. N’empêche, si le gouvernement va au bout de ses intentions, la France va connaître un des bouleversements les plus radicaux de son histoire.

Avant d’en dresser l’inventaire, encore convient-il de garder à l’esprit trois éléments de contexte.

Un : la conjoncture économique s’avère plus dégradée que ne le pensait le gouvernement à l'automne dernier. A l'époque, quand le projet de loi de finances pour 2008 a été débattu par le Parlement, il reposait sur des hypothèses économiques plutôt favorables: un baril de pétrole à 73 dollars; un euro à 1,37 dollar; et, au total, une croissance de l'économie française en 2008 comprise entre +2% et +2,5%. Or, dans l'intervalle, sous le coup notamment de l'entrée en récession des Etats-Unis, la conjoncture mondiale s'est fortement assombrie. Et la conjoncture française en a été affectée. En bref, avec un baril à plus de 110 dollars, un euro qui a grimpé jusqu'à 1,55 dollar et une croissance française qui ne devrait guère dépasser 1,5%, les finances publiques vont en faire lourdement les frais.

Deux : la dette publique hante les esprits, notamment celui de Nicolas Sarkozy qui ne rate jamais une occasion de pointer les 1.100 milliards d’euros que le budget se traîne, et il n’est pas étonnant que Michel Pébereau, le président du conseil d’administration de BNP Paribas, l’auteur d’un rapport véhément [6] sur le sujet ait été impliqué dans ce qui se mijote.

Trois : nos partenaires européens commencent à perdre patience et exigent que la France se remette dans une conformité budgétaire compatible avec les traités et l’esprit dans lequel les 27 sont tombés d’accord pour maintenir la croissance sur le vieux continent.

Du coup, la gauche a tort d’estimer à 20 milliards d’euros le plan en question [7]. En fait, c’est un ensemble beaucoup plus vaste, dans son ampleur et sa durée, qui est en gestation et qui va très au-delà du seul volet des finances publiques. En voici les grandes lignes :

>> La Révision Générale des Politiques Publiques.
Lancée le 10 juillet 2007, par Nicolas Sarkozy, cette « RGPP » fait peu parler d’elle. Après une première vague d’une centaine de mesures annoncées le 12 décembre, elle débouchera en mai sur un second comité de modernisation qui s’annonce « salé » si l’on en croit les rares indiscrétions qui filtrent. Il s’agit pourtant non seulement du plus important plan social sur la période 2008-2012, mais de surcroît de la plus ambitieuse tentative de l’Etat de se réformer. Sans coup férir, la RGPP a déjà décidé la suppression du Haut Conseil de la Coopération Internationale ou de 30 des 35 directions du ministère de l’Ecologie, des services départementaux de Météo France ou le transfert des forces mobiles vers des tâches de sécurité publique.

Qui en a entendu parler ? Le secret ne doit rien au hasard : désireux de réfléchir « sans tabou » à des réformes potentiellement explosives et de les mettre en œuvre de manière coordonnée, ses promoteurs ont organisé les choses de telle sorte que rien ne filtre. Une à deux fois par semaine, un tout petit comité se réunit et pilote une cohorte d’auditeurs issus de la haute fonction publique mais aussi de cabinets privés ainsi que les services de Bercy, et passe au crible les budgets et les structures des trois fonctions publiques mais aussi les comptes sociaux. Présidé par Claude Guéant, secrétaire général de L’Elysée, et Jean-Paul Faugère, directeur du cabinet du premier ministre, ce comité de suivi comprend notamment, le ministre du budget, Eric Woerth, le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, et son homologue du Sénat, Philippe Marini, le receveur général des Finances, Philippe Parini, et donc Michel Pébereau. Eric Besson, le secrétaire d’Etat en charge de l’évaluation des politiques publiques, est souvent de la partie.

L’objectif financier de l’exercice est clairement fixé. La France n’honorant pas son engagement européen d’amener ses finances publiques à l’équilibre en 2010, elle doit y parvenir au plus tard en 2012 [8]. Comme un simple plan d’austérité, fut-il de 20 milliards d’euros, n’y suffira pas, la « RGPP » constitue le moyen d’atteindre l’objectif. Le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, des mesures d’économies ici ou là permettent de crédibiliser la promesse française. D’après les experts- Nicolas Sarkozy lui-même à l’occasion du lancement de la démarche a suggéré un objectif de 150 milliards d'euros.

Mais ce n’est pas tout. Toutes les missions et fonctions de l’Etat, parfois même les valeurs, sont une à une passées en revue, en présence ou pas du ministre concerné. Les résultats des élections municipales ne changeront rien. Au contraire. « Pas de pause », a dit François Fillon. Le « reformatage global de la machine publique », selon l’expression de Philippe Marini à Mediapart, est en marche. Gilles Carrez est encore plus direct quand il prétend « porter le fer sur toutes les interventions publiques et notamment sur toutes les aides sociales ».

Le terme « rigueur » retrouve là une vigueur toute « barriste », du nom de l’ancien premier ministre. Ne faut-il pas envisager une mise sous conditions de ressources des allocations familiales ? Ou supprimer demi-part supplémentaire pour l’impôt sur le revenu accordé à un parent ayant élevé seul son enfant ? Peut-on convier les assurés sociaux à participer davantage au financement de leur propre couverture maladie ? Comment procéder à une remise à plat des aides au logement ? Voici, à titre d’exemples, quelques réflexions qui ont récemment été explorées par le comité de l’Elysée. Et à chaque fois, la même interrogation sous-tend le débat: « Cela contribue-t-il au déficit zéro » ? « Cette question est la monotone de chacun de nos rendez-vous », s’amuse Philippe Marini. On lira ici [9] le détail de quelques uns des travaux engagés par le groupe de l'Elysée.

Le statut des fonctions publiques dans la tourmente
Dés ce mardi 18 mars, le Conseil supérieur de la fonction publique examine un projet de loi et les décrets afférents à la mobilité des fonctionnaires. Comme on le lira, cette démarche s’intègre complètement dans le cadre de la RGPP et peut déboucher dès cet automne sur une négociation avec les syndicats sur l’unification des trois fonctions publiques autour de la notion de métiers. Cassant les 1.000 statuts particuliers qui composent aujourd’hui l’administration.

>> La revue générale des prélèvements obligatoires.
Dans le même mouvement, le gouvernement prépare une remise à plat totale de la fiscalité française. C’est la ministre des finances, Christine Lagarde, qui a été chargée de conduire cet audit complémentaire – baptisé, par symétrie, la « RGPO » dans les mêmes sommets du pouvoir. Là encore, les choses vont s’accélérer brutalement sitôt les élections passées. Il s’agira « de baliser une trajectoire fiscale », en clair de remettre un peu d’ordre et de visibilité. Aucune doctrine n’est encore précisément fixée à ce jour, mais le train libéral est lancé. Certains, même à l’UMP, s’en inquiètent. Ainsi, le rapporteur général du budget à l’Assemblée, Gilles Carrez, estime que si cette remise à plat fiscale doit concourir au même objectif que la « RGPP », le déficit zéro: « Il faudrait prendre la décision de ne plus baisser les recettes de l’Etat ».

Pour l’heure, ce n’est pas cette voie qui semble privilégiée. Un indice ne trompe pas. L’un des groupes de réflexion devra réfléchir aux problèmes de « compétitivité » et d’ « attractivité » du système fiscal français. On comprend le sous-entendu : trop lourd dans un contexte d’accélération de la mondialisation, le système français mériterait d’être allégé. Au ministère des finances, on est même beaucoup plus explicite, faisant valoir que le moment est venu, après d’innombrables tergiversations, de « se poser la question d’une suppression pure et simple de l’ISF ». D’autres pistes de réflexions sont aussi évoquées, dont on trouvera le détail ici [3].

* Vers un quadruplement de la CRDS ? Selon l’article 20 de la loi organique relative aux lois de financement de la Sécurité sociale, « tout nouveau transfert de dette à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) est accompagné d’une augmentation des recettes de la caisse permettant de ne pas accroître la durée d’amortissement de la dette sociale ». Or, selon le dernier rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale [10], le déficit de trésorerie s’est élevé à 14,3 milliards d’euros. Le gouvernement est donc dans l’obligation de remonter la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS [11]), qui pèsent sur tous les revenus d’activité, de remplacement et du patrimoine. Assorti actuellement d’un taux d’imposition de 0,5% (pour un produit de 5,6 milliards d’euros), la CRDS aurait donc dû passer à près de 2%. Cette hausse qui n’est pas intervenue avant les municipales interviendra-t-elle juste après ? Le gouvernement y est légalement tenu.

Sauf à imaginer une autre solution : faire glisser ce déficit sur la dette de l'Etat. Ce qui serait budgétairement très hétérodoxe et très peu conforme aux engagements européens de la France, visant à ramener la dette publique sous le ratio des 60% de la richesse nationale, exigé par le traité de Maastricht. Mais il est vrai que dans le passé, il y a eu des entorses de ce type. La plus spectaculaire a été celle de 1994, année au cours de laquelle le déficit cumulé de la Sécurité sociale sur les trois années antérieures (110 milliards de francs) a été subrepticement glissé sur la dette. Le ministre du budget de l’époque, qui s'était prêté à ce tour de passe-passe budgétaire était un certain… Nicolas Sarkozy !

>> La loi de modernisation de l’économie

C’est un autre des grands chantiers sur lequel travaille le ministère des finances, et qui doit déboucher d’ici au printemps sur l’examen par le Parlement d’un projet de loi. Et là encore, les réformes envisagées risquent de créer de vifs débats, puisque parmi de nombreux autres volets (PME, nouvelles règles encadrant la grande distribution…), doit figurer la réforme, politiquement sensible, du Livret A. Le monopole de distribution confié depuis des lustres à La Poste et aux Caisses d’épargne serait supprimé. La gauche ne manquera pas d’y voir une menace sur le vieux système de rémunération de l’épargne populaire et sur le système de financement du logement social qui lui est associé. A l'initiative de nombreux syndicats et associations, une campagne intitulée "Pas touche au livret A" [12] a ainsi récemment été lancée.
Le projet comprend d’autres dispositions également très controversées comme un volet sur le travail dominical ou encore une réforme de la gouvernance de la Caisse des dépôts et consignations.

>> La nouvelle réforme des retraites.
La loi Fillon de 2003, instaurant notamment l’extension au secteur public des 40 ans d’activité pour bénéficier d’une retraite à taux plein, prévoyait une clause de rendez-vous en 2008, notamment pour valider le passage à 41 ans d’activité pour le public et le privé la même année. Le gouvernement a donc attendu que les municipales aient lieu pour ouvrir ce dossier. Dès le début de la semaine qui vient, des contacts bilatéraux – il ne s’agit pas d’une négociation - doivent donc intervenir entre le ministre du travail, Xavier Bertrand, et les partenaires sociaux, sur cette nouvelle étape, et des dispositions complémentaires (avantages familiaux, petites retraites, pénibilité…).

Sur fond de grogne sur le pouvoir d’achat, ce dossier s’annonce lui aussi hautement délicat. Ce qui n’empêche pas certains membres du gouvernement de préconiser une position ultimatiste, comme la remise en cause (souhaitée par le Medef) de la retraite à 60 ans ; et même de toute référence à un âge légal. Un projet de loi doit être bouclé d’ici la fin du mois de juin.

>> Une cascade d'autres dossiers sociaux sensibles.
Preuve que Nicolas Sarkozy veut décidément avancer très vite, d’autres grands rendez-vous sociaux sont programmés en même temps. De longue date, le gouvernement fait pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils anticipent dès ce printemps la renégociation de la convention d’assurance-chômage qui devait intervenir à l’automne – mais il n’est pas sûr que la crise de l’UIMM le permette. Le souhait du gouvernement serait de convaincre les partenaires sociaux de ponctionner les excédents de ce régime pour baisser les cotisations chômage, et, grâce à un système de vases communicants, de limiter la hausse des prélèvements retraite, le tout s’effectuant à prélèvements constants.

Le Parlement doit par ailleurs se saisir d’ici fin juin de l’accord, lui aussi très sensible, sur la « flexisécurité » survenu entre plusieurs centrales syndicales et le Medef, pour transposer le compromis au plan législatif . Le gouvernement pourra-il convaincre l’aile la plus radicale de sa majorité de n’amender qu’à la marge un texte dont les équilibres politiques sont très délicats ? La partie s’annonce difficile.

Par ailleurs, le gouvernement prépare un texte aussi délicat sur le temps de travail, notamment pour fixer définitivement les règles des heures supplémentaires et leur taux de majoration. Le projet est compliqué à de très nombreux titres : d’abord parce qu’il relancera inévitablement la polémique autour de la barre légale des 35 heures ; ensuite, parce qu’il repose sur un nouveau système d’accord majoritaire au sein des entreprises ; enfin parce que ce même système devra lui-même tenir compte des nouvelles règles de la représentativité syndicale, qui font l’objet de négociations entre les partenaires sociaux et sur lequel, d’ici l’été, le gouvernement doit légiférer.

Bref, entre le dossier sur la retraite, et tous ceux-ci, le gouvernement veut avancer tout au long du printemps en terrain miné, pour promouvoir des réformes dont certaines sont explosives./.

__________________________________________________________________________

* Vers une privatisation d’Areva. A l’étude depuis de longs mois, la privatisation partielle d’Areva, le champion français du nucléaire, va être lancé. Le dossier est lui aussi hautement sensible. Parce qu’une telle privatisation, dans un secteur aussi stratégique, va évidemment susciter de très fortes controverses. Mais aussi parce que, parmi d’autres schémas possibles, Martin Bouygues, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia, et parrain de son fils, Louis, est l’un des industriels qui postulent à jouer un rôle-clef dans l’opération.

* La révision générale des politiques publiques dispose d'un site internet [13], qui donne quelques indications sur l'opération.

* Le Fond monétaire international, dont le directeur général est le socialiste Dominique Strauss-Kahn, a par avance, "vivement" félicité "le gouvernement pour ses révisions générales des politiques publiques (RGPP) et des prélèvements obligatoires (RGPO". Ce satisfecit a été décerné le 20 février 2008, en conclusion de l'examen de la situation de la France, dans "une note d'information au public". [14]

*Quelques indications sont données sur la "revue des générale des prélèvements obligatoires" sur le site internet de Matignon. [15]

* Les grandes données statistiques (économiques, sociales, démographiques...) qui permettent de cerner les enjeux de la réforme des retraites peuvent être consultées sur le site internet du Conseil d'orientation des retraites [16]. Sur ce site, on peut en particulier télécharger le "Cinquième rapport du COR" [17] (document PDF, 740,9 ko), qui présente les évaluations et les perspectives les plus actualisées. adopté le 21 novembre 2007 par cet organisme.
Mentions légales | Charte éditoriale | Mediapart.fr est réalisé avec Drupal par La Netscouade
URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/le-plan-choc-que-va-engager-nicolas-sarkozy
Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/gerard-desportes
[2] http://www.mediapart.fr/club/blog/laurent-mauduit
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/150308/la-suppression-de-l-impot-sur-la-fortune-a-l-etude
[4] http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/mobilite-fusion-des-corps-les-fonctions-publiques-dans-la-tourmente
[5] http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/l-arme-fatale-de-la-revision-generale
[6] http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054004454/index.shtml
[7] http://presse.parti-socialiste.fr/2008/03/04/plan-de-rigueur-l’aveu-du-premier-ministre/
[8] http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/enjeux_fipu/prog_annuel_fipu/2009_2012.pdf
[9] http://www.mediapart.fr/journal/france/150308/l-arme-fatale-de-la-revision-generale
[10] http://www.securite-sociale.fr/chiffres/ccss/2007/ccss200709synth.pdf
[11] http://www.urssaf.fr/salaries/salarie/droits_et_obligations_vous_concernant/la_csg_et_la_crds_01.html
[12] http://www.pastoucheaulivreta.org/
[13] http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/
[14] http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2008/fra/pn0823f.htm
[15] http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/revue_generale_prelevements_obligatoires_57712.html
[16] http://www.cor-retraites.fr/
[17] http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-835.pdf

Le blog PRIORITE A GAUCHE

RAG 34. Les lolo's 34

18:49 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

SOLIDARITE : Hirsch craint l'abandon du RSA

Selon le haut commissaire aux Solidarités actives, le gouvernement pourrait laisser tomber le dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail. Martin Hirsch pointe des "tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres".

Le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch redoute que le gouvernement ne laisse tomber le Revenu de solidarités actives (RSA), dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail, dans un entretien au quotidien Ouest-France.

"Aujourd'hui l'Etat doit décider ou non s'il mettra ou non le paquet pour aller jusqu'au bout en 2009. Depuis trois ans que je défends le RSA, je n'ai jamais prétendu que l'on pouvait faire une réforme de si grande ampleur avec des clopinettes", déclare Hirsch.

L'ancien président d'Emmaüs France estime que "le scénario est compris entre 2 et 3 milliards d'euros".

"Je mets toute mon énergie pour convaincre. (...) J'ai mis sur la table tout un panier de financements possibles. On doit pouvoir les trouver sans accroître les déficits. On peut dire qu'on ne veut pas le faire, on ne peut pas, en revanche, nous opposer que c'est impossible", poursuit le haut commissaire.

"Je sens que nous sommes sur la ligne de crête: quand se font jour les tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres, il faut basculer sur le bon versant, là où la réalisation du RSA deviendrait certaine", s'inquiète Martin Hirsch.

Expérimenté dans 26 départements au 1er février, le RSA, doit permettre à "près d'un million de personnes" à terme de passer au dessus du seuil de pauvreté, selon Hirsch. Il doit être mis en place sur toute la France en 2009.

LEXPRESS.fr

RAG 34. Les lolo's 34

18:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.03.2008

Le PS quasi unanime pour ne pas anticiper le congrès

Par Thierry MASURE et Elahe MEREL AFP

PARIS (AFP) -
Le Conseil national du PS a ratifié mardi soir, dans un climat studieux et sans passion, les prochaines étapes de sa rénovation, qui culmineront avec un congrès du 7 au 9 novembre, sans accélérer les échéances pour permettre un débat de fond sur les orientations du parti.

Dix jours après la large victoire de la gauche et du PS aux élections locales, tous les responsables ont insisté sur l'importance du "vivre ensemble" des socialistes, gommant ou relativisant leurs divergences pour privilégier une image d'unité et de sérieux.

Symbole de cet état d'esprit, une photo de famille a réuni à l'ouverture des travaux les maires et présidents de conseils généraux, élus ou réélus. Se côtoyaient Bertrand Delanoë (Paris), Martine Aubry (Lille), Pierre Cohen (Toulouse) et Valérie Fourneyron (Rouen), François Hollande (département de la Corrèze).

Mais l'atmosphère était loin d'être joyeuse. "Ca ne ressemblait pas à un Conseil national de victoire. On sait que ce qui nous attend, c'est très lourd", affirmait dans les couloirs un responsable de la gauche du parti dans une allusion à la bataille du congrès.

Un consensus général s'est dégagé sur le calendrier proposé par le premier secrétaire François Hollande. Seuls les amis de Jean-Luc Mélenchon (aile gauche du parti) se sont abstenus (onze voix). Il y a eu une voix contre, le député du Nord Marc Dolez.

Assise discrètement avec les socialistes des Deux-Sèvres, Ségolène Royal avait souhaité à plusieurs reprises ces derniers mois que "l'on ne tarde pas trop" à tenir le congrès. Mais ses partisans se sont refusés à "faire des questions de procédure un casus belli". La présidente du Poitou-Charentes n'a pas pris la parole à la tribune, à l'inverse de nombreux ténors.

Pour le numéro un du PS, il ne s'agit pas, à travers ce calendrier, "de gagner du temps" mais de "poursuivre notre rénovation". Mais, a-t-il prévenu, ce processus ne peut être un succès que si la phase menant au congrès est "une phase de travail collectif".

A l'image de l'ensemble, Bertrand Delanoë s'est voulu assez consensuel. Pour le congrès, sans doute "serons-nous conduits à nous différencier" mais "se différencier n'est pas se diviser".

Le maire de Paris a toutefois marqué sa différence avec Mme Royal sur les alliances avec le MoDem, que celle-ci avait souhaité voir conclues "partout" pour les municipales. "Si le centre est à la fois à droite et à gauche, envisager quelque perspective avec lui reviendrait à nous mentir d'abord à nous-mêmes", a-t-il dit, très applaudi à ce moment-là, à propos des alliances à Paris.

La plupart des interventions ont marqué leurs réticences à cet attelage avec le centre.

De son côté, Martine Aubry a réclamé "la recherche permanente de la clarté". "Nous ne devons pas occulter les questions de fond sous prétexte de maintenir l'unité", a-t-elle dit.

La sobriété a été le mot d'ordre de cette réunion: pas d'applaudissements frénétiques comme on en a parfois connus, pas de sifflets non plus, mais des discours écoutés avec une grande attention, silencieusement.

"Personne ne veut prendre la responsabilité d'ouvrir les hostilités. Celui qui tire le premier est mort", expliquait un membre du CN. "Tant que les taureaux ne sont pas lâchés, la corrida n'a pas commencé", résumait dans les coulisses le fabiusien Philippe Martin.

Selon plusieurs responsables, l'issue du congrès est plus incertaine que jamais. Aujourd'hui, "personne n'est majoritaire à lui tout seul", notaient séparément, dans les couloirs, Arnaud Montebourg et André Vallini.

RAG 34. Les lolo's 34

11:33 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Un accord qui débouche sur une loi du travail catastrophique

Le site Démocratie et socialisme



Quatre syndicats sur huit l’ont malheureusement signé en janvier

Ils appellent cela « Projet de loi portant modernisation du marché du travail ». En fait il s’agit d’une loi de régression sociale. Elle aggrave la « recodification » du code du travail (laquelle va entrer en vigueur le 1er mai 2008 puisque tous les décrets sont écrits). Elle poursuit les rapports de Virville, la scélérate loi Fillon du 4 mai 2004, les lois Villepin et Larcher dans un sens destructeur du Code du travail, tel que le veut le MEDEF-UIMM. (cf. Le Monde diplomatique, mars 2008)

Article 1 : Le 1er alinéa de l¹article L 1221-2 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :

« La forme normale de la relation de travail est le contrat de travail à durée indéterminée. »

Après l’alinéa 1er de l’article L. 2313-5 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’employeur informe les délégués du personnel, une fois par an, des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. »

Après l’alinéa 1er de l¹article L 2323-47 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« A cette occasion, l’employeur informe le comité d’entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l¹année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. » Après l’alinéa 1er de l’article L 2323-55 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il informe le comité d¹entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourrait le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclu avec une entreprise de travail temporaire. »

Article 2

I - Il est créé une section au chapitre premier (« formation du contrat de travail ») du titre II (« formation et exécution du contrat de travail ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») du code du travail ainsi rédigée :

Section IV période d’essai

Article L 1221-18 « Le contrat de travail à durée indéterminée peut comporter une période d¹essai dont la durée est comprise pour : · les ouvriers et les employés entre 1 et 2 mois maximum · les agents de maîtrise et les techniciens entre 2 et 3 mois maximum · les cadres entre 3 et 4 mois maximum. »

Article L 1221-19 « La période d’essai ne peut être renouvelée qu’une fois si un accord de branche étendu le prévoit. Cet accord fixe les conditions et les durées de renouvellement. La durée de la période d’essai, renouvellement compris, ne peut pas dépasser respectivement 4, 6 et 8 mois. »

Article L 1221-20 « Les durées des périodes d’essai fixées par les articles L. 1221-18 et L.1221-19 ont un caractère impératif à l’exception : - de durées plus longues fixées par les accords de branches conclu avant la date d’entrée en vigueur de la présente loi ; - de durées plus courtes fixées dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »

Article L 1221-21 « La période d’essai ne se présume pas. Elle est expressément stipulée dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »

Article L 1221-22 « En cas d¹embauche dans l¹entreprise à l’issue du stage intégré à un cursus pédagogique réalisé lors de la dernière année d’études, la durée de stage est déduite de la période d¹essai, sans que cela ait pour effet de réduire cette dernière de plus de la moitié. »

Article L 1221-23 « Lorsqu’il est mis fin, par l’employeur, à la période d’essai, la durée du délai de prévenance pendant la période d’essai est fixée comme suit :
48 heures au cours du 1er mois de présence,
2 semaines après 1 mois de présence,
1 mois après 3 mois de présence.

La période d’essai, renouvellement inclus, ne peut être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance. Lorsqu’il est mis fin à la période d’essai par le salarié, celui-ci respecte un délai de préavis de 48 heures. »

II - Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1221-20, premier tiret, les stipulations des accords de branche conclus avant l’entrée en vigueur de la présente loi et fixant des durées d’essai plus courtes que celles fixées par l’article L. 1221-18 restent en vigueur jusqu’au 30 juin 2009.

Article 3

L’article L 1226-1 du code du travail est modifié ainsi qu’il suit :

1° Au 1er alinéa, les mots « trois ans » sont remplacés par les mots : « une année ». 2° Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois le délai d’indemnisation hors maladie professionnelle et accident du travail court au-delà de sept jours d’absence. ».

Article 4

Après l’alinéa 1er de l’article L 1232-1 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »

Après l’alinéa 1er de l¹article L 1233-2 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »

L’article L 1234-9 du code du travail est modifié ainsi qu¹il suit :

1° Au 1er alinéa, le mot « deux ans » est remplacé par les mots : « une année » ;

2° Le 2ème alinéa est supprimé. L’article L 1234-20 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :

« Le reçu pour solde de tout compte, délivré par l’employeur au salarié, fait l’inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail. Ce document est établi en double exemplaire. Il est daté et signé par les deux parties. Un exemplaire est remis au salarié.

Le reçu pour solde de tout compte peut être dénoncé par écrit dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l¹employeur. »

Article 5

I - Il est créé une section au chapitre VII (« autres cas de rupture ») dans le titre III (« rupture du contrat à durée indéterminée ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») ainsi rédigée :

Section III Rupture conventionnelle

Article L 1237-11 :

« L’employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie.

La rupture conventionnelle repose sur la garantie de la liberté du consentement des parties et résulte d’une convention signée par les parties au contrat. »

Article L. 1237-12 : « Les parties au contrat conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié peut se faire assister :

soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, qu’il s’agisse d’un salarié titulaire d’un mandat syndical ou d’un salarié membre d’une institution représentative du personnel ou tout autre salarié ;
soit par un conseiller du salarié choisi sur une liste dressée par l’autorité administrative.

Lors du ou des entretiens, l’employeur a la faculté de se faire assister par une personne de son choix quand le salarié en fait lui-même usage. »

Article L 1237-13 :

« La convention de rupture définit les conditions de la rupture et notamment le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle qui ne peut pas être inférieur à celui de l’indemnité prévue à l’article L 1234-9. »

Elle fixe la date de la rupture des relations contractuelles qui ne peut être antérieure à l’expiration des délais de rétractation et d’homologation.

À compter de la date de signature par les deux parties, chacune d’entre elles dispose d’un délai de 15 jours pour exercer son droit de rétraction.

Ce droit est exercé sous la forme d¹une lettre adressée par tout moyen attestant de sa date de réception par l¹autre partie.

Article L 1237-14 :

« A l’issue du délai de rétractation, la partie la plus diligente adresse, aux fins d’homologation, un exemplaire de la convention ainsi qu’un formulaire dont le modèle est arrêté par le ministre en charge du travail, au directeur départemental du travail de l’emploi et de la formation professionnelle.

Le directeur dispose d’un délai d’instruction maximal de 15 jours, à compter de la réception de la demande, à l’issue duquel, faute de décision explicite, l’homologation est réputée acquise.

L’homologation, à laquelle est subordonnée la validité de la convention, atteste du respect des conditions de forme applicables à la rupture conventionnelle et de la liberté de consentement des parties.

L’homologation n’est pas détachable de la convention. Tout litige concernant la convention, l’homologation ou le refus d’homologation relève de la compétence du conseil des prud’hommes, à l’exclusion de tout autre recours contentieux ou administratif. »

Article L 1237-15 :

« Les salariés bénéficiant d’une protection mentionnés à l’article L. 2411-1 peuvent bénéficier des dispositions de la présente section. Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1237-14, la rupture conventionnelle est soumise à l’autorisation de l¹inspecteur du travail. ».

Article L. 1237-16 :

« Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables aux mesures se rattachant aux :
accords collectifs de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, dans les conditions définies par l’article L. 2242-15,
plans de sauvegarde de l’emploi dans les conditions définies par l’article L. 1233-61. »

II­ Le 1 de l’article 80 duodecies du code général des impôts est complété par un 6° ainsi rédigé :

« 6° La fraction des indemnités prévues à l’article L.1237-13 du code du travail versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail d’un salarié âgé de moins de soixante ans, qui n’excède pas :

« a) Soit deux fois le montant de la rémunération annuelle brute perçue par le salarié au cours de l’année civile précédant la rupture de son contrat de travail, ou 50 % du montant de l’indemnité si ce seuil est supérieur, dans la limite de six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ;

« b) Soit le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle ou de licenciement prévue par la convention collective de branche, par l’accord professionnel ou interprofessionnel ou, à défaut, par la loi, si ce montant est supérieur à six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ; »

III ­ Au douzième alinéa de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale, les mots : « ainsi que les indemnités de départ volontaire » sont remplacés par les mots : « ainsi que les indemnités versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail, au sens de l’article L.1237-13 du code du travail, et les indemnités de départ volontaire ».

Article 6

« Un contrat de travail à durée déterminée, d’une durée au moins égale à 18 mois et maximale de 36 mois, peut être conclu avec les ingénieurs et cadres, pour la réalisation d¹un objet défini, dans les conditions définies ci-dessous et précisées par un accord de branche étendu ou, à défaut, par un accord d’entreprise. Ce contrat comporte :
1° la désignation du contrat comme « contrat à durée déterminée à objet défini » ;
2° l’intitulé et les références de l’accord collectif qui institue ce contrat ;
3° une clause descriptive du projet et mentionnant sa durée prévisible ;
4° la définition des tâches pour lesquelles le contrat est conclu ;
5° l’événement ou le résultat objectif déterminant la fin de la relation contractuelle ;
6° le délai de prévenance de l’arrivée au terme du contrat et, le cas échéant, de la proposition de poursuite de la relation de travail en contrat à durée indéterminée ;
7° une clause mentionnant la possibilité de rupture à la date anniversaire de la conclusion du contrat par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux et le droit dans ce cas à une indemnité de rupture égale à 10% de la rémunération totale brute du salarié.

L’accord de branche étendu ou l¹accord d¹entreprise définit :

a) les nécessités économiques auxquelles ces contrats sont susceptibles d’apporter une réponse adaptée ;

b) la durée de la période d’essai au plus égale, renouvellement compris, à celle prévue par la convention ou l’accord collectif applicable à l’entreprise pour un salarié sous contrat à durée indéterminée de qualification équivalente ;

c) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini bénéficient de garanties en termes d’aide au reclassement, de validation des acquis de l’expérience, de priorité de réembauchage ou d¹accès à la formation professionnelle continue et peuvent, au cours du délai de prévenance qui ne peut être inférieur à deux mois, mobiliser les moyens disponibles pour organiser la suite de leur parcours professionnel ;

d) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini ont priorité d’accès aux emplois en contrat à durée indéterminée dans l’entreprise.

Ce contrat prend fin avec la réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu, après un délai de prévenance au moins égal à deux mois. Il peut toutefois être rompu à la date anniversaire de sa conclusion par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux. Il ne peut pas être renouvelé.

Lorsque, à l’issue du contrat, les relations contractuelles du travail ne se poursuivent pas par un contrat de travail à durée indéterminée, le salarié a droit à une indemnité d’un montant égal à 10% de la rémunération totale brute du salarié.

Ce contrat est institué à titre expérimental pendant une période de 5 ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi.

A cette date, le gouvernement présentera au Parlement un rapport, établi après concertation avec les partenaires sociaux et avis de la commission nationale de la négociation collective, sur les conditions d’application de ce contrat et sur son éventuelle insertion dans les dispositions du code du travail. »

Article 7

Il est créé un article L 1226-4-1 rédigé comme suit :

« En cas de licenciement prononcé en application des dispositions de l’article L.1226-4, les indemnités dues au salarié au titre de la rupture peuvent être prises en charge, soit par l’employeur soit par un fonds de mutualisation à la charge des employeurs.

La gestion de ce fonds est confiée à l’association prévue à l’article L.3253-14. »

Article 8

Il est créé un article L 1253-24 rédigé comme suit : « Un accord national interprofessionnel étendu peut confier à une branche déterminée la mission d¹organiser par accord de branche étendu relatif au portage salarial la relation triangulaire entre une société de portage, une personne, le porté, et une entreprise cliente en garantissant au porté le régime du salariat, la rémunération de sa prestation chez le client ainsi que son apport de clientèle. »

Article 9

« Les articles L. 1223-1 à 1223-4, L. 1236-1 à 1236-6, L 5423-15 à 5423-17, L.6322-26 et L.6323-4 sont abrogés.

Les contrats « nouvelles embauches » conclus antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente loi sont requalifiés en contrat à durée indéterminée de droit commun. » transféré

---------------------------------------------------------

À lire aussi :
sur notre site : Analyse commentée des accords signés par le Medef et certains syndicats
sur le site de la fondation Copernic : l’accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation du contrat de travail : une régression sociale et démocratique

RAG 34. Les lolo's 34

06:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.03.2008

Laurent FABIUS : "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle"

857c884d3a194dc593636cd1625b6228.png20 mars 2008
fb069478fc4a8b5f816a4fa11343b759.jpgLaurent Fabius affirme, dans un entretien publié, jeudi 20 mars, dans le quotidien Paris-Normandie, que le Parti socialiste doit "préparer un projet différent de celui de notre candidate puisque celui-ci a été rejeté." Laurent Fabius estime aussi que "le PS doit mettre au clair sa stratégie".

"Est-ce qu’il confirme la stratégie du rassemblement de la gauche en l’élargissant, ou bien est-ce qu’il lui en substitue une autre ? Mon choix est clairement en faveur d’une stratégie de rassemblement de la gauche, rassemblement qui peut certes s’élargir à d’autres mais qui ne doit pas être remplacé par d’autres."

Le député de Seine-Maritime estime aussi que "l’organisation même du PS doit évoluer pour faire émerger de nouvelles pratiques et de nouveaux responsables". Sa première tâche, juge M. Fabius, est d’"exercer sa tâche d’opposant et de proposant". Disant craindre "que le gouvernement ne donne un tour de vis supplémentaire", il affirme que les socialistes devront "s’y opposer fermement, mais encore avancer des contre-propositions, notamment sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les petites et moyennes entreprises, l’assurance maladie, les retraites". "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle", déclare encore le député PS.

De plus, Laurent Fabius, juge "essentiel" que les banques centrales "assurent la solvabilité" du système financier international, qui traverse une grave crise. Selon l’ancien premier ministre, "il est essentiel que les banques centrales redonnent de la visibilité en assurant la solvabilité en dernier ressort, que soient revues les définitions des normes des grands organismes de crédit, que l’Europe propose des projets industriels, scientifiques, écologiques novateurs".

Laurent Fabius se dit, à nouveau, "critique, aussi, par rapport aux choix de la Banque centrale européenne". Soulignant que, "en cas d’approfondissement de la crise, c’est la population la plus modeste qui trinque d’abord", le député de Seine-Maritime estime que "tout milite pour une régulation plus forte du système mondial". "Je plaide pour une économie sociale et écologique de marché, pas pour une jungle financière", lance-t-il.

LIRE le texte intégral

RAG 34. Les lolo's 34

12:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.03.2008

Jean-Luc MELENCHON : Un parti de droite avec lequel la gauche n’a rien à gagner

Je sais bien que l’essentiel, à cette heure, c’est l’extension de la crise financière. Peut-être est-ce le tournant de notre temps. Qu’est ce qui va arrêter ça? Pas le stupide aveuglement des libéraux de tous poils qui continuent à ânonner leur archaïque catéchisme de recettes dépassées. Et surement pas non plus nos gouvernants de droite qui prétendent retenir comme leçon du vote de dimanche qu’il leur serait demandé d’en faire davantage encore côté déréglementation.

Les fous ! Mais nous avons plutôt le nez sur l’évènement électoral qui nous semble plus proche politiquement. C’est bien naturel de consacrer du temps à le comprendre. Je n’ai pas l’intention d’ajouter à la masse des commentaires disponibles à propos des élections municipales et cantonales. Mais je veux insister sur l’idée que l’analyse des résultats est un enjeu. Savoir ce qui se passe. Sinon ce sera le royaume des bavardages. Je note que le repère des élections cantonales est toujours aussi peu évoqué. Pourtant il est absolument clair. Peut-être est ce pour cela, non ? Gauche : 51% droite : 44 %. Un point c’est tout. Et je veux revenir sur le Modem, cette baudruche de confort pour animer la conversation des soirées éléctorales. Au premier tour on avait déjà vu l’absence d’effet positif des cas d’alliance du PS avec le Modem. L’échec de cette stratégie est encore plus manifeste au second.

Le Modem est inutile là où la gauche est sortante

Là où la gauche était sortante, comme à Grenoble ou Montpellier, l’alliance du PS avec le Modem n’a produit aucune dynamique. Allié au Modem, le PS fait même moins bien dans ces deux villes qu’en 2001. Démonstration supplémentaire: à cette époque au second tour l’alliance s’était faite avec les Verts et une partie de la gauche radicale ! A Grenoble, la liste PS régresse de 51 % en 2001 à 48 % en 2008 et à Montpellier de 56,3 % à 51,88 %. Dans ces deux villes « laboratoires » de l’alliance socialiste avec le Modem, la colère d’un grand nombre d’électeurs de gauche a renforcé nettement le vote pour les listes de gauche alternativeslorsqu’elles se maintenaient au second tour. A Montpellier le tandem Verts-LCR dépasse ainsi les 18 %. A Grenoble, les Verts alliés aux alternatifs et à la gauche citoyenne s’envolent à 22,5 %. A Lille, autre ville de gauche sortante, le seul effet réel de l’alliance surprise du PS avec le Modem entre les deux tours semble être d’avoir poussé un nombre croissant d’électeurs dans l’abstention. Elle atteint son record historique dans cette ville ancrée à gauche.

Le Modem n’apporte rien à la gauche face à la droite

A Marseille, Perpignan, Melun ou Briançon, l’alliance du PS avec le Modem entre les deux tours n’a donné aucune dynamique à la gauche contre la droite sortante. Ainsi à Marseille, en dépit d’une énorme énergie de campagne socialiste, la gauche ne perce que dans le 1er secteur, là où le vote LCR était fort. Ce vote a fourni l’appoint décisif pour la victoire. Mais, à l’inverse, la gauche échoue dans le 3ème secteur de Marseille où la réserve de voix du Modem était pourtant potentiellement bien plus forte.
Autre constat. Les listes PS-Modem obtiennent souvent au second tour des scores plus faibles que l’addition de leurs scores du premier tour. Exemple. A Melun. La liste PS-Modem termine à 48 %. L’addition des scores de premier tour donnait 52 % ! A Briançon le total PS-Modem se tasse de 49 % à 48 % entre les deux tours. L’alliance du PS avec le Modem ne crée donc aucune dynamique pour la gauche. Le brouillage politique qui en résulte peut même parfois plomber complètement le PS. On l’a déjà signalé au 1er tour à Ales où l’alliance du PS avec le Modem a reporté les électeurs de gauche vers le PCF. Tant mieux. Le même phénomène s’est produit au second tour à Brignolles dans le Var où le PCF parvient à l’emporter face à l’UMP sortante en captant tout l’électorat socialiste désemparé par le tandem PS-Modem qui s’écroule à 10 %.
Certes, on trouve de très rares exceptions à ce naufrage général des alliances PS-Modem. Mais il faut alors les regarder de près. C’est le cas à Asnières et Brive la Gaillarde. Mais dans ces deux cas, le PS l’a emporté en fusionnant non seulement avec le Modem mais aussi avec des dissidents de droite, ex-RPR et UMP. Ces cas sont tellement isolés, fantaisistes et peu exemplaires qu’ils n’ont aucune signification généralisable.

Là où le Modem gagne, c’est contre la gauche

Le Modem ne conserve ou gagne des villes que contre la gauche. Alliés à la droite, ses listes prennent Mont de Marsan et Saint Brieuc au PS. De même il conserve Arras, Biarritz, Epinay sur Seine et Talence en alliance avec la droite et contre la gauche.

Là où la gauche gagne, c’est contre le Modem ou sans lui

Déjà au 1er tour, la quasi-totalité des villes prises par la gauche à la droite l’avaient été sans le Modem et souvent contre lui : Alençon, Rodez, Laval, Rouen et ainsi de suite. Même phénomène au second tour. A Toulouse, Périgueux, Colombes, Vandoeuvre les Nancy, Niort ou Noisy le Sec, la gauche l’emporte contre des listes de droite fusionnées avec le Modem ou soutenues par lui. A Saint Etienne et à Pau, la gauche l’emporte face au Modem et à l’UMP qui s’étaient maintenus séparément en triangulaire.La gauche gagne aussi sans le Modem à Amiens, Strasbourg, Caen, Evreux où le parti de Bayrou n’avait donné aucune consigne de vote.

En conclusion

Bien sur, l’analyse d’un aspect du résultat ne contient pas l’étude de toutes ses significations. Mais les faits réels à ce sujet doivent être pris au sérieux. Nous avons trop été gavés de commentaires absurdes sur le « réalisme électoral » qui exigerait cette alliance. Puis sur le mythe du Modem « arbitre » du deuxième tour. Pour la gauche, le deuxième tour s’est joué sur la qualité des alliances et des reports de voix à gauche. Pour le reste, dans tous les cas de figure, le Modem apparait donc dans ces élections municipales sous sa vraie réalité politique : un parti de droite avec lequel la gauche n’a rien à gagner

RAG 34. Les lolo's 34

10:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

TOUT EST POSSIBLE : L'Insee prévoit 0,4% de croissance au 1er trimestre

Avec "Pauvre con, casse-toi..." Tout est possible




L'économie française n'échappera pas au ralentissement mondial au premier semestre mais devrait continuer à amortir les nombreux chocs qui l'affectent, estime l'Insee dans sa note de conjoncture publiée vendredi.

L'Institut de la statistique a revu sa prévision de croissance pour le premier trimestre à +0,4%, au lieu de 0,5% attendu en décembre, et s'attend à une hausse du produit intérieur brut de 0,3% au deuxième trimestre.

La croissance avait été de 0,3% au dernier trimestre 2007, après +0,8% au trimestre précédent, et de 1,9% sur l'ensemble de l'année, selon les chiffres provisoires publiés en février.

L'Insee ne livre pas de prévision pour l'ensemble de 2008 mais situe l'acquis de croissance à 1,4% à la fin du premier semestre (dans l'hypothèse d'une croissance zéro aux troisième et quatrième trimestres).

"La zone euro s'en tire plutôt bien face à l'onde de choc qui l'affecte depuis six mois", a observé Eric Dubois, chef du département conjoncture de l'Insee, lors d'une conférence de presse de présentation.

"Pour autant, des risques importants subsistent", a-t-il ajouté en citant l'inflation que l'Insee attend à 3% à partir du mois de mars, contre 2,8% en février.

L'inflation alimentaire représenterait le tiers de ces 3% et l'énergie 0,6 point, dans l'hypothèse d'un prix moyen de 95 dollars pour le baril de pétrole.

LA CONSOMMATION DEVRAIT TENIR

Les différents chocs - appréciation de l'euro, envolée des prix des matières premières, retournement du marché immobilier américain, crise financière - se sont amplifiés par rapport à ce qu'anticipait l'Insee en décembre mais la consommation des ménages devrait continuer de soutenir la croissance en France en 2008, estime l'Insee dans sa note intitulée "La zone euro entre résilience et inflation".

"Les quelques informations conjoncturelles disponibles pour le premier trimestre ne sont pas mauvaises", a observé Eric Dubois. "Du côté de la consommation, il y a encore une volonté de dépenser qui est là. La sinistrose ambiante, il faut savoir la pondérer par des éléments plus positifs".

L'Insee relève ainsi que le taux d'épargne des ménages présente une marge de baisse "substantielle", après sa hausse de près d'un point en 2007, et met aussi en avant les créations d'emplois, attendues au nombre de 96.000 pour l'ensemble de l'économie au premier semestre après plus de 350.000 sur tout 2007.

Le taux de chômage, qui a diminué de plus d'un point et demi depuis le début 2006, devrait quant à lui se stabiliser autour de 7,5%, son niveau du dernier trimestre 2007.

"La consommation des ménages devrait être au premier semestre de cette année le principal soutien de la croissance française même si elle devrait un peu ralentir par rapport au rythme de 2007 (+2,1%)", a déclaré Eric Dubois. L'Insee attend ainsi une hausse de 0,5% des dépenses des ménages au premier trimestre, contre +0,4% au quatrième trimestre 2007.

EFFET GREVES POSITIF

Du côté de l'investissement des entreprises, l'Insee s'attend à un ralentissement de l'investissement productif (+0,5% en moyenne par trimestre, moitié moins qu'au dernier trimestre 2007) du fait du tassement de l'activité qui limite les perspectives de demande et du resserrement du crédit lié à la crise financière. L'investissement en construction devrait lui ralentir nettement comme le suggère la dégradation de l'opinion des entrepreneurs de travaux publics depuis la fin de 2007.

La faiblesse du dollar a pour effet favorable de rendre les matières premières moins chères à l'importation mais elle entraîne aussi une compétitivité dégradée des exportations françaises par rapport aux produits américains, a encore noté Eric Dubois. "Le premier effet est dominé par le second", a-t-il dit.

Les prévisions du premier semestre sont fondées sur l'hypothèse d'un taux de change de 1,50 pour l'euro/dollar. L'euro se traitait jeudi à un peu plus de 1,54 dollar.

Pour la zone euro, l'Insee a une prévision de croissance de 0,4% au premier trimestre, comme sur les trois derniers mois de 2007.

Pour la France, l'estimation de croissance de 0,4% au premier trimestre comprend un impact positif d'un dixième de point lié aux grèves de novembre, rattrapant l'effet négatif de même ampleur constaté au quatrième trimestre.

Si la croissance est de 0,4% au premier trimestre et de 0,3% au deuxième comme le prévoit l'Insee, il faudrait deux trimestres de croissance à +0,8% pour parvenir à un résultat de +2% sur l'ensemble de l'année, ce qui est l'objectif actuel du gouvernement mais en passe d'être revu à la baisse comme l'a indiqué jeudi la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Une croissance de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres donnerait une croissance totale de 1,8% en 2008, et des taux de 0,3% sur ces deux trimestres aboutiraient à un résultat final de 1,6%.

Véronique Tison

RAG 34. Les lolo's 34

10:00 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Hausse de 4,7% du prix des produits de grande consommation



Les prix de produits de grande consommation ont augmenté de 4,69% en moyenne entre février 2007 et février 2008, a annoncé le ministère de l'Economie.

Le ministère, qui fonde son calcul sur les prix de 100.000 produits dans 5.700 grandes surfaces, souligne que "l'essentiel de l'augmentation a porté sur la période fin 2007-début 2008".

"Ces données confirment une hausse des prix des produits alimentaires supérieure au taux d'inflation" mais inférieure aux 30% ou 40% relevés par le magazine 60 millions de consommateurs, souligne Bercy dans son communiqué.

"Les plus fortes augmentations de prix au détail en magasin concernent les produits qui ont subi les hausses les plus importantes des matières premières agricoles : pâtes alimentaires (+16% sur un an, données Nielsen), oeufs (+14%), lait (+12%), beurre (+10%), farine (+10%), riz (+9%), fromages (+8%), yaourt (+7%)", poursuit le communiqué.

"En revanche, les prix des produits d'hygiène et d'entretien ont généralement diminué sur la même période", ajoute-t-il.

Le pouvoir d'achat est devenu la première préoccupation des Français alors que les salaires stagnent et que les prix du pétrole et des produits alimentaires flambent. La popularité de Nicolas Sarkozy, qui avait promis d'être "le président du pouvoir d'achat", en a été durement affectée ces derniers mois.

La loi de modernisation de l'économie qui devrait être présentée au Parlement dans la deuxième quinzaine de mai tentera de provoquer une baisse des prix en augmentant la concurrence.

En attendant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) "d'intensifier son action pour favoriser la concurrence" et a mis en place un observatoire des prix et des marges consultable sur internet. (www.dgccrf.bercy.gouv.fr/actualites/prix/observatoire_pri...).

Jean-Baptiste Vey

RAG 34. Les lolo's 34

09:59 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21.03.2008

Les primaires américaines ou l’illusion démocratique

par Philippe Marlière, Maître de conférences en science politique à l’université de Londres

Jamais les élections primaires américaines n’avaient suscité un intérêt aussi vif et soutenu dans le monde. La couverture médiatique du premier vote qui s’est tenu dans l’état d’Iowa a déclenché une frénésie médiatique sans aucune mesure avec l’importance de l’événement. Les candidatures hétérodoxes d’Hilary Clinton et de Barack Obama, côté démocrate, et de John McCain, côté républicain, n’expliquent qu’en partie un tel engouement. Les primaires américaines seraient-elles aussi « addictives » que le Super Bowl ou la Coupe du monde de football ?
Rien n’est moins sûr. Le site de la BBC a récemment été pris d’assaut par des membres du public qui se sont plaints de « primary fatigue ». Certains, exaspérés, demandaient pourquoi la BBC devrait apporter une aussi coûteuse attention à des votes non décisifs, plus de dix mois avant le scrutin présidentiel. On pourra rétorquer qu’il s’agit d’une étape fondamentale de l’élection la plus importante pour l’humanité. Elle justifierait donc un tel déploiement médiatique, quitte à négliger le traitement d’informations nationales et européennes de premier plan. Après tout, ne partageons-nous pas indirectement le destin de la plus influente démocratie du « monde libre » ?

Les partisans des primaires estiment que ces élections mettent en scène ce qu’il y a de meilleur au sein de la démocratie américaine. Les records de participation aux différents scrutins tranchent en effet avec la médiocre participation à l’occasion du vote présidentiel. Ces primaires ne constituent-elles pas un vecteur essentiel de politisation citoyenne ? Ne permettent-elles pas l’organisation de débats qui renseigneront sur les intentions des différents concurrents ? En réalité, les primaires n’ont pas, jusqu’à présent, rempli ces fonctions. La percée de l’évangéliste Michael Huckabee a amené John McCain à se repositionner sur les thèmes de la morale et de l’ordre chers à la droite républicaine. Les différences sont ténues entre Obama et Clinton sur les questions internationales (ex-partisane de l’intervention armée, Mme Clinton promet vaguement de retirer les troupes d’Irak, tandis que M. Obama ne se démarque pas nettement du consensus inter-partisan sur la « guerre contre le terrorisme ») et nationales (assurance santé). Les médias privilégient les tenants du consensus centriste et négligent les candidatures atypiques (Ron Paul ou Dennis Kucinich). Les candidats rivalisent donc de prudence, s’engagent de manière floue et adoptent peu ou prou des positions identiques. Bon gré, mal gré, ces candidats deviennent les stars d’un feuilleton à forte densité humaine. Plus d’un mois après le début de ce divertissement médiatico-politique, qu’a-t-on retenu des primaires ? : les larmes d’Hilary dans le New Hampshire ; l’agressivité maladroite de Bill ; l’élégante gestuelle de Barack. Le débat « s’élève » par instants quand les commentateurs dissertent sur le sexe ou la couleur de peau des candidats. Le paroxysme de l’analyse va à ceux qui émettent quelques généralisations – souvent non fondées sur le plan scientifique – à propos du « vote Noir » ou « latino ». A quelques exceptions près, les primaires organisent une parodie démocratique, dont sortent renforcés les principaux clichés et préjugés socio-politiques.

Les primaires accordent une influence sur-dimensionnée aux « faiseurs d’opinion » : aux sondeurs qui prédisent les résultats état par état (dont la « large victoire » d’Obama dans le New Hampshire, alors qu’il fut finalement battu par Clinton) et surtout aux commentateurs qui décrètent sentencieusement les « moments décisifs » (le momentum) que la campagne serait censée avoir atteinte (attestés par des sondages souvent contradictoires, par le montant des sommes collectées par les candidats, par les discours d’auto-promotion des spin-doctors des candidats repris complaisamment par les médias, etc.). On le voit, un tel système gangréné par le pouvoir de l’image consensuelle et par l’argent ne peut traiter l’ensemble des candidats de manière égale et juste. Les primaires consacrent avant tout le triomphe de la forme sur le fond.

Les électeurs sont amenés à trancher entre Clinton et Obama, deux candidats en apparence aussi capables et déterminés l’un que l’autre ; deux compétiteurs que rien de politiquement fondamental ne vient séparer. Les électeurs doivent choisir entre des personnalités qui viennent ni plus ni moins « vendre » leur récit de vie. Plutôt que de procéder à ces primaires si coûteuses en temps et en argent, Noam Chomsky a suggéré d’investir un candidat par tirage au sort. Ce système rapide et économe ne serait pas moins aléatoire que les votes à répétition que l’on inflige aux américains et… au reste du monde par médias interposés.

On pourrait sourire de telles pratiques si celles-ci n’étaient sur le point de faire leur apparition en Europe. Le système des primaires a déjà été adopté par le Parti démocrate italien (un regroupement post-social-démocrate et post-démocrate-chrétien). Ségolène Royal et la direction du Parti socialiste souhaitent introduire ce mécanisme de sélection en vue de la prochaine élection présidentielle. Si cette mesure était reprise à son tour par le PS, cela sanctionnerait la mort du parti d’Epinay comme lieu de débats sérieux, contradictoires et pluralistes.

Philippe Marlièrevendredi 21 mars 2008

RAG 34. Les lolo's 34

22:24 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Chine/Tibet - Chasse à l'homme à Lhassa

(photo AFP)La police chinoise a publié sur plusieurs sites internet les clichés de 19 hommes recherchés après les émeutes qui ont éclaté la semaine dernière dans la capitale tibétaine.
Pékin accuse le dalaï lama d'avoir fomenté les émeutes de vendredi dans la capitale tibétaine pour saboter les Jeux olympiques de Pékin en août.
- le 21/03/2008 - 10h02


Les principaux portails internet chinois ont publié vendredi les photos de 19 manifestants les plus recherchés par la police après les émeutes de Lhassa il y a une semaine. Des portails, comme sina.com ou yahoo.com, publient les portraits de ces hommes, réalisés selon la police chinoise lors des manifestations de vendredi dans la capitale tibétaine. Ils sont accompagnés d'une notice appelant le public à appeler la police s'il dispose d'éléments pouvant conduire à leur localisation.

Dans la nuit de lundi à mardi, à l'expiration de l'ultimatum lancé aux émeutiers pour se rendre et bénéficier d'une certaine clémence, la police avait lancé 21 mandats d'arrêts à l'encontre des 21 manifestants considérés comme les plus importants, a indiqué vendredi le Quotidien du Tibet. Selon ce dernier, deux sont déjà entre les mains de la police, l'un a été interpellé, l'autre s'est constitué prisonnier.

Le calme règnerait à Lhassa

Pékin accuse le dalaï lama d'avoir fomenté les émeutes de vendredi dans la capitale tibétaine pour saboter les Jeux olympiques de Pékin en août. La police a reconnu avoir blessé quatre personnes lors des émeutes, mais les Tibétains en exil parlent de 100 morts, voire de centaines de victimes, non seulement au Tibet mais dans d'autres régions où les manifestations se sont propagées. Jeudi, le dalaï lama avait appelé au dialogue, en précisant qu'il était prêt à rencontrer le président chinois s'il reçoit des "indications concrètes" que Pékin était disposé à écouter.

Vendredi, la Chine ffirme contrôler le Tibet et les régions avoisinantes touchées par la contestation. Vendredi, alors que la presse étrangère est interdite d'accès aux zones concernées, les médias chinois insistaient sur le retour à la normale dans la capitale tibétaine, montrant des photos d'écolières souriantes.

Nancy Pelosi à Dharamsala pour y rencontrer le dalaï lama

Des milliers d'exilés tibétains ont accueilli Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants des Etats-Unis, venue rencontrer le dalaï lama vendredi à Dharamsala. "Nous sommes venus vous rejoindre ici aujourd'hui en une triste occasion, pour faire apparaître la lumière de la vérité sur ce qui se passe au Tibet", a lancé Mme Pelosi à la foule, aux côtés du dalaï lama et avant de s'entretenir avec lui. Accompagnée de parlementaires américains, Mme Pelosi, arrivée jeudi à New Delhi, rencontre le chef spirituel pour la deuxième fois en six mois.

D'après LCI

RAG 34. Les lolo's 34

21:58 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.03.2008

Laurent FABIUS : Le gouvernement doit corriger sa trajectoire

Laurent Fabius a demandé dimanche sur TF1 au gouvernement de "corriger la trajectoire" de sa politique, après la défaite "extrêmement lourde" de la droite aux élections locales qui présente selon lui une dimension "nationale".

"Il y a une défaite très forte du côté de la droite", a-t-il estimé.

"Il y a une dimension nationale" à ces résultats, selon l’ex-président de l’Assemblée nationale.

"Cette dimension nationale, on ne peut pas nier que cela soit de la part des Français et des Françaises une critique extrêmement vigoureuse contre la politique qui est menée", a encore ajouté M. Fabius.

"Si le gouvernement est lucide, il faut qu’il réoriente sa politique", selon l’ex-ministre de l’Economie qui craint "un divorce" entre les électeurs et les gouvernants.

"Nous vous demandons de corriger la trajectoire", a-t-il lancé aux ministres présents sur le plateau, Rachida Dati (Justice) et Xavier Bertrand (Travail).

16 mars 2008

RAG 34. Les lolo's 34

22:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Elections Municipales - La droite sanctionnée

L'UMP est largement battue à Reims, Amiens, Toulouse et Strasbourg tandis que Gaudin conserve Marseille.

Dimanche à 18 heures, François Fillon s'est rendu à l'Elysée pour analyser avec Nicolas Sarkozy les premières remontées du terrain. Les deux hommes ont pris connaissance de la réalité : le pouvoir en place n'a pas réussi à remobiliser son électorat dans l'entre-deux-tours et subit dimanche soir une lourde défaite. Les appels à la mobilisation et les nombreux déplacements de François Fillon la semaine dernière n'auront pas suffi à éviter ce dimanche "un vote sanction", comme l'a qualifié ce soir sur TF1 Ségolène Royal. Prenant le contre-pied de cette analyse, François Fillon a affirmé qu'il était "malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales", estimant que le vote des Français ne devait pas être "instrumentalisé". Au nom du MoDem, François Bayrou a exprimé un "regret" après sa défaite à Pau, évoquant une "instabilité politique" qui nécessitait de "construire un centre fort".

Selon les résultats définitifs, la gauche parvient à faire basculer dans son camp 42 villes de plus 30.000 habitants, chefs lieux de départements ou arrondissements de Paris, ce qui fait dire à François Hollande qu'elle devient un "contre-pouvoir" local. L'ampleur de la défaite de la droite est encore plus visible sur les villes de plus de 100 000 habitants : parmi les 37 villes, la droite en détenait 21 (dont Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux et Strasbourg) avant les municipales, la gauche 16 (dont Paris, Lyon, Nantes, Lille, Montpellier et Rennes). La droite a conservé dès le premier tour Bordeaux et Toulon, la gauche Lyon, Nantes, Dijon, Le Mans, Limoges, Besançon et a conquis Rouen. A l'issue de ces deux tours, la gauche domine désormais très largement dans les villes de plus de 100.000 puisqu'elle en détient 25 contre 12 à la droite. Selon François Hollande, le parti a dépassé "l'objectif" que lui-même avait fixé de conquérir "30 villes de plus de 20.000 habitants ". La victoire de la gauche est encore plus nette dans les élections cantonales avec 51% des voix contre 44% pour l'UMP et le Nouveau Centre.


Agrandir la carte des villes qui basculent


Selon les résultats définitifs, l'UMP subit dimanche soir de lourdes pertes :

- A Amiens, Gilles de Robien perd son fief, face au socialiste Gilles Demailly (56,21% contre 3,794). Maire depuis 1989, l'ancien ministre de l'Education de Dominique de Villepin s'était déjà fait devancé au premier tour. Avec 55% de participation seulement, Amiens avait été, au premier tour, la ville de France de plus de 100 000 habitants où l'abstention avait été la plus forte.

- A Toulouse, la liste UMP-MoDem de Jean-Luc Moudenc est battue par le socialiste Pierre Cohen (49,58% contre 50,42% pour la gauche). Dans la ville, l'ambiance était à la liesse à la permanence du candidat PS et dans les rues menant vers la place du Capitole, siège de l'hôtel de ville.

- A Strasbourg, Roland Ries, allié aux Verts, a largement remporté le second tour avec 58,3% face au maire sortant UMP Fabienne Keller (41,7%). La droite, qui après douze ans de règne de la gauche avait repris cette ville à Catherine Trautmann en 2001 avec 50,8% des voix, n'aura pu être reconduite

- A Reims, la campagne avait été serrée mais la défaite est sans appel pour Catherine Vautrin qui portait les couleurs de l'UMP: elle est écrasée par la socialiste Adeline Hazan (56% contre 44%). La droite paie cher ses divisions dans la capitale du champagne.

- A Caen, la gauche avait raison d'y croire. La liste d'union de la gauche menée par le socialiste Philippe Duron à Caen a remporté l'élection municipale au second tour avec 56,26% des suffrages, selon des résultats définitifs communiqués par la mairie. Cette ville n'a jamais été gérée par la gauche. Elle était jusqu'à présent gérée par Brigitte Le Brethon (UMP).

- A Angers, le maire sortant PS Jean-Claude Antonini aura sans doute bénéficié de bons reports de voix d'extrême-gauche puisque il réussirait à conserver sa ville, face à Christophe Béchu, un UMP qui avait fait alliance avec le MoDem.

- A Pau, François Bayrou est battu d'extrême justesse par la candidate de gauche, avec 38,81% des suffrages contre 39,76% pour Martine Lignières-Cassou. Le maire sortant Yves Urieta recueille 21,42% des voix. Le patron du MoDem a expliqué sa défaite par des "manoeuvres", visant sans le nommer Nicolas Sarkozy.

- A Périgueux, le second tour s'annonçait périlleux pour Xavier Darcos, il tient toutes ses promesses. Le maire UMP sortant est battu par le socialiste Michel Moyrant avec 49,5, contre 50,5.

- A Paris, Jean Tiberi reste invincible dans le 5e; la candidate PS Lyne Cohen-Solal arrive 2ème, le candidat du MoDem Philippe Meyer est dernier. Dans le 17e, Françoise de Panafieu gagne avec 52,7% des voix tandis que dans le 1er, Jean-François Legaret conserve son fauteuil. C'est une victoire sans paillettes pour Bertrand Delanoë, ternie pas la défaite d'Anne Hidalgo dans le 15e.

- A Metz, le candidat de droite Jean-Marie Rausch est battu par la gauche. Metz aura son premier maire de gauche depuis 1848, en raison surtout des divisions à droite. "Nous payons le prix des divisions" dans plusieurs villes, a d'ailleurs réagi le ministre du Travail Xavier Bertrand dimanche soir.

- A Blois, la ville a été reprise par la gauche, la liste emmenée par Marc Gricourt (PS) ayant battu haut la main, avec plus de 60% des voix, celle du maire sortant Nicolas Perruchot (NC), "tombeur" de Jack Lang en 2001.

- Au Havre, le maire UMP Antoine Rufenacht conserve sa ville avec 54,7% des voix contre 45,3% à à celle de gauche conduite par le député PCF Daniel Paul qui n'a pas fait le plein des voix dans son camp.

D'après LCI-TF1

RAG 34. Les lolo's 34

22:25 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Défense : les dangereuses dérives de Sarkozy

Par Paul QUILES
Cette tribune, que j'ai signée avec 2 autres responsables des questions de défense du PS (F.Lamy et L.Gautier), a été publiée par le Figaro du 5 mars 2008, sous le titre "le Livre Blanc de la défense fait-il fausse route?"

La Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale mise en place par Nicolas Sarkozy va bientôt remettre ses conclusions.

D’après ce que l’on peut lire dans la presse, l’analyse qui fonde ses propositions consiste à globaliser les menaces, sans pour autant qu’un lien soit fait avec les événements politiques qui sont à l’origine du contexte international actuel. Privée de toute référence historique et culturelle, privée de toute compréhension des rapports de force, la réflexion se focalise sur les conséquences de la menace, par exemple sur l’horreur provoqué par les attentats, sans essayer d’en comprendre les causes.

Dans ces conditions, la tentation est forte d’adopter une attitude craintive consistant à maximiser les dangers pour, pense-t-on, mieux s’en protéger. Et, de fait, toutes les menaces sont placées au même niveau : le terrorisme, les cyber-attaques, les catastrophes naturelles et technologiques, la menace balistique, les risques de conflits…

Nous savons que des menaces de forme nouvelle existent. Simplement, le Livre blanc ferait fausse route s’il suivait la réflexion de Nicolas Sarkozy, en décrivant un monde apocalyptique où l’Occident -notion en elle-même dangereuse si elle ne sert qu’à s’opposer au reste du monde- serait assiégé par des forces hostiles.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

22:24 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.03.2008

RAG 34 : Dimanche 16 mars : VOTEZ !





Dimanche 16 Mars : VOTEZ !






Conformément à la loi, nos publications reprendront dimanche 16 mars à 20 h00.

RAG 34. Les lolo's 34

23:30 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

RAG 34 : J-1 2ème tour, ALEA JACTA EST ! Nous sommes là, mais occupés...

Chers Ami(e)s et Camarades,

Nous avons fêté le 27 janvier dernier, en toute discrétion, notre deuxième anniversaire d'existence sur la blogosphère. Une aventure à l'origine bien improbable au moment de la création de RAG 34.

Quoi vous dire ? Sinon vous adresser tous nos plus sincères remerciements pour votre fidélité. Et comme nous ne pouvons échapper aux chiffres qui traduisent et font que notre et votre blog existe :

Sachez que vous avez été depuis janvier 2006, plus de 250.000 à nous rendre visite.
Que nous avons publié plus de 2600 notes et que vous avez écrit plus de 3000 commentaires ou que vous avez écouté ou visionné nos enregistrements plus de 11000 fois.

Bref, juste que nous voulons vous dire que la campagne municipale 2008 nous occupe beaucoup. Nos notes sont donc momentanément plus rares ces jours ci.


Amitiés socialistes et militantes à gauche.



Lolo 34 (admin) et les lolo's 34 : Lovely34,Lio et Ann.

23:15 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent FABIUS : Le gouvernement a prévu un tour de vis après les municipales !

Sur Europe 1, Laurent Fabius maintient que le gouvernement prépare un tour de vis supplémentaire pour l’après-municipales avec de possibles hausses de la CSG, de la TVA ou des diminutions de crédits. Vous pouvez réécouter l’interview.

"Il y a bel et bien en préparation un tour de vis supplémentaire", a déclaré l’ancien Premier ministre socialiste mercredi sur Europe 1.

Laurent Fabius a estimé que ce tour de vis ne serait "pas annoncé comme un plan de rigueur et qu’il n’y aurait pas "une grande publicité avec marqué ’plan de rigueur’". "Mais on risque demain d’avoir soit une augmentation de la CSG, soit de la CRDS, soit de la TVA et des amputations de crédits", a-t-il dit.

Mardi, François Fillon a démenti tout plan de rigueur, affirmant que le budget 2008 voté par le Parlement serait mis en oeuvre" avec éventuellement des ajustements sur les dépenses. "Tout ça est faux. Ce n’est pas digne d’un homme d’Etat que de mentir avec cette constance-là", a-t-il dit à propos des augures alarmistes de Laurent Fabius. Des responsables de la majorité ont démenti en particulier tout projet de hausse de la TVA.

Laurent Fabius, citant une dépêche d’agence de l’époque, a répliqué que le Premier ministre n’avait pas écarté le 12 juin 2007 une hausse de la TVA à compter de 2009 pour financer la protection sociale. "On a oublié, tout ça, moi je n’ai pas oublié", a-t-il lancé, expliquant que le gouvernement n’avait pas pu mettre en application ce qu’il avait préparé en raison du second tour des élections législatives. "La mesure était dans les cartons et monsieur Fillon lui-même l’avait évoquée. C’est grâce au vote qu’on l’a évitée."

Laurent Fabius a réaffirmé que le projet de budget de reposait pas sur la réalité, à commencer par le taux de croissance envisagé de 2,25% pour 2008. "Si on arrive à, péniblement, 1,7% !", a-t-il lancé.

5 mars 2008

RAG 34. Les lolo's 34

12:27 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.03.2008

Grande Guerre - Le dernier poilu s'est éteint

Lazare Ponticelli*, le dernier "poilu" de la guerre 1914-1918, est décédé à l'âge de 110 ans, a annoncé mercredi l'Elysée.

La nouvelle de sa disparition a été annoncée mercredi par un communiqué de l'Elysée : Lazare Ponticelli, le dernier des 8,5 millions de poilus, s'est éteint à l'âge de 110 ans. La vie de ce Franco-Italien s'apparente à un roman. Celle d'un petit Italien parti tout seul de son village natal, près de Bettola (nord de l'Italie), à 9 ans et demi, pour fuir la misère et gagner le "paradis", la France. Il vivra alors avec sa mère et ses frères à Nogent-sur-Marne, où réside à l'époque une importante communauté italienne.

Chasseur alpin
Lazare Ponticelli n'a pas 17 ans quand il s'engage en 1914 dans les rangs du 1er Régiment de marche de Sidi-Bel-Abbès (Légion étrangère). Un mois de classes et le voilà au front, "à Soissons, en deuxième ligne", puis en Argonne. "A la première attaque, sur la cote 707/708, on a été décimé immédiatement car on n'avait pas de tranchées", se souvenait-il il y a quelques mois encore, lors d'une interview réalisée à l'occasion des commémorations du 11 novembre 2007. "Les Allemands en avaient, pas nous". C'est lui qui "fait le premier pansement" à son frère Céleste, blessé. Ceux qui n'étaient pas tombés ont été "ramassés et on nous a expédiés à Verdun".

C'est là, au fond des tranchées, au milieu "des rats qui se baladaient", qu'il sera rattrapé par l'Italie en 1915. "On me demandait au poste de commandement". Il y apprend que, comme tous les Italiens engagés dans l'armée française, il doit partir combattre sous le drapeau transalpin après l'entrée en guerre de l'Italie au côté de la France. C'est donc comme chasseur alpin, de l'autre côté de la frontière, qu'il poursuivra la guerre, se battant contre les Autrichiens.

"C'est complètement idiot la guerre"
De ce long conflit, dont il était sorti indemne excepté une blessure à la joue, il avait retenu une chose: "Vous tirez sur des pères de famille, c'est complètement idiot la guerre". Démobilisé en 1916, il rentre en France en 1921 et lance avec deux de ses frères une entreprise de montage et d'entretien de cheminées d'usine, dont les activités vont s'étendre au montage-levage, particulièrement dans le secteur du raffinage du pétrole. La société Ponticelli Frères existe toujours et compte 2 000 salariés.

Ce dernier légionnaire de la Guerre 14-18, naturalisé en 1939, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement, mais avait finalement décidé d'accepter, "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes" pendant la première Guerre mondiale.

* Crédit Photo : TF1/LCI Lazare Ponticelli lors d'une cérémonie du 11 novembre

RAG 34. Les lolo's 34

16:04 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Entre les 2 tours: Des résultats...

Mitigés, mitigés Par Jean-Luc MELENCHON

Entre les deux tours d’une élection, par précaution électorale, mieux vaut ne pas s’aventurer dans les bilans et analyses trop définitifs. Retenons juste une idée aussi vieille que le militantisme de gauche: tirer la leçon de l’élection sera un combat et sa mise en mot sera un enjeu… Un autre rappel me semble opportun : ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire. Par conséquent mieux vaut se préparer à faire front pour une rude explication. D’ici là, je me contente de dire que nous avons des raisons d’être mitigés devant les résultats. Le cycle pourri des années quatre vingt dix où les différentiels d’abstention faisaient la loi semble de retour.

L’ABSTENTION NEBULEUSE

Ce n’est pas bon signe. Car l’abstention n’est plus celle d’hier. Ce n’est pas la grève des urnes que des mécontents bien informés pratiquaient pour punir les leurs. C’est l’abstention indifférence, la pire, celle qui est pratiquée par de milliers de désorientés désemparés pour qui toute la scène politique est soit inintelligible soit perçue comme un théâtre d ‘ombres.

Des quartiers qui s’étaient fortement mobilisés pour la présidentielle, notamment pour faire barrage à Sarkozy en banlieues, connaissent une forte abstention. Elle atteint où dépasse les 50 % à Mantes la jolie, Noisy le grand, Garges les Gonesse par exemple. Elle permet parfois à la droite de repasser dès le 1er tour comme à Mantes la jolie. C’est l’abstention crève coeur. C’est l’abstention contre sens, celle qui permet aux mieux lotis d’être ceux qui comptent dans les urnes et donc ceux qui comptent dans les budgets municipaux..

LE RETOUR DES VIEILLERIES

On a vu aussi recommencer le débat sur les alliances avec le modem. Et maints ont déjà pu pérorer sur son caractère irremplaçable. Et patati et patata. Qu’on songe donner une prime à l’opportunisme noir que pratiquent les Bayroutistes sous prétexte de modernité voila qui est tout a fait consternant ! Que se ce soit Ségolène qui recommence ce n’est certes pas surprise. Mais qu’elle ait le front de s’imaginer qu’un changement de stratégie se fasse à chaud et par surprise, sans l’avis des militants ni même de ses précieuses assemblées « participatives » voila qui en dit long sur l’arrogance du personnage. J’attends ses prochaines leçons de « respect » et de « discipline » avec gourmandise ! Cette alliance est si importante, si structurante ? Ce n’est pas seulement une gesticulation d’entre deux tours ? Alors pourquoi ses amis, ou elle, n’ont-ils pas posé ouvertement la question dans les instances ou la ligne de conduite des municipales a été fixée ? En attendant de percer ce mystère de l’inconséquence, un très bon point à Bertrand Delanoë qui a réglé le problème avec élégance et clarté à Paris. Exactement comme je l’avais analysé et pronostiqué sur divers plateaux de média. Cela m’a valu aussitôt d’être repeint en « bertrandolâtre » comme il convient dans le petit monde mental des amuseurs cathodiques.

LE MODEM N’EXISTE PAS.

Et maintenant il va falloir faire le travail d’explication au bouton de veste. Le Modem est omniprésent dans les débats médiatiques. Mais il est largement invisible dans les urnes : 4,5 % au niveau national ! Le Modem n’existe pas. Bayrou existe. Pas le Modem.
Le Modem est l’actuel avatar de ce secteur de la mer des Sargasse de la politique où aboutissent tous les objets flottants sans domicile fixe. Ca s’est appelé « génération écologie » un temps, et ça s’appellera encore de bien des façons chaque fois que le clivage droite gauche devient flou ou confus au point de donner de l’oxygène aux pirates de la lutte des places. Vu de près, à proximité, sur le terrain, qu’est ce que le Modem ?
A Paris, là où Bayrou dépassait les 20 %, le Modem n’obtient que 9 %. Et encore… il fait son meilleur score, 15,7 %, dans le 7ème , un des arrondissements les plus à droite de Paris.
A Lyon, où l’influence du Modem était réputée décisive, la gauche unie l’emporte au 1er tour avec 53 %. Sans le Modem qui s’est dilué entre soutien à la droite qui n’en a rien tiré et une autonomie à 6,02 %.
A Toulouse ? Son apport n’est pas plus décisif. Avec 5,9%, il fait moins que les 6,23 de l’extrême gauche !. Idem à Marseille. Il fait quasiment le même score que la LCR. Mais la différence d’intérèt est de taille. La LCR fait ses meilleurs scores dans des secteurs populaires décisifs pour la gauche, notamment le 1er secteur ou Menucci et Roatta sont au coude à coude. Là, la LCR dépasse les 7% !. A l’inverse, l’électorat modem marseillais est dispersé, insaisissable, hors de portée des débats et interpellations politique.
Là où des socialistes avaient expérimenté des alliances avec le Modem dès le 1er tour, rien ne montre que cette stratégie a été payante. A Grenoble, à Montpellier ou à Tours, cela n’a pas permis à la gauche de l’emporter au 1er tour alors qu’elle était sortante. Dijon est l’exception. Mais il est impossible de savoir si la victoire de Rebsamen au 1er tour a un rapport avec son alliance avec le Modem. Les cas où cette alliance a été contre-productive pour la gauche sont en revanche plus explicites. A Roubaix l’alliance PS-Modem-PCF a profité à d’autres listes de gauche : les Verts à 14 % et l’extrême gauche à 8 %. A Alés, ville très populaire de 40 000 habitants, l’alliance PS-Modem, bruyamment mise en scène avec le soutien de Ségolène Royal a fait chuter le PS à 16,5 % derrière le PCF qui est remonté à 24 %. Tant mieux évidemment.

LE PCF EST DE RETOUR

Le PC est en situation de conserver quasiment toutes les villes qu’il dirigeait. Y compris celles que le PS essayaient de lui disputer. Il arrive ainsi en tête de la gauche dans 6 des 7 villes du 93 où le PS avait présenté des listes autonomes. Idem dans le Rhône à Vaulx en Velin, où dans les Bouches du Rhône comme à Gardanne où il fait 55 % à Gardanne contre 13 % pour la liste PS autonome. Idem à Sète ou il sort a 38% loin devant les 12 % des socialistes fréchistes de l’Hérault qui activait leurs réseaux au grand jour.
Cette capacité de résistance est décuplée quand le PCF se trouve en situation de conduire l’union de la gauche. Le PCF conquiert ainsi Vierzon et Dieppe dès le 1er tour, avec, pour cette dernière un niveau de participation populaire très supérieur à la moyenne nationale (70 %). Ainsi est tué l’argument du PCF plombant les dynamique locale! Il était temps. Les apprentis sorcoiers de la division vont devoir se calmer peut-être! L’enseignement, là encore, doit être réservé jusqu’à la semaine prochaine. Mais il est décisif que cette donnée ce soit exprimée. la gauche ne sera plus la même. Les conditions du débat bougent de façon décisive selon moi. Il ne pouvait pas y avoir meilleure nouvelle pour qu’émerge la force politique nouvelle dont la gauche a besoin pour éviter le naufrage sur lequel débouche la ligne démocrate au PS.

RAG 34. Les lolo's 34

08:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11.03.2008

Grève des caissières : gagner peu et travailler dur (vidéo)

Retour sur la grève des caissières qui a secoué le secteur de la grande distribution. Au-delà des revendications légitimes sur le pouvoir d'achat, ce conflit social soulève la question épineuse des conditions de travail. L'analyse de François Desriaux, rédacteur en chef du magazine Santé et Travail.

Durée : 08:13 Pris le : 21 février 2008Lieu : Douai, Nord-Pas-de-Calais, France



Source : http://www.alternatives-economiques.fr/

PRIORITE A GAUCHE

RAG 34. Les lolo's 34

19:38 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.03.2008

Primaires USA : OBAMA CLINTON ça continue, MC CAIN c'est fait !

(photomontage AFP)Le suspense va durer jusqu'au bout. L'investiture démocrate pour la présidentielle reste des plus indécises après la victoire d'Hillary Clinton dans l'Ohio et dans le Texas. "Je me réjouis de poursuivre notre dialogue dans les semaines qui viennent sur les questions qui importent le plus à notre pays", a dit, visiblement ravie, la sénatrice de New York devant des partisans déchaînés qui scandaient "Hillary, Hillary". "Aucun candidat, qu'il soit démocrate ou républicain, n'a gagné la Maison-Blanche sans auparavant gagner la primaire de l'Ohio. J'irai jusqu'au bout", a-t-elle affirmé.

Pour Hillary Clinton, qui venait d'essuyer onze défaites consécutives depuis le "Super-Mardi" du 5 février, le succès était impératif ce mardi. Sa double victoire (et même triple puisqu'elle s'est aussi imposée dans le Rhode Isldand), acquise grâce aux ouvriers dans l'Ohio et aux Hispaniques au Texas, lui permet donc de relancer sa campagne face à Barack Obama. Elle a également continué à bénéficier du coeur de cible de son électorat, les femmes et les personnes âgées.

Obama toujours en tête des délégués

Le sénateur de l'Illinois, en dépit de sa défaite dans ces deux Etats importants où il avait pris momentanément la tête dans les sondages en fin de semaine dernière, a quant à lui affirmé qu'il était "en route pour gagner l'investiture". "Quoi qu'il arrive ce soir, nous avons pratiquement la même avance en terme de délégués que ce matin", a-t-il assuré à des milliers de partisans réunis à San Antonio, au Texas.

Le mode de scrutin -une proportionnelle très complexe- ne permet pas en effet au gagnant d'un Etat de creuser un écart significatif pour l'attribution des délégués, chargés de désigner formellement le représentant démocrate à la convention en août prochain. Selon les estimations de CNN, Barack Obama possède toujours environ une centaine de délégués d'avance : 1451 contre 1365. Une chose est sûre : même en remportant la dizaine de scrutins à venir aucun des deux prétendants du parti de l'âne ne pourra obtenir la majorité -2025- avec les "délégués affilés", issus des primaires et obligés de voter pour un candidat précis. Ce sont donc les "super-délégués", cadres du parti libres de choisir qui ils désirent, qui feront la décision.

"Conclure le plus vite possible la guerre en Irak"

Côté républicain, sans surprise tant il faisait figure de favori, John McCain sera le candidat pour la présidentielle. Après avoir gagné les quatre primaires dans le Texas, l'Ohio, le Rhode Island et le Vermont, il a dépassé la barre des 1191 délégués nécessaire à son investiture. Son dernier rival de poids, Mike Huckabee, a été contraint jeté l'éponge en le félicitant. "La bataille commence ce soir, elle aura ses hauts et ses bas", a annoncé le sénateur de l'Arizona, qui avait frôlé l'abandon l'été dernier faute d'argent et de conseillers. A 71 ans, il sera le plus vieux candidat de l'Histoire du parti de l'éléphant.

John McCain a déclaré que le prochain président des Etats-Unis devrait expliquer "comment conclure le plus vite possible la guerre en Irak" sans pour autant exacerber un conflit intercommunautaire qui risque de déstabiliser le Proche-Orient. Il s'est aussi engagé à oeuvrer à la relance de l'économie américaine et à la création d'emplois en réduisant les impôts et en limitant l'ingérence gouvernementale.

D'après LCI.

RAG 34. Les lolo's 34

12:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.03.2008

François Léotard : "Depuis que tu es à l’Elysée je suis inquiet"

EXTRAITS

Au cours de leur vie politique, les deux hommes se sont croisés et appréciés. Mais aujourd’hui François Léotard*, qui publie chez Grasset un texte au titre sans équivoque "Ca va mal finir", dresse un réquisitoire impitoyable sur l’action du Chef de l’Etat.

Ca a débuté comme ça. Une élection, une fête, du Champagne. Et du chiffre d'affaires au mètre carré. C'était pétillant. Je n'allais pas bouder mon plaisir puisque j'avais voté pour lui. [...] Naturellement mon cote gaulliste avait quelques regrets. La France prenait des allures de grande surface, et parmi les candidats mon produit était en tête de gondole. La publicité et les promesses s'accompagnaient l'une l'autre comme deux petites voleuses qui font les sacs à main. Ensemble tout était possible. J'étais heureux qu'on soit ensemble. C'est étonnant comme on aime à croire ce qui n'est pas croyable.
Il a fallu plusieurs mois pour entendre parler de faillite. L'homme de Matignon, Mon le velouté, s'était laissé aller. Faillite ! C'est un mot que l'on aurait aimé entendre au mois de mars, avant l'élection... Au moment des giboulées. On s'y serait fait. Moi, je pensais à Churchill : "Je n'ai à vous offrir que de la sueur, des larmes et du sang." Et Londres bombardée tous les soirs. Nous, on allait très bien. Merci. La dette faisait à peu près l'équivalent du budget de l'Education nationale. Les intérêts seulement ! Pas le capital. Je me disais : ça va être bien. On pourra faire deux fois plus de lycées... Il suffira de rembourser ce que nous devons, de revenir à l'équilibre et le tour sera joué ! D'autres le font autour de nous. C'aurait été une promesse de grande qualité. Un millésime rare au rayon de l'œnologie politique. J'avais oublié que la dette, c'est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a donc choisi la béatitude. [...] Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le clair de lune sur un scénario de Fitzgerald, le clapotis des flots au large de Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux nigauds baptisée modestement "ouverture", les infirmières bulgares, le drapeau tricolore relooké par Prada, les intermittences du cœur sous les ombrages de la Lanterne, un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du pouvoir, le gratin du Bottin mondial : Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. [...] Sarkozy, c'est Glenn Gould en moins délicat. Il joue avec les mots sur son piano. Un artiste. Comme l'interprète canadien, il accompagne ses partitions de soupirs, de mouvements du visage qui donnent à la pièce jouée la permanente allure d'un chef-d'œuvre. Mais ce n'est pas du Bach.
Prenons l'exemple de ses rapports avec la police. Ils ont séduit une droite qui ne plaisante pas avec ces choses-là, ils ont alimenté ses nombreux discours, et sans doute, comme pour tous les enfants, marqué son parcours. Voilà une institution qu'il aime. Il s'y plaît. [...] Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l'ordre. L'ordre seulement, mais l'ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n'ont pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d'emploi. Les pédophiles n'entrent pas dans la catégorie de l'acquis mais dans celle de l'inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer 'un suivi' en milieu fermé, c'est-à-dire une deuxième prison qui s'ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ? C'est l'Etat qui doit décider, c'est-à-dire l'exécutif, c'est-à dire la police. Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l'on rend la justice Place-Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l'Elysée. [...] On se souvient qu'il répétait volontiers qu'on ne faisait appel à lui que dans les moments désespérés. Alors il arrivait, soulevait le RPR et l'exaltait en quelques jours, redressait le budget de la nation, rendait à la police la confiance qui lui manquait. [...]
C'est vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il ne faut pas être sur le passage d'un prédateur. Je le sais, j'ai traversé imprudemment la savane. Chirac était un carnassier débonnaire. Avec lui, on était mort, mais c'était sans rancune. Chacune de ses victimes, antilope déchiquetée et consentante, devenait digne d'une amitié nouvelle définitivement inoffensive. Avec Sarko, c'était différent. Le fauve avait - si l'on peut dire - une mémoire d'éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m'avait dit : "François, n'oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis." J'en ai encore froid dans le dos. L'ouverture n'a rien changé à cela. Elle donne à la victime un côté comestible qui la fait s'aplatir avec une docilité déconcertante. La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. [...] Et je crains que la belle histoire qui nous est racontée du haut de l'Elysée ne se termine mal. Parfois je ne peux empêcher un certain malaise de venir en moi. J'essaie de le chasser et il revient. Je prends un livre et ça revient de plus belle. [...] Depuis que tu es à l'Elysée je suis inquiet. Qu'est-ce qui t'a pris exactement ? Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants... J'ai suivi avec consternation le morceau de Grand-Guignol qui t'a mis dans les bras de Kadhafi... J'apprends que tu as une «plume» qui te fait dire des bêtises... Il paraît que tu n'écoutes plus ceux qui t'entourent... Tu aurais même traité mon ami Martinon d"'imbécile"... Et ce pauvre Mon avec ses beaux yeux de labrador... C'est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d'ADN pour le regroupement familial, ce n'est pas toi ! Tu t'es fait déborder par quelques malades de l'UMP Des frénétiques... [...]
Tu as eu raison de citer Guy Môquet. Cette jeunesse-là, intacte et fervente, qui s'abat d'un seul coup, laissant derrière elle le grand silence du courage, cette jeunesse-là, elle est belle et sans doute plus belle que la nôtre... J'aurais aimé qu'à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de 'l'Affiche rouge'. Parce qu'il parle de Manouchian et que le poème d'Aragon est lové dans l'écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers "mais nos frères pourtant" ont davantage honoré la France que ces "bons Français" qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait. Parce qu'ils portaient "des noms difficiles à prononcer", parce qu'ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait - une résistance cachée.

"Ca va mal finir", par François Léotard, Grasset, 138 pages, 10 euros.

* photo : François Léotard, ancien ministre de la Culture et de la Défense

RAG 34. Les lolo's 34

22:52 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

UIMM-MEDEF : Pourquoi Denis Gautier-Sauvagnac et Laurence Parisot ne sont-ils pas en prison ?

PAR GÉRARD FILOCHE

C’est une bande organisée au plus haut niveau. Ils trafiquent de l’argent sale, selon leurs propres termes.Ils corrompent. Ils paient des salaires en liquide sans cotisation sociale. Ils se font des prêts à taux zéro, entre eux, illicites.Ils collectent des fonds secrets d’une double comptabilité des entreprises. Ils ont une caisse noire de 600 millions d’euros - certains anciens dirigeants de l’UIMM ont dit qu’elle avait atteint un milliard, qu’ils avaient fait “pareil” que DGS depuis des décennies. Ils sortent des valises de 26 à 32 kg d’argent liquide dont au moins 19 millions - prouvés - depuis l’an 2000. Ils ont même avoué que cela dure depuis bien plus longtemps et que cela porte sur des sommes plus importantes.

On n’a jamais eu un scandale aussi énorme.

La seule chose que DGS ait reconnu c’est que c’était une caisse anti-grève - qui devait donc servir aussi à « fausser » la célèbre concurrence « libre ». Denis Gautier-Sauvagnac est toujours en poste comme délégué général de l’UIMM et reçoit 20 000 euros par mois pour faire ce racket et ce trafic d’influence jusqu’à sa retraite prévue en mai 2008 à ses 65 ans. Ils continuent : MM. De Calan, la secrétaire de DGS, et d’autres ont été mis en examen aussi.

Ils se concertent. Des fuites ont été publiées par “Le Parisien” du samedi 1er mars sur leurs réunions en ce sens de fin novembre dernier et de début décembre où ils ont négocié « l’omerta » avec le « parrain » comme dans un « QG » de la mafia.

Ils détruisent les preuves et sont inculpés pour cela, pourquoi ne les empêche t on pas ? (le petit trader, Kerviel, de la Société générale a été placé en préventive pour « empêcher qu’il se concerte avec d’éventuels complices » et qu’il « détruise des preuves »).

Ils font entrave à la justice en se liguant préventivement contre ses enquêtes, en se prémunissant contre ses verdicts.

Pour moins que cela n’importe quelle bande de ce type serait sous les verrous.

Mme Parisot a reconnu il y a cinq mois qu’elle était « salie » et que « beaucoup savaient inconsciemment » ce « secret de famille honteux ». Elle ne s’est pas lavée depuis.

Et c’est son organisation entière UIMM-MEDEF qui cautionne aujourd’hui tout cela.

On apprend seulement aujourd’hui qu’en début décembre, secrètement, il y a trois mois, ils ont passé un pacte de complicité : DGS ne dira rien, et il lui sera attribué (officiellement) 1,5 million d’euros (combien de Smic ?), ainsi que tous ses frais fiscaux éventuels. Un Pactole pour le chantage au silence du « parrain », pour s’assurer de l’omerta. C’est Michel de Virville, successeur de DGS à la présidence de l’UNEDIC l’auteur du premier rapport, en 2004 pour démanteler le Code du travail, très proche de Laurence Parisot, qui a négocié et conclu le « contrat » avec DGS.

Que faut-il de plus pour que la bande ne soit pas placée en préventive immédiate ?

Mme Parisot ose à la télévision, interrogée sur les 40 % d’augmentation des salaires des patrons annoncer qu’elle va “saisir la commission d’éthique” du Medef ? Il y a une éthique au Medef ? Et même une “commission d’éthique” ?

M. Sarkozy (qui connaissait le dossier depuis 2004 lorsque le Tracfin l’avait averti en tant que ministre de l’intérieur, et qui n’avait rien fait alors) M. Fillon et Mme Dati, qui en appellent chaque jour à l’impunité zéro, sont-ils forts avec les faibles et faibles avec les forts ? Ou y a t il d’autres complicités plus élevées encore ? Le concurrent de Mme Parisot à la tête du Medef n’était-il pas Guillaume Sarkozy ?

Gérard Filoche, le 2 mars 2008

RAG 34. les lolo's 34

22:52 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

En-quête de GAUCHES : ESPAGNE-ALLEMAGNE-ITALIE-FRANCE

par Jean-Paul DAMAGGIO

Depuis quelques années, le monde politique de gauche cherche à échapper au jeu de l’alternance entre centre-droit et centre-gauche en créant ce que j’appelle « l’autre gauche ». On devine un corpus d’idées assez semblable avec pourtant des configurations très différentes. « La Gauche », style Allemagne marque des points en ce moment. Il serait grave d’oublier le poids du mode de scrutin dans sa constitution. Passer la barre des 5% pour exister dans un système proportionnel, et la répartition géographique des deux partis, imposèrent l’unité qui donna Die Linke. Ces considérations font que la France ne peut rêver d’un même phénomène : une union Buffet-Melenchon permet de retrouver une base politique presque commune mais il est difficile d’abandonner les vieilles maisons.

En Espagne « La Gauche Unie » traîne avec elle une expérience beaucoup plus longue et plus tourmentée (je ne sous-estime pas les durs débats internes à Die Linke). Une union du parti communiste (PCE) avec d’autres courants de gauche s’est constituée après la décision du PSOE d’appeler à voter OUI à l’entrée de l’Espagne dans l’OTAN au début des années 80. Les tensions internes ont souvent été improductives. Dans l’actuelle campagne électorale (vote le 9 mars), la Gauche unie (Izquierda Unida) ne peut rien espérer de neuf. Le PSOE garde un grand capital de confiance et l’élément le plus applaudi des meetings de Gaspar Llamazares, le dirigeant actuel d’IU, c’est quand il revendique de pouvoir entrer au gouvernement dans le cas d’une victoire de la gauche. J’étais à Barcelone au moment du grand débat télévisé entre Zapatero et Rajoy, un débat qui fit crier au scandale Izquierda Unida (ce type de débat n’avait pas eu lieu depuis quatorze ans). Llamazares déclara : « Ce débat c’est la privatisation de la démocratie. Deux oligopoles se partagent le marché électoral »

Pour cette gauche européenne en quête de valeurs authentiquement progressistes, le point crucial reste celui des accords entre elle et la branche centre-gauche. En Italie, les élections anticipées du 13 avril n’ont pas laissé grand temps à la Gauche arc-en-ciel pour s’organiser. Cette fois, l’alliance entre le centre-gauche organisé à présent autour de Walter Veltroni du Parti démocrate, et le Parti de la refondation communiste (PRC) ne peut plus se faire comme ces deux dernières années. Même si, cette fois, la chute du gouvernement centre-gauche n’est pas venue d’un vote de l’autre gauche, le Parti démocrate, comme le SPD allemand n’accepte d’alliance que sur la base de sa politique. La Gauche arc-en-ciel, avec le PRC en épine dorsale, tangue et le débat dans le quotidien il Manifesto fait rage. Nous y retrouvons le débat de partout : cette autre gauche peut-elle unir vraiment les courants qui la traversent en créant une force politique nouvelle ? Faut-il en rester à une fédération d’états-majors distribuant les places électives au pro-rata des forces en présence ?

En France, des dirigeants du PCF pensent déjà aux prochaines élections : les Européennes de 2009. L’autre gauche peut-elle rêver, à partir de listes composées éventuellement d’une tranche Mélenchon, d’une tranche Buffet et d’une tranche Picquet de la LCR ? Les combinaisons électorales ne peuvent engendrer une force politique, l’expérience passée le prouve. Seule une force politique peut susciter un élan mais notre système électoral empêche Mélenchon d’avoir le courage d’Oskar Lafontaine, quant à Christian Picquet il joue depuis vingt ans le même jeu : une LCR ouverte pour ramener des forces... à la LCR. En créant le Nouveau Parti Anti-capitaliste, la LCR peut-elle assurer la naissance de ce courant qui se cherche ?

Partout en Europe, un retour aux réalités s’impose de toute urgence. Quelles réalités ? La première s’appelle l’échec de l’émergence du courant écologiste avec les années 80. En Italie, les Verts ont accepté d’être présents dans la Gauche arc-en ciel (Sinistra arcobaleno), comme ils sont souvent avec la Gauche unie espagnole. En France leur force de proposition s’est éteinte, et en Allemagne, après avoir joué un rôle central, malgré des scores encore significatifs (au-dessus de 5%) ils restent sur la marge. Or, les questions écologiques prennent de plus en plus de place ! Il s’agit d’ailleurs d’un axe constitutif de l’autre gauche en gestation. Autre réalité : les regards se sont tournés vers des courants citoyens se présentant comme une alternative aux vieux partis mais ils n’ont pas fait mieux que les courants traditionnellement à gauche malgré la dérive de ces derniers. En Italie ils peuvent rassembler des milliers de personnes dans la rue mais au moment du vote, tout rentre dans l’ordre comme si le système nord-américains avait été déjà intégré : des courants radicaux vivants dans la société et absents dans la vie politique.

Sur le plan économique, le retour aux réalités ce n’est pas se focaliser sur la crise du système mais reconnaître l’échec des précédentes formes alternatives : le keynésianisme, le courant coopératif, l’économie dirigée ou seulement planifiée. Dans le nouveau contexte sociologique, institutionnel, démocratique, l’autre gauche doit fixer des repères solides (le comportement par rapport aux médias, au PS etc.) et construire la nécessaire unité pour atteindre la visibilité indispensable. L’appel unitaire à naître après les municipales a besoin d’inclure ces points pour cesser de tourner autour d’éternelles hypocrisies (celle des unitaires... autour de leur drapeau)

dimanche 2 mars 2008, Jean-Paul DAMAGGIO

RAG 34. Les lolo's 34

22:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

URGENCE INGRID BETANCOURT! : Raul Reyes, numéro deux des Farc, tué par l'armée colombienne en Equateur

Par Par Jean-Luc PORTE

AFP - Dimanche 2 mars,- Photo copyright © 2008 Reuters
L'armée colombienne a annoncé samedi avoir tué en territoire équatorien Raul Reyes , le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), le plus dur échec jamais infligé à la guérilla marxiste.

Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a précisé lors d'une conférence de presse que l'opération lancée contre un camp de guérilleros, où se trouvait Reyes, avait commencé par un bombardement aérien, suivi d'une attaque terrestre de soldats héliportés.

"C'est le coup le plus décisif jamais porté jusqu'à présent à ce groupe terroriste", a affirmé le ministre.

M. Santos a révélé que le camp attaqué se trouvait "du côté équatorien, à 1.800 mètres de la frontière" commune. Le président colombien Alvaro Uribe a eu un entretien téléphonique sur cette question territoriale délicate avec son homologue équatorien Rafael Correa, a ajouté le ministre sans dire si la conversation avait eu lieu avant ou après l'attaque.

A Quito, M. Correa a annoncé avoir déplacé une division de l'armée équatorienne sur la frontière afin "de vérifier" ce qui s'était passé.

L'opération commando contre les guérilleros du Front 48 des Farc a débuté par un bombardement de l'aviation samedi à 00H25 locales (vendredi 19H25 GMT).

Des unités héliportées se sont rendues sur les lieux du campement en territoire équatorien où des combats se sont produits, faisant au total un mort parmi les soldats colombiens et 17 dans les rangs de la guérilla.

Un idéologue des Farc, Guillermo Enrique Torres, alias Julian Conrado, a également été tué dans cette attaque.

Le corps de Raul Reyes a été rapatrié par l'armée en territoire colombien.

Un coup de téléphone satellitaire de Raul Reyes et un informateur de l'armée ont permis de localiser avec précision le camp où vivait en territoire équatorien le numéro deux des Farc, a révélé à l'AFP une source militaire.

"Deux facteurs ont été déterminants pour cette réussite: d'un coté, les écoutes permanentes des Farc qui nous ont permis grâce à une communication de Reyes sur son son satellitaire de le localiser approximativement. Et un informateur qui nous a fourni la localisation exacte du chef guérillero", a précisé l'informateur qui a requis l'anonymat.

Selon cette même source, "Reyes a été blessé à la cuisse droite lors des premiers bombardements aériens. Puis il a été tué par les commandos, alors que quatre rebelles de sa garde personnelle tentaient de l'évacuer".

Un correspondant de l'AFP, qui a rencontré Reyes dans cette même région, a indiqué que ce dernier était entouré d'un dispositif de sécurité très élaboré.

Agé de 59 ans, le No 2 des Farc, dont le vrai nom est Luis Edgar Devia, était au début de sa carrière un dirigeant syndical dans le département de Caqueta (sud) où il travaillait pour le groupe multinational Nestlé.

Membre de la guérilla depuis près de 30 ans, il a franchi tous les échelons de la hiérarchie pour devenir le porte-parole des Farc. Son nom était fréquemment cité pour la succession de Manuel Marulanda, le chef suprême des rebelles âgé de 77 ans.

Reyes était l'un des sept membres du secrétariat des Farc, l'organe dirigeant, et était présenté par ses compagnons comme l'un des représentants de la faction la plus dure du mouvement rebelle.

Ces derniers mois, l'armée avait annoncé avoir tué plusieurs chefs importants des Farc, dont Tomas Medina, alias Negro Acacio, et Martin Caballero.

Principal mouvement de guérilla colombien, les Farc comptent aujourd'hui 17.000 combattants, principalement des paysans, répartis sur 60 fronts et occupant une partie importante du pays.

Les Farc détiennent dans la jungle 39 otages dits "politiques", dont l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, qu'ils veulent échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.

La mort de Raul Reyes intervient alors que la guérilla a relâché unilatéralement six otages depuis le début de l'année et que la pression internationale s'accentue pour obtenir la remise en liberté de Mme Betancourt en raison de son mauvais état de santé.

RAG 34. Les lolo's 34

15:09 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03.03.2008

Laurent FABIUS : la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

Laurent Fabius au forum de Radio J : Paris s’est engagé à prendre des mesures de rigueur après les municipales

Laurent Fabius a affirmé dimanche que la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

"Le 11 février, il y a eu une réunion au niveau européen des ministres des finances", à laquelle assistait Christine Lagarde, a expliqué M. Fabius au Forum de Radio J.

"Vous savez que la France a été mise en accusation à cause de ses déficits. (...) La tonalité du débat qui a eu lieu c’est +Ecoutez, laissez-nous passer le cap des élections municipales, et ensuite nous prendrons des décisions+", a déclaré M. Fabius."Toute l’Europe attend que le gouvernement prenne une série de décisions qu’on cache aux Français", a ajouté l’ancien Premier ministre.

Les ministres des Finances de la zone euro ont appelé le 11 février la France à respecter son engagement d’équilibrer ses comptes publics d’ici à 2010. La France doit "faire en sorte d’atteindre l’objectif en 2010", avait souligné à Bruxelles le président du forum qui regroupe ces ministres (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker.

Par ailleurs, Laurent Fabius a exigé que soit "annulée" la prime de 1,5 million d’euros accordée par l’UIMM à son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac. En cas d’impossibilité juridique, il a demandé que le gouvernement dépose "un texte de loi" dans ce sens.

"Ce que je demande (...), c’est que des dispositions soient prises par le MEDEF, par l’IUMM, par l’administration gouvernementale, pour que cette prime absolument absurde qui aurait été donnée" à M. Gautier-Sauvagnac "soit rapportée, que ce soit annulé".

Et "si, juridiquement, ce n’était pas aujourd’hui possible, eh bien que le gouvernement dépose un texte de loi que nous voterons, nous, pour annuler cette disposition". "On ne peut pas dire ’c’est un scandale’ et ne rien faire pour aller contre", a-t-il ajouté, jugeant qu’"il y a quelque chose de pourri dans cette situation invraisemblable".

2 mars 2008


RAG 34. Les lolo's 34

18:46 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Où est la commission d’éthique du MEDEF ?

DGS vient de recevoir un pactole pour ses forfaits
par Gérard Filoche

L'article en PDF
C’est le principe de la mafia et du parrain trop voyant qu’on range de côte après qu’il ait servi... On le couvre et il ne dit rien : le Medef-UIMM vient de lui faire un “pont d’or”. Au Medef et à l’UIMM c’est l’omerta.
DENIS GAUTHIER-SAUVAGNAC gagnait 240 000 euros par mois pour déverser l’argent sale de la corruption... Mme Parisot s’est dit “salie” en septembre dernier lors de la révélation de la caisse de 600 millions d’euros de trafic d’argent liquide.

Mais Mme Parisot n’a rien fait pour se laver depuis... Elle est complice : n’ a t elle pas dit que “beaucoup savaient inconsciemment” ? Que c’était un secret de famille honteux ? De quelle famille parle t elle des frères Sarkozy, Guillaume et François ?

Elle promettait la transparence. Non, elle fait verser une somme de 1,5 millions d’euros (au moins, officiellement...) au vieux parrain DGS Et elle vient à la télévision expliquer au journal de France 2 expliquer à David Pujadas, à propos des 40 % d’augmentation des salaires des patrons, qu’elle va “saisir la commission d’éthique du Medef” ? Elle a une éthique ? Et il y a une commission d’éthique à l’UIMM ?

Et ou en est l’enquête sur les malversations contre la médecine du travail ? Ou en est l’enquête sur les détournements des centres de médecine du travail par le MEDEF ? Pourquoi cette bande organisée n’est-elle pas en prison ? N’importe quelle bande en banlieue, pour cent fois moins que ça y serait !

Est-ce que ce n’est pas la caisse noire qui a payé la “recodification” du code du travail ?

Denis, Laurence, Guillaume, Cathy, Michel, Jean-Denis…
Denis Gautier-Sauvagnac (DGS), délégué général de l’Union des industries et métiers métallurgiques (UIMM), s’est fait prendre la main sur la poignée, par le Tracfin, organisme de lutte contre le blanchiment d’argent parce qu’il prélevait des mallettes d’argent liquide de 26 à 32 kg à raison d’environ 2 millions d’euros par an – avec des pointes au moment des présidentielles. DGS qui touchait lui-même 240 000 euros, pour cela, n’a pas voulu dire d’où venait l’argent ni où allait l’argent : omerta. On a su qu’il y avait une caisse noire de 600 millions d’euros, certains ont dit « un milliard », qui servaient à « fluidifier les relation sociales », à « prévenir les conflits ».

DGS qui était président de l’UNEDIC versait des salaires en liquide à ses « collaborateurs » sans verser de cotisations sociales. DGS s’est fait remplacer à l’UNEDIC par Michel de Virville, qui avait fait un célèbre rapport en 2004 pour démanteler le Code du travail. Mme Laurence Parisot, présidente du MEDEDF dont l’UIMM est le pivot, qui a été élue contre un autre candidat, son challenger, Guillaume Sarkozy, a déclaré qu’elle se sentait « salie » par cette révélation sur l’argent liquide, que c’était un « secret de famille honteux » et que « beaucoup savaient inconsciemment ».

Le Tracfin a, en effet, révélé qu’il avait informé le ministre de l’intérieur dés 2004, Nicolas Sarkozy, sur ce trafic d’argent sale, sans qu’aucune suite n’ait été donnée à l’époque. DGS a été mis en examen, sans être placé en préventive ni lui, ni ses complices, il ont ainsi pu se concerter, il leur est reproché, entre autres, la « destruction de preuves ». DGS a passé la main à Cathy Kopp, présidente d’Accor, proche de Laurence Parisot, pour négocier à sa place avec les syndicats de salariés les accords dits de « flexisécurité » de janvier 2008. Kathy Kopp s’est aussitôt fait assister par Jacques Barthélémy, du célèbre cabinet d’avocat Barthélémy, le plus proche du MEDEF sur la place de Paris. Jacques Barthélémy est « l’expert » qui travaille depuis le 15 février 2005, dans la commission de « recodification » du Code du travail qu’il oriente dans le sens du rapport de Virville. « Liaisons sociales » de janvier 2008 révélait que « chaque mois Denis Gautier-Sauvagnac déjeunait avec M. Jean-Denis Combrexelle ». Jean-Denis Combrexelle est le directeur des relations du travail (DRT) qui était le maître d’œuvre de la commission de « recodification » du code du travail.

Gérard Filoche samedi 1er mars 2008

RAG 34. les lolo's 34

18:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.03.2008

Polynésie française: l'indépendantiste Temaru élu au "perchoir" de l'assemblée

Par Par Mike LEYRAL

AFP - L'indépendantiste Oscar Temaru a été élu vendredi au "perchoir" de l'Assemblée de Polynésie, avec l'aide de son rival, l'autonomiste Gaston Flosse, qu'il avait lui même aidé à devenir quelques jours plus tôt Président de la Polynésie.

M. Temaru a été élu président de l'Assemblée vendredi, par 28 voix contre 27 à son adversaire Hiro Tefaarere, et deux bulletins blancs.

Oscar Temaru a bénéficié de l'alliance entre son propre groupe (20 sièges) et celui de l'autonomiste Flosse (10 sièges), deux élus n'ayant pas suivi les consignes de vote de cette alliance autonomistes/indépendantistes.

Oscar Temaru et Gaston Flosse, après une lutte politique acharnée pendant plus de trente ans, avaient choisi de s'allier après la large victoire de leur adversaire autonomiste Gaston Tong Sang dans les urnes (27 sièges sur 57), lors des élections territoriales du 10 février dernier. Contre toute attente, Gaston Flosse avait alors été élu Président de la Polynésie française, avec les voix d'Oscar Temaru, le 24 février.

Il lui a renvoyé l'ascenceur vendredi en lui permettant de diriger l'Assemblée. Mais en dépit de cette prise de pouvoir réussie d'une alliance incongrue Flosse-Temaru, l'instabilité politique qui mine la Polynésie depuis plus de trois ans ne devrait pas cesser. Avec une majorité relative de 28 voix, Gaston Flosse ne pourra pas gouverner les mains libres, estiment les analystes.

C'est aussi un échec pour le Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, Christian Estrosi, qui avait fait modifier la loi électorale pour renforcer la stabilité, et qui avait ouvertement soutenu Gaston Tong Sang. L'UMP a d'ailleurs annoncé qu'elle rompait tout lien avec le parti de Gaston Flosse, le Tahoeraa Huiraatira.

Pour le politologue Sémir Al-Wardi, interrogé par l'AFP, "aujourd'hui, le Président de l'Assemblée est élu sans même avoir la majorité absolue des représentants, ce qui prouve que l'instabilité politique perdure".

Il estime également que les leaders poursuivent leurs tentatives de "débauchages" dans les groupes adverses. Pour Flosse et Temaru, il s'agit de renforcer leur majorité, selon lui. Gaston Tong Sang, de son côté, peut espérer faire voter une motion de défiance et renverser le gouvernement, s'il parvient à convaincre deux élus adverses.

Mais il a également déposé plusieurs recours pour contester l'élection de Gaston Flosse à la Présidence de la Polynésie, et invite la population à défiler devant l'Assemblée samedi.

Oscar Temaru n'a pas souhaité évoquer la question des deux bulletins blancs, qui l'ont empêché d'atteindre la majorité absolue. Interrogé par l'AFP, il s'est une nouvelle fois félicité de cette alliance, "pour la paix retrouvée". Ironie de l'actualité polynésienne, M. Flosse a été entendu vendredi par les juges, suite à une plainte déposée en 2004 par... Oscar Temaru.

Cette plainte concerne l'addition d'un fastueux dîner, que ni M. Flosse ni le ministre des finances polynésien d'alors, membre de l'UPLD (Union dirigée par Oscar Temaru) n'avaient accepté de régler.

Samedi 1 mars, 11h36 PAPEETE (AFP)

RAG 34. Les lolo's 34

13:55 Publié dans Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Montpellier : la prévention santé avant tout

Le coeur du centre ville de Montpellier abrite depuis le 1er décembre 2007 une initiative originale et unique en Europe : la Maison de prévention santé. Porté par Hélène Mandroux, maire de la ville depuis 2004 et candidate à sa succession, ce lieu est un espace d’accueil, de conférences, de rencontres et d’écoute. La municipalité veut y fédérer les professionnels de santé, les acteurs associatifs et institutionnels au service des Montpelliérains.

«Etant médecin, je sais que de nombreuses maladies, même les plus graves, peuvent être évitées avec une bonne information et plus d’attention au quotidien». Hélène Mandroux, maire de Montpellier, a fait de la santé une priorité. Une charge symbolique, dans cette ville qui héberge la plus ancienne université de médecine d’Europe en activité. La commune est d’ailleurs membre du réseau des villes de l’Organisation mondiale de la santé et ce depuis 1986.

La prévention s’inscrit donc dans une politique globale de santé publique en faveur de tous, « quels que soient l’âge ou l’origine sociale ». En plus des actions de terrain dans les écoles, les restaurants scolaires, la ville organise chaque année la Comédie de la santé, une rencontre annuelle sur le thème de la prévention, sur la grande place de la cité.

Tout le monde se sent concerné

Ainsi, la Maison de la prévention est apparue comme une évidence. La santé y est ici envisagée comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité », selon la définition de l’organisation Mondiale de la Santé (OMS). Formation aux gestes de premier secours, programme de prévention des chutes pour les seniors, cours de cuisine avec un nutritionniste, où encore dépistage bucco-dentaire et animations ludo-éducatives pour les plus jeunes : autant de séquences que propose la Maison de prévention, et ce tout à fait gratuitement.

Olivier Dufour, coordinateur et responsable de l’animation du centre, est un homme heureux :« Tout le monde se sent concerné : les gamins viennent chercher des préservatifs pendant que le 3e âge assiste à une conférence. Chaque génération a ici sa place ». L’espace dispose de trois grands ensembles : une salle de conférence transformable, un « espace ressources » avec une bibliothèque et une compilation de toutes les informations sur les associations de santé ainsi que des postes informatiques, et des bureaux fermés mis à disposition des partenaires pour gérer au mieux les permanences. Dans un souci d’accessibilité, les conférences sont traduites en langage des signes, alors qu’à la bibliothèque, on travaille à la transcription d’un maximum d’ouvrages en braille. Si la structure n’est pas encore connue de tous, les conférences réunissent en moyenne une petite centaine de personnes.

Le coût total du projet -1,1 million d’euros- a été pris en charge aux trois quarts par la municipalité, et à hauteur d’environ 25 % par la région. « Cet outil de prévention était une nécessité », assure Hélène Mandroux, « l’égalité d’accès à la santé est une des bases qui fondent notre société. Si pour certains la santé a un coût, pour moi, elle n’a pas de prix ».

Ariane Vincent

RAG 34. Les lolo's 34

07:54 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.02.2008

Avec Sarkozy, ça va mal finir... Revue de presse Clotilde DUMETZ france Inter

Ca va mal finir
Une mise en garde ce matin... "Ca va mal finir"...

"Ca va mal finir"... C'est le titre d'un pamphlet signé François Léotard... un texte impitoyable sur l'action du chef de l'Etat... Dans Le Nouvel Observateur, cette semaine, vous pouvez en lire quelques extraits...

Et l'ancien ministre fait défiler les images de ces derniers mois... Je cite... "le déferlement des milliardaires... la chasse aux nigauds, baptisée modestement 'ouverture'... le drapeau tricolore relooké par Prada... les intermittences du coeur sous les ombrages de la Lanterne"... etc. etc.... "Je commençais petit à petit à bouffer mon bulletin de vote", confie François Léotard...

L'ancien patron de feue l'UDF fustige également la politique des banlieues de Nicolas Sarkozy... sa propension à vouloir que la police décide de tout... "Il semble que notre Président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant... Il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme"...

Alors quand même... Il lui reconnaît un bon point, au Président de la République : "Tu as eu raison de citer Guy Môquet"... Léotard regrette qu'il n'ait pas parlé d'Aragon... l'Aragon de l'Affiche Rouge... Pourquoi ce regret ?, explique François Léotard... "Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait... Parce que ces étrangers de l'Affiche Rouge ont davantage honoré la France que les bons Français de Vichy"...

François Léotard qui écrit encore : "Depuis que tu es à l'Elysée, je suis inquiet"...

Et Le Nouvel Observateur raconte que "ce petit livre devait s'appeler au départ 'J'ai voté Sarkozy, et je ne me sens pas très bien'... 'Ca va mal finir', formule plus brutale, montre que le malaise a laissé place au ressentiment"...

Autre hebdomadaire dans vos kiosques ce matin... autre analyse...

Dans Le Point, vous lirez "la leçon d'Histoire de Max Gallo aux sarkophobes"... "Il est trop tôt pour crier 'Un an ça suffit', comme on lançait à De Gaulle '10 ans ça suffit'", écrit l'académicien... "même si scander aujourd'hui 'Adieu Sarko, adieu' sur l'air de 'Adieu De Gaulle, adieu' chanté par les foules de Mai 68, est une manière de fêter ce 40ème anniversaire"...

Et Max Gallo de montrer que le reproche fait à Nicolas Sarkozy d'un pouvoir trop personnel a été fait à bien d'autres... Il cite un livre de Maurice Duverger, publié il y a 50 ans et intitulé "La monarchie républicaine"...

L'écrivain préfère constater que "jamais, comme depuis le printemps dernier, la politique et la controverse n'ont autant envahi l'espace public... La politique est de retour, et donc la République est réveillée... Qui s'en plaindrait ?"...

"Et ce putain d'euro qui grimpe"...

Là, c'est Nicolas Sarkozy qui déprime sur le divan d'un psy, en Une du Monde, dans le dessin de Plantu...

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

18:25 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Hausse des prix : passer des mots aux actes

Selon l’enquête menée par l’Institut national de la consommation, le dérapage des prix des principaux alimentaires constatés entre novembre 2007 et janvier 2008 est considérable :
• produits laitiers : + 40 % pour certains yaourts, + 20% à + 37% pour les laits UHT, + 12% à + 32% pour les camemberts, + 19% à + 26% pour les beurres ;
• pâtes et céréales : + 45% pour certains types de pâtes, + 14% à + 24% pour les céréales du petit-déjeuner, + 10% à + 15% pour les biscottes et + 6% à + 22% pour les pains de mie ;
• viandes : + 44% pour certains jambons au porc, + 18% pour les blancs de dinde.


Face à l’envolée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement communique, mais n’agit pas. Or, son rôle n’est pas de se contenter de l’incantation mais bel et bien d’agir.

Pour le Parti socialiste, la hausse des prix des matières premières ne justifie pas la flambée constatée dans les magasins. Il est manifeste que certains industriels et distributeurs instrumentalisent un événement conjoncturel (la hausse des matières premières) pour accroître considérablement leurs marges, comme ils avaient souhaité le faire lors du passage à l’euro avec l’arrondissement abusif de certains prix.

C’est pourquoi le Parti socialiste demande au gouvernement de négocier avec les distributeurs et les industriels l’adoption d’un pacte de stabilité global des prix. Cet accord devrait permettre une stabilité des prix valable au moins six mois et devrait voir son application garantie par un contrôle étroit opéré par la DGCCRF*.

Le Parti socialiste renouvelle également ses propositions visant à permettre une baisse des prix : répercussion en faveur des consommateurs des marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, compensée par une taxation des super profits pétroliers, mise en place d’un chèque transport.

Mais, la nécessité de prendre des mesures pour éviter la hausse des prix ne doit pas faire oublier l’obligation d’agir en faveur des revenus des salariés et des retraités, pour permettre de maintenir ou même d’augmenter le pouvoir d’achat des Français. Ainsi, le Parti socialiste propose :
• de revaloriser immédiatement les petites retraites de 5% et d’augmenter l’ensemble des autres retraites d’un montant comparable à l’inflation ,
• d’ouvrir de réelles négociations salariales avec les fonctionnaires, garantissant a minima un maintien de leur pouvoir d’achat,
• s’agissant du secteur privé où se multiplient les conflits sociaux, de conditionner les allègements de cotisations sociales à la conclusion d’un accord salarial.
• d’augmenter le SMIC et la prime pour l’emploi

(*Direction générale de contrôle et de la concurrence de la répression des fraudes)

Communiqué du Bureau national

RAG 34. Les lolo's 34

18:25 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.02.2008

URGENCE SOS ! Nouvelles alarmantes d'Ingrid Betancourt

URGENCE SOS ! INGRID BETANCOURT, 6 ans de captivité, c'est inhumain, LIBEREZ-LA! SOS FREEDOM FOR INGRID ! RESPECT HUMAN RIGHTS!


URGENCE  INGRID BETANCOURT ! 6 ans de captivité, c'est inhumain,  LIBEREZ- LA! FREEDOM FOR INGRID ! RESPECT HUMAN RIGHTS!








28/02/2008 - AFP, TSR, TeleSur, EuroNews
Un des otages relâchés mercredi par les FARC en Colombie a affirmé à la télévision vénézuélienne que la Franco-Colombienne était dans "une situation extrêmement difficile".

"Elle est très mal traitée par la guérilla. Cela il faut le dire au monde entier. La guérilla s'est acharnée contre Ingrid Betancourt et elle est dans des conditions inhumaines, entourée de gens qui n'ont rien fait pour lui rendre la vie agréable", a déclaré Luis Eladio Perez, peu après son transfert à l'aéroport vénézuélien de Maiquetia, près de Caracas (lire ci-contre).

Agé de 50 ans, cet ex-président de la Commission des relations internationales du Sénat avait été capturé par les FARC le 6 octobre 2001 à Ipiales, dans le département de Narino (sud). Il a indiqué avoir rencontré pour la dernière fois le 4 février dernier l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne, enlevée le 23 février 2002. Il a entretenu en captivité une relation d'amitié avec Ingrid Betancourt qui le mentionnait dans son dernier message à sa famille comme son confident.

"Malade et proche de la fin"

"Ingrid est dans une situation extrêment difficile", a précisé Luis Eladio Perez. Selon lui, "il faut d'une manière ou d'une autre réussir à ce que cette situation s'améliore, au moins pendant les jours qu'elle doit encore passer en captivité". "Elle est très mal, très malade, physiquement épuisée", a-t-il ajouté.

Pour Gloria Polanco, autre otage à avoir été libérée mercredi par les rebelles colombiens,le traitement infligé à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne est "sans pitié". "Elle est enchaînée (...), entourée de personnes qui ne lui ont pas rendu la vie facile", a déclaré l'ex-otage. "Elle est très malade. Elle souffre d'une hépatite B récurente et est proche de la fin", a-t-elle ajouté.

Gloria Polanco a exhorté le président Hugo Chavez à tout faire pour obtenir la libération de la Franco-Colombienne qui serait détenue dans un camp en pleine jungle. "En tant que femme et mère de famille, je vous demande du plus profond de mon coeur de vous battre pour libérer Ingrid le plus vite possible", a-t-elle dit.

Appel de Hugo Chavez

Le président vénézuélien a demandé mercredi au chef des Farc, Manuel Marulanda, alias "Tirofijo", de transférer de toute urgence en lieu sûr Ingrid Betancourt. "Marulanda, la première chose que je te demande de tout coeur est de la confier à un commando plus proche de toi (...) dans la perspective de sa libération définitive", a déclaré Hugo Chavez. "Je crois que c'est urgent", ajoute-t-il.

Le président vénézuélien a expliqué qu'il allait envoyer un message par les canaux dont il dispose pour tenter d'obtenir la libération de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne parce qu'elle est "l'unique femme qui reste aux mains des Farc".

Le site : www.agirpouringrid.com

RAG 34. Les lolo's 34

13:22 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.02.2008

USA Primaires : Le rôle du parti Démocrate dans l’offensive contre les pauvres

par Jean-Jacques Chavigné
Contrairement à l’image qui en est donnée en France, la bataille entre les Démocrates et les Républicains n’oppose pas la Gauche et la Droite. Le parti Démocrate est, comme le parti Républicain, un parti de Droite. C’est comme si, en France, les deux seules forces politiques qui s’opposaient étaient l’UMP et le MoDem.
L'article en PDF

Dans la mesure où ils consentent à parler des programmes des candidats et ne se concentrent pas uniquement sur les problèmes de personne, les principaux médias de notre pays font grand cas des propositions d’Hillary Clinton en faveur de l’amélioration de l’assurance maladie.

Ce n’est pourtant pas la première fois que les démocrates font des propositions du même type sans pour autant tenir leurs engagements. Les propositions d’Hillary Clinton sont, d’ailleurs, très en-deçà de ce que proposait William Clinton au début en 1993 puisqu’elles se limitent à proposer l’amélioration de la couverture maladie des seuls enfants. Certes, il s’agit d’une urgence dans un pays où 8,5 millions des moins de 18 ans ne bénéficient d’aucune assurance santé. Mais, même si cet engagement était tenu, 36,5 millions d’Américains resteraient encore sans la moindre couverture maladie (ils sont aujourd’hui 45 millions) qu’elle soit publique (Medicaid, Medicare) ou privée (assurances prises par l’entreprise).

Le projet de William Clinton prévoyait que tous les salariés pourraient disposer d’une assurance maladie financée à 80 % par leur employeur. Il autorisait l’Etat fédéral à intervenir pour garantir aux assurés un remboursement minimum de leurs dépenses de soins et pour fixer un maximum aux coûts des primes d’assurance.

L’introduction de ces mesures dans la législation américaine s’est rapidement heurtée à la coalition des petites entreprises, des sociétés d’assurance, de l’industrie pharmaceutique et de l’American Medical Association qui avait déjà réussi à faire rejeter tous les projets de système d’assurance maladie universelle, que ce soit durant le New Deal des années 1930, ou sous la présidence de Truman à la fin des années 1940.

Cette coalition, grâce à une gigantesque campagne publicitaire (le film « Sicko » de Michael Moore en montre quelques extraits exemplaires) dénonçant la main mise de l’Etat sur la santé, avait amené Clinton à renoncer à son projet. Tout aussi libéral que les républicains, William Clinton ne pouvait, guère, en effet répondre à une campagne qui l’accusait de transformer les Etats-Unis en une nouvelle URSS…

Pire, en acceptant de signer la loi votée par un congrès à majorité républicaine, Clinton a fait plus contre les pauvres de son pays que Reagan et Bush réunis. Les attaques contre le filet de sécurité minimum mis en place, dans les années 1960, par Lyndon B. Johnson dans sa politique de « guerre contre la pauvreté » se sont, en effet, effectuées en trois phases dont la principale s’est déroulée pendant la présidence de William Clinton.

Ronald Reagan
Dans une première phase, au début des années 1980, Ronald Reagan s’est fait le champion de la dénonciation des « welfare queens », ces « reines de l’aide sociale » qui, selon lui, vivaient royalement en multipliant le nombre de leurs enfants avec de multiples partenaires. L’idéologie néolibérale donnait un vernis intellectuel à ces dénonciations en faisant de la pauvreté la conséquence, non de conditions sociales, mais de faiblesses morales ou intellectuelles d’ordre individuel.

L’aide sociale, dans cette optique, loin d’aider ces personnes à sortir de la pauvreté ne pouvait que les y maintenir. Le terme de pauvreté laissait alors la place à celui de « welfare dependency ».

Ce qui rendait possible une telle stigmatisation de cette fraction du salariat c’était sa mise à l’écart par l’instauration de prestations sous condition de ressources financées par l’impôt, en premier lieu l’impôt des salariés dotés d’un emploi stable.

Cependant, même s’il avait activement labouré le terrain et considérablement diminué le montant de l’aide sociale, Reagan n’avait pas réussi à imposer le « workfare » l’obligation de travailler en contrepartie de l’aide sociale.

William Clinton
Ce fut William Clinton, le nouveau Président démocrate, qui mit en place cette obligation de travailler pour pouvoir bénéficier de l’aide sociale. Il signa, en effet, aussitôt après sa réélection de 1996, la loi votée par un Congrès à majorité républicaine. La Constitution américaine lui permettait pourtant de ne pas signer cette loi mais l’assurance-maladie n’était pas la priorité des préoccupations de William Clinton dans un pays où (en 1996) près de 40 millions d’Américains ne disposaient d’aucune couverture maladie !

Cette loi inaugurait la deuxième phase de l’attaque contre les pauvres. Elle imposait à tout bénéficiaire adulte de l’aide sociale d’accepter un emploi salarié dans une entreprise privée ou dans un programme de « workfare » mis en place par les Etats ou les municipalités. La loi ne s’arrêtait pas là puisqu’elle supprimait le programme d’assistance aux familles nécessiteuse (AFDC). Il était remplacé par un programme « d’aide temporaire aux familles dans le besoin » (TANF) et limitait à cinq ans (pour toute une vie) la possibilité de bénéficier de l’aide sociale.

La loi stipulait, également, que toute femme qui aurait un enfant supplémentaire alors qu’elle bénéficiait de l’aide sociale se verrait privée de cette aide. D’emblée, d’ailleurs, cette aide était refusée aux mères mineures célibataires ne vivant pas chez leurs parents… A la stigmatisation et aux restrictions de ressources élémentaires s’ajoutait un insupportable discours moralisateur.

Georges W. Bush
Dans une troisième phase, Georges Bush faisait voter une loi qui gelait les dépenses d’aide sociale et obligeait les bénéficiaires à travailler 40 heures par semaines, au lieu de 30. Il annonçait dans ses derniers discours la prochaine phase de la lutte contre les pauvres : un filet de sécurité à la charge de la charité privée ou, ultime secours, à la discrétion du « Dieu tout-puissant »…

Le parti Démocrate : un parti de Droite
Contrairement à l’image qui en est donnée en France, la bataille entre les Démocrates et les Républicains n’oppose pas la Gauche et la Droite. Le parti Démocrate est, comme le parti Républicain, un parti de Droite. C’est comme si, en France, les deux seules forces politiques qui s’opposaient étaient l’UMP et le MoDem.

mardi 19 février 2008 Jean-Jacques Chavigné

Le site de Démocratie et Socialisme

RAG 34. Les lolo's 34

11:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent FABIUS : "Pour présider, il faut d’abord se présider soi-même !"



Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter.

Ecouter réécouter l'invité d'inter


Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter. Vous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs.

Laurent Fabius a rappelé aujourd’hui que "pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même", alors que l’algarade de Nicolas Sarkozy samedi au Salon de l’agriculture continue de susciter la polémique.

"Au moment de la campagne présidentielle, voyant ce qui se profilait, j’avais dit : pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même. Cette phrase malheureusement trouve toute son actualité", a déclaré le député sur France Inter.

"Je trouve ça absolument lamentable. Qu’il y ait une agression verbale à l’égard du président de la République, c’est lamentable, mais ça arrive à beaucoup d’hommes politiques. Simplement, il ne faut pas se situer dans la réponse sur le même plan, sinon on s’abaisse", a-t-il jugé.

Laurent Fabius a également estimé lundi que le Parti socialiste devait « avoir une ligne claire » pour les municipales, récusant l’« opportunisme » en matière d’alliances électorales.

« Nous définissons dans chaque commune - et il y aussi les élections cantonales - des projets qui doivent être de gauche et rassembleurs », a-t-il déclaré sur France Inter.

« Nous appelons à rassembler autour de nous l’ensemble de la gauche, et certains autres s’ils partagent notre sentiment », a-t-il poursuivi.

Alors que des alliances locales avec le MoDem font débat dans les rangs socialistes, M. Fabius a jugé qu’« il y a des conditions qui doivent être mises, sinon ce serait un opportunisme et l’opportunisme ne mène jamais à rien ».

« C’est le Parti socialiste qui doit lui-même avoir une ligne claire et qui ne doit pas être à la remorque des autres », a-t-il insisté.


Vous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs sur le blog de Laurent FABIUS



RAG 34. Les lolo's 34

11:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le pouvoir d'achat, nette première préoccupation des Français

par Véronique Tison



PARIS (Reuters) - Le dernier trimestre de 2007 et le début de 2008 ont été marqués par une spectaculaire résurgence de la thématique du pouvoir d'achat en France, au détriment de l'emploi, montre une étude publiée vendredi par l'Ifop sur la base de plusieurs enquêtes récentes.

A la rentrée 2007, un quart des personnes interrogées par l'Ifop pour Paris Match dans le cadre de son Tableau de bord politique mensuel citaient le pouvoir d'achat comme première priorité, loin derrière l'emploi (34%). Trois mois plus tard, les résultats de l'enquête de novembre attestaient d'une inversion des enjeux avec le pouvoir d'achat qui devançait l'emploi de neuf points (37% contre 28% des citations).

Les résultats plus récents du Tableau de bord réalisé les 31 janvier et 1er février confirment et amplifient ce phénomène : 41% des Français désignent désormais le pouvoir d'achat comme priorité contre 23% pour l'emploi, soit un différentiel de 18 points, relève l'Ifop.

Au printemps 2006, dans une enquête réalisée par l'Ifop pour le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences-Po), seules 10% des personnes interrogées citaient la hausse des prix comme le problème jugé le plus important pour la France, contre 38% pour l'emploi.

L'institut explique l'inversion de la fin 2007 par le contexte de décrue du chômage, d'une part, et de l'autre par l'importance prise par le pouvoir d'achat dans le débat politique avec les promesses électorales de Nicolas Sarkozy, l'adoption de diverses mesures par le gouvernement et un contexte économique incertain.

L'ATTACHEMENT PARTISAN INFLUE PEU

L'Ifop relève que l'importance accordée au pouvoir d'achat a progressé au sein de toutes les catégories socioprofessionnelles mais avec davantage de force parmi les plus exposées aux aléas économiques : les catégories populaires (29% en septembre 2007, 46% au début 2008, soit +17 points) et les personnes à la retraite (respectivement 24% puis 40%, soit +16 points).

Dans les catégories sociales supérieures, 22% des cadres et professions libérales considéraient le pouvoir d'achat comme le problème prioritaire en septembre 2007 et 30% au début 2008, soit une progression de huit points.

La forte progression du pouvoir d'achat parmi les priorités désignées par les Français ces derniers mois est davantage le fait de ceux résidant dans un milieu rural - 44% de ces derniers en font leur premier enjeu, soit une hausse de 27 points en six mois, contre une progression de 14 points en milieu urbain. Auparavant la sensibilité au pouvoir d'achat était principalement ressentie à la ville, sans doute sous l'effet de la hausse des prix de l'immobilier.

L'Ifop relève par ailleurs que la montée de la thématique du pouvoir d'achat parmi les priorités des Français impacte de façon équivalente la droite et la gauche, en l'occurrence les sympathisants de l'UMP et du Parti socialiste. Les sympathisants du Mouvement démocrate (MoDem) se distinguent en revanche par une plus forte sensibilité à cette question : 51% le désignent comme priorité pour la France, en progression de 26 points sur six mois, contre +15 points pour le PS et l'UMP.

Véronique Tison. Reuters - Vendredi 22 février

RAG 34. Les lolo's 34

09:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Réponse de RAG 34 au mégalomane de Mèze : "Casse-toi, pauvre con !" Voir la vidéo

VIDEO : Sarkozy à un visiteur du salon de l'agriculture : "Casse-toi, pauvre con !"

Premiers pas mouvementés de Sarkozy (une côte de popularité à 38% dans un dernier sondage) au Salon de l'agriculture.

Changement de présidence et changement de style au Salon de l'agriculture. L'événement était très apprécié de son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'y prélassait presque. Là, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde.
A mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté: "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.

Voir la vidéo sur le site du journal Le Parisien (vidéo vue 100.000 fois depuis hier 20h00).

RAG 34. Les lolo's 34

02:02 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Famille , Politique , Traditions , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Faisons campagne pour sanctionner Sarkozy dans les urnes !


Sarkozy lui-même l’a reconnu : le résultat des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars prochain constituera le premier verdict des Français sur sa politique.
Chiche !




Un succès de la droite à ces élections lui offrirait un point d’appui pour poursuivre et aggraver la remise en cause de notre modèle social et républicain. La liste des réformes prévues pour le lendemain des municipales s’allonge d’ailleurs de jour en jour : loi sur le contrat de travail, loi sur les OGM, redéfinition de la politique de défense et de relations extérieures de la France, TVA dite sociale…

A l’inverse, un succès de la gauche permettrait d’enrayer la mécanique sarkozienne. Il casserait la dynamique construite pendant la présidentielle. Il menacerait les prochaines étapes de la « rupture » sarkozienne. On voit déjà Sarkozy reculer (un peu) devant les mauvais sondages. Qu'est-ce que ce serait alors devant une défaite électorale pour de bon, au fond des urnes.


PRS, qui ne présente ni ne soutient aucun candidat aux élections, a décidé de lancer une campagne pour le vote à gauche aux municipales et cantonales.

Cette campagne est un appel à tous les citoyens en désaccord avec la politique suivie par le pouvoir pour qu’ils se mobilisent dans les urnes.

Cette campagne est une invitation à tous les candidats de gauche pour qu’ils assument la confrontation politique avec la droite qui est aujourd’hui nécessaire.

Cette campagne est une contribution à la politisation d’un rendez-vous électoral qui ne sera pas purement local mais qui aura une importance nationale considérable.

Les affiches sont dès à présent en commande sur le site.

RAG 34. Les lolo's 34

02:01 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Rétention de sûreté - Sarko Ier a saisi la Cour de cassation



Au lendemain de la censure partielle du Conseil constitutionnel, le président lui demande "de faire toutes les propositions" pour "une application immédiate" de la loi.

Le Conseil constitutionnnel a considéré jeudi que la rétention de sûreté des criminels dangereux n'était pas une peine et pouvait donc s'appliquer de manière rétroactive. Mais il en a limité fortement le champ d'application.

Peut mieux faire ! Le président a demandé vendredi au premier président de la Cour de cassation "de faire toutes les propositions" pour permettre "une application immédiate" de la loi sur la rétention de sûreté, au lendemain de la censure partielle du Conseil constitutionnel, a indiqué le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. "L'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés (...) reste un objectif légitime pour la protection des victimes", a-t-il expliqué.

Car si les 9 Sages ont approuvé jeudi le principe de la création de la rétention de sûreté dans des centres d'enfermement à vie pour les criminels dangereux, ils en ont encadré fortement son application immédiate aux criminels déjà condamnés. Selon le Conseil constitutionnel, ces criminels ne pourront être enfermés dans les centres spéciaux que s'ils violent les obligations auxquelles il sont soumis à leur sortie de prison, comme le port du bracelet électronique, l'obligation de se présenter régulièrement au commissariat ou de se soigner.

Sarkozy sème le trouble

La Chancellerie a jugé vendredi "tout à fait normal" cet appel à la Cour de cassation pour "améliorer le dispositif" prévu. Mais cette décision met en principe fin à la procédure. L'article 62 de la Constitution stipule en effet que "les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles".

Les services du premier président de la Cour de cassation, plus haut magistrat français, se sont réunis dans la soirée. Ils ont simplement confirmé à la presse avoir reçu la proposition de mission de l'Elysée mais n'ont pas réagi officiellement. Pour le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Bruno Thouzellier, cette appel est une "incongruité constitutionnelle".

Pas une peine

Pour le reste, "le président de la République se réjouit que le Conseil constitutionnel ait validé l'introduction de la rétention de sûreté dans notre droit", a déclaré David Martinon. "Cette mesure permettra d'empêcher la libération pure et simple d'un criminel à l'issue de sa peine, alors même qu'il a refusé d'être soigné pendant son incarcération et que tous ceux qui le suivent, surveillants, travailleurs sociaux, médecins, sont convaincus que l'intéressé est toujours dangereux et qu'il va récidiver", a-t-il poursuivi.

La loi prévoit que les criminels condamnés à 15 ans de réclusion et plus pour "assassinat, meurtre, torture ou actes de barbarie, viol, enlèvement ou séquestration" pourront être placés en "rétention" à leur sortie de prison. Cela se ferait pour une période d'un an renouvelable indéfiniment, sur décision de justice, après un avis d'experts sur leur dangerosité. La "rétention", considérée non comme une peine mais une mesure de sûreté par le Conseil constitutionnel dans son avis rendu jeudi, autorise pour la première fois en droit français, hormis le domaine psychiatrique, l'emprisonnement d'une personne sur un "profil" et non en "raison de faits".

D'après LCI-TF1


RAG 34. Les lolo's 34

02:00 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Election sanction !

par François DELAPIERRE
Il a suffi de la perspective d’une défaite aux élections municipales et cantonales dans un mois pour que la « machine Sarkozy » se mette à prendre l’eau de toutes parts.


Huit mois après une présidentielle triomphale, la droite est en rébellion quasiment ouverte contre son champion officiel. Le gouvernement s’entre-déchire, la majorité parlementaire fait la grève du vote. Et le pouvoir est contraint de renoncer spectaculairement à plusieurs de ses objectifs. Qu’est-ce que cela serait alors au lendemain d’une défaite électorale subie pour de bon au fond des urnes !

En tout cas, les chauffeurs de taxi peuvent déjà dire merci à la gauche. Les fonctionnaires aussi. Et les titulaires du minimum vieillesse également. Coup sur coup, Sarkozy vient en effet de procéder à de spectaculaires rétropédalages pour chercher à reconquérir l’électorat qui se détourne de lui parce qu’il rejette sa politique.

Bien sûr, Sarkozy n’oublie pas ses clientèles. Bien sûr, le gouvernement réagit aussi par une nouvelle relance de sa politique sécuritaire : multiples visites de commissariats, plan banlieue axé sur la répression policière… jusqu’aux orpailleurs clandestins que Sarkozy s’apprête à pourchasser au cœur de la jungle guyanaise. Bien sûr, l’orientation du gouvernement n’est pas mise en cause par ces annonces. Sur l’essentiel rien ne change. Mais soudain, un peu de soleil a frappé les réprouvés. Et le président découvre dans la cabine de pilotage l’existence d’une marche arrière.

Les caisses sont vides ? Plus maintenant ! Les fonctionnaires, pour lesquels le gouvernement excluait toute hausse générale des traitements, auront enfin le droit à une augmentation du point d’indice. Le minimum vieillesse, que Sarkozy avait promis d’augmenter de 25% et qu’il n’avait finalement réévalué que de 1,1% aura aussi son coup de pouce. Pour être bien sûr que la mesure produise ses effets (électoraux) à la veille des municipales et des cantonales, Sarkozy a même annoncé une prime de 200€ en guise « d’avance ».

Sarkozy avait promis d’appliquer « toutes » les propositions du rapport Attali (rebaptisé rapport « Attila » par Denis Sieffert, le directeur de Politis, car là où il passe les acquis sociaux ne repoussent pas) ? Finalement, le pouvoir s’empresse de le mettre sous la table.

Tout ceci ne fait pas la maille, me direz-vous. C’est sûr. Donc il faut continuer ! A chaque ville et chaque canton que la droite craint de perdre, le gouvernement lâche du lest. Et il reste beaucoup à lâcher : les franchises médicales par exemple, ou encore un engagement clair à renoncer à la TVA sociale qui sommeille toujours dans son placard en attendant le lendemain des élections. Sans parler du SMIC ou des postes dans l’éducation nationale. Il y a tant à lâcher pour soulager la grande masse de ceux qui galèrent. Du coup, il paraît que nos « partenaires européens » deviennent nerveux. On le serait à moins. Ils ont obtenu que la France s’engage à ne pas consulter son peuple par référendum (comme l’a confirmé Sarkozy à la télévision dimanche dernier). Ce n’est pas pour qu’elle cède à ses exigences sociales quelques semaines plus tard.

Ceux qui à gauche pensaient trouver leur salut électoral dans l’affirmation du caractère localo-local de l’élection sur fond de dépassement du clivage gauche-droite ont intérêt à se reprendre. La gauche l’emportera si elle fait de cette élection un référendum contre la politique de Sarkozy. En faisant clairement campagne contre la politique de la droite, elle permettra aux électeurs floués de se faire entendre. Rien ne serait pire à l’inverse que de rendre le vote sanction impossible en engluant ces élections dans la dépolitisation, les combinaisons avec le Modem et les ruptures répétées de l’union de la gauche.

PRS est une association qui de part ses statuts ne soutient aucun candidat et aucune liste. Mais nous ne resterons pas pour autant spectateurs. Sans compter tous les militants engagés personnellement dans une confrontation électorale, nous venons de lancer une campagne pour le vote à gauche contre Sarkozy. L’affiche est prête. Elle est à la disposition de tous ceux, candidats ou non, qui veulent se saisir de cette occasion de sanctionner le pouvoir.

Car dans l’hypothèse d’une sanction électorale, nous savons la fragilité du pouvoir en place. La « solution » Sarkozy à la crise de la droite est extrêmement vulnérable. Elle repose d’une part sur l’absence d’opposition. Elle réclame d’autre part sans cesse des victoires pour conforter la soumission de la droite à l’autorité personnelle de son chef. Bonaparte ne peut pas se permettre de perdre une bataille. D’autant qu’après avoir organisé un régime de pouvoir personnel, Sarkozy a perdu le bénéfice des fusibles habituels ou d’une retraite commode « au-dessus de la mêlée ». Un seul coup bien ajusté peut donc atteindre la cabine de pilotage et bloquer la machine. Un coup que seul le peuple a les moyens de porter.



RAG 34. Les lolo's 34

02:00 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Elections municipales et cantonales : carton jaune à la droite !



Laurent Fabius appelle les électeurs à adresser un carton jaune à la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Les élections municipales et cantonales seront l’occasion de se prononcer sur la politique mise en oeuvre et à venir du gouvernement Sarkozy-Fillon. Des mauvais coups ont été portés depuis neuf mois : baisse du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, taxes médicales, coupes sombres dans les effectifs de la fonction publique, remise en cause de la laïcité, alignement sur la diplomatie de Bush, refus d’organiser un référendum sur le nouveau traité européen. D’autres décisions négatives sont en préparation : augmentation de la TVA et de la CSG, taxes diverses notamment sur les téléphones mobiles et les abonnements à l’Internet, démantèlement du code du travail et du système de retraites par répartition, etc.

Dans 37 jours, en se rendant aux urnes et en choisissant le bulletin socialiste, les Français auront la possibilité d’adresser un carton jaune à la politique actuelle.

Afin de faciliter le travail de mobilisation sur le terrain, nous mettons en ligne sur le site www.laurent-fabius.net un "carton jaune à la droite". S’ils le souhaitent, les sympathisants, les militants, les candidats peuvent le télécharger et l’utiliser lors du porte à porte, sur les marchés, dans les réunions publiques.

Cliquez ici pour le télécharger en haute définition.


RAG 34. Les lolo's 34

01:59 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

LAÏCITE 2/2 : Jean-Luc Mélenchon : ALERTE AUX SECTES

Et maintenant les sectes ! Sarkozy meilleur ami des gourous et autres mages ! Je crois vraiment que quelque chose ne tourne plus rond au sommet de l’Etat. Il est impossible qu’une conseillère élyséenne si haut gradée, directrice de cabinet tout de même, ait lancé ce ballon d’essai sur les sectes et l’idée de banaliser la secte des « scientologues » sans y avoir été autorisée, si ce n’est par un ordre formel à tout le moins par une ambiance très contagieuse et permissive dans le domaine des délires religieux. Cette fois ci nous sommes au-delà des provocations habituelles de la « droite décomplexée » que prétendait incarner Nicolas Sarkozy.

GLAUQUE
Même des gens de droite sans complexe ont du bondir en découvrant les propos de la directrice de cabinet du président de la République. Nous sommes aussi au-delà de l’abandon de la laïcité républicaine au profit de la « laïcité positive » chère à Benoit XVI et à la mouvance cléricale. Déjà nombreux parmi les gens d’église et davantage encore parmi les croyants avaient marqué une froideur significative après les prêches présidentiels. Peu nombreux sont ceux qui ont applaudi à l’idée de ré-ouvrir le débat de 1905… A présent nous sommes dans un autre monde. Comme dirait madame Weil, notre « sang s’est glacé » en lisant les propos de madame Mignon. Dénoncer le travail des parlementaires sur l’identification des sectes, proposer leur banalisation au nom de la liberté de conscience c’est un tout particulièrement glauque et inquiétant. On ne pourra pas invoquer le dérapage. Trop de signes convergent pour signaler une véritable offensive. D’abord les discours de prédicateur du président de la République. Je n’y reviens pas. Son obsessionnelle hostilité contre le siècle et la philosophie des lumières. Son copinage avec le scientologue Tom Cruise. Son addiction aux délibérations de l’administration Bush qui classe tous les ans la France au rang des pays qui font des persécutions religieuses en raison du sort que notre République réserve aux sectes. Ensuite les déclarations réitérées de la ministre de l’intérieur aussi bien sur la loi de 1905 que sur la nécessité de reconsidérer la répression des sectes en France. Enfin la décision de supprimer la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les sectes (Milviludes) qui était précisément chargée de surveiller et évaluer l’activité sectaire. Cette mission interministérielle avait déjà subit ses premières attaques lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur. Pour signifier qu’une page allait être tournée, il en avait changé le nom, devenu très populaire dans les milieux vigilants sur ce dossier, Il l’avait surtout privée de l’aide des renseignements généraux qui accomplissait pour elle un travail décisif de surveillance des organisations sectaires. Cette réforme avait aussi permis d’évincer l’un de ses responsables, Arnaud Palisson, qui avait soutenu une thèse de droit pénal portant sur les dérives et infractions de la scientologie. Depuis prévaut une ambiance bien particulière que dénonce l’Union nationale des associations pour la défense des familles et de l’individu victimes des sectes, l’UNADFI : « force est de constater que le lobbying des mouvements sectaires a porté ses fruits et que le principe de laïcité est bafoué à tous les niveaux de l’Etat, tant politiques, administratifs que judiciaires. Non lieux, relaxes, harcèlements judiciaires à l’encontre des associations de défenses, des victimes, des témoins, des députés… rendent toute action de réparation impossible » Ce point mérite toute notre attention. La réalité du danger des pratiques sectaires est avérée par les témoignages des évadés , les drames constatés et les décisions de justice qui les ont souvent condamnés. De cela, madame Mignon ni monsieur Sarkozy, ne disent mot. Pas plus qu’ils n’ont une parole pour les victimes et les familles de victimes. Pourtant peuvent-ils ignorer leur existence ? Non, bien sur. Ils connaissent leur sujet. Ils savent qu’il n’a rien d’abstrait. Tout cela vient donc de loin et de propos délibéré.

UNE QUESTION EUROPEENNE
Dans la mesure où c’est à propos du « toilettage » de la loi de 1905 que surgit l’idée de modifier le sort fait aux sectes, on constate que nous avions raison de nous émouvoir en entendant le discours de Latran. Il est donc devenu évident à présent que nous devons nous préparer à faire face à une offensive. Par conséquent le mieux est de préparer notre propre action. D’abord en informant largement. En éduquant. Ensuite en préparant une mobilisation de masse. Je pense que le mois de juin pourrait être une bonne fenêtre de tir. C’est la période où commencera la présidence française de l’Union européenne. Nous aurions plus de facilité à obtenir une rétractation du président et l’abandon de la révision de la loi de 1905. Mais surtout nous enverrions un signal fort en Europe où se joue en ce moment le retour des églises sur la scène politique et la reconnaissance des sectes. Peu de média s’intéressent à cette question. Pourtant en Espagne et en Italie, l’église fait un retour en force dans les joutes politiques. En Espagne elle appelle à présent à voter contre les socialistes aux élections législatives. Elle avait déjà fortement appuyé la manifestation en défense de la « famille traditionnelle » à Madrid. Et sans que nul n’en dise ni ne s’en étonne, un message vidéo du pape avait été diffusé à cette occasion ! Un signal européen est donc nécessaire de bien des façons, notamment parce que cette partie entre les églises et les Etats se joue à cette échelle depuis que le traité européen institutionnalise le dialogue avec les églises. L’église catholique mène sa bataille à cette échelle. Dans ce contexte il est déplorable que la voix de la laïcité, qu’est traditionnellement celle la France, soit dorénavant confisquée par tel président ! N’a-t-il pas publiquement déploré l’abandon de la référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans feu le traité constitutionnel ? Enfin, ma note sur ce blog à propos de la discussion au Sénat sur les risques que court la laïcité dans le cadre des dispositifs européens est là pour démontrer les mécanismes qui peuvent agir contre la laïcité républicaine. Cette note me vaut une série d’éditoriaux sur un site de la secte scientologue qui prétend me faire dire que je serais un adversaire des droits de l’homme. Rien de moins. Il est temps de réagir à gauche et dans la mouvance laïque au sens très large qui est plus ample que les catégories du champ politique. Pour cela il faut d’abord abandonner cette sorte de paresse militante qui laisse faire, réagit mollement et multiplie les concessions oratoires par peur d’être stigmatisé comme « sectaire » ou « laïquard » tandis qu’avancent de tous côtés les fourriers tenaces de l’obscurantisme que les générations précédentes avaient fait reculer au prix de tant d’efforts.

Notre note précédente : LAÏCITE 1/2 : Jean-Luc Mélenchon : A PROPOS DE LAÏCITE


RAG 34. Les lolo's 34

01:57 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

LAÏCITE 1/2 : Jean-Luc Mélenchon : A PROPOS DE LAÏCITE

Je vais éditer un petit livre la semaine prochaine. Edition Bruno Leprince, 80 pages, 5 euros. Pour l’avoir, il faut le commander chez votre libraire habituel. Ce petit livre reprend le texte d’une conférence que j’ai prononcé devant le Grand Orient de France, le 22 janvier dernier, pour décortiquer le contenu et la signification du discours prononcé par Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Vatican. Peut-être n’avez-vous pas suivi cette affaire ? Le président a accepté d’être nommé Chanoine de Latran, la paroisse du Vatican à Rome. A l’occasion de sa « prise de fonction » il a prononcé un discours qui reprend le concept de « laïcité positive » défendu par le pape Benoit XVI. Le ridicule du ton de prédicateur qu’il utilise, les provocations auxquelles il se livre contre la vision républicaine de l’histoire de France, la philosophie des "Lumières" et les maitres de l’école publique, ne doivent pas faire perdre de vue l’objectif politique qu’il poursuit. Il s’agit pour lui de faire entrer la France dans la logique du « choc des civilisations » où les religions définissent les personnes, les sociétés et le système des relations internationales. Pour cela il veut tourner la page de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat. Il y a danger. Mon petit livre est une analyse qui essaie d’être aussi serrée et documentée que le permet le temps d’un discours. Pour cet instant, dans le même registre de problème je veux vous alerter de nouveau à propos du traité de Lisbonne du point de vue des risques qu’il fait courir à la laïcité de la République française.

Lire la suite sur le blog de JLM

Note sur le même thème : LAÏCITE 2/2 : Jean-Luc Mélenchon : ALERTE AUX SECTES


RAG 34. Les lolo's 34

01:57 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24.02.2008

Royal s'affiche avec Frêche



Hier à Montpellier, l’ex-candidate à l’Elysée a soutenu la liste de gauche menée par Hélène Mandroux, sur laquelle figure le sulfureux Georges Frêche. Ce dernier apporte son soutien à Royal dans sa conquête du parti.

ATTABLÉ à la terrasse du Café 1893, Georges Frêche savoure son plaisir. Ségolène Royal vient de rendre un vibrant hommage « au grand bâtisseur de Montpellier ». Lui « le banni », « persona non grata » au siège du PS, tient sa revanche.

Et une belle ! Un bain de foule hier après-midi, place de la Comédie, au côté de l'une des personnalités les plus populaires à gauche, devant une meute de journalistes et sous un soleil radieux : ça vaut bien toutes les réhabilitations. Venue soutenir la maire sortante Hélène Mandroux - bien partie pour gagner son duel face à l'UMP Jacques Domergue -, Ségolène Royal a par la même occasion enregistré le soutien déclaré du patron du Languedoc-Roussillon dans la course au leadership du PS.

« Tu as le bonjour d'un divers gauche »

Posé sur la table bien en évidence, « l'Assassinat raté de Georges Frêche », le livre de son ami journaliste Alain Rollat. Le 27 janvier 2007, le tout-puissant président du conseil régional, tête de liste aux élections sénatoriales d'octobre prochain, a été exclu du PS pour « incompatibilité avec les valeurs socialistes ». Ses propos scandaleux sur « les blacks de l'équipe de France de football » avaient suscité un tollé. Frêche n'en était pas à sa première sortie. En février 2006, déjà, il avait qualifié de « sous-hommes » les harkis, propos qui lui ont valu une condamnation en première instance avant d'être relaxé par la cour d'appel.

Qu'importe : homme d'influence aux réseaux puissants, Frêche reste un allié incontournable sur la route qui mène au poste de premier secrétaire. Royal le sait. A l'aéroport, devant les photographes, la bise est plutôt fraîche : « Tu as le bonjour d'un divers gauche », lui glisse-t-il un brin aigri, en allusion à sa mise au ban du PS. Durant la présidentielle, l'ex-candidate avait dû prendre ses distances avec cet allié encombrant. « Elle a vendu ma peau pour des cacahuètes », écrivit-il alors. Aujourd'hui, c'est oublié. « Nous n'avons pas besoin de nous réconcilier puisque jamais nous n'avons été fâchés », ose Royal. D'ailleurs, elle lui dédicace son livre « Ma plus belle histoire, c'est vous » : « Pour Georges, très amicalement. » Doit-il revenir au PS ? L'ex-candidate botte en touche : « Ce n'est pas le sujet... il ne faut pas tout mélanger. » Mais la présence de l'exclu en sixième position sur la liste Mandroux est, à ses yeux, tout à fait « justifiée » car « Georges a sorti cette ville du délabrement et Montpellier lui doit beaucoup ». Dans la foulée, Frêche se range sous sa bannière : « Je peux lui dire qu'elle aura le soutien des cinq fédérations du PS du Languedoc-Roussillon et, au pire, de quatre... Je l'aiderai parce que c'est la meilleure. »

Bien accueillie dans le centre-ville, Royal a pu mesurer que sa cote est restée intacte dans les quartiers populaires. A la Paillade, elle lance un appel aux électeurs des cités : « Ne vous abstenez pas ! » Une nouvelle structure Cités d'avenir, fédérant 200 associations de quartier pro-Royal, est chargée d'entretenir ce capital sympathie... à condition que le ralliement de Frêche n'affaiblisse pas son discours sur « la France métissée ».

http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/ROY...

RAG 34. Lolo34

09:01 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.02.2008

OTAGES VRAIS : 6 ans de trop pour Ingrid Betancourt !




Aujourd'hui, samedi 23 février 2008, cela fait très exactement 6 ans qu'Ingrid Betancourt a été faite otage avec les FARC. Trop de temps passé, avec ce qu'il suppose d'usure pour Ingrid et les autres otages, comme pour leurs familles, otages d'une autre façon de cette privation de liberté de leur être cher.

En ce 23 février, le Comité de soutien à Ingrid et aux otages de Colombie vous exhorte à vous mobiliser partout : une liste des villes où des actions sont menées sont sur notre site. Ne doutez pas, n'hésitez pas : VENEZ ET PARTICIPEZ.

En ce 23 février, le Comité appelle tou-te-s les citoyen-ne-s à montrer leur engagement en signant et en faisant signer la pétition qui a déjà plus de 458.000 signataires. Nous vous invitons également à porter le badge, le t-shirt, de solidarité. Enfin, si cela vous est possible, le Comité vous invite à l'aider en réalisant un don pour qu'il continue à mener ses actions.

Le site : www.agirpouringrid.com

RAG 34. Les lolo's 34

13:15 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.02.2008

Primaires USA - La série victorieuse continue pour Obama

Par Fabrice AUBERT
Vainqueur dans le Wisconsin et à Hawaï, le sénateur de l'Illinois est en position de force face à Hillary Clinton pour la suite des primaires.

Crédit Photo : LCI*
Et de dix ! Avec deux nouvelles victoires ce mardi, Barack Obama vient en effet d'engranger une série de dix succès consécutifs dans les primaires démocrates depuis le "Super-Mardi" du 5 février. Cette fois, ce sont les électeurs du Wisconsin qui ont préféré le sénateur de l'Illinois à Hillary Clinton (58% contre 41%) pour l'investiture du parti de l'âne (cliquez ici pour voir la carte des résultats). Sans surprise, ceux d'Hawaï, où il est né et grandi, se sont prononcés à plus de 75% en sa faveur.

Plus que le résultat global du Wisconsin, il faut surtout analyser les différentes catégories d'électeurs. Là encore, c'est quasiment un raz-de-marée pour Obama dans cet Etat industriel où la population noire est sous-représentée. Outre ses bastions habituels (les jeunes, les noirs, les classes aisées), il s'est aussi imposé chez les Blancs et surtout chez les femmes et les cols bleus, acquis jusqu'à présent à Hillary Clinton. Celle-ci ne l'a emporté que chez les plus de 65 ans (cliquez ici pour écouter l'analyse de notre correspondant à Washington). En nombre de délégués pour la convention, le seul qui compte vraiment, Barack Obama creuse petit à petit l'écart : selon CNN, il est crédité de 1301 délégués contre 1239 à sa rivale -il en faut 2025 pour être investi.

Rendez-vous le 4 mars

Sans attendre la proclamation des résultats, les deux prétendants démocrates avaient déjà pris la direction du Texas pour Obama et de l'Ohio pour Clinton. C'est là que se tiendront les prochains scrutins, le 4 mars, où plus de 200 délégués seront en jeu (cliquez ici pour voir le calendrier). "Le changement auquel nous aspirons se trouve encore à plusieurs mois et à des kilomètres et nous avons besoin de l'aide du bon peuple texan pour y parvenir", a souligné Barack Obama à 20 000 supporters réunis à Houston. "Houston, je crois qu'on a réussi notre décollage", a-t-il plaisanté, en référence au site de la Nasa installée dans la ville texane. Il n'a pas cité Hillary Clinton dans son discours, préférant s'affirmer comme l'adversaire du républicain John McCain pour l'élection générale de novembre.

De son côté, l'ancienne Première dame, qui a subi une cuisante défaite dans un Etat où elle était a priori avantagée par la composition sociologique et raciale, a tenté de durcir les contrastes, s'affirmant la seule à pouvoir battre John McCain puis à être capable de gouverner "Tant Barack Obama que moi changerions l'Histoire. Mais l'un de nous seulement est prêt au premier jour à être commandant en chef, à gérer l'économie, et à vaincre les républicains. Un d'entre nous seulement a passé 35 ans à faire les choses, à se battre et à défendre les sans voix - voilà ce que j'apporterais à la Maison Blanche, voilà le choix dans cette élection", a-t-elle affirmé dans l'Ohio.

McCain tout prêt du seuil officiel

Chez les républicains, John McCain s'est imposé sans surprise et assez largement face à Mike Huckabee dans le Wisconsin ainsi que dans l'Etat de Washington, où était désignée la deuxième moitié des délégués après le caucus du 9 février. "Merci au Wisconsin de nous avoir amené au stade où même un ancien pilote superstitieux de la marine peut prétendre avec humilité devenir le candidat de notre parti à la présidence", a lancé le vétéran de la guerre du Viêtnam, que tenait meeting à Colombus, dans l'Ohio.

L'investiture du sénateur de l'Arizona est de fait acquise depuis le retrait de Mitt Romney, qui a pris parti en sa faveur. Mais le maintien de l'ex-pasteur baptiste, qui vise le poste de colistier, le contraint à poursuivre sa campagne pour éviter des défaites embarrassantes. Avec 918 délégués, le "Mac" s'est en tout cas encore rapproché du seuil des 1191 nécessaires à son investiture. Elle devrait être officielle le 4 mars. Il aura alors un parti en ordre de marche derrière lui, tandis que les démocrates continueront à se diviser avec le duel Obama-Clinton.

* Crédit Photo : LCI Barrack Obama au Texas, le 19 février 2008

RAG34. Les lolo's 34

12:02 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

EMPLOI, DESINSDUSTRIALISATION : Gandrange croise le fer avec Mittal (vidéo)

En complément du dossier paru dans L'hebdo du 16 février, la rédaction met en ligne un reportage vidéo tourné à Gandrange le 9 février dernier, jour de mobilisation pour la sauvegarde de l'usine et des emplois dans la vallée mosellane. Retrouvez les réactions et analyses des salariés, syndicalistes et élus socialistes locaux rencontrés sur les lieux.

Durée : 03:21Pris le : 15 février 2008



Gandrange, samedi 9 janvier... 5 jours après la visite de Nicolas Sarkozy dans cette acierie du groupe Arcelor-Mittal, l'heure est toujours à la mobilisation. L'annonce le 16 janvier de la fermeture de l'usine et de la suppression de 600 emplois a été reçu ici comme un véritable coup de poignard.
les salariés ne se résignent pas et proposent un projet alternatif pour relancer l'usine, soutenu par les élus socialistes. Pour ce faire, 20 millions d'euros sont nécessaires, une bagatelle pour un groupe comme Mittal qui dégage cette année 8 milliards d'euros de bénéfices. Alors quand Nicolas Sarkozy propose d'investir l'argent des contribuables français pour aider Mittal, promesse rendue caduque par les règles du jeu de l'Union européenne, la colère gronde chez les syndicats...

RAG 34. Les lolo's 34

01:07 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Médiatisation de l’intervention policière dans le Val d’Oise

Le parti socialiste estime nécessaire, après les actes criminels commis en novembre contre les policiers à Villiers-le-Bel, que les coupables soient retrouvés et que la justice puisse faire son travail. Les enquêteurs ont besoin pour cela de discrétion et de sérénité.

Aussi le Parti Socialiste juge-t-il sévèrement la médiatisation de l’intervention policière conduite ce matin dans le Val d’Oise.
Celle-ci a été annoncée à 5h55 par une dépêche avant même qu’elle ne commence, ce qui est irresponsable et aurait pu faire prendre un risque inconsidéré aux effectifs sur le terrain.

Puisque la Procureur de la République indique que ni le parquet ni les enquêteurs n’ont prévenu la presse, que les syndicats démentent être à l’origine de ces fuites et que Michèle Alliot-Marie a déploré cette médiatisation, le Parti socialiste exprime une exigence de vérité et de transparence.

Plutôt que de polémiquer, la Ministre de l’Intérieur doit sereinement diligenter une enquête afin de déterminer clairement l’origine de la médiatisation de ce matin.

En effet, ce n’est pas la première intervention policière de cette ampleur à faire l’objet d’une orchestration médiatique, puisque l’on a connu des précédents aux Tartérêts et aux Mureaux lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’intérieur.

Communiqué de Delphine Batho
Secrétaire nationale chargée de la sécurité

RAG 34. Les lolo's 34

01:06 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

19.02.2008

Avec Sarkozy, l’ordre néolibéral a trouvé son empereur

Par Maurice Sachot, linguiste, professeur de sciences de l’éducation à l’université Marc-Bloch de Strasbourg (*).

Pourquoi Nicolas Sarkozy fait-il l’éloge de la foi et de la religion chrétienne ?
L’historien Jean-Paul Scot a tout à fait raison d’écrire dans l’Humanité du 19 janvier qu’« en instrumentalisant les religions à des fins politiques, Sarkozy remet en cause non seulement la laïcité, mais aussi la Constitution et la République ». La question est de savoir pourquoi il fait cette remise en cause : instaurer en Europe un régime politique radicalement nouveau, le néolibéralisme. Très exactement, la « rupture » qu’il entend provoquer pour mettre en place ce qu’il appelle « une politique de civilisation » se veut aussi fondatrice que l’ordre nouveau déclenché par Constantin en 313, lorsque celui-ci a reconnu le christianisme comme religion.

Jusqu’en 313, le christianisme était, pour les autorités romaines, non pas une religion (religio), mais une superstition (superstitio), c’est-à-dire une survivance juive institutionnellement illégitime et intellectuellement méprisable. Pour elles, il n’y avait qu’une religion légitime, la leur, laquelle n’était rien d’autre que la forme symbolique et rituelle de leurs institutions, sans qu’il y ait à faire intervenir une quelconque foi en Dieu. C’était bien l’ordre politique qui faisait le lien entre les hommes et non la « religion », mot que les Latins ont inventé et qui, contrairement à une étymologie fallacieuse, ne vient pas de religare (relier), mais de religere (recueillir).

En reconnaissant au christianisme le statut de religion, Constantin introduisit de fait un nouveau régime, totalement inédit : le régime de christianité, lequel allait mettre fin à la civilisation qui s’épanouissait jusqu’alors et qui n’avait rien de décadente. Il en fit une antiquité, une civilisation dont les valeurs de référence étaient périmées. Dans ce régime, la fonction d’instance instituante, l’autorité (auctoritas) n’appartenait plus au politique, mais à la religion chrétienne, institution bien distincte du politique. La puissance publique, l’État, ne détenait plus qu’un pouvoir (potestas). Sa fin était de servir l’Église, détentrice de la fin véritable de l’homme : le salut éternel.

La Révolution française a mis fin à ce régime et donné naissance à la République. D’une part, elle écarta la religion et redonna au politique sa fonction de fondateur du lien social et d’instance instituante de la société. D’autre part, elle fit de la personne humaine l’origine et la fin de cette instance instituante (d’où les droits de l’homme). Par République, en effet, il ne faut pas entendre une institution. Elle n’est rien d’autre que les personnes humaines qui la composent, à savoir les citoyens, lesquels, réunis en assemblée, déterminent ou reconnaissent les institutions auxquelles ils se soumettent. Ce sont eux qui détiennent l’autorité, mais à une condition : qu’ils se soumettent eux-mêmes aux exigences de la raison, de manière à ne pas confondre leur intérêt privé et immédiat avec l’intérêt commun, et qu’ils ne se laissent pas mener par toute forme de démagogie ou de manipulation. D’où l’obligation de l’instruction scolaire, elle-même soumise aux mêmes exigences de rationalité, les disciplines. Les institutions, dont l’État, ne sont pas détentrices de l’autorité. Elles ne jouissent que d’un pouvoir, celui que les citoyens leur donnent.

En régime républicain, le président de la République ne détient donc pas l’autorité. Il n’est pas l’instance instituante. S’il peut faire état, en privé, de ses opinions personnelles et de ses croyances religieuses, il ne peut le faire en tant que représentant de la puissance publique sans détruire la fonction qui est la sienne. Ou alors il instaure une dictature, puisque celle-ci apparaît lorsqu’un individu, détenteur de la puissance publique, énonce son opinion personnelle comme étant la référence et faisant loi pour tous, comme si c’était lui le détenteur de l’autorité.

Le néolibéralisme dans sa forme européenne en est actuellement à un stade de développement qui est analogue à celui que connut le christianisme à la veille de sa reconnaissance par Constantin. Il est en passe de devenir effectivement l’instance instituante de la société européenne, celle qui détient l’autorité sur tout et qui ne reconnaît comme détentrices d’un pouvoir que les institutions qui servent ses finalités, à savoir celles d’une oligarchie, les investisseurs. Non seulement il veut avoir l’autorité, mais il veut détenir aussi la totalité de la puissance. Il veut se substituer à l’État.

Seulement, nous ne le voyons pas : nous ressemblons aux Romains qui, après 313, continuaient à s’assembler au Sénat et à célébrer Rome et les institutions d’après les rites de la religion traditionnelle. Or les promoteurs du néolibéralisme européen entendent bien instaurer un ordre politique nouveau, aussi inédit que celui qu’a provoqué Constantin. Mais, comme dans ce nouveau régime, la personne humaine n’existe plus en tant que telle, elle n’est plus qu’un capital humain, une ressource humaine, un sujet et/ou un objet de désir, une marchandise, il est clair qu’il lui est impossible de susciter le même enthousiasme que la « foi en l’homme » qui a porté les républicains. Comment mettre en avant un « idéal » qui détruit la personne et en fait une esclave au service des riches ?

Il ne peut avancer que masqué. La première règle pour vaincre un ennemi est de brouiller sa compréhension de la situation et de le mettre dans l’impossibilité de communiquer. Aussi bien, la mise en avant de la foi et des religions par Nicolas Sarkozy vise deux objectifs. Le premier est, bien qu’il s’en défende, de mettre à bas la République, puisque, si toute forme étatique doit être supprimée en régime néolibéral européen, la forme française est la pire de ses ennemis. On aura remarqué, en effet, que, lorsqu’il parle des religions, il les compare constamment au modèle républicain. La République, dès lors, n’a que des défauts. Il entend la faire passer pour une superstition. Il lui prête même les défauts du néolibéralisme : matérialisme, excès d’individualisme ; elle ne s’occupe que du matériel et n’a pas de morale ni d’espérance, ou, si elle en a, « la morale laïque risque toujours de se changer en fanatisme »… Toutes affirmations qui ne résistent pas au premier examen. L’attaque est encore plus forte quand elle est indirecte, comme lorsqu’il déclare que, « dans la transmission et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ». L’instituteur est le symbole même de la République et de l’instruction comme soumission non à l’autorité mais à des exigences épistémiques, seules libératrices de l’individu et conditions de l’avènement d’un homme libre et responsable. Alors que, dans le néolibéralisme, l’éducation est un marché et au service du marché.

Le deuxième objectif est d’en faire « un atout », comme il dit, du néolibéralisme. Puisque celui-ci ne peut être affiché tel qu’il est devant les hommes du peuple et que, de toute manière, une autorité ne peut s’exercer sans corps intermédiaires, c’est à la religion, c’est-à-dire à des religions dites révélées qu’il convient de confier le soin de tenir les foules, en les acculturant à une culture de soumission (nécessaire à la domination néolibérale), à une culture de générosité (aux pauvres de s’entraider), et en leur faisant accepter la dureté et les injustices de ce monde par l’espérance d’un meilleur sort dans l’au-delà. La politique hypermédiatisée du compassionnel - un président qui se précipite sur chaque malheur et annonce des mesures qui sont déjà prises ou qui ne le seront jamais - participe de cette même stratégie de tromperie démagogique. L’apitoiement est ce qui reste quand le politique entérine les injustices, voire les renforce.

Nicolas Sarkozy use donc de sa fonction de président de la République et, bientôt, de celle de la présidence de l’Europe, pour parler et agir au nom de ce nouveau régime. Il est pour le néolibéralisme européen ce que fut Constantin pour le christianisme.

Et comme cette vision est partagée par l’élite politique, il ne sera pas contesté par les représentants des institutions françaises, si ce n’est juste ce qu’il faut pour endormir la méfiance et faire taire la contestation populaire.

(*) Spécialiste des langues patristiques et des philosophies

de l’Antiquité, Maurice Sachot a notamment publié,

aux Éditions Odile Jacob, l’Invention du Christ (1998) et Quand le christianisme a changé le monde, tome I (2007).

Tribune publiée dans l'Humanité.fr du 26 janvier 2008.

Le BLOG Priorité à gauche


RAG 34. Les lolo's 34.

17:13 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

18.02.2008

Les médias selon Sarko : pas de vertu, du virtuel !

par Jean paul Damaggio .
Sarkozy brasse beaucoup de vent (du virtuel il faut dire) et nous aide à vérifier que la très grande majorité des médias font de même. Comment le solide Monde diplomatique peut-il échapper à la tempête ? Dans le numéro de janvier, Alain Garrigou se demande si le sarkozysme est un bonapartisme, une recherche que je creuse depuis des années déjà. [1] Il en arrive à cette question : « En désignant un régime politique oligarchique appuyé sur le suffrage universel, le bonapartisme suscite toujours cette énigme : comment le peuple peut-il s’imposer des chaînes ? »

J’invite le lecteur à se reporter à son étude pour vérifier qu’il n’y est jamais question de la révolte populaire contre le coup d’Etat qui provoqua des milliers d’arrestations, de condamnations, toutes n’étant que la partie rendue visible par la répression, d’un fort engagement d’artisans, de petits-bourgeois et de paysans en faveur de la république. A les oublier, il devient plus facile de s’interroger sur la « servitude volontaire ». Cette mémoire REPUBLICAINE du 2 décembre s’est éteinte avec le XIX° siècle pour deux raisons. D’un côté, la droite voulait enterrer cette peur aussi grande que celle causée par la Commune, et de l’autre les Républicains ne voulaient pas en revenir à la République des insurgés de décembre 1851, « la sociale ». Le Second Empire stérilisa à jamais une énergie démocratique et sociale, car il laissa à la Troisième République les moyens de la contenir, y compris celle de la Commune.

En 1851, le peuple ne s’imposa aucune chaîne : ce n’est pas lui qui ramena des USA l’élection du président au suffrage universel, mais les mêmes bourgeois soumis ensuite aux ordres de l’empereur ! Je connais cette question : « mais que fais-tu du vote populaire massif en faveur de Louis Napoléon en 1848 ? » Une élection ne fait pas le bonheur ! En 1848, un nom connu, dont personne ne pouvait savoir qu’il serait un usurpateur de mémoire et un trafiquant d’influence, se présenta mais le combat du peuple ne se réduisit pas au vote en sa faveur. De 1848 à décembre 1851 une bonne partie du peuple (celle qui lutte et qu’on aime oublier) a démontré qu’elle refusait toute dictature. Là preuve, aussitôt le coup d’Etat accompli, le Prince-président décida d’en finir avec les libertés de réunion, d’organisation et de la presse, sans lesquelles il n’y a plus d’élection réelle. Qui voulait-il museler par la répression féroce ? Le peuple surtout, celui qui accepte de « s’imposer des chaînes » !

Sarkozy a aussi été élu par une bonne partie du peuple, un peuple dont la majorité vota NON au TCE. Tous les commentateurs se sont lancés aussitôt sur les grandeurs et misères du personnage ! Comme s’il était le centre du monde ! Le demi-échec des législatives, est passé inaperçu. On devait subir pendant vingt ans ce jeune président doué d’un sens aigu de la tactique comme ça devait arriver avec Giscard d’Estaing. Sans vouloir faire du simplisme Chavez au Venezuela a fait la même erreur : quand les gens votent pour un président ils ne votent pas pour autant pour sa politique ! Ils votent juste pour un candidat par rapport à un autre, et la manie de vouloir tout focaliser sur la planète autour des présidentielles fait perdre le SENS du politique. Nous le verrons avec les municipales, Sarkozy est déjà dans l’embarras, ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas les moyens de rétablir sa situation.

Si, pour une part, le sarkozysme s’inscrit dans le bonapartisme, il reste à bien analyser de quoi on parle quand on parle du bonapartisme. La lutte des classes se joue toujours à deux voilà pourquoi tout en étant un lecteur admiratif du 18 Brumaire de Karl Marx, je conteste radicalement sa phrase reprise en conclusion par Alain Garrigou : « Il ne suffit pas de dire, comme le font les Français, que leur nation a été surprise. On ne pardonne pas à une nation pas plus qu’à une femme, le moment de faiblesse où le premier aventurier venu a pu leur faire violence ». Vieux lieu commun qui veut qu’une femme violée est plus ou moins coupable… Triste métaphore qui fait oublier le rapport des forces !

Alors comment en revenir à la place des médias dans ce rapport des forces ? Napoléon III contrôla la presse et fit du Moniteur le journal officiel… où il invita tous les écrivains de l’époque à tenir feuilleton, à un tarif défiant toute concurrence. Quelques feuilletons en question entrèrent ensuite dans la grande littérature. Son contrôle direct sur la presse fait plus penser à la stratégie gaulliste vis à vis de la télé (contrôle politique mais richesse intellectuelle) qu’à celle de Sarkozy qui se délecte de médias sous seul contrôle du fric. Or, ceux qui ont élu Sarkozy ne peuvent l’avoir élu pour enlever toute publicité sur les chaînes de la télé publique puisque c’était une promesse de Ségolène Royal ! Pourquoi tout d’un coup, il a découvert des vertus à cette idée, au point d’en faire sa politique ? En enlevant le pouvoir de l’argent sur la télé publique est-il en contradiction avec lui-même ? Non, il applique encore et toujours le modèle des USA où P.B.S. (la télé publique) étant sans publicité, a peu de moyens et donc peu d’audience. Une télé alibi, utile et bien faite, pour les enfants, à leur retour de l’école (sur ce point nos télés peuvent prendre exemple). Mais la télé comme l’agriculture fonctionne à partir de moyens de production. Faîtes que l’agriculteur de cinq hectares ne puissent plus vivre et il abandonne de lui-même. Petit à petit, la télé publique va perdre des moyens (je ne doute plus de la patience de l’adversaire) et se marginalisera au même rythme. Le combat contre la pub doit donc être général sous peine d’apporter de l’eau au moulin de l’adversaire. Le peuple le sait déjà (voir le soutien populaire des « déboulonneurs ») mais quelle force politique veut reprendre un tel combat ?

Quand on accuse le peuple de « servitude volontaire » on ne cherche qu’à masquer l’incapacité de la classe politique à lutter contre les chaînes en tout genre ! Alors le peuple devient virtuel, sous le vocable médiatique méprisant de people ! Je trouve notre monde génial.

lundi 4 février 2008, Jean-Paul Damaggio

RAG 34. Les lolo's 34

22:27 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

AUDIOVISUEL : Secteur public ou service public ? A écouter, bien sûr !

Emmanuel TODD, sociologue et démographe, s'est sur France Inter ce matin, essayé au difficile exercice de définir ce que pourrait ou devrait être un service audiovisuel destiné au public. Il a préconisé la renationalisation de TF1, dénoncant au passage l'utilisation par cette chaîne des couleurs, bleu, blanc, rouge, de notre drapeau républicain, alors même que les chaines publiques ne s'en sont jamais arrogées le droit. Simple provocation ?

Ecoutez l'émission (env 10 mns)


Emmanuel TODD et un producteur
La Question du Public. Qui sommes-nous aujourd'hui, qui sommes-nous culturellement, quel est notre profil, quel âge avons-nous, que voulons-nous, quelles sont aujourd'hui nos attentes et nos demandes, notamment en matière de programmes ... en conséquence, n'est-on pas obligé de réflèchir autrement sur les contenus ... sommes-nous prêts aussi à payer plus de redevance ?


Emmanuel Todd, Youssef Courbage
Le rendez-vous des civilisations
S'appuyant sur des données démographiques exhaustives, les auteurs démontrent que les traditions musulmanes sont en complète transformation et se rapprochent de plus en plus de celles de la société occidentale : hausse du taux d'alphabétisation, diminution du taux de fécondité, déclin des diverses formes d'endogamie, etc.

éditeur : éd. du Seuil, coll. La République des idées
parution : septembre 2007


RAG 34. Les lolo's 34

22:26 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Grève dans l’audiovisuel public : Qui va payer ?

PAR Christine Tréguier, Politis.fr, Xavier Frison
mardi 12 février 2008
Les salariés de l’audiovisuel public manifestent le 13 février place de l’Alma, à Paris, au cours d’une mobilisation nationale pour exiger « la pérennité du financement de l’audiovisuel public, le maintien de son périmètre, de l’emploi et de nos garanties collectives ». Autres victimes collatérales de la suppression brutale de la publicité dans le secteur : les consommateurs, pressentis pour palier le gigantesque manque à gagner.

Avant d’annoncer, sans prévenir personne y compris les principaux intéressés, qu’il allait supprimer la publicité sur les télévisions publiques, Nicolas Sarkozy aurait peut-être dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche. Depuis, ça cogite dur dans les ministères pour trouver le milliard d’euros assurant le fonctionnement des chaînes concernées. Après la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes privées et la taxe « infinitésimale » sur les abonnements à internet que les fournisseurs d’accès ne semblent pas disposés à payer sans sourciller, on a parlé de ponctionner les équipements, téléviseur, ordinateurs, et téléphones portables. De manière « infinitésimale » promet Christine Albanel.

Mais le « 1% maximum » annoncé fait vivement réagir les syndicats de la profession. Pour le Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques (Simavelec) cette taxe, s’ajoutant à celles pour l’environnement et pour la copie privée, est « inéquitable » et se répercutera fatalement sur le consommateur. Pour le Syndicat de l’industrie des technlogies de l’information (SFIB) elle ne va pas dans le sens de l’équipement des ménages français, qu’on dit moins bien équipés que leurs voisins européens. Leurs avertissements ont le mérite d’être clairs : au final, c’est le consommateur qui devra compenser le manque à gagner des uns et des autres. Les internautes qui s’expriment sur le forum de discussion ouvert par la ministre en charge du dossier semblent l’avoir bien compris. Une bonne partie d’entre eux n’y voient qu’impôts nouveaux et manière détournée d’augmenter la redevance télé, sans avoir l’air d’y toucher.

Dernière trouvaille en date, évoquée par Les Echos, et démentie par le Ministère, la taxation sur le chiffre d’affaires généré par les publicités sur internet. L’association des services internet communautaires (Asic) a déjà prévenu : « Si la France taxe trop ses entreprises internet, elles vont se délocaliser ». On peut s’attendre à un lobbying féroce dans les coulisses de l’Assemblée, dès que le projet de loi sera connu.

Le tract des syndicats de Radio France pour la manifestation de mercredi :
Télécharger le tract Radio France

RAG 34. Les lolo's 34

22:26 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Politique , Sport , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Paul Quilès: "Il faut dépasser le repli sur soi"

Maire de Cordes-sur-Ciel et animateur du club Gauche Avenir, Paul Quilès milite pour la création d'un grand parti de Gauche sur le modèle de l'UMP. Au côté de Marie-Noëlle Lienemann, l'ancien ministre socialiste entend relever une gauche 'groggy' depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.
Interview de Paul Quilès sur l'Express.fr : Paul Quilès: "Il faut dépasser le repli sur soi"
Propos recueillis par Marcelo Wesfreid

Pourquoi organiser une pétition appelant à la création d’un parti de toute la gauche?
Aucun parti à gauche ne peut assumer seul sa mutation. Il faut sortir de la crise par le haut, dépasser le repli sur soi, les détestations entre personnes. L’unité a toujours été notre talisman.

Beaucoup de vos camarades du PS plaident pour des primaires de toute la gauche, comme en Italie, afin de choisir le candidat à la présidentielle. Qu’en pensez-vous?
C’est une fausse bonne idée, qui entérine les divisions existantes. Et n’aborde pas les débats de fond. Cette formule n’est pas, en outre, adaptée à notre système institutionnel. La Ve République, qu’on l’aime ou non, est aujourd’hui une réalité. Il faut faire avec et s’organiser dans le cadre d’un grand parti. Comme l’a fait la droite.

D’autres préconisent de muer le PS en une sorte de parti démocrate à l’américaine?
Créer un parti de supporteurs n’est pas une issue. J’entends aussi des camarades se tourner vers l’exemple allemand - lui aussi en vogue. Et prôner la naissance de deux formations à gauche: un parti à gauche de la gauche - l’équivalent du Linke - et un autre rassemblant les sociaux-démocrates. Dans cette configuration, le PS serait obligé, vu le mode de scrutin français qui n’a rien à voir avec celui de nos voisins, d’essayer de trouver une majorité avec le centre. Pour la droite, c’est du pain béni.

Associerez-vous l’extrême gauche à votre à votre projet?
Non. Cette sensibilité se nourrit des insuffisances de la gauche. Les électeurs se tournent vers l’extrême-gauche quand nous ne faisons pas convenablement notre travail.

Le blog de Paul Quilès

RAG 34. Lolo34

12:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.02.2008

Les Kosovars réalisent leur rêve d'indépendance



PRISTINA (AFP) - Les Albanais du Kosovo réalisent dimanche leur rêve d'indépendance après deux ans de guerre et huit ans d'administration de l'ONU, alors que la minorité serbe de cette province du sud de la Serbie pourrait faire sécession. Evènement

Le président américain George W. Bush a déclaré dimanche qu'il soutenait une indépendance du Kosovo sous supervision internationale, lors d'une conférence de presse à Dar es Salaam, où il est arrivé samedi dans le cadre d'une tournée en Afrique.

Après sa proclamation, les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l'Union européenne devraient reconnaître rapidement l'indépendance du Kosovo dont les premiers pas seront encadrés par une mission de l'UE.

En revanche, Belgrade, fermement soutenu par la Russie, et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) y sont opposés. "Je n'abandonnerai jamais la lutte pour notre Kosovo", a juré vendredi, en prêtant serment, le président serbe Boris Tadic, réélu le 3 février.

La Serbie a par avance "annulé" toute proclamation d'indépendance qu'elle juge "illégale", et prévu de s'y opposer par "toutes les mesures diplomatiques, politiques et économiques". A la veille de la proclamation de l'indépendance, l'ambiance était déjà euphorique à Pristina, la capitale du Kosovo. Sirènes, klaxons, cris de joie et pétards résonnaient dans la ville et des foules en liesse criant "Kosovo", "Indépendance" agitaient des drapeaux kosovars et américains.

Soucieux de voir l'indépendance reconnue par l'UE et les Américains, le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi a indiqué que le processus y menant avait été géré par les responsables du Kosovo "en coordination" avec les Occidentaux.

Les pays de l'UE ont donné samedi leur feu vert formel à l'envoi d'une mission de quelque 2.000 policiers et juristes, baptisée, Eulex, chargée d'accompagner l'indépendance du Kosovo. L'UE est restée divisée sur la question de l'indépendance mais une large majorité de ses membres est prête à la reconnaître.

La reconnaissance se fera pays par pays.La tâche de l'UE tient du défi dans le Nord, où vivent 40.000 des 120.000 Serbes présents au Kosovo. Les Serbes du Kosovo ont indiqué qu'ils formeraient leur propre "Parlement du Kosovo" à l'occasion de municipales en Serbie en mai, augmentant ainsi le risque d'une sécession. Alors que des violences et provocations entre communautés sont redoutées, la Force de l'OTAN au Kosovo (KFOR) qui assure depuis 1999 la sécurité au Kosovo a prévenu qu'elle réagirait "avec une grande fermeté à toute provocation".

Copyright © 2008 AFP

RAG 34. Les lolo's 34

10:07 Publié dans Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT, CONDITIONS DE TRAVAIL: CRS contre grèvistes au "Carouf" de Marseille

Carrefour Marseille : CRS contre grèvistes

Les salariés de l’hypermarché Carrefour de Marseille sont en grève depuis 15 jours pour demander une amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Les grévistes ont été contraints par la justice de laisser libre l’accès au centre commercial Grand Littoral qui reste cependant très affecté par le mouvement. Vendredi soir, les CRS ont chargé pour permettre à des camions de livraison de passer.

L’hypermarché est bien ouvert mais les clients sont rares : une centaine de salariés du magasin Carrefour de Marseille, sur les 571 du site, sont en grève depuis 15 jours pour réclamer une amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Ils ont en fait débuté leur mouvement au moment de la mobilisation nationale et inédite dans le secteur de la grande distribution début février et ne se sont pas arrêtés depuis. Vendredi soir, les CRS sont intervenus pour déloger des salariés et permettre aux camions de livraison de passer. Une femme enceinte a été blessée et hospitalisée.

Les grévistes ont reçu le soutien du maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin et de son adversaire socialiste aux municipales Jean-Noël Guérini. Mais ce mouvement qui dure inquiète désormais aussi les exploitants de la galerie commerciale voisine de l’hypermarché privés de fait d’une grande partie de leur clientèle habituelle. Si le tribunal de grande instance de Marseille a ordonné à tous les salariés “participant au mouvement de grève de laisser libres de toute entrave les accès au centre commercial Grand Littoral et au magasin Carrefour“, sous peine d’astreinte de 1.000 euros par infraction constatée, les clients ne sont pas revenus.

Du côté des négociations chez Carrefour, les grévistes demandent une revalorisation à 4,50 euros de leur ticket restaurant de 3 euros et une prime exceptionnelle ainsi qu’une fermeture du magasin à 21H00 en hiver au lieu de 22H00. Avec le prolongement du mouvement, ils ont ajouté à leurs revendications le paiement de la moitié des jours de grève. La direction de Carrefour propose elle une augmentation du nombre d’heures de certains temps partiels, l’étalement des retenues pour les jours de grève et une subvention supplémentaire de 45.000 euros pour le comité d’entreprise (équivalent de 80 euros annuel par salarié en bons d’achat).

Europe 1, 15 février 2008

RAG 34. Les lolo's 34

09:53 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Profits pétroliers : il est temps de partager

Le Parti socialiste dénonce le choix du gouvernement, exprimé par sa Ministre de l’Économie, de renvoyer la mise en place d’une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des compagnies pétrolières à une décision internationale.

Le niveau exceptionnellement élevé des bénéfices des groupes pétroliers (12 milliards d’euros pour Total en 2007) démontre qu’ils s’accaparent indûment le bénéfice d’une rente, au détriment du pouvoir d’achat de l’écrasante majorité des ménages.

Le Parti socialiste réitère sa proposition de la taxation des profits pétroliers, comme en Grande-Bretagne, pour financer notamment la mise en place d’un « chèque transport » à même de réduire les frais de transport des salariés entre leur domicile et leur lieu de travail.

Communiqué du Parti socialiste

RAG 34. Les lolo's 34

09:53 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Arcelor-Mittal : Sarkozy capitule

Quand le groupe Mittal a racheté Arcelor, son PDG avait fait une promesse : « Mittal Steel mesure l'importance que la Lorraine attache à l'industrie sidérurgique. Aucune suppression d'emplois n'aura lieu en Lorraine.Le groupe continuera à investir dans la recherche et le développement. »
Dix-huit mois plus tard,le groupe Arcelor-Mittal foule aux pieds ses belles paroles et annonce le licenciement de 600 salariés de son usine lorraine de Gandrange,condamnant de facto l’existence même de ce site de production.
Le pire n’est pas que Lakshmi Mittal manque à sa parole, mais que,si rien ne se passe,une nouvelle usine fermera uniquement pour accroître le bénéfice d’un groupe et la rémunération de ses actionnaires. Ce choix de recourir aux « licenciements boursiers » n’est hélas pas un acte isolé, mais un nouvel avatar dans la litanie des dérapages incontrôlés du capitalisme financier (crise des « subprimes », effondrements des bourses, affaire de la Société Générale).
Dans ce contexte,Nicolas Sarkozy disposait du choix des armes. En annonçant que l’État paierait pour le reclassement des salariés et prendrait à sa charge les investissements que le groupe refuse d’opérer,il a agi comme « un pousse au crime ». Le message est clair : la France capitule et cède au chantage à l’emploi d’un groupe parfaitement rentable (3,7 milliards d'euros de bénéfices au 1er semestre 2007) et qui dispose d’un avenir radieux (du fait de l’envol de la demande d’acier). Tout cela n’est pas surprenant. Rappelons que la première décision de l’UMP en 2002 fut de suspendre la loi de modernisation sociale qui protégeait les salariés
contre les licenciements boursiers et que le rapport Attali propose justement de modifier le code du travail pour
autoriser les licenciements « destinés à accroître la compétitivité de l’entreprise», c’est-à-dire même en l’absence
de difficultés économiques.
La gauche ne doit pas se cantonner dans le registre de la dénonciation. Il lui revient maintenant de formuler des
propositions pour que la finance cesse de détruire nos usines et que soit mis un coup d’arrêt au règne de l’argent
fou.

Alain Vidalies, secrétaire national aux Entreprises et député des Landes.

RAG 34. Les lolo's 34

09:52 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

16.02.2008

Shoah - Simone Veil juge la proposition de Sarkozy "inimaginable, insoutenable et injuste"

Le projet du président d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies sème le trouble. Enseignants, historiens et psychologues sont plus que perplexes.

"On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans". Simone Veil, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz, juge "inimaginable, insoutenable et injuste" la proposition de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. Le projet annoncé mercredi par le Chef de l'Etat continuait vendredi de semer trouble et perplexité.

"On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter", a expliqué Simone Veil l'ancien ministre sur le site de l'Express. Pour elle, la suggestion de Nicolas Sarkozy risque aussi d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?", s'interroge-t-elle.

"Armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes"

"Il ne s'agit pas de s'identifier de façon morbide à un enfant mort en déportation, mais de faire acte de vigilance", estime pour sa part Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles des déportés juifs de France, qui soutient la proposition de Nicolas Sarkozy."Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes", dit l'historien et avocat dans Libération.

Après l'historien Henry Rousso, dénonçant un "marketing mémorial", Annette Wieviorka, spécialiste reconnue de l'histoire de la Shoah et petite-fille de déportés, s'élève elle aussi contre la proposition de Nicolas Sarkozy. "Je pense qu'il y a quelque chose de réellement monstrueux de vouloir faire porter par un enfant de neuf, dix, ou onze ans la mémoire d'un enfant mort à une autre période", a-t-elle dit sur France Info.

Parmi les enseignants, les premières réactions sont négatives. Le Snuipp-FSU, majoritaire dans le primaire, évoque les "risques de troubles psychologiques (...) de sentiment de culpabilité ou de responsabilité pour le destin d'un élève." Le syndicat des enseignants-Unsa se dit "particulièrement choqué de cette initiative du président, qui ignore tout de la façon dont un jeune se construit."

"Quelque chose de très lourd à porter"

L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a accueilli "de manière réservée" l'annonce de Nicolas Sarkozy, jugeant que la mémoire "ne se transmet pas par un processus d'identification." En revanche, selon Le Monde, un porte-parole du Mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, estime que c'est "une approche très positive de se souvenir et de s'identifier avec des jeunes victimes de l'Holocauste."

Sur le plan politique, François Bayrou, président du MoDem a critiqué une décision prise "sans que l'on y ait réfléchi." L'ex Premier ministre Dominique de Villepin a jugé "étrange" la démarche du chef de l'Etat, estimant que la charge de la mémoire d'un enfant mort est "quelque chose de très lourd à porter". Mais tant le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, que Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, soutiennent ce projet.

Face à la polémique, le président a de nouveau défendu vendredi son idée de faire parrainer par des élèves de CM2 des enfants victimes de la Shoah par la nécessité d'avoir "des enfants aux yeux ouverts".

"Si vous ne leur parlez pas de ce drame-là, ne vous étonnez pas que ça se reproduise. C'est l'ignorance qui fait la reproduction de situations abominables, c'est pas la connaissance", a-t-il dit lors d'un discours à Périgueux, en Dordogne. "Faites de nos enfants des enfants aux yeux ouverts, sans complaisance", a-t-il ajouté, en réponse aux critiques qu'a suscitées le parrainage annoncé, à partir de la rentrée prochaine, des 11.000 enfants français victimes de la Shoah par des élèves de 10 ans.

Crédit photo : TF1/LCI
D'après LCI

RAG 34. Les lolo's 34

08:11 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

EXCLUSIF! Conflit entre Mesquida (PS) et Frêche (DG) : Les hostilités vont bon train...

Les explications "sans ambages" entre le député-maire de St Pons Kléber MESQUIDA (PS) et le président de Région Georges FRÊCHE (DG) se poursuivent. En témoigne la lettre que le premier vient d'adresser au second. Nous publions en exclusivité sur notre blog l'intégralité de ce courrier.

St Pons, le 12/02/2008


Monsieur Georges FRÊCHE
Président de la Région LR
Hôtel de Région
201 Avenue de la Pompignane
34000 MONTPELLIER

N/Réf : KM/ /DD/09/08

Monsieur le Président,

Je n’ai reçu que le 6 Février votre invitation à visiter le 11 Février le chantier du Lycée Jacques Brel à St Pons.

Si j’avais été informé plus tôt, je vous aurai proposé de venir à St Pons le matin car l’après midi je me devais de siéger en séance publique du Conseil Général où je devais en partie présider l’assemblée.

Ceci étant dit, vous avez du remarquer que par courtoisie républicaine, une dizaine d’élus municipaux représentaient la commune.

Cela devait vous convenir, vous qui êtes coutumier d’attaques personnelles lorsque l’intéressé est absent…

L’objet de votre ire est toute autre et il faut le dire clairement :

Vous n’avez pas supporté que je m’insurge publiquement lorsque vous avez tenu des propos déplacés envers les harkis et les « blacks », propos pour lesquels les instances nationales du parti vous ont exclu par un vote à l’unanimité.
Vous n’acceptez pas, comme tant d’autres qui sont vos obligés, que je ne me plie pas à
vos injonctions, à vos menaces, à vos ordres. J’ai fait plusieurs fois campagne pour vous, mais moi je ne vous dois rien !
Vous n’avez pas supporté que je sois élu député en 2002 alors que vous aviez, vous, connu votre 3ème défaite… Vous avez tout tenté, en vain, pour me faire battre en 2007…
Vous êtes outré que les 3 parlementaires socialistes, le Député VEZINHET, Président du
Conseil Général, le Sénateur TROPEANO, et moi-même nous nous opposions à ce que vous conduisiez la liste PS aux sénatoriales de Septembre 2008
Vous rêviez d’une hégémonie parfaite et se dressent face à vous les 3 seuls
parlementaires PS de l’Hérault.
Vous exigez que tout le monde se « couche » devant vous pour mieux broyer, humilier…
Je reste, moi, un homme debout avec mes valeurs intactes.
Vous faites un chantage à la fermeture du Lycée Jacques Brel de St Pons et vous mentez :
le Recteur que j’ai eu au téléphone me confirme qu’il ne vous en a jamais parlé, qu’il n’en a jamais été question et que ce n’était pas à l’ordre du jour, bien au contraire…

De plus, vous savez qu’une telle décision ne peut être prise QUE par le Préfet de Région, sur proposition du Recteur, le Conseil Régional n’étant consulté que pour avis !

Heureusement que nous avons une administration d’Etat Républicaine.

Vous avez par vos propos choqué les élèves du Lycée qui font circuler le film de votre intervention…C’est affligeant et déshonorant pour la démocratie d’entendre un élu mépriser ainsi l’auditoire en disant « je m’en fous des 500 voix que vous représentez… »

Monsieur FRECHE vous l’avez dit : la vie est longue. Je l’écris : la route aussi et vous me trouverez sur la votre aux prochaines échéances sénatoriales et régionales…

Pour conclure, je sais que vous n’êtes pas habitué à ce genre de propos sans ambages, beaucoup n’en pensent pas moins mais ont peur de vous le dire. Sachez que vos diatribes ne m’ont pas affecté, je suis très calme et très serein. Je vous suggère pour ménager l’avenir, de vous reposer, et vous calmer, de vous maîtriser, alors nous pourrions reprendre le dialogue car les populations qui nous ont élu attendent de nous des actions constructives au service de leur bien vivre.

Dans l’attente d’une prochaine rencontre, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments républicains.


Le Député Maire
Kléber MESQUIDA
1er Vice Président du Conseil Général
Assemblée Nationale
Permanence Parlementaire
126, rue de l’Université
75007 PARIS 1.
[email protected]


RAG 34. Les Lolo's 34

08:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Un militant de RESF condamné pour outrage à Sarkozy

Romain Dunant, militant de RESF a été condamné jeudi à payer 800 euros d'amende pour avoir comparé, en 2006, la politique du ministre de l'intérieur à celle du régime de Vichy.

Outrage à Sarkozy est passible d'amende. Un militant du Réseau éducation sans frontières (RESF) a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à 800 euros d’amende pour avoir comparé, en 2006, sa politique en tant que ministre de l’Intérieur à celle de l’Etat français sous Vichy.

Romain Dunant, un habitant du Jura âgé de 35 ans, également militant de la Confédération nationale du travail (CNT, anarchiste), avait adressé le 19 décembre 2006 un courriel au ministère de l’Intérieur dans lequel il demandait la libération d’un militant marseillais de RESF, Florimond Guimard, placé en garde à vue pour s’être opposé à l’expulsion d’un parent d’élève sans papiers.

Dans ce courriel adressé au ministre Nicolas Sarkozy, Dunant écrivait: «voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (…)». Il critiquait aussi une «politique qu’il faut bien qualifier de raciste» avant d’adresser ses «salutations antifascistes» au ministre.

La 10e chambre correctionnelle a reconnu ce militant coupable d’outrage à personne dépositaire d’une autorité publique et l’a condamné à 800 euros d’amende ainsi qu’à un euro de dommages et intérêts à verser à Sarkozy, qui s’était constitué partie civile.

Lors de l’audience du 17 janvier, le parquet avait requis une amende de 750 euros au motif que «la liberté d’expression a des limites: c’est l’outrage».

Le prévenu, animateur dans un collège, n’avait pas contesté son message, qu’il avait jugé «légitime», mais son caractère outrageant, estimant qu’il y avait «similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy».

Son avocate avait expliqué que son client avait voulu faire «un parallèle politique». «C’était une politique qui était visée, pas une personne», avait-elle insisté en plaidant la relaxe.

LIBERATION.FR : jeudi 14 février 2008
photo : Manifestation devant le centre de rétention du Canet à Marseille, le 19 janvier 2008. (AFP)



RAG 34. Les lolo's 34

08:10 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

15.02.2008

Kléber Mesquida, cet élu qui défie Georges Frêche (Midi Libre)

Par Arnaud Chabié 13 février


Lundi, Georges Frêche s'en est pris violemment au député-maire de Saint-Pons. Réponse de Kléber Mesquida : "Aujourd'hui Georges Frêche est un colosse aux pieds fragiles !".




Lire l'entretien réalisé par Arnaud Chabié.

RAG 34. Les lolo's 34

08:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.02.2008

Sarkozy : un mensonge à la minute

par Michel Soudais




Nicolas Sarkozy s’est invité à dîner ce soir dans tous les foyers. Pas une fois (j’ai bien écouté) je l’ai entendu nous dire « je ne vais pas vous raconter d’histoire ». L’absence de ce gimmick, si caractéristique de sa rhétorique, était suffisamment inhabituelle pour me mettre la puce à l’oreille. Cette fois, le chef de clan de Neuilly a dû se dire qu’il ne servait à rien de faire semblant. Car hier soir, le mari bling-bling de Carla Bruni était bien décidé à nous en conter des histoires. Et pas qu’un peu ! J’ai tendu l’oreille, réécouté, compté... En sept minutes d’allocution, sept mensonges ! Sarko Ier se chiraquise décidemment à grande vitesse. En chute libre dans les sondages, il cherchait bien évidemment à redorer son blason présidentiel en se prévalant d’un « succès » du traité de Lisbonne grâce auquel, selon lui, « la France est de retour en Europe ». Mais cette démonstration ne tient qu’à condition de prendre une grande liberté avec les faits.


1. Nicolas Sarkozy persiste à présenter le traité de Lisbonne comme un « traité simplifié ». Il l’a répété à cinq reprises. Mais la répétition d’un mensonge n’en fait pas une vérité. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de refaire une nouvelle fois, ici, la démonstration que ce traité n’est ni mini, ni simplifié. Ce qui en revanche a été simplifié c’est la procédure d’adoption de cette Constitution européenne-bis.

2. « C’est la France qui a pris l’initiative de proposer » ce traité. S’il est humain que Nicolas Sarkozy veuille tirer la couverture à lui, afin de se présenter en sauveur de l’Europe, rappelons que nos partenaires avaient envisagé plusieurs hypothèses pour remplacer le traité constitutionnel européen rejeté. Ils attendaient juste de connaître le résultat de l’élection présidentielle française pour savoir quelles seraient les exigences du nouvel élu. Quelle serait sa lecture du « non » au référendum du 29 mai 2005. Le traité de Lisbonne, hormis quelques concessions symboliques destinées à séduire les électeurs de la droite souverainiste, ne prend en compte aucune des revendications des électeurs du « non ». Parce que Nicolas Sarkozy n’a rien demandé de tel et n’a rien négocié.

3. « Il n’était pas question de demander au peuple français et au peuple néerlandais de se déjuger. » Ce qui a été décidé à Lisbonne est pire encore : les Vingt-sept se sont entendu pour ne surtout consulter aucun peuple. Et donc leur imposer un mode d’organisation et de fonctionnement de l’Europe ainsi que des politiques dont les dirigeants européens savent fort bien qu’en cas de référendum plusieurs pays les refuseraient. Nicolas Sarkozy le sait si bien qu’il en fait enfin l’aveu : « Pour convaincre tous nos partenaires d’accepter ce nouveau traité simplifié que nous leur proposions et qui n’était plus une Constitution, il fallait qu’en cas d’accord nous nous engagions à le faire approuver par voie parlementaire. Si cette condition n’avait pas été remplie, aucun accord n’aurait été possible. » Le seul deal auquel s’est prêté Sakozy a consisté à brader la souveraineté du peuple contre une normalisation européenne de la France.

4. « Il fallait débloquer un système de décision qui ne correspondait plus aux exigences d’une Europe à 27 et qui la paralysait. » Foutaise que cette histoire de paralysie ! Contrairement aux idées reçues, la durée moyenne d’adoption d’une directive est passée de 18 mois à 12 mois depuis le grand élargissement de 2004. « Les craintes d’un blocage, y compris les miennes étaient donc infondées », reconnaissait honnêtement Renaud Dehousse, directeur du Centre d’études européennes de Sciences-Po, dans Libération, le 21 juin 2007. Non seulement le système de décision actuel n’a pas ralenti le rythme des directives de libéralisation de secteurs entiers de l’économie, mais ce système est si peu un handicap que le traité de Lisbonne ne le changera pas avant... 2014, voire 2017.

5. Un traité « ne conservant que les dispositions institutionnelles qui avaient paru recueillir un consensus assez large ». Ce n’est pas au lecteurs de ce blog, que j’aurai besoin de démontrer une nouvelle fois que le traité de Lisbonne ne se contente pas de reprendre la partie institutionnelle du traité constitutionnel européen, laquelle était d’ailleurs contesté sur plusieurs articles se rapportant notamment au statut de la Banque centrale européenne ou à la défense européenne s’agissant de son lien avec l’Otan ou de l’obligation d’augmenter les dépenses d’armement.

6. Ce traité « marque une inflexion par rapport aux dérives qui s’étaient manifestées dans un passé récent ». Puisque Nicolas Sarkozy prend soin de préciser la nature de ces dérives (l’Europe rend la vie plus dure à ses peuples, ne défend pas les entreprises face aux concurrences déloyales...), disons tout net que loin de changer les politiques libérales de l’Union européenne le traité de Lisbonne va encore les aggraver puisque des amendements touchant à la politique commerciale ou à la circulation des capitaux entre l’UE et le reste du monde accentuent le parti-pris libéral et libre-échangiste.

7. « Maintenant, l’enjeu est de remettre de la politique en Europe, de ne plus abandonner l’Europe au seul jeu de règles automatiques qui ne laissent aucune place à la décision et à la responsabilité politique. » Plus c’est gros... Les « mécanismes automatiques » que Nicolas Sarkozy fait mine de fustiger sont confortés et renforcés par le traité de Lisbonne. C’est le cas des critères du pacte de stabilité, ou de l’indépendance de la BCE, qui n’a toujours comme seul mandat que la lutte contre l’inflation. Quant à la politique et au débat qu’il faudrait réintroduire, mieux vaut rire d’un tel cynisme ! Le refus du référendum était un refus du débat politique sur l’Europe. Et quand à la fin de son allocution le même Sarkozy forme le vœu que les Français se rassemblent, « dépassant les clivages partisans et les oppositions du passé, (...) pour que l’Europe se fasse », il dit encore que l’Europe ne doit pas être un enjeu politique. Au nom de la très antidémocratique prétention de libéraux qui veut qu’il n’y ait plus qu’une politique possible.

Lundi 11 février 2007 Blog des rédacteurs de Politis

RAG 34. Les lolo's 34

06:56 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.02.2008

Nicolas Sarkozy contre l'espérance républicaine,



par Bariza Khiari et Jean-Pierre Michel

Comme il l'avait fait avec les imams lors des émeutes dans les banlieues en 2005, Nicolas Sarkozy prône la présence des religions dans le champ politique pour pacifier les tensions sociales aggravées par sa politique. Après avoir tenté d'ethniciser la question sociale, il essaie aujourd'hui de la confessionnaliser. En survalorisant l'appartenance religieuse par rapport à l'appartenance à la nation républicaine, il contribue un peu plus chaque jour à communautariser notre société. En hiérarchisant les monothéismes, il instille un ferment de division supplémentaire, comme il l'a déjà fait entre Français et immigrés, ou entre salariés du public et du privé.

En déclarant que, dans l'apprentissage des valeurs, "jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé" et que la morale laïque "risque toujours de s'épuiser", le chef de l'Etat tente de discréditer la laïcité et l'école républicaine, son lieu d'expression historique. Cela revient à affirmer la supériorité de la foi sur la raison. Cette dérive doit être refusée catégoriquement. Foi et raison relèvent de deux domaines distincts. C'est cela l'intuition fondamentale de la laïcité. Les valeurs républicaines transmises par l'instituteur sont la condition du vivre ensemble. Héritée des Lumières, la morale laïque est une étape essentielle dans la construction d'un individu autonome et d'un citoyen libre et éclairé.

Voilà pourquoi le principe de laïcité et la loi de 1905 ne peuvent donner lieu à aucun compromis. La laïcité n'est pas amendable, elle n'a pas à être "ouverte" ou "positive". Les jeux rhétoriques autour du terme de laïcité masquent mal la volonté du président de restaurer une certaine confusion entre Etat et religion.
Les valeurs républicaines restent le remède aux tensions que nous connaissons actuellement. Seul le respect de la loi de 1905 peut constituer une garantie face au mouvement d'atomisation de la société. La laïcité n'est pas une contrainte, mais un instrument essentiel d'émancipation et de libération. Pour justifier ses attaques contre la loi de 1905, Nicolas Sarkozy prend notamment pour prétexte la nécessité de donner aux musulmans de France la possibilité d'exercer dignement leur culte. Quel paradoxe, si l'on se souvient des "moutons égorgés dans la baignoire" et de ses autres dérapages !

Puisque cette question de l'islam est posée, nous devons y répondre avec clarté. Non, il n'y a pas plus ni moins d'incompatibilité entre l'islam et la République laïque qu'entre les autres religions et la République ! Il n'y a pas d'incompatibilité dès lors que la République installe un cadre rigoureux, dès lors qu'elle ne transige pas sur ses principes fondateurs. La loi sur les signes religieux à l'école en constitue le meilleur exemple.

RÉVISION DANGEREUSE ET INUTILE

Les conditions dans lesquelles les musulmans de France peuvent pratiquer leur culte sont trop souvent indignes et doivent indéniablement être améliorées. Mais cet effort ne nécessite pas une révision des principes de 1905, qui serait dangereuse et inutile.

Dangereuse, puisqu'elle signifierait une porte ouverte à divers mouvements obscurantistes ou sectaires. Inutile dans la mesure où la puissance publique dispose d'ores et déjà des moyens politiques et juridiques nécessaires pour donner aux musulmans les mêmes droits qu'aux autres croyants. S'il est souvent difficile de construire une mosquée, ce n'est pas parce que le cadre juridique serait trop restrictif, mais par défaut de volonté politique. Ce sont d'ailleurs souvent les élus de droite qui refusent d'accorder les permis de construire pour les mosquées.

La diversité et l'acceptation de l'islam sont le test de crédibilité de notre République laïque, qui doit pouvoir concilier les termes du triptyque République, laïcité, égalité. La République n'est pas seulement une forme de régime politique. Elle est un ensemble de principes, de valeurs. Elle est surtout un projet. Affirmer que la République a besoin de croyants convaincus, c'est nier la valeur de ce projet.

La République n'a pas besoin de croyants pour exister, elle a besoin de citoyens égaux qui bâtissent ensemble leur avenir. L'espérance n'appartient pas aux seules religions. La République elle-même est la plus grande de nos espérances : espérance dans nos valeurs et notre projet commun, espérance dans la justice sociale, espérance dans un monde meilleur, ici et maintenant.

Bariza Khiari, sénatrice de Paris, membre du bureau national du Parti socialiste
Jean-Pierre Michel, Sénateur (PS) de la Haute-Saône
Lun, 28/01/2008

RAG 34. Les lolo's 34

12:01 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11.02.2008

SARKOZY : Sauve qui peut à NEUILLY !

Le désaveu de David Martinon suscite une envolée de critiques

Reuters - Bertrand Delanoë et François Bayrou ont sévèrement commenté lundi les mésaventures du porte-parole de l'Elysée, David Martinon, dans sa course aux municipales à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

"Ce n'est pas la France, mais c'est révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la politique qui me heurte, qui me choque, qui ne correspond pas du tout à mes propres engagements", a déclaré sur LCI le maire socialiste de Paris.

"J'ajoute qu'(au-delà des personnes), Neuilly est une ville qui préfère payer des amendes plutôt que de faire un peu de logement social et le vrai sujet de la campagne à Neuilly n'est pas évoqué", a-t-il ajouté.

Interrogé sur France Inter en direct de Pau (Pyrénées-Atlantiques), où il est candidat aux élections municipales, François Bayrou a évoqué pour sa part un phénomène de cour.

"Vu de Pau, on est un peu abasourdi devant ces rebondissements quotidiens inattendus d'une espèce de feuilleton dont le vrai sujet est la cour : qu'est-ce qui se passe à la cour ?", a déclaré le président du Mouvement démocrate.

"Dans les cercles de pouvoir, qui est le favori, la favorite, qui est disgracié, qui va être promu, qui va être jeté ?", a-t-il ajouté. "Ceci est profondément malsain".

Jean Sarkozy, fils du président de la République, et les dirigeants UMP locaux se sont désolidarisés dimanche du porte-parole de l'Elysée David Martinon, tête de liste UMP pour les municipales à Neuilly-sur-Seine.

Nicolas Sarkozy avait lui-même donné son aval à l'automne à la candidature de David Martinon, dans ce qui fut son fief politique entre 1983 et 2002.

Pour François Bayrou, ce qui se passe à Neuilly "traduit un climat interne d'affrontement".

"Tout ça c'est la présidence de la République, c'est l'Elysée, c'est les plus proches du président de la République et ceux qui jouent un rôle très important dans l'équipe élyséenne", a fait remarquer l'ancien candidat centriste à l'élection présidentielle.

Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a confirmé qu'une réunion aurait lieu lundi soir au siège de l'UMP à Neuilly pour tenter de démêler la crise.

"Je crois qu'il y avait notamment des désaccords que la manière de mener campagne, sur la stratégie même de la campagne", a-t-il analysé sur le plateau d'i-Télé.

A la question de savoir si Jean Sarkozy ferait, le cas échéant, un bon maire de Neuilly, Patrick Devedjian a répondu : "Il a beaucoup de talent, il a sans doute hérité des qualités politiques de son père, il est très sympathique, il se débrouille très bien... Il a 22 ans".

Nicolas Sarkozy avait 28 ans lorsqu'il est devenu maire de Neuilly pour la première fois, en 1983.

Elizabeth Pineau

RAG 34. Les lolo's 34

21:41 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

LAÏCITE : Sarkozy: César et Pape à la fois?

Avec André Laignel et Marie-Noëlle Lienemann, députés européens et animateurs comme moi de Gauche Avenir (www.gaucheavenir.org), je viens de signer l'article qui suit, dans lequel nous expliquons pourquoi et comment, face à la tentation de confondre le spirituel et le temporel, il faut plus que jamais défendre et faire vivre la laïcité.
-------------------------------------------------------

"L’illustration du Leviathan, œuvre du philosophe politique anglais Hobbes, représentait le roi tenant à la main droite le glaive, à la main gauche la crosse : César et Pape tout ensemble, pouvoirs spirituel et temporel réunis, le destin de tous confié à un seul. Pour Hobbes, tout régime politique est en effet « par définition absolutiste ». Cette image, qui renvoie aux idées et à la philosophie du XVIIème siècle, serait-elle celle d’une « Césaropapie » révolue ?

Eh bien non ! Il semble qu’en ce début de XXIème siècle, Nicolas Sarkozy ne refuserait pas de céder à cette tentation. Ce serait même pour lui, sous prétexte de moderniser la France, une façon de rejeter l’originalité fondamentale de la République française, indivisible, laïque, démocratique et sociale.

République indivisible ?
N. Sarkozy introduit une différence entre les citoyens croyants et non croyants. Chanoine d’honneur de Latran, il déclare (1) : « Je suis comptable des espoirs que le déplacement du Pape courant 2008 suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses ». Les autres n’auraient-ils pas d’espoir ? Si N. Sarkozy était le connaisseur de Jean Jaurès qu’il feignait d’être pendant sa campagne présidentielle, il aurait adjoint l’espoir de tous ceux qui luttent et qui se donnent « aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense » (2)
Puis, le voila en voyage au Moyen-Orient, qui s’enflamme (3) : « A travers vous, j’adresse à toute la nation saoudienne le salut fraternel de la France. Ce salut, je veux l’adresser aussi à la nation arabe et à toute la communauté des croyants ». Là encore, l’opportunisme et l’utilisation hâtive de termes superficiellement assimilés l’amènent, dans un des pays musulmans les plus conservateurs, à considérer comme intangible une communauté si prégnante qu’elle interdit à ses membres de renoncer à leur foi ou d’en changer, voire même de se marier hors de la communauté. Là aussi, quelle piètre défense de la liberté de penser et donc de la Liberté inscrite dans la devise de notre République !
République laïque ?
Ecoutons encore : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance (4). Tiens, N. Sarkozy oublie Guy Môquet, ou plutôt il pense que les Français ont oublié son hold-up idéologique. Les enfants et petits-enfants de résistants non-croyants ont sûrement apprécié !
Quant à la « radicalité du sacrifice de la vie », il faudrait se souvenir qu’elle guide aussi les terroristes kamikases…
On se demande si N. Sarkozy ne se posera pas bientôt la question : les non-croyants ont-ils une âme ? Cette hiérarchisation des citoyens est insupportable et contraire à l’Egalité inscrite dans la devise de notre République.

République démocratique ?
N. Sarkozy n’a pas été avare de grandes proclamations sur la façon de construire l’Europe avec le peuple. Ecoutons le devant le Parlement Européen (5): « L’Europe se fera avec les peuples, elle ne se fera pas sans eux, elle ne se fera pas contre eux ». Ecoutons le devant le Conseil national de l'UMP (6) : « L'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple ».
Alors, pourquoi ne pas soumettre au referendum le traité européen dit « simplifié » ? C’est V. Giscard d’Estaing lui- même qui le dit: identique sur le fond au texte volumineux de 2006, sur la forme, le texte a été compliqué à plaisir pour faire croire qu’il est impossible d’en débattre, mais le peuple français est assez lucide et éduqué pour discerner l’arnaque intellectuelle et y chercher vainement l’Europe qu’il souhaite, celle des droits sociaux et du travail, de la culture partagée et des échanges pas forcément mesurés à l’aune du commerce libéral.
En réalité, N. Sarkozy est dans la ligne de pensée de Louis XVI, qui acceptait du bout des lèvres la notion de « nation souveraine », si contraire à celle du pouvoir divin du monarque.

République sociale ?
Promesse de pouvoir d’achat passée à la trappe, multiplication des franchises médicales, bouclier fiscal favorable aux plus aisés, traque imbécile des sans-papiers au lieu de s’occuper d’une intégration réussie des immigrés, les pages du Code du Travail arrachées jour après jour : voilà pour la Fraternité inscrite dans la devise de notre République. A la place de tout cela, l’étalage de la vie privée, dans la trace du Petit Lever du Roi….
*******
Nicolas Sarkozy semble oublier que notre destin commun est la laïcisation de l’Etat. Historiquement, tous les actes de la vie civile ont été progressivement soustraits à l’emprise religieuse. Notre Etat civil prend définitivement forme en 1792, avec le pouvoir exclusif donné aux communes de recueillir « les actes destinés à constater les naissances, les mariages et les décès »….mais il faudra attendre 1972 pour que soit supprimée la demande faite aux jurés d’assises de porter serment « devant Dieu et devant les Hommes ». La loi de 1905 instaure la séparation, mais sa mise en pratique fut un combat quotidien. Plus près de nous : la publicité parodiant la Cène retirée de l’affichage, l’attentat lors de la projection de « La dernière Tentation du Christ » de M. Scorcesse à Paris, les attaques contre la liberté d’expression à la sortie des « Versets sataniques » de Salman Rushdie ou la récente controverse sur les caricatures de Mahomet sont autant de signes qui démontrent la nécessité de la laïcité et son actualité.

Au moment où la société française est plus que jamais fragmentée, le combat laïc est un combat contre l’obscurantisme. Il suppose l’autonomie de pensée des individus et l’esprit critique pour s’opposer à l’endoctrinement. Face à ce combat, le « sermon » de N. Sarkozy sur les « racines religieuses » du monde a de quoi inquiéter (7) : « Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui, par-delà toutes les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect ». On frémit en pensant à ce qui pourrait advenir de notre société si Dieu n’existait pas !

L’urgence, aujourd’hui, c’est de rappeler que la laïcité est le socle du pacte républicain, inséparable de la démocratie, de la justice sociale, de la solidarité et de la paix civile. C’est aussi de réaffirmer que l’éducation est au centre de la démarche laïque.

Il faut refuser l’introduction dans la Constitution d’un concept de «diversité» et de «discrimination positive». En revanche, il serait utile d’édicter une charte de la laïcité dans les entreprises, dans les services publics, notamment dans les hôpitaux, où les personnels sont de plus en plus confrontés à des pressions religieuses inacceptables. Pourquoi ne pas donner à ce combat une dimension plus large, en créant un espace mondial de la laïcité, à l’image de ce qui a été réalisé avec la francophonie ? C’est certainement là un noble enjeu de civilisation et de progrès !

Face à la tentation de confondre le spirituel et le temporel, il faut plus que jamais défendre et faire vivre la laïcité".

1- Déclaration à la Basilique Saint Jean de Latran le 20 décembre 2007.
2- « Discours à la jeunesse » de Jean Jaurès.
3- Discours à Riyad le 14 janvier 2008
4- Déclaration de Latran.
5- Discours au Parlement européen de Strasbourg le 3 novembre 2007.
6- Conseil national de l’UMP à Aubervilliers le dimanche 9 mai 2004.
7- Discours de Riyad.

Le blog de Paul QUILES

RAG 34. Les lolo's 34

21:40 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAÏCITE

Les enseignements de « Mai 68 : Histoire sans fin »

Les enseignements de « Mai 68 : Histoire sans fin »
Jean Claude Gawsewitch éditeur, novembre 2007
mercredi 6 février 2008 par Ernest Simon


Plutôt que de résumer « Mai 68 : Histoire sans fin » de G. Filoche, cet article tire les enseignements politiques de cet ouvrage.
Les biographies politiques rencontrent deux publics : celui qui a vécu les évènements et y retrouve ses combats, et celui qui cherche à comprendre les évènements passés pour en tirer des conclusions politiques pour l’avenir. « Mai 68 : Histoire sans fin » n’échappe pas à la règle : l’ouvrage ravira la génération née en politique avec 68. C’est aussi un instrument précieux pour les générations suivantes qui peuvent bénéficier des enseignements politiques que l’auteur tire de son expérience militante.

L’importance de la démocratie
Le respect des règles démocratiques est forcément lié à tout programme socialiste. La démocratie n’est pas une technique, ni un supplément d’âme, mais un droit et un ensemble de droits. Elle conditionne le parti, le syndicat, le pouvoir quel qu’il soit, c’est une méthode d’action, une pédagogie et une garantie essentielle, une protection, une surveillance, un échange. Elle doit être méticuleuse, définie jusque dans ses détails : « la procédure est sœur jumelle de la liberté » disait le jeune Marx.

S’adresser pédagogiquement aux salariés
La praxis est la traduction de cette pratique démocratique : il faut partir des besoins immédiats et y insuffler la perspective politique. Inutile de crier à « la révolution » quand on n’a qu’une minute pour parler, ça ne déclenche rien ni n’éduque personne. Il faut partir des besoins élémentaires puis, une fois le mouvement lancé, introduire le maximum d’histoire, de politique, de stratégie, d’ambition pour l’avenir, de programme de transformation sociale. Les masses en mouvement sont alors une force matérielle formidable, d’une lucidité à laquelle les dirigeants ont intérêt à répondre rapidement.

Un syndicalisme indépendant mais pas neutre
Dans cette lutte, le syndicat est un outil précieux des salariés. Diviser le mouvement syndical sur des a priori idéologiques est néfaste et toujours favorable au final aux gouvernements bourgeois. Il faut développer et non pas contourner les syndicats. Tout salarié y a sa place quelles que soient ses opinions philosophiques, politiques ou religieuses. Mais le syndicalisme n’est pas apolitique : tous les courants d’idées peuvent y être présents s’ils se respectent entre eux et jouent le jeu de la démocratie syndicale. Le syndicat doit être indépendant mais pas neutre.

Les mouvements sociaux et les rapports de force de long terme
Dans toute crise sociale, il y a des moments charnières : d’abord des tests, des attentes, une montée en puissance, puis, lorsque le pouvoir est directement en jeu, soit il existe une réponse ferme et déterminée des syndicats, de la gauche, qui pèse alors de façon décisive pour la victoire, soit l’ancien pouvoir chancelant se ressaisit, il reçoit l’appui des forces conservatrices qui reprennent espoir, il manoeuvre et l’emporte, renversant la situation aussi vite et profondément que possible. Entre ces termes, c’est une véritable thérapie collective, la conscience de millions de personnes évolue, s’enhardit : il n’y a plus de fatalité. De tout cela, il reste des acquis profonds. Si 68 est devenu incontournable dans la vie politique française, c’est que la bourgeoisie, le patronat, la droite a compris que la classe salariale, en dépit des freins syndicaux et politiques d’alors, pouvait se mettre puissamment en marche. Les rapports de force en furent durablement marqués et l’exception du modèle social issu de l’après-guerre se vit confortée. Depuis, les gouvernements cherchent à éviter de passer en force, ils guettent les soubresauts, traitent avec prudence les mobilisations de la jeunesse, ne prennent pas trop de front les revendications sociales. D’ailleurs, mai 81 n’est-ce pas la traduction politique et institutionnelle différée de Mai 68 ?

Savoir pour qui on se bat, avec qui
Il faut enfin savoir distinguer son camp. Les attaques incessantes contre le PS sont contre-productives : sa continuité historique, théorique, organisationnelle, ses liens avec le mouvement syndical et social, et sa place dans les mouvements sociaux, en font bel et bien un parti de gauche. Il est aujourd’hui, malgré ses détracteurs, et ses grandes faiblesses, l’instrument de la gauche, des salariés pour exprimer leur mécontentement et leurs aspirations. Plutôt que d’être à la marge, il faut donc être au cœur de la gauche et peser tant que possible pour infléchir la ligne du PS. Il faut pour cela associer tous les partis de gauche. Sans unité de la gauche, rien de grand ne s’est jamais fait. Et il n’y a rien de pire que de nouer des alliances contre nature (avec le centre, c’est-à-dire avec un pan de la droite). Au final, il est impératif de savoir distinguer son camp, qu’il faut unir, de celui de l’adversaire, que l’on combat d’autant mieux que l’on est rassemblé et attentif à ses légitimes sensibilités.

Ernest Simon

RAG 34. Les lolo's 34

07:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

09.02.2008

“Le capitalisme financier s’emballe” par Bernard Soulage

Secrétaire national adjoint à l’économie internationale et à l’industrie, Bernard Soulage revient sur les raisons de la crise financière internationale.

” Depuis des années, tous les spécialistes s’accordent sur un point : le marché hypothécaire de l’immobilier nord-américain se retournera brutalement, en raison de son caractère hautement spéculatif. Si la crise était aussi prévisible, pourquoi s’est-elle donc produite ?

Parce que le capitalisme financier d’aujourd’hui :

• est trop «glouton». On ne peut indéfiniment exiger du capital qu’il soit trois fois plus rentable que ne l’est l’économie réelle, c’est-à-dire qu’il rapporte 15% par an quand la croissance moyenne de l’économie mondiale est de 4% à 6% ;

• rémunère mieux les mauvais risques que les bons risques. Les banques ont donc trop investi dans ce marché hyper spéculatif. Elles ont tenté de se décharger de ces risques en revendant ces crédits à des fonds d’investissements spéculatifs.Lorsqu’elles se sont rendues compte qu’elles finançaient ces mêmes fonds, la confiance s’est effondrée et elles ont cessé de se prêter de l’argent entre elles :la crise était là ! ;

• son propre jugement compte moins que celui que l’on porte à celui des autres. Comme disait Keynes, imaginons que tout le monde croit que tous les arbres montent au ciel,… alors il peut être intéressant d’acheter des arbres avant qu’ils ne montent ! Dans la finance d’aujourd’hui, mieux vaut se tromper avec les autres que d’avoir raison tout seul.

Ce mode de fonctionnement rend inévitable le développement d’une bulle spéculative.

De cette crise, on peut tirer deux leçons essentielles :

• il n’y a pas de croissance durable s’il n’y a pas de répartition équilibrée de la richesse produite entre le capital et le travail, entre l’investissement et l’épargne ;

• le capitalisme est incapable de se réguler seul. Ses prétendues sécurités internes et règles prudentielles sont contournées par des agents économiques qui cèdent toujours au vertige de l’argent.

En conséquence, la régulation politique et démocratique est plus essentielle que jamais, et doit être conduite à la bonne échelle. Dès lors, trois pistes d’actions paraissent s’imposer :

• la négociation collective et tripartite sur le partage de la richesse produite doit être à la base du contrat social. Elle suppose non seulement de négocier sur les salaires mais aussi de travailler à une réglementation de la rémunération du capital et des entrepreneurs.

• la régulation des marchés financiers doit être organisée. Le travail fait au sein du PS et du PSE a permis d’élaborer des propositions qu’il nous faut populariser : lutte contre les paradis fiscaux,création d’un Conseil de Sécurité économique et sociale qui imposerait des normes à un système devenu fou.

• la politique économique européenne doit devenir une priorité absolue.L’absence d’un gouvernement économique européen et l’inexistence d’objectifs économiques adossés à notre politique monétaire paralysent nos pays. “

RAG 34. Les lolo's 34

13:07 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Réaction du PS au plan « Espoir Banlieues »

Le choix d’avoir annoncé le plan Boutin/Amara depuis l’Elysée et non pas sur le terrain résume le malentendu entre Nicolas Sarkozy et la banlieue.

Le Président se trompe de diagnostic. Pour des raisons électoralistes, il a préféré faire de la violence en banlieue un problème d’ordre public, en parlant de « voyoucratie » ou de « racaille » à nettoyer au Kärcher et les principales mesures ajoutées au plan « Espoir Banlieues » concernent l’annonce de renforts policiers. Il a donc aujourd’hui un problème de crédibilité pour dire qu’il va répondre à la détresse sociale et au sentiment d’abandon des habitants. La politique du gouvernement a d’ailleurs considérablement aggravé leur situation, à travers les ponctions de pouvoir d’achat, l’abandon de la police de proximité, la suppression des emplois-jeunes, la faiblesse historique de constructions de logements sociaux, la fragilisation de l’école ou encore les atteintes à la laïcité. C’est donc toute la politique du gouvernement qu’il faudrait changer avant de décider de mesures spécifiques.

Un plan « Espoir Banlieues » homéopathique. Composé de mesurettes en direction des jeunes, il ne comporte aucune proposition immédiate pouvant impliquer les grands ministères, comme le Logement ou l’Education nationale, les arbitrages étant renvoyés à plus tard. Ce plan n’est en fait qu’un recyclage de recettes des plans banlieues précédents, parfois supprimées par la droite elle-même, à une échelle expérimentale que l’on espérait dépassée. Son financement est lui-même issu d’un recyclage de crédits (contrats de ville, Grenelle de l’environnement, collectivités locales), alors que le budget du ministère de la ville sera en baisse de 12% en 2008.

Une très forte déception sur le terrain. Alors que le pays attendant un « plan Marshall » annoncé pendant la campagne, ce mini-plan s’adresse à une petite élite dans quelques quartiers. L’absence de mesures concrètes pour le plus grand nombre conduit à stigmatiser encore plus les 750 quartiers concernés leurs 5 millions d’habitants, voir à laisser penser que la solution n’est plus dans la République et la démocratie. D’une certaine manière, le style clinquant de la présidence et le message « aides-toi le ciel t’aidera » pourra être interprété par certains comme le règne de la loi du plus fort.

Fadela Amara n’a pas gagné son pari. Elle entendait profiter de sa réelle liberté de parole pour peser sur les choix du gouvernement, infléchir la politique suivie, et s’appuyer sur la volonté du Président. Elle n’a pas fait la preuve de l’utilité de sa présence, et se retrouve aujourd’hui face à ses responsabilités.

La gauche exige la solidarité urbaine. Les 5 partis du groupe de liaison de la gauche (PS, PCF, Verts, PRG, MRC) demandent la mise en œuvre de 5 priorités de solidarité urbaine :
• application effective de la loi SRU dans les 750 communes récalcitrantes
• donner à l’école de la République des moyens d’exception, sans supprimer la carte scolaire
• lutter contre les discriminations vers l’emploi (emplois de proximité, fin des zones franches)
• rétablissement d’une police de proximité et nouveaux moyens de médiation et de prévention
• donner aux communes concernées les moyens de désenclaver et de vrais services publics

Le plan « Espoir Banlieues » de la gauche : gagner les élections ! En attendant que la gauche puisse mettre en œuvre cette nouvelle politique, il faut rendre hommage aux professionnels, aux militants associatifs et aux maires de gauche engagés dans cette ambition de solidarité urbaine. Ils sont le dernier rempart contre la société du ghetto et méritent la confiance des électeurs.

Vincent LENA, Secrétaire national chargé de la Solidarité urbaine.

RAG 34. Les lolo's 34

13:01 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Les socialistes rassemblés sur l’Europe, c’est possible


Tribune publiée dans le journal Libération par GUILLAUME BACHELAY membre du bureau national, LAURENT BAUMEL responsable national aux études, PASCALE BOISTARD membre du bureau national, DIDIER CUJIVES secrétaire national du MJS, ALEXIS DALEM corédacteur en chef de «la Revue socialiste», MARIETTA KARAMANLI députée, FRANÇOIS KALFON membre du conseil national, FLORA LABOURIER secrétaire national du MJS, SANDRINE MAZETIER députée, CLAUDE ROIRON membre du bureau national.

N’en déplaise aux commentateurs, les socialistes ne sont pas fondamentalement divisés sur le projet européen. Pour s’en rendre compte, encore faut-il s’abstraire des jeux d’appareils d’hier et regarder en face la réalité d’aujourd’hui. Socialistes, nous sommes tous des proeuropéens convaincus et nous ne nous satisfaisons pas de l’Europe telle qu’elle va. Notre projet est celui d’une Europe démocratique et solidaire.

C’est au nom de cet idéal, et même si nous mesurons le chemin parcouru, que nous critiquons ce que l’Europe tend à devenir : un marché sans horizon politique, sans réelle solidarité, où la concurrence sociale et fiscale est la principale politique de convergence. Si nous nous sommes opposés et parfois déchirés sur le traité constitutionnel, puis sur l’adoption du traité de Lisbonne, ce n’est pas au nom de conceptions divergentes de l’Europe, mais en raison d’une appréciation différente de la stratégie à adopter : le pari du compromis immédiat pour les uns, le pari du rapport de force pour les autres. Nous partagions un même but stratégique : approfondir l’unification européenne pour répondre à la mondialisation.

Les partisans du oui ont pensé préférable d’adopter un compromis insatisfaisant pour avancer tandis que ceux du non jugeaient indispensable d’exprimer leur désaccord pour rendre possible une réorientation de l’Europe. Dans les deux cas, il s’agissait d’un pari sur l’avenir, aucun camp ne peut prétendre avoir eu intégralement raison. La suite des événements a pu confirmer les uns et les autres dans leur approche. Si cette différence d’appréciation a débouché sur une incontestable fracture, c’est qu’elle a été exploitée tant par l’ultragauche que par certains dirigeants socialistes. Nous voulons éviter que le champ de bataille du passé ne vire au champ de ruine de l’avenir. Nous nous appuyons sur une certitude : jamais le débat, artificiellement gonflé par le contexte politique interne du Parti socialiste, n’a porté entre nous sur les objectifs de la construction européenne.

D’ici quelques semaines, la question du mini traité sera derrière nous. Il est peu probable que le dossier institutionnel - voire constitutionnel - soit rouvert à brève échéance. Jusqu’à présent, nous avons toujours envisagé notre projet européen dans la perspective de nouveaux traités débouchant en même temps sur un approfondissement institutionnel et politique. Dans l’Europe à 27, et pour plusieurs années, l’ère des grands traités fondateurs est close. Seules seront possibles des avancées sur des projets concrets. Nous le regrettons, mais c’est un fait. Alors que le nouveau traité ne changera rien aux politiques mises en œuvre, c’est sur celles-ci que nous devons désormais nous concentrer. L’essentiel est de convaincre nos partenaires, non par une attitude agressive et agitée - celle contre-productive de l’actuel président de la République -, mais par la constance et la cohérence. Alors que le spectre d’une récession mondiale se profile, concentrons-nous sur les enjeux économiques et sociaux. Plusieurs avancées sont à la fois urgentes et possibles.

Les socialistes français doivent être à la pointe du combat pour la réforme de la gouvernance de la zone euro. L’Eurogroupe - autorité politique - doit monter en puissance et s’investir dans un dialogue permanent avec la BCE, et il ne tient qu’à lui de le faire. Les objectifs d’inflation et de taux de change doivent être fixés dans ce cadre. Tout en respectant son indépendance imposée par les traités, l’action de la BCE peut et doit être mieux coordonnée avec l’autorité politique. Un marché unique sans politique de convergence sociale vers le haut est voué à une concurrence vers le bas, ce qui n’est pas tenable à long terme pour nos entreprises, nos emplois, nos territoires, sans oublier nos finances publiques. Les socialistes français doivent proposer une stratégie par étapes, moyennant des compensations. Cela implique une nouvelle ambition pour les politiques structurelles. Le budget de l’Union devrait être porté pour cela à son plafond légal, 1,24 % du PIB, alors qu’il n’est aujourd’hui qu’à 1 %. L’Union doit également s’investir dans la recherche et l’innovation, dont le pilotage serait beaucoup plus efficace à son niveau. Nous proposons de créer une coopération renforcée pour gérer un budget commun et créer un espace européen unifié pour les entreprises innovantes et les chercheurs. L’environnement, les biotechnologies et l’économie de l’immatériel pourraient être les priorités de cette politique. Ils donneraient à la construction européenne un élan comparable à celui que la Communauté du charbon et de l’acier avait donné aux premières heures de l’Union.

Des inflexions importantes doivent être apportées, enfin, à la politique commerciale de l’UE. Plus réactive, elle devrait se fixer pour objectif le juste échange plutôt que le libre-échange. Il ne s’agit en aucun cas de protectionnisme, mais d’une stratégie gagnante pour tout le monde : éviter les à-coups pour nos entreprises et conditionner l’ouverture à des progrès sociaux et environnementaux effectifs du côté des pays émergents. Ces quatre priorités, que tous les socialistes partagent, peuvent être mises en œuvre dans le cadre des traités existants. Tout est question de volonté politique et de force de conviction.

A nous de convaincre nos partenaires, à commencer par le PSE. Si ces mesures étaient mises en œuvre, elles changeraient le visage de l’Europe, qui deviendrait un espace de croissance et d’influence, d’avant-garde économique et de progrès social. Sur ces questions - comme sur les autres - le PS doit maintenant se mettre au travail pour préciser les propositions et engager le travail de reconquête intellectuelle. Jeunes responsables du Parti socialiste, nous sommes convaincus que la rénovation nécessaire de la gauche ne peut passer par la reproduction à l’infini et l’exacerbation des divergences qui se sont manifestées au cours des années précédentes. Après que le Congrès, réuni à Versailles, a voté, nous voulons surmonter le traumatisme de la division, nous rassembler pour reprendre le travail en commun, aller de l’avant. C’est ce que nous nous engageons à faire en appelant tous les socialistes de bonne volonté à nous rejoindre.

http://www.reconstruirelagauche.fr/?q=node/1522

RAG 34. Les lolo's 34

12:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.02.2008

Sécurité : Le PS réitère sa demande de mise en place d’une véritable police de quartier

Le sondage de l’IFOP publié par Le Figaro montre qu’après six années de droite, qui avait fait de la lutte contre l’insécurité son étendard, le bilan n’est pas considéré par nos concitoyens comme une réussite. C’est même, pour l’ancien ministre de l’Intérieur désormais Président de la République, un constat d’échec cinglant.Les Français portent un regard lucide sur la montée des violences et sur ses causes, qu’il s’agisse du manque de fermeté dans la lutte contre la délinquance endurcie ou de l’absence d’encadrement éducatif et de perspectives d’ascension sociale. Ils expriment aussi des attentes nettes en matière de rétablissement d’une présence policière quotidienne dans les quartiers.

Il est grand temps que le gouvernement change de politique pour mieux prévenir et mieux punir les violences. Le Parti socialiste réitère sa demande de mise en place d’une véritable police de quartiers qui assure la prévention, la sanction et la dissuasion.

Communiqué de presse de Delphine BATHO,
Secrétaire nationale chargée de la sécurité

RAG 34. Les lolo's 34

10:16 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Les socialistes s'engagent sur le logement

Les socialistes pour répondre à l’explosion des demandes de logements

Fin 2006, la droite a fait adopter une loi sur le droit au logement opposable. L’idée était simple : couper court à toute critique durant la campagne présidentielle et éviter de donner sur ce sujet clivant, l’avantage à la gauche. De ce seul point de vue l’opération a porté ses fruits : le bilan désastreux de la droite a été occulté.

Un an plus tard, l’heure est aux premières évaluations. Rien n’a été fait. Le logement est le premier poste de dépense des ménages et la hausse continue des loyers et des charges (1) pèse plus que jamais sur leur pouvoir d’achat.

Le gouvernement continue de subventionner les logements Robien ou Borloo pour la plupart inaccessibles aux foyers modestes. La dépense fiscale annuelle pour les amortissements « Robien » permettraient pourtant la construction de 32 000 logements sociaux par an. Les seuls bénéficiaires de la loi TEPA de juillet sont les nouveaux propriétaires. Ces choix gouvernementaux ne conduiront pas à inverser une tendance lourde : la part de logements à loyers modérés dans les mises en chantier ne représente plus que 40% des constructions contre 70% il y a 7 ans.

Que peuvent donc espérer nos concitoyens? Toujours rien à écouter David Martinon, porteparole de la présidence et candidat à Neuilly-sur- Seine. Ce dernier n’a pas hésité à déclarer que sa ville « n’a pas à rougir de sa politique de logements sociaux ». On s’étoufferait à moins(2).

Non seulement la droite n’applique pas la loi sur la rénovation urbaine, mais plus gravement, elle s’apprête à porter un coup fatal au livret A(3) qui sert aujourd’hui au financement des opérations publiques de logement social.

Face à ce déni, les socialistes ont pris leurs responsabilités. À la veille des municipales, ils s’engagent à développer la mixité ou à accompagner l’accession sociale à la propriété dans toutes les villes dont ils assumeront la gestion en mars prochain.

Les parlementaires ont de leur côté entrepris un dialogue avec les associations de la plateforme DALO. Ce travail a abouti à la présentation d’un avant-projet de loi. Parmi les propositions figurent l’obligation pour tout nouveau programme de construction d’un minimum de 33% de logements à loyer modéré dans les communes qui ne respectent pas la loi SRU(4), la limitation à 25% de la dépense logement pour les familles modestes, ou la mutualisation des risques locatifs qui incitera les propriétaires frileux à remettre sur le marché leurs appartements vacants.Le rendez-vous de la hausse du pouvoir d’achat passe par le logement. Ce sera l’une des clés du vote des 9 et 16 mars.Il nous reste un mois pour en convaincre nos concitoyens !

Thomas Colognac

1. La hausse des loyers représente 28,8% en 6 ans. Les
charges + 40 % en 10 ans.

2. La commune dont Nicolas Sarkozy a été l’élu pendant
30 ans ne compte que 3% d’habitat social. Faits aggravants,

une enquête réalisée par Le Monde 2 vient de révéler
que parmi les occupants de ces HLM, une partie non négligeable figuraient au « who’s who »…

3. en autorisant toutes les banques à utiliser le livret A
comme produit d’appel pour capter l’épargne populaire
et la canaliser ensuite vers d’autres placements.

4. 20% de logements sociaux

RAG 34. Les lolo's 34

10:13 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Conseils aux socialistes, par Günter Grass

Günter Grass, écrivain. Traduit de l'allemand par Pierre Deshusses. Ce texte est une version abrégée du discours de l'écrivain devant le groupe parlementaire du SPD du 11 janvier 2008.

Trois ans après mon premier discours devant le groupe parlementaire du SPD (le Parti social-démocrate allemand), j'avais eu une nouvelle fois l'occasion, en mars 1974, de faire un bilan dans une optique de citoyen engagé. Une fois de plus, tout ce qui avait été fait était passé à la moulinette du discours et sombrait dans des querelles entre les différentes ailes du parti. Entre-temps, le système coercitif de type stalino-léniniste a fait long feu, n'existant tout au plus que sous une forme décantée, qui a pris le nom de PDS et se fait désormais passer pour la "gauche" après s'être approprié, sous un prétexte fallacieux, le qualificatif de "socialisme démocratique". Jamais on ne s'est livré à une telle déformation de l'histoire avec si peu de vergogne. Et longtemps les sociaux-démocrates ont accepté ce vol, jusqu'à ce que, enfin, dernièrement, au congrès du parti à Hambourg, la tradition retrouve ses droits. Je cite : "Le socialisme démocratique reste pour nous la vision d'une société libre, juste et solidaire, dont la réalisation constitue pour nous une tâche permanente. Le principe de notre action, c'est la démocratie sociale."

Dans un monde où le capitalisme règne désormais en maître - idéologie ne manquant jamais de s'autoglorifier comme infaillible, qui fait croire qu'il y a une économie de marché alors qu'il détruit les marchés et brûle le capital, dans un monde donc où la recherche effrénée des profits ne cesse ne supprimer des emplois, où les salaires minimums sont revus à la baisse, où l'écart entre les riches et les pauvres prend des proportions incommensurables -, face à cette puissance hégémonique, l'alternative au pouvoir absolu du capital n'est plus désormais que dans le socialisme démocratique.

Héritier du mouvement ouvrier européen, celui-ci a été contraint de se régénérer sans cesse. Il n'est marqué par aucun dogme. Pour lui, le chemin c'est le but. Il a constamment besoin d'être revu. Oui : les socialistes démocratiques sont des révisionnistes éclairés. C'est uniquement grâce à cette capacité que le socialisme démocratique a pu survivre aux interdictions, aux persécutions, à telle ou telle dictature.

Mais, au début de ce nouveau siècle, certains changements globaux ont pris une ampleur sans précédent ; cela fait longtemps qu'on les a pointés du doigt mais hélas en pure perte ; parmi eux on relève l'évolution démographique, qui montre des tendances contradictoires avec d'un côté une population mondiale augmentant de façon menaçante et de l'autre un déficit des nouvelles générations dans les pays industrialisés européens, surtout en Allemagne. Parallèlement, le changement climatique induit par certaines matières nocives a des conséquences au niveau mondial qui ne peuvent être niées, même par les ignorants chroniques.

La situation actuelle laisse penser que le dernier diagnostic pourrait devenir un état permanent. Le nombre croissant des crises et des foyers de guerre au Proche-Orient et en Afrique a pour corrélat une faiblesse des démocraties occidentales, qui considèrent certes que la menace terroriste est le pire ennemi mais qui doivent pourtant leur perte de crédibilité à des phénomènes de déclin internes qui leur sont propres.

Qu'y a-t-il d'étonnant, face à ces abus étalés au grand jour et même soutenus par des médias dépendants, si de moins en moins de citoyens sont prêts à faire usage de leur droit de vote, parce que ce qui est murmuré tout bas - "Ce qui se fait ou ne se fait pas en politique, ce n'est de toute façon pas décidé au Parlement mais dans les bureaux des grands groupes" - trouve chaque jour sa confirmation ? Difficile de faire plus de tort à une démocratie. Aucun extrémisme de droite ou de gauche n'a pu ou ne peut lui faire autant de tort. Pourtant, nos services visant au respect de la Constitution préfèrent courir après des fantômes, réclamant des lois qui limitent toujours davantage la liberté des citoyens mais ne s'occupant pas des pressions anticonstitutionnelles auxquelles sont soumis les Parlements. C'est ainsi que la démocratie devient une farce. C'est ainsi que l'Etat fait étalage de son impuissance. C'est ainsi que l'édifice démocratique s'effondre de l'intérieur, sans que personne n'y trouve à redire.

Et pourtant la perte grandissante de crédibilité de la démocratie parlementaire est acceptée comme une fatalité inéluctable par tous les groupes parlementaires quels qu'ils soient, et donc aussi par les sociaux-démocrates, qui devraient savoir que la justice sociale ne peut être réalisée que dans une démocratie fidèle à sa Constitution. Le bâtiment du Bundestag est la demeure de la démocratie. Dès demain, interdisez-en l'accès aux lobbys et aux lobbyistes de tout poil qui cherchent à s'immiscer partout. Prenez le balai et faites le ménage. C'est le seul moyen de faire face aux " enjeux du XXIe siècle", souvent affirmés mais devenus entre-temps des formules creuses.

Les gens de ma génération, qui ont vécu la fin de la guerre comme des enfants vieillis prématurément - j'avais pour ma part 17 ans -, ont grandi avec la démocratie. Les leçons que nous avons reçues ont été dures. La démocratie imposée par les vainqueurs devait peu à peu avoir sa vie propre. Au milieu des ruines, supportant le poids de la faute mais aussi de la honte, nous nous sommes mis au travail. Il fallait que quelque chose de nouveau surgisse. Avancées, haltes, retours en arrière, autant de jalons sur un long chemin.

Mon intérêt pour la politique, mon intérêt d'écrivain, s'est développé durant un séjour assez long que j'ai fait en France durant la seconde moitié des années 1950. Mais ce n'est qu'au début des années 1960, une fois revenu à Berlin, alors que le Mur était construit et que le maire de la ville, Willy Brandt, faisait pour la première fois acte de candidature au poste de chancelier, que j'ai pris parti ; j'ai abandonné pendant un temps mon bureau et mes manuscrits ; l'écrivain se percevait en même temps comme un citoyen voulant exercer ses droits démocratiques comme des devoirs. C'est ainsi qu'à partir du milieu des années 1960, sans être membre du SPD, j'ai pris part à de nombreuses campagnes électorales.

Mais il ne suffit pas de regarder une situation qui nous marque tous du signe de l'opprobre. C'est à l'Etat que revient le devoir d'empêcher, avec des taxes et des impôts, le glissement vers une société de classes, même s'il faut pour cela remédier à la disparité dans la répartition des richesses en ponctionnant, pour le bien des enfants, les grosses fortunes qui se sont enrichies de façon totalement irrationnelle, mettant du même coup un terme à cette honte que représente la faible natalité en Allemagne.

Veuillez m'excuser si j'ajoute un mot sur les artistes dans tous les domaines de la culture. Nous autres peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains et traducteurs, nous avons besoin, parce que nous sommes des créateurs à la base, d'une protection légale élargie. Nous sommes de plus en plus désarmés face aux grands groupes de presse, aux géants de l'informatique, aux chaînes de radio et de télévision, face à tous ceux qui utilisent ce que nous avons réalisé dans un premier temps. L'évolution des nouveaux médias conduit à un dévoiement de nos droits. Nous sommes spoliés. Partout on fait des copies de tout. Et la langue invente toujours de nouveaux termes, aussi laids les uns que les autres, pour rendre compte de cette pratique de pillage.

L'année 2008 qui vient juste de commencer va nous donner l'occasion de revenir sur le mouvement de révolte étudiant qui a eu lieu il y a quarante ans. Le règlement de comptes a déjà commencé dans quelques médias. Certains, qui se croyaient très à gauche auparavant, sont entre-temps devenus les porte-voix de la droite. La protestation de la jeunesse des années 1967 et 1968 était en souffrance depuis longtemps, elle était nécessaire et elle a libéré la République fédérale de sa léthargie restauratrice. A l'époque j'ai regardé avec sympathie ce mouvement de protestation, mais j'ai aussi critiqué la rhétorique pseudo-révolutionnaire de certains de ses leaders. Cette révolte qui a touché tout le pays, qui a éclaté à cause de la misère toute proche du système d'éducation dans les écoles et les universités et aussi à cause de la lointaine guerre du Vietnam, aucune violence policière n'a pu en venir à bout à coups de matraque. C'était une exigence qui demandait des réponses politiques. Le SPD aussi s'est senti soumis à cette exigence. Face à la situation actuelle et vu l'avenir qui est porteur de tant de crises, on ne peut que souhaiter une protestation de la jeunesse qu'aucune matraque ne pourra réprimer, parce que cette révolte est nécessaire depuis longtemps. Une telle exigence pourrait aussi faire avancer le SPD.

Publié dans Le Monde du 31 janvier 2008

Note sur le même thème : Allemagne : "Le Linkepartei" en marche

http://prioriteagauche.typepad.fr/weblog/2008/02/conseils...

RAG 34. Les lolo's 34

09:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.02.2008

Alzheimer : Un plan de bonne volonté mais non financé

Le Parti socialiste considère que la prévention et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer sont des priorités de santé publique.

Le Président de la République, en s’inspirant des propositions du professeur Ménard, prend enfin la mesure de ce fléau. Reste la question de son financement.

Nicolas Sarkozy persiste et signe en voulant financer une partie de cette lutte par les franchises médicales. Pourtant chacun sait que celles-ci sont à la fois insuffisantes, en termes budgétaires, et profondément perverses en termes de santé.

Les personnes âgées étant les principales consommatrices de soins, ce sont elles qui seront essentiellement mises à contribution, à travers les franchises médicales, pour financer le plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer.

Nicolas Sarkozy s’est félicité de prendre « des décisions courageuses ». La réalité, c’est qu’il prend d’abord et avant tout des décisions injustes et contraires à tous les principes de la solidarité nationale. Où s’arrêtera cette logique ? Les cancéreux finançant leur cancer et les personnes âgées, la maladie d’Alzheimer.

Aujourd’hui, l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) est, à domicile comme en établissement, la principale source d’aide pour les personnes âgées dépendantes et leurs familles. Or, depuis 2003, alors que le nombre de bénéficiaires explosait, l’Etat n’a pas ajouté un seul euro à sa participation au financement de l’APA, laissant les départements seuls face au défi de la dépendance.
Dans le même temps, après l’épisode des franchises médicales, le Gouvernement est en train de préparer un projet de loi sur le 5ème risque dépendance qui renvoie une partie de la prise en charge vers les assurances privées.

Les personnes âgées n’en seront informées qu’au lendemain des élections municipales et cantonales 2008.

Autrement dit, un plan de bonne volonté mais non financé.

Communiqué de
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé,
et de Luc BROUSSY, Délégué national aux personnes âgées

RAG 34. Les lolo's 34

08:11 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le triste Congrès de Versailles



par Paul Quilès

Après la confusion des discours et des mots d’ordre, les chiffres ont parlé et ils sont clairs.

Ils montrent que, si tous les parlementaires socialistes avaient voté contre la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du Traité de Lisbonne, la stratégie de N. Sarkozy aurait été mise en échec et il aurait fallu organiser un référendum, comme le souhaite une majorité de Français.

Jugez-en vous-mêmes en lisant les chiffres du scrutin du Congrès de Versailles :

Pour………….559, dont : droite…….....527

socialistes……32

Contre……….181, dont : socialistes…. .121

communistes….44

droite………….16

Abstention….153, dont : socialistes….142

verts…………...3

droite………….8

Non votants….14, dont : socialistes……...5

droite…………...9

Si 60% des 300 parlementaires socialistes qui ont voté pour, se sont abstenus ou ont refusé de voter avaient voté contre, il y aurait eu 887 suffrages exprimés et 360 votes contre, chiffre supérieur à la minorité de blocage (2/5 des suffrages exprimés) nécessaire pour rejeter la réforme.

La preuve est donc faite que le discours sur l’impossibilité de faire reculer N. Sarkozy et d’obtenir le référendum était tout simplement mystificateur……ce que je n’ai cessé de dire avec d’autres depuis des mois.

Mais, c’est bien connu : il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Paul Quilès
Le blog de Paul QUILES

RAG 34. Lolo34

08:02 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.02.2008

Face au scandale de la Société Générale et la crise financière : comprendre et agir



Laurent Fabius est l’invité de BFMTV. Il répond aux questions d’Olivier Mazerolle sur le scandale de la Société Générale et sur la crise financière. Il propose son interprétation et ses pistes d’action.

Voir la vidéo
29.01.08

RAG 34. Les lolo's 34

18:07 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Traité de Lisbonne : le Parlement en Congrès pour réviser la Constitution

Députés et sénateurs se réunissent lundi en Congrès à Versailles pour une révision de la Constitution nécessaire avant la ratification, par la France, du traité européen de Lisbonne
Après le "non" des Français au référendum européen du 29 mai 2005, il était en effet nécessaire de modifier la Constitution de 1958 dont le titre XV fait référence au "traité établissant une Constitution pour l'Europe signé le 29 octobre 2004", mais rejeté ensuite par les Français.

Déjà votée par l'Assemblée nationale et le Sénat, la révision constitutionnelle doit être approuvée, en Congrès, par les 3/5èmes des suffrages exprimés. 577 députés et 330 sénateurs (un siège est vacant) sont attendus à Versailles à 16h00.

L'approbation ne fait pas de doute. Majoritaire, l'UMP dira, à quelques rares exceptions près, "oui", à la révision de la Constitution.

Le PS ira quant à lui en ordre dispersé. Si le PS ne conteste pas la révision constitutionnelle, la majorité de ses responsables proteste contre le choix du président Sarkozy de faire approuver le traité de Lisbonne par voie parlementaire et non par référendum comme en 2005.

A Versailles, la majorité de ses parlementaires s'abstiendra. Cependant, Henri Emmanuelli, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon et leurs proches diront "non", estimant que l'abstention ne suffit pas pour protester. Quelques autres diront "oui", tel Jack Lang.

Le même scénario, à l'UMP et à gauche, est prévisible à l'Assemblée mercredi puis au Sénat jeudi pour la ratification proprement dite du traité de Lisbonne.

Lundi à Versailles, des "nonistes" de droite et de gauche ont appelé à des rassemblements pour protester contre l'absence de référendum.

4 février 08.

RAG 34. Les lolo's 34

17:34 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03.02.2008

Contre expertise du "rapport Attali"





Si vous voulez en savoir plus sur la dernière trouvaille de Nicolas Sarkozy, qui vise à utiliser le catalogue de 300 recettes d'Attali pour libéraliser un peu plus la société française, lisez cette contre expertise, préparée par des experts de gauche. Elle est particulièrement instructive...

LIRE (doc pdf)

Note précédente : ATTALI : Turgot ou Attila ? Révélateur Attali par Eric Dupin

RAG 34. Les lolo's 34

09:47 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.02.2008

Montpellier : APPEL à MOBILISATION contre LE TRAITE MODIFICATIF qui ne simplifie rien et aggrave tout …

Samedi 2 février dès 14h30,
place de la Comédie à Montpellier


C’est une manifestation « la tête à l’envers », entre carnaval et dérision, style « fausse manif de droite » à laquelle le groupe ALTER34 , vous invitent.

Tous les déguisements sont vivement conseillés tant pour ces demoiselles et dames que ces messieurs ….
Bien sur si vous préférez un costume « Clown » vous serez les biens venus
MAIS tout autre déguisement aussi.

Manifestons dans la bonne humeur et rencontrons le plus de citoyens que nous pouvons en les « interpellant » par notre différence. Il s’agit de présenter le traité de Lisbonne comme le « nec plus ultra » au moyen de pancarte vantant tous ce que nous n’aimons pas dans ce traité.Pour exemple des affiches que nous allons porter haut et « fort » :

- VIVE L' EUROPE DES EGLISES
- A BAS LA LAICITE
- IL N’Y A PAS DE DENI DE DEMOCRATIE
- CE N’EST PAS AUX CITOYENS A DECIDER … DE LEUR AVENIR
- REFUSONS LE RESULTAT… DU 29 MAI 2005
- VIVE LA CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSEE
- NOUS NE VOULONS PLUS DE SERVICES PUBLICS
- L’EGALITE HOMME FEMME N’EXISTE PAS
- A BAS L’EUROPE SOCIALE
- VIVE LE DUMPING SOCIAL
- VIVE LA BCE AU SERVICE DU CAPITAL
- L’EUROPE NE DOIT PAS ETRE DEMOCRATIQUE
- LES RICHES DOIVENT ETRE DE PLUS EN PLUS RICHE ET LES PAUVRES DE PLUS EN PLUS PAUVRES
- LES POLITIQUES ENVIRONNEMENTALES SONT STERILES
- VIVE LA DEFENSE EUROPEENNE AU SERVICE LE L’OTAN
- VIVE L’EUROPE ANTIDEMOCRATIQUE
- VIVE LES POLITIQUES ULTRA-LIBERALES

Nous avons à disposition des maquettes de ces pancartes sur les sites :

- http://alter.34.free.fr

- http://c.unitaire2007.34.free.fr

- http://collectif34du29mai.free.fr

Mais tous les autres slogans auquel vous pensez seront de la fête.. (Pour faire simple et pas cher tout en format A4).

Si vous êtes musiciens : venez avec vos instruments et amis musiciens

Nous distribuerons un tract format A5 indiquant ce que nous pensons réellement du traité, mais tous les autres tracs allant dans ce sens seront aussi distribués.

RAG 34. Les lolo's 34

10:03 Publié dans Actualités , Associations , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Sénatoriales à la sauce héraultaise : Ce qu'en disent les lolo's 34



Vous êtes nombreuses et nombreux à nous interpeller sur le fait que nous ne relations pas le nouvel épisode "bis" et douloureux pour nos consciences des sénatoriales, où Georges FRÊCHE est candidat. Ce qui nous importe dans notre activité militante : Les municipales, pour sortir un carton jaune-rouge à la droite. Nous vous proposons donc quelques articles de presse, Le Monde, Libé, Midi Libre.
Quant à nous, au moment du vote le 31, nous ne pourrons être présents, en raison de nos activités professionnelles, et de notre travail de militant(e)s socialiste de terrain au coeur de la campagne municipale en cours.

Lolo34 (admin du blog) et les lolo's 34 : Lovely34, Ann et Lio.

Mesquida : « Un exclu du PS n'a jamais été investi »

ENTRETIEN : Le député PS Kléber Mesquida est l'un des signataires de la lettre dénonçant la candidature de Frêche aux sénatoriales Les tensions internes au PS héraultais ont-elles un écho à l'Assemblée nationale ? Non, pas encore. François Hollande et tout le bureau national ont été destinataires de notre lettre mais la plupart ne l'ont pas encore lue. En fait, ce qui est commenté ici, c'est l'article de Marianne de lundi, où Frêche évoque aussi sa réintégration, où il dit qu'il apportera 85 % des voix des militants à Ségolène Royal. Est-ce cela la démocratie que...

Lire la suite (article payant)


Sénatoriales La désignation de Frêche fait tousser Paris

Rue Solferino, on se croyait débarrassé du cas Frêche depuis que, le 27 janvier 2007, les instances nationales du PS avaient voté à l'unanimité son exclusion. Mais c'était sans compter sur le pouvoir que celui-ci exerce sur la fédération socialiste de l'Hérault et, plus particulièrement, sur son conseil fédéral, dont 83 de ses 85 membres l'ont désigné, vendredi dernier, tête de liste pour les...

Lire la suite (article payant)



Georges Frêche, le retour?
Après avoir projeté de racheter une statue de Lénine pour la dresser Place de la Comédie à Montpellier, le patron de la région Languedoc-Roussillon manifeste un net regain de forme politique. Et envisage de s'installer... en tête de liste pour les sénatoriales de septembre.

L'ancien maire de Montpellier, qui avait traité des harkis de "sous-hommes" et regretté que l'équipe de France de foot soit composée de "neuf Blacks sur onze" alors que "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre", avait été exclu pour deux ans du PS, l'an passé.

Pour contourner l'écueil, il se verrait bien en "tête de liste d'ouverture d'une liste de gauche soutenue par la Fédération PS de l'Hérault", résume un socialiste. Ingénieux...

Reste tout de même à convaincre la direction du parti...

Lire la suite



Soutenu par le PS de l'Hérault, M. Frêche brigue un mandat de sénateur

Un an après en avoir été exclu à la suite de ses déclarations sur la proportion - qu'il jugeait trop élevée - de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, Georges Frêche provoque de nouveaux remous au sein du Parti socialiste. Mercredi 30 janvier, la commission électorale nationale du PS devait entendre le premier secrétaire de la fédération de l'Hérault, dont les instances ont désigné le président du conseil régional de Languedoc-Roussillon pour conduire la liste PS lors des élections sénatoriales de septembre.

