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31.01.2008

Jean-Luc Mélenchon : Avant de manger de la boue

Ce matin Jean-Luc Mélenchon sénateur PS de l'Essone était l'invité de France Inter.

Ecouter l'émission (durée < à 10 mns )


AVANT DE MANGER DE LA BOUE

Avant de commencer la rédaction de cette note j’ai regardé le journal du soir de France 2. J’ai vu que l’augmentation du prix des denrées alimentaires faisait que les gens en Haïti mangeaient des galettes de boue. De la boue. Au secours ! Quel est ce monde ? Comment ne pas haïr ses valeurs et son organisation. On voyait des gosses « nourris » aux galettes de boue ! J’écris, les larmes aux yeux. Je crois que, même sans aucun espoir de succès à court terme, notre dignité d’être humain nous commande de tout faire pour faire naitre un autre monde.

Finalement, bien sur, la droite a eu le dernier mot au Sénat à propos de la révision constitutionnelle pour permettre la ratification du traité de Lisbonne.. Mais j’estime que moralement notre pugnacité et la mesquinerie des procédés utilisés pour nous clouer le bec nous a donné le point N’empêche, en décidant de mener le débat sans désemparer jusque dans la nuit, c’est l’usure qui a fait le travail de la droite davantage que la force des arguments. Imaginez : nous avons fini à deux heures et demi du matin !

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30.01.2008

Traité européen : Pour un référendum. Non au déni de démocratie!

NOUS VOULONS UN RÉFÉRENDUM !
Aux signataires de l'appel du Comité National pour un Référendum
77801 signataires
Lettre n°3 d'information du CNR

Traité européen : Pour un référendum. Non au déni de démocratie!

Le CNR appelle à un grand rassemblement populaire
Samedi 2 février, de 14h30 à 18h30


Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre, si 2/5 d'entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !

Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13e - Metro Porte d'Ivry

avec : Clémentine Autain, Francine Bavay, Olivier Besancenot, José Bové, Marie-George Buffet, Bernard Cassen, Jean-Pierre Chevènement, Eric Coquerel, Annick Coupé, Marc Dolez, Gérard Filoche, Jean-Marie Harribey, Arlette Laguiller, Gus Massiah, Caroline Mecary, Jean-Luc Mélenchon, Jean-François Pellissier, Evelyne Perrin, Paul Quilès, Jean-Marie Roux, Yves Salesse, Daniel Shapira, Bernard Teper, Jean Voirin, Francis Wurtz


Le Comité national pour un référendum

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10:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

10 questions, 10 réponses sur le Traité Modificatif Européen signé par Sarkozy

Nous aurions voulu un référendum mais le PS d'en haut ne le veut pas.

1- Le projet de Traité Modificatif Européen (TME) est-il différent du projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE) ?Non. Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la Convention européenne qui avait rédigé le TCE, le reconnaissait d’ailleurs dans le Monde du 26 octobre 2007 : « Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils ».

Le Traité Modificatif Européen (TME), adopté par les Chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union européenne, le 19 octobre à Lisbonne, est donc le même que le Traité Constitutionnel Européen (TCE) qui a été repoussé le 29 mai 2005 par 54,67 % des électeurs de notre pays.

Sarkozy a présenté ce projet de traité comme un « projet simplifié ». C’est un mensonge, il fait plus de 250 pages et reprend l’intégralité de la partie I (les institutions) et de la partie III (les politiques européennes) du TCE. La partie II du TCE (la charte des droits fondamentaux) qui était le seul élément un peu positif du TCE ne figure plus dans le traité mais dans un texte séparé.

Sarkozy s’est vanté d’avoir fait retirer du texte « la concurrence libre et non faussée ». C’est là encore un mensonge éhonté. « La concurrence libre et non faussée » a bien été retirée de la partie 2 mais elle est reprise dans un protocole, partie intégrante du traité, qui affirme que « le marché intérieur, tel qu’il est défini à l’article 3 du traité comprend un système garantissant que sa concurrence n’est pas faussée ».

Les seules différences (exceptée l’exclusion de la charte des droits fondamentaux) sont d’ordre symbolique : le texte n’est plus une Constitution mais un Traité dont la révision sera tout aussi difficile que l’aurait été celle de la Constitution ; le drapeau européen (qui flotte partout) et l’hymne européen sont retirés du texte.

Ce texte est donc un coup de force contre le vote « non » des deux seuls peuples consultés sur l’intégralité du TCE : les peuples français et néerlandais. L’initiateur de ce coup de force anti-démocratique est Nicolas Sarkozy.

2 - Le TME rendrait-il possible une harmonisation sociale par le haut ?
Non. Le projet de TME exclut toute harmonisation des législations sociales. La possibilité d’instaurer progressivement un SMIC européen pour empêcher la concurrence par les bas salaires est exclue, tout comme un alignement vers le haut des régimes de protection sociale ou une réduction harmonisée du temps de travail dans toute l’Union européenne.

C’est le marché qui se chargerait d’ « harmoniser » les législations sociales au nom de la « concurrence ». L’harmonisation continuerait donc à se faire par le bas : les rangs des travailleurs pauvres et des chômeurs continueraient à augmenter au même rythme que les dividendes des actionnaires.

Le projet de TME ne changerait rien à la règle de l’unanimité nécessaire à l’harmonisation des législations fiscales des pays de l’Union européenne. La concurrence fiscale et la course sans fin aux augmentations d’impôt pour les salariés (TVA sociale) et aux baisses d’impôts pour les actionnaires (diminution de l’impôt sur les sociétés et sur les dividendes) pourraient donc continuer sans le moindre frein.

Depuis plus de vingt ans, les dirigeants de la social-démocratie européenne font le même serment : « Pour sauver l’Europe, nous avons été obligés de différer l’harmonisation sociale mais c’est promis, c’est juré, le social sera l’objet du prochain traité ». Vingt ans d’expérience pendant lesquels la politique sociale a été à chaque fois sacrifiée sur l’autel de la libre circulation des capitaux (Acte Unique, 1986), de la monnaie unique (Maastricht, 1992) ou du pacte d’austérité budgétaire (Amsterdam, 1997). Mais vingt ans d’expérience qui ne leur ont servi à rien. Ils continuent leur rengaine. Ils proposent de signer le TME qui interdirait tout harmonisation des législations sociales et qui sonnerait le glas de ce qui reste de services publics en Europe mais ils s’écrient, de nouveau, la main sur le cœur : « Préparons un traité social, défendons une directive européenne pour garantir les services publics… » Qui peut encore les croire ?

3 - Le TME serait-il une garantie pour nos services publics ?
Non. Il n’existe aucune base juridique dans le projet de TME qui pourrait garantir l’adoption d’une directive sur les services publics. D’abord parce que le terme de « service public » est ignoré par le projet de TME ; il ne connait que le « service d’intérêt général » qui est au service public ce que l’omnibus est au TGV. Ensuite parce que le texte se contente d’affirmer, sans que cela ait la moindre implication pratique, « l’importance des services d’intérêt général ».

La pratique, c’est l’obligation reprise par le projet de TME d’abroger toute règle nationale qui serait contraire aux règles de la concurrence. Les services publics constituent la première cible de cette obligation.

La pratique, c’est la directive Mac Greevy, votée en novembre 2006 par le Parlement européen, avec l’opposition de tous les députés de gauche français (PS, PCF, Verts) mais avec les voix de la très grande majorité des élus du Parti Socialiste Européen (PSE). Cette directive reprend à son compte plus de 70 % de la directive Bolkestein. Nous n’en avons pas encore subi les effets : un délai de trois ans est laissé à chacun des Etats-membres pour l’intégrer dans sa législation nationale.

Au total, les services publics seraient voués à la concurrence. L’Ecole (en premier l’enseignement supérieur) et la Santé publique seraient promises au même sort qu’Air France, France Télécom, EDF, GDF, la SNCF, la Poste ou l’eau potable.

4 - Le TME rendrait-il l’Europe plus démocratique ?
Non. Les institutions de l’Union européenne resteraient des institutions en trompe-l’œil. L’essentiel des pouvoirs resterait détenu par des organismes non élus, hors de la portée de tout contrôle citoyen : le Conseil des Chefs d’Etats et de gouvernement, le Conseil des ministres, la Commission, la Banque Centrale Européenne et la Cour de Justice.

Malgré les rodomontades de Sarkozy, en l’absence de tout gouvernement économique européen, les dirigeants non élus de la Banque Centrale Européenne ne seraient toujours pas soumis au moindre contrôle démocratique. Ils pourraient, impunément, continuer à imposer un euro cher qu’ils baptisent euro « fort ». Un euro pour un dollar en 2003, un euro pour 1,5 dollar en 2007 : pour exporter dans ces conditions il ne reste plus qu’à accroître la rentabilité des entreprises sur le dos des salariés. C’est bien là le but recherché. Avec le TME, cette catastrophe sociale ne pourrait que s’aggraver.

5 - Le mandat donné par le peuple français le 29 mai 2005 a-t-il été assumé ?
Non. Malgré la victoire du « non », il n’y a pas eu de « plan B », c’est-à-dire de proposition de modification du TCE. A qui la faute ?

A la Droite, en tout premier lieu, puisqu’elle est au pouvoir et qu’elle a choisi de s’asseoir délibérément sur le mandat de 54,67 % d’électeurs et d’aller « négocier » le même traité que celui qui avait été massivement rejeté.

Mais la faute incombe aussi à la principale force de gauche, le Parti Socialiste qui n’a jamais défendu la perspective d’un nouveau traité européen, social et démocratique, conforme au mandat donné par le peuple français.

Pourquoi le Parti Socialiste ne s’est-il pas emparé du mandat que la Droite refusait d’assumer ? Pourquoi ne s’est-il pas battu (publiquement, sur la scène nationale et européenne, au sein du PSE…) pour faire respecter ce mandat ? Loin d’être isolé, il aurait eu l’appui massif des peuples européens, presque tous favorables au « non » français et néerlandais. Rappelons-nous la peur qui, au printemps 2005, avait pris à la gorge les dirigeants européens et les avait conduits à arrêter précipitamment toutes les consultations en cours. Les Danois, les Tchèques, les Polonais, les Irlandais, les Portugais qui devaient donner leur avis par voie référendaire n’ont pas eu le droit de le faire. Anthony Blair qui s’était engagé à soumettre le TCE à un référendum avait brusquement oublié ses engagements. Les parlements suédois et finlandais avaient différé leurs votes de ratification : même le vote de ces parlements apparaissait alors trop risqué.

Une nouvelle victoire du « non » français produirait les mêmes effets qu’en 2005 : 76 % des Allemands, 75 % des Britanniques, 72 % des Italiens, 65 % des Espagnols souhaitent un référendum pour le nouveau traité (Sondage Louis Harris publié par le Financial Times). Encore faudrait-il que, cette fois encore, le Parti Socialiste ne se contente pas de regarder passer les trains mais qu’il respecte le mandat confié par le peuple français et mène bataille pour un « plan B », pour un nouveau traité, social et démocratique.

6 - Quels sont nos engagements à l’égard des Français ?
Le projet socialiste affirme : « Nous refuseront une ratification du Traité Constitutionnel Européen tel qu’il a été rejeté le 29 mai, même s’il est accompagné d’un nouveau préambule. Nous proposons l’élaboration d’un traité strictement institutionnel […] Une fois renégocié un tel traité sera soumis au peuple par référendum » (Relancer l’Europe).

Le pacte présidentiel de Ségolène Royal confirme cet engagement : « Négocier un traité institutionnel soumis à référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace » (Proposition 91).

Ces engagements sont en complète opposition avec ce que cherche à imposer Sarkozy. Sur le fond, puisque le projet de TME n’a rien de « strictement institutionnel » mais reprend, au contraire, l’ensemble du projet de Constitution européenne. Sur la forme, puisque Sarkozy veut faire ratifier le TME non par un référendum mais par le vote du Parlement.

7 - Sarkozy ne veut pas de référendum et veut faire ratifier le TME par le Parlement : pouvons-nous lui imposer un référendum ?
Oui. Nous avons les moyens d’agir pour éviter ce déni de démocratie.

En effet, pour que le TME puisse être ratifié par le Parlement (députés et sénateurs) réunis en Congrès, il faut, au préalable modifier l’article 88-1 de la Constitution. Si cet article n’est pas modifié, la ratification du TME devra être soumise à référendum.

Mais pour modifier cet article, il faudrait que Sarkozy réunisse les voix des 3/5 des votants soit 545 voix. Ce n’est donc pas gagné d’avance pour la Droite puisque la majorité présidentielle n’atteint que 537 voix.

Il faudrait, certes, que l’ensemble des députés de gauche vote contre la modification de l’article 88-1 de la Constitution. Cela ne devrait ; en principe, poser aucun problème : il ne s’agit pas de voter pour ou contre le TME mais d’obliger Sarkozy à respecter la volonté du peuple français et à faire en sorte que seul le peuple puisse défaire ce que le peuple avait fait. Tous les candidats de gauche à l’élection présidentielle (Ségolène Royal, Dominique Voynet, Marie-Georges Buffet) avaient, d’ailleurs, pris un même engagement : pas de ratification d’un nouveau traité sans référendum.

Il restera encore à convaincre huit parlementaires non inscrits de voter contre la révision de la Constitution. C’est tout à fait possible puisque 14 de ces non-inscrits, souvent proches de Dupont-Aignan, avaient voté contre la révision de 2005.

Aucun combat, certes, n’est gagné d’avance mais il est forcément perdu si on ne l’engage pas. Et ce combat, nous le devons au peuple français et aux engagements que nous avons pris devant lui.

8 - Les règles du traité de Nice empêchent-elles l’Union européenne de fonctionner ?
Non. Malheureusement, car il ne s’agit pas du fonctionnement de « l’Europe » en général mais bien du fonctionnement de l’Europe libérale dont l’action est tournée contre les peuples et dont les derniers méfaits sont le vote de la directive Mac Greevy (plus de 70 % de la directive Bolkestein) et l’ouverture totale de la Poste à la concurrence.

Malheureusement, car si les « non » français et néerlandais avait réellement empêché l’Union européenne de fonctionner, ses dirigeants auraient bien été forcés de trouver un compromis et d’intégrer (au moins partiellement) les aspirations sociales et démocratiques des peuples européens.

Il y a, de toute façon, une très profonde hypocrisie à affirmer que l’Union européenne libérale à 25 (ou 27) ne peut plus fonctionner avec les règles du Traité de Nice de 2001, ces règles ayant été prévues pour l’Europe des 15. En effet, l’Europe libérale n’a pas cessé de fonctionner (sur le dos des peuples européens) depuis l’élargissement de l’Union, en 2004, à 12 pays d’Europe centrale et orientale. Quant au projet de TME, il prévoit (exigence de la Pologne) que les nouvelles règles de définition de la majorité au Conseil des ministres (55 % des Etats et 65 % de la population de l’Union) ne seraient appliquées qu’en 2014 et même en 2017 si un Etat-membre le demandait.

Entre 2004 et 2017, l’Union européenne fonctionnerait donc avec les règles du traité de Nice qui, nous affirme-t-on, empêchent l’Europe de fonctionner. Quelle tartuferie !

9 - Mener bataille pour le référendum nous mettrait-il en position de faiblesse électorale ?
Non, parce que nous respecterions les engagements que nous avons pris.

Non, parce que 71 % des Français (selon les derniers sondages) souhaitent un nouveau référendum pour décider si le TME doit être ou non ratifié.

Non, parce que si les dirigeants du Parti Socialiste menaient une campagne déterminée en affirmant « Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait » et en exigeant un référendum, cela ne pourrait qu’isoler la Droite et aider nos candidats aux municipales et aux cantonales. C’est au contraire, le refus de nous distinguer de la Droite sur un sujet aussi déterminant, qui risque d’être préjudiciable aux candidats socialistes aux municipales et aux cantonales.

Le Congrès réunissant l’Assemblée Nationale et le Sénat pour modifier la Constitution ne pourra pas siéger avant janvier 2008. Les délais sont longs, en effet, pour que le Conseil Constitutionnel (qu’il ne faudrait surtout pas oublier de saisir…) rende sa décision, que le Congrès puisse se réunir, que Sarkozy essaie de rassembles les voix des 3/5 des députés et sénateurs pour modifier l’article 88-1 de la Constitution, pour que soit organisé un référendum et que puisse se mener la campagne référendaire.

Les élections municipales et cantonales auront donc lieu bien avant l’organisation d’un référendum, si nous gagnions la bataille pour qu’il puisse se tenir. Nous aurons donc le temps d’organiser une nouvelle consultation des adhérents pour déterminer la position de notre parti. Nous pourrons même, cette fois-ci, nous donner les moyens que cette consultation soit sincère et que, là où nos fédérations sont les plus fortes, elles ne soient pas, paradoxalement, les plus en contradiction avec le vote des électeurs de leur département (60 %, par exemple, des 12 000 adhérents du Pas-de-Calais pour le « oui » dans le vote interne et 70 % des électeurs pour le « non » lors du référendum du 29 mai 2005…)

Le principe doit être, en effet, le même que pour le référendum : ce que les adhérents ont fait, seuls les adhérents peuvent le défaire. Le Bureau National du PS ne peut pas plus se substituer aux adhérents de notre parti que le Parlement ne peut se substituer aux citoyens de notre pays.

10 - Alors que Sarkozy prépare une offensive d’une brutalité inouïe contre le salariat, annoncer que l’on votera comme la Droite pour approuver le TME n’est-ce pas tirer contre son propre camp ?
Oui, malheureusement. Pour faire passer sa politique d’agression contre le salariat, Sarkozy prend, en effet, le plus grand soin de faire croire qu’il a derrière lui une véritable « union nationale », comme celle d’Angela Merkel en Allemagne. C’est pour cela qu’il débauche les Kouchner, Besson et autre Attali. C’est pour cela qu’il a fait sienne la candidature de DSK au FMI.

Le vote précipité du Bureau National pour un « oui » au TME va dans le sens de l’ « union nationale » que souhaite Sarkozy et l’aide à déboussoler le salariat au moment où ce dernier aurait le plus besoin d’être sûr que la Gauche et la Droite ce n’est pas la même chose et qu’il existe bien une issue politique à la dure bataille que la Droite lui impose.

S’ils ne veulent pas tirer contre leur camp, il est donc urgent que les dirigeants du Parti socialiste changent leur fusil d’épaule et annoncent clairement qu’ils se battront pour un référendum sur le TME et qu’une consultation de ses adhérents décidera de la position définitive de notre parti.

Jean-Jacques Chavigné 11 novembre 2007

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ATTALI : Turgot ou Attila ? Révélateur Attali par Eric Dupin

Par Eric DUPIN

Jacques Attali est un auteur prolifique et souvent inspiré - dans tous les sens du terme. Il est infiniment meilleur dans le conseil que dans l'action comme le bilan de son passage à la direction de la BERD (banque européenne de reconstruction et de développement) l'a illustré. Le personnage n'est pas immédiatement sympathique, prompt à ranger ses détracteurs dans la "République des imbéciles", lui qui prétend régenter la "République des experts".

Oui, mais voilà. Son rapport sur la "libération de la croissance française" devrait plus utilement occuper le débat public que les dernières nouvelles de Carla ou de Cécilia. Les propositions qu'il agite dessinent une vision de la société et du futur à discuter au fond. "Libération" s'est amusé, avec un certain bonheur, à imaginer ce que deviendrait concrètement la vie d'un Français en 2018 si ses préconisations étaient appliquées. Les premières réactions de la classe politique en disent long sur la vérité des clivages qui la traversent.

Nicolas Sarkozy a déclaré adhérer à "l'essentiel" des mesures du rapport, mais il s'est empressé de rejeter la plus impopulaire chez les élus (la suppression des départements), celle qui tranchait le plus avec son nouveau discours civilisationnel (la rejet du "principe de précaution") et aussi d'afficher sa prudence sur les réformes bousculant les corporations (comme les notaires). A droite, d'ailleurs, l'accueil du rapport Attali, pourtant d'inspiration plus libérale que sociale, est particulièrement réservé. Le centre n'est pas plus enthousiaste. François Bayrou a jugé que ses idées risquaient de "déstabiliser la société".

Mais c'est à gauche que le révélateur Attali opère le mieux. Les réactions contrastées qu'il provoque disent l'éclatement idéologique du PS. La gauche du parti dénonce l'idéologie individualiste et consumériste du rapport. "La Forge", think tank créé par Benoît Hamon, a produit une intéressante "contre-expertise" du document attalien. Selon son habitude, François Hollande a botté en touche en lui prédisant un destin de "ramasse-poussière". Bertrand Delanoë n'a pas réagi. Seule Ségolène Royale l'a accueilli positivement. "La France a besoin de réformes. Ce rapport a été fait pour aider la France et moi, je veux aider la France", a-t-elle clairement indiqué. On attend avec impatience le jour où les royalistes tenteront de s'emparer du PS en défendant ce type d'orientations...

Télécharger le rapport Attali pdf (245 pages)

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29.01.2008

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Le jaurésisme réel



Le jaurésisme réel
Par André Tosel, philosophe






Le Jaurès qui revient parfois dans nos débats n’est pas celui de l’histoire, mais la médiocre figure forgée par un publiciste tentant d’exploiter le respect légitime dont jouit le grand homme auprès de militants qui rêvent du retour d’une grande politique réellement socialiste.



Ce rêve a été plusieurs fois déçu dans notre histoire par le PS lui-même, qui invoquait Jaurès au moment où il s’éloignait de l’inspiration jaurésienne. Il a été déçu toutes les fois où s’est dénoué le lien qui unissait la défense de la république et les réformes sociales révolutionnaires, où s’est brisé l’espoir d’une synthèse par double dépassement de l’antagonisme entre la classe ouvrière et la bourgeoisie industrielle. Ce rêve a disparu lorsqu’a été abandonnée une politique conduite par un État élargi, fondée sur de puissants services publics nationaux et municipaux, sur un système de coopératives de base. Il s’est dissipé enfin lorsque la défense d’une nation pacifique, fière de son rôle révolutionnaire, s’est inversée en des entreprises coloniales de type impérialiste, et que l’internationalisme s’est dissous dans le plus sanguinaire des bellicismes.

Il importe donc de rappeler quelques éléments du jaurésisme réel. Jaurès n’a jamais refusé les compromis si ceux-ci sanctionnaient une inflexion progressiste du rapport des forces dans la lutte des classes. C’est ainsi qu’il a soutenu l’alliance avec les partis républicains lorsqu’il s’est agi de questions engageant toute la lutte politique dans le sens de la justice (affaire Dreyfus). C’est ainsi qu’il a exploité toutes les occasions possibles d’élargir et de consolider les droits politiques et sociaux des travailleurs : nulle lutte concrète ne l’a pris au dépourvu, son réformisme singulier l’a toujours vu se ranger du côté des travailleurs. Il n’a jamais manipulé les organisations ouvrières pour en faire le simple public passif des travaux du Parlement. C’est ainsi qu’il a été, sans sectarisme antireligieux mais sans faiblesse cléricale, l’artisan majeur des lois fondant la laïcité. C’est ainsi qu’il a fait les plus grands efforts pour une démocratie dispensant une instruction de niveau pour tous les citoyens, à l’abri du marché et des lobbies cléricaux. La politique internationale ? De même que la république ne peut être que sociale, et qu’elle se développe dans un procès continu de réformes se dépassant par degrés en une révolution, de même l’internationalisme se fonde sur la transformation socialiste des États nations souverains. Cet internationalisme ne peut se réduire à l’universalisation de relations économiques marchandes éternisant l’exploitation capitaliste. Il avait foi en une Europe de la culture, riche de sa diversité. La nation n’est pas appelée à se dissoudre dans un internationalisme liquidateur. Elle est appelée à se sublimer dans « la grande nation », une communauté de nations pacifiques et renouvelées par le réformisme révolutionnaire.

publié dans l'Humanité du 22 Décembre 2007.

31 juilet 1914 : "Ils ont tué Jaurès, c'est la guerre!"

Les Mémoires de JAURES : doc audio de la fondation Jean Jaurès
Jaurès contient la chanson Jaurès de Jacques Brel
8mns 34s



Jaurès
Paroles et Musique: Jacques Brel 1977

Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?


Ecouter, clicker sur le lien :
http://www.dailymotion.com/rag34/video/xpst1_jaures-jacqu...

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28.01.2008

Allemagne : "Le Linkepartei" en marche

Poussée de gauche en Allemagne
par Bernard Guetta Géopolitique
France Inter

Ecouter le podcast :
par Bernard Guetta
du lundi au vendredi de 8h17 à 8h20




La République fédérale vient conforter Olivier Besancenot. Le jour même où il créait, en France, son parti anticapitaliste, un nouveau parti allemand, Die Linke, « La Gauche », très semblable à celui dont il rêve, marquait de vrais points aux élections de Hesse et de Basse Saxe.

Composée d’anciens communistes réformateurs d’Allemagne de l’Est, de syndicalistes et de transfuges de l’aile gauche de la social-démocratie, Die Linke a obtenu plus de 5% des voix dans le land de Hesse, franchissant ainsi le seuil qui lui permettra de siéger au parlement régional, le Landtag, tout comme en Basse-Saxe où il a fait encore mieux, 7% des suffrages.

Avec des sondages le créditant de résultats similaires aux élections de Hambourg, le 24 février, et de 10% des voix, surtout, pour les élections fédérales de 2009, Die Linke tend déjà à faire jeu égal, voire supérieur, avec les Verts et les libéraux du FDP. Il n’y a plus deux, mais trois partis charnières. La constitution de majorités et de coalitions gouvernementales en est compliquée. C’est tout le paysage politique allemand qui en est virtuellement modifié.

Avec des élections l’année prochaine et de forts tiraillements, au sein de la coalition gouvernementale, entre démocrates chrétiens et sociaux-démocrates, tout se complique, d’ores et déjà, pour Angela Merkel. Son parti, la CDU, recule de douze points en Hesse, et de quelques six en Basse-Saxe alors que, si la social-démocratie, le SPD, recule de trois points en Basse-Saxe c’est au profit de Die Linke, et qu’elle en gagne près de huit en Hesse.

Ces scrutins marquent une claire poussée à gauche. Kurt Beck, le leader du SPD, y puisera de nouveaux arguments en faveur du virage social qu'il a déjà fait prendre à son parti. Vent en poupe et sommés de se gauchir par la percée de Die Linke, les sociaux-démocrates vont mener la vie plus dure à la chancelière.

La coalition va tanguer, se maintenir mais dans les difficultés, et cela d’autant plus qu’Angela Merkel a, désormais, des choix délicats à faire sans son propre parti. En Basse-Saxe, l’alerte n’est que légère pour les démocrates chrétiens car ils sont conduits, là-bas, par une personnalité modérée, plutôt centriste. En Hesse, en revanche, les électeurs ont durement sanctionné la campagne sécuritaire et xénophobe du ministre-président sortant, Roland Koch.

La chancelière devrait donc opter pour un recentrage de la CDU. C’est sa pente naturelle mais, avec une dure bataille à venir entre les deux ailes de la démocratie chrétienne, Angela Merkel est maintenant dans la ligne de ligne de mire à la fois du SPD et des courants rivaux de la droite.

Le deuxième enseignement de ces votes est que les frontières politiques traditionnelles, en Allemagne comme dans toute l’Europe, correspondent de moins en moins aux vraies configurations de l’électorat. Troisième constat, enfin, après l’affaiblissement du gouvernement britannique, la confusion italienne et les questions montantes en France, ces résultats allemands ne vont pas améliorer le pilotage de l’Europe. ( partie du billet dont nous ne partageons pas l'analyse avec B.GUETTA).

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Laurent Fabius invité de l’émission "On n’est pas couché" sur France 2




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26 janvier 2008

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En attendant la réparation de ce bug, voici l'un des commentaires écrits à la suite sur le FORUM

Formidable moment de télévision avec un Fabius tenant la dragée haute à ses interlocuteurs, y compris Luccini( ce qui était probablement le plus difficile...), un Fabius démontrant ses facultés d’analyses et de synthèse, de répartis, montrant une énorme culture, un formidable sens de l’humour, et un sens aigu de la relation avec une simplicité exemplaire. Cela ne faisant que regretter encore plus que Laurent Fabius n’ait pas été le candidat du PS à l’élection présidentielle car il aurait peut être été élu et nous serions moins dans la M....


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Nous voulions un référendum, le PS d'en haut en a décidé autrement.

Oui ou non au référendum Jean-Luc Mélenchon clarifiait le 14 janvier. et montrait que cela ne dépendait que du PS. Vidéo



Durée : 03:34Pris le : 14 janvier 2008

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26.01.2008

La LCR jette les bases d'un nouveau parti anticapitaliste sous sa houlette



(Copyright © 2008 AFP)
Par Par Elahe MEREL AFP - La LCR d'Olivier Besancenot a jeté les bases, vendredi, au deuxième jour de son 17e Congrès, du nouveau parti anticapitaliste qu'elle entend construire, espérant occuper l'espace de la gauche radicale sans alliance avec d'autres forces.

"Ce congrès est historique, pas pour la grande Histoire, mais pour notre histoire", a lancé Olivier Besancenot à la tribune de ce congrès à la Plaine-Saint-Denis.

Pour construire ce nouveau parti, censé devenir "incontournable dans la lutte des classes", il propose de "gagner des milliers de militants" d'autres courants de gauche, beaucoup d'anonymes "qui n'ont aucune filiation", mais sans appeler au sommet d'autres formations de gauche.

"C'est une des décisions les plus importantes que notre courant a pu prendre depuis qu'il existe", a renchéri Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire il y a 40 ans, dans la foulée de mai 68.

Le leader historique n'a pas d'état d'âme devant la disparition projetée de sa formation : "à la différence des sectes, le parti, pour nous, est un outil qu'on adapte au but".

A l'inverse des pays européens, notamment l'Allemagne, où la gauche de la gauche s'est recomposée dans le cadre d'alliances, la LCR se lance sans autres partenaires, et "c'est un handicap", on "peut le regretter", reconnaît Krivine. "Mais nous avons tout tenté depuis longtemps, j'ai participé à toutes les tentatives unitaires possibles et imaginables et a n'a pas marché". "Cette fois on part, il y a une attente", dit-il.

"Jamais la situation n'a été aussi favorable pour lancer un grand parti anticapitaliste", dit-il, se référant à la "radicalité" des luttes.

Mais c'est aussi la popularité d'Olivier Besancenot - 1,5 million de voix à la présidentielle et une ascension dans les sondages - qui justifie la nouvelle stratégie: "la campagne d'Olivier a permis le dialogue avec des millions de gens", rappelle François Sabado, de la direction sortante.

"Mais il ne faudrait pas qu'on tombe dans le panneau du +parti d'Olivier Besancenot+", prévient le jeune postier, qui promet un renouvellement générationnel de la LCR et de nouveaux porte-parole.

Chef de file du courant opposé à cette stratégie, Christian Picquet dénonce l'"illusion" selon laquelle "l'écho d'Olivier se transformera mécaniquement en une nouvelle construction politique".

Il met en garde contre la tentative de créer "une extrême gauche relookée" au lieu d'un "parti large" qu'il appelle de ses voeux et pour lequel il faut "s'adresser à l'ensemble des forces et courants à la recherche d'une alternative, sans excepter aucune".

Mais l'éclatement du front antilibéral a affaibli sa tendance qui n'a recueilli que 14% lors des votes préparatifs au congrès, contre 83% pour la majorité de Besancenot et 3% pour un autre courant d'opposition.

Le Congrès adoptera d'ici dimanche le calendrier et la méthode pour lancer le processus "irréversible" en vue de la nouvelle formation: un appel sera lancé pour la mise en place de "comités pour le nouveau parti".

En juin, une assemblée constituante fixera le programme, le statut, l'orientation de le nouvelle organisation dont le "congrès de fondation" est prévu fin 2008.

Son nom pourrait s'inspirer de deux thématiques: celle de "la radicalité, la révolution" ou celle du "socialisme du XXIème siècle", apprend-on dans l'entourage de la direction.

Son périmètre politique est fixé: l'espace à gauche du PS, sans aucune alliance avec lui. Ses références seront "la lutte des classes" "l'anticapitalisme", le "changement révolutionnaire".

Vendredi 25 janvier, PLAINE-SAINT-DENIS (AFP)

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POUVOIR D'ACHAT : Salaires, grève nationale dans la grande distribution le 1er février

PARIS - Les trois principaux syndicats de la grande distribution (CGT, CFDT, FO) appellent à une journée nationale de grève le 1er février prochain pour exiger une hausse des salaires de l'ensemble des personnels des super et hypermarchés.

"Alors que le président de la République et le gouvernement essayent d'apporter des réponses à la question essentielle du pouvoir d'achat en tentant d'agir sur les prix à la consommation, les salariés de la grande distribution n'entendent pas être, une fois de plus, les grands oubliés du débat", écrivent les trois organisations syndicales dans un communiqué commun diffusé vendredi.

