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30.03.2008

Fabius : prochains RDV médias

Laurent Fabius sera l'invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1 le dimanche 30 mars de 18h à 19h.

Jeudi 27 au soir, Laurent Fabius était l'invité de la seconde partie de l'émission "A vous de juger" sur France 2 consacrée à la Chine, au Tibet et aux JO. Vous pouvez retrouver cette émission à cette adresse: http://programmes.france2.fr/a-vous-de-juger/41385009-fr....

Toute l'information de Laurent Fabius sur www.laurent-fabius.net

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RETRAITES : Cotiser plus pour être plus pauvre

Revue de presse de Clotilde DUMETZ (France Inter)

Extrait: L'entente formidable

On commence avec un chiffre... 20.000...

C'est le nombre de centenaires en France aujourd'hui... 20.000 personnes à avoir passé plus d'un siècle sur Terre, rapporte Le Figaro... En 2050, ils seront, nous serons 60.000...

Autrefois, on les auscultait, ces centenaires, pour connaître le secret de leur longévité... Aujourd'hui, avec l'espérance de vie qui ne cesse de progresser (84 ans et demi pour les Françaises, championnes européennes), la question est plutôt de savoir jusqu'où nous irons...

Dans Le Figaro, on apprend qu'il y a encore une importante marge de progression... avec cette bonne nouvelle : les années gagnées semble se dérouler en meilleure santé... L'espérance de vie sans incapacité augmente elle aussi...

Ainsi donc, nous vivons plus longtemps et en meilleure santé... Conséquence logique : nous pouvons travailler plus...

Le dossier de la réforme des retraites est à la Une de plusieurs de vos journaux ce matin... La Croix se demande "comment réformer les retraites ?"... alors que se sont ouvertes hier de nouvelles discussions entre l'Etat et les partenaires sociaux...

Le Figaro précise que "le gouvernement va proposer un texte aux syndicats, avant de les revoir dans quinze jours"...

Et ce matin, les commentaires tournent donc autour des 41 ans de cotisation... Cela semble logique... sauf que derrière la théorie, il y a la pratique...

Et là, Jacques Guyon analyse, dans La Charente Libre : "Si l'idée de 41 ans de cotisation ne passe plus, c'est à cause des données objectives sur le taux d'emploi des seniors... En France, tout juste 38% des 55-64 ans travaillent, ce qui est très loin des 50% fixés pour 2010 par l'Union européenne... Du coup, poursuit Jacques Guyon, allonger la durée de cotisation, alors même que les entreprises ne tiennent pas leurs engagements sur l'emploi des seniors, cela signifie, mécaniquement, baisser le niveau des pensions"...

Une inquiétude que HD... L'Humanité Dimanche... affiche en Une cette semaine... En photo : un couple et ses deux enfants... et ce titre : "Générations sans retraites ?"... Parce que, interroge l'hebdomadaire, "qui pourra encore travailler 41 ans et plus à temps plein ?... Et sinon, quelles seront les conséquences sur le niveau des retraites ?"...

"Il faut améliorer l'emploi des seniors avant d'allonger les cotisations"... C'est le secrétaire national de la CFDT, en charge des retraites, qui le dit dans La Croix...

Et sur ce thème, tout le monde est sur la même longueur d'ondes... Dans Les Echos, Dominique Seux analyse aussi que "le travail après 50 ans est un obstacle plus important que prévu, et le risque est élevé qu'il le demeure"...

Et un sondage, dans le même journal, confirme que les Français aspirent à partir à la retraite dès que possible... et que les entreprises ont encore besoin d'être convaincues de la nécessité de retarder ce départ...

L'éditorialistes des Echos en veut pour preuve que "le CDD senior, inventé par le patronat et les syndicats sous les acclamations, a fait un flop complet"... Pour Dominique Seux, "il est probable que seuls le recul du chômage et les pénuries de main-d'oeuvre viendront à la rescousse de l'intérêt général"...

Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger va plus loin... "La vérité, écrit-il, c'est qu'il faudra sans doute agir sur tous les leviers à la fois : à l'avenir, on travaillera plus longtemps... on paiera les cotisations plus cher... et on touchera des retraites moins élevées"...

Une équation qui fait s'interroger Jacques Béal, dans Le Courrier Picard : "Peut-être faudrait-il imaginer d'autres ressources en complément, comme des taxations sur les revenus du capital ?"...

HD a fait le calcul : "Appliquer aux revenus financiers des entreprises le même taux de cotisation qu'aux salaires rapporterait 20 milliards d'euros de ressources par an"...

Vendredi 28 mars 2008.

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09:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Ni pauvre ni soumis : Les adhérents APF de l'Hérault témoignent (vidéo)



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09:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"ni pauvres, ni soumis" crient "leur révolte"

PARIS (AFP) - Plusieurs milliers de personnes, malades, handicapés, invalides et leurs accompagnants, venus de toute la France, ont manifesté samedi à Paris à l'appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis" pour exprimer leur "révolte" et réclamer un revenu "décent", au niveau du SMIC brut.

Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles ont défilé aux cris de "On veut des sous!", derrière une banderole "handicap, maladie invalidante: l'urgence d'un revenu d'existence".

En fauteuil ou sur des béquilles, guidés par une canne blanche ou un chien, les manifestants, évalués à "pratiquement 35.000 personnes" par les organisateurs et 16.500 par la police, rassemblaient l'ensemble du monde des "accidentés de la vie" pour une mobilisation "historique", a indiqué Arnaud de Broca, président de la Fnath, une de la centaine d'associations membres du collectif.

Une délégation a été reçue à l'Elysée pour remettre une pétition comportant 80.000 signatures.

"C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés (AAH), ndlr), qu'avec ça, on ne peut pas vivre", a ajouté M. de Broca.

Beaucoup brandissaient des panneaux jaune et noir, couleurs du collectif portant le slogan "handicap + pauvreté = double peine". Dans le défilé également, des sourds-muets, des trisomiques, arrivés avec quelques-uns des 13 trains, 5 avions ou 700 autocars affrétés pour l'occasion.

"Sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait 30 ans qu'on ne veut pas en parler, on est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF).

Edmond Thomas, 57 ans, paraplégique depuis 35 ans après un accident de moto, venu de Valence (Drôme), résume le problème à sa façon: "J'ai dû appeler ma banque pour augmenter mon autorisation de découvert à -700 euros".

"J'arrive à me débrouiller", estime-t-il. "Je viens plus pour le +Ni soumis+ que pour le +Ni pauvre+, parce qu'en Belgique ou dans les pays du Nord, les handicapés sont mieux considérés. C'est une question de dignité et de droits de l'Homme", s'emporte cet homme.

Quelque 810.000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, reçoivent l'AAH.

Bernard, 58 ans dont 54 cloué dans un fauteuil roulant par la poliomyélite, estime avoir "eu de la chance": il a pu travailler pendant 30 ans à mi-temps comme psychologue.

Il s'est déplacé de Bretagne par solidarité. "Moi, j'ai pu travailler, donc j'aurai une petite retraite, mais pour d'autres, c'est difficile", explique l'homme, qui hausse les épaules lorsqu'on évoque l'augmentation de 5% de l'AAH annoncée par Nicolas Sarkozy, quatre jours avant la manifestation.

"Ca ne fera pas passer les gens au-dessus du seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule)", rappelle-t-il.

Daniel M., 46 ans, membre de l'association Aides, s'accroche à son travail dans le milieu hospitalier malgré sa séropositivité. "Je n'ai pas demandé l'AAH parce que je veux travailler le plus longtemps possible", explique-t-il. "Mais je connais beaucoup de gens qui ne vivent qu'avec l'AAH et pour eux c'est souvent l'exclusion sociale".

"Je viens aussi pour mon avenir, parce que je sais que j'aurai besoin de l'AAH quand je ne pourrais plus travailler", ajoute-t-il.

Appuyé sur une perfusion à roulettes débranchée, il se dit "épuisé" par les quatre heures de marche et station debout. "Mais j'irai jusqu'au bout, c'est trop important".

Simon VALMARY AFP - Samedi 29 mars, 22h13

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08:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.03.2008

Ensemble contre le sida : appeler le 110

Le sidaction 2008 est lancé

Faire un don en ligne : http://www.sidaction.org/

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17:17 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

COMMUNIQUE : Journée de la Terre à Grabels (34)

COMMUNIQUE : La municipalité de Grabels s’associe à la Journée nationale de la Terre qui a lieu le 29 mars. Un arbre est planté ce jour-là en signe de solidarité avec une population privée de terre.

Cette année le maire, René REVOL, entouré de son Conseil municipal, plantera un olivier à 11h, en haut de l’amphithéâtre de la Valsière (suivre fléchage, du bas de la Valsière à la rue Hilaire Bernigaud). Dressé face à la Méditerranée, cet olivier sera un symbole de paix et de solidarité avec le peuple de Palestine, pour que ses habitants obtiennent l’accès à la terre par le respect du droit, et que s’instaure enfin la concorde entre les peuples.

Outre René Revol, Dominique Rousseau, Professeur de Droit constitutionnel, Membre de l'Institut Universitaire de France, Houria Ackermann de l’Union juive française pour la paix ; Kamal Mahmoud de l’Association des Palestiniens en France de Montpellier prendront la parole ; les enfants des écoles liront des poèmes sur la paix.

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15:16 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.03.2008

Les mécomptes de la droite

Le projet de budget 2008 adopté à l’automne dernier, était fondé sur des paramètres économiques et financiers qui se révèlent, aujourd’hui, totalement erronés.

La parité Euro -Dollar n’est pas de 1,37 mais de plus de 1,5.

Le prix du baril de pétrole n’est pas de 73 dollars mais de plus de 100.

L’inflation annuelle sera nettement supérieure au seuil des 2% en raison notamment de la hausse des prix des produits de première nécessité, qui pèse directement sur les ménages les plus modestes.

Quant à la croissance, elle n’atteindra ni 2,25, ni 2,50, mais restera inférieure à 2% comme tous les instituts de conjoncture le laissent entendre depuis plusieurs mois.

Ou bien le gouvernement et la majorité parlementaire se sont trompés par incapacité à anticiper, ou bien ils ont trompé les Français au moment du vote du budget.

Aujourd’hui alors que la période des élections municipales et cantonales est passée, le pouvoir admet progressivement la réalité, par petites touches.

Le pari du « paquet fiscal » de 15 milliards d’euros accordés à quelques privilégiés a définitivement échoué. Celui de la croissance et des progrès du pouvoir d’achat aussi.

La détérioration de la situation économique, que le gouvernement ne parvient plus à masquer, aura de graves conséquences sur les recettes.

En fait, depuis dix mois, le pouvoir a multiplié les mauvais choix, privilégiant l’inégalité sociale et la rente, au détriment de l’investissement productif, de la recherche et du monde du travail.

Ce sont aussi ces facilités-là, que les Français ont lourdement sanctionnées, les 9 et 16 mars dernier.

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Le plan choc de SARKOZY



Même si le gouvernement a nié qu'un plan de rigueur était prêt, une cascade de réformes va être engagée, dès les prochains jours, plus amples encore que ne le soupçonnait la gauche. Réforme de l'Etat, refonte des impôts, réformes du marché du travail et des retraites: Nicolas Sarkozy a choisi de forcer l'allure. Mediapart a mené l'enquête. (http://www.mediapart.fr) par Laurent Mauduit.

Tout au long de la campagne des élections municipales, la gauche a fait grief au gouvernement de tenir secret un plan de rigueur, prêt à entrer en application sitôt le scrutin passé. Ce dont le gouvernement s'est défendu, assurant qu'on lui faisait un mauvais procès. Pourtant, le plan existe, massif, coordonné, auquel travaillent l’Elysée et le gouvernement depuis de longues semaines et qui va entrer en oeuvre dés les prochains jours. Un plan englobant des réformes peu ou pas du tout évoquées durant le débat électoral de ces dernières semaines.

Pourtant, François Fillon et nombre de ses ministres n’ont pas tort de se récrier et jouer avec le mot. Parce que ce qui se prépare n’est pas un plan de « rigueur » à l’identique de celui mis en oeuvre par les socialistes lors du virage des années 1982-1983 par exemple. Il s'agit plutôt d'un plan de réformes «structurelles» - comme disent les experts -, c'est-à-dire d'un ensemble de mesures transformant en profondeur l’architecture même de l’administration ou certaines règles de la protection sociale. Et il n’y a pas que les services publics ou le train de vie de l’Etat qui seront touchés. De la réforme du régime général des retraites, avec le passage aux 41 ans d’activité, jusqu’à une possible suppression pure et simple de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) [3], l’augmentation de certaines taxes, en passant par la remise en cause de nombreuses aides sociales, la «banalisation» du Livret A ou encore la privatisation partielle, dans les tous prochains mois, d’Areva, le champion du nucléaire français, le plan de travail du gouvernement va être musclé.

Certes, d’autres mesures sont dans les tuyaux et viendront compenser l’âpreté de ce qui précède, en matière de pouvoir d’achat (le SMIC, l’intéressement), de redéploiement de certains crédits (les 500 millions d’euros du plan banlieue par exemple), d’aide aux entreprises et de droits nouveaux pour certains salariés parmi les plus précaires. N’empêche, si le gouvernement va au bout de ses intentions, la France va connaître un des bouleversements les plus radicaux de son histoire.

Avant d’en dresser l’inventaire, encore convient-il de garder à l’esprit trois éléments de contexte.

Un : la conjoncture économique s’avère plus dégradée que ne le pensait le gouvernement à l'automne dernier. A l'époque, quand le projet de loi de finances pour 2008 a été débattu par le Parlement, il reposait sur des hypothèses économiques plutôt favorables: un baril de pétrole à 73 dollars; un euro à 1,37 dollar; et, au total, une croissance de l'économie française en 2008 comprise entre +2% et +2,5%. Or, dans l'intervalle, sous le coup notamment de l'entrée en récession des Etats-Unis, la conjoncture mondiale s'est fortement assombrie. Et la conjoncture française en a été affectée. En bref, avec un baril à plus de 110 dollars, un euro qui a grimpé jusqu'à 1,55 dollar et une croissance française qui ne devrait guère dépasser 1,5%, les finances publiques vont en faire lourdement les frais.

Deux : la dette publique hante les esprits, notamment celui de Nicolas Sarkozy qui ne rate jamais une occasion de pointer les 1.100 milliards d’euros que le budget se traîne, et il n’est pas étonnant que Michel Pébereau, le président du conseil d’administration de BNP Paribas, l’auteur d’un rapport véhément [6] sur le sujet ait été impliqué dans ce qui se mijote.

Trois : nos partenaires européens commencent à perdre patience et exigent que la France se remette dans une conformité budgétaire compatible avec les traités et l’esprit dans lequel les 27 sont tombés d’accord pour maintenir la croissance sur le vieux continent.

Du coup, la gauche a tort d’estimer à 20 milliards d’euros le plan en question [7]. En fait, c’est un ensemble beaucoup plus vaste, dans son ampleur et sa durée, qui est en gestation et qui va très au-delà du seul volet des finances publiques. En voici les grandes lignes :

>> La Révision Générale des Politiques Publiques.
Lancée le 10 juillet 2007, par Nicolas Sarkozy, cette « RGPP » fait peu parler d’elle. Après une première vague d’une centaine de mesures annoncées le 12 décembre, elle débouchera en mai sur un second comité de modernisation qui s’annonce « salé » si l’on en croit les rares indiscrétions qui filtrent. Il s’agit pourtant non seulement du plus important plan social sur la période 2008-2012, mais de surcroît de la plus ambitieuse tentative de l’Etat de se réformer. Sans coup férir, la RGPP a déjà décidé la suppression du Haut Conseil de la Coopération Internationale ou de 30 des 35 directions du ministère de l’Ecologie, des services départementaux de Météo France ou le transfert des forces mobiles vers des tâches de sécurité publique.