Après avoir écouté M. Frêche, invité à prendre la parole devant ses ex-camarades, le conseil fédéral de l'Hérault a avalisé le 25 janvier - par 83 voix pour, deux contre et deux abstentions - la proposition qui lui était faite de confier la conduite de la liste à l'ancien maire de Montpellier, sous l'étiquette "divers gauche".

Cette décision devra être ratifiée par les militants, ce dont ne doute pas Robert Navarro, premier secrétaire fédéral, qui estime que "rien dans les statuts n'interdit de confier la tête de liste à une personnalité qui n'est pas membre du PS". "Georges Frêche, qui peut entraîner beaucoup de grands électeurs derrière lui, est un personnage important dans le département : il demeure aussi l'un des nôtres et mérite une certaine réhabilitation", ajoute M. Navarro qui dénonce "un procès en sorcellerie"...

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

10:02 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.02.2008

80% des magasins de la grande distribution touchés par la grève : contre la précarité, pour le pouvoir d'achat, et des salaires décents

Grève dans les grandes surfaces pour les salaires et contre le temps partiel imposé



PARIS (AFP) - Les propositions notamment salariales faites jeudi par le patronat de la grande distribution n'ont pas satisfait les syndicats de la branche, qui sont déterminés à réussir la journée de mobilisation dans les enseignes vendredi, ont-ils indiqué à l'AFP.

La CGT a estimé vendredi que "plus de 80%" des enseignes de grande distribution étaient "touchées par le mouvement de grève" à l'appel de la CGT, de FO et de la CFDT pour le pouvoir d'achat, alors que le patronat ne disposait que de très peu de chiffres.

Chez Carrefour, la direction a comptabilisé des grévistes dans 100 hypermarchés sur 226. Chez Champion, 17 supermarchés étaient touchés sur 1.030, et les grévistes étaient au nombre de 170, selon la direction.

Pour la CGT-commerce dans un communiqué, "le succès évident de ce mouvement unitaire montre la justesse des revendications des syndicats: augmentation des salaires, défense du repos dominical, emploi". La CGT souligne que "les entrepôts sont également très touchés", 50 sites ayant été recensés.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit "satisfait" vendredi matin sur RMC d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce".

CGT, FO et CFDT (majoritaires) avaient appellé à la grève et des actions vendredi chez Carrefour, Auchan, Picard, Casino ou encore Lidl pour les salaires, contre les temps partiels imposés et le travail dominical.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault s'est dit "satisfait" vendredi d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce". "Il va y avoir beaucoup de répondants à cet appel à la mobilisation aujourd'hui avec des arrêts de travail significatifs, une heure, deux heures ou plus, parce que dans ce secteur-là, la réalité salariale n'est plus tenable, n'est plus supportable et il faut que les employeurs acceptent de revaloriser les salaires", a-t-il expliqué sur RMC.

"C'est la première grande grève coordonnée dans la grande distribution, a-t-il indiqué, nous jouons notre rôle de coordinateur, d'impulsion au plan national et nous ouvrons un cycle que nous avons mis en avant avec la CFDT, dans les quinze prochains jours, nous appelons à la multiplication des mobilisations sur la question des salaires".

Dans la métallurgie, le 7 février, la CGT et la CFDT "appellent ensemble dans les entreprises à des actions, là où la question des salaires n'a pas été traitée". "La mobilisation a permis dans certains secteurs ou entreprises des augmentations pour les salariés de 3, 4, 5% qui n'étaient pas à l'ordre du jour, certains obtiennent des primes pour l'année 2008", a-t-il ajouté. Il a réaffirmé "l'inadéquation du slogan politique" de Nicolas Sarkozy: travailler plus pour gagner plus, en évoquant la situation de très nombreuses caissières de supermarchés qui, travaillant à temps partiel, voudraient un temps plein que leurs directions leur refusent.

Jeudi, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD, patronat) a appelé "chacun à ses responsabilités, vis-à-vis des entreprises et des salariés de la branche (au nombre de 650.000), compte tenu des propositions faites".

Dans l'accord salarial qu'elle soumet à signature jusqu'au 9 février, le paiement des pauses est relevé à 5% de la rémunération et s'ajoute au salaire mensuel, ce que réclamaient les syndicats en tant que "remise aux normes".

Le salaire mensuel brut (hors pause) pour le premier niveau de la grille salariale s'élève à 1.280 euros, soit le Smic. "Mais s'il y a une augmentation du Smic dans les mois à venir, cela ne tiendra pas la route", souligne la CGT.

De plus, selon FO, "l'évolution et les écarts entre les niveaux suivants sont très faibles".

En outre, la FCD a proposé "le lancement d'une négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)" en mars prochain, comme le demandaient les syndicats qui veulent discuter notamment de l'impact des nouvelles technologies (caisses automatiques, puces sur les produits...) sur l'emploi. Cependant, selon FO, c'est une simple "commission" sur une GPEC que concède le patronat.

Sur les temps partiels, la FCD a accepté la réunion d'un groupe de travail paritaire en avril. La CGT estime que "du fait que ces bas salaires sont liés à des exonérations de charges, le patronat n'a aucun intérêt à des évolutions".

Point positif cependant relevé par les syndicats : la proposition d'une négociation sur l'égalité hommes-femmes à partir d'avril. "Tout cela mis bout à bout va contribuer à une mobilisation historique vendredi", estime FO, qui souligne que c'est la première fois que les trois syndicats s'allient.

RAG 34. Les lolo's 34

23:07 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT, SALAIRES, PRECARITE : Forte mobilisation dans la grande distribution, selon la CGT

PARIS - Quelque 80% des magasins de la grande distribution (enseignes de supers et d'hypermarchés) étaient touchés vendredi par le mot d'ordre de grève lancé par les principaux syndicats du secteur, selon la CGT. La CGT, FO et la CFDT demandent des augmentations salariales, des emplois stables et le respect du repos dominical.

La Fédération des entreprises de commerce et de distribution (FCD, qui représente le patronat du secteur), de son côté, ne fournissait aucun chiffre vendredi matin concernant le taux de grévistes. Selon la CFDT, 468 "sites de distribution" sur toute la France étaient touchés par le mouvement.

Peu avant 10h, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque s'est rendu devant un magasin ED dans le VIIe arrondissement de Paris pour soutenir la cinquantaine de salariés qui manifestait devant l'enseigne.

"Ce secteur concentre toutes les difficultés que peuvent rencontrer les salariés de ce pays, que ce soit en matière de salaire, d'accès à l'emploi et de conditions de travail", a dénoncé le responsable syndical devant les journalistes présents sur place.

"On demande un pouvoir d'achat décent. Quand vous avez une petite caissière avec deux enfants, à temps partiel imposé sur la base du SMIC, qui gagne 700 euros par mois, comment elle fait pour manger? On a même des salariés qui sont SDF", a témoigné Annie Verne, 58 ans, délégué syndicale CFDT.

"Il va y avoir beaucoup de répondants à cet appel à une mobilisation aujourd'hui avec des arrêts de travail significatifs, une heure, deux heures, parfois plus, parce que dans ce secteur-là en particulier, la réalité salariale n'est plus tenable, n'est plus supportable", a déclaré de son côté le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault sur RMC-Info/BFM TV.

"Nous sommes satisfaits d'être parvenus enfin à conjuguer les efforts et les forces de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", a estimé le syndicaliste qui est allé manifester vendredi matin aux côtés des grévistes d'un supermarché Carrefour de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Les syndicats comptent d'ores et déjà donner des suites à ce mouvement et ont prévu de se rencontrer lundi pour faire le point. AP

god/sb




RAG 34. Les lolo's 34

23:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

31.01.2008

Jean-Luc Mélenchon : Avant de manger de la boue

Ce matin Jean-Luc Mélenchon sénateur PS de l'Essone était l'invité de France Inter.

Ecouter l'émission (durée < à 10 mns )


AVANT DE MANGER DE LA BOUE

Avant de commencer la rédaction de cette note j’ai regardé le journal du soir de France 2. J’ai vu que l’augmentation du prix des denrées alimentaires faisait que les gens en Haïti mangeaient des galettes de boue. De la boue. Au secours ! Quel est ce monde ? Comment ne pas haïr ses valeurs et son organisation. On voyait des gosses « nourris » aux galettes de boue ! J’écris, les larmes aux yeux. Je crois que, même sans aucun espoir de succès à court terme, notre dignité d’être humain nous commande de tout faire pour faire naitre un autre monde.

Finalement, bien sur, la droite a eu le dernier mot au Sénat à propos de la révision constitutionnelle pour permettre la ratification du traité de Lisbonne.. Mais j’estime que moralement notre pugnacité et la mesquinerie des procédés utilisés pour nous clouer le bec nous a donné le point N’empêche, en décidant de mener le débat sans désemparer jusque dans la nuit, c’est l’usure qui a fait le travail de la droite davantage que la force des arguments. Imaginez : nous avons fini à deux heures et demi du matin !

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

18:43 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.01.2008

Traité européen : Pour un référendum. Non au déni de démocratie!

NOUS VOULONS UN RÉFÉRENDUM !
Aux signataires de l'appel du Comité National pour un Référendum
77801 signataires
Lettre n°3 d'information du CNR

Traité européen : Pour un référendum. Non au déni de démocratie!

Le CNR appelle à un grand rassemblement populaire
Samedi 2 février, de 14h30 à 18h30


Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre, si 2/5 d'entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !

Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13e - Metro Porte d'Ivry

avec : Clémentine Autain, Francine Bavay, Olivier Besancenot, José Bové, Marie-George Buffet, Bernard Cassen, Jean-Pierre Chevènement, Eric Coquerel, Annick Coupé, Marc Dolez, Gérard Filoche, Jean-Marie Harribey, Arlette Laguiller, Gus Massiah, Caroline Mecary, Jean-Luc Mélenchon, Jean-François Pellissier, Evelyne Perrin, Paul Quilès, Jean-Marie Roux, Yves Salesse, Daniel Shapira, Bernard Teper, Jean Voirin, Francis Wurtz


Le Comité national pour un référendum

RAG 34. Les lolo's 34

10:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

10 questions, 10 réponses sur le Traité Modificatif Européen signé par Sarkozy

Nous aurions voulu un référendum mais le PS d'en haut ne le veut pas.

1- Le projet de Traité Modificatif Européen (TME) est-il différent du projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE) ?Non. Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la Convention européenne qui avait rédigé le TCE, le reconnaissait d’ailleurs dans le Monde du 26 octobre 2007 : « Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils ».

Le Traité Modificatif Européen (TME), adopté par les Chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union européenne, le 19 octobre à Lisbonne, est donc le même que le Traité Constitutionnel Européen (TCE) qui a été repoussé le 29 mai 2005 par 54,67 % des électeurs de notre pays.

Sarkozy a présenté ce projet de traité comme un « projet simplifié ». C’est un mensonge, il fait plus de 250 pages et reprend l’intégralité de la partie I (les institutions) et de la partie III (les politiques européennes) du TCE. La partie II du TCE (la charte des droits fondamentaux) qui était le seul élément un peu positif du TCE ne figure plus dans le traité mais dans un texte séparé.

Sarkozy s’est vanté d’avoir fait retirer du texte « la concurrence libre et non faussée ». C’est là encore un mensonge éhonté. « La concurrence libre et non faussée » a bien été retirée de la partie 2 mais elle est reprise dans un protocole, partie intégrante du traité, qui affirme que « le marché intérieur, tel qu’il est défini à l’article 3 du traité comprend un système garantissant que sa concurrence n’est pas faussée ».

Les seules différences (exceptée l’exclusion de la charte des droits fondamentaux) sont d’ordre symbolique : le texte n’est plus une Constitution mais un Traité dont la révision sera tout aussi difficile que l’aurait été celle de la Constitution ; le drapeau européen (qui flotte partout) et l’hymne européen sont retirés du texte.

Ce texte est donc un coup de force contre le vote « non » des deux seuls peuples consultés sur l’intégralité du TCE : les peuples français et néerlandais. L’initiateur de ce coup de force anti-démocratique est Nicolas Sarkozy.

2 - Le TME rendrait-il possible une harmonisation sociale par le haut ?
Non. Le projet de TME exclut toute harmonisation des législations sociales. La possibilité d’instaurer progressivement un SMIC européen pour empêcher la concurrence par les bas salaires est exclue, tout comme un alignement vers le haut des régimes de protection sociale ou une réduction harmonisée du temps de travail dans toute l’Union européenne.

C’est le marché qui se chargerait d’ « harmoniser » les législations sociales au nom de la « concurrence ». L’harmonisation continuerait donc à se faire par le bas : les rangs des travailleurs pauvres et des chômeurs continueraient à augmenter au même rythme que les dividendes des actionnaires.

Le projet de TME ne changerait rien à la règle de l’unanimité nécessaire à l’harmonisation des législations fiscales des pays de l’Union européenne. La concurrence fiscale et la course sans fin aux augmentations d’impôt pour les salariés (TVA sociale) et aux baisses d’impôts pour les actionnaires (diminution de l’impôt sur les sociétés et sur les dividendes) pourraient donc continuer sans le moindre frein.

Depuis plus de vingt ans, les dirigeants de la social-démocratie européenne font le même serment : « Pour sauver l’Europe, nous avons été obligés de différer l’harmonisation sociale mais c’est promis, c’est juré, le social sera l’objet du prochain traité ». Vingt ans d’expérience pendant lesquels la politique sociale a été à chaque fois sacrifiée sur l’autel de la libre circulation des capitaux (Acte Unique, 1986), de la monnaie unique (Maastricht, 1992) ou du pacte d’austérité budgétaire (Amsterdam, 1997). Mais vingt ans d’expérience qui ne leur ont servi à rien. Ils continuent leur rengaine. Ils proposent de signer le TME qui interdirait tout harmonisation des législations sociales et qui sonnerait le glas de ce qui reste de services publics en Europe mais ils s’écrient, de nouveau, la main sur le cœur : « Préparons un traité social, défendons une directive européenne pour garantir les services publics… » Qui peut encore les croire ?

3 - Le TME serait-il une garantie pour nos services publics ?
Non. Il n’existe aucune base juridique dans le projet de TME qui pourrait garantir l’adoption d’une directive sur les services publics. D’abord parce que le terme de « service public » est ignoré par le projet de TME ; il ne connait que le « service d’intérêt général » qui est au service public ce que l’omnibus est au TGV. Ensuite parce que le texte se contente d’affirmer, sans que cela ait la moindre implication pratique, « l’importance des services d’intérêt général ».

La pratique, c’est l’obligation reprise par le projet de TME d’abroger toute règle nationale qui serait contraire aux règles de la concurrence. Les services publics constituent la première cible de cette obligation.

La pratique, c’est la directive Mac Greevy, votée en novembre 2006 par le Parlement européen, avec l’opposition de tous les députés de gauche français (PS, PCF, Verts) mais avec les voix de la très grande majorité des élus du Parti Socialiste Européen (PSE). Cette directive reprend à son compte plus de 70 % de la directive Bolkestein. Nous n’en avons pas encore subi les effets : un délai de trois ans est laissé à chacun des Etats-membres pour l’intégrer dans sa législation nationale.

Au total, les services publics seraient voués à la concurrence. L’Ecole (en premier l’enseignement supérieur) et la Santé publique seraient promises au même sort qu’Air France, France Télécom, EDF, GDF, la SNCF, la Poste ou l’eau potable.

4 - Le TME rendrait-il l’Europe plus démocratique ?
Non. Les institutions de l’Union européenne resteraient des institutions en trompe-l’œil. L’essentiel des pouvoirs resterait détenu par des organismes non élus, hors de la portée de tout contrôle citoyen : le Conseil des Chefs d’Etats et de gouvernement, le Conseil des ministres, la Commission, la Banque Centrale Européenne et la Cour de Justice.

Malgré les rodomontades de Sarkozy, en l’absence de tout gouvernement économique européen, les dirigeants non élus de la Banque Centrale Européenne ne seraient toujours pas soumis au moindre contrôle démocratique. Ils pourraient, impunément, continuer à imposer un euro cher qu’ils baptisent euro « fort ». Un euro pour un dollar en 2003, un euro pour 1,5 dollar en 2007 : pour exporter dans ces conditions il ne reste plus qu’à accroître la rentabilité des entreprises sur le dos des salariés. C’est bien là le but recherché. Avec le TME, cette catastrophe sociale ne pourrait que s’aggraver.

5 - Le mandat donné par le peuple français le 29 mai 2005 a-t-il été assumé ?
Non. Malgré la victoire du « non », il n’y a pas eu de « plan B », c’est-à-dire de proposition de modification du TCE. A qui la faute ?

A la Droite, en tout premier lieu, puisqu’elle est au pouvoir et qu’elle a choisi de s’asseoir délibérément sur le mandat de 54,67 % d’électeurs et d’aller « négocier » le même traité que celui qui avait été massivement rejeté.

Mais la faute incombe aussi à la principale force de gauche, le Parti Socialiste qui n’a jamais défendu la perspective d’un nouveau traité européen, social et démocratique, conforme au mandat donné par le peuple français.

Pourquoi le Parti Socialiste ne s’est-il pas emparé du mandat que la Droite refusait d’assumer ? Pourquoi ne s’est-il pas battu (publiquement, sur la scène nationale et européenne, au sein du PSE…) pour faire respecter ce mandat ? Loin d’être isolé, il aurait eu l’appui massif des peuples européens, presque tous favorables au « non » français et néerlandais. Rappelons-nous la peur qui, au printemps 2005, avait pris à la gorge les dirigeants européens et les avait conduits à arrêter précipitamment toutes les consultations en cours. Les Danois, les Tchèques, les Polonais, les Irlandais, les Portugais qui devaient donner leur avis par voie référendaire n’ont pas eu le droit de le faire. Anthony Blair qui s’était engagé à soumettre le TCE à un référendum avait brusquement oublié ses engagements. Les parlements suédois et finlandais avaient différé leurs votes de ratification : même le vote de ces parlements apparaissait alors trop risqué.

Une nouvelle victoire du « non » français produirait les mêmes effets qu’en 2005 : 76 % des Allemands, 75 % des Britanniques, 72 % des Italiens, 65 % des Espagnols souhaitent un référendum pour le nouveau traité (Sondage Louis Harris publié par le Financial Times). Encore faudrait-il que, cette fois encore, le Parti Socialiste ne se contente pas de regarder passer les trains mais qu’il respecte le mandat confié par le peuple français et mène bataille pour un « plan B », pour un nouveau traité, social et démocratique.

6 - Quels sont nos engagements à l’égard des Français ?
Le projet socialiste affirme : « Nous refuseront une ratification du Traité Constitutionnel Européen tel qu’il a été rejeté le 29 mai, même s’il est accompagné d’un nouveau préambule. Nous proposons l’élaboration d’un traité strictement institutionnel […] Une fois renégocié un tel traité sera soumis au peuple par référendum » (Relancer l’Europe).

Le pacte présidentiel de Ségolène Royal confirme cet engagement : « Négocier un traité institutionnel soumis à référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace » (Proposition 91).

Ces engagements sont en complète opposition avec ce que cherche à imposer Sarkozy. Sur le fond, puisque le projet de TME n’a rien de « strictement institutionnel » mais reprend, au contraire, l’ensemble du projet de Constitution européenne. Sur la forme, puisque Sarkozy veut faire ratifier le TME non par un référendum mais par le vote du Parlement.

7 - Sarkozy ne veut pas de référendum et veut faire ratifier le TME par le Parlement : pouvons-nous lui imposer un référendum ?
Oui. Nous avons les moyens d’agir pour éviter ce déni de démocratie.

En effet, pour que le TME puisse être ratifié par le Parlement (députés et sénateurs) réunis en Congrès, il faut, au préalable modifier l’article 88-1 de la Constitution. Si cet article n’est pas modifié, la ratification du TME devra être soumise à référendum.

Mais pour modifier cet article, il faudrait que Sarkozy réunisse les voix des 3/5 des votants soit 545 voix. Ce n’est donc pas gagné d’avance pour la Droite puisque la majorité présidentielle n’atteint que 537 voix.

Il faudrait, certes, que l’ensemble des députés de gauche vote contre la modification de l’article 88-1 de la Constitution. Cela ne devrait ; en principe, poser aucun problème : il ne s’agit pas de voter pour ou contre le TME mais d’obliger Sarkozy à respecter la volonté du peuple français et à faire en sorte que seul le peuple puisse défaire ce que le peuple avait fait. Tous les candidats de gauche à l’élection présidentielle (Ségolène Royal, Dominique Voynet, Marie-Georges Buffet) avaient, d’ailleurs, pris un même engagement : pas de ratification d’un nouveau traité sans référendum.

Il restera encore à convaincre huit parlementaires non inscrits de voter contre la révision de la Constitution. C’est tout à fait possible puisque 14 de ces non-inscrits, souvent proches de Dupont-Aignan, avaient voté contre la révision de 2005.

Aucun combat, certes, n’est gagné d’avance mais il est forcément perdu si on ne l’engage pas. Et ce combat, nous le devons au peuple français et aux engagements que nous avons pris devant lui.

8 - Les règles du traité de Nice empêchent-elles l’Union européenne de fonctionner ?
Non. Malheureusement, car il ne s’agit pas du fonctionnement de « l’Europe » en général mais bien du fonctionnement de l’Europe libérale dont l’action est tournée contre les peuples et dont les derniers méfaits sont le vote de la directive Mac Greevy (plus de 70 % de la directive Bolkestein) et l’ouverture totale de la Poste à la concurrence.

Malheureusement, car si les « non » français et néerlandais avait réellement empêché l’Union européenne de fonctionner, ses dirigeants auraient bien été forcés de trouver un compromis et d’intégrer (au moins partiellement) les aspirations sociales et démocratiques des peuples européens.

Il y a, de toute façon, une très profonde hypocrisie à affirmer que l’Union européenne libérale à 25 (ou 27) ne peut plus fonctionner avec les règles du Traité de Nice de 2001, ces règles ayant été prévues pour l’Europe des 15. En effet, l’Europe libérale n’a pas cessé de fonctionner (sur le dos des peuples européens) depuis l’élargissement de l’Union, en 2004, à 12 pays d’Europe centrale et orientale. Quant au projet de TME, il prévoit (exigence de la Pologne) que les nouvelles règles de définition de la majorité au Conseil des ministres (55 % des Etats et 65 % de la population de l’Union) ne seraient appliquées qu’en 2014 et même en 2017 si un Etat-membre le demandait.

Entre 2004 et 2017, l’Union européenne fonctionnerait donc avec les règles du traité de Nice qui, nous affirme-t-on, empêchent l’Europe de fonctionner. Quelle tartuferie !

9 - Mener bataille pour le référendum nous mettrait-il en position de faiblesse électorale ?
Non, parce que nous respecterions les engagements que nous avons pris.

Non, parce que 71 % des Français (selon les derniers sondages) souhaitent un nouveau référendum pour décider si le TME doit être ou non ratifié.

Non, parce que si les dirigeants du Parti Socialiste menaient une campagne déterminée en affirmant « Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait » et en exigeant un référendum, cela ne pourrait qu’isoler la Droite et aider nos candidats aux municipales et aux cantonales. C’est au contraire, le refus de nous distinguer de la Droite sur un sujet aussi déterminant, qui risque d’être préjudiciable aux candidats socialistes aux municipales et aux cantonales.

Le Congrès réunissant l’Assemblée Nationale et le Sénat pour modifier la Constitution ne pourra pas siéger avant janvier 2008. Les délais sont longs, en effet, pour que le Conseil Constitutionnel (qu’il ne faudrait surtout pas oublier de saisir…) rende sa décision, que le Congrès puisse se réunir, que Sarkozy essaie de rassembles les voix des 3/5 des députés et sénateurs pour modifier l’article 88-1 de la Constitution, pour que soit organisé un référendum et que puisse se mener la campagne référendaire.

Les élections municipales et cantonales auront donc lieu bien avant l’organisation d’un référendum, si nous gagnions la bataille pour qu’il puisse se tenir. Nous aurons donc le temps d’organiser une nouvelle consultation des adhérents pour déterminer la position de notre parti. Nous pourrons même, cette fois-ci, nous donner les moyens que cette consultation soit sincère et que, là où nos fédérations sont les plus fortes, elles ne soient pas, paradoxalement, les plus en contradiction avec le vote des électeurs de leur département (60 %, par exemple, des 12 000 adhérents du Pas-de-Calais pour le « oui » dans le vote interne et 70 % des électeurs pour le « non » lors du référendum du 29 mai 2005…)

Le principe doit être, en effet, le même que pour le référendum : ce que les adhérents ont fait, seuls les adhérents peuvent le défaire. Le Bureau National du PS ne peut pas plus se substituer aux adhérents de notre parti que le Parlement ne peut se substituer aux citoyens de notre pays.

10 - Alors que Sarkozy prépare une offensive d’une brutalité inouïe contre le salariat, annoncer que l’on votera comme la Droite pour approuver le TME n’est-ce pas tirer contre son propre camp ?
Oui, malheureusement. Pour faire passer sa politique d’agression contre le salariat, Sarkozy prend, en effet, le plus grand soin de faire croire qu’il a derrière lui une véritable « union nationale », comme celle d’Angela Merkel en Allemagne. C’est pour cela qu’il débauche les Kouchner, Besson et autre Attali. C’est pour cela qu’il a fait sienne la candidature de DSK au FMI.

Le vote précipité du Bureau National pour un « oui » au TME va dans le sens de l’ « union nationale » que souhaite Sarkozy et l’aide à déboussoler le salariat au moment où ce dernier aurait le plus besoin d’être sûr que la Gauche et la Droite ce n’est pas la même chose et qu’il existe bien une issue politique à la dure bataille que la Droite lui impose.

S’ils ne veulent pas tirer contre leur camp, il est donc urgent que les dirigeants du Parti socialiste changent leur fusil d’épaule et annoncent clairement qu’ils se battront pour un référendum sur le TME et qu’une consultation de ses adhérents décidera de la position définitive de notre parti.

Jean-Jacques Chavigné 11 novembre 2007

RAG 34. Les lolo's 34

10:28 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

ATTALI : Turgot ou Attila ? Révélateur Attali par Eric Dupin

Par Eric DUPIN

Jacques Attali est un auteur prolifique et souvent inspiré - dans tous les sens du terme. Il est infiniment meilleur dans le conseil que dans l'action comme le bilan de son passage à la direction de la BERD (banque européenne de reconstruction et de développement) l'a illustré. Le personnage n'est pas immédiatement sympathique, prompt à ranger ses détracteurs dans la "République des imbéciles", lui qui prétend régenter la "République des experts".

Oui, mais voilà. Son rapport sur la "libération de la croissance française" devrait plus utilement occuper le débat public que les dernières nouvelles de Carla ou de Cécilia. Les propositions qu'il agite dessinent une vision de la société et du futur à discuter au fond. "Libération" s'est amusé, avec un certain bonheur, à imaginer ce que deviendrait concrètement la vie d'un Français en 2018 si ses préconisations étaient appliquées. Les premières réactions de la classe politique en disent long sur la vérité des clivages qui la traversent.

Nicolas Sarkozy a déclaré adhérer à "l'essentiel" des mesures du rapport, mais il s'est empressé de rejeter la plus impopulaire chez les élus (la suppression des départements), celle qui tranchait le plus avec son nouveau discours civilisationnel (la rejet du "principe de précaution") et aussi d'afficher sa prudence sur les réformes bousculant les corporations (comme les notaires). A droite, d'ailleurs, l'accueil du rapport Attali, pourtant d'inspiration plus libérale que sociale, est particulièrement réservé. Le centre n'est pas plus enthousiaste. François Bayrou a jugé que ses idées risquaient de "déstabiliser la société".

Mais c'est à gauche que le révélateur Attali opère le mieux. Les réactions contrastées qu'il provoque disent l'éclatement idéologique du PS. La gauche du parti dénonce l'idéologie individualiste et consumériste du rapport. "La Forge", think tank créé par Benoît Hamon, a produit une intéressante "contre-expertise" du document attalien. Selon son habitude, François Hollande a botté en touche en lui prédisant un destin de "ramasse-poussière". Bertrand Delanoë n'a pas réagi. Seule Ségolène Royale l'a accueilli positivement. "La France a besoin de réformes. Ce rapport a été fait pour aider la France et moi, je veux aider la France", a-t-elle clairement indiqué. On attend avec impatience le jour où les royalistes tenteront de s'emparer du PS en défendant ce type d'orientations...

Télécharger le rapport Attali pdf (245 pages)

RAG 34. Les lolo's 34

10:09 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.01.2008

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Le jaurésisme réel



Le jaurésisme réel
Par André Tosel, philosophe






Le Jaurès qui revient parfois dans nos débats n’est pas celui de l’histoire, mais la médiocre figure forgée par un publiciste tentant d’exploiter le respect légitime dont jouit le grand homme auprès de militants qui rêvent du retour d’une grande politique réellement socialiste.



Ce rêve a été plusieurs fois déçu dans notre histoire par le PS lui-même, qui invoquait Jaurès au moment où il s’éloignait de l’inspiration jaurésienne. Il a été déçu toutes les fois où s’est dénoué le lien qui unissait la défense de la république et les réformes sociales révolutionnaires, où s’est brisé l’espoir d’une synthèse par double dépassement de l’antagonisme entre la classe ouvrière et la bourgeoisie industrielle. Ce rêve a disparu lorsqu’a été abandonnée une politique conduite par un État élargi, fondée sur de puissants services publics nationaux et municipaux, sur un système de coopératives de base. Il s’est dissipé enfin lorsque la défense d’une nation pacifique, fière de son rôle révolutionnaire, s’est inversée en des entreprises coloniales de type impérialiste, et que l’internationalisme s’est dissous dans le plus sanguinaire des bellicismes.

Il importe donc de rappeler quelques éléments du jaurésisme réel. Jaurès n’a jamais refusé les compromis si ceux-ci sanctionnaient une inflexion progressiste du rapport des forces dans la lutte des classes. C’est ainsi qu’il a soutenu l’alliance avec les partis républicains lorsqu’il s’est agi de questions engageant toute la lutte politique dans le sens de la justice (affaire Dreyfus). C’est ainsi qu’il a exploité toutes les occasions possibles d’élargir et de consolider les droits politiques et sociaux des travailleurs : nulle lutte concrète ne l’a pris au dépourvu, son réformisme singulier l’a toujours vu se ranger du côté des travailleurs. Il n’a jamais manipulé les organisations ouvrières pour en faire le simple public passif des travaux du Parlement. C’est ainsi qu’il a été, sans sectarisme antireligieux mais sans faiblesse cléricale, l’artisan majeur des lois fondant la laïcité. C’est ainsi qu’il a fait les plus grands efforts pour une démocratie dispensant une instruction de niveau pour tous les citoyens, à l’abri du marché et des lobbies cléricaux. La politique internationale ? De même que la république ne peut être que sociale, et qu’elle se développe dans un procès continu de réformes se dépassant par degrés en une révolution, de même l’internationalisme se fonde sur la transformation socialiste des États nations souverains. Cet internationalisme ne peut se réduire à l’universalisation de relations économiques marchandes éternisant l’exploitation capitaliste. Il avait foi en une Europe de la culture, riche de sa diversité. La nation n’est pas appelée à se dissoudre dans un internationalisme liquidateur. Elle est appelée à se sublimer dans « la grande nation », une communauté de nations pacifiques et renouvelées par le réformisme révolutionnaire.

publié dans l'Humanité du 22 Décembre 2007.

31 juilet 1914 : "Ils ont tué Jaurès, c'est la guerre!"

Les Mémoires de JAURES : doc audio de la fondation Jean Jaurès
Jaurès contient la chanson Jaurès de Jacques Brel
8mns 34s



Jaurès
Paroles et Musique: Jacques Brel 1977

Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?


Ecouter, clicker sur le lien :
http://www.dailymotion.com/rag34/video/xpst1_jaures-jacqu...

RAG 34. Les lolo's 34

12:53 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JAURES

28.01.2008

Allemagne : "Le Linkepartei" en marche

Poussée de gauche en Allemagne
par Bernard Guetta Géopolitique
France Inter

Ecouter le podcast :
par Bernard Guetta
du lundi au vendredi de 8h17 à 8h20




La République fédérale vient conforter Olivier Besancenot. Le jour même où il créait, en France, son parti anticapitaliste, un nouveau parti allemand, Die Linke, « La Gauche », très semblable à celui dont il rêve, marquait de vrais points aux élections de Hesse et de Basse Saxe.

Composée d’anciens communistes réformateurs d’Allemagne de l’Est, de syndicalistes et de transfuges de l’aile gauche de la social-démocratie, Die Linke a obtenu plus de 5% des voix dans le land de Hesse, franchissant ainsi le seuil qui lui permettra de siéger au parlement régional, le Landtag, tout comme en Basse-Saxe où il a fait encore mieux, 7% des suffrages.

Avec des sondages le créditant de résultats similaires aux élections de Hambourg, le 24 février, et de 10% des voix, surtout, pour les élections fédérales de 2009, Die Linke tend déjà à faire jeu égal, voire supérieur, avec les Verts et les libéraux du FDP. Il n’y a plus deux, mais trois partis charnières. La constitution de majorités et de coalitions gouvernementales en est compliquée. C’est tout le paysage politique allemand qui en est virtuellement modifié.

Avec des élections l’année prochaine et de forts tiraillements, au sein de la coalition gouvernementale, entre démocrates chrétiens et sociaux-démocrates, tout se complique, d’ores et déjà, pour Angela Merkel. Son parti, la CDU, recule de douze points en Hesse, et de quelques six en Basse-Saxe alors que, si la social-démocratie, le SPD, recule de trois points en Basse-Saxe c’est au profit de Die Linke, et qu’elle en gagne près de huit en Hesse.

Ces scrutins marquent une claire poussée à gauche. Kurt Beck, le leader du SPD, y puisera de nouveaux arguments en faveur du virage social qu'il a déjà fait prendre à son parti. Vent en poupe et sommés de se gauchir par la percée de Die Linke, les sociaux-démocrates vont mener la vie plus dure à la chancelière.

La coalition va tanguer, se maintenir mais dans les difficultés, et cela d’autant plus qu’Angela Merkel a, désormais, des choix délicats à faire sans son propre parti. En Basse-Saxe, l’alerte n’est que légère pour les démocrates chrétiens car ils sont conduits, là-bas, par une personnalité modérée, plutôt centriste. En Hesse, en revanche, les électeurs ont durement sanctionné la campagne sécuritaire et xénophobe du ministre-président sortant, Roland Koch.

La chancelière devrait donc opter pour un recentrage de la CDU. C’est sa pente naturelle mais, avec une dure bataille à venir entre les deux ailes de la démocratie chrétienne, Angela Merkel est maintenant dans la ligne de ligne de mire à la fois du SPD et des courants rivaux de la droite.

Le deuxième enseignement de ces votes est que les frontières politiques traditionnelles, en Allemagne comme dans toute l’Europe, correspondent de moins en moins aux vraies configurations de l’électorat. Troisième constat, enfin, après l’affaiblissement du gouvernement britannique, la confusion italienne et les questions montantes en France, ces résultats allemands ne vont pas améliorer le pilotage de l’Europe. ( partie du billet dont nous ne partageons pas l'analyse avec B.GUETTA).

RAG 34. Les lolo's 34

13:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Nous voulions un référendum, le PS d'en haut en a décidé autrement.

Oui ou non au référendum Jean-Luc Mélenchon clarifiait le 14 janvier. et montrait que cela ne dépendait que du PS. Vidéo



Durée : 03:34Pris le : 14 janvier 2008

RAG 34. Les lolo's 34

12:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.01.2008

La LCR jette les bases d'un nouveau parti anticapitaliste sous sa houlette



(Copyright © 2008 AFP)
Par Par Elahe MEREL AFP - La LCR d'Olivier Besancenot a jeté les bases, vendredi, au deuxième jour de son 17e Congrès, du nouveau parti anticapitaliste qu'elle entend construire, espérant occuper l'espace de la gauche radicale sans alliance avec d'autres forces.

"Ce congrès est historique, pas pour la grande Histoire, mais pour notre histoire", a lancé Olivier Besancenot à la tribune de ce congrès à la Plaine-Saint-Denis.

Pour construire ce nouveau parti, censé devenir "incontournable dans la lutte des classes", il propose de "gagner des milliers de militants" d'autres courants de gauche, beaucoup d'anonymes "qui n'ont aucune filiation", mais sans appeler au sommet d'autres formations de gauche.

"C'est une des décisions les plus importantes que notre courant a pu prendre depuis qu'il existe", a renchéri Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire il y a 40 ans, dans la foulée de mai 68.

Le leader historique n'a pas d'état d'âme devant la disparition projetée de sa formation : "à la différence des sectes, le parti, pour nous, est un outil qu'on adapte au but".

A l'inverse des pays européens, notamment l'Allemagne, où la gauche de la gauche s'est recomposée dans le cadre d'alliances, la LCR se lance sans autres partenaires, et "c'est un handicap", on "peut le regretter", reconnaît Krivine. "Mais nous avons tout tenté depuis longtemps, j'ai participé à toutes les tentatives unitaires possibles et imaginables et a n'a pas marché". "Cette fois on part, il y a une attente", dit-il.

"Jamais la situation n'a été aussi favorable pour lancer un grand parti anticapitaliste", dit-il, se référant à la "radicalité" des luttes.

Mais c'est aussi la popularité d'Olivier Besancenot - 1,5 million de voix à la présidentielle et une ascension dans les sondages - qui justifie la nouvelle stratégie: "la campagne d'Olivier a permis le dialogue avec des millions de gens", rappelle François Sabado, de la direction sortante.

"Mais il ne faudrait pas qu'on tombe dans le panneau du +parti d'Olivier Besancenot+", prévient le jeune postier, qui promet un renouvellement générationnel de la LCR et de nouveaux porte-parole.

Chef de file du courant opposé à cette stratégie, Christian Picquet dénonce l'"illusion" selon laquelle "l'écho d'Olivier se transformera mécaniquement en une nouvelle construction politique".

Il met en garde contre la tentative de créer "une extrême gauche relookée" au lieu d'un "parti large" qu'il appelle de ses voeux et pour lequel il faut "s'adresser à l'ensemble des forces et courants à la recherche d'une alternative, sans excepter aucune".

Mais l'éclatement du front antilibéral a affaibli sa tendance qui n'a recueilli que 14% lors des votes préparatifs au congrès, contre 83% pour la majorité de Besancenot et 3% pour un autre courant d'opposition.

Le Congrès adoptera d'ici dimanche le calendrier et la méthode pour lancer le processus "irréversible" en vue de la nouvelle formation: un appel sera lancé pour la mise en place de "comités pour le nouveau parti".

En juin, une assemblée constituante fixera le programme, le statut, l'orientation de le nouvelle organisation dont le "congrès de fondation" est prévu fin 2008.

Son nom pourrait s'inspirer de deux thématiques: celle de "la radicalité, la révolution" ou celle du "socialisme du XXIème siècle", apprend-on dans l'entourage de la direction.

Son périmètre politique est fixé: l'espace à gauche du PS, sans aucune alliance avec lui. Ses références seront "la lutte des classes" "l'anticapitalisme", le "changement révolutionnaire".

Vendredi 25 janvier, PLAINE-SAINT-DENIS (AFP)

RAG 34. Les lolo's 34

13:43 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Salaires, grève nationale dans la grande distribution le 1er février

PARIS - Les trois principaux syndicats de la grande distribution (CGT, CFDT, FO) appellent à une journée nationale de grève le 1er février prochain pour exiger une hausse des salaires de l'ensemble des personnels des super et hypermarchés.

"Alors que le président de la République et le gouvernement essayent d'apporter des réponses à la question essentielle du pouvoir d'achat en tentant d'agir sur les prix à la consommation, les salariés de la grande distribution n'entendent pas être, une fois de plus, les grands oubliés du débat", écrivent les trois organisations syndicales dans un communiqué commun diffusé vendredi.

Les syndicats ajoutent que les employés de ces commerces "sont depuis des années parmi les premiers à souffrir de la baisse continue de leur pouvoir d'achat".

"Les négociations de salaire sont bloquées dans la branche depuis 2005 et ce, malgré les exonérations de charge importantes consenties aux entreprises de ce secteur", poursuivent les syndicats.

Ce mouvement aura lieu alors que des négociations salariales doivent débuter dans ce secteur le 31 janvier.

"Ce premier mouvement unitaire s'annonce d'ores et déjà d'une ampleur particulièrement exceptionnelle dans ce secteur d'activité jusqu'alors peu habitué aux mouvements sociaux", assurent les syndicats. AP

god/mw

RAG 34. Les lolo's 34

13:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.01.2008

La Gauche européenne continue de se chercher

Le président italien Napolitano entame ses consultations

Par Phil Stewart et Silvia Aloisi Reuters - ROME (Reuters) - Le président italien Giorgio Napolitano a entamé des consultations avec les dirigeants des partis politiques à la suite de la démission du gouvernement Prodi, le 61e en Italie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Mis en minorité jeudi soir au Sénat après la défection du petit parti libéral-catholique Udeur, Prodi, au pouvoir depuis vingt mois à la tête d'une coalition de centre gauche, a été chargé par le chef de l'Etat d'expédier les affaires courantes.

Au cours de ses consultations, étalées jusqu'à mardi, Napolitano va tenter d'éviter l'organisation d'élections législatives anticipées, que l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi, battu de justesse en 2006 mais s'appuyant aujourd'hui sur des sondages favorables, réclame à cor et à cri.

"Il n'y a aucune raison d'encore perdre du temps, nous devons voter le plus vite possible", a déclaré Berlusconi vendredi lors d'un meeting à Naples, où la crise des ordures ménagères embarrasse le conseil municipal de centre-gauche.

"C'est le début de notre campagne électorale pour la liberté", a lancé Berlusconi à la foule d'où fusaient des "Silvio! Silvio!" enthousiastes.

Il a par ailleurs démenti être prêt à soutenir un gouvernement intérimaire s'il était dirigé par son plus proche collaborateur, Gianni Letta. "Je n'ai jamais entendu parler de cette option", a-t-il dit.

Dans une situation économique difficile, la perspective d'une longue période d'instabilité politique inquiète les milieux financiers qui craignent de nouveaux retards dans l'assainissement des finances publiques.

Napolitano, un ancien dirigeant communiste aujourd'hui âgé de 82 ans, n'est pas favorable à des élections anticipées tant que le système électoral actuel, très compliqué et qui garantit difficilement une majorité stable, n'aura pas été revu.

BERLUSCONI VEUT DES ELECTIONS

Il va chercher à voir s'il est possible de former un gouvernement intérimaire, chargé surtout de mener à terme cette réforme du système électoral - que Berlusconi juge inutile - avant de convoquer les Italiens aux urnes.

Le chef de l'Etat devait d'abord recevoir vendredi à 17h00 (16h00 GMT) le président du Sénat, Franco Marini, 74 ans, considéré comme un possible chef d'un futur gouvernement intérimaire, tout comme le ministre de l'Intérieur de Prodi, Giuliano Amato.

Mais les petits partis de la coalition Prodi craignent que la réforme électorale ne réduise leur influence dans les alliances politiques futures et pourraient faire capoter ce scénario, ou tout au moins le retarder.

"A chacun de décider - soit on crée encore plus d'instabilité, soit on met en place une nouvelle loi électorale qui permettra de gouverner ce pays", a déclaré le maire de Rome, Walter Veltroni, qui dirige le tout nouveau Parti démocrate.

Samedi, ce sera au tour des députés de l'Udeur et des élus communistes. Lundi, le président recevra les parlementaires de la Ligue du Nord, de l'UDC (Union des démocrates du centre), de Refondation communiste puis de l'Alliance nationale (droite).

Mardi viendront les représentants de Forza Italia, premier parti du pays dirigé par Berlusconi, ceux du Parti démocrate, puis les anciens présidents Francesco Cossiga, Oscar Luigi Scalfaro et Carlo Azelgio Ciampi.

Version française Guy Kerivel et Nicole Dupont

RAG 34. Les lolo's 34

23:58 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Politiques de l'emploi : ESPOIRS PRECAIRES



Comment sera mis en œuvre, et financé, le revenu de solidarité active (RSA) ? Qui sera concerné ? Le risque est de voir cette mesure, dont la conception était innovante, être dénaturée par un gouvernement plus soucieux d'effets d'annonce que de solidarité. À cet égard, la fusion ANPE/Unedic, telle qu'elle est imposée, annonce plutôt le démantèlement du service public de l'emploi qu'une plus grande efficacité au service des chômeurs.
Le 20 janvier, la 13 e réunion des secrétaires de section, à Paris, a été un moment fort de rassemblement de tous les socialistes pour le lancement des municipales. L'hebdo poursuit ses reportages sur des candidats en campagne, cette semaine à Laval, et sur les initiatives exemplaires portées par les municipalités socialistes, comme l'accession à la propriété pour les foyers modestes, à Nantes.

Télécharger l'Hebdo n° 474
RAG 34. Lolo 34

23:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Nous voulons un référendum : L'Offensive Socialiste (MJS)

Communiqué de presse de l'Offensive Socialiste (Mouvement des Jeunes Socialistes) appelant les députés de gauche à se rendre au Congrès de Versailles du 4 février pour voter "non" à la modification constitutionnelle permettant la ratification du Traité Modificatif Européen (TME) par le Parlement.

Les députés de gauche ont l'opportunité de créer les conditions politiques pour forcer le Président de la République à soumettre ce texte à référendum. En effet, si les 3/5e des votants au Congrès n'approuvent pas la modification constitutionnelle, le référendum s'imposera de lui-même, ce qu'un minimum de démocratie exige.

« Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait ». Seuls ceux qui ont rejeté le TCE par leur vote le 29 mai 2005
après la mobilisation populaire et démocratique exceptionnelle que nous savons sont en droit de se prononcer
souverainement sur le TME.

Salutations socialistes.

L'Offensive Socialiste
(Mouvement des Jeunes Socialistes, MJS)

Site de l'Offensive Socialiste

Télécharger le tract

RAG 34. Lio des lolo's 34

23:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Crise FINANCIERE : Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

Laurent Fabius sera l'invité de Laurent Ruquier ce samedi 26 à 22 h50 sur France 2 dans l'émission "on est pas couchés".

Ecoutez l'interview de Thomas Hughes et Olivier Delagarde sur Itele et France Info 23 janvier

Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

Au cours de la séance de questions au gouvernement, Laurent Fabius a formulé six propositions à prendre d'urgence pour faire face à la crise financière. En réponse, le gouvernement qui semble osciller entre fatalisme et dogmatisme, n'a pas juger utile de clarifier sa politique ou de s'engager sur des solutions précises.

Texte de l'intervention de Laurent Fabius :

Monsieur le Premier ministre,

Les événements financiers de ces derniers jours conduisent chacune et chacun d'entre nous à analyser cette situation et aussi à proposer. Il faut le faire sans catastrophisme mais en évitant aussi la méthode Coué et ne pas faire comme si ces événements ne concernaient pas la France.

Dans cet esprit, je vous voudrais formuler six propositions :

1. Au niveau français, nous demandons au gouvernement de nous présenter dans les meilleurs délais des hypothèses de croissance crédibles, qui soient en ligne avec la situation actuelle.

2. Dans ce cadre, nous souhaitons qu'une action particulière soit menée en direction des PME - qui vont souffrir de la contraction du crédit - et en direction des ménages - par le moyen de la Prime pour l'emploi que nous avons créée - et en direction des personnes âgées et des retraités qui ont besoin d'une revalorisation des pensions.

3. Au niveau européen, car tout est lié, nous souhaitons que l'Eurogroupe prennent très rapidement position en direction de la BCE pour que prenne fin l'attitude dogmatique, à cause de laquelle, si elle continue, la crise financière américaine deviendra une crise financière européenne. C'est la responsabilité de la Banque centrale européenne.

4. Nous souhaitons qu'une position européenne commune soit adoptée en direction des fonds souverains, qui sont en situation, dans ce contexte, de prendre le contrôle de grandes entreprises et de grandes banques.

5. Au plan international, nous demandons que plus de transparence soit apportée en ce qui concerne les règles financières, les règles bancaires et les agences de notation.

6. Nous demandons que le Fond Monétaire International se voit confié une mission d'alerte et de traitement sur ces sujets.

Toutes ces propositions exigent que l'on ait un regard critique sur l'hypercapitalisme financier dans lequel la finance finit par tuer l'économie, dans lequel on trouve un mélange très dommageable de cupidité, de laisser-faire et d'incompétence.

Voici nos propositions. Quelles sont les vôtres ?


www.laurent-fabius.net

RAG 34. Les lolo's 34

18:19 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon : «Le PS donne un spectacle affligeant»

Nous voulons un referendum : «Le PS donne un spectacle affligeant»
Entretien avec Jean-Luc Mélenchon, sénateur (PS) de l’Essonne


Comment jugez-vous l’annonce faite par Jean-Marc Ayrault d’un boycott du Congrès ?

Je la juge incompréhensible. Je comprends que le parti soit divisé sur l’adoption du traité, puisqu’il l’était déjà. Mais on ne peut remplacer un référendum qui a déjà eu lieu par un vote parlementaire. Le PS ne peut donc renoncer à exiger la tenue de ce référendum. Et le seul moyen de l’obtenir, comme nous nous y étions engagés lors des campagnes présidentielle et législatives, c’est d’aller à Versailles voter contre la révision. Je ne comprends pas qu’on laisse les mains libres au Président dès lors qu’il s’agit du respect d’un principe fondamental, le suffrage universel.

Alors, pourquoi cette annonce ?

Je ne me l’explique pas. Et c’est là qu’on retombe sur le problème d’une cohérence minimum. La liberté de conscience sur le traité lui-même, c’est-à-dire sur le oui et le non, difficile de faire autrement. En revanche, s’agissant du référendum, je ne vois pas pourquoi il y aurait finalement liberté de conscience. Si des socialistes ne situent plus la légitimité politique dans le suffrage universel, qu’ils le disent et l’assument ouvertement. Mais je ne pense pas qu’il puisse y avoir d’ambiguïté sur ce sujet.

Comment réagissez-vous aux propos de François Hollande qui a fustigé le «jeu» des opposants au boycott ?

C’est grave. S’il considère que la défense de la souveraineté populaire e
st une affaire de posture ou de tactique, c’est le signe d’une légèreté inquiétante. En politique, il faut avoir un minimum de cohérence. Et je parle bien d’un minimum. En 2005, j’ai fait campagne pour le non. Et je sais que ceux qui l’ont menée pour le oui n’ont jamais admis le vote du peuple français. Mais qu’ils aient le courage de le dire, et qu’ils arrêtent d’expliquer que ceux qui veulent le faire respecter sont des tacticiens.

Que pensez-vous de la position de Ségolène Royal qui, après avoir défendu le référendum, estime désormais qu’il faut adopter le traité ?

Si l’on explique "Nicolas Sarkozy a été élu, l’affaire est réglée", je ne vois pas alors ce qu’on fait à l’Assemblée nationale. Et ce, d’ailleurs, sur tous les sujets. Pourquoi s’opposer, alors ? On en arrive à des raisonnements ahurissants pour justifier l’injustifiable. J’ai envie de dire: "pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent…".

Concrètement, les socialistes pourront-ils se doter d’une position commune ?

Je crois que non. Mais on peut élargir : y a-t-il une position du PS sur la politique internationale ? La mondialisation ? La croissance ? Ce n’est pas le seul sujet sur lequel le parti n’a pas de position. Le PS ne manque pas de propositions, mais de cohérence.

Quel est l’impact de cette affaire dans l’opinion publique ?

Une fois de plus, nous donnons un spectacle affligeant. Entre l’improvisation, les avancées et les reculs, le manque de lucidité, on donne l’impression de subir les événements politiques. Cela commence à faire beaucoup.

Quel remède, alors ?

Ce que je vais proposer, c’est qu’après le prochain congrès socialiste, le futur ou la future premier secrétaire s’achète une boussole. En souvenir de Sénèque, qui, il y a fort longtemps, nous expliquait qu’il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va…

Propos Recueillis par DAVID REVAULT D’ALLONNES - Libération.fr du 15 janvier 2008.

RAG 34. Les lolo's 34

18:18 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24.01.2008

POUVOIR D'ACHAT : La fonction publique en grève pour l'emploi et les salaires


Nouvelle grève des fonctionnaires pour les salaires et l'emploi

PARIS (Reuters) - Sept fédérations syndicales représentant cinq millions de fonctionnaires appellent à la grève ce jeudi pour obtenir des hausses de salaire et contester les 22.900 suppressions de postes prévues cette année dans la fonction publique d'Etat.

Force ouvrière et la CFTC invitent les salariés du privé à participer à cette journée de mobilisation. Seule la CGC ne s'associe pas à l'action de jeudi.

Les syndicats grévistes se plaignent d'une baisse du pouvoir d'achat "depuis plusieurs années" et demandent une augmentation générale des salaires à travers une revalorisation du point d'indice qui sert de base à leur calcul.

La précédente journée de grève générale dans la fonction publique, le 20 novembre, avait mobilisé fortement aussi bien chez les 2,543 millions de fonctionnaires d'Etat que dans la fonction publique territoriale (1,613 million de personnes) et à l'hôpital (environ un million de personnes).

Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, a annoncé que le point d'indice serait augmenté cette année mais il a précisé que sa hausse serait limitée à 2008 alors que les syndicats demandent un rattrapage sur 2007.

Il a répété ce point de vue mercredi à l'Assemblée. "Eric Woerth et moi-même, nous regrettons cette grève car elle s'inscrit dans une culture de confrontation dont nous voulons sortir. Notre méthode c'est celle du dialogue", a ajouté André Santini, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique.

Il annonce la remise d'un "livre blanc" sur les valeurs et les missions de la Fonction publique début avril.

Prévue pour la mi-janvier, une nouvelle rencontre entre Eric Woerth et les syndicats devrait finalement avoir lieu fin janvier ou début février.

TROUBLES SOCIAUX À HÔPITAL

Mi-décembre, les syndicats ont vivement critiqué le dispositif dévoilé par Eric Woerth pour compenser la perte de pouvoir d'achat, subie depuis 2003 par près d'un quart des fonctionnaires, selon l'Insee.

Le ministre a proposé de compenser la différence entre ce qu'ont touché ces fonctionnaires et l'inflation, ce qui coûterait plusieurs centaines de millions d'euros annuellement. Jugeant cette proposition insuffisante, les syndicats ont décidé la grève.

Ils n'ont rien obtenu de plus du président de la République qui a affirmé lors de ses voeux aux fonctionnaires que l'augmentation du pouvoir d'achat viendrait avant tout du travail supplémentaire et des suppressions de postes.

Nicolas Sarkozy a seulement renouvelé son engagement de reverser aux agents la moitié des économies générées par le non- remplacement d'une partie des départs à la retraite.

Selon le gouvernement, la suppression de 22.900 postes cette année se traduira par une économie d'environ 450 millions d'euros. A partir de 2009, un départ à la retraite sur deux ne serait pas remplacé, soit environ 35.000 postes par an.

A l'hôpital, la journée de grève intervient alors que les urgentistes et les anesthésistes mènent depuis décembre une grève rendue inopérante par les réquisitions administratives, pour demander le règlement des heures supplémentaires et congés accumulés, ainsi qu'une réforme du paiement des astreintes.

Le 15 janvier, un accord prévoyant le paiement de la moitié des jours accumulés sur les comptes épargne-temps des médecins hospitaliers a été signé, mais il est critiqué et ne concerne pas les personnels autres que les médecins.

Ont été accumulés à l'hôpital depuis la mise en place des 35 heures entre, selon les sources, 2,7 à 3,5 millions de journées et 23 à 27 millions d'heures supplémentaires non payées.

Les partenaires sociaux doivent par ailleurs entamer jeudi la difficile négociation sur la représentativité des syndicats et les conditions de validation des accords collectifs, que le président Nicolas Sarkozy veut réformer cette année.

Jean-Baptiste Vey, Thierry Lévêque

RAG 34. Les lolo's 34

12:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Blocus israélien de Gaza: la ruée des Palestiniens vers l'Egypte continue

Par Par Mehdi LEBOUACHERA AFP .Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien, affluaient jeudi vers l'Egypte pour s'approvisionner pour la deuxième journée consécutive.

Cette ruée vers la partie égyptienne de la ville de Rafah, à cheval sur la frontière, et vers El-Arich, plus à l'ouest, s'est poursuivie toute la nuit, après la destruction partielle à l'explosif de la clôture frontalière mercredi.

Confrontés à une pénurie de produits de base à Gaza en raison du blocus israélien imposé le 17 janvier en représailles aux tirs de roquettes palestiniennes, la plupart des Palestiniens font des provisions en Egypte, à des prix largement inférieurs à ceux pratiqués à Gaza.

Selon des témoins, de nombreux magasins dans la partie égyptienne de Rafah et El-Arich se sont totalement vidés de leurs stocks.

Des commerçants de Gaza ont fait plusieurs navettes, achetant en Egypte des marchandises qu'ils revendent avec une marge importante chez eux, comme les cigarettes étrangères.

Salman, 25 ans, s'apprête à charger dans une camionnette une pile de 15 matelas qu'il vient d'acheter côté égyptien. Il a flairé la bonne affaire. "On ne trouve pas de matelas à Gaza. Lorsque les gens se marient, ils ont en besoin".

L'ouverture de Rafah, où le terminal frontalier était fermé depuis juin 2006, a aussi offert à de nombreux habitants de Gaza une rare opportunité de quitter le territoire pour une escapade en famille de l'autre côté de la frontière.

Le président égyptien Hosni Moubarak a affirmé avoir ordonné à la police égyptienne de laisser passer les Palestiniens pour qu'ils "achètent des produits alimentaires et puis retourner" dans la bande de Gaza sous contrôle du mouvement islamiste Hamas depuis juin 2007.

C'est mercredi matin, que les habitants de Gaza ont commencé à affluer en Egypte, des hommes masqués et armés ayant détruit à l'explosif une partie du mur en béton situé côté palestinien de la frontière, puis jeté à terre une clôture métallique marquant la frontière elle-même avant de faire sauter des pans d'un autre mur en béton situé côté égyptien.

Israël a rejeté sur l'Egypte la responsabilité de gérer la situation, le ministre de la Défense Ehud Barak affirmant que les "Egyptiens connaissent parfaitement leurs obligations et ils les rempliront en fonction des accords" conclus avec son pays.

Mais pour le porte-parole des Affaires étrangères, Israël n'est pas "tellement inquiet de ce qui sort de Gaza, mais plutôt ce qui y rentre. Le Hamas et les autres groupes terroristes vont profiter de l'occasion pour infiltrer terroristes et armes, la situation qui était grave va devenir pire".

La Maison Blanche a formulé la même préoccupation. "La situation à la frontière entre l'Egypte et Gaza est franchement grave, et nous sommes très inquiets", selon elle.

Le secrétaire d'Etat adjoint chargé du Proche-Orient, David Welch, a exprimé cette inquiétude à l'ambassadeur d'Egypte à Washington, Nabil Fahmy, selon le département d'Etat qui a dit craindre que le Hamas "profite de cette situation (...) pour permettre à des combattants ou à d'autres de se procurer des armes et d'autres types d'équipements".

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé mercredi que les pressions sur Gaza seraient maintenues tant que se poursuivent les tirs de roquettes sur le sud d'Israël, notamment sur la ville de Sdérot.

"Il n'y a aucune raison de permettre aux Palestiniens de mener une vie normale alors que les enfants de Sdérot pleurent et mouillent leur lit de peur", a-t-il dit à Herzliya, près de Tel-Aviv.

Depuis l'imposition du blocus le 17 janvier, les tirs de roquettes ont sensiblement baissé.

A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a encore ajourné à jeudi ses discussions sur son projet de texte demandant l'arrêt du blocus israélien, échouant à obtenir l'unanimité.


RAG 34. Les lolo's 34

12:26 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Début de la négociation sur la représentativité syndicale

PARIS (Reuters) - Les partenaires sociaux entament ce jeudi la difficile négociation sur la représentativité des syndicats et les conditions de validation des accords collectifs, que le président Nicolas Sarkozy veut réformer cette année.

Le chef de l'Etat leur a donné jusqu'au 31 mars pour s'entendre sur la modification des règles datant de 1966.

Elles accordent automatiquement à la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC le droit de conclure un accord, de constituer des sections dans les entreprises et de proposer des candidats aux élections des délégués du personnel et du comité d'entreprise.

Pour être reconnues comme représentatives, les autres organisations doivent remplir cinq critères, parmi lesquels figure "l'attitude patriotique pendant l'Occupation".

Absents de cette liste figée depuis plus de 40 ans, l'Unsa et Solidaires (Sud) espèrent que la réforme leur permettra d'être reconnus comme représentatifs et ainsi de peser davantage sur les futures négociations.

La négociation, qui se tiendra au siège du Medef, s'annonce difficile, certains syndicats craignant de perdre en influence.

La CGT et la CFDT, les deux organisations les plus puissantes, souhaitent que la représentativité soit établie en fonction des résultats des élections professionnelles, avec un seuil minimum. FO, la CFTC et la CFE-CGC, qui ont le plus à perdre d'une telle réforme, y sont opposées.

L'assise de la représentativité sur des élections et la modification du mode de validation des accords pour renforcer leur légitimité ont été proposées par le rapport Hadas-Lebel remis en mai 2006 au Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin.

Dans un avis de novembre 2006 sur la consolidation du dialogue social, qui s'appuyait sur le rapport Hadas-Lebel, le Conseil économique et social a estimé que la réforme de la représentativité était "une exigence d'équité, de réalisme, d'efficacité et de démocratie".

Pour le Conseil, il fallait aller vers une validation des accords par assentiment d'une majorité de salariés représentés et non plus d'une majorité d'organisations représentatives. La CGT et la CFDT avaient alors voté pour, tandis que FO, la CFTC et la CFE-CGC avaient voté contre.

Jean-Baptiste Vey

RAG 34. Les lolo's 34

12:20 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.01.2008

EMPLOI, CODE DU TRAVAIL : Ce que les syndicats ont osé signer, c'est que du bonheur !





Accord du 11 janvier 2008 par Richard ABAUZIT




• Acceptation du principe de l’utilité des emplois précaires (art 1)
• Acceptation du principe que ce sont les freins au licenciement qui freinent les embauches ! (art 12)
• Acceptation des interventions « plus systématiques » des patrons dans les écoles (art 2)
• Acceptation du principe selon lequel l’insuffisance de ces interventions serait source de l’échec scolaire (art 2)

• Acceptation du remplacement du service public de l’orientation par les patrons (art 2)
• Acceptation de la transformation des stages pédagogiques en périodes d’essai (art 3)
• Acceptation du remplacement progressif des qualifications (sanctionnées par des diplômes nationaux) par des « compétences » individuelles que le salarié ou futur salarié essaiera de vendre (« passeport formation », « VAE », « bilan d’étape professionnel ») (art 3, 6, 7)

• Acceptation de la disparition progressive du contrat d’apprentissage comme contrat de travail réduit à la seule composante formation professionnelle (art 3)
• Acceptation de l’individualisation et de la culpabilisation des futurs licenciés et des déjà licenciés, demandeurs d’emploi. Le chômage et la précarité c’est votre faute, pas assez de compétences, pas assez souples, pas assez mobiles, pas assez motivés pour rechercher le travail absent (art 3, 6, 7, 8, 18)
• Acceptation de l’allongement de la période d’essai pour tous les salariés (doublée en moyenne pour les ouvriers et employés) (art 4)

• Acceptation du démantèlement des statuts (et des garanties qui vont avec) en effaçant les frontières entre eux (privé/public, salarié/indépendant) (art 8)
• Acceptation de la suppression d’une des garanties essentielles du contrat de travail : désormais, ce qui n’est pas écrit dans le contrat de travail, le patron pourra le modifier unilatéralement sans l’accord du salarié ; acceptation, que soit réduite l’obligation d’information actuelle des salariés, dès leur embauche, sur ses droits issus de la convention collective (art 11)
• Acceptation que le reçu pour solde de tout compte signé soit libératoire au bout de 6 mois, ce qui retire au salarié toute possibilité de recours aux prud’hommes (art 11)
• Acceptation d’un préavis du salarié avant de saisir les prud’hommes, ce qui permettra toutes les pressions, comme pour le droit de grève (art 11)
• Acceptation de limiter les indemnités que le juge peut accorder au salarié victime d’un licenciement abusif (art 11)
• Acceptation des licenciements sans préavis, sans motif et sans recours aux prud’hommes, dénommés « rupture conventionnelle » ou « rupture à l’amiable ». (art 12)
• Acceptation de contrats précaires (contrats de « projet ») qui n’ont ni les avantages des CDD (ici il n’y a pas de terme précis fixé au départ, ici l’employeur peut rompre le contrat avant la fin même en l’absence de faute grave), ni ceux des CDI (ici on peut faire trois ans de période d’essai puisqu’un CDI peut suivre un contrat de « projet », et donc être licencié sans motif pendant trois ans) (art 12)


• Acceptation du principe de non responsabilité de l’entreprise pour les licenciements des salariés pour cause de maladie. (art 13)
• Acceptation de considérer que la démission d’un salarié est établie dès qu’il ne répond pas à une demande de l’employeur de reprendre le travail. Ainsi un employeur ne serait plus responsable de la rupture du contrat de travail lorsque qu’un salarié qui refuse de ne pas être payé ou d’être harcelé de reprendra pas le travail.. (art 16)
• Acceptation d’une indemnisation individualisée du chômage (au « mérite » ?) (art 16)
• Acceptation de l’illégalité des sociétés de portage et acceptation du marchandage organisé dans ce cadre, qui permettra aux boîtes d’intérim (encore elles) le retour à l’esclavage (des « salariés » « à leur compte », où la durée légale du travail a disparu, les tarifs minimum - SMIC et salaires conventionnels - auront disparu, que du bonheur). (art 19)

Note précédente : Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !


RAG 34. Lolo34

18:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Mort de rire : Blinbling renonce à politiser les municipales !

Nicolas Sarkozy jouera la partition des municipales en sourdine

Par Sophie Louet Reuters - Nicolas Sarkozy, qui comptait repartir au combat électoral en politisant les municipales des 9 et 12 mars, a fait machine arrière mardi en déclarant qu'il ne "se mêlerait pas" des scrutins locaux.

"Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail", a expliqué le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Pau (Pyrénées-Atlantiques), une ville que brigue François Bayrou.

Malmené dans les sondages, entre pouvoir d'achat en berne, vie privée surmédiatisée et turbulences économiques, le chef de l'Etat infléchit de nouveau en ce début 2008 une stratégie qui paraît chercher ses lignes-maîtresses, entre "politique de civilisation" et reprises de contact avec le pays réel.

Le discours présidentiel répond aussi en creux à l'embarras de maires sortants UMP qui s'inquiètent d'une "nationalisation" d'enjeux locaux à leur détriment, alors que se profile le scénario d'un référendum pour ou contre le sarkozysme, dont les sondages démontrent qu'il a déçu les attentes des classes populaires huit mois après l'avènement de la "rupture".

Nicolas Sarkozy devenait à leurs yeux un personnage encombrant, comme l'a laissé entendre le 10 janvier Françoise de Panafieu. La candidate de l'UMP à la mairie de Paris avait souhaité "une juste mesure" dans l'implication du président, "une juste place qui est la sienne, premier personnage de l'Etat". Un sentiment partagé dans de nombreuses villes tenues par la droite ou ayant de bonnes chances d'échapper à la gauche.

Ainsi Alain Juppé, auquel Nicolas Sarkozy a rendu visite mardi matin à Bordeaux (Gironde), a-t-il fait disparaître le logo UMP de sa permanence et de ses affiches.

Selon un sondage LH2 réalisé les 11 et 12 janvier, 72% des Français ne souhaitent pas que le président s'implique dans la campagne.

Le bémol sarkozien risque paradoxalement d'accentuer le malaise dans les rangs de la majorité, investie de l'acrobatique mission de politiser le scrutin des 9 et 16 mars sans pour autant en faire un test de l'action gouvernementale.

Le 8 janvier, lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy avait pourtant été sans détour.

COMME LE RAVI DE LA CRÈCHE

"Je devrais rester comme le ravi de la crèche et attendre que mes adversaires se mobilisent? Je m'engagerai, parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde", avait-il déclaré.

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait quelque peu rectifié le 13 janvier sur Canal+ : "Nicolas Sarkozy va rester dans le rôle qui est le sien. Il n'ira pas faire campagne pour tel ou tel maire."

Début janvier, lors d'un déplacement aux Antilles, François Fillon, qui s'est fixé pour objectif de "remporter" les municipales, avait précisé à des journalistes qu'il se partagerait les villes avec le chef de l'Etat.

Le 12 janvier, lors du conseil national de l'UMP, le Premier ministre avait assuré que le gouvernement serait "aux côtés" des maires dans la bataille. Nicolas Sarkozy n'avait dit mot sur ce thème.

Le lendemain, invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, François Fillon tempérait ses propos, affirmant que les municipales ne constituaient "pas du tout un test pour l'action du gouvernement".

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait mis en garde le 11 janvier contre une "nationalisation des enjeux".

"Il est important de veiller à ce que la politique locale ne soit pas systématiquement un enjeu national, sinon on mobilise surtout le camp adverse", déclarait-il dans Le Parisien.

Le ministre de l'Ecologie et président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, estime pour sa part que "dans les villes, et notamment celles en mutation accélérée ce qui est le cas de beaucoup de villes gérées par des radicaux, le débat sera 100% local", dans un entretien publié sur le site internet du Figaro.

Les socialistes, en quête d'un nouveau souffle, parient sur un vote-sanction les 9 et 16 mars. Vingt-deux ministres et secrétaires d'Etat, dont le sort n'est pas lié à l'issue du scrutin contrairement aux législatives de juin 2007, se présentent.

L'UMP estime que le refus de Jean-Pierre Raffarin de reconnaître un enjeu national aux élections régionales de 2004 avait contribué à un raz-de-marée de l'opposition socialiste.

La majorité sait qu'elle ne pourra rééditer les scores historiques des municipales de 2001, lorsque la droite RPR-UDF avait conquis 35 villes de plus de 30.000 habitants malgré la perte de Paris et de Lyon, mais elle juge pouvoir éviter le désaveu de 2004.

L'objectif fixé en 2008 - gagner plus de villes qu'en perdre - devrait être difficile à tenir.

Avec la contribution d'Elizabeth Pineau à Pau



Lio des lolo's 34

18:57 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : Pourquoi faire taire (un peu) Sarkozy ?



"Avec Sarkozy, les journalistes deviennent des suiveurs"

Laurent Fabius, invité d'arrêt sur images

Pourquoi les hommes politiques s'intéressent-ils au fonctionnement des médias ? Parce qu'ils craignent que ces médias ne les écoutent pas, ou pas assez. C'est peut-être ce qui a poussé Laurent Fabius à lancer sa pétition pour que le temps de parole de Nicolas Sarkozy soit décompté - et limité - par le CSA.

Sa proposition sous le bras, le socialiste s'est prêté au jeu de nos émissions SDF sans vraiment savoir ce qu'était arrêt sur images... avant de s'émerveiller de pouvoir placer « un verbe, un sujet et un complément » dans ses phrases sans se faire rabrouer par un fanatique du chronomètre.

Acte I

Petit exercice impromptu de lecture d'images. Qu'inspire à Laurent Fabius la couverture du Figaro Magazine montrant Nicolas Sarkozy et Carla Bruni regardant ensemble l'horizon ?
Ce commentaire - un peu attendu - sur la "pipolisation" de la politique : « Il y a une différence entre la transparence et l'exhibitionnisme. »
Moins attendu, Fabius l'est certainement quand il avoue qu'il ne « trouverait pas choquant » que le Président se déplace aux frais du contribuable, même pour ses déplacements privés.

Pour comprendre son raisonnement --> Clicker ICI


Acte II

Où l'on parle de chrétienté, et de la récente visite au Vatican du Président. Et où Laurent Fabius dénonce « l'une des dérives des médias : parler plus des coulisses que de l'événement politique en lui-même ».En l'occurrence, plus de l'invitation faite à Bigard ou à Maman Bruni, que du très catholique discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean de Latran.
« Le journaliste est devenu un suiveur », regrette Fabius.
Et pour voir Daniel Schneidermann louper magistralement un lancement de vidéo
--> Clicker ICI

Acte III

Parlons de la pétition de Laurent Fabius. Pour tout savoir de la « règle des trois tiers », et comprendre pourquoi le Président et ses conseillers ne sont pas comptabilisés dans l'équilibre politique que sont censées assurer les chaînes, écoutez-le.

Le député assure carrément que décompter le temps de parole du président avec celui du gouvernement serait une mesure de « protection » des journalistes, pour le moment obligés de suivre le rythme d'enfer sarkozyen.
Fabius propose aussi de « prendre le CSA à sa propre réponse ». Comment --> Clicker ICI

Acte IV

Supprimer la pub sur les chaînes publiques ? La gauche « en a eu largement l'idée » , jure le socialiste. Alors pourquoi ne l'a-t-elle pas fait ? « Parce que cela ne fonctionne pas. »

Tiens donc... D'ailleurs, la proposition du Président risquerait de mener à la « privatisation » d'une des antennes publiques, prophétise-t-il.
Alors, on ne fait rien ? Non. Ou pas grand chose. A peine Fabius imagine-t-il « un rattrapage de 4 ou 5 % chaque année » de la redevance.
Retrouvez son argumentaire, mais aussi son décryptage : --> Clicker ICI


Acte V

Les médias ont-ils une responsabilité dans le non-débat sur la ratification du traité européen de Lisbonne ?
Certainement, affirme Fabius... qui les excuse aussitôt puisqu'il croit savoir que ce débat « intéresse moins les gens qu'en 2005 ».
Pour finir, une rapide incursion hors du champs médiatique : quid de la position socialiste sur le traité de Lisbonne ? En regardant les JT, nous n'avons pas compris.

En écoutant Fabius, cela va (un peu) mieux
--> Clicker ICI

Tiens , la table est bancale ... Superbe émission , apaisante : une homme politique , qui connaît son sujet...

RAG 34. Les lolo's 34

18:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Municipales : Des candidats UMP disent non merci au soutien de Sarkozy.



Les frasques élyséennes répétées du président BlinBling aidant, et les municipales approchant, de plus en plus de candidats umpistes cherchent à s'affranchir du soutien de Sarkozy selon un article de Libération.

Et si déjà le sarkozysme ne faisait plus recette ?


"Soudain, l'artiste commence à lasser... C'est le problème avec la télé-réalité... Il faut qu'il s'y passe sans arrêt quelque chose, faute de quoi les téléspectateurs zappent sur un autre programme"...
C.Dumetz (revue de presse du 18.01.08)



Lolo34.



Le soutien du Président ? Non merci.

Nombre de candidats UMP aux municipales se démarquent d’un style élyséen qui passe mal.
LAURE EQUY ET NATHALIE RAULIN

Nicolas Sarkozy, atout décisif dans la campagne municipale? Au risque de contrarier leur état-major parisien, nombre de candidats UMP évitent de se réclamer à tout propos du chef de l’Etat, en baisse dans les sondages. Tramway, stade de foot ou retraitement des déchets sont à leurs yeux des sujets plus porteurs que la référence systématique au Président. C’est vrai des maires sortants, qui peuvent jouer sur leur assise locale et leur bilan pour ratisser large, mais aussi des challengers UMP. «Les municipales, quoiqu’en dise Sarkozy, c’est une élection locale, précise François Goulard, député-maire sortant de Vannes (Morbihan). Aucun maire UMP sortant n’a envie de se priver d’un électorat pas forcément du même bord que le sien.» Le député maire d’Elancourt (Yvelines), Jean-Michel Fourgous, fait partie de ces inconditionnels du locataire de l’Elysée qui préfèrent se débrouiller seuls: «Sarkozy est un miracle pour ce pays. Mais on fait plus sur notre nom aux municipales qu’aux législatives!» ...

... Tous ne sont pas si bienveillants: «Les notables et les retraités sont plus que réservés sur la médiatisation de sa vie privée, dit François Goulard. Les couches les plus populaires, qui ont du mal à boucler leurs fins de mois, s’inquiètent, elles, de la stagnation de leur pouvoir d’achat.» L’un peut aller avec l’autre: «Les gens souffrent du fait que tout soit cher, remarque Richard Flandin, candidat à Arles (Bouches-du-Rhône). Alors les paillettes, l’avion prêté par Bolloré, avec certains, ça ne passe pas.»

Lire l'article (vendredi 18 janvier 2008)

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

11:26 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

MUNICIPALES : Sortir le carton jaune avant le carton rouge !



Le PS se rêve en "rempart" face à Sarkozy pour les municipales

Par Laure Bretton Reuters. Le Parti socialiste s'est mis en ordre de bataille dimanche pour les municipales, François Hollande sonnant le rappel face à des "éléphants" rassemblés dans un même lieu - Dominique Strauss-Kahn compris - pour la première fois depuis huit mois.

"Carton jaune", "avertissement très sévère", "test national": tous les orateurs du forum de la rénovation puis de la réunion des secrétaires de sections socialistes ont appelé au vote sanction contre la politique de la droite, notamment en matière de pouvoir d'achat.

"Il ne faut pas attendre que l'exaspération nous porte à un moment à la tête du pays, c'est maintenant que nous devons être utiles", a lancé François Hollande, huit mois après la "grande espérance" déçue de la présidentielle.

"Les élections municipales, ce doit être le seul objectif des socialistes pendant sept semaines, qu'ils n'aient d'yeux tournés que vers cet objectif là et sur rien d'autre", a intimé le premier secrétaire, à l'heure où certains semblent vouloir engager la bataille de succession, Ségolène Royal en tête.

Son discours, dans lequel il a pris soin de saluer nommément tous les ténors, s'est terminé par une standing-ovation des milliers de militants réunis dans la salle de La Mutualité.

A l'applaudimètre avant lui, l'ancienne candidate à l'Elysée l'avait emporté sur Bertrand Delanoë et Laurent Fabius, dont les interventions avaient soigneusement été séparées par l'apparition sur scène de candidats inconnus.

"Nous sommes là, prêts, unis", a assuré François Hollande sous l'oeil de son ancienne compagne, entourée de ses proches, François Rebsamen, Jean-Louis Bianco ou Vincent Peillon.

"Certains sont même venus de Washington, c'est dire si nous sommes unis", a-t-il plaisanté en allusion à directeur général du Fonds monétaire international (FMI) qui a fait une apparition surprise dans la matinée à la veille d'un entretien avec Nicolas Sarkozy sur la situation économique mondiale.

Si la droite avait confiance, à sept semaines de l'échéance, "ils brandiraient avec fierté le bilan des huit derniers mois, des cinq dernières années (...) Ils diraient: 'regardez la croissance!' Ah non! Ils ne peuvent pas le dire", a dénoncé le premier secrétaire.

"Un débat à droite fait discrètement rage entre ceux qui veulent nationaliser, politiser ces élections et les autres", a renchéri Ségolène Royal.

Ils sont "de moins en moins nombreux sur le terrain à se réclamer du bilan de Nicolas Sarkozy qui disparaît même subrepticement des documents de campagne. Ce doit être une erreur des imprimeurs", a raillé la présidente de Poitou-Charentes, demandant aux 36.000 candidats du PS d'être des "combattants pour rivaliser d'imagination et d'action face à une droite qui aggrave les injustices et les déficits".

Le Parti socialiste "doit être un rempart contre la politique économique et sociale dangereuse" de la droite, a expliqué Bertrand Delanoë, après s'être absenté dans la matinée le temps de poursuivre sa "campagne de terrain" pour la mairie de Paris.

Le chef de l'Etat "avait dit qu'il serait le président de l'augmentation du pouvoir d'achat. Tous les mots y sont mais pas dans le bon ordre: l'augmentation du pouvoir d'achat du président", a dénoncé à son tour Laurent Fabius, demandant aux Français d'adresser un "carton jaune" au gouvernement et au président.

"Carton rouge", a répliqué la salle. "Nous n'avons malheureusement pas le pouvoir d'expulsion", a-t-il rebondi.

Hermétique à l'humour de ses prédécesseurs à la tribune, l'ancien Premier ministre s'est fait plus cassant quand il s'est agi du PS.

"Nous avons des atouts et si nous ne gagnons pas cela ne pourrait venir que de nos propres insuffisances", a estimé celui qui se pose en "sage actif" depuis l'automne.

Trois dangers menacent les socialistes selon lui: la division, la "dispersion" quand ils s'occupent de stratégie interne et la "dilution" quand ils font des "clins d'oeil à la droite" - allusion aux listes communes avec le MoDem de François Bayrou.

Assurant venir en simple militant, voir ses "amis", "DSK" n'a pas pris la parole à la tribune et ne s'est pas montré de l'après-midi.

"Je suis de très près ce qui se passe. Je reviendrai un jour en France", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie à son arrivée, avant de jouer les incrédules.

"Je ne vois même pas de qui vous voulez parler", a-t-il répondu quand on lui demandait son impression face à "ceux et celles" qui se lancent à l'assaut de la direction du parti.

Notre note précédente : Fabius :"sortir un carton jaune" à Sarkozy aux municipales

RAG 34. Les lolo's 34

11:26 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

TRAITE EUROPEEN : Nous voulons un référendum : Meeting Unitaire à Nîmes le 24 janvier



Meeting Unitaire
Nous voulons un référendum


Nîmes

Jeudi 24 janvier
19h Centre André Malraux



Avec la participation de :

Claude DEBONS (collectif national 29 mai)

René REVOL (PRS)

Jean-Jacques BOISLAROUSSIE (Les Alternatifs)

Martine GAYRAUD (PCF)

José BLAT (LCR)

un-e intervenant-e d'ATTAC

Pour éviter que ce soit le peuple français qui tranche, N. Sarkozy veut faire adopter le nouveau Traité par la voie parlementaire. Les citoyens et les élus, quel qu'ait été leur vote le 29 mai 2005, doivent refuser que la démocratie et la souveraineté populaire soient ainsi bafouées.

Nous appelons l'ensemble des élus au parlement à se rendre au Congrès réuni à Versailles le 4 février prochain, à voter "Non" à la modification de la Constitution française préalable à la ratification du Traité, et à exiger avec nous un nouveau référendum.

Nous appelons à une mobilisation citoyenne exceptionnelle dans le mois qui vient, nous appelons l'ensemble des gardois a participer au meeting le 24 janvier à Nîmes.

Télécharger le tract (pdf)

www.nousvoulonsunreferendum.eu

[email protected]

RAG 34. Les lololo's 34

11:25 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

INVITATION : L'association Pour la République Sociale vous invite

PRS 34
Pour la République Sociale Hérault
10 Rue Frédéric Mistral
34 Sète

Le vice président national de PRS, René REVOL, nous informe que PRS 34 tiendra sa première assemblée départementale 2008, le 26 janvier à 10 h00 à Lattes à la Maison des associations.

«La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil»
René CHAR



Note précédente : René REVOL : Voeux 2008 : Et si on était un peu sincère !



RAG 34. Les lolo's 34

11:25 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21.01.2008

POUVOIR D'ACHAT : Le président d’aujourd’hui tacle le candidat d’hier

À l’occasion de ses vœux aux forces vives, Nicolas SARKOZY est revenu sur la question du pouvoir d’achat.

Le Président indique qu’il n’est pas possible de donner aujourd’hui du pouvoir d’achat aux Français. Cet aveu d’impuissance de ses propres engagements de campagne signe l’échec de la politique qu’il a menée au cours des premiers mois de son mandat.

En effet, comment admettre qu’il estime impossible de donner du pouvoir d’achat sans contreparties, lui qui a accordé 15 milliards de cadeaux fiscaux aux ménages les plus aisés et aux entreprises sans jamais rien leur demander en retour ?

Il est bien tard pour dire que le pouvoir d’achat suppose de la croissance, mais elle n’est pas au rendez-vous.Pas plus sur la justice sociale et ce sont donc les Français qui vont offrir par leurs impôts et la stagnation de leurs revenus, la contrepartie aux cadeaux accordés par Nicolas SARKOZY à ses clientèles.

Pour le Parti socialiste, il est possible et surtout impérieux d’agir en faveur de la revalorisation du pouvoir d’achat des ménages modestes. Il réclame donc, d’une part, l’annulation du paquet fiscal aussi injuste qu’inutile et, d’autre part, l’utilisation des marges de manœuvres ainsi dégagées pur mettre en place des mesures d’urgence en faveur du pouvoir d’achat (revalorisation immédiate de 5 % des petites retraites, rattrapage des traitements de la fonction publique, chèque transport, diminution de la TVA sur les produits de première nécessité, respect de la loi sur le logement social).

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la fiscalité
le Jeudi 17 janvier 2008

RAG 34. Les lolo's 34

20:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !




France inter n’ose pas interroger Mme Parisot sur le trafic d’argent sale du Medef-UIMM
Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !

lundi 14 janvier 2008 par Gérard Filoche

Mme Parisot vient sur France inter lundi 14 janvier et ne rend pas compte des 600 millions d’euros d’argent liquide, sale, dont elle est aussi responsable que M Denis Gautier-Sauvagnac...Le journaliste n’ose pas l’interroger sur ses trafics ! Par contre les formidables reculs contenus dans le texte proposé par le Medef à la signature des syndicats sont ignorés et masqués !

Mais pourquoi cette bande organisée du Medef-UIMM qui trafique de l’argent sale par mallette entières, peut-elle continuer à plastronner sans rendre des comptes à la justice ?
600 millions d'euros en double cotisation par les entreprises... Sur quelle ligne comptable ? 2 millions d’euros, au moins par an ? Par qui, on sait l¹UIMM-MEDEF. Gautier-Sauvagnac-Parisot... Mais à qui ? Silence, omerta, mafia...

N’importe quelle bande organisée de banlieue, pour beaucoup moins que cela, serait en prison préventive pour les empêcher de se concerter et de détruire les preuves, pourquoi pas eux ? Eux, ils paient des avocats et communicants des dizaines de milliers d¹euros pour organiser le silence et masquer leurs multiples délits et la récidive constante qui est la leur depuis des décennies...

"Liaisons sociales" raconte ce mois que M. Denis Gautier-Sauvagnac dinaît chaque mois avec M Jean-Denis Combrexelle, directeur des relations du travail, qui avait la charge depuis deux ans de "recodifier" le code du travail, en le passant à l"acide. Qui payait l"addition ? Sinon les salariés qui y ont perdu des milliers de droits ?

Et le cabinet Barthélemy qui était membre officiel de la commission des cinq "recodificateurs", est le même qui assistait la remplaçante de Denis Gautier-Sauvagnac dans la négociation récente qui veut faire avaler de nouveaux reculs aux syndicats si certains de ceux-ci, hélas, s’y prêtent (séparabilité, contrats de mission, allongement de la période d’essai, plafonnement des indemnités de licenciement...). C’est "copains et coquins" contre les droits des travailleurs.

Non à la signature de cet accord scélérat avec le Medef !

Les salariés ont davantage besoin de protection, pas d’être davantage livrés à la flexibilité et au chantage à l'emploi.

Les salariés ont besoin de davantage de protection vis-à-vis des licenciements abusifs et boursiers, pour un véritable nouveau contrôle administratif sur les licenciements.

Les indemnités légales de licenciement ne sont pas augmentées, Mme Parisot ment : "deux dixièmes de mois par année d’ancienneté", cela existe depuis la loi de modernisation sociale de janvier 2002 de Lionel Jospin, décrets d’application du 7 mai 2002, cela vaut les "un cinquième de mois" envisagés dans le nouvel accord, par contre : non au plafonnement de ces droits ! Et à toute réduction de la prescription pour les réclamer devant les prud’hommes.

Les salariés comme les chômeurs ont besoin de garanties en matière de durée légale du travail à 35 h, d’heures supplémentaires contrôlées, majorées et payées à 50 %, de façon à les rendre plus coûteuses que l’embauche. Le 31 octobre 1995, le patronat signait un accord interprofessionnel affirmant que "les heures supplémentaires devaient être imprévisibles et exceptionnelles", retour à cet accord.

Les salariés ont besoin qu¹on baisse la durée maxima du travail de 48 à 44 h pour leur santé et pour permettre davantage d’embauche.

Les salariés ont besoin de deux jours de repos consécutifs, de la semaine maximum de cinq jours pas du retour au 19e siécle.

Non à l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit et du dimanche des enfants à 15 ans

Les salariés ont besoin de sécurité et non pas de "contrats de mission" aléatoires.

Les salariés ont besoin que le CNE soit abrogé, que les CDD soient contingentés (pas plus de 5 % d¹emplois précaires par entreprise)

Les salariés ont besoin que la retraite soit garantie à 60 ans à taux plein pour permettre l¹embauche en CDI des jeunes.

Les salariés ont besoin de cotisations sociales patronales plus élevées pour leurs besoins de santé, d’assurance chômage, de formation professionnelle, de logement.

Les salariés ont besoin de droits syndicaux renforcés, d’institutions représentatives du personnel renforcées, de meilleurs prud’hommes, d’une inspection du travail aux effectifs doublés.

Les salariés ont besoin de hausse immédiate des salaires, de rattrapage massif, d’une redistribution des richesses qu’ils produisent et dont ils ne reçoivent la part qu’ils méritent.

Le CAC 40 dépasse les 100 milliards de bénéfices l’an passé. Les 500 premières familles ont gagné 80 milliards d’euros de profits de plus l’an passe que l’année précédente. Les entreprises ont perçu 65 milliards d’aides à l’emploi, aux 35 h en 2006. Et Sarkozy a rajouté 15 milliards de cadeaux fiscaux. Mme Parisot est la 273e fortune de France. Les caisses ne sont pas vides, jamais la France n’a été aussi riche, jamais la "cagnotte privée" n’a été aussi considérable. Cessez de "siphonner" les salaires, rendez les 160 milliards d’euros qui sont passés des salaires aux profits !

Voilà ce que la gauche socialiste défend en face des formidables reculs qui sont en train d’être imposés en droit du travail.

Gérard Filoche, lundi 14 janvier 2008

RAG 34. Les lolo's 34

20:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.01.2008

CODE DU TRAVAIL : Durée légale du travail remise en cause,

législation réécrite au détriment des salariés, sous prétexte de recodification, droit de grève mis à mal : Sarkozy et son gouvernement multiplient les attaques contre le droit du travail. Avec plus particulièrement en ligne de mire les 35 heures, une mesure pourtant bénéfique pour les salariés, l'emploi et l'économie comme en témoignent les intervenants de notre dossier. Le temps est donc au combat contre la démolition systématique du code du travail, comme en atteste la mobilisation de l'opposition parlementaire.
Le Parti socialiste sera également une force de propositions pour la campagne des municipales. Nous poursuivons nos reportages sur des candidats en campagne, cette semaine à Strasbourg, et sur les initiatives exemplaires portées par les municipalités socialistes, comme à Poitiers.

Feuilletez l'hebdo des socialistes

Agenda : DIMANCHE 20 JANVIER : 13e RASSEMBLEMENT NATIONAL DES SECRÉTAIRES DE SECTION ET DES CANDIDAT(E)S


RAG 34. Les lolo's 34

21:56 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La croissance française ne dépassera pas 2% en 2008

La ministre de l’Économie et le Premier ministre ont indiqué que la croissance française ne dépassera pas 2% en 2008.

Cet aveu, ô combien tardif, valide donc les mises en garde du Parti socialiste quant à l’irréalité des hypothèses sur lesquelles repose le budget 2008. Il constate, qu’une fois de plus, la majorité contredit lourdement les fondements de sa loi de finances avant même que son encre ait eu le temps de sécher !

Ces propos sont lourds de conséquences. En effet, moins de croissance, c’est aussi moins de recettes : 0,5 point de croissance en moins correspond à une surévaluation des recettes fiscales de 10 milliards d’euros.

La réalité rattrape donc le gouvernement qui aura bien du mal à expliquer comment il pourra réduire les déficits et la dette avec 15 milliards de dépenses supplémentaires (TEPA) et 10 milliards de recettes en moins.

Cette déclaration rejoint la cohorte d’indices qui prouvent que la majorité prépare la mise en place d’un budget de rigueur et d’austérité, dès les élections municipales passées.

Communiqué de Michel Sapin,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité

RAG 34. Les lolo's 34

21:55 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Selon les statistiques : Il pleut sans cesse de l'illetrisme sur Sarkoland...

Les statistiques... Extrait de la revue de presse de Clotilde Dumetz France Inter.

Il est une catégorie de Français dont on n'étudie jamais l'opinion... Il faut dire que c'est une catégorie qui n'est pas répertoriée comme telle...

Et Philippe Val, dans son éditorial de Charlie Hebdo, le regrette...

"Cette catégorie n'a pas de nom... Mais définissons-la par quelques critères... Il s'agit de cette partie de la population qui, chez elle, a des étagères avec des livres dessus... qui achète des disques et des DVD plutôt que des billets d'Astroflah... qui sort de temps en temps au ciné et au théâtre... cette part de la population que la réflexion amuse et enrichit... qui devrait être majoritaire dans une démocratie digne de ce nom... une catégorie qui pourrait s'appeller 'les gens normalement cultivés'...

Elle n'est jamais sondée en tant que telle... Et si elle n'apparaît pas dans les enquêtes, c'est comme si c'était le signe de sa disparition prochaine"... Et Philippe Val poursuit : "On s'inquiète de la disparition imminente des pandas et des baleines... ce que je regrette infiniment... Mais on ferait bien de s'inquiéter de la disparition du peuple cultivé"...

Lire l'intégralité de la revue de presse

RAG 34. Les lolo's 34

21:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

18.01.2008

ARCELORMITTAL a menti : 600 emplois supprimés en Moselle, désarroi des salariés, colère des syndicats

La récente fusion d'Arcelor avec l'indien Mittal steel ne devait entraîner aucune suppression d'emplois, c'était juré craché ...

Ecoutez la colère et le désarroi des ouvriers du site Mosellois et lisez la dépêche AFP





ArcelorMittal va supprimer 600 emplois en Moselle, colère des syndicats

Par Véronique PUJOL et Robert KOCH AFP -

ArcelorMittal a annoncé mercredi son intention de supprimer, d'ici à avril 2009, 595 des 1.108 emplois dans son aciérie de Gandrange (Moselle) que le groupe s'est engagé à reclasser dans son unité de Florange (Moselle) et au Luxembourg, a-t-on appris de sources concordantes.

Le groupe sidérurgique a fait part de ce "plan de réorganisation" lors d'un conseil d'entreprise européen (CEE) tenu dans la matinée à Luxembourg et l'a confirmé dans l'après-midi lors d'un conseil d'établissement (CE) à Gandrange.

ArcelorMittal a informé les syndicats de son intention de supprimer l'aciérie électrique et le train à billettes, une installation de laminage pour la fabrication de cylindres de métal.

Quelque 400 emplois sont "disponibles" pour le reclassement des métallos de l'aciérie Gandrange (Moselle) où 595 emplois vont être supprimés, a affirmé mercredi le directeur général d'ArcelorMittal France, Daniel Soury-Lavergne.

"Nous avons 400 emplois disponibles dans des usines du groupe situées dans le bassin d'emploi lorrain et luxembourgeois. Ces emplois serviront à reclasser les ouvriers de Gandrange qui bénéficeront, chacun, d'une solution individualisée", a assuré M. Soury lors d'une conférence de presse à Hauconcourt (Moselle).

Le laminoir à couronnes et barres et le centre de recherches seraient conservés sur le site acquis en 1999 pour le franc symbolique par Lakshmi Mittal, devenu entre-temps le patron d'ArcelorMittal, premier aciériste mondial (320.000 salariés).

"C'est un scandale", a déclaré à Luxembourg Edouard martin, élu CFDT au CEE, en indiquant que les représentants syndicaux avaient demandé à la direction générale un moratoire pour la réorganisation projetée en Lorraine. Celle-ci doit être rediscutée le 15 février à Luxembourg.

"Nous ne pouvons pas accepter l'argumentaire du plan de fermeture de l'usine", a indiqué de son côté Henri Botella, représentant de la CFE-CGC au CEE, qui a jugé viable le site et a reproché aux dirigeants d'ArcelorMittal l'insuffisance des investissements pour améliorer sa productivité.

Interrogé à l'Assemblée nationale par le député socialiste mosellan Michel Liebgott, le secrétaire d'Etat aux Entreprises Hervé Novelli a pour sa part indiqué que le gouvernement attendait du numéro un mondial de l'acier un "plan de revitalisation local" et qu'il suivrait "personnellement le dossier".

"Nous attendons du groupe ArcelorMittal qu'un plan de revitalisation local à la hauteur des enjeux soit mis en place. Je suivrai personnellement ce plan et des salariés concernés, aucun ne se verra rester sur le carreau", a assuré M. Novelli.

Dans une note présentée mercredi aux syndicats et que l'AFP s'est procurée, les dirigeants d'ArcelorMittal expliquent qu'"en raison des difficultés opérationnelles constantes de l'aciérie (...), la disponibilité productive de l'ensemble n'est que de 44%, contre 83% en moyenne dans les autres usines" du secteur des aciers longs carbones en Europe.

"Les coûts de maintenance atteignent le double de ceux des autres sites", souligne la note. Le site de Gandrange a accusé une perte nette de 36 millions d'euros en 2007, selon ArcelorMittal.

Les dirigeants du groupe sidérurgique ont par ailleurs affirmé qu'ils donneraient "un nouvel avenir" au site de Gandrange en le spécialisant dans l'activité de laminage. "Le groupe aurait donc une solution à proposer à tous les collaborateurs potentiellement concernés", explique la note.

Cette spécialisation dans le laminage a été confirmée à Gandrange par le directeur général du site, Bernard Lauprêtre, qui à 16H00 était retenu par les ouvriers dans un local de l'usine, où la production est arrêtée depuis mardi 22H00.

Le mouvement doit se poursuivre jusqu'à jeudi soir, a indiqué une intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC dont les représentants ont refusé la réorganisation projetée et demandé une expertise pour "démontre la viabilité du site".

Au troisième trimestre 2007/2008, ArcelorMittal a enregistré un résultat net de 2,96 milliards de dollars (2,155 milliards d'euros), en progression de 35,6%.

RAG 34. Les lolo's 34

15:39 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

TRAITE EUROPEEN : La peur du peuple



PAR Denis Sieffert

On imagine le dialogue, un matin blême, au café Solferino, à l’angle du boulevard Saint-Germain. Jean-Marc : « Le tout est de bien répéter le mot, avec son petit parfum ultragauche : boycott, boycott... » François : « Tu as raison, on ne fait pas plus à gauche que ce mot-là. » Jean-Marc : « C’est du Besancenot ou du Bové dans le texte, ça. » François (enjoué) : « Je m’entends déjà donner des interviews à des journalistes médusés : Oui, vous avez bien compris, le parti socialiste ne votera pas "non" : trop mou ! Trop réformiste même ! » Jean-Marc (gêné) : « Attention de ne pas en faire trop quand même, François. » L’autre, dans son élan : « Voter "non", ce serait tomber dans le piège de Sarkozy... Le parti socialiste, vous dis-je, boycottera la grand-messe de Versailles. Pas question de donner notre caution à une réforme qui vise à esquiver le suffrage populaire pour lequel notre congrès du Mans s’est prononcé. Nous serons inflexibles ! » Jean-Marc : « Tiens, le mot sent tellement le soufre qu’il écorche la bouche de ce pauvre Pierre [Moscovici, NDLR]. Technocrate comme il est, il s’interdit même de le prononcer. Il a fait savoir qu’il ne prendrait pas part au vote. "NPPV", comme on dit dans les procès-verbaux. PS-NPPV : avec un slogan comme ça, il va sûrement gagner la bataille de la communication ! » Rires.

Et voilà (peut-être) comment Jean-Marc (Ayrault) et François (Hollande), respectivement président du groupe socialiste à l’Assemblée et Premier secrétaire, ont ourdi leur petit crime de lèse-démocratie. Et voilà comment deux politiciens aguerris ont pris leurs camarades, et leurs concitoyens, et la gauche entière pour des sots. Et comment, après quelques jours de fine avancée stratégique, ils se sont fait prendre les doigts dans le pot de confiture. Au point qu’ils se repliaient mardi sur une autre échappatoire : l’abstention. C’est leur excellent camarade Henri Emmanuelli qui a mené la charge, sans concessions. Car la ficelle était un peu grosse. Pour des raisons à la fois institutionnelles et arithmétiques, que Michel Soudais détaille dans les pages suivantes, ce « boycott » est en effet la plus sûre façon de faire passer le traité européen dans le dos des Français, et sans l’ombre d’un référendum. Dans cette affaire, nous reprochons moins aux dirigeants socialistes leur engagement en faveur du traité européen dit « modifié » (et qui ne l’est guère) que leur volonté d’éloigner le peuple de ces débats-là. Mais, à vrai dire, les deux sont liés. C’est bien parce que cette drôle d’Europe n’est pas celle des peuples que l’on doit à toute force tenir les peuples à l’écart des processus de décision. Nous pensons pour notre part que le débat référendaire de mai 2005 a fait davantage pour l’émergence d’une conscience européenne que tous les obscurs compromis qui jalonnent l’histoire de l’Union.

Quant à Ségolène Royal, lorsqu’elle invite à la résignation en arguant du fait que le référendum n’était pas dans le programme de Nicolas Sarkozy, c’est toute notre démocratie sociale qu’elle torpille. Une telle conception suppose que la politique ne serait rythmée que par l’élection présidentielle (celle à laquelle elle se prépare déjà !) et qu’il n’y aurait rien d’autre à faire entre deux échéances que de regarder passer le train des mesures les plus régressives. À ce compte-là, mieux vaut tout de suite abolir les syndicats et interdire les manifestations de rue ! Si on ajoute la brillante prestation de Tony Blair devant le conseil national de l’UMP (« Si j’étais en France, je serais au gouvernement... non, je plaisante... »), on se dit que cette social-démocratie européenne est décidément moribonde. Le fondateur du New Labour est simplement à cette famille politique ce que Nicolas Sarkozy est à la droite : un leader « décomplexé ». Pour rallier idéologiquement le camp d’en face, point besoin de sourds stratagèmes ! Il est au milieu de l’état-major de la droite française comme un poisson dans l’eau. C’est d’ailleurs le traité européen qui réunit Tony et Nicolas. Le premier n’est-il pas venu à Paris chercher le soutien du second pour sa candidature à la présidence de l’Union ? Tout se tient. Et puis les deux hommes ont autre chose en commun : ils affichent fièrement leur statut de nouveaux riches. Le leader historique de la « gauche » européenne vient d’accepter un poste de conseiller à la banque américaine JPMorgan. Le Financial Times, qui donnait l’information dans son édition du 10 janvier, parlait d’un salaire de plus d’un million de dollars par an. Tony Blair, qui vient au passage de toucher 500 000 dollars pour une conférence dans le sud de la Chine, annonce sans vergogne au journal de la City qu’il comptait prochainement accepter « une petite poignée » de postes similaires. Il est vrai qu’avec DSK à la tête du FMI, nos socialistes sont moins en retard qu’ils ont l’air... Conclusion, il est grand temps qu’une nouvelle offre politique apparaisse à gauche.

jeudi 17 janvier 2008 http://www.politis.fr/La-peur-du-peuple,2711.html

RAG34. Les lolo's 34

06:57 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.01.2008

LAÏCITE : Laurent Fabius :"Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République"



Le député socialiste de Seine-Maritime était l'invité de RTL jeudi matin. "Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République", a estimé jeudi Laurent Fabius, jugeant "très important" que Nicolas Sarkozy "s'en tienne à la version traditionnelle de la laïcité".


Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Laurent Fabius.

Laurent Fabius : Bonjour.

Au Vatican, le 20 décembre, et à Ryad en Arabie Saoudite, lundi, le Président Nicolas Sarkozy a fait deux discours sur la Religion qui ont mis le Parti Socialiste en émoi. Le Président de la république a évoqué au Vatican les racines de la France qui sont essentiellement chrétiennes, a-t-il dit. Et à Ryad, il a dit qu'un homme qui croit est un homme qui espère. Pensez-vous vraiment, Laurent Fabius, qu'avec ce type de déclaration, la Laïcité en France se trouve menacée aujourd'hui ?

S'il n'y avait que les déclarations que vous citez, il y aurait pas de problèmes. Mais je me suis reporté à ces deux textes qui n'ont pas été tellement publiés en France...

Des beaux textes ?

Des textes très travaillés mais qui, j'ai le regret de le dire, rompent avec ce qu'a été la tradition républicaine des différents Présidents, depuis le Général de Gaulle jusqu'à monsieur Chirac. Or, je considère...

Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

Je vais prendre deux, trois exemples parce qu'on ne peut pas être trop long.

Non...

D'abord dans le discours de Latran comme dans le discours de Ryad, M.Sarkozy dit qu'"il n'y a d'espérance que religieuse". Et philosophiquement, on ne peut pas être d'accord avec ça. La République elle-même porte un projet d'émancipation et à partir de cette considération, le Président de la République introduit une espèce de hiérarchie entre les croyants et les non-croyants, les prêtres et les instituteurs.

Je ne dis pas cela en l'air parce que ce serait trop grave. Je dis les choses d'une manière très précise. Je cite trois lignes du discours de Latran. "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le Bien et le Mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche parce qu'il lui manquera toujours (à l'instituteur) la radicalité du sacrifice de sa vie, et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. On ne peut pas être d'accord avec ça. Nous connaissons tous des instituteurs, des professeurs qui consacrent totalement leur vie à...

Ils ne s'engagent pas comme un prêtre, je crois que c'est ce qu'il voulait dire. Il y a pas un voeu de célibat. Il n'y a pas des voeux de pauvreté. Un instituteur est dans la société, le prêtre n'y est pas tout à fait. Je crois que c'est que le chef de l'Etat voulait dire ? Ca relève plus du constat que de l'échelle de valeur.

Mais les instituteurs... Mais leur engagement est porté par l'espérance. De la même manière, lorsqu'il y a une présentation de l'histoire où la loi de 1905 est une très grande loi et vue uniquement comme une loi de violence contre la Religion, c'est ne pas reconnaître la réalité. Et puis, alors, pour être encore plus clair. C'est la deuxième citation que je ferai. Elle m'a vraiment renversé. Les propos tenus dans le discours en Arabie Saoudite (Alain Duhamel y faisait allusion), sont vraiment très, très surprenants.

Vous avez deux, trois feuilles devant vous. Et vous avez du mal à retrouver la citation...

Oui, dès le début du discours - c'est M. Sarkozy qui parle - je cite : "Dieu transcendant qui est dans la pensée, dans le coeur de chaque homme. Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes, un message d'humilité et d'amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect."

On peut tout à fait penser ça, en tant que croyant ; mais le Président de la République - j'insiste, c'est l'essentiel - n'a pas à imposer ses croyances privées à la République.

Et à Ryad, Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy a aussi dit ceci : "En tant que chef d'un Etat qui repose sur le principe de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, je n'ai pas à exprimer ma préférence pour une croyance plutôt que pour une autre. J'ai le devoir de faire en sorte que chacun, qu'il soit juif, catholique, protestant, musulman, athée, franc-maçon ou rationnaliste, se sente heureux et libre en France".

Mais c'est tout à fait exact. Il a dit ça et il a raison de le dire. Mais le reste du discours...

Donc, voyez, il y a de quoi satisfaire tout le monde dans ce discours, Laurent Fabius ?

... Oui, mais on ne peut pas être à la fois Laïc et non-Laïc. La Laïcité, elle s'impose à tous aux croyants comme aux non-croyants.

Pour poser la question clairement, Laurent Fabius, c'est pas un prétexte que vous cherchez ?

Non, pas du tout. Du tout.

C'est pas une fausse polémique pour cacher un embarras sur d'autres dossiers ?

Oui quand je vois... Pas du tout. Dernière citation qui m'a choqué et qui choquera tout le monde. Lorsqu'à la fin de son discours parlant de la politique de civilisation qui est la nouvelle trouvaille pour faire oublier le Pouvoir d'achat et tout le reste, M. Sarkozy -je cite- (je ne déforme pas un propos) dit : "L'Arabie Saoudite et la France partagent les mêmes objectifs d'une Politique de civilisation parce que l'Arabie Saoudite et la France, etc. et qu'il dit (je vais retrouver ma citation)...

C'est dur de travailler sur des extraits !

Non pas du tout !

Et qu'il dit...

Deux, trois feuilles devant vous, c'est un peu compliqué !
... et qu'il dit -c'est encore plus clair - "La politique de civilisation, c'est ce que font tous ceux qui se font fort de concilier, etc. C'est ce que fait l'Arabie Saoudite sous l'impulsion de sa Majesté le roi Abdallah, c'est ce que fait le Président Moubarak en Egypte qui est la sienne". J'ai le regret de dire que j'ai beaucoup d'estime à la fois pour le Président Moubarak et pour Abdallah, mais que dire que la politique de civilisation telle que nous la voulons en France, c'est la même chose qu'en Arabie Saoudite, quand on connaît ce que fait l'Arabie Saoudite : non.

Donc, pour clore le sujet, Laurent Fabius, la citation...

Pour clore le sujet, je n'ai pas de réflexes pavloviens ; mais je disais simplement qu'il y a des croyances privées qu'on respecte, qu'il est très important que le Président de la république s'en tienne à la version traditionnelle de la Laïcité et qu'il faut qu'on ne mélange pas les religions que je respecte et le domaine public dans lesquelles elles n'ont pas à interférer. Voilà. Cela dit, sans passion !

Conclusion de Laurent Joffrin dans son éditorial, hier. Le directeur de "Libération" : "Décidément, le sarkozysme n'est pas un républicanisme". Vous souscrivez ?

Ah ça, c'est peut-être excessif parce que M.Sarkozy est Républicain. Mais je répète, pour la troisième fois, le Président n'a pas à imposer son comportement privé à la République.

Deux questions rapides. 4 février, Versailles, le Congrès pour réviser la Constitution afin d'adopter le traité constitutionnel. Vous serez à Versailles, Laurent Fabius.

Oui, bien sûr.

Et vous voterez "non" ?.

Oui, j'essaie d'avoir une attitude logique. Moi je suis comme le Parti socialiste, plutôt pour un référendum sur cette question parce que la dernière fois, elle avait été tranchée par un référendum, que par la voie parlementaire. A partir du moment où ce qui se décide à Versailles, c'est voie parlementaire ou non, moi je dis Référendum. Je voterai "non".

En revanche, quand le texte viendra ensuite sur le fond, à partir du moment où je crois que c'est l'hypothèse qui prévaudra, il n'y aura pas de référendum, eh bien je ne me prononcerai pas sur le texte lui-même parce que la procédure essentielle n'aura pas été respectée.

Et donc là, vous vous abstiendrez ?

Oui, je pense ou je refuserai de voter. Je crois que si vous voulez, M.Sarkozy a tendu un piège au Parti socialiste, que le Parti socialiste malheureusement est un peu tombé dedans et qu'on est dans une queue de comète ! Maintenant, intéressons-nous à ce qui vient, c'est-à-dire au fondement, au contenu des politiques de l'Europe, c'est ça qui me paraît essentiel maintenant.

Dernière information : le CSA a refusé, hier, de comptabiliser le temps de parole du Président de la république dans le débat politique. Vous aviez même le projet de lancer une pétition à ce sujet. Donc, c'est inutile maintenant ?

Je l'ai fait. Non, pas du tout. On peut la signer sur egalite-audiovisuel.fr. Pourquoi c'est important ? Parce que le Président de la République parle énormément, qu'il faut qu'il y ait une égalité audiovisuelle, qu'il faut donc qu'il y ait l'inclusion du temps du Président dans le temps du gouvernement. Comme il faut changer les textes, nous dit le CSA, pour ça, on aura une occasion dans la révision de la Constitution. Moi, je demande que dans cette révision qui aura lieu après les élections municipales, soit inclus pour tous les présidents de la République, le fait que quand il parle, c'est comptabiliser.

Laurent Fabius, militant laïc, invité de RTL ce matin. Bonne journée.

http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid...

RAG 34. Les lolo's 34

12:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon aimerait pouvoir se rendre à l'enterrement de Pierre Boussel dit Lambert

Jean-Luc Mélenchon sénateur PS ne renie rien de sa jeunesse de militant révolutionnaire. Il espère être admis à la cérémonie de l'enterrement du dirigeant trotskiste historique Pierre Boussel dit Lambert. Ecoutez le podcast et lisez l'article ci-dessous.

Ecouter le podcast (France Inter journal de 8h00 du 17.01.08).




Mort du dirigeant trotskiste historique Pierre Boussel, dit Lambert


Par Fabien NOVIAL AFP. Figure historique du mouvement trotskiste français, Pierre Lambert, de son vrai nom Pierre Boussel, candidat à la présidentielle en 1988, est mort mercredi à l'âge de 87 ans.

Ancien de la Résistance où il avait adopté son pseudonyme, ce représentant de la vieille garde du mouvement ouvrier a exercé une influence intellectuelle considérable sur l'extrême gauche française d'après-guerre.

En 2001, il avait eu l'occasion de revenir longuement sur le passage dans les rangs de son Organisation communiste internationale (OCI) de l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, quand ce dernier fut contraint de reconnaître son passé trotskiste.

"Le camarade Pierre Lambert est décédé ce matin 16 janvier 2008 après avoir combattu jusqu'à ses dernières forces contre la maladie", a annoncé un communiqué de la section française du Secrétariat international de la IVe Internationale (trotskiste) publié mercredi, précisant qu'elle informerait "dans les prochaines heures" sur l'hommage qui lui sera rendu.

Une des trois branches du trotskisme français avec la Ligue Communiste révolutionnaire et Lutte Ouvrière, le courant animé par Pierre Lambert s'était fondu à la fin des années 80 dans le Mouvement pour un Parti des Travailleurs (MPPT), qui s'était transformé par la suite en Parti des Travailleurs (PT).

Né le 9 juin 1920 à Montreuil (Seine-Saint-Denis), fonctionnaire de la Caisse d'allocations familiales de Paris pendant des décennies, ce petit homme moustachu aux larges lunettes avait cofondé l'OCI en 1965.

Très impliquée dans le combat syndical, l'organisation exerce principalement son influence au sein de Force Ouvrière (FO).

Après mai 68, l'OCI va développer une puissante organisation de jeunesse, l'Alliance des Jeunes pour le Socialisme (AJS), qui lui permettra de prendre le contrôle de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF). L'actuel député du PS Jean-Christophe Cambadélis en est alors le dirigeant.

En 1981, Pierre Lambert appelle à voter dès le premier tour de l'élection présidentielle pour François Mitterrand.

Mais l'organisation, souvent décriée pour son fonctionnement jugé secret et ultra-centralisé ainsi que sa pratique de l'entrisme, va connaître au cours des années 80 une crise liée au départ d'une partie de ses cadres vers le PS.

En 1985, Pierre Lambert fonde le MPPT - qui se transformera en 1991 en PT - dans le but de rassembler des militants d'origines diverses autour d'une charte axée sur "la reconnaissance de la lutte des classes, la laïcité de l'école et de l'Etat, l'abrogation des institutions antidémocratiques de la Ve République et l'indépendance réciproque des partis et des syndicats".

Candidat à l'élection présidentielle de 1988, il ne recueille que 116.648 de voix au premier tour, soit 0,38% des suffrages.

Pierre Lambert était père de trois enfants, dont François Boussel, ancien secrétaire général du syndicat général des journalistes FO, mort en février 1998.

AFP-Mercredi 16 janvier.

RAG 34. Les lolo's 34

11:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

16.01.2008

Sarkozy n'a plus la cote selon les derniers sondages

dessin de Charb Charlie Hebdo

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy en baisse, selon les derniers sondages

Pour la première fois depuis son élection, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy est passé sous la barre des 50 %, selon le baromètre CSA de janvier pour Le Parisien et iTélé, publié dimanche 6 janvier. Selon cette étude, effectuée les 2 et 3 janvier, 48 % des Français font confiance au président de la République, une baisse de 7 points. Ils sont 45 % à ne pas lui accorder leur confiance.

Un autre sondage, réalisé par LH2 et paru lundi 7 janvier dans Libération, affirme que 54 % des Français ont une opinion positive de M. Sarkozy, ce qui représente une baisse de deux points par rapport à un sondage similaire effectué début décembre. Les opinions négatives sont en hausse de cinq points à 44 %. Par ailleurs, cette même étude souligne que 72 % des Français pensent que le président "a raison de poursuivre l'ouverture à des personnalités de gauche", mais seulement 34 % estiment qu'il "a engagé des mesures susceptibles d'améliorer le pouvoir d'achat".

Le premier ministre François Fillon a quant à lui subi une baisse de popularité, selon le baromètre CSA, avec 42 % des sondés qui lui accordent leur confiance (- 3) alors que 39 % se défient de lui. Dans l'étude LH2-Libération, M. Fillon recueille en revanche 50 % d'opinions positives, soit une hausse de quatre points en un mois, alors que les opinions négatives s'établissent à 44 %.

"Quel que soit l'état de la popularité du président de la République, ce n'est pas cela qui l'empêchera de faire des réformes", a réagi le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Pour Yves Jégo, député de Seine-et-Marne, la chute de popularité est "le signe de l'impatience des Français". "Les classes populaires attendent des résultats économiques pour boucler leurs fins de mois, donc c'est normal que ce soit elles qui manifestent cette impatience", a-t-il déclaré sur RTL.

En revanche, Claude Bartolone, député PS de Seine-Saint-Denis, a estimé que ces changements de l'opinion publique signifient que "les Français sont en train de se rendre compte de l'écart qu'il y a entre la campagne qu'a eue l'occasion de réaliser Nicolas Sarkozy et la réalité de sa politique". Sur RTL, M. Bartolone a par ailleurs critiqué la médiatisation de la vie privée de M. Sarkozy. "Dans son comportement, dans sa vie privée, dans sa manière d'être, il y a quelque chose qui doit désespérer une partie de ceux qui pensent que c'est important, la conduite d'un chef de l'Etat", souligne-t-il.

Fiche technique
LH2-Libération
Réalisé par téléphone les 4 et 5 janvier auprès d'un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Baromètre CSA pour Le Parisien et iTélé
Réalisé les 2 et 3 janvier au domicile des personnes interrogées auprès d'un échantillon national représentatif de 1 010 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.

RAG 34. Les lolo's 34

17:21 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

LAÏCITE : Sarkozy ramène l’Eglise dans l’Etat



Nicolas Sarkozy avec le Pape Benoit XVI, lors de sa visite au Vatican, le 20 décembre dernier (AFP).
Le Président multiplie les déclarations faisant référence aux racines chrétiennes de la France, suscitant les inquiétudes des défenseurs de la séparation entre Eglise et Etat.
Véronique Soulé

QUOTIDIEN : mercredi 16 janvier 2008

Après Rome, Riyad. Lundi, lors de sa visite officielle en Arabie Saoudite, comme lors de sa visite au Vatican le 20 décembre, Nicolas Sarkozy s’est livré à un éloge de la morale chrétienne et des religions qui sont, selon lui, au fondement même des civilisations. Venant du président d’un pays qui prône la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ses propos ont provoqué un tollé parmi les défenseurs de la laïcité, notamment les enseignants et l’opposition.

«Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance»: c’est sous les ors de la basilique Saint-Jean de Latran, au Vatican, que Nicolas Sarkozy est allé le plus loin. «Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes», avait-il asséné, remontant au baptême de Clovis à partir duquel la France est devenue, pour les catholiques, «la fille aînée de l’Eglise». Puis il a avancé un nouveau concept comme il les aime: celui d’une «laïcité positive, qui ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout».

Rigide. En Arabie Saoudite, le Président a été plus grandiloquent et plus général. Assimilant les religions à des philosophies, il en a loué les bienfaits même si, a-t-il reconnu, des horreurs sont parfois perpétrées en leur nom. Comme l’homme ne peut se satisfaire d’un monde purement matérialiste, a-t-il expliqué, il ne peut vivre sans religion. Ses propos ont au moins dû ravir les dirigeants saoudiens qui imposent un islam des plus rigides à leur société.

«Cette conception sociologique de la religion, fournissant "l’espérance" qui fait que les peuples se tiennent tranquilles, on croyait qu’elle était loin derrière nous!», s’est exclamé François Bayrou, l’un des premiers à réagir le 25 décembre après le discours de Latran. «Ce n’est pas autre chose que l’opium du peuple que dénonçait Marx» a ajouté le président du MoDem, qui a aussi relevé «le paradoxe troublant» d’un Président «qui affiche sa complaisance avec le matéralisme financier et en même temps souhaite faire de la religion une autorité dans l’espace public».

Pour le PS, Jean Glavany, secrétaire national à la laïcité, a dénoncé le concept de «laïcité positive» et la manie du chef de l’Etat de réduire les civilisations aux religions, l’Occident allant avec la chrétienté. Lors sa conférence de presse de rentrée, le 10 janvier, le premier secrétaire du PS François Hollande a lui exigé de «clore définitivement le débat» sur la loi de 1905 instaurant la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Confusion. Les enseignants ont aussi attendu la rentrée pour réagir. Le SNUipp, premier syndicat du primaire, s’est insurgé contre les propos de Latran sur la supériorité du prêtre sur l’instituteur. «Cette affirmation est surprenante et choquante, écrit le syndicat, elle est source de confusion et risque de remettre en cause la conception de la laïcité. Mêler et de plus hiérarchiser dans l’acte éducatif, comme le fait le Président, l’instituteur et le prêtre, le pasteur et l’imam, constitue une véritable provocation vis à vis de l’école publique et des personnels».

«Dérapage, discours de circonstance ou projet politique?», s’interroge pour sa part le syndicat SE-Unsa qui accuse le chef de l’Etat d’avoir outrepassé son devoir de réserve. Le CNAL, qui regroupe la Ligue de l’Enseignement, des syndicats et des associations, doit diffuser un communiqué de protestation aujourd’hui.

RAG 34. Les lolo's 34

09:17 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

REFORME DES INSTITUTIONS : Le pouvoir d'un homme seul...

Article de Paul Quilès, publié par Libération du 14 janvier 2008

La réforme des institutions ou comment renforcer le pouvoir personnel sans le dire

Lorsqu’il était candidat, Nicolas Sarkozy se plaisait à affirmer que la question constitutionnelle était secondaire et que les maux de la France étaient dus à « l’absence d’idées » et au « déficit d’action », pas aux « grands équilibres institutionnels ». Or, le voici qui se lance dans une réforme apparemment urgente.

On nous dit qu’il ne s’agit que d’une proposition de modernisation des institutions, destinée à recueillir le consensus. Un examen sérieux du projet, aujourd’hui réduit à l’essentiel, fait apparaître qu’il s’agit en fait de consolider et de développer la pratique personnelle du pouvoir dans laquelle Nicolas Sarkozy s’est engagé depuis son élection.

Une remise en cause fondamentale

Jusqu’ici, le premier ministre et les ministres exécutaient, en période de coïncidence des majorités présidentielle et parlementaire, la politique sur laquelle le Président de la République avait été élu. Mais celui-ci se réservait un rôle d’expression d’un intérêt national supérieur, au-delà des clivages du moment. Le Premier ministre, de son côté, conservait une marge d’autonomie à la fois dans la formulation détaillée des politiques et dans la réponse aux difficultés de la conjoncture. Son autorité sur les administrations confortait cette autonomie. Ce n’est qu’en cas de nécessité ou pour définir une ligne de conduite en matière internationale ou de défense que le Président intervenait directement en faisant jouer le poids de son autorité propre. Le Premier ministre avait en outre la tâche plus particulière de veiller à la cohésion de la majorité parlementaire.

C’est cette pratique que Nicolas Sarkozy remet en cause en accaparant la totalité du pouvoir exécutif. Non seulement il dicte aux ministres la conduite générale à tenir dans les différents domaines de l’action publique, mais il leur fait prendre telle ou telle mesure ponctuelle qu’il juge opportune.

On comprend dès lors pourquoi il tient tant à ce que la Constitution lui donne le plus rapidement possible le pouvoir de s’adresser directement au Parlement. Cela confèrerait une base juridique à sa pratique des institutions, qu’il pourrait développer par la suite sous de nouvelles formes. Le gouvernement, pourtant responsable devant l’Assemblée nationale, n’aurait plus qu’un rôle d’exécution et de mise en forme législative des annonces présidentielles. La proposition retirant au Premier ministre la mission d’assumer devant le Parlement la responsabilité de la défense nationale est à cet égard révélatrice.

En situation de coïncidence des majorités présidentielle et parlementaire, ce nouveau droit présidentiel ne peut mener qu’à l’abaissement du Parlement, puisque toute inflexion demandée dans la politique de l’exécutif apparaîtra comme une rébellion.

En situation de cohabitation, le pouvoir d’intervention direct du Président conduira inévitablement à des conflits graves avec l’Assemblée nationale, sans que la Constitution offre le moyen de les résoudre autrement que par des compromis paralysants pour l’action publique. Le risque d’une crise de régime ne pourrait alors pas être exclu.

Par ailleurs, dans tous les cas de figures, comment un Président à ce point engagé dans l’action politique quotidienne et dans la direction de sa majorité parlementaire pourrait‑il, par exemple en cas de circonstances internationales graves, exprimer de manière crédible l’intérêt supérieur de la Nation ?

L’irresponsabilité du Président

L’un des paradoxes de la Constitution réside dans la concentration de pouvoirs majeurs entre les mains d’une autorité irresponsable. Le Parlement n’a en effet aucun moyen de contraindre le Président de la République à rendre compte de son action, à la justifier et encore moins à démissionner[1].

L’institution d’une procédure d’intervention du Président devant le Parlement aggraverait cette situation déjà préoccupante. Le Président déciderait seul du moment de son allocution. Il n’aurait à répondre à aucune interpellation. Son discours ne pourrait tout au plus donner lieu qu’à des commentaires auxquels il ne serait pas tenu de réagir.

L’irresponsabilité du Président a trouvé jusqu’ici une atténuation dans la responsabilité du gouvernement. Tant que ce dernier garde un rôle propre, agit en fonction d’un programme que l’Assemblée nationale a approuvé, les procédures habituelles du contrôle parlementaire gardent leur pertinence. Si en revanche le gouvernement perd toute autonomie politique, les débats parlementaires en présence des ministres s’apparentent à un théâtre d’ombres. Le Parlement se trouve privé de toute possibilité de débattre des circonstances dans lesquelles ont été prises la plupart des grandes décisions politiques, puisqu’elles procèdent directement du Président de la République.

Quel pouvoir réel pour le Parlement ?

On objectera que la réforme prévoit un ensemble de mesures destinées à renforcer les pouvoirs du Parlement. Certaines d’entre elles représenteraient un réel progrès, si le travail parlementaire ne se limitait pas désormais à la transposition législative et réglementaire des choix préalables du Président. Pour la majorité, il ne s’agira plus que d’un ajustement à la marge de textes écrits ailleurs et, pour l’opposition, d’interpellations et de critiques adressées à un gouvernement privé de toute capacité d’action autonome.

L’opinion et les médias se détourneront davantage encore de débats parlementaires éloignés de la réalité du pouvoir. Quant aux parlementaires, ils concentreront leur attention sur des questions d’intérêt local, d’autant plus que le cumul des mandats continuera à être autorisé et largement pratiqué.

Souvent des modifications en apparence simples de la Constitution ont conduit à une transformation profonde du fonctionnement des institutions : il en a été ainsi de l’élection du Président de la République au suffrage universel et, plus récemment du quinquennat. Sous son apparence anodine, le pouvoir d’intervention directe du Président de la République devant le Parlement ne manquera pas de provoquer, de la même façon, un changement fondamental des règles du jeu politique.

La Vème République a apporté la stabilité politique au prix d’un regrettable effacement du Parlement, mais elle avait su partager le pouvoir exécutif pour le rendre moins écrasant. Il est à craindre que le projet de Nicolas Sarkozy ne conduise à faire sauter ce dernier rempart contre les dérives du pouvoir d’un seul.


[1] Sous réserve de la procédure exceptionnelle de l’article 68.

RAG 34. Les lolo's 34

08:55 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

15.01.2008

Laurent FABIUS : "Sarkozy sature les ondes". Pour l'égalité audiovisuelle : pétition populaire



Tribune de Laurent Fabius :

« Je veux une République irréprochable ». Sur tous les tons, la main sur le cœur, le Président de la République a martelé et martèle ce credo, pendant la campagne électorale et depuis.

Il y aurait beaucoup à faire pour tenir cet engagement tonitruant ! En tous cas, il existe un moyen radical pour le discréditer définitivement : laisser le Président saturer comme il le fait les ondes, à toute heure, en tout lieu, sur tous les sujets de son choix, sans qu’il soit tenu le moindre compte de ses interventions massives pour le respect du pluralisme démocratique.

La réalité en effet est accablante, et beaucoup s’en émeuvent, bien au-delà des rangs de la gauche. M. Sarkozy est omniprésent notamment dans les journaux télévisés. Il occupe télévisions et radios quotidiennement et y envoie ses collaborateurs le reste du temps. Même le prudent comité Balladur s’en est inquiété, recommandant que « dans la répartition des temps de parole dans les médias audiovisuels, à laquelle le CSA est chargé de veiller, les interventions du Président de la République soient comptabilisées avec celles du gouvernement » (proposition n° 13).

Devant une telle situation, le CSA, tenu par la loi d’assurer « le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion »... et dont tous les membres ont été choisis par l’actuelle majorité, s’en tient à une version tronquée de la règle dite des « trois tiers » qui accorde, à la radio et à la télévision, des temps de parole équivalents au gouvernement, à la majorité et à l’opposition parlementaires mais sans tenir compte des interventions du Président. Saisi par le PS, le CSA, s’appuyant sur la tradition d’un président supposé en dehors et au-dessus des contingences de l’action politique, affirme ne pas pouvoir agir autrement tant qu’une réforme constitutionnelle n’aura pas prévu un texte spécifique.

Et bien, puisqu’il est question de réviser la Constitution pour améliorer notre démocratie, saisissons cette occasion ! Les médias, en particulier audiovisuels, occupent désormais une place centrale dans le fonctionnement de la démocratie : il ne peut être question de voter demain une réforme constitutionnelle si elle ne contient pas une nouvelle règle posant les principes d’une vraie égalité audiovisuelle. En clair, je propose que l’on inscrive dans la réforme constitutionnelle à venir cette règle simple : le temps de parole audiovisuel du président de la République sera désormais comptabilisé avec celui du gouvernement, le total de l’« Exécutif » étant équilibré par les temps de la majorité et ceux de l’opposition.

Je suggère même une rédaction pour cette règle. « Afin d’assurer l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, les radios et les télévisions doivent respecter, dans leur programme, un équilibre entre trois temps d’intervention : celui du Président de la République et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition parlementaire, et leur assurer des conditions de programmation comparables. Elles doivent également assurer un temps d’intervention équitable aux personnalités appartenant à des formations politiques non représentées au Parlement. »

Sans doute cette proposition concrète ne règlera-t-elle pas tous les problèmes audiovisuels et de la presse en ces temps de « berluskozysme » galopant. D’autres mesures fortes devront être prises. Au moins aura-t-elle le mérite de corriger une inégalité flagrante.

En bref, la prochaine révision constitutionnelle devra garantir expressément l’égalité audiovisuelle. D’où cette « pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle » que j’invite chaque citoyen à signer sur le site www.egalite-audiovisuelle.fr créé à cet effet.

Note précédente : Pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle

RAG 34. Les lolo's 34

01:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.01.2008

Pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle

Les médias audiovisuels ont pris une place décisive dans l’équilibre de notre démocratie.

Actuellement, cet équilibre est bafoué puisque le temps de parole considérable du Président de la République et de ses conseillers dans les médias n’est pas comptabilisé. Il n’est légalement pas prévu pour les forces démocratiques de lui répondre d’une façon égale. C’est d’autant plus inquiétant qu’une partie des médias audiovisuels et de presse écrite est la propriété de groupes industriels et financiers proches du pouvoir.

C’est pourquoi nous exigeons qu’une disposition constitutionnelle soit adoptée, qui impose désormais le respect d’une vraie règle des trois tiers pour les temps de parole audiovisuel : un tiers pour le Président de la République, ses collaborateurs et le gouvernement, un tiers pour la majorité, un tiers pour les forces d’opposition.

Seule cette règle sera de nature à freiner la saturation et la propagande actuelles, et à amener un meilleur équilibre indispensable à notre démocratie.

Tel est le but de cette pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle, dont nous sommes signataires.


SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION SUR WWW.EGALITE-AUDIOVISUELLE.FR

Tribune de Laurent Fabius :

« Je veux une République irréprochable ». Sur tous les tons, la main sur le cœur, le Président de la République a martelé et martèle ce credo, pendant la campagne électorale et depuis.

Il y aurait beaucoup à faire pour tenir cet engagement tonitruant ! En tous cas, il existe un moyen radical pour le discréditer définitivement : laisser le Président saturer comme il le fait les ondes, à toute heure, en tout lieu, sur tous les sujets de son choix, sans qu’il soit tenu le moindre compte de ses interventions massives pour le respect du pluralisme démocratique.

La réalité en effet est accablante, et beaucoup s’en émeuvent, bien au-delà des rangs de la gauche. M. Sarkozy est omniprésent notamment dans les journaux télévisés. Il occupe télévisions et radios quotidiennement et y envoie ses collaborateurs le reste du temps. Même le prudent comité Balladur s’en est inquiété, recommandant que « dans la répartition des temps de parole dans les médias audiovisuels, à laquelle le CSA est chargé de veiller, les interventions du Président de la République soient comptabilisées avec celles du gouvernement » (proposition n° 13).

Devant une telle situation, le CSA, tenu par la loi d’assurer « le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion »... et dont tous les membres ont été choisis par l’actuelle majorité, s’en tient à une version tronquée de la règle dite des « trois tiers » qui accorde, à la radio et à la télévision, des temps de parole équivalents au gouvernement, à la majorité et à l’opposition parlementaires mais sans tenir compte des interventions du Président. Saisi par le PS, le CSA, s’appuyant sur la tradition d’un président supposé en dehors et au-dessus des contingences de l’action politique, affirme ne pas pouvoir agir autrement tant qu’une réforme constitutionnelle n’aura pas prévu un texte spécifique.

Et bien, puisqu’il est question de réviser la Constitution pour améliorer notre démocratie, saisissons cette occasion ! Les médias, en particulier audiovisuels, occupent désormais une place centrale dans le fonctionnement de la démocratie : il ne peut être question de voter demain une réforme constitutionnelle si elle ne contient pas une nouvelle règle posant les principes d’une vraie égalité audiovisuelle. En clair, je propose que l’on inscrive dans la réforme constitutionnelle à venir cette règle simple : le temps de parole audiovisuel du président de la République sera désormais comptabilisé avec celui du gouvernement, le total de l’« Exécutif » étant équilibré par les temps de la majorité et ceux de l’opposition.

Je suggère même une rédaction pour cette règle. « Afin d’assurer l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, les radios et les télévisions doivent respecter, dans leur programme, un équilibre entre trois temps d’intervention : celui du Président de la République et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition parlementaire, et leur assurer des conditions de programmation comparables. Elles doivent également assurer un temps d’intervention équitable aux personnalités appartenant à des formations politiques non représentées au Parlement. »

Sans doute cette proposition concrète ne règlera-t-elle pas tous les problèmes audiovisuels et de la presse en ces temps de « berluskozysme » galopant. D’autres mesures fortes devront être prises. Au moins aura-t-elle le mérite de corriger une inégalité flagrante.

En bref, la prochaine révision constitutionnelle devra garantir expressément l’égalité audiovisuelle. D’où cette « pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle » que j’invite chaque citoyen à signer sur le site www.egalite-audiovisuelle.fr créé à cet effet.

RAG 34. Les lolo's 34

19:56 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13.01.2008

Commerce extérieur : un chiffre noir, symbole d’une compétitivité défaillante

Le solde du commerce extérieur français ne cesse de se dégrader : son déficit a atteint 4,8 milliards d’euros en novembre, 35 milliards depuis janvier et plus de 38 milliards au cours des 12 derniers mois.

L’année 2007 est conteste « l’annus horribilis » du commerce extérieur Français. Cet échec ne peut être imputé en aucun cas :
• aux cours du pétrole : la hausse enregistrée entre les mois d’octobre et novembre est à l’origine d’à peine plus de 15% de la dégradation du déficit commercial, ce qui est logique puisque la production d’énergie nucléaire expose moins la France aux variations des cours du pétrole. De plus, le niveau élevé de l’euro aura permis d’en amoindrir l’impact;
• au cours de l’euro : le déficit de la balance commerciale des onze derniers mois est majoritairement réalisé au sein de la zone euro : -16,4 Mds € avec l’Allemagne, -6,7 Mds € avec la Belgique, -3,6 Mds € avec l’Irlande, -1,9 Mds € pour l’Italie.

La dégradation spectaculaire de notre déficit commercial (+ 10 milliards en un an) est le signe incontestable de l’échec de la politique gouvernementale. Plus que la faiblesse de la croissance ou la vigueur de l’inflation, elle atteste de la gravité de la situation économique et signe l’échec d’une politique. En effet, la balance commerciale représente le baromètre d’une économie : si la France n’était pas aujourd’hui protégée par la monnaie unique, un tel déficit l’exposerait à des très graves conséquences de change face aux excédents allemands (200 milliards d’euros en 2007).

La France paie l’inefficacité des politiques mises en place depuis huit mois, incapables de restaurer notre compétitivité en profondeur. Faute d’aide à l’innovation, à l’investissement en faveur des PME/PMI exportatrices, la France n’a pas su tirer parti du dynamisme du commerce mondial.

Pour le Parti socialiste, la restauration de notre balance commerciale passe par la mise en œuvre de mesures permettant de restaurer la compétitivité profonde de nos entreprises, d’inverser le décrochage de l’investissement, de développer l’innovation et la recherche pour modifier notre sectorisation industrielle et géographique.

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité


RAG 34. Les lolo's 34

18:38 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La droite aime les socialistes...morts ou étrangers

Par Paul QUILES http://www.paulquiles.com

Je viens de voir à la télévision Tony Blair ovationné par les cadres de l'UMP et encensé par N.Sarkozy.

J'imagine la réaction indignée de ces millions d'hommes et de femmes de gauche qui ne peuvent croire un seul instant que le leader de la droite, adepte d'une ligne dure, se soit converti aux idées de la gauche!

Il ne s'agit là naturellement que de la continuation du brouillage idéologique entrepris (avec succès) par N.Sarkozy, citant un jour Jaurès et Blum, rendant hommage une autre fois à Guy Mocquet, attirant dans ses filets quelques socialistes attirés par les ors du pouvoir....et arrangeant aujourd'hui une complicité avec le socialiste britannique Tony Blair.

Au delà du caractère politico-médiatique évident et agaçant de cette nouvelle opération sarkozienne, je pense qu'elle aura au moins un mérite, celui d'ouvrir enfin les yeux des socialistes qui ont appelé de leurs voeux et théorisé la nécessité d'une "ligne blairiste" en France.

En tout cas, on le savait déjà, mais c'est confirmé: la droite aime les socialistes.....quand ils sont morts ou quand ils sont étrangers.

Paul Quilès

RAG 34. Les lolo's 34

18:38 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BLAIR, SARKO, Paul QUILES

Kléber MESQUIDA : « Pas de tapis royal pour SARKOZY »

KLéber MESQUIDA
Député de l’Hérault
1er Vice-président du Conseil Général
Maire de Saint-Pons de Thomières

Paris, le 09 janvier 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

CONGRES DE VERSAILLES

« Pas de tapis royal pour SARKOZY »

En 2005, le peuple de France, par référendum, avait rejeté le Traité européen. Le président SARKOZY a décidé d'ignorer l'expression populaire et de faire réviser la Constitution par le Parlement pour permettre la ratification du Traité.

En l'état du rapport des forces politiques du parlement, la majorité des 3/5ème ne lui étant pas acquise, ne pas participer au vote, c'est lui dérouler un tapis rouge en lui offrant plus de 90% des suffrages exprimés; une voie royale qu'il transformera en triomphe alors que sa cote de popularité s'effrite.

Les socialistes avaient soutenu la voie du référendum pendant les campagnes présidentielles et législatives. Ne pas se tenir à ces engagements c'est ajouter du trouble à la crédibilité du PS. Si certains ont des convictions volatiles et changent d'avis comme de tenue de ville, notre électorat nous le rappellera une nouvelle fois.

Pour ma part, je respecterai ces engagements, je me rendrai au Congrès de Versailles du 4 février pour voter NON.

Kléber MESQUIDA

RAG 34. Les lolo's 34

18:37 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.01.2008

CONTRAT DE TRAVAIL : Les négociations s'achèvent sur une note mitigée

PARIS (Reuters) - Les négociations sur le contrat de travail et la sécurisation des parcours professionnels se sont achevées sur une note mitigée, les syndicats confiant à leurs instances le soin de se prononcer sur l'éventuelle signature d'un accord.

Seule la délégation CGT a clairement indiqué qu'elle recommanderait à son conseil confédéral de voter contre les 29 et 30 janvier. Force ouvrière et la CFTC se prononceront lundi, la CFE-CGC mardi et la CFDT jeudi.

Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé qu'un texte de loi reprenant tout ou partie du document finalisé vendredi serait présenté à la fin du premier semestre.

Malgré des avancées des organisations patronales dans la dernière ligne droite, sur la période d'essai ou le nouveau contrat "de projet", tous les syndicats ont fait part de leur déception.

Le Medef s'est en revanche félicité d'un projet d'accord qui permettra selon lui de dynamiser le marché de l'emploi.

Le texte propose notamment un nouveau mode de séparation négociée entre l'employeur et le salarié ouvrant droit à l'assurance chômage, un nouveau contrat "de projet" pour les ingénieurs et les cadres et des périodes d'essai fixées au niveau interprofessionnel.

"VRAIES SATISFACTIONS ET PROFONDS REGRETS"

"La CFDT a des vraies satisfactions et de profonds regrets", a dit Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT.

Il a notamment cité le doublement de l'indemnité légale de licenciement, le transfert de certains droits des salariés entre deux emplois ou la création d'une prime pour les jeunes demandeurs d'emploi.

"En dépit des bonnes volontés, de la bonne qualité de nos travaux, les frilosités patronales ne nous ont pas permis d'aller plus loin", a-t-il regretté.

Force ouvrière a tenu un discours assez semblable, Stéphane Lardy notant "des avancées" et confiant "pas mal de regrets".

"C'est assez mitigé", a dit Gabrielle Simon, de la CFTC, qui a précisé qu'elle ne serait "pas dithyrambique" devant ses instances.

"C'est vraiment très juste et je ne sais si ce sera suffisant", a-t-elle ajouté.

Alain Lecanu s'est dit incapable de "dire quelle sera la position de la CFE-CGC" une fois qu'elle aura "pesé exactement ce que représente cet accord".

Maryse Dumas, secrétaire confédéral de la CGT a estimé de son côté qu'"il y a dans cet accord plus de dangers que de points positifs". "Je crois pouvoir dire que la délégation CGT proposera aux organisations CGT de ne pas signer cet accord", a-t-elle ajouté.

Jean-Baptiste Vey

RAG 34.Les lolo's 34

09:09 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

OGM : La France engage la clause de sauvegarde sur le Mon810



PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, ce qui permettra d'interdire provisoirement en France la culture de cet OGM autorisé par Bruxelles, en attendant une réévaluation de ses effets par l'Union européenne.


José Bové, qui observait une grève de la faim depuis le 3 janvier avec quinze autres militants anti-OGM pour obtenir cette décision, a aussitôt annoncé qu'il mettait fin à son action.

"Le gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON 810 jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", a déclaré Matignon dans un communiqué.

Les services du Premier ministre précisent que cette décision s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, rendues mercredi.

Celui-ci a "fait état d'éléments scientifiques nouveaux" et la "nécessité d'expertises complémentaires sur les effets sanitaires et environnementaux" à long terme de ce maïs génétiquement modifié, souligne Matignon.

Lors du Grenelle de l'environnement en octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé le gel de ce maïs transgénique, le seul autorisé à la culture commerciale au niveau européen, en attendant l'avis de la Haute autorité sur les OGM. Mais Bové et les écologistes réclamaient un "vrai moratoire".

PLAN SUR LES BIOTECHNOLOGIES VEGETALES

Mardi, le chef de l'Etat s'est déclaré prêt à faire jouer cette clause de sauvegarde en cas de "doutes sérieux" sur ces cultures "jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème", ce qui est attendu dans l'année.

Le lendemain, Jean-François Legrand, président du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a évoqué des "doutes sérieux", une expression néanmoins contestée par d'autres membres du panel.

Legrand a cité une dissémination beaucoup plus étendue que celle évaluée en 1998 lorsque Bruxelles a autorisé le Mon810, il a ajouté que des scientifiques avaient constaté des "résistances chez des ravageurs secondaires", ce qui limiterait l'intérêt de cette variété de maïs OGM. Il a enfin cité des effets sur la faune et la flore, en soulignant que de nombreux aspects devaient encore être approfondis.

Dans son communiqué, le gouvernement a estimé pour sa part que "les doutes sur cet OGM actuellement cultivé en France ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".

Il a annoncé parallèlement un plan "sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros", soit, selon Matignon, "une multiplication par huit des budgets actuels".

José Bové s'est déclaré "très satisfait" de l'activation de la clause de sauvegarde.

"Nous avons décidé de cesser la grève de la faim et de commencer à nous réalimenter demain midi rue de la Banque (à Paris, NDLR) et nous allons partager un premier bouillon de légumes tous ensemble", a-t-il dit sur France Info.

Jean-Stéphane Brosse

RAG 34. Les lolo's 34

09:08 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11.01.2008

Martine AUBRY : "il pleut, c'est la faute des 35 h...la plaisanterie a assez duré..."

Il pleut sur le Sarkoland, c'est la faute aux 35 h, aux chômeurs, aux immigrés...

Ecoutez l'interwiev de Martine Aubry (RTL)



(photo DR)Martine Aubry : "Les 35 heures ont bon dos !" " Arrêtons de considérer que quand il pleut, c'est la faute des 35 heures", a ironisé jeudi la maire socialiste de Lille, dont elle est à l'origine et dont Nicolas Sarkozy avait déclaré envisager la fin en 2008.


La maire PS de Lille : "Les 35 heures sont un bouc émissaire"

"Il faudra un jour que les hommes politiques de droite acceptent de voir en face leurs propres échecs", a déclaré jeudi l'ancienne ministre des Affaires sociales, qui participait à une conférence de presse à Lille avec plusieurs élus PS du Nord-Pas-de-Calais, à la veille d'une visite de Nicolas Sarkozy pour la cérémonie des voeux aux corps constitués et fonctionnaires.

"Nicolas Sarkozy fait semblant de croire qu'on ne peut pas faire d'heures supplémentaires, je rappelle qu'on a toujours pu faire des heures supplémentaires avec les 35 heures, et que l'année en France où on a fait le plus d'heures travaillées, c'est l'année 2000, l'année où le maximum de personnes sont passées aux 35 heures", a-t-elle ajouté.

RAG 34. Les lolo's 34

23:19 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AUBRY, 35 HEURES

Le référendum interdit ? Socialistes réveillez-vous !

Le référendum interdit ? par Paul Quilès






Je suis atterré par l’annonce que les parlementaires socialistes boycotteront la réunion du Congrès de Versailles, qui, le 4 février, doit voter la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne.

Cette décision (si c’en est une!) relève de l’hypocrisie la plus totale.

Que l’on soit favorable ou non à ce traité –copie conforme du projet de Constitution européenne, refusé par le peuple français en 2005- c’est à lui et à lui seul de s’exprimer à nouveau par référendum. C’est une question de cohérence et de démocratie.

Les socialistes ne peuvent accepter l’argument de Nicolas Sarkozy, qui prétend, contre toute réalité, qu’il s’agirait d’un "traité simplifié", d’un "mini traité", qui n’a pas à être soumis aux Français.

Ils ne peuvent non plus baisser les bras, en considérant que Nicolas Sarkozy, parce qu’il a été élu, peut imposer sa volonté. Il se trouve que le référendum peut être obtenu. Il suffit pour cela que la révision constitutionnelle soit rejetée au Congrès de Versailles par 2/5 des parlementaires, ce qui est faisable. Boycotter ce congrès, c’est donc accepter que le référendum n’ait pas lieu.

Pourtant, d’après un sondage (peu popularisé en France), plus de 70% de nos concitoyens sont favorables à ce référendum! Il serait d’ailleurs souhaitable que de nouveaux sondages ou enquêtes soient organisés par les médias et les sites Internet, habituellement très friands de cette méthode de "mesure de l’opinion". On verra bien alors ce que pensent les Français.

J’ose espérer que les socialistes, la gauche, mais aussi ceux, au centre et à droite qui considèrent que la démocratie n’est pas négociable, ne laisseront pas s’accomplir ce véritable déni de démocratie, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Ce n’est pas non plus en privant les peuples de débat et d’expression qu’on permettra l’appropriation de la construction européenne par les Européens.

Sous des apparences techniques, ce dossier est finalement emblématique d’une vision de la politique, de la démocratie et même de la morale.

Note précédente sur le même sujet : Kléber MESQUIDA : « Pas de tapis royal pour SARKOZY »

Le blog de Paul QUILES : http://www.pquiles.com/

RAG 34. Les lolo's 34

23:19 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt salue la libération des otages des FARC et parle d'"opportunité historique"




PARIS-Le comité de soutien à Ingrid Betancourt a salué vendredi la libération des deux otages des FARC Clara Rojas et Consuelo Gonzalez en présentant ce geste des rebelles comme une "opportunité historique" à saisir.


Dans un communiqué publié sur le site http://www.agirpouringrid.com, le porte-parole du comité Hervé Marro indique ne pas avoir "de mots assez forts pour reproduire son éclat de joie et de bonheur" suite à la libération des deux femmes politiques colombiennes.

"Nous tenons à remercier du fond du coeur Hugo Chavez pour ses efforts et espérons qu'il saura mettre le même dynamisme, le même activisme au service de la libération des autres otages qui attendent derrière ce rideau de vert qu'est la jungle colombienne", précise-t-il.

"Plus personne ne peut nier que la libération des otages peut intervenir rapidement. Nous appelons donc les parties à saisir cette opportunité historique, accompagnées par Hugo Chavez, Nicolas Sarkozy et les gouvernements mobilisés, véritables gages de la sérénité du dialogue éventuel."

Le virage observé par les FARC a suscité jeudi émotion et espoir chez les proches de l'otage franco-colombienne. "C'est une partie d'Ingrid qui se libère aujourd'hui", a notamment commenté l'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye.

"Très très émue", leur fille, Mélanie, a jugé qu'"après tant d'années d'immobilité", les guérilleros montrent "qu'ils sont prêts à faire des pas en avant".

La jeune femme a dit aussi espéré que le gouvernement colombien fasse tout pour que "les choses aillent de l'avant vers un accord humanitaire".

L'autre fils d'Ingrid Betancourt, Lorenzo, tiendra vendredi en fin de matinée une conférence de presse à Paris, en compagnie de son père, Fabrice. AP

og/com




http://www.agirpouringrid.com

RAG 34. Les lolo's 34

23:18 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

François HOLLANDE : "Faire du PS en 2008 une force d'opposition, de proposition, d'action et enfin une force de rénovation"



François Hollande a présenté, le 10 janvier, ses voeux à la presse. Le Premier secrétaire est revenu sur les huit premiers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy : "nous sommes devant un pouvoir personnel, et paradoxalement, celui qui veut tout le pouvoir, exerce tout le pouvoir, fait aveu d'impuissance". A 59 jours des élections municpales, il a souhaité que le Parti socialiste devienne le "premier parti de France", et qu'en 2008 celui-ci devienne "une force d'opposition, de proposition, d'action et de rénovation".

Lire les voeux de François Hollande

RAG 34. Les lolo's 34

11:48 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, PS

Enfin LIBRES !

photo Reuters Clara Rojas (à droite) Avec la libération d'otages des Farc, Chavez savoure son succès

Par Frank Jack Daniel Reuters -CARACAS (Reuters) - La libération des ex-otages colombiennes Clara Rojas et Consuelo Gonzalez représente une victoire politique pour le président vénézuélien Hugo Chavez, après des revers à la fois domestiques et internationaux.

L'interruption de sa mission de médiation avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, fin novembre, par le président colombien Alvaro Uribe, n'a pas empêché Chavez d'obtenir finalement des guérilleros marxistes la libération de deux de leurs otages emblématiques.

Cet accord entre les Farc et la présidence vénézuélienne ravive l'espoir pour de nombreux autres otages détenus dans la jungle colombienne et récompense les efforts de Chavez, vivement critiqué après l'échec d'une première tentative de libération de Rojas et Gonzalez, le jour de l'an.

Cette opération a également apporté à Chavez un concert de félicitations internationales. Détracteur farouche de la politique de Washington, l'ancien parachutiste et initiateur de la "révolution socialiste" au Venezuela a même vu son action reconnue à demi-mot par Washington.

Pour les analystes, l'accord de libération des otages vient relancer la popularité internationale de Chavez, un mois après le rejet du référendum sur l'extension de ses pouvoirs par une courte majorité de Vénézuéliens.

"Fort de ce résultat concret et bienvenu, Chavez peut désormais mettre en avant son influence dans la région et se présenter en homme de paix", a estimé Michael Shifter, spécialiste de l'Amérique latine auprès du cabinet de réflexion "Dialogue inter-américain".

A leur arrivée à Caracas, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont été accueillies par Chavez qui, sous l'objectif des photographes, les a embrassées et a porté la petite-fille de Gonzalez devant les marches du palais présidentiel.

ACCORD DE PAIX

Régulièrement opposé à l'administration Bush, Chavez s'est aussi heurté à d'autres gouvernements sud-américains ainsi qu'à l'Espagne.

Pour l'opposition, son style rugueux et populiste nuit à l'image internationale du Venezuela. Lui-même met en avant sa stature d'homme d'Etat influent et les liens diplomatiques noués avec la Russie et l'Iran, autres opposants aux Etats-Unis.

Jeudi, Chavez a promis de poursuivre les efforts pour la libération de nouveaux otages et la conclusion d'un accord de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc, invitant les deux parties à tenir des pourparlers en territoire vénézuélien.

"Je suis prêt à installer un camp humanitaire pour la paix au Venezuela", a-t-il assuré. "Entamons un dialogue de paix, et pas seulement pour les libérer. Leur libération n'est que la première étape, le seconde est la paix."

C'est la première fois en plus de six ans que les Farc procèdent à la libération d'otages de premier plan. Les dirigeants de la guérilla avaient clairement fait savoir qu'ils n'accepteraient de remettre leurs prisonniers qu'à Chavez ou à ses représentants.

Dans la clairière où avait eu lieu leur libération, les deux femmes ont pu contacter Hugo Chavez au moyen d'un téléphone satellitaire.

"Je ne sais pas comment (...) vous exprimer mes remerciements pour vos efforts humanitaires", lui a dit Gonzalez, dans un extrait vidéo diffusé en boucle sur les chaînes de télévision du Venezuela, avant de l'appeler à poursuivre ses efforts pour les autres otages.

Le succès de Chavez, en plus de le réhabiliter en partie sur la scène internationale, pourrait désormais accentuer la pression sur son homologue colombien Alvaro Uribe et contraindre ce dernier à accepter d'échanger des combattants des Farc emprisonnés contre des otages de la guérilla.

La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains font partie de la quarantaine d'otages politiques - sur un total d'environ 3.000 - qui pourraient théoriquement être inclus dans un nouvel accord de libération.

Version française Gregory Schwartz

RAG 34. Les lolo's 34

08:22 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FARC, OTAGES

10.01.2008

DROIT DU TRAVAIL : l'allongement de la durée de la période d'essai = 1 CDD déguisé sans indemnités en cas de rupture !

Modernisation du marché du travail : timides avancées avant le dernier round
Par Isabelle CORTES et Dominique VERNIER


PARIS (AFP) - Les syndicats sont plutôt restés sur leur faim mercredi soir face aux contre-propositions patronales sur l'allongement de la période d'essai mais espèrent de nouvelles avancées jeudi, dernier jour prévu des négociations sur la modernisation du marché du travail.

La CFDT et la CFE-CGC ont certes mis en exergue des points positifs, tout en soulignant qu'il restait "beaucoup de travail à faire". La CFTC, FO et la CGT ont davantage souligné l'insuffisance des "avancées".

Après une longue suspension de séance, le patronat a proposé de maintenir l'extension de la période d'essai du CDI à 3 mois pour les non cadres et à 6 mois pour les cadres mais a accepté que le renouvellement soit soumis à un accord de branche ou d'entreprise.
Il a également supprimé le "préavis réciproque" et l'indemnité de rupture" si l'employeur se sépare du salarié pendant le renouvellement. Deux dispositions qui faisaient craindre aux syndicats la réapparition d'un contrat type CNE (contrat nouvelles embauches).

Tous les syndicats ont critiqué la longueur de la période d'essai. Ils redoutent que des accords d'entreprise permettent de l'allonger encore plus, alors que c'est "au moment de l'embauche que le salarié est le plus fragile", a souligné Maryse Dumas (CGT).

Marcel Grignard (CFDT) a estimé que "sur le point dur de la période d'essai, ça a bougé dans le bon sens, sur la durée de cette période, on espère que ça bougera" jeudi, où "il restera quatre à cinq points durs à régler".

La majorité des syndicats réclament ainsi une homologation de la rupture négociée du contrat de travail auprès du bureau de conciliation prud'hommale et considère que le CDI de mission ne convient pas en l'état.

Mercredi soir, Alain Lecanu (CFE-CGC), a salué "des réponses favorables à des propositions syndicales, mais noté encore "deux difficultés" sur la période d'essai, sa longueur et la possibilité de son renouvellement par des accords d'entreprise." Mais il reste "optimiste", pensant que le patronat s'est "gardé sous le coude des possibilités d'évolution".

La CGT reste "insatisfaite" car "les périodes d'essai peuvent toujours être à rallonge" et, pour FO, "la copie est à revoir" car la période d'essai fixée au niveau de l'entreprise pourrait augmenter les inégalités entre salariés d'un même secteur. Stéphane Lardy (FO) s'est aussi dit "un peu inquiet" que le "patronat joue la montre", faisant allusion "aux trois heures" passées sur "un seul point dur".

Gabrielle Simon (CFTC), "un peu déçue" du résultat de la journée, a noté "des éléments intéressants mais pas essentiels". Elle craint que des accords d'entreprise rendent possible un voire deux renouvellements de la période d'essai: on se rapproche beaucoup du CNE qui fait fantasmer" le patronat.

Face aux demandes du Medef, de la CGPME et de l'UPA, les syndicats jugent globalement trop faibles les contreparties en matière de "sécurisation des parcours professionnels".

Pour qu'un accord soit valide, il doit être signé par au moins trois des cinq confédérations de salariés. Marcel Grignard (CFDT) a jugé que "cinq (syndicats signataires) c'est mieux; quatre, pas mal; moins que quatre, c'est moins bien; tout seul, on serait très mal et ce n'est pas envisageable."

Même en cas d'accord, "ne rêvons pas, nous n'allons pas révolutionner en quatre mois le marché du travail", a estimé Stéphane Lardy (FO).

En cas d'échec des négociations, le gouvernement, qui a prévu une réunion avec les partenaires sociaux "autour du 15 janvier", a prévenu qu'il reprendrait l'initiative avec une loi qui pourrait être présentée début février.

RAG 34. Les lolo's 34

17:30 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Etat d'urgence au SARKOLAND : Le président BlingBling décrète la fin des 35 heures et rien pour le POUVOIR D'ACHAT !




Sarkozy : "il ya urgence sur tout". Il n'y a surtout toujours rien de bénéfiquement concret pour nous. Bien au contraire !

Roger Antech, directeur de la rédaction du Midi Libre, dans un court éditorial relégué au fin fond des pages de son journal regrettait récemment la Présidence kéké de Sarkozy.

Non content d'être un kéké estampillé pichou de chez piche, Sarkozy nous a ce matin définitivement pris pour des kékés et pire pour des piches... Bref, il nous prend vraiment pour des mickeys !

BlingBling ne peut rien faire pour notre pouvoir d'achat, mais pour le grand patronnat, il est et restera toujours aux petits soins pour lui !

Combien de temps encore, devrons nous subir sans broncher, toute cette vulgarité, pourtant portée en mai dernier, par une majorité de français à la tête de notre pays ?

Au moins le ton de Jean-Luc Mélenchon interwievé sur Europe 1 pour exprimer ses réactions sur la conférence de presse de ce matin du proconsul était bien plus mesuré. Et c'est heureux, tant il est vrai que la colère est trop souvent mauvaise conseillère...


Ecoutez réécoutez Jean-Luc Mélenchon Europe1 (8 janvier 12h50)




Sur le même sujet :

Blingbling à Louksor : "Cela tourne vite au vulgaire"

Prédidence "Kéké" par Roger ANTECH Midi Libre






Les lolo's 34

06:44 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

09.01.2008

MEDEF = SARKOZY : Mme Parisot exige encore de baisser les salaires en supprimant les 35 h, Sarkozy s'exécute !

Mme Parisot exige encore de baisser les salaires en supprimant les 35 h


Par Gérard Filoche,


"C’est vrai qu’il y a un problème de pouvoir d’achat (...), c’est un ressenti totalement objectif".(sic)

On en est à des centaines de grèves sur les salaires dans le dernier mois. Pour le Medef-UIMM qui observe, cela menace. Le gouvernement aux ordres réagit et s’affole de jour en jour, compliquant de plus en plus la perception du public sur les 35 h. “ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront, et gare à la revanche, quand tous les pauvres s’y mettront”. Patron et gouvernement s’inquiètent : mais dans quel sens ? Les déclarations de M. Fillon, de M. Wauquiez, embrouillent tout.

Quid des 35 H ?

"Pour moi, il y a deux axes principaux à travailler : comment on fait pour baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises, c’est prioritaire, et deuxième chose, n’est-il pas temps d’aller plus loin sur la question de la durée du travail".

Là, Mme Parisot demande moins d’impôt et moins de cotisations sociales (= moins de salaire brut) pour les entreprises et elle demande encore de travailler plus : le « ressenti totalement objectif » va s’aggraver !

"Je me demande s’il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail." - "Tout le monde voyait bien que le mécanisme des heures supplémentaires n’est pas suffisant".

Les dispositifs permettant déjà aux entreprises de travailler au-delà de 35 heures par semaine sont "rébarbatifs" et l’utilisation du contingent d’heures supplémentaires autorisé (220 heures/an) est "très lourd, car il supposait des négociations de branche".

"Ma préconisation, c’est de rendre les choses beaucoup plus simples en balayant tous ces mécanismes très complexes, et en revenant à la détermination du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, branche par branche, ou entreprise par entreprise".

Pardi, il s’agit de balayer 130 ans d’histoire, les 40 h, les 39 h, les 35 h, la journée de 10 h, la semaine de 48 h… et surtout de ne plus payer les majorations des heures supplémentaires déclenchées à partir de la 35 ° heure ! Elle ose, oui, elle ose proposer de baisser les salaires !

"Supprimer la durée du travail, ce n’est certainement pas tomber dans je ne sais quelle forme d’esclavagisme".

Il faut bien qu’elle précise cela, de peur que ce soit du « ressenti totalement objectif ». Au cas ou l’on interprèterait mal ses exigences, non, non ce ne serait pas de l’esclavage ! Rien que 130 ans de recul, retour au 19e siècle, pas tout à fait à Cromagnon !

"Dans certains domaines, il suffirait parfois de peu de choses, simplement de passer de 35 heures à 36 heures". "Quand je dis qu’il faut supprimer la durée légale, c’est une nuance importante par rapport à une autre solution : revenir aux 39 heures, je ne dis pas ça".

On ne comprend plus rien ou on a peur de trop bien comprendre : 36 ou 39, quel est le problème, c’est possible aujourd’hui, partout. A condition de payer une (petite majoration) de 25 % à partir de la 36e heure, c’est bien cela qu’elle veut diminuer, diminuer le salaire ? !

"La durée optimale chez Ifop, France 2, Renault ou Bouygues, n’est peut-être pas la même, et il y a des périodes de l’année (...), des conjonctures où il faut donner le coup de collier, et après on va retrouver des gains de productivité et revenir à 36 ou 35 heures. C’est cette souplesse là qui nous manque".

Mais il s’agit de l’humain et du salaire, biologiquement pour l’humain pour sa santé, sa famille, son repos, sa vie, c’est pareil partout, quelle soit la période de l’année, et s’il y a des variations (permises, nombreuses, aucune souplesse ne manque dans le code du travail, hélas, etc..) hé bien il faut la compenser avec du salaire…

Il faut “ressentir” le besoin “objectif” des salariés d’être payés plus, pas parler d’autre chose, pas faire l’idiote pour demander le contraire…

Ce qu’ose faire Mme Parisot, qui est la 273e fortune de France ! Cette femme qui « savait tout inconsciemment » sur les 600 millions d’euros de caisse noire, d’argent sale en liquide, de l’UIMM-MEDEF a tous les toupets...


Le site de Démocratie et socialisme

RAG 34. Les lolo's 34

22:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Face au show Sarkozy, le PS à l'unisson...



Contre Nicolas Sarkozy, le PS s'essaie à la riposte coordonnée

Par Laure Bretton Reuters - Accusés d'être inaudibles depuis la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, les socialistes ont tenté mardi une riposte coordonnée face à la première conférence de presse de Nicolas Sarkozy de l'année.

Tous courants confondus, les élus du Parti socialiste ont diffusé une quinzaine de communiqués, certains avant même que le chef de l'Etat ait fini de parler à l'Elysée, puis sont intervenus à chaud et tout aussi nombreux dans les médias.

De François Hollande à Aurélie Filippetti, nouvellement élue à l'Assemblée nationale, en passant par le député européen Benoît Hamon, tous ont décliné le même message: le président de la République a parlé pour rien.

"Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots", a ainsi estimé le premier secrétaire du PS, François Hollande, pour qui Nicolas Sarkozy a "évité de répondre aux questions essentielles" sur les salaires, l'emploi ou le pouvoir d'achat.

Le député de Corrèze a une nouvelle fois prédit un "plan de rigueur" aux Français, que la majorité garderait caché jusqu'aux municipales de mars.

"C'est du show", a lancé l'ex-Premier ministre Laurent Fabius sur France 2.

"Qu'on assouplisse les 35 heures, très bien, mais en finir avec les 35 heures, cela veut dire qu'il n'y aura plus de durée légale du travail, donc plus d'heures supplémentaires, donc que les gens vont gagner moins", a-t-il dit.

"Alors, il invente ce thème qu'il sert à toutes les sauces, la politique de civilisation", a-t-il ajouté.

Pour Julien Dray, porte-parole du PS, le chef de l'Etat s'est livré à "un constat d'impuissance" - un "long discours creux" selon les mots de Razzy Hammadi, récemment promu "secrétaire national chargé de la riposte" et auteur de trois communiqués en trois heures.

"Un moulin à paroles" sans aucune mesure concrète, a résumé Arnaud Montebourg sur France Info.

Comme elle en a pris l'habitude depuis cet automne, Ségolène Royal a choisi quant à elle de convoquer la presse dans ses bureaux parisiens pour réagir, acceptant pour une fois de répondre aux questions après une brève déclaration.

Raillant un président devenu le "propre commentateur de son inaction", brandissant le programme de son adversaire dûment surligné, l'ancienne candidate présidentielle l'a sommé de "passer du discours aux actes", notamment sur la revalorisation du minimum vieillesse et des petites retraites.

TOUCHE PAS AUX 35 HEURES

Au risque de friser l'overdose médiatique - et à l'exception des proches de Ségolène Royal - cette réponse avait fait l'objet de plusieurs réunions de coordination. La stratégie avait été brièvement et sans succès expérimentée pendant la campagne présidentielle où une équipe de "voltigeurs" était chargée de relayer les propositions de la candidate.

Lundi, quelques dirigeants se sont retrouvés autour du premier secrétaire pour "donner le la" de la riposte, des "messages" sont ensuite partis vers les attachés parlementaires et les entourages des "éléphants".

A l'heure où les velléités se multiplient pour prendre la tête du PS, l'initiative a le mérite de recentrer le débat sur François Hollande, qui quittera son poste lors du prochain congrès.

"L'idée ce n'était pas de contraindre quiconque mais de lancer la machine. Libre à tout le monde ensuite de se raccrocher. Et on voit que ça marche quand il y a la volonté de quelques uns d'accepter d'être un peu derrière", se félicite un secrétaire national.

Une grande partie des attaques socialistes s'est concentrée sur les propos présidentiels contre les 35 heures, mesure emblématique de la "gauche plurielle". Pour le PS, il s'agit d'une "régression sans précédent depuis un siècle".

"Après avoir défendu la valeur travail, Nicolas Sarkozy s'en prend aux travailleurs et à leurs droits", souligne un communiqué commun.

Alors que des négociations sont en cours avec les syndicats, "c'est faire preuve d'un cynisme absolu que d'afficher la volonté de revenir de manière délibérée et unilatérale sur la durée légale du travail", a dénoncé de son côté le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, dans un communiqué.

Pour Ségolène Royal, qui avait pourtant émis des réserves sur les 35 heures pendant la campagne présidentielle, "cela préfigure la fin de la durée légale du travail et met par terre une des principales propositions" de Nicolas Sarkozy, à savoir la défiscalisation des heures supplémentaires.

Si on ne mesure plus le temps de travail, on ne peut plus payer plus les heures sup', "il va falloir qu'il revoit sa copie sur ce sujet-là", a-t-elle déclaré.

Mardi 8 janvier.

RAG 34. Lolo34

18:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Traité de Lisbonne : Boycott inutile, le PS fait des ronds dans l'eau. Courage, fuyons !

Traité UE: les députés PS boycotteront le Congrès de Versailles


PARIS (AFP) - Les députés socialistes boycotteront la réunion du Parlement en Congrès à Versailles, le 4 février, pour la révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen, a annoncé mardi le patron du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.

"Nous n'irons pas à Versailles. Un référendum a rejeté le traité précédent. Un nouveau texte a été préparé. Il me paraît impossible que nous participions à la révision préalable de la Constitution dès lors que nous défendons la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire", a-t-il dit en présentant ses voeux à la presse.

La ratification du traité de Lisbonne doit se faire en plusieurs étapes: tout d'abord un projet de loi constitutionnelle pour réviser la Constitution examiné dans chaque chambre (le 15 à l'Assemblée, le 29 au Sénat) puis voté aux trois cinquièmes (des parlementaires présents) en Congrès, le 4 février.

L'absence des députés PS à Versailles ne compromettra en rien la révision constitutionnelle, puisque seuls les votes exprimés sont pris en compte.

Viendra ensuite la ratification proprement dite, avec l'examen d'un projet de loi spécifique dans les deux chambres. Bouclage prévu le 7 février.



RAG 34. Les lolo's 34

07:33 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.01.2008

Décès de Alain Marchand, Professeur à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III

Alain MARCHAND Professeur à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III et Directeur du Laboratoire d'analyse et de recherches en politique et en économie sociale.

Nous apprenons ce matin avec tristesse et émotion le brusque décès d'Alain Marchand.
Pour l'avoir beaucoup apprécié au cours de mon cursus tant en sciences économiques qu'en science politique, je m'associe au deuil qui frappe sa famille, ses ami(e)s, ses camarades. Toute notre équipe se joint à vous toutes et tous pour lui rendre hommage.

Lolo34 admin du site RAG 34 et les lolo's 34


Alain Marchand, professeur à l'Université Paul Valéry, est soudainement décédé.
Il était pour cette Université la mémoire de son histoire et de ses luttes, une figure incontournable et reconnue.
Il a assuré jusqu'à ses dernières semaines toutes ses responsabilités comme militant et secrétaire du Snesup.
Déjà militant politique en 1968, Alain est resté fidèle à ses idées.
Il était appréciée pour l'attachement à ses convictions et ses grandes qualités humaines.
La disparition de ce collègue et ami crée un grand vide, pour ses proches, parents et amis, pour les personnels de l'Université, ses étudiants, ses camarades.

Bruno Flacher


Aujourd’hui, la Section du SNESup se sent orpheline: avec la disparition d’Alain Marchand, c’est toute une part de l’Université qui s’en va, de ses luttes, de sa mémoire. Alain était assurément un professeur, un maître qui a exercé une influence considérable sur ses étudiants; c’était aussi l’un de ceux qui ont façonné la personnalité dePaul-Valéry, par l’orientation qu’il a su donner à la section d'AES, entre autres choses; mais plus que tout, c’était un syndicaliste et nous sommes fiers de l’avoir eu pendant tant d’années comme secrétaire de notre syndicat.
Il a su faire à ce poste, auquel il a consacré tant d’heures d’un travail pas toujours gratifiant, la preuve de ses qualités: ce n’est pas facile d’être un homme de compromis sans tomber dans la compromission, d’être un
homme de principes tout en sachant être un homme de dialogue. Il avait aussi la capacité de ne jamais perdre de vue les perspectives nationales tout en gérant dans le détail les affaires locales. Il connaissait l’art
difficile de faire vivre dans la même organisation des personnes aux idées et aux tempéraments très divers: il y faut beaucoup d’intelligence et de finesse, et il n’en manquait certes pas.
Sans doute ces qualités étaient-elles favorisées par d’autres, qu’il mettait moins en avant: il aimait les gens et, malgré toutes ses occupations, trouvait toujours le temps de parler un moment à tous ceux qui l’abordaient: son ironie - parfois terrible avec ses adversaires -, son humour, avaient du mal à dissimuler son humanité et sa compassion.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes et de nouveaux venus à l’université se sentent un peu perdus par la disparition d’une grande figure, beaucoup d’autres souffrent de celle d’un ami ou tout simplement de quelqu’un qui avait su avoir un sourire ou le mot qu’il fallait au bon moment. Nous ne verrons plus dans l’université Paul-Valéry la haute silhouette juchée sur le scooter, et elle nous manque déjà. La seule façon de lui rendre hommage, dans un monde qui semble se déliter, est de poursuivre la lutte et de refuser les renoncements.

Merci, camarade; merci, Alain.

Bureau de la Section du SNESup

Non au sarkoland !

17:35 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ALAIN MARCHAND

René REVOL : Voeux 2008 : Et si on était un peu sincère !

PRS 34
Pour la République Sociale Hérault
10 Rue Frédéric Mistral
34 Sète




« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil » René CHAR




VOEUX : Et si on était un peu sincère !



Le début d'année est l'occasion de ce vaste ballet hypocrite des voeux (spécificité très française) où on voit les pires ennemis politiques se congratuler tout en pensant le contraire de ce qu'ils disent. Aussi je voudrais ici honorer la confiance que m'accordent celles et ceux qui me lisent en leur disant ce que je pense.

2007 a été une catastrophe : l'arrivée au pouvoir de Sarkozy consacre d'une part l'impuissance de la gauche en général (de toute la gauche !) et du Parti Socialiste en particulier à incarner l'émancipation et d'autre part le début d'une offensive contre les fondamentaux de l'État providence comme de la République. Quelle que soit notre capacité de réaction, des hommes et des femmes vont payer chèrement cette situation.

Si nous voulons être utile dans l'année qui vient, il ne suffit de se souhaiter du succès et du bonheur. Se souhaiter une bonne année , ce n'est pas oublier les mauvais souvenirs sans en tirer de leçons.

Ni rire, ni pleurer mais comprendre, comme disait Spinoza.

Comment se fait il qu'après quatre années exceptionnelles : 2002 avec sa frustration déchaînant une mobilisation citoyenne et juvénile contre Le Pen, 2003 avec une des plus puissantes grève des fonctionnaires, 2004 avec le plus grand raz de marée électoral à gauche aux élections régionales pour signifier son refus du libéralisme gouvernemental, 2005 avec cette formidable mobilisation électorale sur le Non au référendum montrant l'exigence d'une Europe sociale et démocratique, 2006 avec les plus grandes manifestations depuis 68 d'une jeunesse entraînant toutes les générations contre la précarité...Comment se fait il après tout cela que la droite sécuritaire et libérale l'ait emporté ?

En tout cas il devrait y avoir une première leçon : il ne suffit pas de se mobiliser et de protester (et c'est nécessaire et je crois de ne pas avoir ménagé ma peine sur ce terrain). La mobilisation sociale et citoyenne est nécessaire mais pas suffisante. Ce qui est indispensable c'est de construire ensemble une offre politique à vocation majoritaire capable d'exprimer cette mobilisation. Le pouvoir n'est pas un fruit mûr qu'on ramasse quand il est tombé de l'arbre comme on attend l'alternance. Il faut le mériter par la construction d'un projet alternatif transformateur et d'une puissance politique organisée pour le porter. A quoi bon élire la gauche si elle nous promet de bien gérer l'ordre néo-libéral dominant ? La droite a gagné en se présentant fidèle à ses valeurs. La gauche a hésité entre deux eaux et elle a perdu. Redevenons nous-mêmes, fidèle à notre idéal transformateur, fidèle à la laïcité alors que le discours du Latran annonce un retour en arrière de plus de cent ans ébranlant les fondements de la République, fidèle à nos conquêtes sociales qui ont permis de gagner plus en travaillant moins ce qui permet de vivre plus longtemps, fidèle au 35h et au droit du travail au moment où s'organise une des plus grandes récessions sociales.

La gauche sera-t-elle capable de retrouver sa source républicaine et socialiste ?

Inutile d'attendre le prochain congrès c'est tout de suite dès ce mois de janvier qu'on peut vérifier cette capacité sur la question européenne. Sarkozy veut faire adopter le nouveau traité européen par voie parlementaire en évitant le référendum, manifestant ainsi sa peur du verdict populaire et le peu de cas qu'il fait des principes démocratiques. Pour cela il doit faire adopter une modification de la constitution aux 3/5 par les parlementaires députés et sénateurs. Pour ce faire, il convoque le Congrés le 4 février. La gauche a les moyens de l'empêcher en votant contre. Que l'on ait été pour le Oui ou pour le Non en 2005, toute la gauche a dit l'année dernière qu'un nouveau traité ne pouvait être adopté que par référendum. Tous les partis de gauche, le Congrès du PS, sa candidate l'ont décidé, déclaré et répété. Si les élus de gauche sont fidèles à leur parole et qu'ils font ce qu'ils avaient dit alors la confiance dans leur parole peut renaître et la reconquête est possible.

Les belles déclarations de Congrès c'est bien ; les appliquer c'est mieux.

La bataille pour un référendum sur le traité européen est essentielle et les adhérents de PRS, adhérents ou non d'un parti, la mèneront avec énergie derrière le CNR (Conseil national pour un Référendum). Cette mobilisation prépare et nourrit les autres : comme celle pour le rassemblement de la gauche aux municipales en essayant de conquérir le maximum de villes ou celle qui va suivre pour défendre un ordre public du travail contre le démantèlement du Code du travail ou encore l'indispensable bataille pour sauver la laïcité.

Chacun mène son action au niveau où il est le plus utile, qui dans sa commune en construisant des listes municipales, qui dans son syndicat ou son association, qui dans l'action militante pour les sans abris ou les sans papiers. Aidons à faire que ces petites rivières se rejoignent dans un grand fleuve. C'est difficile ? Et alors ! Quand l'action pour l'émancipation a été facile ?

Maintenant peut-être me croirez vous sincère quand je nous souhaite une très bonne année 2008 qui efface 2007 et que je souhaite à chacun d'entre vous beaucoup de bonheur et de fraternité.

Pour approfondir ensemble notre réflexion et décider de nos actions communes, je vous invite à l'assemblée départementale PRS de la nouvelle année le samedi 26 janvier à 10h à Lattes (maison des associations).


René REVOL,Vice-Président de PRS
Membre du Conseil national du PS


RAG 34. Lolo 34

06:01 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Traité de Lisbonne : PRS 34, Communiqué de presse

PRS 34
Pour la République Sociale Hérault
10 Rue Frédéric Mistral
34 Sète

Communiqué

Le comité départemental pour exiger un référendum concernant le nouveau traité tiendra une conférence de presse Mercredi 9 janvier 2008 à 11h00 au

CLUB DE LA PRESSE

1, Place du nombre d'or

à Montpellier

04 67 65 39 09



Le Bureau Départemental 34.

Sur le même sujet, notre note précédente : TRAITE DE LISBONNE : Nous voulons un référendum !


RAG 34. Les lolo's 34

06:01 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

07.01.2008

Démocratie et socialisme : Elle est où, la gauche ?

par Renaud Chenu
Tout pouvoir, aussi nul et néfaste soit-il, n’a qu’un seul et véritable souci : l’émergence d’un contre pouvoir qui se pose en alternative et se donne les moyens de le dégager. Sarkozy et son gouvernement sont nuls, inefficaces et incroyablement brouillons. Leur seul véritable programme est de tout faire pour que l’aristocratie de l’ouest parisien s’en mette plein les poches, avec le moins d’entraves possible. Pour cela on leur supprime un paquet d’impôt, on privatise au maximum (oh le pactole des Universités qui s’annonce si les étudiants ne mettent pas un terme à cette supercherie qu’est la LRU !), on détourne le regard du petit peuple poujadiste en flattant sa valeur travail à la con et en emmerdant au maximum tous les sans papiers présents et à venir. Dans quelques mois, ce programme sera mis en application totalement si aucun « tous ensemble » ne le bloque, car l’opposition socialiste ne fait rien pour le contrarier.

Malheureusement, la direction du PS et une bonne partie de son groupe parlementaire ne bougeraient pas le petit doigt pour contrer frontalement un pouvoir élu. Tout ce petit monde fait le dos rond pendant que ceux dont il est censé défendre les intérêts se font bouffer. Car la nomenklaturette solférinienne paraît presque rassurée que la droite s’occupe des régimes spéciaux, ça lui évite de passer pour une bande de blairistes.

Sarkozy continue les privatisations de secteurs clefs de l’économie, et motus du côté de la rue Solférino. Il est vrai que le gouvernement Jospin n’avait pas fait mieux (en privatisant davantage que Juppé et Balladur réunis). Silence même pas gêné sur la loi Pécresse (c’est Lang qui en a posé les jalons en lançant la réforme des ECTS et du LMD). Un charmant député (PS) de Meurthe-et-Moselle me disait tout innocemment cet été : « oh, cette loi ! C’est une réforme technique, comme toutes les autres ! ». Technique, oui, tout est technique pour un député PS. Les institutions sont une vaste machinerie où chaque ouvrier y travaillant, du Ministre au petit fonctionnaire en passant par le député et le préfet, ne s’occupent que de choses techniques. La France est une grosse horloge et chacun l’huile et la bricole comme il peut, pourvu qu’elle tourne !

La direction de notre parti est désespérante. Tout juste a-t-elle trouvé la force de s’indigner contre l’amendement Mariani, et encore en courant derrière Charlie Hebdo qui a lancé l’offensive, relayé par un Pasqua qui a retrouvé ses meilleurs accents de résistant et un Villepin engagé dans une lutte à mort avec la petite médiocrité qui l’a empêché de réaliser son destin présidentiel. On entend les parlementaires sur le pouvoir d’achat... allez, un effort... ce n’est quand même pas difficile d’exiger que les formidables profits générés par la mondialisation soient équitablement redistribués. Car la France est gagnante dans la mondialisation, qu’on ne s’y trompe pas.

En dehors de ça ? Une majorité du Bureau National se prononce pour le TME. Et au nom de quoi ? "On ne va pas prendre la responsabilité de mener à nouveau l’europe dans l’impasse..." La classe ! L’Europe nous mène dans l’impasse de toute manière. Dans l’impasse libérale, dans l’impasse des injustices sociales, dans l’impasse diplomatique. L’Europe n’est plus un projet, c’est un ectoplasme.

Arrêtons de nous voiler la face et de nous convaincre en jouant du violon sur la logorrhée « L’Europe c’est la paix, l’Europe c’est l’anéantissement des frontières... » pour justifier que nous ne foncions tête baissée dans les guêpiers que nous tend le « marché ». L’Europe, pour beaucoup, ce fut la paix, ce fut l’abolition des frontières, mais c’est aujourd’hui un projet aussi ambitieux que la construction d’un supermarché.

Qui parle de l’Europe Sociale ? De cette Europe où le smic européen serait imposé à tous. De cette Europe où l’impôt serait harmonisé ? De cette Europe où les enfants pourraient suivre des étapes de leur scolarité dans d’autres pays, pour que le lien entre les peuples et les cultures se fasse dès l’enfance, au moment où tout se décide ? De cette Europe qui n’ait pas peur des autres et ne deale pas avec le Maroc, la Lybie, la Georgie et d’autres pour construire des camps de rétention sur leurs sols et contenir l’immigration à la source ? De cette Europe qui construirait des TGV de Londres à Lisbonne, de Brest à Saint Petersbourg, d’Oslo à Athènes ? De cette Europe à laquelle on soit fier d’appartenir ?

Qu’on ne nous fasse pas le coup de « vous êtes anti-européens, vous voulez bloquer la construction de l’europe, vous êtes sur la même longueur d’onde que de Villiers et gnagna et gna gna gna. » Les contempteurs du libéralisme et alliés objectifs de Sarkozy sur la scène intérieure comme sur la scène européenne n’ont de leçon de socialisme à donner à personne. Nous sommes pour une Europe des peuples, laïque, sociale et démocratique, point. Nous ne renonçons pas à nos convictions, contrairement à ceux qui se réclament de la gauche en se coulant dans la fange d’une europe policière, ultra-libérale, qui ne fait plus le lit de la paix, mais bien celui des extrêmes par les frustrations qu’elle génère et explique la remontée des nationalismes partout en europe, dont la Belgique, Etat capitale de l’Europe, donne un exemple alarmant aujourd’hui. La construction d’une autre Europe commence par l’exigence d’un référendum sur le TME.

Sarkozy est tranquille. Son gouvernement est pitoyable et lui n’a d’autre envergure que celle brodée par des médias serviles. Sarkozy est tranquille. La stratosphère de notre parti est occupée comme d’habitude à ses joutes de bretteurs où chacun s’exerce à tuer celui qui pourrait lui faire de l’ombre... Sarkozy est tranquille, l’opposition ne cherche pas à se positionner comme alternative... DSK tutoie les étoiles, Ségolène virevolte dans ses abstractions évanescentes, sa « plus belle histoire, c’est [nous] » (on ne peut pas en dire autant...), François se cherche une porte se sortie... Y’a que le Vélib’ qui nous sauve... Pédalez camarades, la vigueur du socialisme est désormais dans vos cuisses !

Non, j’exagère, il n’y a pas que le Vélib’ qui nous porte : nous avons nos convictions, notre volonté de regrouper sur une ligne clairement à gauche et internationaliste, notre envie d’en découdre avec la droite, notre désir de transformer les aspirations du salariat en programme politique de toute la gauche, unie contre la droite. Le PS doit se resaissir et être porteur de perspectives politiques. Il doit jouer son véritable rôle : représenter les aspirations du salariat et transformer la société.

Renaud Chenu
samedi 22 décembre 2007

13:45 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.01.2008

LAÏCITE : les cinq fautes du Président de la République

article de Henri PENA-RUIZ * publié dans Le Figaro du 3 janvier 2008

Le récent discours de M. Sarkozy au Vatican est choquant à plus d’un titre. Soutenir, en somme, que la religion mérite un privilège public car elle seule ouvrirait sur le sens profond de la vie humaine, est une profession de foi discriminatoire. Il est regrettable qu’à un tel niveau de responsabilité cinq fautes majeures soient ainsi conjuguées.

Une FAUTE MORALE d’abord.

Lisons :«ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent.»
Dénier l’espérance aux humanistes athées est inadmissible. Certes, la liberté de ne pas croire leur est accordée. Mais quel manque de respect pour ceux qui fondent leur dévouement humain sans se référer à un dieu! Ils seront nombreux en France à se sentir blessés. Était-ce bien la peine de rendre hommage au résistant communiste athée Guy Moquet, pour le disqualifier ensuite en lui déniant toute espérance et toute visée du sens ? En fait, Monsieur le Président, vous réduisez indûment la spiritualité à la religion, et la transcendance à la transcendance religieuse. Le jeune héros de la Résistance n’a-t-il pas transcendé la peur de mourir pour défendre la liberté commune ? Quelle espérance a grâce à vos yeux ? Celle d’une monde meilleur ici-bas, ou celle d’un au-delà de compensation aux injustices du monde présent ? Est-ce celle d’un progrès effectif dans ce monde-ci ou le « supplément d’âme d’un monde sans âme » ?

Une FAUTE POLITIQUE.

Tout se passe comme si Monsieur Sarkozy était incapable de distinguer ses convictions personnelles, relevant de sa sphère privée, et ce qu’il lui est permis de dire publiquement dans l’exercice de ses fonctions, celles d’un président de la République qui se doit de représenter tous les Français à égalité, sans discrimination ni privilège. Comme tel, notre président ne peut s’exprimer publiquement de façon aussi partisane, en simple homme politique. Si un simple fonctionnaire, un professeur par exemple, commettait une telle confusion, il serait à juste titre rappelé au devoir de réserve. Il est regrettable que le chef de l’État ne donne pas l’exemple. Curieux oubli de la déontologie.

Une FAUTE JURIDIQUE.

Dans un état de droit, il n’appartient pas aux tenants du pouvoir politique de hiérarchiser les options spirituelles, et de décerner un privilège à une certaine façon de concevoir l’accomplissement humain. Kant dénonçait le paternalisme des dirigeants politiques qui infantilisent le peuple en valorisant autoritairement une certaine façon de concevoir sa vie. Majeurs, les citoyens sont assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire, et ils n’ont pas besoin de leçons de spiritualité conforme. La notion de majorité civile n’a-t-elle plus de valeur?

Lisons : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ». On est surpris d’une telle hiérarchie éthique entre l’instituteur et le curé. L’école de la République a été inventée pour que les êtres humains puissent un jour se passer de maître, en devenant maîtres d’eux-mêmes.

Grâce à l’instruction, exclusive de tout conditionnement mais non de toute éducation, l’autonomie éthique de chaque personne se fonde sur son autonomie de jugement. Elle n’a donc pas à être jugée inférieure à la direction de conscience religieuse. Étrange spiritualité que celle qui veut assujettir la raison à la croyance et lui dénie tout rôle autonome dans le choix des valeurs ! La critique confuse de l’idéal des Lumières va d’ailleurs de pair avec ce privilège accordé à la foi.

Une FAUTE HISTORIQUE.

L’éloge du christianisme passe sous silence les terribles réalités historiques qui remontent à l’époque où l ‘Église catholique disposait du pouvoir temporel comme de son « bras séculier ».

L’Occident chrétien peut-il s’enorgueillir du thème religieux du « peuple déïcide » qui déboucha sur un antisémitisme très virulent là où l’Église était puissante ? Peut-on oublier les hérésies noyées dans le sang et les guerres de religion (3500 morts en un jour à Paris en 1572 lors du massacre de la Saint Barthélémy: autant que lors des attentats islamistes du 11 septembre contre les Twin Towers) ? Les croisades et les bûchers de l’Inquisition (Giordano Bruno brûlé vif en 1600 à Rome) ? L’Index librorum prohibitorum, et l’anathématisation de la liberté de conscience (Syllabus de 1864)? Quelles racines pour l’Europe ? L’héritage religieux est pour le moins ambigü…

Quant aux droits de l’homme d’abord proclamés en Europe, ils proviennent de la théorie du droit naturel, elle-même inspirée de l’universalisme stoïcien, et non du christianisme. Si on veut évoquer les racines, il faut les citer toutes, et de façon équitable. Dissocier la religion des crimes historiques qui s’en sont réclamés, et ne pas le faire pour les autres idéaux est injuste. Si Jésus n’est pas responsable de l’inquisiteur Torquemada, pourquoi Marx le serait-il du dictateur Staline ? De grâce, monsieur le Président, ne réécrivez pas l’histoire à sens unique !

Comment par ailleurs osez-vous parler de la Loi de séparation de l’État et des Églises de 1905 comme d’une sorte de violence faite à la religion, alors qu’elle ne fit qu’émanciper l’État de l’Église et l’Église de l’État ? Abolir les privilèges publics des religions, c’est rappeler que la foi religieuse ne doit engager que les croyants et eux seuls. Est-ce manquer de respect envers la religion que de traiter à égalité toutes les options spirituelles ? Si la promotion de l’égalité est une violence, alors le triptyque républicain en est une.

Une FAUTE CULTURELLE.

Toute valorisation unilatérale d’une civilisation -et de sa religion dominante- risque de déboucher sur une logique de choc des civilisations et de guerre des dieux. Il n’est pas judicieux de revenir ainsi à une conception de la cité qui privilégie un particularisme religieux, au lieu de mettre en valeur les conquêtes du droit, faites souvent à rebours des traditions religieuses, parfois dans le sang et les larmes.

Si l’Europe a une voix audible, ce n’est pas par la valorisation de ses racines religieuses, mais par la portée universelle de telles conquêtes. La liberté de conscience, l’égalité des droits, l’égalité des sexes, sont des idéaux universalisables. Ils signent non la supériorité d’une culture, mais la valeur exemplaire de luttes qui affranchissent les cultures de leurs préjugés, à commencer par la culture « occidentale ». « Le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir pratiquait cette distanciation salutaire pour l’Occident chrétien. Taslima Nasreen fait de même au Bengladesh pour les théocraties islamistes. La culture, entendue comme émancipation du jugement, délivre ainsi des cultures, entendues comme traditions fermées. Assimiler les individus à des groupes particuliers et ceux-ci à des identités religieuses collectives c’est les détourner de la recherche des droits universels, vecteurs de fraternité comme d’émancipation. Le danger du communautarisme n’est pas loin.

La laïcité sans adjectif, ni positive ni négative, ne fut jamais antireligieuse, mais simplement hostile aux privilèges politiques des religions. Elle libère la spiritualité de toute tutelle et vise à la plénitude de l’égalité de traitement, par la République et son président, des athées et des croyants. Telle est la condition de la fraternité, dans la référence au bien commun. Monsieur le Président, le résistant catholique Honoré d’Estienne d’Orves et le résistant athée Guy Moquet, celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas, ne méritent-ils pas même considération ?

*Henri Pena-Ruiz est philosophe, professeur, écrivain, ancien membre de la Commission Stasi sur l’application du principe de laïcité dans la République. Il est un des initiateurs de l’appel de Gauche Avenir.
Derniers ouvrages parus : « Qu’est-ce que la laïcité ? »(Gallimard) et « Leçons sur le bonheur » (Flammarion)

RAG 34. Lolo34

08:28 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAÏCITE

05.01.2008

TRAITE DE LISBONNE : NOUS VOULONS UN RÉFÉRENDUM !

58231 signataires Vous aussi, signez l'appel pour un référendum !

Aux signataires de l'appel du Comité National pour un Référendum
Lettre n°2 d'information du CNR

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Ces quelques mots vous trouveront dans une période propice aux souhaits de toutes sortes. C'est volontiers que nous sacrifions à ce rite en vous adressant nos voeux les plus chaleureux pour l'année nouvelle. Et notamment celui que nous soyons suffisamment mobilisés et convaincants pour obtenir un référendum sur le nouveau traité européen. D'autant que les dernières informations montrent que cet espoir n'est pas condamné à rejoindre le cimetière des bonnes résolutions que nous formulons traditionnellement aux premiers jours de l'année.

Quelques jours avant Noel, les Françaises et les Français ont pu prendre connaissance de la décision rendue par le Conseil constitutionnel sur le futur traité de Lisbonne... ou du moins quelques initiés puisque les médias les plus influents n'en ont presque pas parlé.

La décision du Conseil constitutionnel est pourtant extrêmement importante. Elle confirme que le traité de Lisbonne ne peut être ratifié sans révision préalable de la Constitution française. Nos parlementaires devront donc voter dans les prochaines semaines un projet de révision constitutionnelle. Ensuite, conformément au texte de la Constitution française, cette révision ne pourra être adoptée que par le peuple lui-même ou à défaut par les parlementaires à la majorité des 3/5e des suffrages exprimés. L'analyse qui a conduit à la création du CNR se trouve donc confirmée : il suffit que les 2/5e des parlementaires votent non lors de la convocation du Congrès pour contraindre le président le la République à organiser le référendum auquel pour l'heure il se refuse.

La décision du Conseil constitutionnel aurait mérité plus d'attention pour une seconde raison. Le Conseil y affirme que le traité de Lisbonne correspond pour l'essentiel au projet de Constitution européenne rejeté par les Français en 2005. Quelle que soit l'opinion que l'on porte sur le nouveau traité, ceci justifie donc le recours au référendum au nom du principe démocratique selon lequel « ce que le peuple a décidé par référendum ne peut être défait ou confirmé que par référendum ».

Le référendum est nécessaire, le référendum est possible : nous avons quelques semaines pour porter ce message auprès de nos concitoyens. Un mois en tout et pour tout pour prendre partout des initiatives permettant d'expliquer cette procédure complexe et de porter auprès des parlementaires l'exigence du référendum. En point d'orgue de cette mobilisation, le CNR organisera une grande initiative à Paris le samedi 2 février afin d'exiger des parlementaires qui seront convoqués en Congrès dès le 4 février le respect de la souveraineté populaire.

En sachant pouvoir compter sur votre implication dans ce combat civique,

Le Comité national pour un référendum



RAG 34. Les lolo's 34

21:00 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

CHÔMAGE : Les mesures pour sanctionner les chômeurs existent déjà



PARIS - Les mesures pour sanctionner les chômeurs refusant des propositions d'emplois existent déjà et ont été précisées par une circulaire datant de 2005, alors que Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il souhaitait "qu'un travail puisse être fait sur la question des sanctions en cas de refus de deux offres d'emplois acceptables".

Le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez avait indiqué jeudi à l'issue du conseil des ministres que "la mise en place d'un dispositif de sanctions est bien de la responsabilité de l'Etat" et que M. Sarkozy avait "demandé à ce qu'on ait un calendrier sur le sujet".

Le 19 septembre 2005, le ministère délégué à l'Emploi avait diffusé une circulaire très claire sur le sujet, précisant l'application du décret du 2 août 2005 sur le contrôle et l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Selon cette circulaire, les chômeurs refusant un emploi "compatible avec leur spécialité, leur formation" ou encore leur "mobilité", peuvent voir leurs allocations réduites de 20% au premier refus, de 50% au deuxième et supprimées totalement au troisième.

En juillet 2007, une note de l'Unedic (assurance-chômage) montrait que le nombre de sanctions à l'encontre des chômeurs ne respectant pas les règles avait plus que triplé entre 2005 et 2006, passant de 7.200 à 24.800. Ces sanctions avaient toutefois abouti à très peu de radiations définitives en raison du caractère "gradué" des sanctions.

La direction de l'Unedic avait précisé qu'il s'agissait d'un premier bilan de la réforme des contrôles mise en place le 2 août 2005 et qui a notamment renforcé la coordination entre les préfectures et les Assedics. AP

god/mw

RAG 34. Les lolo's 34

20:59 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent FABIUS : Bienvenue en régime berluskozyste

Laurent Fabius ancien Premier ministre, député PS de Seine-Maritime.

QUOTIDIEN : vendredi 4 janvier 2008
Le président français aimerait, paraît-il, qu’on le compare à la chancelière allemande, Mme Merkel. Après huit mois d’exercice élyséen, une autre comparaison vient malheureusement plutôt à l’esprit : Sarkozy-Berlusconi. Avec le berlusconisme, le sarkozysme partage en effet au moins trois traits essentiels.

D’abord, le rapprochement entre la droite et l’extrême droite. N’oublions pas que c’est ce rapprochement qui explique les résultats électoraux dans la France actuelle comme dans l’Italie d’hier. Certains s’en réjouissent, y voyant la réintroduction dans le champ républicain d’un électorat autrefois latéral. Voire ! C’est oublier que l’opération comporte un prix lourd : tests ADN requis pour filtrer les étrangers, chasse aux sans-papiers jusque dans les écoles, rupture désormais marquée avec notre tradition laïque, approche simpliste de la situation des banlieues - sur ces points, le président français se retrouve plus proche des thèses du Front national que du gaullisme, qu’il a manifestement passé par-dessus bord.

En politique extérieure aussi, beaucoup d’aspects rapprochent M. Sarkozy et l’ancien président du Conseil italien. Nous sommes - et c’est très bien ainsi - les amis et les alliés du peuple américain. Cette amitié et cette alliance ne justifient pas un quasi-alignement sur la politique bushiste, ni en Irak ni en Iran. Elles n’impliquent pas davantage la banalisation programmée de la position française au sein de l’Otan. Avec, en prime, une certaine complaisance concernant des atteintes aux droits de l’homme.

Enfin, et surtout, M. Berlusconi a bâti son pouvoir personnel sur sa domination des médias, M. Sarkozy emprunte le même chemin. Sans doute ne possède-t-il pas lui-même directement ces médias, c’est l’affaire de quelques proches. Mais le système est tout autant cadenassé et antidémocratique.

C’est bien un régime nouveau qui a commencé de s’établir où s’additionnent tristement révérence et concentration autour de certaines puissances d’argent, confusion entre le peuple et le people, mépris pour les contrepoids traditionnels de la démocratie.

Certes, le président français, comme son alter ego italien, ne manque ni d’énergie ni de talents. Certes, sa victoire n’a été possible que par la conjonction de la lassitude envers l’immobilisme précédent et de la défiance envers la gauche. Une gauche divisée, souvent porteuse, non pas comme elle le devrait d’une vision mobilisatrice pour l’Europe et pour la France, mais d’une alternative décevante entre télévangéliste égotiste et arrangements mollassons.

Mon pronostic ? Le berluskozysme français n’apportera pas plus de résultats économiques et sociaux que son cousin transalpin. L’innovation industrielle, sociale, écologique, démocratique, culturelle, qui serait indispensable à notre pays, ne sera pas au rendez-vous.

Le pouvoir d’achat du plus grand nombre, salariés et retraités, stagnera, quand il ne régressera pas. Les chiffres du chômage ne reculeront que sous l’effet mécanique de la démographie.

Et les quatre grandes menaces mondiales - terroriste, nucléaire, climatique, financière - feront l’objet sans doute de moulinets médiatiques, mais, je le crains, d’aucune initiative vraiment décisive du président français.

Quant au débauchage de quelques personnalités autrefois de gauche attirées par l’odeur de la soupe, ce n’est pas lui qui changera la donne.

Faut-il alors se décourager ? Certainement pas ! Le début d’année est propice aux bonnes résolutions. Je formule celle-ci, avec détermination : face au berluskozysme, il est temps de relever le défi… et la tête.

Libération : http://www.liberation.fr/rebonds/301657.FR.php

AGENDA : Laurent Fabius invité de l’émission "Ripostes" sur France 5
6 janvier 2008. A partir de 17h45 en direct sur France 5, il sera le principal invité de l’émission de Serge Moati.

RAG 34. Les lolo's 34

15:47 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

04.01.2008

Jean-Luc Mélenchon : Avant les voeux, d'abord et surtout la santé !

30 Décembre. Ouf, l’année glauque est enfin finie. Parce que quand on est de gauche, 2007 on s’en souviendra ! 2007 l’année des nazes ! C’est-à-dire qu’on s’est bien fait avoir, de toutes les façons possibles, sans trêve, du premier au dernier jour.

Et pour la suite, chat craint, je le crains ! Si vous aimez votre pays et vous intéressez au sort de vos semblables, serrez les dents. Vous allez avoir sur le pare brise les retombées de la crise financière, la crise écologique, et la crise sociale, en rafales jusqu’à la prochaine station annuelle. Pas d’essuie glace, pas de volant, pas de frein. Le Ps et l’autre gauche se sont évaporés avec. Un type me dit « c’est vrai ça, on se demande si tout ce système ne va pas se casser la figure ! » Il parlait du monde comme il va. Et moi je lui ai répondu « laissez tomber les « si », la vraie question c’est « quand » ! » L’autre qui n’est pas bête complète : «Et à quel prix.» Ca ne rassure pas. On se sent assez démuni et assez inquiets. Et encore, moi, je milite. Combattre c’est déjà commencer à maitriser son sort. Mais ceux qui subissent sans les mots ou les moyens pour se révolter, quel captivité ! En 2008 je resterai libre: j’agirai.

Par contre, si vous avez aimé 2007 en politique, vous allez adorer 2008. Le même Nicolas Sarkozy, coucou c’est encore moi, dans le rôle du pick poket social, avec, en prime, des rebondissements à l’eau de rose. Pendant ce temps dans la vraie vie, si vous avez du boulot, vous allez tous travailler comme des mules, même le dimanche, gagner moins et vous faire traiter de fainéants et de privilégiés chaque fois que vous ouvrirez votre grande bouche pour vous plaindre. Que vous ayez ou pas du boulot préparez vous à moins vous soigner, moins vous éclairer, moins vous chauffer, et en plus à vous faire dire tous les jours que ce pays vit au dessus de ses moyens à cause de vos rentes de situation.

Stop ce n’est pas le jour ! ./..

Lire la suite

20:04 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JLM, MELENCHON

Ségolène ROYAL, réaffirme son désir de diriger le PS : Bartolone dit " C'est une erreur", Mélenchon dit "C'est légitime" Ecoutez

Ce matin dans son journal de 7h30, France Inter a diffusé les réactions de Claude Bartolone et de jean-Luc Mélenchon concernant la candidature au poste de premier secrétaire du PS et réaffirmée aujourd'hui dans Le Parisien (lire l'article).

Ecoutez le podcast :





RAG 34. Les Lolo's 34.

20:03 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

OPINION : Ségolène, de la responsabilitude, ayez pitié du PS, ce Parti à Sauver !

Par Bernard Dugué Agoravox - Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

Elle a enfin affiché ses intentions. Ségolène Royal, l'antithèse de Lionel Jospin qui un soir d'avril déclara hâtivement, je tire les conséquence de ma défaite et me retire de la politique. Madame Royal au contraire, après huit mois de réflexion, déclare, je tire les conséquences de mon brillant échec en 2007 et recolle de plus près à la politique en briguant la tête du parti socialiste. Non sans justifier telle une élève appliquée les raisons qui la poussent à faire ce choix. Je ferais une offre politique, a-t-elle dit ce matin sur France 2. Ensuite on peut transcrire la suite. Vous lirez mon devoir écrit, ensuite le passage à l'oral, et vous vous déterminerez. Sa démarche semble honnête. Faire une proposition politique, voir si les Socialistes y adhèrent et ensuite, se présenter pour être la Première secrétaire, position tactique s'il en est puisqu'une règle non écrite stipule que la tête du PS a vocation à briguer la magistrature suprême. Sauf qu'en 2006 cela ne s'est pas passé ainsi.

Il y a fort à parier que le scénario de 2007 se répète en 2012 et que la candidature ne se fasse pas sur la tête du PS mais la tête des sondages et la célébrité dans les écrans. Mais cette fois, Madame Royal jouera sa carte décisive car, étant déjà bien placée dans les médias, sa position de chef de file fera d'elle le premier choix pour l'occupation du temps d'antenne et dès qu'une crise se dessine, un événement, un écart de Sarkozy, elle sera aux premiers postes, et même dans les postes, pour mener la guerre de tranchée médiatique et donner aux Français l'idée qu'ils trancheront sur du tangible. Mais la leçon de 2007, c'est qu'il ne suffit pas d'être dans les écrans et en tête de sondages. Une élection se gagne aussi avec une équipe. Et ce fameux soir où Glucksmann monta à la tribune et où toutes les stars et les lieutenants de l'UMP furent réunis symbolise cette victoire de Sarkozy en dépit de la puissance populaire du TSS, tout sauf Sarko.

Est-ce en fin de compte un service à rendre au PS que de persister à se poser en première dame alors qu'on a subi un échec ? Certes, il y a des précédents. Mitterrand et Chirac n'ont-ils pas échoués deux fois ? Mais time are a changing comme chantait Bob Dylan et nous pourrions nous inspirer des Américains ou des Britanniques chez qui un candidat ayant échoué se retire. Même Al Gore, en odeur de sainteté depuis sa croisade contre le réchauffement, ne se présente pas. Cela dit, rien ne s'oppose à ce que notre nation la joue en village gaulois et se singularise. L'affaire est en balance. En attendant, un autre est en embuscade, un fourbe, bien placé aussi puisque sur place, à Paris, pas loin des studios de télévision, dans un Hôtel de Ville qui servit de base à Jacques Chirac pour mener campagne.

Si j'étais militant socialiste, je m'inquiéterais sur la décision de Ségolène Royal et le risque de placer à la tête du parti une femme qui n'a pas démérité mais qui a plutôt divisé que réuni, jouant d'une popularité par quelque effets de scène et de lumière, de mise en scène et de verbe, mais masquant l'effritement et les fondements de cette formation. Royal ne semble pas la mieux placée pour incarner les espoirs d'une gauche qui doit se retrouver autour d'idées. N'est-il pas consternant, ce discours de vœux pour 2008 d'une triste banalité ? Traduisant des confusions, notamment sur cet amalgame entre terrorisme, pauvreté, diktat de la finance. Ségolène Royal est sans doute la meilleure d'entre toutes mais dans un domaine, celui de la méthode coué. Elle est persuadée de son aura, de sa capacité à séduire et rassembler les Socialistes, ce qui est un déni de réalité et quand bien même il y aurait unité sur sa personne, une élection se gagne à gauche avec des idées de progrès et l'assentiment des citoyens de gauche en attente d'une France nouvelle, d'une page à écrire après la page fermée par Sarkozy.

Il est temps de reprendre raison pour les militants du PS et de bien peser et mesurer le dessein de Madame Royal, d'être intuitif, voire visionnaire, afin de ne pas mettre un couvercle étincelant sur une marmite de militants et d'idées qui ne parviennent pas à la température d'émulation. Le couvercle risque de ne pas décoller, d'autant plus que quelques casseroles y sont attachées, non pas des délits de société, qui n'ont du reste jamais empêché Chirac de se faire élire, mais des délits d'amitiés, de confraternité, des fractures internes ayant conduit Besson et Bockel à rejoindre Sarkozy. Si on veut prendre le risque de dépecer encore plus le PS, alors le choix Royal paraît tout indiqué. Ségolène, faites preuve de responsabilitude, la France de gauche vous le demande !

Quelle alternative pour le PS alors ? Car s'il est aisé de critiquer, il faut proposer une alternative./..

Lire la suite

20:02 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Bonjour 2008 ... Et je remets le son ... Pour que cette nouvelle année soit celle de nos couleurs !


L'équipe de RAG 34 vous souhaite une excellente année 2008.





TOUTES ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, POUR DEFENDRE L'EMPLOI ET NOTRE POUVOIR D'ACHAT !
Amicalement,
Les lolo's 34.

Et je coupe le son. ... Et je remets le son. ZEBRAMIX : Mon pépé adore
















Les lolo's 34



15:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : MITTERRAND, PS, RAG 34

03.01.2008

Ségolène Royal affirme sa volonté de prendre la tête du PS




PARIS (AFP) - L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi sa volonté de se porter candidate à la tête du PS en 2008, si elle parvient à "rassembler les socialistes" sur une "offre politique".

"En cette année je compte aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche", a-t-elle indiqué sur France 2.

"Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j'irai jusqu'au bout de cette démarche", a-t-elle précisé, interrogée sur le congrès des socialistes fin 2008 et le remplacement de l'actuel premier secrétaire François Hollande.

Le fait de prendre la tête du PS placerait Mme Royal en position de candidate logique pour la présidentielle de 2012, bien que 2007 ait connu un scénario différent, avec elle en candidate et son compagnon d'alors en chef du parti.

Le député Arnaud Montebourg, qui a lui aussi des ambitions dans les rangs socialistes, a immédiatement réagi aux déclarations de Mme Royal sur RMC, affirmant que le PS devait éviter "à tout prix une primaire interminable", voire un nouveau "congrès de Rennes".

"Il faut que nous évitions à tout prix une primaire interminable entre des présidentiables qui s'affronteraient dès maintenant jusqu'en 2012", a-t-il dit.

"J'ai bien l'intention de servir à fond le Parti socialiste en m'y impliquant totalement", a ajouté la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, en évoquant également les élections municipales du mois de mars, dans lesquelles la gauche espère se refaire une santé.

"Je sens qu'il y a de plus en plus d'hommes et de femmes qui se tournent vers moi et se demandent comment est-ce que l'on peut collectivement faire en sorte que le Parti socialiste soit rénové", a-t-elle estimé.

Mme Royal a posé encore des conditions à sa candidature: "mobiliser beaucoup d'intelligence pour continuer à bouger les lignes politiques comme je l'ai fait pendant la campagne présidentielle" et "avoir la capacité de faire une offre politique".

Dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", paru dans la foulée du deuxième tour des élections législatives du 17 juin, Mme Royal déclarait déjà qu'elle serait "candidate au poste de Premier secrétaire" du PS si son "projet de rénovation" était "majoritaire" au prochain congrès.

"Je suis au service de la gauche, de la France aussi, car j'ai une responsabilité en tant qu'ancienne candidate à l'élection présidentielle. J'ai soulevé beaucoup d'espoir, j'ai reçu beaucoup d'amour, j'en ai aussi beaucoup donné au peuple français", a ajouté Mme Royal sur France 2, alors que le PS reste en pleine crise d'orientation et de leadership, depuis les élections présidentielle et législatives.

Voir, écouter, lire : Les voeux de Ségolène ROYAL

RAG 34. Lolo34

16:11 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, ROYAL

OGM, grève de la faim : Contre le maïs montsanto, José BOVE se met à l'eau

José Bové entame sa grève de la faim contre le maïs OGM à Paris

(photo RAG34 José Bové au meeting unitaire du 6 décembre à Montpellier pour exiger un nouveau référendum).PARIS (Reuters) - José Bové a débuté une grève de la faim pour obtenir que la France active la clause de sauvegarde, qui permet à un État de l'Union européenne d'interdire la culture d'un OGM autorisé par Bruxelles.

Invité sur RTL et FRANCE INTER (écouter l'émission ) * le leader altermondialiste a expliqué qu'il s'était installé depuis mercredi soir dans des locaux parisiens, sans donner plus de précision, avec une quinzaine de personnes pour faire pression sur le gouvernement.

Ce mouvement de protestation est lancé pour que le "point emblématique" du Grenelle de l'environnement sur les OGM "ne passe pas à la trappe sinon c'est l'ensemble du Grenelle qui va passer pour une espèce de mascarade, un show médiatique et je pense que l'écologie mérite mieux que ça", a-t-il déclaré.

Pour qu'il revienne sur sa décision, la "condition est simple c'est l'envoi de cette clause de sauvegarde et le fait qu'on ait une preuve matérielle que cette clause a été envoyée", a expliqué José Bové.

"Cette lettre doit partir de Paris, arriver à Bruxelles et c'est à ce moment là que nous arrêterons cette grève de la faim et j'espère que ce soit le plus rapidement possible", a-t-il souligné.

Laure Bretton

(photo :© RF / Stéphan Allègre)* FRANCE INTER (écouter l'émission )

Sur le même sujet notre note précédente : La peine de prison de José Bové convertie en jours-amende. Voir aussi sa vidéo : meeting du 6 décembre à Montpellier

RAG 34. Les lolo's 34

16:10 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MONTSANTO, BOVE

BlogoPolitis : 2007, l'année où la com' politique a basculé

Par Arnaud Mercier (Professeur à l’université de Metz)

La campagne présidentielle et la méthode Sarkozy marquent une nouvelle ère. Plus moderne, plus américaine, plus people.

1. Candidats, médias, débats: la modernisation. La modernisation de notre vie politique du point de vue de la communication est apparue au grand jour lors de la campagne présidentielle. Ce fut d'abord un moment de renouvellement du personnel politique: pour la première fois depuis 1969, aucun des deux finalistes n’était un ancien candidat malheureux, un Président sortant ou un ancien Premier ministre. Renouvellement générationnel, aussi, avec pour la première fois trois quinquagénaires au trois premières places du scrutin.

Le Net abondamment utilisé dans la campagne

Cette situation a évidemment pesé sur les stratégies de communication. L’Internet a pour la première fois été abondamment utilisé. Ségolène Royal a misé toute sa campagne sur l’idéal de "démocratie participative" dont le vecteur principal fut la consultation en ligne, via des forums participatifs. Elle est allée jusqu’à prétendre que son programme était le fruit de la synthèse des milliers de discussions et propositions reçues.

Durant la campagne, les cybermilitants ont été organisés selon un plan de bataille: certains étaient chargés de surveiller les forums des adversaires et de faire remonter des arguments échangés pour y trouver des parades, d'autres de répondre sur des forums, etc.

Pour François Bayrou, l’Internet a été présenté comme un vecteur d’égalisation des situations, pour celui qui a fait des médias traditionnels une cible et un argument de campagne. Les médias, argue-t-il alors, sont aux mains des puissances industrielles qui favorisent son adversaire UMP; les journalistes restent prisonniers d’un schéma gauche droite (PS/UMP) qui ne lui permet pas d’occuper l’espace médiatique qu’il mérite.

Quant à Nicolas Sarkozy, il a progressivement trouvé un usage spécifique de son site de campagne. L’UMP a compris plus vite que les autres partis, l’utilité de la bataille sur le Net, avec par exemple l’achat de noms pour faire aboutir les recherches Google sur son site, ou encore les adhésions express par électronique et le marketing politique par mail ou SMS. L’innovation est venue de la montée en puissance de la NSTV, une "télévision" à la gloire du candidat, faite de centaines de reportages vidéos: meetings, visites, déclarations, témoignages de soutien...

Deux débats entre les deux tours

Dans ce contexte, l’innovation du second tour de la présidentielle 2007 fut de livrer non pas un mais deux débats télévisés, avec en apéritif un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Débat qui faillit ne jamais avoir lieu (à cause des règles de contrôle du CSA sur l’égalité des temps de parole des candidats), mais que BFM diffusa finalement. Plusieurs médias internet s’étaient d’ailleurs proposés pour l’organiser, si la diffusion sur les ondes télévisuelles s’avérait impossible.

La mise en scène du premier débat était inhabituelle, la disposition des tables et le contexte évoquant davantage une discussion de salon autour d’un thé, que l’affrontement dual en face à face, comme ce fut le cas pour le second débat Royal/Sarkozy, de facture plus classique.

Mais si le premier débat fut un coup médiatique, il en reste l’impression d’un coup d’épée dans l’eau: aucun projet d’alliance électorale ou gouvernementale n’en est ressorti. François Bayrou s’est employé à conserver sa position ni droite ni gauche, soulignant tour à tour ses points de rapprochement avec la candidate socialiste et ses points de désaccord.

La colère de Ségolène Royal

Lors du second débat, l’histoire retiendra, comme toujours, un passage, celui de la colère de Ségolène Royal. Les commentateurs s’employant à percer un mystère: était-elle feinte et préparée ou non? Les deux protagonistes ont rejoué, en quelque sorte le fameux débat Laurent Fabius/Jacques Chirac, préparatoire à la campagne des législatives de mars 1986.

Nicolas Sarkozy était accusé par tous ses adversaires d’être autoritaire et cassant, et de flirter avec les thèses du Front national. Il a donc choisi de se montrer courtois en toute circonstance, de se contrôler, de ne surtout pas déraper, donnant régulièrement du "madame Royal" à son adversaire.

Celle-ci passe pour une femme de caractère certes, mais ses adversaires la présentent alors comme connaissant mal ses dossiers, manquant de pugnacité pour un rôle de chef de l’Etat trop grand pour elle. Du coup, elle décide d’être sévère, d’attaquer, d’essayer, comme l’avait fait Laurent Fabius en 1985 d’exciter son adversaire, pour le faire sortir de ses gonds, pour montrer son "vrai visage". Dans les deux cas, la tactique s’est retournée contre eux. (Voir la vidéo.)

La stratégie du roseau de Sarkozy

Ségolène Royal a été félicitée au soir du débat par ses amis du PS et ses supporters. Ils considéraient qu’elle avait dominé le débat; à l'inverse, des cadres de l’UMP avaient trouvé leur candidat trop dominé. Mais c’est justement parce qu’elle a gagné le débat qu’elle a perdu l’élection. Après avoir réussi à imposer l’image d’une femme d’ouverture, dialoguant dans une certaine proximité avec François Bayrou, elle a cassé cette image auprès des électeurs de centre droit, en se montrant par trop pugnace, voire un brin arrogante, d’autant qu’elle ne maîtrisa pas la totalité de son argumentaire, comme les journalistes l’ont souligné dans les heures qui suivirent.

Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de souligner les défauts d’une telle posture :

"Pourquoi regardez-vous toute personne qui n'a pas votre opinion avec ironie, avec mépris?"

La stratégie du roseau adoptée par Nicolas Sarkozy, forme de soumission volontaire, fut pour lui bien plus payante, puisqu’elle lui permit de rompre avec une image dure que la débauche de clips "sarkostiques" sur Internet avait puissamment contribué à installer. A cet égard, nous préférons retenir de ce débat un extrait emblématique et pas assez souligné dans la presse du lendemain, un échange en tout point étonnant et inhabituel, où l’un des candidats flatte l’autre et où un dialogue quasi sado-maso s’esquisse :

Nicolas Sarkozy: Vous n'avez pas besoin d'être méprisante pour être brillante.

Ségolène Royal: Je connais vos techniques. Dès que vous êtes gêné, vous vous posez en victime.

Nicolas Sarkozy: Avec vous, ce serait une victime consentante!

Ségolène Royal: Tant mieux, au moins, il y a du plaisir.

Bien sûr, comme pour toute élection, les stratégies de communication ne sont pas le seul et principal facteur explicatif du résultat du vote, mais on peut à bon droit souligner que Nicolas Sarkozy a su mieux gérer la sienne.

De plus, Ségolène Royal est finalement partie avec un handicap que le Parti socialiste ferait bien de méditer à l’avenir. Elle a gagné une primaire interne assez dure, bien médiatisée, y compris avec des débats à trois à la télévision. Ce qui pourrait passer pour un atout -elle sort renforcée dans sa légitimité- s’avère un facteur de fragilisation.

En effet, l’UMP avait mis en place une cellule de veille des propos de campagne des trois socialistes et a pu ainsi se constituer un stock d’arguments hostiles à resservir au candidat désigné par les militants. Le procès en incompétence nourri contre la candidate socialiste, mettant en scène ses "bourdes", ses déclarations supposées à l’emporte-pièce, a ainsi pris naissance lors de la campagne interne au PS.

2. Surmenage, débauchage, langage: l'américanisation.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

16:10 Publié dans 008 BlogoPolitis , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Eric Besson relance le projet de TVA sociale



PARIS - Le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques Eric Besson a relancé mercredi le projet d'une TVA sociale, en affirmant qu'une fiscalisation de la protection sociale lui paraissait à terme "inéluctable", et qu'elle entraînerait "moins de cotisation sociales" et "plus d'impôts et de taxes."

M. Besson a indiqué sur France-2 vouloir suivre l'exemple de certains pays du Nord de l'Europe qui "financent leur protection sociale non pas sur les cotisations assises sur les salaires (...) mais sur des impôts et des taxes", ajoutant que cette évolution lui "paraît à terme, si on se place à dix ou quinze ans, inéluctable".

Pour l'ancien député socialiste, "la vraie question, c'est comment on finance à terme notre protection sociale?". M. Besson a également annoncé "un arbitrage du président de la République" sur cette question "au printemps".

Le secrétaire national adjoint du PS Faouzi Lamdaoui estime dans un communiqué que le gouvernement "est démasqué" et que l'intervention de M. Besson a pour but de "préparer les esprits aux mauvaises surprises que le gouvernement réserve aux Français dès après les élections municipales".

"Alors qu'il promettait un meilleur pouvoir d'achat aux Français, le gouvernement leur présente chaque jour une nouvelle facture", dénonce-t-il, pointant du doigt "une politique économique inefficace et centrée sur les cadeaux fiscaux indécents offerts aux plus riches". AP

sm/pf/mw

RAG 34. Les lolo's 34

16:09 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUBOIR D'ACHAT, TVA SOCIALE

La révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne examinée en Conseil des ministres

PARIS - Le premier Conseil des ministres de l'année 2008 doit examiner jeudi le projet de loi constitutionnelle préalable à la ratification du traité simplifié européen par la France.


A l'ordre du jour du Conseil des ministres communiqué mercredi soir par l'Elysée figure en effet le "projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution", qui porte sur toutes les dispositions liées à l'appartenance de la France à l'Union européenne.

Le Conseil constitutionnel avait confirmé le 20 décembre dernier la nécessité de réviser la Constitution avant de ratifier le traité européen signé par les Vingt-Sept à Lisbonne le 13 décembre.

Le projet de loi constitutionnelle doit ensuite être examiné les 15 et 16 janvier à l'Assemblée nationale et fin janvier au Sénat.

Le Parlement se réunira ensuite le 4 février en congrès à Versailles pour entériner cette révision de la Constitution.

Ce n'est qu'ensuite que le gouvernement pourra soumettre le traité pour ratification au Parlement, avant la suspension le 9 février des travaux de l'Assemblée nationale. AP

co/com/pf



RAG 34. Les lolo's 34

16:08 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

CIVILISATION : Les voeux "fumeux" du président Blingbling intriguent l'opposition



La « civilisation » de Sarkozy sème le trouble
Renaud Dély

En promettant une « politique de civilisation » pour 2008, le chef de l'Etat, inspiré par son conseiller Henri Guaino, a intrigué. L'opposition lui reproche de négliger les problèmes quotidiens des Français au profit d'un « discours fumeux ».

C'EST ENTENDU , en 2008, Nicolas Sarkozy va donc se civiliser : il l'a promis lors de ses voeux télévisés aux Français lundi soir. Plus précisément, il a promis de conduire « une politique de civilisation ». « Avec 2008, une deuxième étape s'ouvre, a-t-il expliqué, celle d'une politique qui touche davantage encore à l'essentiel, à notre façon d'être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation.

» Et d'en appeler, comme il l'avait fait lors de la campagne présidentielle, à une « nouvelle Renaissance dont la France serait l'âme » !

« Politique de civilisation » ? Inédite dans la bouche du président, la formule fait polémique, preuve que même lorsqu'ils sonnent creux, comme ce fut le cas de ses voeux d'avant-hier, les propos sarkozyens suscitent un large écho. Les exégètes se sont succédé hier pour tenter d'en saisir le sens.

« Essentiellement de la vulgarité »

« Cela m'a laissé perplexe, parce que je n'ai pas compris de quoi il s'agissait », a lancé le député socialiste européen Vincent Peillon, pourtant philosophe de formation... « De quelle renaissance s'agit-il ? (...) Je ne vois pas ce que Nicolas Sarkozy apporte, si ce n'est une touche personnelle (...) qui est essentiellement de la vulgarité », a-t-il asséné. Son ex-compère Arnaud Montebourg n'est pas plus tendre : le député PS de Saône-et-Loire a fait de Sarkozy un adepte de Samuel Huntington, auteur de la théorie du « choc des civilisations », c'est-à-dire d'une « espèce de croisade de l'affrontement des civilisations où nous serions nous-mêmes sommés de nous mettre au garde-à-vous derrière certains intérêts mondiaux qui défendent une certaine vision ». « Le 1 e r janvier, c'est l'interdiction de fumer mais pas celle des discours fumeux », s'est moquée Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée. La gauche accuse donc Sarkozy de faire fi des angoisses de la vie quotidienne qui assaillent les Français en matière de pouvoir d'achat ou d'emploi.

Le président s'est efforcé de corriger le tir hier en rendant hommage à un millier de personnels des services publics - RATP, SNCF, GDF et EDF - invités à l'Elysée : il a pris soin de louer longuement leur dévouement, notamment lors de la Saint-Sylvestre. De son côté, auteur de la formule « politique de civilisation », le conseiller de Sarkozy Henri Guaino souligne que c'est le sociologue Edgar Morin qui l'a utilisée le premier « pour dire le besoin d'une approche globale du monde et la nécessité de s'occuper de ces choses fondamentales qui déterminent tout le reste : la culture et l'identité ». La « plume » du président promet qu'une « dimension éthique, esthétique et morale » imprégnera sa politique en 2008, par exemple à propos du plan Banlieues présenté en janvier ou du projet d'Union méditerranéenne. Guaino souligne aussi qu'en revenant sur le terrain des valeurs Sarkozy reste fidèle à ses « engagements » de la campagne présidentielle. Et tant pis si, questions valeurs, son poulain a semblé ces derniers temps plus porté sur celles de Rolex et d'EuroDisney que sur la pensée d'Edgar Morin...

Le Parisien 2.01.08 http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles.htm...

RAG 34. Les lolo's 34

16:08 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.01.2008

Colombie : La libération des otages est "impossible maintenant"

La libération annoncée de trois otages aux mains des Farc est "impossible maintenant" pour des raisons de sécurité, a indiqué lundi la guérilla colombienne, une affirmation démentie par le président Alvaro Uribe, qui s'est dit prêt à ouvrir un corridor humanitaire.

La libération des otages espérée avant le 1er janvier paraît désormais renvoyée à une date indéterminée. Le président vénézuélien Hugo Chavez a lu à la télévision le message des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) daté du 30 décembre (bien décembre), mais reçu lundi. "Monsieur le président, les intenses opérations militaires qui se déroulent dans la zone nous empêchent pour l'instant de vous remettre Clara Rojas, (son fils) Emmanuel et Gonzalez de Perdomo, comme c'était notre souhait", indique le message reçu par Hugo Chavez.

Mme Rojas avait été enlevée en 2002 en même temps que l'ancienne candidate à la présidence la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt dont elle était une amie et très proche collaboratrice. "Insister dans ces conditions serait mettre en péril la vie des personnes à libérer, des autres prisonniers de guerre et des guérilleros désignés pour remplir cette mission", ajoute le message adressé à M. Chavez.

Le président colombien Alvaro Uribe a cependant nié lundi l'existence de combats dans la zone, où devaient être remis en liberté les trois otages, et a annoncé qu'il avait accepté de créer un "corridor stratégique" pour la restitution des trois otages. "On nous a demandé d'envisager l'établissement d'une espèce de corridor stratégique. Nous l'acceptons", a déclaré M. Uribe, en ajoutant qu'"il n'y a pas eu de combats dans cette région". Depuis Villavicencio, à 100 km au sud-est de Bogota, où il a rencontré la délégation internationale qui participe à l'opération "Emmanuel", M. Uribe a réaffirmé que Bogota avait donné toutes les garanties au gouvernement vénézuélien pour réaliser l'opération, et que toutes les conditions, y compris climatiques, étaient réunies.

Mensonge
"Quelle a été l'attitude des Farc ? une attitude de mensonge, une attitude de tromperie", a fustigé M. Uribe, accusant la guérilla de retarder délibérément la mission. M. Uribe a affirmé aussi que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ne détenaient plus Emmanuel, l'enfant de trois ans de Clara Rojas, que la guérilla s'était engagée à libérer. "Les Farc n'ont pas tenu la promesse de libérer les otages, car elles n'ont plus en leur pouvoir l'enfant Emmanuel", a déclaré M. Uribe. Le président a créé la surprise en émettant l'hypothèse qu'un enfant, retrouvé en juillet 2006 dans le sud-est de la Colombie, puisse être le jeune Emmanuel.

Test ADN
M. Uribe a proposé de réaliser un test ADN sur sa grand-mère qui se trouve à Caracas où elle attend depuis jeudi le retour des otages. Réagissant à ces propos, Hugo Chavez a accusé le président Uribe de venir "dynamiter la troisième phase de l'opération" avec cette hypothèse. "Ne pouvait-il pas attendre un jour de plus?" avec cette histoire, a-t-il lancé. "L'opération va continuer, mais il n'y pas de délai", a assuré Hugo Chavez. Selon le président vénézuélien, il faut "un véritable cessez-le-feu" pour que les Farc remettent les otages. Le président vénézuélien a aussi évoqué la possibilité d'une opération clandestine.

Les observateurs internationaux de l'opération de récupération des trois otages ont suspendu "provisoirement" leur mission, a annoncé l'ex-président argentin Nestor Kirchner. Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a de son côté annoncé qu'il resterait à Villavicencio. A Paris, la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt (Ficib) a déclaré être "extrêmement surprise" par la réaction du président Uribe. "Pourquoi ne pas avoir informé les familles plus tôt de développements si importants?", s'est étonné le porte-parole de la Ficib, Olivier Roubi. (afp/7sur7)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Home/article/detail/11990...

RAG 34. Les lolo's 34

08:22 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Massacre au KENYA : La France "consternée"


Le bilan des violences au Kenya approche 250 morts
Par Wangui Kanina et Daniel Wallis.

NAIROBI (Reuters) - Le bilan des violences qui ont suivi la réélection controversée du président kenyan Mwai Kibaki a été porté à près de 250 morts avec l'incendie volontaire d'une église dans laquelle s'étaient réfugiés des villageois.

Près d'Eldoret, dans l'ouest du pays, l'incendie d'une église pentecôtiste dans laquelle s'étaient réfugiés quelque 200 membres de l'ethnie kikuyu de Kibaki a fait une trentaine de morts dont des femmes et des enfants.

La police, des journalistes et un responsable de la sécurité ont déclaré que cet incendie avait été délibérément allumé par une bande de jeunes.

"C'est la première fois dans l'histoire qu'un groupe attaque une église. Nous n'aurions jamais cru que la sauvagerie irait si loin", a déclaré Eric Kiraithe, porte-parole de la police.

Selon des habitants et une source proche des services de sécurité, les victimes s'étaient réfugiées dans l'église, à huit kilomètres d'Eldoret, lorsqu'une bande de jeunes est arrivée, a maîtrisé les garçons chargés de garder le lieu de culte et y a mis le feu.

LA FRANCE "CONSTERNÉE"

Cette explosion de violences dans l'une des démocraties les plus stables et l'une des économies les plus fortes du continent a choqué la communauté internationale et les Africains auxquels l'incendie de l'église rappelle les atrocités du génocide rwandais, en 1994.

Ces violences politiques doublées de vieilles rivalités tribales font craindre au quotidien Daily Nation que le Kenya soit "au bord de la liquéfaction complète".

Mardi, la police était déployée en force et les rues étaient plus calmes mais des violences ont de nouveau éclaté dans les bidonvilles à la nuit tombée.

La France a exprimé sa consternation face aux violences. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères appelle tous les leaders politiques à contribuer au retour au calme.

Le gouvernement français dit par ailleurs partager les doutes exprimés par l'Union européenne quant à la régularité du scrutin de jeudi dernier.

Washington a dans un premier temps félicité Kibaki, avant d'infléchir sa position et d'exprimer ses "préoccupations face à des irrégularités".

Des diplomates occidentaux ont fait la navette entre les deux camps pour tenter une médiation. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, s'est entretenu au téléphone avec Odinga et Kibaki.

Le président du Ghana, John Kufuor, qui assure la présidence de l'Union africaine (UA), doit se rendre au Kenya mercredi pour rencontrer Kibaki et discuter "de la situation actuelle", a fait savoir un porte-parole de l'organisation.

La région d'Eldoret est multiethnique mais elle est traditionnellement dominée par l'ethnie kalenjin. Elle a connu des violences ethniques en 1992 et 1997 lorsque des centaines d'habitants - kikuyus pour la plupart - ont été tués tandis que des milliers d'autres fuyaient.

Un responsable de la sécurité de la vallée du Rift a déclaré que quelque 15.000 personnes tentaient de se protéger des violences dans des églises et des commissariats de police d'Eldoret.

RASSEMBLEMENT INTERDIT

Il a accusé l'opposition d'avoir envenimé la situation alors que les différentes communautés "vivent ensemble depuis des années".

Un prêtre catholique irlandais, le père Paul Brennan, a rapporté que des jeunes gens armés sillonnaient les rues d'Eldoret.

"Des maisons sont incendiées. Il est trop dangereux d'aller dehors et de dénombrer les morts", a-t-il dit. "Les églises sont pleines. Il y a entre quatre et cinq mille personnes à la cathédrale".

Selon des témoins, la plupart des morts ont été touchés par des tirs de la police sur des manifestants, ce qui a fait dire à des mouvements de défense des droits de l'homme et à l'opposition que Kibaki avait fait du Kenya un Etat policier.

La police a fait état dans la soirée d'un bilan de 170 morts.

Les journalistes de Reuters évaluaient le nombre de victimes à environ 250.

Odinga a déclaré que son Mouvement démocratique orange disposait lundi soir d'un bilan confirmé de 160 morts mais qu'avec les morts de la nuit, le total atteindrait vraisemblablement 250 morts "ou un peu plus".

Odinga était en tête dans tous les sondages précédant le scrutin et aux élections législatives organisées le même jour. La plupart des ministres de Kibaki ont été battus par des membres du parti d'Odinga, formation qui a aussi remporté bien plus de sièges au Parlement.

Plusieurs pays, dont la France, ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre au Kenya auquel le tourisme rapporte 800 millions de dollars par an.

Odinga, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle, a invité ses partisans à se rassembler jeudi dans un parc du centre de Nairobi mais la police a annoncé l'interdiction de ce rassemblement.

Avec Helen Nyambura-Mwaura, Nicolo Gnecchi, Duncan Miriri, Patrick Muiruri, Bryson Hull, Florence Muchori, Joseph Sudah, Andrew Cawthorne et Guled Mohamed à Kisumu, version française Nicole Dupont

RAG 34. Les lolo's 34

08:07 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : KENYA

01.01.2008

POUVOIR D'ACHAT 2008 : Ca commence mal !



Une série de mesures touchant le pouvoir d'achat des Français entrent en vigueur le 1er janvier. Hormis l'augmentation des contrats d'assurance automobile, habitation, etc, le prix du timbre postal, etc : Voici les principales.


FRANCHISES MEDICALES

Cinquante centimes d'euro sur chaque boîte de médicament et chaque acte paramédical, et deux euros sur chaque transport sanitaire ne sont plus remboursés, dans la limite de 50 euros par an.

Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU), les enfants, les jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes sont exonérés de ces franchises.

Le gouvernement espère ainsi dégager 850 millions d'euros d'économies tout en assurant le financement d'un plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et l'amélioration des soins palliatifs.

PRIX DU GAZ

Les tarifs réglementés du gaz, qui concernent environ sept millions de clients particuliers de Gaz de France, augmentent de 4%.

Le gouvernement estime qu'un foyer moyen verra sa facture augmenter d'environ 3 euros TTC par mois, Gaz de France évaluant cette hausse à 2,15 euros en moyenne pour un appartement et 2,90 euros pour un pavillon.

TAXE SUR LES VOITURES POLLUANTES

Une nouvelle taxe s'applique sur les voitures neuves rejetant plus de 160 grammes de CO2 par kilomètre, acheteés par les particuliers et les entreprises, et immatriculées à partir du 1er janvier.

Le malus de 200 à 2.600 euros est payable une seule fois. Le ministère de l'Ecologie précise qu'une évolution "allant dans le sens d'une annualisation partielle réservée aux véhicules les plus polluants est à l'étude".

Selon le ministère, le malus concerne environ 25% des ventes de voitures neuves et le montant le plus élevé environ 1%.

Le dispositif doit financer un système de bonus en vigueur depuis le 5 décembre pour les voitures émettant moins de 130g de CO2/km.

RETRAITES

Les pensions sont revalorisées de 1,1% le 1er janvier. Le ministre du Travail a indiqué qu'une nouvelle hausse était probable courant 2008 si l'inflation était supérieure aux prévisions initiales.

RMI

Le revenu minimum d'insertion est revalorisé de 1,6% à 447,91 euros pour une personne seule sans enfant, 671,87 euros pour une personne seule avec un enfant ou pour un couple sans enfant ou 806,24 euros pour une personne seule avec deux enfants ou pour un couple avec un enfant.

ALLOCATIONS

La base mensuelle des allocations familiales, qui sert à calculer la plupart des prestations familiales, est revalorisée de 1%.

L'Allocation aux adultes handicapés (AAH) est revalorisée de 1,1% à 628,10 euros, le complément d'AAH à 179,31 euros et la majoration pour vie autonome à 104,77 euros.

LOGEMENT

L'évolution des loyers est indexée sur l'évolution des prix à la consommation, plus favorable aux locataires que l'indice de référence des loyers qui intégrait déjà pour 60% l'indice des prix à la consommation.

PARIS (Reuters) - 31 décembre 2007

RAG 34. Les lolo's 34

19:44 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

POUVOIR D'ACHAT : Julien Dray fustige les voeux présidentiels




PARIS (Reuters) - Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a déploré lundi soir que Nicolas Sarkozy n'ait rien annoncé de "plus tangible" pour améliorer le pouvoir d'achat des Français dans ses voeux de Nouvel-An.(photo Copyright © 2008 Reuters).

"On aurait pu quand même s'attendre à ce qu'il revienne de manière plus sensible et plus tangible sur la question du pouvoir d'achat qui est le grand absent de ce discours", a-t-il déclaré à Reuters lors d'un entretien téléphonique.

"Il n'y a pas de hasard parce que depuis huit mois malheureusement il n'y a pas de bons résultats annoncés en la matière", a-t-il ajouté.

"Le président de la République nous promet que les choses iront mieux mais la réalité c'est que dès demain, les franchises médicales vont se mettre en place, les tarifs de Gaz de France vont augmenter. Donc question pouvoir d'achat, ce ne sera pas un bon départ", a-t-il estimé.

"Je ne conteste pas le fait qu'il travaille, je ne conteste pas sa volonté, ce que je conteste ce sont les résultats (...) Beaucoup de nos concitoyens sont de plus en plus dans le doute sur l'efficacité réelle de toute cette énergie dépensée et mise en scène", a affirmé Julien Dray.

Julien Dray a ironisé sur le concept "tellement fumeux" lancé par le chef de l'Etat, qui a parlé dans son allocution de "politiques de civilisation" à mettre en place en 2008 après les "changements profonds" engagés en 2007.

"Tout le monde va s'esbaudir de ce concept nouveau qui est tellement fumeux qu'il ne fera que couler de l'encre (...) Si cela consiste à dire qu'on est pour les droits de l'homme, pour l'intégration et l'environnement, il y en a beaucoup qui vont se retourner dans leurs tombes", a-t-il déclaré.

Le porte-parole du PS a également noté que le chef de l'Etat n'avait pas évoqué les élections municipales du printemps, estimant qu'il voulait "essayer de sauter l'échéance".

"Je pense que l'assurance qu'il prend, c'est de se mettre au-delà du scrutin municipal pour essayer de le relativiser. Quand on explique que les résultats tomberont dans l'année 2008, on voit bien que ce n'est pas forcément au premier trimestre", a-t-il expliqué.

Laure Bretton

19:44 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

30.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : 3 Français sur 4 ne font pas confiance au gouvernement

Selon un sondage Ifop, les Français, dans leur grande majorité, ne font pas confiance au gouvernement pour augmenter le pouvoir d'achat.

C’est ce qu’il ressort d’un sondage IFOP pour Ouest-France Dimanche, publié vendredi. Ils ne sont que 25% à croire en l’action gouvernementale sur ce point, un taux en chute de 11 points par rapport à août 2007. Selon ce sondage, ils sont 27% (-16 points) à lui faire crédit de baisses d'impôt à venir. 31% (-14) lui accordent leur confiance pour lutter contre l'exclusion et la pauvreté, et 40% (-16) pour intégrer les personnes issues de l'immigration. Ils sont plus nombreux, à 42% (-11), à faire crédit au gouvernement pour lutter contre le chômage.

En revanche, une large majorité de Français lui font confiance pour lutter contre l'insécurité (62%, en baisse de 14 points) et protéger l'environnement (59%, -4). L'optimiste général des Français a augmenté depuis août dernier: ils sont 53% à se dire optimistes contre 47% de pessimistes. En août, ils se partageaient à stricte égalité 50-50 entre ces deux camps.

28/12/2007 - L'Expansion.com

RAG 34. Les lolo's 34

22:42 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

Laïcité : Bayrou (démocrate chrétien) : «Sarkozy remet en cause la laïcité républicaine»

Propos recueillis par Judith Waintraub

«La République n'a pas à sous-traiter l'espérance aux religions. Elle est en charge de réaliser un monde meilleur», dit François Bayrou. Crédits photo : Le Figaro

Le président du Mouvement démocrate reproche à Nicolas Sarkozy «le mélange des genres, entre l'État et la religion».

LE FIGARO. Que pensez-vous du concept de «laïcité positive» défendu par Nicolas Sarkozy ?

François BAYROU. Quand on a besoin d'un adjectif, c'est qu'on veut changer le sens du mot. Il y a dans le discours prononcé à Saint-Jean-de-Latran quelque chose de profond, passé à peu près inaperçu, une remise en cause de la conception de la laïcité républicaine autour de laquelle, depuis la Libération, la France s'est construite. S'exprimant comme président de la République, il introduit la notion de «racines essentiellement chrétiennes» de la France, oubliant le grand mouvement d'émancipation des Lumières. Il affirme que la République a «intérêt» à compter beaucoup de croyants. Il demande aux religions, toujours dans «l'intérêt» de la République, de fonder la morale du pays. C'est le retour, qu'on croyait impossible en France, du mélange des genres entre l'État et la religion. Ce mélange des genres n'a jamais produit de bons fruits, je le dis comme citoyen, et je le dis aussi comme chrétien de conviction.

Est-ce une erreur de parler d'espérance quand on fait de la politique ?
La République n'a pas à sous-traiter l'espérance aux religions. La République est en charge de réaliser un monde meilleur, et pas d'inviter à l'attendre. Cette conception sociologique de la religion, fournissant «l'espérance» qui fait que les peuples se tiennent tranquilles et respectent les règles établies, on croyait qu'elle était loin derrière nous ! Ce n'est pas autre chose que «l'opium du peuple» que dénonçait Marx. C'est un leitmotiv chez Nicolas Sarkozy, notamment quand il a parlé des bienfaits de la présence de l'islam pour pacifier les banlieues. En réalité, l'espérance religieuse et l'espérance civique ne sont pas de même nature. Elles ne sont pas du même monde. Au demeurant, la foi, ce n'est pas seulement l'espérance, ce n'est pas seulement pour l'avenir. C'est pour le présent, c'est voir le monde et voir l'autre dans une certaine lumière qui les révèle et les grandit. C'est en cela qu'il existe un humanisme chrétien.

La République doit-elle prendre en compte ce que Nicolas Sarkozy appelle l'«aspiration spirituelle» de l'être humain, qui existe selon lui chez chacun de nous ?
L'aspiration spirituelle est un mouvement précieux de l'être humain. Sur ce point, je suis d'accord avec Nicolas Sarkozy. La société doit la respecter. Mais lorsqu'on suggère que la morale républicaine doit se fonder dans les religions, on change d'approche. D'abord, il ne revient à aucune autorité civile de trancher ainsi une question de conscience. Il est aussi anormal de voir un président dire qu'il faut se référer à la religion que d'en voir un autre affirmer qu'il faut rejeter toute religion. Cette orientation, dans un sens ou dans un autre, n'est pas dans ses compétences. De surcroît, en tenant ce discours dans une société plurireligieuse, on pré­pare les conditions d'un affrontement entre les différentes religions. Car, quand elles se contredisent, qui décidera qu'une religion est supérieure à une autre dans le domaine de la morale et des valeurs ?

Quelle est votre conception de la laïcité ?
Celle de Jules Ferry. Quand Nicolas Sarkozy dit que «jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé» dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, parce qu'il lui «manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance», il exprime exactement le contraire du message de Jules Ferry. La morale de l'instituteur n'est pas inférieure à celle du prêtre. Pour Jules Ferry, elle est la morale universelle au genre humain, qui prend garde à ne choquer aucune des familles qui confient leur enfant aux maîtres. La laïcité est un bien très précieux que la France a su définir avant et mieux que les autres. Elle détermine un espace public à l'intérieur duquel on ne fait pas intervenir la religion par l'autorité du dogme, et un espace intime, familial, où chaque être humain cultive des convictions, une vision du monde, qu'il ne peut imposer aux autres. L'idée qui fonde la démocratie, c'est la vision géniale que Pascal a exprimée de la distinction des ordres : il y a l'ordre du pouvoir, l'ordre de la religion et l'ordre de la science. Le pouvoir doit garantir la liberté de prier et la liberté de penser dans les deux autres ordres. Mais l'homme n'est libre que si on empêche toute interférence entre ces ordres distincts. De la même façon, quand Nicolas Sarkozy établit un parallèle entre la vocation religieuse et sa vocation présidentielle, il mélange ce qui ne doit pas l'être.

Cela vous choque ?
Oui. En outre, c'est un paradoxe troublant que celui d'un pouvoir qui affiche chaque fois qu'il le peut sa complaisance avec le matérialisme financier et, en même temps, souhaite faire de la religion une autorité dans l'espace public. Cela s'est déjà produit dans l'histoire. Aujourd'hui, par exemple, chez Bush. Et cela, les citoyens républicains, laïques aussi bien que chrétiens, ne peuvent l'admettre : ils ont quelque chose en commun, c'est le «rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu».

Note précédente sur le même sujet : La laïcité selon le chanoine Sarkozy

RAG 34. Les lolo's 34

22:42 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAÏCITE

INTERNET : Les petites mains de Ladiesroom.fr se mettent en grève

Par Philippe Crouzillacq, 01net.

Dans le Web 2.0, les internautes sont sympathiques. Ils (ou elles) sont prêt(e)s à travailler pour des cacahuètes et à enrichir, de leur contenu éditorial (articles ou chroniques sur la mode ou la famille), un site comme Ladiesroom.fr. Et tout ça pour la gloire d'une publication en ligne. Leurs contributions sont le plus souvent de bonne qualité et, malgré tout, il ne leur viendrait pas à l'idée de se mettre à leur compte et d'éditer leur respectable production sur un blog.

C'est tout le secret du Web… communautaire : créer un environnement où les gens, à force de microtâches indolores mais chronophages se retrouvent heureux de travailler bénévolement au bien-être d'entreprenautes totalement décomplexés. Il ne faut toutefois pas pousser le bouchon trop loin. Car s'ils sont cools et prêts à tout pour faire plaisir à leur prochain, les travailleurs du Web 2.0 détestent au moins une chose : la dissimulation et les petits mensonges. Car dans ce cas-là, la confiance change de camp.

C'est ce qui est arrivé au site Ladiesroom.fr. L'une des collaboratrices du site s'est mise en tête de savoir qui était aux commandes du site auquel elle contribuait. Et a découvert qu'il s'agissait en fait d'une agence de communication, la société Heaven. Ce manque de transparence a choqué d'autres contributrices, explique Le Monde. Et plus de 10 % d'entre elles se sont alors mise en grève (un paradoxe pour des travailleuses non rémunérées). Elles ont toutes d'un commun accord décidé en signe de protestation de « déshabiller (symboliquement) leur avatar », la petite figure stylisée que chacune peut utiliser comme une signature. Une cybergrève tout ce qu'il y a de plus sexy en somme.

Vendredi 28 décembre.

RAG 34. Les lolo's 34

13:36 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : Contrôle technique auto + 30 % le 1er janvier !

Contrôle technique : Plus sévère... et plus cher

Huit examens supplémentaires dès le 1er janvier prochain.

Le contrôle technique, auquel sont soumis tous les deux ans les véhicules de moins de 3,5 tonnes, dès le début 2008. Actuellement, les centres agréés doivent contrôler 125 points , dont 68 sont soumis à une contre-visite. Un arrêté du 13 octobre 2006 entrant en vigueur le 1er janvier 2008 vient ajouter huit points de contrôle :

- Amortisseurs (avant et arrière)
- Pédale de freins
- Caches des airbags
- Lave-glaces des phares avant
- Niveau du liquide de freins
- Etat des ceintures de sécurité
- Diagnostic anti-pollution embarqué (On Board Diagnostic)
- Homologation des pare-buffles (4x4)

Ainsi, les amortisseurs défectueux n'échapperont bientôt plus à une contre-visite. À partir du 1er janvier 2008, le moindre problème d'étanchéité constaté devra obligatoirement être réparé dans les deux mois. À défaut, le propriétaire ne recevra pas son attestation de contrôle technique, sésame indispensable pour avoir le droit d'utiliser son véhicule pendant les deux années à venir.

La fin des pare-buffles "sauvages"

Des éléments présents sur les véhicules vendus récemment pourront également faire l'objet d'une contre-visite en cas de dysfonctionnement, comme les systèmes de rétractation des ceintures de sécurité, les lave-glaces des phares avant ou le troisième feu stop.
Le liquide de frein devra être "à niveau" et les pare-buffles, qui trônent devant la calandre de certains 4×4, devront être homologués sous peine de devoir être retirés.

La fin de l'à-peu-près

Par ailleurs, un jeu minime dans les rotules de direction ne sera plus toléré et l'écart de profondeur des pneus d'un même essieu ne pourra plus dépasser 5 mm. Plus question non plus d'intervertir les pneus avant usés avec les pneus arrière en bon état juste avant le contrôle : tous les pneumatiques seront vérifiés lors de la contre-visite.
Autre nouveauté : chaque véhicule mis en circulation depuis le 1er janvier 2004 sera soumis à titre indicatif à un diagnostic antipollution. Enfin, le délai de validité de deux ans du contrôle technique débutera à partir du premier contrôle, et non plus à la date de la contre-visite.

Le temps, c'est de l'argent

Cette nouvelle réglementation engendrera inévitablement une hausse drastique du nombre de véhicules soumis à une contre-visite. Ces vérifications supplémentaires donneront par ailleurs plus de travail aux centres de contrôle, qui devront aussi acquérir du matériel supplémentaire, notamment pour réaliser le diagnostic antipollution.

Un investissement supplémentaire qui devrait pousser la plupart d'entre eux à augmenter significativement leurs tarifs (autour 50 euros actuellement), de l'ordre de 25 à 30%, au moins....

Lobby, quand tu nous tiens...

Dans un communiqué, le Secur, une association oeuvrant pour "l'usage, le confort et la sécurité de tous les moyens de transport", se félicite du fait que la France devienne "le premier pays en Europe" à prendre une telle mesure sur les amortisseurs.

Pas franchement étonnant quand on sait que le Secur dépend directement de la FIEV, une fédération professionnelle regroupant notamment les équipementiers de l'industrie automobile, qui ont tout intérêt à ce que les Français renouvellent le plus souvent possible les pièces de leur véhicule.

D'ailleurs, le Secur se cache à peine de son action de lobbying auprès des pouvoirs publics, se félicitant d'avoir "contribué de façon déterminante à la reconnaissance du rôle sécuritaire majeur des amortisseurs dans la liaison au sol des véhicules". Dont acte.

Neuilly, 29 novembre (AOL)

RAG 34. Les lolo's 34

19:35 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus

Au moment même où Nicolas Sarkozy vient de faire voter par la majorité au Parlement un plan supposé favoriser le pouvoir d’achat des Français, son gouvernement vient d’annoncer, entre Noël et jour de l’an, une hausse de 4 % des tarifs du gaz. Le ministre de l’Économie nous dit, comme pour se faire pardonner, que c’est moins que les 6 % souhaités par GDF dans le cadre de sa privatisation, mais c’est bien plus que l’inflation (2,4 %) et cette augmentation vient après la hausse de 5,8 % déjà intervenue en mai 2006. Soit une progression de 10 % en 18 mois.

Dès la fusion de Suez avec GDF, le Parti socialiste pointait le risque d’une augmentation inéluctable des tarifs pour que GDF puisse compenser les coûts d’approvisionnement sans pénaliser ses actionnaires qui commencent à bouder le cours des actions qu’ils jugent de moins en moins attractives.

Ainsi, non seulement le plan de Nicolas Sarkozy n’aura pas apporté un euro de plus aux Français au 1er janvier 2008, mais ceux-ci se verront -à cette date- facturer 4 % plus cher leur approvisionnement en gaz et les fameuses franchises médicales entreront en vigueur. Visiblement le compte n’y est pas par rapport aux promesses. En matière de pouvoir d’achat, la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus.

Communiqué de François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste

RAG 34. Les lolo's 34

19:35 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

Blingbling à Louksor : "Cela tourne vite au vulgaire"






La "virée people" de Nicolas Sarkozy à Louxor suscite des réactions peu amènes en Europe

Les photos de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni à Louxor (Haute-Egypte) ont fait, mercredi 26 décembre, le tour du monde. Aux Etats-Unis, elles ont été reprises par les journaux accompagnées d'une courte synthèse dans la page people. C'est surtout en Europe que les commentateurs politiques s'y sont intéressés, s'interrogeant, souvent de façon peu amène, sur le nouveau style de la présidence française.

Ainsi, en Italie, le quotidien La Repubblica, sous la plume de Bernardo Valli, se demande, jeudi 27 décembre, si, "à la veille de son cinquantième anniversaire, la Ve République n'a pas changé de visage", si "son sixième président, actuellement en fonction, n'est pas en train d'en écrire l'épitaphe". L'éditorialiste décrit "sur le trône de De Gaulle, un président en manches de chemise, avec la chemise déboutonnée et les lunettes de soleil d'Alain Delon, qui reçoit ses ministres les pieds sur la table et tutoie (presque) tout le monde".

"CELA TOURNE VITE AU VULGAIRE"

L'autre grand quotidien, Il Corriere della Sera, consacre sur deux pages un reportage très illustré et plutôt ironique aux "deux fiancés". En Espagne, où M. Sarkozy est bien en cour et suscite depuis sa campagne présidentielle une curiosité bienveillante, même les journaux conservateurs El Mundo et ABC s'étendent sur le coût du séjour et le rôle de Vincent Bolloré, après le prêt de son yacht à Malte.

C'est en Allemagne que les commentaires sont les plus durs, confirmant la difficulté outre-Rhin à s'habituer à un président de la République française dont les comportements désarçonnent les Allemands, qui ont toujours eu le sentiment qu'il ne les portait pas dans son cœur. A l'unisson, la presse accuse le chef d'Etat de chercher une fois encore à se mettre en scène, souvent au préjudice de sa fonction. "Au lieu de se démener, comme le reste de la classe politique du pays, sur le pouvoir d'achat, les retraites ou les délocalisations, il s'en va le week-end à Disneyland", note le magazine de droite Focus dans son édition en ligne, qui décrit un président à la recherche de "trophées".

"Ehonté, irritant, narcissique", s'agaçait la Süddeutsche Zeitung dès le 21 décembre : "Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire." "Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible", conclut le Berliner Zeitung du 24 décembre.

En Belgique, tous les titres, francophones et néerlandophones, plaçaient en "une", mercredi, les photos de Louxor. Une "virée people" selon Le Soir, pour lequel "Sarko termine 2007 sûr de lui, arrogant, espérant mettre un voile sur ses premiers vrais déboires".

Aux Pays-Bas, le quotidien de référence NRC-Handelsblad s'interrogeait, jeudi, sur "ce qui se déroule vraiment à l'Elysée, où l'on semble tourner un remake de Louis de Funès".

Peut-être par trop habituée aux controverses entourant les voyages privés de l'ancien premier ministre Tony Blair, la presse britannique, qui avait fait ses choux gras de l'officialisation de la nouvelle liaison présidentielle au parc Disneyland, s'est faite plus discrète. "Kozy et sa copine sur les rives du Nil", titrait le tabloïd The Sun. Dimanche, The Independent ironisait sur un "Sarkozy qui a réinventé la présidence de la France à l'époque du star-system". M. Sarkozy est "le candidat unique d'un studio de 'Loft Story' appelé Elysée, une star de soap opera", écrivait le journal.

Henri de Bresson (avec nos correspondants en Europe et à Washington). LE MONDE | 27.12.07 |

RAG 34. Les lolo's 34

19:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La laïcité selon le chanoine Sarkozy




Laïcité : l'approche sarkozyenne, par Yvon Quiniou

C'est une véritable régression dans la manière de concevoir la laïcité que Nicolas Sarkozy vient de nous proposer dans son discours de Rome, sous prétexte de nous en offrir une version positive et moderne. Cela tient à ce que sa réflexion implique à la fois un contresens théorique, une ignorance historique et un parti pris idéologique difficilement acceptables. Le contresens, d'abord. La laïcité, telle que la France la revendique depuis la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ne se définit pas positivement par une ouverture de principe aux croyances religieuses. Elle consiste bien plutôt dans un retrait ou une abstention qui fait devoir à la République de ne pas porter atteinte à la liberté de conscience et de culte et, par conséquent, de n'en reconnaître ou de n'en soutenir aucun en particulier. Elle garantit ainsi, à l'encontre du prosélytisme religieux, la liberté absolue d'être sans religion.

Si la laïcité a un sens positif, ce n'est pas celui que lui prête notre président. Elle a pour fonction non de libérer les croyances, c'est-à-dire de les favoriser, mais de libérer des croyances instituées que les différentes églises ont toujours, peu ou prou, voulu imposer. Appuyée sur la raison, elle doit former l'esprit critique et le libre jugement de chacun, de façon à ce qu'il prenne ses distances avec tous les contenus de pensée religieux qui prétendent se soustraire au débat rationnel et fonder leur légitimité sur une source transcendante échappant à l'intelligence profane. Cette démarche n'interdit en rien que l'on retrouve et donc que l'on accepte les croyances religieuses, mais contrôlées par la raison humaine : des croyances qui ne s'opposent pas à ses acquis scientifiques et moraux, et débarrassées alors des emportements irrationnels qui les ont trop souvent caractérisées.

C'est ici que la prise de position de M. Sarkozy révèle une ignorance étonnante, si elle n'est pas feinte. L'identité progressiste de la France républicaine ne s'est pas construite avec l'héritage chrétien officiel mais, pour l'essentiel, contre lui. Laissons de côté le grave passif de l'Eglise catholique dans son rapport aux sciences : au nom d'une Révélation dogmatisée, elle s'est régulièrement opposée aux grandes théories scientifiques, comme celles de Galilée ou de Darwin, pour autant qu'elles mettaient en cause sa vision du monde et de l'homme.

Ne parlons que des grands bouleversements sociopolitiques qui font désormais consensus : la République elle-même, les droits de l'homme, l'égalité de l'homme et de la femme, les conquêtes sociales, la conception civile du mariage, la libération sexuelle et l'acceptation du droit à la différence dans ce domaine (comme l'homosexualité). Tout cela a été refusé et combattu par l'institution religieuse, avec virulence.

Une conception exigeante de la laïcité se doit de rappeler ces faits, et appeler à une vigilance constante, dans la tradition de la philosophie des Lumières, face aux menaces dont est porteuse toute foi quand elle n'est pas soumise à l'examen critique.

A la racine de l'approche sarkozyenne de la laïcité, qui rompt avec la tradition républicaine française, il y a un parti pris idéologique : l'idée que l'homme ne saurait se passer de la religion et du fondement qu'elle est censée apporter à ses choix moraux. Il rejoint ici clairement Benoît XVI qui, dans sa dernière encyclique, défend un scepticisme radical quant à la possibilité pour l'humanité d'améliorer sa condition historique sans le secours de la foi.

Toute l'histoire de l'humanité nous prouve que l'homme a su progresser sans l'aide des religions (même si elles ont pu aussi aider à ce processus) et qu'il n'a pas besoin de la référence à une transcendance pour savoir ce qu'il en est du Bien et du Mal : la raison humaine, compétence naturelle qui s'améliore au fil du temps, y suffit, et elle a même dû souvent se débarrasser des préjugés religieux pour exercer sa liberté. Vouloir enraciner la morale dans la religion, c'est faire dépendre les valeurs qui doivent réunir toute l'humanité de croyances particulières, souvent opposées entre elles et dont la pérennité est rien moins qu'assurée ; c'est s'exposer soi-même au relativisme et au nihilisme à l'instant même où on croit les combattre.

Une société réellement laïque ne trouvera donc dans les doctrines éthiques des différentes religions qu'un élément parmi d'autres de sa discussion sur les normes qui doivent régir notre vie collective et individuelle, sans leur conférer le moindre statut privilégié. Elle fera, par conséquent, du pouvoir humain de juger, partagé par tous, le fondement exclusif de ses prises de position morales : seul ce qui est universel peut décider de ce qui vaut universellement, par-delà les croyances ou les incroyances des uns et des autres.

Article paru dans l'édition du 28.12.07.
Yvon Quiniou, agrégé de philosophie, membre du comité de rédaction de la revue "Actuel Marx"

RAG 34. Les lolo's 34

07:39 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAÏCITE

28.12.2007

Sans-papiers : les soutiens sur "écoute informatique" ?

Par Chloé Leprince (Rue89)

Un projet de loi prévoit d'autoriser la police à placer des logiciels espions notamment contre l'aide aux sans-papiers.

Et si la police était désormais habilitée à placer des logiciels espions dans les ordinateurs dans le but de surveiller en temps réel le flux informatique des particuliers et des entreprises, y compris les e-mails et les conversations téléphoniques via des logiciels comme Skype? C'est en tout cas ce que prévoit une disposition, dévoilée la semaine dernière par la presse, de la prochaine Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), qui doit être présentée en janvier par Michèle Alliot-Marie en Conseil des ministres.

Contactés ce samedi, les services du ministère de l'Intérieur évitent encore de communiquer plus amplement sur le sujet. "Un peu tôt" y explique-t-on. Plusieurs dispositions ont pourtant filtré et notamment ce nouveau feu vert à l'installation de "mouchards".

Les policiers seraient autorisés à avoir recours à ces "clés de connexion" non seulement pour de la grande délinquance "dès lors que les faits sont commis en bande", précise le texte tel qu'il a filtré à ce jour -et n'a pas été démenti par le ministère. Mais aussi pour "l'aide à l'entrée et au séjour d'un étranger en situation irrégulière".

Sur le papier, la justification s'articule bien sûr autour de la lutte contre les réseaux de l'immigration clandestine et notamment contre les passeurs. Mais, dans les faits, des associations comme RESF, par le biais de laquelle des particuliers s'organisent notamment pour assister, et parfois cacher, des parents d'enfants scolariés qui sont en situation irrégulière, pourraient être menacées.

"Une volonté symbolique et politique plus qu'une vraie utilité"

C'est sous le contrôle du juge d'instruction et du juge des libertés et de la détention (JLD) que la police sera habilitée à contrôler en temps réel le contenu des ordinateurs des gens placés sur "écoute informatique". Un JLD interrogé par Rue89 se montre "plutôt sceptique":

"Cette disposition traduit bien sûr la pression accrue sur la lutte contre l'immigration clandestine. Partout, dans les services de police, les préfectures, les gendarmeries, on forme des équipes spécifiquement destinées à cela. Mais, du point de vue de l'enquête, je suis dubitatif sur le lien entre ce qui peut circuler sur ces ordinateurs et les étrangers en situation irrégulière. J'ai du mal à saisir l'utilité de la chose."

Pour ce magistrat, cette disposition nouvelle relève en fait davantage d'une volonté "symbolique ou politique" que d'une utilité réelle, alors qu'à ses yeux, on déploie déjà bien davantage d'énergie à poursuivre les sans-papiers eux-mêmes qu'à lutter contre les réseaux de passeurs.

Inquiétude des associations

La plupart des associations n'avaient pas encore relevé ce détail de la Lopsi, qui ne sera rendue publique que début 2008. Mais cette nouvelle génération de mouchards inquiète, alors que Rue89 racontait début décembre que deux salariées de France terre d'asile avaient été placées sur écoute pendant plusieurs mois avant d'être carrément placées en garde à vue pour avoir eu des conversations téléphoniques avec de jeunes clandestins qu'elles suivaient dans le cadre de leurs maraudes.

Vice-président du Gisti, l'avocat Stéphane Maugendre rappelle qu'il y a une tendance à la criminalisation générale de l'aide aux sans-papiers:

"Cette disposition serait un pas de plus mais, dès à présent, la loi sur l'aide au séjour irrégulier est tellement vaste qu'elle concerne aussi bien l'oncle qui accueille son neveu quelques jours, le petit passeur, les associations qui aident les sans-papiers, que les gros réseaux de trafic."

Si aucun parent d'élève associé par exemple à RESF n'a encore été poursuivi, Stéphane Maugendre souligne que la pression va bien crescendo sur le terrain.

Du côté de la Cimade, Sarah Bellaïche juge "très inquiétante" la nouvelle mouture de la loi de sécurité intérieure mais constate également que l'arsenal législatif permettait déjà de donner un tour de vis supplémentaire, en poursuivant par exemple les passagers d'un avion qui s'étaient opposés à l'expulsion d'un clandestin pour "atteinte au bon fonctionnement d'un aéronef".

