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29.02.2008

Avec Sarkozy, ça va mal finir... Revue de presse Clotilde DUMETZ france Inter

Ca va mal finir
Une mise en garde ce matin... "Ca va mal finir"...

"Ca va mal finir"... C'est le titre d'un pamphlet signé François Léotard... un texte impitoyable sur l'action du chef de l'Etat... Dans Le Nouvel Observateur, cette semaine, vous pouvez en lire quelques extraits...

Et l'ancien ministre fait défiler les images de ces derniers mois... Je cite... "le déferlement des milliardaires... la chasse aux nigauds, baptisée modestement 'ouverture'... le drapeau tricolore relooké par Prada... les intermittences du coeur sous les ombrages de la Lanterne"... etc. etc.... "Je commençais petit à petit à bouffer mon bulletin de vote", confie François Léotard...

L'ancien patron de feue l'UDF fustige également la politique des banlieues de Nicolas Sarkozy... sa propension à vouloir que la police décide de tout... "Il semble que notre Président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant... Il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme"...

Alors quand même... Il lui reconnaît un bon point, au Président de la République : "Tu as eu raison de citer Guy Môquet"... Léotard regrette qu'il n'ait pas parlé d'Aragon... l'Aragon de l'Affiche Rouge... Pourquoi ce regret ?, explique François Léotard... "Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait... Parce que ces étrangers de l'Affiche Rouge ont davantage honoré la France que les bons Français de Vichy"...

François Léotard qui écrit encore : "Depuis que tu es à l'Elysée, je suis inquiet"...

Et Le Nouvel Observateur raconte que "ce petit livre devait s'appeler au départ 'J'ai voté Sarkozy, et je ne me sens pas très bien'... 'Ca va mal finir', formule plus brutale, montre que le malaise a laissé place au ressentiment"...

Autre hebdomadaire dans vos kiosques ce matin... autre analyse...

Dans Le Point, vous lirez "la leçon d'Histoire de Max Gallo aux sarkophobes"... "Il est trop tôt pour crier 'Un an ça suffit', comme on lançait à De Gaulle '10 ans ça suffit'", écrit l'académicien... "même si scander aujourd'hui 'Adieu Sarko, adieu' sur l'air de 'Adieu De Gaulle, adieu' chanté par les foules de Mai 68, est une manière de fêter ce 40ème anniversaire"...

Et Max Gallo de montrer que le reproche fait à Nicolas Sarkozy d'un pouvoir trop personnel a été fait à bien d'autres... Il cite un livre de Maurice Duverger, publié il y a 50 ans et intitulé "La monarchie républicaine"...

L'écrivain préfère constater que "jamais, comme depuis le printemps dernier, la politique et la controverse n'ont autant envahi l'espace public... La politique est de retour, et donc la République est réveillée... Qui s'en plaindrait ?"...

"Et ce putain d'euro qui grimpe"...

Là, c'est Nicolas Sarkozy qui déprime sur le divan d'un psy, en Une du Monde, dans le dessin de Plantu...

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POUVOIR D'ACHAT : Hausse des prix : passer des mots aux actes

Selon l’enquête menée par l’Institut national de la consommation, le dérapage des prix des principaux alimentaires constatés entre novembre 2007 et janvier 2008 est considérable :
• produits laitiers : + 40 % pour certains yaourts, + 20% à + 37% pour les laits UHT, + 12% à + 32% pour les camemberts, + 19% à + 26% pour les beurres ;
• pâtes et céréales : + 45% pour certains types de pâtes, + 14% à + 24% pour les céréales du petit-déjeuner, + 10% à + 15% pour les biscottes et + 6% à + 22% pour les pains de mie ;
• viandes : + 44% pour certains jambons au porc, + 18% pour les blancs de dinde.


Face à l’envolée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement communique, mais n’agit pas. Or, son rôle n’est pas de se contenter de l’incantation mais bel et bien d’agir.

Pour le Parti socialiste, la hausse des prix des matières premières ne justifie pas la flambée constatée dans les magasins. Il est manifeste que certains industriels et distributeurs instrumentalisent un événement conjoncturel (la hausse des matières premières) pour accroître considérablement leurs marges, comme ils avaient souhaité le faire lors du passage à l’euro avec l’arrondissement abusif de certains prix.

C’est pourquoi le Parti socialiste demande au gouvernement de négocier avec les distributeurs et les industriels l’adoption d’un pacte de stabilité global des prix. Cet accord devrait permettre une stabilité des prix valable au moins six mois et devrait voir son application garantie par un contrôle étroit opéré par la DGCCRF*.

Le Parti socialiste renouvelle également ses propositions visant à permettre une baisse des prix : répercussion en faveur des consommateurs des marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, compensée par une taxation des super profits pétroliers, mise en place d’un chèque transport.

Mais, la nécessité de prendre des mesures pour éviter la hausse des prix ne doit pas faire oublier l’obligation d’agir en faveur des revenus des salariés et des retraités, pour permettre de maintenir ou même d’augmenter le pouvoir d’achat des Français. Ainsi, le Parti socialiste propose :
• de revaloriser immédiatement les petites retraites de 5% et d’augmenter l’ensemble des autres retraites d’un montant comparable à l’inflation ,
• d’ouvrir de réelles négociations salariales avec les fonctionnaires, garantissant a minima un maintien de leur pouvoir d’achat,
• s’agissant du secteur privé où se multiplient les conflits sociaux, de conditionner les allègements de cotisations sociales à la conclusion d’un accord salarial.
• d’augmenter le SMIC et la prime pour l’emploi

(*Direction générale de contrôle et de la concurrence de la répression des fraudes)

Communiqué du Bureau national

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28.02.2008

URGENCE SOS ! Nouvelles alarmantes d'Ingrid Betancourt

URGENCE SOS ! INGRID BETANCOURT, 6 ans de captivité, c'est inhumain, LIBEREZ-LA! SOS FREEDOM FOR INGRID ! RESPECT HUMAN RIGHTS!


URGENCE  INGRID BETANCOURT ! 6 ans de captivité, c'est inhumain,  LIBEREZ- LA! FREEDOM FOR INGRID ! RESPECT HUMAN RIGHTS!








28/02/2008 - AFP, TSR, TeleSur, EuroNews
Un des otages relâchés mercredi par les FARC en Colombie a affirmé à la télévision vénézuélienne que la Franco-Colombienne était dans "une situation extrêmement difficile".

"Elle est très mal traitée par la guérilla. Cela il faut le dire au monde entier. La guérilla s'est acharnée contre Ingrid Betancourt et elle est dans des conditions inhumaines, entourée de gens qui n'ont rien fait pour lui rendre la vie agréable", a déclaré Luis Eladio Perez, peu après son transfert à l'aéroport vénézuélien de Maiquetia, près de Caracas (lire ci-contre).

Agé de 50 ans, cet ex-président de la Commission des relations internationales du Sénat avait été capturé par les FARC le 6 octobre 2001 à Ipiales, dans le département de Narino (sud). Il a indiqué avoir rencontré pour la dernière fois le 4 février dernier l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne, enlevée le 23 février 2002. Il a entretenu en captivité une relation d'amitié avec Ingrid Betancourt qui le mentionnait dans son dernier message à sa famille comme son confident.

"Malade et proche de la fin"

"Ingrid est dans une situation extrêment difficile", a précisé Luis Eladio Perez. Selon lui, "il faut d'une manière ou d'une autre réussir à ce que cette situation s'améliore, au moins pendant les jours qu'elle doit encore passer en captivité". "Elle est très mal, très malade, physiquement épuisée", a-t-il ajouté.

Pour Gloria Polanco, autre otage à avoir été libérée mercredi par les rebelles colombiens,le traitement infligé à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne est "sans pitié". "Elle est enchaînée (...), entourée de personnes qui ne lui ont pas rendu la vie facile", a déclaré l'ex-otage. "Elle est très malade. Elle souffre d'une hépatite B récurente et est proche de la fin", a-t-elle ajouté.

Gloria Polanco a exhorté le président Hugo Chavez à tout faire pour obtenir la libération de la Franco-Colombienne qui serait détenue dans un camp en pleine jungle. "En tant que femme et mère de famille, je vous demande du plus profond de mon coeur de vous battre pour libérer Ingrid le plus vite possible", a-t-elle dit.

Appel de Hugo Chavez

Le président vénézuélien a demandé mercredi au chef des Farc, Manuel Marulanda, alias "Tirofijo", de transférer de toute urgence en lieu sûr Ingrid Betancourt. "Marulanda, la première chose que je te demande de tout coeur est de la confier à un commando plus proche de toi (...) dans la perspective de sa libération définitive", a déclaré Hugo Chavez. "Je crois que c'est urgent", ajoute-t-il.

Le président vénézuélien a expliqué qu'il allait envoyer un message par les canaux dont il dispose pour tenter d'obtenir la libération de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne parce qu'elle est "l'unique femme qui reste aux mains des Farc".

Le site : www.agirpouringrid.com

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27.02.2008

USA Primaires : Le rôle du parti Démocrate dans l’offensive contre les pauvres

par Jean-Jacques Chavigné
Contrairement à l’image qui en est donnée en France, la bataille entre les Démocrates et les Républicains n’oppose pas la Gauche et la Droite. Le parti Démocrate est, comme le parti Républicain, un parti de Droite. C’est comme si, en France, les deux seules forces politiques qui s’opposaient étaient l’UMP et le MoDem.
L'article en PDF

Dans la mesure où ils consentent à parler des programmes des candidats et ne se concentrent pas uniquement sur les problèmes de personne, les principaux médias de notre pays font grand cas des propositions d’Hillary Clinton en faveur de l’amélioration de l’assurance maladie.

Ce n’est pourtant pas la première fois que les démocrates font des propositions du même type sans pour autant tenir leurs engagements. Les propositions d’Hillary Clinton sont, d’ailleurs, très en-deçà de ce que proposait William Clinton au début en 1993 puisqu’elles se limitent à proposer l’amélioration de la couverture maladie des seuls enfants. Certes, il s’agit d’une urgence dans un pays où 8,5 millions des moins de 18 ans ne bénéficient d’aucune assurance santé. Mais, même si cet engagement était tenu, 36,5 millions d’Américains resteraient encore sans la moindre couverture maladie (ils sont aujourd’hui 45 millions) qu’elle soit publique (Medicaid, Medicare) ou privée (assurances prises par l’entreprise).

Le projet de William Clinton prévoyait que tous les salariés pourraient disposer d’une assurance maladie financée à 80 % par leur employeur. Il autorisait l’Etat fédéral à intervenir pour garantir aux assurés un remboursement minimum de leurs dépenses de soins et pour fixer un maximum aux coûts des primes d’assurance.

L’introduction de ces mesures dans la législation américaine s’est rapidement heurtée à la coalition des petites entreprises, des sociétés d’assurance, de l’industrie pharmaceutique et de l’American Medical Association qui avait déjà réussi à faire rejeter tous les projets de système d’assurance maladie universelle, que ce soit durant le New Deal des années 1930, ou sous la présidence de Truman à la fin des années 1940.

Cette coalition, grâce à une gigantesque campagne publicitaire (le film « Sicko » de Michael Moore en montre quelques extraits exemplaires) dénonçant la main mise de l’Etat sur la santé, avait amené Clinton à renoncer à son projet. Tout aussi libéral que les républicains, William Clinton ne pouvait, guère, en effet répondre à une campagne qui l’accusait de transformer les Etats-Unis en une nouvelle URSS…

Pire, en acceptant de signer la loi votée par un congrès à majorité républicaine, Clinton a fait plus contre les pauvres de son pays que Reagan et Bush réunis. Les attaques contre le filet de sécurité minimum mis en place, dans les années 1960, par Lyndon B. Johnson dans sa politique de « guerre contre la pauvreté » se sont, en effet, effectuées en trois phases dont la principale s’est déroulée pendant la présidence de William Clinton.

Ronald Reagan
Dans une première phase, au début des années 1980, Ronald Reagan s’est fait le champion de la dénonciation des « welfare queens », ces « reines de l’aide sociale » qui, selon lui, vivaient royalement en multipliant le nombre de leurs enfants avec de multiples partenaires. L’idéologie néolibérale donnait un vernis intellectuel à ces dénonciations en faisant de la pauvreté la conséquence, non de conditions sociales, mais de faiblesses morales ou intellectuelles d’ordre individuel.

L’aide sociale, dans cette optique, loin d’aider ces personnes à sortir de la pauvreté ne pouvait que les y maintenir. Le terme de pauvreté laissait alors la place à celui de « welfare dependency ».

Ce qui rendait possible une telle stigmatisation de cette fraction du salariat c’était sa mise à l’écart par l’instauration de prestations sous condition de ressources financées par l’impôt, en premier lieu l’impôt des salariés dotés d’un emploi stable.

Cependant, même s’il avait activement labouré le terrain et considérablement diminué le montant de l’aide sociale, Reagan n’avait pas réussi à imposer le « workfare » l’obligation de travailler en contrepartie de l’aide sociale.

William Clinton
Ce fut William Clinton, le nouveau Président démocrate, qui mit en place cette obligation de travailler pour pouvoir bénéficier de l’aide sociale. Il signa, en effet, aussitôt après sa réélection de 1996, la loi votée par un Congrès à majorité républicaine. La Constitution américaine lui permettait pourtant de ne pas signer cette loi mais l’assurance-maladie n’était pas la priorité des préoccupations de William Clinton dans un pays où (en 1996) près de 40 millions d’Américains ne disposaient d’aucune couverture maladie !

Cette loi inaugurait la deuxième phase de l’attaque contre les pauvres. Elle imposait à tout bénéficiaire adulte de l’aide sociale d’accepter un emploi salarié dans une entreprise privée ou dans un programme de « workfare » mis en place par les Etats ou les municipalités. La loi ne s’arrêtait pas là puisqu’elle supprimait le programme d’assistance aux familles nécessiteuse (AFDC). Il était remplacé par un programme « d’aide temporaire aux familles dans le besoin » (TANF) et limitait à cinq ans (pour toute une vie) la possibilité de bénéficier de l’aide sociale.

La loi stipulait, également, que toute femme qui aurait un enfant supplémentaire alors qu’elle bénéficiait de l’aide sociale se verrait privée de cette aide. D’emblée, d’ailleurs, cette aide était refusée aux mères mineures célibataires ne vivant pas chez leurs parents… A la stigmatisation et aux restrictions de ressources élémentaires s’ajoutait un insupportable discours moralisateur.

Georges W. Bush
Dans une troisième phase, Georges Bush faisait voter une loi qui gelait les dépenses d’aide sociale et obligeait les bénéficiaires à travailler 40 heures par semaines, au lieu de 30. Il annonçait dans ses derniers discours la prochaine phase de la lutte contre les pauvres : un filet de sécurité à la charge de la charité privée ou, ultime secours, à la discrétion du « Dieu tout-puissant »…

Le parti Démocrate : un parti de Droite
Contrairement à l’image qui en est donnée en France, la bataille entre les Démocrates et les Républicains n’oppose pas la Gauche et la Droite. Le parti Démocrate est, comme le parti Républicain, un parti de Droite. C’est comme si, en France, les deux seules forces politiques qui s’opposaient étaient l’UMP et le MoDem.

mardi 19 février 2008 Jean-Jacques Chavigné

Le site de Démocratie et Socialisme

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11:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent FABIUS : "Pour présider, il faut d’abord se présider soi-même !"



Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter.

Ecouter réécouter l'invité d'inter


Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter. Vous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs.

Laurent Fabius a rappelé aujourd’hui que "pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même", alors que l’algarade de Nicolas Sarkozy samedi au Salon de l’agriculture continue de susciter la polémique.

"Au moment de la campagne présidentielle, voyant ce qui se profilait, j’avais dit : pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même. Cette phrase malheureusement trouve toute son actualité", a déclaré le député sur France Inter.

"Je trouve ça absolument lamentable. Qu’il y ait une agression verbale à l’égard du président de la République, c’est lamentable, mais ça arrive à beaucoup d’hommes politiques. Simplement, il ne faut pas se situer dans la réponse sur le même plan, sinon on s’abaisse", a-t-il jugé.

Laurent Fabius a également estimé lundi que le Parti socialiste devait « avoir une ligne claire » pour les municipales, récusant l’« opportunisme » en matière d’alliances électorales.

« Nous définissons dans chaque commune - et il y aussi les élections cantonales - des projets qui doivent être de gauche et rassembleurs », a-t-il déclaré sur France Inter.

« Nous appelons à rassembler autour de nous l’ensemble de la gauche, et certains autres s’ils partagent notre sentiment », a-t-il poursuivi.

Alors que des alliances locales avec le MoDem font débat dans les rangs socialistes, M. Fabius a jugé qu’« il y a des conditions qui doivent être mises, sinon ce serait un opportunisme et l’opportunisme ne mène jamais à rien ».

« C’est le Parti socialiste qui doit lui-même avoir une ligne claire et qui ne doit pas être à la remorque des autres », a-t-il insisté.


Vous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs sur le blog de Laurent FABIUS



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11:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le pouvoir d'achat, nette première préoccupation des Français

par Véronique Tison



PARIS (Reuters) - Le dernier trimestre de 2007 et le début de 2008 ont été marqués par une spectaculaire résurgence de la thématique du pouvoir d'achat en France, au détriment de l'emploi, montre une étude publiée vendredi par l'Ifop sur la base de plusieurs enquêtes récentes.

A la rentrée 2007, un quart des personnes interrogées par l'Ifop pour Paris Match dans le cadre de son Tableau de bord politique mensuel citaient le pouvoir d'achat comme première priorité, loin derrière l'emploi (34%). Trois mois plus tard, les résultats de l'enquête de novembre attestaient d'une inversion des enjeux avec le pouvoir d'achat qui devançait l'emploi de neuf points (37% contre 28% des citations).

Les résultats plus récents du Tableau de bord réalisé les 31 janvier et 1er février confirment et amplifient ce phénomène : 41% des Français désignent désormais le pouvoir d'achat comme priorité contre 23% pour l'emploi, soit un différentiel de 18 points, relève l'Ifop.

Au printemps 2006, dans une enquête réalisée par l'Ifop pour le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences-Po), seules 10% des personnes interrogées citaient la hausse des prix comme le problème jugé le plus important pour la France, contre 38% pour l'emploi.

L'institut explique l'inversion de la fin 2007 par le contexte de décrue du chômage, d'une part, et de l'autre par l'importance prise par le pouvoir d'achat dans le débat politique avec les promesses électorales de Nicolas Sarkozy, l'adoption de diverses mesures par le gouvernement et un contexte économique incertain.

L'ATTACHEMENT PARTISAN INFLUE PEU

L'Ifop relève que l'importance accordée au pouvoir d'achat a progressé au sein de toutes les catégories socioprofessionnelles mais avec davantage de force parmi les plus exposées aux aléas économiques : les catégories populaires (29% en septembre 2007, 46% au début 2008, soit +17 points) et les personnes à la retraite (respectivement 24% puis 40%, soit +16 points).

Dans les catégories sociales supérieures, 22% des cadres et professions libérales considéraient le pouvoir d'achat comme le problème prioritaire en septembre 2007 et 30% au début 2008, soit une progression de huit points.

La forte progression du pouvoir d'achat parmi les priorités désignées par les Français ces derniers mois est davantage le fait de ceux résidant dans un milieu rural - 44% de ces derniers en font leur premier enjeu, soit une hausse de 27 points en six mois, contre une progression de 14 points en milieu urbain. Auparavant la sensibilité au pouvoir d'achat était principalement ressentie à la ville, sans doute sous l'effet de la hausse des prix de l'immobilier.

L'Ifop relève par ailleurs que la montée de la thématique du pouvoir d'achat parmi les priorités des Français impacte de façon équivalente la droite et la gauche, en l'occurrence les sympathisants de l'UMP et du Parti socialiste. Les sympathisants du Mouvement démocrate (MoDem) se distinguent en revanche par une plus forte sensibilité à cette question : 51% le désignent comme priorité pour la France, en progression de 26 points sur six mois, contre +15 points pour le PS et l'UMP.

Véronique Tison. Reuters - Vendredi 22 février

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09:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Réponse de RAG 34 au mégalomane de Mèze : "Casse-toi, pauvre con !" Voir la vidéo

VIDEO : Sarkozy à un visiteur du salon de l'agriculture : "Casse-toi, pauvre con !"

Premiers pas mouvementés de Sarkozy (une côte de popularité à 38% dans un dernier sondage) au Salon de l'agriculture.

Changement de présidence et changement de style au Salon de l'agriculture. L'événement était très apprécié de son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'y prélassait presque. Là, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde.
A mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté: "Casse-toi, casse-toi pauvre con" a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.

Voir la vidéo sur le site du journal Le Parisien (vidéo vue 100.000 fois depuis hier 20h00).

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02:02 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Famille , Politique , Traditions , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Faisons campagne pour sanctionner Sarkozy dans les urnes !


Sarkozy lui-même l’a reconnu : le résultat des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars prochain constituera le premier verdict des Français sur sa politique.
Chiche !




Un succès de la droite à ces élections lui offrirait un point d’appui pour poursuivre et aggraver la remise en cause de notre modèle social et républicain. La liste des réformes prévues pour le lendemain des municipales s’allonge d’ailleurs de jour en jour : loi sur le contrat de travail, loi sur les OGM, redéfinition de la politique de défense et de relations extérieures de la France, TVA dite sociale…

A l’inverse, un succès de la gauche permettrait d’enrayer la mécanique sarkozienne. Il casserait la dynamique construite pendant la présidentielle. Il menacerait les prochaines étapes de la « rupture » sarkozienne. On voit déjà Sarkozy reculer (un peu) devant les mauvais sondages. Qu'est-ce que ce serait alors devant une défaite électorale pour de bon, au fond des urnes.


PRS, qui ne présente ni ne soutient aucun candidat aux élections, a décidé de lancer une campagne pour le vote à gauche aux municipales et cantonales.

Cette campagne est un appel à tous les citoyens en désaccord avec la politique suivie par le pouvoir pour qu’ils se mobilisent dans les urnes.

Cette campagne est une invitation à tous les candidats de gauche pour qu’ils assument la confrontation politique avec la droite qui est aujourd’hui nécessaire.

Cette campagne est une contribution à la politisation d’un rendez-vous électoral qui ne sera pas purement local mais qui aura une importance nationale considérable.

Les affiches sont dès à présent en commande sur le site.