Qui en a entendu parler ? Le secret ne doit rien au hasard : désireux de réfléchir « sans tabou » à des réformes potentiellement explosives et de les mettre en œuvre de manière coordonnée, ses promoteurs ont organisé les choses de telle sorte que rien ne filtre. Une à deux fois par semaine, un tout petit comité se réunit et pilote une cohorte d’auditeurs issus de la haute fonction publique mais aussi de cabinets privés ainsi que les services de Bercy, et passe au crible les budgets et les structures des trois fonctions publiques mais aussi les comptes sociaux. Présidé par Claude Guéant, secrétaire général de L’Elysée, et Jean-Paul Faugère, directeur du cabinet du premier ministre, ce comité de suivi comprend notamment, le ministre du budget, Eric Woerth, le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, et son homologue du Sénat, Philippe Marini, le receveur général des Finances, Philippe Parini, et donc Michel Pébereau. Eric Besson, le secrétaire d’Etat en charge de l’évaluation des politiques publiques, est souvent de la partie.

L’objectif financier de l’exercice est clairement fixé. La France n’honorant pas son engagement européen d’amener ses finances publiques à l’équilibre en 2010, elle doit y parvenir au plus tard en 2012 [8]. Comme un simple plan d’austérité, fut-il de 20 milliards d’euros, n’y suffira pas, la « RGPP » constitue le moyen d’atteindre l’objectif. Le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, des mesures d’économies ici ou là permettent de crédibiliser la promesse française. D’après les experts- Nicolas Sarkozy lui-même à l’occasion du lancement de la démarche a suggéré un objectif de 150 milliards d'euros.

Mais ce n’est pas tout. Toutes les missions et fonctions de l’Etat, parfois même les valeurs, sont une à une passées en revue, en présence ou pas du ministre concerné. Les résultats des élections municipales ne changeront rien. Au contraire. « Pas de pause », a dit François Fillon. Le « reformatage global de la machine publique », selon l’expression de Philippe Marini à Mediapart, est en marche. Gilles Carrez est encore plus direct quand il prétend « porter le fer sur toutes les interventions publiques et notamment sur toutes les aides sociales ».

Le terme « rigueur » retrouve là une vigueur toute « barriste », du nom de l’ancien premier ministre. Ne faut-il pas envisager une mise sous conditions de ressources des allocations familiales ? Ou supprimer demi-part supplémentaire pour l’impôt sur le revenu accordé à un parent ayant élevé seul son enfant ? Peut-on convier les assurés sociaux à participer davantage au financement de leur propre couverture maladie ? Comment procéder à une remise à plat des aides au logement ? Voici, à titre d’exemples, quelques réflexions qui ont récemment été explorées par le comité de l’Elysée. Et à chaque fois, la même interrogation sous-tend le débat: « Cela contribue-t-il au déficit zéro » ? « Cette question est la monotone de chacun de nos rendez-vous », s’amuse Philippe Marini. On lira ici [9] le détail de quelques uns des travaux engagés par le groupe de l'Elysée.

Le statut des fonctions publiques dans la tourmente
Dés ce mardi 18 mars, le Conseil supérieur de la fonction publique examine un projet de loi et les décrets afférents à la mobilité des fonctionnaires. Comme on le lira, cette démarche s’intègre complètement dans le cadre de la RGPP et peut déboucher dès cet automne sur une négociation avec les syndicats sur l’unification des trois fonctions publiques autour de la notion de métiers. Cassant les 1.000 statuts particuliers qui composent aujourd’hui l’administration.

>> La revue générale des prélèvements obligatoires.
Dans le même mouvement, le gouvernement prépare une remise à plat totale de la fiscalité française. C’est la ministre des finances, Christine Lagarde, qui a été chargée de conduire cet audit complémentaire – baptisé, par symétrie, la « RGPO » dans les mêmes sommets du pouvoir. Là encore, les choses vont s’accélérer brutalement sitôt les élections passées. Il s’agira « de baliser une trajectoire fiscale », en clair de remettre un peu d’ordre et de visibilité. Aucune doctrine n’est encore précisément fixée à ce jour, mais le train libéral est lancé. Certains, même à l’UMP, s’en inquiètent. Ainsi, le rapporteur général du budget à l’Assemblée, Gilles Carrez, estime que si cette remise à plat fiscale doit concourir au même objectif que la « RGPP », le déficit zéro: « Il faudrait prendre la décision de ne plus baisser les recettes de l’Etat ».

Pour l’heure, ce n’est pas cette voie qui semble privilégiée. Un indice ne trompe pas. L’un des groupes de réflexion devra réfléchir aux problèmes de « compétitivité » et d’ « attractivité » du système fiscal français. On comprend le sous-entendu : trop lourd dans un contexte d’accélération de la mondialisation, le système français mériterait d’être allégé. Au ministère des finances, on est même beaucoup plus explicite, faisant valoir que le moment est venu, après d’innombrables tergiversations, de « se poser la question d’une suppression pure et simple de l’ISF ». D’autres pistes de réflexions sont aussi évoquées, dont on trouvera le détail ici [3].

* Vers un quadruplement de la CRDS ? Selon l’article 20 de la loi organique relative aux lois de financement de la Sécurité sociale, « tout nouveau transfert de dette à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) est accompagné d’une augmentation des recettes de la caisse permettant de ne pas accroître la durée d’amortissement de la dette sociale ». Or, selon le dernier rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale [10], le déficit de trésorerie s’est élevé à 14,3 milliards d’euros. Le gouvernement est donc dans l’obligation de remonter la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS [11]), qui pèsent sur tous les revenus d’activité, de remplacement et du patrimoine. Assorti actuellement d’un taux d’imposition de 0,5% (pour un produit de 5,6 milliards d’euros), la CRDS aurait donc dû passer à près de 2%. Cette hausse qui n’est pas intervenue avant les municipales interviendra-t-elle juste après ? Le gouvernement y est légalement tenu.

Sauf à imaginer une autre solution : faire glisser ce déficit sur la dette de l'Etat. Ce qui serait budgétairement très hétérodoxe et très peu conforme aux engagements européens de la France, visant à ramener la dette publique sous le ratio des 60% de la richesse nationale, exigé par le traité de Maastricht. Mais il est vrai que dans le passé, il y a eu des entorses de ce type. La plus spectaculaire a été celle de 1994, année au cours de laquelle le déficit cumulé de la Sécurité sociale sur les trois années antérieures (110 milliards de francs) a été subrepticement glissé sur la dette. Le ministre du budget de l’époque, qui s'était prêté à ce tour de passe-passe budgétaire était un certain… Nicolas Sarkozy !

>> La loi de modernisation de l’économie

C’est un autre des grands chantiers sur lequel travaille le ministère des finances, et qui doit déboucher d’ici au printemps sur l’examen par le Parlement d’un projet de loi. Et là encore, les réformes envisagées risquent de créer de vifs débats, puisque parmi de nombreux autres volets (PME, nouvelles règles encadrant la grande distribution…), doit figurer la réforme, politiquement sensible, du Livret A. Le monopole de distribution confié depuis des lustres à La Poste et aux Caisses d’épargne serait supprimé. La gauche ne manquera pas d’y voir une menace sur le vieux système de rémunération de l’épargne populaire et sur le système de financement du logement social qui lui est associé. A l'initiative de nombreux syndicats et associations, une campagne intitulée "Pas touche au livret A" [12] a ainsi récemment été lancée.
Le projet comprend d’autres dispositions également très controversées comme un volet sur le travail dominical ou encore une réforme de la gouvernance de la Caisse des dépôts et consignations.

>> La nouvelle réforme des retraites.
La loi Fillon de 2003, instaurant notamment l’extension au secteur public des 40 ans d’activité pour bénéficier d’une retraite à taux plein, prévoyait une clause de rendez-vous en 2008, notamment pour valider le passage à 41 ans d’activité pour le public et le privé la même année. Le gouvernement a donc attendu que les municipales aient lieu pour ouvrir ce dossier. Dès le début de la semaine qui vient, des contacts bilatéraux – il ne s’agit pas d’une négociation - doivent donc intervenir entre le ministre du travail, Xavier Bertrand, et les partenaires sociaux, sur cette nouvelle étape, et des dispositions complémentaires (avantages familiaux, petites retraites, pénibilité…).

Sur fond de grogne sur le pouvoir d’achat, ce dossier s’annonce lui aussi hautement délicat. Ce qui n’empêche pas certains membres du gouvernement de préconiser une position ultimatiste, comme la remise en cause (souhaitée par le Medef) de la retraite à 60 ans ; et même de toute référence à un âge légal. Un projet de loi doit être bouclé d’ici la fin du mois de juin.

>> Une cascade d'autres dossiers sociaux sensibles.
Preuve que Nicolas Sarkozy veut décidément avancer très vite, d’autres grands rendez-vous sociaux sont programmés en même temps. De longue date, le gouvernement fait pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils anticipent dès ce printemps la renégociation de la convention d’assurance-chômage qui devait intervenir à l’automne – mais il n’est pas sûr que la crise de l’UIMM le permette. Le souhait du gouvernement serait de convaincre les partenaires sociaux de ponctionner les excédents de ce régime pour baisser les cotisations chômage, et, grâce à un système de vases communicants, de limiter la hausse des prélèvements retraite, le tout s’effectuant à prélèvements constants.

Le Parlement doit par ailleurs se saisir d’ici fin juin de l’accord, lui aussi très sensible, sur la « flexisécurité » survenu entre plusieurs centrales syndicales et le Medef, pour transposer le compromis au plan législatif . Le gouvernement pourra-il convaincre l’aile la plus radicale de sa majorité de n’amender qu’à la marge un texte dont les équilibres politiques sont très délicats ? La partie s’annonce difficile.

Par ailleurs, le gouvernement prépare un texte aussi délicat sur le temps de travail, notamment pour fixer définitivement les règles des heures supplémentaires et leur taux de majoration. Le projet est compliqué à de très nombreux titres : d’abord parce qu’il relancera inévitablement la polémique autour de la barre légale des 35 heures ; ensuite, parce qu’il repose sur un nouveau système d’accord majoritaire au sein des entreprises ; enfin parce que ce même système devra lui-même tenir compte des nouvelles règles de la représentativité syndicale, qui font l’objet de négociations entre les partenaires sociaux et sur lequel, d’ici l’été, le gouvernement doit légiférer.

Bref, entre le dossier sur la retraite, et tous ceux-ci, le gouvernement veut avancer tout au long du printemps en terrain miné, pour promouvoir des réformes dont certaines sont explosives./.

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* Vers une privatisation d’Areva. A l’étude depuis de longs mois, la privatisation partielle d’Areva, le champion français du nucléaire, va être lancé. Le dossier est lui aussi hautement sensible. Parce qu’une telle privatisation, dans un secteur aussi stratégique, va évidemment susciter de très fortes controverses. Mais aussi parce que, parmi d’autres schémas possibles, Martin Bouygues, témoin de mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia, et parrain de son fils, Louis, est l’un des industriels qui postulent à jouer un rôle-clef dans l’opération.

* La révision générale des politiques publiques dispose d'un site internet [13], qui donne quelques indications sur l'opération.

* Le Fond monétaire international, dont le directeur général est le socialiste Dominique Strauss-Kahn, a par avance, "vivement" félicité "le gouvernement pour ses révisions générales des politiques publiques (RGPP) et des prélèvements obligatoires (RGPO". Ce satisfecit a été décerné le 20 février 2008, en conclusion de l'examen de la situation de la France, dans "une note d'information au public". [14]

*Quelques indications sont données sur la "revue des générale des prélèvements obligatoires" sur le site internet de Matignon. [15]

* Les grandes données statistiques (économiques, sociales, démographiques...) qui permettent de cerner les enjeux de la réforme des retraites peuvent être consultées sur le site internet du Conseil d'orientation des retraites [16]. Sur ce site, on peut en particulier télécharger le "Cinquième rapport du COR" [17] (document PDF, 740,9 ko), qui présente les évaluations et les perspectives les plus actualisées. adopté le 21 novembre 2007 par cet organisme.
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[6] http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054004454/index.shtml
[7] http://presse.parti-socialiste.fr/2008/03/04/plan-de-rigueur-l’aveu-du-premier-ministre/
[8] http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/enjeux_fipu/prog_annuel_fipu/2009_2012.pdf
[9] http://www.mediapart.fr/journal/france/150308/l-arme-fatale-de-la-revision-generale
[10] http://www.securite-sociale.fr/chiffres/ccss/2007/ccss200709synth.pdf
[11] http://www.urssaf.fr/salaries/salarie/droits_et_obligations_vous_concernant/la_csg_et_la_crds_01.html
[12] http://www.pastoucheaulivreta.org/
[13] http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/
[14] http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2008/fra/pn0823f.htm
[15] http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/revue_generale_prelevements_obligatoires_57712.html
[16] http://www.cor-retraites.fr/
[17] http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-835.pdf

Le blog PRIORITE A GAUCHE

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SOLIDARITE : Hirsch craint l'abandon du RSA

Selon le haut commissaire aux Solidarités actives, le gouvernement pourrait laisser tomber le dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail. Martin Hirsch pointe des "tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres".

Le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch redoute que le gouvernement ne laisse tomber le Revenu de solidarités actives (RSA), dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail, dans un entretien au quotidien Ouest-France.

"Aujourd'hui l'Etat doit décider ou non s'il mettra ou non le paquet pour aller jusqu'au bout en 2009. Depuis trois ans que je défends le RSA, je n'ai jamais prétendu que l'on pouvait faire une réforme de si grande ampleur avec des clopinettes", déclare Hirsch.

L'ancien président d'Emmaüs France estime que "le scénario est compris entre 2 et 3 milliards d'euros".

"Je mets toute mon énergie pour convaincre. (...) J'ai mis sur la table tout un panier de financements possibles. On doit pouvoir les trouver sans accroître les déficits. On peut dire qu'on ne veut pas le faire, on ne peut pas, en revanche, nous opposer que c'est impossible", poursuit le haut commissaire.

"Je sens que nous sommes sur la ligne de crête: quand se font jour les tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres, il faut basculer sur le bon versant, là où la réalisation du RSA deviendrait certaine", s'inquiète Martin Hirsch.

Expérimenté dans 26 départements au 1er février, le RSA, doit permettre à "près d'un million de personnes" à terme de passer au dessus du seuil de pauvreté, selon Hirsch. Il doit être mis en place sur toute la France en 2009.

LEXPRESS.fr

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18:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.03.2008

Le PS quasi unanime pour ne pas anticiper le congrès

Par Thierry MASURE et Elahe MEREL AFP

PARIS (AFP) -
Le Conseil national du PS a ratifié mardi soir, dans un climat studieux et sans passion, les prochaines étapes de sa rénovation, qui culmineront avec un congrès du 7 au 9 novembre, sans accélérer les échéances pour permettre un débat de fond sur les orientations du parti.

Dix jours après la large victoire de la gauche et du PS aux élections locales, tous les responsables ont insisté sur l'importance du "vivre ensemble" des socialistes, gommant ou relativisant leurs divergences pour privilégier une image d'unité et de sérieux.

Symbole de cet état d'esprit, une photo de famille a réuni à l'ouverture des travaux les maires et présidents de conseils généraux, élus ou réélus. Se côtoyaient Bertrand Delanoë (Paris), Martine Aubry (Lille), Pierre Cohen (Toulouse) et Valérie Fourneyron (Rouen), François Hollande (département de la Corrèze).

Mais l'atmosphère était loin d'être joyeuse. "Ca ne ressemblait pas à un Conseil national de victoire. On sait que ce qui nous attend, c'est très lourd", affirmait dans les couloirs un responsable de la gauche du parti dans une allusion à la bataille du congrès.

Un consensus général s'est dégagé sur le calendrier proposé par le premier secrétaire François Hollande. Seuls les amis de Jean-Luc Mélenchon (aile gauche du parti) se sont abstenus (onze voix). Il y a eu une voix contre, le député du Nord Marc Dolez.