22/12/2007.

Sur le même sujet 18.12.07 : INTERNET : Bientôt un flic dans chaque PC des français ?

RAG 34. Les lolo's 34

10:38 Publié dans 008 BlogoPolitis , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.12.2007

Benazir Bhutto assassinée dans un attentat


Par Augustine Anthony Reuters - Jeudi 27 décembre, RAWALPINDI, Pakistan (Reuters) - Benazir Bhutto, ancien Premier ministre pakistanais, a été assassinée dans un attentat alors qu'elle venait de quitter une réunion électorale jeudi à Rawalpindi, près d'Islamabad.

Sa formation, le Parti du peuple pakistanais (PPP) et les médias officiels ont confirmé son décès.

"Elle est morte en martyre", a déclaré Rehman Malik, un responsable du PPP.

Bhutto, 54 ans, est décédée après son transfert dans un hôpital de Rawalpindi. Selon la chaîne de télévision Ary-One, elle a reçu une balle en pleine tête.

La police a indiqué que le kamikaze avait tiré plusieurs coups de feu en direction de Bhutto au moment où celle-ci quittait la réunion électorale organisée dans un parc public. L'homme a ensuite déclenché la charge explosive qu'il portait sur lui.

"L'homme a d'abord tiré sur le véhicule de Bhutto. Elle a baissé la tête et il s'est alors fait exploser", a déclaré Mohammad Shahid, un policier.

La police a fait état de seize victimes dans cet attentat intervenu en plein coeur de la campagne pour les élections législatives du 8 janvier. On ne sait pas pour l'instant si le scrutin va être maintenu.

"Cet acte est l'oeuvre de ceux qui veulent désintégrer du Pakistan parce qu'elle était un symbole d'unité. Ils ont achevé la famille Bhutto. Ce sont des ennemis du Pakistan", a déclaré à Reuters Farzana Raja, un responsable du PPP.

Un correspondant de Reuters présent sur les lieux a entendu deux coups de feu, puis l'explosion. Un autre correspondant de Reuters a vu plusieurs corps et la tête mutilée d'une personne sur une route près du parc où s'est tenu le meeting.

MUSHARRAF CONDAMNE

Le président Pervez Musharraf a condamné "dans les termes les plus vigoureux l'attaque terroriste qui a coûté la vie à Benazir Bhutto et à de nombreux autres Pakistanais innocents", a rapporté l'agence de presse officielle.

Il a aussitôt convoqué une réunion d'urgence des responsables du pays et a appelé "la population à rester calme face à cette tragédie".

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira à 17h00 GMT pour des consultations à la suite de cet assassinat.

Les Etats-Unis ont très rapidement condamné l'attentat qui a coûté la vie à l'opposante pakistanaise, l'une des femmes politiques les plus célèbres au monde. "Cet attentat montre qu'il y a toujours des gens au Pakistan qui cherchent à saper la réconciliation et les progrès démocratiques", a dit un responsable du département d'Etat.

Le président George Bush, qui se trouve dans son ranch de Crawford, au Texas, où il passe des vacances, a été informé de la situation, a fait savoir la Maison blanche. Il doit s'exprimer sous peu.

Dans une lettre adressée à son homologue pakistanais, le président français Nicolas Sarkozy juge "plus que jamais indispensable" la tenue des élections législatives après "l'acte odieux" qui a couté la vie à l'ancien Premier ministre.

L'Inde de son côté déplore un "coup terrible porté à la démocratie". "Avec sa mort, le sous-continent perd un dirigeant politique de premier plan qui avait oeuvré pour la démocratie et la réconciliation de son pays", a déclaré le porte-parole du Premier ministre Manmohan Singh.

A son retour au Pakistan après huit années d'exil, l'opposante pakistanaise avait déjà été la cible, le 18 octobre, d'un attentat qui avait fait 139 morts dans la foule qui s'était massée à Karachi pour l'accueillir.

Les activistes islamistes avaient été pointés du doigt mais celle qui fut la première femme à diriger le gouvernement d'un pays musulman s'était dit prête à braver le danger pour aider son pays.

Dans le discours qu'elle venait de prononcer jeudi, Bhutto avait justement évoqué ces menaces. "J'ai mis ma vie en danger, je suis rentrée parce que je sentais que ce pays était en danger. Les gens sont inquiets mais nous sortirons ce pays de la crise", déclarait-elle quelques minutes avant sa mort.

PREMIÈRE FEMME À LA TÊTE D'UN PAYS MUSULMAN

Les personnes qui s'étaient réunies près de l'hôpital où elle avait été conduite ont poussé des cris à l'annonce de sa mort. Certains ont scandé des slogans hostiles à Musharraf.

L'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, figure de l'opposition, s'est adressé à la foule éplorée. "Mon coeur saigne et je suis aussi profondément attristé que vous", a-t-il dit.

Bhutto était devenue à 35 ans la première femme à diriger le gouvernement d'un pays musulman après la victoire, en 1988, de son parti, le PPP, fondé par son père.

En 1990, cible d'accusations de corruption, elle fut limogée, avant de revenir au pouvoir en 1993 pour en être une nouvelle fois chassée en 1996 sur fond de nouvelles accusations de corruption et de mauvaise gestion du pays.

Elle avait contesté le bien-fondé de ces accusations mais avait choisi de rester à l'étranger plutôt que de les combattre.

Sa famille n'a pas été épargnée par les violences.

Son père, Zulfikar Ali Bhutto, fut président puis Premier ministre du Pakistan avant d'être renversé en juillet 1997 et exécuté deux ans plus tard. Ses deux frères sont morts dans des circonstances mystérieuses.

Bhutto affirmait avoir été la cible de plusieurs tentatives d'assassinat ourdies par Al Qaïda dans les années 1990.

Selon les informations de différents services de renseignement, les taliban ainsi que des groupes djihadistes pakistanais avaient recruté des kamikazes pour mettre fin à ses jours.

Avec la contribution de Kamran Haider, version française Gwénaelle Barzic

20:07 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

ERRATUM : Johnny PERCHEC UMP blog personnel au service des citoyens de la ville de MEZE (34140)

Le blog personnel de Johnny Percherc UMP nous informe tardivement (l'info est partie dans tous les tuyaux), qu'il n'est pas candidat aux prochaines municipales de Mèze. (lire notre note précédente).

Cela étant, puisque-que ce blog UMP est au service des mézoises et des mézois, nous sommes impatients de lire tout ce qui concerne la ville de Mèze, à l'approche des municipales, plutôt que la suite ininterrompue de toutes les dépêches sur tous sujets, qui tombent sur les téléscripteurs des agences de presse.

Les lolo's 34.

15:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Municipales à Mèze : Johnny Perchec UMP, "raccolage à tout prix" sur internet ...

Un candidat aux municipales à Mèze nous parle de tout et de "n'importe quoi" d'heure en heure, et bientôt de minute en minute ...

Sauf bien sûr, de tout ce qui intéresse les citoyennes et citoyens mézois au quotidien. Cela n'aura bien entendu pas échappé à votre vigilance. La droite est si décomplexée qu'elle est prête à vous proposer en boucle la rubrique des chiens écrasés, pourvu qu'elle soit en haut de l'affiche, au détriment de toute expression contraire à sa nouvelle idéologie populiste, incarnée par son Président Bling bling.

Monsieur Johnny Perchec, arrêtez de spammer la plateforme Midiblogs, c'est pitoyable ! Parlez-nous plutôt de l'avenir de la ville de Mèze, que nous puissions enfin espérer en débattre avec vous !

Lolo 34

14:04 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PERCHEC, UMP, MUNICIPALES MEZE

Prédidence "Kéké" par Roger ANTECH Midi Libre




EDITORIAL par Roger ANTECH Kéké

Tous les signes ostentatoires d'une présidence d'un autre type, type m'as-tu-vu ?, tous les attributs d'une présidence "kéké" sont donc à nouveau réunis. Les Ray-Ban, la Rolex, la chemise dépoitraillée, la petite chaîne en or, la barbe de deux jours, les vacances de riche, le palace, le jet après le yacht prêté par l'ami milliardaire et, maintenant, le top-model et la romance sur le Nil qui va avec...Bien qu'il s'en défende, il y a une part d'exhibition dans la vie privée de Nicolas Sarkozy et ce que l'on prenait, au commencement, pour un exercice décomplexé du pouvoir, flirte avec le mauvais goût, voire le mauvais genre.

Nicolas Sarkozy en fait trop. Forcément, la rupture est flagrante avec ces présidents qui avant lui, et en apparence seulement, semblaient toujours agir à l'économie. Mais on ne sait plus vraiment si cette touche de provocation relève d'une communication présidentielle très maîtrisée ou d'un penchant naturel et irrésistible pour le kitch.

En empruntant Bolloré Airlines pour se rendre à Louxor, Nicolas Sarkozy sait ainsi qu'il ranime la polémique sur sa proximité avec les milieux d'affaires. En se montrant très glamour au bras de Carla Bruni, le Président ne fuit pas les paparazzi, il les aimante. Finalement aussi peu préoccupé par un éventuel divorce avec l'opinion, qu'il ne l'est par sa séparation bien réelle - et déjà consommée... - avec Cécilia.

RAG 34. Les lolo's 34

10:05 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Fracture et rupture "chiracosarkozienne" sont les maux, sinon les mamelles de la France ultralibérale

Il y aurait deux France ?
Patrick Braouezec

Monsieur le Président,

Le 11 décembre, à Vandœuvre-lès-Nancy, vous avez prononcé un discours sur la question du logement. Ma réaction ne concernera pas les propos que vous avez tenus sur ce thème. Non ! Je m’arrêterai aux trois premières phrases de votre intervention. Je vous cite : « Je suis heureux de me trouver parmi vous en Lorraine, parce que la Lorraine, c’est la France, la véritable France, telle que je la connais, telle que je la ressens, telle que je l’aime. Ici, c’est la France dont on parle peu, parce qu’elle se plaint peu. Ici, c’est la France qui croit au mérite, à l’effort, c’est la France qui veut qu’on la respecte. »

Dire que ces propos m’ont profondément choqué est bien en deçà des sentiments qui m’ont traversé à leur lecture : révolte et honte.

A vos yeux, il y aurait donc deux France : « la véritable », et par conséquent la fausse, l’illégitime ; celle que vous aimez, et celle que vous n’aimez pas ; celle que vous ressentez, et celle que vous ne calculez pas ; la France qui se tait, et celle qui revendique ; celle qui veut le respect (et qui le mérite), et celle qui ne le veut sans doute pas (et qui ne le mérite donc pas). Vous devriez, Monsieur le Président, être le président de toute la France. Vos propos prouvent le contraire.

Quelle est cette France que vous n’aimez pas, que vous ne ressentez pas, qui se plaint (à juste titre ?), qui parle fort, qui ne croit ni à l’effort ni au mérite et, qui ne veut pas « être respectée » ? Pourquoi vouloir diviser la France de cette façon-là ? Peut-être est-ce tout simplement parce que, comme vous l’avouez, la France que vous aimez est la seule que vous connaissez, et que l’autre vous est « étrangère ». Avec votre déclaration, nous voilà revenus à La Fontaine et à l’opposition entre le rat des villes et le rat des champs. (Rassurez-vous, je ne fais même pas allusion ici au récent livre d’Alain Badiou De quoi Sarkozy est-il le nom ?)

J’ai cru comprendre (sans doute à tort) que cette « autre France », l’illégitime (reconnaissons que ce n’est pas encore l’anti-France), est justement celle que je connais de près, celle que je côtoie au quotidien, celle des banlieues populaires.

Cette France qui carbure au mélange ; celle qui se lève tôt (celle des sociétés de nettoyage), ou qui se couche tard (celle des sociétés de gardiennage). Cette France qui travaille dur pour gagner peu. Cette France originaire d’Afrique (au nord comme au sud du Sahara) ou d’Europe du Sud. Qui meurt trop tôt de ne pas s’être assez plaint. Cette France des salariés des services publics : les cheminots, les RATPistes ; les salariés des collectivités locales comme ceux du « privé », lève-tôt eux aussi et dont on ne remarque le travail que quand ils sont en grève. Cette France des « sans » (emploi, papiers, logement) toujours levés car toujours sur le « qui-vive comme on peut », dont on ne parle qu’au-dessous de zéro degré et qui revendiquent dignité et respect même au printemps, même en été, même en automne.

Mais, n’ayez crainte, Monsieur le Président, je ne tomberai pas dans le piège d’opposer les « p’tits gars d’Aubervilliers » à ceux de « Vandœuvre-lès-Nancy », car il n’existe pas objectivement de conflit d’intérêts entre eux. Le mal-être, celui notamment des jeunes, les peurs que vous entretenez sont les mêmes à Guéret ou à La Courneuve, même s’ils s’expriment de manière différente. Ici une voiture brûlée, là un silence résigné, ailleurs un suicide prématuré. La division artificielle que vous entretenez s’inscrit dans la nuit des temps de ceux qui veulent asseoir leur pouvoir : diviser pour mieux régner.

Et s’il y a bien deux France, la ligne du clivage n’est ni topologique, ni géographique, ni ethnique, ni culturelle, ni cultuelle. La seule ligne de fracture est sociale et économique, c’est celle que vous voudriez nous faire oublier pour surtout ne rien changer à l’ordre des choses.

Libération QUOTIDIEN : mercredi 26 décembre 2007

RAG 34. Les lolo's 34

10:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Arche de Zoé: la presse commente un verdict sévère pour les "amateurs de l'humanitaire"

PARIS (AFP) - Le procès des membres de l'Arche de Zoé a été "baclé" pour beaucoup, même si d'autres le jugent "empreint de dignité et de vérité", en revanche les éditorialistes sont tous d'accord pour un verdict "sévère" qualifiant les condamnés d'"amateurs de l'action humanitaire".


"Bouclé en quelques jours - bâclé, serait-on tenté de dire- le procès de N'Djamena n'aura pas permis d'apprendre grand-chose" affirme Fabrice Rousselot.

Selon Libération, "personne n'avait intérêt, peut-être, à ce que toute la vérité soit faite sur cette triste farce". En premier lieu, "pas Eric Breteau, coupable pour le moins d'amateurisme forcené", mais également le Tchad et la France. Pour le journaliste, le "verdict d'hier, sévère, sonne comme l'ultime fausse note de cet imbroglio."

Dominique Gerbaud dans La Croix pense lui aussi que les accusés sont des "amateurs de l'action humanitaire", mais il estime le "procès empreint de dignité et de vérité". "La justice tchadienne n'a ni retardé le jugement, ni fait traîner les débats, ni biaisé le verdict", dit-il. Ne contestant pas la sévérité de la peine prononcée, il écrit que le "verdict, pour sévère qu'il soit, montre bien que nul n'est au-dessus de la loi."

Pour François Tartarin de La Nouvelle République du Centre-Ouest, "les apparences sont sauves". Et de croire que "le Tchad entretient l'illusion d'une justice insensible à l'étau politique et diplomatique dont joue Paris à ses dépens".

La Presse de la Manche évoque le transfert en France des six condamnés qui "seront présentés à la justice et incarcérés, mais qu'il faudra revoir leur cas". "On pourrait d'ailleurs imaginer que la meilleure sanction serait de remplacer la prison par des années de travail d'intérêt général, au sein d'organismes humanitaires, mais sans en assumer la direction", ironise son éditorialiste, Jean Levallois.

Dans la Charente Libre, Jacques Guyon se demande "comment, en effet, ne pas jalouser l'étonnante célérité de cette justice tchadienne qui aura mis deux petits mois pour boucler l'enquête, l'instruction, expédier le procès et délivrer sa sentence?"

De son côté, Jacques Camus dans La République du Centre pense que même "illuminés", "inconscients" ou "rêveurs" les six Français "ont été les victimes d'une justice... inhumanitaire".

Revenant sur les "déclarations tonitruantes de Nicolas Sarkozy qui disait vouloir aller chercher nos ressortissants", il juge que cette "fois, le chef de l'État a raté son coup d'esbrouffe."

RAG 34. Les lolo's 34

09:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ARCHE DE ZOE

26.12.2007

LOUKSOR ? Président BLINGBLING, il adore... : Un "message" de solidarité de Sarkozy

Armelle Gardien enseignante au lycée Jean-Jaurès de Châtenay-Malabry, cofondatrice du Réseau Education sans frontières (RESF).

Et si Nicolas Sarkozy avait envoyé aux sans-papiers le même message de solidarité qu’il a envoyé à Ingrid Betancourt et aux autres otages en Colombie ?

« Je m’adresse à vous, aurait dit le Président, qui êtes des parents, des jeunes, des sans-papiers, en mon nom personnel mais surtout au nom des millions de Français, et je crois pouvoir le dire, au nom de tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui réclament pour vous le droit de vivre au grand jour dans le pays des droits de l’homme où vous êtes venus chercher un avenir meilleur pour vous et vos enfants. Je refuse l’idée de vous laisser en perdition, je veux m’engager à vous arracher à un destin inhumain. Ceux qui vous persécutent font une erreur tragique. Ils s’égarent. Ils s’isolent. Une très large part de la communauté internationale condamne ces méthodes de traque, d’emprisonnement, de sévices physiques, de pressions morales. Il est temps de le comprendre et de faire preuve d’initiative. Les témoignages publiés nous bouleversent, ils montrent la souffrance des familles, les rêves brisés des jeunes. C’est pourquoi je veux m’adresser à vous pour vous apporter enfin un message de solidarité. A tous je veux le dire : la France ne vous oubliera pas. Elle ne vous oubliera jamais. En ce moment, la France recherche de nouveaux moyens pour vous rendre la place qui est la vôtre dans notre société, celle que les générations d’immigrés ont occupée par le passé, celle qui a permis la constitution d’une société multiple, complexe, rayonnante. L’urgence de la solution est devenue encore plus évidente aux yeux de tous : trop d’indignités vous sont infligées, trop de compromissions imposées à ceux qui sont chargés d’exécuter la politique du chiffre. Un seul objectif doit s’imposer : le droit au séjour, pour vous et vous enfants. Pour terminer ce court message, je veux avoir une pensée particulière pour Chulan Zhang, et ceux qui, anonymes, mais comme elle qui l’a payé de sa vie, sont venus aux portes de l’Europe chercher la liberté et le droit de vivre mieux.

Je veux à tous dire mon admiration pour leur dignité, leur courage dans la situation inhumaine qui leur est faite. Je veux vous apporter le témoignage du refus de la France d’accepter l’inacceptable. »

vendredi 14 décembre 2007 http://www.liberation.fr/rebonds/297872.FR.php © Libération

Le site de RESF

12:40 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF

25.12.2007

Ingrid BETANCOURT : 46 ans aujourd'hui, et 6ème noël, comme otage des FARC





Aujourd'hui 25 décembre : Opération "La Flamme de l’Espoir"


AgirpourIngrid.com - Paris - 15/12/07


Mardi 25 décembre : Opération "La Flamme de l’Espoir"

Le Comité de soutien forme l’espoir ardent qu’Ingrid Betancourt sera libre au moment de Noël. En effet, le 25 décembre revêt une double importance pour elle : c’est également le jour de son anniversaire.

Toutefois, dans le cas où Ingrid n’était pas libre à ce moment-là, il nous semble fondamental de ne pas l’oublier. Pour elle comme pour tous les otages de Colombie, il est important que ce jour si célébré brille par sa solidarité et son espoir.

C’est pourquoi le Comité de soutien en appelle aux citoyen-ne-s du monde entier : tout au long du 25 décembre, nous vous invitons de placer à leur fenêtre, sur leur balcon ou sur le seuil de leur porte, une bougie. En ce jour où une grande partie d’entre nous sera réunie en famille, il nous semble essentiel d’avoir une pensée pour Ingrid et les otages, à travers ce geste simple mais fort de sens.

Nous comptons donc sur vous, une fois de plus, pour que la mobilisation soit impressionnante : faisons en sorte que le monde entier s’illumine d’un espoir vif et infaillible pour la libération d’Ingrid et de tous les otages.

En savoir plus




RAG 34. Les lolo's 34

21:55 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

Oscar Peterson, salué en tant que musicien et militant contre le racisme



(Photo Copyright © 2007 Reuters) MONTREAL (AFP) - Les réactions se sont succédé lundi à l'annonce de la mort du virtuose canadien du jazz Oscar Peterson , mettant l'accent sur ses talents de musicien "exceptionnel", mais également ses qualités d'homme et de militant contre la discrimination raciale.

En plus de ses qualités de musicien, "il y avait aussi sa personnalité", a déclaré à la chaîne de télévision CBC son ami et ancien Premier ministre de la province de l'Ontario, Bob Rae.

"C'était un homme très déterminé, qui était indigné par la discrimination qu'il avait connue en grandissant au Canada puis quand il avait travaillé aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.

Notant que Montréal, dont M. Peterson était natif, perdait "un de ses plus grands ambassadeurs", le maire de la métropole québécoise Gérald Tremblay a salué "un pianiste et compositeur accompli qui a su nous inspirer par son talent exceptionnel et son humanité".

"Nous retiendrons de lui, certes sa musique, mais également sa grande humanité et son rôle de fervent défenseur de l'égalité raciale", a-t-il dit dans un communiqué.

"Ayant vécu quinze ans dans le même quartier que la famille Peterson, la Petite Bourgogne (à Montréal), nous savons à quel point Oscar Peterson a été important pour sa communauté. Il était sujet de fierté, une puissante source d'inspiration, un modèle non seulement pour toute la communauté noire qui le compte au nombre de ses figures héroïques, mais pour l'ensemble des Montréalais et des Canadiennes et des Canadiens", a indiqué la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, représentante de la reine Elisabeth II.

Oscar Peterson avait particulièrement été sensibilisé à la question de la discrimination raciale lors de ses tournées aux Etats-Unis, dans les années 1960.

Elle lui a inspiré l'une de ses compositions les plus connues, "Hymn to Freedom", un hommage au mouvement américain des droits civiques.

Le lieutenant-gouverneur de l'Ontario, représentant de la reine Elisabeth II dans cette province où Oscar Peterson avait élu domicile et dans laquelle il est décédé, a aussi exprimé sa tristesse à l'annonce du décès de "l'un de nos musiciens les plus talentueux et les plus aimés".

"Mais nous célébrons aussi sa vie et la joie qu'il nous a procurée pendant des décennies", a souligné David Onley dans un communiqué.

Le Conseil des Arts du Canada et la National Endowment for the Arts (NEA) américaine avaient annoncé la semaine dernière qu'ils rendraient hommage à Oscar Peterson lors d'un concert de gala, le 11 janvier à Toronto.

Les deux organismes n'avaient pas réagi lundi soir à la nouvelle de son décès, pas plus que le gouvernement canadien.

Oscar Peterson était l'un des musiciens canadiens les plus honorés, Compagnon de l'Ordre du Canada et Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en France en 1989.

Il a succombé dimanche soir, à l'âge de 82 ans, à une insuffisance rénale, à son domicile de la banlieue de Toronto.

Son ami de longue date, le musicien Oliver Jones, a indiqué à la télévision CBC qu'il avait appris la nouvelle lundi matin par un coup de téléphone de l'épouse de M. Peterson.

Regrettant cette "perte terrible" pour le Canada, il s'est dit malgré tout "très heureux de savoir que (M. Peterson) est mort comme il le voulait, chez lui, entouré de sa famille".

Celle-ci a prévu de célébrer ses funérailles dans l'intimité, avant d'organiser une commémoration publique.

RAG 34. Les lolo's 34

21:09 Publié dans Actualités , Associations , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OSCAR PETERSON

POUVOIR D'ACHAT : La France de Sarkozy




A l'occasion des fêtes, nantis de leur pouvoir d'achat tout neuf, pourquoi les Français ne profiteraient pas, eux aussi, de la vie rêvée du président de la République ?

Vous êtes infirmière, manutentionnaire, policier, caissière… ? Vous avez quelques milliers d'heures supplémentaires à revendre ? Pourquoi ne pas en faire profiter avec un jeu qui ravira toute la famille ?

Avec Sarkoland, pour seulement 3 heures de RTT, partagez vous aussi la nouvelle vie du Président : promenez-vous au bras d'une princesse-top model dans des paysages enchanteurs, envoyez au charbon votre gouvernement de nains politiques, éclipsez le Prince Fuyons… mais méfiez-vous de la reine maléfique de la Justice, Rachida Diorissima, et de la sorcière Cecilia Maria Sara Isabel Ciganer Albeniz…

Bientôt disponible : le « traité magique » pour faire repartir l'Union européenne.
Sylvain Lapoix - Marianne2.fr

Le blog de PRIORITE A GAUCHE

RAG 34. Les lolo's 34

21:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

24.12.2007

Frêche encore et toujours... : Simple bouderie, ou vrai désamour?

Il semble que Georges Frêche (Divers Gauche), en quête d'un mandat de sénateur, peine à retrouver une virginité politique auprès des montpéllierains, et ce malgré, sa récente offensive médiatique, menée tous azimuts autour de son dernier brulôt : "Il faut saborder le PS", comme le révèle un sondage Ifop pour le Midi Libre.

Montpellier : sondage défavorable à Frêche

Selon un sondage réalisé par Ifop pour Midi Libre (sur un échantillon de 604 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus), 66 % des Montpelliérains ne souhaitent pas que Georges Frêche soit présent sur la liste conduite par la maire PS Hélène Mandroux aux municipales. Contre 30 % de oui.


« Je ne conçois pas de liste sans Georges », a néanmoins déclaré Mme Mandroux.



Question : Un échantillon dit "représentatif" constitué d'à peine 604 personnes, l'est-il vraiment ? N'aurions nous dû pas plutôt lire 804 voire 1004 personnes interrogées ?

RAG 34. Les lolo's 34.

08:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.12.2007

"Un dimanche à Orly" : Air France, grève suspendue

AÉROPORT D'ORLY (AFP) - La grève des personnels au sol d'Air France à Orly Ouest, qui perturbait le trafic depuis jeudi, a été "suspendue" dimanche, à l'issue d'un vote des salariés en assemblée générale, a-t-on appris auprès des syndicats CGT et Sud aérien.

"La grève est suspendue et le mouvement pourra reprendre de façon plus large et plus fort en janvier à l'heure des négociations" salariales programmée fin janvier, a déclaré la CGT à l'issue de l'assemblée générale.

De son côté Sud aérien a estimé qu'avec la suspension du conflit et sa possible reprise en janvier "la direction d'Air France a une épée de Damoclès au-dessus de la tête".

Dimanche matin, au quatrième jour de la grève la situation semblait revenir à la normale à l'aéroport d'Orly Ouest, où les premiers vols d'Air France avaient décollé alors que les autres étaient en enregistrement.

Air France avait prévu d'assurer 80% de ses vols dimanche. La grève des agents au sol d'Air France à Orly, à l'appel de la CGT et de Sud Aérien, entamée jeudi pour défendre les salaires, l'emploi et les conditions de travail, avait été reconduite samedi en assemblée générale pour la journée de dimanche.

Un numéro de téléphone vert a également été mis en place à l'attention des passagers résidant en France: 0800 240 260.

RAG 34. Les lolo's 34

13:42 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

5/5 - PRIVATISATION du marché de l'énergie : Les particularités de l'industrie électrique : C'est avant tout une production non stockable...

Par Marc LEYGONIE (cadre retraité EDF)

note 5/5 : Les particularités de l'industrie électrique (suite et fin de notre dossier sur le marché de l'énergie).

Nous avons abordé il y a peu le problème de l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence et nous en avons signalé les dangers. Il eut été sans doute plus sage de conserver notre service public, Henri Guaino lui-même l’avait dit à diverses reprises tant lors d’interventions au sénat que lors d’interview. Pourtant il ne peut être soupçonné de gauchisme…
Le présent article va justifier la pertinence d’un service public de préférence à une privatisation en analysant les particularismes de l’industrie électrique.
Le secteur électrique comporte des particularités fortes qui en font un cas en marge de l’ensemble des activités industrielles.

En effet la nature du produit électricité qui, au niveau d’importance où se situe sa production ne peut être stocké, dont la nature purement énergétique en fait un bien immatériel, fait du secteur électrique une industrie de production et de réseaux nécessitant des moyens très importants ,des investissements lourds à temps de retour long (de l’ordre de 30 à 40 ans pour la majorité d’entre eux) ce qui ne rentre pas aisément dans le schéma néolibéral actuel qui exige des temps de retour de 3 à 5 ans et des taux de rentabilité purement financière de l’ordre de 15%.

Par ailleurs les besoins sont extrêmement variables tant au niveau journalier qu’hebdomadaire et annuel. Ils dépendent non seulement de l’activité économique mais également des conditions climatiques. L’obligation dans laquelle est le système de répondre à tout moment à la demande confère une très grande importance aux prévisions de consommation mais aussi de disponibilité, d’adaptation technique mais aussi de rentabilité économique des moyens de production et de transport de l’énergie. Or certains des moyens de production sont eux-mêmes tributaires des conditions climatiques, il en est ainsi des centrales hydrauliques et des éoliennes. S’ajoute à ces contraintes celle des situations géographiques respectives des demandes et des moyens de production disponibles car elles doivent être compatibles avec la capacité des réseaux de transport.

On imagine la complexité que cela représente et l’importance des moyens mis en œuvre ainsi que de l’expérience acquise pour optimiser un tel système à la fois quant à la nécessité de faire coïncider à tout instant offre et demande mais aussi le souci de le faire dans les meilleures conditions économiques. C’est prendre conscience de la difficulté et de l’importance de l’optimisation du système.

De plus cette variabilité des besoins et la nécessité impérative de les satisfaire fait que certains ouvrages de production et une part de la capacité des réseaux ne seront utilisés que quelques mois, voire quelques semaines par an et même à l’extrême tous les vingt ans .Ils n’apparaissent pas rentables au sens habituel de l’économie mais ils sont indispensables à la continuité du service.

Par ailleurs les lois de transposition de la directive européenne reconnaissent l’électricité comme produit de première nécessité.

Si une entreprise publique a pour mission essentielle de fournir le meilleur produit possible au meilleur coût possible et de le vendre au prix coûtant ,une entreprise privée a pour objectif, et c’est dans sa nature, de faire du bénéfice et donc elle s’efforcera d’en dégager le plus possible.

Fallait-il ouvrir le marché de l’électricité à la concurrence, pouvait-on en attendre une amélioration pour les utilisateurs ? En particulier la protection de l’environnement s’avère non conciliable avec une utilisation prioritaire des centrales thermiques productrice de CO2 mais qui présentent pour une entreprise privée l’avantage d’investissements modestes et de temps de retour plus courts.

Ce n’est pas par hasard que les réseaux n’ont pas été entrés dans les activités ouvertes à la concurrence. C’est simplement que si la production, ou la spéculation, offre un produit à vendre, ce qui rapporte et intéresse l’investisseur privé, un réseau coûte cher et ne fourni pas de produit à vendre.

Enfin la fameuse règle du marché dite de l’offre et de la demande est-elle réellement applicable au système électrique ? On verra que non car ce qui commande c’est la nécessité de répondre dans l’instant à la demande.
On constate que partout où l’ouverture à la concurrence a eu lieu après parfois une baisse au début les prix ont ensuite augmenté.

L’ouverture du marché est une erreur que le texte qui suit vise à démontrer. Le texte de Marcel Boiteux qui démonte les contradictions de cette solution situe également ce problème dans la logique plus large du système politico économique actuel.

« …Le troisième et dernier des devoirs du souverain de la République est celui d’élever et d’entretenir ces ouvrages et ces établissements publics dont une grande société retire d’immenses avantages, mais qui sont néanmoins de nature à ne pouvoir être entrepris et entretenus par quelques particuliers étant entendu que pour ceux-ci le profit ne saurait jamais leur rembourser la dépense »…
(Adam Smith « La richesse des nations », livre V, chapitreXX, section 2)

Sauf- pourrait-on ajouter- si le prix qu’ils en exigent leur permet les bénéfices auxquels ils aspirent…aux dépens des citoyens les plus modestes qui seront alors privés de leur usage…
Il reste que ceux qui se prétendent ses héritiers ont tendance à perdre de vue cet héritage…

INTRODUCTION

L'exemple d'EDF présente un intérêt particulier :

- elle fournit et distribue un produit reconnu par la loi comme de première nécessité

- elle est une entreprise de réseaux

- ses activités impliquent des investissements lourds à durée de vie de l'ordre de 40 ans (et on parle de 60 ans pour le nucléaire)

- elle a cette particularité que son produit ne peut être stocké ;

- le choix des moyens de production a enfin des impacts sur l'air, l'eau, l'intégration à l'environnement, où les réseaux nécessitent lors de la recherche de leur tracé des études d'impact, où la qualité et la continuité du service qu'ils apportent concernent pour l'électricité un produit de première nécessité, le choix des énergies primaires - alors que la France n'a plus de ressources propres en gaz ni en charbon - a un impact économique important (en particulier en matière de devises),

- elle comporte des métiers de haute technicité et s’exerçant dans un environnement dangereux;

- elle était organisée en système intégré de la production à la livraison chez le client terminal;

- enfin elle était certainement, par les dispositions de la loi de nationalisation du 8 avril 1946, la forme la plus aboutie du service public : "... Un fonctionnement à caractère industriel et commercial démocratique, pour être toujours mis au service de la collectivité, des usagers, grâce à un personnel qualifié, permanent et respecté, couvert par un statut national conçu autour d'une élaboration paritaire de l'ensemble des dispositions sociales..."


Lire la suite de l'excellent article de Marc LEYGONIE:

Télécharger l'intégralité du doc (format word 607.8 ko) --->
Les particularités de l'industrie électrique

Consulter l'ensemble de notre dossier : EDF-GDF public !




RAG 34. Les lolo's 34

08:29 Publié dans 03 EDF-GDF PUBLIC ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF-GDF

22.12.2007

CASE PRISON : Pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort

Par Robert BADINTER

La situation de la condition carcérale en France demeure «une humiliation pour la République», comme l’avait qualifiée le Sénat en 2001. La surpopulation pénale, principalement dans les maisons d’arrêt, persiste. Elle est liée à la politique pénale conduite depuis 2002 qui privilégie l’emprisonnement.

Le nombre des détenus atteint 61 763 personnes au 1er novembre 2007 pour un nombre total de places disponibles de 50 727. Certaines maisons d’arrêt connaissent une surpopulation pénale de 200%. Pareille situation engendre des conditions de vie détestables, et une promiscuité source de récidive. Les conditions de travail des personnels pénitentiaires s’en trouvent rendues plus difficiles.

L’instauration d’un contrôleur général des prisons, requise par nos obligations internationales, ne se révèlera efficace que dans la mesure des moyens mis à sa disposition et de la personnalité du titulaire. Quant à la loi pénitentiaire, dont un projet avait été élaboré par Marylise Lebranchu, sa discussion revêtira une particulière importance.

Pour nous, il ne saurait y avoir de loi pénitentiaire valable que si elle respecte deux impératifs :

• Tout détenu est un être humain jouissant de tous les droits de l’homme et, s’il est Français, de tous les droits du citoyen, à la seule exception des droits qui lui ont été retirés par une décision de justice ou des restrictions imposées par l’exigence de la sécurité des personnes et des biens inhérente à la vie carcérale.

• Tout détenu est voué à retrouver la société des femmes et des hommes libres.La perspective de sa libération doit être prise en compte à toutes les étapes de la vie carcérale.

Tout condamné à une peine supérieure à un an devrait bénéficier d’un projet pénitentiaire pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort. La lutte contre la récidive requiert en priorité l’humanisation et la transformation de la condition pénitentiaire.


Chaque semaine l'Hebdo en ligne

RAG 34. Les lolo's 34

11:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRISON, BADINTER

21.12.2007

L'espace Shengen s'ouvre à 9 nouveaux pays: Espoir à l'Est, inquiétude à l'Ouest

L'Union ouvre ses frontières de Tallinn à Lisbonne
Par Reuters


PETRZALKA, Slovaquie, 20 décembre (Reuters) - L'Autriche et la Slovaquie ont donné jeudi le coup d'envoi des cérémonies qui marqueront l'entrée en vigueur, à minuit plus une minute, de l'ouverture de l'espace Schengen à neuf nouveaux membres de l'Union européenne.

A l'Est, cette abolition des frontières a valeur de symbole important et met un point final au démantèlement du "rideau de fer". Les huit pays d'Europe orientale qui ont rejoint l'UE en 2004 espèrent aussi un coup de fouet à leur économie.

A l'Ouest, certains s'inquiètent d'une montée possible de la criminalité avec de nouvelles frontières moins sûres, même si celles-ci ont été renforcées.

Connaissant ces objections, mais les balayant d'un revers de main, le Premier ministre slovaque Robert Fico et le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer ont scié symboliquement une barrière douanière à un poste-frontière de la ville de Petrzalka, près de Bratislava, la capitale slovaque.

"Qu'est-ce que Schengen? Ce n'est pas la criminalité, ce n'est pas l'incertitude, ce n'est pas la peur, c'est un vaste espace de sécurité et de stabilité", a déclaré Gusenbauer lors de cette cérémonie.

Fico a souligné que cet événement ouvrirait un espace de libre circulation de plus de 4.000 kilomètres entre Tallinn, en Estonie, et Lisbonne, au Portugal.

Avec les huit nouveaux entrants d'Europe de l'Est, auxquels s'ajoute Malte, l'espace Schengen comptera 24 pays à partir de vendredi. Sa superficie atteindra un tiers de la taille des Etats-Unis et abritera quelque 400 millions d'habitants.

SECURITE RENFORCEE

Les accords de Schengen, qui tiennent leur nom du village luxembourgeois où fut signé en 1985 le premier accord sur la circulation sans passeport à l'intérieur de l'Union, s'appliquera d'abord aux frontières terrestres et maritimes, avant de s'étendre aux liaisons aériennes.

Plusieurs villes frontalières, dont certaines sont coupées en deux depuis des décennies, prévoient de célébrer l'événement, même si depuis l'élargissement de mai 2004, les voyages au sein du Bloc des 27 sont déjà devenus beaucoup plus simples.

Des milliers de Polonais, Lettons ou Lituaniens ont ainsi émigré au Royaume-Uni et en Irlande, deux pays qui sont pourtant en dehors de Schengen, grâce à des conditions d'entrée facilitées pour les travailleurs étrangers.

Outre Londres et Dublin, la Roumanie, la Bulgarie et Chypre sont les autres pays de l'UE qui restent pour l'heure à l'écart de l'espace Schengen. Deux pays non membres de l'UE y sont en revanche associés, la Norvège et l'Islande, et la Suisse les rejoindra prochainement.

La sécurité a été renforcée le long des nouvelles frontières, ce qui ne fait pas taire les inquiétudes de certains
responsables.

"Nous devons en déduire qu'il y aura davantage de délits contre la propriété dans la zone frontalière. La question du trafic d'êtres humains se posera aussi de manière aiguë", a déclaré le chef du syndicat de la police allemande, Konrad Freiberg, dans une récente interview.

Déplorant la réduction d'effectifs au sein de la police allemande, il dit cependant espérer que la collaboration des
policiers allemands avec leurs collègues polonais s'améliorera avec le temps. Pour lui, l'expansion de l'espace Schengen aurait pu attendre que tous les problèmes de sécurité soient réglés.

RAG 34. Les lolo's 34

10:07 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ESPACE SHENGEN

PRIVATISATION : GDF c'est fait !

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a publié au Journal Officiel le décret de privatisation de Gaz de France afin de permettre sa fusion avec Suez.

Le décret, qui ne comporte que deux articles, indique qu'"il est décidé de procéder au transfert du secteur public au secteur privé de la société Gaz de France SA".

L'Etat détient actuellement environ 80% du capital de GDF et la loi a été modifiée l'an dernier pour permettre de réduire cette part sous les 50%. Dans le cadre de la fusion avec Suez, l'Etat devrait voir sa part tomber aux environs de 35%.

William Emmanuel

Sur le même thème : article 5/5 publié ce matin 21 décembre de notre dossier spécial : EDF- GDF public ! :

Les particularités de l'industrie électrique par Marc Leygonie

Consulter aussi l'ensemble de notre dossier : EDF-GDF public !


RAG 34. Les lolo's 34

09:38 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.12.2007

"BIEN-LOGÉS" : Le directeur de cabinet de C.BOUTIN "démissionné".

PARIS (Reuters) - Moins de 24 heures après les révélations sur le mini-loyer parisien du directeur de cabinet de Christine Boutin, François Fillon réclame la démission de Jean-Paul Bolufer, soucieux de clore une polémique suscitant des remous jusque dans les rangs du gouvernement.


"Le Premier ministre et la ministre du Logement ont jugé nécessaire la démission de Jean-Paul Bolufer de son poste", précise un communiqué diffusé par Matignon.

Peu auparavant, la ministre du Logement avait refusé sur RMC de se prononcer sur une éventuelle démission de son "excellent collaborateur", locataire depuis 1981 d'un appartement parisien à un prix en-deçà du marché.

"Je prendrai la décision quand j'aurai toutes les données", a déclaré Christine Boutin, évoquant la piste d'un remboursement des loyers ou d'un don à une ONG s'occupant de sans-abri.

"J'entends surtout l'émotion des Français et je comprends leur émotion car il y a une véritable crise du logement et il peut paraître absolument surprenant qu'un directeur de cabinet de la ministre du logement puisse être dans un logement avec un loyer si peu élevé", a-t-elle ajouté.

La ministre du Logement a précisé qu'elle n'avait pas eu connaissance de l'affaire avant que la presse ne s'en fasse l'écho et provoque l'indignation de l'opposition.

"Quand on recrute quelqu'un, on ne lui demande pas où il habite. Ce n'est pas mon habitude", a-t-elle dit pour sa défense avant d'adopter un ton menaçant.

"Ce qui est certain, c'est que le cas de mon directeur de cabinet (...) n'est pas seul et je peux vous dire que quelle que soit la décision que je prendrai (...) il ne sera pas le seul", a-t-elle prévenu, laissant entendre qu'il s'agissait d'une manipulation politique.

"C'est quand même étonnant de voir sortir ce dossier maintenant qui a quand même demandé quelque préparation", a déclaré Christine Boutin, qui n'est "pas touchée" par l'affaire et se dit "même étonnée de (s)on zen intérieur".

"CHASSE À L'HOMME"

La ministre du Logement s'en est également prise à Martin Hirsch, premier au sein du gouvernement à suggérer la démission de Jean-Paul Bolufer dès mercredi. "Moi je sais ce que c'est la solidarité amicale et gouvernementale", a-t-elle lancé.

Sur RTL jeudi matin, Xavier Bertrand a estimé qu'il fallait "régulariser au plus vite" la situation.

"Si vous voulez réconcilier les Français avec la politique, cela passe par l'exemplarité des ministres, mais aussi de leurs plus proches collaborateurs", a déclaré le ministre du Travail.

"Il faut toujours faire preuve d'exemplarité lorsqu'on a quelque pouvoir dans la République", a renchéri Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, sur LCI.

Principal interlocuteur des associations qui s'occupent du logement des sans-abri, Jean-Paul Bolufer paye selon Le Canard enchaîné un loyer de 6,30 euros le mètre carré alors que le tarif du marché se situe entre 20 et 30 euros le mètre carré.

Il s'est fait attribuer ce logement du Ve arrondissement, près de Port-Royal, en 1981 quand il était directeur adjoint de cabinet du maire de l'époque, Jacques Chirac. Il l'aurait même sous-loué quand il disposait d'un logement de fonction.

Dans un entretien publié jeudi par Le Parisien, le directeur de cabinet de Christine Boutin se dit prêt à revoir les conditions de sa location.

"Je suis prêt à rediscuter des conditions de ma location, peut-être faut-il vérifier les loyers par rapport aux revenus, mais c'est un débat de société qui ne doit pas prendre la forme d'une chasse à l'homme", dit-il. Selon lui, son cas ressemble à "des milliers d'autres" à Paris.

Laure Bretton




PARIS (Reuters) - Moins de 24 heures après les révélations sur le mini-loyer parisien du directeur de cabinet de Christine Boutin, François Fillon réclame la démission de Jean-Paul Bolufer, soucieux de clore une polémique suscitant des remous jusque dans les rangs du gouvernement.


"Le Premier ministre et la ministre du Logement ont jugé nécessaire la démission de Jean-Paul Bolufer de son poste", précise un communiqué diffusé par Matignon.

Peu auparavant, la ministre du Logement avait refusé sur RMC de se prononcer sur une éventuelle démission de son "excellent collaborateur", locataire depuis 1981 d'un appartement parisien à un prix en-deçà du marché.

"Je prendrai la décision quand j'aurai toutes les données", a déclaré Christine Boutin, évoquant la piste d'un remboursement des loyers ou d'un don à une ONG s'occupant de sans-abri.

"J'entends surtout l'émotion des Français et je comprends leur émotion car il y a une véritable crise du logement et il peut paraître absolument surprenant qu'un directeur de cabinet de la ministre du logement puisse être dans un logement avec un loyer si peu élevé", a-t-elle ajouté.

La ministre du Logement a précisé qu'elle n'avait pas eu connaissance de l'affaire avant que la presse ne s'en fasse l'écho et provoque l'indignation de l'opposition.

"Quand on recrute quelqu'un, on ne lui demande pas où il habite. Ce n'est pas mon habitude", a-t-elle dit pour sa défense avant d'adopter un ton menaçant.

"Ce qui est certain, c'est que le cas de mon directeur de cabinet (...) n'est pas seul et je peux vous dire que quelle que soit la décision que je prendrai (...) il ne sera pas le seul", a-t-elle prévenu, laissant entendre qu'il s'agissait d'une manipulation politique.

"C'est quand même étonnant de voir sortir ce dossier maintenant qui a quand même demandé quelque préparation", a déclaré Christine Boutin, qui n'est "pas touchée" par l'affaire et se dit "même étonnée de (s)on zen intérieur".

"CHASSE À L'HOMME"

La ministre du Logement s'en est également prise à Martin Hirsch, premier au sein du gouvernement à suggérer la démission de Jean-Paul Bolufer dès mercredi. "Moi je sais ce que c'est la solidarité amicale et gouvernementale", a-t-elle lancé.

Sur RTL jeudi matin, Xavier Bertrand a estimé qu'il fallait "régulariser au plus vite" la situation.

"Si vous voulez réconcilier les Français avec la politique, cela passe par l'exemplarité des ministres, mais aussi de leurs plus proches collaborateurs", a déclaré le ministre du Travail.

"Il faut toujours faire preuve d'exemplarité lorsqu'on a quelque pouvoir dans la République", a renchéri Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, sur LCI.

Principal interlocuteur des associations qui s'occupent du logement des sans-abri, Jean-Paul Bolufer paye selon Le Canard enchaîné un loyer de 6,30 euros le mètre carré alors que le tarif du marché se situe entre 20 et 30 euros le mètre carré.

Il s'est fait attribuer ce logement du Ve arrondissement, près de Port-Royal, en 1981 quand il était directeur adjoint de cabinet du maire de l'époque, Jacques Chirac. Il l'aurait même sous-loué quand il disposait d'un logement de fonction.

Dans un entretien publié jeudi par Le Parisien, le directeur de cabinet de Christine Boutin se dit prêt à revoir les conditions de sa location.

"Je suis prêt à rediscuter des conditions de ma location, peut-être faut-il vérifier les loyers par rapport aux revenus, mais c'est un débat de société qui ne doit pas prendre la forme d'une chasse à l'homme", dit-il. Selon lui, son cas ressemble à "des milliers d'autres" à Paris.

Laure Bretton.

RAG 34. Les lolo's 34

17:38 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La laÏcité selon Sarkozy par Jean Glavany





Il faut lire le discours de Nicolas Sarkozy, Président de la République, à l’Université de Mentouri à Constantine le mercredi 5 décembre 2007. Il est plein d’enseignements sur son rapport à la laïcité, et sur son interprétation de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat, loi républicaine s’il en est. Bref, il en dit long sur sa conception de la République.

Passons sur la réaffirmation d’une certaine « religiosité » ou, plus précisément, de cette conviction profonde chez le Président de la République selon laquelle il n’y a pas de spiritualité sans Dieu. Au fond, il a déjà eu l’occasion d’exposer longuement tout cela dans son livre « la République, les religions, l’espérance » écrit il y a quelques années et dont j’avais rendu compte au Bureau National du Parti socialiste et dans les colonnes de l’ « Hebdo des socialistes».

« Il n’est rien de plus fort que la volonté humaine lorsqu’elle est soutenue par une foi vivante » proclame-t-il à Mentouri…. Il n’y a rien de plus explicite comme négation de la force de la volonté des athées ou des agnostiques, des Camus, des Sartre ou autres….

Mais c’est dans la confusion des genres que l’Homme d’Etat (en est-il un ?) réduit les civilisations aux religions : « Je suis venu vous dire que vous pouvez être fiers d’être des jeunes musulmans parce que la civilisation musulmane est une grande civilisation ».

Pour Sarkozy, les jeunes ne peuvent être que musulmans, la civilisation n’est même pas arabe ou arabo-musulmane…..elle est réduite à la religion.

A partir de cette vision incroyablement réductrice, on en arrive vite aux confusions les plus obscures où le racisme et l’opposition aux religions se rejoignent dans un amalgame invraisemblable: « La France ne transigera pas avec l’islamophobie. La France ne transigera pas avec l’antisémitisme. La France ne transigera pas avec le fanatisme. La France ne transigera pas avec l’intégrisme. Elle ne transigera avec aucune forme d’extrémisme, avec aucune forme de terrorisme. L’Algérie – je suis venu vous le dire – trouvera toujours la France à ses côtés lorsqu’il s’agira de combattre le terrorisme, l’extrémisme, l’intégrisme, l’islamophobie »…. dit le Président de la République. Puis, plus loin : « Mais si nous voulons ensemble vaincre un jour l’islamophobie, l’antisémitisme, le racisme, le fanatisme, si nous voulons décourager le terrorisme, il ne faut pas que nous transigions non plus avec la justice. »

Voilà l’invraisemblable amalgame : l’antisémitisme et le racisme qui restent, pour tous les humanistes, les maux les plus violents et les plus insupportables, le fanatisme et le terrorisme qui ne valent guère mieux, sont mis sur le même plan que la « phobie » d’une religion. Il dirait « arabophobie » qui est une forme de racisme, on pourrait comprendre.

Mais « islamophobie » !

Les mots ont un sens !! surtout quand c’est un Président de la République qui parle ! « Islamophobie »…. c’est tout le débat sur ce thème qui nous revient en mémoire, le procès de Charlie Hebdo et de Philippe Val, l’inquisition contre les auteurs des caricatures de Mahomet, le délit de blasphème réhabilité…..non, vraiment, on ne peut pas mettre l’antisémitisme et l’islamophobie sur un même plan. Et, j’ose le dire, c’est une forme de révisionnisme.

Alors, toutes les barrières étant franchies, Sarkozy se laisse aller : « Je ne crois pas que les grandes religions soient un facteur d’obscurantisme. Je crois tout le contraire », puis, faisant référence au martyre du Père Christian, supérieur du Monastère de Tibhirine, s’adressant tel un visionnaire à son assassin pour lui donner rendez-vous au paradis : « Ce jour-là, le Père Christian a fait honneur à l’Algérie, à la France et à la foi universelle dans le monde des croyants ». Oui, le Président de la République française, république laïque s’il en est, se fait distributeur des honneurs de la foi universelle dans le monde des croyants ! Et il finit en apothéose : « Si chacun d’entre nous, Chrétiens, Musulmans, Juifs, nous allons au fond de nous-mêmes… » Oui, « nous », au nom desquels le Président Sarkozy parle, nous ne sommes pas les Français dans leur diversité et leur unité, nous ne sommes pas les européens, nous sommes les chrétiens !

C’est le président de la République française qui le dit, niant plus de deux siècles de combat républicain…..

Jean Glavany
Député des Hautes-Pyrénées
Secrétaire national à la Laïcité

RAG 34. Les lolo's 34

17:37 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAÏCITE

Guillaume BACHELAY : "les socialistes et le marché"


Forum de la rénovation - "les socialistes et le marché"
La Villette - 15 décembre 2007
Intervention de Guillaume BACHELAY


Cher(e)s Camarades,

Quand elle a su que nous allions parler du marché, la droite a pris un air gourmand. Elle a entonné sa vieille chanson : "Vous, les socialistes, vous avez un problème avec le marché, vous faites un blocage avec l'entreprise". La vérité, cette affirmation n'est mortelle pour la gauche que si nous la reprenons à notre compte. Alors évitons ce piège grossier et débattons. La reconstruction, c'est la réflexion.

Dans notre Commission, pas d’« archéos », point de « modernes », mais des socialistes qui partagent deux grandes analyses.

D’abord, les entreprises ne sont pas nos ennemies. Au gouvernement, nous les avons aidées, développées, accompagnées. Demain, il ne faudra pas leur mégoter notre soutien, et d'abord aux PME, si nous voulons restaurer la compétitivité de l’économie française. Mais pas n’importe quelle compétitivité ! Pas celle du moins disant salarial et social, comme le proposent les libéraux. La compétitivité que nous voulons, c'est par le haut, celle qui croit à la qualité des services publics et des infrastructures, à la recherche et la formation, à l'investissement et au long terme. Voilà ce qu'en langage socialiste, compétitivité veut dire.

Deuxième point d’accord, certitude et inquiétude à la fois : le capitalisme financier n’est pas soutenable. Pour s'en rendre compte, encore faut-il sortir de la confusion des mots et distinguer l'économie de marché et le capitalisme. L’économie de marché, c’est l’échange, l'initiative, l’émulation. Régulée, c'est une chance pour la démocratie – avec laquelle elle est historiquement liée. Le marché n’a rien de naturel. C'est une pâte à modeler : il n’est que ce que l’on en fait. Il peut être un outil de libération comme il peut être un moyen d’asservir et d’appauvrir.

C’est précisément le processus à l'œuvre actuellement. Le capitalisme financier, c'est la concentration des moyens de production entre les mains d'une nouvelle aristocratie. Elle aime la rente, pense que les autres catégories sociales sont des « variables d’ajustement » et affirme que les inégalités sont fécondes. Aujourd’hui encore, la quasi-totalité de la capitalisation boursière de la planète est possédée par 300 millions de privilégiés, soit 5% de la population mondiale. Cette réalité fait écho à une phrase célèbre : « Au fond du capitalisme, il y a la négation de l’homme car selon la logique capitaliste, il est possible qu’un jour un seul homme soit le propriétaire absolu de tous les moyens de production de la planète». Ces mots, chers camarades, sont ceux de Jean Jaurès en 1895. Pas le Jaurès chapardé et frelaté le temps d'une campagne présidentielle par le candidat de l'UMP. Le Jaurès que je cite et qui nous parle, c'est celui qui, depuis plus d'un siècle, est la lumière des socialistes, des progressistes, des humanistes. Ce matin, Jaurès est de retour à sa juste place, c'est-à-dire parmi nous.

Distinguer le marché et le capitalisme, ce n’est pas de la sémantique, c’est de la politique. Etre réaliste, c’est reconnaître que le capitalisme financier est entré dans la zone rouge. Bulles spéculatives, crise des subprimes, parachutes dorés façon Forgeard, ce capitalisme-là s'abîme et nous tous avec. Quand des prix Nobel d'économie (pas franchement connus pour être des crypto-gauchistes) tirent la sonnette d’alarme, pourquoi les socialistes devraient-ils en rabattre ? Quand la deuxième fortune de la planète, l'Américain Warren Buffett fustige l'ineptie des baisses d'impôts de Bush pour les plus riches, au nom de quoi devrions-nous mettre un mouchoir sur notre combat pour la justice sociale ?

Réagir et agir, c'est la préconisation de notre Commission. L'onde de choc du nouveau capitalisme a jeté la gauche européenne dans une crise grave. Notre modèle était fondé sur des compromis sociaux et sur le pouvoir de la puissance publique. L’un comme l’autre sont remis en cause. Résultat, les libéraux-conservateurs sont à l'offensive ! Ce n'est pas un hasard si en Allemagne, le SPD a tiré les leçons de sa coalition avec la droite et vient d'acter l'urgence d'un nouvel Etat acteur et protecteur.

Chers camarades, les libéraux ne jurent que par le dogme du laisser-faire, nous croyons au dosage. On ne régule pas de la même façon le marché des biens d'équipement et le marché du travail ! La part respective de l'intervention publique et celle du marché peuvent varier selon les secteurs, les besoins, les circonstances.

C’est cet équilibre qui nous permet de ne pas confondre marché et marchandisation. Le vivant, l'environnement, la culture, l'éducation, la santé, l'éthique, ne sont pas des biens comme les autres. Nous refusons une société où, par exemple, le marché impose des chaînes de télé pour les bébés ! Et chaque fois que dans notre campagne municipale et départementale, nous dirons que "l'eau, le logement, l'école ne sont pas à vendre", nous serons entendus.

Les leviers pour agir existent – il en sera question ce matin. A l'échelle internationale comme à l'échelon national. Mais notre action doit aussi se porter au niveau européen. Nous sommes tous socialistes et européens. En tant que socialistes, notre devoir de relancer et de réorienter l'Europe. Régulation, production, innovation, création bien sûr, et aussi, quand il le faut, protections. 100 % d'accord pour relever le défi de la compétition internationale, mais à armes égales. Les Américains comme les Chinois l'ont bien compris, qui utilisent leur commerce, leur monnaie, leur fiscalité au service de leurs intérêts et non d’une croyance naïve dans les vertus du le libre-échange. A nous, les socialistes, de protéger la civilisation européenne – le travail plutôt que le capital, le risque plutôt que la rente, l'humanisme plutôt que l'économisme -, car personne d'autre ne le fera.

Chers Camarades, un mot pour finir. Notre Parti peut se relever et la gauche avec lui. A condition d’être fiers de ce que nous sommes et d'être sûrs de ce que nous voulons. A condition de ne baisser ni les yeux ni les bras devant la droite. A condition, au fond, de nous réapproprier un mot que l'on nous a habilement volé, un mot inséparable de notre engagement : le beau mot de rupture. Pour paraphraser et actualiser le mot d'ordre d'un socialiste célèbre - qui donnait de l'espoir et des victoires -, celui qui est pour la rupture, non pas avec l’économie de marché qui peut être positive, celui qui est pour la rupture avec le capitalisme financier, celui-là ne s'est pas trompé en adhérant un jour au Parti Socialiste et en venant à la Villette ce matin.

RAG 34. Les lolo's 34

17:37 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

TRAITE DE LISBONNE : Nous voulons un référendum ! Le point avant le Congrès de Versailles du 4 février 2008





Comme le montre ce pointage, de plus en plus de parlementaires socialistes s’engagent à tenir leur promesse. De plus en plus de parlementaires socialistes s’engagent à voter NON lors du Congrès à Versailles le 4 février 2008 :

102 parlementaires voteraient NON lors du Congrès à Versailles.

A gauche, 89 parlementaires :

56 députés :

1- Marie-Hélène AMIABLE, députée PCF des Hauts-de-Seine
2- François ASENSI, député PCF de Seine-Saint-Denis
3- Jean-Paul BACQUET, député PS du Puy de Dôme
4- Jacques BASCOU, député PS de l’Aude
5- Christian BATAILLE, député PS du Nord
6- Martine BILLARD, députée Verts de Paris
7- Alain BOCQUET, député PCF du Nord
8- Christophe BOUILLON, député PS de Seine Maritime
9- Patrick BRAOUZEC, député PCF de Seine Saint Denis
10- Jean-Pierre BRARD, député apparenté PCF de Seine-Saint-Denis
11- Marie-George BUFFET, députée PCF de Seine Saint Denis
12- Jean-Jacques CANDELIER, député PCF du Nord
13- Thierry CARCENAC, député PS du Tarn
14- André CHASSAIGNE, député PCF du Puy-de-Dôme
15- Jacques DESALLANGRE, député apparenté PCF de l’Aisne
16- Marc DOLEZ, député PS du Nord
17- Christian ECKERT, député PS de Meurthe et Moselle
18- Henri EMMANUELLI, député PS des Landes
19- Martine FAURE, députée PS de Gironde
20- Hervé FERON, député PS de Meurthe et Moselle
21- Pierre FORGUES, député PS des Hautes-Pyrénées
22- Valérie FOURNEYRON, députée PS de Seine Maritime
23- Jacqueline FRAYSSE, députée PCF des Hauts de Seine
24- André GERIN, député PCF du Rhône
25- Pierre GOSNAT, député PCF du Val de Marne
26- Maxime GREMETZ, député PCF de la Somme
27- David HABIB, député PS des Pyrénées atlantiques
28- Sandrine HUREL, députée PS de Seine Maritime
29- Christian HUTIN, député MRC du Nord
30- Serge JANQUIN, député PS du Pas de Calais
31- Régis JUANICO, député PS de la Loire
32- Jean-Pierre KUCHEIDA, député PS du Pas de Calais
33- Conchita LACUEY, députée PS de Gironde
34- Jérôme LAMBERT, député PS de Charente
35- Jean-Paul LECOQ, député PCF de Seine-Maritime
36- Catherine LEMORTON, députée PS de Haute-Garonne
37- Jean-Claude LEROY, député PS du Pas de Calais
38- Martine LIGNIERES-CASSOU, députée PS des Pyrénées-Atlantiques
39- François LONCLE, député PS de l’Eure
40- Jean MALOT, député PS de l’Allier
41- Noël MAMERE, député Verts de Gironde
42- Philippe MARTIN, député PS du Gers
43- Kléber MESQUIDA, député PS de l’Hérault
44- Jean MICHEL, député PS du Puy de Dôme
45- Roland MUZEAU, député PCF des Hauts-de-Seine
46- Alain NERI, député PS du Puy de Dôme
47- Daniel PAUL, député PCF de Seine-Maritime
48- Marie-Line REYNAUD, députée PS de Charente
49- Chantal ROBIN RODRIGO, députée PRG des Hautes-Pyrénées
50- Marcel ROGEMONT, député PS d’Ile et Vilaine
51- Patrick ROY, député PS du Nord
52- Jean-Claude SANDRIER, député PCF du Cher
53- Jean-Louis TOURAINE, député PS du Rhône
54- Jacques VALAX, député PS du Tarn
55- Michel VAXES, député PCF des Bouches-du-Rhône
56- Alain VIDALIES, député PS des Landes

33 sénateurs :

1- Eliane ASSASSI, sénatrice PCF de la Seine Saint Denis
2- François AUTAIN, sénateur MRC de Loire-Atlantique
3- Marie-France BEAUFILS, sénatrice PCF de l’Indre
4- Maryse BERGE LAVIGNE, sénatrice PS de Haute Garonne
5- Michel BILLOUT, sénateur PCF de Seine et Marne
6- Nicole BORVO COHEN SEAT, sénatrice PCF de Paris
7- Alima BOUMEDIENE-THIERY, sénatrice Verts de Paris
8- Robert BRET, sénateur PCF des Bouches du Rhône
9- Michel CHARASSE, sénateur PS du Puy-de-Dôme
10- Pierre Yves COLLOMBAT, sénateur PS du Var
11- Annie DAVID, sénatrice PCF de l’Isère
12- Jean DESESSARD, sénateur Verts de Paris
13- Evelyne DIDIER, sénatrice PCF de la Meurthe et Moselle
14- Michel DREYFUS SCHMIDT, sénateur PS de Belfort
15- Josette DURRIEU, sénatrice PS des Hautes-Pyrénées
16- Guy FISCHER, sénateur PCF du Rhône
17- Thierry FOUCAUD, sénateur PCF de Seine-Maritime
18- Jean-Pierre GODEFROY, sénateur PS de la Manche
19- Brigitte GONTHIER-MAURIN, sénatrice PCF des Hauts-de-Seine
20- Robert HUE, sénateur PCF du Val d’Oise
21- Alain JOURNET, sénateur PS du Gard
22- Gérard LE CAM, sénateur PCF des Côtes d’Armor
23- Josiane MATHON POINAT, sénatrice PCF de la Loire
24- Jean-Luc MELENCHON, sénateur PS de l’Essonne
25- Jean-Pierre MICHEL, sénateur PS de Haute-Saône
26- Jack RALITE, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis
27- Ivan RENAR, sénateur PCF du Nord
28- Gérard ROUJAS, sénateur PS de Haute-Garonne
29- Odette TERRADE, sénatrice PCF du Val-de-Marne
30- Robert TROPEANO, sénateur PS de l’Hérault
31- André VANTOMME, sénateur PS de l’Oise
32- Bernard VERA, sénateur PCF de l’Essonne
33- Jean-François VOGUET, sénateur PCF du Val de Marne.

A droite, 13 parlementaires voteraient NON :

8 députés voteraient NON :

1- Véronique Besse (proche de Villiers, non-inscrite),
2- Gilles Bourdouleix (UMP mais proche de Villiers),
3- Nicolas Dupont-Aignan (non inscrit),
4- Patrick Labaune (UMP mais proche Dupont Aignan),
5- Lionnel Luca (UMP),
6- Jacques Myard (UMP),
7- Joel Sarlot (apparenté UMP),
8- François-Xavier Villain (proche Dupont Aignan).

5 sénateurs voteraient NON :

1- Philippe Darniche (proche de Villiers)
2- André Lardeux
3- Charles Pasqua
4- Bruno Retailleau (proche de Villiers)
5- Bernard Seillier.

Nous devons rappeler aux députés et aux sénateurs du Parti Socialiste leur engagement :

” Nous proposerons l’élaboration d’un Traité strictement institutionnel qui organisera efficacement les pouvoirs, avec un Parlement Européen exerçant ses pleines responsabilités législatives et budgétaires, un Président de la Commission élu par le Parlement, un Conseil Européen, avec à sa tête un Président de l’Europe. Une fois renégocié un tel traité sera soumis au peuple par référendum.”

Nous devons leur rappeler encore et encore leur engagement lors de la campagne pour la présidentielle 2007 :

Réussir ensemble le changement !


RAG 34. Les lolo's 34

17:36 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

19.12.2007

En France, la délation gagne du terrain

Par Chloé Leprince (Rue89)
Les autorités n'hésitent plus à encourager les dénonciations. Des pratiques courantes à l'étranger, mais encore mal perçues ici.

La Direction départementale de la sécurité publique du Var a fini par renoncer à sa messagerie Internet destinée à recevoir les dénonciations anonymes, photos et videos comprises. Lorsque l'initiative était lancée début décembre, le procureur de Toulon, Pierre Cazenave, vantait pourtant "un outil de communication supplémentaire" pour la police.

Mais la DDSP s'est très vite trouvée brocardée, autant par des syndicats de police que par la population elle-même. Certains pays, comme les Etats-Unis, font un usage très quotidien de la dénonciation -perçue comme vertueuse. On peut ainsi lire à l'arrière des camions un panneau avec la question "Comment trouvez-vous ma conduite?", suivi d'un numéro de téléphone...

En revanche, les mentalités en France demeuraient hostiles à des pratiques qui restent associées au régime de Vichy. Mais les choses sont en train de changer: explicitement ou pas, les pouvoirs publics en appellent au civisme de la population pour favoriser l'essor de ces pratiques.

A Villiers-le-Bel, un tract propose de payer les témoignages. Après les émeutes de Villiers-le-Bel, fin novembre, la police a ainsi distribué plusieurs milliers de tracts dans les boîtes aux lettres du quartier pour inviter les habitants à témoigner, de façon anonyme s'ils le souhaitent, moyennant une rémunération "jusqu'à plusieurs milliers d'euros".

Pour Henri Leclerc, la rémunération des témoins est d'autant plus "problématique" qu'en monnayant "la vertu d'être au service de la police", on encourage de facto les faux témoignages. Un contexte qui modifie, précise l'avocat et ancien président de la Ligue française des droits de l'homme, les stratégies des défenseurs lors des procès.

Rue89.com


RAG 34. Les lolo's 34

13:48 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Henri Weber : "On peut être pour l'économie de marché et contre le libéralisme économique"

Intervention au 2e Forum de la rénovation du PS : "Les socialistes et le marché" (14/12/2007).

1. La question n'est pas de savoir si nous sommes pour ou contre l'économie de marché, mais pour quel type d'économie de marché nous sommes: l'anglo-saxon ? Le scandinave? Nous sommes pour une économie sociale et écologique de marché, c'est-à-dire pour une économie de libre entreprise régulée par la puissance publique, les syndicats et les associations de défense de l'environnement.

Il y a plusieurs types de capitalismes possibles: celui qui existe aux Etats Unis diffère de celui qu'on connaît en Suède; celui qui sévit en Russie ou en Chine n'est pas le même que celui qu'on connaît en France ou en Allemagne. Exploitant les ressources de la démocratie politique, le mouvement ouvrier a façonné le modèle social-démocrate (ou "scandinave" ou "rhénan") en Europe de l'Ouest et du Nord, au siècle dernier.

2. On peut être pour l'économie de marché et contre le libéralisme économique. Ceux qui nous mettent en demeure d'accepter l'économie de marché, nous exhortent en réalité à nous rallier aux médecines libérales : réduire le coût du travail, le niveau de protection sociale et les droits des salariés, l'action de l'Etat. Or, ce n'est pas ainsi que nous parviendrons à mobiliser les salariés pour rétablir notre compétitivité. Si nous voulons mieux spécialiser notre économie et la redéployer vers des industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée, nous devons nouer un nouveau pacte social, fondé sur une juste répartition des efforts et des fruits de la croissance.

3. Le libéralisme est un mot-valise qui recouvre des réalités différentes : il faut distinguer entre le libéralisme politique, le libéralisme culturel et le libéralisme économique.

La droite nous dit que ces trois modules forment un bloc et qu'ils ne peuvent pas être dissociés. En réalité, dans la plupart des pays, ils sont bel et bien dissociés. Le Chili de Pinochet était ultra libéral sur le plan économique, ultra dictatorial sur le plan politique, et ultra réactionnaire sur le plan culturel. La Suède social-démocrate est libérale sur le plan politique, permissive sur le plan des mœurs; elle n'est pas libérale, mais social démocrate sur le plan économique : 55% de la richesse produite est prélevée et redistribuée, les droits des salariés (syndiqués à 85%) sont étendus, l'Etat et les syndicats interviennent dans la vie économique et sociale.

Le libéralisme économique, ce n'est pas seulement la défense des droits et des libertés économiques, la liberté d'entreprendre, de gérer, d'échanger, les droits de propriété. Si ce n'était que cela, nous serions tous libéraux sur le plan économique, autant que sur le plan politique et culturel.

Le libéralisme économique contemporain, celui du "Consensus de Washington", est une idéologie qui postule que les marchés et les chefs d'entreprises sont toujours plus intelligents que les gouvernements; que moins l'Etat intervient dans la vie économique et sociale, mieux l'économie et la société se portent...C'est au nom de cette idéologie que Nicolas Sarkozy a rétrocédé 15 milliards d'impôts aux français les plus aisés, qu'il se donne pour objectif de réduire de moitié le nombre de fonctionnaires, qu'il taille dans le droit du travail...

4. Trois formules illustrent ce que doit être la dialectique entre le marché et la société, selon les socialistes. La plus ancienne est celle des sociaux-démocrates suédois : "Le Marché est un bon serviteur, mais c'est un très mauvais maître."

La plus opérationnelle est celle des sociaux démocrates allemands : "Le Marché autant que possible, la puissance publique, autant que nécessaire".

La plus profonde, et non la plus obscure, est celle des socialistes français, reprise par le PSE :"Nous sommes pour l'économie de marché, nous sommes contre une société de marché".

Je partirai de la formulation scandinave : l'"économie de marché est un bon serviteur", car elle est la plus productive, la plus innovante, la plus créatrice de richesses que l'Humanité ait jamais connu. Le vieux Marx, au XIX siècle s'émerveillait déjà de son dynamisme. Et encore, il n'avait rien vu : depuis que la Chine est sortie de l'économie administrée, elle connaît une croissance de 10% par an, depuis 20 ans!

Mais le marché est un mauvais maître : myope, avide, brutal, injuste, irrationnel, imprévisible. Contrairement à ce que disent les libéraux, la libre concurrence des entreprises en vue du profit maximum ne débouche pas sur la meilleure allocation possible des ressources, mais sur la désagrégation de la société et la destruction de la nature.

C'est pourquoi les forces du marché doivent être encadrées, canalisées, régulées, maîtrisées par l'action de la puissance publique, des syndicats et des associations. C'est l'une des définitions possibles du socialisme démocratique : il faut mettre l'économie de marché au service du progrès social, culturel et démocratique. C'est ce que nous avons fait au siècle dernier, avec succès.

5. Avec la globalisation, les rapports de force se sont inversés, le serviteur s'est émancipé et il s'est lui-même érigé en maître. C'est un peu l'histoire du "The Servant", ce très bon film de Joseph Losey.

Notre objectif, c'est d'inverser à nouveau ce rapport : de faire fonctionner à nouveau l'économie au service de la société, et non la société au service de l'économie.

Pour cela, il faut porter le pouvoir politique et le contre pouvoir syndical au même niveau d'internationalisation, de puissance, d'organisation que celui auquel est parvenu le pouvoir économique privé. En deux mots : faire l'Europe puissance et améliorer la gouvernance mondiale dans le cadre de l'ONU.

Le rapport d'Harlem Désir et les nombreuses contributions qu'il a suscités présentent de nombreuses propositions en ce sens.

Il définit les traits d'une autre mondialisation, maitrisée et solidaire, le contenu de l'internationalisme contemporain. Il illustre le propos de Charles Péguy : "L'espérance, disait-il, voit ce qui n'est pas encore, mais qui sera, si nous le voulons./."

le blog de Priorité à Gauche

RAG 34. Les lolo's 34

13:48 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Les Farc annoncent la libération d'une proche de Betancourt

Par Patrick Markey Reuters - BOGOTA (Reuters) - (avec Anthony Boadle à La Havane)

(Clara ROJAS Copyright © 2007 Reuters)
Comme un geste de "réparation" à l'égard des familles et afin d'obtenir l'ouverture de négociations avec Bogota, les rebelles colombiens des Farc ont fait savoir mardi qu'ils remettraient trois de leurs otages, dont Clara Rojas, au président vénézuélien Hugo Chavez.

Outre la directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, enlevée en sa compagnie en février 2002, la guérilla annonce que son fils Emmanuel, conçu et né en détention, ainsi que Consuelo Gonzalez, une ancienne parlementaire colombienne aux mains de la guérilla depuis 2001, seront également libérés.

"L'ordre de les libérer en Colombie a été donné", indique le secrétariat des Forces armées révolutionnaires de Colombie dans ce communiqué qui a redonné espoir aux familles des otages et aux différentes capitales, dont Paris, impliquées dans la recherche d'une solution.

A Montevideo, où il participait à une réunion du Mercosur, le président vénézuélien Hugo Chavez a confirmé l'authenticité du communiqué et déclaré qu'il réfléchissait à la manière de procéder.

A Bogota, le gouvernement colombien a indiqué qu'il réservait son jugement concernant l'annonce des Farc.

"Nous ne pensons pas qu'il soit prudent que le gouvernement fasse une déclaration pour le moment, car à plusieurs occasions, par le passé, les Farc ont annoncé de telles libérations sans qu'elles se produisent", a déclaré à la presse Luis Carlos Restrepo, haut commissaire colombien pour la paix.

En août, le président colombien, Alvaro Uribe, avait mandaté Chavez et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba pour mener une médiation avec les Farc. Le président colombien y a mis fin le mois dernier, accusant Chavez d'avoir outre-passé son mandat et donné trop de visibilité politique du Farc.

Pour les autorités françaises, l'annonce des Farc, si elle se confirme, pourrait renforcer les chances d'obtenir au final la libération d'Ingrid Betancourt.

ZONE DÉMILITARISÉE

La guérilla colombienne présente sa décision comme un geste de "réparation" envers les familles des otages à la suite de la décision du président colombien Alvaro Uribe de mettre fin à la médiation chaviste.

Mais elle insiste aussi sur la démilitarisation pendant 45 jours d'une zone de 780 km² autour des municipalités de Florida et Pradera.

Uribe, dont le père a été tué dans une tentative d'enlèvement de la guérilla, s'oppose à cette exigence que les Farc posent comme condition préalable à la négociation d'un "échange humanitaire" entre une cinquantaine de leurs otages, dont Ingrid Betancourt, et quelque 500 guérilléros détenus par les autorités colombiennes.

Le président colombien a récemment proposé la démilitarisation d'une zone de 150 km² pour une durée de 30 jours. Selon Prensa Latina, le communiqué des Farc rejette cette contre-proposition

"URIBE DOIT IMPÉRATIVEMENT ACCEPTER"

Depuis près de six ans, la détention de Betancourt et de sa directrice de campagne suscite une vive émotion en France, où Nicolas Sarkozy s'est impliqué dans le dossier depuis son élection.

Le président français s'est réjoui de cette annonce, qui, si elle est confirmée, pourrait "amorcer un mouvement conduisant (...) à la libération d'Ingrid Betancourt".

"Naturellement, il attend que cette décision soit confirmée et surtout qu'elle se traduise dans les faits", poursuit l'Elysée dans un communiqué diffusé dans la soirée. "Il espère qu'ainsi s'amorcera un mouvement conduisant, conformément à l'appel qu'il a adressé au chef des Farc, Manuel Marulanda, à la libération d'Ingrid Betancourt et de tout autre otage dont l'état de santé justifierait un geste humanitaire immédiat."

Pour Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt, la libération possible de ces proches de l'otage franco-colombienne doit pousser le président Alvaro Uribe à accepter la discussion avec la guérilla.

"C'est un premier pas très important dans la négociation qu'on attend pour une zone démilitarisée. Je pense que cette libération sera un geste unilatéral des Farc", a-t-il dit sur France 2, soulignant qu'il s'agissait d'une première depuis le début de l'affaire. "Maintenant, le président Uribe doit impérativement accepter qu'il y ait une zone démilitarisée", a-t-il ajouté.

Version française Henri-Pierre André, Gérard Bon, Thierry Lévêque, Elizabeth Pineau, Eric Faye


RAG 34. Les lolo's 34

08:27 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

18.12.2007

INTERNET : Bientôt un flic dans chaque PC des français ?



La Police bientôt autorisée à installer des logiciels espions sur les PC

Le gouvernement devrait légaliser les « écoutes » informatiques. Un volet de la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure autoriserait la police à installer des chevaux de Troie.

Hélène Puel , 01net., le 17/12/2007 à 18h50

A l'instar des téléphones, les ordinateurs seront bientôt mis sur écoute. La Police devrait obtenir le droit de mettre sous surveillance les machines des particuliers ou des entreprises dans le cadre d'affaires criminelles ou de délinquance en bande organisée. Le projet soutenu par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, devrait figurer dans la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (lopsi 2) qui sera présentée en conseil des ministres début 2008. Le texte sera ensuite débattu au Parlement et son entrée en vigueur ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois.

L'information révélée ce week-end par Le Figaro a été confirmée à l' AFP par une source gouvernementale pour laquelle il s'agit « d'étendre aux données informatiques ce qui est déjà prévu pour le son et l'image ».

En effet, l'article 706-96 du code de la procédure pénale permet « la mise en place de dispositifs techniques ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, la captation, la fixation, l'enregistrement de paroles prononcées par une ou plusieurs personnes (..) ou l'image d'une ou plusieurs personnes dans un lieu privé ».

L'espionnage des ordinateurs serait accordé par la justice dans le cadre d'affaires les plus graves comme la pédophilie, le meurtre, ou les trafics d'armes, de stupéfiants, ou le blanchiment d'argent, etc. Les juges d'instruction et celui des libertés et de la détention auraient la possibilité d'accorder ce pouvoir à la Police dans le cadre d'enquêtes préliminaires.

Un espionnage encadré par la Cnil

L'espionnage électronique pourrait revêtir plusieurs formes. Les policiers pourraient au travers d'e-mails infectés installer des spywares (logiciels espions) sur les ordinateurs suspects et ainsi surveiller à distance les informations stockées sur le disque dur ou les échanges passant par messageries électronique ou instantanée. Les agents pourraient également s'introduire au domicile ou dans l'entreprise et placer un cheval de Troie ou « des clés de connexion, souvent semblables à des clés USB » pour ausculter les machines, rapporte Le Figaro .

Avant que la loi ne soit appliquée, la Commission nationale de l'informatique et des libertés devrait être saisie pour se prononcer sur le sujet. « Lorsque nous avons auditionné Michèle Alliot-Marie il y a quelques jours, elle nous a fait part de son intention de saisir la Cnil pour tous les dossiers concernant la lopsi 2 , commente Yann Padova, secrétaire générale de la CNIL. Nous serons amenés à nous prononcer sur la proportionnalité de la mesure, entre les moyens mis en oeuvre et le but recherché. Nous pourrons également émettre un avis sur les destinataires des informations ou la durée de conservations de ces données ».

La France n'est pas le seul pays européen à souhaiter accéder aux informations stockées sur les ordinateurs des particuliers ou des entreprises. Le gouvernement autrichien a ainsi donné en octobre 2007 un accord de principe à sa Police afin qu'elle puisse espionner les machines de suspects. Un groupe de travail a été mis en place, pour définir les critères d'application de cette loi qui pourrait être appliquée d'ici à l'été 2008.

Ici comme en France, plusieurs questions restent encore sans réponse : les logiciels de la police pourront-ils passer à travers les mailles du filet des outils antispyware ? Enfin, en cas de désactivation de ces derniers, quelle sera la responsabilité des forces de l'ordre si des données sensibles ou personnelles sont dérobées par un pirate informatique pour une utilisation frauduleuse ?

Note précédente : REPRESSION : Bientôt un CRS sous le lit de chaque français ?


Police partout, justice nulle part ! Paint it black !




Lolo34

13:40 Publié dans 008 BlogoPolitis , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

REPRESSION : Bientôt un CRS sous le lit de chaque français ?



Carpentras : Les avocats évacués à coup de lacrymogènes

Fortement mobilisé contre la réforme de la carte judiciaire, les avocats du barreau de Carpentras ont été les premiers à s'opposer à la réforme du divorce. Après s'être mis en grève illimitée la semaine dernière, ils sont passés ce matin à l'action en occupant les locaux de la sous-préfecture afin de s'entretenir avec la sous-préfète, absente de ses bureaux.

Devant leur refus de quitter les lieux, les policiers ont utilisé la force puis évacué les manifestants à coups de gaz lacrymogène. Peu après, le maire de Carpentras s'est rendu sur les lieux pour jouer les médiateurs, les avocats ont alors accepté de quitter la sous-préfecture.

En savoir plus : La Provence.com

Après les étudiants, les don quichotte, etc, c'est au tour des avocats de goûter du CRS. Bientôt un CRS sous le lit de chaque français ? Circulez, ya rien à voir !



Des livres, des journaux, pas des matraques !



RAG 34. Lolo34

10:39 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : le projet de loi à l'Assemblée, sur fond de forte inflation

Par Samir TOUNSI AFP - Les mesures Sarkozy pour tenter de doper le pouvoir d'achat des Français et désamorcer la grogne des ménages passent à l'Assemblée mardi, à la veille de Noël, après un sprint qui aura laissé peu de temps aux députés pour s'emparer du sujet.

Rachat des RTT, prime exceptionnelle de 1.000 euros défiscalisée, réduction des cautions logement, indexation des loyers sur l'inflation: sept mois après son élection, le chef de l'Etat et sa majorité concèdent de facto qu'il en fallait plus pour "réhabiliter la valeur travail", d'autant que l'inflation (+2,4% sur un an en novembre), à son plus haut niveau depuis trois ans, grignote le pouvoir d'achat.

Objectifs de ces mesures, dont certaines doivent entrer en vigueur au 1er janvier de façon rétroactive: un mois de salaire supplémentaire, 30 milliards de plus pour le pouvoir d'achat, un gain de croissance de 0,3%, jure la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Le projet de loi, qui met en musique les annonces du chef de l'Etat du 29 novembre, s'inscrit dans le prolongement du paquet fiscal de l'été. Les chiffrages du gouvernement et de l'UMP additionnent donc des mesures à prendre ou déjà prises, dont les effets se font encore attendre, comme pour la défiscalisation des heures supplémentaires.

Appelé par l'UMP à se montrer "constructif", le PS affirme, par la voix de l'un de ses orateurs, l'ex-ministre des Finances Michel Sapin, qu'il ne fera pas "de guerre de blocage".

Mais l'opposition compte bien... s'opposer et demander le rétablissement de l'exonération de redevance TV pour les personnes âgées modestes et l'abrogation des franchises médicales, tout en reprenant ses propositions (majoration de la prime pour l'emploi et taxe pétrolière flottante).

"C'est un petit texte qui mérite un grand débat", ajoute M. Sapin. Un débat que le PS veut poursuivre au delà du Parlement ("Je veux faire des élections de mars 2008 un grand rendez-vous sur la question du pouvoir d'achat", a déclaré François Hollande).

En face, les députés UMP, qui ont aussi les municipales en ligne de mire, proposent déjà d'aller plus loin que le gouvernement, en autorisant le rachat des jours de RTT stockés jusqu'au 30 juin 2008 et non jusqu'au 31 décembre 2007. Une mesure qui divise la majorité, par son coût notamment.

Le texte prévoit aussi le déblocage anticipé de la participation des salariés dans l'entreprise ou "une prime exceptionnelle d'un montant maximum de 1.000 euros par salarié" dans les PME.

"On risque de voir des augmentations normales de salaire transformées en primes exceptionnelles, déblocage de participation ou rachat de RTT", s'inquiète M. Sapin (PS).

Le secrétaire à l'Economie du PS jette en revanche un regard bienveillant sur une proposition de Jérôme Chartier (UMP) qui veut instaurer "une prime annuelle de résultat pour tous" dans les entreprises qui font du profit mais il doute qu'elle soit finalement retenue.

En matière de logement, le texte prévoit de ramener de deux à un mois de loyer le montant des dépôts de garantie. Le sarkozyste Frédéric Lefebvre propose d'aller plus loin et d'échelonner le versement de la caution pendant la durée du bail.

Les socialistes seront bien ennuyés de contester l'indexation du coût des logements sur l'inflation, qu'ils proposaient eux-mêmes.

Les députés ont été appelés à travailler en un temps record sur ce texte présenté mercredi en Conseil des ministres et examiné en commission le jour même. Martine Billard (Verts) a d'ailleurs dénoncé "une mascarade".

RAG 34. Les lolo's 34

09:55 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

Loi Pécresse : Que se passe t'il à l'Université Paul Valéry ?

Montpellier 3 ... pour une autre réforme de l'université, sans matraques ni gaz lacrymogènes !



Près de 300 Gardes Mobiles, une vingtaine d'officiers de la Compagnie Départementale d'Intervention et presque une quinzaine de policiers en civil, BAC, RG, Sécurité Publique...
(Source : http://lru-montp3.blogspot.com/2007/12/pour-ceux-qui-nien...)

Montpellier 3 ... pour une autre réforme de l'université

Le Comité de Mobilisation appelle tous les personnels à se réunir Lundi 17 décembre à 9h30 devant l'amphi B pour un point d'information.

Le Comité de Mobilisation des Personnels demande que :

- le C.A. condamne les violences policières qui se sont produites jeudi 13 décembre devant l'entrée de l'université, à l'encontre d'étudiants et de membres du personnel de l'UPV, ainsi que celles qui ont eu lieu lundi 10 décembre dans l'enceinte de l'UPV (4 blessés).

- le C.A. mandate la Présidence de l'UPV, en tant que responsable du personnel, pour entreprendre les poursuites et porter plainte pour violences à l'encontre du membre du personnel qui a été blessé jeudi.

- les personnels refusent d'être à leur poste en cas de présence policière sur le campus.

- soit rétablie une journée banalisée d'information et de débats, mercredi 19 décembre, sur la loi LRU et la réforme de l'université (journée initialement prévue pour le mardi 11).

En savoir plus : http://cmp-upv.blogspot.com/


RAG 34. Les lolo's 34

08:18 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.12.2007

Des requins en eaux troubles - contre-enquête sur l’affaire JPK

INTERCEPTION par Angélique Bouin et Valérie Cantié
le dimanche de 9h10 à 10h.

Il y a 10 ans, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, disparaissait dans des conditions mystérieuses, en Polynésie française, le journaliste d’investigation Jean-Pascal Couraud.

Sous son nom de plume JPK, Jean-Pascal Couraud dénonçait les scandales politiques, économiques, judiciaires et les abus de pouvoir de Gaston Flosse, dirigeant de la Polynésie française pendant près de 30 ans, et protégé de Jacques Chirac depuis les années 70.

Officiellement, JPK s’est suicidé, par noyade, après absorption de médicament. Son corps n’a jamais été retrouvé. En octobre 2004, un ancien membre du service d’ordre de Gaston Flosse relance l’affaire. L’homme assure avoir assisté à l’enlèvement de JPK, et identifié les auteurs de sa mort. Des «gros bras» auraient tenté d’extorquer des informations au journaliste sur des dossiers en sa possession concernant Gaston Flosse. La famille de JPK dépose alors plainte pour « assassinat ». Mais, depuis, la vérité judiciaire semble avoir bien du mal à émerger…

Aujourd’hui, « Interception » amène de nouvelles pièces à l’affaire JPK

- Pour la première fois, Jean-Dominique Desarcis, l’ancien avocat de Jean-Pascal Couraud, s’exprime publiquement. Il dévoile les menaces dont il a été victime, et révèle quels dossiers «sensibles» détenait JPK peu avant sa mort : trafic d’armes, financement du RPR, versements présumés d’un homme d’affaire polynésien à Jacques Chirac, en liaison avec Gaston Flosse… et le Japon !

- L’ancien n°2 du GIP (le groupement d’intervention de la Polynésie, service d’ordre de Gaston Flosse) Sandy Guilloux, raconte comment l’un de ses subordonnés lui a avoué avoir été présent lors de la mort de JPK.

Un reportage de Benoît Collombat, prise de son : Alain Fauchet,

En savoir plus : Ecouter l'émission, Liens, etc

En archives : cette émission est disponible en écoute à la carte pendant 100 jours


Notre note précédente : "Affaire JPK: Reporters sans frontières "appelle les autorités à aller jusqu'au bout"

Notre dossier : ( archives 2005-2007)

RAG 34. Les lolo's 34

13:44 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La casse programmée du code du travail (vidéo)

Communiqué de Gérard Filoche contre le vote au forcing, sans respect des droits constants, d’un nouveau code du travail passé à l’acide des exigences du Medef :

C’est un coup de force ! Cette recodification est anticonstitutionnelle, elle n’a pas été faite à droit constant comme l’ordonnance l’exigeait, elle est le produit d’un cavalier parlementaire dans le loi du 30 décembre 2006, c’est un forcing des lobbyystes du Medef-UIMM, (contrairement à ce que veut faire accroire Mme Parisot), l’ordonnance de 663 pages a été imposée au forcing, et sans que les députés connaissant les décrets qui l’accompagnent, ce qui est une manipulation. C’est un code fait de sueurs et de larmes, de chair et de sang qui a été plongé dans l’acide des exigences de déréglementation, de réduction des protections de 16 millions de salariés. C’est un droit intime, violé : “ il faudra des mois voire des années pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets” a osé dire l’un des technocrates qui a eu la charge de rédiger ce texte qui trahit les droits bâtis en plus d’un siècle de luttes sociales. GF, le mercredi 12


Gérard Filoche : Le code du travail est en danger



G.Filoche nous explique en 6mn les dangers du nouveau Code du Travail.
Ce Code va être voté au Parlement comme une lettre à la poste début décembre, sans aucune information des principaux médias. Il remet en cause les droits les plus quotidiens de 16 millions de salariés.

RAG 34. Les lolo's 34

13:00 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, CODE DU TRAVAIL

16.12.2007

Christine Boutin : Boutons les enfants de Don Quichotte dans la Seine !

A RAG 34, nous savons que Christine Boutin, ne brandira pas une fois de plus sa bible, dans les bancs de l'Assemblée nationale pour protester contre une action de repression plus que condamnable. "Vade retro, Satanas".

L'intervention musclée hier de la police voulue par, Christine Boutin, contre les enfants de Don Quichotte qui entendaient alerter et démontrer avant noël que les promesses de son gouvernement, de prendre à bras le corps le lourd dossier des sans-abri, n'avaient pas été tenues, aurait pu tourner au drame.

Dans la bousculade, un militant est tombé dans les eaux "glacées" de la Seine en cette saison. Heureusement, la police fluviale veillait à repêcher promptement les militants "poussés à l'eau" par leurs collègues, en nombre sur le quai, pour détruire sans ménagement, le campement de toile synthétique des enfants de Don Quichotte.

Voir le résumé en vidéo

Notre note précédente : Cachez cette misère que je ne saurais voir...

RAG 34. Les lolo's 34

19:41 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Cachez cette misère que je ne saurais voir : La police a délogé les Don Quichotte à Paris

Reuters - 15 décembre,PARIS - Les "Enfants de Don Quichotte" ont tenté d'installer un nouveau campement le long de la Seine à Paris pour relancer la mobilisation en faveur des SDF, avant d'en être délogés par les forces de l'ordre.

Cette action a donné lieu à une nouvelle passe d'armes entre l'association, qui accuse le gouvernement de ne pas tenir ses promesses, et la ministre du Logement, Christine Boutin, qui affirme que les objectifs ont été atteints.

Pour poursuivre la mobilisation, les "Enfants de Don Quichotte" ont décidé de passer une partie de la nuit sur le parvis de l'église Notre-Dame avec le soutien du Secours catholique et de l'association Emmaüs, notamment.

Augustin Legrand, leur chef de file, a dénoncé les "promesses non tenues" par le gouvernement, soulignant que cet hiver encore, "des milliers de personnes dorment sur les trottoirs", en particulier à Paris.

"Il y a des réformes qui sont difficiles à passer parce qu'elles ne sont pas populaires. Cette réforme là, elle est populaire, il faut la faire", a-t-il lancé à l'adresse du président Nicolas Sarkozy.

Près de 250 tentes rouges avaient été dressées dans la matinée aux abords de l'église Notre-Dame avant d'être démontées par les policiers accourus en nombre moins d'une heure plus tard.

Un membre de l'association, tombé à l'eau pendant l'intervention, a été secouru par un policier de la brigade fluviale, présente sur les lieux à bord de canots pneumatiques.

Denis Baupin, adjoint (Vert) au maire de Paris, a dénoncé la "violence incroyable qui a été déployée par les forces de police pour déloger ce début de campement."

"A n'en pas douter, la réponse à apporter au scandale du mal logement n'est ni la matraque, ni jeter des individus dans la Seine, mais d'apporter des réponses immédiates, concrètes, à tous ces gens en situation d'urgence", a-t-il dit.

"ROULES DANS LA FARINE"

La ministre du Logement, Christine Boutin, a jugé l'opération des Don Quichotte "inacceptable", en insistant sur la dangerosité du site, au bord de la Seine.

"J'avais prévenu qu'il ne pourrait pas y avoir de tentes", a-t-elle ajouté en réfutant les arguments sur l'insuffisance des moyens d'hébergement. "Il y a de la place, il suffit d'appeler le 115 et les personnes qui sont là seront logées."

A la veille de la date anniversaire de l'installation il y a un an par les Don Quichotte de tentes au bord du canal Saint-Martin, le gouvernement avait prévenu qu'il s'opposerait à toute nouvelle opération de ce type.

Passant outre, les membres de l'association ont tenté sans succès de déjouer la vigilance des forces de l'ordre en donnant un faux lieu de ralliement.

Leur action est intervenue au lendemain de la signature d'un accord entre le ministère du Logement et les mal-logés qui campaient sur les trottoirs de la rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris.

Les Don Quichotte reprochent au gouvernement d'avoir établi un budget pour le logement et la lutte contre l'exclusion "en décalage total avec les objectifs de la loi Dalo (droit au logement opposable) censée assurer, à partir de 2008, un logement décent à toutes les personnes qui en sont dépourvues.

"On a été roulés dans la farine. On a fait la promesse l'an dernier de revenir si jamais les promesses n'étaient pas tenues, on est là", a déclaré Augustin Legrand.

"Est-ce que c'est normal que la cinquième puissance mondiale n'ait pas su tenir ses engagements ? Il y a des solutions pour tout le monde, il faut juste que les solutions soient adaptées", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse sur le parvis de Notre-Dame où se sont regroupés les militants évacués.

Les Don Quichotte estiment que les engagements pris le 8 janvier 2007 par le gouvernement dans le cadre d'un plan d'action renforcé en faveur des sans-abri ne sont qu'à moitié respectés.

"Alors que 27.100 places devaient être créées ou transformées en 2007, mois de 14.000 le seront", écrit-elle dans un communiqué.

Gérard Bon

Note précédente : SANS TOIT : Les enfants de Don Quichotte repartent en campagne

RAG 34. Les lolo's 34

19:41 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.12.2007

Affaire JPK: Reporters sans frontières "appelle les autorités à aller jusqu'au bout"


(Tahitipresse) Le 15 décembre, sera le dixième anniversaire de la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud ("JPK"), Reporters sans frontières appelle les autorités, et notamment la Garde des Sceaux, Rachida Dati, "à aller jusqu'au bout de leur démarche".

RSF leur demande ainsi de prolonger "leur engagement en faveur de l'établissement de la vérité sur les circonstances exactes de la mort du journaliste".

"De récents événements nous permettent de croire que l'enquête sur la mort de Jean-Pascal Couraud pourrait repartir sur des bases saines (...) Nous appelons la justice française à ne pas fournir des arguments à ceux qui pensent que la Polynésie française est une zone d'exception où l'affairisme est roi. Au contraire, nous attendons que les espoirs de la famille de JPK et de son comité de soutien soient confirmés par une instruction transparente n'écartant pas a priori la piste professionnelle", indique le communiqué de Reporters sans frontières.

"Les dossiers dont s'occupait Jean-Pascal Couraud concernaient entre autres des transferts de fonds sur un compte japonais, à travers un compte polynésien, en faveur de l'ancien président de la République, Jacques Chirac. Le caractère sensible de cette information et la fin tragique de JPK rendent plus impérieuses encore la découverte de la vérité et la réponse à la question suivante: la raison d'Etat est-elle à l'origine de la mort du journaliste ?", ajoute le communiqué de RSF.

Et Reporters sans frontières de souligner les avancées du dossier au cours de l'année 2007, le fait qu'en septembre "les parties-civiles ont enfin pu obtenir copie du dossier" ou encore qu'en novembre ces mêmes parties-civiles aient "obtenu satisfaction de la Chambre d'instruction de Papeete sur deux points: le versement au dossier des pièces saisies au domicile du général Rondot, dans le cadre de l'affaire Clearstream, se rapportant au compte japonais de l'ancien président de la République et le desaisissement du juge Philippe Stelmach jusque-là en charge de l'affaire".

Rencontrer le nouveau juge d'instruction

"Selon l'avocat des parties civiles, maître Max Gatti, la découverte de deux fiches relatives à un compte alimenté par Gaston Flosse, sur le disque dur du général Rondot prouve la menace que pouvaient constituer les documents dont JPK disait disposer", poursuit le communiqué de Reporters sans frontières.

"En novembre, le parquet a rendu un réquisitoire de non-lieu, sans attendre la décision de la Chambre d'instruction de Papeete. Ce réquisitoire reste donc dans le dossier que reprend le juge Redonnet, même si la décision de la Chambre d'instruction contredit implicitement ses conclusions. C'est pourquoi, il est urgent que les parties civiles puissent rapidement exposer au magistrat leur compréhension de l'affaire et les éléments l'étayant", explique également RSF.

Ancien rédacteur-en-chef du quotidien "Les Nouvelles de Tahiti", Jean-Pascal Couraud a disparu le 15 décembre 1997 et son corps n'a jamais été retrouvé. En octobre 2002, le tribunal de Papeete a conclu au suicide du journaliste et prononcé un non-lieu dans l'affaire. En 2004, l'enquête a été rouverte après le témoignage d'un ancien membre du GIP (Groupement d'Intervention de la Polynésie), Vetea Guilloux, qui avait déclaré avoir assisté à l'assassinat de Jean-Pascal Couraud, perpétré par des membres du GIP, avant de revenir sur ses déclarations.

ATP

Le blog RAG 34 depuis sa création en janvier 2005, s'est engagé vis-à-vis de ses ami(e)s polynésiens à informer régulièrement ses lectrices et lecteurs pour que la vérité soit faite sur la mystérieuse disparition de JPK en décembre 1997.

Consulter notre dossier

RAG 34. Les lolo's 34

22:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

SANS TOIT : Les enfants de Don Quichotte repartent en campagne

Grands froids, et toujours trop de sans-abri dans la rue.

Appel des enfants de Don Quichotte



Chers sympathisant(e)s, citoyens et citoyennes,

1 an après le campement solidaire du canal Saint Martin, 1 an après avoir poussé l'Etat, les partis politiques et les associations à se concerter ensemble pour obtenir le droit à un logement décent pour tous, les Enfants de Don Quichotte tirent le bilan leur action passée, des promesses non tenues du gouvernement, et des enjeux à venir concernant la politique du logement.

1 an après cette première manifestation citoyenne, nous sommes plus que jamais déterminés à démontrer qu'il n'y a pas de fatalité à la misère et à l'indignité.

C'est pourquoi face au sous-financement annoncé du DALO, devant l'approche de l'hiver, et en l'absence de solution d'hébergement pour des milliers de personnes, nous souhaitons continuer avec vous notre combat pour la dignité des personnes en réoccupant l'espace publique, médiatique et politique.

Depuis le mois d'octobre nous préparons l'organisation de campements sécurisés et gérés en coopération avec d'autres associations investies dans l'action sociale. Dans un esprit fraternel et républicain, nous souhaitons rassembler au coeur de Paris, sans logis, mal logés et bien logés.

Ces campements doivent tout d'abord permettre une mise à l'abri physique des personnes dormant actuellement dans la rue, mais ils seront également dressés dans le but d'imposer la parole des sans abris auprès de nos concitoyens et de nos dirigeants, d'accélérer le relogement des personnes présentes sur les campements et d'exiger du gouvernement l'application la plus juste de la loi et des promesses faites depuis l'an dernier sur les dossiers de l'hébergement et du logement.

Nous vous donnons donc rendez vous ce samedi 15 décembre à 10H30 sur le pont d'Austerlitz (à coté de la gare) pour l'installation d'un campement citoyen. Sans bannières ni drapeau, manifestons pacifiquement notre solidarité avec les sans abris et les mal logés.

Pour tous nos sympathisants de province, nous vous donnerons plus d'informations à partir du lundi 17 pour vous aider à organiser vos campements citoyens.

Merci de faire circuler et de venir nombreux, Les enfants de Don Quichotte

Les enfants de don quichotte

RAG 34. Les lolo's 34

19:35 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Les salariés précaires voudraient travailler mieux

L’emploi n’est pas toujours la porte de sortie de la pauvreté. Pour preuve ces salariés qui travaillent, mais n’arrivent pas à vivre décemment. Pour le sociologue Serge Paugam, la politique gouvernementale risque d’aggraver le clivage du marché de l’emploi entre salariés stables d’un côté et salariés précaires de l’autre.

Le chômage a baissé, selon les chiffres officiels. Mais à quel prix ? « À partir du milieu des années 1990, on voit apparaître un nouveau phénomène qui, depuis, a pris de l’ampleur : celui des travailleurs pauvres ou précaires, constate Serge Paugam (1). Dans les services d’action sociale,où jusque-là on voyait surtout des chômeurs, on voit apparaître des personnes ayant un emploi. Ce sont des personnes qui n’accèdent jamais à un emploi vraiment stable, mais qui restent actives. Et ces personnes n’ont souvent pas les moyens de se nourrir correctement, de pouvoir se loger correctement, si bien qu’elles s’adressent aux services d’action sociale. »

Dans ce contexte, précise le sociologue, « l’emploi n’est plus la garantie de sortie de la pauvreté ». Et ce n’est pas un phénomène marginal. Les travailleurs pauvres travaillent toute l’année, à des rythmes parfois différenciés. Ils font de l’intérim, sont à temps partiel, ou à temps plein. Ils exercent la plupart du temps des professions dites « dégradantes » qui ne leur offrent aucune possibilité d’évolution. « La majorité d’entre eux sont des femmes. Il existe donc aussi et surtout une inégalité de genre. À travers la lutte contre le travail précaire se joue aussi la lutte pour l’égalité entre hommes et femmes sur le marché de l’emploi », explique Serge Paugam.

Le « précariat » des emplois de service

L’augmentation du nombre de salariés précaires est surtout visible dans le secteur des services, notamment celui des services à la personne. Très souvent, les salariés y travaillent hors des cadres collectifs. C’est donc à l’individu seul de trouver sa place sur le marché de l’emploi, et même de négocier une hausse de salaire. Et la concurrence est rude. Mais, comme le rappelle Serge Paugam, « Ce n’est pas le fait qu’il y ait des emplois de services qui est condamnable, c’est le fait qu’il n’y ait aucune perspective d’évolution pour les personnes employées. Il faut donc améliorer l’accès à la formation continue pour les personnes qui ont un faible niveau de qualification. » Car une grande frange des salariés ne trouve aucun autre horizon que celui de la précarité. Avec un niveau d’études généralement faible, ils s’enfoncent dans un segment précaire de l’emploi. Pour définir cette logique, Serge Paugam emploie l’expression de « précariat ». « Ce n’est pas un régime de plein emploi mais un régime de pleine activité. Ce n’est plus le salariat fondé sur la notion d’emploi stable qui se développe, mais un salariat qui se stabilise dans l’instabilité », ajoute-t-il.

Travailleurs pauvres contre salariés stables

Le développement de l’emploi précaire pose finalement le problème d’une opposition entre les salariés stables, avec des possibilités d’avancement, et les salariés pauvres. « On se dirige vers un creusement des écarts », constate Serge Paugam. Face à ce risque, le sociologue définit trois paramètres essentiels pour l’amélioration des conditions de travail : le fait de se reconnaître dans le travail accompli, la rémunération et la reconnaissance de l’autre. Pour le travailleur pauvre, aucune de ces conditions n’est remplie et « les personnes n’ont aucune garantie face à l’avenir et ont énormément d’insatisfactions au travail ». Selon lui, « il ne s’agit pas de travailler plus pour gagner plus. La question c’est d’avoir un certain nombre de garanties de pouvoir progresser dans son travail.

Travailler mieux, voilà l’enjeu » Malheureusement, la démarche du gouvernement ne va pas dans ce sens.

Les solutions existent pourtant. Les voisins européens de la France ont développé des mesures efficaces : « Le Danemark a lancé depuis longtemps des politiques d’amélioration des conditions de travail, en stabilisant la maind’oeuvre, et en développant des formations tout au long de la vie. Il n’y a rien d’inéluctable. On ne peut pas se contenter de dire : « de toute façon c’est l’économie ! »

Fanny Costes

RAG 34. Les lolo's 34

11:25 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La perpétuité pour Yvan Colonna

Crédit Photo : AFP/ Gilles Peyrucq Yvan Colonna et son avocat Gilles Siméoni devant la Cour d'assises spéciale de Paris.


La Cour d'assises spéciale de Paris n'a pas assorti la peine, énoncée jeudi soir, d'une période de sûreté. Le berger de Cargèse va faire appel.
Pour ses avocats, "le combat ne fait que commencer". La veuve du préfet Erignac estime, selon son avocat, que "la justice est passée". De légers incidents se sont produits en Corse.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

10:35 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : La gauche rassemblée pour augmenter le pouvoir d’achat des Français

Le " groupe de liaison de la gauche et des écologistes " composé de représentants du Mouvement Républicain et Citoyen, du Parti Communiste Français, du Parti Radical de Gauche, du Parti Socialiste et et des Verts s’est réuni le 11 décembre pour aborder les sujets d’actualité. A la sortie, ils ont présenté une “déclaration commune” dans laquelle le collectif formule un grand nombre de propositions pour augmenter le pouvoir d’achat des Français.

DÉCLARATION COMMUNE

Le « groupe de liaison de la gauche et des écologistes » créé lors de la réunion du 13 novembre dernier et comprenant le Mouvement Républicain et Citoyen, le Parti Communiste Français, le Parti Radical de Gauche, le Parti Socialiste et Les Verts s’est réuni comme prévu le 11 décembre pour aborder les sujets d’actualité.

Les partis présents ont fait le constat commun d’un échec du président de la république et de sa majorité, dont la politique se caractérise sur la forme par une grande brutalité et une absence de concertation, par exemple sur la carte judiciaire, et sur le fond par la mise en cause de notre modèle social, par exemple sur la fiscalité ou les retraites, et la remise en cause du temps et du droit du travail.

Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé « président du pouvoir d’achat. » Il en avait fait un axe de sa campagne électorale. Aujourd’hui, plus de six mois après son élection, cette promesse n’a été tenue que pour une poignée de Français : les plus favorisés, au travers du « bouclier fiscal » et de la suppression de la quasi-totalité des droits de succession qui bénéficie surtout au 5% des plus riches.

Pour tous les autres, tout a augmenté, sauf les revenus. La grande majorité des salariés a été privée de toute progression de pouvoir d’achat, le SMIC n’a pas été relevé pour la première fois depuis de nombreuses années. Les retraites n’augmenteront que de 1,1% en 2008, soit deux fois moins que l’inflation. Les précaires, les chômeurs, les allocataires des minima sociaux et les handicapés ont vu leur situation se dégrader depuis sept mois. Le MEDEF continue à faire pression sur les rémunérations et à précariser toujours plus les contrats de travail. La détaxation des heures supplémentaires ne règle en rien la question du niveau des salaires et ne concernera qu’une petite minorité. La politique de Nicolas Sarkozy, c’est gagner moins pour payer plus.

Dans le même temps, la qualité de la vie est dégradée par la hausse du poids des dépenses fixes (logement, assurance, remboursements de crédit), qui grève le pouvoir d’achat et détériore la qualité de la vie.

Pour la majorité des Français, le pire reste à venir : le gouvernement ne prévoit rien pour les salaires, rien pour les pensions de retraite, rien contre la flambée des prix. Par contre, il prépare une nouvelle aggravation de la précarité, la suppression des 35 heures et la remise en cause de la réduction du temps de travail et une série de hausse de taxes : franchises médicales et redevance télévisuelle pour les personnes pour l’heure exonérées. Le Chef de l’État a fait des annonces pourtant sur des mesures dont les effets seront lointains et aléatoires, donc incertains.

Face à cette situation, les partis de gauche et écologistes demandent la mise en œuvre de mesures d’urgences et structurelles destinées à améliorer rapidement le pouvoir d’achat.

Pour augmenter les revenus, ils proposent l’augmentation immédiate de la prime pour l’emploi de 50 %, une augmentation immédiate du SMIC, l’ouverture d’une conférence nationale sur les salaires visant une augmentation générale des rémunérations, à une lute contre le temps partiel subi et un progrès significatif de l’égalité salariale hommes/femmes, la sécurisation des parcours professionnels la mise en œuvre d’un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, la revalorisation immédiate des petites retraites et l’amélioration des conditions de travail et contractuelles des salariés précaires.

Pour faire baisser les prix des produits alimentaires, ils proposent de répercuter les marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs en faveur des consommateurs te l’adoption d’une incitation fiscale pour faire baisser les prix des produits alimentaires de première nécessité et rapprocher les lieux de production des consommateurs.

Pour diminuer le coût du logement, ils proposent un encadrement des loyers pour l’année 2008 en indexant sur le seul coût de la vie, une politique d’isolation énergétique des logements, la création d’un service public de la caution, le respect de la loi obligeant les communes à avoir 20% de logement sociaux.

Pour maîtriser le coût de l’énergie, ils proposent de maintenir l’évolution des tarifs du gaz et de l’électricité dans le cadre de l’inflation, de généraliser le « chèque transport » pour aider les salariés dans leurs déplacements, financé par une taxe sur les superprofits des compagnies pétrolières.

Les partis de gauche et écologistes demandent que des incitations fermes soient prises en faveur d’un gouvernement économique de la zone euro et d’une initiative européenne pour le financement d’investissement de long terme (rechercher, formation, ferroutage, économie d’énergie et énergie renouvelable) et d’une baisse des taux d’intérêts de la BCE comme c’est le cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Avec les leviers dont la gauche dispose aujourd’hui, elle s’engage sans se substituer à l’Etat à prendre des initiatives pour le pouvoir d’achat et améliorer la qualité de vie.

S’agissant de la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne, ceux des partis de gauche et écologistes qui ont exigé un référendum rappellent leur position.

Les élections municipales et cantonales de mars 2008 vont être un rendez-vous essentiel pour donner plus de force à l’opposition à la politique menée par le président de la République et sa majorité et pour faire barrage à sa mise en œuvre dans les communes et départements. Les partis présents travaillent dans le respect des positions de chacun au rassemblement le plus large des forces de gauche et écologistes, autour de projets politiques clairs pour battre la droite, faire gagner la gauche et permettre des gestions favorables aux intérêts des citoyens.

Réunion du 11 décembre 2007
du « Groupe de liaison et d’échange de la gauche et des écologistes »


RAG 34. Les lolo's 34

12:57 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

Laurent Fabius : "Je n'aurais pas reçu avec le tapis rouge M. Kadhafi. C'est déplacé"




La venue du colonel Kadhafi suscite la polémique jusqu'au sein du gouvernement. Faut-il refuser d'avoir des relations avec un dictateur ?

Si j'avais été président de la République, je n'aurais pas reçu avec le tapis rouge M. Kadhafi. C'est déplacé. Faut-il avoir des relations d'Etat à Etat, y compris avec des régimes dictatoriaux ? La réponse est oui. On ne peut pas faire du commerce uniquement avec des démocraties exemplaires, sinon la balance commerciale serait encore pire que ce qu'elle est. Il y a des échanges commerciaux à avoir avec tous les pays. Mais de là à dérouler le tapis rouge, à recevoir pendant six jours ce monsieur qui était considéré, il y a quelque mois encore, comme un dictateur sanguinaire... J'apprends qu'on va le recevoir à l'Assemblée nationale, qui est, dans le monde, le symbole des droits de l'homme. Je ne suis pas d'accord. Je fais la distinction entre les rapports d'Etat à Etat et cette espèce de super régime donné à Kadhafi qui est absolument inadmissible.

Tony Blair était allé en Libye, Romano Prodi a reçu Kadhafi, les Anglo-Saxons ont des relations diplomatiques suivies avec lui...

Oui, bien sûr. Mais c'est une question de modalités. J'ai l'impression que la France, à travers M. Sarkozy, prend la tête des adorateurs de Kadhafi.

Ne faut-il pas tout faire pour ramener la Libye dans le concert des nations ?

Il faut ramener la Libye et d'autres pays dans le concert des nations. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut se transformer, pour reprendre l'expression de Rama Yade, "en une carpette". Tout n'est pas justifié. (...) Regardez ce drame des infirmières. On dit que M. Kadhafi est extraordinaire puisqu'il a fait libérer les infirmières. Oui, mais il les avait fait emprisonner pendant des années. Alors on va oublier l'emprisonnement, les tortures, les viols pendant des années, parce que, sous la pression, il les a libérées ? Il y a là un confusionnisme total.

Y a-t-il un changement de la politique internationale de la France ?

Quand on regarde les dernières positions prises par M. Sarkozy à propos de l'Iran, l'Afghanistan, de l'OTAN, est-ce que la première rupture n'est pas diplomatique ? (...) J'ai été frappé par le voyage de M. Sarkozy aux Etats-Unis, qui était un succès. Ce voyage a marqué les Américains. Le fait qu'un président de la République soit bien reçu par les Américains, c'est très positif. En même temps, faire un discours devant le Congrès des Etats-Unis, pendant une heure, et ne pas prononcer le mot Irak, pose quand même un problème. (...)

Ségolène Royal vous reproche dans son livre un manque d'engagement à ses côtés dans la campagne présidentielle. Vous sentez-vous coupable ?

Non. Je n'ai pas lu le livre.

Elle évoque une alliance possible avec François Bayrou. Seriez-vous favorable à une alliance avec le MoDem ?

Il faut dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit. Si on avait dit aux militants socialistes que le premier ministre ne serait pas socialiste mais centriste, il y aurait eu quelques hoquets.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli

"Le Franc-Parler" (France Inter-i-Télé-"Le Monde") 11 décembre.

Notre note précédente : Laurent FABIUS était hier l'invité du FRANC PARLER : écouter, réécouter l'émission

RAG 34. Les Lolo's 34

11:58 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.12.2007

Jean-Luc Mélenchon : Il faut un référendum sur le nouveau traité (france info).

(photo RAG34-JLM inauguration du local PRS à Sète le 6 déc). Ecouter l'entretien. Jean-Luc Mélenchon était ce soir l'invité de France Info. Il a entre autre rappelé que la voie référendaire était la voie normale pour ratifier le nouveau traité européen.

Ce qui a été voté par le peuple, ne peut être défait que par le peuple !


Ecouter l'émission

RAG 34. Les lolo's 34

18:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Projet de loi relatif au pouvoir d’achat : les retraités, les chômeurs, les salariés précaires, sont une nouvelle fois les grands oubliés de ce projet de loi

Le projet de loi relatif au pouvoir d’achat, aujourd’hui présenté au conseil des Ministres, ne pourra répondre aux aspirations de nos concitoyens et permettre une augmentation de leur niveau de vie.

Ce projet ne contient d’abord aucune disposition sur les petites retraites et les minima sociaux.

Les dispositions prévues sont ensuite toutes limitées dans le temps, plafonnées dans leur montant, et surtout, soumises à la bonne volonté des seuls employeurs.

Le déblocage anticipé de la participation est un fusil à un coup qui ne fait que de distribuer plutôt un argent que les salariés ont déjà. Ce qui ce fera aujourd’hui ne se fera pas demain.

La possibilité de monétiser les jours de RTT est limitée au stock de 2007, plafonnée à dix jours, et soumise au bon vouloir patronal. Ce dispositif a par ailleurs déjà fait la preuve de sa faible efficacité.

La prime défiscalisée dans les entreprises de moins de 50 salariés dépendra totalement de la volonté des chefs d’entreprises et risque d’être utilisée pour recycler les augmentations de salaires qui serait intervenues.

À l’instar du dispositif sur les heures supplémentaires voté cet été, ces mesurettes ne contribueront pas à revaloriser le pouvoir d’achat des salariés en l’absence d’une reprise de la croissance.

Il est frappant de constater que les retraités, les chômeurs, et les salariés qui subissent la précarité (temps partiels, contrats précaires…) sont une nouvelle fois les grands oubliés de ce projet de loi, aucune de ses dispositions ne les concernant.

Le Parti socialiste met enfin en garde le gouvernement contre sa tentation, dans la foulée du débat sur ce texte, de revenir sur la durée légale du travail. Il rappelle qu’une telle évolution, rejetée par toutes les organisations syndicales, se traduirait dans les faits par « travailler plus pour gagner moins».

Communiqué de
Michel Sapin, Secrétaire National à l’économie et à la fiscalité
et d’Alain Vidalies, Secrétaire National aux Entreprises

RAG 34. Les lolo's 34

15:06 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Big-bang : Toujours moins de services publics pour les français, c'est parti !



Nicolas Sarkozy a annoncé un "big bang" administratif pour faire des économies budgétaires.

Crédit Photo : TF1/LCI
Nicolas Sarkozy, le 8 décembre 2007, lors du sommet Union européenne - Afrique à Lisbonne

Réforme de l'Etat, c'est parti !

Issus de la haute fonction publique ou de cabinets privés, ils sont plus de 200 à passer au crible depuis des mois les 1000 milliards d'euros de dépenses publiques et à remettre à plat leurs missions. Objectif : réformer l'Etat pour faire des économies et permettre notamment une réduction des effectifs. En jargon administratif, cela s'appelle la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Cette réforme de l'Etat sur cinq ans doit permettre de supprimer dès 2009 un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, contre un sur trois en 2008, a rappelé lundi François Fillon dans une interview aux Echos. En contrepartie, les économies réalisées serviraient à augmenter les salaires des agents de l'Etat mais aussi à diminuer la dette.

La France compte aujourd'hui plus de 5,1 millions de fonctionnaires et en 2006, les dépenses induites par la fonction publique ont représenté 44% du budget général de l'Etat. "En quatre mois, nous avons passé au peigne fin 20% des politiques publiques", affirme Matignon, promettant notamment une "réorganisation profonde des services de l'Etat dans les territoires" afin d'"améliorer la vie des Français". Ainsi, selon Le Monde de mercredi, la principale évolution que devrait rendre publique mercredi Nicolas Sarkozy, réside dans un renforcement de la présence de l'Etat dans les régions via un accroissement des pouvoirs des préfets. Les directions et les services régionaux de l'Etat devraient être couplés pour remédier à "un mille-feuilles administratif", selon l'expression de François Fillon. DRE, DRA, DRASS.... Des dizaines de directions régionales sont devenues inutiles.

La fusion annoncée début octobre par le ministre du budget Eric Woerth de la direction générale des impôts et de la comptabilité publique afin de créer une seule administration chargée du calcul et du recouvrement de l'impôt, préfigurait la volonté du gouvernement de réaliser des économies d'échelle. L'ambition de créer dans le domaine de la Défense un "Pentagone français", que doit proposer mercredi Hervé Morin au Conseil de modernisation et qui regrouperait en un même lieu son ministère, les directions centrales et les états-majors des différentes armes, s'inscrit dans la même démarche de mutualisation des moyens. Vraisemblablement en lien avec cette réorganisation Nicolas Sarkozy a d'ailleurs assuré mardi que des terrains du ministère de la Défense à Paris, "seront dédiés à la construction de logements dans les meilleurs délais".

Depuis le lancement officiel de ce chantier titanesque de la "réforme de l'Etat" en juillet, les propositions avancées autour de quatre grands thèmes - organisation de l'Etat au niveau local, allégement des contraintes juridiques et des contrôles, relations entre Etat et collectivité locales, amélioration de la gestion des ressources humaines - sont discutées par un comité de suivi piloté au plus haut niveau par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant et le directeur de cabinet du Premier ministre Jean-Paul Faugère. Le Conseil de modernisation des politiques publiques qui rassemble tous les ministres et que réunira pour la première fois le chef de l'Etat mercredi avant son intervention, valide les axes retenus par le comité de suivi qui devront ensuite inspirer toute nouvelle politique publique.

Selon TF1/LCI.



RAG 34. Lolo34

13:23 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La visite du colonel KADHAFI en France

Mouammar Kadhafi assure que la question des droits de l'homme n'a pas été évoquée lors des discussions qu'il a eues lundi avec Nicolas Sarkozy, contredisant le président français.

Par Pierre Moscovici

Les raisons d’une telle visite ?

Le Parti socialiste regrette cette visite. Nous ressentons un véritable malaise. Il y a une forme d’indignité. Pour nous, plus qu’une erreur, cette venue est une faute. L’auteur de cette faute étant le président de la République, Nicolas SARKOZY.
Si on s’interroge pourquoi, nous devons dire que ce n’est pas n’importe quelle visite qui va se dérouler. C’est une visite officielle de 5 jours. En réalité la France, patrie des droits de l’Homme déroule le tapis rouge sous les pieds du colonel KADHAFI et l’accueille en grande pompe.
Nous sommes la première et à ce jour la seule démocratie occidentale à le faire. Le colonel KADHAFI n’est pas allé à Washington, il n’est pas allé à Berlin, ni à Rome ou Madrid. Tout cela n’est pas un hasard.
Pour les tenants du commerce international, tous ces pays ont des relations commerciales fortes avec la Libye. On peut commercer avec ce pays sans lui dérouler le tapis rouge.

Absence de démocratie

Nicolas SARKOZY oublie plusieurs éléments qui caractérisent le régime de KADHAFI. Il y a d’abord l’absence totale de démocratie dans ce pays. L’opposition ne s’exprime pas, si ce n’est des rapports contradictoires au sein de la même famille celle de KADHAFI. Les droits de l’Homme y sont quotidiennement bafoués. Je suis président de la Commission sur la libération des infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne, incarcérés pendant 8 ans et demi en Libye. J’ai encore en tête la manière dont ils ont témoigné et les tortures qu’ils ont subies. Le médecin a eu des paroles extrêmement fortes, en disant qu’ils avaient vécu « l’enfer sur la terre ». Nous n’avons donc aucune raison de penser que ces pratiques ont cessé. Avant de célébrer le libérateur de ces infirmières et de ce médecin, je continue d’abord à condamner celui qui les a fait emprisonner, condamner alors qu’ils étaient innocents, qui les a fait torturer et ne les a libérés que moyennant une contrepartie. Nous connaissons maintenant cette contrepartie qui n’est pas essentiellement financière et de 160 millions de dollars.

Ce qui est déterminant se passe aujourd’hui. C’est la consécration que le président libyen reçoit en venant à Paris. C’est le fait qu’un grand pays comme la France l’adoube, alors que la France est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

Absence de droits de l‘Homme

L’autre élément que Nicolas SARKOZY oublie : certes la Libye a renoncé au terrorisme, certes elle s’est réintégrée dans la communauté internationale, certes on l’a vue participer à certaines conférences, certes l’embargo a été levé sur les ventes d’armes en 2003 et en 2004, mais il demeure que la condamnation du terrorisme de la part du colonel KADHAFI demeure à géométrie variable. Les propos qu’il a tenus dans une conférence à Lisbonne, sont préoccupants. On ne peut pas dire que le terrorisme est une arme légitime pour les faibles, ce n’est pas exact. La condamnation du terrorisme doit être sans excuse, sans exception, elle doit être totale. Dès lors, on peut être très choqué par cette image au moment où KADHAFI venait d’exprimer ses propos, de voir le président de la République française exprimer son «bonheur» de le recevoir ici. Si c’est cela qui le rend heureux, alors il y a quelques soucis à se faire sur sa définition du bonheur.

La France : une diplomatie de complaisance

Tout cela caractérise une diplomatie qui s’affirme comme une diplomatie de complaisance. Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas SARKOZY a su trouver des accents qu’on pouvait juger heureux. Il insistait sur les droits de l’Homme, il proposait une politique éthique, un changement de discours et une rupture dans la politique internationale. On voit malheureusement Nicolas SARKOZY de plus en plus tourner le dos à ses promesses de campagne. Il a désormais une diplomatie non seulement réaliste, et même hyperréaliste voire cynique. La liste de ses nouveaux amis s’allonge. On a vu qu’il n’hésitait à frayer avec toute une série de régimes mais qu’il est extrêmement silencieux sur toute une série de questions. Même avec les États-Unis. Le coup de fil récent à Vladimir POUTINE était extrêmement choquant et même scandaleux. Comment féliciter le président de la Russie après des élections manifestement truquées, pas dignes d’une démocratie, mais d’une ploutocratie, avec 99 % de participation en Tchétchénie, et 99 % des suffrages pour le parti de POUTINE, cela méritait-il des félicitations ? Cela est tout un symbole.
Voilà pourquoi le Parti socialiste exprime sa réprobation. Voilà pourquoi nous regrettons que le président KADHAFI ait été invité à l’Assemblée nationale, symbole révolutionnaire s’il en est, symbole républicain s’il en est, symbole démocratique s’il en est. La place du colonel KADHAFI n’est pas dans les murs de l’Assemblée nationale française. Aucun député socialiste ne se rendra à la réception à l’hôtel de LASSAY qui n’aurait d’ailleurs pas du avoir lieu.

Les revendications du PS à la visite de KADHAFI

Le colonel KADHAFI étant là, ce que nous déplorons, mais nous demandons cependant à Nicolas SARKOZY d’être ferme sur 3 points et nous le jugerons à cela :
- 1°) Nous lui demandons d’être très ferme et très fort sur l’exigence des droits de l’Homme en Libye. La France ne peut pas se contenter de signer quelques contrats, elle ne doit surtout pas oublier ce qu’elle est.

- 2°) Concernant les infirmières bulgares et le médecin d’origine palestinienne, nous ne devons pas oublier que ces femmes et cet homme ont certes été graciés, extradés et libérés, mais que jamais la Libye n’a reconnu leur innocence et que leur jugement de culpabilité n’a pas été rapporté. Il faut que lors de cette visite à Paris, le colonel KADHAFI reconnaisse leur innocence. Nous attendons de Nicolas SARKOZY qu’il évoque ce sujet et qu’il le lui demande, car on ne peut pas se contenter d’obtenir une libération, moyennant des contreparties politiques sans être extrêmement ferme sur leur innocence qui est absolue, reconnue par chacun, sauf par le régime de KADHAFI.

- 3°) La troisième exigence concerne les garanties contre le terrorisme. Nous ne pouvons pas avoir de condamnation du terrorisme à géométrie variable. D’importants contrats de ventes d’armes ou de fournitures nucléaires sont envisagés pour cette venue à Paris. Nous n’avons rien contre le principe d’une logique commerciale, même si cette logique ne peut pas résumer une diplomatie. On ne peut pas être dans une logique qui fasse que le commerce permette de tout oublier. En revanche quand on commerce avec ce genre de pays, on doit exiger des garanties de sécurité. Quand on vent des missiles Milan, des avions Rafales et des centrales nucléaires, on doit s’assurer que l’usage de tout ceci est contrôlé et que tout cela ne peut en aucune façon nourrir le terrorisme.

Le Parti socialiste sera donc très ferme sur ces trois exigences.

Les réactions des membres du gouvernement, Bernard KOUCHNER et RAMA YADE

A cela s’ajoutent des événements internes à la majorité et au gouvernement.
L’attitude de l’UMP peut prêter à sourire. J’observe les « sympathiques » propos de Patrick OLLIER, mais enfin son soutien au régime de KADHAFI est grotesque. Il y a aussi la défense du Premier ministre qui refuse les donneurs de leçons et qui explique que cette visite soit justifiée. Mais il y a aussi les prises de position de certains membres du gouvernement dont Bernard KOUCHNER et surtout RAMA YADE.

Pauvre Bernard KOUCHNER ! On comprend qu’il éprouve un certain malaise. D’ailleurs devant la Commission d’enquête, il y a 2 semaines, il avait déclaré que dans ce métier il fallait savoir « avaler son chapeau ». Il avait déjà témoigné de son malaise face à la situation libyenne. On comprend qu’il soit en désaccord, car on se souvient de Bernard KOUCHNER qui a été un des plus virulent, organisé et méthodique détracteur du régime du colonel KADHAFI. Il l’a dit lui-même, il n’oublie rien et il a raison. Je sais qu’il est l’inventeur du droit d’ingérence et j’imagine à quel point il doit être malheureux de participer à un gouvernement au côté d’un président qui reçoit le colonel KADHAFI. J’ai envie de lui lancer un appel : « Bernard que vas-tu faire dans cette galère ? » Rien, et c’est la preuve que ce gouvernement ne peut en aucun cas être à l’écoute et au diapason des exigences qui ont fondé toute sa vie.

Pour ce qui est de RAMA YADE, ses déclarations sont stupéfiantes. Elles ont plutôt sympathiques car elles font écho à notre propre déclaration et même si elles étaient d’une très grande violence, violence encore plus grande que celle que j’ai utilisée maintenant. Car enfin écrire que « Notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant peut s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits » ou bien « la France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort », voilà des expressions extrêmement fortes. En relisant cela on se pose quelques questions ? Qui a invité cet homme qui n’a pas sa place en France, si ce n’est Nicolas SARKOZY ? Est-ce que RAMA YADE est la Porte-parole d’une organisation des droits de l’Homme ou est-elle membre du gouvernement et si elle en est membre, et dans quel gouvernement ? Qui est-elle ? Quel est son président ? Ces propos sont extrêmement durs, même s’ils ont extrêmement justes. Mais s’ils sont à la fois extrêmement justes et extrêmement durs, ils le sont pour le président de la République, Nicolas SARKOZY.
En outre, cela est aussi extrêmement inconséquent, pour ce qui est du fonctionnement du gouvernement. J’en ai assez de ces ministres comme hier Fadela AMARA trouvait assez « dégueulasse » une certaine politique, d’entendre aujourd’hui RAMA YADE trouver inacceptable une autre politique et qui pratiquent une valse à trois temps. Premier temps, on s’indigne avec une grande force, deuxième temps, on rectifie, on corrige, on se désavoue et troisième temps, on se tait. Nous avons une idée plus haute de la République. La cacophonie ne doit pas être une méthode de gouvernement, car ça ne peut pas fonctionner comme cela.
Alors soit RAMA YADE pense ce qu’elle dit et à l’évidence, elle le pense, et ça veut qu’elle considère qu’elle appartient à un gouvernement et qu’elle obéit à un président, dans lequel les droits de l’Homme sont la cinquième roue du carrosse, dans ce cas elle s’en va. Ce serait la conséquence logique de ses propos. Cela aurait d’ailleurs de la gueule. Mais si elle ne pense pas cela et qu’elle est amenée à se renier alors elle se tait. Car il y a des contradictions qui au fur et à mesure finissent par affaiblir la politique de la France.

RAG 34. Les lolo's 34

11:15 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11.12.2007

L'offensive Sarkozy contre le salariat

Ce n’est pas seulement une bataille pour les “régimes spéciaux” de retraite... c’est une offensive de Sarkozy contre l’ensemble du salariat

par Jean-Jacques Chavigné
Il ne faut pas s’y tromper : c’est une véritable guerre contre le salariat que Sarkozy vient d’enclencher en s’attaquant aux régimes spéciaux de retraites. Une guerre car la bataille des régimes spéciaux ne s’arrêtera pas là. S’il gagne Sarkozy s’attaquera non seulement, dés 2008, aux retraites de tous les salariés mais à tous les acquis sociaux.

Une stratégie guerrière
Sarkozy lui-même le reconnaît : il fera d’abord donner « l’aviation », les médias, et ensuite seulement « l’infanterie », le vote de la loi. Avec son chef d’Etat-major, Fillon, c’est une véritable stratégie guerrière qu’ils développent contre les syndicats et le mouvement social. Rien n’y manque.

La tentative d’isoler l’adversaire en brouillant le clivage Droite/Gauche : ce n’est pas la Droite qui s’attaque aux acquis sociaux, mais un gouvernement qu’elle voudrait bien faire passer pour un gouvernement « d’union nationale ». C’est ce qui explique le débauchage de Kouchner, Besson et de leurs comparses.

Le choix du terrain : les régimes spéciaux que l’ « aviation » des grands médias a pris soin de pilonner quotidiennement au nom de l’ « équité ». Déminer le chemin de l’offensive en « cédant » aux revendications de tous ceux qui ne sont pas étudiants ou salariés. Il est vrai que leurs revendications ne devaient pas trop déplaire à Sarkozy : aucune entrave à l’installation des médecins libéraux, exonération totale (pendant six mois renouvelables) des cotisations sociales et patronales pour les marins-pêcheurs…

La division de l’adversaire : refuser une négociation globale de l’ensemble des retraites pour essayer de battre d’abord les salariés des régimes spéciaux et ensuite, seulement, affronter l’ensemble des autres salariés, du public comme du privé.

La provocation : multiplier le salaire de Sarkozy par 2,72 au moment d’imposer la baisse brutale des retraites des régimes spéciaux. La duplicité : attendre que les syndicat aient lancé leur mot d’ordre de grève reconductible pour faire des propositions de dernière minute et prendre l’opinion à témoin…

Les attaques latérales : l’UMP, l’UNI préparent des manifestations d’ « usagers » contre les grévistes des services publics et contre les étudiants qui se battent contre la loi Pécresse d’ « autonomie » des universités…

Le pilonnage médiatique
Ils attaquent chaque jour les régimes spéciaux de retraite au nom de l’ « équité » mais font silence sur l’essentiel.

Les retraites des régimes spéciaux ne représenteront que 1,62 % du montant global des retraites dans 20 ans. Une goutte d’eau dans l’océan. Affirmer que leur réforme permettrait de financer l’ensemble des retraites est une supercherie. Pourquoi n’en parlent-ils jamais ? Pourquoi les grands médias ne parlent-ils jamais non plus des « retraites chapeaux » des dirigeants d’entreprise, des fonds de pension des cadres supérieurs, des milliards de compensation versée chaque année par le régime général des salariés aux régimes des agriculteurs, des professions indépendantes, des curés ? Pourquoi ne parlent-ils jamais de l’âge de départ à la retraite des militaires ? Pourquoi cachent-ils que le taux moyen de liquidation des pensions des régimes spéciaux n’est pas le taux théorique de 75 % mais le taux réel de 62 % ? Pourquoi ne peut-on jamais lire dans leurs colonnes que les cotisations retraite d’un cheminot s’élèvent à 36 % contre 26 % pour un salarié du privé et que cela peut parfaitement expliquer qu’il puisse partir à 55 ans ?

La 3ème réforme des retraites
Sarkozy veut enfoncer l’idée que les régimes de retraites sont des vases communicants et que ce qui est pris à un régime est donné à l’autre. L’expérience montre que c’est totalement faux : ce sont les profits qui raflent la mise.

En 1995, les fonctionnaires et les salariés dont la retraite relève d’un régime spécial (cheminots, gaziers, électriciens…) ont fait plier Juppé, aussi droit dans ses bottes que prétend l’être aujourd’hui Fillon. Le résultat a été bénéfique pour l’ensemble du salariat. Les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques ont conservé les 37,5 annuités de cotisation et pendant les huit années qui ont suivi, aucun gouvernement n’a osé s’attaquer aux retraites des salariés du privé.

En 2003, les salariés de la fonction publique ont perdu la bataille. Non seulement les salariés du privé n’en ont pas profité mais ils ont, eux aussi, été victimes de la contre-réforme Fillon et du passage à 41 années de cotisations en 2009. S’il gagne contre les salariés des entreprises publiques, c’est une 3ème réforme des retraites (après celle de 1993 et de 2003) que Sarkozy imposera à l’ensemble du salariat.

Il a déjà annoncé la fin des mesures qui avaient permis aux salariés ayant commencé à travailler à 15, 16 ou 17 ans de prendre leur retraite avant 60 ans.

Le Conseil d’Orientation des Retraites lui a donné le feu vert pour augmenter la durée de cotisation. Il fera donc passer le nombre d’annuités à 41 ou 42 pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. Alors que la durée moyenne d’une carrière est inférieure à 37 ans dans le secteur privé, l’augmentation de la durée de cotisation ne peut signifier qu’une chose : la chute dramatique du montant des retraites.

Le Medef veut en finir avec la réforme à 60 ans et veut faire passer l’âge de la retraite à 61 ou 62 ans. Ce qui signifie que même avec 42 années de cotisation, vous n’aurez pas droit à la retraite lorsque vous atteindrez 60 ans. Et, pendant ce temps là, les profits des grandes sociétés augmentent de 15 % tous les ans, les investissements productifs stagnent au bénéfice des investissements spéculatifs.

Tous les salariés, tous les salariés en formations, tous les salariés à la retraite sont concernés. Beaucoup de salariés à la retraite ou proche de cette dernière estiment qu’ils n’ont rien à perdre en cas de nouvelle réforme. Ils ont, malheureusement, tort. Si dans cinq ou six ans, les jeunes salariés s’aperçoivent que la retraite qu’on leur prépare est une misère, ils n’accepteront plus de payer des cotisations peur ceux qui seront alors à la retraite. La Droite s’appuiera sur cette aspiration pour diminuer, brutalement, le montant des retraites de ceux qui sont déjà à la retraite.

Tous les acquis salariaux menacés
Denis Kessler, l’idéologue libéral, ancien vice-président du Medef vend la mèche dans « Challenge ». Après avoir assuré que les réformes prévues par le gouvernement pouvait donner une impression de « patchwork », il fait remarquait la profonde unité du programme de Sarkozy : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

C’est à ce programme (et aux mobilisations du salariat à la Libération) que nous devons la Sécurité sociale, les retraites par répartition, le statut de la fonction publique, les entreprises publiques, l’en cadrement par la loi et les conventions collectives du marché du travail, les comités d’entreprise, la représentativité syndicale… C’est tout cela que Sarkozy veut supprimer. C’est au programme du CNR qu’il s’attaque au moment même où il demande que la lettre d’un résistant communiste, Guy Môquet, soit lue dans les établissements scolaires.

Il a déjà largement commencé en s’attaquant à la Sécurité sociale et au droit de grève dans les transports : il est évident qu’il ira beaucoup plus loin s’il gagne le bras de fer qui s’engage. Son objectif est de faire au moins aussi bien que Margaret Thatcher qui avait vidé le droit de grève de son contenu (dans le public comme dans le privé) après sa victoire sur les mineurs au milieu des années 1980.

Le bras de fer a commencé, il n’a jamais été aussi determinant, il faut y aller.

mardi 11 décembre 2007 . Jean-Jacques Chavigné

RAG 34. Les lolo's 34

17:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent FABIUS était hier l'invité du FRANC PARLER : écouter, réécouter l'émission

Laurent FABIUS invité de l’émission Le Franc Parler sur France Inter et i>Tele à 19 h 25 le 10 décembre 2007.

Ecouter, réécouter l"émission




Laurent Fabius
Ancien Premier ministre, député PS de Seine-Maritime


"Remarqué par des proches de François Mitterrand, c’est peu après sa sortie de l’ENA, en 1974, qu’il adhère au Parti socialiste et rencontre François Mitterrand dont il devient le directeur de cabinet en 1979. Il travaille à ses côtés jusqu’à sa victoire de 1981 : c’est ainsi qu’il le défendra vigoureusement au congrès de Metz en avril 1979, en affirmant contre Michel Rocard que : « entre le Plan et le marché, il y a le socialisme ».

Parallèlement, il est élu premier adjoint au maire du Grand-Quevilly en 1977, puis député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime (Elbeuf, Le Grand-Quevilly). Il pose ainsi les bases de ce qui deviendra son fief électoral.

À la suite de la victoire de François Mitterrand en 1981, il est nommé ministre du Budget, fonction lors de laquelle il instaure l’Impôt sur les grandes fortunes, aboli en 1987 par le gouvernement de Jacques Chirac et ancêtre de l’Impôt de solidarité sur la fortune.

François Mitterrand décide de changer de Premier ministre, et remplace Pierre Mauroy par Laurent Fabius le 17 juillet 1984 à ce poste. À 37 ans, il est le plus jeune Premier ministre de la République. Arrivé dans une situation de crise, il poursuit la « politique de la rigueur » afin de maîtriser la dette de l’État et l’inflation. En conséquence, le Parti communiste refuse de participer à son gouvernement.

Suite à la défaite de la gauche aux législatives de 1986, il quitte Matignon le 20 mars 1986. Il retrouve son siège de député lors de ces élections. Pendant le duel télévisé avec Jacques Chirac, celui-ci le rabroue sèchement en le traitant de « roquet ». Laurent Fabius le reprend en ses termes : « Vous parlez au Premier ministre de la France ».

Il devient président de l’Assemblée nationale en 1988 après la dissolution qui suit la réélection de François Mitterrand. Il conduit la liste socialiste lors des élections européennes du 18 juin 1989 : il est élu, mais réalise un très mauvais score.

Élu maire du Grand-Quevilly en 1995, il obtient la présidence du groupe socialiste à l’Assemblée nationale la même année, poste qu’il quitte pour retrouver la présidence de l’Assemblée en 1997, suite à la victoire de la Gauche plurielle aux législatives et la nomination de Lionel Jospin au poste de Premier ministre.

Lionel Jospin ayant annoncé au soir du premier tour de l'élection présidentielle, le 21 avril 2002, qu’il se retirait de la vie politique, Laurent Fabius est la principale tête d'affiche pour mener les élections législatives qui suivent, difficiles pour la gauche. Dès lors, il affiche ses ambitions présidentielles.

Le 10 janvier 2006, Laurent Fabius se déclare candidat à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2007.

Étaient en lice pour l’investiture avec lui, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Pendant la campagne de 2007, alors qu'il avait auparavent durement critiqué Ségolène Royal, il a pris sa défense au moment où elle a rencontré les premières difficultés. Il démissionne du bureau national du PS en juin 2007

Historiquement, les fabiusiens se sont opposés aux « rocardiens », puis aux « jospinistes », et plus récemment aux « hollandais » et encore plus récemment à Ségolène Royal.

Lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005, le courant des fabiusiens a défendu le « non », malgré le vote des militants du PS en faveur de ce texte. Des fabiusiens comme Jack Lang ont à cette occasion rompu avec Laurent Fabius.

À l’occasion de la désignation du candidat PS pour les présidentielles de 2007, de nouveaux militants, issus notamment du courant Nouveau Parti socialiste se rallient à Laurent Fabius, comme le groupe Nouvelle Gauche de Benoît Hamon et une partie des anciens soutiens d’Arnaud Montebourg."


RAG 34. Les lolo's 34

17:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

Mélenchon de passage à Sète le 6 décembre dernier : ça débat sur le blog RAG 34, et c'est bien animé...

Mélenchon bientôt à Sète

Jean-Luc Mélenchon devrait être de passage à Sète le 6 décembre prochain pour signer son dernier bouquin En quête de gauche.Ce représentant de l'aile gauche du Parti socialiste inaugurera également l'antenne sétoise de son association Pour la République Sociale.

Le médecin sétois Laurent Zarnitsky, directeur médicalde l'Ecole européenne de chirurgie, devrait en prendre la tête. Ce dernier a par ailleurs décidé de s'engager aux côtés de François Liberti dans la bataille des municipales, considérant que "la section socialiste de Sète s'est dévoyée".

Source : La gazette de Sète

Voir le site de campagne "Tous pour Sète"

RAG 34. Les lolo's 34

10:45 Publié dans 005 AGENDA , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Finances publiques : L'étau se resserre

Les études se succèdent et confirment toutes la dérive des comptes publics français et la croissance corrélative de la dette publique.L’OCDE a ainsi estimé que la France n’est pas en mesure de réduire son déficit public qui atteindra 2,6% l’an prochain. La dette publique décollerait donc et atteindrait 67 % du PIB en 2009, soit 50 milliards d’euros supplémentaires en deux ans ! La dette représenterait dès lors 19.500 euros par Français, contre 13.500 en 2002, ce qui représente une hausse de 1.000 euros par an et par Français.

L’OCDE, tout comme la Commission Européenne, estiment que la France laisse filer ses déficits et fonde ses budgets sur des hypothèses de croissance irréalistes (2,25% en 2008), ce que le Parti socialiste indique depuis de nombreuses semaines.

Le diagnostic est à ce point indiscutable que le gouvernement a dû transmettre, en toute discrétion, à la Commission européenne, une version profondément remaniée de son programme des finances publiques. Nicolas Sarkozy, pourtant adepte de la communication, n’a pas souhaité en faire la publicité. Et pour cause : le constat est accablant !

Acculé par le poids de son paquet fiscal, par la dérive des comptes sociaux et par son incapacité à relancer la croissance, le gouvernement a enterré ses promesses de campagne. La situation est à ce point dramatique qu’il a dû multiplier les cessions d’actifs publics pour la stabiliser à 64,2% du PIB fin 2007 (près de 7,5 milliards d’euros, dont 3,5 milliards issus de la cession de 3% du capital d’EDF et 2,65 milliards de France Télécom).

Le pire reste pourtant à venir, puisque les prévisions de croissance du gouvernement (2,25%) sont en décalage complet avec l’ensemble des hypothèses des conjoncturistes (1,5%). D’ailleurs, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a précisé aujourd’hui que « si la croissance s’écarte légèrement du scénario central, ce serait très facile de déborder à nouveau la limite de 3% ». Dès lors, la dette déraperait à 64,5% du PIB.

La réalité s’impose donc chaque jour un peu plus au gouvernement. La dégradation des finances publiques, qu’il a lui-même causée, l’amènera à adopter - une fois les élections municipales passées - une politique de rigueur contraire en tous points à ses récents engagements sur le pouvoir d’achat.

Communiqué de François Hollande

Premier secrétaire

RAG 34. Les lolo's 34

08:34 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

10.12.2007

Kadhafi à Paris : "La France n'est pas un paillason et ne doit pas recevoir le baiser de la mort", déclare Rama Yade.

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade se dit "dérangée" que le colonel Kadhafi arrive un jour de célébration des droits de l'homme en France, ajoutant que "la France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", dans une interview publiée dans Le Parisien daté de lundi.

Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", déclare RamaYade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, dans une interview au journal Le Parisien.


PARIS (Reuters) - La secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, émet certaines réserves concernant la visite du colonel Mouammar Kadhafi en France, pointant notamment le fait qu'elle coïncide avec la Journée mondiale des droits de l'homme, et estimant que la diplomatie française doit exiger du numéro libyen des garanties dans le domaine des libertés individuelles.

"Je ne partage pas l'indignation automatique de ceux qui excluent tout dialogue avec la Libye. Mais je ne peux pas dire non plus que je suis heureuse de cette visite. Parce qu'elle coïncide avec la Journée mondiale des droits de l'homme. Le choix de cette date est un symbole fort, je dirais même scandaleusement fort", déclare-t-elle dans une interview que publie Le Parisien/Aujourd'hui lundi, jour où le colonel Kadhafi entame une visite officielle de cinq jours en France.

Samedi, au sommet Union européenne-Afrique de Lisbonne, le président Nicolas Sarkozy a déclaré à Kadhafi qu'il était "heureux" de le recevoir à Paris.

Pour Rama Yade, "Il serait indécent (...) que cette visite se résume à la signature de contrats ou... d'un chèque en blanc. Peut-on accorder une visite absolue à celui qui demande d'être traité comme n'importe quel chef d'Etat et qui, avant même d'être arrivé sur le sol français, affirme que le terrorisme est légitime pour les faibles?"

Tout en qualifiant les attentats du 11-Septembre d'"acte de folie", Kadhafi a estimé récemment qu'il ne fallait "pas s'étonner" que les personnes aient recours à de tels actes en réaction au déséquilibre des pouvoirs dans le monde et aux tensions que ce déséquilibre nourrit, selon lui.

REGRETS DE NE PAS ÊTRE ALLÉE EN CHINE

"Notre pays, continue Rama Yade dans l'interview, ne tire pas seulement son prestige de sa puissance économique, mais aussi des principes et des valeurs qui font que la France est un pays semblable à nul autre."

Selon elle, "Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort".

Rama Yade rappelle qu'"Il y a des disparus dans son pays (la Libye), dont on ne sait pas ce qu'ils sont devenus. La presse n'est pas libre. Des détenus sont torturés".

"La réintégration du colonel Kadhafi passe aussi par le respect des droits de l'homme", estime la secrétaire d'Etat, selon laquelle "la France n'est pas qu'une balance commerciale" - allusion aux contrats susceptibles d'être signés durant la visite du numéro un de la révolution libyenne.

La visite de Kadhafi en France suscite une polémique et l'opposition s'est élevée contre la présence en France de celui à qui elle reproche son implication dans des affaires de terrorisme. François Hollande, Ségolène Royal, François Bayrou ou encore Robert Badinter y sont allés ces derniers jours de leurs critiques contre la venue du dictateur libyen.

Interrogée en outre dans l'interview quant au récent voyage de Sarkozy en Chine, Rama Yade dit regretter de ne pas y avoir été.

"Je regrette de ne pas y avoir été". "Pourquoi cacher la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme? Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy tourne le dos à la diplomatie des valeurs. Si on y met le couvercle, je risque d'être au chômage technique!" /

RAG 34. Les lolo's 34

23:54 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Rama YADE, KHADAFI

Vidéo intégrale du Meeting à Montpellier pour exiger un réferendum sur le nouveau traité européen

Jeudi 6 décembre se tenait à Montpellier un grand meeting unitaire pour exiger un referendum sur le nouveau traité européen avec Jean Jacques BOISLAROUSSIE (Alternatifs), José BOVE, Denis BROUILLET (MARS Gauche Républicaine), Jean DESESSARD (les Verts), Jean Claude GAYSSOT(PCF), Pierre KHALFA (Sud Solidaires), Jean Luc MELENCHON (PS/PRS), Béatrice NEGRIER (MRC), Yves SALESSE (Cuals), Aurélie TROUVE (Attac), Roselyne VACHETTA (LCR). Organisations signataires : Attac Montpellier, Coordination des Cuals de l’Hérault, LCR, Mars, MRC, PCF, PRS, Sud Solidaires.

L'intervention de Jean-Luc Mélenchon :



Retrouvez l'intégralité du meeting en vidéo.




RAG 34. Les lolo's 34

23:53 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La peine de prison de José Bové convertie en jours-amende. Voir aussi sa vidéo : meeting du 6 décembre à Montpellier

(photo RAG34 José Bové au meeting unitaire du 6 décembre à Montpellier pour exiger un nouveau référendum).
MILLAU (AFP) - La peine de quatre mois de prison ferme à laquelle a été condamné en 2005 José Bové pour un arrachage d'OGM a été convertie en jours-amende, a annoncé le leader altermondialiste à la sortie du tribunal de grande instance de Millau, où il était convoqué lundi par la juge d'application des peines.

Le procureur de la République et la juge d'application des peines ont accepté d'aménager la peine de prison en jours-amendes dont le montant sera notifié à ses avocats le 17 décembre, a ajouté José Bové.

Le leader altermondialiste a par ailleurs annoncé qu'il observerait une grève de la faim avec des militants opposés aux organismes modifiés (OGM) à compter du 3 janvier 2008 afin de protester contre le fait qu'un véritable moratoire n'ait pas été décidé par le gouvernement à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Déchirant une photocopie du décret du ministère de l'Agriculture ayant suspendu la semaine dernière l'utilisation du Mon810, maïs OGM de la firme Monsanto cultivé en France, jusqu'au 9 février 2008, José Bové a estimé que "c'est complètement inacceptable" et que la parole publique avait été "bafouée". "Il faut que l'année 2008 soit une année sans OGM, que le moratoire soit effectif", a-t-il ajouté.

José Bové avait été condamné en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse à quatre mois de prison ferme pour un arrachage de plants de maïs transgénique à Menville (Haute-Garonne) un an plus tôt. Une peine confirmée en février par la Cour de cassation.

L'intervention de José Bové le 6 décembre à Montpellier pour exiger un nouveau référendum :



L'intégralité du meeting unitaire : CLICKER-ICI

RAG 34. Les lolo's 34

23:53 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

09.12.2007

Le Noël de Sarkozy : Des souliers vides sous le sapin...

Nicolas Sarkozy connaît son talon d’Achille : le pouvoir d’achat. Les flèches décochées par les socialistes depuis plusieurs semaines l’ont conduit à sortir de son inquiétant silence sur ce sujet, lui qui est si volubile sur tous les autres.

Prisonnier de ses choix initiaux, le Président a finalement renvoyé les Français à leurs propres poches puisque les siennes étaient déjà vides. Aux Français donc de travailler davantage. Comme s’ils en avaient le choix. Comme si cela relevait de leur décision. Comme si, pour les métiers les plus pénibles, l’accroissement de la charge de travail ne représentait pas une menace pour les intéressés comme pour la collectivité. Comme si enfin cette mesure ne mettait pas dès le départ de côté les salariés des PME, les travailleurs des entreprises en difficulté, les employés annualisés, les femmes à temps partiel contraint, les cadres, les retraités, les chômeurs, les agents publics… La vérité est simple, ne font des heures supplémentaires que les salariés sélectionnés par leur encadrement dans les entreprises en croissance. Ce qui n’est malheureusement pas une majorité.

Au renvoi vers d’hypothétiques heures supplémentaires, le gouvernement ajoute la possibilité de rachat des comptes épargne temps. Il omet cependant de dire à quel taux seront payées ces heures. La tentation est évidente. En payant ces heures épargnéesde RTT à un moindre coût que les heures supplémentaires, la manoeuvre est limpide : désormais la 36ème heure travaillée ne sera plus majorée. La durée légale du travail n’aura pas été modifiée, mais dans les faits, elle sera désormais contournée. Les négociations sont renvoyées au niveau des entreprises, c’est-à-dire l’échelon auquel la pression patronale s’exerce le plus fortement, sans le contrepouvoir et la contre-expertise syndicale. Le moment n’est plus très loin où les rapports sociaux seront individualisés, laissant chacun face à la puissance de l’employeur et sans le secours et la force du collectif.

Quand la droite évoque les allègements de charge des entreprises, elle ne les conditionne qu’à la tenue de négociations, là où les socialistes posent comme préalable l’augmentation vérifiée des salaires. Le pouvoir d’achat n’est pour la droite qu’un nouveau cheval de Troie. Il lui permet paradoxalement de détricoter le code du travail. Ainsi, elle remet sur la table le travail du dimanche, laissant croire que la consommation des ménages est bridée par la fermeture dominicale et non par l’absence de moyens. Les grandes enseignes commerciales applaudiront, car elles seules pourront suivre, laissant derrière elles le petit commerce qui n’aura d’autre choix que l’esclavage ou la faillite.

Au fond, tout sépare les propositions de la gauche sur le pouvoir d’achat de celles de la droite. Celles de la droite renvoient à des gains virtuels. Celles de la gauche – baisse ciblée de la TVA, chèque-transport, majoration de la prime pour l’emploi, conditionnement des allègements de cotisation à l’augmentation des salaires – sont d’application immédiate, justes et adressent à tous.

Hélas, le Président est resté sourd aux attentes profondes du pays relayées par la gauche. Voilà pourquoi pour Noël, les souliers de l’immense majorité des Français demeureront obstinément vides.

Thomas Colognac

RAG 34. Les lolo's 34

11:41 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Code du travail : un démantèlement sournois

Sous prétexte de simplification, la « recodification » du code du travail proposée par le gouvernement opère en fait des bouleversements en profondeur qui portent atteinte aux droits des salariés.

Lancée par le gouvernement Villepin en février 2005, la « recodification » du code du travail était censée n’être qu’un toilettage de ce texte, une simplification « à droit constant » : des réaménagements techniques, mais sans conséquence sur les droits des salariés.

Il n’en est rien : l’ordonnance gouvernementale qui énonce ces réaménagements apporte des modifications de fond, qui toutes affaiblissent la protection du salarié. Un travail de sape délibéré, opéré sans concertation avec les partenaires sociaux. D’ailleurs, le projet de loi de ratification de cette ordonnance a été déposé au Sénat subrepticement le 18 avril 2007, à la veille du premier tour de la présidentielle. Et le gouvernement Fillon a fait le forcing pour faire ratifier l’ordonnance le 4 décembre par les députés… alors que le Conseil d’État a été saisi par la CGT. Le but étant de faire adopter les modifications du code et les rendre définitives avant que la haute cour administrative ne les sanctionne.

Réinterprétations douteuses

En fait de simplification, le nouveau texte sera encore plus difficile d’accès pour un non-expert : il devrait contenir 3500 articles au lieu de 1800 pour l’actuel, et son plan multiplie les redondances, les chausse-trapes et les réinterprétations douteuses. Par exemple, les obligations de reclassement en cas de licenciement économique font désormais l’objet de deux articles distincts dans deux sections différentes : le lien de l’un à l’autre disparaît. Et comme par hasard, les dispositions sur le temps de travail sont intégrées au chapitre… sur les salaires, en écho au fumeux « travailler plus, pour gagner plus ».

Deux autres aspects sont particulièrement inquiétants : l’exclusion de catégories de salariés, dont les dispositions sont basculées vers d’autres codes (salariés agricoles, travailleurs sociaux, etc.), ce qui est une atteinte à l’égalité devant le droit du travail; le déclassement de centaines d’articles de la partie législative à la partie réglementaire. Ces articles pourront désormais être modifiés par simple décret gouvernemental, là où auparavant il fallait recourir à la loi et donc au débat parlementaire. Ce déclassement touche notamment aux conditions de licenciements et d’indemnisation, au rôle de l’inspecteur du travail, aux règles de prévention et de sécurité.
” À travers cette recodification,le gouvernement se donne les mains libres pour changer de nombreuses règles de droit, en dehors de toute procédure législative devant le Parlement “, dénonce Alain Vidalies, secrétaire national du PS en charge des entreprises. Le député des Landes et le groupe socialiste vont tenter par amendements de fairesupprimer les «modifications insidieuses» que contient l’ordonnance. S’ils ne sont pas écoutés, les parlementaires PS déféreront le texte devant le Conseil constitutionnel afin d’empêcher “ce mauvais coup porté aux droits des salariés.”

Éric Lamien

RAG 34. Les lolo's 34

07:40 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Kadhafi à Paris : critiques croissantes

PARIS (Reuters) - La visite officielle en France du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui commence lundi, suscite des critiques croissantes de l'opposition et des organisations de défense des droits de l'homme.

Des personnalités socialistes ont souligné que le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis 1969, était impliqué dans des affaires de terrorisme et ont critiqué le tapis rouge qui va être déroulé en son honneur lors de son séjour de cinq jours.

L'organisation Amnesty international a appelé le président Nicolas Sarkozy à se préoccuper des droits de l'homme en Libye, mentionnant plusieurs affaires précises.

Elle cite parmi d'autres le cas de Fatih el-Jammi, opposant "arrêté une première fois en 2002 et réincarcéré depuis mars 2004 pour avoir critiqué le président Kadhafi et appelé à des réformes politiques".

Elle a demandé aussi au président français de condamner les propos tenus vendredi par Mouammar Kadhafi à Lisbonne, où il estimé qu'il était "normal que les faibles aient recours au terrorisme".

"Ces propos inacceptables, révélateurs de l'état d'esprit du dictateur, doivent être dénoncés vigoureusement par le président Sarkozy", demande Amnesty.

Ces critiques et ces appels rejoignent ceux de Ségolène Royal, ex-candidate PS à la présidentielle et du centriste François Bayrou vendredi.

Au sommet euro-africain de Lisbonne samedi, Nicolas Sarkozy n'a pas répondu à ces demandes mais il a en revanche croisé une première fois le colonel Kadhafi et en a profité pour lui exprimer ostensiblement son amitié.

On a pu le voir lui serrer la main en arrivant dans la salle de conférence et l'entendre lui déclarer en français en lui prenant les mains : "Je suis très heureux de vous recevoir à Paris", propos immédiatement traduits.

UN "TERRORISTE" POUR BADINTER

A Paris, l'UMP a diffusé vendredi soir un communiqué où elle appelle au "respect" du dirigeant libyen et demande "plus de mesure aux professionnels de l'indignation".

Le "Guide" libyen va planter sa traditionnelle tente de bédouin, qu'il emporte partout avec lui, dans les jardins de l'hôtel Marigny, réservé aux hôtes de marque à côté de l'Elysée pour un programme officiel encore flou mais avec la perspective d'importants contrats commerciaux pour la France.

Selon son fils Seïf al Islam, la Libye, pays producteur de pétrole, va acheter des Airbus "pour plus de trois milliards d'euros" et négocie l'acquisition d'avions militaires Rafale, que Paris n'a jusqu'ici jamais pu vendre à l'étranger. Il est aussi question d'un réacteur nucléaire.

La visite intervient après celle de Nicolas Sarkozy à Tripoli le 25 juillet, quelques jours après la libération par la Libye de cinq infirmières bulgares et d'un médecin palestinien accusés pendant plus de huit ans d'avoir inoculé sciemment le virus du sida à des enfants en Libye.

Robert Badinter a rappelé sur RTL cet épisode qu'il qualifie de "prise d'otages judiciaire" et souligné le passif du dirigeant libyen. "Il faut bien le dire, le colonel Kadhafi, c'est un terroriste, c'est un homme qui s'est inscrit dans l'Histoire comme responsable d'un nombre important d'attentats terroristes", a-t-il dit.

La responsabilité de Tripoli a été reconnue par la justice française dans l'attentat de septembre 1989 contre un DC-10 d'UTA, qui avait fait 170 morts au-dessus du Ténéré (Niger), a-t-il souligné.

Il n'est pas exclu que la visite relance ce dossier où six hommes, dont le beau-frère de Mouammar Kadhafi, Abdallah Senoussi, ont été condamnés à perpétuité par contumace. Seïf al-Islam a en effet annoncé samedi au Figaro que Tripoli demande désormais un nouveau procès pour ces "innocents".

Pour le député PS Pierre Moscovici, qui préside une commission d'enquête parlementaire sur le rôle de la France dans l'affaire des infirmières bulgares, la visite de Kadhafi à Paris est en fait la véritable contrepartie à leur libération.

"Le chef de l'Etat libyen est reçu dans une grande capitale occidentale, il est réintroduit à un très haut niveau dans la communauté internationale en étant ainsi adoubé par la France", déclare Pierre Moscovici au Monde de dimanche.

RAG 34. Les lolo's 34

07:40 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.12.2007

Le Téléthon 2007 s'e-mobilise !

Nous avons besoin de votre énergie et de la force collective pour gagner le combat de l'AFM contre la maladie et parvenir à la guérison des personnes atteintes par les maladies neuro-musculaires. Cet espace est le vôtre.

Après vous être inscrit(e) à l'Espace membres, vous pourrez télécharger tous les outils et services qui vont vous être utiles pour relayer le Téléthon sur le web : Relay2doo*, bannières, compteurs TV, mini-formulaires de dons...

Vous pourrez également nous écrire et envoyer vos messages accompagnés de photos, de vidéos...

Alors, n'attendez plus ! E-mobilisez-vous en cliquant ici.

Faire un don en ligne

RAG 34. Les lolo's 34

08:01 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Monnayer ses RTT pour gagner du pouvoir d'achat: les Français sont sceptiques, selon un sondage

AP -PARIS - Plus de six Français sur dix approuvent l'idée du président Nicolas Sarkozy de permettre aux salariés d'échanger des jours de RTT contre un supplément de salaire, mais la moitié environ ne croient pas que leur pouvoir d'achat s'en portera mieux, selon un sondage CSA pour "Le Parisien"/"Aujourd'hui en France" daté de samedi.

L'idée est généralement jugée bonne: 62% des salariés bénéficiant de jours correspondant à la réduction du temps de travail sont de cet avis (contre 36%), appréciation qui grimpe à 67% pour l'ensemble des Français (28% contre).

Mais quand le président présente cette mesure de "monétisation" des RTT comme un moyen de redonner du pouvoir d'achat aux Français, ceux-ci se montrent sceptiques: 49% de l'ensemble des personnes interrogées jugent le dispositif efficace (45% ne le trouvent pas efficace) et parmi les salariés bénéficiant de jours de RTT, seuls 44% pensent effectivement y gagner du pouvoir d'achat, alors que 53% n'y croient pas.

- Sondage réalisé par téléphone les 5 et 6 décembre auprès d'un échantillon national de 960 personnes âgées de 18 ans et plus représentatif de la population française, constitué selon la méthode des quotas. AP

st/com

RAG 34. Les lolo's 34

07:52 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

07.12.2007

Municipales à Sète : Mélenchon soutient Liberti

Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS, de passage hier à Sète, où il dédicacait son dernier ouvrage "En quête de gauche", après avoir peu avant inauguré le local départemental de l'association, Pour la République Sociale, dont il est le président, a indiqué lors d'une conférence de presse qu'il soutiendrait la candidature de la liste "Tous pour Sète", conduite par François Liberti.

A l'invitation de celui-ci, il s'est ensuite rendu, au Boulou, à l'école de conchyliculture pour y rencontrer les pêcheurs.

A peine une heure plus tard, il était attendu à Montpellier, dans le cadre d'un meeting unitaire pour exiger un nouveau référendum, concernant le nouveau traité européen.


Beau marathon, monsieur le Sénateur !


RAG34. Les lolo's 34

14:35 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Meeting unitaire hier à Montpellier, la gauche du non s'est rassemblée




Face à une salle plus que comble, au moins 700 personnes, la Gauche du non au référendum de 2005, s'est retrouvée hier soir à Pitot, pour exiger un nouveau référendum concernant le Traité de Lisbonne, dit aussi mini traité ou et traité simplifié.

Si notre lolo, dépêché hier soir sur place, consent à émerger d'ici midi (retrouvailles bien fêtées), nous vous proposerons peu-être dans les prochaines heures un petit reportage photo.










RAG 34. Les lolo's 34

12:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

En 2008, Ségolène Royal entend rester au "premier rang"

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a assuré jeudi qu'elle restait "au premier rang" de la vie politique sans dévoiler ses intentions vis-à-vis du Parti socialiste.


"Rien ne m'est dû (...) Je n'ai que des devoirs (...) vis-à-vis non seulement des 17 millions d'électeurs mais vis-à-vis tout simplement de la vie démocratique du pays", a déclaré sur France 2 l'ancienne candidate à l'Elysée, deux jours après la sortie de son livre-bilan sur la campagne, "Ma plus belle histoire, c'est vous".

"Mon devoir me commande (...) d'être au premier rang avec d'autres, attelée à ce travail de reconstruction du Parti socialiste et de la gauche", a-t-elle ajouté, sept mois après sa défaite face à Nicolas Sarkozy.

A ceux qui avaient voté pour elle, à tous les militants du Parti socialiste, elle a enjoint de ne pas "baisser les bras".

"Restez là! Ceux qui sont partis, revenez! Le Parti socialiste va se remettre en mouvement. Les militants seront de toutes façons, à un moment ou à un autre, consultés et moi, j'ai confiance", a-t-elle assuré, un peu plus d'un an après sa désignation par plus de 60% des militants socialistes lors d'une primaire qui l'opposait à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Comme elle l'avait fait pour les législatives, pendant la campagne des municipales, Ségolène Royal ira "là où (elle sera) demandée" mais pour le reste, "n'attendez pas de moi ce soir une quelconque candidature à je ne sais quelle candidature".

Interrogée sur une éventuelle rivalité entre elle et le maire de Paris, Bertrand Delanoë pour la tête du PS, elle a répondu que "ce scénario ne correspond(ait) pas à (s)a vision des choses".

L'ex-candidate ne varie pas quant à la principale explication de l'échec socialiste à la présidentielle, le troisième consécutif: il est à mettre sur le compte d'un manque de "cohérence au sommet".

"CALCULS D'APOTHICAIRE D'AUTOCRITIQUE"

Pour l'emporter lors de la prochaine présidentielle, "la gauche doit apprendre à être disciplinée" et la discipline "c'est la reconnaissance du fait majoritaire", a-t-elle insisté.

La sortie de son livre, mardi, a provoqué des remous au sein du PS, où de nombreux dirigeants estiment qu'elle s'exempte de toute responsabilité dans l'échec. "Je ne m'épargne rien" dans l'ouvrage, a-t-elle estimé, mais "je ne vais pas rentrer dans un je ne sais quels calculs d'apothicaire d'autocritique".

Ségolène Royal n'a pas dévié non plus sur sa stratégie d'ouverture au centre entre les deux tours, au lendemain des vives critiques de François Hollande.

Le premier secrétaire du PS a reproché à son ancienne compagne d'avoir improvisé sa main tendue à François Bayrou, à qui elle révèle dans son livre avoir proposé Matignon.

Il fallait cette "prise de responsabilité" pour remporter la présidentielle. "A un moment, l'histoire s'accélère", a-t-elle fait valoir.

S'allier avec le centre, ce n'est "pas une dérive vers la droite, c'est un dépassement de la gauche et du socialisme". Du centre à l'extrême-gauche, il faut "prendre dans chaque courant de pensée ce qu'il y a de meilleur", a déclaré celle qui parlait d'une coalition "arc-en-ciel" pendant la campagne. "J'ai plus de respect pour l'extrême-gauche que l'extrême-gauche n'en a pour le Parti socialiste".

Assurant être "la même, une expérience dense en plus" et "totalement libre" des "anciens dogmes" socialistes, elle est également revenue sur l'augmentation du smic à 1.500 euros - une mesure issue du programme présidentiel du PS qu'elle avait intégrée à son "pacte présidentiel" pour ensuite expliquer, une fois la campagne terminée, qu'elle n'y croyait pas.

"Il a fallu que compose, que je garde le marqueur symbolique de la hausse des bas salaires", a-t-elle reconnu.

RAG 34. Les lolo's 34

09:51 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.12.2007

Grand meeting unitaire ce soir à 20h Espace Pitot Montpellier : NOUS VOULONS UN REFERENDUM !







PRS 34
Association « Pour la République Sociale »


Communiqué :

Ce jeudi 6 décembre à 20h à Montpellier (Salle Guillaume de Nogaret – Espace Pitot) se tiendra un meeting unitaire pour exiger un référendum sur le nouveau traité européen. Prendront la parole à ce meeting : Jean Jacques Boislaroussie.(Alternatifs), José Bové , Jean Claude Gayssot.(PCF), Béatrice Négrier (MRC), Denis Brouillet (Mars), Jean-Luc Mélenchon (sénateur PS, PRS), Aurélie Trouvé.(Attac), Yves Salesse.(Cuals), Roselyne Vachetta, (LCR), Pierre Khalfa (Sud Solidaires), Jean Desessard, (sénateur Verts)

Le traité de Lisbonne dit « traité simplifié » reprend l’essentiel des orientations du traité constitutionnel qui fut rejeté le 29 mai 2005 par le peuple français. La moindre des exigences démocratiques voudrait que ce que le peuple a décidé seul le peuple puisse le modifier. Ce meeting est le premier acte d’une mobilisation citoyenne pour obliger le Président de la République à organiser un référendum. Les sénateurs et députés ont le pouvoir d’imposer un référendum si en votant contre la révision constitutionnelle ils ne permettent pas au gouvernement d’obtenir le vote des 3/5 des parlementaires. Pour mener cette campagne un Comité National pour un Référendum s’est constitué à l’appel de personnalités de gauche de toutes sensibilités ; dans l’Hérault on note comme premiers signataires Paul Alliés (politologue), Jean-Claude Gayssot (Vice-Président de la Région), Kléber Mesquida (député PS) et René Revol (Vice-Président de PRS). Cet appel a obtenu en quelques jours 40 000 signatures dont une soixantaine de députés. (voir le site www.nousvoulonsunreferendum.eu ).

PRS 34 informe par ailleurs qu’à l’occasion de son déplacement dans l’Hérault , Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l’Essonne, Président de PRS, se rendra dans l’après-midi de jeudi à Sète. Après avoir inauguré le nouveau local de PRS et dédicacé son dernier ouvrage « En quête de gauche » au café « le Bistrot du Marché », il est invité par François Liberti (ancien député maire PCF) à une rencontre avec les pêcheurs.

Le bureau départemental PRS 34

Télécharger : l'affiche du meeting à Pitot le 6 décembre

Télécharger : Contre le Traité Sarkozy, exigeons un référendum !

Télécharger PRS : le tract pour un référendum

RAG 34. Les lolo's 34

12:45 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Ma plus belle histoire d'amour, ce n'est pas toi

Et j'en aurais pourtant collé des affiches pour toi et ton programme, que tu t'es vite empressée de déchirer, une fois nos émois passés... J'ai bien même failli être emporté par ton charme tout télégénique. Mais au fond qui y'avait-il ? Les français ont voté, et "au fond du vase, il n'y avait rien qu'un peu de vase".
Sauras-tu un jour, conquérir mon coeur ? Car pour l'heure, ma plus belle histoire d'amour, ce n'est toujours pas toi.

"Rappelle-toi Barbara, il pleuvait sans cesse sur Brest"...

Lolo34



Présidentielle: Hollande invite Royal à ne pas "imputer aux autres" sa "responsabilité"

PARIS - Renvoyant dans les cordes son ex-compagne après la publication de son livre "Ma plus belle histoire, c'est vous", François Hollande a conseillé mercredi à Ségolène Royal de ne pas "imputer aux autres" sa "responsabilité" dans sa défaite à la présidentielle, et a critiqué l'appel qu'elle avait lancé entre les deux tours au centriste François Bayrou.

"Il ne sert à rien de vouloir imputer aux autres une responsabilité. Il faut regarder, selon le rôle et la place qu'on a occupé, ce qu'on aurait pu faire de mieux", à savoir être "davantage en cohésion et en cohérence", a répliqué le Premier secrétaire du PS devant la presse parlementaire.

"Il n'y a de victoire possible pour la gauche que si elle est sur une ligne claire sur le plan stratégique" et "dans une démarche collective", a-t-il ajouté, en allusion au divorce qui s'était opéré durant la campagne entre l'équipe de campagne de la candidate et le PS.

François Hollande a particulièrement épinglé l'appel lancé par Ségolène Royal à François Bayrou. Dans son livre, la candidate défaite confirme qu'elle lui avait proposé de devenir son Premier ministre, allant jusqu'à se rendre en bas de chez lui, sans succès. "On n'improvise pas une stratégie d'alliance dans une élection, on la prépare et on la construit avant", a grondé le N°1 du PS.

François Bayrou "est un concurrent, ce n'est pas un partenaire", a-t-il tancé. Le fondateur du MoDem "n'est pas dans la démarche de vouloir négocier un contrat, s'engager sur des alliances", et durant la campagne présidentielle, "il est resté dans l'indétermination", a-t-il rappelé.

"Ce qu'a à faire le PS, ce n'est pas d'attendre Godot, Besancenot ou Bayrou, car on attendra longtemps! C'est d'être nous-mêmes et d'occuper l'espace le plus large. Ce n'est pas d'aller chercher je ne sais quelle chimère ou je ne sais quel Graal qui se situerait ou plus à gauche ou plus au centre", a ajouté François Hollande, poursuivant sa charge. "Le PS, il ne fait pas la mendicité, il ne vient pas chercher ses suffrages en demandant la quête!"

Le Premier secrétaire, qui doit quitter son poste lors du prochain congrès du PS, a également appelé Ségolène Royal à ne pas jouer "perso" pendant la phase de "rénovation". "Il n'y a pas de rénovation du PS par l'extérieur", a-t-il martelé, alors que la présidente de la région Poitou-Charentes est régulièrement accusée de vouloir contourner le PS en s'appuyant sur ses comités "Désirs d'avenir". "Nous ouvrirons la phase de congrès au lendemain des élections municipales", a-t-il dit.

Quant aux ambitions de Ségolène Royal pour la présidentielle 2012, elle en a "bien le droit", a-t-il concédé. Mais "il y a des échéances et nous ne sommes pas en ce moment en train de désigner le prochain ou la prochaine candidat ou candidate", a-t-il insisté, renvoyant à "2010 ou 2011". AP

sch/pyr

RAG 34. Lolo34

10:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, HOLLANDE

Ingrid Betancourt: "la balle est dans le camp des FARC", affirme son ex-mari

AP -PARIS - "Maintenant la balle est dans le camp des FARC, il faut qu'ils répondent", a déclaré jeudi Fabrice Delloye, ex-époux de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt au lendemain de la diffusion de deux messages de Nicolas Sarkozy, l'un au chef de la guérilla marxiste, l'autre aux otages eux-mêmes.

"Imaginez pour une guérilla comme les FARC, qui vit dans une forme d'obscurantisme, d'un seul coup être à ce point à la lumière des médias dans le monde entier, c'est quand même quelque chose d'extraordinaire pour eux", a observé Fabrice Delloye sur i>Télé.

Pour lui, le geste présidentiel constitue "un tournant". "Il faut" que les Forces armées révolutionnaires de Colombie "agissent", a-t-il dit. "S'il n'y a pas de réponse de leur part, alors ça veut véritablement dire que la lutte qu'ils mènent depuis 40 ans n'a pas de sens."

L'ex-mari d'Ingrid Betancourt qui "apprécie plus que jamais la détermination du chef de l'Etat" a dit espérer "que le président Sarkozy pourra aller plus loin (...) si c'est nécessaire et que les FARC montrent une disponibilité et une ouverture qui permet de mettre fin à ce conflit ou en tout cas de pouvoir être d'accord pour libérer les oatges". AP

ca/ma

RAG 34. Les lolo's 34

08:41 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.12.2007

NOUS VOULONS UN REFERENDUM ! Grand meeting à Montpellier jeudi 6 décembre







PRS 34
Association « Pour la République Sociale »


Communiqué :

Ce jeudi 6 décembre à 20h à Montpellier (Salle Guillaume de Nogaret – Espace Pitot) se tiendra un meeting unitaire pour exiger un référendum sur le nouveau traité européen. Prendront la parole à ce meeting : Jean Jacques Boislaroussie.(Alternatifs), José Bové , Jean Claude Gayssot.(PCF), Béatrice Négrier (MRC), Denis Brouillet (Mars), Jean-Luc Mélenchon (sénateur PS, PRS), Aurélie Trouvé.(Attac), Yves Salesse.(Cuals), Roselyne Vachetta, (LCR), Pierre Khalfa (Sud Solidaires), Jean Desessard, (sénateur Verts)

Le traité de Lisbonne dit « traité simplifié » reprend l’essentiel des orientations du traité constitutionnel qui fut rejeté le 29 mai 2005 par le peuple français. La moindre des exigences démocratiques voudrait que ce que le peuple a décidé seul le peuple puisse le modifier. Ce meeting est le premier acte d’une mobilisation citoyenne pour obliger le Président de la République à organiser un référendum. Les sénateurs et députés ont le pouvoir d’imposer un référendum si en votant contre la révision constitutionnelle ils ne permettent pas au gouvernement d’obtenir le vote des 3/5 des parlementaires. Pour mener cette campagne un Comité National pour un Référendum s’est constitué à l’appel de personnalités de gauche de toutes sensibilités ; dans l’Hérault on note comme premiers signataires Paul Alliés (politologue), Jean-Claude Gayssot (Vice-Président de la Région), Kléber Mesquida (député PS) et René Revol (Vice-Président de PRS). Cet appel a obtenu en quelques jours 40 000 signatures dont une soixantaine de députés. (voir le site www.nousvoulonsunreferendum.eu ).

PRS 34 informe par ailleurs qu’à l’occasion de son déplacement dans l’Hérault , Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l’Essonne, Président de PRS, se rendra dans l’après-midi de jeudi à Sète. Après avoir inauguré le nouveau local de PRS et dédicacé son dernier ouvrage « En quête de gauche » au café « le Bistrot du Marché », il est invité par François Liberti (ancien député maire PCF) à une rencontre avec les pêcheurs.

Le bureau départemental PRS 34

Télécharger : l'affiche du meeting à Pitot le 6 décembre

Télécharger : Contre le Traité Sarkozy, exigeons un référendum !

Télécharger PRS : le tract pour un référendum

RAG 34. Les lolo's 34

22:03 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Pouvoir d'achat : La facture de gaz pourrait s'alourdir de 6% en janvier

PARIS (Reuters) - Gaz de France va demander au gouvernement la permission de relever en janvier d'environ 6% le prix du gaz pour les particuliers et de plus de 10% ceux pratiqués dans les entreprises, annoncent La Tribune et Les Echos.

"Pour compenser l'alourdissement de ses coûts d'approvisionnement, Gaz de France souhaite relever de 5% à 6% les tarifs pour les particuliers et de plus de 10% ceux qui s'appliquent pour les entreprises", écrivent Les Echos.

"Après des hésitations, le principe d'une hausse semble à présent acquis, malgré la volonté de Nicolas Sarkozy de redonner du pouvoir d'achat aux Français", ajoute le quotidien économique.

Un porte-parole de GDF a précisé que le groupe n'avait pas encore officiellement fait cette demande de hausse de tarifs au gouvernement.

Les prix administrés du gaz étaient gelés depuis 18 mois, et GDF estime avoir perdu quelque 950 millions d'euros durant cette période.

RAG 34. Les lolo's 34

22:02 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Appel à la grève à EDF et GDF le 6 décembre

PARIS (Reuters) - Les cinq fédérations de l'énergie appellent à une journée de grève et de manifestations jeudi 6 décembre à EDF et GDF après l'échec des négociations avec la direction sur les salaires, apprend-on auprès de la CGT.

"Oui, il y aura grève. Nous appelons à une journée de 24 heures d'intervention, de baisses de charge et de manifestations", a déclaré Maurice Marion, porte-parole de la fédération CGT mines et énergie.

"Il n'y a pas eu d'accord sur les salaires. Nous avons toujours des employeurs qui ne négocient pas, ça devient un vrai problème", a-t-il déploré.

RAG 34. Les lolo's 34

19:56 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Recodification du Code du travail : le scandale

Les députés Ps, Pc et Verts, la Cgt, le Syndicat de la magistrature et le syndicat des inspecteurs du travail (Fsu) ont vivement protesté lundi, lors d'une conférence de presse commune, contre la recodification du Code du travail qui "remet en cause des droits des salariés". Le projet de loi adopté par les sénateurs le 26 septembre et examiné le 4 décembre par l'Assemblée nationale réécrit de fond en comble le code régissant la vie professionnelle de 17 à 18 millions de salariés. (Source : Afp / Le Monde)

"C'est scandaleux. Cela devait être une recodification à droit constant, une procédure normale pour rendre un texte lisible et accessible" or, on a "un texte qui va modifier le fond du droit" aux dépens des salariés, s'est indigné le député PS Alain Vidalies.
L'opposition défendra trois motions de procédure et environ 150 amendements pour tenter de modifier le texte.

Elus de gauche et syndicats ont critiqué la "déclassification" de 500 articles, qui passent de la partie législative du Code à sa partie règlementaire, c'est-à-dire qu'ils relèveront de décrets et seront donc plus facilement modifiables.

Ils dénoncent également "l'éclatement du Code du travail" par le transfert de dispositions vers des codes parallèles comme le Code rural, le Code maritime ou le Code des transports, ainsi que l'adjonction "de 1.761 articles supplémentaires". "L'atomisation du Code du travail, c'est le pire des dangers qui guettent les millions de salariés", a jugé Roland Muzeau (PCF).

Selon l'inspecteur du travail Richard Abouzit, les salariés agricoles "perdront le 1er mai comme jour férié et l'affichage du nombre d'heures travaillées ne sera plus obligatoire".
Martine Billard (Verts) s'est élevée contre "le silence total" dans lequel s'est faite cette recodification, à laquelle l'Assemblée a prévu de consacrer "moins d'heures de débat que pour le texte sur les chiens dangereux".
Elle s'est inquiétée "d'ajouts ou de suppressions significatifs" comme le fait que "le travail dominical sera désormais subordonné aux besoins du public".

L'inspecteur du travail Gérard Filoche, membre du conseil national du PS, s'est élevé contre "la suppression du doublement des indemnités de licenciement accordé en 2002" et "le partage des obligations en matière d'hygiène et de sécurité entre l'employeur et le salarié".
Hélène Franco (syndicat de la magistrature, gauche) a dénoncé un "droit notablement complexifié" et "une protection moins forte pour les salariés".

Dans un communiqué, la rapporteure UMP du projet, Jacqueline Irlès, a défendu le texte qui "permet de rendre plus accessible le Code du travail, sans modifier le contenu".
Selon elle, il va "également permettre d'insérer des dispositions votées récemment", comme "la formation des femmes reprenant une activité" ou "combler des oublis en matière de congé maternité".

Le blog de Priorité à gauche

RAG 34. Les lolo's 34

14:31 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : Pour une économie sociale-écologique de marché

La gauche souffre presque partout en Europe d’une perte de crédibilité. Pour y répondre, le concept d’économie sociale-écologique de marché me semble prometteur. Si la gauche de gouvernement s’inscrit dans le cadre de l’économie de marché, c’est en étant consciente de ses limites : rivé sur le court terme et le monétaire, celui-ci ne peut pas être abandonné à lui-même, sauf à laisser s’accumuler les chocs pour l’économie, les injustices pour les personnes et les dangers pour la planète.

Plusieurs tendances actuelles de l’économie mondiale ne sont pas soutenables, pas durables : le transfert systématique des activités productives vers les pays émergents ; l’aggravation des inégalités entre les gagnants et les perdants de la mondialisation ; l’explosion de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre ; la multiplication des crises financières, des désordres monétaires et des paradis fiscaux. Amplifier ces tendances, en subordonnant tout, y compris l’ensemble de la société, à la domination du marché, c’est la catastrophe assurée.

Pour réagir, les sociaux-démocrates allemands, lors de leur dernier congrès, ont développé le concept d’Etat social préventif. C’est une avancée, elle montre que l’impératif d’une réorientation de la gauche progresse. Les socialistes français doivent, eux aussi, bouger.

Internationalistes, nous devons parvenir à une action concertée à l’échelon mondial. Plusieurs propositions très ambitieuses ont été étudiées en ce sens, qui lient économie, social et écologie : créer une agence mondiale de l’environnement pour négocier et appliquer de nouveaux accords ; donner à l’OIT les moyens de faire respecter, y compris par des sanctions commerciales, les « principes et droits fondamentaux au travail » ; rapprocher ou regrouper le FMI et la Banque mondiale dans une organisation chargée de fixer les règles du fonctionnement des marchés, de veiller à la transparence des fonds souverains, de faire respecter un « fair play » des parités monétaires, d’aider au développement des pays que la mondialisation délaisse ou enfonce.

En Europe, nous devons peser pour que l’Union se réoriente dans plusieurs directions : stratégie monétaire de croissance plutôt qu’euro cher, politique de la concurrence réellement au service des entreprises européennes, harmonisation sociale et fiscale par le haut et non dumping généralisé. En matière commerciale, le juste échange doit être préféré au libre-échange. Les protections douanières ou réglementaires peuvent être légitimes si elles visent à l’élévation du niveau social et environnemental.

Dans le même esprit, je viens de lancer l’idée d’une initiative de Coopération européenne sur la recherche et l’innovation (Ceri), qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effective. J’espère qu’elle sera une des priorités de la présidence française. La mutualisation de nos efforts dans ce domaine vital pour notre avenir permettrait d’en décupler les retombées.

Cette formule de l’économie sociale-écologique de marché indique l’étroite dépendance qui doit désormais exister entre l’économique, le social et l’écologique. Pas de croissance durable qui ne soit sociale-écologique. Inversement, compte tenu des coûts à supporter, aucun progrès social ni aucune amélioration environnementale durable ne seront possibles sans une croissance économique soutenue. Les pays européens les plus prospères - en Europe du Nord, notamment - ne sont-ils pas aussi les plus écologiques et ceux où la justice sociale est la plus forte ?

Pour relancer notre croissance, nous devons développer une stratégie de compétitivité fondée sur l’innovation, la recherche, le développement des infrastructures et la qualité de la formation. L’Etat doit y jouer pleinement son rôle avec des priorités budgétaires clairement affichées. Mais pas seulement : l’économie doit retrouver une logique d’investissement à long terme et non de seule logique financière de court terme. On peut l’y aider, par exemple en modulant l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou non, en promouvant une meilleure gouvernance d’entreprise. Il faut aussi, en nous inspirant des succès d’Airbus et d’Ariane, relancer de grands projets industriels, dans des domaines porteurs comme le spatial, le ferroviaire ou l’énergie. Les PME ne doivent pas rester à l’écart de ce mouvement d’ensemble. Le soutien doit être renforcé, surtout en direction des entreprises innovantes (accès facilité à la commande publique, crédit d’impôt recherche relevé). Le volontarisme et l’économie de marché ne sont pas incompatibles.

Sur le plan social, le mot d’ordre pertinent n’est pas le slogan trompeur « travailler plus pour gagner plus », mais « travailler mieux pour vivre mieux ». Formation tout au long de la vie, amélioration des conditions de travail, égalité hommes-femmes, service public de l’emploi : beaucoup reste à faire. Dans un esprit de justice sociale, il faudra procéder à un réexamen du financement des retraites et de la protection sociale. Quant aux services publics, ils gagneront à être modernisés et renforcés, notamment en banlieue et dans les campagnes, pour affronter en particulier les défis de la société de la connaissance (école, recherche, enseignement supérieur, culture) et ceux du vieillissement (santé, dépendance).

L’environnement, enfin, doit devenir une exigence transversale de nos politiques publiques. Faire de l’écologie sans moyens, comme semble y incliner le gouvernement, n’est pas crédible. Le principe « pollueur-payeur » doit être placé au coeur de notre stratégie : incitations fiscales sur les énergies et technologies « propres », imposition sur les activités et produits polluants. Avec une priorité : une taxe carbone doit être rapidement mise au point.

Parce qu’elle conjugue toute la gamme de l’action politique - innovation, production, régulation, protections -, « l’économie sociale-écologique de marché » peut permettre à la France et à l’Europe de retrouver le chemin de la croissance, de la justice et de l’influence. Elle peut être le socle d’une alternative au simplisme dangereux du laisser-faire. Elle peut rassembler la gauche et convaincre bien au-delà.

Tribune publiée dans Les Echos

RAG 34. Les lolo's 34

08:11 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.12.2007

Avec Sarkozy c'est gagner moins, et payer plus !

Le PS lance aujourd'hui une grande campagne de comunication autour des 10 propositions qu'il fait au gouvernement pour redonner du pouvoir d'achat aux français.

Plus de deux millions de tracts et 300 000 affiches seront disponibles dans toutes les fédérations d'ici le week-end prochain.

Tous sur le pont le 8 décembre !

Télécharger le tract POUVOIR D'ACHAT 2007 (pdf).

RAG 34. Les lolo's 34

13:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Pouvoir d'achat : Les français resteront sur leur faim

Sur le pouvoir d’achat : les Français sont restés sur leur faim

Les Français, qui expriment massivement une préoccupation sur le pouvoir d’achat, sont restés ce soir sur leur faim en écoutant un président de la République qui manifestement ne peut pas prononcer certains mots comme l’augmentation du SMIC, la hausse des salaires, la baisse de la facture énergétique avec la TIPP flottante ou l’instauration d’un chèque transport pour chaque salarié.

A l’évidence, le Président SARKOZY n’a aucune conscience de la réalité de la vie des salariés dans ce pays, et ne donne à nouveau comme perspective que le démantèlement de notre contrat social à coup de travail du dimanche, d’individualisation des relations sociales et d’incitation à faire des heures supplémentaires comme si les salariés pouvaient en décider.

Quant aux retraités et aux chômeurs, la question de leur pouvoir d’achat n’intéresse pas le président de la République, qui n’a pas eu un mot ou une proposition envers eux.

Après avoir distribué 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus aisés, Nicolas SARKOZY n’a en réalité plus un centime à donner aux millions de salariés de ce pays.

Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Les lolo's 34

10:14 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Plaidoyer pour la paix énergétique

Extraits de l’intervention de Paul Quilès au colloque « les énergies en Europe »
(30 novembre 2007
)

L’énergie et plus particulièrement le pétrole et le gaz ne sont pas des biens comme les autres. Edgar Faure disait du pétrole qu’il s’agit non pas d’un « simple article d’épicerie » mais d’un « article de politique internationale ». Et, de fait, le pétrole et le gaz sont, tout à la fois :

- des matières premières vitales dont l’obtention conditionne notre mode de vie et notre niveau de vie,

- des biens dont la consommation sans limite a fini par mettre en péril notre planète malade du C02,

- des sources d’immenses richesses économiques et financières,

- des instruments de négociation,

- des attributs de la puissance.

On sait, à cet égard, que l’histoire de l’énergie est une histoire violente, ponctuée par les tensions entre les compagnies pétrolières ou gazières et les Etats, par les guerres économiques ou militaires entre les pays, par les crises ou les conflits territoriaux entre les populations. Les questions énergétiques font surgir des revendications territoriales, apparaître de nouveaux rapports de force, justifient des alliances ou des coopérations. Elles pèsent souvent d’un poids décisif dans la définition de l’ordre du monde.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

09:59 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03.12.2007

La journée avec Sarkozy : « Quel baratin ! »


Nicolas 1er Empereur des français

par Jean-Jacques Chavigné
Tel était le commentaire le plus fréquent au lendemain du flot de paroles déversé par Nicolas Sarkozy, sourcils froncés, au cours de son intervention télévisée du 29 novembre.


Si l’on en croit le « Robert », « baratin » est bien le mot approprié. Approprié dans son sens actuel (discours abondant, tendant à en faire accroire, à circonvenir) mais aussi, dans son sens plus ancien (portefeuille vide substitué par un complice). Pendant près d’une heure, en effet, en répondant aux questions fort respectueuses de deux journalistes, Sarkozy a joué les illusionnistes dans le but d’éviter à tout prix que les salariés prennent conscience de la sordide réalité : celle du patronat et du gouvernement en train de leur faire les poches.

Nicolas Sarkozy a d’abord utilisé le plus grande partie de son discours fleuve à resserrer ses liens avec les (anciens) électeurs du Front National

Les récents évènements dans les banlieues n’ont « rien à voir avec le social, ça a tout à voir avec la voyoucratie » a-t-il affirmé, profitant même de l’occasion pour stigmatiser les immigrés « mal intégrés ».

Sa secrétaire d’Etat, chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara, venait pourtant d’affirmer la place que tenait ce social dans une formule digne de figurer dans une anthologie « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu et discriminé que l’on peut saccager » (Le Figaro du 29/11/2007). Mais, visiblement, pour Sarkozy, être pauvre, exclu et discriminé n’a rien à voir avec le social.

La réalité est que le néo-libéralisme produit à la fois le désordre et le besoin d’ordre et que dans son sillage apparaissent un peu partout en Europe, des Bonaparte au petit pied qui construisent leur fond de commerce électoral sur cette contradiction, insupportable à vivre pour ceux qui la subissent.

Nicolas Sarkozy a, ensuite, essayé de justifier les réformes qu’il avait déjà faites.

Il a tenté de justifier les cadeaux faits aux nantis par la dernière loi de finance.
Il a présenté les crédits d’impôts (2 milliards d’euros)) au titre des intérêts d’emprunt pour l’achat d’une habitation principale comme une mesure favorable aux acheteurs. En réalité cette mesure évitera la chute des prix de l’immobilier et ce que les acheteurs ne paieront pas sous forme d’intérêts, ils le paieront au prix fort en achetant ou en faisant construire leur habitation.

Tout honte bue, il n’a pas hésité à affirmer que la suppression des droits de successions (5 milliards d’euros) pour les héritiers en ligne directe favoriserait les petites et les moyennes successions alors qu’avant le vote de la loi de finance, 80 % des successions n’étaient soumises à aucun droit.

Mais, curieusement, il a oublié de citer l’allégement de l’Impôt sur la fortune (ISF) et renforcement du bouclier fiscal dont la fonction essentielle est de protéger les quelques milliers de contribuables soumis à l’ISF (une obsession pour Sarkozy). Au total, un cadeau de 4 milliards d’euros supplémentaires aux « 200 ou 300 familles » qui mettent le salariat de notre pays en coupe réglée.

Sarkozy n’a pas dit un mot sur des sujets particulièrement préoccupants pour le pouvoir d’achat du salariat

Sarkozy a fait toute sa campagne sur la défense du pouvoir d’achat, du « travailler plus pour gagner plus ». Pourquoi, dans ces conditions, ne s’est-il pas exprimé sur sa volonté d’imposer, en 2008, un nouvel allongement de la durée de cotisation (41 ou 42 ans) pour les retraites ? Il sait pourtant que cet allongement se traduira par une nouvelle baisse du montant des retraites puisque le patronat continue de licencier à tour de bras les salariés de plus de 50 ans et que, de ce fait, la durée moyenne d’une carrière est inférieure à 37 annuités. Pourquoi n’a-t-il pas réaffirmé ses engagements électoraux d’augmenter de 25 % le minimum vieillesse, de revaloriser les petites retraites et les pensions de réversion ? Pourquoi a-t-il choisi de ne rien dire du pouvoir d’achat des millions de chômeurs qui ne trouvent pas de travail et des centaines de milliers de salariés à temps partiel à qui l’on refuse de travailler à temps plein ?

Pourquoi, lui qui assure vouloir tout mettre sur la table, n’a-t-il pas eu un seul mot pour tenter de justifier les franchises médicales qui s’attaquent au pouvoir d’achat des plus fragiles ? Pourquoi est-il resté muet sur le sale tour qu’il venait de jour à 780 000 foyers (850 000 personnes) qui ne payaient pas la redevance TV et qui seront obligées de verser 118 euros en 2008 ? Est-il si loin des réalités quotidienne qu’il n’ait même pas compris ce que signifiait, pour le pouvoir d’achat du salariat, l’augmentation vertigineuse du prix de l’essence ou des tarifs des mutuelles au fur et à mesure du désengagement de l’assurance maladie ? Les seules mesures positives de ses propositions ont été empruntées au projet socialiste : l’indexation des loyers sur l’inflation et la limitation à un mois de loyer du dépôt de garantie.

Pourquoi n’a-t-il pas soufflé un seul mot de la loi de finance rectificative qu’il fera voter après les élections municipales et cantonales pour instaurer sa fameuse TVA « sociale » ?

Sous couvert d’augmenter le pouvoir d’achat, Sarkozy a surtout, tenté de faire passer ses « réformes »

Il a proposé qu’une conférence réunissant l’Etat, les syndicats et le patronat fixe le calendrier 2008 de négociation de ses futures « réformes ». Il ne s’agit même plus, là, de discuter à quelle sauce les salariés veulent être mangés mais des horaires du repas.

Sans souci de vraisemblance, il a présenté, en vrac, les « réformes » qu’ils comptaient de toutes façon imposer aux salariés ou aux étudiants comme des réponses à leurs problèmes.

Il veut privatiser EDF. Il présente donc la vente de 3 % du capital de cette entreprise comme le moyen de mettre en place « un plan d’investissement » dans les universités françaises.

Il veut que les salariés travaillent le dimanche. Il explique donc qu’ils le pourront, s’ils sont « volontaires » et que cette journée leur sera payée double. Le procédé est pourtant déjà bien usé. Il en allait de même, par exemple, lorsque les agences bancaires ont commencé à ouvrir le samedi avec volontariat et primes exceptionnelles. Aujourd’hui, la très grande majorité des agences bancaires sont ouvertes le samedi mais le volontariat n’existe plus et les primes exceptionnelles ne sont plus qu’un lointain souvenir. Il en ira exactement de même avec le travail du dimanche.

Sarkozy veut réduire la Sécurité sociale à la portion congrue : au nom de la défense du pouvoir d’achat il multiplie donc les exonérations de cotisations sociales que l’Etat, malgré ses engagements, est loin de compenser.

Sarkozy veut surtout en finir avec les 35 heures et plus fondamentalement, comme le réclame le Medef, avec l’horaire légal de travail. Il propose donc par « accord majoritaire » de « s’exonérer des 35 heures » « en échange d’augmentations de salaires ».

Mais il oublie de préciser ce qu’est aujourd’hui un « accord majoritaire ». Non pas un accord signé par un ou des syndicats ayant obtenu la majorité des voix aux élections professionnelles, mais un accord signé par une majorité de syndicats « représentatifs ». Dans une entreprise où sont présents les cinq syndicats « représentatifs », cela signifie que la signature de trois d’entre eux (même s’ils représentent au total, moins de 10 % des voix) sera un « accord majoritaire ».

Il oublie surtout de préciser qu’il s’engage, comme l’exige le Medef, sur la voie de la suppression de l’horaire légal de travail. Mais lorsque l’horaire légal (35 heures aujourd’hui) aura disparu, il n’y aura plus d’heures supplémentaires. L’horaire légal a, en effet, une seule fonction : indiquer le seuil à partir duquel le temps de travail doit être payé au tarif des heures supplémentaires. Cet horaire légal n’a rien à voir avec l’horaire effectif. La quasi-totalité des entreprises en France travaillent aujourd’hui 39 heures par semaine ou plus. Ce que veulent la Droite et le Medef, c’est supprimer les 35 heures et avec elles l’horaire légal pour ne plus avoir à payer d’heures supplémentaires.

Cette volonté de s’engager dans la voie de la suppression de l’horaire légal et de ne plus avoir ainsi à payer d’heures supplémentaires dans le privé éclaire d’un jour un peu particulier la proposition faite par Sarkozy aux fonctionnaires : payer les heures supplémentaires au même tarif que dans le privé.

La formule que veut imposer Sarkozy est destructrice : pas d’augmentation de salaire sans augmentation du temps de travail. C’est une solution qui encourage le patronat à geler les salaires, les qualifications, les carrières. Pour gagner plus, il ne servira à rien de travailler mieux, d’avoir acquis une qualification, il faudra travailler plus.

Sarkozy n’est jamais aussi généreux que lorsqu’il s’agit de donner aux salariés ce qui leur appartient déjà

Il propose de débloquer la « participation ». Mais ces sommes sont déjà acquises par les salariés et s’ils les dépensent aujourd’hui, ils ne les auront plus demain. C’est la définition même de la fuite en avant.

Ils proposent aux salariés de vendre leur RTT : cela représente 5 milliards d’euros affirme-t-il d’un air gourmand comme si ces milliards lui appartenaient ou appartenaient à l’Etat. .

Il propose même de payer les heures supplémentaires non payées, dans le privé, la fonction publique, les hôpitaux. Là encore, cet argent ne lui appartient pas. Mais verser aux salariés l’argent qui leur est du, paraît être pour Sarkozy, le comble de la générosité.

Quand il s’agit d’augmenter réellement les salaires, Sarkozy est beaucoup plus prudent

En juillet, il refusait d’augmenter le Smic au-delà du minimum légal. Cela ne l’empêche pas, en décembre, d’affirmer qu’il ne peut rien faire pour augmenter les salaires dans le privé. .

Pour les 42 % de salariés dont les entreprises n’ont pas mis en place de « participation », il propose qu’une prime (évidemment exonérées de cotisations sociales) soit versées aux salariés. Mais tout est laissé à l’arbitraire patronal.

Il affirme que « là ou il n’y a pas de négociation salariale, il n’y aura plus d’allégements de charges ». Cette affirmation n’engage strictement à rien : cela fait plus de 20 ans que dans les grandes entreprises les négociations annuelles sont obligatoires. Mais il n’y a aucune obligation d’aboutir et ces négociations ne servent à rien dans la plupart des cas : l’employeur accorde ce qu’il aurait de toute façon accordé que la négociation ait ou n’ait pas eu lieu.

La poule et l’œuf
Le discours de Sarkozy, débité à la cadence d’une mitrailleuse, n’a pas toujours brillé par sa cohérence. Le Président était visiblement nerveux.

Aussi a-t-il, tout d’abord, reconnu qu’augmenter les salaires, c’était « redonner du carburant à la croissance française ». Mais il a ajouté, un peu plus tard « la seule façon de redonner du pouvoir d’achat, c’est de créer les conditions de la croissance et de réhabiliter le travail ».

Alors qui tirera le premier ? La poule ou l’œuf ? Le pouvoir d’achat ou la croissance ? Sarkozy ne nous l’a pas dit. Visiblement, lui-même n’en savait rien.

samedi 1er décembre 2007 Jean-Jacques Chavigné

Démocratie&Socialisme;

RAG 34. Les Lolo's 34

20:36 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Massacre du code du travail dans le silence général

par Gérard Filoche
Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.


En 2005, une commission de cinq « rédacteurs » avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché. Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi « sur le développement de l’actionnariat salarié », publiée le 30 décembre 2006, un « cavalier parlementaire », l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : « Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée ! » Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.

Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : « Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets », a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du « comité d’experts ».

Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec « les obligations des travailleurs » faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc. Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie « salaires ».

L’apprentissage a été chassé de la partie « contrat de travail » pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie « négociation collective » alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie « administration du travail ».

Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).

Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est « trop compliqué » pour « intéresser les gens » alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

Samedi 24 novembre publié dans rebond Libération

RAG 34. Les lolo's 34

20:35 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Grand meeting à Montpellier le 6 décembre : Un nouveau référendum est possible ! Avec Jean-Luc Mélenchon, José Bové, Jean-Claude Gayssot, Yves Salesse...

L'association Pour La République Sociale 34 nous informe du lancement d'une campagne nationale. pour exiger un référendum concernant le nouveau traité ( Traité de Lisbonne). Le premier meeting unitaire de cette campagne avec Jean Luc Mélenchon, José Bové, Jean Claude Gayssot, Yves Salesse... aura lieu à Montpellier le 6 décembre à 20h00 espace Pitot.

Communiqué de PRS 34

Nous vous informons du lancement d'une campagne nationale pour exiger la tenue d'un référendum sur le nouveau traité européen, notamment avec la constitution récente d'un Comité National pour un référendum (CNR) dont vous pouvez lire ci après l'appel et la liste des personnalités signataires, de toutes les tendances de la gauche, qui le lancent nationalement. L'analyse de ce traité (comme vous pourrez le constater en le lisant sur les différents sites qui l'ont communiqué, dont le site de PRS), prouve

1) qu'il ne s'agit pas d'un traité simplifié ou mini traité mais d'un document aussi volumineux et complexe que le projet de TCE;

2) que son contenu reprend l'essentiel des orientations libérales du TCE; cela peut amener comme c'est notre cas à PRS à nous prononcer également contre ce traité qui tourne le dos à la construction européenne démocratique et sociale. Mais même si, comme certains l'affirment, ce traité contenait des avancées qui justifierait son adoption, il est totalement antidémocratique que le peuple ne soit pas consulté.

Ce qu'a fait un vote populaire, seul un vote populaire peut le défaire. C'est une exigence démocratique élémentaire !


Le référendum est nécessaire, il est possible : il suffit que suffisamment de parlementaires votent contre la modification constitutionnelle pour que ne soit pas atteint la majorité des 2/3. Dés lors le référendum serait obligatoire pour ratifier le traité. Tous les parlementaires attachés à la démocratie et à la souveraineté populaire, quelle que soient par ailleurs leurs positions sur le contenu du traité, se doivent d'imposer ainsi la tenue d'un référendum.

Nous vous invitons à soutenir et à faire soutenir cette campagne en signant l'appel exigeant un référendum.

Pour mener cette campagne un premier meeting unitaire aura lieu à Montpellier le Jeudi 6 décembre à 20h Salle Pitot (prés du Peyrou) avec la participation d'orateurs de toutes sensibilités avec entre autres :
Jean-Luc Mélenchon (PS - PRS), José Bové, Yves Salesse, Jean-Claude Gayssot (PCF), Roselyne Vachetta (LCR), Annick Coupé (Sud Solidaires), Béatrice Négrier (MRC) des représentants d'ATTAC et des syndicalistes...


Nous vous invitons aussi à faire connaître cette initiative autour de vous pour assurer le succés de ce premier rendez vous. Nous vous communiquerons les tracts et affiches dès qu'ils seront prêts.

Pour préparer cette échéance et notamment la venue de Jean-Luc Mélenchon qui sera présent toute la journée du 6 décembre, les adhérents et sympathisants de PRS- Hérault sont invités à se réunir en assemblée départementale Jeudi 29 novembre à 20h30 dans le nouveau local de PRS à Sète, (10 Rue Frédéric Paul Mistral, rue parallèle à celle de la Mairie deriière la mairie en montant vers les halles).

Amicalement.

Le bureau départemental de PRS 34

Note précédente sur le même sujet : NOUVEAU TRAITE EUROPEEN : LANCEMENT DU COMITE NATIONAL POUR UN REFERENDUM

RAG 34. Lolo34

08:52 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.12.2007

Betancourt appelle à l'aide dans sa lettre, disent ses enfants






Reuters La lettre d'Ingrid Betancourt à sa mère est celle d'une femme qui n'en peut plus et appelle au secours, ont déclaré vendredi soir les enfants de l'otage franco-colombienne.

"C'est une lettre d'une femme désespérée qui crie au secours", a déclaré Lorenzo Betancourt sur France 2. "C'est une lettre d'une mère aussi qui nous adore, qui pense à nous. C'est une lettre d'une femme qui n'en peut plus", a-t-il ajouté.

Sur la même chaîne, sa soeur, Mélanie, a insisté sur l'urgence qu'il y avait à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, détenue depuis près de six ans, et des otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc.)

De New York, elle a précisé que cette lettre lui avait été lue par sa grand-mère, à qui elle était destinée.

"Cette lettre nous montre que maman n'en peut plus, comme tous les autres, parce que ça fait six ans, presque, pour maman, pour d'autres aussi, qu'ils sont là au fond d'une jungle en train de mourir un peu plus tous les jours, a-t-elle dit.

"Il faut qu'on fasse tout pour qu'ils sortent de là le plus tôt possible, parce que si on ne les sort pas (...) on va les perdre dans cette jungle."

Cinq vidéos, dont certaines datent de fin octobre, et des lettres destinées aux familles d'otages ont été saisies lors de la capture à Bogota de trois membres présumés des milices urbaines des Farc, selon Luis Carlos Restrepo, haut commissaire colombien pour la paix.

Le gouvernement colombien a diffusé peu après des images vidéo récentes montrant Ingrid Betancourt en vie.

Vendredi 30 novembre, 20h41 PARIS (Reuters)

Le site pour la libération d'Ingrid Betancourt et des 3000 autres otages

RAG 34. Les lolo's 34

14:46 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

30.11.2007

Ingrid BETANCOURT : Première preuve de vie, enfin !



(photo REUTEURS) Bogota présente des preuves de vie d'Ingrid Betancourt et de trois Américains AMéRIQUE ven 30 nov

Le gouvernement colombien a rendu publics vendredi des documents - vidéos, photos et lettres - démontrant que 16 otages de la guérilla colombienne, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, étaient en vie.

Une vidéo qui a été retransmise sans la bande sonore par les télévisions colombiennes, montre Ingrid Betancourt dans un état d'extrême maigreur, les mains croisées et enchaînées, la tête baissée et apparemment très lasse.

Ingrid Betancourt qui est vêtue d'un pantalon et d'une chemise bleue, reste silencieuse. Elle a de très longs cheveux noués sur l'épaule. L'otage, enlevée le 23 février 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc - marxistes), semble se trouver dans la jungle, dans une région très chaude.

Le haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo qui a annoncé depuis la présidence l'existence de ces preuves de vie, a également mentionné une lettre d'Ingrid Betancourt adressée à sa mère Yolanda Pulecio.

Il s'agit de la première preuve de vie de la Franco-Colombienne détenue depuis une vidéo d'août 2003.

Ingrid Betancourt a également écrit une lettre datée du 24 octobre 2007 à sa mère Yolanda Pulecio, a affirmé Luis Carlos Restrepo.

Thomas Howes, l'un des 3 Américains otages, a pour sa part envoyé une lettre pour modifier son testament, a-t-il également révélé.

De plus, a ajouté le haut fonctionnaire, la majorité des lettres trouvées lors de l'arrestation par la police de 3 guérilleros des Farc à Bogota, étaient également datées des 23 et 24 octobre 2007.

"Sept lettres ont été retrouvées entre les mains des rebelles, a-t-il poursuivi, dont celle concernant le testament de Howes datée du 26 novembre 2006 et une autre de (un autre otage américain) Mark Goncalves destinée au terroriste Jorge Briceno, alias "Mono Jojoy", datée du 23 octobre 2007".

Marc Gonsalves, Thomas Howe et Keith Stannsen, collaborateurs du département d'Etat, ont été capturés en février 2003 après que les Farc eurent abattu l'avion à bord duquel ils effectuaient une mission anti-drogue.

La datation identique de toutes ces lettres semble indiquer qu'elles ont été écrites après que le médiateur de l'époque, le président vénézuélien Hugo Chavez, eut demandé au chef des Farc Manuel Marulanda de lui remettre des preuves de vie des otages.

Les 3 Américains pris en otages paraissent en meilleure santé et on peut les voir tenir de longs discours.

Ces images des 4 otages ont été prises le 24 octobre, a affirmé M. Restrepo, sans préciser quels éléments permettaient de confirmer cette date.

Le haut commissaire colombien a assuré que les Américains adressaient dans leurs vidéos des messages à leurs familles. Il y a également, a précisé M. Restrepo, une lettre de l'un d'eux, Marc Gonsalves, adressée à l'un des chefs des FARC, "Mono Jojoy".

"Lors d' une opération militaire de l'armée colombienne contre les bases urbaines des Farc à Bogota, trois personnes qui étaient en possession des preuves de vie d'un groupe d'otages des Farc ont été capturées", a raconté le haut commisaire.

Des photos d'otages ont également été découvertes par la police avec les vidéos lors de l'arrestation des trois rebelles, a précisé M. Restrepo, indiquant qu'il était difficile de dater certaines d'entre elles qui pourraient avoir été prises il y a plus d'un an.

L'armée, a-t-il dit, détient aussi des preuves de vie de policiers, d'hommes politiques et de militaires colombiens détenus par les Farc.

Selon toute vraisemblance, les trois guérilleros capturés désiraient remettre ces preuves de vie à la sénatrice Piedad Cordoba dont la médiation a été brusquement interrompue la semaine dernière en même temps que celle du président du Venezuela Hugo Chavez par son homologue colombien Alvaro Uribe.

Selon les services de renseignements colombiens, les guérilleros des Farc avaient l'intention de remettre des preuves de vie de certains des 45 otages qu'ils détiennent pour les échanger contre 500 des leurs emprisonnés avant le référendum de dimanche au Venezuela.

M. Restrepo a annoncé que des copies des enregistrements seraient envoyées aux gouvernements français et américain.

Paris a immédiatement réagi, estimant que les preuves de vie d'Ingrid Betancourt constituaient une "grande nouvelle", dans une déclaration du porte-parole de la présidence.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner s'est "réjoui" vendredi des preuves de vie. "Il est aujourd'hui plus que jamais nécéssaire d'intensifier les efforts en vue d'une solution humanitaire permettant la libération de tous les otages" détenus en Colombie, a ajouté M. Kouchner.

De même la famille n'a pas caché son émotion. La mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio et sa soeur Astrid Betancourt, ont déclaré être "très émues" après avoir vu ces images.

http://www.rtlinfo.be/news/article/64310/--Bogota+pr%C3%A...

RAG 34. Ls lolo's 34

12:41 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon : LE CULOT SUR LE TRÔNE

Le président de la république vient de répéter le numéro de bateleur de sa campagne électorale. Tout est dans le culot. Les pires vieilleries de la droite éculées ont été repeintes en nouveauté prétendument modernes. Par exemple la suppression des 35 heures entreprises par entreprise. Le Medef n’avait pas osé le proposer, Sarkozy le fait ! Ou la liberté du travail du dimanche. Ou bien la vente d’un nouveau morceau d’EDF pour financer le plan d’autonomie des universités pour un montant de dépenses pourtant annoncé depuis juin dernier ! Bref, en, une heure d’entretien le chef de l’Etat n’a annoncé que des reculs du droit du travail et des acquis sociaux des travailleurs. La droite décomplexée est en action. Et nous sommes prévenus : puisque les méthodes de brutes ont bien marché contre les régimes spéciaux, les universités et l’ANPE, la suite sera du même acabit. Cela veut dire que la gauche doit élever soin niveau de résistance. Sans complexe…

Le blog de Jean-Luc Mélenchon

RAG 34. Les lolo's 34

11:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Verbe haut de Sarkozy mais pouvoir d'achat bas, dit Fabius

PARIS (Reuters) - Laurent Fabius prédit que les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour améliorer le pouvoir d'achat vont provoquer la déception des Français qui attendaient "des espèces sonnantes et trébuchantes".

Selon l'ancien Premier ministre socialiste, interrogé sur France 2, on va désormais "vers la fin du régime des 35 heures" ce qui ne permettra plus d'avancement salarial.

"Je crois qu'il va y avoir une certaine déception parce que le verbe de M. Sarkozy est haut mais le pouvoir d'achat restera bas", a-t-il déclaré.

"Les gens attendaient des espèces sonnantes et trébuchantes et Nicolas Sarkozy dit 'il n'y a plus de grain à moudre'. S'il n'y a plus de grain à moudre à l'automne, c'est parce qu'on a vidé le silo en juin", a-t-il ironisé.

"Les gens vont être déçus, ils attendaient des mesures sur le coût du carburant, il n'y a rien. Ils attendaient des mesures sur la prime pour l'emploi, sur la négociation salariale et le Smic et il n'y a rien", a déploré le député PS, pointant également la situation des retraités.

Il a estimé qu'il était nécessaire de rénover les universités qui sont "souvent (...) crasseuses" mais aurait préféré "qu'on trouve des ressources plus pérennes" que la vente de 3% du capital d'EDF annoncée jeudi soir par le chef de l'Etat.

RAG 34. Les lolo's 34

10:25 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Reflet de la précarisation de l'emploi, le revenu salarial a stagné depuis trente ans

Selon une étude publiée ce matin par l'Insee, le revenu salarial net moyen (secteurs public et privé) a stagné sur la période 1978-2005, à 16.800 euros. Ce nouvel indicateur, plus proche de la réalité du marché du travail, reflète la précarisation de l'emploi.

Le revenu salarial tient compte du développement de l'emploi à temps partiel et des contrats courts, qui tirent vers le bas le salaire perçu, sur l'ensemble de l'année, par un même individu, via un moindre nombre de jours rémunérés.
C'est un hasard du calendrier qui percute le débat sur le pouvoir d'achat. Selon une étude publiée ce matin par l'Insee, le revenu salarial net moyen est resté stable, en euros constants, entre 1978 et 2005 (à 16.800 euros en 2005). La période 2000-2005 enregistre même un recul (- 0,5 %). « Ce n'est pas quelque chose à quoi on s'attendait, parce que nous avions l'habitude de travailler avec d'autres indicateurs, comme le salaire moyen par tête (SMPT), qui augmente », explique Sylvie Lagarde, chef du département emploi et revenus d'activité.

De fait, l'évolution du SMPT (dans le secteur concurrentiel), qui mesure les variations de rémunération pour un salarié à temps complet, a encore progressé, selon l'Insee, de 1,8 % en euros constants l'an dernier, et de 29 % en euros constants entre 1978 et 2005. Le salaire mensuel de base, autre indicateur de référence, connaît lui aussi une évolution presque toujours positive (+ 1,2 % en 2006, + 0,9 % en 2005).

La stagnation du revenu salarial est liée, elle, à la définition de ce concept développé depuis l'an dernier seulement par l'Insee, et qui ajoute une dimension sociologique à ses calculs. « Jusqu'à présent, nous n'intégrions pas la qualité du travail, explique Michel Amar, chef de la division salaires et revenus d'activité. Là, nous prenons en compte l'impact de cette qualité. » Et celle-ci s'est dégradée.

Hausse des temps partiels
Ainsi, le revenu salarial (qui agrège secteurs privé et public) tient compte du développement de l'emploi à temps partiel et des contrats courts (CDD, intérim), qui tirent vers le bas le salaire perçu, sur l'ensemble de l'année, par un même individu, via un moindre nombre de jours rémunérés. Il s'agit d'une tendance lourde : la part des salariés ne travaillant pas à temps complet est passée de 17 % à 31 % sur la période. « Il faut prendre les situations d'emploi où il n'y a pas des temps complets toute l'année sur le marché du travail, fait observer Sylvie Lagarde. Il faut rendre compte de cette réalité. » Les écarts se sont en outre creusés entre certaines catégories de salariés, observe l'Insee : « De manière assez prévisible, c'est pour les jeunes, les ouvriers (surtout les femmes) et les employés, que les durées d'emploi contribuent le plus aux inégalités de revenu salarial. »

Pour autant, mettent en garde les statisticiens, ce revenu salarial n'est pas synonyme de pouvoir d'achat. D'abord parce que les revenus d'activité ne représentent « que » 60 à 70 % du revenu total disponible, les prestations sociales et les éventuels revenus du patrimoine venant les compléter. Par ailleurs, ce revenu salarial reflète la situation par individu, mais pas par ménage. Or, bien sûr, la population salariée a fortement augmenté sur la période, et les ménages sont aujourd'hui plus souvent bi-actifs qu'il y a trente ans, ce qui a amélioré, dans ces cas, le niveau de vie global du foyer.

V. L. B.

http://www.lesechos.fr/info/france/4654850.htm

RAG 34. Les lolo's 34

00:17 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.11.2007

Le pouvoir d’achat est le principal ratage de Sarkozy

Laurent Fabius estime que la question du pouvoir d’achat constitue le principal "ratage" du président Nicolas Sarkozy.

"Il y a évidemment un gros gros problème de pouvoir d’achat. (...) Tout augmente sauf les salaires et les retraites", a déclaré M. Fabius au Grand Rendez-Vous Europe1/TV5/Le Parisien, dimanche 26 novembre.

"Ce qu’on a retenu de sa campagne victorieuse (de M. Sarkozy) c’est je serai le président du pouvoir d’achat : promesse non tenue, totalement non tenue. Il y a deux ratages, le premier ratage, le plus sérieux, c’est le pouvoir d’achat. Le second, qui n’est qu’en partie lié à ce qui se passe en France, c’est l’euro cher", a-t-il dit.

M. Fabius a estimé qu’il fallait en matière de pouvoir d’achat favoriser "les négociations sur les salaires", aller vers un "encadrement des loyers, qui sont en train d’exploser", mettre en oeuvre le chèque transport, envisager une "contribution qui peut être prise sur les super-bénéfices des compagnies pétrolières" et faire "un effort pour les petites pensions".

Sur l’éventualité du conditionnement des "exonérations sociales à l’engagement de négociations sur les salaires", M. Fabius a déclaré : "le gouvernement a l’air de caresser cette idée, s’il s’en saisit, je l’appuierai".

Il a de nouveau fustigé le "paquet fiscal" adopté cet été, estimant qu’il n’était "pas un paquet fiscal, (mais) un boulet fiscal qu’on va traîner pendant des années".

RAG 34. Lolo34

08:27 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.11.2007

Réactions aux violences de cette nuit dans plusieurs communes

Le Parti socialiste condamne les violences qui se sont à nouveau produites cette nuit dans plusieurs communes.Nous adressons un message de soutien à la population qui a subi d’importants dégâts ainsi qu’aux pompiers et aux policiers.
Nous demandons que l’enquête ouverte sur les circonstances du drame qui a coûté la vie aux deux adolescents soit menée rapidement et clairement.

Le Parti socialiste témoigne toute sa solidarité aux fonctionnaires de police blessés au cours de ces deux nuits.

Communiqué de Delphine BATHO,
Secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la sécurité

RAG 34. Lolo34

16:00 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.11.2007

Remise en cause des droits des salariés

Le projet de loi de ratification de l’ordonnance sur la recodification de la partie législative du code du travail aboutit en réalité à une remise en cause des droits des salariés et des institutions chargées de contrôler leur respect, notamment l’inspection du travail.

Le Parti socialiste constate que dans ces conditions, la recodification proposée n’a pas été réalisée à droits constants.

Dès lors, le groupe socialiste de l’Assemblée nationale, à l’instar de celui du Sénat, s’opposera à l’adoption en l’état de cette ordonnance et proposera par voie d’amendements un rétablissement des droits sociaux ignorés.


Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Les lolo's 34

11:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.11.2007

Hortefeux souffle le soufre sur M6, RESF voit rouge (doc audio + doc vidéo)

Le dérapage "contrôlé" de Brice Hortefeux à quelques heures de son déplacement au Mali et au Bénin.
France Inter journal de 19h00 du 26 novembre




Brice Hortefeux chez Guy Lagache "M6"[Extrait De Capital 25-11-2007] Par Jack Catus
Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement à eu beucoup de problémes à expliquer l'ensemble des projets devant les caméras de M6 chez Guy Lagache : Résumé de l'emmission : Le gouvernement veut mettre fin à l'immigration illégale en France. Quel est le coût d'une expulsion ? Officiellement, entre 200 000 et 400 000 immigrés clandestins vivent et travaillent en France. Cette main-d'œuvre motivée fait tourner des pans entiers de l'économie. Les « clandestins » sont prêts à travailler dans des conditions très rudes. On les retrouve surtout dans des métiers jugés pénibles comme le bâtiment, le nettoyage, ou le gardiennage. Les « sans papiers » sont d'autant plus prisés dans ces secteurs que 400 000 emplois ne sont pas pourvus à ce jour pour ces tâches peu payées. L'« immigration choisie » serait-elle la bonne solution ?




Le site de Réseau Education Sans Frontières

RAG 34. Les lolo's 34

23:30 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le mot du jour, la phrase du dimanche...

"Si vous voulez vous battre dans le noir, c'est vous que ça regarde"


C'est la phrase de Jean-Luc Mélenchon prononcée dans l'émission de la 5 Revu&Corrig;é, à propos de la disparition de plus en plus avérée de la déontologie et de l'indépendance de la presse de notre pays qui continue décidément de nous filer son mauvais coton.

Du blé même noir, on veut du blé !

Jean-Luc Mélenchon prendra la parole le 6 décembre prochain 20h00 à l'espace Pitot (Montpellier) lors du premier meeting unitaire organisé dans le cadre d'une campagne nationale pour exiger un référendum concernant le nouveau traité européen compliqué.

Voir ou revoir l'émission (disponible 1 semaine)


RAG 34. Lio des lolo's 34

18:55 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Humour : Journée d'un faciste

28 septembre 1982: Luis Rego dans l'émission Tribunal des flagrants délires animée par Claude Villers dans le rôle de procureur de la République. -

"Journée d'un fasciste" Le Pen était l'invité de l'émission. Un sketch qui ne vieillit pas. Un pur moment d'intense jubilation... A écouter ou à réécouter absolumment.

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.



RAG 34. Lio des lolo's 34

10:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Banlieues oubliées : les conditions d’une nouvelle explosion sociale sont réunies

Deux ans après les graves émeutes de l’automne 2005, la situation des banlieues reste dramatique, selon le bilan dressé par l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS), véritable réquisitoire contre la politique menée depuis 2002 par la droite.

Avec un taux de chômage et un échec scolaire deux fois plus élevés qu’ailleurs, avec une santé qui continue de se dégrader, les 4 millions d’habitants des zones urbaines sensibles (ZUS) deviennent des citoyens de seconde zone. Exposés de plein fouet aux ponctions de pouvoir d’achat (essence, produits de première nécessité, franchises médicales,…), confrontés à la montée de la violence (atteintes aux biens et aux personnes avec violence en hausse de 8% en 2006), ils perdent tout espoir. Le gouvernement a asphyxié les associations, supprimé la police de proximité, dissout les ZEP, et limité les crédits aux transports de proximité, à l’image de Clichy-sous-Bois qui n’a toujours ni commissariat ni tramway. Les conditions d’une nouvelle explosion sociale sont aujourd’hui réunies.

Malgré le nombre de mal-logés dans notre pays, le programme de renouvellement urbain ne prévoit de reconstruire que 7 logements quand 10 sont détruits, obligeant les familles les plus modestes à vivre dans des conditions indignes, ou dans des taudis loués par des « marchands de sommeil ». De nombreuses villes de droite refusent toujours de contribuer à l’objectif de solidarité urbaine fixé à 20% de logements sociaux, suivant l’exemple de Neuilly-sur-Seine (3,2%), et au rythme actuel il faudrait 50 ans pour y parvenir.

Le Parti socialiste dénonce l’égoïsme du gouvernement et de nombreuses municipalités de droite, qui préfèrent chasser les pauvres plutôt que de répondre à la montée des inégalités. Il sera sans complaisance pour le énième « plan banlieue » que la secrétaire d’État à la politique de la ville annoncera en janvier prochain, quelques semaines seulement avant les élections municipales, et sans qu’aucun financement n’ait été prévu pour 2008.

Communiqué de Vincent LENA,
Secrétaire national chargé de la Solidarité urbaine

RAG 34. Les lolo's 34 (18nov07)

09:33 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.11.2007

Laurent FABIUS : Il y a un certain ressentiment à l’égard des socialistes

Alors que les socialistes n’ont guère été audibles lors du conflit dans les transports, Laurent Fabius dresse le bilan du mouvement social et livre sa vision de la rénovation du PS dans une interview au journal Libération. "Un parti politique n’a pas à se substituer au mouvement social. En même temps, il faut reconnaître que le PS, dans un passé récent, n’a pas toujours été en pointe dans ce domaine. Il faut que ses dirigeants soient offensifs et clairs."

Quelle leçon politique tirez-vous du conflit social ?

La première leçon, c’est qu’il est déplorable qu’on ait dû arriver à un tel affrontement. Encore faudra-t-il évaluer les résultats des négociations. En tardant à discuter, le gouvernement a fait perdre du temps. Ce qui laisse chez les usagers et les personnels fatigue et ressentiment. Le pouvoir a voulu diviser les salariés, faire apparaître les bénéficiaires des régimes spéciaux comme des privilégiés, alors qu’il accordait près de 15 milliards de cadeaux fiscaux à d’autres.

Fallait-il réformer les régimes spéciaux ?

Bien sûr, il faut une harmonisation. Mais en tenant compte de la pénibilité, de l’espérance de vie et du niveau des retraites.

Pourquoi le PS a-t-il peiné à accompagner le mouvement ?

Un parti politique n’a pas à se substituer au mouvement social. En même temps, il faut reconnaître que le PS, dans un passé récent, n’a pas toujours été en pointe dans ce domaine. Il faut que ses dirigeants soient offensifs et clairs.

Le pouvoir d’achat est-il le dossier le plus épineux pour le gouvernement ?

Tout augmente, sauf les salaires. Beaucoup commencent à se dire qu’on leur a raconté des sornettes avec le« travailler plus pour gagner plus ». D’où un mécontentement à l’égard de l’exécutif, mais qui ne se reporte pas encore en positif sur la gauche.

Quel bilan tirez-vous de six mois de présidence Sarkozy ?

Omniprésidence et omnifinance. Suractivité incontestable, mais efficacité discutable. Ce qui me frappe aussi, c’est la novlangue officielle, cette communication érigée en propagande. « Travailler plus pour gagner plus » fut un slogan clé de la campagne : on voit maintenant la réalité, bien différente. On ferme brutalement 160 tribunaux, cela s’intitule « rapprocher la justice des citoyens ». On supprime plus de 10 000 postes de professeurs par an, cela s’appelle « intéresser les enseignants ». La taxation des malades est rebaptisée « responsabilisation des patients ». Et le chef de l’Etat, lorsqu’il s’augmente de 200 %, ne fait que « rendre transparent son salaire ». A l’opposition d’opérer ce travail de décodage, de déconstruction et de propositions.

En tant qu’ancien Premier ministre, comment jugez-vous le rôle de François Fillon ?

Considérer le Premier ministre comme un simple collaborateur du président est un déséquilibre fonctionnel malsain. Une seule personne ne peut remplir tous les rôles de la République. Je suis en désaccord avec le pouvoir trop personnel qu’on nous propose.

Le PS s’est prononcé en faveur du mini traité européen. Vous rangez-vous à cela ?

Le traité n’est ni « mini », ni « simplifié », il comporte 250 pages et près de 300 amendements ! Nous avions unanimement décidé que ce sujet, tranché en 2005 par le peuple, devait démocratiquement être à nouveau examiné par lui. Je suis de ceux qui n’ont pas changé de position : le refus de procéder à un référendum n’est pas une question de forme, mais de fond. Au-delà de quelques dispositions institutionnelles utiles, je crains que le texte ne permette pas la relance européenne indispensable.

Qu’allez-vous faire sur ce point ?

Présenter des propositions concrètes de relance, notamment celle d’une Coopération européenne pour la recherche et l’innovation (Ceri). Quant au traité lui-même, je ne souhaite pas le cautionner.

Sur quoi doit porter le prochain congrès du PS ?

Sur les valeurs socialistes, beaucoup plus modernes que l’ultralibéralisme. Sur nos propositions, qui, elles, doivent être adaptées et rénovées. Sur la stratégie, enfin : si le PS se contente de regarder ce que font l’ultragauche et le centre, en se laissant ballotter au gré des sondages, alors le potentiel de contestation qui s’exprime se portera sur d’autres que nous et le besoin de propositions ressenti ne sera pas satisfait. Le PS doit, au contraire, constituer une gauche décomplexée, sociale-écologique dans l’économie de marché, rassembleuse, propositionnelle.

Le prochain congrès doit-il être celui du leadership ?

Il faut clarifier les idées, et celles qui prévaudront devront, bien sûr, être incarnées. Mais il serait absurde de poser la question présidentielle de 2012 dès 2008. Une équipe avec un ou plusieurs porte-parole, des personnalités largement nouvelles sont souhaitables. Le moment venu, nous trancherons sur qui doit faire quoi.

Ségolène Royal est-elle toujours en mesure de jouer un rôle de premier plan au PS ?

Je viens de vous répondre.

Quel rôle comptez-vous jouer dans les mois qui viennent ?

Je prendrai position, non dans les jeux internes, mais sur les grandes questions, m’efforçant d’être actif et sage à la fois. Ce qui se passe aujourd’hui au Pakistan ou en Iran, ou bien l’envolée de l’euro destructrice d’emplois, les dégâts du CO2 n’ont-ils pas un peu plus d’importance que les déclarations de tel prétendant PS en mal de médias ? Il y a aujourd’hui - et je le regrette - un vide et parfois même un certain ressentiment à l’égard des socialistes, comme une sorte d’espérance interdite. Nous devons reconstruire pour rendre aux Français cette grande espérance.

Notre note précédente : Laurent FABIUS : Pour une Coopération Européenne de la Recherche et de l’Innovation

Répondre dans le forum

RAG 34. Lolo34

20:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Pour 65 % des français il a diminué, selon un sondage Ifop

PARIS (Reuters) - Plus de six Français sur dix estiment que leur pouvoir d'achat a diminué depuis un an, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

Au total, 65% des personnes interrogées pensent avoir perdu du pouvoir d'achat contre 59% en janvier dernier, 17% estiment en avoir gagné et 18% qu'il est resté stable.

Parmi les mesures plébiscitées pour augmenter le pouvoir d'achat, les sondés citent en premier une baisse de la TVA (85%) avant une réduction de la fiscalité sur les carburants du type TIPP flottante (83%) et une augmentation du smic (72%).

Favoriser la concurrence et l'implantation de grandes surfaces afin de faire baisser les prix - l'une des pistes à l'étude au gouvernement - ne recueille que 42% d'opinions positives.

Le président Nicolas Sarkozy devrait annoncer des "initiatives" sur le pouvoir d'achat à son retour de Chine, où il est en visite d'Etat jusqu'à mardi.

Le sondage a été réalisé par téléphone et au domicile de 964 personnes les 22 et 23 novembre.

RAG 34. les lolo's 34

11:57 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT - Sarkozy : "Ce sauvage libéral "qui veut civiliser internet

PCINPACT.COM : C’est en fin de matinée que l’Élysée a reçu le rapport Olivennes et la liste des engagements pris par les professionnels. FAI et majors se sont ainsi engagés d’une seule voie pour favoriser l’offre l’égale (un peu) et lutter contre le piratage (beaucoup). La cérémonie a été suivie d’un discours de Nicolas Sarkozy qui a rappelé son attachement aux artistes et au respect de leur droit.

Pour les FAI, au rang des signataires : citons Orange, Numéricâble, Neuf, Telecom Italia, et Free (Iliad). Citons encore Canal+, TF1, France Télévisions, la SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques), la SACEM, la SCPP (société civile des producteurs phonographiques), le SNEP évidemment, la SPPF, SFR, etc.

Lire la suite

Les principaux extraits du rapport Olivennes
Du filtrage à la riposte graduée

Ce rapport a été remis à la ministre de la Culture. Il répond à la mission demandée par Nicolas Sarkozy le 1er août dernier en guise de « plan de sauvetage » de l’industrie culturelle face au problème du téléchargement sauvage. Lutte contre le téléchargement sauvage et mesures pour l’épanouissement de l’offre légale, voilà les deux maîtres mots qui ont gouverné cette étude.

« Les pouvoirs publics s'engagent :

à proposer au Parlement les textes législatifs et à prendre les mesures réglementaires, permettant de mettre en œuvre un mécanisme d'avertissement et de sanction visant à désinciter !a contrefaçon numérique.
Si nécessaire, ce mécanisme sera piloté par une autorité publique spécialisée, en sorte de garantir les droits et libertés individuels. Dans ce cas, cette autorité sera dotée des moyens humains et techniques nécessaires à l'avertissement et à la sanction. Sur plainte des ayants droit, elle enverra, par l'intermédiaire des fournisseurs d'accès à internet, des messages électroniques d'avertissement et de mise en garde au titulaire de l'abonnement. En cas de constatation d'une récidive, elle prendra ou fera prendre des sanctions à l'encontre du titulaire de l'abonnement, allant de l'interruption de l'accès à internet à la résiliation du contrat. Cette autorité disposera des pouvoirs de sanction à l'égard des fournisseurs d'accès qui ne répondraient pas, ou pas de manière diligente, à ses injonctions. Elle rendra publiques des statistiques faisant état de son activité. Cette autorité disposera également de la capacité d'exiger des prestataires techniques (hébergeurs, fournisseurs d'accès,...) toutes mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication en ligne.

Lire la suite

RAG 34. Lovely34

11:57 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Loisirs/Culture , Musique , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Fin de l'exonération de la redevance TV pour 780.000 foyers

A partir de 2008, quelque 780.000 foyers, principalement des personnes âgées modestes, devront acquitter les 116 euros de redevance audiovisuelle. Le dispositif provisoire qui les en dispensait arrive en effet à échéance.

Coup dur pour les quelque 780.000 foyers jusqu'alors exonérés du paiement de la redevance audiovisuelle. A partir de 2008, ils devront débourser les 116 euros de cette taxe, a confirmé Bercy ce lundi. "Une loi a été votée il y a trois ans, il n'y a pas de dispositif prévu et, à ce stade, la loi s'applique", a-t-on indiqué au ministère. L'exonération de redevance est en revanche maintenue pour les handicapés, soit quelque 28.000 foyers.

Une loi votée en 2004 prévoyait l'adossement de la redevance sur la taxe d'habitation et a permis d'économiser 100 millions d'euros sur les frais de collecte. Mais cette réforme assujettissait à la redevance des personnes jusqu'alors exonérées, principalement des personnes âgées modestes. Un dispositif leur assurant une exonération de trois années supplémentaires (jusqu'en 2007) avait alors été mis en place par le parlement.

Lors de l'examen du budget des médias, vendredi par l'Assemblée nationale, le député PS de Paris, Patrick Bloche, avait dénoncé la "bombe à retardement" que représente la réintégration brutale de plusieurs centaines de milliers de foyers comme redevables de cette redevance. Lundi, le Parti socialiste, par la voix de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a jugé qu'"il n'était pas acceptable de revenir sur l'exonération de la redevance télé pour les personnes âgées".

latribune.fr

RAG 34. Les lolo's 34

11:56 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

L'Unef claque la porte de la coordination nationale étudiante contre la loi Pécresse

Les délégués de l'Unef ont quitté, samedi 24 novembre, la coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités à Lille, en raison des tensions y régnant. Selon une porte-parole de l'Unef, une cinquantaine d'étudiants sur les 150 délégués présents ont refusé de siéger plus lontemps au sein de la coordination, qui doit se tenir jusqu'à dimanche, plusieurs militants de ce syndicat représentatif ayant été exclus d'entrée samedi de l'assemblée.

Les organisateurs reprochent notamment à l'Unef d'être dans une démarche de négociation avec le gouvernement. "Il y a un refus de l'organisation de la coordination à propos des négociations. C'est pour cela qu'ils refusent notamment des délégations du mouvement", a déclaré la porte-parole. "On appelle les AG à continuer à se mobiliser mais on considère que cette coordination n'est plus représentative du mouvement", a noté la représentante de l'Unef. D'après elle, "le point de clivage est sur la reconnaissance des syndicats étudiants représentatifs et sur le fait que ces syndicats vont négocier avec le gouvernement pour obtenir de meilleures conditions de vie étudiantes".

MÉFIANCE VIS-À-VIS DES MÉDIAS

La quatrième coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités s'est ouverte samedi après-midi à l'université de Lille I (Sciences et technologies), en présence de quelque 300 délégués étudiants de toute la France. Les étudiants, venus de 67 universités et IUT, doivent débattre pendant deux jours pour définir leurs revendications. Mais cette quatrième édition s'ouvrait dans un contexte particulier. En effet, la coordination a toujours réclamé une abrogation de la loi Pécresse, en estimant cette demande "non négociable". Mais l'Unef, qui ne réclame pas le retrait du texte, avait jugé jeudi "un retour à la normale envisageable" dans les universités si le gouvernement ouvre des discussions et offre des "réponses satisfaisantes".

Comme lors des précédentes coordinations, la méfiance vis-à-vis des médias était très forte, des étudiants se montrant même parfois agressifs verbalement. Les journalistes étaient invités à rester dans une salle, rebaptisée par certains jeunes salle de "quarantaine". Après quatre heures d'attente sans pouvoir dialoguer avec des membres de la coordination, plusieurs médias ont décidé de ne pas la couvrir. "L'Unef refuse de cautionner cette ambiance très tendue et très violente à la fois vis-à-vis des délégations des étudiants et de la presse", a affirmé la porte-parole. Elle a précisé que les délégations jugées "litigieuses" ou "fausses" étaient rassemblées dans une salle où était inscrit sur le tableau noir "Bienvenue au goulag".

Le Monde

RAG 34. Lovely34

09:13 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Case prison pour Kasparov

Garry Kasparov arrêté à Moscou lors d'une manifestation
Reuters

(photo Copyright © 2007 Reuters)Par James Kilner Reuters - Samedi 24 novembre,MOSCOU (Reuters) - La police a appréhendé le dirigeant d'opposition et ancien champion d'échecs Garry Kasparov ainsi que plusieurs autres protestataires alors qu'ils manifestaient contre le président Vladimir Poutine.

Des échauffourées ont éclaté entre policiers et manifestants dans le centre de la capitale après que quelque 3.000 personnes eurent tenté de marcher sur le siège de la commission nationale électorale.

Le rassemblement était organisé par le mouvement L'Autre Russie, dirigé par Kasparov, qui regroupe des adversaires du Kremlin allant des anarchistes aux économistes libéraux.

Un journaliste de Reuters a aperçu des policiers en civil embarquant Kasparov et d'autres manifestants sans ménagement dans des fourgons de police.

Selon une porte-parole de l'opposant, il a été inculpé de troubles à l'ordre public et la police a dit qu'elle le maintiendrait en détention pendant cinq jours. Une soixantaine de personnes ont été interpellées, a ajouté la porte-parole. La police est, quant à elle, restée muette.

Selon L'Autre Russie, Poutine foule aux pieds les droits fondamentaux ainsi que la liberté de la presse depuis son arrivée au Kremlin en 2000.

Le parti de Kasparov accuse aussi à l'avance les législatives du 2 décembre d'avantager la formation pro-Poutine Russie Unie.

Les manifestants s'étaient rassemblés un jour de grand froid sur une artère proche d'une grande gare de la capitale. Ils ont scandé des slogans tels que "Pas d'élections !", "Vive la Russie !" et "A bas Poutine !".

EN INGOUCHIE

Les forces de l'ordre avaient réprimé de précédentes manifestations de L'Autre Russie cette année, chargeant la foule à l'aide de matraques et procédant à des arrestations avant même que le gros des rassemblements se forment.

Mais récemment, la police avait adopté une approche moins brutale et a fait samedi profil bas.

D'autres manifestations et défilés étaient prévus dans d'autres villes de la Fédération de Russie.

D'après la radio Echo de Moscou, une centaine de protestataires ont ainsi été arrêtés en Ingouchie, où les autorités locales avaient interdit une réunion de l'opposition.

Poutine, qui est très populaire en Russie, cèdera l'an prochain son fauteuil présidentiel après deux mandats consécutifs de quatre ans au Kremlin.

Mais l'ancien lieutenant-colonel de l'ex-KGB a manifesté l'intention de continuer à jouer un rôle politique dans son pays, sous une forme ou sous une autre.

Il sera en tout état de cause tête de liste de Russie Unie aux législatives, un scrutin que cette formation devrait remporter haut la main.

L'Autre Russie a donné à ses partisans des consignes de vote nul pour le 2 décembre.

RAG 34. Les lolo's 34

07:55 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24.11.2007

B comme Béjart, c'est sur ARTE en ce moment ...

Vous faut juste changer de chaîne ...

PSYCHE ROCK : Décès du chorégraphe Maurice Béjart
Romandie news

Psyché Rock : Maurice Béjart définitivement associé pour sa chorégraphie à Messe pour le temps présent de Pierre Henri est décédé hier à l'âge de 80 ans.

Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé le Béjart Ballet Lausanne. Il était hospitalisé depuis plusieurs jours au CHUV afin d'y suivre un traitement cardiaque et rénal. Il laisse plus de 230 chorégraphies.

Né le 1er janvier 1927 à Marseille, M. Béjart était l'un des plus grands chorégraphes du 20e siècle. Il s'était installé en Suisse en 1987, créant le Béjart Ballet Lausanne. Le chorégraphe a beaucoup apporté à son art et ses mises en scènes spectaculaires ont réconcilié le public avec la danse.

Homme solitaire mais sociable, M. Béjart ne craignait pas la mort car "elle est une certitude", a-t-il expliqué. "Je crois que l'on meurt toujours à temps (...) Le temps est compté différemment pour chacun, mais on meurt à temps."

Ses quelque 230 chorégraphies sont autant de pages de son journal intime, des étapes de sa quête d'absolu. Les philosophies orientales, le cinéma ou la littérature habitent son oeuvre. Béjart y parle d'amour, de mort, de voyage, de solitude ou de grands mythes occidentaux: bref de la condition humaine.

Maurice Béjart confessait avoir raté des chorégraphies. Il a cependant signé d'indéniables réussites, dont "Symphonie pour un homme seul" (1955), "Le Sacre du Printemps" (1959), "Boléro" (1961), "L'Oiseau de feu" (1970), "Notre Faust" (1975) ou "Le Presbythère...!" (1997).

Avec des mises en scènes parfois extravagantes, il a emporté l'adhésion du public et l'a familiarisé, non sans mal, à la danse contemporaine comme à la musique concrète. Parmi les interprètes de prédilection de Béjart figurent Jorge Donn, Patrick Dupont, Gil Roman et Sylvie Guillem.

Maurice Béjart a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix allemand de la danse en 1994. Il a été élevé à l'Ordre du Soleil levant par l'empereur du Japon en 1986. Il était bourgeois d'honneur de Lausanne.

(ats / 22 novembre 2007 12:31)

Le site du Béjart Ballet Lausanne




RAG 34. Les lolo's 34

20:59 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Photos/Dessins , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Maurice BEJART, MESSE POUR LE TEMPS PRESENT

Laurent FABIUS : Pour une Coopération Européenne de la Recherche et de l’Innovation

Elaboré depuis plusieurs mois par Laurent Fabius, après large consultation, le projet de CERI permettrait de mutualiser les efforts des pays européens qui le souhaitent dans les deux domaines clés de la recherche et de l’innovation. Ce serait un moyen de relancer l’Europe par une politique concrète. La CERI pourrait être la première coopération renforcée effective.

Clicker sur pour lire la suite ---> le détail du projet ainsi que la présentation du projet en anglais et en allemand.

Réagir sur le forum

23 novembre 2007

RAG 34. Lolo34

08:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

NOUVEAU TRAITE EUROPEEN : LANCEMENT DU COMITE NATIONAL POUR UN REFERENDUM



Nous voulons un référendum !

La tenue d'un référendum sur le traité de Lisbonne est une ardente nécessité démocratique. C'est pourquoi des personnalités diverses, dont certaines avaient déjà pris l'initiative d'appels et de pétitions en faveur de cette consultation populaire, ont décidé de rassembler leurs efforts dans un Comité national pour le référendum. Le CNR s'adresse à tous ceux, quelle que soit leur opinion sur le nouveau traité, qui affirment la nécessité que le suffrage universel se prononce sur ce traité. Vous trouverez ci-dessous et ci-joint le texte de l'appel et la liste des premiers signataires. Un site est ouvert à l'adresse www.nousvoulonsunreferendum.eu . Une affiche sera disponible dans les prochains jours. Vous aussi, exigez que la décision revienne aux citoyens, soutenez la démarche du Comité National pour un Référendum.


Appel du Comité National pour un Référendum

Un nouveau traité -dit traité de Lisbonne- vient d'être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.
Sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d'imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C'est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d'un Comité National pour un Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des peuples, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum.

(en gras les 4 premiers signataires de l'Hérault de l'appel national)
Premiers signataires : ABERGEL Gilbert, Ancien grand maître GODF; AGUIRRE Léonce, LCR; AMARA Jean-Claude, Droits devant!; ALIES Paul, Politologue; ATTAR Michèle, Gauche Avenir; AUTAIN Clémentine, Mensuel Regards; AUTAIN François, Sénateur MRC; AZAM Geneviève, Attac France; BACQUET Jean-Paul, Député PS; BATAILLE Christian, Député PS; BAVAY Francine, Les Verts; BEN HIBA Tarek, Alternative citoyenne; BEN SADIA Hamida, Alternative citoyenne; BERGE-LAVIGNE Maryse, Sénatrice PS; BEYNEL Eric, Syndicaliste douanier; BOISLAROUSSIE Jean-Jacques, Les Alternatifs; BORE Jean-Paul, Membre du comité des régions d'Europe, PCF; BORVO-COHEN SEAT Nicole, Sénatrice PCF; BOUMEDIENE Alima, Sénatrice Les Verts; BOURGAIN Michel, Les Verts; BOVE José, ; BRAY Florence, Cactus/La gauche!; BUFFET Marie-George, Secrétaire nationale du PCF; CABANES Claude, Journaliste, Gauche Avenir; CANDAR Gilles, Historien; CARASSUS Pierre, MARS - Gauche Républicaine; CASSEN Bernard, Journaliste, association Mémoire des Luttes; CHERFI Madjid, Chanteur de Zebda ; CHEVENEMENT Jean-Pierre, Ancien ministre, président d'honneur du MRC; CHOMBEAU Christiane, Journaliste; CIRERA Daniel, PCF; COCQ François, MARS - Gauche Républicaine; COLLOMBAT Pierre-Yves, Sénateur PS; COQUEREL Eric, MARS - Gauche Républicaine; CORCUFF Philippe, Sociologue; COTTA Jacques, Journaliste et réalisateur; COUPE Annick, Union syndicale Solidaires; COURS-SALIES Pierre, Coordination des collectifs antilibéraux; DAURIAC Jean-Francis, Observatoire de la Démocratie; DEBONS Claude, Ancien animateur du Collectif du 29 mai; DEBREGEAS Georges, Sauvons la Recherche; DEFROMENT René, Syndicaliste; DELAPIERRE François, PRS; DELUCHAT André, Ancien responsable syndical national; DELY Renaud, Journaliste; DENIS Ariel, Mouvement de la Paix; DESALLANGRE Jacques, Député; DESESSARD Jean, Sénateur Les Verts; DETHYRE Richard, Sociologue; DIEHLMANN Françoise, Forum de la Gauche Citoyenne; DOLEZ Marc, Député PS; DOUAT Rémy, Mensuel Regards; DREYFUS-SCHMIDT Michel, Sénateur PS; ECKERT Christian, Député PS; FERREIRA Anne, Député européen PS; FILOCHE Gérard, D&S; FOURNEYRON Valérie, Député PS; FOURRE Jacques, Responsable associatif; FRANCO Hélène, Magistrate ; GADREY Jean, Economiste; GARRIDO Raquel, PRS; GARROUSTE Laurent, Inspecteur du travail; GAUTHIER Elisabeth, Transform!; GAYSSOT Jean-Claude, Ancien ministre; GENEREUX Jacques, Economiste; GIRAUD Joel, Député PRG; GONNEAU Jean-Luc, Cactus/La gauche!; GUERIN Julien, D&S; HALPHEN Eric, Magistrat, écrivain; HARRIBEY Jean-Marie, Attac France; HEBERT Jean-Paul, Economiste; HUSSON Michel, Economiste; HUTIN Christian, Député MRC; JANQUIN Serge, Député PS; JOURNET Alain, Sénateur PS; KHALFA Pierre, Union syndicale Solidaires; KRIVINE Alain, LCR; LAIGNEL André, Député européen PS; LAMBERT Jérôme, Député PS; LANGLOIS Bernard, Journaliste; LE NEOUANNIC Pascale, PS; LE STRAT Claire, Politiste; LE STRAT Anne, Les Verts; LEFEBVRE Rémi, Universitaire; LEFORT Jean-Claude, Député honoraire; LEMAIRE Gilles, Ecologiste, faucheur volontaire; LIENEMANN Marie-Noëlle, Député européen PS; LORAND Isabelle, Médecin; MANDRAUD Isabelle, Journaliste; MANGENOT Marc, Economiste-sociologue; MANGEOT Philippe, Enseignant; MARQUAILLE Jeaninne, Forces Militantes; MARTELLI Roger, Fondation Copernic; MASSIAH Gus, CEDETIM-IPAM; MAUREL Emmanuel, Parti Pris; MELENCHON Jean-Luc, Sénateur PS, président de PRS; MERIEUX Roland, Les Alternatifs; MERME Henri, Les Alternatifs; MESQUIDA Kleber, Député PS; MEXANDEAU Louis, Ancien ministre, Forces Militantes; MICHEL Jean-Pierre, Sénateur PS; MICHEL Jean, Député PS; MLATI Fatiha, Cactus/La gauche!; NAÏR Sami, MRC; NATHANSON Jean-Michel, Union syndicale Solidaires; NAUDY Michel, Journaliste; NERI Alain, Député PS; PELLETIER Willy, Sociologue, coordinateur géneral de la Fondation Copernic; PICQUET Christian; QUILES Paul, Ancien ministre, Gauche Avenir; REVOL René, Vice-président de PRS; REYNAUD Marie Line, Député PS; ROGEMONT Marcel, Député PS; ROUSSEAU Michel, Marches Européennes; ROUSSEL Roselyne, D&S; SALESSE Yves, ; SANDRIER Jean-Claude, Député PCF; SARRE Georges, MRC; SIEFFERT Denis, Journal Politis; SIRE-MARIN Evelyne, Magistrate, co-présidente de la Fondation Copernic; SOUDAIS Michel, Journaliste; SPIZZICHINO Robert, Forces Militantes; TEPER Bernard, UFAL; TRICOT Catherine, Mensuel Regards; TROUVE Aurélie, Attac France; VACHERON Raymond, Syndicaliste; VACHETTA Roselyne, LCR; VENTURA Christophe, Mémoire des Luttes; VIDALIES Alain, Député PS; ZARKA Pierre, OMOS...

NOUS VOULONS UN REFERENDUM !


RAG 34. Lolo34

08:50 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.11.2007

Ingrid BETANCOURT en vie ? Espoir toujours.

Le président colombien n'en est pas à son premier coup : en retirant le statut de médiateur à Hugo Chavez, le président colombien nous montre une fois de plus son cynisme sans borne.

Nous vous invitons à vous mobiliser à nos côtés, ce samedi 24 novembre à 14H00, lors d'un rassemblement organisé devant la Résidence de l'Ambassadeur de Colombie (31, rue Constantine, 7ème arrondissement de Paris). La mobilisation citoyenne a le pouvoir de faire changer d'avis Alvaro Uribe : ne perdons pas cette occasion.

En savoir plus sur ce revirement et sur la mobilisation

RAG 34. Les lolo's 34

19:34 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Présidentialisation du régime à outrance et à marche forcée : La démocratie confisquée ?

Un recul démocratique par Dominique Rousseau






Pour Dominique Rousseau*, les atteintes portées aux droits des citoyens et à la séparation des pouvoirs dessinent une société qui désarme ses membres pour mieux les contraindre.


Si, comme le dit l’article 16 de la Déclaration de 1789, une société démocratique est une société où les droits des citoyens sont garantis et la séparation des pouvoirs respectée, alors, depuis six mois, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, la France souffre !

Dans chaque domaine d’activité, par petites touches successives qui, à l’arrivée, font une grosse tache liberticide, la garantie et plus encore, peut-être, l’existence même de droits constitutionnels sont remises en cause : du droit de grève (par le service minimum) au droit à l’éducation (par la privatisation de l’université) en passant par le droit à une répartition équitable de l’impôt (par les exonérations fiscales pour les grandes fortunes)... En six mois, tous les droits ont été touchés. Plus ou moins profondément, mais tous l’ont été de sorte que se dessine un projet global, non visible quand on prend chaque mesure individuellement mais éclatant quand on les relie les unes aux autres : l’établissement d’une société qui se méfie de ses citoyens au point de leur retirer progressivement les droits qui les font devenir, précisément, citoyens. Une société qui préfère les « gens » aux citoyens. Une société qui désarme ses membres pour mieux les contraindre.

Rétrécie dans ses libertés, la société française est aussi tout entière résorbée dans la personne du Président, qui fait revivre une vieille et funeste formule : « L’État, c’est moi ! » La politique étrangère, c’est lui et son conseiller spécial Jean-David Levitte, et non le ministre Kouchner ; l’économie, c’est lui et son conseiller François Pérol, et non la ministre Lagarde ; la culture et les médias, c’est lui et son conseiller Benamou, et non la ministre Albanel ; et au poste de coordination de la politique présidentielle, non pas le Premier ministre mais le secrétaire général de l’Élysée ! Un gouvernement transparent et un Parlement absent, court-circuité par la multiplication de commissions ad hoc, au point que les députés UMP eux-mêmes multiplient les manifestations de mauvaise humeur et sont convoqués deux fois en six mois à l’Élysée pour « être recadrés ». Et à cette confusion des pouvoirs d’État, s’ajoute la confusion au profit du Président des pouvoirs économique, financier et médiatique que symbolise le rachat du journal les Échos par Bernard Arnault.

Six mois de pouvoir, six mois de régression démocratique. Les droits des citoyens et la séparation des pouvoirs sont avalés gloutonnement par un Président boulimique. Ce qui révèle sans doute des troubles de la personnalité du chef mais qui, surtout, ouvre à terme sur une situation conflictuelle grave : l’histoire politique française montre que toute période de confusion et d’exercice personnel des pouvoirs se termine généralement dans la douleur. Car, pour justifier cette absorption de la société et des pouvoirs dans le corps du roi, il ne suffit pas de dire et de répéter que le roi tient sa légitimité de son élection au suffrage universel direct. La qualité démocratique d’un pouvoir ou d’une décision ne tient pas seulement à son origine, divine ou populaire ; elle tient à la manière dont ce pouvoir est exercé ou dont cette décision est prise. C’est-à-dire au respect d’une procédure de délibération collective garantie par la reconnaissance des droits fondamentaux et de la séparation des pouvoirs. L’oubli de ces deux conditions « est la seule cause des malheurs publics et de la corruption des gouvernements », écrivaient les hommes de 1789 dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Ils n’avaient pas tort !

Article de Politis.fr


* Dominique Rousseau est professeur de droit public à Montpellier-I, membre de l’Institut universitaire de France, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature.

Notre note précédente : Mise en examen de Jacques Chirac : " L'ancien président devrait se mettre en congé du Conseil constitutionnel", suggère Dominique Rousseau

RAG 34. Les lolo's 34

19:33 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Indépendance de la presse et de l'information.





Etes-vous fiers de vivre dans un pays où Nicolas Sarkozy annonce lui-même qui sera directeur du 1er quotidien économique (*) ?

Savez-vous que Les Echos était le dernier grand quotidien national sans proche de Nicolas Sarkozy à son capital ?

Trouvez-vous normal que la presse serve de + en + d'outil de propagande?

Vous avez répondu 3 fois "Non" à notre quizz ?

Il faut alors soutenir les cinq premiers syndicats de journalistes, qui proposent une loi garantissant l'indépendance des rédactions...

Leur web-pétition www.intersj.info s' adresse à toutes et tous les citoyens.

Pas de démocratie sans liberté de la presse !

(*) http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/292193.FR.php

RAG 34. Les lolo's 34

19:32 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.11.2007

Mise en examen de Jacques Chirac : " L'ancien président devrait se mettre en congé du Conseil constitutionnel", suggère Dominique Rousseau

La récente mise en examen de l'ancien président de la République Jacques Chirac pour détournement de fonds exigerait qu'il se mette en congé du Conseil constitutionnel afin de préserver l'exigence de "morale" républicaine a estimé ce matin sur france inter, Dominique Rousseau, professeur à la Faculté de droit de Montpellier I.

Ecouter l'interview France inter 22 novembre, journal de 9h00.




Les autres dossiers judiciaires visant Chirac (d'après LCI-TF1).

SEMPAP ET AUTRES DOSSIERS DE LA VILLE DE PARIS : le dossier de la Sempap, société d'imprimerie de la Ville de Paris, porte sur des détournements de fonds qui auraient servi notamment au financement du RPR. D'autres dossiers sont ouverts, visant notamment l'affaire du Crédit municipal dans laquelle Guy Legris, ex-patron du RPR parisien, est mis en examen pour détournement de fonds, l'entretien de jardins privés d'élus par des jardiniers municipaux entre 1983 et 2001.

EURALAIR : Une information judiciaire menée par la juge Xavière Simeoni pour "abus de biens sociaux, banqueroute" visant la faillite en 2003 de la compagnie aérienne Euralair, dirigée par Alexandre Couvelaire, un proche de Jacques Chirac, concerne en partie des vols gratuits dont aurait bénéficié le couple présidentiel. Une perquisition a été menée en octobre dernier pour obtenir des factures relatives aux campagnes électorales présidentielles de Jacques Chirac en 1995 et 2002 au centre des archives contemporaines de Fontainebleau.

CLEARSTREAM : Jacques Chirac est désigné par des dépositions et des éléments matériels comme étant à l'origine d'une enquête parallèle en 2004 du général Philippe Rondot sur les faux listings de la société financière luxembourgeoise, qui semblaient compromettre des personnalités, dont Nicolas Sarkozy. Une opération de déstabilisation est soupçonnée contre ce dernier, qui est partie civile. Jacques Chirac a invoqué des raisons juridiques liées à la Constitution et son statut de chef de l'Etat pour refuser de déposer.

AFFAIRE BORREL : Des documents officiels saisis lors de perquisitions dans des ministères montrent que l'Elysée a tenté d'aider les autorités de Djibouti, soupçonnées du meurtre du magistrat Bernard Borrel en 1995, à obtenir copie du dossier et les a encouragées ensuite à porter plainte contre la France. Jacques Chirac refuse aussi de déposer dans cette affaire.

RAG 34. Lolo34

11:50 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Nouveau Traité Européen compliqué : INVITATION PRS

Le bureau départemental de PRS 34 vous invite à un

ATELIER DE LECTURE,

Sur le nouveau traité européen,
organisé à l'initiative du Cercle PRS étudiant, ce vendredi 23 novembre à 16h au Café Le RANCH
à Montpellier Route de Mende en bas de l'Université de Paul Valéry.

En espérant vous voir nombreux répondre à cette invitation,

Amitiés.

Le bureau départemental de PRS 34



RAG 34. Les lolo's 34

10:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouveau Traité, REFERENDUM, PRS 34

21.11.2007

Communiqué rectificatif de Ségolène Royal concernant la réforme des universités

Je lis ce matin dans la presse que j'aurais soutenu la réforme de Valérie Pécresse sur les universités.
Ce n'est pas le cas. Au contraire j'ai dit que le gouvernement était en train de gâcher la réforme des universités.
J'ai toujours dit que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université !) il fallait plus d'autonomie et plus de moyens aux universités pour accompagner plus efficacement les étudiants.
En revanche, la réforme telle qu'elle est conduite, comme je l'ai précisé, pose de graves problèmes :
- l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience
- le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé par la réforme
- il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté.

Le pacte présidentiel que j'ai défendu prévoyait :
1/ une loi de programmation pour donner à l'université et à la recherche les moyens de l'excellence
2/ la création d'une allocation-autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de faire leurs études dans de bonnes conditions.

Ségolène Royal

RAG 34. Les lolo's 34

15:45 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, DESIR D'AVENIR

Municipales : René REVOL candidat dans l'Hérault

René REVOL a annoncé qu’il conduira une liste de rassemblement à Grabels (34) pour les prochaines élections municipales. Cette liste portera le projet élaboré grâce au débat organisé par l’association « Un projet pour Grabels », fondée début 2007 par les deux conseillers municipaux d’opposition, Pascal HEYMES et René REVOL. Nous avons demandé à René REVOL qu’il nous confie qui il est au quotidien.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

15:23 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : René REVOL

Municipales à Montpellier : La phrase de la semaine

(photo ML David Crespin) André Vézhinet député PS : " Que Frêche s'occupe de ses oignons".


Face à la machine à perdre que semble vouloir une fois de plus mettre en place la fédération PS de l'Hérault, le député Vézhinet prend ses distances avec Frêche "divers gauche". Celui-la même qui entreprend chez-nous, de continuer à saborder le PS en ouvrant les écoutilles à l'UMP sur bien des points (immigration, universités, etc).

clicker sur la vignette pour l'agrandir. Georges Frêche ? Frêchiste, bien sûr ! (Midi-Libre 14 nov 07)


Vas-y Dédé, on est avec toi !

Les lolo's 34

15:22 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : VEZHINET, FRECHE

SNCF - Sabotage sur plusieurs lignes TGV : Bernard Thibault "condamne" les actes de malveillance





© Ahmet Sel / Fedephoto. PARIS - Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a "condamné" mercredi de "manière claire (...) les actes inadmissibles" sur des installations ferroviaires occasionnant de très nombreux retards sur les réseaux des lignes à grande vitesse (LGV).

