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10.04.2008

Les lycéens ne désarment pas contre "la rigueur"

PARIS (Reuters)* - Pour la cinquième fois en deux semaines, les lycéens se sont mobilisés jeudi, à Paris et dans plusieurs villes de province, contre les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine dans l'Education nationale.

"Avec de l'éducation, on aurait des slogans moins cons"

Dans la capitale, au moins 30.000 manifestants, selon l'Union nationale lycéenne (UNL), 19.000 d'après la police, ont manifesté du jardin du Luxembourg jusqu'aux abords du ministère de l'Education.

"De plus en plus de lycéens se sentent concernés et le mouvement ira crescendo tant qu'on aura pas de réponse concrète", a déclaré à Reuters le président de l'UNL, Florian Lecoultre.

Il a souligné que son organisation n'était pas certaine de se rendre à la rencontre prévue vendredi avec le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos. "Le ministre doit faire des gestes et c'est loin d'être le cas", a-t-il dit.

"Faut-il un autre mai 68?", pouvait-on lire sur une banderole brandie par des manifestants parisiens.

Fereydou Kolyaie, un professeur âgé de 58 ans, a défilé avec une photographie du chef de l'Etat portant la mention "âne". "Que peut-on attendre de Sarkozy ? Il a raté son bac", a-t-il déclaré en brandissant un article du Parisien, selon lequel l'actuel président n'a eu son baccalauréat qu'au rattrapage.

Signe d'une hausse de la mobilisation, 5.500 lycéens et 400 fonctionnaires ont défilé dans la matinée à Grenoble, selon la préfecture de l'Isère.

A Lyon, un millier de lycéens sont descendus dans la rue, le double de la manifestation de mardi. A Toulouse, les manifestants étaient 3.000 selon les organisateurs et 1.700 d'après la police, contre 400 il y a deux jours. Dans le centre de Bordeaux, les manifestants étaient 500 à 600 à défiler.

"PATERNALISME POUSSIÉREUX"

Après une mobilisation déjà accrue mardi à Paris, l'UNL et la Fédération indépendante lycéenne (FIDL) ont reçu le soutien d'une quinzaine d'organisations syndicales, d'enseignants, d'étudiants et de parents d'élèves.

Dans un communiqué conjoint diffusé mercredi soir, ils réaffirment leur "volonté commune de défendre le service public d'Education aujourd'hui menacé".

Ils dénoncent les 11.200 suppressions de postes prévues cette année, dont environ 8.500 postes d'enseignants. Le secondaire devrait à lui seul perdre environ 8.800 postes.

"Les suppressions de postes, c'est le lot des lycéens malheureusement", a déploré sur LCI Florian Lecoultre.

"On a atteint d'une certaine manière le point de non retour car à plus de 35 par classe dans la plupart des établissements c'est impossible d'étudier en terminale", a-t-il déclaré.

Pour Xavier Darcos, interrogé jeudi par Le Parisien, "le nombre de manifestants évolue dans des proportions raisonnables et reste très concentré sur l'Ile-de-France".

"Derrière l'écran parisien, moins de 2% des lycées du pays sont bloqués", assure-t-il. Ses services n'ont diffusé jeudi que les chiffres de grévistes en région parisienne.

"Le fait que les manifestations reviennent tous les ans quasiment avec des degrés plus ou moins forts montre bien que ce n'est pas seulement une question de postes en plus ou en moins : ils manifestent un malaise", ajoute-t-il.

Un ton mâtiné de "paternalisme pour le moins poussiéreux", accuse le Parti communiste dans un communiqué.

"Ce n'est pas archaïque de refuser les suppressions de postes pour diminuer le nombre d'élève par classe quand on a pour objectif un enseignement de qualité", dit-il.

Xavier Darcos justifie les réductions d'effectifs annoncée par la baisse démographique. Les effectifs du second degré ont baissé de 145.000 élèves en trois ans et devraient encore reculer de 40.000 à la rentrée prochaine, dit-il.

*Photo prise le 10 avril 2008/REUTERS/Charles Platiau (c) Reuters

RAG 34. Les lolo's 34

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Commentaires

ZZZZZZZZZZZZ!!!! les lolo's


jeudi 3 avril 2008 :
Les lycéens contre Fillon "la rigueur".
Communiqué de la LCR.

En réponse aux déclarations de F.Fillon annonçant des coupes sombres dans les dépenses publiques, plusieurs milliers de lycéens mais aussi des enseignants ont manifesté dans les rues de Paris contre les 11 200 suppressions de postes dans l’éducation nationale à la rentrée 2008. Une nouvelle journée d’action et de manifestations est prévue jeudi 3 avril.

C’est par les mobilisations, les grèves, les manifestations qu’on pourra faire échec au plan d’austérité pluri-annuel planifié dans la Fonction publique : 35 000 fonctionnaires en moins en 2009 annoncé par le 1er ministre, 8O 000 suppressions de postes d’enseignants prévues sur quatre ans.

F. Fillon et N. Sarkozy, après avoir arrosé, avec le paquet fiscal de 15 milliards d’euros en juillet 2007, les couches privilégiées de la société, asphyxie la fonction publique et l’éducation nationale. La LCR soutient les manifestations des lycéens et des enseignants, appellent à y participer pour l’annulation des 11 200 suppressions de postes, contre le Bac pro en 3 ans et la liquidation du BEP, et le rapport Pochard qui vise à justifier les suppressions de postes par une avalanche d’heures supplémentaires et à détruire les droits sociaux des personnels enseignants. X. Darcos doit céder !

Le 1er avril 2008.

Ecrit par : buzzcitywild | 10.04.2008

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