Assise discrètement avec les socialistes des Deux-Sèvres, Ségolène Royal avait souhaité à plusieurs reprises ces derniers mois que "l'on ne tarde pas trop" à tenir le congrès. Mais ses partisans se sont refusés à "faire des questions de procédure un casus belli". La présidente du Poitou-Charentes n'a pas pris la parole à la tribune, à l'inverse de nombreux ténors.

Pour le numéro un du PS, il ne s'agit pas, à travers ce calendrier, "de gagner du temps" mais de "poursuivre notre rénovation". Mais, a-t-il prévenu, ce processus ne peut être un succès que si la phase menant au congrès est "une phase de travail collectif".

A l'image de l'ensemble, Bertrand Delanoë s'est voulu assez consensuel. Pour le congrès, sans doute "serons-nous conduits à nous différencier" mais "se différencier n'est pas se diviser".

Le maire de Paris a toutefois marqué sa différence avec Mme Royal sur les alliances avec le MoDem, que celle-ci avait souhaité voir conclues "partout" pour les municipales. "Si le centre est à la fois à droite et à gauche, envisager quelque perspective avec lui reviendrait à nous mentir d'abord à nous-mêmes", a-t-il dit, très applaudi à ce moment-là, à propos des alliances à Paris.

La plupart des interventions ont marqué leurs réticences à cet attelage avec le centre.

De son côté, Martine Aubry a réclamé "la recherche permanente de la clarté". "Nous ne devons pas occulter les questions de fond sous prétexte de maintenir l'unité", a-t-elle dit.

La sobriété a été le mot d'ordre de cette réunion: pas d'applaudissements frénétiques comme on en a parfois connus, pas de sifflets non plus, mais des discours écoutés avec une grande attention, silencieusement.

"Personne ne veut prendre la responsabilité d'ouvrir les hostilités. Celui qui tire le premier est mort", expliquait un membre du CN. "Tant que les taureaux ne sont pas lâchés, la corrida n'a pas commencé", résumait dans les coulisses le fabiusien Philippe Martin.

Selon plusieurs responsables, l'issue du congrès est plus incertaine que jamais. Aujourd'hui, "personne n'est majoritaire à lui tout seul", notaient séparément, dans les couloirs, Arnaud Montebourg et André Vallini.

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11:33 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Un accord qui débouche sur une loi du travail catastrophique

Le site Démocratie et socialisme



Quatre syndicats sur huit l’ont malheureusement signé en janvier

Ils appellent cela « Projet de loi portant modernisation du marché du travail ». En fait il s’agit d’une loi de régression sociale. Elle aggrave la « recodification » du code du travail (laquelle va entrer en vigueur le 1er mai 2008 puisque tous les décrets sont écrits). Elle poursuit les rapports de Virville, la scélérate loi Fillon du 4 mai 2004, les lois Villepin et Larcher dans un sens destructeur du Code du travail, tel que le veut le MEDEF-UIMM. (cf. Le Monde diplomatique, mars 2008)

Article 1 : Le 1er alinéa de l¹article L 1221-2 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :

« La forme normale de la relation de travail est le contrat de travail à durée indéterminée. »

Après l’alinéa 1er de l’article L. 2313-5 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’employeur informe les délégués du personnel, une fois par an, des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. »

Après l’alinéa 1er de l¹article L 2323-47 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« A cette occasion, l’employeur informe le comité d’entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l¹année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. » Après l’alinéa 1er de l’article L 2323-55 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il informe le comité d¹entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourrait le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclu avec une entreprise de travail temporaire. »

Article 2

I - Il est créé une section au chapitre premier (« formation du contrat de travail ») du titre II (« formation et exécution du contrat de travail ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») du code du travail ainsi rédigée :

Section IV période d’essai

Article L 1221-18 « Le contrat de travail à durée indéterminée peut comporter une période d¹essai dont la durée est comprise pour : · les ouvriers et les employés entre 1 et 2 mois maximum · les agents de maîtrise et les techniciens entre 2 et 3 mois maximum · les cadres entre 3 et 4 mois maximum. »

Article L 1221-19 « La période d’essai ne peut être renouvelée qu’une fois si un accord de branche étendu le prévoit. Cet accord fixe les conditions et les durées de renouvellement. La durée de la période d’essai, renouvellement compris, ne peut pas dépasser respectivement 4, 6 et 8 mois. »

Article L 1221-20 « Les durées des périodes d’essai fixées par les articles L. 1221-18 et L.1221-19 ont un caractère impératif à l’exception : - de durées plus longues fixées par les accords de branches conclu avant la date d’entrée en vigueur de la présente loi ; - de durées plus courtes fixées dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »

Article L 1221-21 « La période d’essai ne se présume pas. Elle est expressément stipulée dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »

Article L 1221-22 « En cas d¹embauche dans l¹entreprise à l’issue du stage intégré à un cursus pédagogique réalisé lors de la dernière année d’études, la durée de stage est déduite de la période d¹essai, sans que cela ait pour effet de réduire cette dernière de plus de la moitié. »

Article L 1221-23 « Lorsqu’il est mis fin, par l’employeur, à la période d’essai, la durée du délai de prévenance pendant la période d’essai est fixée comme suit :
48 heures au cours du 1er mois de présence,
2 semaines après 1 mois de présence,
1 mois après 3 mois de présence.

La période d’essai, renouvellement inclus, ne peut être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance. Lorsqu’il est mis fin à la période d’essai par le salarié, celui-ci respecte un délai de préavis de 48 heures. »

II - Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1221-20, premier tiret, les stipulations des accords de branche conclus avant l’entrée en vigueur de la présente loi et fixant des durées d’essai plus courtes que celles fixées par l’article L. 1221-18 restent en vigueur jusqu’au 30 juin 2009.

Article 3

L’article L 1226-1 du code du travail est modifié ainsi qu’il suit :

1° Au 1er alinéa, les mots « trois ans » sont remplacés par les mots : « une année ». 2° Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois le délai d’indemnisation hors maladie professionnelle et accident du travail court au-delà de sept jours d’absence. ».

Article 4

Après l’alinéa 1er de l’article L 1232-1 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »

Après l’alinéa 1er de l¹article L 1233-2 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »

L’article L 1234-9 du code du travail est modifié ainsi qu¹il suit :

1° Au 1er alinéa, le mot « deux ans » est remplacé par les mots : « une année » ;

2° Le 2ème alinéa est supprimé. L’article L 1234-20 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :

« Le reçu pour solde de tout compte, délivré par l’employeur au salarié, fait l’inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail. Ce document est établi en double exemplaire. Il est daté et signé par les deux parties. Un exemplaire est remis au salarié.

Le reçu pour solde de tout compte peut être dénoncé par écrit dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l¹employeur. »

Article 5

I - Il est créé une section au chapitre VII (« autres cas de rupture ») dans le titre III (« rupture du contrat à durée indéterminée ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») ainsi rédigée :

Section III Rupture conventionnelle

Article L 1237-11 :

« L’employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie.

La rupture conventionnelle repose sur la garantie de la liberté du consentement des parties et résulte d’une convention signée par les parties au contrat. »

Article L. 1237-12 : « Les parties au contrat conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié peut se faire assister :

soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, qu’il s’agisse d’un salarié titulaire d’un mandat syndical ou d’un salarié membre d’une institution représentative du personnel ou tout autre salarié ;
soit par un conseiller du salarié choisi sur une liste dressée par l’autorité administrative.

Lors du ou des entretiens, l’employeur a la faculté de se faire assister par une personne de son choix quand le salarié en fait lui-même usage. »

Article L 1237-13 :

« La convention de rupture définit les conditions de la rupture et notamment le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle qui ne peut pas être inférieur à celui de l’indemnité prévue à l’article L 1234-9. »

Elle fixe la date de la rupture des relations contractuelles qui ne peut être antérieure à l’expiration des délais de rétractation et d’homologation.

À compter de la date de signature par les deux parties, chacune d’entre elles dispose d’un délai de 15 jours pour exercer son droit de rétraction.

Ce droit est exercé sous la forme d¹une lettre adressée par tout moyen attestant de sa date de réception par l¹autre partie.

Article L 1237-14 :

« A l’issue du délai de rétractation, la partie la plus diligente adresse, aux fins d’homologation, un exemplaire de la convention ainsi qu’un formulaire dont le modèle est arrêté par le ministre en charge du travail, au directeur départemental du travail de l’emploi et de la formation professionnelle.

Le directeur dispose d’un délai d’instruction maximal de 15 jours, à compter de la réception de la demande, à l’issue duquel, faute de décision explicite, l’homologation est réputée acquise.

L’homologation, à laquelle est subordonnée la validité de la convention, atteste du respect des conditions de forme applicables à la rupture conventionnelle et de la liberté de consentement des parties.

L’homologation n’est pas détachable de la convention. Tout litige concernant la convention, l’homologation ou le refus d’homologation relève de la compétence du conseil des prud’hommes, à l’exclusion de tout autre recours contentieux ou administratif. »

Article L 1237-15 :

« Les salariés bénéficiant d’une protection mentionnés à l’article L. 2411-1 peuvent bénéficier des dispositions de la présente section. Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1237-14, la rupture conventionnelle est soumise à l’autorisation de l¹inspecteur du travail. ».

Article L. 1237-16 :

« Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables aux mesures se rattachant aux :
accords collectifs de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, dans les conditions définies par l’article L. 2242-15,
plans de sauvegarde de l’emploi dans les conditions définies par l’article L. 1233-61. »

II­ Le 1 de l’article 80 duodecies du code général des impôts est complété par un 6° ainsi rédigé :

« 6° La fraction des indemnités prévues à l’article L.1237-13 du code du travail versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail d’un salarié âgé de moins de soixante ans, qui n’excède pas :

« a) Soit deux fois le montant de la rémunération annuelle brute perçue par le salarié au cours de l’année civile précédant la rupture de son contrat de travail, ou 50 % du montant de l’indemnité si ce seuil est supérieur, dans la limite de six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ;

« b) Soit le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle ou de licenciement prévue par la convention collective de branche, par l’accord professionnel ou interprofessionnel ou, à défaut, par la loi, si ce montant est supérieur à six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ; »

III ­ Au douzième alinéa de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale, les mots : « ainsi que les indemnités de départ volontaire » sont remplacés par les mots : « ainsi que les indemnités versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail, au sens de l’article L.1237-13 du code du travail, et les indemnités de départ volontaire ».

Article 6

« Un contrat de travail à durée déterminée, d’une durée au moins égale à 18 mois et maximale de 36 mois, peut être conclu avec les ingénieurs et cadres, pour la réalisation d¹un objet défini, dans les conditions définies ci-dessous et précisées par un accord de branche étendu ou, à défaut, par un accord d’entreprise. Ce contrat comporte :
1° la désignation du contrat comme « contrat à durée déterminée à objet défini » ;
2° l’intitulé et les références de l’accord collectif qui institue ce contrat ;
3° une clause descriptive du projet et mentionnant sa durée prévisible ;
4° la définition des tâches pour lesquelles le contrat est conclu ;
5° l’événement ou le résultat objectif déterminant la fin de la relation contractuelle ;
6° le délai de prévenance de l’arrivée au terme du contrat et, le cas échéant, de la proposition de poursuite de la relation de travail en contrat à durée indéterminée ;
7° une clause mentionnant la possibilité de rupture à la date anniversaire de la conclusion du contrat par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux et le droit dans ce cas à une indemnité de rupture égale à 10% de la rémunération totale brute du salarié.

L’accord de branche étendu ou l¹accord d¹entreprise définit :

a) les nécessités économiques auxquelles ces contrats sont susceptibles d’apporter une réponse adaptée ;

b) la durée de la période d’essai au plus égale, renouvellement compris, à celle prévue par la convention ou l’accord collectif applicable à l’entreprise pour un salarié sous contrat à durée indéterminée de qualification équivalente ;

c) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini bénéficient de garanties en termes d’aide au reclassement, de validation des acquis de l’expérience, de priorité de réembauchage ou d¹accès à la formation professionnelle continue et peuvent, au cours du délai de prévenance qui ne peut être inférieur à deux mois, mobiliser les moyens disponibles pour organiser la suite de leur parcours professionnel ;

d) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini ont priorité d’accès aux emplois en contrat à durée indéterminée dans l’entreprise.

Ce contrat prend fin avec la réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu, après un délai de prévenance au moins égal à deux mois. Il peut toutefois être rompu à la date anniversaire de sa conclusion par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux. Il ne peut pas être renouvelé.

Lorsque, à l’issue du contrat, les relations contractuelles du travail ne se poursuivent pas par un contrat de travail à durée indéterminée, le salarié a droit à une indemnité d’un montant égal à 10% de la rémunération totale brute du salarié.

Ce contrat est institué à titre expérimental pendant une période de 5 ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi.

A cette date, le gouvernement présentera au Parlement un rapport, établi après concertation avec les partenaires sociaux et avis de la commission nationale de la négociation collective, sur les conditions d’application de ce contrat et sur son éventuelle insertion dans les dispositions du code du travail. »

Article 7

Il est créé un article L 1226-4-1 rédigé comme suit :

« En cas de licenciement prononcé en application des dispositions de l’article L.1226-4, les indemnités dues au salarié au titre de la rupture peuvent être prises en charge, soit par l’employeur soit par un fonds de mutualisation à la charge des employeurs.

La gestion de ce fonds est confiée à l’association prévue à l’article L.3253-14. »

Article 8

Il est créé un article L 1253-24 rédigé comme suit : « Un accord national interprofessionnel étendu peut confier à une branche déterminée la mission d¹organiser par accord de branche étendu relatif au portage salarial la relation triangulaire entre une société de portage, une personne, le porté, et une entreprise cliente en garantissant au porté le régime du salariat, la rémunération de sa prestation chez le client ainsi que son apport de clientèle. »

Article 9

« Les articles L. 1223-1 à 1223-4, L. 1236-1 à 1236-6, L 5423-15 à 5423-17, L.6322-26 et L.6323-4 sont abrogés.

Les contrats « nouvelles embauches » conclus antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente loi sont requalifiés en contrat à durée indéterminée de droit commun. » transféré

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À lire aussi :
sur notre site : Analyse commentée des accords signés par le Medef et certains syndicats
sur le site de la fondation Copernic : l’accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation du contrat de travail : une régression sociale et démocratique

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06:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.03.2008

Laurent FABIUS : "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle"

857c884d3a194dc593636cd1625b6228.png20 mars 2008
fb069478fc4a8b5f816a4fa11343b759.jpgLaurent Fabius affirme, dans un entretien publié, jeudi 20 mars, dans le quotidien Paris-Normandie, que le Parti socialiste doit "préparer un projet différent de celui de notre candidate puisque celui-ci a été rejeté." Laurent Fabius estime aussi que "le PS doit mettre au clair sa stratégie".

"Est-ce qu’il confirme la stratégie du rassemblement de la gauche en l’élargissant, ou bien est-ce qu’il lui en substitue une autre ? Mon choix est clairement en faveur d’une stratégie de rassemblement de la gauche, rassemblement qui peut certes s’élargir à d’autres mais qui ne doit pas être remplacé par d’autres."

Le député de Seine-Maritime estime aussi que "l’organisation même du PS doit évoluer pour faire émerger de nouvelles pratiques et de nouveaux responsables". Sa première tâche, juge M. Fabius, est d’"exercer sa tâche d’opposant et de proposant". Disant craindre "que le gouvernement ne donne un tour de vis supplémentaire", il affirme que les socialistes devront "s’y opposer fermement, mais encore avancer des contre-propositions, notamment sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les petites et moyennes entreprises, l’assurance maladie, les retraites". "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle", déclare encore le député PS.

De plus, Laurent Fabius, juge "essentiel" que les banques centrales "assurent la solvabilité" du système financier international, qui traverse une grave crise. Selon l’ancien premier ministre, "il est essentiel que les banques centrales redonnent de la visibilité en assurant la solvabilité en dernier ressort, que soient revues les définitions des normes des grands organismes de crédit, que l’Europe propose des projets industriels, scientifiques, écologiques novateurs".