"S'il s'agit d'actes de sabotage, c'est-à-dire délibérément de dégrader les installations ferroviaires en période de conflit social, je considère que ce sont des actes inadmissibles et surtout destinés à porter le discrédit sur une profession", a-t-il estimé sur Europe-1. "La CGT ne peut être partie prenante de ce genre d'actes et les condamne de manière tout à fait claire".

Ignorant qui est à l'origine de ces actes, Bernard Thibault s'est demandé si c'est "une provocation, une manipulation". "On veut nous faire sortir du sujet qui est au coeur de ce conflit, qui est l'avenir des retraites".

"Les cheminots, comme les agents de la RATP, les électriciens et gaziers ne se laisseront pas éloigner de leurs revendications sociales", a prévenu le leader syndical. AP

ljg/ma

RAG 34. Les lolo's 34

10:07 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon : La grève est juste

Il se passe une sorte de petit miracle autour de la grève des transports. Le voici : un nombre non négligeable de sondés affirme son soutien au grévistes. Ce n’est pas une majorité, bien sur. Mais si on tient compte du matraquage sur le sujet il est à proprement parler incroyable que des gens continuent à ne pas céder à la pente dans laquelle on les pousse avec une constance absolue et omniprésente. J’y vois le signe d’une meilleure résistance des valeurs de gauche que ne l’affirme la thèse de la droitisation de la société. Peut-être aussi que la société commence à savoir secréter des anti corps contre les épidémies médiatiques. Il n’empêche que pour l’instant, dans la bataille d’opinion le point est du côté de Sarkozy. Mais il ne peut en être autrement quand aux batteries médiatiques traditionnelles, pilonnant soir et matin le front social, s’ajoutent certains tireurs dans le dos du PS et des syndicats.
Je vais aussi donner des nouvelles de la deuxième réunion en vue de la création d’un comité national pour le référendum sur le nouveau traité constitutionnel...

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

07:40 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le collectif ACDC accuse l'Insee d'"escamoter" les vrais chiffres du chômage

Le collectif Les autres chiffres du chômage (ACDC) a estimé lundi 12 novembre que l'Insee a "escamoté la révision du taux de chômage" BIT dans l'estimation publiée à la mi-journée du taux de chômage pour le 2e trimestre 2007 (8,1 %), par "des changements opportuns dans la méthode de calcul". Selon le collectif, le taux a baissé "deux fois moins qu'affiché depuis deux ans".

"L'Insee a dû finir par admettre, comme nous le disions depuis des mois, que les chiffres de l'ANPE ne sont plus utilisables pour évaluer le chômage. Mais il essaye quand même de maintenir la fiction d'un taux de chômage à 8 %", affirme un communiqué. Si le collectif reconnaît que l'Insee "ne cache pas avoir changé la méthode de calcul et indique bien qu'il en résulte une baisse d'un point du taux de chômage", il dénonce plusieurs changements de méthode de calcul "opportuns" et sans "fondements solides" , destinés surtout à "éviter à l'Insee de se déjuger et de déjuger le gouvernement". L'Insee a notamment exclu de ses statistiques les personnes inscrites à l'ANPE mais qui ne signalent pas d'autre démarche de recherche d'emploi dans l'enquête Emploi. Il en résulterait une baisse de 0,7 % du taux de chômage.

UN CHÔMAGE "NETTEMENT SUPÉRIEUR AU NIVEAU DE DÉBUT 2001"

ACDC publie un schéma comparant une courbe "spéciale présidentielle", une courbe "embarrassante" et une courbe "providentielle". La première reprend les estimations de l'Insee et la Dares, "fausses depuis 2005 et qualifiées officiellement de provisoires depuis avril 2007, calculées sur la base des données biaisées de l'ANPE", selon le collectif. La deuxième reprend les résultats de l'enquête Emploi, "que l'Insee ne voulait pas valider pendant la campagne électorale, calculés avec la méthode habituelle" et montrant que le chômage "a baissé moitié moins qu'affiché jusqu'à aujourd'hui par l'Insee et demeure nettement supérieur au niveau de début 2001". La troisième, qui présente les nouveaux résultats de l'enquête Emploi, "converge si miraculeusement avec la courbe 'spéciale présidentielle' qu'il est impossible d'y voir une coïncidence", estime le collectif.

ACDC enjoint l'Insee d'"attendre les conclusions du groupe de travail du Comité national de l'information statistique (Cnis) sur les 'statistiques de l'emploi, du chômage, de la précarité et du sous-emploi' pour mettre en place un système d'indicateurs enfin crédible, transparent et légitime".

LEMONDE.FR avec AFP 12.11.07

Télécharger : Les Autres Chiffres Du Chômage (format pdf)


RAG 34. Lolo34

07:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.11.2007

Premières grosses manifestations du quinquennat : Sarkozy on est là !

5000 à 7000 manifestants cet après-midi à Montpellier. Chaud, chaud, les cheminots. Belle, belle, la manifestation !




Une locomotive rougeoyante et fumante, mais solidaire de ses wagons, descendait à toute vapeur le boulevard du Jeu de Paume. Pour aller où ?




Et oui aller où ? Alors depuis notre bocal-bocage, on a regardé passer le train. Meuh si, mais non : RESISTANCE ! SOLIDARITE, REVIENS !


RAG 34. Les lolo's 34

22:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Affaire ERIGNAC : Le doute sur la culpabilité de Colonna loin d'être levé

Un ami du préfet, témoin de son assassinat, a continué mardi d'entretenir le doute sur la culpabilité du berger corse.(clicker sur pour l'agrandir : Affiche de soutien à Yvan Colonna placardée en Corse à l'approche de son procès Crédit Photo : AFP)

Deux agresseurs et non trois sur les lieux du crime, aucun d'eux ne ressemblant a priori à Yvan Colonna : un ami du préfet Erignac, témoin de son assassinat, a continué mardi d'entretenir le doute sur la culpabilité du berger corse. Joseph Colombani, directeur de cabinet du président du Conseil exécutif de Corse a témoigné plus de trois heures devant la cour d'assises spéciale de Paris pour décrire la scène qu'il a vécue le 6 février 1998 à Ajaccio.

Ce soir-là vers 21 heures, il est ressorti attendre le préfet devant le théâtre Kalliste après avoir installé dans le public Mme Erignac. Il va observer d'une distance de moins de 25 mètres l'assassinat alors que Claude Erignac rejoint le théâtre en remontant la rue Colonel Colonna d'Ornano, une petite artère en pente et mal éclairée. Selon son récit, le préfet se rend compte que l'on tente de l'agresser après un premier coup de feu raté. Il se retrouve face-à-face avec un homme, le "dévisage" et tente de fuir dans une impasse. Il rebrousse chemin, toujours "plié en deux" pour échapper aux tirs, au moment où retentit une deuxième détonation. Ce n'est qu'après un troisième coup de feu - le premier qui atteigne la victime selon lui - que M. Colombani voit surgir de l'impasse le deuxième agresseur qui "se positionne ensuite au-dessus du corps, tend le bras et tire par deux fois".

"On n'est plus sûrs de rien"

Le témoin est formel : il n'a vu que deux hommes autour du préfet effondré au sol, "comme un chien". Ce que la défense de Colonna tente d'exploiter en rappelant que deux membres du commando déjà condamnés, Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, ont reconnu être présents alors que l'accusé, lui, continue de nier. D'après l'accusation, qui s'appuie sur les aveux d'Alessandri, il y avait au moins trois membres du commando sur place et le dernier membre du trio serait Yvan Colonna.

"Mais au stade où nous sommes j'ai l'impression qu'on n'est plus sûrs de rien", relève Me Antoine Sollacaro, l'un des avocats de Colonna. Pour la défense de l'accusé, le flou est d'autant plus grand qu'aucun des deux hommes décrits par le témoin ne semble avoir le physique de Colonna. Au sujet de cet homme qui achève le préfet au sol et qu'il appelle "le tireur", M. Colombani a "surtout le souvenir d'une carrure" plus que d'un visage, explique-t-il. Il faisait nuit et la rue était sombre. Il le décrit comme "massif" tout en suggérant que c'est peut-être dû à sa "parka genre doudoune, assez volumineuse". La question de la taille du tueur surgit à nouveau. Alors que Colonna mesure 1,72 m, le témoin se souvient avoir dit à deux reprises aux enquêteurs que ce tireur mesurait au moins 1,80 m. En tout cas, précise-t-il, lui et son complice étaient "deux individus athlétiques".

"Quand j'ai vu Yvan Colonna s'exprimer sur TF1 le soir où il a pris la fuite (en mai 1999, ndlr) je l'ai bien regardé (...) il n'y a pas eu ce tilt qui se passe quand vous reconnaissez quelqu'un que vous avez déjà vu", affirme encore Joseph Colombani. "Aujourd'hui, je le regarde et je n'éprouve toujours pas ce déclic".

(D'après AFP)

RAG 34. Les lolo's 34

22:26 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ERIGNAC, COLONNA, CORSE

TOUS ENSEMBLE mardi 20 novembre : Une grève peut en cacher une autre.

OUI au pouvoir d'achat, NON aux plans sociaux sans contrepartie !

Tous ensemble à la manifestation !
Mardi 20 novembre : Montpellier 14 h30 départ du Peyrou. RDV sous l'Arc de triomphe





HAUTE TENSION SOCIALE, ATTENTION !




RAG 34. Les lolo's 34

12:59 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Un mardi de toutes les grèves, Sarko, zylencieux

Allo Sarko, j'ai mal au dos...
Un mardi de toutes les grèves dans le secteur public
PARIS (Reuters) - La France s'apprête à vivre ce mardi une journée de perturbation majeure dans le secteur public, avec une mobilisation de 24 heures des fonctionnaires et un septième jour de grève dans les transports, où une amorce de solution semble toutefois se dessiner.

Tandis que les usagers du rail et du métro, notamment dans la région parisienne, connaîtront à nouveau des difficultés à se déplacer, plus de cinq millions de fonctionnaires sont appelés à cesser le travail.

Les étudiants qui bloquent une partie des universités depuis le début du mois devraient aussi se joindre, avec des lycéens gagnés par la grogne, aux défilés des fonctionnaires prévus dans les grandes villes de France mardi après-midi.

Si les cheminots et les salariés du métro s'opposent à la réforme de leurs régimes spéciaux de retraite, les enseignants, agents hospitaliers, fonctionnaires territoriaux ou encore employés des impôts protestent contre la réduction des effectifs et la baisse qu'ils disent constater dans leur pouvoir d'achat.

Point d'orgue, baroud d'honneur ou extension du mouvement protestataire, les grèves de mardi constituent en tout cas le premier grand test politique pour Nicolas Sarkozy.

"La semaine qui s'ouvre est vraiment décisive pour chacun", analysait dimanche le ministre du Travail, Xavier Bertrand, en première ligne dans les négociations avec les syndicats.

Le gouvernement a prévu près de 23.000 suppressions d'emploi dans la fonction publique en 2008. Gouvernement et syndicats s'attendent à une forte mobilisation mardi.

Le mouvement, qui concerne 2,543 millions de fonctionnaires d'Etat, 1,613 million de fonctionnaires locaux et environ un million de fonctionnaires hospitaliers pourrait amener de nombreuses fermetures d'écoles ou de crèches et des services réduits dans les transports régionaux, aux impôts et aux douanes.

Le SNUIPP, principal syndicat de l'enseignement dans les maternelles et le primaire, prévoit 65% de grévistes, ce qui serait à comparer avec les 40 à 50% de grévistes enregistrés pendant le conflit sur le contrat première embauche en 2006.

L'enseignement sera le plus touché par les coupes dans les effectifs de fonctionnaires en 2008 avec 11.200 suppressions de postes, principalement dans les collèges et lycées.

EFFECTIFS ET POUVOIR D'ACHAT

Les contrôleurs aériens et la CGT d'Air France ont aussi appelé à la grève. Des perturbations sur le trafic sont attendues notamment pour les vols au départ de l'aéroport de Paris-Orly.

Les salariés d'entreprises privées comme France Telecom bénéficiant toujours du statut de fonctionnaire seront aussi en grève. La CGT appelle également à des baisses de charge pendant 24 heures à GDF et EDF à partir de lundi 21h00.

Dans les hôpitaux, les infirmiers appellent à la grève pour le paiement des heures supplémentaires en souffrance et des augmentations. Il est toutefois de tradition que le service ne soit pas perturbé dans les hôpitaux.

Avec les effectifs, la baisse du pouvoir d'achat est au centre des revendications des fonctionnaires. Les sondages révèlent qu'il constitue la première préoccupation des Français et la critique la plus vive adressée à Nicolas Sarkozy.

"Contrairement aux promesses annoncées, rien n'a été fait pour soulager les Français qui font face à la fois à la hausse du coût de l'énergie, à la hausse des denrées alimentaires, et à la non augmentation des salaires", a déclaré à ce sujet Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste.

Ce dernier s'était joint la veille aux appels venus de droite comme de gauche pour l'ouverture le plus rapidement possible des négociations dans les transports publics.

Celles-ci ne devraient cependant pas démarrer avant mercredi à la SNCF, où les fédérations de cheminots ont accepté dimanche de participer à une table ronde avec la direction, en présence de représentants de l'Etat.

"J'ai un espoir raisonnable que nous arrivions à un aboutissement positif, c'est-à-dire à une reprise progressive du travail et du trafic" à la SNCF et à la RATP, a estimé le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie.

"Le gouvernement ne pourra pas bouger sur les principes parce qu'il a un mandat pour faire avancer cette réforme et pour aller vers l'harmonisation", a prévenu de son côté le Premier ministre, François Fillon, en jugeant la grève "minoritaire dans les entreprises" et "extrêmement minoritaire dans le pays".

Sud-Rail, le syndicat le plus hostile à la réforme, lui a répondu en écho que les cheminots demeuraient selon lui hostiles aux trois piliers du projet : 40 annuités, décote et indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires.

Nicolas Sarkozy est resté très discret depuis le début du conflit, laissant le soin à Xavier Bertrand, à François Fillon et à ses conseillers d'assurer la communication gouvernementale.

"Le président parlera quand il le jugera utile", confiait-on lundi soir dans l'entourage présidentiel.

RAG 34. Les lolo's 34

10:30 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Réformer l’université sans désengager l’Etat





Tribune de Bruno julliard président de l’Unef (Union nationale des étudiants de France). La mobilisation étudiante prend de l’ampleur dans les universités. Après deux semaines d’assemblées générales massives sur une trentaine de sites universitaires, les étudiants apparaissent plus que jamais déterminés à se faire entendre du gouvernement. La tension sur les universités qui se manifeste aujourd’hui est perceptible depuis plusieurs semaines et ses motifs sont nombreux.

La rentrée universitaire s’est en effet déroulée, malgré les promesses, dans un contexte budgétaire très difficile pour les établissements et les étudiants, dont le pouvoir d’achat et les conditions de vie continuent à se dégrader pour la sixième année consécutive. Le service public d’enseignement supérieur reste le parent pauvre des politiques éducatives : sous-financement chronique, inégalités entre universités délaissées et grandes écoles privilégiées, difficultés d’insertion professionnelle, pression accrue sur les diplômes et les salaires dans un contexte de chômage de masse, sélection des étudiants par l’échec lors des premières années. Comme pendant le mouvement contre le CPE, la jeunesse craint pour son avenir.

Depuis 2006, aucune mesure n’a été prise en faveur des étudiants. Les causes du malaise sont toujours présentes. Les étudiants sont viscéralement attachés à un service public d’enseignement supérieur de qualité, permettant l’accès et la réussite de tous, toutes conditions sociales confondues. Bref, un modèle de service public ou l’Etat joue son rôle en finançant les établissements, en aidant socialement les étudiants et en compensant les inégalités.

Or, par ses choix budgétaires pour 2008, par les priorités politiques qu’il affiche et par la loi sur l’autonomie des universités, le gouvernement a ouvert la porte au désengagement politique et financier de l’Etat. La loi sur l’autonomie des universités cristallise ces inquiétudes liées à la démission de l’Etat.

Cette loi est en effet mauvaise et dangereuse. Mauvaise, car elle n’envisage l’enseignement supérieur que par le prisme déformé des gestionnaires sans s’attaquer aux défis majeurs du système (la réussite et l’accompagnement social des étudiants, l’insertion professionnelle, la place de la recherche).

Dangereuse, parce qu’elle créera plus de problèmes qu’elle n’apportera de solutions en introduisant des reculs en termes de démocratie universitaire, en précarisant un peu plus les personnels et en ouvrant la porte au désengagement de l’Etat par des transferts de compétences que nous refusons. Si cette loi était si irréprochable, le gouvernement ne l’aurait pas fait voter en catimini pendant l’été.

Malgré les concessions obtenues dans le cadre des «concertations» (notamment le retrait de la sélection à l’entrée du master), l’Unef demande que le gouvernement revoie sa copie et apporte des modifications législatives à son texte, en particulier en revenant sur la composition des conseils d’administration pour garantir la place des élus, en limitant les possibilités de recours à des personnels contractuels, en accompagnant financièrement les compétences nouvelles des universités (réhabilitation des bâtiments avant tout transfert) et en supprimant l’obligation de recours à l’orientation active.

Surtout, cette loi s’applique dans un contexte budgétaire difficile. Malgré les engagements du président de la République, le budget 2008 pour l’enseignement supérieur est en trompe-l’œil, affecté essentiellement aux exonérations fiscales aux entreprises dont le montant a triplé ainsi qu’au paiement en retard d’engagements de l’Etat des années précédentes. Pour la première fois depuis de nombreuses années, ce budget ne prévoit aucune création de poste alors que les besoins d’encadrement n’ont jamais été aussi importants.

Cette douche froide est pour beaucoup dans la mobilisation actuelle. L’autonomie des universités s’appliquant dans un contexte de pénurie budgétaire, le gouvernement est le seul responsable de la situation de blocage actuel. Les conditions de la rentrée ont démontré que le «dialogue» que nous avions engagé pendant l’été n’était plus suffisant pour que le gouvernement prenne en compte ces inquiétudes. Les étudiants et l’Unef n’ont dès lors pas d’autre choix que de se mobiliser pour faire revenir le gouvernement à la table des négociations.

Au-delà des revendications portant sur la loi sur l’autonomie, l’Union nationale des étudiants de France demande au gouvernement de programmer les moyens budgétaires sur plusieurs années de l’enseignement supérieur. Les promesses ne suffisent pas à rassurer. Sans cette programmation, la loi sur l’autonomie ne serait que le cache-sexe du désengagement de l’Etat, que les étudiants refusent aujourd’hui. Cette programmation doit en particulier permettre d’agir pour la réussite des étudiants et pour résorber la précarité de leurs conditions de vie.

Le gouvernement semble aujourd’hui ignorer ces attentes et prend le risque d’une amplification du mouvement. Calcul cynique pour décrocher les étudiants de l’opinion ? Calcul dangereux en tout cas, car tourner le dos à la jeunesse ne peut tenir lieu de politique pour l’avenir. Valérie Pécresse doit enfin faire la démonstration qu’elle est bien la «ministre des étudiants» qu’elle prétendait être a son arrivée. Il n’est pas trop tard.

Tribune publiée dans Libération.fr du 13 Novembre 2007.

Visitez le blog PRIORITE A GAUCHE !

RAG 34. Les lolo's 34

07:25 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LOI PECRESSE, JULLIARD, UNEF, MJS

18.11.2007

TRAITE EUROPEEN : Le coût du coup de force




par François Delapierre

Onze pays avaient prévu un référendum pour ratifier le précédent Traité Constitutionnel européen (TCE) : Danemark, Espagne, France, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Suède et Finlande.

Pour l’actuel Traité modificatif européen (TME), il n’est en plus question nulle part, sauf en Irlande où il s’agit d’une stricte obligation constitutionnelle. Aux Pays-Bas, le chef du parti travailliste Wouter Bos a oublié sa promesse des élections de novembre dernier : "si un nouveau traité émergeait, qui ressemblerait même de loin à la Constitution Européenne, il y aurait un second référendum." En Grande-Bretagne, le premier ministre Gordon Brown ne se considère pas davantage lié par la promesse du manifeste du parti travailliste de 2005 d’un référendum sur le TCE. Au Danemark, qui ratifiait jusqu’ici tous les traités européens par référendum, le gouvernement fait tout pour l’éviter. En République Tchèque, le Premier ministre pressé dans son propre parti de convoquer un référendum dit s’en remettre à la Cour Constitutionnelle qui déterminera si une réforme de la Constitution est vraiment nécessaire. Au Portugal, le premier ministre Socrates affronte la pression pour le référendum qui monte au sein même du Parlement. Un à un, les gouvernements des pays qui prévoyaient un référendum sur le TCE y renoncent. Même là où le TCE avait été ratifié par référendum, en Espagne et au Luxembourg, où l’on pourrait supposer les peuples enclins à confirmer leur vote initial.

Au sommet de Lisbonne, une clause non écrite a visiblement été adoptée en plus de toutes celles du TME. Chaque chef d’Etat s’est engagé à ne pas organiser de référendum. Car un seul exemple ferait tâche d’huile. Ainsi l’Irlande a été priée d’organiser son référendum le plus tard possible, pour ne pas donner un mauvais exemple. Le gouvernement danois est invité à tenir bon pour ne pas affaiblir le gouvernement hollandais qui tente d’imposer la voie parlementaire. Tandis que l’éventualité d’un référendum en République Tchèque est d’autant plus combattue qu’elle suscite une crainte de « contagion » sur la Pologne.

Cette obsession anti-référendaire est avérée par des propos de Giuliano Amato de juillet 2007 à Londres dans la discrète réunion d’un think tank blairiste, révélés par une vidéo diffusée sur Internet. Amato, du parti démocrate italien, ancien Président du Conseil, fut vice-président de la Commission Giscard et présida la Convention sur l’Avenir de l’Europe mise en place après les « non » français et néerlandais. Selon lui, « il a été décidé que le document devrait être illisible. S’il est illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là l’idée…Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque chose de nouveau. (…)Si la CIG produit un document de ce type, n'importe quel premier ministre - celui du Royaume-Uni, par exemple - peut aller devant les Communes et dire : 'Regardez, c'est complètement illisible, c'est un traité bruxellois typique, il n'y a aucun besoin d'un référendum' . »

Notons que les chefs d’Etat européens, qui furent nombreux à expliquer les « non » français et hollandais par le contexte national, n’ont pas davantage envisage un référendum simultané dans l’Union évitant que la question posée soit polluée par des enjeux de politique nationale. De même, ils ont refusé de s’appuyer sur l’élection du Parlement européen en 2009 pour enclencher un processus démocratique débouchant sur l’adoption d’un nouveau traité. La déclaration commune des gouvernements de l’Union, adoptée lors des célébrations du cinquantenaire du traité de Rome, a choisi au contraire « d’asseoir l’Union européenne sur des bases communes rénovées d’ici les élections au Parlement européen de 2009 ». Il leur aura donc fallu bâcler le TME en un temps record et l’adopter en deux mois à peine. Les chefs d’Etat ont renoncé de ce fait à associer des organismes comme la Confédération Européenne des Syndicats, laquelle avait pourtant mouillé sa chemise pour défendre le TCE, et qui a pris en conséquence ses distances avec ce TME élaboré sans qu’elle soit, même formellement, consultée.

Le refus de solliciter l’approbation populaire relève donc de l’idée fixe. L’idée européenne pourrait en être la victime. Car les chefs d’Etat européens ont pris un risque considérable : transformer les élections européennes de 2009 en référendum a posteriori. De nombreux électeurs pourraient alors se venger du coup de force en accordant leurs suffrages à des listes hostiles à la construction européenne, souvent hélas celles des partis nationalistes en pointe dans l’Europe entière. Le choix de contourner les peuples européens deux ans seulement après leur avoir présenté un projet de Constitution censé rapprocher l’Union européenne des citoyens aurait alors des conséquences considérables sur l’avenir politique du continent.

RAG 34. Les lolo's 34

10:20 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.11.2007

Ingrid.B, Clara.R et les 3000 autres : Mobilisation exceptionnelle à Paris, dimanche 18 novembre

Depuis plusieurs mois, les efforts de la médiation internationale nous rendent indéniablement optimistes. Les avancées obtenues jusqu’à présent sont inédites et nous laissent espérer que le dénouement de la prise d’otage d’Ingrid Betancourt et de plusieurs otages colombiens, est proche.

Il nous appartient à nous, citoyen-ne-s, de contribuer à ce qu’une solution historique et tant attendue se mette en place rapidement. C’est pourquoi le Comité de soutien à Ingrid Betancourt et l’ONG Otages du Monde appellent à une mobilisation exceptionnelle.

Dimanche 18 novembre, à Paris, une grande marche partira à 15H00 du Parvis des Droits de l’Homme (appelé Parvis du Trocadéro) pour rejoindre le Mur de la Paix.

La famille d’Ingrid Betancourt prendra part à cette manifestation : Mélanie et Lorenzo Betancourt, enfants d’Ingrid ; Juan Carlos Lecompte, mari d’Ingrid et Fabrice Delloye, ex-mari et père des enfants d’Ingrid, seront présents...

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

12:55 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Accroissement des inégalités : un constat affligeant pour l’UMP et le président de la République

Jour après jour, les études viennent toutes confirmer le caractère inefficace et profondément injuste de la politique fiscale menée depuis six ans par l’UMP.

Le portrait social de la France en 2007, publié aujourd’hui par l’INSEE, dresse à cet égard un constat sans appel. Cette étude conclut ainsi que le mouvement de baisse des inégalités du niveau de vie et de la pauvreté, pourtant régulier depuis les années 70, s’est « essoufflé depuis 2002, la pauvreté ayant même légèrement augmenté en 2005, tandis que les inégalités de patrimoine se sont, elles, renforcées ». Ainsi, le niveau de vie des 10%des Français les plus modestes n’a pas évolué depuis 6 ans et la France compte aujourd’hui 250.000 pauvres de plus qu’en 2002.

Les inégalités de patrimoine se sont littéralement envolées au cours de cette période : le patrimoine des 10% des Français les plus riches (450.000 euros) a progressé de 40% quand celui des 10% les plus pauvres (2.110 euros) stagnait.

Ce mouvement creuse les inégalités initiales, puisqu’il frappe davantage les jeunes couples, les non qualifiés et les familles nombreuses. Le constat est donc clair : l’ascenseur social, élément fondateur de notre pacte républicain qui privilégie le mérite à l’héritage, est en panne et s’est transformé en « descenseur social ».

Cette étude, fondée pour la première fois sur des indicateurs d’inégalités sociales, démontre que cette situation résulte des choix fiscaux anti-redistributifs de la majorité en place depuis six ans qui à cassé un à un tous les outils favorisant la redistribution, c’est-à-dire l’égalité des chances.

Les dispositions adoptées cet été, et notamment le bouclier fiscal ( qui permettra aux 1.000 contribuables dont la fortune dépasse 15,5 millions d’euros de profiter chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros), ne feront qu’accélérer ce processus, au détriment de notre de Pacte social.

Le Parti socialiste demande donc au gouvernement de prendre acte de ces faits, désormais incontestables. Pour mettre ses actes en conformité avec ses belles déclarations sur l’ « ascension sociale par le travail et le mérite », il doit changer radicalement de politique fiscale en réhabilitant les impôts directs et progressifs, et non les taxes (TVA sociale,…) et la rente (bouclier fiscal, ISF, droits de successions et donations).

Communiqué du Parti socialiste

RAG 34. Les lolo's 34

12:37 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

16.11.2007

Traité Européen, les révélations du Télégraph : Cynique Traité, sinistre Sarkozy ?

L'Eurocynisme de Sarkozy par Paul Quilès

Comment ne pas parler de cynisme en effet, lorsqu'on lit l'extraordinaire aveu de N. Sarkozy rapporté par Bruno Waterfield, le correspondant à Bruxelles du quotidien britannique The Telegraph*!
Celui-ci révèle en effet que N. Sarkozy, devant un groupe de parlementaires européens réunis à huis-clos, a expliqué que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements »

(Nicolas Sarkozy addresses members of the European parliament in Strasbourg yesterday).
Parlant du référendum du 29 mai 2005, le Président français a considéré que « La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ». Et il a ajouté: « La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé.......Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. »

On comprend mieux alors pourquoi N. Sarkozy, qui considère que le peuple est "dangereux", refuse d'organiser le référendum! On comprend moins comment cette opinion, véritable déni de démocratie, peut être partagée par certains responsables de gauche.......

* http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2007/11/14/wfra114.xml



Le blog de Paul Quilès

RAG 34. Les lolo's 34

19:05 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Dati conclut une réforme avec plus de 200 tribunaux supprimés


(photo Copyright © 2007 Reuters) LYON (Reuters) - La ministre de la Justice Rachida Dati a achevé vendredi par des déplacements à Lyon et en Corse son "tour de France" de la réforme de la carte judiciaire, qui prévoit finalement de supprimer plus de 200 juridictions, et suscitent des actions d'opposition multiples.

Aucune totalisation nationale officielle des mesures décidées et aucun calendrier n'a été diffusé dans l'immédiat.

Selon des décomptes de syndicats de magistrats, ont été annoncées au total, compte tenu des dernières déclarations de vendredi, environ 180 suppressions de tribunaux d'instance (TI), 23 suppressions de tribunaux de grande instance (TGI), pour une poignée de créations de TI.

A l'avant-dernière étape de son tour de France, à Lyon, la Garde des sceaux a annoncé la suppression d'ici 2010, de cinq tribunaux de grande instance à Belley (Ain), Montbrison (Loire), Moulins (Allier), Riom (Puy-de-Dôme) et Vienne ou Bourgoin-Jallieu (Isère), le choix n'étant pas encore arrêté dans ce dernier cas.

Une quinzaine de tribunaux d'instance va par ailleurs disparaître dans les ressorts des cours d'appel de Lyon Chambéry, Grenoble et Riom, pour une seule création en Haute-Savoie.

Comme presque toujours durant ces déplacements, la ministre a été accueillie à Lyon par une manifestation de plusieurs centaines d'avocats et magistrats des juridictions menacées, en robe, qui ont hué la ministre, jeté des codes pénaux et civils, scandé des slogans "Dati démission" et se sont heurtés aux policiers.

Il n'y a eu ni arrestations ni dégâts. Rachida Dati est ensuite repartie pour la Corse, où elle devait effectuer les dernières annonces de sa réforme.

JOURNÉE D'ACTION LE 29 NOVEMBRE

Les chiffres nationaux de suppressions de tribunaux prévus dans cette réforme correspondent approximativement à ceux qui étaient mentionnés dans des documents internes du ministère, publiés en septembre dernier dans la presse, avant la concertation annoncée par le cabinet Dati.

"Cela prouve que tout était décidé dès le départ. Il n'y eu aucune concertation et aucune volonté d'amender des décisions prises dès le départ", a déclaré vendredi à Reuters Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

Il souligne qu'aucun budget spécifique n'a été dédié à cette réforme dans les crédits de la justice, votés jeudi par l'Assemblée, alors que, souligne-t-il, le fonctionnement et l'organisation des juridictions qui récupéreront le contentieux des tribunaux supprimés va évidemment augmenter.

"Il va y avoir un deuxième tour technique. On va découvrir au fur et à mesure qu'on réfléchit sérieusement, des conséquences en chaîne", a estimé Bruno Thouzellier. La gauche et une partie de l'UMP sont contre cette réforme et certains députés de la majorité n'ont pas voté le budget justice.

En province vendredi, des actions multiples de grèves, d'occupation de tribunaux, de manifestations, de "journées villes mortes" ou encore de grèves de la faim ont été organisées ou programmées dans de nombreuses villes comme à Saint-Dié (Vosges), Beauvais (Oise), Bourgoin-Jallieu (Isère).

Les syndicats de magistrats et de personnels de justice organiseront le 29 novembre une grève nationale. Ils défendent les tribunaux d'instance, car ils traitent des missions de proximité et service public telles que les placements sous tutelle de majeurs irresponsables, disent-ils.

Ils remarquent par ailleurs qu'aucun TGI n'est créé, même dans des zones débordées comme la Seine-Saint-Denis, alors que depuis la dernière réforme de 1958 la population française a augmenté de 20 millions d'habitants.

Vendredi, à Lyon, Rachida Dati a répété qu'elle irait "jusqu'au bout". "La France a beaucoup changé depuis 50 ans, nous devrons adapter le service public de la justice aux évolutions démographiques, économiques et sociales. La justice est le seul service public à n'avoir pas été réformé".

RAG 34. Les lolo's 34

17:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

TRANSPORTS : La grève continue

Troisième jour de grève dans les transports, les négociations au point mort

Par Mathieu FOULKES AFP - Les perturbations à la SNCF et la RATP sont encore importantes vendredi, au troisième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux , alors que les négociations semblent au point mort dans les entreprises et que se profile mardi un mouvement des fonctionnaires. Evénement

Le trafic SNCF s'améliore un peu mais est toujours perturbé au plan national, avec 250 TGV prévus, contre 700 en temps normal, et une soixantaine de trains Corail. Eurostar et Thalys devraient circuler normalement.

En province, le trafic des TER est réduit, avec environ un train sur deux, soit un train de plus que la veille, et 2.500 bus de substitution sont prévus sur certaines lignes.

En région parisienne, se profile une nouvelle journée de galère pour les usagers. A la SNCF (Transilien et plusieurs lignes de RER), de 2 à 4 trains devraient circuler par heure, sur certaines lignes et aux heures de pointe, avec 1.000 bus en complément de la desserte ferroviaire, un trafic en légère amélioration par rapport à la veille.

La SNCF précise que la desserte du Stade de France sera assurée vendredi soir pour le match amical de football entre la France et le Maroc.

Du côté de la RATP, le trafic était "en petite amélioration" à 7h30 mais encore "loin de la normale" avec globalement 1 métro sur 3 ou 4 et des "disparités". Le RER A circule avec environ 20% des rames. Aucun train ne roule sur le RER B, et on compte environ 30% à 40% de bus, selon la direction. Les tramways T2 et T3 avaient commencé à circuler à 6h30 mais le T1 ne roulait toujours pas à 7h30.

Le trafic routier autour de la capitale était à nouveau très difficile vendredi matin avec 240 kms de bouchons comptabilisés à 7H30, soit 50% de plus qu'un jour ordinaire, a indiqué le Centre régional d'information et de coordination routières d'Ile-de-France (CRICR). Celui-ci notait toutefois un très "léger mieux" par rapport à la situation observée la veille à la même heure, avançant l'hypothèse d'une meilleure "anticipation" des départs.

Après avoir laissé entrevoir une sortie de crise rapide mercredi avec un accord sur le principe de négociations tripartites par entreprise, le dialogue semble au point mort entre syndicats et gouvernement. Le ministre du Travail Xavier Bertrand, a demandé jeudi soir aux organisations syndicales "dans les entreprises d'appeler à la reprise du travail". "On ne peut pas avoir et la grève et les négociations d'entreprise en même temps", a-t-il fait valoir.

Sept fédérations syndicales de cheminots ont pourtant demandé aux AG de reconduire vendredi le mouvement de grève "pour 24 heures", soit jusqu'à samedi.

La CFTC-cheminots a souligné que "ce sont les cheminots qui font la loi sur le terrain" et Sud-Rail, tenu à l'écart des négociations, a appelé à rejeter le "cinéma" du ministre.

Plusieurs confédérations syndicales penchent pourtant pour la reprise du travail, comme la CFDT de François Chérèque qui ne veut pas que le mouvement des cheminots fasse la jonction avec la grève des fonctionnaires organisée mardi pour leur pouvoir d'achat.

RAG 34. Les Lolo's 34

09:19 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

UNIVERSITES : Bruno Julliard pdt de l'UNEF appelle à amplifier le mouvement

L'Unef, premier syndicat étudiant, a appelé à amplifier le mouvement contre la loi d'autonomie sur les universités, qui provoquait jeudi soir le blocage de 37 sites.

A Montpellier tôt ce matin, l'Université Paul Valéry a été évacué par les forces de l'ordre. Montpellier III. "La sécurité n'était plus garantie. L'université est fermée", a déclaré le président de l'université. Des policiers sont en fonction sur le site pour filtrer les entrées.



Ce vendredi matin, Bruno Julliard Pdt de l'UNEF, qui était l'invité de France Inter a déclaré que "l'Etat n'avait pas tenu ses promesses budgétaires".

Ecouter l'émission

RAG 34. Les lolo's 34

09:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UNIVERSITES, UNEF, JULLIARD, LOI PECRESSE

Le nouveau TRAIT D'UNION est arrivé !

L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir.
Jean-Jaurès.

Nous attendions son retour sur la toile. Il es là !

Ne perdez pas de temps, gagnez-le ! Signez votre passage en pétitionnant pour exiger un référendum sur le traité européen.


---> La pétition "Socialistes pour un référendum sur le nouveau traité européen".

RAG 34. Les lolo's 34

09:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le Conseil constitutionnel a validé les tests ADN

PARIS (Reuters) - Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la quasi-totalité de la loi sur l'immigration dont, sous certaines réserves, le dispositif relatif à l'usage de tests ADN dans le cadre du regroupement familial.

Le Conseil, où siégeait pour la première fois l'ancien président Jacques Chirac, aux côtés d'un autre ex-locataire de l'Elysée, Valéry Giscard d'Estaing, a en revanche censuré l'article autorisant les statistiques ethniques.

"Les réserves d'interprétation formulées par le Conseil constitutionnel rejoignent les préoccupations du gouvernement, qui s'est efforcé tout au long de la procédure législative d'encadrer le dispositif en prévoyant son caractère facultatif, gratuit", relève le Premier ministre, François Fillon, dans un communiqué.

Les groupes de gauche de l'Assemblée nationale ainsi que François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), avaient saisi le Conseil constitutionnel le 25 octobre sur ce texte présenté par Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, et que le Parlement avait adopté le 23 octobre. Le recours visait principalement les articles 13 et 63 du texte.

L'article 13, vivement contesté par la gauche, les associations de défense des droits de l'homme mais aussi par certains élus de droite et du centre, introduit le recours aux tests génétiques dans le cadre du regroupement familial.

Dans son arrêt, le Conseil constitutionnel "a relevé qu'en posant ces règles, le législateur n'a pas entendu appliquer aux étrangers le droit français de la filiation. Il n'a pas dérogé aux règles du droit international privé posées par le code civil".

"Ainsi la filiation de l'enfant étranger reste en principe soumise à la loi personnelle de la mère étrangère. Le Conseil a jugé que la loi déférée n'avait ni pour objet ni pour effet de créer un droit spécial réservé aux étrangers, tant quant à l'établissement du lien de filiation qu'à sa preuve", ajoute le Conseil.

L'ADN PAS CONTRAIRE AUX PRINCIPES D'EGALITE

"Tous les modes de preuve reconnus par la loi personnelle de la mère étrangère pourront donc être utilisés. En particulier, l'article 13 n'est pas applicable à la filiation adoptive qui continuera à se prouver par la production d'un jugement", dit encore le Conseil constitutionnel.

"Sous ces réserves, qui assurent l'égalité entre tous les modes d'établissement de la filiation, la loi ne pose pas de distinctions relatives à l'état des personnes contraires au principe d'égalité", note le Conseil.

Le député UMP Thierry Mariani avait déposé un amendement qui, sous le flot des critiques, a été sous-amendé à l'Assemblée nationale puis au Sénat avec l'accord du gouvernement.

Thierry Mariani a fait part de sa satisfaction après la décision du Conseil. "J'en suis très satisfait parce que finalement cinq mois après son élection, les engagements de Nicolas Sarkozy sont tenus", a-t-il dit.

"Sur l'ADN, il y a quelques mois on nous expliquait que c'était liberticide, fasciste, dangereux etc. Aujourd'hui, c'est validé par le Conseil constitutionnel donc je pense que tous ceux qui m'ont insulté pendant des semaines devraient un peu faire preuve d'humilité", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, s'est lui aussi réjoui dans un communiqué de cette décision qui, à ses yeux, "confirme que la nouvelle loi respecte pleinement les libertés publiques et les principes fondamentaux de notre République".

Les "sages" de la rue Montpensier ont en revanche estimé contraire à la Constitution l'article 63 de la loi relatif aux statistiques ethniques.

Le Conseil note que l'article incriminé ne prend pas en compte l'article 1er de la Constitution sur le refus de la distinction des citoyens selon leur sexe ou leur religion.

En outre, souligne l'arrêt, "l'amendement dont est issu l'article 63 était dépourvu de tout lien avec la loi déférée qui ne comportait à l'origine que des dispositions liées à l'entrée et au séjour des étrangers en France".

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a exprimé pour sa part son "immense déception" et son "soulagement".

Le Mrap se dit déçu de la position du Conseil au sujet de l'amendement ADN, mais "salue la décision ne permettant pas le recours aux statistiques ethniques".

RAG 34. Les lolo's 34

08:55 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, CONSEIL CONSTITUTIONNEL

15.11.2007

Seconde journée de grèves, dialogue en cours

PARIS (Reuters) - La grève dans les transports publics contre la réforme des régimes spéciaux de retraite se poursuit jeudi à la SNCF et à la RATP pour la seconde journée.

Mais syndicats et gouvernement tentent de nouer le dialogue en vue de négociations entreprise par entreprise dans un délai d'un mois fixé par le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Une sortie de crise semblait possible, comme le titre le quotidien Libération : "Préavis de sortie".

Pour Le Parisien "Ça négocie... mais la galère continue". "Régimes spéciaux : une sortie de crise se profile", relève La Tribune, Le Figaro estimant que "la grève s'essouffle".

Le président Nicolas Sarkozy a appelé mercredi soir à la fin des grèves, jugeant que les conditions d'une négociation étaient réunies. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a dit avoir obtenu les conditions d'une suspension du mouvement.

Mais cinq fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, Unsa) sur les huit que compte la SNCF ont appelé les salariés de l'entreprise à poursuivre la grève pour 24 heures, de même que SUD-Rail, écarté des discussions avec le gouvernement.

Dans un communiqué, les cinq fédérations disent n'avoir obtenu "aucune réponse concrète" du gouvernement pour l'instant.

Xavier Bertrand a affiché un optimisme mesuré jeudi matin. "Les conditions sont aujourd'hui réunies pour qu'on puisse faire progresser les négociations dans les entreprises", a-t-il dit sur RMC et BFM TV. S'adressant aux agents qui ont choisi de continuer l'arrêt de travail, le ministre du Travail a ajouté : "Dans une grève, il n'y a pas d'issue".

Il a souligné que les négociations dans les entreprises "ne sont pas faites pour annuler le passage aux 40 ans" de cotisation, contre 37,5 ans pour les bénéficiaires de régimes spéciaux, soit 1,1 million de retraités et 500.000 actifs.

À LA BASE DE DÉCIDER

Mercredi soir, le ministre a envoyé aux syndicalistes une lettre sur l'organisation de négociations dans les entreprises et les branches concernées. Il donne aux organisations syndicales un mois pour négocier dans les entreprises et les branches sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

"A l'issue de ce délai, les textes réglementaires relatifs à la réforme des différents régimes spéciaux seront rendus publics, puis publiés", ajoute-t-il dans cette lettre adressée aux dirigeants de la CGT, la CFDT, la Fgaac - non gréviste -, l'Unsa, Force ouvrière, la CFTC et la CFE-CGC.

Certains syndicalistes ont souhaité que la négociation s'ouvre jeudi, pendant que la grève se poursuivrait.

Mais Didier Le Reste, secrétaire confédéral de la CGT chargé du dossier des retraites au syndicat, a souligné qu'il incombait à "la base" de se prononcer sur le contenu des nouvelles propositions du gouvernement.

"Il appartient aux salariés d'en débattre et de décider (...) je m'en tiens à ce que les cheminots soient informés le plus précisément possible pour qu'il y ait débat et décisions", a-t-il dit jeudi au micro de RTL. "Les négociations s'ouvriront, je ne sais pas quand".

Moins suivie que le 18 octobre, la grève mercredi a fortement perturbé les transports, premier jour d'un mouvement reconductible contre le projet gouvernemental, une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy.

Les manifestants ont été toutefois moins nombreux que lors de la première journée nationale de mobilisation syndicale sur ce thème. Le ministère de l'Intérieur a dénombré 50.000 personnes dans les rues, sur l'ensemble de la France, contre 150.000 le 18 octobre.

Le mouvement mercredi a également affecté EDF et Gaz de France où le préavis de grève portait sur 24 heures.

LÉGÈRE AMÉLIORATION À LA SNCF

A la SNCF, une légère amélioration était attendue jeudi mais les usagers prévoyaient de longues attentes sur les quais de gare et les automobilistes des bouchons sur les routes. Ceux-ci représentaient 260 km cumulés autour de Paris jeudi matin.

Un TGV sur cinq circulera - 150 environ sur 700 en temps normal -, contre un sur sept mercredi, et un train Corail sur six, chiffre inchangé, ainsi qu'un TER sur trois.

A la RATP, on comptait une rame sur trois ou quatre en moyenne avec un trafic quasi nul sur certaines lignes. Le trafic était très perturbé sur la ligne A du RER et inexistant ou presque sur la ligne B alors que 30% des bus et tramways devaient circuler en moyenne.

Les salariés de la RATP ont majoritairement décidé de reconduire la grève pour 24 heures lors d'assemblées générales.

Soucieux d'éviter un mouvement de l'ampleur des grèves de 1995, qui avaient paralysé le pays, l'Elysée et le gouvernement ont mercredi repris au bond l'offre formulée mardi soir par la CGT de négociations tripartites Etat-syndicats-entreprises sur chacun des régimes spéciaux. La CGT réclamait jusqu'alors une négociation tripartite globale.

Le gouvernement accepte de négocier sur "les salaires en particulier en fin de carrière, les conditions de travail, la pénibilité, le régime additionnel, l'aménagement des fins de carrière", a rappelé le Premier ministre, François Fillon.

Trois principes restent non négociables pour l'exécutif : allongement progressif de la durée de cotisation de 37,5 annuités à 40 d'ici à 2012, indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires et système de décote, qui prévoit que les agents partant avant 40 ans de cotisation voient leur pension amputée.

RAG 34. Les lolo's 34

11:46 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Economie , Famille , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.11.2007

EDF-GDF 100% public ? Ouverture du marché de l'énergie, notre dossier



Notre dossier EDF-GDF :
CLICKER ICI





RAG 34. Les lolo's 34

20:02 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13.11.2007

J.L MELENCHON : MIC MAC, une incise agacée...

Extrait de son billet: “le FOND DE L’AIR EST CHAUD” 09.11.07

Une incise agacée. Je suis obligé de la faire car le site internet du journal du « Monde » rend compte d’un communiqué du courant socialiste « Rassembler à gauche » à l’issue du BN du PS. Il s’étonne de m’en trouver signataire compte tenu du fait que son contenu est moins avancé que ma position sur le sujet du référendum et du vote contre le traité européen. C’est exact. Moi aussi je suis étonné. Et j’ai un gros coup de fatigue au moment d’expliquer que je ne suis pas concerné réellement par ce document. « Rassembler à gauche » est un cartel de six groupes socialistes différents qui ont en commun d’avoir présenté ensemble un texte au congrès du Mans du PS et soutenu la candidature de Laurent Fabius, le tout au nom du « non » au référendum de 2005. En pratique les textes et initiatives sont tous délégués à Claude Bartelone. Dés lors, mon nom et celui des quatre autres membres du groupe « trait d’union » auquel j’appartiens sont automatiquement annexés aux communiqués que diffuse Claude Bartolone. Comme rien n’est jamais relu par personne, il va de soi que l’auteur doit s’arranger pour que le texte représente bien tout le monde. Là, ce n’est pas le cas. Je mets ça sur le compte de la déception de Claude Bartolone qui croyait, dur comme fer, arriver à un accord avec Hollande sur un compromis genre abstention où je ne sais quoi entre la chèvre et le choux, dont j’avais prévenu à temps que je n’en serai pas . Le communiqué ne dit rien de bien important mais il est exact qu’il ne représente pas mon point de vue sur un point. J’ai voté non au traité parce que je le combat et je militerai pour que mon pays ne le ratifie pas. Personnellement je ne suis donc pas du tout déçu par le choix de François Hollande dont je n’attendais rien et avec qui je n’ai rien négocié. Au contraire j’approuve sa franchise et le fait qu’il s’engage par un vote personnel sur son point de vue auquel il a rallié 36 voix (dont peu lui en seront reconnaissantes). La seule chose que je regrette c’est qu’il soit majoritaire au bureau du parti. Mais ce n’est pas un reproche, c’est un constat. Le tout étant dit pour valoir ce que de droit dans les rédactions éventuellement intéressées par cet évènement colossal.

Lire l'intégralité du post de Jean-Luc M

Sur le même sujet : PS : Assez de divisions !


RAG 34. Les lolo's 34

12:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

José BOVE : le premier "amnistié écolo" du Grenelle de l'environnement ? (vidéo : BENTKO)


José Bové ressort libre du Palais de justice de Millau

TOULOUSE (Reuters)- José Bové est ressorti libre du palais de justice de Millau, dans l'Aveyron, où il avait été convoqué par le juge d'application des peines à la suite de sa condamnation pour fauchage d'un champ de maïs transgénique.




L'ancien leader de la Confédération paysanne devra recomparaître devant ce juge le 10 décembre pour un prochain débat contradictoire en présence de son avocat et d'un représentant du parquet de cette ville.

José Bové avait été convoqué à la suite de sa condamnation par la Cour d'appel de Toulouse le 15 novembre 2005 à quatre mois de prison ferme à la suite du fauchage d'un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute Garonne).

"Ce qui est clair, c'est que je suis libre, entièrement libre de tous mes mouvements et que je ne cours pas de risque d'emprisonnement avant fin 2007", a déclaré José Bové à sa sortie du palais.

"Nous allons nous retrouver avec la justice et mes avocats le 10 décembre prochain pour un débat contradictoire. Un aménagement de peine possible consisterait à me laisser poursuivre l'action que je mène depuis plusieurs années", a ajouté José Bové.

Avant de comparaître, José Bové avait précisé qu'il n'était "pas question pour moi d'accepter un aménagement de peine consistant par exemple dans le port d'un bracelet électronique ou même une mesure de semi-détention avec un retour en prison toutes les nuits".

Avant de répondre à la convocation du juge, José Bové avait participé à un pique-nique organisé sur les marches du palais de Justice en compagnie de près de 200 sympathisants.

RAG 34. Les lolo's 34

09:27 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BOVE, OGM, FAUCHEURS VOLONTAIRES

Montpellier : Une majorité d'étudiants contre le blocage des gares

L'appel au blocage des gares mardi a été débattu à Rouen et Montpellier... et refusé. L'Unef, FO et la CGT-Cheminots refusent la jonction des mouvements.
13 universités sur 85 restaient bloquées partiellement ou totalement lundi
Après des jours de colère étudiante, le mouvement contre la loi Pécresse progresse inégalement. De même que l'appel de la coordination nationale étudiante à se joindre au mouvement des cheminots en bloquant les gares dès mardi matin. Une idée qui ne plaît pas à tout le monde, les syndicats en tête.

L'Unef s'est dit lundi opposé à cet appel préférant que les étudiants se "joignent aux cortèges" de mercredi. Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a estimé dans la soirée, dans l'émission Le Franc Parler, que "bloquer les gares mardi" n'était "pas une bonne chose. On n'est pas pour". Peu avant, la CGT-cheminots a "mis en garde" les étudiants, prévenant d'"un risque de dérapage au niveau de la sécurité". Les étudiants non plus ne semblent pas dans cette logique là : l'appel à bloquer les gares a été peu débattu lundi. Seules deux Assemblées générales sur la quinzaine qui se sont tenues lundi en ont discuté (Montpellier III et Rouen)... et ont voté contre.

Heurts à Nanterre

Lundi, 13 universités sur 85 étaient bloquées partiellement ou totalement, un chiffre identique à celui de vendredi. 17.000 étudiants ont participé à des assemblées générales (AG) selon l'Unef, principal syndicat étudiant, contre 10.000 jeudi. Les étudiants de Rennes 2 se sont eux prononcés lundi lors d'un vote à bulletins secrets contre le blocage de leur faculté, mais la confusion régnait quant à une éventuelle reprise des cours, selon l'Unef et la présidence de l'université. A l'inverse, les étudiants de Lille III ont voté lundi soir à bulletin secret la poursuite du blocus, de même à Montpellier 3. Une cinquantaine d'assemblées générales sont organisées cette semaine dans toutes les facs de France.

Des échauffourées ont mis aux prises, lundi à Nanterre, des étudiants et les forces de l'ordre sur le campus de l'université (lire notre article). Les étudiants contre les blocages des facs, dont le nombre total est difficile à évaluer, se sont fait entendre, notamment à Nanterre, où les anti-bloqueurs se sont mobilisés en masse, de telle sorte que la reconduite du mouvement a été adoptée à une courte majorité.

D'après agence.

RAG 34. les lolo's 34

09:02 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.11.2007

Novembre "surbooké", mouvements sociaux en couvaison : ça sort!



Le calendrier du mois de novembre est bien chargé :

Hausse du carburant...

Liberté de la presse

Opéra de Paris, RATP, La Poste, France Telecom, LCL (l'ancien crédit Lyonnais), etc.

POUVOIR D'ACHAT OUI, NON AUX PLANS SOCIAUX SANS CONTREPARTIE !

13 et 14 novembre : Transports et énergie (mouvement de grève reconductible par tranche de 24h00);

20 novembre : Education nationale, étudiants, ensemble de la fonction publique, etc. (pouvoir d'achat, emploi, salaires retraites,etc);

29 novembre : Justice (carte judiciaire)...

BLOG RAG 34 en berne le 20. Nous serons nous aussi en grève le 20 novembre pour les mêmes motifs : Pouvoir d'achat, salaires, etc.


ATTENTION, HAUTE TENSION !



A suivre.

RAG 34. Lolo34

20:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Cinéma : J'ai très mal au travail

De la part du blog, Journal d'un chômeur

Pour celles et ceux qui souhaitent voir le Film de Jean Michel Carré "J'ai très mal au Travail".

Diffusion à partir du 14 Novembre au Diagonal Montpellier et au Sémaphore à Nîmes.

La prégnance des risques psycho-sociaux sur le lieu de travail (stress, violence, pratiques addictives…) est de plus en plus fréquemment présentée comme constituant une menace sérieuse pour l’intégrité physique et mentale des salariés. Les partenaires sociaux européens ont d’ailleurs conclu un accord important sur le stress au travail le 8 octobre 2004, qui témoigne d’une réelle sensibilisation des acteurs du monde du travail.

Le film de Jean-Michel Carré, J'ai très mal au travail, s'appuie sur de nombreux travaux multidisciplinaires. J'ai très mal au travail propose une lecture riche et dense de cette souffrance particulière apparue au cours des dix dernières années. Il ouvre une réflexion sur la centralité de la fonction psychique du travail dans le maintien de la santé psychique et physique des travailleurs.

Le film sera projeté à partir du 14 novembre en Languedoc-Roussillon (cinéma DIAGONAL à Montpellier et Le SEMAPHORE à Nîmes). La projection du film sera suivie d'un débat en présence du réalisateur, du directeur départemental du travail du Gard et du Dr HEUZE, médecin-inspecteur du travail le 27 novembre à Nîmes.

Source : SDTEFP du Languedoc-Roussillon


Merci Alexandra pour cette information, à bientôt amicalement.


Les lolo's 34

15:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : J'ai très mal au travail

11.11.2007

Semaine de grèves, la France en zone de turbulences sociales



PARIS (AFP) - La France se prépare à une semaine sociale agitée avec des grèves à partir de mardi soir dans les transports, susceptibles de paralyser le pays, avant d'autres mouvements de protestation contre des réformes voulues par le président Nicolas Sarkozy.

Mesure phare du programme du chef de l'Etat, la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui bénéficient à certaines professions comme les cheminots, avait suscité le 18 octobre une première grève à l'origine d'une mobilisation record.

Le gouvernement ayant refusé de revenir sur le fond de la réforme, sept syndicats des chemins de fer sur huit ont appelé à une nouvelle grève qui débutera mardi soir et sera reconductible. La plupart des syndicats du métro parisien ont également appelé à cesser le travail à compter de mercredi.

Le mouvement touchera également le secteur de l'énergie: tous les syndicats ont appelé à la grève à EDF (Electricité de France) et GDF (Gaz de France), pouvant aller jusqu'à des coupures de courant.

L'Opéra de Paris, dont les salariés sont concernés par la réforme, cessera ses représentations.

Face à la contestation, le gouvernement a fait part de sa détermination, fort du soutien de l'opinion publique: selon un récent sondage, 68% des Français sont opposés à la grève sur les régimes spéciaux.

M. Sarkozy a martelé vendredi qu'il irait "jusqu'au bout" de sa réforme sur les régimes spéciaux. Dans un entretien publié dimanche, le Premier ministre François Fillon réaffirmait sa "fermeté", assurant que "quand on fait son devoir, on n'a pas peur".

"Personne ne pouvait imaginer que la réforme des régimes spéciaux se ferait facilement", a-t-il encore dit.

Le gouvernement entend aligner les régimes spéciaux sur celui des fonctionnaires à partir de 2008, en rallongeant la durée de cotisation à 40 ans pour toucher une retraite complète, au lieu de 37,5 ans actuellement.

Ces régimes concernent 500.000 salariés (et 1,1 million de retraités) face aux quelque 18 millions de salariés du secteur privé, et permettent dans certains cas de cesser de travailler dès 50 ans dans des conditions avantageuses.

Mais la grogne touche aussi les fonctionnaires, en particulier les enseignants, dont les principaux syndicats ont appelé à une grève le 20 novembre.

Leur colère a été alimentée par la suppression de 22.900 postes au budget 2008. La France compte près de 5,2 millions de fonctionnaires, soit un cinquième de la population active salariée.

Le gouvernement doit faire face à un climat social de plus en plus tendu: les étudiants multiplient depuis quelques jours les blocus de facultés pour protester contre une loi sur l'autonomie des universités.

Une coordination nationale étudiante, opposée à cette loi, a appelé dimanche à bloquer les gares de France mardi et se joindre aux grèves des 13 et 20 dans "une convergence des luttes" contre le gouvernement.

M. Sarkozy a aussi dû se rendre à la rencontre des marins-pêcheurs pour désarmorcer leur colère en annonçant des mesures pour compenser la flambée des prix du gazole.

Selon un sondage publié vendredi, le pouvoir d'achat reste la principale préoccupation des Français, et 71% d'entre eux jugent les mesures prises "pas efficaces". Même en baisse, la cote de popularité de M. Sarkozy reste néanmoins largement positive.

Interrogé vendredi sur les grèves à venir, M. Sarkozy a déclaré: "Ce n'est pas une semaine qui est difficile, c'est ce que je fais qui est difficile". Avant de promettre qu'il prendrait "des initiatives" sur le pouvoir d'achat.

A cet égard, le gouvernement a annoncé ce week-end le doublement de la "prime à la cuve" de fioul pour les ménages les plus modestes et une augmentation de 3%, au 1er janvier, de l'aide au logement.

RAG 34. Lolo34

21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La coordination nationale étudiante appelle au blocage des gares le 13 novembre



RENNES - La coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités, réunie dimanche à Rennes, a appelé à une "journée nationale d'action de blocages des gares le mardi 13 novembre", à la veille du début de la grève à la SNCF.

Selon une déclaration de la coordination nationale lue à l'issue d'une assemblée générale, "nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec des piquets de grève, blocages et occupations, à discuter et à convaincre autour d'eux pour construire un mouvement plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève".

Outre une "journée nationale d'action de blocages des gares le mardi 13 novembre", la coordination appelle à "manifester au côté des cheminots les 14 et 15 novembre selon les villes" et à défiler " "massivement le 20 novembre avec la fonction publique".

La coordination demande par ailleurs aux "salariés du public comme du privé" à "nous rejoindre dans la grève, car c'est tous ensemble, étudiants, lycéens, travailleurs, que nous ferons céder le gouvernement".

L'Union nationale des étudiants de France (UNEF), qui n'est pas membre de la coordination nationale, a fait savoir de son côté dimanche soir qu'elle n'appelait pas à bloquer les gares. Le principal syndicat étudiant appelle en revanche à participer aux manifestations prévues le 14 novembre par les cheminots et à un rassemblement le 16 novembre devant l'Assemblée nationale, à l'occasion du vote du budget de l'Enseignement supérieur. AP

lat/god/ll

RAG 34. Les lolo's 34

20:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Tu n'en reviendras pas : "Mourir à Verdun"

Seuls deux "poilus" de la Première guerre mondiale sont encore en vie.

Louis de Cazenave est seul survivant français de la terrible bataille du Chemin des Dames. Il continue de vivre, à 110 ans, dans sa petite maison de Brioude, dans le centre de la France. Et, à quelques jours des cérémonies du 11 novembre célébrant l'Armistice, le vieil homme se tient à l'écart des honneurs, bien que l'ancien président Jacques Chirac lui eut promis en 2005 des obsèques nationales.

Un seul autre "Poilu", plus jeune de quelques semaines, est encore en vie: à bientôt 110 ans, Lazare Ponticelli, devrait participer dimanche à la célébration de l'Armistice dans sa commune du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), pour "porter le souvenir" de ses camarades morts au front. Ce Franco-Italien, dont la vie s'apparente à un roman, à toujours tenu à participer à cette commémoration, qu'il considère comme un devoir: "Pendant la guerre, un camarade m'a dit +Si je meurs, vous penserez à moi+, et je n'ai jamais oublié".

Soucieux de témoigner - ce qu'il a fait en racontant la guerre de 1914-1918 dans les écoles -, Lazare Ponticelli est fier de raconter son parcours. Celui d'un petit Italien parti tout seul de son village natal, près de Bettola (nord de l'Italie), à 9 ans et demi, pour fuir la misère et gagner le "paradis" - la France. Il vit à avec sa mère et ses frères à Nogent-sur-Marne, où réside à l'époque une importante communauté italienne.

D'après agence AFP.

Extrait d'un Documentaire "Mourir à Verdun"

Léo Ferré dans "Tu n'en reviendras pas"




Extrait du poème d'Aragon "La guerre et ce qui s'ensuivit (Merci Daniela-Lucie)

Tu n'en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j'ai vu battre le cœur à nu
Quand j'ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n'en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu'un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu'il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l'ancien Légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

On part Dieu sait pour où Ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n'être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève

Roule au loin roule le train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secoue
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac la laine et la sueur

Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

Déjà la pierre pense où votre nom s'inscrit
Déjà vous n'êtes plus qu'un nom d'or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s'efface
Déjà vous n'êtes plus que pour avoir péri

RAG 34. Les lolo's 34

08:53 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

10.11.2007

Carte Judiciaire : A Montpellier Dati persévère, la fronde aussi

(Crédit Photo : TF1-LCI La garde des Sceaux, Rachida Dati, à Montpellier, le 10 novembre 2007)
A Montpellier, où elle est arrivée sous les huées, la ministre de la Justice a annoncé samedi la suppression de 19 tribunaux d'instance dans le sud. Elle devait ensuite se rendre à Toulouse où l'accueil s'annonçait tout aussi difficile.

"Rachida si tu savais ta réforme où on s'la met"... C'est sous les cris, les sifflets et les coups de corne de brume de quelques 400 manifestants du milieu judiciaire que la garde des Sceaux, Rachida Dati, est arrivée samedi à Montpellier. Certains conseillers prud'homaux avaient même fait le déplacement depuis des départements voisins.

Poursuivant son délicat tour de France pour présenter sa réforme de la carte judiciaire et rencontrer ses acteurs, la ministre de la Justice était venue annoncer la suppression de 19 tribunaux d'instance et de 9 tribunaux de commerce dans le sud de la France. La zone couvre 12 départements. Le tribunal de grande instance de Millau, dans l'Aveyron, deviendra en outre tribunal d'instance, gardant toutefois les contentieux concernant les affaires familiales. En revanche, Pertuis, dans le Vaucluse, devient tribunal d'instance ainsi qu'Annonay et Aubenas, dans l'Ardèche, et Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence. A Mende sera, en outre, créé un tribunal de commerce.

Grogne à Toulouse et déjà à Tulle

Les avocats dénoncent le manque de concertation et une "logique d'économie" et non "pas une logique de meilleure justice" dans la réforme proposée. Des avocats occupent depuis vendredi soir le palais de justice de Tulle pour protester contre la menace de fermeture du TGI du chef lieu de la Corrèze. Ils comptent rester mobilisés jusqu'à lundi, date à laquelle Rachida Dati doit annoncer à Poitiers la nouvelle carte judiciaire de la région.

Auparavant, la garde des Sceaux devait se rendre samedi après-midi à Toulouse, toujours pour présenter son plan de réorganisation de la carte judiciaire. Les opposants ont prévu un rassemblement.

D'après agence.

RAG 34. Les lolo's 34

16:06 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CARTE JUDICIAIRE, DATI, GARDE DES SCEAUX

09.11.2007

Humour : Fillon proteste contre l'autocratie de son patron (vidéo)

FRANCOIS FILLON PEUT SUPPORTER LA VERITE ...

Fillon sur le web se plaint de ne pouvoir briller au firmament des étoiles de la 5 ème République. En 95, avec Fillon les étudiants l'eurent dans le fion,

Alors en 2007 : Fillon avec nous, les étudiants sont dans la rue !

Vite avant la censure : lisez, visionnez Fillon dans tous ses états :

On me reprochait d’être trop absent des média et aujourd’hui, par la magie d’Internet, me voici en vedette ! Merci à tous les internautes qui font du buzz autour de la petite vidéo tournée hier à Europe 1. Eh oui, un Premier ministre, ça peut aussi avoir un peu d’humour, et parler de...
publié dans : Humeur le : 08/11/2007 par Francois Fillon



«La réponse est double. Une fois sur deux, j'ai envie d'y aller moi-même et c'est trop tard! Ce qui était le cas despêcheurs.» Avant d'avouer: «Et puis souvent le problème, c'est que lui ne veut pas.» Un «lui» qui désigne clairement le Président. Une déclaration volée qui change de la solidarité de façade affichée par les deux hommes depuis six mois.


BUZZ
On me reprochait d’être trop absent des média et aujourd’hui, par la magie d’Internet, me voici en vedette ! Merci à tous les internautes qui font du buzz autour de la petite vidéo tournée hier à Europe 1.
Eh oui, un Premier ministre, ça peut aussi avoir un peu d’humour, et parler de façon décontractée avec un journaliste, en sortant d’un studio de radio où il a parlé de sujets sérieux. Que personne ne s’inquiète : je serai présent sur tous les sujets de l’action du gouvernement. Prochain rendez-vous demain : je serai en Savoie, à Modane, pour parler développement durable et notamment du tunnel du Lyon-Turin, et ensuite à Aix-les-Bains pour m’intéresser à l’énergie solaire.

François Fillon

In extenso


RAG 34. Les lolo's 34

11:15 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FILLON SE LACHE, BUZZ FILLON

Chiffres du chômage : en finir avec la confusion

En publiant les chiffres du chômage pour le mois de septembre, le gouvernement entretient la confusion quant à la réalité de la situation de l’emploi. Qui les Français doivent-ils croire ? La Ministre de l’Économie et de l’emploi du mois de septembre qui expliquait que communiquer sur des statistiques mensuelles était dénué de sens, ou celle du mois d’octobre qui s’enthousiasme sur ces mêmes chiffres ?

Les Français ne peuvent se fier aux chiffres mensuels de l’ANPE encensés ce mois-ci par le gouvernement, dès lors que le rapport qu’il a commandé lui-même à l’IGF et l’IGAS a conclu que « Les données ANPE ont surestimé d’environ 20% la baisse du chômage ces dernières années ».

Pour le Parti socialiste, la communication du gouvernement autour de chiffres sujets à controverse ne sert qu’un but hautement contestable : semer la confusion à la veille de la publication par l’INSEE de son « Enquête Emploi » (12 novembre) qui révisera à la hausse les taux de chômage avancés depuis un an.

Communiqué
d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Les lolo's 34

11:13 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CHOMAGE, PRECARITE, EXCLUSION

08.11.2007

Médecine du travail: l'autre caisse noire du Medef

Par David Servenay (Rue89) 7.11.2007

Comment l'argent de la santé des salariés finance les comités locaux du patronat. Une enquête Rue89/France Inter.

C'est un autre scandale du financement occulte du patronat. Bien loin de l'énorme caisse noire de l'UIMM, un vaste système s'est déployé depuis des années, dans toute la France, pour faire vivre les comités locaux du Mouvement des Entreprises de France. Un petit secret de famille que tous les protagonistes de ce milieu connaissent bien, et qui permet de financer emplois fictifs, voyages somptueux, notes de frais et salaires de complaisance. Tout cela, grâce à la médecine du travail. Selon l'enquête conjointe de France Inter et Rue89, le patronat français puise allègrement dans les caisses d'un système censé s'occuper de la santé des salariés.

Un pactole d'un milliard d'euros

La médecine du travail a été créée de toute pièce par les patrons français en 1946. Le principe est simple: les entreprises versent une cotisation pour salarier des médecins, qui vont s'assurer de la bonne santé des travailleurs et de leur environnement.

Un véritable pactole, car la cotisation est obligatoire. En moyenne, comptez 75 euros par salarié et par an. Soit au total, d'après le Cisme (Centre interservices de santé et de médecine du travail en entreprise), une manne d'un milliard d'euros!

Aujourd'hui, 95% des 6500 médecins du travail sont employés par des associations. Celles-ci sont toutes contrôlées par des représentants du Medef ou de la CGPME. Depuis 2004, la loi impose la parité dans leur conseil d'administration: 2/3 de patrons, 1/3 de salariés. Dans les faits, seuls les employeurs ont les moyens de contrôler ces activités. Et d'en abuser.

Principaux abus: financement du siège, emplois fictifs et grosses notes de frais

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

08:30 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CAISSE NOIRE

Caisse noire de l'UIMM : une instruction judiciaire pour faire toute la lumière

Depuis plusieurs semaines, la presse accorde un large écho aux soupçons de détournement de fonds issus des comptes de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie. Les faits sont reconnus et publics : l’UIMM, principale organisation patronale, détient une caisse noire de 600 millions d’euros, dans laquelle des prélèvements en liquide de 20 millions d’euros ont été réalisés ces quatre dernières années.Les déclarations de l’actuel et des anciens responsables de cette fédération mettent en cause pêle-mêle leurs propres salariés et les organisations syndicales. Ils laissent ainsi entendre que ces détournements de fonds alimentaient la corruption et une caisse de solidarité opaque contre les mouvements de grève.

Le Parti socialiste regrette que, face à des accusations d’une telle gravité, le gouvernement soit resté silencieux. La gravité des accusations portées et l’importance des sommes détournées imposaient au contraire de faire toute la lumière sur l’origine et la destination de ces fonds.

Le Parti socialiste demande au gouvernement d’ouvrir une instruction judiciaire dans le dossier de la caisse noire de l’UIMM. À défaut, les députés socialistes déposeront une résolution pour la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Communiqué
d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Les lolo's 34

08:24 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CAISSE NOIRE, UIMM

07.11.2007

Traité compliqué : Jean-Luc Mélenchon, une soirée utile au BN du PS

Le soutien au nouveau traité Sarkozy pour l’Europe a été adopté par la majorité du Bureau national du PS. Mais ce vote a été acquis dans des conditions qui soulignent l’échec de ses partisans à en faire autre chose qu’un alignement navré sur l'intérèt politique du président de droite, sans dynamique politique. Au même moment, les partisans du non se sont regroupés et leur vingt voix, face au trente six du oui, pèsent d’un poids inattendu ! Après quoi reste entière la question de la bataille pour obtenir ou non un référendum populaire pour ratifier ou non le nouveau traité. Elle est décisive. C’est elle qui peut sceller le sort de la présidence de Sarkozy en même temps que celui du nouveau traité.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

10:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAITE EUROPEEN, MELENCHON

Traité simplifié: le PS dit oui, Hamon répond démission

Par Julien Martin (Rue89)

"Je ne peux pas être l'interprète d'une polyphonie socialiste." Partisan d'une abstention unanime, Benoît Hamon a démissionné mardi de son poste de secrétaire national du PS, quelques minutes après le choix du Bureau national du parti de voter oui au Traité de Lisbonne, tout en laissant la liberté à ceux qui le veulent de de s'y opposer ou de s'abstenir... Pour Rue89, le député européen a commenté à chaud sa décision:



"Noniste" discret au cours de la campagne référendaire de 2005, Benoît Hamon avait ensuite été nommé secrétaire national à l'Europe au lendemain du Congrès du Mans, afin de dissiper les divisions nées au sein du parti. Il avait alors réussi à se rapprocher de la direction du PS. Au point de travailler en étroite collaboration avec François Hollande et d'apparaître comme l'un de ses possibles successeurs au poste de Premier secrétaire.

Mais à ce même François Hollande, il vient de remettre sa démission. Chargé il y a quelques semaines de proposer une position commune au Parti socialiste, il avait tranché pour "l'abstention" avec "le maintien de la revendication du référendum". Un référendum, car c'était une promesse contenue dans la synthèse du Mans, ainsi que dans le projet présidentiel. Et une abstention, malgré les "lacunes considérables" de ce traité simplifié, pour une raison de pragmatisme:

"La social-démocratie européenne nous disait qu'il n'y aurait pas d'autres fenêtres de tir pour négocier de meilleures avancées institutionnelles que celles qui sont proposées là."

Le choix du oui exprimé mardi par la direction du parti le déçoit donc. Non seulement l'abstention n'a pas été votée, mais elle n'a même pas été proposée. 36 voix se sont portées sur le oui, 20 sur le non (plus deux abstentions et une non participation au vote).

Un choix qui plus est assorti d'une particularité fréquente chez les socialistes: aucune menace de sanction ne pèsera sur ceux qui entendent tout de même voter non ou s'abstenir au Parlement. "Nous avons une forme de répétition du débat oui-non" de 2005, déplore le député européen.

Autre grief, majeur: la question du référendum "qui n'a pas été discutée ce soir et qui a été renvoyée à plus tard" (une quinzaine de jours). Benoît Hamon accentue ici sa critique: "Aujourd'hui, il n'y a plus unité des socialistes." Il attendait, en vain, que le bureau national décide de mettre en oeuvre tous les moyens institutionnels possibles pour contraindre Nicolas Sarkozy à l'organisation d'un référendum.

Pour ne pas défendre, en tant que secrétaire national à l'Europe, une position qu'il n'approuvait pas, il a démissionné, estimant que l'absence de position commune constitue pour lui "un échec personnel". Son avenir au PS? François Hollande glisse rapidement: "Benoît Hamon a fait un travail remarquable et on va lui trouver une autre occupation dans le parti."

06/11/2007

RAG 34. Les lolo's 34

09:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HAMON, TRAITE

Europe : le PS dit "oui" au Traité de Lisbonne

Le Parti socialiste s'est prononcé en faveur du Traité de Lisbonne, lors du bureau national du 6 novembre. Avec 36 voix pour, 20 contre, 2 abstentions et 1 personne ne prenant pas par au vote, le traité a été adopté par une la majorité. Le Premier secrétaire, François Hollande, analyse cette décision.



RAG 34. Les lolo's 34

09:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EUROPE

06.11.2007

Sud-Rail et une fédération d'usagers favorables aux "grèves de la gratuité"

AFP. Le syndicat Sud-Rail et la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP) ont réclamé lundi la reconnaissance en France de la "grève de la gratuité", qui consiste pour les salariés des entreprises de transports en commun à permettre aux voyageurs de circuler sans payer.

Selon un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) du 17 juillet dernier, cette forme de grève est "licite", affirment-ils dans un communiqué commun.

Une telle "grève de la gratuité" ne pourrait cependant être organisée dès la mi-novembre, a précisé Sud-Rail. Six fédérations de cheminots ont appelé à un mouvement reconductible à partir du 13 novembre au soir.

Dans l'arrêt de la CEDH, dont l'AFP a eu copie, la Cour a estimé que "le ralentissement de travail" d'agents de péage turcs qui avaient quitté leur poste et permis aux automobilistes de passer sans payer, "pourrait être considéré comme une action collective d'ordre général dans le contexte de l'exercice des droits syndicaux".

Les actions judiciaires en dommages et intérêts engagées par l'administration turque ont constitué "une ingérence dans leur droit à la liberté d'association", a jugé la CEDH.

D'après Sud-Rail et la FUT-SP, la SNCF n'a dans le passé "cessé de prendre de lourdes sanctions contre les cheminots qui, par exemple, pratiquaient la +grève de la pince+" c'est-à-dire le refus de contrôler les billets.

Le jugement de la CEDH "crée une situation nouvelle" et "la France doit suivre cette jurisprudence", estiment-ils, demandant au ministère des Transports d'organiser "une table ronde Etat-entreprises de transport-syndicats-usagers afin d'étudier les modalités d'application" de la jurisprudence de la cour européenne.

"On comprend bien pourquoi la direction SNCF est hostile à cette forme de grève qui serait au contraire particulièrement bien accueillie par les usagers", estiment Sud-Rail et la FUT-SP, évoquant des "convergences entre usagers et cheminots qui veulent défendre le service public ferroviaire".

Lors d'une "grève de la pince" en 1989, la direction de la SNCF avait prévenu les contrôleurs que le mouvement constituait "une véritable remise en cause des obligations même du contrat de travail" des contrôleurs et que "l'inexécution des obligations" de travail était "une faute professionnelle".

Selon Sud-Rail, "les grévistes qui ont intenté des recours juridiques contre ces sanctions ont été désavoués, ce qui a été un frein à ce type d'expérience".

Lundi 5 novembre

RAG 34. Les lolo's 34

11:15 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Traité corrigé : nous voulons un référendum, un point, c'est tout !

Par Guillaume Bachelay et Pascal Cherki, membres du Conseil national du PS.

Le Figaro - 05 novembre 2007

Le 21 février dernier, à Strasbourg, le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle annonçait qu'il proposerait, sitôt élu, « à nos partenaires de nous mettre d'accord sur un traité simplifié » reprenant « les dispositions du projet de traité constitutionnel nécessaires pour que l'Europe puisse se remettre en marche, qui n'ont pas suscité de désaccord majeur durant la campagne référendaire ». Il ajoutait à propos de cette idée subtilisée à d'autres, notamment à l'Allemagne : « Ce traité simplifié, de nature institutionnelle, sera soumis pour ratification au
Parlement. »

Le 19 octobre dernier, à Lisbonne, les chefs d'État et de gouvernement européens ont conclu un accord sur un traité dit « de fonctionnement de l'UE ». À cette occasion, Nicolas Sarkozy a réitéré sa volonté de soumettre son approbation au seul vote des parlementaires.

Reprenons. On nous avait promis un « traité simplifié » : le texte élaboré par les jurisconsultes du Conseil des ministres européens, sur lequel les dirigeants des 27 pays se sont prononcés et dont ils n'ont pas modifié la substance, comprend près de 300 articles sur plus de 200 pages qui ne s'éclairent qu'à la lumière des traités précédents. Il s'agit donc d'un texte littéralement et volontairement ? -illisible pour les citoyens non initiés aux délices de la novlangue bruxelloise.

On nous avait dit : « un traité de nature institutionnelle ». Certes, l'essentiel des parties III et IV de la défunte Constitution a disparu du texte de Lisbonne. C'est un progrès, conforme aux demandes du non de gauche. Demeurent toutefois deux séries de problèmes sérieux.
Primo : le traité corrigé est en retrait sur les avancées institutionnelles que comportait le projet précédent. Ainsi, la charte des droits fondamentaux ne s'appliquera pas au Royaume-Uni et en Pologne ; le mécanisme dit de Ioannina, qui permet à une minorité d'États de bloquer une décision, sera maintenu ; le passage à la double majorité est retardé à... 2017 ; et symboliquement, le titre de ministre des Affaires étrangères disparaît.
Secundo : le nouveau texte confirme, donc conforte, la priorité donnée à l'euro par la Banque centrale européenne à la seule lutte contre l'inflation (article 245bis-2). Dès lors qu'elle a été vaincue depuis deux décennies - et d'abord en France -, cela revient à privilégier la finance et la rente au détriment de la production, de la croissance et des salaires. De surcroît, si la « concurrence libre et non faussée » ne figure plus parmi les objectifs de l'UE, les politiques qui la mettent en oeuvre restent inchangées.

Au final, le seul engagement tenu par le chef de l'État, c'est de priver le peuple de son droit souverain de consentir ou non aux nouvelles institutions européennes qu'il lui propose. Le 29 mai 2005, le peuple français s'est prononcé ; lui seul peut légitimement réexaminer sa position. C'est pour nous la question fondamentale qui est aujourd'hui posée à l'ensemble des responsables politiques, quelle que soit, par ailleurs, l'appréciation qu'ils peuvent porter sur le contenu de ce nouveau traité. Les parlementaires ne doivent pas prêter la main à une
confiscation de la souveraineté populaire. Ils en sont les dépositaires, non les propriétaires, et n'ont pas vocation, à leurs corps défendant, à devenir les complices d'un rapt démocratique.

Membres du Parti socialiste, nous sommes inquiets de la tournure que prend en son sein le débat sur le traité corrigé. On reproche suffisamment -et souvent à tort -au PS de ne pas avoir de position claire sur nombre de sujets pour mettre au panier celle consistant à exiger que tout nouveau traité européen fasse l'objet d'un référendum. N'abandonnons pas cette exigence précise et commune au projet socialiste autant qu'au programme présidentiel de Ségolène Royal. Les électeurs de gauche -et pas seulement eux -ne l'accepteraient pas, à
juste titre : les socialistes et les républicains se sont toujours abîmés quand ils ont transigé sur les principes démocratiques. Il serait paradoxal, au passage, que les plus vibrionnants partisans de la démocratie participative se convertissent au déni de souveraineté populaire par la magie d'un coup de baguette élyséen. Nous ne pouvons l'imaginer et nous avons bon espoir que la raison finissant par l'emporter, les députés et sénateurs socialistes prennent la seule décision qui s'impose : le boycott, autrement dit la non-participation à ce qui serait une p a r o d i e d e ratification.

RAG 34. Les lolo' 34

09:43 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.11.2007

La phrase du jour :"Faites du vélo !", le chiffre du jour...

"Faites du vélo ! " Hausse du carburant : Christine Lagarde ministre de l'économie n'entend pas donner suite à la demande réitérée par les socialistes pour rétablir la TIPP flottante initiée par Fabius qui permettait d'alléger la facture des français à la pompe. Mesure bénéfique pour le pouvoir d'achat mais pourtant supprimée par Raffarin en 2004. Lagarde simplifie encore : elle recommande aux français de faire du vélo.
Marins-pêcheurs partez en mer sur un pédalo, professionnels de la route allez à bicyclette , car il n'y a toujours pas de nouvelle mesure annoncée vous concernant ! Et si vous aussi vous étiez "ses oubliés" ?

Le chiffre du jour :

1 milliard de dollars, c'est la somme qui devrait être dépensée par les candidats durant la campagne présidentielle aux USA.

Un vélo dans la tête...


RAG 34. Les lolo's 34.

16:44 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Arche de Zoé: François Hollande veut une mission parlementaire

SAINT-MEDARD-EN-JALLES, Gironde (Reuters) - François Hollande s'est félicité dimanche de la libération des trois journalistes français détenus au Tchad et souhaité qu'une mission d'information parlementaire puisse faire la lumière sur l'affaire de "l'Arche de Zoé".

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a également demandé que les membres de l'association soient rapatriés en France et y soient jugés "si nécessaire."

Il s'est également demandé si le rôle de Nicolas Sarkozy était d'aller chercher lui-même au Tchad les journalistes et les quatre hôtesses de l'air espagnoles libérées dans l'après-midi.

"Je crois que le mieux, c'est de faire le clair sur tout ce qui s'est passé et de faire en sorte que les sanctions puissent être prononcées en France", a-t-il dit en marge du congrès du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à Saint-Médard-en-Jalles, en Gironde.

Le déplacement au Tchad de Nicolas Sarkozy est "une méthode" qui consiste à "être toujours en mouvement, toujours présent sur tous les terrains pour saturer l'espace public", a expliqué le dirigeant socialiste. "Mais en même temps je ne vais pas ici déconsidérer la cause."

"Est-ce le rôle du président de la République de venir les chercher lui-même alors qu'il y a d'autres ressortissants français qui sont dans des procédures judiciaires ? Chacun se posera la question", a-t-il cependant demandé.

Le Premier secrétaire du PS a souhaité qu'une solution "soit trouvée pour l'ensemble des ressortissants français et notamment pour que cette association et ces responsables de 'l'Arche de Zoé' puissent être rapatriés en France et jugés si c'est nécessaire."

Il a dit attendre "clarté" et "transparence" de la part du chef de l'Etat et a souhaité la constitution d'une "mission d'information au Parlement" pour que "toutes les données de cette affaire soient connues."

"Je pense qu'il ne faut pas laisser nos ressortissants, quelle que soit leur responsabilité, être l'instrument d'une pression exercée par le régime tchadien", a-t-il souligné.

Dimanche 4 novembre

RAG 34. Les lolo's 34

16:44 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ARCHE DE ZOE, HOLLANDE, TCHAD

« Debout pour le journalisme »

Intersyndicale des journalistes

Le 5 novembre, journalistes et citoyens ensemble « Debout pour le journalisme »

Après avoir présenté, le 4 octobre dernier, ses propositions pour renforcer l’indépendance de la presse française, l’intersyndicale des journalistes (SNJ, USJ-CFDT, SNJ-CGT, SJ-CFTC, SJ-FO) appelle la profession et les citoyens à se mobiliser pour la journée européenne de la liberté de la presse, « Debout pour le journalisme », le lundi 5 novembre. Organisée dans une trentaine de pays par la Fédération européenne des journalistes (FEJ), cette journée, en droite ligne avec le mouvement des syndicats de journalistes français, a pour objectif de faire prendre conscience aux citoyens européens que le journalisme et l’information sont en danger.

De fait, partout sur le vieux continent, les atteintes à la liberté de la presse, et donc au droit qu’ont les citoyens de bénéficier d’une information indépendante et pluraliste, se multiplient : pressions économiques et politiques, marchandisation de l’information, autocensure, précarité, non-respect du principe de protection des sources, etc. Et la qualité de l’information en pâtit.

On peut à cet égard citer de nombreux exemples : en Slovénie, où plus de 400 journalistes protestent contre un gouvernement qui pratique la censure politique. Au Portugal, où le gouvernement vient d’adopter une loi qui limite la protection des sources. En Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark, où des journalistes ont été traduits en justice et même parfois emprisonnés pour avoir refusé de révéler leurs sources. En Italie, où les journalistes de presse écrite sont dans l’impasse pour le renouvellement de la négociation collective depuis deux ans. En Suisse alémanique, où les journalistes travaillent depuis bientôt trois ans sans convention collective.

Dans la plupart des nouveaux pays membres de l’Union européenne une majorité de journalistes sont contraints d’accepter des contrats de travail précaires, ou faussement « indépendants », dans un marché des médias dominé par une poignée de sociétés d’Europe « de l’Ouest ».

En France comme ailleurs, selon la FEJ, « nous voyons se rejoindre les démons de l’ingérence politique, de l’autocensure, de la concentration des médias et de la précarité dans la profession pour aboutir à un journalisme véritablement malade ».

Le 5 novembre, pour tirer la sonnette d’alarme et marquer l’attachement des journalistes à leur métier et des citoyens à leur droit à l’information, des initiatives sont prévues sur tout le territoire.

 A Paris, un rassemblement aura lieu à 13 h 30 devant l’Assemblée Nationale. A cette occasion, les syndicats de journalistes remettront leurs propositions aux députés avec la pétition (www.intersj.info) qu’ils ont lancée sur la toile après le rassemblement du 4 octobre.
Des débats devraient également avoir lieu dans les écoles de journalisme, afin de rappeler à nos futurs consœurs et confrères l’importance de l’indépendance et de la déontologie.
 Des cafés citoyens seront organisés dans différentes villes de province.
 Les clubs de la presse régionaux organiseront, eux aussi, différentes manifestations.

D’ici là, on peut soutenir l’action des syndicats de journalistes:
 en signant leur pétition sur le site www.intersj.info;
 en la faisant circuler sur la toile;
 en enrichissant les débats sur leur blog : http://blog.intersj.info

Informations sur la la journée européenne de la liberté de la presse : http://www.ifj-europe.org/default.asp?Issue=StandUpForJournalism&Language;=FR

RAG 34. Les lolo's 34

10:45 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03.11.2007

Traité européen : Tenir parole

Le débat socialiste sur le nouveau traité s’engage dans une confusion extrême. Le Premier secrétaire du PS commence par piétiner les règles qu’il a lui-même édictées. Après avoir suggéré un consensus sur l’abstention, après avoir demandé à ce que les chefs socialistes prennent le temps d’accorder leurs violons et ne tranchent pas avant le 6 novembre, après avoir prié chacun de ne pas aborder cette question lors du Conseil national de samedi dernier, il convoque une conférence de presse à la sortie de cette réunion et annonce à la fois qu’il est personnellement favorable au « oui » et que le PS ne s’opposera pas au texte...

Reconnaissons aussi que la clarté n’est pas toujours au rendez-vous côté « non » socialiste. Difficile de ne pas se perdre entre les appels au vote « non », à l’abstention, voire au refus de vote, sans que l’on sache parfois de quel vote il s’agit, premier scrutin qui doit réviser la Constitution ou second qui doit ratifier le traité. Le débat est obscurci par des considérations tactiques, entre ceux qui souhaiteraient reconstruire la majorité du PS autour du « oui » et assument donc la contradiction avec le « non », et ceux qui souhaitent préserver un terrain d’entente au centre du PS entre tenants du « oui » et partisans du « non » et cherchent à éviter toute confrontation.

Mais dans la vie réelle, les choses sont et seront beaucoup plus simples. Si l’on ne veut pas s’épuiser en tours et détours pour finalement tourner en rond, c’est donc là qu’il faut prendre ses repères.

Il y a d’abord le nouveau traité. Celui-ci émane des gouvernements de l’Union unanimement convertis au dogme néolibéral de la « concurrence libre et non faussée ». Ils n’ont jamais voulu prendre en compte le « non » des Français. Contraints à la pause, ils ont attendu que l’élection présidentielle referme ce qui doit rester pour eux une parenthèse. Maintenant, le « non » français doit être effacé. C’est pourquoi ils soulignent si lourdement que le nouveau texte n’est rien d’autre que la reprise de l’ancien sous une autre forme. Sarkozy leur a fourni le moyen d’une revanche sur le peuple français. Mais beaucoup savent qu’ils n’auraient pas été davantage majoritaires devant leur propre peuple. Ainsi le recours au référendum sur le nouveau traité est-il délibérément et explicitement écarté partout en Europe. On a même vu Brown tenter de faire monter les enchères des négociations intergouvernementales en menaçant de consulter les citoyens britanniques. Le peuple est devenu un épouvantail pour grandes personnes. Jamais la dérive aristocratique de l’Union n’a été aussi forte.

Puis il y a le choix de la France. Celui-ci sera acquis au terme d’étapes précisément régies par notre Constitution, qui prévoit une voie référendaire ou une voie parlementaire. Sarkozy a fait un double choix parlementaire : révision parlementaire de la Constitution et ratification parlementaire du traité. C’est cohérent avec ce qu’il a défendu dans la présidentielle : un nouveau traité voté au Parlement et non plus par référendum. Et c’est contradictoire avec ce qu’a défendu la gauche, candidate socialiste incluse.

Dès lors la palette des votes est simple. Pour un référendum, il faut voter « non » au Congrès. Pour la voie parlementaire, il faut voter « oui ». Il n’existe pas de troisième voie pour réviser la Constitution. Pour le contenu du nouveau texte, il faut voter « oui » à la ratification. Contre, il faut voter « non ». Si l’on tient à être ni pour ni contre, il faut s’abstenir (en 2005, aucun socialiste n’avait défendu cette position, et seuls 2,52% des électeurs avaient voté blanc le 29 mai au terme d’une très forte participation).

Deux questions précises sont donc posées aux socialistes. Il sera impossible de s’y soustraire. Les parlementaires voteront d’abord dans le cadre solennel du Congrès. Le scrutin, public et nominal, sera suivi avec attention. Depuis le débat référendaire la volonté de participation politique de notre peuple s’exprime sans relâche. Elle ne va pas s’interrompre pour offrir aux socialistes la discrétion requise par leurs arrangements. D’autant que Sarkozy veux tirer l’entier bénéfice de ce vote dont il a fixé la date avant les municipales. Et des voix de gauche qui apporteraient de l’eau à son moulin. Ce n’est pas un hasard s’il a nommé Jean-Pierre Jouyet, ancien socialiste très proche de Hollande, secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes.

Dernière remarque, le vote sur le référendum ne sera pas secondaire par rapport à celui sur le traité. D’abord parce qu’il aura lieu en premier. Ensuite parce que devant ce texte illisible, de nombreux citoyens réclament l’assurance d’un référendum avant de tenter de le lire. Ensuite parce que cela n’aurait pas de sens de disserter sur la crise de la démocratie et d’accepter qu’un texte qui doit régir 80% de nos politiques pour les décennies à venir soit adopté comme une loi simple par le Parlement. Enfin parce qu’après que la candidate socialiste ait dit qu’elle ne croyait pas à ses promesses de campagne sur le SMIC ou les 35 heures, y ajouter l’engagement en faveur d’un référendum risquerait de ruiner la valeur de la parole socialiste.





Un site pour le respect du vote des Français

Nicolas Sarkozy a entrepris de faire valider par la France un traité qui n'est ni nouveau ni simplifié. On y retrouve en effet ce qui avait conduit les Français à voter non le 29 mai 2005. Bien sûr les électeurs ont le droit de changer d'avis. Mais encore faut-il qu'on leur demande leur avis ! Rien ne saurait justifier le refus d'un referendum.
Le site www.respecteznotrenon.org entre en campagne pour le respect du vote des Français.

RAG 34. Lolo34

12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAITE EUROPEEN, PRS

02.11.2007

Traité simplifié : "On peut contraindre Sarkozy au référendum"


Par Julien Martin ( Rue89 ) "Les parlementaires ont la capacité politique de faire barrage à Nicolas Sarkozy." analysent la députée européenne Marie-Noëlle Lienemann et l'ancien ministre socialiste Paul Quilès. "Pour que le Traité de Lisbonne s'applique, il faut passer par deux étapes successives. Première étape: la modification de la Constitution française [les articles 88-1 à 88-7 doivent être adaptés, ndlr]. [Pour que la première étape soit validée,] il faut rassembler 3/5e des suffrages au Congrès (où siègent tous les députés et les sénateurs). Les opposants à la ratification parlementaire (principalement le PS, le PCF, les Verts et le MoDem) représentent plus des 2/5e, c'est-à-dire qu'ils sont au moins 363 sur 908 parlementaires (leur nombre exact est sujet à discussion, mais ils sont environ une dizaine de plus). "Que chacun respecte ses engagements. Ceux qui réclamaient un référendum durant la campagne présidentielle savent que c'est désormais possible".

"Les parlementaires ont la capacité politique de faire barrage à Nicolas Sarkozy." Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas entendre parler de la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne -ou traité simplifié- prévue par Nicolas Sarkozy. Selon la députée européenne PS, il faut organiser un référendum et "on peut contraindre Sarkozy" à le faire.
Marie-Noëlle Lienemann, l'ancien ministre socialiste Paul Quilès et leur club de réflexion Gauche Avenir -qui réunit des politiques de gauche, des chercheurs et des journalistes- ont analysé pour ce faire le processus de ratification parlementaire:
"Pour que le Traité de Lisbonne s'applique, il faut passer par deux étapes successives. Première étape: la modification de la Constitution française [les articles 88-1 à 88-7 doivent être adaptés, ndlr]. Deuxième étape: la ratification du texte du nouveau traité européen."
Pour que la première étape soit validée, il faut rassembler 3/5e des suffrages au Congrès (où siègent tous les députés et les sénateurs). Aussi, pour que le texte ne passe pas sans toutefois être rejeté définitivement par la France, Gauche Avenir appelle au vote négatif lors de la première étape. Nicolas Sarkozy serait alors contraint, pour faire adopter le texte, de passer par la voie référendaire.
En théorie, la technique est réalisable. La majorité présidentielle (principalement l'UMP et le Nouveau Centre) ne peut satisfaire seule à l'exigence des 3/5e. Autrement dit, les opposants à la ratification parlementaire (principalement le PS, le PCF, les Verts et le MoDem) représentent plus des 2/5e, c'est-à-dire qu'ils sont au moins 363 sur 908 parlementaires (leur nombre exact est sujet à discussion, mais ils sont environ une dizaine de plus).

"Maintenant je demande que chacun respecte ses engagements. Ceux qui réclamaient un référendum durant la campagne présidentielle savent que c'est désormais possible", explique vigoureusement Marie-Noëlle Lienemann, qui ajoute qu'un courrier va être envoyé aux parlementaires pour le leur faire savoir.

Gauche Avenir a également adressé mardi une lettre au président de la République pour exiger de lui qu'il envoie à chaque électeur un exemplaire du Traité de Lisbonne, afin d'informer les citoyens sur le contenu du texte.

"Un texte qui a été rejeté par référendum doit de nouveau être soumis à référendum si un second vote est organisé", continue Paul Quilès. Car, pour les membres de Gauche Avenir, il s'agit quasiment du même traité. Et pas seulement pour eux, avancent-ils. Avant de citer trois personnalités de premier plan:

► Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la commission sur la Constitution européenne: "Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils." (Le Monde du 26 octobre 2007)
► José Luis Zapatero, Premier ministre espagnol: "Nous n'avons abandonné aucun point essentiel de la Constitution." (discours du 27 juin 2007)
► Angela Merkel, chancelière allemande: "La substance de la Constitution est préservée, c'est un fait." (Daily Telegraph du 29 juin 2007)

Autant d'exemples qui convainquent Paul Quilès du bien-fondé de son action: "Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est pour voir le Traité de Lisbonne rejeté, puisque certaines personnes de Gauche Avenir ont voté oui à la Constitution." De toute façon, l'ancien ministre de la Défense refuse que la méthode de ratification soit choisie en fonction d'une réponse supposée des électeurs. Aux critiques, il répond par une question: "Qui peut avoir peur du peuple dans une démocratie?"

RAG 34. les lolo's 34

11:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

31.10.2007

Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse

Les syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi garantissant l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable.

Je soutiens les syndicats de journalistes dans leur bataille pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle.

Avec eux je demande qu’un texte reprenant leurs revendications et consacrant l’indépendance des rédactions soit soumis aux votes du Parlement.

Intersyndicale des Journalistes : Propositions pour la liberté de la presse

Signer la pétition

RAG 34. Les lolo's 34

11:09 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"solidarité avec les mal-logés !" Evacuation ce matin à l'aube...

Les forces de l'ordre ont procédé mercredi peu avant 6h à l'évacuation du campement des mal logés installés depuis le début du mois d'octobre rue de la Banque, dans le 2e arrondissement de Paris. Une centaine de gendarmes et quelques policiers en civils ont participé à l'opération qui s'est déroulé sans incident. "Solidarité avec les mal-logés !", ont scandé quelques femmes africaines pour protester contre l'évacuation.

La plupart des évacués ont emballé tranquillement leurs affaires avant de quitter les lieux sous la surveillance des forces de l'ordre qui bouclaient les accès à la rue quidonne sur la place de la Bourse et le Palais Brognard.

Les mal-logés, en majorité d'origine africaine, s'étaient installés une première fois sur les trottoirs de la rue de la Banque le 3 octobre. Ils en avaient été évacués une première fois mais s'était le jour même réinstallés dans la rue de la Banque, située dans un quartier d'affaires peu fréquenté la nuit. Cette rue a été choisie par les organisations d'aide aux mal-logés, notamment le DAL (Droit au logement), car c'est dans un immeuble squatté de cette voie qu'a été installé symboliquement le Minitère de la Crise du logement.

D'après agence

Les images de l'évacuation rue de la Banque

RAG 34. Les lolo's 34

10:33 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.10.2007

Laurent Fabius : Traité européen : par respect pour la démocratie, je refuse la ratification parlementaire

Dépêche

( photo:Laurent Fabius au Darfour l'an dernier).L’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius s’est prononcé mardi pour la première fois pour une non participation au vote sur le nouveau traité européen de Lisbonne.

"En l’état actuel de ma réflexion, je serais d’avis de refuser de participer au vote", a déclaré M. Fabius sur France Inter en expliquant que "c’est la solution la plus logique qui permettrait de rassembler les socialistes".

"Si le président décide que ce ne sont pas les Français qui seront consultés, ça me paraît un déni de démocratie et donc je refuserai de participer au vote" lors d’un Congrès, a déclaré le député de Seine-Maritime, ténor du non au en 2005.

M. Fabius donne ainsi pour la première fois une indication sur son attitude lors du vote du texte alors que jusqu’à présent il se contentait d’affirmer qu’un référendum était incontournable.

Sur le contenu du traité, il a reconnu qu’il y avait "un certain nombre d’avancées, par exemple la création d’un président, d’un haut représentant des affaires étrangères". "En revanche, a poursuivi M. Fabius, il n’y a absolument rien pour débloquer la situation sociale et fiscale de l’Europe (...) absolument rien en matière monétaire. Là aussi ça plaide pour qu’on n’approuve pas ce traité".

Répondre dans le forum

Note précédente : Laurent Fabius : "Le Traité simplifié c'est 250 pages, 297 amendements... pour un texte a minima..." Ecouter l'entretien


RAG 34. Les lolo's 34

17:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, TRAITE EUROPEEN

Laurent Fabius : "Le Traité simplifié c'est 250 pages, 297 amendements... pour un texte a minima..." Ecouter l'entretien



Laurent Fabius
député PS de Seine Maritime
ancien Premier Ministre et ancien Ministre de l'Economie et des Finances.


Ecouter l'entretien

RAG 34. Les lolo's 34

11:13 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

Touche pas à mon ADN ! 300.000 signatures très bientôt !

Vous êtes déjà 298379 à avoir signé !




Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.

SIGNER LA PETITION

RAG 34. Les lolo's 34

11:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOUCHE PAS A MON ADN !

29.10.2007

AIR FRANCE : Décoller mieux, décollons tous !

PARIS (AFP) - La grève des hôtesses et stewards d'Air France a encore perturbé le trafic dimanche et l'ampleur du mouvement a conduit le gouvernement à intervenir pour demander une meilleure information des voyageurs et une reprise du dialogue social.

Le hall du terminal 2-E de l'aéroport de Roissy était noir de monde lundi matin, avec de longues files d'attente devant les comptoirs d'Air France, au cinquième et dernier jour de la grève des hôtesses et stewards de la compagnie.

La compagnie prévoit d'assurer 70% de ses vols. Sur 40 vols Air France affichés au départ de Roissy, 16 étaient marqués comme annulés, comme ceux pour Johannesburg, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Los Angeles, Miami, Detroit, Hong Kong.

La totalité des vols long-courriers et 90% des vols moyen-courriers devraient être assurés mardi, a estimé lundi sur RTL le PDG de Air France, Jean-Cyril Spinetta.

"Je pense que nous serons dès mardi en mesure d'assurer la totalité de nos vols en long-courriers", a indiqué M. Spinetta. "S'il y a quelques vols qui sont supprimés, on en communiquera la liste. Mais (s'il y en a), ils seront en très petit nombre et j'espère qu'il n'y en aura pas", a-t-il ajouté.

Concernant les moyen-courriers, "le retour à la normale sera sans doute un tout petit peu plus long. Je pense que dès mardi nous assurerons 90% des vols", a estimé le PDG de Air France. "J'invite néanmoins nos clients à s'adresser quand même à Air France pour vérifier que le vol qu'ils envisagent de prendre mardi est bien maintenu en court et en moyen-courriers", a toutefois précisé M. Spinetta.

L'intersyndicale des hôtesses et stewards d'Air France a annoncé dimanche soir dans un communiqué que "la grève ira à son terme jusqu'à lundi minuit". L'intersyndicale (CFTC, FO, UNSA, SNPNC et SUD) représentant 61% des hôtesses et stewards d'Air France, a pris cette décision après avoir "constaté que la direction reste sur sa position et que rien n'a changé depuis samedi".

Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, qui avait demandé samedi à la compagnie "de tout faire pour améliorer l'information des passagers", s'est rendu dimanche à Orly-Ouest en compagnie du directeur général d'Air France Pierre-Henri Gourgeon.

"La grève, c'est l'affaire d'Air France, ce dont je veux m'assurer, c'est que les passagers soient bien traités et bien informés", a déclaré le secrétaire d'Etat. "Nous rembourserons très largement les voyageurs", a ajouté M. Gourgeon à l'adresse de plusieurs voyageurs inquiets.

Air France demande à ses clients de consulter de préférence avant leur départ son site internet (www.airfrance.fr), le numéro vert 0800 240 260 étant surchargé.

Devant l'avalanche des critiques, Air France a expliqué dimanche que les annulations "préventives", annoncées sur le site internet et basées sur les estimations de grévistes, ne permettaient "pas d'éviter totalement" les annulations "à chaud", décidées en fonction du nombre de membres d'équipage se présentant 1H30 avant les départs des vols.

M. Bussereau a souhaité que des négociations "aboutissent dans les délais les plus rapides", après l'échec samedi des discussions entre la direction et les syndicats, représentant les 15.000 navigants commerciaux d'Air France.

La direction a dénoncé samedi l'"intransigeance" des syndicats et fait état de "son ouverture permanente à une négociation sans préalable". Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, l'a accusée au contraire dimanche de ne "pas avoir l'intention de négocier" et "d'informer mal" les voyageurs.

Les syndicats, qui ont annoncé un taux de 85% de grévistes, réclament l'augmentation des rémunérations, dans le cadre d'un nouvel accord salarial triennal destiné à prendre le relais de celui en vigueur depuis 2002, ainsi qu'une amélioration des conditions de travail.

AIR FRANCE : Trafic perturbé au 5 ème jour de grève :


" style="margin: 0.7em 0pt; border-width: 0pt"/>

Copyright © 2007 AFP



RAG 34. Lolo34

11:19 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AIR FRANCE

Traité simplifié version Sarkozy : Trop de dénis de démocatie nuisent au "si peu" de ce qu'il nous reste encore...

Pour Fabius, le PS doit exiger un nouveau référendum

Approuver le traité européen simplifié par voie parlementaire serait "un déni de démocratie", s'insurge Laurent Fabius dans une interview au Parisien.
Après l'adoption du nouveau traité par les 27, le PS s'est donné deux semaines pour parvenir à une position commune sur le texte.
D.So. (avec agence) - le 28/10

Le traité simplifié sur lequel les 27 se sont mis d'accord à Lisbonne il y a moins de dix jours doit-il être soumis à un nouveau référendum ? Alors que le Parti socialiste s'est donné deux semaines pour adopter une position commune Laurent Fabius estime qu'approuver le traité européen simplifié par voie parlementaire serait "un déni de démocratie". Dans Le Parisien de dimanche, l'ancien Premier ministre socialiste, qui avait fait campagne contre la Constitution européenne au printemps 2005, exige l'organisation d'un nouveau référendum et demande un "effort" au PS pour "tenir cette position", sans dire clairement sa position personnelle sur le nouveau texte.

"Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler", déclare Laurent Fabius au lendemain d'un Conseil national du PS qui n'a pas officiellement abordé la question européenne. "C'est le peuple qui doit décider. D'ailleurs, je pense qu'une majorité de Français souhaitent comme moi un référendum", souligne-t-il, rappelant qu'il s'agissait d'une des promesses de la campagne présidentielle de Ségolène Royal.

En 2005, les clivages internes sur la Constitution européenne avaient conduit le PS au bord de l'implosion. Après l'adoption du nouveau traité par les 27, le premier secrétaire François Hollande a affirmé que son parti n'empêcherait pas la ratification du traité de Lisbonne. Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, rivaux putatifs pour la direction du parti, se sont prononcés cette semaine pour le "oui" mais des voix s'élèvent pour que les élus socialistes s'abstiennent lors de la réunion du Congrès, début 2008.

(D'après agence)

Laurent Fabius : "Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum.Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler." Interview de Laurent Fabius publiée par Le Parisien / Aujourd’hui en France.

Lire la suite


RAG 34. Lolo34

08:01 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

Pourquoi le rapport Attali reste et doit rester marginal ?

Propos de Liêm Hoang-Ngoc, délégué national à l'Economie du Parti socialiste, et maître de conférences à l'université de Paris I-Panthéon Sorbonne. concernant les récentes propositions du rapport Atalli qui préconise entre autres choses de favoriser la liberté d'établissement pour les hypermarchés partout et n'importe où, sur le territoire de nos communes, et la suppression du principe de précaution pourtant inscrit récemment dans le marbre de notre constitution.

"V'la les Huns, attention Attali.
signé : Attila".


"Ce rapport Attali ne pointe que des sujets marginaux"
Par Liêm Hoang-Ngoc, délégué national à l'Economie du Parti socialiste, et maître de conférences à l'université de Paris I-Panthéon Sorbonne.

La commission Attali sur la croissance rend cet après-midi un premier rapport d'étape sur le pouvoir d'achat. Parmi les principales mesures: accroitre la concurrence dans la distribution (abrogation des lois Galland et Royer-Raffarin), ou autoriser les actions de groupe pour les consommateurs. Quelle est votre réaction sur le sujet ?

Mon sentiment, c'est que ce rapport, tout comme celui du Conseil d'analyse économique [qui doit être remis au Premier ministre vendredi, ndlr], tourne autour du pot. Ces rapports n'abordent que partiellement la question des freins à la croissance, puisqu'ils ne pointent que des sujets marginaux. La grande distribution bénéficie d'une rente de monopole dont les ménages subissent les retombées, certes. Mais le principal frein à la croissance reste l'investissement des entreprises. Rien n'est dit sur les grandes entreprises qui ne subissent plus aucune contrainte d'offre mais ne dépensent pas pour autant en matière d'investissement, notamment dans les domaines innovants. Ce qui plombe les carnets de commandes des PME. Le premier problème est donc un problème de politique industrielle, et n'est pas posé dans ce rapport.
Deuxième constat: si la consommation est le principal moteur de la croissance, le pouvoir d'achat des catégories qui ont la plus forte propension à dépenser -à savoir la moitié des ménages, qui gagnent mois de 1.480 euros, le salaire médian- est plombé par le prix du logement certes, mais surtout par la modération salariale de ces dernières années.
A l'inverse, un des effets de la politique fiscale actuellement menée est la contribution au gonflement de la bulle immobilière.

L'ancien conseiller de François Mitterrand préconise aussi d'améliorer l'accès au logement, notamment grâce à la construction de 500.000 nouveaux logements sociaux par an, ou la création de 10 éco-polis d'ici 2012…

- Il faudrait peut-être commercer par faire appliquer la loi SRU [loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, qui contraint les agglomérations de plus de 50.000 habitants à un minimum de 20% de logements sociaux, ndlr]. Le problème ici est celui du logement des catégories modestes.
Encore une fois, ceci n'est que marginal par rapport au cœur du problème, qui lui n'est pas abordé.
Même si la création de ces villes nouvelles écologiques permet toujours des grands travaux et donc de tirer le bassin d'emploi dans les villes concernées.

Certains dénoncent un énième rapport sur le sujet, d'autres ironisent déjà sur des propositions irréalistes et, surtout, craignent le retour d'un libéralisme à tout va. Abondez-vous dans le sens de ces critiques ? Et quelles seraient alors vos propositions ?

- Oui, ce rapport n'aborde pas le vrai problème qui est un problème pointé par les économistes keynésiens, à savoir un problème d'investissement. Or on ne le réglera pas par ce que les libéraux appellent une politique de l'offre, qui accroît le profit et la rente.
Le modèle de la gouvernance anglo-saxonne a failli et il va falloir en tirer la leçon. Les investisseurs sont rivés sur le court-terme et obéissent à une logique de gain pour les actionnaires.
Il faut maintenant que la politique industrielle reprenne ses droits.
Les 15 milliards d'euros consacrés au paquet fiscal auraient pu servir à autre chose. Pour ordre de grandeur, les pôles de compétitivité ont coûté 1 milliard seulement et l'Agence de l'innovation 100 millions.
De plus, les 5 milliards concentrés sur les bas-salaires n'ont créé que 200.000 emplois, à cause de l'effet de trappe à bas-salaire [un patron, qui bénéficie d'un allègement des charges au niveau du Smic, devient de moins en moins incité à augmenter les salaires, ndlr].
Il ne faut donc pas s'étonner que le pays soit à la traîne de l'Europe en termes de croissance depuis une quinzaine d'années.

Propos recueillis par Flore de Bodman.

Source : Challenges.fr 15.10.2007

RAG 34. Les lolo's 34

08:01 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"Le train de Jaurès", ligne : Carmaux-Cordes-Paris ne veut pas mourrir

La SNCF a annoncé qu'elle confirmait la suppression du « train de Jaurès » (Carmaux- Cordes- Paris), dont les trajets en Midi- Pyrénées seront effectués par des cars.....ce qui augmentera les émissions de gaz à effet de serre.

Curieuse façon d'illustrer la « révolution verte », pour reprendre la formule enthousiaste et prometteuse des membres du gouvernement !

Les actes viennent contredire brutalement les paroles, sans même parler du mépris affiché par la SNCF, entreprise publique, pour ses missions de service public : absence de concertation avec les élus et les usagers (en contradiction avec la « Charte des services publics »), prise en compte exclusive de la « rentabilité » d'une ligne, mauvaise volonté dans la promotion du rail, désintérêt à l'égard de l'aménagement du territoire (zones rurales et touristiques).

Il m'a semblé indispensable d'interpeller le Président de la République sur ces contradictions préoccupantes.

S'il n'intervient pas auprès de son ministre des transports, qui a la tutelle de la SNCF, pour maintenir le « train de Jaurès », on saura alors ce que valent les promesses de la « révolution verte ».


Lettre de Paul Quilès, ancien ministre de l'Intérieur, au Président de la République


Paul Quilès Cordes sur ciel le 25 octobre 2007
Ancien ministre
Maire de Cordes sur ciel


Monsieur le Président de la République


La SNCF vient d’annoncer l’arrêt du train Carmaux- Cordes- Paris, connu comme « le train de Jaurès », qui dessert des zones rurales mais aussi touristiques de notre région. Cette décision, prise sans la concertation prévue par la « Charte des services publics » présentée à Mende en juin 2006, suscite une vive émotion.

Si c’est à vous que je m’adresse, Monsieur le Président, et non au Directeur régional ou à la Présidente de la SNCF ou encore au Ministre des transports, c’est parce que j’ai noté que vous souhaitiez vous impliquer dans les dossiers de la vie quotidienne des Français qui sont emblématiques de certains choix politiques.

A cet égard, alors que le « Grenelle de l’environnement » vient de faire apparaître la nécessité de prendre en considération les préoccupations environnementales –et notamment les émissions de gaz à effets de serre - dans les politiques publiques, l’attitude de la SNCF est incompréhensible. Il est en effet facile de montrer que la suppression de ce train aura un effet négatif sur le « bilan carbone ».

On peut aussi regretter que la SNCF s’éloigne de sa mission de service public, en mettant en avant de façon exclusive l’objectif de rentabilité d’une ligne, sans s’intéresser aux obligations d’aménagement du territoire et de péréquation, qui sont pourtant à la base de la notion de service public.

Pour ces raisons, je vous demande de bien vouloir intervenir, afin que la SNCF rapporte sa décision et engage une concertation avec les élus, les associations d’usagers et les cheminots, qui permettra de définir les conditions du maintien et du développement de cette ligne à laquelle nous tenons tout particulièrement.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Paul Quilès

RAG 34. Les lolo's 34

07:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.10.2007

Bal des absents au conseil national du PS ce samedi. Hollande ne s'opposera pas à la ratification du Traité européen, Fabius réclame le référendum.

Conseil national du PS: le sujet du traité européen a été soigneusement évité

Par Christine COURCOL et Thierry MASURE AFP - PARIS - Les socialistes ont pris soin de ne pas étaler leurs querelles et leurs états d'âme lors de leur Conseil national samedi, en évitant le sujet le plus épineux du moment: le nouveau traité institutionnel censé sortir l'Europe de l'ornière.

Plusieurs personnalités marquantes ont "séché" ce rendez-vous qui ne comportait pas de question décisive à l'agenda, comme Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, en déplacement à l'étranger, Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli ou Dominique Strauss-Kahn, quasiment en congé de parti.

D'un commun accord, selon le premier secrétaire François Hollande, il avait été décidé de ne pas débattre à la tribune de la position à prendre sur le Traité de Lisbonne, grosso modo une version expurgée du projet de Constitution européenne, rejeté par le pays par référendum en 2005.

Ce scrutin avait mis le parti à feu et à sang, le plongeant dans une crise dont il n'est toujours pas sorti.

Le sénateur Jean-Luc Mélenchon -absent lui aussi- et ses amis mis à part, les socialistes sont d'accord pour ne pas s'opposer à la ratification du nouveau "règlement intérieur" de l'Union, selon l'expression utilisée par quelques responsables, qui ne voient dans le texte aucune dynamique pour l'Europe.

Si une majorité de responsables défendent le oui, d'autres prônent l'abstention. D'autres encore, comme Laurent Fabius, identifié depuis 2004 au "non de gauche" -et qui a quitté la réunion bien avant la fin- insistent surtout pour réclamer un nouveau référendum.

Le Bureau national doit se prononcer le 6 novembre, soit en dégageant "une position collective", soit par "un vote majoritaire".

En marge du Conseil national, François Hollande est apparu plutôt confiant sur l'issue de ce débat, "largement apaisé". Échaudé par le précédent de 2005, il a fait savoir qu'il n'insisterait pas auprès de Nicolas Sarkozy pour l'organisation d'une consultation populaire. Une position qui a provoqué une réaction immédiate et négative de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

Le spectre d'une nouvelle guerre interne sur ce sujet s'éloignant, M. Hollande, qui n'a pas fait connaître de préférence personnelle, insiste désormais pour une position "lisible" du parti.

Il a noté avec satisfaction le ralliement au oui de l'eurodéputé Vincent Peillon et de ses amis, partisans du non en 2005. M. Peillon, qui a été le seul à parler de l'Europe dans son discours, a fait valoir que "si on ne prend pas Lisbonne, on restera à Nice (le traité de Nice, ndlr) pour très longtemps". Mais il a fait du référendum "une question de principe".

La gauche du parti préconise, elle, de "boycotter le vote au parlement" en l'absence de référendum, selon Pascal Cherki. M. Hollande n'a pas fermé la porte à l'hypothèse, dans ce cas de figure, d'une non-participation au vote sur la réforme de la Constitution qui devra précéder la ratification proprement dite.

Pour le reste, le numéro un socialiste s'est efforcé d'accréditer l'idée d'un parti armé de propositions, qu'il a détaillées (TIPP flottante, chèque transport, etc.), pour relever le pouvoir d'achat au moment où, a-t-il dit, "le climat social devient lourd".

Quant à la rénovation du parti, dont il s'est attaché à prouver qu'elle était en route, elle ne se fera pas par une alliance avec le MoDem au moment des municipales, n'en déplaise à Ségolène Royal et ses partisans. Avec François Bayrou, "nous n'avons pas affaire à un partenaire, nous avons affaire à un concurrent", a lâché François Hollande.

RAG 34. Les lolo's 34

17:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.10.2007

Le jour de la lecture obligée de la lettre de Guy Moquêt sera désormais une journée consacrée à la Résistance et à la jeunesse résistante

" Les fascistes ont voulu terroriser la jeunesse. Cela a eu un effet inverse"

Entretien avec Georges Séguy. "Nous refusions de nous incliner devant les lois du gouvernement de l’Etat français légalement constitué à Vichy. Nous nous sommes insurgés contre la politique de trahison" déclare l’ancien secrétaire général de la CGT, à l’époque militant de la Jeunesse communiste, déporté à dix-sept ans.

Vous appartenez comme Guy Môquet à cette génération d’enfants du Front populaire devenus adolescents lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, et qui sont rentrés en Résistance aux premières heures de l’occupation nazie. Qu’est-ce qui vous rapproche de Guy Môquet ?

Lire la suite
(Publié dans l'Humanité du 23 Octobbre 2007).

Notre note précédente : Le déserteur : Monsieur le Président, je vous fais une lettre...

Les lolo's 34 sur ce sujet restent vigilants, car ils ont en mémoire et de manière tenace, le silence méprisant que le candidat Sarkozy à l'époque ministre de l'Intérieur a sciamment entretenu et continue d'entretenir concernant la disparition de Lucie Aubrac, une héroïne nationale !

RAG 34. Les lolo's 34

00:31 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La France et le drame rwandais

Paul Quilès est intervenu au cours du colloque organisé par le club Démocraties sur "la France et le drame rwandais" le 20 octobre 2007 au Sénat.

Voici le texte de son intervention

Le génocide perpétré au Rwanda entre avril et juillet 1994 fait partie des grandes tragédies du 20ème siècle. A nouveau, le monde a connu une tentative d’extermination d’un groupe d’hommes en raison de leur naissance. Depuis cette date, on a assisté à un flot de récits, de témoignages -dans lesquelles il est parfois difficile de discerner la vérité des faits-, d’analyses parfois contradictoires, de polémiques, souvent violentes, avec des retombées inévitables sur la scène internationale. Force est de constater que peu d’intervenants ont réussi à faire abstraction de leur subjectivité, ce qui est regrettable, mais certainement explicable en raison de l’émotion considérable suscitée par l’énormité de la tragédie.

Considérant le mouvement d’opinion qui souhaitait des investigations sur l’attitude de la France avant et durant le génocide, j’ai pris l’initiative en 1998 , en tant que Président de la Commission de la défense de l’Assemblée Nationale, de proposer que soit constituée une mission parlementaire d’information. L’objectif était de “faire la lumière sur le rôle qu’ont pu jouer les différents pays qui sont intervenus, ainsi que l’ONU, dans la crise rwandaise entre 1990 et 1994”.

Notre mission a enquêté pendant neuf mois et a rendu un rapport de 1500 pages[1]. Voici quelques éléments qui vous permettront d’apprécier le sérieux et la profondeur du travail effectué./.

Lire la suite

Lire aussi : Interview de Paul Quilès sur le service national

RAG 34. Les lolo's 34

00:31 Publié dans Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAUL QUILES, RWANDA

26.10.2007

Grenelle de l'environnement : dernière table ronde sur les biocarburants et les entreprises

Par Anne CHAON AFP

PARIS- Les travaux de la dernière table ronde du Grenelle de l'environnement, consacrée notamment aux biocarburants et à la responsabilité environnementale des entreprises, ont repris vendredi matin. Evénement

Le Grenelle de l'environnement avait terminé jeudi après-midi ses travaux, à l'exception de cette dernière table ronde à laquelle participent, outre le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Hulot, Yannick Jadot (Alliance pour la planète) et Jean-Pierre Clamadieu pour le Medef.

Le président Nicolas Sarkozy s'est prononcé jeudi pour la suspension des cultures d'OGM et une réduction des pesticides, sans aller jusqu'à la création immédiate d'une " taxe carbone", en concluant un sommet de deux jours destiné à lancer "une révolution verte" en France.

Entre la taxe carbone, à l'étude mais non décrétée, et la nécessité de ne pas rogner sur le pouvoir d'achat des Français, la presse française vendredi voit Nicolas Sarkozy jouer les équilibristes pour ne froisser personne.

M. Sarkozy a prononcé son discours devant le gouvernement en son entier, le Prix Nobel de la Paix 2007, Al Gore, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, affichant ainsi sa volonté de donner un caractère solennel à cette initiative.

Al Gore a salué ce sommet inédit en France, assurant qu'il constituait un "formidable coup d'accélérateur" à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.

Depuis mercredi, les participants -- écologistes, représentants du patronat, des syndicats, de l'Etat et de collectivités -- ont participé à d'ultimes négociations pour arriver à présenter une série de mesures.

Ils ont toutefois échoué à se mettre d'accord sur une revendication clef des écologistes, celle de la création d'une "taxe carbone" sur les produits gros consommateurs d'énergie fossile. Considérée comme un test de l'échec ou du succès de ce sommet par les organisations écologistes, la création de cette taxe est rejetée par le patronat en l'absence d'une remise à plat globale de la fiscalité.

Sans trancher, M. Sarkozy s'est engagé à "ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe +climat-énergie+ en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité".

Autre point, qui a donné lieu à un bras de fer entre écologistes et agriculteurs, celui des pesticides, qui pollue les eaux et les sols, et dont la France est le premier utilisateur en Europe. Soutenant le "principe de précaution (...) qui doit être interprété comme un principe de responsabilité" notamment pour les auteurs de pollutions, M. Sarkozy a demandé au ministre de l'Agriculture Michel Barnier "de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible, dans les dix ans qui viennent".

Il a confirmé la suspension de la culture commerciale de maïs génétiquement modifié annoncée dans la matinée "en attendant les conclusions d'une expertise à coParmi les avancées, qui ont fait l'objet d'un consensus, figurent des mesures dans les secteurs, clef pour la lutte contre les gaz à effet de serre, du bâtiment et des transports.

La priorité doit être donnée au rail dans les années à venir et la création d'une "écopastille" a été décidée pour pénaliser les véhicules les plus polluants comme les grosses berlines et les 4X4 et récompenser les plus vertueux. Les modalités doivent toutefois être encore précisées.

Le sommet a entériné un fort développement du "bio" dans l'agriculture, dont la part (calculée en surfaces agricoles utiles), devra passer à 6% en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement.

Les participants à ce sommet se sont montrés plutôt satisfaits, disant toutefois attendre de voir les conditions d'application des mesures. "Franchement, on est entrés dans l'ère de l'écologie. On est passés à l'action. On est confiants, heureux", a affirmé Nicolas Hulot, l'une des figures de l'écologie française. Greenpeace a vu de son côté dans ce sommet des "avancées" mais aussi du "flou".

Cette réunion a été baptisée "Grenelle de l'environnement" en référence à des accords sociaux historiques, signés en France en mai 1968.

"Nicolas Sarkozy, hier, était dans la situation de l'équilibriste", résume Bernard Le Solleu dans Ouest-France qui précise qu'"il chouchoute les écologistes et se garde de froisser le patronat et le monde agricole." Et de s'interroger: "comment financera-t-on cette révolution, alors que les caisses de l'État sont exsangues et que le gouvernement craint, par-dessus tout, de rapetisser le pouvoir d'achat de Français déjà un peu grognons ?".

Dans La Tribune, François-Xavier Pietri fait chorus: "l'équation fiscale posée hier par le président ressemble fort à une partie de billard à plusieurs bandes". Le quotidien économique s'explique: "la fiscalité écologique (...) ne devra pas déboucher sur un accroissement des prélèvements obligatoires" et évoque, comme d'autres, la méthode Sarkozy: "On reconnaît bien là la stratégie chère à Nicolas Sarkozy du donnant-donnant, séduisante dans son principe, mais diablement difficile à mettre en musique."

Fabrice Rousselot de Libération n'est pas convaincu par la fibre écologiste du président, "avant de s'enflammer pour la +révolution+ proclamée par le Président, il faut rappeler que la France a un train environnemental de retard sur l'Europe et que Sarkozy lui-même est un croisé de la dernière heure" écrit-il, notant que "sur la taxe carbone surtout, Sarkozy a eu en réalité la main vert pâle".

Dont acte (bis) !

RAG 34. Les lolo's 34

12:54 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

25.10.2007

Vers un moratoire concernant les cultures en plein champ d' OGM ?

Sarkozy confirme la suspension de la culture commerciale des OGM

PARIS - La culture commerciale des OGM sera "suspendue en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a confirmé jeudi Nicolas Sarkozy lors de la conclusion du Grenelle de l'environnement.

"La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM", a déclaré M. Sarkozy.

"Je ne veux pas me mettre en contradiction avec l'Union européenne. Mais, dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a poursuivi le chef de l'Etat.

Il a promis de le faire "en concertation étroite avec la Commission européenne".

Dans cet esprit, M. Sarkozy a repris la décision du Grenelle d'une loi sur les OGM au printemps 2008. Ce texte transposera la directive européenne sur les OGM. Les principes de transparence, de droit à cultiver avec ou sans OGM et d'obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM "seront inscrits" dans ce projet de loi.

Cette suspension de la culture commerciale des OGM "ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM, et notamment les OGM d'avenir", a déclaré M. Sarkozy. Le chef de l'Etat a donc exprimé sa volonté d'accélérer la recherche sur les OGM.

"Ce que nous proposons, c'est le retour de la démocratie: le débat, la transparence, la décision exclusivement pour des motifs d'intérêt général et non commercial, la responsabilité", a conclu M. Sarkozy. En contrepartie, il a appelé les militants écologistes qui détruisent les plants d'OGM à "revenir dans le champ de la démocratie et de l'Etat de droit". AP

egp/mw

Dont acte !

RAG 34. Les lolo's 34

19:24 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MORATOIRE, GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

Immigration : « Si vous saviez les papiers que doit remplir un sans-papiers ! »





Youbis, Mauritanien d’origine, vit en France depuis sept ans. En toute illégalité. Mais il a appris l’art de la clandestinité… et se bat avec les sans-papiers.

Youbis est un menteur et il l’assume. Il y a sept ans, il a débarqué en France avec de faux papiers. Depuis quatre ans, il travaille dans un restaurant sous une identité usurpée. En CDI, en plus ! De son côté, l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) refuse de croire ses histoires de menaces de mort en Mauritanie et l’a débouté plusieurs fois. Pourtant, là, Youbis semble ne plus mentir. « Sérieusement, si nous étions heureux chez nous, nous ne serions pas là à vivre dans la crainte d’une arrestation. Je n’avais aucune envie de changer de pays. » En Mauritanie, Youbis est menacé de mort, et s’enfuit au Mali.

Un passeur lui fait des faux papiers. Il arrive en France comme citoyen malien avec un visa de quinze jours. Depuis qu’il a débarqué en 2000, sa vie est un long parcours administratif. Il dépose un dossier à la préfecture comme demandeur d’asile politique. Débouté, il dépose un recours. Nouveau refus. Deux ans plus tard, il demande la réouverture de son dossier. Rejeté. « Trois jours après, je recevais une notification de reconduite à la frontière.»

Depuis un an, Youbis n’a plus le droit de rester en France. Il apprend l’art de la clandestinité. La règle d’or : « Personne ne doit rien savoir sur toi. » Les trucs : éviter de sortir la nuit, fuir les lieux publics... « En général, c’est dans les transports en commun que surgissent les contrôles de police. Là, il faut garder son sang-froid… » Comme pour le travail : « Le patron de mon restaurant ignore tout de moi… Il faut que je vive, en attendant ma régularisation.»

La survie au quotidien

L’interdiction de travailler, pour les sans-papiers, constitue une véritable préoccupation. D’une part, quant à leur survie quotidienne, puisqu’ils sont contraints de travailler au noir, au risque d’être exploités. D’autre part, parce qu’on leur demande, dans la perspective d’une régularisation, de justifier de leur présence. Une occasion pour Youbis de s’insurger contre l’iniquité des décisions préfectorales et les conditions d’accueil des demandeurs. Car notre homme n’est pas du genre à attendre que les choses se fassent sans lui. « Si tu croises les bras, il ne va rien se passer. Il faut nous exprimer en groupe pour faire savoir qu’il y a des milliers de personnes dans notre situation. Sinon, qu’est-ce que vaut la voix d’un clandestin ?»

Lui qui n’a pas le droit de vote se veut un citoyen exemplaire. Un soir, il participe à une réunion pour rédiger des propositions aux candidats. Un autre soir, il retrouve un groupe de migrants de la délégation du Secours Catholique de Paris, rassemblant de nombreux sans papiers. « En plus de nous informer sur les lois, de nous apporter du réconfort, d’échanger des conseils de survie, cela permet surtout de porter nos voix.»

Force de preuve

Lucide, Youbis mesure les risques : « Moi je suis prêt à parler. Nos histoires ont force de preuve et sont la seule arme pour nous en sortir.»

Le groupe mène un travail de sensibilisation auprès du public. « Nous avons organisé un rendezvous, « Les petits papiers des sanspapiers », pour montrer les formalités que nous avons à remplir. » Youbis raconte sa rencontre avec l’adjointe au maire de Paris chargée de l’immigration et des étrangers non communautaires. « Nous demandons des choses concrètes : au niveau des préfectures, quand on nous refuse nos dossiers incomplets, qu’on nous précise ce qu’il manque ; qu’on diminue les contrôles arbitraires... Notre seul espoir est de faire entendre nos voix. C’est tout ce qui reste en notre pouvoir… »

Par Louis Guinamard (Mars 2007)



RAG 34. Les lolo's 34

18:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, SANS-PAPIERS

Grenelle de l’environnement : penser global, payer local ?

Le Parti socialiste a organisé mardi 23 octobre 2007 une journée de travail rassemblant les maires socialistes de 15 grandes villes qui ont su faire la preuve de leur avance écologique et sociale, en mettant en œuvre des projets quotidiens de transport, d’urbanisme, d’habitat durable, de sobriété énergétique ou de solidarité innovants. À cette occasion, élus locaux, militants, parlementaires, ont pu échanger sur leurs expériences et esquisser ainsi les prémices de la plate-forme préparée par le Parti socialiste sur ce sujet, en vue des prochaines échéances municipales.

À la veille du “Sarkoshow” destiné à clôturer le Grenelle, les élus locaux étaient unanimes pour s’inquiéter de la duplicité du gouvernement dont les mesures fiscales sont particulièrement inéquitables et biaisent le contexte financier global du développement durable. Il y a là une contradiction totale avec l’engagement sans précédent des autres acteurs du Grenelle et le constat unanime d’une urgence à l’action qui en a émergé.
Ces mesures ont ainsi pour double effet d’aggraver les inégalités sociales et de creuser les déficits publics, privant ainsi l’Etat de tout moyen pour financer le Grenelle de l’environnement, sauf à en faire retomber tout le poids sur les collectivités locales.

Comme François Hollande, les élus présents ont tous dénoncé les moyens dérisoires mis sur la table par le gouvernement dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui semble avoir pour maxime “penser global payer local” selon le “bon mot” d’un des participants.
Pourtant rien ne sera possible sans un engagement franc et massif de l’État, en termes financiers, comme de pratiques exemplaires, ou de décisions normatives et réglementaires plus ambitieuses.
Pourtant, comme le montrait Béatrice Marre, en conclusion, d’autres choix auraient été possibles sur des sujets aussi déterminants que le logement, les transports, ou la santé, si le gouvernement n’avait pas dilapidé 15 milliards annuels inutilement avec son paquet fiscal.
Ainsi pour ne citer que trois exemples le gouvernement aurait pu choisir de :
• Revenir au financement à 50% des infrastructures de transports en commun en site propre supprimé par la droite, soit 3 milliards d’euros sur 5 ans ;
• Financer un plan très ambitieux de rénovation des logements avec pour objectif 5 millions de logements datant d’avant 1975 (25% du parc) en 5 ans, pour un montant de 30 milliards d’euros annuels, finançant le tiers du coût des travaux (source : CAPEB).
• Un vrai plan santé environnement qui s’attaque en particulier fermement à la diminution de l’usage des pesticides, au cœur des préoccupations de nos concitoyens et une application ambitieuse de la directive REACH sur les produits industriels dangereux.
`
Communiqué du Secrétariat national

Du Grenelle de l'environnement au développement durable : révolution écologique et rénovation socialiste.
Télécharger le texte adopté au Bureau national du PS du 2 octobre sur le Grenelle de l'environnement. Ce document décortique et analyse les enjeux de ce rendez-vous.
> Télécharger le document


RAG 34. Les lolo's 34

08:15 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

24.10.2007

"Les magouilles du proconsul" Sarkozy : Avec l'A.D.N *, tout est possible !

* ADN : les Amis De Nicolas

Financement des partis: le gouvernement reporte la proposition de loi Nouveau Centre


PARIS - Un report au petit goût de revanche pour François Bayrou: les débats tournant à l'orage mercredi dans l'hémicycle sur la proposition de loi ouvrant au Nouveau centre le droit au financement public des partis politiques, le gouvernement a préféré reporter la suite de l'examen de ce texte, sans fixer de date à ce stade "mais sans l'enterrer NDLR".

La matinée a été agitée à l'Assemblée lors de l'examen de ce texte déposé par le Nouveau centre pour permettre à une formation ayant 15 députés (le NC en a 21) d'accéder à la manne publique de 80,3 millions d'euros, que se partagent chaque année divers partis. Mardi, le gouvernement avait annoncé l'inscription de ce texte en urgence à l'ordre du jour des travaux des députés, un fait rare.

En vertu de la loi du 11 mars 1988, il faut actuellement recueillir au moins 1% des voix aux législatives, et présenter des candidats dans au moins 50 circonscriptions. Des conditions que le NC n'a pas remplies lors des législatives des 10 et 17 juin derniers.

En rupture de bans avec ses anciens camarades ralliés à l'UMP, François Bayrou est monté au créneau pour défendre une motion de procédure. "C'est la première fois depuis que la Ve République existe qu'on voudrait voter une loi pour le bénéfice matériel et financier d'un parti politique qui n'a pas réussi à obtenir les voix nécessaires", a-t-il tempêté. "Les lois ad hominem sont interdites!".

Le fondateur du MoDem a dénoncé le caractère rétroactif du texte. "C'est une rupture du principe d'égalité, parce que vous allez avantager des partis qui n'ont pas rempli les conditions fixées par la loi précédente, au détriment de partis qui les ont remplies ", s'est-il indigné, menaçant de saisir le Conseil constitutionnel.

Il a également évoqué le coût du texte, qui "entraînera inévitablement une aggravation de dépenses", exigeant que la commission des Finances soit saisie. "C'est à périmètre financier constant, il n'y a donc absolument pas d'aggravation de la charge publique", lui a répondu Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, au nom du gouvernement.

Il s'en est fallu de peu que la motion de procédure de François Bayrou soit adoptée, le PS étant venu en masse, au point de surpasser en nombre des députés UMP visiblement embarrassés par le texte.

Très remontés, les députés PS ont multiplié les manoeuvres dilatoires, faisant claquer leurs pupitres dans le plus grand chahut. Dans les couloirs, les journalistes ont assisté à une très franche explication entre Henri Emmanuelli (PS) et Jérôme Chartier (UMP).

Voyant le vote de son texte menacé, le patron des députés NC François Sauvadet a demandé la vérification du "quorum" (majorité des députés présents), artifice de procédure qui permet surtout de suspendre la séance pour rameuter au plus vite des troupes.

Au final, Roger Karoutchi a préféré reporter la suite de l'examen du texte, regrettant "autant d'excès de tous côtés". Mais pas question, a-t-il assuré au Nouveau centre, d'enterrer le texte: il sera "naturellement" inscrit "à l'ordre du jour prioritaire par le gouvernement", a-t-il promis.

L'examen "sera poursuivi en fonction du calendrier parlementaire", a-t-il répété dans l'après-midi lors des questions au gouvernement.

Ce texte est "tout à fait normal dans le cadre de la diversité" politique, a-t-il appuyé. "Je rappelle que dans le financement de la vie publique, et c'est un élément que nous aurons à corriger, des groupes n'ayant aucun élu ni à l'Assemblée, ni au Sénat reçoivent du financement public". AP

sch/ljg



RAG 34. Les lolo's 34

21:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon : Je m’opposerai à la ratification du nouveau traité européen

Depuis l'Amérique du Sud où je me suis envolé pour suivre notamment la campagne présidentielle en Argentine, je vous livre ci-après le communiqué que je viens d'adresser à la presse suite aux déclarations de Stéphane Le Foll ce matin au point de presse du PS, selon lequel il y aurait "consensus au PS pour ne pas s'opposer à l'adoption du nouveau traité européen" !

Pour le fond du dossier je vous renvoie sur ce blog à mon argumentaire sur le contenu du nouveau traité
http://www.jean-luc-melenchon.fr/article/blogview/282/1/1/ et à celui sur la responsabilité de la gauche pour imposer un référendum
comme mode de ratification du nouveau texte, ainsi qu'au site Respectez notre non

http://www.respecteznotrenon.org/europe/ ouvert depuis vendredi.


Communiqué de Jean-Luc Mélenchon

Absent de France pour suivre la dernière semaine de la campagne présidentielle en Argentine, je tiens à réagir aux déclarations de plusieurs dirigeants socialistes concernant un prétendu « consensus pour ne pas s’opposer à l’adoption du nouveau traité européen ».Il n’y a pas de consensus au PS pour ne pas s’opposer à l’adoption de ce
traité. Je voterai contre sa ratification et je ne serai pas le seul.Il faut respecter le Non exprimé le 29 mai 2005.

Ce nouveau traité ne répond à aucune des préoccupations exprimées alors par les Français. Ce nouveau traité n’est en effet ni simplifié, ni plus social, ni plus démocratique. Il conforte le cours libéral de la construction européenne rejeté par notre peuple.

S’abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte. Je rappelle que pour pouvoir voter sur la ratification du traité, il faudra d’abord réviser la Constitution française. En votant contre la révision de la Constitution par voie parlementaire on rendrait obligatoire l’organisation d’un référendum. Si la gauche s’y oppose, M. Sarkozy n’a pas en effet la majorité des 3/5 au Congrès du Parlement pour réviser la Constitution française sur ce point. La gauche doit tenir parole. Tous ses candidats s’étaient en effet prononcés en faveur d’un référendum.
Ne pas exiger un référendum serait un reniement, alors que la gauche a les moyens de l’imposer.



RAG 34. Les lolo's 34

11:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Respectez notre Non !

Communiqué de Pour la République Sociale

Chers ami(e)s, Cher(e)s camarades,

Un mauvais coup se prépare contre la souveraineté populaire. Alors que la majorité a rejeté le traité constitutionnel européen le 29 mai 2005. les gouvernements européens, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, viennent d'adopter un projet de traité qui reprend les points essentiels que les électeurs avaient refusés. Et le Président de la République souhaite rapidement le faire ratifier par la voie parlementaire. Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait; le refus de faire un référendum est un déni de démocratie. Par ailleurs les citoyens sont tenus dans l'ignorance du contenu exact de ce traité.

La mobilisation citoyenne s'impose. Pour lancer cette mobilisation, je vous invite à consulter et à faire largement connaître autour de vous le site www.respecteznotrenon.org

Cordialement

René REVOL
Vice-président de PRS



C'est au peuple de décider !


RAG 34. Les lolo's 34

09:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.10.2007

Suppression drastique des contrats aidés

Cet été, le gouvernement a décidé de réduire de 30% le nombre des emplois subventionnés au second semestre 2007. Dont acte, et dans l'aveuglement le plus complet.

Dans un article du 10 juillet intitulé Coup de frein aux contrats aidés, Les Echos annonçaient la disparition de quelque 55.000 CAE (contrats d'accompagnement dans l'emploi) et CAv (contrats "d’avenir") sur les 185.000 prévus d'ici la fin de l'année dans le secteur non marchand, pour une économie de 600 millions d'euros.

Bercy motivait ces découpes par «le dynamisme de l'emploi salarié» qui «ne justifie pas de consacrer autant d'efforts qu'auparavant au traitement social du chômage»... En réalité, le ministère éprouve d'importantes difficultés à tenir ses engagements en matière de politique de l'emploi : fin juillet, il a été obligé de demander une rallonge de 1 milliard d'euros à la commission des Finances de l’Assemblée pour boucler ses missions jusqu'à la fin de l'année. Mais en guise de rallonge, c'est la suppression de l'AER (allocation équivalent retraite) qui est envisagée pour 2008, une économie estimée à… 60 millions d'euros seulement, alors que les allègements de cotisations patronales ne sont pas remis en cause bien qu'ils aient représenté plus de 20 milliards d'euros en 2007 (+ 7% par rapport à 2006) sur un budget total de 42 milliards !

Dès septembre, dans la plus parfaite opacité, il a été décidé de couper les crédits de tous les contrats aidés en direction du secteur associatif, qu'il soit caritatif, culturel ou sportif (1). Non seulement les nouveaux, mais aussi ceux en cours. C'est-à-dire que les CAE et CAv à renouveler ne le seront pas. Dégraissage et manque de personnel obligent, seules l'Education nationale et la Santé ont le droit de les maintenir. Et le secteur marchand, qui bénéficie pourtant d'un supposé «dynamisme de l'emploi salarié» est, quant à lui, épargné et peut continuer à jouir de cette aubaine...

Les contrats initiaux, de 6 à 12 mois, étaient renouvelables deux fois pour atteindre une durée maximum de 24 mois, permettant ainsi à des personnes sans qualification d'envisager une réelle formation, un réel projet professionnel, un projet social. Ce sera donc retour à la case néant pour ceux et celles qui comptaient dessus comme tremplin pour (re)mettre un pied dans le monde du travail : ils se retrouvent subitement sans rien et sans aucune perspective, condamnés à arborer l'éternelle étiquette des «trop éloignés de l'emploi» (alors qu'ici le terme approprié n'est pas "éloignés" mais plutôt écartés de l'emploi).

Supprimer les contrats aidés qui exploitent des chômeurs expérimentés et employables est une excellente chose. Les supprimer aussi drastiquement quand ils se destinent à l'insertion professionnelle et à la formation de publics en grande difficulté, ruinant ainsi des mois d'efforts, est tout bonnement scandaleux.

(1) On peut penser que, chaque fois que Nicolas Sarkozy glorifie quelque chose - mercredi, ce fut le mérite de ceux qui œuvrent dans les associations -, c'est un cadeau empoisonné : en vérité, non seulement on leur coupe les crédits pour l'emploi subventionné, mais leur on coupe aussi… les subventions tout court !

23.10.07 http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name;=Ne...

RAG 34. Les lolo's 34

16:16 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

L'OIT s'apprête à vider le CNE de sa substance

L'absence de justification des licenciements prévue par le CNE n'est pas conforme à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail. Le jugement de l'OIT, mi-novembre, va imposer aux employeurs de modifier leurs pratiques.

Le contrat nouvelles embauches, qui a permis près de 1 million de recrutements dans les entreprises de moins de 20 salariés, ne survivra pas au jugement que s'apprête à rendre l'Organisation internationale du travail (OIT). Saisie par FO dès août 2005, celle-ci est sur le point de dénoncer le non-respect par la France de la convention 158 de l'OIT, qui interdit qu'un salarié soit « licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement ». L'arrêt, qui sera rendu par le conseil d'administration de l'OIT autour du 15 novembre, est déjà connu dans ses grandes lignes. En effet, le comité tripartite (salariés, employeurs, gouvernements) chargé de cette affaire a rendu ses conclusions la semaine dernière et celles-ci devraient être reprises, telles quelles, par le conseil d'administration. Les trois personnes qui constituent le comité ne plaident pas pour la suppression du CNE, mais pour une remise en question de ses principales caractéristiques, parmi lesquelles la période de deux ans durant laquelle l'employeur n'a pas à justifier le licenciement.

Des arrêts contradictoires
Ce jugement ne sera pas le premier à contester la légitimité du CNE, mais c'est le premier à intervenir au niveau international. Sa portée sera donc supérieure à celle des précédents arrêts, souvent contradictoires, qui ont été rendus par plusieurs tribunaux prud'homaux et plusieurs cours d'appel (à Paris et Bordeaux, notamment). « Il est vivement conseillé de suivre les recommandations de l'OIT, mais celle-ci n'a aucun pouvoir de sanction contre les gouvernements récalcitrants », indique-t-on à l'OIT. Le gouvernement Villepin était parvenu à reporter, à deux reprises, le jugement du Bureau international.

Le gouvernement Fillon a désormais deux possibilités : il peut suivre les recommandations de l'OIT et supprimer la période d'essai de deux ans, ce qui, dans les faits, revient à lui ôter tout avantage par rapport au CDI « classique ». Il peut également laisser le dispositif mourir de sa belle mort, du fait de son incertitude juridique.

Les contrats signés depuis août 2005 ne sont toutefois pas remis en question, et les patrons ne sombrent pas dans l'illégalité du fait de ce jugement. « Mais on imagine mal qu'une cour d'appel juge le CNE conforme aux normes internationales après cette jurisprudence », indique-t-on à Genève. En d'autres termes, les employeurs devront justifier les futurs licenciements, même si le contrat est antérieur au jugement.

Cette décision a en tout cas un avantage, celui de faciliter les négociations en cours sur le marché du travail. Le Medef, qui plaide pour l'assouplissement des conditions de licenciement, a été plutôt embarrassé par ce dispositif, mis en place sans concertation et sans réelle contrepartie pour les chômeurs. Les propositions qu'il détaillera vendredi, lors de la prochaine séance de négociation, seront, selon lui, plus sécurisantes pour les salariés comme pour les patrons.

LUCIE ROBEQUAIN [ 23/10/07 ]

RAG 34. Les lolo's 34

16:03 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE

Remise en cause du principe du repos compensateur : une nouvelle entorse aux droits des salariés

En prévoyant qu’à compter du 1er janvier 2008, un accord individuel entre l’employeur et le salarié pourra prévoir le remplacement du repos compensateur prévu par une convention collective par une majoration de salaire, l’amendement au PLFSS déposé par le député Méhaignerie, que vient d’adopter la commission des Affaires sociales, apporte une nouvelle entorse aux droits des salariés.

En effet, après avoir remis en cause en 2004 le principe de faveur dans les relations entre conventions collectives de différents niveaux, la droite s’attaque maintenant au même principe dans les relations entre conventions collectives et contrat de travail. Permettre au contrat individuel de travail, par définition déséquilibré en faveur de l’employeur, de revenir sur des garanties sociales prévues par une convention collective, constitue une atteinte inédite à l’ordre public social dans notre droit du travail, et un précédent inquiétant.

Sur le fond, un tel amendement constitue une atteinte à une mesure de protection de la santé des travailleurs, qui est l’objectif premier du principe du repos compensateur. Par cette initiative, le gouvernement et la majorité s’engageraient sur la voie d’un abandon d’une mesure de sécurité en échange d’une compensation salariale. Le résultat prévisible serait un risque plus grand pour les salariés, et une augmentation des accidents du travail.

Le Parti socialiste dénonce cette évolution majeure de la protection de la santé des travailleurs au détour d’un amendement au PLFSS.

Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Les lolo's 34

10:37 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.10.2007

Le déserteur : Monsieur le Président, je vous fais une lettre...

Boris Vian
Le déserteur


Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter

Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer


Nota:
La version initiale des 2 derniers vers était:
"que je tiendrai une arme ,
et que je sais tirer ..."
Boris Vian a accepté la modification de son ami Mouloudji
pour conserver le côté pacifiste de la chanson !

Paroles: Boris Vian. Musique: Boris Vian & Harold Berg 1954
autres interprètes: Serge Reggiani, Richard Anthony, Claude Vinci, Les Sunlights
note: voir aussi la version par Mouloudji


Voici le texte de la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941.

Extrait de l'original de la lettre écrite au crayon par Guy Môquet (photo Daniau/AFP) clicker sur pour agrandir.


"Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !

J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime"



RAG 34. Les lolo's 34

16:40 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BORIS VIAN

Financement de la sécurité sociale : de pire en pire...

Le PLFSS 2008 : un échec annoncé et de nouvelles menaces

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2008 est discuté à l’Assemblée nationale à partir du mardi 23 octobre.Ce projet est insincère et irréaliste. Les hypothèses sociales et économiques sur lesquelles il est fondé, ne correspondent pas aux réalités : ces hypothèses évoquent en effet un taux annuel de croissance de 2,25 % au minimum, et une augmentation de l’ordre de 4 % de la masse salariale globale, autant d’objectifs hors de portée.

Ce PLFSS 2008 envisage un nouveau déficit de près de 9 milliards d’euros, après les 11,7 milliards en 2007. Cette prévision ne relève que de l’affichage. Elle confirme néanmoins que les réformes Fillon et Douste-Blazy ont lourdement échoué sur le plan financier comme socialement.

Ainsi, le déficit de l’assurance-vieillesse dépasse largement les 4 milliards alors que cette branche connaissait un excédent en 2003 au moment de la réforme FILLON. Pire, l’augmentation annoncée des petites pensions (+1,1 %) conduira à une perte de pouvoir d’achat et contredira ouvertement les promesses électorales distillées par N. Sarkozy avançant péremptoirement un chiffre de progression de 25 % en cinq ans.

Sur le terrain de l’assurance maladie, l’objectif d’un retour à l’équilibre des comptes dès 2007, proclamé par la réforme DOUSTE-BLAZY est démenti par les faits, puisqu’il y aura encore un important déficit en 2008.

A ce triste constat, s’ajoute l’instauration des franchises, autant dire d’une taxe sur les malades. Cette mauvaise innovation ne règlera rien sur le plan financier. Elle portera en revanche atteinte aux principes et mécanismes solidaires de notre protection sociale, tout en cherchant à culpabiliser délibérément les malades.

Le Parti socialiste s’oppose et votera contre un dispositif à la fois inefficace et injuste qui affaiblit notre système de protection sociale. Il dénonce également la méthode utilisée vis à vis des internes et consistant à trancher de tout sur le plan de l’installation médicale, sans négociation, sans approche globale, et au détour de quelques articles d’un PLFSS. La question de la démographie des professions de santé demande un large débat public, incluant l’organisation du système de santé et l’aménagement du territoire.

La majorité SARKZOY-FILLON tente à grand peine de solder l’échec de la gestion SARKOZY-FILLON-CHIRAC de la période 2002-2007. Son objectif est celui du recul de notre contrat social ; sa méthode est celle du passage en force.

Communiqué de Pascal TERRASSE,
Secrétaire national à la Santé
Et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la santé

RAG 34. Les lolo's 34

15:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.10.2007

Le premier budget Sarkozy : un maximum de risques pour un minimum de chances

Texte du discours de Laurent Fabius à la tribune de l’Assemblée nationale à l’occasion du débat général sur le projet de budget 2008. Laurent Fabius était l’orateur principal du groupe socialiste.

Télécharger le texte du discours (en grève, patientez...).

Monsieur le Président, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre, Chers Collègues,

En écoutant le débat qui a commencé hier et qui s’est poursuivi cet après-midi, puis en préparant cette intervention, j’avais à l’esprit une formule d’Edgar Faure, tirée de son beau livre La Disgrâce de Turgot : « Il n’y a pas de politique sans risques, mais il y a des politiques sans chances ». C’est au regard de cette remarque générale que je livrerai mes observations sur votre budget pour 2008.

Première série de constats : quand on lit les commentaires qui sont faits, personne ne croit vraiment à ce budget. Si on laisse de côté un instant notre propre opinion à nous l’opposition, pour se pencher sur ce que pensent les observateurs dits indépendants, en France ou au sein des organismes internationaux (FMI, UE, OCDE...), cette défiance envers votre budget est manifeste. Vous l’avez construit sur une hypothèse de croissance de 2.25% non parce que ce chiffre est vraisemblable, mais parce que vous en avez besoin pour présenter une apparence d’équilibre. Et vous n’atteindrez pas ce chiffre.

D’où viendraient ces 2.25% ? De la consommation ? Malheureusement non, car les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat sont extrêmement chiches. Ainsi la prime pour l’emploi n’augmentera-t-elle que de 1.3%. Ce sont des millions de Français qui n’y trouveront pas leur compte. Sur les heures supplémentaires, vous ne croyez pas à votre démarche ! Hier, dans son intervention aussi rigoureuse que savoureuse, Didier Migaud a fait justement remarquer que le nombre de ces heures supplémentaires prévues l’an prochain, qui est votre « sésame », reste identique au contingent de cette année, ce qui montre bien que, même pour vous, les mesures gouvernementales prétendument destinées à faciliter ces heures n’auront guère d’effet. De même avec les prélèvements obligatoires. Vous affirmez qu’ils vont baisser. Le Président de la République s’est même engagé sur un chiffre : 4% en moins. Mais le document officiel que vous avez adressé à Bruxelles sur nos finances publiques 2009-2012 prévoit que ces prélèvements ne baisseront pas. Qui se trompe ? Ou plutôt qui ment ?

Cette croissance de 2.25% viendrait-elle d’une amélioration de l’offre, c’est-à-dire des entreprises ? Notre pays a clairement un problème de compétitivité. Mais croire que c’est par une dynamisation spontanée des investissements que l’offre va repartir à +4.75% l’an prochain, c’est une illusion.

Vous dites que nos exportations vont progresser de 5.8%. Mais d’où viendra cette progression ? Regardons la situation. L’euro atteint déjà 1.41 $ et il ne baissera pas avec la politique qui est menée actuellement, or vous retenez comme hypothèse une parité à 1.37 $. Le prix du pétrole vient d’atteindre 88$ le baril alors que votre hypothèse est de 73$ ! Vous affichez des chiffres qui ne sont absolument pas crédibles pour la seule raison qu’ils vous sont indispensables afin d’arriver coûte que coûte à votre hypothèse de 2.25% de croissance. Laquelle est nécessaire pour « maintenir » le déficit à 2.3% du PIB et la dette à 64%, chiffres eux-mêmes très inquiétants. Et vous ne prenez même pas en compte l’effet de la crise avérée des « subprimes » américains. En fait, vous surestimez l’environnement international et national pour sous-estimer votre propre prévision de déficit.

Si on ajoute les chiffres fantasmagoriques des comptes sociaux, comment s’étonner après cela de ne pas trouver le « choc de confiance » annoncé par le Président de la République, mais un contre-choc de méfiance. Le climat de ces jours-ci en d’ailleurs est la manifestation.

* * *

Deuxième série d’observations : ce budget tel qu’il est présenté comportera de nombreuses conséquences négatives et beaucoup de dégâts. Sur la croissance, je l’ai dit, ce qu’il prévoit pour alimenter le pouvoir d’achat est très insuffisant. Pour les entreprises, la seule mesure que vous prenez, c’est l’augmentation du crédit impôt-recherche. Cette mesure est bonne dans le principe. Ce n’est pas seulement parce que j’ai contribué à la créer que j’y suis attaché, mais parce qu’elle est tournée vers l’avenir. Faute d’être suffisamment concentrée sur les PME, elle n’est pas hélas à la hauteur des besoins de notre économie et des attentes du monde de la recherche pour lequel vous ne créez aucun poste ni de chercheur ni d’enseignant-chercheur.

Concernant l’emploi public, vous prévoyez 22791 suppressions d’emplois. Nous ne sommes pas hostiles à ce qu’il y ait des redistributions au sein de la fonction publique. Avec Didier Migaud et Alain Lambert, nous avons créé la fameuse LOLF dont l’un des objectifs est d’améliorer l’efficacité de l’Etat. Mais supprimer plus de 11 000 emplois dans l’Education nationale c’est dramatique au regard des besoins. Vous dites que l’environnement est une de vos priorités. Pourquoi alors prévoir plus de 1000 suppressions d’emplois dans l’administration en charge de ce domaine. Où est la logique ?

Ce budget est dur pour les collectivités locales. Vos collègues de droite, dans les associations d’élus locaux, seront les premiers, le moment venu, à protester pour dire que le compte n’y est pas ! En ce qui concerne le RMI, quand allez-vous payer ce qui est dû ? Dans beaucoup de collectivités, il y aura un recul des dotations, surtout si l’on prend en compte l’inflation. Je pourrais multiplier les exemples : M. Darcos, le Ministre de l’Education nationale, annonce qu’il a décidé de supprimer l’école du samedi, et indique en passant que la prise en charge des enfants devra être assurée par les maires et les communes. Partout de nouvelles dépenses locales. Comment seront-elles financées ? Pour vous, les collectivités locales et les élus locaux sont des « variables d’ajustement ».

Sur la fiscalité et la justice fiscale, les dégâts là aussi seront lourds, tout comme sur la Sécurité sociale. Vous prenez une mesure très grave de taxation des malades. Jusqu’à présent, les bien-portants payaient pour les malades. Dorénavant, ce seront les malades qui paieront pour les malades. Concernant votre bouclier fiscal, lorsque nous avons demandé à votre prédécesseur ce que représenterait financièrement cette mesure, il faut répondu que la restitution moyenne serait de 4000 € par contribuable. Et le bouclier était alors de 60% ! En réalité, d’après les chiffres fournis par votre Ministère, la restitution est en moyenne de 45000 à 50000 € par contribuable concerné avant même le passage à 50%. Ce « paquet fiscal », c’est un « boulet fiscal » qu’il faudra traîner tout au long de cette législature.

* * *

Tout ce que je dis là, vous y avez sans doute pensé vous-mêmes. Car ce n’est pas le premier budget de l’UMP, mais le sixième. Pourquoi alors nous présenter un projet qui n’est pas équilibré et qui ne sera pas tenu ? L’explication est d’ordre politique, voire politicien. Dans six mois auront lieu les élections municipales et cantonales. Vous ne voulez pas que l’ensemble des conséquences de votre politique soit tiré avant cette échéance.

Au-delà du budget présenté, il y a donc un budget caché. Nous nous opposons à l’un et à l’autre. Ce budget caché contiendra vraisemblablement trois séries de dispositions.

D’abord des amputations budgétaires. Vous montrez le chemin avec les 7 milliards de crédits dont le gel est envisagé dès aujourd’hui. Il n’y a d’ailleurs aucune précision dans votre projet sur les victimes de ce gel. Même dans des domaines où le budget semble en hausse (justice, recherche...), il y aura peut-être des réductions du fait de ces amputations. Précisez-le nous.

Deuxième mauvais coups : les privatisations. Je voudrais vous interroger sur AREVA. C’est une entreprise magnifique à laquelle chacun est attaché. J’étais à votre place quand nous l’avons créée. On dit qu’il va y avoir privatisation, est-ce vrai ? Et si privatisation il y a, l’Etat gardera-t-il la majorité dans le capital ? De même, la privatisation des hôpitaux, les déremboursements, les hausses de tarifs, toute votre politique signifie qu’il y aura de plus en plus un recours aux assurances privées. Même chose pour les retraites. Les salariés devront travailler plus longtemps pour une retraite probablement plus faible. Ils devront avoir recours eux aussi, en tout cas ceux qui le peuvent, aux assurances privées. Un vaste mouvement de privatisation est en préparation : énergie, santé, retraite.

La différence entre vous et nous n’est pas dans la recherche de la qualité de la gestion publique. Vous voulez, vous, vous débarrasser de l’Etat. Nous voulons, nous, mieux d’Etat. C’est un anachronisme et une faute de ne pas donner les moyens à l’Etat d’être efficace et moderne. Beaucoup des pays qui réussissent savent avoir des Etats puissants et efficaces.

Dans votre budget caché, il y aura des taxations, voire des super-taxations. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie pour le gouvernement et l’UMP en rappelant l’épisode de la TVA sociale débusquée entre les deux tours des législatives, mais je voudrais tout de même vous demander s’il y aura une hausse de la TVA, de la CSG, de la CRDS, des trois ensemble, ou d’autres taxes encore ?

Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy avait conçu un slogan efficace qui n’a pas été pour rien dans sa victoire : « Travailler plus pour gagner plus ». En réalité, au vu de votre politique et de votre budget, il faut rectifier la rédaction. Votre projet, c’est « travailler plus pour gagner moins ».

* * *

Je voudrais enfin, m’appuyant notamment sur le document de notre groupe diffusé ce matin, indiquer ce qu’aurait pu et dû être un budget différent répondant réellement aux problèmes du pays.

Nous sommes sans doute d’accord sur certains éléments de diagnostic. Le déficit n’est pas tenable. La dette non plus. Le pouvoir d’achat doit être soutenu. La France a un problème de compétitivité. L’Etat doit se réformer pour être plus efficace.

Mais à partir de là, il aurait fallu prendre une série de mesures très différentes.

Une mesure indispensable pour réduire le déficit et la dette. Sur les 15 milliards d’euros du boulet fiscal, la moitié, soit 7.5 milliards d’euros, aurait dû être consacrée à la réduction du déficit.
Le pouvoir d’achat devrait être soutenu. Il aurait fallu augmenter la prime pour l’emploi (PPE) : une hausse de 50% du barème représente 2.5 à 3 milliards d’euros. Il aurait été juste de réserver les exonérations de charge aux entreprises qui acceptent de négocier sur l’augmentation des salaires.
Pour la compétitivité, il aurait fallu aller plus loin sur le crédit impôt recherche en le concentrant sur les PME. L’impôt sur les sociétés devrait être réformé pour favoriser les entreprises qui acceptent de réinvestir par rapport à celles qui distribuent des dividendes.
Les dépenses d’avenir devraient être favorisées pour dynamiser l’économie et la société. Mesures en faveur de l’école et en faveur de la recherche. Je disais qu’il n’y aura pas l’année prochaine de création de postes d’enseignants chercheurs, alors que vous prétendez vouloir faire de la recherche la priorité. Il faudrait également mettre l’accent sur l’environnement et l’urbanisme, par exemple en encourageant massivement les économies d’énergie dans le neuf et dans l’ancien. Pour financer ces mesures, il aurait été juste de prévoir une taxation des bénéfices exceptionnels des entreprises pétrolières. La fiscalité des stock-options, la limitation des niches fiscales et une modification de la fiscalité du capital pour la rééquilibrer par rapport à la fiscalité du travail seraient bienvenues.
Enfin, une initiative de coopération européenne dans le domaine de la recherche et de l’innovation, qui pourrait être la première « coopération renforcée » réussie, permettrait de mettre en commun nos efforts dans ces deux domaines essentiels.

Avec de telles mesures, le résultat pour les Français et pour les entreprises, y compris et d’abord en termes d’emploi, ce serait « travailler mieux pour vivre mieux ».

* * *

Derrière votre budget en lui-même contestable, nous pensons qu’il y a un budget masqué d’hyper-austérité. Je veux donc poser au gouvernement deux questions simples. Oui ou non, y aura-t-il après les élections municipales et cantonales une loi de finance rectificative ? Si vous répondez non, nous en prendrons acte, mais il faudra tenir vos engagements. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela voudra dire que les positions de notre groupe anticipant un collectif budgétaire d’austérité sont fondées.

Seconde question précise : y aura-t-il oui ou non une augmentation de la TVA, quelle qu’en soit le nom, de la CSG, de la CRDS ou assimilé ? Si vous répondez non, il faudra expliquer comment vous pouvez financer vos déficits budgétaires et sociaux. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela veut dire que nos arguments sont fondés.

J’ai cité Edgar Faure en commençant ; j’y reviens pour finir. Si nous sommes opposés à votre budget affiché et masqué, c’est parce que malheureusement pour la France et les Français vos projets affichés ou cachés comportent le maximum de risques et le minimum de chances.

Répondre dans le forum



RAG 34. Les Lolo's 34

20:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, BUDGET SARKOZY

Diversité, j'écris ton nom

Faire en sorte que la France, et sa classe politique, prenne mieux en compte la diversité de ses composantes, et donc la représentation des minorités de couleur, est un combat partagé par tous les socialistes, comme le montre le dossier de L'hebdo . Même si elle est encore insuffisamment traduite dans la réalité, cette prise de conscience se concrétise au PS non par des nominations faire-valoir mais par des parcours que le suffrage universel, lors des élections locales, permet de conforter. Nous en donnons de multiples exemples.
Cette semaine, la lutte contre les discriminations a aussi été l'objet d'un rendez-vous manqué : après le vote de la calamiteuse loi sur l'immigration, les plus hauts représentants de l'État ne se sont pas déplacés pour l'ouverture de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, projet qui fut pourtant soutenu par tous les gouvernements précédents.
Enfin, le processus de rénovation du Parti est illustré dans L'hebdo par un reportage sur la mission de responsables socialistes partis échanger interrogations et réflexions avec les sociaux-démocrates allemands, ainsi que par la « lettre ouverte aux socialistes » de Yannick Jadot, porte-parole de l'Alliance pour la planète.

L'hebdo en ligne
Télécharger L'hebdo (format pdf / 3,2 mo)

RAG 34. Les lolo's 34

20:37 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Petit joueur, Sarkozy refuse l'idée de consulter les français par voie référendaire


Le chef de l'Etat veut s'en tenir à sa promesse de campagne : une ratification parlementaire "pour sortir l'Europe de l'ornière".

A droite et à gauche, des voix réclament l'organisation d'un référendum pour ratifier le traité européen simplifié adopté dans la nuit de jeudi à vendredi à Lisbonne. Mais pour Nicolas Sarkozy, les choses sont claires, "ce serait un reniement de ma campagne électorale", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse vendredi en milieu de journée.

"Je souhaite que cette ratification puisse avoir lieu dans les plus brefs délais possibles, c'est-à-dire au mois de décembre 2007", et par voie parlementaire. "Je serais très heureux si la France était l'un des pays d'Europe qui ratifient ce traité parmi les premiers", a-t-il ajouté. Les Vingt-Sept ont pour objectif commun une entrée en vigueur du traité le 1er janvier 2009, a-t-il souligné.

Pour être ratifié, il faut un vote à la majorité des 3/5 du parlement réuni en Congrès. Avec plus de 200 sièges, l'opposition serait donc en situation - au minimum d'imposer une discussion au gouvernement - au maximum d'obliger la droite à opérer par scrutin référendaire. Pour les socialistes, le débat sur le traité européen simplifié va être un test de la rénovation. En effet, à l'image de Jack Lang, beaucoup au PS sont pour un soutien de ce texte et contre l'organisation d'un référendum. Mais ils craignent un débat politisé et une position d'équilibre entre les différents courants de la rue de Solférino, la technique du compromis chère à François Hollande.

LCI (d'après agence).

L'ornière, la rupture, la racaille c'est lui !



Lire nos notes précédentes

RAG 34. Les lolo's 34

20:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, MINITRAITE

19.10.2007

"Fumées blanches à Lisbonne", l'U.E a un nouveau traité, claironne France-Inter

Mini traité, mini en tout, mais présent partout : Sarkozy fait le maximum pour vous mettre au minimum !

Après l'annonce " fumeuse et désinvolte" du divorce "people" des époux Sarkozy, au moment même d'un mouvement de grève nationale, on apprend ce matin par hasard, cerise sur le gâteau, que l'Union Européenne aurait adopté le mini traité Sarkozy de constitution européenne. Que contient ce mini traité, on en sait rien !!!

"On fait entrer par la porte ce qu'on a fait sortir par la fenêtre".

Ecoutez Paul Quilès

IMPORTANT : tenir compte du temps de téléchargement du serveur 4 shared (gratuit) environ 1 mn.
étape 1 : patientez...


<--- étape 2 : OK, clickez sur le bouton en bas à gauche

Le blog de Paul Quilès


Démocratie n'est pas médiacratie. Exigeons un nouveau référendum !


Lire notre note précédente : Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"

RAG 34. Les lolo's 34

15:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, mini traité, Paul QUILES

Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"

Interview publiée par Libération et réalisée par Pervenche Berès Députée européenne.

Quelle différence y a-t-il entre le projet de traité constitutionnel et le «traité réformateur» ?

Il ne constitutionnalise plus les «politiques communes» comme le faisait le projet de Constitution. Si le «non» l’a emporté en France, c’est à cause de cela : s’il y a une chose que le débat en France et en Europe a montré, c’est qu’il n’existe pas de consensus sur ces politiques et sur la façon dont elles sont mises en œuvre aujourd’hui. Mais il y a d’autres évolutions négatives dans ce nouveau traité, comme le fait que la charte ne s’applique pas à la Grande-Bretagne et à la Pologne. C’est très révélateur de ce qu’est la nouvelle Europe.

Un référendum doit-il être organisé sur ce nouveau traité ?

Par respect pour la démocratie, Nicolas Sarkozy devrait convoquer un référendum.

Les Français ne risquent-ils pas de voter non une nouvelle fois, en considérant qu’on essaye de faire entrer par la fenêtre un texte qu’ils ont mis dehors par la porte ?

Si on ne les consulte pas à nouveau, c’est sûr qu’ils le penseront. Pour le PS, la bonne stratégie est de demander un référendum et de recommander l’abstention. Il faut éviter que le PS se divise à nouveau, car les lignes de fracture sont toujours là. Si on s’étripe entre nous sur l’Europe, cela veut dire que notre prochain congrès porte uniquement sur cette question. Or ce n’est pas ce que les Français attendent de nous.

Un second non ne signerait-il pas la fin de l’Union européenne ?

C’est pour cela qu’en cas de référendum, le PS doit prôner l’abstention.

Les tenants du non affirmaient en 2005 qu’un rejet du traité constitutionnel serait un «choc salutaire». Or, on n’est manifestement pas sorti par le haut de cette crise.

Je ne suis pas d’accord : on a dû repenser la nature du projet européen comme le montrent les discussions qui ont lieu depuis deux ans. Maintenant, chacun a conscience qu’une Constitution ne suffit pas à résoudre les problèmes de la grande Europe.

Jeu, 18/10/2007

Le blog de RAG dans les média

Jean-luc Mélenchon : Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen

Une réunion de chefs d’états et de gouvernements de l’Union européenne va se réunir à partir de jeudi pour examiner le nouveau projet de traité européen destiné à remplacer celui que la France et la Hollande ont rejeté par référendum. Avant même d’évoquer le contenu du texte qui est en débat, je veux aborder le problème des conditions dans lesquelles, quel que soit le contenu de ce texte, se présentera le mécanisme de ratification en France. En effet, mes efforts d’explication depuis le soir du résultat des législatives de juin 2007 n’ont pas été assez clairs pour permettre à tout le monde de bien comprendre pourquoi ce mécanisme oblige à deux votes. Deux. Prenons donc la démonstration dans l’ordre.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

02:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, FABIUS, PRS, RAG

18.10.2007

PRS 34 : AG départementale trimestrielle le 19 octobre à Lattes

L'association Pour la République Sociale 34 nous informe de la tenue ce vendredi 19 octobre de 19h00 à 20h30 à la Maison des associations de Lattes (entre la poste et la mairie) de son assemblée générale trimestrielle.

PRS 34 vous invite à participer ce vendredi à leurs travaux qui seront présentés par Lionel DESCAMPS, leur représentant au dernier Conseil national.

"Alors que la majorité des dirigeants de la gauche semblent plus préoccuppés de leur place sur les listes municipales que d'organiser la résistance politique et sociale, il est urgent que nous discutions ensemble des initiatives que PRS doit prendre pour participer au renouveau et à la combativité de toute la gauche rassemblée".

PS : début de l'AG à 19h00 précises pour celles et ceux qui voudraient suivre "la petite finale" de la coupe du Monde de rugby.


RAG 34. Les lolo's 34

19:51 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS 34, PRS, MELENCHON, REVOL, DELAPIERRE

AGENDA : Les prochains forums de la rénovation dans l'Hérault


Les socialistes et la nation

Vendredi 26 octobre 19h00

Salle la Garrigue

Le Crès 34.

Les socialistes et le marché

Mercredi 31 octobre à 19h00

Salle Georges Brassens

Clermontl'Hérault 34.

Les socialistes et l'individu

Mercredi 7 novembre à 19h00

Salle polyvalente

Capestang 34.



RAG 34. Les lolo's 34

19:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : forums de la rénovation 34

Les lolo's 34 du BLOG RAG 34 : solidaires avec les grévistes.

RDV cet AM à la manif ...

Les lolo's 34

12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Notre coup de gueule du jour, le chiffre du jour, la phrase du jour

LE CHIFFRE DU JOUR :

La France compte 7 millions de pauvres soit 260.000 de plus que l'an dernier.

Pour le dessus du panier soit les 500 plus grandes fortunes de France leur patrimoine familial dans le même laps de temps est passé de 200 milliards d'€ à 280 milliards d'€.

Ces sommes pharaonesques qui échappent à notre compréhension de simples mortels, pour tenter de les resituer dans notre réalité quotidienne de "pauvres bougres " que nous sommes, correspondent à peu près à 1/6 ème de la dette publique de la France. (1500 à 1700 milliards d'€). A méditer, faudra bien rembourser un jour... Qui sinon nous et nos enfants ? Comptez pas trop sur les riches !

L'euromillionnaire : pas plus de 100 millions € de gains à se partager entre heureux gagnants... Mais on y croit tous... ARG ! mouarf, mouarf...

"J'aime pas, nous n'aimons pas dans le désordre : l'opium, le populisme, le poujadisme, les élitistes cathophiles monarchisants, l'extrème droite, l'humour "tendance" de chez l'almanach Werhmacht, etc. Dommage pour ce gouvernement qui râtisse large, nous ne sommes pas clients !

Dites-nous, vous la droite française au pouvoir depuis 6 ans, (depuis toujours) : Que faites-vous pour favoriser une répartition plus équitable des richesses produites par la communauté tout entière ? Mis à part que de contribuer sciamment sur toute la planète à creuser les inégalités de revenus, de conditions sociales entre les sexes et les ethnies, vous ne servez à rien d'autre !".


LA PHRASE DU JOUR :

"Ces affaires me font le même effet que les secrets de famille. Nous sommes libérés par ces révélations. C'est moins une crise qu'une convulsion qui va permettre d'accoucher d'autre chose".

Laurence Parisot (présidente du MEDEF) à propos de la caisse noire antigrève de l'UIMM.

Pour les étrangers en demande de regroupement familial pas de secrets de famille : Tests ADN au menu...


"Vous êtes-vous rendu récemment à la Préfecture de l'Hérault pour une demande ou une autre ? Si votre réponse est non, sachez que c'est impressionnant !".

Deux files d'attente de longueurs variables dès l'entrée du bâtiment, séparées entre elles par des barrières...

Deux files donc, dont l'une bien bondée dès une demie-heure avant l'ouverture :

- La première réservée à l'acceuil des étrangers,

- La seconde bien plus clairsemée pour les autres services, mais volontiers plus grognonne dès fois qu'on voudrait lui piquer sa place).

Ca ne vous évoque rien ?

"J'ai ressenti un malaise certain, ne vous en déplaise, qui vous savez...".

RAG 34. Lolo34 et Lio des lolo's 34

08:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Désamiantage des logements du Petit-Bard...

(information non vérifiée, lire la suite pour en savoir plus).

Depuis des années, les dangers de l'amiante sont connus et les conséquences aussi (maladies respiratoire, asthme), etc.

C'est maintenant que se pose la question du désamiantage du Petit-Bard. En effet la SERM vient de lancer un appel d'offre sans consulter ni ses habitants ni ses propriétaires sur les risques encourrus. Propriétaires qui devront passer à l'addition en plus de se faire racheter leur appartement pour une bouchée de pain !
Mission de conception et réalisation de maîtrise d'oeuvre pour le désamiantage et la déconstruction d'un bâtiment de 154 logements pour une superficie globale de 8600 m² habitables menée dans le cadre du Projet de Rénovation Urbaine du Petit Bard. Ainsi que l'ancien GIE Sud Habitat qui mena une politique de désinformation envers les habitants, la SERM fait de même.

source http://www.serm-montpellier.net

Pour lire la suite cliquez ici

RAG 34. Les lolo's 34

08:38 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PETIT BARD, AMIANTE, DESAMIANTAGE

17.10.2007

ATD QUART MONDE : CAMPAGNE 2007 "Refuser la misère, un chemin vers la paix"

Créons un grand courant du refus de la misère.

Le 17 octobre prochain sera le vingtième anniversaire de la Journée mondiale du refus de la misère. A cette occasion, ATD Quart Monde a lancé, avec de nombreux partenaires au plan national et international, une campagne publique intitulée « refuser la misère : un chemin vers la paix ».
Nous voulons rassembler largement ceux qui veulent en finir avec la faim, l’ignorance et la violence imposées à des millions d’hommes.
Nous voulons créer ou renforcer les liens entre personnes d’horizons et d’origines différents.
Nous voulons rappeler qu’on peut en finir avec le fléau de la misère en veillant que chacun, partout, accède aux droits humains fondamentaux.


Une façon de participer à la campagne : signez la DECLARATION DE SOLIDARITE.

Pour en savoir plus sur la campagne : www.refusonslamisere.org

Et le flash infos (audio) international.

Refuser la misère, un chemin vers la paix



Durée : 14:19 Pris le : 03 juillet 2007 Lieu : France En une dizaines de minutes, découvrez l'esprit et les fondements de la Journée mondiale du refus de la misère et les grandes lignes de la mobilisation de 2007 avec pour préoccupation majeure: "Refuser la misère, un chemin vers la paix". Cette présentation donne aussi des
pistes d'engagement pour ceux et celles qui cherchent et qui ont décidé de rejoindre ce courant de personnes qui disent non au caractère inacceptable de l'extrême pauvreté.

Sur le même sujet lire sur le blog Journal d'un chômeur: Seuil de Pauvreté en France

RAG 34. Les lolo's 34

20:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ATD QUART MONDE, PAUVRETE, EXCLUSION, PRECARITE

Première conséquence de la politique « tous propriétaires » du gouvernement: la hausse des prix des loyers !

Alors que Nicolas Sarkozy et sa ministre du logement illusionnent la France avec le slogan trompeur « La France de propriétaires » afin d’esquiver la vraie urgence de faire baisser le coût du logement, la dure réalité les rattrape déjà : l’indice de référence des loyers a progressé de 2,76% au deuxième trimestre sur un an, après une hausse de 2,92% au trimestre précédent, a annoncé l’Insee.

La première conséquence de la politique « tous propriétaires » du gouvernement est sans appel : la hausse des prix des loyers ! Depuis le 6 Mai, avec Nicolas Sarkozy, c’est assez simple, tout coûte plus cher !

Le Parti Socialiste constate donc que la politique du logement du gouvernement est dans la continuité de la politique menée entre 2002 et 2007, toujours aucune mesure n’a été entreprise pour éviter la spéculation et la hausse des loyers. Pire, la première mesure de ce gouvernement, la déduction des intérêts d’emprunts immobiliers, entraînera nécessairement une nouvelle hausse des prix et de la spéculation immobilière.

Le Parti socialiste exige du gouvernement qu’il prenne enfin des mesures pour le pouvoir d’achat, comme la mise en place le « bouclier logement », qui limiterait à 25% des revenus les dépenses mensuelles consacrées au logement. C’est une urgence pour les millions de Français qui ne bénéficient pas du paquet fiscal.

Communiqué d’Annick LEPETIT,
Secrétaire nationale au Logement

RAG 34. Les lolo's 34

06:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : L’amendement ADN doit être mis à la poubelle

Intervention de Laurent Fabius au grand rassemblement "Touche pas à mon ADN" qui s’est tenu au Zénith de Paris.

Pourquoi le recours aux tests ADN pour contrôler l’immigration régulière est-il inacceptable ? Parce qu’il est au croisement de deux thèses elles-mêmes inacceptables.

La première, c’est la "génétisation" de la société. Par un usage perverti de la science, certains voudraient, contre la tradition philosophique et juridique de notre pays, faire dépendre le destin des individus de la génétique et les sélectionner sur cette base.

On dira : pourquoi cette émotion, c’est une affaire ponctuelle, sans passé ni lendemain. L’ennui, c’est que le précédent Ministre de l’Intérieur proposait, il y a peu, de dépister les comportements pré-délinquants chez les enfants à partir de 3 ans. L’ennui, c’est qu’un candidat à l’élection présidentielle affirmait dans un entretien avec
un philosophe que la pédophilie et le suicide sont inscrits dans les gènes. Et voilà qu’on voudrait maintenant fonder le regroupement familial sur l’inné. Ce biologisme heurte le principe d’égalité. Il est aussi contradictoire avec les odes à la liberté que les partisans du test ADN entonnent volontiers.

La génétisation de la société se croise avec une seconde thèse, également inacceptable, la stigmatisation des immigrés. Quatre lois en quatre ans sur les immigrés ou plutôt contre eux. Les préfets sommés de "faire du chiffre", quitte à organiser la "chasse" aux enfants de sans papiers. Et voilà qu’on nous parle maintenant -c’est la prochaine initiative -de "quotas d’immigrés régionaux" avec débat chaque année au Parlement. La proposition d’un test ADN, c’est laisser entendre qu’un étranger serait par nature un risque et même potentiellement un délinquant. Il est temps de porter un coup d’arrêt. Sinon, l’immigration servira de plus en plus comme bouc émissaire de tous les problèmes et comme un filon pour multiplier les clins d’oeil à l’extrême droite.

Un dernier point. Je ne pense pas que ce soit le seul Monsieur Mariani, auquel on doit cette offensive anti-égalité, anti-liberté, anti-immigré. Dans notre système institutionnel, il faut savoir que les textes de loi s’ils émanent du gouvernement subissent le contrôle du Conseil d’Etat alors que les amendements d’origine parlementaire, eux, en sont dispensés. Il est donc fort possible que les tests ADN ont été proposés par un député pour éviter que le Conseil d’Etat adresse un carton rouge. Ne considérons pas non plus que l’amendement que nous combattons cesserait d’être un scandale parce qu’il serait allégé d’une partie de sa substance puisque c’est précisément pour faire scandale et flatter une certaine opinion qu’il a été proposé et accepté. Ma conclusion est simple : l’amendement ADN doit être mis à la poubelle et, avec lui, les idées qu’il porte. C’est le sens de mon engagement et, je crois, aussi du vôtre.

14 octobre 2007

http://www.laurent-fabius.net/article985.html

Mercredi, lors du débat général sur le projet de budget 2008, Laurent Fabius sera l'orateur principal du groupe socialiste. Son intervention sera diffusée en direct sur La Chaîne Parlementaire à partir de 16h.

RAG 34. Les lolo's 34

05:34 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, ADN

15.10.2007

Franchise médicale : Peut on traiter les malades comme des voitures ?

Télécharger le 4 pages PRS : Spécial assurance-maladie
Vidéos Gymnase Japy : Nous ne sommes pas des bagnoles, non à la franchise médicale !





Notre santé n'est pas un simple commerce : c'est pourtant la perception qu'en a le gouvernement, comme le démontre notre dossier : risque dépendance laissé aux assureurs privés, multiplication des forfaits et des franchises, qui sont autant d'atteintes au régime d'assurance maladie solidaire et collectif. Pourtant le déficit de la Sécu n'est pas une fatalité : d'autres pistes doivent être explorées ; sous le gouvernement Jospin les comptes sociaux furent rééquilibrés et même bénéficiaires.
Autres sujets de scandale : les délits d'initiés présumés des dirigeants et actionnaires d'EADS, dont on connaît, pour certains, la proximité avec Nicolas Sarkozy. Un président par ailleurs omniprésent dans les médias, alors que le CSA, saisi par le PS, répond qu'il n'en peut mais.
L'Hebdo présente également les enjeux et les questionnements des trois grands forums de la rénovation, pour mieux vous inviter à y participer.
Enfin cette semaine, c'est Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU qui adresse aux socialistes une lettre ouverte suggérant « quelques axes pour une véritable démarche de transformation ».

L'hebdo en ligne
Télécharger L'hebdo (format pdf / 2,6 mo

RAG 34. Les lolo's 34

11:03 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE MEDICALE

14.10.2007

Grande première sur le web ! en ce moment en direct grand meeting concert : TOUCHE PAS A MON ADN !

Un grand concert-meeting de SOS Racisme en « direct live »

Vivez en direct sur Internet l'événement du Zénith de Paris ce dimanche !

« Touche pas à mon ADN »

organisé par SOS Racisme, Charlie-Hebdo et Libération dimanche 14 octobre à partir de 18H sur l'un de ces trois sites :

live.sos-racisme.org www.liberation.fr www.arte.tv


TOUCHE PAS A MON ADN

OPPOSITION A L'AMENDEMENT MARIANI

Dimanche 14 octobre au Zénith de Paris à partir de 18 h

De plus en plus de personnalités s'associent à ce concert / meeting organisé par SOS RACISME, CHARLIE HEBDO et LIBERATION.

En effet, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Bénabar, Emmanuelle Béart, Carla Bruni, Stomy Bugsy, Phil Darwin, Fellag, Julie Gayet, Claude Leroy, Mélissa, Michel Piccoli, Renaud, Sanseverino, Soprano, Niels Tavernier, Les têtes raides, Tiken Jah Fakolly, Philippe Torreton, Youssoupha ont d'ores et déjà répondu présents.


Se joindront eux Clémentine Autain, François Bayrou, Laurent Fabius, René Frydman, François Goulard, Bernard-Henri Lévy, François Hollande, Axel Khan, Valérie Lang, François Léotard, Corinne Lepage, Aurélie Philipetti.

L'événement sera présenté par Serge Moati avec les organisateurs : Dominique SOPO, SOS Racisme, Philippe VAL, Charlie Hebdo, Laurent JOFFRIN, Libération.


Par pur esprit de la loi républicaine, SOS RACISME en partenariat avec CHARLIE HEBDO et LIBERATION ira jusqu'au bout pour que l'amendement Mariani ne passe pas. Nous ne faiblirons pas jusqu'à son retrait.

L'objectif de ce concert / Meeting prévu ce dimanche est de fédérer les fervents défenseurs de l'égalité républicaine qui fait la fierté de notre pays autour de l'idée d'une nation soudée par une communauté de destin et non pas par une communauté génétique.

Nous ne laisserons pas la génétique entrer dans le domaine du contrôle étatique, contraire à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Nous ne manquerons pas non plus de rappeler qu'en plus de faire partie d'une longue série de mesures et de déclarations qui jettent une suspicion généralisée et récurrente sur les étrangers, cet amendement introduit en plus des changements profondément négatifs sur les plans éthiques, scientifiques et du vivre ensemble.

RAG 34. Les lolo's 34

19:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Musique , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, SOS RACISME

Gautier-Sauvagnac, “DGS” : 15 millions d’euros au moins détournés dans trois caisses différentes

medium_fmds.37.pngCes gens de l’UIMM qui piquent dans la caisse, coulent l’entreprise et licencient 10 000 salariés
par Gérard Filoche


Denis Gautier-Sauvagnc “DGS” pilier du Medef, n’avait que de la morgue à la bouche ! D’ou lui venait-elle ? De la certitude de corrompre ?
Je me rappelle encore ce vif débat à la Fête de l’Humanité ou l’on m’avait mis, il y a quelques années, à la même tribune que M Gautier-Sauvagnac : explosant, il avait crié “ - Mais on vous les donne M. Filoche vos cotisations sociales, on vous les donne, débrouillez vous avec, assurez vous vous-mêmes..”. Il avouait ainsi qu’il ne voulait plus de cotisations sociales prélevées sur les salaires, qu’il ne voulait plus de protection sociale liée au travail. Il ne voulait plus payer que l’acte productif, et que la bête salariée, travailleuse, se débrouille elle même pour le reste, comme dans le bon vieux temps du 19e siècle...

Les cinq ou six fois où j’ai eu ainsi l’occasion de me trouver dans des débats du même type avec le fameux “DGS”, dont l’un dans les locaux de Libération, il était égal à lui-même, d’un mépris supérieur, à l’égard de tous ceux qui ne “comprenaient rien” au monde de l’économie, qui “rêvaient” encore de partage de richesses, alors que selon lui, seuls les seigneurs et maîtres du capitalisme méritaient de les accumuler afin d’être motivés davantage, eux, les entrepreneurs, les conquérants, les sages, les savants, les risquophiles, qui tiraient lvers le haut le développement du monde entier... Ainsi il était contre la durée légale à 35h, et contre la retraite à 60 ans, et contre le droit du travail et les recours contre les licenciements, et contre la sécurité sociale...

Grand seigneur, héritier de la culture des maîtres des forges, d’où lui venait sa morgue ? Sinon de la certitude de corrompre ?

Trois comptes, 15 millions d’euros détournés ? Des centaines de milliers d’euros dans ses tiroirs ? Six ans (au moins) de prélèvements indus sur les comptes de l’UIMM ?

Un scandale de plus qui s’ajoute à celui d’EADS ? UIMM partout.

Des gens qui vendent leurs actions et prennent dans les caisses au plus haut niveau ? Le gouvernement de droite savait. Thierry Breton savait (lui a déjà couvert l’entente illicite Orange SFR Bouygues : ceux qui ont détourné un milliard de la poche des consommateurs et ont été condamnés à payer 480 000 euros). Thierrry Breton était ministre avec Sarkozy. Sarkozy était à Bercy et à l’industrie. Même gouvernement depuis six ans : la riche Mme Lagarde demande une “enquête interne” à Bercy. Va t on tout savoir ? Bercy savait pour Lagardère ? Lagardère est un ami de Sarkozy, n’était-il pas au Fouquet’s ou dans le yacht , non, je dois confondre c’était un autre.

Sarkozy m’avait dit à “Ripostes” le 10 décembre 2006, “ - Je ne partage pas votre détestation des employeurs, M Filoche”. Je ne déteste pas les employeurs, pas du tout, seulement les employeurs délinquants, je déteste les corrompus et ceux qui sont liés à eux et dépendent d’eux, y compris pour leurs vacances.

Redistribué comment cet argent ? Certains le disent déjà, pour “DGS”, que l’argent n’était destiné à l’enrichissement personnel. Qu’en savent-ils ?

Tant de liquide ! Ces gens-là n’en ont jamais assez !

Les 15 milliards d’euros distribués en paquet fiscal par Sarkzoy ne leur suffisent pas, il leur faut aussi spéculer sur EADS et détourner des millions d’euros dans leurs propres caisses patronales. Ce n’est pas pour tirer l’économie vers le haut et relancer la croissance “avec les dents”, c’est pour arracher avec les dents le maximum de profit en licenciant, entre autres, les 10 000 ouvriers d’EADS par le plan Power 8 sans qu’il y ait de résistance syndicale !

Et si c’est argent a été détourné pour corrompre des syndicalistes, c’est bien que cela se sache et que ce soit dénoncé ! Si DGS est motivé au point de donner de l’argent à la CGC, CFTC, FO de la métallurgie, c’est que ça lui rapporte, c’est que ça enrichit les patrons, donc lui... C’est de l’enrichissement en bande organisée.

Et on s’étonnera que la justice de Mme Dati ne se précipite pas pour mettre tous ces gens en prison préventive afin de les empêcher de se coaliser pour se défendre et pour faire disparaître les preuves...

Mme Alliot-Marie fonce à Toul contre les jeunes délinquants, mais ne se précipite au siége du Medef pour mieux faire diligenter l’enquête...

Que dans la métallurgie, depuis longtemps, trois syndicats qui font moins de 20 % des voix aux élections professionnelles, signent des mauvais accords qui s’appliquent à 100 % des salariés, contre l’avis de la CGT et de la CFDT qui représentent 80 % des voix, cela était connu depuis longtemps de tous les syndicalistes.

C’est même pour cela que j’ai promu spectaculairement le débat sur “les accords majoritaires” dans le PS un jour de décembre 1996. Et ce débat est devenu plus que jamais d’actualité contre son détournement par la loi de Fillon du 4 mai 2004 : dans cette loi, Fillon détournait le principe de l’accord majoritaire, il le définissait par “ordre” et non par “tête” (vous savez que la révolution française a explosé à cause de cela). C’est à dire que Fillon a fait voter que s’il y avait trois syndicats sur cinq qui votaient, cela faisait une majorité ! Ce, quelque soit la représentativité de chaque syndicat : ainsi la loi Fillon pouvait, d’hypothèse, protéger le versement d’argent de M Gautier-Sauvagnac à trois syndicats sur cinq pour continuer à avoir la “paix” dans la métallurgie...

M Gautier-Sauvagnac c’est celui qui riait lorsqu’on lui rappelait l’accord interprofessionnel du 31 octobre 1995 qui affirmait que “les heures supplémentaires devaient être exceptionnelles et imprévisibles”, il était cynique dans les débats, “cet accord est dépassé”, de même qu’était dépassé le “contingent annuel d’heures supplémentaires” dans la métallurgie, qui était, tout le monde l’a oublié de 91 h par an jusqu’en 1996... Il a été passé à 110 h, puis 120 h, puis 130 h (là, c’est la loi Aubry) et puis à 180 h dans les moins de 20 salariés (là c’est la loi Guigou) puis à 180 h partout, puis à 220 h, avec possibilité d’accords pour le dépasser, là c’est la loi Fillon... Et maintenant le patron peut faire faire ces heures supplémentaires sans payer de cotisations sociales, là c’est Sarkozy !

Et DGS détourne, trafique sur 15 millions d’euros ?

Et ses amis coulent EADS la plus belle entreprise de nos pays...

Et Sarkozy ne les déteste pas, il les aime, il les flatte, il va se faire ovationner à Jouy-en-Josas, auprès du Medef (qui n’existerait pas sans l’UIMM).

Normalement tous ces gens, initiés, de connivence, du même monde, des mêmes salons et des mêmes yachts, devraient se retrouver face à la justice républicaine

Ils osent dire aux salariés qu’il faut remettre en cause les 35 h, la retraite tant méritée à 60 ans, la protection si nécessaire contre les licenciements abusifs, la hausse du Smic, ah oui, le Smic que Gautier-Sauvagnac ne veut pas augmenter, qu’il trouve trop élevé, trop incompatible avec notre “productivité”... Eux qui trichent, volent, et bloquent notre économie, la coule, désindustrialisent la France, délocalisent pour mieux se remplir les poches.

Le Smic que Sarkozy, pour la première fois, n’a pas haussé cette année, le Smic que le Medef et Sarkozy et DGS veulent voir sous contrôle d’une “commission indépendante” (et DGS sortira des fonds secrets pour la commission “indépendante”, sans doute ?)

Nous avons là sous les yeux la vérité du Sarkozisme et de ses amis aux parachutes dorés, aux stocks options. Les possesseurs de divers “Paloma” et de résidences huppées, les copains et coquins, les chefs du Medef, qui mettent en coupe réglée notre économie, bloquent notre croissance, siphonnent les salaires.

Il faut qu’il y ait un fossé entre la gauche et cette droite-là complaisante à l’extrême droite (et qui fait voter des lois pour contrôler l’adn des immigres faisant en cela des clins d’oeil au Front national).

Il faut que la gauche soit hors de ces milieux, de ces sales complicités, qu’elle soit aussi fidèle aux salariés que la droite est fidèle et complice du patronat.

Gérard Filoche, samedi 6 octobre 14 h

medium_RAG341.103.pngRAG 34. Les lolo's 34

09:45 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS

12.10.2007

SANS-PAPIERS : "Techniquement le mot rafle est le mot juste"

Jean-Pierre Dubois: «Techniquement, rafle est le mot juste» Professeur de droit constitutionnel et d'histoire des idées politiques à l'Université Paris Sud, Jean-Pierre Dubois préside la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) depuis 2005.

« On est toujours très prudent, parce qu'il y a des mots qui rappellent des choses très fortes mais on assiste depuis plusieurs mois à des opérations systématiques, préparées, qui conduisent à des bouclages d'un certain nombre de zones. Il y a une partie des arrondissements de l'Est parisien, notamment le 19ème, où cela se passe régulièrement. On voit des forces de police qui remontent une rue, en fouillant systématiquement les cafés, les commerces, les cages d'escalier. Le mot de rafle vient à l'esprit parce que, techniquement, il s'agit bien de cela. Ensuite il faut mesurer les choses, parce ce n'est pas parce qu'on constate qu'il y a bien une tendance à voir se multiplier ce genre d'opérations, qu'on est dans les mêmes conjonctures historiques que celles auxquelles le mot rafle renvoie dans notre inconscient collectif. Mais on ne peut pas dissimuler qu'il y a apparition de ce genre de choses. »

« C'est une histoire qui remonte à loin. La ligue des droits de l'homme s'était insurgée il y a près de vingt ans contre les dérives des contrôles d'identité. Nous avons eu à la suite des lois Pasqua un élargissement des possibilités de contrôle tout à fait considérable. Il y a quelques dizaines d'années en France, un contrôle d'identité ne pouvait intervenir que s'il y avait des raisons extrêmement précises de penser qu'une infraction venait d'être commise ou qu'il y avait un risque très particulier pour l'ordre public. L'état de la législation depuis les lois Pasqua, donc depuis très longtemps, autorise des interprétations extrêmement laxistes. C'est à dire que si les parquets n'y prêtent pas attention, on peut pratiquement organiser des contrôles d'identité à peu près n'importe où, n'importe quand, avec des conditions de temps et de lieu extrêmement larges. Et c'est tout à fait ce qui se passe.»

«La séquence réelle, si l'on regarde la réalité des pratiques judiciaires et policières, c'est que le Président de la République dit: j'en veux 25.000, son ministre dévoué, qui est un collaborateur de M. Sarkozy, reproduit exactement la même logique, c'est à dire qu'il en veut 25.000. Donc les préfets et les procureurs sont soumis à des pressions du ministère de l'Intérieur, du ministère de la Justice, et on leur dit "attention vous êtes en retard". Vous avez vu que M. Hortefeux a convoqué un certain nombre de préfets en leur disant "c'est pas bien, vous n'êtes pas productifs". La même pression existant au parquet, on leur dit "il faut y aller, il faut faire du chiffre", et pour faire du chiffre, il faut faire des coups de filets, il faut ratisser large. Et c'est ce qui se passe. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a autant de cas maintenant avec des enfants scolarisés.»

« Quand on est préfet ou procureur et qu'on vous dit "il m'en faut plus dans les centres de rétention", on tape sur ceux qui sont les plus intégrés. Parce que c'est beaucoup plus facile d'aller arrêter des gens à la sortie d'uneécole que de chercher des gens qui sont dans la clandestinité. Donc il y a plus de familles, il y a plus d'enfants, ça fait du nombre et ils sont plus faciles à attraper. C'est comme ça qu'on arrive à des opérations de type rafle, parce qu'on est dans une logique de rendement. Nous voyons maintenant des préfets s'exprimer en terme de rendement comme s'il étaient là pour améliorer l'efficacité de l'administration. Ce qui est insupportable humainement parce qu'en fait le rendement cela veut dire que des gamins retournent vers un inconnu qui peut être synonyme de mort ou d'extrême danger avec leurs cahiers et leur livre d'école sous le bras.»

« Rappelez-vous, au printemps dernier, quand ce grand père chinois avait été arrêté à la porte de l'école Rampal, c'était dans le cadre d'une de ces rafles. On remonte, on se met à proximité des écoles, on bloque les
issues, et on tend le filet, on attend les poissons. C'est effectivement insupportable. Quant aux dispositions sur les contrôles d'identité, on a des réquisitions qui sont incroyables, qui sont vraiment pour la forme. Des sans-papiers, on sait : dans certaines zones de Paris ou de la banlieue, on peut tendre le filet : c'est très poissonneux. On le fait systématiquement aux mêmes heures. On calcule quelques fois les jours. Souvent, c'est le jeudi, parce que ça permet d'affaiblir la défense des droits en centre de rétention parce le week-end, les gens de la Cimade ne sont pas là le dimanche. On en est au point où les choses sont calibrées pour affaiblir la défense des droits. Tout cela est malheureusement de plus en plus organisé, de plus en systématique. Mais même si on a un préfet ou un procureur qui peut être plus ou moins humain sur le plan personnel, ce sont des rouages d'une machine
politique et administrative. Et ils ont une pression politicienne au dessus d'eux qui dit "toujours plus, toujours plus". Et donc on est dans le systématique. »

« Nos sections essayent de montrer à tel préfet ou tel procureur qu'il y a des cas insupportables. Humainement, il y a des choses terribles. La famille Popov risquait la mort au Kazakhstan, avec leurs gosses. On a arrêté ça au dernier moment. Parfois on n'y arrive pas. Ce jeune kurde qui a été assassiné après avoir été considéré comme pas en danger par l'Ofpra on n'a pas pu. Plus fondamentalement, nous disons à la magistrature vous ne pouvez pas accepter ça. Vous ne pouvez pas accepter d'être à la remorque d'une logique policière. C'est la séquence Nicolas Sarkozy - Brice Hortefeux - les Préfets - la police et, en bout de chaîne, les procureurs, qui répondent à une pression policière ou à une pression politique, et qui mettent l'application du code de procédure pénale en harmonie avec l'exécution d'une volonté politique. La règle de droit devient seconde. Ce n'est pas le rôle décent de la magistrature.»

« La circulaire du 21 février 2006 c'est un mémento du chasseur. Les services de M. Sarkozy à l'époque avec M. Guéant, son directeur de cabinet à l'Intérieur, ont pris la jurisprudence de la Cour de cassation qui avait interdit que l'on mette la main sur des sans-papiers dans des lieux protégés - leur domicile par exemple -, et ils ont en creux, indiqué, de manière très obligeante et précise, tous les endroits où, à contrario, l'on pouvait alpaguer des sans-papiers. En prenant en creux la jurisprudence protectrice. On avait cité le cas le plus extraordinaire, c'est l'histoire des cliniques : la police peut entrer dans un hôpital ou une clinique, elle ne peut pas rentrer dans les
chambres, parce que quand même les chambres, c'est un domicile. Et comme la Cour de cassation avait dit çà, MM Sarkozy et Guéant ont dit alors c'est possible dans les couloirs, c'est possible dans les toilettes,
c'est possible dans les blocs opératoires. On nous a dit "mais enfin jamais on n'envisageait une seule seconde de faire arrêter quelqu'un en cours d'intervention chirurgicale". Peut être mais alors pourquoi écrire
cela? Nous avons déféré cette circulaire devant le conseil d'Etat qui nous répondu qu'il n'y avait rien là qui menace les droits fondamentaux.»

« Je ne veux pas abuser des parallèles historiques, mais on sait très bien que le conseil d'Etat a été quelquefois un bon protecteur des libertés, mais quand la pression politique était trop forte, y compris dans des moments beaucoup plus graves que la période actuelle, le conseil d'Etat n'a pas tenu. Est-ce que le conseil d'Etat pouvait défendre les droits de l'homme face à des régimes comme celui de Vichy ou même aux pires moments de la torture sous la guerre d'Algérie ? On ne peut pas demander trop au droit et aux juges. Mais nous ne sommes pas dans ces moments là justement. Nous avons été très déçus. Nous espérions davantage et nous continuerons d'essayer. »

Propos recueillis par Karl Laske

medium_artonrequinRESF.3.jpg


Le site de RESF

RAG 34. Les lolo's 34

23:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, SANS-PAPIERS, RAFLE, IMMIGRATION

Réforme de la carte judiciaire, Justice ? Silence on ferme !

Dès le mois de juin dernier RAG 34 relayait les inquiétudes de Kléber Mesquida concernant la réforme de la carte judiciaire promise par le gouvernement. Retour.

Réforme de la carte judiciaire : Notre député, Kléber Mesquida interpelle Rachida Dati le nouveau garde des sceaux.

medium_KléberMesquidaQE.gifBrillamment réélu le 17 juin, Kléber Mesquida l'un de nos deux députés PS de l'Hérault continue son travail. "Il interpelle" Rachida Dati, le nouveau Garde des sceaux, à propos de la révision de la carte judiciaire.

-QUESTION ECRITE -

M. Kléber MESQUIDA souhaite attirer l’attention de Mme le Garde des sceaux, ministre de la justice sur les mesures inquiétantes annoncées par les pouvoirs publics en terme de révision de la carte judiciaire qui va centraliser un seul TGI par département.
Ces mesures risquent d’accuser le déséquilibre des territoires et de créer une concentration administrative lourde qui va happer une vie économique et sociale de villes importantes dans les départements. En particulier, cela concerne le secteur de Béziers dans le département de l’Hérault, où il semble dommageable que l’expansion démographique importante ne soit pas en adéquation avec les besoins structurels des services de justice.

Actuellement, les juridictions locales souffrent déjà d’un déficit important en moyens humains et matériel, or rien n’est entrepris pour combler ce déficit à la hauteur des enjeux. Malgré les annonces répétées du gouvernement sur la préservation de la proximité, ces dispositions remettent en question l’accès pour tous aux services publics de la justice et aux droits élémentaires de la défense. Il semble, par ailleurs que les avocats et les
magistrats du barreau de Béziers n’aient bénéficié d’aucune concertation à ce sujet. Il est à
regretter une fois de plus que les décisions se prennent sans l’avis des personnes compétentes sur
des enjeux aussi fondamentaux.

Aussi, il lui demande quelles mesures elle compte prendre, d’une part, pour que soit préservé le tribunal de Grande Instance dans la commune de Béziers afin de ne pas pénaliser la population locale, la vie économique et sociale de la ville et les avocats qui ont une connaissance accrue des particularismes locaux, d’autre part pour engager une concertation avec les professionnels concernés.

RAG 34. Les lolo's 34

16:07 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : révision de la carte judiciaire, Kléber MESQUIDA

11.10.2007

Etats-Unis : 36,5 millions de pauvres et 47 millions sans assurance

medium_unclesam.jpgAux Etats-Unis, près d'un habitant sur huit vit au dessous du seuil de pauvreté, soit 36,5 millions de personnes en 2006 et 47 millions de personnes sont dépourvues d'assurance médicale, selon l'enquête annuelle du Bureau américain du Recensement.

Le taux de pauvreté de pauvreté a légèrement reculé pour la première fois depuis 10 ans, à 12,3 % de la population en 2006 contre 12,6 % l'année d'avant (37 millions de pauvres). Mais dans le même temps, le nombre de personnes vivant sans assurance médicale a augmenté, atteignant 47 millions en 2006 soit 15,8 % de la population contre 44,8 millio,s en 2005 (15,3%). Un foyer de deux personnes est considéré dans la pauvreté lorsque ses revenue sont inférieurs à 13.617 dollars par an et de 16.079 pour trois personnes.

Il ya 12,8 millions d'enfants et de jeunes de moins de 18 ans qui sont dans la pauvreté, soit 17,4 % et 8,7 millions d'enfants (soit 11,7%) qui sont sans couverture médicale. Ce chiffre est en hausse par rapport à 2005 où ils étaient 8 millions dépourvus d'assurance santé."

Ces chiffres de couverture médicale sont vraiment une mauvaise nouvelle" a commenté un économiste de l'institut Brookings, Ron Haskins, après la publication de ces données."Soit de plus en plus d'américains vont vivre sans assurance médicale, soit l'addition va encore augmenté pour le gouvernement", affirme cet économiste.

Le revenu moyen d'un ménage américain a légèrement augmenté pour la deuxième annnée consécutive de 0,7 % à 48.200 dollars annuels, toutefois le revenu médian individuel est en recul de quelque 500 dollars poutr les hommes à 42.261 dollars annuels et de 400 dollars pour les femmes à 31.215 dollars par an. Les ménages blancs ont vu leur revenu médian progresser de 1,1 %, les Asiatiques de 1,8 %, Les Hispaniques de 1,7 % tandis que ceux des ménages noirs n'ont progressé que de 0,3 %.
Les noirs sont plus facilement pauvres que les autres (24,3, stable par rapport à 2005), suivis par les Hispaniques (20,6 % contre 21,8% en 2005) et les Asiatiques (10,3 %. Chez les blancs non-hispaniques, le taux de pauvreté est de 8,2 %. Quelque 3,4 millions de personnes âgées de plus de 65 ans sont dans la pauvreté. Les chiffres montrent aussi une différence énorme entre les revenus médians des hommes et des femmes travaillant pourtant dans les mêmes secteurs.

Dans le secteur du droit (avocats, conseils juridiques) les hommes gagnent en moyennne 104.400 dollars par an, quasiment deux fois plus que les femmes (51.400 dollars/an). Dans l'informatique, le salaire annuel médian d'un homme est de 70;400 dollars contre 61.100 dollars pour une femme. Le Sud du pays est plus pauvre, notamment les Etats du Mississippi (21,1 % de pauvres), La Louisiane (19 %) mais aussi la capitale Washington DC (19,6 %) tandis que les comtés parmi les plus riches se situent également dans la banlieue de Washington (Fairfax en Virginie, Montgomery dans le Maryland). Les Etats du Maryland, du New Jersey et du Connecticut dans l'est du pays sont les plus riches en terme de revenus par foyer. San José au coeur de la Sicon Valley en Californie (ouest) et Plano dans le Texas (sud) sont les grandes villes les plus riches tandis que Cleveland (Ohio,nord), Détroit (Michigan, nord) ainsi que Miami (Floride, sud-est) figurent au rang des plus pauvres. (d'après une dépêche AFP).

medium_mime-attachment.jpgAmerican way of life...

C'est ce modèle là que Sarkozy veut implanter en France en rasant 60 ans de notre histoire sociale depuis la Libération et le programme du Conseil national de la Résistance ?

RAG 34. Les lolo's 34

16:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Tolérance zéro : Des stages obligatoires pour les fumeurs de cannabis

Les usagers pris en flagrant délit devront suivre un stage obligatoire et payant, qui pourra coûter jusqu'à 450 euros, annonce Le Parisien.
Lors de ce stage, les dangers des stupéfiants leur seront exposés par des médecins, des psychologues ou des policiers.

Tolérance zéro. Le gouvernement durcit le ton contre la consommation de cannabis, qu'il juge préoccupante dans l'Hexagone, avec une nouvelle mesure. La mise en place de stages obligatoire et payants pour les usagers pris en flagrant délit. "Avec 5 millions de fumeurs de joints occasionnels et 1,2 million de consommateurs réguliers, la France bat des records en Europe", explique le Parisien.

Le nouveau président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies (Mildt), Etienne Apaire a donc annoncé que "des stages de prévention contre le cannabis vont devenir obligatoires pour les usagers qui seront interpellés".

Cela consiste en sessions de formation de deux jours, durant lesquelles "médecins, psychologues ou policiers évoqueront les dangers pour la santé, et son implication dans de nombreux accidents de la route", détaille le quotidien. Afin d'être dissuasifs, ces stages seront payants. Ils pourront coûter à l'usager jusqu'à 450 euros.

(D'après agence 11.10.07)

De pire en pire...


RAG 34. Lio des lolo's 34

16:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CANNABIS

Danièle Mitterrand : Non au racisme biologique

medium_DanieleMITTERAND.jpg
Tribune de Danièle Mitterand, Présidente de France Libertés.
Publiée dans l'Humanité du 8 Octobre 2007.



Une longue expérience vécue, confortée par une certaine connaissance des faits de l’histoire, m’ont convaincue qu’aucun chef d’État ou de gouvernement n’a le pouvoir de mener sa politique que si elle est comprise par une grande majorité de l’opinion publique, et entérinée par les institutions de contrôle du respect des lois fondamentales de la République. Je ne peux imaginer que, devant le petit écran, regardé tous les soirs par des millions et des millions de Français, les esprits restent sans réaction devant l’énormité immorale de cette affaire de l’ADN, utilisé comme « marqueur » d’identité.

Nos élus, sensibles aux injonctions d’un gouvernement, auraient-ils perdu leur libre arbitre et leur sens moral critique pour oublier les leçons de l’histoire ? Cette histoire que nous sommes aujourd’hui quelques-uns seulement à avoir vécue, au bénéfice de l’âge. Je ne rappellerai pas les mauvaises manières d’un temps que personne ne peut oublier, quand il s’agissait de désigner qui a le droit de vivre en France, selon une « bonne » ou contestable filiation biologique.

Ne faisons pas de l’ADN - symbole de l’unité de la vie et de l’universelle filiation des espèces - un espion, un indicateur de police, un nouvel avatar du racisme biologique. Je demande à ceux qui me liront d’user de leur raison, de leur bon sens et de la morale. Qu’ils se conduisent en citoyens responsables pour mettre en garde le gouvernement de se déshonorer. J’ai pris connaissance avec beaucoup de satisfaction du rapport de la Commission d’éthique, dont je partage la conclusion. Puissent nos parlementaires méditer ce texte, afin que plus jamais la biologie ne soit mise au service de l’idéologie.

Visiter le site de France Libertés-Fondation

RAG 34. Les lolo's 34

07:23 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCE LIBERTES, DANIELE MITTERAND

Touche pas à mon ADN : Déjà 120.000 signatures !

"La terre appartient à celui qui la cultive et l'enfant à celui qui l'élève" Berthold Brecht.
Pourtant si l'on en croit un sondage (encore un), les français seraient 58 % à approuver les tests ADN spécialement réservés aux immigrés voulus par la Loi Hortefeux. Bientôt l'empreinte adn pour une carte de transport, une couverture sociale, une assurance... Ca vous rappelle quelque chose ?
Les lolo's 34.


touchepasamonADN.jpg


Notre pétition rassemble ce jour plus de 120 000 signatures ! C'est une démonstration incroyable de notre résistance citoyenne face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs.
Malgré tout, le gouvernement s'entête au delà de tout bon sens. Nous pouvons gagner ce combat, mais il faut passer à la vitesse supérieur : la mobilisation.

C'est pourquoi, nous appelons l'ensemble des citoyens opposés à ce dispositif, quelque soit leur horizon politique, à nous rejoindre pour un

GRAND MEETING CONCERT CONTRE LES TESTS ADN

Dimanche 14 octobre à 18h au Zénith de Paris (Métro porte de Pantin)

(Les invitations gratuites sont retirer dans les Fnac, dans la limite des places disponibles, ainsi qu'au siège de

SOS Racisme - 51 avenue de Flandre - 75019 Paris - 01 40 35 36 55)

en présence de Josiane Balasko, François Hollande, Bertrand Delanoë, Bernard Henri Levy,
Bénabar, Kery James, Tiken Jah Fakoly, Stomy Bugsy et bien d'autres...

Nous devons tous nous mobiliser, alors diffusez cette invitation au maximum de gens. La majorité parlementaire nous dit qu'elle agit conformément à ce que pense le peuple ? Eh bien montrons ce que le peuple en pense.

N'oubliez pas de continuer à signer et faire signer la pétition sur www.touchepasamonadn.com

 charliehebdouneseptcentqe4.jpg


NON aux tests ADN."Charlie" lance une pétition contre la loi sur les tests ADN :

Ils ont déjà signé :
Isabelle Adjani, Raymond Aubrac, François Bayrou, Laurent Fabius, Dan Franck, René Frydman, François Hollande, Axel Kahn, Bernard-Henri Lévy, Pierre Mauroy, Jean Claude Mailly, Jeanne Moreau, Patrick Pelloux, Ségolène Royal, Jorge Semprun, Dominique Sopo, Francis Spizner, Bernard Thibault, Lilian Thuram, Philippe Val, Dominique de Villepin.

SIGNEZ LA PETITION sur www.touchapasamonadn.com

RAG 34. Les lolo's 34

07:23 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TESTS ADN

10.10.2007

Laurent FABIUS : EADS : faire la lumière, réformer, sanctionner

8 octobre 2007
medium_350034681.5.jpgTribune publiée par Laurent Fabius dans le journal Les Echos sur le scandale des délits d’initiés chez EADS.

Les révélations de l’Autorité des marchés financiers sur les agissements des grands actionnaires et de la direction d’EADS entre 2005 et 2006 suscitent une indignation large. Large et légitime, car il s’agit manifestement d’un scandale.

C’est d’abord à l’entreprise que nuit le scandale. Le dollar atteint 1,42 euro, Boeing reçoit cette année 800 millions de subventions du gouvernement américain : on aurait aimé qu’un débat de fond puisse porter sur les choix monétaires, industriels et commerciaux de l’Europe, sur les options stratégiques mises en oeuvre pour redresser EADS. Et voilà que les malhonnêtetés à répétition de l’ancienne direction concentrent toute l’attention. EADS - ne l’oublions pas - porte l’avenir aéronautique de l’Europe.

Dans l’affaire, il y a en réalité deux affaires : celle des délits d’initiés et celle de l’action du gouvernement de l’époque. Sur les délits d’initiés, l’enquête est en cours. Il apparaît que, pendant que certains dirigeants accumulaient des millions, les difficultés du groupe ont conduit à un plan massif de suppressions d’emplois, tant au sein d’Airbus que chez les sous-traitants. Nous respectons la présomption d’innocence. Reste que si les faits sont confirmés - des informations décisives ont été mises à profit par certains et dissimulées au plus grand nombre - il faudra des sanctions exemplaires. La ligne de défense consistant à soutenir que les intéressés, au plus haut de la hiérarchie de l’entreprise, cumulaient ignorance industrielle et prescience financière, cette ligne de défense ne tient pas.

La démocratie et l’économie ont ceci de commun qu’elles se portent mieux quand règnent la transparence, la mesure et l’intérêt général. Ce sont ces principes qui ont été violés. Le moment venu, il faudra se demander si les règles applicables sont suffisantes. On ne peut accepter que l’avenir d’un fleuron européen comme EADS soit à la merci des agissements malhonnêtes de quelques-uns.

Indépendamment des responsabilités individuelles, les faits soulèvent à nouveau la question des stock-options. La justification généralement donnée des stock-options est d’attirer les talents pour le bien des entreprises. Dans ce cas précis, le système et ses dérives ont conduit à affaiblir l’entreprise. Il y a eu des conflits d’intérêts. Il faut en tirer les enseignements.

L’autre aspect de l’affaire, c’est le rôle du gouvernement de l’époque, qui, par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, a laissé racheter au plus haut des actions vendues par le groupe Lagardère et qui ne pouvaient que baisser. A ce stade, que sait-on ? Que le gouvernement était au courant et a autorisé tout ou partie de l’opération, au nom, nous dit-on, de l’équilibre franco-allemand dans le capital d’EADS qui, en l’espèce, a bon dos. Autre certitude : la Caisse des Dépôts a provisionné rapidement une partie des pertes. Les risques financiers liés aux retards du programme de l’A 380 devaient être connus. Comment croire que le gouvernement n’en ait pas eu vent ? Un gouvernement dont - circonstance aggravante - on sait la proximité de ses membres avec plusieurs bénéficiaires des opérations.

Il faudra donc aussi tirer, pour le futur, des enseignements concernant la Caisse des Dépôts. Mais ce serait ajouter une faute au scandale que de se servir de cette circonstance comme prétexte pour casser un outil majeur de politique industrielle de la nation et de soutien à l’action des collectivités territoriales. Là aussi, il faudra être vigilant, c’est l’intérêt général et les projets de long terme qui sont en jeu.

Dans l’immédiat, comme dans toute démocratie moderne, une commission d’enquête parlementaire devrait être mise en place pour éclairer les faits. Qu’on ne se réfugie pas derrière l’existence d’une procédure judiciaire pour l’éviter ! De nombreux responsables de l’époque occupent encore aujourd’hui des positions éminentes. Ce n’est pas une raison pour ne pas faire toute la lumière sur leur action.

Voir aussi : Laurent Fabius sur LCI : l’affaire des délits d’initiés chez EADS est un scandale majeur (5 octobre)

RAG 34. Les lolo's 34

05:34 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, EADS

09.10.2007

Total en Birmanie : Vous ne venez pas chez-eux par hasard !

medium_BKfolamour.jpgTOTAL(itarisme) au MYANMAR, Qu'y a fait Bernard Kouchner ?

"La firme Total est devenue le plus fort soutien du système militaire birman, ce n'est pas le moment d'investir ici" Madame Suu Kyi, opposante birmane, Prix Nobel de la Paix 1991. Le Monde 20 juillet 1996.

Des associations birmanes ont dénoncé le recours de Total au travail forcé. Le groupe pour se défendre auprès des tribunaux commanda alors un rapport de complaisance à Bernard Kouchner Conseil. Bernard Kouchner, totalement irresponsable ?

Récemment encore, Bernard Kouchner disait de Ségolène Royal qu'elle se trompait concernant ses appréciations sur les "errements" actuels de la politique étrangère de la France. Il est vrai que Les mauvais conseilleurs ne sont jamais les payeurs !

L'émission de Daniel Mermet diffusé récemment sur France inter nous permet de comprendre le rôle qu'a joué Bernard Kouchner en rédigeant un rapport très complaisant pour le compte de Total en Birmanie.

Ecouter, réécouter l'émission : BK Ecran Total

medium_RAG341.101.pngRAG 34. Les lolo's 34

20:14 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOTAL, KOUCHNER, BIRMANIE, MYANMAR

Dépénalisation du droit des affaires et scandale d’État chez EADS : une drôle de coïncidence

medium_52408.70.jpgAlors qu’éclate un double scandale chez EADS :

• scandale financier de la vente de stock-options par les dirigeants d’EADS pour 90 millions d’euros, peu de temps avant l’annonce de difficultés industrielles majeure pour l’entreprise, à l’automne 2005,

• scandale d’État de la socialisation organisée des pertes prévues pour Lagardère sur fonds publics en faisant racheter en amont la moitié de sa participation dans EADS par la Caisse des dépôts pour 1,8 milliards d’euros, dont un tiers, soit 600 millions d’euros, devait s’envoler en fumée quelques semaines plus tard,
le Parti socialiste s’étonne de la coïncidence de ces révélations avec l’installation par la Garde des sceaux, Rachida Dati, d’un groupe sur la dépénalisation du droit des affaires.
Au moment où l’on durcit la répression sur la délinquance de droit commun -avec la loi sur la récidive notamment, on veut dépénaliser une grande partie de l’activité délinquante, celle en col blanc. Le fait de voler deux fois un DVD dans un hypermarché fait risquer un an de prison depuis la loi d’août 2007 instituant les peines-plancher tandis qu’on veut exonérer complètement les dirigeants indélicats d’entreprises.
Les délits économiques et financiers représentent moins de 0,5% des condamnations, soit 9.000 condamnations sur 592.000 en France en 2005 mais cette délinquance-là cause des préjudices considérables à l’économie française.
On ne peut donc que s’alarmer de voir le Président de la République considérer qu’il n’est pas grave de présenter des comptes falsifiés, de ne pas déclarer sa main d’œuvre, de se livrer au délit d’initiés.
Le Parti socialiste demande au Président de la République de renoncer à son projet de soustraire la délinquance économique et financière aux condamnations pénales.

Communiqué du Parti socialiste

RAG 34. Les lolo's 34

07:40 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADSnDEPENALISATION DU DROIT DES AFFAIRES

08.10.2007

POUVOIR D'ACHAT : Mon p'tit déj

 boisson_cafe15.gif

Juste avant le 1er janvier 2002 voilà ce que me coûtait mon p'tit déj :
une baguette, 3 francs soit 0,46 €, un paquet de café, 6 francs soit 0,91 €, un litre de lait, 1,30 francs soit 0,20 €, un pot de confiture 9,90 francs soit 1,51 €, une plaquette de beurre de 250 grs 3,75 francs soit 0,57 €.

Cinq ans après :

Baguette : 0,85 €, 85 % d'augmentation

Café : 1,50 € (le moins cher) 65 % de plus qu'en 2002

Lait : 0,70 €, 190 % et c'est pas fini d'après les spécialistes

Confiture : 3,20 €, 112 % de plus

Beurre : 1,20 € 80 % d'inflation.

C'est ça qu'on disait avant : inflation ! Non ?

Je vous laisse, je vais calculer de combien a augmenté mon salaire depuis 5 ans.

pouvoirdachat1.jpg


RAG 34. Les lolo's 34

13:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT, INFLATION

07.10.2007

EADS : Thierry BRETON a menti

EADS: le rôle de l'Etat suscite de plus en plus d'interrogations

PARIS (AFP) - Le rôle de l'Etat dans l'affaire EADS suscite des interrogations croissantes, après la révélation du feu vert de Bercy au rachat par la Caisse des dépôts d'une partie des actions du groupe européen, contrairement aux affirmations de Thierry Breton.

"Dans le cadre des dispositions prévues par le pacte d'actionnaires" d'EADS, "l'Etat a autorisé la Caisse des dépôts à procéder à cette acquisition", selon le procès-verbal d'une réunion de la commission de surveillance de la CDC en date du 12 juillet 2006, dont fait état Le Monde daté de dimanche-lundi.

La CDC, qui avait déjà affirmé vendredi avoir "agi de manière autonome" et sans "instruction des pouvoirs publics", a publié un nouveau communiqué samedi soir assurant qu'elle n'avait "ni demandé ni reçu d'autorisation de l'Etat pour l'achat de titres EADS".

Elle a toutefois précisé que cette opération avait nécessité "des décisions de la part des actionnaires de la Sogeade", holding regroupant les participations de l'Etat et du groupe Lagardère dans EADS.

Or l'ancien ministre des Finances Thierry Breton, entendu vendredi par la commission des Finances du Sénat, avait affirmé que l'Etat n'avait pas été informé des modalités de vente par le groupe Lagardère de 7,5% du capital d'EADS en avril 2006, et qu'il avait appris "par la presse" l'acquisition d'une partie de ces actions (2,25%) par la CDC.

Le procès-verbal précise par ailleurs, selon le quotidien, que "l'Etat n'a à aucun moment demandé à la Caisse des dépôts de se porter acquéreur des titres concernés", cette dernière "ayant fait part de son intérêt pour l'opération sur la base de critères purement financiers".

Pour tenter de faire la lumière, et alors que la gauche demande une commission d'enquête parlementaire, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a ordonné une enquête interne afin "d'examiner l'action des services du ministère en ce qui concerne EADS entre fin 2005 et juin 2006".

Les doutes portent sur deux points essentiels: le gouvernement de l'époque était-il informé lors des ventes d'actions par les principaux dirigeants et actionnaires privés d'EADS, fin 2005 et début 2006, des difficultés du groupe qui allaient faire plonger le titre en Bourse au moment de leur révélation, à la mi-juin?

Il pourrait alors être accusé d'avoir couvert un éventuel délit d'initiés.

Par ailleurs, le gouvernement est-il intervenu pour le rachat par la CDC, considérée comme le bras financier de l'Etat, d'une partie des actions vendues par Lagardère au prix fort?

Mme Lagarde a demandé à l'inspection générale des Finances de se pencher sur "les relations entre les services du ministère de l'Economie et des Finances et la Caisse des Dépôts et Consignations".

Elle a promis que le rapport serait remis et rendu public dès jeudi. Entre temps, l'actuel directeur général de la Caisse, Augustin de Romanet, aura été entendu par les commissions des Finances de l'Assemblée nationale, mardi, puis du Sénat mercredi.

La ministre veut aussi connaître "les conditions" dans lesquelles l'Agence de participations de l'Etat (APE) "a exercé ses fonctions pendant cette période".

Vendredi, l'actuel directeur général de l'APE, Bruno Bézard, a reconnu que l'agence avait, dans une note du 20 janvier 2006, recommandé la cession d'une partie des actions de l'Etat, qui détient depuis la création d'EADS 15% du capital. Cette suggestion n'avait pas été suivie par le gouvernement.

Jean-Luc BARDET AFP - Samedi 6 octobre



RAG 34. Les lolo's 34

13:32 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS, BRETON, LAGARDERE

06.10.2007

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler, il faut l’augmenter!

pouvoirdachat1.jpg


Sarkozy a accordé en juillet 15 milliards d’euros de transferts fiscaux vers les plus riches d'entre-nous !

Et vous, qu’avez-vous reçu ?


. J’ai gagné 250 000 euros par an car je fais partie des mille contribuables disposant d’un patrimoine financier supérieur à 15 millions d’euros qui ont bénéficié du « bouclier fiscal ».

. Je paierai beaucoup moins d’impôt sur la fortune (ISF)

. J’ai gagné 200 000 euros car je viens d’hériter avec ma soeur d’1,5 millions d’euros et les successions de ce niveau ne sont désormais plus imposées.
. RIEN, et pourtant, j’appartiens à « la France qui se lève tôt » à laquelle (Passage de 20 % à 30% de l’abattement sur la valeur de la résidence principale).

Nicolas Sarkozy a tant promis pour se faire élire…

Sarkozy, c’est : pas de cadeaux pour « la France qui se lève tôt »

Et maintenant, qu’allez-vous payer ?


Ce sont les Français qui vont devoir régler « cash » les 15 milliards de cadeaux fiscaux du mois de juillet. Le gouvernement lui-même expliquait voici quelques mois qu’il fallait 3 % de croissance en 2008 pour absorber « le paquet fiscal ».
Aujourd’hui, tous les économistes en France comme en Europe tablent sur une croissance en France inférieure à 2 %.

La facture, ce sera :

. Création de « franchises médicales » sur les consultations, les médicaments,les examens, les analyses…

. Augmentation de la TVA (baptisée TVA sociale) ;

. Transfert de charges vers les collectivités locales non compensées

. Suppression de 23 000 postes de fonctionnaires ;par l’État, qui contraignent à l’augmentation de la fiscalité locale ;

. Augmentation des tarifs publics et abandon au secteur privé de services publics

. Hausse prévisible de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) ;comme GDF ;

. Baisse du pouvoir d’achat pour tous, abandon des promesses (par exemple l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse).

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler,il faut l’augmenter!



RAG 34. Les lolo's 34

21:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

Ingrid BETANCOURT : La mobilisation continue !

2051 jours de captivité pour Ingrid Betancourt et Clara Rojas. Libérez-les, elles et les 3000 autres otages !

La mobilisation pour la libération d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas et tous les otages de Colombie, se poursuit inlassablement. Ce week-end, aura ainsi lieu la Nuit Blanche parisienne, dédiée à Ingrid Betancourt.



Mais la mobilisation, c'est aussi l'action de la communauté internationale. Dernièrement, plusieurs nouvelles ont contribué à la poursuite de l’espoir du Comité de soutien à Ingrid Betancourt : il semble que la mobilisation internationale actuelle se renforce un peu plus.

La semaine dernière, avait lieu l’Assemblée générale de l’ONU, évènement qui a permis de multiples rencontres entre des chefs d’Etat du monde entier. Nicolas Sarkozy avait notamment décidé de profiter de l’occasion pour aborder, à plusieurs reprises, le cas d’Ingrid, de Clara et des otages de Colombie. Il a ainsi rencontré Mélanie Betancourt et s’est entretenu avec Alvaro Uribe, le président colombien.

En savoir plus

Cliquez ici pour nous soutenir

RAG 34. Les lolo's 34

08:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INGRID BETANCOURT

04.10.2007

Touche pas à mon ADN ! : Déjà 40.000 signatures depuis hier...

touchepasamonADN.jpg


La pétition lancée hier par SOS Racisme et Charlie Hebdo contre les tests ADN sur les candidats au regroupement familial a déjà obtenue 40 000 signatures ! En ce moment, 1 000 personnes par heure nous rejoignent dans cette lutte. Le sénat a certes adopté la loi mais notre combat n'est pas terminée. Nous devons continuer signer et faire signer cette pétition disponible sur www.touchepasamonadn.com

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.

Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.

 charliehebdouneseptcentqe4.jpg


NON aux tests ADN."Charlie" lance une pétition contre la loi sur les tests ADN :

Ils ont déjà signé :
Isabelle Adjani, Raymond Aubrac, François Bayrou, Laurent Fabius, Dan Franck, René Frydman, François Hollande, Axel Kahn, Bernard-Henri Lévy, Pierre Mauroy, Jean Claude Mailly, Jeanne Moreau, Patrick Pelloux, Ségolène Royal, Jorge Semprun, Dominique Sopo, Francis Spizner, Bernard Thibault, Lilian Thuram, Philippe Val, Dominique de Villepin.

SIGNEZ LA PETITION sur www.touchapasamonadn.com

RAG 34. Les lolo's 34

20:00 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOUHE PAS A MON ADN, ADN, SOS RACISME, CHARLIE-HEBDO

Immigration : Les sans-papiers montpellierains dans l'oeil du cyclone Hortefeux-Sarkozy

A Montpellier comme partout en France, la chasse aux sans-papiers prend une nouvelle ampleur. Ainsi la Mairie socialiste de Montpellier s'est retrouvée mardi au coeur d'une polémique dont nous reproduisons ci-dessous les principaux points de vue ( La Mairie traque-t'-elle les sans-papiers ?; La Mairie demande une enquête administrative, réponse du Maire Hélène Mandroux) qui se sont exprimés ces dernières heures.
Hier encore, ce sont deux kurdes que la Préfecture n'avaient pas régularisés qui à l'aube ayant escaladé la grille des Arceaux menacaient jusqu'à hier soir de s'immoler puis de se jeter dans le vide.

Nous espérons vivement que par le zèle de quelque fonctionnaire, nous n'aurons pas nous aussi dans notre Communauté d'agglomérations à connaître une issue dramatique, comme seule réponse aux difficultés sans fin des sans-papiers, et comme ce fut malheureusement le cas récemment encore à Paris (défenestration et décès d'une femme de 51 ans d'origine chinoise).

Lolo34.

La mairie (PS) de Montpellier traque-t-elle les sans-papiers?Par Carole Rap (journaliste) 19H34
03/10/2007

*(De Montpellier)* Depuis quelques mois, les présomptions s’accumulent. Dénonciation mardi 2 octobre d’un couple venu déposer un dossier de mariage au guichet de la mairie, témoignages de policiers évoquant la pression d’un adjoint au maire, contrôles de police dans les transports publics dépendant de l’agglomération montpelliéraine…

Si, officiellement, la mairie de Montpellier, tenue par la socialiste Hélène Mandroux déclare que "la délation n’est pas sa pratique", il semble que, dans les faits, certains fassent du zèle. Sur l’ordre de qui?
*"On nous demande même de prévenir la PAF"*

Mardi après-midi, Elif, jeune femme de nationalité française, se rend au guichet de la mairie en compagnie de son ami Evren, un Turc d’origine kurde dont la demande de titre de séjour est en cours d’examen à la
préfecture. Aux yeux de la loi, il est donc en situation irrégulière. Ce que ne manque pas de constater l’employée de l’état civil."Elle nous a alors dit que depuis quelques temps, ils /(la mairie, ndlr)/ étaient obligés de prévenir le procureur de la République si un des futurs conjoints était en situation irrégulière. Elle s'est ensuite
absentée pendant quelques minutes", relate Elif. Quand l’employée revient, elle annonce aux deux jeunes gens que leur dossier est accepté. Mais elle semble visiblement embarrassée et finit par leur confier:
"C'est la préfecture qui nous demande de prévenir le procureur. Depuis quelques temps, surtout depuis quinze jours, nous avons une pression énorme. Je ne devrais pas vous le dire mais vous êtes en plein dedans. On nous demande même de prévenir la PAF /(Police aux Frontières, ndlr)/".
Etrange coïncidence, en sortant de la Mairie, Elif et Evren remarquent trois agents de la PAF qui les suivent et viennent les stopper quelques dizaines de mètres plus loin. Contrôle d'identité. "Ils prennent nos papiers et appellent la préfecture".
Heureusement pour Evren, son dossier étant en cours d’étude en préfecture, il est relâché. Contactée par le couple, la Cimade de Montpellier (association d’entraide aux étrangers) se fend d’un communiqué pour expliquer que "les maires ne sont pas tenus de saisir le procureur lorsqu'un étranger en situation irrégulière souhaite se marier avec un français. Une telle saisine n'est envisageable que s'il existe un doute sur la sincérité du mariage". La Cimade enfonce le clou: "Il n'appartient pas aux maires de prévenir la police lorsqu'ils sont saisis d'une demande de mariage d'un étranger et d'un Français".
*"La municipalité nous l'a demandé au début de l'été" * La mairie nie qu’un contact ait pu être établi entre quelqu’un de chez eux et la PAF dans cette affaire. Mercredi soir, elle a tout de même annoncé qu'elle lancerait une enquête administrative pour faire toute la lumière.
Du côté de la police, on assure aujourd’hui que "la PAF n’est pas venue d’initiative. Elle n’est pas tombée sur la personne par hasard". D’ailleurs, certains policiers en ont marre d’endosser seuls la
responsabilité de la traque aux sans-papiers. Au point de s’exprimer publiquement, comme Philippe Sebag, secrétaire régional du syndicat Alliance police nationale, dans une interview parue dans Midi Libre le
29 septembre . A la question: "Les contrôles et arrestations de personnes en situation
irrégulière ont pourtant fortement augmenté cet été à Montpellier?", il répond: "Dans les faits c’est indéniable mais il faut rétablir un semblantde vérité. (…) La police ne se réveille pas le matin en se disant: 'Tiens, on va taper sur certains quartiers.' Non, la municipaliténous l’a demandé au début de l’été et il faut qu’elle ait le courage
de l’assumer. C’est Christian Bouillé en personne /(adjoint au maire et vice-président de la commission Sécurité publique et sûreté de laville, ndlr)/ qui nous a 'bougés' pour que la Police nationaleréinvestisse certains quartiers où les troubles publics étaient en augmentation".
L’adjoint au maire dément avoir "donné aucune instruction à Monsieur Sebag". Mais à ce jour, Guillaume Neau, du service communication de la police de Montpellier, confirme les propose tenus par Philippe Sebag.
La police nationale est-elle pour autant aux ordres de la Mairie? Non, bien sûr, mais "il se trouve que cela correspond à l’un des objectifs de notre direction centrale: si on veut faire plus de personnes en
situation irrégulière, il faut faire plus de contrôles", répond le policier en charge de la communication.
*"Les syndicats de la TAM ont demandé une présence policière accrue" *De là à effectuer des contrôles d’identité systématiques dans les bus et les trams de la ville? C’est ce qui est arrivé cet été dans le bus 15, qui relie le centre de Montpellier à la Paillade, quartier excentré où vivent beaucoup de personnes d’origine maghrébine. Choqués, plusieurs passagers ont rapporté comment ils avaient vu des policiers bloquer le bus avec leur véhicule entre deux arrêts, monter à l’intérieur, demander à voir les papiers d’identité de chaque passager (et non pas le ticket de transport car il ne s’agissait pas d’un contrôle de billets) et faire descendre plusieurs personnes. Une opération que ne réfute pas la Police nationale, indiquant qu’elle agit sur réquisitions du procureur mais
qu’elle a aussi un "partenariat important" depuis l’an dernier avec la TAM (Transports de l’agglomération de Montpellier), auquel la Mairie participe, dans le cadre du Conseil local de sécurité et prévention de
la délinquance "
(CLSPD, mis en place le 25 octobre 2006).
"Suite à des agressions, les syndicats de la TAM ont demandé à avoir une présence policière plus accrue", justifie Guillaume Neau. La dernière agression contre un chauffeur remonte à un an. "Malgré l’inquiétude des
syndicats, la majorité des faits relève d’incivilités. Mais comme nous, on a des objectifs en matière d’étrangers, si on a des personnes en irrégularité, on ne va pas les laisser partir", poursuit le policier. Dans l’Hérault, ces objectifs correspondent au prorata par département du chiffre souhaité au niveau national, qui est de 20000
interpellations. Ils sont, paraît-il, loin d’être atteints. De là à inciter la mairie à s’en mêler?


Le Maire de Montpellier demande une enquête administrative

Objet : réponse de la Mairie

Suite à l’incident survenu hier dans le cadre d’une demande de dossier de
mariage, de nombreuses questions ont été posées.

Je tiens à éclaircir cette situation afin de connaître de façon certaine la procédure qui a été appliquée. J’ai donc diligenté une enquête administrative pour faire la lumière sur les faits et être en mesure de
répondre aux interrogations légitimes.

Aujourd’hui, une grande ambiguïté règne autour du rôle des Maires en matière d’immigration. Les récentes lois ont transféré certaines compétences à l’échelon de la commune mais le rôle de chaque institution
reste confus.

Sans le climat délétère planant autour de l’immigration, qu’il s’agisse des quotas, de l’ADN, des objectifs chiffrés imposés aux Préfets en matière de reconduites aux frontières, tout ce trouble n’existerait pas.

Cette pression gouvernementale vient à l’encontre de toutes les valeurs que je défends. C’est pourquoi j’ai estimé que les questions qui nous sont posées nécessitent la recherche de la vérité, confirmant ainsi les
positions que j’ai prises que ce soit dernièrement pour la question des Kurdes ou plus récemment pour la pétition de Charlie Hebdo que j’ai signée, contre l’amendement Mariani sur le test ADN.

Hélène MANDROUX,
Maire de la Ville de Montpellier

RAG 34. Les lolo's 34

16:50 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS-PAPIERS, Hélène MANDROUX

Sarkozy : Je suis partout...



Sarkozy et le bouton de veste

Du 1er mai au 31 août, Sarkozy est apparu 224 fois dans les journaux télévisés sur les seules six chaînes hertziennes. C'est plus du double de Chirac dans les quatre premiers mois de son mandat. De droite ou de gauche, les commentateurs habitués à mesurer la valeur des choses aux unités de « bruit médiatique » qu’elles totalisent sont fascinés. Le nouveau président, « hyperactif » et « hypermédiatique », est vraiment très fort... Mais le matraquage auquel se livre le président de la République ne traduit pas simplement sa personnalité ostentatoire. Il répond à une nécessité politique.

Sarkozy ne se contente pas de faire du bruit. Il déploie jour après jour et thème après thème un discours construit, qui doit autant au travail patient mené par les tâcherons de l’UMP depuis qu’il a pris la direction de ce parti qu’à son goût pour la mise en mots à destination du plus grand nombre.

Les premiers mois de la présidence Sarkozy se caractérisent en effet par une multitude de discours « fondateurs » qui visent à redéfinir les principales politiques de l’Etat. Dans son discours aux ambassadeurs, Sarkozy annonce que la politique étrangère sera entièrement réorganisée autour de quelques défis au premier rang desquels « le choc entre l’Islam et l’Occident ». Peu de temps après, Kouchner évoque une guerre avec l’Iran et le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN est à l’ordre du jour. La politique sociale fait l’objet d’un discours de Sarkozy le 18 septembre dernier. Au nom de la responsabilisation des salariés et des chômeurs, l’ensemble des fondements du droit social et de la protection sociale sont attaqués. Conséquences pratiques : la réforme du contrat de travail, la fin de la revalorisation automatique du SMIC, la remise à plat des minimas sociaux, de nouvelles sanctions contre les chômeurs… Dans le domaine de l’assurance-maladie, la proposition présidentielle des franchises signe un complet renversement des principes de solidarité qui fondent la Sécu. Désormais, les malades doivent payer pour les malades. De même, « Service public 2012 » dessine la fin du statut de la fonction publique au nom de la souplesse et de la réduction des coûts : non remplacement d’un départ en retraite sur deux, fin des concours, individualisation des rémunérations, statuts négociés de gré à gré… On pourrait allonger la liste. Sarkozy a aussi posé les bases d’une nouvelle politique culturelle (lettre de mission à Christine Albanel du 1er août) et d’une nouvelle politique universitaire et de recherche. Et il présentera prochainement le nouveau cadre de la politique environnementale en conclusion du Grenelle de l’environnement.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

12:57 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.10.2007

Loi immigration : la Fondation abbé Pierre dénonce l'exclusion des sans-papiers de l'hébergement d'urgence

PARIS - La Fondation abbé Pierre dénonce un amendement au projet de loi sur l'immigration, examiné par le Sénat à partir de mardi, excluant les sans-papiers de l'accès à l'hébergement d'urgence.

"Allons-nous interdire demain aux associations humanitaires de donner à manger à des enfants sous prétexte que leurs parents ne sont pas en règle?", s'interroge mardi l'association, qui demande aux sénateurs de s'opposer à l'adoption de cet amendement.

Dans son communiqué, la Fondation abbé Pierre "s'indigne contre l'amendement N°209 au projet de loi relatif à l'immigration qui a été adopté par l'Assemblée nationale (...) un amendement qui a pour objectif d'exclure de fait les personnes sans-papiers des dispositifs d'hébergement d'urgence".

L'article 21 -traduction de l'amendement 209 adopté le 19 septembre lors des débats à l'Assemblée- introduit une modification de l'article 4 de la loi sur le droit au logement opposable (DALO), en conditionnant l'accès à l'hébergement d'urgence au fait de pouvoir "justifier de la régularité de son séjour sur le territoire dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat".

"Si un tel projet venait finalement à être retenu par les deux Chambres, ce sont toutes nos traditions républicaines d'accueil et de respect de la personne humaine qui seraient remises en cause", dénonce la Fondation.

Pour la Fondation abbé Pierre, "cet amendement excluant les personnes de l'hébergement d'urgence est inconcevable et dangereux pour toutes les associations, tous les travailleurs sociaux, tous les citoyens qui défendent avant tout les valeurs humaines les plus fondamentales et, en l'occurrence, des personnes en détresse et très fragilisées".

"En effet, en France, les structures d'hébergement d'urgence ont toujours été des lieux où la solidarité a primé sur toute autre priorité. L'accueil dit 'inconditionnel' implique que soient reçues les personnes sans aucun préalable lié à leur condition, leur origine ou au regard de leur situation administrative", rappelle la Fondation.

"L'hébergement d'urgence, faut-il le rappeler, n'offre pas de titre de séjour, mais juste un abri pour la nuit. Refuser cet abri serait contraire à l'éthique la plus élémentaire et ne ferait qu'aggraver un problème plus douloureux encore de la mise à la rue de femmes, d'hommes, de familles", souligne-t-elle.

Emmaüs et la Cimade dénoncent également cet amendement depuis jeudi dernier, et demandent au Sénat de le censurer. AP

god/sb

AP - Mardi 2 octobre, 13h52

RAG 34. Les lolo's 34

17:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, SANS-PAPIERS

Combien de points de croissance en moins pour une hausse de 5 points de TVA ?

Avec la TVA (anti)sociale, Fillon ne marche pas encore sur les eaux... mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains

par Jean-Jacques Chavigné

« Trop d’impôt tue l’impôt » assènent inlassablement les néo-libéraux lorsqu’il s’agit de baisser les impôts des sociétés ou les impôts progressifs (l’impôt sur le revenu des personnes physiques ou l’impôt sur la fortune, l’ISF). Mais avec la TVA, baptisée « sociale » pour l’occasion, trop d’impôt ne tue plus l’impôt. C’est le premier miracle.

Le deuxième miracle de la TVA c’est qu’elle crée ou protège les emplois, que son taux augmente ou diminue. Si son taux augmente, nous voilà protégés contre les délocalisations. Si son taux diminue à 5,5 % dans la restauration, les patrons du secteur n’empocheront pas la différence et créeront des dizaines de milliers d’emplois !


Fillon ne marche pas encore sur les eaux mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains. Tout cela n’est bien sûr que poudre aux yeux. Les deux réels objectifs du gouvernement (évidemment partagés par le MEDEF) sont d’augmenter les profits patronaux en diminuant la part patronale des cotisations sociales et de diminuer l’endettement public pour satisfaire aux exigences de l’Union européenne. Les salariés paieront. Le « ensemble, tout est possible » de Sarkozy commence à s’inscrire dans la réalité.

Le projet de Sarkozy et de Fillon
Dans son discours d’Agen du 22 juin 2006, Sarkozy avait prudemment avancé la mesure : « Je propose que l’option de la TVA sociale soit étudiée, débattue sans a priori idéologique ». Chacun le sait, en effet, Sarkozy n’a pas d’a priori idéologique.

Une fois élu, il s’est fait plus précis : « Je suis convaincu qu’il faut expérimenter le transfert d’une parti des cotisations sociales sur la TVA ». Et, entre les deux tours des législatives, Borloo a vendu la mèche dans le débat qui l’opposait à Laurent Fabius, contribuant ainsi au sursaut électoral contre la Droite.

Du coup, Sarkozy se veut rassurant et annonce sa volonté d’ « expérimenter la TVA sociale ». Cette annonce n’a aucune portée. Pendant combien de temps se ferait une telle expérimentation ? Sur quels produits ? En quoi une expérimentation sur quelques produits pourrait-elle bien permettre de mesurer l’impact d’une augmentation généralisée de la TVA ? Le CNE devait lui aussi être « expérimenté »… L’objectif de Sarkozy est limpide : il veut imposer une augmentation de 5% de la TVA, faire passer son taux de 19,6 % à 24,6 % pour la plupart des produits achetés en France.

La TVA est pourtant l’impôt le plus injuste qui soit : il frappe du même pourcentage d’imposition le pauvre comme le riche. Aujourd’hui, pour tout achat de 12 euros, ce sont 2.35 euros de TVA qui sont prélevés et versés à l’Etat par le commerçant chez qui l’achat a été fait. 2,35 euros pour le Rmiste comme pour le PDG. ! Demain ce sera 2,95 euros. Pour le Conseil Economique et social, le taux d’effort des 10 % des ménages les plus pauvres est de 8,1 % et celui des 10 % les plus aisés de 3,4 %. Cela se comprend aisément : plus un ménage est riche, plus la part de son revenu destinée à la consommation diminue et plus la part destinée à l’épargne augmente.

Aucune garantie pour le financement de la Sécurité sociale
Il y a deux bonnes raisons à cela. Tout d’abord parce que, contrairement à une cotisation sociale, une taxe n’est pas affectée à une dépense particulière. Elle peut parfaitement être collectée pour l’Assurance maladie ou les Allocations familiales et être utilisé à combler le déficit public que le renforcement du « bouclier fiscal », la diminution des droits de successions et la baisse de l’impôt sur le revenu auront continué à creuser. C’est la deuxième hypothèse qui est, de loin, la plus vraisemblable et qui explique pourquoi Fillon se refuse à parler de « TVA sociale ».

Ensuite parce que la Droite à supprimé, en 2002, le FOREC (Fonds de recouvrement des exonérations de charge) instauré en 2000 par le gouvernement de la Gauche plurielle. Il est donc, aujourd’hui, devenu totalement impossible de vérifier la destination des taxes théoriquement dédiées au financement de la Sécurité sociale.

Il y a donc fort peu de chances que l’augmentation de TVA serve à financer la Sécurité sociale. Mais comme la part patronale des cotisations sociales aura, elle, vraiment diminué, ce sont les ressources de la Sécurité sociale qui sortiront exsangues de l’opération. Le déficit ne pourra donc qu’augmenter et servir de prétexte à un nouveau tour de vis des dépenses sociales.

Aucune garantie que les prix n’augmentent pas
Dans « Marianne » du 13 juin, l’économiste Christian Saint-Etienne (par ailleurs membre du MoDem) ne peut retenir son cri du cœur : « Les gens ne comprennent pas que la suppression des cotisations famille va baisser le coût du travail de 5,8 % […] Ce qui permettrait d’effacer la hausse de la TVA dans les prix de vente ».

Ce que « les gens » comprennent fort bien, contrairement à cet homme de Droite, c’est qu’il n’existe pas la moindre garantie que les employeurs ne fassent pas main basse sur cette diminution de cotisation sociale. Il est, au contraire, tout à fait probable qu’ils choisiront d’augmenter leurs marges bénéficiaires en empochant la baisse de cotisations sociales sans pour autant diminuer leurs prix.

Fillon s’est engagé à ce que la baisse des cotisations sociales « se retrouve dans les prix et non dans les marges des entreprises », à ce que « l’inflation soit maîtrisée » et qu’il n’y ait pas de dérives qui ampute le pouvoir d’achat des Français ».

Mais c’était à quatre jours du second tour. De toute façon, qui peut croire un tel discours alors que jamais un gouvernement de Droite ne s’est opposé sérieusement au Medef et que le dit Fillon ne se donne aucun moyen concret (de contrôle ou d’action) pour arriver à ses fins ? Même Raffarin ne croit pas (pour le moment du moins) qu’une hausse de la TVA ne soit pas inflationniste et affirme que Fillon ne trouvera pas de majorité législative pour la voter.

Quant à Sarkozy, alors Ministre des Finances du même Raffarin, il déclarait, en 2004, devant la Commission des finances du Sénat que « l’Etat ne contrôlait pas le niveau des prix et qu’il était donc à craindre qu’une hausse de la TVA, malgré une diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le pris de vente, à l’image de qui avait déjà été constaté dans la grande distribution ». (CR du Sénat du 4 mai 2004).

Aucune garantie que les salaires directs augmentent
Pour la Droite, l’évidence est, là aussi criante. La part patronale des cotisations sociales diminuera, les employeurs ne trouveront donc rien plus d’urgent que d’augmenter les salaires directs après avoir baissé leurs prix.

Mais ce conte de fée n’a rien à voir avec la réalité puisque c’est exactement le contraire que les employeurs pratiquent depuis vingt ans : ils empochent toutes les exonérations de cotisations sociales qui se présentent mais n’augmentent les salaires qu’au compte-gouttes. Il n’y a aucune raison pour que cela change, surtout avec la droite au pouvoir. La diminution des cotisations sociales patronales ira donc directement dans la poche des employeurs et les salariés n’en verront pas la couleur. Ce que prépare la TVA anti-sociale de Sarkozy et Fillon c’est, à la fois la stagnation des salaires et une hausse de 4 à 5 % des prix. Et donc, à une baisse a une hausse de 4 à 5 % du pouvoir d’achat de la grande majorité des habitants de notre pays.

Aucune garantie contre les délocalisations
Le raisonnement de la droite est le suivant : le coût du travail va baisser en France. Les employeurs n’auront donc plus de raison de délocaliser. Ils auront d’autant moins de raisons que les prix des importations augmenteront au rythme de l’augmentation de la TVA. Grâce à la TVA, les entreprises françaises seront com-pé-ti-ti-ves !

Cet édifice ne tient pas debout. En effet, pour parvenir au résultat cherché, il faudrait, tout d’abord, que les prix des entreprises françaises n’augmentent pas. Nous venons de le voir, c’est un vœu pieux : les employeurs ont toujours choisi d’augmenter leurs marges bénéficiaires dès qu’ils le pouvaient. C’est d’ailleurs cet objectif qui les pousse à délocaliser.

Il faudrait, ensuite, comme le souligne José Caudron et Catherine Mills (TVA « sociale » et impostures fiscales) que le taux de TVA augmente de 150 à 300 % pour lutter contre les délocalisations vers la Chine. Les salaires chinois sont 20 à 30 fois moins élevés qu’en France et une augmentation de 5 % des produits importés de Chine ne serait qu’une goutte d’eau dans l’océan. De toute façon, la moindre appréciation de l’euro par rapport au dollar réduirait à néant l’ « avantage » concurrentiel de cette augmentation de TVA.

Quant aux importations venant de l’Europe de l’ouest, l’augmentation de 5 % de la TVA pourrait peut-être contribuer à les freiner. Mais qui peut sérieusement s’attendre à ce les partenaires commerciaux de notre pays se contentent de lire le journal pendant que le taux de la TVA française augmentera. Ces partenaires commerciaux ne se contentent pas d’acheter les produits fabriqués en France, ils y vendent aussi leurs propres produits. Pourquoi, dans ces conditions, résisteraient-ils à la tentation d’augmenter également leurs taux de TVA pour faire participer les consommateurs français au financement de leur propre protection sociale ? A moins de penser que la France puisse vivre en autarcie et produire tout ce qu’elle consomme…

En augmentant la TVA, la Droite ne ferait qu’allumer une nouvelle guerre fiscale en Europe. Elle avait déjà annoncé le lancement d’une première guerre fiscale en Europe en affirmant qu’elle baisserait de 5 points le taux de l’Impôt sur les Sociétés. La nouvelle guerre fiscale enclencherait une nouvelle course des taux de TVA.

Nous avons là, à l’état presque pur, l’essence de la politique de la Droite la baisse de l’Impôt sur les Sociétés enclencherait une baisse en cascade des impôts payés par les sociétés ; la hausse de la TVA enclencherait, par contre, une hausse en cascade des impôts payés par les salariés. Toujours plus pour les sociétés, toujours moins pour les salariés !

En 2004, toujours devant la même commission du Sénat, Sarkozy considérait qu’ « une augmentation du taux de TVA irait à l’encontre de la construction européenne, qui se traduisait notamment par une convergence des taux d’imposition, alors même que le taux normal de TVA en France est, aujourd’hui, plus élevé que la moyenne de l’Union européenne ». Ce qui est toujours le cas, puisque cette moyenne est de 17 %

Une mesure qui freinerait la croissance
La baisse de la consommation qui suivrait la mise en œuvre d’une telle augmentation de la TVA ne pourrait avoir qu’un effet récessif et entraîner une baisse du taux de croissance.

C’était d’ailleurs, toujours en 2004, devant la même commission du Sénat le point de vue de Sarkozy qui affirmait qu’une hausse de la fiscalité des ménages provenant de la TVA […] pouvait donner lieu à 0,9 point de croissance en moins » pour une hausse de 1 point seulement du taux de TVA. !

Combien de point de croissance en moins pour une hausse de 5 points ?

Jean-Jacques Chavigné, mardi 25 septembre 2007 .



RAG 34. Les lolo's 34

01:42 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE, DELOCALISATIONS

28.09.2007

Birmanie (Myanmar) : Répression sanglante à huis clos




* La junte birmane a verrouillé le pays et s'est coupée du Monde afin de poursuivre à huit clos la répression sanglante contre les opposants à son régime de dictature.

* BBC : In pictures: Burma protests

Ségolène Royal a demandé à l'issue d'une manifestation organisée hier devant l'ambassa de Birmanie à Paris que soit évoqué la menace d'un boycott des prochains jeux olympiques de Pékin. La Chine est le principal partenaire économique et soutien de la Birmanie. On déplorait hier neuf victimes dont un journaliste japonais. Combien de manifestants, d'opposants emprisonnés et torturés ?



Campagne de Reporters Sans frontières = Chine : Plus grande prison du Monde pour les journalistes et les internautes

La dépêche AFP de jeudi soir :

Les manifestants bravent encore la junte à Rangoun: neuf morts

RANGOUN (AFP) - Les forces de sécurité birmanes sont une nouvelle fois entrées en action jeudi à Rangoun où neuf personnes, dont un journaliste japonais, ont été tuées et des centaines d'autres arrêtées, alors que la junte tentait, non sans mal, de briser un mouvement de protestation.

Au moins 50.000 personnes, en majorité des jeunes et des étudiants, ont encore bravé jeudi une interdiction de manifester contre la junte, selon des estimations citées par des témoins.

Le bilan de neuf morts a été donné en fin de journée par la télévision nationale, contrôlée par les généraux.

Kenji Nagai, un vidéo-reporter de 50 ans travaillant pour l'agence APF basé à Tokyo, est le premier étranger tué depuis le début des violences à Rangoun. Une source hospitalière birmane a indiqué qu'il aurait succombé à des blessures par balle.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est dite "horrifiée" par la répression, tandis que des manifestations de protestation ont été organisées à Londres, Genève, Rome et Paris.

Le président américain George W. Bush a appelé le monde à faire pression sur la junte pour mettre fin à la répression et le gouvernement américain a annoncé des sanctions économiques contre le chef de la junte, le général Than Shwe et treize autres hauts responsables birmans.

L'Asean, dont la Birmanie est membre, a pour la première fois réagi et a exigé que la junte "cesse immédiatement" d'utiliser la violence.

Les autorités birmanes ont fait un petit geste en décidant d'accorder un visa à l'émissaire spécial de l'ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, qui sera autorisé à se rendre à Rangoun, selon le porte parole du secrétaire général de l'ONU.

Malgré l'interdiction de tout rassemblement, des milliers de manifestants ont convergé jeudi vers le centre de Rangoun où ils se sont retrouvés face à des policiers anti-émeute et des soldats armés.

Les protestataires ont lancé des slogans liés au héros de l'indépendance, le général Aung San, père de l'opposante Aung San Suu Kyi, maintenue en isolement dans sa résidence depuis 2003.

Ils ont finalement été dispersés après des tirs de sommation et un ultimatum particulièrement ferme.

Au moins cent personnes ont été arrêtées sur place et forcées de monter à bord de camions militaires, alors que d'autres manifestants s'enfuyaient dans les rues adjacentes en courant.

La télévision nationale a accusé la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi d'avoir fomenté des troubles en payant des personnes pour qu'elles participent aux manifestations.

Elle a indiqué que deux membres de la LND, Hla Pe et Myint Thei, avaient été interrogés, ainsi que deux responsables de partis ethniques, Htaung Ko Htan et Chin Sian Thang, pour leur rôle dans le "soulèvement".

Des échauffourées ont éclaté dans au moins trois endroits distincts alors que les forces de l'ordre tentaient d'appréhender des moines pour les placer par la contrainte dans des camions. Les religieux ont reçu le soutien d'habitants qui ont tenté de s'interposer.

De nombreux bonzes ont, par ailleurs, été interpellés dans leurs monastères et conduits, par camions, en dehors de la ville, vers une destination inconnue, dans le but évident de les empêcher de participer aux défilés. Des témoins ont relaté avoir vu au moins six camions chargés de moines.

Au total, jeudi, les manifestations et les violences ont duré six heures.

Une centaine de bonzes avaient déjà été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de sécurité qui avaient lancé un raid contre un monastère de l'est de Rangoun, selon des témoins. Certains moines ont été "battus sévèrement", ont indiqué des sources diplomatiques britanniques.

Les moines sont devenus le fer de lance d'un mouvement de protestation contre la junte lancé le 19 août par des opposants à la suite d'une augmentation massive des prix.

Notes précédentes :

Birmanie (MYANMAR) : Vers une nouvelle répression sanglante ?

Birmanie : la junte impose le couvre-feu, sanctions internationales en vue

RAG 34. Les lolo's 34

23:36 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BIRMANIE, MYANMAR, REPRESSION, MOINES

Les syndicats tous "au charbon" contre la privatisation de Gaz De France

Les syndicats déterminés à empêcher la privatisation de GDF ont lancé une pétition qu'ils ont adressé au Président de la République.


Pétition intersyndicale contre la privatisation de GDF

EDF-GDF 100% public

Les confédérations CGT – CFE CGC – CFTC – FO ont adressé au président de la République une pétition contre la privatisation engagée de Gaz de France.

Nous vous invitons à signer cette pétition contre la casse d'un service public essentiel pour le pouvoir d'achat des ménages, l'indépendance du pays et la qualité de l'environnement : Lettre pétition au Président de la République (Confédérations CGT - CFE CGC - CFTC - FO)



Pour en savoir plus : un article de A Gauche de février 2007 sur EDF/GDF et la défense des services publics.



Notre dossier : EDF-GDF public !


LA VERITE SUR LES TARIFS

RAPPEL : A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE

Quelques petits conseils pour éviter les surprises à partir du 1er juillet 2007

En effet, à cette date le marché de l’électricité et du gaz sera ouvert à la concurrence de part la volonté de nos « dirigeants » et de Bruxelles et beaucoup de monde risque de se faire piéger.

Un premier conseil : ne cédez pas aux sirènes téléphoniques et autres démarchages, même et surtout de la part d’EDF et/ou de Gaz de France.

1) TARIF REGULE, ELIGIBILITE ET TARIF CONCURRENTIEL

Au 1/07/07, vous aurez le choix entre :
- le tarif régulé (comme aujourd’hui) où l’Etat fixe les prix (peu de fluctuation car suit en général le coût de la vie),
- faire jouer votre « éligibilité », c’est à dire choisir le marché, faire jouer la concurrence.

Si vous faites jouer votre éligibilité, donc que vous choisissiez de faire jouer la concurrence, vous ne pourrez plus jamais revenir au tarif régulé.

Je dis plus haut de faire surtout attention aux offres « EDF » ou « Gaz de France » car ces 2 entreprises, étant opérateur historique, sont les seules (avec Elec. de Strasbourg et de Grenoble, Usine de Metz) à conserver 2 types de tarifs, le régulé et le concurrentiel. Alors il se peut que vous soyez contactés par EDF ou GDF (surtout GDF) pour vous entendre dire :
- « venez chez nous, on vous fera un contrat unique, vous n’aurez qu’une seule facture, vous aurez des avantages (diagnostiques gratuits d’installation, l’énergie moins chère, une cafetière offerte, …) et dès la signature, votre facture baissera de X %… »
Aujourd’hui, EDF et Gaz de France sont devenues des Sociétés Anonymes, avec des actionnaires à rétribuer. Vous comprendrez donc aisément qu’elles ont intérêt à ce qu’un maximum de leurs clients quittent le tarif régulé.

Programme ou offre alléchants, mais danger, même en choisissant un contrat de type concurrentiel d’EDF ou de GDF, vous faites jouer votre éligibilité, donc, FINI le tarif régulé. Et à titre d’exemple, si pour vous appâter on vous offre un diagnostique de votre installation et qu’on trouve des défauts, vous serez obligés d’y remédier à titre onéreux.

Qu’arrivera-t-il si vous quitter le tarif régulé ?

Un seul exemple, celui de l’hôpital de Besançon.
En 2004, le directeur, envoûté par les sirènes d’ENDESA, quitte EDF et le tarif régulé.
Première année, pas de problème, - 10% sur la facture d’électricité, on se frotte les mains, y-a pas à dire, la concurrence et le marché ç’à a du bon.
2ème année, patatras, + 70% sur la facture ENDESA (comme pour les assurances et tout le reste, il faut lire les petites lignes).
Notre directeur d’hôpital, se disant que l’on ne l’y reprendrait pas de sitôt, demande son retour à EDF.
Mr EDF lui répond : « volontiers Monsieur, nous vous faisons une offre à 10% de moins que ENDESA »
- « Quoi ? mais avant je payais tant !!! »
- « Oui mais cela, c’était le tarif régulé. Et comme vous avez fait jouer votre éligibilité, vous ne pouvez pas revenir au tarif régulé ! »
- donc, résultat des courses, + 50% en 2 ans.
Pour la petite histoire, qui a subi les conséquences de la décision du directeur ?
- les usagers car on a du fermer des lits,
- le personnel soignant car on a du supprimer des postes suite à l’augmentation des dépenses budgétaires que l’opération a entraîné.