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Rétention de sûreté - Sarko Ier a saisi la Cour de cassation



Au lendemain de la censure partielle du Conseil constitutionnel, le président lui demande "de faire toutes les propositions" pour "une application immédiate" de la loi.

Le Conseil constitutionnnel a considéré jeudi que la rétention de sûreté des criminels dangereux n'était pas une peine et pouvait donc s'appliquer de manière rétroactive. Mais il en a limité fortement le champ d'application.

Peut mieux faire ! Le président a demandé vendredi au premier président de la Cour de cassation "de faire toutes les propositions" pour permettre "une application immédiate" de la loi sur la rétention de sûreté, au lendemain de la censure partielle du Conseil constitutionnel, a indiqué le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. "L'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés (...) reste un objectif légitime pour la protection des victimes", a-t-il expliqué.

Car si les 9 Sages ont approuvé jeudi le principe de la création de la rétention de sûreté dans des centres d'enfermement à vie pour les criminels dangereux, ils en ont encadré fortement son application immédiate aux criminels déjà condamnés. Selon le Conseil constitutionnel, ces criminels ne pourront être enfermés dans les centres spéciaux que s'ils violent les obligations auxquelles il sont soumis à leur sortie de prison, comme le port du bracelet électronique, l'obligation de se présenter régulièrement au commissariat ou de se soigner.

Sarkozy sème le trouble

La Chancellerie a jugé vendredi "tout à fait normal" cet appel à la Cour de cassation pour "améliorer le dispositif" prévu. Mais cette décision met en principe fin à la procédure. L'article 62 de la Constitution stipule en effet que "les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles".

Les services du premier président de la Cour de cassation, plus haut magistrat français, se sont réunis dans la soirée. Ils ont simplement confirmé à la presse avoir reçu la proposition de mission de l'Elysée mais n'ont pas réagi officiellement. Pour le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Bruno Thouzellier, cette appel est une "incongruité constitutionnelle".

Pas une peine

Pour le reste, "le président de la République se réjouit que le Conseil constitutionnel ait validé l'introduction de la rétention de sûreté dans notre droit", a déclaré David Martinon. "Cette mesure permettra d'empêcher la libération pure et simple d'un criminel à l'issue de sa peine, alors même qu'il a refusé d'être soigné pendant son incarcération et que tous ceux qui le suivent, surveillants, travailleurs sociaux, médecins, sont convaincus que l'intéressé est toujours dangereux et qu'il va récidiver", a-t-il poursuivi.

La loi prévoit que les criminels condamnés à 15 ans de réclusion et plus pour "assassinat, meurtre, torture ou actes de barbarie, viol, enlèvement ou séquestration" pourront être placés en "rétention" à leur sortie de prison. Cela se ferait pour une période d'un an renouvelable indéfiniment, sur décision de justice, après un avis d'experts sur leur dangerosité. La "rétention", considérée non comme une peine mais une mesure de sûreté par le Conseil constitutionnel dans son avis rendu jeudi, autorise pour la première fois en droit français, hormis le domaine psychiatrique, l'emprisonnement d'une personne sur un "profil" et non en "raison de faits".

D'après LCI-TF1


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Election sanction !

par François DELAPIERRE
Il a suffi de la perspective d’une défaite aux élections municipales et cantonales dans un mois pour que la « machine Sarkozy » se mette à prendre l’eau de toutes parts.


Huit mois après une présidentielle triomphale, la droite est en rébellion quasiment ouverte contre son champion officiel. Le gouvernement s’entre-déchire, la majorité parlementaire fait la grève du vote. Et le pouvoir est contraint de renoncer spectaculairement à plusieurs de ses objectifs. Qu’est-ce que cela serait alors au lendemain d’une défaite électorale subie pour de bon au fond des urnes !

En tout cas, les chauffeurs de taxi peuvent déjà dire merci à la gauche. Les fonctionnaires aussi. Et les titulaires du minimum vieillesse également. Coup sur coup, Sarkozy vient en effet de procéder à de spectaculaires rétropédalages pour chercher à reconquérir l’électorat qui se détourne de lui parce qu’il rejette sa politique.

Bien sûr, Sarkozy n’oublie pas ses clientèles. Bien sûr, le gouvernement réagit aussi par une nouvelle relance de sa politique sécuritaire : multiples visites de commissariats, plan banlieue axé sur la répression policière… jusqu’aux orpailleurs clandestins que Sarkozy s’apprête à pourchasser au cœur de la jungle guyanaise. Bien sûr, l’orientation du gouvernement n’est pas mise en cause par ces annonces. Sur l’essentiel rien ne change. Mais soudain, un peu de soleil a frappé les réprouvés. Et le président découvre dans la cabine de pilotage l’existence d’une marche arrière.

Les caisses sont vides ? Plus maintenant ! Les fonctionnaires, pour lesquels le gouvernement excluait toute hausse générale des traitements, auront enfin le droit à une augmentation du point d’indice. Le minimum vieillesse, que Sarkozy avait promis d’augmenter de 25% et qu’il n’avait finalement réévalué que de 1,1% aura aussi son coup de pouce. Pour être bien sûr que la mesure produise ses effets (électoraux) à la veille des municipales et des cantonales, Sarkozy a même annoncé une prime de 200€ en guise « d’avance ».

Sarkozy avait promis d’appliquer « toutes » les propositions du rapport Attali (rebaptisé rapport « Attila » par Denis Sieffert, le directeur de Politis, car là où il passe les acquis sociaux ne repoussent pas) ? Finalement, le pouvoir s’empresse de le mettre sous la table.

Tout ceci ne fait pas la maille, me direz-vous. C’est sûr. Donc il faut continuer ! A chaque ville et chaque canton que la droite craint de perdre, le gouvernement lâche du lest. Et il reste beaucoup à lâcher : les franchises médicales par exemple, ou encore un engagement clair à renoncer à la TVA sociale qui sommeille toujours dans son placard en attendant le lendemain des élections. Sans parler du SMIC ou des postes dans l’éducation nationale. Il y a tant à lâcher pour soulager la grande masse de ceux qui galèrent. Du coup, il paraît que nos « partenaires européens » deviennent nerveux. On le serait à moins. Ils ont obtenu que la France s’engage à ne pas consulter son peuple par référendum (comme l’a confirmé Sarkozy à la télévision dimanche dernier). Ce n’est pas pour qu’elle cède à ses exigences sociales quelques semaines plus tard.

Ceux qui à gauche pensaient trouver leur salut électoral dans l’affirmation du caractère localo-local de l’élection sur fond de dépassement du clivage gauche-droite ont intérêt à se reprendre. La gauche l’emportera si elle fait de cette élection un référendum contre la politique de Sarkozy. En faisant clairement campagne contre la politique de la droite, elle permettra aux électeurs floués de se faire entendre. Rien ne serait pire à l’inverse que de rendre le vote sanction impossible en engluant ces élections dans la dépolitisation, les combinaisons avec le Modem et les ruptures répétées de l’union de la gauche.

PRS est une association qui de part ses statuts ne soutient aucun candidat et aucune liste. Mais nous ne resterons pas pour autant spectateurs. Sans compter tous les militants engagés personnellement dans une confrontation électorale, nous venons de lancer une campagne pour le vote à gauche contre Sarkozy. L’affiche est prête. Elle est à la disposition de tous ceux, candidats ou non, qui veulent se saisir de cette occasion de sanctionner le pouvoir.

Car dans l’hypothèse d’une sanction électorale, nous savons la fragilité du pouvoir en place. La « solution » Sarkozy à la crise de la droite est extrêmement vulnérable. Elle repose d’une part sur l’absence d’opposition. Elle réclame d’autre part sans cesse des victoires pour conforter la soumission de la droite à l’autorité personnelle de son chef. Bonaparte ne peut pas se permettre de perdre une bataille. D’autant qu’après avoir organisé un régime de pouvoir personnel, Sarkozy a perdu le bénéfice des fusibles habituels ou d’une retraite commode « au-dessus de la mêlée ». Un seul coup bien ajusté peut donc atteindre la cabine de pilotage et bloquer la machine. Un coup que seul le peuple a les moyens de porter.



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Elections municipales et cantonales : carton jaune à la droite !



Laurent Fabius appelle les électeurs à adresser un carton jaune à la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Les élections municipales et cantonales seront l’occasion de se prononcer sur la politique mise en oeuvre et à venir du gouvernement Sarkozy-Fillon. Des mauvais coups ont été portés depuis neuf mois : baisse du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, taxes médicales, coupes sombres dans les effectifs de la fonction publique, remise en cause de la laïcité, alignement sur la diplomatie de Bush, refus d’organiser un référendum sur le nouveau traité européen. D’autres décisions négatives sont en préparation : augmentation de la TVA et de la CSG, taxes diverses notamment sur les téléphones mobiles et les abonnements à l’Internet, démantèlement du code du travail et du système de retraites par répartition, etc.

Dans 37 jours, en se rendant aux urnes et en choisissant le bulletin socialiste, les Français auront la possibilité d’adresser un carton jaune à la politique actuelle.

Afin de faciliter le travail de mobilisation sur le terrain, nous mettons en ligne sur le site www.laurent-fabius.net un "carton jaune à la droite". S’ils le souhaitent, les sympathisants, les militants, les candidats peuvent le télécharger et l’utiliser lors du porte à porte, sur les marchés, dans les réunions publiques.

Cliquez ici pour le télécharger en haute définition.


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01:59 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

LAÏCITE 2/2 : Jean-Luc Mélenchon : ALERTE AUX SECTES

Et maintenant les sectes ! Sarkozy meilleur ami des gourous et autres mages ! Je crois vraiment que quelque chose ne tourne plus rond au sommet de l’Etat. Il est impossible qu’une conseillère élyséenne si haut gradée, directrice de cabinet tout de même, ait lancé ce ballon d’essai sur les sectes et l’idée de banaliser la secte des « scientologues » sans y avoir été autorisée, si ce n’est par un ordre formel à tout le moins par une ambiance très contagieuse et permissive dans le domaine des délires religieux. Cette fois ci nous sommes au-delà des provocations habituelles de la « droite décomplexée » que prétendait incarner Nicolas Sarkozy.

GLAUQUE
Même des gens de droite sans complexe ont du bondir en découvrant les propos de la directrice de cabinet du président de la République. Nous sommes aussi au-delà de l’abandon de la laïcité républicaine au profit de la « laïcité positive » chère à Benoit XVI et à la mouvance cléricale. Déjà nombreux parmi les gens d’église et davantage encore parmi les croyants avaient marqué une froideur significative après les prêches présidentiels. Peu nombreux sont ceux qui ont applaudi à l’idée de ré-ouvrir le débat de 1905… A présent nous sommes dans un autre monde. Comme dirait madame Weil, notre « sang s’est glacé » en lisant les propos de madame Mignon. Dénoncer le travail des parlementaires sur l’identification des sectes, proposer leur banalisation au nom de la liberté de conscience c’est un tout particulièrement glauque et inquiétant. On ne pourra pas invoquer le dérapage. Trop de signes convergent pour signaler une véritable offensive. D’abord les discours de prédicateur du président de la République. Je n’y reviens pas. Son obsessionnelle hostilité contre le siècle et la philosophie des lumières. Son copinage avec le scientologue Tom Cruise. Son addiction aux délibérations de l’administration Bush qui classe tous les ans la France au rang des pays qui font des persécutions religieuses en raison du sort que notre République réserve aux sectes. Ensuite les déclarations réitérées de la ministre de l’intérieur aussi bien sur la loi de 1905 que sur la nécessité de reconsidérer la répression des sectes en France. Enfin la décision de supprimer la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les sectes (Milviludes) qui était précisément chargée de surveiller et évaluer l’activité sectaire. Cette mission interministérielle avait déjà subit ses premières attaques lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur. Pour signifier qu’une page allait être tournée, il en avait changé le nom, devenu très populaire dans les milieux vigilants sur ce dossier, Il l’avait surtout privée de l’aide des renseignements généraux qui accomplissait pour elle un travail décisif de surveillance des organisations sectaires. Cette réforme avait aussi permis d’évincer l’un de ses responsables, Arnaud Palisson, qui avait soutenu une thèse de droit pénal portant sur les dérives et infractions de la scientologie. Depuis prévaut une ambiance bien particulière que dénonce l’Union nationale des associations pour la défense des familles et de l’individu victimes des sectes, l’UNADFI : « force est de constater que le lobbying des mouvements sectaires a porté ses fruits et que le principe de laïcité est bafoué à tous les niveaux de l’Etat, tant politiques, administratifs que judiciaires. Non lieux, relaxes, harcèlements judiciaires à l’encontre des associations de défenses, des victimes, des témoins, des députés… rendent toute action de réparation impossible » Ce point mérite toute notre attention. La réalité du danger des pratiques sectaires est avérée par les témoignages des évadés , les drames constatés et les décisions de justice qui les ont souvent condamnés. De cela, madame Mignon ni monsieur Sarkozy, ne disent mot. Pas plus qu’ils n’ont une parole pour les victimes et les familles de victimes. Pourtant peuvent-ils ignorer leur existence ? Non, bien sur. Ils connaissent leur sujet. Ils savent qu’il n’a rien d’abstrait. Tout cela vient donc de loin et de propos délibéré.

UNE QUESTION EUROPEENNE
Dans la mesure où c’est à propos du « toilettage » de la loi de 1905 que surgit l’idée de modifier le sort fait aux sectes, on constate que nous avions raison de nous émouvoir en entendant le discours de Latran. Il est donc devenu évident à présent que nous devons nous préparer à faire face à une offensive. Par conséquent le mieux est de préparer notre propre action. D’abord en informant largement. En éduquant. Ensuite en préparant une mobilisation de masse. Je pense que le mois de juin pourrait être une bonne fenêtre de tir. C’est la période où commencera la présidence française de l’Union européenne. Nous aurions plus de facilité à obtenir une rétractation du président et l’abandon de la révision de la loi de 1905. Mais surtout nous enverrions un signal fort en Europe où se joue en ce moment le retour des églises sur la scène politique et la reconnaissance des sectes. Peu de média s’intéressent à cette question. Pourtant en Espagne et en Italie, l’église fait un retour en force dans les joutes politiques. En Espagne elle appelle à présent à voter contre les socialistes aux élections législatives. Elle avait déjà fortement appuyé la manifestation en défense de la « famille traditionnelle » à Madrid. Et sans que nul n’en dise ni ne s’en étonne, un message vidéo du pape avait été diffusé à cette occasion ! Un signal européen est donc nécessaire de bien des façons, notamment parce que cette partie entre les églises et les Etats se joue à cette échelle depuis que le traité européen institutionnalise le dialogue avec les églises. L’église catholique mène sa bataille à cette échelle. Dans ce contexte il est déplorable que la voix de la laïcité, qu’est traditionnellement celle la France, soit dorénavant confisquée par tel président ! N’a-t-il pas publiquement déploré l’abandon de la référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans feu le traité constitutionnel ? Enfin, ma note sur ce blog à propos de la discussion au Sénat sur les risques que court la laïcité dans le cadre des dispositifs européens est là pour démontrer les mécanismes qui peuvent agir contre la laïcité républicaine. Cette note me vaut une série d’éditoriaux sur un site de la secte scientologue qui prétend me faire dire que je serais un adversaire des droits de l’homme. Rien de moins. Il est temps de réagir à gauche et dans la mouvance laïque au sens très large qui est plus ample que les catégories du champ politique. Pour cela il faut d’abord abandonner cette sorte de paresse militante qui laisse faire, réagit mollement et multiplie les concessions oratoires par peur d’être stigmatisé comme « sectaire » ou « laïquard » tandis qu’avancent de tous côtés les fourriers tenaces de l’obscurantisme que les générations précédentes avaient fait reculer au prix de tant d’efforts.

Notre note précédente : LAÏCITE 1/2 : Jean-Luc Mélenchon : A PROPOS DE LAÏCITE


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LAÏCITE 1/2 : Jean-Luc Mélenchon : A PROPOS DE LAÏCITE

Je vais éditer un petit livre la semaine prochaine. Edition Bruno Leprince, 80 pages, 5 euros. Pour l’avoir, il faut le commander chez votre libraire habituel. Ce petit livre reprend le texte d’une conférence que j’ai prononcé devant le Grand Orient de France, le 22 janvier dernier, pour décortiquer le contenu et la signification du discours prononcé par Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Vatican. Peut-être n’avez-vous pas suivi cette affaire ? Le président a accepté d’être nommé Chanoine de Latran, la paroisse du Vatican à Rome. A l’occasion de sa « prise de fonction » il a prononcé un discours qui reprend le concept de « laïcité positive » défendu par le pape Benoit XVI. Le ridicule du ton de prédicateur qu’il utilise, les provocations auxquelles il se livre contre la vision républicaine de l’histoire de France, la philosophie des "Lumières" et les maitres de l’école publique, ne doivent pas faire perdre de vue l’objectif politique qu’il poursuit. Il s’agit pour lui de faire entrer la France dans la logique du « choc des civilisations » où les religions définissent les personnes, les sociétés et le système des relations internationales. Pour cela il veut tourner la page de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat. Il y a danger. Mon petit livre est une analyse qui essaie d’être aussi serrée et documentée que le permet le temps d’un discours. Pour cet instant, dans le même registre de problème je veux vous alerter de nouveau à propos du traité de Lisbonne du point de vue des risques qu’il fait courir à la laïcité de la République française.

Lire la suite sur le blog de JLM

Note sur le même thème : LAÏCITE 2/2 : Jean-Luc Mélenchon : ALERTE AUX SECTES


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25.02.2008

Gaston Flosse élu grâce aux voix indépendantistes en Polynésie



Par Daniel Pardon

PAPEETE, Polynésie française (Reuters) - Le sénateur UMP Gaston Flosse a créé la surprise, dimanche, en parvenant à se faire élire à la présidence de la Polynésie française grâce aux voix de son adversaire de toujours, l'indépendantiste Oscar Temaru.

"C'est un événement incroyable que nous venons de vivre en direct" a lâché un journaliste, commentant à la télévision la matinée d'élection au terme de laquelle Flosse a été élu alors qu'il avait été laminé aux dernières élections territoriales (son parti, le Tahoera'a Huiraatira, n'avait obtenu que 17 % de suffrages et 10 sièges sur 57).

Battu et marginalisé, "le vieux lion" a réussi le tour de force de s'allier avec ses pires ennemis, les indépendantistes. C'est déjà grâce à eux qu'en août 2007, il était parvenu à renverser son poulain, Gaston Tong Sang, pour remettre au pouvoir le leader indépendantiste Oscar Temaru.

Tong sang était accusé de trop s'écarter des directives de son aîné.

Selon de nombreux observateurs, Flosse a livré là son dernier combat. Il a dernièrement cristallisé les rancoeurs contre l'Etat et plus particulièrement contre Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'outre-mer

Aux yeux de Flosse, Estrosi s'était trop directement immiscé dans la vie politique polynésienne, en manifestant ses préférences pour Tong Sang.

Flosse et Temaru ont donc réalisé l'union sacrée contre le pouvoir central de Paris et contre son candidat.

Au cours d'un bref discours devant les élus, avant leur vote ce matin, Flosse a expliqué que les circonstances (ndlr : le manque de temps) ne lui permettaient pas de présenter un programme de gouvernement.

Il a annoncé qu'il souhaitait mettre en place un gouvernement d'union entre toutes les composantes de l'échiquier politique polynésien, lui-même acceptant de ne pas faire état, pendant cinq ans, de ses convictions d'autonomistes et Temaru acceptant, pour sa part, de mettre de côté ses revendications indépendantistes "pour travailler dans l'intérêt général de la Polynésie française".

Flosse devrait faire connaître dans les jours prochains la composition de son gouvernement d'ouverture : les indépendantistes accepteront-ils de partager le pouvoir ou laisseront-ils le Tahoeraa Huiraatira gouverner seul (comme celui-ci l'a fait avec eux depuis le mois d'août 2007) ?

Une seule chose paraît sûre : les élus majoritaires du To Tatou Ai'A, qui parlent de vol et de hold-up, ont déjà annoncé qu'ils ne rejoindraient jamais les élus de Flosse.

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24.02.2008

Royal s'affiche avec Frêche



Hier à Montpellier, l’ex-candidate à l’Elysée a soutenu la liste de gauche menée par Hélène Mandroux, sur laquelle figure le sulfureux Georges Frêche. Ce dernier apporte son soutien à Royal dans sa conquête du parti.

ATTABLÉ à la terrasse du Café 1893, Georges Frêche savoure son plaisir. Ségolène Royal vient de rendre un vibrant hommage « au grand bâtisseur de Montpellier ». Lui « le banni », « persona non grata » au siège du PS, tient sa revanche.

Et une belle ! Un bain de foule hier après-midi, place de la Comédie, au côté de l'une des personnalités les plus populaires à gauche, devant une meute de journalistes et sous un soleil radieux : ça vaut bien toutes les réhabilitations. Venue soutenir la maire sortante Hélène Mandroux - bien partie pour gagner son duel face à l'UMP Jacques Domergue -, Ségolène Royal a par la même occasion enregistré le soutien déclaré du patron du Languedoc-Roussillon dans la course au leadership du PS.

« Tu as le bonjour d'un divers gauche »

Posé sur la table bien en évidence, « l'Assassinat raté de Georges Frêche », le livre de son ami journaliste Alain Rollat. Le 27 janvier 2007, le tout-puissant président du conseil régional, tête de liste aux élections sénatoriales d'octobre prochain, a été exclu du PS pour « incompatibilité avec les valeurs socialistes ». Ses propos scandaleux sur « les blacks de l'équipe de France de football » avaient suscité un tollé. Frêche n'en était pas à sa première sortie. En février 2006, déjà, il avait qualifié de « sous-hommes » les harkis, propos qui lui ont valu une condamnation en première instance avant d'être relaxé par la cour d'appel.