Laurent Fabius se dit, à nouveau, "critique, aussi, par rapport aux choix de la Banque centrale européenne". Soulignant que, "en cas d’approfondissement de la crise, c’est la population la plus modeste qui trinque d’abord", le député de Seine-Maritime estime que "tout milite pour une régulation plus forte du système mondial". "Je plaide pour une économie sociale et écologique de marché, pas pour une jungle financière", lance-t-il.

LIRE le texte intégral

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12:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.03.2008

Jean-Luc MELENCHON : Un parti de droite avec lequel la gauche n’a rien à gagner

Je sais bien que l’essentiel, à cette heure, c’est l’extension de la crise financière. Peut-être est-ce le tournant de notre temps. Qu’est ce qui va arrêter ça? Pas le stupide aveuglement des libéraux de tous poils qui continuent à ânonner leur archaïque catéchisme de recettes dépassées. Et surement pas non plus nos gouvernants de droite qui prétendent retenir comme leçon du vote de dimanche qu’il leur serait demandé d’en faire davantage encore côté déréglementation.

Les fous ! Mais nous avons plutôt le nez sur l’évènement électoral qui nous semble plus proche politiquement. C’est bien naturel de consacrer du temps à le comprendre. Je n’ai pas l’intention d’ajouter à la masse des commentaires disponibles à propos des élections municipales et cantonales. Mais je veux insister sur l’idée que l’analyse des résultats est un enjeu. Savoir ce qui se passe. Sinon ce sera le royaume des bavardages. Je note que le repère des élections cantonales est toujours aussi peu évoqué. Pourtant il est absolument clair. Peut-être est ce pour cela, non ? Gauche : 51% droite : 44 %. Un point c’est tout. Et je veux revenir sur le Modem, cette baudruche de confort pour animer la conversation des soirées éléctorales. Au premier tour on avait déjà vu l’absence d’effet positif des cas d’alliance du PS avec le Modem. L’échec de cette stratégie est encore plus manifeste au second.

Le Modem est inutile là où la gauche est sortante

Là où la gauche était sortante, comme à Grenoble ou Montpellier, l’alliance du PS avec le Modem n’a produit aucune dynamique. Allié au Modem, le PS fait même moins bien dans ces deux villes qu’en 2001. Démonstration supplémentaire: à cette époque au second tour l’alliance s’était faite avec les Verts et une partie de la gauche radicale ! A Grenoble, la liste PS régresse de 51 % en 2001 à 48 % en 2008 et à Montpellier de 56,3 % à 51,88 %. Dans ces deux villes « laboratoires » de l’alliance socialiste avec le Modem, la colère d’un grand nombre d’électeurs de gauche a renforcé nettement le vote pour les listes de gauche alternativeslorsqu’elles se maintenaient au second tour. A Montpellier le tandem Verts-LCR dépasse ainsi les 18 %. A Grenoble, les Verts alliés aux alternatifs et à la gauche citoyenne s’envolent à 22,5 %. A Lille, autre ville de gauche sortante, le seul effet réel de l’alliance surprise du PS avec le Modem entre les deux tours semble être d’avoir poussé un nombre croissant d’électeurs dans l’abstention. Elle atteint son record historique dans cette ville ancrée à gauche.

Le Modem n’apporte rien à la gauche face à la droite

A Marseille, Perpignan, Melun ou Briançon, l’alliance du PS avec le Modem entre les deux tours n’a donné aucune dynamique à la gauche contre la droite sortante. Ainsi à Marseille, en dépit d’une énorme énergie de campagne socialiste, la gauche ne perce que dans le 1er secteur, là où le vote LCR était fort. Ce vote a fourni l’appoint décisif pour la victoire. Mais, à l’inverse, la gauche échoue dans le 3ème secteur de Marseille où la réserve de voix du Modem était pourtant potentiellement bien plus forte.
Autre constat. Les listes PS-Modem obtiennent souvent au second tour des scores plus faibles que l’addition de leurs scores du premier tour. Exemple. A Melun. La liste PS-Modem termine à 48 %. L’addition des scores de premier tour donnait 52 % ! A Briançon le total PS-Modem se tasse de 49 % à 48 % entre les deux tours. L’alliance du PS avec le Modem ne crée donc aucune dynamique pour la gauche. Le brouillage politique qui en résulte peut même parfois plomber complètement le PS. On l’a déjà signalé au 1er tour à Ales où l’alliance du PS avec le Modem a reporté les électeurs de gauche vers le PCF. Tant mieux. Le même phénomène s’est produit au second tour à Brignolles dans le Var où le PCF parvient à l’emporter face à l’UMP sortante en captant tout l’électorat socialiste désemparé par le tandem PS-Modem qui s’écroule à 10 %.
Certes, on trouve de très rares exceptions à ce naufrage général des alliances PS-Modem. Mais il faut alors les regarder de près. C’est le cas à Asnières et Brive la Gaillarde. Mais dans ces deux cas, le PS l’a emporté en fusionnant non seulement avec le Modem mais aussi avec des dissidents de droite, ex-RPR et UMP. Ces cas sont tellement isolés, fantaisistes et peu exemplaires qu’ils n’ont aucune signification généralisable.

Là où le Modem gagne, c’est contre la gauche

Le Modem ne conserve ou gagne des villes que contre la gauche. Alliés à la droite, ses listes prennent Mont de Marsan et Saint Brieuc au PS. De même il conserve Arras, Biarritz, Epinay sur Seine et Talence en alliance avec la droite et contre la gauche.

Là où la gauche gagne, c’est contre le Modem ou sans lui

Déjà au 1er tour, la quasi-totalité des villes prises par la gauche à la droite l’avaient été sans le Modem et souvent contre lui : Alençon, Rodez, Laval, Rouen et ainsi de suite. Même phénomène au second tour. A Toulouse, Périgueux, Colombes, Vandoeuvre les Nancy, Niort ou Noisy le Sec, la gauche l’emporte contre des listes de droite fusionnées avec le Modem ou soutenues par lui. A Saint Etienne et à Pau, la gauche l’emporte face au Modem et à l’UMP qui s’étaient maintenus séparément en triangulaire.La gauche gagne aussi sans le Modem à Amiens, Strasbourg, Caen, Evreux où le parti de Bayrou n’avait donné aucune consigne de vote.

En conclusion

Bien sur, l’analyse d’un aspect du résultat ne contient pas l’étude de toutes ses significations. Mais les faits réels à ce sujet doivent être pris au sérieux. Nous avons trop été gavés de commentaires absurdes sur le « réalisme électoral » qui exigerait cette alliance. Puis sur le mythe du Modem « arbitre » du deuxième tour. Pour la gauche, le deuxième tour s’est joué sur la qualité des alliances et des reports de voix à gauche. Pour le reste, dans tous les cas de figure, le Modem apparait donc dans ces élections municipales sous sa vraie réalité politique : un parti de droite avec lequel la gauche n’a rien à gagner

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10:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

TOUT EST POSSIBLE : L'Insee prévoit 0,4% de croissance au 1er trimestre

Avec "Pauvre con, casse-toi..." Tout est possible




L'économie française n'échappera pas au ralentissement mondial au premier semestre mais devrait continuer à amortir les nombreux chocs qui l'affectent, estime l'Insee dans sa note de conjoncture publiée vendredi.

L'Institut de la statistique a revu sa prévision de croissance pour le premier trimestre à +0,4%, au lieu de 0,5% attendu en décembre, et s'attend à une hausse du produit intérieur brut de 0,3% au deuxième trimestre.

La croissance avait été de 0,3% au dernier trimestre 2007, après +0,8% au trimestre précédent, et de 1,9% sur l'ensemble de l'année, selon les chiffres provisoires publiés en février.

L'Insee ne livre pas de prévision pour l'ensemble de 2008 mais situe l'acquis de croissance à 1,4% à la fin du premier semestre (dans l'hypothèse d'une croissance zéro aux troisième et quatrième trimestres).

"La zone euro s'en tire plutôt bien face à l'onde de choc qui l'affecte depuis six mois", a observé Eric Dubois, chef du département conjoncture de l'Insee, lors d'une conférence de presse de présentation.

"Pour autant, des risques importants subsistent", a-t-il ajouté en citant l'inflation que l'Insee attend à 3% à partir du mois de mars, contre 2,8% en février.

L'inflation alimentaire représenterait le tiers de ces 3% et l'énergie 0,6 point, dans l'hypothèse d'un prix moyen de 95 dollars pour le baril de pétrole.

LA CONSOMMATION DEVRAIT TENIR

Les différents chocs - appréciation de l'euro, envolée des prix des matières premières, retournement du marché immobilier américain, crise financière - se sont amplifiés par rapport à ce qu'anticipait l'Insee en décembre mais la consommation des ménages devrait continuer de soutenir la croissance en France en 2008, estime l'Insee dans sa note intitulée "La zone euro entre résilience et inflation".

"Les quelques informations conjoncturelles disponibles pour le premier trimestre ne sont pas mauvaises", a observé Eric Dubois. "Du côté de la consommation, il y a encore une volonté de dépenser qui est là. La sinistrose ambiante, il faut savoir la pondérer par des éléments plus positifs".

L'Insee relève ainsi que le taux d'épargne des ménages présente une marge de baisse "substantielle", après sa hausse de près d'un point en 2007, et met aussi en avant les créations d'emplois, attendues au nombre de 96.000 pour l'ensemble de l'économie au premier semestre après plus de 350.000 sur tout 2007.

Le taux de chômage, qui a diminué de plus d'un point et demi depuis le début 2006, devrait quant à lui se stabiliser autour de 7,5%, son niveau du dernier trimestre 2007.

"La consommation des ménages devrait être au premier semestre de cette année le principal soutien de la croissance française même si elle devrait un peu ralentir par rapport au rythme de 2007 (+2,1%)", a déclaré Eric Dubois. L'Insee attend ainsi une hausse de 0,5% des dépenses des ménages au premier trimestre, contre +0,4% au quatrième trimestre 2007.

EFFET GREVES POSITIF

Du côté de l'investissement des entreprises, l'Insee s'attend à un ralentissement de l'investissement productif (+0,5% en moyenne par trimestre, moitié moins qu'au dernier trimestre 2007) du fait du tassement de l'activité qui limite les perspectives de demande et du resserrement du crédit lié à la crise financière. L'investissement en construction devrait lui ralentir nettement comme le suggère la dégradation de l'opinion des entrepreneurs de travaux publics depuis la fin de 2007.

La faiblesse du dollar a pour effet favorable de rendre les matières premières moins chères à l'importation mais elle entraîne aussi une compétitivité dégradée des exportations françaises par rapport aux produits américains, a encore noté Eric Dubois. "Le premier effet est dominé par le second", a-t-il dit.

Les prévisions du premier semestre sont fondées sur l'hypothèse d'un taux de change de 1,50 pour l'euro/dollar. L'euro se traitait jeudi à un peu plus de 1,54 dollar.

Pour la zone euro, l'Insee a une prévision de croissance de 0,4% au premier trimestre, comme sur les trois derniers mois de 2007.

Pour la France, l'estimation de croissance de 0,4% au premier trimestre comprend un impact positif d'un dixième de point lié aux grèves de novembre, rattrapant l'effet négatif de même ampleur constaté au quatrième trimestre.

Si la croissance est de 0,4% au premier trimestre et de 0,3% au deuxième comme le prévoit l'Insee, il faudrait deux trimestres de croissance à +0,8% pour parvenir à un résultat de +2% sur l'ensemble de l'année, ce qui est l'objectif actuel du gouvernement mais en passe d'être revu à la baisse comme l'a indiqué jeudi la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Une croissance de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres donnerait une croissance totale de 1,8% en 2008, et des taux de 0,3% sur ces deux trimestres aboutiraient à un résultat final de 1,6%.

Véronique Tison

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POUVOIR D'ACHAT : Hausse de 4,7% du prix des produits de grande consommation



Les prix de produits de grande consommation ont augmenté de 4,69% en moyenne entre février 2007 et février 2008, a annoncé le ministère de l'Economie.

Le ministère, qui fonde son calcul sur les prix de 100.000 produits dans 5.700 grandes surfaces, souligne que "l'essentiel de l'augmentation a porté sur la période fin 2007-début 2008".

"Ces données confirment une hausse des prix des produits alimentaires supérieure au taux d'inflation" mais inférieure aux 30% ou 40% relevés par le magazine 60 millions de consommateurs, souligne Bercy dans son communiqué.

"Les plus fortes augmentations de prix au détail en magasin concernent les produits qui ont subi les hausses les plus importantes des matières premières agricoles : pâtes alimentaires (+16% sur un an, données Nielsen), oeufs (+14%), lait (+12%), beurre (+10%), farine (+10%), riz (+9%), fromages (+8%), yaourt (+7%)", poursuit le communiqué.

"En revanche, les prix des produits d'hygiène et d'entretien ont généralement diminué sur la même période", ajoute-t-il.

Le pouvoir d'achat est devenu la première préoccupation des Français alors que les salaires stagnent et que les prix du pétrole et des produits alimentaires flambent. La popularité de Nicolas Sarkozy, qui avait promis d'être "le président du pouvoir d'achat", en a été durement affectée ces derniers mois.

La loi de modernisation de l'économie qui devrait être présentée au Parlement dans la deuxième quinzaine de mai tentera de provoquer une baisse des prix en augmentant la concurrence.

En attendant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) "d'intensifier son action pour favoriser la concurrence" et a mis en place un observatoire des prix et des marges consultable sur internet. (www.dgccrf.bercy.gouv.fr/actualites/prix/observatoire_pri...).

Jean-Baptiste Vey

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21.03.2008

Les primaires américaines ou l’illusion démocratique

par Philippe Marlière, Maître de conférences en science politique à l’université de Londres

Jamais les élections primaires américaines n’avaient suscité un intérêt aussi vif et soutenu dans le monde. La couverture médiatique du premier vote qui s’est tenu dans l’état d’Iowa a déclenché une frénésie médiatique sans aucune mesure avec l’importance de l’événement. Les candidatures hétérodoxes d’Hilary Clinton et de Barack Obama, côté démocrate, et de John McCain, côté républicain, n’expliquent qu’en partie un tel engouement. Les primaires américaines seraient-elles aussi « addictives » que le Super Bowl ou la Coupe du monde de football ?
Rien n’est moins sûr. Le site de la BBC a récemment été pris d’assaut par des membres du public qui se sont plaints de « primary fatigue ». Certains, exaspérés, demandaient pourquoi la BBC devrait apporter une aussi coûteuse attention à des votes non décisifs, plus de dix mois avant le scrutin présidentiel. On pourra rétorquer qu’il s’agit d’une étape fondamentale de l’élection la plus importante pour l’humanité. Elle justifierait donc un tel déploiement médiatique, quitte à négliger le traitement d’informations nationales et européennes de premier plan. Après tout, ne partageons-nous pas indirectement le destin de la plus influente démocratie du « monde libre » ?

Les partisans des primaires estiment que ces élections mettent en scène ce qu’il y a de meilleur au sein de la démocratie américaine. Les records de participation aux différents scrutins tranchent en effet avec la médiocre participation à l’occasion du vote présidentiel. Ces primaires ne constituent-elles pas un vecteur essentiel de politisation citoyenne ? Ne permettent-elles pas l’organisation de débats qui renseigneront sur les intentions des différents concurrents ? En réalité, les primaires n’ont pas, jusqu’à présent, rempli ces fonctions. La percée de l’évangéliste Michael Huckabee a amené John McCain à se repositionner sur les thèmes de la morale et de l’ordre chers à la droite républicaine. Les différences sont ténues entre Obama et Clinton sur les questions internationales (ex-partisane de l’intervention armée, Mme Clinton promet vaguement de retirer les troupes d’Irak, tandis que M. Obama ne se démarque pas nettement du consensus inter-partisan sur la « guerre contre le terrorisme ») et nationales (assurance santé). Les médias privilégient les tenants du consensus centriste et négligent les candidatures atypiques (Ron Paul ou Dennis Kucinich). Les candidats rivalisent donc de prudence, s’engagent de manière floue et adoptent peu ou prou des positions identiques. Bon gré, mal gré, ces candidats deviennent les stars d’un feuilleton à forte densité humaine. Plus d’un mois après le début de ce divertissement médiatico-politique, qu’a-t-on retenu des primaires ? : les larmes d’Hilary dans le New Hampshire ; l’agressivité maladroite de Bill ; l’élégante gestuelle de Barack. Le débat « s’élève » par instants quand les commentateurs dissertent sur le sexe ou la couleur de peau des candidats. Le paroxysme de l’analyse va à ceux qui émettent quelques généralisations – souvent non fondées sur le plan scientifique – à propos du « vote Noir » ou « latino ». A quelques exceptions près, les primaires organisent une parodie démocratique, dont sortent renforcés les principaux clichés et préjugés socio-politiques.