ALORS CONSIGNE POUR CERTAIN(E)S D’ ENTRE VOUS QUE JE CONNAIS PARTICULIEREMENT :

- Si on vous appelle d’EDF ou de Gaz de France pour vous faire une offre commerciale, c’est NIET. « MOI, JE RESTE AU TARIF REGULÉ » que vous répondez.
- Si c’est les autres, je n’ose pas vous dire ce que vous leur répondez.

Surtout, pas de signature et même pas d’engagement oral. Et régulièrement vous contrôlez vos factures car je ne vous dis pas les arnaques qu’il y a eu pour les professionnels.

2) LA NOTION DE POINT DE LIVRAISON

ATTENTION, jusqu’à aujourd’hui, un abonnement à l’électricité et au gaz était contracté par une personne physique ou morale. Demain, c’est à dire le 1er juillet, c’est la notion de point de livraison qui prévaudra.
Ça veut dire quoi ce machin ?

- Après le 1er juillet, vous décidez d’acheter une maison ou un appartement. Si le vendeur était resté à EDF et/ou GDF régulé, pas de problème. Par contre, si votre vendeur avait fait jouer son éligibilité, donc qu’il a quitté EDF et/ou GDF tarif régulé, vous ne pouvez pas prétendre au tarif régulé, car c’est la notion de point de livraison qui est prise en compte.
- Plus grave, idem pour le locatif. C’est à dire que si vous déménagez et que vous êtes en locatif (OPAC, privé…), vérifiez bien où votre prédécesseur dans le logement se fournissait car là aussi, si un locataire décide de quitter le tarif régulé, c’est le logement qui quitte définitivement ce tarif (attention encore, s’il vous dit qu’il était à EDF et/ou GDF, cela ne dit pas à quel tarif il était).
- Cela vaut pour le bailleur de logement qui risque d’avoir des difficultés ultérieures à louer ses logement qui ne seront plus au tarif régulé (d’autant plus qu’actuellement la loi sur la concurrence libre et non faussée lui interdit d’imposer à un de ses locataires de se fournir ici plutôt que là).

BONJOUR LES RECHERCHES ET DEBOIRES.


3) LE 1er JUILLET 2010

ET ENFIN POUR TERMINER, LE COUP DE CHAPEAU.
A compter de cette date, que vous accédiez à la propriété ou que vous changiez de résidence en locatif, vous n’aurez plus droit au tarif régulé.
Alors si vous avez prévu de faire construire ou d’accéder à la propriété, faites le avant cette date.

4) LES COUPURES POUR IMPAYES

Que vous choisissiez n’importe quel fournisseur et n’importe quel tarif, c’est une nouvelle entreprise, filiale commune à EDF et Gaz de France, qui s’appelle depuis 2004, EDF-Gaz de France Distribution, EGD en abrégé interne, qui est en charge de :
- la construction du réseau et du branchement pour vous raccorder,
- l’entretien et le renforcement de ce même réseau,
- le dépannage aussi bien électrique que gaz,
- le relevé des consommations, facturé au fournisseur,
- et toutes les interventions annexes telles qu’augmentation de puissance sur les disjoncteurs, coupures pour impayés, facturés au fournisseur.
Et là, de par ma position professionnelle, j’assiste à des trucs pas piqués des hannetons. Je vous prie de me croire que certains fournisseurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère envers leurs clients mauvais payeurs.

5) EN GUISE DE CONCLUSION

Vous pouvez le constater, c’est un « beau » service public de l’énergie que nous ont concocté Bruxelles, le Gouvernement et la majorité de l’Assemblée et du Sénat sortants. Et encore, grâce à l’action des agents d’EDF-GDF et d’un petit nombre de parlementaires, vous avez évité le pire.
Mais il est peut-être à venir car rien n’est acquis définitivement. Il n’y a pas non plus à se résigner à cette casse, il y aura du grain à moudre avec le mécontentement qui va naître.

Petite anecdote : en 2006, devant le tollé soulevé auprès des industriels et professionnels, mais aussi des communes qui elles aussi sont dans ce cas, par l’augmentation de près de 70% du prix de l’électricité dérégulée et à l’injonction du MEDEF et de la CGPME, le Gouvernement Villepin a mis en place un truc dégueulasse. C’est à dire que pendant 2 ans, EDF rembourse, aux fournisseurs indélicats, 30% des 70% d’augmentation qu’ont subi ces patrons. En clair, cela signifie que vous, petits usagers, payez par l’intermédiaire de votre facture EDF, à des sociétés comme POWEO, Suez et autres, la différence entre les rabais qu’elles consentent à leurs gros clients pour ne pas les perdre.

POUR INFO :

Les fournisseurs Gaz :

- ALTERGAZ
- BP GAS & POWER
- DISTRIGAZ
- EDF
- ELECTRABEL
- ENI
- E.ON GROUP
- GAS NATURAL
- GAZ DE FRANCE
- GAZ DE PARIS
- HYDRO ENERGY
- IBERDROLA
- POWEO
- SOTEG
- TOTAL
- WINGAS

Les fournisseurs d’électricité :

- ALTERNA
- COMP. NAT. DU RHONE (SUEZ)
- DIRECT-ENERGIE SA
- EDF
- ELECTRABEL France (SUEZ)
- ELECTRICITE DE STRASBOURG
- ENDESA ENERGIA
- ENERCOOP
- GAZ DE France
- GAZ ELECTRICITE DE GRENOBLE
- OUEST ENERGIE
- POWEO
- SIGEXY
- SOREGIES
- USINE ELECTRIQUE DE METZ

Listes mises à jour régulièrement à consulter sur www.cre.fr

RAG 34. Les lolo's 34

18:45 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF, GDF, PRIVATISATION

27.09.2007

Appel à "une journée nationale sans Sarkozy dans les médias"



Le RDT appelle à une "journée nationale sans Nicolas Sarkozy dans les médias"
Une association lancée en juillet, le "Rassemblement pour la démocratie à la télévision" (RDT), a incité lundi 10 septembre par le biais d'un communiqué les rédactions à participer à une "journée nationale sans Sarkozy dans les médias" le 30 novembre. Soit un an tout juste après l'annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Donc, dans l'idée que cette journée devienne "une grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse", "pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir, ce jour-là, des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaires ! Rien de rien, s'il vous plaît".

"Indépendante de toute organisation politique"

Le RDT, présidée par un sociologue de 52 ans, Pierre Bitoun, encourage les citoyens à diffuser l'appel. Basée à Tours, l'association revendique une centaine de membres, dont 64 fondateurs depuis sa création en juillet dernier. Elle se définit comme "indépendante de toute organisation politique", "propose une action novatrice, ambitieuse, qui touche au coeur même du système d'influence: les sondages (interdire leur réalisation dans les trois mois précédents un scrutin électoral) et les journaux télévisés (démocratiser les journaux de TF1 et France 2)".

En savoir plus sur le RDT


RAG 34. Les lolo's 34

16:15 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JOURNEE SANS SARKOZY

Société : Chiens dangereux - Formation et permis pour les maîtres

Le projet de loi sur les chiens dangereux devrait notamment instituer l'obligation pour les maîtres de suivre une formation sanctionnée par un "certificat" d'aptitude.
(crédit photo : LCI).

Le texte prévoit également d'interdire les croisements afin de faire en sorte que l'extinction des chiens dangereux soit effective.


Après le décès d'une fillette, attaquée par deux dogues allemands samedi dans l'Oise, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait annoncé la présentation "dès cette semaine" d'une série de mesures législatives et réglementaires concernant les chiens dangereux. L'objectif est une présentation du projet de loi au conseil des ministres le "10 octobre" pour un examen "le 25 octobre au Sénat", a-t-on précisé au ministère.

Certificat d'assiduité

La principale mesure stipule que "nul ne peut détenir (un chien dangereux) s'il n'est titulaire d'un certificat d'assiduité attestant le suivi d'une formation" spécifique. Il instaure donc une "formation obligatoire, sanctionnée par ce certificat", au terme duquel il sera assuré que "M. ou Mme. X a suivi avec assiduité (cette) formation et est capable de veiller aux règles de sécurité", précise-t-on de même source. Lundi, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a évoqué la création d'un "permis de détention". Ce qu'avait déjà proposé quelques jours plus tôt sur LCI.fr le député UMP Patrick Beaudoin. Ce dernier a déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale sur la mise en place d'un "permis canin".

Interdire les croisements

Si la loi du 6 janvier 1999 sur les chiens dangereux avait pour objectif, par le biais de la stérilisation, l'extinction des races les plus dangereuses (chiens de 1ère catégorie comme les pitbulls), elle a souvent été détournée par l'élaboration de croisements, créant des races nouvelles. Aussi, le texte en cours d'élaboration "vise à interdire les croisements des chiens dangereux afin de faire en sorte que l'extinction soit effective", a-t-on expliqué. Si l'importation des chiens de 1ère catégorie est déjà interdite, le projet de loi devrait permettre "de mieux contrôler les importations de chiens de 2e catégorie (tels les rottweilers) en imposant la production en douane d'un pedigree".

La déclaration, d'ores et déjà obligatoire en mairie de détention d'un chien des 1ère et 2e catégories, devra être accompagnée d'un certificat vétérinaire assurant que le chien déclaré est bien de la race annoncée par le propriétaire.

Enfin, d'autres mesures annexes devraient renforcer le rôle des autorités administratives (maires et préfets) en matière d'euthanasie. Une réunion interministérielle (Intérieur, Agriculture et Justice), se tiendra mardi "pour valider le futur projet de loi", a-t-on précisé de même source. D'autres réunions pour d'"éventuels ajustements" pourraient avoir lieu mercredi et jeudi, avant que le projet ne soit transmis au Conseil d'Etat dès vendredi soir.

A.Gu. (avec agences) 25/09/2007 .

RAG 34. Lio des lolo's 34

15:35 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SOCIETE, CHIENS DANGEREUX

25.09.2007

Les enfants de Don Quichotte : Chasse aux sans abris

Banalisation des actions de nettoyage, mépris de bon aloi envers une population encombrante : à découvert se dévoile le funeste visage de la France sarkozyste.

Sous le pont d’Austerlitz à Paris, des dizaines de femmes et d’hommes sous tentes sont menacés par la Préfecture de Police d’évacuation musclée. Les menaces sont désormais prises très au sérieux. Et pour cause : ces derniers jours, matraques et coups en tout genre ont servi à « déloger » des sans-abri à Paris, en banlieue, en Province. Le crâne de Kamel s’en souvient : 6 points de suture./.

Lire la suite

(Photo : Canal St Martin l'hiver dernier) Toutes ces infos témoignent d'une situation à laquelle il nous faut faire face collectivement, dans les plus brefs délais. Dans cette perspective, Augustin Legrand a annoncé hier sur i-télévision l'organisation d'un nouveau campement sur et sous le pont Marie, sur les bords de Seine donc. Nous n'attendrons pas que l'hiver s'installe pour cela...

Dispersés aux quatre recoins de la ville, les sans-abri manquent dramatiquement de nourriture et d'assistance médicale. La maraude de laquelle sont extraites les vidéos référencées plus haut s'est déroulée sur 5 heures au centre de Paris ; nous avons pu durant cette période venir en aide à 20 personnes tout au plus.

Rassembler les sans-abri veut dire se donner la possibilité de leur offrir une assistance réelle et continue, de sauver des vies cet hiver. Se rassembler pour les sans-abri veut dire refuser la condition honteuse de relégués et se débarrasser de la peur de simplement être là, à la merci d'une opération de nettoyage. Rassembler des tentes sur les bords du fleuve, c'est s'offrir la presque garantie de la non évacuation du campement : une telle opération de la part des autorités mettrait en péril la vie de centaines de gens.

En tout premier lieu donc, ce campement se définira comme un camp de réfugiés constitué au centre de la ville parce que la situation de ces "réfugiés" doit demeurer une question politique centrale pour notre République. Pour le reste, les solutions politiques à mettre en place sont d'ores et déjà énoncées dans la Charte du Canal Saint-Martin, constituée le 25 décembre 2006, et reprises dans le Parsa (Plan d'action renforcée pour les sans-abri), signés par le Ministre le 8 janvier 2007. Ces solutions sont donc connues, reconnues, bien que non mises en place. Le temps des négociations politiques est donc passé et il nous faut revenir sur le terrain avec un seul objectif : organiser l'assistance à ces personnes en danger (au nombre de 7000 à Paris, de 100 000 sur l'ensemble du pays).

Ce camp de réfugiés va donc nécessiter qu'un maximum de citoyens se mobilise, apporte des tentes, des duvets, des couvertures, de la présence, du soutien, etc. Merci de faire tourner l'information, et de nous faire parvenir liste de bonnes idées, assurance de bonne volonté,etc.

Merci.

Sébastien Thierry



L'invité d'Inter : Ce matin, Augustin Legrand Fondateur et porte-parole des Enfants de Don Quichotte, comédien. Ecouter, réécouter l'émission



RAG 34. Les lolo's 34

13:28 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE

Libération : Silence d’Etat après la mort de la sans-papiers défenestrée


Rassemblement hier à Paris, à l'appel du Réseau éducation sans frontières (AFP)



RESF s’indigne du délai des autorités pour annoncer le décès de Chulan Zhang Liu.

Par Karl Laske
QUOTIDIEN : mardi 25 septembre 2007

Chulan Zhang Liu, la sans-papiers chinoise qui s’est défenestrée jeudi dernier à l’arrivée de la police boulevard de la Villette à Paris (Xe), est décédée des suites de ses blessures, vendredi à 23 h 55, à l’hôpital Georges Pompidou. C’est le Réseau éducation sans frontières (RESF) qui a révélé l’information, hier, en s’indignant du silence des autorités. «L’issue fatale de ce drame a été soigneusement cachée pendant deux jours, a souligné RESF. Le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette quatrième défenestration ?»

Alors qu’un nouveau rassemblement s’est tenu, hier soir, boulevard de la Villette, plusieurs élus parisiens ont interpellé, eux aussi, le gouvernement. Le maire de Paris, Bertrand Delanöe a dénoncé «la pression grandissante qui s’exerce sur les étrangers et la multiplication des contrôles d’identité et des interpellations collectives». «On a imposé à la police une politique de rendement, a déploré Tony Dreyfus, le député maire (PS) du Xe. Les contrôles systématiques font que les gens sont paniqués. Cela va trop loin, et c’est vrai, cela donne une impression de rafle.» Lors du rassemblement, Mouloud Aounit, le président du Mrap, s’est plaint du silence d’Etat entourant le décès de Chulan Zhang Liu : «Le gouvernement n’est pas naïf, il devait être informé au plus haut niveau de l’Etat.»
«Qui-vive». Chulan, âgée de 51 ans, n’était arrivée que depuis peu dans l’appartement du boulevard de la Villette. «C’était quelqu’un qui était sur le qui-vive tout le temps, résume Tran, un ami des colocataires chinois. Elle ne parlait pas un mot de français.» Un autre occupant du studio avait été arrêté, deux jours plus tôt, au marché sauvage près du métro Belleville.
De son côté, le parquet a estimé que «le comportement de la police n’était pas en cause» dans l’accident survenu à Chulan. Les policiers du Xe arrondissement étant venus remettre une convocation, sans entrer dans l’appartement. L’objet de cette convocation est plus surprenant. Il s’agissait en effet d’une enquête pour «vol d’effets personnels» diligentée par le parquet de Meaux (Seine-et-Marne) à la suite d’une plainte déposée par un Chinois ayant habité au 41 boulevard de la Villette, avant son expulsion, il y a plusieurs mois… «La police n’a pas l’habitude de suivre ce type de plainte pour des effets personnels à moitié perdus ou à moitié retrouvés, surtout six mois après une expulsion», commente, dubitatif, un responsable d’association de soutien aux sans-papiers. «Il y avait un turn-over continuel dans l’appartement, rapporte Chan, et vraiment rien à voler ! Moi-même j’ai oublié souvent mes affaires, et je les ai toujours retrouvées.»
Un récepissé grec. Présenté comme le «logeur», et soupçonné du vol d’effets personnels, Wenkui Nie un autre sans-papiers, avait été placé, jeudi, en garde à vue par les policiers de la deuxième DPJ. Aucune charge n’a finalement été retenue à son encontre, mais il été placé en rétention administrative à Vincennes, samedi. Arrivé en France en août 2002, Wenkui Nie, originaire du Nord de la Chine, avait pour tout document un récépissé grec.
Une avocate de permanence, Me Syrine Saïeb, a plaidé, dimanche, devant le juge des libertés et de la rétention (JLD) la nullité de sa garde à vue au vu de plusieurs mentions rectificatives figurant sur les procès-verbaux et du caractère tardif de la «notification des droits». Le JLD ayant rejeté ces arguments, Wenkui Nie doit comparaître en appel aujourd’hui.

Lire aussi BLOG A l'école des sans-papiers

Le site de RESF

RAG 34. Les lolo's 34

12:23 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS PAPIERS, IMMIGRATION

24.09.2007

Harkis : François HOLLANDE appelle Nicolas SARKOZY à respecter ses promesses de campagne









En cette période de rentrée parlementaire, la question des harkis est à l'ordre du jour du Parlement. A l'Assemblée Nationale, c'est le Premier secrétaire du Parti Socialiste et député de Corrèze François HOLLANDE qui a pris l'initiative d'interpeller le Président de la République Nicolas SARKOZY et le Premier ministre François FILLON sur la situation des harkis et de leurs enfants.

"Je souhaite connaître les mesures prises
par le gouvernement depuis le 17 juin 2007"


Pour le député de Corrèze, "quarante-cinq ans après la fin du conflit algérien, nos compatriotes harkis et leurs enfants attendent des pouvoirs une véritable politique de réparation du drame subi. Le 30 mars dernier, au cours de la campagne électorale, le Président de la République a pris à destination des familles de harkis une série d'engagements. Il s'est notamment engagé à reconnaître officiellement la responsabilité des gouvernants de 1962 dans l'abandon et les massacres de harkis." Et le Premier secrétaire du PS de rappeler que cette reconnaissance de responsabilité des gouvernants de 1962 dans le drame vécu par les harkis et leurs enfants ne devra pas se limiter à une simple déclaration présidentielle ou gouvernementale. "Cette reconnaissance de responsabilité devra nécessairement ...

Lire la suite

Bonjour,

Nous avons pu lire, de manière succincte, sur votre blog, une interpellation prêtée, à François HOLLANDE, via l'Assemblée Nationale, à l'attention de Nicolas SARKOZY et, relative au rappel des promesses électorales, de ce dernier, à l'égard des Harkis et leurs Familles.

Pourriez-vous nous en dire, un peu plus, hormis l'article publié, sur le site harkisetverite.info ? Nous entendons publier, le cas échéant, sur notre site, par souci d'équité, les déclarations précises, de M. HOLLANDE, dans le dossier y afférent et consultable par le lien suivant : http://www.coalition-harkis.com/content/view/188/1/.

Au plaisir de vous lire,

Très Cordialement

Khader MOULFI

Porte-parole et coordinateur de la Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis.

contact : [email protected]

RAG34. Lolo34

16:18 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HARKIS, HOLLANDE

22.09.2007

1/2 Affaire JPK : Les amis du journaliste Jean-Pascal Couraud mystérieusement disparu en 1997 nous informent

Suicide ou assassinat ? le mystère reste entier. RAG 34 suit l'affaire de près depuis déjà 2 ans et continuera à le faire comme nous nous y sommes engagés dès l'origine de la création de notre blog pour que la vérité soit faite. Consulter notre dossier

Papeete, le 6 septembre 2007

Chers amis, membres et sympathisants du Comité de soutien,

Depuis notre dernier communiqué du mois de juin 2007, le juge d'instruction a notifié un avis de fin d'instruction le 10 juillet 2007. La partie civile dispose d?un délai de trois mois pour faire connaître son avis sur ce dossier, le cas échéant, solliciter des compléments d?enquête.

La famille de Jean-Pascal Couraud vient de prendre un deuxième avocat en la personne de Max Gatti, ancien juge d?instruction au tribunal de Papeete.

Le dossier (plus de 1000 pages) a pu être consulté par les avocats. La famille attend encore que la copie du dossier sollicitée par les avocats soit mise à sa disposition afin qu'elle puisse en prendre connaissance dans son intégralité, ce qui est indispensable pour pouvoir en faire une véritable analyse et réagir de manière appropriée. Il est donc encore trop tôt pour vous faire part d?éléments plus précis qui ressortiraient du dossier d'enquête, telle que celle-ci a été conduite..

Toutefois, nous savons que Maître Jean-Dominique Desarcis qui travaillait avec Jean-Pascal Couraud a confirmé devant le juge les propos qu'il nous avait tenus quant aux informations précises dont disposait Jean-Pascal en 1997, sur les transferts financiers effectués de la Polynésie vers un compte bancaire japonais qui aurait appartenu à Chirac.

Sur la base de ce témoignage, nos avocats ont demandé que les pièces saisies chez le général Rondot concernant ce compte japonais soient versées au dossier d?enquête.

La famille, partie civile, a par ailleurs adressé un courrier dont vous trouverez copie ci-joint aux juges d'Huy et Pons, en charge de l?affaire Clearstream, afin de signaler les liens possibles entre la DGSE et la disparition de Jean-Pascal Couraud. Celui-ci est suffisamment explicite pour ne pas nécessiter d'autres commentaires.


Par ailleurs, nous vous informons que l'émission « RENDEZ-VOUS AVEC X » diffusée en France métropolitaine sur France Inter tous les samedis de 13h20 à 14h00 à une heure de grande écoute consacrera ses deux prochaines éditions des samedi 8 et 15 septembre à la disparition de Jean-Pascal Couraud. (voir présentation de l'émission en pièce jointe). Cette émission est retransmise sur RFO ce dimanche 9 septembre et dimanche 16 septembre à partir de 13h15. Elle sera disponible sur le site internet de l'émission http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/..

Cette diffusion à une heure de grande écoute sur une chaîne de radio d?audience nationale est un élément nouveau et important. D'autres media écrits de forte diffusion ont annoncé qu'il s'apprêtait à traiter cette affaire en lui donnant de l'importance. Cet intérêt grandissant des media français (et néo-zélandais) est selon nous un point positif qui aidera à la diffusion de la vérité sur les causes de la disparition de Jean-Pascal.

Vous remerciant de votre soutien à tous,

Philippe Couraud

RAG 34. Les lolo's 34

18:16 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AFFAIRE JPK

Immigration : l'Assemblée rend obligatoire le test de français et autorise les tests ADN



Par Béatrix BACONNIER-MARTIN AFP.

Les députés ont adopté jeudi la mesure phare du projet de loi immigration sur l'évaluation du français et autorisé, à titre expérimental, jusqu'au 31 décembre 2010, le recours aux tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial.

L'examen génétique, facultatif et fait après consentement express du demandeur, lui sera remboursé si le visa est accordé.

L'amendement controversé de Thierry Mariani (UMP) a été adopté par 91 voix contre 45 dans une version rectifiée par le gouvernement pour désamorcer la polémique suscitée jusque dans les rangs de la majorité.

Le texte voté autorise un candidat au regroupement familial le recours aux tests ADN "afin d'apporter une preuve" de sa filiation s'il est originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou d'un "doute sérieux" sur son authenticité". Pour bien marquer le caractère volontaire de cette démarche, "le consentement express des personnes dont l'authentification est recherchée sera recueilli".

Conformément aux propositions du gouvernement, introduites dans le texte par des sous-amendements, le recours aux tests génétiques est assorti d'une période expérimentale, jusqu'au 31 décembre 2010.

Brice Hortefeux (Immigration) a fait une proposition de dernière minute afin de mieux encadrer le dispositif : la mise en place d'une commission indépendante pour évaluer "annuellement les conditions de sa mise en oeuvre". Un autre sous-amendement gouvernemental a été voté : il prévoit, contrairement au texte initial de M. Mariani, un remboursement des tests par l'Etat "si le visa est accordé".

Le dernier compromis présenté par M. Hortefeux et accepté par les députés prévoit la définition, par décret, des conditions d'application des tests ADN, notamment "la liste des pays concernés et les conditions dans lesquelles sont habilitées les personnes autorisées à procéder à ces examens". Ces modifications ont emporté l'adhésion de l'un des principaux opposants aux tests, Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP, qui a jugé quelles allaient "dans le bon sens". L'opposition a en revanche stigmatisé un "bricolage".

Selon le président du MRAP Mouloud Aounit, "cet amendement, qui ne peut nous faire oublier les autres articles qui musellent le droit fondamental de vivre en famille, restera comme un poids et un affront à l'endroit de tous ceux et toutes celles pour qui l'éthique, la morale, le respect des droits fondamentaux doivent en toute circonstance prévaloir sur l'acharnement contre les immigrés et l'obsession de les désigner comme un objet jetable et corvéable, et non comme un sujet de droit et de dignité", a-t-il affirmé dans un communiqué à l'AFP.

Auparavant l'Assemblée avait adopté, au milieu de nouvelles passes d'armes entre gauche et gouvernement, la principale mesure du texte initial: une évaluation, dans leur pays d'origine, pour les candidats au regroupement familial de moins de 65 ans, de la connaissance du français et "des valeurs de la République". Si l'évaluation, à laquelle sont également soumis les conjoints étrangers de Français, est négative, une formation, gratuite, est obligatoire.

Les députés ont abrogé une mesure de 2006, autorisant les conjoints étrangers entrés régulièrement et vivant sur le territoire depuis plus de six mois à obtenir leur visa long séjour en France.

L'Assemblée a par ailleurs entériné les nouvelles conditions de ressources exigibles pour bénéficier du regroupement familial et qui devront, "être, au moins, égales" au SMIC et, "au plus, égales à ce salaire majoré d'un cinquième". Elle a porté le niveau de ressources à 1,33 fois le SMIC pour les familles de "six personnes ou plus".

Les députés devaient encore examiner un nouvel amendement de M. Mariani qui fait débat. Il prévoit de réduire d'un mois à 15 jours le délai de recours laissé à l'étranger devant la Commission de recours des réfugiés (CRR) après le rejet de sa demande d'asile. Le député UMP Etienne Pinte s'est insurgé contre une "atteinte au droit d'asile en France".

Caméra cachée au sujet de la vérification par test ADN des liens familiaux proposée par Thierry Mariani aux personnes immigrées souhaitant bénéficier du regroupement familial.
(Durée : 02:52 Pris le : 18 septembre 2007 Lieu : Paris, France)



RAG 34. Les lolo's 34

08:22 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, TEST ADN, REGROUPEMENT FAMILIAL

18.09.2007

Sarkozy veut une refonte du système social français



PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a confirmé mardi sa volonté de procéder rapidement à une vaste refonte du système social français, qu'il juge à bout de souffle.


Le président de la République, qui s'exprimait devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), a proposé aux partenaires sociaux d'y prendre leur part mais les a avertis qu'il ne laisserait pas les discussions "s'enliser".

"Il y a aujourd'hui trois certitudes", a-t-il déclaré : "Notre système social n'est pas tenable financièrement, notre système social décourage le travail (...) ; enfin, notre système social n'assure pas l'égalité des chances."

Ce système "produit aujourd'hui plus d'injustice que de justice", a-t-il dit. "Il faut donc en changer (...) C'est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances" et renouant "avec les principes d'efficacité et de justice".

Tout au long d'un discours de 54 minutes, prononcé dans l'enceinte du Sénat, le chef de l'Etat s'est efforcé de montrer qu'il entendait passer du dire au faire et des promesses électorales à l'action.

REFORME DES REGIMES SPECIAUX

Il a ainsi confirmé sa volonté de "réformer sans tarder" les régimes spéciaux de retraite pour les aligner sur le régime de la fonction publique, tout en donnant sur ce chapitre quelques gages aux syndicats.

"Dès demain (le ministre du Travail) Xavier Bertrand (...) va entamer des discussions avec tous les acteurs concernés", dont les centrales syndicales, a-t-il dit. Et les principes d'harmonisation définis à l'issue de cette concertation, qui ne devra pas "excéder deux semaines", seront "déclinés par la négociation, entreprise par entreprise".

Il a confirmé sa volonté de procéder à la fusion, contestée par les syndicats, de l'Unedic et de l'Agence nationale pour l'emploi dans un grand "service de l'emploi".

"La fusion aura lieu parce que c'est l'intérêt des demandeurs d'emploi", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de lui faire des propositions à ce sujet "dans les 15 jours".

Cette fusion, a-t-il assuré, permettra "de faire une plus grande place aux partenaires sociaux", qui "conserveront leurs prérogatives" dans la détermination des règles d'indemnisation des chômeurs.

Nicolas Sarkozy a en outre plaidé pour une remise à plat de l'indemnisation du chômage et des sanctions pour les chômeurs qui refusent des "offres valables d'emploi".

Plus généralement, il a réaffirmé sa volonté de lutter contre la fraude. "Je ne veux plus que les Français payent pour les excès de quelques uns, particuliers ou entreprises", a-t-il déclaré.

"JE JOUE CARTES SUR TABLE"

Nicolas Sarkozy a également confirmé sa volonté de réformer le contrat de travail. Mais s'il a évoqué parmi les pistes de réflexion les "modes de rupture négociée" du contrat, il n'est pas allé jusqu'à réitérer sa proposition d'un contrat unique, auquel les syndicats sont hostiles.

Il s'en est remis aux négociations entre les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail et s'est dit "confiant dans leur capacité à dégager des compromis innovants".

Le gouvernement "tirera toutes les conséquences de ces négociations à la fin de l'année" et, s'il n'y a pas d'accord entre les partenaires sociaux, l'Etat "prendra les mesures appropriées", a-t-il ajouté.

Pour redresser les comptes de l'assurance-maladie, il a annoncé l'ouverture d'un "grand débat sur le financement de la santé", dont il souhaite tirer les conclusions au premier semestre 2008, date à laquelle il veut aussi voir aboutir le chantier de l'assurance contre le risque dépendance.

Le chef de l'Etat a souhaité aller plus loin dans l'assouplissement de la semaine de 35 heures et la simplification de la réglementation du temps du travail et a demandé au gouvernement de supprimer les "verrous fiscaux, sociaux et règlementaires" qui entravent l'emploi des seniors.

Une conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat se tiendra dans la seconde quinzaine d'octobre, a-t-il annoncé, réaffirmant qu'une commission indépendante serait chargée de faire chaque année au gouvernement et aux partenaires sociaux des recommandations en matière de revalorisation du smic.

"Je joue cartes sur table", a lancé Nicolas Sarkozy, qui a assuré que sa porte resterait ouverte aux syndicats.

Il les a cependant avertis que le dialogue social ne devait pas "être un alibi à l'inaction" : "Pour les prochains mois, il n'est pas question de laisser les discussions s'enliser."



RAG 34. Lolo 34

18:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

ADN : Le PS dénonce les "amendements scélérats" sur l'immigration



PARIS (Reuters) - Les socialistes ont dénoncé lundi, lors de leur Journée parlementaire, les amendements "scélérats" ajoutés au projet de loi sur l'immigration, qui visent à permettre notamment l'utilisation de tests ADN dans la procédure de regroupement familial.

Le texte présenté par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, doit être examiné à partir de mardi par les députés.

On veut "terroriser en France pour que cela ait un effet là-bas", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, prônant une politique européenne sur les questions d'immigration.

"Plutôt que d'engueuler (Jean-Claude) Trichet et l'Eurogroupe, il vaudrait mieux engueuler les pays d'Europe du Nord qui ne veulent pas assumer leur devoir de solidarité avec les pays d'Europe du Sud", a ajouté le député de Paris, dans les couloirs de la Maison de la chimie à Paris.

Pour André Vallini, porte-parole du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale, "le regroupement familial, ce n'est pas seulement une question d'humanisme mais aussi une question d'efficacité. Pour s'intégrer, il faut sa famille".

L'amendement, présenté par le député UMP du Vaucluse Thierry Mariani, est "un amendement scélérat", a-t-il dit. "La République française ne mérite pas cela. Quand on s'appelle Mariani ou Vallini, on ne commet pas ce genre d'amendements (qui) fait penser aux heures noires de notre histoire".

Pour Claude Bartolone, la droite utilise une "grosse ficelle". "En France les tests ADN sont réservés aux délinquants", a souligné le député de Seine-Saint-Denis.

Les tests ADN, a déclaré pour sa part Delphine Batho, "philosophiquement cela rappelle ce que Nicolas Sarkozy a dit sur la génétique. C'est encore de l'inné".

"Je voudrais déjà que les tests prévus pour les délinquants sexuels soient pratiqués et entrés sur le fichier. La vérité c'est que cela coûte très cher", a souligné la député des Deux-Sèvres, spécialiste des questions de sécurité au PS.

En plus d'objectifs chiffrés d'expulsions, Nicolas Sarkozy a chargé Brice Hortefeux de faire passer l'immigration du travail à 50% du total contre 7% actuellement.

"Cela ne me gène pas d'ouvrir le débat sur les quotas économiques. Chercher un accord avec les forces sociales de ce pays ne me paraît pas devoir être tabou", a expliqué Manuel Valls, qui voudrait que le PS soit plus "offensif" sur les questions d'immigration.

"Nous devons définir nos propres propositions et sortir du débat entre Hortefeux, qui va vouloir durcir le ton, et les associations", a estimé le député de l'Essonne.

RAG 34. Les lolo's 34

18:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, IMMIGRATION

16.09.2007

Réforme des retraites : Régimes spéciaux

Les déclarations de N. SARKOZY et de F. FILLON sur la question des seuls régimes spéciaux, cherchant à opposer les salariés entre eux, augurent mal du processus de négociation d’ensemble pourtant nécessaire.

Il n’est pas possible de déconnecter l’évolution des régimes spéciaux -qui doit être traitée dans leur diversité et non de manière réductrice- de la négociation d’ensemble. De plus l’évolution éventuelle de ces régimes spéciaux ne constitue absolument pas une réponse au financement pérenne du régime général des salariés.

C’est d’ailleurs à travers le Conseil d’Orientation des Retraites mis en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN, qu’une discussion sérieuse et approfondie a abouti sur le dossier des retraites, à un diagnostic partagé par tous les partenaires sociaux. Ainsi, tous les partenaires syndicaux sont aujourd’hui d’accord pour une évolution négociée des régimes spéciaux de retraite, dans le cadre d’une négociation d’ensemble de la question des retraites.

L’échec social et financier de la réforme FILLON adoptée en 2003, qui n’évoquait pas les régimes spéciaux est aujourd’hui patent. Le groupe socialiste l’avait d’ailleurs déjà annoncé lors du débat parlementaire au printemps 2003. Cette réforme se traduit par la dégradation du taux de remplacement, davantage d’injustices, l’augmentation du nombre des très petites pensions. Il y a aujourd’hui 1 000 000 de retraités en dessous du seuil de pauvreté. Le déficit de la branche vieillesse dépassera largement les 3 milliards d’euros cette année. En outre, le fonds de réserve des retraites a été très faiblement abondé depuis cette période.

La renégociation de la réforme des retraites à l’horizon 2008 était inscrite dans la loi de 2003. Cette réforme négociée doit réunir plusieurs conditions :

- S’attaquer au problème du chômage des jeunes et tout faire pour obtenir un taux d’activité beaucoup plus élevé en particulier chez les seniors ;
- Prendre en compte pour les durées de cotisations les critères de pénibilité et d’espérance de vie, aujourd’hui très inégalitaire selon la nature des métiers ;
- Solliciter des ressources nouvelles, relevant non seulement de la solidarité, mais également des revenus financiers ;
- Prévoir une évolution négociée des régimes spéciaux, dans toute leur diversité financière, démographique, historique, dans le cadre d’une négociation globale des retraites des Français, dans le souci d’assurer la pérennité du système par répartition ;
- Affirmer la nécessité d’une négociation dans le respect de tous les partenaires sociaux, récusant ainsi toute tentation autoritaire et toute tentative de passage en force.

Communiqué du Bureau national

RAG 34. Les lolo's 34

10:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, REGIMES SPECIAUX

14.09.2007

Harkis "sous-hommes": Georges Frêche relaxé à la surprise générale (AFP)

Par Par Hervé GAVARD MONTPELLIER (AFP)
Georges Frêche, président de la Région Languedoc-Roussillon, poursuivi pour avoir traité des harkis de "sous-hommes", a été relaxé jeudi en appel, une décision en faveur du probable candidat aux sénatoriales, exclu du PS pour ses écarts de langage, prononcée à la surprise générale.

En première instance, Georges Frêche avait écopé d'une amende de 15.000 euros. Et lors de l'audience d'appel, l'avocat général avait requis la confirmation de cette condamnation pour injure raciale.

C'est lors d'un hommage, en février 2006, à un ancien leader pied-noir que M. Frêche s'en était pris à des harkis qui avaient assisté le même jour à une manifestation similaire de l'UMP.

"Vous êtes allés avec les gaullistes (...) Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur", avait lancé M. Frêche.

Ces propos avaient suscité une vive réaction en France au sein de la communauté harkie. Ils avaient aussi valu au puissant président de la région Languedoc-Roussillon une suspension de deux ans de la direction du Parti socialiste.

Jeudi, son avocat se réjouissait de "la fin d'un procès contre la vérité".

La Cour d'appel, a analysé Me Gilles Gauer, "exprime d'une part que les propos ne s'adressaient d'aucune manière à la communauté harkie mais à deux individus". L'avocat a souligné par ailleurs l'absence de connotation raciale dans les propos "puisqu'on dénonçait le manque d'honneur des personnes dont il s'agissait".

Les associations de harkis en revanche, qui ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, ont laissé éclater leur colère.

"Ce n'est même plus de la colère, ça devient de la haine. On avait confiance dans la justice mais aujourd'hui la justice ne respecte pas la communauté harkie", a déclaré Abdelkrim Klech, président du collectif national Justice pour les Harkis, partie civile. "On relaxe Frêche, alors la justice reconnaît que les harkis sont des sous-hommes", s'est-il indigné.

Quant à Abdelkader Cheibaïki, président de l'association Justice Information et Réparation pour les harkis, à qui les propos s'adressaient, il s'est déclaré "abasourdi" par l'arrêt de la cour d'appel: "C'est inadmissible, on ne se laissera pas faire", a-t-il lancé.

La relaxe intervient deux jours après une condamnation de Georges Frêche: mardi, il a écopé, en appel, d'une amende de 1.500 euros pour avoir laissé entendre que des policiers brûlaient des voitures lors des violences urbaines de l'automne 2005.

Habitué des écarts de langage, M. Frêche a été exclu du PS au début de l'année, deux mois après avoir jugé anormale la proportion de Noirs dans l'équipe nationale de football.

Reste que le patron de la région Languedoc-Roussillon règne sans partage sur cette région et a déjà dévoilé son avenir proche: il a annoncé son intention de quitter la présidence de l'Agglomération de Montpellier l'an prochain - prenant le soin de désigner lui-même son successeur - et de se présenter aux sénatoriales.

Et il fourmille de projets pour la Région qu'il espère garder aux prochaines élections, malgré ses déclarations à l'emporte-pièce. Une région qu'il veut voir figurer au 10è rang des régions françaises dans les trois ans, contre le 17è rang qu'elle occupe actuellement, a-t-il déclaré récemment sur France Bleu Hérault.

© 2007 AFP

RAG 34. Les lolo's 34

13:37 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GEORGES FRÊCHE, HARKIS, SOUS-HOMMES

12.09.2007

Dépénalisation du droit des affaires et stigmatisation des chômeurs : Sarkozy fort avec les faibles, faible avec les puissants

Le Parti socialiste s’inquiète des dérives que portent en germe les annonces successives du chef de l’État. Après avoir estimé de la plus grande urgence de dépénaliser le droit des affaires devant l’université d’été du MEDEF, Nicolas Sarkozy annonce maintenant un grand plan contre les chômeurs fraudeurs, faisant au passage un raccourci plus que tendancieux entre fraude aux Assedic et refus d’emploi. Il y a là une différence de traitement qui pose question.

C’est d’autant plus inadmissible qu’il s’agit d’une nouvelle tentative de stigmatisation des chômeurs. On peut se demander dans quelle mesure il ne s’agit pas d’une manœuvre destinée à faire diversion à la veille de la publication des données INSEE longtemps camouflées par la droite en campagne.

Celles-ci devraient en effet révéler la réalité des chiffres et des résultats de la politique économique désastreuse des gouvernements auxquels a appartenu l’actuel président, revoyant nettement à la hausse les chiffres officiels du chômage en France, comme l’avait déjà fait la très sérieuse agence européenne Eurostat au printemps.

Si la fraude aux Assedic mérite d’être sévèrement sanctionnée, elle ne représente aujourd’hui que 0,5% des sommes distribuées et met en cause des réseaux du crime organisé.

À l’inverse, il est particulièrement inquiétant de voir le Président de la République considérer qu’il n’est pas grave de présenter des comptes falsifiés, de ne pas déclarer sa main d’œuvre, ou de ne pas respecter la distinction entre son patrimoine personnel et celui de l’entreprise.

Manifestement, pour Nicolas Sarkozy, la délinquance financière est une délinquance acceptable. C’est vraiment toute une conception de la société que révèle cette distinction entre la dépénalisation de la délinquance financière et la stigmatisation des chômeurs.

Communiqué d’Alain VIDALIES
Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Les lolo's 34

17:16 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : VIDALIES, PRECARITE, CHÔMAGE, EXCLUSION, PAUVRETE

Après la défaite : En quête de Gauche (vidéo)

Le dernier livre de Jean-Luc Mélenchon : "En quête de gauche" est un livre-événement pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent analyser lucidement la situation de la Gauche aujourd’hui et contribuer à reconstruire la Gauche de demain.

En exclusivité, l'entretien vidéo en avant-première accordé par Jean-Luc Mélenchon à l'équipe Web de PRS.



RAG 34. Les lolo's 34

07:54 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, EN QUÊTE DE GAUCHE

11.09.2007

Justice, société : Robert Badinter dit tout haut ce que la gauche pense tout bas

*Robert Badinter : "Ne pas confondre justice et thérapie" LE MONDE | 08.09.07 |
AFP/ERIC PIERMONT
Robert Badinter, lors de la cérémonie de scellement de la loi constitutionnelle du 23 février 2007 relative à l'interdiction de la peine de mort.

Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures nouvelles sur la justice, à l'occasion de plusieurs faits divers. A chaque fois, il affirme son intention de se placer du côté des victimes. Quelle doit être la place de la victime dans le processus judiciaire ?

La justice pénale doit impérativement prendre en compte les intérêts de la victime, assurer le respect de ses droits et la réparation des préjudices subis. La victime doit être traitée en justice avec toute l'humanité que sa souffrance appelle. J'ai été le témoin jadis de l'indifférence avec laquelle l'appareil judiciaire traitait la victime. A la chancellerie, j'ai beaucoup oeuvré pour étendre les droits et améliorer la condition des victimes d'infractions. Depuis lors, des progrès sont encore intervenus.

Mais il faut rappeler que la justice pénale n'a pas pour mission d'être une thérapie de la souffrance des victimes. Elle a une fonction répressive, dissuasive et expressive, car elle exprime les valeurs de la société. Mais elle ne saurait avoir une finalité thérapeutique. Il existe des systèmes judiciaires, notamment anglo-saxons, qui n'admettent pas la victime comme partie dans le procès pénal, la réparation de son préjudice étant assurée par les juridictions civiles.

Ce n'est pas notre choix et l'on doit s'en féliciter. Mais au nom de la souffrance des victimes, qui appelle toute la solidarité de toute la société, nous ne devons pas altérer le difficile équilibre de la justice pénale qui repose sur les principes du procès équitable inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme.

Or nous assistons à une sorte de dérive. Se proclamer du côté des victimes est toujours politiquement profitable. Qui serait contre ? Nous sommes dans une société d'émotion qui se veut compassionnelle. Rien ne mobilise plus l'émotion que le crime et la souffrance des victimes, décuplée par la médiatisation et la puissance des images à la télévision. Cela nourrit la pulsion de vengeance qui est au coeur de la réaction humaine en présence d'un crime atroce. Mais la justice ne peut se confondre avec la vengeance ni avec la compassion pour les victimes. C'est ce qui rend son exercice si difficile. Rappelons-nous l'affaire d'Outreau...

En matière de justice, on a l'impression que la loi est modifiée à chaque fait divers. Peut-on construire une politique pénale de cette façon ?

Devant la vague émotionnelle que suscite un crime odieux, les femmes et les hommes politiques se sentent interpellés. La réponse la plus simple consiste à dire : faisons une loi pour éviter que cela se reproduise. Regardons ce qui est advenu depuis 2002 en matière de récidive, notamment celle des délinquants sexuels. Alors que la loi Guigou de 1998 avait déjà instauré un suivi socio-judiciaire, on a voté successivement les lois Perben 1 et 2, la loi sur la récidive de 2005, celle sur la prévention de la délinquance en mars 2007, un nouveau texte à la session extraordinaire de juillet, et on nous annonce une nouvelle loi à la rentrée parlementaire !

La multiplication des lois, sans chercher à s'assurer de leur efficacité, engendre un désordre législatif préjudiciable. Trop de lois nuisent à la Loi. Quel bilan a-t-on fait de l'ensemble de ces textes ? Quelle a été l'effectivité de leurs dispositions ? On est entré dans un système où la loi devient un mode de communication politique. Mieux vaudrait s'assurer de sa mise en oeuvre.

Prenons le cas de l'affaire Francis Evrard. Elle pourrait faire l'objet d'une commission d'enquête parlementaire. Pourquoi, dans ce cas, l'arsenal des dispositions inscrites dans les lois existantes n'a-t-il pas fonctionné ? Pourquoi les mesures de surveillance judiciaire ont-elles été inopérantes ? A-t-il fait l'objet d'un traitement psychiatrique en détention ? A-t-on mobilisé juges de l'application des peines, psychiatres, agents d'insertion et de probation à sa sortie ? Cette affaire grave révèle une série de dysfonctionnements auxquels il serait plus urgent de porter remède que de légiférer dans la hâte.

La principale mesure est celle d'un hôpital-prison pour délinquants sexuels dangereux, où ils iraient après leur peine. Que pensez-vous de cette initiative ?


Il faut bien mesurer que ce qui s'annonce là est un changement profond de la fonction du juge. Que prévoit-on ? Le juge sera en présence d'un détenu qui aura purgé entièrement sa peine, qui "aura payé sa dette à la société", comme on le dit familièrement. Que va-t-on demander à ce juge ? Au vu d'un rapport d'expertise psychiatrique - et la psychiatrie n'est pas une science exacte -, le juge devrait décider la détention de quelqu'un qui n'aurait pas commis de nouvelle infraction, mais qui recèlerait en lui la possibilité d'en commettre, en fonction d'une dangerosité présumée. Le juge ordonnerait une détention sans infraction ni condamnation !

Je crains que pour pallier les carences dont on aura fait preuve, dans le traitement des condamnés au cours de l'exécution de leur peine, on ne crée un système judiciaire destiné à mettre à l'écart, sinon à éliminer, des individus en raison d'une dangerosité présumée. Nous sommes là en face d'un choix très grave pour l'avenir.

Quelle solution faudrait-il mettre en place ?

Il faudrait, dès l'arrivée en détention de tels condamnés, mettre en place un véritable projet pénitentiaire, élaboré à partir d'un bilan médical et psychiatrique. Il faudrait élaborer un programme de traitement pour les années à venir en détention et au-delà dans le cas d'une libération conditionnelle ou d'une surveillance judiciaire.

Il faudrait qu'une telle prise en charge soit effective, qu'elle ne soit pas seulement inscrite dans la loi ou sur des circulaires sans être réellement appliquée. Si l'on ne mobilise pas tous les moyens de traitement pendant que de tels criminels sont en prison durant des années, alors comment supprimer ou atténuer leur dangerosité et préparer leur sortie ?

*Robert Badinter est sénateur (PS) des Hauts-de-Seine et ancien ministre de la justice.

propos recueillis Alain Salles
Article paru dans l'édition du 09.09.07.

Lire sur le même thème dans Libé : La justice est-elle un psychodrame ? Famille je vous haime.

RAG 34. Les Lolo's 34

10:24 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BADINTER, JUSTICE, SOCIETE

08.09.2007

Pour les chômeurs : rien ne va plus, l'ANPE supprime l'affichage papier des offres d'emplois dans ses agences !



Coup de tonnerre : L'anpe a décidé de supprimer l'affichage des offres d'emplois dans ses agences locales.

Cela serait sans conséquences si chaque chercheur d'emploi possédait un ordinateur et disposait d'une connexion internet, ou si l'ANPE disposait du personnel suffisant pour acceuillir les chercheurs d'emplois ne sachant pas utiliser un clavier, une souris, etc.

Plus grave encore, la rédaction d'un CV électronique qui sera lu par votre futur employeur exige des compétences qui échappent largement aux conseillers ANPE et à la quasi majorité des consultants en ressources
humaines.

Un constat alarmant et très anxiogène de Corinne ZERBIB (Jobétic) pour les chômeurs :

Sans mode d'emploi, impossible désormais de travailler ou de retravailler !

Le site de JOB ETIC

L'excellent blog d'Alexandra Rolland (sur midiblogs) de JOURNAL D'UN CHÔMEUR


EN SAVOIR PLUS

Ecouter : ----> http://www.box.net/shared/4ucyju17tg

France Inter 2.0.10 par Thierry Steiner
le samedi de 8h20 à 8h30

Zoom ce matin sur l'envers du décor de la recherche d'emploi sur internet.Le web est devenu incontournable pour celles et ceux qui cherchent du boulot. Il faut mettre son CV en ligne, regarder les petites annonces et ne pas négliger les sites communautaires, où les anciens élèves par exemple se filent un coup de main voire de piston... Mais tout ça ne s'improvise pas, car en face sachez-le, les recruteurs prennent internet tout à fait au sérieux.

Thierry Steiner fait le point pour nous avec Corinne Zerbib, journaliste et créatrice de Jobetic, un site dédié à la recherche et à l'éthique de l'emploi.


Allo les assedic ? Ne quittez pas, j'arrive... Mot de passe : Debout les damnés de la Terre ?

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ANPE, CHOMAGE, PRECARITE, EXCLUSION

Sarkozy veut remplacer le CDI par la PDI : période d’essai à durée indéfinie



Promettant tout à tout le monde, les annonces concrètes que le Président Sarkozy a faites devant le MEDEF cet après-midi sont très inquiétantes pour l’avenir des relations sociales dans notre pays.
Sa volonté d’introduire une séparation à l’amiable entre patrons et salariés témoigne, comme son fameux slogan “travailler plus pour gagner plus”, d’une méconnaissance patente de la réalité des relations sociales et des rapports de force en entreprise.
De la même façon qu’il était mensonger d’essayer de faire croire aux salariés qu’ils pourraient librement choisir d’eux-mêmes de travailler plus pour gagner plus, comparer les rapports employeurs-salariés aux rapports de couple et à la procédure de divorce par consentement mutuel relève purement et simplement de l’abus de langage.

Aujourd’hui la séparation amiable est déjà possible si les deux parties sont d’accord. La proposition du MEDEF, reprise par Nicolas Sarkozy, vise en fait à inscrire dans le contrat de travail dès l’origine l’indemnité que l’employeur devra verser en cas de rupture du contrat de travail à son initiative.

Si tel est le sens de la proposition cette mesure reviendrait purement et simplement à abolir la notion de contrat à durée indéterminée à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés, pour placer le salarié en insécurité permanente dans une sorte de période d’essai infinie.

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette proposition et n’aura de cesse de s’y opposer par tous les moyens.

Communiqué de Alain VIDALIES Secrétaire national aux Entreprises


RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

09:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Alain VIDALIES, CHOMAGE, PRECARITE, DROIT DU TRAVAIL, CONTRAT UNIQUE D'EMBAUCHE

05.09.2007

Bien des journées de la rentrée 2007 resteront comme des journées noires pour beaucoup d'entre-nous

Privatisation de Gaz de France par fusion avec Suez : dangereux pour le consommateur, inquiétant pour l’avenir de notre politique énergétique

Communiqué de presse du parti socialiste

Cette journée restera comme une journée noire pour le contribuable français avec l’annonce de la privatisation de Gaz de France, contrairement aux promesses du Président de la République faites devant la représentation nationale lorsqu’il était ministre des Finances.

Il est en effet pour le moins paradoxal de se priver d’un outil de régulation majeur, alors que les marchés de l’énergie sont de plus en plus imprévisibles, que l’énergie est un poste de dépense sans cesse croissant pour les ménages, amputant de façon considérable leur pouvoir d’achat. D’autant que dans le même temps, les bienfaits supposés de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie sont de plus en plus questionnés à travers l’Europe.

Les arguties du gouvernement sur les effets du maintien d’une minorité de blocage du secteur public au sein de la nouvelle entité constituée avec Suez, ne pourront pas masquer longtemps la réalité d’une opération strictement financière et boursière, dont les consommateurs paieront, à n’en pas douter, la facture.
On est bien loin des discours de campagne du Président et de la mise en scène de sa prétendue opposition au projet l’année dernière, qui n’était, on le voit aujourd’hui, qu’un jeu de dupes destiné à mettre en difficulté le Premier ministre et rival potentiel d’alors.

Le Parti socialiste s’est lui toujours opposé avec force à la privatisation de Gaz de France par fusion avec Suez, privilégiant la constitution d’un pôle public de l’énergie autour d’EDF et de Gaz de France.
Il déplore que cette option n’ait pas été réellement discutée et que malgré la grande qualité du travail des parlementaires socialistes sur ce sujet, le gouvernement n’ait pas jugé bon de repasser devant l’Assemblée nationale nouvellement constituée.
C’est d’autant plus regrettable que ces choix contestés et contestables, qui engagent durablement le pays, n’ont jamais fait l’objet d’une présentation claire pendant les campagnes présidentielles et législatives.

Communiqué du 3 septembre de
Christian Martin, Secrétaire national aux services publics
et Alain Vidalies, Secrétaire national aux entreprises.

RAG 34. Les lolo's 34

02:05 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ENERGIE, GDF, SUEZ, FUSION, EDF, PRIVATISATION

03.09.2007

Karel KOSTAL : Signez l'appel contre la militarisation de l'Europe !

LA PAIX N'A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES !

Déclaration de KAREL KOSTAL
Socialiste franco-tchèque


SIGNEZ L’APPEL CONTRE LA MILITARISATION DE L’EUROPE !

J’en appelle à la conscience de tous les citoyens de la République Française. Une situation nouvelle est en train de se créer en Europe, avec la complicité explicite ou tacite de tous les gouvernements européens. Médias et puissants se taisent. De quoi s’agit-il ?

Les faits : l’administration américaine Bush installe actuellement un système de défense antimissile dans deux Etats de l’Union Européenne : la République Tchèque et la Pologne, avec l’accord de leurs gouvernements, malgré l’hostilité massive des opinions publiques nationales. Les autres gouvernements européens laissent faire ainsi que la Commission de Bruxelles.

Nous assistons donc au début de la militarisation américaine de l’Europe.

Cette opération s’inscrit dans la réorientation de la diplomatie européenne vers une plus grande soumission aux Etats-Unis. Le dernier discours du nouveau président français sur les questions internationales manifeste très clairement l’abandon d’une diplomatie indépendante vis à vis des Etats-Unis.

L’opinion publique européenne doit réagir avant qu’il ne soit trop tard. Les citoyens français, attachés aux valeurs des droits de l’homme et du citoyen, aux principes d’une République universaliste et indépendante, ont une place essentielle à tenir dans cette réaction.

Je vous appelle à contresigner et à faire contresigner l’appel ci joint adopté par la Conférence « contre la militarisation de l’Europe », qui a rassemblé à Prague le 5 mai 2007 des personnalités et des mouvements pluralistes, issus de 10 pays de l’Union Européenne.

L’avenir de l’Europe et de la paix dans le monde est en jeu !

Karel Kostal
Socialiste franco-tchèque
contact : [email protected]

La déclaration de PRAGUE

Cette déclaration a été adoptée par la conférence ‘Contre la militarisation de l’Europe’, qui a eu lieu à Prague le 5 mai 2OO7, et à laquelle ont participé 15O participants de 15 mouvements issus de 10 pays. Tous ceux qui se sentent concernés des conséquences du projet d’installation du bouclier antimissile US, pour la paix et la stabilité en Europe, sont invités à signer ici.

DECLARATION DE PRAGUE
Élaborée par les participants de la Conférence contre la militarisation de l’Europe.

LA PAIX N’A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES
Nous disons non au système de défense antimissile US en Europe

Confrontés aux nouveaux plans militaires des Etats-Unis, qui sont depuis le 1O mai 2OO7 en pourparlers officiels avec les gouvernements tchèque et polonais, les signataires de cet appel déclarent :
Nous condamnons les projets de l’administration Bush d’installer le « système de défense antimissile national » des Etats Unis sur le territoire de la République Tchèque et de la Pologne. La majorité des Tchèques et Polonais, ainsi que la majorité des hommes dans les autres pays de l’Europe, refusent ces projets. Nous rejetons les arguments officiels en faveur du dispositif NMD qui ne sont pour nous que des prétextes.
Ce projet, s’il devait se réaliser, ne renforce pas la sécurité, bien au contraire, il constitue une menace et des incertitudes nouvelles.

Bien que présenté comme « défensif », ce projet permet en réalité aux Etats -Unis d’attaquer d’autres pays sans risque de riposte. Il place également les pays « hôtes » sur la ligne de front des futures guerres des USA.
Les gouvernements de la Pologne et de la République Tchèque prennent bien à la légère le risque de la nouvelle course aux armements, en même temps qu’ils mettent en péril le traité international de non prolifération des armes nucléaires et de limitation des armes conventionnelles dans le monde, notamment en Europe.
C’est du désarmement dont nous avons besoin, en effet, condition de la paix et de la sécurité du genre humain.
Confrontés à la crise écologique qui s’annonce, nous avons besoin de coopération et de confiance, non de confrontation.

Mouvement pour la paix, mouvement pour la démocratie, mouvement d’émancipation politique, mouvement d’émancipation de la femme, mouvement écologique, mouvement syndical, doivent résister ensemble aux efforts destinés à dresser les pays européens les uns contre les autres. Nous concevons notre déclaration de protestation comme partie intégrante du mouvement global contre toutes les bases militaires étrangères, contre toutes les infrastructures nécessaires aux guerres d ‘agression. Nous voulons contribuer à bâtir la paix en Europe et dans le monde, pour que les communautés des pays puissent défendre ensemble leurs droits et prendre part à leurs affaires publiques.

Ni l’Union Européenne ni les Etats membres de l’OTAN ne doivent participer à cette nouvelle aventure militaire de l’administration Bush. La paix reste notre priorité absolue.
Nous demandons ceux qui ont des responsabilités dans l’Union Européenne, en premier lieu le président Klaus et le président Kaczynski, d’entendre la volonté du peuple de l’Union Européenne. Nous exigeons qu’ils se comportent en démocrates et qu’ils organisent un referendum sur le déploiement des éléments du NMD dans leurs pays.

Nous rejetons avec fermeté la tentative de légitimer les projets des USA par des moyens détournés, par l’intermédiaire des processus de décision de l’OTAN et de l’EU. Nous nous adressons à vous, à travers l’éventail des nationalités et de toutes conditions sociales : faisons tout pour que l’Europe ne devienne le théâtre d’une nouvelle course aux armements et d’une nouvelle politique de confrontation.
Nous demandons à tous les hommes de s’adresser oralement ou par écrit à leurs représentants élus. Dites leur que nous refusons une nouvelle politique de confrontation et nous nous en souviendrons le jour où nous serons devant les urnes.

Les participants de la Conférence internationale contre la militarisation de l’Europe.
Prague, le 5 mai 2OO7

(Premiers signataires : Helena Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic, Maciej Konieczny, Stop Bazom USA / Młodzi Socjalisci, Poland, éter Petak, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary, Olol Jackson, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy, Tobias Pflüger, MdEP, Germany, Hans Lammerant, Bombspotting – Vredesactie, Belgium, Roland Nivet, Mouvement de la Paix, France, Kate Hudson, Campaign for Nuclear Disarmament, United Kingdom, Athanasios Pafilis, World Peace Council, Greece, Elsa Rassbach, American Voices Abroad (AVA) Military Project, USA, …. )

Signataires : •
Helena Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Thomas Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Erazim Kohák, čestný člen Iniciativy Ne základnám, Czech Republic
• Rudolf Převrátil, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Ivona Novomestská, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Jan Májíček, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Karel Černík, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Jaroslava Richterová, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Oskar Krejčí, politologist, Czech Republic
• Zdenka Řeháková, Czech Republic
• Dagmar Wernerová, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Stanislav Holubec PhD., SOK, Lavka.info (network for left policy in CE Europe), Czech Republic
• Maciej Konieczny, Stop Bazom USA / Młodzi Socjalisci, Poland
• Bolesław Jaszczuk, Stowarzyszenie Stop Tarczy, Poland
• Andrzej Żębrowski, Inicjatywa Stop Wojne, Poland
• Grażyna Stawowska, Inicjatywa Stop Wojne, Poland
• Piotr Kawiorski, Lavka Info (network for left policy in CE Europe), Poland
• Szymon Martys, `Anti War Coalition` Lublin, Stop Bazom USA, Poland
• Péter Petak, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Alex Sólyom, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Kata Lenard, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Erzsébet Nagy, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Angela Thiesz, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Krisztián Pamuki, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Cinzia Della Porta, Disarmiamoli!, Italy
• Olol Jackson, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy
• Donato Tagliapietra, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy
• Tobias Pflüger, MdEP, Germany
• Torsten Schleip, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Margit Janiel, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Tanja Grobitzsch, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Susan Anger, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Hannelore Toelke, Deutscher Friedensrat , Germany
• Nicole Noel, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Andreas Bockl, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Boris-André Meyerl, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Marko Forberger, Lavka.info (network for left policy in CE Europe), Germany
• Jule Nagel, Lavka.info, (network for left policy in CE Europe), Germany
• Thomas Kachel, Lavka. info, (network for left policy in CE Europe), Germany
• Hans Lammerant, Bombspotting – Vredesactie, Belgium
• Roland Nivet, Mouvement de la Paix, France
• Yves-Jean Gallas, Mouvement de la Paix, France
• Kate Hudson, Campaign for Nuclear Disarmament, United Kingdom
• Athanasios Pafilis, World Peace Council, Greece
• Elsa Rassbach, American Voices Abroad (AVA) Military Project, USA

The declaration displayed below was adopted by the conference 'Against the militarisation of Europe' which took place in Prague at the 5th of May 2007, and was attended by over 150 participants from 15 initiatives from 10 countries. All people who share our concerns about the consequences of the planned US missile shield for peace and stability in Europe are invitied to sign here.

PRAGUE DECLARATION
Made by participants in the International Conference against the Militarization of Europe

PEACE DOESN'T NEED NEW MISSILES -

We say no to the US missile defense system in Europe

Faced with new US military plans to begin official negotiations with the Czech and Polish governments on May 10th, the signatories of this paper declare:

We voice our protest against the plans of the Bush administration to install a "national missile defense system" for the US on the territory of the Czech Republic and Poland. Most people in the Czech Republic and Poland, as well as in the rest of Europe, reject plans to host this system. We reject the official reasons given for the NMD project as mere preprague-texts.

The realisation of the US plan will not lead to enhanced security. On the contrary - it will lead to new dangers and insecurities.

Although it is described as 'defensive', in reality it will allow the United States to attack other countries without fear of retaliation. It will also put 'host' countries on the front line in future US wars.

The governments of Poland and the Czech Republic recklessly risk unleashing a new arms race, jeopardising the present framework of international agreements on nuclear non-proliferation and conventional arms control throughout the world, but especially in Europe.

What we really need is disarmament as a precondition to peace and genuine human security.

To face the impending ecological crisis we need international cooperation and trust, not confrontation.

Peace initiatives, democratic and emancipatory political forces, women's and environmentalist movements, trade unions and faith activists must come together in their resistance to this attempt to play one European country off against the other. We see our protest as part of a global movement against all foreign military bases and other infrastructure used for wars of aggression. It is a contribution to building peace in Europe and the world, and to empowering local communities to act together and protect their rights and guarantee their public role.

European Union and Nato states must not participate in this new military adventure of the Bush administration. Peace remains our foremost task.

We demand of those responsible in the European Union, especially President Klaus and President Kaczynski, to listen to the will of the people of the European Union. We demand that they act democratically and hold binding referendums on the deployment of NMD components in their countries.

We emphatically reject the attempt to legitimise the US plans through the back-door of NATO and EU decision-making. Across a wide range of nationalities and walks of life, we call on you: Together let us do everything to prevent Europe from becoming the stage for a new arms race and a new politics of confrontation.

We call on all people to take part in demonstrations and to speak with and write to their elected representatives, members of government and heads of state, to tell them that they do not want a new politics of confrontation and that this will be remembered at the polls.

The participants of the International Conference against the Militarization of Europe.

Prague, 5 May 2007

Note précédente : La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles !

RAG 34. Les lolo's 34.

23:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : APPEL DE PRAGUE, KAREL KOSTAL, LA PAIX N'A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES

La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles

Cette déclaration a été adoptée par la conférence ‘Contre la militarisation de l’Europe’, qui a eu lieu à Prague le 5 mai 2OO7, et à laquelle ont participé 15O participants de 15 mouvements issus de 10 pays. Tous ceux qui se sentent concernés des conséquences du projet d’installation du bouclier antimissile US, pour la paix et la stabilité en Europe, sont invités à la signer.

Prochainement sur notre blog par Karel KOSTAL socialiste franco-tchèque.

Ecouter :


Cruise Missiles

Acheter sur Amazon

Fischer-Z - Red Skies over Paradise (1981)
by artist: Fischer-Z Song Lyrics

We share a common destination.
Each person Has their time to die.
But men are speeding up our journey.
By seeing what they can destroy with their
Cruise missiles (We're living near those).
Cruise missiles (We're looking for those).
Cruise missiles (They're not five years away).

They're building shelters for the privileged.
There won't be room for you and me.
So read your pamphlets of precautions.
They'll make you laugh until you see that those
Cruise missiles (We're living near those).
Cruise missiles (We're sitting on those).
Cruise missiles (They're not five years away).

They claim the ultimate solution.
To all the problems that we face.
It's pointing rockets at the Russians.
And hope they don't end up in Greece. All those
Cruise missiles (We're looking for those).
Cruise missiles (We're standing near those).
Cruise missiles (They're not 5 miles away).

They're not 5 years away.
They're not 5 miles away.
They're not 5 miles away


RAG 34. Les lolo's 34

23:04 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CRUISE MISSILES, APPEL DE PRAGUE 2007

02.09.2007

Laurent Fabius : J’ai essayé de cerner les principaux problèmes qui seront posés dans les années qui viennent

Nos quatre points cardinaux par Laurent Fabius

Sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations de demain. Malgré tous les discours, l’avenir et sa préparation sont en effet les sacrifiés de la politique telle qu’elle va. L’agitation tient souvent lieu d’action. L’instantané médiatique sert de ligne d’horizon. L’émotion supplante la réflexion. Or la France et l’Europe ont besoin d’un cap pour le long terme. Et pour fixer un cap, il faut des points cardinaux.

Notre premier point cardinal, ce devrait être l’environnement. En dépit des cris d’alarme, la plupart des dirigeants politiques et économiques continuent de laisser polluer et saccager notre planète.

Les conditions météorologiques extrêmes de cet été sont pourtant un nouveau signal. Pour prendre le seul problème du gaz carbonique largement responsable de l’effet de serre et des dérèglements climatiques, en supposant même que nous parvenions à stabiliser les émissions par habitant, celles-ci augmenteront pour des raisons démographiques de 40 % dans les 40 prochaines années. Cela s’appelle une catastrophe.
Une stabilisation globale impliquerait de ramener en une décennie les émissions 40 ans en arrière, non seulement pour les Européens, qui s’y sont engagés, mais pour l’ensemble de la planète. On n’en prend pas le chemin !

Nous colloquons, nous protestons, mais nous détruisons. Dans le palmarès de ce qu’il faut bien appeler les éco-criminels, les Etats-Unis viennent en tête. L’Europe commence seulement d’agir. Quant à la Chine - dont 2008 sera la grande année - lorsqu’elle « s’éveillera » au risque environnemental, que restera-t-il à sauver ?
La conclusion est aveuglante, il existe un besoin urgent, vital au sens propre, d’actions politiques : économiser drastiquement l’énergie et en diversifier les sources ; encourager massivement la recherche et l’innovation ; respecter des normes sévères anti-pollution dans les domaines industriel et agricole ; révolutionner les transports, l’habitat et la fiscalité vers cet objectif ; adapter nos modes de consommation et d’alimentation ; mettre en place une Organisation mondiale de l’environnement. Aucune de ces tâches n’est compatible avec une approche traditionnelle, confiant au seul marché le soin d’agir. Nous avons besoin d’une régulation nationale et internationale forte, d’une priorité absolue reconnue au long terme, à la personne humaine et à la vie, thèmes qui doivent être précisément ceux de la gauche. A la France, en lien avec l’Europe, d’engager la rupture sur ce terrain-là.

X

Le deuxième point cardinal, c’est l’allongement de la durée de vie, le vieillissement. Là aussi, les données chiffrées sont à la fois négligées et implacables.

Toujours dans les 40 ans qui viennent, la population mondiale dépassera 9 milliards d’habitants contre 6 aujourd’hui. Cet accroissement sera concentré à près de 40 % sur l’Afrique et à plus de 50 % sur l’Asie, ce qui redistribuera le jeu mondial. L’Inde, la Chine, le Brésil se renforceront, les États-Unis seront bien placés, l’Afrique pauvre risque de s’appauvrir encore plus, le Japon, la Russie et l’Europe vieilliront, avec une situation particulièrement critique pour l’Europe du Sud et pour l’Allemagne. Ces bouleversements soulèveront d’immenses problèmes d’environnement - toujours lui -, de croissance, de niveau de vie, de santé, de migrations, d’urbanisme, d’aménagement du territoire.

La préoccupation du vieillissement recoupe notamment les questions de santé et de retraite. En France, elles n’ont pas été vraiment traitées pendant la campagne électorale. Il est impératif de le faire maintenant. Sur le premier point, l’instauration d’un « franchise médicale », qu’il vaudrait mieux appeler « taxation médicale », outre son caractère injuste, ne constitue pas une solution à la hauteur des défis : c’est d’abord sur l’offre de soins et sur la prévention qu’il faut agir. Sur les retraites, posons aux Français la question de fond, celle du degré de solidarité qu’ils souhaitent. Nous possédons un atout, notre excellente démographie, mais nous connaissons une faiblesse grave, le médiocre taux d’emploi des jeunes et des seniors. Là aussi, l’action est urgente, elle ne peut pas être différée.

X

L’exigence du développement partagé et de l’égalité réelle fournit le troisième point cardinal. Chacun constate que notre société se délite sous les coups de boutoir des affrontements entre quartiers, générations, ethnies, religions. Citoyenneté, laïcité, solidarité sont mises en cause alors qu’elles devraient être notre triangle magique.

L’appartenance pleine à notre communauté nationale doit être assurée par et pour chaque citoyen. Quels que soient son habitation, sa confession, son âge, sa couleur de peau, chacun(e) a droit à une égalité réelle et pas seulement incantatoire. Pour cela, l’action publique doit être rendue plus ciblée et plus efficace. La lutte contre les discriminations doit être renforcée. La laïcité, valeur essentielle de la gauche, constitue un véritable trésor dans un monde miné par la confusion violente entre le domaine de César et celui de Dieu ; elle est probablement ce que la République française peut proposer de plus utile aux autres nations pour réduire les conflits. Dans l’hexagone, nous devons réaffirmer cette laïcité à l’école, pour l’État et plus largement pour toute la société. Elle sera convaincante si elle s’accompagne d’égalité en actes. C’est là qu’intervient la solidarité.

X

Précisément, le financement solidaire constitue notre quatrième point cardinal. Pour l’Union européenne, le vieillissement de la population et la mauvaise maîtrise de nos finances publiques aboutiraient, si aucune mesure correctrice n’est prise, à faire passer la part de la dette par rapport au produit intérieur brut de plus de 60 % aujourd’hui au chiffre faramineux de 250 % en quatre décennies. Dans un contexte où la répartition entre riches et pauvres est tragiquement inégalitaire, où le partage est déséquilibré entre capital et travail comme entre actifs et inactifs, et alors même que la marchandisation s’étend, cette question du financement solidaire est décisive.

Je plaide pour que certains domaines soient « sanctuarisés » et pour un accès universel aux services essentiels : éducation, culture, santé, eau, assainissement. C’est une mission de la gauche d’agir en ce sens par tous les canaux disponibles, notamment l’édiction de normes internationales et la construction de services publics modernes, ainsi que par la généralisation la plus large des sciences et des techniques.

Le rôle des entreprises et des entrepreneurs privés est crucial mais nous devons veiller aussi à assurer des moyens d’action efficaces à la puissance publique nationale, européenne et internationale. Ils sont indispensables au respect de l’intérêt général ; on vient encore de le constater avec la crise financière née des « subprimes » américaines. La gestion publique doit être profondément réformée. Les cas de maladministration doivent être sanctionnés. Ils ne doivent pas pouvoir être utilisés pour délégitimer l’intervention et les ressources publiques. Sinon, la crise ira de plus en plus à la crise, le déséquilibre au déséquilibre, et la pauvreté à la pauvreté !

Cela vaut notamment pour la France. Nos comptes ont viré au rouge cramoisi, et il y a malheureusement lieu d’être interrogatif face aux choix économiques et fiscaux actuels. Attendons les premiers résultats pour juger ; mais consacrer plus de 10 milliards d’euros chaque année à des mesures fiscales qui ne muscleront vraiment ni la demande (plutôt l’épargne) ni l’offre (ce qui serait pourtant nécessaire) risque de procéder d’un contresens économique pour se terminer par de profonds contrechocs sociaux.

X

Ce que je veux dire, c’est ceci : que les responsables politiques, au lieu de de s’agiter médiatiquement et de polémiquer inutilement, veuillent plutôt considérer ces quatre points cardinaux, ces quatre problèmes de fond : environnement, vieillissement, développement, financement. Et qu’ils s’engagent sur leurs solutions. Le citoyen-électeur retrouvera peut-être alors le sentiment qui seul nourrit les projets, mobilise les pays et permet le progrès : la confiance./.

(Libération 30 août 07)

Notre note précédente :

Laurent Fabius: Favorable "pourquoi pas" à un très grand parti de gauche, et résolumment opposé à l'instauration programmée d'une nouvelle TVA dite "sociale"

RAG 34. Les lolo's 34

14:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, REFONDER LA GAUCHE, ECOLOGIE

La France demande au Président CHAVEZ d'obtenir des preuves de vie d'Ingrid BETANCOURT

Chavez invite la guérilla colombienne à Caracas, pour parler des otages
LE MONDE | 01.09.07 |

(REUTERS/JOSE MIGUEL GOMEZ)Au terme d'une brève visite à Bogota, vendredi 31 août, le président vénézuélien, Hugo Chavez, s'est dit prêt à recevoir à Caracas un dirigeant de la guérilla colombienne. Cette rencontre a reçu le feu vert du président colombien, Alvaro Uribe. C'est avec l'aval de son voisin que M. Chavez tente d'avancer sur la voie d'un accord humanitaire qui permette la libération de 45 otages aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche).

Le président français, Nicolas Sarkozy, lui a demandé d'obtenir une preuve de vie d'Ingrid Betancourt, l'otage franco-colombienne dont on est sans nouvelles depuis quatre ans.

En chemise rouge, souriant et détendu, M. Chavez a usé de son charme devant les caméras. "Je me sens colombien", a-t-il déclaré à la descente de l'avion. Il s'est ensuite réuni avec M. Uribe à Hato Grande, résidence présidentielle près de Bogota. La rencontre a duré plus de sept heures.

En acceptant de s'impliquer dans le dossier des otages, le président vénézuélien a fait naître un immense espoir chez les familles des otages. "Chavez est le seul capable de débloquer les choses, les FARC lui font confiance", affirme Gustavo Moncayo, dont le fils, soldat, est aux mains des FARC depuis bientôt dix ans. Juan Carlos Lecompte, mari d'Ingrid Betancourt, se montre plus prudent : "Nous pouvons espérer que les FARC seront face à Hugo Chavez moins inflexibles que face à Alvaro Uribe", dit-il.

Les deux présidents se situent aux extrêmes de l'échiquier politique latino-américain. M. Chavez parle révolution et socialisme du XXIe siècle, M. Uribe sécurité et lutte contre le terrorisme. M. Chavez est la bête noire des Américains, M. Uribe leur meilleur allié. Entre les deux pays, qui partagent une frontière de 2 000 kilomètres, les motifs de friction ne manquent pas. Mais, conscients des intérêts économiques qui les unissent, les deux présidents ont toujours fait preuve d'une grande prudence, voire d'une étonnante cordialité. La réunion de vendredi a été aussi l'occasion d'annoncer la prochaine inauguration d'un nouveau gazoduc transfrontalier.

A en croire la presse locale, l'organisation de la réunion n'a pas été exempte de tensions. Le président Chavez aurait voulu rencontrer des familles de guérilleros emprisonnés, mais le gouvernement colombien a préféré écourter la visite. Les médias s'interrogent sur les raisons qui ont poussé Bogota à accepter l'intervention de son voisin et à le laisser s'attribuer un éventuel succès dans la libération des otages. "Uribe est convaincu que Chavez va échouer comme ont échoué les autres médiateurs", confie un haut fonctionnaire, sous couvert d'anonymat. L'Eglise catholique, la France, l'Espagne et la Suisse tentent, depuis des années, d'obtenir que gouvernement et guérilla s'assoient à la table des négociations.

Pour entamer des pourparlers, les FARC continuent d'exiger que le gouvernement donne l'ordre à l'armée de se retirer d'un territoire de 800 km2 dans le sud-est de la Colombie. M. Uribe a réaffirmé vendredi son "refus inamovible" de céder sur ce point. Autre pierre d'achoppement : l'incarcération aux Etats-Unis de deux chefs guérilleros. Le président colombien a rappelé qu'avant de signer l'ordre d'extradition, il avait, sans succès, demandé aux FARC de libérer les otages.

M. Chavez a indiqué avoir reçu, juste avant son départ pour Bogota, une "réponse directe du secrétariat des FARC" (la direction de la guérilla) à son offre de médiation. "Je suis militaire. Ce genre de sujet doit être traité entre chefs", a précisé M. Chavez, évoquant la possibilité que Manuel Marulanda, le chef des FARC, aille à Caracas.

La veille, le président vénézuélien a annoncé son intention de gracier 41 paramilitaires colombiens, arrêtés à Caracas en 2004, accusés d'avoir comploté contre lui. M. Chavez, qui a répété trois fois combien il "aime la Colombie", a révélé qu'il interviendrait également pour tenter de débloquer les négociations de paix en cours, à Cuba, entre le gouvernement colombien et la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste). Là aussi, Bogota a donné son feu vert.

Marie Delcas

RAG 34. Les lolo's 34

03:16 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BETANCOURT, CHAVEZ, URIBE

01.09.2007

SOCIETE : L'homophobie solidement ancrée en Lozère et à la Martinique ?

LOZERE

Le Conseil général accusé d'homophobie

La collectivité territoriale accusée de défendre une définition "restrictive", "discriminatoire et illégale" du concubinage.

Le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits basé à Montpellier a épinglé jeudi 30 août le traitement "discriminatoire" selon lui, à l'égard de salariés homosexuels, contenu dans un règlement voté en décembre 2006 par le Conseil général de la Lozère.

Cette collectivité a indiqué à l'AFP vouloir "corriger cette erreur" dans le texte incriminé, lors de la prochaine session le 28 septembre.

Selon le Collectif, un document sur les frais de déplacement et de changement de résidence du personnel départemental, énumère au titre des éléments constitutifs du concubinage, "la communauté de vie, la stabilité des liens et l'hétérosexualité" notamment.

Le texte précise, selon le Collectif, que "la jurisprudence, dans l'attente d'un texte général en la matière, considère que sauf dispositions spécifiques, l'homosexualité est dépourvue d'effets juridiques".

Définition "discriminatoire et illégale" du concubinage

Le Collectif alerté par des agents, s'inquiète du fait que "25 conseillers généraux et dix des plus hauts cadres de la collectivité" aient par leur vote, accepté cette définition "restrictive et donc discriminatoire et illégale", selon lui, du concubinage.

Rappelant que "la loi du 15 novembre 1999 sur le Pacte civil de solidarité (Pacs) a étendu le concubinage aux couples du même sexe", le Collectif précise avoir saisi la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) sur cette question ainsi que le préfet de la région Languedoc-Roussillon, Cyrille Schott.
Interrogé par l'AFP, le Conseil général a affirmé s'être "appuyé pour rédiger ce règlement intérieur qui date de deux ans, sur des textes administratifs anciens, en vigueur dans la grande couronne parisienne".
"On s'est aperçu que depuis, dans des textes sur le Pacs, la notion de concubinage a changé et nous allons corriger le texte lors de la prochaine réunion du Conseil général", a assuré la collectivité précisant n'avoir eu "aucune volonté de nuire à qui que ce soit ni à quiconque". (avec AFP)


MARTINIQUE

Avec la bénédiction de la rue Solférino, les fédérations antillaises PS continuent à distiller une violente homophobie parfumée d'eau bénite. Jusqu'où le PS a-t-il l'intention de laisser des élus ou responsables socialistes antillais déraper dans la bêtise et la haine ?

Le PS qui aujourd'hui semble enclin à un véritable suicide collectif tragi-comique a-t-il l'intention aussi de se couper définitivement de sa base laïque ?

La Fédération française des Centres LGBT (lesbiens, gais, bi & trans) vient d'attribuer son Anti-Prix 2007 au Parti socialiste pour la campagne homophobe qu'il mène en Martinique.

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

22:14 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOMOPHOBIE, LOZERE, ANTILLES, MARTINIQUE, PS

30.08.2007

17 milliards de cadeaux fiscaux par an, à peine 200 millions pour mettre en place le Revenu de Solidarité Active !

Intérêts d’emprunt : un jeu de rôle savamment orchestré

Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le jeu de rôle organisé par le Président de la République et le gouvernement, sur le dossier des intérêts d’emprunt, pour travestir la réalité : quand on fait des promesses intenables pour se faire élire, par définition, on ne peut pas les tenir. Le Président de la République savait en effet pertinemment qu’étendre cette mesure à tous les crédits déjà contractés depuis 5 ans était irréalisable.
Il n’avait d’ailleurs pas masqué son agacement quand certains ministres, au premier rang desquels Éric Woerth, avaient vendu la mèche avant les législatives. Il prétend aujourd’hui faire croire que tout cela ne serait de la faute que du seul Conseil constitutionnel, qui a censuré le dispositif suite à la saisine que nous avions déposée.
Au-delà de cette ridicule mise en scène, la réalité des nouvelles mesures annoncées, avec le passage du crédit d’impôts de 20 à 40% la première année d’emprunt, est toujours la même : encore plus d’argent pour une même catégorie de la population. Dans le même temps, on attend toujours des mesures concernant l’immense majorité de Français qui rencontrent aujourd’hui de graves difficultés en termes de pouvoir d’achat.
Alors que la croissance est en berne et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes, à la suite de la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus aisés, le chef de l’État et son gouvernement poursuivent pourtant dans la même direction. C’est pour le moins inquiétant car il faudra bien à un moment donné que quelqu’un paie l’addition de ces 12, 15, 17 milliards de cadeaux fiscaux par an !

Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité

RAG 34. Les lolo's 34

19:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intérêts d'emprunts, RSA, SOLIDARITE

28.08.2007

Sarkozy et la régression africaine


On attendait avec une impatience non dissimulée la fermeture de l’anachronique ère chiraquienne. Nicolas Sarkozy les a déjà déçus.

Rupture il y aurait ! Promettait Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.

En mai 2006, le candidat avait donné à Cotonou quelques gages prometteurs, en s’engageant à promouvoir « la bonne gouvernance», ou encore « la démocratie [qui], ne se résume pas à des élections, à « bâtir un état de droit, où l’administration est neutre, les circuits financiers transparents, où la presse est à la fois responsable et indépendante, où l’autorité judiciaire est libre de travailler sans influence extérieure ». On ne pouvait alors que se réjouir de l’engagement du candidat à refuser « de transiger sur ses valeurs. Ces valeurs de démocratie, de respect des droits de l’homme, de bonne gouvernance (…), ces principes [qui] ne s’arrêtent pas aux portes du continent ! »

On attendait avec une impatience non dissimulée la fermeture de l’anachronique ère chiraquienne. Nicolas Sarkozy les a déjà déçus. En dehors des avancées sur l’affaire Borrel, qu’il faut saluer, la présidence Sarkozy s’est pour l’essentiel inscrite dans la « droite ligne » de la présidence Chirac, parvenant même à régresser encore sur plusieurs aspects. D’abord, les 0,7% d’aide au développement promis par la majorité UMP sortante attendront 2015, a-t-on appris. Autant dire les calendes grecques. Pendant ce temps là, l’effort français de solidarité baisse ! Et puisqu’il faut bien faire diversion, le Président Sarkozy prolonge la méthode adoptée par son prédécesseur, en privilégiant les annulations de dette à d’autres formes d’aide au développement. Par générosité ? Pas si sûr. Cette technique permet surtout à la France de déclarer à l’OCDE des chiffres d’aide au développement supérieurs à leur coût budgétaire, par des jeux d’écriture comptables contestables. C’est la politique du « Annuler plus pour afficher plus ». Evidemment, on se réjouirait de la poursuite des annulations de dette si celles-ci étaient additionnelles à une hausse de l’aide. Mais dans la mesure où celle-ci régresse, c’est bien d’un écran de fumée qu’il s’agit là. Le Gabon, pays phare de la diplomatie sarkozienne, devrait être le premier à bénéficier des largesses de l’Elysée, à des conditions qui rendront jaloux bien des pays en développement.

Bref, les réseaux chiraquiens se portent bien. Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso, Idriss Déby Itno restent les interlocuteurs privilégiés de l’Elysée, au grand dam de ceux qui auraient aimé voir la France intensifier ses relations avec des Etats incarnant mieux lesdites valeurs de « transparence, de démocratie et de bonne gouvernance… » Nicolas Sarkozy avait pourtant donné un bref signal de modernisation en accordant à Ellen Johnson Sirleaf l’honneur d’être le premier chef d’Etat africain reçu à l’Elysée ! Le rappel à l’ordre des habitués de la Françafrique fut rapide, et fidèlement exécuté… Instamment prié de modifier sa tournée africaine pour s’arrêter au Gabon, notre Président se plia aux injonctions du doyen des chefs d’Etats. Il nous promettait des surprises, on ne peut pas dire qu’en s’arrêtant au Sénégal et au Gabon il nous ait retournés d’étonnement.

Puis vint le discours de Dakar, qui a tant heurté en Afrique. C’est d’abord cette insistance lourde sur la nature et la souffrance de l’homme noir. Invoqué six fois. Puis ces généralités, d’abord gênantes, choquantes ensuite, sur l’homme africain. Citons Sarkozy « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. (…) Le paysan africain, qui depuis des millénaires, (…) ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. » L’homme africain pas entré dans l’histoire ? Dire cela dans les murs de l’université Cheikh Anta Diop ne manque pas de sel. Surtout dans une déclaration qui fleure bon le XIXème siècle, semblant paraphraser Hugo, Hegel, voire Jules Ferry, pour leurs écrits les moins mémorables. Dans le même ordre de généralités avilissantes, on apprend aussi que « l’homme moderne qui éprouve le besoin de se réconcilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l’homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires». Faut-il aussi en conclure que l’homme africain n’est pas moderne ? C’est bien ce que laisse entendre le discours de Dakar. Puis, c’est le summum, avec ces mots qui gravent dans le marbre l’infantilisme ou l’irrationalité supposés de l’homme africain : «L’Afrique a réveillé (…) ce besoin, ce besoin auquel je crois moi-même tant, de croire plutôt que de comprendre, ce besoin de ressentir plutôt que de raisonner ». Pauvre Afrique, terre des sentiments, à défaut de raison.

Enfin, car cela aurait manqué, il fallait un couplet sur le colonisateur, dont le président Sarkozy nous dit que certes « il a pris » mais « qu’il a aussi donné. » Ainsi, « il y avait parmi [les colonisateurs] des hommes mauvais mais il y avait aussi des hommes de bonne volonté(…). Ils se trompaient mais certains étaient sincères. » Plus loin : « La civilisation musulmane, la chrétienté, la colonisation, au-delà des crimes et des fautes qui furent commises en leur nom et qui ne sont pas excusables, ont ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’histoire. » Pauvres hommes noirs vivant avant la colonisation et l’esclavage, ignorants et refermés sur eux-mêmes…

Le plus grave, c’est que le Président Sarkozy, s’égarant dans des considérations dégradantes, esquive les sujets prioritaires. Que pense-t-il des Accords de partenariat économique, qui redéfiniront les modalités de la coopération européenne avec les pays ACP ? La situation est grave : leur négociation à marche forcée provoque déjà la colère et l’incompréhension d’une majorité de pays africains, soutenus par nombre d’organisations de la société civile du Nord comme du Sud. Un effort budgétaire sera-t-il fait pour permettre à l’aide au développement française de ne pas chuter, dans un contexte de finances publiques dégradées par le coût inconsidéré du paquet fiscal ? Que compte faire le Président de la République des bases militaires françaises en Afrique, ou encore des accords de défense et de coopération militaire ? Il est pour le moins surprenant que, traversant deux pays dans lesquels la France possède des bases, cette question n’est même été évoquée. Attend-il la prochaine crise pour se poser cette question, que l’on ne peut pourtant traiter sérieusement que par temps calme ? Faut-il vraiment axer notre politique de coopération sur la gestion des migrations, en généralisant à grande échelle des programmes qui n’ont donné jusqu’ici que de très modestes résultats ? Est-il raisonnable d’envisager d’élever encore la prime de retour, qui s’élève déjà à sept mille euros par migrant candidat, pour parvenir à se débarrasser absolument d’Africains jugés encombrants ?

En matière de politique africaine, Nicolas Sarkozy a déjà commis un grave un faux départ. Deux, et c’est l’élimination dans la course à l’influence. Les diplomaties américaine, chinoise, britannique ou indienne n’ont jamais connu de tels dérapages. Les échéances sont désormais rapprochées. Le vote du budget en dira long sur la sincérité des fragments humanistes qui subsistent dans les discours présidentiels. La négociation des Accords de partenariat économiques aussi. Les pays en développement ont besoin d’un délai, d’équilibre et de concessions. L’idée d’une ouverture commerciale asymétrique doit être défendue, alors que les quelques acquis (accords « Tous sauf les armes », AGOA américain) sont menacés par l’érosion des préférences accordées aux pays ACP. On en attend aussi davantage sur l’accompagnement des processus électoraux : la France devra faire preuve de modestie et de doigté au Togo et en Côte d’Ivoire, pays où la diplomatie chiraquienne s’est déconsidérée, mettant en danger les ressortissants français dans ces pays. Enfin, on souhaiterait que la politique française en Afrique soit plus transparente, débattue à l’Assemblée nationale, offerte aux citoyens… Est-il normal que nombre de clauses des accords de défense et de coopération militaire soient encore inaccessibles mêmes aux membres des commissions des affaires étrangères et de la défense des assemblées? Les socialistes sont prêts à participer à leur examen et plus généralement à la normalisation de la politique africaine de la France. L’Afrique ne peut plus être le seul jouet du Président et de sa cellule rapprochée. On en a déjà mesuré les conséquences avec le discours de Dakar et cette situation devient de plus en plus difficile à tolérer.

par Thomas Mélonio
Délégué national du parti socialiste pour l’Afrique

RAG 34. Les lolo's 34

08:53 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.08.2007

Le premier ministre de VGE est mort : point barre, c'est la rentrée !



Raymond Barre "le plus grand économiste de France" disait Giscard à l'époque de nos années adolescentes, définitivement marquées par ses plans successifs qui allaient bien malheureusement au delà de la simple rigueur économique, est décédé à l'âge de 83 ans des suites de complications cardiaques.
Ces derniers temps on lui reprochait ses propos fortement connotés d'antisémitisme et son indéfectible soutien à Maurice Papon.

Respect : à droite comme à gauche on salue l'économiste et l'homme politique.

POINT BARRE.

Pour nous et beaucoup d'autres la rentrée est difficile, pas de boulot ou un boulot en CDD, à temps partiel contraint, en emploi aidé et toujours à peine au dessus ou sinon en dessous des minimas sociaux !

Comment faire face à l'augmentation des prix, des taxes, sans aucune hausse de notre pouvoir d'achat ?

Car la vérité crue, c'est que SARKOZY ne gouverne pas pour tous les français ! Serions-nous ces mauvais français dont ni le Sarkoland ni le Ségoland ne veulent ?



RAG 34. Ann et Lio des lolo's 34

09:25 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.08.2007

Libération d'Ingrid Bétancourt : Hugo Chavez s'en mêle

Otages des FARC : La solution, c’est Chavez ?

IngridBetancourt-idf.com - Caracas - 21/08/07

Hugo Chavez et la mère de Clara Rojas.
Consécutivement aux 2000 jours de prise d’otage d’Ingrid Betancourt et Clara Rojas, le président vénézuélien Hugo Chavez a fait part de sa volonté de contribuer à la libération des otages détenus par les FARC. Surprenant ?

Par le passé, Hugo Chavez avait déjà réalisé des annonces similaires en demandant, par exemple, aux FARC de libérer les otages. Sans davantage de suite. Il semble toutefois qu’il en aille autrement, cette fois.

Ainsi, lundi 20 août, le président vénézuélien a reçu plusieurs proches d’otages, parmi lesquels la mère d’Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio. Il a saisi l’occasion pour lancer un appel tant à son homologue colombien, Alvaro Uribe, qu’au chef historique FARC, Manuel Marulanda, pour parvenir à un échange humanitaire.

Hugo Chavez leur a demandé "du fond du coeur, de faciliter la tâche" pour l’échange d’otages et de "ne pas bloquer le jeu qui pour l’heure l’est". Puis, il s’est adressé plus particulièrement au leader des FARC : "Marulanda, c’est Chavez qui te parle depuis le palais de Miraflores, dans lequel j’aimerais te voir. Je ne te connais pas mais je te parle en tant que « Grand-Colombien » (NDLR : allusion à l’époque où Colombie et Venezuela composaient la Grande-Colombie, juste après l’indépendance). Je souhaite seulement apporter mon aide et parvenir à un accord pour un échange humanitaire".

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

08:57 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INGRID BETANCOURT CLARA ROJAS et les autres

Réactions aux propositions sur la récidive de la délinquance sexuelle

Alors que Nicolas Sarkozy a été aux responsabilités depuis 5 ans, ses propositions sur la récidive de la délinquance sexuelle sont annoncées comme s’il découvrait le sujet.Il ne s’agit pas aujourd’hui de rester dans l’imprécation ou la compassion, mais de décider que demain ces drames soient évités par la mise en place d’une politique de l’incarcération. La société a nécessité de se protéger alors même qu’elle a détecté une pathologie à l’occasion d’une condamnation.

Ce que le Parti socialiste demande, c’est que chaque homme ou chaque femme qui purge une peine soit pris en charge dès qu’on l’enferme. Il est aberrant que l’on attende la fin de la peine pour envisager un traitement, et plus encore que l’on décide un enfermement au-delà de la peine.

Des processus médicaux existent et peuvent être utiles. Mais ils doivent faire l’objet d’un diagnostic partagé et avec le consentement du malade. La prise en charge de processus chimiques ou psychiatriques doit se faire dès le début de la peine et non pas plusieurs années après.

Enfin, la proposition d’enfermement après l’exécution de la peine pose un problème constitutionnel si ce n’est pas un complément de traitement. Il ne devrait pas y avoir de problème s’il s’agit d’une poursuite de soins dans un cadre contraint.

Les textes existent, mais les moyens ne sont pas à la hauteur. Ce qui est important c’est la mise en place d’une politique de réinsertion pour chaque détenu et un plan de lutte contre la récidive par la prise en charge de toutes les pathologies dès l’application de la peine.

Communiqué du Parti Socialiste
Bruno LE ROUX


RAG 34. Les lolo's 34

08:56 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, crimes pédophiles

Les OGM, un choix de politique agricole

Par Hervé Kempf
Une fois encore, l'été aura été dominé, sur le terrain environnemental, par la question des OGM. La polémique a été nourrie par les actions des Faucheurs volontaires en réponse à la multiplication des cultures transgéniques (plus de 20 000 hectares de maïs cette année). Elle a pris un tour dramatique quand un agriculteur du Lot, Claude Lagorse, qui cultivait en secret une parcelle de maïs transgénique, s'est suicidé la veille d'une manifestation prévue le 5 août dans son village de Girac par les anti-OGM. Rien ne permet d'attribuer ce drame à la question des OGM. Mais le retentissement qu'il a eu témoigne de la charge émotionnelle dont est devenu porteur le dossier.

Les Faucheurs volontaires ont poursuivi leurs actions, en cherchant, non pas à vandaliser les champs transgéniques, mais à prélever symboliquement des épis. Cependant, des personnes anonymes ont plusieurs fois détruit les parcelles de cultures de maïs génétiquement modifié. Inversement, des expérimentations menées par des agriculteurs biologiques, et visant à mesurer la contamination due aux OGM, ont été détruites, là aussi de façon anonyme.

Une partie du monde agricole a, de surcroît, manifesté son énervement : on a ainsi entendu Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, qualifier le 9 août d'"obscurantisme" la position des opposants aux OGM, la plate-forme des industries semencières a employé le même terme dans un communiqué du 24 juillet, et un autre responsable de la FNSEA, Dominique Barrau a parlé de "tribu africaine" à propos des Faucheurs.

De telles paroles ne risquent pas d'apaiser le débat. Mais elles paraissent à contre-courant d'une réalité qu'expriment les Faucheurs volontaires, quoi qu'on pense de la validité de leurs méthodes, ainsi que la Confédération paysanne, qui fêtait, les samedi 18 et dimanche 19 août, son 20e anniversaire : le refus par la société de se voir imposer des OGM dont elle ne voit pas l'utilité. Cette réalité est bien ressentie par les responsables politiques : les Faucheurs ont gagné une reconnaissance officielle en étant reçus, le 31 juillet, par la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. De son côté, l'Association des régions de France, qui représente les exécutifs régionaux, presque tous socialistes, a réaffirmé de manière vigoureuse, début juillet, son refus de voir les cultures d'OGM " imposées en force, sans la moindre consultation".

La question des OGM pourrait d'ailleurs prendre un tour politique plus large, en menaçant le bon déroulement du Grenelle de l'environnement. Au moyen de cette série de réunions avec les associations et les groupes professionnels, le gouvernement entend relancer la politique environnementale, tombée en jachère sous l'équipe précédente. Mais José Bové, la figure la plus visible des opposants aux OGM, reste susceptible d'être emprisonné d'un jour à l'autre pour de précédentes actions des Faucheurs volontaires. De surcroît, ayant prélevé un épi de maïs, le 5 août, à Murviels-lès-Béziers (Hérault), au milieu de deux cents autres manifestants, il s'attend à être convoqué à la gendarmerie de Béziers. Son incarcération - à laquelle il entend donner le plus grand éclat en menaçant d'entamer une grève de la faim - conduirait sans doute plusieurs des plus importantes associations à quitter le Grenelle, ruinant ainsi la crédibilité de celui-ci. Cependant, laisser M. Bové en liberté pourrait apparaître comme une confirmation supplémentaire de la légitimité de son action.

La situation ne serait pas devenue aussi inextricable si les gouvernements successifs n'avaient pas laissé, depuis des années, la situation s'envenimer. En n'imposant pas une procédure d'information des agriculteurs voisins en cas de cultures transgéniques ; en se retranchant en permanence derrière les avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dont la neutralité scientifique est de plus en plus mise en doute ; en n'abordant pas de front la question de la coexistence entre agriculture transgénique et non transgénique ; en passant en catimini un décret - quelques jours avant les dernières élections nationales - permettant les cultures, alors que la loi qui devait le faire n'avait pu être discutée par le Parlement, les gouvernements ont agi de manière qu'il faut bien appeler hypocrite : laisser se développer les cultures OGM, sans jamais donner l'impression à une opinion publique très réticente qu'on les autorisait franchement.

EVENTUELS AVANTAGES

Cette attitude tranche singulièrement avec celle du gouvernement britannique : affichant clairement sa faveur pour les OGM, il a cependant su développer des expertises indépendantes et un débat public réellement ouvert. La situation a ainsi été dénouée - au détriment, certes, des cultures transgéniques.

La complication du dossier des OGM - incertitude quant à leurs éventuels avantages, leur éventuelle nocivité, leur réel intérêt économique - ne facilite pas la décision. Mais il est, en même temps, de plus en plus clair que la question transgénique symbolise le choix plus large d'une politique agricole. Soit une agriculture industrielle, fortement intégrée à l'industrie agroalimentaire, menée par un nombre restreint d'exploitants très performants - et les OGM rentrent dans ce cadre. Soit une agriculture moins intensive, cherchant davantage la qualité que la quantité, soucieuse du respect de l'environnement et de la santé, mais visant aussi à créer des emplois directs - et les OGM sont hors concours.

Refuser de trancher sur la question transgénique tout en les laissant s'imposer - et contaminer toute l'agriculture, affirment leurs opposants -, c'est de facto privilégier l'agriculture industrielle, c'est-à-dire le modèle hypersubventionné et polluant dont on voit aujourd'hui les limites. Il est significatif que la prudente Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un rapport publié en mai, ait pris position en faveur de l'agriculture biologique. Faisant la synthèse des études scientifiques, la FAO écrivait : "L'agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l'agriculture conventionnelle d'aujourd'hui, mais avec un impact mineur sur l'environnement."

La logique voudrait que l'on écoute les agronomes et que l'on aille vers ce type d'agriculture mieux acceptée par les citoyens, moins coûteuse pour la collectivité et plus créatrice d'emplois. Mais ce serait, sans doute, déplaire aux industries et se libérer de l'obsession de la mondialisation agricole qui, au vrai, se développe surtout, pour ce qui est de l'Europe, au moyen de subventions. C'est en tout cas à ce choix que conduit la persistante querelle des OGM.

Article paru dans l'édition du 22.08.07.

RAG 34. Les lolo's 34

08:55 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM

23.08.2007

Les inspecteurs du travail, que défendent-ils ? (doc audio, émisssion Cha Cha Tchatche)

Le Code du travail, c’est le droit le plus intime pour 16 millions de salariés du privé mais le droit le moins enseigné, le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est le droit qui protège trop fragilement et fixe le coût de la force de travail de 91 % de la population active.
Lire la suite

Cha Cha Tchatche
par Olivia Gesbert
du lundi au vendredi de 9h10 à 11h10h00 - Cha Cha Tchatche

Les inspecteurs du travail, que défendent-ils ?

Avec Sophie Berdah, notre reporter, en direct du vignoble narbonnais

Invités

Laurent Garrouste
Inspecteur du travail, syndicaliste et membre de la fondation Copernic

Gérard Filoche (par téléphone)
Inspecteur du travail.

Auteur, entre autres, de

- "La vie, la santé, l'amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas?"- faut-il brûler le code du travail? en 2006 et de On achève bien... les inspecteurs du travail en 2005(JC Gawsewitch Editeur)

- Carnets d'un inspecteur du travail, paru en 2005 chez Ramsay

Livres

Gérard Filoche
Salariés, si vous saviez... : dix idées reçues sur l'emploi, le travail et le chômage en France
éditeur : La Découverte
parution : A paraître

Gérard Filoche
68-98, histoire sans fin
éditeur : JC Gawsewitch
parution : A paraître

Ecouter l'émission diffusée le 8 août dernier,durée 41 mns 24
Clicker ICI
( tenir compte du temps de téléchargement : une fois sur l'enregistrement attendre l'apparition dans l'icone du bouton play, puis clicker dessus pour lancer l'écoute"> " en bas à droite)

RAG 34. Les lolo's 34

07:53 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21.08.2007

Catastrophes naturelles dans le monde : le Secours populaire lance un appel aux dons

Mardi 21 août, PARIS - Le Secours populaire a lancé mardi un appel aux dons pour soutenir les victimes des dernières catastrophes naturelles comme l'ouragan Dean en Martinique et en Guadeloupe ou le séisme au Pérou.

Rappelant que cet été, elle a déjà lancé des appels aux dons en raison des catastrophes naturelles "qui sévissent actuellement dans le monde entier", l'association souligne qu'"aujourd'hui encore", elle "se mobilise pour les victimes de l'ouragan Dean qui a frappé la Martinique et la Guadeloupe" mais également "pour les personnes touchées par le séisme au Pérou".

Pour chacune de ces causes, elle a débloqué la somme de 30.000 euros, précise-t-elle.

Afin de faire face à toutes les catastrophes naturelles, le Secours populaire français annonce qu'il a "ouvert un compte d'urgence nommé 'catastrophes naturelles'". Le public peut ainsi lui "envoyer ses dons financiers" en précisant cet intitulé et soutenir de cette façon "les victimes de ces aléas".

Le Secours populaire, "déjà en action avec ses partenaires associatifs dans les pays touchés", pourra ainsi "poursuivre la solidarité en adaptant l'entraide selon les besoins réels des victimes".

Les dons sont à adresser à Secours populaire français, "Catastrophes naturelles", BP3303, 75123 Paris cedex 03. Il peuvent aussi être déposés sur le site internet http://www.secourspopulaire.fr

AP ar/com

RAG 34. Les lolo's 34

06:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Secours populaire, appel aux dons

Un suicide par jour au travail : Pourquoi pas de réaction du « Président » ?

par Gérard Filoche
L'article en PDF

Il ne va plus voir ceux qui se lèvent trop tôt, se couchent trop tard, et s’épuisent au point de se suicider au travail.

A force qu’il se déplace partout, s’occupe de tout, fasse des projets et des lois sur tout, faits divers, accidents de la route, feux de forêts, tour de France, infirmières bulgares, comment ne pas s’étonner par les questions qu’il « laisse tomber », sur lesquelles il n’intervient pas, ne parle pas, ne réagit pas, ne légifère pas ?

Pas de photo, pas d’image, pas de flash info, pas de visite d’entreprise, sur le dernier des suicides au travail… Rien.

Il y a eu 360 cas de suicides liés directement au travail l’an passé, un par jour. Cela concerne des employés, des ouvriers, et les cadres, manuels et intellectuels, le stress au travail, la souffrance au travail, la violence des rapports d’exploitation, les rapports de « management » hiérarchiques, le chantage à l’emploi et au salaire…

Plus grave que la délinquance criminelle, ce phénomène est pourtant ignoré : Rachida Dati ne fait pas de loi, pas d’enquête, on n’envisage pas de remède, rien. Pas visite dans une entreprise, pas de déclaration au Journal télévisé, pas de visite à la famille, pas de rendez-vous express, pas de « petite phrase », rien.

Pas de proposition ! Parce que n’est-ce pas, dans le régime où nous sommes, si le Président ne réagit pas en personne, ne propose rien, c’est que le sujet n’est pas important.

En France, on utilise les mots « burn out » (anglais) ou « karochi » (japonais) pour parler de l’auto destruction par la travail… n’y a t il pas de mot français ? Pourtant cette violence au travail concerne plus de 22 millions de personnes…

Ah si ! Le Ministre du travail Xavier Bertrand a dit qu’il « suivait, qu’il se tenait au courant » et a parlé du « CHSCT » de la dernière entreprise où il y a eu un suicide…

Les Chsct sont en général réduits à une peau de chagrin. Il n’y en a que 22 000 pour 1,2 million d’entreprises ayant au moins un salarié. Ils n’ont droit d’exister que dans 3 % des entreprises, celles de plus de 50 salariés, mais même là, dans la majorité des cas, il n’y en a pas.

Ne parlons pas des 97 % de plus petites entreprises (8 millions de salariés) où le taux d’exposition aux risques est pourtant plus grand.

Lui, le Président, si prompt d’ordinaire en tout, il n’a pas proposé, par exemple, d’élargir les pouvoirs et d’augmenter les moyens des Chsct (Comité d’hygiène, sécurité, conditions de travail), ces institutions qui devraient normalement être en charge de réagir à de tels risques !

Créés en 1982, les CHSCT ne disposent pratiquement pas de « crédits d’heures » pour leurs membres, sauf par accord exceptionnel, dans les très grandes entreprises. Ils n’ont pas de budget propre. Leurs membres ne sont pas élus mais cooptés, ce qui diminue l’impact de leur action auprès des salariés. Ils ne disposent presque pas de formation pour appréhender les immenses sujets qu’ils doivent aborder, en matière d’hygiène, de sécurité, de conditions de travail (alors que ces sujets ont été considérablement étendus depuis 1982, avec la prise en charge du harcèlement sexuel et du harcèlement moral). Seulement 1 % des CHSCT font appel à une expertise comme ils y ont droit, et dans la majorité de ces cas, cette demande est contestée par l’employeur. Surtout, les CHSCT n’ont pas de moyens d’imposer leurs décisions, ils rabâchent des recommandations de réunions trimestrielles en réunions trimestrielles, que l’employeur n’est pas tenu de respecter, il n’y a pas d’avis conforme, ni d’obligation de faire…

Si bien qu’aucun contre pouvoir, en dehors des faibles et impuissants moyens de l’inspection du travail, de la médecine du travail, n’est en mesure, dans l’entreprise, de pouvoir stopper les folies managériales qui exigent chaque jour toujours plus de rentabilité, de productivité, d’objectifs de plus en plus inatteignables, avec une pression de plus en plus féroce sur chaque salarié, avec des heures supplémentaires en nombre exponentiel et non déclaré, non payé, non récompensé.

Même les syndicats, dans un tel contexte, sont conduits à sous estimer les CHSCT, à pas investir dans de l’énergie perdue car inefficace.

Pourtant il existe des propositions, des mesures, de quoi faire un projet de loi, plus utile, plus vital, plus impératif pour la vie de millions de salariés, que d’autres actuellement priorisés au Parlement pour « l’affichage ».

Mais le président a décidé de ne pas « afficher » cela, ne de pas légiférer, de ne pas réagir, de ne pas se pencher sur le sujet. Dans le régime actuel, les suicides au travail, à cause du travail peuvent continuer à raison de un par jour…

Gérard Filoche, 21 juillet 07

Cf. étude « vingt ans de CHSCT » conseil économique et social, Journal Officiel, 2001. François Fillon était venu en 2002 plancher sur cette étude devant le Conseil économique et social… sans rien proposer. Déjà !

RAG 34. Les lolo's 34

06:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, conditions de travail, CHSCT

18.08.2007

2002 jours sans Ingrid et Clara




Toute l'actu sur le site officiel

Les enfants d’Ingrid demandent des preuves de vie

La déclaration du Comité de soutien

La déclaration de Bertrand Delanoë, Maire de Paris

clicker sur -> Toute l'actu sur le site officiel

RAG 34. Les lolo's 34

11:50 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

RESF 34 : Tous les jours on a peur... Laissez-les grandir ici !

Le site RESF34 a pour objectif d’offrir de l’information aux jeunes sans papiers ainsi qu’aux personnes sensibles à ces situations de détresse.

Permanences juridiques RESF 34

Montpellier : tous les mercredis sur rendez vous entre 15h et 17h, au local de la Cimade, 16 rue Saint Louis.

Béziers : 1er et 3è mercredis du mois de 14h à 17h, au local Cimade 14 rue de la Rotonde.

Sète : mardis de 14h 30 à 16h 30, à l’Accueil Migrants-Sète situé au Centre Sportif, 22 rue Maurice Clavel.

Le site RESF 34 : http://placeauxdroits.net/resf34/


Liste des contacts : http://placeauxdroits.net/resf34/spip.php?auteur3

Tous les jours on a peur !




Sur le même thème : clicker sur -> http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/01_enfants_scolar...


RAG 34. Lovely34 et les lolo's 34

09:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF 34, RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS, RAG 34

17.08.2007

C'est fait, la hausse des tarifs de l'électricité est effective depuis hier

A suivre : notre dossier relatif à l'ouverture du marché de l'électricité par Marc LEYGONIE (cadre retraité de l'EDF)

PARIS (Reuters) - Le gouvernement annonce proposer une hausse de 1,1% des tarifs de l'électricité pour les particuliers et de 1,5% pour les clients professionnels à compter du 16 août. "Le gouvernement souhaite que ce réajustement (...) soit pour les clients particuliers en deçà de l'inflation prévue cette année : son impact moyen sur la facture d'un ménage sera inférieur à un euro par mois", précisent dans un communiqué commun Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et du développement et de l'aménagement durables, et Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.

(Clicker sur l'image pour l'agrandir)
Cette revalorisation, qui interviendra un an jour pour jour après la précédente, doit permettre de financer les investissements nécessaires au maintien de la sécurité de l'approvisionnement en France, ajoutent-ils. Le gouvernement a saisi pour avis la Commission de régulation de l'énergie (CRE) de son projet d'arrêté, précisent-ils également.

(A suivre : notre dossier relatif à l'ouverture du marché de l'électricité par Marc LEYGONIE)

RAG 34. Les lolo's 34

12:36 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF ouverture du marché de l'électricité

15.08.2007

1/2 Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir : Léo FERRE chante Arthur Rimbaud

Les Éditions La Mémoire et la Mer

Le, 06/05/2007

Bonjour les lolo's de RAG 34,

Léo Ferré a créé les Éditions La Mémoire et la Mer.

Depuis sa disparition, je continue la publication des oeuvres de mon père.

Abonnez-vous gratuitement à notre lettre d'information pour recevoir par mail, en avant-première, toute l'actualité des Éditions La Mémoire et la Mer.

Vous pouvez bien sûr vous désabonner à tout moment.

Inscrivez-vous sur http://www.leo-ferre.com/contact/contact.php

(si vous êtes déjà abonné à notre lettre d'information, inutile de vous inscrire à nouveau)

Musicalement.

Mathieu Ferré.

Merci et à bientôt sur http://www.leo-ferre.com


LeoFERRE07
envoyé par rag34


Le bateau ivre

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs:
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots!

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour!

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants: je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir!

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets!

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs!

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs!

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux!

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan!
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant!

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises!
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums!

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons!

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets!

J'ai vu des archipels sidéraux! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur:
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer:
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate! Ô que j'aille à la mer!

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Arthur Rimbaud. Poète français (1854-1891)

Sur le même thème : Léo chante Ferré

RAG 34. Lolo34

13:04 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Léo FERRE, Mathieu FERRE, LA MEMOIRE ET LA MER, LE BATEAU IVRE, RIMBAUD

RESF Amiens : "le coup de gueule " de Didier Cottrelle (audio)

Consultez l'ensemble de nos notes publiées depuis le 11 mai 2006 : Dossier enfants scolarisés sans papiers (catégorie 01 enfants scolarisés sans papiers)

Après la décision prise hier par le ministre Brice Hortefeu d'accorder un permis de séjour de six mois à la famille russo-tchétchène d'Ivan, "à titre humanitaire", Didier Cottrelle responsable de RESF Amiens nous confie sa colère au micro de France bleue Picardie.

Le coup de gueule de Didier Cottrelle




Le Blog de ZEC : http://zec.midiblogs.com
Zec : Un mec extra pour le nec le plus ultra de midiblogs.

Il est urgent de réaffirmer : LAISSEZ-LES GRANDIR ICI !



RAG 34. Lovely34 et Lolo34

08:41 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, Enfants scolarisés sans papiers

13.08.2007

L’ère des possibles

Auteur : François Delapierre
Ce dernier éditorial avant les départs estivaux achève l'année scolaire sur une note incertaine. On ne peut dire pour l’heure laquelle dominera à la rentrée des deux tendances simultanées qui travaillent la gauche : poursuite de la décomposition d’un côté, premiers signes de reconstruction de l’autre.

Commençons par la décomposition. Les débauchages et autres manœuvres visant à désarticuler l’opposition socialiste fonctionnent à plein. Elles commencent à produire leur effet, au-delà des ralliés, dans le gros de la troupe. Désarçonnés par ces désertions, KO debout, d’éminents socialistes sont désormais convaincus que l’urgence est d’en rabattre dans leur opposition à la droite. En témoignent les déclarations convergentes de Royal, Collomb, Valls, Lang… qui rivalisent de formules pour réclamer une opposition modérée. Des socialistes rendent hommage à Sarkozy dans la presse, d’autres affaiblissent par avance toute opposition résolue en prétendant qu’elle serait politicienne. Tous rendent les armes au moment même où Sarkozy conduit une offensive brutale au Parlement, avec les lois sur les peines planchers, l’autonomie des universités et le service minimum, met en œuvre la suppression de la carte scolaire, viole le « non » des Français avec son nouveau traité européen et ne renonce en rien à son idéologie libérale-sécuritaire. On pourrait faire la liste de ces innombrables petites capitulations. N’en retenons qu’une : le refus de s’opposer au cœur du projet de loi sur les universités. Celui-ci n’est pas la sélection en master, c’est l’autonomie comme moyen de mise en concurrence des établissements. Car les néolibéraux n’ont nul besoin de revenir sur la démocratisation de l’accès à l’université. Ils atteindront le même résultat par l’explosion des inégalités entre établissements, qui conduira de fait à une inégalité entre diplômes. D’autant que cette autonomie ouvre la voie à un futur grand marché de l’enseignement supérieur, nouvelle source de profits où régnerait la « concurrence libre et non faussée » et où toute règlementation nationale apparaîtrait comme une survivance archaïque.

Mais on perçoit aussi les ferments de la recomposition. Nous sommes très frappés de l’intérêt suscité par notre proposition d’une force nouvelle à gauche, présentée dans ces colonnes la semaine dernière. Les très nombreux téléchargements du document « la gauche d’après » sur le site de PRS ( La gauche d'après (pdf)), les retours extrêmement positifs, prises de contact, demandes d’adhésion à notre association témoignent d’une disponibilité remarquable pour cette perspective. De plus, une convergence s’opère déjà avec d’autres. Samedi dernier, je participais à la réunion de Maintenant à gauche, carrefour de militants et responsables issus des collectifs unitaires antilibéraux, parmi lesquels Eric Coquerel, président du Mars-Gauche républicaine, Claude Debons, ancien coordinateur de l’appel du 29 mai et Christian Picquet, animateur de la sensibilité Unir de la LCR. Notez que Marc Dolez était également présent, quelques jours après avoir participé à notre propre Convention nationale. Je fus frappé de la grande proximité entre leur analyse de la situation ( Introduction au débat du 7 juillet de "Maintenant à Gauche") et la nôtre. Eux aussi décrivent la victoire électorale de Sarkozy comme « le résultat d’un travail politique, idéologique et culturel ». Eux aussi analysent son projet comme « une rupture globale avec le modèle de société façonné par notre histoire : rupture avec le pacte social et républicain hérité de l’après-guerre, mais aussi avec l’héritage des Lumières et de la Révolution française. » Eux aussi pointent le vide politique à gauche, les « lourdes responsabilités » de l’autre gauche, sa « division » mais aussi son « déficit en termes de projet dès lors qu’il faut développer une cohérence globale alternative au projet sarkozien », comme celles de Ségolène Royal dont les « multiples références à Tony Blair (…) ont plus désorienté l’électorat de gauche qu’elles ne l’ont mobilisé. » Eux aussi estiment qu’il « ne suffira pas de construire une nouvelle petite formation à gauche de la gauche » mais qu’il faut conduire une refondation « en s’adressant à toute la gauche », « au cœur de la gauche et non à ses marges ». Eux aussi estiment que l’objectif doit être « l’émergence d’une nouvelle force politique (…) à l’image de ce qui vient de se concrétiser en Allemagne avec Die Linke ». Eux aussi appellent à asseoir cette nouvelle force sur un projet qui réussisse « la fusion du meilleur de la tradition du mouvement ouvrier et des combats républicains avec les nouvelles problématiques de contestation de l’ordre dominant », capable, « dans un contexte marqué par le double échec historique » du « communisme d’Etat » et de la « social-démocratie » de « reconstruire une perspective d’émancipation humaine répondant au capitalisme de notre temps ». Nous avons donc proposé à ces camarades de participer dans notre stand de la fête de l’Humanité à une initiative commune pour la force politique nouvelle. Ils y ont répondu favorablement. Chacun part en vacances de son côté, mais nous sommes déjà un certain nombre, socialistes, communistes, militants de l’autre gauche à avoir inscrit la même date de rentrée en première page de notre cahier de textes.

RAG 34. Les lolo's 34

06:38 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, PRS, RAG 34, François DELAPIERRE

11.08.2007

ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE À L’ENFANT SANS « DÉGATS COLLATERAUX » 2 communiqués en 1 de RESF



Communiqué du 9 août 2007

C’est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n’importe où en France. Ce n’est pas un accident. C’est l’effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d’interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d’expulsions (25 000). Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.

D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France : à l’heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d’enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu’à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d’inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées….

Le Réseau sans frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants ; il s’efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles.

Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.

Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour..

vendredi 10 août 2007.

Faire connaître cet article

Lire notre note précédente : L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»


Communiqué commun 3 août 2007 : Mobilisations sans frontières contre les expulsions

Au moment où les interpellations et menaces d’expulsions se multiplient, à Paris, dans les départements d’Ile de France, les régions et dans de nombreux pays d’Europe, vous trouverez ci-joint un communiqué commun du Réseau Education Sans Frontières et des syndicats ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France , SUD Aérien, UL CGT Roissy.

Mobilisations sans frontières contre les expulsions

« Expulsion sans frontières » proclamait le communiqué publié lundi 30 juillet par RESF. Mais les pays qui jouent la carte de « l’Europe-forteresse » et tentent de rejeter une partie de leurs migrants n’ont pas la partie si facile ! Ils ne peuvent mettre en œuvre cette politique qu’au mépris de droits fondamentaux et se heurtent à la détermination des étrangers menacés comme à la solidarité grandissante d’une partie de l’opinion publique.

En Belgique la mobilisation oblige les pouvoirs publics à reculer

En Belgique, la menace d’expulsion vers l’Equateur d’Ana Elisabeth Cajamarca et de sa fille Angelica, arrêtées sur dénonciation le 30 juin, a provoqué une grande émotion et des dizaines de citoyens belges se sont mobilisés sans relâche pour la libération de la fillette et sa mère. Mais c’est finalement la brutalité de la police au cours des opérations de transfert qui a conduit le tribunal de 1ère instance à ordonner leur libération. Pourtant l’Office belge des étrangers avait mis le paquet pour réussir cette expulsion, réunissant de nombreuses forces de police, jetant la maman menottée sur le plancher de la camionnette, l’y maintenant à coups de genou, tentant de lui faire avaler de force des calmants… et décidant à la dernière minute de diriger les deux expulsées vers la Hollande, afin de déjouer l’intervention possible des militants rassemblés à l’aéroport de Bruxelles-National.

Cette victoire, qui ne saurait être complète tant que la famille Cajamarca n’aura pas été régularisée, n’aurait pas été possible sans la mobilisation. Elle ne doit pas faire oublier les nombreuses autres personnes détenues dans les centres de rétention en Belgique avec, parmi elles, beaucoup d’enfants qui, comme l’a rappelé Angelica, doivent eux aussi pouvoir sortir.

Les autorités allemandes expulsent les sans-papiers avec la complicité d’Air France

Un sursis, c’est aussi ce qu’a obtenu Kelly Moses, ce jeune homme que l’administration allemande voulait expulser de Hambourg vers le Bénin via Roissy, sur des avions d’Air France. Emmené vers l’aéroport, il est revenu en fin de matinée sur son lieu de rétention, parce qu’il a sans manifesté une quatrième fois avec la plus grande force son refus d’être renvoyé vers le Bénin, un pays dont il n’est pas ressortissant et où il n’a aucun lien. Mais cette petite victoire a sans doute été facilitée par l’écho donné par les militants allemands et français à cette tentative d’expulsion et à la collaboration étonnante d’Air France à cette opération.

Ainsi Air France ne se contente pas seulement d’exécuter les demandes d’expulsion de l’Etat français, elle participe à la mise en œuvre des politiques d’expulsion des autorités allemandes. Pour Air France, et contrairement aux justifications données devant les actionnaires par ses dirigeants le 12 juillet, les expulsions deviendraient-elles un « marché » comme un autre, une opération commerciale où peu importent les clients, le sort des victimes et les méthodes utilisées ?

Voyager menotté, est-ce là « faire du ciel le plus bel endroit de la Terre" comme le prétend la publicité de la compagnie ? C’est faire en tout cas bon marché de la réaction des passagers et des personnels confrontés à des situations souvent insupportables.

En France, durcissement de la politique d’expulsion des sans-papiers

Refus du droit d’asile, négation du droit de vivre en famille, oubli des droits de l’enfant : voilà les conséquences quotidiennes de la politique menée, ici aussi, par le gouvernement français et que le ministre Hortefeux se vante de vouloir encore aggraver. Et de fait interpellations et tentatives d’expulsion se multiplient au cœur de l’été : deux mères de famille et un couple, soit quatre enfants de 2 et trois ans ont été placés au centre de rétention de Lyon. Les mères ont été arrêtées sans leur mari, on veut les renvoyer avec leurs enfants vers des pays où elles étaient persécutées et n’ont plus de liens. A Lyon toujours, c’est un jeune majeur scolarisé, pourtant placé sous protection de la PJJ, qu’on veut expulser vers le Congo où personne ne pourra le prendre en charge puisque ses parents sont morts et son oncle en fuite. A Marseille, c’est un père d’enfant français qu’on embarque pour la Tunisie, avant que le référé de son avocat n’ait pu être déposé. A Bobigny c’est un papa chinois qu’on veut arracher à sa famille, alors que sa fille est scolarisée ici et se trouve en situation régulière. Au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) un sans-papier tente de mettre fin à sa vie en s’immolant, un geste qui met en évidence la violence du système. Et à Lille la mise en garde à vue de plusieurs dizaines de sans papiers en grève de la faim, etc, etc…

Ce gouvernement a beau arborer le masque de l’ouverture et le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale se donner des allures d’humaniste en défendant l’intitulé de son ministère, la politique qu’il met en œuvre est bien toujours la même : durcissement des lois, renforcement de la répression, politique du chiffre en matière d’expulsion. Elle n’est réalisable qu’au mépris des Droits de l’Homme qu’on prétend défendre ailleurs. Elle suppose une société de contrôle social et policier qui pèsera inévitablement sur l’intégration de tous les étrangers ou supposés tels et, à terme, sur les libertés de tous.

Signataires : ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France, Réseau Education Sans Frontières, SUD Aérien, UL CGT Roissy

Contacts sur ce dossier :

Resf : Jean Michel Delarbre 06 89 30 86 15 / Richard Moyon

Syndicats : Serge Nybelen (CGT) 06 79 90 82 89 / Jacques Raymond (CFDT) 06 03 13 25 38

Pierre Contesenne (SUD) 01 41 75 20 85

Rappel : Les 192 organisations membres ou soutiens du « Réseau Education sans frontières » (au 15.5.07) :

Mouvement associatif (local et national) :

ACER (association pour une citoyenneté européenne de résidence), ADN (Association pour la démocratie - Nice), ACT UP – Paris, Afrique Partenaires services, AITEC (Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs, Groupe contre la criminalisation des familles), AMF (Association des Marocains en France), AMHITI (réfugiés haïtiens en France), A.S.A.V. (Association pour l’Accueil des Voyageurs - 92), Association « En-Temps » (service des mineurs étrangers isolés), Association Française Janusz Korczak (AFJK), Association Intercapa Solidarité Etudiants Etrangers, Association Mosaique (Comité antiraciste de Choisy le Roi/Orly), Association Sar-Phirdem, Association des travailleurs maghrebins de France (ATMF), ASSOUEVAM (Association de soutien aux étrangers du Val de Marne), ATTAC-France, Ballon rouge (Aubagne), CADAC, CEDETIM, CIMADE (Service œcuménique d’entraide), Cinquième zone, Citoyens Unis pour Chatenay-Malabry, CLEJ (Club Laïc de l’Enfance Juive), CNAFAL, Collectif Cetace (Créteil), Comité de défense des droits des sans-papiers (59), Comité de Résistance Social (travailleurs sociaux), Comités de Soutien aux familles rroms du Val de Marne, Comité de soutien aux tsiganes du 93, Collectif Bellaciao, Collectif des sans papiers de Seine Saint-Denis (93), Collectif des sans-papiers des Hauts de Seine (92), Collectif des sans-papiers kabyles de France (CSPK), Collectif National pour les Droits des Femmes, 3ème Collectif des sans-papiers de Paris, CRAN (Conseil représentatif des associations noires), Coordination nationale des sans-papiers, CVSF, DEI (Section française de Défense des Enfants international), Droit Au Logement,Ecole Emancipée, Emancipation, Ensemble Citoyens (Martigues), FASTI, Faut qu’on s’active ! (Boulogne sur mer), FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves de l’Ecole Publique), Femmes de la Terre, Fondation Copernic, GISTI, Groupement des retraités éducateurs sans frontières (GREF), Journal « A Contre Courant » politique et syndical (Mulhouse), ICEM Pédagogie Freinet, Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), La Voix de l’Enfant, Ligue de l’Enseignement, Ligue des Droits de l’Homme, Motivé-e-s (Toulouse), Mille Bâbords (Marseille), Mouvement pour une Alternative non-violente (MAN), MRAP, Ni putes, ni soumises, Observatoire des Libertés Publiques, RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), Ras le Front, Réseaux citoyens de St-Etienne, RCTS (Réseau de travailleurs sociaux pour l’insertion des jeunes étrangers), Réseau Chrétiens Immigrés (RCI), Réseau Solidaire et Citoyen (RESOCI), SALAM (Soutenons, Aidons, Luttons, Agissons pour les Migrants et les pays en difficultés), Solida’mis (Reims), SOS Racisme, SUB TERRA a.s.b.l., Survie, Union Juive Française Pour la Paix (UJFP).

Mouvement syndical :

CGT (Union départementale Paris) - Confédération paysanne, CNT, FSE (Fédération Syndicale Etudiante), FERC-CGT, FIDL, FSU, Union Syndicale « Solidaires », MGM (Syndicat de la Médecine Générale), PAS 38 (Pour une Alternative syndicale – Isère), SAF (Syndicat des Avocats de France), SEDVP-FSU (Syndicat des Etablissements Départementaux de la Ville de Paris), SGEN-CFDT, SNES, SNUipp, SUD-Culture, SUD-Education, SUD-PTT, SUD Rail, SUD Santé-Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UDAS (Union des Alternatives Syndicales), UNL (Union Nationale Lycéens), UNSEN-CGT.

Collectifs RESF locaux (Régions) :

Aisne (02) / Collectif de défense des sans papiers, Aisne (02) / ASTI Saint-Quentin, Ardèche (07) / RESF, Ariège (09) / Resf, Aude (11) / Resf, Bas-Rhin (Strasbourg - 67) / Resf, Bouches du Rhône (13) / Resf, Cantal (15) / Collectif Ucij-Resf, Charente-Maritime (17) / Resf, Cher (18) / Resf, Doubs (25) / Resf, Eure (27) / Collectif de l’EURE de Soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et Jeunes majeurs Scolarisés sans papiers, Gironde (33) / Resf, Haute-Garonne (Toulouse - 31) / Resf, Haute-Loire (43) / Resf, Haute-Vienne (87) / Resf Limoges, Hérault (34) / Collectif « jeunes sans papiers », Ille et Vilaine (35) / Resf, Indre (36) / Resf, Indre et Loire (37) / Resf, Isère (38) / Riesf, Jura (39) / Resf, Landes (40) / Resf, Loire Atlantique (Nantes – 44) / Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, Loiret (45) / Collectif de Soutien aux Enfants de Sans-Papiers scolarisés – Resf Orléans, Loiret (45) / Resf Montargis – Gien – Briare, Lot et Garonne (47) / Resf, Lyon et région (01/42/69) / Resf, Maine et Loire (Angers - 49) / Resf, Marne (Châlons et Reims – 51) / Resf, Mayenne (53) / Resf, Meurthe et Moselle (Nancy 54) / Resf, Meuse (55) / Resf, Moselle (57) / Resf Metz et Sarreguemines), Nord – Pas de Calais (59 - 62) / Resf, Oise (60) / Solidarité Migrants, Oise (60) / Collectif Solidarité Migrants du Noyonnais, Pas de Calais (62) / Resf Arras – Lens, Puy de Dôme (63) / Resf, Pyrénées Atlantiques (64) / Resf, Pyrénées Orientales (66) / Resf, Saône et Loire (71) / Resf, Sarthe (72) / Resf, Seine-Maritime (76) / Resf Le Havre et Rouen, Somme 80 / Resf, Tarn (81) / Resf, Vienne (86) / Resf, Yonne (89)/ Resf,

Collectifs RESF locaux (Ile de France) :

Paris (75) / Resf, Paris centre (1ème - 2ème - 3ème et 4ème) / Resf, Paris 11ème / Groupe Education Sans Frontières Voltaire, Paris 10ème – 11ème – 20ème / Resf, Paris 10ème / Collectif CARESP Lycée Siegfried, Paris Sud (5ème- 6ème - 13ème - 14ème - 15ème) / Resf, Paris 12ème / Comité de soutien des enfants tchétchènes de l’école Baudelaire - Paris 12°, Paris 17ème -18ème / Resf, Paris 19ème / Resf, Collectif RESF (CARESP) Lycée Siegfried, Seine et Marne (77) / Resf 77, Yvelines (78) / Collectif lycée J. Vaucanson - Les Mureaux, Yvelines (78) / Resf 78, Essonne (91) / Resf 91, Essonne (91) / LP Gustave Eiffel Massy, Hauts de Seine Nord (92) / Resf Nanterre, Hauts de Seine Sud (92) / Resf Châtenay, Hauts de Seine / Lycée Jean Jaurès Châtenay-Malabry, Hauts de Seine / LP Florian Sceaux, Seine Saint-Denis (93) / Resf 93, Seine Saint-Denis (93) / Collectif du lycée Paul Eluard - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Suger - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Utrillo - Stains, Seine Saint-Denis (93) / Collectif lycée J. Feyder - Epinay, Seine Saint-Denis (93) / Resf Le Pré Saint-Gervais, Seine Saint-Denis (93) / Resf Montreuil, Seine Saint-Denis (93) / Collectif de défense des sans papiers Pantin, Seine Saint-Denis (93) / Resf Romainville, Val de Marne (94) / Resf Alfortville, Val de Marne (94) / Collectif Unitaire de Défense des Elèves, Etudiants et MA Etrangers (Ac. de Créteil), Val de Marne (94) / Collectif de défense des sans papiers de Villejuif, Val de Marne (94) / Collectif du lycée Apollinaire Thiais, Val de Marne (94) / JMSF (lycée J. Macé - Vitry), Val d’Oise (95) / Collectifs locaux Argenteuil, Sarcelles, Pontoise.

Soutiens :

Alternative citoyenne, Alternative Libertaire, JCR, Les Alternatifs, Les Verts, LCR, MJS (Mouvement des jeunes socialistes), OCL (Organisation Communiste Libertaire), OCML VP - Journal Partisan, PCF, PS (Fédération 93), PS (Fédération 78), UDB.

Faire connaître cet article


RAG 34. Les Lolo's 34

13:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS

L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»

Sans-papiers traqués : la faute d’Amiens

(Manifestation à l'appel de Resf, jeudi devant l'hôtel de ville de Paris. Reuters.)

Le sort du jeune Ivan, depuis jeudi dans le coma à l’hôpital, jette une lumière crue sur la politique d’expulsions relancée pendant l’été.


QUOTIDIEN : samedi 11 août 2007

Par K.L.

«Tout le quartier est en émoi, la frayeur s’installe», résume Sylvette Chevalier, soutien de plusieurs familles sans papiers du quartier des Pigeonniers à Amiens. Vendredi, 200 personnes ont marché, silencieusement, vers l’hôpital de la ville où Ivan, 12 ans, a été admis après sa chute du quatrième étage lors de l’intervention de la police chez ses parents. L’enfant, qui a voulu suivre son père sans papiers qui s’échappait par les balcons, est toujours plongé dans le coma. Son état reste critique. Il souffre d’un traumatisme crânien grave et de multiples lésions cérébrales. «On n’a pas compris pourquoi la famille n’avait pas été régularisée l’année dernière, explique Sylvette Chevalier. Natalia est tchétchène et Andreï est ukrainien, mais la préfecture les considère tous les deux comme des Russes. Ils ont quitté Grozny, en 1995, après l’enlèvement de la grand-mère d’Ivan. En 2005, six mois après leur arrivée en France, ils ont fait une demande d’asile politique qui a été refusée.»

«Sans réponse». La famille avait engagé un recours gracieux après le refus de régularisation. Recours qui n’est pas suspensif. «Nous avons fait un courrier il y a un mois, mais il est resté sans réponse», déplore Sylvette. Le tribunal administratif devait examiner leur dossier en septembre. La mère d’Ivan, Natalia, a décrit, hier, les circonstances de l’intervention policière, à 7 h 45, jeudi : «On dormait quand on a entendu les coups à la porte.» Les policiers «défonçaient presque» la porte. C’est le bruit de la perceuse d’un serrurier qui a provoqué la panique. Natalia a voulu prévenir ses amis par téléphone, sans y arriver. Andreï est passé d’un balcon à l’autre, cherchant une porte ouverte. Et Ivan a voulu le suivre. «Lundi, Natalia était allée au commissariat avec Ivan, explique Sylvette Chevalier. On lui avait dit de revenir avec son mari. Les policiers ne lui ont donné aucune explication, mais elle avait deviné qu’il y avait un risque à revenir.»

Radicalisation. De nombreuses associations ont mis en cause, vendredi, la radicalisation des directives gouvernementales vis-à-vis des sans-papiers. «Nous savions tous qu’une telle politique de traque systématique ne pouvait qu’entraîner des drames, a commenté France Terre d’asile. Celui d’Amiens n’est, hélas, pas le premier.» Le Réseau éducation sans frontières (RESF), qui a souligné cette semaine l’accélération des arrestations de parents d’élèves, lance samedi un appel dans Libération contre «la chasse aux étrangers».
«Nous demandons à la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qu’elle donne des consignes pour que soient proscrites les arrestations à domicile, souligne Laurent Giovannoni, pour la Cimade. Rien ne justifie ce genre de pratiques avec des gens qui sont connus, qui ont effectué des démarches en préfecture et contre lesquels il n’y a pas lieu d’employer de tels moyens.» Après les incidents de la maternelle de la rue Rampal, en mars à Paris, consigne avait déjà été donnée de ne plus procéder à des interpellations aux abords des écoles.

Rappel : La circulaire Sarkozy du 13 juin 2006 avait pour but de régulariser de façon «exceptionnelle» des étrangers dont au moins un enfant était scolarisé : sur les 30 000 demandes présentées, 6 924 ont été acceptées.

Du même auteur : Un enfant sans papiers fuit la police et chute du 4e étage

L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»


Directive d’expulsions massives
«Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière», prévient une circulaire diffusée début juillet par une préfecture de la région Ile-de-France. Ce document, dévoilé par Libération, précise les nouvelles ­modalités «d’exécution des mesures d’éloignement» des sans-papiers et demande à la hiérarchie policière de «traiter prioritairement» ces dossiers.

Lire la suite dans Libé

RAG 34. Les lolo's 34

13:35 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS

Les services du ministre HORTEFEU, allument le feu aux enfants sans papiers

Directive d’expulsions massives

«Libération» révèle la note qui annonce les arrestations à domicile.
Par KARL LASKE
QUOTIDIEN : samedi 11 août 2007
«Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière», prévient une circulaire diffusée début juillet par une préfecture de la région Ile-de-France. Ce document, dévoilé par Libération, précise les nouvelles ­modalités «d’exécution des mesures d’éloignement» des sans-papiers et demande à la hiérarchie policière de «traiter prioritairement» ces dossiers. Il contredit ainsi les déclarations du ministre de l’Immigration et de l’identité nationale, Brice Hortefeux, qui contestait hier l’accélération des procédures d’expulsion cet été. Guillaume Larrivé, son directeur adjoint de cabinet, a démenti l’existence de directives écrites du ministre, mais il a confirmé «la tenue début juillet d’une réunion de travail des services de l’administration, autour de Patrick Stéfanini, conseiller de Brice Hortefeux, sur ces questions de procédure» . D’où la circulaire préfectorale publiée par Libération .

Ce document recommande à la police d’effectuer des vérifications du domicile des sans-papiers, et de «solliciter le procureur de la république afin d’obtenir la coercition» en cas de «non-défèrement» des personnes convoquées. «Je trouve particulièrement inquiétant que les magistrats du parquet soient ainsi utilisés par le ministère de l’Intérieur pour servir sa politique», a commenté Jean-François Zmirou, vice-président du Syndicat de la magistrature (SM). «On a constaté une augmentation sensible des arrestations d’étrangers que la police venait chercher à leur domicile, a indiqué à Libération Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade. Ce document prouve que les préfectures diffusent des consignes en ce sens. L’existence d’objectifs chiffrés d’expulsions entraîne des pratiques de plus en plus dures de la police. Cela conduit les étrangers à être terrorisés par les interventions policières, comme cela vient d’être le cas à Amiens.»
La diffusion de ces consignes a provoqué l’indignation des responsables de RESF, hier. «Cela ressemble à l’organisation d’une rafle, a commenté, hier, Brigitte Wieser. On part d’un fichier, et l’on va chercher les gens où l’on est sûr de les trouver.» «Cela montre qu’au début de l’été, le 11 juillet, l’expulsion est devenue un axe prioritaire , relève aussi Jean-Pierre Fournier, de RESF. Le fond de cette lettre est terrible, parce qu’on y voit noir sur blanc une mécanique finir de se mettre en place.»
Le dispositif prévoit, enfin, «de faire inscrire l’étranger au FPR» - le fichier des personnes recherchées. Aux côtés des délinquants.

RAG 34. Les lolo's 34

13:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS, HORTEFEU

09.08.2007

La TVA sociale n'est pas enterrée !



PARIS - "La TVA sociale n'est pas enterrée", a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur Hervé Novelli, confirmant que le principe d'une telle mesure, qui "apparaît logique", était encore à l'étude.

"Le principe apparaît logique, encore faut-il étudier cela. C'est tout ce qui est aujourd'hui en cours", a-t-il dit sur RMC.

"Aujourd'hui, lorsque nous avons des difficulté sur les marchés extérieurs, cela répond à un certain nombre de causes(...), notamment une compétitivité en matière de coûts salariaux qui est aujourd'hui dégradée", a expliqué le secrétaire d'Etat.

"Toute la réflexion et la proposition du président de la République, elle est de dire: essayons de réfléchir pour savoir comment on pourrait transférer ces charges sociales qui pèsent sur nos coûts salariaux vers d'autres mécanismes comme par exemple la TVA pour éviter que (...) ça dégrade la compétitivité", a-t-il ajouté. AP

pf/mw

* Nicolas Sarkozy était intervenu directement, entre les deux tours des législatives, pour assurer que la TVA sociale, dénoncée par la gauche, ne serait pas mise en oeuvre si elle aboutissait à réduire le pouvoir d'achat des Français.

RAPPEL : Le principe de la TVA sociale consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.
(source AFP)

13:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE

06.08.2007

OGM : Des Manifestations anti-OGM ont eu lieu ce week-end à Murviel-lès-Béziers et dans toute la France

José Bové et d'autres "faucheurs volontaires" arrachent du maïs transgénique près de Béziers
AP - BEZIERS, Hérault - Des militants anti-OGM, dont José Bové, ont partiellement fauché dimanche un champ de maïs de Murviel-lès-Béziers (Hérault) pour réclamer un moratoire sur les cultures en plein champ, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'Hérault et de l'ancien dirigeant de la Confédération paysanne.

Cette action, qui a rassemblé "200 faucheurs volontaires" selon les organisateurs, une centaine selon la préfecture, s'est déroulée sans incident.

"L'objectif est de demander le moratoire sur les cultures en plein champ", a déclaré José Bové, joint au téléphone par l'Associated Press.

C'est ce qu'ont déjà réclamé les "faucheurs volontaires" lorsqu'ils ont été reçus mardi dernier par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko Morizet. "Comme le ministère n'a absolument rien fait, cette fin de semaine, on a mené cette première action de désobéissance civile", a expliqué l'ancien candidat à l'Elysée.

Dimanche midi à Murviel-lès-Béziers, dans un champ de maïs génétiquement modifié, les militants ont arraché chacun un pied de maïs avant d'aller déposer leur moisson à la sous-préfecture de Béziers, a rapporté José Bové.

Il s'agit d'"une première action pour montrer la détermination des faucheurs", a-t-il prévenu. "Si rien n'arrive dans les jours à venir, d'autres actions auront lieu".

L'éleveur de brebis du Larzac a conscience qu'il "risque d'aller en prison". La Cour de cassation a en effet confirmé en février 2006 sa condamnation à quatre mois de prison ferme pour la destruction d'un champ de maïs transgénique en juillet 2004. Il appartient au juge d'application des peines (JAP) de le convoquer ou non.

La préfecture de l'Hérault indique d'ailleurs que l'autorité judiciaire a été informée de cette nouvelle action.

Ni la préfecture ni José Bové n'ont pu préciser l'identité du propriétaire du champ de maïs génétiquement modifié de Murviel-lès-Béziers. AP

AILLEURS EN FRANCE :

MARSEILLE (AFP) - Plusieurs centaines de militants anti-OGM dont le leader altermondialiste José Bové, ont manifesté ce week-end et procédé à des arrachages symboliques pour obtenir un moratoire sur la culture en plein champ des organismes génétiquement modifiés.

La journée de dimanche a été endeuillée après l'annonce du suicide d'un éleveur-agriculteur du Lot qui avait semé du maïs transgénique.

Agé de 46 ans, marié et père de quatre enfants, le paysan s'est pendu à un arbre dans son champ de Girac, près de Bretenoux, où des manifestants anti-OGM avaient prévu d'organiser dimanche un pique-nique anti-OGM, a indiqué une source judiciaire. Un plan de maïs et un tract appelant à la manifestation près de son exploitation ont été retrouvés au pied de l'arbre.

La préfète du Lot, Marcelle Pierrot, s'est rendue sur l'exploitation afin de rencontrer la famille. Elle s'est entretenue avec des militants anti-OGM qui ont annulé le pique-nique prévu en apprenant le décès de l'exploitant.

Les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture, Jean-Louis Borloo et Michel Barnier, ont adressé leurs condoléances à la famille de l'éleveur.

"Dans le souci de respecter le deuil de la famille et de prévenir toute interprétation hâtive", ils ont lancé "un appel commun à l'apaisement et à la dignité à l'intention de tous les acteurs du débat sur les OGM".

A Murviel-les-Béziers (Hérault), près de 200 personnes et parmi elles José Bové, ont participé à une manifestation du Collectif des faucheurs volontaires et de la Confédération paysanne, durant laquelle des pieds de maïs transgénique ont été arrachés, sous l'oeil d'une vingtaine de gendarmes qui ne sont pas intervenus.

"Tant qu'il n'y aura pas de moratoire sur les cultures OGM, nous poursuivrons ce genre d'actions", a déclaré à l'AFP José Bové. Il a souligné que des voisins de la France comme l'Allemagne avaient, eux, adopté un moratoire.

"Bien sûr c'est une action illégale mais nous assumons nos actes", a-t-il poursuivi. L'ex-leader de la Confédération paysanne, candidat à la présidentielle 2007, a été condamné à quatre mois de prison ferme en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse pour un arrachage de maïs transgénique en Haute-Garonne. Cette condamnation ayant été confirmée le 7 février dernier par la Cour de cassation, José Bové attend une convocation du juge d'application des peines.

Dans le Loiret, à Ouzouer-sous-Bellegarde, une trentaine de militants du Centre et d'Ile-de-France ont capturé des abeilles "porteuses de pollen OGM" et les ont "jugés" pour "disséminations volontaires commises en réunion", à défaut de pouvoir entrer sur une parcelle de cultures OGM protégée par une quarantaine de gendarmes accompagnés de maîtres-chiens.

A Marçay, au sud de Chinon (Indre-et-Loire), une centaine de militants rassemblés pour un pique-nique ont tenté de convaincre un agriculteur de "détruire" la parcelle OGM qu'il cultive pour nourrir ses animaux.

La veille, plusieurs centaines de militants anti-OGM avaient déjà manifesté en France.

A Bordeaux, près de 200 militants anti-OGM d'Aquitaine et de Bretagne avaient défilé après le fauchage d'une centaine de pieds de maïs transgénique dans un champ à Paillet (Gironde).

Quelque 200 personnes, à Avignon, avaient dénoncé la culture annoncée par les autorités de 1.000 m2 de maïs transgénique dans le canton d'Orange (Vaucluse).

En Maine-et-Loire, une centaine de militants avaient arraché des pieds de maïs transgénique à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance.

Une nouvelle journée d'action est prévue les 25 et 26 août, sans doute en Midi-Pyrénées. Les cultures de maïs OGM représentent plus de 20.000 ha en France, dont 19.000 dans le Sud-Ouest et 15.000 pour la seule région Midi-Pyrénées.

RAG 34. Les lolo's 34

08:45 Publié dans Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, BOVE, FAUCHEURS VOLONTAIRES, MORATOIRE

Au moins 1 Français sur 3 est pauvre ou précaire

Les prix qui s'envolent, les salaires en rade ... le débat a ressurgi dans la campagne. A la mesure de la "gravité du problème", selon l'économiste Pierre Concialdi (économiste à l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires), organisme proche des organisations syndicales. Prochain livre: Non à la précarité, Ed Mango).Libération.fr, 29 mars 2007.

Pourquoi la question du pouvoir d'achat s'est-elle imposée dans la campagne ?

Il n'est pas étonnant de voir resurgir ce débat, compte tenu de la gravité du problème. C'était déjà la revendication majeure des salariés dans les manifestations du printemps 2005. Après presque trente années de vaches maigres, la situation est devenue critique pour de très nombreux salariés, vulnérables au moindre coup dur. Aujourd'hui, on peut estimer qu'au moins un Français sur trois est pauvre ou précaire.

Les salaires sont-ils trop bas ?

Depuis la fin des années 70, les salaires ont été mis à la portion congrue. Le pouvoir d'achat du salaire net a baissé ou stagné une année sur trois. En moyenne, la hausse a été de 0,4 à 0,5 % par an. Cela n'a même pas permis de rémunérer la hausse du niveau moyen de qualification. Le pouvoir d'achat du revenu moyen par ménage a aussi très peu augmenté (+ 0,5 % par an). De plus, cette faible hausse a été concentrée sur deux périodes (1987-1990 et 1997-2002), en dehors desquelles le pouvoir d'achat des ménages a baissé ou stagné, comme depuis 2002. Les inégalités entre salariés et ménages se sont creusées. La sécurité économique passe par les revenus de la propriété : ils représentent l'équivalent de près de la moitié de la masse des salaires nets, contre un quart en 1978.

Assiste-t-on au développement d'une catégorie de travailleurs pauvres ?

Depuis 25 ans, il y a eu une explosion des bas salaires : aujourd'hui, plus d'un salarié sur 6 est à bas salaire (soit environ 90 % du Smic net à temps complet). Et, dans ces bas salaires, la proportion de très bas salaires (environ deux tiers du Smic) a pratiquement doublé. Cela a nourri le développement de la pauvreté laborieuse. Mais ce phénomène traduit un mouvement plus profond de dévalorisation du travail : les revenus de la propriété ont explosé depuis la fin des années 80, et la plupart des salariés n'en ont guère vu la couleur. Mais il ne faut pas oublier qu'aujourd'hui 6,5 millions de Français vivent avec les minima sociaux, dont le niveau a régressé depuis 25 ans par rapport au niveau de vie moyen...

Comment jugez-vous la proposition de Nicolas Sarkozy qui propose de «travailler plus pour gagner plus» ?

Quand des millions de personnes sont au chômage ou en sous-emploi, tout le monde comprend que c'est une supercherie. L'arithmétique élémentaire qui sous-tend ce slogan signifie implicitement qu'il n'y a pas d'autre moyen pour les salariés que de travailler plus pour gagner plus. En clair, la croissance et les gains de productivité ne sont pas pour eux. C'est un projet socialement insoutenable et économiquement inefficace.

RAG 34. Les lolo's 34

07:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRECARITE, TRAVAILEURS PAUVRES

05.08.2007

Franchises : Sarkozy persiste dans l’hypocrisie



Le président de la République a annoncé ce matin à Dax la mise en œuvre de franchises médicales. Ces franchises seront de 50 euros par an et par assuré. Ces mesures se placent dans la continuité de celles prises par les gouvernements Raffarin et Villepin qui avaient déjà diminué les remboursements des consultations médicales et relevé le forfait hospitalier.

Cette annonce est choquante. Elle intervient :

- Au cœur de l’été pendant les vacances des Français
- Au moment où le gouvernement vient de faire voter 13 milliards de cadeaux fiscaux pour une poignée de privilégiés.
- Elle utilise la compassion en direction des malades du cancer ou d’Alzheimer pour justifier une mesure impopulaire destinée à combler pour partie les conséquences de la politique de la droite en matière de protection sociale.
- Les franchises pénaliseront les malades. Elles toucheront les familles les plus modestes même si N. Sarkozy affirme qu’elles seront exonérées sans toutefois préciser le seuil.

Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la Santé et de Claude Pigement, Responsable national à la Santé

RAG 34. Les lolo's 34

07:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE, SANTE, TVA SOCIALE

01.08.2007

La gauche décomplexée : qu'est-ce que c'est ?

medium_RAGnat1.4.pngVoici un document de travail pour lancer la réflexion sur les orientations du Parti socialiste.

Être de gauche, c’est d’abord assumer ses valeurs (la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la justice, le progrès scientifique et moral, l’internationalisme) et affirmer une méthode (la volonté, la responsabilité, la démocratie). Elles n’ont pas pris une ride. Pour nous socialistes, pour préparer le monde de demain, il ne s’agit pas d’abandonner ce que nous croyons, ni de renoncer à notre démarche, mais de les revendiquer sans complexe. Face au capitalisme financier mondialisé, face aux périls environnementaux, face aux inégalités planétaires, face aux nouveaux conflits, face au sous-développement, nous n’avons pas à nous excuser d’être de gauche. Au contraire, ce sont les désordres du monde qui nous renforcent dans notre volonté de le transformer.

Gauche décomplexée face aux problèmes du monde, mais aussi gauche décomplexée

- face à la droite : nos solutions, parce qu’elles passent par la solidarité, sont plus justes et plus efficaces. Il faut les assumer et non tenter de braconner sur des terres qui ne sont pas les nôtres. La « droitisation » même présentée comme « alliance au centre » n’est pas le salut pour le PS. Elles est plutôt la recette de la défaite.

- face à la gauche de la gauche : nous assumons notre vocation à gouverner, c'est-à-dire à être responsable, dans le refus de la surenchère. Nous suivons l’idéal mais nous sommes dans le réel.

- face à notre propre passé de gauche de gouvernement. Nous avons connu des succès et des échecs. Nous en tirons des leçons. Ce bilan tiré de l’expérience nous invite à être plus réalistes sur certains sujets, plus utopistes sur d’autres. Sans goût pour les vieilles lunes ni pour l’air du temps.

- face à nos voisins européens. Il faut en permanence explorer les solutions mises en œuvre ailleurs. Mais arrêtons de croire que le salut s’y trouve nécessairement. Cessons de nous excuser d’être des républicains français. Nous avons le droit de tenir à notre modèle social. Il doit être réformé. Ses lacunes doivent être comblées. Ses faiblesses corrigées. Pour le sauver, pas pour le démanteler.

En appeler au jusqu’au-boutisme guesdiste façon 1905, au mollétisme façon 1954 (consistant à promettre beaucoup pour agir peu) ou à un virage social-démocrate façon années 1950 (consistant à ne pas promettre grand-chose, donc à ne pas faire davantage), ce sont finalement les différents visages d’une vision vieillie.

Concrètement, la « gauche décomplexée », c’est un ensemble d’engagements et de propositions :

1) Décomplexée, la gauche doit assumer ses objectifs de justice et de progrès social.

- Réaffirmons notre volonté de rééquilibrer la répartition entre le capital et le travail au profit du travail. Depuis le milieu des années 80, la part du travail dans la valeur ajoutée est passée de plus de 72% à 65%. Mais c’est surtout le transfert du risque des détenteurs du capital vers les salariés qui est le phénomène le plus caractéristique des 25 dernières années. L’actionnaire garantit son capital en équilibrant ses participations alors que le salarié est dépendant d’une entreprise, d’un territoire d’une activité donnée et devient la variable d’ajustement qui permet de maintenir les taux de rentabilité en bourse. La gauche doit assumer deux objectifs : la hausse de la rémunération du travail et la sécurisation des salariés. Ces objectifs exigent plus que la seule négociation entre les partenaires sociaux. Pour rendre possibles de telles mesures, il faut modifier notre environnement économique (politique commerciale plus protectrice, politique monétaire plus expansionniste, politique européenne plus sociale). Les entreprises doivent être responsabilisées, par exemple en imposant le principe du « délocaliseur-payeur ».

- Face à la droite, assumons nos propositions concrètes : Pour résoudre la crise du logement, mieux vaut commencer par construire des logements bon marché, accessibles à tous et d’abord aux plus modestes, plutôt que de favoriser uniquement l’accession à la propriété. Nous voulons renforcer les obligations de la loi SRU plutôt que de les abolir, comme l’envisage la droite. Pour permettre l’égalité d’accès aux soins, mieux vaut commencer par assurer l’égalité territoriale et une répartition équitable des praticiens. Pour assurer l’égalité réelle, nous mettons l’accent sur les jeunes. Les 18-25 sont aujourd’hui ceux qui bénéficient le moins de la redistribution. Or c’est à cet âge que l’on acquiert les compétences et les connaissances clefs pour l’avenir individuel et collectif. L’aide sociale destinée aux jeunes doit être réévaluée. Des mesures doivent être prises pour les jeunes sans qualification (sur le modèle des « emplois sécurité-insertion » proposés par Laurent Fabius). L’enseignement supérieur et la formation doivent bénéficier d’un vaste plan de rattrapage. Les comparaisons financières avec nos voisins sont cinglantes : la France néglige son université. Les enfants des classes populaires en sont les premières victimes, quand ils échouent fréquemment dans des premiers cycles sous-encadrés.

2) Décomplexés, nous devons l’être dans le refus de l’assistanat. La gauche revendique la solidarité, mais aussi la responsabilité. Les Français ont quelquefois le sentiment que l’Etat ou les organismes sociaux sont trop généreux à l’égard de certains. A force de ne pas vouloir l’entendre, nous risquons de démonétiser la belle idée de solidarité. Pour nous, la solidarité doit intervenir pour toute femme ou homme dans la difficulté, mais avec comme but le retour à l’emploi. La gauche – y compris dans les collectivités locales qu’elle gère – n’a pas toujours été exemplaire dans ce domaine. Il faut refuser tout ce qui peut aboutir à des trappes à l’inactivité.

Les bas salaires doivent être augmentés pour rendre sa valeur au travail. On ne doit pas s’interdire d’utiliser d’autres mécanismes, comme la « prime pour l’emploi ». C’est la gauche qui l’a créée. Faut-il l’abandonner ?

3) Décomplexés, nous le sommes dans le domaine de la sécurité. La gauche veut la sécurité, mais refuse la dérive autoritaire et l’arbitraire. N’ayons aucun complexe sur la sécurité, valeur de gauche, qui figure en bonne place dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Les résultats de N. Sarkozy depuis 2002 ne sont pas bons. Les violences aux personnes – qui sont les actes les plus graves – ont augmenté de près de 20%.

Assurer la sécurité, cela implique d’abord des forces de l’ordre présentes sur tout le territoire en permanence, et pas seulement dans les centres villes. C’est une police de proximité qui entretient des liens de confiance avec la population. C’est une politique d’égalité réelle qui empêche la formation de ghettos.

4) Décomplexée, la gauche de gouvernement parle vrai sur les questions de financement :

- la dette : sa réduction est une priorité. La charge des intérêts grève de manière inacceptable le budget de l’Etat. D’où la nocivité de la politique de la droite qui veut réduire les impôts des plus favorisés au détriment d’une saine gestion de nos finances. La manœuvre est connue : on dégrade les comptes publics pour imposer ensuite des réductions des dépenses.

- les retraites : la durée de vie s’allonge, donc il faudra travailler plus longtemps. Cet allongement devra se faire en tenant compte de la pénibilité des emplois et des parcours professionnels (notamment pour les femmes), mais il est inévitable. Le dossier des régimes spéciaux doit être ouvert.

5) Décomplexés, nous le sommes face au monde actuel que nous regardons en face. La recherche et l’innovation doivent être favorisées ; les entreprises doivent être soutenues. La recherche doit être développée dans les Universités et les organismes publics. Elle doit l’être dans les entreprises. La gauche n’est pas l’ennemi des entrepreneurs. Elle est l’ennemi des prédateurs. A l’inverse de la droite qui favorise une économie de la rente (avec le bouclier fiscal ou la suppression des droits de succession), la gauche œuvre pour une économie de l’investissement et de l’innovation. Il faut encourager les entreprises à investir (déductibilité des dépenses de R&D;). Il faut soutenir les PME innovantes (loi sur la commande publique, Fonds public d’investissement direct en fonds propres dans les PME performantes).

6) Décomplexée, la gauche doit l’être dans sa défense d’une Europe qui progresse et qui protège. Pour les socialistes, l’Europe n’a pas vocation à être un marché ouvert à tous vents et qui se contente d’organiser la concurrence intérieure entre travailleurs et systèmes sociaux. Nous voulons une Europe qui investisse dans l’avenir (augmentation du budget pour financer le développement technologique). Nous voulons une Europe qui se protège face à la concurrence déloyale de certains pays émergents. Nous voulons une Europe qui favorise la croissance (politique monétaire revue). Nous voulons une Europe qui organise le progrès social partagé au lieu de favoriser l’alignement sur le moins-disant (convergence sociale). Nous n’aurons pas tout en un jour. Mais nous devons défendre nos positions fermement. Nous refusons l’approche de N. Sarkozy qui consiste à soumettre demain au Parlement un texte, maxi ou mini, que les Français ont rejeté par référendum.

7) Une gauche décomplexée, c’est une gauche qui assume le tournant écologique.

- Le développement doit devenir un objectif transversal de toutes les politiques publiques. Les initiatives locales sont intéressantes, mais il revient à l’Etat d’assumer son rôle. Proposons une véritable fiscalité écologique qui modulerait l’ensemble des prélèvements en fonction de l’impact écologique (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu…).

- Pour faire face aux défis énergétiques de l’avenir, la question du contrôle des entreprises clefs du secteur doit être posée. Un pôle public de l’énergie EDF-GDF doit être créé. La question doit être posée pour AREVA et pour TOTAL.

- Pour assurer une gestion efficace de l’eau et des prix raisonnables, les régies publiques doivent être stimulées.

Voilà quelques éléments d’une gauche décomplexée : une gauche qui regarde le monde tel qu’il est, qui promeut ses valeurs et qui prépare l’avenir. Une gauche qui ne rougit pas d’être de gauche. Une gauche qui est prête à regarder sa propre histoire sans tabou. Une gauche de changement qui propose concrètement et qui trace une perspective de long terme.


medium_RAG341.741.pngRAG 34. Les lolo's 34

10:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GAUCHE DECOMPLEXEE, RAG, RAG 34

31.07.2007

Service minimum, service garanti ? Les syndicats se mobilisent (lire, écouter notre dossier)

medium_28.2.gif

Syndicats et partis de gauche réitèrent leur opposition au projet de loi sur le service minimum, qui, disent-ils, n'améliorera pas la situation des usagers des transports mais accentuera la pression sur les salariés.

medium_logo_inter.45.gifL'invité d'Inter
Paul Fourier
Secrétaire Général de la fédération Transports CGT

Ecoutez (durée 10 mns)

Le site web de la CGT

medium_mega_logo_rfservices.gifService minimum : la CGT dénonce une atteinte au droit de grève par Philippe Lefébure

Difficile de mobiliser un 31 juillet contre le service minimum. Pourtant, la CGT, premier syndicat cheminot, a obtenu le ralliement de six autres fédérations des transports, Sud Rail, CFDT, FO, CFTC, l'UNSA et les autonomes de la FGAAC. Sans oublier le SNES-FSU, première organisation syndicale d'enseignants, qui s'est également jointe à la journée d'action nationale. Pas de préavis de grève mais environ 80 rassemblements prévus dans toute la France, dont un à Paris, à 14 heures 30, devant l'Assemblée nationale.

En cause, le projet de Loi sur le service minimum qu'examinent depuis hier après-midi les députés. Pour la plupart des syndicats, les points de contestation restent la déclaration préalable 48 heures à l'avance, le vote à bulletin secret après 8 jours de grèves, mais aussi l'allongement de la durée des préavis et l'inscription dans la Loi du paiement des jours de grève.

En plein coeur des vacances d'été, la mobilisation contre ce projet de loi, déjà adopté par le Sénat le 19 juillet, devrait toutefois rester symbolique. Mais le secrétaire général de la CGT prévient : "On n'en aura pas fini avec le vote à l'Assemblée nationale, d'une part sur le plan du droit, et d'autre part sur la mobilisation qui ne va pas s'arrêter au 31 juillet", a ainsi déclaré Bernard Thibault, laissant planer la menace d'une rentrée sociale agitée. Sur le plan "du droit", la CGT compte notamment demander à 60 députés opposés au texte de saisir le Conseil constitutionnel pour "atteinte au droit de grève".

La CGT organise aujourd'hui une mobilisation nationale contre ce texte qui prévoit notamment que les grévistes devront se déclarer comme tel au moins 48 heures à l'avance. Ecoutez Bernard Thibault, le leader de la CGT.





Pour FO, ce projet de loi vise clairement à "étouffer la contestation sociale". Ecoutez Eric Falempin, secrétaire général de Force Ouvrière cheminots. Il répond à Philippe Lefébure.





Les cadres de CGC de la SNCF ne participent pas à ce mouvement: ils craignent des "dérapages". Surtout, ils ne pensent pas que le texte soumis au Parlement remette en cause le droit de grève.Jean-Philippe Momméjac, vice-président de la CFE-CGC SNCF. Il répond à Philippe Lefébure.





Le point de vue de deux députés :

Alain Vidalies PS : Un texte inutile. Patrick Ollier UMP : Une loi importante et nécessaire. Ils répondent à Phillipe Lefébure





medium_RAG341.37.pngRAG 34. Les lolo's 34

11:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM

Service minimum : ouverture du débat à l'Assemblée dans un climat tendu

medium_afp4.28.gifPar Souk CHANTHALANGSY AFP PARIS - Les députés ont entamé lundi, dans un climat tendu, l'examen du texte sur le service minimum dans les transports publics terrestres, avec en filigrane la journée d'action de mardi des syndicats, dont le mécontentement était relayé dans l'hémicycle par les élus de gauche.

Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la mise en place d'un service minimum est l'un des projets phares que le gouvernement entend faire adopter avant la fin de la session extraordinaire vendredi 3 août.

Deux mesures du texte cristallisent la colère syndicale: l'obligation pour le salarié de se déclarer gréviste 48 heures avant le conflit sous peine de sanctions, et la consultation possible du personnel à bulletins secrets après huit jours de grève.

Déjà voté par le Sénat, le texte de Xavier Bertrand (Travail) est qualifié d'"inutile" par les groupes SRC (socialiste, radical et citoyen) et GDR (gauche démocrate et républicaine).

"Le but que vous vous êtes assignés, c'est la mise en cause du droit de grève. C'est un combat global, idéologique et dogmatique!", a lancé Daniel Paul (GDR-PCF).

Pour Alain Vidalies (SRC-PS), l'idée du service minimum "appartient au patrimoine idéologique de la droite". "C'est au moment où le nombre de jours de grève est historiquement le plus bas que vous voulez imposer un encadrement législatif", a-t-il fait valoir, en annonçant d'ores et déjà une saisine du Conseil constitutionnel par les députés PS, une fois le texte voté.

"A la SNCF, sur 6.043 incidents ayant entraîné une perturbation du trafic en 2006, 140 seulement proviennent des mouvements sociaux, soit moins de 3%", a souligné M. Vidalies, pour qui "97% sont dus à des incidents techniques, des problèmes de vétusté du matériel et l'absence de personnels".

Face à cette combativité sur les bancs de gauche, M. Bertrand s'est voulu rassurant. "Le droit de grève est un droit constitutionnel et ce projet de loi n'entend nullement le remettre en cause", a-t-il affirmé, soulignant que le service minimum n'était "pas une question de droite ou de gauche".

Le ministre s'est aussi exprimé sur l'extension éventuelle du dispositif à d'autres modes de transport ou à l'éducation, évoquée un temps par le Premier ministre François Fillon, et préconisée lundi par le rapporteur de la commission spéciale Hervé Mariton (UMP).

"Certains auraient souhaité maintenant l'extension de ce texte (...). Or je reste persuadé que, si aucun sujet n'est tabou, le préalable indispensable c'est la concertation", a assuré M. Bertrand.

"Nous tenons avec ce texte un excellent instrument permettant un service public de qualité", a souligné le président de la commission des Affaires économiques Patrick Ollier (UMP), appelant l'Assemblée à "ne pas le modifier mais à le voter en l'état".

L'examen des articles et des quelque 200 amendements déposés devait débuter dans la nuit ou plus vraisemblablement mardi après-midi, dans un hémicycle où la tension pourrait monter d'un cran avec les 80 rassemblements auxquels ont appelé les syndicats pour dénoncer ce texte.

En dépit de la trêve estivale, sept fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-Rail, Unsa et Fgaac), quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), de même que Solidaires et la FSU ont en effet appelé à une large mobilisation pour "ne pas laisser sans réponse" cette "atteinte" au droit de grève.

Un rassemblement est même prévu aux abords du Palais Bourbon, au moment de la reprise des travaux.

RAG 34. Les lolo's 34

08:51 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM

27.07.2007

Le credo de Christine LAGARDE : Travailer plus, travailler tôt, travailler tard, travailler le dimanche jusqu'à 67 ans

medium_antisocial.6.jpg


medium_fmds.27.pngParce que la grande bourgeoise Lagarde veut pouvoir faire ses courses, les petites caissières ne pourront plus rester en famille le dimanche ?

Mme Christine Lagarde trouve décidément tout désuet, en ce qui concerne les droits des salariés.

Hier, elle jugeait que les « 35 h relevaient d¹un autre temps ». Aujourd¹hui, elle trouve que la loi pourtant unanimement adoptée à l¹Assemblée nationale en 1906 et maintenue depuis un siècle pour le bien de tous, est caduque.

Plus de repos dominical : travaillez tôt, travaillez tard, travaillez le dimanche aussi. Même les apprentis de 15 ans.

Le fait que les syndicats y soient opposés, mais aussi toutes les associations de petits commerçants, ne fait pas réfléchir Mme Lagarde : elle propose d¹ouvrir sur « la base du volontariat » comme le lui a demandé (encore lui, il s¹occupe de tout) l¹incontournable vedette imposée des médias, le président omnipotent Sarkozy.

Le problème, pour Mme Lagarde et M. Sarkozy c¹est encore une fois qu¹ils font semblant d¹ignorer le « b-a-ba » du droit, que le « volontariat » nŒexiste pas en droit du travail. Pas un salarié de ce pays n¹est « volontaire ». Tout salarié est subordonné, et seul l¹employeur décide, ou non, du travail le dimanche s¹il y en a et s¹il en veut. Tout comme pour les heures supplémentaires, le salarié n¹est ni « libre » ni volontaire.

Le Conseil d¹état a déjà maintes fois écarté l¹argument du « volontariat » contre les employeurs qui voulaient l¹utiliser pour justifier leurs infractions en ouvrant illégalement le dimanche. On nous dit qu¹une majorité de français sont « pour » l¹ouverture le dimanche : oui, mais une majorité de français sont aussi ³contre² le fait de travailler eux-mêmes le dimanche !

Actuellement, autour de 5 % de Français travaillent le dimanche parce qu¹ils y sont contraints (infirmières, cheminots, chauffeurs de bus, feux continus, médias..) demandez-leur ce qu¹ils préfèrent : le dimanche où ils peuvent se reposer une fois toutes les cinq et six semaines et où ils retrouvent famille et enfants. Ils le calculent longtemps à l¹avance... Et demandez-le aux 20 % de français qui travaillent occasionnellement le dimanche. Sauf des jeunes et célibataires et encore, temporairement, acceptent de subir cela, sinon touts préfèrent une autre solution, si on les y oblige pas.

Or l¹article du Code du travail obligeant les employeurs à accorder le repos dominical à leurs salariés, est encore là pour les protéger. (Le système de dérogation actuel, à 5 dimanches par an et à certains activités, est déjà extraordinairement souple et hélas, trop fraudé faute de vrais moyens pour l¹inspection du travail afin de le faire respecter).

Qui travaillera le dimanche en majorité ? des femmes, caissières, précaires, des temps partiels, des petits boulots, des étudiants, n¹ayant pas le choix. Qui fera les courses : peut-être Mme Lagarde qui gagnait encore 600 000 euros dans le cabinet d¹avocats d¹affaires où elle travaillait précédemment à Chicago.

Mais le pouvoir d¹achat n¹est pas extensible : ce qui sera acheté le dimanche ne le sera plus le lundi. L¹embauche qui aura été faite le dimanche remplacera donc un emploi supprimé le lundi.

Seules les grandes surfaces y gagneront, les petits commerçants ne pourront pas suivre. Des études répétées ont établi que l¹ouverture généralisée le dimanche, c¹est environ 30 000 emplois en moins dans les petits commerces et ils ne seront pas durablement remplacés dans la grande distribution. Pourquoi remplacer la civilisation du loisir par celle du caddie et créer du chômage en sus ? Si le seul ³but² du dimanche devient le supermarché quel triste « progrès » !

Ne vaut-il pas mieux rapprocher la durée réelle du travail de la durée légale aux 35 h pour tous et chacun fera ses courses en semaine ?

Toute société, surtout une société aux liens distendus, en crise familiale, en déshérence dans ses banlieues, a besoin, de point de rencontre, d¹un temps de repos COMMUN, COLLECTIF.

Le dimanche c¹est ce point fixe hebdomadaire nécessaire pour la famille, mais pas seulement, aussi pour le sport, les associations, la vie citoyenne et culturelle, sans même parler de religion. Ce n¹est pas un hasard s¹il fait consensus depuis un siècle, et si ce jour de repos commun, est plus que jamais nécessaire dans notre société.

Alors pourquoi détruire ce rendez-vous social, ce repos commun ? Quelle forme de vandalisme antisocial pousse Mme Lagarde et M Sarkozy à remettre en cause le dimanche ? Pour disloquer davantage, atomiser, individualiser davantage la vie sociale ?

Pour déréglementer davantage la semaine et les 35 h hebdomadaires ?

Gérard Filoche. 23.07.07.

RAG 34. Les lolo's 34

22:39 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAVAIL LE DIMANCHE, ANTISOCIAL

Sarkozy vend "le feu nucléaire" à un dictateur

Centrale nucléaire vendue par M. Sarkozy au dictateur Kadhafi : NON, ce n'est PAS pour désaliniser l'eau de mer

medium_rezologosmini.2.gifLa désalinisation de l'eau de mer n'est qu'un subterfuge pour tenter de justifier le nucléaire

Sous prétexte "d'aider la Libye à réintégrer le concert des nations", le Président français vient de signer un accord pour livrer un réacteur nucléaire au dictateur libyen Kadhafi.

Dans cette affaire, M. Sarkozy a commis des fautes majeures et a menti à plusieurs reprises :

La désalinisation de l'eau de mer est un faux prétexte
Paris prétend que le réacteur nucléaire promis à la Libye servira à désaliniser l'eau de mer. C'est un subterfuge : pour cela, il est bien plus efficace, bien moins cher et bien plus écologique d'utiliser l'énergie solaire, pour laquelle la Libye a des atouts exceptionnels... à condition d'investir dans ce secteur et non dans l'atome. M Kadhafi n'à que faire de désaliniser l'eau, son objectif est d'obtenir à des technologies nucléaires, dans le but d'accéder tôt ou tard à l'arme atomique.

La Libye ne doit pas investir dans le nucléaire mais dans le solaire
La Libye est très largement auto-suffisante en énergie puisqu'elle regorge de pétrole. Et si elle souhaite se diversifier, elle doit logiquement privilégier l'énergie solaire : l'ensoleillement du pays tout au long de l'année est remarquable. L'énergie solaire est renouvelable, ne produit pas de déchets radioactifs, et ne mène pas à l'arme atomique (mais c'est certainement cela que M Kadhafi lui reproche !)

Nucléaire civil et militaire sont indissociables
L'actualité (Iran, Corée du Nord) montre que nucléaire civil et militaire sont intimement liés. Ce n'est pas pour rien si les grandes puissances ne croient pas l'Iran qui, pourtant, annonce avoir un programme nucléaire purement civil. Livrer du nucléaire "civil" à la Libye reviendrait à aider ce pays à accéder, tôt ou tard, à l'arme atomique.

Livrer un réacteur nucléaire à un dictateur est irresponsable
M Kadhafi a certes fini par libérer ses otages bulgares, mais il n'en reste pas moins un dangereux dictateur. Ses sautes d'humeur et ses revirements stratégiques ont été si brutaux depuis près de 40 ans qu'il est rigoureusement impensable de lui faire confiance. Hélas, M Sarkozy ne semble pas avoir pris conscience de ces données pourtant évidentes.

Nicolas Sarkozy a menti le 24 juillet
Lors de sa conférence de presse le 24 juillet à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a été interrogé par un journaliste qui s'est fait l'écho des accusations portées par le Réseau "Sortir du nucléaire" : celui-ci annonçait que les infirmières bulgares allaient servir de "monnaie d'échange" pour un véritable "troc nucléaire". M Sarkozy a nié l'existence d'un tel arrangement et, le lendemain, M Martinon, porte-parole de l'Elysée, a affirmé qu'il n'était "pas question" de parler de "coopération nucléaire" au cours de la rencontre entre les deux chefs d'Etat mercredi. En réalité, il est clair que cet accord nucléaire était prêt depuis longtemps et qu'il n'a pas été rédigé en quelques minutes dans le palais du dictateur libyen.

L'aveu de M Sarkozy sur le "Grenelle de l'environnement"
En signant avec M Kadhafi un accord pour développer un programme nucléaire, M Sarkozy avoue involontairement que le "Grenelle de l'environnement", qui doit se tenir à l'automne, ne servira à rien : M Sarkozy a d'ores et déjà décrété que le nucléaire était acceptable sur le plan environnemental (alors qu'aucune solution n'existe pour les déchets radioactifs, et que l'accident nucléaire menace plus que jamais). Les accusations portées par le Réseau "Sortir du nucléaire", qui refuse de participer au "Grenelle", se révèlent encore une fois exactes.

Comuniqué du 26 juillet du réseau Sortir du Nucléaire

L'ATOME, C'EST CADEAU !

Lire le communiqué précédent

RAG 34. Les lolo's 34

17:30 Publié dans Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : NUCLEAIRE, AREVA, KHADAFI, SARKOZY, SORTIR DU NUCLEAIRE

26.07.2007

Intermittents du spectacle : Travailler plus, toujours au noir et pour des clopinettes ?

medium_portrait_3.jpgLe groupe BISTEK : depuis 2004, une colère qui ne faiblit pas.

Sur la plateforme Midiblogs du journal de Midi-Libre, Marc AVEROUS du groupe BISTEK, après avoir déjà en 2004 interpellé entre autres Jean-Marc Ayrault PS (lire en bas de page), alerte une fois de plus les politiques dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, Président de la République sur les difficultés et l'extrème précarité que rencontre sa profession.

Monsieur le Président de la République,

Par cette lettre, j’espère retenir votre attention sur « ma petite vie qui n’intéresse personne’’.
Je me présente, Marc Avérous de Saint Nazaire d’Aude.
En résumé, je suis musicien, ancien intermittent du spectacle, actuellement au RMI.

Le but de ma lettre, est de vous faire part d’un problème qui donne l’impression, au regard des choix politiques que vous adoptez, qu’il n’y a aucune porte de sortie.

J’ai fait un constat concernant certains secteurs du spectacle vivant en 2004, constat renouvelé en 2006, que j’ai envoyé à tous les députés par internet ainsi qu’à vous-même. De vous, je n’ai eu aucune réponse !

Le problème n’est pas de conserver ce système d’assurance chômage mais de valoriser notre métier dans le domaine du spectacle vivant.

Pour ma part, je travaille du matin au soir pour exercer mon métier et ne trouve au final que trente contrats sur l’année, cela étant dû à une concurrence déloyale ; l’explication en détail est dans mon constat 2006 que vous trouverez sur mon blog : http://bistek.midiblogs.com. (Article du 21/10/2006)

Dans mon travail quotidien, pour obtenir des contrats, je suis commercial, producteur, régisseur, comptable, arrangeur de musiques, preneur de son, je m’occupe du mixage et du mastering des musiques, bien sûr musicien saxophoniste, compositeur et d’autres choses pour espérer sortir la tête de l’eau. Et pourtant, aujourd’hui je suis au RMI.

J’ai consacré ma vie à la musique, j’ai étudié plusieurs années au conservatoire, créé des groupes, me suis investi dans les nouvelles technologies etc…

Comment expliquez-vous que personne ne négocie sa baguette chez le boulanger alors que l’on propose au musicien, une déclaration en guise de rémunération, sous prétexte qu’il perçoit les Assédics. Ou que des soi-disant amateurs jouent sans êtres déclarés sous prétexte qu’ils ont un métier rémunéré à côté. Croyez que si j’avais suffisamment de contrats, je n’aurais pas besoin des Assédics et me sentirais par là-même intégrer à la société et non marginalisé.

L’autre problème est que les artistes intermittents sont regardés avec mépris alors que les solutions pour simplement survivre se réduisent comme peau de chagrin, que leur profession n’est pas défendue et qu’ils sont abusés par des employeurs sans scrupules.
Actuellement, beaucoup de musiciens et autres du spectacle vivant se retrouvent sans revenus (et ce ne sont pas les plus mauvais !).

Ce qui m’amène à vous interroger : Monsieur le Président de la République, êtes-vous pour une culture basée sur le ‘’Star Système’’, réducteur, injuste et d’une pauvreté affligeante ou pour la diversité culturelle (qui s’éteint à grand feu).

Je me tiens à votre disposition pour en discuter.

Amicalement et Citoyennement.

Marc AVEROUS

contact : [email protected]

Constat 2004 de Marc AVEROUS , et réponse de Jean Marc AYRAULT (PS) publiée dans Tribunes socialistes (télécharger doc.pdf).


LE SPECTACLE DOIT CONTINUER !




medium_RAG341.33.pngRAG 34. Lolo34

12:49 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INTERMITTENTS, BISTEK

24.07.2007

RSA, un seul but : dissimuler une politique fiscale au service des privilégiés

medium_52408.57.jpgAccompagné de Martin Hirch, François Fillon s’est rendu aujourd’hui à Argenteuil pour présenter le dispositif expérimental du Revenu de solidarité active (RSA). Cette annonce n’a qu’un but médiatique : dissimuler une politique fiscale entièrement au service des privilégiés.

En effet, l’instauration à titre expérimental du Revenu de solidarité active figure dans le “paquet fiscal”.

La visite du Premier ministre à Argenteuil autour du RSA ne sert en réalité qu’à dissimuler les cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis : en particulier l’abaissement du bouclier fiscal à 50% ou encore la quasi-suppression des droits de succession.

Le coût de l’ensemble de ces mesures, financées par les contribuables, est estimé à plus de 13 milliards d’euros par an. Quand l’instauration expérimentale du RSA représente une enveloppe de 25 millions d’euros.

C’est bien peu pour favoriser la réinsertion nécessaire si l’on veut travailler plus.


Communiqué de Faouzi Lamdaoui
Secrétaire national à l’Egalité, la Diversité et la Promotion sociale

RAG 34. Lolo34

06:55 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RSA, REINSERTION

22.07.2007

Pour un référendum sur le nouveau traité européen



L'Humanité a publié mardi 17 juillet un appel d'une vingtaine de personnalités de gauche pour exiger un référendum sur le nouveau traité européen. Jean-Luc Mélenchon et François Delapierre en sont signataires.


Un referendum pour le nouveau Traité européen !

Le dernier Conseil européen de Bruxelles du 23 juin 2007 a décidé de confier à une Conférence intergouvernementale de travailler d’ici à la fin de l’année à la rédaction d’un nouveau Traité européen « simplifié », suite au rejet par les peuples hollandais et français du Traité constitutionnel. Le Président de la République française, puis son ministre des Affaires étrangères, ont néanmoins explicité les grandes lignes de ce nouveau traité « simplifié ». Il ressort qu'il concernera le système et le mode de décisions européens, les questions sociales, les valeurs constitutives de l’Union et des mesures significatives concernant la lisibilité de l’Union. Ce nouveau Traité « simplifié » aura des conséquences majeures et directes pour la vie de nos concitoyens et de nos institutions. Cela implique donc qu'il soit soumis à referendum.

Tout d’abord, conformément à la Constitution française, dès lors que ce nouveau Traité modifiera le fonctionnement de nos institutions il devrait être soumis à approbation populaire. En second lieu, si le besoin existe absolument de réconcilier l’Union européenne et les peuples européens alors ce Traité doit être aussi leur affaire. Le précédent Traité, dit constitutionnel, a montré que la voie parlementaire n’était pas la voie par laquelle les peuples pouvaient se reconnaître. Et si ce nouveau Traité fait la synthèse entre les tenants du « non » et du « oui », ainsi que le dit le Président de la République, alors que peut-il craindre d’un referendum ? Les arguments du ministre des Affaires étrangères selon lesquels la ratification par la voie parlementaire évitera les inconvénients précédemment constatés ne peuvent être recevables. La démocratie n’est pas négociable. Elle ne peut souffrir d’une mise à l’écart, d’un manque d’appropriation par les peuples européens de la construction européenne. Le retour de la politique suppose que notre peuple soit consulté. Il a défait le précédent Traité. Il doit s’exprimer sur ce nouveau Traité. C’est une double exigence : nationale et européenne. En conséquence, nous appelons solennellement le Président de la République Française à soumettre le nouveau Traité à la ratification de notre peuple et à décider de l’organisation d’un referendum.

Que l’on soit pour ou contre ce nouveau Traité, l’Europe ne se fera pas contre les peuples. Elle ne se fera pas sans eux. Elle se fera nécessairement avec eux !

Premiers signataires : Clémentine Autain, Maire adjointe de Paris ; Robert Bret, Sénateur ; André Chassaigne, Député, Président de l’ANECR ; François Delapierre, Délégué général de PRS ; Jean Desessard, Sénateur ; Christian Favier, Président du Conseil général du Val-de-Marne ; Jean-Claude Gayssot, ancien ministre, Conseiller régional ; Dominique Grador, Conseillère régionale ; Jacqueline Fraysse, Députée ; André Laignel, Député européen ; Jérôme Lambert, Député ; Marie-Noëlle Lienemann, Députée européenne ; Jean-Claude Lefort, Député honoraire ; Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité ; Jean-Luc Mélenchon, Sénateur, Président de PRS ; Jean-Claude Sandrier, Député, Président du Groupe de la gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale ; Noël Mamère, Député-maire ; Paul Quilès, ancien ministre, René Revol, vice Président de PRS, Marie-Pierre Vieu, Conseillère régionale.

Un site Internet va être ouvert pour soutenir cette initiative : http://referendumeurope2007.free.fr

RAG 34. Lolo34

07:47 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MINITRAITE, POUR UN REFERENDUM

19.07.2007

Paquet fiscal et débat d’orientation budgétaire : injustices et déficit en hausse

Le débat d’orientation budgétaire a mis en évidence les conséquences des principes retenus par le gouvernement pour bâtir son budget 2008.

Insincères, ces orientations reposent sur une hypothèse de croissance fantaisiste (2,5% du PIB), en décalage total avec les prévisions de tous les instituts, et notamment celles de l’INSEE (2,1%). Le gouvernement présente une copie où le niveau des recettes est artificiellement gonflé, quitte à constater ultérieurement le dérapage des déficits. Le risque est tel que le rapporteur général UMP de la commission des Finances s’en est ému publiquement en indiquant qu’« à 2% de croissance, ça ne passe pas ».

Contreproductif, ces engagements consacrent le mauvais déficit, puisqu’ils creusent les déficits structurels. En 2007, le dérapage inédit des dépenses de santé (4 milliards d’euros de déficits supplémentaires par rapport au PLFSS) sera compensé par des recettes exceptionnelles. En 2008, le poids du paquet fiscal sera tel qu’il accroîtra le déficit public sans pour autant dynamiser la croissance, puisqu’il est principalement composé de mesures en direction de la demande des ménages fortunés. La France comble donc temporairement des « trous » structurels par des excédents conjoncturels et ne fait aucun effort en phase haute de cycle. Le danger d’une telle politique est rappelé par le président de la Cours des Comptes qui indique que « en termes structurels, le déficit n’a pas assez baissé pour garantir son maintien sous les 3% en cas de retournement conjoncturel ».

Injustes, ces orientations mobilisent des ressources budgétaires considérables avec pour conséquence l’accroissement des inégalités et de la précarité. En effet :
• les 6 milliards d’euros consacrés à la défiscalisation des heures supplémentaires, qui bénéficieront au mieux à un salarié sur trois, intensifieront la dégradation des conditions de travail de nombreux salariés et joueront contre l’emploi et le pouvoir d’achat, du fait de la disparition progressive d’aides réservées aux bas salaires ;
• les 600 millions d’euros dédiés à l’abaissement du bouclier fiscal à 50 % des revenus représente un cadeau fiscal de 45.000 euros pour chacun des 13.000 ménages les plus fortunés ;
• le 1,7 milliard d’euros prévu pour la suppression de l’essentiel des droits de succession sera capté par quelques milliers de familles, puisque 90% des successions entre conjoints et 80% des successions en ligne directe (parents à enfants) ne sont pas imposables ;
• les 3,7 milliards d’euros engagés pour la déduction des intérêts versés pour l’achat d’une habitation favorisera la hausse des prix de l’immobilier et aggravera les inégalités puisqu’elle bénéficiera principalement aux plus gros emprunteurs.

In fine, les 13 milliards alloués à l’application de la « Loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » seront concentrés entre bien peu de mains et favoriseront le creusement des déficits et des inégalités.

Communiqué du Bureau national

RAG 34. Les lolo's 34

17:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAQUET FISCAL

17.07.2007

PSA Peugeot Citroën : suicides à la chaîne ...

Olivier Morin (AFP/AFP/Archives)

Nouveau suicide chez PSA, le sixième depuis le début de l'année

Un salarié du groupe automobile à Mulhouse s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique. C'est le sixième depuis le début de l'année.

Un salarié du groupe automobile PSA a été retrouvé pendu lundi 16 juillet sur son lieu de travail à Mulhouse. Ce qui porte à six le nombre de suicides de salariés du groupe depuis le début de l'année.

Selon une source syndicale, l'homme s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique.

Un nouveau suicide qui survient quinze jours à peine après la mise en place d'un numéro vert d'assistance psychologique et une semaine après la première réunion d'une cellule psychologique destinée à prévenir ce phénomène.

Depuis le début de l'année, quatre autres salariés du site de Mulhouse et un salarié de Charleville-Mézières ont mis fin à leurs jours.

Une autre source syndicale a confirmé qu'un Comité d'entreprise extraordinaire était convoqué en fin d'après-midi pour évoquer la question.

La direction était injoignable dans l'immédiat.



Travailler plus, pour se suicider mieux...

RAG 34. Les lolo's 34

16:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Conditions de travail

16.07.2007

Le principe de Laïcité

La droite française a, décidément, bien des problèmes avec le principe de Laïcité et à le vivre pleinement et sereinement quand elle exerce les responsabilités gouvernementales.

Le gouvernement FILLON n’échappe pas, hélas, à cette mauvaise habitude :

- c’est d’abord Christine BOUTIN qui à propos de sa collègue Fadela AMARA déclare « la musulmane et la catholique vont très bien ensemble », oubliant – mais est-ce un oubli ? – que dans une République laïque, les caractéristiques religieuses des personnes et, à fortiori, des membres du gouvernement ne relèvent pas du domaine public ;

- c’est ensuite Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l’Intérieur chargée des cultes qui annonce qu’elle souhaite « donner une suite » au rapport MACHELON sur les relations entre les cultes et l’Etat et ce qu’on appelle pudiquement le « toilettage » de la loi de 1905. Outre le fait que le Président de la République avait annoncé, lors de la campagne présidentielle, qu’il abandonnerait ce projet tant qu’il ne ferait pas l’objet d’un consensus ce qui n’est assurément pas le cas - ce qu’il faudrait rappeler à Madame ALLIOT-MARIE -, le Parti socialiste rappelle que la loi de séparation des églises et de l’Etat dite « loi de 1905 » est un pilier essentiel du pacte républicain et que rien ne saurait justifier qu’on en remette en cause les équilibres sur le fond comme sur la forme.

Communiqué du Bureau national

RAG 34. Les lolo's 34

09:18 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAÏCITE

15.07.2007

MIGRATIONS AFRICAINES ET VIOLENCES : Où est le danger ? Où est la vérité?

Aminata Dramane Traoré, Ancienne ministre (MALI), essayiste, Animatrice du FORAM


1. "C'est l'Afrique qui est en danger"

Avec la fin des élections législatives, la France a tourné l'une des pages les plus tumultueuses et les plus édifiantes de son histoire sans que, par ici, au Mali, au Cameroun, au Niger e tailleurs, dans ses anciennes colonies d'Afrique, nous ayons mesuré toute la gravité du tournant dont il s'agit pour nous.

Pour les cinq années à venir, elle est de droite, libérale etdécomplexée. Ainsi l'a voulu la majorité des Français et desFrançaises, dans le cadre d'un processus électoral où tout, ou presque tout, passe au peigne fin, sans tabou contrairement à nos démocraties balbutiantes où la transparence des urnes prime sur le débat de fond quant à notre sort dans un monde dit globalisé mais en réalité compartimenté, dont nous sommes le parent pauvre ainsi que le paria. C'est d'abord en cela que nous sommes en danger. Car, contrairement aux Français qui ont les moyens et la latitude de se battre pour leurs acquis sociaux, quelle que soit la force de la vague bleue, l'effet Tsunami est garanti pour nous, Africains, faute de contre-pouvoir et de système de défense.

Le changement générationnel que nous appelions, nous aussi, de tous nos vœux, avec la fin de l'ère Chirac, a bien eu lieu, sauf que notre continent est sacrifié sur l'hôtel du marché roi. N'entendez-vous pas au large des côtes de l'Atlantique et de la Méditerranée les cris des milliers de jeunes naufragés qui doivent ce destin cruel à la primauté des valeurs marchandes sur le droit à la vie. La droite française qui les revendique haut et fort n'est décomplexée que par rapport à l'enrichissement, ici et maintenant, aux crimes économiques du passé et à venir ainsi qu'au repli identitaire. Car pour aller vite, dans l'accumulation des richesses, il vaut mieux être entre soi, parler la même langue, pratiquer la même religion et avoir la même couleur de peau.

L'immigration zéro de l'extrême droite n'étant pas réalisable, à moins d'exterminer tous les non-blancs, l'immigration choisie fera l'affaire.

L'Afrique noire paie un tribut particulièrement lourd à cet ordre arrogant, sélectif, nécessairement autoritaire et violent. Pour rassurer une opinion publique française sous hypnose mais malgré tout consciente de ses valeurs de justice et de fraternité, on tâchera d'arroser la fermeté d'un zeste d'humanité. C'est ainsi que le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement, Brice Hortefeux, s'est penché il y a quelques jours à Toulon, sur les dépouilles de dix-huit de ces milliers d'hommes, de femmes et d'enfants que la fermeté condamnent à voyager dans l'ombre. Il n'a pas pu s'empêcher de rappeler face à ces corps sans vie, qu'ils "étaient tous des candidats à l'immigration clandestine tentant de rejoindre illégalement les terres européennes".

Le mal dont nous sommes devenus malgré nous le symbole sera combattu avec une "fermeté" certaine quand il s'agit de nous, les Africains. Le ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, aurait tout aussi bien pu s'appeler "le ministère du tri et de la mise à distance des Africain(e)s que la droite libérale, juge inutiles à la France".

La plupart des passagers des vols d'Air France, vers les différentes capitales africaines, seraient de cet avis. Ceux du vol AF 796, le 26mai 2007ont assisté à l'une de ces scènes qui édifient quant au sort réservé aux humbles et aux laissés pour compte "On croit d'abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître. S'ensuit une scène d'une grande violence : l'un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l'autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transformèrent en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix minutes, peut-être plus et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestationqui n'a aucun effet sur les violences en cours… Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume au lèvres…"

Et gare à ceux et celles qui ont le malheur de voir que leurs semblables souffrent, entendent leurs cris et réagissent. Une "notice d'information" du ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire leur rappelle que la décision de reconduite d'un étranger est un acte légitime de l'Etat français. Ceux qui, à l'instar de Michel Dubois, n'écoutent que leur cœur et réagissent risquent d'être poursuivis. A la criminalisation des migrants s'ajoute celle de la solidarité et de la citoyenneté. A nous d'affronter seuls la peur et la honte des expulsions, c'est à dire la mise à distance et à l'index. Au fur et à mesure que les distances se rétrécissaient du fait des
progrès des moyens de transport et de communication, nous avions espéré que nous pourrions rencontrer les autres, nos semblables, et que entre Français et Maliens, Européens et Africains libérés de nos préjugés et de nos peurs, nous allions enfin nous apprivoiser mutuellement. C'est Antoine de Saint-Exupéry qui dit que si nous nous apprivoisons, nous aurons besoin l'un de l'autre. Il n'avait pas vu venir la mondialisation marchande et déshumanisante, dans laquelle tout se mesure en termes de taux de croissance et de PIB. C'est ainsi que l'ancien
ministre de l'Intérieur est venu nous notifier à Bamako que la France n'a pas économiquement besoin de l'Afrique.

De quel côté se situe donc le danger ? Du côté des morts, dont les 4 000 naufragés des dix derniers mois de 2006, ainsi que des dizaines de milliers de morts-vivants que sont les expulsés, ou du côté de la très riche et puissante Europe dont les membres, en l'occurrence la France, ont balisé eux-mêmes les voies migratoires en allant à la conquête des pays d'origine des "indésirables".

Les évènements dramatiques de Ceuta et Melilla en septembre/octobre 2005, suivis des émeutes des banlieues et de l'occupation du gymnase de Cachan par des « sans papiers », étaient de la part des "nouveaux damnés de la terre" autant de cris et de gestes de désespoir pour rappeler que si le monde est devenu dangereux, ce sont eux qui sont en péril. Mais la France ne semble pas avoir compris. Quant à l'Afrique des dirigeants politiques acquis au dogme néolibéral, elle s'est voilée la face et continue de se réfugier dans un silence coupable.

Les six grévistes de la faim de Cachan le soulignent dans leur lettre au Président de la République française, lorsqu'ils disent "Nous ne sommes ni des criminels, ni des profiteurs…Nous ne sommes pas dangereux, mais en danger".

2. Où est la vérité ?

Les puissants de ce monde voudraient, malgré tout, avoir le monopole de la vérité et de la justice. Les problèmes sont délibérément mal posés pour "légitimer les odieuses solutions qu'on leur apporte", faisait déjà remarquer Aimé Césaire dans son lumineux « Discours sur le colonialisme ».

Les électeurs(trices) français(e)s et européen(ne)s qui se laissent piéger par le spectre d'une invasion de leurs pays et, d'une manière générale, de l'Europe, par des migrants "illégaux", "clandestins", "sans papiers", seraient plus solidaires avec ceux-ci s'ils savaient que la mondialisation dont ils redoutent tant les méfaits est allée fort loin en Afrique dans la destruction de l'emploi, notamment celui des jeunes, du lien social et des écosystèmes.

Dans son appel "fraternel" à tous les Africains, le nouveau Président de la France qui se promet de nous "aider à vaincre la maladie, la famine, la pauvreté et à vivre en paix", commet la même erreur que lesautres dirigeants occidentaux. Ils s'interdisent de diagnostiquer les maux du continent à la lumière des conséquences de leurs propres appétits et convoitises de matières stratégiques. La crise du Darfour, pour laquelle la France se passionne tant avec son nouveau ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, comme chef d'orchestre, ainsi que les flux migratoires africains dont elle préfère occulter les causes historiques et macro-économiques, souffrent de ce déficit théorique.

Du Biafra au Darfour, certains humanitaires privilégient la part de la destruction et de la souffrance humaine qui se laisse saisir et médiatiser. Ils taisent délibérément – dépendance financière oblige - les intérêts des nations riches et les enjeux géostratégiques qui, en lame de fond, déchirent le continent, attisent des rivalités et des conflits interethniques anciens ou nouveaux qui se seraient résorbés si la démocratie avait revêtu son sens véritable. Les prouesses des nouvelles technologies de l'information et de la communication n'aident en rien la maturité politique. Le vacarme mondial vise à cacher la vérité aux peuples. La sur médiatisation des famines et des guerres en Afrique à la veille des grand-messes de la communauté internationale est tout simplement indécente. Nous sommes offensés, ainsi que nos enfants au ventre ballonné, aux membres décharnés et aux regards écarquillés, comme surpris par l'horreur et l'hypocrisie qui caractérisent l'ordre du monde. Les images insupportables du Darfour,qui ont été largement diffusées pendant le dernier sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne), rappellent étrangement celles des victimes de la famine au Niger qui l'ont été tout autant en 2005, juste avant et pendant le sommet du même G8 à Gleneagles (Écosse). L'Afrique est assurément en danger lorsque la droite libérale et décomplexée rejoint, la main sur le coeur, le G8 en plaidant pour le Darfour alors que la chasse aux Noirs bat son plein au nom de l'immigration choisie.

L'Afrique n'est pas dans l'impasse pour avoir refusé de s'ouvrir à l'économie mondiale à laquelle sa participation en termes relatifs, est plus importante que celle des autres régions mais pour l'avoir subie depuis le commencement. Le scandaleux dossier des subventions américaines et européennes à leurs cotonculteurs et la manière dont l'Union Européenne veut arracher aux pays ACP des accords de partenariat économique qui les fragilisent prouve que pour gagner, les pays riches doivent tricher et sur toute la ligne.

Le FMI et la Banque mondiale se trompent sans arrêt de solutions et s'auto pardonnent; la France et les autres membres du club des riches font semblant de s'indigner devant les victimes du Darfour alors qu'il s'agit du contrôle du pétrole face à une Chine boulimique et décomplexée, elle-aussi, quant à la bonne gouvernance, selon les règles de l'Occident.

Pourquoi les mêmes puissances mondiales n'ont pas réagi avec le même compassion face aux millions de morts et de déplacés des guerres de la Région des Grands lacs? Et pourquoi ne viennent-ils pas immédiatement, avec les moyens financiers et technologiques requis au secours des centaines de millions de jeunes, qui d'un bout à l'autre du continent, sont éjectés des économies locales et nationales au nom de la rigueur et de la compétitivité. S'ils étaient sincères et cohérents dans ce qu'ils disent et font, les flux migratoires africains s'estomperaient.

La quasi-totalité des candidats africains à l'émigration légale et illégale, ne songeraient pas à quitter leurs pays si, au lieu des fausses annulations de dette du G8 et des conditionnalités, l'Afrique enregistrait des efforts substantiels sans chantage et sans ingérence aucune.

3. Que dire du fameux codéveloppement ?
Le codéveloppement peut être résumé dans les circonstances actuelles comme la touche d'humanité sur laquelle comptent les artisans de l'immigration choisie, à la fois pour freiner les départs, pour favoriser le retour de ceux qui se laissent convaincre, leur participation au développement de leurs pays d'origine. L'approche sécuritaire et l'approche développementaliste sont ainsi appelées à faire bon ménage. N'est-ce pas effarant de constater ainsi qu'un simple colmatage de brèches, assorti d'un accompagnement institutionnel plus ou moins probant, devienne, en l'absence d'un bilan rigoureux des résultats acquis, une porte de sortie à un drame humain d'une si grande ampleur? Je suis littéralement ahurie quand j'apprends qu'il s'agit d'étendre à tous les pays de l'Afrique subsaharienne, des projets du type de ceux qui sont mis en œuvre au Mali. Car, j'ai beau regarder autour de moi, je ne vois rien de pertinent et de convaincant, de natureà retenir les jeunes candidats au départ, ou les 1700 cobayes qui, depuis 1995, ont participé au codéveloppement. J'ai plutôtl'impression qu'il s'agit d'une tentative de détournement du projet migratoire de son objectif initial qui, pour la grande majorité des
migrants, est l'aide à leurs familles. La pertinence du concept tiendrait au fait que les migrants eux-mêmes se sont investis depuis les années 60 dans des actions de développement de leurs localités et pays d'origine.

Le codéveloppement serait un progrès parce qu'il innoverait en rentabilisant davantage l'argent des migrants par le truchement de l'investissement productif. Rien n'est moins certain tant que l'on n'aura pas desserré l'étau de la dette extérieure, des conditionnalités des bailleurs de fonds et dénoncé le caractère déloyal du commerce mondial. À qui les jeunes candidats à l'immigration ou des migrants de retour vendront-ils quand les marchés sont inondés de biens subventionnés venus d'Europe et d'ailleurs, auxquels il faut ajouter les produits chinois bon marché.

Si le codéveloppement n'est que leurre et la coopération au développement un pillage, la perspective d'expulser 25 000 personnes par an dans des pays ruinés par le système néolibéral est plus qu'inquiétante. Les pays riches sont certainement libres de se barricader et de ne pas accueillir la misère du monde pourvu qu'ils ne contribuent pas à la secréter et à l'aggraver en amont par leur comportement de prédation et de sabotage de processus de démocratisation.

Puissent les électeurs et électrices de France et des autres pays européens piégés par le discours alarmiste des combattants de l'immigration clandestine se souvenir, au moment de glisser leur bulletin dans l'urne, que l'ennemi africain - arabo-musulman et subsaharien - est une construction politique. Qu'ils se souviennent surtout que leur vote engage également notre destin.

Bamako, le 13 juin 2007

COURRIEL D'INFORMATION ATTAC (n°572)

Vendredi 13/07/07
Merci de faire circuler et de diffuser largement.
Le Courriel est reçu aujourd'hui par *40 159* abonnés

S'abonner ou se désabonner :
https://listes.attac.org/sympa/info/grain.de.sable

Confort de lecture et impression papier:
http://www.france.attac.org/IMG/pdf/attacinfo572.pdf (version pdf)
http://www.france.attac.org/IMG/zip/attacinfo572.zip (version bureautique)

RAG 34. Lovely34

11:11 Publié dans 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ATTAC, GRAIN DE SABLE

14.07.2007

L'administration pénitentiaire alerte sur la surpopulation

PARIS (Reuters) - L'administration pénitentiaire française s'attend à héberger 80.000 détenus en 2017 alors qu'elle ne disposera que de 64.000 places, rapporte Le Monde daté de samedi.

Le quotidien cite un document de synthèse confidentiel de cette administration qui a été présenté mercredi par la ministre de la justice, Rachida Dati, à l'occasion de la mise en place du comité d'orientation de la future loi sur les prisons.

Personne n'était disponible dans l'immédiat au ministère de la Justice pour commenter l'information.

Les responsables pénitentiaires estiment, selon cette note, que "la surpopulation carcérale, problème majeur, sera (...) durable" et prônent des "efforts budgétaires massifs" entre 2008 et 2012, "sous peine d'une crise majeure", rapporte Le Monde.

Au 1er juin, les prisons hébergeaient 60.800 détenus pour 50.500 places.

Le refus du président Nicolas Sarkozy, d'accorder la traditionnelle grâce collective du 14 Juillet a relancé le débat sur la surpopulation carcérale.

Cette amnistie permettait en effet chaque été d'alléger provisoirement les prisons, en remettant en liberté avant l'heure de 3.500 à 5.000 détenus.

La future loi, programmée pour l'automne, prévoit notamment des aménagements de peine et des régimes de détention, des droits et devoirs des personnes détenues.

Le projet doit être présenté le 30 juillet au Sénat et à l'Assemblée nationale à la rentrée.

RAG 34. les lolo's 34

11:32 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRISON, AMNISTIE

12.07.2007

Municipales : Clochemerle estival à Grabels autour des armoiries

Comme nous vous l'avons relaté le 26 juin, le temps des municipales est bien engagé à Grabels. (lire l'article)

René REVOL, candidat aux municipales 2008 et président de l'association de "Un projet pour Grabels" s'est vu signifier par lettre recommandée du Maire Bernard Prunet, le 21 juin dernier, l'interdiction d'utiliser sur le blog de "un projet pour Grabels" les armoiries de la ville; car susceptibles selon lui, de tromper les grabellois sur le caractère officiel de la démarche entreprise par l'association.

Convaincu de son bon droit, Bernard Prunet a donc le même jour adressé copie de son courrier à M Roger Antech directeur de publication de Midi-Libre, afin que le blog de l'association retire immédiatement la reproduction des armoiries "non autorisée".

Mais l'association "Un projet pour grabels" ne veut pas s'en laisser compter. Sur le blog de l'association, Pascal Heymes trésorier, précise textes à l'appui et décisions du Conseil d'Etat que l'injonction faite par le maire de Grabels à leur association est sans fondement.

Un projet pour Grabels a toutefois décidé de ne plus utiliser les armoiries de la ville, consciente que le débat des municipales est ailleurs et qu'il doit impérativement s'engager rapidement sur le fond.

A Grabels, les municipales ont déjà commencé...

Lire l'article : Armoiries de notre ville : Nous pouvons en faire librement usage !

Le blog de Un projet pour Grabels

Lire aussi : REVOL investi pour les municipales

RAG 34. Lolo34

13:26 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Municipales, GRABELS, REVOL

Grabels : Le temps des élections municipales est engagé

Dans l'Hérault le temps est résolumment aux élections municipales. Grabels n'est pas en reste comme nous en informe ce mardi, un communiqué de la section PS de cette commune.

Communiqué de la section de Grabels du Parti Socialiste :

Investiture pour les élections municipales

Les adhérents de la section de Grabels ont eu à se prononcer pour la préparation des prochaines élections municipales. Ils ont désigné et mandaté à l'unanimité René REVOL, conseiller municipal d’opposition, pour conduire une liste de rassemblement dans cette commune. Cette désignation a été validée par la Fédération de l'Hérault du Parti Socialiste.

Un nouvel élan est nécessaire pour notre commune, marquée aujourd'hui par l'immobilisme et les incohérences de l'équipe en place. Les prochaines élections doivent être l'occasion de l'élaboration démocratique d'un projet novateur pour que la croissance rapide de notre commune périurbaine se fasse de manière plus harmonieuse et plus humaine.

Bruno Flacher, Secrétaire de la section du parti socialiste de Grabels.

Contact : [email protected]

Visiter le blog officiel :
Un projet pour Grabels sur la plateforme midiblogs du journal Midi-Libre.

http://unprojetpourgrabels.midiblogs.com

Mise A Jour : Autour de Montpellier-Midi-Libre 29 juin : Municipales, REVOL investi

RAG 34. Lolo34

12:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élections municipales 34, GRABELS, REVOL

11.07.2007

Pitié pour les riches... Lagarde vend sa «valeur travail» sous les huées de la gauche

Paquet fiscal : La ministre présentait hier à l’Assemblée le projet sur le travail et le pouvoir d’achat. Par Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : mercredi 11 juillet 2007 (Extrait).

Pain. Pour vendre le texte emblématique voulu par Nicolas Sarkozy, censé «réhabiliter la valeur travail», la ministre, avocate d’affaire internationalement reconnue, a parlé pendant trois-quarts d’heure de la France «qui veut rompre avec la tradition de mépris» qui touche au travail, qui «ne veut pas du pain et des jeux, ou plus de loisirs».

Des propos qui lui ont valu d’être sans cesse interrompue par la gauche, au point d’obliger le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, à couper l’oratrice pour tancer les socialistes, verts et communistes, hurlant depuis leurs bancs : «Pitié pour les riches.»

Lire l'article

RAG 34. Les lolo's 34

12:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAQUET FISCAL, LAGARDE

10.07.2007

SMIC à 1500 € : Une nécessité sociale absolue !

(Maryse Dumas (CGT) le 29 mars 2006 à Paris. AFP/Archives - Jack Guez).
À peine 1 000 euros par mois, ce n’est pas une vie ! Pour beaucoup, c’est encore moins : 40 % des salariés payés au SMIC, parmi lesquels une grande majorité de femmes, sont à temps partiel. Pour eux, qui forment les gros bataillons des travailleurs pauvres, l’augmentation du 1er juillet se résume à 14 centimes de l’heure. Est-ce cela la reconnaissance de la valeur du travail et de sa dignité ? Maryse Dumas, Secrétaire confédérale CGT, l'Humanité du 30 Juin 07.

Les conditions de vie sont de plus en plus difficiles. L’INSEE révèle que si, en 2001, la moitié du revenu des ménages modestes était consacrée aux dépenses « incompressibles » (logement, énergie, assurances), en 2005 ce sont les trois quarts des mêmes revenus qui y passent. Le reste à vivre fond comme neige au soleil.

Augmenter le SMIC est donc une nécessité sociale absolue qui doit venir en appui d’une politique salariale ambitieuse visant au desserrement des grilles, à la reconnaissance des qualifications et savoir-faire, à de vrais déroulements de carrière. Le SMIC doit être un plancher de grille, pas un salaire moyen et encore moins un plafond, comme c’est pourtant le cas dans de nombreuses professions. Faute d’un mécanisme de déclenchement de négociations salariales à chaque augmentation du SMIC, afin de tirer l’ensemble des salaires vers le haut, l’augmentation du SMIC n’a pour effet automatique que d’augmenter le nombre de smicards. Cela nourrit la crainte, pour les millions de salariés qui gagnent à peine plus que le SMIC, de se voir rattrapés par lui et, de ce fait, dévalorisés dans leur statut social.

Quoi qu’en dise le patronat, et quelques autres, le SMIC n’est pas trop élevé, mais les salaires sont trop bas. La réalité, c’est, en effet, le fort écrasement des salaires et des carrières : 50 % des salariés du privé gagnent moins de 1 500 euros par mois. Le revenu salarial moyen des employés est de 900 euros et celui des ouvriers d’à peine plus de 1 000 euros. Quant aux cadres, leurs salaires sont également tirés vers le bas et leurs rémunérations rendues de plus en plus aléatoires.

Dans ces conditions, la revendication du SMIC à 1 500 euros et d’augmentation des salaires qu’avance la CGT a besoin d’une intense bataille d’explications, que les conflits salariaux, touchant, d’après le ministère du Travail, un nombre grandissant d’entreprises et de salariés, n’infirment pas. Trois problèmes sont à aborder. Celui des petites entreprises où les bas salaires sont légion, mais où les salariés pensent que leur patron n’a pas les moyens de les payer plus. Celui du « coût du travail » dont l’idéologie dominante fait, depuis plusieurs années, l’ennemi de l’emploi. Un troisième volet porte, enfin, et ce n’est pas le moindre, sur le choix d’un autre partage de la répartition des richesses.

On voit alors que la « crédibilité » du SMIC à 1 500 euros est d’abord une question de choix de société et de courage politique sur la nature des réformes à entreprendre. Elle implique en effet des transformations profondes dans le rapport capital travail et aussi dans les rapports entre les petites entreprises à faible valeur ajoutée et les grandes à haute profitabilité, dans les rapports entre donneurs d’ordres et sous-traitants.

Le SMIC est aujourd’hui dans l’oeil du cyclone, face à un MEDEF qui veut obtenir, dans un premier temps, la disparition de l’obligation légale d’indexation annuelle, et, dans un deuxième temps, l’effacement de la notion même de « salaire » minimum interprofessionnel. Le MEDEF veut lui substituer la notion de « rémunération annuelle garantie » sur laquelle il fonde déjà ses politiques salariales dans les branches. Plus largement, le MEDEF affirme que le salaire doit être « librement » fixé par le marché. Si ce salaire du marché était inférieur au « minimum vital » estimé par la société, elle n’aurait plus qu’à compenser la différence.

En annonçant pour l’automne la création d’un « comité des sages » pour, chaque année, proposer le taux d’augmentation du SMIC, le gouvernement va dans son sens, contesté en cela par la quasi-totalité des confédérations syndicales. De même, la défiscalisation des heures supplémentaires et leur exonération de cotisations sociales employeurs et salariés est-elle annonciatrice, non seulement de nouveaux et importants transferts vers les contribuables et les assurés sociaux de ce qui relevait jusqu’ici des entreprises, mais aussi d’une transformation importante de la notion de salaire et, partant, de la place et de la reconnaissance du travail.

C’est cet ensemble d’enjeux fondamentaux, imbriqués les uns aux autres, que porte l’exigence d’augmentation du SMIC et des salaires.

Priorité à Gauche

RAG 34. Les lolo's 34

17:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SMIC à 1500 €

Sécurité routière : zéro alcool au volant. Zéro tolérance pour tout, partout !


(Crédit Photo : TF1-LCI Test d'acoolémie pendant les fêtes)
Le président du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) Robert Namias juge que la politique de lutte contre l'alcool au volant a été jusqu'alors "absolument inefficace".
Interrogé sur RTL, il a confirmé qu'il présenterait dans la journée une motion abaissant le taux d'alcoolémie autorisé au volant de 0,5 à 0,2 gramme par litre de sang - une idée rejetée mi-juin par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

"Ce n'est pas du tout ni exorbitant ni extraordinaire", a expliqué Robert Namias. "Une recommandation de la Commission européenne dont on ne parle jamais qui date pourtant de janvier 2001 recommande à l'ensemble des Etats européens de passer de 0,5 à 0,2 à partir de 2010".

"Ce que je souhaite simplement, c'est qu'on active cette recommandation et même, si on ne le fait pas tout de suite, que d'ici trois ans on puisse avoir un taux qui soit proche du taux zéro", a-t-il ajouté.

"Non seulement l'alcool continue à tuer mais (...) malgré une politique de communication très importante, malgré d'ailleurs un renforcement des contrôles, malgré un système pénal beaucoup plus dur, la politique a été absolument inefficace", a déploré le président du CNSR.

La lutte contre la vitesse au volant a bien fonctionné, notamment grâce au renforcement des sanctions pénales et à l'installation de radars, a fait remarquer Robert Namias.

"En vérité, on n'a pas encore compris que l'alcool au volant tuait tout autant que la vitesse. Ce qui manque c'est une véritable éducation, une véritable conviction".

"Il y a aujourd'hui 25% de tués sur la route dus à l'alcool au volant en moyenne sur les 4.800 chaque année, 50% la nuit et le week-end".

"On considère actuellement que ce sont les jeunes qui sont les principales cibles de la lutte contre l'alcool au volant, je ne vois pas pourquoi (...) La vérité est bien plus compliquée que ça. La vérité c'est que tous ceux qui ont l'impression de ne pas boire, qui prennent un ou deux verres à midi ou le soir sont en situation de difficulté grave pour conduire et mettent en danger non seulement leur vie mais celle des autres", a-t-il averti.

RAG 34. Les lolo's 34

16:47 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ALCOOL AU VOLANT 0, 2 g

09.07.2007

De nombreuses zones d’ombre sur l'expérimentation du revenu de solidarité active



Lors de son audition à l’Assemblée nationale, le 4 juillet, Martin Hirsch, a évoqué les grandes lignes de l’expérimentation du revenu de solidarité active (RSA), qui fait partie du projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, débattu en séance publique à partir du 10 juillet.

Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a rappelé que le RSA vise en priorité à compenser la perte des revenus des «travailleurs pauvres» reprenant une activité rémunérée. Aujourd’hui, on recense plus de 50 aides différentes pour les personnes les plus défavorisées, ce qui rend d’autant plus complexe la mise en place de ce nouvel outil.

Selon le projet de loi, la durée de l’expérimentation est de trois ans, et le nombre de départements concernés pourrait être porté de 17 à 27. Martin Hirsch ne souhaite pas aller au-delà de ce dernier chiffre, pour se concentrer sur la qualité de la démarche. Cependant, si l’expérience se révèle concluante, il propose de généraliser le dispositif avant le terme prévu.

Marie-Anne Montchamp, député (UMP) et ex-secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, se réjouit de voir que «l’on va vers une individualisation des aides». Elle souhaite cependant étendre les expérimentations du RSA aux personnes handicapées dans 5 départements et n’exclut pas d’amender le texte dans ce sens. Ce qui compliquerait un processus déjà difficile.

«Globalement, il existe un consensus sur les expérimentations du RSA. Mais nos interrogations sur leur financement sont restées sans réponse», affirme Christophe Sirugue, député (PS). Le Haut commissaire évalue le surcoût à 2000 euros par personne et par an, soit un budget annuel d’environ 8 milliards d’euros. L’Etat pourra participer au financement de la mesure au titre de la loi des finances 2007. Rien n’est cependant prévu pour les années suivantes. Les collectivités territoriales souffrent déjà du déficit de plus de 1 milliard d’euros du transfert des fonds RMI. Le flou persistant sur le financement du RSA risque de les dissuader de lancer l’expérimentation.

«Entre la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, et la secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, nous ignorons quelle est la vraie marge de manœuvre du Haut commissaire Martin Hirsch», s’inquiète Christophe Sirugues.

De nombreuses zones d’ombre persistent sur les expérimentations. D’abord, la mesure s’adresse surtout aux bénéficiaires du RMI et des minima sociaux proches de l’emploi. Que vont devenir les plus défavorisés, surtout si le RSA, à terme, remplace les autres aides ? En outre, le projet de loi passe sous silence la manière de mobiliser les entreprises et les branches professionnelles, sans lesquelles la mise en œuvre du RSA et le retour à l’emploi de ses bénéficiaires resteront lettre morte. «Tous ces points devraient être éclaircis au cours des débats à l’Assemblée, si l’on veut réellement s’attaquer aux problèmes de la pauvreté», conclut Christophe Sirugues.

Lire également "la Gazette" du 9 juillet, p. 20.

RAG 34. Lolo34

17:55 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RSA, MINIMA SOCIAUX

08.07.2007

L'été des "babas cools" sur ARTE



Nostalgie ou découverte, cet été ARTE propose une série d'émissions, de documentaires et films consacrés au mouvement hippie.

De juillet à août - ARTE fête le Summer of Love

Eté 1967 : quelque part en Californie, s'invente un mouvement qui va marquer toute une génération, et bien au-delà. Le Summer of Love durera finalement près d'une décennie.

Films cultes, concerts mythiques, docus de légende : ARTE vous offre une traversée sans nostalgie des années hippies, présentée par Jane Birkin (vidéo : 1.05 mn)


Tout le programme de l'été de l'utopie, de l'amour, du rock, et de la liberté !

A VOIR ABSOLUMENT !

RAG 34. Lolo34

10:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HIPPIE, ARTE, SUMMER OF LOVE

06.07.2007

Le contrat nouvelles embauches invalidé par la justice

PARIS (Reuters) - La justice pourrait avoir sonné le glas vendredi du contrat nouvelles embauches (CNE), introduit il y a deux ans par le précédent gouvernement.

Il a été jugé par la cour d'appel de Paris contraire au droit international et aux principes fondamentaux du droit du travail. La cour, dans ses attendus, le considère "contraire aux dispositions de la Convention de l'Organisation internationale du travail (OIT)" et non applicable en l'espèce.

Imaginé sur ordonnance en août 2005 par le gouvernement alors dirigé par Dominique de Villepin, le CNE permet aux petites entreprises de licencier sans motif pendant une période d'essai de deux ans. Environ 900.000 salariés travaillent sous ce contrat, selon des chiffres officiels.

Le CNE est qualifié de "régression" par la cour, qui estime qu'il prive le salarié "de l'essentiel de ses droits" et que sa pertinence en matière de lutte contre le chômage est douteuse. La cour statuait à la demande d'une salariée licenciée, soutenue par trois syndicats, la CGT, la CFDT et la CFTC.

"Dans la lutte contre le chômage, la protection des salariés semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier. Il est pour le moins paradoxal d'encourager les embauches en facilitant les licenciements", conclut la cour.

Cette décision de principe de la cour d'appel ne pourra être annulée que par la Cour de cassation, si elle est saisie par l'employeur en cause dans l'affaire, un mandataire judiciaire, ou par le parquet général de Paris.

A l'audience en juin, le parquet général avait considéré que la CNE n'était pas contraire au droit international et estimé qu'il pouvait s'appliquer, les salariés gardant selon lui la possibilité de saisir la justice d'un licenciement "sans motif valable". C'était aussi la position du gouvernement.

"RÉGRESSION"

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé l'ouverture à la rentrée prochaine d'une concertation avec les syndicats sur la réforme du droit du travail, avec pour objectif un contrat unique qui remplacerait à la fois le traditionnel contrat à durée indéterminée (CDI) et les formes d'emplois précaires.

Le gouvernement Villepin avait expliqué l'institution du CNE par les effets attendus sur la relance de l'embauche.

Une étude officielle publiée au printemps 2006 montrait que seuls 10% des CNE signés correspondaient à de réelles créations d'emplois. La version applicable aux jeunes, le CPE (contrat première embauche), a été abandonnée après une vague de manifestations de rue au printemps 2006.

Pendant la campagne présidentielle, la candidate socialiste Ségolène Royal proposait l'abrogation du CNE tandis que Nicolas Sarkozy, après avoir proposé sa généralisation, avait modéré cette position.

La cour d'appel souligne dans ses attendus que le CNE "prive le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement, le plaçant dans une situation comparable à celle qui existait antérieurement à la loi du 13 juillet 1973 dans laquelle la charge de la preuve de l'abus de la rupture incombait au salarié".

"Cette régression va à l'encontre des principes fondamentaux du droit du travail", ajoute la cour. Les juges soulignent qu'aucun pays européen ne connait de contrat de travail avec deux ans de période d'essai.

Elle cite la Convention de l'OIT qui prévoit qu'un travailleur ne devra pas être licencié "sans qu'il existe un motif valable lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités de fonctionnement de l'entreprise", de l'établissement ou du service".

La cour d'appel de Paris a statué dans une affaire concernant une secrétaire licenciée un mois après avoir été embauchée, déjà tranchée en sa faveur en première instance par le tribunal des prud'hommes de Longjumeau (Essonne) en avril 2006.

Son CNE sera requalifié en CDI de droit commun, a dit la cour d'appel. Cette décision intervient après un long litige technique qui a repoussé le règlement de l'affaire après l'élection présidentielle, le gouvernement ayant fait valoir en vain que l'affaire ne relevait pas de la justice ordinaire mais des tribunaux administratifs.

A SUIVRE LE CONTRAT UNIQUE DE TRAVAIL PREVU A LA RENTREE

RAG 34. Les lolo's 34

15:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, CONTRATS PRECAIRES

Immigration : un projet inacceptable

Le conseil des ministres a adopté, mercredi 4 juillet, le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration, l’intégration et le droit d’asile.

Ce texte est injuste car, en durcissant les conditions du regroupement familial, il remet en cause le droit inaliénable des travailleurs étrangers présents en France à mener une vie familiale normale. Il est aussi en total décalage avec les réalités des pays d’émigration en proposant une « formation de deux mois dans leur pays» aux demandeurs de regroupement familial.

De plus, en prévoyant des sanctions telles que « la mise sous tutelle des allocations familiales », ce texte véhicule des stéréotypes inacceptables sur les immigrés légalement installés et leurs enfants.

Enfin, ce texte est mal préparé et contribue à un empilement incohérent de règles juridiques. Nicolas Sarkozy fait preuve depuis plusieurs années d’une hyperactivité législative qui ne sert qu’à dissimuler son mauvais bilan en matière d’immigration. Il s’agit de la troisième loi sur l’immigration en 4 ans, fait inédit sous la Ve République.

Ce projet est avant tout une manipulation politicienne, fondée sur la stigmatisation des immigrés et de leurs familles. Cette rupture dans la tradition républicaine fait peser une réelle menace sur notre cohésion sociale et un risque grave de dégradation de l’image de la France à l’étranger.

Communiqué de
Faouzi Lamdaoui , Secrétaire national à l’Egalité et au Partenariat équitable



RAG 34. Les lolo's 34

11:32 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION

05.07.2007

Mini Traité : Nouveau traité, nouveau recul


par François Delapierre

Décidément plus grand-chose ne fonctionne. Même le laborieux suspense organisé ces derniers jours autour de la négociation du nouveau traité européen semblait usé jusqu’à la corde. Et jamais la lourdeur de la mise en scène n’a pu masquer le caractère prévisible d’un scénario convenu.

Qui peut se dire sincèrement surpris par le résultat du dernier sommet européen ? Il était connu dès le début de la séquence. Prenez les mêmes, tous partisans du « oui » et des politiques libérales qui dominent l’Union. Rassemblez les dans le huis-clos de la négociation intergouvernementale. Ils s’écharperont quelques jours sur ce qui les oppose, c’est-à-dire les seules divergences d’intérêts nationaux, avant de s’entendre sur l’essentiel : on continue comme avant. Une telle méthode avait donné l’ossature du projet de Constitution européenne. La concertation organisée à cette occasion, pas plus démocratique qu’à l’accoutumée mais un peu plus large, avait conduit à quelques innovations cosmétiques. La réédition de cette méthode, avec la convocation d’une Conférence intergouvernementale chargée de rédiger un nouveau texte, conduira dans quelques semaines à un traité reprenant le cœur signifiant du projet de Constitution rejeté par les peuples.

Pendant que ses dirigeants bégaient, la crise européenne s’aggrave. Le refus de soumettre le traité aux ratifications populaires évitera peut-être de nouveaux désaveux après les « non » français et néerlandais. Mais il ne permettra pas de regagner la confiance des citoyens. La pente ne sera pas remontée. Alors les dirigeants européens continueront de faire la sourde oreille. La défiance croissante envers le cours actuel de la construction européenne ne trouvera pas de canal pour s’exprimer, si ce n’est sous la forme du nationalisme. Avez-vous remarqué que seule la contestation nationaliste a voix au chapitre ? Les Polonais en ont été les porte-parole les plus visibles. Mais les exigences de Tony Blair n’avaient pas grand-chose à leur envier. Et Sarkozy aussi a contribué à ce climat en prétendant qu’en votant « non » les Français s’étaient opposés au principe même d’une Constitution européenne, dénaturant au passage le sens de leur vote. L’Union européenne a choisi ses opposants. Elle a strictement limité le droit des peuples à celui de quitter l’Union, qui doit être introduit par le nouveau traité. C’est ainsi qu’elle nourrit chaque jour le nationalisme, ennemi commode peut-être, ennemi compatible sans doute, mais ennemi funeste qui pourrait un jour emporter bien plus que ces institutions moribondes.

L’adoption de ce traité marquerait donc un basculement annonciateur de désastres. La construction européenne a été jusqu’ici un processus d’évolution graduelle. Ses progrès n’ont jamais été pleinement satisfaisants, mais on pouvait au moins se dire qu’ils en annonçaient d’autres. La voie vers une unification véritable, politique et sociale, du Vieux Continent paraissait ouverte. Cette fois ce n’est plus le cas. Chaque recul est présenté comme la dernière occasion d’en éviter un plus grave. L’objectif d’harmonisation sociale et fiscale est ouvertement et définitivement abandonné. Toute perspective d’Union politique renforcée conduisant à une République fédérale européenne est écartée. Le message envoyé aux Européens est désormais : « vous avez le choix entre l’Europe telle qu’elle l’est ou encore moins d’Europe ».

Dans un tel contexte, un nombre croissant d’Européens se laisseraient gagner par le rejet nationaliste de toute intégration européenne. Ils ne manqueraient pas de prétextes pour cela. Déjà chaque sommet crée les ressentiments qui pourriront le suivant. A Berlin, les chefs d’Etat ont buté sur le contentieux sur les procédures de vote que le compromis du précédent projet de Constitution n’avait visiblement pas suffi à éteindre. Or la réforme des procédures de vote déjà introduite dans le texte rejeté par les Français et les Néerlandais était alors présentée comme la solution des désaccords non réglés par le traité de Nice. Que dire aussi de la Charte des droits fondamentaux ? Compromis laborieux accouché à Nice, elle avait été intégrée à grand peine dans le projet de Constitution, puis elle a été affaiblie à nouveau pour ce nouveau traité. Dans les deux cas, l’union de façade est préservée par des bricolages de plus en plus grossiers : calendriers tordus de mise en œuvre, multiplication des dérogations, ambigüité croissante dans la rédaction…

La lente agonie de l’ambition progressiste européenne est donc inévitable ? L’unification politique et sociale de l’Europe serait donc impossible ? Non. Mais elle s’oppose fondamentalement à une mondialisation libérale qui exige chaque jour de nouveaux reculs des droits démocratiques et sociaux. Ce qui est en train de tuer l’Europe à petit feu n’est pas la bêtise de son peuple, c’est la conversion de ses chefs à l’accompagnement de la mondialisation libérale. Il n’est donc possible de sauver l’Europe qu’au prix d’une double révolution dans le contenu et dans la méthode. Le moyen de cette révolution pacifique et démocratique est connu. C’est la convocation d’une Assemblée constituante élue par tous afin d’adopter des institutions conformes à l’intérêt général européen, en permettant la naissance d’une souveraineté populaire européenne face aux intérêts privés qui condamnent aujourd’hui l’Europe démocratique et sociale à un recul inexorable.

RAG 34. Les lolo's 34

10:41 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MINI TRAITE, UE

04.07.2007

Le calendrier de la France d’Après

RéSo vous donne toutes les dates des réformes et des mobilisations à lancer contre le gouvernement UMP.

Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent agir rapidement pour mettre en place leurs réformes les plus contestables et éviter des mobilisations sociales.

Profitant de la période estivale, la droite va tenter d’esquiver l’attention des Français pour appliquer les mesures les plus anti-sociales de son programme. Ne restons pas sans réaction !

Dès juillet 2007…

Projet de loi sur l’autonomie des universités.
Mesure de déduction des intérêts d’emprunts au détriment du budget consacré au logement social.
Adoption du bouclier fiscal à 50% au profit des couches les plus favorisées de la population.
Suppression des droits de succession pour les Français les plus aisés.
Nouveau projet de loi sur la délinquance instituant les peines-planchers et l’abaissement de l’âge de la majorité pénale.

Au programme de la rentrée de septembre...

Nouvelle loi sur l’immigration durcissant encore les conditions d’accès au regroupement familial et augmentant les objectifs d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière.
Projet de loi sur le service minimum dans les transports rognant profondément le droit de grève.

Et aussi...

Application d’une franchise médicale sur les soins
Baisse des cotisations sociales pour les entreprises financées par une TVA sociale.
Mise en place d’un contrat de travail unique sur le modèle du CNE/CPE.
Nouvelle loi sur les retraites.

REAGISSEZ !

http://www.re-so.net/spip.php?article3720

mis en ligne le 21 juin 2007

RAG 34. les lolo's 34

11:45 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESO

03.07.2007

Travailler plus longtemps pour une retraite toujours moindre

La revue de presse de Clotilde Dumetz (extrait du 3.07.07).


Le vrai projet du gouvernement ?...

"Nous tuer au travail"... C'est la Une de L'Humanité...

L'Huma qui ne digère pas la petite phrase de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde... "Pourquoi s'arrêter à 60 ans ou à 65 ans ?"...

"Travailler plus... au-delà de 65 ans"... Pour le quotidien, pas de doute : Christine Lagarde préconise de retarder encore l'âge du départ en retraite...

Dans son éditorial, Maurice Ulrich explique que oui, "l'idée que Guy Roux ne puisse entraîner Lens pour cause de limite d'âge est sans doute imbécile... que personne n'aurait eu la crétinerie de contraindre Picasso ou Matisse à cesser de peindre au-delà de 65 ans...

Sauf que là... Christine Lagarde feint de confondre la mise en oeuvre du talent... le travail de création qu'on exerce avec passion... avec le labeur à la chaîne et les travaux les plus pénibles"...

Mauric Ulrich poursuit... "Le travail toute la vie, ce n'est pas pour les actionnaires, mais pour tous les salariés... d'abord les plus modestes... C'est tout simplement ce qui s'appelle une politique de classes"...

Travailler... travailler...

Et les vacances alors ?...

Eh bien il faut les prendre... Et l'exemple viendra d'en haut...

Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... ce petit encadré, intitulé "Trois semaines de vacances"...

Sarkozy le souhaite... Sarkozy l'a dit... Sarkozy le veut... Cette année, sauf drame, les ministres devront, comme lui, savoir prendre de vraies vacances... Si possible, trois semaines... Et dans l'idéal, du 5 au 25 août...

Lire, écouter l'intégralité de la revue de presse de Clotilde Dumetz

RAG 34. Les lolo's 34

10:56 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Travailler plus longtemps, retraite

02.07.2007

L'électricité libre jusqu'à l'absurde


Tribune de Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU ; Bernard Defaix, président de la Convergence pour les services publics ; Pierre Khalfa, secrétaire national de l'Union syndicale Solidaires ; Marc Mangenot, Fondation Copernic ; Christiane Marty, membre du Conseil d'administration d'Attac publiée dans Le Monde du 30 Juin 2007.

1er juillet, la France achèvera le processus de libéralisation de l'électricité. Après les entreprises et les professionnels, ce sera au tour des particuliers de goûter aux délices de l'ouverture à la concurrence. Mais le plat risque de ressembler plus à de la junk food qu'à une création gastronomique.

Le bilan de l'ouverture à la concurrence s'avère en effet catastrophique et ce, quel que soit le pays. Entre 2001 et 2006, les prix du marché ont connu une envolée spectaculaire : 39 % en Espagne, 49 % en Allemagne, 67 % en Finlande, 77 % en Suède, 81 % au Royaume-Uni et 92 % au Danemark ! En France, les entreprises qui ont choisi de quitter les tarifs réglementés de service public ont vu leur facture d'électricité augmenter en moyenne de 76 % sur la même période, quand les tarifs d'EDF restaient à peu près stables.

De nombreux industriels réclament d'ailleurs la possibilité de réintégrer l'univers des tarifs réglementés. Situation si inconfortable que le gouvernement français a complété la loi de décembre 2006 relative au secteur de l'énergie par une disposition permettant un retour partiel aux tarifs réglementés pour les industriels insatisfaits !

Nous sommes donc dans une situation paradoxale. L'ouverture à la concurrence permet de faire baisser les prix, nous disent les bons apôtres du néolibéralisme. Cet argument avait déjà été mis à mal lors de la libéralisation d'autres secteurs relevant auparavant des services publics en réseaux, comme par exemple les télécommunications. Dans ces secteurs, la libéralisation a signifié la fin de la péréquation tarifaire qui avait historiquement permis que les prestations les plus rentables financent celles qui le sont peu ou pas du tout.

L'ouverture à la concurrence a donc entraîné "un rééquilibrage tarifaire", selon l'expression savoureuse de la Commission européenne, avec une baisse de prix pour les gros consommateurs, en particulier les entreprises, la grande masse de la population voyant, au contraire, ceux-ci s'envoler. Les zélateurs de la libéralisation expliquaient que "ce rééquilibrage tarifaire" permettrait aux entreprises de baisser leurs prix, les particuliers étant donc gagnants sur le long terme. On ne peut ici que reprendre ce que disait Keynes aux économistes libéraux de son époque : "Sur le long terme, on sera tous morts."

On savait après les premières libéralisations dans les services publics que la promesse d'une baisse des prix relevait de la pure propagande pour la grande majorité de la population. Dans le cas de l'électricité, même la plupart des entreprises n'en profiteront pas ! On a là un exemple parfait de l'application dogmatique des préceptes néolibéraux.

Mais ce n'est pas tout. L'ouverture à la concurrence pousse au sous-investissement, ce d'autant plus qu'elle s'accompagne d'une privatisation des opérateurs publics. Investir dans les services en réseaux coûte cher. Dans le cas de l'électricité, cela coûte d'autant plus cher qu'il faut investir dans des moyens de production pour lesquels le retour sur investissement prend beaucoup de temps. On est donc loin de la logique à court terme du capitalisme financier. La volatilité des prix sur le marché de l'électricité et l'absence de visibilité sur leur évolution renforcent encore cette tendance au sous-investissement, qui produit inévitablement des ruptures d'approvisionnement des usagers.

De plus, l'électricité ne se stocke pas. Il faut donc en permanence ajuster l'offre à la demande. Cet équilibre n'était déjà pas simple à assurer avec un seul opérateur. Il devient très compliqué avec l'ouverture à la concurrence quand se multiplient les intervenants, surtout quand ceux-ci ont comme première préoccupation la rentabilité financière. Le risque est donc très important qu'un déséquilibre dans le réseau s'avère impossible à gérer.

Enfin, le transport de l'électricité s'effectue avec des pertes en lignes importantes. Il est donc absurde économiquement et écologiquement de produire de l'électricité dans un pays pour aller la vendre à des milliers de kilomètres de là. L'ambition d'un "grand marché européen de l'électricité", portée par la Commission européenne, est une absurdité dangereuse.

Plus les réseaux sont interconnectés et plus les risques de dysfonctionnement majeur liés au sous-investissement et aux ruptures d'équilibre dans le réseau s'aggravent. Le cas de la Californie est emblématique, mais n'est pas unique. Les pannes géantes en Espagne, en Italie et, en novembre 2006, à travers l'Europe en sont les manifestations les plus visibles.

La libéralisation est enfin incompatible avec l'objectif prioritaire de sobriété énergétique indispensable pour commencer à résoudre la crise écologique : aucune entreprise ne souhaite voir baisser son chiffre d'affaires et n'a donc intérêt à ce que la consommation diminue ! Au moment où le débat énergétique devient un enjeu citoyen intégrant à la fois les questions du réchauffement climatique, du développement durable et du principe de précaution, on peut douter que la concurrence soit le meilleur moyen d'ouvrir ce débat et de le mener démocratiquement.

Tous ceux qui se sont, un minimum, penchés sur ce dossier savent tout cela. Cette analyse n'est plus vraiment contestée aujourd'hui. Et pourtant la Commission européenne ne renonce pas, et les gouvernements suivent. Sur ce sujet, la "rupture" promise par Nicolas Sarkozy attendra... à moins que, dans les jours qui viennent, la raison l'emporte et que le gouvernement proclame un moratoire sur le processus de libéralisation. Ne rêvons cependant pas, les apôtres du néolibéralisme ont montré qu'ils ne s'encombraient pas du principe de réalité.

RAG 34. Les lolo's 34

11:24 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF, PRIVATISATION, SERVICE PUBLIC, TARIF ELECTRICITE

Le passage sous la barre des deux millions de chômeurs est hautement contestable

Comme à l’accoutumée, les chiffres du chômage publiés par le gouvernement laissent planer une doute sérieux quant à leur réalité.

Le passage sous la barre des deux millions de chômeurs est hautement contestable. De nombreux indicateurs publiés au sein même des statistiques du gouvernement attestent du peu de sincérité de ces chiffres. En effet, la baisse de nombre de chômeurs est en décalage avec l’atonie de la croissance (2%), la faiblesse des créations d’emplois. Comment le nombre de chômeurs aurait-il pu sincèrement baisser de 486.000 depuis février 2005, alors même que la France n’a créé que 320.000 emplois sur la même période ?

Les statistiques publiées par l’ANPE sont en contradiction avec cette tendance, puisque les « sorties de l’ANPE pour reprise d’emploi », sont en baisse de 3% au cours du dernier trimestre. Cette baisse optique est imputable notamment à des manipulations statistiques, comme le démontre l’évolution des radiations administratives : + 5,2%.

Aujourd’hui, le doute planant sur a fiabilité des ces chiffres est tel que le gouvernement a dû confier en catastrophe une mission à l’IGF et à l’IGAS ! Hélas, sa publication annoncée au cœur de l’été laisse planer des doutes quant à la sincérité des intentions du gouvernement.

Le Parti socialiste demande au gouvernement d’autoriser sans délai la publication de “l’Enquête Emploi” de l’INSEE, qui seule peut attester de la situation réelle du chômage dans notre pays.

Communiqué du Parti socialiste

RAG 34. Les lolo's 34

08:37 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CHÔMAGE, ANPE, UNEDIC-ASSEDIC

28.06.2007

L'Uniopss, dubitative sur le revenu de solidarité active



L'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss) a déclaré, le 26 juin, craindre que les travailleurs pauvres ne soient les laissés-pour-compte du revenu de solidarité active (RSA). Ce dernier, inscrit dans l'avant-projet de loi "en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" présenté en conseil des ministres le 20 juin, est censé à assurer aux bénéficiaires de minima sociaux, RMI et API (allocation parent isolé) notamment, un revenu supplémentaire s'ils reprennent un travail. Mais ce texte ne mentionne pas les minima sociaux pour les handicapés, les chômeurs en fin de droit ou les "travailleurs pauvres".

"Dans l'avant-projet de loi, les travailleurs pauvres ne sont plus concernés", contrairement au RSA initialement (en avril 2005) imaginé par Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs, devenu Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté [dans le gouvernement Fillon II], a constaté Bruno Grouès, conseiller technique du pôle lutte contre les exclusions de l'Uniopss.

Dès lors, risque de se produire "une grave inégalité entre les bénéficiaires du RMI ou de l'API, qui auront droit au RSA, et les travailleurs pauvres, qui ne bénéficient pas de minima sociaux mais sont en dessous du seuil de pauvreté (774 euros par mois pour une personne seule)", a-t-il expliqué. Selon l'Union, la France ils seraient 7 millions en France.

Par ailleurs, "seuls ceux [les bénéficiaires de minima sociaux, ndlr] qui travaillent vont gagner plus", a-t-il poursuivi. Or, "beaucoup de personnes ne sont pas en mesure, temporairement ou sur une plus longue durée, d'exercer une activité, parce que la vie leur a frappé trop dur sur la tête. Or, pour eux, le RMI ne progressera pas", a-t-il déploré.

L'Uniopss demande que pour ces personnes, "les minima sociaux soient conservés" et que le RMI (440,86 euros pour une personne seule en métropole) soit maintenu comme un "droit inconditionnel".
Celui-ci a regretté également qu'il n'existe "aucun chiffre, dans l'avant-projet de loi, sur le montant du RSA", ajoutant qu'il aurait souhaité au moins "une fourchette".

Enfin, l'Uniopss, qui compte parmi ses adhérents aussi bien des associations gestionnaires de foyers d'hébergement que des centres hospitaliers ou des services d'aide à domicile, a dit "craindre que le projet soit bouclé trop vite", avant même les résultats des expérimentations entamées dans une quinzaine de département et qui doivent durer trois ans.

La Gazette des communes


RAG 34. Les lolo's 34

14:06 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RSA, RMI, ASS, API, AAH, minima sociaux

23.06.2007

Petit Bard (Montpellier) : "Le GIE Liquidé, la SERM reprend le gâteau !"

(info non vérifiée)
Le GIE Sud Habitat d'Alain VALAT et voulu par Georges Frêche , est liquidé. Pendant plus d'un an cette structure a profité aux principaux membres dont Alain VALAT. Des millions d'Euros ont été détourné enrichissant ces personnes sous forme de salaires élevés, de remboursements de frais kilomètriques (souvent irréalistes) ainsi que les paniers repas dans les plus belles tables de Montpellier. Aujourd'hui, ces gens continuent de vivre leur aventure tranquillement. En effet, Alain VALAT et ses principaux collaborateurs se sont retrouvés dans une société de conseil en immobilier KAIROS CPNSULTING. Le GIE en fait a été liquidé pour effacer toutes les traces de ces détournements d'argent et d'abus de biens sociaux ! Ces gens là doivent être poursuivis ! Aujourd'hui, la SERM reprend à son compte le projet de Rénovation du Petit Bard en...

Pour lire la suite cliquez ici

RAG 34. Les lolo's 34

10:03 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Petit Bard, Montpellier

Les électeurs se sont invités dans le débat sur le mini-traité européen de Sarkozy



Avec l'aimable autorisation du site Marianne 2007 , je vous livre ci-dessous une interview (propos recueillis par Anna Borrel) que j'ai accordée à ce site concernant l'impact européen méconnu du résultat des élections législatives de dimanche dernier. Sur le même sujet, je publierai jeudi 21 juin une tribune dans le journal Le Figaro, le jour de l'ouverture du sommet européen de cloture de la présidence allemande de l'Union européenne. De même, le lendemain à Bruxelles se réunira le réseau de l'Initiative pour une Asssemblée constituante européenne que nous avons impulsé avec nos camarades allemands du LinksPartei, ainsi que des responsables politiques et associatifs d'une dizaine de pays de l'Union européenne. Cette réunion d'étape doit permettre d'amplifier notre campagne pour l'élection d'une Assemblée constituante européenne qui remette enfin les peuples au poste de commande de la construction européenne.

Lire la suite

RAG 34. les lolo's 34

07:03 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON

17.06.2007

Détente : Musique polynésienne sur Radio Morbihan Plus (Bretagne, Tahiti)

Breizh Polynesia et Tahiti en France se sont associés à Radio Morbihan Plus : une radio internet qui émet 24h sur 24. La première de l'émission "Toere", consacrée à la musique polynésienne a eu lieu mercredi 13 juin à 19 heures (heure française).

Chaque jour à 19 h, cette radio Internet proposera de la musique de nos îles et de petits reportages et infos concernant la communauté polynésienne de Métropole.
Les initiateurs de ce projet comptent sur tous les amoureux de la Polynésie française pour les aider dans cette entreprise.
Le site de la radio => http://radiomorbihanplus.fr ou vous trouverez tous les renseignements et le moyen d'écouter en direct.

Réécoutez les précédentes émissions
(puis clicker sur le bouton rediffusions).

RAG 34. Lolo34

15:14 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BREIZH POLYNESIA, TAHITI, RADIO MORBIHAN PLUS

DOSSIER DARFOUR. African Vertigo : Darfour, de la mobilisation humanitaire à la dérive idéologique

African Vertigo : Darfour, de la mobilisation humanitaire à la dérive idéologique
par Florence Brisset-Foucault et Jade Lindgaard

A propos du conflit au Darfour, au fil des semaines, erreurs factuelles, contre-sens, contre-vérités, petits mensonges et grandes exagérations s’accumulent, mettant en alerte une opinion publique mal informée sur la réalité du conflit qu’elle pense dénoncer.

Lire la suite


Choses (mal) vues au Darfour
par Jérôme Tubiana

Quand BHL part en reportage pour "Le Monde", d’erreurs en contre vérités, les faits perdent leurs sens au profit d’une vision simpliste et romantique du conflit.

Lire la suite


Darfour, une mobilisation tapageuse et fragile
par Rony Brauman

Instrumentalisation du "génocide", absolutisation du conflit, dimension militaire effacée derrière l’ humanitaire : l’idéologie interventionniste noie la réalité du Darfour sous un fatras compassionnel.

Lire la suite


Autres articles à lire dans Dossier DARFOUR

RAG 34. Lolo34

06:33 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DARFOUR, MOUVEMENTS

15.06.2007

Ingrid Betancourt, communiqué du Parti socialiste

Miguel Angel Moratinos, Ministre espagnol des Affaires étrangères, et Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération helvétique, viennent d’annoncer, après l’échec de l’initiative médiatique et solitaire prise par le Président de la République française Nicolas Sarkozy pour Ingrid Betancourt, une intensification des contacts entre les parties colombiennes en vue de trouver un compromis permettant la libération des otages politiques et militaires détenus par les FARC.

Le Parti socialiste se félicite de la décision prise de façon concertée par deux pays reconnus comme médiateurs par le gouvernement colombien comme par les FARC. Il espère que la France, membre également de ce groupe, acceptera de soutenir une initiative, certes peu spectaculaire, mais seule de nature à faire avancer la libération d’Ingrid Betancourt.

Communiqué du secrétariat international

Note précédente : Mélanie Bétancourt, la petite mousquetaire

RAG 34. Lolo34

19:50 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

MANIF DE DROITE : TRAVAIL,FAMILLE,TELEVISION...(vidéo)

La culture, ça fait mal à la tête.

Gauchistes : terroristes !

On a gagné, on a gagné : Ca c'est d'la cravate de droite !

Les riches à Versailles, les pauvres sur la paille !

Nous sommes fiers des violences policières

BIGARD, BIGARD, AHaHA HAHA...

La culture ça fait mal à la tête !

Moins d'artistes, plus de police !

Johnny reviens, tu paieras moins...

Le tiers-monde au travail ...

Christine BOUTIN, montre-nous le chemin...

etc.
Pardon, pardon pour le dérangement !

Des "artistes de rue de droite" se mobilisaient pour "soutenir" le gouvernement. Manif organisée par les intermittents du spectacle en 2003.



Durée: 09:08 pris le: 26 Avril 2007 Lieu : France Le 25 octobre 2003, des "artistes de rue de droite" se mobilisaient pour "soutenir" le gouvernement.

Arnaud Contreras a réalisé un documentaire-court sur cet évènement culturel inouï, absurde, à prendre avec humour (dommage qu'il faille le préciser, mais les commentaires de gauche comme de droite sont parfois trop emportés).

Pour + d'infos sur la vidéo:
www.contreras.fr

En savoir plus : RESTONS VIVANTS !

RAG 34. Les lolo's 34

16:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Manif de DROITE

14.06.2007

L’augmentation de la TVA va amputer le pouvoir d’achat

Laurent Fabius juge "énorme" la hausse de cinq points de la TVA envisagée par le gouvernement et estime qu’elle risque d’amputer sensiblement le pouvoir d’achat des Français.

"Aujourd’hui, la TVA c’est 19,6%. Si on augmente de cinq points, cela veut dire que la TVA augmente de 25%, c’est absolument énorme", a déclaré l’ancien premier ministre socialiste sur France 2.

Le Premier ministre François Fillon a exclu mardi soir pour 2008 toute hausse de la TVA, qui pourrait à terme être de l’ordre, selon lui, de cinq points.

A l’opposé de François Fillon, Laurent Fabius juge qu’une telle mesure aurait des répercussions négatives sur les prix et l’emploi.

"Il n’y a aucune garantie d’aucune sorte (...) cela risque de se traduire par une augmentation des prix (...) donc risque d’amputation sur le pouvoir d’achat et du même coup, cela risque d’avoir des conséquences négatives sur l’emploi", a-t-il jugé.

Laurent Fabius a ironisé sur le changement d’appellation de cette mesure, d’abord présentée comme une "TVA sociale", puis mardi soir par François Fillon comme une "TVA anti-délocalisations".

"Il y a une espèce de nominalisme verbal. Quand le gouvernement va s’apprêter à augmenter les taxes sur la santé, il appelle cela ’franchise’. Maintenant, augmentation de la TVA on appelle cela ’anti-délocalisations’".

RAG 34. Les lolo's 34

13:09 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE, POUVOIR D'ACHAT, FABIUS

La "TVA sociale" ou le moyen pour la droite d´augmenter la TVA de 4 á 5 points



Jean-Louis Borloo dès dimanche soir, François Fillon lundi, Jean Arthuis mardi ont annoncé une forte augmentation de TVA après les élections législatives pour financer les cadeaux faits aux plus favorisés. Jean Arthuis a fixé cette hausse de TVA á 5 points, sans ètre une seule fois démenti. Le Premier Ministre vient d´envoyer á ses ministres une lettre de mission en ce sens.

Cette augmentation est programmée pour financer les cadeaux fiscaux faits aux plus aisés des Français. Le boulier fiscal á 50 %, conduisant á la suppression de l´ISF pour la plupart des assujettis, coûtera 4 milliards d´euros en année peine. La réduction des droits de succession, profitant exclusivement aux 10 % de Français les plus riches, coûtera 5 milliards d´euros. La déduction fiscale des intérèts d´emprunt immobilier, favorisant principalement les plus gros propriétaires, coûtera 4 milliards d´euros. La détaxation des heures supplémentaires, qui ne profitera quasiment qu´aux entreprises, coûtera 4 milliards d´euros.

Ces cadeaux fiscaux, d´un montant dépassant 15 milliards d´euros, seront donc financés par une hausse de plusieurs points de TVA, qui grèvera le pouvoir d´achat de tous les Français, á commencer par les classes moyennes et populaires. C´est donc la majorité des Français qui paiera les cadeaux faits á la minorité la plus fortunée.

Cette TVA, contrairement á ce que prétend le gouvernement, n´aura rien de social. La droite essaye ainsi de faire croire que la hausse de TVA serait compensée par une hausse des salaires consécutive á une baisse des cotisations sociales patronales.

Rien n´est plus faux : les exonérations prévues par la droite ne visant que les cotisations patronales de sécurité sociale, elles bénéficieront aux employeurs, qui verront l´augmentation de leurs marges financées par une hausse de TVA pour tous. Et mème si ces baisses de cotisations patronales se répercutent un peu sur les salaires, les inactifs, les chômeurs et les retraités n´en verront pas la couleur.

D´un côté plus de 15 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus aisés, de l´autre une hausse de 4 á 5 points de TVA de l´aveu mème du gouvernement, tel est le contenu de la politique économique et fiscale qu´entend conduire la droite au lendemain des élections législatives.

Communiqué du Secrétariat national

RAG 34. Les lolo's 34

12:51 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE, LEGISLATIVES 2007

Le projet de TVA du gouvernement est antisocial

Laurent Fabius a qualifié mardi la TVA sociale projetée par le gouvernement Fillon de "TVA anti-sociale" qui vise à "financer les avantages fiscaux de quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population".

"Nous sommes extrêmement opposés cette TVA anti-sociale", a déclaré l’ancien Premier ministre, lors du point de presse quotidien du PS. "Avant les élections c’est le temps des douceurs mais après vient le temps des additions", a-t-il ironisé.

Cette TVA "signifie qu’on va financer des avantages fiscaux réservés à quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population puisque tout le monde paie la TVA et d’autre part qu’il risque d’y avoir une augmentation des prix qui viendra ponctionner le pouvoir d’achat", a-t-il déclaré.

Il a fustigé la proposition du président da la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis (UMP), mardi dans Les Echos d’augmenter la TVA de 5 points.

Ce serait "faire passer la TVA en moyenne de 19,6 à 24,6 points ce qui est énorme et injuste", a-t-il déploré.

Evoquant l’exemple de l’Allemagne évoqué par Jean-Louis Borloo (Economie), il s’est dit "pas rassuré" car "les Allemands ont augmenté de trois points la TVA et les 2/3 des sommes ont été pour alimenter le budget de l’Etat".

"Quand on nous dit transfert entre les cotisations, je n’y crois pas", a-t-il asséné. "Les friandises fiscales qui représentent entre 10 et 15 milliards d’euros ne sont pas financées et ce serait irresponsable d’augmenter la dette" a-t-il assuré. "Quand vous avez une avalanche de dépenses prévues et des moindres recettes, il est évident qu’il y a sous la table quelque chose" a-t-il argué.

RAG 34. Les lolo's 34

05:49 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, TVA sociale

10.06.2007

Mélanie Betancourt, la petite mousquetaire

Le principal hebdomadaire colombien, Semana, a réalisé un portrait de Mélanie Delloye Betancourt, plus de cinq ans après l’enlèvement de sa maman. IngridBetancourt-idf.com vous en restitue l’intégralité, en français.

Mélanie Delloye Betancourt, la fille d’Ingrid Betancourt, est devenue le fer-de-lance en France des campagnes pour la libération des otages. SEMANA a parlé avec elle.

Les récentes critiques de Mélanie Delloye Betancourt contre le président colombien Alvaro Uribe, ont amené plus d’une personne à froncer les sourcils et désapprouver de la tête. Beaucoup de Colombiens faisaient la même chose quand, il y a des années, sa mère abordait les sujets qui fâchent au Sénat. La fille a hérité de sa détermination comme de sa capacité à parler sans faire de mystères, pour exprimer ce qu’elle pense avec le cœur. « Une chose que ma maman nous a transmis à mon frère et moi es le sens de la lutte, mais de la lutte quand on croit réellement en quelque chose », explique Mélanie.

A 21 ans, elle a consacré tous ses efforts et ses larmes à faire connaître à l’étranger, le fléau de la prise d’otage en Colombie, à travers l’histoire et l’image de sa mère. « Cela me fait toujours mal quand je vois certains articles qui disent que nous luttons uniquement pour ma maman et pour Clara (ndlr : Rojas, collaboratrice d’Ingrid, enlevée avec elle). Et cela me fait mal parce que depuis le début, nous avons réellement tout fait pour également parler des autres et faire comprendre que ma maman est un symbole mais qu’il y a 58 otages politiques et des milliers d’autres pour des raisons économiques ». C’est pourquoi sa voix n’a pas tremblé à l’heure de dénoncer ce qu’elle considère comme un manque de volonté du gouvernement colombien quant à négocier avec les FARC pour parvenir à un accord humanitaire. Un accord humanitaire qui permettrait de libérer les otages politiques, parmi lesquels certains sont privés de liberté depuis près de neuf ans.

Quand, le 23 février 2002, Ingrid a été amenée par la force dans les profondeurs de la jungle colombienne, Mélanie avait 16 ans, l’âge auquel une jeune a le plus besoin de sa maman. Elle a aujourd’hui 21 ans et a déjà eu sa licence de philosophie à l’Université de la Sorbonne. Elle a du grandir plus vite, comme tous les enfants qui affrontent la dure réalité d’avoir un parent séquestré. A son jeune âge, elle a déjà un agenda de rendez-vous avec des chefs d’Etat, des journalistes et des hommes politiques. Mais elle a grandi face aux circonstances. Les micros ne l’intimident pas et elle est une leader naturelle qui a réussi à mobiliser des milliers de personnes en France, pour générer la prise de conscience sur la tragédie que vivent les plus de 3.200 otages de Colombie.

Le 16 mai, la famille Delloye Betancourt a eu un sursaut de joie quand elle a entendu les déclarations du policier Jhon Frank Pinchao, qui avait récemment échappé aux FARC après huit ans de captivité. Il disait avoir été dans le même campement qu’Ingrid et racontait qu’elle était vivante et en bonne santé. Il a ajouté qu’elle écrivait beaucoup, faisait de l’exercice quand elle pouvait, essayait de lui apprendre le français et avait tenté de s’échapper à cinq reprises. « Qu’il nous apporte des nouvelles de ma maman a été très fort car nous ne savions plus rien d’elle depuis quatre ans. Je crois que nous avons tous été soulagés de savoir qu’elle était bien en vie, bien que cela soit une certitude que j’ai toujours eu en moi, malgré les rumeurs », a assuré Mélanie.

Le cas de Pinchao a amené Nicolas Sarkozy à réitérer sa demande au président colombien, de soutenir une négociation avec la guérilla, tel qu’il l’avait dit dans son discours de prise de fonction. Le nouveau président français a, de plus, reçu Mélanie, son frère Lorenzo (âgé de 18 ans) et son père, Fabrice Delloye, pour une réunion privée au Palais de l’Elysée. Mais quelques heures plus tard, Alvaro Uribe ordonnait : « Messieurs les généraux, nous allons porter secours à Ingrid Betancourt, je vous en prie ». Ce n’est pas un secret et Pinchao l’a redit : un raid a feu et à sang mettrait en péril la vie des otages. « Ces déclarations m’ont honnêtement parues complètement irresponsables » a expliqué Mélanie à Semana alors qu’elle traversait la Ville Lumière pour arriver à un autre de ses rendez-vous. « Car si ce que cherche réellement Uribe, est la libération de ma maman et des autres otages politique par la voie militaire, la moindre des choses qu’il doit faire est de traiter ce dossier avec discrétion et non pas faire des annonces au monde entier. Il me semble que ses paroles ont été un coup médiatique ».

La France est sa deuxième maison, mais la Colombie continue à être sa patrie, où elle a passé la plus grande partie de sa vie. Ses parents se sont séparés quand elle avait 4 ans, mais elle assure qu’ils ont su gérer intelligemment le divorce et que jusqu’à aujourd’hui, malgré la terrible distance, ce sont de grands amis. Avec l’époux d’Ingrid, Juan Carlos Lecompte, elle maintient également une relation proche et le remercie du profond amour qu’il ressent pour sa mère. A 11 ans, elle a été obligée, pour la première fois, de quitter le pays à cause des menaces qui planaient sur elle et son frère, quand sa mère était congressiste. A 14 ans, elle est revenue et a vécu à Bogota jusqu’à ce qu’Ingrid lance sa campagne présidentielle. Depuis lors, elle n’a pas pu revenir mais elle rêve de le faire, tous les jours.

Elle se souvient aussi des conversations franches et ouvertes qu’elle avait, chaque jour, avec sa maman. « Elle est quelqu’un d’extrêmement intelligent qui sait prendre un peu de distance avec les choses pour les analyser. Sa présence était infinie et c’est pourquoi son absence l’est aussi », dit Mélanie avec nostalgie, avant d’assurer qu’elle a été la meilleure maman du monde. Elle est également très reconnaissante vis-à-vis de la relation étroite qu’elle entretient avec son frère, Lorenzo, qu’elle a pu voir grandir et devenir un homme, à la différence de sa mère.

A présent, Mélanie est une femme indépendante qui vit seule à Paris. Il n’est pas rare de la rencontrer, un jour comme un autre, marchant au bord de la Seine, sur le Champ de Mars ou la Place de la Concorde avec une photo de sa mère, grandeur réelle. Suivie par des centaines de personnes de différentes nationalités qui portent des pancartes demandant la libération des otages en Colombie. Il n’est pas rare non plus de l’écouter faire des déclarations à la radio ou au Parlement européen. Peut-être que tous ne sont pas d’accord avec sa vision du monde et son opinion politique, mais personne ne peut nier qu’elle n’a pas connu de répit dans sa lutte, que sa volonté inébranlable comme son espoir ont inspiré des milliers de personnes. Des milliers de citoyens honnêtes qui, comme elle, attendent le retour prochain des otages parmi leurs proches.

http://www.ingridbetancourt-idf.com/base/article.php3?id_...

RAG 34. Lolo34

14:23 Publié dans Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

08.06.2007

La démocratie c'est l'équilibre des pouvoirs

Clip officiel Durée : 02:24 Pris le : 08 juin 2007 Lieu : France Campagne officielle - Élections législatives 2007 - Appel au vote de Laurent Fabius



RAG 34. Les lolo's 34

23:00 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DEMOCRATIE, EQUILIBRE DES POUVOIRS, FABIUS

06.06.2007

Service public : Journée nationale européenne sur les dangers, pour la qualité du service public, de la libéralisation totale du courrier

Le Parti socialiste apporte son soutien à la journée nationale européenne organisée le 6 juin par le syndicat UNI Europa Poste qui regroupe plus d’un million de postiers dans l’ensemble de l’Union Européenne. Cette journée d’action vise, à juste titre, à sensibiliser les citoyens européens sur les dangers, pour la qualité du service public, de la libéralisation totale du courrier.

Comme l’ont exprimé les députés socialistes français qui siègent dans les différentes commissions concernées du Parlement européen, le Parti socialiste reste totalement opposé au projet de directive qui prévoit l’ouverture à la concurrence pour le courrier de moins de cinquante grammes. Cette position est également partagée par les gouvernements d’autres Etats membres. En France, la suppression du « domaine réservé » de la Poste mettrait gravement en péril le financement des obligations de service public et de sa présence sur l’ensemble du territoire.

Déjà, en France comme dans le reste de l’Europe, les premiers effets de la dérégulation postale sont largement négatifs : fermeture de bureaux de plein exercice, transformation de bureaux en simples « points poste », rupture de la continuité du service public, réduction du nombre de tournées, baisse généralisée de la qualité du service… En dix ans, 300.000 emplois ont été supprimés dans l’ensemble des opérateurs historiques européens quand seulement 60.000 ont été créés dans le secteur privé.