Qu'importe : homme d'influence aux réseaux puissants, Frêche reste un allié incontournable sur la route qui mène au poste de premier secrétaire. Royal le sait. A l'aéroport, devant les photographes, la bise est plutôt fraîche : « Tu as le bonjour d'un divers gauche », lui glisse-t-il un brin aigri, en allusion à sa mise au ban du PS. Durant la présidentielle, l'ex-candidate avait dû prendre ses distances avec cet allié encombrant. « Elle a vendu ma peau pour des cacahuètes », écrivit-il alors. Aujourd'hui, c'est oublié. « Nous n'avons pas besoin de nous réconcilier puisque jamais nous n'avons été fâchés », ose Royal. D'ailleurs, elle lui dédicace son livre « Ma plus belle histoire, c'est vous » : « Pour Georges, très amicalement. » Doit-il revenir au PS ? L'ex-candidate botte en touche : « Ce n'est pas le sujet... il ne faut pas tout mélanger. » Mais la présence de l'exclu en sixième position sur la liste Mandroux est, à ses yeux, tout à fait « justifiée » car « Georges a sorti cette ville du délabrement et Montpellier lui doit beaucoup ». Dans la foulée, Frêche se range sous sa bannière : « Je peux lui dire qu'elle aura le soutien des cinq fédérations du PS du Languedoc-Roussillon et, au pire, de quatre... Je l'aiderai parce que c'est la meilleure. »

Bien accueillie dans le centre-ville, Royal a pu mesurer que sa cote est restée intacte dans les quartiers populaires. A la Paillade, elle lance un appel aux électeurs des cités : « Ne vous abstenez pas ! » Une nouvelle structure Cités d'avenir, fédérant 200 associations de quartier pro-Royal, est chargée d'entretenir ce capital sympathie... à condition que le ralliement de Frêche n'affaiblisse pas son discours sur « la France métissée ».

http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/ROY...

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23.02.2008

OTAGES VRAIS : 6 ans de trop pour Ingrid Betancourt !




Aujourd'hui, samedi 23 février 2008, cela fait très exactement 6 ans qu'Ingrid Betancourt a été faite otage avec les FARC. Trop de temps passé, avec ce qu'il suppose d'usure pour Ingrid et les autres otages, comme pour leurs familles, otages d'une autre façon de cette privation de liberté de leur être cher.

En ce 23 février, le Comité de soutien à Ingrid et aux otages de Colombie vous exhorte à vous mobiliser partout : une liste des villes où des actions sont menées sont sur notre site. Ne doutez pas, n'hésitez pas : VENEZ ET PARTICIPEZ.

En ce 23 février, le Comité appelle tou-te-s les citoyen-ne-s à montrer leur engagement en signant et en faisant signer la pétition qui a déjà plus de 458.000 signataires. Nous vous invitons également à porter le badge, le t-shirt, de solidarité. Enfin, si cela vous est possible, le Comité vous invite à l'aider en réalisant un don pour qu'il continue à mener ses actions.

Le site : www.agirpouringrid.com

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21.02.2008

Hommage à Alain Robbe Grillet

Le Parti socialiste salue la mémoire d’Alain Robbe Grillet qui vient de nous quitter.Dans la société conformiste de la France de l’après guerre, Alain Robbe Grillet inaugure une nouvelle forme d’écrit qui fait scandale dans le monde littéraire d’alors. Une décennie avant le grand mouvement de 1968, c’est dans ce nouveau courant littéraire du « nouveau roman » dont Alain Robbe Grillet devient le chef de file, que se reconnaîtront des grands écrivains français.. Ecrivain de la rupture, volontiers provocateur, y compris dans ses dernières œuvres, Alain Robbe Grillet, sera également un cinéaste fidèle à sa démarche littéraire, refusant dans son œuvre cinématographique la contrainte de la chronologie et la dictature du sens imposé.

Alain Robbe Grillet restera parmi les artistes qui marquent le XXe siècle par sa volonté de s’affirmer toujours en marge de la norme y compris au sein de l’Académie française. Le Parti socialiste adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances.

Communiqué de Anne HIDALGO
Secrétaire nationale chargée de la Culture

Magazine Littéraire N° 402 : Alain Robbegrillet : La Reprise Du Nouveau RomanCollectif



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20.02.2008

Primaires USA - La série victorieuse continue pour Obama

Par Fabrice AUBERT
Vainqueur dans le Wisconsin et à Hawaï, le sénateur de l'Illinois est en position de force face à Hillary Clinton pour la suite des primaires.

Crédit Photo : LCI*
Et de dix ! Avec deux nouvelles victoires ce mardi, Barack Obama vient en effet d'engranger une série de dix succès consécutifs dans les primaires démocrates depuis le "Super-Mardi" du 5 février. Cette fois, ce sont les électeurs du Wisconsin qui ont préféré le sénateur de l'Illinois à Hillary Clinton (58% contre 41%) pour l'investiture du parti de l'âne (cliquez ici pour voir la carte des résultats). Sans surprise, ceux d'Hawaï, où il est né et grandi, se sont prononcés à plus de 75% en sa faveur.

Plus que le résultat global du Wisconsin, il faut surtout analyser les différentes catégories d'électeurs. Là encore, c'est quasiment un raz-de-marée pour Obama dans cet Etat industriel où la population noire est sous-représentée. Outre ses bastions habituels (les jeunes, les noirs, les classes aisées), il s'est aussi imposé chez les Blancs et surtout chez les femmes et les cols bleus, acquis jusqu'à présent à Hillary Clinton. Celle-ci ne l'a emporté que chez les plus de 65 ans (cliquez ici pour écouter l'analyse de notre correspondant à Washington). En nombre de délégués pour la convention, le seul qui compte vraiment, Barack Obama creuse petit à petit l'écart : selon CNN, il est crédité de 1301 délégués contre 1239 à sa rivale -il en faut 2025 pour être investi.

Rendez-vous le 4 mars

Sans attendre la proclamation des résultats, les deux prétendants démocrates avaient déjà pris la direction du Texas pour Obama et de l'Ohio pour Clinton. C'est là que se tiendront les prochains scrutins, le 4 mars, où plus de 200 délégués seront en jeu (cliquez ici pour voir le calendrier). "Le changement auquel nous aspirons se trouve encore à plusieurs mois et à des kilomètres et nous avons besoin de l'aide du bon peuple texan pour y parvenir", a souligné Barack Obama à 20 000 supporters réunis à Houston. "Houston, je crois qu'on a réussi notre décollage", a-t-il plaisanté, en référence au site de la Nasa installée dans la ville texane. Il n'a pas cité Hillary Clinton dans son discours, préférant s'affirmer comme l'adversaire du républicain John McCain pour l'élection générale de novembre.

De son côté, l'ancienne Première dame, qui a subi une cuisante défaite dans un Etat où elle était a priori avantagée par la composition sociologique et raciale, a tenté de durcir les contrastes, s'affirmant la seule à pouvoir battre John McCain puis à être capable de gouverner "Tant Barack Obama que moi changerions l'Histoire. Mais l'un de nous seulement est prêt au premier jour à être commandant en chef, à gérer l'économie, et à vaincre les républicains. Un d'entre nous seulement a passé 35 ans à faire les choses, à se battre et à défendre les sans voix - voilà ce que j'apporterais à la Maison Blanche, voilà le choix dans cette élection", a-t-elle affirmé dans l'Ohio.

McCain tout prêt du seuil officiel

Chez les républicains, John McCain s'est imposé sans surprise et assez largement face à Mike Huckabee dans le Wisconsin ainsi que dans l'Etat de Washington, où était désignée la deuxième moitié des délégués après le caucus du 9 février. "Merci au Wisconsin de nous avoir amené au stade où même un ancien pilote superstitieux de la marine peut prétendre avec humilité devenir le candidat de notre parti à la présidence", a lancé le vétéran de la guerre du Viêtnam, que tenait meeting à Colombus, dans l'Ohio.

L'investiture du sénateur de l'Arizona est de fait acquise depuis le retrait de Mitt Romney, qui a pris parti en sa faveur. Mais le maintien de l'ex-pasteur baptiste, qui vise le poste de colistier, le contraint à poursuivre sa campagne pour éviter des défaites embarrassantes. Avec 918 délégués, le "Mac" s'est en tout cas encore rapproché du seuil des 1191 nécessaires à son investiture. Elle devrait être officielle le 4 mars. Il aura alors un parti en ordre de marche derrière lui, tandis que les démocrates continueront à se diviser avec le duel Obama-Clinton.

* Crédit Photo : LCI Barrack Obama au Texas, le 19 février 2008

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12:02 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

EMPLOI, DESINSDUSTRIALISATION : Gandrange croise le fer avec Mittal (vidéo)

En complément du dossier paru dans L'hebdo du 16 février, la rédaction met en ligne un reportage vidéo tourné à Gandrange le 9 février dernier, jour de mobilisation pour la sauvegarde de l'usine et des emplois dans la vallée mosellane. Retrouvez les réactions et analyses des salariés, syndicalistes et élus socialistes locaux rencontrés sur les lieux.

Durée : 03:21Pris le : 15 février 2008



Gandrange, samedi 9 janvier... 5 jours après la visite de Nicolas Sarkozy dans cette acierie du groupe Arcelor-Mittal, l'heure est toujours à la mobilisation. L'annonce le 16 janvier de la fermeture de l'usine et de la suppression de 600 emplois a été reçu ici comme un véritable coup de poignard.
les salariés ne se résignent pas et proposent un projet alternatif pour relancer l'usine, soutenu par les élus socialistes. Pour ce faire, 20 millions d'euros sont nécessaires, une bagatelle pour un groupe comme Mittal qui dégage cette année 8 milliards d'euros de bénéfices. Alors quand Nicolas Sarkozy propose d'investir l'argent des contribuables français pour aider Mittal, promesse rendue caduque par les règles du jeu de l'Union européenne, la colère gronde chez les syndicats...

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01:07 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Médiatisation de l’intervention policière dans le Val d’Oise

Le parti socialiste estime nécessaire, après les actes criminels commis en novembre contre les policiers à Villiers-le-Bel, que les coupables soient retrouvés et que la justice puisse faire son travail. Les enquêteurs ont besoin pour cela de discrétion et de sérénité.

Aussi le Parti Socialiste juge-t-il sévèrement la médiatisation de l’intervention policière conduite ce matin dans le Val d’Oise.
Celle-ci a été annoncée à 5h55 par une dépêche avant même qu’elle ne commence, ce qui est irresponsable et aurait pu faire prendre un risque inconsidéré aux effectifs sur le terrain.

Puisque la Procureur de la République indique que ni le parquet ni les enquêteurs n’ont prévenu la presse, que les syndicats démentent être à l’origine de ces fuites et que Michèle Alliot-Marie a déploré cette médiatisation, le Parti socialiste exprime une exigence de vérité et de transparence.

Plutôt que de polémiquer, la Ministre de l’Intérieur doit sereinement diligenter une enquête afin de déterminer clairement l’origine de la médiatisation de ce matin.

En effet, ce n’est pas la première intervention policière de cette ampleur à faire l’objet d’une orchestration médiatique, puisque l’on a connu des précédents aux Tartérêts et aux Mureaux lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’intérieur.

Communiqué de Delphine Batho
Secrétaire nationale chargée de la sécurité

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19.02.2008

Avec Sarkozy, l’ordre néolibéral a trouvé son empereur

Par Maurice Sachot, linguiste, professeur de sciences de l’éducation à l’université Marc-Bloch de Strasbourg (*).

Pourquoi Nicolas Sarkozy fait-il l’éloge de la foi et de la religion chrétienne ?
L’historien Jean-Paul Scot a tout à fait raison d’écrire dans l’Humanité du 19 janvier qu’« en instrumentalisant les religions à des fins politiques, Sarkozy remet en cause non seulement la laïcité, mais aussi la Constitution et la République ». La question est de savoir pourquoi il fait cette remise en cause : instaurer en Europe un régime politique radicalement nouveau, le néolibéralisme. Très exactement, la « rupture » qu’il entend provoquer pour mettre en place ce qu’il appelle « une politique de civilisation » se veut aussi fondatrice que l’ordre nouveau déclenché par Constantin en 313, lorsque celui-ci a reconnu le christianisme comme religion.

Jusqu’en 313, le christianisme était, pour les autorités romaines, non pas une religion (religio), mais une superstition (superstitio), c’est-à-dire une survivance juive institutionnellement illégitime et intellectuellement méprisable. Pour elles, il n’y avait qu’une religion légitime, la leur, laquelle n’était rien d’autre que la forme symbolique et rituelle de leurs institutions, sans qu’il y ait à faire intervenir une quelconque foi en Dieu. C’était bien l’ordre politique qui faisait le lien entre les hommes et non la « religion », mot que les Latins ont inventé et qui, contrairement à une étymologie fallacieuse, ne vient pas de religare (relier), mais de religere (recueillir).

En reconnaissant au christianisme le statut de religion, Constantin introduisit de fait un nouveau régime, totalement inédit : le régime de christianité, lequel allait mettre fin à la civilisation qui s’épanouissait jusqu’alors et qui n’avait rien de décadente. Il en fit une antiquité, une civilisation dont les valeurs de référence étaient périmées. Dans ce régime, la fonction d’instance instituante, l’autorité (auctoritas) n’appartenait plus au politique, mais à la religion chrétienne, institution bien distincte du politique. La puissance publique, l’État, ne détenait plus qu’un pouvoir (potestas). Sa fin était de servir l’Église, détentrice de la fin véritable de l’homme : le salut éternel.

La Révolution française a mis fin à ce régime et donné naissance à la République. D’une part, elle écarta la religion et redonna au politique sa fonction de fondateur du lien social et d’instance instituante de la société. D’autre part, elle fit de la personne humaine l’origine et la fin de cette instance instituante (d’où les droits de l’homme). Par République, en effet, il ne faut pas entendre une institution. Elle n’est rien d’autre que les personnes humaines qui la composent, à savoir les citoyens, lesquels, réunis en assemblée, déterminent ou reconnaissent les institutions auxquelles ils se soumettent. Ce sont eux qui détiennent l’autorité, mais à une condition : qu’ils se soumettent eux-mêmes aux exigences de la raison, de manière à ne pas confondre leur intérêt privé et immédiat avec l’intérêt commun, et qu’ils ne se laissent pas mener par toute forme de démagogie ou de manipulation. D’où l’obligation de l’instruction scolaire, elle-même soumise aux mêmes exigences de rationalité, les disciplines. Les institutions, dont l’État, ne sont pas détentrices de l’autorité. Elles ne jouissent que d’un pouvoir, celui que les citoyens leur donnent.

En régime républicain, le président de la République ne détient donc pas l’autorité. Il n’est pas l’instance instituante. S’il peut faire état, en privé, de ses opinions personnelles et de ses croyances religieuses, il ne peut le faire en tant que représentant de la puissance publique sans détruire la fonction qui est la sienne. Ou alors il instaure une dictature, puisque celle-ci apparaît lorsqu’un individu, détenteur de la puissance publique, énonce son opinion personnelle comme étant la référence et faisant loi pour tous, comme si c’était lui le détenteur de l’autorité.

Le néolibéralisme dans sa forme européenne en est actuellement à un stade de développement qui est analogue à celui que connut le christianisme à la veille de sa reconnaissance par Constantin. Il est en passe de devenir effectivement l’instance instituante de la société européenne, celle qui détient l’autorité sur tout et qui ne reconnaît comme détentrices d’un pouvoir que les institutions qui servent ses finalités, à savoir celles d’une oligarchie, les investisseurs. Non seulement il veut avoir l’autorité, mais il veut détenir aussi la totalité de la puissance. Il veut se substituer à l’État.

Seulement, nous ne le voyons pas : nous ressemblons aux Romains qui, après 313, continuaient à s’assembler au Sénat et à célébrer Rome et les institutions d’après les rites de la religion traditionnelle. Or les promoteurs du néolibéralisme européen entendent bien instaurer un ordre politique nouveau, aussi inédit que celui qu’a provoqué Constantin. Mais, comme dans ce nouveau régime, la personne humaine n’existe plus en tant que telle, elle n’est plus qu’un capital humain, une ressource humaine, un sujet et/ou un objet de désir, une marchandise, il est clair qu’il lui est impossible de susciter le même enthousiasme que la « foi en l’homme » qui a porté les républicains. Comment mettre en avant un « idéal » qui détruit la personne et en fait une esclave au service des riches ?

Il ne peut avancer que masqué. La première règle pour vaincre un ennemi est de brouiller sa compréhension de la situation et de le mettre dans l’impossibilité de communiquer. Aussi bien, la mise en avant de la foi et des religions par Nicolas Sarkozy vise deux objectifs. Le premier est, bien qu’il s’en défende, de mettre à bas la République, puisque, si toute forme étatique doit être supprimée en régime néolibéral européen, la forme française est la pire de ses ennemis. On aura remarqué, en effet, que, lorsqu’il parle des religions, il les compare constamment au modèle républicain. La République, dès lors, n’a que des défauts. Il entend la faire passer pour une superstition. Il lui prête même les défauts du néolibéralisme : matérialisme, excès d’individualisme ; elle ne s’occupe que du matériel et n’a pas de morale ni d’espérance, ou, si elle en a, « la morale laïque risque toujours de se changer en fanatisme »… Toutes affirmations qui ne résistent pas au premier examen. L’attaque est encore plus forte quand elle est indirecte, comme lorsqu’il déclare que, « dans la transmission et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ». L’instituteur est le symbole même de la République et de l’instruction comme soumission non à l’autorité mais à des exigences épistémiques, seules libératrices de l’individu et conditions de l’avènement d’un homme libre et responsable. Alors que, dans le néolibéralisme, l’éducation est un marché et au service du marché.

Le deuxième objectif est d’en faire « un atout », comme il dit, du néolibéralisme. Puisque celui-ci ne peut être affiché tel qu’il est devant les hommes du peuple et que, de toute manière, une autorité ne peut s’exercer sans corps intermédiaires, c’est à la religion, c’est-à-dire à des religions dites révélées qu’il convient de confier le soin de tenir les foules, en les acculturant à une culture de soumission (nécessaire à la domination néolibérale), à une culture de générosité (aux pauvres de s’entraider), et en leur faisant accepter la dureté et les injustices de ce monde par l’espérance d’un meilleur sort dans l’au-delà. La politique hypermédiatisée du compassionnel - un président qui se précipite sur chaque malheur et annonce des mesures qui sont déjà prises ou qui ne le seront jamais - participe de cette même stratégie de tromperie démagogique. L’apitoiement est ce qui reste quand le politique entérine les injustices, voire les renforce.

Nicolas Sarkozy use donc de sa fonction de président de la République et, bientôt, de celle de la présidence de l’Europe, pour parler et agir au nom de ce nouveau régime. Il est pour le néolibéralisme européen ce que fut Constantin pour le christianisme.

Et comme cette vision est partagée par l’élite politique, il ne sera pas contesté par les représentants des institutions françaises, si ce n’est juste ce qu’il faut pour endormir la méfiance et faire taire la contestation populaire.

(*) Spécialiste des langues patristiques et des philosophies

de l’Antiquité, Maurice Sachot a notamment publié,

aux Éditions Odile Jacob, l’Invention du Christ (1998) et Quand le christianisme a changé le monde, tome I (2007).

Tribune publiée dans l'Humanité.fr du 26 janvier 2008.

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18.02.2008

Les médias selon Sarko : pas de vertu, du virtuel !

par Jean paul Damaggio .
Sarkozy brasse beaucoup de vent (du virtuel il faut dire) et nous aide à vérifier que la très grande majorité des médias font de même. Comment le solide Monde diplomatique peut-il échapper à la tempête ? Dans le numéro de janvier, Alain Garrigou se demande si le sarkozysme est un bonapartisme, une recherche que je creuse depuis des années déjà. [1] Il en arrive à cette question : « En désignant un régime politique oligarchique appuyé sur le suffrage universel, le bonapartisme suscite toujours cette énigme : comment le peuple peut-il s’imposer des chaînes ? »

J’invite le lecteur à se reporter à son étude pour vérifier qu’il n’y est jamais question de la révolte populaire contre le coup d’Etat qui provoqua des milliers d’arrestations, de condamnations, toutes n’étant que la partie rendue visible par la répression, d’un fort engagement d’artisans, de petits-bourgeois et de paysans en faveur de la république. A les oublier, il devient plus facile de s’interroger sur la « servitude volontaire ». Cette mémoire REPUBLICAINE du 2 décembre s’est éteinte avec le XIX° siècle pour deux raisons. D’un côté, la droite voulait enterrer cette peur aussi grande que celle causée par la Commune, et de l’autre les Républicains ne voulaient pas en revenir à la République des insurgés de décembre 1851, « la sociale ». Le Second Empire stérilisa à jamais une énergie démocratique et sociale, car il laissa à la Troisième République les moyens de la contenir, y compris celle de la Commune.

En 1851, le peuple ne s’imposa aucune chaîne : ce n’est pas lui qui ramena des USA l’élection du président au suffrage universel, mais les mêmes bourgeois soumis ensuite aux ordres de l’empereur ! Je connais cette question : « mais que fais-tu du vote populaire massif en faveur de Louis Napoléon en 1848 ? » Une élection ne fait pas le bonheur ! En 1848, un nom connu, dont personne ne pouvait savoir qu’il serait un usurpateur de mémoire et un trafiquant d’influence, se présenta mais le combat du peuple ne se réduisit pas au vote en sa faveur. De 1848 à décembre 1851 une bonne partie du peuple (celle qui lutte et qu’on aime oublier) a démontré qu’elle refusait toute dictature. Là preuve, aussitôt le coup d’Etat accompli, le Prince-président décida d’en finir avec les libertés de réunion, d’organisation et de la presse, sans lesquelles il n’y a plus d’élection réelle. Qui voulait-il museler par la répression féroce ? Le peuple surtout, celui qui accepte de « s’imposer des chaînes » !

Sarkozy a aussi été élu par une bonne partie du peuple, un peuple dont la majorité vota NON au TCE. Tous les commentateurs se sont lancés aussitôt sur les grandeurs et misères du personnage ! Comme s’il était le centre du monde ! Le demi-échec des législatives, est passé inaperçu. On devait subir pendant vingt ans ce jeune président doué d’un sens aigu de la tactique comme ça devait arriver avec Giscard d’Estaing. Sans vouloir faire du simplisme Chavez au Venezuela a fait la même erreur : quand les gens votent pour un président ils ne votent pas pour autant pour sa politique ! Ils votent juste pour un candidat par rapport à un autre, et la manie de vouloir tout focaliser sur la planète autour des présidentielles fait perdre le SENS du politique. Nous le verrons avec les municipales, Sarkozy est déjà dans l’embarras, ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas les moyens de rétablir sa situation.