Les primaires accordent une influence sur-dimensionnée aux « faiseurs d’opinion » : aux sondeurs qui prédisent les résultats état par état (dont la « large victoire » d’Obama dans le New Hampshire, alors qu’il fut finalement battu par Clinton) et surtout aux commentateurs qui décrètent sentencieusement les « moments décisifs » (le momentum) que la campagne serait censée avoir atteinte (attestés par des sondages souvent contradictoires, par le montant des sommes collectées par les candidats, par les discours d’auto-promotion des spin-doctors des candidats repris complaisamment par les médias, etc.). On le voit, un tel système gangréné par le pouvoir de l’image consensuelle et par l’argent ne peut traiter l’ensemble des candidats de manière égale et juste. Les primaires consacrent avant tout le triomphe de la forme sur le fond.

Les électeurs sont amenés à trancher entre Clinton et Obama, deux candidats en apparence aussi capables et déterminés l’un que l’autre ; deux compétiteurs que rien de politiquement fondamental ne vient séparer. Les électeurs doivent choisir entre des personnalités qui viennent ni plus ni moins « vendre » leur récit de vie. Plutôt que de procéder à ces primaires si coûteuses en temps et en argent, Noam Chomsky a suggéré d’investir un candidat par tirage au sort. Ce système rapide et économe ne serait pas moins aléatoire que les votes à répétition que l’on inflige aux américains et… au reste du monde par médias interposés.

On pourrait sourire de telles pratiques si celles-ci n’étaient sur le point de faire leur apparition en Europe. Le système des primaires a déjà été adopté par le Parti démocrate italien (un regroupement post-social-démocrate et post-démocrate-chrétien). Ségolène Royal et la direction du Parti socialiste souhaitent introduire ce mécanisme de sélection en vue de la prochaine élection présidentielle. Si cette mesure était reprise à son tour par le PS, cela sanctionnerait la mort du parti d’Epinay comme lieu de débats sérieux, contradictoires et pluralistes.

Philippe Marlièrevendredi 21 mars 2008

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Chine/Tibet - Chasse à l'homme à Lhassa

(photo AFP)La police chinoise a publié sur plusieurs sites internet les clichés de 19 hommes recherchés après les émeutes qui ont éclaté la semaine dernière dans la capitale tibétaine.
Pékin accuse le dalaï lama d'avoir fomenté les émeutes de vendredi dans la capitale tibétaine pour saboter les Jeux olympiques de Pékin en août.
- le 21/03/2008 - 10h02


Les principaux portails internet chinois ont publié vendredi les photos de 19 manifestants les plus recherchés par la police après les émeutes de Lhassa il y a une semaine. Des portails, comme sina.com ou yahoo.com, publient les portraits de ces hommes, réalisés selon la police chinoise lors des manifestations de vendredi dans la capitale tibétaine. Ils sont accompagnés d'une notice appelant le public à appeler la police s'il dispose d'éléments pouvant conduire à leur localisation.

Dans la nuit de lundi à mardi, à l'expiration de l'ultimatum lancé aux émeutiers pour se rendre et bénéficier d'une certaine clémence, la police avait lancé 21 mandats d'arrêts à l'encontre des 21 manifestants considérés comme les plus importants, a indiqué vendredi le Quotidien du Tibet. Selon ce dernier, deux sont déjà entre les mains de la police, l'un a été interpellé, l'autre s'est constitué prisonnier.

Le calme règnerait à Lhassa

Pékin accuse le dalaï lama d'avoir fomenté les émeutes de vendredi dans la capitale tibétaine pour saboter les Jeux olympiques de Pékin en août. La police a reconnu avoir blessé quatre personnes lors des émeutes, mais les Tibétains en exil parlent de 100 morts, voire de centaines de victimes, non seulement au Tibet mais dans d'autres régions où les manifestations se sont propagées. Jeudi, le dalaï lama avait appelé au dialogue, en précisant qu'il était prêt à rencontrer le président chinois s'il reçoit des "indications concrètes" que Pékin était disposé à écouter.

Vendredi, la Chine ffirme contrôler le Tibet et les régions avoisinantes touchées par la contestation. Vendredi, alors que la presse étrangère est interdite d'accès aux zones concernées, les médias chinois insistaient sur le retour à la normale dans la capitale tibétaine, montrant des photos d'écolières souriantes.

Nancy Pelosi à Dharamsala pour y rencontrer le dalaï lama

Des milliers d'exilés tibétains ont accueilli Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants des Etats-Unis, venue rencontrer le dalaï lama vendredi à Dharamsala. "Nous sommes venus vous rejoindre ici aujourd'hui en une triste occasion, pour faire apparaître la lumière de la vérité sur ce qui se passe au Tibet", a lancé Mme Pelosi à la foule, aux côtés du dalaï lama et avant de s'entretenir avec lui. Accompagnée de parlementaires américains, Mme Pelosi, arrivée jeudi à New Delhi, rencontre le chef spirituel pour la deuxième fois en six mois.

D'après LCI

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21:58 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.03.2008

Laurent FABIUS : Le gouvernement doit corriger sa trajectoire

Laurent Fabius a demandé dimanche sur TF1 au gouvernement de "corriger la trajectoire" de sa politique, après la défaite "extrêmement lourde" de la droite aux élections locales qui présente selon lui une dimension "nationale".

"Il y a une défaite très forte du côté de la droite", a-t-il estimé.

"Il y a une dimension nationale" à ces résultats, selon l’ex-président de l’Assemblée nationale.

"Cette dimension nationale, on ne peut pas nier que cela soit de la part des Français et des Françaises une critique extrêmement vigoureuse contre la politique qui est menée", a encore ajouté M. Fabius.

"Si le gouvernement est lucide, il faut qu’il réoriente sa politique", selon l’ex-ministre de l’Economie qui craint "un divorce" entre les électeurs et les gouvernants.

"Nous vous demandons de corriger la trajectoire", a-t-il lancé aux ministres présents sur le plateau, Rachida Dati (Justice) et Xavier Bertrand (Travail).

16 mars 2008

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22:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Elections Municipales - La droite sanctionnée

L'UMP est largement battue à Reims, Amiens, Toulouse et Strasbourg tandis que Gaudin conserve Marseille.

Dimanche à 18 heures, François Fillon s'est rendu à l'Elysée pour analyser avec Nicolas Sarkozy les premières remontées du terrain. Les deux hommes ont pris connaissance de la réalité : le pouvoir en place n'a pas réussi à remobiliser son électorat dans l'entre-deux-tours et subit dimanche soir une lourde défaite. Les appels à la mobilisation et les nombreux déplacements de François Fillon la semaine dernière n'auront pas suffi à éviter ce dimanche "un vote sanction", comme l'a qualifié ce soir sur TF1 Ségolène Royal. Prenant le contre-pied de cette analyse, François Fillon a affirmé qu'il était "malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales", estimant que le vote des Français ne devait pas être "instrumentalisé". Au nom du MoDem, François Bayrou a exprimé un "regret" après sa défaite à Pau, évoquant une "instabilité politique" qui nécessitait de "construire un centre fort".

Selon les résultats définitifs, la gauche parvient à faire basculer dans son camp 42 villes de plus 30.000 habitants, chefs lieux de départements ou arrondissements de Paris, ce qui fait dire à François Hollande qu'elle devient un "contre-pouvoir" local. L'ampleur de la défaite de la droite est encore plus visible sur les villes de plus de 100 000 habitants : parmi les 37 villes, la droite en détenait 21 (dont Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux et Strasbourg) avant les municipales, la gauche 16 (dont Paris, Lyon, Nantes, Lille, Montpellier et Rennes). La droite a conservé dès le premier tour Bordeaux et Toulon, la gauche Lyon, Nantes, Dijon, Le Mans, Limoges, Besançon et a conquis Rouen. A l'issue de ces deux tours, la gauche domine désormais très largement dans les villes de plus de 100.000 puisqu'elle en détient 25 contre 12 à la droite. Selon François Hollande, le parti a dépassé "l'objectif" que lui-même avait fixé de conquérir "30 villes de plus de 20.000 habitants ". La victoire de la gauche est encore plus nette dans les élections cantonales avec 51% des voix contre 44% pour l'UMP et le Nouveau Centre.


Agrandir la carte des villes qui basculent


Selon les résultats définitifs, l'UMP subit dimanche soir de lourdes pertes :

- A Amiens, Gilles de Robien perd son fief, face au socialiste Gilles Demailly (56,21% contre 3,794). Maire depuis 1989, l'ancien ministre de l'Education de Dominique de Villepin s'était déjà fait devancé au premier tour. Avec 55% de participation seulement, Amiens avait été, au premier tour, la ville de France de plus de 100 000 habitants où l'abstention avait été la plus forte.

- A Toulouse, la liste UMP-MoDem de Jean-Luc Moudenc est battue par le socialiste Pierre Cohen (49,58% contre 50,42% pour la gauche). Dans la ville, l'ambiance était à la liesse à la permanence du candidat PS et dans les rues menant vers la place du Capitole, siège de l'hôtel de ville.

- A Strasbourg, Roland Ries, allié aux Verts, a largement remporté le second tour avec 58,3% face au maire sortant UMP Fabienne Keller (41,7%). La droite, qui après douze ans de règne de la gauche avait repris cette ville à Catherine Trautmann en 2001 avec 50,8% des voix, n'aura pu être reconduite

- A Reims, la campagne avait été serrée mais la défaite est sans appel pour Catherine Vautrin qui portait les couleurs de l'UMP: elle est écrasée par la socialiste Adeline Hazan (56% contre 44%). La droite paie cher ses divisions dans la capitale du champagne.

- A Caen, la gauche avait raison d'y croire. La liste d'union de la gauche menée par le socialiste Philippe Duron à Caen a remporté l'élection municipale au second tour avec 56,26% des suffrages, selon des résultats définitifs communiqués par la mairie. Cette ville n'a jamais été gérée par la gauche. Elle était jusqu'à présent gérée par Brigitte Le Brethon (UMP).

- A Angers, le maire sortant PS Jean-Claude Antonini aura sans doute bénéficié de bons reports de voix d'extrême-gauche puisque il réussirait à conserver sa ville, face à Christophe Béchu, un UMP qui avait fait alliance avec le MoDem.

- A Pau, François Bayrou est battu d'extrême justesse par la candidate de gauche, avec 38,81% des suffrages contre 39,76% pour Martine Lignières-Cassou. Le maire sortant Yves Urieta recueille 21,42% des voix. Le patron du MoDem a expliqué sa défaite par des "manoeuvres", visant sans le nommer Nicolas Sarkozy.

- A Périgueux, le second tour s'annonçait périlleux pour Xavier Darcos, il tient toutes ses promesses. Le maire UMP sortant est battu par le socialiste Michel Moyrant avec 49,5, contre 50,5.

- A Paris, Jean Tiberi reste invincible dans le 5e; la candidate PS Lyne Cohen-Solal arrive 2ème, le candidat du MoDem Philippe Meyer est dernier. Dans le 17e, Françoise de Panafieu gagne avec 52,7% des voix tandis que dans le 1er, Jean-François Legaret conserve son fauteuil. C'est une victoire sans paillettes pour Bertrand Delanoë, ternie pas la défaite d'Anne Hidalgo dans le 15e.

- A Metz, le candidat de droite Jean-Marie Rausch est battu par la gauche. Metz aura son premier maire de gauche depuis 1848, en raison surtout des divisions à droite. "Nous payons le prix des divisions" dans plusieurs villes, a d'ailleurs réagi le ministre du Travail Xavier Bertrand dimanche soir.

- A Blois, la ville a été reprise par la gauche, la liste emmenée par Marc Gricourt (PS) ayant battu haut la main, avec plus de 60% des voix, celle du maire sortant Nicolas Perruchot (NC), "tombeur" de Jack Lang en 2001.

- Au Havre, le maire UMP Antoine Rufenacht conserve sa ville avec 54,7% des voix contre 45,3% à à celle de gauche conduite par le député PCF Daniel Paul qui n'a pas fait le plein des voix dans son camp.

D'après LCI-TF1

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Défense : les dangereuses dérives de Sarkozy

Par Paul QUILES
Cette tribune, que j'ai signée avec 2 autres responsables des questions de défense du PS (F.Lamy et L.Gautier), a été publiée par le Figaro du 5 mars 2008, sous le titre "le Livre Blanc de la défense fait-il fausse route?"

La Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale mise en place par Nicolas Sarkozy va bientôt remettre ses conclusions.

D’après ce que l’on peut lire dans la presse, l’analyse qui fonde ses propositions consiste à globaliser les menaces, sans pour autant qu’un lien soit fait avec les événements politiques qui sont à l’origine du contexte international actuel. Privée de toute référence historique et culturelle, privée de toute compréhension des rapports de force, la réflexion se focalise sur les conséquences de la menace, par exemple sur l’horreur provoqué par les attentats, sans essayer d’en comprendre les causes.

Dans ces conditions, la tentation est forte d’adopter une attitude craintive consistant à maximiser les dangers pour, pense-t-on, mieux s’en protéger. Et, de fait, toutes les menaces sont placées au même niveau : le terrorisme, les cyber-attaques, les catastrophes naturelles et technologiques, la menace balistique, les risques de conflits…

Nous savons que des menaces de forme nouvelle existent. Simplement, le Livre blanc ferait fausse route s’il suivait la réflexion de Nicolas Sarkozy, en décrivant un monde apocalyptique où l’Occident -notion en elle-même dangereuse si elle ne sert qu’à s’opposer au reste du monde- serait assiégé par des forces hostiles.

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14.03.2008

RAG 34 : Dimanche 16 mars : VOTEZ !





Dimanche 16 Mars : VOTEZ !






Conformément à la loi, nos publications reprendront dimanche 16 mars à 20 h00.

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23:30 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

RAG 34 : J-1 2ème tour, ALEA JACTA EST ! Nous sommes là, mais occupés...

Chers Ami(e)s et Camarades,

Nous avons fêté le 27 janvier dernier, en toute discrétion, notre deuxième anniversaire d'existence sur la blogosphère. Une aventure à l'origine bien improbable au moment de la création de RAG 34.

Quoi vous dire ? Sinon vous adresser tous nos plus sincères remerciements pour votre fidélité. Et comme nous ne pouvons échapper aux chiffres qui traduisent et font que notre et votre blog existe :

Sachez que vous avez été depuis janvier 2006, plus de 250.000 à nous rendre visite.
Que nous avons publié plus de 2600 notes et que vous avez écrit plus de 3000 commentaires ou que vous avez écouté ou visionné nos enregistrements plus de 11000 fois.

Bref, juste que nous voulons vous dire que la campagne municipale 2008 nous occupe beaucoup. Nos notes sont donc momentanément plus rares ces jours ci.


Amitiés socialistes et militantes à gauche.



Lolo 34 (admin) et les lolo's 34 : Lovely34,Lio et Ann.

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Laurent FABIUS : Le gouvernement a prévu un tour de vis après les municipales !

Sur Europe 1, Laurent Fabius maintient que le gouvernement prépare un tour de vis supplémentaire pour l’après-municipales avec de possibles hausses de la CSG, de la TVA ou des diminutions de crédits. Vous pouvez réécouter l’interview.