Depuis cinq ans, la droite française a apporté un soutien inconditionnel aux libéraux et conservateurs européens en faveur de la dérégulation postale. Il ne faut pas compter aujourd’hui sur Nicolas Sarkozy et François Fillon qui ne jurent que par la réduction du périmètre de l’action publique, pour rompre avec cette orientation.

Le Parti socialiste soutient donc ce mouvement social européen et rappelle son attachement au maintien du monopole public du courrier pour les particuliers, gage de cohésion sociale et territoriale en France comme en Europe.

Communiqué du Bureau National

RAG 34. Les lolo's 34

13:40 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE PUBLIC, LA POSTE

04.06.2007

Erika : les réquisitions sont enfin tombées

Crédit Photo : AFP/Marine Nationale
La poupe du pétrolier maltais Erika en train de sombrer, le 12 décembre 1999

Le parquet a requis lundi la relaxe des secours mais la condamnation pour "pollution" de 7 acteurs, dont Total, qu'il voudrait voir verser 350.000 euros.

Dénonçant leur "désivolture" des acteurs de ce drame, le ministère public a en outre requis un an de prison contre le propriétaire de l'Erika et contre le gestionnaire.

La journée était attendue par les victimes. Après près de quatre heures de réquisitoire, le parquet de Paris a rendu lundi soir devant le tribunal correctionnel ses réquisitions dans le procès du naufrage en 1999 de l'Erika, qui avait souillé quelque 400 kilomètres de côtes françaises. Voici le détail des réquisitions puis les raisons invoquées par le ministère public.

Condamnation pour "pollution" et amende maximum de 375.000 euros requises contre la société Total SA.
Condamnation pour "pollution" et amende de 375.000 euros requises contre la société de classification italienne Rina, chargée notamment d'inspecter les travaux effectués sur le bateau.
Condamnation et peine d'un an de prison, avec possibilité de sursis, et amende de 75.000 euros requises contre Giuseppe Savarese, propriétaire de l'Erika (armateur) et contre Antonio Pollara, le gestionnaire de l'Erika, pour avoir été "par imprudence et négligence" à l'origine d'une "pollution" et pour "mise en danger de la vie d'autrui".
Condmanation pour "pollution" et amende de 10.000 euros requises contre l'Indien Karun Mathur, capitaine de l'Erika.
Relaxe à l'encontre des quatre responsables des secours poursuivis pour abstention volontaire de combattre un sinistre.
Relaxe requise pour Bertrand Thouillin, la seule personne physique de Total poursuivie.
Relaxe pour les propriétaires de Selmont, coquille vide qui a affrété l'Erika pour six mois et auprès de laquelle Total a affrété à son tour le navire pour un seul voyage.
Le ministère public a ainsi voulu dénoncer l'enchaînement des "comportements désinvoltes" qui ont abouti au naufrage du pétrolier, prélude à une marée noire. Conclusion du parquet : Total et

Pour la relaxe des secours, le parquet a notamment mis en avant le matériel vétuste et les "difficultés techniques" du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) d'Etel et du Centre opérationnel de la marine (COM), soulignant que le jour du naufrage, en pleine "tempête", ils étaient débordés par "d'autres événements urgents". Relaxe demandée également pour les deux propriétaires de Selmont, la société intermédiaire auprès de laquelle Total avait loué le navire.

La déclaration de culpabilité du groupe pétrolier, qui a annoncé un bénéfice record de 12,27 milliards d'euros en 2005, pourrait entraîner sa responsabilité civile et le contraindre à réparer les dommages davantage qu'il ne l'a déjà fait. Quant au gestionnaire, à l'armateur ou à la société de classification de l'Erika, ils risquent gros car leur assurance est plafonnée et risque de ne pas payer si le tribunal estime qu'ils ont commis une "faute inexcusable", souligne un de leurs défenseurs.

"Désinvolture"

Le ministère public a eu la dent dure contre Total, lui reprochant de nier ses responsabilités alors que le groupe "supervisait partiellement la marche même du navire". Quant au vetting, cette inspection du bateau par les compagnies pétrolières, elle engage la "responsabilité" du groupe, a-t-il assuré, jugeant "pour le moins douteux" que la société n'en ait pas eu conscience.

Même sévérité avec les autres acteurs du drame, à commencer par l'armateur et le gestionnaire qui, a-t-il dit, ne pouvaient ignorer "le risque particulièrement grave de pollution" causé par "la corrosion manifeste, généralisée et ravageuse" de ce bateau proche de 25 ans. Et avoir remplacé les tôles "avec des pièces de rechange moins épaisses..., c'est incompatible avec les obligations de prudence", a-t-il lancé, dénonçant le "comportement désinvolte" des deux hommes. Quant à la société Rina, elle "s'est contentée, par complaisance pour son client (Giuseppe Savarese) de prescrire de nouvelles mesures d'épaisseur" de la coque, sans suspendre les certificats de navigabilité.

Le procureur balaie de la main les théories des prévenus pour expliquer le naufrage. L'oscillation violente du pétrole dans les cuves ? Impossible, dit-il, car elles étaient pleines à ras bord, et un tel phénomène fait "un boucan d'enfer" que l'équipage n'a pas remarqué. Une lésion cachée provoquée par un choc ? Tout juste "un scénario ad hoc dont on se garde bien de décrire l'exact mécanisme". Quant au capitaine indien Karun Mathur, resté dans son pays, "il peut lui être reproché d'avoir appareillé à bord d'un navire aux infrastructures manifestement dangereuses (puisqu'il) avait inspecté les cuves de ballast et constaté des anomalies". Le procès doit durer jusqu'au 13 juin.

(D'après agence).

RAG 34. Les lolo's 34

20:52 Publié dans Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ERIKA, TOTAL, TOTALEMENT IRRESPONSABLE ?

02.06.2007

Face au nouveau gouvernement

Auteur : François Delapierre
« « Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt. » Et aujourd'hui, que regarde-t-il alors que paraît le gouvernement ? L'ouverture, encore et toujours l'ouverture. Mais la rupture qui se met en place sous l'ouverture, il ne la voit pas...

Un ancien ministre de Mitterrand, un intime de Hollande, le principal lieutenant de Bayrou - sans parler du transfuge Éric Besson : il est vrai que la pêche a été bonne. Avec de telles prises, qui privent le PS et l'UDF, de l'argument du « rééquilibrage » législatif, la droite devrait ramener des députés à pleins filets. Dans la perspective des réformes à venir, l'ouverture - réelle - aura eu l'immense avantage d'élargir le socle de la majorité. »

Ainsi commence un éditorial du Figaro que je vous recommande chaudement. Vous le trouverez publié dans l’édition de samedi dernier. Il est également consultable sur Internet. La suite est tout aussi pertinente. Il serait dommage de ne pas le faire circuler le plus largement possible afin de dissiper les illusions des gogos qui ont la triste habitude de calquer leur opinion sur la « grande presse ». Car ce papier dément efficacement les publi-reportages peoplisés sur le nouveau gouvernement chargés de faire espérer aux crédules que Sarkozy a renoncé à ses velléités ultralibérales.

Le débauchage de personnalités de gauche a comme unique objectif de contribuer à écraser la gauche aux législatives. Telle est la mission de ce gouvernement nommé pour quelques semaines. C’est ce que confirme très officiellement l’agenda du Premier Ministre. Pour la journée d’hier, une seule obligation : « 10h30, Hôtel de Matignon - Le Premier ministre réunit l’équipe dirigeante de la campagne pour les élections législatives ». Pour aujourd’hui, un seul rendez-vous « 12h00 : Hôtel de Matignon - Le Premier ministre reçoit les parlementaires de la majorité présidentielle ». Même lorsque Fillon finira par faire mine de gouverner, il sera en réalité en train de poursuivre la campagne législative par d’autres moyens.

D’ailleurs qui Sarkozy a-t-il réussi à débaucher ? Les habituels griots de la modernisation de la gauche, qui ne cessent d’inviter celle-ci à renoncer à son opposition frontale à la droite et à brader ses ambitions transformatrices sur l’autel de la modernité. Kouchner était favorable à la réforme Fillon des retraites. Il soutenait la guerre en Irak de Bush. Il voulait gouverner avec Bayrou au nom du fait que le clivage gauche-droite était dépassé. Jouyet était membre des Gracques, ce réseau de technocrates socialistes qui ont appelé à voter Bayrou dès le premier tour. Ces adeptes du pragmatisme aux convictions fluctuantes ne risquent pas de contrarier le nouveau président. Mais comme il s’agit à chaque fois de proches de Hollande et Royal, portés aux nues par les porte-parole autoproclamés de la gauche moderne, tellement plus sympathiques que ces socialistes archaïques qui ont le mauvais goût de ne pas s’agenouiller devant les puissants, Sarkozy espère priver les candidats socialistes dans tout le pays des quelques points qui suffisent à en envoyer plusieurs dizaines au tapis.

Une fois dissipé le rideau de fumée de l’ouverture, tout le reste est d’une clarté limpide. Un gouvernement d’union des droites d’abord. Tous s’y retrouvent : courants dits gaullistes (Alliot-Marie), sociaux (Fillon, Borloo), catholiques (avec Boutin, conseillère officielle du pape au Vatican), libéraux (Hortefeux), centristes (Morin)… ; clans balladuriens, chiraquiens, rafariniens… Ensuite un gouvernement libéral de combat : la Sécu rattachée aux comptes publics, la Fonction publique sous la coupe du ministère du Budget, un ministère de l’immigration et de l’identité nationale pour la première fois depuis Vichy, les ministères à qui reviendront les réformes immédiates confiés aux plus proches conseillers du chef de l’Etat (peines planchers pour Rachida Dati, autonomie des universités pilotée par Valérie Pécresse, réforme de l’Etat pour Eric Woerth, service minimum, contrat de travail unique et régimes spéciaux pour Xavier Bertrand, « assouplissement » de la carte scolaire pour Xavier Darcos). Et un gouvernement mené dans l’ordre protocolaire par François Fillon et Alain Juppé, célèbres pour avoir mis des millions de personnes dans la rue contre leurs projets de remise en cause des droits sociaux, qui ont une lourde revanche à prendre.

Que faire face à un tel gouvernement, à quelques semaines des législatives ? De la politique encore et toujours. Expliquer les dangers que recèle l’offensive de la droite. Argumenter précisément sur les projets gouvernementaux. Convaincre qu’ils ne sont pas des solutions aux problèmes du pays. Aucun réflexe conditionné ne remplacera la conviction argumentée. Car si ce travail de fond n’est pas fait, l’argument du rééquilibrage ne vaut pas tripette. La gauche n’est pas là pour contribuer à la biodiversité politique de la France. Nous n’en appelons pas à la sauvegarde du patrimoine. Notre rôle est de défendre concrètement les intérêts du plus grand nombre. Et d’opposer à la droite une autre vision de l’intérêt général.

RAG 34. Les lolo's 34

21:01 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS, François DELAPIERRE, RAG 34

Parlons de la légalité du Contrat Nouvelle Embauche

Le Tribunal des conflits vient de trancher. Ce n’est pas le juge administratif, mais le juge judiciaire qui connaîtra de la conformité du CNE vis-à-vis du droit international.
L’enjeu était d’importance car le Conseil d’Etat a déjà eu l’occasion de valider la légalité du CNE (octobre 2005) alors que certains Conseils des Prud’hommes le considèrent pour le moment contraire au droit international du travail (Longjumeau, avril 2006).

Retour sur le droit en vigueur…

Ce que dit le droit international (Convention 158 de l’OIT)

• Le principe : un motif valable de licenciement (art.4 de la Convention)

"Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service."

• L’exception : une période d’essai raisonnable (art.2.2.b de la Convention)
"Ne bénéficient pas de cette protection "les travailleurs effectuant une période d’essai (…) à condition que la durée de celle-ci soit fixée d’avance et qu’elle soit raisonnable."

Ce que dit le droit français

• Le principe du CNE :

une période d’essai de 2 ans. Le CNE est soumis au code du travail à l’exception des dispositions relatives au droits des salariés en matière de licenciements "pendant les deux premières années courant à compter de sa date de conclusion."


• L’interprétation : absence de motif réel et sérieux (circulaire du 8 mars 2006)
"Le licenciement durant la période de consolidation n’est pas subordonné à l’existence d’une cause réelle et sérieuse."
Toute la question est donc de savoir si un délai de 2ans est raisonnable. Les salariés ont leur petite idée…

L'abrogation du CNE fait partie des mesures qui seront prises si Ségolène Royal est élue. A contrario Du duo Bayrou Sarkozy qui chercheront à le péreniser ou à s'en inspirer pour instituer un contrat unique de travail.



RAG 34. Les lolo's 34

07:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, RAG 34

01.06.2007

Pour une nouvelle Europe sociale : Un avenir social commun !

Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre le risque d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

A l'occasion de la présentation, à Paris, d'un rapport sur l'Europe sociale de Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, et Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, Ségolène Royal s'est exprimée sur l'organisation d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

C'est une "obligation démocratique", après le rejet du traité constitutionnel par les Français en mai 2005. Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre ce risque politique".

Elle a précisé que "ce référendum interviendra en même temps que les élections au Parlement européen, le 14 juin 2009.

C'est très court, il faudra entre-temps faire la preuve que l'Europe avance", citant comme "preuves", la création d'un salaire minimum européen, la lutte contre le chômage et les délocalisations, l'investissement dans la recherche et "la préparation de l'après pétrole".

"Il faudra mettre en place un gouvernement économique (de la zone euro ndlr) et le faire correctement fonctionner. L'objectif de ce gouvernement économique, ce ne sera pas seulement la lutte contre l'inflation comme c'est le cas aujourd'hui mais également la croissance et l'emploi.

Pour cela, je souhaite que les compétences de la banque centrale soient élargies. C'est une idée qui n'est aujourd'hui en Europe pas consensuelle.

Si l'Europe se relève et devient efficace, les Français accepteront de lui donner des institutions pour fonctionner mais pas l'inverse".

Ségolène Royal a ensuite déclaré que "si la France est bien notre patrie, l'Europe est aussi notre nouvelle frontière".

Défendre en même temps la nation et l'Europe, "non seulement ce n'est pas incompatible mais les deux sont étroitement liées".

Télécharger en PDF "Pour une nouvelle Europe sociale : dix principes pour un avenir commun"

Télécharger le rapport dans son intégralité (doc.pdf)

RAG 34. Ann des lolo's 34

07:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Nature/Environnement , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, EUROPE, TRAITE, TCE, REFERENDUM, RAG 34, ROYAL

30.05.2007

Les Français ne sont pas des paresseux !

Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace

Il faut, parait-il, "réhabiliter la valeur travail". Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne victorieuse. Il considère manifestement que la paresse actuelle des français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s’agit là pourtant d’une contrevérité qui aurait du en bonne logique lui coûter l’élection tant le propos est insultant à l’égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant. Les résultats de l’économie française ne sont pas, c’est vrai, toujours à la hauteur, mais c’est plutôt du côté des élites économiques dirigeantes qu’il faut en chercher les causes. Et les remèdes.

les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde

Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau of Labor statistics, organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un anglais, les 59 100 des allemands ou encore les 56 300 dollars d’un japonais...
Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprises, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex Union à 15. Les français travaillent presqu’aussi longtemps que les anglais, 36,5 heures, et significativement plus que les danois, 34,6 heures, dont le modèle social est si envié, ou encore que les allemands, 34,5 heures, pourtant champions du monde de l’exportation. Sans parler des néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex Europe à 15, c’est en Grèce, 39,9 Heures, et au Portugal, 39,2 Heures, qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ?

la démarche des 35 heures était parfaitement censée…

Si, à niveau de richesses comparable, le chômage est plus important chez nous que chez nos voisins, c’est justement parce que ceux qui ont déjà un emploi sont particulièrement productifs. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs la démarche des 35 heures était parfaitement censée. Et c’est pour la même raison, qu’en cherchant à allonger le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi, Nicolas Sarkozy ne ferait qu’aggraver le chômage. Quant aux chômeurs, soupçonnés de se complaire dans leur situation, il serait pourtant difficile de les pénaliser davantage qu’aujourd’hui afin de les obliger à trouver un emploi.

Les chômeurs français figurent déjà parmi les plus mal traités

En 2003, 10 des pays de l’ex Union à 15 dépensaient, en effet, davantage que la France pour indemniser leurs chômeurs, rapporté à leur PIB. Jusqu’à 2,7 fois plus par chômeur pour le Danemark ou les Pays Bas, mais aussi un peu plus pour le Portugal...

Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, les raisons de ces difficultés ne sont-elles pas à chercher à la tête des entreprises ?

Contrairement à ce que laisse entendre le nouveau président de la République, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l’Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doutes que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux High tech en expansion et s’en sortent, en particulier, nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher Outre Rhin : 33 dollars de l’heure en 2005 pour un ouvrier de l’industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l’inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l’incurie d’un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d’un Noel Forgeard a provoqué au sein d’Airbus, on se dit en effet que c’est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l’économie française aurait besoin d’une "rupture". Mais évidemment il est plus naturel pour l’ancien maire de Neuilly, qui a recueilli un pourcentage record de 87 % des voix dans sa commune, de chercher à culpabiliser salariés et chômeurs plutôt que de bousculer ses amis patrons...

http://www.alternatives-economiques.fr

publié par Science Po Paris et Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques dans Alternatives Economiques .

RAG 34. Les lolo's 34

06:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS ?

28.05.2007

Jusqu’à l’os

Auteur : François Delapierre
La gauche a été battue. Elle risque désormais d’être écrasée. La large victoire électorale de Sarkozy ne suffit pas à tous ceux qui piaffent depuis belle lurette en espérant la fin de l’exception française et l’alignement du pays sur le modèle dominant en Europe.

Pour être en mesure d’imposer une telle rupture, ils ont besoin d’autres victoires. Ni le futur Premier ministre, Fillon, ni le numéro deux annoncé du gouvernement, Juppé, ne peuvent ignorer cette exigence. Tout deux savent d’expérience qu’une majorité dans les urnes ne peut à elle seule balayer les résistances. Il leur en faut davantage. Sur le terrain social, bien sûr. Sarkozy semble avoir déjà choisi le terrain de la confrontation imminente : service minimum et régimes spéciaux. Sur le terrain politique également. Pour avoir les mains libres, la droite a besoin de rayer la gauche du paysage. En tout cas celle qui est en mesure de lui résister. La gauche qui leur convient, c’est la gauche impuissante, soit parce qu’elle n’aspire pas à gouverner, soit parce qu’elle gouverne avec eux.

Ils ne se contentent pas de vouloir les pleins pouvoirs. Ils les veulent pour plusieurs générations. J’exagère ? Lisez le Figaro d’aujourd’hui. On y trouve les témoignages d’exilés fiscaux annonçant qu’ils ne reviendront pas en France malgré le bouclier fiscal de Sarkozy. Pourquoi ? Parce qu’ils craignent qu’une future alternance ne remette en cause cet « acquis ». Certains veulent être sûrs qu’ils pourront le jour venu transmettre à moindres frais leur magot à leur descendance. D’autres vont jusqu’à poser comme condition à leur retour que le bouclier fiscal soit inscrit dans la Constitution… Avec de telles exigences, on comprend qu’une victoire à 53% ne suffise pas à leur tranquillité d’esprit.

C’est dire à quel point est irresponsable l’ambiance qui règne au sommet du Parti socialiste au moment où le danger n’a jamais été aussi grand. A l’issue de son conseil national samedi dernier, le PS aura en effet cumulé tous les désavantages. Chacun s’est engagé à ne pas ouvrir le débat de fond pour ne pas diviser le parti. Aucun débat politique n’est donc mis sur la table. Mais tous ou presque font le contraire. Un spectacle désolant de division est dès lors offert au pays et au peuple de gauche. A l’arrivée, il n’y a ni le débat ni la cohésion.

Nous payons là lourdement la crise récurrente du seul parti en mesure de résister électoralement, le PS. Il n’y a plus de lieu de débat sérieux, à l’écart des oreilles médiatiques, où se respecte un minimum de cadre collectif. Lors du CN, quand Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal, monte à la tribune, il annonce n’avoir qu’une chose à dire : « silence ». Il ajoute : « je peux faire plus court encore, chut ! ». Au même moment, Ségolène Royal, sortie de la salle dès son discours et celui de Hollande prononcés (elle déclarera : « les positions des autres, je les connais déjà ») est en train de réunir la presse. Devant les membres du CN, elle déclarait que les Français ne comprendraient pas que l’on ait dans ce moment d’autres préoccupations que la préparation des législatives. Devant la presse, elle exige que le prochain Congrès du PS désigne son candidat à la présidentielle de 2012. Le lendemain, François Hollande appelle sur une radio à la création d’un grand parti « qui occupe tout l’espace » à gauche et au centre. Le MRC et le PRG seraient d’accord. Mais au PS, il ne l’a jamais évoqué. Et dès le lendemain Strauss Kahn fustige la manœuvre et désigne Hollande comme le principal responsable de la défaite.

Mettez bout à bout les déclarations de ces éminents socialistes. C’est un parti de « vieux croûtons » qui n’a rien fait depuis 5 ans (DSK), c’est lui qui a fait perdre la gauche (Royal), il a commis l’erreur de sous-traiter son espace à une gauche radicale qui n’existe plus et un centre qui lui existe (sic) (Hollande)… La droite n’a même plus à faire campagne !

D’autant qu’au même moment, diverses personnalités socialistes défilent auprès de Nicolas Sarkozy pour discuter ministères. Bernard Kouchner, chargé de l'innovation sociale et politique (en la matière nous sommes servis) auprès de François Hollande, hier favorable à l’union avec Bayrou comme seul moyen de contrer Sarkozy, ne dément pas qu’il réfléchit à devenir son ministre. Quelle que soit l’issue de ces marchandages, l’effet recherché aura été produit. D’un côté le PS se divise, de l’autre Sarkozy rassemble les Français. Et pulvérise au passage le principal ressort de la campagne des présidentielles : sa propre diabolisation. Si Sarkozy n’est plus le diable et que le PS est vécu comme une machine à perdre, un scénario de dévissage brutal peut se mettre en place aux législatives. La gauche serait alors réduite mise en pièces jusqu’à l’os. Pour l’éviter il est urgent de redresser le cap.

RAG 34. Les lolo's 34

08:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : François DELAPIERRE, PRS, RAG 34

26.05.2007

Humour : Puisque vous partez en vacances...

Dès fois qu'on veuille nous pendre à notre retour, car avec Sarkozy tout est possible ...

La balade des pendus François VILLON (François de Moncorbier dit Villon (né en 1431 ou 1432 à Paris, disparu en 1463)

Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés cinq, six;
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal, personne ne s’en rie:

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Si frères vous clamons, pas n’en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis;
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa Grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l’infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis;
Pies, corbeaux, nous ont les yeux cavés
Et arraché la barbe et les sourcils
Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ça, puis, là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Prince Jésus, qui sur tous a maîtrie,
Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie;
A lui n’avons que faire ni que soudre.
Hommes, ici n’a point de moquerie;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Wikipédia : François VILLON

RAG 34. Les lolo's 34

00:12 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : François VILLON

25.05.2007

Les mauvais chiffres de l’assurance-maladie : les malades dans le collimateur du gouvernement

Le dépassement de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) était attendu en 2007. Les mauvais chiffres des dépenses d’assurance-maladie du mois d’avril le confirment. Le Parti Socialiste avait dénoncé dès le vote de la loi de financement de la sécurité sociale le caractère délibérément sous-évalué de l’ONDAM 2007, inférieur d’un demi-point à l’augmentation des dépenses observée en 2006. Le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance-maladie s’apprête ainsi à révéler un secret de polichinelle embarrassant pour le gouvernement Fillon, contraint dès son entrée en fonction de pallier la gestion calamiteuse des comptes sociaux depuis cinq ans.

En affichant un ONDAM faible, la majorité sortante réduisait artificiellement les prévisions de déficit de l’assurance-maladie et espérait du même coup faire la preuve électoraliste du succès de la réforme de 2004.

L’ampleur du dépassement anticipé par le comité d’alerte, annoncé à 1,8 Md € en année pleine, soit très au-delà des 0,75 points supplémentaires à l’ONDAM tolérés, signe au contraire l’échec patent de la loi Douste-Blazy. S’appuyant sur des dispositifs restrictifs tels que les forfaits non remboursés sur les actes médicaux et le maquis tarifaire du médecin traitant, celle-ci visait un déficit zéro dès 2007. Le compte n’y est pas, puisqu’au rythme actuel le trou de l’assurance-maladie atteindrait environ 6 Mds € en 2007.

Le Parti Socialiste appelle le gouvernement à faire preuve de responsabilité dans le choix des mesures d’économies bientôt exigées par le comité d’alerte. Faute en effet de ne pouvoir compter sur les fruits d’une gestion responsable et prévisionnelle des finances de l’assurance-maladie, il y a tout lieu de craindre que le gouvernement Fillon privilégiera les solutions antisociales et à courte vue des déremboursement et des franchises médicales, qui figurent au programme présidentiel de Nicolas Sarkozy. Encore une fois, ce seront les malades et les assurés sociaux qui seront pénalisés.

Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé
et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé

RAG 34. Les lolo's 34

09:33 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sécurité Sociale

24.05.2007

Gaz de France : la droite veut privatiser après les législatives

Le Parti socialiste s’inquiète de la confusion entretenue par le gouvernement autour du dossier Gaz de France. Alors que le nouveau Président de la République a maintenu le flou sur ses intentions durant toute la campagne présidentielle, il semble aujourd’hui décidé à pousser les feux de la privatisation de ce fleuron de notre industrie dès le lendemain des élections législatives.
Le Parti socialiste dénonce une manœuvre consistant à confisquer le débat démocratique pour ensuite procéder à de petits arrangements entre amis, dans le dos des électeurs.
Dès lors, l’avenir de Gaz de France est plus que jamais au cœur du débat de la campagne législative.

Le Parti socialiste rappelle son opposition à toute privatisation de Gaz de France que ce soit par sa fusion avec Suez ou par un quelconque adossement à un producteur étranger.
Il renouvelle sa volonté de constituer un pôle public de l’énergie autour d’EDF et de Gaz de France pour assurer le maintien d’un service public garantissant l’égalité tarifaire et la péréquation sur tout le territoire.

Le Parti socialiste défend de surcroît une baisse des tarifs du gaz afin de rendre au consommateur une partie de la rente accumulée par Gaz de France. Les profits records annoncés aujourd’hui en sont un signe manifeste et ne servent qu’à gonfler artificiellement le cours de bourse pour favoriser la privatisation.

Communiqué du Secrétariat national

RAG 34. Les lolo's 34

08:52 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRIVATISATION GDF

22.05.2007

Plus que jamais, montrons notre Détermination pour Ingrid !



Montpellier : Grand Rassemblement de la Détermination sur la Place de la Comédie, à 18H00, ce mercredi 23 mai.

Plus que jamais, montrons notre Détermination pour Ingrid !

RAG 34. Les lolo's 34

11:18 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT, RAG 34

1/2 COLOMBIE : Ingrid BETANCOURT

Le Parti socialiste (PS) exprime sa très vive préoccupation pour la situation de l’ex-sénatrice colombienne Ingrid Betancourt enlevée par les FARC le 23 février 2002.

Il rappelle que l’enlèvement de personnalités politiques en Colombie par les FARC est un crime contre la démocratie et contre les droits humains. Ce crime et ses auteurs doivent être condamnés de la façon la plus ferme. Les FARC doivent libérer sans condition Ingrid Betancourt et les 57 responsables politiques et militaires qu’elles détiennent.

Il s’alarme ensuite des solutions de force privilégiées par les autorités colombiennes, qui mettent en péril la vie des otages et doivent pour cela être écartées. En aucune manière Ingrid Betancourt et les 57 otages des FARC ne doivent être utilisés pour masquer les difficultés intérieures du Président Uribe et de sa majorité, soupçonnés de complicité avec les groupes paramilitaires d’extrême droite.

Le PS appelle enfin les plus hautes autorités de la République française à la raison. Il regrette la médiatisation du Président Nicolas Sarkozy dans un dossier délicat qui doit pour avoir quelque chance de succès être traité loin des préoccupations de politique intérieure, en concertation avec l’Espagne et la Suisse, pays acceptés comme intercesseurs. Le PS rappelle à ce propos que déjà en 2003, mélangeant la politique intérieure française au dossier d’Ingrid Betancourt, le président Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères avaient été à l’origine d’un fiasco diplomatique et humanitaire dommageable à la France comme à Ingrid Betancourt.

2/2 Assassinat de Francisco Puerta en Colombie
Francisco Puerta, responsable de la communauté de paix de San José de Apartado, a été assassiné le 14 mai.

Une nouvelle fois, cette municipalité qui a rejeté la violence et ses acteurs au nom de la démocratie est la cible de tueurs.

Le Parti socialiste condamne le crime. Il espère que la justice colombienne, qui a mis en examen ces dernières semaines plusieurs élus et hauts fonctionnaires compromis avec les groupes paramilitaires, saura identifier et condamner ceux qui ont tué Francisco Puerta.

Communiqués du secrétariat international


RAG 34. les lolo's 34

11:02 Publié dans Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT, RAG 34

21.05.2007

RETRAITES : Les retraités manifesteront JEUDI 24 mai à Montpellier

Lettre ouverte aux candidats aux législatives et à leurs représentants.

Les Organisations Syndicales de Retraités CFDT, CGT, FSU, UNSA, FGR/FP de l’Hérault en vous adressant ce courrier vous interrogent sur 5 questions dont les réponses pour les retraités sont capitales, car elles concernent leur intérêts vitaux.

Le 24 mai est prévu à Montpellier un rassemblement des retraités sur la place de la comédie, où l’ensemble de la presse est invité. Nous vous demandons de bien vouloir nous faire parvenir par écrit vos réponses à ces 5 questions, avant cette date (c’est à dire entre le 21 et le 23 mai au plus tard)

En vous remerciant par avance.

1) Télécharger la lettre aux candidats et à leurs représentants

2) Télécharger la lettre-tract que nous adressons à l'ensemble de la population retraitée

Pour tout contact de l’intersyndicale :
André FERNANDEZ

Union Syndicale des Retraités CGT Maison des syndicats 474 allée Henri II de Montmorency

BP 9592 34045 MONTPELLIER CEDEX 1 Tel : 06 25 13 28 65 Mail : [email protected]
nb : vous pouvez nous communiquer votre réponse par mail

Montpellier le 17 mai 2007

RAG 34. Les lolo's 34

18:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, RAG 34

Uribe ''réceptif'' à la position française sur Ingrid Betancourt

BOGOTA (Reuters) - Le président colombien Alvaro Uribe a promis samedi de tenir compte de la position française sans renoncer à la lutte contre la guérilla marxiste, après avoir suscité l'inquiétude la veille, en ordonnant à l'armée de libérer Ingrid Betancourt des mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Je respecte le nouveau président français, le président (Nicolas) Sarkozy, dont nous avons fait la connaissance lorsqu'il était ministre. Nous sommes respectueux et réceptifs aux propositions qu'il pourrait formuler et nous devons réitérer notre volonté d'éradiquer les terroristes", a déclaré Uribe, à l'occasion d'une visite dans le sud du pays.

Le Quai d'Orsay a rappelé vendredi soir que la France était opposée "à toute action militaire qui pourrait mettre en danger la vie des otages". Quelques heures plus tôt, Sarkozy avait reçu les proches de la Franco-colombienne pour leur exprimer sa volonté d'obtenir sa libération.

Colombie : toute l'actualité colombienne, les FARC, Ingrid Betancourt

Plus que jamais, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt est mobilisé pour parvenir à la libération rapide de l’otage franco-colombienne et des 3000 autres séquestrés. C’est pourquoi nous avons besoin de votre soutien :

[email protected]

Faites un don

RAG 34. Lolo34

18:38 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT, RAG34

Le gouvernement est nommé : premières remarques

Malgré l'intoxication médiatique en cours, le gouvernement Fillon n'a rien de nouveau et sympathique.

Un gouvernement nettement à droite

En nommant Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy veut désarmer toute opposition en faisant croire que la gauche est dans son gouvernement. Intox ! La gauche sera à l’Assemblée au lendemain des législatives… ce qui n’est pas du tout la même chose.

Le gouvernement Fillon est un gouvernement clairement à droite :

- Les deux principaux ministres dans l’ordre protocolaire, Fillon et Juppé, sont célèbres pour avoir mis des millions de personnes dans la rue contre leurs projets de remise en cause des droits sociaux. Ne nous faisons pas d’illusions. C’est un gouvernement de combat, qui a plusieurs revanches à prendre.
- C’est un gouvernement qui vise avant tout au rassemblement des droites. Tous y sont : aile chiraquienne (Juppé, Alliot-Marie), aile dite « droite sociale » (Borloo), UDF (Morin), signe envoyé à l’électorat FN (ministère de l’Identité nationale occupé par Hortefeux).
- Quant au rideau de fumée Kouchner, il faut rappeler que Bernard Kouchner explique depuis longtemps que la frontière gauche-droite est une question dépassée. Sur les questions internationales, il est d'ailleurs souvent d'accord avec la droite (comme sur la guerre en Irak , où il aurait voulu engager la France aux côtés de Bush).

Le nombre de 15 ministres n’a rien d’exceptionnel ni de moderne

Le chiffre de 15 est même très courant : 15 ministres de plein exercice dans le gouvernement Raffarin 1, 16 dans le gouvernement Juppé, 16 dans le gouvernement Jospin. Ce chiffre n’a donc aucune raison d’être présenté comme un signe de modernisation de l’Etat.

Des secteurs qui passent au premier plan

 L’immigration
Pour la première fois depuis Vichy, un département ministériel à part entière est consacré à l’immigration (depuis il n’y avait eu que des secrétaires d’Etat sur cette question), ce qui traduit la volonté de mettre au premier plan de l’agenda gouvernemental la question des étrangers dans la droite ligne de l’agitation idéologique entretenu par Sarkozy sur cette question depuis 2002.

 Les finances publiques
L’affichage d’un super ministère du budget et des comptes publics manifeste la volonté de réduction des dépenses publiques en tête des priorités gouvernementales, faisant des questions financières et comptables un objectif politique à part entière et non plus un moyen au service des autres politiques. Le rattachement de la fonction publique à ce ministère du budget est le signal d’une volonté de coupe sombre dans la fonction publique et de privatisation progressive du statut de la fonction publique.

Des secteurs qui passent au second plan

L’analyse complète des conséquences du redécoupage ne pourra être effective qu’avec la publication des décrets d’attribution des différents ministères, qui précisent les directions attribuées à chaque ministre.

 Sécurité sociale
Le rattachement de la tutelle de la sécurité sociale au ministre du budget est le signe que la politique de protection sociale est réduite à un enjeu comptable au détriment de la couverture des assurés et de la politique de santé publique. C’est cohérent avec la logique sarkozyste de mise en place d’une franchise ajustable sur les soins où l’objectif de réduction des dépenses prime sur celui de protection des patients.

 Affaires étrangères
Le Quai d’Orsay sera dépouillé à la fois de ses services concernant l’aide au développement et de ceux concernant les Français de l’étranger et les étrangers en France (qui seraient rattachés au ministère de l’immigration). Cela le privera des moyens d’une politique étrangère globale. Cela risque également de cantonner le réseau des consulats à des taches de police en lien avec la politique de l’immigration au détriment des missions culturelles, sociales et politiques qu’ils exercent encore aujourd’hui en lien avec les ambassades.

http://www.pourlarepubliquesociale.org/

RAG 34. Les lolo's 34

18:38 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS, RAG 34

18.05.2007

Les 15 pions du gouvernement de François Fion

Les 15 pions du gouvernement de François Fillon

Ecologie, développement et aménagement durable
Alain JUPPE, ministre d'Etat

Economie, Finances et Emploi
Jean-Louis BORLOO

Intérieur, Outre-Mer et Collectivités territoriales
Michèle ALLIOT-MARIE (UMP)

Affaires étrangères et européennes
Bernard KOUCHNER

Immigration, Intégration, Identité nationale et Co-développement
Brice HORTEFEUX (UMP)

Garde des Sceaux, Justice
Rachida DATI (UMP)

Travail, relations sociales et solidarité
Xavier BERTRAND (UMP)

Education
Xavier DARCOS ( UMP)

Enseignement supérieur et Recherche
Valérie PECRESSE (UMP)

Défense
Hervé MORIN (UDF)

Santé, Jeunesse et Sports
Roselyne BACHELOT-NARQUIN (UMP)

Logement et Ville
Christine BOUTIN

Agriculture et pêche
Christine LAGARDE

Culture, Communication et Porte-parole du gouvernement
Christine ALBANEL

Budget, Comptes publics, Fonction publique
Eric WOERTH

RAG 34. Lolo34

18:05 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FILLON, nominations gouvernement mai 2007, RAG 34

Edition spéciale : Ingrid Betancourt est en vie !

La nouvelle a fait le tour des médias internationaux : Ingrid Betancourt est en vie. A travers cette édition spéciale, nous revenons sur cette grande nouvelle qui apporte soulagement et regain d’espoir à la famille comme au Comité de soutien à Ingrid Betancourt.

Les révélations d’un otage évadé

Jhon Pinchao Blanco, otage pendant près de 9 ans des FARC, est parvenu à échapper à la vigilance de ses géôliers. A l’occasion d’une conférence de presse, il a révélé qu’Ingrid était en vie, précisant l’avoir vu pour la dernière fois, le 28 avril. Dans une interview donnée à l’AFP, il a donné davantage de détails sur les conditions de détention d’Ingrid, annonçant notamment qu’elle a tenté par cinq fois de s’échapper. La famille comme le Comité de soutien apporte tout leur crédit à ces déclarations.

Découvrez les déclarations de cet otage en détails

RAG 34. Les lolo's 34

13:28 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INGRID BETANCOURT, RAG 34

16.05.2007

Intervention de Jean-Luc Mélenchon au Conseil national du PS du 12 mai 2007

D´abord, je remarque qu´on n´est pas à huis clos. Alors, c´est très bien d´être entouré par des oreilles attentives, moins attentives en ce moment parce que, à cette heure-ci, la voix du couloir est plus forte que la voix de la tribune, mais quand même.... Donc cela nous cloue dans l´alternative du diable que vous connaissez : le silence serait étouffant, le débat serait déchirant. Va trouver ta voie entre les deux. Donc nous sommes tous condamnés à la litote de convenance, l´euphémisme mondain et la fraternité par précaution mutuelle.
Je vais y sacrifier d´autant plus volontiers que, parlant dans cette tradition de la gauche de notre parti, je sais que ce qui se présente, devant nous, pourrait aggraver notre cas collectif, bien sûr si la gauche venait à subir un nouveau revers, mais aggraver encore plus notre cas particulier car il n´y a pas de perspective pour la gauche du parti dans la défaite de la gauche.

Je suis d´accord pour dire que chacun doit procéder à son bilan. Pourquoi pas ? Je vous propose un mot du mien, sur un point. Je pense avoir eu fondamentalement raison sur l´idée qu´il était absolument nécessaire que
l´autre gauche s´unisse pour trouver une dynamique qui renforce toute la gauche elle-même. Je pense que leur division, leur transformation à l´état de poussière n´a servi personne. Or ce débat, nous l´avons eu auparavant. Et il y a eu deux stratégies concurrentes. A coté du combat pour l´union de l´autre gauche d´autres considéraient comme des quasi transfuges ceux qui s´intéressaient à cette question, travaillaient en public ou dans l´ombre pour exciter des passions contraires en sorte que cette division dont je reconnais qu´elle n´avait pas besoin de beaucoup d´encouragement, s´aggrave et s´approfondisse. Maintenant, je suis d´accord pour dire qu´il n´y a pas de bilan à gauche qui soit ou tout noir ou tout blanc. Mais si l´on veut la mesure, évitons que l´on proclame trop vite que tout est blanc si l´on ne veut pas obliger les autres à noircir. A la suite du Premier secrétaire, moi aussi j´apprécierais qu´on n´aille pas battre sa coulpe sur ma poitrine.
J´en donne un exemple, et qui est au coeur de nos débats, on dit que l´alternative à ce que nous avons fait, c´est la social-démocratie et la modernisation. A combien de camarades faut-il rappeler, et aux plus brillants et aux plus constants d´entre eux, toi, mon cher Dominique, que c´est la même chose que la discussion que nous avons eue sur le « réalisme de gauche ».Depuis, je ne crois pas que nous avons fait du bolchevisme sous le gouvernement de Lionel Jospin, ni que ce soit l´extrême gauche au pouvoir dans les vingt régions que nous dirigeons.

Par conséquent, cette question a déjà été tranchée depuis longtemps par notre histoire commune. Mais je vais au-delà de l´apparence des mots, j´en suis d´accord, je veux bien aller au fond, Dominique. Je comprends ce que veut dire le mot social-démocratie, tu n´as pas envie, j´espère, de reproduire les expériences calamiteuses des social-démocraties du reste de l´Europe. Personne ici ne propose le modèle allemand de cogestion avec la droite, personne ne propose le modèle blairiste, personne ne veut du programme du parti social-démocrate danois qui propose de passer la retraite à soixante-sept ans. On ne parle pas non plus du bilan de la social-démocratie en Amérique latine.
On parle d´autre chose. Il s´agit d´un thème central. : si ce n´est pas la propriété collective des moyens de production, Que faire ? C´est un angle mort de la pensée socialiste, de toutes les branches de la pensée socialiste depuis maintenant vingt ans ou trente ans. On parle donc du compromis entre le capital et le travail. Ca, c´est une bonne discussion. Et ce compromis ne peut pas être résumé à la formule magique que nous aurions trouvée au fond d´un tiroir parce que, enfin, nous serions libérés des contraintes de l´archaïsme qui auraient pesé sur nous jusque là et qui consisterait à dire : pas de loi, vive le contrat ! Ce serait en définitive évacuer l´intérêt général, le législateur, la République elle-même au profit de la négociation de parti à parti chaque fois que se présente une difficulté. On connaît la fin. C´est le contrat de rupture par consentement mutuel, le contrat de travail proposé par la droite. C´est un contrat à quoi nous opposons la loi applicable partout.
Mais on ne parle pas de ça. Moi je propose qu´on en parle. Quand nous faisons un compromis, comment est-il en lien avec l´intérêt général de la patrie, de la population et du socialisme ? Ca c´est pour les principes d´action. Mais il y a davantage en cause encore. La question du compromis est la suivante : avec qui faisons-nous un
compromis ? Le capital financier transnationalisé à qui nous donnons les moyens de marchandiser toujours plus les secteurs de production ? Ou bien est-ce que nous faisons ce compromis avec le capital productif,
celui qui a besoin d´ouvriers hautement qualifiés et qui donc a besoin d´éducation nationale, qui a besoin de lois, de règles, de la monnaie diplômante émise par l´Etat, et non pas des officines particulières ?
Ca, c´est une discussion concrète. Et cette discussion nous renvoie au fond de la doctrine socialiste. C´est ce fond qu´il faut éclairer en traçant la ligne d´horizon. La droite n´a pas besoin d´une ligne d´horizon, il lui suffit du monde tel qu´il est. Elle le rectifie tantôt d´un côté, tantôt de l´autre suivant où sont ses intérêts. Sa tactique politique, nous la connaissons, c´est d´agir pour gagner la bataille des têtes car c´est dans la tête qu´est commandé le ventre, et c´est pourquoi on voit tant de miséreux qui vont embrasser la main qui les frappe. Le but idéologique de la droite, c´est de faire que les pauvres votent comme s´ils étaient riches, depuis que la droite existe.

C´est donc une bataille qui commence par la bataille culturelle, celle que recommandait Antonio Gramsci. Il est tout de même terrible de voir que c´est la droite qui cite Gramsci et qui applique ses doctrines, et
nous qui parlons comme des catalogues. Pensons-nous que le programme socialiste est une espèce de catalogue para syndical de mesures toutes justes, toutes utiles, mais qui ne tracent aucun horizon, sinon la défense des acquis comme on dit. Et la défense, c´est trop court, la protection, c´est utile, mais c´est trop court.Il faut un horizon.
C´est tellement vrai que la candidate l´a immédiatement ressenti en proposant, avec un mot pour le désigner : « l´ordre juste », avec lequel je ne suis pas d´accord, je suis pour l´ordre émancipateur, mais au moins, on a une vision globale. J´avais appelé ça, avec d´autres ici, la République sociale. Nous n´y échapperons pas : il faut indiquer l´horizon vers lequel la société va et poser l´impératif de sa transformation radicale, c´est-à-dire du changement non seulement des valeurs qui sont aux postes de commande, mais des indicateurs de développement de la société. Si les indicateurs sont des indicateurs de développement humain, il en va tout autrement que si l´on essaie cette espèce de magie alchimique injouable de savoir qui du marché ou de la volonté collective a le dernier mot, à quel dosage fonctionne ce carburant.
Nous, nous connaissons notre réponse. Dominique, je t´interpelle : est-ce que, oui ou non, nous en sommes toujours, non pas à l´arbitrage entre le marché et la loi, mais à l´arbitrage entre la société d´économie mixte, où il y a un secteur public structurant qui incarne l´intérêt général, qui oriente la production, qui propose ici et là des éléments de prévision ou de planification, on appelle ça comme on veut ? Ou bien on considère que l´idéal est de libérer totalement les mécanismes du marché et de prévoir une vaste infirmerie qui l´accompagne, avec sa dose de pansements, de médicaments de toutes sortes pour réconforter les blessés et remettre en route les démolis ?

Voilà l´alternative dans laquelle nous sommes. Celle-là, c´est celle du fond. Peut-être qu´on peut converger. C´est seulement ce que je voulais dire. Ayons entre nous l´honnêteté d´accepter le débat théorique, il n´est pas nul, il n´est pas pauvre, il n´est pas abstrait. Depuis que la pensée philosophique s´est construite, elle se construit contre les sophistes, qui disqualifient ceux qui parlent pour ne pas avoir à traiter de leurs arguments. Le sophisme règne aujourd´hui en toutes circonstances, et même parfois parmi nous. Quand on dit : je ne
suis pas d´accord avec l´ordre juste, je me suis entendu répondre : « Quoi ? Tu préfères le désordre injuste ? » Ca, c´est le sophisme. La pensée philosophique, elle commence par le discernement et commence par
dire : la réalité n´est pas ce que nous voyons, elle est à découvrir, elle est à inventer en quelque sorte, elle est à rechercher avec l´instrument de la raison.
Donc avec l´instrument de la raison, comment pouvons-nous nous émanciper de l´obscurantisme du capitalisme ? J´en profite pour étendre la question : et de l´obscurantisme que parfois nous-mêmes nous acceptons d´intégrer dans notre fond de doctrine. Je ne parlerai que de l´Évolution d´une certaine forme de féminine qui dorénavant compte lourd. Tous les féminismes, je vous le dis, pour moi, ne sont pas bons à prendre. Je ne suis pas d´accord quand, par exemple Benoîte Groult, écrit dans une tribune dans « le monde » que si nous avons du mal à voter pour Ségolène Royal, c´est parce que notre cerveau reptilien d´homme nous empêche d´admettre le leadership d´une femme. Eh bien, entre ça et le génétisme de Nicolas Sarkozy, il n´y a pas de différence. Figurez-vous que ce ne sont pas mes organes génitaux qui m´empêchent de penser comment voter librement. Bref, acceptons la polémique sur les idées, acceptons la querelle théorique, acceptons la querelle de l´horizon parce que c´est celle qui vaut.

Hélas, chers amis, chers camarades, nous n´avons pas de modèle, nous sommes comme étaient nos pères et nos mères, fondateurs de notre mouvement dans un monde entièrement hostile, car les grandes places
fortes du capitalisme n´ont aucune expression du mouvement ouvrier organisé à leur disposition. Et nous devons réinventer la gauche. Je vous le dis, je suis certain de ça : même si nous sommes enfoncés à cette heure, le monde n´en continue pas moins à secouer ses chaînes. Regardons là où il le fait. Je sais que souvent vous brocardez cette idée que l'on la caricature, mais regardons vers l´Amérique latine, où il n´y a certes pas de modèle transposable, mais il y a une énergie, il y a un souffle, il y a une audace, un culot à défier les puissances
établies, avec des formes très diverses, peut-être complémentaires, parfois contradictoires, mais c´est là qu´il faut aller chercher aussi. Il faut aller mettre les doigts dans la prise, c´est-à-dire de l´énergie populaire qui, seule, est capable, par son implication, de détruire le vieux moule.
JL Melenchon

RAG 34. Les lolo's 34

08:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mélenchon, RAG 34

12.05.2007

Le Brésil décide d’acheter l’équivalent générique d’un médicament antisida

Afin de permettre l’accès gratuit au plus grand nombre de malades infectés par le VIH, le Brésil a décidé d’acheter en Inde l’équivalent générique d’un médicament antisida importé jusque-là à prix fort d’un laboratoire international. L’économie attendue est de 11 millions €. Le président Lula a pris cette décision, autorisée par l’OMC bien que dérogeant au droit de propriété intellectuelle, au nom de l’intérêt général, celui des 200 000 personnes malades recensées.

Le Parti socialiste se félicite de la mesure prise par le Brésil. Elle consolide un programme de santé publique engagé en 1997 et qui a fait ses preuves. Combinant prévention et accès gratuit aux soins, il a permis de juguler l’extension de la pandémie.

Communiqué du Secrétariat international.

RAG 34. Les lolo's 34

08:40 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : VIH, SIDA

Darfour: marche ce samedi et énorme coup de gueule

SAMEDI 12 MAI 2007 (14h- 17h 30)

MARCHE POUR LE DARFOUR



de Fontenay-sous-Bois à la Nation

Venez soutenir les réfugiés !


Marche organisée par :

le Collectif Urgence Darfour et RIP (Résister, Insister, Persister)

avec le soutien de :

Monsieur le Sénateur-Maire de Fontenay-sous-Bois , Monsieur le Député-Maire de Saint-Mandé, Monsieur le Maire de Vincennes.

Itinéraire :
Fontenay/Vincennes /St Mandé par le bois puis avenue de Paris et Cours de Vincennes.

Rendez-vous : Parvis de l’Hôtel de Ville de Fontenay-sous-Bois à 14h

Départ 14h 30

Halte RER Fontenay-sous-Bois. Traversée du Bois de Vincennes. Halte devant le Lycée Hector Berlioz. Avenue de Paris. Cours de Vincennes (Côté numéros impairs). Arrivée Cours de Vincennes - Colonnes du Trône. (Métro Nation) vers 16 h 30.

Allocutions des élus, des responsables du Collectif Urgence Darfour et de Dominique Sopo, Président de SOS Racisme.

Je tiens à signaler que je juge la réponse de N Sarkozy la semaine dernière lors du débat télé sur le Darfour ABSOLUMENT SCANDALEUSE:

“Patrick Poivre d’Arvor : Parlons d’un continent que l’on méprise beaucoup, qui souffre, l’Afrique et le Darfour, votre politique changera-t-elle par rapport à celle de l’actuel chef de l’Etat?

Nicolas Sarkozy: Ce qui se passe au Darfour est un scandale absolu. Le fait que le gouvernement n’ait pas voulu permettreles corridors humanitaires est inadmissible. Il faut que les dirigeants aient à en rendre compte devant un tribunal pénal international. Il y a 450 millions de jeunes africains de moins de 17 ans. Ils ne peuvent pas espérer venir immigrer en Europe. La question du développement de l’Afrique est une question majeure, que je traiterai dans le cadre de l’Union de la Méditerranée. Cela va de pair avec une politique d’immigration choisie en France, avec la réforme du regroupement familial. Je n’autoriserai plus quelqu’un à faire venir sa famille s’il ne prouve pas qu’il a un logement, car faire venir sa famille quand on n’a pas de logement, ce n’est pas possible, qu’il n’a pas de revenu de son travail et non pas des allocations sociales. A quoi sert-il de faire venir sa famille si l’on n’a pas de quoi la faire vivre? Je souhaite que les membres de la famille qui vont venir le rejoindre apprennent le français avant de venir en France.”

Glisser en 3 lignes du Darfour à l’immigration clandestine c’est honteux, honteux. Je demande que Nicolas Sarkozy présente des excuses.

David Dornbusch

Informations, europétition d’urgence pour le Darfour :

www.urgencedarfour.com

RAG 34. Les lolo's 34

08:37 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : URGENCE DARFOUR

10.05.2007

Le devoir d'audace de la gauche par Jean-Luc Mélenchon

Tribune publiée dans l’Humanité du mercredi 9 mai 2007

Depuis 1978 avec Michel Rocard, dès 20 heures, les soirées de défaites électorales voient surgir de l'horloge socialiste un coucou familier. Il chante la chanson désormais traditionnelle de l'appel à la rénovation et à la conversion sociale-démocrate de la gauche. Hier surprenante, l'antienne est aussi obsolète que son objet après trente ans d'usage. On pouvait y réfléchir au siècle dernier. Mais en 2007, comment le navrant naufrage de la social-démocratie européenne, suivant de près celui du communisme d'Etat, pourrait-il encore servir de modèle? Au Royaume-uni ou en Allemagne, seule ou en alliance avec la droite elle démantèle l'Etat social qu'elle avait construit. En Espagne ou en Italie, tranquillement ou dans les combinaisons, les réformes sociétales remplacent les conquêtes sociales. Et je ne dis rien du bilan effrayant de la social-démocratie latino américaine. Ici ou là, bien sûr, passent quelques rayons de lumière. Mais la social-démocratie qu'idéalisent d'aucuns, faute d'imagination, n’est pas un avenir utile en France. Nous ne pouvons échapper au devoir de remiser au rayon des archives toutes les formules dorénavant épuisées. La modernité n'est pas un prêt à porter mais une création à accomplir. Cette réinvention de la gauche a lieu en ce moment même en Amérique latine, au Brésil, Vénézuéla, Bolivie, Equateur parmi d'autres pays. Evidemment, aucune ne nous fournit de modèle transposable. Mais l'énergie, l'audace et la persévérance qui les ont rendues possibles doivent impérativement nous servir de référence. Elles valent bien mieux que certaines illusions de confort./.

Lire la suite

RMC : La Grande Gueule du Jour du 9 mai
Jean-Luc Mélenchon, Sénateur socialiste de l' Essonne.

Ecouter le podcast

RAG 34. Les lolo's 34

19:54 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, RAG34, PRS

Histoire : Descendants d'esclaves, ils se souviennent

Crédit Photo : DR
Ultima se souvient que ses parents lui parlaient de l’esclavage qu’avait connu son arrière grand-père, pour en évoquer la dureté et l’inciter à être plus obéissante.

Alors que la France commémore jeudi l'abolition de l'esclavage il y a 159 ans, un site Internet donne la parole aux descendants d'esclaves en Martinique.

Forcément, les souvenirs sont lointains. Ils évoquent d'une manière plus ou moins claire une grand-mère ou un grand oncle nés sous l'esclavage. 159 ans après l'abolition, ces descendants en Martinique racontent ce que leur aïeul a directement vécu. Ces témoignages qui pourraient figurer dans un livre d'histoire sont l'initiative du journaliste de RFO Serge Bilé. Avec un cameraman, il sillonne la Martinique depuis plus d'un mois à la recherche de ces témoins indirects. De ces histoires transmises de génération en génération. Pour le moment, ils en ont rencontrés une trentaine, une trentaine de récits qui figurent sur un site Internet : "Paroles d'esclavage".

"J'ai voulu donner la parole aux 'anciens' ; pour que leurs témoignages uniques servent à l'Histoire", raconte Serge Bilé. Certains ont refusé, ne voulant simplement pas en parler ; d'autres n'étaient pas au courant de l'histoire de leur famille parce que ça a longtemps été tabou.

"Il voulait faire marron"

Le premier de ces témoignages est celui de Léopold Zami. Né en 1913, il a connu son arrière-grand-mère qui était esclave. Le vieil homme, les yeux embués se souvient du récit de son aïeule. Sa traversée sur le bateau négrier, attachée dans des cales ; le travail dans les plantations de cannes et de manioc... La brutalité à tout bout de champs. Mireille Gallot, 86 ans évoque avec pétulance "Ti-tine", son arrière grand-mère qui fut esclave et qui préféra, même après l'abolition, rester chez son maître jusqu'à sa mort.

"Le père de mon grand-père était esclave" commence Germaine Guitteau qui se souvient du récit de sa mère. Il voulait s'échapper, il voulait faire marron comme on dit, alors on l'a tué. Ensuite la vieille dame née en 1914 évoque un autre de ses ancêtres à la peau très noire et qui était rejeté par sa belle-mère une mulâtresse. Le réalisateur ne va pas s'arrêter là, après la Martinique, il se rendra en Guadeloupe, en Guyane, à la Réunion. En quête d'autres souvenirs précieux pour l'Histoire. A la veille de l'abolition de l'esclavage, -le 27 avril 1848, date officielle avec le décret de Victor Schoelcher-, la France comptait quelque 250.000 esclaves dans ses îles.

Amélie Gautier

RAG 34. Les lolo's 34

19:53 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paroles d'esclavage, esclavage, RAG 34

08.05.2007

René Revol condamne les propos de Georges Frêche



Communiqué


Nous prenons acte de la victoire électorale de Nicolas Sarkozy. C'est une trés mauvaise nouvelle pour la République et pour les idéaux d'égalité dont la France est porteuse en Europe. La situation créée par ce résultat électoral appelle de la part de tous les élus et responsables de gauche la fermeté de caractère et le sens des responsabilités, car il va falloir désormais tout faire pour défendre les jeunes, les salariés, les chômeurs, les précaires, toute la population laborieuse qui va aujourd'hui subir les mesures réactionnaires du nouveau pouvoir qui va aggraver le libéralisme à l'oeuvre depuis cinq ans.

Cela implique dans l'immédiat que les socialistes et la gauche restent fidèles à leurs idéaux et les défendent unis lors des prochaines élections législatives du 10 et 17 juin prochain. On peut compter sur notre énergie et notre dévouement dans ce combat immédiat contre la droite. Le rapport de force électoral que nous pourrons établir à cette occasion pésera lourd dans les combats futurs.

A ce sujet, nous condamnons les déclarations irresponsables ce jour d'un Georges Frêche qui appelle à la dissolution du PS et à sa fusion avec le centre droit de Bayrou. Nous faisons confiance aux socialistes héraultais pour conserver leur unité et leur sang froid face à ce genre de provocations.

A la suite de l'échec du 6 mai, troisième présidentielle consécutive perdue par la gauche, nous devrons ensemble faire un bilan sans concessions par une discussion sincère et fraternelle parmi les socialistes mais aussi dans toute la gauche. Mais pour mener ce débat nécessaire la gauche doit rester unie dans ce combat pour attirer le plus grand nombre de citoyens, sans se laisser aller à rêver d'une alliance avec des "centristes" qui ont déjà massivement rejoint la majorité présidentielle.

Restons unis et fidèles aux idéaux d'égalité et nous serons à nouveau au rendez vous avec notre peuple !

7 mai 2007

René REVOL

Vice-Président de PRS
membre du Conseil National du Parti Socialiste


Extrait parmi les récents propos de Georges Frêche (divers gauche) 7 mai sur FR3 région LR 12/13.






RAG 34. Les lolo's 34

15:31 Publié dans 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : René REVOL condamne les propos de Georges Frêche

A la Une de PRS : La défaite

A chaque jour suffit sa peine. Celle qui s’abat sur nous est déjà considérable. La gauche est à terre. Il faut le dire sans détours. Car la première étape avant de se relever, c’est de s’apercevoir que l’on est au sol. Les résultats du second tour ont confirmé les inquiétudes du premier. Sarkozy a su créer une dynamique d’adhésion majoritaire autour d’un projet de droite pleinement assumé. C’est la première fois depuis très, très longtemps. Cela se paiera. Non pas seulement comme un accident dans quelques plans de carrière. Mais dans l’issue de la grande confrontation toujours en cours avec les libéraux pour savoir de quel côté basculera notre pays. Face à la dynamique Sarkozy, le dispositif imaginé par les responsables de la gauche, de toute la gauche, a volé en éclats. La gauche a failli à son devoir de victoire. Que reste-t-il des savantes stratégies de ceux qui étaient persuadés que le rejet de la droite susciterait mécaniquement un vote utile débouchant sur la victoire électorale inéluctable du candidat socialiste qualifié au deuxième tour ? Que reste-t-il de tous ceux qui ont semblé poursuivre dans cette campagne des objectifs sans rapport avec la défaite de la droite ?

Le moment venu, il faudra bien comprendre en quoi et pourquoi cela n’a pas marché. L'heure approche des remises en cause fondamentales. Mais les lendemains immédiats de défaite ne sont pas propices au grand déballage. Le peuple de gauche doit encore réaliser ce qui s’est passé. Les nôtres se sont radicalisés dans les derniers jours de la campagne mais la gauche n'a pas su pour autant entraîner la majorité de la société. C'est un décalage redoutable. Des millions de gens réalisent brutalement que leur cauchemar se réalise. C'est à eux que nous devons parler. Ne brûlons pas cette étape. Car rien ne serait pire que le déni de la réalité. On continue comme on a commencé, entend-on ici ou là, comme si l'on n'avait pas connu de défaite ! C'est ce qu’il ne faut sûrement pas faire. La ferveur n'inverse pas les faits. Tôt ou tard ceux-ci prennent leur revanche. Faisons leur donc leur place dans nos têtes, car rien ne remplace le discernement lorsque l'on veut préparer l’avenir.

Le site national de Pour la République Sociale

RAG 34. Les lolo's 34

12:45 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS

06.05.2007

Victoire de Sarkozy, défaite de la gauche: "une catastrophe politique" pour Buffet

PARIS (AP) - La secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet a estimé dimanche soir que l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République "et le grave échec de la gauche constituent une véritable catastrophe politique".

Accusant M. Sarkozy d'avoir "repris à son compte la plupart des grands thèmes politiques de l'extrême droite et qui porte ouvertement le programme économique et social ultra-libéral du Medef", Mme Buffet ajoute dans un communiqué: "Notre système social, déjà très abîmé par des années de politiques libérales, nos droits démocratiques sont en danger. Il faut se rassembler pour faire barrage à la politique que la droite va vouloir mettre en oeuvre".

Mme Buffet appelle "à un sursaut des forces vives de la gauche pour faire des élections législatives une réaction à la défaite très lourde que nous venons de subir. Il ne faut pas laisser tous les pouvoirs entre les mains de Nicolas Sarkozy. J'appelle les électrices et les électeurs de gauche, dans ce cadre, à élire de nombreux députés présentés ou soutenus par le Parti communiste". AP

mw/com



RAG 34. Les lolo's 34

21:51 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?

Nicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %








Ségolène Royal : 46,94 %










La France a choisi : A DROITE TOUTE !









Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).

Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !

05.05.2007

Souvenirs, souvenirs (3.02.2006) ... Affaire des caricatures, SARKOZY défend fermement la liberté d'expression!

L'AFFICHE INTERDITE:

VOTEZ LE PEN!
Pour info l'affiche interdite est dans notre album photos.

Le photographe de Sarkozy baîllonne la liberté d’expression sur l’Internet
Le 19 décembre 2005, le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris lançaient l’affiche « Votez Le Pen », avec un portrait de Nicolas Sarkozy pour dénoncer la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du ministre de l’Intérieur vers un discours et une politique d’extrême droite toujours plus affirmée. Une affiche largement collée dans les rues de Paris et disponible en téléchargement sur le site Web d’Act Up-Paris.

Le 21 décembre 2005, les représentants légaux du photographe, utilisant des menaces de poursuites judiciaires pour « contrefaçon » d’une photographie de Sarkozy, ont contraint Act Up-Paris de retirer le visuel de cette affiche de son site Web.

Ainsi, pour la première fois depuis longtemps en France, un particulier vient de demander et d’obtenir sous la menace et au nom de ses intérêts privés, le retrait d’une expression politique diffusée sur l’Internet, sans qu’une décision de justice vienne à l’appui de cet état de fait.

Le fait d’une utilisation « non autorisée » (la fameuse « contrefaçon ») d’une photographie officielle d’un homme public ne nous semble justifier en rien, et en tout état de cause, nous apparaît comme un acte de censure pur et simple. Les intérêts commerciaux d’un photographe de régime ne nous semblent pas non plus être une raison suffisante pour interdire le libre exercice du droit de critique de la politique gouvernementale, qui devrait être celui de tout citoyen.

Qui plus est, nous sommes tout de même en droit de nous demander quel rôle réel a joué l’UMP dans cette plainte pour le moins opportune pour violation du « droit d’auteur » qui permet de baîllonner l’une des voix qui dénoncent le recyclage des idées d’extrême-droite dans la politique du ministre de l’Intérieur, en particulier, et de la droite en général (comme l’a souligné l’édition de la semaine dernière du Canard enchaîné). C’est en tout cas ce que pourrait laisser entendre l’arrestation aujourd’hui même de plusieurs membres du 9e collectif en rapport avec cette campagne.

Considérant qu’il s’agit là d’une remise en cause de la liberté d’expression sur l’Internet, qui s’inscrit dans un contexte global de répression des mouvements sociaux et d’atteinte aux libertés publiques.

Considérant que c’est aussi une grave remise en cause du principe fondamental du droit à la critique, à la satire ou à la caricature de ceux et celles qui font profession de l’excercice du pouvoir.

Considérant qu’il est important dans de telles circonstances d’exprimer notre solidarité avec le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris.

Nous appelons chacun et chacune à télécharger les fichiers numériques de cette affiche, à les diffuser, à les partager, à les reproduire sur leurs propres sites web ou blogs, afin que, dans le cadre répressif de l’Etat d’exception sous lequel nous vivons, la liberté d’expression garde encore un peu de sens.

Paris le 22 décembre 2005
samizdat.net

Une affiche provocatrice, pour dénoncer les propos d'un "caporal en campagne"exhortant sa compagnie, à nettoyer au "karcher", les lieux de bannissement de toutes ses "racailles". Au delà de ces propos de café du commerce, nous attendons mieux des ors de la République, de notre Ministre de l'Intérieur.
Un déjà vu idéologique, comme ce Georges Ripert, nommé, le 6 septembre 1940, sous-secrétaire d’État à l’Instruction publique , qui déclarait nécessaire de "nettoyer l'école primaire";bien avant l'invention du Karcher, et de plus, responsable de la suppression des Écoles normales, de l’exclusion des enfants juifs et de l’interdiction des syndicats d’enseignants, dont le SNI!

Dans mon inconsient cette affiche interdite, m'en remémore une autre, à contrario très largement diffusée en 1944 : l'Affiche Rouge ( voir dans l'album photos).

Face au Pouvoir, le Peuple est toujours nu.
Maladresses obligent et Carnaval bientôt: moquons-nous donc, un peu, beaucoup..!
A la suite, la musique adoucit les moeurs, (magnéto Lolo).
Play, pause, stop. C'est trop facile...


Contre-Danse Hongroise
Vidéo envoyée par rag34

Contredanse Hongroise
d'après la danse hongroise n°5 de Brahms
(Paroles de J. B.)

Pasqua, Ponia, Pasqua, Ponia,
Pasqua, Ponia, Marcelin !

IL nous vient tout droit de Hongrie
Il est tout p'tit Nicola-as Sarkozy
Nosferatu du quai des Orfèvres
Le brushing, les dents longues, grandes zoreilles, l'oeil est sombre
Planquez vous-ou le voilà!

On l'adore chez tous les pandores
Les CRS de lui aiment les caresses
Hongrois rêvé de tous les Poulets
La matraque la flash-balle les menottes au radiateur
on va bientôt ho déguster hé!

Quand il voit un Rom
Tout de suite il le dégomme
Quand il voit un Beur
Il fait chauffer le charter
Quand il Voit un Black
On entend voler les claques
Aïe! il est comme ça ha!
Notre Ni-i-i-colas

Attention les gars v'la Nicolas ha!
Attention les filles v'la Sarkozy hi!
Attention les gars v'la Nicolas la!
Attention les filles v'la Sarkozy zi!

A quoi pense-t-il , Aurait il des ambitions
Mais que fait-il, Il s'approche de Matignon
A quoi rêve-t-il, veut-il se faire désirer
Mais ou va-t-il, Il s'approche de l'Elysée
Donne tes papiers !!

VOIR AUSSI: Clickez--> Sarkozy : Les Trente ans de politique d’un jeune loup (post) gaulliste


Rassembler à gauche 34. Lolo34.

17:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : SARKO Votez LE PEN !

VOTER EN REGARDANT L’HORIZON

A J-2 de la consultation décisive qui engagera notre pays pour au moins 5 ans dans l'un ou l'autre projet de société, l'équipe de RAG 34 a confié à René Revol membre du Conseil National du PS, vice président de Pour la Rébublique Sociale la rédaction de son billet du jour. Bon vote dimanche !


VOTER EN REGARDANT L’HORIZON

Au delà du bruit médiatique et de la fureur d’une fin de campagne, n’oublions pas ce qui est au principe même de la citoyenneté que nous partageons tous : être citoyen de la République (res publica, la « chose publique ») c’est s’arracher à son quotidien et à ses appartenances particulières pour penser et agir du point de vue de l’intérêt général. Utopie ? Pas du tout, quelque part ce principe traverse peu ou prou chaque citoyen lorsqu’il rentre dans l’isoloir.

Aussi à la veille du vote du 6 mai, pourquoi ne pas tenter de s’élever au niveau des enjeux non seulement nationaux mais aussi planétaires de cette élection. Le monde est aujourd’hui dominé par une idéologie libérale et sécuritaire, au pouvoir dans la plus grande puissance économique, politique et militaire, qui impose sa loi : la plus grande liberté au marché accompagné d’un puissant gendarme mondial, la loi du plus riche et la loi du plus fort réunies, le tout agrémenté d’un renouveau de l’ordre moral et du fondamentalisme religieux, source des communautarismes. Un simple regard sur l’état de la planète nous convainc que ce nouvel « ordre » du monde nous mène au désastre.

Comment dès lors ne pas comprendre que Nicolas Sarkozy est le digne représentant de cette orientation libérale-sécuritaire et qu’il entreprend la normalisation de la France à ce nouvel ordre mondial. Après avoir normalisé la droite en effaçant l’héritage gaulliste et en rejetant la tradition démocrate chrétienne, sa victoire serait le début de la normalisation de la société. Les citoyennes et les citoyens français peuvent et doivent dimanche prochain dire Non à cette normalisation en votant pour Ségolène Royal, rejoignant ainsi les forces de plus en plus nombreuses qui se lèvent dans le monde, jusqu’aux Etats-Unis même, pour contester ce nouvel ordre mondial et rechercher une autre voie.

Contre ceux qui distillent jour après jour l’idée que nous serions impuissants devant ce nouvel ordre du monde, rappelons nous la définition qu’Aristote donnait du citoyen dans une République : « Est citoyen celui qui exerce le pouvoir » !

Alors dimanche prochain, ce pouvoir, exerçons-le pleinement !

René REVOL
D’abord un citoyen libre qui votera Ségolène Royal dimanche prochain.

Et par ailleurs :

Professeur agrégé de sciences économiques et sociales

Vice-Président de l’association PRS

Membre du Conseil National du Parti Socialiste

RAG 34. Lolo34

13:53 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.05.2007

Suites du débat N. Sarkozy – S. Royal : Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 772 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr

Communiqué de presse du 3 mai 2007

Suites du débat N. Sarkozy – S. Royal
Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France

Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :

Le nucléaire représente 78% de l'ELECTRICITE produite en France, mais il ne couvre finalement que 17% de l'ENERGIE consommée dans l'hexagone. Le nucléaire représente d'ailleurs à peine 2% de l'énergie consommée sur la planète, ce qui en fait une énergie marginale (bien que le risque nucléaire soit, lui, maximal).

Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs.(*)
Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité.

Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).

Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités.

C'est pour cela que la facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays (en cas d'accident nucléaire)

De plus, la facture nucléaire s'annonce elle aussi très lourde (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros.

En résumé, le nucléaire est une énergie trop marginale pour pouvoir protéger la France de la montée du prix de l'énergie, et le nucléaire s'avère finalement une très mauvaise affaire financière pour la France.

(*) N. Sarkozy a également confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires.
Cette incompétence est d’autant plus surprenante que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération.

RAG 34.Les lolo's 34

09:36 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sortir du nucléaire

02.05.2007

SARKOZY : C'est l'homme du passé et du passif. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain.

Interview de Ségolène Royal dans le Monde.

Elle revient sur le débat avec François Bayrou : «C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc. Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation. »

« L'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. François Bayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste. »

« La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq années de droite dure. Quant au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie. »

« Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi. »

A propos de l’investiture promis par Nicolas Sarkozy aux députés UDF qui le rejoindraient, Ségolène Royal « laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain. »

Lire l'intégralité de l'interview

RAG 34. Les lolo's 34

09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.05.2007

A 20h30 En ce moment et en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour nous c'est elle" au stade Charlety

Suivez en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour nous c'est elle" au stade Charlety .

A suivre : Yannick Noah, Renaud, Higelin, etc.

Suivre le direct sur www.parti-socialiste.tv

Ségolène Royal sera rejointe par Benabar, Cali, Michel Delpech, Disiz La Peste, Leny Escudero, Miossec, Yannick Noah, Mafia Kafri, Renaud, Sapho, Têtes raides, Mokobé, Kery James, Grand corps malade et d'autres artistes qui exprimeront leur soutien et leur espoir de voir gagner la "France présidente" le 6 mai.

Ne ratez pas ce rendez-vous auquel assisteront des dizaines de milliers de personnes ! Suivre le direct sur www.parti-socialiste.tv

* Stade Charléty
99 boulevard Kellermann
75013 Paris
RER Cité universitaire


RAG 34. Les lolo's 34

20:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Musique , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Suivez en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour no

Grand concert-meeting Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety

Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.

Venez assister au dernier évènement parisien de la campagne de Ségolène Royal : un grand concert avec entre autre Yannick Noah, Renaud, Bénabar... Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety (Paris 13ème). Cali, Georges Moustaki et Yvan Le Bolloch racontent les préparatifs de l'événement.



BENABAR, CALI, Michel DELPECH, DISIZ LA PESTE,

GRAND CORPS MALADE, Leny ESCUDERO,

Kery JAMES, MAFIA K1FRY, MIOSSEC, MOKOBE,

YANNICK NOAH, RENAUD, SAPHO, TETES RAIDES, etc.

ET L'INTERVENTION DE SEGOLENE ROYAL

Concert gratuit

Stade Charléty

99 boulevard Kellermann

75013 Paris

RER Cité universitaire

OUVERTURE DES PORTES A 15H30 AVEC ANIMATIONS

RAG 34. Les lolo's 34

11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.

D'internet à Charléty, mobilisation tous azimuts à gauche

PARIS (Reuters) - SMS en rafales, mailings généralisés, appels d'intellectuels en faveur de Ségolène Royal et grand "concert pour la victoire": la gauche sonne la mobilisation générale à six jours du second tour.

Lundi, la candidate socialiste a reçu le soutien sans équivoque de José Bové après avoir rencontré la semaine dernière Arlette Laguiller et Dominique Voynet et - symbole du grand écart nécessaire pour conjurer l'arithmétique du premier tour - débattu samedi pendant près de deux heures avec François Bayrou.

Chargé d'une mission sur la "souveraineté alimentaire" et les relations Nord-Sud, le candidat altermondialiste, qui a recueilli 1,32% des voix le 22 avril, a appelé les électeurs à ne pas s'abstenir le 6 mai et à faire le bon "choix de société".

"J'affirme qu'il y a pour notre pays nécessité de choisir: ou on est dans une société du vivre ensemble ou on est dans une société du conflit permanent, de l'opposition systématique" qu'incarne à ses yeux Nicolas Sarkozy.

Cinq ans après le 21 avril, le Parti socialiste se souvient d'avoir manqué la marche de très peu en 2002, Lionel Jospin ayant été éliminé dès le premier tour pour moins de 200.000 voix.

Cette année, estime un conseiller de la candidate, il y a "500.000 voix à faire changer", soit "deux points d'écart" dans les sondages avant le deuxième tour.

Sur le modèle de l'Espagne, le PS espérait pouvoir engranger un million d'adresses internet pour diffuser des messages de mobilisation jusqu'à la dernière minute.

Au dernier comptage, l'équipe de campagne de la candidate disposait de 350.000 noms à qui quatre à cinq mails sont désormais envoyés tous les jours.

RAG 34. Les lolo's 34

Parallèlement, depuis deux mois, l'équipe de campagne diffuse tous les jours des messages écrits par téléphone portable pour annoncer l'agenda de la journée, diffuser une phrase-clé de la candidate ou une consigne de mobilisation.

Ségolène Royal elle-même, via une base de données informatique, envoie environ un SMS toutes les 48 heures vers 2.000 grands élus du PS, membres du Bureau national ou partenaires de la campagne et 20.000 personnalités.

WOODSTOCK BIS?

Lundi, Libération et le Nouvel Observateur ont publié deux appels parallèles d'intellectuels de gauche appelant à voter pour Ségolène Royal, d'Aimé Césaire à Jeanne Moreau en passant par le spécialiste des médias Dominique Wolton au généticien Axel Kahn.

Dans la dernière ligne droite, l'avant-dernier meeting de Ségolène Royal, à Paris, a été transformé en grand concert gratuit, qui doit se dérouler mardi au stade Charléty.

"C'est notre Woodstock à nous", s'est amusé le chanteur Cali, citant une "guest list évoluant d'heure en heure" mais qui compte déjà Benabar, Yannick Noah, Miossec, Renaud, Michel Delpech, le slameur Grand Corps Malade, de nombreux rappeurs ou encore les Têtes raides.

"Une programmation à faire pâlir les 20h30 de TF1", a plaisanté l'acteur Yvan Le Bolloch, qui arborait une chemise rose étincelante et une brosse à dents dans la poche.

Deux jours après le meeting parisien du candidat de l'UMP, au Palais omnisports de Bercy, il table sur "35.000 à 40.000 personnes".

Le réalisateur serbe Emir Kusturica a fait savoir qu'il s'associait à l'évènement, intitulé "grand concert de la fraternité", qui doit durer près de quatre heures. "Donc ça dépasse les frontières", s'est réjoui l'agent artistique Dominique Besnehard, proche de la candidate.

A l'heure où Nicolas Sarkozy renouvelle ses critiques sur le mouvement estudiantin et ouvrier de mai 1968, le lieu n'a pas été choisi au hasard. Le 27 mai 1968, les étudiants non communistes et les forces de gauche y avaient organisé un grand rassemblement, auquel avaient participé entre 30.000 et 50.000 personnes.

"C'était houleux", s'est souvenu Georges Moustaki lundi. Le candidat de l'UMP "s'en prend à une période de ma vie et de la vie de ma génération qui (...) était très importante au niveau des libertés qui ont été conquises (...) De vouloir les occulter, de vouloir les combattre c'est un crime de lèse-liberté", a dénoncé le compositeur du "Métèque".

"C'est une grande fête populaire, mais c'est aussi un événement profond en terme de valeurs, d'humanité, de fraternité, de vivre ensemble, et aussi de gaieté, d'énergie", a déclaré la candidate qui doit prendre la parole vers 18h30 et qui a remercié les artistes qui se sont "spontanément mobilisés".

"L'objectif c'est, pendant qu'on peut encore, se taper sur les cuisses et rigoler entre collègues", a déclaré, l'air grave, l'acteur Yvan Le Bolloch. Dans l'espoir d'une victoire de Ségolène Royal dimanche, il n'a "pas prévu d'émigrer en Suisse" même s'il "aime les sports d'hiver et les grosses cylindrées" -- comme Johnny Hallyday, qui soutient Nicolas Sarkozy.

08:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.04.2007

Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas ! Nicolas Sarkozy en campagne électorale : chronique d’une dérive anti-républicaine

« Mes chers amis, nos électeurs nous ont quitté pour le FN parce que nous n'étions pas décidés à défendre les valeurs qui sont les nôtres ». (Lyon, 5 avril 2007)

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle et à l’occasion d’une des déclarations les plus honteuses de Nicolas Sarkozy sur un supposé déterminisme génétique, nombre de commentateurs ont pu relever les dérives du candidat de l’UMP vers une droite décomplexée.

L’examen des discours, des articles, des interviews de Nicolas Sarkozy montre pour tout observateur attentif une mue nationaliste, identitaire et réactionnaire d’un candidat qui, en trois mois, a tourné le dos aux fondements idéologiques de la droite républicaine.

Ce document consigne et met en cohérence les mots du sarkozysme en campagne. Il ne se veut pas un énième décryptage du programme du candidat de l’UMP, mais une chronique de ce qui s’est opéré durant cette campagne. Militants politiques, nous nous attendions à ce que Nicolas
Sarkozy égrène sa « rupture » au plan économique et social ; il a fait plus, définissant une « rupture » culturelle avec notre bien commun, la République telle qu’elle avait été refondée en 1945. Nicolas Sarkozy a inventé la droite de l’avenir en puisant dans le passé le plus refoulé de la droite nationaliste de l’affaire Dreyfus et de l’entre-deux-guerres.

Nous avons écrit ce document pour que personne ne puisse dire qu’il ne savait pas, pour que nos concitoyens soient éclairés et alertés avant le choix crucial de l’élection, pour que chacun vote en conscience, en ne passant pas à côté de ce que Nicolas Sarkozy nous a dit dans cette campagne de sa rupture, de sa « France d’après… ». La seule alternative face au projet de Nicolas Sarkozy, c’est de voter pour la candidate de la transformation sociale et de la défense de nos valeurs républicaines : la candidate socialiste Ségolène Royal.

Le réveil du nationalisme identitaire

Un nationalisme outrancier

Nicolas Sarkozy voulait parler de la nation pour redonner à ses partisans la « fierté d’être Français ». Sa campagne a pris à plusieurs reprises les accents d’un nationalisme outrancier que l’on avait plus entendu chez un candidat de la droite républicaine depuis 1945. Parti en guerre contre des ennemis imaginaires (les « repentants »), Nicolas Sarkozy n’a cessé de dire que la France n’avait rien à se reprocher. Balayant d’un revers de la main la reconnaissance officielle par Jacques Chirac en 1995 de la complicité de l’État français dans la déportation des Juifs de France, il a même remis au goût du jour une espèce de germanophobie pour exalter l’innocence française.
« Nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde. Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide ». (Caen, 9 mars 2007)
Nicolas Sarkozy s’est aussi attaché à disculper la France de son passé colonial. Devant l’électorat pied-noir et harki de Toulon ou de Nice, il a défendu le bilan positif de la colonisation, au mépris de la réalité historique et des efforts de réconciliation menés depuis les années 1960.
« Je revendique le droit de dire qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant œuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation ». (Villebon-sur-Yvette, 20 mars 2007)

Une conception identitaire de la nation

La vision de la nation portée par Nicolas Sarkozy depuis trois mois s’inscrit directement dans la lignée des conceptions identitaires, agrariennes et biologiques du nationalisme d’extrême droite. Être Français selon lui, c’est d’abord et avant tout l’être par le sang :
« Nul ne peut comprendre l’attachement charnel de tant de Français à la terre de France s’il ne se souvient pas que coule dans leurs veines du sang paysan voué pendant des siècles à féconder le sol français ». (Lille, 28 mars 2007)
La dialectique entre une bonne terre et un bon sang n’est que l’apothéose d’une pensée fondée sur l’exclusion, le repli face à des éléments « externes » ne portant pas dans leurs veines les mêmes caractéristiques que les nationaux. On comprend mieux pourquoi l’immigration est conçue par le candidat de l’UMP comme une menace pour l’identité nationale. Sa proposition de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » ressuscite ainsi la peur de l’étranger, amalgamant immigrés intégrés de longue date dans la société française, nouveaux arrivants réguliers et clandestins, tous porteurs du même danger : celui de « dénaturer » la nation.
« A force que l’immigré se sente rejeté et que celui qui l’accueille se sente dépossédé de son identité et de plus en plus étranger dans son propre pays, on prépare la haine, non la fraternité » (Besançon, 13 mars 2007)

Une vision ethnique du monde

À force de dire de Nicolas Sarkozy qu’il n’est pas raciste, on passe à côté d’un trait récurrent de son discours qui ne peut manquer d’interroger : loin de l’universalisme républicain, le candidat de l’UMP pense le monde à partir de catégories ethniques et raciales. Défendant au micro de France Inter le 12 mars 2007 sa proposition de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », il a parlé de l’existence d’une « race chinoise », alors que cette notion n’a aucun sens. Plus largement, l’obsession génétique et ethnique de Sarkozy révèle son incapacité à penser l’altérité autrement que sous une forme biologique.

Une conception réactionnaire de la société

L’individu déterminé par ses gènes

Nicolas Sarkozy a livré une vision de l’homme profondément déterministe en déclarant à Philosophie magazine, en avril 2007 : « J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense »
On retrouve dans cette affirmation la tentative de voir en chaque homme le simple aboutissement des informations génétiques qu'il a reçues lors de sa conception. Cette résurgence de théories déterministes du comportement nous rappelle les vieilles querelles de la fin du XIXe siècle à propos du problème de l'inné et de l'acquis. La tentation de réduire, classer et hiérarchiser l’ensemble des dimensions de la complexité des comportements humains à l’aide d’une seule grille de lecture – génétique en l’occurrence – et de s’en servir pour prédire l’avenir des personnes relève d’une tradition bien sombre. Derrière un discours de valorisation du "mérite" et de l'effort, Nicolas Sarkozy propose une approche déterministe des comportements humains, attentatoire à la liberté et profondément inégalitaire.
C’est aussi cette tentation qui avait conduit l’ancien Ministre de l’Intérieur à proposer dans son projet de loi de prévention de la délinquance la détection très précoce des « troubles comportementaux » censés désigner les futurs délinquants. La disposition du projet de loi – finalement abandonnée sous la pression d’une forte mobilisation - invitait les professionnels de l’enfance à repérer des facteurs de risques prénataux et génétiques, et à dépister dès 36 mois les signes d’« indocilité, agressivité, impulsivité ».
Le retour des femmes au foyer
Malgré un discours d’apparence moderne sur certains sujets de société, Nicolas Sarkozy a dévoilé une vision extrêmement archaïque et traditionaliste des femmes. Il n’a ainsi pas hésité à développer une mythologie de l’éternel féminin digne du régime de Vichy, renvoyant les femmes à leur essence maternelle et protectrice : « Les valeurs des femmes, c’est la générosité, le don de soi, le travail, l’engagement, la famille, la paix, la vie. » (Rencontre « Femmes et égalité des chances » le 6 avril 2007). La femme ne serait qu’une mère à qui la société doit confier le rôle de prendre soin des enfants mais aussi des personnes âgées. Prenant le contre-pied du projet d’émancipation et de réduction des inégalités hommes/femmes défendu depuis la Libération, le candidat de l’UMP nous propose de valoriser par un salaire maternel les femmes qui restent à la maison, considérant qu’elles jouent ainsi leur rôle dans la société : « Je donnerai des droits sociaux et des droits à la retraite aux mères de famille qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants. » (Rencontre « Femmes et égalité des chances » le 6 avril 2007).

Des religieux dans les banlieues et les écoles

Nicolas Sarkozy a également réaffirmé qu’il souhaitait faire sortir la religion de la sphère privée, s’écartant ainsi du modèle républicain de laïcité. Jugeant que la société et la République ne permettent pas de donner du sens au vivre-ensemble, le candidat de l’UMP pense que c’est à la religion de jouer ce rôle, et d’assurer ainsi la pacification et le maintien de l’ordre social dans les quartiers.
« Si dans nos quartiers on évoquait un peu plus souvent le sens de la vie, si on disait aux jeunes que la vie est unique, qu'elle n'est pas un bien de consommation comme les autres, peut-être qu'on aurait alors moins de violence » (interview à La Croix , 4 avril 2007).
En matière d’éducation, Nicolas Sarkozy s’écarte également de la mission républicaine de l’école et de l’idéal de mixité en prônant le libre choix total des parents. Selon lui, l’école ne doit être que le lieu de prolongement des conceptions religieuses ou communautaires des parents, reproduisant ainsi les valeurs familiales, qui priment sur les valeurs communes de citoyenneté républicaine et de mixité. Jamais la droite n’avait aussi clairement pris le parti d’un démantèlement de l’école publique.

La société des rentiers

En stigmatisant les chômeurs, les jeunes, les pauvres, Nicolas Sarkozy souhaite imposer un ordre social « régénéré », où les plus riches accumuleront en paix leur patrimoine avec l'aide de l'État (suppression des droits de succession), quand les travailleurs seront contrôlés, précarisés et culpabilisés. Cette remise en ordre est le fruit d'une idéologie réactionnaire et profondément dangereuse. Elle est assise sur un projet de creusement des inégalités sociales et de mise en concurrence de groupes entre eux.
Les « bons Français » et « l’anti-France » : le moralisme sarkozyste

La diabolisation de la gauche

Nicolas Sarkozy, à cause de sa conception dangereuse de l'exercice du pouvoir, aime à se poser dans le débat comme la référence morale, construisant son discours contre la « pensée unique ». L'évènement fondateur de cette anti-France qu’il souhaite combattre serait Mai 68 et sa postérité à gauche et en France. L’exécration de la gauche « soixante-huitarde », « droit-de-l'hommiste », figure un ennemi intérieur - quand l'immigré sera l'ennemi de l'extérieur. Cet ennemi intime, accusé de tous les maux, le laxisme en tête, vient à point nommé pour lui opposer une mise en ordre autoritaire et réactionnaire. Un seul exemple suffit à le montrer : c'est pour combattre l'’« esprit de jouissance » que Nicolas Sarkozy prône l'« esprit de sacrifice » quand il traite de la valeur travail et des contreparties que l'État doit exiger des travailleurs.

La France des « hystériques » et des « racailles »

La cohérence du projet de Nicolas Sarkozy se fait dans l'insulte et la diabolisation des positions des uns et des autres. Les caricatures des propositions de ses concurrents sont nombreuses, l'anathème, et l'insulte aussi. Ses propos sont parfois sexistes, qualifiant Ségolène Royal d'« hystérique », souvent délirants, assimilant la critique de l'intervention policière Gare du Nord à une défense des « fraudeurs », toujours blessants, quand les émeutes des banlieues ne suscitèrent dans sa bouche que les réponses de « karcher » et « racailles ». Aujourd'hui, à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, la prudence verbale n’est plus de mise. Elle a été remplacée par l'indignation, l'attaque permanente, renvoyant dos à dos candidats et journalistes, médias et partis, comble du cynisme quand on sait que sa filiation avec les leaders mondiaux de la droite décomplexée va jusqu’à entretenir, lui aussi, des liens extrêmement étroits avec les patrons des grands médias nationaux.

La justification de la violence des « honnêtes gens »

Dressant les Français les uns contre les autres, l’ex-ministre de l’Intérieur a été même jusqu’à justifier l’usage de la violence par certains groupes sociaux. Ainsi, la violence contre l'État serait légitime quand elle procède de la « colère » de groupes sur lesquels il s’appuie (manifestation de marins pêcheurs conduisant à l’incendie du Parlement de Bretagne en 1994).
« Chez les marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici quand on manifeste, quand on recours à la violence, ce n’est jamais pour se distraire, ce n’est jamais pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale » (Lorient, 3 avril 2007)
A l'inverse, il dénie le droit de violence légitime aux catégories qu'il stigmatise (leur violence serait purement « gratuite »), formées non par sur des intérêts économiques mais sur la couleur de la peau, le quartier et bientôt - qui sait ? - les gènes. Contre les plus faibles en revanche, la violence d'État est légitime et maximale : ce sont les sans-papiers SDF qui viennent chercher un peu de nourriture auprès des Restos du Cœur et qui sont arrêtés, les ouvriers grévistes, les enfants raflés à la sortie des écoles. Pour Nicolas Sarkozy, la violence est donc un moyen de gouvernement opératoire couplée à la création idéologique d'un corps social structuré en corporations qui ne regroupe plus les travailleurs selon leurs intérêts mais obéit à une stratégie de mise en ordre de la société.

OOOO

Il est souvent dit que Nicolas Sarkozy aurait fait la synthèse des trois droites françaises, la droite bonapartiste, la droite orléaniste, la droite légitimiste. Force est de constater que ce qui structure fortement sa pensée, ce sont les thèmes clefs de la droite nationaliste telle qu’elle s’était cristallisée à la fin du XIXème siècle avec l’affaire Dreyfus. L’antisémitisme en moins. Et c’est beaucoup. Le libéralisme économique en plus. Et cela est évidemment important. Mais pour le reste, l’autorité, l’identité nationale, le déterminisme biologique, la défense de l’ordre, etc..., tout s’y retrouve. Nous ne sommes plus dans la tradition gaulliste mais dans autre chose qui a plus à voir avec l’évolution d’une part importante des droites européennes, en Italie et en Espagne particulièrement, qui à leurs politiques économiques libérales adjoignent tout un corpus doctrinal réactionnaire. Et cela ne peut pas être masqué par quelques citations empruntées à Jaurès et à Blum ! Il est difficile dans une campagne trop éclatée de prendre conscience des logiques politiques qui sont à l’œuvre. C’est pourquoi ce document veut montrer à quelle cohérence inquiétante il faut faire barrage dans l’intérêt même des Français et de la République.


AVEC SARKOZY, TOUT SERA PENIBLE, LE 6 MAI JE VOTE et JE FAIS VOTER POUR Ségolène ROYAL !

RAG 34. Les lolo's 34

21:49 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY la dérive antirépublicaine

DSK : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"

Dominique Strauss-Kahn : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"
"On ne cherche pas des faux-fuyants, des mauvaises raisons, des arguments techniques. On dit : je suis de gauche. On dit : je suis un démocrate. On dit : le choix nous engage pour cinq ans, pour dix ans peut-être. On dit : je vote pour Ségolène Royal."

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

21:49 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DSK à Lyon

28.04.2007

Vidéo clip : Nos camarades tahitiens au charbon aussi...

Durée : 03:17 Pris le : 19 avril 2007Lieu : Papeete, Polynésie Française



Avez-vous remarqué le prix d'un paquet de colle ? Plus cher que le pétrole... Ia fiu !

Les lolo's 34 et Lolo34.

15:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TAHITI DEVANT!

En ce moment dialogue entre Ségolène ROYAL et François BAYROU. Pour l'Hérault sur la FM : RMC 104.3

"L'impossible" débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura bien lieu ce matin à 11 h00 et sera retransmis depuis un hôtel parisien par BFMTV et RMC infos.

Avec Sarkozy tout devient pénible !

RAG 34. Les lolo's 34

11:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DEBAT ROYAL BAYROU ce samedi à 11h00

27.04.2007

Nicolas Sarkozy, un espoir pour toutes les sectes

Nicolas Sarkozy n'a pas fini de nous vendre sa "laïcité ouverte" et s'il met la pédale douce actuellement sur son projet de kärchérisation de la loi de 1905, il ne semble pourtant pas avoir renoncé à l'idée. Dans son dernier entretien au quotidien La Croix, il promettait simplement en effet de ne pas avancer sans "discussion avec l'ensemble des religions". On est loin du renoncement. Nicolas sarkozy constitue un formidable espoir pour toutes les sectes qu'il préfère d'ailleurs nommer - c'est plus joli - «nouveaux mouvements spirituels». Nous avons pu constater dernièrement la disparition d'un certain nombre de vidéos mettant en cause Sarkozy (qui a une conception très berlusconienne de la liberté de la presse et des médias en général et un staff très efficace). Voici une vidéo, encore en ligne. Lire la petite fiche de Nicolas...

Lire la suite

Yann.

RAG 34. Les lolo's 34

11:45 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAICITE

Ségolène ROYAL : "J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste."

Ségolène Royal invitée de "A vous de juger".

Ségolène Royal expose tous les aspects de son programme, de l'économie à la justice. Elle souligne le "clivage très profond" entre son projet et celui de son adversaire de l'UMP.

"J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste, réformer sans brutaliser, en écoutant pour agir juste et ensuite exercer une autorité juste, pas aveugle, brutale".

Evoquant les difficultés des Français, elle s'engage à "changer le désordre" vécu par "ces femmes qui partent avec 600 euros" par mois de retraite, ces chômeurs qui "font semblant de partir travailler le matin", les caissières qui toute leur vie, sont cantonnées au smic.

Ségolène Royal souhaite "des salariés bien sécurisés dans leur travail", estimant que "le fléau auquel il faut répondre, c'est les millions de salariés qui n'ont pas du tout de travail".

La candidate socialiste reproche à Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine".

"Je ne suis pas pour dire qu'il y a des gens qui veulent se lever tôt et d'autres qui aiment se coucher tard, je ne suis pas pour dresser les Français les uns contre les autres", dit-elle, accusant son adversaire de "draguer les voix populistes".

Interrogée sur les moyens financiers nécessaires à son programme, elle répond: "Je relance la croissance". On dope la croissance "en remettant du dialogue social dans l'entreprise", et "il est possible de concilier le respect des salariés et la performance et la compétitivité de l'entreprise".

Sur la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal répète qu'elle se fera "au cas par cas". Mais elle assure comprendre les difficultés de certaines familles.

"Si j'étais dans un pays où il n'y a rien, je prendrais mes enfants sous le bras et je les emmènerais dans un pays où ils pourraient manger et aller à l'école".

Elle réaffirme sa volonté de doubler le budget de la justice et s'est insurgée contre le fait que les indemnisations aux victimes du procès d'Outreau "n'ont toujours pas été versées."

A propos des jeunes multi-récidivistes, que Nicolas Sarkozy veut sanctionner comme des adultes, Ségolène Royal estime qu'il faut prévenir la récidive en sanctionnant "au premier acte de délinquance".

"Il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore des délinquants".

La candidate renouvelle sa proposition faite à François Bayrou d'un débat vendredi devant la PQR.

Elle s'est aussi réjouie que François Bayrou ait "compris un certain nombre de choses" au cours de la campagne électorale. "Il a bougé au cours de cette campagne".

Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès", en prenant "les bonnes idées, d'où qu'elles viennent".

Le débat d'entre-deux tours du 2 mai avec Nicolas Sarkozy sera "une épreuve, c'est un moment difficile et je m'y prépare au mieux", reconnaît la candidate socialiste sur France-2. "C'est une étape importante" mais pas "déterminante".

"Les Français nous connaissent, nous regardent, peuvent comparer deux visions de la France, deux tempéraments, deux personnalités très différentes. C'est un élément très important pour qu'ils affinent leur jugement".

Face au "génocide abominable" au Darfour, Ségolène Royal prend fermement position : "La communauté internationale est restée trop longtemps indifférente par rapport à ce drame et aujourd'hui il faut vraiment agir et pas seulement se plaindre dans des discours", exhorte la candidate socialiste, qui réclame des "corridors humanitaires".

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde. Je pense qu'il faut qu'il y ait des menaces de sanctions très fermes. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable."

Alors qu'on lui demande si elle pourrait aller jusqu'au boycott des Jeux Olympiques de Pékin, elle répond: "je ne l'exclus pas, parce qu'à un moment, lorsqu'il y a une telle inaction, une telle inertie, il faut que tous les moyens soient utilisés pour que ça bouge."

Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 1/2

Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 2/2

RAG 34. Les lolo's 34

10:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL A VOUS DE JUGER

J-9 : Ségo au chrono ! Bayrou à la proue ?

L'impossible débat
C'était annoncé par Jean-Louis Bianco : Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou après de longues tractations devait avoir lieu ce samedi matin 28 avril à partir de 11h00 sur Canal + et à la radio sur France Inter.

Mais c'était sans compter sur les pressions exercées par Sarkozy pour en empêcher le déroulement selon les certitudes des deux intéressés.

Comédie tragicomique d'après l'entourage de Sarkozy.

Le vrai drame, c'est qu'avec Nicolas Sarkozy et ses Zamis tout devient pénible !

L'IMPORTANT C'EST LE DEBAT DU 2 MAI !


RAG 34. Lolo34

09:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Débat ROYAL BAYROU

Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit d’incompétence

Intervenant sur TF1 hier soir, Nicolas SARKOZY a indiqué ne pas comprendre pourquoi la Slovénie pouvait baisser son impôt sur les sociétés alors que la France ne peut baisser son taux de TVA applicable aux restaurateurs.

On peut s’étonner de cette profonde méconnaissance des règles fiscales de la part du candidat de l’UMP qui fut pourtant successivement Secrétaire d’état au Budget puis ministre de l’Économie et des Finances.

Il convient donc de rappeler à Nicolas SARKOZY que la détermination des assiettes et la fixation des taux des impôts directs est du ressort exclusif des États membres. Il n’existe en la matière aucune obligation communautaire, à la différence de la TVA, dont les taux sont encadrés par des accords communautaires qui imposent un taux général plancher et un accord unanime pour y déroger sectoriellement, afin de lutter contre le dumping fiscal.

La démagogie de Nicolas SARKOZY, qui promet unilatéralement des baisses de TVA qui nécessitent l’assentiment unanime du conseil européen, est éminemment condamnable. Doit-on avoir la cruauté de lui rappliquer que l’UMP avait formulé cette proposition en 2002, avec le résultat que l’on sait ? L’harmonisation de la fiscalité en Europe, qui est absolument nécessaire, mérite de arguments et des objectifs clairs : c’est ainsi qu’en 1999 la gauche a demandé puis obtenu un taux de TVA réduit pour le secteur du bâtiment.

L’Union européenne doit se doter d’un impôt sur les sociétés, qui passe par une harmonisation au préalable des bases puis des taux de cet impôt.

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité

RAG 34 Les lolo's 34

07:56 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FISCALITE, RAG 34

Défense des droits des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel

Les intermittents du spectacle et de l’audiovisuel, en occupant, avec des associations de chômeurs, le toit du siège de l’UNEDIC, manifestent à nouveau pour la défense de leurs droits.

Le Parti socialiste rappelle qu’il a constamment apporté son soutien à la juste revendication de ces professions artistiques et culturelles,dont le droit à l’indemnisation du chômage a été gravement remis en cause par les protocoles de 2003 et 2006, que le pouvoir actuel a avalisés.

A travers la lutte que celles-ci mènent, il y va de la défense d’une création vivante dans notre pays, de la promotion de la diversité culturelle qui ne peut être soumise à la seule loi du marché et de la rentabilité immédiate, et de la richesse d’une vie artistique libre et foisonnante.

Alors que le candidat de la droite Nicolas SARKOZY entérine un dispositif inique imposé par le MEDEF, qui vise à exclure de très nombreux artistes et techniciens des annexes 8 et 10 et à démanteler la politique culturelle publique, Ségolène ROYAL, au contraire, a pris position pour sa remise à plat en prônant une nouvelle négociation collective, dans un cadre élargi, et avec des conditions clairement posées par le nouveau gouvernement qu’elle formera à l’agrément d’un futur accord :

mise en place d’un système réellement pérenne et équitable, replaçant les annexes 8 et 10 au coeur de la solidarité interprofessionnelle ;
retour aux 507 heures en 12 mois ;
incitation forte afin que les entreprises culturelles et audiovisuelles employant des intermittents pour des fonctions permanentes, transforment leurs contrats en CDI.
Seule la victoire de Ségolène ROYAL à l’élection présidentielle permettra de sauver un régime d’indemnisation du chômage menacé par la politique libérale de la droite, et de redonner un nouvel élan à la création artistique dans notre pays.

Communiqué de Anne HIDALGO
Secrétaire nationale à la Culture et aux Medias

RAG 34. Les lolo's 34

07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INTERMITTENTS DU SPECTACLE

26.04.2007

Elections - Diam's voit Nicolas Sarkozy comme "un danger"

La rappeuse française perçoit le candidat UMP à l'élection présidentielle comme un "danger" potentiel.

La rappeuse Diam's voit en Nicolas Sarkozy "un danger", a-t-elle déclaré, lundi, à Paris, lors de la conférence de presse de présentation du DVD de sa tournée, Au tour de ma bulle. "Je ne le vois pas comme un mec de droite mais comme un danger. Il n'aime pas le peuple mais il s'aime lui", a estimé la rappeuse, en réponse à une question sur les résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy a été qualifié, dimanche, pour le second tour de la présidentielle, avec 31,18% des voix, contre 25,87% à sa rivale socialiste Ségolène Royal.

"Je suis contente de savoir que je vis dans un pays où onze millions de personnes sont d'accord avec ses idées", a ironiquement déclaré la rappeuse, se disant "triste" du résultat de Nicolas Sarkozy au premier tour. "Je ne suis pas d'une génération qui vote pour quelqu'un qu'elle aime, je vote contre quelqu'un que je n'aime pas", a-t-elle poursuivi. Interrogée sur ce qu'elle pensait faire dans dix ans, elle a répondu: "Je ne sais pas si je rapperai encore, car on ne rappe pas sans rage. Mais si Nicolas Sarkozy passe, on aura encore cinq ans de beau rap !"

Enrico dans les bras de Sarkozy

Diam's a épinglé Nicolas Sarkozy dans La Boulette, chanson-phare de son disque à succès Dans ma bulle, sorti il y a un an, dont les paroles disent :"Y a comme un goût de démago dans la bouche de Sarko".

Enrico Macias, lui, ne partage pas les craintes de Diam's. Lundi, le chanteur a adapté les paroles d'une de ses chansons "Toi Paris, tu m'as pris dans tes bras", devant quelques milliers de militants UMP, venus assister à la première réunion publique de second tour de la présidentielle de Nicolas Sarkozy. S'accompagnant de sa guitare, Enrico Macias a lancé "Toi Sarko, je suis bien dans tes bras", sous les acclamations du public, dont beaucoup d'étudiants revêtus d'un T-shirt portant l'inscription "les étudiants avec Sarkozy".

Lire la suite

Musique/RAP : SARKO lepénise la France. Pour la rapeuse DIAM's : C'est pas ma France à moi...

Alors que Sarkozy voudrait lepéniser la France, la chanteuse Diam's pourtant nommée quatre fois à la cérémonie des victoires de la musique a été boudé par "la profession". Simple boulette ou juste Présidentielle oblige ?



Diam's
Ma France à moi
2006 "Dans ma bulle"

Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves,
Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,
Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde,
C'est le hip-hop qui la fait danser sur les pistes,
Parfois elle kiffe un peu d'rock, ouais, si la mélodie est triste,
Elle fume des clopes et un peu d'shit, mais jamais de drogues dures,
Héroïne, cocaïne et crack égal ordures,
Souvent en guerre contre les administrations,
Leur BEP mécanique ne permettront pas d'être patron,
Alors elle se démène et vend de la merde à des bourges,
Mais la merde ça ramène à la mère un peu de bouffe, ouais.
Parce que la famille c'est l'amour et que l'amour se fait rare
Elle se bat tant bien que mal pour les mettre à l'écart,
Elle a des valeurs, des principes et des codes,
Elle se couche à l'heure du coq, car elle passe toutes ses nuits au phone.
Elle parait faignante mais dans le fond, elle perd pas d' temps,
Certains la craignent car les médias s'acharnent à faire d'elle une cancre,
Et si ma France à moi se valorise c'est bien sûr pour mieux régner,
Elle s'intériorise et s'interdit de saigner. Non...

{Refrain: x2}
C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge
Ma France à moi ne vit pas dans l' mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre

Ma France à moi elle parle en SMS, travaille par MSN,
Se réconcilie en mail et se rencontre en MMS,
Elle se déplace en skate, en scoot ou en bolide,
Basile Boli est un mythe et Zinedine son synonyme.
Elle, y faut pas croire qu'on la déteste mais elle nous ment,
Car nos parents travaillent depuis 20 ans pour le même montant,
Elle nous a donné des ailes mais le ciel est V.I.P.,
Peu importe ce qu'ils disent elle sait gérer une entreprise.
Elle vit à l'heure Américaine, KFC, MTV Base
Foot Locker, Mac Do et 50 Cent.
Elle, c'est des p'tits mecs qui jouent au basket à pas d'heure,
Qui rêve d'être Tony Parker sur le parquet des Spurs,
Elle, c'est des p'tites femmes qui se débrouillent entre l'amour,
les cours et les embrouilles,
Qui écoutent du Raï, Rnb et du Zouk.
Ma France à moi se mélange, ouais, c'est un arc en ciel,
Elle te dérange, je le sais, car elle ne te veut pas pour modèle.

{au Refrain, x2}

Ma France à moi elle a des halls et des chambres où elle s'enferme,
Elle est drôle et Jamel Debbouze pourrait être son frère,
Elle repeint les murs et les trains parce qu'ils sont ternes
Elle se plait à foutre la merde car on la pousse à ne rien faire.
Elle a besoin de sport et de danse pour évacuer,
Elle va au bout de ses folies au risque de se tuer,
Mais ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rie,
Et refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu'on bouge.
Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,
Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s' croit au Texas, celle qui à peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut être sous ma fenêtre,
Celle qui pense qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent.

Diam's vue par Faïza Guène pour Infos jeunes

Je vais vous raconter une histoire. Dans cette histoire, il y a une fille qui kiffe la musique.
Il y a ceux qui disent que ce n'est pas de la musique de filles et il y a surtout ceux qui kiffent sa musique.

C'est l'histoire d'une princesse d'aujourd'hui qui n'est ni blonde, ni perchée sur des talons aiguilles. Elle ne présente pas la météo et elle a choisi une autre option que celle de dormir cent ans en attendant qu'un looser vienne la réveiller. La princesse a du caractère, elle a troqué la robe bouffante contre un jean , s'est parée d'une coupe garçonne et a saisi le micro pour affronter le monde.

L'héroïne de mon histoire, ce n'est pas elle par hasard.
La princesse est décalée, très tôt, elle a compris tout un tas de trucs.
Dans la course, elle était loin devant. C'est peut-être aussi l'avantage d'aimer porter des baskets et pas ces souliers de verre qui font chuter à la longue.

Comme souvent dans ce genre de contes, ça ne démarre pas au top. La princesse est blessée, elle est nourrie d'histoires qui font mal. Elle ne lâche pas l'affaire pour autant, et passe enfin au deuxième chapitre, celui qui dit que la princesse doit se faire entendre. Alors elle choisit son arme et ses munitions; un stylo qu'elle a chargé de détermination, de larmes et de cœur.
Pas de pomme empoisonnée, de marâtre ou de nains, mais tout de même quelques obstacles. On lui met des bâtons dans la plume. Elle surmonte en tant que vaillante princesse de cette histoire, à force de patience, de passion et grâce aux barres chocolatées dont elle raffole.

Et puis, peu à peu, les mots chassent les maux.
La princesse Diam's se fait un nom qu'on ne brise pas à coup de baguette magique. Il pleut sa musique sur les ondes du royaume de France, elle peut crier victoire au micro. Elle berce à coups de rage, émeut avec force. La princesse a raconté son histoire, dans sa musique, elle ouvre son univers, elle fait partager son intimité avec ce qu'il faut de pudeur. On se tatoue sa voix dans l‘âme. Le public est conquis, la vibe de Diam's coule en milliers d'exemplaires. La princesse vit pour sa musique, elle a l'humble ambition et la ferme intention d'écrire la prochaine page de cette histoire puisque sort le nouvel album. Voilà que le diamant revient briller.

Comment est-ce possible de rire, pleurer, danser et réfléchir, tout ça à la fois, sur un album rap?? C'est que je me suis dis en l'écoutant. Une fantastique claque de talent, d'originalité et de risques. Ceux qui ont aimé « Brut de femme » seront enchantés de voir combien tous les ingrédients qu'ils ont adorés dans la recette Diam's sont à nouveau réunis mais à la puissance 10.
Ce qui arrive dans vos oreilles, c'est de la Boulette.
« Diam's, raconte nous des histoires… »
Si ça ne tient qu'à moi, j'écris déjà la fin, La princesse vécut toute sa vie dans la musique et fit beaucoup d'albums…

Rédigé par Infos Jeunes 2006 le Samedi 04 Février 2006



"C'est pas ma France à moi,..celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante..."

RAG 34. Lio

15:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DIAM'S, RAG 34

Le magazine gay Illico menacé d'interdiction par le ministère de l'Intérieur

Le magazine gay gratuit Illico vient de recevoir un courrier du ministère de l'Intérieur qui le menace d'interdiction pour la présence de publicités pour des sites Internet ou téléphoniques de rencontres dans ses pages ainsi que ses critiques de films X. Une coïncidence troublante alors que le contenu du magazine n'a pas varié depuis des années, mais que sa rédaction mène une campagne très hostile à l'élection de Nicolas Sarkozy.
La rédaction d'Illico est tombée des nues ce matin à la lecture du courrier recommandé signé du Sous-directeur des libertés publiques du ministère de l'Intérieur (Marc-André Ganibenq), daté du 20 avril dernier, qui menace le titre d'interdiction à travers l'utilisation d'un article bien connu des éditeurs de presse (l'article 14 de la loi n°49.956 du 16 juillet 1949) qui vise officiellement à protéger la jeunesse et qui, selon une interprétation très restrictive, peut aboutir à sa disparition.

Le courrier en question reproche à Illico de publier "des textes et des photographies de nature pornographique susceptibles de choquer les mineurs qui pourraient l'acquérir". En cause, en particulier, la rubrique chroniquant les films X (sous le titre Rayon X) et la présence "en quantité de publicités pour des sites internet ou des serveurs de rencontres par téléphone explicitement sexuelles". Le courrier affirme en particulier que l'illustration de la chronique de films X comporterait des images présentant "des sexes masculins en érection".

Or la réalité est tout autre. La rubrique Rayon X publie depuis de nombreuses années des critiques de films X, comme certains confrères de la presse gay –Têtu en particulier. Les illustrations qui accompagnent ces articles sont soit de la couverture du dvd si elle ne présente pas de sexe en érection, soit une autre image du film ou encore une reproduction "floutée" da la partie représentant un sexe en érection.
Le courrier du ministère ne donne d'ailleurs dans son courrier aucune précision sur un exemple quelconque qui aurait pu entrer dans le champ des reproches qui nous sont adressés. Sous entendant que la pratique courante d'Illico serait de présenter des sexes en érection.
Même absence de fait précis pour ce qui concerne les publicités pour les serveurs internet et téléphone de rencontres. Aucune publicité –contrôlées à la fois par les annonceurs et le support qui les publie- n'est mentionnée comme pouvant poser un problème en particulier.
Notons, là encore, que les mêmes publicités sont publiées simultanément par tous les supports de presse gay (Têtu, 2Xparis, Préf, BabyBoy, etc...).

Quant au risque que ces textes et images atteignent la jeunesse, faisons observer qu'Illico n'est pas diffusé en kiosque, mais strictement dans un réseau d'établissements fréquentés par une clientèle homosexuelle majeure (bars, discothèques, saunas, sex clubs) dont l'accès est précisément interdit aux mineurs.

Il y a donc quelque chose de profondément troublant dans l'activation de cette procédure à l'encontre d'Illico qui publie sans discontinuer depuis mars 1988 un contenu qui n'a jamais été assimilé par quiconque depuis près de 20 ans à un magazine pornographique mettant en danger la jeunesse de France.
En revanche, Illico –chacun le sait bien- est un média d'information gay essentiellement centré sur l'actualité politique et sociale de la communauté LGBT. Et c'est aussi un média militant qui n'a jamais mis son engagement dans sa poche, en particulier depuis plusieurs mois, pour affirmer son opposition à l'ex-ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui dispute l'élection présidentielle en cours.

De là à voir une coïncidence entre ces éléments, il n'y a sans aucun doute que notre paranoïa bien connue à l'égard de cet homme politique, de ses méthodes et de son emprise sur les services de l'Etat qui l'étaye.

Illico va, bien entendu, faire valoir auprès des services de la Direction des libertés publiques ses arguments et tenir ses lecteurs et la communauté gay au courant de l'évolution de ce dossier.
Nos lecteurs doivent savoir, que peu de publications ayant été l'objet de la procédure qui frappe aujourd'hui Illico en ont réchappé. La quasi-totalité des titres de presse concernés ont été frappés d'interdiction définitive.

Au-delà de ce risque d'interdiction qui pose la question majeure des conditions de l'exercice de la liberté d'expression, l'image d'Illico est attaquée, sa crédibilité éditoriale et commerciale abîmée. Le magazine destabilisé. Et au-delà d'Illico même, la presse homosexuelle dans son ensemble se trouve menacée par des attaques arbitraires contre l'un de ses titres les plus anciens et les plus emblématiques.

Nous abordons incontestablement une période inquiétante.

Jacky Fougeray, directeur de la rédaction d’"Illico"

Si vous souhaitez réagir à la menace d'interdiction du magazine gay Illico par le ministère de l'Intérieur, cliquez ici.

Lire notre édition spéciale.

AVEC NICOLAS SARKOZY, TOUT DEVIENT PENIBLE !

RAG 34. Les lolo's 34

12:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Magazine Gay Illico

Sarkozy "père fouettard" des chômeurs

Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès" avec "une diversité politique très large"

Ségolène Royal à l'émission "A vous de juger" sur France 2 le 25 avril 2007 - France 2
Lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2, la candidate socialiste a estimé que tendre la main à François Bayrou "est une démarche responsable, respectueuse des électeurs et utile pour la France".

Elle a par ailleurs accusé Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine" pour draguer "les voix populistes".


Sarkozy "père fouettard" des chômeurs
Le candidat UMP, dit-elle, est dans "le mépris des gens, les suspicions sur la fraude". "Je vois beaucoup de personnes qui n'ont pas de travail et qui aimeraient bien se lever tôt", a-t-elle encore affirmé. Si elle est élue, a-t-elle poursuivi, les chômeurs ne refuseront pas d'emplois parce que leur retour à l'emploi sera "accompagné".

"Quand j'entends une espèce de discours tonitruant "y'a qu'à", "vous allez voir ce que vous allez voir", de père fouettard (...) alors qu'il y a tellement d'abus de l'autre côté, parmi les amis du pouvoir, je me dis que ce n'est pas bon pour la France", a déclaré la candidate socialiste sur France 2, après avoir évoqué le "parachute doré" de Noël Forgeard.

Contre la délinquance
"Aujourd'hui, il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore délinquants, ceux qui sont à l'école primaire et au collège, en repérant ceux qui ont des difficultés pour bien les recadrer", a déclaré Ségolène Royal.

Elle suggère également "des internats scolaires de proximité, pour que les enfants soient à l'abri des influences du quartier" et maintient son idée d'encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

François Bayrou a "bougé" au cours de la campagneConcernant François Bayrou, elle a affirmé: "Je crois qu'il a, au cours de cette campagne, compris un certain nombre de choses" et en particulier "des valeurs inscrites dans mon pacte présidentiel" telles que "l'Etat impartial", "l'efficacité écologique" ou "la priorité éducative".

Elle a cité au crédit du candidat centriste "le constat qu'il fait sans concession de la situation de la France et des propositions de Nicolas Sarkozy.

"Je ne cherche pas à séduire", "je n'ai pas soif de pouvoir", a déclaré Ségolène Royal, "je cherche à rassembler", a-t-elle expliqué, revendiquant le droit de piocher des "bonnes idées (...) partout pour que la France se redresse".

Le Darfour et pressions sur la Chine
Ségolène Royal n'exclut pas un boycott des Jeux olympiques de Pékin pour faire pression sur la Chine, qui s'oppose à des sanctions contre le Soudan, accusé de graves atteintes aux droits de l'homme au Darfour.

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde, je pense qu'il faut qu'il y ait là aussi des menaces de sanctions très fermes. Il faut ouvrir des corridors humanitaires. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable".

Les otages en Afghanistan
Ségolène Royal a refusé d'évoquer dans la campagne la situation des Français enlevés en Afghanistan, afin d'éviter de leur nuire.

"Je demande que cette affaire-là ne soit pas utilisée (...) dans cette campagne, et je demande que M.Sarkozy ne l'utilise pas non plus", a-t-elle déclaré. "Les sujets de cette gravité ne peuvent pas être abordés de cette façon là. Cela met les otages en danger", a-t-elle ajouté.

Mme Royal a par ailleurs estimé que "les troupes françaises (...) ont toute leur place aujourd'hui en Afghanistan".

RAG 34. Lolo34

03:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY père fouettard des chômeurs

25.04.2007

René REVOL était ce soir sur FR3



René Revol Vice-président de PRS (Pour la République Sociale), Membre du Conseil National du PS était l'invité de Bernard Lagarrigue ce soir sur FR3 à 18h40


Revoir l'émission

RAG 34. Lolo34

23:54 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, PRS, RAG 34

Jean-Luc Mélenchon : Luxation politique !

Attention ! Camarades, vous jouez avec le feu. Quoi ? Des ministres UDF ? Oh j’ai bien entendu la nuance ! Il y a une condition: il y aura des ministres UDF si Bayrou est d’accord avec le pacte présidentiel. Mais je ne suis pas tombé de la dernière pluie. Je comprends que l’alliance est proposée. Si elle ne se fait pas, « on » pourra dire « c’est de leur faute ». Bref, on rejoue le coup de la mise au pied du mur des dirigeants sectaires pour en appeler à la base unitaire. C’est ce que le PS a fait au PC dans les années soixante dix quand les dirigeants communistes ont rejeté l’union de la gauche. Mais la différence est de taille : nous socialistes voulions réellement l’union, nous en avions débattu, oh, combien ! Là ce n’est pas le cas. C’est le contraire ! Nous avons tous, tout le temps depuis 1972, répété sur tous les tons que nous ne voulions pas de cette alliance. Et la semaine dernière nous expliquions encore tous sur tous les tons que "Bayrou c’est la droite !" François Hollande l'a dit dans ces termes, aussi crument. On m’a même chargé d’une cellule d’argumentation sur ce sujet avec les sénateurs socialistes ! Nous avons donc édité un document fait de fiches thématique: 50 pages ! C’était un leurre ? Un rideau de fumée ? Vous me manipuliez ? Vous voulez dire maintenant : « tout ce qu’écrivait le groupe Riposte de Mélenchon n’engageait que lui et ceux qui ont travaillé avec lui » ? Tout ce qu’on dit et répété sur ce sujet tous les camarades dans les meetings n’engageait qu’eux ? Quelle misère !

Lire la suite

RAG 34. Les lolo's 34

08:06 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, PRS, RAG 34

24.04.2007

René REVOL : Communiqué

René REVOL
Vice-Président de PRS (Pour la République Sociale)


Membre du Conseil National du PS

Communiqué

Le 22 avril nous pouvons d’abord fêter deux victoires :

1) une participation électorale exceptionnelle qui prend l’allure d’une véritable insurrection civique : les citoyens ne veulent plus que les choses se décident sans eux. On retrouve un mouvement qui s’était déjà exprimé lors du référendum du 29 mai 2005. Les théoriciens de l’apathie civique du peuple français en sont pour leur frais. Les abstentions passées exprimaient une demande de renouveau politique qui s’est ce dimanche exprimé par une forte participation.

2) le recul du Front national dans ce contexte de mobilisation électorale est une revanche du peuple contre le mauvais coup du 21 avril 2002. Lorsque les citoyens se mobilisent Le Pen recule.

La mobilisation de l’électorat de gauche a permis de qualifier la candidate du Parti Socialiste, Ségolène Royal, pour le second tour.

Nous nous réjouissons d’y avoir contribué à notre modeste place. Il est possible désormais pour la gauche d’offrir une alternative à l’orientation libérale-sécuritaire de Sarkozy. Toutes les forces doivent désormais se mobiliser pour le mettre en échec et construire ensemble une autre voie.

Les forces populaires du changement social sont intactes : celles qui ont refusé la régression sociale en 2003 contre la loi Fillon, celles qui ont refusé l’Europe libérale le 29 mai 2005, celles qui ont mis en échec le CPE et un monde de précarité et de chômage. Toutes ces forces disponibles doivent être aujourd’hui rassemblées et mobilisées. Cela ne se fera pas en cherchant à séduire François Bayrou ou à reprendre son programme, lui qui a cherché à apparaître frauduleusement comme un renouveau tout en maintenant sa politique libérale et conservatrice. Adressons nous au peuple tout entier pour conduire fermement un changement social et démocratique avec l’ordre dominant.

Oeuvrons ensemble à ce que le peuple de France le 6 mai prochain ouvre une voie nouvelle en infligeant une défaite historique au candidat libéral-sécuritaire, Nicolas Sarkozy, en votant et en faisant voter pour Ségolène Royal.

Le 23 Avril 2007

RAG 34. Lolo34

13:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, Communiqué

22.04.2007

Présidentielle JOUR J ! Communiqué de rag 34 : Election présidentielle 1er tour

C'est parti, bon vote à toutes et tous !

En raison des dispositions légales concernant le premier tour de l'élection présidentiellle et qui ne nous autorisent pas à communiquer les résultats avant 20 heures :

Tous les commentaires de notre blog seront fermés dimanche 22 avril de 17h50 à 20h01.



RAG 34. Rassembler à Gauche 34 (Hérault).

14:20 Publié dans 005 AGENDA , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Premier tour, commentaires fermés

Les grands ballets de Tahiti

Vahiné aux cheveux de jais, more flamboyants ondulant avec frénésie, tane aux corps sculptés, mélodies veloutées, légères ou graves soutenues par un orchestre et une chorale en parfaite harmonie sont les principaux atouts des Grands Ballets de Tahiti, Tahiti.
Mais au-delà de la beauté, la qualité de travail de cette nouvelle formation artistique repose sur la sensibilité, la force et le talent de Tumata, Teiki et Lorenzo, artistes exceptionnels dont le souhait est de représenter et préserver l'image d'une Polynésie en tant que destination aux couleurs idylliques. Une démarche contemporaine qui passe par la communication et l'utilisation d'un outil essentiel pour le secteur touristique : la promotion. Contemporain dans sa conception, le nouveau spectacle des Grands Ballets de Tahiti, Tahiti compose avec les empreintes du passé et l'émotion du présent dans un ensemble parfaitement harmonieux. Tumata, Teiki et Lorenzo savent que seuls certains spectacles peuvent brûler parfois au point qu'on ne puisse en détacher les yeux et Varua, leur nouveau spectacle est tout simplement majestueux, les chorégraphies donnant un mouvement d'ensemble inhabituel d'où se dégage une joie de danser.
Le professionnalisme des artistes et le rayonnement des danseurs assurent un engagement, une détermination et de nouvelles motivations.
C'est dores et déjà le début d'une nouvelle aventure et d'un nouvel esprit !

Découvrez des extraits du spectacle Varua des Grands Ballets de Tahiti (DVD). Nous avons sélectionnés pour vous, 12 vidéos.
Voir les vidéos

En savoir plus...

RAG 34. Lolo34

14:19 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : VARUA, Les grands ballets de Tahiti

21.04.2007

Henri Weber : Le fond de l'air est rose

L'aspiration à l'ordre prouverait que le pays a basculé à droite. L'analyse idéologique de la campagne montre l'inverse. Tribune publiée par Libération

Comment se présente le paysage idéologique français ­ le PIF ­ en cette veille d'élection présidentielle ? «La France a basculé à droite, se réjouissent les leaders de l'UMP, la droite domine idéologiquement et politiquement.» Ce diagnostic ­ partiel et partial ­ n'est corroboré ni par les urnes ni par les enquêtes d'opinion. Les socialistes ont gagné spectaculairement les élections régionales (20 régions sur 22) et européennes (30 % des suffrages) en 2004. La droite libérale a perdu, non moins spectaculairement, le référendum du 29 mai 2005. Les enquêtes d'opinion attestent, certes, qu'une majorité de Français aspire au respect de la loi et au rétablissement de l'autorité de l'Etat. Comment en serait-il autrement au terme des «années Sarkozy», qui ont vu la montée des violences contre les personnes et l'embrasement des banlieues ? Mais cette aspiration ne signifie pas que les Français souhaitent un retour à l'ordre moral répressif d'avant Mai 68, et encore moins à l'exercice autoritaire du pouvoir. 61 % d'entre eux se prononcent contre le rétablissement de la peine de mort, 78 % pensent que «l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité» ; 66 % sont favorables au vote des étrangers non européens aux élections locales (1). La demande de règles et d'autorité n'est pas en soi le signe d'un «virage à droite» du corps électoral. Tout dépend de l'ordre espéré, et pour l'immense majorité des électeurs, il s'agit de l'ordre démocratique et républicain.


RAG 34.Lolo34

14:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.04.2007

Quelques minutes après l'exceptionnel meeting de Toulouse où Ségolène Royal était entourée de José Luis Zapatero et François Hollande, le Premier secrétaire tenait un nouveau carnet de campagne.



Au sommaire de ce numéro : - un bilan à mi-parcours après le dernier meeting de la campagne de premier tour

- le symbole de la venue de José Luis Zapatero au meeting de Toulouse
- un dernier argument pour convaincre les indécis
- un vibrant hommage aux militants investis depuis 5 ans.



Durée : 05:32 Pris le : 19 avril 2007 Lieu : Toulouse.

Lire aussi sur Midi Canard : À Toulouse, Royal conclut sa campagne avec Zapatero

RAG 34. Les lolo's 34

17:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL, Meeting à Toulouse

La Ligue des droits de l’Homme aux électeurs avant le premier tour de l’élection présidentielle

Communiqué de la LDH

La LDH a posé à huit candidats à l’élection présidentielle (après avoir exclu les candidats d’extrême droite de Villiers et Le Pen ainsi que les candidats de lobbies Nihous et Schivardi) 55 questions sur les droits de l’Homme, la démocratie et la citoyenneté.

Sept des huit candidats ont répondu (F. Bayrou, O. Besancenot, J. Bové, M.-G. Buffet, A. Laguiller, S. Royal et D. Voynet). Un seul, Nicolas Sarkozy, a attesté par son silence son désintérêt pour les droits de l’Homme et/ou son incapacité à se prêter à une évaluation indépendante ; la LDH s’est donc appuyée sur ses déclarations publiques pour comparer ses orientations à celles de ses concurrents plus attachés au dialogue avec les citoyens.

Sur la base de son questionnaire, dans lequel les questions sont affectées d’un coefficient en fonction de leur importance, la LDH a évalué les réponses des candidats afin de déterminer leur indice d’attachement aux droits de l’Homme. On trouvera ci-après les scores (sur 70 points) des huit candidats interrogés :

François Bayrou 27,5 soit 7,86/20

Olivier Besancenot 66,5 soit 19/20

José Bové 55 soit 15,71/20

Marie-Georges Buffet 66 soit 18,86/20

Arlette Laguiller Non significatif (réponse à une seule question)

Ségolène Royal 42,5 soit 12,14/20

Nicolas Sarkozy 2 soit 0,57/20

Dominique Voynet 67 soit 19,14/20

La LDH appelle les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix, cette mesure de l’importance donnée aux droits de l’Homme dans les positions réellement prises par les candidats, et en particulier leur degré d’engagement réel sur les questions :

Ø de libertés (abrogation des lois sécuritaires votées depuis 2002 ; arrêt de la militarisation de l’emploi de la police et instauration d’une police de proximité ; restauration de la présomption d’innocence et des droits de la défense pour tirer les leçons de l’affaire d’Outreau ; etc.) ;

Ø d’égalité (égalité professionnelle entre femmes et hommes ; droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers non communautaires ; abrogation du CNE et lutte contre les contrats de travail précaires ; rétablissement de l’égalité territoriale dans les « quartiers » et dans les zones rurales ; etc.) ;

Ø de solidarité (abrogation des lois xénophobes votées depuis 2002 ; régularisation des parents d’enfants scolarisés ; instauration d’une Sécurité sociale professionnelle ; mesures concrètes pour mettre en œuvre le droit au logement opposable, notamment en contraignant les communes riches à construire des logements sociaux ; construction d’un droit social européen selon la méthode de l’harmonisation progressive par le haut et négociation de conventions collectives européennes ; annulation immédiate de la dette des pays du Sud ; etc.).

Elle forme le vœu que cette élection permette de rompre avec cinq années de régression des libertés, de stigmatisation des personnes en difficulté et de recul des droits sociaux.

Paris, le 11 avril 2007

RAG 34. Lolo34

13:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ligue des droits de l'Homme, LDH, RAG 34

Ségolène Royal : On peut réformer la société française sans la brutaliser. Ecoutez, réécoutez l'émission de France Inter du 20 avril à 8h10

20 minutes pour convaincre. Chaque matin, dans le 7h-9h30 de Nicolas Demorand.






Ségolène Royal
20/04/2007
08h10 - 08h30
Réécoutez

RAG 34. Les lolo's 34

10:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal sur France inter ce matin 20 avril

Vidéo Ségolène Royal : Visite dans une grande surface

Centre Commercial Champion


Durée : 04:30 Pris le : 18 avril 2007 Lieu : paris, France

Son projet c'est lui, mon projet c'est vous ! Ségolène Royal, Toulouse 19.04.07


RAG 34. Les lolo's 34

09:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, Ségolène

Le best of de Sarkozy

Il circule tellement de choses sur Sarkozy en ce moment qu'un best of s'impose :

Le vrai Sarkozy :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/fr/cluster/politics/featured/v...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Le bilan de Sarkozy :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et les médias :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/video/x1qj28_ex-directeur-figm...

Les amis de Sarkozy :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video/xvn1i_les-amis-de-sarkozy-la-suite
http://www.dailymotion.com/video/x1qmm8_sarkozy-et-les-lo...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et l'économie

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et la génétique :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bp%C...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bp%C...

Sarkozy et la France :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et Al-Qaïda :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Et plein d'autres choses sur : http://sarkostique.over-blog.com/

RAG 34. Les lolo's 34

08:13 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le best of de SARKOZY

(1/7) Les 7 piliers du pacte présidentiel en vidéo

1- Relancer la croissance pour travailler tous



Durée : 13:09 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Relancer la croissance
Le 5 avril 2007

Les sept piliers

RAG 34. Les lolo's 34

07:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les 7 piliers, ROYAL, Ségolène

2/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

2-Améliorer le pouvoir d'achat



Durée : 16:37 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Améliorer le pouvoir d'achat
Le 5 avril 2007
Les sept piliers

RAG 34. Les lolo's 34

07:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les 7 piliers du pacte présidentiel

3/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

3- Promouvoir l'éducation


Durée : 11:26 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel.
Education
Le 5 avril 2007
Les sept piliers

RAG 34. Les lolo's 34

07:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

19.04.2007

Web TV : Regarder le meeting de Ségolène Royal à Toulouse jeudi 19 avril



Vous n'avez pas encore fait votre choix, vous êtes indécis ?

Regarder en direct le meeting de Ségolène à Toulouse jeudi 19 avril à partir de 19 h00 sur www.parti-socialiste.tv

Ségolène Royal tiendra son dernier grand meeting avant le premier tour
- un rassemblement de milliers de personnes à Toulouse.
Elle sera rejointe par le premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, l'une des figures majeures de la gauche européenne, ainsi que par des personnalités qui la soutiennent dans la campagne.



RAG 34. Les lolo's 34

19:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Meeting Ségolène ROYAL à Toulouse

La politique de Nicolas Sarkozy est suffisamment inquiétante pour qu’on n’ait pas besoin de la caricaturer.

François Hollande sur I-Télé.

« Nous sommes à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Si l’on veut le changement, si l’on veut que la gauche soit en situation de diriger le pays, il faut voter Ségolène Royal dès le premier tour. C'est le premier message qu’il faut passer. »

« Si Ségolène Royal est en situation d’être au second tour, nous le saurons le 22 avril avec la perspective d’une victoire, il faudra rassembler, rassembler la gauche d’abord. Il y a quand même des candidats et des candidates qui se réclament de la gauche, voire même de la gauche extrême. Ceux-là, ils doivent appeler à voter pour Ségolène Royal, parce que c’est le vote qui, justement permet non seulement de battre la droite, mais de changer, de transformer notre pays. Alors, après, il y a des électeurs qui iront voter pour d’autres candidats, mêmes, que des candidats de gauche, eh bien, à ces électeurs, il faudra leur dire : « qu’est-ce que vous voulez ? Est-ce que vous voulez qu’il y ait un progrès, est-ce que vous voulez qu’il y ait des valeurs républicaines qui soient respectées, est-ce que vous voulez qu’il y ait un pays qui soit fière de lui-même, qui n’ait pas peur de sa jeunesse, qui n’ait pas peur des étrangers, qui n’ait pas peur de ceux qui ne pensent pas comme le chef de l’Etat ? »

« Nous sommes dans une élection présidentielle, on n’est pas là dans des manœuvres, dans des regroupements, dans des débauchages personnels, on est dans une élection qui doit être fondée sur la clarté. Voilà ce que c’est qu’une élection présidentielle. »

« Les électeurs qui voudront voter pour Ségolène Royal, ils ne veulent pas d’une opération, d’une manœuvre, d’une combinaison politique. Ils auront regardé ce qu’est le pacte présidentiel, les propositions qui sont faites, l’équipe qui sera présentée autour de Ségolène Royal dans l’entre deux tours. »

Le pacte présidentiel « n’est pas négociable. On n’est pas là pour enlever telle ou telle proposition pour faire plaisir à celui-ci, en rajouter d’autres pour faire plaisir à celui-là, c’est quand même l’avenir du pays qui est en cause, c’est quand même ce qui va être fait pendant les 5 ans, donc je suis pour une conception transparente, claire, respectueuse de la politique. »

« On nous a déjà fait ce coup là où un candidat de droite essaie de faire apparaître qu’il est moins à droite que l’autre, pour essayer de capter les électeurs de gauche qui se disent : « il faut peut-être faire barrage à celui qui nous fait le plus peur », en l’occurrence, à l’époque, c’était Balladur, aujourd'hui c'est Nicolas Sarkozy. Eh bien moi, ce que je vous dis, c’est qu’il ne faut pas prendre des voies obliques, des voies détournées, des zigzags, il faut prendre la voie directe, si je puis dire, la voie « Royal ». »

« Moi je ne suis pas dans la caricature, Sarkozy c’est la droite dure, qui va souvent sur les terrains de la droite extrême, mais je ne serais pas là, dans une espèce de version apocalyptique. Je dis que la politique de Nicolas Sarkozy est suffisamment inquiétante pour qu’on n’ait pas besoin de la caricaturer. Ecoutez-le, ça suffit, il n’y a pas besoin de dire qu’il est comme Le Pen. Dans une certaine mesure, il est comme Sarkozy, c’est déjà suffisamment inquiétant. »

RAG 34. Les lolo's 34

10:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

(7/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

7- Agir pour une France plus forte.



Durée : 14:22 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Agir pour une France plus forte.
Le 5 avril 2007



RAG 34. Les lolo's 34

09:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

(6/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

6- Lutter contre toutes les violences



Durée : 10:40 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Lutter contre toutes les violences
Le 5 avril 2007
Les sept piliers


RAG 34. Les lolo's 34

08:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

(5/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

5- Décider l'excellence environnementale



Durée : 09:36 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Décider l'excellence environnementale

Le 5 avril 2007

Les sept piliers

RAG 34. Les lolo's 34

08:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

18.04.2007

4/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

4- Garantir la protection sociale des familles






Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego
Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego

Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego
Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Garantir la protection sociale des familles

Le 5 avril 2007

Durée 10:31, pris le 5 avril

Les sept piliers

RAG 34. Les lolo's 34

12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

Le programme commun libéral de Bayrou et Sarkozy

« Il y a une confrontation nette de projet de société entre Nicolas Sarkozy et moi. Alors qu'il n'y a pas cette confrontation entre Ségolène Royal et moi. »
François BAYROU au Nouvel Observateur, 15 mars 2007

Pourtant, le programme économique et social de Bayrou est semblable à celui de Sarkozy et contraire à celui de Ségolène Royal :

Emploi, Salaires : Bayrou d’accord avec Sarkozy contre Royal


-Sarkozy contre la hausse du SMIC = Bayrou contre la hausse du SMIC ≠ Royal pour la hausse du SMIC

-Sarkozy pour la « liberté de travailler plus pour gagner plus grâce aux heures sup » = Bayrou pour « améliorer son revenu par le libre jeu des heures sup »≠ Royal pour la relance salariale et les 35 heures par la négociation

-Sarkozy contre l’abrogation du CNE et pour un « contrat de travail unique » + flexible = Bayrou contre l’abrogation du CNE et pour un « contrat de travail unique » + flexible ≠ Royal pour l’abrogation du CNE et la limitation des contrats précaires.


Fiscalité : Bayrou d’accord avec Sarkozy contre Royal

-Sarkozy pour réduire l’ISF= Bayrou pour réduire l’ISF ≠ Royal contre la réduction de l’ISF.

-Sarkozy pour réduire les droits de succession = Bayrou pour réduire les droits de succession ≠ Royal contre la baisse des droits de succession.

-Sarkozy ouvert à la hausse de la TVA= Bayrou ouvert à la hausse de la TVA ≠ Royal contre la hausse injuste de la TVA.

-Sarkozy pour de nouvelles baisses de charges patronales = Bayrou pour de nouvelles baisses de charges ≠ Royal pour conditionner les actuelles baisses de charges à l’emploi.

-Sarkozy contre la taxation des superprofits = Bayrou contre la taxation des superprofits ≠ Royal pour la taxation des superprofits (notamment Total).

Au moment de répartir les richessses, Bayrou est toujours d'accord avec Sarkozy, jamais avec Ségolène Royal !



medium_8781.30.jpgRené Revol et la section de Grabels 34.

RAG 34. Les lolo's 34

09:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Le programme commun libéral de Bayrou et Sarkozy, RAG 34

17.04.2007

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage ! La gauche peut, doit, va gagner.

Seule Ségolène Royal est en mesure de battre Sarkozy au 2e tour
dimanche 15 avril 2007 par Gérard Filoche

Si la gauche réussit à faire passer Ségolène le 22 avril, elle aura toutes les chances de battre Sarkozy le 6 mai... elle aura un pouvoir attractif pour sortir de l’abstention toutes les voix de gauche, et pour attirer au delà. Sarkozy sera rejeté comme le sortant agité, l’homme au karcher dangereux...
Mais si Ségolène est éliminée le 22 avril, cela se jouera à droite et Sarkozy battra Bayrou ou Le Pen le 6 mai

Il faut le dire maintenant aux manoeuvriers marginaux à la Rocard-Kouchner qui appellent à écarter Ségolène Royal pour que ce soit Bayrou qui batte Sarkozy : cela n’arrivera pas !

Il faut que ceux qui seraient désorientés et pourraient commettre l’erreur irréparable en croyant mieux faire barrage à Sarkozy le sachent, le comprennent à temps. Il n’y a aucune chance chance pour le “sortant” Bayrou, le clone de l’autre “sortant” Sarkozy : ce sont les électeurs de droite qui trancheront et ils sont majoritairement UMP contre UDF.

A notre niveau, dans notre camp, nous faisons tout et devons tout faire pour que la gauche batte la droite, et pas pour que la gauche arbitre entre les candidats de droite.

Nous voulons donc, il reste huit jours, que Ségolène soit la mieux placée possible le 22 avril pour l’emporter le 6 mai.

Dans ce pays, la gauche est majoritaire en profondeur, quoique semblent en dire les sondages du moment, les réserves de voix sont à gauche, il faut révéler cette majorité, la mobiliser, la rassembler, c’est possible et qu’on le veuille ou non, seule Ségolène Royal est, dans cette élection, en mesure d’opérer ce rassemblement si elle passe la barre du premier tour.

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage !
Nous mobilisons tout notre camp de gauche, la gauche peut, doit, va gagner.

Mais nous n’arbitrerons pas sinon entre les deux droites Bayrou et Sarkozy, nous appellerons à ne voter ni pour l’un ni pour l’autre !

De façon active, des millions et des millions d’électeurs de gauche refuseront de cautionner l’un des candidats de droite au deuxième tour, si par malheur il n’y avait que ce choix. Une telle subordination aggraverait la défaite.

Si par malheur, comme le veulent Rocard et Kouchner, nous étions écartés au premier tour, nous ferions campagne, nous mobiliserions au deuxième tour pour que la gauche conserve ses forces et reste en dehors du traquenard, qu’elle ne se soumette à aucun des candidats du camp adverse. Ni Poher, ni Chirac, ni Bayrou...
Nous tirons les leçons du “vote Chirac” du 5 mai 2002 et de l’usage qu’il a fait de nos voix en piétinant pendant cinq ans toutes les aspirations sociales des millions de salariés qui produisent les richesses de ce pays.

Que les candidats de droite aient le moins de voix possible pour faire leur politique anti-sociale !

Pas une voix de gauche pour les sortants Bayrou-Sarkozy
Pas une voix de gauche, ni le 22 avril, ni le 6 mai pour ceux qui ont voté toutes les mesures ultra libérales depuis 2002, la loi Fillon sur les retraites, la loi Douste-Blazy contre la Sécu, les lois contre le code du travail, la baisse des impôts des riches, les mesures contre les sans papiers et les immigrés, la politique répressive de l’état pénal, le CNE et le CPE...

Ce refus de cautionner aucun des candidats de la droite sera à coup sur empiriquement suivi par une très large majorité de la gauche. Cela suffira.

Nous œuvrerons concrètement de toutes nos forces pour que cette majorité soit la plus large possible et que peu d’électeurs se fassent abuser par le camp adverse.

Et ce seront donc les électeurs de droite Udf et Ump qui départageront les candidats Ump et Udf.

Pas nous.

Pas la gauche.

Pour nous, ce sera bonnet blanc blanc bonnet, vert chou, chou vert.

Ceux, comme Rocard et Kouchner qui appellent à trahir leur camp dés maintenant, en votant dés le 22 avril pour un candidat de droite contre un autre, en seront pour leurs frais : ils divisent la gauche aujourd’hui sans assurer la victoire de leur nouveau champion Bayrou demain. Celui-ci serait battu le 6 mai par Sarkozy.

Leur manoeuvre ne paiera pas : chacun comprendra que seule la candidate de gauche est en mesure de rassembler le maximum des voix de gauche, pas un candidat de droite.

Que le gouvernement qui doit suivre est un gouvernement de toute la gauche, pas d’alliance avec la droite ou le prétendu « centre ».

Gérard Filoche, le 15 avril 2007


RAG 34. Lolo34

07:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, CHASSONS LA DROITE

Les 7 Piliers du Pacte présidentiel

Les 7 piliers du Pacte présidentiel

Découvrir les 7 piliers du Pacte présidentiel


RAG 34. Les Lolo's 34

07:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : les 7 piliers du pacte présidentiel, PACTE PRESIDENTIEL

16.04.2007

Hérault : haro sur les unions mixtes

Suspectant des mariages blancs, la préfecture multiplie les enquêtes à la limite de la légalité.

Par Carole RAP
QUOTIDIEN : lundi 16 avril 2007

Français qui épousez un étranger, la police vous a à l'oeil. Affichez la plus belle photo de vos noces sur le mur du salon, sinon vous risquez de voir l'amour de votre vie invité à «quitter le territoire français» pour cause de mariage blanc. Tout comme les conditions du regroupement familial ­ dont Nicolas Sarkozy a annoncé qu'elles seraient encore restreintes avec le vote d'une loi dès l'été s'il est élu à la présidence de la République ­, le contexte ne cesse de se durcir pour les étrangers qui sollicitent un titre de séjour au titre de conjoints de Français.
«Aucune photo». L'exemple héraultais illustre la multiplication des enquêtes, administratives ou judiciaires, menées sur les couples mixtes. La préfecture de l'Hérault ne veut pas donner de chiffres, mais les services de police chargés des «enquêtes de communauté de vie» sont débordés. «On croule sous les dossiers de la préfecture, les délais sont très durs à tenir», confirme le capitaine de police Patrick Ponzoni, chef du secteur centre à Montpellier. Son service a ainsi traité 350 affaires en 2006, mais a reçu «beaucoup plus de demandes» de la part des autorités. Les rapports émis par la police ou la gendarmerie sont un maillon essentiel dans l'attribution des titres de séjour, comme le confirme le capitaine Ponzoni : «Nous donnons un avis favorable ou défavorable. Souvent, on est suivis par la préfecture.»
Sur le terrain, personne ne contrôle le travail des policiers, et les personnes concernées n'ont même pas accès au rapport d'enquête. Samira et Mourad Hemadai en ont fait les frais. Cette Française de 40 ans a épousé, en 2003, Mourad Hemadai, un Algérien de 35 ans vivant en France depuis 2000 et dont le titre de séjour n'avait pas été renouvelé. L'an dernier, un après-midi de semaine, deux policiers débarquent à leur domicile sans prévenir. Mourad est absent, Samira l'appelle. Il arrive peu après. Cela suffit à faire naître des soupçons chez la policière, qui les questionne sur leur rencontre. Ils lui racontent qu'ils se sont mariés un mois après s'être connus. «Elle nous a demandé pourquoi on s'était mariés si vite, si on avait des enfants, si on voulait en avoir», se souvient Samira.
Quelques jours plus tard, la gardienne de la paix envoie son rapport au préfet de l'Hérault. «Le mariage a été célébré le 13 septembre 2003, seulement un mois après leur rencontre», indique la policière. Persuadée d'être tombée sur un mariage blanc, celle-ci précise qu' «aucune photo de mariage n'est présente dans la pièce principale de la maison» et que «de cette union n'est pas né d'enfant». De quoi conclure qu'un «mariage de complaisance avait été établi entre le couple dans le seul but de régulariser la situation administrative de M. Hemadai Mourad».
Deux mois plus tard, Mourad reçoit de la préfecture un avis d'expulsion. Samira contacte la Cimade Languedoc-Roussillon, qui saisit le tribunal administratif de Montpellier. Celui-ci constate «un manquement des agents de la police nationale à leurs obligations déontologiques d'impartialité et de respect des personnes». Les magistrats évoquent «une dénaturation des éléments constatés au domicile commun des époux et des propos de ces derniers», ajoutant que «le préfet s'est fondé sur des éléments inexacts et recueillis dans des conditions irrégulières». Le refus du préfet de l'Hérault de renouveler le titre de séjour a été suspendu. En attendant que sa demande soit jugée sur le fond, Mourad vient d'obtenir une autorisation de séjour d'un an.
«Religion». Tous les conjoints de Français n'ont pas cette chance. Delphine, une Française de 32 ans, et Majid, un Marocain d'une trentaine d'années, devaient se dire oui fin juin 2006 dans une commune de l'Hérault. Une semaine avant, ils reçoivent une lettre du procureur de la République, intitulée «Sursis à célébration de mariage». Une enquête est diligentée pour vérifier s'il s'agit d'un mariage blanc. Convoqués à la gendarmerie, ils subissent chacun à leur tour, et séparément, un interrogatoire qui fait encore frémir Delphine. «Un gendarme m'a posé des questions inadmissibles : "Combien de fois faites-vous l'amour par jour, par semaine ?"Je lui ai dit : "Et vous ?" Il m'a répondu : "Je suis désolé, c'est mon boulot."» Les questions fusent : «Comment votre mari pratique-t-il sa religion ?» «Vous saviez qu'il était marié auparavant ?» «Vous connaissez son ex-femme ?» Quant à Majid, il se dit étonné d'avoir eu «beaucoup de questions sur [son] ex-femme, les raisons du divorce, et peu de questions sur [lui] et [sa] femme» . Les noces ont finalement été autorisées, mais le préfet a refusé un titre de séjour à Majid quelques mois plus tard. Pour Nicolas Ferran, juriste salarié de la Cimade, «aucun Français n'accepterait qu'on entre à ce point dans sa vie. Et derrière ça, il y a une normalisation de la vie familiale. Car en contrepartie des gens développent des stratégies pour montrer qu'il y a communauté de vie».

target="_blank">http://www.liberation.fr/actualite/soci...

RAG 34. Lovely34

13:41 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mariages mixtes, CIMADE

Les outre-mers avec Ségolène Royal

Victorin LUREL, secrétaire national à l'outre-mer au Parti socialiste, a le plaisir de rendre publique une liste de personnalités des Outre mers appelant à la victoire de Ségolène ROYAL.

La qualité de cette liste d'artistes, d'intellectuels, de sportifs, d'élus témoigne de la confiance des ultra-marins en Ségolène ROYAL, candidate d'une République métissée et fière de sa diversité.

En effet, d'Aimé CESAIRE à Marie-Claude TJIBAOU, de Jacob DESVARIEUX à Jenny ALPHA en passant par Ronald POGNON, Corinne COMAN ou Ernest PEPIN, ce sont plus de 230 personnalités issues de l'ensemble des Outre mers qui s'engagent pour Ségolène ROYAL.

Communiqué de presse de Victorin LUREL,
Secrétaire national à l'outre-mer au Parti socialiste

CESAIRE Aimé (ancien député, maire honoraire de Fort-de-France - Martinique - Président du comité de soutien de Ségolène ROYAL) ; ABDALLAH Ali (vice-président du conseil général - Mayotte) ; ABOUBACAR Ibrahim (ancien conseiller économique et social - Mayotte) ; AHAMADA Fahardine (maire de Brandraboua - Mayotte) ; AHAMADI Said (maire de Koungou - Mayotte) ; ALGER Jean-Luc (musicien - Martinique) ; ALI Ismaël (conseiller général de Mtsamboro - Mayotte) ; ALIBO Michel (musicien - Guadeloupe) ; ALI BOTO Bacar (1er vice-président du conseil général - Mayotte) ; ALPHA Jenny (comédienne - Martinique) ; ANSELME Jacques (conseiller général de Trois-Rivières - Guadeloupe) ; ANTISTE Maurice (maire, conseiller général du François - Martinique) ; ANNETTE Gilbert (premier secrétaire fédéral de la fédération socialiste - Réunion) ; AURORE Georges (président de l'association métropolitaine des élus d'outre-mer, élu à Créteil - originaire de Martinique) ; AVRIL Manuelle (conseillère régionale - Guadeloupe) ; AZEROT Nestor (conseiller général de Sainte-Marie - Martinique) ; BACAR Ibrahim (président du mouvement populaire mahorais - Mayotte) ; BAMBUCK Roger (ancien secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse et des sports - Guadeloupe) ; BANGOU Henri (maire de Pointe-à-Pitre - Guadeloupe) ; BANGOU Jacques (vice-président du conseil général - Guadeloupe) ; BAURAS Christiane (conseillère générale du François - Martinique) ; BAPTISTE Christian (conseiller régional, conseiller général de Sainte-Anne - Guadeloupe) ; BARDAIL Jean (conseiller général de Morne-à-l'Eau - Guadeloupe) ; BARDINOT Sonia (comédienne - Réunion) ; BEAUMONT Frédéric (secrétaire de la section socialiste - Saint-Pierre-et-Miquelon) ; BEN YOUSSOUF Chihaboudine (vice-président du conseil général - Mayotte) ; BERTHELOT Chantal (première vice-présidence du conseil régional - Guyane) ; BEYRONNEAU Patrick (vice-président du CESR - Réunion) ; BIG TOM (musicien - Martinique) ; BIRK-LEVY Sabrina (membre de l'assemblée territoriale - Polynésie française) ; BIROTA Belfort (conseiller général du Robert - Martinique) ; BOPP-DUPONT Tamara (membre de l'assemblée territoriale - Polynésie française) ; BOREL-LINCERTIN Josette (première vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; BOUQUETY Joachim (maire de Grand-Rivière - Martinique) ; BOURGEOIS Nérée (maire de Vieux-Fort, conseiller régional - Guadeloupe) ; BRASSELEUR Irma (conseillère régionale - Guadeloupe); BREDENT Georges (conseiller général de Pointe-à-Pitre - Guadeloupe) ; BROTHERSON Philippe (maire de Uturoa - Polynésie française) ; BRUDEY Hilaire (conseiller régional - Guadeloupe) ; BUVAL Frédéric (conseiller général de Trinité - Martinique) ; CALIFER Elie (maire de Saint Claude - Guadeloupe) ; CARACAS Frédérick (musicien - Guadeloupe) ; CAROTINE Dominique (secrétaire général de l'association métropolitaine des élus originaires d'outre-mer, élu de Savigny le Temple en Ile de France - originaire de la Martinique) ; CAYOL Claude (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; CESTOR Octave (créateur de la maison des outre-mers à Nantes, conseiller municipal de Nantes - Martinique) ; CHANTEUR Geneviève (conseillère générale de Fort-de-France - Martinique) ; CHRONE Marie-Céline (chanteuse, choriste - Martinique) ; CIBRELUS Robert (conseiller régional - Guyane) ; CLAIRY Georges (maire de Vieux-Habitants - Guadeloupe) ; CLAIREAUX Karine (maire de Saint-Pierre - Saint-Pierre-et-Miquelon) ; CLEMENTE Luc-Louison (conseiller général de Schoelcher - Martinique) ; CLEON Georges (conseiller général du Vauclin - Martinique) ; CLINTON Mike (musicien - Guadeloupe) ; COMAN Corinne (miss France 2002 - Guadeloupe) ; CONCONNE Catherine (conseillère générale de Fort-de-France - Martinique) ; COUCHY Christian (conseiller général du Moule - Guadeloupe) ; CRUSOL Jean (ancien député européen - Martinique) ; CRUSOL Louis (maire de Sainte-Luce - Martinique) ; DALIN Daniel (secrétaire général du collectif DOM - Martinique) ; DAMBREVILLE Christian (ancien maire de Saint-Louis - Réunion) ; DAOUDOU Chararani (maire de Ouangani - Mayotte) ; DAYE Michel (maire de Poum - Nouvelle-Calédonie) ; DEAU-SURIAM Danièle (conseillère régionale - Martinique) ; DELBOIS Joséline (conseillère régionale - Martinique) ; DELUGE Maxence (maire, conseiller général de Bellefontaine - Martinique) ; DESIR Harlem (député européen - Martinique) ; DESIRE Rodolphe (maire, conseiller général du Marin - Martinique) ; DESPLAN Félix (maire de Pointe-Noire - Guadeloupe) ; DESVARIEUX Jacob (musicien, groupe Kassav - Guadeloupe) ; DOMINGO Dauphin (maire d'Hitiaa O Te Ra - Polynésie française) ; DRANE Igo (conteur - Guadeloupe) ; DROLLET Jacqui (président du Ia Mana Te Nunaa - Polynésie française) ; DUPOND Jean-Pierre (maire du Gosier, vice-président du conseil régional - Guadeloupe) ; DURVEL Jocelyn (comédien, metteur en scène - Martinique) ; DUVERGER Jean-Claude (comédien, conteur - Martinique) ; EDMOND-MARIETTE Philippe (député - Martinique) ; ELATRE Albert (secrétaire général du parti progressiste et démocratique guadeloupéen - Guadeloupe) ; EUSTACHE Gilbert (conseiller général du Diamant - Martinique) ; FALEME Alex (conseiller régional - Guadeloupe) ; FELICIE-DELLAN Jean-Claude (ex-champion du monde de boxe française et kick-boxing - Guadeloupe) ; FLERIAG Patrick (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; FORTUNE Mécène (chef d'orchestre - Guyane) ; FOTSE-NJOMGANG Paul (conseiller régional - Réunion) ; FOY Ary (conseiller général de Saint-Claude - Guadeloupe) ; FRANCOIS-DORLEANS Christiane (conseillère régionale - Martinique) ; FRUTEAU Jean-Claude (député européen - Réunion) ; GALANTINE Louis (conseiller régional - Guadeloupe) ; GAMALEYA Cléclie (écrivaine, co-fondatrice du mouvement des femmes - Réunion) ; GAULIRIS Thierry (musicien, leader du groupe BASTER - Réunion) ; GIBON Marie-José (musicienne - Guadeloupe/Martinique) ; GILLOT Jacques (sénateur, président du conseil général - Guadeloupe) ; de GRANDMAISON Madeleine (conseillère régionale - Martinique) ;GUILLARD Reynols (élu de Dourdan en Ile de France - originaire de la Réunion) ; GUIZONNE-LACREOLE Germaine (conseillère régionale, conseillère générale du Moule - Guadeloupe) ; GUSTAVE René (conseiller régional - Guyane) ; HAJJAR Johnny (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; HALIFA Ali (conseiller général de Chirongui - Mayotte) ; HAMADA Ali Hadhuri (maire de Boueni - Mayotte) ; HAMADA Ambdi (maire de Dembeni - Mayotte) ; HANDERSON Georges (président du Here Ai'a - Polynésie française) ; HERMIN Georges (conseiller général de Morne-à-l'Eau - Guadeloupe) ; HMEUN Gaston (syndicaliste, ancien membre du CES - Nouvelle-Calédonie) ; HNEPEUNE Neko (président de la province des Iles - Nouvelle-Calédonie) ; HONORE Daniel (écrivain - Réunion) ; HORY Jean-François (ancien député - Mayotte) ; JALTON Eric (député, conseiller général des Abymes - Guadeloupe) ; JALTON Jocelyn (Guadeloupe) ; JAVELLE Blance-Reine (conseillère régionale - Réunion) ; JEAN-CHARLES Christian (conseiller régional - Guadeloupe) ; JEAN-ELIE Barbara (journaliste - Martinique) ; JEAN-MARIE Alain (musicien - Guadeloupe) ; JEANNE-MERI Roberte (vice-présidente du conseil régional, conseillère générale du Gosier - Guadeloupe) ; JEANNE-ROSE Athanase (maire de Saint-Joseph - Martinique), JOSEPH Yves-André (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; KACY-BAMBUCK Fély (vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; KAHIA Joseph (maire de Ua Pou - Polynésie française) ; KARAM Antoine (conseiller général de Cayenne, président du conseil régional de Guyane - Guyane) ; KATOA Alesio (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; KAUTAI Benoît (maire de Nuku Hiva - Polynésie française) ; de KERMADEC Keen (comédienne - Guadeloupe) ; LACAVE Alain (conseiller général de Capesterre-Belle-Eau - Guadeloupe) ; LANDE Jean-Paul (président de l'association polynésienne socialiste) ; LARCHER Eugène (maire, conseiller général des Anses d'Arlet - Martinique) ; LARCHER Serge (sénateur, maire du Diamant - Martinique) ; LAUHEA Siliako (président de l'union pour Wallis-et-Futuna) ; LAVENAIRE Ange (maire, conseiller général du Marigot - Martinique) ; LEBRETON Patrick (maire de Saint-Joseph, conseiller général - la Réunion) ; LECONSTANT Philippe (conseiller général de Sainte-Anne - Réunion) ; LESDEMA-TUNORFE Claire (conseillère générale du Lamentin - Martinique) ; LETCHIMY Serge (maire de Fort-de-France - Martinique); LE TOULLEC Maryvonne (conseillère régionale - Réunion) ; LICHTLE Léon (maire de Ua Huka - Polynésie française) ; LIKUVALU Apoleto (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; LISE Claude (sénateur, président du conseil général - Martinique) ; LOBEAU Jacqueline (conseillère régionale - Guadeloupe) ; LOBEAU Joël (président de la chambre de métiers et de l'artisanat - Guadeloupe) ; LORDINOT Fred (conseiller général de Sainte-Marie - Martinique) ; LOUISY Ferdy (conseiller général de Goyave - Guadeloupe) ; LOUVIERS Angèle (avocate au barreau de Paris, présidente de désirs d'avenir mosaïque - Guadeloupe) ; LUAKI Filipo (conseiller territorial - Wallis-et-Futuna) ; LUREL Victorin (député, président du conseil régional - Guadeloupe) ; MAILLOT Gérald (conseiller général de Sainte-Clotilde - Réunion) ; MALO Jean-Claude (vice-président du conseil régional - Guadeloupe) ; MANIN Josette (conseillère générale du Lamentin - Martinique) ; MANSCOUR Louis-Joseph (député, maire de la Trinité - Martinique) ; MARC Jeanny (maire de Deshaies, 1ère vice-présidente du conseil général - Guadeloupe) ; MARCEL Rodrigue (chanteur - Martinique) ; MARIANNE-PEPIN Thérèse (vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; MARTIAL Jean-Michel (comédien - Guadeloupe) ; MARTINE Raphaël (maire, conseiller général de Saint-Pierre - Martinique) ; MELISSE-MIROITE Marlène (vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; MENCE Charles-André (maire, conseiller général de Ducos - Martinique) ; MERCIER Donald (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; MEVALET-TAUPE Bernadette (conseillère régionale - Guadeloupe) ; MIRRE Jocelyn (conseiller régional - Guadeloupe) ; MICHELY Fabert (conseiller général des Abymes - Guadeloupe ) ; MIRACULEUX-BOURGEOIS Marlène (maire de Capesterre-de-Marie-Galante, vice-présidente du conseil général - Guadeloupe) ; MONPIERRE Mariette (réalisatrice - Guadeloupe) ; MONTHIEUX Alfred (maire, conseiller général du Robert - Martinique) ; MOURIESSE Alexandre (maire du Carbet - Martinique) ; MOUTOUSSAMY Ernest (maire de Saint-François, vice-président du conseil régional - Guadeloupe) ; MUSSINGTON Louis (conseiller régional - Guadeloupe) ; NAU Vetelino (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; NABAJOTH Alix (conseiller régional - Guadeloupe) ; NAISSELINE Nidoish (président du LKS - Nouvelle-Calédonie) ; NAOUNA Pascal (président de l'union calédonienne - Nouvelle-Calédonie) ; NAPRIX Paul (conseiller régional, conseiller général des Abymes - Guadeloupe) ; NEAOUTYNE Paul (président de la province Nord - Nouvelle-Calédonie) ; NEGRAU Leïla (musicienne - Réunion) ; NERIN Paul (conseiller régional - Guyane) ; NESTORET Maggy (ancienne championne du monde d'athlétisme - Martinique) ; NOEL René (maire, conseiller général de la Désirade - Guadeloupe) ; OCCOLIER Raymond (maire du Vauclin, conseiller régional - Martinique) ; ORPHE Monique (conseillère régionale - Réunion) ; OTTO Jules (1er secrétaire fédéral du parti socialiste - Guadeloupe) ; PAMPHILE Justin (conseiller général du Lorrain - Martinique) ; PAU-LANGEVIN George (candidate aux élections législatives dans la 21ème circonscription de Paris - Guadeloupe) ; PEDRO - LEAL Odile (metteur en scène - Guyane) ; PENNON Claudine (musicienne - Martinique) ; PENTOSCROPE José (président de la fédération des associations et organisations d'intérêt pour originaires des Antilles-Guyane - Guadeloupe) ; PEPIN Ernest (écrivain - Guadeloupe) ; PEU Titaua (écrivain - Polynésie française) ; PIERRE FANFAN José (footbaleur - Martinique) ; POGNON Ronald (athlète - Martinique) ; PONCHATEAU-THEOBALD Marie-Yveline (conseillère régionale, vice-présidente du conseil général, Baillif - Guadeloupe) ; PRINCE Odile (conseillère régionale - Guyane) ; RANGASSAMY Mauricia (conseillère régionale - Guadeloupe) ; RENE-CORAIL Arnaud (maire, conseiller général des Trois-Ilets - Martinique) ; RIANI Richard (artiste peintre - Réunion) ; RICHARD Firmine (comédienne - Guadeloupe) ; ROBIN Daniel (conseiller régional - Martinique) ; SAINT-PRIX Dédé (musicien - Martinique) ; SAKO Aloisio (président du rassemblement démocratique océanien - Nouvelle-Calédonie) ; SALZEDO Willy (musicien - Guadeloupe) ; SAMOT Pierre (maire du Lamentin, conseiller régional - Martinique) ; SIGISCAR Marcel (conseiller général de Pointe-à-Pitre - Guadeloupe) ; SINOSA Alfred (conseiller général du Lamentin - Martinique) ; SOUPRAMANIEN Christine (vice-présidente du conseil régional - Réunion) ; STANISLAS Jean-Luc (réalisateur - Guadeloupe) ; STEPHENSON Elie (écrivain - Guyane) ; SUEDILE Pierre (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; TAGAME Topie (conseiller territorial - Wallis-et-Futuna) ; TAHIATA Chantal (maire de Tubuai - Polynésie française), TAMAYA Michel (conseiller régional - Réunion) ; TAMON Aline (conseillère régionale - Réunion) ; TARER Christian (élu de Montgeron en Ile de France - originaire de Martinique) ; TAUBIRA Christiane (députée - Guyane) ; TELEGONE Alain (conseiller général de Saint-Joseph - Réunion) ; TEMARU Oscar (président du Tavini - Polynésie française) ; TEURA Justine (maire de Tumaraa - Polynésie française) ; THAMAR Ralph (chanteur - Martinique) ; THEODORE-OPHELTES Gina (vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; THEOPHILE Dominique (conseiller général des Abymes, président de Guadeloupe unie, socialisme et réalité - Guadeloupe) ; TIALEGATI Atélémo (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; TIOUKA Félix (président d'honneur de la fédération des organisations amérindiennes de Guyane - Guyane) ; TIROLIEN Patrice (maire de Grand-Bourg-de-Marie-Galante, vice-président du conseil régional - Guadeloupe) ; TJIBAOU Marie-Claude (présidente du centre culturel Tjibaou - Nouvelle-Calédonie) ; TREBEAU Suzy (musicienne - Martinique) ; TUAHU Ismaël (maire de Tahaa - Polynésie française) ; TULLE Ronald (musicien - Martinique) ; TUTUGORO Victor (coordinateur de l'union progressiste mélanésienne - Nouvelle-Calédonie) ; VAMUR Claude (musicien - Martinique) ; VELAYOUDON Marie-Marthe (conseillère régionale - Martinique) ; VERGOZ Michel (conseiller régional - Réunion) ; VILLIERME Marie-Hélène (photographe d'art - Polynésie française) ; VIRGAL Eric (musicien - Martinique) ; VLODY Jean-Jacques (conseiller général du Tampon - Réunion) ; YA-LE VESSIER Tchia (conseillère régionale - Guyane) ; WASHETINE Charles (membre du gouvernement de Nouvelle-Calédonie).



Les lolo's 34

13:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Fin de campagne : dispositions légales, BON A SAVOIR !

Chers Camarades, Chers Amis,

Vous avez été plusieurs à vous interrogez, légitimement, sur la fin de la campagne officielle et de la campagne militante.

La campagne officielle se termine le 21 avril à 0h00. 0H00 c'est dans la nuit du vendredi au samedi. La campagne officielle, c'est la campagne officielle TV (pas de spots le samedi) et l'envoi des professions de foi (qui doit être achevé le vendredi).

Mais la campagne électorale continue jusqu'au samedi 21 avril 2007 à 24H (sauf sur internet : dispositions spéciales : arrêt de l'actualisation des sites des candidats le samedi à 0H).

La distribution de tracts divers n'est donc interdite que le dimanche, pas le samedi (aucun nouveau document de campagne ne doit être sorti le samedi 21 avril 2007) .

Avec nos sentiments les meilleurs.

François REBSAMEN Jean-Louis BIANCO
Directeur de campagne de Ségolène ROYAL Directeur de campagne de Ségolène ROYAL
Secrétaire National à la Coordination

Bruno LE ROUX
Animation et mobilisation des Fédérations auprès de Ségolène ROYAL
Secrétaire National aux Elections

Gilles PARGNEAUX, Christiane DEMONTES et Eugène CASELLI
Animation et mobilisation des Fédérations auprès de Ségolène ROYAL

RAG 34. Les lolo's 34

12:47 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Fin de campagne : dispositions légales

15.04.2007

Ségolène Royal appelle à la mobilisation de tous les citoyens qui la soutiennent dans un message vidéo

A dix jours de l'élection présidentielle, Ségolène Royal livre à tous les Français sa vision, « projet contre projet, principes contre principes, ou plutôt principes contre non-principes » et appelle à la mobilisation de tous les citoyens qui la soutiennent « pour mettre fin à cinq années d'un État de droite, d'un État partial, d'un État UMP ».
Elle souligne les mensonges du candidat de la droite et appelle au « combat contre des idées pernicieuses, qui sont le contraire des idées et des valeurs traditionnelles républicaines de la France».

Voir la vidéo :



RAG 34. Lolo34

08:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL les 10 jours de la victoire

14.04.2007

Le Front National : Non, Le Pen n’a pas changé !

I) Non, Le Pen n’a pas changé !

"Nicolas Sarkozy n'a pas l'aversion viscérale que Jacque Chirac prétendait avoir pour moi"
(Le Pen, 11.04.07)

• Dans une première phase de la campagne, Le Pen a tenté de « recentrer » son image :
il s’est affirmé de « centre droit » et a mis en avant sa fille Marine Le Pen, censée incarner la « modernité » du Front National. Cette stratégie visait à gommer les outrances pour gagner de nouveaux électeurs.

• Mais, inquiet de la concurrence électorale que lui livre Sarkozy sur ses thèmes, Le Pen est revenu à ses fondamentaux en multipliant de nouveau les outrances et les provocations vis à vis par exemple des homosexuels ou des immigrés.

• Même s’il a essayé de se faire décerner un brevet de « respectabilité» démocratique à travers l’affaire des signatures, il reste donc clairement ce leader d’extrême droite, ultra nationaliste, populiste, négationniste et xénophobe, qui cherche à exploiter démagogiquement les peurs et les désarrois des couches populaires.

• Son discours reste marqué par ses obsessions habituelles : la défense des valeurs morales traditionnelles et la stigmatisation de la « décadence » soixante-huitarde, responsable de la « décomposition intellectuelle et morale de l’école », le rejet de «l’Europe de Bruxelles », le retour au protectionnisme économique, et, bien sûr, la dénonciation de l’immigration qui reste le leitmotiv obsessionnel et central du FN.

II) La préférence nationale est une escroquerie

• Dans le discours sur l’immigration et les immigrés, une légère inflexion tactique a été apportée :

– La présence remarquée d’une jeune fille d’origine maghrébine sur l’affiche de campagne, le soutien de Dieudonné, la présence de personnes d’origine étrangère dans les équipes constituent des clins d’?il symboliques à destination de certaines franges de l’électorat (y compris un électorat lui-même issu de l’immigration) que le racisme de Le Pen a jusqu’ici empêché de basculer en sa faveur. De même, le discours officiel se recentre sur la dénonciation de l’immigration clandestine (au nom même du malheureux immigré) et reconnaît au contraire comme français, et donc désormais comme objet potentiel de la « préférence nationale », les français issus de l’immigration.

– Mais, en réalité, Le Pen fait le pari que ces distinguo, destinés à élargir sa base électorale, ne lui vaudront aucune défection dans les fractions solides de son électorat qui ne font aucune distinction entre l’immigré avec une carte d’identité française et l’immigré en situation irrégulière. Du reste, lorsque le débat vient sur la question des discriminations à l’embauche subies par les jeunes français issus de l’immigration, Marine Le Pen (émission
d’Arlette Chabot) fait voler en éclat cette distinction en déplorant que ceux-ci ne soient pas plus « francisés », notamment dans leurs prénoms.

– En vérité, Le Pen continue de jouer sur le fantasme d’une invasion ou d’une « colonisation à l’envers » de la France par les étrangers. Il entretient l’idée que ces derniers capteraient les emplois, les logements sociaux, et les aides sociales au détriment des « français ».

– Tout ceci est évidemment faux. Même s’il faut résoudre le problème du travail clandestin et repréciser certaines règles, il n’y a pas d’immigration massive, a fortiori « d’invasion » de la France.

– Les immigrés ne prennent pas les emplois des français, leur taux de chômage est deux fois plus élevés que la moyenne et ils occupent souvent des emplois dans des secteurs en pénurie de candidats. Il y a en outre une hypocrisie majeure dans le slogan de la préférence nationale : celle-ci est censée s’appliquer à tous les français. Mais en réalité, en dénonçant l’attribution aux immigrés des aides sociales, Le Pen vise essentiellement les français issus de l’immigration qu’il veut opposer aux « français de souche ».

– Le Pen veut exploiter le mécontentement des plus pauvres en leur faisant croire que les personnes issues de l’immigration sont responsables de leurs difficultés. Il transforme la question sociale en une question raciale et élude les vrais problèmes : la lutte contre le chômage et la précarité, la répartition des richesses entre le capital et le travail, le pouvoir d’achat, la redistribution sociale,...

III) Le Pen n’est pas le candidat des « petits » et des « sans grades ».

• Depuis le 21 avril 2002, Le Pen essaie de se présenter comme le candidat du monde du travail et des plus modestes. Il a repris ce refrain lors de son récent discours à Lille, avec des envolées prétendument anti capitalistes.

• Mais en réalité, le programme économique et social concret du FN est profondément libéral : démantèlement de l’Etat, baisse de l’impôt sur le revenu et sur les successions,…

• Au service des plus riches dans les faits, le FN ne fait aucune proposition sur des mesures réelles en faveur des plus pauvres. Au-delà de ses gesticulations nationalistes et anti européennes, Le Pen ne propose aucune solution concrète et réaliste pour résoudre les grands problèmes du pays.

• Certes, les électeurs qui votent Le Pen veulent d’abord protester contre les partis de gouvernement qui n’ont pas toujours su résoudre leurs problèmes. Mais le vote Le Pen n’améliorera pas leur situation. La réponse aujourd’hui réside dans les solutions nouvelles et réalistes que Ségolène Royal, qui a écouté et pris en compte dans son programme les messages délivrés par les français, proposent de mettre en oeuvre si elle est élue.

La meilleure réponse au Front National, la réalisation du Pacte Présidentiel

RAG 34. Les lolo's 34

21:27 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Le PEN, FN

Ya plus écrit La Poste...

Le service public recule, les profits augmentent. La Poste présentera dans quelques jours des bénéfices en forte hausse pour l'année 2006.
Cette entreprise, premier employeur national, entend poursuivre sur cette lancée en continuant à réduire ses effectifs (6000 postes supprimés en 2005 et autant en 2006).

Elle y parviendrait en fermant des bureaux en zones urbaines cet été prochain, pour des durées allant d'une semaine à un mois en juillet et en août, ou en limitant les heures d'ouverture. Des listes ont déjà été établies pour les départements d'île de France, portant sur une vingtaine de sites dans le Val-de-Marne (à Cachan, Champigny,Charenton, Créteil,Nogent, etc.)et une quarantaine dans l'Essonne (Corbeil-Essonnes, Brétigny-sur-Orge, Etampes, Evry, Palaiseau,etc.).

Dans l'Hérault et notre région comme partout en France, nous n'échapperons bien sûr pas à ces mesures drastiques. Nous à RAG 34 on sait ça !

RAG 34. Les lolo's 34

13:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : La Poste, SERVICES PUBLICS

Touche pas à mes milliards...

Il faut oser. Au cours du même article, un journaliste des Echos souligne la hausse "saisissante" du bénéfice des principales banques françaises, qui dépasse pour les 6 premières banques nationales 28 milliards d'euros en 2006, soit 2,7 % de plus qu'en 2005...et estime qu'"ajouter une réglementation bancaire des tarifs bancaires comme le réclament certains candidats, menacerait une activité qui emploie 400 000 salariés et génère 2,8 % du PIB"

Les lolo's 34

12:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BANQUES

13.04.2007

Gêne médiatique autour des propos sarkozystes

Deux semaines après les propos teintés d’« eugénisme », selon certains, du candidat de l’UMP, des journalistes expliquent leur retard à l’allumage.

Michel Onfray n’a pas été le seul à rester muet face aux propos de Nicolas Sarkozy sur le déterminisme génétique de la pédophilie et du suicide des jeunes. Les médias, pourtant avares de scoops et de déclarations croustillantes, notamment durant la campagne électorale, ont mis plusieurs jours avant de relayer l’information. Simple oubli ou problème idéologique ? Selon différents journalistes, la première solution semble être la seule explication. « C’est un ratage de notre part, confie un confrère de Libération. Nous avons mis du temps à réagir plus par un souci d’organisation car idéologiquement, nous sommes très à l’aise pour faire un coup de timbale sur des déclarations si stupides. » Au Monde, Philippe Ridet semble plus détaché : « Nous ne pouvons pas éplucher toutes les interviews de tous les candidats et la dépêche AFP se dégageant de cet entretien ne mentionnait aucunement ces propos. Nous avons repris l’information quand elle a ressurgi en fin de semaine dernière. » Or, dès le 25 mars, l’AFP y faisait état. Les propos qui détonnent et étonnent sont dorénavant exploités en masse et alimentent les débats avec deux semaines de retard.

Cindy Bonnaud.

http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/mdias/e-...

RAG 34.Les lolo's 34

09:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DETERMINISME GENETIQUE, SARKOZY

La France Présidente, profession de foi de Ségolène Royal

Françaises, Français,

Mes chers compatriotes,

Je vous ai écoutés pour agir juste et pour tenir parole. J’ai entendu vos inquiétudes, vos colères mais aussi vos espoirs. Vous avez exprimé la volonté d’un vrai changement, un profond désir d’avenir.

La crise actuelle que traverse notre pays appelle de nouvelles règles, un État et des pouvoirs publics solides, qui fonctionnent bien. C’est le pacte présidentiel que nous avons construit au cours de plus de 6000 débats participatifs.

Nous allons bâtir ensemble un ordre juste : faire reculer les précarités, les inégalités, les brutalités, les violences ; assurer les sécurités nouvelles de l’emploi, des salaires et des retraites, du logement et de la santé. Nous allons

libérer les énergies dont la France est porteuse si l’État joue tout son rôle et si chacun donne, par ses efforts, le meilleur de lui-même.

Je vous garantis une juste répartition des fruits de ces efforts, dont la France a besoin, alors que d’autres veulent donner encore plus à ceux qui ont déjà énormément. Je crois en notre modèle républicain et laïc, en notre pacte social gravement mis en cause depuis cinq ans.

Nous savons, mes chers compatriotes, qu’il n’y a pas de liberté sans justice, de démocratie sans éducation et d’effi cacité économique sans sécurité sociale. C’est tout cela que je veux réconcilier. C’est ma conviction de femme de gauche et de progrès, c’est ma volonté d’agir pour l’intérêt général.

La France Présidente se relève avec vous. Avec nous tous et nous toutes. Elle est entreprenante et solidaire, forte de la diversité de ses talents et de ses territoires, elle assumera pleinement sa place dans l'Europe et dans le monde.

Vive la République,

Vive la France.


Ecouter la profession de foi par Ségolène Royal

07:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SEGOLENE ROYAL

12.04.2007

Avez-vous choisi votre candidat ?

A dix jours du premier tour de l'élection présidentielle, nous vous sollicitons afin que vous participiez à nos sondages électoraux.

Vous avez choisi votre candidat pour le premier tour de l'élection présidentielle? D'un clic, dites pour qui vous allez voter.

Nous vous proposons également six hypothèses de second tour, en fonction des sondages actuels. Comme vous le savez, quatre candidats y obtiennent des scores très supérieurs à ceux des huit autres candidats. C'est uniquement par rapport à cela que nous proposons ces sondages de second tour.

Le lien : http://www.pourquivoter.com/sondages/tous.html

RAG 34 est classé /2875 sites et blogs politiques référencés par BonVote.com

RAG 34. Les lolo's 34

16:47 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : AVEZ-VOUS CHOISI VOTRE CANDIDAT ?, RAG 34

Ségolène Royal : La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée

Ségolène Royal a signé mardi la pétition des médecins et professionnels de la santé contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par Nicolas Sarkozy, un projet selon elle “dangereux” et “brutal“.

“On ne réforme pas la France avec brutalité, et certainement pas en faisant reculer l’égalité d’accès a la santé.

La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée“.

Ségolène Royal souhaite lutter “contre les tentations de privatisation” qui “feront basculer des millions de Français vers la précarité médicale“.

Elle a redit sa volonté de créer une cinquième branche de la sécurité social, concernant la vieillesse et le handicap.

La réaction de Ségolène Royal :



Christian Lehmann, médecin généraliste, initiateur de la pétition, explique son engagement :



Le site de la pétition

RAG 34. Les lolo's 34

16:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SANTE, SECURITE SOCIALE, Ségolène ROYAL, RAG 34

11.04.2007

Christiane Taubira condamne les propos de N.Sarkozy sur le déterminisme génétique

La vice-présidente du Parti Radical de Gauche animait hier matin le point presse quotidien de campagne.Christiane Taubira est revenu sur les propos de Nicolas Sarkozy concernant le determinisme génétique des pédocriminels. "Il ne croit pas en la politique, c'est son rôle de civiliser la société."

Durée : 02:57 Pris le : 10 avril 2007 Lieu : Paris, France



RAG 34. Les lolo's 34

11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TAUBIRA, EUGENISME, DETERMINISME, RAG 34

Rocard propose le haut débit à 5 euros par mois

Crédit Photo : AFP/DAMIEN MEYER
Michel Rocard remet son rapport sur les enjeux du numérique à Ségolène Royal

En mission pour Ségolène Royal, l'ancien Premier ministre propose dans un rapport "un tarif social de l'accès haut débit" pour réduire la fracture numérique.

Il appelle également au soutien de la filière jeu vidéo.


Un accès mensuel à Internet pour le prix d'un repas chez Mac Do. Voilà ce que propose Michel Rocard pour en finir avec la fracture numérique qui laisse un Français sur deux à l'écart de la révolution Internet. Cet accès à prix discount est une des 94 propositions du rapport "République 2.0, pour une société de la connaissance ouverte" qu'il vient de remettre à Ségolène Royal.

Dans son chapitre consacré au "progrès numérique pour tous", la plupart des propositions de Michel Rocard font écho au livre blanc adressé aux candidats à la présidentielle par le collectif Renaissance numérique. C'est le cas en particulier pour celles qui concernent l'équipement des français en micro-informatique. En s'appuyant sur des opérations de dons et "recyclage" de PC, il estime que l'objectif de 75% des Français connectés en 2012 - au lieu de 44% aujourd'hui - est "ambitieux mais réaliste". Michel Rocard propose aussi la "prise en charge de l'ordinateur portable de 100 000 étudiants, sous condition de ressources".

Le haut débit "social" à 5 euros


Une fois réglé le problème de l'équipement, c'est sur l'accès à Internet proprement dit que Michel Rocard fait sa proposition la plus originale : "Le prix de l'accès à Internet constitue une barrière pour les ménages modestes. A côté du tarif social de l'abonnement au téléphone , un tarif social de l'accès haut débit devra donc être instauré. Financé par le fonds numérique, son niveau serait d'environ 5 €/mois". Ce fonds numérique que Michel Rocard veut créer soutiendra aussi à hauteur de 20% les mesures prises par les collectivités pour réduire la fracture numérique.

Le collectif Renaissance numérique juge cette idée "très intéressante" et se réjouit de l'ambition d'un rapport qui "couvre tous les champs du numérique et reprend neuf de nos mesures", par la voix de sa vice-présidente, Christine Balagué. "Nous sommes aussi sensibles aux propositions sur un accès facilité pour les personnes handicapées et l'espace de liberté à préserver sur Internet", ajoute-t-elle pour LCI.fr.

Licence globale et jeux vidéo

Parmi les nombreux autres sujets évoqués, la "licence globale", soutenue à demi-mot par Ségolène Royal. Michel Rocard reste très prudent sur le sujet : l'expression n'est d'ailleurs pas employée une seule fois, tout juste souhaite-t-il "mettre en oeuvre une solution qui assure la sécurité juridique des échanges, mais préserve les intérêts des artistes autour d'une rémunération consensuelle qu'il conviendra de défendre vigoureusement au niveau européen".

L'ancien Premier ministre évoque aussi la filière jeu vidéo qui traverse une phase difficile. La France est souvent qualifié de "troisième" pays du jeu vidéo mais la filière ne cesse de perdre des emplois, au profit du Canada, par exemple. Michel Rocard veut donc aller plus loin que les crédits d'impôts déjà mis en place pour aider les éditeurs et appelle au lancement d'"une gamme d'outils de soutien aux studios, ciblant particulièrement leur besoin de financement permanent". L'UMP se préparerait à riposter avec une synthèse des propositions de Nicolas Sarkozy sur le numérique.

Olivier LEVARD


RAG 34. Les lolo's 34

09:02 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROCARD, FAIT, HAUT DEBIT, FRACTURE NUMERIQUE, RAG 34

10.04.2007

2/2 Nicolas Sarkozy est-il eugéniste ?

Les dernières déclarations quasi eugénistes et "glaçantes" de Nicolas Sarkozy lors d'un entretien avec Michel Onfray pour Philosophie Magazine, nous ont rappelé le siècle dernier où l'on croyait pouvoir améliorer une hypothétique race aryenne et plus "souriant" avant l'ére de la génétique, à l'héridité de l'alcoolisme. Lire ou relire L'assomoir d'Emile Zola.
Ces dernières déclarations nous assomment et nous font plus que jamais prendre conscience de la vraie nature et de la dangerosité du candidat de l'UMP, si il devait demain nous présider.

Au delà, nous avons choisi de vous proposer quelques extraits tirés de l'encyclopédie libre Wikipédia qui explique ce qu'est l'eugénisme.

Bonne lecture !

Rappel : Les déclarations de N.Sarkozy :

N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.

Eugénisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'eugénisme désigne la volonté d'améliorer l'espèce humaine. Ce souhait, qui existe depuis l'antiquité peut se traduire par une politique volontariste d'éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés « bénéfiques ».

On peut distinguer l'eugénisme, pratique humaine, sociale et collective, de la préoccupation individuelle généralisée (chez l'homme et chez les animaux) d'assurer à ses enfants le « meilleur » co-reproducteur (quoique « meilleur » puisse signifier : taille des cornes, couleurs des plumes, ou étendue du patrimoine ou de la culture, etc.), ainsi que de la pratique qui consiste à favoriser le plus prometteur de ses enfants. Ces stratégies ne se préoccupent pas du devenir de l'espèce humaine, mais seulement de l'avenir de ses propres enfants ou de sa famille. Néanmoins, les méthodes et les buts, une fois sommés sur l'ensemble des individus, sont bien les mêmes.

Geoffrey Miller, dans son livre The mating mind, explique même pourquoi l'adultère, chez les humains comme chez les animaux vivant théoriquement en couple, représente un élément essentiel d'amélioration d'une espèce.

L'eugénisme plus strict qui serait régi par une société pose de sérieuses questions éthiques car il implique une sélection portant nécessairement une part de subjectivité et une part de contrainte (ne serait-ce qu'envers les individus écartés, ou à l'égard des individus incités à se reproduire, voire à se reproduire avec telle personne et nulle autre).

En outre, l'histoire du XXe siècle a fourni des exemples de graves dérives morales associées aux politiques eugéniques.

Interprétations de l'eugénisme

La conception darwinienne n'a pas été reçue de la même façon dans tous les pays. Ainsi la France, par exemple, est restée longtemps réticente aux idées darwiniennes car marquée par le lamarckisme et influencée par la position de l'Église Catholique.

La théorie de Lamarck est réfutée depuis la découverte de la génétique. Il est cependant intéressant de la rappeler :

pour Lamarck, le moteur de l'évolution reposait surtout sur l'hérédité de caractères acquis, favorisant la descendance d'individus ayant fait l'effort de s'adapter. Selon Lamarck, l'amélioration des races humaines passe par conséquent par l'amélioration des conditions de vie, de façon à ce que la modification de son environnement améliore à terme la qualité de l'homme futur. Cet eugénisme là - qui fut aussi raciste parfois - a constitué la position eugéniste dominante en France, ainsi qu'une incitation - hélas ici bien inutile, puisque les caractères acquis ne se transmettent pas - à la pratique du sport.
pour Darwin, le moteur de l'évolution reposait sur la sélection naturelle éliminant les individus les moins adaptés à la survie et ne favorisant que les plus aptes à la reproduction (y compris dans le fait de séduire un partenaire et de prendre soin de la progéniture) ; prudent, toutefois, Darwin expliqua aussi dans L'Origine des espèces que sa théorie restait compatible avec une éventuelle transmission de caractères acquis.

De bonnes intentions, des moyens discutables, un but incertain

Selon ses défenseurs l'eugénisme visait à assurer une humanité plus adaptée, donc en principe plus heureuse. Ce n'est donc pas sa fin en elle-même qui a été critiquable, mais bien souvent les moyens choisis. Si le diabète, l'hémophilie et d'autres maladies héréditaires venaient à être éliminées par thérapie génique, tout le monde en serait ravi ; cette forme d'eugénisme ne pose pas les difficultés de sa variante du XIXe et XXe siècles, périodes où les moyens utilisés avaient dépassé les bornes autorisées par nos propres valeurs .

Mais quid de l'orientation à choisir, même par des moyens licites ?

Au XVIIIe siècle, on aurait pu vouloir favoriser l'émergence d'hommes robustes capables surtout d'une grande endurance pour devenir portefaix ou travailleurs de force. Au XIXe, la machine à vapeur avait déjà commencé à faire à ce type d'hommes une concurrence si bon marché qu'elle les transforma progressivement en chômeurs : ils étaient déjà sur ce point devenus non-concurrentiels et condamnés à se reconvertir ou à mourir de faim. L'eugénisme aurait ici augmenté le nombre des inadaptés.
Le XIXe siècle aurait favorisé sans doute l'apparition d'un autre type d'humain : l'employé aux écritures à la mode de Dickens, capable d'additionner douze heures par jour de longues colonnes de chiffres sans se fatiguer ni se tromper. Quel emploi la deuxième moitié du XXe siècle, où un ordinateur faisait le même travail pour juste quelques centimes et en un temps bien plus court, aurait-elle pu trouver pour un type d'homme n'ayant que ces qualités-là à offrir ? L'eugénisme aurait là encore augmenté le nombre des inadaptés.
Et dans les deux cas en moins de six générations.

« Nous devons éviter que nos jolis objectifs deviennent les geôliers de nos enfants », disait Myron Tribus (« We should ensure that our goals do not become their gaols », avec un jeu de mots entre goals/buts et gaols/geoles ).

Bien plus que les moyens employés, qui peuvent dans certains cas être irréprochables, c'est probablement là que se trouve la principale impasse de l'eugénisme. Même lorsque celui-ci s'attache à autre chose qu'à la simple élimination - en observant une stricte éthique - des maladies héréditaires. Car, dans certains cas particuliers, ce qui est une maladie peut être, aussi, un facteur de survie : que l'on repense par exemple à la célèbre anémie falciforme, maladie héréditaire qui permet de résister au paludisme.

La variété et le nombre (la biodiversité) représentent autant d'opportunités possibles d'adaptation des systèmes vivants à des conditions futures inconnues, et donc à la survie de l'espèce. L'élimination systèmatique de tous les caractères jugés handicapants ou superflus à un moment donné pourrait parfaitement abréger la durée de vie d'une lignée... Les sélectionneurs de races animales, qui le savent, prennent soin de conserver (sous forme de paillettes de sperme congelées, par exemple, ou sous forme d'information : c'est l'un des enjeux du séquençage génétique) les caractères que par ailleurs ils éliminent dans les animaux de production. Ils savent qu'un demi-siècle peut s'intéresser à la seule quantité, et par exemple le demi-siècle suivant au contraire à des qualités gustatives, etc.

Mais grâce à cet exemple, on peut considérer qu'il suffirait de conserver certains caractères, tout en les supprimant de l'humanité présente, pour les réintroduire à l'avenir si le besoin s'en faisait sentir. Une telle pratique eugénique permettrait à l'humanité de maîtriser son adaptabilité et son évolution. Les auteurs de science-fiction et de politique-fiction s'interrogent néanmoins sur le sens que les eugénistes donnent au mot « bénéfique » : pour les individus, ou simplement pour l'État ? (voir Le meilleur des mondes).

Position de différents pays sur l'eugénisme

Droit français

La question de l'eugénisme est traité par le code pénal, dans le Sous-titre II du Titre I du Livre II, intitulée « Des crimes contre l'espèce humaine » :

Article L 214-1 : « Le fait de mettre en œuvre une pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d’amende ».
Article L 214-3 : « Cette peine est portée à la réclusion criminelle à perpétuité et de 7 500 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises en bande organisée »
À l'Assemblée nationale, le scrutin n°167 sur l’ensemble du projet de loi relatif à la bioéthique, a été adopté avec modifications en deuxième lecture séance du mardi 8 juin 2004 (310 votants, 304 suffrages exprimés, 187 pour, 117 contre).

Cependant, aussi claire qu'elle paraisse, la position française est en pratique bien plus ambiguë, si on considère les obligations de dépistage (visites prénatales obligatoires) et les facilités légales ainsi que l'encouragement à l'avortement lorsque l'enfant à naître présente des malformations : il s'agit manifestement de pratiques eugénistes, qui ne posent pas de problèmes sociaux.

Lire l'intégralité de l'article Wikipédia

Notre note précédente : 1/2 Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS





RAG 34. Les lolo's 34

12:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : EUGENISME, SARKOZY

09.04.2007

Battre la droite est aujourd’hui la priorité absolue !

Il faut voter Ségolène Royal dès le premier tour !

Le bilan de la droite, UMP-UDF, n’est qu’un avant-goût de ce qu’elle prépare et veut imposer aux travailleurs, aux jeunes et aux retraités. Si Sarkozy ou Bayrou l’emportait, le pire serait à prévoir. Toute la gauche doit donc agir pour assurer leur défaite : c’est non seulement nécessaire pour éviter le pire, mais aussi pour retrouver la possibilité d’une politique de gauche constructive.

Pour mettre toutes les chances de son côté, la gauche aurait dû s’unir autour d’un programme commun de gouvernement : elle aurait ainsi mobilisé fortement son électorat et l’aurait emporté haut la main. Ce n’est pas ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait avant l’élection devra être fait après.
Mais notre détermination à battre la droite n’en est pas moins impérative. Cette victoire de la gauche reste possible et même probable. Il suffit que le peuple de gauche s’empare du seul moyen disponible pour cela : voter pour la candidature de Ségolène Royal. Face à Sarkozy, Bayrou ou Le Pen, tout électeur de gauche votera pour elle au second tour. Mais il faut qu’elle passe le cap du premier tour.

La seule chance de la droite réside dans l’indécision d’une partie de l’électorat de gauche. Sarkozy et Bayrou espèrent en l’abstention de ces électeurs. Au contraire, pour préserver l’avenir, nous devons voter Ségolène Royal dès le premier tour.

Battre Sarkozy-Bayrou-Le Pen à tout prix
Depuis 2002, nous savons ce que veulent l’UMP et l’UDF, Sarkozy et Bayrou : démanteler le code du travail qui protège les salariés au travail et au chômage, privatiser les services publics et délocaliser les entreprises pour engraisser les opérateurs financiers qui dominent le monde, accroître le chômage et précariser tous les emplois en généralisant le CNE pour faire encore baisser les salaires, travailler plus pour gagner moins, réduire les pensions de retraites, laisser courir la spéculation immobilière, supprimer un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite, désengager l’Etat pour baisser les impôts des riches...

Ils n’osent même pas tout dire. Leurs formulations restent générales. Leur programme socio-économique est creux, comme celui de Chirac en 2002. Jamais Chirac n’avait annoncé ses intentions : leur politique est basée sur le cynisme et l’opacité. Pour connaître leurs projets, il faut saisir quelques confidences, décrypter leur langage codé, voir ce qu’ils ont détruit en quatre ans et ce sur quoi ils ont dû reculer avec l’intention d’y revenir. Les patrons du CAC 40 connaissent le contenu du programme vide de Sarkozy-Bayrou : ils savent qu’il sera rempli par les revendications du Medef, l’atelier programmatique de la droite et de l’extrême droite.

Le programme de la droite à l’offensive n’est pas un banal programme d’une droite sur la défensive : ils veulent décourager toute lutte sociale, comme l’avait fait Thatcher face aux mineurs britanniques.

L’hostilité manifestée par les usagers de la gare du Nord envers la violence policière a confirmé la coupure entre la police et la population. Cette coupure ne fait pas peur aux chefs de la droite car ils veulent que la police soit prête à intervenir brutalement contre les manifestations et les grèves.

Depuis 2002, le peuple de gauche attend sa revanche
Les manifestations massives du 1er Mai 2002 contre « le facho et l’escroc » montraient la combativité des électeurs de gauche contre la droite. En 2003 contre Fillon qui s’attaquait aux retraites par répartition, en 2004 avec le raz de marée électoral de la gauche, en 2005 avec la politisation que révéla le débat sur le traité constitutionnel européen, en 2006 avec la victoire contre le CPE, à chaque fois, l’ampleur de la mobilisation confirma que le peuple de gauche n’aurait de cesse de confirmer, en termes électoraux, la majorité qu’il représente dans l’opinion. A l’occasion de 2007, la mobilisation électorale de la gauche promettait d’être forte.

Cette élection présidentielle se présente sous un jour plus favorable pour la gauche que toutes les autres. Elle doit donner un débouché politique aux mobilisations croissantes des dernières années. En échange, les partis et courants de la gauche doivent se donner les moyens de répondre à cette aspiration majoritaire, attendue par les électeurs et électrices de gauche, 60 % de l’électorat.

L’union de la gauche est la réponse démocratique à cette aspiration majoritaire
L’union de toute la gauche autour d’un programme commun de gouvernement démocratiquement élaboré et adopté est la réponse que tous les partis de la gauche doivent apporter à leur électorat.

Mais la gauche, ses partis et courants, n’a pas donné cette réponse au peuple de gauche et la victoire, que l’union de la gauche aurait assurée, est devenue moins certaine.

La « gauche de la gauche », regroupée dans les « collectifs pour une alternative unitaire anti-libérale », a refusé cette stratégie démocratique de constitution d’une union de la gauche. Elle a coupé la gauche en deux, oubliant dans son cadre « unitaire » le PS, le Parti des Radicaux de Gauche de Christiane Taubira, le Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement et les Verts, c’est-à-dire la majorité de la gauche. La division appelant la division, les « collectifs » ont éclaté et trois candidatures en sont issues : Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et José Bové. La victoire de la gauche n’est pas au bout de cette stratégie de division.

Le Parti Socialiste n’a pas répondu, lui non plus, à cette attente. Il n’a pas proposé d’union de toute la gauche, sans exclusive. Il n’a pas voulu confronter ses propositions programmatiques aux programmes des autres forces de la gauche, notamment à celui des « collectifs ». Ses dirigeants se sont dispensés de répondre parce qu’ils savent que le PS dispose d’une place privilégiée dans la gauche : tous les yeux sont tournés vers lui. Son choix sera perçu comme le choix majoritaire de la gauche. C’est pourquoi il a connu un tel afflux et que le nombre de ses adhérents a doublé en un an.

L’union de la gauche ne sera pas possible sans victoire de la gauche à la présidentielle
La constitution de l’union de la gauche, avant l’élection présidentielle, aurait permis de présenter une candidature commune et d’assurer la victoire de la gauche et de son programme commun.

Ce n’est pas le choix qui a été fait, ni par les uns ni par les autres. Électeurs et électrices de gauche, devons-nous bouder cette élection pour manifester notre insatisfaction mais en laissant la voie ouverte à la droite ? Ou devons-nous préserver l’avenir en décidant d’assurer la défaite des thatchériens Sarkozy, Bayrou et Le Pen ?

Quel électeur de gauche peut justifier de laisser la victoire aux marionnettes du Medef et des patrons du CAC 40 ?
La gauche ne dispose pas d’un programme élaboré et adopté démocratiquement, reconnu par toutes ses composantes. Est-ce une raison pour laisser la droite appliquer le programme du Medef ? Est-ce une raison pour permettre à Laurence Parisot d’imposer à tous et toutes la précarité du travail, de la généraliser à tous les salarié-e-s ?

L’union de la gauche, qui aurait assuré la victoire, nous manque. Mais nous pouvons néanmoins gagner. Nous devons gagner. L’union de la gauche, qui n’a pas été réalisée avant, devra être construite après la défaite de la droite. Elle est indispensable pour répondre à l’attente des électeurs de gauche, qui court depuis 2002. L’union est une question incontournable, qui ne peut pas être éludée, et les électeurs de gauche peuvent agir en sa faveur. Dans la marche vers l’union, le vote pour Ségolène Royal, dès le premier tour, est la première étape.

Pour préparer l’avenir : votons Ségolène Royal dès le premier tour
La candidature de Ségolène Royal n’est pas la candidature commune de la gauche, désignée à la majorité, à la suite d’un processus démocratique engageant l’ensemble de la gauche. Mais elle est la candidature présentée par le parti majoritaire à gauche, le Parti socialiste, largement majoritaire à gauche.

Personne ne peut, avec quelque crédibilité, contester que dans le cadre d’une union de la gauche constituée autour d’un programme commun, toutes ses composantes auraient accepté que la candidature commune soit désignée à la majorité. Cette majorité aurait, très probablement, désigné une candidature issue du parti majoritaire. Ça ne s’est pas déroulé ainsi et les responsabilités de cette erreur devront être étudiées. Mais, en tant que candidature du parti majoritaire à gauche, celle de Ségolène Royal prend, par défaut, la place de candidature pour toute la gauche, seule candidature gagnante de la gauche.

Cette élection a un enjeu qui dépasse la personne de Ségolène Royal. Décider de voter Ségolène Royal ne suppose pas d’approuver ses déclarations ou de juger qu’elle est une candidate représentative de la gauche. Décider de voter Ségolène Royal ce n’est pas porter un jugement sur ses qualités de candidate, c’est comprendre la place qu’occupe sa candidature. C’est s’emparer de sa candidature parce qu’elle est, maintenant, le seul moyen pour battre Sarkozy, Bayrou et Le Pen.

Il n’y aura pas de session de rattrapage
Ce serait une grave erreur de croire que si la droite l’emportait à cette présidentielle, nous pourrions nous rattraper sur les législatives de juin ou par les mobilisations sociales de la prochaine rentrée. Une défaite à la présidentielle serait amplifiée aux législatives (une victoire aussi sera amplifiée), comme ça s’est passé aux législatives de juin 2002 et à toutes les législatives qui suivent de quelques semaines une défaite, même en remontant à Mai 68. Quant aux mobilisations sociales, elles se heurteraient à la démoralisation qui résulterait d’une défaite, aux provocations policières et à l’offensive immédiate de la droite.

La première mobilisation que nous devons réussir est celle de la première étape : la mobilisation électorale de ce 22 avril. L’indécision et l’abstention seraient sources de défaites successives. Mais si la gauche franchit ce cap du premier tour, alors, à chaque étape suivante, 6 mai, 10 juin, 17 juin, rentrée sociale, nous monterons une marche de plus dans la mobilisation.

La marche de la gauche est plus lente que nous ne le souhaitions pour répondre aux attentes du peuple de gauche. Le programme commun de la gauche n’est pas encore disponible, mais nous devons poursuivre la route qui nous y conduit. Celle de l’unité et de la démocratie.

jeudi 5 avril 2007
Pierre Ruscassie

RAG 34. Les lolo's 34

17:34 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DEMOCRATIE ET SOCIALISME, Pierre RUSCASSIE, RAG 34

08.04.2007

Ségolène Royal : La France Présidente expliquée

La France présidente, c’est “la promesse solennelle que la politique ne se fera jamais plus sans les citoyens”.

À Bordeaux, la France Présidente
Devant plus de 15000 personnes, à Bordeaux, Ségolène Royal a décliné cette France présidente que dessine son pacte présidentiel dont le pays a besoin et qu’il attend.

Ségolène Royal a aussi choisi la ville de Montaigne pour dire que dorénavant elle refusera de répondre aux attaques et agressions verbales de la droite pour ne plus s’adresser directement qu’aux Français, porter jusqu’au bout l’élévation du débat présidentiel “parce que les Français veulent choisir avec leur intelligence en toute connaissance de cause”.

Lire le discours de Ségolène Royal

Demandant toutefois que personne ne laisse vilipender les valeurs de la France qu’elle défend et qu’elle porte comme femme de gauche et de progrès, “je compte sur vous, chaque fois que vous entendrez une déformation de mes propos, pour y répondre avec sérieux, avec pédagogie, pour expliquer” a lancé la candidate à la salle, son équipe de campagne.

Cette façon de s’appuyer sur l’intelligence collective et les exigences des citoyens, c’est ce qui caractérise la France présidente.

La France présidente, c’est “la promesse solennelle que la politique ne se fera jamais plus sans les citoyens”. “Si je vous ai écouté et si vous aussi vous avez écouté les citoyens autour de vous, la campagne participative que j’ai voulu préfigure la façon dont demain je gouvernerai avec les Français s’ils me font confiance” a-t-elle affirmé.

“La France présidente cela veut dire que chacun d’entre vous est capable d’apporter sa pierre, sa contribution à l’intérêt général de notre maison commune”, c’est ainsi que la France présidente réconciliera l’individuel et le collectif. Cette capacité de chacun à être le meilleur expert de ce qu’il vit doit faire écho à la capacité de chacun à entendre les autres ; c’est la République du respect.

Une République du respect qui s’oppose aux clans, aux clivages, aux conflits, aux divisions et aux oppositions exacerbées, qui dressent les uns contre les autres.

La France présidente c’est la France qui se rassemble, forte de tous les siens, la France du travail pour tous, la France qui réhabilite la valeur travail.

Elle le fera en donnant du travail pour tous, en garantissant un droit au premier emploi et un travail aux jeunes avec notamment les contrats première chance et les emplois tremplins. La France présidente, elle dit à tous les jeunes : “vas-y fait tes preuves, la France a besoin de toi, nous allons ouvrir les portes et les fenêtres quelles que soient ton nom et la couleur de ta peau !”

La France présidente veut aider ceux qui prennent le risque d’entreprendre, permettre à chacun de recevoir le juste salaire de son travail, la juste rémunération de son activité, garantir le pouvoir d’achat. “La feuille de paye n’est pas l’ennemi de l’emploi mais peut être son moteur” a repris Ségolène Royal avant de préciser qu’en conséquence elle revalorisera les petits salaires et les petites retraites.

Réussite scolaire, formation tout au long de la vie, sécurité des parcours, bouclier logement, exigence écologique… ce sont toutes ces mesures du pacte présidentiel qui donneront au pays le nouveau souffle dont il a besoin pour refonder son pacte républicain, réhabiliter l’action publique face aux forces aveugles du marché.

C’est aussi “une France qui s’accepte et qui tire partie et fierté de ce qu’elle est devenue, une France au clair sur son histoire, sans amnésie ni repentance et d’autant plus capable de se projeter dans l’avenir” qui saura tenir son rang sur la scène internationale et construire cette Europe qui doit rester “la grande ambition et la grande réalisation du 21e siècle”.

“La cause que nous portons, disait François Mitterrand, est plus grande et plus forte que nous et c’est cela qui nous conduit et nous pousse en avant !” a conclu la candidate socialiste. Avant que la salle entonne la Marseillaise, une salle qui assume les symboles et les couleurs des grands principes et lumières jamais éteintes de la Révolution française.



RAG 34. Les lolo's 34

08:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LA FRANCE PRESIDENTE, Ségolène ROYAL, RAG 34

07.04.2007

Analyse critique du programme de François Bayrou

Le programme dévoilé par François Bayrou ne contient pas de véritable surprise. Il reste, de fait, largement prisonnier d’une vision conservatrice de la société française et du centre de gravité politique des notables et des élus de l’UDF.

I) Sur le plan du droit du travail et de l’emploi

François Bayrou reprend globalement le diagnostic et les propositions de Nicolas Sarkozy. Il n’est pas question d’abroger le CNE. Il s’agit à travers les développements des heures supplémentaires de travailler plus pour gagner plus. En outre le schéma de relance de l’emploi emprunte aux sentiers traditionnels : exonérations de charges sociales, suppression des cotisations sociales qui entraîneraient une multiplication des effets d’aubaine et de substitution sans conséquence sérieuse ni positive pour l’emploi. Sa préoccupation en matière de démocratie sociale reste largement formelle et ne touche pas à la réalité de l’entreprise.

François Bayrou se contente de généralités sur la nécessité de la reconquête industrielle comme s’il n’avait pas pris la mesure de la gravité de la situation : 350 000 emplois industriels perdus en 5 ans. Ces ambitions en matière de recherche et d’innovation restent limitées au regard de l’ampleur du
retard accumulé.

II) Sur le terrain budgétaire et fiscal

Le candidat de l’UDF propose un retour à une orthodoxie budgétaire stricte. La recherche de l’équilibre du budget de fonctionnement à tout prix renvoie à une logique bien concrète de réduction du nombre d’agents publics et d’amenuisement du rôle du service public. Sans un mot sur les nécessités d’une croissance forte et durable, le candidat centriste propose tout simplement une cure de désendettement sans aucune contre partie et sans aucun amortisseur. Cette conduite déboucherait très vite, à la fois, sur une croissance encore plus atone et des conflits sociaux. L’objectif d’une politique économique ne peut se limiter au désendettement même s’il reste nécessaire. La recherche de la croissance maximale, la reconquête de l’équilibre du commerce extérieur sont des ambitions au moins aussi légitimes et nécessaires. Leur réalisation peut d’ailleurs permettre de réduire le poids de la dette comme l’expérience de la période 1997/2002 l’a démontré. L’amorce d’un cercle vertueux, croissance, emploi durable, réduction des déficits et de la dette, reste la meilleure solution.

D’autant que, dans le même mouvement, François Bayrou préconise le maintien du bouclier fiscal à 60 %, et l’extension des exonérations fiscales sur les successions. Nous sommes là en présence de propositions proches des recommandations fortement clientélistes du candidat de l’UMP. Nous sommes
surtout face à une politique financière et fiscale particulièrement injuste.

III) En termes de protection sociale

Le candidat de l’UDF inquiète à la fois par ses propositions et ses impasses. Il recommande une remise en cause explicite de la CMU au profit d’un système dit « personnalisé et proportionnel au revenu » ainsi que l’introduction d’un système de retraite par capitalisation, puisque relevant d’une logique à points. Parallèlement, le discours de François Bayrou reste évanescent sur la gravité de la situation de l’hôpital public ou sur l’importance de la montée en puissance de la dépendance liée au vieillissement attendu de la population. D’une manière générale, le programme de l’UDF mésestime l’ampleur de l’urgence sociale et sanitaire. Il traduit une méconnaissance de la réalité sociale : 7 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, et 13 % de la population renonçant à se soigner.

RAG 34. Lolo34

07:48 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Programme BAYROU

06.04.2007

La laïcité et les femmes

par Virginie Houadec

" Je suis pour la laïcité car les religions ont toujours été contre les femmes " (Ségolène Royal à Toulouse, le 9 novembre 2006)
Oui, Ségolène Royal a raison. Ce n’est pas grâce mais contre l’église catholique que les lois dépénalisant et garantissant contraception et avortement ont été votées, en France et en Europe (cf le référendum récent à ce sujet au Portugal et les arguments développés par l’église). C’est à cause de l’église que le divorce est resté si longtemps impossible dans la très catholique Italie. Les droits des femmes dans les pays musulmans sont bafoués et les codes de la famille y sont liberticides pour les femmes. Contre cette volonté des cultes de régir des pans entiers de la vie de tous mais surtout de toutes, nous avons un rempart formidable : le principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est un acquis fondamental, souvent attaqué, obtenu au terme d’une lutte acharnée entre religieux et tenants de la laïcité. Il est essentiel pour les femmes. Il incombe à l’état et à ses institutions de le garantir contre d’éventuelles ingérences religieuses.

Or, comment faire confiance à François Bayrou qui s’est illustré quand il était Ministre de l’Education Nationale en voulant faciliter le financement des écoles privées (majoritairement religieuses) par les collectivités publiques ? Des milliers de manifestant-es, qui avaient bien perçu le danger, étaient alors descendu-es dans la rue pour défendre la laïcité, et François Bayrou avait retiré son projet de loi.

Comment faire confiance à Nicolas Sarkozy, lui qui a légitimé l’UOIF au Conseil du Culte Musulman, au détriment d’une représentante d’un islam modéré qui a préféré démissioner ? Lui qui a plaidé pour une révision de la loi de 1905 ?

Ces deux candidats n’accordent absolument pas la même valeur que moi au terme de laïcité. Ils souhaitent " moderniser " cette loi qui serait devenue " ringarde ". Et bien moi, je ne veux pas de cette modernisation. Ces deux candidats veulent en fait se débarrasser de ce qui fait sa force. Je juge cette remise en cause dangereuse, particulièrement pour les femmes qui ont beaucoup à y perdre. Et il n’y a pas de position intermédiaire : les lobbys religieux sont très puissants et savent utiliser la moindre brèche. Alors, voter Ségolène Royal, c’est voter pour que les religions restent à leur place : le domaine privé, pour que l’état s’en porte garant, et pour le maintien des droits des femmes si difficilement acquis.

Le travail et les femmes, version Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy déclare que bien évidemment il souhaite que la situation des femmes s’améliore et qu’elles deviennent égales aux hommes. En particulier au travail.

Dont acte.

Prenons son leitmotif : pouvoir travailler plus pour gagner plus. Mais toutes les femmes qui sont à temps partiel subi ne demandent que ça ! Sauf que ce n’est pas la loi sur les 35h qui les empêche de travailler plus, mais leur employeur qui préfère embaucher une autre femme à temps partiel plutôt que fournir un temps complet car c’est plus rentable pour lui ! 80% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes. Pénaliser la multiplication des temps partiels au détriment des temps complets : voilà ce qui améliorerait la situation des femmes ! Et que dire du projet de généralisation du CNE, qui permet à l’employeur de se séparer de la personne embauchée sans aucune justification, et ça pendant 2 ans. Allez annoncer à votre employeur que vous êtes enceinte. Il peut tout à fait vous répondre " très bien, félicitations " et ... vous licencier une semaine ou un mois après. Et vous n’aurez aucun recours puisqu’il n’a aucune justification à fournir. C’est une atteinte scandaleuse au droit du travail qui pénalise doublement les femmes : comme embauchées et comme femmes. Idem pour les situations de harcèlement, sexuel ou moral, dont les femmes sont les premières victimes.

Nicolas Sarkozy est attaché aux valeurs familiales et affirme que toute femme doit pouvoir choisir entre élever ses enfants et mener une activité professionnelle. Très bien. Toutes ces femmes, employées de la grande distribution ou des grandes entreprises de nettoyages, aux emplois du temps complètement fractionnés, qui sont, à cause de leur travail, absentes de chez elles aux moments où justement leurs enfants auraient besoin qu’elles soient là, et tout ça pour un salaire insuffisant, toutes ces femmes : ont-elles vraiment le choix ? Peuvent-elles faire autrement ? Alors, M Sarkozy, que proposez-vous pour améliorer leur situation et celle de leurs enfants ? Un CNE ?

Toutes vos mesures concernant le travail ne visent qu’à réduire le droit du travail, c’est à dire à permettre de plus en plus aux employeurs et de moins en moins aux employé-es. Votre société est celle de la concurrence, de la loi du plus fort, de l’élimination des plus faibles. Vous organisez la précarité, sous couvert de liberté. Or la majorité des précaires, ce sont des femmes. Les lois que vous voulez abolir protègent les faibles. Parmi ces faibles, les femmes sont les plus nombreuses.

Alors M Sarkozy, un peu de cohérence ! N’essayez pas de nous faire croire que vous défendez l’égalité des femmes et des hommes au travail alors que toutes vos propositions pénaliseraient les femmes au premier chef ! Ne nous dîtes pas que vous défendez la famille !

"Je suis venue à la politique par le féminisme "
(Ségolène Royal à Toulouse, le 9 novembre 2006)

Et bien oui cette phrase m’inspire confiance. C’est un condensé qui implique son auteure. De la prise de conscience d’inégalités de traitement entre les femmes et les hommes à l’analyse de leurs causes qui conduit à l’engagement politique, cette démarche me convient. Qu’une candidate prononce tranquillement le mot de féminisme, et défende clairement la cause des femmes, oui cela me convient. Que notre candidate décrive la multiplicité des situations défavorables aux femmes mais ne réduise pas pour autant la question des femmes aux violences subies par ces dernières (comme le font Nicolas Sarkozy et François Bayrou), oui cela me convient. Qu’elle parle du machisme ambiant qui remet sans cesse en cause la légitimité de sa candidature ou de ses compétences, oui cela me convient. Une candidate à la Présidence de la République doit donner à voir sa propre vision du monde. Je perçois chez Ségolène Royal que l’organisation des rapports sociaux entre les femmes et les hommes en est un élément structurant, qui traverse tous les domaines. Cette vision me convient. Nous avons tellement l’habitude que la " question des femmes " comme on dit soit toujours secondaire, ou incongrue. La candidature et le propos de Ségolène Royal légitiment cette question : elle n’en fait pas un paragraphe que l’on ajoute pour un discours politiquement correct, mais une préoccupation normale qui alimente la réflexion et nourrit les propositions.

Et ça, ça convient à la féministe que je suis ! V.H.

"Humeur féministe" (rubrique de DS) lundi 2 avril 2007.

RAG 34. Les lolo's 34

07:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LAICITE, FEMINISME

05.04.2007

17 lycéens du Lycée Voltaire soumis à la loterie de la régularisation (podcast)

A un mois et demi du bac, la mobilisation des profs et des élèves pour obtenir la régularisation de 17 lycéens sans papiers au micro de Caroline Cartier

Chronique Cartier Libre Caroline Cartier
du lundi au jeudi de 7h48 à 7h52 sur France Inter





Le blog de ZECK

RAG 34. Lolo34

09:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS PAPIERS

Appel contre la franchise Sarkozy

« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER

En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.


Le site de la pétition en ligne

RAG 34. Les lolo's 34

07:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE, soins médicaux

04.04.2007

Cantine : Royal dénonce une "exclusion honteuse"

Positive précarité...

Seine-et-Marne : Neuf élèves de l'école maternelle de Maincy ont été nourris au pain et à l'eau parce que leurs parents avaient oublié de payer d'avance la cantine.

L'affaire a pris très rapidement un tour politique. Ségolène Royal a dénoncé mercredi "l'exclusion honteuse" des neuf élèves de la cantine de Maincy. "Il est impensable qu'aujourd'hui de très jeunes enfants soient pris en otages et soient traités de cette façon traumatisante pour eux", a jugé la candidate socialiste. "Les enfants ne doivent jamais être les victimes d'une situation dont ils ne sont pas responsables".

Lundi, neuf enfants de l'école du village de Maincy, en Seine-et-Marne, âgés de 3 à 6 ans, ont été nourris au pain et à l'eau. Leurs parents ayant oublié de payer d'avance la cantine. "Quand je suis venue chercher mon fils, une maman m'a appris que neuf enfants, dont mon fils Hugo, n'avaient eu pour seul repas que du pain et de l'eau. Le motif invoqué par la mairie était un retard de paiement, les repas pour un mois devant être payés au début du mois, mais peut-on vraiment parler de retard le 2 avril?", a protesté Magalie Diez, mère de famille et membre de l'association de parents d'élèves Ensemble pour l'école. "On a regroupé les enfants concernés et on leur a dit qu'il fallait gronder leurs parents. C'est un procédé ignoble. On doit s'en prendre aux parents, pas aux enfants".

"Appeler les parents négligents"

"Depuis dix ans le règlement stipule que seul le paiement d'avance des repas vaut réservation, et nous l'avons rappelé encore récemment", a rétorqué Pascale Coffinet, maire du village. "Nous sommes très souples : nous commandons les repas 48 heures à l'avance, à un prestataire, en fonction du nombre de réservations que nous avons, ce qui permet aux parents de prendre leurs enfants ou de les laisser en fonction de leur agenda. Lundi, il manquait neuf repas, et légalement nous n'avions pas le droit d'aller acheter quelque chose aux enfants, en cas d'allergie. Notre tort a été de prendre ces enfants à midi. Les instituteurs auraient dû les garder et appeler les parents négligents".

Quoi qu'il en soit, les petits élèves concernés ne devraient plus devoir se contenter de pain et d'eau. Mardi, cinq enfants de l'école primaire dont les parents n'avaient pas encore payé les repas ont été nourris grâce à des sandwichs achetés par l'association de parents, a précisé la mairie. "Aujourd'hui, mercredi, il n'y pas de cantine, mais pour le reste de la semaine il ne devrait pas y avoir de souci. Les parents qui n'avaient pas réservé les repas ont tous été appelés hier (mardi) pour qu'il n'y ait plus de problème", a affirmé Pascale Coffinet.

LCI. D'après agence

RAG 34. Lolo34

15:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

Parlons du climat de tension sociale installée par la droite

Une série d’évènements a révélé, depuis plusieurs semaines, un climat de tension dans notre pays. Si ces éléments portent sur des sujets différents, le point de cohérence existe : une dégradation du quotidien vécu, niée et camouflée par le gouvernement.

La tension sociale : l’emploi en danger

• Les crises sociales se multiplient, toutes plus symboliques les unes que les autres…

. Airbus : + de 4000 emplois menacés. Alcatel lucent : + de 1500 emplois menacés. La Camif : + de 400 emplois menacés

•…et le gouvernement maquille la réalité. Les chiffres du chômage sont maquillés et l’étude de l’INSEE est tenue secrète pour faire croire à une amélioration. La manœuvre continue aujourd’hui avec un chiffre annoncé de 8,4% en total contradiction avec les relevés d’Eurostat qui tablent sur 9,8% (cf.D&A; d’hier)

La tension démocratique

• L’acharnement contre les sans-papiers…

. Frénésie législative, mise en scène de Cachan, guet-apens aux abords des écoles et des associations caritatives…

•…est le symbole d’une logique de division permanente. Les français contre les immigrés. Les banlieues contre les centres villes. Les jeunes contre la police.Le repli communautaire…

La tension en terme d’insécurité

• Nos concitoyens ne se sont jamais autant senti en insécurité…

. 4millions de personnes sont agressées physiquement ou verbalement chaque année

•…et la culture du chiffre imposée par le Ministre de l’intérieur leur a fait perdre confiance. Aujourd’hui 2 victimes sur 3 ne portent pas plainte.


RAG 34. Les lolo's 34

08:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Sarkozy et le Rmi

Depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy fait le choix délibéré de s’en prendre systématiquement aux Rmistes, en les qualifiant d’assistés et en en faisant des boucs émissaires. Le dernier exemple en date a consisté à s’en prendre à la politique de la région Ile-de-France en faveur des Rmistes, et tout particulièrement au dispositif de gratuité des transports en commun pour les Rmistes qu’a mis en place cette collectivité.

Nicolas Sarkozy ignore-t-il que la question de la « capacité à se déplacer » des personnes en grande souffrance sociale est l’un des principaux freins à la réinsertion ? Comment espérer retrouver un emploi si vous n’avez pas de quoi vous payer un ticket de train ou de métro pour honorer vos rendez-vous, vous rendre à l’ANPE… ? Loin d’installer les Rmistes dans leur situation, la gratuité des transports en commun est un instrument majeur de sortie de l’assistanat pour les personnes touchées par l’exclusion et qui, pour une très grande majorité et quoi qu’en dise Nicolas Sarkozy, ne s’y complaisent pas.

Au lieu de s’en prendre avec sa violence habituelle aux Rmistes et aux politiques qui tentent de les aider à se sortir de cette situation, Nicolas Sarkozy devrait plutôt s’interroger sur les conséquences de la politique menée par le gouvernement auquel il a appartenu pendant 5 ans. Car ce gouvernement détient le triste record du nombre d’allocataires du RMI : + 300 000 en 5 ans ! Le refus de l’assistanat, cela passe d’abord par éviter de plonger des centaines de milliers de personnes dans la nasse du RMI pour faire baisser le nombre de chômeurs « comptabilisables ».

Communiqué de presse de Julien Dray
Porte-parole du PS

RAG 34. Les lolo's 34

07:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RMI, RAG 34

03.04.2007

TVA sociale » : un impôt antisocial

À l’occasion de la parution de son livre « Ensemble », Nicolas Sarkozy propose d’expérimenter la « TVA sociale ».

Son projet fiscal est désormais complet et connu : il compile les idées les plus injustes et les plus improductives. La « TVA sociale » n’a de social que le nom. En réalité, elle serait :
• socialement injuste, car elle ferait payer aux consommateurs l’allègement des cotisations accordé aux entreprises au moyen d’une contribution proportionnelle ;
• économiquement dangereuse, car elle réduirait le pouvoir d’achat des ménages, freinant dès lors la consommation, moteur essentiel de la croissance en France.

Nicolas Sarkozy propose donc aux consommateurs de payer les impôts de leurs employeurs au prétexte de la préservation de leur propre emploi : voici une bien curieuse conception de la réhabilitation du travail !

Cette proposition est d’autant plus provocante qu’elle suit celle de l’abaissement du seuil du bouclier fiscal à 50% - ce qui équivaudrait quasiment à supprimer l’ISF.

Le Parti socialiste rappelle donc son opposition à cette proposition, révélatrice du modèle de société socialement injuste et économiquement dangereux de Nicolas Sarkozy.

Communiqué de François HOLLANDE,
Premier secrétaire

RAG 34. Les lolo's 34

13:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : TVA sociale, SARKOZY

"Votons pour la planète"

Dimanche 1 avril, la fondation Nicolas Hulot organisait un rassemblement à Paris, avec des personnalités issues du monde associatif, mais aussi politiques et artistes au Trocadéro, intitulé "Votons pour la planète". Alors que plus de 700 000 personnes ont signé le pacte de la fondation, Nicolas Hulot explique les enjeux de la campagne présidentiel pour l'environnement.

Retrouver les propositions du Pacte présidentiel de Ségolène Royal en matière d'excellence environnementale

Signer le pacte Pour la planète de la Fondation Nicolas Hulot

RAG 34. Les lolo's 34

00:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PACTE ECOLOGIQUE, HULOT

Prix de l’humour politique : on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui

Le jury du prix « Press club, humour et politique », présidé par Jean Miot, ancien président de l’Agence France Presse (AFP) a sélectionné une phrase de Jean-Marie Le Pen.

Jean-Marie Le Pen, répondant à la question « Si vous êtes élu Président, quel sera votre premier voyage à l’étranger?, avait répondu “Montfermeil”.

Cette phrase, stigmatisant les habitants de Montfermeil et confinant au racisme, relève d’un humour particulièrement douteux.

Le Parti Socialiste regrette le choix du « Prix Press club, humour et politique » de cautionner ainsi les propos de Jean-Marie Le Pen. Et, pour citer Pierre Desproges, moins sinistre que Jean-Marie Le Pen, le jury de ce prix ne devrait pas oublier que « l’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ».
Communiqué de Faouzi Lamdaoui ,

Secrétaire National à l’Egalité et au Partenariat équitable.

RAG 34. Lolo34

00:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : HUMOUR

02.04.2007

Lire, découvrir 3/3 Il y a partout des cons bordés d’oiseaux Comme des lettres cheminant en parchemin. Léo Ferré

Words... words... words...

Et qu’ont-ils à rentrer chaque année les Artistes ?
J’avais sur le futur des mains de cordonnier
Chaussant les astres de mes peaux ensemellées
La conscience dans le spider je mets les voiles
Et quarante millions de mètres de tailleur
Prenaient la taille à la putain de Galilée
La terre a bu le coup et penche du Tropique
Elle reste agrippée à mon temps cellulaire
Je déchargeais des tombereaux de souvenirs
Nous étions une histoire et n’avions rien à dire
Moi je prendrai la quatrième dimension
Pour trisser dans l’azur mes jambes migratrices
Le mur instantané que je dresse à la Chine
Mao c’était le nom de ce Viking flamand
Le tissu d’esquimau vieillit beaucoup plus vite
Des plaies sur des grabats du Chili à Lisbonne
S’exténuaient en équations de cicatrices
Le malade concret et l’interne distrait
Sont allés boire un pot au Café de la Morgue
Des vieillards le chéquier à la main à la banque
Faisaient des virements de testicules abstraits
L’embryon vaginé derviche dans le manque
Un pavot est venu l’asperger cette nuit
Mon berceau féodal et mes couilles gothiques
Des faux-nez des trognons des tissus ajoutés
Fondaient sous les sunlights de l’Opéra Comique
La Standard Oil prend du bidon et du gin fizz
La fièvre est descendue ce soir à Mexico
O ce parfum diapré dans la nuit des cigales
Dans une discothèque on a mis des barreaux
Les fenêtres s’en vont de la gorge et du squale
Ça sent la perfection dans ces rues amputées
Saint-Denis c’est un saint au derrière doublé
La fièvre est descendue ce soir dans un bordel
Et fallait voir comment ça soufflait dans la cale
Il y a partout des cons bordés d’oiseaux
Comme des lettres cheminant en parchemin
Nightingale O chansons crevées à minuit trente
J’ai le concile dans la main qui se lamente
Devant le mur à faire un peu des oraisons
La Folie m’a tenu la main à sa culotte
On eût dit de la mer s’en allant pour de bon
Viens petit dévêts-toi prends du large et jouis
Je sais des paravents comme un zoom d’espérance

Que font-ils ? Qui sont-ils ?
Ces gens qu’on tient en laisse
Dans les ports au shopping
Au bordel à la messe ?
Et ces mômes qu’on pourrait
S’carrer entre deux trains
Histoire de leur montrer
Qu’on a du face-à-main...
Ils ont voté Ils ont voté
Comme on prend un barbiturique
Et ils ont mis la République
Au fond d’un vase à reposer
Les experts ont analysé
Ce qu’il y avait au fond du vase
Il n’y avait rien qu’un peu de vase

Et qu’ont-ils à rentrer chaque année les Artistes ?
J’avais sur le futur des mains de cordonnier
Chaussant les astres de mes peaux ensemellées
La conscience dans le spider je mets les voiles...

SHAKESPEARE AUSSI ETAIT UN TERRORISTE
" Words... words... words... " disait-il

Videla ?
En français : BUDELLE, tripes
En italien : BUDELLA, tripes

En argentin ?
Allez-y voir !

DE QUOI DEGUEULER...
Vraiment


Publié le 28 février 2007 par torpedo

Une vidéo de Léo Ferré

RAG 34. Les lolo's 34

12:46 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : POESIE, Léo FERRE

Pacte présidentiel : Logement, pouvoir d'achat garanti (vidéos)

Lutter contre le logement cher, une sécurité logement tout au long de la vie
> Augmenter les allocations logement de manière à limiter à 25% le montant des dépenses de logement pour les ménages modestes.
> Construire 120 000 logements sociaux par an grâce à une incitation au livret A . L’Etat pourra se substituer aux maires qui n’appliquent pas la loi SRU.
> Créer un service public de la caution afin que celle-ci ne soit plus un frein à l’accès au logement tout en sécurisant le propriétaire. En contrepartie, les procédures d’expulsion des locataires de mauvaise foi seront simplifiées.
> Conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers.
> Remettre à la location les logements vacants spéculatifs. Les communes pourront également les acquérir par une procédure exceptionnelle.
> Encourager l’accès à la propriété par l’extension des prêts à taux zéro. Dans le logement social, les locataires qui ont payé pendant 15 ans leur loyer pourront accéder à la propriété.
> Sanctionner financièrement les communes qui ne respectent pas le ratio moyen de un pour mille habitants pour les hébergements d’urgence.

Durée : 09:48Pris le : 30 mars 2007Lieu : Paris, FranceSégolène Royal : 100 propositions.
Le logement.
Le 30 mars 2007



Le pouvoir d'achat garanti

Durée : 11:37 Pris le : 30 mars 2007Lieu : Paris, France Ségolène Royal : 100 propositions.
Le pouvoir d'achat.
Le 30 mars 2007



Le pouvoir d'achat :
http://www.desirsdavenir.org/debats/list.php?171

RAG 34. Les lolo's 34

07:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOGEMENT, POUVOIR D'ACHAT, PACTE PRESIDENTIEL

François Hollande à Montpellier lundi 2 Avril à 19 heures

François Hollande sera présent ce lundi au Gymnase JOUANIQUE, à 19 heures
Rue Jacques Dalcroze (avenue Louis Ravas) quartier des Cévennes à Montpellier aux côtés de :

Hélène Mandroux, maire de Montpelier
André Vezhinet, président du conseil général de l'Hérault
Robert Navarro, premier secrétaire de la fédération 34.

Accès par la TAM ligne 16.

Plan d'accès (clicker sur pour agrandir).


RAG 34. Les lolo's 34

07:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, RAG 34

01.04.2007

Les bons chiffres de RAG 34

15 714 visites, c'est le nombre de vos visites en mars.

92 653 pages lues, c'est le nombre de nos pages lues par vous en mars. Bravo !

Nous sommes classés ce jour, 342/2093 sites et blogs politiques référencés par bonVote
http://www.bonvote.com/

Nous remercions chaleureusement votre belle fidélité qui nous encourage à poursuivre l'aventure.

A bientôt.


Les lolo's 34.

14:04 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG 34

Comment établir une procuration pour voter ?

L’échéance électorale se rapproche et, le jour J, toutes les voix comptent. Le premier tour se tiendra le 22 avril et le deuxième tour le 6 mai.

Certains d’entre vous ne seront peut-être pas disponibles pour se rendre à leur bureau de vote. C’est le moment d’établir une procuration pour un électeur de leur choix.

Cette démarche est gratuite et il n’est pas utile de se munir d’une demande de justificatif d’absence. Seule une attestation sur l’honneur mentionnant le motif de l’absence est demandée (vacances, raisons professionnelles, formation…)

Où établir sa procuration?

En se rendant personnellement au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son domicile ou de son lieu de travail ou bien au tribunal d’instance de son domicile ou de son lieu de travail.
C’est à la personne qui donne procuration d’effectuer la démarche.

A qui confier sa procuration?

Vous pouvez confier une procuration à un électeur de votre choix, mais il doit être électeur dans votre commune. Un même électeur ne peut détenir plus de deux procurations, dont une seule établie en France. La procuration peut être établie pour les deux tours de scrutin.

Quels papiers prendre?

Il convient de se munir d’une pièce d’identité, avec le nom, prénom, adresse et date de naissance du mandataire retenu.

Une procuration peut être établie jusqu’à la veille du scrutin, mais par précaution, il est préférable pour ceux qui le peuvent d’établir dès à présent sa procuration.

Pour en savoir plus

http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/ele...
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1604.xhtml

Vote par procuration des Français établis hors de France

Sur le site du ministère des Affaires étrangères
Nous vous invitons à faire connaître ces informations autour de vous.

RAG 34. Les lolo's 34

10:59 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vote par procuration

31.03.2007

Lire, découvrir (2/2) : "La priorité à gauche, permettez !" Léo Ferré.

(Léo Ferré Montpellier Zénith 1989)

Il n'y a plus rien

Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec
le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.

Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle. C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse,
en ces temps.

Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.

(Paul Gauguin : D'où venons-nous? Qui sommes nous? Où allons nous ? 1898.)

IL n'y a plus rien

Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait
dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi ?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un qui dort dans ton lit,
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t-en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
Si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée

Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
Tu pourras lui dire :"T'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta liquide sénescence.
Dis, t'as pas honte ? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs ?
Espèce de conne !
Et barre-toi !
Divorce-la
Te marie pas !
Tu peux tout faire :
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...

Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir !

Il n'y a plus rien

Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise : " Sale blanc !"

A Marseille, la sardine qui bouche le Port
Etait bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs !

Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen !

Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
A la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux traficants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant

Les mots... toujours les mots, bien sûr !
Citoyens ! Aux armes !
Aux pépées, Citoyens ! A l'Amour, Citoyens !
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés !
Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas... C'est vous dire !

Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien

Il n'y a plus rien

Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes !
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça !

Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées
C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi !
Sous les pavés il n'y a plus la plage
Il y a l'enfer et la Sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature

Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots !
Et nous partons avec nos cris !
Et voilà !

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Je suis un chien ?
Perhaps !
Je suis un rat
Rien

Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue

Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens :
"Apprends donc à te coucher tout nu !
"Fous en l'air tes pantoufles !
"Renverse tes chaises !
"Mange debout !
" Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe

Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
Sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit !
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leur inspiration.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d'études et le cathéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
Les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent...
Ils s'engouffrent dans l'innomé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot ponctuel !

La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l'atterrissage : on rote
et on arrête le massacre.
Sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu.

Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée

Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
Alors, becquetons !
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais ?

Heureusement il y a le lit : un parking !
Tu viens, mon amour ?
Et puis, c'est comme à la roulette : on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait !
Je comprends les joueurs : ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...

Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir

Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé

Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination


Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire

Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit !

Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches

Tout dans la tronche !

- Vous n'avez rien à déclarer ?
- Non.
- Comment vous nommez-vous ?
- Karl Marx.
- Allez, passez !

Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets d'imagination dans le passé
Ecoutez-les... Ecoutez-les...
Ca rape comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlotte ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges !
Ecoutez-les...

Il n'y a plus rien

Si les morts se levaient ?
Hein ?

Nous étions combien ?
Ca ira !

La tristesse, toujours la tristesse...

Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...

Te marie pas Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve

Ne vote pas

Ố DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador Lèvres des bisons
J'invente en bas des rennes bleus
En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté

Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire

Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça ses fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras autrepassé ta vision
Alors tu verras rien

Il n'y a plus rien

Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les "monsieur"
Que les "madame"
Que les "assis" dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux-là à qui tu pourras dire :

Monsieur !
Madame !

Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous,
Avec les poumons resserrés
Les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs
Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous ?
Pardon.... LEURS sous !

Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...

Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend
des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
A un point donné
A heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui
racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur
et nivellateur qui empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les
champions de l'anonymat.

Les révolutions ? Parlons-en !
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous interesser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites,
à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.

Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas ?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi,
on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.

Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras !
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt,
dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise : "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez
que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer
votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.

Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien

Il n'y a plus rien

Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !

Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout

Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos réglements d'administration pénitenciaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer

NOUS AURONS TOUT

Dans dix mille ans.

Note sur le même thème

RAG 34. Lovely34

15:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Léo FERRE, POESIE, RAG 34

Lire, découvrir : (1/2) "Poète... vos papiers!", préface de Léo Ferré 1956

La poésie contemporaine ne chante plus. Elle rampe. Elle a cependant le privilège de la distinction, elle ne fréquente pas les mots mal famés, elle les ignore. Cela arrange bien des esthètes que François Villon ait été un voyou. On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du codex. Le snobisme scolaire qui consiste à n'employer en poésie que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baise-main. Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baise-main qui fait la tendresse. Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, c'est la poésie qui illustre le mot.

L'alexandrin est un moule à pieds. On n'admet pas qu'il soit mal chaussé, traînant dans la rue des semelles ajourées de musique. La poésie contemporaine qui fait de la prose en le sachant, brandit le spectre de l'alexandrin comme une forme pressurée et intouchable. Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes: ce sont des dactylographes. Le vers est musique; le vers sans musique est littérature. Le poème en prose c'est de la prose poétique. Le vers libre n'est plus le vers puisque le propre du vers est de n'être point libre. La syntaxe du vers est une syntaxe harmonique - toutes licences comprises. Il n'y a point de fautes d'harmonie en art; il n'y a que des fautes de goût. L'harmonie peut s'apprendre à l'école. Le goût est le sourire de l'âme; il y a des âmes qui ont un vilain rictus, c'est ce qui fait le mauvais goût. Le Concerto de Bela Bartok vaut celui de Beethoven. Qu'importe si l'alexandrin de Bartok a les pieds mal chaussés, puisqu'il nous traîne dans les étoiles! La Lumière d'où qu'elle vienne EST la Lumière...

En France, la poésie est concentrationnaire. Elle n'a d'yeux que pour les fleurs; le contexte d'humus et de fermentation qui fait la vie n'est pas dans le texte. On a rogné les ailes à l'albatros en lui laissant juste ce qu'il faut de moignons pour s'ébattre dans la basse-cour littéraire. Le poète est devenu son propre réducteur d'ailes, il s'habille en confection avec du kapok dans le style et de la fibranne dans l'idée, il habite le palier au-dessus du reportage hebdomadaire. Il n'y a plus rien à attendre du poète muselé, accroupi et content dans notre monde, il n'y a plus rien à espérer de l'homme parqué, fiché et souriant à l'aventure du vedettariat.
Le poète d'aujourd'hui doit être d'une caste, d'un parti ou du Tout-Paris.
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé. Enfin, pour être poète, je veux dire reconnu, il faut "aller à la ligne". Le poète n'a plus rien à dire, il s'est lui-même sabordé depuis qu'il a soumis le vers français aux diktats de l'hermétisme et de l'écriture dite "automatique". L'écriture automatique ne donne pas le talent. Le poète automatique est devenu un cruciverbiste dont le chemin de croix est un damier avec des chicanes et des clôtures: le five o'clock de l'abstraction collective.

La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie; elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche. Il faut que l'oeil écoute le chant de l'imprimerie, il faut qu'il en soit de la poésie lue comme de la lecture des sous-titres sur une bande filmée: le vers écrit ne doit être que la version originale d'une photographie, d'un tableau, d'une sculpture.
Dès que le vers est libre, l'oeil est égaré, il ne lit plus qu'à plat; le relief est absent comme est absente la musique. "Enfin Malherbe vint..." et Boileau avec lui... et toutes les écoles, et toutes les communautés, et tous les phalanstères de l'imbécillité! L'embrigadement est un signe des temps, de notre temps. Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes. Les sociétés littéraires sont encore la Société. La pensée mise en commun est une pensée commune. Du jour où l'abstraction, voire l'arbitraire, a remplacé la sensibilité, de ce jour-là date, non pas la décadence qui est encore de l'amour, mais la faillite de l'Art. Les poètes, exsangues, n'ont plus que du papier chiffon, les musiciens que des portées vides ou dodécaphoniques - ce qui revient au même, les peintres du fusain à bille. L'art abstrait est une ordure magique où viennent picorer les amateurs de salons louches qui ne reconnaîtront jamais Van Gogh dans la rue... Car enfin, le divin Mozart n'est divin qu'en ce bicentenaire!
Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes. Qu'importe! Aujourd'hui le catalogue Koechel est devenu le Bottin de tout musicologue qui a fait au moins une fois le voyage à Salzbourg! L'art est anonyme et n'aspire qu'à se dépouiller de ses contacts charnels. L'art n'est pas un bureau d'anthropométrie. Les tables des matières ne s'embarrassent jamais de fiches signalétiques... On sait que Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes, que Beethoven était sourd, que Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique, qu'il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok, on sait que Rutebeuf avait faim, que Villon volait pour manger, que Baudelaire eut de lancinants soucis de blanchisseuse: cela ne représente rien qui ne soit qu'anecdotique. La lumière ne se fait que sur les tombes.

Avec nos avions qui dament le pion au soleil, avec nos magnétophones qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues", avec nos âmes en rade au milieu des rues, nous sommes au bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande, à regarder passer les révolutions. Le seul droit qui reste à la poésie est de faire parler les pierres, frémir les drapeaux malades, s'accoupler les pensées secrètes.

Nous vivons une époque épique qui a commencé avec la machine à vapeur et qui se termine par la désintégration de l'atome. L'énergie enfermée dans la formule relativiste nous donnera demain la salle de bains portative et une monnaie à piles qui reléguera l'or dans la mémoire des westerns... La poésie devra-t-elle s'alimenter aux accumulateurs nucléaires et mettre l'âme humaine et son désarroi dans un herbier?
Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique. A New York le dentifrice chlorophylle fait un paté de néon dans la forêt des gratte-ciel. On vend la musique comme on vend le savon à barbe. Le progrès, c'est la culture en pilules. Pour que le désespoir même se vende, il ne reste qu'à en trouver la formule. Tout est prêt: les capitaux, la publicité, la clientèle. Qui donc inventera le désespoir?
Dans notre siècle il faut être médiocre, c'est la seule chance qu'on ait de ne point gêner autrui. L'artiste est à descendre, sans délai, comme un oiseau perdu le premier jour de la chasse. Il n'y a plus de chasse gardée, tous les jours sont bons. Aucune complaisance, la société se défend. Il faut s'appeler Claudel ou Jean de Létraz, il faut être incompréhensible ou vulgaire, lyrique ou populaire, il n'y a pas de milieu, il n'y a que des variantes. Dès qu'une idée saine voit le jour, elle est aussitôt happée et mise en compote, et son auteur est traité d'anarchiste.

Divine Anarchie, adorable Anarchie, tu n'es pas un système, un parti, une référence, mais un état d'âme. Tu es la seule invention de l'homme, et sa solitude, et ce qui lui reste de liberté. Tu es l'avoine du poète.
A vos plumes poètes, la poésie crie au secours, le mot Anarchie est inscrit sur le front de ses anges noirs; ne leur coupez pas les ailes! La violence est l'apanage du muscle, les oiseaux dans leurs cris de détresse empruntent à la violence musicale. Les plus beaux chants sont des chants de revendication. Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations. A l'école de la poésie, on n'apprend pas: on se bat.
Place à la poésie, hommes traqués! Mettez des tapis sous ses pas meurtris, accordez vos cordes cassées à son diapason lunaire, donnez-lui un bol de riz, un verre d'eau, un sourire, ouvrez les portes sur ce no man's land où les chiens n'ont plus de muselière, les chevaux de licol, ni les hommes de salaires.
N'oubliez jamais que le rire n'est pas le propre de l'homme, mais qu'il est le propre de la Société. L'homme seul ne rit pas; il lui arrive quelquefois de pleurer.
N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la morale, c'est que c'est toujours la morale des autres.
Je voudrais que ces quelques vers constituent un manifeste du désespoir, je voudrais que ces quelques vers constituent pour les hommes libres qui demeurent mes frères un manifeste de l'espoir.

À la page des textes de Léo ferré

14:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Léo FERRE, POESIE, RAG 34

Le chiffre du jour : 67

67, c'est le nouvel âge légal du départ à la retraite que vient d'adopter l'Allemagne droite et gauche confondues, pour lutter disent-ils contre le déficit démographique lié au vieillissement de la population.

Achtung ! Sarkozy, Bayrou, Le Pen pourraient bien vite s'en inspirer ...


"Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, ..." Léo Ferré.

RAG 34. Lovely34

14:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITE, RAG 34

Bayrou, l’UDF : La réforme des retraites


Le soutien de l’UDF à la réforme Fillon
En 2003, Bayrou juge nécessaire et courageuse la réforme des retraites qui porte notamment à terme à 42 ans la durée de cotisations nécessaire pour avoir une retraite à taux plein. Bayrou regrette même que cette réforme n’aille pas plus loin encore en terme de flexibilité : « Nous avons soutenu la réforme des retraites. Elle n'est pas exactement celle que nous souhaitions. Nous l'aurions voulue universelle, c'est-à-dire englobant aussi les régimes qu'on appelle " spéciaux ", et nous l'aurions aimée plus souple, ouvrant la voie à une retraite à la carte, par points » (Bayrou, 3 juillet 2003 à l’Assemblée nationale).

Critiquant la méthode du gouvernement, le président de l’UDF déclare aussi qu’il aurait préféré la voie référendaire : « faute d’avoir recherché cet appui populaire, on a fait une réforme à moitié ». Mais embarrassé, il ajoute que l’exécutif ne doit pas reculer devant la forte mobilisation sociale suscitée par la loi Fillon: « ça n’est pas passer en force que de discuter un texte et de le voter au Parlement » (Le grand Jury RTL/Le Monde/LCI, 25 mai 2003).

Au final, lors des débats, les députés et sénateurs UDF votent à l’unanimité en faveur du texte. Ils refusent également de voter la motion de censure défendue par les socialistes. Le 3 juillet 2003, Hervé Morin, président du groupe UDF à l’AN, débute ainsi son explication de vote : « le groupe UDF votera de bon cœur cette réforme ».

Dans les pas de Sarkozy pour enterrer la retraite à 60 ans
Sur le fond, le candidat de l’UDF ne remet donc absolument pas en cause la réforme Fillon, qui a pourtant fait les preuves de son inefficacité (le déficit cumulé de la branche vieillesse depuis trois ans dépasse 7 milliards €). Il prône un « système de retraite à la carte », moins solidaire et se situe dans la logique libérale de Sarkozy, qui veut faire travailler le plus longtemps possible après 60 ans, sans garantie sur le niveau de pension. Compte tenu de la difficulté du marché de l’emploi des seniors et de la liberté de choix plus que relative dont disposent les salariés quant à leur âge de départ en retraite, cette idée est, au mieux, une illusion, au pire, un mensonge.

Groupe riposte des sénateurs socialistes
Coordinateurs : Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Bel

RAG 34. Lovely34

13:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, BAYROU, UDF, RAG 34

Bayrou, l’UDF, une mystification au profit de la droite

François BAYROU n’est pas un barrage à Nicolas SARKOZY : c’est une impasse politique.
François BAYROU dans une démarche purement électorale, s’est fait le champion du « ni droite ni gauche ». Or, au regard de son parcours personnel mais aussi des positions politiques de son groupe nous constatons qu’il est et demeure un véritable homme de Droite.
Comme N Sarkozy, F BAYROU a été ministre des gouvernements Balladur et Juppé.
F BAYROU et l’UDF ont voté la quasi-totalité des textes de loi proposée par l’UMP durant cette législature notamment ceux de régression sociale (retraite, assurance maladie, droit du travail, loi de finances…)

Au niveau institutionnel, Après avoir longtemps été opposé à un changement institutionnel d’importance, F BAYROU propose désormais une VI° République qui demeure bien floue.
Comme N Sarkozy, il veut un pouvoir présidentiel fort et l’effacement du 1er Ministre. (réforme de l’article 20 de la constitution)
Un gouvernement exécutant les décisions présidentielles
Une dose de proportionnelle qui varie du simple au double et donc peu crédible
Un ralliement tardif au non cumul des mandats

Bayrou à l’Elysée, la crise assurée :

Bayrou élu devrait une grande partie de sa légitimité à l’électorat de gauche. Pour autant il est le seul homme politique dont chacun peut être sûr qu’il n’aura jamais de majorité politique pour gouverner.

Une chambre bleue claire UDF-UMP émergerait des législatives, au sein de laquelle les centristes seront très probablement minoritaires du fait de l’impossibilité de réformer le scrutin entre le 6 mai et le 1er tour des législatives. Dès lors le Gouvernement ne peut être que de Droite. Cela rend impossible la mise en œuvre de la proposition centrale de Bayrou de constituer un gouvernement d’union nationale qui transcenderait les clivages politiques.

En outre, F Bayrou ne pourra nommer un 1er ministre de gauche. Ce dernier n’aurait aucun intérêt de gouverner avec une telle chambre. F Bayrou sera donc contraint de revenir aux fondamentaux de la séparation gauche/droite et de nommer une personnalité susceptible de voir son discours de politique générale accepté par la majorité parlementaire, elle sera donc nécessairement de droite. Reste que dans cette éventualité il se coupera d’une partie de sa légitimité et son action apparaîtra donc comme une escroquerie électorale.

Après une campagne démagogique, la mise en œuvre de la stratégie Bayrou peut avoir comme effet redoutable d’accentuer le fossé entre citoyens et politiques et, in fine, très certainement de renforcer les extrêmes.

BAYROU candidat antisystème de salon
En matière économique et sociale F BAYROU incarne la continuité dans la précarisation. Dans ce secteur comment être surpris par la très forte imprégnation libérale du candidat centriste quand on sait que F Bayrou a été conseillé par Alain MADELIN qui « se sent plus proche, sur bon nombre de points, du candidat de l’UDF que de celui de l’UMP. » le monde du 23 février 2007.

F BAYROU : Un bilan libéral et des propositions libérales : quelques exemples

En matière de Service Publics :

Comme l’UMP et N.Sarkozy, F Bayrou et l’UDF ont accéléré le mouvement de la libéralisation et le démantèlement des services publics via
la libéralisation des télécommunications et la privatisation de France Telecom,
la libéralisation totale du secteur de l’énergie,
l’ouverture du capital des opérateurs historiques (EDF et GDF) et leur transformation d’établissement public en société anonyme
la privatisation d’Air France.

Les propositions de F Bayrou en matière d’emploi et de politique salariale

F BAYROU se situe dans la continuité de la politique économique et sociale menée par l’UMP depuis 5 ans. Il lui arrive même de prendre pour modèle M Thatcher et R Reagan.

Comme N Sarkozy qui dit « travailler plus pour gagner plus » F Bayrou propose au salarié le « jeu libre des heures supplémentaires pour gagner plus »
Comme N.Sarkozy et le MEDEF F Bayrou ne parle jamais des 1,5 millions de salariés qui voudraient travailler plus et sont contraints d’accepter des temps partiels. (ces salariés sont pour 80% des femmes)
Comme N Sarkozy et le MEDEF, F Bayrou veut un contrat de travail unique plus souple pour les employeurs notamment en matière de licenciement. C’est la généralisation de la précarisation du CNE
Comme N Sarkozy, F Bayrou ne veut pas abroger le CNE (qui n’a que très peu créé d’emploi et qui s’est substitué au CDI)
Comme le veut le MEDEF, F Bayrou veut privilégier la « rupture de contrat par consentement mutuel » ce qui affaiblira les salariés et réduira leur indemnisation en cas de licenciement.
Comme N Sarkozy et le MEDEF, F Bayrou est opposé à la RTT et entend donc finaliser son démantèlement.
Comme N Sarkozy, et le MEDEF, F Bayrou n’entend pas augmenter le SMIC.

Bayrou le chantre de l’injustice sociale

F Bayrou là encore se situe dans le credo libéral, où la solidarité avec les plus fragiles n’est pas de mise.
Comme N Sarkozy, F Bayrou n’entend pas augmenter les retraites et ce alors que les effets injustes de la réforme commencent à se faire sentir notamment sur les populations les plus fragiles (tout particulièrement les femmes.)
Comme N Sarkozy, F Bayrou veut continuer la politique d’exonération de cotisations aux entreprises (son programme en prévoit pour 8 milliards) sans contrepartie en matière de création ou de sauvegarde de l’emploi. .. La cour des comptes a émis un avis très sévère sur cette logique
F Bayrou veut réduire les impôts et donc continuer à assécher les recettes de l’Etat pour mieux l’affaiblir. Il poursuit donc l’œuvre de précarisation de l’Etat que le RPR et l’UMP se sont toujours attachés à mettre en œuvre.
Comme N Sarkozy, F Bayrou n’entend pas remettre en cause les niches fiscales qui bénéficient aux plus aisés.
F Bayrou veut élargir l’assiette de l’ISF pour mieux diminuer la contribution des plus riches….

La connivence entre l’UDF et l’UMP durant l’ensemble de cette législature alliée aux similitudes programmatiques des candidats F Bayrou et de N Sarkozy, démontre à quel point F BAYROU ne constitue pas une alternative crédible au programme de l’UMP et encore moins un barrage contre N Sarkozy.

F Bayrou incarne bien une version démagogique et populiste au service de son propre intérêt. Il se veut l’incarnation de l’homme providentiel issue des terroirs et de la France éternelle et entretient une image conservatrice que stigmatise cette belle envolée « la France elle veut qu’on mette les choses à leur place » conseil national de l’UDF en 2006

Au mieux « la révolution pacifique » qu’appelle F-BAYROU de ses vœux se soldera par une « révolution de palais » et une crise politique forte et nécessairement par une accentuation de la décrédibilisation du politique laissant à la logique économique libérale au moins un mandat présidentiel pour se renforcer.

Ainsi « voter Bayrou » quand on veut rompre avec la logique libérale de l’UMP notamment, quand on veut plus de Justice et un vrai changement, est à tout point de vue, une escroquerie et une lapalissade.

L’alternative c’est Ségolène ROYAL qui la propose et c’est son programme qui l’organise réellement.

Groupe riposte des sénateurs socialistes
Coordinateurs : Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Bel

RAG 34. Lovely34

13:08 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, UDF, RAG 34

* La sixième quoi ? Comment dites-vous ? De quoi parlez-vous ?

Je regrette d’avoir fait de l’humour à propos de la déclaration de Ségolène Royal sur sa liberté à retrouver. Je viens de comprendre de quoi elle parlait réellement. Ce que je prenais pour une parano de Julien Dray vient de m’éclater à la figure avec l’étouffement en trois jours par l’appareil le plus classique du parti de l’engagement de la candidate en faveur de la sixième république. Je commence par dire combien j’adhère profondément à la décision de Ségolène Royal de s’engager sur ce thème. La refondation républicaine de la France est en effet une nécessité. Des esprits superficiels pensent qu’il s’agit seulement d’une question institutionnelle. Bien sûr ça l’est. Et ce n’est pas rien. Dans un pays ou la loi, les institutions, les élus sont autant méprisés qu’ils le sont dans le notre, ce ressourcement général de la norme suprême dans le bain du suffrage universel est un impératif. Du moins l’est-il si l’on veut de nouveau que le consentement à l’ordre, essentiel en démocratie ne soit pas seulement une affaire de peur du gendarme ou de routine résignée et contrainte. Mais c’est aussi une question sociale de bien des façons. D’abord parce que c’est l’occasion d’énoncer les droits que se garantissent mutuellement les citoyens. Nombre de ces droits sont des droits sociaux.

* Ceux qui veulent approfondir la question pourront se reporter à l'ouvrage "Quelle 6ème République ?" que vient d'éditer "Le Temps des cerises". J'y explique la nécessité d'une constituante pour la France et pour l'Europe. Vous pourrez aussi y lire la position de François Hollande, comme celle des autres partis de gauche.

Lire la suite

RAG 34. Lolo34

08:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, RAG 34

30.03.2007

Le chiffres du jour, "mon amour, mon humour..."

3500 milliards de dollars : c'est le montant cumulé des 946 premières fortunes mondiales selon le magazine Forbes, soit presque le double du produit intérieur brut de la France.

40% C'est la baisse du nombre de CNE signés en un an.

Le choc des chiffres, pour remettre vos idées à l'heure d'été ...

Les lolo's 34

14:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

J-24 : L'excellence environnementale

Les propositions du Pacte présidentiel
Le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements. Mais la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique et l'emploi. Nous pouvons donc choisir sereinement un nouveau modèle de développement.

Lire les propositions

Ségolène Royal : "Si je suis élue, le débat sur l'avenir énergétique de la France sera immédiatement ouvert"
Invitée de France 3 Centre le 28 mars, Ségolène Royal est revenue sur la question du nucléaire, sur les énergies renouvelables, ainsi que sur les OGM.

Lire la suite

Pour aller plus loin : lire le dossier sur "l'excellence environnementale"

RAG 34. Les lolo's 34

09:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ENVIRONNEMENT

29.03.2007

29 mars ANPE en grève , 31 mars : le rendez-vous des services publics


Après la mobilisation en tous points exceptionnelle des habitants de Firmi (Aveyron) pour défendre leur bureau de poste le 13 janvier dernier, la Convergence nationale pour la défense et développement des services publics, née il y a deux ans à Guéret dans la Creuse, a lancé un appel à tenir un rassemblement pour la défense des services publics au même endroit, trois semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle. PRS soutient cette initiative et se mobilise pour sa réussite.

A Firmi, tout est prêt pour accueillir la fête des services publics le 31 mars. Les ateliers commenceront le samedi matin. Un gigantesque repas collectif sera organisé à midi. Une manifestation avec plantation d’un arbre des services publics par deux Marianne aura lieu dans l’après-midi. Une grande réunion de conclusion se tiendra à l’issue de la journée, juste avant un concert. Le programme plus détaillé de la journée ainsi que les derniers développements sont accessibles sur le site de nos camarades aveyronnais PRS Aveyron.

Infos pratiques pour le logement et le transport

Nous pourrons loger nos camarades PRS sur place dans un internat réservé pour l’occasion par PRS Aveyron (prévoir des draps ou un sac de couchage). Attention, le nombre de places étant limité, reservez vite la votre auprès de Frédérique Dumont [email protected].

Pour les camarades de la région parisienne, un autocar partira de la gare de Massy Palaiseau vendredi 30 mars à 22h pour arriver samedi matin à Firmi. Le retour est prévu dimanche 1er avril, avec un départ à 14h de Firmi pour arriver vers 22h à Massy. Le tarif est de 50 euros aller-retour par personne. Inscrivez-vous rapidement également auprès de Frédérique Dumont [email protected].

Payer directement en ligne (50 euros) :

Payer directement en ligne (tarif spécial pour jeunes et précaires : 20 euros) :

http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articlevie...


Si vous souhaitez y aller par vos propres moyens, pour rejoindre Firmi :
- par l’A75 : sortir à Séverac, prendre direction Rodez puis, à Rodez, direction Decazeville.
- par l’A20 : sortir à Livernon, prendre direction Figeac puis à Figeac direction Decazeville
- en train : depuis Paris, prendre à Austerlitz la ligne Paris-Toulouse par Capdenac vers Rodez. Descendre en gare de Viviez-Decazeville ou de Cransac.
- en avion : à Orly prendre la ligne Paris Rodez-Marcillac (aéroport à 15 minutes par la route de Firmi).



RAG 34. Ann des lolo's 34

14:04 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICES PUBLICS, FIRMI, PRS

La gauche et la nation : Lever tous les malentendus

La nation appartient au peuple. C’est le peuple français qui a lancé le cri de « Vive la nation » aux monarchies coalisées contre la Révolution française. Ce « Vive la nation » signifiait déjà « Vivent toutes les nations ».

Pendant que l’aristocratie se réfugiait à Coblence, c’est le peuple qui défendait la nation.

C’est la Résistance qui a maintenu intacte une idée exigeante de la nation qu’elle acceptait de voir ni soumise ni défigurée.

Dans notre histoire, la gauche a porté l’idée de nation, mais pas n’importe quelle nation !

La nation, ce n’est pas le nationalisme !

Le nationalisme c’est la haine des autres. Le nationalisme voudrait assujettir toutes les valeurs à la primauté de la nation.

Au contraire, l’idée républicaine de la nation combat le nationalisme avec les meilleures armes, comme on l’a vu dans l’affaire Dreyfus : Les nationalistes, avec Barrès et Maurras, sacrifient la vérité pour que leurs conceptions nationalistes soit épargnées. Tandis qu’avec Zola et Jaurès, les dreyfusards exigent que la France et la justice ne fassent qu’un. L’amour de la France se confond avec l’amour de la vérité ;

La nation c’est l’outil de l’ouverture au monde, ce n’est pas le repli !

La nation est la brique de base d’un ordre international respectueux des peuples.
Jaurès : « un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène ».
Michelet : »La patrie est l’apprentissage à l’universelle patrie ».
C’est par la nation que nous pouvons être responsables du monde, que nous pouvons agir contre l’ordre injuste du monde.

La conception républicaine de la nation a ceci de particulier qu’il se veut porteur de valeurs universelles. C’est une juste articulation du particulier et de l’universel dont nous avons besoin aujourd’hui pour maîtriser une mondialisation sans âme.

La gauche et la nation ont partie liée

Les grands moments de notre histoire ont vu ce mariage de la gauche et de la nation :
La Révolution française,
Le Front populaire,
La Résistance,
La Libération,
Les luttes contre le colonialisme, au nom de l’idée républicaine de la nation, contre l’exploitation des autres peuples

Jamais la gauche n’a été aussi grande que quand elle épousait une cause plus grande qu’elle : Celle de la nation tout entière.

La nation, c’est le cadre historique de la démocratie.

La nation reste le cadre des solidarités et de la sécurité sociale. La nation, c’est savoir où nous voulons aller ensemble et avec quelles valeurs, respectant notre devise « Liberté, Egalité, Fraternité ».
C'est le cadre par lequel nous formons tous une seule et unique communauté, réunis dans la richesse de nos différences par les valeurs de la République.


Une nation ouverte sur l’Europe et le Monde

Les Français pourront d'autant plus fortement se tourner vers l'Europe d'une part et regarder la mondialisation sans peur d'autre part s'ils ont la conviction que nous saurons préserver la nation dans ce qu'elle a de plus précieux, c'est-à-dire ses solidarités et sa sécurité sociale et en même temps que nous ne ferons pas de la nation un outil de repli sur soi, de nationalisme, de racisme, de lutte contre toutes les formes de différence, mais bien au contraire une nation rassemblée avec toutes ses différences.

RAG 34. Ann

10:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : NATION, ROYAL, RAG 34

Le vrai bilan de Sarkozy au ministère de l'intérieur (vidéo version courte)

Retour sur quelques dossiers traités par Sarkozy durant ces 4 années de gouvernance.
Photo prise rue La Boétie à Paris, dans le 8e arrondissement, le 15 février, lors de la manifestation des salariés parisiens de l'entreprise devant le siège d'Alcatel-Lucent.




Durée : 18:40 Pris le : 09 mars 2007 Lieu : France2002 – 2006 : Retour sur quelques dossiers traités par Sarkozy durant ces 4 années de gouvernance.
http://homopoliticucus.blogspot.com/

Version courte : http://www.dailymotion.com/video/x1hgw2_sarkozy-le-bilan-version-courte/

RAG 34. Les lolo's 34

09:07 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

28.03.2007

Emeutes répétées : Défiance grandissante de la population envers la police... RAG 34 s'interroge !

