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30.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : 3 Français sur 4 ne font pas confiance au gouvernement

Selon un sondage Ifop, les Français, dans leur grande majorité, ne font pas confiance au gouvernement pour augmenter le pouvoir d'achat.

C’est ce qu’il ressort d’un sondage IFOP pour Ouest-France Dimanche, publié vendredi. Ils ne sont que 25% à croire en l’action gouvernementale sur ce point, un taux en chute de 11 points par rapport à août 2007. Selon ce sondage, ils sont 27% (-16 points) à lui faire crédit de baisses d'impôt à venir. 31% (-14) lui accordent leur confiance pour lutter contre l'exclusion et la pauvreté, et 40% (-16) pour intégrer les personnes issues de l'immigration. Ils sont plus nombreux, à 42% (-11), à faire crédit au gouvernement pour lutter contre le chômage.

En revanche, une large majorité de Français lui font confiance pour lutter contre l'insécurité (62%, en baisse de 14 points) et protéger l'environnement (59%, -4). L'optimiste général des Français a augmenté depuis août dernier: ils sont 53% à se dire optimistes contre 47% de pessimistes. En août, ils se partageaient à stricte égalité 50-50 entre ces deux camps.

28/12/2007 - L'Expansion.com

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Laïcité : Bayrou (démocrate chrétien) : «Sarkozy remet en cause la laïcité républicaine»

Propos recueillis par Judith Waintraub

«La République n'a pas à sous-traiter l'espérance aux religions. Elle est en charge de réaliser un monde meilleur», dit François Bayrou. Crédits photo : Le Figaro

Le président du Mouvement démocrate reproche à Nicolas Sarkozy «le mélange des genres, entre l'État et la religion».

LE FIGARO. Que pensez-vous du concept de «laïcité positive» défendu par Nicolas Sarkozy ?

François BAYROU. Quand on a besoin d'un adjectif, c'est qu'on veut changer le sens du mot. Il y a dans le discours prononcé à Saint-Jean-de-Latran quelque chose de profond, passé à peu près inaperçu, une remise en cause de la conception de la laïcité républicaine autour de laquelle, depuis la Libération, la France s'est construite. S'exprimant comme président de la République, il introduit la notion de «racines essentiellement chrétiennes» de la France, oubliant le grand mouvement d'émancipation des Lumières. Il affirme que la République a «intérêt» à compter beaucoup de croyants. Il demande aux religions, toujours dans «l'intérêt» de la République, de fonder la morale du pays. C'est le retour, qu'on croyait impossible en France, du mélange des genres entre l'État et la religion. Ce mélange des genres n'a jamais produit de bons fruits, je le dis comme citoyen, et je le dis aussi comme chrétien de conviction.

Est-ce une erreur de parler d'espérance quand on fait de la politique ?
La République n'a pas à sous-traiter l'espérance aux religions. La République est en charge de réaliser un monde meilleur, et pas d'inviter à l'attendre. Cette conception sociologique de la religion, fournissant «l'espérance» qui fait que les peuples se tiennent tranquilles et respectent les règles établies, on croyait qu'elle était loin derrière nous ! Ce n'est pas autre chose que «l'opium du peuple» que dénonçait Marx. C'est un leitmotiv chez Nicolas Sarkozy, notamment quand il a parlé des bienfaits de la présence de l'islam pour pacifier les banlieues. En réalité, l'espérance religieuse et l'espérance civique ne sont pas de même nature. Elles ne sont pas du même monde. Au demeurant, la foi, ce n'est pas seulement l'espérance, ce n'est pas seulement pour l'avenir. C'est pour le présent, c'est voir le monde et voir l'autre dans une certaine lumière qui les révèle et les grandit. C'est en cela qu'il existe un humanisme chrétien.

La République doit-elle prendre en compte ce que Nicolas Sarkozy appelle l'«aspiration spirituelle» de l'être humain, qui existe selon lui chez chacun de nous ?
L'aspiration spirituelle est un mouvement précieux de l'être humain. Sur ce point, je suis d'accord avec Nicolas Sarkozy. La société doit la respecter. Mais lorsqu'on suggère que la morale républicaine doit se fonder dans les religions, on change d'approche. D'abord, il ne revient à aucune autorité civile de trancher ainsi une question de conscience. Il est aussi anormal de voir un président dire qu'il faut se référer à la religion que d'en voir un autre affirmer qu'il faut rejeter toute religion. Cette orientation, dans un sens ou dans un autre, n'est pas dans ses compétences. De surcroît, en tenant ce discours dans une société plurireligieuse, on pré­pare les conditions d'un affrontement entre les différentes religions. Car, quand elles se contredisent, qui décidera qu'une religion est supérieure à une autre dans le domaine de la morale et des valeurs ?

Quelle est votre conception de la laïcité ?
Celle de Jules Ferry. Quand Nicolas Sarkozy dit que «jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé» dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, parce qu'il lui «manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance», il exprime exactement le contraire du message de Jules Ferry. La morale de l'instituteur n'est pas inférieure à celle du prêtre. Pour Jules Ferry, elle est la morale universelle au genre humain, qui prend garde à ne choquer aucune des familles qui confient leur enfant aux maîtres. La laïcité est un bien très précieux que la France a su définir avant et mieux que les autres. Elle détermine un espace public à l'intérieur duquel on ne fait pas intervenir la religion par l'autorité du dogme, et un espace intime, familial, où chaque être humain cultive des convictions, une vision du monde, qu'il ne peut imposer aux autres. L'idée qui fonde la démocratie, c'est la vision géniale que Pascal a exprimée de la distinction des ordres : il y a l'ordre du pouvoir, l'ordre de la religion et l'ordre de la science. Le pouvoir doit garantir la liberté de prier et la liberté de penser dans les deux autres ordres. Mais l'homme n'est libre que si on empêche toute interférence entre ces ordres distincts. De la même façon, quand Nicolas Sarkozy établit un parallèle entre la vocation religieuse et sa vocation présidentielle, il mélange ce qui ne doit pas l'être.

Cela vous choque ?
Oui. En outre, c'est un paradoxe troublant que celui d'un pouvoir qui affiche chaque fois qu'il le peut sa complaisance avec le matérialisme financier et, en même temps, souhaite faire de la religion une autorité dans l'espace public. Cela s'est déjà produit dans l'histoire. Aujourd'hui, par exemple, chez Bush. Et cela, les citoyens républicains, laïques aussi bien que chrétiens, ne peuvent l'admettre : ils ont quelque chose en commun, c'est le «rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu».

Note précédente sur le même sujet : La laïcité selon le chanoine Sarkozy

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INTERNET : Les petites mains de Ladiesroom.fr se mettent en grève

Par Philippe Crouzillacq, 01net.

Dans le Web 2.0, les internautes sont sympathiques. Ils (ou elles) sont prêt(e)s à travailler pour des cacahuètes et à enrichir, de leur contenu éditorial (articles ou chroniques sur la mode ou la famille), un site comme Ladiesroom.fr. Et tout ça pour la gloire d'une publication en ligne. Leurs contributions sont le plus souvent de bonne qualité et, malgré tout, il ne leur viendrait pas à l'idée de se mettre à leur compte et d'éditer leur respectable production sur un blog.

C'est tout le secret du Web… communautaire : créer un environnement où les gens, à force de microtâches indolores mais chronophages se retrouvent heureux de travailler bénévolement au bien-être d'entreprenautes totalement décomplexés. Il ne faut toutefois pas pousser le bouchon trop loin. Car s'ils sont cools et prêts à tout pour faire plaisir à leur prochain, les travailleurs du Web 2.0 détestent au moins une chose : la dissimulation et les petits mensonges. Car dans ce cas-là, la confiance change de camp.

C'est ce qui est arrivé au site Ladiesroom.fr. L'une des collaboratrices du site s'est mise en tête de savoir qui était aux commandes du site auquel elle contribuait. Et a découvert qu'il s'agissait en fait d'une agence de communication, la société Heaven. Ce manque de transparence a choqué d'autres contributrices, explique Le Monde. Et plus de 10 % d'entre elles se sont alors mise en grève (un paradoxe pour des travailleuses non rémunérées). Elles ont toutes d'un commun accord décidé en signe de protestation de « déshabiller (symboliquement) leur avatar », la petite figure stylisée que chacune peut utiliser comme une signature. Une cybergrève tout ce qu'il y a de plus sexy en somme.

Vendredi 28 décembre.

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29.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : Contrôle technique auto + 30 % le 1er janvier !

Contrôle technique : Plus sévère... et plus cher

Huit examens supplémentaires dès le 1er janvier prochain.

Le contrôle technique, auquel sont soumis tous les deux ans les véhicules de moins de 3,5 tonnes, dès le début 2008. Actuellement, les centres agréés doivent contrôler 125 points , dont 68 sont soumis à une contre-visite. Un arrêté du 13 octobre 2006 entrant en vigueur le 1er janvier 2008 vient ajouter huit points de contrôle :

- Amortisseurs (avant et arrière)
- Pédale de freins
- Caches des airbags
- Lave-glaces des phares avant
- Niveau du liquide de freins
- Etat des ceintures de sécurité
- Diagnostic anti-pollution embarqué (On Board Diagnostic)
- Homologation des pare-buffles (4x4)

Ainsi, les amortisseurs défectueux n'échapperont bientôt plus à une contre-visite. À partir du 1er janvier 2008, le moindre problème d'étanchéité constaté devra obligatoirement être réparé dans les deux mois. À défaut, le propriétaire ne recevra pas son attestation de contrôle technique, sésame indispensable pour avoir le droit d'utiliser son véhicule pendant les deux années à venir.

La fin des pare-buffles "sauvages"

Des éléments présents sur les véhicules vendus récemment pourront également faire l'objet d'une contre-visite en cas de dysfonctionnement, comme les systèmes de rétractation des ceintures de sécurité, les lave-glaces des phares avant ou le troisième feu stop.
Le liquide de frein devra être "à niveau" et les pare-buffles, qui trônent devant la calandre de certains 4×4, devront être homologués sous peine de devoir être retirés.

La fin de l'à-peu-près

Par ailleurs, un jeu minime dans les rotules de direction ne sera plus toléré et l'écart de profondeur des pneus d'un même essieu ne pourra plus dépasser 5 mm. Plus question non plus d'intervertir les pneus avant usés avec les pneus arrière en bon état juste avant le contrôle : tous les pneumatiques seront vérifiés lors de la contre-visite.
Autre nouveauté : chaque véhicule mis en circulation depuis le 1er janvier 2004 sera soumis à titre indicatif à un diagnostic antipollution. Enfin, le délai de validité de deux ans du contrôle technique débutera à partir du premier contrôle, et non plus à la date de la contre-visite.

Le temps, c'est de l'argent

Cette nouvelle réglementation engendrera inévitablement une hausse drastique du nombre de véhicules soumis à une contre-visite. Ces vérifications supplémentaires donneront par ailleurs plus de travail aux centres de contrôle, qui devront aussi acquérir du matériel supplémentaire, notamment pour réaliser le diagnostic antipollution.

Un investissement supplémentaire qui devrait pousser la plupart d'entre eux à augmenter significativement leurs tarifs (autour 50 euros actuellement), de l'ordre de 25 à 30%, au moins....

Lobby, quand tu nous tiens...

Dans un communiqué, le Secur, une association oeuvrant pour "l'usage, le confort et la sécurité de tous les moyens de transport", se félicite du fait que la France devienne "le premier pays en Europe" à prendre une telle mesure sur les amortisseurs.

Pas franchement étonnant quand on sait que le Secur dépend directement de la FIEV, une fédération professionnelle regroupant notamment les équipementiers de l'industrie automobile, qui ont tout intérêt à ce que les Français renouvellent le plus souvent possible les pièces de leur véhicule.

D'ailleurs, le Secur se cache à peine de son action de lobbying auprès des pouvoirs publics, se félicitant d'avoir "contribué de façon déterminante à la reconnaissance du rôle sécuritaire majeur des amortisseurs dans la liaison au sol des véhicules". Dont acte.

Neuilly, 29 novembre (AOL)

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POUVOIR D'ACHAT : la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus

Au moment même où Nicolas Sarkozy vient de faire voter par la majorité au Parlement un plan supposé favoriser le pouvoir d’achat des Français, son gouvernement vient d’annoncer, entre Noël et jour de l’an, une hausse de 4 % des tarifs du gaz. Le ministre de l’Économie nous dit, comme pour se faire pardonner, que c’est moins que les 6 % souhaités par GDF dans le cadre de sa privatisation, mais c’est bien plus que l’inflation (2,4 %) et cette augmentation vient après la hausse de 5,8 % déjà intervenue en mai 2006. Soit une progression de 10 % en 18 mois.

Dès la fusion de Suez avec GDF, le Parti socialiste pointait le risque d’une augmentation inéluctable des tarifs pour que GDF puisse compenser les coûts d’approvisionnement sans pénaliser ses actionnaires qui commencent à bouder le cours des actions qu’ils jugent de moins en moins attractives.

Ainsi, non seulement le plan de Nicolas Sarkozy n’aura pas apporté un euro de plus aux Français au 1er janvier 2008, mais ceux-ci se verront -à cette date- facturer 4 % plus cher leur approvisionnement en gaz et les fameuses franchises médicales entreront en vigueur. Visiblement le compte n’y est pas par rapport aux promesses. En matière de pouvoir d’achat, la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus.

Communiqué de François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste

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Blingbling à Louksor : "Cela tourne vite au vulgaire"






La "virée people" de Nicolas Sarkozy à Louxor suscite des réactions peu amènes en Europe

Les photos de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni à Louxor (Haute-Egypte) ont fait, mercredi 26 décembre, le tour du monde. Aux Etats-Unis, elles ont été reprises par les journaux accompagnées d'une courte synthèse dans la page people. C'est surtout en Europe que les commentateurs politiques s'y sont intéressés, s'interrogeant, souvent de façon peu amène, sur le nouveau style de la présidence française.

Ainsi, en Italie, le quotidien La Repubblica, sous la plume de Bernardo Valli, se demande, jeudi 27 décembre, si, "à la veille de son cinquantième anniversaire, la Ve République n'a pas changé de visage", si "son sixième président, actuellement en fonction, n'est pas en train d'en écrire l'épitaphe". L'éditorialiste décrit "sur le trône de De Gaulle, un président en manches de chemise, avec la chemise déboutonnée et les lunettes de soleil d'Alain Delon, qui reçoit ses ministres les pieds sur la table et tutoie (presque) tout le monde".

"CELA TOURNE VITE AU VULGAIRE"

L'autre grand quotidien, Il Corriere della Sera, consacre sur deux pages un reportage très illustré et plutôt ironique aux "deux fiancés". En Espagne, où M. Sarkozy est bien en cour et suscite depuis sa campagne présidentielle une curiosité bienveillante, même les journaux conservateurs El Mundo et ABC s'étendent sur le coût du séjour et le rôle de Vincent Bolloré, après le prêt de son yacht à Malte.

C'est en Allemagne que les commentaires sont les plus durs, confirmant la difficulté outre-Rhin à s'habituer à un président de la République française dont les comportements désarçonnent les Allemands, qui ont toujours eu le sentiment qu'il ne les portait pas dans son cœur. A l'unisson, la presse accuse le chef d'Etat de chercher une fois encore à se mettre en scène, souvent au préjudice de sa fonction. "Au lieu de se démener, comme le reste de la classe politique du pays, sur le pouvoir d'achat, les retraites ou les délocalisations, il s'en va le week-end à Disneyland", note le magazine de droite Focus dans son édition en ligne, qui décrit un président à la recherche de "trophées".

"Ehonté, irritant, narcissique", s'agaçait la Süddeutsche Zeitung dès le 21 décembre : "Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire." "Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible", conclut le Berliner Zeitung du 24 décembre.

En Belgique, tous les titres, francophones et néerlandophones, plaçaient en "une", mercredi, les photos de Louxor. Une "virée people" selon Le Soir, pour lequel "Sarko termine 2007 sûr de lui, arrogant, espérant mettre un voile sur ses premiers vrais déboires".

Aux Pays-Bas, le quotidien de référence NRC-Handelsblad s'interrogeait, jeudi, sur "ce qui se déroule vraiment à l'Elysée, où l'on semble tourner un remake de Louis de Funès".

Peut-être par trop habituée aux controverses entourant les voyages privés de l'ancien premier ministre Tony Blair, la presse britannique, qui avait fait ses choux gras de l'officialisation de la nouvelle liaison présidentielle au parc Disneyland, s'est faite plus discrète. "Kozy et sa copine sur les rives du Nil", titrait le tabloïd The Sun. Dimanche, The Independent ironisait sur un "Sarkozy qui a réinventé la présidence de la France à l'époque du star-system". M. Sarkozy est "le candidat unique d'un studio de 'Loft Story' appelé Elysée, une star de soap opera", écrivait le journal.

Henri de Bresson (avec nos correspondants en Europe et à Washington). LE MONDE | 27.12.07 |

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La laïcité selon le chanoine Sarkozy




Laïcité : l'approche sarkozyenne, par Yvon Quiniou

C'est une véritable régression dans la manière de concevoir la laïcité que Nicolas Sarkozy vient de nous proposer dans son discours de Rome, sous prétexte de nous en offrir une version positive et moderne. Cela tient à ce que sa réflexion implique à la fois un contresens théorique, une ignorance historique et un parti pris idéologique difficilement acceptables. Le contresens, d'abord. La laïcité, telle que la France la revendique depuis la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ne se définit pas positivement par une ouverture de principe aux croyances religieuses. Elle consiste bien plutôt dans un retrait ou une abstention qui fait devoir à la République de ne pas porter atteinte à la liberté de conscience et de culte et, par conséquent, de n'en reconnaître ou de n'en soutenir aucun en particulier. Elle garantit ainsi, à l'encontre du prosélytisme religieux, la liberté absolue d'être sans religion.

Si la laïcité a un sens positif, ce n'est pas celui que lui prête notre président. Elle a pour fonction non de libérer les croyances, c'est-à-dire de les favoriser, mais de libérer des croyances instituées que les différentes églises ont toujours, peu ou prou, voulu imposer. Appuyée sur la raison, elle doit former l'esprit critique et le libre jugement de chacun, de façon à ce qu'il prenne ses distances avec tous les contenus de pensée religieux qui prétendent se soustraire au débat rationnel et fonder leur légitimité sur une source transcendante échappant à l'intelligence profane. Cette démarche n'interdit en rien que l'on retrouve et donc que l'on accepte les croyances religieuses, mais contrôlées par la raison humaine : des croyances qui ne s'opposent pas à ses acquis scientifiques et moraux, et débarrassées alors des emportements irrationnels qui les ont trop souvent caractérisées.

C'est ici que la prise de position de M. Sarkozy révèle une ignorance étonnante, si elle n'est pas feinte. L'identité progressiste de la France républicaine ne s'est pas construite avec l'héritage chrétien officiel mais, pour l'essentiel, contre lui. Laissons de côté le grave passif de l'Eglise catholique dans son rapport aux sciences : au nom d'une Révélation dogmatisée, elle s'est régulièrement opposée aux grandes théories scientifiques, comme celles de Galilée ou de Darwin, pour autant qu'elles mettaient en cause sa vision du monde et de l'homme.

Ne parlons que des grands bouleversements sociopolitiques qui font désormais consensus : la République elle-même, les droits de l'homme, l'égalité de l'homme et de la femme, les conquêtes sociales, la conception civile du mariage, la libération sexuelle et l'acceptation du droit à la différence dans ce domaine (comme l'homosexualité). Tout cela a été refusé et combattu par l'institution religieuse, avec virulence.

Une conception exigeante de la laïcité se doit de rappeler ces faits, et appeler à une vigilance constante, dans la tradition de la philosophie des Lumières, face aux menaces dont est porteuse toute foi quand elle n'est pas soumise à l'examen critique.

A la racine de l'approche sarkozyenne de la laïcité, qui rompt avec la tradition républicaine française, il y a un parti pris idéologique : l'idée que l'homme ne saurait se passer de la religion et du fondement qu'elle est censée apporter à ses choix moraux. Il rejoint ici clairement Benoît XVI qui, dans sa dernière encyclique, défend un scepticisme radical quant à la possibilité pour l'humanité d'améliorer sa condition historique sans le secours de la foi.

Toute l'histoire de l'humanité nous prouve que l'homme a su progresser sans l'aide des religions (même si elles ont pu aussi aider à ce processus) et qu'il n'a pas besoin de la référence à une transcendance pour savoir ce qu'il en est du Bien et du Mal : la raison humaine, compétence naturelle qui s'améliore au fil du temps, y suffit, et elle a même dû souvent se débarrasser des préjugés religieux pour exercer sa liberté. Vouloir enraciner la morale dans la religion, c'est faire dépendre les valeurs qui doivent réunir toute l'humanité de croyances particulières, souvent opposées entre elles et dont la pérennité est rien moins qu'assurée ; c'est s'exposer soi-même au relativisme et au nihilisme à l'instant même où on croit les combattre.

Une société réellement laïque ne trouvera donc dans les doctrines éthiques des différentes religions qu'un élément parmi d'autres de sa discussion sur les normes qui doivent régir notre vie collective et individuelle, sans leur conférer le moindre statut privilégié. Elle fera, par conséquent, du pouvoir humain de juger, partagé par tous, le fondement exclusif de ses prises de position morales : seul ce qui est universel peut décider de ce qui vaut universellement, par-delà les croyances ou les incroyances des uns et des autres.

Article paru dans l'édition du 28.12.07.
Yvon Quiniou, agrégé de philosophie, membre du comité de rédaction de la revue "Actuel Marx"

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28.12.2007

Sans-papiers : les soutiens sur "écoute informatique" ?

Par Chloé Leprince (Rue89)

Un projet de loi prévoit d'autoriser la police à placer des logiciels espions notamment contre l'aide aux sans-papiers.

Et si la police était désormais habilitée à placer des logiciels espions dans les ordinateurs dans le but de surveiller en temps réel le flux informatique des particuliers et des entreprises, y compris les e-mails et les conversations téléphoniques via des logiciels comme Skype? C'est en tout cas ce que prévoit une disposition, dévoilée la semaine dernière par la presse, de la prochaine Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), qui doit être présentée en janvier par Michèle Alliot-Marie en Conseil des ministres.

Contactés ce samedi, les services du ministère de l'Intérieur évitent encore de communiquer plus amplement sur le sujet. "Un peu tôt" y explique-t-on. Plusieurs dispositions ont pourtant filtré et notamment ce nouveau feu vert à l'installation de "mouchards".

Les policiers seraient autorisés à avoir recours à ces "clés de connexion" non seulement pour de la grande délinquance "dès lors que les faits sont commis en bande", précise le texte tel qu'il a filtré à ce jour -et n'a pas été démenti par le ministère. Mais aussi pour "l'aide à l'entrée et au séjour d'un étranger en situation irrégulière".

Sur le papier, la justification s'articule bien sûr autour de la lutte contre les réseaux de l'immigration clandestine et notamment contre les passeurs. Mais, dans les faits, des associations comme RESF, par le biais de laquelle des particuliers s'organisent notamment pour assister, et parfois cacher, des parents d'enfants scolariés qui sont en situation irrégulière, pourraient être menacées.

"Une volonté symbolique et politique plus qu'une vraie utilité"

C'est sous le contrôle du juge d'instruction et du juge des libertés et de la détention (JLD) que la police sera habilitée à contrôler en temps réel le contenu des ordinateurs des gens placés sur "écoute informatique". Un JLD interrogé par Rue89 se montre "plutôt sceptique":

"Cette disposition traduit bien sûr la pression accrue sur la lutte contre l'immigration clandestine. Partout, dans les services de police, les préfectures, les gendarmeries, on forme des équipes spécifiquement destinées à cela. Mais, du point de vue de l'enquête, je suis dubitatif sur le lien entre ce qui peut circuler sur ces ordinateurs et les étrangers en situation irrégulière. J'ai du mal à saisir l'utilité de la chose."

Pour ce magistrat, cette disposition nouvelle relève en fait davantage d'une volonté "symbolique ou politique" que d'une utilité réelle, alors qu'à ses yeux, on déploie déjà bien davantage d'énergie à poursuivre les sans-papiers eux-mêmes qu'à lutter contre les réseaux de passeurs.

Inquiétude des associations

La plupart des associations n'avaient pas encore relevé ce détail de la Lopsi, qui ne sera rendue publique que début 2008. Mais cette nouvelle génération de mouchards inquiète, alors que Rue89 racontait début décembre que deux salariées de France terre d'asile avaient été placées sur écoute pendant plusieurs mois avant d'être carrément placées en garde à vue pour avoir eu des conversations téléphoniques avec de jeunes clandestins qu'elles suivaient dans le cadre de leurs maraudes.

Vice-président du Gisti, l'avocat Stéphane Maugendre rappelle qu'il y a une tendance à la criminalisation générale de l'aide aux sans-papiers:

"Cette disposition serait un pas de plus mais, dès à présent, la loi sur l'aide au séjour irrégulier est tellement vaste qu'elle concerne aussi bien l'oncle qui accueille son neveu quelques jours, le petit passeur, les associations qui aident les sans-papiers, que les gros réseaux de trafic."

Si aucun parent d'élève associé par exemple à RESF n'a encore été poursuivi, Stéphane Maugendre souligne que la pression va bien crescendo sur le terrain.

Du côté de la Cimade, Sarah Bellaïche juge "très inquiétante" la nouvelle mouture de la loi de sécurité intérieure mais constate également que l'arsenal législatif permettait déjà de donner un tour de vis supplémentaire, en poursuivant par exemple les passagers d'un avion qui s'étaient opposés à l'expulsion d'un clandestin pour "atteinte au bon fonctionnement d'un aéronef".

22/12/2007.

Sur le même sujet 18.12.07 : INTERNET : Bientôt un flic dans chaque PC des français ?

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27.12.2007

Benazir Bhutto assassinée dans un attentat


Par Augustine Anthony Reuters - Jeudi 27 décembre, RAWALPINDI, Pakistan (Reuters) - Benazir Bhutto, ancien Premier ministre pakistanais, a été assassinée dans un attentat alors qu'elle venait de quitter une réunion électorale jeudi à Rawalpindi, près d'Islamabad.

Sa formation, le Parti du peuple pakistanais (PPP) et les médias officiels ont confirmé son décès.

"Elle est morte en martyre", a déclaré Rehman Malik, un responsable du PPP.

Bhutto, 54 ans, est décédée après son transfert dans un hôpital de Rawalpindi. Selon la chaîne de télévision Ary-One, elle a reçu une balle en pleine tête.

La police a indiqué que le kamikaze avait tiré plusieurs coups de feu en direction de Bhutto au moment où celle-ci quittait la réunion électorale organisée dans un parc public. L'homme a ensuite déclenché la charge explosive qu'il portait sur lui.

"L'homme a d'abord tiré sur le véhicule de Bhutto. Elle a baissé la tête et il s'est alors fait exploser", a déclaré Mohammad Shahid, un policier.

La police a fait état de seize victimes dans cet attentat intervenu en plein coeur de la campagne pour les élections législatives du 8 janvier. On ne sait pas pour l'instant si le scrutin va être maintenu.

"Cet acte est l'oeuvre de ceux qui veulent désintégrer du Pakistan parce qu'elle était un symbole d'unité. Ils ont achevé la famille Bhutto. Ce sont des ennemis du Pakistan", a déclaré à Reuters Farzana Raja, un responsable du PPP.

Un correspondant de Reuters présent sur les lieux a entendu deux coups de feu, puis l'explosion. Un autre correspondant de Reuters a vu plusieurs corps et la tête mutilée d'une personne sur une route près du parc où s'est tenu le meeting.

MUSHARRAF CONDAMNE

Le président Pervez Musharraf a condamné "dans les termes les plus vigoureux l'attaque terroriste qui a coûté la vie à Benazir Bhutto et à de nombreux autres Pakistanais innocents", a rapporté l'agence de presse officielle.

Il a aussitôt convoqué une réunion d'urgence des responsables du pays et a appelé "la population à rester calme face à cette tragédie".

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira à 17h00 GMT pour des consultations à la suite de cet assassinat.

Les Etats-Unis ont très rapidement condamné l'attentat qui a coûté la vie à l'opposante pakistanaise, l'une des femmes politiques les plus célèbres au monde. "Cet attentat montre qu'il y a toujours des gens au Pakistan qui cherchent à saper la réconciliation et les progrès démocratiques", a dit un responsable du département d'Etat.

Le président George Bush, qui se trouve dans son ranch de Crawford, au Texas, où il passe des vacances, a été informé de la situation, a fait savoir la Maison blanche. Il doit s'exprimer sous peu.

Dans une lettre adressée à son homologue pakistanais, le président français Nicolas Sarkozy juge "plus que jamais indispensable" la tenue des élections législatives après "l'acte odieux" qui a couté la vie à l'ancien Premier ministre.

L'Inde de son côté déplore un "coup terrible porté à la démocratie". "Avec sa mort, le sous-continent perd un dirigeant politique de premier plan qui avait oeuvré pour la démocratie et la réconciliation de son pays", a déclaré le porte-parole du Premier ministre Manmohan Singh.

A son retour au Pakistan après huit années d'exil, l'opposante pakistanaise avait déjà été la cible, le 18 octobre, d'un attentat qui avait fait 139 morts dans la foule qui s'était massée à Karachi pour l'accueillir.

Les activistes islamistes avaient été pointés du doigt mais celle qui fut la première femme à diriger le gouvernement d'un pays musulman s'était dit prête à braver le danger pour aider son pays.

Dans le discours qu'elle venait de prononcer jeudi, Bhutto avait justement évoqué ces menaces. "J'ai mis ma vie en danger, je suis rentrée parce que je sentais que ce pays était en danger. Les gens sont inquiets mais nous sortirons ce pays de la crise", déclarait-elle quelques minutes avant sa mort.

PREMIÈRE FEMME À LA TÊTE D'UN PAYS MUSULMAN

Les personnes qui s'étaient réunies près de l'hôpital où elle avait été conduite ont poussé des cris à l'annonce de sa mort. Certains ont scandé des slogans hostiles à Musharraf.

L'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, figure de l'opposition, s'est adressé à la foule éplorée. "Mon coeur saigne et je suis aussi profondément attristé que vous", a-t-il dit.

Bhutto était devenue à 35 ans la première femme à diriger le gouvernement d'un pays musulman après la victoire, en 1988, de son parti, le PPP, fondé par son père.

En 1990, cible d'accusations de corruption, elle fut limogée, avant de revenir au pouvoir en 1993 pour en être une nouvelle fois chassée en 1996 sur fond de nouvelles accusations de corruption et de mauvaise gestion du pays.

Elle avait contesté le bien-fondé de ces accusations mais avait choisi de rester à l'étranger plutôt que de les combattre.

Sa famille n'a pas été épargnée par les violences.

Son père, Zulfikar Ali Bhutto, fut président puis Premier ministre du Pakistan avant d'être renversé en juillet 1997 et exécuté deux ans plus tard. Ses deux frères sont morts dans des circonstances mystérieuses.

Bhutto affirmait avoir été la cible de plusieurs tentatives d'assassinat ourdies par Al Qaïda dans les années 1990.

Selon les informations de différents services de renseignement, les taliban ainsi que des groupes djihadistes pakistanais avaient recruté des kamikazes pour mettre fin à ses jours.

Avec la contribution de Kamran Haider, version française Gwénaelle Barzic

20:07 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

ERRATUM : Johnny PERCHEC UMP blog personnel au service des citoyens de la ville de MEZE (34140)

Le blog personnel de Johnny Percherc UMP nous informe tardivement (l'info est partie dans tous les tuyaux), qu'il n'est pas candidat aux prochaines municipales de Mèze. (lire notre note précédente).

Cela étant, puisque-que ce blog UMP est au service des mézoises et des mézois, nous sommes impatients de lire tout ce qui concerne la ville de Mèze, à l'approche des municipales, plutôt que la suite ininterrompue de toutes les dépêches sur tous sujets, qui tombent sur les téléscripteurs des agences de presse.