Si, pour une part, le sarkozysme s’inscrit dans le bonapartisme, il reste à bien analyser de quoi on parle quand on parle du bonapartisme. La lutte des classes se joue toujours à deux voilà pourquoi tout en étant un lecteur admiratif du 18 Brumaire de Karl Marx, je conteste radicalement sa phrase reprise en conclusion par Alain Garrigou : « Il ne suffit pas de dire, comme le font les Français, que leur nation a été surprise. On ne pardonne pas à une nation pas plus qu’à une femme, le moment de faiblesse où le premier aventurier venu a pu leur faire violence ». Vieux lieu commun qui veut qu’une femme violée est plus ou moins coupable… Triste métaphore qui fait oublier le rapport des forces !

Alors comment en revenir à la place des médias dans ce rapport des forces ? Napoléon III contrôla la presse et fit du Moniteur le journal officiel… où il invita tous les écrivains de l’époque à tenir feuilleton, à un tarif défiant toute concurrence. Quelques feuilletons en question entrèrent ensuite dans la grande littérature. Son contrôle direct sur la presse fait plus penser à la stratégie gaulliste vis à vis de la télé (contrôle politique mais richesse intellectuelle) qu’à celle de Sarkozy qui se délecte de médias sous seul contrôle du fric. Or, ceux qui ont élu Sarkozy ne peuvent l’avoir élu pour enlever toute publicité sur les chaînes de la télé publique puisque c’était une promesse de Ségolène Royal ! Pourquoi tout d’un coup, il a découvert des vertus à cette idée, au point d’en faire sa politique ? En enlevant le pouvoir de l’argent sur la télé publique est-il en contradiction avec lui-même ? Non, il applique encore et toujours le modèle des USA où P.B.S. (la télé publique) étant sans publicité, a peu de moyens et donc peu d’audience. Une télé alibi, utile et bien faite, pour les enfants, à leur retour de l’école (sur ce point nos télés peuvent prendre exemple). Mais la télé comme l’agriculture fonctionne à partir de moyens de production. Faîtes que l’agriculteur de cinq hectares ne puissent plus vivre et il abandonne de lui-même. Petit à petit, la télé publique va perdre des moyens (je ne doute plus de la patience de l’adversaire) et se marginalisera au même rythme. Le combat contre la pub doit donc être général sous peine d’apporter de l’eau au moulin de l’adversaire. Le peuple le sait déjà (voir le soutien populaire des « déboulonneurs ») mais quelle force politique veut reprendre un tel combat ?

Quand on accuse le peuple de « servitude volontaire » on ne cherche qu’à masquer l’incapacité de la classe politique à lutter contre les chaînes en tout genre ! Alors le peuple devient virtuel, sous le vocable médiatique méprisant de people ! Je trouve notre monde génial.

lundi 4 février 2008, Jean-Paul Damaggio

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AUDIOVISUEL : Secteur public ou service public ? A écouter, bien sûr !

Emmanuel TODD, sociologue et démographe, s'est sur France Inter ce matin, essayé au difficile exercice de définir ce que pourrait ou devrait être un service audiovisuel destiné au public. Il a préconisé la renationalisation de TF1, dénoncant au passage l'utilisation par cette chaîne des couleurs, bleu, blanc, rouge, de notre drapeau républicain, alors même que les chaines publiques ne s'en sont jamais arrogées le droit. Simple provocation ?

Ecoutez l'émission (env 10 mns)


Emmanuel TODD et un producteur
La Question du Public. Qui sommes-nous aujourd'hui, qui sommes-nous culturellement, quel est notre profil, quel âge avons-nous, que voulons-nous, quelles sont aujourd'hui nos attentes et nos demandes, notamment en matière de programmes ... en conséquence, n'est-on pas obligé de réflèchir autrement sur les contenus ... sommes-nous prêts aussi à payer plus de redevance ?


Emmanuel Todd, Youssef Courbage
Le rendez-vous des civilisations
S'appuyant sur des données démographiques exhaustives, les auteurs démontrent que les traditions musulmanes sont en complète transformation et se rapprochent de plus en plus de celles de la société occidentale : hausse du taux d'alphabétisation, diminution du taux de fécondité, déclin des diverses formes d'endogamie, etc.

éditeur : éd. du Seuil, coll. La République des idées
parution : septembre 2007


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Grève dans l’audiovisuel public : Qui va payer ?

PAR Christine Tréguier, Politis.fr, Xavier Frison
mardi 12 février 2008
Les salariés de l’audiovisuel public manifestent le 13 février place de l’Alma, à Paris, au cours d’une mobilisation nationale pour exiger « la pérennité du financement de l’audiovisuel public, le maintien de son périmètre, de l’emploi et de nos garanties collectives ». Autres victimes collatérales de la suppression brutale de la publicité dans le secteur : les consommateurs, pressentis pour palier le gigantesque manque à gagner.

Avant d’annoncer, sans prévenir personne y compris les principaux intéressés, qu’il allait supprimer la publicité sur les télévisions publiques, Nicolas Sarkozy aurait peut-être dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche. Depuis, ça cogite dur dans les ministères pour trouver le milliard d’euros assurant le fonctionnement des chaînes concernées. Après la taxe sur les recettes publicitaires des chaînes privées et la taxe « infinitésimale » sur les abonnements à internet que les fournisseurs d’accès ne semblent pas disposés à payer sans sourciller, on a parlé de ponctionner les équipements, téléviseur, ordinateurs, et téléphones portables. De manière « infinitésimale » promet Christine Albanel.

Mais le « 1% maximum » annoncé fait vivement réagir les syndicats de la profession. Pour le Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques (Simavelec) cette taxe, s’ajoutant à celles pour l’environnement et pour la copie privée, est « inéquitable » et se répercutera fatalement sur le consommateur. Pour le Syndicat de l’industrie des technlogies de l’information (SFIB) elle ne va pas dans le sens de l’équipement des ménages français, qu’on dit moins bien équipés que leurs voisins européens. Leurs avertissements ont le mérite d’être clairs : au final, c’est le consommateur qui devra compenser le manque à gagner des uns et des autres. Les internautes qui s’expriment sur le forum de discussion ouvert par la ministre en charge du dossier semblent l’avoir bien compris. Une bonne partie d’entre eux n’y voient qu’impôts nouveaux et manière détournée d’augmenter la redevance télé, sans avoir l’air d’y toucher.

Dernière trouvaille en date, évoquée par Les Echos, et démentie par le Ministère, la taxation sur le chiffre d’affaires généré par les publicités sur internet. L’association des services internet communautaires (Asic) a déjà prévenu : « Si la France taxe trop ses entreprises internet, elles vont se délocaliser ». On peut s’attendre à un lobbying féroce dans les coulisses de l’Assemblée, dès que le projet de loi sera connu.

Le tract des syndicats de Radio France pour la manifestation de mercredi :
Télécharger le tract Radio France

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RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Paul Quilès: "Il faut dépasser le repli sur soi"

Maire de Cordes-sur-Ciel et animateur du club Gauche Avenir, Paul Quilès milite pour la création d'un grand parti de Gauche sur le modèle de l'UMP. Au côté de Marie-Noëlle Lienemann, l'ancien ministre socialiste entend relever une gauche 'groggy' depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.
Interview de Paul Quilès sur l'Express.fr : Paul Quilès: "Il faut dépasser le repli sur soi"
Propos recueillis par Marcelo Wesfreid

Pourquoi organiser une pétition appelant à la création d’un parti de toute la gauche?
Aucun parti à gauche ne peut assumer seul sa mutation. Il faut sortir de la crise par le haut, dépasser le repli sur soi, les détestations entre personnes. L’unité a toujours été notre talisman.

Beaucoup de vos camarades du PS plaident pour des primaires de toute la gauche, comme en Italie, afin de choisir le candidat à la présidentielle. Qu’en pensez-vous?
C’est une fausse bonne idée, qui entérine les divisions existantes. Et n’aborde pas les débats de fond. Cette formule n’est pas, en outre, adaptée à notre système institutionnel. La Ve République, qu’on l’aime ou non, est aujourd’hui une réalité. Il faut faire avec et s’organiser dans le cadre d’un grand parti. Comme l’a fait la droite.

D’autres préconisent de muer le PS en une sorte de parti démocrate à l’américaine?
Créer un parti de supporteurs n’est pas une issue. J’entends aussi des camarades se tourner vers l’exemple allemand - lui aussi en vogue. Et prôner la naissance de deux formations à gauche: un parti à gauche de la gauche - l’équivalent du Linke - et un autre rassemblant les sociaux-démocrates. Dans cette configuration, le PS serait obligé, vu le mode de scrutin français qui n’a rien à voir avec celui de nos voisins, d’essayer de trouver une majorité avec le centre. Pour la droite, c’est du pain béni.

Associerez-vous l’extrême gauche à votre à votre projet?
Non. Cette sensibilité se nourrit des insuffisances de la gauche. Les électeurs se tournent vers l’extrême-gauche quand nous ne faisons pas convenablement notre travail.

Le blog de Paul Quilès

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Tony Blair, miroir des renoncements socialistes

par Philippe Marlière, Maître de conférences en science politique à l’université de Londres


Cela a commencé par une tribune publiée par Jean-Pierre Raffarin : "Tony Blair-UMP, même combat" (Le Monde, 11 janvier). Le lendemain, l’ex-premier ministre britannique a été reçu par Nicolas Sarkozy au Conseil National de l’UMP. Après avoir apporté n soutien appuyé à son hôte, le néotravailliste a confié avec ironie que s’il était Français, il serait "probablement au gouvernement" de François Fillon. Cette empathie mutuelle a choqué des dirigeants socialistes. Le jour même, Pierre Moscovici a fait part au Monde de son "incompréhension" de voir un "homme de gauche" faire un "geste inamical" à l’égard du PS. Il a estimé que l’entente blairo-sarkozyste n’avait "aucun sens" et que M. Blair s’était "ridiculisé" en apportant une "caution de gauche" au président français. Il a prédit que l’invitation sarkozyste allait "mettre les électeurs de gauche en colère", car Nicolas Sarkozy commence sérieusement à "se moquer d’eux ".

Un tel point de vue est probablement majoritaire au sein de la direction du PS. L’entente politique entre MM. Blair et Sarkozy est pourtant aussi réelle que publique. A l’occasion de la campagne présidentielle, Tony Blair avait indiqué sa préférence pour M. Sarkozy. Avant son départ de Downing Street, il avait noué des liens étroits avec son homologue de l’Elysée. Ce rapprochement s’était inscrit dans le fil d’alliances antérieures sur sa droite : MM. Barroso, Aznar et Berlusconi, pour poursuivre l’ambition d’une Europe néolibérale et atlantiste, et M. Bush, pour l’aventure irakienne. Tony Blair et Nicolas Sarkozy s’apprécient : ils se sont retrouvés avec leurs compagnes en Egypte pendant les vacances de Noël. C’est à cette occasion que l’invitation parisienne fut lancée.

Tony Blair est un homme politique aux idées et aux instincts politiques de droite. Son parcours politique et ses déclarations l’attestent. Il est devenu le dirigeant du Parti travailliste dans des conditions exceptionnelles : dans l’après-thatchérisme qui a néolibéralisé la Grande-Bretagne plus que tout autre pays européen, sans aucune opposition sur sa gauche et dans un paysage syndical défait. Le désarroi des travaillistes était tellement profond qu’ils ont, en connaissance de cause, élu un leader conservateur, censé leur assurer le retour au pouvoir. On ne peut sur ce point accabler Tony Blair. Il avait promis à son parti de gouverner à droite, il a tenu promesse. Entre 1997 et 2007, les inégalités se sont nettement creusées (seuls les riches ont profité de la croissance économique), les privatisations ont continué (euphémisées sous le vocable de "partenariats privés-publics"), les services publics restent à la traîne en Europe en dépit d’investissements massifs. Sur le plan européen, Blair s’est opposé avec succès à toute intégration politique et sociale (il a obtenu que la Charte des droits fondamentaux ne s’applique pas à la Grande-Bretagne). Et puis, il y a eu l’Irak. Beau bilan pour une "homme de gauche" !

Accuser par conséquent M. Blair de se "ridiculiser" en apparaissant aux cotés de M. Sarkozy et pour ce dernier "de se moquer" du peuple de gauche ne fait, pour le coup, "aucun sens". Les deux hommes se ressemblent : ils tendent à sur-médiatiser leurs faits et gestes, personnalisent à outrance le pouvoir, ont les mêmes réflexes autoritaires, éprouvent la même fascination pour la jet set et les milliardaires et cultivent une identique américanophilie.

Pourquoi le PS est-t-il embarrassé par ce qui aurait dû constituer un non-événement ? Parce que sous la conduite de Lionel Jospin et de François Hollande, les socialistes ont officiellement rejeté le révisionnisme blairiste au nom du maintien d’un cap "à gauche". Pourtant, en pratique, le PS s’est de plus en plus inspiré du New Labour. Des renoncements politiques fondamentaux (rôle de l’Etat, Europe, mondialisation) ont été masqués par un parler social-démocrate orthodoxe. Mais en privé, les "succès" de Tony Blair ont fasciné des dirigeants qui se sont finalement résignés à singer le néolibéralisme décomplexé de Tony Blair. Avec le départ de Jospin, un homme au profil de gauche crédible, les digues ont cédé. Les slogans et la novlangue blairistes ont fait leur apparition lors de la campagne présidentielle de 2007 (remise en cause des 35 heures, critique de la revalorisation du Smic, discours sécuritaire et nationaliste, mise à l’index des "assistés" qui refusent un emploi, langue managériale, tel le " donnant-donnant ", etc.). Cette blairisation rampante a crédibilisé le microscopique courant blairiste du PS, dont les ténors ont rejoint le gouvernement Fillon. En dépit de ce lourd échec, la marche forcée vers un blairisme à la française se poursuit. Des dirigeants socialistes ont conclu des alliances avec le MoDem pour les élections municipales, sans que le parti n’ait au préalable débattu des conditions politiques d’un tel ralliement. Cette course à droite est semblable à l’alliance que Tony Blair avait voulu conclure avec le Parti libéral-démocrate. Officiellement favorable à une adoption référendaire du traité de Lisbonne, le PS a décidé de s’abstenir de voter à Versailles le 4 février. Cette abstention garantira la révision de la Constitution et, ensuite, l’adoption parlementaire du traité. On a connu des oppositions plus cohérentes et plus résolues…

Le blairisme du PS est la stratégie masochiste d’un parti qui s’est auto-convaincu que pour paraître "moderne" et "réformateur", il lui faut se déporter toujours plus à droite. Contrairement à ce qu’a déclaré Pierre Moscovici, ce n’est pas Tony Blair qui apporte une "caution de gauche" à Nicolas Sarkozy, mais le PS lui-même.

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17.02.2008

Les Kosovars réalisent leur rêve d'indépendance



PRISTINA (AFP) - Les Albanais du Kosovo réalisent dimanche leur rêve d'indépendance après deux ans de guerre et huit ans d'administration de l'ONU, alors que la minorité serbe de cette province du sud de la Serbie pourrait faire sécession. Evènement

Le président américain George W. Bush a déclaré dimanche qu'il soutenait une indépendance du Kosovo sous supervision internationale, lors d'une conférence de presse à Dar es Salaam, où il est arrivé samedi dans le cadre d'une tournée en Afrique.

Après sa proclamation, les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l'Union européenne devraient reconnaître rapidement l'indépendance du Kosovo dont les premiers pas seront encadrés par une mission de l'UE.

En revanche, Belgrade, fermement soutenu par la Russie, et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) y sont opposés. "Je n'abandonnerai jamais la lutte pour notre Kosovo", a juré vendredi, en prêtant serment, le président serbe Boris Tadic, réélu le 3 février.

La Serbie a par avance "annulé" toute proclamation d'indépendance qu'elle juge "illégale", et prévu de s'y opposer par "toutes les mesures diplomatiques, politiques et économiques". A la veille de la proclamation de l'indépendance, l'ambiance était déjà euphorique à Pristina, la capitale du Kosovo. Sirènes, klaxons, cris de joie et pétards résonnaient dans la ville et des foules en liesse criant "Kosovo", "Indépendance" agitaient des drapeaux kosovars et américains.

Soucieux de voir l'indépendance reconnue par l'UE et les Américains, le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi a indiqué que le processus y menant avait été géré par les responsables du Kosovo "en coordination" avec les Occidentaux.

Les pays de l'UE ont donné samedi leur feu vert formel à l'envoi d'une mission de quelque 2.000 policiers et juristes, baptisée, Eulex, chargée d'accompagner l'indépendance du Kosovo. L'UE est restée divisée sur la question de l'indépendance mais une large majorité de ses membres est prête à la reconnaître.

La reconnaissance se fera pays par pays.La tâche de l'UE tient du défi dans le Nord, où vivent 40.000 des 120.000 Serbes présents au Kosovo. Les Serbes du Kosovo ont indiqué qu'ils formeraient leur propre "Parlement du Kosovo" à l'occasion de municipales en Serbie en mai, augmentant ainsi le risque d'une sécession. Alors que des violences et provocations entre communautés sont redoutées, la Force de l'OTAN au Kosovo (KFOR) qui assure depuis 1999 la sécurité au Kosovo a prévenu qu'elle réagirait "avec une grande fermeté à toute provocation".

Copyright © 2008 AFP

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POUVOIR D'ACHAT, CONDITIONS DE TRAVAIL: CRS contre grèvistes au "Carouf" de Marseille

Carrefour Marseille : CRS contre grèvistes

Les salariés de l’hypermarché Carrefour de Marseille sont en grève depuis 15 jours pour demander une amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Les grévistes ont été contraints par la justice de laisser libre l’accès au centre commercial Grand Littoral qui reste cependant très affecté par le mouvement. Vendredi soir, les CRS ont chargé pour permettre à des camions de livraison de passer.

L’hypermarché est bien ouvert mais les clients sont rares : une centaine de salariés du magasin Carrefour de Marseille, sur les 571 du site, sont en grève depuis 15 jours pour réclamer une amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Ils ont en fait débuté leur mouvement au moment de la mobilisation nationale et inédite dans le secteur de la grande distribution début février et ne se sont pas arrêtés depuis. Vendredi soir, les CRS sont intervenus pour déloger des salariés et permettre aux camions de livraison de passer. Une femme enceinte a été blessée et hospitalisée.

Les grévistes ont reçu le soutien du maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin et de son adversaire socialiste aux municipales Jean-Noël Guérini. Mais ce mouvement qui dure inquiète désormais aussi les exploitants de la galerie commerciale voisine de l’hypermarché privés de fait d’une grande partie de leur clientèle habituelle. Si le tribunal de grande instance de Marseille a ordonné à tous les salariés “participant au mouvement de grève de laisser libres de toute entrave les accès au centre commercial Grand Littoral et au magasin Carrefour“, sous peine d’astreinte de 1.000 euros par infraction constatée, les clients ne sont pas revenus.

Du côté des négociations chez Carrefour, les grévistes demandent une revalorisation à 4,50 euros de leur ticket restaurant de 3 euros et une prime exceptionnelle ainsi qu’une fermeture du magasin à 21H00 en hiver au lieu de 22H00. Avec le prolongement du mouvement, ils ont ajouté à leurs revendications le paiement de la moitié des jours de grève. La direction de Carrefour propose elle une augmentation du nombre d’heures de certains temps partiels, l’étalement des retenues pour les jours de grève et une subvention supplémentaire de 45.000 euros pour le comité d’entreprise (équivalent de 80 euros annuel par salarié en bons d’achat).

Europe 1, 15 février 2008

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POUVOIR D'ACHAT : Profits pétroliers : il est temps de partager

Le Parti socialiste dénonce le choix du gouvernement, exprimé par sa Ministre de l’Économie, de renvoyer la mise en place d’une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des compagnies pétrolières à une décision internationale.

Le niveau exceptionnellement élevé des bénéfices des groupes pétroliers (12 milliards d’euros pour Total en 2007) démontre qu’ils s’accaparent indûment le bénéfice d’une rente, au détriment du pouvoir d’achat de l’écrasante majorité des ménages.

Le Parti socialiste réitère sa proposition de la taxation des profits pétroliers, comme en Grande-Bretagne, pour financer notamment la mise en place d’un « chèque transport » à même de réduire les frais de transport des salariés entre leur domicile et leur lieu de travail.

Communiqué du Parti socialiste

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Arcelor-Mittal : Sarkozy capitule

Quand le groupe Mittal a racheté Arcelor, son PDG avait fait une promesse : « Mittal Steel mesure l'importance que la Lorraine attache à l'industrie sidérurgique. Aucune suppression d'emplois n'aura lieu en Lorraine.Le groupe continuera à investir dans la recherche et le développement. »
Dix-huit mois plus tard,le groupe Arcelor-Mittal foule aux pieds ses belles paroles et annonce le licenciement de 600 salariés de son usine lorraine de Gandrange,condamnant de facto l’existence même de ce site de production.
Le pire n’est pas que Lakshmi Mittal manque à sa parole, mais que,si rien ne se passe,une nouvelle usine fermera uniquement pour accroître le bénéfice d’un groupe et la rémunération de ses actionnaires. Ce choix de recourir aux « licenciements boursiers » n’est hélas pas un acte isolé, mais un nouvel avatar dans la litanie des dérapages incontrôlés du capitalisme financier (crise des « subprimes », effondrements des bourses, affaire de la Société Générale).
Dans ce contexte,Nicolas Sarkozy disposait du choix des armes. En annonçant que l’État paierait pour le reclassement des salariés et prendrait à sa charge les investissements que le groupe refuse d’opérer,il a agi comme « un pousse au crime ». Le message est clair : la France capitule et cède au chantage à l’emploi d’un groupe parfaitement rentable (3,7 milliards d'euros de bénéfices au 1er semestre 2007) et qui dispose d’un avenir radieux (du fait de l’envol de la demande d’acier). Tout cela n’est pas surprenant. Rappelons que la première décision de l’UMP en 2002 fut de suspendre la loi de modernisation sociale qui protégeait les salariés
contre les licenciements boursiers et que le rapport Attali propose justement de modifier le code du travail pour
autoriser les licenciements « destinés à accroître la compétitivité de l’entreprise», c’est-à-dire même en l’absence
de difficultés économiques.
La gauche ne doit pas se cantonner dans le registre de la dénonciation. Il lui revient maintenant de formuler des
propositions pour que la finance cesse de détruire nos usines et que soit mis un coup d’arrêt au règne de l’argent
fou.

Alain Vidalies, secrétaire national aux Entreprises et député des Landes.

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16.02.2008

Shoah - Simone Veil juge la proposition de Sarkozy "inimaginable, insoutenable et injuste"

Le projet du président d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies sème le trouble. Enseignants, historiens et psychologues sont plus que perplexes.