Les syndicats ajoutent que les employés de ces commerces "sont depuis des années parmi les premiers à souffrir de la baisse continue de leur pouvoir d'achat".

"Les négociations de salaire sont bloquées dans la branche depuis 2005 et ce, malgré les exonérations de charge importantes consenties aux entreprises de ce secteur", poursuivent les syndicats.

Ce mouvement aura lieu alors que des négociations salariales doivent débuter dans ce secteur le 31 janvier.

"Ce premier mouvement unitaire s'annonce d'ores et déjà d'une ampleur particulièrement exceptionnelle dans ce secteur d'activité jusqu'alors peu habitué aux mouvements sociaux", assurent les syndicats. AP

god/mw

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25.01.2008

La Gauche européenne continue de se chercher

Le président italien Napolitano entame ses consultations

Par Phil Stewart et Silvia Aloisi Reuters - ROME (Reuters) - Le président italien Giorgio Napolitano a entamé des consultations avec les dirigeants des partis politiques à la suite de la démission du gouvernement Prodi, le 61e en Italie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Mis en minorité jeudi soir au Sénat après la défection du petit parti libéral-catholique Udeur, Prodi, au pouvoir depuis vingt mois à la tête d'une coalition de centre gauche, a été chargé par le chef de l'Etat d'expédier les affaires courantes.

Au cours de ses consultations, étalées jusqu'à mardi, Napolitano va tenter d'éviter l'organisation d'élections législatives anticipées, que l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi, battu de justesse en 2006 mais s'appuyant aujourd'hui sur des sondages favorables, réclame à cor et à cri.

"Il n'y a aucune raison d'encore perdre du temps, nous devons voter le plus vite possible", a déclaré Berlusconi vendredi lors d'un meeting à Naples, où la crise des ordures ménagères embarrasse le conseil municipal de centre-gauche.

"C'est le début de notre campagne électorale pour la liberté", a lancé Berlusconi à la foule d'où fusaient des "Silvio! Silvio!" enthousiastes.

Il a par ailleurs démenti être prêt à soutenir un gouvernement intérimaire s'il était dirigé par son plus proche collaborateur, Gianni Letta. "Je n'ai jamais entendu parler de cette option", a-t-il dit.

Dans une situation économique difficile, la perspective d'une longue période d'instabilité politique inquiète les milieux financiers qui craignent de nouveaux retards dans l'assainissement des finances publiques.

Napolitano, un ancien dirigeant communiste aujourd'hui âgé de 82 ans, n'est pas favorable à des élections anticipées tant que le système électoral actuel, très compliqué et qui garantit difficilement une majorité stable, n'aura pas été revu.

BERLUSCONI VEUT DES ELECTIONS

Il va chercher à voir s'il est possible de former un gouvernement intérimaire, chargé surtout de mener à terme cette réforme du système électoral - que Berlusconi juge inutile - avant de convoquer les Italiens aux urnes.

Le chef de l'Etat devait d'abord recevoir vendredi à 17h00 (16h00 GMT) le président du Sénat, Franco Marini, 74 ans, considéré comme un possible chef d'un futur gouvernement intérimaire, tout comme le ministre de l'Intérieur de Prodi, Giuliano Amato.

Mais les petits partis de la coalition Prodi craignent que la réforme électorale ne réduise leur influence dans les alliances politiques futures et pourraient faire capoter ce scénario, ou tout au moins le retarder.

"A chacun de décider - soit on crée encore plus d'instabilité, soit on met en place une nouvelle loi électorale qui permettra de gouverner ce pays", a déclaré le maire de Rome, Walter Veltroni, qui dirige le tout nouveau Parti démocrate.

Samedi, ce sera au tour des députés de l'Udeur et des élus communistes. Lundi, le président recevra les parlementaires de la Ligue du Nord, de l'UDC (Union des démocrates du centre), de Refondation communiste puis de l'Alliance nationale (droite).

Mardi viendront les représentants de Forza Italia, premier parti du pays dirigé par Berlusconi, ceux du Parti démocrate, puis les anciens présidents Francesco Cossiga, Oscar Luigi Scalfaro et Carlo Azelgio Ciampi.

Version française Guy Kerivel et Nicole Dupont

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Politiques de l'emploi : ESPOIRS PRECAIRES



Comment sera mis en œuvre, et financé, le revenu de solidarité active (RSA) ? Qui sera concerné ? Le risque est de voir cette mesure, dont la conception était innovante, être dénaturée par un gouvernement plus soucieux d'effets d'annonce que de solidarité. À cet égard, la fusion ANPE/Unedic, telle qu'elle est imposée, annonce plutôt le démantèlement du service public de l'emploi qu'une plus grande efficacité au service des chômeurs.
Le 20 janvier, la 13 e réunion des secrétaires de section, à Paris, a été un moment fort de rassemblement de tous les socialistes pour le lancement des municipales. L'hebdo poursuit ses reportages sur des candidats en campagne, cette semaine à Laval, et sur les initiatives exemplaires portées par les municipalités socialistes, comme l'accession à la propriété pour les foyers modestes, à Nantes.

Télécharger l'Hebdo n° 474
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Nous voulons un référendum : L'Offensive Socialiste (MJS)

Communiqué de presse de l'Offensive Socialiste (Mouvement des Jeunes Socialistes) appelant les députés de gauche à se rendre au Congrès de Versailles du 4 février pour voter "non" à la modification constitutionnelle permettant la ratification du Traité Modificatif Européen (TME) par le Parlement.

Les députés de gauche ont l'opportunité de créer les conditions politiques pour forcer le Président de la République à soumettre ce texte à référendum. En effet, si les 3/5e des votants au Congrès n'approuvent pas la modification constitutionnelle, le référendum s'imposera de lui-même, ce qu'un minimum de démocratie exige.

« Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait ». Seuls ceux qui ont rejeté le TCE par leur vote le 29 mai 2005
après la mobilisation populaire et démocratique exceptionnelle que nous savons sont en droit de se prononcer
souverainement sur le TME.

Salutations socialistes.

L'Offensive Socialiste
(Mouvement des Jeunes Socialistes, MJS)

Site de l'Offensive Socialiste

Télécharger le tract

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23:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Crise FINANCIERE : Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

Laurent Fabius sera l'invité de Laurent Ruquier ce samedi 26 à 22 h50 sur France 2 dans l'émission "on est pas couchés".

Ecoutez l'interview de Thomas Hughes et Olivier Delagarde sur Itele et France Info 23 janvier

Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

Au cours de la séance de questions au gouvernement, Laurent Fabius a formulé six propositions à prendre d'urgence pour faire face à la crise financière. En réponse, le gouvernement qui semble osciller entre fatalisme et dogmatisme, n'a pas juger utile de clarifier sa politique ou de s'engager sur des solutions précises.

Texte de l'intervention de Laurent Fabius :

Monsieur le Premier ministre,

Les événements financiers de ces derniers jours conduisent chacune et chacun d'entre nous à analyser cette situation et aussi à proposer. Il faut le faire sans catastrophisme mais en évitant aussi la méthode Coué et ne pas faire comme si ces événements ne concernaient pas la France.

Dans cet esprit, je vous voudrais formuler six propositions :

1. Au niveau français, nous demandons au gouvernement de nous présenter dans les meilleurs délais des hypothèses de croissance crédibles, qui soient en ligne avec la situation actuelle.

2. Dans ce cadre, nous souhaitons qu'une action particulière soit menée en direction des PME - qui vont souffrir de la contraction du crédit - et en direction des ménages - par le moyen de la Prime pour l'emploi que nous avons créée - et en direction des personnes âgées et des retraités qui ont besoin d'une revalorisation des pensions.

3. Au niveau européen, car tout est lié, nous souhaitons que l'Eurogroupe prennent très rapidement position en direction de la BCE pour que prenne fin l'attitude dogmatique, à cause de laquelle, si elle continue, la crise financière américaine deviendra une crise financière européenne. C'est la responsabilité de la Banque centrale européenne.

4. Nous souhaitons qu'une position européenne commune soit adoptée en direction des fonds souverains, qui sont en situation, dans ce contexte, de prendre le contrôle de grandes entreprises et de grandes banques.

5. Au plan international, nous demandons que plus de transparence soit apportée en ce qui concerne les règles financières, les règles bancaires et les agences de notation.

6. Nous demandons que le Fond Monétaire International se voit confié une mission d'alerte et de traitement sur ces sujets.

Toutes ces propositions exigent que l'on ait un regard critique sur l'hypercapitalisme financier dans lequel la finance finit par tuer l'économie, dans lequel on trouve un mélange très dommageable de cupidité, de laisser-faire et d'incompétence.

Voici nos propositions. Quelles sont les vôtres ?


www.laurent-fabius.net

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18:19 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon : «Le PS donne un spectacle affligeant»

Nous voulons un referendum : «Le PS donne un spectacle affligeant»
Entretien avec Jean-Luc Mélenchon, sénateur (PS) de l’Essonne


Comment jugez-vous l’annonce faite par Jean-Marc Ayrault d’un boycott du Congrès ?

Je la juge incompréhensible. Je comprends que le parti soit divisé sur l’adoption du traité, puisqu’il l’était déjà. Mais on ne peut remplacer un référendum qui a déjà eu lieu par un vote parlementaire. Le PS ne peut donc renoncer à exiger la tenue de ce référendum. Et le seul moyen de l’obtenir, comme nous nous y étions engagés lors des campagnes présidentielle et législatives, c’est d’aller à Versailles voter contre la révision. Je ne comprends pas qu’on laisse les mains libres au Président dès lors qu’il s’agit du respect d’un principe fondamental, le suffrage universel.

Alors, pourquoi cette annonce ?

Je ne me l’explique pas. Et c’est là qu’on retombe sur le problème d’une cohérence minimum. La liberté de conscience sur le traité lui-même, c’est-à-dire sur le oui et le non, difficile de faire autrement. En revanche, s’agissant du référendum, je ne vois pas pourquoi il y aurait finalement liberté de conscience. Si des socialistes ne situent plus la légitimité politique dans le suffrage universel, qu’ils le disent et l’assument ouvertement. Mais je ne pense pas qu’il puisse y avoir d’ambiguïté sur ce sujet.

Comment réagissez-vous aux propos de François Hollande qui a fustigé le «jeu» des opposants au boycott ?

C’est grave. S’il considère que la défense de la souveraineté populaire e
st une affaire de posture ou de tactique, c’est le signe d’une légèreté inquiétante. En politique, il faut avoir un minimum de cohérence. Et je parle bien d’un minimum. En 2005, j’ai fait campagne pour le non. Et je sais que ceux qui l’ont menée pour le oui n’ont jamais admis le vote du peuple français. Mais qu’ils aient le courage de le dire, et qu’ils arrêtent d’expliquer que ceux qui veulent le faire respecter sont des tacticiens.

Que pensez-vous de la position de Ségolène Royal qui, après avoir défendu le référendum, estime désormais qu’il faut adopter le traité ?

Si l’on explique "Nicolas Sarkozy a été élu, l’affaire est réglée", je ne vois pas alors ce qu’on fait à l’Assemblée nationale. Et ce, d’ailleurs, sur tous les sujets. Pourquoi s’opposer, alors ? On en arrive à des raisonnements ahurissants pour justifier l’injustifiable. J’ai envie de dire: "pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent…".

Concrètement, les socialistes pourront-ils se doter d’une position commune ?

Je crois que non. Mais on peut élargir : y a-t-il une position du PS sur la politique internationale ? La mondialisation ? La croissance ? Ce n’est pas le seul sujet sur lequel le parti n’a pas de position. Le PS ne manque pas de propositions, mais de cohérence.

Quel est l’impact de cette affaire dans l’opinion publique ?

Une fois de plus, nous donnons un spectacle affligeant. Entre l’improvisation, les avancées et les reculs, le manque de lucidité, on donne l’impression de subir les événements politiques. Cela commence à faire beaucoup.

Quel remède, alors ?

Ce que je vais proposer, c’est qu’après le prochain congrès socialiste, le futur ou la future premier secrétaire s’achète une boussole. En souvenir de Sénèque, qui, il y a fort longtemps, nous expliquait qu’il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va…

Propos Recueillis par DAVID REVAULT D’ALLONNES - Libération.fr du 15 janvier 2008.

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24.01.2008

POUVOIR D'ACHAT : La fonction publique en grève pour l'emploi et les salaires


Nouvelle grève des fonctionnaires pour les salaires et l'emploi

PARIS (Reuters) - Sept fédérations syndicales représentant cinq millions de fonctionnaires appellent à la grève ce jeudi pour obtenir des hausses de salaire et contester les 22.900 suppressions de postes prévues cette année dans la fonction publique d'Etat.

Force ouvrière et la CFTC invitent les salariés du privé à participer à cette journée de mobilisation. Seule la CGC ne s'associe pas à l'action de jeudi.

Les syndicats grévistes se plaignent d'une baisse du pouvoir d'achat "depuis plusieurs années" et demandent une augmentation générale des salaires à travers une revalorisation du point d'indice qui sert de base à leur calcul.

La précédente journée de grève générale dans la fonction publique, le 20 novembre, avait mobilisé fortement aussi bien chez les 2,543 millions de fonctionnaires d'Etat que dans la fonction publique territoriale (1,613 million de personnes) et à l'hôpital (environ un million de personnes).

Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, a annoncé que le point d'indice serait augmenté cette année mais il a précisé que sa hausse serait limitée à 2008 alors que les syndicats demandent un rattrapage sur 2007.

Il a répété ce point de vue mercredi à l'Assemblée. "Eric Woerth et moi-même, nous regrettons cette grève car elle s'inscrit dans une culture de confrontation dont nous voulons sortir. Notre méthode c'est celle du dialogue", a ajouté André Santini, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique.

Il annonce la remise d'un "livre blanc" sur les valeurs et les missions de la Fonction publique début avril.

Prévue pour la mi-janvier, une nouvelle rencontre entre Eric Woerth et les syndicats devrait finalement avoir lieu fin janvier ou début février.

TROUBLES SOCIAUX À HÔPITAL

Mi-décembre, les syndicats ont vivement critiqué le dispositif dévoilé par Eric Woerth pour compenser la perte de pouvoir d'achat, subie depuis 2003 par près d'un quart des fonctionnaires, selon l'Insee.

Le ministre a proposé de compenser la différence entre ce qu'ont touché ces fonctionnaires et l'inflation, ce qui coûterait plusieurs centaines de millions d'euros annuellement. Jugeant cette proposition insuffisante, les syndicats ont décidé la grève.

Ils n'ont rien obtenu de plus du président de la République qui a affirmé lors de ses voeux aux fonctionnaires que l'augmentation du pouvoir d'achat viendrait avant tout du travail supplémentaire et des suppressions de postes.

Nicolas Sarkozy a seulement renouvelé son engagement de reverser aux agents la moitié des économies générées par le non- remplacement d'une partie des départs à la retraite.

Selon le gouvernement, la suppression de 22.900 postes cette année se traduira par une économie d'environ 450 millions d'euros. A partir de 2009, un départ à la retraite sur deux ne serait pas remplacé, soit environ 35.000 postes par an.

A l'hôpital, la journée de grève intervient alors que les urgentistes et les anesthésistes mènent depuis décembre une grève rendue inopérante par les réquisitions administratives, pour demander le règlement des heures supplémentaires et congés accumulés, ainsi qu'une réforme du paiement des astreintes.

Le 15 janvier, un accord prévoyant le paiement de la moitié des jours accumulés sur les comptes épargne-temps des médecins hospitaliers a été signé, mais il est critiqué et ne concerne pas les personnels autres que les médecins.

Ont été accumulés à l'hôpital depuis la mise en place des 35 heures entre, selon les sources, 2,7 à 3,5 millions de journées et 23 à 27 millions d'heures supplémentaires non payées.

Les partenaires sociaux doivent par ailleurs entamer jeudi la difficile négociation sur la représentativité des syndicats et les conditions de validation des accords collectifs, que le président Nicolas Sarkozy veut réformer cette année.

Jean-Baptiste Vey, Thierry Lévêque

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Blocus israélien de Gaza: la ruée des Palestiniens vers l'Egypte continue

Par Par Mehdi LEBOUACHERA AFP .Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien, affluaient jeudi vers l'Egypte pour s'approvisionner pour la deuxième journée consécutive.

Cette ruée vers la partie égyptienne de la ville de Rafah, à cheval sur la frontière, et vers El-Arich, plus à l'ouest, s'est poursuivie toute la nuit, après la destruction partielle à l'explosif de la clôture frontalière mercredi.

Confrontés à une pénurie de produits de base à Gaza en raison du blocus israélien imposé le 17 janvier en représailles aux tirs de roquettes palestiniennes, la plupart des Palestiniens font des provisions en Egypte, à des prix largement inférieurs à ceux pratiqués à Gaza.

Selon des témoins, de nombreux magasins dans la partie égyptienne de Rafah et El-Arich se sont totalement vidés de leurs stocks.

Des commerçants de Gaza ont fait plusieurs navettes, achetant en Egypte des marchandises qu'ils revendent avec une marge importante chez eux, comme les cigarettes étrangères.

Salman, 25 ans, s'apprête à charger dans une camionnette une pile de 15 matelas qu'il vient d'acheter côté égyptien. Il a flairé la bonne affaire. "On ne trouve pas de matelas à Gaza. Lorsque les gens se marient, ils ont en besoin".

L'ouverture de Rafah, où le terminal frontalier était fermé depuis juin 2006, a aussi offert à de nombreux habitants de Gaza une rare opportunité de quitter le territoire pour une escapade en famille de l'autre côté de la frontière.

Le président égyptien Hosni Moubarak a affirmé avoir ordonné à la police égyptienne de laisser passer les Palestiniens pour qu'ils "achètent des produits alimentaires et puis retourner" dans la bande de Gaza sous contrôle du mouvement islamiste Hamas depuis juin 2007.

C'est mercredi matin, que les habitants de Gaza ont commencé à affluer en Egypte, des hommes masqués et armés ayant détruit à l'explosif une partie du mur en béton situé côté palestinien de la frontière, puis jeté à terre une clôture métallique marquant la frontière elle-même avant de faire sauter des pans d'un autre mur en béton situé côté égyptien.

Israël a rejeté sur l'Egypte la responsabilité de gérer la situation, le ministre de la Défense Ehud Barak affirmant que les "Egyptiens connaissent parfaitement leurs obligations et ils les rempliront en fonction des accords" conclus avec son pays.

Mais pour le porte-parole des Affaires étrangères, Israël n'est pas "tellement inquiet de ce qui sort de Gaza, mais plutôt ce qui y rentre. Le Hamas et les autres groupes terroristes vont profiter de l'occasion pour infiltrer terroristes et armes, la situation qui était grave va devenir pire".

La Maison Blanche a formulé la même préoccupation. "La situation à la frontière entre l'Egypte et Gaza est franchement grave, et nous sommes très inquiets", selon elle.

Le secrétaire d'Etat adjoint chargé du Proche-Orient, David Welch, a exprimé cette inquiétude à l'ambassadeur d'Egypte à Washington, Nabil Fahmy, selon le département d'Etat qui a dit craindre que le Hamas "profite de cette situation (...) pour permettre à des combattants ou à d'autres de se procurer des armes et d'autres types d'équipements".

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé mercredi que les pressions sur Gaza seraient maintenues tant que se poursuivent les tirs de roquettes sur le sud d'Israël, notamment sur la ville de Sdérot.

"Il n'y a aucune raison de permettre aux Palestiniens de mener une vie normale alors que les enfants de Sdérot pleurent et mouillent leur lit de peur", a-t-il dit à Herzliya, près de Tel-Aviv.

Depuis l'imposition du blocus le 17 janvier, les tirs de roquettes ont sensiblement baissé.

A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a encore ajourné à jeudi ses discussions sur son projet de texte demandant l'arrêt du blocus israélien, échouant à obtenir l'unanimité.


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Début de la négociation sur la représentativité syndicale

PARIS (Reuters) - Les partenaires sociaux entament ce jeudi la difficile négociation sur la représentativité des syndicats et les conditions de validation des accords collectifs, que le président Nicolas Sarkozy veut réformer cette année.

Le chef de l'Etat leur a donné jusqu'au 31 mars pour s'entendre sur la modification des règles datant de 1966.

Elles accordent automatiquement à la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC le droit de conclure un accord, de constituer des sections dans les entreprises et de proposer des candidats aux élections des délégués du personnel et du comité d'entreprise.

Pour être reconnues comme représentatives, les autres organisations doivent remplir cinq critères, parmi lesquels figure "l'attitude patriotique pendant l'Occupation".

Absents de cette liste figée depuis plus de 40 ans, l'Unsa et Solidaires (Sud) espèrent que la réforme leur permettra d'être reconnus comme représentatifs et ainsi de peser davantage sur les futures négociations.

La négociation, qui se tiendra au siège du Medef, s'annonce difficile, certains syndicats craignant de perdre en influence.

La CGT et la CFDT, les deux organisations les plus puissantes, souhaitent que la représentativité soit établie en fonction des résultats des élections professionnelles, avec un seuil minimum. FO, la CFTC et la CFE-CGC, qui ont le plus à perdre d'une telle réforme, y sont opposées.

L'assise de la représentativité sur des élections et la modification du mode de validation des accords pour renforcer leur légitimité ont été proposées par le rapport Hadas-Lebel remis en mai 2006 au Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin.

Dans un avis de novembre 2006 sur la consolidation du dialogue social, qui s'appuyait sur le rapport Hadas-Lebel, le Conseil économique et social a estimé que la réforme de la représentativité était "une exigence d'équité, de réalisme, d'efficacité et de démocratie".

Pour le Conseil, il fallait aller vers une validation des accords par assentiment d'une majorité de salariés représentés et non plus d'une majorité d'organisations représentatives. La CGT et la CFDT avaient alors voté pour, tandis que FO, la CFTC et la CFE-CGC avaient voté contre.

Jean-Baptiste Vey

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23.01.2008

EMPLOI, CODE DU TRAVAIL : Ce que les syndicats ont osé signer, c'est que du bonheur !





Accord du 11 janvier 2008 par Richard ABAUZIT




• Acceptation du principe de l’utilité des emplois précaires (art 1)
• Acceptation du principe que ce sont les freins au licenciement qui freinent les embauches ! (art 12)
• Acceptation des interventions « plus systématiques » des patrons dans les écoles (art 2)
• Acceptation du principe selon lequel l’insuffisance de ces interventions serait source de l’échec scolaire (art 2)

• Acceptation du remplacement du service public de l’orientation par les patrons (art 2)
• Acceptation de la transformation des stages pédagogiques en périodes d’essai (art 3)
• Acceptation du remplacement progressif des qualifications (sanctionnées par des diplômes nationaux) par des « compétences » individuelles que le salarié ou futur salarié essaiera de vendre (« passeport formation », « VAE », « bilan d’étape professionnel ») (art 3, 6, 7)

• Acceptation de la disparition progressive du contrat d’apprentissage comme contrat de travail réduit à la seule composante formation professionnelle (art 3)
• Acceptation de l’individualisation et de la culpabilisation des futurs licenciés et des déjà licenciés, demandeurs d’emploi. Le chômage et la précarité c’est votre faute, pas assez de compétences, pas assez souples, pas assez mobiles, pas assez motivés pour rechercher le travail absent (art 3, 6, 7, 8, 18)
• Acceptation de l’allongement de la période d’essai pour tous les salariés (doublée en moyenne pour les ouvriers et employés) (art 4)

• Acceptation du démantèlement des statuts (et des garanties qui vont avec) en effaçant les frontières entre eux (privé/public, salarié/indépendant) (art 8)
• Acceptation de la suppression d’une des garanties essentielles du contrat de travail : désormais, ce qui n’est pas écrit dans le contrat de travail, le patron pourra le modifier unilatéralement sans l’accord du salarié ; acceptation, que soit réduite l’obligation d’information actuelle des salariés, dès leur embauche, sur ses droits issus de la convention collective (art 11)
• Acceptation que le reçu pour solde de tout compte signé soit libératoire au bout de 6 mois, ce qui retire au salarié toute possibilité de recours aux prud’hommes (art 11)
• Acceptation d’un préavis du salarié avant de saisir les prud’hommes, ce qui permettra toutes les pressions, comme pour le droit de grève (art 11)
• Acceptation de limiter les indemnités que le juge peut accorder au salarié victime d’un licenciement abusif (art 11)
• Acceptation des licenciements sans préavis, sans motif et sans recours aux prud’hommes, dénommés « rupture conventionnelle » ou « rupture à l’amiable ». (art 12)
• Acceptation de contrats précaires (contrats de « projet ») qui n’ont ni les avantages des CDD (ici il n’y a pas de terme précis fixé au départ, ici l’employeur peut rompre le contrat avant la fin même en l’absence de faute grave), ni ceux des CDI (ici on peut faire trois ans de période d’essai puisqu’un CDI peut suivre un contrat de « projet », et donc être licencié sans motif pendant trois ans) (art 12)


• Acceptation du principe de non responsabilité de l’entreprise pour les licenciements des salariés pour cause de maladie. (art 13)
• Acceptation de considérer que la démission d’un salarié est établie dès qu’il ne répond pas à une demande de l’employeur de reprendre le travail. Ainsi un employeur ne serait plus responsable de la rupture du contrat de travail lorsque qu’un salarié qui refuse de ne pas être payé ou d’être harcelé de reprendra pas le travail.. (art 16)
• Acceptation d’une indemnisation individualisée du chômage (au « mérite » ?) (art 16)
• Acceptation de l’illégalité des sociétés de portage et acceptation du marchandage organisé dans ce cadre, qui permettra aux boîtes d’intérim (encore elles) le retour à l’esclavage (des « salariés » « à leur compte », où la durée légale du travail a disparu, les tarifs minimum - SMIC et salaires conventionnels - auront disparu, que du bonheur). (art 19)

Note précédente : Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !


RAG 34. Lolo34

18:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Mort de rire : Blinbling renonce à politiser les municipales !

Nicolas Sarkozy jouera la partition des municipales en sourdine

Par Sophie Louet Reuters - Nicolas Sarkozy, qui comptait repartir au combat électoral en politisant les municipales des 9 et 12 mars, a fait machine arrière mardi en déclarant qu'il ne "se mêlerait pas" des scrutins locaux.

"Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail", a expliqué le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Pau (Pyrénées-Atlantiques), une ville que brigue François Bayrou.

Malmené dans les sondages, entre pouvoir d'achat en berne, vie privée surmédiatisée et turbulences économiques, le chef de l'Etat infléchit de nouveau en ce début 2008 une stratégie qui paraît chercher ses lignes-maîtresses, entre "politique de civilisation" et reprises de contact avec le pays réel.

Le discours présidentiel répond aussi en creux à l'embarras de maires sortants UMP qui s'inquiètent d'une "nationalisation" d'enjeux locaux à leur détriment, alors que se profile le scénario d'un référendum pour ou contre le sarkozysme, dont les sondages démontrent qu'il a déçu les attentes des classes populaires huit mois après l'avènement de la "rupture".

Nicolas Sarkozy devenait à leurs yeux un personnage encombrant, comme l'a laissé entendre le 10 janvier Françoise de Panafieu. La candidate de l'UMP à la mairie de Paris avait souhaité "une juste mesure" dans l'implication du président, "une juste place qui est la sienne, premier personnage de l'Etat". Un sentiment partagé dans de nombreuses villes tenues par la droite ou ayant de bonnes chances d'échapper à la gauche.

Ainsi Alain Juppé, auquel Nicolas Sarkozy a rendu visite mardi matin à Bordeaux (Gironde), a-t-il fait disparaître le logo UMP de sa permanence et de ses affiches.

Selon un sondage LH2 réalisé les 11 et 12 janvier, 72% des Français ne souhaitent pas que le président s'implique dans la campagne.

Le bémol sarkozien risque paradoxalement d'accentuer le malaise dans les rangs de la majorité, investie de l'acrobatique mission de politiser le scrutin des 9 et 16 mars sans pour autant en faire un test de l'action gouvernementale.

Le 8 janvier, lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy avait pourtant été sans détour.

COMME LE RAVI DE LA CRÈCHE

"Je devrais rester comme le ravi de la crèche et attendre que mes adversaires se mobilisent? Je m'engagerai, parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde", avait-il déclaré.

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait quelque peu rectifié le 13 janvier sur Canal+ : "Nicolas Sarkozy va rester dans le rôle qui est le sien. Il n'ira pas faire campagne pour tel ou tel maire."

Début janvier, lors d'un déplacement aux Antilles, François Fillon, qui s'est fixé pour objectif de "remporter" les municipales, avait précisé à des journalistes qu'il se partagerait les villes avec le chef de l'Etat.

Le 12 janvier, lors du conseil national de l'UMP, le Premier ministre avait assuré que le gouvernement serait "aux côtés" des maires dans la bataille. Nicolas Sarkozy n'avait dit mot sur ce thème.

Le lendemain, invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, François Fillon tempérait ses propos, affirmant que les municipales ne constituaient "pas du tout un test pour l'action du gouvernement".

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait mis en garde le 11 janvier contre une "nationalisation des enjeux".

"Il est important de veiller à ce que la politique locale ne soit pas systématiquement un enjeu national, sinon on mobilise surtout le camp adverse", déclarait-il dans Le Parisien.

Le ministre de l'Ecologie et président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, estime pour sa part que "dans les villes, et notamment celles en mutation accélérée ce qui est le cas de beaucoup de villes gérées par des radicaux, le débat sera 100% local", dans un entretien publié sur le site internet du Figaro.

Les socialistes, en quête d'un nouveau souffle, parient sur un vote-sanction les 9 et 16 mars. Vingt-deux ministres et secrétaires d'Etat, dont le sort n'est pas lié à l'issue du scrutin contrairement aux législatives de juin 2007, se présentent.

L'UMP estime que le refus de Jean-Pierre Raffarin de reconnaître un enjeu national aux élections régionales de 2004 avait contribué à un raz-de-marée de l'opposition socialiste.

La majorité sait qu'elle ne pourra rééditer les scores historiques des municipales de 2001, lorsque la droite RPR-UDF avait conquis 35 villes de plus de 30.000 habitants malgré la perte de Paris et de Lyon, mais elle juge pouvoir éviter le désaveu de 2004.

L'objectif fixé en 2008 - gagner plus de villes qu'en perdre - devrait être difficile à tenir.

Avec la contribution d'Elizabeth Pineau à Pau



Lio des lolo's 34

18:57 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : Pourquoi faire taire (un peu) Sarkozy ?



"Avec Sarkozy, les journalistes deviennent des suiveurs"

Laurent Fabius, invité d'arrêt sur images

Pourquoi les hommes politiques s'intéressent-ils au fonctionnement des médias ? Parce qu'ils craignent que ces médias ne les écoutent pas, ou pas assez. C'est peut-être ce qui a poussé Laurent Fabius à lancer sa pétition pour que le temps de parole de Nicolas Sarkozy soit décompté - et limité - par le CSA.

Sa proposition sous le bras, le socialiste s'est prêté au jeu de nos émissions SDF sans vraiment savoir ce qu'était arrêt sur images... avant de s'émerveiller de pouvoir placer « un verbe, un sujet et un complément » dans ses phrases sans se faire rabrouer par un fanatique du chronomètre.

Acte I

Petit exercice impromptu de lecture d'images. Qu'inspire à Laurent Fabius la couverture du Figaro Magazine montrant Nicolas Sarkozy et Carla Bruni regardant ensemble l'horizon ?
Ce commentaire - un peu attendu - sur la "pipolisation" de la politique : « Il y a une différence entre la transparence et l'exhibitionnisme. »
Moins attendu, Fabius l'est certainement quand il avoue qu'il ne « trouverait pas choquant » que le Président se déplace aux frais du contribuable, même pour ses déplacements privés.

Pour comprendre son raisonnement --> Clicker ICI


Acte II

Où l'on parle de chrétienté, et de la récente visite au Vatican du Président. Et où Laurent Fabius dénonce « l'une des dérives des médias : parler plus des coulisses que de l'événement politique en lui-même ».En l'occurrence, plus de l'invitation faite à Bigard ou à Maman Bruni, que du très catholique discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean de Latran.
« Le journaliste est devenu un suiveur », regrette Fabius.
Et pour voir Daniel Schneidermann louper magistralement un lancement de vidéo
--> Clicker ICI

Acte III

Parlons de la pétition de Laurent Fabius. Pour tout savoir de la « règle des trois tiers », et comprendre pourquoi le Président et ses conseillers ne sont pas comptabilisés dans l'équilibre politique que sont censées assurer les chaînes, écoutez-le.