Les lolo's 34.

15:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Municipales à Mèze : Johnny Perchec UMP, "raccolage à tout prix" sur internet ...

Un candidat aux municipales à Mèze nous parle de tout et de "n'importe quoi" d'heure en heure, et bientôt de minute en minute ...

Sauf bien sûr, de tout ce qui intéresse les citoyennes et citoyens mézois au quotidien. Cela n'aura bien entendu pas échappé à votre vigilance. La droite est si décomplexée qu'elle est prête à vous proposer en boucle la rubrique des chiens écrasés, pourvu qu'elle soit en haut de l'affiche, au détriment de toute expression contraire à sa nouvelle idéologie populiste, incarnée par son Président Bling bling.

Monsieur Johnny Perchec, arrêtez de spammer la plateforme Midiblogs, c'est pitoyable ! Parlez-nous plutôt de l'avenir de la ville de Mèze, que nous puissions enfin espérer en débattre avec vous !

Lolo 34

14:04 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PERCHEC, UMP, MUNICIPALES MEZE

Prédidence "Kéké" par Roger ANTECH Midi Libre




EDITORIAL par Roger ANTECH Kéké

Tous les signes ostentatoires d'une présidence d'un autre type, type m'as-tu-vu ?, tous les attributs d'une présidence "kéké" sont donc à nouveau réunis. Les Ray-Ban, la Rolex, la chemise dépoitraillée, la petite chaîne en or, la barbe de deux jours, les vacances de riche, le palace, le jet après le yacht prêté par l'ami milliardaire et, maintenant, le top-model et la romance sur le Nil qui va avec...Bien qu'il s'en défende, il y a une part d'exhibition dans la vie privée de Nicolas Sarkozy et ce que l'on prenait, au commencement, pour un exercice décomplexé du pouvoir, flirte avec le mauvais goût, voire le mauvais genre.

Nicolas Sarkozy en fait trop. Forcément, la rupture est flagrante avec ces présidents qui avant lui, et en apparence seulement, semblaient toujours agir à l'économie. Mais on ne sait plus vraiment si cette touche de provocation relève d'une communication présidentielle très maîtrisée ou d'un penchant naturel et irrésistible pour le kitch.

En empruntant Bolloré Airlines pour se rendre à Louxor, Nicolas Sarkozy sait ainsi qu'il ranime la polémique sur sa proximité avec les milieux d'affaires. En se montrant très glamour au bras de Carla Bruni, le Président ne fuit pas les paparazzi, il les aimante. Finalement aussi peu préoccupé par un éventuel divorce avec l'opinion, qu'il ne l'est par sa séparation bien réelle - et déjà consommée... - avec Cécilia.

RAG 34. Les lolo's 34

10:05 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Fracture et rupture "chiracosarkozienne" sont les maux, sinon les mamelles de la France ultralibérale

Il y aurait deux France ?
Patrick Braouezec

Monsieur le Président,

Le 11 décembre, à Vandœuvre-lès-Nancy, vous avez prononcé un discours sur la question du logement. Ma réaction ne concernera pas les propos que vous avez tenus sur ce thème. Non ! Je m’arrêterai aux trois premières phrases de votre intervention. Je vous cite : « Je suis heureux de me trouver parmi vous en Lorraine, parce que la Lorraine, c’est la France, la véritable France, telle que je la connais, telle que je la ressens, telle que je l’aime. Ici, c’est la France dont on parle peu, parce qu’elle se plaint peu. Ici, c’est la France qui croit au mérite, à l’effort, c’est la France qui veut qu’on la respecte. »

Dire que ces propos m’ont profondément choqué est bien en deçà des sentiments qui m’ont traversé à leur lecture : révolte et honte.

A vos yeux, il y aurait donc deux France : « la véritable », et par conséquent la fausse, l’illégitime ; celle que vous aimez, et celle que vous n’aimez pas ; celle que vous ressentez, et celle que vous ne calculez pas ; la France qui se tait, et celle qui revendique ; celle qui veut le respect (et qui le mérite), et celle qui ne le veut sans doute pas (et qui ne le mérite donc pas). Vous devriez, Monsieur le Président, être le président de toute la France. Vos propos prouvent le contraire.

Quelle est cette France que vous n’aimez pas, que vous ne ressentez pas, qui se plaint (à juste titre ?), qui parle fort, qui ne croit ni à l’effort ni au mérite et, qui ne veut pas « être respectée » ? Pourquoi vouloir diviser la France de cette façon-là ? Peut-être est-ce tout simplement parce que, comme vous l’avouez, la France que vous aimez est la seule que vous connaissez, et que l’autre vous est « étrangère ». Avec votre déclaration, nous voilà revenus à La Fontaine et à l’opposition entre le rat des villes et le rat des champs. (Rassurez-vous, je ne fais même pas allusion ici au récent livre d’Alain Badiou De quoi Sarkozy est-il le nom ?)

J’ai cru comprendre (sans doute à tort) que cette « autre France », l’illégitime (reconnaissons que ce n’est pas encore l’anti-France), est justement celle que je connais de près, celle que je côtoie au quotidien, celle des banlieues populaires.

Cette France qui carbure au mélange ; celle qui se lève tôt (celle des sociétés de nettoyage), ou qui se couche tard (celle des sociétés de gardiennage). Cette France qui travaille dur pour gagner peu. Cette France originaire d’Afrique (au nord comme au sud du Sahara) ou d’Europe du Sud. Qui meurt trop tôt de ne pas s’être assez plaint. Cette France des salariés des services publics : les cheminots, les RATPistes ; les salariés des collectivités locales comme ceux du « privé », lève-tôt eux aussi et dont on ne remarque le travail que quand ils sont en grève. Cette France des « sans » (emploi, papiers, logement) toujours levés car toujours sur le « qui-vive comme on peut », dont on ne parle qu’au-dessous de zéro degré et qui revendiquent dignité et respect même au printemps, même en été, même en automne.

Mais, n’ayez crainte, Monsieur le Président, je ne tomberai pas dans le piège d’opposer les « p’tits gars d’Aubervilliers » à ceux de « Vandœuvre-lès-Nancy », car il n’existe pas objectivement de conflit d’intérêts entre eux. Le mal-être, celui notamment des jeunes, les peurs que vous entretenez sont les mêmes à Guéret ou à La Courneuve, même s’ils s’expriment de manière différente. Ici une voiture brûlée, là un silence résigné, ailleurs un suicide prématuré. La division artificielle que vous entretenez s’inscrit dans la nuit des temps de ceux qui veulent asseoir leur pouvoir : diviser pour mieux régner.

Et s’il y a bien deux France, la ligne du clivage n’est ni topologique, ni géographique, ni ethnique, ni culturelle, ni cultuelle. La seule ligne de fracture est sociale et économique, c’est celle que vous voudriez nous faire oublier pour surtout ne rien changer à l’ordre des choses.

Libération QUOTIDIEN : mercredi 26 décembre 2007

RAG 34. Les lolo's 34

10:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Arche de Zoé: la presse commente un verdict sévère pour les "amateurs de l'humanitaire"

PARIS (AFP) - Le procès des membres de l'Arche de Zoé a été "baclé" pour beaucoup, même si d'autres le jugent "empreint de dignité et de vérité", en revanche les éditorialistes sont tous d'accord pour un verdict "sévère" qualifiant les condamnés d'"amateurs de l'action humanitaire".


"Bouclé en quelques jours - bâclé, serait-on tenté de dire- le procès de N'Djamena n'aura pas permis d'apprendre grand-chose" affirme Fabrice Rousselot.

Selon Libération, "personne n'avait intérêt, peut-être, à ce que toute la vérité soit faite sur cette triste farce". En premier lieu, "pas Eric Breteau, coupable pour le moins d'amateurisme forcené", mais également le Tchad et la France. Pour le journaliste, le "verdict d'hier, sévère, sonne comme l'ultime fausse note de cet imbroglio."

Dominique Gerbaud dans La Croix pense lui aussi que les accusés sont des "amateurs de l'action humanitaire", mais il estime le "procès empreint de dignité et de vérité". "La justice tchadienne n'a ni retardé le jugement, ni fait traîner les débats, ni biaisé le verdict", dit-il. Ne contestant pas la sévérité de la peine prononcée, il écrit que le "verdict, pour sévère qu'il soit, montre bien que nul n'est au-dessus de la loi."

Pour François Tartarin de La Nouvelle République du Centre-Ouest, "les apparences sont sauves". Et de croire que "le Tchad entretient l'illusion d'une justice insensible à l'étau politique et diplomatique dont joue Paris à ses dépens".

La Presse de la Manche évoque le transfert en France des six condamnés qui "seront présentés à la justice et incarcérés, mais qu'il faudra revoir leur cas". "On pourrait d'ailleurs imaginer que la meilleure sanction serait de remplacer la prison par des années de travail d'intérêt général, au sein d'organismes humanitaires, mais sans en assumer la direction", ironise son éditorialiste, Jean Levallois.

Dans la Charente Libre, Jacques Guyon se demande "comment, en effet, ne pas jalouser l'étonnante célérité de cette justice tchadienne qui aura mis deux petits mois pour boucler l'enquête, l'instruction, expédier le procès et délivrer sa sentence?"

De son côté, Jacques Camus dans La République du Centre pense que même "illuminés", "inconscients" ou "rêveurs" les six Français "ont été les victimes d'une justice... inhumanitaire".

Revenant sur les "déclarations tonitruantes de Nicolas Sarkozy qui disait vouloir aller chercher nos ressortissants", il juge que cette "fois, le chef de l'État a raté son coup d'esbrouffe."

RAG 34. Les lolo's 34

09:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ARCHE DE ZOE

26.12.2007

LOUKSOR ? Président BLINGBLING, il adore... : Un "message" de solidarité de Sarkozy

Armelle Gardien enseignante au lycée Jean-Jaurès de Châtenay-Malabry, cofondatrice du Réseau Education sans frontières (RESF).

Et si Nicolas Sarkozy avait envoyé aux sans-papiers le même message de solidarité qu’il a envoyé à Ingrid Betancourt et aux autres otages en Colombie ?

« Je m’adresse à vous, aurait dit le Président, qui êtes des parents, des jeunes, des sans-papiers, en mon nom personnel mais surtout au nom des millions de Français, et je crois pouvoir le dire, au nom de tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui réclament pour vous le droit de vivre au grand jour dans le pays des droits de l’homme où vous êtes venus chercher un avenir meilleur pour vous et vos enfants. Je refuse l’idée de vous laisser en perdition, je veux m’engager à vous arracher à un destin inhumain. Ceux qui vous persécutent font une erreur tragique. Ils s’égarent. Ils s’isolent. Une très large part de la communauté internationale condamne ces méthodes de traque, d’emprisonnement, de sévices physiques, de pressions morales. Il est temps de le comprendre et de faire preuve d’initiative. Les témoignages publiés nous bouleversent, ils montrent la souffrance des familles, les rêves brisés des jeunes. C’est pourquoi je veux m’adresser à vous pour vous apporter enfin un message de solidarité. A tous je veux le dire : la France ne vous oubliera pas. Elle ne vous oubliera jamais. En ce moment, la France recherche de nouveaux moyens pour vous rendre la place qui est la vôtre dans notre société, celle que les générations d’immigrés ont occupée par le passé, celle qui a permis la constitution d’une société multiple, complexe, rayonnante. L’urgence de la solution est devenue encore plus évidente aux yeux de tous : trop d’indignités vous sont infligées, trop de compromissions imposées à ceux qui sont chargés d’exécuter la politique du chiffre. Un seul objectif doit s’imposer : le droit au séjour, pour vous et vous enfants. Pour terminer ce court message, je veux avoir une pensée particulière pour Chulan Zhang, et ceux qui, anonymes, mais comme elle qui l’a payé de sa vie, sont venus aux portes de l’Europe chercher la liberté et le droit de vivre mieux.

Je veux à tous dire mon admiration pour leur dignité, leur courage dans la situation inhumaine qui leur est faite. Je veux vous apporter le témoignage du refus de la France d’accepter l’inacceptable. »

vendredi 14 décembre 2007 http://www.liberation.fr/rebonds/297872.FR.php © Libération

Le site de RESF

12:40 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF

25.12.2007

Ingrid BETANCOURT : 46 ans aujourd'hui, et 6ème noël, comme otage des FARC





Aujourd'hui 25 décembre : Opération "La Flamme de l’Espoir"


AgirpourIngrid.com - Paris - 15/12/07


Mardi 25 décembre : Opération "La Flamme de l’Espoir"

Le Comité de soutien forme l’espoir ardent qu’Ingrid Betancourt sera libre au moment de Noël. En effet, le 25 décembre revêt une double importance pour elle : c’est également le jour de son anniversaire.

Toutefois, dans le cas où Ingrid n’était pas libre à ce moment-là, il nous semble fondamental de ne pas l’oublier. Pour elle comme pour tous les otages de Colombie, il est important que ce jour si célébré brille par sa solidarité et son espoir.

C’est pourquoi le Comité de soutien en appelle aux citoyen-ne-s du monde entier : tout au long du 25 décembre, nous vous invitons de placer à leur fenêtre, sur leur balcon ou sur le seuil de leur porte, une bougie. En ce jour où une grande partie d’entre nous sera réunie en famille, il nous semble essentiel d’avoir une pensée pour Ingrid et les otages, à travers ce geste simple mais fort de sens.

Nous comptons donc sur vous, une fois de plus, pour que la mobilisation soit impressionnante : faisons en sorte que le monde entier s’illumine d’un espoir vif et infaillible pour la libération d’Ingrid et de tous les otages.

En savoir plus




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21:55 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT

Oscar Peterson, salué en tant que musicien et militant contre le racisme



(Photo Copyright © 2007 Reuters) MONTREAL (AFP) - Les réactions se sont succédé lundi à l'annonce de la mort du virtuose canadien du jazz Oscar Peterson , mettant l'accent sur ses talents de musicien "exceptionnel", mais également ses qualités d'homme et de militant contre la discrimination raciale.

En plus de ses qualités de musicien, "il y avait aussi sa personnalité", a déclaré à la chaîne de télévision CBC son ami et ancien Premier ministre de la province de l'Ontario, Bob Rae.

"C'était un homme très déterminé, qui était indigné par la discrimination qu'il avait connue en grandissant au Canada puis quand il avait travaillé aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.

Notant que Montréal, dont M. Peterson était natif, perdait "un de ses plus grands ambassadeurs", le maire de la métropole québécoise Gérald Tremblay a salué "un pianiste et compositeur accompli qui a su nous inspirer par son talent exceptionnel et son humanité".

"Nous retiendrons de lui, certes sa musique, mais également sa grande humanité et son rôle de fervent défenseur de l'égalité raciale", a-t-il dit dans un communiqué.

"Ayant vécu quinze ans dans le même quartier que la famille Peterson, la Petite Bourgogne (à Montréal), nous savons à quel point Oscar Peterson a été important pour sa communauté. Il était sujet de fierté, une puissante source d'inspiration, un modèle non seulement pour toute la communauté noire qui le compte au nombre de ses figures héroïques, mais pour l'ensemble des Montréalais et des Canadiennes et des Canadiens", a indiqué la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, représentante de la reine Elisabeth II.

Oscar Peterson avait particulièrement été sensibilisé à la question de la discrimination raciale lors de ses tournées aux Etats-Unis, dans les années 1960.

Elle lui a inspiré l'une de ses compositions les plus connues, "Hymn to Freedom", un hommage au mouvement américain des droits civiques.

Le lieutenant-gouverneur de l'Ontario, représentant de la reine Elisabeth II dans cette province où Oscar Peterson avait élu domicile et dans laquelle il est décédé, a aussi exprimé sa tristesse à l'annonce du décès de "l'un de nos musiciens les plus talentueux et les plus aimés".

"Mais nous célébrons aussi sa vie et la joie qu'il nous a procurée pendant des décennies", a souligné David Onley dans un communiqué.

Le Conseil des Arts du Canada et la National Endowment for the Arts (NEA) américaine avaient annoncé la semaine dernière qu'ils rendraient hommage à Oscar Peterson lors d'un concert de gala, le 11 janvier à Toronto.

Les deux organismes n'avaient pas réagi lundi soir à la nouvelle de son décès, pas plus que le gouvernement canadien.

Oscar Peterson était l'un des musiciens canadiens les plus honorés, Compagnon de l'Ordre du Canada et Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en France en 1989.

Il a succombé dimanche soir, à l'âge de 82 ans, à une insuffisance rénale, à son domicile de la banlieue de Toronto.

Son ami de longue date, le musicien Oliver Jones, a indiqué à la télévision CBC qu'il avait appris la nouvelle lundi matin par un coup de téléphone de l'épouse de M. Peterson.

Regrettant cette "perte terrible" pour le Canada, il s'est dit malgré tout "très heureux de savoir que (M. Peterson) est mort comme il le voulait, chez lui, entouré de sa famille".

Celle-ci a prévu de célébrer ses funérailles dans l'intimité, avant d'organiser une commémoration publique.

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21:09 Publié dans Actualités , Associations , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OSCAR PETERSON

POUVOIR D'ACHAT : La France de Sarkozy




A l'occasion des fêtes, nantis de leur pouvoir d'achat tout neuf, pourquoi les Français ne profiteraient pas, eux aussi, de la vie rêvée du président de la République ?

Vous êtes infirmière, manutentionnaire, policier, caissière… ? Vous avez quelques milliers d'heures supplémentaires à revendre ? Pourquoi ne pas en faire profiter avec un jeu qui ravira toute la famille ?

Avec Sarkoland, pour seulement 3 heures de RTT, partagez vous aussi la nouvelle vie du Président : promenez-vous au bras d'une princesse-top model dans des paysages enchanteurs, envoyez au charbon votre gouvernement de nains politiques, éclipsez le Prince Fuyons… mais méfiez-vous de la reine maléfique de la Justice, Rachida Diorissima, et de la sorcière Cecilia Maria Sara Isabel Ciganer Albeniz…

Bientôt disponible : le « traité magique » pour faire repartir l'Union européenne.
Sylvain Lapoix - Marianne2.fr

Le blog de PRIORITE A GAUCHE

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21:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

24.12.2007

Julien GRACQ : Une personnalité discrète, à l'opposée du Président Blingbling, alias Sarkozy

L'écrivain Julien Gracq est mort


PARIS (Reuters) - Auteur discret et peu sensible aux honneurs, l'écrivain Julien Gracq est mort samedi à l'âge de 97 ans à Angers, dans le Maine-et-Loire.

Il avait refusé en 1951 le prix Goncourt pour "Le rivage des Syrtes" et se définissait comme une "survivance folklorique" en raison de son hostilité à l'évolution du monde de l'édition.

"J'ignore non seulement l'ordinateur, le CD-Rom et le traitement de texte, mais même la machine à écrire, le livre de poche, et, d'une façon générale, les voies et moyens de promotion modernes qui font prospérer les ouvrages de belles-lettres", écrivait-il dans le Monde des livres daté du 5 février 2000.

De nombreuses personnalités politiques et culturelles ont salué la mémoire de l'un des plus grands écrivains français du XXe siècle, qui a construit "une pensée originale et une oeuvre puissante."

De son vrai nom Louis Poirier, Julien Gracq vivait retiré dans son village natal, Saint-Florent-le-Vieil, près d'Angers, et menait une vie "très éloignée des cercles littéraires et des parades mondaines", selon son éditeur, José Corti.

Né le 27 juillet 1910, il était cependant entré de son vivant, en 1989, dans la prestigieuse collection de Gallimard, la Pléiade.

Jamais édité en poche, il est resté fidèle à des tirages limités qui ne l'ont pas empêché de jouir d'un grand prestige dans le monde des lettres.

"C'était un homme qu'une fiche signalétique n'aurait pu définir que comme moyen en tout. Il n'y a en effet rien de commun entre l'homme et l'oeuvre ; entre le Gracq réservé que l'on rencontre, le professeur froid dont les élèves disent qu'il ne se déride jamais mais fait d'excellents cours et l'écrivain qui a miraculeusement peint les enchantements d'Argol, les féeries de la forêt des Ardennes, les magies de la mer des Syrtes ; qui nous a rendu sensible le poids écrasant du Destin, et qui est le vrai Gracq ; celui que l'on tiendra un jour pour l'un des plus grands écrivains de notre époque", disait José Corti.

"AU CHÂTEAU D'ARGOL"

Les bords de Loire et le pensionnat ont marqué l'enfance de Julien Gracq, qui a fréquenté un lycée de Nantes, le célèbre lycée Henri-IV à Paris puis l'École normale supérieure et l'École libre des sciences politiques.

Agrégé d'histoire, Julien Gracq commence sa double activité en 1937. D'une part, il entreprend son premier livre, "Au château d'Argol", et, de l'autre, il commence à enseigner, successivement aux lycées de Quimper, Nantes, Amiens, et se stabilise au lycée Claude-Bernard à Paris à partir de 1947, jusqu'à sa retraite en 1970.

En 1939, après avoir rencontré André Breton, il devient un compagnon de route du surréalisme, dont il s'éloigne cependant assez vite.

Il était professeur sous son vrai nom, Louis Poirier, et écrivain sous le pseudonyme de Julien Gracq, qui a bâti continûment une oeuvre de romancier, de poète, de nouvelliste, de dramaturge et d'essayiste. Dix-huit livres ont été publiés chez José Corti.

Julien Gracq a publié son premier roman, "Au château d'Argol", à compte d'auteur après avoir essuyé un refus de Gallimard.

"L'ouvrage passe inaperçu et les ventes se totalisent à 150 exemplaires. Mais quelques esprits et non des moindres sont de ses rares lecteurs. Outre Edmond Jaloux et Thierry Maulnier, ...André Breton lui-même à qui Gracq a adressé l'ouvrage", écrit sa maison d'édition.

Julien Gracq aimait le travail à l'ancienne réalisé par José Corti, à savoir des feuillets non massicotés que le lecteur se doit d'ouvrir au coupe-papier.

Pour Michel Tournier, il était "le plus grand écrivain français vivant" après avoir dominé pendant cinquante ans les lettres françaises.

"C'est dans ses romans et ses notes de voyages qu'il donne toute sa mesure. On ne peut jamais oublier le professeur de géographie qu'il fut professionnellement. Mais quand le professeur Louis Poirier devient l'écrivain Julien Gracq, il s'impose comme le plus grand paysagiste que nous ayons", écrivait-il.

"J'aime chez Gracq son attention profonde aux paysages et aux topographies, à ce qu'on peut appeler 'l'esprit des lieux'. Je retrouve chez lui certaines sensations que j'ai ressenties sans être capable de les formuler et qu'il a fixées, lui, avec son doigté et sa sensibilité d'acupuncteur", disait Patrick Modiano.

Gérard Bon

RAG 34. Lovely34

18:40 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La Belgique à nouveau gouvernée

Les députés belges votent la confiance au nouveau gouvernement

BRUXELLES (Reuters) - Après six mois de crise, les députés belges ont voté dimanche la confiance au nouveau gouvernement dirigé par Guy Verhofstadt, chargé de mener les affaires du pays jusqu'en mars prochain.

La nouvelle équipe, constituée autour du chef de gouvernement sortant, a été approuvée par 97 voix contre 46, avec une seule abstention.

La Belgique était sans gouvernement depuis 196 jours.

"Mon objectif maintenant est de favoriser la confiance et de permettre un dialogue entre les communautés", avait déclaré Verhofstadt en séance peu avant le vote.

Le gouvernement intérimaire, au sein duquel Didier Reynders conserve le portefeuille des Finances, est chargé de gérer le pays et de préparer la grande négociation à venir entre Flamands et Wallons sur l'avenir de la Belgique.

Verhofstadt restera en fonction jusqu'au 23 mars et s'emploiera à mettre au point le budget 2008, à prendre des mesures d'urgence pour lutter contre la hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires.

Libéral flamand de 54 ans nommé "formateur" du gouvernement il y a une douzaine de jours par le roi, Verhofstadt, en revenant aux affaires, a réussi là où a échoué le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme, grand vainqueur des élections législatives du 10 juin dernier.

Verhofstadt a déclaré qu'il fallait respecter les résultats des élections et que Leterme devrait lui succéder à la tête du gouvernement à la fin mars.

Leterme, interrogé dimanche à la télévision avant le vote sur son absence de popularité chez les Wallons, a reconnu qu'il lui restait beaucoup à faire pour améliorer son image auprès d'eux.

"Quand vous avez un poste et la chance de faire vos preuves, le reste suit (...) Tout le monde fait des erreurs tous les jours - j'en fais mais je suis toujours prêt à m'améliorer", a-t-il dit, en se prononçant pour "une meilleure distribution des responsabilités" entre francophones et Flamands.

L'accord de coalition, qui regroupe cinq partis, donne trois mois de répit à la Belgique mais ne résout pas pour autant la crise entre les partis flamands, qui réclament un plus grand contrôle sur le secteur économique, et les Wallons, qui ne veulent pas de tels changements.

Le roi Albert II, après l'échec de Leterme, s'était tourné vers Verhofstadt - au pouvoir depuis 1999 - en dernier recours, même si son Parti libéral flamand avait été l'un des plus grands perdants des législatives de juin.

La coalition comprend les démocrates-chrétiens flamands et les Libéraux flamands, leurs équivalents wallons de même que les socialistes wallons.

Mark John, version française Yves Clarisse, Eric Faye et Guy Kerivel

RAG 34. Les lolo's 34

12:43 Publié dans Actualités , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Frêche encore et toujours... : Simple bouderie, ou vrai désamour?

Il semble que Georges Frêche (Divers Gauche), en quête d'un mandat de sénateur, peine à retrouver une virginité politique auprès des montpéllierains, et ce malgré, sa récente offensive médiatique, menée tous azimuts autour de son dernier brulôt : "Il faut saborder le PS", comme le révèle un sondage Ifop pour le Midi Libre.

Montpellier : sondage défavorable à Frêche

Selon un sondage réalisé par Ifop pour Midi Libre (sur un échantillon de 604 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus), 66 % des Montpelliérains ne souhaitent pas que Georges Frêche soit présent sur la liste conduite par la maire PS Hélène Mandroux aux municipales. Contre 30 % de oui.


« Je ne conçois pas de liste sans Georges », a néanmoins déclaré Mme Mandroux.



Question : Un échantillon dit "représentatif" constitué d'à peine 604 personnes, l'est-il vraiment ? N'aurions nous dû pas plutôt lire 804 voire 1004 personnes interrogées ?

RAG 34. Les lolo's 34.

08:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.12.2007

"Un dimanche à Orly" : Air France, grève suspendue

AÉROPORT D'ORLY (AFP) - La grève des personnels au sol d'Air France à Orly Ouest, qui perturbait le trafic depuis jeudi, a été "suspendue" dimanche, à l'issue d'un vote des salariés en assemblée générale, a-t-on appris auprès des syndicats CGT et Sud aérien.

"La grève est suspendue et le mouvement pourra reprendre de façon plus large et plus fort en janvier à l'heure des négociations" salariales programmée fin janvier, a déclaré la CGT à l'issue de l'assemblée générale.

De son côté Sud aérien a estimé qu'avec la suspension du conflit et sa possible reprise en janvier "la direction d'Air France a une épée de Damoclès au-dessus de la tête".

Dimanche matin, au quatrième jour de la grève la situation semblait revenir à la normale à l'aéroport d'Orly Ouest, où les premiers vols d'Air France avaient décollé alors que les autres étaient en enregistrement.

Air France avait prévu d'assurer 80% de ses vols dimanche. La grève des agents au sol d'Air France à Orly, à l'appel de la CGT et de Sud Aérien, entamée jeudi pour défendre les salaires, l'emploi et les conditions de travail, avait été reconduite samedi en assemblée générale pour la journée de dimanche.

Un numéro de téléphone vert a également été mis en place à l'attention des passagers résidant en France: 0800 240 260.

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5/5 - PRIVATISATION du marché de l'énergie : Les particularités de l'industrie électrique : C'est avant tout une production non stockable...

Par Marc LEYGONIE (cadre retraité EDF)

note 5/5 : Les particularités de l'industrie électrique (suite et fin de notre dossier sur le marché de l'énergie).

Nous avons abordé il y a peu le problème de l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence et nous en avons signalé les dangers. Il eut été sans doute plus sage de conserver notre service public, Henri Guaino lui-même l’avait dit à diverses reprises tant lors d’interventions au sénat que lors d’interview. Pourtant il ne peut être soupçonné de gauchisme…
Le présent article va justifier la pertinence d’un service public de préférence à une privatisation en analysant les particularismes de l’industrie électrique.
Le secteur électrique comporte des particularités fortes qui en font un cas en marge de l’ensemble des activités industrielles.

En effet la nature du produit électricité qui, au niveau d’importance où se situe sa production ne peut être stocké, dont la nature purement énergétique en fait un bien immatériel, fait du secteur électrique une industrie de production et de réseaux nécessitant des moyens très importants ,des investissements lourds à temps de retour long (de l’ordre de 30 à 40 ans pour la majorité d’entre eux) ce qui ne rentre pas aisément dans le schéma néolibéral actuel qui exige des temps de retour de 3 à 5 ans et des taux de rentabilité purement financière de l’ordre de 15%.

Par ailleurs les besoins sont extrêmement variables tant au niveau journalier qu’hebdomadaire et annuel. Ils dépendent non seulement de l’activité économique mais également des conditions climatiques. L’obligation dans laquelle est le système de répondre à tout moment à la demande confère une très grande importance aux prévisions de consommation mais aussi de disponibilité, d’adaptation technique mais aussi de rentabilité économique des moyens de production et de transport de l’énergie. Or certains des moyens de production sont eux-mêmes tributaires des conditions climatiques, il en est ainsi des centrales hydrauliques et des éoliennes. S’ajoute à ces contraintes celle des situations géographiques respectives des demandes et des moyens de production disponibles car elles doivent être compatibles avec la capacité des réseaux de transport.

On imagine la complexité que cela représente et l’importance des moyens mis en œuvre ainsi que de l’expérience acquise pour optimiser un tel système à la fois quant à la nécessité de faire coïncider à tout instant offre et demande mais aussi le souci de le faire dans les meilleures conditions économiques. C’est prendre conscience de la difficulté et de l’importance de l’optimisation du système.

De plus cette variabilité des besoins et la nécessité impérative de les satisfaire fait que certains ouvrages de production et une part de la capacité des réseaux ne seront utilisés que quelques mois, voire quelques semaines par an et même à l’extrême tous les vingt ans .Ils n’apparaissent pas rentables au sens habituel de l’économie mais ils sont indispensables à la continuité du service.

Par ailleurs les lois de transposition de la directive européenne reconnaissent l’électricité comme produit de première nécessité.

Si une entreprise publique a pour mission essentielle de fournir le meilleur produit possible au meilleur coût possible et de le vendre au prix coûtant ,une entreprise privée a pour objectif, et c’est dans sa nature, de faire du bénéfice et donc elle s’efforcera d’en dégager le plus possible.

Fallait-il ouvrir le marché de l’électricité à la concurrence, pouvait-on en attendre une amélioration pour les utilisateurs ? En particulier la protection de l’environnement s’avère non conciliable avec une utilisation prioritaire des centrales thermiques productrice de CO2 mais qui présentent pour une entreprise privée l’avantage d’investissements modestes et de temps de retour plus courts.

Ce n’est pas par hasard que les réseaux n’ont pas été entrés dans les activités ouvertes à la concurrence. C’est simplement que si la production, ou la spéculation, offre un produit à vendre, ce qui rapporte et intéresse l’investisseur privé, un réseau coûte cher et ne fourni pas de produit à vendre.

Enfin la fameuse règle du marché dite de l’offre et de la demande est-elle réellement applicable au système électrique ? On verra que non car ce qui commande c’est la nécessité de répondre dans l’instant à la demande.
On constate que partout où l’ouverture à la concurrence a eu lieu après parfois une baisse au début les prix ont ensuite augmenté.