"On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans". Simone Veil, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz, juge "inimaginable, insoutenable et injuste" la proposition de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. Le projet annoncé mercredi par le Chef de l'Etat continuait vendredi de semer trouble et perplexité.

"On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter", a expliqué Simone Veil l'ancien ministre sur le site de l'Express. Pour elle, la suggestion de Nicolas Sarkozy risque aussi d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?", s'interroge-t-elle.

"Armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes"

"Il ne s'agit pas de s'identifier de façon morbide à un enfant mort en déportation, mais de faire acte de vigilance", estime pour sa part Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles des déportés juifs de France, qui soutient la proposition de Nicolas Sarkozy."Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes", dit l'historien et avocat dans Libération.

Après l'historien Henry Rousso, dénonçant un "marketing mémorial", Annette Wieviorka, spécialiste reconnue de l'histoire de la Shoah et petite-fille de déportés, s'élève elle aussi contre la proposition de Nicolas Sarkozy. "Je pense qu'il y a quelque chose de réellement monstrueux de vouloir faire porter par un enfant de neuf, dix, ou onze ans la mémoire d'un enfant mort à une autre période", a-t-elle dit sur France Info.

Parmi les enseignants, les premières réactions sont négatives. Le Snuipp-FSU, majoritaire dans le primaire, évoque les "risques de troubles psychologiques (...) de sentiment de culpabilité ou de responsabilité pour le destin d'un élève." Le syndicat des enseignants-Unsa se dit "particulièrement choqué de cette initiative du président, qui ignore tout de la façon dont un jeune se construit."

"Quelque chose de très lourd à porter"

L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a accueilli "de manière réservée" l'annonce de Nicolas Sarkozy, jugeant que la mémoire "ne se transmet pas par un processus d'identification." En revanche, selon Le Monde, un porte-parole du Mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, estime que c'est "une approche très positive de se souvenir et de s'identifier avec des jeunes victimes de l'Holocauste."

Sur le plan politique, François Bayrou, président du MoDem a critiqué une décision prise "sans que l'on y ait réfléchi." L'ex Premier ministre Dominique de Villepin a jugé "étrange" la démarche du chef de l'Etat, estimant que la charge de la mémoire d'un enfant mort est "quelque chose de très lourd à porter". Mais tant le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, que Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, soutiennent ce projet.

Face à la polémique, le président a de nouveau défendu vendredi son idée de faire parrainer par des élèves de CM2 des enfants victimes de la Shoah par la nécessité d'avoir "des enfants aux yeux ouverts".

"Si vous ne leur parlez pas de ce drame-là, ne vous étonnez pas que ça se reproduise. C'est l'ignorance qui fait la reproduction de situations abominables, c'est pas la connaissance", a-t-il dit lors d'un discours à Périgueux, en Dordogne. "Faites de nos enfants des enfants aux yeux ouverts, sans complaisance", a-t-il ajouté, en réponse aux critiques qu'a suscitées le parrainage annoncé, à partir de la rentrée prochaine, des 11.000 enfants français victimes de la Shoah par des élèves de 10 ans.

Crédit photo : TF1/LCI
D'après LCI

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EXCLUSIF! Conflit entre Mesquida (PS) et Frêche (DG) : Les hostilités vont bon train...

Les explications "sans ambages" entre le député-maire de St Pons Kléber MESQUIDA (PS) et le président de Région Georges FRÊCHE (DG) se poursuivent. En témoigne la lettre que le premier vient d'adresser au second. Nous publions en exclusivité sur notre blog l'intégralité de ce courrier.

St Pons, le 12/02/2008


Monsieur Georges FRÊCHE
Président de la Région LR
Hôtel de Région
201 Avenue de la Pompignane
34000 MONTPELLIER

N/Réf : KM/ /DD/09/08

Monsieur le Président,

Je n’ai reçu que le 6 Février votre invitation à visiter le 11 Février le chantier du Lycée Jacques Brel à St Pons.

Si j’avais été informé plus tôt, je vous aurai proposé de venir à St Pons le matin car l’après midi je me devais de siéger en séance publique du Conseil Général où je devais en partie présider l’assemblée.

Ceci étant dit, vous avez du remarquer que par courtoisie républicaine, une dizaine d’élus municipaux représentaient la commune.

Cela devait vous convenir, vous qui êtes coutumier d’attaques personnelles lorsque l’intéressé est absent…

L’objet de votre ire est toute autre et il faut le dire clairement :

Vous n’avez pas supporté que je m’insurge publiquement lorsque vous avez tenu des propos déplacés envers les harkis et les « blacks », propos pour lesquels les instances nationales du parti vous ont exclu par un vote à l’unanimité.
Vous n’acceptez pas, comme tant d’autres qui sont vos obligés, que je ne me plie pas à
vos injonctions, à vos menaces, à vos ordres. J’ai fait plusieurs fois campagne pour vous, mais moi je ne vous dois rien !
Vous n’avez pas supporté que je sois élu député en 2002 alors que vous aviez, vous, connu votre 3ème défaite… Vous avez tout tenté, en vain, pour me faire battre en 2007…
Vous êtes outré que les 3 parlementaires socialistes, le Député VEZINHET, Président du
Conseil Général, le Sénateur TROPEANO, et moi-même nous nous opposions à ce que vous conduisiez la liste PS aux sénatoriales de Septembre 2008
Vous rêviez d’une hégémonie parfaite et se dressent face à vous les 3 seuls
parlementaires PS de l’Hérault.
Vous exigez que tout le monde se « couche » devant vous pour mieux broyer, humilier…
Je reste, moi, un homme debout avec mes valeurs intactes.
Vous faites un chantage à la fermeture du Lycée Jacques Brel de St Pons et vous mentez :
le Recteur que j’ai eu au téléphone me confirme qu’il ne vous en a jamais parlé, qu’il n’en a jamais été question et que ce n’était pas à l’ordre du jour, bien au contraire…

De plus, vous savez qu’une telle décision ne peut être prise QUE par le Préfet de Région, sur proposition du Recteur, le Conseil Régional n’étant consulté que pour avis !

Heureusement que nous avons une administration d’Etat Républicaine.

Vous avez par vos propos choqué les élèves du Lycée qui font circuler le film de votre intervention…C’est affligeant et déshonorant pour la démocratie d’entendre un élu mépriser ainsi l’auditoire en disant « je m’en fous des 500 voix que vous représentez… »

Monsieur FRECHE vous l’avez dit : la vie est longue. Je l’écris : la route aussi et vous me trouverez sur la votre aux prochaines échéances sénatoriales et régionales…

Pour conclure, je sais que vous n’êtes pas habitué à ce genre de propos sans ambages, beaucoup n’en pensent pas moins mais ont peur de vous le dire. Sachez que vos diatribes ne m’ont pas affecté, je suis très calme et très serein. Je vous suggère pour ménager l’avenir, de vous reposer, et vous calmer, de vous maîtriser, alors nous pourrions reprendre le dialogue car les populations qui nous ont élu attendent de nous des actions constructives au service de leur bien vivre.

Dans l’attente d’une prochaine rencontre, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments républicains.


Le Député Maire
Kléber MESQUIDA
1er Vice Président du Conseil Général
Assemblée Nationale
Permanence Parlementaire
126, rue de l’Université
75007 PARIS 1.
[email protected]


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Un militant de RESF condamné pour outrage à Sarkozy

Romain Dunant, militant de RESF a été condamné jeudi à payer 800 euros d'amende pour avoir comparé, en 2006, la politique du ministre de l'intérieur à celle du régime de Vichy.

Outrage à Sarkozy est passible d'amende. Un militant du Réseau éducation sans frontières (RESF) a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à 800 euros d’amende pour avoir comparé, en 2006, sa politique en tant que ministre de l’Intérieur à celle de l’Etat français sous Vichy.

Romain Dunant, un habitant du Jura âgé de 35 ans, également militant de la Confédération nationale du travail (CNT, anarchiste), avait adressé le 19 décembre 2006 un courriel au ministère de l’Intérieur dans lequel il demandait la libération d’un militant marseillais de RESF, Florimond Guimard, placé en garde à vue pour s’être opposé à l’expulsion d’un parent d’élève sans papiers.

Dans ce courriel adressé au ministre Nicolas Sarkozy, Dunant écrivait: «voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (…)». Il critiquait aussi une «politique qu’il faut bien qualifier de raciste» avant d’adresser ses «salutations antifascistes» au ministre.

La 10e chambre correctionnelle a reconnu ce militant coupable d’outrage à personne dépositaire d’une autorité publique et l’a condamné à 800 euros d’amende ainsi qu’à un euro de dommages et intérêts à verser à Sarkozy, qui s’était constitué partie civile.

Lors de l’audience du 17 janvier, le parquet avait requis une amende de 750 euros au motif que «la liberté d’expression a des limites: c’est l’outrage».

Le prévenu, animateur dans un collège, n’avait pas contesté son message, qu’il avait jugé «légitime», mais son caractère outrageant, estimant qu’il y avait «similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy».

Son avocate avait expliqué que son client avait voulu faire «un parallèle politique». «C’était une politique qui était visée, pas une personne», avait-elle insisté en plaidant la relaxe.

LIBERATION.FR : jeudi 14 février 2008
photo : Manifestation devant le centre de rétention du Canet à Marseille, le 19 janvier 2008. (AFP)



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15.02.2008

Kléber Mesquida, cet élu qui défie Georges Frêche (Midi Libre)

Par Arnaud Chabié 13 février


Lundi, Georges Frêche s'en est pris violemment au député-maire de Saint-Pons. Réponse de Kléber Mesquida : "Aujourd'hui Georges Frêche est un colosse aux pieds fragiles !".




Lire l'entretien réalisé par Arnaud Chabié.

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14.02.2008

Sarkozy : un mensonge à la minute

par Michel Soudais




Nicolas Sarkozy s’est invité à dîner ce soir dans tous les foyers. Pas une fois (j’ai bien écouté) je l’ai entendu nous dire « je ne vais pas vous raconter d’histoire ». L’absence de ce gimmick, si caractéristique de sa rhétorique, était suffisamment inhabituelle pour me mettre la puce à l’oreille. Cette fois, le chef de clan de Neuilly a dû se dire qu’il ne servait à rien de faire semblant. Car hier soir, le mari bling-bling de Carla Bruni était bien décidé à nous en conter des histoires. Et pas qu’un peu ! J’ai tendu l’oreille, réécouté, compté... En sept minutes d’allocution, sept mensonges ! Sarko Ier se chiraquise décidemment à grande vitesse. En chute libre dans les sondages, il cherchait bien évidemment à redorer son blason présidentiel en se prévalant d’un « succès » du traité de Lisbonne grâce auquel, selon lui, « la France est de retour en Europe ». Mais cette démonstration ne tient qu’à condition de prendre une grande liberté avec les faits.


1. Nicolas Sarkozy persiste à présenter le traité de Lisbonne comme un « traité simplifié ». Il l’a répété à cinq reprises. Mais la répétition d’un mensonge n’en fait pas une vérité. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de refaire une nouvelle fois, ici, la démonstration que ce traité n’est ni mini, ni simplifié. Ce qui en revanche a été simplifié c’est la procédure d’adoption de cette Constitution européenne-bis.

2. « C’est la France qui a pris l’initiative de proposer » ce traité. S’il est humain que Nicolas Sarkozy veuille tirer la couverture à lui, afin de se présenter en sauveur de l’Europe, rappelons que nos partenaires avaient envisagé plusieurs hypothèses pour remplacer le traité constitutionnel européen rejeté. Ils attendaient juste de connaître le résultat de l’élection présidentielle française pour savoir quelles seraient les exigences du nouvel élu. Quelle serait sa lecture du « non » au référendum du 29 mai 2005. Le traité de Lisbonne, hormis quelques concessions symboliques destinées à séduire les électeurs de la droite souverainiste, ne prend en compte aucune des revendications des électeurs du « non ». Parce que Nicolas Sarkozy n’a rien demandé de tel et n’a rien négocié.

3. « Il n’était pas question de demander au peuple français et au peuple néerlandais de se déjuger. » Ce qui a été décidé à Lisbonne est pire encore : les Vingt-sept se sont entendu pour ne surtout consulter aucun peuple. Et donc leur imposer un mode d’organisation et de fonctionnement de l’Europe ainsi que des politiques dont les dirigeants européens savent fort bien qu’en cas de référendum plusieurs pays les refuseraient. Nicolas Sarkozy le sait si bien qu’il en fait enfin l’aveu : « Pour convaincre tous nos partenaires d’accepter ce nouveau traité simplifié que nous leur proposions et qui n’était plus une Constitution, il fallait qu’en cas d’accord nous nous engagions à le faire approuver par voie parlementaire. Si cette condition n’avait pas été remplie, aucun accord n’aurait été possible. » Le seul deal auquel s’est prêté Sakozy a consisté à brader la souveraineté du peuple contre une normalisation européenne de la France.

4. « Il fallait débloquer un système de décision qui ne correspondait plus aux exigences d’une Europe à 27 et qui la paralysait. » Foutaise que cette histoire de paralysie ! Contrairement aux idées reçues, la durée moyenne d’adoption d’une directive est passée de 18 mois à 12 mois depuis le grand élargissement de 2004. « Les craintes d’un blocage, y compris les miennes étaient donc infondées », reconnaissait honnêtement Renaud Dehousse, directeur du Centre d’études européennes de Sciences-Po, dans Libération, le 21 juin 2007. Non seulement le système de décision actuel n’a pas ralenti le rythme des directives de libéralisation de secteurs entiers de l’économie, mais ce système est si peu un handicap que le traité de Lisbonne ne le changera pas avant... 2014, voire 2017.

5. Un traité « ne conservant que les dispositions institutionnelles qui avaient paru recueillir un consensus assez large ». Ce n’est pas au lecteurs de ce blog, que j’aurai besoin de démontrer une nouvelle fois que le traité de Lisbonne ne se contente pas de reprendre la partie institutionnelle du traité constitutionnel européen, laquelle était d’ailleurs contesté sur plusieurs articles se rapportant notamment au statut de la Banque centrale européenne ou à la défense européenne s’agissant de son lien avec l’Otan ou de l’obligation d’augmenter les dépenses d’armement.

6. Ce traité « marque une inflexion par rapport aux dérives qui s’étaient manifestées dans un passé récent ». Puisque Nicolas Sarkozy prend soin de préciser la nature de ces dérives (l’Europe rend la vie plus dure à ses peuples, ne défend pas les entreprises face aux concurrences déloyales...), disons tout net que loin de changer les politiques libérales de l’Union européenne le traité de Lisbonne va encore les aggraver puisque des amendements touchant à la politique commerciale ou à la circulation des capitaux entre l’UE et le reste du monde accentuent le parti-pris libéral et libre-échangiste.

7. « Maintenant, l’enjeu est de remettre de la politique en Europe, de ne plus abandonner l’Europe au seul jeu de règles automatiques qui ne laissent aucune place à la décision et à la responsabilité politique. » Plus c’est gros... Les « mécanismes automatiques » que Nicolas Sarkozy fait mine de fustiger sont confortés et renforcés par le traité de Lisbonne. C’est le cas des critères du pacte de stabilité, ou de l’indépendance de la BCE, qui n’a toujours comme seul mandat que la lutte contre l’inflation. Quant à la politique et au débat qu’il faudrait réintroduire, mieux vaut rire d’un tel cynisme ! Le refus du référendum était un refus du débat politique sur l’Europe. Et quand à la fin de son allocution le même Sarkozy forme le vœu que les Français se rassemblent, « dépassant les clivages partisans et les oppositions du passé, (...) pour que l’Europe se fasse », il dit encore que l’Europe ne doit pas être un enjeu politique. Au nom de la très antidémocratique prétention de libéraux qui veut qu’il n’y ait plus qu’une politique possible.

Lundi 11 février 2007 Blog des rédacteurs de Politis

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13.02.2008

Le chanteur Henri Salvador est mort AFP



PARIS (AFP) - Le vétéran de la chanson française, Henri Salvador est mort mercredi à l'âge de 90 ans, à son domicile parisien d'une rupture d'anévrisme, a annoncé à l'AFP sa maison de disques, Polydor (Universal).

(Copyright © 2008 AFP) Salvador avait composé et interprété d'innombrables succès populaires tels que "Syracuse", "Une chanson douce", "Zorro est arrivé", "Le lion est mort ce soir", "Faut rigoler", "Juanita Banana", "Le Travail, c'est la santé".

Il avait fait ses adieux à la scène au Palais des Congrès à Paris, en décembre 2007.

Formé à l'école des grands musiciens noirs américains et de Django Reinhardt, ce guitariste accompli était un artiste multiple : "J'ai fait du jazz, des sketches, des chansons drôles, des comptines, du music-hall, de la télévision", aimait-il répéter.

Avec Boris Vian, il avait introduit le rock en France ("Rock Hoquet", 1957) et composé quelques perles dont "Rock and roll mops" et "Blouse du dentiste".

Né le 18 juillet 1917 à Cayenne (Guyane), Henri Salvador était le fils d'un percepteur d'ascendance espagnole et d'une mère guadeloupéenne d'origine indienne, installés à Paris en 1924. A l'âge de 11 ans, il découvre Armstrong et Duke Ellington, c'est son premier choc musical.

Engagé en 1935 par Django Reinhardt, il part en tournée en 1938 en Amérique latine avec Ray Ventura, et sera une vedette au Brésil.

Après la guerre, il monte son propre orchestre, publie son premier disque, "Maladie d'amour" (1947) et obtient un double grand prix de l'Académie Charles Cros.

Dans les années cinquante, Henri Salvador commence une carrière de fantaisiste à l'A.B.C, temple du music-hall parisien. Il donne des récitals à guichets fermés, salle Pleyel, au théâtre Daunou, à l'Alhambra, et multiplie les tournées à l'étranger (Italie, Etats-Unis).

A partir de 1961, le chanteur offre à la télévison de grands shows inimitables, "Salves d'Or" (1968), "Dimanche Salvador" (1973). Il devient aussi l'idole des enfants avec notamment "Les Aristochats" (troisième prix Charles Cros, 1971). Entre-temps, il fonde en 1962 avec sa femme Jacqueline sa maison de disques, puis deux ans plus tard sa marque "Rigolo".

Vingt ans plus tard, il retrouve la scène à Pantin et la SACEM lui décerne le Grand prix de l'Humour (1987).

Inépuisable, le chanteur au rire tonitruant publie jusqu'à la fin plusieurs albums -- "Monsieur Henri" (1994), "Chambre avec vue" (2000), "Révérence (2006) --, et se produit encore sur scène.

En 2001, Henri Salvador avait épousé en deuxième noce la productrice de télévision Catherine Costa.

Il avait publié son autobiographie "Toute ma vie" (1994), qu'il résumait d'une phrase : "Rigoler, c'est aussi un métier".


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Politique ? No comment...

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12.02.2008

Nicolas Sarkozy contre l'espérance républicaine,



par Bariza Khiari et Jean-Pierre Michel

Comme il l'avait fait avec les imams lors des émeutes dans les banlieues en 2005, Nicolas Sarkozy prône la présence des religions dans le champ politique pour pacifier les tensions sociales aggravées par sa politique. Après avoir tenté d'ethniciser la question sociale, il essaie aujourd'hui de la confessionnaliser. En survalorisant l'appartenance religieuse par rapport à l'appartenance à la nation républicaine, il contribue un peu plus chaque jour à communautariser notre société. En hiérarchisant les monothéismes, il instille un ferment de division supplémentaire, comme il l'a déjà fait entre Français et immigrés, ou entre salariés du public et du privé.

En déclarant que, dans l'apprentissage des valeurs, "jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé" et que la morale laïque "risque toujours de s'épuiser", le chef de l'Etat tente de discréditer la laïcité et l'école républicaine, son lieu d'expression historique. Cela revient à affirmer la supériorité de la foi sur la raison. Cette dérive doit être refusée catégoriquement. Foi et raison relèvent de deux domaines distincts. C'est cela l'intuition fondamentale de la laïcité. Les valeurs républicaines transmises par l'instituteur sont la condition du vivre ensemble. Héritée des Lumières, la morale laïque est une étape essentielle dans la construction d'un individu autonome et d'un citoyen libre et éclairé.

Voilà pourquoi le principe de laïcité et la loi de 1905 ne peuvent donner lieu à aucun compromis. La laïcité n'est pas amendable, elle n'a pas à être "ouverte" ou "positive". Les jeux rhétoriques autour du terme de laïcité masquent mal la volonté du président de restaurer une certaine confusion entre Etat et religion.
Les valeurs républicaines restent le remède aux tensions que nous connaissons actuellement. Seul le respect de la loi de 1905 peut constituer une garantie face au mouvement d'atomisation de la société. La laïcité n'est pas une contrainte, mais un instrument essentiel d'émancipation et de libération. Pour justifier ses attaques contre la loi de 1905, Nicolas Sarkozy prend notamment pour prétexte la nécessité de donner aux musulmans de France la possibilité d'exercer dignement leur culte. Quel paradoxe, si l'on se souvient des "moutons égorgés dans la baignoire" et de ses autres dérapages !

Puisque cette question de l'islam est posée, nous devons y répondre avec clarté. Non, il n'y a pas plus ni moins d'incompatibilité entre l'islam et la République laïque qu'entre les autres religions et la République ! Il n'y a pas d'incompatibilité dès lors que la République installe un cadre rigoureux, dès lors qu'elle ne transige pas sur ses principes fondateurs. La loi sur les signes religieux à l'école en constitue le meilleur exemple.

RÉVISION DANGEREUSE ET INUTILE

Les conditions dans lesquelles les musulmans de France peuvent pratiquer leur culte sont trop souvent indignes et doivent indéniablement être améliorées. Mais cet effort ne nécessite pas une révision des principes de 1905, qui serait dangereuse et inutile.

Dangereuse, puisqu'elle signifierait une porte ouverte à divers mouvements obscurantistes ou sectaires. Inutile dans la mesure où la puissance publique dispose d'ores et déjà des moyens politiques et juridiques nécessaires pour donner aux musulmans les mêmes droits qu'aux autres croyants. S'il est souvent difficile de construire une mosquée, ce n'est pas parce que le cadre juridique serait trop restrictif, mais par défaut de volonté politique. Ce sont d'ailleurs souvent les élus de droite qui refusent d'accorder les permis de construire pour les mosquées.