Le député assure carrément que décompter le temps de parole du président avec celui du gouvernement serait une mesure de « protection » des journalistes, pour le moment obligés de suivre le rythme d'enfer sarkozyen.
Fabius propose aussi de « prendre le CSA à sa propre réponse ». Comment --> Clicker ICI

Acte IV

Supprimer la pub sur les chaînes publiques ? La gauche « en a eu largement l'idée » , jure le socialiste. Alors pourquoi ne l'a-t-elle pas fait ? « Parce que cela ne fonctionne pas. »

Tiens donc... D'ailleurs, la proposition du Président risquerait de mener à la « privatisation » d'une des antennes publiques, prophétise-t-il.
Alors, on ne fait rien ? Non. Ou pas grand chose. A peine Fabius imagine-t-il « un rattrapage de 4 ou 5 % chaque année » de la redevance.
Retrouvez son argumentaire, mais aussi son décryptage : --> Clicker ICI


Acte V

Les médias ont-ils une responsabilité dans le non-débat sur la ratification du traité européen de Lisbonne ?
Certainement, affirme Fabius... qui les excuse aussitôt puisqu'il croit savoir que ce débat « intéresse moins les gens qu'en 2005 ».
Pour finir, une rapide incursion hors du champs médiatique : quid de la position socialiste sur le traité de Lisbonne ? En regardant les JT, nous n'avons pas compris.

En écoutant Fabius, cela va (un peu) mieux
--> Clicker ICI

Tiens , la table est bancale ... Superbe émission , apaisante : une homme politique , qui connaît son sujet...

RAG 34. Les lolo's 34

18:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Municipales : Des candidats UMP disent non merci au soutien de Sarkozy.



Les frasques élyséennes répétées du président BlinBling aidant, et les municipales approchant, de plus en plus de candidats umpistes cherchent à s'affranchir du soutien de Sarkozy selon un article de Libération.

Et si déjà le sarkozysme ne faisait plus recette ?


"Soudain, l'artiste commence à lasser... C'est le problème avec la télé-réalité... Il faut qu'il s'y passe sans arrêt quelque chose, faute de quoi les téléspectateurs zappent sur un autre programme"...
C.Dumetz (revue de presse du 18.01.08)



Lolo34.



Le soutien du Président ? Non merci.

Nombre de candidats UMP aux municipales se démarquent d’un style élyséen qui passe mal.
LAURE EQUY ET NATHALIE RAULIN

Nicolas Sarkozy, atout décisif dans la campagne municipale? Au risque de contrarier leur état-major parisien, nombre de candidats UMP évitent de se réclamer à tout propos du chef de l’Etat, en baisse dans les sondages. Tramway, stade de foot ou retraitement des déchets sont à leurs yeux des sujets plus porteurs que la référence systématique au Président. C’est vrai des maires sortants, qui peuvent jouer sur leur assise locale et leur bilan pour ratisser large, mais aussi des challengers UMP. «Les municipales, quoiqu’en dise Sarkozy, c’est une élection locale, précise François Goulard, député-maire sortant de Vannes (Morbihan). Aucun maire UMP sortant n’a envie de se priver d’un électorat pas forcément du même bord que le sien.» Le député maire d’Elancourt (Yvelines), Jean-Michel Fourgous, fait partie de ces inconditionnels du locataire de l’Elysée qui préfèrent se débrouiller seuls: «Sarkozy est un miracle pour ce pays. Mais on fait plus sur notre nom aux municipales qu’aux législatives!» ...

... Tous ne sont pas si bienveillants: «Les notables et les retraités sont plus que réservés sur la médiatisation de sa vie privée, dit François Goulard. Les couches les plus populaires, qui ont du mal à boucler leurs fins de mois, s’inquiètent, elles, de la stagnation de leur pouvoir d’achat.» L’un peut aller avec l’autre: «Les gens souffrent du fait que tout soit cher, remarque Richard Flandin, candidat à Arles (Bouches-du-Rhône). Alors les paillettes, l’avion prêté par Bolloré, avec certains, ça ne passe pas.»

Lire l'article (vendredi 18 janvier 2008)

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

11:26 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

MUNICIPALES : Sortir le carton jaune avant le carton rouge !



Le PS se rêve en "rempart" face à Sarkozy pour les municipales

Par Laure Bretton Reuters. Le Parti socialiste s'est mis en ordre de bataille dimanche pour les municipales, François Hollande sonnant le rappel face à des "éléphants" rassemblés dans un même lieu - Dominique Strauss-Kahn compris - pour la première fois depuis huit mois.

"Carton jaune", "avertissement très sévère", "test national": tous les orateurs du forum de la rénovation puis de la réunion des secrétaires de sections socialistes ont appelé au vote sanction contre la politique de la droite, notamment en matière de pouvoir d'achat.

"Il ne faut pas attendre que l'exaspération nous porte à un moment à la tête du pays, c'est maintenant que nous devons être utiles", a lancé François Hollande, huit mois après la "grande espérance" déçue de la présidentielle.

"Les élections municipales, ce doit être le seul objectif des socialistes pendant sept semaines, qu'ils n'aient d'yeux tournés que vers cet objectif là et sur rien d'autre", a intimé le premier secrétaire, à l'heure où certains semblent vouloir engager la bataille de succession, Ségolène Royal en tête.

Son discours, dans lequel il a pris soin de saluer nommément tous les ténors, s'est terminé par une standing-ovation des milliers de militants réunis dans la salle de La Mutualité.

A l'applaudimètre avant lui, l'ancienne candidate à l'Elysée l'avait emporté sur Bertrand Delanoë et Laurent Fabius, dont les interventions avaient soigneusement été séparées par l'apparition sur scène de candidats inconnus.

"Nous sommes là, prêts, unis", a assuré François Hollande sous l'oeil de son ancienne compagne, entourée de ses proches, François Rebsamen, Jean-Louis Bianco ou Vincent Peillon.

"Certains sont même venus de Washington, c'est dire si nous sommes unis", a-t-il plaisanté en allusion à directeur général du Fonds monétaire international (FMI) qui a fait une apparition surprise dans la matinée à la veille d'un entretien avec Nicolas Sarkozy sur la situation économique mondiale.

Si la droite avait confiance, à sept semaines de l'échéance, "ils brandiraient avec fierté le bilan des huit derniers mois, des cinq dernières années (...) Ils diraient: 'regardez la croissance!' Ah non! Ils ne peuvent pas le dire", a dénoncé le premier secrétaire.

"Un débat à droite fait discrètement rage entre ceux qui veulent nationaliser, politiser ces élections et les autres", a renchéri Ségolène Royal.

Ils sont "de moins en moins nombreux sur le terrain à se réclamer du bilan de Nicolas Sarkozy qui disparaît même subrepticement des documents de campagne. Ce doit être une erreur des imprimeurs", a raillé la présidente de Poitou-Charentes, demandant aux 36.000 candidats du PS d'être des "combattants pour rivaliser d'imagination et d'action face à une droite qui aggrave les injustices et les déficits".

Le Parti socialiste "doit être un rempart contre la politique économique et sociale dangereuse" de la droite, a expliqué Bertrand Delanoë, après s'être absenté dans la matinée le temps de poursuivre sa "campagne de terrain" pour la mairie de Paris.

Le chef de l'Etat "avait dit qu'il serait le président de l'augmentation du pouvoir d'achat. Tous les mots y sont mais pas dans le bon ordre: l'augmentation du pouvoir d'achat du président", a dénoncé à son tour Laurent Fabius, demandant aux Français d'adresser un "carton jaune" au gouvernement et au président.

"Carton rouge", a répliqué la salle. "Nous n'avons malheureusement pas le pouvoir d'expulsion", a-t-il rebondi.

Hermétique à l'humour de ses prédécesseurs à la tribune, l'ancien Premier ministre s'est fait plus cassant quand il s'est agi du PS.

"Nous avons des atouts et si nous ne gagnons pas cela ne pourrait venir que de nos propres insuffisances", a estimé celui qui se pose en "sage actif" depuis l'automne.

Trois dangers menacent les socialistes selon lui: la division, la "dispersion" quand ils s'occupent de stratégie interne et la "dilution" quand ils font des "clins d'oeil à la droite" - allusion aux listes communes avec le MoDem de François Bayrou.

Assurant venir en simple militant, voir ses "amis", "DSK" n'a pas pris la parole à la tribune et ne s'est pas montré de l'après-midi.

"Je suis de très près ce qui se passe. Je reviendrai un jour en France", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie à son arrivée, avant de jouer les incrédules.

"Je ne vois même pas de qui vous voulez parler", a-t-il répondu quand on lui demandait son impression face à "ceux et celles" qui se lancent à l'assaut de la direction du parti.

Notre note précédente : Fabius :"sortir un carton jaune" à Sarkozy aux municipales

RAG 34. Les lolo's 34

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TRAITE EUROPEEN : Nous voulons un référendum : Meeting Unitaire à Nîmes le 24 janvier



Meeting Unitaire
Nous voulons un référendum


Nîmes

Jeudi 24 janvier
19h Centre André Malraux



Avec la participation de :

Claude DEBONS (collectif national 29 mai)

René REVOL (PRS)

Jean-Jacques BOISLAROUSSIE (Les Alternatifs)

Martine GAYRAUD (PCF)

José BLAT (LCR)

un-e intervenant-e d'ATTAC

Pour éviter que ce soit le peuple français qui tranche, N. Sarkozy veut faire adopter le nouveau Traité par la voie parlementaire. Les citoyens et les élus, quel qu'ait été leur vote le 29 mai 2005, doivent refuser que la démocratie et la souveraineté populaire soient ainsi bafouées.

Nous appelons l'ensemble des élus au parlement à se rendre au Congrès réuni à Versailles le 4 février prochain, à voter "Non" à la modification de la Constitution française préalable à la ratification du Traité, et à exiger avec nous un nouveau référendum.

Nous appelons à une mobilisation citoyenne exceptionnelle dans le mois qui vient, nous appelons l'ensemble des gardois a participer au meeting le 24 janvier à Nîmes.

Télécharger le tract (pdf)

www.nousvoulonsunreferendum.eu

[email protected]

RAG 34. Les lololo's 34

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INVITATION : L'association Pour la République Sociale vous invite

PRS 34
Pour la République Sociale Hérault
10 Rue Frédéric Mistral
34 Sète

Le vice président national de PRS, René REVOL, nous informe que PRS 34 tiendra sa première assemblée départementale 2008, le 26 janvier à 10 h00 à Lattes à la Maison des associations.

«La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil»
René CHAR



Note précédente : René REVOL : Voeux 2008 : Et si on était un peu sincère !



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21.01.2008

POUVOIR D'ACHAT : Le président d’aujourd’hui tacle le candidat d’hier

À l’occasion de ses vœux aux forces vives, Nicolas SARKOZY est revenu sur la question du pouvoir d’achat.

Le Président indique qu’il n’est pas possible de donner aujourd’hui du pouvoir d’achat aux Français. Cet aveu d’impuissance de ses propres engagements de campagne signe l’échec de la politique qu’il a menée au cours des premiers mois de son mandat.

En effet, comment admettre qu’il estime impossible de donner du pouvoir d’achat sans contreparties, lui qui a accordé 15 milliards de cadeaux fiscaux aux ménages les plus aisés et aux entreprises sans jamais rien leur demander en retour ?

Il est bien tard pour dire que le pouvoir d’achat suppose de la croissance, mais elle n’est pas au rendez-vous.Pas plus sur la justice sociale et ce sont donc les Français qui vont offrir par leurs impôts et la stagnation de leurs revenus, la contrepartie aux cadeaux accordés par Nicolas SARKOZY à ses clientèles.

Pour le Parti socialiste, il est possible et surtout impérieux d’agir en faveur de la revalorisation du pouvoir d’achat des ménages modestes. Il réclame donc, d’une part, l’annulation du paquet fiscal aussi injuste qu’inutile et, d’autre part, l’utilisation des marges de manœuvres ainsi dégagées pur mettre en place des mesures d’urgence en faveur du pouvoir d’achat (revalorisation immédiate de 5 % des petites retraites, rattrapage des traitements de la fonction publique, chèque transport, diminution de la TVA sur les produits de première nécessité, respect de la loi sur le logement social).

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la fiscalité
le Jeudi 17 janvier 2008

RAG 34. Les lolo's 34

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Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !




France inter n’ose pas interroger Mme Parisot sur le trafic d’argent sale du Medef-UIMM
Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !

lundi 14 janvier 2008 par Gérard Filoche

Mme Parisot vient sur France inter lundi 14 janvier et ne rend pas compte des 600 millions d’euros d’argent liquide, sale, dont elle est aussi responsable que M Denis Gautier-Sauvagnac...Le journaliste n’ose pas l’interroger sur ses trafics ! Par contre les formidables reculs contenus dans le texte proposé par le Medef à la signature des syndicats sont ignorés et masqués !

Mais pourquoi cette bande organisée du Medef-UIMM qui trafique de l’argent sale par mallette entières, peut-elle continuer à plastronner sans rendre des comptes à la justice ?
600 millions d'euros en double cotisation par les entreprises... Sur quelle ligne comptable ? 2 millions d’euros, au moins par an ? Par qui, on sait l¹UIMM-MEDEF. Gautier-Sauvagnac-Parisot... Mais à qui ? Silence, omerta, mafia...

N’importe quelle bande organisée de banlieue, pour beaucoup moins que cela, serait en prison préventive pour les empêcher de se concerter et de détruire les preuves, pourquoi pas eux ? Eux, ils paient des avocats et communicants des dizaines de milliers d¹euros pour organiser le silence et masquer leurs multiples délits et la récidive constante qui est la leur depuis des décennies...

"Liaisons sociales" raconte ce mois que M. Denis Gautier-Sauvagnac dinaît chaque mois avec M Jean-Denis Combrexelle, directeur des relations du travail, qui avait la charge depuis deux ans de "recodifier" le code du travail, en le passant à l"acide. Qui payait l"addition ? Sinon les salariés qui y ont perdu des milliers de droits ?

Et le cabinet Barthélemy qui était membre officiel de la commission des cinq "recodificateurs", est le même qui assistait la remplaçante de Denis Gautier-Sauvagnac dans la négociation récente qui veut faire avaler de nouveaux reculs aux syndicats si certains de ceux-ci, hélas, s’y prêtent (séparabilité, contrats de mission, allongement de la période d’essai, plafonnement des indemnités de licenciement...). C’est "copains et coquins" contre les droits des travailleurs.

Non à la signature de cet accord scélérat avec le Medef !

Les salariés ont davantage besoin de protection, pas d’être davantage livrés à la flexibilité et au chantage à l'emploi.

Les salariés ont besoin de davantage de protection vis-à-vis des licenciements abusifs et boursiers, pour un véritable nouveau contrôle administratif sur les licenciements.

Les indemnités légales de licenciement ne sont pas augmentées, Mme Parisot ment : "deux dixièmes de mois par année d’ancienneté", cela existe depuis la loi de modernisation sociale de janvier 2002 de Lionel Jospin, décrets d’application du 7 mai 2002, cela vaut les "un cinquième de mois" envisagés dans le nouvel accord, par contre : non au plafonnement de ces droits ! Et à toute réduction de la prescription pour les réclamer devant les prud’hommes.

Les salariés comme les chômeurs ont besoin de garanties en matière de durée légale du travail à 35 h, d’heures supplémentaires contrôlées, majorées et payées à 50 %, de façon à les rendre plus coûteuses que l’embauche. Le 31 octobre 1995, le patronat signait un accord interprofessionnel affirmant que "les heures supplémentaires devaient être imprévisibles et exceptionnelles", retour à cet accord.

Les salariés ont besoin qu¹on baisse la durée maxima du travail de 48 à 44 h pour leur santé et pour permettre davantage d’embauche.

Les salariés ont besoin de deux jours de repos consécutifs, de la semaine maximum de cinq jours pas du retour au 19e siécle.

Non à l’apprentissage à 14 ans, le travail de nuit et du dimanche des enfants à 15 ans

Les salariés ont besoin de sécurité et non pas de "contrats de mission" aléatoires.

Les salariés ont besoin que le CNE soit abrogé, que les CDD soient contingentés (pas plus de 5 % d¹emplois précaires par entreprise)

Les salariés ont besoin que la retraite soit garantie à 60 ans à taux plein pour permettre l¹embauche en CDI des jeunes.

Les salariés ont besoin de cotisations sociales patronales plus élevées pour leurs besoins de santé, d’assurance chômage, de formation professionnelle, de logement.

Les salariés ont besoin de droits syndicaux renforcés, d’institutions représentatives du personnel renforcées, de meilleurs prud’hommes, d’une inspection du travail aux effectifs doublés.

Les salariés ont besoin de hausse immédiate des salaires, de rattrapage massif, d’une redistribution des richesses qu’ils produisent et dont ils ne reçoivent la part qu’ils méritent.

Le CAC 40 dépasse les 100 milliards de bénéfices l’an passé. Les 500 premières familles ont gagné 80 milliards d’euros de profits de plus l’an passe que l’année précédente. Les entreprises ont perçu 65 milliards d’aides à l’emploi, aux 35 h en 2006. Et Sarkozy a rajouté 15 milliards de cadeaux fiscaux. Mme Parisot est la 273e fortune de France. Les caisses ne sont pas vides, jamais la France n’a été aussi riche, jamais la "cagnotte privée" n’a été aussi considérable. Cessez de "siphonner" les salaires, rendez les 160 milliards d’euros qui sont passés des salaires aux profits !

Voilà ce que la gauche socialiste défend en face des formidables reculs qui sont en train d’être imposés en droit du travail.

Gérard Filoche, lundi 14 janvier 2008

RAG 34. Les lolo's 34

20:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Président BlingBling : civilisé mais en rade

Le président Sarkozy qui déjà n'a plus la cote d'après les derniers sondages huit mois après son élection, aurait calé au bas de la côte selon libération. Il serait aussi à sec que l'est notre pouvoir d'achat ! "C'est quelqu'un qui m'a dit, que vous m'aimiez encore".


Huit mois après, déjà en panne
ANTOINE GUIRAL

Dur dur, le mois de janvier, et pas seulement à cause des sondages désormais en berne. A raison, Nicolas Sarkozy redoutait ces interminables cérémonies de vœux (aux forces vives de la nation hier matin, puis aux autorités religieuses dans la soirée ; au corps diplomatique, cet après-midi) qui le figent dans un cadre solennel avec des allocutions creuses. Mais faute d’avoir su renouveler l’exercice, le président de la République se retrouve, depuis le 31 décembre, date de ses premiers vœux télévisés, à multiplier incantations, promesses de lendemains meilleurs, autojustification des mesures prises… C’était sa hantise: se chiraquiser. Mais en ce début d’année, son prédécesseur, érigé en antimodèle, semble l’avoir rattrapé.

Au fil de ses discours, Nicolas Sarkozy s’est transformé, tel l’ancien locataire de l’Elysée, en analyste des maux de la société française. Pour masquer son impuissance, il a dégainé gadgets (le nouveau mode de calcul du PIB), rapports et commissions. Illustration de cette politique du verbe: «Tout est aujourd’hui en place pour permettre le retour à l’équilibre de nos finances publiques», a lancé hier Sarkozy depuis le grand salon de l’Elysée. Le parterre de syndicalistes, associatifs et grands patrons auquel il s’adressait en rit encore… De même, il en a remis une couche sur le pouvoir d’achat avec encore et toujours des principes («libérer l’activité des Français») et non des actes concrets pour l’améliorer. La semaine dernière, il s’était interrogé à haute voix face à la presse: «Qu’attendez-vous de moi ? Que je vide des caisses déjà vides ?» Rude constat d’impuissance pour celui qui se présentait comme le «Président de pouvoir d’achat».

Ficelles. Cette absence de résultats depuis huit mois se traduit aujourd’hui par une grande panne du sarkozysme. L’incessante musique sur le volontarisme et l’énergie présidentiels sonne comme un disque rayé. Lassant pour ceux qui l’écoutent, frustrant pour ceux qui espère voir surgir le morceau suivant. Les ficelles du Sarkoshow, qui commencent à être connues de tous, ne suffisent plus à dissimuler une réalité ténue. S’ajoute à cela l’étalage d’une vie privée qui révèle d’abord une immense aisance financière et un goût ostentatoire la luxe version nabab. Le résultat n’a pas tardé: une vertigineuse chute dans les sondages, avec l’apparition de cotes de popularité négatives. Une telle dégringolade est pour lui une première. Depuis 2002, ses trous d’air dans les enquêtes d’opinion n’ont jamais duré. Nicolas Sarkozy a toujours su rebondir, surprendre, se renouveler. Mais sur fond de croissance en berne et de retour de l’inflation, le contexte est bien différent.

Taj Mahal. Que faire ? Comment relancer la machine Sarkozy ? A l’Elysée, les conseillers du chef de l’Etat rasent les murs. Rien de ce qui lui est proposé ne trouve grâce à ses yeux. Ses colères, toujours plus fréquentes et violentes, fichent la trouille à tout le monde. Le voyage en Inde programmé pour la semaine prochaine est, par exemple, en train de mettre la cellule diplomatique sur les nerfs. La venue ou non de Carla Bruni change au fil des heures. Personne n’ose demander au Président de rallonger une visite officielle qu’il a déjà bien écourtée pour se rendre en visite privée au Taj Mahal, où sa compagne le rejoindrait.

Un de ses plus proches collaborateurs reconnaît : «On est peut-être entrés dans un long tunnel d’impopularité.» Mais le même ajoute que le chef de l’Etat «l’a anticipé depuis longtemps, avant même d’être élu…»

Pour montrer qu’il ne lâche rien, Nicolas Sarkozy va renouer ce matin avec ce qui lui avait si bien réussi durant sa campagne: la virée en province, avec rencontre avec des ouvriers, table ronde sur «le thème des conditions de la libération de la croissance» et discours à la mairie. Le chiraquisme élyséen aussi avait ses rituels en province quand tout allait mal.

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20.01.2008

CODE DU TRAVAIL : Durée légale du travail remise en cause,

législation réécrite au détriment des salariés, sous prétexte de recodification, droit de grève mis à mal : Sarkozy et son gouvernement multiplient les attaques contre le droit du travail. Avec plus particulièrement en ligne de mire les 35 heures, une mesure pourtant bénéfique pour les salariés, l'emploi et l'économie comme en témoignent les intervenants de notre dossier. Le temps est donc au combat contre la démolition systématique du code du travail, comme en atteste la mobilisation de l'opposition parlementaire.
Le Parti socialiste sera également une force de propositions pour la campagne des municipales. Nous poursuivons nos reportages sur des candidats en campagne, cette semaine à Strasbourg, et sur les initiatives exemplaires portées par les municipalités socialistes, comme à Poitiers.

Feuilletez l'hebdo des socialistes

Agenda : DIMANCHE 20 JANVIER : 13e RASSEMBLEMENT NATIONAL DES SECRÉTAIRES DE SECTION ET DES CANDIDAT(E)S


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La croissance française ne dépassera pas 2% en 2008

La ministre de l’Économie et le Premier ministre ont indiqué que la croissance française ne dépassera pas 2% en 2008.

Cet aveu, ô combien tardif, valide donc les mises en garde du Parti socialiste quant à l’irréalité des hypothèses sur lesquelles repose le budget 2008. Il constate, qu’une fois de plus, la majorité contredit lourdement les fondements de sa loi de finances avant même que son encre ait eu le temps de sécher !

Ces propos sont lourds de conséquences. En effet, moins de croissance, c’est aussi moins de recettes : 0,5 point de croissance en moins correspond à une surévaluation des recettes fiscales de 10 milliards d’euros.

La réalité rattrape donc le gouvernement qui aura bien du mal à expliquer comment il pourra réduire les déficits et la dette avec 15 milliards de dépenses supplémentaires (TEPA) et 10 milliards de recettes en moins.

Cette déclaration rejoint la cohorte d’indices qui prouvent que la majorité prépare la mise en place d’un budget de rigueur et d’austérité, dès les élections municipales passées.

Communiqué de Michel Sapin,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité

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Selon les statistiques : Il pleut sans cesse de l'illetrisme sur Sarkoland...

Les statistiques... Extrait de la revue de presse de Clotilde Dumetz France Inter.

Il est une catégorie de Français dont on n'étudie jamais l'opinion... Il faut dire que c'est une catégorie qui n'est pas répertoriée comme telle...

Et Philippe Val, dans son éditorial de Charlie Hebdo, le regrette...

"Cette catégorie n'a pas de nom... Mais définissons-la par quelques critères... Il s'agit de cette partie de la population qui, chez elle, a des étagères avec des livres dessus... qui achète des disques et des DVD plutôt que des billets d'Astroflah... qui sort de temps en temps au ciné et au théâtre... cette part de la population que la réflexion amuse et enrichit... qui devrait être majoritaire dans une démocratie digne de ce nom... une catégorie qui pourrait s'appeller 'les gens normalement cultivés'...

Elle n'est jamais sondée en tant que telle... Et si elle n'apparaît pas dans les enquêtes, c'est comme si c'était le signe de sa disparition prochaine"... Et Philippe Val poursuit : "On s'inquiète de la disparition imminente des pandas et des baleines... ce que je regrette infiniment... Mais on ferait bien de s'inquiéter de la disparition du peuple cultivé"...

Lire l'intégralité de la revue de presse

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18.01.2008

ARCELORMITTAL a menti : 600 emplois supprimés en Moselle, désarroi des salariés, colère des syndicats

La récente fusion d'Arcelor avec l'indien Mittal steel ne devait entraîner aucune suppression d'emplois, c'était juré craché ...

Ecoutez la colère et le désarroi des ouvriers du site Mosellois et lisez la dépêche AFP





ArcelorMittal va supprimer 600 emplois en Moselle, colère des syndicats

Par Véronique PUJOL et Robert KOCH AFP -

ArcelorMittal a annoncé mercredi son intention de supprimer, d'ici à avril 2009, 595 des 1.108 emplois dans son aciérie de Gandrange (Moselle) que le groupe s'est engagé à reclasser dans son unité de Florange (Moselle) et au Luxembourg, a-t-on appris de sources concordantes.

Le groupe sidérurgique a fait part de ce "plan de réorganisation" lors d'un conseil d'entreprise européen (CEE) tenu dans la matinée à Luxembourg et l'a confirmé dans l'après-midi lors d'un conseil d'établissement (CE) à Gandrange.

ArcelorMittal a informé les syndicats de son intention de supprimer l'aciérie électrique et le train à billettes, une installation de laminage pour la fabrication de cylindres de métal.

Quelque 400 emplois sont "disponibles" pour le reclassement des métallos de l'aciérie Gandrange (Moselle) où 595 emplois vont être supprimés, a affirmé mercredi le directeur général d'ArcelorMittal France, Daniel Soury-Lavergne.

"Nous avons 400 emplois disponibles dans des usines du groupe situées dans le bassin d'emploi lorrain et luxembourgeois. Ces emplois serviront à reclasser les ouvriers de Gandrange qui bénéficeront, chacun, d'une solution individualisée", a assuré M. Soury lors d'une conférence de presse à Hauconcourt (Moselle).

Le laminoir à couronnes et barres et le centre de recherches seraient conservés sur le site acquis en 1999 pour le franc symbolique par Lakshmi Mittal, devenu entre-temps le patron d'ArcelorMittal, premier aciériste mondial (320.000 salariés).

"C'est un scandale", a déclaré à Luxembourg Edouard martin, élu CFDT au CEE, en indiquant que les représentants syndicaux avaient demandé à la direction générale un moratoire pour la réorganisation projetée en Lorraine. Celle-ci doit être rediscutée le 15 février à Luxembourg.

"Nous ne pouvons pas accepter l'argumentaire du plan de fermeture de l'usine", a indiqué de son côté Henri Botella, représentant de la CFE-CGC au CEE, qui a jugé viable le site et a reproché aux dirigeants d'ArcelorMittal l'insuffisance des investissements pour améliorer sa productivité.

Interrogé à l'Assemblée nationale par le député socialiste mosellan Michel Liebgott, le secrétaire d'Etat aux Entreprises Hervé Novelli a pour sa part indiqué que le gouvernement attendait du numéro un mondial de l'acier un "plan de revitalisation local" et qu'il suivrait "personnellement le dossier".

"Nous attendons du groupe ArcelorMittal qu'un plan de revitalisation local à la hauteur des enjeux soit mis en place. Je suivrai personnellement ce plan et des salariés concernés, aucun ne se verra rester sur le carreau", a assuré M. Novelli.

Dans une note présentée mercredi aux syndicats et que l'AFP s'est procurée, les dirigeants d'ArcelorMittal expliquent qu'"en raison des difficultés opérationnelles constantes de l'aciérie (...), la disponibilité productive de l'ensemble n'est que de 44%, contre 83% en moyenne dans les autres usines" du secteur des aciers longs carbones en Europe.

"Les coûts de maintenance atteignent le double de ceux des autres sites", souligne la note. Le site de Gandrange a accusé une perte nette de 36 millions d'euros en 2007, selon ArcelorMittal.

Les dirigeants du groupe sidérurgique ont par ailleurs affirmé qu'ils donneraient "un nouvel avenir" au site de Gandrange en le spécialisant dans l'activité de laminage. "Le groupe aurait donc une solution à proposer à tous les collaborateurs potentiellement concernés", explique la note.

Cette spécialisation dans le laminage a été confirmée à Gandrange par le directeur général du site, Bernard Lauprêtre, qui à 16H00 était retenu par les ouvriers dans un local de l'usine, où la production est arrêtée depuis mardi 22H00.

Le mouvement doit se poursuivre jusqu'à jeudi soir, a indiqué une intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC dont les représentants ont refusé la réorganisation projetée et demandé une expertise pour "démontre la viabilité du site".

Au troisième trimestre 2007/2008, ArcelorMittal a enregistré un résultat net de 2,96 milliards de dollars (2,155 milliards d'euros), en progression de 35,6%.

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TRAITE EUROPEEN : La peur du peuple



PAR Denis Sieffert

On imagine le dialogue, un matin blême, au café Solferino, à l’angle du boulevard Saint-Germain. Jean-Marc : « Le tout est de bien répéter le mot, avec son petit parfum ultragauche : boycott, boycott... » François : « Tu as raison, on ne fait pas plus à gauche que ce mot-là. » Jean-Marc : « C’est du Besancenot ou du Bové dans le texte, ça. » François (enjoué) : « Je m’entends déjà donner des interviews à des journalistes médusés : Oui, vous avez bien compris, le parti socialiste ne votera pas "non" : trop mou ! Trop réformiste même ! » Jean-Marc (gêné) : « Attention de ne pas en faire trop quand même, François. » L’autre, dans son élan : « Voter "non", ce serait tomber dans le piège de Sarkozy... Le parti socialiste, vous dis-je, boycottera la grand-messe de Versailles. Pas question de donner notre caution à une réforme qui vise à esquiver le suffrage populaire pour lequel notre congrès du Mans s’est prononcé. Nous serons inflexibles ! » Jean-Marc : « Tiens, le mot sent tellement le soufre qu’il écorche la bouche de ce pauvre Pierre [Moscovici, NDLR]. Technocrate comme il est, il s’interdit même de le prononcer. Il a fait savoir qu’il ne prendrait pas part au vote. "NPPV", comme on dit dans les procès-verbaux. PS-NPPV : avec un slogan comme ça, il va sûrement gagner la bataille de la communication ! » Rires.

Et voilà (peut-être) comment Jean-Marc (Ayrault) et François (Hollande), respectivement président du groupe socialiste à l’Assemblée et Premier secrétaire, ont ourdi leur petit crime de lèse-démocratie. Et voilà comment deux politiciens aguerris ont pris leurs camarades, et leurs concitoyens, et la gauche entière pour des sots. Et comment, après quelques jours de fine avancée stratégique, ils se sont fait prendre les doigts dans le pot de confiture. Au point qu’ils se repliaient mardi sur une autre échappatoire : l’abstention. C’est leur excellent camarade Henri Emmanuelli qui a mené la charge, sans concessions. Car la ficelle était un peu grosse. Pour des raisons à la fois institutionnelles et arithmétiques, que Michel Soudais détaille dans les pages suivantes, ce « boycott » est en effet la plus sûre façon de faire passer le traité européen dans le dos des Français, et sans l’ombre d’un référendum. Dans cette affaire, nous reprochons moins aux dirigeants socialistes leur engagement en faveur du traité européen dit « modifié » (et qui ne l’est guère) que leur volonté d’éloigner le peuple de ces débats-là. Mais, à vrai dire, les deux sont liés. C’est bien parce que cette drôle d’Europe n’est pas celle des peuples que l’on doit à toute force tenir les peuples à l’écart des processus de décision. Nous pensons pour notre part que le débat référendaire de mai 2005 a fait davantage pour l’émergence d’une conscience européenne que tous les obscurs compromis qui jalonnent l’histoire de l’Union.