L’ouverture du marché est une erreur que le texte qui suit vise à démontrer. Le texte de Marcel Boiteux qui démonte les contradictions de cette solution situe également ce problème dans la logique plus large du système politico économique actuel.

« …Le troisième et dernier des devoirs du souverain de la République est celui d’élever et d’entretenir ces ouvrages et ces établissements publics dont une grande société retire d’immenses avantages, mais qui sont néanmoins de nature à ne pouvoir être entrepris et entretenus par quelques particuliers étant entendu que pour ceux-ci le profit ne saurait jamais leur rembourser la dépense »…
(Adam Smith « La richesse des nations », livre V, chapitreXX, section 2)

Sauf- pourrait-on ajouter- si le prix qu’ils en exigent leur permet les bénéfices auxquels ils aspirent…aux dépens des citoyens les plus modestes qui seront alors privés de leur usage…
Il reste que ceux qui se prétendent ses héritiers ont tendance à perdre de vue cet héritage…

INTRODUCTION

L'exemple d'EDF présente un intérêt particulier :

- elle fournit et distribue un produit reconnu par la loi comme de première nécessité

- elle est une entreprise de réseaux

- ses activités impliquent des investissements lourds à durée de vie de l'ordre de 40 ans (et on parle de 60 ans pour le nucléaire)

- elle a cette particularité que son produit ne peut être stocké ;

- le choix des moyens de production a enfin des impacts sur l'air, l'eau, l'intégration à l'environnement, où les réseaux nécessitent lors de la recherche de leur tracé des études d'impact, où la qualité et la continuité du service qu'ils apportent concernent pour l'électricité un produit de première nécessité, le choix des énergies primaires - alors que la France n'a plus de ressources propres en gaz ni en charbon - a un impact économique important (en particulier en matière de devises),

- elle comporte des métiers de haute technicité et s’exerçant dans un environnement dangereux;

- elle était organisée en système intégré de la production à la livraison chez le client terminal;

- enfin elle était certainement, par les dispositions de la loi de nationalisation du 8 avril 1946, la forme la plus aboutie du service public : "... Un fonctionnement à caractère industriel et commercial démocratique, pour être toujours mis au service de la collectivité, des usagers, grâce à un personnel qualifié, permanent et respecté, couvert par un statut national conçu autour d'une élaboration paritaire de l'ensemble des dispositions sociales..."


Lire la suite de l'excellent article de Marc LEYGONIE:

Télécharger l'intégralité du doc (format word 607.8 ko) --->
Les particularités de l'industrie électrique

Consulter l'ensemble de notre dossier : EDF-GDF public !




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08:29 Publié dans 03 EDF-GDF PUBLIC ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF-GDF

22.12.2007

CASE PRISON : Pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort

Par Robert BADINTER

La situation de la condition carcérale en France demeure «une humiliation pour la République», comme l’avait qualifiée le Sénat en 2001. La surpopulation pénale, principalement dans les maisons d’arrêt, persiste. Elle est liée à la politique pénale conduite depuis 2002 qui privilégie l’emprisonnement.

Le nombre des détenus atteint 61 763 personnes au 1er novembre 2007 pour un nombre total de places disponibles de 50 727. Certaines maisons d’arrêt connaissent une surpopulation pénale de 200%. Pareille situation engendre des conditions de vie détestables, et une promiscuité source de récidive. Les conditions de travail des personnels pénitentiaires s’en trouvent rendues plus difficiles.

L’instauration d’un contrôleur général des prisons, requise par nos obligations internationales, ne se révèlera efficace que dans la mesure des moyens mis à sa disposition et de la personnalité du titulaire. Quant à la loi pénitentiaire, dont un projet avait été élaboré par Marylise Lebranchu, sa discussion revêtira une particulière importance.

Pour nous, il ne saurait y avoir de loi pénitentiaire valable que si elle respecte deux impératifs :

• Tout détenu est un être humain jouissant de tous les droits de l’homme et, s’il est Français, de tous les droits du citoyen, à la seule exception des droits qui lui ont été retirés par une décision de justice ou des restrictions imposées par l’exigence de la sécurité des personnes et des biens inhérente à la vie carcérale.

• Tout détenu est voué à retrouver la société des femmes et des hommes libres.La perspective de sa libération doit être prise en compte à toutes les étapes de la vie carcérale.

Tout condamné à une peine supérieure à un an devrait bénéficier d’un projet pénitentiaire pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort. La lutte contre la récidive requiert en priorité l’humanisation et la transformation de la condition pénitentiaire.


Chaque semaine l'Hebdo en ligne

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11:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRISON, BADINTER

21.12.2007

L'espace Shengen s'ouvre à 9 nouveaux pays: Espoir à l'Est, inquiétude à l'Ouest

L'Union ouvre ses frontières de Tallinn à Lisbonne
Par Reuters


PETRZALKA, Slovaquie, 20 décembre (Reuters) - L'Autriche et la Slovaquie ont donné jeudi le coup d'envoi des cérémonies qui marqueront l'entrée en vigueur, à minuit plus une minute, de l'ouverture de l'espace Schengen à neuf nouveaux membres de l'Union européenne.

A l'Est, cette abolition des frontières a valeur de symbole important et met un point final au démantèlement du "rideau de fer". Les huit pays d'Europe orientale qui ont rejoint l'UE en 2004 espèrent aussi un coup de fouet à leur économie.

A l'Ouest, certains s'inquiètent d'une montée possible de la criminalité avec de nouvelles frontières moins sûres, même si celles-ci ont été renforcées.

Connaissant ces objections, mais les balayant d'un revers de main, le Premier ministre slovaque Robert Fico et le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer ont scié symboliquement une barrière douanière à un poste-frontière de la ville de Petrzalka, près de Bratislava, la capitale slovaque.

"Qu'est-ce que Schengen? Ce n'est pas la criminalité, ce n'est pas l'incertitude, ce n'est pas la peur, c'est un vaste espace de sécurité et de stabilité", a déclaré Gusenbauer lors de cette cérémonie.

Fico a souligné que cet événement ouvrirait un espace de libre circulation de plus de 4.000 kilomètres entre Tallinn, en Estonie, et Lisbonne, au Portugal.

Avec les huit nouveaux entrants d'Europe de l'Est, auxquels s'ajoute Malte, l'espace Schengen comptera 24 pays à partir de vendredi. Sa superficie atteindra un tiers de la taille des Etats-Unis et abritera quelque 400 millions d'habitants.

SECURITE RENFORCEE

Les accords de Schengen, qui tiennent leur nom du village luxembourgeois où fut signé en 1985 le premier accord sur la circulation sans passeport à l'intérieur de l'Union, s'appliquera d'abord aux frontières terrestres et maritimes, avant de s'étendre aux liaisons aériennes.

Plusieurs villes frontalières, dont certaines sont coupées en deux depuis des décennies, prévoient de célébrer l'événement, même si depuis l'élargissement de mai 2004, les voyages au sein du Bloc des 27 sont déjà devenus beaucoup plus simples.

Des milliers de Polonais, Lettons ou Lituaniens ont ainsi émigré au Royaume-Uni et en Irlande, deux pays qui sont pourtant en dehors de Schengen, grâce à des conditions d'entrée facilitées pour les travailleurs étrangers.

Outre Londres et Dublin, la Roumanie, la Bulgarie et Chypre sont les autres pays de l'UE qui restent pour l'heure à l'écart de l'espace Schengen. Deux pays non membres de l'UE y sont en revanche associés, la Norvège et l'Islande, et la Suisse les rejoindra prochainement.

La sécurité a été renforcée le long des nouvelles frontières, ce qui ne fait pas taire les inquiétudes de certains
responsables.

"Nous devons en déduire qu'il y aura davantage de délits contre la propriété dans la zone frontalière. La question du trafic d'êtres humains se posera aussi de manière aiguë", a déclaré le chef du syndicat de la police allemande, Konrad Freiberg, dans une récente interview.

Déplorant la réduction d'effectifs au sein de la police allemande, il dit cependant espérer que la collaboration des
policiers allemands avec leurs collègues polonais s'améliorera avec le temps. Pour lui, l'expansion de l'espace Schengen aurait pu attendre que tous les problèmes de sécurité soient réglés.

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10:07 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ESPACE SHENGEN

PRIVATISATION : GDF c'est fait !

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a publié au Journal Officiel le décret de privatisation de Gaz de France afin de permettre sa fusion avec Suez.

Le décret, qui ne comporte que deux articles, indique qu'"il est décidé de procéder au transfert du secteur public au secteur privé de la société Gaz de France SA".

L'Etat détient actuellement environ 80% du capital de GDF et la loi a été modifiée l'an dernier pour permettre de réduire cette part sous les 50%. Dans le cadre de la fusion avec Suez, l'Etat devrait voir sa part tomber aux environs de 35%.

William Emmanuel

Sur le même thème : article 5/5 publié ce matin 21 décembre de notre dossier spécial : EDF- GDF public ! :

Les particularités de l'industrie électrique par Marc Leygonie

Consulter aussi l'ensemble de notre dossier : EDF-GDF public !


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09:38 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.12.2007

"BIEN-LOGÉS" : Le directeur de cabinet de C.BOUTIN "démissionné".

PARIS (Reuters) - Moins de 24 heures après les révélations sur le mini-loyer parisien du directeur de cabinet de Christine Boutin, François Fillon réclame la démission de Jean-Paul Bolufer, soucieux de clore une polémique suscitant des remous jusque dans les rangs du gouvernement.


"Le Premier ministre et la ministre du Logement ont jugé nécessaire la démission de Jean-Paul Bolufer de son poste", précise un communiqué diffusé par Matignon.

Peu auparavant, la ministre du Logement avait refusé sur RMC de se prononcer sur une éventuelle démission de son "excellent collaborateur", locataire depuis 1981 d'un appartement parisien à un prix en-deçà du marché.

"Je prendrai la décision quand j'aurai toutes les données", a déclaré Christine Boutin, évoquant la piste d'un remboursement des loyers ou d'un don à une ONG s'occupant de sans-abri.

"J'entends surtout l'émotion des Français et je comprends leur émotion car il y a une véritable crise du logement et il peut paraître absolument surprenant qu'un directeur de cabinet de la ministre du logement puisse être dans un logement avec un loyer si peu élevé", a-t-elle ajouté.

La ministre du Logement a précisé qu'elle n'avait pas eu connaissance de l'affaire avant que la presse ne s'en fasse l'écho et provoque l'indignation de l'opposition.

"Quand on recrute quelqu'un, on ne lui demande pas où il habite. Ce n'est pas mon habitude", a-t-elle dit pour sa défense avant d'adopter un ton menaçant.

"Ce qui est certain, c'est que le cas de mon directeur de cabinet (...) n'est pas seul et je peux vous dire que quelle que soit la décision que je prendrai (...) il ne sera pas le seul", a-t-elle prévenu, laissant entendre qu'il s'agissait d'une manipulation politique.

"C'est quand même étonnant de voir sortir ce dossier maintenant qui a quand même demandé quelque préparation", a déclaré Christine Boutin, qui n'est "pas touchée" par l'affaire et se dit "même étonnée de (s)on zen intérieur".

"CHASSE À L'HOMME"

La ministre du Logement s'en est également prise à Martin Hirsch, premier au sein du gouvernement à suggérer la démission de Jean-Paul Bolufer dès mercredi. "Moi je sais ce que c'est la solidarité amicale et gouvernementale", a-t-elle lancé.

Sur RTL jeudi matin, Xavier Bertrand a estimé qu'il fallait "régulariser au plus vite" la situation.

"Si vous voulez réconcilier les Français avec la politique, cela passe par l'exemplarité des ministres, mais aussi de leurs plus proches collaborateurs", a déclaré le ministre du Travail.

"Il faut toujours faire preuve d'exemplarité lorsqu'on a quelque pouvoir dans la République", a renchéri Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, sur LCI.

Principal interlocuteur des associations qui s'occupent du logement des sans-abri, Jean-Paul Bolufer paye selon Le Canard enchaîné un loyer de 6,30 euros le mètre carré alors que le tarif du marché se situe entre 20 et 30 euros le mètre carré.

Il s'est fait attribuer ce logement du Ve arrondissement, près de Port-Royal, en 1981 quand il était directeur adjoint de cabinet du maire de l'époque, Jacques Chirac. Il l'aurait même sous-loué quand il disposait d'un logement de fonction.

Dans un entretien publié jeudi par Le Parisien, le directeur de cabinet de Christine Boutin se dit prêt à revoir les conditions de sa location.

"Je suis prêt à rediscuter des conditions de ma location, peut-être faut-il vérifier les loyers par rapport aux revenus, mais c'est un débat de société qui ne doit pas prendre la forme d'une chasse à l'homme", dit-il. Selon lui, son cas ressemble à "des milliers d'autres" à Paris.

Laure Bretton




PARIS (Reuters) - Moins de 24 heures après les révélations sur le mini-loyer parisien du directeur de cabinet de Christine Boutin, François Fillon réclame la démission de Jean-Paul Bolufer, soucieux de clore une polémique suscitant des remous jusque dans les rangs du gouvernement.


"Le Premier ministre et la ministre du Logement ont jugé nécessaire la démission de Jean-Paul Bolufer de son poste", précise un communiqué diffusé par Matignon.

Peu auparavant, la ministre du Logement avait refusé sur RMC de se prononcer sur une éventuelle démission de son "excellent collaborateur", locataire depuis 1981 d'un appartement parisien à un prix en-deçà du marché.

"Je prendrai la décision quand j'aurai toutes les données", a déclaré Christine Boutin, évoquant la piste d'un remboursement des loyers ou d'un don à une ONG s'occupant de sans-abri.

"J'entends surtout l'émotion des Français et je comprends leur émotion car il y a une véritable crise du logement et il peut paraître absolument surprenant qu'un directeur de cabinet de la ministre du logement puisse être dans un logement avec un loyer si peu élevé", a-t-elle ajouté.

La ministre du Logement a précisé qu'elle n'avait pas eu connaissance de l'affaire avant que la presse ne s'en fasse l'écho et provoque l'indignation de l'opposition.

"Quand on recrute quelqu'un, on ne lui demande pas où il habite. Ce n'est pas mon habitude", a-t-elle dit pour sa défense avant d'adopter un ton menaçant.

"Ce qui est certain, c'est que le cas de mon directeur de cabinet (...) n'est pas seul et je peux vous dire que quelle que soit la décision que je prendrai (...) il ne sera pas le seul", a-t-elle prévenu, laissant entendre qu'il s'agissait d'une manipulation politique.

"C'est quand même étonnant de voir sortir ce dossier maintenant qui a quand même demandé quelque préparation", a déclaré Christine Boutin, qui n'est "pas touchée" par l'affaire et se dit "même étonnée de (s)on zen intérieur".

"CHASSE À L'HOMME"

La ministre du Logement s'en est également prise à Martin Hirsch, premier au sein du gouvernement à suggérer la démission de Jean-Paul Bolufer dès mercredi. "Moi je sais ce que c'est la solidarité amicale et gouvernementale", a-t-elle lancé.

Sur RTL jeudi matin, Xavier Bertrand a estimé qu'il fallait "régulariser au plus vite" la situation.

"Si vous voulez réconcilier les Français avec la politique, cela passe par l'exemplarité des ministres, mais aussi de leurs plus proches collaborateurs", a déclaré le ministre du Travail.

"Il faut toujours faire preuve d'exemplarité lorsqu'on a quelque pouvoir dans la République", a renchéri Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, sur LCI.

Principal interlocuteur des associations qui s'occupent du logement des sans-abri, Jean-Paul Bolufer paye selon Le Canard enchaîné un loyer de 6,30 euros le mètre carré alors que le tarif du marché se situe entre 20 et 30 euros le mètre carré.

Il s'est fait attribuer ce logement du Ve arrondissement, près de Port-Royal, en 1981 quand il était directeur adjoint de cabinet du maire de l'époque, Jacques Chirac. Il l'aurait même sous-loué quand il disposait d'un logement de fonction.

Dans un entretien publié jeudi par Le Parisien, le directeur de cabinet de Christine Boutin se dit prêt à revoir les conditions de sa location.

"Je suis prêt à rediscuter des conditions de ma location, peut-être faut-il vérifier les loyers par rapport aux revenus, mais c'est un débat de société qui ne doit pas prendre la forme d'une chasse à l'homme", dit-il. Selon lui, son cas ressemble à "des milliers d'autres" à Paris.

Laure Bretton.

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17:38 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La laÏcité selon Sarkozy par Jean Glavany





Il faut lire le discours de Nicolas Sarkozy, Président de la République, à l’Université de Mentouri à Constantine le mercredi 5 décembre 2007. Il est plein d’enseignements sur son rapport à la laïcité, et sur son interprétation de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat, loi républicaine s’il en est. Bref, il en dit long sur sa conception de la République.

Passons sur la réaffirmation d’une certaine « religiosité » ou, plus précisément, de cette conviction profonde chez le Président de la République selon laquelle il n’y a pas de spiritualité sans Dieu. Au fond, il a déjà eu l’occasion d’exposer longuement tout cela dans son livre « la République, les religions, l’espérance » écrit il y a quelques années et dont j’avais rendu compte au Bureau National du Parti socialiste et dans les colonnes de l’ « Hebdo des socialistes».

« Il n’est rien de plus fort que la volonté humaine lorsqu’elle est soutenue par une foi vivante » proclame-t-il à Mentouri…. Il n’y a rien de plus explicite comme négation de la force de la volonté des athées ou des agnostiques, des Camus, des Sartre ou autres….

Mais c’est dans la confusion des genres que l’Homme d’Etat (en est-il un ?) réduit les civilisations aux religions : « Je suis venu vous dire que vous pouvez être fiers d’être des jeunes musulmans parce que la civilisation musulmane est une grande civilisation ».

Pour Sarkozy, les jeunes ne peuvent être que musulmans, la civilisation n’est même pas arabe ou arabo-musulmane…..elle est réduite à la religion.

A partir de cette vision incroyablement réductrice, on en arrive vite aux confusions les plus obscures où le racisme et l’opposition aux religions se rejoignent dans un amalgame invraisemblable: « La France ne transigera pas avec l’islamophobie. La France ne transigera pas avec l’antisémitisme. La France ne transigera pas avec le fanatisme. La France ne transigera pas avec l’intégrisme. Elle ne transigera avec aucune forme d’extrémisme, avec aucune forme de terrorisme. L’Algérie – je suis venu vous le dire – trouvera toujours la France à ses côtés lorsqu’il s’agira de combattre le terrorisme, l’extrémisme, l’intégrisme, l’islamophobie »…. dit le Président de la République. Puis, plus loin : « Mais si nous voulons ensemble vaincre un jour l’islamophobie, l’antisémitisme, le racisme, le fanatisme, si nous voulons décourager le terrorisme, il ne faut pas que nous transigions non plus avec la justice. »

Voilà l’invraisemblable amalgame : l’antisémitisme et le racisme qui restent, pour tous les humanistes, les maux les plus violents et les plus insupportables, le fanatisme et le terrorisme qui ne valent guère mieux, sont mis sur le même plan que la « phobie » d’une religion. Il dirait « arabophobie » qui est une forme de racisme, on pourrait comprendre.

Mais « islamophobie » !

Les mots ont un sens !! surtout quand c’est un Président de la République qui parle ! « Islamophobie »…. c’est tout le débat sur ce thème qui nous revient en mémoire, le procès de Charlie Hebdo et de Philippe Val, l’inquisition contre les auteurs des caricatures de Mahomet, le délit de blasphème réhabilité…..non, vraiment, on ne peut pas mettre l’antisémitisme et l’islamophobie sur un même plan. Et, j’ose le dire, c’est une forme de révisionnisme.

Alors, toutes les barrières étant franchies, Sarkozy se laisse aller : « Je ne crois pas que les grandes religions soient un facteur d’obscurantisme. Je crois tout le contraire », puis, faisant référence au martyre du Père Christian, supérieur du Monastère de Tibhirine, s’adressant tel un visionnaire à son assassin pour lui donner rendez-vous au paradis : « Ce jour-là, le Père Christian a fait honneur à l’Algérie, à la France et à la foi universelle dans le monde des croyants ». Oui, le Président de la République française, république laïque s’il en est, se fait distributeur des honneurs de la foi universelle dans le monde des croyants ! Et il finit en apothéose : « Si chacun d’entre nous, Chrétiens, Musulmans, Juifs, nous allons au fond de nous-mêmes… » Oui, « nous », au nom desquels le Président Sarkozy parle, nous ne sommes pas les Français dans leur diversité et leur unité, nous ne sommes pas les européens, nous sommes les chrétiens !

C’est le président de la République française qui le dit, niant plus de deux siècles de combat républicain…..

Jean Glavany
Député des Hautes-Pyrénées
Secrétaire national à la Laïcité

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17:37 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAÏCITE

Guillaume BACHELAY : "les socialistes et le marché"


Forum de la rénovation - "les socialistes et le marché"
La Villette - 15 décembre 2007
Intervention de Guillaume BACHELAY


Cher(e)s Camarades,

Quand elle a su que nous allions parler du marché, la droite a pris un air gourmand. Elle a entonné sa vieille chanson : "Vous, les socialistes, vous avez un problème avec le marché, vous faites un blocage avec l'entreprise". La vérité, cette affirmation n'est mortelle pour la gauche que si nous la reprenons à notre compte. Alors évitons ce piège grossier et débattons. La reconstruction, c'est la réflexion.

Dans notre Commission, pas d’« archéos », point de « modernes », mais des socialistes qui partagent deux grandes analyses.

D’abord, les entreprises ne sont pas nos ennemies. Au gouvernement, nous les avons aidées, développées, accompagnées. Demain, il ne faudra pas leur mégoter notre soutien, et d'abord aux PME, si nous voulons restaurer la compétitivité de l’économie française. Mais pas n’importe quelle compétitivité ! Pas celle du moins disant salarial et social, comme le proposent les libéraux. La compétitivité que nous voulons, c'est par le haut, celle qui croit à la qualité des services publics et des infrastructures, à la recherche et la formation, à l'investissement et au long terme. Voilà ce qu'en langage socialiste, compétitivité veut dire.

Deuxième point d’accord, certitude et inquiétude à la fois : le capitalisme financier n’est pas soutenable. Pour s'en rendre compte, encore faut-il sortir de la confusion des mots et distinguer l'économie de marché et le capitalisme. L’économie de marché, c’est l’échange, l'initiative, l’émulation. Régulée, c'est une chance pour la démocratie – avec laquelle elle est historiquement liée. Le marché n’a rien de naturel. C'est une pâte à modeler : il n’est que ce que l’on en fait. Il peut être un outil de libération comme il peut être un moyen d’asservir et d’appauvrir.

C’est précisément le processus à l'œuvre actuellement. Le capitalisme financier, c'est la concentration des moyens de production entre les mains d'une nouvelle aristocratie. Elle aime la rente, pense que les autres catégories sociales sont des « variables d’ajustement » et affirme que les inégalités sont fécondes. Aujourd’hui encore, la quasi-totalité de la capitalisation boursière de la planète est possédée par 300 millions de privilégiés, soit 5% de la population mondiale. Cette réalité fait écho à une phrase célèbre : « Au fond du capitalisme, il y a la négation de l’homme car selon la logique capitaliste, il est possible qu’un jour un seul homme soit le propriétaire absolu de tous les moyens de production de la planète». Ces mots, chers camarades, sont ceux de Jean Jaurès en 1895. Pas le Jaurès chapardé et frelaté le temps d'une campagne présidentielle par le candidat de l'UMP. Le Jaurès que je cite et qui nous parle, c'est celui qui, depuis plus d'un siècle, est la lumière des socialistes, des progressistes, des humanistes. Ce matin, Jaurès est de retour à sa juste place, c'est-à-dire parmi nous.

Distinguer le marché et le capitalisme, ce n’est pas de la sémantique, c’est de la politique. Etre réaliste, c’est reconnaître que le capitalisme financier est entré dans la zone rouge. Bulles spéculatives, crise des subprimes, parachutes dorés façon Forgeard, ce capitalisme-là s'abîme et nous tous avec. Quand des prix Nobel d'économie (pas franchement connus pour être des crypto-gauchistes) tirent la sonnette d’alarme, pourquoi les socialistes devraient-ils en rabattre ? Quand la deuxième fortune de la planète, l'Américain Warren Buffett fustige l'ineptie des baisses d'impôts de Bush pour les plus riches, au nom de quoi devrions-nous mettre un mouchoir sur notre combat pour la justice sociale ?

Réagir et agir, c'est la préconisation de notre Commission. L'onde de choc du nouveau capitalisme a jeté la gauche européenne dans une crise grave. Notre modèle était fondé sur des compromis sociaux et sur le pouvoir de la puissance publique. L’un comme l’autre sont remis en cause. Résultat, les libéraux-conservateurs sont à l'offensive ! Ce n'est pas un hasard si en Allemagne, le SPD a tiré les leçons de sa coalition avec la droite et vient d'acter l'urgence d'un nouvel Etat acteur et protecteur.

Chers camarades, les libéraux ne jurent que par le dogme du laisser-faire, nous croyons au dosage. On ne régule pas de la même façon le marché des biens d'équipement et le marché du travail ! La part respective de l'intervention publique et celle du marché peuvent varier selon les secteurs, les besoins, les circonstances.

C’est cet équilibre qui nous permet de ne pas confondre marché et marchandisation. Le vivant, l'environnement, la culture, l'éducation, la santé, l'éthique, ne sont pas des biens comme les autres. Nous refusons une société où, par exemple, le marché impose des chaînes de télé pour les bébés ! Et chaque fois que dans notre campagne municipale et départementale, nous dirons que "l'eau, le logement, l'école ne sont pas à vendre", nous serons entendus.

Les leviers pour agir existent – il en sera question ce matin. A l'échelle internationale comme à l'échelon national. Mais notre action doit aussi se porter au niveau européen. Nous sommes tous socialistes et européens. En tant que socialistes, notre devoir de relancer et de réorienter l'Europe. Régulation, production, innovation, création bien sûr, et aussi, quand il le faut, protections. 100 % d'accord pour relever le défi de la compétition internationale, mais à armes égales. Les Américains comme les Chinois l'ont bien compris, qui utilisent leur commerce, leur monnaie, leur fiscalité au service de leurs intérêts et non d’une croyance naïve dans les vertus du le libre-échange. A nous, les socialistes, de protéger la civilisation européenne – le travail plutôt que le capital, le risque plutôt que la rente, l'humanisme plutôt que l'économisme -, car personne d'autre ne le fera.

Chers Camarades, un mot pour finir. Notre Parti peut se relever et la gauche avec lui. A condition d’être fiers de ce que nous sommes et d'être sûrs de ce que nous voulons. A condition de ne baisser ni les yeux ni les bras devant la droite. A condition, au fond, de nous réapproprier un mot que l'on nous a habilement volé, un mot inséparable de notre engagement : le beau mot de rupture. Pour paraphraser et actualiser le mot d'ordre d'un socialiste célèbre - qui donnait de l'espoir et des victoires -, celui qui est pour la rupture, non pas avec l’économie de marché qui peut être positive, celui qui est pour la rupture avec le capitalisme financier, celui-là ne s'est pas trompé en adhérant un jour au Parti Socialiste et en venant à la Villette ce matin.

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TRAITE DE LISBONNE : Nous voulons un référendum ! Le point avant le Congrès de Versailles du 4 février 2008





Comme le montre ce pointage, de plus en plus de parlementaires socialistes s’engagent à tenir leur promesse. De plus en plus de parlementaires socialistes s’engagent à voter NON lors du Congrès à Versailles le 4 février 2008 :

102 parlementaires voteraient NON lors du Congrès à Versailles.

A gauche, 89 parlementaires :

56 députés :

1- Marie-Hélène AMIABLE, députée PCF des Hauts-de-Seine
2- François ASENSI, député PCF de Seine-Saint-Denis
3- Jean-Paul BACQUET, député PS du Puy de Dôme
4- Jacques BASCOU, député PS de l’Aude
5- Christian BATAILLE, député PS du Nord
6- Martine BILLARD, députée Verts de Paris
7- Alain BOCQUET, député PCF du Nord
8- Christophe BOUILLON, député PS de Seine Maritime
9- Patrick BRAOUZEC, député PCF de Seine Saint Denis
10- Jean-Pierre BRARD, député apparenté PCF de Seine-Saint-Denis
11- Marie-George BUFFET, députée PCF de Seine Saint Denis
12- Jean-Jacques CANDELIER, député PCF du Nord
13- Thierry CARCENAC, député PS du Tarn
14- André CHASSAIGNE, député PCF du Puy-de-Dôme
15- Jacques DESALLANGRE, député apparenté PCF de l’Aisne
16- Marc DOLEZ, député PS du Nord
17- Christian ECKERT, député PS de Meurthe et Moselle
18- Henri EMMANUELLI, député PS des Landes
19- Martine FAURE, députée PS de Gironde
20- Hervé FERON, député PS de Meurthe et Moselle
21- Pierre FORGUES, député PS des Hautes-Pyrénées
22- Valérie FOURNEYRON, députée PS de Seine Maritime
23- Jacqueline FRAYSSE, députée PCF des Hauts de Seine
24- André GERIN, député PCF du Rhône
25- Pierre GOSNAT, député PCF du Val de Marne
26- Maxime GREMETZ, député PCF de la Somme
27- David HABIB, député PS des Pyrénées atlantiques
28- Sandrine HUREL, députée PS de Seine Maritime
29- Christian HUTIN, député MRC du Nord
30- Serge JANQUIN, député PS du Pas de Calais
31- Régis JUANICO, député PS de la Loire
32- Jean-Pierre KUCHEIDA, député PS du Pas de Calais
33- Conchita LACUEY, députée PS de Gironde
34- Jérôme LAMBERT, député PS de Charente
35- Jean-Paul LECOQ, député PCF de Seine-Maritime
36- Catherine LEMORTON, députée PS de Haute-Garonne
37- Jean-Claude LEROY, député PS du Pas de Calais
38- Martine LIGNIERES-CASSOU, députée PS des Pyrénées-Atlantiques
39- François LONCLE, député PS de l’Eure
40- Jean MALOT, député PS de l’Allier
41- Noël MAMERE, député Verts de Gironde
42- Philippe MARTIN, député PS du Gers
43- Kléber MESQUIDA, député PS de l’Hérault
44- Jean MICHEL, député PS du Puy de Dôme
45- Roland MUZEAU, député PCF des Hauts-de-Seine
46- Alain NERI, député PS du Puy de Dôme
47- Daniel PAUL, député PCF de Seine-Maritime
48- Marie-Line REYNAUD, députée PS de Charente
49- Chantal ROBIN RODRIGO, députée PRG des Hautes-Pyrénées
50- Marcel ROGEMONT, député PS d’Ile et Vilaine
51- Patrick ROY, député PS du Nord
52- Jean-Claude SANDRIER, député PCF du Cher
53- Jean-Louis TOURAINE, député PS du Rhône
54- Jacques VALAX, député PS du Tarn
55- Michel VAXES, député PCF des Bouches-du-Rhône
56- Alain VIDALIES, député PS des Landes

33 sénateurs :

1- Eliane ASSASSI, sénatrice PCF de la Seine Saint Denis
2- François AUTAIN, sénateur MRC de Loire-Atlantique
3- Marie-France BEAUFILS, sénatrice PCF de l’Indre
4- Maryse BERGE LAVIGNE, sénatrice PS de Haute Garonne
5- Michel BILLOUT, sénateur PCF de Seine et Marne
6- Nicole BORVO COHEN SEAT, sénatrice PCF de Paris
7- Alima BOUMEDIENE-THIERY, sénatrice Verts de Paris
8- Robert BRET, sénateur PCF des Bouches du Rhône
9- Michel CHARASSE, sénateur PS du Puy-de-Dôme
10- Pierre Yves COLLOMBAT, sénateur PS du Var
11- Annie DAVID, sénatrice PCF de l’Isère
12- Jean DESESSARD, sénateur Verts de Paris
13- Evelyne DIDIER, sénatrice PCF de la Meurthe et Moselle
14- Michel DREYFUS SCHMIDT, sénateur PS de Belfort
15- Josette DURRIEU, sénatrice PS des Hautes-Pyrénées
16- Guy FISCHER, sénateur PCF du Rhône
17- Thierry FOUCAUD, sénateur PCF de Seine-Maritime
18- Jean-Pierre GODEFROY, sénateur PS de la Manche
19- Brigitte GONTHIER-MAURIN, sénatrice PCF des Hauts-de-Seine
20- Robert HUE, sénateur PCF du Val d’Oise
21- Alain JOURNET, sénateur PS du Gard
22- Gérard LE CAM, sénateur PCF des Côtes d’Armor
23- Josiane MATHON POINAT, sénatrice PCF de la Loire
24- Jean-Luc MELENCHON, sénateur PS de l’Essonne
25- Jean-Pierre MICHEL, sénateur PS de Haute-Saône
26- Jack RALITE, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis
27- Ivan RENAR, sénateur PCF du Nord
28- Gérard ROUJAS, sénateur PS de Haute-Garonne
29- Odette TERRADE, sénatrice PCF du Val-de-Marne
30- Robert TROPEANO, sénateur PS de l’Hérault
31- André VANTOMME, sénateur PS de l’Oise
32- Bernard VERA, sénateur PCF de l’Essonne
33- Jean-François VOGUET, sénateur PCF du Val de Marne.