"Il y a bel et bien en préparation un tour de vis supplémentaire", a déclaré l’ancien Premier ministre socialiste mercredi sur Europe 1.

Laurent Fabius a estimé que ce tour de vis ne serait "pas annoncé comme un plan de rigueur et qu’il n’y aurait pas "une grande publicité avec marqué ’plan de rigueur’". "Mais on risque demain d’avoir soit une augmentation de la CSG, soit de la CRDS, soit de la TVA et des amputations de crédits", a-t-il dit.

Mardi, François Fillon a démenti tout plan de rigueur, affirmant que le budget 2008 voté par le Parlement serait mis en oeuvre" avec éventuellement des ajustements sur les dépenses. "Tout ça est faux. Ce n’est pas digne d’un homme d’Etat que de mentir avec cette constance-là", a-t-il dit à propos des augures alarmistes de Laurent Fabius. Des responsables de la majorité ont démenti en particulier tout projet de hausse de la TVA.

Laurent Fabius, citant une dépêche d’agence de l’époque, a répliqué que le Premier ministre n’avait pas écarté le 12 juin 2007 une hausse de la TVA à compter de 2009 pour financer la protection sociale. "On a oublié, tout ça, moi je n’ai pas oublié", a-t-il lancé, expliquant que le gouvernement n’avait pas pu mettre en application ce qu’il avait préparé en raison du second tour des élections législatives. "La mesure était dans les cartons et monsieur Fillon lui-même l’avait évoquée. C’est grâce au vote qu’on l’a évitée."

Laurent Fabius a réaffirmé que le projet de budget de reposait pas sur la réalité, à commencer par le taux de croissance envisagé de 2,25% pour 2008. "Si on arrive à, péniblement, 1,7% !", a-t-il lancé.

5 mars 2008

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12:27 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.03.2008

Grande Guerre - Le dernier poilu s'est éteint

Lazare Ponticelli*, le dernier "poilu" de la guerre 1914-1918, est décédé à l'âge de 110 ans, a annoncé mercredi l'Elysée.

La nouvelle de sa disparition a été annoncée mercredi par un communiqué de l'Elysée : Lazare Ponticelli, le dernier des 8,5 millions de poilus, s'est éteint à l'âge de 110 ans. La vie de ce Franco-Italien s'apparente à un roman. Celle d'un petit Italien parti tout seul de son village natal, près de Bettola (nord de l'Italie), à 9 ans et demi, pour fuir la misère et gagner le "paradis", la France. Il vivra alors avec sa mère et ses frères à Nogent-sur-Marne, où réside à l'époque une importante communauté italienne.

Chasseur alpin
Lazare Ponticelli n'a pas 17 ans quand il s'engage en 1914 dans les rangs du 1er Régiment de marche de Sidi-Bel-Abbès (Légion étrangère). Un mois de classes et le voilà au front, "à Soissons, en deuxième ligne", puis en Argonne. "A la première attaque, sur la cote 707/708, on a été décimé immédiatement car on n'avait pas de tranchées", se souvenait-il il y a quelques mois encore, lors d'une interview réalisée à l'occasion des commémorations du 11 novembre 2007. "Les Allemands en avaient, pas nous". C'est lui qui "fait le premier pansement" à son frère Céleste, blessé. Ceux qui n'étaient pas tombés ont été "ramassés et on nous a expédiés à Verdun".

C'est là, au fond des tranchées, au milieu "des rats qui se baladaient", qu'il sera rattrapé par l'Italie en 1915. "On me demandait au poste de commandement". Il y apprend que, comme tous les Italiens engagés dans l'armée française, il doit partir combattre sous le drapeau transalpin après l'entrée en guerre de l'Italie au côté de la France. C'est donc comme chasseur alpin, de l'autre côté de la frontière, qu'il poursuivra la guerre, se battant contre les Autrichiens.

"C'est complètement idiot la guerre"
De ce long conflit, dont il était sorti indemne excepté une blessure à la joue, il avait retenu une chose: "Vous tirez sur des pères de famille, c'est complètement idiot la guerre". Démobilisé en 1916, il rentre en France en 1921 et lance avec deux de ses frères une entreprise de montage et d'entretien de cheminées d'usine, dont les activités vont s'étendre au montage-levage, particulièrement dans le secteur du raffinage du pétrole. La société Ponticelli Frères existe toujours et compte 2 000 salariés.

Ce dernier légionnaire de la Guerre 14-18, naturalisé en 1939, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement, mais avait finalement décidé d'accepter, "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes" pendant la première Guerre mondiale.

* Crédit Photo : TF1/LCI Lazare Ponticelli lors d'une cérémonie du 11 novembre

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Entre les 2 tours: Des résultats...

Mitigés, mitigés Par Jean-Luc MELENCHON

Entre les deux tours d’une élection, par précaution électorale, mieux vaut ne pas s’aventurer dans les bilans et analyses trop définitifs. Retenons juste une idée aussi vieille que le militantisme de gauche: tirer la leçon de l’élection sera un combat et sa mise en mot sera un enjeu… Un autre rappel me semble opportun : ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire. Par conséquent mieux vaut se préparer à faire front pour une rude explication. D’ici là, je me contente de dire que nous avons des raisons d’être mitigés devant les résultats. Le cycle pourri des années quatre vingt dix où les différentiels d’abstention faisaient la loi semble de retour.

L’ABSTENTION NEBULEUSE

Ce n’est pas bon signe. Car l’abstention n’est plus celle d’hier. Ce n’est pas la grève des urnes que des mécontents bien informés pratiquaient pour punir les leurs. C’est l’abstention indifférence, la pire, celle qui est pratiquée par de milliers de désorientés désemparés pour qui toute la scène politique est soit inintelligible soit perçue comme un théâtre d ‘ombres.

Des quartiers qui s’étaient fortement mobilisés pour la présidentielle, notamment pour faire barrage à Sarkozy en banlieues, connaissent une forte abstention. Elle atteint où dépasse les 50 % à Mantes la jolie, Noisy le grand, Garges les Gonesse par exemple. Elle permet parfois à la droite de repasser dès le 1er tour comme à Mantes la jolie. C’est l’abstention crève coeur. C’est l’abstention contre sens, celle qui permet aux mieux lotis d’être ceux qui comptent dans les urnes et donc ceux qui comptent dans les budgets municipaux..

LE RETOUR DES VIEILLERIES

On a vu aussi recommencer le débat sur les alliances avec le modem. Et maints ont déjà pu pérorer sur son caractère irremplaçable. Et patati et patata. Qu’on songe donner une prime à l’opportunisme noir que pratiquent les Bayroutistes sous prétexte de modernité voila qui est tout a fait consternant ! Que se ce soit Ségolène qui recommence ce n’est certes pas surprise. Mais qu’elle ait le front de s’imaginer qu’un changement de stratégie se fasse à chaud et par surprise, sans l’avis des militants ni même de ses précieuses assemblées « participatives » voila qui en dit long sur l’arrogance du personnage. J’attends ses prochaines leçons de « respect » et de « discipline » avec gourmandise ! Cette alliance est si importante, si structurante ? Ce n’est pas seulement une gesticulation d’entre deux tours ? Alors pourquoi ses amis, ou elle, n’ont-ils pas posé ouvertement la question dans les instances ou la ligne de conduite des municipales a été fixée ? En attendant de percer ce mystère de l’inconséquence, un très bon point à Bertrand Delanoë qui a réglé le problème avec élégance et clarté à Paris. Exactement comme je l’avais analysé et pronostiqué sur divers plateaux de média. Cela m’a valu aussitôt d’être repeint en « bertrandolâtre » comme il convient dans le petit monde mental des amuseurs cathodiques.

LE MODEM N’EXISTE PAS.

Et maintenant il va falloir faire le travail d’explication au bouton de veste. Le Modem est omniprésent dans les débats médiatiques. Mais il est largement invisible dans les urnes : 4,5 % au niveau national ! Le Modem n’existe pas. Bayrou existe. Pas le Modem.
Le Modem est l’actuel avatar de ce secteur de la mer des Sargasse de la politique où aboutissent tous les objets flottants sans domicile fixe. Ca s’est appelé « génération écologie » un temps, et ça s’appellera encore de bien des façons chaque fois que le clivage droite gauche devient flou ou confus au point de donner de l’oxygène aux pirates de la lutte des places. Vu de près, à proximité, sur le terrain, qu’est ce que le Modem ?
A Paris, là où Bayrou dépassait les 20 %, le Modem n’obtient que 9 %. Et encore… il fait son meilleur score, 15,7 %, dans le 7ème , un des arrondissements les plus à droite de Paris.
A Lyon, où l’influence du Modem était réputée décisive, la gauche unie l’emporte au 1er tour avec 53 %. Sans le Modem qui s’est dilué entre soutien à la droite qui n’en a rien tiré et une autonomie à 6,02 %.
A Toulouse ? Son apport n’est pas plus décisif. Avec 5,9%, il fait moins que les 6,23 de l’extrême gauche !. Idem à Marseille. Il fait quasiment le même score que la LCR. Mais la différence d’intérèt est de taille. La LCR fait ses meilleurs scores dans des secteurs populaires décisifs pour la gauche, notamment le 1er secteur ou Menucci et Roatta sont au coude à coude. Là, la LCR dépasse les 7% !. A l’inverse, l’électorat modem marseillais est dispersé, insaisissable, hors de portée des débats et interpellations politique.
Là où des socialistes avaient expérimenté des alliances avec le Modem dès le 1er tour, rien ne montre que cette stratégie a été payante. A Grenoble, à Montpellier ou à Tours, cela n’a pas permis à la gauche de l’emporter au 1er tour alors qu’elle était sortante. Dijon est l’exception. Mais il est impossible de savoir si la victoire de Rebsamen au 1er tour a un rapport avec son alliance avec le Modem. Les cas où cette alliance a été contre-productive pour la gauche sont en revanche plus explicites. A Roubaix l’alliance PS-Modem-PCF a profité à d’autres listes de gauche : les Verts à 14 % et l’extrême gauche à 8 %. A Alés, ville très populaire de 40 000 habitants, l’alliance PS-Modem, bruyamment mise en scène avec le soutien de Ségolène Royal a fait chuter le PS à 16,5 % derrière le PCF qui est remonté à 24 %. Tant mieux évidemment.

LE PCF EST DE RETOUR

Le PC est en situation de conserver quasiment toutes les villes qu’il dirigeait. Y compris celles que le PS essayaient de lui disputer. Il arrive ainsi en tête de la gauche dans 6 des 7 villes du 93 où le PS avait présenté des listes autonomes. Idem dans le Rhône à Vaulx en Velin, où dans les Bouches du Rhône comme à Gardanne où il fait 55 % à Gardanne contre 13 % pour la liste PS autonome. Idem à Sète ou il sort a 38% loin devant les 12 % des socialistes fréchistes de l’Hérault qui activait leurs réseaux au grand jour.
Cette capacité de résistance est décuplée quand le PCF se trouve en situation de conduire l’union de la gauche. Le PCF conquiert ainsi Vierzon et Dieppe dès le 1er tour, avec, pour cette dernière un niveau de participation populaire très supérieur à la moyenne nationale (70 %). Ainsi est tué l’argument du PCF plombant les dynamique locale! Il était temps. Les apprentis sorcoiers de la division vont devoir se calmer peut-être! L’enseignement, là encore, doit être réservé jusqu’à la semaine prochaine. Mais il est décisif que cette donnée ce soit exprimée. la gauche ne sera plus la même. Les conditions du débat bougent de façon décisive selon moi. Il ne pouvait pas y avoir meilleure nouvelle pour qu’émerge la force politique nouvelle dont la gauche a besoin pour éviter le naufrage sur lequel débouche la ligne démocrate au PS.

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08:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11.03.2008

Grève des caissières : gagner peu et travailler dur (vidéo)

Retour sur la grève des caissières qui a secoué le secteur de la grande distribution. Au-delà des revendications légitimes sur le pouvoir d'achat, ce conflit social soulève la question épineuse des conditions de travail. L'analyse de François Desriaux, rédacteur en chef du magazine Santé et Travail.

Durée : 08:13 Pris le : 21 février 2008Lieu : Douai, Nord-Pas-de-Calais, France



Source : http://www.alternatives-economiques.fr/

PRIORITE A GAUCHE

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19:38 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.03.2008

Primaires USA : OBAMA CLINTON ça continue, MC CAIN c'est fait !

(photomontage AFP)Le suspense va durer jusqu'au bout. L'investiture démocrate pour la présidentielle reste des plus indécises après la victoire d'Hillary Clinton dans l'Ohio et dans le Texas. "Je me réjouis de poursuivre notre dialogue dans les semaines qui viennent sur les questions qui importent le plus à notre pays", a dit, visiblement ravie, la sénatrice de New York devant des partisans déchaînés qui scandaient "Hillary, Hillary". "Aucun candidat, qu'il soit démocrate ou républicain, n'a gagné la Maison-Blanche sans auparavant gagner la primaire de l'Ohio. J'irai jusqu'au bout", a-t-elle affirmé.

Pour Hillary Clinton, qui venait d'essuyer onze défaites consécutives depuis le "Super-Mardi" du 5 février, le succès était impératif ce mardi. Sa double victoire (et même triple puisqu'elle s'est aussi imposée dans le Rhode Isldand), acquise grâce aux ouvriers dans l'Ohio et aux Hispaniques au Texas, lui permet donc de relancer sa campagne face à Barack Obama. Elle a également continué à bénéficier du coeur de cible de son électorat, les femmes et les personnes âgées.

Obama toujours en tête des délégués

Le sénateur de l'Illinois, en dépit de sa défaite dans ces deux Etats importants où il avait pris momentanément la tête dans les sondages en fin de semaine dernière, a quant à lui affirmé qu'il était "en route pour gagner l'investiture". "Quoi qu'il arrive ce soir, nous avons pratiquement la même avance en terme de délégués que ce matin", a-t-il assuré à des milliers de partisans réunis à San Antonio, au Texas.

Le mode de scrutin -une proportionnelle très complexe- ne permet pas en effet au gagnant d'un Etat de creuser un écart significatif pour l'attribution des délégués, chargés de désigner formellement le représentant démocrate à la convention en août prochain. Selon les estimations de CNN, Barack Obama possède toujours environ une centaine de délégués d'avance : 1451 contre 1365. Une chose est sûre : même en remportant la dizaine de scrutins à venir aucun des deux prétendants du parti de l'âne ne pourra obtenir la majorité -2025- avec les "délégués affilés", issus des primaires et obligés de voter pour un candidat précis. Ce sont donc les "super-délégués", cadres du parti libres de choisir qui ils désirent, qui feront la décision.

"Conclure le plus vite possible la guerre en Irak"

Côté républicain, sans surprise tant il faisait figure de favori, John McCain sera le candidat pour la présidentielle. Après avoir gagné les quatre primaires dans le Texas, l'Ohio, le Rhode Island et le Vermont, il a dépassé la barre des 1191 délégués nécessaire à son investiture. Son dernier rival de poids, Mike Huckabee, a été contraint jeté l'éponge en le félicitant. "La bataille commence ce soir, elle aura ses hauts et ses bas", a annoncé le sénateur de l'Arizona, qui avait frôlé l'abandon l'été dernier faute d'argent et de conseillers. A 71 ans, il sera le plus vieux candidat de l'Histoire du parti de l'éléphant.

John McCain a déclaré que le prochain président des Etats-Unis devrait expliquer "comment conclure le plus vite possible la guerre en Irak" sans pour autant exacerber un conflit intercommunautaire qui risque de déstabiliser le Proche-Orient. Il s'est aussi engagé à oeuvrer à la relance de l'économie américaine et à la création d'emplois en réduisant les impôts et en limitant l'ingérence gouvernementale.

D'après LCI.

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04.03.2008

François Léotard : "Depuis que tu es à l’Elysée je suis inquiet"

EXTRAITS

Au cours de leur vie politique, les deux hommes se sont croisés et appréciés. Mais aujourd’hui François Léotard*, qui publie chez Grasset un texte au titre sans équivoque "Ca va mal finir", dresse un réquisitoire impitoyable sur l’action du Chef de l’Etat.

Ca a débuté comme ça. Une élection, une fête, du Champagne. Et du chiffre d'affaires au mètre carré. C'était pétillant. Je n'allais pas bouder mon plaisir puisque j'avais voté pour lui. [...] Naturellement mon cote gaulliste avait quelques regrets. La France prenait des allures de grande surface, et parmi les candidats mon produit était en tête de gondole. La publicité et les promesses s'accompagnaient l'une l'autre comme deux petites voleuses qui font les sacs à main. Ensemble tout était possible. J'étais heureux qu'on soit ensemble. C'est étonnant comme on aime à croire ce qui n'est pas croyable.
Il a fallu plusieurs mois pour entendre parler de faillite. L'homme de Matignon, Mon le velouté, s'était laissé aller. Faillite ! C'est un mot que l'on aurait aimé entendre au mois de mars, avant l'élection... Au moment des giboulées. On s'y serait fait. Moi, je pensais à Churchill : "Je n'ai à vous offrir que de la sueur, des larmes et du sang." Et Londres bombardée tous les soirs. Nous, on allait très bien. Merci. La dette faisait à peu près l'équivalent du budget de l'Education nationale. Les intérêts seulement ! Pas le capital. Je me disais : ça va être bien. On pourra faire deux fois plus de lycées... Il suffira de rembourser ce que nous devons, de revenir à l'équilibre et le tour sera joué ! D'autres le font autour de nous. C'aurait été une promesse de grande qualité. Un millésime rare au rayon de l'œnologie politique. J'avais oublié que la dette, c'est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a donc choisi la béatitude. [...] Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le clair de lune sur un scénario de Fitzgerald, le clapotis des flots au large de Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux nigauds baptisée modestement "ouverture", les infirmières bulgares, le drapeau tricolore relooké par Prada, les intermittences du cœur sous les ombrages de la Lanterne, un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du pouvoir, le gratin du Bottin mondial : Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. [...] Sarkozy, c'est Glenn Gould en moins délicat. Il joue avec les mots sur son piano. Un artiste. Comme l'interprète canadien, il accompagne ses partitions de soupirs, de mouvements du visage qui donnent à la pièce jouée la permanente allure d'un chef-d'œuvre. Mais ce n'est pas du Bach.
Prenons l'exemple de ses rapports avec la police. Ils ont séduit une droite qui ne plaisante pas avec ces choses-là, ils ont alimenté ses nombreux discours, et sans doute, comme pour tous les enfants, marqué son parcours. Voilà une institution qu'il aime. Il s'y plaît. [...] Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l'ordre. L'ordre seulement, mais l'ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n'ont pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d'emploi. Les pédophiles n'entrent pas dans la catégorie de l'acquis mais dans celle de l'inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer 'un suivi' en milieu fermé, c'est-à-dire une deuxième prison qui s'ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ? C'est l'Etat qui doit décider, c'est-à-dire l'exécutif, c'est-à dire la police. Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l'on rend la justice Place-Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l'Elysée. [...] On se souvient qu'il répétait volontiers qu'on ne faisait appel à lui que dans les moments désespérés. Alors il arrivait, soulevait le RPR et l'exaltait en quelques jours, redressait le budget de la nation, rendait à la police la confiance qui lui manquait. [...]
C'est vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il ne faut pas être sur le passage d'un prédateur. Je le sais, j'ai traversé imprudemment la savane. Chirac était un carnassier débonnaire. Avec lui, on était mort, mais c'était sans rancune. Chacune de ses victimes, antilope déchiquetée et consentante, devenait digne d'une amitié nouvelle définitivement inoffensive. Avec Sarko, c'était différent. Le fauve avait - si l'on peut dire - une mémoire d'éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m'avait dit : "François, n'oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis." J'en ai encore froid dans le dos. L'ouverture n'a rien changé à cela. Elle donne à la victime un côté comestible qui la fait s'aplatir avec une docilité déconcertante. La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. [...] Et je crains que la belle histoire qui nous est racontée du haut de l'Elysée ne se termine mal. Parfois je ne peux empêcher un certain malaise de venir en moi. J'essaie de le chasser et il revient. Je prends un livre et ça revient de plus belle. [...] Depuis que tu es à l'Elysée je suis inquiet. Qu'est-ce qui t'a pris exactement ? Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants... J'ai suivi avec consternation le morceau de Grand-Guignol qui t'a mis dans les bras de Kadhafi... J'apprends que tu as une «plume» qui te fait dire des bêtises... Il paraît que tu n'écoutes plus ceux qui t'entourent... Tu aurais même traité mon ami Martinon d"'imbécile"... Et ce pauvre Mon avec ses beaux yeux de labrador... C'est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d'ADN pour le regroupement familial, ce n'est pas toi ! Tu t'es fait déborder par quelques malades de l'UMP Des frénétiques... [...]
Tu as eu raison de citer Guy Môquet. Cette jeunesse-là, intacte et fervente, qui s'abat d'un seul coup, laissant derrière elle le grand silence du courage, cette jeunesse-là, elle est belle et sans doute plus belle que la nôtre... J'aurais aimé qu'à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de 'l'Affiche rouge'. Parce qu'il parle de Manouchian et que le poème d'Aragon est lové dans l'écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers "mais nos frères pourtant" ont davantage honoré la France que ces "bons Français" qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait. Parce qu'ils portaient "des noms difficiles à prononcer", parce qu'ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait - une résistance cachée.

"Ca va mal finir", par François Léotard, Grasset, 138 pages, 10 euros.

* photo : François Léotard, ancien ministre de la Culture et de la Défense

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22:52 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

UIMM-MEDEF : Pourquoi Denis Gautier-Sauvagnac et Laurence Parisot ne sont-ils pas en prison ?

PAR GÉRARD FILOCHE

C’est une bande organisée au plus haut niveau. Ils trafiquent de l’argent sale, selon leurs propres termes.Ils corrompent. Ils paient des salaires en liquide sans cotisation sociale. Ils se font des prêts à taux zéro, entre eux, illicites.Ils collectent des fonds secrets d’une double comptabilité des entreprises. Ils ont une caisse noire de 600 millions d’euros - certains anciens dirigeants de l’UIMM ont dit qu’elle avait atteint un milliard, qu’ils avaient fait “pareil” que DGS depuis des décennies. Ils sortent des valises de 26 à 32 kg d’argent liquide dont au moins 19 millions - prouvés - depuis l’an 2000. Ils ont même avoué que cela dure depuis bien plus longtemps et que cela porte sur des sommes plus importantes.

On n’a jamais eu un scandale aussi énorme.

La seule chose que DGS ait reconnu c’est que c’était une caisse anti-grève - qui devait donc servir aussi à « fausser » la célèbre concurrence « libre ». Denis Gautier-Sauvagnac est toujours en poste comme délégué général de l’UIMM et reçoit 20 000 euros par mois pour faire ce racket et ce trafic d’influence jusqu’à sa retraite prévue en mai 2008 à ses 65 ans. Ils continuent : MM. De Calan, la secrétaire de DGS, et d’autres ont été mis en examen aussi.

Ils se concertent. Des fuites ont été publiées par “Le Parisien” du samedi 1er mars sur leurs réunions en ce sens de fin novembre dernier et de début décembre où ils ont négocié « l’omerta » avec le « parrain » comme dans un « QG » de la mafia.

Ils détruisent les preuves et sont inculpés pour cela, pourquoi ne les empêche t on pas ? (le petit trader, Kerviel, de la Société générale a été placé en préventive pour « empêcher qu’il se concerte avec d’éventuels complices » et qu’il « détruise des preuves »).

Ils font entrave à la justice en se liguant préventivement contre ses enquêtes, en se prémunissant contre ses verdicts.

Pour moins que cela n’importe quelle bande de ce type serait sous les verrous.

Mme Parisot a reconnu il y a cinq mois qu’elle était « salie » et que « beaucoup savaient inconsciemment » ce « secret de famille honteux ». Elle ne s’est pas lavée depuis.

Et c’est son organisation entière UIMM-MEDEF qui cautionne aujourd’hui tout cela.

On apprend seulement aujourd’hui qu’en début décembre, secrètement, il y a trois mois, ils ont passé un pacte de complicité : DGS ne dira rien, et il lui sera attribué (officiellement) 1,5 million d’euros (combien de Smic ?), ainsi que tous ses frais fiscaux éventuels. Un Pactole pour le chantage au silence du « parrain », pour s’assurer de l’omerta. C’est Michel de Virville, successeur de DGS à la présidence de l’UNEDIC l’auteur du premier rapport, en 2004 pour démanteler le Code du travail, très proche de Laurence Parisot, qui a négocié et conclu le « contrat » avec DGS.

Que faut-il de plus pour que la bande ne soit pas placée en préventive immédiate ?

Mme Parisot ose à la télévision, interrogée sur les 40 % d’augmentation des salaires des patrons annoncer qu’elle va “saisir la commission d’éthique” du Medef ? Il y a une éthique au Medef ? Et même une “commission d’éthique” ?

M. Sarkozy (qui connaissait le dossier depuis 2004 lorsque le Tracfin l’avait averti en tant que ministre de l’intérieur, et qui n’avait rien fait alors) M. Fillon et Mme Dati, qui en appellent chaque jour à l’impunité zéro, sont-ils forts avec les faibles et faibles avec les forts ? Ou y a t il d’autres complicités plus élevées encore ? Le concurrent de Mme Parisot à la tête du Medef n’était-il pas Guillaume Sarkozy ?

Gérard Filoche, le 2 mars 2008

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En-quête de GAUCHES : ESPAGNE-ALLEMAGNE-ITALIE-FRANCE

par Jean-Paul DAMAGGIO

Depuis quelques années, le monde politique de gauche cherche à échapper au jeu de l’alternance entre centre-droit et centre-gauche en créant ce que j’appelle « l’autre gauche ». On devine un corpus d’idées assez semblable avec pourtant des configurations très différentes. « La Gauche », style Allemagne marque des points en ce moment. Il serait grave d’oublier le poids du mode de scrutin dans sa constitution. Passer la barre des 5% pour exister dans un système proportionnel, et la répartition géographique des deux partis, imposèrent l’unité qui donna Die Linke. Ces considérations font que la France ne peut rêver d’un même phénomène : une union Buffet-Melenchon permet de retrouver une base politique presque commune mais il est difficile d’abandonner les vieilles maisons.

En Espagne « La Gauche Unie » traîne avec elle une expérience beaucoup plus longue et plus tourmentée (je ne sous-estime pas les durs débats internes à Die Linke). Une union du parti communiste (PCE) avec d’autres courants de gauche s’est constituée après la décision du PSOE d’appeler à voter OUI à l’entrée de l’Espagne dans l’OTAN au début des années 80. Les tensions internes ont souvent été improductives. Dans l’actuelle campagne électorale (vote le 9 mars), la Gauche unie (Izquierda Unida) ne peut rien espérer de neuf. Le PSOE garde un grand capital de confiance et l’élément le plus applaudi des meetings de Gaspar Llamazares, le dirigeant actuel d’IU, c’est quand il revendique de pouvoir entrer au gouvernement dans le cas d’une victoire de la gauche. J’étais à Barcelone au moment du grand débat télévisé entre Zapatero et Rajoy, un débat qui fit crier au scandale Izquierda Unida (ce type de débat n’avait pas eu lieu depuis quatorze ans). Llamazares déclara : « Ce débat c’est la privatisation de la démocratie. Deux oligopoles se partagent le marché électoral »

Pour cette gauche européenne en quête de valeurs authentiquement progressistes, le point crucial reste celui des accords entre elle et la branche centre-gauche. En Italie, les élections anticipées du 13 avril n’ont pas laissé grand temps à la Gauche arc-en-ciel pour s’organiser. Cette fois, l’alliance entre le centre-gauche organisé à présent autour de Walter Veltroni du Parti démocrate, et le Parti de la refondation communiste (PRC) ne peut plus se faire comme ces deux dernières années. Même si, cette fois, la chute du gouvernement centre-gauche n’est pas venue d’un vote de l’autre gauche, le Parti démocrate, comme le SPD allemand n’accepte d’alliance que sur la base de sa politique. La Gauche arc-en-ciel, avec le PRC en épine dorsale, tangue et le débat dans le quotidien il Manifesto fait rage. Nous y retrouvons le débat de partout : cette autre gauche peut-elle unir vraiment les courants qui la traversent en créant une force politique nouvelle ? Faut-il en rester à une fédération d’états-majors distribuant les places électives au pro-rata des forces en présence ?

En France, des dirigeants du PCF pensent déjà aux prochaines élections : les Européennes de 2009. L’autre gauche peut-elle rêver, à partir de listes composées éventuellement d’une tranche Mélenchon, d’une tranche Buffet et d’une tranche Picquet de la LCR ? Les combinaisons électorales ne peuvent engendrer une force politique, l’expérience passée le prouve. Seule une force politique peut susciter un élan mais notre système électoral empêche Mélenchon d’avoir le courage d’Oskar Lafontaine, quant à Christian Picquet il joue depuis vingt ans le même jeu : une LCR ouverte pour ramener des forces... à la LCR. En créant le Nouveau Parti Anti-capitaliste, la LCR peut-elle assurer la naissance de ce courant qui se cherche ?

Partout en Europe, un retour aux réalités s’impose de toute urgence. Quelles réalités ? La première s’appelle l’échec de l’émergence du courant écologiste avec les années 80. En Italie, les Verts ont accepté d’être présents dans la Gauche arc-en ciel (Sinistra arcobaleno), comme ils sont souvent avec la Gauche unie espagnole. En France leur force de proposition s’est éteinte, et en Allemagne, après avoir joué un rôle central, malgré des scores encore significatifs (au-dessus de 5%) ils restent sur la marge. Or, les questions écologiques prennent de plus en plus de place ! Il s’agit d’ailleurs d’un axe constitutif de l’autre gauche en gestation. Autre réalité : les regards se sont tournés vers des courants citoyens se présentant comme une alternative aux vieux partis mais ils n’ont pas fait mieux que les courants traditionnellement à gauche malgré la dérive de ces derniers. En Italie ils peuvent rassembler des milliers de personnes dans la rue mais au moment du vote, tout rentre dans l’ordre comme si le système nord-américains avait été déjà intégré : des courants radicaux vivants dans la société et absents dans la vie politique.

Sur le plan économique, le retour aux réalités ce n’est pas se focaliser sur la crise du système mais reconnaître l’échec des précédentes formes alternatives : le keynésianisme, le courant coopératif, l’économie dirigée ou seulement planifiée. Dans le nouveau contexte sociologique, institutionnel, démocratique, l’autre gauche doit fixer des repères solides (le comportement par rapport aux médias, au PS etc.) et construire la nécessaire unité pour atteindre la visibilité indispensable. L’appel unitaire à naître après les municipales a besoin d’inclure ces points pour cesser de tourner autour d’éternelles hypocrisies (celle des unitaires... autour de leur drapeau)

dimanche 2 mars 2008, Jean-Paul DAMAGGIO

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22:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

URGENCE INGRID BETANCOURT! : Raul Reyes, numéro deux des Farc, tué par l'armée colombienne en Equateur

Par Par Jean-Luc PORTE

AFP - Dimanche 2 mars,- Photo copyright © 2008 Reuters
L'armée colombienne a annoncé samedi avoir tué en territoire équatorien Raul Reyes , le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), le plus dur échec jamais infligé à la guérilla marxiste.

Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a précisé lors d'une conférence de presse que l'opération lancée contre un camp de guérilleros, où se trouvait Reyes, avait commencé par un bombardement aérien, suivi d'une attaque terrestre de soldats héliportés.

"C'est le coup le plus décisif jamais porté jusqu'à présent à ce groupe terroriste", a affirmé le ministre.