Quant à Ségolène Royal, lorsqu’elle invite à la résignation en arguant du fait que le référendum n’était pas dans le programme de Nicolas Sarkozy, c’est toute notre démocratie sociale qu’elle torpille. Une telle conception suppose que la politique ne serait rythmée que par l’élection présidentielle (celle à laquelle elle se prépare déjà !) et qu’il n’y aurait rien d’autre à faire entre deux échéances que de regarder passer le train des mesures les plus régressives. À ce compte-là, mieux vaut tout de suite abolir les syndicats et interdire les manifestations de rue ! Si on ajoute la brillante prestation de Tony Blair devant le conseil national de l’UMP (« Si j’étais en France, je serais au gouvernement... non, je plaisante... »), on se dit que cette social-démocratie européenne est décidément moribonde. Le fondateur du New Labour est simplement à cette famille politique ce que Nicolas Sarkozy est à la droite : un leader « décomplexé ». Pour rallier idéologiquement le camp d’en face, point besoin de sourds stratagèmes ! Il est au milieu de l’état-major de la droite française comme un poisson dans l’eau. C’est d’ailleurs le traité européen qui réunit Tony et Nicolas. Le premier n’est-il pas venu à Paris chercher le soutien du second pour sa candidature à la présidence de l’Union ? Tout se tient. Et puis les deux hommes ont autre chose en commun : ils affichent fièrement leur statut de nouveaux riches. Le leader historique de la « gauche » européenne vient d’accepter un poste de conseiller à la banque américaine JPMorgan. Le Financial Times, qui donnait l’information dans son édition du 10 janvier, parlait d’un salaire de plus d’un million de dollars par an. Tony Blair, qui vient au passage de toucher 500 000 dollars pour une conférence dans le sud de la Chine, annonce sans vergogne au journal de la City qu’il comptait prochainement accepter « une petite poignée » de postes similaires. Il est vrai qu’avec DSK à la tête du FMI, nos socialistes sont moins en retard qu’ils ont l’air... Conclusion, il est grand temps qu’une nouvelle offre politique apparaisse à gauche.

jeudi 17 janvier 2008 http://www.politis.fr/La-peur-du-peuple,2711.html

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17.01.2008

LAÏCITE : Laurent Fabius :"Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République"



Le député socialiste de Seine-Maritime était l'invité de RTL jeudi matin. "Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République", a estimé jeudi Laurent Fabius, jugeant "très important" que Nicolas Sarkozy "s'en tienne à la version traditionnelle de la laïcité".


Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Laurent Fabius.

Laurent Fabius : Bonjour.

Au Vatican, le 20 décembre, et à Ryad en Arabie Saoudite, lundi, le Président Nicolas Sarkozy a fait deux discours sur la Religion qui ont mis le Parti Socialiste en émoi. Le Président de la république a évoqué au Vatican les racines de la France qui sont essentiellement chrétiennes, a-t-il dit. Et à Ryad, il a dit qu'un homme qui croit est un homme qui espère. Pensez-vous vraiment, Laurent Fabius, qu'avec ce type de déclaration, la Laïcité en France se trouve menacée aujourd'hui ?

S'il n'y avait que les déclarations que vous citez, il y aurait pas de problèmes. Mais je me suis reporté à ces deux textes qui n'ont pas été tellement publiés en France...

Des beaux textes ?

Des textes très travaillés mais qui, j'ai le regret de le dire, rompent avec ce qu'a été la tradition républicaine des différents Présidents, depuis le Général de Gaulle jusqu'à monsieur Chirac. Or, je considère...

Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

Je vais prendre deux, trois exemples parce qu'on ne peut pas être trop long.

Non...

D'abord dans le discours de Latran comme dans le discours de Ryad, M.Sarkozy dit qu'"il n'y a d'espérance que religieuse". Et philosophiquement, on ne peut pas être d'accord avec ça. La République elle-même porte un projet d'émancipation et à partir de cette considération, le Président de la République introduit une espèce de hiérarchie entre les croyants et les non-croyants, les prêtres et les instituteurs.

Je ne dis pas cela en l'air parce que ce serait trop grave. Je dis les choses d'une manière très précise. Je cite trois lignes du discours de Latran. "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le Bien et le Mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche parce qu'il lui manquera toujours (à l'instituteur) la radicalité du sacrifice de sa vie, et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. On ne peut pas être d'accord avec ça. Nous connaissons tous des instituteurs, des professeurs qui consacrent totalement leur vie à...

Ils ne s'engagent pas comme un prêtre, je crois que c'est ce qu'il voulait dire. Il y a pas un voeu de célibat. Il n'y a pas des voeux de pauvreté. Un instituteur est dans la société, le prêtre n'y est pas tout à fait. Je crois que c'est que le chef de l'Etat voulait dire ? Ca relève plus du constat que de l'échelle de valeur.

Mais les instituteurs... Mais leur engagement est porté par l'espérance. De la même manière, lorsqu'il y a une présentation de l'histoire où la loi de 1905 est une très grande loi et vue uniquement comme une loi de violence contre la Religion, c'est ne pas reconnaître la réalité. Et puis, alors, pour être encore plus clair. C'est la deuxième citation que je ferai. Elle m'a vraiment renversé. Les propos tenus dans le discours en Arabie Saoudite (Alain Duhamel y faisait allusion), sont vraiment très, très surprenants.

Vous avez deux, trois feuilles devant vous. Et vous avez du mal à retrouver la citation...

Oui, dès le début du discours - c'est M. Sarkozy qui parle - je cite : "Dieu transcendant qui est dans la pensée, dans le coeur de chaque homme. Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes, un message d'humilité et d'amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect."

On peut tout à fait penser ça, en tant que croyant ; mais le Président de la République - j'insiste, c'est l'essentiel - n'a pas à imposer ses croyances privées à la République.

Et à Ryad, Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy a aussi dit ceci : "En tant que chef d'un Etat qui repose sur le principe de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, je n'ai pas à exprimer ma préférence pour une croyance plutôt que pour une autre. J'ai le devoir de faire en sorte que chacun, qu'il soit juif, catholique, protestant, musulman, athée, franc-maçon ou rationnaliste, se sente heureux et libre en France".

Mais c'est tout à fait exact. Il a dit ça et il a raison de le dire. Mais le reste du discours...

Donc, voyez, il y a de quoi satisfaire tout le monde dans ce discours, Laurent Fabius ?

... Oui, mais on ne peut pas être à la fois Laïc et non-Laïc. La Laïcité, elle s'impose à tous aux croyants comme aux non-croyants.

Pour poser la question clairement, Laurent Fabius, c'est pas un prétexte que vous cherchez ?

Non, pas du tout. Du tout.

C'est pas une fausse polémique pour cacher un embarras sur d'autres dossiers ?

Oui quand je vois... Pas du tout. Dernière citation qui m'a choqué et qui choquera tout le monde. Lorsqu'à la fin de son discours parlant de la politique de civilisation qui est la nouvelle trouvaille pour faire oublier le Pouvoir d'achat et tout le reste, M. Sarkozy -je cite- (je ne déforme pas un propos) dit : "L'Arabie Saoudite et la France partagent les mêmes objectifs d'une Politique de civilisation parce que l'Arabie Saoudite et la France, etc. et qu'il dit (je vais retrouver ma citation)...

C'est dur de travailler sur des extraits !

Non pas du tout !

Et qu'il dit...

Deux, trois feuilles devant vous, c'est un peu compliqué !
... et qu'il dit -c'est encore plus clair - "La politique de civilisation, c'est ce que font tous ceux qui se font fort de concilier, etc. C'est ce que fait l'Arabie Saoudite sous l'impulsion de sa Majesté le roi Abdallah, c'est ce que fait le Président Moubarak en Egypte qui est la sienne". J'ai le regret de dire que j'ai beaucoup d'estime à la fois pour le Président Moubarak et pour Abdallah, mais que dire que la politique de civilisation telle que nous la voulons en France, c'est la même chose qu'en Arabie Saoudite, quand on connaît ce que fait l'Arabie Saoudite : non.

Donc, pour clore le sujet, Laurent Fabius, la citation...

Pour clore le sujet, je n'ai pas de réflexes pavloviens ; mais je disais simplement qu'il y a des croyances privées qu'on respecte, qu'il est très important que le Président de la république s'en tienne à la version traditionnelle de la Laïcité et qu'il faut qu'on ne mélange pas les religions que je respecte et le domaine public dans lesquelles elles n'ont pas à interférer. Voilà. Cela dit, sans passion !

Conclusion de Laurent Joffrin dans son éditorial, hier. Le directeur de "Libération" : "Décidément, le sarkozysme n'est pas un républicanisme". Vous souscrivez ?

Ah ça, c'est peut-être excessif parce que M.Sarkozy est Républicain. Mais je répète, pour la troisième fois, le Président n'a pas à imposer son comportement privé à la République.

Deux questions rapides. 4 février, Versailles, le Congrès pour réviser la Constitution afin d'adopter le traité constitutionnel. Vous serez à Versailles, Laurent Fabius.

Oui, bien sûr.

Et vous voterez "non" ?.

Oui, j'essaie d'avoir une attitude logique. Moi je suis comme le Parti socialiste, plutôt pour un référendum sur cette question parce que la dernière fois, elle avait été tranchée par un référendum, que par la voie parlementaire. A partir du moment où ce qui se décide à Versailles, c'est voie parlementaire ou non, moi je dis Référendum. Je voterai "non".

En revanche, quand le texte viendra ensuite sur le fond, à partir du moment où je crois que c'est l'hypothèse qui prévaudra, il n'y aura pas de référendum, eh bien je ne me prononcerai pas sur le texte lui-même parce que la procédure essentielle n'aura pas été respectée.

Et donc là, vous vous abstiendrez ?

Oui, je pense ou je refuserai de voter. Je crois que si vous voulez, M.Sarkozy a tendu un piège au Parti socialiste, que le Parti socialiste malheureusement est un peu tombé dedans et qu'on est dans une queue de comète ! Maintenant, intéressons-nous à ce qui vient, c'est-à-dire au fondement, au contenu des politiques de l'Europe, c'est ça qui me paraît essentiel maintenant.

Dernière information : le CSA a refusé, hier, de comptabiliser le temps de parole du Président de la république dans le débat politique. Vous aviez même le projet de lancer une pétition à ce sujet. Donc, c'est inutile maintenant ?

Je l'ai fait. Non, pas du tout. On peut la signer sur egalite-audiovisuel.fr. Pourquoi c'est important ? Parce que le Président de la République parle énormément, qu'il faut qu'il y ait une égalité audiovisuelle, qu'il faut donc qu'il y ait l'inclusion du temps du Président dans le temps du gouvernement. Comme il faut changer les textes, nous dit le CSA, pour ça, on aura une occasion dans la révision de la Constitution. Moi, je demande que dans cette révision qui aura lieu après les élections municipales, soit inclus pour tous les présidents de la République, le fait que quand il parle, c'est comptabiliser.

Laurent Fabius, militant laïc, invité de RTL ce matin. Bonne journée.

http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid...

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12:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon aimerait pouvoir se rendre à l'enterrement de Pierre Boussel dit Lambert

Jean-Luc Mélenchon sénateur PS ne renie rien de sa jeunesse de militant révolutionnaire. Il espère être admis à la cérémonie de l'enterrement du dirigeant trotskiste historique Pierre Boussel dit Lambert. Ecoutez le podcast et lisez l'article ci-dessous.

Ecouter le podcast (France Inter journal de 8h00 du 17.01.08).




Mort du dirigeant trotskiste historique Pierre Boussel, dit Lambert


Par Fabien NOVIAL AFP. Figure historique du mouvement trotskiste français, Pierre Lambert, de son vrai nom Pierre Boussel, candidat à la présidentielle en 1988, est mort mercredi à l'âge de 87 ans.

Ancien de la Résistance où il avait adopté son pseudonyme, ce représentant de la vieille garde du mouvement ouvrier a exercé une influence intellectuelle considérable sur l'extrême gauche française d'après-guerre.

En 2001, il avait eu l'occasion de revenir longuement sur le passage dans les rangs de son Organisation communiste internationale (OCI) de l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, quand ce dernier fut contraint de reconnaître son passé trotskiste.

"Le camarade Pierre Lambert est décédé ce matin 16 janvier 2008 après avoir combattu jusqu'à ses dernières forces contre la maladie", a annoncé un communiqué de la section française du Secrétariat international de la IVe Internationale (trotskiste) publié mercredi, précisant qu'elle informerait "dans les prochaines heures" sur l'hommage qui lui sera rendu.

Une des trois branches du trotskisme français avec la Ligue Communiste révolutionnaire et Lutte Ouvrière, le courant animé par Pierre Lambert s'était fondu à la fin des années 80 dans le Mouvement pour un Parti des Travailleurs (MPPT), qui s'était transformé par la suite en Parti des Travailleurs (PT).

Né le 9 juin 1920 à Montreuil (Seine-Saint-Denis), fonctionnaire de la Caisse d'allocations familiales de Paris pendant des décennies, ce petit homme moustachu aux larges lunettes avait cofondé l'OCI en 1965.

Très impliquée dans le combat syndical, l'organisation exerce principalement son influence au sein de Force Ouvrière (FO).

Après mai 68, l'OCI va développer une puissante organisation de jeunesse, l'Alliance des Jeunes pour le Socialisme (AJS), qui lui permettra de prendre le contrôle de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF). L'actuel député du PS Jean-Christophe Cambadélis en est alors le dirigeant.

En 1981, Pierre Lambert appelle à voter dès le premier tour de l'élection présidentielle pour François Mitterrand.

Mais l'organisation, souvent décriée pour son fonctionnement jugé secret et ultra-centralisé ainsi que sa pratique de l'entrisme, va connaître au cours des années 80 une crise liée au départ d'une partie de ses cadres vers le PS.

En 1985, Pierre Lambert fonde le MPPT - qui se transformera en 1991 en PT - dans le but de rassembler des militants d'origines diverses autour d'une charte axée sur "la reconnaissance de la lutte des classes, la laïcité de l'école et de l'Etat, l'abrogation des institutions antidémocratiques de la Ve République et l'indépendance réciproque des partis et des syndicats".

Candidat à l'élection présidentielle de 1988, il ne recueille que 116.648 de voix au premier tour, soit 0,38% des suffrages.

Pierre Lambert était père de trois enfants, dont François Boussel, ancien secrétaire général du syndicat général des journalistes FO, mort en février 1998.

AFP-Mercredi 16 janvier.

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Laurent Fabius: Nicolas Sarkozy "n'a pas à imposer ses croyances privées à la République

PARIS - "Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République", a estimé jeudi Laurent Fabius, jugeant "très important" que Nicolas Sarkozy "s'en tienne à la version traditionnelle de la laïcité".

Le député socialiste de Seine-Maritime a affirmé sur RTL que les récents discours du chef de l'Etat sur la religion "rompent avec ce qu'a été la tradition républicaine des différents présidents, depuis le général de Gaulle jusqu'à monsieur Chirac".

Or, "le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République", a estimé Laurent Fabius. "On ne peut pas être à la fois laïc et non-laïc. La laïcité s'impose à tous, aux croyants comme aux non-croyants".

Pour l'ancien Premier ministre, "il est très important que le président s'en tienne à la version traditionnelle de la laïcité". AP

jp/ma

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10:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

16.01.2008

Sarkozy n'a plus la cote selon les derniers sondages

dessin de Charb Charlie Hebdo

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy en baisse, selon les derniers sondages

Pour la première fois depuis son élection, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy est passé sous la barre des 50 %, selon le baromètre CSA de janvier pour Le Parisien et iTélé, publié dimanche 6 janvier. Selon cette étude, effectuée les 2 et 3 janvier, 48 % des Français font confiance au président de la République, une baisse de 7 points. Ils sont 45 % à ne pas lui accorder leur confiance.

Un autre sondage, réalisé par LH2 et paru lundi 7 janvier dans Libération, affirme que 54 % des Français ont une opinion positive de M. Sarkozy, ce qui représente une baisse de deux points par rapport à un sondage similaire effectué début décembre. Les opinions négatives sont en hausse de cinq points à 44 %. Par ailleurs, cette même étude souligne que 72 % des Français pensent que le président "a raison de poursuivre l'ouverture à des personnalités de gauche", mais seulement 34 % estiment qu'il "a engagé des mesures susceptibles d'améliorer le pouvoir d'achat".

Le premier ministre François Fillon a quant à lui subi une baisse de popularité, selon le baromètre CSA, avec 42 % des sondés qui lui accordent leur confiance (- 3) alors que 39 % se défient de lui. Dans l'étude LH2-Libération, M. Fillon recueille en revanche 50 % d'opinions positives, soit une hausse de quatre points en un mois, alors que les opinions négatives s'établissent à 44 %.

"Quel que soit l'état de la popularité du président de la République, ce n'est pas cela qui l'empêchera de faire des réformes", a réagi le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Pour Yves Jégo, député de Seine-et-Marne, la chute de popularité est "le signe de l'impatience des Français". "Les classes populaires attendent des résultats économiques pour boucler leurs fins de mois, donc c'est normal que ce soit elles qui manifestent cette impatience", a-t-il déclaré sur RTL.

En revanche, Claude Bartolone, député PS de Seine-Saint-Denis, a estimé que ces changements de l'opinion publique signifient que "les Français sont en train de se rendre compte de l'écart qu'il y a entre la campagne qu'a eue l'occasion de réaliser Nicolas Sarkozy et la réalité de sa politique". Sur RTL, M. Bartolone a par ailleurs critiqué la médiatisation de la vie privée de M. Sarkozy. "Dans son comportement, dans sa vie privée, dans sa manière d'être, il y a quelque chose qui doit désespérer une partie de ceux qui pensent que c'est important, la conduite d'un chef de l'Etat", souligne-t-il.

Fiche technique
LH2-Libération
Réalisé par téléphone les 4 et 5 janvier auprès d'un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Baromètre CSA pour Le Parisien et iTélé
Réalisé les 2 et 3 janvier au domicile des personnes interrogées auprès d'un échantillon national représentatif de 1 010 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.

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LAÏCITE : Sarkozy ramène l’Eglise dans l’Etat



Nicolas Sarkozy avec le Pape Benoit XVI, lors de sa visite au Vatican, le 20 décembre dernier (AFP).
Le Président multiplie les déclarations faisant référence aux racines chrétiennes de la France, suscitant les inquiétudes des défenseurs de la séparation entre Eglise et Etat.
Véronique Soulé

QUOTIDIEN : mercredi 16 janvier 2008

Après Rome, Riyad. Lundi, lors de sa visite officielle en Arabie Saoudite, comme lors de sa visite au Vatican le 20 décembre, Nicolas Sarkozy s’est livré à un éloge de la morale chrétienne et des religions qui sont, selon lui, au fondement même des civilisations. Venant du président d’un pays qui prône la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ses propos ont provoqué un tollé parmi les défenseurs de la laïcité, notamment les enseignants et l’opposition.

«Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance»: c’est sous les ors de la basilique Saint-Jean de Latran, au Vatican, que Nicolas Sarkozy est allé le plus loin. «Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes», avait-il asséné, remontant au baptême de Clovis à partir duquel la France est devenue, pour les catholiques, «la fille aînée de l’Eglise». Puis il a avancé un nouveau concept comme il les aime: celui d’une «laïcité positive, qui ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout».

Rigide. En Arabie Saoudite, le Président a été plus grandiloquent et plus général. Assimilant les religions à des philosophies, il en a loué les bienfaits même si, a-t-il reconnu, des horreurs sont parfois perpétrées en leur nom. Comme l’homme ne peut se satisfaire d’un monde purement matérialiste, a-t-il expliqué, il ne peut vivre sans religion. Ses propos ont au moins dû ravir les dirigeants saoudiens qui imposent un islam des plus rigides à leur société.

«Cette conception sociologique de la religion, fournissant "l’espérance" qui fait que les peuples se tiennent tranquilles, on croyait qu’elle était loin derrière nous!», s’est exclamé François Bayrou, l’un des premiers à réagir le 25 décembre après le discours de Latran. «Ce n’est pas autre chose que l’opium du peuple que dénonçait Marx» a ajouté le président du MoDem, qui a aussi relevé «le paradoxe troublant» d’un Président «qui affiche sa complaisance avec le matéralisme financier et en même temps souhaite faire de la religion une autorité dans l’espace public».

Pour le PS, Jean Glavany, secrétaire national à la laïcité, a dénoncé le concept de «laïcité positive» et la manie du chef de l’Etat de réduire les civilisations aux religions, l’Occident allant avec la chrétienté. Lors sa conférence de presse de rentrée, le 10 janvier, le premier secrétaire du PS François Hollande a lui exigé de «clore définitivement le débat» sur la loi de 1905 instaurant la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Confusion. Les enseignants ont aussi attendu la rentrée pour réagir. Le SNUipp, premier syndicat du primaire, s’est insurgé contre les propos de Latran sur la supériorité du prêtre sur l’instituteur. «Cette affirmation est surprenante et choquante, écrit le syndicat, elle est source de confusion et risque de remettre en cause la conception de la laïcité. Mêler et de plus hiérarchiser dans l’acte éducatif, comme le fait le Président, l’instituteur et le prêtre, le pasteur et l’imam, constitue une véritable provocation vis à vis de l’école publique et des personnels».

«Dérapage, discours de circonstance ou projet politique?», s’interroge pour sa part le syndicat SE-Unsa qui accuse le chef de l’Etat d’avoir outrepassé son devoir de réserve. Le CNAL, qui regroupe la Ligue de l’Enseignement, des syndicats et des associations, doit diffuser un communiqué de protestation aujourd’hui.

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REFORME DES INSTITUTIONS : Le pouvoir d'un homme seul...

Article de Paul Quilès, publié par Libération du 14 janvier 2008

La réforme des institutions ou comment renforcer le pouvoir personnel sans le dire

Lorsqu’il était candidat, Nicolas Sarkozy se plaisait à affirmer que la question constitutionnelle était secondaire et que les maux de la France étaient dus à « l’absence d’idées » et au « déficit d’action », pas aux « grands équilibres institutionnels ». Or, le voici qui se lance dans une réforme apparemment urgente.

On nous dit qu’il ne s’agit que d’une proposition de modernisation des institutions, destinée à recueillir le consensus. Un examen sérieux du projet, aujourd’hui réduit à l’essentiel, fait apparaître qu’il s’agit en fait de consolider et de développer la pratique personnelle du pouvoir dans laquelle Nicolas Sarkozy s’est engagé depuis son élection.

Une remise en cause fondamentale

Jusqu’ici, le premier ministre et les ministres exécutaient, en période de coïncidence des majorités présidentielle et parlementaire, la politique sur laquelle le Président de la République avait été élu. Mais celui-ci se réservait un rôle d’expression d’un intérêt national supérieur, au-delà des clivages du moment. Le Premier ministre, de son côté, conservait une marge d’autonomie à la fois dans la formulation détaillée des politiques et dans la réponse aux difficultés de la conjoncture. Son autorité sur les administrations confortait cette autonomie. Ce n’est qu’en cas de nécessité ou pour définir une ligne de conduite en matière internationale ou de défense que le Président intervenait directement en faisant jouer le poids de son autorité propre. Le Premier ministre avait en outre la tâche plus particulière de veiller à la cohésion de la majorité parlementaire.

C’est cette pratique que Nicolas Sarkozy remet en cause en accaparant la totalité du pouvoir exécutif. Non seulement il dicte aux ministres la conduite générale à tenir dans les différents domaines de l’action publique, mais il leur fait prendre telle ou telle mesure ponctuelle qu’il juge opportune.

On comprend dès lors pourquoi il tient tant à ce que la Constitution lui donne le plus rapidement possible le pouvoir de s’adresser directement au Parlement. Cela confèrerait une base juridique à sa pratique des institutions, qu’il pourrait développer par la suite sous de nouvelles formes. Le gouvernement, pourtant responsable devant l’Assemblée nationale, n’aurait plus qu’un rôle d’exécution et de mise en forme législative des annonces présidentielles. La proposition retirant au Premier ministre la mission d’assumer devant le Parlement la responsabilité de la défense nationale est à cet égard révélatrice.

En situation de coïncidence des majorités présidentielle et parlementaire, ce nouveau droit présidentiel ne peut mener qu’à l’abaissement du Parlement, puisque toute inflexion demandée dans la politique de l’exécutif apparaîtra comme une rébellion.

En situation de cohabitation, le pouvoir d’intervention direct du Président conduira inévitablement à des conflits graves avec l’Assemblée nationale, sans que la Constitution offre le moyen de les résoudre autrement que par des compromis paralysants pour l’action publique. Le risque d’une crise de régime ne pourrait alors pas être exclu.

Par ailleurs, dans tous les cas de figures, comment un Président à ce point engagé dans l’action politique quotidienne et dans la direction de sa majorité parlementaire pourrait‑il, par exemple en cas de circonstances internationales graves, exprimer de manière crédible l’intérêt supérieur de la Nation ?

L’irresponsabilité du Président

L’un des paradoxes de la Constitution réside dans la concentration de pouvoirs majeurs entre les mains d’une autorité irresponsable. Le Parlement n’a en effet aucun moyen de contraindre le Président de la République à rendre compte de son action, à la justifier et encore moins à démissionner[1].

L’institution d’une procédure d’intervention du Président devant le Parlement aggraverait cette situation déjà préoccupante. Le Président déciderait seul du moment de son allocution. Il n’aurait à répondre à aucune interpellation. Son discours ne pourrait tout au plus donner lieu qu’à des commentaires auxquels il ne serait pas tenu de réagir.

L’irresponsabilité du Président a trouvé jusqu’ici une atténuation dans la responsabilité du gouvernement. Tant que ce dernier garde un rôle propre, agit en fonction d’un programme que l’Assemblée nationale a approuvé, les procédures habituelles du contrôle parlementaire gardent leur pertinence. Si en revanche le gouvernement perd toute autonomie politique, les débats parlementaires en présence des ministres s’apparentent à un théâtre d’ombres. Le Parlement se trouve privé de toute possibilité de débattre des circonstances dans lesquelles ont été prises la plupart des grandes décisions politiques, puisqu’elles procèdent directement du Président de la République.

Quel pouvoir réel pour le Parlement ?

On objectera que la réforme prévoit un ensemble de mesures destinées à renforcer les pouvoirs du Parlement. Certaines d’entre elles représenteraient un réel progrès, si le travail parlementaire ne se limitait pas désormais à la transposition législative et réglementaire des choix préalables du Président. Pour la majorité, il ne s’agira plus que d’un ajustement à la marge de textes écrits ailleurs et, pour l’opposition, d’interpellations et de critiques adressées à un gouvernement privé de toute capacité d’action autonome.

L’opinion et les médias se détourneront davantage encore de débats parlementaires éloignés de la réalité du pouvoir. Quant aux parlementaires, ils concentreront leur attention sur des questions d’intérêt local, d’autant plus que le cumul des mandats continuera à être autorisé et largement pratiqué.

Souvent des modifications en apparence simples de la Constitution ont conduit à une transformation profonde du fonctionnement des institutions : il en a été ainsi de l’élection du Président de la République au suffrage universel et, plus récemment du quinquennat. Sous son apparence anodine, le pouvoir d’intervention directe du Président de la République devant le Parlement ne manquera pas de provoquer, de la même façon, un changement fondamental des règles du jeu politique.

La Vème République a apporté la stabilité politique au prix d’un regrettable effacement du Parlement, mais elle avait su partager le pouvoir exécutif pour le rendre moins écrasant. Il est à craindre que le projet de Nicolas Sarkozy ne conduise à faire sauter ce dernier rempart contre les dérives du pouvoir d’un seul.


[1] Sous réserve de la procédure exceptionnelle de l’article 68.

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08:55 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

15.01.2008

Laurent FABIUS : "Sarkozy sature les ondes". Pour l'égalité audiovisuelle : pétition populaire



Tribune de Laurent Fabius :

« Je veux une République irréprochable ». Sur tous les tons, la main sur le cœur, le Président de la République a martelé et martèle ce credo, pendant la campagne électorale et depuis.

Il y aurait beaucoup à faire pour tenir cet engagement tonitruant ! En tous cas, il existe un moyen radical pour le discréditer définitivement : laisser le Président saturer comme il le fait les ondes, à toute heure, en tout lieu, sur tous les sujets de son choix, sans qu’il soit tenu le moindre compte de ses interventions massives pour le respect du pluralisme démocratique.

La réalité en effet est accablante, et beaucoup s’en émeuvent, bien au-delà des rangs de la gauche. M. Sarkozy est omniprésent notamment dans les journaux télévisés. Il occupe télévisions et radios quotidiennement et y envoie ses collaborateurs le reste du temps. Même le prudent comité Balladur s’en est inquiété, recommandant que « dans la répartition des temps de parole dans les médias audiovisuels, à laquelle le CSA est chargé de veiller, les interventions du Président de la République soient comptabilisées avec celles du gouvernement » (proposition n° 13).

Devant une telle situation, le CSA, tenu par la loi d’assurer « le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion »... et dont tous les membres ont été choisis par l’actuelle majorité, s’en tient à une version tronquée de la règle dite des « trois tiers » qui accorde, à la radio et à la télévision, des temps de parole équivalents au gouvernement, à la majorité et à l’opposition parlementaires mais sans tenir compte des interventions du Président. Saisi par le PS, le CSA, s’appuyant sur la tradition d’un président supposé en dehors et au-dessus des contingences de l’action politique, affirme ne pas pouvoir agir autrement tant qu’une réforme constitutionnelle n’aura pas prévu un texte spécifique.

Et bien, puisqu’il est question de réviser la Constitution pour améliorer notre démocratie, saisissons cette occasion ! Les médias, en particulier audiovisuels, occupent désormais une place centrale dans le fonctionnement de la démocratie : il ne peut être question de voter demain une réforme constitutionnelle si elle ne contient pas une nouvelle règle posant les principes d’une vraie égalité audiovisuelle. En clair, je propose que l’on inscrive dans la réforme constitutionnelle à venir cette règle simple : le temps de parole audiovisuel du président de la République sera désormais comptabilisé avec celui du gouvernement, le total de l’« Exécutif » étant équilibré par les temps de la majorité et ceux de l’opposition.

Je suggère même une rédaction pour cette règle. « Afin d’assurer l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, les radios et les télévisions doivent respecter, dans leur programme, un équilibre entre trois temps d’intervention : celui du Président de la République et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition parlementaire, et leur assurer des conditions de programmation comparables. Elles doivent également assurer un temps d’intervention équitable aux personnalités appartenant à des formations politiques non représentées au Parlement. »

Sans doute cette proposition concrète ne règlera-t-elle pas tous les problèmes audiovisuels et de la presse en ces temps de « berluskozysme » galopant. D’autres mesures fortes devront être prises. Au moins aura-t-elle le mérite de corriger une inégalité flagrante.

En bref, la prochaine révision constitutionnelle devra garantir expressément l’égalité audiovisuelle. D’où cette « pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle » que j’invite chaque citoyen à signer sur le site www.egalite-audiovisuelle.fr créé à cet effet.

Note précédente : Pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle

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01:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

2/2 Contre Journal : Une stratégie présidentielle de contrôle de l’information



L’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence a restreint pour les journalistes l’accès aux conseillers et aux ministres juge Axel Krause, secrétaire général de l'association de la presse anglo-américaine à Paris, journaliste au Transatlantic Magazine. « C’est une stratégie de communication qui vise à contrôler l’accès aux sources » analyse-t-il. Il révèle que le président de la République se serait plaint des médias allemands auprès de l’ambassade d’Allemagne à Paris. Longtemps rédacteur et correspondant de l’International Herald Tribune, Axel Krause était présent à l’hyper-conférence de presse de Nicolas Sarkozy le 8 janvier.

Axel Krause: «La conférence de presse de Nicolas Sarkozy m’a rappelé une des dernières conférences de presse du général de Gaulle à laquelle j’ai assisté, en arrivant à Paris. Les questions étaient plus ou moins organisées. Peut-être secondaires. Les collaborateurs de Nicolas Sarkozy donnaient l’impression de tendre le micro à certains journalistes. A mes yeux, quelques questions étaient insuffisamment préparées. Et il n’y a pas eu de follow-up, de reprise des questions. J’ai trouvé le style du Président parfois arrogant. Sur les 35 heures et l’Europe, il a laissé beaucoup de questions en suspens.

Sa stratégie privilégie la communication plutôt que l’information, avec la complicité des médias français. L’Elysée considère les médias étrangers comme beaucoup plus critiques. Selon des confrères journalistes allemands, le président français s’est plaint devant l’ambassadeur d’Allemagne de la façon dont les médias allemands traitaient la politique française. On a vu aussi la manière dont il a brutalement interrompu l’interview de Sixty Minutes lorsque la journaliste de CBS lui a posé une question sur sa vie privée qui, pourtant, faisait les une des journaux.

Les journalistes essayent de faire leur travail mais ont un accès plus restreint aux conseillers des ministres et à ceux de l’Elysée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Il y a peu de fuites. Les ministres sont très contrôlés et leurs collaborateurs aussi. Ils privilégient les interviews radio ou télé au détriment des points presse. C’est une stratégie de communication qui vise à influencer l’orientation des articles en contrôlant l’accès aux sources. Et qu’est-ce qu’un journaliste sans accès à ses sources?