A droite, 13 parlementaires voteraient NON :

8 députés voteraient NON :

1- Véronique Besse (proche de Villiers, non-inscrite),
2- Gilles Bourdouleix (UMP mais proche de Villiers),
3- Nicolas Dupont-Aignan (non inscrit),
4- Patrick Labaune (UMP mais proche Dupont Aignan),
5- Lionnel Luca (UMP),
6- Jacques Myard (UMP),
7- Joel Sarlot (apparenté UMP),
8- François-Xavier Villain (proche Dupont Aignan).

5 sénateurs voteraient NON :

1- Philippe Darniche (proche de Villiers)
2- André Lardeux
3- Charles Pasqua
4- Bruno Retailleau (proche de Villiers)
5- Bernard Seillier.

Nous devons rappeler aux députés et aux sénateurs du Parti Socialiste leur engagement :

” Nous proposerons l’élaboration d’un Traité strictement institutionnel qui organisera efficacement les pouvoirs, avec un Parlement Européen exerçant ses pleines responsabilités législatives et budgétaires, un Président de la Commission élu par le Parlement, un Conseil Européen, avec à sa tête un Président de l’Europe. Une fois renégocié un tel traité sera soumis au peuple par référendum.”

Nous devons leur rappeler encore et encore leur engagement lors de la campagne pour la présidentielle 2007 :

Réussir ensemble le changement !


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19.12.2007

En France, la délation gagne du terrain

Par Chloé Leprince (Rue89)
Les autorités n'hésitent plus à encourager les dénonciations. Des pratiques courantes à l'étranger, mais encore mal perçues ici.

La Direction départementale de la sécurité publique du Var a fini par renoncer à sa messagerie Internet destinée à recevoir les dénonciations anonymes, photos et videos comprises. Lorsque l'initiative était lancée début décembre, le procureur de Toulon, Pierre Cazenave, vantait pourtant "un outil de communication supplémentaire" pour la police.

Mais la DDSP s'est très vite trouvée brocardée, autant par des syndicats de police que par la population elle-même. Certains pays, comme les Etats-Unis, font un usage très quotidien de la dénonciation -perçue comme vertueuse. On peut ainsi lire à l'arrière des camions un panneau avec la question "Comment trouvez-vous ma conduite?", suivi d'un numéro de téléphone...

En revanche, les mentalités en France demeuraient hostiles à des pratiques qui restent associées au régime de Vichy. Mais les choses sont en train de changer: explicitement ou pas, les pouvoirs publics en appellent au civisme de la population pour favoriser l'essor de ces pratiques.

A Villiers-le-Bel, un tract propose de payer les témoignages. Après les émeutes de Villiers-le-Bel, fin novembre, la police a ainsi distribué plusieurs milliers de tracts dans les boîtes aux lettres du quartier pour inviter les habitants à témoigner, de façon anonyme s'ils le souhaitent, moyennant une rémunération "jusqu'à plusieurs milliers d'euros".

Pour Henri Leclerc, la rémunération des témoins est d'autant plus "problématique" qu'en monnayant "la vertu d'être au service de la police", on encourage de facto les faux témoignages. Un contexte qui modifie, précise l'avocat et ancien président de la Ligue française des droits de l'homme, les stratégies des défenseurs lors des procès.

Rue89.com


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Henri Weber : "On peut être pour l'économie de marché et contre le libéralisme économique"

Intervention au 2e Forum de la rénovation du PS : "Les socialistes et le marché" (14/12/2007).

1. La question n'est pas de savoir si nous sommes pour ou contre l'économie de marché, mais pour quel type d'économie de marché nous sommes: l'anglo-saxon ? Le scandinave? Nous sommes pour une économie sociale et écologique de marché, c'est-à-dire pour une économie de libre entreprise régulée par la puissance publique, les syndicats et les associations de défense de l'environnement.

Il y a plusieurs types de capitalismes possibles: celui qui existe aux Etats Unis diffère de celui qu'on connaît en Suède; celui qui sévit en Russie ou en Chine n'est pas le même que celui qu'on connaît en France ou en Allemagne. Exploitant les ressources de la démocratie politique, le mouvement ouvrier a façonné le modèle social-démocrate (ou "scandinave" ou "rhénan") en Europe de l'Ouest et du Nord, au siècle dernier.

2. On peut être pour l'économie de marché et contre le libéralisme économique. Ceux qui nous mettent en demeure d'accepter l'économie de marché, nous exhortent en réalité à nous rallier aux médecines libérales : réduire le coût du travail, le niveau de protection sociale et les droits des salariés, l'action de l'Etat. Or, ce n'est pas ainsi que nous parviendrons à mobiliser les salariés pour rétablir notre compétitivité. Si nous voulons mieux spécialiser notre économie et la redéployer vers des industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée, nous devons nouer un nouveau pacte social, fondé sur une juste répartition des efforts et des fruits de la croissance.

3. Le libéralisme est un mot-valise qui recouvre des réalités différentes : il faut distinguer entre le libéralisme politique, le libéralisme culturel et le libéralisme économique.

La droite nous dit que ces trois modules forment un bloc et qu'ils ne peuvent pas être dissociés. En réalité, dans la plupart des pays, ils sont bel et bien dissociés. Le Chili de Pinochet était ultra libéral sur le plan économique, ultra dictatorial sur le plan politique, et ultra réactionnaire sur le plan culturel. La Suède social-démocrate est libérale sur le plan politique, permissive sur le plan des mœurs; elle n'est pas libérale, mais social démocrate sur le plan économique : 55% de la richesse produite est prélevée et redistribuée, les droits des salariés (syndiqués à 85%) sont étendus, l'Etat et les syndicats interviennent dans la vie économique et sociale.

Le libéralisme économique, ce n'est pas seulement la défense des droits et des libertés économiques, la liberté d'entreprendre, de gérer, d'échanger, les droits de propriété. Si ce n'était que cela, nous serions tous libéraux sur le plan économique, autant que sur le plan politique et culturel.

Le libéralisme économique contemporain, celui du "Consensus de Washington", est une idéologie qui postule que les marchés et les chefs d'entreprises sont toujours plus intelligents que les gouvernements; que moins l'Etat intervient dans la vie économique et sociale, mieux l'économie et la société se portent...C'est au nom de cette idéologie que Nicolas Sarkozy a rétrocédé 15 milliards d'impôts aux français les plus aisés, qu'il se donne pour objectif de réduire de moitié le nombre de fonctionnaires, qu'il taille dans le droit du travail...

4. Trois formules illustrent ce que doit être la dialectique entre le marché et la société, selon les socialistes. La plus ancienne est celle des sociaux-démocrates suédois : "Le Marché est un bon serviteur, mais c'est un très mauvais maître."

La plus opérationnelle est celle des sociaux démocrates allemands : "Le Marché autant que possible, la puissance publique, autant que nécessaire".

La plus profonde, et non la plus obscure, est celle des socialistes français, reprise par le PSE :"Nous sommes pour l'économie de marché, nous sommes contre une société de marché".

Je partirai de la formulation scandinave : l'"économie de marché est un bon serviteur", car elle est la plus productive, la plus innovante, la plus créatrice de richesses que l'Humanité ait jamais connu. Le vieux Marx, au XIX siècle s'émerveillait déjà de son dynamisme. Et encore, il n'avait rien vu : depuis que la Chine est sortie de l'économie administrée, elle connaît une croissance de 10% par an, depuis 20 ans!

Mais le marché est un mauvais maître : myope, avide, brutal, injuste, irrationnel, imprévisible. Contrairement à ce que disent les libéraux, la libre concurrence des entreprises en vue du profit maximum ne débouche pas sur la meilleure allocation possible des ressources, mais sur la désagrégation de la société et la destruction de la nature.

C'est pourquoi les forces du marché doivent être encadrées, canalisées, régulées, maîtrisées par l'action de la puissance publique, des syndicats et des associations. C'est l'une des définitions possibles du socialisme démocratique : il faut mettre l'économie de marché au service du progrès social, culturel et démocratique. C'est ce que nous avons fait au siècle dernier, avec succès.

5. Avec la globalisation, les rapports de force se sont inversés, le serviteur s'est émancipé et il s'est lui-même érigé en maître. C'est un peu l'histoire du "The Servant", ce très bon film de Joseph Losey.

Notre objectif, c'est d'inverser à nouveau ce rapport : de faire fonctionner à nouveau l'économie au service de la société, et non la société au service de l'économie.

Pour cela, il faut porter le pouvoir politique et le contre pouvoir syndical au même niveau d'internationalisation, de puissance, d'organisation que celui auquel est parvenu le pouvoir économique privé. En deux mots : faire l'Europe puissance et améliorer la gouvernance mondiale dans le cadre de l'ONU.

Le rapport d'Harlem Désir et les nombreuses contributions qu'il a suscités présentent de nombreuses propositions en ce sens.

Il définit les traits d'une autre mondialisation, maitrisée et solidaire, le contenu de l'internationalisme contemporain. Il illustre le propos de Charles Péguy : "L'espérance, disait-il, voit ce qui n'est pas encore, mais qui sera, si nous le voulons./."

le blog de Priorité à Gauche

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Les Farc annoncent la libération d'une proche de Betancourt

Par Patrick Markey Reuters - BOGOTA (Reuters) - (avec Anthony Boadle à La Havane)

(Clara ROJAS Copyright © 2007 Reuters)
Comme un geste de "réparation" à l'égard des familles et afin d'obtenir l'ouverture de négociations avec Bogota, les rebelles colombiens des Farc ont fait savoir mardi qu'ils remettraient trois de leurs otages, dont Clara Rojas, au président vénézuélien Hugo Chavez.

Outre la directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, enlevée en sa compagnie en février 2002, la guérilla annonce que son fils Emmanuel, conçu et né en détention, ainsi que Consuelo Gonzalez, une ancienne parlementaire colombienne aux mains de la guérilla depuis 2001, seront également libérés.

"L'ordre de les libérer en Colombie a été donné", indique le secrétariat des Forces armées révolutionnaires de Colombie dans ce communiqué qui a redonné espoir aux familles des otages et aux différentes capitales, dont Paris, impliquées dans la recherche d'une solution.

A Montevideo, où il participait à une réunion du Mercosur, le président vénézuélien Hugo Chavez a confirmé l'authenticité du communiqué et déclaré qu'il réfléchissait à la manière de procéder.

A Bogota, le gouvernement colombien a indiqué qu'il réservait son jugement concernant l'annonce des Farc.

"Nous ne pensons pas qu'il soit prudent que le gouvernement fasse une déclaration pour le moment, car à plusieurs occasions, par le passé, les Farc ont annoncé de telles libérations sans qu'elles se produisent", a déclaré à la presse Luis Carlos Restrepo, haut commissaire colombien pour la paix.

En août, le président colombien, Alvaro Uribe, avait mandaté Chavez et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba pour mener une médiation avec les Farc. Le président colombien y a mis fin le mois dernier, accusant Chavez d'avoir outre-passé son mandat et donné trop de visibilité politique du Farc.

Pour les autorités françaises, l'annonce des Farc, si elle se confirme, pourrait renforcer les chances d'obtenir au final la libération d'Ingrid Betancourt.

ZONE DÉMILITARISÉE

La guérilla colombienne présente sa décision comme un geste de "réparation" envers les familles des otages à la suite de la décision du président colombien Alvaro Uribe de mettre fin à la médiation chaviste.

Mais elle insiste aussi sur la démilitarisation pendant 45 jours d'une zone de 780 km² autour des municipalités de Florida et Pradera.

Uribe, dont le père a été tué dans une tentative d'enlèvement de la guérilla, s'oppose à cette exigence que les Farc posent comme condition préalable à la négociation d'un "échange humanitaire" entre une cinquantaine de leurs otages, dont Ingrid Betancourt, et quelque 500 guérilléros détenus par les autorités colombiennes.

Le président colombien a récemment proposé la démilitarisation d'une zone de 150 km² pour une durée de 30 jours. Selon Prensa Latina, le communiqué des Farc rejette cette contre-proposition

"URIBE DOIT IMPÉRATIVEMENT ACCEPTER"

Depuis près de six ans, la détention de Betancourt et de sa directrice de campagne suscite une vive émotion en France, où Nicolas Sarkozy s'est impliqué dans le dossier depuis son élection.

Le président français s'est réjoui de cette annonce, qui, si elle est confirmée, pourrait "amorcer un mouvement conduisant (...) à la libération d'Ingrid Betancourt".

"Naturellement, il attend que cette décision soit confirmée et surtout qu'elle se traduise dans les faits", poursuit l'Elysée dans un communiqué diffusé dans la soirée. "Il espère qu'ainsi s'amorcera un mouvement conduisant, conformément à l'appel qu'il a adressé au chef des Farc, Manuel Marulanda, à la libération d'Ingrid Betancourt et de tout autre otage dont l'état de santé justifierait un geste humanitaire immédiat."

Pour Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt, la libération possible de ces proches de l'otage franco-colombienne doit pousser le président Alvaro Uribe à accepter la discussion avec la guérilla.

"C'est un premier pas très important dans la négociation qu'on attend pour une zone démilitarisée. Je pense que cette libération sera un geste unilatéral des Farc", a-t-il dit sur France 2, soulignant qu'il s'agissait d'une première depuis le début de l'affaire. "Maintenant, le président Uribe doit impérativement accepter qu'il y ait une zone démilitarisée", a-t-il ajouté.

Version française Henri-Pierre André, Gérard Bon, Thierry Lévêque, Elizabeth Pineau, Eric Faye


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18.12.2007

INTERNET : Bientôt un flic dans chaque PC des français ?



La Police bientôt autorisée à installer des logiciels espions sur les PC

Le gouvernement devrait légaliser les « écoutes » informatiques. Un volet de la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure autoriserait la police à installer des chevaux de Troie.

Hélène Puel , 01net., le 17/12/2007 à 18h50

A l'instar des téléphones, les ordinateurs seront bientôt mis sur écoute. La Police devrait obtenir le droit de mettre sous surveillance les machines des particuliers ou des entreprises dans le cadre d'affaires criminelles ou de délinquance en bande organisée. Le projet soutenu par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, devrait figurer dans la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (lopsi 2) qui sera présentée en conseil des ministres début 2008. Le texte sera ensuite débattu au Parlement et son entrée en vigueur ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois.

L'information révélée ce week-end par Le Figaro a été confirmée à l' AFP par une source gouvernementale pour laquelle il s'agit « d'étendre aux données informatiques ce qui est déjà prévu pour le son et l'image ».

En effet, l'article 706-96 du code de la procédure pénale permet « la mise en place de dispositifs techniques ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, la captation, la fixation, l'enregistrement de paroles prononcées par une ou plusieurs personnes (..) ou l'image d'une ou plusieurs personnes dans un lieu privé ».

L'espionnage des ordinateurs serait accordé par la justice dans le cadre d'affaires les plus graves comme la pédophilie, le meurtre, ou les trafics d'armes, de stupéfiants, ou le blanchiment d'argent, etc. Les juges d'instruction et celui des libertés et de la détention auraient la possibilité d'accorder ce pouvoir à la Police dans le cadre d'enquêtes préliminaires.

Un espionnage encadré par la Cnil

L'espionnage électronique pourrait revêtir plusieurs formes. Les policiers pourraient au travers d'e-mails infectés installer des spywares (logiciels espions) sur les ordinateurs suspects et ainsi surveiller à distance les informations stockées sur le disque dur ou les échanges passant par messageries électronique ou instantanée. Les agents pourraient également s'introduire au domicile ou dans l'entreprise et placer un cheval de Troie ou « des clés de connexion, souvent semblables à des clés USB » pour ausculter les machines, rapporte Le Figaro .

Avant que la loi ne soit appliquée, la Commission nationale de l'informatique et des libertés devrait être saisie pour se prononcer sur le sujet. « Lorsque nous avons auditionné Michèle Alliot-Marie il y a quelques jours, elle nous a fait part de son intention de saisir la Cnil pour tous les dossiers concernant la lopsi 2 , commente Yann Padova, secrétaire générale de la CNIL. Nous serons amenés à nous prononcer sur la proportionnalité de la mesure, entre les moyens mis en oeuvre et le but recherché. Nous pourrons également émettre un avis sur les destinataires des informations ou la durée de conservations de ces données ».

La France n'est pas le seul pays européen à souhaiter accéder aux informations stockées sur les ordinateurs des particuliers ou des entreprises. Le gouvernement autrichien a ainsi donné en octobre 2007 un accord de principe à sa Police afin qu'elle puisse espionner les machines de suspects. Un groupe de travail a été mis en place, pour définir les critères d'application de cette loi qui pourrait être appliquée d'ici à l'été 2008.

Ici comme en France, plusieurs questions restent encore sans réponse : les logiciels de la police pourront-ils passer à travers les mailles du filet des outils antispyware ? Enfin, en cas de désactivation de ces derniers, quelle sera la responsabilité des forces de l'ordre si des données sensibles ou personnelles sont dérobées par un pirate informatique pour une utilisation frauduleuse ?

Note précédente : REPRESSION : Bientôt un CRS sous le lit de chaque français ?


Police partout, justice nulle part ! Paint it black !




Lolo34

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REPRESSION : Bientôt un CRS sous le lit de chaque français ?



Carpentras : Les avocats évacués à coup de lacrymogènes

Fortement mobilisé contre la réforme de la carte judiciaire, les avocats du barreau de Carpentras ont été les premiers à s'opposer à la réforme du divorce. Après s'être mis en grève illimitée la semaine dernière, ils sont passés ce matin à l'action en occupant les locaux de la sous-préfecture afin de s'entretenir avec la sous-préfète, absente de ses bureaux.

Devant leur refus de quitter les lieux, les policiers ont utilisé la force puis évacué les manifestants à coups de gaz lacrymogène. Peu après, le maire de Carpentras s'est rendu sur les lieux pour jouer les médiateurs, les avocats ont alors accepté de quitter la sous-préfecture.

En savoir plus : La Provence.com

Après les étudiants, les don quichotte, etc, c'est au tour des avocats de goûter du CRS. Bientôt un CRS sous le lit de chaque français ? Circulez, ya rien à voir !



Des livres, des journaux, pas des matraques !



RAG 34. Lolo34

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POUVOIR D'ACHAT : le projet de loi à l'Assemblée, sur fond de forte inflation

Par Samir TOUNSI AFP - Les mesures Sarkozy pour tenter de doper le pouvoir d'achat des Français et désamorcer la grogne des ménages passent à l'Assemblée mardi, à la veille de Noël, après un sprint qui aura laissé peu de temps aux députés pour s'emparer du sujet.

Rachat des RTT, prime exceptionnelle de 1.000 euros défiscalisée, réduction des cautions logement, indexation des loyers sur l'inflation: sept mois après son élection, le chef de l'Etat et sa majorité concèdent de facto qu'il en fallait plus pour "réhabiliter la valeur travail", d'autant que l'inflation (+2,4% sur un an en novembre), à son plus haut niveau depuis trois ans, grignote le pouvoir d'achat.

Objectifs de ces mesures, dont certaines doivent entrer en vigueur au 1er janvier de façon rétroactive: un mois de salaire supplémentaire, 30 milliards de plus pour le pouvoir d'achat, un gain de croissance de 0,3%, jure la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Le projet de loi, qui met en musique les annonces du chef de l'Etat du 29 novembre, s'inscrit dans le prolongement du paquet fiscal de l'été. Les chiffrages du gouvernement et de l'UMP additionnent donc des mesures à prendre ou déjà prises, dont les effets se font encore attendre, comme pour la défiscalisation des heures supplémentaires.

Appelé par l'UMP à se montrer "constructif", le PS affirme, par la voix de l'un de ses orateurs, l'ex-ministre des Finances Michel Sapin, qu'il ne fera pas "de guerre de blocage".

Mais l'opposition compte bien... s'opposer et demander le rétablissement de l'exonération de redevance TV pour les personnes âgées modestes et l'abrogation des franchises médicales, tout en reprenant ses propositions (majoration de la prime pour l'emploi et taxe pétrolière flottante).

"C'est un petit texte qui mérite un grand débat", ajoute M. Sapin. Un débat que le PS veut poursuivre au delà du Parlement ("Je veux faire des élections de mars 2008 un grand rendez-vous sur la question du pouvoir d'achat", a déclaré François Hollande).

En face, les députés UMP, qui ont aussi les municipales en ligne de mire, proposent déjà d'aller plus loin que le gouvernement, en autorisant le rachat des jours de RTT stockés jusqu'au 30 juin 2008 et non jusqu'au 31 décembre 2007. Une mesure qui divise la majorité, par son coût notamment.

Le texte prévoit aussi le déblocage anticipé de la participation des salariés dans l'entreprise ou "une prime exceptionnelle d'un montant maximum de 1.000 euros par salarié" dans les PME.

"On risque de voir des augmentations normales de salaire transformées en primes exceptionnelles, déblocage de participation ou rachat de RTT", s'inquiète M. Sapin (PS).

Le secrétaire à l'Economie du PS jette en revanche un regard bienveillant sur une proposition de Jérôme Chartier (UMP) qui veut instaurer "une prime annuelle de résultat pour tous" dans les entreprises qui font du profit mais il doute qu'elle soit finalement retenue.

En matière de logement, le texte prévoit de ramener de deux à un mois de loyer le montant des dépôts de garantie. Le sarkozyste Frédéric Lefebvre propose d'aller plus loin et d'échelonner le versement de la caution pendant la durée du bail.

Les socialistes seront bien ennuyés de contester l'indexation du coût des logements sur l'inflation, qu'ils proposaient eux-mêmes.

Les députés ont été appelés à travailler en un temps record sur ce texte présenté mercredi en Conseil des ministres et examiné en commission le jour même. Martine Billard (Verts) a d'ailleurs dénoncé "une mascarade".

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09:55 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

Loi Pécresse : Que se passe t'il à l'Université Paul Valéry ?

Montpellier 3 ... pour une autre réforme de l'université, sans matraques ni gaz lacrymogènes !



Près de 300 Gardes Mobiles, une vingtaine d'officiers de la Compagnie Départementale d'Intervention et presque une quinzaine de policiers en civil, BAC, RG, Sécurité Publique...
(Source : http://lru-montp3.blogspot.com/2007/12/pour-ceux-qui-nien...)

Montpellier 3 ... pour une autre réforme de l'université

Le Comité de Mobilisation appelle tous les personnels à se réunir Lundi 17 décembre à 9h30 devant l'amphi B pour un point d'information.

Le Comité de Mobilisation des Personnels demande que :

- le C.A. condamne les violences policières qui se sont produites jeudi 13 décembre devant l'entrée de l'université, à l'encontre d'étudiants et de membres du personnel de l'UPV, ainsi que celles qui ont eu lieu lundi 10 décembre dans l'enceinte de l'UPV (4 blessés).

- le C.A. mandate la Présidence de l'UPV, en tant que responsable du personnel, pour entreprendre les poursuites et porter plainte pour violences à l'encontre du membre du personnel qui a été blessé jeudi.

- les personnels refusent d'être à leur poste en cas de présence policière sur le campus.

- soit rétablie une journée banalisée d'information et de débats, mercredi 19 décembre, sur la loi LRU et la réforme de l'université (journée initialement prévue pour le mardi 11).

En savoir plus : http://cmp-upv.blogspot.com/


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08:18 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.12.2007

Des requins en eaux troubles - contre-enquête sur l’affaire JPK

INTERCEPTION par Angélique Bouin et Valérie Cantié
le dimanche de 9h10 à 10h.

Il y a 10 ans, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, disparaissait dans des conditions mystérieuses, en Polynésie française, le journaliste d’investigation Jean-Pascal Couraud.

Sous son nom de plume JPK, Jean-Pascal Couraud dénonçait les scandales politiques, économiques, judiciaires et les abus de pouvoir de Gaston Flosse, dirigeant de la Polynésie française pendant près de 30 ans, et protégé de Jacques Chirac depuis les années 70.

Officiellement, JPK s’est suicidé, par noyade, après absorption de médicament. Son corps n’a jamais été retrouvé. En octobre 2004, un ancien membre du service d’ordre de Gaston Flosse relance l’affaire. L’homme assure avoir assisté à l’enlèvement de JPK, et identifié les auteurs de sa mort. Des «gros bras» auraient tenté d’extorquer des informations au journaliste sur des dossiers en sa possession concernant Gaston Flosse. La famille de JPK dépose alors plainte pour « assassinat ». Mais, depuis, la vérité judiciaire semble avoir bien du mal à émerger…

Aujourd’hui, « Interception » amène de nouvelles pièces à l’affaire JPK

- Pour la première fois, Jean-Dominique Desarcis, l’ancien avocat de Jean-Pascal Couraud, s’exprime publiquement. Il dévoile les menaces dont il a été victime, et révèle quels dossiers «sensibles» détenait JPK peu avant sa mort : trafic d’armes, financement du RPR, versements présumés d’un homme d’affaire polynésien à Jacques Chirac, en liaison avec Gaston Flosse… et le Japon !

- L’ancien n°2 du GIP (le groupement d’intervention de la Polynésie, service d’ordre de Gaston Flosse) Sandy Guilloux, raconte comment l’un de ses subordonnés lui a avoué avoir été présent lors de la mort de JPK.

Un reportage de Benoît Collombat, prise de son : Alain Fauchet,

En savoir plus : Ecouter l'émission, Liens, etc

En archives : cette émission est disponible en écoute à la carte pendant 100 jours


Notre note précédente : "Affaire JPK: Reporters sans frontières "appelle les autorités à aller jusqu'au bout"

Notre dossier : ( archives 2005-2007)

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13:44 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La casse programmée du code du travail (vidéo)

Communiqué de Gérard Filoche contre le vote au forcing, sans respect des droits constants, d’un nouveau code du travail passé à l’acide des exigences du Medef :

C’est un coup de force ! Cette recodification est anticonstitutionnelle, elle n’a pas été faite à droit constant comme l’ordonnance l’exigeait, elle est le produit d’un cavalier parlementaire dans le loi du 30 décembre 2006, c’est un forcing des lobbyystes du Medef-UIMM, (contrairement à ce que veut faire accroire Mme Parisot), l’ordonnance de 663 pages a été imposée au forcing, et sans que les députés connaissant les décrets qui l’accompagnent, ce qui est une manipulation. C’est un code fait de sueurs et de larmes, de chair et de sang qui a été plongé dans l’acide des exigences de déréglementation, de réduction des protections de 16 millions de salariés. C’est un droit intime, violé : “ il faudra des mois voire des années pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets” a osé dire l’un des technocrates qui a eu la charge de rédiger ce texte qui trahit les droits bâtis en plus d’un siècle de luttes sociales. GF, le mercredi 12


Gérard Filoche : Le code du travail est en danger



G.Filoche nous explique en 6mn les dangers du nouveau Code du Travail.
Ce Code va être voté au Parlement comme une lettre à la poste début décembre, sans aucune information des principaux médias. Il remet en cause les droits les plus quotidiens de 16 millions de salariés.

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13:00 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, CODE DU TRAVAIL

16.12.2007

Christine Boutin : Boutons les enfants de Don Quichotte dans la Seine !

A RAG 34, nous savons que Christine Boutin, ne brandira pas une fois de plus sa bible, dans les bancs de l'Assemblée nationale pour protester contre une action de repression plus que condamnable. "Vade retro, Satanas".

L'intervention musclée hier de la police voulue par, Christine Boutin, contre les enfants de Don Quichotte qui entendaient alerter et démontrer avant noël que les promesses de son gouvernement, de prendre à bras le corps le lourd dossier des sans-abri, n'avaient pas été tenues, aurait pu tourner au drame.

Dans la bousculade, un militant est tombé dans les eaux "glacées" de la Seine en cette saison. Heureusement, la police fluviale veillait à repêcher promptement les militants "poussés à l'eau" par leurs collègues, en nombre sur le quai, pour détruire sans ménagement, le campement de toile synthétique des enfants de Don Quichotte.

Voir le résumé en vidéo

Notre note précédente : Cachez cette misère que je ne saurais voir...

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19:41 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Cachez cette misère que je ne saurais voir : La police a délogé les Don Quichotte à Paris

Reuters - 15 décembre,PARIS - Les "Enfants de Don Quichotte" ont tenté d'installer un nouveau campement le long de la Seine à Paris pour relancer la mobilisation en faveur des SDF, avant d'en être délogés par les forces de l'ordre.

Cette action a donné lieu à une nouvelle passe d'armes entre l'association, qui accuse le gouvernement de ne pas tenir ses promesses, et la ministre du Logement, Christine Boutin, qui affirme que les objectifs ont été atteints.

Pour poursuivre la mobilisation, les "Enfants de Don Quichotte" ont décidé de passer une partie de la nuit sur le parvis de l'église Notre-Dame avec le soutien du Secours catholique et de l'association Emmaüs, notamment.

Augustin Legrand, leur chef de file, a dénoncé les "promesses non tenues" par le gouvernement, soulignant que cet hiver encore, "des milliers de personnes dorment sur les trottoirs", en particulier à Paris.

"Il y a des réformes qui sont difficiles à passer parce qu'elles ne sont pas populaires. Cette réforme là, elle est populaire, il faut la faire", a-t-il lancé à l'adresse du président Nicolas Sarkozy.

Près de 250 tentes rouges avaient été dressées dans la matinée aux abords de l'église Notre-Dame avant d'être démontées par les policiers accourus en nombre moins d'une heure plus tard.

Un membre de l'association, tombé à l'eau pendant l'intervention, a été secouru par un policier de la brigade fluviale, présente sur les lieux à bord de canots pneumatiques.

Denis Baupin, adjoint (Vert) au maire de Paris, a dénoncé la "violence incroyable qui a été déployée par les forces de police pour déloger ce début de campement."

"A n'en pas douter, la réponse à apporter au scandale du mal logement n'est ni la matraque, ni jeter des individus dans la Seine, mais d'apporter des réponses immédiates, concrètes, à tous ces gens en situation d'urgence", a-t-il dit.

"ROULES DANS LA FARINE"

La ministre du Logement, Christine Boutin, a jugé l'opération des Don Quichotte "inacceptable", en insistant sur la dangerosité du site, au bord de la Seine.

"J'avais prévenu qu'il ne pourrait pas y avoir de tentes", a-t-elle ajouté en réfutant les arguments sur l'insuffisance des moyens d'hébergement. "Il y a de la place, il suffit d'appeler le 115 et les personnes qui sont là seront logées."