La diversité et l'acceptation de l'islam sont le test de crédibilité de notre République laïque, qui doit pouvoir concilier les termes du triptyque République, laïcité, égalité. La République n'est pas seulement une forme de régime politique. Elle est un ensemble de principes, de valeurs. Elle est surtout un projet. Affirmer que la République a besoin de croyants convaincus, c'est nier la valeur de ce projet.

La République n'a pas besoin de croyants pour exister, elle a besoin de citoyens égaux qui bâtissent ensemble leur avenir. L'espérance n'appartient pas aux seules religions. La République elle-même est la plus grande de nos espérances : espérance dans nos valeurs et notre projet commun, espérance dans la justice sociale, espérance dans un monde meilleur, ici et maintenant.

Bariza Khiari, sénatrice de Paris, membre du bureau national du Parti socialiste
Jean-Pierre Michel, Sénateur (PS) de la Haute-Saône
Lun, 28/01/2008

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11.02.2008

SARKOZY : Sauve qui peut à NEUILLY !

Le désaveu de David Martinon suscite une envolée de critiques

Reuters - Bertrand Delanoë et François Bayrou ont sévèrement commenté lundi les mésaventures du porte-parole de l'Elysée, David Martinon, dans sa course aux municipales à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

"Ce n'est pas la France, mais c'est révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la politique qui me heurte, qui me choque, qui ne correspond pas du tout à mes propres engagements", a déclaré sur LCI le maire socialiste de Paris.

"J'ajoute qu'(au-delà des personnes), Neuilly est une ville qui préfère payer des amendes plutôt que de faire un peu de logement social et le vrai sujet de la campagne à Neuilly n'est pas évoqué", a-t-il ajouté.

Interrogé sur France Inter en direct de Pau (Pyrénées-Atlantiques), où il est candidat aux élections municipales, François Bayrou a évoqué pour sa part un phénomène de cour.

"Vu de Pau, on est un peu abasourdi devant ces rebondissements quotidiens inattendus d'une espèce de feuilleton dont le vrai sujet est la cour : qu'est-ce qui se passe à la cour ?", a déclaré le président du Mouvement démocrate.

"Dans les cercles de pouvoir, qui est le favori, la favorite, qui est disgracié, qui va être promu, qui va être jeté ?", a-t-il ajouté. "Ceci est profondément malsain".

Jean Sarkozy, fils du président de la République, et les dirigeants UMP locaux se sont désolidarisés dimanche du porte-parole de l'Elysée David Martinon, tête de liste UMP pour les municipales à Neuilly-sur-Seine.

Nicolas Sarkozy avait lui-même donné son aval à l'automne à la candidature de David Martinon, dans ce qui fut son fief politique entre 1983 et 2002.

Pour François Bayrou, ce qui se passe à Neuilly "traduit un climat interne d'affrontement".

"Tout ça c'est la présidence de la République, c'est l'Elysée, c'est les plus proches du président de la République et ceux qui jouent un rôle très important dans l'équipe élyséenne", a fait remarquer l'ancien candidat centriste à l'élection présidentielle.

Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a confirmé qu'une réunion aurait lieu lundi soir au siège de l'UMP à Neuilly pour tenter de démêler la crise.

"Je crois qu'il y avait notamment des désaccords que la manière de mener campagne, sur la stratégie même de la campagne", a-t-il analysé sur le plateau d'i-Télé.

A la question de savoir si Jean Sarkozy ferait, le cas échéant, un bon maire de Neuilly, Patrick Devedjian a répondu : "Il a beaucoup de talent, il a sans doute hérité des qualités politiques de son père, il est très sympathique, il se débrouille très bien... Il a 22 ans".

Nicolas Sarkozy avait 28 ans lorsqu'il est devenu maire de Neuilly pour la première fois, en 1983.

Elizabeth Pineau

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LAÏCITE : Sarkozy: César et Pape à la fois?

Avec André Laignel et Marie-Noëlle Lienemann, députés européens et animateurs comme moi de Gauche Avenir (www.gaucheavenir.org), je viens de signer l'article qui suit, dans lequel nous expliquons pourquoi et comment, face à la tentation de confondre le spirituel et le temporel, il faut plus que jamais défendre et faire vivre la laïcité.
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"L’illustration du Leviathan, œuvre du philosophe politique anglais Hobbes, représentait le roi tenant à la main droite le glaive, à la main gauche la crosse : César et Pape tout ensemble, pouvoirs spirituel et temporel réunis, le destin de tous confié à un seul. Pour Hobbes, tout régime politique est en effet « par définition absolutiste ». Cette image, qui renvoie aux idées et à la philosophie du XVIIème siècle, serait-elle celle d’une « Césaropapie » révolue ?

Eh bien non ! Il semble qu’en ce début de XXIème siècle, Nicolas Sarkozy ne refuserait pas de céder à cette tentation. Ce serait même pour lui, sous prétexte de moderniser la France, une façon de rejeter l’originalité fondamentale de la République française, indivisible, laïque, démocratique et sociale.

République indivisible ?
N. Sarkozy introduit une différence entre les citoyens croyants et non croyants. Chanoine d’honneur de Latran, il déclare (1) : « Je suis comptable des espoirs que le déplacement du Pape courant 2008 suscite chez mes concitoyens catholiques et dans de nombreux diocèses ». Les autres n’auraient-ils pas d’espoir ? Si N. Sarkozy était le connaisseur de Jean Jaurès qu’il feignait d’être pendant sa campagne présidentielle, il aurait adjoint l’espoir de tous ceux qui luttent et qui se donnent « aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense » (2)
Puis, le voila en voyage au Moyen-Orient, qui s’enflamme (3) : « A travers vous, j’adresse à toute la nation saoudienne le salut fraternel de la France. Ce salut, je veux l’adresser aussi à la nation arabe et à toute la communauté des croyants ». Là encore, l’opportunisme et l’utilisation hâtive de termes superficiellement assimilés l’amènent, dans un des pays musulmans les plus conservateurs, à considérer comme intangible une communauté si prégnante qu’elle interdit à ses membres de renoncer à leur foi ou d’en changer, voire même de se marier hors de la communauté. Là aussi, quelle piètre défense de la liberté de penser et donc de la Liberté inscrite dans la devise de notre République !
République laïque ?
Ecoutons encore : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance (4). Tiens, N. Sarkozy oublie Guy Môquet, ou plutôt il pense que les Français ont oublié son hold-up idéologique. Les enfants et petits-enfants de résistants non-croyants ont sûrement apprécié !
Quant à la « radicalité du sacrifice de la vie », il faudrait se souvenir qu’elle guide aussi les terroristes kamikases…
On se demande si N. Sarkozy ne se posera pas bientôt la question : les non-croyants ont-ils une âme ? Cette hiérarchisation des citoyens est insupportable et contraire à l’Egalité inscrite dans la devise de notre République.

République démocratique ?
N. Sarkozy n’a pas été avare de grandes proclamations sur la façon de construire l’Europe avec le peuple. Ecoutons le devant le Parlement Européen (5): « L’Europe se fera avec les peuples, elle ne se fera pas sans eux, elle ne se fera pas contre eux ». Ecoutons le devant le Conseil national de l'UMP (6) : « L'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple ».
Alors, pourquoi ne pas soumettre au referendum le traité européen dit « simplifié » ? C’est V. Giscard d’Estaing lui- même qui le dit: identique sur le fond au texte volumineux de 2006, sur la forme, le texte a été compliqué à plaisir pour faire croire qu’il est impossible d’en débattre, mais le peuple français est assez lucide et éduqué pour discerner l’arnaque intellectuelle et y chercher vainement l’Europe qu’il souhaite, celle des droits sociaux et du travail, de la culture partagée et des échanges pas forcément mesurés à l’aune du commerce libéral.
En réalité, N. Sarkozy est dans la ligne de pensée de Louis XVI, qui acceptait du bout des lèvres la notion de « nation souveraine », si contraire à celle du pouvoir divin du monarque.

République sociale ?
Promesse de pouvoir d’achat passée à la trappe, multiplication des franchises médicales, bouclier fiscal favorable aux plus aisés, traque imbécile des sans-papiers au lieu de s’occuper d’une intégration réussie des immigrés, les pages du Code du Travail arrachées jour après jour : voilà pour la Fraternité inscrite dans la devise de notre République. A la place de tout cela, l’étalage de la vie privée, dans la trace du Petit Lever du Roi….
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Nicolas Sarkozy semble oublier que notre destin commun est la laïcisation de l’Etat. Historiquement, tous les actes de la vie civile ont été progressivement soustraits à l’emprise religieuse. Notre Etat civil prend définitivement forme en 1792, avec le pouvoir exclusif donné aux communes de recueillir « les actes destinés à constater les naissances, les mariages et les décès »….mais il faudra attendre 1972 pour que soit supprimée la demande faite aux jurés d’assises de porter serment « devant Dieu et devant les Hommes ». La loi de 1905 instaure la séparation, mais sa mise en pratique fut un combat quotidien. Plus près de nous : la publicité parodiant la Cène retirée de l’affichage, l’attentat lors de la projection de « La dernière Tentation du Christ » de M. Scorcesse à Paris, les attaques contre la liberté d’expression à la sortie des « Versets sataniques » de Salman Rushdie ou la récente controverse sur les caricatures de Mahomet sont autant de signes qui démontrent la nécessité de la laïcité et son actualité.

Au moment où la société française est plus que jamais fragmentée, le combat laïc est un combat contre l’obscurantisme. Il suppose l’autonomie de pensée des individus et l’esprit critique pour s’opposer à l’endoctrinement. Face à ce combat, le « sermon » de N. Sarkozy sur les « racines religieuses » du monde a de quoi inquiéter (7) : « Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui, par-delà toutes les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect ». On frémit en pensant à ce qui pourrait advenir de notre société si Dieu n’existait pas !

L’urgence, aujourd’hui, c’est de rappeler que la laïcité est le socle du pacte républicain, inséparable de la démocratie, de la justice sociale, de la solidarité et de la paix civile. C’est aussi de réaffirmer que l’éducation est au centre de la démarche laïque.

Il faut refuser l’introduction dans la Constitution d’un concept de «diversité» et de «discrimination positive». En revanche, il serait utile d’édicter une charte de la laïcité dans les entreprises, dans les services publics, notamment dans les hôpitaux, où les personnels sont de plus en plus confrontés à des pressions religieuses inacceptables. Pourquoi ne pas donner à ce combat une dimension plus large, en créant un espace mondial de la laïcité, à l’image de ce qui a été réalisé avec la francophonie ? C’est certainement là un noble enjeu de civilisation et de progrès !

Face à la tentation de confondre le spirituel et le temporel, il faut plus que jamais défendre et faire vivre la laïcité".

1- Déclaration à la Basilique Saint Jean de Latran le 20 décembre 2007.
2- « Discours à la jeunesse » de Jean Jaurès.
3- Discours à Riyad le 14 janvier 2008
4- Déclaration de Latran.
5- Discours au Parlement européen de Strasbourg le 3 novembre 2007.
6- Conseil national de l’UMP à Aubervilliers le dimanche 9 mai 2004.
7- Discours de Riyad.

Le blog de Paul QUILES

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Les enseignements de « Mai 68 : Histoire sans fin »

Les enseignements de « Mai 68 : Histoire sans fin »
Jean Claude Gawsewitch éditeur, novembre 2007
mercredi 6 février 2008 par Ernest Simon


Plutôt que de résumer « Mai 68 : Histoire sans fin » de G. Filoche, cet article tire les enseignements politiques de cet ouvrage.
Les biographies politiques rencontrent deux publics : celui qui a vécu les évènements et y retrouve ses combats, et celui qui cherche à comprendre les évènements passés pour en tirer des conclusions politiques pour l’avenir. « Mai 68 : Histoire sans fin » n’échappe pas à la règle : l’ouvrage ravira la génération née en politique avec 68. C’est aussi un instrument précieux pour les générations suivantes qui peuvent bénéficier des enseignements politiques que l’auteur tire de son expérience militante.

L’importance de la démocratie
Le respect des règles démocratiques est forcément lié à tout programme socialiste. La démocratie n’est pas une technique, ni un supplément d’âme, mais un droit et un ensemble de droits. Elle conditionne le parti, le syndicat, le pouvoir quel qu’il soit, c’est une méthode d’action, une pédagogie et une garantie essentielle, une protection, une surveillance, un échange. Elle doit être méticuleuse, définie jusque dans ses détails : « la procédure est sœur jumelle de la liberté » disait le jeune Marx.

S’adresser pédagogiquement aux salariés
La praxis est la traduction de cette pratique démocratique : il faut partir des besoins immédiats et y insuffler la perspective politique. Inutile de crier à « la révolution » quand on n’a qu’une minute pour parler, ça ne déclenche rien ni n’éduque personne. Il faut partir des besoins élémentaires puis, une fois le mouvement lancé, introduire le maximum d’histoire, de politique, de stratégie, d’ambition pour l’avenir, de programme de transformation sociale. Les masses en mouvement sont alors une force matérielle formidable, d’une lucidité à laquelle les dirigeants ont intérêt à répondre rapidement.

Un syndicalisme indépendant mais pas neutre
Dans cette lutte, le syndicat est un outil précieux des salariés. Diviser le mouvement syndical sur des a priori idéologiques est néfaste et toujours favorable au final aux gouvernements bourgeois. Il faut développer et non pas contourner les syndicats. Tout salarié y a sa place quelles que soient ses opinions philosophiques, politiques ou religieuses. Mais le syndicalisme n’est pas apolitique : tous les courants d’idées peuvent y être présents s’ils se respectent entre eux et jouent le jeu de la démocratie syndicale. Le syndicat doit être indépendant mais pas neutre.

Les mouvements sociaux et les rapports de force de long terme
Dans toute crise sociale, il y a des moments charnières : d’abord des tests, des attentes, une montée en puissance, puis, lorsque le pouvoir est directement en jeu, soit il existe une réponse ferme et déterminée des syndicats, de la gauche, qui pèse alors de façon décisive pour la victoire, soit l’ancien pouvoir chancelant se ressaisit, il reçoit l’appui des forces conservatrices qui reprennent espoir, il manoeuvre et l’emporte, renversant la situation aussi vite et profondément que possible. Entre ces termes, c’est une véritable thérapie collective, la conscience de millions de personnes évolue, s’enhardit : il n’y a plus de fatalité. De tout cela, il reste des acquis profonds. Si 68 est devenu incontournable dans la vie politique française, c’est que la bourgeoisie, le patronat, la droite a compris que la classe salariale, en dépit des freins syndicaux et politiques d’alors, pouvait se mettre puissamment en marche. Les rapports de force en furent durablement marqués et l’exception du modèle social issu de l’après-guerre se vit confortée. Depuis, les gouvernements cherchent à éviter de passer en force, ils guettent les soubresauts, traitent avec prudence les mobilisations de la jeunesse, ne prennent pas trop de front les revendications sociales. D’ailleurs, mai 81 n’est-ce pas la traduction politique et institutionnelle différée de Mai 68 ?

Savoir pour qui on se bat, avec qui
Il faut enfin savoir distinguer son camp. Les attaques incessantes contre le PS sont contre-productives : sa continuité historique, théorique, organisationnelle, ses liens avec le mouvement syndical et social, et sa place dans les mouvements sociaux, en font bel et bien un parti de gauche. Il est aujourd’hui, malgré ses détracteurs, et ses grandes faiblesses, l’instrument de la gauche, des salariés pour exprimer leur mécontentement et leurs aspirations. Plutôt que d’être à la marge, il faut donc être au cœur de la gauche et peser tant que possible pour infléchir la ligne du PS. Il faut pour cela associer tous les partis de gauche. Sans unité de la gauche, rien de grand ne s’est jamais fait. Et il n’y a rien de pire que de nouer des alliances contre nature (avec le centre, c’est-à-dire avec un pan de la droite). Au final, il est impératif de savoir distinguer son camp, qu’il faut unir, de celui de l’adversaire, que l’on combat d’autant mieux que l’on est rassemblé et attentif à ses légitimes sensibilités.

Ernest Simon

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09.02.2008

“Le capitalisme financier s’emballe” par Bernard Soulage

Secrétaire national adjoint à l’économie internationale et à l’industrie, Bernard Soulage revient sur les raisons de la crise financière internationale.

” Depuis des années, tous les spécialistes s’accordent sur un point : le marché hypothécaire de l’immobilier nord-américain se retournera brutalement, en raison de son caractère hautement spéculatif. Si la crise était aussi prévisible, pourquoi s’est-elle donc produite ?

Parce que le capitalisme financier d’aujourd’hui :

• est trop «glouton». On ne peut indéfiniment exiger du capital qu’il soit trois fois plus rentable que ne l’est l’économie réelle, c’est-à-dire qu’il rapporte 15% par an quand la croissance moyenne de l’économie mondiale est de 4% à 6% ;

• rémunère mieux les mauvais risques que les bons risques. Les banques ont donc trop investi dans ce marché hyper spéculatif. Elles ont tenté de se décharger de ces risques en revendant ces crédits à des fonds d’investissements spéculatifs.Lorsqu’elles se sont rendues compte qu’elles finançaient ces mêmes fonds, la confiance s’est effondrée et elles ont cessé de se prêter de l’argent entre elles :la crise était là ! ;

• son propre jugement compte moins que celui que l’on porte à celui des autres. Comme disait Keynes, imaginons que tout le monde croit que tous les arbres montent au ciel,… alors il peut être intéressant d’acheter des arbres avant qu’ils ne montent ! Dans la finance d’aujourd’hui, mieux vaut se tromper avec les autres que d’avoir raison tout seul.

Ce mode de fonctionnement rend inévitable le développement d’une bulle spéculative.

De cette crise, on peut tirer deux leçons essentielles :

• il n’y a pas de croissance durable s’il n’y a pas de répartition équilibrée de la richesse produite entre le capital et le travail, entre l’investissement et l’épargne ;

• le capitalisme est incapable de se réguler seul. Ses prétendues sécurités internes et règles prudentielles sont contournées par des agents économiques qui cèdent toujours au vertige de l’argent.

En conséquence, la régulation politique et démocratique est plus essentielle que jamais, et doit être conduite à la bonne échelle. Dès lors, trois pistes d’actions paraissent s’imposer :

• la négociation collective et tripartite sur le partage de la richesse produite doit être à la base du contrat social. Elle suppose non seulement de négocier sur les salaires mais aussi de travailler à une réglementation de la rémunération du capital et des entrepreneurs.

• la régulation des marchés financiers doit être organisée. Le travail fait au sein du PS et du PSE a permis d’élaborer des propositions qu’il nous faut populariser : lutte contre les paradis fiscaux,création d’un Conseil de Sécurité économique et sociale qui imposerait des normes à un système devenu fou.

• la politique économique européenne doit devenir une priorité absolue.L’absence d’un gouvernement économique européen et l’inexistence d’objectifs économiques adossés à notre politique monétaire paralysent nos pays. “

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Réaction du PS au plan « Espoir Banlieues »

Le choix d’avoir annoncé le plan Boutin/Amara depuis l’Elysée et non pas sur le terrain résume le malentendu entre Nicolas Sarkozy et la banlieue.

Le Président se trompe de diagnostic. Pour des raisons électoralistes, il a préféré faire de la violence en banlieue un problème d’ordre public, en parlant de « voyoucratie » ou de « racaille » à nettoyer au Kärcher et les principales mesures ajoutées au plan « Espoir Banlieues » concernent l’annonce de renforts policiers. Il a donc aujourd’hui un problème de crédibilité pour dire qu’il va répondre à la détresse sociale et au sentiment d’abandon des habitants. La politique du gouvernement a d’ailleurs considérablement aggravé leur situation, à travers les ponctions de pouvoir d’achat, l’abandon de la police de proximité, la suppression des emplois-jeunes, la faiblesse historique de constructions de logements sociaux, la fragilisation de l’école ou encore les atteintes à la laïcité. C’est donc toute la politique du gouvernement qu’il faudrait changer avant de décider de mesures spécifiques.

Un plan « Espoir Banlieues » homéopathique. Composé de mesurettes en direction des jeunes, il ne comporte aucune proposition immédiate pouvant impliquer les grands ministères, comme le Logement ou l’Education nationale, les arbitrages étant renvoyés à plus tard. Ce plan n’est en fait qu’un recyclage de recettes des plans banlieues précédents, parfois supprimées par la droite elle-même, à une échelle expérimentale que l’on espérait dépassée. Son financement est lui-même issu d’un recyclage de crédits (contrats de ville, Grenelle de l’environnement, collectivités locales), alors que le budget du ministère de la ville sera en baisse de 12% en 2008.

Une très forte déception sur le terrain. Alors que le pays attendant un « plan Marshall » annoncé pendant la campagne, ce mini-plan s’adresse à une petite élite dans quelques quartiers. L’absence de mesures concrètes pour le plus grand nombre conduit à stigmatiser encore plus les 750 quartiers concernés leurs 5 millions d’habitants, voir à laisser penser que la solution n’est plus dans la République et la démocratie. D’une certaine manière, le style clinquant de la présidence et le message « aides-toi le ciel t’aidera » pourra être interprété par certains comme le règne de la loi du plus fort.

Fadela Amara n’a pas gagné son pari. Elle entendait profiter de sa réelle liberté de parole pour peser sur les choix du gouvernement, infléchir la politique suivie, et s’appuyer sur la volonté du Président. Elle n’a pas fait la preuve de l’utilité de sa présence, et se retrouve aujourd’hui face à ses responsabilités.

La gauche exige la solidarité urbaine. Les 5 partis du groupe de liaison de la gauche (PS, PCF, Verts, PRG, MRC) demandent la mise en œuvre de 5 priorités de solidarité urbaine :
• application effective de la loi SRU dans les 750 communes récalcitrantes
• donner à l’école de la République des moyens d’exception, sans supprimer la carte scolaire
• lutter contre les discriminations vers l’emploi (emplois de proximité, fin des zones franches)
• rétablissement d’une police de proximité et nouveaux moyens de médiation et de prévention
• donner aux communes concernées les moyens de désenclaver et de vrais services publics

Le plan « Espoir Banlieues » de la gauche : gagner les élections ! En attendant que la gauche puisse mettre en œuvre cette nouvelle politique, il faut rendre hommage aux professionnels, aux militants associatifs et aux maires de gauche engagés dans cette ambition de solidarité urbaine. Ils sont le dernier rempart contre la société du ghetto et méritent la confiance des électeurs.

Vincent LENA, Secrétaire national chargé de la Solidarité urbaine.