Par ailleurs, la proximité de l’actuel président avec l’actionnariat de certains médias pèse son poids. Un contrôle s’exerce. J’ai été interviewé au sujet de la conférence de presse par une télévision: ils n’ont gardé que les aspects positifs de ma déclaration. Aujourd’hui, les rapports entre les journalistes français et leur Président sont beaucoup plus difficiles qu’avec Chirac qui était plus décontracté par rapport à l’information. Avec Nicolas Sarkozy, on a presque un événement par semaine qui évoque The West Wing, cette série américaine sur la Maison Blanche. La semaine dernière, Tony Blair s’est rendu à l’UMP. Pour Sarkozy, c’était un événement. Il y a un calendrier d’événements, qui n’aurait pas de sens sans le suivisme de la presse et des médias. Mais le sujet de la vie privée, on l’a vu, est un sujet à double tranchant, puisque l’opinion semble désormais y porter moins d’intérêt qu’aux questions économiques et sociales.»

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/...

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01:34 Publié dans Actualités , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

1/2 Contre Journal : Les médias complices du Président ?



« La majorité de la presse est craintive, voire complice du président de la République, estime Lara Marlowe, correspondante de l'Irish Times, une semaine après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy. Les questions de déontologie et d’éthique relatives aux fonctions du président sont systématiquement éludées ». «Se promener dans l’avion de Vincent Bolloré n’est pas très avisé, juge Mark Hunter, journaliste d’investigation américain, maître de conférences à l'Institut Français de Presse (Université Paris II). Sarkozy dit qu’il ne cache rien, c’est vrai. Sauf le pourquoi de ses relations ! ». Katrin Bennold, correspondante de l'International Herald Tribune, estime qu’en France, les « questions gênantes » sont rarement posées.

«La question essentielle du conflit d’intérêt ne lui est jamais posée»

Lara Marlowe (Irish Times) « Avec la presse, Nicolas Sarkozy a la même attitude qu'avec les partenaires sociaux ou les responsables de sa propre majorité. Dans un premier temps, sa stratégie consiste à cajoler et séduire, mais lorsque ça ne marche pas, à jouer l'agressivité. On l'a vu lors de sa conférence de presse, lors qu'une journaliste de France 24 lui a souhaité une bonne année, il s'est fait complice, amical, mais il n'a pas supporté la question de Laurent Joffrin sur le monarque élu. Il a même rappelé les difficultés financières de Libération.... Poser de bonnes questions équivaut à se griller vis à vis des conseillers: c'est la façon dont les dirigeants français conçoivent les relations entre la presse et le pouvoir. Mais cette situation s'est aggravée par le pouvoir de Nicolas Sarkozy.
Les questions qui fâchent sont donc rares. Il a évité la question du pouvoir d'achat, et pas un journaliste n'est revenu dessus, contrairement à la tradition qui veut qu'on reprenne les questions restées sans réponse. Autre exemple. Avant son élection, il a dit vouloir une république irréprochable. On voit qu'il prend des vacances aux frais d'amis milliardaires. Il répond mais ce n'est pas aux contribuables de payer mes vacances. Il y a pourtant une troisième solution: c'est qu'il paye lui même ses vacances! Cette question essentielle du conflit d'intérêt, personne ne lui a posé. Pour éviter de répondre, il s'est souvent comparé à ses prédécesseurs. Mais là encore, c'était purement dilatoire.
La majorité de la presse est très craintive. Complice. Les pôles de résistance sont rares. Les meilleurs amis de Nicolas Sarkozy sont à la tête des médias les plus influents (TF1, Europe 1, Paris Match, le JDD...), et ce réseau relationnel est durable parce qu'il résulte d'une longue construction. Son comportement avec les journalistes doit aussi être souligné. Il tutoie les journalistes. A la Garden party de Rachida Dati, j'ai entendu des collègues le tutoyer aussi. Si le président de la République n'impose pas la distance nécessaire, c'est le devoir des journalistes de le faire.
Dans la mesure où il est hyperactif, on est obligé de le suivre. On n'y échappe pas. Et je ne pense pas que la journée sans Sarkozy soit une solution... De même qu'on ne peut pas faire l'impasse sur sa vie privée. On l'a bien vu pendant la campagne électorale. Nous avions deux faux couples présidentiels. Les journalistes savaient que Ségolène Royal et François Hollande n'étaient plus ensemble, et que les retrouvailles de Nicolas Sarkozy et de sa femme étaient probablement factices. Ils ont donc joué la comédie... Est-ce que la presse a posé la question? Non. On élude en permanence les vraies questions de déontologie et d'éthique. »

«Je ne vois aucun avantage politique à l’exposition de sa romance glamour»

Mark Hunter. « Les tactiques de Nicolas Sarkozy ne sont pas nouvelles. Avant lui, Jack Lang, par exemple, qui s'inspirait d'ailleurs de Ronald Reagan, avait compris qu'en se concentrant sur l'action, on détournait l'attention des résultats. Nicolas Sarkozy a l'avantage de l'action, et il contraint les autres, en particulier les médias, à suivre. La différence tient dans le raffinement, dans l'implication dans le détail manifestée par Sarkozy et dans la réaction permanente. Il est intéressant de constater qu'il réagit aussi aux médias, en portant son attention sur ce qu'ils désignent comme important. En quelque sorte, il prend les médias à leur propre piège. Il lui reste à espérer que des résultats viennent. L'affaire Clearstream lui a permis de se présenter à l'élection présidentielle comme un outsider, voire un opposant, alors même qu'il partageait la responsabilité gouvernementale. Si la situation de l'économie, et tout particulièrement celle des banlieues continuent de se dégrader, on voit mal comment il pourrait échapper à ce bilan là. Alors qu'il annonce que les caisses sont vides, que le temps des largesses gouvernementales n'est plus de saison, on apprend qu'il a augmenté son salaire et le Parlement ne veut pas rendre ses propres privilèges. Je ne vois aucun avantage politique au spectacle de sa romance glamour, trois mois après un divorce caché, qui a suivi la remise en scène de sa vie de famille pour des raisons électorales. Se promener dans l'avion de Vincent Bolloré, dont on connait les intérêts dans les médias, n'est pas plus avisé. Sarkozy dit: je ne cache rien. C'est vrai, sauf le pourquoi de ses relations! On peut donc se demander quel est le sens et l'utilité de cette exposition médiatique. Nicolas Sarkozy risque fort de donner l'impression de s'occuper de son propre bonheur avant celui des gens de ce pays. A tort ou à raison, c'est d'ailleurs la conclusion que pas mal de gens semblent avoir déjà tiré.»

Mark Hunter est l’auteur de nombreux ouvrages d’enquête et d’un Que sais-je sur le journalisme d’investigation (PUF, 1997).


«Les questions gênantes n’ont pas été posées»

Katrin Bennold (International Herald Tribune). «Nicolas Sarkozy avait annoncé une rupture dans le style de l’exercice présidentiel. Et cette conférence de presse rompt avec le style de la monarchie présidentielle précédente, malgré le contexte d’hyper-présidence. Les journalistes n’auraient certainement pas posé les questions aussi personnelles à ses prédécesseurs… Dans le même temps, les questions n’ont pas été très difficiles sur l’agenda des réformes, qui est au cœur des interrogations. En France, il est rare que les questions gênantes soient librement posées à des conférences de presse. En Angleterre, la tradition inverse existe: celle de poser des questions difficiles tout le temps. C’est une dynamique très saine. Et les hommes politiques sont obligés de s’y soumettre.»

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/...

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14.01.2008

Pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle

Les médias audiovisuels ont pris une place décisive dans l’équilibre de notre démocratie.

Actuellement, cet équilibre est bafoué puisque le temps de parole considérable du Président de la République et de ses conseillers dans les médias n’est pas comptabilisé. Il n’est légalement pas prévu pour les forces démocratiques de lui répondre d’une façon égale. C’est d’autant plus inquiétant qu’une partie des médias audiovisuels et de presse écrite est la propriété de groupes industriels et financiers proches du pouvoir.

C’est pourquoi nous exigeons qu’une disposition constitutionnelle soit adoptée, qui impose désormais le respect d’une vraie règle des trois tiers pour les temps de parole audiovisuel : un tiers pour le Président de la République, ses collaborateurs et le gouvernement, un tiers pour la majorité, un tiers pour les forces d’opposition.

Seule cette règle sera de nature à freiner la saturation et la propagande actuelles, et à amener un meilleur équilibre indispensable à notre démocratie.

Tel est le but de cette pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle, dont nous sommes signataires.


SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION SUR WWW.EGALITE-AUDIOVISUELLE.FR

Tribune de Laurent Fabius :

« Je veux une République irréprochable ». Sur tous les tons, la main sur le cœur, le Président de la République a martelé et martèle ce credo, pendant la campagne électorale et depuis.

Il y aurait beaucoup à faire pour tenir cet engagement tonitruant ! En tous cas, il existe un moyen radical pour le discréditer définitivement : laisser le Président saturer comme il le fait les ondes, à toute heure, en tout lieu, sur tous les sujets de son choix, sans qu’il soit tenu le moindre compte de ses interventions massives pour le respect du pluralisme démocratique.

La réalité en effet est accablante, et beaucoup s’en émeuvent, bien au-delà des rangs de la gauche. M. Sarkozy est omniprésent notamment dans les journaux télévisés. Il occupe télévisions et radios quotidiennement et y envoie ses collaborateurs le reste du temps. Même le prudent comité Balladur s’en est inquiété, recommandant que « dans la répartition des temps de parole dans les médias audiovisuels, à laquelle le CSA est chargé de veiller, les interventions du Président de la République soient comptabilisées avec celles du gouvernement » (proposition n° 13).

Devant une telle situation, le CSA, tenu par la loi d’assurer « le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion »... et dont tous les membres ont été choisis par l’actuelle majorité, s’en tient à une version tronquée de la règle dite des « trois tiers » qui accorde, à la radio et à la télévision, des temps de parole équivalents au gouvernement, à la majorité et à l’opposition parlementaires mais sans tenir compte des interventions du Président. Saisi par le PS, le CSA, s’appuyant sur la tradition d’un président supposé en dehors et au-dessus des contingences de l’action politique, affirme ne pas pouvoir agir autrement tant qu’une réforme constitutionnelle n’aura pas prévu un texte spécifique.

Et bien, puisqu’il est question de réviser la Constitution pour améliorer notre démocratie, saisissons cette occasion ! Les médias, en particulier audiovisuels, occupent désormais une place centrale dans le fonctionnement de la démocratie : il ne peut être question de voter demain une réforme constitutionnelle si elle ne contient pas une nouvelle règle posant les principes d’une vraie égalité audiovisuelle. En clair, je propose que l’on inscrive dans la réforme constitutionnelle à venir cette règle simple : le temps de parole audiovisuel du président de la République sera désormais comptabilisé avec celui du gouvernement, le total de l’« Exécutif » étant équilibré par les temps de la majorité et ceux de l’opposition.

Je suggère même une rédaction pour cette règle. « Afin d’assurer l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, les radios et les télévisions doivent respecter, dans leur programme, un équilibre entre trois temps d’intervention : celui du Président de la République et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition parlementaire, et leur assurer des conditions de programmation comparables. Elles doivent également assurer un temps d’intervention équitable aux personnalités appartenant à des formations politiques non représentées au Parlement. »

Sans doute cette proposition concrète ne règlera-t-elle pas tous les problèmes audiovisuels et de la presse en ces temps de « berluskozysme » galopant. D’autres mesures fortes devront être prises. Au moins aura-t-elle le mérite de corriger une inégalité flagrante.

En bref, la prochaine révision constitutionnelle devra garantir expressément l’égalité audiovisuelle. D’où cette « pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle » que j’invite chaque citoyen à signer sur le site www.egalite-audiovisuelle.fr créé à cet effet.

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19:56 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13.01.2008

Commerce extérieur : un chiffre noir, symbole d’une compétitivité défaillante

Le solde du commerce extérieur français ne cesse de se dégrader : son déficit a atteint 4,8 milliards d’euros en novembre, 35 milliards depuis janvier et plus de 38 milliards au cours des 12 derniers mois.

L’année 2007 est conteste « l’annus horribilis » du commerce extérieur Français. Cet échec ne peut être imputé en aucun cas :
• aux cours du pétrole : la hausse enregistrée entre les mois d’octobre et novembre est à l’origine d’à peine plus de 15% de la dégradation du déficit commercial, ce qui est logique puisque la production d’énergie nucléaire expose moins la France aux variations des cours du pétrole. De plus, le niveau élevé de l’euro aura permis d’en amoindrir l’impact;
• au cours de l’euro : le déficit de la balance commerciale des onze derniers mois est majoritairement réalisé au sein de la zone euro : -16,4 Mds € avec l’Allemagne, -6,7 Mds € avec la Belgique, -3,6 Mds € avec l’Irlande, -1,9 Mds € pour l’Italie.

La dégradation spectaculaire de notre déficit commercial (+ 10 milliards en un an) est le signe incontestable de l’échec de la politique gouvernementale. Plus que la faiblesse de la croissance ou la vigueur de l’inflation, elle atteste de la gravité de la situation économique et signe l’échec d’une politique. En effet, la balance commerciale représente le baromètre d’une économie : si la France n’était pas aujourd’hui protégée par la monnaie unique, un tel déficit l’exposerait à des très graves conséquences de change face aux excédents allemands (200 milliards d’euros en 2007).

La France paie l’inefficacité des politiques mises en place depuis huit mois, incapables de restaurer notre compétitivité en profondeur. Faute d’aide à l’innovation, à l’investissement en faveur des PME/PMI exportatrices, la France n’a pas su tirer parti du dynamisme du commerce mondial.

Pour le Parti socialiste, la restauration de notre balance commerciale passe par la mise en œuvre de mesures permettant de restaurer la compétitivité profonde de nos entreprises, d’inverser le décrochage de l’investissement, de développer l’innovation et la recherche pour modifier notre sectorisation industrielle et géographique.

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité


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La droite aime les socialistes...morts ou étrangers

Par Paul QUILES http://www.paulquiles.com

Je viens de voir à la télévision Tony Blair ovationné par les cadres de l'UMP et encensé par N.Sarkozy.

J'imagine la réaction indignée de ces millions d'hommes et de femmes de gauche qui ne peuvent croire un seul instant que le leader de la droite, adepte d'une ligne dure, se soit converti aux idées de la gauche!

Il ne s'agit là naturellement que de la continuation du brouillage idéologique entrepris (avec succès) par N.Sarkozy, citant un jour Jaurès et Blum, rendant hommage une autre fois à Guy Mocquet, attirant dans ses filets quelques socialistes attirés par les ors du pouvoir....et arrangeant aujourd'hui une complicité avec le socialiste britannique Tony Blair.

Au delà du caractère politico-médiatique évident et agaçant de cette nouvelle opération sarkozienne, je pense qu'elle aura au moins un mérite, celui d'ouvrir enfin les yeux des socialistes qui ont appelé de leurs voeux et théorisé la nécessité d'une "ligne blairiste" en France.

En tout cas, on le savait déjà, mais c'est confirmé: la droite aime les socialistes.....quand ils sont morts ou quand ils sont étrangers.

Paul Quilès

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Kléber MESQUIDA : « Pas de tapis royal pour SARKOZY »

KLéber MESQUIDA
Député de l’Hérault
1er Vice-président du Conseil Général
Maire de Saint-Pons de Thomières

Paris, le 09 janvier 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

CONGRES DE VERSAILLES

« Pas de tapis royal pour SARKOZY »

En 2005, le peuple de France, par référendum, avait rejeté le Traité européen. Le président SARKOZY a décidé d'ignorer l'expression populaire et de faire réviser la Constitution par le Parlement pour permettre la ratification du Traité.

En l'état du rapport des forces politiques du parlement, la majorité des 3/5ème ne lui étant pas acquise, ne pas participer au vote, c'est lui dérouler un tapis rouge en lui offrant plus de 90% des suffrages exprimés; une voie royale qu'il transformera en triomphe alors que sa cote de popularité s'effrite.

Les socialistes avaient soutenu la voie du référendum pendant les campagnes présidentielles et législatives. Ne pas se tenir à ces engagements c'est ajouter du trouble à la crédibilité du PS. Si certains ont des convictions volatiles et changent d'avis comme de tenue de ville, notre électorat nous le rappellera une nouvelle fois.

Pour ma part, je respecterai ces engagements, je me rendrai au Congrès de Versailles du 4 février pour voter NON.

Kléber MESQUIDA

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Fabius :"sortir un carton jaune" à Sarkozy aux municipales

PARIS (AFP) - L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a souhaité vendredi que les municipales soient l'occasion pour les Français de "sortir un carton jaune" à Nicolas Sarkozy

"Il y aura bien évidemment un aspect local mais je souhaite que ce soit l'occasion pour les Français, chacun dans sa ville ou dans son canton, de dire ce qu'ils pensent de la première phase du quinquennat", a déclaré M. Fabius sur RMC/BFM TV.

"A partir du moment où c'est la première élection après la présidentielle et les législatives" et qu'"en plus M. Sarkozy lui-même dit +je veux politiser+ (...) il me paraît tout à fait normal qu'il y ait une double dimension" nationale et locale dans ces élections, a-t-il expliqué.

"Il s'agit aussi de sortir une espèce de carton jaune par rapport à la deuxième phase", a-t-il ajouté car "si M. Sarkozy obtient un très grand succès aux élections municipales" il pourra mener les réformes comme il l'entend. "Il va dire +on m'a soutenu, donc j'y vais et je double la mise+", selon M. Fabius.

"Ces élections municipales doivent être les élections du carton jaune", a-t-il insisté.

Il a également précisé qu’il se rendrait à Versailles pour participer au Congrès qui doit se prononcer sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification du Traité européen. Laurent Fabius votera contre cette révision constitutionnelle, car c’est le seul moyen de contraindre N. Sarkozy à organiser un référendum.


http://www.laurent-fabius.net/article1019.html


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18:37 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.01.2008

CONTRAT DE TRAVAIL : Les négociations s'achèvent sur une note mitigée

PARIS (Reuters) - Les négociations sur le contrat de travail et la sécurisation des parcours professionnels se sont achevées sur une note mitigée, les syndicats confiant à leurs instances le soin de se prononcer sur l'éventuelle signature d'un accord.

Seule la délégation CGT a clairement indiqué qu'elle recommanderait à son conseil confédéral de voter contre les 29 et 30 janvier. Force ouvrière et la CFTC se prononceront lundi, la CFE-CGC mardi et la CFDT jeudi.

Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé qu'un texte de loi reprenant tout ou partie du document finalisé vendredi serait présenté à la fin du premier semestre.

Malgré des avancées des organisations patronales dans la dernière ligne droite, sur la période d'essai ou le nouveau contrat "de projet", tous les syndicats ont fait part de leur déception.

Le Medef s'est en revanche félicité d'un projet d'accord qui permettra selon lui de dynamiser le marché de l'emploi.

Le texte propose notamment un nouveau mode de séparation négociée entre l'employeur et le salarié ouvrant droit à l'assurance chômage, un nouveau contrat "de projet" pour les ingénieurs et les cadres et des périodes d'essai fixées au niveau interprofessionnel.

"VRAIES SATISFACTIONS ET PROFONDS REGRETS"

"La CFDT a des vraies satisfactions et de profonds regrets", a dit Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT.

Il a notamment cité le doublement de l'indemnité légale de licenciement, le transfert de certains droits des salariés entre deux emplois ou la création d'une prime pour les jeunes demandeurs d'emploi.

"En dépit des bonnes volontés, de la bonne qualité de nos travaux, les frilosités patronales ne nous ont pas permis d'aller plus loin", a-t-il regretté.

Force ouvrière a tenu un discours assez semblable, Stéphane Lardy notant "des avancées" et confiant "pas mal de regrets".

"C'est assez mitigé", a dit Gabrielle Simon, de la CFTC, qui a précisé qu'elle ne serait "pas dithyrambique" devant ses instances.

"C'est vraiment très juste et je ne sais si ce sera suffisant", a-t-elle ajouté.

Alain Lecanu s'est dit incapable de "dire quelle sera la position de la CFE-CGC" une fois qu'elle aura "pesé exactement ce que représente cet accord".

Maryse Dumas, secrétaire confédéral de la CGT a estimé de son côté qu'"il y a dans cet accord plus de dangers que de points positifs". "Je crois pouvoir dire que la délégation CGT proposera aux organisations CGT de ne pas signer cet accord", a-t-elle ajouté.

Jean-Baptiste Vey

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OGM : La France engage la clause de sauvegarde sur le Mon810



PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, ce qui permettra d'interdire provisoirement en France la culture de cet OGM autorisé par Bruxelles, en attendant une réévaluation de ses effets par l'Union européenne.


José Bové, qui observait une grève de la faim depuis le 3 janvier avec quinze autres militants anti-OGM pour obtenir cette décision, a aussitôt annoncé qu'il mettait fin à son action.

"Le gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON 810 jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", a déclaré Matignon dans un communiqué.

Les services du Premier ministre précisent que cette décision s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, rendues mercredi.

Celui-ci a "fait état d'éléments scientifiques nouveaux" et la "nécessité d'expertises complémentaires sur les effets sanitaires et environnementaux" à long terme de ce maïs génétiquement modifié, souligne Matignon.

Lors du Grenelle de l'environnement en octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé le gel de ce maïs transgénique, le seul autorisé à la culture commerciale au niveau européen, en attendant l'avis de la Haute autorité sur les OGM. Mais Bové et les écologistes réclamaient un "vrai moratoire".

PLAN SUR LES BIOTECHNOLOGIES VEGETALES

Mardi, le chef de l'Etat s'est déclaré prêt à faire jouer cette clause de sauvegarde en cas de "doutes sérieux" sur ces cultures "jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème", ce qui est attendu dans l'année.

Le lendemain, Jean-François Legrand, président du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a évoqué des "doutes sérieux", une expression néanmoins contestée par d'autres membres du panel.

Legrand a cité une dissémination beaucoup plus étendue que celle évaluée en 1998 lorsque Bruxelles a autorisé le Mon810, il a ajouté que des scientifiques avaient constaté des "résistances chez des ravageurs secondaires", ce qui limiterait l'intérêt de cette variété de maïs OGM. Il a enfin cité des effets sur la faune et la flore, en soulignant que de nombreux aspects devaient encore être approfondis.

Dans son communiqué, le gouvernement a estimé pour sa part que "les doutes sur cet OGM actuellement cultivé en France ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".

Il a annoncé parallèlement un plan "sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros", soit, selon Matignon, "une multiplication par huit des budgets actuels".

José Bové s'est déclaré "très satisfait" de l'activation de la clause de sauvegarde.

"Nous avons décidé de cesser la grève de la faim et de commencer à nous réalimenter demain midi rue de la Banque (à Paris, NDLR) et nous allons partager un premier bouillon de légumes tous ensemble", a-t-il dit sur France Info.

Jean-Stéphane Brosse

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09:08 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

TRAITE UE : Hollande laisse la "liberté de conscience" aux socialistes



PARIS - La "liberté de conscience" sera la règle au PS lors du congrès sur la révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne, a fait savoir jeudi François Hollande alors que la question européenne n'en finit pas de diviser les socialistes.

"Sur cette question-là, il y aussi des règles de liberté de conscience", a déclaré le Premier secrétaire du PS lors de ses voeux à la presse. Il a cité en exemple la révision constitutionnelle avant le référendum sur la Constitution européenne en 2005.

Depuis mardi, c'est la cacophonie au PS sur la position à prendre pour le congrès du 4 février, où députés et sénateurs sont invités à entériner la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a annoncé le boycott par les députés PS de la réunion de Versailles. Mais des tenants du "oui" et du "non" ont aussitôt fait savoir qu'ils iraient au congrès pour faire valoir leur position sur le traité.

François Hollande a défendu jeudi le boycott. "Le PS dans sa majorité veut ratifier ce traité", a-t-il affirmé, faisant référence au vote du bureau national du 6 novembre dernier (36 voix contre 20 en faveur de la ratification). "Je suis donc surpris que ceux qui nous demandent le vote après puissent s'en affranchir."

Par ailleurs, "si nous avions été en responsabilité, nous, nous aurions fait un référendum", a rappelé le Premier secrétaire. Ségolène Royal s'était prononcée pendant la campagne présidentielle en faveur d'un référendum sur tout nouveau traité européen.

Pour autant, M. Hollande ne fait pas du boycott du congrès de Versailles une question de principe. "Les Français ne nous attendent pas sur ces questions de procédure, ils nous attendent sur les réponses que nous avons à fournir, les espérances que nous pouvons lever. On a un devoir d'être utile", a-t-il expliqué. "Je veux que nous puissions être clairs et en même temps qu'on puisse tourner la page."

Le député socialiste de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a annoncé pour sa part sur France-24 qu'il "(s)e rendrait certainement à Versailles". "Et je voterai contre la ratification par la voie parlementaire. Je pense que cette question relève de la conscience personnelle", a-t-il dit.

La secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet a appelé de son côté les parlementaires socialistes à se rendre au Congrès de Versailles, "individuellement, quelle que soit leur position sur le traité d'ailleurs." "Je leur dis: 'libérez-vous'. (...) Si vous votez en nombre contre la réforme institutionnelle, le président de la République sera obligé de venir à un référendum", a-t-elle plaidé sur France-Info. AP

egp/sb

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09:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11.01.2008

Martine AUBRY : "il pleut, c'est la faute des 35 h...la plaisanterie a assez duré..."

Il pleut sur le Sarkoland, c'est la faute aux 35 h, aux chômeurs, aux immigrés...

Ecoutez l'interwiev de Martine Aubry (RTL)



(photo DR)Martine Aubry : "Les 35 heures ont bon dos !" " Arrêtons de considérer que quand il pleut, c'est la faute des 35 heures", a ironisé jeudi la maire socialiste de Lille, dont elle est à l'origine et dont Nicolas Sarkozy avait déclaré envisager la fin en 2008.


La maire PS de Lille : "Les 35 heures sont un bouc émissaire"

"Il faudra un jour que les hommes politiques de droite acceptent de voir en face leurs propres échecs", a déclaré jeudi l'ancienne ministre des Affaires sociales, qui participait à une conférence de presse à Lille avec plusieurs élus PS du Nord-Pas-de-Calais, à la veille d'une visite de Nicolas Sarkozy pour la cérémonie des voeux aux corps constitués et fonctionnaires.

"Nicolas Sarkozy fait semblant de croire qu'on ne peut pas faire d'heures supplémentaires, je rappelle qu'on a toujours pu faire des heures supplémentaires avec les 35 heures, et que l'année en France où on a fait le plus d'heures travaillées, c'est l'année 2000, l'année où le maximum de personnes sont passées aux 35 heures", a-t-elle ajouté.

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Le référendum interdit ? Socialistes réveillez-vous !

Le référendum interdit ? par Paul Quilès






Je suis atterré par l’annonce que les parlementaires socialistes boycotteront la réunion du Congrès de Versailles, qui, le 4 février, doit voter la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne.

Cette décision (si c’en est une!) relève de l’hypocrisie la plus totale.

Que l’on soit favorable ou non à ce traité –copie conforme du projet de Constitution européenne, refusé par le peuple français en 2005- c’est à lui et à lui seul de s’exprimer à nouveau par référendum. C’est une question de cohérence et de démocratie.

Les socialistes ne peuvent accepter l’argument de Nicolas Sarkozy, qui prétend, contre toute réalité, qu’il s’agirait d’un "traité simplifié", d’un "mini traité", qui n’a pas à être soumis aux Français.

Ils ne peuvent non plus baisser les bras, en considérant que Nicolas Sarkozy, parce qu’il a été élu, peut imposer sa volonté. Il se trouve que le référendum peut être obtenu. Il suffit pour cela que la révision constitutionnelle soit rejetée au Congrès de Versailles par 2/5 des parlementaires, ce qui est faisable. Boycotter ce congrès, c’est donc accepter que le référendum n’ait pas lieu.

Pourtant, d’après un sondage (peu popularisé en France), plus de 70% de nos concitoyens sont favorables à ce référendum! Il serait d’ailleurs souhaitable que de nouveaux sondages ou enquêtes soient organisés par les médias et les sites Internet, habituellement très friands de cette méthode de "mesure de l’opinion". On verra bien alors ce que pensent les Français.

J’ose espérer que les socialistes, la gauche, mais aussi ceux, au centre et à droite qui considèrent que la démocratie n’est pas négociable, ne laisseront pas s’accomplir ce véritable déni de démocratie, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Ce n’est pas non plus en privant les peuples de débat et d’expression qu’on permettra l’appropriation de la construction européenne par les Européens.

Sous des apparences techniques, ce dossier est finalement emblématique d’une vision de la politique, de la démocratie et même de la morale.

Note précédente sur le même sujet : Kléber MESQUIDA : « Pas de tapis royal pour SARKOZY »

Le blog de Paul QUILES : http://www.pquiles.com/

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23:19 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt salue la libération des otages des FARC et parle d'"opportunité historique"




PARIS-Le comité de soutien à Ingrid Betancourt a salué vendredi la libération des deux otages des FARC Clara Rojas et Consuelo Gonzalez en présentant ce geste des rebelles comme une "opportunité historique" à saisir.


Dans un communiqué publié sur le site http://www.agirpouringrid.com, le porte-parole du comité Hervé Marro indique ne pas avoir "de mots assez forts pour reproduire son éclat de joie et de bonheur" suite à la libération des deux femmes politiques colombiennes.

"Nous tenons à remercier du fond du coeur Hugo Chavez pour ses efforts et espérons qu'il saura mettre le même dynamisme, le même activisme au service de la libération des autres otages qui attendent derrière ce rideau de vert qu'est la jungle colombienne", précise-t-il.

"Plus personne ne peut nier que la libération des otages peut intervenir rapidement. Nous appelons donc les parties à saisir cette opportunité historique, accompagnées par Hugo Chavez, Nicolas Sarkozy et les gouvernements mobilisés, véritables gages de la sérénité du dialogue éventuel."

Le virage observé par les FARC a suscité jeudi émotion et espoir chez les proches de l'otage franco-colombienne. "C'est une partie d'Ingrid qui se libère aujourd'hui", a notamment commenté l'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye.

"Très très émue", leur fille, Mélanie, a jugé qu'"après tant d'années d'immobilité", les guérilleros montrent "qu'ils sont prêts à faire des pas en avant".

La jeune femme a dit aussi espéré que le gouvernement colombien fasse tout pour que "les choses aillent de l'avant vers un accord humanitaire".

L'autre fils d'Ingrid Betancourt, Lorenzo, tiendra vendredi en fin de matinée une conférence de presse à Paris, en compagnie de son père, Fabrice. AP

og/com




http://www.agirpouringrid.com

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François HOLLANDE : "Faire du PS en 2008 une force d'opposition, de proposition, d'action et enfin une force de rénovation"



François Hollande a présenté, le 10 janvier, ses voeux à la presse. Le Premier secrétaire est revenu sur les huit premiers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy : "nous sommes devant un pouvoir personnel, et paradoxalement, celui qui veut tout le pouvoir, exerce tout le pouvoir, fait aveu d'impuissance". A 59 jours des élections municpales, il a souhaité que le Parti socialiste devienne le "premier parti de France", et qu'en 2008 celui-ci devienne "une force d'opposition, de proposition, d'action et de rénovation".

Lire les voeux de François Hollande

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11:48 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, PS

Enfin LIBRES !

photo Reuters Clara Rojas (à droite) Avec la libération d'otages des Farc, Chavez savoure son succès

Par Frank Jack Daniel Reuters -CARACAS (Reuters) - La libération des ex-otages colombiennes Clara Rojas et Consuelo Gonzalez représente une victoire politique pour le président vénézuélien Hugo Chavez, après des revers à la fois domestiques et internationaux.

L'interruption de sa mission de médiation avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, fin novembre, par le président colombien Alvaro Uribe, n'a pas empêché Chavez d'obtenir finalement des guérilleros marxistes la libération de deux de leurs otages emblématiques.

Cet accord entre les Farc et la présidence vénézuélienne ravive l'espoir pour de nombreux autres otages détenus dans la jungle colombienne et récompense les efforts de Chavez, vivement critiqué après l'échec d'une première tentative de libération de Rojas et Gonzalez, le jour de l'an.

Cette opération a également apporté à Chavez un concert de félicitations internationales. Détracteur farouche de la politique de Washington, l'ancien parachutiste et initiateur de la "révolution socialiste" au Venezuela a même vu son action reconnue à demi-mot par Washington.

Pour les analystes, l'accord de libération des otages vient relancer la popularité internationale de Chavez, un mois après le rejet du référendum sur l'extension de ses pouvoirs par une courte majorité de Vénézuéliens.

"Fort de ce résultat concret et bienvenu, Chavez peut désormais mettre en avant son influence dans la région et se présenter en homme de paix", a estimé Michael Shifter, spécialiste de l'Amérique latine auprès du cabinet de réflexion "Dialogue inter-américain".