A la veille de la date anniversaire de l'installation il y a un an par les Don Quichotte de tentes au bord du canal Saint-Martin, le gouvernement avait prévenu qu'il s'opposerait à toute nouvelle opération de ce type.

Passant outre, les membres de l'association ont tenté sans succès de déjouer la vigilance des forces de l'ordre en donnant un faux lieu de ralliement.

Leur action est intervenue au lendemain de la signature d'un accord entre le ministère du Logement et les mal-logés qui campaient sur les trottoirs de la rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris.

Les Don Quichotte reprochent au gouvernement d'avoir établi un budget pour le logement et la lutte contre l'exclusion "en décalage total avec les objectifs de la loi Dalo (droit au logement opposable) censée assurer, à partir de 2008, un logement décent à toutes les personnes qui en sont dépourvues.

"On a été roulés dans la farine. On a fait la promesse l'an dernier de revenir si jamais les promesses n'étaient pas tenues, on est là", a déclaré Augustin Legrand.

"Est-ce que c'est normal que la cinquième puissance mondiale n'ait pas su tenir ses engagements ? Il y a des solutions pour tout le monde, il faut juste que les solutions soient adaptées", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse sur le parvis de Notre-Dame où se sont regroupés les militants évacués.

Les Don Quichotte estiment que les engagements pris le 8 janvier 2007 par le gouvernement dans le cadre d'un plan d'action renforcé en faveur des sans-abri ne sont qu'à moitié respectés.

"Alors que 27.100 places devaient être créées ou transformées en 2007, mois de 14.000 le seront", écrit-elle dans un communiqué.

Gérard Bon

Note précédente : SANS TOIT : Les enfants de Don Quichotte repartent en campagne

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19:41 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.12.2007

Affaire JPK: Reporters sans frontières "appelle les autorités à aller jusqu'au bout"


(Tahitipresse) Le 15 décembre, sera le dixième anniversaire de la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud ("JPK"), Reporters sans frontières appelle les autorités, et notamment la Garde des Sceaux, Rachida Dati, "à aller jusqu'au bout de leur démarche".

RSF leur demande ainsi de prolonger "leur engagement en faveur de l'établissement de la vérité sur les circonstances exactes de la mort du journaliste".

"De récents événements nous permettent de croire que l'enquête sur la mort de Jean-Pascal Couraud pourrait repartir sur des bases saines (...) Nous appelons la justice française à ne pas fournir des arguments à ceux qui pensent que la Polynésie française est une zone d'exception où l'affairisme est roi. Au contraire, nous attendons que les espoirs de la famille de JPK et de son comité de soutien soient confirmés par une instruction transparente n'écartant pas a priori la piste professionnelle", indique le communiqué de Reporters sans frontières.

"Les dossiers dont s'occupait Jean-Pascal Couraud concernaient entre autres des transferts de fonds sur un compte japonais, à travers un compte polynésien, en faveur de l'ancien président de la République, Jacques Chirac. Le caractère sensible de cette information et la fin tragique de JPK rendent plus impérieuses encore la découverte de la vérité et la réponse à la question suivante: la raison d'Etat est-elle à l'origine de la mort du journaliste ?", ajoute le communiqué de RSF.

Et Reporters sans frontières de souligner les avancées du dossier au cours de l'année 2007, le fait qu'en septembre "les parties-civiles ont enfin pu obtenir copie du dossier" ou encore qu'en novembre ces mêmes parties-civiles aient "obtenu satisfaction de la Chambre d'instruction de Papeete sur deux points: le versement au dossier des pièces saisies au domicile du général Rondot, dans le cadre de l'affaire Clearstream, se rapportant au compte japonais de l'ancien président de la République et le desaisissement du juge Philippe Stelmach jusque-là en charge de l'affaire".

Rencontrer le nouveau juge d'instruction

"Selon l'avocat des parties civiles, maître Max Gatti, la découverte de deux fiches relatives à un compte alimenté par Gaston Flosse, sur le disque dur du général Rondot prouve la menace que pouvaient constituer les documents dont JPK disait disposer", poursuit le communiqué de Reporters sans frontières.

"En novembre, le parquet a rendu un réquisitoire de non-lieu, sans attendre la décision de la Chambre d'instruction de Papeete. Ce réquisitoire reste donc dans le dossier que reprend le juge Redonnet, même si la décision de la Chambre d'instruction contredit implicitement ses conclusions. C'est pourquoi, il est urgent que les parties civiles puissent rapidement exposer au magistrat leur compréhension de l'affaire et les éléments l'étayant", explique également RSF.

Ancien rédacteur-en-chef du quotidien "Les Nouvelles de Tahiti", Jean-Pascal Couraud a disparu le 15 décembre 1997 et son corps n'a jamais été retrouvé. En octobre 2002, le tribunal de Papeete a conclu au suicide du journaliste et prononcé un non-lieu dans l'affaire. En 2004, l'enquête a été rouverte après le témoignage d'un ancien membre du GIP (Groupement d'Intervention de la Polynésie), Vetea Guilloux, qui avait déclaré avoir assisté à l'assassinat de Jean-Pascal Couraud, perpétré par des membres du GIP, avant de revenir sur ses déclarations.

ATP

Le blog RAG 34 depuis sa création en janvier 2005, s'est engagé vis-à-vis de ses ami(e)s polynésiens à informer régulièrement ses lectrices et lecteurs pour que la vérité soit faite sur la mystérieuse disparition de JPK en décembre 1997.

Consulter notre dossier

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SANS TOIT : Les enfants de Don Quichotte repartent en campagne

Grands froids, et toujours trop de sans-abri dans la rue.

Appel des enfants de Don Quichotte



Chers sympathisant(e)s, citoyens et citoyennes,

1 an après le campement solidaire du canal Saint Martin, 1 an après avoir poussé l'Etat, les partis politiques et les associations à se concerter ensemble pour obtenir le droit à un logement décent pour tous, les Enfants de Don Quichotte tirent le bilan leur action passée, des promesses non tenues du gouvernement, et des enjeux à venir concernant la politique du logement.

1 an après cette première manifestation citoyenne, nous sommes plus que jamais déterminés à démontrer qu'il n'y a pas de fatalité à la misère et à l'indignité.

C'est pourquoi face au sous-financement annoncé du DALO, devant l'approche de l'hiver, et en l'absence de solution d'hébergement pour des milliers de personnes, nous souhaitons continuer avec vous notre combat pour la dignité des personnes en réoccupant l'espace publique, médiatique et politique.

Depuis le mois d'octobre nous préparons l'organisation de campements sécurisés et gérés en coopération avec d'autres associations investies dans l'action sociale. Dans un esprit fraternel et républicain, nous souhaitons rassembler au coeur de Paris, sans logis, mal logés et bien logés.

Ces campements doivent tout d'abord permettre une mise à l'abri physique des personnes dormant actuellement dans la rue, mais ils seront également dressés dans le but d'imposer la parole des sans abris auprès de nos concitoyens et de nos dirigeants, d'accélérer le relogement des personnes présentes sur les campements et d'exiger du gouvernement l'application la plus juste de la loi et des promesses faites depuis l'an dernier sur les dossiers de l'hébergement et du logement.

Nous vous donnons donc rendez vous ce samedi 15 décembre à 10H30 sur le pont d'Austerlitz (à coté de la gare) pour l'installation d'un campement citoyen. Sans bannières ni drapeau, manifestons pacifiquement notre solidarité avec les sans abris et les mal logés.

Pour tous nos sympathisants de province, nous vous donnerons plus d'informations à partir du lundi 17 pour vous aider à organiser vos campements citoyens.

Merci de faire circuler et de venir nombreux, Les enfants de Don Quichotte

Les enfants de don quichotte

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POUVOIR D'ACHAT : Les salariés précaires voudraient travailler mieux

L’emploi n’est pas toujours la porte de sortie de la pauvreté. Pour preuve ces salariés qui travaillent, mais n’arrivent pas à vivre décemment. Pour le sociologue Serge Paugam, la politique gouvernementale risque d’aggraver le clivage du marché de l’emploi entre salariés stables d’un côté et salariés précaires de l’autre.

Le chômage a baissé, selon les chiffres officiels. Mais à quel prix ? « À partir du milieu des années 1990, on voit apparaître un nouveau phénomène qui, depuis, a pris de l’ampleur : celui des travailleurs pauvres ou précaires, constate Serge Paugam (1). Dans les services d’action sociale,où jusque-là on voyait surtout des chômeurs, on voit apparaître des personnes ayant un emploi. Ce sont des personnes qui n’accèdent jamais à un emploi vraiment stable, mais qui restent actives. Et ces personnes n’ont souvent pas les moyens de se nourrir correctement, de pouvoir se loger correctement, si bien qu’elles s’adressent aux services d’action sociale. »

Dans ce contexte, précise le sociologue, « l’emploi n’est plus la garantie de sortie de la pauvreté ». Et ce n’est pas un phénomène marginal. Les travailleurs pauvres travaillent toute l’année, à des rythmes parfois différenciés. Ils font de l’intérim, sont à temps partiel, ou à temps plein. Ils exercent la plupart du temps des professions dites « dégradantes » qui ne leur offrent aucune possibilité d’évolution. « La majorité d’entre eux sont des femmes. Il existe donc aussi et surtout une inégalité de genre. À travers la lutte contre le travail précaire se joue aussi la lutte pour l’égalité entre hommes et femmes sur le marché de l’emploi », explique Serge Paugam.

Le « précariat » des emplois de service

L’augmentation du nombre de salariés précaires est surtout visible dans le secteur des services, notamment celui des services à la personne. Très souvent, les salariés y travaillent hors des cadres collectifs. C’est donc à l’individu seul de trouver sa place sur le marché de l’emploi, et même de négocier une hausse de salaire. Et la concurrence est rude. Mais, comme le rappelle Serge Paugam, « Ce n’est pas le fait qu’il y ait des emplois de services qui est condamnable, c’est le fait qu’il n’y ait aucune perspective d’évolution pour les personnes employées. Il faut donc améliorer l’accès à la formation continue pour les personnes qui ont un faible niveau de qualification. » Car une grande frange des salariés ne trouve aucun autre horizon que celui de la précarité. Avec un niveau d’études généralement faible, ils s’enfoncent dans un segment précaire de l’emploi. Pour définir cette logique, Serge Paugam emploie l’expression de « précariat ». « Ce n’est pas un régime de plein emploi mais un régime de pleine activité. Ce n’est plus le salariat fondé sur la notion d’emploi stable qui se développe, mais un salariat qui se stabilise dans l’instabilité », ajoute-t-il.

Travailleurs pauvres contre salariés stables

Le développement de l’emploi précaire pose finalement le problème d’une opposition entre les salariés stables, avec des possibilités d’avancement, et les salariés pauvres. « On se dirige vers un creusement des écarts », constate Serge Paugam. Face à ce risque, le sociologue définit trois paramètres essentiels pour l’amélioration des conditions de travail : le fait de se reconnaître dans le travail accompli, la rémunération et la reconnaissance de l’autre. Pour le travailleur pauvre, aucune de ces conditions n’est remplie et « les personnes n’ont aucune garantie face à l’avenir et ont énormément d’insatisfactions au travail ». Selon lui, « il ne s’agit pas de travailler plus pour gagner plus. La question c’est d’avoir un certain nombre de garanties de pouvoir progresser dans son travail.

Travailler mieux, voilà l’enjeu » Malheureusement, la démarche du gouvernement ne va pas dans ce sens.

Les solutions existent pourtant. Les voisins européens de la France ont développé des mesures efficaces : « Le Danemark a lancé depuis longtemps des politiques d’amélioration des conditions de travail, en stabilisant la maind’oeuvre, et en développant des formations tout au long de la vie. Il n’y a rien d’inéluctable. On ne peut pas se contenter de dire : « de toute façon c’est l’économie ! »

Fanny Costes

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La perpétuité pour Yvan Colonna

Crédit Photo : AFP/ Gilles Peyrucq Yvan Colonna et son avocat Gilles Siméoni devant la Cour d'assises spéciale de Paris.


La Cour d'assises spéciale de Paris n'a pas assorti la peine, énoncée jeudi soir, d'une période de sûreté. Le berger de Cargèse va faire appel.
Pour ses avocats, "le combat ne fait que commencer". La veuve du préfet Erignac estime, selon son avocat, que "la justice est passée". De légers incidents se sont produits en Corse.

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13.12.2007

POUVOIR D'ACHAT : La gauche rassemblée pour augmenter le pouvoir d’achat des Français

Le " groupe de liaison de la gauche et des écologistes " composé de représentants du Mouvement Républicain et Citoyen, du Parti Communiste Français, du Parti Radical de Gauche, du Parti Socialiste et et des Verts s’est réuni le 11 décembre pour aborder les sujets d’actualité. A la sortie, ils ont présenté une “déclaration commune” dans laquelle le collectif formule un grand nombre de propositions pour augmenter le pouvoir d’achat des Français.

DÉCLARATION COMMUNE

Le « groupe de liaison de la gauche et des écologistes » créé lors de la réunion du 13 novembre dernier et comprenant le Mouvement Républicain et Citoyen, le Parti Communiste Français, le Parti Radical de Gauche, le Parti Socialiste et Les Verts s’est réuni comme prévu le 11 décembre pour aborder les sujets d’actualité.

Les partis présents ont fait le constat commun d’un échec du président de la république et de sa majorité, dont la politique se caractérise sur la forme par une grande brutalité et une absence de concertation, par exemple sur la carte judiciaire, et sur le fond par la mise en cause de notre modèle social, par exemple sur la fiscalité ou les retraites, et la remise en cause du temps et du droit du travail.

Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé « président du pouvoir d’achat. » Il en avait fait un axe de sa campagne électorale. Aujourd’hui, plus de six mois après son élection, cette promesse n’a été tenue que pour une poignée de Français : les plus favorisés, au travers du « bouclier fiscal » et de la suppression de la quasi-totalité des droits de succession qui bénéficie surtout au 5% des plus riches.

Pour tous les autres, tout a augmenté, sauf les revenus. La grande majorité des salariés a été privée de toute progression de pouvoir d’achat, le SMIC n’a pas été relevé pour la première fois depuis de nombreuses années. Les retraites n’augmenteront que de 1,1% en 2008, soit deux fois moins que l’inflation. Les précaires, les chômeurs, les allocataires des minima sociaux et les handicapés ont vu leur situation se dégrader depuis sept mois. Le MEDEF continue à faire pression sur les rémunérations et à précariser toujours plus les contrats de travail. La détaxation des heures supplémentaires ne règle en rien la question du niveau des salaires et ne concernera qu’une petite minorité. La politique de Nicolas Sarkozy, c’est gagner moins pour payer plus.

Dans le même temps, la qualité de la vie est dégradée par la hausse du poids des dépenses fixes (logement, assurance, remboursements de crédit), qui grève le pouvoir d’achat et détériore la qualité de la vie.

Pour la majorité des Français, le pire reste à venir : le gouvernement ne prévoit rien pour les salaires, rien pour les pensions de retraite, rien contre la flambée des prix. Par contre, il prépare une nouvelle aggravation de la précarité, la suppression des 35 heures et la remise en cause de la réduction du temps de travail et une série de hausse de taxes : franchises médicales et redevance télévisuelle pour les personnes pour l’heure exonérées. Le Chef de l’État a fait des annonces pourtant sur des mesures dont les effets seront lointains et aléatoires, donc incertains.

Face à cette situation, les partis de gauche et écologistes demandent la mise en œuvre de mesures d’urgences et structurelles destinées à améliorer rapidement le pouvoir d’achat.

Pour augmenter les revenus, ils proposent l’augmentation immédiate de la prime pour l’emploi de 50 %, une augmentation immédiate du SMIC, l’ouverture d’une conférence nationale sur les salaires visant une augmentation générale des rémunérations, à une lute contre le temps partiel subi et un progrès significatif de l’égalité salariale hommes/femmes, la sécurisation des parcours professionnels la mise en œuvre d’un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, la revalorisation immédiate des petites retraites et l’amélioration des conditions de travail et contractuelles des salariés précaires.

Pour faire baisser les prix des produits alimentaires, ils proposent de répercuter les marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs en faveur des consommateurs te l’adoption d’une incitation fiscale pour faire baisser les prix des produits alimentaires de première nécessité et rapprocher les lieux de production des consommateurs.

Pour diminuer le coût du logement, ils proposent un encadrement des loyers pour l’année 2008 en indexant sur le seul coût de la vie, une politique d’isolation énergétique des logements, la création d’un service public de la caution, le respect de la loi obligeant les communes à avoir 20% de logement sociaux.

Pour maîtriser le coût de l’énergie, ils proposent de maintenir l’évolution des tarifs du gaz et de l’électricité dans le cadre de l’inflation, de généraliser le « chèque transport » pour aider les salariés dans leurs déplacements, financé par une taxe sur les superprofits des compagnies pétrolières.

Les partis de gauche et écologistes demandent que des incitations fermes soient prises en faveur d’un gouvernement économique de la zone euro et d’une initiative européenne pour le financement d’investissement de long terme (rechercher, formation, ferroutage, économie d’énergie et énergie renouvelable) et d’une baisse des taux d’intérêts de la BCE comme c’est le cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Avec les leviers dont la gauche dispose aujourd’hui, elle s’engage sans se substituer à l’Etat à prendre des initiatives pour le pouvoir d’achat et améliorer la qualité de vie.

S’agissant de la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne, ceux des partis de gauche et écologistes qui ont exigé un référendum rappellent leur position.

Les élections municipales et cantonales de mars 2008 vont être un rendez-vous essentiel pour donner plus de force à l’opposition à la politique menée par le président de la République et sa majorité et pour faire barrage à sa mise en œuvre dans les communes et départements. Les partis présents travaillent dans le respect des positions de chacun au rassemblement le plus large des forces de gauche et écologistes, autour de projets politiques clairs pour battre la droite, faire gagner la gauche et permettre des gestions favorables aux intérêts des citoyens.

Réunion du 11 décembre 2007
du « Groupe de liaison et d’échange de la gauche et des écologistes »


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Laurent Fabius : "Je n'aurais pas reçu avec le tapis rouge M. Kadhafi. C'est déplacé"




La venue du colonel Kadhafi suscite la polémique jusqu'au sein du gouvernement. Faut-il refuser d'avoir des relations avec un dictateur ?

Si j'avais été président de la République, je n'aurais pas reçu avec le tapis rouge M. Kadhafi. C'est déplacé. Faut-il avoir des relations d'Etat à Etat, y compris avec des régimes dictatoriaux ? La réponse est oui. On ne peut pas faire du commerce uniquement avec des démocraties exemplaires, sinon la balance commerciale serait encore pire que ce qu'elle est. Il y a des échanges commerciaux à avoir avec tous les pays. Mais de là à dérouler le tapis rouge, à recevoir pendant six jours ce monsieur qui était considéré, il y a quelque mois encore, comme un dictateur sanguinaire... J'apprends qu'on va le recevoir à l'Assemblée nationale, qui est, dans le monde, le symbole des droits de l'homme. Je ne suis pas d'accord. Je fais la distinction entre les rapports d'Etat à Etat et cette espèce de super régime donné à Kadhafi qui est absolument inadmissible.

Tony Blair était allé en Libye, Romano Prodi a reçu Kadhafi, les Anglo-Saxons ont des relations diplomatiques suivies avec lui...

Oui, bien sûr. Mais c'est une question de modalités. J'ai l'impression que la France, à travers M. Sarkozy, prend la tête des adorateurs de Kadhafi.

Ne faut-il pas tout faire pour ramener la Libye dans le concert des nations ?

Il faut ramener la Libye et d'autres pays dans le concert des nations. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut se transformer, pour reprendre l'expression de Rama Yade, "en une carpette". Tout n'est pas justifié. (...) Regardez ce drame des infirmières. On dit que M. Kadhafi est extraordinaire puisqu'il a fait libérer les infirmières. Oui, mais il les avait fait emprisonner pendant des années. Alors on va oublier l'emprisonnement, les tortures, les viols pendant des années, parce que, sous la pression, il les a libérées ? Il y a là un confusionnisme total.

Y a-t-il un changement de la politique internationale de la France ?

Quand on regarde les dernières positions prises par M. Sarkozy à propos de l'Iran, l'Afghanistan, de l'OTAN, est-ce que la première rupture n'est pas diplomatique ? (...) J'ai été frappé par le voyage de M. Sarkozy aux Etats-Unis, qui était un succès. Ce voyage a marqué les Américains. Le fait qu'un président de la République soit bien reçu par les Américains, c'est très positif. En même temps, faire un discours devant le Congrès des Etats-Unis, pendant une heure, et ne pas prononcer le mot Irak, pose quand même un problème. (...)

Ségolène Royal vous reproche dans son livre un manque d'engagement à ses côtés dans la campagne présidentielle. Vous sentez-vous coupable ?

Non. Je n'ai pas lu le livre.

Elle évoque une alliance possible avec François Bayrou. Seriez-vous favorable à une alliance avec le MoDem ?

Il faut dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit. Si on avait dit aux militants socialistes que le premier ministre ne serait pas socialiste mais centriste, il y aurait eu quelques hoquets.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli

"Le Franc-Parler" (France Inter-i-Télé-"Le Monde") 11 décembre.

Notre note précédente : Laurent FABIUS était hier l'invité du FRANC PARLER : écouter, réécouter l'émission

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11:58 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.12.2007

Jean-Luc Mélenchon : Il faut un référendum sur le nouveau traité (france info).

(photo RAG34-JLM inauguration du local PRS à Sète le 6 déc). Ecouter l'entretien. Jean-Luc Mélenchon était ce soir l'invité de France Info. Il a entre autre rappelé que la voie référendaire était la voie normale pour ratifier le nouveau traité européen.

Ce qui a été voté par le peuple, ne peut être défait que par le peuple !


Ecouter l'émission

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18:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Projet de loi relatif au pouvoir d’achat : les retraités, les chômeurs, les salariés précaires, sont une nouvelle fois les grands oubliés de ce projet de loi

Le projet de loi relatif au pouvoir d’achat, aujourd’hui présenté au conseil des Ministres, ne pourra répondre aux aspirations de nos concitoyens et permettre une augmentation de leur niveau de vie.

Ce projet ne contient d’abord aucune disposition sur les petites retraites et les minima sociaux.

Les dispositions prévues sont ensuite toutes limitées dans le temps, plafonnées dans leur montant, et surtout, soumises à la bonne volonté des seuls employeurs.

Le déblocage anticipé de la participation est un fusil à un coup qui ne fait que de distribuer plutôt un argent que les salariés ont déjà. Ce qui ce fera aujourd’hui ne se fera pas demain.

La possibilité de monétiser les jours de RTT est limitée au stock de 2007, plafonnée à dix jours, et soumise au bon vouloir patronal. Ce dispositif a par ailleurs déjà fait la preuve de sa faible efficacité.

La prime défiscalisée dans les entreprises de moins de 50 salariés dépendra totalement de la volonté des chefs d’entreprises et risque d’être utilisée pour recycler les augmentations de salaires qui serait intervenues.

À l’instar du dispositif sur les heures supplémentaires voté cet été, ces mesurettes ne contribueront pas à revaloriser le pouvoir d’achat des salariés en l’absence d’une reprise de la croissance.

Il est frappant de constater que les retraités, les chômeurs, et les salariés qui subissent la précarité (temps partiels, contrats précaires…) sont une nouvelle fois les grands oubliés de ce projet de loi, aucune de ses dispositions ne les concernant.

Le Parti socialiste met enfin en garde le gouvernement contre sa tentation, dans la foulée du débat sur ce texte, de revenir sur la durée légale du travail. Il rappelle qu’une telle évolution, rejetée par toutes les organisations syndicales, se traduirait dans les faits par « travailler plus pour gagner moins».

Communiqué de
Michel Sapin, Secrétaire National à l’économie et à la fiscalité
et d’Alain Vidalies, Secrétaire National aux Entreprises

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15:06 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Big-bang : Toujours moins de services publics pour les français, c'est parti !



Nicolas Sarkozy a annoncé un "big bang" administratif pour faire des économies budgétaires.

Crédit Photo : TF1/LCI
Nicolas Sarkozy, le 8 décembre 2007, lors du sommet Union européenne - Afrique à Lisbonne

Réforme de l'Etat, c'est parti !

Issus de la haute fonction publique ou de cabinets privés, ils sont plus de 200 à passer au crible depuis des mois les 1000 milliards d'euros de dépenses publiques et à remettre à plat leurs missions. Objectif : réformer l'Etat pour faire des économies et permettre notamment une réduction des effectifs. En jargon administratif, cela s'appelle la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Cette réforme de l'Etat sur cinq ans doit permettre de supprimer dès 2009 un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, contre un sur trois en 2008, a rappelé lundi François Fillon dans une interview aux Echos. En contrepartie, les économies réalisées serviraient à augmenter les salaires des agents de l'Etat mais aussi à diminuer la dette.

La France compte aujourd'hui plus de 5,1 millions de fonctionnaires et en 2006, les dépenses induites par la fonction publique ont représenté 44% du budget général de l'Etat. "En quatre mois, nous avons passé au peigne fin 20% des politiques publiques", affirme Matignon, promettant notamment une "réorganisation profonde des services de l'Etat dans les territoires" afin d'"améliorer la vie des Français". Ainsi, selon Le Monde de mercredi, la principale évolution que devrait rendre publique mercredi Nicolas Sarkozy, réside dans un renforcement de la présence de l'Etat dans les régions via un accroissement des pouvoirs des préfets. Les directions et les services régionaux de l'Etat devraient être couplés pour remédier à "un mille-feuilles administratif", selon l'expression de François Fillon. DRE, DRA, DRASS.... Des dizaines de directions régionales sont devenues inutiles.

La fusion annoncée début octobre par le ministre du budget Eric Woerth de la direction générale des impôts et de la comptabilité publique afin de créer une seule administration chargée du calcul et du recouvrement de l'impôt, préfigurait la volonté du gouvernement de réaliser des économies d'échelle. L'ambition de créer dans le domaine de la Défense un "Pentagone français", que doit proposer mercredi Hervé Morin au Conseil de modernisation et qui regrouperait en un même lieu son ministère, les directions centrales et les états-majors des différentes armes, s'inscrit dans la même démarche de mutualisation des moyens. Vraisemblablement en lien avec cette réorganisation Nicolas Sarkozy a d'ailleurs assuré mardi que des terrains du ministère de la Défense à Paris, "seront dédiés à la construction de logements dans les meilleurs délais".

Depuis le lancement officiel de ce chantier titanesque de la "réforme de l'Etat" en juillet, les propositions avancées autour de quatre grands thèmes - organisation de l'Etat au niveau local, allégement des contraintes juridiques et des contrôles, relations entre Etat et collectivité locales, amélioration de la gestion des ressources humaines - sont discutées par un comité de suivi piloté au plus haut niveau par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant et le directeur de cabinet du Premier ministre Jean-Paul Faugère. Le Conseil de modernisation des politiques publiques qui rassemble tous les ministres et que réunira pour la première fois le chef de l'Etat mercredi avant son intervention, valide les axes retenus par le comité de suivi qui devront ensuite inspirer toute nouvelle politique publique.

Selon TF1/LCI.



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La visite du colonel KADHAFI en France

Mouammar Kadhafi assure que la question des droits de l'homme n'a pas été évoquée lors des discussions qu'il a eues lundi avec Nicolas Sarkozy, contredisant le président français.

Par Pierre Moscovici

Les raisons d’une telle visite ?

Le Parti socialiste regrette cette visite. Nous ressentons un véritable malaise. Il y a une forme d’indignité. Pour nous, plus qu’une erreur, cette venue est une faute. L’auteur de cette faute étant le président de la République, Nicolas SARKOZY.
Si on s’interroge pourquoi, nous devons dire que ce n’est pas n’importe quelle visite qui va se dérouler. C’est une visite officielle de 5 jours. En réalité la France, patrie des droits de l’Homme déroule le tapis rouge sous les pieds du colonel KADHAFI et l’accueille en grande pompe.
Nous sommes la première et à ce jour la seule démocratie occidentale à le faire. Le colonel KADHAFI n’est pas allé à Washington, il n’est pas allé à Berlin, ni à Rome ou Madrid. Tout cela n’est pas un hasard.
Pour les tenants du commerce international, tous ces pays ont des relations commerciales fortes avec la Libye. On peut commercer avec ce pays sans lui dérouler le tapis rouge.

Absence de démocratie

Nicolas SARKOZY oublie plusieurs éléments qui caractérisent le régime de KADHAFI. Il y a d’abord l’absence totale de démocratie dans ce pays. L’opposition ne s’exprime pas, si ce n’est des rapports contradictoires au sein de la même famille celle de KADHAFI. Les droits de l’Homme y sont quotidiennement bafoués. Je suis président de la Commission sur la libération des infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne, incarcérés pendant 8 ans et demi en Libye. J’ai encore en tête la manière dont ils ont témoigné et les tortures qu’ils ont subies. Le médecin a eu des paroles extrêmement fortes, en disant qu’ils avaient vécu « l’enfer sur la terre ». Nous n’avons donc aucune raison de penser que ces pratiques ont cessé. Avant de célébrer le libérateur de ces infirmières et de ce médecin, je continue d’abord à condamner celui qui les a fait emprisonner, condamner alors qu’ils étaient innocents, qui les a fait torturer et ne les a libérés que moyennant une contrepartie. Nous connaissons maintenant cette contrepartie qui n’est pas essentiellement financière et de 160 millions de dollars.

Ce qui est déterminant se passe aujourd’hui. C’est la consécration que le président libyen reçoit en venant à Paris. C’est le fait qu’un grand pays comme la France l’adoube, alors que la France est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

Absence de droits de l‘Homme

L’autre élément que Nicolas SARKOZY oublie : certes la Libye a renoncé au terrorisme, certes elle s’est réintégrée dans la communauté internationale, certes on l’a vue participer à certaines conférences, certes l’embargo a été levé sur les ventes d’armes en 2003 et en 2004, mais il demeure que la condamnation du terrorisme de la part du colonel KADHAFI demeure à géométrie variable. Les propos qu’il a tenus dans une conférence à Lisbonne, sont préoccupants. On ne peut pas dire que le terrorisme est une arme légitime pour les faibles, ce n’est pas exact. La condamnation du terrorisme doit être sans excuse, sans exception, elle doit être totale. Dès lors, on peut être très choqué par cette image au moment où KADHAFI venait d’exprimer ses propos, de voir le président de la République française exprimer son «bonheur» de le recevoir ici. Si c’est cela qui le rend heureux, alors il y a quelques soucis à se faire sur sa définition du bonheur.

La France : une diplomatie de complaisance

Tout cela caractérise une diplomatie qui s’affirme comme une diplomatie de complaisance. Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas SARKOZY a su trouver des accents qu’on pouvait juger heureux. Il insistait sur les droits de l’Homme, il proposait une politique éthique, un changement de discours et une rupture dans la politique internationale. On voit malheureusement Nicolas SARKOZY de plus en plus tourner le dos à ses promesses de campagne. Il a désormais une diplomatie non seulement réaliste, et même hyperréaliste voire cynique. La liste de ses nouveaux amis s’allonge. On a vu qu’il n’hésitait à frayer avec toute une série de régimes mais qu’il est extrêmement silencieux sur toute une série de questions. Même avec les États-Unis. Le coup de fil récent à Vladimir POUTINE était extrêmement choquant et même scandaleux. Comment féliciter le président de la Russie après des élections manifestement truquées, pas dignes d’une démocratie, mais d’une ploutocratie, avec 99 % de participation en Tchétchénie, et 99 % des suffrages pour le parti de POUTINE, cela méritait-il des félicitations ? Cela est tout un symbole.
Voilà pourquoi le Parti socialiste exprime sa réprobation. Voilà pourquoi nous regrettons que le président KADHAFI ait été invité à l’Assemblée nationale, symbole révolutionnaire s’il en est, symbole républicain s’il en est, symbole démocratique s’il en est. La place du colonel KADHAFI n’est pas dans les murs de l’Assemblée nationale française. Aucun député socialiste ne se rendra à la réception à l’hôtel de LASSAY qui n’aurait d’ailleurs pas du avoir lieu.