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Les socialistes rassemblés sur l’Europe, c’est possible


Tribune publiée dans le journal Libération par GUILLAUME BACHELAY membre du bureau national, LAURENT BAUMEL responsable national aux études, PASCALE BOISTARD membre du bureau national, DIDIER CUJIVES secrétaire national du MJS, ALEXIS DALEM corédacteur en chef de «la Revue socialiste», MARIETTA KARAMANLI députée, FRANÇOIS KALFON membre du conseil national, FLORA LABOURIER secrétaire national du MJS, SANDRINE MAZETIER députée, CLAUDE ROIRON membre du bureau national.

N’en déplaise aux commentateurs, les socialistes ne sont pas fondamentalement divisés sur le projet européen. Pour s’en rendre compte, encore faut-il s’abstraire des jeux d’appareils d’hier et regarder en face la réalité d’aujourd’hui. Socialistes, nous sommes tous des proeuropéens convaincus et nous ne nous satisfaisons pas de l’Europe telle qu’elle va. Notre projet est celui d’une Europe démocratique et solidaire.

C’est au nom de cet idéal, et même si nous mesurons le chemin parcouru, que nous critiquons ce que l’Europe tend à devenir : un marché sans horizon politique, sans réelle solidarité, où la concurrence sociale et fiscale est la principale politique de convergence. Si nous nous sommes opposés et parfois déchirés sur le traité constitutionnel, puis sur l’adoption du traité de Lisbonne, ce n’est pas au nom de conceptions divergentes de l’Europe, mais en raison d’une appréciation différente de la stratégie à adopter : le pari du compromis immédiat pour les uns, le pari du rapport de force pour les autres. Nous partagions un même but stratégique : approfondir l’unification européenne pour répondre à la mondialisation.

Les partisans du oui ont pensé préférable d’adopter un compromis insatisfaisant pour avancer tandis que ceux du non jugeaient indispensable d’exprimer leur désaccord pour rendre possible une réorientation de l’Europe. Dans les deux cas, il s’agissait d’un pari sur l’avenir, aucun camp ne peut prétendre avoir eu intégralement raison. La suite des événements a pu confirmer les uns et les autres dans leur approche. Si cette différence d’appréciation a débouché sur une incontestable fracture, c’est qu’elle a été exploitée tant par l’ultragauche que par certains dirigeants socialistes. Nous voulons éviter que le champ de bataille du passé ne vire au champ de ruine de l’avenir. Nous nous appuyons sur une certitude : jamais le débat, artificiellement gonflé par le contexte politique interne du Parti socialiste, n’a porté entre nous sur les objectifs de la construction européenne.

D’ici quelques semaines, la question du mini traité sera derrière nous. Il est peu probable que le dossier institutionnel - voire constitutionnel - soit rouvert à brève échéance. Jusqu’à présent, nous avons toujours envisagé notre projet européen dans la perspective de nouveaux traités débouchant en même temps sur un approfondissement institutionnel et politique. Dans l’Europe à 27, et pour plusieurs années, l’ère des grands traités fondateurs est close. Seules seront possibles des avancées sur des projets concrets. Nous le regrettons, mais c’est un fait. Alors que le nouveau traité ne changera rien aux politiques mises en œuvre, c’est sur celles-ci que nous devons désormais nous concentrer. L’essentiel est de convaincre nos partenaires, non par une attitude agressive et agitée - celle contre-productive de l’actuel président de la République -, mais par la constance et la cohérence. Alors que le spectre d’une récession mondiale se profile, concentrons-nous sur les enjeux économiques et sociaux. Plusieurs avancées sont à la fois urgentes et possibles.

Les socialistes français doivent être à la pointe du combat pour la réforme de la gouvernance de la zone euro. L’Eurogroupe - autorité politique - doit monter en puissance et s’investir dans un dialogue permanent avec la BCE, et il ne tient qu’à lui de le faire. Les objectifs d’inflation et de taux de change doivent être fixés dans ce cadre. Tout en respectant son indépendance imposée par les traités, l’action de la BCE peut et doit être mieux coordonnée avec l’autorité politique. Un marché unique sans politique de convergence sociale vers le haut est voué à une concurrence vers le bas, ce qui n’est pas tenable à long terme pour nos entreprises, nos emplois, nos territoires, sans oublier nos finances publiques. Les socialistes français doivent proposer une stratégie par étapes, moyennant des compensations. Cela implique une nouvelle ambition pour les politiques structurelles. Le budget de l’Union devrait être porté pour cela à son plafond légal, 1,24 % du PIB, alors qu’il n’est aujourd’hui qu’à 1 %. L’Union doit également s’investir dans la recherche et l’innovation, dont le pilotage serait beaucoup plus efficace à son niveau. Nous proposons de créer une coopération renforcée pour gérer un budget commun et créer un espace européen unifié pour les entreprises innovantes et les chercheurs. L’environnement, les biotechnologies et l’économie de l’immatériel pourraient être les priorités de cette politique. Ils donneraient à la construction européenne un élan comparable à celui que la Communauté du charbon et de l’acier avait donné aux premières heures de l’Union.

Des inflexions importantes doivent être apportées, enfin, à la politique commerciale de l’UE. Plus réactive, elle devrait se fixer pour objectif le juste échange plutôt que le libre-échange. Il ne s’agit en aucun cas de protectionnisme, mais d’une stratégie gagnante pour tout le monde : éviter les à-coups pour nos entreprises et conditionner l’ouverture à des progrès sociaux et environnementaux effectifs du côté des pays émergents. Ces quatre priorités, que tous les socialistes partagent, peuvent être mises en œuvre dans le cadre des traités existants. Tout est question de volonté politique et de force de conviction.

A nous de convaincre nos partenaires, à commencer par le PSE. Si ces mesures étaient mises en œuvre, elles changeraient le visage de l’Europe, qui deviendrait un espace de croissance et d’influence, d’avant-garde économique et de progrès social. Sur ces questions - comme sur les autres - le PS doit maintenant se mettre au travail pour préciser les propositions et engager le travail de reconquête intellectuelle. Jeunes responsables du Parti socialiste, nous sommes convaincus que la rénovation nécessaire de la gauche ne peut passer par la reproduction à l’infini et l’exacerbation des divergences qui se sont manifestées au cours des années précédentes. Après que le Congrès, réuni à Versailles, a voté, nous voulons surmonter le traumatisme de la division, nous rassembler pour reprendre le travail en commun, aller de l’avant. C’est ce que nous nous engageons à faire en appelant tous les socialistes de bonne volonté à nous rejoindre.

http://www.reconstruirelagauche.fr/?q=node/1522

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08.02.2008

Sécurité : Le PS réitère sa demande de mise en place d’une véritable police de quartier

Le sondage de l’IFOP publié par Le Figaro montre qu’après six années de droite, qui avait fait de la lutte contre l’insécurité son étendard, le bilan n’est pas considéré par nos concitoyens comme une réussite. C’est même, pour l’ancien ministre de l’Intérieur désormais Président de la République, un constat d’échec cinglant.Les Français portent un regard lucide sur la montée des violences et sur ses causes, qu’il s’agisse du manque de fermeté dans la lutte contre la délinquance endurcie ou de l’absence d’encadrement éducatif et de perspectives d’ascension sociale. Ils expriment aussi des attentes nettes en matière de rétablissement d’une présence policière quotidienne dans les quartiers.

Il est grand temps que le gouvernement change de politique pour mieux prévenir et mieux punir les violences. Le Parti socialiste réitère sa demande de mise en place d’une véritable police de quartiers qui assure la prévention, la sanction et la dissuasion.

Communiqué de presse de Delphine BATHO,
Secrétaire nationale chargée de la sécurité

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Les socialistes s'engagent sur le logement

Les socialistes pour répondre à l’explosion des demandes de logements

Fin 2006, la droite a fait adopter une loi sur le droit au logement opposable. L’idée était simple : couper court à toute critique durant la campagne présidentielle et éviter de donner sur ce sujet clivant, l’avantage à la gauche. De ce seul point de vue l’opération a porté ses fruits : le bilan désastreux de la droite a été occulté.

Un an plus tard, l’heure est aux premières évaluations. Rien n’a été fait. Le logement est le premier poste de dépense des ménages et la hausse continue des loyers et des charges (1) pèse plus que jamais sur leur pouvoir d’achat.

Le gouvernement continue de subventionner les logements Robien ou Borloo pour la plupart inaccessibles aux foyers modestes. La dépense fiscale annuelle pour les amortissements « Robien » permettraient pourtant la construction de 32 000 logements sociaux par an. Les seuls bénéficiaires de la loi TEPA de juillet sont les nouveaux propriétaires. Ces choix gouvernementaux ne conduiront pas à inverser une tendance lourde : la part de logements à loyers modérés dans les mises en chantier ne représente plus que 40% des constructions contre 70% il y a 7 ans.

Que peuvent donc espérer nos concitoyens? Toujours rien à écouter David Martinon, porteparole de la présidence et candidat à Neuilly-sur- Seine. Ce dernier n’a pas hésité à déclarer que sa ville « n’a pas à rougir de sa politique de logements sociaux ». On s’étoufferait à moins(2).

Non seulement la droite n’applique pas la loi sur la rénovation urbaine, mais plus gravement, elle s’apprête à porter un coup fatal au livret A(3) qui sert aujourd’hui au financement des opérations publiques de logement social.

Face à ce déni, les socialistes ont pris leurs responsabilités. À la veille des municipales, ils s’engagent à développer la mixité ou à accompagner l’accession sociale à la propriété dans toutes les villes dont ils assumeront la gestion en mars prochain.

Les parlementaires ont de leur côté entrepris un dialogue avec les associations de la plateforme DALO. Ce travail a abouti à la présentation d’un avant-projet de loi. Parmi les propositions figurent l’obligation pour tout nouveau programme de construction d’un minimum de 33% de logements à loyer modéré dans les communes qui ne respectent pas la loi SRU(4), la limitation à 25% de la dépense logement pour les familles modestes, ou la mutualisation des risques locatifs qui incitera les propriétaires frileux à remettre sur le marché leurs appartements vacants.Le rendez-vous de la hausse du pouvoir d’achat passe par le logement. Ce sera l’une des clés du vote des 9 et 16 mars.Il nous reste un mois pour en convaincre nos concitoyens !

Thomas Colognac

1. La hausse des loyers représente 28,8% en 6 ans. Les
charges + 40 % en 10 ans.

2. La commune dont Nicolas Sarkozy a été l’élu pendant
30 ans ne compte que 3% d’habitat social. Faits aggravants,

une enquête réalisée par Le Monde 2 vient de révéler
que parmi les occupants de ces HLM, une partie non négligeable figuraient au « who’s who »…

3. en autorisant toutes les banques à utiliser le livret A
comme produit d’appel pour capter l’épargne populaire
et la canaliser ensuite vers d’autres placements.

4. 20% de logements sociaux

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Conseils aux socialistes, par Günter Grass

Günter Grass, écrivain. Traduit de l'allemand par Pierre Deshusses. Ce texte est une version abrégée du discours de l'écrivain devant le groupe parlementaire du SPD du 11 janvier 2008.

Trois ans après mon premier discours devant le groupe parlementaire du SPD (le Parti social-démocrate allemand), j'avais eu une nouvelle fois l'occasion, en mars 1974, de faire un bilan dans une optique de citoyen engagé. Une fois de plus, tout ce qui avait été fait était passé à la moulinette du discours et sombrait dans des querelles entre les différentes ailes du parti. Entre-temps, le système coercitif de type stalino-léniniste a fait long feu, n'existant tout au plus que sous une forme décantée, qui a pris le nom de PDS et se fait désormais passer pour la "gauche" après s'être approprié, sous un prétexte fallacieux, le qualificatif de "socialisme démocratique". Jamais on ne s'est livré à une telle déformation de l'histoire avec si peu de vergogne. Et longtemps les sociaux-démocrates ont accepté ce vol, jusqu'à ce que, enfin, dernièrement, au congrès du parti à Hambourg, la tradition retrouve ses droits. Je cite : "Le socialisme démocratique reste pour nous la vision d'une société libre, juste et solidaire, dont la réalisation constitue pour nous une tâche permanente. Le principe de notre action, c'est la démocratie sociale."

Dans un monde où le capitalisme règne désormais en maître - idéologie ne manquant jamais de s'autoglorifier comme infaillible, qui fait croire qu'il y a une économie de marché alors qu'il détruit les marchés et brûle le capital, dans un monde donc où la recherche effrénée des profits ne cesse ne supprimer des emplois, où les salaires minimums sont revus à la baisse, où l'écart entre les riches et les pauvres prend des proportions incommensurables -, face à cette puissance hégémonique, l'alternative au pouvoir absolu du capital n'est plus désormais que dans le socialisme démocratique.

Héritier du mouvement ouvrier européen, celui-ci a été contraint de se régénérer sans cesse. Il n'est marqué par aucun dogme. Pour lui, le chemin c'est le but. Il a constamment besoin d'être revu. Oui : les socialistes démocratiques sont des révisionnistes éclairés. C'est uniquement grâce à cette capacité que le socialisme démocratique a pu survivre aux interdictions, aux persécutions, à telle ou telle dictature.

Mais, au début de ce nouveau siècle, certains changements globaux ont pris une ampleur sans précédent ; cela fait longtemps qu'on les a pointés du doigt mais hélas en pure perte ; parmi eux on relève l'évolution démographique, qui montre des tendances contradictoires avec d'un côté une population mondiale augmentant de façon menaçante et de l'autre un déficit des nouvelles générations dans les pays industrialisés européens, surtout en Allemagne. Parallèlement, le changement climatique induit par certaines matières nocives a des conséquences au niveau mondial qui ne peuvent être niées, même par les ignorants chroniques.

La situation actuelle laisse penser que le dernier diagnostic pourrait devenir un état permanent. Le nombre croissant des crises et des foyers de guerre au Proche-Orient et en Afrique a pour corrélat une faiblesse des démocraties occidentales, qui considèrent certes que la menace terroriste est le pire ennemi mais qui doivent pourtant leur perte de crédibilité à des phénomènes de déclin internes qui leur sont propres.

Qu'y a-t-il d'étonnant, face à ces abus étalés au grand jour et même soutenus par des médias dépendants, si de moins en moins de citoyens sont prêts à faire usage de leur droit de vote, parce que ce qui est murmuré tout bas - "Ce qui se fait ou ne se fait pas en politique, ce n'est de toute façon pas décidé au Parlement mais dans les bureaux des grands groupes" - trouve chaque jour sa confirmation ? Difficile de faire plus de tort à une démocratie. Aucun extrémisme de droite ou de gauche n'a pu ou ne peut lui faire autant de tort. Pourtant, nos services visant au respect de la Constitution préfèrent courir après des fantômes, réclamant des lois qui limitent toujours davantage la liberté des citoyens mais ne s'occupant pas des pressions anticonstitutionnelles auxquelles sont soumis les Parlements. C'est ainsi que la démocratie devient une farce. C'est ainsi que l'Etat fait étalage de son impuissance. C'est ainsi que l'édifice démocratique s'effondre de l'intérieur, sans que personne n'y trouve à redire.

Et pourtant la perte grandissante de crédibilité de la démocratie parlementaire est acceptée comme une fatalité inéluctable par tous les groupes parlementaires quels qu'ils soient, et donc aussi par les sociaux-démocrates, qui devraient savoir que la justice sociale ne peut être réalisée que dans une démocratie fidèle à sa Constitution. Le bâtiment du Bundestag est la demeure de la démocratie. Dès demain, interdisez-en l'accès aux lobbys et aux lobbyistes de tout poil qui cherchent à s'immiscer partout. Prenez le balai et faites le ménage. C'est le seul moyen de faire face aux " enjeux du XXIe siècle", souvent affirmés mais devenus entre-temps des formules creuses.

Les gens de ma génération, qui ont vécu la fin de la guerre comme des enfants vieillis prématurément - j'avais pour ma part 17 ans -, ont grandi avec la démocratie. Les leçons que nous avons reçues ont été dures. La démocratie imposée par les vainqueurs devait peu à peu avoir sa vie propre. Au milieu des ruines, supportant le poids de la faute mais aussi de la honte, nous nous sommes mis au travail. Il fallait que quelque chose de nouveau surgisse. Avancées, haltes, retours en arrière, autant de jalons sur un long chemin.

Mon intérêt pour la politique, mon intérêt d'écrivain, s'est développé durant un séjour assez long que j'ai fait en France durant la seconde moitié des années 1950. Mais ce n'est qu'au début des années 1960, une fois revenu à Berlin, alors que le Mur était construit et que le maire de la ville, Willy Brandt, faisait pour la première fois acte de candidature au poste de chancelier, que j'ai pris parti ; j'ai abandonné pendant un temps mon bureau et mes manuscrits ; l'écrivain se percevait en même temps comme un citoyen voulant exercer ses droits démocratiques comme des devoirs. C'est ainsi qu'à partir du milieu des années 1960, sans être membre du SPD, j'ai pris part à de nombreuses campagnes électorales.

Mais il ne suffit pas de regarder une situation qui nous marque tous du signe de l'opprobre. C'est à l'Etat que revient le devoir d'empêcher, avec des taxes et des impôts, le glissement vers une société de classes, même s'il faut pour cela remédier à la disparité dans la répartition des richesses en ponctionnant, pour le bien des enfants, les grosses fortunes qui se sont enrichies de façon totalement irrationnelle, mettant du même coup un terme à cette honte que représente la faible natalité en Allemagne.

Veuillez m'excuser si j'ajoute un mot sur les artistes dans tous les domaines de la culture. Nous autres peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains et traducteurs, nous avons besoin, parce que nous sommes des créateurs à la base, d'une protection légale élargie. Nous sommes de plus en plus désarmés face aux grands groupes de presse, aux géants de l'informatique, aux chaînes de radio et de télévision, face à tous ceux qui utilisent ce que nous avons réalisé dans un premier temps. L'évolution des nouveaux médias conduit à un dévoiement de nos droits. Nous sommes spoliés. Partout on fait des copies de tout. Et la langue invente toujours de nouveaux termes, aussi laids les uns que les autres, pour rendre compte de cette pratique de pillage.

L'année 2008 qui vient juste de commencer va nous donner l'occasion de revenir sur le mouvement de révolte étudiant qui a eu lieu il y a quarante ans. Le règlement de comptes a déjà commencé dans quelques médias. Certains, qui se croyaient très à gauche auparavant, sont entre-temps devenus les porte-voix de la droite. La protestation de la jeunesse des années 1967 et 1968 était en souffrance depuis longtemps, elle était nécessaire et elle a libéré la République fédérale de sa léthargie restauratrice. A l'époque j'ai regardé avec sympathie ce mouvement de protestation, mais j'ai aussi critiqué la rhétorique pseudo-révolutionnaire de certains de ses leaders. Cette révolte qui a touché tout le pays, qui a éclaté à cause de la misère toute proche du système d'éducation dans les écoles et les universités et aussi à cause de la lointaine guerre du Vietnam, aucune violence policière n'a pu en venir à bout à coups de matraque. C'était une exigence qui demandait des réponses politiques. Le SPD aussi s'est senti soumis à cette exigence. Face à la situation actuelle et vu l'avenir qui est porteur de tant de crises, on ne peut que souhaiter une protestation de la jeunesse qu'aucune matraque ne pourra réprimer, parce que cette révolte est nécessaire depuis longtemps. Une telle exigence pourrait aussi faire avancer le SPD.

Publié dans Le Monde du 31 janvier 2008

Note sur le même thème : Allemagne : "Le Linkepartei" en marche

http://prioriteagauche.typepad.fr/weblog/2008/02/conseils...

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09:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.02.2008

Alzheimer : Un plan de bonne volonté mais non financé

Le Parti socialiste considère que la prévention et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer sont des priorités de santé publique.

Le Président de la République, en s’inspirant des propositions du professeur Ménard, prend enfin la mesure de ce fléau. Reste la question de son financement.

Nicolas Sarkozy persiste et signe en voulant financer une partie de cette lutte par les franchises médicales. Pourtant chacun sait que celles-ci sont à la fois insuffisantes, en termes budgétaires, et profondément perverses en termes de santé.

Les personnes âgées étant les principales consommatrices de soins, ce sont elles qui seront essentiellement mises à contribution, à travers les franchises médicales, pour financer le plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer.

Nicolas Sarkozy s’est félicité de prendre « des décisions courageuses ». La réalité, c’est qu’il prend d’abord et avant tout des décisions injustes et contraires à tous les principes de la solidarité nationale. Où s’arrêtera cette logique ? Les cancéreux finançant leur cancer et les personnes âgées, la maladie d’Alzheimer.

Aujourd’hui, l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) est, à domicile comme en établissement, la principale source d’aide pour les personnes âgées dépendantes et leurs familles. Or, depuis 2003, alors que le nombre de bénéficiaires explosait, l’Etat n’a pas ajouté un seul euro à sa participation au financement de l’APA, laissant les départements seuls face au défi de la dépendance.
Dans le même temps, après l’épisode des franchises médicales, le Gouvernement est en train de préparer un projet de loi sur le 5ème risque dépendance qui renvoie une partie de la prise en charge vers les assurances privées.

Les personnes âgées n’en seront informées qu’au lendemain des élections municipales et cantonales 2008.

Autrement dit, un plan de bonne volonté mais non financé.

Communiqué de
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé,
et de Luc BROUSSY, Délégué national aux personnes âgées

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08:11 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le triste Congrès de Versailles



par Paul Quilès

Après la confusion des discours et des mots d’ordre, les chiffres ont parlé et ils sont clairs.

Ils montrent que, si tous les parlementaires socialistes avaient voté contre la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du Traité de Lisbonne, la stratégie de N. Sarkozy aurait été mise en échec et il aurait fallu organiser un référendum, comme le souhaite une majorité de Français.

Jugez-en vous-mêmes en lisant les chiffres du scrutin du Congrès de Versailles :

Pour………….559, dont : droite…….....527

socialistes……32

Contre……….181, dont : socialistes…. .121

communistes….44

droite………….16

Abstention….153, dont : socialistes….142

verts…………...3

droite………….8

Non votants….14, dont : socialistes……...5

droite…………...9

Si 60% des 300 parlementaires socialistes qui ont voté pour, se sont abstenus ou ont refusé de voter avaient voté contre, il y aurait eu 887 suffrages exprimés et 360 votes contre, chiffre supérieur à la minorité de blocage (2/5 des suffrages exprimés) nécessaire pour rejeter la réforme.

La preuve est donc faite que le discours sur l’impossibilité de faire reculer N. Sarkozy et d’obtenir le référendum était tout simplement mystificateur……ce que je n’ai cessé de dire avec d’autres depuis des mois.

Mais, c’est bien connu : il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Paul Quilès
Le blog de Paul QUILES

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08:02 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.02.2008

FATIGUE : "Sioupère tiousdé", demain on saura : OBAMA ?


(crédit photo LCI).

Près de la moitié des Etats américains votent pour le "super mardi"
Alain JEAN-ROBERT AFP-WASHINGTON - Près de la moitié des Etats américains devaient se prononcer mardi pour sélectionner les candidats républicain et démocrate à l'élection présidentielle de novembre, avec une principale inconnue: qui sortira vainqueur du duel démocrate Hillary Clinton-Barack Obama? Evénement

Dans le camp républicain, le sénateur de l'Arizona, John McCain, fort de ses victoires dans le New Hampshire, en Caroline du Sud et en Floride, fait figure de grand favori avec un seul rival sérieux: l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney.

Le prochain président des Etats-Unis devrait être l'un de ces quatre candidats.

Mme Clinton pourrait devenir la première femme élue président des Etats-Unis, M. Obama le premier président noir. John McCain deviendrait, à 72 ans, le plus vieux président à prêter serment en janvier 2009. Mitt Romney serait le premier mormon à occuper la Maison Blanche.

Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 11H00 GMT à New York, les derniers fermeront en Californie (ouest) à 04H00 GMT mercredi et l'on attend une participation record dans tout le pays.

"Je pense qu'Hillary a tellement de handicaps, je veux un président noir dont un des prénoms est Hussein et qui semble génial", s'enthousiasme Stuart Bernstein, 47 ans, agent littéraire new-yorkais qui confie avoir voté pour le sénateur de l'Illinois.

Faisant la tournée des talk-shows télévisés dès les premières heures de la matinée, les candidats ont reconnu que la lutte serait rude.

"Je ne pense pas qu'aujourd'hui sera décisif, mais je pense que cela nous donnera une bonne indication sur qui représente le mieux les préoccupations des électeurs" a déclaré Barack Obama sur la chaîne NBC.

L'ex-première Dame, qui a voté vers 8H00 locales, près de sa résidence de Chappaqua, dans l'Etat de New York, a estimé que "la course à la nomination du parti sera trés disputée". "Je pense que c'est une bonne chose, a-t-elle dit sur NBC car plus les gens participent, plus ils s'intéressent aux problèmes, mieux c'est pour les démocrates".

Les derniers sondages prévoient une lutte serrée entre Mme Clinton et M. Obama, notamment en Californie, Etat qui attribuera le plus de délégués à la convention démocrate, fin août à Denver (Colorado, ouest). Les dernières enquêtes donnent aussi un avantage à M. Obama pour triompher du sénateur McCain.

Pour remporter l'investiture de son parti, le candidat démocrate aura besoin du soutien d'au moins 2.025 des 4.049 délégués (dont 796 "super délégués" libres de leur choix) qui siégeront à la convention démocrate. Or, 2.084 délégués (dont 392 "super délégués") doivent être désignés mardi.

En raison du système complexe d'attribution des délégués, il n'est pas certain qu'un vainqueur démocrate apparaisse mardi.

Mme Clinton compte remporter la Californie, New York, Etat dont elle est sénatrice, le New Jersey voisin et l'Arkansas, dont son mari Bill Clinton fut gouverneur.

M. Obama vise l'Illinois, Etat dont il sénateur, la Géorgie et plusieurs des Etats où sont organisés des caucus (assemblées d'électeurs) comme le Minnesota.

Les deux candidats ont mené campagne à un rythme effréné aux quatre coins du pays jusqu'au dernier moment. En quête de crédibilité face à "l'expérimentée" Hillary Clinton, M. Obama s'est assuré le soutien d'une grande partie du clan Kennedy.

Chez les républicains, John McCain semble avoir les coudées plus franches face à ses rivaux. Outre M. Romney, il doit affronter l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee et le représentant du Texas Ron Paul.

Les sondages donnent une nette avance à M. McCain en Californie mais aussi à New York et dans le New Jersey.

Pour l'emporter côté républicain, il faut le soutien de 1.191 délégués sur les 2.380 (dont 576 "super délégués") attendus à la convention. 1.081 délégués (dont 133 "super délégués") seront choisis mardi.


"Super Tuesday": 7 Etats ont voté avant; 19 voteront après

AP - Mardi 5 février. WASHINGTON - Alors que les électeurs de 24 Etats et un territoire vont désigner lors du "Super Tuesday" les délégués chargés d'investir les candidats démocrate et républicain qui s'affronteront pour la présidentielle de novembre, sept Etats ont déjà voté et 19 autres le feront après ce mardi

- Les Etats qui ont déjà voté:

Caroline du Sud, Floride, Iowa, Maine, Michigan, Nevada, New Hampshire.

Côté démocrate, après ces scrutins (primaires et caucuses), le sénateur de l'Illinois Barack Obama dispose de 196 délégués contre 261 à la sénatrice de New York Hillary Rodham Clinton, selon un décompte établi par l'Associated Press.

Chez les républicains, le sénateur de l'Arizona John McCain dispose avant le "Super Tuesday" de 102 délégués devant l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney (93) et l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee (43), toujours selon un décompte de l'Associated Press.

- Les Etats qui voteront après le "Super Tuesday":

Caroline du Nord, Dakota du Sud, Hawaï, Indiana, Kentucky, Louisiane, Maryland, Mississippi, Nebraska, Ohio, Oregon, Pennsylvanie, Rhode-Island, Texas, Vermont, Virginie, Washington, Wisconsin, Wyoming.

Pour obtenir l'investiture démocrate, la sénatrice de New York Hillary Rodham Clinton ou le sénateur de l'Illinois Barack Obama ont besoin d'avoir le soutien d'au moins 2.025 des 4.049 délégués qui siègeront du 25 au 28 août prochain à la Convention démocrate de Denver (Colorado, ouest).

Lors de ce "Super Mardi", 2.084 délégués démocrates seront désignés dans 22 Etats ainsi que dans le Territoire des Samoa-américaines. Les démocrates résidant à l'étranger enverront 22 délégués à la Convention de Denver.

Pour obtenir l'investiture du parti républicain, les trois prétendants encore en lice devront compter sur le soutien d'au moins 1.191 des 2.380 délégués qui se réuniront à Minneapolis-Saint-Paul (Minnesota, nord) du 1er au 4 septembre. Côté républicain, 1.081 délégués (dont 133 "super délégués") seront choisis dans 21 Etats lors de ce "Super Mardi". AP

ma/tl

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04.02.2008

Face au scandale de la Société Générale et la crise financière : comprendre et agir



Laurent Fabius est l’invité de BFMTV. Il répond aux questions d’Olivier Mazerolle sur le scandale de la Société Générale et sur la crise financière. Il propose son interprétation et ses pistes d’action.

Voir la vidéo
29.01.08

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Traité de Lisbonne : le Parlement en Congrès pour réviser la Constitution

Députés et sénateurs se réunissent lundi en Congrès à Versailles pour une révision de la Constitution nécessaire avant la ratification, par la France, du traité européen de Lisbonne
Après le "non" des Français au référendum européen du 29 mai 2005, il était en effet nécessaire de modifier la Constitution de 1958 dont le titre XV fait référence au "traité établissant une Constitution pour l'Europe signé le 29 octobre 2004", mais rejeté ensuite par les Français.

Déjà votée par l'Assemblée nationale et le Sénat, la révision constitutionnelle doit être approuvée, en Congrès, par les 3/5èmes des suffrages exprimés. 577 députés et 330 sénateurs (un siège est vacant) sont attendus à Versailles à 16h00.

L'approbation ne fait pas de doute. Majoritaire, l'UMP dira, à quelques rares exceptions près, "oui", à la révision de la Constitution.

Le PS ira quant à lui en ordre dispersé. Si le PS ne conteste pas la révision constitutionnelle, la majorité de ses responsables proteste contre le choix du président Sarkozy de faire approuver le traité de Lisbonne par voie parlementaire et non par référendum comme en 2005.

A Versailles, la majorité de ses parlementaires s'abstiendra. Cependant, Henri Emmanuelli, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon et leurs proches diront "non", estimant que l'abstention ne suffit pas pour protester. Quelques autres diront "oui", tel Jack Lang.

Le même scénario, à l'UMP et à gauche, est prévisible à l'Assemblée mercredi puis au Sénat jeudi pour la ratification proprement dite du traité de Lisbonne.

Lundi à Versailles, des "nonistes" de droite et de gauche ont appelé à des rassemblements pour protester contre l'absence de référendum.

4 février 08.

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03.02.2008

Contre expertise du "rapport Attali"





Si vous voulez en savoir plus sur la dernière trouvaille de Nicolas Sarkozy, qui vise à utiliser le catalogue de 300 recettes d'Attali pour libéraliser un peu plus la société française, lisez cette contre expertise, préparée par des experts de gauche. Elle est particulièrement instructive...

LIRE (doc pdf)

Note précédente : ATTALI : Turgot ou Attila ? Révélateur Attali par Eric Dupin

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09:47 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.02.2008

Montpellier : APPEL à MOBILISATION contre LE TRAITE MODIFICATIF qui ne simplifie rien et aggrave tout …

Samedi 2 février dès 14h30,
place de la Comédie à Montpellier


C’est une manifestation « la tête à l’envers », entre carnaval et dérision, style « fausse manif de droite » à laquelle le groupe ALTER34 , vous invitent.

Tous les déguisements sont vivement conseillés tant pour ces demoiselles et dames que ces messieurs ….
Bien sur si vous préférez un costume « Clown » vous serez les biens venus
MAIS tout autre déguisement aussi.

Manifestons dans la bonne humeur et rencontrons le plus de citoyens que nous pouvons en les « interpellant » par notre différence. Il s’agit de présenter le traité de Lisbonne comme le « nec plus ultra » au moyen de pancarte vantant tous ce que nous n’aimons pas dans ce traité.Pour exemple des affiches que nous allons porter haut et « fort » :

- VIVE L' EUROPE DES EGLISES
- A BAS LA LAICITE
- IL N’Y A PAS DE DENI DE DEMOCRATIE
- CE N’EST PAS AUX CITOYENS A DECIDER … DE LEUR AVENIR
- REFUSONS LE RESULTAT… DU 29 MAI 2005
- VIVE LA CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSEE
- NOUS NE VOULONS PLUS DE SERVICES PUBLICS
- L’EGALITE HOMME FEMME N’EXISTE PAS
- A BAS L’EUROPE SOCIALE
- VIVE LE DUMPING SOCIAL
- VIVE LA BCE AU SERVICE DU CAPITAL
- L’EUROPE NE DOIT PAS ETRE DEMOCRATIQUE
- LES RICHES DOIVENT ETRE DE PLUS EN PLUS RICHE ET LES PAUVRES DE PLUS EN PLUS PAUVRES
- LES POLITIQUES ENVIRONNEMENTALES SONT STERILES
- VIVE LA DEFENSE EUROPEENNE AU SERVICE LE L’OTAN
- VIVE L’EUROPE ANTIDEMOCRATIQUE
- VIVE LES POLITIQUES ULTRA-LIBERALES

Nous avons à disposition des maquettes de ces pancartes sur les sites :

- http://alter.34.free.fr

- http://c.unitaire2007.34.free.fr

- http://collectif34du29mai.free.fr

Mais tous les autres slogans auquel vous pensez seront de la fête.. (Pour faire simple et pas cher tout en format A4).

Si vous êtes musiciens : venez avec vos instruments et amis musiciens

Nous distribuerons un tract format A5 indiquant ce que nous pensons réellement du traité, mais tous les autres tracs allant dans ce sens seront aussi distribués.

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Sénatoriales à la sauce héraultaise : Ce qu'en disent les lolo's 34



Vous êtes nombreuses et nombreux à nous interpeller sur le fait que nous ne relations pas le nouvel épisode "bis" et douloureux pour nos consciences des sénatoriales, où Georges FRÊCHE est candidat. Ce qui nous importe dans notre activité militante : Les municipales, pour sortir un carton jaune-rouge à la droite. Nous vous proposons donc quelques articles de presse, Le Monde, Libé, Midi Libre.
Quant à nous, au moment du vote le 31, nous ne pourrons être présents, en raison de nos activités professionnelles, et de notre travail de militant(e)s socialiste de terrain au coeur de la campagne municipale en cours.

Lolo34 (admin du blog) et les lolo's 34 : Lovely34, Ann et Lio.

Mesquida : « Un exclu du PS n'a jamais été investi »

ENTRETIEN : Le député PS Kléber Mesquida est l'un des signataires de la lettre dénonçant la candidature de Frêche aux sénatoriales Les tensions internes au PS héraultais ont-elles un écho à l'Assemblée nationale ? Non, pas encore. François Hollande et tout le bureau national ont été destinataires de notre lettre mais la plupart ne l'ont pas encore lue. En fait, ce qui est commenté ici, c'est l'article de Marianne de lundi, où Frêche évoque aussi sa réintégration, où il dit qu'il apportera 85 % des voix des militants à Ségolène Royal. Est-ce cela la démocratie que...

Lire la suite (article payant)


Sénatoriales La désignation de Frêche fait tousser Paris

Rue Solferino, on se croyait débarrassé du cas Frêche depuis que, le 27 janvier 2007, les instances nationales du PS avaient voté à l'unanimité son exclusion. Mais c'était sans compter sur le pouvoir que celui-ci exerce sur la fédération socialiste de l'Hérault et, plus particulièrement, sur son conseil fédéral, dont 83 de ses 85 membres l'ont désigné, vendredi dernier, tête de liste pour les...

Lire la suite (article payant)



Georges Frêche, le retour?
Après avoir projeté de racheter une statue de Lénine pour la dresser Place de la Comédie à Montpellier, le patron de la région Languedoc-Roussillon manifeste un net regain de forme politique. Et envisage de s'installer... en tête de liste pour les sénatoriales de septembre.

L'ancien maire de Montpellier, qui avait traité des harkis de "sous-hommes" et regretté que l'équipe de France de foot soit composée de "neuf Blacks sur onze" alors que "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre", avait été exclu pour deux ans du PS, l'an passé.

Pour contourner l'écueil, il se verrait bien en "tête de liste d'ouverture d'une liste de gauche soutenue par la Fédération PS de l'Hérault", résume un socialiste. Ingénieux...

Reste tout de même à convaincre la direction du parti...

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Soutenu par le PS de l'Hérault, M. Frêche brigue un mandat de sénateur

Un an après en avoir été exclu à la suite de ses déclarations sur la proportion - qu'il jugeait trop élevée - de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, Georges Frêche provoque de nouveaux remous au sein du Parti socialiste. Mercredi 30 janvier, la commission électorale nationale du PS devait entendre le premier secrétaire de la fédération de l'Hérault, dont les instances ont désigné le président du conseil régional de Languedoc-Roussillon pour conduire la liste PS lors des élections sénatoriales de septembre.

Après avoir écouté M. Frêche, invité à prendre la parole devant ses ex-camarades, le conseil fédéral de l'Hérault a avalisé le 25 janvier - par 83 voix pour, deux contre et deux abstentions - la proposition qui lui était faite de confier la conduite de la liste à l'ancien maire de Montpellier, sous l'étiquette "divers gauche".

Cette décision devra être ratifiée par les militants, ce dont ne doute pas Robert Navarro, premier secrétaire fédéral, qui estime que "rien dans les statuts n'interdit de confier la tête de liste à une personnalité qui n'est pas membre du PS". "Georges Frêche, qui peut entraîner beaucoup de grands électeurs derrière lui, est un personnage important dans le département : il demeure aussi l'un des nôtres et mérite une certaine réhabilitation", ajoute M. Navarro qui dénonce "un procès en sorcellerie"...

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01.02.2008

80% des magasins de la grande distribution touchés par la grève : contre la précarité, pour le pouvoir d'achat, et des salaires décents

Grève dans les grandes surfaces pour les salaires et contre le temps partiel imposé



PARIS (AFP) - Les propositions notamment salariales faites jeudi par le patronat de la grande distribution n'ont pas satisfait les syndicats de la branche, qui sont déterminés à réussir la journée de mobilisation dans les enseignes vendredi, ont-ils indiqué à l'AFP.

La CGT a estimé vendredi que "plus de 80%" des enseignes de grande distribution étaient "touchées par le mouvement de grève" à l'appel de la CGT, de FO et de la CFDT pour le pouvoir d'achat, alors que le patronat ne disposait que de très peu de chiffres.

Chez Carrefour, la direction a comptabilisé des grévistes dans 100 hypermarchés sur 226. Chez Champion, 17 supermarchés étaient touchés sur 1.030, et les grévistes étaient au nombre de 170, selon la direction.

Pour la CGT-commerce dans un communiqué, "le succès évident de ce mouvement unitaire montre la justesse des revendications des syndicats: augmentation des salaires, défense du repos dominical, emploi". La CGT souligne que "les entrepôts sont également très touchés", 50 sites ayant été recensés.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit "satisfait" vendredi matin sur RMC d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce".

CGT, FO et CFDT (majoritaires) avaient appellé à la grève et des actions vendredi chez Carrefour, Auchan, Picard, Casino ou encore Lidl pour les salaires, contre les temps partiels imposés et le travail dominical.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault s'est dit "satisfait" vendredi d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce". "Il va y avoir beaucoup de répondants à cet appel à la mobilisation aujourd'hui avec des arrêts de travail significatifs, une heure, deux heures ou plus, parce que dans ce secteur-là, la réalité salariale n'est plus tenable, n'est plus supportable et il faut que les employeurs acceptent de revaloriser les salaires", a-t-il expliqué sur RMC.

"C'est la première grande grève coordonnée dans la grande distribution, a-t-il indiqué, nous jouons notre rôle de coordinateur, d'impulsion au plan national et nous ouvrons un cycle que nous avons mis en avant avec la CFDT, dans les quinze prochains jours, nous appelons à la multiplication des mobilisations sur la question des salaires".

Dans la métallurgie, le 7 février, la CGT et la CFDT "appellent ensemble dans les entreprises à des actions, là où la question des salaires n'a pas été traitée". "La mobilisation a permis dans certains secteurs ou entreprises des augmentations pour les salariés de 3, 4, 5% qui n'étaient pas à l'ordre du jour, certains obtiennent des primes pour l'année 2008", a-t-il ajouté. Il a réaffirmé "l'inadéquation du slogan politique" de Nicolas Sarkozy: travailler plus pour gagner plus, en évoquant la situation de très nombreuses caissières de supermarchés qui, travaillant à temps partiel, voudraient un temps plein que leurs directions leur refusent.

Jeudi, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD, patronat) a appelé "chacun à ses responsabilités, vis-à-vis des entreprises et des salariés de la branche (au nombre de 650.000), compte tenu des propositions faites".

Dans l'accord salarial qu'elle soumet à signature jusqu'au 9 février, le paiement des pauses est relevé à 5% de la rémunération et s'ajoute au salaire mensuel, ce que réclamaient les syndicats en tant que "remise aux normes".

Le salaire mensuel brut (hors pause) pour le premier niveau de la grille salariale s'élève à 1.280 euros, soit le Smic. "Mais s'il y a une augmentation du Smic dans les mois à venir, cela ne tiendra pas la route", souligne la CGT.

De plus, selon FO, "l'évolution et les écarts entre les niveaux suivants sont très faibles".

En outre, la FCD a proposé "le lancement d'une négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)" en mars prochain, comme le demandaient les syndicats qui veulent discuter notamment de l'impact des nouvelles technologies (caisses automatiques, puces sur les produits...) sur l'emploi. Cependant, selon FO, c'est une simple "commission" sur une GPEC que concède le patronat.

Sur les temps partiels, la FCD a accepté la réunion d'un groupe de travail paritaire en avril. La CGT estime que "du fait que ces bas salaires sont liés à des exonérations de charges, le patronat n'a aucun intérêt à des évolutions".

Point positif cependant relevé par les syndicats : la proposition d'une négociation sur l'égalité hommes-femmes à partir d'avril. "Tout cela mis bout à bout va contribuer à une mobilisation historique vendredi", estime FO, qui souligne que c'est la première fois que les trois syndicats s'allient.

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POUVOIR D'ACHAT, SALAIRES, PRECARITE : Forte mobilisation dans la grande distribution, selon la CGT

PARIS - Quelque 80% des magasins de la grande distribution (enseignes de supers et d'hypermarchés) étaient touchés vendredi par le mot d'ordre de grève lancé par les principaux syndicats du secteur, selon la CGT. La CGT, FO et la CFDT demandent des augmentations salariales, des emplois stables et le respect du repos dominical.

La Fédération des entreprises de commerce et de distribution (FCD, qui représente le patronat du secteur), de son côté, ne fournissait aucun chiffre vendredi matin concernant le taux de grévistes. Selon la CFDT, 468 "sites de distribution" sur toute la France étaient touchés par le mouvement.

Peu avant 10h, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque s'est rendu devant un magasin ED dans le VIIe arrondissement de Paris pour soutenir la cinquantaine de salariés qui manifestait devant l'enseigne.

"Ce secteur concentre toutes les difficultés que peuvent rencontrer les salariés de ce pays, que ce soit en matière de salaire, d'accès à l'emploi et de conditions de travail", a dénoncé le responsable syndical devant les journalistes présents sur place.

"On demande un pouvoir d'achat décent. Quand vous avez une petite caissière avec deux enfants, à temps partiel imposé sur la base du SMIC, qui gagne 700 euros par mois, comment elle fait pour manger? On a même des salariés qui sont SDF", a témoigné Annie Verne, 58 ans, délégué syndicale CFDT.

"Il va y avoir beaucoup de répondants à cet appel à une mobilisation aujourd'hui avec des arrêts de travail significatifs, une heure, deux heures, parfois plus, parce que dans ce secteur-là en particulier, la réalité salariale n'est plus tenable, n'est plus supportable", a déclaré de son côté le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault sur RMC-Info/BFM TV.

"Nous sommes satisfaits d'être parvenus enfin à conjuguer les efforts et les forces de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", a estimé le syndicaliste qui est allé manifester vendredi matin aux côtés des grévistes d'un supermarché Carrefour de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Les syndicats comptent d'ores et déjà donner des suites à ce mouvement et ont prévu de se rencontrer lundi pour faire le point. AP

god/sb




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