A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, en moins de dix jours déjà deux incidents sérieux avec la police à Paris

Après l'émeute rue Rampal dans le 19 ème à Paris, suite à la venue de la police pour interpeller un grand père sans papiers venu récupérer ses petits enfants au sortir de l'école maternelle; hier la violence est encore montée d'un cran, lors de la tentative d'interpellation d'un voyageur sans billet, sur les quais du métro proche de la gare du Nord.

Deux incidents graves sur l'échelle des faits divers, mais qui par leur surgissement soudain à la veille d'une élection majeure, nous interrogent.

Pourquoi les forces de maintien de l'ordre sont depuis plusieurs mois systématiquement prises violemment à partie par la population dès qu'elles interviennent pour des opérations habituellement qualifiées de simple police ?

Trop de bavures ? Manque d'effectifs? Manque d'organisation du travail (stress, faire du chiffre à tout prix,etc) ? Manque de considération et de reconnaissance du personnel ? Manque de formation? Abandon définitif et sans cesse réaffirmé des services publics issus du Conseil National de la Résistance ?

Pas seulement, ces incidents prouvent surtout le divorce relationnel de la population d'avec une police perçue comme juste répressive utilisant volontiers la force; démonstration violente inappropriée et marque de la faiblesse des moyens pourtant souverains de la République.

Contrairement aux déclarations et propositions de Sarkozy, il est urgent de renouer le dialogue avec la population en rétablissant notamment une police de proximité, mais aussi une vraie politique de prévention contre la délinquance.

Souhaitons ensemble que l'élection présidentielle ne se joue pas une fois encore sur des questions de sécurité, thème porteur depuis toujours et si cher à la droite qui a su et sait l'exploiter à chaque élection.

Comme en 2002, Il ne faudrait pas qu'un fait divers "sordide" vite monté en épingle par une certaine presse "aux ordres de Sarkozy" nous prive du débat démocratique qui nous est du, et que nous n'aurons plus de sitôt si nous n'y prenons garde !

Et tout cela, alors même que la France devra dès le lendemain des élections assurer la prochaine présidence de l'Europe. Faut-il vous le rappeler, à un moment majeur sinon clé de notre politique pour les prochaines décennies à venir ?!

Quelle mondialisation ? Quelle Europe ? Quelle place pour la France ? Logement, emploi, éducation, pouvoir d'achat, recherche, etc.

Ne nous laissons pas une fois de plus voler les élections ! Le 22 avril votez aussi pour la défense des services d'Etat dus au public !

RAG 34. Lolo34

14:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SECURITE, INSECURITE, VIOLENCE, POLICE, EMEUTES, RAG 34

Défense des services publics : En attendant le voyage à Firmi par Jean-Luc Mélenchon

C'était à Gueret, il y a deux ans. Il neigeait sur les cinq mille participants à la première manifestation de défense des services publics organisée par les usagers... Cette année il fera beau. Mais de toute façon on ira.

Samedi prochain je serai à Firmi dans l'Aveyron, pour la mobilisation nationale de la convergence de défense des services publics. Mais ce samedi, je me trouvais au salon du livre, sur le stand de la maison d'édition "le temps des cerises" aux côtés d'Anicet Lepors, pour signer le livre "Quelle sixième République" auquel j'ai participé. Nous avons eu un nombre respectable de visiteurs et posé près d'une bonne vingtaine de signatures pendant l'heure que nous avons consacrée à cet exercice. J'ai compris au passage que des militants actifs de cette maison d'édition étaient liés à un secteur du Parti Communiste. Et j'avais à peine fini d'enregistrer le fait qu'il m'a fallu ensuite comprendre que plusieurs personnes dans cette mouvance militent et votent pour José Bové. Je suis absolument stupéfait par la nébulisation de l'autre gauche et plus encore par l'ambiance particulièrement lourde de tensions qui prévaut dans cette mouvance. Reste que la maison d'édition "Le Temps des Cerises" est indépendante et je publierai sûrement quelque chose chez eux un de ces jours prochains. Bien sûr, les gens qui venaient nous voir voulaient discuter de la présidentielle. Les personnes qui viennent à un salon du livre sont plutôt d'un genre pacifique et tolérant. On peut donc se parler sans que ça tourne à l'accrochage.

Lire la suite

RAG 34.Lolo34

09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MELECHON, PRS, FIRMI, SERVICES PUBLICS, RAG 34

27.03.2007

Ségolène Royal estime que les enfants actuellement scolarisés en France doivent pouvoir y accomplir leur scolarité.


C'est tout simplement une question de respect et d'humanité comme en sont convaincus beaucoup d'hommes et de femmes de bonne volonté, ainsi qu'en témoigne la solidarité de la communauté des parents d'élèves face aux mesures d'expulsion.

La régularisation des parents doit pouvoir suivre la scolarisation des enfants, en fonction d'un examen de la situation au cas par cas, comme l'a toujours indiqué Ségolène Royal.



Communiqué de Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de Ségolène Royal.

RAG 34. Lolo34 et les lolo's34

23:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, ENFANTS SCOLARISES SANS-PAPIERS, RAG 34

Rencontres culturelles à Nantes avec Ségolène Royal


Ségolène Royal organisait des rencontres culturelles ce 26 mars au Lieu Unique, ancienne biscuiterie nantaise reconvertie en centre culturel. À la suite des témoignages d’artistes, comédiens, écrivains et représentants du monde de la culture, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la culture se trouve au coeur du Pacte présidentiel. Elle a notamment plaidé pour le renforcement de l’éducation artistique à l’école et rendu hommage au rôle des intermittents.
Retrouvez les réactions de Jean-Marc Ayrault, Jean Blaise, Najat Balkacem, Fabrice Bousteau, Catherine Corsini, Catherine Trautman, Catherine Tasca, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti, Erik Orsenna et Daniel Mesguich à l’issue de ces rencontres.



RAG 34. Les lolo's 34

18:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CULTURE, ROYAL

Bilan du ministère de l'intérieur

Dans son discours prononcé place Beauvau, Nicolas Sarkozy a éludé ce qui aurait dû être le bilan de son deuxième parcours au ministère de l’intérieur. Derrière l’exercice de style imposé, il y a la réalité des mauvais résultats :

- une montée continue des violences contre les personnes qui ont augmenté de 30% depuis 2002 ;

- des violences urbaines d’une ampleur sans précédent, le recul de l’Etat de droit dans de nombreuses banlieues où il est impossible pour la police de faire son travail normalement, au point même qu’en fin de parcours le Ministère de l’intérieur lui-même a mis à l’étude le retour à un sécurité publique de proximité hier tant décriée ;

- des tensions accrues entre la police et la justice et une chaîne pénale déstabilisée par une inflation législative inefficace ;

- une culture du chiffre obsessionnelle qui entraîne de nombreux effets pervers dans le travail des forces de l’ordre et dégrade leur rapport à la population.

Au regard des promesses faîtes par la droite en 2002, le constat est celui d’un échec. L’insécurité s’est endurcie et de nouveau les policiers et gendarmes expriment leur déception et un réel malaise.

Fort de toutes ces expériences, le Parti socialiste réaffirme qu’une autre politique est possible pour garantir la sécurité de tous et partout.

Communiqué de Delphine Batho
Secrétaire nationale chargée de la sécurité

RAG 34. Les lolo's 34

18:13 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

26.03.2007

“Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”

Ségolène Royal au 80e congrès de l’UNEF : “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”
Longuement applaudie par les délégués du 80e congrès de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), Ségolène Royal a prononcé un discours à la jeunesse de France et du Monde.

Prenant le contre pied de ceux qui ne cherchent qu’à flatter les jeunes et de ceux qui ne parlent de la jeunesse que pour la stigmatiser, elle a rappelé que “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”.

Rappelant le combat contre le CPE, Ségolène Royal a appelé la jeunesse à s’imposer dans le débat pour défendre ses valeurs, à “garder intacte sa capacité d’indignation, de mobilisation et d’imagination”. Elle a invité la jeunesse à ne “pas se résigner face aux désordres et aux injustices” mais à “construire une France accueillante pour ses jeunes” dans une Europe qui puisse regarder vers le monde sans en avoir peur. “C’est à vous que je pense lorsque je pense à la façon dont la France peut et doit revenir à la table de l’Europe”.

“Créer un ordre international juste qui réduit les écarts entre pays du nord et du sud, ce sera le combat de votre génération, c’est à vous, à votre force et à votre idéal que je fais appel pour construire cet ordre international juste” s’est exprimée la candidate.

Elle a appelé à la “conquête de l’esprit d’entreprise et de création”. “Quand on nous dit “le niveau des diplômes baisse”. Ce n’est pas vrai. Vous êtes bien mieux formés, bien plus mobiles que ma génération, ouverts au monde. Vous êtes mieux formés mais en plus vous êtes bien moins rémunérés et mal accueillis dans le système économique”. “On voit dans cette contradiction que la France marche à l’envers” a-t-elle poursuivi, s’engageant à instaurer un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés : “tout jeune doit pouvoir sortir du système universitaire avec un diplôme et trouver un emploi dans les 6 mois”.

Après 5 années piteuses de gouvernement de droite, Ségolène Royal a appelé à “remettre l’éducation au coeur de tout et en avant de tout pour que la République tienne sa promesse égalitaire”. “Je ne veux pas qu’il y ait deux jeunesses. Il n’y a qu’une jeunesse, la jeunesse de France”.

C’est pour lutter contre la précarité que Ségolène Royal créera une allocation d’autonomie sous condition de ressources. “En contrepartie, je vous demande de réussir vos études, de travailler et de bien choisir vos orientations” a-t-elle dit aux délégués étudiants qui seront également conviés à s’engager dans des missions de solidarité comme le soutien scolaire qui sera reconnu dans les unités de valeur des cursus.

Elle a précisé que si refuser toute sélection par l’argent implique un effort considérable, “ce qui coûte effroyablement cher c’est l’échec”.

“Toute cette énergie qui est aujourd’hui gaspillée, je veux que demain cette énergie ce soit le carburant de la France, notre moteur écologique, car c’est de l’énergie renouvelable que vous avez. Alors en avant !” a lancé Ségolène Royal à l’assemblée des délégués déclanchant un tonnerre d’applaudissement.

RAG 34. Lolo34

07:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UNEF, jeunesse, ROYAL, RAG 34

25.03.2007

BAYROU : une campagne orange tutti fruti...

Après le désormais célèbre: Mangez des pommes! de la campagne UMP de Chirac en 1995,

L'UDF de Bayrou embraye en offrant des clémentines "sans pépins" aux jeunes populaires, et à la population pas dupe de ses manoeuvres électorales à "but non lucratif".

La révolution orange menée en Ukraine et très en deçà depuis, des aspirations et espérances des ukrainien(ne)s, a manifestement inspiré les publicitaires du coquin Bayrou. Pitoyable plagiat sans gloire d'une droite aux abois mais toujours au pouvoir depuis 2002.

Trésor autrefois : on offrait une orange à noël dans du papier d'argent.

2007, pour celles et ceux qui croient encore au père noël, papa Bayrou excausera tous vos voeux...

En 1974 Giscard à la barre... 2007 : Bayrou, y'en a marre !

Préparez les tomates !




Commentaire de notre camarade Bruno lamothe
Plagiat aussi de la chanson célèbre de Lucien Boyer 5en 36) :

Avec des gestes de gamine
Elle vendait des mandarines
Et dans les rues de Buenos Aires
De sa voix claire, vous les offrait
Dans sa corbeille on choisissait
Et à l'oreille elle vous glissait :

Prenez mes mandarines
Elles vous plairont beaucoup
Car elles ont la peau fine
Et de jolis pépins pour vous
Prenez mes mandarines
Et dites-moi où vous perchez?
A moins qu'ça vous chagrine,
J'irai vous les éplucher

Mais de ce commerce illicite
La police s'émut bien vite
Trois semaines après le commissaire
D'un ton sévère l'interrogeait
Mais pour séduire le magistrat
Dans un sourire elle lui chanta :

Arpètes, trottins, midinettes
N'l'écoutez pas restez honnêtes
Si votre patron vous désire
Il faut lui dire : j'rentre au bercail
J'veux bien qu'tu prennes c'est un détail
Toutes mes peines c'est mon travail

Mais pas mes mandarines
Elles vous plairaient beaucoup
Car elles ont la peau fine
Mais elles ne sont pas pour vous
Car je les ai promises
A celui que j'aime bien
J'ferais peut-être une bêtise
Mais je les lui donnerai pour rien

RAG34. Lolo34.

19:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU

"Voteriez-vous pour moi si j'étais séropositive ?"



Faire un don

Ensemble contre le sida Un seul numéro le 110

medium_RAG341.514.pngRAG. Les lolo's 34

12:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : AIDS, SIDA, 110

J-30, Sarkozy à la Guadeloupe : Non Nicolas, Shoelcher ne rime pas avec Karsher...

Faire un don
Ne laissez pas le loup sortir du bois !

I) Sarkozy en visite aux Antilles a déclaré aujourd'hui qu'il n'entend plus rien changer à sa campagne et par la même à son programme.

- Immigration choisie = nouveau pillage des forces intellectuelles des pays de l'Afrique francophone en voie de développement;

- Ministère de l'idendité nationale couplé à l'immigration = amalgame délétère qui nie la dimension du droit à la résidence et à l'intégration des travailleurs étrangers;

- Communitarisme + remise en cause de la laïcité (loi 1905) )= négation de la République une et indivisible;

- Contrat unique de travail sur le modèle du CNE qui n'a pas fait ses preuves = toujours plus de main d'oeuvre bon marché et corvéable à merci;

- Privatisation accélérée des services dus au public, et délocalisations facilitées par sa vision économique ultralibérale du laisser faire = désertification de nos campagnes et pauvreté normalisée;

- Refus de reconnaître notre non au référendum au Traité de Constitution Européenne , en nous imposant sans nous consulter par la voie du Parlement un nouveau "mini Traité" = déni de démocratie envers le peuple souverain.


II) Poursuite de l'abandon des valeurs et des solidarités de notre République :

"La France aux bons français" = stigmatisation accrue :

- des travailleurs privés d'emploi "la France qui se lève tôt contre celle des "fainéants"";

- des français issus de l'immigration "La France tu l'aimes ou tu la quitte.";

- de la police contre la Justice qui ne fait pas son travail ..;

- etc.

Alors que le candidat sortant Sarkozy très silencieux sur la récente disparition de Lucie AUBRAC et plus avant sur les crimes de Pinochet se pavane aux Antilles,

sa police continue de rafler à Belleville, Murviel les Béziers et ailleurs sur notre territoire avec la pire violence les parents et leurs enfants scolarisés sans papiers !

- Interpellation d'une directrice d'école maternelle placée en garde à vue qui voulait s'interposer à l'arrestation d'un grand père chinois et de ses petits enfants au sortir de l'école. Et plus tard contre les parents : jets de gaz lacrymogènes, coups de matraque, etc, en présence de leurs enfants.

INDIGNATION !

III) La liste des criantes injustices et des nouvelles privations inacceptables de liberté que nous propose le supermenteur de la droite sortante est loin d'être exhaustive.

Françaises, français ne reconduisez pas les sortants au pouvoir garants du pire à venir :

- plus d'insécurité;

- la vie encore plus chère;

- toujours plus de précarité et d'injustice !

Sarkozy, Bayrou, Le Pen sont dangereux pour notre pays.

RESISTANCE !

Ne laissez pas sortir les loups du bois !

Vive la France, Vive la nouvelle République !


En savoir plus sur : Victor Shoelcher

Note précédente : Le vrai Sarkozy












RAG 34. Les lolo's 34

11:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, BAYROU, LE PEN, Ne laissez pas le loup sortir du bois !

Exclu : les vidéos de la rafle policière de SARKOZY : Liberté, égalité, fraternité, ça te dit quelque chose ?




Ni diabolisation, ni rien. Les faits, tous les faits rien que les faits !



Durée : 08:18Pris le : 20 mars 2007Lieu : Paris, FranceRafle de parents d'élèves "sans-papiers" à l'école Rampal, Paris, 20 mars 1997.

Filmée par Juliette Warlop.

URL d'origine "La Télé Libre" : http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/03/des-maternelles-du-xxeme-a-paris-sous-tension/

Témoignage :

Durée : 01:58 Pris le : 20 mars 2007 Lieu : Paris, France Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté, révoltés, à une tentative d’arrestation devant l’école maternelle Rampal d’une dame venue chercher une petite fille à la sortie de l’école.
Malgré l’intervention des parents présents, et celle d’enseignants, les policiers ont fouillé et interrogé cette femme, prenant de haut les protestations, devant les enfants et parents traumatisés. Ils l’ont ensuite emmené pour une destination qu’ils n’ont pas voulu préciser, laissant la petite fille désemparée...
Suivis et à nouveau "interpellés" par des parents de façon véhémente, les forces de l’ordre ont fini par relâcher leur proie plutôt que de provoquer une émeute. Cet incident a eu lieu lors d’une énième rafle dans le quartier de Belleville.
Ce soir, mardi 20 mars, au même endroit, après plusieurs allers-retours dans le quartier, les policiers ont finalement assiégé un café (situé à l’angle de 4 écoles, les écoles Lasalle et Rampal), et y arrêtant, notamment, un grand-père de 2 enfants scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville.
Après l’avoir maintenu dans le café pendant plus d’une heure, la police décidait d’embarquer ce grand-père juste avant la sortie d’école de 18h. Les parents d’élèves, des enseignants, les militants de RESF et les habitants du quartier tentaient d’intervenir. La réaction des policiers fut immédiate : ils cherchaient violemment à disperser la mobilisation, n’hésitant pas utiliser la violence physique et un peu plus tard à asperger la rue de gaz lacrymogène. Les parents présents aux sorties d’écoles, avec leurs enfants et leurs poussettes, atteints par les puissants gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans l’école élémentaire Lasalle pour fuir cette scène particulièrement traumatisante.
Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement.





RAG 34. Les lolo's 34

11:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : RAFLE, SARKOZY, RAG 34, ESF

23.03.2007

René REVOL : "L'incident est clos"



Parti Socialiste : Exclu, René Revol a retrouvé son honneur

Clicker sur pour agrandir :




Lire l'intégralité de l'article :
http://www.box.net/shared/kqo1ki4me6



Coucou nous revoilou !

RAG 34. Les lolo's 34

12:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, RAG 34

Violences faites aux femmes

Contre les violences faites aux femmes :
manifestation nationale,
toutes et tous à Paris samedi 24 mars à 14 H30 place de la République.

En France, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon.
Quant aux violences non mortelles, elles ont augmenté de 15 % par rapport à 2002. L’observation des violences contre les femmes constitue donc la preuve flagrante que la « lutte contre la délinquance » opérée par la droite a en réalité abouti, à une augmentation des violences contre les personnes, notamment les femmes.Face à ce fléau social, les mesures sectorielles et parcellaires prises au coup par coup par la droite sont très en deçà de la dimension réelle du problème.
À la différence d’autres pays européens, nous n’avons toujours pas de plan national engageant toutes les administrations et la prise en charge est toujours très sectorielle.

Ségolène Royal s’est engagée à mettre en place très rapidement une Loi-cadre de lutte contre les violences. Cette grande loi, réclamées par les associations de terrain, permettra de lutter efficacement contre ce phénomène inadmissible dans une société de respect et d’égalité.
Aussi, en s’inspirant de l’exemple de nos amis espagnols dont la loi a été adoptée à l’unanimité, Ségolène Royal portera ce grand projet de loi, synonyme de liberté, d’égalité et de solidarité.

Le Parti Socialiste appelle à manifester aux côtés des associations de lutte contre les violences faites aux femmes samedi 24 mars à Paris pour une loi-cadre de lutte contre les violences.

RAG 34. Ann et les lolo's 34.

08:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Violences faites aux femmes

22.03.2007

La lettre de Ségolène Royal aux enseignants

L´Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez.

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Si je peux aujourd´hui m´adresser à vous, c´est à mes professeurs que je le dois, car c´est à l´école que j´ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j´ai reçu le bagage qui m´a permis d´être une femme libre.

L´Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m´adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l´école, qui forme les générations de demain, qui prépare l´avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.

L´éducation ! Tel est, pour moi, l´enjeu majeur de l´élection présidentielle. Avec moi, l´éducation sera au coeur de tout et en avant de tout.

Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l´objet de cette lettre.

La République s´est construite par et autour de son école, l´école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J´en assume l´héritage ; j´en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son oeuvre dans l´avenir.

Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l´esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J´ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m´ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j´entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l´urgence économique et sociale, l´urgence éducative et culturelle, l´urgence écologique, l´urgence démocratique.

Je veux remettre le pays debout. Mais j´ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J´ai pour l´école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j´ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.

Je sais que l´école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu´il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l´école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C´est pourquoi, je l´ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l´emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l´école, de nouvelles politiques doivent aider l´école à assumer au mieux sa tâche, qui est d´instruction et d´éducation. Je m´y engage.

Mais si l´école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l´esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l´école est au premier rang du combat. C´est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c´est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l´une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.

Depuis des années, l´école est attaquée : elle l´est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l´est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l´est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l´école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d´accomplir son oeuvre nationale. Je m'y engage.

C´est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d´emplois sera mis en place. Je l´accompagnerai d´un plan de résorption de l´emploi précaire. Je referai de l´école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l´école comme dans l´école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d´assistants sociaux, de conseillers d´orientation.

Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d´enseignants qui ont été supprimés.

Je veux redonner la considération qu´ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C´est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C´est pourquoi j´ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d´Etats généraux de l´éducation que j´ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu´avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l´excellence pour tous. Il ne s´agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C´est dans ce cadre que je proposerai la mise en oeuvre d´un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l´assurer seront évidemment rémunérés.

Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l´école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j´en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d´exercer votre mission.

Mon Pacte présidentiel place l´école en son coeur. Lorsqu´il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l´obscurantisme, de l´égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l´éducation.

Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J´ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.

Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l´expression de mes sentiments les meilleurs.

Forum associé : Lettre de Ségolène Royal aux enseignants

RAG 34. Les lolo's 34

14:12 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lettre de S.ROYAL aux enseignants

Chat-vidéo avec Ségolène Royal aujourd'hui à 15 heures

Ségolène Royal a décidé de parler directement aux Français qui la soutiennent comme aux indécis qui n'ont pas encore fait leur choix : elle participera à un chat-vidéo en direct du vieux Port de Marseille ce jeudi 22 à partir de 15 heures.

Participer au chat-vidéo : cliquez ici


Chat vidéo en direct du Vieux Port de Marseille : un mois pour la victoire !

RAG 34. Les lolo's 34

13:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, chat vidéo

« L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation »

Ségolène Royal : Dunkerque le 25 février 2007

I) Ni François Bayrou, ni Nicolas Sarkozy ne proposent à ce jour de solutions précises pour faire mieux fonctionner l’école et améliorer le sort des professionnels de l’éducation.

François Bayrou se drape dans des déclarations électoralistes, mais ne propose aucune solution concrète pour améliorer le sort des enseignants. Il défend l’idée de l’excellence à l’école, mais reste, comme pour l’ensemble de son programme, dans le plus grand flou quant à l’application de ce principe.
Comme Nicolas Sarkozy, il se prononce en faveur du respect que les élèves doivent aux enseignants, idée contre laquelle personne ne peut s’élever. Pour autant, il n’explique jamais comment il s’y prendrait pour améliorer la situation actuelle.

Nicolas Sarkozy prolonge sa vision autoritaire de la société à l’école. Il défend une conception de l’école profondément réactionnaire à toute idée de progrès social et culturel :
– Il souhaite réinstaurer l’apprentissage à 14 ans. Il doit dès lors poursuivre clairement son raisonnement : ce sont les jeunes d’origine modeste, les jeunes de banlieues qui seront les premiers concernés. Les jeunes des beaux quartiers seront ainsi définitivement assurés de ne plus les croiser.

– Son mépris pour l’école s’exprime au moment où il fait de l’école la cause de tous les échecs sociaux dans un tableau qui révèle un profond mépris pour les « communautés étrangères » qualifiées de « tribus ». « Au bout de la faillite de l’école, il y a l’éclatement de la famille. Il y a aussi le communautarisme et les tribus. Il y a le chômage et l’exclusion. » (discours de Maisons-Alfort)

– Il fait comme si son parti n’avait pas été aux affaires durant les 25 dernières années : qu’ont fait Luc Ferry, Fillon, de Robien durant les dernières années pour empêcher ce qu’il dénonce ? : « Je sais quelle a été depuis 25 ans la dégradation de leurs conditions matérielles et morale ».

– Selon lui, les enseignants sont « démoralisés d’avoir le sentiment qu’on ne les respecte pas, et qu’on les abandonne à leur sort sans moyen et sans direction. Ils ne doivent pas être les boucs émissaires de la faiblesse de l’école. ». Alors que par ailleurs il dénonce la gabegie de moyens dépensés pour l’école… qu’il désigne comme responsable de tous les échecs sociaux. C’est encore une fois le pompier pyromane !

• On est là bien loin des déclarations de Ségolène Royal qui déclare « S’il est une fierté d’être socialiste et d’être à gauche, c’est la première place que nous avons toujours, toujours accordée à la question éducative, et cette première place, l’éducation la retrouvera. Nous avons été de tous les combats en faveur de l’école publique et laïque. Nous n’avons jamais douté que l’accès à la citoyenneté et l’accès de chaque futur citoyen à la liberté de penser et à la liberté tout court passaient par le renforcement de l’école. Et de cela, je crois vraiment que nous pouvons, que nous devons être fiers. »

II) Ségolène Royal fait des propositions concrètes et novatrices pour l’école

Elle déclare ainsi à Dunkerque : « L’Éducation Nationale doit pouvoir favoriser des pédagogies sur mesure, du soutien individualisé en favorisant le travail en équipe et l’expérimentation. »

Comme dans ses cent propositions, la candidate socialiste propose de :

• Faire de l’école la priorité budgétaire de l’État.

• Laisser la liberté pédagogique aux enseignants. Ce n’est pas au gouvernement de légiférer sur les méthodes utilisées par les professeurs et les maîtres dans les classes ;

• Instituer le soutien scolaire individuel et gratuit pour tous les élèves. Cette mesure doit contribuer à restaurer l’égalité des chances, si mise à mal dans notre société. Ce soutien scolaire serait prodigué par des enseignants volontaires, contre rémunération, ou par des assistants d’éducation, que l’on pourrait imaginer recruter parmi les emplois tremplin. Les associations qui font aujourd’hui du soutien scolaire gratuit seraient mieux subventionnées
qu’aujourd’hui. Ce soutien scolaire, organisé dès le cours préparatoire, permettrait d’éviter l’orientation précoce, source de très grande injustice sociale, tout en luttant contre les effets néfastes de la massification de l’enseignement, notamment au collège.

• Réformer les ZEP, notamment en baissant à 17 le nombre d’enfants dans les classes de CP et de CE1 concernés.

• Lutter contre la violence en augmentant la présence adulte dans les établissements…

III) Ségolène Royal est la seule candidate qui rendra à l’école ses lettres de noblesse

Ne nous y trompons pas, elle est la seule candidate qui défendra vraiment les enseignants lorsqu’elle sera élue, avant tout parce qu’elle sait ce qu’elle leur doit.

« Je ne veux plus entendre tous ces discours qui contestent la valeur et l’engagement de nos enseignants… Je voudrais dire à l’école et à ceux qui enseignent que c’est grâce à vous que je suis là devant vous. »

Cette confiance dans le monde enseignant se lit dans la méthode de changement participatif qu’elle propose d’instaurer, une fois élue.

« Je m’engage à organiser les États généraux de la réussite scolaire dès le mois de mai 2007 ».

L’école ne changera que si les enseignants y trouvent leur compte, en terme de salaire ou de carrière (par exemple avec la possibilité d’entamer une seconde carrière pour les enseignants qui ne veulent plus être face à une classe).


Ne nous y trompons pas, Ségolène Royal est la seule candidate de l’école !

RAG 34. Les lolo's 34

07:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ECOLE, EDUCATION

21.03.2007

Dernier hommage à Lucie Aubrac

(Crédit Photo : TF1/LCI) Lucie Aubrac, figure emblématique de la Résistance
Ce mercredi à la mi-journée, les honneurs militaires seront rendus à Lucie Aubrac dans la cour d'honneur de l'Hôtel des Invalides, à Paris. Après "La Marseillaise" et "Le Chant des partisans", une petite-fille de la résistante et une universitaire prendront la parole en présence de Jacques Chirac qui rendra ensuite hommage à Lucie Aubrac, l'une des dernières grandes figures de la Résistance, décédée à l'âge de 94 ans.

Aujourd'hui, il ne reste que 67 Compagnons de la Libération survivants sur un total de 1036 nommés dans cet ordre créé en novembre 1940 par le général de Gaulle. Le benjamin, Louis Cortot, aura 82 ans dans quelques jours. Le doyen Paul Louis-Dreyfus a 98 ans. Germaine Tillion, qui a participé à la fondation du tout premier réseau de résistance, celui du Musée de l'Homme à Paris, fêtera son centième anniversaire le 30 mai. Stéphane Hessel, qui avait organisé la couverture radio sur l'ensemble de la Résistance avant le débarquement de juin 1944, a 89 ans. Le dernier survivant du Conseil national de la Résistance (CNR), Robert Chambeiron, qui en fut le secrétaire général adjoint, a 91 ans.

En mars 2004, à l'occasion de la célébration du 60e anniversaire du programme du CNR, Lucie et Raymond Aubrac, Germaine Tillion, Stéphane Hessel, Daniel Cordier (secrétaire de Jean Moulin), le philosophe Jean-Pierre Vernant (décédé en janvier à 93 ans) ou l'ancien dirigeant communiste Maurice Kriegel-Valrimont (décédé en août 2006 à l'âge de 92 ans) appelaient les jeunes générations à réagir devant la remise en cause du "socle des conquêtes sociales de la Libération".

D'après agence

En direct - Les honneurs militaires vont lui être rendus aux Invalides, en présence de Jacques Chirac. Une cérémonie à suivre à midi sur LCI et LCI.fr.

RAG 34. Les lolo's 34

11:16 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lucie AUBRAC, RESISTANCE, compagnons de laLIBERATION

Pépite du net : les manifestations contre la réforme de la loi Falloux (vidéo)

Images d'archives du journal de 20h d'Antenne 2 : les manifestations contre la réforme de la loi Falloux

En 1994, François Bayrou est alors ministre de l'éducation nationale du gouvernement Balladur et veut faire passer en force une réforme de la "loi Falloux" pour permettre aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés au delà du seuil des 10 % prévu par la loi. Plus d'un million de personnes descendent alors dans la rue.

Voir la vidéo

RAG 34. Les lolo's 34

10:15 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Loi FALLOUX

20.03.2007

Le couac du jour, la colère du jour

Le couac du jour

• L’UMP a fait savoir hier à ses militants et sympathisants qu’il serait de bon aloi de diffuser le discours de Nicolas Sarkozy de dimanche auprès des jeunes de leur entourage. Le texte précise expressément "via vos mailing lists ou celles de vos enfants."Le thème de la famille est plus que jamais au cœur de la campagne…
(Source: Libé du jour)

La colère du jour

Nicolas Hulot vient de piquer une colère.
L’esprit du pacte écologique aurait disparu,l’environnement serait redevenu un sujet à la marge…

L’occasion de faire 2 rappels :

• Nicolas Sarkozy est le seul candidat à s’opposer à la généralisation des procédures de démocratie participative quand les grands enjeux de sociétés sont en balance (proposition n°4 du pacte).

• François Bayrou entretient le flou sur sa volonté de réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité (proposition n°3 du pacte).

RAG 34. Lolo34

21:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, SARKOZY, HULOT

Portrait de femme : Naïma Charaï, de l’école coranique au conseil régional

À 34 ans, Naïma Charaï a un parcours étonnant, qui l’a menée de l’école coranique au conseil régional d’Aquitaine.

Aujourd’hui athée, elle a été élevée dans une famille musulmane pratiquante, et a fréquenté quelque temps l’école coranique. «Jusqu’au jour où je me suis rendu compte que je ne croyais pas du tout en Dieu», précise- t-elle avec humour. D’origine marocaine, arrivée en 1976 dans le Lot-et-Garonne dans le cadre du regroupement familial, elle s’est longtemps sentie « différente », une fille issue de l’immigration à qui on accordait comme seul objectif scolaire un BEP. Aujourd’hui psychosociologue, Naïma Charaï n’a cessé de se battre contre les discriminations de toutes sortes. Avant d’entrer en politique, elle s’est principalement investie dans le milieu associatif.

« Quand je travaillais de nuit, à Médecins du monde, pour aller donner des seringues neuves aux usagers de drogues, j’ai vu ces femmes venues de l’Europe de l’Est ou du Nigeria débarquer sur les trottoirs bordelais pour se prostituer », raconte-t-elle avec gravité. En 2001, face à cette « traite d’êtres humains », Naïma décide de créer une association de prise en charge globale des personnes prostituées, baptisée IPPO. Mais, après le 21 avril 2002, les enjeux changent, et son engagement associatif ne suffit plus. «Le Front national au second tour de l’élection présidentielle, cela m’a révoltée. Je me suis dit qu’il était de ma responsabilité de prendre la parole. J’ai donc décidé d’adhérer au Parti socialiste», affirme Naïma Charaï. Alain Rousset, président de la région Aquitaine, lui propose d’être sur sa liste, lors des régionales en 2004. Désormais en charge de la politique de la ville, Naïma Charaï est missionnée à la lutte contre les discriminations. En mars, pour la première fois,la région adopte un plan en ce sens. «On s’est rendu compte que le principe de base du vivre ensemble n’apparaissait plus dans les lycées. À la rentrée de septembre, on a donc décidé de réintégrer la Déclaration universelle des droits de l’homme dans les établissements, de l’afficher, dans le cadre d’inaugurations solennelles avec les proviseurs. »

Très heureuse de l’investissement de sa région, Naïma Charaï reste persuadée que l’égalité réelle est impossible sans un changement des mentalités. « J’ai manifesté l’an dernier devant l’église Saint-Eloi de Bordeaux, qui avait décidé de célébrer une messe en latin, en l’honneur du maréchal Pétain. Personne ne nous a traités de « cathophobes ». Je rêve d‘une société où face à des intégristes musulmans, on puisse manifester de la même manière. À ce moment-là, on aura acquis l’égalité réelle. »

Propos recueillis par Fanny Costes

Sur le même thème : Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...


RAG 34. Lovely34 et les lolo's 34

12:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...

Qui sont les femmes qui gouvernent dans le Monde ?
Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement. Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-

Osez la femme, osez Ségolène !


RAG 34. Lovely34

11:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Chasse/Pêche , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Osez la femme, oser Ségolène !, RAG 34

Gagner la bataille de l'emploi

I) La droite et l’emploi : cinq années perdues

Le nombre de chômeurs avait été ramené de 3.137.500 en juin 1997 à 2.242.700 en mai 2002, soit une réduction de 894.800. Depuis juin 2002, il s’est simplement stabilisé, puisqu’il atteint 2 093 200 en janvier 2007.

Le chômage des jeunes est en hausse : 46.000 chômeurs de plus, soit une hausse de 15%.

Le chômage de longue durée stagne : 648.723 en janvier 2007 contre 630.604 en mai 2002, soit une baisse de 3%. En revanche, le taux de chômage d’une durée comprise entre 2 et 3 ans est en hausse : + 10.000 soit + 7%.

Cette situation résulte de la faiblesse des créations d’emplois : 161.900 emplois depuis mai 2002, soit seulement 38.000 par an. Entre 1997 et 2002, la France en avait créé 1.804.500, soit 360.900 par an. Depuis la mi-2002, la France crée dix fois moins d’emplois.

II) Polémique sur les statistiques

Quelle que soit la majorité, les statistiques du chômage sont sujettes à caution, puisqu’elles émanent du gouvernement. C’est pourquoi chaque année l’INSEE publie une enquête visant à corriger les statistiques gouvernementales en fonction des évolutions de la population active et de la réalité des emplois créés.

Pour la première fois cette année, le gouvernement a expressément demandé le report de la publication de l’enquête INSEE à l’automne, soit au lendemain des élections. Or, selon des experts de l’INSEE, le taux de chômage au sens du BIT, suite à ces corrections, se situerait aujourd’hui à 9,5% et non à 8,6%. Cette manipulation est d’ailleurs évidente : comment la France pouvait-elle compter 350.000 chômeurs de moins en 18 mois en ne créant que 180.000 emplois ?

III) Ségolène Royal, candidate du bon emploi pour chacun

- Ses propositions pour l’emploi des jeunes :

• Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises et en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions ;
• Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active ;
• Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés.
• Créer 500 000 emplois-tremplins, prioritairement destinés aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche ;
• Instaurer un prêt à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet personnel ou professionnel ;
• Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.

- Ses propositions pour l’emploi des chômeurs de longue durée :

• Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d'un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail ;
• Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études ;
• Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant : une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par un service public de l’emploi rénové.

- Ses propositions pour créer de nouvelles filières d’emploi :

• Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70.000 emplois
• Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
• Créer des emplois-parents, généraliser des écoles de parents et des consultations de médiation familiale pour aider les parents en difficultés à conforter leur autorité.




Avec Ségolène Royal,
Retrouvons le chemin de la croissance et de l’emploi !

RAG 34. Les lolo's 34

10:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

19.03.2007

Midi Libre : Paris ordonne la réintégration de René Revol

Article paru page 2 Montpellier le 19 mars





medium_RAG341.493.pngRAG 34. Les lolo's 34

18:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, RAG 34

1907-2007 Vigne et civilisation (2)

medium_vigne.jpgDans le cadre du centenaire de la révolte vigneronne en Languedoc-Roussillon de 1907, le réseau des médiathèques organise des conférences, des expositions, des projections...
Programme "Vigne et civilisation 1907-2007"

Médiathèque centrale Emile Zola :

- Jeudi 22 mars : l'économie ; conférence de Jean Clavel
- Jeudi 19 avril : la Révolte ; rencontre avec Jean Sagnes et Claude Ecken à l'occasion de la sortie de "1907, la Révolte du Midi de A à Z" et de la BD "1907, la longue marche des vignerons" (éd. Adacom).

L'économie : conférence de Jean Clavel

medium_clavel.jpgJean Clavel nous invite à réfléchir à l'avenir de ce vignoble, il développe une prospective s'appuyant sur l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et sur les nouveaux moyens de communication (Internet).
"Je suis né en 1934 d'une famille de vignerons depuis de nombreuses générations, originaire des Corbières par ma mère et du Bittérois par mon père.
J'ai consacré 40 ans de ma vie professionnelle et des heures indéterminées de ma vie personnelle à la renaissance de la notoriété et de l'image des vins du Languedoc. J'ai milité dans les années 60 aux Jeunes Agriculteurs , tout en travaillant à la production. Autodidacte, j'ai suivi la formation IFOCAP à Paris, (institut de formation des cadres paysans) et j'ai servi la mutation de l'agriculture et de la viticulture de la région dans diverses structures professionnelles.
J'ai assuré la direction du syndicat des Coteaux du Languedoc de 1976 à 1993 pour en faire le moteur de la transformation qualitative des vins de la région.
J'ai tenté de faire prendre conscience a des générations de vignerons que le vin est un bien culturel,symbolique,qu'il est un lubrifiant social enraciné dans une histoire millénaire et que seule sa qualité incontestable, adaptée à l'attente du laeder d'opinion et du consommateur permet la réussite commerciale. J'ai convaincu les publicistes, les agents de communication, que le vin n'est pas un produit agro-alimentaire banal, qu'on ne peut le présenter et le vendre comme une vulgaire lessive. J'ai lutté contre le laxisme et la facilité que les subventions de l'Etat et de la Communauté Européenne entretenaient chez de nombreux viticulteurs et certains de leurs responsables.
Nous pouvons dire, maintenant, que ce combat est gagné et que la notoriété et l'image des vins de qualité du Languedoc est reconnue internationalement, même si cette reconnaissance tarde à venir en France, la domination culturelle et de la communication parisienne s'exerçant d'une façon hégémonique dans notre pays."
Jean Clavel est également président du Syndicat des vignerons des Grés de Montpellier.
Son dernier livre "Le 21è siècle des vins du Languedoc - Du Monde Greco-Romain à Internet", (éd. Causse), nous propose, à l'aube du troisième millénaire, un bilan de l'activité du vignoble languedocien, vieux de déjà 2500 ans : son histoire, son expansion sont analysées de point de vue économique et évènementiel.
Une réflexion, également sur l'avenir de ce vignoble alors que les modes de consommation et de communication sont déjà façonnés par les nouvelles donnes des marchés mondiaux via Internet.

Retrouvez le programme des commémorations (Béziers...) sur le blog de Jean Clavel : 1907 la révolte vigneronne

Lire notre note précédente : Révolte vigneronne 1907 : Gloire au 17 ème !

medium_RAG341.492.pngRAG 34. Les lolo's 34

14:42 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Révolte vigneronne 1907 : Gloire au 17 ème ! (1)

medium_manifvigneronne.jpg En 1907, la mévente catastrophique des vins provoque des manifestations sans précédent dans le sud de la France. Après avoir fait la grêve des impôts, les rassemblements monstres (plusieurs centaines de milliers) se succèdent à Beziers, Perpignan, Carcassonne, Nimes, Montpellier. A Narbonne, le drame éclate, la troupe tire, il y a 5 morts, des centaines de blessés...
Quelques jours plus tard, le 22 juin, de nouveaux rassemblements ont lieu lors de l'enterrement, pour rendre hommage aux victimes. A Béziers, le 17éme régiment d'infanterie est envoyé pour rétablir l'ordre. Les soldats, pour la plupart originaires de la région refusent de tirer et mettent la crosse en l'air.
Ce fait sans précédant vaudra au régiment de rejoindre sans délai les bataillons disciplinaire d'Afrique du Nord... Poursuivi par sa mauvaise réputation, le 17eme sera très souvent en première ligne, désigné d'office pour des assauts meurtriers pendant la guerre de 14...

Clicker sur les photos pour les agrandir.
1 : Manifestation vigneronne à Montpellier le 9 juin 1907.
2 : Les neuf mutins de Cessenon à Gafsa

Télécharger : Le document au format word de Jacques CROS

Gloire au 17ème
Musique : CHANTEGRELET / Pierre DOUBIS
Paroles : MONTÉHUS
(Le texte est intégralement celui que Montéhus a enregistré en 1907, et où il ne chante pas le 3ème couplet).



Légitime était votre colère
Le refus était un grand devoir
On ne doit pas tuer ses pères et mères
Pour les grands qui sont au pouvoir
Soldat, votre conscience est nette
On n'se tue pas entre Français
Refusant de rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait!

Refrain:
Salut, salut à vous !
Braves soldats du 17ème
Salut! braves pioupious
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous !
A votre geste magnifique
Vous auriez en tirant sur nous,
Assassiné la République !

Comme les autres, vous aimez la France
J'en suis sûr, même vous l'aimez bien
Mais sous votre pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens.
La patrie, c'est d'abord sa mère
Celle qui vous a donné le sein,
Et vaut mieux même aller aux galères
Que d'accepter d'être son assassin.

Espérons qu'un jour viendra en France
Où la paix, la concorde régnera.
Ayons tous au cœur cette espérance
Que bientôt ce grand jour viendra.
Vous avez jeté la première graine
Dans le sillon de l'humanité
La récolte sera prochaine,
Et ce jour là, vous serez tous fêtés.

"L'événement qui se déroule là-bas, et qui n'a pas épuisé ses conséquences, est un des plus grands événements sociaux qui se soient produits depuis trente-cinq ans. On a pu d'abord n'y pas prendre garde; c'était le Midi et il y a une légende du Midi. On s'imagine que c'est le pays des paroles vaines. On oublie que ce Midi a une longue histoire, sérieuse, passionnée et tragique." Jean Jaurès 29 juin 1907.

Lire le post Il y a un siècle sur le blog de PRS 57

RAG 34. Lolo34

14:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1907-2007 centenaire de la révolte vigneronne, RAG 34

René REVOL réintégré dans tous ses droits au sein du Parti Socialiste

De la part du blog du comité de soutien à René Revol :

Communiqué de René REVOL

Ce samedi 17 mars la Commission Nationale des Conflits du Parti Socialiste a annulé la décision d’exclusion prise à mon encontre le 27 janvier dernier par la Commission des conflits de l’Hérault, présidée par Michel Guibal, et soutenue dans cette initiative par le premier fédéral, Robert Navarro.

Je me réjouis de cette décision qui me rétablit dans tous mes droits de militant socialiste, membre du Conseil National. Je m’en réjouis d’autant plus que la Commission Nationale a pris cette décision après m’avoir confronté à mes accusateurs, confrontation que la commission départementale avait refusé, le débat contradictoire ayant permis ainsi de mettre en évidence le caractère infondé des accusations portées contre moi. Souhaitons que cette décision soit l’occasion pour la Fédération de l’Hérault de prendre un nouveau départ afin qu’elle devienne la maison commune de tous les socialistes, dans l’acceptation de la diversité de leurs sensibilités.

Je tiens ici à remercier chaleureusement les très nombreux socialistes de l’Hérault sans oublier les nombreuses personnes de toutes les sensibilités de gauche qui m’ont apporté leur soutien dans cette épreuve.

Désormais, à un mois d’une échéance essentielle pour l’avenir de notre pays, je continue à faire activement la campagne de Ségolène Royal, en tant que candidate désignée par mon Parti, ainsi que celle d’André Vezinhet, candidat du PS dans ma circonscription. J’appelle toutes les militants de gauche, quelque soient leurs choix politiques, à se rassembler au second tour pour chasser une droite dont le pouvoir a été si
catastrophique pour notre peuple depuis cinq ans.

Bien à vous toutes et tous.



medium_8781.31.jpg René REVOL, le 18 mars 2007



medium_RAG341.489.pngRAG 34. Lolo34

Consulter la liste des premiers signataires

09:38 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, PS, RAG 34

18.03.2007

Ségolène Royal propose la VIe République

Ségolène Royal offre la VIe République aux élus socialistes

Clicker sur pour agrandir la photo
medium_reuters.47.gifPARIS (Reuters) - A cinq semaines du premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal s'est livrée dimanche à une opération de séduction des élus du Parti socialiste, qu'elle a placés "à l'avant-garde" de la future VIe République.

Devant 4.000 maires, conseillers généraux ou régionaux réunis à la porte de Versailles, la candidate socialiste a explicité ses propositions institutionnelles, appelant pour la première fois aussi précisément à enterrer la Ve République.

Dans son "pacte présidentiel", la présidente de Poitou-Charentes préconisait jusqu'alors le passage à une "République nouvelle" et annonçait un référendum institutionnel pour l'automne 2007.

A l'heure où Ségolène Royal est talonnée dans les sondages par François Bayrou "qui joue les rebelles" par rapport au système, proposer une telle réforme institutionnelle, "c'est montrer qui est vraiment l'alternance", a expliqué Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius. "Un truc pareil, ça vieillit Bayrou d'un coup".

"Nous laissons le soin à Nicolas Sarkozy et François Bayrou de s'agripper aux oripeaux de la Ve République", s'est félicité de son côté Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate et héraut d'une VIe République.

"Cette République nouvelle dont vous êtes les acteurs à l'avant-garde, cette République nouvelle nous la réussirons", a assuré la première femme à avoir une chance réelle d'être élue à la présidence.

"Et lorsque nous l'aurons réussie, grâce au vote des Français dans un référendum, (notre) République (sera) ancrée sur ses traditions mais en même temps tournée vers le futur (...) Alors à ce moment-là, oui ce sera notre VIe République", a poursuivi la candidate, déclenchant un tonnerre d'applaudissements dans les rangs des élus locaux, ceints de leurs écharpes tricolores.

La nouvelle République modèle Royal s'appuie sur quatre piliers: - "démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats", démocratie sociale "qui va faire à la France un bond dans le futur", démocratie participative et démocratie territoriale.

LA REPUBLIQUE ET LA MARSEILLAISE

Pour la première fois depuis le début de la campagne présidentielle, la candidate socialiste a choisi de clore son meeting organisé dans un lieu d'ordinaire prisé par la droite, par une Marseillaise. C'est un choix naturel qui s'impose quand on parle de la République, souligne-t-on dans son entourage.

Loin de ses revendications de liberté et d'affranchissement de ces derniers jours, la candidate du PS a fait monter sur la scène tous les "éléphants" réunis porte de Versailles - un contraste visuel fort par rapport au meeting de Villepinte mi-février où, après avoir présenté ses "cent propositions", elle était longuement restée seule à la tribune.

"Je sais ce que je vous dois, je sais ce que je dois à mon parti, je sais ce que je dois aux militants", a-t-elle déclaré au début de son allocution d'une quarantaine de minutes pendant laquelle elle a multiplié les hommages aux élus de terrain.

"Vous qui consacrez votre vie au bien public, vous savez que c'est le désintéressement qui fait les grands destins", a-t-elle estimé. "Si je suis ici devant vous c'est d'abord parce que je suis une des vôtres", a-t-elle expliqué retraçant son parcours de conseillère municipale, générale, député et présidente de région.

Dimanche, explique Claude Bartolone, le "partage des tâches" était clair. A la candidate de dérouler ses propositions, à Dominique Strauss-Kahn et François Hollande, "l'entreprise de démolition" des candidats de l'UMP et de l'UDF.

"Chaque fois que l'UDF est en responsabilité, chaque fois qu'elle dirige, elle ne le fait pas avec les uns ou avec les autres", a expliqué le premier secrétaire du PS. "Elle le fait toujours avec la droite et rien qu'avec la droite parce que c'est dans sa nature, parce c'est dans sa culture".

L'apolitisme, "vieille ritournelle", "c'est toujours l'arme de la droite lorsqu'elle est faible", a-t-il assuré.

"De plus en plus, chaque jour, il apparaît que François Bayrou est une illusion, Nicolas Sarkozy une inquiétude et que Ségolène Royal Royal porte le changement", a estimé de son côté l'ancien ministre de l'Economie.

"Quand on est la gauche, le choix est simple: on vote pour Ségolène Royal", a insisté son ancien rival pour l'investiture.

medium_337734819_a6bdbd1ce1_m.23.jpgRAG 34. Les Lolo's 34

23:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : VIème République, PACTE PRESIDENTIEL, RAG 34

Ségolène Royal : Les jeunes et l'emploi (vidéo émission à vous de juger France 2)

Ségolène Royal, c'est la candidature qui incarne le seul vrai changement à gauche. Lors de l'émission A vous de juger, devant plus de 4,5 millions de Français, elle rappelait que les Français ont besoin et envie d'un changement profond. Ils ont le choix entre un candidat qui prolonge ce qui existe, le candidat dont on attend le programme, et la candidature qu'elle représente.

Regarder Ségolène Royal

Description : durée 49:05






Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 2/3 - kewego



Note précédente : La Jeunesse n'est pas une charge mais une chance pour notre pays !

RAG 34. Les lolo's 34

12:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, JEUNESSE, RAG 34

La Jeunesse n'est pas une charge mais une chance pour notre pays !

Confrontée à une génération qui, à bien des égards, vit déjà moins bien que celle de ses parents, la droite a fait un choix : celui de la mettre au pas.
Dans son programme à l’attention de la jeunesse, Nicolas Sarkozy tire sur deux grosses ficelles : L’assimilation jeune-délinquant et le fait que pour les politiques publiques, la jeunesse est une charge.
Après un bilan désastreux qui a vu l’explosion du chômage chez les jeunes et l’aggravation des inégalités, l’UMP nous propose d’entériner cet état de fait et nous offre pour seule perspective la précarité.

I) Critique des Propositions de l’UMP :
Supprimer la carte scolaire
Cette mesure aura comme seul effet d’annuler la mixité sociale garantie, certes de manière insuffisante, par la carte scolaire. Le libre choix, c’est la liberté pour ceux qui en ont les moyens. Avec ce projet, ce sera la mise en place définitive d’une ségrégation sociale et territoriale généralisée.
Contrat d’autonomie pour les jeunes
Plagiée sur le projet socialiste, cette proposition est réduite au prêt à taux zéro…Pour la droite, l’autonomie se limite aux seuls problèmes financiers et ce, complètement en décalage avec les attentes de la jeunesse. La droite souhaite substituer la dépendance des jeunes vis-à-vis de leurs parents à une dépendance vis-à-vis des banques. Ce n’est pas en offrant comme seule perspective de s’endetter que l’on rétablira l’égalité des chances. Renouvelable chaque année, ce prêt a vocation à remplacer le système de bourse…
Défiscaliser les revenus du travail étudiant
C’est encourager le salariat étudiant qui est une des premières causes d’échec, en particulier pour les étudiants issus des milieux les plus modestes. Ne payant pas d’impôt sur le Revenu, cette promesse est purement démagogique et restera un gadget.
Un contrat de travail unique à droit progressif
Bienvenue dans la précarité pour tous ! Non seulement l’expérience du CNE a démontré que la vulnérabilisation des salariés ne fait pas baisser le chômage, mais en l’absence de dispositif d’insertion et d’accompagnement des jeunes à leur entrée sur le marché du travail, la précarité et le chômage des jeunes ne sont pas prêts de baisser.
Rien sur la santé des jeunes, aucune proposition concernant l’accès au logement, ni même l’accès au premier emploi et bien sûr, aucune solution pour rétablir l’égalité des chances.
La politique suivie depuis 2002 renforce les inquiétudes que nous pouvons avoir. C’est une politique contraire à la jeunesse qu’ont mené les gouvernements successifs : Contrat Première Embauche, loi Fillon sur l’éducation, harcèlement policier dans les quartiers, apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, destruction méthodique des systèmes de protection sociale… La liste est longue et loin d’être exhaustive.
Nicolas Sarkozy a initié et accompagné toutes ces mesures en ajoutant sa touche sécuritaire qui a pour unique objectif de faire des jeunes les boucs émissaires de l’échec de 5 années passées au ministère de l’Intérieur.

II- Propositions de Ségolène Royal
Ségolène Royal, dans son pacte présidentiel, prend en compte les aspirations de la jeunesse. Elle fait le choix de la confiance parce que, pour elle, la jeunesse n’est pas un problème, elle est une partie de la solution aux problèmes de la France.
• Une allocation autonomie pour sortir les jeunes de la dépendance et de la précarité. C’est le contraire d’une société de l’assistanat que propose Ségolène Royal, elle veut signer un pacte avec la jeunesse donnant des droits mais également, fixant des devoirs pour chaque jeune qui en bénéficiera.
• Un droit au premier emploi pour tous les jeunes qui au bout de six mois sur le marché du travail sont encore au chômage. Nous proposons que la société fasse le pari de la jeunesse, que les entrepreneurs ne considèrent plus les jeunes comme un risque pour leur entreprise. Avec les emplois-tremplin, le dispositif Eva et le service civique, Ségolène Royal propose un plan ambitieux et cohérent pour permettre aux jeunes d’accéder au premier emploi.
• Un cautionnement public pour aider à l’accès au logement et un plan de construction de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs. Parce que trop de jeunes ne peuvent pas avancer les cautions, parce que trop d’étudiants et de jeunes travailleurs n’arrivent pas à trouver de logements avec des loyers accessibles. Ségolène Royal a décidé de mettre les moyens pour en finir avec ces situations inacceptables.
• Une carte santé jeune pour permettre aux jeunes de consulter gratuitement des généralistes et des spécialistes. De plus en plus d’étudiants et de jeunes salariés renoncent à se soigner pour des raisons financières. Parce que la santé de notre jeunesse mérite tout les efforts, et ce, d’autant plus qu’avec une prévention accrue, il est prouvé que les dépenses médicales, au final, diminueront.
Des sanctions financières pour les entreprises qui abusent des stages et des emplois précaires. Nous ne voulons plus de cette société de l’employé-kleenex à la merci des dirigeants et actionnaires de son entreprise! Pour retrouver leur dignité, les jeunes doivent pouvoir construire leur avenir en toute sérénité et Ségolène Royal propose de moduler les impôts des entreprises en fonction de la qualité des contrats auxquels elles ont recours.
• Le droit à la contraception gratuite pour toutes les jeunes filles de moins de 25 ans. C’est une demande forte exprimée par un grand nombre de jeunes et qui reflète cette volonté d’enfin pouvoir maîtriser son avenir au delà de considérations financières. Le droit à disposer de son corps est primordial dans l’accès à l’autonomie pour les femmes et Ségolène Royal l’a entendu.
• Un prêt de 10000 euros à taux 0 pour que chaque jeune puisse lancer son premier projet de vie. Le crédit est trop souvent inaccessible aux jeunes, faute de personnes dans leur entourage pour garantir ces prêts ou du fait des situations trop précaires de grand nombre de jeunes. Ségolène Royal veut donner les moyens à chacun de construire son avenir.
• Un investissement massif dans l’éducation et des dispositifs de suivi individualisés pour lutter contre le décrochage scolaire. L’inégalité à l’école et durant le parcours scolaire est à l’origine de toutes les inégalités et de toutes les difficultés futures. Les socialistes n’acceptent plus de voir un jeune décrocher du système scolaire parce que ses problèmes familiaux ou sociaux l’empêchent de pouvoir mener ses études sereinement. Ségolène Royal veut faire primer la réussite du plus grand nombre sur la sélection qui laisse trop d’élèves sur le bord de la route.

L’aspiration au changement est forte chez les jeunes. Une chose est sûre, ce n’est pas dans le projet de l’UMP pour 2007 qu’elle trouvera un débouché politique. C’est bien dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal !
Le progrès pour tous et le respect pour chacun !





RAG 34. Lovely34

10:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JEUNES, JEUNESSE, RAG 34

17.03.2007

Réforme du contrat de travail : Bayrou rejoint Sarkozy

medium_52408.25.jpgFrançois Bayrou vient coup sur coup de déclarer qu’il n’avait jamais entendu supprimer le contrat « nouvelles embauches » et qu’il était favorable à un « CDI avec une période d’essai suffisante pour permettre de la souplesse ».

Ces propositions sur le contrat de travail sont exactement les mêmes que celles formulées récemment par Nicolas Sarkozy.

Le Parti socialiste rappelle que, contrairement à ce que prétend Monsieur Bayrou, le contrat « nouvelles embauches » est exactement le même dispositif que le contrat « première embauche » quant à la situation des salariés concernés. Dans les deux cas, le salarié peut être congédié à tout moment pendant deux ans sans motif, sans préavis, sans indemnité.

Le Parti socialiste rappelle également aux deux candidats de droite que le droit du travail permet déjà aux employeurs d’imposer jusqu’à deux mois de période d’essai aux salariés, et jusqu’à six mois aux cadres. Ces durées sont largement suffisantes pour l’évaluation par les employeurs des capacités professionnelles de leurs salariés.

La proposition des deux candidats de droite d’un contrat de travail avec période d’essai plus longue reviendrait à instituer l’équivalent d’un CPE pour tous les salariés. Un tel recul serait synonyme de précarité accrue pour les salariés, sans aucun effet bénéfique sur l’emploi, comme en témoignent plusieurs enquêtes du ministère du travail lui-même.

A l’opposé du projet de Nicolas Sarkozy d’instituer un contrat de travail unique sur le modèle du CNE, Ségolène Royal s’engage à abroger ce dispositif inefficace et néfaste, et à faire du CDI et de l’emploi stable le droit commun du travail.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Lolo34

13:04 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, CPE, CNE, CONTRAT UNIQUE, RAG 34

Simone Veil critique le projet Sarkozy sur l'immigration

PARIS (AFP) - Simone Veil, qui a exprimé son soutien à Nicolas Sarkozy, critique le projet du candidat de l'UMP de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, dans une interview à l'hebdomadaire Marianne à paraître cette semaine.

medium_SGE_GBP34_160307160117_photo00_quicklook_default-245x182.jpg
L'ancienne ministre UDF Simone Veil et le candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, le 8 mars 2007 à Paris © AFP/Archives

"Je n'ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë. J'aurais préféré parler d'un ministère de l'immigration et de l'intégration", explique Mme Veil à propos de ce projet très controversé, selon le texte diffusé par Marianne par courrier électronique.

Comme on lui demande si elle a fait part de son désaccord à M. Sarkozy, Mme Veil répond: "Il est très difficile à joindre en ce moment. Mais je compte bien lui en parler. Je lui ai toujours dit ce que j'en pensais".

"Nicolas Sarkozy, pour moi, est le plus qualifié pour devenir président de la République, même si je ne suis pas toujours d'accord avec certaines de ses positions ou de ses attitudes", ajoute Mme Veil.

"On doit prendre position, on ne peut pas se défausser", affirme-t-elle.

M. Sarkozy, interrogé sur cette réaction de Mme Veil vendredi en marge d'un déplacement, a estimé que "chacun avait le droit d'avoir sa propre opinion".

Mme Veil déclare en outre concernant la candidate socialiste: "Je ne suis pas socialiste (...) mais j'admire la force et le courage de Ségolène Royal de s'être engagée dans ce combat".

En revanche, Mme Veil réitère ses critiques contre François Bayrou, candidat UDF, affirmant qu'"il n'a pas la carrure d'un président". "Aujourd'hui, ses propositions me paraissent très peu démocratiques", précise-t-elle.

RAG 34. Les lolo's 34

09:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Veil, ministère de l'immigration et de l'identité nationale

16.03.2007

A propos de la disparition de Lucie AUBRAC : Sarkozy, jeune malappris en panne d'Histoire ?

"Belle conscience" : Sarkozy cite volontiers Jaurès, Blum, mais oublie de rendre hommage à Lucie Aubrac ( femme trop communiste ?) une authenthique héroïne qui a participé à la libération de La France du joug nazi mais qui a aussi surtout oeuvré à son heureuse reconstruction au sein du Conseil national de la Résistance : Création des assurances sociales et de l'ensemble de nos services publics que vous et vos coquins démantelez jour après jour sans vergogne !

Ma colère que je voudrais désormais partagée ne s'éteindra pas d'aussitôt. Cet oubli inacceptable, vous vaudra sans doute l'un de ces courroux mémorables du peuple français si vous deviez demain continuer de gouverner. Prenons date !

Votre hommage même tardif pour témoigner sinon reconnaître l'oeuvre immense de Lucie Aubrac, me et nous réconforterait. Vive la France, vive la République !

"Entre ici Lucie Aubrac ..."

Note précédente


RAG34. Lovely34

16:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : AUBRAC Lucie, SARKOZY, RAG 34

La droite et les OGM : mensonges à tous les étages

I) Plantes OGM : pas d'avantages décisifs et des doutes persistants
Les plantes OGM actuellement mises en culture ne présentent pas d'avantages décisifs sur le plan économique comme sur le plan de la santé, de l'environnement, ou des problèmes liés à la faim dans le monde.
Au contraire, elles constituent pour le moment un cheval de Troie pour la conception américaine des brevets qui pourrait nous conduire vers une appropriation du vivant par de grandes firmes privées multinationales.
La biodiversité est un patrimoine commun. Les Pays du sud ont le droit de choisir et de maîtriser leur modèle de développement sans qu’il leur soit imposé, dans le respect de leur environnement, et tous les agriculteurs du monde doivent disposer de ce même droit.
Cette commercialisation est d'autant plus inacceptable que cette utilisation à des fins mercantiles de plantes génétiquement modifiées se fait alors que peu de recherches sont menées, de façon objective et désintéressée, sur les effets pour la santé et l'environnement. Or, de vraies questions restent posées sur les OGM actuels, et notamment leur culture en plein champ.

II) L'UMP complice des firmes multinationales productrices d'OGM
Le programme de l’UMP explique que « le service rendu par les OGM n’est toujours pas probant au regard des risques et des inquiétudes qu’ils soulèvent. » C’est pourtant une politique diamétralement opposée à cette affirmation qu’a conduite l’UMP depuis 2002.
Le projet de loi sur les OGM a ainsi été élaboré sous l’emprise des grandes firmes multinationales pour faire la part belle à la brevetabilité du vivant et au libéralisme de la production agricole de masse. Ce projet présenté par le gouvernement Villepin-Sarkozy, n’était rien d’autre qu’un projet d’autorisation des OGM, exonérant de toute responsabilité les firmes productrices d’OGM, plutôt que la simple transposition de la directive européenne attendue depuis longtemps.
Les différents gouvernements de droite ont largement contribué à créer un climat délétère et violent autour du dossier des OGM, par l'absence de transparence, de débats et de réelle concertation dont ils sont comptables sur le sujet, comme par les moyens dérisoires qu'ils ont choisi de consacrer à la recherche publique.
Et Nicolas Sarkozy est d'ailleurs le seul candidat d'importance à ne pas avoir pris position clairement en faveur d'un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, ce qui constitue de fait une validation des cultures d'OGM en France.

III) Avec Ségolène Royal, un moratoire sur les cultures OGM en plein champ
Après le moratoire longtemps appliqué en Europe à l’instigation du gouvernement Jospin, les reculades successives des gouvernements de droite, et leurs mensonges sur la réalité des essais en plein champ, ont favorisé la dissémination dans de nombreux endroits en France.
Il y a ainsi actuellement jusqu'à 5000 hectares de maïs transgéniques cultivés sans cadre réglementaire, surfaces qui d’ailleurs augmentent régulièrement dans la plus totale illégalité, ce qui a conduit 19 régions de France à voter contre les essais OGM en plein champ.
Avec les socialistes, Ségolène Royal s'est ainsi opposée fermement aux autorisations de commercialisation et de mises en culture en plein champ délivrées actuellement sans débat démocratique et sans qu'existe un quelconque régime de responsabilité clairement établi en cas de contamination
Elle propose au contraire d’organiser un grand débat public qui définira la politique à mettre en oeuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique. Dans l'attente, les cultures OGM en plein champ seront immédiatement arrêtées.
Il faudra dans le même temps assurer le développement d'une recherche d'excellence conduite dans la transparence, selon de stricts protocoles de mise en oeuvre et d'évaluation, par des organismes publics correctement financés. Il faut notamment développer l'indispensable recherche médicale à long terme sur les effets des OGM, en particulier en toxicologie.

medium_407968742_bdf78ee8b4_m.4.jpg


Avec Ségolène Royal : prévention, précaution, recherche et progrès

RAG 34. Lolo34

13:21 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, RAG 34

Priorité à l’éducation !

Depuis 2004, les 21 régions socialistes ont mis en oeuvre des efforts conséquents pour que chaque jeune puisse entrer dans la vie active avec les mêmes chances.

Coups d’pouce (Aquitaine), carte Lycéo (Champagne-Ardenne), Explo’ra sup (Rhône- Alpes)… Autant de dispositifs mis en place par les régions socialistes pour faire de l’éducation un enjeu majeur et accorder une attention privilégiée à la jeunesse.

Il s’agit avant tout de permettre une réelle égalité des chances. La gratuité des manuels scolaires est l’un des outils les plus développés. Pour autant, l’enseignement professionnel n’est pas laissé de côté. Le coût exemple, est en grande partie remboursé par les régions. En Poitou-Charentes, en 2006, 23 600 jeunes de lycées professionnels ont bénéficié de la gratuité du premier équipement. Mais l’égalité des chances repose aussi sur l’accessibilité au logement ou aux transports. Formules « spéciales jeunes » ou paiement de cautions, les socialistes ont multiplié les aides pour sécuriser le parcours scolaire de chaque jeune.

Autre objectif cher aux régions socialistes : l’accès à la culture et aux loisirs. Ainsi, dans le Limousin, les chèques culture-sport permettent aux jeunes âgés de 16 à 20 ans de se rendre au cinéma, au musée ou à des manifestations sportives.

L’ambition des régions est aussi de favoriser la mobilité des jeunes, au niveau national, mais surtout internationale. Avec Explo’ra sup, par exemple, la région Rhône- Alpes accorde aux jeunes des bourses pour accomplir des stages à l’étranger. Jérémy, étudiant parti au Chili, en témoigne : « L’aide de la région a été vitale pour mon séjour, car elle m’a permis d’étudier et d’effectuer un stage sans avoir à rechercher un petit boulot à côté, qui m’aurait pris énormément de temps. »

Fanny Costes

medium_RAG341.479.pngRAG34. Les lolo's 34

09:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Prorité à l'éducation !

15.03.2007

Lucie Aubrac, grande figure de la Résistance nous quitte à l'âge de 94 ans.

Lucie Aubrac, héroïne de la résistance et femme moderne de l'après guerre photo Manuel Meszarovits

Une authenthique héroïne vient de s'en aller. Sans jamais renoncer au combat pour la liberté, la paix, et pour la dignité dûe à chaque homme, elle s'était récemment encore engagée aux côtés du réseau éducation sans frontières pour défendre les droits des enfants scolarisés sans papiers que Nicolas Sarkozy continue d'expulser.

De très nombreux hommages devraient se succéder dans les prochaines heures et prochains jours. Un hommage national à la hauteur de son immense courage qui aida activement à la libération de notre pays est attendu.

"Madame conscience" partez en paix, nous résistons !

Réécouter l'engagement de Lucie Aubrac en faveur des enfants scolarisés sans papiers, le 2 juillet 2006 (France Inter) :




En savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_Aubrac



RESISTANCE !

RAG 34. Lolo34

Hommage à Lucie Aubrac
15 mars 2007

Communiqué de Laurent Fabius

Je salue avec émotion et reconnaissance la mémoire et la vie de Lucie AUBRAC.

Depuis plus d’un demi-siècle, elle symbolisait, avec tant d’autres et d’abord avec Raymond AUBRAC son mari, le courage, l’amour de la liberté et la passion de la France qui animaient la résistance à l’occupant nazi.

Professeur et historienne, elle avait inlassablement consacré son énergie à la transmission de ces valeurs aux jeunes générations.

Oui, le message et le visage de Lucie AUBRAC resteront vivants.

Laurent FABIUS

13:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Lucie Aubrac, ERSF, RSF, RAG 34

François Bayrou : une curieuse idée de la laïcité

Comme toujours, François Bayrou joue la carte de l’ambiguïté, du « un coup à droite, un coup à gauche » pour tromper les Français et attirer à lui plus d’électeurs. Sa posture de défenseur de la laïcité est démentie par une lecture attentive de ses propos, et par ses actes. Sur ce sujet comme sur d’autres, sa stratégie revient à parer les idées de Nicolas Sarkozy avec les mots et les principes de Ségolène Royal et du PS.

I) Quelle est sa conception de la laïcité ?

François Bayrou se présente souvent comme un grand défenseur de la laïcité. Mais qu’entend-il exactement par ce terme ?

 La laïcité républicaine, du point de vue de FB, a pour avantage de renforcer les religions : « Elle donne à l’engagement religieux une authenticité personnelle qu’il n’y avait pas avant. » (8e rendez-vous de l'Histoire à Blois, 17 octobre 2005)
 Pour lui, elle n’est pas neutralité, mais défense et protection des religions : « la laïcité ce n’est pas la neutralité, malgré les affirmation simples, de Renan par exemple. La laïcité, ce n’est pas un ensemble vide » ; « La laïcité dit " dans tout cela, il y a du sacré ". Pour nous, Français, on n’y touche pas. Exemples : juifs, shoah, races, etc. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003). Mais que recouvre exactement ce « etc. » ? Par exemple, faut-il « ne pas toucher » au voile pour les femmes ?
 Sa position est donc tout sauf claire, comme le résume son attitude ambiguë à propos de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 : « Un code de la laïcité est devenu nécessaire, un code qui reprenne de manière simplifiée et solennelle les textes qui fondent l’architecture juridique de notre laïcité et ont construit le compromis laïque. Je ne suis pas favorable à modifier l’arsenal juridique, notamment la loi de 1905. Si des adaptations doivent être trouvées, la rédaction d’un tel code le permettra. ». En résumé, il faut changer la loi, sans la changer, tout en la changeant !
 Alors que la laïcité revient à ce que l’Etat ni ne soutienne, ni n’attaque les religions, FB regrette que l’Etat ne prenne pas en compte explicitement les religions, et envie le communautarisme religieux anglo-saxon : « Les sociétés anglo-saxonnes, par exemple, sont moins sensibles à ces sujets [la laïcité] que nous ne le sommes. C’est qu’elles ont dès l’origine intégré le communautarisme pluriel dans leur représentation d’elles-mêmes. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003).

François Bayrou ne défend pas la laïcité républicaine, mais une version très personnelle de celle-ci, selon laquelle l’Etat doit prendre en compte et soutenir tous les cultes : « La laïcité n’est pas l’ennemi de la conviction religieuse, mais la prise en compte de toutes » (discours pour le vote d’abstention du groupe UDF le 10 février 2004, pour la loi sur le voile).

II) Une ambiguïté qui se traduit dans ses actes

Le ministre de la loi Falloux

Alors qu'il est ministre de l'Education nationale en 1993, FB tente de réformer la loi Falloux sur le financement de l'enseignement privé. Son projet propose de permettre aux collectivités locales de financer sans restriction la construction et l'entretien des établissements d'enseignement privé.

 S'ensuivit une mobilisation nationale, et même l'intervention du Conseil constitutionnel, qui censure le projet de loi, en particulier parce qu'il « contrevient au principe de la laïcité de la République posé par l'article 2 de la Constitution et méconnaît le devoir de l'Etat concernant l'organisation de l'enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés imposé par le Préambule de la Constitution de 1946 » (Décision n° 93-329 DC du 13 janvier 1994).

L’opposant à la loi sur le voile

Se protégeant derrière la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, FB ainsi que certains députés UDF ont refusé de voter la « loi sur le voile » en 2004, qui visait à défendre la laïcité à l’école en y interdisant le port de signes religieux ostensibles.

 FB explique le 3 février 2004 : « sauf à démontrer que le port d’un insigne religieux est nuisible à la société, nul n’a le droit de l’interdire ».

Le défenseur de l'enseignement catholique

 FB déclare dans un discours du 25 janvier 2007 à Orléans : « Personne ne peut soupçonner en moi un ennemi de l’enseignement privé. J’ai pris suffisamment de risques pour être objectif et compréhensif en la matière pour pouvoir prétendre que je suis partisan de la liberté de l’enseignement. »
 Pour comprendre la portée de ces propos, il faut se souvenir que, en France, 97% de l'enseignement privé est catholique

FB n’hésite pas à mettre en avant ses croyances comme argument électoral :

 « Je suis croyant, j’ai un attachement pour les religions et si j’avais été directeur d’un de ces journaux, je n’aurais pas publié (ces dessins). », déclare-t-il dans Libération le 8 février 2007, alors même qu’il prend la défense de Charlie Hebdo dans le procès des caricatures !

Comme toujours, François Bayrou joue la carte de l’ambiguïté, du « un coup à droite, un coup à gauche » pour tromper les Français et attirer à lui plus d’électeurs. Sa posture de défenseur de la laïcité est démentie par une lecture attentive de ses propos, et par ses actes. Sur ce sujet comme sur d’autres, sa stratégie revient à parer les idées de Nicolas Sarkozy avec les mots et les principes de Ségolène Royal et du PS.

RAG 34. Lolo34

00:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU et la LAÏCITE, RAG 34

14.03.2007

Le choix du second tour : Entre héritiers du giscardisme et du chiraquisme lepénisé d'hier ? Choisissons ensemble le socialisme de demain !

Heureusement que la moitié d'entre-nous n'a pas encore choisi pour qui ils voteront au premier tour !

Car chez Bayrou, il n'y a cruellement pas de pilote dans l'avion et, chez Sarkozy l'ultralibéralisme matîné de lepénisme nous fait redouter le pire du pire....

Certes pour nous, Ségolène Royal n'était pas notre candidate préférée, pour cause de centrisme revendiqué. Mais aurons-nous, aurez-vous encore le choix au second tour et au delà, si le pire du pire venait à aboutir ?

Il nous, il vous appartient de qualifier Ségolène Royal dès le premier tour !

Contre les droites d'hier, inventons et organisons ensemble "l'eurométissage" et le "peer to peer", "gagnant-gagnant" pour toutes et tous. Non à la la société barbelée du pire promise par le trio Bayrou, Sarkozy, Le Pen !

Les droites ne passeront pas par moi, le 22 avril je vote socialiste !



RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34.

12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Contre les droites d'hier, inventons ensemble le socialisme de demain!

Le travail : "Bayrou ? Le vide ! Mais le travail dur, pénible et pendant très longtemps, c'est Sarkozy."Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !

Travail pénible pour tout le monde !
"Pour Nicolas Sarkozy, le travail doit être pénible pour les travailleurs mais très rentable pour les grandes entreprises... Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !
- Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité.
- Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active.
- Favoriser le retour à l’emploi.


I) L’enjeu
Un diagnostic s’impose : En France, le chômage ne baisse pas, sauf dans les statistiques officielles, la précarité se répand, le nombre de Rmistes a augmenté de plus de 250 000 depuis 2002. 70 % des embauches se font avec des CDD et de l’intérim.

Dans ses voeux aux Français du 4 janvier 2007, Ségolène Royal avait relevé :
« Je sens monter dans le pays une inquiétude croissante, une colère parfois, une exaspération souvent. Ce sentiment insupportable de ne plus pouvoir maîtriser son existence, vivre dignement de son travail, progresser et espérer mieux pour ses enfants. Et en même temps, le progrès social n’est pas toujours au rendez-vous : pour des millions de salariés, le travail ne paye pas et l’on compte aujourd’hui, malgré la richesse de la France, 2,5 millions de ces travailleurs pauvres qui sont d’ailleurs en majorité des travailleuses pauvres, souvent contraintes d’accepter des emplois à temps partiel ».

Cette inquiétude s’est retrouvée dans les débats participatifs. Ceux-ci ont en effet beaucoup porté sur la précarité du travail. Cette précarité touche même les diplômés, qui enchaînent, faute de trouver un emploi, des stages non rémunérés. L’ascenseur social est bloqué. Dans ce système aggravé par la politique menée par la droite depuis cinq ans, seuls les plus favorisés s’en sortent.

II) DES PROPOSITIONS COHERENTES POUR REHABILITER LA VALEUR TRAVAIL

Ce ne sont pas les 35 heures mais la droite qui détruit la valeur travail. « La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre. » (Article de la candidate dans les Echos en date du 19 mai 2006)

Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité

1- Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.
2- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le contrat nouvelle embauche (CNE) pour faire du CDI la règle.
3- Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes, notamment sur les questions d’organisation du travail, de conditions de travail, d’aménagement du temps de travail, de pénibilité, de temps partiel subi. Sur les 35 heures, Ségolène Royal propose l’ouverture de négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.

Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active

4- Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ségolène Royal propose d’ouvrir 500 000 emplois tremplins aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche.
5- Instaurer un plan à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet.

Favoriser le retour à l’emploi

6- Instaurer un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.
7-Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études.
8- Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante, une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par le service public de l’emploi.

III) UNE VISION D’ENSEMBLE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Dans son discours du 11 février, la candidate est revenue sur sa conception du développement durable qui « repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'économique, le social et l'environnemental (…), la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinquième puissance économique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, qui innovent, qui prennent des risques et qui travaillent dur. (…) Nous ne tiendrons durablement ce rang que si nous recréons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés et à créer en fait ce vrai dialogue social qui reste en France si terriblement archaïque. L'inventivité des entrepreneurs doit être reconnue, mais la dignité du travail doit être respectée et même remise à l'honneur. »

Le travail pour tous, c’est cela valoriser le travail.

RAG 34. Lolo34

06:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, RETOUR A L'EMPLOI, RAG 34

Sarkozy et l’ouverture au Front national

« L’ouverture » de Nicolas Sarkozy doit donc être prise pour ce qu’elle est, une simple opération tactique pour jouer de la confusion des mots et des idées.

I) Dissimulation
Nicolas Sarkozy n’est plus à droite, il est « de France » ! :
« Lorsqu’il s’agit de l’élection présidentielle, il s’agit de la France. Et lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp, il n’y a plus de parti. » (discours à la Mutualité, 11 février 2007).
Hier – c’était en 2006 ! – Nicolas Sarkozy voulait représenter « une droite décomplexée », aujourd’hui, il veut être le candidat de « la réconciliation ». Et de re-citer (c’est désormais une habitude…) Jean Jaurès et Léon Blum, qui n’en peuvent mais…
Et d’accueillir – plus prosaïquement – deux transfuges de l’UDF, André Santini, pris dans « le système des Hauts-de-Seine », Christian Blanc, aspirant ministre depuis longtemps…
Il y a eu sans doute un sentiment d’urgence dans l’état-major de l’UMP : faire oublier la dureté libérale des propositions concrètes du candidat sortant, gêner le candidat de l’autre droite, François Bayrou zélateur d’un introuvable « entre-deux » politique, fournir des prétextes commodes à quelques intellectuels en mal de conservatisme, voici les raisons de cette posture. Mais la réalité est autre.

II) Sectarisme
C’est bien beau de parler « d’ouverture » et de « réconciliation », encore faudrait-il que Nicolas Sarkozy l’ait prouvé, ne serait-ce qu’un petit peu, dans ses comportements au pouvoir.
Dans les Hauts-de-Seine, son fief, qu’il entend dominer sans partage, il ne cesse de< réduire son opposition au silence dans les assemblées départementales ; il refuse de lui communiquer les résultats des audits menés dans le département, la privant ainsi délibérément de moyens d’action.
Au Parlement, il n’a cessé d’afficher son mépris pour la gauche, et tout particulièrement pour les socialistes, qu’il a accusés à plusieurs reprises de préférer « leur parti à leur pays ». Comme si en matière de comportement clanique, le RPR hier, et l’UMP aujourd’hui pouvaient donner des leçons !
La boulimie de pouvoir qui est la sienne (son projet ne comporte aucune mesure concrète pour rééquilibrer les pouvoirs, à la différence de celui, précis, de Ségolène Royal…),laisse bien mal augurer de ce que pourrait être « l’État irréprochable » qu’il vante ! L’utilisation des renseignements généraux à des fins partisanes en est déjà une preuve… sans compter la pression continue sur les médias.

III) Regards vers le Front national
En fait, la seule « ouverture » concrète que Nicolas Sarkozy pratique, est une ouverture idéologique vers le Front National.
Les slogans sont clairs : « La France, aimez-la ou quittez-la », « Notre pays a un fort besoin d’autorité. »
Les concepts ne le sont pas moins, le « pays réel » est opposé au « pays légal », vieille thématique de l’extrême droite française.
Les complaisances sont multiples, l’allusion aux « égorgeurs de moutons », à la polygamie, au mariage forcé, la réhabilitation de la colonisation, la dénonciation d’un « racisme anti-français », etc. Autant de signes donnés à l’électorat du Front national et qui sont bien compris comme tels.



RAG 34. Lolo34

06:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, FRONT NATIONAL, RAG 34

Interview de Ségolène Royal dans les Inrockuptibles

Je veux remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays.

Ségolène Royal revient sur les origines de la politique culturelle actuelle :«En 1981, tout était à faire. Les politiques mises en place par la gauche ont permis l’éclosion d’une vie culturelle foisonnante. Depuis 25 ans de grands bouleversements ont profondément transformé le paysage culturel. De nouvelles formes d’expression artistique ont émergé, des espaces inédits de rencontre entre le public et les créateurs se sont ouverts. Je pense en particulier à l’irruption d’internet dans la vie de chacun, notamment les jeunes. »

«Des menaces et des dangers nouveaux se font jour. La richesse de notre vie culturelle ouvre des perspectives extraordinaires mais est aussi porteuse de dérives inquiétantes pour les artistes comme pour les citoyens : les sous-financements, les risques de concentration, les menaces de paupérisation des artistes, l’assèchement des représentations collectives et des identités, la mise en cause de la diversité, la perte de sens, les disparités d’accès à la culture sur l’ensemble du territoire. Les grandes concentrations mettent en péril la diversité de la création. »

« Je veux remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays. C’est la mission historique de la gauche en matière de culture. La gauche ne peut pas se penser sans la culture, ne doit jamais cesser de parler culture, de penser la culture, de vouloir la culture. »

Sur la révolution numérique, elle déplore que « les pouvoirs publics en matière culturelle et audiovisuelle ont traité la révolution numérique avec une triste désinvolture, donnant ainsi l’impression à nos concitoyens d’avoir toujours un train de retard. Je veux que dans ce domaine la France soit à l’avant-garde. »

« Je suis heureuse de l’éclosion sur internet de nouveaux modes d’expression qui doivent tout à la vitalité créatrice de nos concitoyens et en particulier de notre jeunesse. Mais je ne confonds pas ce qui est l’expression d’une envie de culture et la démarche patiente, élaborée, exigeante, de l’artiste. L’un et l’autre sont indispensables. Il y a deux cents ans la France a inventé le droit d’auteur. Il n’est de grande nation que celle qui sait honorer ses artistes et leur donne les moyens d’exercer cette responsabilité singulière de témoin, de veilleur, de défricheur et surtout d’inventeur, qui sait les aider à suivre cette intuition qui les anime. Je veux qu’un large débat soit lancé dans tout le pays sur l’économie de la culture à l’ère numérique, pour refonder le pacte social entre la nation et ses artistes. »

Ségolène Royal affirme sa volonté d’« empêcher quelques grands groupes qui tirent leur puissance d’autres secteurs, notamment le BTP, les télécoms ou l’industrie militaire, de s’emparer progressivement de tous les médias, ce n’est pas lutter contre l’entreprise mais c’est veiller au pluralisme de l’information et à la diversité culturelle. Il faudra ainsi qu’une nouvelle législation travaille sur la définition et les critères des seuils de concentration, et ce sans doute à l’échelon européen. »

« La distinction entre culture populaire et culture élitaire, qui générait des inégalités, n’est pas pertinente pour analyser la réalité des pratiques culturelles de nos concitoyens. Dans la même journée, nous pouvons voir une série télévisée, écouter un air d’opéra, aimer les romans de Gao Xingjian et écouter Abdelmalik ou le slam de Grand Corps Malade. Ce décloisonnement est une réalité. Mais la possibilité accrue d’accès aux œuvres ne doit pas faire oublier que la démocratisation de l’accès à la culture reste un défi majeur, ce qui n’est pas garanti encore sur l’ensemble des territoires et des milieux sociaux. »

« La télévision devrait jouer un rôle essentiel, en étant l’espace privilégié du contact quotidien des Français avec la culture. Je dis bien « devrait », car elle renvoie souvent une image très éloignée de la réalité de notre pays. Dans nos communes, dans nos région, la vie culturelle et artistique est foisonnante. Partout se vérifie cette volonté d'agir et de créer, à laquelle la télévision n’offre pas ou peu de relais. Pourquoi n’y a-t-il pas de grande émission sur les arts plastiques ? Le cinéma ? La littérature ? L’histoire et le patrimoine ? La photographie ou le design ? Parce que la défense de notre identité et notre richesse culturelles, la diversité et la qualité des programmes, passent après les objectifs de rentabilité ? »

"Jamais je n’accepterai que la culture et l'information soient abandonnées aux seules forces du marché et à la marchandisation galopante, induite par la mondialisation libérale.

Pour cela Ségolène Royal entend « créer les conditions d’un service public de la culture et de l’audiovisuel, fort et dynamique » grâce à « La mise en place d’un Conseil Supérieur des Savoirs, des Arts, et des Sciences", à « La transformation du Conseil économique et social en Conseil économique, social et culturel » et à « l’instauration d’une Haute Autorité du Pluralisme, en lieu et place du CSA, dont le Parlement aura la responsabilité de nommer les membres, à une majorité des 3/5èmes. Ses pouvoirs seront élargis, afin de garantir, mieux encore qu’aujourd’hui, la liberté de la presse et des médias, mais aussi d’élever le niveau d’exigence culturelle des médias audiovisuels. »

« Le pluralisme et l’indépendance de la presse sont menacées de manière dramatique. La situation des grands quotidiens français et le problème de leur distribution sont un péril pour la démocratie. Je ferai en sorte que la presse écrite puisse trouver un environnement favorable à son renouveau : réforme des financements publics avec une indexation des aides sur de nouveaux critères (l’importance de la rédaction notamment) , fiscalité, création d’un statut des entreprises de presse »

« Je veux que la culture fasse une entrée massive à l’école. C’est le premier lieu de la rencontre de tous avec l’art et de la réduction des inégalités d’accès à la culture. Ce que Jules Ferry a réalisé pour le calcul et la lecture, nous avons le devoir de le faire aujourd'hui pour les arts. »

«Ce doit être une vraie révolution, qui commencera par la reconstruction ce que la droite a défait, en démantelant le plan « arts à l'école », initié en 2000 sous l'impulsion de Jack Lang et Catherine Tasca. Ce plan ait été sabordé par le gouvernement auquel appartient le candidat de la droite à l'élection présidentielle : quelle crédibilité de bâtisseur peut bien avoir le démolisseur ?»

« Moi, je veux que tous les jeunes puissent voir leur sensibilité et leur esprit critique s’éveiller, par le contact personnel avec les œuvres, la découverte des lieux de création, la rencontre avec les artistes. Je veux encourager les pratiques artistiques, notamment celles qui sont collectives, parce qu’elles sont le meilleur moyen de faire l’expérience de la vie en communauté, d’en apprendre les règles, et même de lutter contre la violence. »

Lire l'intégralité de l'interview

RAG 34. Les lolo's 34

05:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

13.03.2007

Le pacte présidentiel : 100 propositions pour que ça change fort !


Lire le pacte en ligne




Télécharger le pacte dans son intégralité

Le pacte présidentiel : 100 mesures en musique (clip vidéo 12 mns)


RAG 34. Les lolo's 34

10:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PACTE PRESIDENTIEL, RAG 34

12.03.2007

Bayrou et l’UDF défendent la même politique anti-sociale que Sarkozy et l’UMP

Qui peut douter que François Bayrou et l’UDF soient de droite, agissent au service des intérêts du Medef et se moquent éperdument des droits des travailleurs salariés ou indépendants ?

La France d’en haut
Les positions de l’UDF, fondée par Giscard d’Estaing, présidée maintenant par François Bayrou, sont l’expression d’un monde qui ignore les fins de mois difficiles et dont les préoccupations sont à l’opposé de celles qui taraudent ceux pour qui les difficultés sont permanentes parce qu’elles se présentent dès le début du mois. Bayrou appartient à un monde qui s’estime être la France d’en haut : « Ah ? Tu n’es que professeur de collège ? » disait-il à un ancien camarade de classe qu’il avait perdu de vue. La fréquentation des allées du pouvoir peut créer le sentiment d’appartenir à une élite : Bayrou ne doute pas que les institutions bonapartistes, gaullistes, de la V° République, soient taillées pour lui-même.

Le gouvernement du « centre »
En Italie, discréditée, la démocratie chrétienne s’est effondrée, laissant la place à Berlusconi qui a pu rassembler des nationalistes aux libéraux. En Allemagne, c’est la démocratie chrétienne qui s’est imposée comme le parti dominant de la droite et qui s’étend jusqu’aux frontières de l’extrême droite. Mais en France, la place de parti dominant de la droite est occupée par l’UMP qui, comme en Italie et en Allemagne, amalgame le nationalisme et le libéralisme. Les restes de l’UDF, regroupés autour de Bayrou, n’ont plus de place pour réussir le même amalgame. C’est pourquoi Bayrou tente de convaincre que « la France se gouverne au centre » n’a comme carte d’identité que le libéralisme.

Le pôle extérieur
Comme tous les autres dirigeants de la droite François Bayrou a construit sa carrière politique personnelle en s’adaptant aux institutions monarchiques de la V° République. Mais si l’UDF ne s’est pas fondue dans l’UMP, c’est parce que Bayrou, minoritaire au sein de la droite, est plus visible en restant à l’extérieur d’un appareil construit pour servir un seul chef. Ce n’est pas par refus de l’orientation libérale du parti dont Sarkozy s’est emparé.

Le libéralisme de la droite
On peut en juger par la politique que Bayrou et l’UDF ont suivie depuis 2002. Il ont approuvé les lois anti-sociales les plus scélérates préparées par le gouvernement :
Le 3 juillet 2002, François Bayrou approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 15 octobre, il approuve la loi Fillon sur les salaires, le temps de travail et le développement de l’emploi, combattue par les groupes socialiste et communiste, qui prévoit de nouvelles exonérations de cotisations patronales.
Le 19 novembre, il vote le budget 2003 du gouvernement Raffarin.
Le 17 décembre 2002, le groupe UDF approuve la loi sur les marchés de l’énergie et le service public de l’énergie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste .
Le 28 janvier 2003, François Bayrou approuve la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste qui s’oppose à la modification des modes de scrutin des régionales et européennes : cette modification sera adopté au titre de l’article 49-3 de la Constitution.
Le 29 avril, l’UDF signe un chèque en blanc au gouvernement Raffarin en votant la loi qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnances pour « simplifier » la codification du droit.
Le 2 juillet, Bayrou refuse de voter la motion de censure socialiste du gouvernement Raffarin qui, par le projet de loi Fillon, s’attaque aux retraites par répartition en baissant le montant des pensions malgré l’opposition massive de la mobilisation sociale (1,5 million de manifestants à Paris).
Les 3 et 24 juillet, il approuve cette loi Fillon de contre-réforme des retraites, qui est combattue par tous les députés de gauche.
Le 4 novembre, il vote le budget de la sécurité sociale pour 2004, auquel s’opposent les groupes socialiste et communiste.
Le 25 novembre 2003, il approuve la loi sur le RMI qui crée le « Revenu minimum d’activité », combattu par les groupes socialiste et communiste.
Le 2 mars 2004, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 5 avril, il approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 7 avril, il approuve la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 juin, il approuve la loi sur le handicap, qui supprime un jour férié (lundi de Pentecôte) et qui est combattue par la gauche.
Le 23 novembre, il vote le budget 2005 du gouvernement. Le 7 décembre 2004, il approuve la loi Borloo, dite « de cohésion sociale », combattue par la gauche.
Le 22 mars 2005, il approuve la loi Ollier, portant sur l’organisation du temps de travail en entreprise, combattue par la gauche.
Le 23 mai, il approuve la loi de transposition des directives européennes sur l’ouverture des services postaux à la concurrence, combattue par toute la gauche. - Le 18 octobre, il approuve la loi d’orientation agricole, qui est combattue par les groupes de la gauche, socialiste et communiste.
Le 15 novembre, il approuve l’application de la loi du 3 avril 1955 pour instaurer l’état d’urgence qui est refusé par les groupes socialiste et communiste.
Le 29 novembre, il approuve la loi sur la sécurité et les contrôles frontaliers, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 6 décembre 2005 , il approuve la loi sur le « retour à l’emploi », qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 31 janvier 2006, il approuve la loi sur le logement, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 21 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 30 mai 2006, il approuve encore la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, qui est combattue par toute la gauche.

Un tournant tactique
Le jusqu’au-boutisme de Villepin, accroché au CPE, signe la fin de la politique d’appoint inutile de l’UDF à l’UMP. À partir de la rentrée politique de septembre 2006, avec l’entrée dans la pré-campagne présidentielle, Bayrou sait qu’il va être laminé par l’appareil UMP s’il ne se démarque pas de Sarkozy. Rester collé à Sarkozy c’est disparaître. S’en distinguer c’est sans danger : l’UMP possède à elle seule la majorité absolue des députés. Les 30 UDF devenaient même ridicules de venir faire inutilement l’appoint aux 360 UMP. Bayrou refait ainsi surface sur la scène politique et endigue provisoirement la chute continue de la démocratie chrétienne française depuis la fin du MRP. Mais l’aspiration à l’unité de toute la gauche et le poids de l’appareil UMP écrasent peu à peu la place disponible pour l’UDF. Sa respiration se réduit à celle qu’autorise le desserrement conjoncturel des étaux qui l’enserrent.

Pierre Ruscassie

RAG 34. Les lolo's 34

07:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, UDF, RAG 34

11.03.2007

Chirac ou un verre plein à l'étranger et à moitié vide en France

Copyright © Allociné 2007
PARIS (Reuters) - Jacques Chirac devrait mettre un point final dimanche à quarante années de vie politique dont douze à l'Elysée, où ses succès à l'international l'ont emporté sur sa politique intérieure à l'exception de son dernier pari européen.

Ce que les Français en retiendront, "je n'en sais rien", reconnaît le président à Pierre Péan, auteur d'un "Inconnu de l'Elysée" sorti mi-février.

"Ce que je souhaiterais qu'ils retiennent, c'est que, contrairement aux apparences qu'elle donne à certains moments et pour certains aspects de son histoire, la France est un pays - s'efforce d'être un pays - de tolérance", confie le chef de l'Etat.

Sous sa houlette, le service militaire obligatoire disparaît début 1997 et le quinquennat est institué en 2000. C'est aussi sous son autorité que sont votées les lois réformant les régimes de retraite et l'assurance-maladie, puis l'interdiction à l'école des signes ostensibles d'appartenance à une religion.

Sa présidence consacre également l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics, instituée le 1er février dernier. Son deuxième mandat avait été placé sous le signe de "grands chantiers" comme la lutte contre le cancer, l'aide aux handicapés et la sécurité routière.

Mais c'est dans le domaine économique et social que les fruits peinent à être récoltés, les économistes évoquant au mieux un "bilan contrasté" des années Chirac.

Elu en 1995 sur le thème de la "fracture sociale", Jacques Chirac est reconduit à la tête de l'Etat sept ans plus tard après l'élimination surprise de son adversaire de gauche, Lionel Jospin, au profit de celui du Front national, Jean-Marie Le Pen, au terme d'une campagne dominée par les questions de sécurité.

Réélu avec plus de 82% des voix, il assiste impuissant à la remontée du chômage en 2002 et 2003 et tente de contrer la montée du communautarisme. Combinés, les deux facteurs débouchent sur les violences de l'automne 2005 dans les quartiers difficiles.

Douze années après son accession à la magistrature suprême, on compte toujours plus de deux millions de sans-emploi en France et la baisse amorcée en 2004 s'accompagne d'une hausse du nombre de RMIstes.

Alors qu'il prônait la "remise en ordre des finances publiques" - "un point obligé" - la dette française est passée de 496 milliards d'euros en 1995 à plus de 1.100 milliards.

Il avait fait de la baisse de 30% de l'impôt sur le revenu l'une de ses principales promesses de campagne en 2002. Selon le ministre du Budget Jean-François Copé, les impôts auront finalement baissé d'environ 20% en moyenne entre 2002 et 2007.

FRANCOPHONIE ET ECOLOGIE

Au chapitre international, les choses avaient mal commencé pour Jacques Chirac.

Un mois après son élection, il se met le monde à dos en décidant la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique, en pleine commémoration du cinquantenaire d'Hiroshima. Il y mettra un point final en janvier suivant.

Le chef de l'Etat endosse par la suite tous les atours du militant écologiste, sa croisade culminant en septembre 2002 avec son appel de Johannesbourg. "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", avait-il tancé ses homologues.

Il n'a de cesse de mettre en garde une humanité qui "danse sur un volcan", fustigeant les pays n'ayant pas signé le protocole de Kyoto, militant pour la création d'une Organisation des Nations unies pour l'Environnement et prônant le développement du Sud.

Défenseur de la francophonie, avocat de l'Afrique - où il s'est rendu quasiment chaque année -, Jacques Chirac s'est aussi posé en chantre du multilatéralisme, tenant tête à des Américains qui l'agacent "à toujours vouloir imposer leur point de vue", avoue-t-il à Pierre Péan.

En septembre 2001, il est le premier chef d'Etat étranger à se rendre aux Etats-Unis après les attentats de New York et Washington. Dix-huit mois plus tard, contre l'avis de nombreux partenaires européens, il prend la tête des opposants à l'intervention américaine en Irak, ce qui s'avérera l'une de ses décisions les plus visionnaires.

"J'ai répété 36 fois à (George) Bush qu'il commettait une erreur monumentale", dit-il à propos du chef de la Maison blanche, aujourd'hui contraint de faire machine arrière dans un conflit qui a coûté la vie à plus de 3.000 Américains.

"MOUTON NOIR"

Mais pour ses détracteurs, le deuxième mandat de Jacques Chirac a pris fin le 29 mai 2005, jour du référendum sur la Constitution européenne en France.

Si elle dit "non", la France sera le "mouton noir" de l'Europe, avait prévenu le président lors d'une émission télévisée quelques semaines avant une consultation qu'il avait lui-même voulue. Le traité constitutionnel, fruit de longues années de négociations à 25, est pourtant repoussé par plus de 54% des Français, plongeant l'Europe dans un marasme dont elle tarde à sortir.

Vendredi à Bruxelles, lors de son probable dernier Conseil européen, il a esquissé un mea culpa. "Je suis désolé de, peut-être, ne pas avoir fait tout ce qu'il aurait fallu pour éviter ce qui a été une mauvaise chose pour l'Europe et pour la France", a-t-il déclaré devant la presse.

L'échec du référendum européen traduit un manque d'intuition de l'Elysée à l'égard de l'opinion française et en rappelle un autre: celui de la dissolution de 1997.

Conseillé par Dominique de Villepin, Jacques Chirac décide d'organiser de nouvelles législatives afin d'obtenir une majorité plus solide. Mauvais calcul: la "gauche plurielle" l'emporte, marquant le début de cinq ans de cohabitation avec Lionel Jospin.

Dernier président à avoir fait l'expérience de la guerre, révulsé par l'antisémitisme - "C'est physique", dit-il -, Jacques Chirac multiplie les gestes symboliques pour réconcilier les Français avec les pans sombres de leur histoire.

En juillet 1995 - il est à l'Elysée depuis deux mois - il est le premier chef d'Etat à dénoncer le rôle de Vichy dans la déportation des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. "Ce qui s'est passé avec les juifs pendant la guerre est impardonnable, et il y a un moment où il faut le dire", explique-t-il simplement à Pierre Péan.

En janvier dernier, il préside à l'entrée des Justes au Panthéon, ces Français qui sauvèrent les juifs d'une mort quasi-certaine en déportation.

Pudique et secret sur sa vie privée, Jacques Chirac lève un coin de voile au cours de son second mandat en faisant partager son amour de l'art. Une passion qui se traduira par la construction du musée des Arts premiers du quai Branly, vaste paquebot coloré signé Jean Nouvel surnommé dès sa naissance, en juin 2006, "musée Chirac".

RAG 34. Les lolo's 34

09:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CHIRAC, RAG 34

L'Union européenne en pointe sur le changement climatique


BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne a adopté vendredi une ambitieuse stratégie de lutte contre le réchauffement climatique pour inciter les plus gros pollueurs de la planète, Etats-Unis et Chine en tête, à suivre son exemple.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont clairement voulu prendre les devants en se fixant toute une série d'objectifs contraignants en matière de politique énergétique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

"Cela permettra à l'Europe de jouer son rôle d'avant-garde", a déclaré lors de sa conférence de presse Angela Merkel, qui préside pour l'instant l'Union européenne. "Il était terriblement important de montrer le bon exemple."

Dix ans après avoir joué un rôle essentiel dans l'adoption du protocole de Kyoto en tant que ministre de l'Environnement de son pays, la chancelière allemande a obtenu un résultat qui, selon elle, pèsera lourd "pour toute l'humanité".

Sans exception, tous les dirigeants européens ont rivalisé de superlatifs sur l'importance de cet accord qui doit inciter les plus gros pollueurs - Etats-Unis, Chine, Russie et Inde - à prendre au sérieux le menace du réchauffement de la planète.

"Nous pouvons une fois de plus dire au reste du monde: 'l'Europe prend les devants, vous devriez nous rejoindre'", a déclaré le président de la Commission, José Manuel Barroso.

Merkel utilisera cette série de décisions pour peser sur le sommet du G8, qui réunira en juin prochain sous sa présidence les dirigeants de huit pays les plus industrialisés de la planète.

COMME L'EURO POUR CHIRAC

Pour Jacques Chirac, dont c'était le dernier Conseil européen formel, cette décision "fait partie des grands moments de l'histoire" de l'UE, au même titre que l'euro.

L'accord est d'autant plus remarquable qu'il s'agit de la décision politique la plus importante prise par l'UE depuis qu'elle a été plongée dans la crise par les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne et ce sur un sujet, la politique énergétique, qui a toujours divisé les Européens.

Les Vingt-Sept ont fixé pour objectif unilatéral de réduire de 20% au moins en 2020 par rapport au niveau de 1990 leur production de gaz à effet de serre, comme le CO2. Ils iront jusqu'à 30% si les pays industrialisés font de même.

L'UE rendra également obligatoire à cet horizon l'incorporation d'au moins 10% de biocarburants dans les carburants utilisés par les automobiles.

Le point le plus délicat a été la fixation d'un objectif contraignant de 20% en 2020 pour les énergies renouvelables.

La France, la Finlande et la plupart des pays de l'Est ne voulaient pas d'un tel objectif qu'ils jugent irréaliste dans ce domaine et prônaient la prise en compte des autres sources d'énergie peu productrices de CO2, comme le nucléaire.

Mais cette requête se heurtait au refus des pays qui, comme l'Allemagne, ont décidé de renoncer au nucléaire et qui voulaient des engagements fermes pour être crédibles.

PRESSION FRANÇAISE

Le compromis accepté prévoit bien la fixation d'un objectif moyen contraignant de 20% en moyenne à l'échelle de toute l'UE.

Mais lorsque cet objectif sera décliné par Etat membre, il sera tenu compte des "points de départ nationaux différents" et de la politique énergétique de chacun, une référence étant faite à la contribution du nucléaire à la sécurité de l'approvisionnement et à la lutte contre les émissions de CO2.

Des "objectifs globaux nationaux différenciés" devront donc être trouvés pour les énergies renouvelables avec la Commission, qui a annoncé des propositions pour le troisième trimestre de 2007 "en toute équité et avec le consentement des pays membres".

"Nous sommes souples, a expliqué Barroso, nous comprenons parfaitement que la situation de la Pologne n'est pas la même, disons, que celle de l'Allemagne ou du Danemark."

Il s'agit donc d'une victoire pour les deux camps: les partisans de l'énergie renouvelable obtiennent un objectif contraignant qui permettra aux industriels de planifier leurs investissements et les autres, comme la France, voient reconnue leur souveraineté sur leur politique énergétique.

L'énergie nucléaire représente 70% de la production d'électricité française et constitue un choix stratégique.

Même les écologistes ont salué ces décisions, comme Greenpeace, qui s'est félicité de la fixation d'objectifs contraignants, même si l'organisation a critiqué la "victoire" française qui permet des traitements nationaux différents.

"C'est une lacune ridicule", a dit Mahi Sideridou, directeur de la politique climatique de Greenpeace. "Les efforts français pour obtenir un texte pro-nucléaire ont été pathétiques."

Les Verts du Parlement européen sont sur la même ligne.

"Le sommet a confirmé que les énergies renouvelables restent la première technologie pour combattre les changements climatiques et que, contrairement au message de Jacques Chirac qui voulait faire du nucléaire une énergie renouvelable, cette approche n'est pas été suivie par ses homologues européens", a estimé Claude Turmes, vice-président du groupe vert.

RAG 34. Les lolo's 34

08:40 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RECHAUFFEMENT, CLIMAT, ENVIRONNEMENT

10.03.2007

Ministère de "l'immigration et de l'identité nationale": tollé contre Sarkozy


PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy, en prônant la création d'un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", s'est attiré les vives critiques de ses adversaires politiques et des associations qui y ont vu un appel du pied à l'électorat FN, à six semaines du premier tour.

"Je veux un ministère de l'immigration et de l'identité nationale", a annoncé jeudi soir le candidat UMP lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.

La proposition a été dénoncée dès jeudi soir par le PS, pour qui le ministre de l'Intérieur "laisse entendre que l'immigration est une menace potentielle pour la culture française". Le PS a demandé vendredi à M. Sarkozy de "revenir sur cette proposition" et "reconnaître son dérapage".

Le numéro un PS François Hollande a enfoncé le clou: "Je crains vraiment que dans cette campagne Nicolas Sarkozy soit dans un flirt poussé avec les thèses du Front national".

Le candidat UDF, François Bayrou, a renchéri, estimant "qu'en enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale", Nicolas Sarkozy a franchi "une frontière". En meeting à Perpignan vendredi soir, M. Bayrou a jugé que "l'identité nationale de la France, elle a un nom, c'est la République".

"On ne mélange pas dans le même ministère immigration et identité nationale. D'abord on ne fait pas un ministère de l'identité nationale. On ne fait pas un ministère de la France", a-t-il dit.

"Les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République", a estimé la candidate PCF Marie-George Buffet, pour qui "accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire".

Face à ces critiques, la porte-parole du candidat UMP, Rachida Dati, a fait valoir que "il n'y a rien de choquant, ni aucune connotation à immigration et à identité nationale".

Vendredi, le candidat de l'UMP s'est lui-même défendu devant la presse contre ces "mauvaises polémiques" car l'identité française, ce n'est pas un gros mot".

"L'Histoire de France, la fierté d'être Français, l'identité française sont au coeur de la campagne électorale", a-t-il ensuite affirmé lors d'une réunion publique à Caen.

L'idée de ce nouveau ministère a été approuvée par Jean-Marie Le Pen qui voit là "une petite opération de racolage sur les terres du FN".

Elle a en revanche suscité l'indignation d'associations. La Ligue des droits de l'homme s'est déclarée "scandalisée" par cette proposition, qui "constitue un appel de pied supplémentaire à l'extrême droite".

SOS Racisme a regretté que "l'immigration serve à nouveau de lamentable épouvantail aux échecs et aux failles du passé" et affirmé que les candidats à la magistrature suprême "ne doivent pas divertir les citoyens en flattant les plus bas instincts d'une partie d'entre eux".

Dans la même veine, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) affirme que Nicolas Sarkozy "n'a pas utilisé ces termes par hasard" et qu'en associant ces termes, "il libère la parole et l'idéologie raciste, il menace gravement la cohésion nationale".

"Visiblement, Nicolas Sarkozy entreprend la danse du ventre devant l'électorat de Le Pen", ironise le Réseau éducation sans frontières, voyant comme "ministre de l'Identité nationale" Johnny Hallyday, soutien de Nicolas Sarkozy qui s'est installé en Suisse tout en demandant la nationalité belge.

Samedi, Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a estimé que "la lepénisation du discours de Nicolas Sarkozy est en marche" et que "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée".

"Nicolas Sarkozy est manifestement un candidat à la dérive", a estimé le porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP, suite à l'annonce du candidat UMP de son projet de créer s'il est élu "un ministère de l'immigration et de l'identité nationale".

Pour le député de Saône-et-Loire, "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée". Au début de la semaine, M. Sarkozy avait indiqué qu'il se "battrait" pour que M. Le Pen -et Olivier Besancenot (LCR)- puissent être candidats.

"A quand l'arrivée de la famille Le Pen au gouvernement et au pouvoir dans les wagons du sarkozysme ?", se demande M. Montebourg.



Souk CHANTHALANGSY



RAG 34. Les lolo's 34

16:55 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, IMMIGRATION, CODE DE LA NATIONALITE, IDENTITE FRANCAISE, RAG 34

Royal pour la mise en place rapide d'une réforme de la PAC


PARIS (Reuters) - Ségolène Royal appelle à dépasser les déclarations de principe sur les négociations agricoles à l'OMC et à mettre, par ailleurs, en place assez rapidement une réforme de la PAC.

La candidate socialiste à l'élection présidentielle a été interrogée lors d'une visite au Salon de l'Agriculture sur le bilan du président Jacques Chirac en matière agricole.

"Il faut reconnaître qu'il a quand même un bon contact avec les agriculteurs (...) mais en même temps tous les chantiers sont devant nous. Rien n'est réglé", a-t-elle déclaré lors d'un bref point de presse, après avoir partagé un petit-déjeuner avec des éleveurs de viande bovine.

S'agissant des négociations à l'Organisation mondiale du commerce, elle y a vu "un problème extrêmement chaud, extrêmement urgent".

"Aujourd'hui, il y a des déclarations de principe mais il va falloir obtenir des résultats", a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, lors de sa propre visite au Salon de l'agriculture lundi dernier, avait déclaré que la France cherchait à ramener "du bon sens" dans les négociations en cours et aucunement à les bloquer.

Ségolène Royal a dit, pour sa part, vouloir "faire en sorte que la France obtienne impérativement de ne plus faire de concessions pour protéger son agriculture".

La réduction des subventions à l'agriculture en Europe et aux Etats-Unis et la baisse des droits de douanes industriels appliqués par les pays émergents du G-20 sont les deux principaux points de blocage qui empêchent de sortir le cycle de négociations de Doha de l'impasse dans laquelle il se trouve.

A propos de la réforme de la Politique agricole commune, la candidate socialiste à l'Elysée l'a jugée "difficile".

"Il va falloir la mettre en place assez rapidement pour que les agriculteurs puissent anticiper", a-t-elle dit. "Je sens que les agriculteurs sont inquiets, ils ont peur du changement des règles. C'est dès maintenant que nous devons préparer avec eux cette réforme de la PAC".

"NOUS LAISSER RESPIRER"

Dans son "pacte présidentiel", Ségolène Royal prône une meilleure articulation entre agriculture et environnement et se prononce pour une réforme des aides agricoles européennes afin de favoriser une diversification de l'agriculture, notamment biologique.

Elue d'une circonscription agricole des Deux-Sèvres depuis 20 ans, elle déplore que "70% des aides" aillent à "30% des exploitants".

Le budget de la PAC a été sanctuarisé pour la période 2007-2013 après un accord acquis in extremis en 2002 entre la France et l'Allemagne.

Face à l'intransigeance britannique, Jacques Chirac et Gerhard Schröder ont obtenu que les dépenses agricoles soient plafonnées à leur niveau de 2006, en contrepartie d'un engagement que la PAC demeurerait inchangée d'ici 2013.

"Surtout, ne rebadigeonnez pas (l'accord) en 2008", a imploré un éleveur de vaches limousines devant Ségolène Royal pendant le petit-déjeuner où elle a dégusté un steak de boeuf charolais. "Il faut nous laisser respirer jusqu'en 2013", a-t-il plaidé.

Si elle est élue à l'Elysée en mai, Ségolène Royal s'appuiera sur le rapport d'étape prévu en 2008 pour engager la renégociation de la PAC, a cependant précisé Bruno Rebelle, son conseiller pour l'environnement qui l'accompagnait dans les allées du palais d'exposition de la Porte de Versailles.

Il faut "plus d'équité et de transparence dans l'attribution des aides et s'assurer que les politiques européennes servent une nouvelle orientation de l'agriculture", a-t-il précisé.

Mardi à Berlin, Ségolène Royal a évoqué cette future réforme de la PAC lors de sa rencontre avec Angela Merkel.

"La France et l'Allemagne n'ont pas toujours été sur les mêmes positions", a reconnu Bruno Rebelle, mais face à la chancelière allemande, la candidate socialiste "a pu expliquer la différence entre s'arc-bouter sur une PAC inchangée, ce qui a dressé l'ensemble des pays européens contre la France, et une renégociation".

RAG 34. Les lolo's 34

14:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PAC, ROYAL, RAG 34

Royal dénonce l'amalgame créé par Sarkozy sur l'immigration

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal dénonce dans la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale" un amalgame assez ignoble.

"Je trouve assez ignoble de faire cet amalgame entre l'identité française et les travailleurs immigrés, étrangers, qui viennent ici pour contribuer à la croissance économique", a déclaré la candidate socialiste à l'élection présidentielle en marge de sa visite au Salon de l'agriculture à Paris.

"Je pense que c'est une confusion malheureuse", a-t-elle ajouté. "Jamais les travailleurs immigrés n'ont menacé l'identité française. Au contraire, les immigrés réguliers (...) viennent souvent faire du travail que les Français ne veulent pas faire."

Le candidat de l'UMP à l'Elysée a avancé cette idée jeudi soir sur le plateau France 2, lors de l'émission "A vous de juger", parce qu'à ses yeux "le dossier de l'immigration est explosé en trois ministères différents".

RAG 34. Les lolo's 34

14:38 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, SARKOZY, RAG 34

"Ma France laïque" Peut-on continuer à vivre ensemble et comment?

Sophia Chikirou
publie "Ma France laïque"


Peut-on continuer à vivre ensemble et comment?

Pour Sophia Chikirou, cette question l'emporte sur toutes les autres: ne pas y répondre ou la contourner reviendrait à priver la politique de son sens. De son parcours, qu'elle juge semblable à celui de millions de Français issus de différentes vagues de migration et d'immigration qu'a connues la France, elle tire la conviction que la République est une chance.

De son expérience militante et associative, elle nous livre un regard franc, sans concession, qui n'épargne pas même sa propre famille politique dont certaines pratiques, qu'elle dénonce, encouragent le communautarisme.

Son analyse stimulante et ses solutions pertinentes couvrent ce qu'elle estime être le champ de la laïcité: un principe qui ne se résume pas à la loi de séparation des Eglises et de l'Etat (1905) mais qui concerne au plus haut degré le quotidien des Français, à la ville, au travail, à l'école et leur rapport à la politique.

Parce que la laïcité a permis à Sophia Chikirou d'être la femme émancipée qu'elle est aujourd'hui, elle veut, pour tous les autres, que ce principe d'organisation de la vie connaisse un retour de flamme et porte les espérances de la jeunesse.

Avec la participation de Mohammed Abdi, Claude Bartolone, Gaston Kelman, Henri Pena-Ruiz, Alain Seksig, Antoine Sfeir.

Ma France laïque

14,90€ - 230 pages

Editions La Martinière

RAG 34. Les Lolo's 34

14:37 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ségolène Royal, pour une laïcité moderne

De 1789 à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, en passant par les lois Ferry, l’histoire de notre République se confond sur bien des points avec celle de l’émergence de la laïcité. La laïcité est le patrimoine historique de la gauche, mais aussi de la République française : Ségolène Royal s’inscrit pleinement dans ce double héritage, qui assure la liberté de conscience pour chacun et la sauvegarde de l’intérêt général.

I) La laïcité est aujourd’hui en danger

Le bilan et le projet du ministre-candidat Nicolas Sarkozy peut légitimement faire craindre le pire en ce qui concerne la sauvegarde la laïcité, s’il était élu. « On ne peut pas éduquer les jeunes en s'appuyant exclusivement sur des valeurs temporelles, matérielles, voire même républicaines [...]. La dimension morale est plus solide, plus enracinée, lorsqu'elle procède d'une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu'elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain.», expliquait-il ainsi dans son livre La République, les religions, l'espérance. Dans le même ouvrage, il propose de permettre à l’État de financer la construction de nouveaux lieux de culte, ce qui est en contradiction flagrante avec l’article 2 de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. Le passif de François Bayrou n’inspire pas plus confiance : alors qu’il était ministre du gouvernement Balladur, il avait présenté un projet de loi de révision de la loi Falloux, qui permettait aux collectivités locales de financer davantage l’école privée. Les candidats de la droite, au nom d’une prétendue « ouverture » de la laïcité, risquent en fait de l’affaiblir gravement.

II) Ségolène Royal s’est au contraire engagée en faveur de la laïcité

Elle refuse la balkanisation de la société en groupes ethniques et religieux auxquelles on sous-traiterait les questions sociales et éducatives : « Pour nous, à gauche, la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales, ce n'est pas notre modèle. C'est la droite qui affaiblit la République en portant atteinte au pacte social et à la laïcité. » (Congrès d'investiture du Parti Socialiste, Mutualité 26 novembre 2006)

En s’en prenant au principe de laïcité, on met en danger les fondements mêmes de la République : « De la précarisation généralisée aux remises en cause, par M. Sarkozy, de la loi de 1905 sur la laïcité, la droite s'en prend à tous les fondements de la République. C'est à tout cela qu'il faut mettre un coup d'arrêt. » (La Dépêche du Midi, 22 septembre 2006)

III) Des mesures concrètes pour une laïcité adaptée à la France d’aujourd’hui

Si la laïcité est au fondement de la solidité de notre République, elle ne peut se cantonner à de vagues déclarations d’intentions, comme le font les autres candidats. Ségolène Royal a pris position à plusieurs reprises sur la signification concrète de la laïcité en actes : « Je vais vous dire pourquoi je suis particulièrement attachée à ce principe (de laïcité), parce que se joue là l'émancipation des femmes, et je voudrais dire ici la solidarité qui est la mienne, à l'égard des gynécologues, dans certains hôpitaux, qui se sont fait agresser par des maris qui ne tolèrent pas que leur femme soit soignée par des hommes » (Deuxième débat télévisé pour l'investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 24 octobre 2006)

En outre, elle a déjà avancé des propositions très claires sur la question. Dans son pacte présidentiel, elle réaffirme ainsi le primat de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, et propose d’inscrire plus fermement la laïcité dans notre Constitution : « Refuser toute remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, et intégrer à la Constitution une charte de la laïcité. » (Proposition 74).

Sur la question particulièrement sensible de la laïcité dans l’Education nationale, Ségolène Royale refuse le financement anarchique de l’enseignement privé, et s’est engagée à abroger l’article 84 de la loi d’août 2004 concertant le forfait communal : « Le service public doit rester impérativement laïc, et si je suis élue je supprimerai cette loi qui oblige les communes à payer pour les élèves d'autres communes qui sont scolarisés dans les écoles privées... Je trouve cette loi tout à fait anormale, d'aller payer pour les enfants qui vont dans les écoles privées des autres communes, c'est-à-dire qui participent à la désertification rurale de la commune qui est obligée de payer, ça ne tient pas debout. » (Deuxième débat télévisé pour l'investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat , 24 octobre 2006.)

Ségolène Royal, dans son programme et ses interventions, s’engage nettement pour une laïcité réaffirmée et renforcée. Elle sera la garante de la préservation du bien commun par rapport aux intérêts particuliers, et s’opposera aux dérives communautaires qui menacent le Pacte Républicain.

RAG 34. Les lolo's 34

08:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LAICITE, ROYAL, RAG 34

09.03.2007

Environnement : 20% d'énergies renouvelables en France d'ici 2020 ?

Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020

L'Union européenne a présenté début janvier les orientations de la politique énergétique qu'elle entend promouvoir pour les 10 prochaines années. Ce « paquet énergie » devrait être définitivement approuvé lors du Conseil européen de Printemps des 8 et 9 mars. La feuille de route proposée affiche notamment un objectif contraignant de 20% d'énergies renouvelables en 2020.

Ségolène Royal avait adopté cet engagement dans son Pacte présidentiel. Elle s'inquiète de voir que le gouvernement français est un des seuls en Europe à s'opposer à cet objectif alors que le développement massif des énergies renouvelables est indispensable pour lutter efficacement contre le changement climatique, et que c'est une chance pour l'économie et l'emploi. Ce sont, en effet, plus de 100.000 emplois non délocalisables qui peuvent voir le jour dans ce secteur.

Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020, car il serait dangereux de prendre du retard dans ce domaine.

RAG 34. Lolo34

07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

08.03.2007

Journée de la Femme sur du velours pour Ségolène Royal

Derrière la corde censée la protéger de la cohue, des cris "Ségolène Présidente" se mélangent à quelques "Nique Sarkozy".

clicker sur pour agrandir la photo
VAULX-EN-VELIN, Rhône (Reuters) - Ségolène Royal s'est offert jeudi un déplacement de terrain à la croisée de deux de ses thèmes de prédilection, les femmes et les banlieues.

Après son meeting de Dijon pour marquer la "journée internationale de la femme" mercredi soir, la candidate socialiste à la présidentielle s'est rendue à Vaulx-en-Velin, ancien quartier sensible de la périphérie lyonnaise.

Arrivée en cortège officiel avec le maire de Lyon Gérard Collomb et le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, Ségolène Royal a tenté de se frayer un chemin dans une foule extrêmement jeune et "black-blanc-beur".

Derrière la corde censée la protéger de la cohue, des cris "Ségolène Présidente" se mélangent à quelques "Nique Sarkozy".

De loin, des adolescents la prennent en photo avec leur téléphone portable. "Elle est pas plus grande que moi", s'amuse une jeune fille en survêtement, la tête ceinte d'un foulard bleu.

Une fois parvenue jusqu'au centre culturel Charlie Chaplin, la candidate socialiste a écouté les témoignages de jeunes sportives nées à Vaulx-en-Velin ou de la mère d'un enfant handicapé ayant créé un service de prêt de fauteuils roulants.

Faisant l'impasse sur leurs questions extrêmement précises, la présidente de Poitou-Charentes a déroulé les mesures de son "pacte présidentiel" en faveur des femmes, insistant sur la généralisation du micro-crédit et une augmentation massive des aides pour la formation professionnelle des femmes.

LE "SON" ROYAL CONTRE LE "BRUIT" BAYROU

"Ayez confiance en vous et demain l'Etat, les pouvoirs publics vous aideront à réaliser vos projets", a-t-elle assuré devant un public installé à de petites tables rondes.

"Je voudrais que partout sur le territoire national, plus aucune femme ne se dise 'je sens en moi des potentialités (...) mais je n'ose pas, je me dis que ce n'est pas pour moi, j'ai peur de me lancer'", a poursuivi la première femme à avoir une chance réelle d'accéder à l'Elysée.

Chez les femmes, "il y a toujours une intériorisation de quelque chose qui leur dit 'est-ce que j'ai bien le droit d'avoir ces ambitions ou est-ce que je vais y arriver?' (...) Je connais vos doutes à chacune d'entre vous", a-t-elle assuré.

"Moi je vous le dis, vous pouvez toutes y arriver", a martelé Ségolène Royal, qui joue la carte de la sérénité à six semaines du premier tour malgré l'envolée de François Bayrou dans les sondages, qu'elle refuse de commenter devant les caméras.

Ségolène Royal confie cependant qu'il faudrait que les commentateurs insistent sur le nombre important des indécis. "Refuser de choisir, c'est aussi donner une opinion politique", explique-t-elle.

"Dans une campagne présidentielle, il faut faire passer un son, ne pas se préoccuper des bruits parasites", souligne Vincent Peillon. Les socialistes doivent veiller à ne pas faire du candidat centriste "l'ennemi numéro un", estime le porte-parole.

Pendant les 45 jours qui la séparent du vote des Français, la candidate de gauche va donc poursuivre son "travail d'explication" sur son "pacte présidentiel", insister sur la "cohérence, la vision, les valeurs" sur lesquelles elle veut "s'arc-bouter".

Un mois après son discours de Villepinte, "ça n'a pas encore imprimé", reconnaît celle pour la campagne, commencée dès son investiture fin novembre, est en réalité trop courte. Mais "je vais les convaincre et donc être élue", assure-t-elle.


RAG 34. Lovely 34

16:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

Qui sont les femmes au pouvoir dans le monde ?

Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement. Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-

Osez la femme, osez Ségolène !

RAG 34. Lovely34

15:06 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Les femmes qui gouvernent, RAG

Cette journée du 8 mars nous relie toutes à l'échelle de la planète

Ségolène Royal en meeting à Dijon pour célébrer la journée internationale des femmes.


Ségolène Royal salue d’abord les femmes en cette journée du 8 mars "qui nous relie toutes à l'échelle de la planète". Puis elle salue les hommes "sans lesquels rien ne serait possible, vous qui en acceptant de voter pour une femme vous affranchissez vous-mêmes des vieux préjugés"

"Ne laissons plus le doute s'insinuer dans nos têtes sur nos capacités, nos légitimités, nos compétences, notre carrure, notre stature. C'est aussi dans nos têtes qu'il faut faire le ménage"

"Je dis aux femmes : osez, relevez la tête, la France a besoin de vous, entreprenez, assumez vos responsabilités, prenez toute votre place, nous en avons besoin toutes ensemble"

"Liberté, égalité, fraternité, aujourd'hui à Dijon j'en appelle à la sororité".

"A toutes ces femmes qui ont tant de mal à boucler les fins de mois, femmes manoeuvres, femmes dans les services de nettoyage, de soins aux personnes, femmes noires, femmes blanches, femmes des petits matins, femmes dans les entreprises agricoles si peu payées et si peu reconnues, aujourd'hui je vous demande de leur faire part de votre reconnaissance".

La candidate socialiste insiste sur sa différence en tant que femme politique. "La femme est un animal politique comme un homme, dans un milieu brutal. Je revendique de faire de la politique autrement à l'abri de cette brutalité".

"Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme, mais je suis une femme et avec moi le vrai changement politique, il est là, et avec moi la politique ne sera plus jamais comme avant. A l'échelle de la planète, mais aussi de la France, si nous réussissons pour les femmes, si cela va mieux pour les femmes, alors cela ira mieux pour l'humanité tout entière".

Elle cite Louise Michel, qui refusait que ce soit, dans le partage hommes-femmes, "à eux la raison, à nous les effusions sentimentales", Jeanne d'Arc, l'écrivain Christine de Pisan, la révolutionnaire Olympe de Gouges. "Ici, à Dijon, je vous le dis, si je suis élue présidente de la République, Olympe de Gouges entrera au Panthéon, ce grand monument si peu accueillant aux femmes qu'il porte à son fronton « aux grands hommes la patrie reconnaissante »", déclare Ségolène Royal devant des milliers de personnes.

"Elle rejoindra au Panthéon Marie Curie".

Ségolène Royal rappelle qu'Olympe de Gouges, figure féminine du combat contre l'esclavage, dans sa déclaration des droits de la femme de 1791, soulignait que "si la femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir le droit de monter à la tribune". Olympe de Gouges est morte guillotinée en 1793.

Elle fait l'"état des lieux" des "droits à consolider pour que vive vraiment l'égalité" : lutte contre le chômage, précarité, violences, petites retraites", qui concernent "d'abord les femmes", et a rappelé des points de son pacte présidentiel comme l'accès à la contraception gratuite pour les moins de 25 ans.

Elle confirme que si elle est élue, elle présentera au Parlement un projet de loi-cadre sur les violences faites aux femmes.

Lire l'intégralité du discours

RAG 34. Lovely34

13:39 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Osez la femme, Osez Ségolène !

Osez la femme, Osez Ségolène !

Royal appelle les Français à oser le "changement radical" en élisant une femme

DIJON (AP) - A la veille de la journée internationale des femmes, Ségolène Royal a appelé mercredi les Français à "oser" le "changement radical" en votant pour une femme à la présidentielle, transformant pour l'occasion la devise de la République en "liberté, égalité, sororité". Elle s'est engagée à transférer les cendres de la révolutionnaire Olympe de Gouges au Panthéon.

"Osons cette ouverture nouvelle, osons ce changement radical! Nous sommes en train de vivre, et c'est le monde entier qui nous regarde, un moment historique", a exhorté la candidate socialiste, première femme à avoir une chance réelle d'entrer à l'Elysée. Le meeting organisé à Dijon en présence de nombreuses élues socialistes et de féministes a rassemblé près de 10.000 personnes, selon le service de presse du PS. "La femme est un animal politique comme un homme", a-t-elle relevé dans un sourire.

Ségolène Royal s'est présentée comme le "vrai changement politique". "Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme. Je suis une femme, mais avec moi le vrai changement politique, il est là, et avec moi la politique ne sera plus jamais comme avant!", a-t-elle promis. "Je suis une femme, je suis une mère et je l'assume dans ma relation au pouvoir."

Féministe revendiquée, elle s'est adressée aux électrices. "J'en appelle à la force de leur vote pour qu'elles transforment par leur participation le monde." Sans oublier de s'adresser aux hommes dans l'assistance, "sans lesquels rien ne serait possible". "En acceptant de voter pour une femme, vous vous affranchissez vous-mêmes des vieux préjugés", les a-t-elle salués. Un clin d'oeil aux électeurs masculins qui incarnent selon elle le "nouveau féminisme, le féminisme du XXIe siècle". "Heureusement qu'il y a des hommes qui ont ouvert la voie sur la contraception, l'IVG" (interruption volontaire de grossesse), a rappelé après le meeting l'ex-ministre de la Famille, à l'origine de la pilule du lendemain dans les lycées ou du congé de paternité.

S'inscrivant dans la lignée des féministes historiques -citant Louise Michel ou même Jeanne d'Arc-, elle s'est engagée à transférer au Panthéon, "si peu accueillant aux femmes", les cendres d'Olympe de Gouges. "Je suis venue au socialisme par le féminisme, au départ pas un féminisme bien charpenté, une sorte de féminisme instinctif qui m'a fait refuser dès l'adolescence la place faite aux femmes dans ma famille", a rappelé cette fille de militaire, qui n'a jamais adhéré à un grand mouvement féministe. Et de souligner à l'attention de ses rivaux à droite que "la bataille des femmes a toujours été liée à la bataille de la gauche et des socialistes".

S'agaçant des doutes sur sa crédibilité, Ségolène Royal a évoqué les difficultés pour une femme à s'imposer en politique. "Ne laissons plus le doute s'insinuer dans nos têtes sur nos capacités et sur notre légitimité, sur nos compétences, sur notre carrure et sur notre stature." "La politique est un combat rude qui se mène dans un milieu brutal, et moi, je revendique la possibilité de faire de la politique autrement, à l'abri de cette brutalité", a-t-elle crânement lancé.

Dressant un sombre tableau de la situation des femmes dans la société, elle a promis des "réformes en profondeur", dont un service public de la petite enfance ou une loi sur les violences faites aux femmes. L'occasion d'adresser un message de "reconnaissance" aux "vendeuses, caissières, secrétaires", "femmes noires, femmes blanches, femmes du Maghreb, femmes du petit matin", "si peu payées et si peu reconnues".

Auparavant, assise au milieu du public, elle avait reçu les encouragements de ses consoeurs socialistes, de féministes et d'invitées étrangères, dont un message de la présidente du Chili Michelle Bachelet. "C'est une femme qui n'a peur de rien. Ce n'est la peine de dire 'Elle va craquer, lâcher, se fatiguer'", a prévenu Yvette Roudy, première ministre des Droits de la femme. "Nous la voulons présidente!" AP



RAG 34. Les lolo's 34

01:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

Têtu souligne l'homophobie d'une vidéo des jeunes UMP

Une vidéo anti-PS moque Bertrand Delanoë sur son homosexualité

Une vidéo, postée sur le site Dailymotion, cherche à moquer «les éléphants du PS» et attribue à chacune des figures historiques du Parti socialiste une description peu flatteuse. Le procédé est courant parmi les militants politiques en période électorale, et, bien que popularisé par le succès des sites de vidéos en ligne, n'a rien de bien notable en soi. En revanche, la manière dont Bertrand Delanoë est désigné hargneusement sous le terme de «Notre Dame de Paris» semble gênant: il cherche ainsi à ridiculiser le maire de Paris au prétexte de son homosexualité. Le film est signé par les Jeunes populaires, les militants «jeunesse» de l'UMP, qui s'étaient déjà distingués l'an dernier par leur ambiguïté sur la question, lorsqu'ils avaient fait un amalgame entre homosexualité et pédophilie (lire Quotidien du 21 février 2006). Joints au téléphone par Têtu au siège du parti de la majorité, à Paris, les Jeunes de l'UMP se sont refusés à tout commentaire sur le message posté en leur nom.

Et aussi...

(21/02/2006) Les jeunes UMP de l'IEP de Bordeaux amalgament homosexualité et pédophilie
(23/02/2006) Propos homophobes des JUMP de Bordeaux: le MJS de la Gironde a porté plainte
(24/03/2006) Les Jeunes populaires présentent des excuses pour les propos homophobes des Jump de Bordeaux

Copyright tetu.com

par Paul Parant

Info du 6 mars 2007

Têtu.com

RAG 34. Les Lolo's 34

01:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : UMP, SARKOZY, HOMOPHOBIE, RAG 34

07.03.2007

Le piège des signatures : "le mezzo voce" de SARKOZY

Attention, la campagne présidentielle est menacée par un nouveau pas en avant dans la confusion. Jusqu’ici, Sarkozy le susurrait mezzo voce. Lundi 5 mars, il déclare sur un plateau télévisé qu’il juge indispensable que Le Pen et Besancenot soient candidats. Au nom de la démocratie. L’UMP appelle les élus non membres d’un parti à leur apporter des parrainages. Toujours au nom de la démocratie. Un conseiller général de l’UMP en Seine-Maritime décide de « montrer l’exemple » en donnant sa signature à Le Pen. Il appelle ses collègues à faire de même. Et précise que s’il avait été de gauche, il aurait donné son paraphe à Besancenot ou Bové. Encore une fois au nom de la démocratie. Toute la droite, des éditorialistes du Figaro aux dirigeants de l’UMP, se met en mouvement pour permettre à Le Pen d’être candidat sans entraîner aucune réaction à gauche. Il faut dire qu’au même moment, plusieurs candidats dénoncent le soi-disant verrouillage du Parti socialiste qui refuse de leur donner des signatures. Le président de l’UMP semble en passe de réussir un sacré coup double : garantir sans susciter de réaction la présence du FN à la présidentielle tout en semant affrontement et rancœur à gauche.

Un parti peut tout à fait décider de donner des signatures au candidat d’une autre formation. Mais c’est un mensonge de faire croire que c’est au nom de la démocratie. Lorsque Sarkozy veut donner des signatures à Le Pen, il agit en fonction de ses seuls intérêts. Son directeur de campagne ne s’en cache même pas. Il explique à ses amis UMP que les sondages réalisés en fonction de l’hypothèse où Le Pen ne serait pas candidat montrent que Sarkozy ne récupèrerait que 10% de ses voix, beaucoup moins que le report attendu dans le cas inverse. La démocratie n’est donc pour rien dans ce calcul. De toutes façons, la démocratie ne consiste pas à confier à un parti quel qu’il soit le droit de choisir ceux qui pourront se présenter à ses côtés. C’est en effet méconnaître qu’un tel soutien comporte toujours des contreparties. Le coup de pouce de Sarkozy à Le Pen ne sera pas gratuit. Le chef du FN a déjà donné des signes en ce sens (voir le A Gauche de la semaine dernière). La démocratie voudrait plutôt que l’on réforme le système des parrainages. Tout en sachant que s’il est contestable, il ne concentre pas le caractère antidémocratique de la Cinquième République. L’essentiel porte plutôt sur la réduction de la vie politique à l’élection présidentielle, quel que soit le nombre de candidats autorisés à y concourir, et sur la concentration des pouvoirs dans les mains du président, quel que soit le nombre de personnes ayant postulé à la fonction. Toutes choses qui n’ont pas été conçues par De Gaulle pour assurer la domination des partis mais bien au contraire pour diminuer leur rôle.

A Gauche, le premier candidat à avoir annoncé qu’il demanderait des signatures à l’UMP « au nom de la démocratie » a été Olivier Besancenot. Il réagissait à la consigne donnée aux élus socialistes par François Hollande de réserver leurs signatures à Ségolène Royal. A l’époque, j’avais approuvé cette décision. Avec Jean-Luc Mélenchon, nous l’avions même souhaitée. Car les dirigeants socialistes qui souhaitaient offrir à Besancenot un paquet de signatures pour qu’il se présente le faisaient avec une stratégie bien précise : donner à la LCR les moyens de briser le rassemblement unitaire antilibéral en constitution. S’ils avaient été suivis, le PS aurait délégué à la LCR le rôle d’opposition de gauche de façon à prendre le PCF en tenailles. Ces responsables plaidaient qu’il valait mieux s’entendre avec un partenaire qui ne porte aucune exigence politique à votre égard, puisqu’il a annoncé par avance ne jamais gouverner avec vous, au détriment d’autres qui parlent de changer toute la gauche et ont encore des élus, donc des prises de guerre en perspective. A l’inverse, le refus du PS d’encourager l’éclatement poussait l’autre gauche à se rassembler. Divisés, beaucoup risquaient en effet de ne pouvoir concourir faute des 500 signatures. A l’époque personne en dehors de la LCR n’avait d’ailleurs protesté contre la décision de Hollande. Beaucoup de partisans d’une candidature commune de l’autre gauche et notamment José Bové espéraient que Besancenot serait du coup obligé de rejoindre le rassemblement in extremis faute de signatures. Là encore, il n’était guère question de démocratie.

45000 élus sont autorisés à donner leur parrainage. La majeure partie d’entre eux est attachée à la démocratie. S’il ne s’agissait que de cela, des dizaines de candidats auraient leur compte de signatures. D’autant que seul un tiers de ces élus appartient à un parti. Mais tous font de la politique. Donner son parrainage est un acte politique. L’UMP a fait un choix politique : permettre à Le Pen d’être candidat. La gauche doit le pointer comme tel et expliquer pourquoi elle le conteste. Dès lors ses formations doivent assumer les choix et accords politiques qu’elles font de leur côté, en demandant ou en donnant des signatures à tel ou tel. Cette question ne concerne pas les seuls socialistes puisqu’elle est celle des formes et du contenu de l’union des gauches.

François DELAPIERRE


RAG 34. Lolo34

13:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François DELAPIERRE, PRS, RAG 34

Sarkozy et le regroupement familial : une stigmatisation inacceptable des immigrés et de leurs familles

Nicolas Sarkozy vient une nouvelle fois de lancer un signal fort en direction des électeurs du Front National en proposant de soumettre le droit au regroupement familial à des “tests d’intégration”.Le droit à mener une vie familiale normale, pilier de l’intégration républicaine, ne saurait être remis en cause. Au même titre que l’immigration de travail et d’asile, l’immigration légale de famille s’inscrit dans la tradition de notre pays et ne saurait être dépréciée ou considérée comme “subie”.

Le Parti Socialiste s’insurge contre cette nouvelle stigmatisation des immigrés et de leurs familles par le Ministre de l’Intérieur. Le Parti Socialiste exige que le Ministre-candidat cesse de ternir l’image de notre pays, terre d’accueil, à des fins électoralistes. .

Paris, le 06 mars 2007

Communiqué de Faouzi Lamdaoui, Secrétaire national adjoint à l’Egalité et au Partenariat équitable


RAG 34. Lolo34

07:19 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, IMMIGRATION, RAG 34

Deux administrateurs de l'Insee estiment à 9,5% et non à 8,7% le "véritable" taux de chômage

Quel a été le véritable taux de chômage français en 2006? Jeudi 8 mars, l'Insee ne dévoilera sans doute pas ce chiffre – celui qui est calculé selon la norme du Bureau international du travail (BIT) – mais tentera d'expliquer pourquoi ses experts n'ont pas été en mesure de le publier, comme chaque année, en mars. Cela se passera devant le Conseil national de l'information statistique (CNIS), qui réunit syndicalistes, patronat, économistes, fonctionnaires du ministère de l'emploi… L'Insee – qui est largement suspecté d'avoir reporté la publication du chiffre du chômage à l'après présidentielle pour la raison qu'il serait nettement moins bon que prévu et ne servirait pas le bilan de Dominique de Villepin – n'a, jusqu'ici, pas convaincu de sa bonne foi en invoquant des raisons d'ordre technique.

Trois fonctionnaires – deux administrateurs de l'Insee, dont l'un a travaillé au ministère de l'emploi, et un salarié syndicaliste de l'ANPE – ont calculé que le taux de chômage ne serait en fait pas de 8,7% à la fin 2006 – un chiffre calculé à partir des données de l'ANPE – mais de près de 9,5%. Ce dernier chiffre représenterait les demandeurs d'emploi au sens du BIT, c'est-à-dire ceux qui, quand on les interroge, se déclarent à la recherche d'un emploi, qu'ils soient inscrits ou non à l'ANPE.

La correction serait donc de 0,8 point, ce qui représenterait quelques 200 000 demandeurs d'emplois en plus. Et atténuerait considérablement le recul du chômage dont peut se vanter le gouvernement : fin 2005, son taux, au sens BIT, était de 9,8%. Traditionnellement, le passage des estimations calculées à partir des données de l'ANPE au chiffre BIT, indépendant du mode de gestion administrative de l'emploi, donne lieu à une correction bien moins importante : elle est généralement comprise entre 0,1 et 0,3 point.

Les trois experts ont rédigé une note de 15 pages, envoyée anonymement par Internet à plusieurs économistes et que Le Monde s'est procuré. Signée Schi – pour schizophrène, "parce que nous sommes à la fois dedans et dehors", dans le système de la statistique française de l'emploi et critique à son égard, explique l'un des auteurs –, celle-ci retrace les modifications qui ont affecté le calcul du nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE depuis juin 2005, c'est-à-dire depuis que Dominique de Villepin est à Matignon.

En l'occurrence, elles sont nombreuses. Certaines relèvent des partenaires sociaux et des réformes du système d'indemnisation des chômeurs qu'ils ont adoptées, avec notamment la mise en place de contrôles supplémentaires. Même si des décrets gouvernementaux en ont renforcé les effets, celles-ci expliquent une grande partie – sans doute près de la moitié – de la correction.

Une enquête du CNIS, en 2005, est à cet égard instructive. Elle établit que le nombre de sorties mensuelles a augmenté de plus de 30000 à partir de juin 2005. Seul un quart de ces sorties résulte d'une reprise d'un contrat à durée indéterminée. Un cinquième d'entre elles correspond à un non renouvellement accidentel suivi d'une réinscription. Un quart est à mettre au compte d'un non-renouvellement de l'inscription, accidentel ou motivé (fin d'indemnisation), sans réinscription.

Pour le reste, la correction s'explique par la modification du mode de comptabilisation des chômeurs inscrits à l'ANPE. Ainsi – notamment dans la foulée du plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo mais pas seulement – des demandeurs d'emploi se sont vus mettre hors des catégories phares pour les statistiques du chômage : les demandeurs d'emploi créateurs d'entreprise, ceux qui bénéficient de petits boulots aidés par l'Etat, ou encore les licenciés économiques signataires de conventions de reclassement personnalisé ou du contrat de transition professionnelle… Nombre de conjoncturistes s'étonnent depuis plusieurs mois des taux de chômage établis à partir des chiffres de l'ANPE. Certes, il y a des créations d'emplois mais, comme le reconnaissait lui-même le ministère de l'emploi en octobre 2006, dans une note au deuxième trimestre de cette même année, "le dynamisme estimé de l'emploi ne suffit pas à expliquer l'ampleur de la baisse du chômage".

Virginie Malingre

RAG 34. Les Lolo's 34

06:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, ANPE, RAG 34

06.03.2007

RESF : Film :"LAISSEZ LES GRANDIR ICI !" par le Collectif des cinéastes pour les "sans-papiers"


Collectif des cinéastes pour les « sans-papiers »

Ecouter, Télécharger : Cartier Libre de Caroline Cartier : Laissez les grandir ici ! (durée : 2"52).
http://www.box.net/public/95iyg830qh

Professionnels du cinéma et de l’audiovisuel en soutien au Réseau Education Sans Frontières et à tous les « sans-papiers » de France.
Dans les écoles, les collèges et les lycées, un grand mouvement de solidarité entoure les enfants d’hommes et de femmes sans-papiers menacés d’expulsion.

Ce mouvement est essentiel à la société française : les enfants des écoles, ce sont les enfants de ce pays, ce sont les enfants de la République.

A titre individuel ou au sein d’associations, des cinéastes se sont engagés en parrainant et en protégeant ces familles en difficulté et en danger.

La décision de faire un film collectif s’est vite imposée à nous.

Pour réaliser ce film, nous nous sommes adressés au Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) et à des enseignants, qui nous ont présenté certains de leurs élèves, des enfants de ceux qu’on appelle « sans-papiers ».

Avec l’accord de leurs parents, nous avons travaillé avec eux en ateliers d’écriture. Les enfants ont raconté leurs situations, confronté leurs expériences. De ces échanges est né un texte (voir pétition à signer), de ce texte est né un film. LEUR film. Une forme simple qui porte leur parole et leur histoire. Une histoire de peur et de souffrance.

Les enfants ont participé à ce travail avec leur passion et leurs espoirs. Espoir de voir cesser l’arbitraire, qui fait toujours d’eux des enfants de « sans-papiers », des enfants de déboutés. Espoir de vivre sans la peur quotidienne d’être expulsés. Passion d’apprendre et de grandir dans un pays qui est le leur comme il est le nôtre.

L’APPEL
Nous sommes des enfants de « sans papiers ».
Un sans-papier, c’est quelqu’un qui n’a pas de carte de séjour
même s’il est en France depuis longtemps.

Comme beaucoup d’entre vous, nos parents sont venus d’ailleurs.
Ils ont fui la violence, la misère.
Ils sont venus pour travailler et nous donner une vie meilleure
Certains d’entre nous sont nés ici.
Avec ou sans papiers la France est notre pays.

On vit dans des hôtels meublés, des appartements, des chambres où on s’entasse.
Tous les jours on a peur.
On a peur que nos parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro.
On a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas.
On y pense tout le temps.
A l’école aussi.
Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ?

L’été dernier nos parents et nous, on a eu l’espoir d’avoir enfin des papiers.
On a fait des dossiers, on a passé des jours et des nuits à faire la queue devant des préfectures.
On s’est inscrit dans des bureaux.
On a cru qu’on serait régularisés, que le cauchemar serait terminé.
On remplissait tous les critères, mais on nous a dit : non.

Nous sommes venus à visage découvert avec nos noms, nos adresses.
Ceux qui ont eu leurs papiers avaient le même dossier que nous. Et pourtant on nous a dit : non.
Arbitrairement.

Maintenant on est en danger et on doit se cacher.
Pourquoi cette injustice ?

Nous ne voulons plus vivre dans la peur.
Nous voulons que la France nous adopte.
Nous voulons être régularisés.
Laissez nous grandir ici.

SIGNER LA PETITION


RAG 34. Les lolo's 34

11:08 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, sans-papiers, RAG 34

05.03.2007

Le code du travail assassiné ? Ouverture du procès du meurtrier de 2 agents de l’inspection du travail

Du 5 au 12 mars à Périgueux, procès du premier meurtre en 114 ans d’histoire de deux agents de l’inspection du travail... Claude Duviau, le meurtrier des deux inspecteurs du travail Sylvie Trémouille et Daniel Buffière, abattus le 2 septembre 2004 à Saussignac en Dordogne sera jugé. Tous les syndicats de l’inspection du travail semblent s’orienter, vers un appel à une présence nationale, à partir du lundi 5 mars-mardi 6 mars à Périgueux.

Un agriculteur jugé pour avoir tué 2 inspecteurs du travail

Claude Duviau comparaît lundi à Périgueux pour "homicides volontaires sur personnes chargées d'une mission de service public". Les deux inspecteurs étaient venus contrôler son exploitation, en 2004 en Dordogne.

Le procès d'un agriculteur accusé d'avoir tué deux inspecteurs du travail venus contrôler son exploitation, en 2004 en Dordogne, s'est ouvert ce lundi à Périgueux dans un climat tendu entre fonctionnaires et paysans. Claude Duviau, 57 ans au moment des faits, comparaît pour "homicides volontaires sur personnes chargées d'une mission de service public", un crime passible de la réclusion à perpétuité. C'est la première fois que des inspecteurs du travail étaient tués en service.

Le 2 septembre 2004, Sylvie Trémouille, 40 ans, agent de l'Inspection du travail, de l'emploi et de la politique sociale agricole (ITEPSA), et Daniel Buffière, 47 ans, inspecteur de la Mutualité sociale agricole (MSA), s'étaient présentés dans l'exploitation de Claude Duviau à Saussignac, près de Bergerac. Les deux agents, venus contrôler les contrats des sept employés saisonniers chargés de la cueillette des prunes, avaient signifié à Claude Duviau le fait que quatre d'entre eux n'étaient pas en règle.

"Coup de folie"

Claude Duviau avait ouvert le feu sur Daniel Buffière, le tuant sur le coup. Il avait ensuite tué Sylvie Trémouille en lui tirant dans le dos alors qu'elle tentait de s'enfuir. L'agriculteur avait tenté sans succès de mettre fin à ses jours en retournant l'arme contre lui. Blessé au visage, il avait été conduit au CHU de Bordeaux et sauvé.

Devant les experts psychologues et psychiatres l'ayant examiné, Claude Duviau a présenté son geste comme un "coup de folie" lié à ses difficultés professionnelles et à son état dépressif. Il a relaté en particulier le placement en liquidation judiciaire de son exploitation et ses craintes de se retrouver avec son épouse en liquidation personnelle. Il a affirmé qu'il avait programmé de se suicider après la fin des récoltes pour sauver ses biens avec les assurances décès.

Interrogé lors de l'enquête sur le sentiment de haine éprouvé à l'encontre des inspecteurs, Claude Duviau a fait allusion à une précédente condamnation du tribunal correctionnel de Bergerac, en juin 2003, pour emploi d'un étranger non muni d'une autorisation de travail salarié.

Verdict attendu le 9 mars

Les syndicats de fonctionnaires ont appelé à un rassemblement lundi devant la cour d'assises, avant l'audience, et à un second mardi dans la ville, suivi d'un débat public, pour témoigner leur solidarité aux familles des victimes. "La présence de nombreux agents (...) est la meilleure réponse à apporter à ceux qui voudraient ne voir dans le double meurtre qu'un fait divers dramatique ou à l'inverse un dérapage compréhensible de l'exaspération contre une administration aveugle et anonyme", dit l'intersyndicale dans un communiqué.

Les organisations agricoles n'ont pas annoncé de rassemblement. La Coordination rurale (minoritaire), tout en condamnant le crime, l'impute publiquement aux difficultés économiques de la profession agricole. "La Coordination rurale tient à rappeler que c'est la violence économique qui attire la violence physique irraisonnée contre autrui aussi bien que contre soi. La détresse économique et psychologique de toute une profession fait redouter à la Coordination rurale l'annonce par les médias d'un nouveau coup de folie lié au désespoir", dit-elle dans un communiqué.

Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, et le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, ont annoncé qu'ils seraient représentés "au plus haut niveau" à l'audience et ont réaffirmé leur soutien aux familles des victimes. Le verdict est attendu le 9 mars.

D'après agence.

RAG 34. Les Lolo's 34

16:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : DROIT DU TRAVAIL, CODE DU TRAVAIL, RAG 34

Le nouveau mur de l'argent : réalités de la globalisation financière

Notre hypothèse est que l´histoire monétaire et financière que la France a connue dans l´entre-deux guerres (avec les gouvernements du Cartel des gauches) est en train de se répéter, mais, cette fois-ci, dans une dimension autrement plus importante puisqu'elle se situe à l´échelle mondiale : un nouveau « mur de l´argent » est dressé depuis une dizaine d'années par les grandes banques internationales qui a pour résultat de contrer la volonté des politiques et notamment des gouvernements démocratiquement élus. C´est à l´architecture, la construction et les dangers de ce mur que se rapporte notre analyse.

Comment le processus de globalisation financière a-t-il pu aboutir à un tel résultat ?
Le coeur du processus, appuyé sur les argumentaires des théoriciens libéraux des années 60, a stratégiquement visé la libéralisation, de la tutelle des États, de deux prix de marché : le taux d´intérêt d´unepart (libéralisation interne), et le taux de change d´autre part (libéralisation externe). Ces bases ont donné aux épargnants, grâce
à des taux d´intérêt réels redevenus positifs, une place centrale dans le financement d´économies, dominées désormais par les marchés financiers.

Cette libéralisation a d´abord provoqué, durant les années 80 et au début des années 90 une montée vertigineuse de la finance directe au détriment du crédit bancaire traditionnel. Mais, l´instabilité des
prix propre à ce type de financement a engendré également une «innovation financière », dite foisonnante, mais destinée paradoxalement à couvrir, en réalité, les risques liés au
fonctionnement même de ces marchés. Il faut en effet se couvrir contre les variations intempestives des taux d´intérêt et des taux de change.

Le résultat ? Une démesure totale des transactions sur les marchésmonétaires et financiers qui tient à la place prise non seulement par la « marchéisation » du financement, mais surtout par le besoin de couverture engendré par ce financement, qui, lui-même, entraîne mécaniquement des comportements spéculatifs. Il faut alors proposer une évaluation précise de l´emprise de la finance globale sur l´économie réelle. Des tableaux inédits, exprimés dans une nouvelle unité de mesure (le tera-dollar, soit mille milliards de dollars), offrent une vision cohérente des flux financiers (capitaux) et des flux réels (biens et services) qui traversent désormais l´économie mondiale*. On sait qu´une façon de mesurer l´explosion de ces marchés est de constater le volume des liquidités qui transitent sur les marchés interbancaires : 1155 téra-dollars, à comparer, par exemple, sur la même période (l´année 2002), au volume des transactions sur biens et services de la planète entière : 32,4 téra-dollars.

Cette hypertrophie actuelle des transactions de la finance globalisée justifie de parler de « mur de l´argent ». Ce mur est certes fait de liquidités énormes qui transitent à l´intérieur des systèmes de règlement, ce qui les soumet à un risque systémique croissant. Mais surtout, il se bâtit sur des comportements d´acteurs dont la logique est celle de prélèvements de valeur sur l´activité économique : sur valeur actionnariale, coûts de transaction et plus values spéculatives sur produits dérivés, ainsi que surcoûts de financement en raison du niveau atteint par les taux d´intérêt réels. Une des conséquences les plus graves du poids croissant de cette finance nouvellement libéralisée est son impact considérable sur l´économie réelle. De nouvelles normes de gestion ont été ainsi imposées par les investisseurs financiers aux entreprises, transférant massivement les risques sur les salariés et sur les futurs retraités. Les principes de la nouvelle gouvernance des firmes sont là pour rappeler aux chefs d´entreprise que le profit pour l´actionnaire doit guider essentiellement leur action.

La combinatoire de ces différents prélèvements sur l´activité, et les transferts de risque qui y sont associés forme, en quelque sorte, le ciment de ce mur d´argent, ce que nous avons aussi appelé le nouveau paradigme de la finance globalisée. Celui-ci se caractérise, sur le plan financier, par l´émancipation de la liquidité de la tutelle des banques centrales. Pour le dire autrement, les Banques centrales sont, dans ce nouveau régime, contraintes d´alimenter les marchés monétaires et financiers de la liquidité dont ceux-ci ont continuellement besoin. Autant dire que ce suivisme leur fait perdre le pouvoir de régulation qui était le leur auparavant, et notamment leur pouvoir d´action sur la gamme des taux d´intérêt.

Ce nouveau régime d´accumulation se caractérise alors par des cycles récursifs qui se combinent à l´échelle internationale, ce qui le rend intrinsèquement instable : cycle financier provoqué par la prise de risque excessive des firmes sous la contrainte de la valeur actionnariale, et cycle récursif des produits dérivés, alimenté par les incertitudes de marché, elles-mêmes générant une bulle qui ne cesse de grossir.Cette instabilité est amplifiée, en outre, par des dérives spéculatives et mimétiques de certains investisseurs financiers. Ces comportements sont souvent à l´origine de graves dysfonctionnements, ou de crises monétaires et financières, à impact planétaire en raison des effets de contagion. Ces dérives actuelles trouvent en partie leur source dans des logiques spéculatives particulières, celles notamment de certains intervenants qui cherchent à manipuler les marchés à terme.

Finalement, lorsque l´on cherche à cerner les forces dirigeantes qui sont à l´oeuvre dans le nouveau régime d´accumulation, une réalité émerge fortement, depuis une dizaine d´années : le pouvoir devenu considérable des plus grandes banques internationales. Celles-ci sont le plus souvent à l´origine de l´innovation financière liée aux produits dérivés ; elles dominent le marché des swaps au point d´exercer un pouvoir de marché sur la formation de leur taux, taux qui sont aujourd´hui les taux référents de l´ensemble des marchés monétaires et financiers ; enfin, depuis peu, elles ont pris le contrôle des sociétés qui gèrent les fonds d´investissement pour le compte de tiers, qui sont à l´origine de la valeur actionnariale et, par conséquent, de la financiarisation de la gestion des firmes.

Depuis les années 1990, quelques dizaines de banques ont ainsi conquis le vrai pouvoir de régulation monétaire : ce sont elles désormais qui dictent effectivement l´évolution des taux d´intérêt, et non plus les banques centrales. En raison de leur petit nombre d´une part et de leurs profits financiers considérables d´autre part,
nous défendons l´idée que ces banques forment aujourd´hui un oligopole particulièrement puissant à l´échelle internationale. Reléguant les banques centrales au second plan, c´est-à-dire lescantonnant à de simples pourvoyeuses de la liquidité dont il a besoin, cet oligopole est le véritable régulateur des marchés
monétaires et financiers mondiaux. C´est lui qui est le maître d´ouvrage du mur de l´argent qui se bâtit sous nos yeux.

Cet oligopole n´est évidemment soumis ni à un contrôle politique, ni a fortiori à un contrôle démocratique. Tout juste est-il contraint par des règlements prudentiels de portée limitée et élaborés pragmatiquement a posteriori, ou encore par des normes issues d´une autorégulation professionnelle, une fois que les difficultés ou
les catastrophes ont été malheureusement constatées.

La question qui se trouve désormais posée est donc bien celle d´une régulation des activités de cette finance globalisée et de ce noyau oligopolistique. Comment produire les contre-pouvoirs efficaces face aux tentations hégémoniques de cette sphère et de ses principaux acteurs, dont le résultat est une croissance des inégalités et une instabilité chronique ?

Nous touchons avec cette dernière question, le contenu potentiellement explosif des rapports entre cette finance globalisée et la démocratie. On peut en faire le constat : d´un côté, des sociétés démocratiques en Europe, mais aussi un peu partout dans le monde, voient se succéder des majorités alternantes, avec
souvent des basculements forts, qui traduisent des mécontentements profonds (comme en atteste également
l´installation durable d´extrémismes nationalistes) ; on y dénonce l´absence de projets, ou lorsqu´il y en a un, celui-ci se borne à demander « l´accompagnement », jugé inévitable, de la mondialisation économique ; il faut par conséquent « s´adapter » à cette nouvelle donne par des « réformes indispensables ». De l´autre côté, une finance libéralisée et son noyau oligopolistique de plus en plus puissants, avec ses propres codes et ses propres
valeurs, ne rencontrent guère d´obstacles sur leur chemin. Certes, des bulles et des scandales émaillent son expansion ; mais, l´adaptation des règles prudentielles, l´adoption de chartes de bonne gouvernance, ou le renforcement des autorités de régulation ont pour objectif de pallier les erreurs de parcours qui sont jugées seulement regrettables. La question redoutable posée par cette expansion est donc en définitive de savoir si la finance globale n´exerce pas des effets dissolvants sur nos sociétés démocratiques.

En conclusion, il faut alors introduire une piste de réflexion pour une autre régulation de la finance globale. La réponse ne peut pas être seulement partielle comme, par exemple, la taxe Tobin. Celle- ci ne s´intéresse qu´aux flux de capitaux à court terme qui transitent sur le marché des changes, soit un compartiment très particulier de l´un des marchés de cette finance globale. À question globale, ne faut-il pas une réponse globale ? D´où notre proposition principale concernant une nouvelle architecture de régulation : la création, à
son sommet, d´un régulateur global, qui sera en capacité de faire face à cette finance internationale, non pas à travers un seul de ses compartiments, aussi important fût-il, mais conjointement à l´ensemble de ses activités. Les dernières pages de l'ouvrage que nous avons consacré à ce sujet* s'achèvent par un exposé précis de ce nouveau système, mais aussi par celui des résistances, plus que probables, qu'il rencontrera.

Essai sur la finance globalisée, Editions du Seuil, 2006
François Morin, professeur de sciences économiques - université de Toulouse 1, membre du Conseil de la Banque de France (1985-93). Cet article est un bref exposé de la thèse présentée dans le dernier ouvrage de F. Morin : Le nouveau mur de l'argent : essai sur la finance globalisée, Seuil, 2006.

ATTAC : Grain de sable

S'abonner ou se désabonner
https://listes.attac.org/sympa/info/grain.de.sable

Confort de lecture et impression papier:
http://www.france.attac.org/IMG/pdf/attacinfo565.pdf (version pdf)
http://www.france.attac.org/IMG/zip/attacinfo565.rtf.zip (version word)

RAG 34. Les Lolo's 34

16:34 Publié dans 009 LIRE , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ATTAC, GLOBALISATION, MONDIALISATION, RAG 34

04.03.2007

Ségolène ROYAL : ce que j'ai dit sur les OGM...

« La question environnementale est étroitement liée à la question démocratique »

Quand il y a un mensonge dans le domaine de l'environnement, alors il y a une régression environnementale. Dans tous les mensonges qui nous ont été racontés sur le nuage de Tchernobyl, sur l'amiante, sur les maladies professionnelles, on sait qu'aujourd'hui, en France, il y a trois millions de salariés exposés à des risques industriels liés à l'environnement. Tous les mensonges ont été dits sur la pollution des sols avec les déchets industriels. Tous les mensonges sont dits sur les OGM. »
Rennes, 29 juin 2006

« Je considère que le droit de propriété, en effet, doit être respecté, mais, en même temps, je comprends qu’il y ait des gestes de provocation lorsque le débat public n’a pas lieu.
Il y a aujourd’hui plusieurs pays européens qui interdisent les OGM en pleins champs. Plusieurs milliers de communes, en France même, des départements, des régions dont la mienne, parce que nous considérons que sur ce problème-là toute la clarté n’a pas été faite sur les relations entre les OGM, la santé publique, sur la dissémination que provoquent les OGM en pleins champs sur d’autres types de cultures… Le modèle d’agriculture intensive poussé à l’extrême provoque désormais des dégâts dont chacun prend conscience, en termes d’usage excessif de la ressource en eau, alors que les épisodes de sécheresse se multiplient, en termes de pollution des sols et des nappes par les pesticides et les nitrates, et en termes d’atteinte à la santé qui en découlent. Et face aux menaces environnementales découlant des OGM, il est urgent d’appliquer strictement le principe de précaution »
France 2, 6 novembre 2006

Les citoyens ont droit à une information transparente, qu’on leur refuse aujourd’hui

« Ségolène ROYAL demande au Premier Ministre, de prendre les dispositions pour que les graines de maïs trans-géniques cultivées en France en dehors de tout contrôle soient consignées pour éviter leur mise sur le marché. Elle demande également que des vérifications soient faites, sans tarder avant la récolte, pour s’assurer que les pollens de ces maïs OGM n’ont pas pollué les cultures voisines. La pollution génétique se poursuit avec des effets qui peuvent être irréversibles sur l’environnement. Enfin, elle exige que la transparence de l’information à l’égard du public soit respectée. Ségolène Royal demande donc la publication immédiate de la localisation des cultures OGM. »
Communiqué de presse de la Région Poitou-Charentes, 8 Septembre 2005

Ne pas tomber dans l’obscurantisme

« Notre opposition aux essais d’OGM en plein champ (…) ne procède naturellement d’aucun obscurantisme hostile à la science mais d’un principe de responsabilité à la fois alimentaire et économique. (…) Dans ce domaine comme dans d’autres, la droite, qui diffère d’année en année la transposition d’une directive européenne de bon sens [de 2002 sur la transparence des essais d’OGM], préfère malheureusement le culte du secret au choix de la transparence. Pourtant, de nos jours, la candeur scientiste du 19ème siècle n’est plus de mise et la vraie modernité consiste à se poser à temps les bonnes questions en n’abandonnant pas aux experts et aux lobbys le monopole de décisions qui concernent toute la société. »
Université d’été d’Attac, 25 août 2006

Les OGM peuvent devenir un atout pour les pays du Sud. Encore faudrait-il que les recherches portent plus souvent sur la lutte contre la sécheresse et moins sur la résistance aux herbicides.
« Il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la question de l’impact de l’utilisation des OMG sur les rapports Nord-Sud. »
Ikono, juillet 2006

« Transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics »

« La loi française est mal faite et devra transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics. »
Rennes, 29 juin 2006

Le moratoire européen sur l'importation et la culture doit être respecté

« Il faut maintenir le moratoire, tant que la totalité du problème des OGM n’a pas été mise à plat. L’Europe a toujours joué un rôle d’évolution en matière environnementale. Il serait paradoxal que, sur la question des OGM, l’Europe ait une posture de régression par rapport aux attentes des territoires. »
Le Monde, 7 mai 2004

« En matière de culture OGM, il est grand temps que nous transposions en droit français la réglementation européenne. Nous devons aller au-delà, à l’instar de nos voisins grecs et autrichiens, en interdisant les OGM en plein champ pour préserver l’agriculture conventionnelle et le développement de l’agriculture biologique. Je suis en accord avec les positions avancées sur les OGM et j’ai détaillé les mesures que je propose au chapitre « agriculture. »
Il serait utile, pour la sérénité du débat sur ce sujet difficile et très polarisé, d’insister sur la distinction qui doit être faite entre l’utilisation des biotechnologies en milieu confiné à des fins médicales - dont les efforts de recherche doivent être soutenus - et l’utilisation agronomique en milieu ouvert - qui doit être fortement réglementée au titre du principe de précaution.
Lettre à Nicolas Hulot, 5 janvier 2007

Il faut interdire la culture en plein champ, qui risque de provoquer une dissémination non contrôlée des pollens et des gènes

(En réponse à la question : « Vous avez interdit la culture des OMG à l’air libre en Poitou-Charentes. Est-ce une mesure qu’il faut étendre à l’ensemble de la France ? ») « Oui, bien sûr, au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OMG a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants soient en soient informés. »
Ikono, juillet 2006

La politique de la Région Poitou-Charentes :

« Un de mes objectifs est de faire de la région une zone d’excellence dans le domaine environnemental. Poitou-Charentes va ainsi devenir un territoire encourageant le développement de l’agriculture bio ou labellisée, ou de production de qualité, et les OGM sont incompatibles avec cet objectif. Donc, la région se déclare opposée à tout essai public ou privé d’OGM. »
Déclaration au Conseil régional de Poitou-Charentes, 2 avril 2004

Et les Faucheurs volontaires ?

« Non seulement, il y aura une mesure de grâce [pour les Faucheurs volontaires] mais il y aura la transcription en droit français du principe de précaution qui nous autorisera à interdire les OGM en plein champs. La question des OGM est symptomatique de la gestion environnementale du gouvernement de droite, parce qu’elle s’appuie sur le secret. »
Lens, 16 septembre 2006

RAG 34. Les lolo's 34

10:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, agriculture, environnement

03.03.2007

Ségolène Royal appelle à une riposte sociale sur Airbus

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal et d'autres candidats de gauche à l'Elysée appellent à une riposte sociale contre le plan de restructuration d'Airbus, qui se traduira notamment par la suppression de 10.000 postes.

Dans une interview publiée samedi par la Dépêche du Midi, Ségolène Royal réaffirme son intention de décréter un moratoire sur le plan Power 8 en cas de victoire à la présidentielle et d'intervenir pour recapitaliser l'entreprise.

"Si je suis élue, après un moratoire sur Power 8, l'Etat interviendra pour recapitaliser et redéfinir le pilotage industriel en veillant à maintenir le tissu des PME sous-traitantes qui seront les grandes victimes de Power 8", déclare-t-elle.

L'intersyndicale d'Airbus a appelé les salariés à la grève mardi prochain et à manifester sur les différents sites du groupe en France, notamment à Toulouse.

De leur côté, le Parti socialiste et d'autres formations de gauche tentent d'installer la bataille de l'emploi dans la campagne présidentielle.

José Bové appelle l'ensemble des candidats et candidates de gauche à se réunir pour préparer une journée nationale d'action contre les "ravages du néo-libéralisme" et les suppressions d'emplois annoncées par EADS et Alcatel.

"Une fois de plus, les salarié-e-s sont utilisé-e-s comme variable d'ajustement dans une course aux profits éperdue", écrit le candidat altermondialiste dans un communiqué.

Soulignant qu'EADS est "largement bénéficiaire", il estime que "ses actionnaires (au premier rang desquels Daimler-Chrysler, l'Etat français et Lagardère) n'assument aucune de leurs responsabilités économiques et sociales."

"L'ETAT DOIT INTERVENIR"

Ségolène Royal a, la première, préconisé une solution alternative, notamment en proposant que les régions françaises concernées par les licenciements d'Airbus puissent "entrer au capital d'Airbus comme le font les Länder allemands".

La candidate socialiste a rencontré vendredi soir à Pau l'intersyndicale d'EADS. Ses concurrents UMP et UDF, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, doivent en faire autant lundi, le premier en début d'après-midi et le second à midi, a-t-on appris de source syndicale.

Selon Le Monde daté du 4 mars, la candidate socialiste a développé "à cinq reprises" avec les syndicalistes l'idée "d'organiser la riposte" pour s'opposer aux suppressions d'emplois.
"L'Etat peut et doit intervenir dans la crise d'Airbus", insiste Ségolène Royal dans la Dépêche du Midi. "C'est la suite de mauvaises décisions et d'un management défaillant de la part des dirigeants et du gouvernement qui n'a pas tenu son rang d'Etat actionnaire."

La veille, à Mont-de-Marsan, Ségolène Royal avait déjà affirmé que le gouvernement était responsable du "désastre" chez Airbus et avait une nouvelle fois attaqué ses adversaires de l'UMP et de l'UDF.

"L'annonce catastrophique est là : suppression de 10.000 emplois en Europe, 4.000 en France. L'actuel gouvernement est responsable de ce désastre", avait lancé la candidate socialiste devant 6.000 militants réunis à l'Espace François-Mitterrand.

"Si les Français nous font confiance, nous remettrons totalement à plat le dossier Airbus", a affirmé la candidate socialiste, promettant qu'en cas de victoire "l'Etat actionnaire assumera tout son rôle et exigera des anticipations".

Le plan "Power 8" prévoit de supprimer 4.300 emplois en France, 3.700 en Allemagne, 1.600 au Royaume-Uni et 400 en Espagne, dont la moitié chez les sous-traitants et parmi le personnel intérimaire.

RAG 34. Lolo34

22:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, ROYAL, RAG 34

Les difficultés d’Airbus : une nouvelle confirmation qu’il fallait dire "non" au Traité constitutionnel européen


Laurent Fabius chargé des questions internationales au sein de l'équipe du pacte présidentiel a répondu ce jeudi aux questions de Nicolas Demorand et des auditeurs de France Inter.

Sujets abordés : Bayrou, Airbus, Darfour,etc.

Ecouter, télécharger l'émission

RAG 34. Les lolo's 34

12:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, FABIUS, RAG 34

02.03.2007

INVITATION de nos Camarades de PRS

L'association PRS (Pour la République Sociale) de l'Hérault, avec la participation de l'association PRS du Gard, tient une

Assemblée Départementale, ouverte à tous,

Ce samedi 3 mars de 14h30 à 18h30 à Montpellier :

Salle du Café-Restaurant "Le St Eloi" Avenue du Professeur Grasset (50 m au dessus de l'arrêt Boutonnet du Tram ligne 1)

La discussion sera animée par François DELAPIERRE, délégué général de PRS, et René REVOL, vice-Président de PRS.

Ordre du jour :

1) Première partie de l'après-midi : débat politique général sur la situation politique à quelques semaines des présidentielles.

2) Deuxième partie de l'après-midi : l'organisation des activités de PRS sur le plan local, et notamment l'organisation de la mobilisation pour la défense des services publics avec la participation à la journée du 31 mars à Decazeville.

Possibilité de prendre ensemble un repas sur place après le débat.

Pour les besoins de l'organisation de la salle et du repas, pouvez vous avant vendredi matin par retour de mail auprès de [email protected] nous dire :

1) Si vous participez à l'assemblée de l'après midi;
2) Si vous envisagez de rester pour le repas.

RAG 34. Lolo34

15:39 Publié dans 005 AGENDA , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS, REVOL, RAG 34

01.03.2007

Présidentielle : "Avant qu’il ne soit trop tard".

Le Nouvel Observateur publie, dans son numéro daté jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance".

Le texte de l'appel

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

La liste des signataires


Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien. Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Sylvian Coudène, pianiste, Dir. Ecole de musique. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne. Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur. Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène. Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur. Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.

RAG 34. Les lolo's 34

18:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

28.02.2007

Darfour : "Il faut que la France tape du poing sur la table".

De retour du Darfour, Laurent Fabius revient sur la tragédie qui s’y déroule. "C’est le plus important massacre du début du XXIè siècle." Il demande que la France s’engage fortement.
24 février 2007

Laurent Fabius sur Europe1 entretien avec JP Elkabach




SAUVONS LE DARFOUR !

Lire sur le même thème

RAG 34. Lovely34

11:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : DARFOUR, FABIUS, RAG 34

Ségolène ROYAL : Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes.

Ségolène Royal a signé à Clichy-sous-Bois le "contrat social et citoyen" proposé aux candidats à la présidentielle par le collectif AC le feu, créée dans la foulée des violences urbaines de 2005.

Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines de novembre 2005, comporte 105 propositions "concrètes" sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité.

La candidate socialiste laisse de côté une vingtaine de propositions qui lui semblent "irréalisables" ou dont la rédaction pose problème.

Accueillie chaleureusement aux cris de "Ségolène présidente" par les habitants du quartier, elle déclare: "Vous faites partie intégrante de la nation". Elle assure que son "grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires".

"Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes"."J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France",

"Il faut de l'espoir mais il n'y aura pas d'"assistanat" et de "tutelle". "Il faut vous demander ce que vous vous pouvez faire. Je m'appuie sur votre énergie, c'est ça mon exercice du pouvoir».

RAG 34. Les lolo's 34

10:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Présidentielle : Pour qui votent les enseignants

On le savait mais le sondage IFOP pour Le Monde de l'éducation et la Chaîne parlementaire-Assemblée nationale le confirme : entre la gauche et les profs, la mécanique est grippée. Surprise : le candidat centriste talonne la candidate socialiste qui paie son style direct de début de campagne. On l'ignorait mais on le découvre : Royal inquiète quand Bayrou rassure. Dans l'entretien qu'elle nous a accordé, Ségolène Royal adoucit son propos et fixe les règles d'un nouveau donnant, donnant : plus de moyens en échange de libertés nouvelles.

Sondage

Pour qui votent les enseignants

Au premier tour, les enseignants voteraient :

François Bayrou : 27 %
Olivier Besancenot : 4 %
José Bové : 3 %
Marie-George Buffet : 4 %
Nicolas Dupont-Aignan : 0,5 %
Arlette Laguiller : 1 %
Corinne Lepage : 1,5 %
Jean-Marie Le Pen : 3 %
Frédéric Nihous : /
Ségolène Royal : 31 %
Nicolas Sarkozy : 19 %
Gérard Schivardi : 0,5 %
Philippe de Villiers : 0,5 %
Dominique Voynet : 5 %

79 % sont favorables à la mise en place après les heures de cours d'un soutien scolaire assuré par les enseignants qui seraient rémunérés pour cela.
73 % sont opposés aux pouvoirs renforcés pour les chefs d'établissement en matière de recrutement et de notation des enseignants notamment.
51 % sont favorables à une autonomie accrue pour les établissements scolaires.
74 % sont opposés à la mise en place de la bivalence (enseignement de deux matières par un même professeur).
64 % sont opposés à la présence d'un autre adulte aux côtés du professeur dans la classe.
83 % sont opposés à la présence des enseignants dans les établissements à raison de 35 heures par semaine.
75 % sont opposés à l'instauration d'une scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans.

Piètre moyenne pour les ministres
Lorsque l'on demande aux enseignants d'attribuer une note de 0 à 20 aux 8 derniers ministres de l'éducation, ils obtiennent :

Claude Allègre : 8,3/20
François Bayrou : 10,4/20
Xavier Darcos : 7,3/20
Luc Ferry : 8/20
François Fillon : 7/20
Jack Lang : 11/20
Ségolène Royal : 8,4/20
Gilles de Robien : 7/20

(...)

Brigitte Perucca

Les profs de gauche sans enthousiasme

Malgré ses propos sur les 35 heures, les profs de gauche accordent à la candidate socialiste un certain crédit en matière éducative, même si le souffle d'un grand projet fait défaut. Soucieux de ne pas revivre un nouveau 21 avril 2002, ils voteront pour elle, par réalisme. (...)

Nicolas Truong

RAG 34. Lolo34

09:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

27.02.2007

EUROPE : Pourquoi la Constituante ?

Raquel Garrido intervenait au nom de l'initiative pour une Assemblée Constituante Européenne devant la motion Rassembler à Gauche du Parti Socialiste, lors d'un débat auquel participaient notamment Harlem Désir, Pierre Moscovici, Pervenche Bérès, Emmanuel Todd et Hubert Védrine.

Mes chers camarades,

Je vous remercie de m’avoir invitée à prendre la parole aujourd’hui, au nom d’un réseau européen que je coordonne depuis le vote NON au référendum du 29 mai. Il s'agit du réseau que nous avons nommé: Initiative pour une Assemblée Constituante Européenne.

L'initiative pour un Constituante Européenne démarre après le 29 mai 2005, quand avec Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre, et mes camarades de PRS, nous avons cherché à tirer les leçons à l’échelle européenne du vote « non » des Français.

Ce n’est pas seulement un texte de Constitution qui a été rejeté ce jour-là. C’est aussi une certaine façon de construire l’Union européenne qui conduit à refuser aux citoyens le droit de décider : négociations opaques, documents abscons, contenu des politiques européennes jamais soumis à un vrai débat.

Lire la suite

En savoir plus sur l'initiative pour une Constituante Européenne...

RAG 34. Les lolo's 34

17:35 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS, RAG, FABIUS, MELENCHON, RAG 34

26.02.2007

Laurent FABIUS : "La France, c’est la voix de ceux qui n’ont pas de voix, l’espoir de ceux qui n’ont pas d’espoir"

Laurent Fabius :
"Je comprends que l’on réponde aux préoccupations immédiates. Il faut le faire. Ce n’est pas une élection abstraite. Mais le débat doit aussi aborder les grands choix." Laurent Fabius est l’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.
L'ancien premier ministre, qui revient du Darfour, appelle au micro de Jean-Pierre Elkabbach la France à se mobiliser rapidement sur le terrain. Il évoque la présidentielle et, en "quelqu'un de responsable", veut que la gauche gagne.
L’interview :


SAUVONS LE DARFOUR !

RAG 34. Lovely34

13:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, DARFOUR, RAG 34

Des paysans unis pour le droit de produire

Agriculture. Le Forum pour la souveraineté alimentaire a lieu au Mali jusqu'à mardi.

Par Eliane PATRIARCA
QUOTIDIEN : lundi 26 février 2007
Sélingué (Mali) envoyée spéciale

De l'amphithéâtre en terre rouge et au toit de paille de riz où se tiennent les réunions plénières, on domine le lac de Sélingué. De l'eau à perte de vue, miroitante sous le blanc soleil de la fin du jour. On est à 140 km au sud de Bamako, tout près de la frontière guinéenne, où se tient depuis quatre jours le Forum pour la souveraineté alimentaire. Une rencontre mise sur pied par un collectif d'organisations paysannes, dont Via Campesina, le mouvement paysan international, et le Roppa (Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest). Quelque 600 délégués, paysans, producteurs de semences et pêcheurs, venus d'une centaine de pays, sont réunis là pour cinq jours de travail. Avec la volonté, au fil de nombreux ateliers thématiques et de discussions compliquées par les traductions multiples, de définir et de bâtir un plan d'action pour faire reconnaître par les Nations unies la souveraineté agricole comme un droit.

Ressources. Lancé en 1996 par Via Campesina en marge d'un Sommet de l'alimentation de la FAO, le concept de souveraineté alimentaire désigne le droit des peuples à définir leurs politiques agricole et alimentaire indépendamment des opportunités des marchés mondiaux. L'objectif est de garantir des prix décents aux paysans afin qu'ils puissent continuer à vivre chez eux de la terre, mais aussi d'opter pour une agriculture durable qui préserve les ressources naturelles et la biodiversité domestique. «La sécurité alimentaire défendue par la FAO consiste à garantir une alimentation suffisante par le biais du commerce, explique Jean-Marc Desfilhes, coordinateur international du Forum et membre de Via Campesina. Mais ça ne marche pas, estime-t-il ; aujourd'hui, 850 millions de personnes souffrent de la faim, qui en très grande majorité sont des paysans. La souveraineté va plus loin, elle implique le droit de protéger la production et le marché agricole intérieurs des importations.»
Les organisateurs du Forum ont choisi l'Afrique parce que l'agriculture occupe la majorité des populations, le Mali parce que c'est le seul pays à avoir déjà intégré la souveraineté alimentaire dans sa loi d'orientation agricole et le village de Sélingué à cause de... José Bové. Le leader de Via Campesina, qui travaille sur le Forum depuis deux ans, est arrivé samedi à Sélingué pour la cérémonie officielle d'ouverture avec le président malien. «C'était une idée un peu cinglée, reconnaît-il, d'accueillir les délégués dans ce petit village, mais cela n'aurait eu aucun sens au palais des congrès de Bamako !» Il a donc fallu bâtir de toutes pièces ce nouveau village de cases blanches coiffées de paille de riz, amener l'eau et l'électricité, aménager des salles de réunion sous des abris de paille, construire des petites cabines pour les traducteurs en contreplaqué et en plastique épais... Début décembre, seule une case était construite. Mais, malgré les gros couacs du premier jour, le pari est tenu. Et Sélingué est désormais doté d'un équipement, entièrement construit par les maçons et les électriciens des villages avoisinants, pour devenir un centre de formation pour les mouvements sociaux de l'Afrique de l'Ouest.
Melting-pot. Voilà comment fonctionne ce Forum où l'on avance en marchant. Au-delà des discussions thématiques, parfois laborieuses, le Forum devient, de jour en jour, un melting-pot de témoignages, un générateur de synergies, un creuset de solidarités entre organisations paysannes pour mener ce combat. «Toute la bataille de la souveraineté alimentaire, insiste José Bové, c'est de faire comprendre qu'il n'y a pas de droit à l'alimentation s'il n'y a pas de droit à la production.» Ici, tous en sont intimement convaincus par leur expérience quotidienne. Mais comment bâtir un droit, défendre un concept qui n'existe pour l'instant que par défaut ? Mardi, lors de la clôture, chacun repartira avec un plan d'action et de nombreuses idées.

RAG 34. Lovely34

07:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.02.2007

Bernard Kouchner rend son rapport sur le service civique à Ségolène Royal

Bernard Kouchner rend son rapport sur le service civique à Ségolène Royal
Jeudi 22 février, Bernard Kouchner a rendu à la candidate un rapport sur le service civique obligatoire. L’ancien ministre de la santé, qui porte ce projet depuis plus de 20 ans, revient sur l’application de cette proposition du pacte présidentiel.



Télécharger le rapport en PDF

RAG 34. Lolo34

06:56 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : KOUCHNER, RAG 34

23.02.2007

Ingrid Bétancourt toujours otage des FARC : 5 ans de trop ! Que fait la France, que fait Jacques Chirac ?



FRANCE INTER le 23 février 2007
Intro: Nicolas Demorand
Portrait d'Ingrid Bétancourt
Appel à la mobilisation de Mélanie, la fille d'Ingrid
Durée : 10:03|Pris le : 23 février 2007|Lieu : Montpellier, FranceIngrid Bétancourt otage des FARC depuis 5 ans ! Que fait la France ?


Clara ROJAS et 4000 autres otages sont toujours retenus par les FARC dans la jungle colombienne.

Assez de compassion politique, agissons !
Appel de Mélanie au futur ou à la future président(e) de la République française qui aura en charge le sort de tous les Français et par conséquent, celui d'Ingrid Betancourt.


En ce début d'année, le Comité de soutien à Ingrid Betancourt tient à vous présenter ses meilleurs voeux tout en espérant que le 7 de 2007 rendra cette année magique pour Ingrid Betancourt, Clara Rojas et tous les otages de Colombie.

Signez et faites connaître la pétition pour la libération d'Ingrid sur http://www.ingridbetancourt-idf.com

Abonnez-vous à la newletter

Mélanie et Lorenzo Betancourt, les enfants d'Ingrid, écrivent aux FARC

Lettre ouverte aux FARC de Mélanie et Lorenzo Betancourt

IngridBetancourt-idf.com - Paris - 20/12/06

A l’attention des commandants des FARC,

Nous nous appelons Mélanie et Lorenzo Delloye Betancourt. Nous sommes les enfants d’Ingrid Betancourt. Cette année, ce sera pour nous le cinquième Noël que nous passons sans notre mère que vous avez prise en otage. Cela fait également déjà plus de trois ans et demi que nous n’avons aucune preuve de vie d’elle ni de son amie Clara Rojas qui a montré tant de courage en l’accompagnant.

Nous ne sommes pas la seule famille dans cette situation. Combien de fils, combien de mères et de pères, d’époux et d’épouses, attendent chaque jour une lettre, un vidéo, un signal qui leur démontre que leur être cher est encore en vie. Nous, les familles, avons lutté avec toute notre force et avec toute notre âme pour un accord humanitaire dans l’espoir de revoir ceux que nous aimons. Mais notre lutte, nous la menons dans la nuit, dans le silence...

Nous continuons à oeuvrer pour ceux que nous aimons, sans même savoir s’ils sont encore vivants. Parce que vous nous refusez depuis déjà trop longtemps une véritable preuve de vie. Pour ce Noël, nous vous demandons de nous donner une preuve de vie de notre mère, Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et de tous les otages dont il n’y a pas eu de preuves de survie récentes.

Aux médias colombiens comme à ceux du reste du monde, nous vous demandons d’être attentifs et d’attendre avec nous qu’arrivent ces preuves de vie, pour que nous puissions poursuivre notre lutte pour la liberté.

Paris, le 20 décembre 2006

Contact presse : Hervé Marro (06.88.79.11.23.) et Fanny Hess (06.62.42.57.39.)


Nous saluons avec la plus grande admiration, l'immense courage de la jeune Mélanie qui oeuvre sans relâche avec son frère Lorenzo pour obtenir des preuves de vie et la libération de sa maman.

RAG 34. Lovely34

13:25 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT, RAG 34

Les syndicats ne sentent pas "d'effet Bayrou" chez les enseignants

PARIS (AP) - Alors que le candidat à l'élection présidentielle de l'UDF poursuit sa progression dans les sondages, les syndicats d'enseignants ne notent pas un "effet Bayrou" dans les salles de professeurs, mais soulignent que la campagne électorale 2007 passionne les personnels.

"Je ne sais pas s'il y a une entrée spécifique 'enseignants' sur le phénomène Bayrou qu'on peut observer dans l'ensemble de l'opinion publique", estime Gérard Aschieri, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education) qui rencontrera le candidat UDF en début de soirée.

"François Bayrou tient des propos plutôt favorables vis-à-vis des enseignants, mais la réaction de ceux qui disent qu'ils pourraient voter pour lui semble surtout liée à la très grande réserve que suscite le côté sécuritaire et ultra-libéral de Nicolas Sarkozy, et au scepticisme vis-à-vis de Ségolène Royal", ajoute-t-il dans un entretien à l'Associated Press.

"On en parle dans les salles des professeurs et les cours de récréation", poursuit M. Aschieri. "Certains se disent: 'pourquoi pas Bayrou comme alternative en troisième homme?'. Mais je me demande si ce n'est pas la même chose dans l'ensemble de l'opinion".

M. Aschieri a été reçu pendant près d'une heure et demie mercredi par François Bayrou à son siège de campagne. "Il nous a redit son attachement à l'Education, sa volonté de la mettre au centre de son projet", a-t-il expliqué à l'AP, qualifiant la discussion "d'intéressante". Pour autant, il ne s'agissait pas "d'auditionner un candidat et de donner des bons points et des mauvais points". Les représentants de la FSU ont insisté, selon lui, sur la nécessité d'une "vraie rupture avec les politiques menées aujourd'hui, en termes de moyens et de réglementations".

La FSU doit être reçue jeudi par le candidat UMP Nicolas Sarkozy. Elle rencontrera par la suite Olivier Besancenot (Ligue communiste révolutionnaire), Dominique Voynet (Verts), José Bové, et Marie-George Buffet (PCF).

"Les enseignants se passionnent pour cette élection et en parlent beaucoup parce que le débat éducatif est présent", note Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIpp, le principal syndicat des instituteurs.

Quant à un "effet Bayrou", "le fait qu'il ait été ministre de l'Education, enseignant, semble susciter l'intérêt. Mais on a l'impression que le phénomène est moindre dans le premier degré que dans le second, parce que la première initiative qu'il avait prise sur la loi Falloux avait suscité beaucoup plus d'émotion dans le primaire que dans le secondaire".

En 1994, M. Bayrou, alors ministre de l'Education, avait en effet dû faire face à la fronde des personnels de l'enseignement publique et des partisans de la laïcité, avec la réforme de la loi Falloux. Il souhaitait notamment intégrer les enseignants du privé dans l'Education nationale et faire supporter par les collectivités territoriales les investissements immobiliers des écoles privées. Le 24 janvier 1994, au terme de plusieurs journées de défilés, un million de personnes manifestaient à Paris pour défendre l'école publique.

Le secrétaire général de l'UNSA-Education Patrick Gonthier note ainsi une "différence entre ceux qui ont 40-50 ans", et qui gardent en mémoire "le 24 janvier 1994", et "les jeunes qui ne se reconnaissent pas dans les clivages politiques antérieurs et peuvent voir François Bayrou comme une alternative, mais pas plus que dans le reste de la population".

Le secrétaire général du SGEN-CFDT Jean-Luc Villeneuve se dit pour sa part "dubitatif" à propos d'un éventuel effet Bayrou. Pour lui, à part l'épisode de la loi Falloux, "il a été ministre de l'Education pendant de nombreuses années et s'est distingué pour l'essentiel en faisant du surplace, et en faisant du surplace, on ne traumatise pas les personnels. Donc, il n'a pas laissé un souvenir négatif".

Pour le reste, les enseignants parlent "surtout de trois candidats, on voit bien lesquels, mais pas plus ni moins que dans le reste de la population. J'ai surtout l'impression que les personnels se débattent dans des situations très difficiles, attendent des propositions concrètes et ne voient pas venir grand-chose pour le moment, quel que soit le candidat". AP

RAG 34. Lolo34

07:21 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, RAG 34

22.02.2007

Les dernières frasques de SARKOZY : Une réforme de l’État au rabais !

Le Parti socialiste s’élève contre les dernières déclarations de N. SARKOZY sur la réforme de l’Etat. Ces déclarations sont fausses et dangereuses. Fausses parce qu’il manipule les chiffres pour faire croire à l’hypertrophie de la fonction publique dans notre pays. Dangereuses, parce qu’il assimile la réforme de l’Etat à la réduction systématique des moyens de l’action publique, particulièrement du nombre des fonctionnaires, sans se préoccuper de la qualité du service rendu aux citoyens.

En particulier, c’est à tort que N. SARKOZY prétend que les effectifs auraient été très fortement accrus, en dépit de la décentralisation, dans les ministères chargés de l’emploi et de la solidarité. En vérité, le poids de la fonction publique est resté stable en France depuis vingt ans par rapport à l’emploi total (20 %) ou à la richesse nationale (13% du PIB). Rapporté à l’ensemble des dépenses publiques, il a même légèrement baissé de 26 % à 24 %.

Le candidat de l’UMP s’engage à supprimer 225.000 postes de fonctionnaires en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux, sans indiquer sérieusement dans quels secteurs.

Dans la fonction publique territoriale ? Il n’aurait pas le pouvoir de le décider au nom du principe de libre administration des collectivités locales.

Dans les hôpitaux ? Les personnels et en particulier, les infirmières et les aides-soignantes sous pression apprécieront … .

Dans les services de l’Etat ? L’éducation serait la première victime de cette saignée, plus encore que depuis 2002.

Certes, une partie des moyens doit être redéployée pour améliorer l’efficacité de l’action publique.

Pour le Parti socialiste, une vraie réforme de l’Etat passe d’abord par une relance du dialogue social dans la fonction publique, préalable indispensable à la remise à plat des missions de l’Etat. En dehors des secteurs régaliens (enseignement, justice, police…), celle-ci devra se consacrer à l’essentiel, c’est-à-dire à la péréquation des moyens entre les territoires et à ses missions de contrôle (protection de l’environnement, droit de l’urbanisme, droit du travail…). Enfin et surtout, l’organisation administrative de notre pays devra être simplifiée en éliminant les redondances entre niveaux de responsabilité (Etat, région, département, intercommunalité, commune), source de surcoûts. Mieux faire avec plus d’ambition pour un meilleur service rendu au public sont les axes prioritaires du Pacte présidentiel des socialistes.

Communiqué de Christian MARTIN
Secrétaire national aux Services publics

Cet article a été publié le Jeudi 22 février 2007



RAG 34. Les lolo's 34

19:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

"le Pacte présidentiel est financé"

Ce matin, le financement des 100 mesures du Pacte présidentiel de Ségolène Royal a été présenté. Son coût net s'élève à 35 milliards d'euros (50 milliards de dépenses et 15 milliards d'économies).

Les cinq plus gros postes de dépenses concernent la recherche (5,3milliards d'euros d'ici à 2012), l'université (5 milliards), la création de 500 000 emplois-tremplins (4,5 milliards), la justice et la lutte contre les discriminations (4,5 milliards) et l'éducation nationale (3,4 milliards, avec le soutien scolaire et la réduction à 17 des élèves dans les classes en ZEP).

Nous proposons à ceux d'entre vous qui se sentent concernés par la question de se saisir de ce débat. Il est essentiel de souligner le juste équilibre de ces mesures et plus largement la solidité et la cohérence
du Pacte présidentiel.

En savoir plus

Le PACTE PRESIDENTIEL en musique : 100 mesures pour que ça change fort !

RAG 34. Les lolo's 34

12:13 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

J-59. Ségolène Royal : "Les propositions sociales de Nicolas Sarkozy sont dangereuses, elles dresseront les Français les uns contre les autres."

En présence de salariés de Geodis, confrontés à un plan de suppressions d'emplois, Ségolène Royal est revenu sur certaines propositions du candidat UMP.

"J'entends certains qui parlent de revaloriser le travail et qui proposent comme solution de détaxer les heures supplémentaires. Ces propositions sont dangereuses, car elles vont creuser le délitement du lien social".

Ségolène Royal craint qu’avec une telle mesure, "ça coûtera moins cher" de faire faire des heures supplémentaires que d'embaucher un nouveau salarié.

"Ce n'est certainement pas en supprimant l'impôt de solidarité sur la fortune, comme le propose le candidat de la droite, qu'on remettra la France debout, et certainement pas en faisant travailler les salariés jusqu'à 70 ans, comme (Nicolas Sarkozy) le propose".

"Ces propositions sont dangereuses, elles creuseront les brutalités, les violences, les frustrations, elles dresseront les Français les uns contre les autres". Elles "ne sont pas crédibles, pas sérieuses".

"C'est en augmentant le pouvoir achat des bas salaires aussi que nous relancerons la machine économique, certainement pas en réaménageant la fiscalité et en favorisant la rente par la suppression de l'ISF".

Ségolène Royal dénonce "le capitalisme financier destructeur pour nous tous".

"Je veux que la France mette en place un ordre économique et social juste. Ce n'est pas juste lorsque des salariés sont licenciés d'une entreprise qui fait des bénéfices et demain, ce ne sera plus possible", s’indigne-t-elle, rappelant sa proposition d'obliger les entreprises dans ce cas à "rembourser toutes les aides publiques" qu'elles ont perçues.

Ségolène Royal indique qu’elle dira à Angela Merkel, lors de leur rencontre le 6 mars, "un certain nombre de choses". "Il faut sortir de cette inertie libérale, l'Etat peut encore peser, je veux un Etat fort, qui négocie avec ses partenaires européens" en faveur d'une régulation économique et sociale.

Mercredi 21 février


LE PACTE PRESIDENTIEL en musique : 100 mesures pour que ça change fort !

RAG 34. Lolo34

10:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.02.2007

Le PACTE PRESIDENTIEL en musique

Un clip de 12 minutes énumère et illustre, les 100 propositions du pacte présidentiel de Ségolène Royal. À voir et à diffuser !





RAG 34. Les lolo's 34

20:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Combien ça coute ? Le PS estime à 35 milliards d'euros net le programme de Royal


clicker sur pour agrandir la photo
PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste estime à 50 milliards d'euros brut et 35 milliards d'euros net le "pacte présidentiel" de Ségolène Royal.

Le PS se donne pour objectif de réduire la dette publique à 60% en 2012 contre 64,6% fin 2006, de stabiliser les prélèvements obligatoires au niveau de 2006, soit 44% du PIB, et de limiter la hausse de la dépense publique à 1,8% par an.

Il table sur une croissance moyenne de 2,5% par an à partir de 2008 et sur une inflation de 1,8% en moyenne.

Michel Sapin et Didier Migaud, chargés du chiffrage, ont précisé lors d'une conférence de presse que les 50 milliards d'euros de dépenses nouvelles prévues sur la durée de la législature seraient financés notamment par 15 milliards d'économie et de redéploiements.

Sur ces 15 milliards, cinq seront pris sur les allègements de charges aux entreprises et deux sur les budgets de la formation professionnelle.

L'augmentation du budget de la recherche, proposition la plus coûteuse du "pacte" représente 5,3 milliards d'euros, la loi de programmation pour les universités 5 milliards et la création de 500.000 "emplois tremplins" 4,5 milliards, selon le PS.

Le renforcement des moyens de la justice et de la prévention de la délinquance est estimé à 4,5 milliards d'euros, l'augmentation des moyens de l'Education nationale à 3,4 milliards, la création du "revenu de solidarité active" à 3 milliards, l'augmentation du financement de l'hôpital public à 2,5 milliards et le développement de transports collectifs à 2,5 milliards.

La création de l'"allocation d'autonomie" pour les jeunes coûterait 2,1 milliards, la revalorisation des petites retraites 2 milliards, le droit à la formation et à la reconversion pour les salariés 2 milliards et la création de la "sécurité sociale professionnelle 2 milliards.

14:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.02.2007

Ségolène Royal : Sereine et solide hier sur TF1

Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre d'une conférence salariale, je veux réconcilier la France avec ses entreprises

Ségolène Royal a dit lundi soir sur TF1 qu'elle souhaitait "remettre debout la maison France", et qu'elle serait "la présidente de la République qui se battra avec acharnement contre le chômage des jeunes.

Que la famille fonctionne bien, que l'école fonctionne bien, que quand un jeune a une qualification et une formation, il trouve un travail et qu'il soit correctement rémunéré, que les gens soient sécurisés dans leur emploi.

Certains se moquent de moi: ce n'est pas de la politique. Mais si, c'est de la politique ! Je suis une personne qui parle clair. Il y a un sentiment d'injustice, trop d'inégalités, de hauts revenus d'un côté, trop de bas revenus de l'autre.

Il faut que la santé revienne vers les gens". Elle a souhaité la création de dispensaires et l'organisation d' "Etats généraux sur la santé".

Ségolène Royal a assuré que la question des aides en cas de handicap "sera réglée".

"Il faut changer le regard de la société sur le handicap". Ségolène Royal a insisté sur le fait qu'il fallait "revendiquer la visibilité des personnes qui ne sont pas debout. Je veux que l'on puisse voir les personnes en situation de handicap dans la société, en particulier à l'école".

Sur la question du SMIC, Ségolène Royal a rappelé "qu'il y a aujourd'hui quatre millions de personnes au Smic et il y a un salarié sur deux qui gagne moins de 1.500 euros. Beaucoup de gens se sont dit, 'si le Smic passe à 1.500 euros, c'est tout de suite'. J'aimerais bien, mais c'est dans cinq ans. Il faut aussi être réaliste et promettre ce que je peux tenir Si nous pouvons aller plus vite, nous irons plus vite. 1.500 euros bruts en cinq ans, ça veut dire: 5% tout de suite, c'est 50 euros tout de suite. C'est un signal fort que je veux donner". Le niveau actuel du Smic (984 euros net pour 35 heures) "est quand même très bas",

Ségolène Royal a prévu d'organiser une "conférence salariale" dès son élection, qui servirait aussi à "discuter de la façon dont on maintient la hiérarchie des salaires. Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre d'une conférence salariale, je veux réconcilier la France avec ses entreprises".

Ségolène Royal a souligné qu'il faudrait veiller à ne pas provoquer un "écrasement de la hiérarchie des salaires".

Enfin, Ségolène Royal a précisé que la "hausse des bas salaires" serait indexée sur un nouveau calcul de la hausse des prix avec la création de nouveaux indices, afin que cette revalorisation ne soit pas "immédiatement mangée" par l'inflation.

RAG 34. Les lolo's 34

08:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Tension entre Enfants de Don Quichotte et Vautrin

Tant du côté des SDF que des riverains, la situation se dégrade au canal Saint-Martin à Paris, où Augustin Legrand, chef de file de l'association des Enfants de Don Quichotte, s'est réinstallé lundi 19 février, dénonçant la passivité du gouvernement pour régler la question des sans logement.

"Je me réinstalle ce lundi sur le campement pour voir et comprendre la situation et je suis prêt à rester le temps qu'il faut", a dit Augustin Legrand, rentré vendredi 16 février d'un tournage en Afrique du Sud, précisant qu'il allait "refaire un stock de tentes" pour pouvoir accueillir de nouveaux arrivants.

Parti après un accord signé avec le ministère de la cohésion sociale le 8 janvier, il se désespère que "rien n'ait avancé". "On nous avait promis des travailleurs sociaux. Ou sont-ils ? Il y a une dizaine de SDF qui sont alcoolisés, qui posent des problèmes et nous avons besoin de gens pour les encadrer", affirme-t-il.

Très en colère, le porte-parole des Enfants de Don Quichotte demande la démission de Catherine Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale, la jugeant "vraiment incompétente".

Sur le campement même, certains sont critiques

Celle-ci a indiqué lundi soir qu'il y avait "pas moins de 4 associations très spécialisées (sur place) : Emmaüs, le Coeur des Halles, le Samu social et Appel 75". "Ce sont des gens dont c'est le métier, qui, au quotidien, accompagnent parce qu'effectivement, cela prend du temps, il faut discuter avec chacun, convaincre chacun qu'aller ailleurs c'est la façon dont on peut s'en sortir", a-t-elle ajouté.

Sur le campement même, certains sont critiques. "Je me tâte si je reste parce que je vois que ça part en couilles", dit Jean-Claude Dos-Anjos, présent depuis "début janvier". "La plupart des gens qui viennent le soir sont des crackers. Je comprends pourquoi les riverains pétent les câbles quand on entend des ivrognes s'insulter jusqu'à 2 h".

De leurs côtés, les commerçants riverains voient avec inquiétude leur chiffre d'affaire baisser : Esperanza Aguilar, qui tient le restaurant Muküru, fait état d'une diminution de ses recettes de 40% en janvier. Virginie Leboeuf, du restaurant Le Jemmapes, de 30%. Au café Canal 96, on observe aussi une baisse, sans la chiffrer. "Les habitués ont déserté le café car on se sent agressé par les SDF qui s'approprient le lieu", relève Jean-François, un des rares à rester fidèle à l'établissement.

AFP
Augustin Legrand, chef de file des Enfants de Don Quichotte, marche sur le canal Saint-Martin, à Paris, lundi 19 février (photo Guez/AFP).

RAG 34. Les lolo's 34

07:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

19.02.2007

Agenda : Ségolène ROYAL sur TF1


Ce lundi 19 février : Ségolène Royal est l'invitée de l'émission "J'ai une question à vous poser" - TF1 - 20h50

RAG 34. Lolo34

08:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

17.02.2007

Sarkozy, un Ministre incompétent outre-mer

Le Ministre Sarkozy n’a rien fait outre-mer et n’avait d’ailleurs aucune compétence pour le faire !Ainsi, le contrat de plan qu’il vient parapher à la Réunion pour donner l’impression qu’il amène de l’argent pour les infrastructures de l’île a déjà été signé le 19 janvier par le premier Ministre.

«L’effort sans précédent» de l’Etat en faveur de la route des Tamarins dont il se vante n’est que pure illusion puisque ce sont les réunionnais par le biais du péage qui sera mis en place sur cette route qui financeront en grande partie cette route !

De même, « l’intégration des DOM dans le plan national de cohésion social qu va permettre d’accroître le rythme de construction des logements sociaux » n’est qu’une vaste escroquerie puisque, de l’avis même du Sénateur UMP Henri TORRE (rapport d’information n° 88 sur le logement social outre-mer), cet article 108 de la loi du 13 juillet 2006 est resté « lettre morte » en dehors de toute programmation financière !. Bien au contraire, le Gouvernement est toujours débiteur d’environ 700 millions d’euros envers les opérateurs sociaux outre-mer selon les chiffres mêmes de Bercy !

Enfin, le Ministre Sarkozy a le culot d’annoncer qu’il va abaisser le coût du haut débit alors même que l’Etat n’a participé qu’à hauteur de 2% au projet de câble sous-marins pour le désenclavement numérique en Guadeloupe soit 400 000 € sur 20 millions d’euros !

Communiqué de Presse de Victorin LUREL, Secrétaire national à l’outre-mer

Pacte ROYAL pour les outremers : des engagements forts !



RAG 34. Lovely34

19:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OUTREMER, SARKOZY, RAG 34

Pacte ROYAL pour les outremers : des engagements forts !

A ceux qui, tel Léon BERTRAND, n’ont pas pris connaissance des discours de Ségolène ROYAL, Victorin LUREL se dit certain que les outre-mers voteront Ségolène ROYAL pour les engagements précis prises par la candidate lors de ses déplacements à la Réunion et aux Antilles ainsi que dans son discours du 11 février et pour casser la politique d’abandon systématique des outremers méticuleusement mise en oeuvre depuis 5 ans par l’UMP.
Ségolène ROYAL s’est engagée à promouvoir une République métissée, fière de sa diversité.

Ségolène ROYAL s’est engagée à lutter contre le chômage outre-mer. Elle établira une préférence locale à l’emploi public (régionalisation des concours nationaux, formation locale des cadres) et privé (négociation de charte de bonnes pratiques pour recruter, à compétences requises, localement, mise en adéquation de la formation professionnelle avec les besoins réels). La « mesure Vaucin » permettra de rétablir et amplifier l’effet positif du congés de solidarité, cassé par l’UMP. Les emplois tremplins et le droit au premier emploi pour les jeunes permettront de lutter contre le chômage des jeunes.
Ségolène ROYAL s’est engagée pour le logement social dans les outre-mers. Elle rétablira les crédits de la LBU, amputée par l’UMP, en établissant une programmation pluriannuelle afin de doubler la construction de logements sociaux qui ont diminué d’un tiers depuis l’arrivée de l’UMP !

Ségolène ROYAL s’est engagée à promouvoir la connaissance des outre-mers par un enseignement obligatoire de ses réalités et de son histoire. Le « discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire sera lu, demain, par chaque petit français afin que, plus jamais, les futurs députés UMP n’aient la tentation de glorifier le rôle de la colonisation.
Ségolène ROYAL s’est engagée à protéger les outremers en en faisant des zones d’excellence environnementale et en valorisant leur biodiversité.

Ségolène ROYAL s’est engagée à rendre effective la continuité territoriale. En renforçant les obligations de service public pesant sur les compagnies aériennes desservant les outre-mers, et non en les supprimant purement et simplement comme s’apprête à le faire Nicolas SARKOZY, elle obtiendra une baisse des billets d’avion vers les outremers.

Comme Aimé CESAIRE, Président d’honneur de son Comité de soutien, les outre-mers voteront Ségolène ROYAL.

Communiqué de Victorin LUREL,
Secrétaire national a l’outremer

RAG 34. Lovely34

19:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : OUTREMER, ROYAL, RAG 34

SUPERMENTEUR 2 : L'UMP rabote les promesses de son candidat pour lui permettre de tenir son chiffrage

Trop, c'est trop. L'inflation des promesses électorales de Nicolas Sarkozy a fini par provoquer un vrai malaise à l'UMP. Ses "budgétaires", Pierre Méhaignerie, Gilles Carrez et Alain Lambert, de plus en plus inquiets, ont obtenu de François Fillon, jeudi 15 février, une réunion d'ajustement du programme économique et social de leur candidat. Objectif de ce rendez-vous, auquel participait Christian Blanc (ex-apparenté UDF) : raboter certaines propositions pour s'en tenir au plafond de 30 milliards de dépenses nouvelles sur cinq ans.

La cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise évalue le coût du programme de M. Sarkozy à un peu moins de 50 milliards, auxquels s'ajoutent ces fameux 68 milliards d'euros de prélèvements obligatoires que M. Sarkozy souhaite restituer aux Français (Le Monde du 23 janvier).

Conséquence de la réunion d'ajustement de jeudi : l'entrée en vigueur de certaines mesures, comme l'allocation au premier enfant ou le bouclier fiscal à 50 %, devrait être repoussée, et les ambitions pourraient être revues à la baisse dans certains domaines, dont les droits de succession et la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires. "On peut espérer baisser d'un point d'ici à la fin de la législature, pas plus", estimaient, dès mercredi, le président de la commission des finances de l'Assemblée, M. Méhaignerie, et le rapporteur du budget, M. Carrez, dans les couloirs du Palais-Bourbon.

Pour financer son projet sans compromettre le rétablissement des finances publiques, l'UMP s'était fixé un cadre budgétaire strict, assis sur une hypothèse de croissance de 2,25 % en moyenne par an : ramener à l'horizon de 2012 le poids de la dette publique sous la barre de 60 % du produit intérieur brut (PIB) et limiter à 30 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses nouvelles, 5 à 6 milliards par an devant aller à la réduction du déficit.

Obsédés par le contre-exemple de 2002 - la croissance s'était retournée et le déficit budgétaire envolé -, MM. Méhaignerie, Carrez et Lambert n'ont pas réussi à imposer un calendrier plus serré sur la diminution de la dette (2010 au lieu de 2012). Mais ils ont obtenu satisfaction sur une règle d'or, à laquelle ils tiennent, à savoir qu'aucune dépense de fonctionnement ne doit être financée par l'emprunt. Un principe également défendu par le président de l'UDF, François Bayrou.

Ces préalables posés, les participants à la réunion de jeudi ont passé au crible le projet de M. Sarkozy, et évoqué la possibilité de revoir à la baisse ses ambitions. Le candidat avait lui-même fait le premier pas, en laissant entendre que la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires se ferait sur dix ans, une hypothèse réaffirmée jeudi sur Canal+ par le ministre de l'économie, Thierry Breton : "La baisse promise (...) ne commencera qu'auprès 2010."

Le candidat de l'UMP avait également annoncé aux Echos du 14 février que le bouclier fiscal à 50 % serait mis en oeuvre "quand ce sera possible". "On ne peut pas faire la même chose avec 1,5 % de croissance et avec 3 %", avait ajouté M. Sarkozy au lendemain de l'annonce par l'Insee des chiffres provisoires de la croissance en 2006, 2 % seulement, soit la fourchette basse retenue par le gouvernement Villepin pour confectionner son budget.

Parmi les trois ou quatre points encore en débat qui devraient être tranchés prochainement, figurent l'hypothèse d'une baisse moins forte que prévue des droits de succession et celle de programmer, sur le "long terme", l'intégration de la contribution sociale généralisée (CSG) dans le bouclier fiscal.

Actuellement, la loi limite à 60 % des revenus d'un contribuable la somme des impôts directs (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune et impôts locaux). Un bouclier qui se limite à 71 % des revenus, lorsque l'on tient compte de la CSG et de la contribution de remboursement de la dette sociale (CRDS). Le coût de la mesure n'est évidemment pas le même si l'on part du haut de la fourchette (71 %) ou du bouclier fiscal actuel (60 %).

Côté pouvoir d'achat, M. Méhaignerie ne désespère pas d'obtenir une revalorisation sensible de la prime pour l'emploi.

Claire Guélaud et Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 17.02.07

RAG 34. Les lolo's 34

08:03 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

16.02.2007

Ségolène Royal : “L’école, coeur battant de la République”

Aujourd’hui, 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir sa promesse républicaine d’égalité scolaire.

C’est l’éducation qui tient tout l’édifice. C’est pourquoi, avec moi, l’éducation sera au coeur de tout et en avant de tout ! L’école est le coeur battant de la République. L’école est le lieu où se transmettent les savoirs et les valeurs républicaines. L’école est le creuset où se forment les futurs citoyens. Et l’école, vous me l’avez également dit, traverse une crise profonde.

J’ai entendu le signal d’alarme que lancent beaucoup de parents : l’école tiendra-t-elle demain sa promesse d’égalité des chances ? J’ai entendu le message des enseignants, en première ligne dans ce combat pour l’égalité et, donc, la citoyenneté : face aux difficultés qui s’accumulent, aux violences, aux incivilités qui angoissent, face aux coupes sombres dans les budgets et les emplois, face à un pouvoir d’achat qui semble baisser, et alors que croissent les difficultés du métier, comment ne pas être tenté, parfois, de baisser les bras ?

À ces enseignants qui se battent en première ligne sur le front de la citoyenneté de demain, je veux dire ceci. Vous serez soutenus, encouragés par la République dans votre mission. Votre place sera mieux reconnue, vos filières de formation encore améliorées si vous en sentez le besoin. Votre droit à l’innovation et à l’expérimentation du travail en équipe sera pleinement reconnu sans que vous ayez à craindre les inspections un peu trop rigides.

Soutien scolaire gratuit

Nous créerons un service public d’accueil de la petite enfance. L’obligation scolaire sera fixée à 3 ans et les chances scolaires des enfants en seront accrues. Collège et école devant assurer en leur sein, ou dans les quartiers, le soutien scolaire gratuit, nous confierons cette nouvelle mission, comme vous l’avez proposé dans plusieurs débats participatifs, à un corps nouveau de répétiteurs dont la mise en place sera discutée avec l’équipe pédagogique, les associations de parents d’élèves et les élus.

La carte scolaire favorisera la mixité sociale, au lieu de consolider les ghettos. Elle sera redécoupée pour que les secteurs soient plus hétérogènes et que chaque famille ait le choix entre plusieurs établissements. Les gros collèges seront divisés pour ne pas dépasser 600 élèves. Ayant eu à nouveau confirmation des brutalités et violences subies par les élèves et les enseignants, je m’engage pour la création d’un nouveau métier afin de renforcer la discipline 17 et développer massivement le sport et la culture qui sont les meilleurs remparts contre l’agressivité.

L’échec scolaire étant aggravé par la détresse financière, sociale et éducative des familles, je créerai des emploisparents dans les quartiers comme l’a proposé l’association ACLEFEU et je généraliserai les écoles de parents.

L’allocation de rentrée scolaire sera doublée dès 2007 afin que soit pleinement garantie la gratuité scolaire. La société de la connaissance exigeant un investissement massif dans l’université et la recherche, je veillerai à renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national et je les encouragerai à se regrouper entre régions pour atteindre une taille comparable à celle des grandes universités du monde.

RAG 34. Les lolo's 34

13:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ségolène ROYAL : L'Education "retrouvera la première place" Meeting de Dunkerque (vidéo)

Propositions de Ségolène Royal lors de son meeting sur l'éducation à Dunkerque (vidéo)






Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego
Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego

Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego
Segolene Royal Meeting de Dunkerque (15/02/2007)


RAG 34. Les lolo's 34

12:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : meeting de dunkerque, EDUCATION, RAG 34

Mon projet pour l’Afrique, par Ségolène Royal

"Je propose que nos accords de coopération soient examinés par le Parlement."

La candidate socialiste répond à la lettre ouverte de Jean-Marie Fardeau, secrétaire général du CCFD, publiée dans notre édition du 14 décembre. Elle propose des changements d’orientation.

L'Afrique, dans l'extrême diversité des situations qui la caractérise, est en pleine mutation. Le parallèle avec la politique africaine de la France, figée dans une coupable immobilité n'en est que plus cruel. Cela doit changer dès 2007. Depuis bientôt cinq ans, la droite française est en effet à l'origine de désordres sans précédent sur le continent africain. La conception de la Présidence de la République de Jacques Chirac y est pour beaucoup. En privilégiant systématiquement les amitiés personnelles au détriment de l'intérêt général, la pratique présidentielle a terni l'image de notre pays, qui se trouve associé dans l'esprit des Africaines et des Africains aux régimes les plus contestables du continent. La France doit à nouveau porter en Afrique un message de démocratie, de solidarité, de paix et de défense des droits de la personne humaine, sans qu'il soit possible d'opposer à cette ambition la réalité des interventions de notre pays. De ce point de vue, les récentes déclarations du candidat de l'UMP qui s'inscrivent sans retenue, dans les mêmes réseaux que le Président Jacques Chirac, ne sont pas de nature à rassurer nos concitoyens qui souhaitent que notre pays demeure fidèle à ses valeurs de solidarité internationale, de promotion de la démocratie et de consolidation de l'Etat de droit.
Les Africains sont malheureusement les premières victimes de cette politique de la « Françafrique ». La multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires. Faute d'avoir incité les régimes les plus fermes à s'engager dans la voie de la démocratisation et du respect des droits humains, nous nous trouvons réduits à intervenir militairement dans la précipitation pour éviter des prises de pouvoir par la force. Mais c'est en amont que nous aurions dû agir pour favoriser le dialogue politique et la participation de l'opposition et de la société civile africaine au jeu démocratique. D'une part, les termes de nos accords de défense et de coopération militaire avec plusieurs pays africains devront être clarifiés et si besoin renégociés. Notre politique étrangère doit être conduite dans la transparence. Je propose donc que nos accords de coopération, et notamment nos accords de défense et de coopération militaire soient examinés par le Parlement. Il s'agit d'un engagement nouveau mais nécessaire. Les citoyens français ont le droit d'être informés des buts poursuivis par nos programmes de coopération et des raisons de l'engagement de nos forces armées sur le continent africain. Je propose qu'un débat à l'Assemblée nationale soit obligatoire en cas d'intervention armée dans un conflit sur le continent africain. Il faudra aller au-delà et je retiens votre proposition de mettre en place une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales. Cette délégation permettra non seulement de mettre en débat les grandes orientations de la politique de coopération, elle devra aussi contribuer à clarifier le rôle des différents acteurs engagés dans la coopération : services publics, collectivités locales, entreprises et ONG.

D'autre part, notre coopération devra faire des efforts particuliers pour consolider la société civile africaine et renforcer les mécanismes contribuant à l'émergence de la démocratie. À l'évidence, les ONG françaises et européennes ont un rôle particulier à jouer dans ce domaine. Je souhaite que nous développions une ligne de programme spécifique accessible aux ONG françaises et à la société civile africaine, en valorisant les enseignements du programme Démocratie et droits de l'Homme mis en œuvre par l'Union européenne, programme avec lequel nous gagnerions à développer des synergies. Cet aggiornamento politique me semble constituer la première étape de la rénovation de notre politique en direction de l’Afrique. Mais nous devons aussi innover pour accompagner le continent sur la voie d'un développement durable. La pauvreté reste endémique. L'espérance de vie régresse dans les pays frappés par le sida et le paludisme. La croissance urbaine crée de graves déséquilibres. La condition des femmes est trop souvent bafouée. Je voudrais suggérer ici plusieurs pistes d'action.

Nous devons veiller à préserver nos capacités des pays africains à vivre de l'exploitation durable des ressources dont ils bénéficient sur leur territoire. Il n'est pas acceptable que certaines entreprises. dont certaines ont leur siège en France, procèdent à un véritable pillage de ces ressources en privant les Africains des plus values qui permettraient le décollage économique. Il est encore plus préoccupant de constater que le pillage de ces ressources, en appauvrissant les populations, force certains à l'émigration vers l'Europe. Il serait plus intéressant d'éviter ces pillages et d'encourager l'économie locale au bénéfice de populations qui, dès lors, préféreraient vivre et prospérer dans leur propre pays.

Nous devons plus généralement encourager voire contraindre les entreprises à s'engager sur une éthique de responsabilité sociale et environnementale en veillant a minima qu'elles respectent les codes de conduites édictés par exemple par l'OCDE. A ce titre, je soutiens l'initiative « Publiez ce que vous payez » qui propose d'imposer aux industries extractives de rendre publiques les sommes versées aux Etats pour l`exploitation de leurs ressources naturelles. Les citoyens africains ont le droit de savoir ce que leurs gouvernements perçoivent des compagnies étrangères et les consommateurs français doivent pouvoir s'assurer que l'essence qu'ils achètent n'entretient pas un régime despotique. Nos pratiques doivent évoluer: la transparence, c'est la modernité, l'opacité actuelle l'archaïsme. La première condition du développement est de ne pas gâcher les atouts humains dont un pays dispose. Je constate que les pays qui investissent le plus dans l'éducation. en particulier celle des jeunes filles et qui respectent le plus les droits des femmes sont aussi ceux qui réussissent le mieux.

Pensons au rôle qu'ont pu jouer les femmes dans l'émergence de pays tels que le Cap Vert, la Tunisie ou l'Afrique du Sud… L'éducation joue aussi un rôle clé pour la prévention de la diffusion des pandémies. Enfin, l'amélioration de la condition des femmes africaines passe par le soutien aux mouvements qui luttent contre l'excision, pour le droit des femmes à maîtriser leur corps et leur fécondité, ainsi que par le renforcement de la participation des femmes à la représentation politique. Pour valoriser les atouts humains de l'Afrique il convient aussi de préserver la santé des populations africaines. Le sida entraîne de terribles régressions. Les exemples sont nombreux en Afrique australe: en Zambie, l'espérance de vie a ainsi régressé de dix ans dans les dix dernières années.

Les pays en développement ont obtenu à Doha le droit de copier ou d'importer des médicaments génériques pour leur politique de santé publique, mais, de facto, ils ne peuvent utiliser ce droit, en raison des mécanismes juridiques très contraignants qui ont été fixés sous la pression des laboratoires pharmaceutiques. Ces obstacles doivent être levés et la France doit s'engager à soutenir effectivement l'accès aux médicaments des pays pauvres. Mais les médicaments seuls ne peuvent suffire. Sans médecins pour les dispenser, sans réseaux de santé, ils n'atteindront pas les malades et l'on ne pourra endiguer l'épidémie de sida. De ce point de vue, comment ne pas être alarmé par l'extraordinaire proportion de médecins formés en Afrique qui exercent en Europe. Cette proportion atteint 30% dans certains pays. Le projet d'immigration choisie défendu par le candidat de l'UMP va aggraver cette tendance et, je le dis avec gravité, contribuer à affaiblir des systèmes de santé déjà fragiles.

Je propose pour ma part d'agir en responsabilité en ne pillant pas les ressources humaines qui sont vitales pour ces pays. Je propose, à l'inverse, de faciliter les allers et retours des médecins d'origine africaine afin qu'ils puissent exercer dans leur pays d'origine et participer à la formation de jeunes médecins tout en conservant des connections en France leur permettant de poursuivre l'approfondissement de leurs compétences. Plus largement, je proposerai de renforcer les moyens affectés à la santé en encourageant la constitution d'un fonds public mondial pour la santé de base.

Une deuxième condition au développement c'est de pouvoir valoriser ses atouts économiques. Cela suppose des moyens importants. Les budgets des États restent lourdement affectés par le remboursement de la dette accumulée dans les années 1980 malgré les premières vagues d'annulations. Il conviendra d'achever ce processus de désendettement.

S'il faut aider les Etats, il faut aussi soutenir les familles. Le micro-crédit est une voie pour permettre aux Africains de financer leurs projets de développement: l'extension des réseaux de micro-crédit dans les campagnes où ils sont encore peu présents doit permettre à de nombreuses familles de sortir de la pauvreté. L'Afrique possède de nombreuses richesses, mais celles-ci sont le plus souvent surexploitées par des groupes étrangers. Il s'agit donc de promouvoir en Afrique des filières d'excellence durable reposant davantage sur les populations. Je pense au coton dont l'Afrique est un producteur de qualité mais qui est déprécié sur les marchés internationaux en raison notamment des subventions américaines: il faudra porter cette question avec plus de force dans le cycle de négociations de l'OMC. Je pense aussi aux énergies renouvelables - et à l'énergie solaire en particulier - qui permettent notamment dans les zones rurales, d'apporter de l'énergie à des coûts raisonnables pour la fourniture de services essentiels. Je pense enfin à la promotion du commerce équitable dont nous devons valoriser les débouchés sur le marché français.

Pour financer ces nouvelles opérations de développement durable, il est avant toute chose nécessaire d'optimiser l'utilisation des moyens actuels disponibles, pour éviter les gaspillages et nous assurer que les ressources seront mises effectivement à disposition de ceux qui en ont le plus besoin. Comme je l'ai mentionné plus haut, cette optimisation de l'utilisation de l'aide publique passe par la clarification du rôle des différents acteurs et par la recherche de synergies avec les instruments européens.

Je souhaite que notre nouvelle politique de co-développement s'appuie plus directement sur les acteurs de terrains. Dans ce cadre, je propose de rénover nos méthodes de coopération notamment en valorisant davantage le travail des ONG en portant à 5% comme c'est le cas ailleurs en Europe le pourcentage de l’aide française qui sera mise en oeuvre par leur canal. Ne privatisons pas l'aide publique au développement, rationalisons le dispositif français de coopération encore trop éclaté ! Mobilisons davantage la coopération décentralisée, qui permet à des collectivités françaises de collaborer directement avec des collectivités africaines, car, au-delà des transferts d'argent, c'est aussi de capacités d’action autonomes dont les pays africains ont besoin. Mobilisons davantage les migrants et leurs compétences ! Mobilisons les jeunes qui souhaiteront effectuer un service civil à l'étranger ! Dans ce domaine de la coopération, comme dans bien d'autres secteurs, la France devra aussi contribuer à renforcer les politiques européennes pour une solidarité plus efficace et une contribution plus significative au développement durable du continent africain.

Enfin, au delà de cette optimisation des moyens et des politiques, je veux aussi que nous réfléchissions à une taxation des transactions financières pour accroître le financement du développement. Enfin, conformément au projet du PS, nous porterons progressivement le montant de l'aide publique à 0,7% du PlN, pour remplir les engagements internationaux qui ont été trop longtemps bafoués.

Je crois possible de mettre fin au désordre créé par des décennies de politique clientélistes en Afrique, des politiques bien peu responsables au regard des besoins des sociétés africaines et des volontés de solidarité des citoyennes et citoyens français. Pour cela, nous devons être fermes sur la défense des droits de la personne humaine, innovants en matière de développement. Nos objectifs doivent être explicités et nos méthodes transparentes. Ce sont les positions que je défendrai au cours de cette campagne pour rénover la politique de la France aux côtés de l’Afrique. Ce sont les orientations que je mettrai en oeuvre si je suis élue.

Le texte de Mme Royal répondait à un appel lancé, dans nos colonnes le 14 décembre dernier, par Jean-Marie Fardeau, Secrétaire général du CCFD (Comité catholique contre la Faim et our le Développement)..

Voici le commentaire de M. Fardeau au texte de Mme Royal

La réponse de Mme Royal à ma lettre ouverte sur la nécessité d’un changement radical de la politique de la France en Afrique est un signe encourageant d’engagement. Mme Royal se prononce en effet clairement sur plusieurs questions chères au CCFD, qui sont portées, en vue des élections, par la campagne « État d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire » : examen par le Parlement des accords de défense liant la France et des pays africains, création d’une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales, engagement de faire transiter 5 % de l’aide publique au développement par les ONG, exigence, pour les entreprises exploitant des ressources en Afrique, de déclarer ce qu’elles versent aux autorités de ces pays… Je m’en réjouis bien entendu. Sur plusieurs questions - dette, taxation des transactions financières, règles commerciales mondiales… -, nous attendons des engagements plus précis. Le dialogue va donc se poursuivre, comme c’est le cas avec tous les candidats que nous avons interpellés. La France et tous ses citoyens sortiront grandis de ce débat démocratique sur ses relations avec l’Afrique.

Copyright © Témoignage chrétien 2006

RAG 34. Lovely34

11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, AFRIQUE, RAG 34

14.02.2007

J-67 : Les habits de grand-mère Sarkozy (par Michel Onfray – philosophe)

Le mot « démagogue » fait partie de l’arsenal des insultes au même titre que « fasciste », « nazi », « stalinien » ou « bourgeois ». « Antisémite » fonctionne sur le même registre, « populiste » également. Ces épithètes servent à stigmatiser un adversaire pour éviter de dialoguer avec lui. Leur usage grippe la machine démocratique et, pire, interdit qu’on utilise ensuite les mots pour signifier ce qu’ils veulent vraiment dire. Qui voudrait en effet discuter avec un fasciste ? Mais, une fois ce détournement sémantique utilisé, comment dire d’un fasciste véritable qu’il l’est ? Quand les fascistes sont partout, de même les antisémites, ils ne sont plus nulle part. La démonétisation du signifiant pulvérise la possibilité d’un signifié. J’ai, pour ma part, eu droit à la totalité de ces qualificatifs, les choses étant dûment écrites ou dites dans des médias de grande diffusion…
Arrêtons nous un instant sur le mot « démagogue ». Les grecs l’inventent pour stigmatiser les orateurs qui se trouvent à la tête de factions populaires. La démocratie athénienne n’était pas démocratique, mais oligarchique, aristocratique : elle ne concerne en effet que les citoyens, autrement dits, les sujets nés de citoyens. Les femmes, les métèques – étrangers domicilés -, les barbares – les non grecs-, les esclaves n’en font pas partie, de fait, cette démocratie ne concerne qu’une petite poignée de gens bien nés… Dès lors, dans la bouche de ceux là, quiconque s’adresse au peuple, parle pour lui, éventuellement même, lui parle, est un démagogue. Donc un ennemi.
Platon, aristocrate de haut rang, n’a pas besoin de travailler pour subvenir à ses besoins, sa famille est riche. Les sophistes, quant à eux, proviennent le plus souvent des couches populaires, ils doivent donc gagner leur vie. En faisant payer leur technique verbale, leur savoir rhétorique, leur talent pédagogique, ils se contentent de monnayer leur verbe pour acheter du pain et des olives. Et puis, faute impardonnable, les sophistes enseignent à des gens de modeste condition les ficelles utiles pour entraver ce prétendu système démocratique. La haine de Platon pour les sophistes faussement transformés en démagogues est avant tout la haine d’un aristocrate pour la plèbe qui se pique de philosopher.
Plus tard, en l’occurrence pendant la Révolution Française, le mot glisse plus encore vers l’insulte : on appelle démagogue l’orateur qui parle au peuple, certes, mais en flattant ses bas instincts – la colère, l’envie, la rancœur, la haine, le ressentiment, la méchanceté. Les passions tristes de Spinoza… Là encore, on retrouve l’opposition entre l’élite en passe d’accéder au pouvoir, la bourgeoisie libérale, et les factions populaires, hébertistes, Enragés, Curés Rouges et ceux que Patrick Kessel appela jadis dans un beau livre Les gauchistes de 89. Mais en ce temps là, la démagogie n’est pas dans le seul camp de ceux qui parlent au peuple, elle se trouve aussi aux côtés des opportunistes que le pouvoir fascine et qui n’aspirent qu’à une chose, en jouir.
Voilà, me semble-t-il, l’acception moderne, sinon postmoderne, du démagogue : il flatte le citoyen pour qu’il le conduise au pouvoir car une seule chose l’intéresse, y parvenir et, une fois qu’il s’y trouve, s’y maintenir. Vieilles leçons du Prince de Machiavel. Dans une société de médiatisation généralisée, l’électeur disposant du pouvoir de faire ou de défaire un roi, le démagogue s’adresse médiatiquement aux votants afin qu’il lui fasse la courte échelle pour accéder au trône. Le démagogue est animé par une obsession pathologique : jouir de la puissance donnée le pouvoir – il se moque bien de la République, de la Nation, de l’intérêt général, du bien public, du Peuple, de la France, et autres fétiches dont il se remplit la bouche en permanence et qui saturent toutes ses prises de position.
Le risque du suffrage universel qui pose dans l’absolu l’équation un homme égale un vote est qu’on gagne moins à s’adresser à la raison, à l’intelligence, au bon sens du citoyen, qu’à ses fameuses passions tristes si vives à enflammer tant la misère morale et mentale est grande. Peu importe, il faut choisir des inconvénients et, somme toute, le suffrage universel vaut mieux qu’un cens, quel qu’il soit.
Si la mesure de l’intelligence politique est impensable, celle de la démagogie est possible. Tout homme – ou femme bien sûr…- politique qui parle à rebours de ce qu’enseigne son passé d’élu est un démagogue. Tout homme qui dit pour demain l’inverse de ce qu’il a fait pendant une carrière en est un. Plus l’écart est grand entre son action passée et ses paroles présente, plus c’est un maître en démagogie.
Démagogue en chef, par exemple, Jacques Chirac creusant la fameuse « fracture sociale » pendant un quart de siècle d’action politique aux plus hauts sommets et, après s’en être indigné, sollicitant les électeurs pour la combler ; Jacques Chirac polluant pendant le même temps les nappes phréatiques avec ses décisions en matière agricole et, après s’en être offusqué, affirmant la nécessité d’une écologie qu’il incarnerait ; Jacques Chirac violant la République pendant des décennies – des frais de bouche aux emplois fictifs , en passant par les marchés truqués ou les faux électeurs- et s’en disant le garant comme chef de l’Etat. La liste est longue, chacun le sait...
Prétendant au remplacement et au titre, Nicolas Sarkozy est en passe de décrocher la timbale. Car ce maire refusant la construction de logements sociaux dans sa ville de Neuilly ; cet homme de parti plusieurs fois traître à son camp ; cet encarté défendant une politique de droite depuis son plus jeune âge ; cet allié des puissants fort avec les faibles, faible avec les forts ; cet ami des patrons de presse qui demande et obtient le licenciement d’ un directeur de journal qui expose sa vie privée en dehors des clous fixés par le ministre habituellement iconophile ; ce vindicatif fasciné par les nettoyages de banlieues au kärcher ; cet expéditif qui assimile tout jeune des banlieues à de la racaille ; ce courtisan de Georges Bush auprès duquel il tient des propos de féal de l’autre côté de l’Atlantique ; ce ministre qui convoque place Beauvau le directeur d’une maison d’édition pour interdire un livre à paraître sur son épouse volage ; cet homme, donc, n’existe pas, ou plus, car il a changé…
Ce Nicolas Sarkozy est mort. Enterré. Fini. Décédé. Terminé. Disparu. Trépassé. Plus d’un quart de siècle d’une carrière politique s’envole en fumée. Plus de traces. Pas de preuves. C’était hier. Aujourd’hui, plus rien n’existe comme avant. Car il a changé sous le coup d’une souffrance : cet homme, rendez-vous compte, a été trahi, abandonné, quitté par sa femme – dont il est tombé amoureux le jour même où, maire qui officiait, il a décidé qu’elle ne resterait pas longtemps l’épouse de Jacques Martin, le mari du jour. Avec ce banal adultère des familles, Nicolas Sarkozy a appris la douleur, la peine, le petit homme est devenu grand. Désormais, il peut être Chef de l’Etat.
Donc cet homme nouveau n’a plus rien à voir avec le méchant, le partisan, le sectaire, le traître, le disciplinaire, l’autoritaire, le velléitaire, le réactionnaire, le colérique, l’irascible, le nerveux, l’atrabilaire, le susceptible, l’arrogant, l’ambitieux qu’enseignent trente années de pratique politicienne de Neuilly à Beauvau . Et cette métamorphose, promis, juré, craché, n’a rien à voir avec le désir d’obtenir les suffrages d’électeurs qui disposeraient encore d’ un peu de mémoire et dont l’intelligence ou le bon sens auraient survécus au pilonnage médiatique et hagiographique massif depuis des années de matraquage iconique.
Dès lors, l’homme nouveau, le Nicolas rédimé, le Sarkozy métamorphosé, le candidat aux stigmates présidentiels fait sa déclaration de candidature là même où Chirac avait fait la sienne – qui offrira un jour à cet homme le « que sais-je ? » sur la psychanalyse ? « Le canard enchaîné » prouve dans son édition suivante qu’il n’y avait pas plus de 25.000 personnes, la presse quasi unanime, déjà aux ordres, annonce 100.000 , et ne publiera pas de rectificatif – là comme ailleurs.
Son porte plume Henri Guaino taille le costume nouveau : cet homme qui soutient et met en œuvre depuis trente ans la politique libérale qui génère chômage, misère, pauvreté, délocalisations, paupérisation cite Jaurès et de Blum ; ce maire qui refuse les bâtiments sociaux dans sa ville en appelle maintenant au droit opposable au logement ; le copain des coquins patrons de presse qui débarquent le directeur de « Paris Match » responsable de la publication de l’icône de l’adultère uxoral se fend d’une lettre de soutien à « Charlie Hebdo » embarqué dans un procès moyenâgeux au nom de la liberté de la presse ; le quêteur d’onction américaine qui fait acte d’allégeance à Bush et se désolidarise des positions françaises à la Maison Blanche se réclame désormais du Général de Gaulle et de la Résistance ; ce pourfendeur des syndicats, de la réduction du temps de travail, de l’abaissement de l’âge de la retraite, du droit de grève célèbre la mémoire du communiste Guy Môcquet ; cet homme aux rares neurones intellectuels, qui, pour toute caution culturelle, met en avant Doc Gynéco, Christian Clavier, Johnny Hallyday – courtisan de tous les présidents de la V° depuis qu’il paie des impôts-, cet être qui, hier, ricanait et sortait son revolver dès qu’il entendait le nom de La princesse de Clèves, cite aujourd’hui Voltaire, Victor Hugo , Emile Zola ; ce traître, ce cynique, cet immoraliste, cet apostat multirécidiviste se paie même le culot d’en appeler à la morale, aux valeurs, aux vertus ; cet aspirant nettoyeur de banlieues convoque blacks et beurs sur les podiums de ses meetings ; cet habitué des palais de la République, de l’or des logements de fonction , des lambris de ministères, des voitures avec gyrophares, et escortes policières, débarque devant les caméras en Renault de gamme moyenne pour monter à la tribune et convoquer une fois encore Jaurès et Blum , mais à la Mutualité cette fois ci !
Si l’on veut désormais que les mots puissent encore signifier, alors recadrons les choses et destinons lui celui de démagogue, de candidat de la démagogie, de roi de la démagogie, de chef de la démagogie, de président de la démagogie. Trente années de politique , de la mairie au ministère en passant par les instances départementales et régionales, témoignent de la nature véritable de cet homme de droite qui revêt aujourd’hui des habits de la gauche. C’est un loup déguisé dans les vielles nippes d’une grand-mère. On connaît l’histoire… Je crains que les habits nouveaux séduisent les amateurs d’histoire, de fable, de romans, de films, de fictions. Le soir du deuxième tour, la grand-mère pourrait bien apparaître à la fenêtre de l’Elysée, les habits du travestissement abandonnés à même le sol , démaquillée, avec le visage qu’on lui connaît depuis trois décennies : celui d’un prédateur. Ce soir là, il sera trop tard pour tous les chaperons - rouges ou non…



à lire sur http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/

RAG 34. Les lolo's 34

01:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, antisarko, RAG 34

13.02.2007

LE PACTE PRESIDENTIEL : Ce que vous m’avez dit, je l’ai entendu. Ce que je savais, vous l’avez confirmé.

Aujourd’hui, je vous propose le Pacte présidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité.
Plus de 6 000 débats ont été organisés sur tout le territoire. J’ai reçu par Internet 135 000 contributions. J’ai écouté les partenaires sociaux, j’ai rencontré les associations, j’ai mobilisé les experts. Vous avez été nombreux à vouloir participer à cette œuvre collective.

J’ai souhaité ce travail d’écoute et de confrontation des idées. J’ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l’on rédige dans l’ombre des programmes aussi vite oubliés qu’ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles.

Ce Pacte présidentiel, c’est ensemble que nous le mettrons en œuvre. »

Les lolo's 34

19:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Regardez ! Les OGM sont-ils dangereux pour la santé ?

Les experts l'affirment : manger des OGM est sans danger pour la santé. Et tous les ans de nouveaux OGM arrivent dans notre assiette. Pourtant, aujourd'hui deux nouvelles études scientifiques révèlent un risque toxique. Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l´histoire d´une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l´Agriculture français n´a pas voulu rendre public les résultats, alors qu´ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé. Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ? 90 MINUTES a mené l´enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles. L'enquête révèle qu´une autre étude sur un soja OGM faite par des chercheurs italiens indépendants a mis en évidence que des souris ont subi des altérations de cellules de leur pancréas.

Regardez la vidéo : Les OGM sont-ils dangereux pour la santé ?

RAG 34. Les lolo's 34

10:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : OGM, RAG 34

Vidéoclip : Chanson antisarko de ZEDESS

Nicolas chez les gaulois...


Sarkozy
envoyé par sarkopenie


RAG 34. Les lolo's 34

10:09 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

07.02.2007

Présidentielle : Nous sommes là et bien là !

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a stigmatisé Nicolas Sarkozy, candidat des "possédants" et "d'un tout petit nombre", face à qui elle entend incarner l'espoir d'une "France "protectrice de tous les siens et ouverte sur le Monde
Tout au long d'un discours pugnace d'une cinquantaine de minutes, la candidate socialiste à la présidentielle a pris des accents parfois lyriques pour opposer "ceux qui travaillent dur" aux tenants de la "nouvelle oligarchie".

Pour la présidente de Poitou-Charentes, il y a d'un côté "l'argent des plus modestes (qui) enrichit effrontément les banques qui taxent de façon scandaleuse les maigres découverts" et de l'autre les profits "faciles, rapaces et fainéants" d'un camp prônant le "capitalisme fou" et "avide de toujours plus de licenciements boursiers (...) plus de marchés sans foi ni loi".

Devant plus de 5.000 personnes réunies dans un gymnase du XIIIe arrondissement de Paris, elle s'en est pris à de nombreuses reprises au "pouvoir médiatique", aux "relais dociles" de la droite dans les journaux ou aux "conglomérats de la finance et des médias".

Sans jamais le citer nommément, la candidate du PS, du MRC et du PRG a multiplié les attaques contre son adversaire de l'UMP, érigé en représentant de "ceux d'en face", du "sérail" ou encore de ceux que la mondialisation financière "arrange".

"Si celui qui est allé chercher l'onction chez Bush était aux responsabilités, la France serait aujourd'hui dans la guerre" en Irak, a-t-elle affirmé, après avoir fustigé les mots de Nicolas Sarkozy qui a invité ceux qui n'aiment pas la France à la quitter.

"Le slogan est emprunté à la droite américaine du temps de la guerre au Vietnam et à la dictature brésilienne qui érigea cette phrase 'Le Brésil, aimez-le ou quittez-le' en mot d'ordre", a-t-elle insisté.

La candidate socialiste s'est posée en héritière des combats de la gauche, déniant à Nicolas Sarkozy le droit de "revisiter l'Histoire n'importe comment".

"JE SUIS TOUJOURS LA ET BIEN LA"

"La France n'est pas la synthèse de l'Ancien régime et de la Révolution (...) La Révolution a voulu fonder une communauté de citoyens. Le règne débridé du capitalisme fou et du libéralisme sauvage en sape aujourd'hui les fondements et porte atteinte à la valeur du travail", a-t-elle estimé.

"La France de demain comme celle d'hier se nommera diversité. Et son unité se forgera dans un projet partagé. La France est diverse, multiple, colorée, métissée et pourtant très française, et elle sait être fidèle à ses valeurs, protectrice de tous les siens et ouverte sur le monde. Je ne la laisserai pas défaire", a-t-elle assuré.

Avant la journée de mobilisation dans la fonction publique jeudi, elle a jugé que les inquiétudes des fonctionnaires - "ceux qui sont au service de nous tous" - étaient "fondées" face aux projets de la droite de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux. "Réduire le nombre des fonctionnaires et le montant des impôts, c'est leur programme depuis cent ans!"

Pour ce premier temps fort d'une semaine cruciale qui doit s'achever sur la présentation des grandes lignes de son programme présidentiel dimanche, Ségolène Royal s'est exprimée devant un parterre de gauche recomposée, sur une estrade basse tendue de bleu.

En préambule de son discours, elle a salué les anciens ministres de la "gauche plurielle" qui avaient pris place aux premiers rangs, dont Dominique Strauss-Kahn, qui lui avait disputé l'investiture présidentielle. Jean-Pierre Chevènement, pour le MRC, et Christiane Taubira, pour le PRG, ont également assisté à ce meeting au coeur de la plus importante fédération socialiste de France.

Après les turbulences de janvier - mauvais sondages, pilonnage de l'UMP et tiraillements internes - Ségolène Royal a affirmé qu'elle tiendrait bon dans la bataille présidentielle, promettant "d'élever la France" et demandant aux militants de ne pas se laisser entraîner dans ces "coups bas".

"Ceux d'en face, à droite et dans leurs relais dociles dans les médias, m'avaient déjà congédiée", s'est-elle amusée au début de son allocution. "Je suis toujours là et bien là!"

Avec les débats participatifs - 5.000 annoncés avant dimanche - "nous avons construit modestement, sereinement les fondations de notre maison commune. C'est pour cela qu'elle est solide, c'est pour ça qu'elle va tenir. Et je vous l'assure, aucune tempête ne l'abattra car désormais c'est une force collective qui la tient", a-t-elle promis.



RAG 34. Lolo34 et les les lolo's 34

12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les enfants de don quichotte : La solitude assassine et les voix se taisent.

Alors que tout autour les regards se détournent et que le silence se fait, nous ne cessons d'épier, d'écouter et poursuivons notre travail de témoignage. Depuis la mi-décembre, moment de l'installation de notre camp sur les rives du Canal Saint-Martin, au moins 25 sans-abri sont décédés en Ile de France. L'hiver est doux, mais la solitude assassine et les voix se taisent.

Depuis quelques semaines, plusieurs réunions de crise rue de Grenelle ont témoigné de la bonne volonté de Monsieur Borloo. Le Ministère a en effet installé une cellule de crise placée sous la direction de Madame Vautrin et débloqué des centaines de places d'urgence.
Cependant, l'ouverture de gymnases et de campements de l'armée en grande banlieue n'est pas une solution. Les conditions pour la restauration de la dignité et de l'espoir ne sont ici pas réunies, cela crève les yeux. De surcroît, certains responsables de centres d'accueil nous avouent, encore aujourd'hui, leur honte de recevoir des femmes et des hommes dans des conditions trop souvent déplorables puis de les remettre à la rue sans solution d'hébergement durable.
L'évidence est là : il faut ouvrir d'urgence des structures d'hébergement à taille humaine, respectant l'intimité, dotées de travailleurs sociaux en nombre pour permettre l'accompagnement de chacun vers un logement adapté. Sans la multiplication de tels espaces à proximité des lieux de vie des sans-abri, la mobilisation des autorités restera de la poudre aux yeux.

Lors d'une dernière réunion en date du 31 janvier, le gouvernement nous demandait de " faire un signe, un geste " en retirant des tentes du Canal Saint-Martin. Au regard de la situation, nous ne sommes capables que d'un signe de tristesse, que d'un geste de colère. Rappelons une autre évidence : seul le gouvernement peut, et doit, enlever des tentes grâce à un plan d'urgence digne de ce nom qui sortira enfin tout le monde de la rue, qui mettra un véritable terme à cette existence humiliée.

Le drame humain ne cesse de se jouer, sous nos yeux. Nous devons redoubler d'efforts et continuer de faire de ce camp un lieu digne où peuvent se réfugier ceux qui n'ont pas d'autre issue. A ceux-ci, il faut pouvoir offrir de la nourriture, des duvets, des couvertures, de la chaleur humaine. Les citoyens que nous sommes n'ont pas les moyens d'accomplir le travail de l'État. Ils doivent néanmoins continuer de construire l'espoir qui est né sur les camps des Enfants de Don Quichotte. Par conséquent, les tentes ne peuvent encore aujourd'hui que demeurer, voire se multiplier.

Canal St Martin, dimanche 4 février 2007.

RAG 34. Les lolo's 34

10:34 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Charlie Hebdo : Un procès qui n'a pas lieu d'être

par Clotilde Dumetz
du lundi au vendredi de 8h30 à 8h42
La revue de presse.

Ce dessin de Cabu est l'une des caricatures visées par les poursuites

Un nouveau journal ce matin dans les kiosques...

Charlibération...

En fait, Libération accueille Charlie Hebdo ce matin...

C'est aujourd'hui le procès des caricatures de Mahomet, publiées il y a un an par l'hebdomadaire satirique... des caricatures, vous vous en souvenez, publiées d'abord par un quotidien danois, Jyllands Posten...

Charlie Hebdo comparaît donc devant le tribunal correctionnel de Paris... pour injures... Et ça donne, en Une de Libé... "Les censeurs mettent la gomme"...

Un titre sur un dessin de Riss... un intégriste musulman attaquant à la hâche un crayon de bois...

"Charlibération, c'est une histoire de solidarité", explique Laurent Joffrin... le patron de Libé... Parce que, dit-il, "ce procès idiot est un procès de presse... Soit, les musulmans sont victimes de discriminations en France... et on comprend leur sensibilité à fleur de peau... Mais ce ne sont pas les mots qui blessent, ou les dessins qui tuent... Ce sont les bombes"...

Alors procès idiot...

En tout cas, un procès qui n'a pas lieu d'être, si l'on en croit les éditorialistes ce matin...

Dans Le Midi Libre par exemple, Michel Noblecourt juge ainsi... "Franchement, les caricatures au coeur de la polémique n'étaient pas très drôles, voire même de mauvais goût... Mais les publier, comme Charlie Hebdo, était un pacte de liberté... Ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu au pays de Voltaire... lui qui enseignait... "Je ne suis absolument pas d'accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer"... une attitude qu'on appelle aussi "tolérance", conclut Noblecourt...

Oui, c'est un mauvais procès aussi pour Jean-Claude Souléry, dans La Dépêche du Midi... "Et qu'on ne nous parle pas de racisme... On peut admettre, écrit-il, que bon nombre de musulmans aient été choqués par ces dessins iconoclastes... comme bon nombre de chrétiens l'ont été auparavant par d'autres dessins montrant Jésus ou le Pape... Mais on comprendrait mal que dans une société laïque, la critique d'une croyance puisse être assimilée à un quelconque racisme dirigé contre les croyants"...

"L'humour... poursuit Souléry... et surtout l'irrespect qu'autorise l'humour... sont autant de garde-fous pour qui refuse un monde uniforme"...

Ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu... C'est aussi ce que dit Malek Chebel, écrivain et psychanaliste, spécialiste de l'islam... Il est interrogé dans Le Parisien-Aujourd'hui en France...

"On ne règle jamais rien par l'émotion, dit-il... Et cette nouvelle projection médiatique pourrait à nouveau mettre de l'huile sur le feu... Ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu... J'aurais préconisé un grand débat philosophique, où chacun aurait pu s'expliquer... Il serait bien de se solidariser pour combattre l'ostracisme, la xénophobie et l'islamophobie"...

Autre interview intéressante... elle est à lire dans Libération... celle de Jeanne Favret-Saada... Cette ethnologue du CNRS travaille sur le blasphème... Elle a étudié l'affaire Rushdie... Et le mois prochain, elle publie un livre sur l'affaire des caricatures de Mahomet...

Et entre ces deux dossiers, elle déplore le changement de position des Européens... "Lors de la fatwa contre Rushdie, dit-elle, en 89, il y avait une sorte d'unanimité pour en faire l'icône de la libre expression artistique... Cette fois, une partie des intellectuels n'a cessé de reprocher au Jyllands Posten sa "provocation raciste" entre guillemets... "provocation raciste" contre les immigrés... avec l'idée que nous n'aurions, dans nos sociétés, que des minorités ethniques persécutées, sans divisions internes...

Du coup, conclut-elle, entre l'angélisme des uns et la politique d'accommodement des autres, les islamistes peuvent avancer leurs exigences"...

Pour terminer sur ce sujet... sur lequel il y a vraiment beaucoup à lire ce matin dans vos journaux... un coup d'oeil sur Charlie Hebdo... un numéro spécial procès...

Charlie qui dénonce l'amalgame fait par cette accusation d'injures publiques à l'égard des personnes de confession musulmane... Avec cette accusation, on assimile tous les musulmans aux intégristes... ce que Charlie se défend d'avoir fait...

Et pour preuve... Eh bien les soutiens de ses lecteurs de confession musulmane... des soutiens publiés ce matin...

Fatma, qui dit : "Merci d'avoir publié les caricatures... Merci de rappeler qu'il existe des musulmans athées"...

Thierry aussi... "Je suis un Français musulman, dit-il... Catholique de naissance, converti il y a une dizaine d'années... Et je t'apporte mon soutien moral... C'est à pleurer de voir ce qu'est devenue ce que j'estime être la plus belle et la plus grande des religions", écrit Thierry...

Et dans son édito, Philippe Val rappelle que c'est, entre autres, le dessin de Cabu en couverture, il y a un an, qui est poursuivi... un dessin qui montre un Mahomet éploré d'être débordé par les intégristes, qu'il traite de "cons"...

Mais "si on ne se moque pas des intégristes, ils ont gagné... Et ce n'est pas parce qu'on a tous peur du terrorisme qu'il ne faut pas se foutre de la gueule des terroristes... Si on s'interdit d'en rire, comment allons-nous vaincre nos peurs ?... S'il faut les respecter, comment allons-nous lutter contre leurs idées ?"...

Pour Philippe Val, il en va de notre survie...

C'est un autre procès...

RAG 34. Les lolo's 34

09:54 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affaires des caricatures, Charlie Hebdo, RAG 34

Liberté d'expression, laïcité : «Charlie» face à la justice des hommes

Caricatures Le procès de l'hebdomadaire satirique, poursuivi pour avoir reproduit les «caricatures de Mahomet», s'ouvre à Paris.
Par Christophe BOLTANSKI, Catherine COROLLER
QUOTIDIEN : mercredi 7 février 2007

Un prélat, un rabbin et un imam, bras dessus, bras dessous, poussent un même cri : «Il faut voiler Charlie Hebdo !» Un numéro spécial et un nouveau dessin. Telle est la réponse de l'hebdomadaire satirique à son procès, qui s'ouvre aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris. Pour avoir publié, il y a un an, les caricatures danoises de Mahomet, la Grande Mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) poursuivent le journal de Philippe Val pour délit d' «injure stigmatisant un groupe de personnes en raison de sa religion». Elles réclament 30 000 euros de dommages et intérêts et la publication du jugement.

Les plaignants dénoncent un «acte délibéré d'agression». La reproduction de dessins déjà parus dans le quotidien danois Jyllands-Posten aurait obéi à un «plan mûrement réfléchi de provocation visant à heurter la communauté musulmane dans sa foi». Me Christophe Bigot, avocat de la Mosquée de Paris, déclare qu'il y a «deux veines dans la caricature, une veine anticléricale, une autre haineuse. Là, on est dans le deuxième cas. On installe une image des musulmans qui fait peur».
«Numéro exemplaire». Pour Charlie Hebdo, c'est la liberté d'expression qu'on assassine. Ses avocats voient dans la plainte une «action totalement politique» effectuée sous la pression de mouvements islamistes, l'UOIF en tête, avec l'assentiment des plus hautes autorités de l'Etat. Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, «est un type modéré, mais totalement débordé et se met à crier avec les loups», selon Me Georges Kiejman, avocat de l'hebdo. «On n'a pas délivré de fatwa, mais une citation à comparaître !», rétorque Me Francis Szpiner, autre défenseur de la Grande Mosquée. L'hebdomadaire est bien décidé à profiter de cette tribune pour initier un «débat de société». «Ils veulent un procès, ils vont l'avoir», prévient son avocat attitré, Me Richard Malka, qui a cité à la barre un aréopage de personnalités : François Hollande, François Bayrou, Denis Jeambar, ex-directeur de l'Express, Dominique Sopo, président de SOS racisme, Claude Lanzmann, le philosophe franco-tunisien Abdel Wahab Meddeb, qui assure : «Le numéro incriminé était exemplaire, car il y avait une critique de toutes les religions, pas seulement de l'islam.»
Charlie Hebdo n'est pourtant pas le seul média français à avoir repris les caricatures du prophète. «Elles ont même été diffusées sur TF1 et France 2. Ils n'ont pas voulu se mettre à dos des institutions qu'ils considèrent importantes. Charlie Hebdo, c'est pas grave. On est des mécréants», lance Me Malka. Au nom de la liberté de la presse, le Nouvel Observateur , l'Express et le Monde décident en février 2006 de publier tout ou partie des dessins controversés. Libération choisit ainsi de ne montrer à ses lecteurs que deux des «moqueries danoises» et écarte le Mahomet coiffé d'une bombe «qui, écrit Serge July, pouvait criminaliser de fait les musulmans». Le directeur de France Soir, quant à lui, a sorti l'ensemble du lot dès le 1er février. Une décision qui lui a valu d'être limogé. C'est alors que Philippe Val décide de «réagir» par «solidarité» avec son confrère, pour protester aussi contre la «mollesse» des réactions de l'Union européenne aux incendies de plusieurs ambassades danoises.
«Patte du Président». Le pouvoir s'en mêle. Deux jours avant la parution, Matignon convoque Val. Le directeur de cabinet de Dominique de Villepin lui demande de renoncer au projet. Trop tard, le numéro est sous presse. Les associations musulmanes tentent à leur tour d'empêcher la sortie du journal. Elles saisissent, le 6 février, le juge des référés. Pour des questions de cuisine juridique, la plainte est rejetée. Le 8 février, Charlie Hebdo paraît comme prévu. Le 10, les associations du Conseil français du culte musulman (CFCM) se réunissent pour décider avec un groupe d'avocats de la «forme d'action judiciaire» à retenir. Souvent accusées d'être à la botte du pouvoir, elles sont face à un dilemme : il leur faut prendre en compte la colère de la base musulmane, sans rallumer le feu dans les banlieues ni risquer de passer pour des fondamentalistes irresponsables.
Le samedi 11 février, 7 200 personnes (selon la police) manifestent contre la publication des caricatures à l'appel de l'Union des associations musulmanes de la Seine-Saint-Denis (UAM 93), qui réclame le vote d'une loi sur le blasphème. Une proposition retenue par Eric Raoult, député-maire UMP du Raincy, mais le texte ne sera jamais examiné par les députés.
Les mois suivants, les avocats du CFCM réfléchissent à la meilleure ligne d'attaque. Ont-ils été aidés ? «De l'Elysée et l'Intérieur, on a reçu des conseils pour savoir si on devait aller devant la justice civile ou pénale», reconnaît un responsable musulman. Finalement, ils optent l'été dernier pour le tribunal correctionnel. Selon Charlie Hebdo, Dalil Boubakeur aurait pris cette décision avec l'aval d'un chef de l'Etat soucieux des répercussions de l'affaire dans le monde arabe comme en France. «Boubakeur prend assez peu d'initiative sans en référer à l'Elysée. Et coïncidence ? Il a pris comme avocat Francis Szpiner, qui conseille Jacques Chirac», remarque Me Malka. «Je connais Boubakeur depuis dix ans, réplique Me Szpiner. Si ça peut faire plaisir à Charlie Hebdo de voir la patte du président de la République, je n'y peux rien.»

RAG 34. Les lolo's 34

08:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affaire des caricatures, Charlie Hebdo, RAG 34

06.02.2007

Au chevet des enfants soldats

Les 5 et 6 février, sous l’égide de l’Unicef, Paris accueille la première conférence internationale sur les enfants soldats réunissant l’ensemble des acteurs concernés : Etats touchés par le phénomène, ONG, pays donateurs, etc. Rosalie Azar, responsable de la Commission enfants à Amnesty International, répond aux questions de Marianne-en-ligne.
Lire la suite

Notre note précédente : Les enfants soldats : un problème mondial

RAG 34. Les lolo's 34

17:00 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants soldats, RAG 34

Les enfants soldats : un problème mondial


« Il n'y a simplement pas d'excuse, pas d'argument acceptable pour armer des enfants ».
Mgr Desmond Tutu

Je voudrais vous dire ceci : s’il vous plaît, faites tout ce que vous pouvez afin que le monde sache ce qui nous arrive à nous, les enfants. Pour que d’autres enfants n’aient pas à subir toute cette violence.
Une jeune fille de quinze ans qui a réussi à échapper à la Lord's Resistance Army (LRA, Armée de résistance du Seigneur), en Ouganda.

Les nouvelles armes, qui sont légères et simples à utiliser, permettent d’armer plus facilement les enfants avec un entraînement réduit au minimum. De par le monde, dans plus de 85 pays, plus d’un demi-million d’enfants âgés de moins de dix-huit ans sont actuellement incorporés dans les forces armées gouvernementales, dans des forces paramilitaires, dans des milices civiles ou dans un grand nombre de groupes armés non gouvernementaux. À chaque instant, plus de 300000 de ces enfants enrôlés dans les forces armées nationales ou dans des groupes politiques armés participent directement à des combats en tant que soldats.

Ils ont généralement été recrutés ou enlevés pour servir dans ces forces armées et nombre d’entre eux – certains n’ont même pas dix ans – ont assisté ou participé à des actes d’une violence extrême souvent commis contre des membres de leur propre famille ou des habitants de leur localité. Ces enfants sont exposés aux pires dangers et subissent les pires souffrances, tant psychologiques que physiques. Qui plus est, ils sont faciles à manipuler et ainsi encouragés à commettre des actes terribles dont ils sont souvent incapables de comprendre la gravité. Un grand nombre des filles doivent non seulement combattre en tant que soldats mais aussi se soumettre à des actes sexuels.

Les enfants soldats: un problème mondial

Enfant soldats démobilisés en République démocratique du Congo
© AI
Alors que les conflits armés se multiplient à travers le monde, de plus en plus d’enfants sont exposés à la violence de la guerre. Dans beaucoup de pays, des garçons et des filles sont recrutés, de force ou de leur plein gré, par les forces gouvernementales et les groupes armés. Cet enrôlement peut être le résultat d’une manipulation ou s’expliquer par des facteurs tels que la pauvreté et la discrimination. Les enfants sont souvent enlevés à l’école, dans la rue ou chez eux. Une fois enrôlés, ils doivent s’acquitter de toute une série de tâches. Si beaucoup prennent part aux combats, d’autres sont utilisés à des fins sexuelles ou comme espions, messagers, porteurs ou domestiques. Certains doivent également poser ou enlever des mines terrestres. De nombreux enfants remplissent plusieurs rôles à la fois.

Les enfants s’engagent pour différentes raisons. Dans les pays qui sont déjà frappés par la pauvreté, la guerre tend à aggraver la situation économique et sociale, ce qui fait que les familles connaissent encore plus de difficultés. Du coup, pour être en mesure de manger quotidiennement et de survivre, certains enfants rejoignent les forces gouvernementales ou les groupes armés. Par ailleurs, les conflits perturbent l’éducation des enfants. Quand les écoles sont fermées, ils n’ont guère de perspectives et il est plus facile de les pousser à s’enrôler.

Lorsqu’un conflit se prolonge, les forces gouvernementales et les groupes armés ont davantage tendance à recourir aux enfants soldats pour regarnir leurs rangs, d’autant plus qu’il existe des armes légères et de petit calibre qui sont faciles à porter, qui ne coûtent pas cher et qui peuvent être facilement manipulées par des enfants de dix ans ou moins.

Les enfants soldats se voient voler leur enfance et sont souvent victimes d’actes d’une grande brutalité. Les témoignages abondent d’enfants que l’on a drogués avant de les envoyer au combat et que l’on force à commettre des atrocités contre leur propre famille, de façon à détruire tout lien familial et social. Les filles sont souvent utilisées à des fins sexuelles ; elles sont généralement attribuées à un chef et parfois victimes de viols collectifs.

Il est difficile de déterminer le nombre d’enfants recrutés et utilisés pendant des hostilités. Les recherches indiquent que 300000 enfants soldats sont exploités dans plus de 30 conflits à travers le monde, mais en fait personne ne connaît le nombre exact. Des efforts sont actuellement déployés pour réunir des informations plus fiables sur l’utilisation des enfants soldats et pour compiler systématiquement les données concernant les effets de la guerre sur ces enfants.

La campagne internationale en faveur du Protocole facultatif

Malgré les progrès réalisés ces dix dernières années dans le cadre de la campagne mondiale visant à mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats, beaucoup d’enfants continuent d’être exploités au cours des conflits et envoyés sur les lignes de front. Le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, qui est entré en vigueur le 12 février 2002, constitue une avancée importante, puisqu’il renforce la protection juridique des enfants et contribue à empêcher leur utilisation dans les conflits armés.

L’âge minimum de participation directe aux hostilités, fixé à quinze ans dans la Convention relative aux droits de l’enfant et dans d’autres instruments juridiques, est porté à dix-huit ans dans le Protocole facultatif. Par ailleurs, ce dernier interdit que les moins de dix-huit ans fassent l'objet d'un enrôlement obligatoire dans les forces armées et exhorte les États parties à relever à quinze ans l'âge minimum de l'engagement volontaire. Les pays qui autorisent l’enrôlement volontaire dans les forces armées nationales avant l'âge de dix-huit ans sont appelés à mettre en place des garanties strictes. Enfin, toujours en vertu du Protocole facultatif, les groupes armés qui sont distincts des forces armées d'un État ne doivent en aucune circonstance enrôler des personnes de moins de dix-huit ans, que celles-ci soient volontaires ou non.