Les revendications du PS à la visite de KADHAFI

Le colonel KADHAFI étant là, ce que nous déplorons, mais nous demandons cependant à Nicolas SARKOZY d’être ferme sur 3 points et nous le jugerons à cela :
- 1°) Nous lui demandons d’être très ferme et très fort sur l’exigence des droits de l’Homme en Libye. La France ne peut pas se contenter de signer quelques contrats, elle ne doit surtout pas oublier ce qu’elle est.

- 2°) Concernant les infirmières bulgares et le médecin d’origine palestinienne, nous ne devons pas oublier que ces femmes et cet homme ont certes été graciés, extradés et libérés, mais que jamais la Libye n’a reconnu leur innocence et que leur jugement de culpabilité n’a pas été rapporté. Il faut que lors de cette visite à Paris, le colonel KADHAFI reconnaisse leur innocence. Nous attendons de Nicolas SARKOZY qu’il évoque ce sujet et qu’il le lui demande, car on ne peut pas se contenter d’obtenir une libération, moyennant des contreparties politiques sans être extrêmement ferme sur leur innocence qui est absolue, reconnue par chacun, sauf par le régime de KADHAFI.

- 3°) La troisième exigence concerne les garanties contre le terrorisme. Nous ne pouvons pas avoir de condamnation du terrorisme à géométrie variable. D’importants contrats de ventes d’armes ou de fournitures nucléaires sont envisagés pour cette venue à Paris. Nous n’avons rien contre le principe d’une logique commerciale, même si cette logique ne peut pas résumer une diplomatie. On ne peut pas être dans une logique qui fasse que le commerce permette de tout oublier. En revanche quand on commerce avec ce genre de pays, on doit exiger des garanties de sécurité. Quand on vent des missiles Milan, des avions Rafales et des centrales nucléaires, on doit s’assurer que l’usage de tout ceci est contrôlé et que tout cela ne peut en aucune façon nourrir le terrorisme.

Le Parti socialiste sera donc très ferme sur ces trois exigences.

Les réactions des membres du gouvernement, Bernard KOUCHNER et RAMA YADE

A cela s’ajoutent des événements internes à la majorité et au gouvernement.
L’attitude de l’UMP peut prêter à sourire. J’observe les « sympathiques » propos de Patrick OLLIER, mais enfin son soutien au régime de KADHAFI est grotesque. Il y a aussi la défense du Premier ministre qui refuse les donneurs de leçons et qui explique que cette visite soit justifiée. Mais il y a aussi les prises de position de certains membres du gouvernement dont Bernard KOUCHNER et surtout RAMA YADE.

Pauvre Bernard KOUCHNER ! On comprend qu’il éprouve un certain malaise. D’ailleurs devant la Commission d’enquête, il y a 2 semaines, il avait déclaré que dans ce métier il fallait savoir « avaler son chapeau ». Il avait déjà témoigné de son malaise face à la situation libyenne. On comprend qu’il soit en désaccord, car on se souvient de Bernard KOUCHNER qui a été un des plus virulent, organisé et méthodique détracteur du régime du colonel KADHAFI. Il l’a dit lui-même, il n’oublie rien et il a raison. Je sais qu’il est l’inventeur du droit d’ingérence et j’imagine à quel point il doit être malheureux de participer à un gouvernement au côté d’un président qui reçoit le colonel KADHAFI. J’ai envie de lui lancer un appel : « Bernard que vas-tu faire dans cette galère ? » Rien, et c’est la preuve que ce gouvernement ne peut en aucun cas être à l’écoute et au diapason des exigences qui ont fondé toute sa vie.

Pour ce qui est de RAMA YADE, ses déclarations sont stupéfiantes. Elles ont plutôt sympathiques car elles font écho à notre propre déclaration et même si elles étaient d’une très grande violence, violence encore plus grande que celle que j’ai utilisée maintenant. Car enfin écrire que « Notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant peut s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits » ou bien « la France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort », voilà des expressions extrêmement fortes. En relisant cela on se pose quelques questions ? Qui a invité cet homme qui n’a pas sa place en France, si ce n’est Nicolas SARKOZY ? Est-ce que RAMA YADE est la Porte-parole d’une organisation des droits de l’Homme ou est-elle membre du gouvernement et si elle en est membre, et dans quel gouvernement ? Qui est-elle ? Quel est son président ? Ces propos sont extrêmement durs, même s’ils ont extrêmement justes. Mais s’ils sont à la fois extrêmement justes et extrêmement durs, ils le sont pour le président de la République, Nicolas SARKOZY.
En outre, cela est aussi extrêmement inconséquent, pour ce qui est du fonctionnement du gouvernement. J’en ai assez de ces ministres comme hier Fadela AMARA trouvait assez « dégueulasse » une certaine politique, d’entendre aujourd’hui RAMA YADE trouver inacceptable une autre politique et qui pratiquent une valse à trois temps. Premier temps, on s’indigne avec une grande force, deuxième temps, on rectifie, on corrige, on se désavoue et troisième temps, on se tait. Nous avons une idée plus haute de la République. La cacophonie ne doit pas être une méthode de gouvernement, car ça ne peut pas fonctionner comme cela.
Alors soit RAMA YADE pense ce qu’elle dit et à l’évidence, elle le pense, et ça veut qu’elle considère qu’elle appartient à un gouvernement et qu’elle obéit à un président, dans lequel les droits de l’Homme sont la cinquième roue du carrosse, dans ce cas elle s’en va. Ce serait la conséquence logique de ses propos. Cela aurait d’ailleurs de la gueule. Mais si elle ne pense pas cela et qu’elle est amenée à se renier alors elle se tait. Car il y a des contradictions qui au fur et à mesure finissent par affaiblir la politique de la France.

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11.12.2007

L'offensive Sarkozy contre le salariat

Ce n’est pas seulement une bataille pour les “régimes spéciaux” de retraite... c’est une offensive de Sarkozy contre l’ensemble du salariat

par Jean-Jacques Chavigné
Il ne faut pas s’y tromper : c’est une véritable guerre contre le salariat que Sarkozy vient d’enclencher en s’attaquant aux régimes spéciaux de retraites. Une guerre car la bataille des régimes spéciaux ne s’arrêtera pas là. S’il gagne Sarkozy s’attaquera non seulement, dés 2008, aux retraites de tous les salariés mais à tous les acquis sociaux.

Une stratégie guerrière
Sarkozy lui-même le reconnaît : il fera d’abord donner « l’aviation », les médias, et ensuite seulement « l’infanterie », le vote de la loi. Avec son chef d’Etat-major, Fillon, c’est une véritable stratégie guerrière qu’ils développent contre les syndicats et le mouvement social. Rien n’y manque.

La tentative d’isoler l’adversaire en brouillant le clivage Droite/Gauche : ce n’est pas la Droite qui s’attaque aux acquis sociaux, mais un gouvernement qu’elle voudrait bien faire passer pour un gouvernement « d’union nationale ». C’est ce qui explique le débauchage de Kouchner, Besson et de leurs comparses.

Le choix du terrain : les régimes spéciaux que l’ « aviation » des grands médias a pris soin de pilonner quotidiennement au nom de l’ « équité ». Déminer le chemin de l’offensive en « cédant » aux revendications de tous ceux qui ne sont pas étudiants ou salariés. Il est vrai que leurs revendications ne devaient pas trop déplaire à Sarkozy : aucune entrave à l’installation des médecins libéraux, exonération totale (pendant six mois renouvelables) des cotisations sociales et patronales pour les marins-pêcheurs…

La division de l’adversaire : refuser une négociation globale de l’ensemble des retraites pour essayer de battre d’abord les salariés des régimes spéciaux et ensuite, seulement, affronter l’ensemble des autres salariés, du public comme du privé.

La provocation : multiplier le salaire de Sarkozy par 2,72 au moment d’imposer la baisse brutale des retraites des régimes spéciaux. La duplicité : attendre que les syndicat aient lancé leur mot d’ordre de grève reconductible pour faire des propositions de dernière minute et prendre l’opinion à témoin…

Les attaques latérales : l’UMP, l’UNI préparent des manifestations d’ « usagers » contre les grévistes des services publics et contre les étudiants qui se battent contre la loi Pécresse d’ « autonomie » des universités…

Le pilonnage médiatique
Ils attaquent chaque jour les régimes spéciaux de retraite au nom de l’ « équité » mais font silence sur l’essentiel.

Les retraites des régimes spéciaux ne représenteront que 1,62 % du montant global des retraites dans 20 ans. Une goutte d’eau dans l’océan. Affirmer que leur réforme permettrait de financer l’ensemble des retraites est une supercherie. Pourquoi n’en parlent-ils jamais ? Pourquoi les grands médias ne parlent-ils jamais non plus des « retraites chapeaux » des dirigeants d’entreprise, des fonds de pension des cadres supérieurs, des milliards de compensation versée chaque année par le régime général des salariés aux régimes des agriculteurs, des professions indépendantes, des curés ? Pourquoi ne parlent-ils jamais de l’âge de départ à la retraite des militaires ? Pourquoi cachent-ils que le taux moyen de liquidation des pensions des régimes spéciaux n’est pas le taux théorique de 75 % mais le taux réel de 62 % ? Pourquoi ne peut-on jamais lire dans leurs colonnes que les cotisations retraite d’un cheminot s’élèvent à 36 % contre 26 % pour un salarié du privé et que cela peut parfaitement expliquer qu’il puisse partir à 55 ans ?

La 3ème réforme des retraites
Sarkozy veut enfoncer l’idée que les régimes de retraites sont des vases communicants et que ce qui est pris à un régime est donné à l’autre. L’expérience montre que c’est totalement faux : ce sont les profits qui raflent la mise.

En 1995, les fonctionnaires et les salariés dont la retraite relève d’un régime spécial (cheminots, gaziers, électriciens…) ont fait plier Juppé, aussi droit dans ses bottes que prétend l’être aujourd’hui Fillon. Le résultat a été bénéfique pour l’ensemble du salariat. Les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques ont conservé les 37,5 annuités de cotisation et pendant les huit années qui ont suivi, aucun gouvernement n’a osé s’attaquer aux retraites des salariés du privé.

En 2003, les salariés de la fonction publique ont perdu la bataille. Non seulement les salariés du privé n’en ont pas profité mais ils ont, eux aussi, été victimes de la contre-réforme Fillon et du passage à 41 années de cotisations en 2009. S’il gagne contre les salariés des entreprises publiques, c’est une 3ème réforme des retraites (après celle de 1993 et de 2003) que Sarkozy imposera à l’ensemble du salariat.

Il a déjà annoncé la fin des mesures qui avaient permis aux salariés ayant commencé à travailler à 15, 16 ou 17 ans de prendre leur retraite avant 60 ans.

Le Conseil d’Orientation des Retraites lui a donné le feu vert pour augmenter la durée de cotisation. Il fera donc passer le nombre d’annuités à 41 ou 42 pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. Alors que la durée moyenne d’une carrière est inférieure à 37 ans dans le secteur privé, l’augmentation de la durée de cotisation ne peut signifier qu’une chose : la chute dramatique du montant des retraites.

Le Medef veut en finir avec la réforme à 60 ans et veut faire passer l’âge de la retraite à 61 ou 62 ans. Ce qui signifie que même avec 42 années de cotisation, vous n’aurez pas droit à la retraite lorsque vous atteindrez 60 ans. Et, pendant ce temps là, les profits des grandes sociétés augmentent de 15 % tous les ans, les investissements productifs stagnent au bénéfice des investissements spéculatifs.

Tous les salariés, tous les salariés en formations, tous les salariés à la retraite sont concernés. Beaucoup de salariés à la retraite ou proche de cette dernière estiment qu’ils n’ont rien à perdre en cas de nouvelle réforme. Ils ont, malheureusement, tort. Si dans cinq ou six ans, les jeunes salariés s’aperçoivent que la retraite qu’on leur prépare est une misère, ils n’accepteront plus de payer des cotisations peur ceux qui seront alors à la retraite. La Droite s’appuiera sur cette aspiration pour diminuer, brutalement, le montant des retraites de ceux qui sont déjà à la retraite.

Tous les acquis salariaux menacés
Denis Kessler, l’idéologue libéral, ancien vice-président du Medef vend la mèche dans « Challenge ». Après avoir assuré que les réformes prévues par le gouvernement pouvait donner une impression de « patchwork », il fait remarquait la profonde unité du programme de Sarkozy : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

C’est à ce programme (et aux mobilisations du salariat à la Libération) que nous devons la Sécurité sociale, les retraites par répartition, le statut de la fonction publique, les entreprises publiques, l’en cadrement par la loi et les conventions collectives du marché du travail, les comités d’entreprise, la représentativité syndicale… C’est tout cela que Sarkozy veut supprimer. C’est au programme du CNR qu’il s’attaque au moment même où il demande que la lettre d’un résistant communiste, Guy Môquet, soit lue dans les établissements scolaires.

Il a déjà largement commencé en s’attaquant à la Sécurité sociale et au droit de grève dans les transports : il est évident qu’il ira beaucoup plus loin s’il gagne le bras de fer qui s’engage. Son objectif est de faire au moins aussi bien que Margaret Thatcher qui avait vidé le droit de grève de son contenu (dans le public comme dans le privé) après sa victoire sur les mineurs au milieu des années 1980.

Le bras de fer a commencé, il n’a jamais été aussi determinant, il faut y aller.

mardi 11 décembre 2007 . Jean-Jacques Chavigné

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17:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent FABIUS était hier l'invité du FRANC PARLER : écouter, réécouter l'émission

Laurent FABIUS invité de l’émission Le Franc Parler sur France Inter et i>Tele à 19 h 25 le 10 décembre 2007.

Ecouter, réécouter l"émission




Laurent Fabius
Ancien Premier ministre, député PS de Seine-Maritime


"Remarqué par des proches de François Mitterrand, c’est peu après sa sortie de l’ENA, en 1974, qu’il adhère au Parti socialiste et rencontre François Mitterrand dont il devient le directeur de cabinet en 1979. Il travaille à ses côtés jusqu’à sa victoire de 1981 : c’est ainsi qu’il le défendra vigoureusement au congrès de Metz en avril 1979, en affirmant contre Michel Rocard que : « entre le Plan et le marché, il y a le socialisme ».

Parallèlement, il est élu premier adjoint au maire du Grand-Quevilly en 1977, puis député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime (Elbeuf, Le Grand-Quevilly). Il pose ainsi les bases de ce qui deviendra son fief électoral.

À la suite de la victoire de François Mitterrand en 1981, il est nommé ministre du Budget, fonction lors de laquelle il instaure l’Impôt sur les grandes fortunes, aboli en 1987 par le gouvernement de Jacques Chirac et ancêtre de l’Impôt de solidarité sur la fortune.

François Mitterrand décide de changer de Premier ministre, et remplace Pierre Mauroy par Laurent Fabius le 17 juillet 1984 à ce poste. À 37 ans, il est le plus jeune Premier ministre de la République. Arrivé dans une situation de crise, il poursuit la « politique de la rigueur » afin de maîtriser la dette de l’État et l’inflation. En conséquence, le Parti communiste refuse de participer à son gouvernement.

Suite à la défaite de la gauche aux législatives de 1986, il quitte Matignon le 20 mars 1986. Il retrouve son siège de député lors de ces élections. Pendant le duel télévisé avec Jacques Chirac, celui-ci le rabroue sèchement en le traitant de « roquet ». Laurent Fabius le reprend en ses termes : « Vous parlez au Premier ministre de la France ».

Il devient président de l’Assemblée nationale en 1988 après la dissolution qui suit la réélection de François Mitterrand. Il conduit la liste socialiste lors des élections européennes du 18 juin 1989 : il est élu, mais réalise un très mauvais score.

Élu maire du Grand-Quevilly en 1995, il obtient la présidence du groupe socialiste à l’Assemblée nationale la même année, poste qu’il quitte pour retrouver la présidence de l’Assemblée en 1997, suite à la victoire de la Gauche plurielle aux législatives et la nomination de Lionel Jospin au poste de Premier ministre.

Lionel Jospin ayant annoncé au soir du premier tour de l'élection présidentielle, le 21 avril 2002, qu’il se retirait de la vie politique, Laurent Fabius est la principale tête d'affiche pour mener les élections législatives qui suivent, difficiles pour la gauche. Dès lors, il affiche ses ambitions présidentielles.

Le 10 janvier 2006, Laurent Fabius se déclare candidat à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2007.

Étaient en lice pour l’investiture avec lui, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Pendant la campagne de 2007, alors qu'il avait auparavent durement critiqué Ségolène Royal, il a pris sa défense au moment où elle a rencontré les premières difficultés. Il démissionne du bureau national du PS en juin 2007

Historiquement, les fabiusiens se sont opposés aux « rocardiens », puis aux « jospinistes », et plus récemment aux « hollandais » et encore plus récemment à Ségolène Royal.

Lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005, le courant des fabiusiens a défendu le « non », malgré le vote des militants du PS en faveur de ce texte. Des fabiusiens comme Jack Lang ont à cette occasion rompu avec Laurent Fabius.

À l’occasion de la désignation du candidat PS pour les présidentielles de 2007, de nouveaux militants, issus notamment du courant Nouveau Parti socialiste se rallient à Laurent Fabius, comme le groupe Nouvelle Gauche de Benoît Hamon et une partie des anciens soutiens d’Arnaud Montebourg."


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Mélenchon de passage à Sète le 6 décembre dernier : ça débat sur le blog RAG 34, et c'est bien animé...

Mélenchon bientôt à Sète

Jean-Luc Mélenchon devrait être de passage à Sète le 6 décembre prochain pour signer son dernier bouquin En quête de gauche.Ce représentant de l'aile gauche du Parti socialiste inaugurera également l'antenne sétoise de son association Pour la République Sociale.

Le médecin sétois Laurent Zarnitsky, directeur médicalde l'Ecole européenne de chirurgie, devrait en prendre la tête. Ce dernier a par ailleurs décidé de s'engager aux côtés de François Liberti dans la bataille des municipales, considérant que "la section socialiste de Sète s'est dévoyée".

Source : La gazette de Sète

Voir le site de campagne "Tous pour Sète"

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10:45 Publié dans 005 AGENDA , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Finances publiques : L'étau se resserre

Les études se succèdent et confirment toutes la dérive des comptes publics français et la croissance corrélative de la dette publique.L’OCDE a ainsi estimé que la France n’est pas en mesure de réduire son déficit public qui atteindra 2,6% l’an prochain. La dette publique décollerait donc et atteindrait 67 % du PIB en 2009, soit 50 milliards d’euros supplémentaires en deux ans ! La dette représenterait dès lors 19.500 euros par Français, contre 13.500 en 2002, ce qui représente une hausse de 1.000 euros par an et par Français.

L’OCDE, tout comme la Commission Européenne, estiment que la France laisse filer ses déficits et fonde ses budgets sur des hypothèses de croissance irréalistes (2,25% en 2008), ce que le Parti socialiste indique depuis de nombreuses semaines.

Le diagnostic est à ce point indiscutable que le gouvernement a dû transmettre, en toute discrétion, à la Commission européenne, une version profondément remaniée de son programme des finances publiques. Nicolas Sarkozy, pourtant adepte de la communication, n’a pas souhaité en faire la publicité. Et pour cause : le constat est accablant !

Acculé par le poids de son paquet fiscal, par la dérive des comptes sociaux et par son incapacité à relancer la croissance, le gouvernement a enterré ses promesses de campagne. La situation est à ce point dramatique qu’il a dû multiplier les cessions d’actifs publics pour la stabiliser à 64,2% du PIB fin 2007 (près de 7,5 milliards d’euros, dont 3,5 milliards issus de la cession de 3% du capital d’EDF et 2,65 milliards de France Télécom).

Le pire reste pourtant à venir, puisque les prévisions de croissance du gouvernement (2,25%) sont en décalage complet avec l’ensemble des hypothèses des conjoncturistes (1,5%). D’ailleurs, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a précisé aujourd’hui que « si la croissance s’écarte légèrement du scénario central, ce serait très facile de déborder à nouveau la limite de 3% ». Dès lors, la dette déraperait à 64,5% du PIB.

La réalité s’impose donc chaque jour un peu plus au gouvernement. La dégradation des finances publiques, qu’il a lui-même causée, l’amènera à adopter - une fois les élections municipales passées - une politique de rigueur contraire en tous points à ses récents engagements sur le pouvoir d’achat.

Communiqué de François Hollande

Premier secrétaire

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10.12.2007

Kadhafi à Paris : "La France n'est pas un paillason et ne doit pas recevoir le baiser de la mort", déclare Rama Yade.

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade se dit "dérangée" que le colonel Kadhafi arrive un jour de célébration des droits de l'homme en France, ajoutant que "la France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", dans une interview publiée dans Le Parisien daté de lundi.

Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", déclare RamaYade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, dans une interview au journal Le Parisien.


PARIS (Reuters) - La secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, émet certaines réserves concernant la visite du colonel Mouammar Kadhafi en France, pointant notamment le fait qu'elle coïncide avec la Journée mondiale des droits de l'homme, et estimant que la diplomatie française doit exiger du numéro libyen des garanties dans le domaine des libertés individuelles.

"Je ne partage pas l'indignation automatique de ceux qui excluent tout dialogue avec la Libye. Mais je ne peux pas dire non plus que je suis heureuse de cette visite. Parce qu'elle coïncide avec la Journée mondiale des droits de l'homme. Le choix de cette date est un symbole fort, je dirais même scandaleusement fort", déclare-t-elle dans une interview que publie Le Parisien/Aujourd'hui lundi, jour où le colonel Kadhafi entame une visite officielle de cinq jours en France.

Samedi, au sommet Union européenne-Afrique de Lisbonne, le président Nicolas Sarkozy a déclaré à Kadhafi qu'il était "heureux" de le recevoir à Paris.

Pour Rama Yade, "Il serait indécent (...) que cette visite se résume à la signature de contrats ou... d'un chèque en blanc. Peut-on accorder une visite absolue à celui qui demande d'être traité comme n'importe quel chef d'Etat et qui, avant même d'être arrivé sur le sol français, affirme que le terrorisme est légitime pour les faibles?"

Tout en qualifiant les attentats du 11-Septembre d'"acte de folie", Kadhafi a estimé récemment qu'il ne fallait "pas s'étonner" que les personnes aient recours à de tels actes en réaction au déséquilibre des pouvoirs dans le monde et aux tensions que ce déséquilibre nourrit, selon lui.

REGRETS DE NE PAS ÊTRE ALLÉE EN CHINE

"Notre pays, continue Rama Yade dans l'interview, ne tire pas seulement son prestige de sa puissance économique, mais aussi des principes et des valeurs qui font que la France est un pays semblable à nul autre."

Selon elle, "Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort".

Rama Yade rappelle qu'"Il y a des disparus dans son pays (la Libye), dont on ne sait pas ce qu'ils sont devenus. La presse n'est pas libre. Des détenus sont torturés".

"La réintégration du colonel Kadhafi passe aussi par le respect des droits de l'homme", estime la secrétaire d'Etat, selon laquelle "la France n'est pas qu'une balance commerciale" - allusion aux contrats susceptibles d'être signés durant la visite du numéro un de la révolution libyenne.

La visite de Kadhafi en France suscite une polémique et l'opposition s'est élevée contre la présence en France de celui à qui elle reproche son implication dans des affaires de terrorisme. François Hollande, Ségolène Royal, François Bayrou ou encore Robert Badinter y sont allés ces derniers jours de leurs critiques contre la venue du dictateur libyen.

Interrogée en outre dans l'interview quant au récent voyage de Sarkozy en Chine, Rama Yade dit regretter de ne pas y avoir été.

"Je regrette de ne pas y avoir été". "Pourquoi cacher la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme? Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy tourne le dos à la diplomatie des valeurs. Si on y met le couvercle, je risque d'être au chômage technique!" /

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Vidéo intégrale du Meeting à Montpellier pour exiger un réferendum sur le nouveau traité européen

Jeudi 6 décembre se tenait à Montpellier un grand meeting unitaire pour exiger un referendum sur le nouveau traité européen avec Jean Jacques BOISLAROUSSIE (Alternatifs), José BOVE, Denis BROUILLET (MARS Gauche Républicaine), Jean DESESSARD (les Verts), Jean Claude GAYSSOT(PCF), Pierre KHALFA (Sud Solidaires), Jean Luc MELENCHON (PS/PRS), Béatrice NEGRIER (MRC), Yves SALESSE (Cuals), Aurélie TROUVE (Attac), Roselyne VACHETTA (LCR). Organisations signataires : Attac Montpellier, Coordination des Cuals de l’Hérault, LCR, Mars, MRC, PCF, PRS, Sud Solidaires.

L'intervention de Jean-Luc Mélenchon :



Retrouvez l'intégralité du meeting en vidéo.




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La peine de prison de José Bové convertie en jours-amende. Voir aussi sa vidéo : meeting du 6 décembre à Montpellier

(photo RAG34 José Bové au meeting unitaire du 6 décembre à Montpellier pour exiger un nouveau référendum).
MILLAU (AFP) - La peine de quatre mois de prison ferme à laquelle a été condamné en 2005 José Bové pour un arrachage d'OGM a été convertie en jours-amende, a annoncé le leader altermondialiste à la sortie du tribunal de grande instance de Millau, où il était convoqué lundi par la juge d'application des peines.

Le procureur de la République et la juge d'application des peines ont accepté d'aménager la peine de prison en jours-amendes dont le montant sera notifié à ses avocats le 17 décembre, a ajouté José Bové.

Le leader altermondialiste a par ailleurs annoncé qu'il observerait une grève de la faim avec des militants opposés aux organismes modifiés (OGM) à compter du 3 janvier 2008 afin de protester contre le fait qu'un véritable moratoire n'ait pas été décidé par le gouvernement à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Déchirant une photocopie du décret du ministère de l'Agriculture ayant suspendu la semaine dernière l'utilisation du Mon810, maïs OGM de la firme Monsanto cultivé en France, jusqu'au 9 février 2008, José Bové a estimé que "c'est complètement inacceptable" et que la parole publique avait été "bafouée". "Il faut que l'année 2008 soit une année sans OGM, que le moratoire soit effectif", a-t-il ajouté.

José Bové avait été condamné en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse à quatre mois de prison ferme pour un arrachage de plants de maïs transgénique à Menville (Haute-Garonne) un an plus tôt. Une peine confirmée en février par la Cour de cassation.

L'intervention de José Bové le 6 décembre à Montpellier pour exiger un nouveau référendum :



L'intégralité du meeting unitaire : CLICKER-ICI

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09.12.2007

Le Noël de Sarkozy : Des souliers vides sous le sapin...

Nicolas Sarkozy connaît son talon d’Achille : le pouvoir d’achat. Les flèches décochées par les socialistes depuis plusieurs semaines l’ont conduit à sortir de son inquiétant silence sur ce sujet, lui qui est si volubile sur tous les autres.

Prisonnier de ses choix initiaux, le Président a finalement renvoyé les Français à leurs propres poches puisque les siennes étaient déjà vides. Aux Français donc de travailler davantage. Comme s’ils en avaient le choix. Comme si cela relevait de leur décision. Comme si, pour les métiers les plus pénibles, l’accroissement de la charge de travail ne représentait pas une menace pour les intéressés comme pour la collectivité. Comme si enfin cette mesure ne mettait pas dès le départ de côté les salariés des PME, les travailleurs des entreprises en difficulté, les employés annualisés, les femmes à temps partiel contraint, les cadres, les retraités, les chômeurs, les agents publics… La vérité est simple, ne font des heures supplémentaires que les salariés sélectionnés par leur encadrement dans les entreprises en croissance. Ce qui n’est malheureusement pas une majorité.

Au renvoi vers d’hypothétiques heures supplémentaires, le gouvernement ajoute la possibilité de rachat des comptes épargne temps. Il omet cependant de dire à quel taux seront payées ces heures. La tentation est évidente. En payant ces heures épargnéesde RTT à un moindre coût que les heures supplémentaires, la manoeuvre est limpide : désormais la 36ème heure travaillée ne sera plus majorée. La durée légale du travail n’aura pas été modifiée, mais dans les faits, elle sera désormais contournée. Les négociations sont renvoyées au niveau des entreprises, c’est-à-dire l’échelon auquel la pression patronale s’exerce le plus fortement, sans le contrepouvoir et la contre-expertise syndicale. Le moment n’est plus très loin où les rapports sociaux seront individualisés, laissant chacun face à la puissance de l’employeur et sans le secours et la force du collectif.

Quand la droite évoque les allègements de charge des entreprises, elle ne les conditionne qu’à la tenue de négociations, là où les socialistes posent comme préalable l’augmentation vérifiée des salaires. Le pouvoir d’achat n’est pour la droite qu’un nouveau cheval de Troie. Il lui permet paradoxalement de détricoter le code du travail. Ainsi, elle remet sur la table le travail du dimanche, laissant croire que la consommation des ménages est bridée par la fermeture dominicale et non par l’absence de moyens. Les grandes enseignes commerciales applaudiront, car elles seules pourront suivre, laissant derrière elles le petit commerce qui n’aura d’autre choix que l’esclavage ou la faillite.

Au fond, tout sépare les propositions de la gauche sur le pouvoir d’achat de celles de la droite. Celles de la droite renvoient à des gains virtuels. Celles de la gauche – baisse ciblée de la TVA, chèque-transport, majoration de la prime pour l’emploi, conditionnement des allègements de cotisation à l’augmentation des salaires – sont d’application immédiate, justes et adressent à tous.

Hélas, le Président est resté sourd aux attentes profondes du pays relayées par la gauche. Voilà pourquoi pour Noël, les souliers de l’immense majorité des Français demeureront obstinément vides.

Thomas Colognac

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Code du travail : un démantèlement sournois

Sous prétexte de simplification, la « recodification » du code du travail proposée par le gouvernement opère en fait des bouleversements en profondeur qui portent atteinte aux droits des salariés.

Lancée par le gouvernement Villepin en février 2005, la « recodification » du code du travail était censée n’être qu’un toilettage de ce texte, une simplification « à droit constant » : des réaménagements techniques, mais sans conséquence sur les droits des salariés.

Il n’en est rien : l’ordonnance gouvernementale qui énonce ces réaménagements apporte des modifications de fond, qui toutes affaiblissent la protection du salarié. Un travail de sape délibéré, opéré sans concertation avec les partenaires sociaux. D’ailleurs, le projet de loi de ratification de cette ordonnance a été déposé au Sénat subrepticement le 18 avril 2007, à la veille du premier tour de la présidentielle. Et le gouvernement Fillon a fait le forcing pour faire ratifier l’ordonnance le 4 décembre par les députés… alors que le Conseil d’État a été saisi par la CGT. Le but étant de faire adopter les modifications du code et les rendre définitives avant que la haute cour administrative ne les sanctionne.

Réinterprétations douteuses

En fait de simplification, le nouveau texte sera encore plus difficile d’accès pour un non-expert : il devrait contenir 3500 articles au lieu de 1800 pour l’actuel, et son plan multiplie les redondances, les chausse-trapes et les réinterprétations douteuses. Par exemple, les obligations de reclassement en cas de licenciement économique font désormais l’objet de deux articles distincts dans deux sections différentes : le lien de l’un à l’autre disparaît. Et comme par hasard, les dispositions sur le temps de travail sont intégrées au chapitre… sur les salaires, en écho au fumeux « travailler plus, pour gagner plus ».