M. Santos a révélé que le camp attaqué se trouvait "du côté équatorien, à 1.800 mètres de la frontière" commune. Le président colombien Alvaro Uribe a eu un entretien téléphonique sur cette question territoriale délicate avec son homologue équatorien Rafael Correa, a ajouté le ministre sans dire si la conversation avait eu lieu avant ou après l'attaque.

A Quito, M. Correa a annoncé avoir déplacé une division de l'armée équatorienne sur la frontière afin "de vérifier" ce qui s'était passé.

L'opération commando contre les guérilleros du Front 48 des Farc a débuté par un bombardement de l'aviation samedi à 00H25 locales (vendredi 19H25 GMT).

Des unités héliportées se sont rendues sur les lieux du campement en territoire équatorien où des combats se sont produits, faisant au total un mort parmi les soldats colombiens et 17 dans les rangs de la guérilla.

Un idéologue des Farc, Guillermo Enrique Torres, alias Julian Conrado, a également été tué dans cette attaque.

Le corps de Raul Reyes a été rapatrié par l'armée en territoire colombien.

Un coup de téléphone satellitaire de Raul Reyes et un informateur de l'armée ont permis de localiser avec précision le camp où vivait en territoire équatorien le numéro deux des Farc, a révélé à l'AFP une source militaire.

"Deux facteurs ont été déterminants pour cette réussite: d'un coté, les écoutes permanentes des Farc qui nous ont permis grâce à une communication de Reyes sur son son satellitaire de le localiser approximativement. Et un informateur qui nous a fourni la localisation exacte du chef guérillero", a précisé l'informateur qui a requis l'anonymat.

Selon cette même source, "Reyes a été blessé à la cuisse droite lors des premiers bombardements aériens. Puis il a été tué par les commandos, alors que quatre rebelles de sa garde personnelle tentaient de l'évacuer".

Un correspondant de l'AFP, qui a rencontré Reyes dans cette même région, a indiqué que ce dernier était entouré d'un dispositif de sécurité très élaboré.

Agé de 59 ans, le No 2 des Farc, dont le vrai nom est Luis Edgar Devia, était au début de sa carrière un dirigeant syndical dans le département de Caqueta (sud) où il travaillait pour le groupe multinational Nestlé.

Membre de la guérilla depuis près de 30 ans, il a franchi tous les échelons de la hiérarchie pour devenir le porte-parole des Farc. Son nom était fréquemment cité pour la succession de Manuel Marulanda, le chef suprême des rebelles âgé de 77 ans.

Reyes était l'un des sept membres du secrétariat des Farc, l'organe dirigeant, et était présenté par ses compagnons comme l'un des représentants de la faction la plus dure du mouvement rebelle.

Ces derniers mois, l'armée avait annoncé avoir tué plusieurs chefs importants des Farc, dont Tomas Medina, alias Negro Acacio, et Martin Caballero.

Principal mouvement de guérilla colombien, les Farc comptent aujourd'hui 17.000 combattants, principalement des paysans, répartis sur 60 fronts et occupant une partie importante du pays.

Les Farc détiennent dans la jungle 39 otages dits "politiques", dont l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, qu'ils veulent échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.

La mort de Raul Reyes intervient alors que la guérilla a relâché unilatéralement six otages depuis le début de l'année et que la pression internationale s'accentue pour obtenir la remise en liberté de Mme Betancourt en raison de son mauvais état de santé.

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03.03.2008

Laurent FABIUS : la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

Laurent Fabius au forum de Radio J : Paris s’est engagé à prendre des mesures de rigueur après les municipales

Laurent Fabius a affirmé dimanche que la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

"Le 11 février, il y a eu une réunion au niveau européen des ministres des finances", à laquelle assistait Christine Lagarde, a expliqué M. Fabius au Forum de Radio J.

"Vous savez que la France a été mise en accusation à cause de ses déficits. (...) La tonalité du débat qui a eu lieu c’est +Ecoutez, laissez-nous passer le cap des élections municipales, et ensuite nous prendrons des décisions+", a déclaré M. Fabius."Toute l’Europe attend que le gouvernement prenne une série de décisions qu’on cache aux Français", a ajouté l’ancien Premier ministre.

Les ministres des Finances de la zone euro ont appelé le 11 février la France à respecter son engagement d’équilibrer ses comptes publics d’ici à 2010. La France doit "faire en sorte d’atteindre l’objectif en 2010", avait souligné à Bruxelles le président du forum qui regroupe ces ministres (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker.

Par ailleurs, Laurent Fabius a exigé que soit "annulée" la prime de 1,5 million d’euros accordée par l’UIMM à son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac. En cas d’impossibilité juridique, il a demandé que le gouvernement dépose "un texte de loi" dans ce sens.

"Ce que je demande (...), c’est que des dispositions soient prises par le MEDEF, par l’IUMM, par l’administration gouvernementale, pour que cette prime absolument absurde qui aurait été donnée" à M. Gautier-Sauvagnac "soit rapportée, que ce soit annulé".

Et "si, juridiquement, ce n’était pas aujourd’hui possible, eh bien que le gouvernement dépose un texte de loi que nous voterons, nous, pour annuler cette disposition". "On ne peut pas dire ’c’est un scandale’ et ne rien faire pour aller contre", a-t-il ajouté, jugeant qu’"il y a quelque chose de pourri dans cette situation invraisemblable".

2 mars 2008


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18:46 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Où est la commission d’éthique du MEDEF ?

DGS vient de recevoir un pactole pour ses forfaits
par Gérard Filoche

L'article en PDF
C’est le principe de la mafia et du parrain trop voyant qu’on range de côte après qu’il ait servi... On le couvre et il ne dit rien : le Medef-UIMM vient de lui faire un “pont d’or”. Au Medef et à l’UIMM c’est l’omerta.
DENIS GAUTHIER-SAUVAGNAC gagnait 240 000 euros par mois pour déverser l’argent sale de la corruption... Mme Parisot s’est dit “salie” en septembre dernier lors de la révélation de la caisse de 600 millions d’euros de trafic d’argent liquide.

Mais Mme Parisot n’a rien fait pour se laver depuis... Elle est complice : n’ a t elle pas dit que “beaucoup savaient inconsciemment” ? Que c’était un secret de famille honteux ? De quelle famille parle t elle des frères Sarkozy, Guillaume et François ?

Elle promettait la transparence. Non, elle fait verser une somme de 1,5 millions d’euros (au moins, officiellement...) au vieux parrain DGS Et elle vient à la télévision expliquer au journal de France 2 expliquer à David Pujadas, à propos des 40 % d’augmentation des salaires des patrons, qu’elle va “saisir la commission d’éthique du Medef” ? Elle a une éthique ? Et il y a une commission d’éthique à l’UIMM ?

Et ou en est l’enquête sur les malversations contre la médecine du travail ? Ou en est l’enquête sur les détournements des centres de médecine du travail par le MEDEF ? Pourquoi cette bande organisée n’est-elle pas en prison ? N’importe quelle bande en banlieue, pour cent fois moins que ça y serait !

Est-ce que ce n’est pas la caisse noire qui a payé la “recodification” du code du travail ?

Denis, Laurence, Guillaume, Cathy, Michel, Jean-Denis…
Denis Gautier-Sauvagnac (DGS), délégué général de l’Union des industries et métiers métallurgiques (UIMM), s’est fait prendre la main sur la poignée, par le Tracfin, organisme de lutte contre le blanchiment d’argent parce qu’il prélevait des mallettes d’argent liquide de 26 à 32 kg à raison d’environ 2 millions d’euros par an – avec des pointes au moment des présidentielles. DGS qui touchait lui-même 240 000 euros, pour cela, n’a pas voulu dire d’où venait l’argent ni où allait l’argent : omerta. On a su qu’il y avait une caisse noire de 600 millions d’euros, certains ont dit « un milliard », qui servaient à « fluidifier les relation sociales », à « prévenir les conflits ».

DGS qui était président de l’UNEDIC versait des salaires en liquide à ses « collaborateurs » sans verser de cotisations sociales. DGS s’est fait remplacer à l’UNEDIC par Michel de Virville, qui avait fait un célèbre rapport en 2004 pour démanteler le Code du travail. Mme Laurence Parisot, présidente du MEDEDF dont l’UIMM est le pivot, qui a été élue contre un autre candidat, son challenger, Guillaume Sarkozy, a déclaré qu’elle se sentait « salie » par cette révélation sur l’argent liquide, que c’était un « secret de famille honteux » et que « beaucoup savaient inconsciemment ».

Le Tracfin a, en effet, révélé qu’il avait informé le ministre de l’intérieur dés 2004, Nicolas Sarkozy, sur ce trafic d’argent sale, sans qu’aucune suite n’ait été donnée à l’époque. DGS a été mis en examen, sans être placé en préventive ni lui, ni ses complices, il ont ainsi pu se concerter, il leur est reproché, entre autres, la « destruction de preuves ». DGS a passé la main à Cathy Kopp, présidente d’Accor, proche de Laurence Parisot, pour négocier à sa place avec les syndicats de salariés les accords dits de « flexisécurité » de janvier 2008. Kathy Kopp s’est aussitôt fait assister par Jacques Barthélémy, du célèbre cabinet d’avocat Barthélémy, le plus proche du MEDEF sur la place de Paris. Jacques Barthélémy est « l’expert » qui travaille depuis le 15 février 2005, dans la commission de « recodification » du Code du travail qu’il oriente dans le sens du rapport de Virville. « Liaisons sociales » de janvier 2008 révélait que « chaque mois Denis Gautier-Sauvagnac déjeunait avec M. Jean-Denis Combrexelle ». Jean-Denis Combrexelle est le directeur des relations du travail (DRT) qui était le maître d’œuvre de la commission de « recodification » du code du travail.

Gérard Filoche samedi 1er mars 2008

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18:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.03.2008

Polynésie française: l'indépendantiste Temaru élu au "perchoir" de l'assemblée

Par Par Mike LEYRAL

AFP - L'indépendantiste Oscar Temaru a été élu vendredi au "perchoir" de l'Assemblée de Polynésie, avec l'aide de son rival, l'autonomiste Gaston Flosse, qu'il avait lui même aidé à devenir quelques jours plus tôt Président de la Polynésie.

M. Temaru a été élu président de l'Assemblée vendredi, par 28 voix contre 27 à son adversaire Hiro Tefaarere, et deux bulletins blancs.

Oscar Temaru a bénéficié de l'alliance entre son propre groupe (20 sièges) et celui de l'autonomiste Flosse (10 sièges), deux élus n'ayant pas suivi les consignes de vote de cette alliance autonomistes/indépendantistes.

Oscar Temaru et Gaston Flosse, après une lutte politique acharnée pendant plus de trente ans, avaient choisi de s'allier après la large victoire de leur adversaire autonomiste Gaston Tong Sang dans les urnes (27 sièges sur 57), lors des élections territoriales du 10 février dernier. Contre toute attente, Gaston Flosse avait alors été élu Président de la Polynésie française, avec les voix d'Oscar Temaru, le 24 février.

Il lui a renvoyé l'ascenceur vendredi en lui permettant de diriger l'Assemblée. Mais en dépit de cette prise de pouvoir réussie d'une alliance incongrue Flosse-Temaru, l'instabilité politique qui mine la Polynésie depuis plus de trois ans ne devrait pas cesser. Avec une majorité relative de 28 voix, Gaston Flosse ne pourra pas gouverner les mains libres, estiment les analystes.

C'est aussi un échec pour le Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, Christian Estrosi, qui avait fait modifier la loi électorale pour renforcer la stabilité, et qui avait ouvertement soutenu Gaston Tong Sang. L'UMP a d'ailleurs annoncé qu'elle rompait tout lien avec le parti de Gaston Flosse, le Tahoeraa Huiraatira.

Pour le politologue Sémir Al-Wardi, interrogé par l'AFP, "aujourd'hui, le Président de l'Assemblée est élu sans même avoir la majorité absolue des représentants, ce qui prouve que l'instabilité politique perdure".

Il estime également que les leaders poursuivent leurs tentatives de "débauchages" dans les groupes adverses. Pour Flosse et Temaru, il s'agit de renforcer leur majorité, selon lui. Gaston Tong Sang, de son côté, peut espérer faire voter une motion de défiance et renverser le gouvernement, s'il parvient à convaincre deux élus adverses.

Mais il a également déposé plusieurs recours pour contester l'élection de Gaston Flosse à la Présidence de la Polynésie, et invite la population à défiler devant l'Assemblée samedi.

Oscar Temaru n'a pas souhaité évoquer la question des deux bulletins blancs, qui l'ont empêché d'atteindre la majorité absolue. Interrogé par l'AFP, il s'est une nouvelle fois félicité de cette alliance, "pour la paix retrouvée". Ironie de l'actualité polynésienne, M. Flosse a été entendu vendredi par les juges, suite à une plainte déposée en 2004 par... Oscar Temaru.

Cette plainte concerne l'addition d'un fastueux dîner, que ni M. Flosse ni le ministre des finances polynésien d'alors, membre de l'UPLD (Union dirigée par Oscar Temaru) n'avaient accepté de régler.

Samedi 1 mars, 11h36 PAPEETE (AFP)

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Montpellier : la prévention santé avant tout

Le coeur du centre ville de Montpellier abrite depuis le 1er décembre 2007 une initiative originale et unique en Europe : la Maison de prévention santé. Porté par Hélène Mandroux, maire de la ville depuis 2004 et candidate à sa succession, ce lieu est un espace d’accueil, de conférences, de rencontres et d’écoute. La municipalité veut y fédérer les professionnels de santé, les acteurs associatifs et institutionnels au service des Montpelliérains.

«Etant médecin, je sais que de nombreuses maladies, même les plus graves, peuvent être évitées avec une bonne information et plus d’attention au quotidien». Hélène Mandroux, maire de Montpellier, a fait de la santé une priorité. Une charge symbolique, dans cette ville qui héberge la plus ancienne université de médecine d’Europe en activité. La commune est d’ailleurs membre du réseau des villes de l’Organisation mondiale de la santé et ce depuis 1986.

La prévention s’inscrit donc dans une politique globale de santé publique en faveur de tous, « quels que soient l’âge ou l’origine sociale ». En plus des actions de terrain dans les écoles, les restaurants scolaires, la ville organise chaque année la Comédie de la santé, une rencontre annuelle sur le thème de la prévention, sur la grande place de la cité.

Tout le monde se sent concerné

Ainsi, la Maison de la prévention est apparue comme une évidence. La santé y est ici envisagée comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité », selon la définition de l’organisation Mondiale de la Santé (OMS). Formation aux gestes de premier secours, programme de prévention des chutes pour les seniors, cours de cuisine avec un nutritionniste, où encore dépistage bucco-dentaire et animations ludo-éducatives pour les plus jeunes : autant de séquences que propose la Maison de prévention, et ce tout à fait gratuitement.

Olivier Dufour, coordinateur et responsable de l’animation du centre, est un homme heureux :« Tout le monde se sent concerné : les gamins viennent chercher des préservatifs pendant que le 3e âge assiste à une conférence. Chaque génération a ici sa place ». L’espace dispose de trois grands ensembles : une salle de conférence transformable, un « espace ressources » avec une bibliothèque et une compilation de toutes les informations sur les associations de santé ainsi que des postes informatiques, et des bureaux fermés mis à disposition des partenaires pour gérer au mieux les permanences. Dans un souci d’accessibilité, les conférences sont traduites en langage des signes, alors qu’à la bibliothèque, on travaille à la transcription d’un maximum d’ouvrages en braille. Si la structure n’est pas encore connue de tous, les conférences réunissent en moyenne une petite centaine de personnes.

Le coût total du projet -1,1 million d’euros- a été pris en charge aux trois quarts par la municipalité, et à hauteur d’environ 25 % par la région. « Cet outil de prévention était une nécessité », assure Hélène Mandroux, « l’égalité d’accès à la santé est une des bases qui fondent notre société. Si pour certains la santé a un coût, pour moi, elle n’a pas de prix ».

Ariane Vincent

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