A leur arrivée à Caracas, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont été accueillies par Chavez qui, sous l'objectif des photographes, les a embrassées et a porté la petite-fille de Gonzalez devant les marches du palais présidentiel.

ACCORD DE PAIX

Régulièrement opposé à l'administration Bush, Chavez s'est aussi heurté à d'autres gouvernements sud-américains ainsi qu'à l'Espagne.

Pour l'opposition, son style rugueux et populiste nuit à l'image internationale du Venezuela. Lui-même met en avant sa stature d'homme d'Etat influent et les liens diplomatiques noués avec la Russie et l'Iran, autres opposants aux Etats-Unis.

Jeudi, Chavez a promis de poursuivre les efforts pour la libération de nouveaux otages et la conclusion d'un accord de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc, invitant les deux parties à tenir des pourparlers en territoire vénézuélien.

"Je suis prêt à installer un camp humanitaire pour la paix au Venezuela", a-t-il assuré. "Entamons un dialogue de paix, et pas seulement pour les libérer. Leur libération n'est que la première étape, le seconde est la paix."

C'est la première fois en plus de six ans que les Farc procèdent à la libération d'otages de premier plan. Les dirigeants de la guérilla avaient clairement fait savoir qu'ils n'accepteraient de remettre leurs prisonniers qu'à Chavez ou à ses représentants.

Dans la clairière où avait eu lieu leur libération, les deux femmes ont pu contacter Hugo Chavez au moyen d'un téléphone satellitaire.

"Je ne sais pas comment (...) vous exprimer mes remerciements pour vos efforts humanitaires", lui a dit Gonzalez, dans un extrait vidéo diffusé en boucle sur les chaînes de télévision du Venezuela, avant de l'appeler à poursuivre ses efforts pour les autres otages.

Le succès de Chavez, en plus de le réhabiliter en partie sur la scène internationale, pourrait désormais accentuer la pression sur son homologue colombien Alvaro Uribe et contraindre ce dernier à accepter d'échanger des combattants des Farc emprisonnés contre des otages de la guérilla.

La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains font partie de la quarantaine d'otages politiques - sur un total d'environ 3.000 - qui pourraient théoriquement être inclus dans un nouvel accord de libération.

Version française Gregory Schwartz

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08:22 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FARC, OTAGES

10.01.2008

DROIT DU TRAVAIL : l'allongement de la durée de la période d'essai = 1 CDD déguisé sans indemnités en cas de rupture !

Modernisation du marché du travail : timides avancées avant le dernier round
Par Isabelle CORTES et Dominique VERNIER


PARIS (AFP) - Les syndicats sont plutôt restés sur leur faim mercredi soir face aux contre-propositions patronales sur l'allongement de la période d'essai mais espèrent de nouvelles avancées jeudi, dernier jour prévu des négociations sur la modernisation du marché du travail.

La CFDT et la CFE-CGC ont certes mis en exergue des points positifs, tout en soulignant qu'il restait "beaucoup de travail à faire". La CFTC, FO et la CGT ont davantage souligné l'insuffisance des "avancées".

Après une longue suspension de séance, le patronat a proposé de maintenir l'extension de la période d'essai du CDI à 3 mois pour les non cadres et à 6 mois pour les cadres mais a accepté que le renouvellement soit soumis à un accord de branche ou d'entreprise.
Il a également supprimé le "préavis réciproque" et l'indemnité de rupture" si l'employeur se sépare du salarié pendant le renouvellement. Deux dispositions qui faisaient craindre aux syndicats la réapparition d'un contrat type CNE (contrat nouvelles embauches).

Tous les syndicats ont critiqué la longueur de la période d'essai. Ils redoutent que des accords d'entreprise permettent de l'allonger encore plus, alors que c'est "au moment de l'embauche que le salarié est le plus fragile", a souligné Maryse Dumas (CGT).

Marcel Grignard (CFDT) a estimé que "sur le point dur de la période d'essai, ça a bougé dans le bon sens, sur la durée de cette période, on espère que ça bougera" jeudi, où "il restera quatre à cinq points durs à régler".

La majorité des syndicats réclament ainsi une homologation de la rupture négociée du contrat de travail auprès du bureau de conciliation prud'hommale et considère que le CDI de mission ne convient pas en l'état.

Mercredi soir, Alain Lecanu (CFE-CGC), a salué "des réponses favorables à des propositions syndicales, mais noté encore "deux difficultés" sur la période d'essai, sa longueur et la possibilité de son renouvellement par des accords d'entreprise." Mais il reste "optimiste", pensant que le patronat s'est "gardé sous le coude des possibilités d'évolution".

La CGT reste "insatisfaite" car "les périodes d'essai peuvent toujours être à rallonge" et, pour FO, "la copie est à revoir" car la période d'essai fixée au niveau de l'entreprise pourrait augmenter les inégalités entre salariés d'un même secteur. Stéphane Lardy (FO) s'est aussi dit "un peu inquiet" que le "patronat joue la montre", faisant allusion "aux trois heures" passées sur "un seul point dur".

Gabrielle Simon (CFTC), "un peu déçue" du résultat de la journée, a noté "des éléments intéressants mais pas essentiels". Elle craint que des accords d'entreprise rendent possible un voire deux renouvellements de la période d'essai: on se rapproche beaucoup du CNE qui fait fantasmer" le patronat.

Face aux demandes du Medef, de la CGPME et de l'UPA, les syndicats jugent globalement trop faibles les contreparties en matière de "sécurisation des parcours professionnels".

Pour qu'un accord soit valide, il doit être signé par au moins trois des cinq confédérations de salariés. Marcel Grignard (CFDT) a jugé que "cinq (syndicats signataires) c'est mieux; quatre, pas mal; moins que quatre, c'est moins bien; tout seul, on serait très mal et ce n'est pas envisageable."

Même en cas d'accord, "ne rêvons pas, nous n'allons pas révolutionner en quatre mois le marché du travail", a estimé Stéphane Lardy (FO).

En cas d'échec des négociations, le gouvernement, qui a prévu une réunion avec les partenaires sociaux "autour du 15 janvier", a prévenu qu'il reprendrait l'initiative avec une loi qui pourrait être présentée début février.

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Etat d'urgence au SARKOLAND : Le président BlingBling décrète la fin des 35 heures et rien pour le POUVOIR D'ACHAT !




Sarkozy : "il ya urgence sur tout". Il n'y a surtout toujours rien de bénéfiquement concret pour nous. Bien au contraire !

Roger Antech, directeur de la rédaction du Midi Libre, dans un court éditorial relégué au fin fond des pages de son journal regrettait récemment la Présidence kéké de Sarkozy.

Non content d'être un kéké estampillé pichou de chez piche, Sarkozy nous a ce matin définitivement pris pour des kékés et pire pour des piches... Bref, il nous prend vraiment pour des mickeys !

BlingBling ne peut rien faire pour notre pouvoir d'achat, mais pour le grand patronnat, il est et restera toujours aux petits soins pour lui !

Combien de temps encore, devrons nous subir sans broncher, toute cette vulgarité, pourtant portée en mai dernier, par une majorité de français à la tête de notre pays ?

Au moins le ton de Jean-Luc Mélenchon interwievé sur Europe 1 pour exprimer ses réactions sur la conférence de presse de ce matin du proconsul était bien plus mesuré. Et c'est heureux, tant il est vrai que la colère est trop souvent mauvaise conseillère...


Ecoutez réécoutez Jean-Luc Mélenchon Europe1 (8 janvier 12h50)




Sur le même sujet :

Blingbling à Louksor : "Cela tourne vite au vulgaire"

Prédidence "Kéké" par Roger ANTECH Midi Libre






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09.01.2008

MEDEF = SARKOZY : Mme Parisot exige encore de baisser les salaires en supprimant les 35 h, Sarkozy s'exécute !

Mme Parisot exige encore de baisser les salaires en supprimant les 35 h


Par Gérard Filoche,


"C’est vrai qu’il y a un problème de pouvoir d’achat (...), c’est un ressenti totalement objectif".(sic)

On en est à des centaines de grèves sur les salaires dans le dernier mois. Pour le Medef-UIMM qui observe, cela menace. Le gouvernement aux ordres réagit et s’affole de jour en jour, compliquant de plus en plus la perception du public sur les 35 h. “ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront, et gare à la revanche, quand tous les pauvres s’y mettront”. Patron et gouvernement s’inquiètent : mais dans quel sens ? Les déclarations de M. Fillon, de M. Wauquiez, embrouillent tout.

Quid des 35 H ?

"Pour moi, il y a deux axes principaux à travailler : comment on fait pour baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises, c’est prioritaire, et deuxième chose, n’est-il pas temps d’aller plus loin sur la question de la durée du travail".

Là, Mme Parisot demande moins d’impôt et moins de cotisations sociales (= moins de salaire brut) pour les entreprises et elle demande encore de travailler plus : le « ressenti totalement objectif » va s’aggraver !

"Je me demande s’il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail." - "Tout le monde voyait bien que le mécanisme des heures supplémentaires n’est pas suffisant".

Les dispositifs permettant déjà aux entreprises de travailler au-delà de 35 heures par semaine sont "rébarbatifs" et l’utilisation du contingent d’heures supplémentaires autorisé (220 heures/an) est "très lourd, car il supposait des négociations de branche".

"Ma préconisation, c’est de rendre les choses beaucoup plus simples en balayant tous ces mécanismes très complexes, et en revenant à la détermination du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, branche par branche, ou entreprise par entreprise".

Pardi, il s’agit de balayer 130 ans d’histoire, les 40 h, les 39 h, les 35 h, la journée de 10 h, la semaine de 48 h… et surtout de ne plus payer les majorations des heures supplémentaires déclenchées à partir de la 35 ° heure ! Elle ose, oui, elle ose proposer de baisser les salaires !

"Supprimer la durée du travail, ce n’est certainement pas tomber dans je ne sais quelle forme d’esclavagisme".

Il faut bien qu’elle précise cela, de peur que ce soit du « ressenti totalement objectif ». Au cas ou l’on interprèterait mal ses exigences, non, non ce ne serait pas de l’esclavage ! Rien que 130 ans de recul, retour au 19e siècle, pas tout à fait à Cromagnon !

"Dans certains domaines, il suffirait parfois de peu de choses, simplement de passer de 35 heures à 36 heures". "Quand je dis qu’il faut supprimer la durée légale, c’est une nuance importante par rapport à une autre solution : revenir aux 39 heures, je ne dis pas ça".

On ne comprend plus rien ou on a peur de trop bien comprendre : 36 ou 39, quel est le problème, c’est possible aujourd’hui, partout. A condition de payer une (petite majoration) de 25 % à partir de la 36e heure, c’est bien cela qu’elle veut diminuer, diminuer le salaire ? !

"La durée optimale chez Ifop, France 2, Renault ou Bouygues, n’est peut-être pas la même, et il y a des périodes de l’année (...), des conjonctures où il faut donner le coup de collier, et après on va retrouver des gains de productivité et revenir à 36 ou 35 heures. C’est cette souplesse là qui nous manque".

Mais il s’agit de l’humain et du salaire, biologiquement pour l’humain pour sa santé, sa famille, son repos, sa vie, c’est pareil partout, quelle soit la période de l’année, et s’il y a des variations (permises, nombreuses, aucune souplesse ne manque dans le code du travail, hélas, etc..) hé bien il faut la compenser avec du salaire…

Il faut “ressentir” le besoin “objectif” des salariés d’être payés plus, pas parler d’autre chose, pas faire l’idiote pour demander le contraire…

Ce qu’ose faire Mme Parisot, qui est la 273e fortune de France ! Cette femme qui « savait tout inconsciemment » sur les 600 millions d’euros de caisse noire, d’argent sale en liquide, de l’UIMM-MEDEF a tous les toupets...


Le site de Démocratie et socialisme

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22:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Face au show Sarkozy, le PS à l'unisson...



Contre Nicolas Sarkozy, le PS s'essaie à la riposte coordonnée

Par Laure Bretton Reuters - Accusés d'être inaudibles depuis la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, les socialistes ont tenté mardi une riposte coordonnée face à la première conférence de presse de Nicolas Sarkozy de l'année.

Tous courants confondus, les élus du Parti socialiste ont diffusé une quinzaine de communiqués, certains avant même que le chef de l'Etat ait fini de parler à l'Elysée, puis sont intervenus à chaud et tout aussi nombreux dans les médias.

De François Hollande à Aurélie Filippetti, nouvellement élue à l'Assemblée nationale, en passant par le député européen Benoît Hamon, tous ont décliné le même message: le président de la République a parlé pour rien.

"Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots", a ainsi estimé le premier secrétaire du PS, François Hollande, pour qui Nicolas Sarkozy a "évité de répondre aux questions essentielles" sur les salaires, l'emploi ou le pouvoir d'achat.

Le député de Corrèze a une nouvelle fois prédit un "plan de rigueur" aux Français, que la majorité garderait caché jusqu'aux municipales de mars.

"C'est du show", a lancé l'ex-Premier ministre Laurent Fabius sur France 2.

"Qu'on assouplisse les 35 heures, très bien, mais en finir avec les 35 heures, cela veut dire qu'il n'y aura plus de durée légale du travail, donc plus d'heures supplémentaires, donc que les gens vont gagner moins", a-t-il dit.

"Alors, il invente ce thème qu'il sert à toutes les sauces, la politique de civilisation", a-t-il ajouté.

Pour Julien Dray, porte-parole du PS, le chef de l'Etat s'est livré à "un constat d'impuissance" - un "long discours creux" selon les mots de Razzy Hammadi, récemment promu "secrétaire national chargé de la riposte" et auteur de trois communiqués en trois heures.

"Un moulin à paroles" sans aucune mesure concrète, a résumé Arnaud Montebourg sur France Info.

Comme elle en a pris l'habitude depuis cet automne, Ségolène Royal a choisi quant à elle de convoquer la presse dans ses bureaux parisiens pour réagir, acceptant pour une fois de répondre aux questions après une brève déclaration.

Raillant un président devenu le "propre commentateur de son inaction", brandissant le programme de son adversaire dûment surligné, l'ancienne candidate présidentielle l'a sommé de "passer du discours aux actes", notamment sur la revalorisation du minimum vieillesse et des petites retraites.

TOUCHE PAS AUX 35 HEURES

Au risque de friser l'overdose médiatique - et à l'exception des proches de Ségolène Royal - cette réponse avait fait l'objet de plusieurs réunions de coordination. La stratégie avait été brièvement et sans succès expérimentée pendant la campagne présidentielle où une équipe de "voltigeurs" était chargée de relayer les propositions de la candidate.

Lundi, quelques dirigeants se sont retrouvés autour du premier secrétaire pour "donner le la" de la riposte, des "messages" sont ensuite partis vers les attachés parlementaires et les entourages des "éléphants".

A l'heure où les velléités se multiplient pour prendre la tête du PS, l'initiative a le mérite de recentrer le débat sur François Hollande, qui quittera son poste lors du prochain congrès.

"L'idée ce n'était pas de contraindre quiconque mais de lancer la machine. Libre à tout le monde ensuite de se raccrocher. Et on voit que ça marche quand il y a la volonté de quelques uns d'accepter d'être un peu derrière", se félicite un secrétaire national.

Une grande partie des attaques socialistes s'est concentrée sur les propos présidentiels contre les 35 heures, mesure emblématique de la "gauche plurielle". Pour le PS, il s'agit d'une "régression sans précédent depuis un siècle".

"Après avoir défendu la valeur travail, Nicolas Sarkozy s'en prend aux travailleurs et à leurs droits", souligne un communiqué commun.

Alors que des négociations sont en cours avec les syndicats, "c'est faire preuve d'un cynisme absolu que d'afficher la volonté de revenir de manière délibérée et unilatérale sur la durée légale du travail", a dénoncé de son côté le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, dans un communiqué.

Pour Ségolène Royal, qui avait pourtant émis des réserves sur les 35 heures pendant la campagne présidentielle, "cela préfigure la fin de la durée légale du travail et met par terre une des principales propositions" de Nicolas Sarkozy, à savoir la défiscalisation des heures supplémentaires.

Si on ne mesure plus le temps de travail, on ne peut plus payer plus les heures sup', "il va falloir qu'il revoit sa copie sur ce sujet-là", a-t-elle déclaré.

Mardi 8 janvier.

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18:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Traité de Lisbonne : Boycott inutile, le PS fait des ronds dans l'eau. Courage, fuyons !

Traité UE: les députés PS boycotteront le Congrès de Versailles


PARIS (AFP) - Les députés socialistes boycotteront la réunion du Parlement en Congrès à Versailles, le 4 février, pour la révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen, a annoncé mardi le patron du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.

"Nous n'irons pas à Versailles. Un référendum a rejeté le traité précédent. Un nouveau texte a été préparé. Il me paraît impossible que nous participions à la révision préalable de la Constitution dès lors que nous défendons la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire", a-t-il dit en présentant ses voeux à la presse.

La ratification du traité de Lisbonne doit se faire en plusieurs étapes: tout d'abord un projet de loi constitutionnelle pour réviser la Constitution examiné dans chaque chambre (le 15 à l'Assemblée, le 29 au Sénat) puis voté aux trois cinquièmes (des parlementaires présents) en Congrès, le 4 février.

L'absence des députés PS à Versailles ne compromettra en rien la révision constitutionnelle, puisque seuls les votes exprimés sont pris en compte.

Viendra ensuite la ratification proprement dite, avec l'examen d'un projet de loi spécifique dans les deux chambres. Bouclage prévu le 7 février.



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08.01.2008

Décès de Alain Marchand, Professeur à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III

Alain MARCHAND Professeur à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III et Directeur du Laboratoire d'analyse et de recherches en politique et en économie sociale.

Nous apprenons ce matin avec tristesse et émotion le brusque décès d'Alain Marchand.
Pour l'avoir beaucoup apprécié au cours de mon cursus tant en sciences économiques qu'en science politique, je m'associe au deuil qui frappe sa famille, ses ami(e)s, ses camarades. Toute notre équipe se joint à vous toutes et tous pour lui rendre hommage.

Lolo34 admin du site RAG 34 et les lolo's 34


Alain Marchand, professeur à l'Université Paul Valéry, est soudainement décédé.
Il était pour cette Université la mémoire de son histoire et de ses luttes, une figure incontournable et reconnue.
Il a assuré jusqu'à ses dernières semaines toutes ses responsabilités comme militant et secrétaire du Snesup.
Déjà militant politique en 1968, Alain est resté fidèle à ses idées.
Il était appréciée pour l'attachement à ses convictions et ses grandes qualités humaines.
La disparition de ce collègue et ami crée un grand vide, pour ses proches, parents et amis, pour les personnels de l'Université, ses étudiants, ses camarades.

Bruno Flacher


Aujourd’hui, la Section du SNESup se sent orpheline: avec la disparition d’Alain Marchand, c’est toute une part de l’Université qui s’en va, de ses luttes, de sa mémoire. Alain était assurément un professeur, un maître qui a exercé une influence considérable sur ses étudiants; c’était aussi l’un de ceux qui ont façonné la personnalité dePaul-Valéry, par l’orientation qu’il a su donner à la section d'AES, entre autres choses; mais plus que tout, c’était un syndicaliste et nous sommes fiers de l’avoir eu pendant tant d’années comme secrétaire de notre syndicat.
Il a su faire à ce poste, auquel il a consacré tant d’heures d’un travail pas toujours gratifiant, la preuve de ses qualités: ce n’est pas facile d’être un homme de compromis sans tomber dans la compromission, d’être un
homme de principes tout en sachant être un homme de dialogue. Il avait aussi la capacité de ne jamais perdre de vue les perspectives nationales tout en gérant dans le détail les affaires locales. Il connaissait l’art
difficile de faire vivre dans la même organisation des personnes aux idées et aux tempéraments très divers: il y faut beaucoup d’intelligence et de finesse, et il n’en manquait certes pas.
Sans doute ces qualités étaient-elles favorisées par d’autres, qu’il mettait moins en avant: il aimait les gens et, malgré toutes ses occupations, trouvait toujours le temps de parler un moment à tous ceux qui l’abordaient: son ironie - parfois terrible avec ses adversaires -, son humour, avaient du mal à dissimuler son humanité et sa compassion.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes et de nouveaux venus à l’université se sentent un peu perdus par la disparition d’une grande figure, beaucoup d’autres souffrent de celle d’un ami ou tout simplement de quelqu’un qui avait su avoir un sourire ou le mot qu’il fallait au bon moment. Nous ne verrons plus dans l’université Paul-Valéry la haute silhouette juchée sur le scooter, et elle nous manque déjà. La seule façon de lui rendre hommage, dans un monde qui semble se déliter, est de poursuivre la lutte et de refuser les renoncements.

Merci, camarade; merci, Alain.

Bureau de la Section du SNESup

Non au sarkoland !

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René REVOL : Voeux 2008 : Et si on était un peu sincère !

PRS 34
Pour la République Sociale Hérault
10 Rue Frédéric Mistral
34 Sète




« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil » René CHAR




VOEUX : Et si on était un peu sincère !



Le début d'année est l'occasion de ce vaste ballet hypocrite des voeux (spécificité très française) où on voit les pires ennemis politiques se congratuler tout en pensant le contraire de ce qu'ils disent. Aussi je voudrais ici honorer la confiance que m'accordent celles et ceux qui me lisent en leur disant ce que je pense.

2007 a été une catastrophe : l'arrivée au pouvoir de Sarkozy consacre d'une part l'impuissance de la gauche en général (de toute la gauche !) et du Parti Socialiste en particulier à incarner l'émancipation et d'autre part le début d'une offensive contre les fondamentaux de l'État providence comme de la République. Quelle que soit notre capacité de réaction, des hommes et des femmes vont payer chèrement cette situation.

Si nous voulons être utile dans l'année qui vient, il ne suffit de se souhaiter du succès et du bonheur. Se souhaiter une bonne année , ce n'est pas oublier les mauvais souvenirs sans en tirer de leçons.

Ni rire, ni pleurer mais comprendre, comme disait Spinoza.

Comment se fait il qu'après quatre années exceptionnelles : 2002 avec sa frustration déchaînant une mobilisation citoyenne et juvénile contre Le Pen, 2003 avec une des plus puissantes grève des fonctionnaires, 2004 avec le plus grand raz de marée électoral à gauche aux élections régionales pour signifier son refus du libéralisme gouvernemental, 2005 avec cette formidable mobilisation électorale sur le Non au référendum montrant l'exigence d'une Europe sociale et démocratique, 2006 avec les plus grandes manifestations depuis 68 d'une jeunesse entraînant toutes les générations contre la précarité...Comment se fait il après tout cela que la droite sécuritaire et libérale l'ait emporté ?

En tout cas il devrait y avoir une première leçon : il ne suffit pas de se mobiliser et de protester (et c'est nécessaire et je crois de ne pas avoir ménagé ma peine sur ce terrain). La mobilisation sociale et citoyenne est nécessaire mais pas suffisante. Ce qui est indispensable c'est de construire ensemble une offre politique à vocation majoritaire capable d'exprimer cette mobilisation. Le pouvoir n'est pas un fruit mûr qu'on ramasse quand il est tombé de l'arbre comme on attend l'alternance. Il faut le mériter par la construction d'un projet alternatif transformateur et d'une puissance politique organisée pour le porter. A quoi bon élire la gauche si elle nous promet de bien gérer l'ordre néo-libéral dominant ? La droite a gagné en se présentant fidèle à ses valeurs. La gauche a hésité entre deux eaux et elle a perdu. Redevenons nous-mêmes, fidèle à notre idéal transformateur, fidèle à la laïcité alors que le discours du Latran annonce un retour en arrière de plus de cent ans ébranlant les fondements de la République, fidèle à nos conquêtes sociales qui ont permis de gagner plus en travaillant moins ce qui permet de vivre plus longtemps, fidèle au 35h et au droit du travail au moment où s'organise une des plus grandes récessions sociales.

La gauche sera-t-elle capable de retrouver sa source républicaine et socialiste ?

Inutile d'attendre le prochain congrès c'est tout de suite dès ce mois de janvier qu'on peut vérifier cette capacité sur la question européenne. Sarkozy veut faire adopter le nouveau traité européen par voie parlementaire en évitant le référendum, manifestant ainsi sa peur du verdict populaire et le peu de cas qu'il fait des principes démocratiques. Pour cela il doit faire adopter une modification de la constitution aux 3/5 par les parlementaires députés et sénateurs. Pour ce faire, il convoque le Congrés le 4 février. La gauche a les moyens de l'empêcher en votant contre. Que l'on ait été pour le Oui ou pour le Non en 2005, toute la gauche a dit l'année dernière qu'un nouveau traité ne pouvait être adopté que par référendum. Tous les partis de gauche, le Congrès du PS, sa candidate l'ont décidé, déclaré et répété. Si les élus de gauche sont fidèles à leur parole et qu'ils font ce qu'ils avaient dit alors la confiance dans leur parole peut renaître et la reconquête est possible.

Les belles déclarations de Congrès c'est bien ; les appliquer c'est mieux.

La bataille pour un référendum sur le traité européen est essentielle et les adhérents de PRS, adhérents ou non d'un parti, la mèneront avec énergie derrière le CNR (Conseil national pour un Référendum). Cette mobilisation prépare et nourrit les autres : comme celle pour le rassemblement de la gauche aux municipales en essayant de conquérir le maximum de villes ou celle qui va suivre pour défendre un ordre public du travail contre le démantèlement du Code du travail ou encore l'indispensable bataille pour sauver la laïcité.

Chacun mène son action au niveau où il est le plus utile, qui dans sa commune en construisant des listes municipales, qui dans son syndicat ou son association, qui dans l'action militante pour les sans abris ou les sans papiers. Aidons à faire que ces petites rivières se rejoignent dans un grand fleuve. C'est difficile ? Et alors ! Quand l'action pour l'émancipation a été facile ?

Maintenant peut-être me croirez vous sincère quand je nous souhaite une très bonne année 2008 qui efface 2007 et que je souhaite à chacun d'entre vous beaucoup de bonheur et de fraternité.

Pour approfondir ensemble notre réflexion et décider de nos actions communes, je vous invite à l'assemblée départementale PRS de la nouvelle année le samedi 26 janvier à 10h à Lattes (maison des associations).


René REVOL,Vice-Président de PRS
Membre du Conseil national du PS


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Traité de Lisbonne : PRS 34, Communiqué de presse

PRS 34
Pour la République Sociale Hérault
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34 Sète

Communiqué

Le comité départemental pour exiger un référendum concernant le nouveau traité tiendra une conférence de presse Mercredi 9 janvier 2008 à 11h00 au

CLUB DE LA PRESSE

1, Place du nombre d'or

à Montpellier

04 67 65 39 09



Le Bureau Départemental 34.

Sur le même sujet, notre note précédente : TRAITE DE LISBONNE : Nous voulons un référendum !


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07.01.2008

Au PS, 2008 et municipales sur un air de revanche




Par Laure Bretton Reuters - (Reuters) - Privés de l'alternance au sommet de l'Etat par la défaite présidentielle de Ségolène Royal, les socialistes rêvent de prendre leur revanche cette année lors des élections municipales du mois de mars.

"Si nous nous mobilisons tous, si nous sommes conscients des enjeux, nous pourrons faire de l'année 2008 une année d'espoir", a déclaré dans ses voeux de Nouvel-An François Hollande, à la tête d'un parti convalescent après sa troisième défaite présidentielle consécutive.

Le 9 et 16 mars, "Nicolas Sarkozy sera candidat dans chacune de nos villes", répète à l'envi le premier secrétaire du Parti socialiste qui ne manque aucune occasion de nationaliser un scrutin, que le président de la République n'a pas évoqué dans son allocution du 31 décembre.

Redoutant "des élections-sanctions", la droite veut "éviter à tout prix la politisation des municipales pour qu'un recul ne soit pas interprété comme une défaite nationale", comme ce fut le cas lors des régionales de 2004, explique Benoît Hamon. Pour lui, les socialistes ne doivent "pas descendre sous 2001".

Le PS avait alors fortement reculé au niveau national, perdant 23 villes de plus de 30.000 habitants tout en remportant deux symboles, Lyon et Paris.

Des bastions historiques, comme Montauban ou Saint-Brieuc, étaient tombés dans l'escarcelle de la droite et de nombreuses personnalités avaient été battues, à l'image de Jack Lang, défait par l'UDF Nicolas Perruchot pour 37 voix de différence.

Au total, 6.180 des 36.000 communes françaises sont aux mains des socialistes, dont seulement seize de plus de 100.000 habitants. En mars, la direction du PS espère avoir regagné Strasbourg, Rouen, Cahors, Laval, Reims ou encore Perpignan.

"DIRECTION ÉVANESCENTE"

Mécaniquement, par effet balancier, la droite a beaucoup à perdre mais les comparaisons avec 2001 ne sont pas vraiment pertinentes, prévient Razzy Hammadi, la structure électorale des villes s'étant profondément modifiée.

Paris et Lyon étaient "les deux arbres de la victoire qui avaient caché la forêt de la défaite" il y a sept ans, explique l'ancien président du MJS, candidat à Orly (Val-de-Marne).

De plus, certains commencent à redouter les effets de "l'ouverture" pratiquée par Nicolas Sarkozy, déclinée au niveau local sur de nombreuses listes municipales, notamment à Marseille, côté UMP comme PS, emmené par Jean-Noël Guérini.

Après la main tendue de Ségolène Royal à François Bayrou, président du Mouvement démocrate, entre les deux tours de l'élection présidentielle, le PS a mis noir sur blanc sa stratégie officielle d'alliance pour les municipales.

Une liste commune ne peut être formée qu'avec un parti figurant dans l'opposition, acceptant le projet socialiste et l'ensemble des alliés du PS - de quoi, au moins sur le papier, se protéger d'accords à la carte avec le MoDem.

Devant "l'exaspération" des Français, le premier secrétaire entend faire de ces élections "le rendez-vous du pouvoir d'achat", un mot d'ordre national peu suivi d'effet au niveau local, selon Emmanuel Lemasson, professeur de sciences-politiques à Aix-Marseille.

"Les municipales se jouent plus sur des questions de ronds-points ou de qualité de vie, des thèmes qui ne sont ni de droite ni de gauche", souligne l'universitaire.

"Aucun élu local ne reprend les mots d'ordre nationaux. Ils partent à la bataille sans axe. La direction du PS est tellement évanescente que cela commence à avoir un effet", analyse-t-il avant le congrès du PS, qui devrait se tenir à l'automne.

La campagne dans la campagne - pour la tête du parti - a franchi un cap jeudi dernier, Ségolène Royal déclarant qu'elle pourrait être candidate au poste de premier secrétaire si elle était en mesure de "rassembler les socialistes".

Pour l'ancienne candidate à l'Elysée, qui ne dispose plus que de son mandat de présidente de région, il fallait marquer le terrain avant le début de la bataille municipale dont Bertrand Delanoë sera l'un des visages emblématiques.

Le maire de Paris est contraint de garder un profil bas pour ne pas s'attirer les foudres de sa rivale de l'UMP, Françoise de Panafieu, qui l'accuse de se servir de la capitale comme d'un marchepied vers un candidature à la tête du PS voire la présidentielle de 2012.

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Démocratie et socialisme : Elle est où, la gauche ?

par Renaud Chenu
Tout pouvoir, aussi nul et néfaste soit-il, n’a qu’un seul et véritable souci : l’émergence d’un contre pouvoir qui se pose en alternative et se donne les moyens de le dégager. Sarkozy et son gouvernement sont nuls, inefficaces et incroyablement brouillons. Leur seul véritable programme est de tout faire pour que l’aristocratie de l’ouest parisien s’en mette plein les poches, avec le moins d’entraves possible. Pour cela on leur supprime un paquet d’impôt, on privatise au maximum (oh le pactole des Universités qui s’annonce si les étudiants ne mettent pas un terme à cette supercherie qu’est la LRU !), on détourne le regard du petit peuple poujadiste en flattant sa valeur travail à la con et en emmerdant au maximum tous les sans papiers présents et à venir. Dans quelques mois, ce programme sera mis en application totalement si aucun « tous ensemble » ne le bloque, car l’opposition socialiste ne fait rien pour le contrarier.

Malheureusement, la direction du PS et une bonne partie de son groupe parlementaire ne bougeraient pas le petit doigt pour contrer frontalement un pouvoir élu. Tout ce petit monde fait le dos rond pendant que ceux dont il est censé défendre les intérêts se font bouffer. Car la nomenklaturette solférinienne paraît presque rassurée que la droite s’occupe des régimes spéciaux, ça lui évite de passer pour une bande de blairistes.