Deux autres aspects sont particulièrement inquiétants : l’exclusion de catégories de salariés, dont les dispositions sont basculées vers d’autres codes (salariés agricoles, travailleurs sociaux, etc.), ce qui est une atteinte à l’égalité devant le droit du travail; le déclassement de centaines d’articles de la partie législative à la partie réglementaire. Ces articles pourront désormais être modifiés par simple décret gouvernemental, là où auparavant il fallait recourir à la loi et donc au débat parlementaire. Ce déclassement touche notamment aux conditions de licenciements et d’indemnisation, au rôle de l’inspecteur du travail, aux règles de prévention et de sécurité.
” À travers cette recodification,le gouvernement se donne les mains libres pour changer de nombreuses règles de droit, en dehors de toute procédure législative devant le Parlement “, dénonce Alain Vidalies, secrétaire national du PS en charge des entreprises. Le député des Landes et le groupe socialiste vont tenter par amendements de fairesupprimer les «modifications insidieuses» que contient l’ordonnance. S’ils ne sont pas écoutés, les parlementaires PS déféreront le texte devant le Conseil constitutionnel afin d’empêcher “ce mauvais coup porté aux droits des salariés.”

Éric Lamien

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Kadhafi à Paris : critiques croissantes

PARIS (Reuters) - La visite officielle en France du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui commence lundi, suscite des critiques croissantes de l'opposition et des organisations de défense des droits de l'homme.

Des personnalités socialistes ont souligné que le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis 1969, était impliqué dans des affaires de terrorisme et ont critiqué le tapis rouge qui va être déroulé en son honneur lors de son séjour de cinq jours.

L'organisation Amnesty international a appelé le président Nicolas Sarkozy à se préoccuper des droits de l'homme en Libye, mentionnant plusieurs affaires précises.

Elle cite parmi d'autres le cas de Fatih el-Jammi, opposant "arrêté une première fois en 2002 et réincarcéré depuis mars 2004 pour avoir critiqué le président Kadhafi et appelé à des réformes politiques".

Elle a demandé aussi au président français de condamner les propos tenus vendredi par Mouammar Kadhafi à Lisbonne, où il estimé qu'il était "normal que les faibles aient recours au terrorisme".

"Ces propos inacceptables, révélateurs de l'état d'esprit du dictateur, doivent être dénoncés vigoureusement par le président Sarkozy", demande Amnesty.

Ces critiques et ces appels rejoignent ceux de Ségolène Royal, ex-candidate PS à la présidentielle et du centriste François Bayrou vendredi.

Au sommet euro-africain de Lisbonne samedi, Nicolas Sarkozy n'a pas répondu à ces demandes mais il a en revanche croisé une première fois le colonel Kadhafi et en a profité pour lui exprimer ostensiblement son amitié.

On a pu le voir lui serrer la main en arrivant dans la salle de conférence et l'entendre lui déclarer en français en lui prenant les mains : "Je suis très heureux de vous recevoir à Paris", propos immédiatement traduits.

UN "TERRORISTE" POUR BADINTER

A Paris, l'UMP a diffusé vendredi soir un communiqué où elle appelle au "respect" du dirigeant libyen et demande "plus de mesure aux professionnels de l'indignation".

Le "Guide" libyen va planter sa traditionnelle tente de bédouin, qu'il emporte partout avec lui, dans les jardins de l'hôtel Marigny, réservé aux hôtes de marque à côté de l'Elysée pour un programme officiel encore flou mais avec la perspective d'importants contrats commerciaux pour la France.

Selon son fils Seïf al Islam, la Libye, pays producteur de pétrole, va acheter des Airbus "pour plus de trois milliards d'euros" et négocie l'acquisition d'avions militaires Rafale, que Paris n'a jusqu'ici jamais pu vendre à l'étranger. Il est aussi question d'un réacteur nucléaire.

La visite intervient après celle de Nicolas Sarkozy à Tripoli le 25 juillet, quelques jours après la libération par la Libye de cinq infirmières bulgares et d'un médecin palestinien accusés pendant plus de huit ans d'avoir inoculé sciemment le virus du sida à des enfants en Libye.

Robert Badinter a rappelé sur RTL cet épisode qu'il qualifie de "prise d'otages judiciaire" et souligné le passif du dirigeant libyen. "Il faut bien le dire, le colonel Kadhafi, c'est un terroriste, c'est un homme qui s'est inscrit dans l'Histoire comme responsable d'un nombre important d'attentats terroristes", a-t-il dit.

La responsabilité de Tripoli a été reconnue par la justice française dans l'attentat de septembre 1989 contre un DC-10 d'UTA, qui avait fait 170 morts au-dessus du Ténéré (Niger), a-t-il souligné.

Il n'est pas exclu que la visite relance ce dossier où six hommes, dont le beau-frère de Mouammar Kadhafi, Abdallah Senoussi, ont été condamnés à perpétuité par contumace. Seïf al-Islam a en effet annoncé samedi au Figaro que Tripoli demande désormais un nouveau procès pour ces "innocents".

Pour le député PS Pierre Moscovici, qui préside une commission d'enquête parlementaire sur le rôle de la France dans l'affaire des infirmières bulgares, la visite de Kadhafi à Paris est en fait la véritable contrepartie à leur libération.

"Le chef de l'Etat libyen est reçu dans une grande capitale occidentale, il est réintroduit à un très haut niveau dans la communauté internationale en étant ainsi adoubé par la France", déclare Pierre Moscovici au Monde de dimanche.

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08.12.2007

Le Téléthon 2007 s'e-mobilise !

Nous avons besoin de votre énergie et de la force collective pour gagner le combat de l'AFM contre la maladie et parvenir à la guérison des personnes atteintes par les maladies neuro-musculaires. Cet espace est le vôtre.

Après vous être inscrit(e) à l'Espace membres, vous pourrez télécharger tous les outils et services qui vont vous être utiles pour relayer le Téléthon sur le web : Relay2doo*, bannières, compteurs TV, mini-formulaires de dons...

Vous pourrez également nous écrire et envoyer vos messages accompagnés de photos, de vidéos...

Alors, n'attendez plus ! E-mobilisez-vous en cliquant ici.

Faire un don en ligne

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08:01 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Monnayer ses RTT pour gagner du pouvoir d'achat: les Français sont sceptiques, selon un sondage

AP -PARIS - Plus de six Français sur dix approuvent l'idée du président Nicolas Sarkozy de permettre aux salariés d'échanger des jours de RTT contre un supplément de salaire, mais la moitié environ ne croient pas que leur pouvoir d'achat s'en portera mieux, selon un sondage CSA pour "Le Parisien"/"Aujourd'hui en France" daté de samedi.

L'idée est généralement jugée bonne: 62% des salariés bénéficiant de jours correspondant à la réduction du temps de travail sont de cet avis (contre 36%), appréciation qui grimpe à 67% pour l'ensemble des Français (28% contre).

Mais quand le président présente cette mesure de "monétisation" des RTT comme un moyen de redonner du pouvoir d'achat aux Français, ceux-ci se montrent sceptiques: 49% de l'ensemble des personnes interrogées jugent le dispositif efficace (45% ne le trouvent pas efficace) et parmi les salariés bénéficiant de jours de RTT, seuls 44% pensent effectivement y gagner du pouvoir d'achat, alors que 53% n'y croient pas.

- Sondage réalisé par téléphone les 5 et 6 décembre auprès d'un échantillon national de 960 personnes âgées de 18 ans et plus représentatif de la population française, constitué selon la méthode des quotas. AP

st/com

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07.12.2007

Municipales à Sète : Mélenchon soutient Liberti

Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS, de passage hier à Sète, où il dédicacait son dernier ouvrage "En quête de gauche", après avoir peu avant inauguré le local départemental de l'association, Pour la République Sociale, dont il est le président, a indiqué lors d'une conférence de presse qu'il soutiendrait la candidature de la liste "Tous pour Sète", conduite par François Liberti.

A l'invitation de celui-ci, il s'est ensuite rendu, au Boulou, à l'école de conchyliculture pour y rencontrer les pêcheurs.

A peine une heure plus tard, il était attendu à Montpellier, dans le cadre d'un meeting unitaire pour exiger un nouveau référendum, concernant le nouveau traité européen.


Beau marathon, monsieur le Sénateur !


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Meeting unitaire hier à Montpellier, la gauche du non s'est rassemblée




Face à une salle plus que comble, au moins 700 personnes, la Gauche du non au référendum de 2005, s'est retrouvée hier soir à Pitot, pour exiger un nouveau référendum concernant le Traité de Lisbonne, dit aussi mini traité ou et traité simplifié.

Si notre lolo, dépêché hier soir sur place, consent à émerger d'ici midi (retrouvailles bien fêtées), nous vous proposerons peu-être dans les prochaines heures un petit reportage photo.










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En 2008, Ségolène Royal entend rester au "premier rang"

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a assuré jeudi qu'elle restait "au premier rang" de la vie politique sans dévoiler ses intentions vis-à-vis du Parti socialiste.


"Rien ne m'est dû (...) Je n'ai que des devoirs (...) vis-à-vis non seulement des 17 millions d'électeurs mais vis-à-vis tout simplement de la vie démocratique du pays", a déclaré sur France 2 l'ancienne candidate à l'Elysée, deux jours après la sortie de son livre-bilan sur la campagne, "Ma plus belle histoire, c'est vous".

"Mon devoir me commande (...) d'être au premier rang avec d'autres, attelée à ce travail de reconstruction du Parti socialiste et de la gauche", a-t-elle ajouté, sept mois après sa défaite face à Nicolas Sarkozy.

A ceux qui avaient voté pour elle, à tous les militants du Parti socialiste, elle a enjoint de ne pas "baisser les bras".

"Restez là! Ceux qui sont partis, revenez! Le Parti socialiste va se remettre en mouvement. Les militants seront de toutes façons, à un moment ou à un autre, consultés et moi, j'ai confiance", a-t-elle assuré, un peu plus d'un an après sa désignation par plus de 60% des militants socialistes lors d'une primaire qui l'opposait à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Comme elle l'avait fait pour les législatives, pendant la campagne des municipales, Ségolène Royal ira "là où (elle sera) demandée" mais pour le reste, "n'attendez pas de moi ce soir une quelconque candidature à je ne sais quelle candidature".

Interrogée sur une éventuelle rivalité entre elle et le maire de Paris, Bertrand Delanoë pour la tête du PS, elle a répondu que "ce scénario ne correspond(ait) pas à (s)a vision des choses".

L'ex-candidate ne varie pas quant à la principale explication de l'échec socialiste à la présidentielle, le troisième consécutif: il est à mettre sur le compte d'un manque de "cohérence au sommet".

"CALCULS D'APOTHICAIRE D'AUTOCRITIQUE"

Pour l'emporter lors de la prochaine présidentielle, "la gauche doit apprendre à être disciplinée" et la discipline "c'est la reconnaissance du fait majoritaire", a-t-elle insisté.

La sortie de son livre, mardi, a provoqué des remous au sein du PS, où de nombreux dirigeants estiment qu'elle s'exempte de toute responsabilité dans l'échec. "Je ne m'épargne rien" dans l'ouvrage, a-t-elle estimé, mais "je ne vais pas rentrer dans un je ne sais quels calculs d'apothicaire d'autocritique".

Ségolène Royal n'a pas dévié non plus sur sa stratégie d'ouverture au centre entre les deux tours, au lendemain des vives critiques de François Hollande.

Le premier secrétaire du PS a reproché à son ancienne compagne d'avoir improvisé sa main tendue à François Bayrou, à qui elle révèle dans son livre avoir proposé Matignon.

Il fallait cette "prise de responsabilité" pour remporter la présidentielle. "A un moment, l'histoire s'accélère", a-t-elle fait valoir.

S'allier avec le centre, ce n'est "pas une dérive vers la droite, c'est un dépassement de la gauche et du socialisme". Du centre à l'extrême-gauche, il faut "prendre dans chaque courant de pensée ce qu'il y a de meilleur", a déclaré celle qui parlait d'une coalition "arc-en-ciel" pendant la campagne. "J'ai plus de respect pour l'extrême-gauche que l'extrême-gauche n'en a pour le Parti socialiste".

Assurant être "la même, une expérience dense en plus" et "totalement libre" des "anciens dogmes" socialistes, elle est également revenue sur l'augmentation du smic à 1.500 euros - une mesure issue du programme présidentiel du PS qu'elle avait intégrée à son "pacte présidentiel" pour ensuite expliquer, une fois la campagne terminée, qu'elle n'y croyait pas.

"Il a fallu que compose, que je garde le marqueur symbolique de la hausse des bas salaires", a-t-elle reconnu.

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06.12.2007

Grand meeting unitaire ce soir à 20h Espace Pitot Montpellier : NOUS VOULONS UN REFERENDUM !







PRS 34
Association « Pour la République Sociale »


Communiqué :

Ce jeudi 6 décembre à 20h à Montpellier (Salle Guillaume de Nogaret – Espace Pitot) se tiendra un meeting unitaire pour exiger un référendum sur le nouveau traité européen. Prendront la parole à ce meeting : Jean Jacques Boislaroussie.(Alternatifs), José Bové , Jean Claude Gayssot.(PCF), Béatrice Négrier (MRC), Denis Brouillet (Mars), Jean-Luc Mélenchon (sénateur PS, PRS), Aurélie Trouvé.(Attac), Yves Salesse.(Cuals), Roselyne Vachetta, (LCR), Pierre Khalfa (Sud Solidaires), Jean Desessard, (sénateur Verts)

Le traité de Lisbonne dit « traité simplifié » reprend l’essentiel des orientations du traité constitutionnel qui fut rejeté le 29 mai 2005 par le peuple français. La moindre des exigences démocratiques voudrait que ce que le peuple a décidé seul le peuple puisse le modifier. Ce meeting est le premier acte d’une mobilisation citoyenne pour obliger le Président de la République à organiser un référendum. Les sénateurs et députés ont le pouvoir d’imposer un référendum si en votant contre la révision constitutionnelle ils ne permettent pas au gouvernement d’obtenir le vote des 3/5 des parlementaires. Pour mener cette campagne un Comité National pour un Référendum s’est constitué à l’appel de personnalités de gauche de toutes sensibilités ; dans l’Hérault on note comme premiers signataires Paul Alliés (politologue), Jean-Claude Gayssot (Vice-Président de la Région), Kléber Mesquida (député PS) et René Revol (Vice-Président de PRS). Cet appel a obtenu en quelques jours 40 000 signatures dont une soixantaine de députés. (voir le site www.nousvoulonsunreferendum.eu ).

PRS 34 informe par ailleurs qu’à l’occasion de son déplacement dans l’Hérault , Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l’Essonne, Président de PRS, se rendra dans l’après-midi de jeudi à Sète. Après avoir inauguré le nouveau local de PRS et dédicacé son dernier ouvrage « En quête de gauche » au café « le Bistrot du Marché », il est invité par François Liberti (ancien député maire PCF) à une rencontre avec les pêcheurs.

Le bureau départemental PRS 34

Télécharger : l'affiche du meeting à Pitot le 6 décembre

Télécharger : Contre le Traité Sarkozy, exigeons un référendum !

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Ma plus belle histoire d'amour, ce n'est pas toi

Et j'en aurais pourtant collé des affiches pour toi et ton programme, que tu t'es vite empressée de déchirer, une fois nos émois passés... J'ai bien même failli être emporté par ton charme tout télégénique. Mais au fond qui y'avait-il ? Les français ont voté, et "au fond du vase, il n'y avait rien qu'un peu de vase".
Sauras-tu un jour, conquérir mon coeur ? Car pour l'heure, ma plus belle histoire d'amour, ce n'est toujours pas toi.

"Rappelle-toi Barbara, il pleuvait sans cesse sur Brest"...

Lolo34



Présidentielle: Hollande invite Royal à ne pas "imputer aux autres" sa "responsabilité"

PARIS - Renvoyant dans les cordes son ex-compagne après la publication de son livre "Ma plus belle histoire, c'est vous", François Hollande a conseillé mercredi à Ségolène Royal de ne pas "imputer aux autres" sa "responsabilité" dans sa défaite à la présidentielle, et a critiqué l'appel qu'elle avait lancé entre les deux tours au centriste François Bayrou.

"Il ne sert à rien de vouloir imputer aux autres une responsabilité. Il faut regarder, selon le rôle et la place qu'on a occupé, ce qu'on aurait pu faire de mieux", à savoir être "davantage en cohésion et en cohérence", a répliqué le Premier secrétaire du PS devant la presse parlementaire.

"Il n'y a de victoire possible pour la gauche que si elle est sur une ligne claire sur le plan stratégique" et "dans une démarche collective", a-t-il ajouté, en allusion au divorce qui s'était opéré durant la campagne entre l'équipe de campagne de la candidate et le PS.

François Hollande a particulièrement épinglé l'appel lancé par Ségolène Royal à François Bayrou. Dans son livre, la candidate défaite confirme qu'elle lui avait proposé de devenir son Premier ministre, allant jusqu'à se rendre en bas de chez lui, sans succès. "On n'improvise pas une stratégie d'alliance dans une élection, on la prépare et on la construit avant", a grondé le N°1 du PS.

François Bayrou "est un concurrent, ce n'est pas un partenaire", a-t-il tancé. Le fondateur du MoDem "n'est pas dans la démarche de vouloir négocier un contrat, s'engager sur des alliances", et durant la campagne présidentielle, "il est resté dans l'indétermination", a-t-il rappelé.

"Ce qu'a à faire le PS, ce n'est pas d'attendre Godot, Besancenot ou Bayrou, car on attendra longtemps! C'est d'être nous-mêmes et d'occuper l'espace le plus large. Ce n'est pas d'aller chercher je ne sais quelle chimère ou je ne sais quel Graal qui se situerait ou plus à gauche ou plus au centre", a ajouté François Hollande, poursuivant sa charge. "Le PS, il ne fait pas la mendicité, il ne vient pas chercher ses suffrages en demandant la quête!"

Le Premier secrétaire, qui doit quitter son poste lors du prochain congrès du PS, a également appelé Ségolène Royal à ne pas jouer "perso" pendant la phase de "rénovation". "Il n'y a pas de rénovation du PS par l'extérieur", a-t-il martelé, alors que la présidente de la région Poitou-Charentes est régulièrement accusée de vouloir contourner le PS en s'appuyant sur ses comités "Désirs d'avenir". "Nous ouvrirons la phase de congrès au lendemain des élections municipales", a-t-il dit.

Quant aux ambitions de Ségolène Royal pour la présidentielle 2012, elle en a "bien le droit", a-t-il concédé. Mais "il y a des échéances et nous ne sommes pas en ce moment en train de désigner le prochain ou la prochaine candidat ou candidate", a-t-il insisté, renvoyant à "2010 ou 2011". AP

sch/pyr

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Ingrid Betancourt: "la balle est dans le camp des FARC", affirme son ex-mari

AP -PARIS - "Maintenant la balle est dans le camp des FARC, il faut qu'ils répondent", a déclaré jeudi Fabrice Delloye, ex-époux de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt au lendemain de la diffusion de deux messages de Nicolas Sarkozy, l'un au chef de la guérilla marxiste, l'autre aux otages eux-mêmes.

"Imaginez pour une guérilla comme les FARC, qui vit dans une forme d'obscurantisme, d'un seul coup être à ce point à la lumière des médias dans le monde entier, c'est quand même quelque chose d'extraordinaire pour eux", a observé Fabrice Delloye sur i>Télé.

Pour lui, le geste présidentiel constitue "un tournant". "Il faut" que les Forces armées révolutionnaires de Colombie "agissent", a-t-il dit. "S'il n'y a pas de réponse de leur part, alors ça veut véritablement dire que la lutte qu'ils mènent depuis 40 ans n'a pas de sens."

L'ex-mari d'Ingrid Betancourt qui "apprécie plus que jamais la détermination du chef de l'Etat" a dit espérer "que le président Sarkozy pourra aller plus loin (...) si c'est nécessaire et que les FARC montrent une disponibilité et une ouverture qui permet de mettre fin à ce conflit ou en tout cas de pouvoir être d'accord pour libérer les oatges". AP

ca/ma

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05.12.2007

NOUS VOULONS UN REFERENDUM ! Grand meeting à Montpellier jeudi 6 décembre







PRS 34
Association « Pour la République Sociale »


Communiqué :

Ce jeudi 6 décembre à 20h à Montpellier (Salle Guillaume de Nogaret – Espace Pitot) se tiendra un meeting unitaire pour exiger un référendum sur le nouveau traité européen. Prendront la parole à ce meeting : Jean Jacques Boislaroussie.(Alternatifs), José Bové , Jean Claude Gayssot.(PCF), Béatrice Négrier (MRC), Denis Brouillet (Mars), Jean-Luc Mélenchon (sénateur PS, PRS), Aurélie Trouvé.(Attac), Yves Salesse.(Cuals), Roselyne Vachetta, (LCR), Pierre Khalfa (Sud Solidaires), Jean Desessard, (sénateur Verts)

Le traité de Lisbonne dit « traité simplifié » reprend l’essentiel des orientations du traité constitutionnel qui fut rejeté le 29 mai 2005 par le peuple français. La moindre des exigences démocratiques voudrait que ce que le peuple a décidé seul le peuple puisse le modifier. Ce meeting est le premier acte d’une mobilisation citoyenne pour obliger le Président de la République à organiser un référendum. Les sénateurs et députés ont le pouvoir d’imposer un référendum si en votant contre la révision constitutionnelle ils ne permettent pas au gouvernement d’obtenir le vote des 3/5 des parlementaires. Pour mener cette campagne un Comité National pour un Référendum s’est constitué à l’appel de personnalités de gauche de toutes sensibilités ; dans l’Hérault on note comme premiers signataires Paul Alliés (politologue), Jean-Claude Gayssot (Vice-Président de la Région), Kléber Mesquida (député PS) et René Revol (Vice-Président de PRS). Cet appel a obtenu en quelques jours 40 000 signatures dont une soixantaine de députés. (voir le site www.nousvoulonsunreferendum.eu ).

PRS 34 informe par ailleurs qu’à l’occasion de son déplacement dans l’Hérault , Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l’Essonne, Président de PRS, se rendra dans l’après-midi de jeudi à Sète. Après avoir inauguré le nouveau local de PRS et dédicacé son dernier ouvrage « En quête de gauche » au café « le Bistrot du Marché », il est invité par François Liberti (ancien député maire PCF) à une rencontre avec les pêcheurs.

Le bureau départemental PRS 34

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Pouvoir d'achat : La facture de gaz pourrait s'alourdir de 6% en janvier

PARIS (Reuters) - Gaz de France va demander au gouvernement la permission de relever en janvier d'environ 6% le prix du gaz pour les particuliers et de plus de 10% ceux pratiqués dans les entreprises, annoncent La Tribune et Les Echos.

"Pour compenser l'alourdissement de ses coûts d'approvisionnement, Gaz de France souhaite relever de 5% à 6% les tarifs pour les particuliers et de plus de 10% ceux qui s'appliquent pour les entreprises", écrivent Les Echos.

"Après des hésitations, le principe d'une hausse semble à présent acquis, malgré la volonté de Nicolas Sarkozy de redonner du pouvoir d'achat aux Français", ajoute le quotidien économique.

Un porte-parole de GDF a précisé que le groupe n'avait pas encore officiellement fait cette demande de hausse de tarifs au gouvernement.

Les prix administrés du gaz étaient gelés depuis 18 mois, et GDF estime avoir perdu quelque 950 millions d'euros durant cette période.

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22:02 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Appel à la grève à EDF et GDF le 6 décembre

PARIS (Reuters) - Les cinq fédérations de l'énergie appellent à une journée de grève et de manifestations jeudi 6 décembre à EDF et GDF après l'échec des négociations avec la direction sur les salaires, apprend-on auprès de la CGT.

"Oui, il y aura grève. Nous appelons à une journée de 24 heures d'intervention, de baisses de charge et de manifestations", a déclaré Maurice Marion, porte-parole de la fédération CGT mines et énergie.

"Il n'y a pas eu d'accord sur les salaires. Nous avons toujours des employeurs qui ne négocient pas, ça devient un vrai problème", a-t-il déploré.

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19:56 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Recodification du Code du travail : le scandale

Les députés Ps, Pc et Verts, la Cgt, le Syndicat de la magistrature et le syndicat des inspecteurs du travail (Fsu) ont vivement protesté lundi, lors d'une conférence de presse commune, contre la recodification du Code du travail qui "remet en cause des droits des salariés". Le projet de loi adopté par les sénateurs le 26 septembre et examiné le 4 décembre par l'Assemblée nationale réécrit de fond en comble le code régissant la vie professionnelle de 17 à 18 millions de salariés. (Source : Afp / Le Monde)

"C'est scandaleux. Cela devait être une recodification à droit constant, une procédure normale pour rendre un texte lisible et accessible" or, on a "un texte qui va modifier le fond du droit" aux dépens des salariés, s'est indigné le député PS Alain Vidalies.
L'opposition défendra trois motions de procédure et environ 150 amendements pour tenter de modifier le texte.

Elus de gauche et syndicats ont critiqué la "déclassification" de 500 articles, qui passent de la partie législative du Code à sa partie règlementaire, c'est-à-dire qu'ils relèveront de décrets et seront donc plus facilement modifiables.

Ils dénoncent également "l'éclatement du Code du travail" par le transfert de dispositions vers des codes parallèles comme le Code rural, le Code maritime ou le Code des transports, ainsi que l'adjonction "de 1.761 articles supplémentaires". "L'atomisation du Code du travail, c'est le pire des dangers qui guettent les millions de salariés", a jugé Roland Muzeau (PCF).

Selon l'inspecteur du travail Richard Abouzit, les salariés agricoles "perdront le 1er mai comme jour férié et l'affichage du nombre d'heures travaillées ne sera plus obligatoire".
Martine Billard (Verts) s'est élevée contre "le silence total" dans lequel s'est faite cette recodification, à laquelle l'Assemblée a prévu de consacrer "moins d'heures de débat que pour le texte sur les chiens dangereux".
Elle s'est inquiétée "d'ajouts ou de suppressions significatifs" comme le fait que "le travail dominical sera désormais subordonné aux besoins du public".

L'inspecteur du travail Gérard Filoche, membre du conseil national du PS, s'est élevé contre "la suppression du doublement des indemnités de licenciement accordé en 2002" et "le partage des obligations en matière d'hygiène et de sécurité entre l'employeur et le salarié".
Hélène Franco (syndicat de la magistrature, gauche) a dénoncé un "droit notablement complexifié" et "une protection moins forte pour les salariés".

Dans un communiqué, la rapporteure UMP du projet, Jacqueline Irlès, a défendu le texte qui "permet de rendre plus accessible le Code du travail, sans modifier le contenu".
Selon elle, il va "également permettre d'insérer des dispositions votées récemment", comme "la formation des femmes reprenant une activité" ou "combler des oublis en matière de congé maternité".

Le blog de Priorité à gauche

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14:31 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : Pour une économie sociale-écologique de marché

La gauche souffre presque partout en Europe d’une perte de crédibilité. Pour y répondre, le concept d’économie sociale-écologique de marché me semble prometteur. Si la gauche de gouvernement s’inscrit dans le cadre de l’économie de marché, c’est en étant consciente de ses limites : rivé sur le court terme et le monétaire, celui-ci ne peut pas être abandonné à lui-même, sauf à laisser s’accumuler les chocs pour l’économie, les injustices pour les personnes et les dangers pour la planète.

Plusieurs tendances actuelles de l’économie mondiale ne sont pas soutenables, pas durables : le transfert systématique des activités productives vers les pays émergents ; l’aggravation des inégalités entre les gagnants et les perdants de la mondialisation ; l’explosion de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre ; la multiplication des crises financières, des désordres monétaires et des paradis fiscaux. Amplifier ces tendances, en subordonnant tout, y compris l’ensemble de la société, à la domination du marché, c’est la catastrophe assurée.

Pour réagir, les sociaux-démocrates allemands, lors de leur dernier congrès, ont développé le concept d’Etat social préventif. C’est une avancée, elle montre que l’impératif d’une réorientation de la gauche progresse. Les socialistes français doivent, eux aussi, bouger.

Internationalistes, nous devons parvenir à une action concertée à l’échelon mondial. Plusieurs propositions très ambitieuses ont été étudiées en ce sens, qui lient économie, social et écologie : créer une agence mondiale de l’environnement pour négocier et appliquer de nouveaux accords ; donner à l’OIT les moyens de faire respecter, y compris par des sanctions commerciales, les « principes et droits fondamentaux au travail » ; rapprocher ou regrouper le FMI et la Banque mondiale dans une organisation chargée de fixer les règles du fonctionnement des marchés, de veiller à la transparence des fonds souverains, de faire respecter un « fair play » des parités monétaires, d’aider au développement des pays que la mondialisation délaisse ou enfonce.

En Europe, nous devons peser pour que l’Union se réoriente dans plusieurs directions : stratégie monétaire de croissance plutôt qu’euro cher, politique de la concurrence réellement au service des entreprises européennes, harmonisation sociale et fiscale par le haut et non dumping généralisé. En matière commerciale, le juste échange doit être préféré au libre-échange. Les protections douanières ou réglementaires peuvent être légitimes si elles visent à l’élévation du niveau social et environnemental.

Dans le même esprit, je viens de lancer l’idée d’une initiative de Coopération européenne sur la recherche et l’innovation (Ceri), qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effective. J’espère qu’elle sera une des priorités de la présidence française. La mutualisation de nos efforts dans ce domaine vital pour notre avenir permettrait d’en décupler les retombées.

Cette formule de l’économie sociale-écologique de marché indique l’étroite dépendance qui doit désormais exister entre l’économique, le social et l’écologique. Pas de croissance durable qui ne soit sociale-écologique. Inversement, compte tenu des coûts à supporter, aucun progrès social ni aucune amélioration environnementale durable ne seront possibles sans une croissance économique soutenue. Les pays européens les plus prospères - en Europe du Nord, notamment - ne sont-ils pas aussi les plus écologiques et ceux où la justice sociale est la plus forte ?

Pour relancer notre croissance, nous devons développer une stratégie de compétitivité fondée sur l’innovation, la recherche, le développement des infrastructures et la qualité de la formation. L’Etat doit y jouer pleinement son rôle avec des priorités budgétaires clairement affichées. Mais pas seulement : l’économie doit retrouver une logique d’investissement à long terme et non de seule logique financière de court terme. On peut l’y aider, par exemple en modulant l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou non, en promouvant une meilleure gouvernance d’entreprise. Il faut aussi, en nous inspirant des succès d’Airbus et d’Ariane, relancer de grands projets industriels, dans des domaines porteurs comme le spatial, le ferroviaire ou l’énergie. Les PME ne doivent pas rester à l’écart de ce mouvement d’ensemble. Le soutien doit être renforcé, surtout en direction des entreprises innovantes (accès facilité à la commande publique, crédit d’impôt recherche relevé). Le volontarisme et l’économie de marché ne sont pas incompatibles.

Sur le plan social, le mot d’ordre pertinent n’est pas le slogan trompeur « travailler plus pour gagner plus », mais « travailler mieux pour vivre mieux ». Formation tout au long de la vie, amélioration des conditions de travail, égalité hommes-femmes, service public de l’emploi : beaucoup reste à faire. Dans un esprit de justice sociale, il faudra procéder à un réexamen du financement des retraites et de la protection sociale. Quant aux services publics, ils gagneront à être modernisés et renforcés, notamment en banlieue et dans les campagnes, pour affronter en particulier les défis de la société de la connaissance (école, recherche, enseignement supérieur, culture) et ceux du vieillissement (santé, dépendance).

L’environnement, enfin, doit devenir une exigence transversale de nos politiques publiques. Faire de l’écologie sans moyens, comme semble y incliner le gouvernement, n’est pas crédible. Le principe « pollueur-payeur » doit être placé au coeur de notre stratégie : incitations fiscales sur les énergies et technologies « propres », imposition sur les activités et produits polluants. Avec une priorité : une taxe carbone doit être rapidement mise au point.

Parce qu’elle conjugue toute la gamme de l’action politique - innovation, production, régulation, protections -, « l’économie sociale-écologique de marché » peut permettre à la France et à l’Europe de retrouver le chemin de la croissance, de la justice et de l’influence. Elle peut être le socle d’une alternative au simplisme dangereux du laisser-faire. Elle peut rassembler la gauche et convaincre bien au-delà.