L’entrée en vigueur du Protocole facultatif représente un grand progrès pour les enfants, mais elle ne résout pas le problème des atteintes aux droits humains que subissent quotidiennement des milliers d’enfants soldats. Elle devrait simplement être perçue comme une avancée importante dans un processus qui passe par la ratification généralisée et l’application systématique du Protocole facultatif. L’objectif final, mettre un terme au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats, ne sera atteint que s’il existe une volonté politique, si la mise en œuvre du Protocole facultatif par les États est soumise à un contrôle strict, si les pays rendent des comptes à ce sujet et si les droits de tous les enfants constituent une priorité, non seulement pendant mais aussi après les conflits.

Source: Guide du Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés (en anglais). Produit par l'UNICEF et la Coalition pour mettre fin à l'utilisation d'enfants soldats (en anglais)

http://web.amnesty.org/pages/childsoldiers-index-fra

copyright Amnesty international

Où étaient déjà les enfants soldats en 2001 ?
En Afghanistan, Algérie, Angola, Azerbaïdjan, Bangladesh, Birmanie, Burundi, Cambodge, Colombie, Congo, Erythrée, Ethiopie, Iles Salomon, Inde (Andhra Pradesh, Cachemire), Iran, Irak, Israël, Kosovo, Liban, Liberia, Mexique, Myanmar, Népal, Ouganda, Ouzbékistan, Pakistan, Papouasie, Paraguay, Nouvelle Guinée, Pérou, Philippines, République démocratique du Congo, Russie (Tchétchénie), Rwanda, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Sri Lanka, Tadjikistan, Tchad, Timor oriental, Turquie et Yougoslavie.

(Photo : de gauche à droite : Enfant de 12 ans, dans l'armée depuis l'âge de 6 ans. Enfant de 15 ans, dans l'armée depuis l'âge de 9 ans.) http://www.fraternet.com/

RAG 34. Lovely34

02:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants soldats, RAG 34

05.02.2007

Parlons éducation !

Vendredi soir dernier, Nicolas Sarkozy était à Maisons Alfort où tout en tirant à boulet rouge sur le bilan des Gouvernements qu’il a soutenu pendant les 5 dernières années, il a fait part de sa nouvelle passion pour les questions éducatives.

Les chiffres:

.12111900 élèves dans les premier et second degrés.

.884021 enseignants dansles premier et second degrés.

.Budget: 77 milliards d’euros selon le projet de loi de finances 2007.

La droite et l’éducation:

.Suppressions d’emplois:

.Entre 2002 et 2007, il a été procédé à la suppression de plus de 120.000 postes ou emplois.

.Si le plan de Sarkozy de non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite était mis en place, 125.000 postes d'enseignants passeraient à la trappe au cours de ces cinq prochaines années.

.Suppressions de crédits:

.Plus de750 millions d'euros de crédits entre 2002 et 2007.

.Crise majeure dans le milieu de la recherche.

Nos premières propositions:

.Création d’un service public de la petite enfance.

.Renforcement des dispositifs d’accompagnement scolaire qui permettent d’acquérir les notions de base au début du parcours scolaire.

.Renforcement des moyens financiers destiné aux ZEP:

.Baisse du nombre d’élèves par classe. Formation spéciale des enseignants

.Implantation de classes préparatoires dans les ZEP.

.Instauration d’une meilleure orientation des élèves et amélioration de la transition vers les collèges.

.Abolition de l’apprentissage à 14ans.

.Développement de l’apprentissage sous statut scolaire.



RAG 34. Lolo34

23:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les débats participatifs voulus par la candidate socialiste ont remporté un vif succès sur le terrain

Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts

Pas de "trou d'air", mais plutôt du trop plein. Un trop-plein de frustrations, de déceptions et de colères. Des inquiétudes et des angoisses. Et un formidable besoin de parler. Pour témoigner, tout simplement. Avec le secret espoir d'être enfin écouté ; et - sait-on jamais ? - d'être, cette fois, entendu.

Mme Royal entend maintenir son "style de campagne"

Invité, mercredi 31 janvier, de "Questions d'info LCP-Le Monde-France-Info", Jean-Louis Bianco, directeur de campagne de Ségolène Royal, a voulu balayer les doutes qu'inspire l'entrée en campagne de la candidate du PS. "Ça ne tangue pas, a-t-il assuré, mais il y a des gens qui n'ont pas compris sa méthode." Il a précisé que Mme Royal n'entendait pas modifier "le style de campagne qu'elle a choisi". "Si cela veut dire utiliser les archaïsmes, les vieilles recettes, nous ne sommes pas d'accord (...). Nous inventons le nouveau socialisme." Le conseiller de Mme Royal a cependant admis une phase de "recul". "Nous avons fait des erreurs, a-t-il reconnu. Nous corrigeons le tir, nous essayons d'être plus réactifs, plus performants, mieux coordonnés." M. Bianco a réaffirmé que "Nicolas Sarkozy doit quitter le gouvernement" : "On ne peut pas être ministre de l'intérieur, chargé de la police, qui prépare les élections, en même temps que candidat."

Déroutants, parfois moqués lorsqu'ils ne sont pas ignorés en haut lieu, les milliers de débats participatifs locaux organisés par les sections du PS et les comités Désirs d'avenir ont rencontré un indéniable succès sur le terrain. Anciens militants et nouveaux adhérents, sympathisants et curieux, de tous bords et de tous âges, ont franchi des portes, et saisi les micros qu'on leur tendait. Les notables étaient là, bien sûr, mais ils ont accepté tant bien que mal de se fondre dans le décor. Tout le monde est logé à la même enseigne. A Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) où se tenait, mardi 30 janvier, un débat sur la "sécurité durable", deux affiches ornaient les murs : "Impose-toi dans le débat" ; "Demain, rien ne se fera sans toi". Message reçu, ici comme ailleurs.

A Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), lundi soir, les cent personnes présentes ne se le sont pas fait dire deux fois. D'autant qu'ils connaissent bien le thème du débat : la "vie chère". "On s'est installé dans la précarité, on vit des aides du RMI, on n'a aucun pouvoir d'achat", explique le premier orateur, un militant de la CGT-chômeurs. Christine, qui travaille "à la Sécu" : "J'ai un emploi, ma fille a une bourse, je ne paye pas d'impôt, je me sens en risque de précarité, comme beaucoup." Rachida, elle aussi mère célibataire : "Le soleil, je ne le vois jamais. Il faut se battre pour un logement, pour un travail. Pour balayer par terre, il faudra bientôt un diplôme." "L'esclavage existe toujours", lance-t-elle, avant de se rasseoir, accablée. Les deux rapporteurs désignés prennent aussi en note le propos de Monique, infirmière à l'hôpital, qui explique que "notre système de santé prend l'eau".

A chacun son "truc". Dans le Loiret, trois ou quatre thèmes apparaissent sur un écran géant pour lancer le débat. Dans la section du 18e arrondissement de Paris, on distribue des Post-it pour relever questions et témoignages. Lundi soir, lors du débat sur la justice, un ancien prisonnier en utilise deux, d'une écriture serrée, pour résumer ce qu'il veut dire. Au micro, il évoque ces "enfants qu'on met avec des bandits de grands chemins", les "médecins qui distribuent calmants et préservatifs" et "les cris, tous les soirs". Aux magistrats qui l'écoutent, il propose d'inscrire dans leur formation "un jour" en prison. Lorsque la parole est libre, les propos ne sont pas forcément convenus. A Vesoul (Haute-Saône), un ancien directeur général des douanes, un brin exaspéré, propose sa contribution : "Vous me faites nommer ministre de la recherche des fonds, et vous verrez que le pognon retournera dans les caisses de l'Etat !"

La formule inquiétait certains des militants les plus aguerris, davantage rompus aux meetings traditionnels. Mais elle a satisfait d'emblée les plus jeunes, ainsi que tous ceux qui désertaient le débat politique. Le même décalage s'observe au sujet des faux pas et du rythme de la campagne : quand les "anciens" sont parfois en proie au doute, les nouveaux venus balaient spontanément toute critique.

A Lyon, mercredi soir, deux femmes de vingt-cinq ans sont intervenues dans le débat sur le développement durable organisé à l'Opus Café, près de l'hôtel de ville, pour plaider en faveur des transports en commun. Carole Vincent, militante socialiste, a entraîné une de ses amies, Emilie Busset, de gauche mais non encartée. Toutes deux se réjouissent du principe des forums. "C'est un vrai enrichissement de la politique", se félicite la première. Un trou d'air ? "Il n'y en a pas. C'est un argument de la droite pour déstabiliser Ségolène Royal", tranche la seconde. Un jeune adhérent socialiste, Nicolas Bréand (19 ans) n'est pas plus inquiet : "C'est parce que la méthode de Ségolène Royal est complètement nouvelle qu'elle déboussole. J'ai fait plusieurs débats et ce que j'observe, c'est un réel intérêt des gens à discuter et une vraie satisfaction à participer à un débat d'idées."

A Salon-de-Provence, le secrétaire de la section PS, Patrick Alvisi, s'était montré inquiet en ouverture du débat : "Notre nouvelle démarche peut surprendre surtout quand on connaît une campagne un peu molle (...) Mais, gardez votre sang-froid, Ségolène garde son cap. Et surtout prenez la parole." A 22 h 30, une fois la réunion terminée, les anciens militants parlent encore un peu du "reflet chez les gens de ce que disent les journaux". Mais sans grande conviction. Ils croient plutôt que c'est ce mouvement de réunions ouvertes, "où on entend des gens qui, jamais, ne prennent la parole" qui poussera vers la victoire.

Un sentiment partagé à Saint-Jean-de-la Ruelle. Henriette, 40 ans, qui a laissé ses trois enfants à la maison pour venir au débat, est à fond derrière Ségolène Royal. "Tout me plaît chez elle, les valeurs qu'elle défend", explique-t-elle. Elle vient d'adhérer au PS pour la soutenir. Tout comme Paulette, 70 ans, qui votait "centre-droit" jusqu'ici. "Son discours est différent, plus accessible aux gens de la base", souligne-t-elle, en se disant certaine que "Sarkozy, lui aussi, aura ses trous d'air".

Jean-Baptiste de Montvalon avec Régis Guyotat (à Orléans), Sophie Landrin (à Lyon) et Michel Samson (à Marseille)

Article paru dans l'édition du 02.02.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois

RAG 34. Les Lolo's 34

18:14 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

04.02.2007

Présidentielle: les pistes de travail de Ségolène Royal

PARIS (AP) - Entre les quatre débats participatifs auxquels elle vient de participer et ses interventions publiques, Ségolène Royal a déjà avancé de multiples propositions, recensées sur son site Internet et régulièrement inspirées du projet du PS. Inventaire non exhaustif:

ECONOMIE:

- pouvoir d'achat: remettre à plat l'indice des prix. Conférence salariale avec les partenaires sociaux pour donner "un signal fort" (non chiffré) sur le SMIC et examiner les autres salaires

- 35 heures: floue sur le sujet, elle préconise une "réforme" dans le sens de "la compétitivité économique des entreprises". Elle n'a pas exclu d'"aller au-delà" des assouplissements actuels

- emploi: pour ramener le taux de chômage sous les 5%, elle veut lancer "dès 2007" un "plan massif pour l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale". Ce dernier secteur recèlerait "500.000 à un million d'emplois", "coacher efficacement" les chômeurs pour les orienter vers les secteurs en manque de main-d'oeuvre, créer un "filet de sécurité" ou "Sécurité sociale professionnelle" pour les salariés

- contrats: le CDI doit "redevenir la norme". Le CNE sera abrogé

- minima sociaux: "revenu de solidarité active" pour permettre aux RMIstes de reprendre un travail sans que leur niveau de vie en pâtisse

- entreprises: conditionner les aides publiques à "l'interdiction de délocaliser" si l'entreprise fait des bénéfices, "moduler" l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués, accorder un "bonus sur les cotisations sociales" pour celles qui embauchent en CDI

- dialogue social: prône un "syndicalisme de masse". Droit de vote des représentants salariaux dans les instances de décision des entreprises

- services publics: "service public de la petite enfance", "pôle public national de l'énergie" par un "rapprochement" entre GDF et EDF

- fiscalité: "le capital sera plus taxé que le travail". Réforme des stock-options

SOCIETE

- sécurité: "sanctionner le premier acte de transgression de la loi"; placer les plus de 16 ans dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée", "les pompiers" ou "les gendarmes" au premier acte de délinquance; rétablissement de la police de proximité.

"Expérimenter la présence d'un second adulte" dans les classes difficiles. Mise sous tutelle des allocations des parents défaillants

- éducation: scolarisation obligatoire dès trois ans, "élargissement" de la carte scolaire, soutien scolaire gratuit

- logement: construire 120.000 logements sociaux et autoriser l'Etat à se substituer aux communes en infraction en "réquisitionnant les terrains". Les communes pourraient procéder à des "acquisitions-réquisitions" de logements et "surtaxer les logements vacants".

Une famille qui paie régulièrement son loyer pourrait devenir propriétaire de son logement après dix à quinze ans; "revaloriser" les aides au logement, plafonner la dépense de logement des ménages modestes à 25% de leurs revenus ("bouclier logement")

- immigration: hostile à une régularisation massive, elle prône un règlement "au cas par cas", "décentralisé" aux préfets. Elle veut aussi "revenir à la régularisation au long cours" après dix ans de présence irrégulière

- environnement: réduire la part de l'électricité nucléaire à "50% d'ici 2017", "augmenter la part des énergies renouvelables" par une fiscalité incitative, lancer un "plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens". Les permis de construire seraient conditionnés au respect de normes environnementales; nommer un "vice-Premier ministre chargé du Développement durable", établir un "moratoire" sur les "OGM en plein champ, "débattre" de la création de péages urbains"

- jeunes: "droit au premier emploi" pour que "pas un jeune ne reste au chômage plus de six mois", créer 500.000 emplois-tremplins (emplois-jeunes des régions du PS) en cinq ans, créer une "allocation d'autonomie" et accorder à chaque jeune à 18 ans un "prêt à taux zéro" de 10.000 euros; contraception "gratuite" pour les jeunes femmes jusqu'à 25 ans

- santé: "médecine gratuite de proximité" pour les plus modestes

- homosexualité: élargir le mariage et l'adoption aux homosexuels

- femmes: sa première loi serait sur "les violences faites aux femmes"

EUROPE ET INTERNATIONAL:

- soumettre à référendum en France en 2009 un "texte court"

- augmenter "sensiblement" le budget européen

- pause dans les élargissements

- Iran: lui interdire l'accès au nucléaire civil et militaire

AP

Sur le Net: http://www.desirsdavenir.org

RAG 34. Les lolo's 34

10:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.02.2007

”Retrait du Projet de Loi consommation : à droite les masques sont tombés !

Le gouvernement prétendait étendre les droits des consommateurs. Le Parti socialiste et les associations avaient dénoncé le caractère insuffisant du texte, notamment dans le domaine du recours collectif (class action), ainsi que l’hypocrisie du dépôt d’un projet de loi qui n’avait aucune chance d’être adopté avant la fin de la session et relevait du simple effet d’annonce.

Mais désormais, les masques sont tombés. Les divisions de la majorité et les pressions du patronat (MEDEF et CGPME) ont contraint le gouvernement à retirer le texte de l’ordre du jour du Parlement. Les rares défenseurs des consommateurs à l’UMP ont dû reculer sous la pression de Nicolas Sarkozy qui se déclarait, il y a quelques jours devant la CGPME, « très réservé » sur « les class actions » et dénonçait « la judiciarisation et la pénalisation du droit économique français ».

Une fois de plus, les intérêts des salariés et des consommateurs pèsent peu pour le candidat-ministre, face à la protection des intérêts des organisations patronales les plus conservatrices.

Le Parti socialiste réaffirme son attachement à l’extension des droits des consommateurs et au principe du recours collectif, et s’engage à inscrire à l’ordre du jour du Parlement une réforme allant dans ce sens dans le cadre de l’alternance.

Communiqué du Secrétariat national

RAG 34. Lolo34

09:53 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Bruno Rebelle : “S. Royal place l’écologie au cœur de son programme”

Bruno Rebelle, le conseiller environnement de Ségolène Royal, détaille les convictions et les propositions qui l’ont convaincu que la candidate socialiste est la plus crédible en matière d’environnement. L’ancien numéro deux de Greenpeace Monde revient aussi sur les manoeuvres des renseignements généraux dont il a été victime : une stratégie de brouillage médiatique, destinée à occulter la campagne de fond.

Quelle est la force des propositions de Ségolène Royal dans le domaine de l’environnement ?

Ségolène Royal a choisi ce qu’aucun «grand candidat » à l’élection présidentielle n’avait osé: faire de l’excellence environnementale un des piliers de sa campagne. Elle place l’écologie au coeur de son programme et non pas comme une espèce d’appendice pour se conformer à l’air du temps. Elle s’engage à ce que les questions environnementales structurent les différentes politiques sectorielles (des transports, du développement économique, du logement, de la santé publique, etc). C’est une nouvelle grille de lecture qui intègre le respect des limites écologiques qui sont celles des ressources et de la santé publique –, mais qui propose aussi de mettre en valeur les opportunités de cette crise environnementale.

Qu’appelez-vous les opportunités de cette crise ?

Qui dit crise, dit risques bien sûr, mais aussi opportunités. Ségolène a une vraie compréhension des risques et des mutations que l’on doit opérer pour passer de la situation dangereuse où nous nous trouvons actuellement, à une situation d’opportunité. Ségolène Royal propose une vision positive de l’écologie tant économique que sociale. Prendre en compte l’environnement amène toujours les acteurs dans une démarche différente et débouche sur une politique sociale plus intéressante. C’est un élément de la cohésion sociale. Economiquement, cette crise, c’est potentiellement la montée en puissance d’une agriculture paysanne écologique pour peu qu’on ait le courage de réorienter les priorités politiques et les aides agricoles. L’impératif de réduction du CO2, c’est aussi l’occasion de développer des secteurs d’avenir à fort potentiel (habitat, transports, énergies). Des secteurs créateurs d’emplois et de croissance.

Dans le bâtiment par exemple, les matériaux durables et naturels représentent une réduction des coûts, ils sont jusqu’à 40 % moins chers,mais ils ont aussi des performances très supérieures pour la maîtrise de l’énergie !

L’écologie,ce n’est pas se faire mal, mais imaginer comment on fait mieux plus sobrement.

À vous écouter, Ségolène Royal est donc la candidate la plus crédible en matière d’écologie ?

C’est pour moi une évidence! C’est celle qui fait de l’écologie politique de manière la plus sophistiquée, la plus efficace. C’est la première fois que l’on a une candidate à la présidentielle en position d’influer vraiment sur le cours des choses, qui nous annonce une plateforme dont l’un des piliers est la démarche environnementale innovante. Cela va bien au-delà de la démarche de Nicolas Hulot qui ne prenait en compte que l’aspect proprement environnemental des choses. On ne va pas passer d’une société «qui va dans le mur» à une société merveilleuse, mais je suis persuadé que les propositions de Ségolène Royal, sa compréhension des problèmes, en font la meilleure pour gérer cette phase de transition. Je suis connu pour être quelqu’un d’intègre et d’entier. Mon adhésion n’est pas une adhésion au rabais.

Un mot sur les méthodes de basse police du successeur de Charles Pasqua, place Beauvau ?

Oui, certains ont été à bonne école, avec eux vraiment « tout devient possible ! »… J’ai la preuve qu’il y avait une vraie volonté de nuire et j’ai surtout été choqué du champ d’investigation des RG portant sur des éléments de ma vie personnelle et de cette concomitance des faits avec mon entrée dans l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Des méthodes sales qui se découvrent aussi dans cette forme de harcèlement sur la petite phrase, cette chasse « au mot de travers » ouverte contre la candidate. Je voudrais qu’on fasse le même travail de traque sur Sarkozy ! Ce serait intéressant. J’ai par exemple eu des échos de son voyage en Baie de Somme.Il rencontre des chasseurs,puis à quelques mètres des écolos,leur tient successivement des propos contradictoires sur la Loi littoral. Ce serait amusant que l’on voit ça aussi dans les médias, non ?

Comment vois-tu cette campagne de l’intérieur ?

Ségolène a placé la barre assez haut en termes de probité et de niveau de campagne. Sa volonté, c’est de mettre en avant les valeurs qui fondent ce programme. A Montluçon, Ségolène a expliqué la nécessité de faire des choix difficiles, en matière d’orientation agricole, de nucléaire, d’intégration du coût réel payé par la société (la facture environnementale) dans les prix des transports ou de l’agriculture intensive. Ce ne sont pas des débats faciles à aborder et je n’ai jamais entendu un politique porter ces questions avec autant de force. Ségolène pose avec cette détermination qui lui est propre les questions que l’on ne peut plus éviter, alors que souvent la classe politique s’est décrédibilisée à force ne pas les affronter.

Que réponds-tu à ceux qui s’interrogent sur sa méthode ?
La méthode est vraiment très importante ! Même s’il y a quelque chose de déroutant pour la classe politique traditionnelle, je dis aux médias: «regardez ce qui se passe dans les débats participatifs». Ce sont des lieux où commence à se préparer une forme de co-participation à la décision publique. C’est un prolongement de la démarche de Nicolas Hulot. Il a par son activisme imposé fortement l’écologie dans la campagne. Ségolène reprend le flambeau aujourd’hui et propose d’intégrer la société civile et le travail énorme des associations aux politiques publiques.Réformes du Conseil économique et social, intégration des associations aux politiques publiques, nouveaux pouvoirs pour les consommateurs, les comités d’entreprise…. Souvent on réduit le développement durable à ses dimensions économiques et sociales, mais l’écologie c’est aussi la participation !

Propos recueillis par David Langlois-Mallet

RAG 34. Les lolo's 34

08:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, ECOLOGIE, RAG 34

02.02.2007

(2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière

Lire : "Le plein s'il vous plait" de Jen-Marc Jancovici

Présentation de l'éditeur

Et si la hausse du prix du pétrole était le début d'une salutaire crise de désintoxication ? Et s'il fallait encourager cette hausse, voire l'accentuer ? Si l'énergie ne vaut rien - car elle est incroyablement sous-évaluée - c'est que ni l'épuisement des ressources en pétrole, ni le coût du changement climatique, ne sont inclus dans son prix. Par un surprenant tour de passe-passe, il s'avère que le PIB peut croître tandis que nous allons droit dans le mur. Nous vivons donc dans l'illusion d'une source d'énergie inépuisable et bon marché, illusion qui nous masque les catastrophes climatiques, économiques et politiques à venir. Il est temps pour chacun de nous de se montrer réaliste. Une taxe progressive et volontaire sur le pétrole profiterait non seulement à la nature, mais nous protégerait nous-mêmes, à commencer par les plus modestes, face aux mutations économiques à venir. Une idée forte et iconoclaste, pour un livre qui devrait inciter au débat.

Biographie de l'auteur
JEAN-MARC JANCOVICI et ALAIN GRANDJEAN sont tous deux anciens élèves de l'Ecole polytechnique. Le premier est ingénieur-conseil auprès de grandes entreprises et de l'Etat. Le deuxième, économiste, préside la société " Capitalisme durable ".

Le site de Jean-Marc Jancovici

Article du figaro mai 2006 : Du bon usage de la cagnotte pétrolière

Commander sur Amazon

Du même auteur sur Amazon : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? + "Le Plein s'il vous plait !" = 24€70. Commander

Notre note précédente : (1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

RAG 34. Les lolo's 34

17:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-MARC JANCOVICI, rente pétrolière, pétrole, RAG 34

(1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

ECOUTER : Jean-Marc Jancovici dialogue avec Nicolas Demorand (France Inter).

Depuis lundi 29 janvier , a lieu à Paris la conférence sur le réchauffement climatique.

L’Unesco accueille le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui remet son quatrième rapport, vendredi 2 février.

C’est à l’occasion de cette rencontre sur les bouleversements climatiques à Paris que la rédaction de France Inter a choisi pour se poser, interroger, s’interroger un lieu symbolique, la Grande Galerie de l’Evolution du Muséeum National d’Histoire naturelle (MNHN). L’être humain a cette particularité de se poser des questions, et c’est bien ce qui nous différencie du reste du règne animal : la Conscience. Cet énième RV sur le réchauffement de la planète est il opportun ? Réveillera –t-il la ou les consciences ?



LIRE : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

Présentation de l'éditeur
Seuls les amateurs de paradoxe et les ennemis du principe de précaution persistent désormais à mettre en doute la réalité du réchauffement climatique. Si l'on est loin de pouvoir évaluer précisément toutes les conséquences de ce phénomène planétaire, on est plus loin encore de sa prise en compte aux plans économique et politique. De radicales réévaluations sont pourtant à prévoir dans les secteurs de l'énergie et des transports, et comme dans nos comportements quotidiens, qui contribuent à l'émission de ces " gaz à effet de serre " qui dérèglent le climat - le vrai problème étant que, même si des réductions drastiques étaient décidées aujourd'hui, leur effet ne se ferait sentir que dans plusieurs dizaines d'années... Du " coût climatique " de la consommation des fraises hors-saison à la viabilité économique du tout-nucléaire, ce livre clair et documenté est à la fois un état des lieux précis, une liste des actions politiques à entreprendre d'urgence et un guide de savoir-vivre dans un monde en pleine mutation climatique.

Biographie de l'auteur
Jean-Marc Jancovici : Ingénieur-conseil, spécialisé dans les questions climatiques, il intervient sur ce thème auprès du grand public, des entreprises et de l'État.

Commander sur Amazon

Notre note suivante : (2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière

RAG 34. Les lolo's 34

16:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Marc JANCOVICI, RAG 34

Planête : Attention ça chauffe ! "Pour une politique durable"


En 1987, Harlem Brundtland a imposé un concept. Celui du « développement durable », c’est-à-dire d’un « développement satisfaisant les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins. »

Il ne s’agit plus seulement de protéger l’environnement, mais aussi d’intégrer la qualité de la vie et l’équité entre générations actuelles et futures.

La prise de conscience est générale, mais elle est souvent demeurée sans conséquences pratiques. « La maison brûle et nous regardons ailleurs », la formule de Jacques Chirac au Sommet de la terre de 2002 à Johannesburg, ne manquait pas de vérité et elle résume finalement assez fidèlement le bilan de son quinquennat…

La planète se réchauffe, l’eau manque déjà, les déchets s’accumulent.Mais que fait la politique ? La politique a un problème. Elle a son rythme propre qui n’est pas forcément celui de la planète. Il est dicté par la pression des médias et la succession d’échéances électorales rapprochées. Trop souvent, les seuls sujets dignes d’intérêt sont ceux qui s’inscrivent dans le très court terme et permettent d’espérer une reprise immédiate. Les autres sujets sont renvoyés à plus tard, jusqu’à ce que l’actualité impose leur traitement à chaud, dans les pires conditions.

Il est temps de passer de cette politique jetable à une politique durable. Une politique durable, c’est une politique de responsabilité dont les conséquences restent soutenables dans le temps. Une politique durable, c’est une politique du temps long qui accepte l’anticipation et le débat autour d’enjeux qui ne sont pas encore brûlants. En effet, la politique doit refuser de fonctionner dans l’urgence que voudraient lui imposer les acteurs du marché. Aller vite, c’est trop souvent se plier aux logiques marchandes. La démocratie, l’évaluation et la délibération nécessitent du temps.

La démocratie, la délibération collective, ce ne sont pas seulement des mots, des passages obligés. En matière environnementale, plus encore que dans d’autres domaines, c’est l’opinion publique qui donne toute leur force aux dirigeants.

Face aux groupes de pression, il n’est pas d’autre voie que celle-là. Il suffit pour s’en convaincre d’observer ce qui a été réalisé en quinze ans face au formidable lobby du tabac. C’est cette alliance entre gouvernants responsables et mobilisation citoyenne à laquelle nous invite Ségolène Royal qui, plus tôt que d’autres, a perçu les enjeux et les moyens d’y répondre.

Thomas Colognac

RAG 34. Lolo34

10:01 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, RAG 34

01.02.2007

Le Parti socialiste combattra l’instauration d’une franchise sur les consommations de soins voulues par Nicolas Sarkozy

Le Parti socialiste l’affirme avec franchise : il combattra l’instauration d’une franchise sur les consommations de soins voulues par Nicolas SARKOZYNicolas SARKOZY, en proposant d’instaurer une franchise annuelle non remboursable sur les consommations de soins va culpabiliser et pénaliser les malades.

En souhaitant responsabiliser financièrement les patients, il considère que seuls les malades sont à l’origine des dépassements de l’objectif annuel des dépenses d’assurance-maladie. D’ailleurs, le candidat à l’élection présidentielle le confirme en voulant moduler le niveau de cette franchise en fonction de la hauteur des dépenses annuelles.

Cette mesure est injuste car elle va surtout peser sur le budget des ménages modestes, elle est en outre inefficace car les dépenses d’assurance-maladie sont très concentrées : 50 % des dépenses relèvent de 4 % des malades qui souffrent d’affections de longue durée ou d’ accidents graves.

Au moment où le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie révèle que les revenus des médecins spécialistes libéraux ont augmenté de 25 % depuis 1990, Nicolas SARKOZY en faisant peser des sacrifices sur les seuls assurés sociaux, confortent une médecine à deux vitesses où la carte bleue remplacera la carte vitale.

Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé
et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé

RAG 34. Les lolo's 34

09:04 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

31.01.2007

DISCRIMINATION : Je voudrais être noir chantait Nino Ferrer en 1966 : 2007 Les noirs de France sondés pour la première fois

PARIS (Reuters) - Le quotidien Le Parisien publie un sondage dans lequel les Noirs de France sont interrogés sur les discriminations dont ils ont pu être victimes.

Il s'agit d'une première dans ce pays où la loi interdit tout fichier basé sur des critères ethniques.

Dans cette étude, effectuée par l'institut TNS-Sofres pour le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), 31% des personnes interrogées disent avoir été victimes souvent ou de temps en temps de discrimination raciale.

Elles sont 25% à dire qu'elles ont subi "rarement" une discrimination et 43% à n'en avoir jamais été victimes.

Pour 62% des personnes ayant été victimes de discrimination, ces actes se sont produits dans les transports en commun et pour 42% au travail.

Trente-sept pour cent des Noirs interrogés estiment que les discriminations se sont aggravées depuis un an, tandis que 40% pensent qu'elles n'ont pas changé et 17% jugent qu'elles se sont réduites.

Les Noirs font d'abord confiance aux associations (81%) pour lutter contre les discriminations, contre 72% à l'école et 29% aux responsables politiques.

Le sondage a été réalisé du 3 au 23 janvier auprès d'un échantillon de 500 habitants des départements d'outre-mer âgés de 18 ans et plus et auprès d'un échantillon de 13.059 résidants de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus. Le tout a permis d'obtenir un échantillon représentatif de 581 personnes noires âgées de 18 ans et plus.


Je voudrais être noir

Musique: Nino Ferrer 1966


Hey hey hey, Monsieur Wilson Picket
Hey hey hey, toi Monsieur James Brown
S'il vous plaît dit's-moi comment vous fait's
Monsieur King, Monsieur Charles, Monsieur Brown
Moi je fais de mon mieux pour chanter comme vous
Mais je ne peux pas grand chos', je ne peux rien du tout
Je crois que c'est la couleur, la couleur de ma peau qui n'va pas

Et c'est pourquoi je voudrais
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir

Hey hey hey, dis-moi Monsieur Faubus
Hey hey hey, dis-moi comment les blancs
Font pour vendre les nègr's à l'argus
Et pour en brûler de temps en temps
Moi je fais de mon mieux pour ne pas y penser
Mais je me sens très souvent très très embarrassé
Par la couleur de ma peau qui me démoralis' un p'tit peu

Et c'est pourquoi je voudrais
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir

Hey hey hey, vous les Saints, les Élus
Hey hey hey, vous les simples d'esprit
Vous qui chantez tout de blanc vêtus
Dans les verts pâturag's près de lui
Dites-moi s'il vaut mieux pour entrer dans c'royaum'
Avoir plutôt la peau noire ou plutôt la peau jaun'
Et si le blanc n'est pas un' couleur déconseillée parmi vous

Quoi qu'il en soit je voudrais
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir

RAG 34. Lovely34
Je voudrais rester noire...

15:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : RACISME, CRAN, RAG 34

30.01.2007

Débats participatifs : Faites remonter vos synthèses pour participer au programme de Ségolène Royal






Débats participatifs : Faites remonter vos synthèses pour participer au programme de Ségolène Royal
Les débats participatifs battent à présent leur plein, localement, nationalement, en ligne, grâce à l’action des comités de campagne, des fédérations, des sections du Parti socialiste et des comités Désirs d’avenir. La richesse des débats menés sur l’ensemble du territoire serait gâchée si ces rencontres ne contribuaient pas à informer Ségolène Royal et, autour d’elle, toutes celles et ceux qui mènent campagne au nom du Parti socialiste.

Tout organisateur de débat ou tout volontaire pour établir une synthèse thématique départementale peut venir déposer sa contribution au nom de son comité, de sa section, de sa fédération sur : http://debatslocaux.parti-socialiste.fr

Pour toute question, remarque, commentaire, proposition d’amélioration du dispositif :

[email protected]




RAG 34. Lolo34

09:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

28.01.2007

Exclusion de Georges FRÊCHE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COMMISSION NATIONALE DES CONFLITS DU PARTI SOCIALISTE

Décision du 27 janvier 2007

La Commission nationale des conflits du Parti Socialiste, réunie ce matin, a évoqué les conséquences des propos tenus par Georges Frêche le 14 novembre dernier lors d’une séance du conseil d’agglomération de Montpellier. La Commission nationale agissait sur la demande du Bureau National du Parti.

Après avoir entendu son rapporteur, entendu les arguments de la direction du Parti, entendu les défenseurs de Georges Frêche présents, après en avoirdébattu, il est apparu aux membres de la Commission que, sans conteste, ces propos ­ au-delà de leur caractérisation pour le droit, ne sont pas compatibles avec les valeurs d’égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l’engagement du Parti Socialiste et qui sont contenues dans sa déclaration de principe mais aussi, plus largement, dans les principes constitutionnels de notre république.

Après en avoir délibéré, la Commission nationale des conflits, à l’unanimité de ses membres, a décidé l’exclusion définitive de Georges Frêche du Parti Socialiste.

RAG 34. Les lolo's 34

10:22 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

27.01.2007

Georges Frêche exclu définitivement du PS, et déjà dans l'Hérault, des mesures de représailles injustifiées et injustes contre les têtes socialistes qui dépassent...

PARIS (AFP) -
Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, est exclu définitivement du Parti socialiste pour ses dérapages verbaux, a annoncé samedi la commission nationale des conflits du PS.

Dans un communiqué lu au siège du PS, la commission a jugé que ce grand baron régional du PS, qui vient d'être condamné par la justice, avait tenu des propos "pas compatibles" avec son maintien dans le parti.

Le 14 novembre, M. Frêche, 68 ans, avait regretté, devant le conseil de l'agglomération de Montpellier, que l'équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" joueurs alors que, selon lui, "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre".

Suite à ces propos, la commission nationale a "entendu les arguments de la direction du parti et également les défenseurs de Georges Frêche", et a jugé que ces déclarations "ne sont pas compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des droits humains qui sont depuis toujours les engagements du Parti socialiste", selon le communiqué.

La commission a ainsi décidé "à l'unanimité de ses membres l'exclusion définitive" de Georges Frêche.

Les dérapages répétés de M. Frêche ont été condamnés tant à droite qu'à gauche et ont mis dans l'embarras la candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, qu'il soutient publiquement.

Mme Royal et le Premier secrétaire du parti, François Hollande, avaient souhaité cette sanction, décision rare au sein du PS pour des motifs autres que de discipline interne.

"Si ces déclarations sont avérées, il sera exclu", avait ainsi prévenu le Premier secrétaire.

M. Frêche a par ailleurs été condamné jeudi à 15.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir traité en février 2006 des Harkis de "sous-hommes". Le PS l'avait de son côté exclu pour deux ans de ses instances dirigeantes, pour cette déclaration.

A la mi-janvier, M. Frêche avait décidé de se mettre "en congé" du parti pour "ne pas gêner" la campagne de Ségolène Royal. Mme Royal s'était dans un premier temps contentée de cette annonce, avant de réclamer dimanche son exclusion, pour des "propos inacceptables et humiliants".

Vendredi, M. Frêche s'était dit victime d'un "procès stalinien" de la part de son parti, et avait appelé Mme Royal à faire preuve de "plus d'intelligence politique" et à ne pas "faire le jeu" de Nicolas Sarkozy, son adversaire UMP à la présidentielle, en "tapant" sur lui.

Il s'agit de la deuxième exclusion ces dernières années par le PS d'un responsable important du parti, pour des raisons de comportement.

L'ancien ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, avait été exclu en 2002 pour deux ans pour avoir pris parti contre le député de Saône et Loire, Arnaud Montebourg, durant la campagne des législatives de 2002.

D'autres cas d'exclusion ont été enregistrés ces dernières années, mais elles ont été prononcées le plus souvent pour indiscipline, lors d'échéances électorales.

Qui donc fait les frais de l'ire de Georges Frêche ? Plus dans les prochaines heures.

RAG34. Lolo34

16:16 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note

Frêche fixé sur son sort aujourd'hui (doc audio)

Crédit Photo : TF1/LCI
Georges Frêche, président PS de la région Languedoc-Roussillon

Le président de la région Languedoc-Roussillon qui risque l'exclusion du PS pour ses propos sur le nombre de Blacks dans l'équipe de France de football a mis en garde notre candidate Ségolène Royal et dénoncé par avance un procès stalinien. (doc audio).


On saura ce matin si le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, est exclu du parti socialiste pour ses propos sur le nombre de Noirs dans l'équipe de France de football. La commission nationale des conflits du parti socialiste examine son cas ce samedi matin.

Après la décision de Georges Frêche de se mettre "en congé" du PS, Ségolène Royal avait estimé dans un premier temps qu'"on pouvait en rester là". Mais dimanche, elle avait finalement souhaité qu'il soit exclu du PS après ses propos qu'elle a qualifiée d' "inacceptables" et d' "humiliants". George Frêche, a précisé qu'il serait "absent" de la commission nationale des conflits du PS.

Dans un texte commun, publié vendredi dans Midi Libre, le footballeur international français Lilian Thuram et un historien demandent que la commission des conflits du PS prononce son exclusion. Le défenseur du FC Barcelone, membre du Haut commissariat à l'intégration, et Pascal Blanchard, historien et chercheur au CNRS, spécialiste de l'histoire coloniale, estiment que "le PS et Ségolène Royal doivent exclure Georges Frêche pour ses déclarations récentes" sur le nombre de Blacks dans l'équipe de France de football.

En début de semaine, George Frêche a par ailleurs été condamné à payer 15.000 euros d'amende pour ses propos sur les Harkis mais a fait appel de ce jugement.

RAG 34. Lovely34

11:41 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

26.01.2007

Droit au Logement : Continuons le combat !

1 Ségolène Royal : “La question du logement est au cœur de la question sociale”

2 Vidéo : Ségolène Royal : "Face au logement", superbe reportage Fatcat en déplacement à Roubaix/Lille/Paris. Les19 et 20 janvier 2007.

Ce fut une séquence politique intense. Après le débat participatif de Roubaix, la visite de Ségolène Royal au « Ministère de la crise du logement » et la disparition de la figure tutélaire du droit des sans-abri, l’abbé Pierre, la candidate a précisé ses engagements sur le logement. Elle a présenté une dizaine de propositions concrètes pour relancer le logement social, répondre au problème particulier de la jeunesse dans ce domaine et favoriser l’accès à la propriété. Elle a assuré les associations qui militent souvent sur le fil de la légalité de son soutien à la juste cause des sans-logis et de son engagement en faveur du droit de réquisition.

(Extraits des interventions de Ségolène Royal pendant le débat participatif de Roubaix) « La France se sent tirée vers le bas. Les parents se demandent si leurs enfants pourront accéder au logement, première condition de la dignité. Il y a une attente désespérée des Français devant la montée des désordres, en premier lieu le désordre du logement. Il y a l’angoisse de la précarité des jeunes, confrontés à des exigences de garanties et de salaires qu’ils ne peuvent satisfaire, comme l’angoisse des personnes âgées qui se demandent combien de temps leurs pensions suffiront à payer leur loyer… Pourtant, l’accès au logement, c’est l’accès à une dignité fondamentale.

C’est une condition essentielle pour pouvoir se projeter dans la vie. Or, la plus profonde des inégalités aujourd’hui, se situe entre ceux qui peuvent se projeter dans l’avenir,qui peuvent imaginer le futur de leurs enfants, et ceux qui ne peuvent pas se projeter plus loin que la fin de la semaine et qui ne savent pas de quoi sera faite la vie de leurs enfants, s’ils auront seulement un toit ou un travail. Le logement doit être assuré sur toute la vie parce que c’est la condition d’une vie de famille. Et c’est souvent la condition de la réussite scolaire des enfants et de la stabilisation de l’emploi. Tout se tient, cela veut dire que ce logement conditionne et nécessite un emploi stable et un salaire stable. C’est pourquoi cette question du logement est au coeur de la question sociale.

La crise actuelle nous montre que la loi du marché ne peut plus résoudre la question du logement. Cette crise n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des politiques de droite qui ont été menées depuis cinq ans. Cinq années de renoncement, cinq années de mesures favorables aux plus riches. Aujourd’hui, beaucoup de communes ne respectent pas l’obligation de construire les 20% de logements sociaux sur leur territoire. Il faudra désormais aller au-delà des amendes. Il faut être beaucoup plus radical et que l’État se substitue à ces mairies défaillantes en réquisitionnant les terrains et en construisant lui-même les logements sociaux. C’est de cette façon-là que l’on pourra, petit à petit, résorber le déficit du nombre de logements sociaux.

Je découvre aussi que l’État spécule. Il est quand même très choquant que ce soit le gouvernement lui-même qui a partir de terrains dont il ne fait rien, dont il est propriétaire au nom des Français, participe à la spéculation immobilière. Il faudra que cela cesse. Si je suis élue les terrains et les bâtiments appartenant à l’État seront mis en vente pour les communes qui veulent faire du logement social, et ce à moitié du prix du marché. Je prends devant vous cet engagement, il sera appliqué immédiatement après la présidentielle si nous l’emportons.

Je vous le dis, si je suis élue, l’État et la puissance publique, en relais sur les collectivités territoriales, reprendront tous leurs droits dans ce domaine pour imposer un certain nombre de décisions. Je ferais du logement une grande cause nationale selon le voeu de Michel Delebarre, président du mouvement HLM et député PS du Nord, présent dans la salle. L’objectif très ambitieux que nous devons nous fixer, c’est la réalisation de la sécurité-logement tout au long de la vie. C’est dans ces conditions aussi que cette fameuse loi du droit au logement opposable sera crédible car comment croire une loi qui établit et proclame le droit au logement alors qu’il y a une telle pénurie de construction de logements sociaux depuis cinq ans ? Quand pendant cinq ans, l’État a même donné de l’argent à des gens pour se désengager du social ?

Pour la réalisation de toutes ces politiques, votre mobilisation sera nécessaire. C’est pourquoi ces débats sont aussi importants. Je vous remercie d’y avoir apporté votre pierre. »


L'hebdo en ligne


RAG 34. Les lolo's 34.

16:53 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

25.01.2007

L'influence de l'homme sur le climat confirmée par un rapport

OSLO (Reuters) - La poursuite du réchauffement climatique va provoquer davantage de phénomènes extrêmes tels qu'inondations et sécheresses au XXIe siècle, mais les effets des émissions de gaz à effet de serre se feront ressentir pendant au moins un millénaire, conclut un projet de rapport sur le climat, confirmant la responsabilité de l'homme dans cette évolution.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), parrainé par l'Onu, doit présenter le 2 février à Paris son nouveau rapport effectuant la synthèse des travaux de 2.500 chercheurs de plus de 130 pays. Sa rédaction a pris six ans.

Selon des sources scientifiques, ce document affine la fourchette de prévision de la hausse des températures au XXIe siècle. Il table désormais sur une hausse comprise entre 2 et 4,5 degrés Celsius par rapport aux niveaux pré-industriels, l'estimation privilégiée étant de 3 degrés en se fondant sur une hypothèse de stabilisation des niveaux de dioxyde de carbone à un seuil de 45% supérieur aux niveaux actuels.

Le précédent rapport du GIEC, rendu en 2001, évoquait une hausse comprise entre 1,4 degré et 8 degrés, sans préciser quelle extrémité de la fourchette était privilégiée.

En se poursuivant, le réchauffement climatique devrait provoquer au XXIe siècle davantage de sécheresses et d'inondations et une fonte de la calotte glacière et des glaciers.

INCERTITUDES

En outre, l'élévation du niveau des mers devrait être comprise entre 28 et 43 cm (contre 9 à 88 cm dans le précédent rapport) et elle devrait se poursuivre pendant au moins un millénaire, même si les gouvernements parviennent à freiner la concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique.

"Les émissions anthropiques (ndlr, d'origine humaine) de dioxyde de carbone au XXIe siècle vont contribuer au réchauffement et à l'élévation du niveau des mers pendant plus d'un millénaire, en raison des délais nécessaires à la dilution de ce gaz", est-il écrit dans le rapport, selon les mêmes sources scientifiques.

La hausse du niveau des mers a été de 17 cm au XXe siècle. Cette élévation menace de nombreuses régions du monde, des îles du Pacifique aux côtes du Bangladesh ou de Floride en passant par des villes telles que Shanghai ou Buenos Aires.

Ce rapport insiste en outre sur les certitudes de plus en plus affirmées de la communauté scientifique sur la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique.

Il juge "très probable" - soit une probabilité de plus de 90% - que les activités humaines, notamment l'utilisation de combustibles fossiles, soient responsables du réchauffement observé depuis 1950.

Le précédent rapport utilisait uniquement l'adjectif "probable".

Le GIEC souligne cependant que des incertitudes demeurent sur le phénomène du réchauffement climatique.

Ainsi, la pollution atmosphérique et la poussière dégagée par les éruptions volcaniques semblent avoir freiné le réchauffement en reflétant vers l'espace une partie de la lumière solaire.

De même, une hausse des températures pourrait favoriser la formation de nuages, dont le sommet rejette lui aussi la chaleur vers l'espace.

Enfin, le Gulf Stream, courant chaud de l'océan Atlantique, pourrait faiblir mais pas suffisamment toutefois pour inverser la tendance globale au réchauffement.

RAG 34. Lolo34

23:31 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Condamné pour ses mots sur les harkis, Georges Frêche fait appel

TOULOUSE (Reuters) - Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche a été condamné jeudi à 15.000 euros d'amende pour avoir qualifié des harkis de "sous-hommes" le 11 février lors d'une cérémonie publique.

Le jugement devra être publié dans six journaux, a ordonné le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault) qui a suivi les réquisitions du parquet.

Poursuivi pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse", il encourait jusqu'à six mois de prison et 22.500 euros d'amende.

L'élu PS était absent du tribunal et n'a pas réagi dans l'immédiat. Ce jugement intervient alors que le PS doit examiner samedi l'éventualité de son exclusion, après d'autres propos sur les joueurs noirs de l'équipe de France de football.

Son avocat André Ferran a annoncé qu'il ferait appel du jugement. "Il s'agit d'une décision qui ne nous convient pas, du dénouement d'un procès véritablement politique", a dit l'avocat aux journalistes.

"En tant que harkis, nous sommes satisfaits. C'est un peu comme si notre honneur était lavé", a dit Abdelkader Chebaki, ex-harki, qui était partie civile.

En février 2006, lors d'une cérémonie à la mémoire des rapatriés d'Algérie, George Frêche s'était emporté à l'encontre de certains harkis, anciens supplétifs algériens de l'armée française pendant la guerre d'indépendance.

Il entendait leur reprocher leurs liens supposés avec son opposition de droite. Il n'est pas venu au procès en novembre mais s'est expliqué par écrit. "Le terme de sous-homme est sorti sur la colère, je voulais dire minus ou minable", a-t-il précisé.

En mai 2006, Georges Frêche a été suspendu pour deux ans des instances nationales de son parti pour ces déclarations.

Samedi, la commission des conflits du PS sera appelée à se prononcer sur son éventuelle exclusion pure et simple du parti, après d'autres propos du 14 novembre concernant le nombre de joueurs noirs en équipe de France de football.

Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, s'est déjà prononcée pour l'exclusion du PS de Georges Frêche, président de son comité de soutien local.

L'élu s'est de son propre chef mis "en congé" du parti la semaine dernière dans le but déclaré de ne pas gêner la candidate.

Un rapport d'enquête au parti, publié jeudi dans Libération, conclut que Georges Frêche a bien tenu les propos en question sur l'équipe de France, point qui est contesté car il n'en existe pas d'enregistrement.

RAG 34. Lolo34

23:27 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

Georges Frêche condamné pour ses propos sur les harkis

TOULOUSE (Reuters) - Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche a été condamné à 15.000 euros d'amende pour avoir qualifié des harkis de "sous-hommes" le 11 février lors d'une cérémonie publique.

Le jugement devra être publié dans plusieurs journaux, a ordonné jeudi le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault) qui a suivi les réquisitions du parquet.

Poursuivi pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse", il encourait jusqu'à six mois de prison et 22.500 euros d'amende.

En mai 2006, Georges Frêche a été suspendu pour deux ans des instances nationales de son parti pour ces déclarations.

Samedi, la commission des conflits du PS sera appelée à se prononcer sur son éventuelle exclusion pure et simple du parti, après d'autres propos du 14 novembre concernant le nombre de joueurs noirs en équipe de France de football.

Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, s'est déjà prononcée pour l'exclusion du PS de Georges Frêche, président de son comité de soutien local.

L'élu s'est de son propre chef mis "en congé" du parti la semaine dernière dans le but déclaré de ne pas gêner la candidate.

En février 2006, lors d'une cérémonie à la mémoire des rapatriés d'Algérie, George Frêche s'était emporté à l'encontre de certains harkis, anciens supplétifs algériens de l'armée française pendant la guerre d'indépendance.

Il entendait leur reprocher leurs liens supposés avec son opposition de droite. Il n'est pas venu au procès en novembre mais s'est expliqué par écrit. "Le terme de sous-homme est sorti sur la colère, je voulais dire minus ou minable", a-t-il précisé.

RAG 34. Les lolo's 34

16:38 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Frêche, RAG 34

Le Medef s'invite dans la campagne présidentielle

PARIS (Reuters) - Le Medef s'invite dans la campagne présidentielle en dévoilant un livre blanc qui présente son projet de société avec pour objectif "d'augmenter la richesse de tous les Français".
Photo prise le 5 octobre 2006/REUTERS/Pascal Rossignol

L'organisation patronale a présenté l'ouvrage, intitulé "Besoin d'air", lors de son assemblée générale annuelle qui a rassemblé jeudi 6.000 chefs d'entreprise, au Palais omnisports de Paris-Bercy. Le texte de 150 pages est disponible en librairie.

Ce livre blanc, dit-on au Medef, répond à un triple objectif : peser sur la campagne électorale, fournir une synthèse à ses adhérents et informer le grand public de ses revendications.

"Pour la première fois, les entreprises proposent une vision globale, un projet de société cohérent. Avec un objectif : augmenter la richesse de tous les Français", lit-on sur une plaquette de présentation.

Rédigé à partir des contributions de près de 50.000 chefs d'entreprise, le texte part du constat que la France "s'asphyxie" et que les entreprises "étouffent" sous le poids des charges et des contraintes réglementaires.

"Rien n'est foutu", a cependant déclaré Laurence Parisot dans un discours à la tribune. "Il suffit de changer quelques paramètres : un peu plus de liberté, un peu plus d'air et tout ira mieux tout de suite en France. Et tout ira bien très vite pour les Français", a-t-elle ajouté.

La présidente du Medef a précisé que l'organisation ne soutiendrait aucun candidat en particulier. "Nous ne nous engagerons pas derrière un candidat ou une candidate. Nous nous engageons dans le débat", a-t-elle affirmé à la presse.

Invitant les candidats à présenter "une vraie stratégie économique", elle leur a livré quelques conseils, estimant qu'"il ne doit pas y avoir d'autre priorité économique et sociale que la réduction rapide et significative du chômage".

Sans nommer le Parti socialiste, elle a critiqué certaines propositions du projet du PS pour 2007. Laurence Parisot a ainsi jugé que "serait mortelle, par exemple, une augmentation du smic sans aucun lien ni avec les gains de productivité, ni avec l'inflation. Serait mortel le projet d'abrogation envisagé par certains de la loi de 2003 sur les retraites".

LES DROITS DU CONTRIBUABLE

L'ouvrage égrène des propositions, la plupart déjà connues, comme l'abrogation des 35 heures - "illusion désastreuse", selon Laurence Parisot - ou la fin de la retraite à 60 ans.

Principale nouveauté, le Medef propose d'inscrire dans le préambule de la Constitution une "charte des droits du contribuable" qui poserait les principes du "droit à une fiscalité non confiscatoire, non rétroactive et non cumulative".

Dans la préface, Laurence Parisot affirme une nouvelle fois que "le temps de travail ne peut se décréter uniformément" et qu'il serait "plus efficace économiquement et plus respectueux socialement" que la durée du travail soit définie par des accords entre patronat et syndicat et non plus par la loi.

L'organisation patronale recommande de créer un nouveau contrat baptisé "CDI de mission" dont la rupture ne pourrait faire l'objet d'une contestation mais permettrait de bénéficier d'indemnités de chômage.

"A mi-chemin entre CDI et CDD, ce nouveau contrat intègre une clause de rupture automatique liée à la réalisation de la mission ou à n'importe quel autre événement pré-défini", explique-t-elle.

Le Medef demande une nouvelle fois de "dédramatiser les modalités de licenciement" en établissant le principe de la "séparabilité" qu'il compare au divorce à l'amiable.

Relevant que "chaque année, le Code du travail s'accroît de plus de quarante pages", l'organisation patronale propose de modifier la Constitution pour "faire de l'accord collectif du travail le principe et de la loi l'exception".

Selon le Medef, la lourdeur des prélèvements obligatoires "constitue l'obstacle majeur à la compétitivité de nos entreprises, et par là à la croissance française, et par là à la création d'emplois et à la hausse des salaires".

Pour limiter le poids des cotisations sociales, il souhaite qu'une partie de la protection sociale soit financée par la solidarité nationale.

Le Medef répète qu'il considère que le système de retraites par répartition est "dans une impasse" en raison de l'évolution démographique et que "l'abaissement de l'âge légal de la retraite de 65 à 60 ans en 1982 est une erreur historique".

Il souhaite enfin "introduire une culture du management et de la performance au sein des administrations" et inscrire dans la Constitution le principe d'équilibre des finances publiques.

RAG 34. Les lolo's 34

16:35 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MEDEF, PARISOT, RAG 34

Urgence écologique, urgence sociale : deux défis indissociables

Le Parti socialiste salue le travail de Nicolas HULOT et du comité de veille écologique. Avec le Pacte écologique, ils ont fait progresser la question écologique de façon très sensible dans cette campagne.

Cette urgence écologique trouve une traduction concrète dans le projet socialiste qui fait de la lutte contre le changement climatique une priorité immédiate de son action, propose des politiques publiques concrètes et ambitieuses pour un développement durable et milite pour la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Résoudre la crise sociale, en créant des emplois et en augmentant le pouvoir d’achat des plus modestes, ne peut se faire qu’en résorbant la crise écologique : nous devrons donc changer rapidement et radicalement nos modes de consommation et de production. Nous ne pouvons plus laisser le marché organiser la destruction de la planète et l’exclusion du plus grand nombre.

Le Parti socialiste s’engage donc à promouvoir un nouveau modèle qui substitue le capital humain (R&D;, innovation, services…) aux ressources fossiles dans le processus de création de richesses.
La transition technologique ainsi engagée ouvrira de nouvelles perspectives de croissance potentiellement riches en emplois (non délocalisables…).

Communiqué du Bureau national

RAG 34. Les lolo's 34

15:34 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Royal: la loi actuelle sur les violences aux femmes est "insuffisante"

Royal: la loi actuelle sur les violences aux femmes est "insuffisante"

PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a justifié mardi son intention de légiférer pour lutter contre les violences faites aux femmes, en expliquant que la loi actuelle est "insuffisante".

Mme Royal a expliqué que la loi de 2003, dont l'initiative revient au groupe socialiste du Sénat, a-t-elle rappelé, était "insuffisante".

Elle a notamment souhaité que la prochaine loi, qu'elle entend faire voter dès son élection, "impose à tous les départements la création d'hébergements d'urgence pour les femmes battues".

En outre, Mme Royal suggère aussi un autre "dispositif juridique" permettant d'éloigner le conjoint violent du domicile familial même si la femme ne porte pas plainte parce qu'elle a peur. "Je souhaite qu'on puisse venir au secours d'une victime sans que celle-ci soit obligée de porter plainte. Si la police constate un flagrant délit de coups sur une femme, elle pourra intervenir", a-t-elle expliqué.

Elle a souligné ne pas avoir "fait de polémique sur la loi actuelle", qui est "une première étape".

Par ailleurs, Mme Royal a confirmé son intention de "revenir" sur la fusion GDF-Suez, si elle était réalisée avant la présidentielle, "pour créer un pôle de l'énergie avec EDF".

Mme Royal a démenti une rumeur selon laquelle elle aurait indiqué à Gérard Mestrallet, PDG de Suez, qu'elle maintiendrait la fusion GDF-Suez si elle était faite.

"Cette information est totalement fausse. Je n'ai jamais rencontré M. Mestrallet", a-t-elle déclaré.

La candidate du PS a ajouté qu'au contraire elle "reviendrait sur cette fusion pour créer un pôle de l'énergie avec EDF".

"Nous avons besoin de ce pôle pour faire émerger un pôle énergétique européen", a-t-elle ajouté.

RAG 34. Les lolo's 34

15:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.01.2007

Le PS dénonce une dissimulation des chiffres du chômage

PARIS (Reuters) - Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi, a maintenu mercredi que le chômage avait fortement baissé depuis 21 mois en dépit de doutes émis par la gauche, qui dénonce une "dissimulation" des vrais chiffres.

Le Canard Enchaîné écrit mercredi que l'Institut national de la statistique (Insee) a retardé au lendemain de l'élection présidentielle la publication de ses chiffres du chômage, qui seraient supérieurs à ceux annoncés par le gouvernement.

"J'accuse le ministre de l'Economie et des Finances de chercher, avec la complicité du ministre de la Cohésion sociale, à dissimuler les vrais chiffres du chômage", a aussitôt réagi le député socialiste Gaëtan Gorce.

Selon l'élu, la publication de l'étude de l'Insee "aurait sans doute démontré, comme en 2006, que le chômage n'avait en réalité pas baissé au cours de l'année écoulée".

"Ca vous ennuie vraiment qu'il y ait 360.000 demandeurs d'emploi en moins depuis 21 mois", s'est indigné Gérard Larcher lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

"Je n'accepte pas qu'on remette en cause ce qui est le baromètre mensuel transmis par l'Anpe et la Dares, dont on sait la qualité. Oui, le chômage est passé de 10,1 à 8,7% à la fin du mois de novembre", a ajouté le ministre à l'adresse de la gauche.

Selon Le Canard Enchaîné, l'Insee aurait obtenu des "résultats calamiteux" établis selon les normes du Bureau international du travail (BIT) et indiquant que le chômage ne serait pas descendu à 8,7% de la population active mais se stabiliserait à 9,2%, soit le chiffre d'avril/mai derniers.

En conséquence, l'Insee aurait décidé de renvoyer la publication de ses chiffres du chômage à l'automne, dissimulant ainsi "les vrais chiffres du chômage 2006 pour cause d'élection".

Dans un communiqué, l'Insee confirme que le calage de la série mensuelle de chômage BIT sur les résultats 2006 de l'enquête emploi "ne sera pas effectué en mars prochain" et qu'il a été reporté à l'automne.

L'institut national précise que l'annonce de ce report avait été faite le 16 janvier lors d'une conférence de presse. Il justifie cette situation par des "problèmes statistiques", notamment le fait que les taux de réponse à son enquête ont nettement baissé dans certaines régions comme l'Ile-de-France.

"Or, les taux de réponse sont liés à la situation des personnes sur le marché du travail. Il est notamment plus difficile de joindre les personnes qui travaillent", avance-t-il.

En outre, l'analyse des premiers trimestres de l'enquête emploi 2006 montre "une incohérence avec les autres informations disponibles par ailleurs sur le marché du travail, à la fois sur le chômage et sur l'évolution de l'emploi", ajoute l'organisme.

Pour Gaëtan Gorce, ce report a été organisé "dans le seul but d'éviter de gêner la campagne engagée" par le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy et "le même raisonnement pourrait être conduit sur les statistiques de la sécurité".

RAG 34. Les lolo's 34

20:44 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Enfants de Don Quichotte : COMMUNIQUE DE PRESSE : rencontre avec M BORLOO


COMMUNIQUE DE PRESSE
Mercredi 24 janvier 2007. 16H00


Nous avons rencontré M BORLOO et Mme VAUTRIN ce matin, pour leur expliquer que, dans les conditions actuelles, nous ne pouvions envisager la fin des campements, qui sont certes absolument inadaptés, mais rendus inévitables par l’urgence.

En effet, des personnes en détresse viennent quotidiennement y chercher un ultime refuge, et personne ne peut le leur refuser.
Il faut aider tous ces gens, qui refusent d’aller dans certains centres qui les conduisent, quelques jours plus tard, à nouveau dehors.

Face à l’urgence et dans l’attente de la disparition des campements, nous apellons à la mobilisation de tous, citoyens, associations, travailleurs sociaux, villes et départements, qui doivent contribuer à trouver des solutions dignes et adaptées.
C’est là une fonction qui dépasse les compétences des Enfants de Don Quichotte, ceux-ci n’ont jamais eu pour vocation de remplir la fonction de gestionnaires de campements.

Nous avons trouvé un accord positif et ferme sur trois points :


Renforcement des moyens pour mettre à l’abri immédiatement dans des conditions dignes toute personne sans domicile.


Ces personnes mises à l’abri aujourd’hui et celles en centre d’hébergement d’urgence ne seront plus remises à la rue sans que leur soit proposée une solution pérenne leur convenant. Ce principe acté dans le relevé de décisions du 8 janvier sera effectif au plus tard la semaine prochaine.


Des cellules vont se développer dès aujourd’hui à l’intention des personnes qui ne sont pas sur le Canal Saint-Martin ou les campements en province, afin d’évaluer et orienter chacun vers une solution adaptée, avec dans un premier temps une mise à l’abri immédiate.

Les enfants de don quichotte

RAG 34. Lolo34

19:31 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les enfants de Don Quichotte, SDF, RAG 34

Frêche évitera-t-il une traversée du désert ?

La mise en quarantaine de Georges Frêche réduira-t-elle son influence dans le fief de Montpellier ? Depuis le spectaculaire revirement de Ségolène Royal, une inquiétude plane sur les troupes du président.

Le scénario d'une mise en congé volontaire et très provisoire, imaginé par Georges Frêche et ses proches, avait d'abord rassuré.
Mais la réactivation de la menace disciplinaire - l'exclusion- a agi comme une douche froide sur les fidèles. A Montpellier, ces militants sont frêchistes avant d'être socialistes. En témoigne cette pétition, lancée dans les sections PS de la ville, quand Georges Frêche était acculé dans les cordes, l'automne dernier, en pleine tourmente médiatique. Une liste de près de 7000 soutiens avait alors été envoyée rue de Solférino: un chiffre supérieur aux effectifs de la fédération PS héraultaise !

Quelques notoires exceptions ont cependant tempéré cette démonstration de force. Ni Hélène Mandroux, maire de Montpellier, ni le président du conseil général de l'Hérault, André Vezinhet, pas plus que l'unique député PS du département, Kleber Mesquida, n'avaient souscrit à la pétition, s'en remettant prudemment à la sagesse des instances nationales du PS.

C'est en fait à la communauté d'agglomération de Montpellier que Georges Frêche peut compter sur des soutiens indéfectibles. Le président s'appuie sur une majorité de gestion qui dépasse les clivages politiques et soude des élus PS et UMP. Seuls deux groupes minoritaires, les Verts et le PC, ont pris leur distance. Quoi qu'il arrive, l'Agglo de Montpellier constituera pour Georges Frêche une base de repli, sûre et stratégique.

A la mairie, il ne siège que comme simple conseiller d'Hélène Mandroux. Mais c'est là que les choses pourraient se compliquer si le PS abandonne son grand baron de province. Car déjà les municipales de 2008 se préparent. Une sourde rivalité oppose les équipes Frêche et Mandroux autour de la constitution d'une liste commune.

La perte de l'onction PS affaiblirait le poids de Georges Frêche sur ces négociations. Pour pouvoir continuer à présider l'Agglo de Montpellier, il doit être réélu au conseil municipal avec une équipe dévouée, majoritaire au sein du groupe PS. « Sans le parti, il ne peut pas mener cette bataille » glisse un adjoint d'Hélène Mandroux.

Le bannissement de Georges Frêche pourrait accélérer l'émancipation dont rêve le staff du maire de Montpellier. Et qu'accrédite un sondage de L'Express, aussi avantageux pour Hélène Mandroux (77% d'opinions favorables) que cruel pour Georges Frêche (55% de mauvaises opinions).

La fidèlité d'Hélène Mandroux sera ainsi mise à l'épreuve face à un Georges Frêche fragilisé, voire marginalisé... Plus la disgrâce sera longue, plus la situation deviendra délicate.

A mi-voix, des caciques locaux du PS parlent d'une petite purge d'un an. Georges Frêche redeviendrait socialiste en janvier 2008, avant les municipales. Mais ne sera-t-il pas trop tard pour imposer son leadership sur cette élection ? D'autres fidèles, plus optimistes, misent sur une fin de purgatoire lors du congrès du PS qui suivra la présidentielle et les législatives.

Les jeux sont ouverts. Mais Georges Frêche ne sortira pas indemne de cette mésaventure politique.

Jean-Marie GAVALDA

Lettre ouverte de Georges Frêche : A mes amis socialistes

RAG34. Les lolo's 34

16:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Georges Frêche : Lettre ouverte à mes amis socialistes

Lettre publiée dans le Midi-Libre le 24 janvier 2007 pages Région : Georges Frêche s'explique.

L'emballement médiatique passé je tenais à vous écrire à l'heure où certains évoquent mille et une sanctions d'un parti (...) que j'ai contribué à faire grandir depuis près de quarante ans. Je sais ce que j'ai dit.Je sais aussi ce qu'on m'a fait dire (...) Je sais surtout ce qu'on ne vous a pas dit et notamment que vingt neuf maires, toutes tendances confondues (PS,UMP,etc) présents lors de cette séance du conseil d'agglomération, m'ont immédiatement soutenu, déclarant avec force que mes propos n'avaient en rien un caractère raciste.Hélas ,le cirque médiatique n'en a cure (...).
Le parti socialiste m'a certes aidé, mais je lui ai donné bien plus que je n'ai reçu. Ma carrièrre de responsable politique ayu service du peuple débute bien avant l'élection de François Mitterrand que j'ai soutenu dès le congrès d'Epinay en 1971 (...). Ma vérité tient en une partie de ma vie que je livre en piéce à conviction à l'occasion de ce véritable procés stalinien ou d'inquisition (...).Depuis 1977, date à laquelle avec mes amis socialistes nous avons pris Montpellier à la droite, nousn'avons eu de cesse d'oeuvrer au bien commun. J'ai toujours oeuvré avec tous, quelque soit sa couleur, sa communauté ou sa confession. C'est ainsi que j'ai reçu le soutien de l'actuel rabbin de France ainsi que du Conseil français du culte musulman pour mes actions anti-racistes continues depuis maintenant près de trente ans. J'ai toujours accueilli les plus grands urbanistes. J'ai toujours laissé s'exprimer les plus grands artistes. J'ai toujours favorisé la création dans tous les domaines. J'ai toujours veillé à ouvrir la ville au monde en la jumelant à Tibériade, Barcelonne, Chengdu, Louisville, Heidelberg ou Fès...Si j'avais été cette créature raciste et xénophobe dépeinte par mes détracteurs, comment se fait-il que cinq fois de suite, j'ai été réélu à la tête de cette ville avant de passer le témoin en 2004 à Hélène Mandroux ?
Faut-il rappeler qu'à Montpellier, le Front national n'a jamais dépassé 11 à 14 %. Faut-il rappeler que j'ai combattu l'ancien président de la Région,allié au Front national pendant 18 ans, avant de conquérir cette Région à la t^te des forces de gaucher. Peu d'élus dans le monde politique actuel peuvent se targuer d'un tel parcours au service d'une ville,d'une agglomération, d'une région. Le tout, sans marketing politique et sans tripatouillages de quelque sorte, qui auraient heurté ma conscience et que j'ai toujours dénoncés. Forts du suffrage universel, nous avons, avec mes amis, toujours mis en pratique nos convictions en écoutant et en respectant l'autre, en faisant appel à l'intelligence des gens, en privilégiant toujours l'intérêt général aux petits intérêts particuliers qui dominent, hélas, la société actuelle. Cette démarche a permis, depuis, l'élection de dix socialistes dans les dix cantons de la ville, succès sans précédent en France. Elle a aussi permis à Lionel Jospin d'arriver en tête à Montpellier, le triste 21 avril 2002, alors que notre candidat subissait partout un revers historique. Cette campagne présidentielle m'avait donné l'occasion d'exprimer ma
différence avec les élites de notre parti (...). Les voix des ouvriers, des employés, des "petites gens" sont allées largement à l'extrême droite et npotre candidat, pour la première fois depuis
1969, n'a pas été qualifié au second tour. Près de cinq ans plus tard, le Parti socialiste a-t-il tiré toutes les leçons de cette déroute ? Je ne le crois pas. Et le procès politique qu'on m'instruit en est une preuve flagrante, tant la réalité vécue rue de Solférino n'est en rien celle du quotidien des gens. Si nos militants et nombre d'élus continuent à faire un travail magnifique sur le terrain, nos élites restent pétrifiées par ce peuple qu'elles ne veulent ou ne peuvent plus comprendre (...). Comment ceux qui osent se revendiquer encore dans leurs discours de Jaurès, Blum et Mendès- France peuvent-ils consciemment détourner leur regard, leur attention, leur action de ce peuple de France qui s'interroge et souffre?
Rassurons tout de suite les amateurs de dialectique : le fait de se dire aujourd'hui plus social-démocrate que socialiste n'empêche en rien de se préoccuper des classes les plus défavorisées. car ce n'est pas un supplément d'âme, c'est notre raison d'être.Alors que l'on dit que le peuple ne s'intéresse plus à la politique, je reste persuadé que ce peuple a plus que jamais besoin de la gauche, mais à condition que la gauche sache lui parler, lui faire entendre un message d'espoir et surtout ne pas le trahir (...). A moins que dans notre parti, certains se contentent d'un petit maroquin cinq ans durant, là où d'autres militants en tête, anciens et nouveaux, rêvent d'une gauche durable au gouvernement pour changer réellement et durablement la vie de nos compatriotes, ce qui ne s'est jamais produit dans l'Histoire excepté dans certaines villes telles Montpellier. Non,le "peuple"ce n'est pas un gros mot. Non, notre peuple n'est pas une "girouette". Il a seulement besoin d'un cap et d'un bon capitaine pour tenir fermement la barre. Il a besoin de dirigeantes et de dirigeants qui lui disent la vérité, à savoir que ce pays, qui a perdu tant de crédit, est au bord du gouffre et que nous avons besoin de tous pour l'en sortir. A l'heure où les valeurs de notre République sont mises à mal par la précarité, le communautarisme, le sectarisme, le racisme de classe, le gauche doit enfin faire entendre sa
différence et être le moteur de ce nouveau rassemblement populaire.Alors que l'échéance suprême arrive, je reste déterminé à faire gagner mon camp et notre candidate que j'ai soutenue dès le départ. Je continuerai à servir et à honorer les mandats que les citoyens m'ont
confiés. Je serai donc à vos côtés dans ce nouveau combat avec cette idée forte qui a conduit toute mon action politique depuis bientôt quarante ans : pour que le peuple croie en nous, il faut croire en lui. "

Georges Frêche.

RAG 34. Les lolo's 34

16:04 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

Les candidats à la présidentielle interpellés à propos d'Ingrid Bétancourt

Un manifeste leur sera soumis • Les signataires s'engageront à agir pour obtenir la libération de l'ancienne candidate à la présidentielle colombienne, retenue en otage depuis près de cinq ans •Par S.K.(avec agences)
LIBERATION.FR : mardi 23 janvier 2007

Mardi, le collectif Ingrid Bétancourt s'est réuni à l’entrée du Jardin du Luxembourg pour présenter un manifeste en faveur de sa libération qui sera soumis à tous les candidats à l’élection présidentielle.

«Que les candidats s’engagent à faire libérer ma mère. Nous voulons des actions! Leur faire signer le manifeste, c’est obtenir des garanties», a déclaré sa fille, Mélanie Bétancourt. Cela fait presque cinq ans qu’Ingrid Betancourt et Clara Rojas sont retenues en otages en Colombie.

Selon le collectif, «à un mois de 5 ans de la prise d’otage d’Ingrid, il est nécessaire que les candidats prouvent à sa famille comme aux nombreux Français qui la soutiennent, que leur engagement à obtenir sa libération relèvera du concret et de l’action, non pas de la compassion, qu’ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour qu’elle ne vive pas un deuxième quinquennat en tant qu’otage».

Mais ce manifeste en 7 points, n’est pas une finalité, «nous proposons aux candidats une base mais c’est à la hauteur de leurs propositions concrètes que nous pourrons évaluer leur engagement personnel. Nous espérons de leur part de l’audace, du courage et une volonté de fer, dans les innovations qu’ils proposent pour apporter une solution.»


Lire le Manifeste pour la libération d'Ingrid Bétancourt


RAG 34. Lolo34

10:09 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

En direct du Ministère de la crise du logement

Trois associations, des artistes et huit familles se sont installés quelques jours avant le réveillon au 24 de la rue de la Banque, dans le deuxième arrondissement parisien. Le 11 janvier 2007, ce bâtiment de 1000m2 donnant sur le palais Brongniart est devenu le «ministère de la Crise du logement». Carnet de bord des occupants.

Un pied de biche dans une main, un trousseau de clefs dans l'autre
Depuis une semaine, une grande et belle fille étincelante d'argent trône dans un coin du ministère de la crise du logement. Je l'ai croisée en sortant d'un entretien d'embauche. Et oui, il faut bien travailler car les bourses octroyées aux étudiants démunis sont dérisoires, insuffisante en tout cas pour financer seules mes études d'architecture. Un entretien d’embauche, c’est stressant. Mais la rencontre que j'ai faite en sortant en valait la peine.
Marianne était seule, posée au milieu d'une dizaine de bustes de couture. L'air perdue, décousue dans ce décor de hall d'immeuble de la rue Sainte Honoré. En fait, elle était nue. Elle était là, à l'abandon, prête à être mangée par le camion poubelles. Alors sans me poser de question, une main sous ses fesses, l'autre autour de sa taille en plastique argenté, je l'ai empoignée. Serrées l'une contre l'autre dans le métro, nous avons eu droit aux regards étonnés des voyageurs et aux photos enthousiastes des touristes.
Je la rêvais déjà en égérie du ministère de la crise du logement, coiffée d'un bonnet phrygien, un pied de biche dans une main, un trousseau de clefs dans l'autre. J'ai déjà de grosses et belles vieilles clefs un peu rouillées que j'avais récupérées dans une maison abandonnée. Et pour le pied de biche, on me file un vieux manche à balai en alu. Ne reste qu’à faire la pointe avec du grillage fin récupéré dans un jardin ouvrier abandonné (c’est fou ce qu’il y a comme espaces vacants dans Paris mine de rien). Quant au bonnet phrygien, Laurent m’a dégotté un tissus plastic rouge.
Et puis, un soir, arrive Olive, tout content. Il me présente Dominique, tout jovial. Ce «couturier en bâtiment», comme il dit, est déjà au courant pour la Marianne et il sait même comment l’accrocher en toute sécurité au fronton de notre ministère. Ne restait plus qu’à le faire.
Hier, justement, notre Marianne était prête. Il ne restait plus que le pieds de biche et les clés à placer lorsque nous avons appris la mort de l’abbé Pierre. Et là (allez savoir pourquoi) on ne s’est plus senti de la placer nue sur le fronton de notre immeuble. Alors on s'est mis à chercher du tissus noir afin de lui confectionner un habit de deuil. Notre Marianne n'est plus éclatante dans son sourire fière. Elle est triste et elle pleure.

Nabila, collectif du Jeudi noir.

RAG 34. Les lolo's 34

08:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23.01.2007

Insurrection de la bonté : Hommage national vendredi pour l'abbé Pierre. "Sa place est désormais au Panthéon" dit Laurent Fabius

Emotion générale après la mort de l'abbé Pierre

La mort de l’Abbé Pierre est une immense peine. Immense comme l’était sa générosité et sa révolte, depuis des années, contre toutes les injustices, et d’abord la pauvreté et le mal logement.

Nous devons prolonger son engagement en relevant le défi de la construction massive de logements sociaux sans laquelle il n’y aura pas de vraie justice sociale.

L’Abbé Pierre a été au plus profond et au meilleur de nos cœurs. Je souhaite que sa place soit désormais au Panthéon.

Laurent Fabius.

PARIS (Reuters) - Les réactions émues se sont multipliées en France après le décès lundi de l'abbé Pierre, ardent défenseur des sans-abri et fondateur du mouvement Emmaüs. Il avait 94 ans.

Ses funérailles, vendredi prochain à Notre-Dame-de-Paris en présence du président Jacques Chirac, seront l"occasion d'un hommage national, a-t-on appris à l'Elysée.

De son vrai nom Henri Grouès, celui qui fut longtemps la personnalité préférée des Français, jusqu'à ce qu'il demande à ne plus figurer dans les enquêtes de popularité, est mort à 5h25 à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce, où il avait été admis le 14 janvier pour une bronchite.

Une porte-parole d'Emmaüs France, créé par l'abbé Pierre en 1949, a précisé que cette bronchite avait dégénéré en une infection pulmonaire qui aurait entraîné son décès.

Jacques Chirac s'est dit "bouleversé".

"Avec la disparition de l'abbé Pierre, c'est la France entière qui est touchée au coeur. Elle perd une immense figure, une conscience, une incarnation de la bonté", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a salué "une force d'indignation capable de faire bouger les coeurs et les consciences".

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, a estimé que la loi instaurant un droit opposable au logement, examinée le 30 janvier au Sénat, était "la loi de l'abbé Pierre" et qu'elle devait porter son nom.

"Le meilleur hommage qu'on pourra rendre à l'abbé Pierre, c'est de continuer", a déclaré le président d'Emmaüs France, Martin Hirsch, lors d'une conférence de presse.

"LOI DU TAPAGE"
L'association des Enfants de Don Quichotte, qui a contraint le gouvernement à prendre des mesures d'urgence pour les mal-logés en établissant des campements à Paris et en province, a jugé qu'"il y a urgence à donner raison à l'abbé Pierre".

Les Enfants de Don Quichotte ont demandé dans un communiqué l'application immédiate des promesses faites le 8 janvier par le gouvernement, dont l'ouverture de 27.000 places d'hébergement.

Pour l'ancien ministre socialiste et fondateur de Médecins sans frontières Bernard Kouchner, le prêtre à la barbe blanche et à l'éternelle soutane avait "inventé la loi du tapage" pour faire avancer la cause des déshérités.

L'abbé Pierre est resté célèbre par l'appel à "l'insurrection de la bonté" qu'il avait lancé le 1er février 1954, pendant un hiver particulièrement rigoureux, en faveur des sans-abri et des mal logés, après la mort, à cause du froid, d'une femme sur un trottoir du boulevard Sébastopol à Paris - un épisode dont a été tiré un film.

"Chaque nuit, ils sont plus de 2.000, recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu", déclare-t-il alors sur les ondes de Radio-Luxembourg, ancêtre de RTL.

"Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe et où on lise sous ce titre, 'Centre fraternel de dépannage', ces simples mots : toi qui souffre, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t'aime", ajoute-t-il.

Cinquième enfant d'une famille aisée - son père était négociant en textile à Lyon - Henri Grouès avait été saisi par la vocation religieuse dès l'adolescence et était devenu franciscain.

Il s'était engagé dans la Résistance pendant l'occupation allemande de la France, sous le nom d'abbé Pierre. Il avait alors caché des juifs et rencontré le général Charles de Gaulle, chef de la France Libre, en 1943 à Alger. Après la guerre, il avait été député de Meurthe-et-Moselle de 1945 à 1951.

Le cercueil de l'abbé Pierre sera exposé à partir de mercredi dans la chapelle de l'hôpital du Val de Grâce.

Après les funérailles à Notre-Dame-de-Paris, l'abbé Pierre sera inhumé dans la plus stricte intimité à Esteville, en Seine Maritime, où le mouvement Emmaüs possède une "halte".

Mort de l'Abbé Pierre : l'homme de l'hiver 54 s'en est allé tôt ce matin "en grandes vacances"

Abbé Pierre : le message


RAG 34. Les lolo's 34.

13:21 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Chômage : une priorité à laquelle ne répond pas la campagne, selon le CSA

PARIS (AFP) - La lutte contre le chômage est considérée comme un thème "important ou tout à fait prioritaire" par 98% des Français mais 67% estiment que la campagne présidentielle ne répond pas sur ce point à leurs attentes, selon un sondage CSA à paraître mardi dans L'Humanité.
Une femme et son enfant entrent dans une ANPE, le 27 janvier 2004 à Caen. Par Mychèle Daniau


Seules les réponses sur la sécurité apportées par la campagne présidentielle font plus de satisfaits que de mécontents, 50% des personnes interrogées estimant que la campagne répond à leurs attentes sur ce thème contre 47% d'un avis contraire.

Les thèmes jugés les plus importants, outre la lutte contre le chômage, sont, dans l'ordre, la santé, l'éducation, la lutte contre les précarités, l'avenir des retraites et le droit au logement.

Suivent la protection de l'environnement, le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et la sécurité.

L'immigration n'arrive qu'en quatorzième position, juste devant la réforme de la fiscalité, qui a pourtant été l'un des thèmes évoqués par les candidats à la présidentielle. La construction européenne arrive à l'avant-dernier rang.

Selon 71% des personnes interrogées, la campagne ne répond pas à leurs attentes pour les retraites. La proportion est semblable (70%) pour le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et les délocalisations (69%). Elle est de 67% pour la lutte contre le chômage.

Sont mieux notées les réponses quant à la politique internationale de la France, 42% estimant que la campagne présidentielle répond à leurs attentes sur ce thème, le droit au logement (41% contre 54%) et la santé (41% contre 56%).

Les réponses concernant la réforme de la fiscalité sont mal notées (30% contre 62%) de même que celles concernant la situation dans les banlieues (29% contre 66%).

Sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Notice détaillée disponible à la commission des sondages.

RAG 34. Les lolo's 34

13:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Voynet estime que le retrait de Hulot ouvre "un espace"

PARIS (Reuters) - Dominique Voynet a estimé lundi qu'"un espace" et "une nouvelle phase" s'ouvraient pour les Verts dans la campagne présidentielle de 2007, après la décision de Nicolas Hulot de ne pas présenter sa candidature.

La candidate des Verts s'exprimait quelques heures après l'annonce de l'animateur de télévision et responsable écologiste, crédité de 11% des intentions de vote par un récent sondage.

"La décision de Nicolas Hulot force le respect", a dit lors d'une conférence de presse, Dominique Voynet, créditée de deux pour cent des suffrages.

"Je mesure les responsabilités qui pèsent sur mes épaules : qu'il me revient de faire en sorte que les attentes du peuple de l'écologie ne soient pas une fois de plus déçues", a-t-elle souligné.

A ses yeux "les choses sont en train de se rééquilibrer aujourd'hui". "J'ai bien l'intention d'utiliser pleinement l'espace qui est en train de s'ouvrir", a dit la candidate écologiste selon laquelle "c'était difficile de se faire entendre à un moment où les candidats monopolisaient la parole".

"Il va falloir aller les chercher, les convaincre, les électeurs", a dit la candidate des Verts pour qui "une nouvelle phase de notre campagne s'ouvre aujourd'hui". "Je l'aborde avec beaucoup de force et de confiance".

Dominique Voynet donnera son premier meeting de campagne vendredi à Nantes. Elle y proposera un "contrat écologique aux Français pour 2007 et les années qui viennent".

"J'ai envie aujourd'hui de poser sur la table des propositions concrètes sur lesquelles les uns et les autres se positionneront", a-t-elle dit, prônant une dimension sociale dans l'écologie.

A ses yeux, "le travail qu'à fait Nicolas Hulot n'est pas destiné à être oublié". "On fera en sorte qu'il ne le soit pas".

Evoquant la quasi-candidature de l'altermondialiste José Bové, Dominique Voynet a prévenu qu'elle ferait sa campagne et "on verra". "Je fais ma campagne et puis on verra. Fin avril, on verra quels sont les résultats engrangés par les uns et les autres".

"Mon ambition est de mettre l'écologie au coeur de la campagne aujourd'hui", a-t-elle prévenu.

RAG 34. Les lolo's 34

08:24 Publié dans Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.01.2007

Mort de l'Abbé Pierre : l'homme de l'hiver 54 s'en est allé tôt ce matin "en grandes vacances"

Martin Hirsh Président d'Emmaüs France a annoncé le décès de l'Abbé Pierre ancien député, ancien résistant, cette nuit à 5 heures 25 à l'hôpital du Val de Grâce à l'âge de 94 ans et demi. De très nombreux hommages et témoignages d'affection devraient se succéder dans les prochaines heures et ces prochains jours.

"Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée..."
Appel de l'Abbé Pierre le 1er Février 1954 sur RTL
Henri Grouès, plus connu sous le nom de l'abbé Pierre, lance un cri d'alarme contre la misère sur RTL. L'hiver très rigoureux a déjà fait plusieurs morts en France. La campagne en faveur des sans-logis menée par le fondateur d'Emmaüs incite tous les Français disposant de locaux inoccupés à accueillir des familles dépourvues de logements.



Hiver 1954 : la croisade de l’abbé Pierre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abb%C3%A9_Pierre

RAG 34. Lolo34.

17:53 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Décès de l'Abbé Pierre, Emmaüs, RAG 34

21.01.2007

Royal veut que Georges Frêche soit exclu du PS

PARIS (AFP) - Ségolène Royal a déclaré dimanche sur Canal + qu'elle souhaitait que Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, soit exclu du PS après ses propos "inacceptables et humiliants".

"Je désapprouve que George Frêche n'ait pas été suspendu plus tôt, mais la procédure suit son cours", a déclaré la candidate PS à la présidentielle.

Comme on lui demandait si elle souhaitait qu'il soit exclu, elle a répondu: "oui, parce que je pense que ses propos sont inacceptables et humiliants pour ceux qui les ont subis".

La Commission nationale des conflits du PS doit se réunir le 27 janvier pour examiner le cas de M. Frêche, après ses déclarations sur la forte proportion de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, qui avaient soulevé un tollé dans la classe politique.

Le président du conseil régional Languedoc-Roussillon a décidé, sans attendre, de se mettre "en congé" du PS pour ne pas gêner la campagne de la candidate.

Mercredi, Ségolène Royal s'était félicitée de cette démarche, ajoutant qu'"on pouvait en rester là".

"Ce qu'il a fait est bien, on peut en rester là", avait-elle déclaré sur RTL. "Pour le reste, c'est à lui de voir comment il peut continuer à exprimer des excuses pour des mots qui ont profondément blessé et avec lesquels je suis en désaccord".

Entre temps, les Verts ont estimé que le responsable socialiste régional devrait "se mettre en congé de la politique".

Le Cran (Conseil représentatif des associations noires) a qualifié de "manoeuvre pitoyable" l'annonce de cette "mise en congé" volontaire du PS, y voyant une "intention évidente d'échapper à toute sanction et de mieux préparer son retour au sein de ce parti".

RAG 34. Les lolo's 34

15:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Royal veut que Georges Frêche soit exclu du PS, RAG34

20.01.2007

Délégation au Forum Social Mondial à Nairobi

Le Parti socialiste enverra une délégation au Forum Social Mondial qui se déroulera à Nairobi du 20 au 25 janvier 2007.

La délégation conduite par Harlem DÉSIR (Secrétaire national à la Mondialisation) sera composée de Kader ARIF, Christiane DEMONTES, Safia OTOKORE, Henri WEBER, Gilbert ROGER secrétaires nationaux, membres du bureau national, Richard YUNG sénateur des Français de l’étranger, Thomas MELONIO, Corinne BORD délégués nationaux, ainsi que de Razzye HAMMADI, président du MJS, et de Rémi BAZILLIER (IUSY).

Ce septième forum social mondial marque l’ancrage dans la durée du mouvement des Forums sociaux et son élargissement au continent le plus touché par la pauvreté, les guerres civiles, le pillage des ressources, les drames de l’immigration et l’injustice du commerce mondial. Il sera l’occasion pour les socialistes de dialoguer mais aussi de confronter leurs propres propositions avec celles de la société civile sur les grands enjeux du développement pour l’Afrique : dette, commerce, accès aux médicaments, à l’éducation, promotion du droit des femmes et de la démocratie, et de réaffirmer leur engagement pour une mondialisation solidaire, la réforme des institutions internationales et des politiques de développement.

Le Parti socialiste tiendra plusieurs séminaires avec le Forum Progressiste Mondial et la Confédération Syndicale Internationale sur le travail décent et les droits syndicaux en Afrique et organisera avec le collectif des ONGs françaises et des représentants d’ONGs africaines une rencontre sur le thème « quelle nouvelle politique africaine pour la France et l’Europe ? ». Ses élus interviendront également dans le Forum des autorités locales, le Forum parlementaire, et sa délégation visitera un projet de reforestation de l’ONG « Green Belt Movement » à proximité de Nairobi où elle rencontrera Madame Wangari MAATHAI, Prix Nobel de la paix 2004.

Communiqué du Secrétariat national à la Mondialisation

RAG 34. Lolo34

18:54 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Journée Nationale Hépatites samedi 20 janvier : 42 villes mobilisées !

Pour la deuxième Journée Nationale Hépatites le samedi 20 janvier 2007, la Fédération nationale des Pôles de référence et Réseaux Hépatites (FPRH), l’Association Française pour l’Etude du Foie (AFEF), les associations de malades représentées par SOS Hépatites et l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les Hépatites virales (ANRS) se mobilisent pour sensibiliser le plus grand nombre à la vaccination, au dépistage et pour informer sur les avancées de la prise en charge et des traitements.

Samedi 20 janvier 2007, les professionnels de santé hospitaliers et libéraux, les cliniciens-chercheurs et les associations de malades vont à la rencontre des patients et du public :

Le matin : des conférences-débats sur la prise en charge, les nouveaux traitements et la recherche pour les patients et leur famille
L'après-midi : des animations pour le public pour mieux connaitre les hépatites et les 10 bonnes raisons de se faire dépister.

Montpellier
matinée destinée au grand public

Salon Belvédère - Corum de Montpellier
Intervention du Dr Didier Ribard
de 10h à 12h30

Petit déjeuner offert

après-midi destinée aux patients
intervention de Dominique Larrey, Pierre Blanc et François Blanc

Salon Belvédère - Corum de Montpellier
de 14h à 17h

Nîmes
matinée destinée aux patients

Pôle Promotion Santé
65 bis rue de la République
30 000 Nîmes - 10h-12h30

Pas d'après-midi Grand Public

Autres villes

En savoir plus

RAG 34. Lolo34

08:08 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Journée Nationale Hépatites samedi 20 janvier, RAG34

Ségolène Royal promet de faire voter une loi contre les violences faites aux femmes dès son élection

ROUBAIX (AP) - La candidate socialiste Ségolène Royal, qui présidait vendredi soir à Roubaix (Nord) un débat participatif, a réaffirmé qu'elle ferait rapidement voter, si elle était élue, une loi "contre les violences faites aux femmes"

"Je voudrais redire ici que les violences faites aux femmes sont inacceptables", a déclaré Ségolène Royal. "C'est la première loi que je ferai voter" en cas d'élection, un texte réprimant ces violences, a-t-elle expliqué après un échange avec Maryline, une femme qui a évoqué à visage découvert ses problèmes conjugaux.

Au cours de ce débat sur le thème du logement, Ségolène Royal a par ailleurs proposé d'aller au-delà de sa proposition initiale de construire 120.000 logements sociaux par an et de réquisitionner si nécessaire les terrains dans des communes ne respectant pas le taux de 20% de HLM.

Les différents débats, a-t-elle expliqué, lui ont fait prendre conscience que "nous ne sommes pas à la hauteur du problème" de logements en France. Elle n'a pas fourni de chiffres et précisions supplémentaires.

Ségolène Royal avait choisi la ville de Roubaix, où furent lancées de grandes innovations en matière de logement dont les habitations à bon marché (HBM), comme ville symbole de sa politique de "rupture" avec le gouvernement.

Plus d'un millier de personnes, dont de nombreux militants, se sont rassemblés dans une salle municipale de Roubaix pour soutenir la candidate qui veut faire du logement "une grande cause nationale" avec une dizaine de propositions établie autour de la notion de "sécurité logement".

La candidate PS a déclaré que les collectivités locales qui s'engageront à faire du logement social paieront les terrains de l'Etat à moitié prix. Elle prévoit enfin la "remise sur le marché" des logements vacants pour cause de spéculation.

La question de l'emploi a été évoquée comme prioritaire à celle du logement par des personnes du public qui se sont exprimées avec beaucoup de spontanéité. "Pour avoir un logement, il faut d'abord avoir un emploi stable. C'est logique", a résumé Karim, un jeune Roubaisien.

"Quand on n'a pas de travail, on n'a pas de logement", a surenchéri Maryline, qui a déclaré suivre Ségolène Royal dans tous ses meetings. Ce fut l'intervention la plus applaudie d'un débat qui a fait alterner au micro grands témoins, élus socialistes ou membres d'associations de quartier. Des pistes ont été tracées.

"Il faut produire beaucoup de logements mais surtout permettre à la population la plus défavorisée d'y accéder", a notamment expliqué Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. "Il faut des terrains pour construire du logement social ", a réclamé Michel Delebarre, maire PS de Dunkerque et président de l'Union sociale pour le logement.

Ségolène Royal, accueillie à Lille par Pierre Mauroy, président de la communauté urbaine, et Martine Aubry, la maire de Lille, avait passé l'après-midi autour de questions sur l'habitat social dans deux quartiers lillois. AP

RAG 34.Lolo34

07:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violences faites aux femmes, ROYAL, RAG 34

Les fonds d'investissement ont toujours plus d'appétit

Aucun groupe industriel n'est à l'abri d'une tentative de rachat

Jusqu’où iront-ils ? Depuis quelques mois, les fonds d’investissement dominent l’actualité économique, à coup de rachats d’entreprises ou de rumeurs d’OPA. Rien que dans le secteur du private equity, c’est-à-dire des entreprises non cotées, ils ont ainsi collecté 300 milliards d’euros l’an dernier, soit 30 % de plus qu’en 2005, selon les premières estimations du cabinet britannique Private Equity Intelligence.

Compte tenu de l’effet de levier obtenu par des concours bancaires, les fonds seraient ainsi en mesure de mettre quelque 1 700 milliards d’euros sur la table pour racheter des entreprises. L’équivalent d’une fois et demi la dette publique française !

Ce n’est sans doute qu’un début, tant les cibles sont aujourd’hui de plus en plus grosses. En novembre dernier, Blackstone a racheté le groupe immobilier américain Equity Office pour 27,66 milliards d’euros. Un montant record, qui sera sans doute battu assez vite. Aucun grand groupe ne semble en effet aujourd’hui à l’abri d’un rachat par un fonds.

Blackstone ou Carlyle, par exemple, disposent d’une force de frappe de plusieurs milliards d’euros. En novembre, Vivendi a ainsi rejeté une offre amicale de l’américain Kohlberg Kravis Roberts (KKR), pour 40 milliards d’euros. Des entreprises comme Saint-Gobain ou Schneider suscitent aussi la convoitise des grands fonds, ce qui était inimaginable il y a encore quelques années.
Abondance des capitaux prêts à s’investir

Plusieurs raisons expliquent ce succès grandissant. Il y a tout d’abord l’abondance des capitaux prêts à s’investir, grâce notamment au boom économique des pays émergents et à l’accroissement de la rente pétrolière. Les performances des fonds entretiennent d’ailleurs le phénomène, les investisseurs arbitrant de plus en plus en leur faveur, pour placer leur argent, alors que les prix de l’immobilier sont au plus haut et que l’évolution des marchés d’actions paraît plus incertaine.

Les montages de reprise sont également de plus en plus sophistiqués, même si les principes de base restent les mêmes. Un fonds rachète une entreprise grâce à de l’endettement, ce qui permet d’importantes levées de capitaux pour une mise initiale assez modeste (20 % en moyenne du montant investi). D’où l’expression de rachat par effet de levier (LBO pour leverage buy out). À charge ensuite à la société rachetée de rembourser les emprunts à partir de sa trésorerie.

L’imagination financière vient alors en appui pour éviter de l’asphyxier, avec la mise en place de différents niveaux de dettes, « senior », « junior » ou « mezzanine ». On rembourse chaque année l’amortissement et les intérêts, ou uniquement les intérêts, ou bien tout l’ensemble mais seulement à la fin de la durée du prêt, ou au moment de la revente de l’entreprise par le fonds, c’est-à-dire en général quatre ou cinq ans plus tard.
Les syndicats dénoncent une logique « court-termiste »

D’où les critiques et les craintes sur la pérennité d’un tel modèle, notamment en cas de remontée brutale des taux d’intérêt. De plus en plus souvent aussi, les entreprises acquises par les fonds sont revendues à d’autres fonds, ce qui pourrait laisser entrevoir l’émergence d’une bulle spéculative. PAI Partners négocie ainsi actuellement la cession du distributeur de vêtements Vivarte (ex-groupe André) pour près de 3,5 milliards d’euros à Charterhouse.

Il l’avait racheté en 2004 pour 1,5 milliard. Bref, les portefeuilles tournent de plus en plus vite et les prix de vente s’envolent. Les syndicats dénoncent une logique purement financière et « court-termiste ».

La CGT en a même fait un nouveau cheval de bataille en lançant l’année dernière un « collectif LBO » et le PC vient de déposer une proposition de loi pour créer une commission d’enquête sur la place et le rôle des fonds d’investissement. « Ils exercent une pression de plus en plus forte sur les entreprises. Ils réduisent les coûts, au détriment de l’emploi et des investissements », dénonce Philippe Matzkowski, président du collectif.

L’Association française des investisseurs en capital (Afic), qui regroupe l’ensemble des acteurs exerçant dans l’Hexagone, rejette en bloc ces arguments, chiffres à l’appui. Les 4 852 entreprises françaises ayant un fonds présent dans leur capital ont ainsi vu leurs effectifs croître de 4,1 % entre 2004 et 2005 avec 60 000 postes supplémentaires, alors que dans le même temps les effectifs du privé ne progressaient que de 0,6 %.
Reste à y associer un peu mieux les salariés

« Le modèle a fait ses preuves. Nous avons un code de déontologie et nous sommes étroitement contrôlés par les autorités de marché », affirme le président de l’Afic, Patrick Sayer. Il refuse l’amalgame avec les fonds spéculatifs – qui ne font que des allers-retours dans le capital des sociétés cotées – et avec les fonds de pension – qui ne s’impliquent pas dans la gestion des entreprises. Selon lui, la réussite des fonds d’investissement tient surtout au fait qu’ils savent mieux gérer les entreprises. Ils associent souvent les dirigeants au capital, ce qui est une source de motivation supplémentaire.

« On met du professionnalisme dans les sociétés avec des managers compétents à leur tête et des actionnaires qui font le travail. S’il y a des erreurs, elles sont plus rapidement sanctionnées », juge Didier Bismuth, associé chez Duke Street Capital. Les résultats suivent, comme chez l’équipementier électrique Legrand repris par KKR et Wendel en 2002. Sur les neuf premiers mois de 2006, le groupe affiche un résultat opérationnel en hausse de 23,4 %. « Les craintes que nous avions se sont révélées inexactes. KKR n’a pas freiné le développement de Legrand, même si les investissements sont peut-être plus sélectionnés », note Denis Delorme, délégué CGC.

Si les fonds affichent aussi de telles performances, c’est parce qu’ils achètent des entreprises en bonne santé. Qu’il s’agisse de PME familiales, cédées par des patrons vieillissants ou en mal de successeurs, qui recèlent de belles potentialités ou d’activités périphériques de grands groupes qui ne demandent qu’à être développées.

Reste maintenant à y associer un peu mieux les salariés. L’Afic encourage ainsi ses membres à développer l’actionnariat salarié. Le PDG de Vivarte vient d’ailleurs de donner l’exemple. En décembre, Georges Plassat a annoncé que les employés toucheraient une prime exceptionnelle correspondant à 3,3 mois de salaire, quand l’entreprise sera revendue. Et si, depuis trois ans, le nombre de salariés à temps partiel s’est accru dans les enseignes, le personnel, dont 80 % sont au smic, touche en moyenne 2,5 mois de salaire chaque année, en prime d’intéressement et de participation, reconnaît Karim Cheboub, délégué CGT.

Jean-Claude BOURBON

RAG 34. Lolo34

06:45 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fonds d'investissement, RAG 34

14.01.2007

Robert Navarro fait le maximum pour empêcher la convocation de Georges Frêche par la commission des conflits du PS le 27 janvier prochain.

Selon le blog de la ville de Sête : Midiblogs de Midi-Libre, le secrétaire fédéral du PS de l'Hérault dit faire tout son possible pour convaincre Paris de ne pas convoquer Georges Frêche le 27 janvier prochain pour être entendu par la Commission nationale des conflits, à la suite de ses récents propos racistes :"trop de noirs dans l'équipe de France de football..."

Le rendu du jugement mis en délibéré pour l'affaire dite des harkis "vous êtes des sous-hommes..." est prévu pour le 25 janvier 2007. Peine requise à son encontre, une simple amende de 15000 €. Selon que vous serez puissants ou misérables les jugements de cour vous feront blancs ou noirs...

Extrait de l'article de J. Ce :

"Mais il a beaucoup parlé de politique locale en abordant le cas Georges Frêche, les échéances législatives, municipales.

Le président de l’Agglo sera-t-il traduit devant la commission des conflits du PS ? « Georges Frêche garde toute ma confiance et mon amitié. J’espère qu’il n’y aura pas de commission le 27 de ce mois. Et je fais tout pour convaincre Paris que, localement, ce n’est pas notre intérêt. J’ai ma petite idée là-dessus et je la garde pour moi car je veux qu’elle arrive à bon port. » On sent bien que le PS cherche l’issue la moins dommageable possible. Faites vos jeux entre le blâme et la mise en congés spontanée."

L'article in extenso de J.ce : Socialistes : "Pas d'accord avec les Verts aux législatives"

RAG 34. Lolo34

23:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Polynésie Fra, affaire disparition de JPK : voeux et communiqué de presse du comité de soutien.

Comité de soutien pour la recherche de la vérité sur la disparition de JPK, journaliste d'investigation

En ce début d’année, nous vous présentons les meilleurs vœux de toute l’équipe du comité de soutien pour la nouvelle année 2007.

Nous vous transmettons ci-joint un communiqué de presse qui sera envoyé dans les media pour faire le point de la situation du dossier.

La situation juridique du moment est très particulière (cf. communiqué) et seuls les résultas qui seront obtenus nous importent. En effet, l’enquête a effectivement pris une tournure nouvelle avec la multiplication des témoignages recueillis qui nous permettent d’espérer des avancées significatives dans les prochaines semaines.

Nous remercions les nombreuses personnes nous apportant leur soutien ; il est assurément plus facile de s’exprimer et d’agir dans cette affaire avec la force et cet appui dont vous nous témoignez. Au delà du comité de soutien lui-même, nous sommes par ailleurs fréquemment abordé par des personnes, connues ou non, qui spontanément nous font part de leur soutien dans notre démarche et nous encouragent à aller au bout du dossier.

Un grand merci à vous tous.

Philippe Couraud

Comité de soutien pour recherche de la vérité sur la disparition de JPK

12 janvier 2007

Communiqué de presse

Nous avons appris le 9 janvier 2007 que la demande de dessaisissement du dossier qu’avait présentée le juge d’instruction n’avait pas été suivie par le procureur général de Papeete qui n’a pas considéré que les motifs invoqués, à savoir les soupçons portés sur le rôle du parquet, justifiait que l’affaire soit instruite par un autre tribunal.

Dans le même temps, nous apprenions également que certains des témoins dont nous avions sollicitées l’audition avaient été entendus par les gendarmes. Ces auditions devraient se poursuivre au cours des prochains jours et prochaines semaines.

De nouveaux témoignages nous sont par ailleurs parvenus, rapportant les propos de personnes proches des faits eux-mêmes, qui confirment et viennent s’ajouter à ce que nous savons déjà. Ils seront également signalés à la justice.

Nous constatons donc aujourd’hui la reprise de l’enquête et le maintien du dossier en Polynésie française, avec un juge qui se voit contraint d’instruire le dossier par le Procureur général alors même qu’il souhaitait en être déchargé. Nous ne souhaitons pas porter une appréciation quelconque sur cette situation juridique tant celle-ci nous semble pleine d’incertitude.

Seuls les résultats dans la mise à jour de la vérité et dans l’avancée de la procédure nous importent et c’est uniquement dans les semaines à venir qu’il nous sera possible de vérifier si l’institution judiciaire aura bien tenu le rôle qui doit être le sien en cette période particulière de recueil de témoignages, qui confortent chaque jour un peu plus l’accusation d’assassinat visé dans la plainte déposée en décembre 2004. Ceci conduit naturellement la famille de JPK à suivre et accompagner le travail du juge et des gendarmes avec attention, dans le seul souci de faciliter la mise à jour rapide de la vérité et des coupables.

S’appuyant sur les multiples déclarations recueillies depuis 6 mois, nous espérons désormais que des avancées significatives pourront être obtenues rapidement.

www.soutienjpk.org

RAPPEL DES FAITS :

Neuvième anniversaire de la disparition d’un journaliste d’investigation en Polynésie française : le comité de soutien dénonce l’immobilisme de la justice
Neuf ans après la disparition de Jean-Pascal Couraud (dit JPK), ancien rédacteur en chef du quotidien Les Nouvelles de Tahiti, l’enquête semble au point mort. Les circonstances de la mort du journaliste, le 15 décembre 1997, n’ont jamais été élucidées. Son comité de soutien dénonce aujourd’hui la lenteur de la justice.

“Nous rejoignons l’appel du comité de soutien et demandons aux autorités judiciaires de Polynésie de ne pas écarter la thèse de l’assassinat de Jean-Pascal Couraud pour ses activités professionnelles. Il faut que tous les témoins qui peuvent contribuer à faire la lumière sur cette affaire soient entendus. La justice doit également tenir la famille du journaliste informée de l’avancée de l’enquête”, a déclaré Reporters sans frontières.

Selon les proches du journaliste, plusieurs témoins clés n’ont pas encore été entendus et, début novembre, le juge d’instruction Philippe Stelmach a demandé à être dessaisi du dossier, risquant de retarder à nouveau l’enquête.

Le 6 décembre 2006, le comité de soutien JPK a organisé une conférence de presse pour faire le point sur l’affaire et rappeler que la thèse de l’assassinat ne fait plus aucun doute. Pour appuyer sa déclaration, il a rendu publics quatre nouveaux témoignages (disponibles sur www.soutienjpk.com) selon lesquels le journaliste aurait été assassiné par des membres de l’ex-GIP (Groupe d’Intervention de Polynésie, service d’ordre personnel de l’ancien président Gaston Flosse).

Jean-Pascal Couraud était un opposant notoire à Gaston Flosse. Il enquêtait sur des affaires politico-financières dont la publication pouvait nuire au Président. Après la disparition du journaliste dans des circonstances mystérieuses, la thèse du suicide a d’abord été retenue. L’enquête a été rouverte en octobre 2004 après le témoignage de Vetea Guilloux, ancien membre du GIP, qui a déclaré avoir assisté à l’assassinat de Jean-Pascal Couraud, perpétré par des membres du service d’ordre de Gaston Flosse. Vetea Guilloux est ensuite revenu sur ses déclarations et a été condamné à douze mois de prison pour dénonciation calomnieuse.

En novembre 2004, le frère du journaliste a créé un comité de soutien pour la réouverture de l’enquête. Le 14 décembre, la famille du journaliste a déposé “plainte contre X” avec constitution de partie civile pour « assassinat » et « complicité ».

5 rue Geoffroy-Marie - 75009 Paris – Tel : 33 1 44 83 84 67 – Fax : 33 1 45 23 11 51

[email protected] - Plus d'informations à www.rsf.org.

Lire les derniers articles publiés concernant JPK

Notre dossier : articles, vidéos, etc.

RAG 34. Lolo34

13:35 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affaire JPK, disparition mystérieuse du journaliste Jean Pascal Couraud, Tahiti, Polynésie Francçaise, RAG 34

Le projet de Nicolas Sarkozy : un projet de "rupture inquiétante"

Nicolas Sarkozy aujourd’hui fait feu de tout bois. Les promesses pleuvent, « la fin des droits de succession », « plus d’égalité pour les retraites », « la liberté du choix dans le travail », « deux ans seulement pour accueillir ceux qui n’ont pas de toit », etc. Nicolas Sarkozy va jusqu’à utiliser les mêmes mots que Jacques Chirac en 1995 sur la fracture sociale. On en connaît depuis 12 ans la vacuité.

¦ Des promesses non tenues

• Le bilan de cinq années de gouvernement de droite, dont il est le numéro deux est suffisant pour voir qu’il y a un fossé entre les annonces verbales et les actes réels. Où est, par exemple, sa promesse devant l’Assemblée nationale de ne pas privatiser Gaz de France ? Foulée aux pieds quelques mois après !

¦ Un projet libéral

• C’est un projet profondément libéral. Il veut rompre avec le modèle social français qu’il dit archaïque. Il est un partisan du libéralisme économique à la mode anglo-saxonne. Il affaiblit les garanties collectives et la protection sociale. Il appelle au « chacun pour soi » contre toutes les solidarités qu’il assimile à de « l’assistance ».

¦ Un projet communautariste

• Loin de se reconnaître dans les principes de laïcité, Nicolas Sarkozy conçoit la citoyenneté à travers l’appartenance à une religion. Il cherche la paix sociale dans le dialogue avec les institutions religieuses ; il flatte les communautés et oublie les principes de la République.

¦ Un projet inquiétant

• Nicolas Sarkozy a dénoncé les patrons voyous mais son projet est celui du Medef qui lui demande de supprimer le contrat à durée indéterminée, de mettre fin aux 35 heures, de supprimer le droit de grève dans le secteur public et prévoit encore de nouveaux cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés.

¦ Un projet atlantiste

• C’est un projet et profondément atlantiste.Proche de la droite américaine, il a franchi l’année dernière, un nouveaux pas. Parlant de l’opposition de la France à la guerre américaine en Irak, que tous aujourd’hui s’accordent à dire désastreuse, il a ridiculisé la « grandiloquence stérile de la France ». Une photo avec Georges Bush valait-elle cela !

¦ Un projet démagogique

• C’est un projet démagogique.Nicolas Sarkozy veut faire de sa politique de sécurité sa principale promesse. Son bilan ne répond pas pour lui. Surtout les mesures qu’il annonce, sans reconnaître son erreur sur le démantèlement de la police de proximité, son attitude de défiance vis-à-vis de la justice, ses provocations
fréquentes, montrent qu’il entretient la crise plutôt qu’il ne la combat.

Nicolas Sarkozy dit qu’il est l’homme de la « rupture tranquille ». On sait maintenant que sa première rupture, c’est avec la vérité ! Et que cette rupture sera inquiétante !


RAG 34. Les lolo's 34.

10:03 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

10.01.2007

Soldes gratuites, cantine gratuite : c'est blesipo ! (possible)

Les soldes du Canal St-Martin, gratuité des cantines du Bourget et de Drancy pour les petits.

CARTIER LIBRE

Les soldes encore et toujours, mais pas dans les grands magasins cette fois. Au Canal St-Matin à Paris, ils seront nombreux devant la « boutique » de vêtements installée près des 250 tentes encore debout. Les SDF peuvent venir y chercher pantalons, chaussures, pulls et autres nécessaires de survie.

mercredi 10 janvier 2007.
Les soldes du Canal St-Martin


mardi 9 janvier 2007
Gratuité à la cantine

Depuis hier, la cantine est gratuite dans les écoles primaires de Drancy et du Bourget en Seine-St-Denis. Le maire du Bourget, Vincent Capo-Canellas, a déclaré créer « un droit à un repas équilibré quotidien et gratuit ».

En ce jour de rentrée, à l'école Jean Jaurès de Drancy, la directrice, Madame Cararas, compte les élèves qui mangent à la cantine.



Cartier libre : par Caroline Cartier
du lundi au jeudi de 7h48 à 7h52


RAG 34. Lolo34

10:35 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gratuit, gratuité, soldes, SDF, précarité, RAG 34

Les Don Quichotte attendent du concret pour lever les campements de SDF

PARIS (AFP) - Les campements des Enfants de Don Quichotte étaient toujours en place mardi, l'association s'occupant désormais de recenser les besoins pour examiner les propositions concrètes, au lendemain de l'annonce d'un plan gouvernemental renforcé.

A Paris, l'association a recensé 250 SDF dormant dans des tentes le long du canal Saint-Martin et attend l'arrivée de travailleurs sociaux pour étudier "au cas par cas" les solutions d'hébergement, a-t-elle annoncé mardi, en précisant que le campement ne serait levé qu'une fois que tous les SDF se seront vu proposer une solution adaptée.

Même tonalité en province, où les campements, notamment à Lille (une douzaine de tentes), Lyon (soixante-sept), Strasbourg, Bordeaux (une cinquantaine), la Rochelle (une quinzaine), Dax (une vingtaine), Sête (une douzaine) sont maintenus. Des réunions étaient en cours mardi avec les autorités préfectorales, notamment à Toulouse et Strasbourg.

En revanche, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), la députée-maire UMP, Maryse Joissains, a demandé aux SDF qui ont dressé des tentes dans le centre-ville de quitter les lieux, estimant qu'il ne restait parmi eux que des "marginaux qui dévoient la charte des Enfants de Don Quichotte".

Le gouvernement a annoncé lundi un plan renforcé pour l'hébergement des SDF et des mal-logés pour 2007 afin d'héberger de façon "pérenne" et "adaptée" toute personne accueillie en urgence. Les 27.100 places annoncées comme "nouvelles" par le gouvernement doivent en fait notamment se substituer aux 13.500 places actuelles en hébergement d'urgence", selon une mise en oeuvre progressive "courant 2007".

Ce plan n'est pas "à l’échelle de la crise", a estimé mardi Gilles Savary, l'un des porte-parole de la socialiste Ségolène Royal.

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, annonce également avoir écrit une nouvelle fois à Dominique de Villepin pour acquérir des terrains et immeubles de l'Etat afin d'y faire du logement social.

Le Premier ministre, sous la pression des associations et de l'opinion, à quatre mois des élections, avait annoncé le 3 janvier l'instauration d'un droit au logement opposable dans un projet de loi.

Ce texte doit être présenté le 17 janvier en Conseil des ministres et examiné par les députés durant la deuxième quinzaine de février, en vue d'une adoption définitive avant la fin de la législature. Une réunion du comité de suivi aura également lieu le 17 janvier.

La plate-forme pour un droit au logement opposable (DALO), comprenant notamment Amnesty International France, ATD-Quart Monde, le Secours Catholique Caritas France et le Réseau mondial contre la pauvreté, réunie mardi, a déclaré avoir "pris acte des avancées" contenues dans l'avant-projet de loi.

De leur côté, la quinzaine de SDF regroupés sous le pont d'Austerlitz demandent, dans une lettre ouverte, à prendre part aux négociations en cours et à construire eux-mêmes des centres d'hébergement pour retrouver "travail", "responsabilités" et "dignité".

RAG 34. Lolo34

06:32 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, Don Quichotte, RAG 34

09.01.2007

Laurent Fabius : A gauche pour changer et pour gagner.

En ce début d´année, j´adresse à chacune et à chacun tous mes souhaits de bonheur et de réussite. Je formule aussi des voeux de paix pour la planète et de sagesse pour l´humanité : elles en ont tant besoin ! Pour la France, j´espère un grand débat démocratique, une mobilisation citoyenne pour un vrai changement à gauche.
Dans 4 mois, la possibilité de l´alternance : ce sera le grand enjeu politique de 2007 ! Si, comme je le souhaite et le crois possible, la gauche gagne les élections, elle aura devant elle une tâche exaltante mais rude. L´année qui vient de s´achever offre un condensé de ces difficultés.

2006 a notamment été l´année d´une crise sociale profonde, celle du CPE. Peu qualifiés ou diplômés, beaucoup de jeunes risquaient de se voir condamnés à la précarité, interdits de CDI. Il y avait danger. Il fallait agir. Ce fut une mobilisation d´avenir, mais la question de l´emploi des jeunes n´est pas réglée pour autant.

Les désordres institutionnels ont également été notoires, l´affaire Clearstream, le fiasco judiciaire d´Outreau, les incessantes querelles au sein de l´exécutif. La vérité est que nos institutions sont fourbues. Le temps d´une République nouvelle est venu.

Les crises internationales n´ont pas manqué non plus, avec l´échec dramatique de G. W. Bush en Irak, les provocations d´Ahmadinejad en Iran, la guerre du Liban et le scandale permanent du Darfour. Là aussi, il y a un besoin vital d´équilibre, de paix, d´Europe, de France.

Pour autant, des prises de conscience utiles ont progressé. Le documentaire d´Al Gore sur le dérèglement climatique a provoqué un choc salutaire. Les impasses du capitalisme financier dans les domaines énergétique, environnemental, culturel ou social ont été spectaculaires. Une prise de conscience s´est opérée concernant le besoin de frontières européennes claires, l´urgence d´une relance fondée sur une réforme de la Banque centrale, l´adoption de règles fiscales et sociales communes pour lutter contre les délocalisations. Ces demandes, qui furent celles des partisans du Non de gauche en 2005, sont aujourd´hui reprises, du moins en paroles, par presque tous les candidats à l´élection présidentielle. Reste à convaincre nos partenaires que l´approche française n´est pas étroitement nationale, mais d´intérêt général pour l´Europe. Ce ne sera pas facile, mais ni la politique, ni la construction européenne n´ont jamais été choses faciles.

*

Dans ce contexte, notre candidate, Ségolène Royal, et une majorité de gauche auront à relever de nombreux défis et d´abord celui de l´emploi et de la croissance. Depuis 2002, la France a régulièrement fait moins bien que ses partenaires en la matière. Les chiffres du chômage ne s´améliorent aujourd´hui qu´à coup de radiations administratives massives et d´emplois précaires. Lutter vraiment contre la désindustrialisation, relancer la consommation par la hausse du pouvoir d´achat, donner priorité à l´éducation et à la recherche, soutenir les entrepreneurs, les créateurs, les PME, agir pour la compétitivité de nos entreprises, mettre en oeuvre une politique européenne plus favorable à la croissance : voilà notre obligation.

Notre deuxième défi sera celui de la démocratie. Au-delà des inscriptions nombreuses sur les listes électorales, dont nous nous réjouissons tous, redonner confiance en l´action publique est indispensable. La question du régime est posée. Elle n´a pas encore été vraiment abordée à ce stade de la campagne. Les institutions ne sont pas une clause périphérique du changement, mais sa clé de voûte : plus une démocratie est vivante, plus la société et l´économie le sont aussi. Si utile soit-elle, la démarche participative ne suffira pas à elle seule à rééquilibrer les pouvoirs. Comme l´a clairement posé le projet socialiste, une République parlementaire nouvelle devra voir le jour à travers une réforme constitutionnelle ratifiée par référendum. Cet engagement devra être prolongé par un renforcement de la démocratie sociale, par une consolidation de la démocratie territoriale, par une remise à plat de la démocratie culturelle et médiatique et par la mise en place d´une vraie sécurité publique, à proximité des citoyens, à l´écoute des victimes, à l´action contre toutes les délinquances, avec des forces de l´ordre soutenues dans leur mission républicaine et non pas transformées, pour des besoins électoraux, en police anti-jeunes ou anti-quartiers.

L´éducation sera, elle aussi, décisive. De nombreux élèves se trouvent dans une relation conflictuelle avec le « système scolaire ». Nos enseignants en viennent à douter parfois de leur mission et se sentent mal épaulés par leur hiérarchie. Nous avons besoin non d´une série de réformettes, mais d´une vraie volonté de changement, avec pour objectif de faire à nouveau de l´école publique le socle du vivre ensemble. Cela suppose de redonner confiance aux professeurs en respectant les spécificités de leur métier, de moderniser la carte scolaire, de créer un soutien éducatif gratuit après la classe, de mieux moduler l´allocation des moyens, de garantir aux meilleurs élèves de tous les établissements un accès aux filières d´excellence. Pour l´université, l´encadrement dans les premiers cycles devra être amélioré et les liens avec les grandes écoles et avec la recherche publique relancés. Quant à la laïcité, elle devra être promue, notamment par une charte pour les services publics adossée à la Constitution. Faire du prochain quinquennat celui de la laïcité renforcera la cohésion nationale contre les communautarismes et donnera à la France un rôle exemplaire face aux intégrismes.

Aujourd´hui, le pouvoir d´achat constitue la principale préoccupation des Français. Combien de nos concitoyens, à partir du 15 du mois, ne peuvent plus faire face ! J´ai souhaité une hausse rapide du SMIC couplée à une grande négociation sociale pour que cette hausse soit diffusée aux autres salaires. En matière de logement, la réalité, c´est la pénurie de logements sociaux et l´augmentation vertigineuse des prix. Depuis déjà longtemps, on sait qu´il faudra construire massivement, remédier à la ségrégation territoriale, freiner la hausse des loyers et assurer à tous un habitat décent. J´ai proposé à diverses reprises que le droit au logement opposable soit inscrit dans nos textes et effectivement mis en oeuvre. Je me réjouis qu´on avance en ce sens, même s´il faut rester vigilants car il y a loin de la proclamation à l´action. Pour assurer la solidarité indispensable, les services publics devront être défendus, à commencer par la santé - ce qui suppose un effort massif en faveur de l´hôpital. Il faudra également mieux prendre en compte la révolution du vieillissement, trouver les financements nécessaires pour nos retraites et pour une réelle prise en charge de la dépendance avec la création d´une cinquième branche de la sécurité sociale.

Nous devrons relancer la construction européenne. On le voit chaque jour davantage, l´Europe a besoin d´une vaste réforme institutionnelle et d´un contrat démocratique passé avec les peuples. En 2008, il reviendra à la présidence française de conclure les négociations pour un nouveau traité constitutionnel. Contrairement à ce que l´on entend ici ou là, ce texte devra être soumis à référendum. Révision du mandat de la Banque centrale européenne et du pacte de stabilité, politique commune en faveur de l´innovation et de la recherche, adaptation de la politique commerciale de l´Union (avec un vrai tarif extérieur commun), stratégie industrielle qui ne se réduise pas à une application dogmatique des règles de la concurrence, défense des services publics qu´il faut protéger, conditionnement de tout nouvel élargissement à ces avancées - voilà plusieurs évolutions à enclencher. Dans le domaine social, il nous faudra engager avec ceux qui le souhaitent une politique de convergence ayant vocation, à terme, à s´étendre à toute l´Union. Sur ces sujets comme sur d´autres - en particulier, dans la perspective de bâtir une armée commune cent ans après Verdun, -, je souhaite que nous prenions des initiatives avec l´Allemagne, qui doit rester notre premier partenaire pour faire avancer l´Europe.

Cette Europe devra jouer un rôle beaucoup plus actif en matière internationale. La dérive atlantiste que porte N. Sarkozy bloquerait l´Europe politique. Contribuer à la paix, à prévenir et à régler les conflits, faire contrepoids à la mondialisation financière, accélérer le développement des régions à l´écart, notamment l´Afrique : la liste des tâches est impressionnante. En cohérence avec ces engagements, nous devrons faire davantage entendre notre voix : refus de l´unilatéralisme, attachement au rôle des institutions internationales, promotion des droits de l´homme, du progrès social et de l´écologie planétaire. Nous devrons revoir notre stratégie d´immigration dans un sens plus solidaire et plus soucieux des intérêts à long terme de notre territoire.

Le dernier défi que nous aurons à relever est celui de la social-écologie. C´est le grand enjeu du 21ème siècle. La France et l´Europe devront peser de tout leur poids pour de nouveaux engagements concrets en faveur de la réduction des gaz à effet de serre. Nous devrons obtenir, à terme, la création d´une Organisation mondiale de l´environnement et l´Europe organiser en son sein une nouvelle solidarité écologique, en utilisant l´outil fiscal. Une politique énergétique commune devra sécuriser nos approvisionnements et coordonner nos efforts afin de réduire l´impact écologique négatif du mode actuel de développement. Sur le territoire métropolitain lui-même, l´habitat écologique, les transports en commun, le ferroutage, les nouvelles énergies propres devront être massivement développés.

*

Tous ces défis montrent l´ampleur et la difficulté de la tâche. D´autant plus que, d´ici au 6 mai 2007, les obstacles politiques ne manqueront pas. La droite, laissez-fairiste dans son action, voudra faire oublier ses échecs par un flot de promesses virtuelles qu´elle présentera sous un jour social - à cet égard, N. Sarkozy n´incarne nullement la rupture avec les années Chirac. L´extrême droite cherchera à tirer un profit électoral de la pénétration de ses thèses et du populisme ambiant. Percer à jour les mensonges de l´UMP, combattre la menace FN, c´est le moins que l´on puisse attendre de la gauche républicaine qui aspire à l´alternance.

Désignée par les militants socialistes, Ségolène Royal bénéficie d´une conjoncture politique très favorable, qui doit lui permettre de remporter l´élection présidentielle et d´obtenir une majorité de gauche lors des législatives. A quatre mois du scrutin, les enjeux économiques et sociaux dominent en effet le débat public : c´est évidemment un atout pour la gauche que de pouvoir faire campagne sur ses propres thèmes. L´électorat socialiste commence à être mobilisé par le refus d´un nouveau 21 avril 2002. Des partenaires traditionnels - le PRG et le MRC - qui avaient présenté des candidatures concurrentes en 2002, seront cette fois-ci nos alliés. La situation au sein de « l´autre gauche » doit nous permettre d´enclencher une dynamique de rassemblement - qui sera d´autant plus forte qu´elle aura été d´abord pratiquée au sein du PS. Notre candidate a donc les atouts en main pour gagner. Dans ce combat, je l´aiderai et la soutiendrai sans ambiguïté, mais ne renierai pas les idées que je porte, celles du projet socialiste, de la République parlementaire nouvelle et de l´Europe sociale. Je serai fidèle à mes convictions et au choix des socialistes.

Pour convertir ce succès potentiel en victoire réelle, encore faut-il que plusieurs conditions soient remplies.

Nous devrons être ambitieux sur les objectifs que nous poursuivons. Dans le passé, nous nous sommes souvent laissés enfermer dans un choix impossible : rendre les armes en nous faisant taxer de « libéraux » ou résister en nous faisant accuser d´archaïsme. Entre 2007 et 2012, le Parti Socialiste et la gauche ne devront pas chercher à imiter tel ou tel exemple supposé, mais inventer leur propre voie dans la mondialisation libérale et forger la gauche de demain. Nous devrons conjuguer l´égalité et la liberté, montrer que la création et la redistribution des richesses ne sont pas séparables, relever le défi de la compétition mondiale et refuser d´abandonner l´humain et la planète au laisser-faire destructeur.

Nous devrons être précis sur les moyens que nous mobiliserons. Avec le quinquennat, le temps de l´action s´est contracté : par mandature, en général deux gouvernements d´environ 30 mois chacun. Raison de plus pour engager le changement dès les premiers jours. Concrètement, cela suppose de notre part un diagnostic partagé, des projets de loi bien préparés, des partenaires sensibilités - syndicats, élus locaux, associations -, ainsi que des décisions systématiquement assorties d´évaluation. Cela vaut aussi à l´échelon européen. Etre précis sur les outils, c´est dire en particulier comment financer. La dépense publique devra viser partout l´efficacité. La poursuite des déficits actuels, creusés depuis 2002, serait immorale et dangereuse : immorale car nos enfants ne sont pas des organismes de crédit illimité, mais les citoyens et les contribuables de demain ; dangereuse car lorsqu´un pays ne prépare plus le futur, à l´extérieur il recule et à l´intérieur seules quelques collectivités, sociétés, individus fortunés s´en sortent. Dans une politique financière ambitieuse et sérieuse, la fiscalité constitue un moyen et non une fin. Il n´est pas sérieux de promettre une baisse tous azimuts des ressources publiques, sans dire quelles actions publiques on supprimera alors qu´elles sont déjà souvent à court de moyens. Priorité devra aller au financement des dépenses d´avenir et à la maîtrise de la dette afin de garantir la compétitivité durable de notre économie et la prise en charge solidaire des grands choix de la Nation. Au cours des dernières années, la droite a distribué les cadeaux fiscaux aux plus riches tout en augmentant les prélèvements obligatoires : dès le collectif budgétaire de l´été 2007, des choix différents, plus justes et plus efficaces, devront être opérés.

Enfin, nous devrons être clairs sur nos alliances. Qui peut croire pour la France aux vertus enchanteresses des « grandes coalitions » ? Elles gomment les clivages démocratiques, règlent rarement les problèmes, risquent d´être suivies d´une poussée extrémiste ou abstentionniste - voire des deux ! Pour mener une politique de gauche, mieux vaut s´appuyer sur les formations de gauche et le dire clairement. Faire une croix sur le rassemblement de la gauche reviendrait à faire échouer l´alternance. Il revient donc au PS, sans hégémonisme, de conduire rapidement la discussion de fond avec nos partenaires afin d´élaborer un contrat de mandature et en y associant, s´ils le souhaitent, ceux qui à gauche sont prêts à troquer la contestation systématique pour la transformation. Il ne reste pas beaucoup de temps pour le faire.

Si nous assumons ainsi nos valeurs et notre histoire tout en sachant nous tourner vers l´avenir, si nous formulons des propositions précises adaptées aux défis qui nous attendent, si nous dessinons un prolongement politique aux mobilisations sociales et aux expressions électorales intervenues depuis 2002, je suis convaincu que nos concitoyens nous écouteront et que, sans nous signer un chèque en blanc, ils nous feront confiance. En revanche, si nous hésitons sur notre identité, si nous mollissons sur nos alliances à gauche et sur notre stratégie, en préférant l´accompagnement plutôt que le changement, alors le peuple risque de ne pas se retrouver durablement dans la gauche. Car dans 4 mois, ce n´est pas seulement une élection qui se joue : c´est la capacité de la gauche à proposer un espoir à la France et une boussole à tous ceux qui refusent que le marché et l´argent dominent tout, non seulement l´économie, mais la société et la pensée elle-même. Il n´y a pas de place pour de petites querelles lorsqu´on a face à soi une aussi grande cause. Gagner ensemble cette grande cause, tel est mon souhait ardent pour 2007.

Laurent Fabius.

RAG 34. Lolo34

17:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, FABIUS, RAG 34

Croissance, écologie, droits, "tout est lié", dit Royal en Chine

PEKIN (Reuters) - La défense des droits en Chine est une "question sensible" qui ne doit pas être "déconnectée des autres problèmes" que connaît le pays le plus peuplé de la planète, a déclaré dimanche Ségolène Royal.

"Il faut lier à la fois le développement économique, la protection de l'environnement et le développement des droits sociaux", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle au deuxième jour de sa visite en Chine. "Tout est lié".

Ce sont d'ailleurs des "problématiques qui deviennent communes à l'ensemble du monde", a-t-elle estimé. "Il faut accélérer la prise de conscience pour qu'on n'ait pas un capitalisme financier anarchique partout sur la planète qui détruit l'environnement et écrase les droits sociaux".

Interrogée sur ses entretiens avec les autorités chinoises, la présidente de Poitou-Charentes a assuré qu'ils étaient empreints d'une "grande liberté" sur ces sujets.

A ses yeux, le fait que les autorités aient "facilité" ses rencontres avec des associations de protection de l'environnement ou d'aide aux femmes est un "signe positif".

Ségolène Royal a expliqué que son équipe - elle est accompagnée sur place par son ami avocat Jean-Pierre Mignard - avait "bien évidemment" des contacts avec les dissidents, notamment "sur la question des avocats ou journalistes emprisonnés".

"Les professions qui participent à la défense des droits doivent être protégées", a-t-elle souligné, ajoutant qu'elle avait "bon espoir" que la Chine applique la Convention des Nations unies sur les droits civiques et politiques, signée mais toujours pas ratifiée par Pékin.

Avant mardi, date du départ de Ségolène Royal, son entourage travaille à la rédaction d'une lettre à l'adresse de l'Association nationale des avocats demandant officiellement des précisions sur le sort d'avocats et journalistes arrêtés. Une missive qu'elle pourrait parapher.

D'après Reporters sans frontières (RSF), au moins 32 journalistes y sont emprisonnés ainsi qu'une cinquantaine d'internautes, généralement arrêtés pour "incitation à la subversion". On ne dispose d'aucune statistique exacte pour les avocats.

A l'approche des Jeux olympiques, Pékin multiplie les gestes de bonne volonté. Depuis le 1er janvier, les autorités ont notamment assoupli les règles auxquelles doivent se soumettre les correspondants étrangers pour se déplacer à l'intérieur du pays.

Cette mesure est applicable jusqu'à la fin des Jeux. L'ancienne réglementation devrait théoriquement être à nouveau appliquée à partir d'octobre 2008.

RAG 34. Les lolo's 34

07:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

08.01.2007

Les Don Quichotte appellent à la levée des villages de tentes

PARIS (Reuters) - L'association des Enfants de Don Quichotte a appelé lundi à la levée des villages de tentes installés à Paris depuis un mois et en province compte tenu des mesures sans précédent obtenues en faveur des sans-abri.

"Un changement radical de politique concernant les sans-abri et la certitude qu'un droit au logement opposable sera adopté prochainement dans un vrai esprit de consensus politique et associatif nous conduit à une sortie de crise immédiate", déclare-t-elle dans un texte lu à la presse.

Le texte précise qu'un plan d'urgence est mis en oeuvre dès ce lundi pour lancer le processus conduisant "à la fin des campements".

"Je me suis battu avec mon coeur, avec mes tripes et je ne suis piloté par personne", a déclaré aux journalistes Augustin Legrand, le fondateur de l'association.

Le gouvernement avait auparavant annoncé une série de mesures pour améliorer le logement des plus démunis moins d'un mois après la mobilisation pour les sans-abri lancée par l'association.

Outre des mesures ponctuelles destinées à permettre aux SDF de trouver des solutions d'hébergement sur la durée, le gouvernement a confirmé la présentation d'un projet de loi sur le droit au logement opposable la semaine prochaine.

BALISES DE DETRESSE

Ce projet de loi, qui sera débattu en conseil des ministres le 17 janvier, sera inscrit à l'ordre du jour du Sénat fin janvier et de l'assemblée nationale en février. Il devrait donc pouvoir être adopté avant la fin de la législature.

Le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo a précisé que toute personne accueillie dans des centres "devra se voir proposer" une solution pérenne dans le parc public social ou dans le parc privé".

Pour mettre en oeuvre ce nouveau dispositif d'accueil, le gouvernement prévoit 27.100 places nouvelles, dont 9.000 en maison relais.

En quelques semaines, les Enfants de Don Quichotte, nés sous l'impulsion d'un comédien, Augustin Legrand, de nombreux membres de sa famille, et de militants associatifs, ont réussi à peser sur le débat présidentiel et à faire réagir la classe politique dans l'urgence.

L'installation le 16 décembre dernier de plus de 200 tentes le long du canal Saint-Martin, à Paris, après s'être vu interdire l'accès de la place de la Concorde, a joué un rôle décisif dans la médiatisation du mouvement.

Les enfants de Don Quichotte ont mis en avant des mesures réclamées depuis de longues années par les associations caritatives, qui, bien que n'ayant pas ménagé leurs efforts, n'avaient pas obtenu les mêmes résultats.

Médecins du monde (MDM) avait ouvert la voie des villages de tentes dès 2005 en distribuant plus de 400 tentes dans Paris afin de rendre les ans-abri et la question des mal-logés "plus visible". "Ce sont comme des balises de détresse destinées à nous faire réagir", expliquait à la mi-décembre Graziella Robert, responsable de la mission SDF au MDM.

D'abords prudents, voire hostiles au droit au logement opposable, les responsables politiques se sont presque tous rangés derrière la bannière des Enfants de Don Quichotte.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, avait dans un premier temps jugé le plan hivernal pour les sans-abri suffisant, et exprimé sa réserve sur les campements de tentes, avant de rechercher une sortie rapide de crise.

RAG 34. Les lolo's 34

17:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ségolène Royal invite les Chinois à passer aux actes sur "les droits humains"

Par Thierry MASURE

PEKIN (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle française, a pris au mot les autorités chinoises qui se réclament d'une "société harmonieuse" en les invitant dimanche en termes choisis à passer aux actes dans la défense des "droits humains".

Au deuxième jour de son voyage en Chine, marquée par une visite de la Cité interdite, au coeur de Pékin, Mme Royal a mené à bien un programme équilibré entre les entretiens officiels et les rencontres avec des acteurs de la société civile, engagés dans la défense de l'environnement ou des droits sociaux.

Invitée du Parti communiste chinois (PCC), la candidate à l'Elysée en 2007 a eu un échange de deux bonnes heures, déjeuner compris, avec le chef du département international du comité central, Wang Jiarui, qui a souhaité, selon la presse chinoise, une intensification des contacts avec le Parti socialiste français.

Mme Royal en a profité pour "évoquer des cas précis d'avocats, de juristes relégués ou détenus", selon l'avocat Jean-Pierre Mignard, membre de la délégation française.

Devant les journalistes, la candidate s'est attachée à ne pas heurter ses interlocuteurs en replaçant cette pomme de discorde traditionnelle entre la Chine et l'Occident dans le cadre plus général des "droits humains".

"Si on veut un développement harmonieux de la planète et qu'il n'y ait pas de concurrence destructrice des emplois, y compris en France, il faut que les règles sociales et de respect de l'environnement, dans lesquelles des pays comme la Chine se sont engagés formellement, soient effectivement appliquées", a déclaré Mme Royal.

La responsable française se plaçait ainsi sur le terrain de la doctrine officielle chinoise, qui a mis à l'ordre du jour l'avènement d'une "société harmonieuse".

Elle a salué la "prise de conscience" de Pékin dans ces domaines, après deux tables rondes, l'une avec des militants de la lutte anti-pollution, l'autre avec le Club des femmes migrantes.

Actuellement, selon un rapport de l'Unesco publié en juin, la Chine compte 120 millions de travailleurs migrants, venus des campagnes pour travailler dans les villes, dont un tiers sont des femmes âgées de 17 à 25 ans.

"Le fait que les autorités chinoises aient facilité ces rencontres est un signe que je veux voir comme un signe positif", a affirmé Ségolène Royal.

La protection de l'environnement a gagné en importance dans la société chinoise: dix des villes les plus polluées au monde se trouvent ici et il y a en moyenne un accident de pollution de l'eau tous les deux ou trois jours.

Selon la responsable française, "la question des droits humains ne doit pas être déconnectée des autres problèmes, il faut lier le développement économique, la protection de l'environnement et le développement des droits sociaux".

A propos des libertés individuelles, Mme Royal a dit avoir "bon espoir que (la Chine) fasse des efforts pour que les conventions internationales soient effectivement appliquées". Elle a rappelé que Pékin avait "signé" le pacte des droits civils et politiques, que la Chine n'a toujours pas ratifié.

"La Chine et la France sont co-gardiens de valeurs sur les droits de la personne au niveau mondial. Donc, nous nous sentons tout à fait en droit de demander à la Chine de nous donner des informations sur les préoccupations qui peuvent être les nôtres", a argué Me Mignard.

Ségolène Royal, qui entend "nouer des liens avec la Chine sans en rabattre sur les valeurs fondamentales", a demandé à pouvoir rencontrer des défenseurs de journalistes et avocats emprisonnés. "Ces professions, qui participent à la défense des droits, doivent être protégés", a-t-elle affirmé.

RAG 34. Lolo34

07:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.01.2007

Dominique de Villepin ne votera pas Sarkozy au congrès UMP et promet une solution aux SDF dans les prochaines heures


PARIS (AFP) - Dominique de Villepin a annoncé dimanche sur Canal+ qu'il ne participerait pas au vote interne à l'UMP pour le congrès du 14 janvier qui devrait introniser Nicolas Sarkozy, le président Jacques Chirac n'ayant pas encore annoncé s'il se représenterait ou pas.

"Je serai présent pour le déjeuner" au congrès UMP au palais des Sports à Paris, car "c'est un moment de rassemblement pour notre famille politique", a déclaré le Premier ministre.

"Donc je serai présent mais je ne participerai pas au vote car il ne vous a pas échappé que le président de la République ne s'étant pas prononcé, comme chef du gouvernement, je ne suis pas en mesure de participer à ce vote", a-t-il dit.

M. Chirac a indiqué qu'il se prononcerait sur une éventuelle candidature au cours du "premier trimestre".

Interrogé une nouvelle fois sur sa propre candidature éventuelle à la présidentielle, M. de Villepin n'a pas directement répondu, répétant qu'il était "à (sa) place et à (sa) tâche de Premier ministre".

"Je veux y être fidèle", a-t-il dit en estimant qu'il avait "beaucoup de travail au service des Français".

SDF sous les tentes: une "solution dans les prochaines heures", affirme Villepin

PARIS (AFP) - Dominique de Villepin a affirmé dimanche sur Canal+ que le gouvernement espérait trouver "dans les prochaines heures" une "solution" pour tous les SDF installés sous des tentes à Paris et en province, invitant "chacun à y mettre un peu du sien".

"Nous sommes en discussion avec les associations", notamment Les Enfants de Don Quichotte pour "régler le problème de ceux qui sont dans la rue et en particulier (près du) canal Saint-Martin (à Paris) et autres" et "trouver une solution à ceux qui sont sous les tentes", a déclaré le Premier ministre.

"Jean-Louis Borloo s'est couché à trois heures du matin (...) Nous allons, je le pense dans les prochaines heures, trouver cette solution, trouver une solution pour chacun", a-t-il dit.

Le gouvernement "va apporter des réponses ponctuelles en liaison avec les collectivités". "Il faut trouver le moyen d'apporter des justes réponses. Il y en a qui veulent avoir une chambre seule, je veux bien (...) Chacun doit y mettre un peu du sien, y compris les associations, il faut être un peu réaliste", a insisté M. de Villepin.

"Il vaut mieux loger dans une chambre à deux ou à trois que loger au bord d'un canal, c'est moins mauvais pour la santé. Donc trouvons la bonne solution. Faisons en sorte d'améliorer la situation au fil des années et c'est le travail que nous allons faire d'ici 2008" pour mettre en place progressivement le droit opposable au logement, annoncé mercredi, a ajouté le chef du gouvernement.

"Il y a 20.000, en gros, SDF en France, il y a environ 100.000 (personnes) qui sont dans des logements insalubres, inacceptables", a-t-il dit.

Le Premier ministre a opposé le bilan de la législature en matière de construction de logements sociaux à celui du gouvernement Jospin (1997-2002), tout en admettant qu'il faut encore "faire davantage".

Selon M. de Villepin, "la gauche n'a rien fait en matière de logement et c'est statistique, quantifiable".

"Nous sommes partis en 2002 d'une situation léguée par le gouvernement Jospin et qui était médiocre", a-t-il souligné : "Nous avons rattrapé un retard considérable".

"Droite et gauche, ce n'est pas pareil en matière de logement, ce n'est pas du tout pareil, a-t-il insisté. "Nous faisons le double" de ce que faisait le gouvernement précédent, soit "90.000 logements sociaux construits dans notre pays (par an), et nous voulons aller vers 120.000".

Dominique de Villepin a également fustigé comme "une sottise" la proposition de la candidate socialiste Ségolène Royal de recourir à des "réquisitions-acquisitions" pour résoudre la crise du logement.

"C'est une de ces idées envoyées en l'air et qui ne retombent jamais", a-t-il ironisé, rappelant que la France est "un pays attaché au droit de la propriété".

Sur le même sujet :

Nicolas Sarkozy : Candidat démocrate ou apprenti César ?

Droit au logement opposable : la droite se chamaille

RAG 34. Lovely34

14:22 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

A la Cité interdite, Ségolène Royal défend "les droits humains"


clicker sur la photo pour l'agrandir

PEKIN (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle française, a défendu dimanche à la Cité interdite de Pékin une conception globale des "droits humains", refusant de se polariser sur la question des libertés individuelles au coeur d'un contentieux entre la Chine et l'Occident.

"Il faut lier le développement économique, la protection de l'environnement et le développement des droits sociaux", a déclaré Mme Royal au deuxième jour de sa visite en Chine, consacré essentiellement à l'environnement et aux droits des femmes.

Selon la responsable française, "la question des droits humains ne doit pas être déconnectée des autres problèmes". "Quand il y a une dégradation très forte de l'environnement, une pollution de l'eau, quand des millions d'habitants n'ont pas accès à l'eau potable, c'est aussi une atteinte aux droits humains".

A propos des libertés individuelles, Mme Royal a dit avoir "bon espoir que (la Chine) fasse des efforts pour que les conventions internationales soient effectivement appliquées". Elle a rappelé que Pékin avait "signé" le pacte des droits civils et politiques, une convention internationale des années 60 que la Chine n'a toujours pas ratifiée.

Elle a indiqué avoir "des contacts, notamment sur la question des journalistes ou des avocats emprisonnés". "Ces professions qui participent à la défense des droits doivent être protégées. Cela fait partie des engagements internationaux" de la Chine, a ajouté la candidate à l'élection présidentielle de 2007.

Selon Ségolène Royal, il faut "nouer des liens avec la Chine sans en rabattre sur les valeurs fondamentales".

Parcourant pendant trois quarts d'heure la Cité interdite édifiée par la dynastie des Ming, elle s'est dite "inspirée par un proverbe chinois: "Un coup d'oeil vaut parfois mieux que des centaines de commentaires.". "Dans des lieux chargés d'histoire comme celui-ci, on regarde", a-t-elle ajouté.

RAG 34. Lovely34

12:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Droit au logement opposable : la droite se chamaille

Emission Contradictoires
par Pierre Weill
le samedi de 8h15 à 8h30
samedi 6 janvier 2007

Le droit au logement opposable

Georges FENECH, député UMP à l'origine du projet de loi sur le droit au logement opposable.

Guillaume PELTIER, porte-parole du Mouvement Pour la France de Philippe de VILLIERS


L'émission Contradictoires

RAG 34. Les lolo's 34

11:19 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.01.2007

Cap Présidentielle 2007 : Le FN amarine

Marine Le Pen se fécilite de la lepénisation des esprits.

Marine Le Pen
Députée européenne
Vice-Présidente du Front national
Directrice stratégique de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen.

Fin de la trêve des confisseurs : ce matin Marine le Pen était l'invitée de France Inter. Forte de ses 15% d'intentions de vote pour son parti d'extrême droite, elle s'est dite ravie de la lepénisation effective des esprits.

Les lolo's 34 constatent et déplorent une relative perméabilité aux idées de la famille le Pen d'une certaine frange de l'UMP et de certaines sections du PS dans l'Hérault.



Attention, l'abus de FN nuit gravement à la démocratie !



Lire sur le même thème : Bas les masques ! par Claude Bartolone

RAG 34. Lio et les lolo's 34

12:48 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Ségolène ROYAL : Il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité

Ségolène Royal revient, dans le Journal du Dimanche, sur l'année 2006, les SDF, la grande pauvreté et explique le sens de son prochain voyage en Chine.

"Il est insupportable que, en 2006, il y ait tant de gens qui dorment dans la rue. C’est d’autant plus révoltant que c’est la même chose tous les ans. Chaque hiver, on fait mine de découvrir un problème qu’on s’empresse d’oublier dès le printemps venu. Et les annonces tonitruantes que le gouvernement a improvisées dans l’urgence n’y changent rien. La question de l’hébergement d’urgence se pose, c’est évident. Mais plus largement, il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité.(...)

La droite a fait de la précarité un principe. Par son discours fermé, individualiste, elle ne cesse de prôner le « chacun pour soi ». (...)

La France peut retrouver confiance en elle. Se reconstruire. Je veux aider les Français à retrouver les valeurs fondamentales qui les font tenir et avancer ensemble. Le « ciment de la nation », ce n’est pas qu’une expression! C’est une force. A bâtir, solidairement.

Au Parti Socialiste, le climat s’est apaisé, place au travail. Tout le monde est bienvenu pour travailler avec moi, dans la loyauté et la fidélité. Le rassemblement doit être total."

Ségolène Royal expose enfin les motivations de son prochain voyage en Chine: "Aller en Chine était une priorité. C’est en Chine que les mutations sont les plus fortes, les interrogations sur l’avenir les plus vives. J’y vais pour comprendre ce qui se passe, tisser des liens avec les responsables chinois. (...) La France doit accompagner plus qu’elle ne le fait l’émergence de la Chine. Nous avons beaucoup de retard sur les Allemands, qui exportent trois fois plus que nous. Pourquoi? Nous ne devons pas craindre une Chine qui se développe."

L'intégralité de l'interview


RAG 34. Lolo34 et Lovely34

12:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Pour un droit au logement effectif et opposable

En ce début d’année 2007, le logement est plus que jamais en tête des priorités. Rareté, prix élevés, mal logement, SDF : les problèmes sont urgents et s’aggravent du fait de l’inaction du gouvernement. Retrouvez ici mes interventions récentes et mes propositions pour rendre le droit au logement effectif et opposable.

Réponse à une question d’une militante : "Les revenus sont en baisse ou stagnent, les retraites sûrement aussi, les loyers augmentent de façon vertigineuse, même les salariés ont du mal à se loger... Comment comptez-vous répondre à cette angoisse et faire du logement une priorité ? Le logement est un droit essentiel."
JOËLLE BARNABO (Isère), 55 ans, infirmière. Inquiète face à la flambée des loyers et la baisse continue du pouvoir d’achat, elle redoute d’être contrainte à quitter la capitale de l’Isère pourla campagne.

Je suis heureux que notre projet lui fasse une place importante.

C’est un enjeu d’amélioration de la vie quotidienne et de justice sociale sur lequel j’insiste depuis longtemps : ma commune de Grand Quevilly compte 70% de logement sociaux. L’horizon de notre projet doit être le « droit au logement opposable » juridiquement, ce qui suppose d’inscrire le droit de chacun à un logement décent dans la Constitution. Selon la belle formule de Jaurès, pour changer vraiment les choses, nous devrons « accrocher notre char à une étoile ». Et être très volontaristes.

Très concrètement, nous ne règlerons la crise du logement que par une série de mesures fortes :

construire au moins 120.000 logements sociaux chaque année, en libérant des terrains, en renforçant les sanctions contre les maires qui refusent le minimum de 20 % de logements sociaux, y compris par une intervention directe du Préfet sur ces territoires. Un effort spécial devra être fait en direction du logement étudiant.

en utilisant les mécanismes à notre disposition, limiter la hausse des loyers au niveau de l’inflation.

supprimer les excès du dispositif “Robien” : il ne doit plus y avoir d’aide publique fiscale sans contrepartie sociale. Cela contribuera à casser la spéculation qui accompagne cet effet d’aubaine pour les plus riches ;

inciter les petits propriétaires privés à remettre en location leur logement : en échange de loyers accessibles et plafonnés, nous devrons leur offrir une garantie de percevoir leur loyer en cas de défaillance du locataire et d’obtenir une aide à la remise en état de leur logement en cas de dégradation ;

aider davantage l’accession à la propriété des plus modestes ;

alléger la charge du logement en mettant en place le « bouclier logement » proposé par notre projet socialiste, en revalorisant régulièrement les aides au logement amputées par la Droite.

http://www.laurent-fabius.net/article800.html

RAG 34. les lolo's 34

10:11 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

05.01.2007

Edition spéciale suite : Emploi, logement, chômage, précarité (dossier audio complet)

Les "jeudis politiques" France Inter - Le Point : questions sur l'emploi, la lutte contre le chômage, la précarité et l'accès au logement...

Quelle place pour l'emploi dans la campagne présidentielle (dossier que dans la plupart des enquêtes d'opinion les Français placent au premier rang de leurs préoccupations) ?

Comment lutter contre les effets du chômage, entre autres la précarité ou encore l'accès au logement pour les plus démunis, en particulier les projets sur "le droit opposable" ?

Invités :

- Alain Vidalies, Député PS des Landes, Secrétaire national du Parti socialiste aux Entreprises

- Marc-Philippe Daubresse, Député-Maire UMP de Lambersart, dans le Nord, Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy pour les questions d'emploi et de travail

- Et Catherine Pégard, du Point


jeudi 4 janvier 2007

RAG 34. Les lolo's 34

17:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Edition spéciale mal-logement, en direct du Canal Saint-Martin (dossier complet AUDIO)

France Inter, radio du service public nous propose deux jeudis par mois en partenariat avec le Point de "passer au crible" des sujets qui devraient être au coeur de la présidentielle 2007.

Aujourd'hui : le "Mal-logement " Economie, emploi, précarité.

L'association "Les enfants de Don Quichotte" a remis la question des mal-logés au coeur de l'actualité. Et les politiques s'y sont engouffrés.

Hier le Premier ministre Dominique de Villepin a présenté les grandes lignes d'un projet de loi sur le droit opposable au logement. Un droit qui serait mis en place entre 2008 et 2012.

Pour cette édition spéciale, plusieurs chroniques ont donc été remplacées par des invités autour de Nicolas Demorand en direct de « Canal 96, au 96 quai de Jemmapes » à Paris.



L'invité d'Inter
7h15 : Augustin Legrand
Fondateur de l’association "Les enfants de Don Quichotte", comédien.

Cette association fondée par les Frères Legrand a installé récemment des tentes pour les SDF sur les quais du Canal Saint-Martin à Paris et dans plusieurs villes de France (Lyon, Orléans, Nice...)

7h25 : "C'est vous qui le dites"

Nouvelle chronique consacrée aux paroles de citoyens dans le cadre de la campagne présidentielle.

Aujourd'hui au micro de Nathalie Hernandez, Frédéric, jeune patron de 39 ans qui a repris l'usine familiale créée il y a 27 ans à Houdan, dans les Yvelines, une entreprise d'assemblage automobile qui rencontre des difficultés.

7h48 : Martin Hirsch
Président d’Emmaüs France et créateur de l’association « Solidarité active ».



8h20 : Nicolas Baverez et Jacques Généreux

Dans le cadre des "Jeudis politiques de France Inter et le Point", sur le thème "l'emploi, la lutte contre le chômage et la précarité".

Nicolas Baverez, économiste, historien, chroniqueur au Point et membre du comité directeur de l'Institut Montaigne.

Auteur de « Agenda 2007, que faire ? » (éd Perrin, sept 2006) et son best seller « la France qui tombe » (éd Perrin, sept 2003).

Jacques Généreux, économiste et professeur à Sciences-po.

Auteur de « La dissociété » (éd du Seuil, oct 2006 )

Membre du conseil national du PS, il est aussi l’un des chefs de file des partisans du « non » au référendum sur le projet de constitution européenne du 29 mai 2005.

8h40 : Interactiv' avec tous les invités

jeudi 4 janvier 2007

RAG 34. Lio et les lolo's 34

17:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Ségolène Royal : des voeux "musclés"; nuits de Chine, nuits calines ...

"Nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains. "
[04/01/07]

Ségolène Royal a présenté ses voeux aux Français et indiqué "les urgences auxquelles il faut s'attaquer" lors d'une conférence de presse au Parti Socialiste.



"Je vous souhaite du fond du cœur une bonne et heureuse année 2007, pour vos projets, vos espoirs et aussi beaucoup de bonheur avec vos proches. Mais aussi la capacité à surmonter les épreuves de la vie et à repartir du bon pied.

2007 est une année exceptionnelle car nous allons choisir, dans quelques mois, dans quelle France nous voulons vivre ensemble et avec quelles valeurs nous voulons porter un nouvel élan.

Une campagne présidentielle est un moment unique et précieux pour modifier l’image d’un pays et lui redonner de l’énergie, pour retrouver les bases qui nous font tenir et avancer ensemble.

Aujourd’hui, je veux affirmer devant vous, en ce début d’année, les urgences auxquelles il faut s’attaquer avec l’autorité que détient la puissance publique et qui doit toujours agir au nom du peuple français.

Mon premier combat sera pour les familles

Le logement est la condition première d'une vie de famille sécurisée. Les inégalités criantes dans ce domaine doivent se réduire, pour assurer à toutes les familles une sécurité logement tout au long de la vie".

Ségolène Royal a proposé "quatre mesures concrètes :

- La construction des 120.000 logements sociaux dont on a besoin et qui faute d'obéissance à la loi SRU par certaines communes ne sont pas construits. L'Etat se substituera à la carence de ceux qui s'enferment dans l'égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logements nécessaires. Deux Français sur trois réunissent aujourd'hui les conditions de revenus pour accéder à un logement social à loyer modéré et pensent que leurs enfants en auront impérativement besoin.

- La création d'un service public de la caution pour permettre d'assurer les impayés de loyers et d'éviter les expulsions.

- Il faudra faire la mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs. Pour cela seront surtaxés les logements inoccupés depuis plus de deux ans et sera donnée aux communes la possibilité de procéder à des acquisitions réquisitions.

- l'accès à la propriété sera favorisé et encouragé par l'extension des prêts gratuits. Je veux que notamment ceux qui ont fait l'effort dans le logement social de payer leur loyer pendant 15 ans puissent accéder à la propriété dans des conditions dont nous discuterons avec les organismes concernés.

- Enfin, avec les régions l'Etat aidera à la mise en place d'un programme massif de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs.

Mon deuxième combat sera pour l'éducation et les jeunes.

Tout enfant, au-delà de trois ans, doit pouvoir accéder à l’école maternelle et tout élève doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement scolaire gratuit.

Enfin, tout jeune doit pouvoir sortir du système scolaire et universitaire avec un diplôme.

Aucun jeune ne doit rester au chômage plus de six mois, sans qu’une formation ou un contrat ne lui soit proposé.

L’Etat ouvrira un nouveau droit : chaque jeune, à sa majorité, disposera d’un prêt gratuit de 10.000 euros, garanti par l’Etat, pour lui permettre de construire son premier projet de vie.

Mon troisième combat, c’est la réconciliation des Français avec les entreprises pour permettre la création de richesses, c'est-à-dire le développement économique, social, environnemental. Car dans une économie moderne, ces trois piliers se tiennent.


Nous sommes la 5e puissance industrielle et nous devons ce rang aux au travail des Français qui conquièrent des marchés, innovent et prennent des risques.

Nous avons la capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés, à investir dans le capital humain, à créer un dialogue social qui reste en France encore très archaïque.

Rigidité d’une culture du conflit plutôt que du dialogue, faute, entre autres, d’un syndicalisme de masse et respecté que j’appelle à construire. Et du bon fonctionnement des services publics qui contribue à l’efficacité de la France. Je l’expliquerai à nos amis européens.

Je veux que toutes les politiques publiques prennent en compte l’impératif écologique. Le changement climatique structurera l’évolution de la société dans les années qui viennent. Il est de la responsabilité de chacun – élus et citoyens, collectivités locales et entreprises – de se mobiliser face à cette urgence. Je veux faire de cette menace une opportunité et même une chance de progrès, d’innovation, de transformation de nos pratiques de production et de consommation.

Mon quatrième combat : je veux une France qui revient à la table d’une Europe qui protège et prépare l’avenir.

Remettre la France d’aplomb, c’est aussi faire vivre cette Europe par la preuve qui, seule, regagnera la confiance de ses citoyens.

Quand viendra le moment de la Présidence française, je veux réussir la réforme des institutions européennes pour que nous ayons les outils d’un fonctionnement plus démocratique et plus efficace.

Cette société, j’y crois et je sais la France capable de la réaliser.

Je veux que la nation se ressaisisse.

Je veux que l’Etat soit un messager d’espoir et l’instrument efficace du redressement de la France.

Je veux que nous osions tenter ce qui ne l’a jamais été et que l’action publique se soumette à une obligation de résultats, par un exercice du pouvoir simple, direct et authentique.

Je ne veux pas seulement donner à la France de nouvelles chances, je veux lui donner toutes ses chances.

Nous pouvons changer la France en réconciliant l’ordre et la justice, car seule la justice est facteur d’ordre. C’est à dire en faisant le pari de la démocratie et de notre intelligence collective, en nous respectant tout simplement.

Nous avons pour cela des forces immenses qui n’attendent que d’être mobilisées dans l’éducation et la recherche, encore faut-il que la nation leur assigne une mission et des moyens à la hauteur de ses attentes.

Nos interlocuteurs étrangers que je rencontre, et pas seulement les européens, me disent beaucoup attendre de la France. Car nous avons une responsabilité particulière, léguée par l’histoire, celle d’être ou de redevenir la patrie des droits humains.

Chers concitoyens, je vous adresse tous mes vœux de bonheur pour l’année 2007".

"RAG 34. Lolo34

08:35 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

03.01.2007

Ebauche de proposition de loi sur le droit au logement

LES CHIFFRES DU MAL-LOGEMENT cliker sur pour agrandir la photo
PARIS (Reuters) - Le président du groupe d'études parlementaires sur les sans-abri, le député UMP Georges Fenech, a présenté mardi un "premier projet de proposition de loi" instituant un droit au logement opposable à l'Etat.

En l'état actuel et avant les "amendements des autres membres du groupe d'études", le texte de cinq articles fait du maire le pivot du système, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, encadré par Arno Klarsfeld, chargé de mission sur le logement par Nicolas Sarkozy, et les membres fondateurs des Enfants de Don Quichotte.

Le groupe compte trente membres venant de tous les groupes parlementaires mais la réunion de mardi n'en a réuni que deux - tous deux élus de l'UMP, Georges Fenech et Jacques Remiller.

Le vice-président socialiste du groupe, Jean-Louis Dumont, était représenté par son assistante parlementaire.

La proposition "doit être discutée, approfondie, améliorée", a concédé Georges Fenech qui a dit avoir "bon espoir" de voir le texte adopté avant la fin des travaux parlementaires, fin février.

"L'idée, c'est de permettre à chacun, à chaque famille de bonne foi, de s'inscrire dans un parcours personnel d'insertion sociale dans un logement et de prévoir la possibilité d'un recours juridictionnel contre l'Etat lorsqu'il y a défaillance des pouvoirs publics", a-t-il ajouté.

Le député du Rhône s'est rendu mardi matin sur le canal Saint-Martin, où les Don Quichotte ont installé un "campement solidaire" pour dénoncer le sort des mal logés en France. Plus de 200 tentes ont été montées le long des quais, où cohabitent des SDF et des "bien logés".

RAG 34. Les lolo's 34

08:24 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les associations de mal-logés s'imposent dans le débat politique

Par Catherine JOUAULT et Selim SAHEB ETTABA

Le "ministère de la Crise du logement", installé par trois associations dans un immeuble squatté de la rue de la Banque à Paris (IIe), ouvrira au public le jeudi 11 janvier, a-t-on appris auprès d'une de ces associations.
• Jack Guez (AFP/AFP - mercredi 3 janvier 2007, 7h49) PARIS (AFP) - Les associations de lutte contre l'exclusion ont bousculé le calendrier en réussissant, grâce à leur mobilisation, à imposer dès ce début d'année électorale le thème des mal-logés dans le débat politique, sur lequel Dominique de Villepin doit s'exprimer mercredi.

Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale et du Logement, et sa ministre déléguée Catherine Vautrin recevaient ou contactaient, mardi et mercredi, les associations du secteur du logement et des sans-abri dans le cadre de la préparation du texte sur le droit au logement opposable, a-t-on appris mardi auprès des services de Mme Vautrin.

Des associations telles qu'Emmaüs, le Secours catholique, les Enfants de Don Quichotte, la Fondation Abbé Pierre ou le Droit au logement (DAL) devaient ainsi s'entretenir avec les ministres. Le fondateur du Samu social, Xavier Emmanuelli, a été chargé d'un rapport sur le droit au logement opposable, qui sera remis "dans les 15 jours" au gouvernement, avait annoncé vendredi M. Borloo, en précisant que cette démarche "permettra de saisir le Parlement, mais sur un texte précis".

Deux jours plus tard, dans ses voeux au Français pour 2007, le président Jacques Chirac avait souligné la nécessité de "mettre en place un véritable droit au logement opposable, c'est-à-dire faire du droit au logement une réalité". "Je demande au gouvernement d'avancer sur ce point dans les toutes prochaines semaines", avait-il ajouté.

Les Enfants de Don Quichotte, qui ont installé un campement de plus de 200 tentes pour les SDF Canal Saint-Martin à Paris depuis mi-décembre ont mis en place dans l'après-midi de mardi un nouveau campement d'une douzaine de tentes au centre de Toulouse et un autre d'une vingtaine de tentes à Lyon.

Sans attendre d'hypothétiques réquisitions, trois associations, Jeudi Noir, le Mouvement d'animation culturelle et artistique de quartier (Macaq) et Droit au logement (DAL), ont pris possession dans la nuit de la Saint-Sylvestre d'un immeuble rue de la Banque à Paris (IIe), où elles ont installé des familles mal logées ainsi qu'un "ministère de la Crise du logement". Ce "ministère", situé dans un immeuble de 1.000 m2 appartenant à une banque et vide depuis trois ans, doit ouvrir au public le 11 janvier, selon les associations, mais le bâtiment est promis à la vente qui devrait être signée lundi, d'après son propriétaire, la Lyonnaise de Banque.

"Nous comptons bien participer très activement à la campagne électorale et faire que le gouvernement s'engage de manière irréversible pour le droit au logement opposable", avait prévenu lundi le président du DAL Jean-Baptiste Eyraud, en présentant les locaux à la presse. L'Union syndicale Solidaires, qui comprend Sud, a salué cette initiative, ainsi que celle des Don Quichotte, et appelé à "soutenir toutes les actions qui visent à imposer aux pouvoirs publics la mise en oeuvre d'un plan d'urgence pour un vrai logement pour tous".

Les Verts et la Ligue communiste révolutionnaire ont également apporté mardi leur soutien à l'occupation.

Le Premier ministre pourrait préciser les contours d'un futur texte sur le droit au logement opposable mercredi lors d'un point de presse, selon ses services. Il recevra auparavant Xavier Emmanuelli, président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, qui lui remettra un rapport sur cette question, qu'il devait présenter initialement d'ici à la mi-janvier.

Deux jours après l'injonction du président Jacques Chirac de "mettre en place un véritable droit au logement opposable", et "d'avancer dans les toutes prochaines semaines", deux députés UMP ont par ailleurs remis mardi à l'Assemblée nationale une proposition de loi à Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, association de soutien aux sans-abri.

Augustin Legrand a défendu l'idée de "fixer un arsenal juridique ferme, coercitif dans le consensus politique" contre "le mal-logement". Il s'est réjoui du "consensus très fort autour de la charte" de l'association, qui propose notamment d'ouvrir les structures d'hébergement à plein temps et de développer le droit de réquisition de logements vides.

RAG 34. Les lolo's 34

08:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

02.01.2007

Il faut inscrire le droit au logement opposable dans notre constitution

Marie-Noëlle Lienemann a envoyé au président de la République une lettre pour lui demander solennellement de proposer l’inscription dans la constitution française, du droit au logement, comme un droit opposable donc garanti à chacun. Elle lui demande d’ajouter cette modification, en saisissant l’opportunité de la révision de la constitution, prévue courant janvier pour l’abolition de la peine de mort. Elle estime que la France ne peut accepter que perdure des situations de logement indignes de notre République et qu’elle doit désormais s’imposer une obligation de résultats pour ce droit fondamental. Elle souhaite que 2007 devienne, dans notre pays, l’année du droit au logement garanti pour tous, du droit au logement opposable.

Lettre au Président de la République

Le 28 décembre 2006
Monsieur le Président de la République,

Vous avez souhaité une révision de la constitution pour y inscrire l’abolition de la peine de mort. Cette initiative va faire l’objet d’un projet de loi qui sera, très rapidement, soumis aux assemblées. Je me permets de vous demander solennellement, d’y ajouter l’introduction du droit au logement comme droit constitutionnel, effectivement garanti par la puissance publique, c'est-à-dire opposable.

Vous avez souhaité solenniser l’engagement de la France contre la peine de mort, et je comprends ce souci d’ancrer dans nos textes fondamentaux cette avancée humaniste. Il serait tout aussi légitime, et sans doute nécessaire, d’amener notre pays à ce grand progrès humain : le droit à un logement décent pour tous !

Vous le savez bien, depuis longtemps, de très nombreuses personnes sont sans domicile fixe. Plus largement un nombre important de nos concitoyens sont mal logés, ou en grave difficulté de logement. En ce début de 21ème siècle, la France, pays des Droits de l’Homme et du Citoyen doit, enfin, reconnaître le droit au logement comme un droit fondamental, un droit assuré à chacun quelque soit sa situation. Un tel objectif, est à la portée de notre pays, l’un des plus riches du monde.

Nos textes qui forment ce que l’on nomme le « bloc constitutionnel » font référence au logement et le conseil constitutionnel, a estimé, il y a plus de dix ans déjà, que le droit au logement était un objectif à valeur constitutionnelle, ce qui, au demeurant, est moins fort qu’un droit constitutionnel, en particulier par comparaison avec le droit de propriété. L’inscription de ce droit et de son effectivité garantie par la Nation serait non seulement un signal fort, imposant des législations ultérieures pour sa mise en œuvre, mais elle serait aussi de nature à assurer la mobilisation et la responsabilité de toutes les collectivités publiques qui doivent avec l’Etat s’engager à cette fin.
L’annonce régulière de dispositifs, de plan d’actions, de moyens supplémentaires ne suffisent pas. Il faut être sûr que le but puisse réellement être atteint. L’obligation de résultat, inscrit dans la Constitution représenterait un objectif contraignant pour tous les acteurs publics et un grand espoir pour ceux qui peinent à se loger.

Je me permets d’insister sur l’universalité de ce droit - droit au logement et non pas seulement un droit à l’hébergement - car au-delà de celles et de ceux qui sont sans toit, il ne faut pas oublier ceux qui vivent dans un habitat insalubre ou indécent, qui subissent une cohabitation forcée, ou habitent dans des espaces trop petits pour assurer une vie de famille. Même s’il est bien naturel de se préoccuper prioritairement des plus fragiles, les autres doivent aussi trouver des réponses, assurant leur dignité et une vie normale.

Notre République ne peut être vivante, convaincante pour les jeunes générations qu’à travers des progrès permanents dans la défense de ses valeurs et l’extension des droits fondamentaux garantis.

On le voit davantage chaque hiver, l’impuissance des politiques à résoudre cette indignité nationale érode la confiance de nos concitoyens en notre modèle républicain et en leurs élus. Mais, bien que moins visibles, des situations inacceptables existent toute l’année, dans notre pays ; l’augmentation du nombre des expulsions en est un exemple. Elles entament la solidarité et la cohésion nationale. Cela ne saurait durer.

N’ayons pas peur des grands défis à relever. Quand Jules Ferry a instauré l’instruction publique gratuite, laïque et obligatoire, il a fallu des efforts conséquents et prolongés qui n’ont pas pu, d’un coup de baguette magique, créer partout des écoles. Mais l’objectif était contraignant et l’intendance a suivi. Le temps est venu qu’elle suive, pour le droit au logement.

Je vous remercie, par avance, Monsieur le Président de la République, de l’attention que vous pourrez porter à ma requête et je vous prie de croire à l’expression de ma très haute considération.

Marie-Noëlle LIENEMANN

RAG 34. Lolo34

07:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

01.01.2007

Les voeux de Ségolène Royal sur le web (vidéo)


Ségolène Royal a présenté dimanche soir ses voeux aux Français pour 2007 sous la forme d'une vidéo sur son site internet

"Je veux une nouvelle République qui soit au service des citoyens, et construite avec les gens, avec la vie telle qu'elle est", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle, quelques minutes après les voeux radio-télévisés de Jacques Chirac.


En 2007, "année exceptionnelle", elle veut "être à la hauteur" de l'échéance présidentielle.

"Il reste quatre mois pour construire tout cela. J'ai confiance parce que je crois à l'intelligence collective des Français qui ont envie que ça bouge, que ça change, qui ont plein d'énergie et moi aussi j'ai plein d'énergie et nous allons ensemble construire demain", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, assise sur une simple chaise blanche, filmée dans une pièce vide, illuminée d'une guirlande multicolore et d'un lampadaire design.

"Je souhaite que les quatre mois qui nous séparent de cette échéance soient quatre mois au cours desquels la France commence à se mettre en mouvement pour se préparer à ce changement profond", ajoute-t-elle. "Je veux construire le projet présidentiel avec vous", affirme la partisane de la démocratie participative, qui ne cite pas une seule fois le Parti socialiste dans son message de trois minutes.

"Je ferai tout pour que ce soit les débats de fond qui préoccupent les Français qui soient mis sur la table", assure-t-elle, évoquant "les préoccupations qui nous tenaillent" comme l'éducation, l'environnement, la vie chère, le pouvoir d'achat, le problème des bas salaire, la question du logement, les préoccupations liées au co-développement, les relations internationales ou la culture.

"Tout cela nous préoccupe et sur tous ces sujets, la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a", affirme Ségolène Royal, qui doit présenter formellement ses voeux à la presse jeudi au siège du Parti socialiste.

RAG 34. Lolo34

07:30 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

31.12.2006

2007 : Like a sex machine



Pour 1 pers. :

4 cl de tequila
1 cl de crème de banane
3 cl de jus de fruit de la passion
2 cl de jus de mangue
1 trait de citron vert
glaçons

1. Préparer un shaker avec quelques glaçons.
2. Ajouter l'ensemble des ingrédients dans la shaker.
3. Frapper le tout.
4. Servir dans un verre tumbler.

A consommer avec modération.

Sex machine


James Brown - Sex Machine

Sex Machine : Lyrics
Fellas, I'm ready to get up and do my thing (yeah go ahead!)
I wanta get into it, man, you know (go ahead!)
Like a, like a sex machine, man, (yeah go ahead!)
Movin' and doin' it, you know
Can I count it off? (Go ahead)

One, two, three, four!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

Wait a minute!
Shake your arm, then use your form
Stay on the scene like a sex machine
You got to have the feeling sure as you're born
Get it together, right on, right on.

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Hah!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

You said, you said you got the,
You said the feeling,
You said the feeling you got to get
You give me the fever 'n' a cold sweat.
The way i like, it is the way it is,
I got mine 'n' don't worry 'bout his

Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Bobby! Should I take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Take 'em on to the bridge!
(Take em to the bridge!)
Should I take 'em to the bridge?
(Yeah!)
Take 'em to the bridge?
(Go Ahead!)
Hit me now!

Come on!

Stay on the scene, like a sex machine!
The way I like it is, is the way it is
I got mine, (dig it!), he got his

Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene, like a lovin' machine
Stay on the scene

I wanna count it off one more time now
(Go ahead!)
You wanna hear it like it did on the top fellas?
(Yeah!)
Hear it like it did on the top?
(Yeah!)
Hit it now!

Get on up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get on up, (get on up)

Stay on the scene, (get on up), like a lovin' machine, (get on up)
Get up, (get on up)

Taste, (get on up)
Bein', (get on up)
Taste, (get on up)
Bein', (get on up)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Stay on the scene, (get on up), like a sex machine, (get on up)

You gotta have the feelin, (get on up)
Sure as you're born, (get on up)

Get it together, right on, right on
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)
right on, right on, (right on, right on)

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

And then, shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker,
Shake your money maker

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Huh!

Get up, (get on up)
Get up, (get on up)
Get up, (get on up)

Can we hit it like we did one more time, from the top
Can we hit like that one more time
(One more time!)
One more time!
Let's hit it and quit! (Go ahead!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Can we hit it and quit? (Yeah!)
Hit it!
James Brown Lyrics > Sex Machine Song Lyrics


envoyé par rag34

Les lolo's 34

13:20 Publié dans Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Cuisine/Gastronomie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : sex machine, 2007 : Like a sex machine, James BROWN, RAG 34

30.12.2006

Civisme : Ola les jeunes, il vous reste ce samedi pour vous inscrire !

Vous voulez battre Le PEN et SARKOZY ? Il vous reste ce samedi pour vous inscrire sur les listes électorales. C'est simple, c'est direction la Mairie.
Pensez-y pour ne pas être oubliés !



RAG 34. Les lolo's 34.

08:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Votez!, listes électorales, vote 2007, civisme, RAG 34

28.12.2006

A voir : Artistes Contre le Mur en Palestine


Un site avec une galerie de photos superbes :
http://www.artistes-contre-le-mur.org/index.htm




(clicker sur les photos pour agrandir).

RAG 34. les lolo's 34

10:30 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Photos/Dessins , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les centres d'accueil pour SDF ouverts plus longtemps

Les centres d'accueil pour SDF ouverts plus longtemps

Catherine Vautrin a annoncé que les centres d'accueil d'urgence seront désormais ouverts de 17h à 9h du matin, et 24 h/24 pendant les week-ends.

Le gouvernement a aussi décidé mercredi de quadrupler dans les mois qui viennent du nombre de places en hébergement de "stabilisation".

Diane HEURTAUT (avec agence) - le 27/12/2006 - 21h26
Au lendemain de sa rencontre avec des membres de l'association Les Enfants de Don Quichotte, par qui le dossier des SDF est revenu sur le devant de la scène depuis le 19 décembre, jour où ils ont installé 200 tentes sur les bords du canal Saint-Martin, Catherine Vautrin a annoncé mercredi soir, sur France 2, des mesures pour les sans domiciles fixe. Alors qu'une femme SDF de 58 ans est encore décédée mercredi à la Rochelle (c'est le 7e SDF qui meurt en quelques semaines), la ministre déléguée à la Cohésion sociale a ainsi annoncé l'extension des horaires d'ouverture des centres d'accueil d'urgence. Ceux-ci seront désormais ouverts de 17h à 9h du matin, et non plus de 19h à 8h du matin, et 24 heures sur 24 pendant les week-ends.

Deuxième engagement du gouvernement : "dans les deux mois qui viennent, 4.000 places" seront disponibles en hébergement de "stabilisation" et plus de 10.000 fin 2007, a-t-elle ajouté. Cet objectif serait atteint en transformant des places d'urgence en places de stabilisation. La ministre a affirmé avoir fait auparavant un point avec le président de la République qui a voulu accélérer les différentes réponses aux problèmes des SDF. Elle a d'ailleurs tenu à rappeler que le dispositif de "stabilisation" avait été créé antérieurement "avec toutes les associations qui travaillent sur le sujet régulièrement".

Chargé du dossier, Klarsfeld reçoit les Don Quichotte

Il avait été chargé de dénouer la crise des enfants sans-papiers cet été, l'avocat Arno Klarsfeld a été chargé mercredi matin par Nicolas Sarkozy de dénouer celle des SDF. En charge d'une mission sur le droit à l'hébergement, Arno Klarsfeld a aussitôt reçu les membres de l'association Les Enfants de Don Quichotte.

Ils ont présenté à Arno Klarsfeld plusieurs heures dans un café sur le canal leur ‘charte du canal Saint-Martin', dans laquelle ils ont consigné avec d'autres associations de lutte contre l'exclusion, leurs propositions, dont l'ouverture des centres d'hébergement à plein temps et toute l'année, l'accès à un logement durable et un droit au logement opposable juridiquement. Une charte qu'ils avaient déjà présentée la veille,mardi, à la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin (lire notre article). Arno Klarsfeld l'a qualifiée de "raisonnable et faisable" et a estimé "dans le sens de ce qu'a proposé Sarkozy".

Conclusions fin janvier

Tout comme le disent les Enfants de Don Quichotte, Arno Klarsfeld a estimé que "tout ça a un coût mais ça ne devrait pas être exorbitant". "L'idée c'est de trouver d'ici à deux ans une solution raisonnable en termes de quantité et de qualité d'accueil pour les SDF (...) Sarkozy n'a pas dit qu'il y aurait zéro SDF dans deux ans, il a dit qu'il y aurait un accueil humain pour chaque personne d'ici deux ans", a-t-il précisé. En revanche, il s'est montré réservé sur "l'application de la loi de réquisition" demandée par la charte.

L'avocat, qui a prévu de dormir mercredi soir dans un centre d'hébergement d'urgence, doit rendre ses conclusions d'ici à la fin du mois janvier. A la sortie de la rencontre, Augustin Legrand, co-fondateur de l'association avec son frère, a estimé qu'il était pour un "consensus national autour de la charte afin qu'on mette en oeuvre un plan Marshall pour les SDF tout de suite".

RAG 34. Les lolo's 34

08:03 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

24.12.2006

Le Petit-Bard se mobilise contre l'expulsion d'Hassan Boulahia

Photo Julie Martinelli

Rassemblement contre l'expulsion d'Hassan Boulahia au Petit-Bard !




Petit Bard: un quartier laissé volontairement à l'abandon

Le blog de Vudici

RAG 34. Les lolo's 34

11:45 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Petit Bard, Vudici, RAG 34

23.12.2006

LES DÉBATS PARTICIPATIFS

“Nous allons construire le projet présidentiel avec les Français.
En ouvrant des débats : à tous les niveaux. Dans les régions, les départements, les villes, les rues, les quartiers, les réunions d’appartement. Et, en ligne, bien sûr. Après cette phase d’échange avec les Français, nous établirons en février une hiérarchie des priorités et de propositions.
Je lance aujourd’hui quatre thèmes de débats participatifs.
A vos claviers !”

Ségolène Royal.


- Éducation, formation, qualification, accès à l’emploi


- Environnement et co-développement

- Vie chère, pouvoir d’achat

- La lutte contre les violences et les insécurités

Débats participatifs sur le net

RAG 34. Lolo34

09:26 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.12.2006

Solidarité avec les SDF ! Signez la pétition d'Emmaüs France !

Solidarité avec les SDF !
Signez la pétition d'Emmaüs France !
Emmaüs France appelle l'ensemble des citoyens à se mobiliser en solidarité avec les SDF.
Nous vous proposons aujourd'hui d'interpeller vos maires pour que soient ouverts dans vos quartiers des centres d'accueil et d'hebergement de petite taille. Des centres permettant d'accueillir dignement les personnes et de leur offrir l'accompagnement et le suivi qui conviennent. Cette action devant évidemment se combiner avec une réelle politique de prévention des situations de pauvreté et le développement de l'offre de logements très sociaux.

Si vous êtes prêts être solidaires avec les SDF, et que vous êtes d'accord pour qu'un centre d'accueil et d'hébergement de petite taille soit implanté dans votre quartier, signez la pétition d'Emmaüs France !

Vous pouvez également envoyer le texte suivant directement à votre maire, par mail ou courrier :

"La solidarité avec les SDF, je suis prêt(e) à la vivre tous les jours de l'année, hiver comme été. Pour cela, je suis d'accord pour qu'un centre d'accueil et d'hébergement de petite taille, ouvert 24h/24, pouvant héberger une trentaine de personnes venant de la rue, soit implanté dans mon quartier. Je m'engage à soutenir de tels projets, y compris dans mon environnement proche, auprès du maire de ma ville ou de mon arrondissement. Je trouve utile que mes impôts permettent d'ouvrir de nouveaux centres."

D'avance merci pour votre mobilisation !

Signez la pétition.

RAG 34. Lolo34

08:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SDF, précarité, exclusion, Emmaüs, RAG 34

21.12.2006

Campagne « Cartes de voeux à M. le Préfet » en soutien aux enfants des 130 familles sans papiers de Toulouse et de toute la France

Gare du Nord en ce moment, un sapin vient d'être dressé à l'initiative de RESF et du mrap. Ne les oublions pas, cessez d'exclure et d'expulser !


Les fêtes de fin d’année sont là et ils sont toujours parmi nous.
Ces enfants sont scolarisés avec les nôtres, ils vivent dans notre quartier, nous les côtoyons tous les jours.

Le ministère de l’intérieur au nom d’une odieuse politique du chiffre voulait les expulser, les renvoyer dans des pays que ces enfants ne connaissent généralement pas, pour vivre la misère, quand ce n’est pas le danger et le risque de mort.

Eux, et leurs familles, nous les avons accompagnés, soutenus protégés depuis maintenant des mois. Ils sont là et nous en sommes heureux.

Aujourd’hui, à Toulouse, 130 familles sont toujours menacées d’expulsion. Elles connaissent au quotidien la précarité matérielle et la crainte de se voir arrêtées, conduites en centre de rétention et expulsées, souvent dans la violence.

La chasse à l’enfant a repris, sournoisement, et les policiers rodent autour de ces familles, comptant sur le fait qu’on les oublie, tout doucement, pour faire discrètement leurs mauvais coups...

Rappelons au Préfet de la Haute Garonne que la situation faite aux enfants et à leurs 130 familles sans papiers de Toulouse est inacceptable et qu’il doit leur permettre de vivre dignement parmi nous.

Rejoignez nous, le samedi 27 janvier à 15 heures, et venez déposer cette carte postale à la préfecture de la Haute Garonne, place Saint Etienne afin de continuer à alerter aussi nos concitoyens

Si vous n’êtes pas disponibles à cette date, envoyez la carte postale par la poste, si possible sous enveloppe

Faites circuler ces cartes autour de vous et diffusez les informations sur cette initiative


Madame, Monsieur,

Vos fonctions de commandant de bord vous amènent à transporter, au milieu de passagers qui se déplacent par convenance personnelle, des voyageurs contraints par une décision préfectorale de reconduite à la frontière, en d’autres termes à participer aux expulsions de sans papiers. Ces hommes, ces femmes, accompagnés de leurs enfants parfois, n’ont, dans l’écrasante majorité des cas, commis aucun autre délit que celui de tenter de vivre dans un pays où ils espéraient élever, éduquer, soigner leurs enfants, contrairement à ce qu’affirment les services de police qui, trop souvent, les présentent mensongèrement comme des « délinquants ».

(...) lettre in extenso dans le document ci-joint

Le site de RESF

Sur la plateforme MIDIBLOGS : infos au jour le jour chez ZEC plus ultra

RAG 34. Les lolo's 34

15:45 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, enfants sans papiers, exclusion, précarité, immigration, RAG 34

Les tentes de la misère secouent l’opinion

Sans-abri . Un an après la distribution de tentes aux SDF parisiens et à quelques jours de l’hiver, le débat sur les dispositifs proposés aux sans-abri refait surface.

Il aura suffi d’une initiative de l’association les Enfants de Don Quichotte invitant les « bien logés » à venir partager une nuit sous une tente avec les sans-abri pour relancer le débat sur la pauvreté et les SDF en France. Hier, Médecins du monde (MDM), association qui avait, il y a un an, distribué plus de 400 tentes aux SDF parisiens, a tenu à préciser, lors d’une conférence de presse, qu’« au-delà des multiples annonces des pouvoirs publics, (elle) constate un durcissement de la situation des SDF ». Pierre Micheletti, son président, parlant même de « stratégie musclée, violente », en référence aux démontages de tentes effectuées depuis quelques semaines par les forces de police. À l’instar des Verts de Paris, Catherine Gégout, élue communiste de la capitale, présente lors de l’évacuation des SDF de la gare d’Austerlitz, lundi matin, a elle aussi fustigé « ces expulsions qui aggravent encore le dénuement de ces personnes », estimant que « la force n’est pas la solution pour résoudre la misère ».

Les distributions de tentes continuent

La distribution de tentes aux sans-abri, critiquée par Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale, qui y voyait, il y a un an, une mesure « contre-productive » de nature à « pérenniser les personnes dans la rue », n’est pourtant pas prête de s’arrêter, prévient MDM. En tout cas, pas tant « que les dispositifs ne seront pas adaptés aux SDF en nombre de places et en termes de qualité d’accueil » et que « des relogements durables ne leur seront pas proposés », a précisé Pierre Micheletti. « Trop souvent, explique l’association, les hébergements ne sont effectivement offerts que pour une durée très limitée et ne sont pas adaptés aux couples ou aux familles avec enfants. » Les sans-abri préfèrent alors rester ensemble, comme Nathalie, qui campe au bord du canal Saint-Martin, à Paris (10e), parce que, « dans les centres, on nous sépare, avec mon fils ». D’autres évoquent l’envie de rester entre compagnons d’infortune, même sous une tente, car ils s’y sentent plus en sécurité que dans les centres d’hébergement provisoire.

L’ouverture vingt-quatre heures sur vingt-quatre de ces structures d’accueil, préconisée par le rapport Fleurieu remis à Catherine Vautrin cet été, n’est toujours pas d’actualité. La mesure devrait être mise en oeuvre d’ici à la fin de l’hiver et concerner un millier de places à Paris, fait savoir le ministère. Cela n’a pas empêché Dominique de Villepin d’affirmer, hier, qu’il ne croyait pas « que la tente soit la meilleure solution, qui plus est quand nous avons des places et des lits disponibles ».

De son côté, Bertrand Delanoë a accusé, lundi, « le gouvernement de ne pas avoir pris la mesure de cette crise sociale et humanitaire qui contraint un nombre important de personnes à s’abriter dans des campements ». Il invite ainsi Dominique de Villepin à « accélérer les procédures » de financement permettant à la Ville d’ouvrir une maison relais dans d’anciens locaux de l’ENA ainsi qu’un centre de stabilisation dans un château de Seine-et-Marne. Le maire de Paris a par ailleurs déploré avoir demandé, « à plusieurs reprises, l’élaboration d’un plan régional », une requête demeurée sans suite, et précisé la très grande inégalité des contributions des départements d’Île-de-France pour l’hébergement des personnes en grande difficulté. Ainsi, quand Paris offre « une place pour 472 habitants », les Yvelines, département présidé par Pierre Bédier, n’offre « qu’une place pour 2 126 habitants », et les Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy, « une place pour 2 049 habitants », a fait valoir Bertrand Delanoë. Le conseil général des Hauts-de-Seine a répliqué en faisant savoir qu’environ 40 % des places d’hébergement du département étaient « utilisées par des personnes orientées par les autorités sociales de Paris ».

Revenu de solidarité active

Hier, à l’Assemblée nationale, le député communiste du Rhône André Gerin a vivement interpellé le gouvernement en l’accusant de « mener la guerre contre les pauvres » et lui a demandé d’empêcher les coupures d’électricité, surtout pendant l’hiver. « Il est insupportable que nous soyons au chaud alors que des êtres humains vont peut-être mourir de froid », s’est ému le maire de Vénissieux. De son côté, Martin Hirsch, président d’Emmaüs France, s’est dit favorable, hier sur RTL, à l’instauration d’un revenu de solidarité active, une mesure dont il se félicite qu’elle figure dans le programme de Ségolène Royal. En attendant que les propositions du rapport Fleuriau ne soient mises en place, les Enfants de Don Quichotte font des émules dans toute la France. Plus d’une douzaine de villes seraient déjà concernées. Et compte tenu du manque de dispositif adapté, ces balises de détresse de la misère ne sont donc pas prêtes de disparaître de nos villes.

Cyrille Poy

RAG 34. Lolo34

11:34 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.12.2006

Il est difficile d'être une femme dans le monde arabe, selon un rapport du PNUD

ALGER (AP) - Les discriminations entre hommes et femmes restent monnaie courante dans le monde arabe, selon le rapport annuel du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) consacré à la région, rendu public mercredi à Alger.

Des "changements significatifs et progressifs" sont préconisés à l'adresse des gouvernants. "Dans de nombreux aspects de leur vie, les femmes arabes ne peuvent toujours pas exploiter pleinement toutes leurs capacités, car les libertés civiles et politiques, le savoir, la santé, la richesse et la sécurité personnelle leur sont refusés", constate le rapport.

Le PNUD note par ailleurs que le meurtre des femmes dit "d'honneur", résultat d'une "coutume tribale", est toujours d'actualité dans "plusieurs sociétés arabes", et rappelle, également, que les "violences domestiques" sont courantes dans la région.

Au chapitre des droits juridiques, il est noté que si la plupart des pays arabes, 17 sur 21, ont signé et ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, ils ont cependant formulé de "nombreuses réserves" sous prétexte de contradiction entre les articles et la législation nationale ou la loi islamique (la charia).

Parmi ces Etats figure l'Algérie qui a émis des réserves sur plusieurs articles, portant notamment sur l'obligation de l'égalité devant la loi, l'égalité concernant la capacité juridique dans les affaires civiles, celle des droits à la nationalité, le mariage et les relations familiales.

Conscient de l'ancrage de la religion dans l'espace arabe, le rapport n'omet pas de souligner qu'"aucune force politique ne peut faire semblant d'ignorer que la religion, l'Islam en particulier, est un élément crucial du tissu culturel et spirituel du peuple arabe".

Concernant les gouvernements arabes, il leur est reproché les reformes mensongères et la multiplication des restrictions des libertés publiques pour se maintenir en place.

Néanmoins, des évolutions positives sont notées à leur actif. En matière d'éducation, par exemple, des efforts considérables ont été accomplis selon le PNUD. Douze pays arabes dont l'Algérie sont parvenus à l'égalité des sexes dans l'enseignement supérieur. AP

ham/ll

RAG 34. Lovely34

17:10 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Emmaüs appelle les Français à écrire à leurs élus pour demander des centres d'accueil pour les SDF

PARIS (AP) - L'association Emmaüs a invité mercredi les Français à marquer leur solidarité avec les SDF en écrivant à leurs élus pour leur demander de créer "de petits centres d'hébergement" de proximité.

"Ce que les Français peuvent faire pour exprimer leur solidarité envers les SDF, été comme hiver, 365 jours sur 365, c'est écrire, dès à présent, à leurs élus et à leurs maires pour signifier qu'ils sont d'accord avec l'implantation dans leur quartier de petits centres d'hébergement qui peuvent accueillir jusqu'à 30 personnes", a expliqué sur Europe-1 Fabien Tuleu, délégué général d'Emmaüs.

Le responsable d'Emmaüs a estimé que ces petits centres peuvent convaincre les SDF "qui refusent de se rendre dans les foyers d'accueil traditionnels". "On pense que c'est comme ça (...) qu'on résoudra cette situation trop durable ou trop inadmissible", a-t-il dit.

Il a précisé que l'association mettrait en ligne un courrier-type dont les citoyens pourront s'inspirer. Cette lettre devait être disponible dans la matinée sur le site http://www.emmaus-france.org . AP

RAG 34. Les lolo's 34

14:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

13.12.2006

Le médiocre bilan écologique des partis au pouvoir

LE MONDE | 12.12.06
Le rappel tombe à point nommé. Au moment où les prétendants à l'Elysée se livrent à une surenchère de promesses électorales en matière d'environnement, l'Alliance pour la planète - une coalition regroupant les principales associations françaises de défense, dont les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Greenpeace, le WWF - s'est livrée à un exercice inédit : évaluer dans le détail l'action des politiques lorsqu'ils étaient aux responsabilités. Le résultat, rendu public mardi 12 décembre, est sans appel. Les "performances" des partis au pouvoir depuis 1997, notées sur 20, sont affligeantes.

Méthode utilisée
Les partis ont été notés sur 24 propositions : production de 15 % d'énergie primaire à partir d'énergies renouvelables d'ici à 2012 ; arrêt de la dégradation des milieux naturels et ruraux ; établissement d'une écotaxe progressive de 0 % à 30 % sur les biens et les services ; interdiction des produits chimiques dangereux, etc.

Une note entre - 1 et 2 a été à chaque fois attribuée : négative si le parti a pris des mesures contraires à l'objectif proposé, positive s'il est allé dans le bon sens. Seuls les textes de loi, les amendements, les prises de position et les votes lors des débats au Parlement ont été pris en compte. Pas les déclarations de principe.

L'UMP arrive bonne dernière, avec 4,5/20. Son alliée l'UDF s'en sort légèrement mieux, avec 5/20. Le PC atteint 5,5/20, tandis que le PS arrache un 6,5/20. Seuls les Verts, qui ont plus souvent défendu des positions proches des attentes des associations, en particulier lors des débats parlementaires, décrochent une note supérieure à la moyenne, mais guère flamboyante : 11/20.

"Nous ne nous attendions pas à des scores aussi mauvais, commente Jean-Philippe Teboul, l'un des porte-parole de l'Alliance. Mais ils sont mérités. Ils reflètent un véritable déficit d'action." L'idée de noter les partis est née fin 2005. "Nous sentions la montée en puissance de l'écologie dans le débat politique, explique M. Teboul. Nous voulions faire en sorte que les politiques ne se contentent pas d'en parler plus, mais que des décisions allant dans le bon sens soient prises."

Pour ce faire, les associations ont élaboré une liste de 24 mesures concrètes, qui ont servi de références, et un barème de notation. Chaque mesure a été examinée isolément. "Nous avons été les plus objectifs possible, affirme M. Teboul. Il était impossible de connaître le score final avant le terme du processus de notation."

Sur certains sujets, droite et gauche se différencient nettement. Par exemple, dans la lutte contre le réchauffement climatique, la gauche plurielle - au pouvoir entre 1997 et 2002 - s'en sort mieux grâce à l'affectation de crédits au développement des transports en commun en ville. Tandis que Gilles de Robien, ministre des transports (UDF) entre 2002 et 2005, est épinglé pour "le programme massif de relance de la construction d'autoroutes et les réductions drastiques, dès 2003, des crédits aux transports en commun". Seuls les Verts "se sont illustrés par une opposition constante" aux autoroutes.

En dehors des Verts, droite (UMP-UDF) et gauche (PS-PC) sont fréquemment renvoyées dos à dos. Elles sont par exemple sanctionnées de la même façon pour leur manque d'encouragement au développement de l'agriculture biologique, leur absence de politique de lutte contre les substances chimiques dangereuses, ou encore la faiblesse des incitations à la réduction des déchets.

Les politiques de protection des espaces naturels sont, elles aussi, sévèrement notées. "Si des lois ont été votées pour contrer ou atténuer les dégradations (pollution de l'eau, des sols, étalement urbain), elles n'ont pas été respectées ou ont été remises en question par des parlementaires", note l'Alliance. Les associations regrettent que le critère du "développement économique" soit toujours privilégié pour justifier la création d'aéroports, de ports, ou de barrages, au détriment de l'environnement.

Même tonalité sur le thème de la fiscalité écologique, aujourd'hui évoquée par les candidats. Une fiscalité prenant en compte "les coûts environnementaux, sanitaires, sociaux dans les coûts de fabrication ou de prestation de services" n'a fait partie d'aucun programme de gouvernement.

Les ONG jugent durement l'action des divers ministres de l'environnement, toutes tendances politiques confondues. Certes, "leur place dans les gouvernements leur a rarement permis d'avoir le poids nécessaire pour s'imposer", font-elles remarquer. Mais, sur ce sujet, des propositions très ambitieuses ont été formulées par les candidats aux prochaines élections. Et toutes seront à leur tour évaluées en janvier 2007.

Gaëlle Dupont

RAG 34. Les lolo's 34

18:40 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

08.12.2006

Téléthon 2006, à 19h00 : C'est parti !



Un seul numéro d'appel : 3637

A bientôt sur notre blog.

medium_RAG341.369.pngRAG 34. les lolo's 34

17:10 Publié dans Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : AFM, Téléthon, Téléthon2006, téléthon, Généthon, RAG 34

Affaire de la disparition mystérieuse de JPK : 4 nouveaux témoignages

Quatre nouveaux témoignages dans l’affaire de la mystérieuse disparition du journaliste polynésien Jean-Pasal Couraud.
(juillet – octobre 2006)
Situation au 27 novembre 2006

1er témoignage

En juillet 2006, M.T., ex-GIP licencié, déjà rencontré une première fois en avril, donne des informations à la famille relatives aux déclarations de collègues l’ayant conduit à conclure à la réalité de l’assassinat de JPK, qu’il connaissait personnellement depuis la fin des années 80. Les propos qu’il mentionne ont été tenus bien avant les déclarations de Vetea Guilloux, par une des personnes soupçonnées d’avoir elle même participé à l’assassinat de JP. Cette personne est décédée dans le naufrage du bateau du GIP au large de Rimatara.
Par ailleurs M.T. raconte aussi qu’un membre de l’entourage proche de J.P.K. donnait des informations au GIP sur ses déplacements et ses activités.
M.T. est réticent lorsqu’il lui est demandé de s’exprimer auprès du juge ou des gendarmes par peur de représailles venant du GIP.

Une demande d’audition de ce témoin est effectuée auprès du juge lors de l’audition de Philippe Couraud le 5 octobre 2006. A ce jour, M.T. n’a toujours pas été entendu.

2ème témoignage

Dimanche 1er octobre 2006 - 19 h :
Exceptionnellement, Olivier Couraud se rend à son bureau pour affaires personnelles, le gardien, H.T., se trouvait à l’étage, tout prés. Il vient à sa rencontre et lui parle de JPK. Il l’aimait bien, sa femme avait été la nounou de son fils Vaimeho lorsque la famille habitait encore à la Pointe des pêcheurs, et Jean-Pascal lui venait souvent en aide (années 1993 – 1994). Olivier l’écoute puis, librement, H.T. commence à se confier.

Il dit avoir assisté à l’enlèvement de JPK vers les 15h30 - 16 heures mais ne plus se souvenir de la date exacte. Il se trouvait à ce moment là sur les lieux (Taunoa). Il circulait avec un collègue dans une voiture et suivait de loin le fourgon qui a enlevé Jean-Pascal. Ce fut un enlèvement musclé : homme et dossiers embarqués de force.
Puis menés à la flottille administrative à Motu Uta. Son collègue et lui les suivent en voiture discrètement. Arrivé sur place, JPK subit un interrogatoire dans le bâtiment de la flottille, à l’étage, interrogatoire dirigé par Rere Puputauki, « le sate (chauve) à lunettes de soleil », en personne, plus 4 autres hommes. H.T. et son collègue, également témoin, montent par une échelle derrière le bâtiment et observent la scène……
Olivier lui demande si Tino Mara était là, il dit que non. Il lui demande aussi - et Tutu Manate ?, H.T. répond, - oui il y avait un « Manate ».
L’interrogatoire de JPK dure assez longtemps, peut-être 1 heure et demi.
Les dossiers de JPK sont alors emmenés dans une chaloupe de la flottille au quai adjacent. Puis JPK se rend également à la chaloupe. S’ensuivent là encore des discussions. Rere fait des grands gestes. JPK répond aussi par des grands gestes signifiant son ras le bol. A ce moment là les 2 témoins de la scène sont démasqués sur le toit du bâtiment. Ils sont tabassés et virés (ou sens propre et figuré). La suite H.T. ne l’a pas vue mais on la lui a racontée et il la raconte.
Dans la nuit, JPK est emmené de force sur un navire en partance puis balancé en pleine mer entre Tahiti et Moorea, 4 parpaings de 15 attachés aux pieds. « C’est le chef mécanicien du bateau qui a vu et qui lui a raconté ». Il dit son nom. Il dit aussi qu’il y a d’autres témoins qui on tout vu et qui peuvent parler, une dizaine environ.
Il dit avoir porté plainte, chez les mutoi (police municipale) mais ceux ci ne l’ont pas cru.

Selon cette version des faits, l’enlèvement tel qu’il est raconté est possible car il se serait produit dans une tranche horaire durant laquelle un trou existait dans l’emploi du temps de JPK tel qu’il avait pu être reconstitué (départ de la mairie d’Arue vers 15h30, arrivée au centre commercial Tamanu vers 17h30). Toutefois, un tel scénario suppose que JPK serait reparti librement de la flotille (certainement reconduit à sa voiture) et aurait ensuite regagné son domicile. Il aurait alors été à nouveau enlevé quelques heures après dans la soirée avant d’être reconduit à la flotille, puis assassiné. Ce scénario est tout à fait plausible avec ce que l’on sait de la soirée de JPK.

H.T. dit avoir eu la visite de quelques membres de l’ex- GIP il y a 3 mois environ pour le questionner et l’intimider

C’est à cette époque que le comité de soutien avait indiqué dans un communiqué sa certitude sur l’assassinat, suite à des révélations faites par d’ex-GIP ; or les responsables du GIP savaient apparemment que H.T. était au courant de certaines choses à ce sujet ; il est donc plausible qu’effrayés par les déclarations du comité, les ex-GIP aient pensé que H.T. était la personne qui avait parlé à la famille de JPK.

Il dit également avoir reçu d’un avocat de Papeete dont il cite le nom, une convocation en « recommandé » et s’y être rendu. On lui a demandé de dire ce qu’il savait, ce qu’il a fait, puis on lui a dit que on ne le croyait pas.

Lundi 2 octobre 2006 – 19 heures
Olivier Couraud retourne sur place pour en savoir plus. Il tourne dans le centre et H.T. l’interpelle dans un endroit discret, il est inquiet, nerveux. Il dit avoir eu la visite d’un cadre éminent du Tahoera’a dont il donne le nom, vers 18h-18h30, sur son lieu de travail, et dans la journée, de quelques ex-Gip chez lui pour le questionner.

Olivier demande à H.T.ce qu’il faisait à Taunoa le soir de l’enlèvement et celui ci répond qu’il travaillait à ce moment là pour la cellule d’espionnage de la Flottille Administrative.
Lui et son collègue ont entendu à la radio (leur radio) un ordre qui ne leur était pas adressé : « rendez-vous à Fariipiti et enlevez le conducteur de la suzuki grise immatriculée …. » H.T. connaissait parfaitement la voiture de JPK et veut savoir ce qui se passe « J’aimais bien Pascal, il était gentil avec moi » comme pour justifier sa curiosité.
Olivier demande s’il est d’accord pour témoigner, il répond oui. Ils prennent rendez-vous pour le mercredi 4 octobre 2006 à 19h à la poste de Tamanu car il ne travaille pas le mercredi.

Mardi 3 octobre 2006
12h00
Olivier voit son frère Philippe au Manava, ils mangent et discutent. Ils aperçoivent James Lau, leur avocat dans l’affaire, marchant sur le trottoir. Philippe va le voir et lui raconte l’histoire.
Ils prévoient à ce moment là de faire protéger H.T. par des moyens privés.
Philippe demande à un proche de leur donner un coup de main pour effectuer cette protection.

18h00
Olivier se rend au centre Tamanu et aperçoit H.T. très fébrile, ayant la chair de poule. Il lui dit qu’un gros 4X4 avec vitres fumées et plusieurs gros bras à l’intérieur sont venus chez lui. Il a très peur maintenant. Il dit que c’est une voiture du genre de celle que possède une personnalité politique très connue, dont il cite le nom. Il dit que plusieurs personnes du Tahoera sont passées le voir dans la journée mais il ne sait pas dire qui. Il dit n’avoir pas pu dormir. Olivier lui demande de se calmer, qu’on va faire assurer sa sécurité dés ce soir.

20h30
Olivier et Fred, son beau-frère qui l’accompagne ce soir là, rencontrent la personne ayant accepté d’apporter son aide pour la protection de H.T., et Olivier lui fait un bref résumé de l’histoire. Ils se rendent au centre Tamanu et Olivier cherche H.T. qui semble se cacher. Il sort de l’ombre, il a peur. Il parle en tahitien, il oublie qu’Olivier ne le comprend pas. Olivier lui demande de venir pour lui présenter la personne qui l’accompagne. Il hésite puis le suit. S’ensuit une discussion d’1/4 h en tahitien. Notre ami le questionne, HT. se méfie mais parle. Il ne veut plus témoigner seul. Il a donné deux noms. Il veut la présence de 2 autres témoins qui pourront témoigner de la 2ème partie de l’histoire de JPK, la fin à laquelle il n’a pas assistée. »
Olivier part à la recherche de H.T. qui ne se montre plus car la présence et les propos tenus par notre ami l’ont semble-t-il effrayés. Fred le retrouve dans le bureau des vigiles. H.T. lui dit de ne jamais venir là, il se méfie de certains de ses collègues. Olivier va à sa rencontre et H.T. lui dit qu’il ne veut avoir à faire à personne d’autre qu’Olivier. Olivier s’y engage.
H.T. confirme qu’il acceptera de témoigner s’il n’est pas le seul.
Olivier lui demande un éclaircissement qu’il donne : un troisième témoin était sur le toit avec eux. Il est descendu en premier et s’est dirigé vers la chaloupe. C’est à ce moment là que les 2 autres restés sur le toit ont été surpris.
H.T. et Olivier se donnent finalement rendez-vous à 10h le lendemain sur la plage du Tahiti Village. Pas plus tôt car H.T. veut absolument se rendre d’abord à Carrefour pour acheter des jouets pour ses enfants.

22h50
Olivier et Fred décident de quitter les lieux. Ils avertissent H.T. qui leur dit :« C’est pas grave mon collègue vient d’arriver, ça va aller avec lui »
Il est beaucoup plus détendu, il plaisante, pour extérioriser.

Mercredi matin 4 octobre 2006 :
H.T. ne se rendra donc à aucun des deux rendez-vous qu’il a fixés à Olivier, ni celui du matin à 10 heures, ni celui du soir 19 heures, qui avait été antérieurement décidé entre eux.
Jeudi 5 octobre 2006
Olivier Couraud est entendu par le juge Stelmbach à qui il fait part des déclarations reçues de H.T. au cours des derniers jours, et mentionne les fortes pressions dont H.T. dit être l’objet pour le dissuader de parler.
H.T. est entendu l’après-midi même par le juge. Il reconnaît les déclarations faites à Olivier C. mais dit maintenant avoir inventé toute cette histoire, s’étant inspiré des articles de journaux.

8 novembre 2006 : Confrontation devant le juge d’instruction entre Olivier Couraud et H.T.
Le témoin dit, comme lors d’une première audition chez le juge, avoir inventé toute l’histoire racontée à Olivier Couraud, sur la base d’éléments publiés par le journaux. Il dit ne jamais avoir travaillé au GIP. Pourtant, divers proches du témoin ont confirmé à la famille (aucun doute possible selon eux) qu’ H.T. avait effectivement travaillé à l’époque pour ce que les gens désignent encore aujourd’hui sous l’appellation GIP.
Par ailleurs, il ne peut échapper à Olivier et à tous ceux qui connaissent le dossier qu’il a fourni de son plein gré des détails précis jamais mentionnés dans la presse (mais confirmés par d’autres témoignages), et que le déroulement des évènements tels qu’il les raconte, ainsi que les heures indiquées sont cohérents.
Le juge pose des questions orientées. Avec le témoin il ne va pas au fond des choses, et permet à celui ci de ne pas répondre aux questions de Maître Lau qui demande des explications. Olivier quant à lui n’est pas autorisé à adresser la parole ni au témoin ni au juge. Le témoin simule la surdité, infirmité particulièrement incompatible avec la profession qu’il exerce actuellement. Le juge fait également mine de croire le témoin lorsque celui ci prétend ne pas parler le français, et toute la confrontation se déroule avec un interprète.
Le juge relève bien sûr que le témoin ne travaillait pas au GIP. Affirmation évidente puisque le GIP n’existait pas à l’époque des faits. Les agents qui travaillaient alors dans ces équipes étaient soit des agents de la flotille administrative, soit des agents du SEP, société de gestion de déchets, à laquelle appartenait Vetea Guilloux en fin d’année 97, lors de la disparition de JPK.
A l’issue de cette confrontation, Olivier constate que le juge a constamment cherché à le prendre en défaut. Notre impression est que le juge se positionne contre la famille et instruit à décharge uniquement, semblant ne vouloir attacher aucune importance aux propos que H.T. reconnaît avoir tenu spontanément auprès d’Olivier Couraud.

Troisième témoignage

11 octobre 2006
Philippe Couraud rencontre pour la première fois un des nouveaux responsables de la flotille administrative (structure dans laquelle travaillent bon nombre d’ex GIP), nommé en février 2006. Il raconte comment, les premiers jours de son entrée en fonction, il avait été invité à prendre un verre un vendredi en fin d’après-midi par l’équipe de Rere Puputauki, ex chef des GIP. Au bout de la 2ème ou 3ème bière, Tutu Manate déclare de sa propre initiative qu’il n’ est pour rien dans la disparition du journaliste « popaa » (blanc), en parlant de JPK. Il est immédiatement repris par un de ses collègues qui le traite de menteur et fait allusion aux détails mêmes de la scène de l’assassinat à laquelle Tutu Manate aurait participé. La remarque jette un profond malaise dans toute l’assistance pendant un très long moment. Yannick Boosie, adjoint de Rere Puputauki est présent.
La scène rend très perplexe ce cadre de la flotille. Quelques jours après, Tutu Manate profère des menaces très précises à l’encontre de James Salmon, le ministre de l’équipement, indiquant qu’ils étaient capables d’avoir recours à la violence, y compris contre ses proches.
Ce nouveau témoin, cadre de la flotille administrative, considère aujourd’hui sur la base de tous ces éléments, propos tenus, attitudes, que ces hommes ont très certainement commis un assassinat sur la personne de JPK. Il nous indique être tout à fait disposé à faire part de ces éléments au juge d’instruction.

Dés le lendemain (courrier en date du 12 octobre 2006), il est demandé au juge de procéder à l’audition de ce nouveau témoin. Celui-ci n’a toujours pas été entendu par le juge.

Quatrième témoignage

27 octobre 2006 – 9h00
Mme T. demande à voir Philippe Couraud. Elle connaissait JPK et souhaite raconter ce qui se dit actuellement au sein de la flotille administrative, selon les déclarations d’un employé. Les ex-GIP licenciés impliqués dans l’assassinat de JPK n’étant plus rémunérés par l’administration, certaines personnes dont elle cite le nom continuent actuellement à leur verser des sommes d’argent en guise de salaires, car dés lors qu’ils ne seraient plus payés, ils raconteraient tous les détails de l’assassinat de JPK.

Auditions liées aux accusations du Comité de soutien relatives aux dysfonctionnement de la justice

Les accusations portées par le Comité de soutien ont visiblement fortement déplu et Philippe Couraud était à nouveau entendu le 9 novembre 2006 à ce propos, en présence d’un magistrat soupçonné d’avoir pu donner quelques informations à la famille de JPK à ce sujet.
Ce magistrat a refusé de répondre aux questions du juge et a contesté sa compétence pour l’interroger sur des propos qu’il aurait tenus concernant les dysfonctionnements de la justice, s’appuyant sur le fait que l’audition s’effectuait dans le cadre de l’instruction d’une plainte pour assassinat et complicité.
Par ailleurs, il a été indiqué au juge que s’il y avait lieu d’enquêter sur les dysfonctionnements de la justice dans cette affaire, il faudrait alors entendre également le vice-procureur qui, s’étant exprimé publiquement pour défendre le parquet au nom d’un syndicat de magistrats, a reconnu que l’affaire avait été mal gérée au moment des révélations faites par Vetea Guilloux en octobre 2004. De même, les magistrats qui se sont publiquement désolidarisés des déclarations du vice-procureur visant à défendre le parquet devraient aussi être entendus.
Par ailleurs, le juge a tenté d’entendre notre avocat James LAU comme témoin, sur la base de sa présence à nos côtés lors d’un de nos entretiens avec le magistrat mis en cause. Cette demande pour le moins surprenante a été catégoriquement refusée par notre avocat qui s’est appuyé sur le respect du secret professionnel pour exclure fermement toute intervention en tant que témoin.


Comité de soutien à JPK

Contact : [email protected]

Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD

Les articles de TAHITI PACIFIQUE magazine depuis nov 2004

A propos du GIP dite "la cellule d'espionnage" : Télécharger le rapport de la Chambre Territoriale des Comptes (pdf)


RAG 34. Lolo34

08:25 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Affaire JPK, Jean-Pascal Couraud, 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD, RAG 34

Téléthon et épiscopat : un obscurantisme que l’on croyait dépassé

L'AFM craint une baisse des dons pour sa campagne téléthon 2006, suite à une inutile contreverse lancée par l'épiscopat à propos de la recherche sur les cellules souches (à peine 1,5% des programmes de recherche de l'AFM).

Qu'on soit chrétien ou non, pratiquant et respectueux du message du Christ (Nouveau Testament) cette polémique d'un autre temps ne doit pas nous dispenser d'être généreux à l'occasion de ce Téléthon 2006. Bien au contraire, donnons encore plus !

Un principe républicain qu'on nous envie de plus en plus et obtenu en 1905 de haute lutte : c'est celui de la Loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat qui consacre la laïcité.

Alors soyons encore plus généreux que l'an passé !

Le communiqué du Secrétariat national du Parti Socialiste :

La prise de position de l’épiscopat français mettant en cause, à l’occasion du prochain Téléthon, certaines recherches sur les cellules-souches financées par l’Association Française de Myopathie comme ouvrant la voie à l’eugénisme, est d’abord choquante dans la mesure où cette association et ses recherches s’inscrivent dans le cadre des lois de la République, votées démocratiquement par le Parlement.

La précision de l’épiscopat selon laquelle « ce qui est légal n’est pas forcément moral » apparaît comme une concession de trop à certains groupes intégristes et comme une atteinte au principe de laïcité où, depuis 1905, le religieux ne doit plus exercer d’influence sur le pouvoir politique.

L’idée même que l’on pourrait « empêcher les chercheurs de chercher » pour faire progresser les connaissances et, demain, mieux soigner les malades, relève d’un obscurantisme que l’on croyait dépassé.

Communiqué du Secrétariat national

Un seul numéro : 3637 ou sur internet http://www.telethon.fr/




RAG 34. Les lolo's 34

01:15 Publié dans Actualités , Associations , Famille | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : téléthon, TELETHON, Téléthon et épiscopat, polémique de l'épiscopat contre le téléthon, AFM, téléthon2006, http://www.telethon.fr/

05.12.2006

Appel unitaire à tous les salariés du spectacle le 6 décembre

Journée nationale d’actions et de grève
(les préavis sont déposés)

Personne n’est plus à l’abri !
Il faut sauver nos métiers !

Manifestation bruyante et visible
Sortez vos chapeaux, costumes, échasses, instruments de musique, casseroles et tout le toutim... !

A Montpellier
Départ 10h00 de l’Opéra comédie


Trajet rue de la loge, préfecture, DRAC

Nous n’accepterons pas la régulation sociale de notre secteur par l’exclusion !

CGT Spectacle - SUD Culture

Collectif des Intermittents et Précaires

Sont appelés à se joindre à cette journée d’action

contre la casse de la protection sociale et la criminalisation des chômeurs

CGT Anpe, CGT Assedic, CGT Chômeurs SUD Anpe, Solidaires 34 Creer – Comités des Chômeurs



RAG 34. Les lolo's 34

10:15 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Photos/Dessins , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

04.12.2006

RESTOS DU COEUR : Lancement de la 22e Campagne le 4 décembre


Cette année, les Restos ont servi 75 millions de repas à plus de 670 000 personnes. Ces chiffres, malheureusement encore une fois en augmentation (+6,3% en un an !) inquiètent vivement les 48000 bénévoles, car au-delà de l’aide alimentaire, la priorité de l’association est de pouvoir sortir durablement ces personnes de la pauvreté. En les aidant à retrouver un emploi, à s’assurer un toit, et à reprendre le chemin d’une vie « comme tout le monde ».

Même si plus que jamais, la loi Coluche prouve sa profonde efficacité en permettant aux dons de progresser encore de 10%, même si le PEAD (Plan européen d’aide aux plus démunis, issu de l’action de Coluche pour ouvrir les « frigos de l’Europe ») a été sauvé et va être pérennisé, grâce à l’action conjointe des Restos et du gouvernement français, bon nombre de politiques locales et nationales ne sont pas encore à la hauteur de la situation.

Ainsi, tout en continuant leur action, les Restos vont se battre pour que les candidats aux élections de 2007 n’oublient pas de prendre ces problèmes à bras le corps dans leurs programmes.

Nos trois priorités pour 2006/2007 :

De l’hébergement d’urgence au logement

L’hébergement d’urgence ne répond pas aux problèmes des personnes qui vivent dans la rue. Trop peu de dispositifs de sortie de ces hébergements existent réellement. Les bénévoles en font le triste constat tous les jours, tant dans les structures d’hébergement des Restos qu’à travers les Camions et Maraudes de l’association.

Pour sortir de cette impasse, l’association a soumis au gouvernement, en mai dernier, des solutions concrètes :

- Diversifier les structures d’hébergement d’urgence afin de convaincre les plus fragiles de ne plus « vivre » dans la rue.

- Ouvrir des accueils de jour, pour ne pas remettre les sans-abris dehors dès 7 heures du matin.

- Créer des dispositifs de sortie vers le logement socialou la sous-location dans le privé, pour loger les nombreux « travailleurs pauvres », capables d’emblée de faire face à un loyer modeste.

- Inscrire dans la loi le droit opposable au logement.

- Favoriser la mixité sociale : l es Restos se sont d’ailleurs battus et ont obtenu la sauvegarde de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) qui impose aux municipalités un minimum de 20% de logements sociaux dans leur commune.

Les Restos luttent contre l’échec scolaire

Parce que les familles accueillies espèrent que leurs enfants ne connaîtront jamais la précarité qui est la leur, les bénévoles développent des structures d’accompagnement scolaire. Une cinquantaine d’ateliers va être mise en place dans l’année à venir pour combattre l’exclusion « à la racine ».

Les Restos attentifs à la nourriture qu’ils offrent

L’association a décidé d’aller plus loin sur un sujet où elle avait déjà pris pas mal d’avance en lançant dès sa création le principe de repas équilibrés et complets.

Parce que les Restos maîtrisent l’intégralité de leur chaîne de distribution alimentaire, ils ont les moyens d’agir sur l’équilibre nutritionnel : en effectuant des achats complémentaires pour atteindre une plus grande proportion de fruits et légumes dans les repas distribués, et en sensibilisant davantage à l’équilibre nutritionnel celles et ceux qui fréquentent les centres de distribution.

En savoir plus

RAG 34. Lolo34

22:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Restos du coeur, Coluche, précarité, exclusion, RAG 34

02.12.2006

« 143 jours de harcèlement démocratique » pour faire perdre Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

L’association RéSo et les comités AntiSarko qui regroupent plusieurs milliers de militants à travers toute la France autour du site antisarko.net, appellent la jeunesse à organiser « 143 jours de harcèlement démocratique » pour faire perdre Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

Dans l’entretien qu’il donne à la presse quotidienne régionale demain, Nicolas Sarkozy explique que « notre démocratie a besoin de franchise, d’honnêteté et de vérité ».

Cette exigence de vérité oblige à dénoncer le bilan désastreux de l’action de Nicolas Sarkozy au Ministère de l’Intérieur comme lorsqu’il était Ministre des Finances.

Cette exigence de vérité nécessite aussi de dire quel est le véritable projet de Nicolas Sarkozy pour la France à savoir une rupture républicaine fondée sur un triptyque ravageur : populisme, libéralisme et communautarisme.

Après avoir publié le livre Sarkozy dans le texte, l’association RéSo et les comités AntiSarko appellent donc à amplifier leur campagne contre Nicolas Sarkozy en menant, pendant les 143 jours qui nous séparent de l’élection présidentielle, des actions de harcèlement démocratique visant à faire tomber les masques et à démystifier le projet politique de l’UMP.

Dès demain, dans une quinzaine de villes de France, un tract appelant les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales pour faire barrage à Nicolas Sarkozy sera diffusé devant les universités.

Dans les jours qui viennent, d’autres initiatives seront prises par les comités AntiSarko et autour du site http://www.antisarko.net.

RAG 34. Les lolo's 34

11:51 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RESO, campagne antisarko, SARKOZY, RAG 34

01.12.2006

Harkis: 15.000 euros requis contre Georges Frêche

Le procureur de la République de Montpellier a requis jeudi 30 novembre 15 000 euros d'amende contre le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche en raison de ses propos tenus en février dernier à l'égard de deux harkis, a-t-on appris auprès de Me Patrick Baudouin, avocat d'une des parties civiles.
Le tribunal correctionnel a mis son jugement en délibéré au 25 janvier.

Georges Frêche, qui n'était pas présent à l'audience, était mis en examen pour "injures envers une ou des personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une race ou une religion". Il encourt une peine de six mois de prison et 22 500 euros d'amende mais n'est pas menacé d'inéligibilité.

Pour Me Patrick Baudouin, avocat parisien représentant l'association Générations mémoire harkis, "15 000 euros d'amende, c'est un peu hors de proportion par rapport aux propos de Georges Frêche et à son comportement".

La sortie du palais de justice, après les réquisitions, à 1h du matin, a été un peu agitée. L'avocat de Georges Frêche, Me André Ferran, a en effet signé une plaidoirie "très politique et éloignée du sujet juridique, ce qui a énervé une bonne partie de la salle", a rapporté Me Baudouin.

Vingt parties civiles étaient présentes, dont huit associations de harkis.

Ecouter le reportage de France Inter (6h37 le 1er décembre 06) :Déception pour les associations de harkis

RAG 34. Les lolo's 34

10:45 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Frêche, FRECHE, harkis, sous-hommes, RAG 34

Darfour : silence, on meurt

La guerre qui ravage le sud-est du Soudan se déroule dans une indifférence que ne peuvent accepter les socialistes français. Paul Quilès, député du Tarn et vice-président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, dénonce cette situation.

Comment les socialistes, qui se présentent comme des internationalistes, pourraient-ils rester insensibles à ce qui se passe au Darfour depuis plus de 3 ans ? Pour ma part, ayant présidé la mission parlementaire d’information sur le génocide rwandais, je suis particulièrement sensible au déroulement de ce drame. À plusieurs reprises, je suis intervenu pour attirer l’attention du gouvernement français sur l’inefficacité de la communauté internationale face à la dégradation tragique de la situation. Malheureusement, les inquiétudes que je manifestais il y a deux ans sont devenues de tristes réalités, avec un terrible bilan : plus de 200 000 morts, deux millions et demi de déplacés, menacés par la famine, les maladies et la mort, des viols, des massacres, des destructions systématiques.

Il faut bien dire qu’à part les cris d’alarme des ONG, qui y mènent une action courageuse et de plus en plus difficile, l’opinion publique est assez insensible au sort de cette région grande comme la France, confrontée à ce que Kofi Annan définit comme « l’enfer sur terre ».

Certains parlent de génocide, mais peu importe pour l’instant la qualification juridique de ces épouvantables exactions. L’urgence, c’est d’agir efficacement pour arrêter ce qui constitue une véritable épuration ethnique.

La situation est certes complexe : lutte entre factions, ingérence étrangère, attitude ambiguë de certaines grandes puissances. Les efforts de l’Union africaine et de l’ONU pour favoriser un accord de paix durable ont malheureusement été vains jusqu’ici et, devant la gravité de la situation, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé le 31 août dernier l’envoi de 17 000 casques bleus. Décision sans lendemain, puisque le président soudanais Omar el-Béchir continue à refuser le déploiement de cette force et menace même de la recevoir « comme le Hezbollah a reçu les Israéliens » (!).

En attendant, les massacres continuent, l’État harcèle le personnel humanitaire et les journalistes, soupçonnés de divulguer les exactions. Dernière provocation du président soudanais : l’expulsion du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour des propos qui ont déplu aux autorités.

Je connais les difficultés de la diplomatie ; je sais aussi les contraintes auxquelles sont soumis les gouvernements face à la nécessité d’une opération de maintien de la paix risquée, mais je constate également que certaines situations suscitent plus d’émotion et donc plus de volonté d’agir que d’autres.

On explique en général que l’hésitation de l’ONU à intervenir contre l’avis du gouvernement du pays concerné provient de l’interprétation de l’article 2 de la Charte des Nations unies (noningérence dans les affaires intérieures d’un État). C’est méconnaître l’évolution des esprits, puisque Kofi Annan lui-même a reconnu que « rien dans la Charte des Nations unies n’empêche de reconnaître qu’il y a des droits pardelà les frontières », ce qui fonde « la responsabilité de protéger ». Le mois dernier, en revenant sur l’écrasement de la révolte de Budapest par l’armée soviétique, il y a juste cinquante ans, on se lamentait sur l’état du monde à l’époque de la guerre froide et du partage de Yalta, qui conduisit à abandonner les insurgés hongrois à leur triste sort. Je ne peux me résoudre à ce que, dans quelques années, des campagnes viennent dénoncer – peut-être violemment – l’apathie ou l’inefficacité de notre pays et de la communauté internationale devant le drame du Darfour.

Je suis convaincu qu’une prise de conscience est indispensable et je crois qu’elle est possible, en particulier si les médias brisent le mur de l’indifférence. C’est dans cet esprit que je me suis récemment adressé aux responsables des grands organes de presse et d’audiovisuel pour leur demander de sensibiliser l’opinion sur le drame du Darfour, ce qui ne manquerait pas d’influencer les décideurs. Je le répète, il y a urgence : on ne peut pas attendre qu’après 200 000 morts, il y en ait 300 000, 500 000 ou 800 000, comme au Rwanda. Nous ne sommes pas ici devant une question diplomatique ou géopolitique, mais devant une question d’humanité. Face à ce drame, nous avons un devoir d’humanité. Je souhaite en tout cas que les socialistes en soient conscients et qu’ils prennent une part active aux actions qui seront menées pour faire cesser le martyre du Darfour.

Paul Quilès

L' hebdo des socialistes

Notre précédent post sur le Darfour

Clicker sur le logo pour accéder au site


RAG 34.Les lolo's 34

10:15 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DARFOUR, URGENCE DARFOUR, génocide, RAG 34

Procès Frêche : Déception pour les associations de Harkis.

15000 € d'amende requis contre Frêche lors de son procès hier au Tribunal correctionnel de Montpellier. Jugement le 25 janvier prochain. Les associations de harkis qui s'étaient porté partie civile expriment leur déception. un reportage France Inter.



RAG 34. Les lolo's 34

06:50 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FRECHE, Frêche, harkis, RAG 34

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida

Le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, est une date importante dans notre combat. En effet, elle constitue une occasion unique pour remobiliser le plus grand nombre autour du sida et de ses enjeux actuels. Elle est aussi une journée de souvenir et de commémoration de toutes les personnes disparues.

Le thème cette année est celui de la responsabilité, prôné toute l’année durant par World AIDS Campaign, qui en assure la promotion sous le slogan « STOP SIDA. Tenez la promesse ».

En savoir plus

Faire un don

RAG 34. Lolo34.

06:35 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SIDA, SIDACTION, RAG 34

25.11.2006

Disparition mystérieuse du Journaliste JPK : les dernières infos du comité de soutien.

RAG 34, solidaire du comité de soutien à JPK pour que la vérité soit faite sur sa disparition publie avec retard (la campagne des primaires PS ayant absorbé tout notre temps et notre énergie et enfin achevée depuis le 17 novembre dernier), les dernières infos concernant l'enquête toujours en cours.


disparition de JPK infos du 28 oct et du 2 octobre 2006
A propos du GIP dite "la cellule d'espionnage" : Télécharger le rapport de la Chambre Territoriale des Comptes (pdf)

Les articles de TAHITI PACIFIQUE magazine depuis nov 2004

Info et commentaires à la date du 28 octobre 2006

A tous nos amis membres et sympathisants du comité de soutien,

De nouvelles déclarations faites au juge d’instruction

Les deux frères de JPK, Philippe et Olivier Couraud, ont tous deux été entendus séparément le 5 octobre 2006 par le doyen des juges d’instruction du tribunal de Papeete, Monsieur Stelmbach. Dans un premier temps, des précisions et explications, ont été fournies quant à l’origine des déclarations du comité de soutien sur le fait que certains magistrats du parquet de Papeete étaient intervenus sciemment afin de perturber le bon déroulement de l’enquête.
Mais cet entretien a surtout été l’occasion de faire part des nouvelles déclarations reçues par la famille faisant état de manière plus précise et circonstanciée des faits déjà mentionnés par Vetea Guilloux, et citant l’identité de personnes qui auraient été des témoins directs de l’enlèvement de JPK et de son assassinat. La personne à l’origine de ces déclarations nous a indiqué par ailleurs les fortes pressions qu’elle avait subies dans le but de la dissuader de parler. Effectivement, si les propos qui nous sont tenus ne sont pas confirmés auprès de la justice, ceci constituera une difficulté certaine pour la progression de l’enquête.

L’enquête entre dans une nouvelle phase

Néanmoins, nous sommes incontestablement entrés depuis trois semaines environ dans une phase nouvelle avec la multiplication de divers témoignages allant tous dans le sens de la confirmation de l'assassinat de JPK. Il apparaît que la réalité de cet assassinat était connue de plusieurs personnes qui, par peur de représailles, étaient restées longtemps silencieuses. A l'évidence, les langues se délient aujourd'hui et nous nous attendons à d’autres déclarations au cours des prochaines semaines. Ceci ne fait que confirmer les certitudes que nous avions exprimées dans nos deux derniers communiqués des 4 mai et 2 octobre dernier.

Le suivi du fonctionnement de l'institution judiciaire

L’avancée de l’enquête et les conditions dans lesquelles elle est conduite face à ces témoignages que nous relatons au doyen des juges d'instruction du tribunal de Papeete au fur et à mesure qu'ils nous parviennent sont plus que jamais des préoccupations essentielles, d’autant plus que tous les observateurs ne cessent de nous dire que les retombées politiques de l’enquête seraient trop importantes pour que celle-ci aboutisse.
Néanmoins, avec vous tous, fort nombreux qui nous soutenez et nous encouragez à poursuivre notre action, nous voulons croire que nous pouvons encore aujourd’hui garder l’espoir que la justice aura la volonté et le courage de se donner les moyens appropriés pour faire aboutir cette enquête, alors même que les principaux auteurs de cet assassinat et leur meneur au moment des faits sont aujourd’hui identifiés avec de plus en plus de certitude.

Info et commentaires à la date du 2 octobre 2006

A tous nos amis membres et sympathisants du comité de soutien,

Notre dernier communiqué remonte à cinq mois environ. Nous y indiquions notre certitude quant à l’assassinat commis sur la personne de Jean-Pascal COURAUD, alias JPK, en décembre 1997 par des personnes salariées d’une structure administrative, très certainement à l’occasion d’un interrogatoire version commando, qui aurait mal tourné. Cette structure deviendra le GIP, groupement d’intervention de la Polynésie, quelques mois après.
Notre volonté de garder une certaine neutralité, Comité de soutien pour recherche de la vérité sur la nous avait décidé à ne pas vous signaler et à s’abstenir de commenter les évènements intervenus de mai à septembre 2006 concernant la reprise en main progressive de l’ex- GIP par le Ministère de l’équipement, son ministère de tutelle. Les faits nous ont semblé par ailleurs tout à fait significatifs en eux-mêmes (blocages du port, grèves illégales, occupations de locaux, agressions physiques, …). Nous notons aujourd’hui simplement qu’un petit groupe d’agents ont été licenciés pour fautes lourdes, et que les blocages et occupations des locaux administratifs ont cessé depuis une dizaine de jours, après plusieurs mois d’occupation. De l’avis de nombreux observateurs, ce retour à la normale ne pourra que faciliter la recherche de la vérité auprès des protagonistes supposés de l’affaire JPK. Par ailleurs, toutes les personnes impliquées par Vetea Guilloux figureraient parmi les agents licenciés.
Dans quelques jours, le 5 octobre, un nouveau rendez-vous avec le juge d’instruction Steimbach a été fixé à la partie civile. Il semblerait que le juge souhaite surtout entendre directement la partie civile suite à nos précédentes déclarations relatives aux dysfonctionnements de l’appareil judiciaire. Ces accusations s’appuient sur des éléments précis et incontestables qui ont déjà été ouvertement révélés lors de notre dernier entretien du mois de mai 2006 avec la juge Barruol qui n’avait pas jugé utile d’acter ces déclarations par un procès-verbal d’audition. Pourtant, trois membres du bureau du comité de soutien ont été ensuite entendus par la gendarmerie dans le courant du mois d’août 2006 simplement pour connaître l’origine de ces accusations qui mettent en cause l’objectivité et le rôle du parquet de Papeete dans ce dossier.
Aussi, nous nous permettons d’attirer l’attention de nos amis et sympathisants sur un article du Canard enchaîné du 27 septembre 2006 intitulé «Le procureur de Tahiti adore Chirac », épinglant le comportement du même procureur de la république, Jean Bianconi. Celui-ci, en octobre 2004, avait traité les révélations de Vetea Guilloux au mépris des règles de droit les plus élémentaires (voir nos précédents communiqués de la fin d’année 2004 sur le site du comité de soutien).
Mais au delà de dysfonctionnements, nous demanderons également l’audition de diverses personnes disposant d’informations extrêmement utiles pour l’enquête. Nous espérons enfin, plus d’un an et demi après notre deuxième dépôt de plainte, que le juge chargé de l’affaire aura enfin pris véritablement connaissance de l’ensemble des éléments du dossier afin d’être à même de mener une discussion constructive avec la partie civile, ce qui n’a malheureusement jamais été le cas jusqu’à présent. Un nouveau communiqué vous sera transmis ces prochains jours à l’issue de ce nouvel entretien avec le juge d’instruction.

Comité de soutien à JPK

Contact : [email protected]

Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD

A propos du GIP dite "la cellule d'espionnage" télécharger le rapport de la Chambre Territoriale des Comptes concernant ses activités.
RAG 34. Lolo34

16:50 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JPK, Jean-Pascal COURAUD, RAG34

23.11.2006

Pour voter contre Sarko en 2007, vous avez jusqu’au 30 décembre 2006 pour obtenir votre carte d’électeur !

RéSo lance sa campagne d’incitation à l’inscription sur les listes électorales.

Comment s'inscrire ?

Faire taire Sarkozy !





RAG 34. Les lolo's 34

15:20 Publié dans Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Réso, VOTER, RAG 34

16.11.2006

Lettre ouverte de Laurent Fabius aux militantes et aux militants socialistes

A quelques jours du 1er tour du vote de désignation du candidat socialiste, Laurent Fabius s’adresse directement aux militantes et militants dans une lettre ouverte.

Pour télécharger la lettre au format PDF, cliquer ici.

Chère camarade, cher camarade,

Je t’écris cette lettre car, à l’heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m’accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.

Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l’extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nous réussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s’ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l’urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?

Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d’alternance, pas une gauche d’apparence. Il faut d’urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.

Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C’est le sens de ma candidature.

- L’ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s’il est à l’unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l’opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l’Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J’ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l’égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.

- La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d’autant plus de chances de l’emporter qu’il aura inlassablement défendu l’identité républicaine de la France, et d’abord la laïcité, aujourd’hui mise en cause dans les quartiers, à l’hôpital, à l’université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l’école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.

- La volonté de mettre réellement en œuvre notre projet socialiste. Notre projet, c’est notre force face à la droite. Il est l’œuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l’urgence sociale et donne des outils pour préparer l’avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j’ai contribué à sa rédaction et que je l’ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d’achat et à l’emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l’Etat ; priorité réelle à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l’Union européenne. Je crois, moi, qu’il est prioritaire de nous battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en œuvre.

Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n’est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n’ont pas changé, ce sont celles de l’humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j’ai appris de notre expérience politique collective, j’ai entendu les Français et d’abord ceux qui espèrent en la gauche. J’ai tiré les leçons de 2002. J’ai pris la mesure de la dérive libérale de l’Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l’engagement réel d’une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu’il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s’allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j’ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.

Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c’est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l’emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.

La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n’est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n’est pas non plus un héritage immobile : c’est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en œuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n’accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l’égalité d’accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l’école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l’innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d’abord l’Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C’est cela la France forte et solidaire que je défends.

Chère camarade, cher camarade,

Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c’est la leçon de vie et d’action que j’ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.

J’ai confiance dans nos chances de succès en 2007. Dans les atouts de notre pays. Dans la capacité de mobilisation de notre peuple. Confiance dans notre Parti socialiste. Je crois en la politique. Sois libre et avançons ensemble, à gauche, pour gagner !


Laurent Fabius

RAG 34. Les lolo's 34

07:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

11.11.2006

Une vidéo de Ségolène Royal sur le Net fait des remous

Voir la vidéo
LEMONDE.FR | 10.11.06 | 19h45 • Mis à jour le 10.11.06 | 19h53

Alors que les débats télévisés ou régionaux se sont achevés cette semaine, la campagne pour les primaires socialistes a rebondi avec une vidéo pirate de Ségolène Royal diffusée sur Internet, il y a quarante-huit heures. Dans le cadre d'une table ronde avec les militants socialistes en janvier 2006 à Angers, le document la montre proposant que les enseignants des collèges passent 35 heures dans leur établissement, pour pouvoir, en plus de leurs heures de cours, apporter un soutien scolaire gratuit aux élèves en difficulté. La présidentiable socialiste a refusé vendredi d'entrer dans la polémique. .

Pour défendre cette proposition, le porte-parole de Mme Royal, Arnaud Montebourg, s'est livré à une explication de texte. "Le soutien scolaire doit pouvoir avoir lieu non plus dans le privé (...) aux frais des familles, mais au contraire dans le service public de l'éducation, pour tous les enfant qui en ont besoin, et gratuitement", a-t-il expliqué.

BEAUCOUP DÉNONCENT UNE MANIPULATION

C'est une proposition "simpliste" et "démagogique" qui méconnaît "le travail des enseignants en termes de préparation, de correction, d'évaluation", a aussitôt dénoncé l'UNSA-Education, deuxième fédération de l'éducation. Interrogé par l'AFP, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis a précisé :"Si elle l'a dit, le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas tout à fait le programme socialiste."

Mais beaucoup dénoncent la manipulation que constitue la publication de cette vidéo à une semaine du vote des militants socialistes pour désigner leur candidat à l'élection présidentielle. Même ceux qui ne soutiennent pas forcément Mme Royal ou sa proposition. "Il ne faut pas taper en dessous de la ceinture", a ainsi déclaré Laurent Fabius sur Europe 1. Et Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (première fédération de l'éducation), tout en exprimant son "désaccord" sur le fond, a refusé d'être "instrumentalisé". "Il y a une manœuvre dans cette affaire (...). Je veux me fonder sur la réalité des propos et des actes", a-t-il dit.

Cette vidéo aura-t-elle pour autant un effet sur le vote des militants ? "Je ne le pense pas, explique Stéphane Rozès, directeur du département Opinions de l'institut de sondages CSA, au cours d'un chat sur Le Monde.fr. "Le pays et l'électorat de gauche applaudissent en ce moment à toute proposition qui semble remettre à plat le contrat entre gouvernants, gouvernés et catégories sociales", argumente-t-il.

Constance Baudry

Lire aussi le billet de Jean-Paul Brighelli sur son blog "La reine est nue"

RAG 34. Les lolo's 34

10:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, Ségolène ROYAL les 35 heures au collège, RAG 34

10.11.2006

Le Monde nous publie, France Bleu nous écoute, Midiblogs de chez Midi-Libre nous boude...

Notre blog RAG 34 reconnu au sein de la blogosphère politique connait un "désamour passager" de la part du rédacteur en chef de la plateforme midiblogs. Il est vrai que dans l'Hérault : La Raison a ses raisons que nous n'ignorons pas. Le Monde a puisé dans notre blog cette semaine, pour informer sa rubrique "La campagne heure par heure" la lettre des mandataires héraultais de Laurent Fabius adressée à François Hollande concernant l' organisation "contreversée" du vote pour l'investiture socialiste le 16 novembre prochain dans notre département.

C'est quand la démocratie et l'information objective dans l'Hérault ?
Voir la rubrique : la campagne présidentielle, heure par heure.www.lemonde.fr


RAG 34. Lolo34

23:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, Lettre à Hollande, 2007lagauche, PRS, RAG34

07.11.2006

Laurent Fabius : Si je suis élu, le numéro deux du gouvernement sera en charge de l’environnement

6 novembre 2006
Laurent Fabius était l’invité des 4 vérités sur France 2.
Laurent Fabius, candidat à l’investiture socialiste pour la présidentielle, a contesté à Ségolène Royal le droit de se dire seule capable de rassembler la gauche du oui et celle du non, alors qu’il est « le seul qui ait voté au référendum comme la majorité des Français et des socialistes ».


Pour lancer la diffusion doubleclicker sur la fenêtre du lecteur dailymotion.

« Parmi mes soutiens il y a des partisans du non et des partisans du oui, comme, par exemple, Gilbert Mitterrand », le fils de l’ancien président, note M. Fabius dans une interview au Progrès daté de lundi.

Pour lui, il y a là « une question de crédibilité ».

« Il me semble que le Président français qui arrivera au conseil des chefs d’Etats et de Gouvernement européens en disant "j’exprime pleinement le vote des Français" aura une crédibilité au moins égale à celui ou à celle qui dirait "personnellement, j’ai trouvé génial le projet de Constitution mais je vous demande désormais de le changer car les Français sont d’un avis différent" », déclare le député de Seine-Maritime.

M. Fabius souligne aussi les différences entre lui, « un socialiste », et ses deux concurrents, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, qui sont dans une démarche « plutôt de type démocrate-sociale et blairiste », et « pas suffisamment volontariste ».

« M. (Nicolas) Sarkozy vient de trouver excellent le slogan de Ségolène Royal en faveur de l’"ordre juste", Dominique Strauss-Kahn, lui, propose une "société de confiance", formule d’Alain Peyrefitte et de Raymond Barre », note M. Fabius.

Il précise des différences de programme, comme sur la réforme des institutions : « République parlementaire nouvelle » pour lui, « régime présidentiel » pour eux.

En outre, alors qu’il est « partisan de faire de l’éducation le premier budget de l’Etat », eux « veulent surtout "dynamiter" notre système scolaire en confiant aux proviseurs le recrutement des enseignants ou en introduisant les chaires privées à l’université ».

M. Fabius se dit aussi favorable à une « réorientation de l’Europe face à la mondialisation », avec « un nouveau traité constitutionnel qui sera soumis à référendum » et « un traité social et fiscal », tandis qu’eux, selon lui, veulent « des projets plus flous ».

Il a expliqué vouloir donner une place beaucoup plus importante à l’environnement dans l’action du gouvernement.

Répondre dans le forum

RAG 34. Les lolo's 34.

12:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, effet de serre, réchauchement, NAIROBI, KYOTO, CO2

04.11.2006

Marie-Noëlle Lienemann : "La maison brûle. Alerte ça va coûter cher !"

Etrange société où la publication des coûts supposés du changement climatique aurait finalement plus d'impact que la prise de conscience de menacer l'espèce humaine et l'équilibre écologique de la planète. Décidemment, je ne me ferai jamais à cette échelle des valeurs qui place l'argent au dessus de tout.

La conférence de Nairobi sur le climat s'ouvrira, le 6 Novembre, justement pour préparer une nouvelle étape après le protocole de Kyoto et l'échéance de 2012. Mais ce qui vient au devant de la scène n'est pas ce travail laborieux des instances internationales, où se retrouvent les pays riches et les autres. Non, ce qui fait choc est l'étude britannique qui chiffre le coût de cette catastrophe écologique, à cinq mille cinq cents milliards d'Euros milliards, pour toute la planète. L'argent, toujours l'argent.

Je n'ai jamais partagé l'engouement de certains, même à gauche pour la régulation financière des problèmes environnementaux. Ils sont entrés avec bonne conscience dans la marchandisation de la pollution, espérant ainsi atteindre les objectifs de sa réduction. Je pense en particulier au système de bourses et d'échange, des fameux droits à polluer, appelés pudiquement permis d'émission. Cette méthode est fondée sur le principe que les entreprises pollueuses devaient avoir le choix entre faire elle même des investissements pour réduire les gaz émis ou financer d'autres entreprises ailleurs dans le monde qui diminueraient leurs pollutions. Bilan des courses, les entreprises chinoises sont les grands bénéficiaires de ce système qui donne une prime aux pays actuellement les plus polluants mais pas nécessairement les plus pauvres. Ainsi sous l'égide de la Banque mondiale, la Chine a encaissé, pour seulement 2 contrats concernant le renouvellement des centrales anciennes au charbon, 930 millions de Dollars. Depuis 2005, c'est elle qui a raflé la mise, en captant la moitié des marchés de ces émissions. Au regard de sa croissance actuelle et des richesses qu'elle accumule (sans bien les redistribuer) la Chine a les moyens de moderniser et de dépolluer son appareil productif sans les financements européens. De surcroît nos entreprises feraient mieux d'utiliser ces sommes pour améliorer leurs performances écologiques et réduire leurs émissions. En tout cas, si de l'argent doit être consacré à diminuer les gaz à effet de serre dans d’autres régions de la planète, mieux vaudrait aider les pays vraiment pauvres, à la reforestation, à l'utilisation du solaire ou à d'autres pratiques concourant à leur développement. J'ai toujours été hostile à ce système des droits à polluer, très contestable du point de vue de leur efficacité écologique et qui contribue à cette financiarisation et marchandisation généralisée qui déstabilise nos sociétés et accroît les inégalités. Un échange marchand fondé sur une allocation de droits à polluer, fixé par les Etats est déjà, par nature biaisé. Mais surtout, ce système dispense, les plus riches des efforts maximaux, ne contribue pas à l’accélération des innovations, ne soutient pas les politiques et comportements à long terme qui s’agissant de l’écologie et du changement climatique doivent être privilégié. En effet comme le fait remarquer le journal anglais " The Economist": "alors que les projets à court terme (comme la capture des " vilains" gaz chinois s'avèrent extrêmement rentables financièrement, les projets à long terme comme l'investissement dans des sources d'énergie plus propres n'intéressent guère les spéculateurs."
Et oui certains fondamentaux de la gauche sont encore et toujours d'actualité.

La commission européenne vient de faire le point sur l'engagement des européens sur le protocole de Kyoto. L'UE (à 15) s'est engagée solidairement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% durant la période 2008-2012, pensant plutôt atteindre cet objectif en 2010.. Or la commission note que les engagements pris par les Etats membres ne vont les diminuer que de 4,6%. Mais que l'UE pense échanger des permis d'émission avec les autres pays pour 3,6% et du coup atteindrait 7,2% Elle compte sur la reforestation naturelle de son territoire pour 0,8% et atteindre ainsi les 8% prévus.. Presque la moitié de l'effort serait ainsi réalisée par l’achat de droits à polluer, prétexte à ne faire chez nous que la moitié du chemin. Au passage, nous nous privons d’efforts d’innovations, de recherches qui seraient pourtant des atouts pour la compétitivité à venir de notre économie. Eh oui, Il vaudrait mieux être ambitieux pour inventer un développement durable.

La France est loin d’être dans les bons élèves selon les estimations de la commission Européenne, les mesures engagées amèneraient une augmentation de 6,4% de nos émissions, si nous mettons en place réellement toutes les dispositions supplémentaires présentées dans le plan de lutte contre le changement climatique nous serons encore à une légère augmentation de 0,5%. En clair que le compte n’y est pas. Alors il est fondamental que le prochain mandat du président de la République s’ouvre avec une loi de programmation qui oblige à des résultats concrets et conformes à nos engagements sur l’effet de Serre. Le temps de l’alerte est dépassé, est venu le temps de l’action.

Lire sur le même sujet notre note précédente

RAG34. Les lolo's 34.

10:27 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecologie, effet de serre, réchaufement climatique, environnement, nature, pollueurs payeurs, LIENEMANN

22.10.2006

ASSEMBLEE DEPARTEMENTALE de RAG 34


Assemblée départementale de RAG 34

En présence de :

Kléber MESQUIDA et René REVOL

à MONTAGNAC 34

LUNDI 23 OCTOBRE 2006

à 20 h 00

Salle du REX

N’hésitez pas à inviter le maximum de militants et sympathisants

A bientôt.

Contact : Annie Couderc Moneron

0670556527
[email protected]
[email protected]



RAG 34 (HERAULT)

21:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG 34, ASSEMBLEE DEPARTEMENTALE RAG 34, 2007lagauche

17.10.2006

17 octobre, journée mondiale du refus contre la misère

Le 17 octobre 2006, à l'occasion de la journée mondiale du refus de la misère trois associations : ATD Quart Monde, Amnesty International (AIF) et le Secours Catholique se sont associées pour publier le journal "Résistances».


Cette brochure unique de 16 pages, rédigée gracieusement par des journalistes issus de la presse nationale et régionale, et illustrée par des grands dessinateurs de presse, sera imprimée gratuitement et distribuée dans les 3500 principaux bureaux de poste français.


Cette année, le journal comprend des rubriques Logement, Emploi, Education/Culture, une page Enfants et un dossier central plus politique. Ce dernier rebondit sur l’enjeu majeur que représentent les élections présidentielles en proposant aux lecteurs-rices un appel aux candidats, les interpellant notamment sur une meilleure prise en compte du Pacte International des Droits Economiques, Sociaux et Culturels (PIDESC).

Le journal est GRATUIT et doit être diffusé le plus largement possible

Il sera distribué généreusement dans toute la France par les réseaux militants des trois associations.

SOMMAIRE :

Le journal du refus de la misère

La misère en chiffres

L'événement au Trocadéro et quelques autres lieux en France

Dans quelques mois, en France, auront lieu les élections présidentielles. écrivez aux candidats sur le thème du refus de la misère en France

En savoir plus sur la thématique

Lire l'article "Pauvreté : une violation des droits humains "
par Pierre SANE , Sous-Directeur général de l'UNESCO pour les Sciences Sociales et Humaines

Muhammad Yunus prix Nobel de la paix 2006 LIRE notre page spéciale


Où et comment SE PROCURER LE JOURNAL:

Le journal Résistances sera disponible dans de nombreux lieux publics comme les mairies, les lieux associatifs et militants, des commerces, des facultés, des lieux culturels, etc.

Pour des informations plus précises, consultez la liste des lieux de diffusion sur le site www.jeresiste.org qui met également à disposition la liste des 3500 bureaux de poste qui proposeront des exemplaires du journal en libre accès.


Télécharger le journal "Résistances"sur le site de "jeresiste.org"


Lieux où vous trouverez le journal Résistances (version papier)

RAG 34.les lolo's 34

11:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 17oct Journée mondiale du refus contre la misère, RAG 34

12.10.2006

Laurent Fabius : “Candidat du projet socialiste pour faire gagner la gauche”

Voici le texte intégral de la profession de foi de Laurent Fabius publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre.

Chère camarade, cher camarade,

En 2007, la France va choisir son chemin.

Soit c’est la droite qui l’emporte et notre pays glissera sur le toboggan libéral. Les droits, les solidarités, beaucoup de libertés seront remis en cause. La précarité s’aggravera. Les privilèges aussi. A l’échelle européenne, l’élection d’un président et d’une majorité de droite serait perçue comme l’alignement de la France sur le modèle économique dominant. Une victoire de Sarkozy marquerait le succès de l’ultra-libéralisme, du communautarisme et du bushisme. L’Etat serait placé entre les mains d’un homme agité et dangereux.

Soit c’est la gauche, et le vrai changement sera possible : nous le souhaitons et nous y travaillons de toutes nos forces. Dans le prolongement des conquêtes obtenues de haute lutte, face à la droite et aux intérêts de l’argent, par les gouvernements de L. Blum, F. Mitterrand et L. Jospin, le Parti Socialiste et la gauche pourront alors contribuer à bâtir une France forte et solidaire. Une France forte parce que solidaire.

Le défi est donc considérable. Il ne sera pas facile à relever. Mais il est à notre portée. Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. L’élection présidentielle de 2007 ne ressemblera pas aux précédentes, le contexte est inédit : une droite plus dure, une extrême droite plus menaçante que jamais, l’Europe à relancer et à réorienter, la mondialisation à maîtriser, la planète à sauver du réchauffement climatique et de l’embrasement nucléaire.

Face à ces dangers et à ces chantiers, l’espérance ne peut venir que des socialistes et de la gauche rassemblée. Les 16 et 23 novembre prochains, en métropole et Outre-Mer, chaque militante, chaque militant, camarade de longue date ou qui nous a rejoints récemment, aura à faire un choix.

Le sens de ma candidature est clair.

1. Je veux être le candidat du projet socialiste. Après avoir contribué à inspirer ce projet, j’ai pris 7 engagements pour 2007 qui le respectent et l’enrichissent : l’augmentation du Smic de 100 € dès le retour de la gauche au pouvoir ; la fin des exonérations inefficaces de cotisations sociales dans les grandes entreprises afin de stimuler les emplois jeunes, l’investissement des PME et la recherche scientifique ; l’intervention de l’Etat pour obliger réellement les maires à construire au moins 20 % de logements sociaux ; une loi-programme fixant nos objectifs précis pour la protection de l’environnement et la nomination d’un vice-premier ministre chargé du développement durable ; la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale face à la dépendance des personnes âgées et des handicapés ; un référendum dès septembre 2007 pour l’établissement d’une République parlementaire nouvelle, avec une démocratie sociale et territoriale étendue ; le refus de tout nouvel élargissement de l’Europe avant l’approbation d’un traité social et l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution respectant le vote des Français. Si je suis investi puis élu, je mettrai au cœur de notre action, comme le propose notre projet, l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens, la lutte contre les inégalités et la construction du futur de notre pays. Mon projet sera celui du Parti socialiste, avant, pendant et après la campagne présidentielle.

2. Je veux être le candidat du rassemblement de la gauche et des Verts. J’ai travaillé aux côtés de F. Mitterrand et de L. Jospin. Nous savons tous que la gauche ne peut l’emporter que si elle est rassemblée. Ce rassemblement doit s’opérer autour du PS. Il n’est possible que si le PS défend des valeurs, des propositions et des alliances clairement de gauche. C’est mon engagement. Mes combats sont ceux de la gauche rassemblée : le pouvoir d’achat, l’éducation et la recherche, les services publics, la laïcité, la social-écologie, l’Europe sociale. Mon ambition est que sur la base d’un contrat nous gouvernions avec les forces de gauche qui le souhaitent.

3. Je veux tirer les leçons de notre expérience collective pour mieux servir la gauche, la France et l’Europe. On ne s’improvise pas chef de l’Etat. Je connais bien la France rurale et urbaine. J’ai été ministre à plusieurs reprises, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale. Je sais ce que sont les épreuves du pouvoir. J’ai travaillé en équipe au service de la Nation et négocié au nom de la France dans les sommets européens et les enceintes internationales. Je suis l’élu de Grand-Quevilly et de la Seine-Maritime depuis plus de 25 ans, territoire ouvrier et populaire où les mots logement, chômage, délocalisations, besoin de services publics pour la santé et les transports ont tout leur sens. Ma candidature vise à donner un débouché politique aux attentes de nos concitoyens et une espérance à notre jeunesse.

Etre le candidat de notre projet socialiste, rassembler la gauche, tirer pleinement les leçons de l’expérience : ce sont pour moi 3 clefs de la victoire et de l’alternance, du succès aux élections puis aux responsabilités.

A l’inverse, nous devons éviter de commettre certaines erreurs.

La première consisterait à rechercher la victoire en oubliant notre identité et notre fierté socialistes. Notre identité, c’est le débat et la délibération collective. Notre identité, c’est notre projet. Evitons de le contredire ou de l’affadir ! Et débattons vraiment. Nous sommes socialistes. Nous l’emporterons si nous plaçons au cœur de la campagne nos thématiques, qui s’appellent le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, la santé ; la lutte contre la précarité, l’école, l’innovation, la culture ; la laïcité, la solidarité, le développement durable, la démocratie, l’Europe sociale. Plusieurs de ces priorités ont un coût : mais quel serait le coût pour la société et pour nous-mêmes si nous renoncions ? Nous traiterons également avec grand soin la sécurité ou l’immigration : faisons-le à partir de nos propositions et de nos convictions républicaines et humanistes. Ne courons pas après Sarkozy, qui lui-même court après Le Pen. Ne faisons pas le jeu des extrêmes en tenant un discours ambigu sur des sujets aussi décisifs que la carte scolaire, le regroupement familial ou la prévention de la délinquance. Si nos électeurs ne voient pas distinctement la différence entre gauche et droite, ils risquent de ne pas être au rendez-vous de 2007.

Une autre erreur à éviter serait de nous éloigner de nos partenaires de la gauche et des Verts pour lorgner vers le centre. Dans un monde où le profit à court terme domine, la volonté de peser sur le cours des choses est une exigence commune à toute la gauche et notre principale ligne de partage avec la droite. La tentation de tourner nos regards vers le centre plutôt que de considérer nos partenaires de la gauche et des Verts a été écartée par notre projet à la quasi unanimité : elle ne doit pas revenir sous une autre forme, de type blairiste.

La troisième erreur consisterait à nous fier aux sondages et non à l’expression profonde des citoyens depuis 2002. Les sondages ne font pas les suffrages. Aucun institut de sondage ne fera campagne à la place des militantes et des militants. Le renouveau souhaitable porte non pas sur les apparences, mais sur le fond. Nous avons à faire un choix de nature politique, en distinguant l’écume des vagues et la profondeur de l’océan. La profondeur de l’océan, ce sont les attentes que nos concitoyens ont exprimées avec force depuis quatre ans, soit dans les urnes, soit dans les mobilisations sociales. Depuis 2002 en particulier, mes combats sont en résonance avec ces aspirations profondes de notre peuple. Ils ont été ceux de la gauche mobilisée et victorieuse. Dans la bataille face à la droite, je ne flatterai pas l’opinion, je m’appuierai sur le Parti socialiste et sur ce mouvement de fond, pour l’emporter et préparer l’alternative.

Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. Je veux être digne de votre confiance et de votre volonté de gagner.

Le débat qui est devant nous n’est pas une « épreuve », mais une chance pour notre Parti. Réfléchir pour bien choisir, c’est cela, la démocratie. Les deux autres candidats qui se présentent aux suffrages des militants ont de grandes qualités, je partage avec eux beaucoup de convictions, nous avons aussi entre nous des différences et même sans doute des divergences. Alors, abordons-les avec franchise et fraternité pour nous rassembler ensuite. Si je suis désigné et élu, je souhaite m’entourer notamment de mes compétiteurs afin de constituer l’équipe de France pour le changement.

Chaque militante, chaque militant a dans ses mains une grande responsabilité. Au-delà des sensibilités et des débats passés, il s’agit de choisir, à travers une candidature, à la fois une ligne politique et une conception exigeante de la politique, une capacité à servir l’Etat. Il s’agit de désigner le candidat socialiste à l’élection présidentielle, donc potentiellement, le prochain président de la République. Je m’engage avec chacune et chacun de vous et je vous adresse mes très chaleureuses amitiés socialistes.

Laurent Fabius

Propositions, réflexions, discussions sur www.laurent-fabius.net

RAG 34. Les lolo's 34.

10:30 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

05.10.2006

John Monks : « On est revenu au XIXe siècle, avant l'Etat providence »

Dans cette interview publiée par le journal Libération du 5 octobre 2006, John Monks, secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), déclare qu'au sein de la social-démocratie européenne seul Laurent Fabius refuse l'idée que l'Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde qu'en bradant l'Etat-providence et en réduisant les services publics

Assiste-t-on en Europe à une explosion des disparités salariales à l'image de ce qui se passe en Grande-Bretagne ?

On voit s'installer sur notre continent l'explosion des déséquilibres engendrés par la mondialisation. On voit les grands gagnants de ce loto : des jeunes, citadins, éduqués, à la tête d'entreprises dans la finance, le management, la communication, les services, le conseil, l'énergie... Ils surfent sur une totale dérégulation des flux financiers, l'ultralibéralisme, la vague d'immigration planétaire. Ils profitent du changement de nature de notre société. Laquelle accepte de voir les inégalités se creuser, au nom de la compétitivité, de la flexibilité et du culte du profit. On voit aussi les grands perdants, les intérimaires, les mal payés, les non-qualifiés : main-d'oeuvre interchangeable face aux délocalisations, aux chantages des multinationales et au recul grandissant du rôle de l'Etat. Les gouvernements laissent faire ou ont peur d'agir.

Pourquoi cette démission face au besoin d'une réelle régulation ?

Ils relaient l'opinion largement répandue parmi les élites. Ces dernières pensent que l'Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde qu'en bradant l'Etat-providence, qu'en réduisant les services publics et qu'en brisant le pouvoir des syndicats à gérer les changements. Cette opinion se retrouve chez des hommes politiques de centre gauche comme Tony Blair, Gerhard Schröder et au PS. A part, peut-être, Laurent Fabius...

Que peuvent faire les syndicats face aux patrons des boîtes cotées à la Bourse de Londres qui voient leurs salaires flamber de 28 % alors que le salaire moyen des mêmes firmes s'élève de 3,7 % ?

Il faudrait peut-être commencer par indexer les salaires des dirigeants sur celui des salariés. Plus que jamais, on fait passer les intérêts du capital avant celui du travail, la cupidité et les propres intérêts des patrons et des actionnaires avant ceux des salariés et de l'entreprise. La décision de lier les rémunérations des dirigeants au cours boursiers de leurs entreprises a bouleversé la gouvernance d'entreprise en Europe. Et a engendré un fossé hallucinant.

Cette génération de précaires, de travailleurs jetables qui émerge, a longtemps été ignorée par les syndicats...

C'est vrai, on «recrute» dans le secteur public, les grandes entreprises. Que peut-on faire ? On doit mieux organiser les plus pauvres et les dépossédés, travailler avec les migrants doublement précarisés. On doit faire campagne pour mettre plus sous les feux de la rampe les fat cats, ces «chats» qui s'engraissent sur le dos des salariés. On doit bouger et être plus offensifs : le futur du syndicalisme dépend de notre capacité à nous mobiliser sur ces sujets...

Face au discours ambiant sur la «nécessaire flexibilité», la limitation des hausses salariales, l'Europe sociale tient-elle du mythe ?

Le boom des inégalités, la vitesse de ce boom sont une terrible menace pour l'Europe sociale. Et l'agressivité des stratégies des hedge funds (fonds d'investissements) encouragés par la libéralisation financière est potentiellement une menace mortelle pour l'Europe sociale. Et la Banque centrale européenne ne veut toujours pas comprendre que des hausses de salaire sont une composante de la solution et non du problème. Certes, l'Europe sociale n'a jamais été socialiste, mais elle a rarement été aussi malmenée.

La Banque mondiale vient d'ailleurs de l'épingler dans un rapport sur la pratique des affaires...

Selon elle, les pays qui exigent un préavis en cas de licenciement, qui fixent la semaine de travail à moins de 66 heures ou qui imposent des salaires minimaux supérieurs à un niveau très bas sont considérés comme peu propices aux investissements ! Au fond, le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne, même la Commission, tous campent sur le dogme du consensus de Washington, qui veut que le futur du monde, le bonheur, passe par des vagues de libéralisation de l'économie. Et qu'il faut éliminer toutes les barrières qui entravent la voie au libéralisme... Cette philosophie est fausse, nuisible, et on se battra pour démontrer qu'on peut être compétitif avec une réelle dimension sociale.

Il y a cinq ans, la CES était distante par rapport à la critique radicale portée par les altermondialistes. Aujourd'hui, vous êtes en phase...

Parce que la violence du système s'est radicalisée. Le capitalisme change. Les fonds d'investissement passent d'une firme à l'autre, d'un conseil d'administration à l'autre, spéculent, détruisent, engrangent. Ce sont des parieurs sur le court terme, à la limite de la légalité, qui s'engraissent dans notre nouvelle économie-casino. Même le secteur industriel s'est même aligné sur les nouvelles stratégies financières : rentabilité à 15 %, salaires planchers, droits du travail limés. L'équilibre est rompu. C'est le retour de l'économie de la fin du XIXe ! Avant l'essor du socialisme. Avant l'arrivée de l'Etat-providence. Avant l'éclosion des syndicats. Et ça, on ne peut pas l'accepter.

Par Christian Losson

RAG 34. Les lolo's 34

16:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : précarité, état providence, John Monks, 2007lagauche, RAG 34