Sarkozy continue les privatisations de secteurs clefs de l’économie, et motus du côté de la rue Solférino. Il est vrai que le gouvernement Jospin n’avait pas fait mieux (en privatisant davantage que Juppé et Balladur réunis). Silence même pas gêné sur la loi Pécresse (c’est Lang qui en a posé les jalons en lançant la réforme des ECTS et du LMD). Un charmant député (PS) de Meurthe-et-Moselle me disait tout innocemment cet été : « oh, cette loi ! C’est une réforme technique, comme toutes les autres ! ». Technique, oui, tout est technique pour un député PS. Les institutions sont une vaste machinerie où chaque ouvrier y travaillant, du Ministre au petit fonctionnaire en passant par le député et le préfet, ne s’occupent que de choses techniques. La France est une grosse horloge et chacun l’huile et la bricole comme il peut, pourvu qu’elle tourne !

La direction de notre parti est désespérante. Tout juste a-t-elle trouvé la force de s’indigner contre l’amendement Mariani, et encore en courant derrière Charlie Hebdo qui a lancé l’offensive, relayé par un Pasqua qui a retrouvé ses meilleurs accents de résistant et un Villepin engagé dans une lutte à mort avec la petite médiocrité qui l’a empêché de réaliser son destin présidentiel. On entend les parlementaires sur le pouvoir d’achat... allez, un effort... ce n’est quand même pas difficile d’exiger que les formidables profits générés par la mondialisation soient équitablement redistribués. Car la France est gagnante dans la mondialisation, qu’on ne s’y trompe pas.

En dehors de ça ? Une majorité du Bureau National se prononce pour le TME. Et au nom de quoi ? "On ne va pas prendre la responsabilité de mener à nouveau l’europe dans l’impasse..." La classe ! L’Europe nous mène dans l’impasse de toute manière. Dans l’impasse libérale, dans l’impasse des injustices sociales, dans l’impasse diplomatique. L’Europe n’est plus un projet, c’est un ectoplasme.

Arrêtons de nous voiler la face et de nous convaincre en jouant du violon sur la logorrhée « L’Europe c’est la paix, l’Europe c’est l’anéantissement des frontières... » pour justifier que nous ne foncions tête baissée dans les guêpiers que nous tend le « marché ». L’Europe, pour beaucoup, ce fut la paix, ce fut l’abolition des frontières, mais c’est aujourd’hui un projet aussi ambitieux que la construction d’un supermarché.

Qui parle de l’Europe Sociale ? De cette Europe où le smic européen serait imposé à tous. De cette Europe où l’impôt serait harmonisé ? De cette Europe où les enfants pourraient suivre des étapes de leur scolarité dans d’autres pays, pour que le lien entre les peuples et les cultures se fasse dès l’enfance, au moment où tout se décide ? De cette Europe qui n’ait pas peur des autres et ne deale pas avec le Maroc, la Lybie, la Georgie et d’autres pour construire des camps de rétention sur leurs sols et contenir l’immigration à la source ? De cette Europe qui construirait des TGV de Londres à Lisbonne, de Brest à Saint Petersbourg, d’Oslo à Athènes ? De cette Europe à laquelle on soit fier d’appartenir ?

Qu’on ne nous fasse pas le coup de « vous êtes anti-européens, vous voulez bloquer la construction de l’europe, vous êtes sur la même longueur d’onde que de Villiers et gnagna et gna gna gna. » Les contempteurs du libéralisme et alliés objectifs de Sarkozy sur la scène intérieure comme sur la scène européenne n’ont de leçon de socialisme à donner à personne. Nous sommes pour une Europe des peuples, laïque, sociale et démocratique, point. Nous ne renonçons pas à nos convictions, contrairement à ceux qui se réclament de la gauche en se coulant dans la fange d’une europe policière, ultra-libérale, qui ne fait plus le lit de la paix, mais bien celui des extrêmes par les frustrations qu’elle génère et explique la remontée des nationalismes partout en europe, dont la Belgique, Etat capitale de l’Europe, donne un exemple alarmant aujourd’hui. La construction d’une autre Europe commence par l’exigence d’un référendum sur le TME.

Sarkozy est tranquille. Son gouvernement est pitoyable et lui n’a d’autre envergure que celle brodée par des médias serviles. Sarkozy est tranquille. La stratosphère de notre parti est occupée comme d’habitude à ses joutes de bretteurs où chacun s’exerce à tuer celui qui pourrait lui faire de l’ombre... Sarkozy est tranquille, l’opposition ne cherche pas à se positionner comme alternative... DSK tutoie les étoiles, Ségolène virevolte dans ses abstractions évanescentes, sa « plus belle histoire, c’est [nous] » (on ne peut pas en dire autant...), François se cherche une porte se sortie... Y’a que le Vélib’ qui nous sauve... Pédalez camarades, la vigueur du socialisme est désormais dans vos cuisses !

Non, j’exagère, il n’y a pas que le Vélib’ qui nous porte : nous avons nos convictions, notre volonté de regrouper sur une ligne clairement à gauche et internationaliste, notre envie d’en découdre avec la droite, notre désir de transformer les aspirations du salariat en programme politique de toute la gauche, unie contre la droite. Le PS doit se resaissir et être porteur de perspectives politiques. Il doit jouer son véritable rôle : représenter les aspirations du salariat et transformer la société.

Renaud Chenu
samedi 22 décembre 2007

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06.01.2008

Laurent Fabius : Du fond du coeur, bonne et heureuse année à tous !





Laurent Fabius est l'invité aujourd'hui 6 janvier de Serge Moati sur France 5 dans l'émission "Ripostes" à 17h45

Note précédente : Laurent FABIUS : Bienvenue en régime berluskozyste

Le blog de Laurent Fabius

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LAÏCITE : les cinq fautes du Président de la République

article de Henri PENA-RUIZ * publié dans Le Figaro du 3 janvier 2008

Le récent discours de M. Sarkozy au Vatican est choquant à plus d’un titre. Soutenir, en somme, que la religion mérite un privilège public car elle seule ouvrirait sur le sens profond de la vie humaine, est une profession de foi discriminatoire. Il est regrettable qu’à un tel niveau de responsabilité cinq fautes majeures soient ainsi conjuguées.

Une FAUTE MORALE d’abord.

Lisons :«ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent.»
Dénier l’espérance aux humanistes athées est inadmissible. Certes, la liberté de ne pas croire leur est accordée. Mais quel manque de respect pour ceux qui fondent leur dévouement humain sans se référer à un dieu! Ils seront nombreux en France à se sentir blessés. Était-ce bien la peine de rendre hommage au résistant communiste athée Guy Moquet, pour le disqualifier ensuite en lui déniant toute espérance et toute visée du sens ? En fait, Monsieur le Président, vous réduisez indûment la spiritualité à la religion, et la transcendance à la transcendance religieuse. Le jeune héros de la Résistance n’a-t-il pas transcendé la peur de mourir pour défendre la liberté commune ? Quelle espérance a grâce à vos yeux ? Celle d’une monde meilleur ici-bas, ou celle d’un au-delà de compensation aux injustices du monde présent ? Est-ce celle d’un progrès effectif dans ce monde-ci ou le « supplément d’âme d’un monde sans âme » ?

Une FAUTE POLITIQUE.

Tout se passe comme si Monsieur Sarkozy était incapable de distinguer ses convictions personnelles, relevant de sa sphère privée, et ce qu’il lui est permis de dire publiquement dans l’exercice de ses fonctions, celles d’un président de la République qui se doit de représenter tous les Français à égalité, sans discrimination ni privilège. Comme tel, notre président ne peut s’exprimer publiquement de façon aussi partisane, en simple homme politique. Si un simple fonctionnaire, un professeur par exemple, commettait une telle confusion, il serait à juste titre rappelé au devoir de réserve. Il est regrettable que le chef de l’État ne donne pas l’exemple. Curieux oubli de la déontologie.

Une FAUTE JURIDIQUE.

Dans un état de droit, il n’appartient pas aux tenants du pouvoir politique de hiérarchiser les options spirituelles, et de décerner un privilège à une certaine façon de concevoir l’accomplissement humain. Kant dénonçait le paternalisme des dirigeants politiques qui infantilisent le peuple en valorisant autoritairement une certaine façon de concevoir sa vie. Majeurs, les citoyens sont assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire, et ils n’ont pas besoin de leçons de spiritualité conforme. La notion de majorité civile n’a-t-elle plus de valeur?

Lisons : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ». On est surpris d’une telle hiérarchie éthique entre l’instituteur et le curé. L’école de la République a été inventée pour que les êtres humains puissent un jour se passer de maître, en devenant maîtres d’eux-mêmes.

Grâce à l’instruction, exclusive de tout conditionnement mais non de toute éducation, l’autonomie éthique de chaque personne se fonde sur son autonomie de jugement. Elle n’a donc pas à être jugée inférieure à la direction de conscience religieuse. Étrange spiritualité que celle qui veut assujettir la raison à la croyance et lui dénie tout rôle autonome dans le choix des valeurs ! La critique confuse de l’idéal des Lumières va d’ailleurs de pair avec ce privilège accordé à la foi.

Une FAUTE HISTORIQUE.

L’éloge du christianisme passe sous silence les terribles réalités historiques qui remontent à l’époque où l ‘Église catholique disposait du pouvoir temporel comme de son « bras séculier ».

L’Occident chrétien peut-il s’enorgueillir du thème religieux du « peuple déïcide » qui déboucha sur un antisémitisme très virulent là où l’Église était puissante ? Peut-on oublier les hérésies noyées dans le sang et les guerres de religion (3500 morts en un jour à Paris en 1572 lors du massacre de la Saint Barthélémy: autant que lors des attentats islamistes du 11 septembre contre les Twin Towers) ? Les croisades et les bûchers de l’Inquisition (Giordano Bruno brûlé vif en 1600 à Rome) ? L’Index librorum prohibitorum, et l’anathématisation de la liberté de conscience (Syllabus de 1864)? Quelles racines pour l’Europe ? L’héritage religieux est pour le moins ambigü…

Quant aux droits de l’homme d’abord proclamés en Europe, ils proviennent de la théorie du droit naturel, elle-même inspirée de l’universalisme stoïcien, et non du christianisme. Si on veut évoquer les racines, il faut les citer toutes, et de façon équitable. Dissocier la religion des crimes historiques qui s’en sont réclamés, et ne pas le faire pour les autres idéaux est injuste. Si Jésus n’est pas responsable de l’inquisiteur Torquemada, pourquoi Marx le serait-il du dictateur Staline ? De grâce, monsieur le Président, ne réécrivez pas l’histoire à sens unique !

Comment par ailleurs osez-vous parler de la Loi de séparation de l’État et des Églises de 1905 comme d’une sorte de violence faite à la religion, alors qu’elle ne fit qu’émanciper l’État de l’Église et l’Église de l’État ? Abolir les privilèges publics des religions, c’est rappeler que la foi religieuse ne doit engager que les croyants et eux seuls. Est-ce manquer de respect envers la religion que de traiter à égalité toutes les options spirituelles ? Si la promotion de l’égalité est une violence, alors le triptyque républicain en est une.

Une FAUTE CULTURELLE.

Toute valorisation unilatérale d’une civilisation -et de sa religion dominante- risque de déboucher sur une logique de choc des civilisations et de guerre des dieux. Il n’est pas judicieux de revenir ainsi à une conception de la cité qui privilégie un particularisme religieux, au lieu de mettre en valeur les conquêtes du droit, faites souvent à rebours des traditions religieuses, parfois dans le sang et les larmes.

Si l’Europe a une voix audible, ce n’est pas par la valorisation de ses racines religieuses, mais par la portée universelle de telles conquêtes. La liberté de conscience, l’égalité des droits, l’égalité des sexes, sont des idéaux universalisables. Ils signent non la supériorité d’une culture, mais la valeur exemplaire de luttes qui affranchissent les cultures de leurs préjugés, à commencer par la culture « occidentale ». « Le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir pratiquait cette distanciation salutaire pour l’Occident chrétien. Taslima Nasreen fait de même au Bengladesh pour les théocraties islamistes. La culture, entendue comme émancipation du jugement, délivre ainsi des cultures, entendues comme traditions fermées. Assimiler les individus à des groupes particuliers et ceux-ci à des identités religieuses collectives c’est les détourner de la recherche des droits universels, vecteurs de fraternité comme d’émancipation. Le danger du communautarisme n’est pas loin.

La laïcité sans adjectif, ni positive ni négative, ne fut jamais antireligieuse, mais simplement hostile aux privilèges politiques des religions. Elle libère la spiritualité de toute tutelle et vise à la plénitude de l’égalité de traitement, par la République et son président, des athées et des croyants. Telle est la condition de la fraternité, dans la référence au bien commun. Monsieur le Président, le résistant catholique Honoré d’Estienne d’Orves et le résistant athée Guy Moquet, celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas, ne méritent-ils pas même considération ?

*Henri Pena-Ruiz est philosophe, professeur, écrivain, ancien membre de la Commission Stasi sur l’application du principe de laïcité dans la République. Il est un des initiateurs de l’appel de Gauche Avenir.
Derniers ouvrages parus : « Qu’est-ce que la laïcité ? »(Gallimard) et « Leçons sur le bonheur » (Flammarion)

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08:28 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAÏCITE

05.01.2008

Décès de Raymond Forni, président PS de la région Franche-Comté,

Raymond Forni, ancien président de l'Assemblée nationale entre mars 2000 et juin 2002 et président socialiste du Conseil régional de Franche-Comté, a succombé à l'âge de 66 ans à une leucémie. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau (c) Reuters

PARIS (Reuters) - Raymond Forni, le président socialiste du Conseil régional de Franche-Comté, est mort dans la nuit de vendredi à samedi à l'âge de 66 ans, a-t-on appris auprès de la région.

Il avait été hospitalisé à la suite d'une complication hépatique et a succombé à une leucémie, a-t-on précisé.

Ancien président de l'Assemblée nationale entre mars 2000 et juin 2002, il avait été élu à la tête de la région Franche-Comté en avril 2004.

Raymond Forni avait été député du Territoire de Belfort pendant cinq législatures, entre 1973 et 2002.

De nombreux responsables politiques ont salué la mémoire de l'élu socialiste, présenté comme une personnalité "inclassable" au sein du PS.

Ce fils d'immigré italien naturalisé à l'âge de 17 ans avait dû interrompre ses études pour entrer comme ouvrier aux usines Peugeot, avant de passer son baccalauréat des années plus tard et de faire son droit pour devenir avocat.

Connu pour son franc-parler, il fut le rapporteur de la loi visant à abolir la peine de mort.

"Il laissera le souvenir du destin exemplaire d'un 'Enfant de la République'", écrit le président Nicolas Sarkozy dans un communiqué.

"Sa trajectoire témoigne de la capacité d'intégration et d'élévation par le mérite qu'offre la République. Fils d'immigrés italiens, orphelin de père à 11 ans, ouvrier à la chaîne à 18 ans, bachelier à 22 ans pour devenir avocat à 27 ans", ajoute-t-il.

Pour le Premier ministre, François Fillon, le parcours de Raymond Forni, "homme de conviction et juriste de talent, illustre les valeurs de la République."

Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a également salué "une belle figure de la République."

"Cet 'enfant de la République', comme il se décrivait si bien, a été un exemple de mérite, de rectitude et d'engagement. (...) Un magnifique caractère qui alliait l'indépendance d'esprit à la force des convictions. Il avait le charme et la chaleur mais aussi l'orgueil de ces hommes qui se sont construits dans l'épreuve", écrit-il dans un communiqué.

Gérard Bon


LYON (AFP) - Le président PS du Conseil régional de Franche-Comté, Raymond Forni, hospitalisé depuis le début de semaine, est décédé dans la nuit de vendredi à samedi des suites d'une leucémie foudroyante.

Il s'est éteint à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, "entouré de son épouse et de tous ses fils", a annoncé le conseil régional dans un communiqué.

Hospitalisé en début de semaine à Belfort, il avait été transféré mercredi à Paris à la suite d'une "complication hépatique sérieuse".

M. Forni, 66 ans, qui était à la tête de la région depuis avril 2004, avait également présidé à l'Assemblée nationale de mars 2000 à juin 2002, .

"Fils d'immigrés italiens que la pauvreté avait fait fuir leur pays, je suis certes né dans ce pays, mais je n'ai pu en acquérir la nationalité qu'à l'âge de 17 ans. La France m'a tout donné. Et c'est peut-être pour cela que, mon sang et mon coeur se mêlant, je crois à l'Europe par dessus tout", avait déclaré M. Forni lors de son accession au perchoir en mars 2000, succédant à Laurent Fabius.

Orphelin de père à 11 ans, ouvrier chez Peugeot à 18 ans, il avait réussi à passer son bac à 22 ans avant de devenir avocat à 27 ans. Membre du conseil national et du bureau national du PS, il avait été élu député du Territoire-de-Belfort en 1973, 1978, 1981, 1988 et 1997. Il confiait volontiers que son plus beau souvenir de parlementaire restait l'abolition de la peine de mort, une loi dont il fut le rapporteur.

Ancien président de la commission des Lois (1981-85), ancien vice-président de l'Assemblée (1991-93), il avait assumé pendant un mois l'intérim à la présidence de Laurent Fabius, dont il s'était dit "totalement solidaire" pendant le procès de sang contaminé en février 1999.

Il avait été proche de son voisin de circonscription Jean-Pierre Chevènement, avant de prendre ses distances lors des débats européens et de la formation du Mouvement des Citoyens.

M. Forni était connu pour son franc parler, et ses déclarations sur les juges antiterroristes "qui se prennent pour des vedettes de cinéma" avaient jeté un pavé dans la mare, en pleine polémique sur la fuite d'Yvan Colonna, condamné en décembre pour l'assassinat du préfet Erignac.

Cet homme mince au regard vif, amateur de belles choses, lecteur de la Gazette de Drouot, était craint par certains de ses collègues pour sa manière parfois abrupte de diriger les séances, accélérant des discussions au long cours, par exemple sur le pacte civil de solidarité (Pacs).

Vice-président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), où il avait déjà siégé de 1978 à 1985 et de 1988 à 1991, M. Forni avait été choisi en 1985 par François Mitterrand pour siéger à la Haute-Autorité de l'Audiovisuel, jusqu'au remplacement de cette institution par la CNCL en 1986.

M. Forni avait été maire de Delle de 1991 à 2004.

Il était marié et père de cinq garçons.

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21:40 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RAYMOND FORNI

TRAITE DE LISBONNE : NOUS VOULONS UN RÉFÉRENDUM !

58231 signataires Vous aussi, signez l'appel pour un référendum !

Aux signataires de l'appel du Comité National pour un Référendum
Lettre n°2 d'information du CNR

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Ces quelques mots vous trouveront dans une période propice aux souhaits de toutes sortes. C'est volontiers que nous sacrifions à ce rite en vous adressant nos voeux les plus chaleureux pour l'année nouvelle. Et notamment celui que nous soyons suffisamment mobilisés et convaincants pour obtenir un référendum sur le nouveau traité européen. D'autant que les dernières informations montrent que cet espoir n'est pas condamné à rejoindre le cimetière des bonnes résolutions que nous formulons traditionnellement aux premiers jours de l'année.

Quelques jours avant Noel, les Françaises et les Français ont pu prendre connaissance de la décision rendue par le Conseil constitutionnel sur le futur traité de Lisbonne... ou du moins quelques initiés puisque les médias les plus influents n'en ont presque pas parlé.

La décision du Conseil constitutionnel est pourtant extrêmement importante. Elle confirme que le traité de Lisbonne ne peut être ratifié sans révision préalable de la Constitution française. Nos parlementaires devront donc voter dans les prochaines semaines un projet de révision constitutionnelle. Ensuite, conformément au texte de la Constitution française, cette révision ne pourra être adoptée que par le peuple lui-même ou à défaut par les parlementaires à la majorité des 3/5e des suffrages exprimés. L'analyse qui a conduit à la création du CNR se trouve donc confirmée : il suffit que les 2/5e des parlementaires votent non lors de la convocation du Congrès pour contraindre le président le la République à organiser le référendum auquel pour l'heure il se refuse.

La décision du Conseil constitutionnel aurait mérité plus d'attention pour une seconde raison. Le Conseil y affirme que le traité de Lisbonne correspond pour l'essentiel au projet de Constitution européenne rejeté par les Français en 2005. Quelle que soit l'opinion que l'on porte sur le nouveau traité, ceci justifie donc le recours au référendum au nom du principe démocratique selon lequel « ce que le peuple a décidé par référendum ne peut être défait ou confirmé que par référendum ».

Le référendum est nécessaire, le référendum est possible : nous avons quelques semaines pour porter ce message auprès de nos concitoyens. Un mois en tout et pour tout pour prendre partout des initiatives permettant d'expliquer cette procédure complexe et de porter auprès des parlementaires l'exigence du référendum. En point d'orgue de cette mobilisation, le CNR organisera une grande initiative à Paris le samedi 2 février afin d'exiger des parlementaires qui seront convoqués en Congrès dès le 4 février le respect de la souveraineté populaire.

En sachant pouvoir compter sur votre implication dans ce combat civique,

Le Comité national pour un référendum



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21:00 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

CHÔMAGE : Les mesures pour sanctionner les chômeurs existent déjà



PARIS - Les mesures pour sanctionner les chômeurs refusant des propositions d'emplois existent déjà et ont été précisées par une circulaire datant de 2005, alors que Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il souhaitait "qu'un travail puisse être fait sur la question des sanctions en cas de refus de deux offres d'emplois acceptables".

Le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez avait indiqué jeudi à l'issue du conseil des ministres que "la mise en place d'un dispositif de sanctions est bien de la responsabilité de l'Etat" et que M. Sarkozy avait "demandé à ce qu'on ait un calendrier sur le sujet".

Le 19 septembre 2005, le ministère délégué à l'Emploi avait diffusé une circulaire très claire sur le sujet, précisant l'application du décret du 2 août 2005 sur le contrôle et l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Selon cette circulaire, les chômeurs refusant un emploi "compatible avec leur spécialité, leur formation" ou encore leur "mobilité", peuvent voir leurs allocations réduites de 20% au premier refus, de 50% au deuxième et supprimées totalement au troisième.

En juillet 2007, une note de l'Unedic (assurance-chômage) montrait que le nombre de sanctions à l'encontre des chômeurs ne respectant pas les règles avait plus que triplé entre 2005 et 2006, passant de 7.200 à 24.800. Ces sanctions avaient toutefois abouti à très peu de radiations définitives en raison du caractère "gradué" des sanctions.

La direction de l'Unedic avait précisé qu'il s'agissait d'un premier bilan de la réforme des contrôles mise en place le 2 août 2005 et qui a notamment renforcé la coordination entre les préfectures et les Assedics. AP

god/mw

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20:59 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent FABIUS : Bienvenue en régime berluskozyste

Laurent Fabius ancien Premier ministre, député PS de Seine-Maritime.

QUOTIDIEN : vendredi 4 janvier 2008
Le président français aimerait, paraît-il, qu’on le compare à la chancelière allemande, Mme Merkel. Après huit mois d’exercice élyséen, une autre comparaison vient malheureusement plutôt à l’esprit : Sarkozy-Berlusconi. Avec le berlusconisme, le sarkozysme partage en effet au moins trois traits essentiels.

D’abord, le rapprochement entre la droite et l’extrême droite. N’oublions pas que c’est ce rapprochement qui explique les résultats électoraux dans la France actuelle comme dans l’Italie d’hier. Certains s’en réjouissent, y voyant la réintroduction dans le champ républicain d’un électorat autrefois latéral. Voire ! C’est oublier que l’opération comporte un prix lourd : tests ADN requis pour filtrer les étrangers, chasse aux sans-papiers jusque dans les écoles, rupture désormais marquée avec notre tradition laïque, approche simpliste de la situation des banlieues - sur ces points, le président français se retrouve plus proche des thèses du Front national que du gaullisme, qu’il a manifestement passé par-dessus bord.

En politique extérieure aussi, beaucoup d’aspects rapprochent M. Sarkozy et l’ancien président du Conseil italien. Nous sommes - et c’est très bien ainsi - les amis et les alliés du peuple américain. Cette amitié et cette alliance ne justifient pas un quasi-alignement sur la politique bushiste, ni en Irak ni en Iran. Elles n’impliquent pas davantage la banalisation programmée de la position française au sein de l’Otan. Avec, en prime, une certaine complaisance concernant des atteintes aux droits de l’homme.

Enfin, et surtout, M. Berlusconi a bâti son pouvoir personnel sur sa domination des médias, M. Sarkozy emprunte le même chemin. Sans doute ne possède-t-il pas lui-même directement ces médias, c’est l’affaire de quelques proches. Mais le système est tout autant cadenassé et antidémocratique.

C’est bien un régime nouveau qui a commencé de s’établir où s’additionnent tristement révérence et concentration autour de certaines puissances d’argent, confusion entre le peuple et le people, mépris pour les contrepoids traditionnels de la démocratie.

Certes, le président français, comme son alter ego italien, ne manque ni d’énergie ni de talents. Certes, sa victoire n’a été possible que par la conjonction de la lassitude envers l’immobilisme précédent et de la défiance envers la gauche. Une gauche divisée, souvent porteuse, non pas comme elle le devrait d’une vision mobilisatrice pour l’Europe et pour la France, mais d’une alternative décevante entre télévangéliste égotiste et arrangements mollassons.

Mon pronostic ? Le berluskozysme français n’apportera pas plus de résultats économiques et sociaux que son cousin transalpin. L’innovation industrielle, sociale, écologique, démocratique, culturelle, qui serait indispensable à notre pays, ne sera pas au rendez-vous.

Le pouvoir d’achat du plus grand nombre, salariés et retraités, stagnera, quand il ne régressera pas. Les chiffres du chômage ne reculeront que sous l’effet mécanique de la démographie.

Et les quatre grandes menaces mondiales - terroriste, nucléaire, climatique, financière - feront l’objet sans doute de moulinets médiatiques, mais, je le crains, d’aucune initiative vraiment décisive du président français.

Quant au débauchage de quelques personnalités autrefois de gauche attirées par l’odeur de la soupe, ce n’est pas lui qui changera la donne.

Faut-il alors se décourager ? Certainement pas ! Le début d’année est propice aux bonnes résolutions. Je formule celle-ci, avec détermination : face au berluskozysme, il est temps de relever le défi… et la tête.

Libération : http://www.liberation.fr/rebonds/301657.FR.php

AGENDA : Laurent Fabius invité de l’émission "Ripostes" sur France 5
6 janvier 2008. A partir de 17h45 en direct sur France 5, il sera le principal invité de l’émission de Serge Moati.

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15:47 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

04.01.2008

Jean-Luc Mélenchon : Avant les voeux, d'abord et surtout la santé !

30 Décembre. Ouf, l’année glauque est enfin finie. Parce que quand on est de gauche, 2007 on s’en souviendra ! 2007 l’année des nazes ! C’est-à-dire qu’on s’est bien fait avoir, de toutes les façons possibles, sans trêve, du premier au dernier jour.

Et pour la suite, chat craint, je le crains ! Si vous aimez votre pays et vous intéressez au sort de vos semblables, serrez les dents. Vous allez avoir sur le pare brise les retombées de la crise financière, la crise écologique, et la crise sociale, en rafales jusqu’à la prochaine station annuelle. Pas d’essuie glace, pas de volant, pas de frein. Le Ps et l’autre gauche se sont évaporés avec. Un type me dit « c’est vrai ça, on se demande si tout ce système ne va pas se casser la figure ! » Il parlait du monde comme il va. Et moi je lui ai répondu « laissez tomber les « si », la vraie question c’est « quand » ! » L’autre qui n’est pas bête complète : «Et à quel prix.» Ca ne rassure pas. On se sent assez démuni et assez inquiets. Et encore, moi, je milite. Combattre c’est déjà commencer à maitriser son sort. Mais ceux qui subissent sans les mots ou les moyens pour se révolter, quel captivité ! En 2008 je resterai libre: j’agirai.

Par contre, si vous avez aimé 2007 en politique, vous allez adorer 2008. Le même Nicolas Sarkozy, coucou c’est encore moi, dans le rôle du pick poket social, avec, en prime, des rebondissements à l’eau de rose. Pendant ce temps dans la vraie vie, si vous avez du boulot, vous allez tous travailler comme des mules, même le dimanche, gagner moins et vous faire traiter de fainéants et de privilégiés chaque fois que vous ouvrirez votre grande bouche pour vous plaindre. Que vous ayez ou pas du boulot préparez vous à moins vous soigner, moins vous éclairer, moins vous chauffer, et en plus à vous faire dire tous les jours que ce pays vit au dessus de ses moyens à cause de vos rentes de situation.

Stop ce n’est pas le jour ! ./..

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20:04 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JLM, MELENCHON

Ségolène ROYAL, réaffirme son désir de diriger le PS : Bartolone dit " C'est une erreur", Mélenchon dit "C'est légitime" Ecoutez

Ce matin dans son journal de 7h30, France Inter a diffusé les réactions de Claude Bartolone et de jean-Luc Mélenchon concernant la candidature au poste de premier secrétaire du PS et réaffirmée aujourd'hui dans Le Parisien (lire l'article).

Ecoutez le podcast :





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OPINION : Ségolène, de la responsabilitude, ayez pitié du PS, ce Parti à Sauver !

Par Bernard Dugué Agoravox - Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

Elle a enfin affiché ses intentions. Ségolène Royal, l'antithèse de Lionel Jospin qui un soir d'avril déclara hâtivement, je tire les conséquence de ma défaite et me retire de la politique. Madame Royal au contraire, après huit mois de réflexion, déclare, je tire les conséquences de mon brillant échec en 2007 et recolle de plus près à la politique en briguant la tête du parti socialiste. Non sans justifier telle une élève appliquée les raisons qui la poussent à faire ce choix. Je ferais une offre politique, a-t-elle dit ce matin sur France 2. Ensuite on peut transcrire la suite. Vous lirez mon devoir écrit, ensuite le passage à l'oral, et vous vous déterminerez. Sa démarche semble honnête. Faire une proposition politique, voir si les Socialistes y adhèrent et ensuite, se présenter pour être la Première secrétaire, position tactique s'il en est puisqu'une règle non écrite stipule que la tête du PS a vocation à briguer la magistrature suprême. Sauf qu'en 2006 cela ne s'est pas passé ainsi.

Il y a fort à parier que le scénario de 2007 se répète en 2012 et que la candidature ne se fasse pas sur la tête du PS mais la tête des sondages et la célébrité dans les écrans. Mais cette fois, Madame Royal jouera sa carte décisive car, étant déjà bien placée dans les médias, sa position de chef de file fera d'elle le premier choix pour l'occupation du temps d'antenne et dès qu'une crise se dessine, un événement, un écart de Sarkozy, elle sera aux premiers postes, et même dans les postes, pour mener la guerre de tranchée médiatique et donner aux Français l'idée qu'ils trancheront sur du tangible. Mais la leçon de 2007, c'est qu'il ne suffit pas d'être dans les écrans et en tête de sondages. Une élection se gagne aussi avec une équipe. Et ce fameux soir où Glucksmann monta à la tribune et où toutes les stars et les lieutenants de l'UMP furent réunis symbolise cette victoire de Sarkozy en dépit de la puissance populaire du TSS, tout sauf Sarko.

Est-ce en fin de compte un service à rendre au PS que de persister à se poser en première dame alors qu'on a subi un échec ? Certes, il y a des précédents. Mitterrand et Chirac n'ont-ils pas échoués deux fois ? Mais time are a changing comme chantait Bob Dylan et nous pourrions nous inspirer des Américains ou des Britanniques chez qui un candidat ayant échoué se retire. Même Al Gore, en odeur de sainteté depuis sa croisade contre le réchauffement, ne se présente pas. Cela dit, rien ne s'oppose à ce que notre nation la joue en village gaulois et se singularise. L'affaire est en balance. En attendant, un autre est en embuscade, un fourbe, bien placé aussi puisque sur place, à Paris, pas loin des studios de télévision, dans un Hôtel de Ville qui servit de base à Jacques Chirac pour mener campagne.

Si j'étais militant socialiste, je m'inquiéterais sur la décision de Ségolène Royal et le risque de placer à la tête du parti une femme qui n'a pas démérité mais qui a plutôt divisé que réuni, jouant d'une popularité par quelque effets de scène et de lumière, de mise en scène et de verbe, mais masquant l'effritement et les fondements de cette formation. Royal ne semble pas la mieux placée pour incarner les espoirs d'une gauche qui doit se retrouver autour d'idées. N'est-il pas consternant, ce discours de vœux pour 2008 d'une triste banalité ? Traduisant des confusions, notamment sur cet amalgame entre terrorisme, pauvreté, diktat de la finance. Ségolène Royal est sans doute la meilleure d'entre toutes mais dans un domaine, celui de la méthode coué. Elle est persuadée de son aura, de sa capacité à séduire et rassembler les Socialistes, ce qui est un déni de réalité et quand bien même il y aurait unité sur sa personne, une élection se gagne à gauche avec des idées de progrès et l'assentiment des citoyens de gauche en attente d'une France nouvelle, d'une page à écrire après la page fermée par Sarkozy.

Il est temps de reprendre raison pour les militants du PS et de bien peser et mesurer le dessein de Madame Royal, d'être intuitif, voire visionnaire, afin de ne pas mettre un couvercle étincelant sur une marmite de militants et d'idées qui ne parviennent pas à la température d'émulation. Le couvercle risque de ne pas décoller, d'autant plus que quelques casseroles y sont attachées, non pas des délits de société, qui n'ont du reste jamais empêché Chirac de se faire élire, mais des délits d'amitiés, de confraternité, des fractures internes ayant conduit Besson et Bockel à rejoindre Sarkozy. Si on veut prendre le risque de dépecer encore plus le PS, alors le choix Royal paraît tout indiqué. Ségolène, faites preuve de responsabilitude, la France de gauche vous le demande !

Quelle alternative pour le PS alors ? Car s'il est aisé de critiquer, il faut proposer une alternative./..

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20:02 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Bonjour 2008 ... Et je remets le son ... Pour que cette nouvelle année soit celle de nos couleurs !


L'équipe de RAG 34 vous souhaite une excellente année 2008.





TOUTES ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, POUR DEFENDRE L'EMPLOI ET NOTRE POUVOIR D'ACHAT !
Amicalement,
Les lolo's 34.

Et je coupe le son. ... Et je remets le son. ZEBRAMIX : Mon pépé adore
















Les lolo's 34



15:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : MITTERRAND, PS, RAG 34

03.01.2008

Ségolène Royal affirme sa volonté de prendre la tête du PS




PARIS (AFP) - L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi sa volonté de se porter candidate à la tête du PS en 2008, si elle parvient à "rassembler les socialistes" sur une "offre politique".

"En cette année je compte aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche", a-t-elle indiqué sur France 2.

"Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j'irai jusqu'au bout de cette démarche", a-t-elle précisé, interrogée sur le congrès des socialistes fin 2008 et le remplacement de l'actuel premier secrétaire François Hollande.

Le fait de prendre la tête du PS placerait Mme Royal en position de candidate logique pour la présidentielle de 2012, bien que 2007 ait connu un scénario différent, avec elle en candidate et son compagnon d'alors en chef du parti.

Le député Arnaud Montebourg, qui a lui aussi des ambitions dans les rangs socialistes, a immédiatement réagi aux déclarations de Mme Royal sur RMC, affirmant que le PS devait éviter "à tout prix une primaire interminable", voire un nouveau "congrès de Rennes".

"Il faut que nous évitions à tout prix une primaire interminable entre des présidentiables qui s'affronteraient dès maintenant jusqu'en 2012", a-t-il dit.

"J'ai bien l'intention de servir à fond le Parti socialiste en m'y impliquant totalement", a ajouté la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, en évoquant également les élections municipales du mois de mars, dans lesquelles la gauche espère se refaire une santé.

"Je sens qu'il y a de plus en plus d'hommes et de femmes qui se tournent vers moi et se demandent comment est-ce que l'on peut collectivement faire en sorte que le Parti socialiste soit rénové", a-t-elle estimé.

Mme Royal a posé encore des conditions à sa candidature: "mobiliser beaucoup d'intelligence pour continuer à bouger les lignes politiques comme je l'ai fait pendant la campagne présidentielle" et "avoir la capacité de faire une offre politique".

Dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", paru dans la foulée du deuxième tour des élections législatives du 17 juin, Mme Royal déclarait déjà qu'elle serait "candidate au poste de Premier secrétaire" du PS si son "projet de rénovation" était "majoritaire" au prochain congrès.

"Je suis au service de la gauche, de la France aussi, car j'ai une responsabilité en tant qu'ancienne candidate à l'élection présidentielle. J'ai soulevé beaucoup d'espoir, j'ai reçu beaucoup d'amour, j'en ai aussi beaucoup donné au peuple français", a ajouté Mme Royal sur France 2, alors que le PS reste en pleine crise d'orientation et de leadership, depuis les élections présidentielle et législatives.

Voir, écouter, lire : Les voeux de Ségolène ROYAL

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16:11 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, ROYAL

OGM, grève de la faim : Contre le maïs montsanto, José BOVE se met à l'eau

José Bové entame sa grève de la faim contre le maïs OGM à Paris

(photo RAG34 José Bové au meeting unitaire du 6 décembre à Montpellier pour exiger un nouveau référendum).PARIS (Reuters) - José Bové a débuté une grève de la faim pour obtenir que la France active la clause de sauvegarde, qui permet à un État de l'Union européenne d'interdire la culture d'un OGM autorisé par Bruxelles.

Invité sur RTL et FRANCE INTER (écouter l'émission ) * le leader altermondialiste a expliqué qu'il s'était installé depuis mercredi soir dans des locaux parisiens, sans donner plus de précision, avec une quinzaine de personnes pour faire pression sur le gouvernement.

Ce mouvement de protestation est lancé pour que le "point emblématique" du Grenelle de l'environnement sur les OGM "ne passe pas à la trappe sinon c'est l'ensemble du Grenelle qui va passer pour une espèce de mascarade, un show médiatique et je pense que l'écologie mérite mieux que ça", a-t-il déclaré.

Pour qu'il revienne sur sa décision, la "condition est simple c'est l'envoi de cette clause de sauvegarde et le fait qu'on ait une preuve matérielle que cette clause a été envoyée", a expliqué José Bové.

"Cette lettre doit partir de Paris, arriver à Bruxelles et c'est à ce moment là que nous arrêterons cette grève de la faim et j'espère que ce soit le plus rapidement possible", a-t-il souligné.

Laure Bretton

(photo :© RF / Stéphan Allègre)* FRANCE INTER (écouter l'émission )

Sur le même sujet notre note précédente : La peine de prison de José Bové convertie en jours-amende. Voir aussi sa vidéo : meeting du 6 décembre à Montpellier

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16:10 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MONTSANTO, BOVE

BlogoPolitis : 2007, l'année où la com' politique a basculé

Par Arnaud Mercier (Professeur à l’université de Metz)

La campagne présidentielle et la méthode Sarkozy marquent une nouvelle ère. Plus moderne, plus américaine, plus people.

1. Candidats, médias, débats: la modernisation. La modernisation de notre vie politique du point de vue de la communication est apparue au grand jour lors de la campagne présidentielle. Ce fut d'abord un moment de renouvellement du personnel politique: pour la première fois depuis 1969, aucun des deux finalistes n’était un ancien candidat malheureux, un Président sortant ou un ancien Premier ministre. Renouvellement générationnel, aussi, avec pour la première fois trois quinquagénaires au trois premières places du scrutin.

Le Net abondamment utilisé dans la campagne

Cette situation a évidemment pesé sur les stratégies de communication. L’Internet a pour la première fois été abondamment utilisé. Ségolène Royal a misé toute sa campagne sur l’idéal de "démocratie participative" dont le vecteur principal fut la consultation en ligne, via des forums participatifs. Elle est allée jusqu’à prétendre que son programme était le fruit de la synthèse des milliers de discussions et propositions reçues.

Durant la campagne, les cybermilitants ont été organisés selon un plan de bataille: certains étaient chargés de surveiller les forums des adversaires et de faire remonter des arguments échangés pour y trouver des parades, d'autres de répondre sur des forums, etc.

Pour François Bayrou, l’Internet a été présenté comme un vecteur d’égalisation des situations, pour celui qui a fait des médias traditionnels une cible et un argument de campagne. Les médias, argue-t-il alors, sont aux mains des puissances industrielles qui favorisent son adversaire UMP; les journalistes restent prisonniers d’un schéma gauche droite (PS/UMP) qui ne lui permet pas d’occuper l’espace médiatique qu’il mérite.

Quant à Nicolas Sarkozy, il a progressivement trouvé un usage spécifique de son site de campagne. L’UMP a compris plus vite que les autres partis, l’utilité de la bataille sur le Net, avec par exemple l’achat de noms pour faire aboutir les recherches Google sur son site, ou encore les adhésions express par électronique et le marketing politique par mail ou SMS. L’innovation est venue de la montée en puissance de la NSTV, une "télévision" à la gloire du candidat, faite de centaines de reportages vidéos: meetings, visites, déclarations, témoignages de soutien...

Deux débats entre les deux tours

Dans ce contexte, l’innovation du second tour de la présidentielle 2007 fut de livrer non pas un mais deux débats télévisés, avec en apéritif un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Débat qui faillit ne jamais avoir lieu (à cause des règles de contrôle du CSA sur l’égalité des temps de parole des candidats), mais que BFM diffusa finalement. Plusieurs médias internet s’étaient d’ailleurs proposés pour l’organiser, si la diffusion sur les ondes télévisuelles s’avérait impossible.

La mise en scène du premier débat était inhabituelle, la disposition des tables et le contexte évoquant davantage une discussion de salon autour d’un thé, que l’affrontement dual en face à face, comme ce fut le cas pour le second débat Royal/Sarkozy, de facture plus classique.

Mais si le premier débat fut un coup médiatique, il en reste l’impression d’un coup d’épée dans l’eau: aucun projet d’alliance électorale ou gouvernementale n’en est ressorti. François Bayrou s’est employé à conserver sa position ni droite ni gauche, soulignant tour à tour ses points de rapprochement avec la candidate socialiste et ses points de désaccord.

La colère de Ségolène Royal

Lors du second débat, l’histoire retiendra, comme toujours, un passage, celui de la colère de Ségolène Royal. Les commentateurs s’employant à percer un mystère: était-elle feinte et préparée ou non? Les deux protagonistes ont rejoué, en quelque sorte le fameux débat Laurent Fabius/Jacques Chirac, préparatoire à la campagne des législatives de mars 1986.

Nicolas Sarkozy était accusé par tous ses adversaires d’être autoritaire et cassant, et de flirter avec les thèses du Front national. Il a donc choisi de se montrer courtois en toute circonstance, de se contrôler, de ne surtout pas déraper, donnant régulièrement du "madame Royal" à son adversaire.

Celle-ci passe pour une femme de caractère certes, mais ses adversaires la présentent alors comme connaissant mal ses dossiers, manquant de pugnacité pour un rôle de chef de l’Etat trop grand pour elle. Du coup, elle décide d’être sévère, d’attaquer, d’essayer, comme l’avait fait Laurent Fabius en 1985 d’exciter son adversaire, pour le faire sortir de ses gonds, pour montrer son "vrai visage". Dans les deux cas, la tactique s’est retournée contre eux. (Voir la vidéo.)

La stratégie du roseau de Sarkozy

Ségolène Royal a été félicitée au soir du débat par ses amis du PS et ses supporters. Ils considéraient qu’elle avait dominé le débat; à l'inverse, des cadres de l’UMP avaient trouvé leur candidat trop dominé. Mais c’est justement parce qu’elle a gagné le débat qu’elle a perdu l’élection. Après avoir réussi à imposer l’image d’une femme d’ouverture, dialoguant dans une certaine proximité avec François Bayrou, elle a cassé cette image auprès des électeurs de centre droit, en se montrant par trop pugnace, voire un brin arrogante, d’autant qu’elle ne maîtrisa pas la totalité de son argumentaire, comme les journalistes l’ont souligné dans les heures qui suivirent.

Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de souligner les défauts d’une telle posture :

"Pourquoi regardez-vous toute personne qui n'a pas votre opinion avec ironie, avec mépris?"

La stratégie du roseau adoptée par Nicolas Sarkozy, forme de soumission volontaire, fut pour lui bien plus payante, puisqu’elle lui permit de rompre avec une image dure que la débauche de clips "sarkostiques" sur Internet avait puissamment contribué à installer. A cet égard, nous préférons retenir de ce débat un extrait emblématique et pas assez souligné dans la presse du lendemain, un échange en tout point étonnant et inhabituel, où l’un des candidats flatte l’autre et où un dialogue quasi sado-maso s’esquisse :

Nicolas Sarkozy: Vous n'avez pas besoin d'être méprisante pour être brillante.

Ségolène Royal: Je connais vos techniques. Dès que vous êtes gêné, vous vous posez en victime.

Nicolas Sarkozy: Avec vous, ce serait une victime consentante!

Ségolène Royal: Tant mieux, au moins, il y a du plaisir.

Bien sûr, comme pour toute élection, les stratégies de communication ne sont pas le seul et principal facteur explicatif du résultat du vote, mais on peut à bon droit souligner que Nicolas Sarkozy a su mieux gérer la sienne.

De plus, Ségolène Royal est finalement partie avec un handicap que le Parti socialiste ferait bien de méditer à l’avenir. Elle a gagné une primaire interne assez dure, bien médiatisée, y compris avec des débats à trois à la télévision. Ce qui pourrait passer pour un atout -elle sort renforcée dans sa légitimité- s’avère un facteur de fragilisation.

En effet, l’UMP avait mis en place une cellule de veille des propos de campagne des trois socialistes et a pu ainsi se constituer un stock d’arguments hostiles à resservir au candidat désigné par les militants. Le procès en incompétence nourri contre la candidate socialiste, mettant en scène ses "bourdes", ses déclarations supposées à l’emporte-pièce, a ainsi pris naissance lors de la campagne interne au PS.

2. Surmenage, débauchage, langage: l'américanisation.

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16:10 Publié dans 008 BlogoPolitis , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Eric Besson relance le projet de TVA sociale



PARIS - Le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques Eric Besson a relancé mercredi le projet d'une TVA sociale, en affirmant qu'une fiscalisation de la protection sociale lui paraissait à terme "inéluctable", et qu'elle entraînerait "moins de cotisation sociales" et "plus d'impôts et de taxes."

M. Besson a indiqué sur France-2 vouloir suivre l'exemple de certains pays du Nord de l'Europe qui "financent leur protection sociale non pas sur les cotisations assises sur les salaires (...) mais sur des impôts et des taxes", ajoutant que cette évolution lui "paraît à terme, si on se place à dix ou quinze ans, inéluctable".

Pour l'ancien député socialiste, "la vraie question, c'est comment on finance à terme notre protection sociale?". M. Besson a également annoncé "un arbitrage du président de la République" sur cette question "au printemps".

Le secrétaire national adjoint du PS Faouzi Lamdaoui estime dans un communiqué que le gouvernement "est démasqué" et que l'intervention de M. Besson a pour but de "préparer les esprits aux mauvaises surprises que le gouvernement réserve aux Français dès après les élections municipales".

"Alors qu'il promettait un meilleur pouvoir d'achat aux Français, le gouvernement leur présente chaque jour une nouvelle facture", dénonce-t-il, pointant du doigt "une politique économique inefficace et centrée sur les cadeaux fiscaux indécents offerts aux plus riches". AP

sm/pf/mw

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16:09 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUBOIR D'ACHAT, TVA SOCIALE

La révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne examinée en Conseil des ministres

PARIS - Le premier Conseil des ministres de l'année 2008 doit examiner jeudi le projet de loi constitutionnelle préalable à la ratification du traité simplifié européen par la France.


A l'ordre du jour du Conseil des ministres communiqué mercredi soir par l'Elysée figure en effet le "projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution", qui porte sur toutes les dispositions liées à l'appartenance de la France à l'Union européenne.

Le Conseil constitutionnel avait confirmé le 20 décembre dernier la nécessité de réviser la Constitution avant de ratifier le traité européen signé par les Vingt-Sept à Lisbonne le 13 décembre.

Le projet de loi constitutionnelle doit ensuite être examiné les 15 et 16 janvier à l'Assemblée nationale et fin janvier au Sénat.

Le Parlement se réunira ensuite le 4 février en congrès à Versailles pour entériner cette révision de la Constitution.

Ce n'est qu'ensuite que le gouvernement pourra soumettre le traité pour ratification au Parlement, avant la suspension le 9 février des travaux de l'Assemblée nationale. AP

co/com/pf



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16:08 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

CIVILISATION : Les voeux "fumeux" du président Blingbling intriguent l'opposition



La « civilisation » de Sarkozy sème le trouble
Renaud Dély

En promettant une « politique de civilisation » pour 2008, le chef de l'Etat, inspiré par son conseiller Henri Guaino, a intrigué. L'opposition lui reproche de négliger les problèmes quotidiens des Français au profit d'un « discours fumeux ».

C'EST ENTENDU , en 2008, Nicolas Sarkozy va donc se civiliser : il l'a promis lors de ses voeux télévisés aux Français lundi soir. Plus précisément, il a promis de conduire « une politique de civilisation ». « Avec 2008, une deuxième étape s'ouvre, a-t-il expliqué, celle d'une politique qui touche davantage encore à l'essentiel, à notre façon d'être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation.

» Et d'en appeler, comme il l'avait fait lors de la campagne présidentielle, à une « nouvelle Renaissance dont la France serait l'âme » !

« Politique de civilisation » ? Inédite dans la bouche du président, la formule fait polémique, preuve que même lorsqu'ils sonnent creux, comme ce fut le cas de ses voeux d'avant-hier, les propos sarkozyens suscitent un large écho. Les exégètes se sont succédé hier pour tenter d'en saisir le sens.

« Essentiellement de la vulgarité »

« Cela m'a laissé perplexe, parce que je n'ai pas compris de quoi il s'agissait », a lancé le député socialiste européen Vincent Peillon, pourtant philosophe de formation... « De quelle renaissance s'agit-il ? (...) Je ne vois pas ce que Nicolas Sarkozy apporte, si ce n'est une touche personnelle (...) qui est essentiellement de la vulgarité », a-t-il asséné. Son ex-compère Arnaud Montebourg n'est pas plus tendre : le député PS de Saône-et-Loire a fait de Sarkozy un adepte de Samuel Huntington, auteur de la théorie du « choc des civilisations », c'est-à-dire d'une « espèce de croisade de l'affrontement des civilisations où nous serions nous-mêmes sommés de nous mettre au garde-à-vous derrière certains intérêts mondiaux qui défendent une certaine vision ». « Le 1 e r janvier, c'est l'interdiction de fumer mais pas celle des discours fumeux », s'est moquée Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée. La gauche accuse donc Sarkozy de faire fi des angoisses de la vie quotidienne qui assaillent les Français en matière de pouvoir d'achat ou d'emploi.

Le président s'est efforcé de corriger le tir hier en rendant hommage à un millier de personnels des services publics - RATP, SNCF, GDF et EDF - invités à l'Elysée : il a pris soin de louer longuement leur dévouement, notamment lors de la Saint-Sylvestre. De son côté, auteur de la formule « politique de civilisation », le conseiller de Sarkozy Henri Guaino souligne que c'est le sociologue Edgar Morin qui l'a utilisée le premier « pour dire le besoin d'une approche globale du monde et la nécessité de s'occuper de ces choses fondamentales qui déterminent tout le reste : la culture et l'identité ». La « plume » du président promet qu'une « dimension éthique, esthétique et morale » imprégnera sa politique en 2008, par exemple à propos du plan Banlieues présenté en janvier ou du projet d'Union méditerranéenne. Guaino souligne aussi qu'en revenant sur le terrain des valeurs Sarkozy reste fidèle à ses « engagements » de la campagne présidentielle. Et tant pis si, questions valeurs, son poulain a semblé ces derniers temps plus porté sur celles de Rolex et d'EuroDisney que sur la pensée d'Edgar Morin...

Le Parisien 2.01.08 http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles.htm...

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16:08 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.01.2008

Colombie : La libération des otages est "impossible maintenant"

La libération annoncée de trois otages aux mains des Farc est "impossible maintenant" pour des raisons de sécurité, a indiqué lundi la guérilla colombienne, une affirmation démentie par le président Alvaro Uribe, qui s'est dit prêt à ouvrir un corridor humanitaire.

La libération des otages espérée avant le 1er janvier paraît désormais renvoyée à une date indéterminée. Le président vénézuélien Hugo Chavez a lu à la télévision le message des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) daté du 30 décembre (bien décembre), mais reçu lundi. "Monsieur le président, les intenses opérations militaires qui se déroulent dans la zone nous empêchent pour l'instant de vous remettre Clara Rojas, (son fils) Emmanuel et Gonzalez de Perdomo, comme c'était notre souhait", indique le message reçu par Hugo Chavez.

Mme Rojas avait été enlevée en 2002 en même temps que l'ancienne candidate à la présidence la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt dont elle était une amie et très proche collaboratrice. "Insister dans ces conditions serait mettre en péril la vie des personnes à libérer, des autres prisonniers de guerre et des guérilleros désignés pour remplir cette mission", ajoute le message adressé à M. Chavez.

Le président colombien Alvaro Uribe a cependant nié lundi l'existence de combats dans la zone, où devaient être remis en liberté les trois otages, et a annoncé qu'il avait accepté de créer un "corridor stratégique" pour la restitution des trois otages. "On nous a demandé d'envisager l'établissement d'une espèce de corridor stratégique. Nous l'acceptons", a déclaré M. Uribe, en ajoutant qu'"il n'y a pas eu de combats dans cette région". Depuis Villavicencio, à 100 km au sud-est de Bogota, où il a rencontré la délégation internationale qui participe à l'opération "Emmanuel", M. Uribe a réaffirmé que Bogota avait donné toutes les garanties au gouvernement vénézuélien pour réaliser l'opération, et que toutes les conditions, y compris climatiques, étaient réunies.

Mensonge
"Quelle a été l'attitude des Farc ? une attitude de mensonge, une attitude de tromperie", a fustigé M. Uribe, accusant la guérilla de retarder délibérément la mission. M. Uribe a affirmé aussi que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ne détenaient plus Emmanuel, l'enfant de trois ans de Clara Rojas, que la guérilla s'était engagée à libérer. "Les Farc n'ont pas tenu la promesse de libérer les otages, car elles n'ont plus en leur pouvoir l'enfant Emmanuel", a déclaré M. Uribe. Le président a créé la surprise en émettant l'hypothèse qu'un enfant, retrouvé en juillet 2006 dans le sud-est de la Colombie, puisse être le jeune Emmanuel.

Test ADN
M. Uribe a proposé de réaliser un test ADN sur sa grand-mère qui se trouve à Caracas où elle attend depuis jeudi le retour des otages. Réagissant à ces propos, Hugo Chavez a accusé le président Uribe de venir "dynamiter la troisième phase de l'opération" avec cette hypothèse. "Ne pouvait-il pas attendre un jour de plus?" avec cette histoire, a-t-il lancé. "L'opération va continuer, mais il n'y pas de délai", a assuré Hugo Chavez. Selon le président vénézuélien, il faut "un véritable cessez-le-feu" pour que les Farc remettent les otages. Le président vénézuélien a aussi évoqué la possibilité d'une opération clandestine.

Les observateurs internationaux de l'opération de récupération des trois otages ont suspendu "provisoirement" leur mission, a annoncé l'ex-président argentin Nestor Kirchner. Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a de son côté annoncé qu'il resterait à Villavicencio. A Paris, la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt (Ficib) a déclaré être "extrêmement surprise" par la réaction du président Uribe. "Pourquoi ne pas avoir informé les familles plus tôt de développements si importants?", s'est étonné le porte-parole de la Ficib, Olivier Roubi. (afp/7sur7)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Home/article/detail/11990...

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Massacre au KENYA : La France "consternée"


Le bilan des violences au Kenya approche 250 morts
Par Wangui Kanina et Daniel Wallis.

NAIROBI (Reuters) - Le bilan des violences qui ont suivi la réélection controversée du président kenyan Mwai Kibaki a été porté à près de 250 morts avec l'incendie volontaire d'une église dans laquelle s'étaient réfugiés des villageois.

Près d'Eldoret, dans l'ouest du pays, l'incendie d'une église pentecôtiste dans laquelle s'étaient réfugiés quelque 200 membres de l'ethnie kikuyu de Kibaki a fait une trentaine de morts dont des femmes et des enfants.

La police, des journalistes et un responsable de la sécurité ont déclaré que cet incendie avait été délibérément allumé par une bande de jeunes.

"C'est la première fois dans l'histoire qu'un groupe attaque une église. Nous n'aurions jamais cru que la sauvagerie irait si loin", a déclaré Eric Kiraithe, porte-parole de la police.

Selon des habitants et une source proche des services de sécurité, les victimes s'étaient réfugiées dans l'église, à huit kilomètres d'Eldoret, lorsqu'une bande de jeunes est arrivée, a maîtrisé les garçons chargés de garder le lieu de culte et y a mis le feu.

LA FRANCE "CONSTERNÉE"

Cette explosion de violences dans l'une des démocraties les plus stables et l'une des économies les plus fortes du continent a choqué la communauté internationale et les Africains auxquels l'incendie de l'église rappelle les atrocités du génocide rwandais, en 1994.

Ces violences politiques doublées de vieilles rivalités tribales font craindre au quotidien Daily Nation que le Kenya soit "au bord de la liquéfaction complète".

Mardi, la police était déployée en force et les rues étaient plus calmes mais des violences ont de nouveau éclaté dans les bidonvilles à la nuit tombée.

La France a exprimé sa consternation face aux violences. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères appelle tous les leaders politiques à contribuer au retour au calme.

Le gouvernement français dit par ailleurs partager les doutes exprimés par l'Union européenne quant à la régularité du scrutin de jeudi dernier.

Washington a dans un premier temps félicité Kibaki, avant d'infléchir sa position et d'exprimer ses "préoccupations face à des irrégularités".

Des diplomates occidentaux ont fait la navette entre les deux camps pour tenter une médiation. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, s'est entretenu au téléphone avec Odinga et Kibaki.

Le président du Ghana, John Kufuor, qui assure la présidence de l'Union africaine (UA), doit se rendre au Kenya mercredi pour rencontrer Kibaki et discuter "de la situation actuelle", a fait savoir un porte-parole de l'organisation.

La région d'Eldoret est multiethnique mais elle est traditionnellement dominée par l'ethnie kalenjin. Elle a connu des violences ethniques en 1992 et 1997 lorsque des centaines d'habitants - kikuyus pour la plupart - ont été tués tandis que des milliers d'autres fuyaient.

Un responsable de la sécurité de la vallée du Rift a déclaré que quelque 15.000 personnes tentaient de se protéger des violences dans des églises et des commissariats de police d'Eldoret.

RASSEMBLEMENT INTERDIT

Il a accusé l'opposition d'avoir envenimé la situation alors que les différentes communautés "vivent ensemble depuis des années".

Un prêtre catholique irlandais, le père Paul Brennan, a rapporté que des jeunes gens armés sillonnaient les rues d'Eldoret.

"Des maisons sont incendiées. Il est trop dangereux d'aller dehors et de dénombrer les morts", a-t-il dit. "Les églises sont pleines. Il y a entre quatre et cinq mille personnes à la cathédrale".

Selon des témoins, la plupart des morts ont été touchés par des tirs de la police sur des manifestants, ce qui a fait dire à des mouvements de défense des droits de l'homme et à l'opposition que Kibaki avait fait du Kenya un Etat policier.

La police a fait état dans la soirée d'un bilan de 170 morts.

Les journalistes de Reuters évaluaient le nombre de victimes à environ 250.

Odinga a déclaré que son Mouvement démocratique orange disposait lundi soir d'un bilan confirmé de 160 morts mais qu'avec les morts de la nuit, le total atteindrait vraisemblablement 250 morts "ou un peu plus".

Odinga était en tête dans tous les sondages précédant le scrutin et aux élections législatives organisées le même jour. La plupart des ministres de Kibaki ont été battus par des membres du parti d'Odinga, formation qui a aussi remporté bien plus de sièges au Parlement.

Plusieurs pays, dont la France, ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre au Kenya auquel le tourisme rapporte 800 millions de dollars par an.

Odinga, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle, a invité ses partisans à se rassembler jeudi dans un parc du centre de Nairobi mais la police a annoncé l'interdiction de ce rassemblement.

Avec Helen Nyambura-Mwaura, Nicolo Gnecchi, Duncan Miriri, Patrick Muiruri, Bryson Hull, Florence Muchori, Joseph Sudah, Andrew Cawthorne et Guled Mohamed à Kisumu, version française Nicole Dupont

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01.01.2008

POUVOIR D'ACHAT 2008 : Ca commence mal !



Une série de mesures touchant le pouvoir d'achat des Français entrent en vigueur le 1er janvier. Hormis l'augmentation des contrats d'assurance automobile, habitation, etc, le prix du timbre postal, etc : Voici les principales.


FRANCHISES MEDICALES

Cinquante centimes d'euro sur chaque boîte de médicament et chaque acte paramédical, et deux euros sur chaque transport sanitaire ne sont plus remboursés, dans la limite de 50 euros par an.

Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU), les enfants, les jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes sont exonérés de ces franchises.

Le gouvernement espère ainsi dégager 850 millions d'euros d'économies tout en assurant le financement d'un plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et l'amélioration des soins palliatifs.

PRIX DU GAZ

Les tarifs réglementés du gaz, qui concernent environ sept millions de clients particuliers de Gaz de France, augmentent de 4%.

Le gouvernement estime qu'un foyer moyen verra sa facture augmenter d'environ 3 euros TTC par mois, Gaz de France évaluant cette hausse à 2,15 euros en moyenne pour un appartement et 2,90 euros pour un pavillon.

TAXE SUR LES VOITURES POLLUANTES

Une nouvelle taxe s'applique sur les voitures neuves rejetant plus de 160 grammes de CO2 par kilomètre, acheteés par les particuliers et les entreprises, et immatriculées à partir du 1er janvier.

Le malus de 200 à 2.600 euros est payable une seule fois. Le ministère de l'Ecologie précise qu'une évolution "allant dans le sens d'une annualisation partielle réservée aux véhicules les plus polluants est à l'étude".

Selon le ministère, le malus concerne environ 25% des ventes de voitures neuves et le montant le plus élevé environ 1%.

Le dispositif doit financer un système de bonus en vigueur depuis le 5 décembre pour les voitures émettant moins de 130g de CO2/km.

RETRAITES

Les pensions sont revalorisées de 1,1% le 1er janvier. Le ministre du Travail a indiqué qu'une nouvelle hausse était probable courant 2008 si l'inflation était supérieure aux prévisions initiales.

RMI

Le revenu minimum d'insertion est revalorisé de 1,6% à 447,91 euros pour une personne seule sans enfant, 671,87 euros pour une personne seule avec un enfant ou pour un couple sans enfant ou 806,24 euros pour une personne seule avec deux enfants ou pour un couple avec un enfant.

ALLOCATIONS

La base mensuelle des allocations familiales, qui sert à calculer la plupart des prestations familiales, est revalorisée de 1%.

L'Allocation aux adultes handicapés (AAH) est revalorisée de 1,1% à 628,10 euros, le complément d'AAH à 179,31 euros et la majoration pour vie autonome à 104,77 euros.

LOGEMENT

L'évolution des loyers est indexée sur l'évolution des prix à la consommation, plus favorable aux locataires que l'indice de référence des loyers qui intégrait déjà pour 60% l'indice des prix à la consommation.

PARIS (Reuters) - 31 décembre 2007

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POUVOIR D'ACHAT : Julien Dray fustige les voeux présidentiels




PARIS (Reuters) - Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a déploré lundi soir que Nicolas Sarkozy n'ait rien annoncé de "plus tangible" pour améliorer le pouvoir d'achat des Français dans ses voeux de Nouvel-An.(photo Copyright © 2008 Reuters).

"On aurait pu quand même s'attendre à ce qu'il revienne de manière plus sensible et plus tangible sur la question du pouvoir d'achat qui est le grand absent de ce discours", a-t-il déclaré à Reuters lors d'un entretien téléphonique.

"Il n'y a pas de hasard parce que depuis huit mois malheureusement il n'y a pas de bons résultats annoncés en la matière", a-t-il ajouté.

"Le président de la République nous promet que les choses iront mieux mais la réalité c'est que dès demain, les franchises médicales vont se mettre en place, les tarifs de Gaz de France vont augmenter. Donc question pouvoir d'achat, ce ne sera pas un bon départ", a-t-il estimé.

"Je ne conteste pas le fait qu'il travaille, je ne conteste pas sa volonté, ce que je conteste ce sont les résultats (...) Beaucoup de nos concitoyens sont de plus en plus dans le doute sur l'efficacité réelle de toute cette énergie dépensée et mise en scène", a affirmé Julien Dray.

Julien Dray a ironisé sur le concept "tellement fumeux" lancé par le chef de l'Etat, qui a parlé dans son allocution de "politiques de civilisation" à mettre en place en 2008 après les "changements profonds" engagés en 2007.

"Tout le monde va s'esbaudir de ce concept nouveau qui est tellement fumeux qu'il ne fera que couler de l'encre (...) Si cela consiste à dire qu'on est pour les droits de l'homme, pour l'intégration et l'environnement, il y en a beaucoup qui vont se retourner dans leurs tombes", a-t-il déclaré.

Le porte-parole du PS a également noté que le chef de l'Etat n'avait pas évoqué les élections municipales du printemps, estimant qu'il voulait "essayer de sauter l'échéance".

"Je pense que l'assurance qu'il prend, c'est de se mettre au-delà du scrutin municipal pour essayer de le relativiser. Quand on explique que les résultats tomberont dans l'année 2008, on voit bien que ce n'est pas forcément au premier trimestre", a-t-il expliqué.

Laure Bretton

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