Tribune publiée dans Les Echos

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04.12.2007

Avec Sarkozy c'est gagner moins, et payer plus !

Le PS lance aujourd'hui une grande campagne de comunication autour des 10 propositions qu'il fait au gouvernement pour redonner du pouvoir d'achat aux français.

Plus de deux millions de tracts et 300 000 affiches seront disponibles dans toutes les fédérations d'ici le week-end prochain.

Tous sur le pont le 8 décembre !

Télécharger le tract POUVOIR D'ACHAT 2007 (pdf).

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13:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Bons plans , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Pouvoir d'achat : Les français resteront sur leur faim

Sur le pouvoir d’achat : les Français sont restés sur leur faim

Les Français, qui expriment massivement une préoccupation sur le pouvoir d’achat, sont restés ce soir sur leur faim en écoutant un président de la République qui manifestement ne peut pas prononcer certains mots comme l’augmentation du SMIC, la hausse des salaires, la baisse de la facture énergétique avec la TIPP flottante ou l’instauration d’un chèque transport pour chaque salarié.

A l’évidence, le Président SARKOZY n’a aucune conscience de la réalité de la vie des salariés dans ce pays, et ne donne à nouveau comme perspective que le démantèlement de notre contrat social à coup de travail du dimanche, d’individualisation des relations sociales et d’incitation à faire des heures supplémentaires comme si les salariés pouvaient en décider.

Quant aux retraités et aux chômeurs, la question de leur pouvoir d’achat n’intéresse pas le président de la République, qui n’a pas eu un mot ou une proposition envers eux.

Après avoir distribué 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus aisés, Nicolas SARKOZY n’a en réalité plus un centime à donner aux millions de salariés de ce pays.

Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

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Plaidoyer pour la paix énergétique

Extraits de l’intervention de Paul Quilès au colloque « les énergies en Europe »
(30 novembre 2007
)

L’énergie et plus particulièrement le pétrole et le gaz ne sont pas des biens comme les autres. Edgar Faure disait du pétrole qu’il s’agit non pas d’un « simple article d’épicerie » mais d’un « article de politique internationale ». Et, de fait, le pétrole et le gaz sont, tout à la fois :

- des matières premières vitales dont l’obtention conditionne notre mode de vie et notre niveau de vie,

- des biens dont la consommation sans limite a fini par mettre en péril notre planète malade du C02,

- des sources d’immenses richesses économiques et financières,

- des instruments de négociation,

- des attributs de la puissance.

On sait, à cet égard, que l’histoire de l’énergie est une histoire violente, ponctuée par les tensions entre les compagnies pétrolières ou gazières et les Etats, par les guerres économiques ou militaires entre les pays, par les crises ou les conflits territoriaux entre les populations. Les questions énergétiques font surgir des revendications territoriales, apparaître de nouveaux rapports de force, justifient des alliances ou des coopérations. Elles pèsent souvent d’un poids décisif dans la définition de l’ordre du monde.

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03.12.2007

La journée avec Sarkozy : « Quel baratin ! »


Nicolas 1er Empereur des français

par Jean-Jacques Chavigné
Tel était le commentaire le plus fréquent au lendemain du flot de paroles déversé par Nicolas Sarkozy, sourcils froncés, au cours de son intervention télévisée du 29 novembre.


Si l’on en croit le « Robert », « baratin » est bien le mot approprié. Approprié dans son sens actuel (discours abondant, tendant à en faire accroire, à circonvenir) mais aussi, dans son sens plus ancien (portefeuille vide substitué par un complice). Pendant près d’une heure, en effet, en répondant aux questions fort respectueuses de deux journalistes, Sarkozy a joué les illusionnistes dans le but d’éviter à tout prix que les salariés prennent conscience de la sordide réalité : celle du patronat et du gouvernement en train de leur faire les poches.

Nicolas Sarkozy a d’abord utilisé le plus grande partie de son discours fleuve à resserrer ses liens avec les (anciens) électeurs du Front National

Les récents évènements dans les banlieues n’ont « rien à voir avec le social, ça a tout à voir avec la voyoucratie » a-t-il affirmé, profitant même de l’occasion pour stigmatiser les immigrés « mal intégrés ».

Sa secrétaire d’Etat, chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara, venait pourtant d’affirmer la place que tenait ce social dans une formule digne de figurer dans une anthologie « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu et discriminé que l’on peut saccager » (Le Figaro du 29/11/2007). Mais, visiblement, pour Sarkozy, être pauvre, exclu et discriminé n’a rien à voir avec le social.

La réalité est que le néo-libéralisme produit à la fois le désordre et le besoin d’ordre et que dans son sillage apparaissent un peu partout en Europe, des Bonaparte au petit pied qui construisent leur fond de commerce électoral sur cette contradiction, insupportable à vivre pour ceux qui la subissent.

Nicolas Sarkozy a, ensuite, essayé de justifier les réformes qu’il avait déjà faites.

Il a tenté de justifier les cadeaux faits aux nantis par la dernière loi de finance.
Il a présenté les crédits d’impôts (2 milliards d’euros)) au titre des intérêts d’emprunt pour l’achat d’une habitation principale comme une mesure favorable aux acheteurs. En réalité cette mesure évitera la chute des prix de l’immobilier et ce que les acheteurs ne paieront pas sous forme d’intérêts, ils le paieront au prix fort en achetant ou en faisant construire leur habitation.

Tout honte bue, il n’a pas hésité à affirmer que la suppression des droits de successions (5 milliards d’euros) pour les héritiers en ligne directe favoriserait les petites et les moyennes successions alors qu’avant le vote de la loi de finance, 80 % des successions n’étaient soumises à aucun droit.

Mais, curieusement, il a oublié de citer l’allégement de l’Impôt sur la fortune (ISF) et renforcement du bouclier fiscal dont la fonction essentielle est de protéger les quelques milliers de contribuables soumis à l’ISF (une obsession pour Sarkozy). Au total, un cadeau de 4 milliards d’euros supplémentaires aux « 200 ou 300 familles » qui mettent le salariat de notre pays en coupe réglée.

Sarkozy n’a pas dit un mot sur des sujets particulièrement préoccupants pour le pouvoir d’achat du salariat

Sarkozy a fait toute sa campagne sur la défense du pouvoir d’achat, du « travailler plus pour gagner plus ». Pourquoi, dans ces conditions, ne s’est-il pas exprimé sur sa volonté d’imposer, en 2008, un nouvel allongement de la durée de cotisation (41 ou 42 ans) pour les retraites ? Il sait pourtant que cet allongement se traduira par une nouvelle baisse du montant des retraites puisque le patronat continue de licencier à tour de bras les salariés de plus de 50 ans et que, de ce fait, la durée moyenne d’une carrière est inférieure à 37 annuités. Pourquoi n’a-t-il pas réaffirmé ses engagements électoraux d’augmenter de 25 % le minimum vieillesse, de revaloriser les petites retraites et les pensions de réversion ? Pourquoi a-t-il choisi de ne rien dire du pouvoir d’achat des millions de chômeurs qui ne trouvent pas de travail et des centaines de milliers de salariés à temps partiel à qui l’on refuse de travailler à temps plein ?

Pourquoi, lui qui assure vouloir tout mettre sur la table, n’a-t-il pas eu un seul mot pour tenter de justifier les franchises médicales qui s’attaquent au pouvoir d’achat des plus fragiles ? Pourquoi est-il resté muet sur le sale tour qu’il venait de jour à 780 000 foyers (850 000 personnes) qui ne payaient pas la redevance TV et qui seront obligées de verser 118 euros en 2008 ? Est-il si loin des réalités quotidienne qu’il n’ait même pas compris ce que signifiait, pour le pouvoir d’achat du salariat, l’augmentation vertigineuse du prix de l’essence ou des tarifs des mutuelles au fur et à mesure du désengagement de l’assurance maladie ? Les seules mesures positives de ses propositions ont été empruntées au projet socialiste : l’indexation des loyers sur l’inflation et la limitation à un mois de loyer du dépôt de garantie.

Pourquoi n’a-t-il pas soufflé un seul mot de la loi de finance rectificative qu’il fera voter après les élections municipales et cantonales pour instaurer sa fameuse TVA « sociale » ?

Sous couvert d’augmenter le pouvoir d’achat, Sarkozy a surtout, tenté de faire passer ses « réformes »

Il a proposé qu’une conférence réunissant l’Etat, les syndicats et le patronat fixe le calendrier 2008 de négociation de ses futures « réformes ». Il ne s’agit même plus, là, de discuter à quelle sauce les salariés veulent être mangés mais des horaires du repas.

Sans souci de vraisemblance, il a présenté, en vrac, les « réformes » qu’ils comptaient de toutes façon imposer aux salariés ou aux étudiants comme des réponses à leurs problèmes.

Il veut privatiser EDF. Il présente donc la vente de 3 % du capital de cette entreprise comme le moyen de mettre en place « un plan d’investissement » dans les universités françaises.

Il veut que les salariés travaillent le dimanche. Il explique donc qu’ils le pourront, s’ils sont « volontaires » et que cette journée leur sera payée double. Le procédé est pourtant déjà bien usé. Il en allait de même, par exemple, lorsque les agences bancaires ont commencé à ouvrir le samedi avec volontariat et primes exceptionnelles. Aujourd’hui, la très grande majorité des agences bancaires sont ouvertes le samedi mais le volontariat n’existe plus et les primes exceptionnelles ne sont plus qu’un lointain souvenir. Il en ira exactement de même avec le travail du dimanche.

Sarkozy veut réduire la Sécurité sociale à la portion congrue : au nom de la défense du pouvoir d’achat il multiplie donc les exonérations de cotisations sociales que l’Etat, malgré ses engagements, est loin de compenser.

Sarkozy veut surtout en finir avec les 35 heures et plus fondamentalement, comme le réclame le Medef, avec l’horaire légal de travail. Il propose donc par « accord majoritaire » de « s’exonérer des 35 heures » « en échange d’augmentations de salaires ».

Mais il oublie de préciser ce qu’est aujourd’hui un « accord majoritaire ». Non pas un accord signé par un ou des syndicats ayant obtenu la majorité des voix aux élections professionnelles, mais un accord signé par une majorité de syndicats « représentatifs ». Dans une entreprise où sont présents les cinq syndicats « représentatifs », cela signifie que la signature de trois d’entre eux (même s’ils représentent au total, moins de 10 % des voix) sera un « accord majoritaire ».

Il oublie surtout de préciser qu’il s’engage, comme l’exige le Medef, sur la voie de la suppression de l’horaire légal de travail. Mais lorsque l’horaire légal (35 heures aujourd’hui) aura disparu, il n’y aura plus d’heures supplémentaires. L’horaire légal a, en effet, une seule fonction : indiquer le seuil à partir duquel le temps de travail doit être payé au tarif des heures supplémentaires. Cet horaire légal n’a rien à voir avec l’horaire effectif. La quasi-totalité des entreprises en France travaillent aujourd’hui 39 heures par semaine ou plus. Ce que veulent la Droite et le Medef, c’est supprimer les 35 heures et avec elles l’horaire légal pour ne plus avoir à payer d’heures supplémentaires.

Cette volonté de s’engager dans la voie de la suppression de l’horaire légal et de ne plus avoir ainsi à payer d’heures supplémentaires dans le privé éclaire d’un jour un peu particulier la proposition faite par Sarkozy aux fonctionnaires : payer les heures supplémentaires au même tarif que dans le privé.

La formule que veut imposer Sarkozy est destructrice : pas d’augmentation de salaire sans augmentation du temps de travail. C’est une solution qui encourage le patronat à geler les salaires, les qualifications, les carrières. Pour gagner plus, il ne servira à rien de travailler mieux, d’avoir acquis une qualification, il faudra travailler plus.

Sarkozy n’est jamais aussi généreux que lorsqu’il s’agit de donner aux salariés ce qui leur appartient déjà

Il propose de débloquer la « participation ». Mais ces sommes sont déjà acquises par les salariés et s’ils les dépensent aujourd’hui, ils ne les auront plus demain. C’est la définition même de la fuite en avant.

Ils proposent aux salariés de vendre leur RTT : cela représente 5 milliards d’euros affirme-t-il d’un air gourmand comme si ces milliards lui appartenaient ou appartenaient à l’Etat. .

Il propose même de payer les heures supplémentaires non payées, dans le privé, la fonction publique, les hôpitaux. Là encore, cet argent ne lui appartient pas. Mais verser aux salariés l’argent qui leur est du, paraît être pour Sarkozy, le comble de la générosité.

Quand il s’agit d’augmenter réellement les salaires, Sarkozy est beaucoup plus prudent

En juillet, il refusait d’augmenter le Smic au-delà du minimum légal. Cela ne l’empêche pas, en décembre, d’affirmer qu’il ne peut rien faire pour augmenter les salaires dans le privé. .

Pour les 42 % de salariés dont les entreprises n’ont pas mis en place de « participation », il propose qu’une prime (évidemment exonérées de cotisations sociales) soit versées aux salariés. Mais tout est laissé à l’arbitraire patronal.

Il affirme que « là ou il n’y a pas de négociation salariale, il n’y aura plus d’allégements de charges ». Cette affirmation n’engage strictement à rien : cela fait plus de 20 ans que dans les grandes entreprises les négociations annuelles sont obligatoires. Mais il n’y a aucune obligation d’aboutir et ces négociations ne servent à rien dans la plupart des cas : l’employeur accorde ce qu’il aurait de toute façon accordé que la négociation ait ou n’ait pas eu lieu.

La poule et l’œuf
Le discours de Sarkozy, débité à la cadence d’une mitrailleuse, n’a pas toujours brillé par sa cohérence. Le Président était visiblement nerveux.

Aussi a-t-il, tout d’abord, reconnu qu’augmenter les salaires, c’était « redonner du carburant à la croissance française ». Mais il a ajouté, un peu plus tard « la seule façon de redonner du pouvoir d’achat, c’est de créer les conditions de la croissance et de réhabiliter le travail ».

Alors qui tirera le premier ? La poule ou l’œuf ? Le pouvoir d’achat ou la croissance ? Sarkozy ne nous l’a pas dit. Visiblement, lui-même n’en savait rien.

samedi 1er décembre 2007 Jean-Jacques Chavigné

Démocratie&Socialisme;

RAG 34. Les Lolo's 34

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Massacre du code du travail dans le silence général

par Gérard Filoche
Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.


En 2005, une commission de cinq « rédacteurs » avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché. Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi « sur le développement de l’actionnariat salarié », publiée le 30 décembre 2006, un « cavalier parlementaire », l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : « Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée ! » Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.

Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : « Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets », a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du « comité d’experts ».

Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec « les obligations des travailleurs » faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc. Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie « salaires ».

L’apprentissage a été chassé de la partie « contrat de travail » pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie « négociation collective » alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie « administration du travail ».

Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).

Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est « trop compliqué » pour « intéresser les gens » alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

Samedi 24 novembre publié dans rebond Libération

RAG 34. Les lolo's 34

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Grand meeting à Montpellier le 6 décembre : Un nouveau référendum est possible ! Avec Jean-Luc Mélenchon, José Bové, Jean-Claude Gayssot, Yves Salesse...

L'association Pour La République Sociale 34 nous informe du lancement d'une campagne nationale. pour exiger un référendum concernant le nouveau traité ( Traité de Lisbonne). Le premier meeting unitaire de cette campagne avec Jean Luc Mélenchon, José Bové, Jean Claude Gayssot, Yves Salesse... aura lieu à Montpellier le 6 décembre à 20h00 espace Pitot.

Communiqué de PRS 34

Nous vous informons du lancement d'une campagne nationale pour exiger la tenue d'un référendum sur le nouveau traité européen, notamment avec la constitution récente d'un Comité National pour un référendum (CNR) dont vous pouvez lire ci après l'appel et la liste des personnalités signataires, de toutes les tendances de la gauche, qui le lancent nationalement. L'analyse de ce traité (comme vous pourrez le constater en le lisant sur les différents sites qui l'ont communiqué, dont le site de PRS), prouve

1) qu'il ne s'agit pas d'un traité simplifié ou mini traité mais d'un document aussi volumineux et complexe que le projet de TCE;

2) que son contenu reprend l'essentiel des orientations libérales du TCE; cela peut amener comme c'est notre cas à PRS à nous prononcer également contre ce traité qui tourne le dos à la construction européenne démocratique et sociale. Mais même si, comme certains l'affirment, ce traité contenait des avancées qui justifierait son adoption, il est totalement antidémocratique que le peuple ne soit pas consulté.

Ce qu'a fait un vote populaire, seul un vote populaire peut le défaire. C'est une exigence démocratique élémentaire !


Le référendum est nécessaire, il est possible : il suffit que suffisamment de parlementaires votent contre la modification constitutionnelle pour que ne soit pas atteint la majorité des 2/3. Dés lors le référendum serait obligatoire pour ratifier le traité. Tous les parlementaires attachés à la démocratie et à la souveraineté populaire, quelle que soient par ailleurs leurs positions sur le contenu du traité, se doivent d'imposer ainsi la tenue d'un référendum.

Nous vous invitons à soutenir et à faire soutenir cette campagne en signant l'appel exigeant un référendum.

Pour mener cette campagne un premier meeting unitaire aura lieu à Montpellier le Jeudi 6 décembre à 20h Salle Pitot (prés du Peyrou) avec la participation d'orateurs de toutes sensibilités avec entre autres :
Jean-Luc Mélenchon (PS - PRS), José Bové, Yves Salesse, Jean-Claude Gayssot (PCF), Roselyne Vachetta (LCR), Annick Coupé (Sud Solidaires), Béatrice Négrier (MRC) des représentants d'ATTAC et des syndicalistes...


Nous vous invitons aussi à faire connaître cette initiative autour de vous pour assurer le succés de ce premier rendez vous. Nous vous communiquerons les tracts et affiches dès qu'ils seront prêts.

Pour préparer cette échéance et notamment la venue de Jean-Luc Mélenchon qui sera présent toute la journée du 6 décembre, les adhérents et sympathisants de PRS- Hérault sont invités à se réunir en assemblée départementale Jeudi 29 novembre à 20h30 dans le nouveau local de PRS à Sète, (10 Rue Frédéric Paul Mistral, rue parallèle à celle de la Mairie deriière la mairie en montant vers les halles).

Amicalement.

Le bureau départemental de PRS 34

Note précédente sur le même sujet : NOUVEAU TRAITE EUROPEEN : LANCEMENT DU COMITE NATIONAL POUR UN REFERENDUM

RAG 34. Lolo34

08:52 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.12.2007

ZIK : Salut Fred mitsouko, mystery and variety

Les Rita Mitsouko privés d'une moitié. Marcia, elle danse...





Trouvé sur le net pour vous par Lovely34.
Bon W.E

Mitsouko signifie le mystère en japonais

Rarement couple ne fut aussi uni, tant à la vie qu'à la scène. Depuis près d'un quart de siècle, Fred Chichin et Catherine Ringer, alias les Rita Mitsouko, promène un son rock déjanté et ludique sur toutes les scènes d'Europe.

Découverts en 1985 grâce au tube Marcia Baïla, les deux complices ont depuis continué à nous faire danser et chanter avec une musique éclectique et un look digne des cartoons les plus loufoques. Colorés, métissés, nouveaux, uniques, hors-la-loi, les qualificatifs sont innombrables pour parler des Rita. Un duo de charme et de choc...

Catherine Ringer
Personnage clé des Rita, la chanteuse Catherine Ringer séduit avant tout par son image sulfureuse: ancienne actrice de porno, artiste contestataire et contestée, au look provocateur, elle est avant tout une femme éprise de liberté.

De son enfance, elle garde le goût prononcé pour l'indépendance. Elle naît à Suresnes le 18 octobre 1957 d'un père peintre, d'origine israélo-hongroise, déporté durant la guerre par les nazis, et d'une mère architecte.

A treize ans, elle quitte ses parents et son frère pour vivre avec son amant. Mature et déterminée, la jeune Catherine passe ses années entre la fac et le théâtre, pour lequel elle a des dispositions.

Un autre art, bien moins valorisant, l'attire cependant à l'aube de ses vingt ans. Elle tourne dans quelques films pornos que les éditeurs mercantiles s'empresseront de ressortir dès 1985 sous des titres évoquant le succès Marcia Baïla.

Mais ce n'est qu'un apprentissage passager, une épreuve. Comme s'il fallait toucher à tout pour connaître la valeur de l'existence. Ainsi naît cette image de vulgarité, de déchéance, qui collera longtemps, à tort, à la peau du groupe.

Car loin des feux de la rampe érotique, Catherine est avant tout une artiste complète, acharnée et volontaire, férue de danse, de chant et de littérature. C'est justement dans un théâtre que la jeune femme rencontre Frédéric Chichin, de trois ans son aîné. Ils ne se quitteront plus.

Frédéric Chichin
Né à Clichy, près de Paris, le 1er mai 1954, Fred Chichin aura une enfance similaire. De ses parents italiens et communistes militants, il apprend le même goût de la liberté et de l'indépendance, qu'il exprime dès son plus jeune âge par le biais de la création artistique.

Cinéma, musique et théâtre le passionnent, et Fred fait son école dans les voyages et les groupes de rock éphémères. L'un d'eux, en pleine mouvance punk, le mènera même sur la scène du Gibus, célèbre boîte parisienne.

Lorsqu'il rencontre Catherine, il en tombe rapidement amoureux. Le couple forme un premier projet professionnel en commun, celui d'accompagner la danseuse Marcia Moretto. Le décès tragique de cette dernière est à l'origine de l'immense succès du duo qui naît en novembre 1980.

Marcia Baïla
En duo improvisé, Fred et Catherine commencent la tournée des boîtes de nuit branchées: le Rose Bonbon ou le Gibus. Leur répertoire se compose de plusieurs titres originaux, mais aussi des reprises de leurs idoles: Bowie ou le Velvet Underground de Lou Reed.

Si le public accroche dès le début, c'est avant tout parce que les deux jeunes gens sont différents des groupes communément diffusés sur les ondes. Au rock jean-cuir-loubard, ils préfèrent les tenues fluorescentes et décalées (anorak ou bonnet) et une musique moins agressive (la France vit alors sa période hard-rock-punk: Téléphone, Starshooter ou Trust...).

Les Rita traversent une longue période d'apprentissage, faite de répétitions, de tournées, de voyages, jusqu'à ce que leur nom apparaisse dans les colonnes du fameux magazine Rock & Folk en juillet 1981. Une récompense pour ce jeune duo.

Un an après sort chez Virgin leur premier 45 tours Minuit dansant. Suivra Don't Forget The Nite, au succès confidentiel, puis le premier album des Rita, sobrement intitulé Rita Mitsouko.

Extrait de cet opus, le titre Marcia Baïla, hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto, est un tube extraordinaire. Dansant et original, musicalement riche et travaillé, ce titre n'est pas un succès éphémère: presque vingt ans après, il reste le morceau phare des Rita.

La gloire
Les fruits de cet immense succès ne se font pas attendre. Le duo est sollicité de toute part. Jean-Baptiste Mondino leur tire le portrait pour la pochette d'un 45 tours. Le Casino de Paris les accueille sur scène. Et surtout les médias trouvent le groupe à leur goût: jeunes, talentueux, déjantés, audacieux.

Le couple passe sur toutes les ondes et le clip, réalisé par Philippe Gauthier et "habillé" par les couturiers Mugler et Jean-Paul Gautier, est un petit bijou. C'est enfin la gloire après cinq ans d'existence.

Porté par leur titre phare, Rita Mitsouko s'exporte bien, du Japon aux Etats-Unis. Loin de décevoir, comme c'est parfois le cas après un immense succès, le deuxième album The No comprendo sort en 1986 et reçoit un accueil chaleureux, tant du public de plus en plus nombreux que de la profession.

Trois titres de cette même année 1986 sont représentatifs de la popularité et du style des Rita: Les histoires d'A, C'est comme ça, et Qu'est-ce que t'es belle (en duo avec Marc Lavoine). Du rock déchaîné à la ballade amoureuse, en passant par la chanson à texte, tels sont les trois univers parallèles du duo.

Un style très coloré
Dès le troisième album Marc et Robert en 1988, et ce durant la majeure partie des années 1990, Rita Mitsouko ralentit son rythme de production. Attirés par tous les genres musicaux, par la recherche esthétique et le dépaysement, Fred et Catherine prennent le temps de faire des rencontres et de mélanger les styles.

Entre Le petit train, promenade ludique et gaie, et le titre enregistré avec les Sparks Singing In The Shower, il y a parfois tout un monde. Mais ce décalage fait aussi l'apanage des Rita. Surprendre et ne jamais être où on les attend.

Plus réfléchi, plus mature, se consacrant aussi à l'éducation des deux filles qu'ils ont eues ensemble, le couple Ringer-Chichin confie aux meilleurs DJ du moment la reprise de quelques-uns de leur titres.

Re sort en 1990, puis après trois ans de silence, les Rita ressurgissent avec Système D. Moins folklorique et surprenant, l'album n'en est pas moins un disque de grande qualité.

Prêts à toutes les expériences, les Rita répondent présents lorsqu'il s'agit de remplir la Cité de la Musique à Paris avec de nombreux musiciens d'horizons très variés, ou d'enregistrer un album live acoustique en direct à la télévision française en novembre 1996.

Jazz, rap, chanson française, rock, tous les styles cohabitent avec splendeur pour créer une musique unique et de renommée internationale. Rita Mitsouko est désormais un groupe reconnu, qui n'a plus rien à prouver et dont le rythme de production n'obéit plus qu'à deux impératifs: le plaisir et l'éclectisme.

La sagesse
Cool Frenesie, album sorti en janvier 2000, en est un bon exemple. Il est le fruit de plusieurs années de travail et le point de départ d'une autre tournée dans toute l'Europe.

Les Rita semble enfin avoir toucher la sagesse. Un état de grâce qui ne gâche en rien le plaisir que l'on éprouve à les écouter, même après de longues années d'attente. Avant la sortie de leur album La femme trombone en septembre 2002, l'on se repasse en boucle les titres qui ont bercé la fin du vingtième siècle.

Marcia Baïla, C'est comme ça, Les histoires d'A, Jalousie, Andy, ... sont autant de mini-révolutions dans le monde parfois bien sage de la chanson francophone. Les Rita Mitsouko ont définitivement acquis ce grain de folie et d'intelligence qui les rendent éternellement novateurs.

Sébastien Brumont
http://www.ramdam.com/art/r/ritamitsouko_bio.htm


photo © public.fr Fredéric Chichin est né le 1er mai 1954 à Clichy. Fils de Madeleine et Jean-Louis Chichin, ses origines sont italiennes, scandinaves et auvergnates. Dans les années 60, son père (cadre dans une entreprise de travaux publics) créé une revue, "Miroir du cinéma". Invité à ce titre à toutes les avants-premières, il y entraîne son fils. La Nouvelle Vague fait rage mais Fred préfère les bons vieux Western. Et, même s'il apprécie les supers productions hollywoodiennes, le jeune homme a déjà le virus de la musique, celle des BEATLES ou des ROLLING STONES.

A 14 ans, il décide d'apprendre la batterie et la guitare lorsqu'il découvre JIMI HENDRIX. A 16 ans, il abandonne l'école et Aubervilliers pour "faire la route" et se consacrer à la musique. C'est le temps des squatts d'Amsterdam, de Londres, du Maroc... Pour subvenir à ses besoins, il est tour à tour employé aux PTT, distributeur de prospectus, accompagnateur d'un marionnettiste, machiniste à l'Opéra, assistant dans un studio d'enregistrement et bruiteur au cinéma. Puis, il fait un stage de musique éléctro-acoustique et contemporaine avec Nicolas FRIZE et fort de cette expérience, il fonde avec Jean NEPLIN un groupe de rock : FASSBINDER. Fred a alors les cheveux blonds et un pantalon en skaï rouge. Il participe à la naissance de TAXI GIRL (dont le chanteur Daniel DARC est le président du fan-club de Jean NEPLIN) avec lesquels il compose "Avenue Du Crime" pour leur album "SEPPUKU". Fred quitte momentanément Jean NEPLIN pour suivre Alain KAN dans GAZOLINE. Ils se produisent au Gibus du 18 au 22 avril 1978, avec Fred à la basse, et son frère Hugues à la batterie. Passé l'époque GAZOLINE, Fred continue de composer sans relache…


Les Rita Mitsouko - Marcia Baila


Marcia, elle danse sur du satin, de la rayonne
Du polystirène expansée à ses pieds
Marcia danse avec des jambes
Aiguisées comme des couperets
Deux flêches qui donnent des idées
Des sensations
Marcia, elle est maigre
Belle en scène, belle comme à la ville
La voir danser me transforme en excité

Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C"est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres
La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée

Marcia danse un peu chinois
La chaleur
Dans les mouvements d'épaules
A plat
Comme un hiéroglyphe inca
De l'opéra

Avec la tête
Elle danse aussi très bien
Et son visage
Danse avec tout le reste
Elle a cherché
Une nouvelle façon
Et l'a inventée.

C'est elle, la sauterelle
La sirène en mal d'amour
Le danseur dans la flanelle
Ou le carton.

Moretto
Comme ta bouche est immense
Et quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid
Que l'on sent en toi ?

Mais c'est la mort
Qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort
Tu t'es consumée, Marcia
C'est le cancer
Que tu as pris sous ton bras
Maintenant
Tu es en cendres, en cendres
La mort
C'est comme une chose impossible
Pour toi
Qui est la vie même, Marcia
Et même à toi
Qui est forte comme une fusée
C'est la mort
Qui t'a emmenée
Marcia ...

RAG 34. Lovely34

10:50 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.12.2007

Humour : Le singe actif c'est moi !



Cher(e)s ami(e)s et camarades,

N'oubliez pas que sur ce blog, le singe actif, c'est moi ...

Merci pour vos 19501 visites et vos 46657 pages lues en novembre.

A l'impossible nul n'est tenu ! Loin de nous de vous promettre que tout devient possible... Vous êtes, nous sommes au top et aux taquets. Et ce n'est qu'un début,

RESISTANCE : SOLIDARITE REVIENS !


Lolo34 et son équipe de rageuses et rageurs 34.

14:47 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Betancourt appelle à l'aide dans sa lettre, disent ses enfants






Reuters La lettre d'Ingrid Betancourt à sa mère est celle d'une femme qui n'en peut plus et appelle au secours, ont déclaré vendredi soir les enfants de l'otage franco-colombienne.

"C'est une lettre d'une femme désespérée qui crie au secours", a déclaré Lorenzo Betancourt sur France 2. "C'est une lettre d'une mère aussi qui nous adore, qui pense à nous. C'est une lettre d'une femme qui n'en peut plus", a-t-il ajouté.

Sur la même chaîne, sa soeur, Mélanie, a insisté sur l'urgence qu'il y avait à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, détenue depuis près de six ans, et des otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc.)

De New York, elle a précisé que cette lettre lui avait été lue par sa grand-mère, à qui elle était destinée.

"Cette lettre nous montre que maman n'en peut plus, comme tous les autres, parce que ça fait six ans, presque, pour maman, pour d'autres aussi, qu'ils sont là au fond d'une jungle en train de mourir un peu plus tous les jours, a-t-elle dit.

"Il faut qu'on fasse tout pour qu'ils sortent de là le plus tôt possible, parce que si on ne les sort pas (...) on va les perdre dans cette jungle."

Cinq vidéos, dont certaines datent de fin octobre, et des lettres destinées aux familles d'otages ont été saisies lors de la capture à Bogota de trois membres présumés des milices urbaines des Farc, selon Luis Carlos Restrepo, haut commissaire colombien pour la paix.

Le gouvernement colombien a diffusé peu après des images vidéo récentes montrant Ingrid Betancourt en vie.

Vendredi 30 novembre, 20h41 PARIS (Reuters)

Le site pour la libération d'Ingrid Betancourt et des 3000 autres otages

RAG 34. Les lolo's 34

14:46 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT