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30.11.2007

Ingrid BETANCOURT : Première preuve de vie, enfin !



(photo REUTEURS) Bogota présente des preuves de vie d'Ingrid Betancourt et de trois Américains AMéRIQUE ven 30 nov

Le gouvernement colombien a rendu publics vendredi des documents - vidéos, photos et lettres - démontrant que 16 otages de la guérilla colombienne, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, étaient en vie.

Une vidéo qui a été retransmise sans la bande sonore par les télévisions colombiennes, montre Ingrid Betancourt dans un état d'extrême maigreur, les mains croisées et enchaînées, la tête baissée et apparemment très lasse.

Ingrid Betancourt qui est vêtue d'un pantalon et d'une chemise bleue, reste silencieuse. Elle a de très longs cheveux noués sur l'épaule. L'otage, enlevée le 23 février 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc - marxistes), semble se trouver dans la jungle, dans une région très chaude.

Le haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo qui a annoncé depuis la présidence l'existence de ces preuves de vie, a également mentionné une lettre d'Ingrid Betancourt adressée à sa mère Yolanda Pulecio.

Il s'agit de la première preuve de vie de la Franco-Colombienne détenue depuis une vidéo d'août 2003.

Ingrid Betancourt a également écrit une lettre datée du 24 octobre 2007 à sa mère Yolanda Pulecio, a affirmé Luis Carlos Restrepo.

Thomas Howes, l'un des 3 Américains otages, a pour sa part envoyé une lettre pour modifier son testament, a-t-il également révélé.

De plus, a ajouté le haut fonctionnaire, la majorité des lettres trouvées lors de l'arrestation par la police de 3 guérilleros des Farc à Bogota, étaient également datées des 23 et 24 octobre 2007.

"Sept lettres ont été retrouvées entre les mains des rebelles, a-t-il poursuivi, dont celle concernant le testament de Howes datée du 26 novembre 2006 et une autre de (un autre otage américain) Mark Goncalves destinée au terroriste Jorge Briceno, alias "Mono Jojoy", datée du 23 octobre 2007".

Marc Gonsalves, Thomas Howe et Keith Stannsen, collaborateurs du département d'Etat, ont été capturés en février 2003 après que les Farc eurent abattu l'avion à bord duquel ils effectuaient une mission anti-drogue.

La datation identique de toutes ces lettres semble indiquer qu'elles ont été écrites après que le médiateur de l'époque, le président vénézuélien Hugo Chavez, eut demandé au chef des Farc Manuel Marulanda de lui remettre des preuves de vie des otages.

Les 3 Américains pris en otages paraissent en meilleure santé et on peut les voir tenir de longs discours.

Ces images des 4 otages ont été prises le 24 octobre, a affirmé M. Restrepo, sans préciser quels éléments permettaient de confirmer cette date.

Le haut commissaire colombien a assuré que les Américains adressaient dans leurs vidéos des messages à leurs familles. Il y a également, a précisé M. Restrepo, une lettre de l'un d'eux, Marc Gonsalves, adressée à l'un des chefs des FARC, "Mono Jojoy".

"Lors d' une opération militaire de l'armée colombienne contre les bases urbaines des Farc à Bogota, trois personnes qui étaient en possession des preuves de vie d'un groupe d'otages des Farc ont été capturées", a raconté le haut commisaire.

Des photos d'otages ont également été découvertes par la police avec les vidéos lors de l'arrestation des trois rebelles, a précisé M. Restrepo, indiquant qu'il était difficile de dater certaines d'entre elles qui pourraient avoir été prises il y a plus d'un an.

L'armée, a-t-il dit, détient aussi des preuves de vie de policiers, d'hommes politiques et de militaires colombiens détenus par les Farc.

Selon toute vraisemblance, les trois guérilleros capturés désiraient remettre ces preuves de vie à la sénatrice Piedad Cordoba dont la médiation a été brusquement interrompue la semaine dernière en même temps que celle du président du Venezuela Hugo Chavez par son homologue colombien Alvaro Uribe.

Selon les services de renseignements colombiens, les guérilleros des Farc avaient l'intention de remettre des preuves de vie de certains des 45 otages qu'ils détiennent pour les échanger contre 500 des leurs emprisonnés avant le référendum de dimanche au Venezuela.

M. Restrepo a annoncé que des copies des enregistrements seraient envoyées aux gouvernements français et américain.

Paris a immédiatement réagi, estimant que les preuves de vie d'Ingrid Betancourt constituaient une "grande nouvelle", dans une déclaration du porte-parole de la présidence.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner s'est "réjoui" vendredi des preuves de vie. "Il est aujourd'hui plus que jamais nécéssaire d'intensifier les efforts en vue d'une solution humanitaire permettant la libération de tous les otages" détenus en Colombie, a ajouté M. Kouchner.

De même la famille n'a pas caché son émotion. La mère d'Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio et sa soeur Astrid Betancourt, ont déclaré être "très émues" après avoir vu ces images.

http://www.rtlinfo.be/news/article/64310/--Bogota+pr%C3%A...

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Jean-Luc Mélenchon : LE CULOT SUR LE TRÔNE

Le président de la république vient de répéter le numéro de bateleur de sa campagne électorale. Tout est dans le culot. Les pires vieilleries de la droite éculées ont été repeintes en nouveauté prétendument modernes. Par exemple la suppression des 35 heures entreprises par entreprise. Le Medef n’avait pas osé le proposer, Sarkozy le fait ! Ou la liberté du travail du dimanche. Ou bien la vente d’un nouveau morceau d’EDF pour financer le plan d’autonomie des universités pour un montant de dépenses pourtant annoncé depuis juin dernier ! Bref, en, une heure d’entretien le chef de l’Etat n’a annoncé que des reculs du droit du travail et des acquis sociaux des travailleurs. La droite décomplexée est en action. Et nous sommes prévenus : puisque les méthodes de brutes ont bien marché contre les régimes spéciaux, les universités et l’ANPE, la suite sera du même acabit. Cela veut dire que la gauche doit élever soin niveau de résistance. Sans complexe…

Le blog de Jean-Luc Mélenchon

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Verbe haut de Sarkozy mais pouvoir d'achat bas, dit Fabius

PARIS (Reuters) - Laurent Fabius prédit que les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour améliorer le pouvoir d'achat vont provoquer la déception des Français qui attendaient "des espèces sonnantes et trébuchantes".

Selon l'ancien Premier ministre socialiste, interrogé sur France 2, on va désormais "vers la fin du régime des 35 heures" ce qui ne permettra plus d'avancement salarial.

"Je crois qu'il va y avoir une certaine déception parce que le verbe de M. Sarkozy est haut mais le pouvoir d'achat restera bas", a-t-il déclaré.

"Les gens attendaient des espèces sonnantes et trébuchantes et Nicolas Sarkozy dit 'il n'y a plus de grain à moudre'. S'il n'y a plus de grain à moudre à l'automne, c'est parce qu'on a vidé le silo en juin", a-t-il ironisé.

"Les gens vont être déçus, ils attendaient des mesures sur le coût du carburant, il n'y a rien. Ils attendaient des mesures sur la prime pour l'emploi, sur la négociation salariale et le Smic et il n'y a rien", a déploré le député PS, pointant également la situation des retraités.

Il a estimé qu'il était nécessaire de rénover les universités qui sont "souvent (...) crasseuses" mais aurait préféré "qu'on trouve des ressources plus pérennes" que la vente de 3% du capital d'EDF annoncée jeudi soir par le chef de l'Etat.

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Reflet de la précarisation de l'emploi, le revenu salarial a stagné depuis trente ans

Selon une étude publiée ce matin par l'Insee, le revenu salarial net moyen (secteurs public et privé) a stagné sur la période 1978-2005, à 16.800 euros. Ce nouvel indicateur, plus proche de la réalité du marché du travail, reflète la précarisation de l'emploi.

Le revenu salarial tient compte du développement de l'emploi à temps partiel et des contrats courts, qui tirent vers le bas le salaire perçu, sur l'ensemble de l'année, par un même individu, via un moindre nombre de jours rémunérés.
C'est un hasard du calendrier qui percute le débat sur le pouvoir d'achat. Selon une étude publiée ce matin par l'Insee, le revenu salarial net moyen est resté stable, en euros constants, entre 1978 et 2005 (à 16.800 euros en 2005). La période 2000-2005 enregistre même un recul (- 0,5 %). « Ce n'est pas quelque chose à quoi on s'attendait, parce que nous avions l'habitude de travailler avec d'autres indicateurs, comme le salaire moyen par tête (SMPT), qui augmente », explique Sylvie Lagarde, chef du département emploi et revenus d'activité.

De fait, l'évolution du SMPT (dans le secteur concurrentiel), qui mesure les variations de rémunération pour un salarié à temps complet, a encore progressé, selon l'Insee, de 1,8 % en euros constants l'an dernier, et de 29 % en euros constants entre 1978 et 2005. Le salaire mensuel de base, autre indicateur de référence, connaît lui aussi une évolution presque toujours positive (+ 1,2 % en 2006, + 0,9 % en 2005).

La stagnation du revenu salarial est liée, elle, à la définition de ce concept développé depuis l'an dernier seulement par l'Insee, et qui ajoute une dimension sociologique à ses calculs. « Jusqu'à présent, nous n'intégrions pas la qualité du travail, explique Michel Amar, chef de la division salaires et revenus d'activité. Là, nous prenons en compte l'impact de cette qualité. » Et celle-ci s'est dégradée.

Hausse des temps partiels
Ainsi, le revenu salarial (qui agrège secteurs privé et public) tient compte du développement de l'emploi à temps partiel et des contrats courts (CDD, intérim), qui tirent vers le bas le salaire perçu, sur l'ensemble de l'année, par un même individu, via un moindre nombre de jours rémunérés. Il s'agit d'une tendance lourde : la part des salariés ne travaillant pas à temps complet est passée de 17 % à 31 % sur la période. « Il faut prendre les situations d'emploi où il n'y a pas des temps complets toute l'année sur le marché du travail, fait observer Sylvie Lagarde. Il faut rendre compte de cette réalité. » Les écarts se sont en outre creusés entre certaines catégories de salariés, observe l'Insee : « De manière assez prévisible, c'est pour les jeunes, les ouvriers (surtout les femmes) et les employés, que les durées d'emploi contribuent le plus aux inégalités de revenu salarial. »

Pour autant, mettent en garde les statisticiens, ce revenu salarial n'est pas synonyme de pouvoir d'achat. D'abord parce que les revenus d'activité ne représentent « que » 60 à 70 % du revenu total disponible, les prestations sociales et les éventuels revenus du patrimoine venant les compléter. Par ailleurs, ce revenu salarial reflète la situation par individu, mais pas par ménage. Or, bien sûr, la population salariée a fortement augmenté sur la période, et les ménages sont aujourd'hui plus souvent bi-actifs qu'il y a trente ans, ce qui a amélioré, dans ces cas, le niveau de vie global du foyer.

V. L. B.

http://www.lesechos.fr/info/france/4654850.htm

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00:17 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.11.2007

Le pouvoir d’achat est le principal ratage de Sarkozy

Laurent Fabius estime que la question du pouvoir d’achat constitue le principal "ratage" du président Nicolas Sarkozy.

"Il y a évidemment un gros gros problème de pouvoir d’achat. (...) Tout augmente sauf les salaires et les retraites", a déclaré M. Fabius au Grand Rendez-Vous Europe1/TV5/Le Parisien, dimanche 26 novembre.

"Ce qu’on a retenu de sa campagne victorieuse (de M. Sarkozy) c’est je serai le président du pouvoir d’achat : promesse non tenue, totalement non tenue. Il y a deux ratages, le premier ratage, le plus sérieux, c’est le pouvoir d’achat. Le second, qui n’est qu’en partie lié à ce qui se passe en France, c’est l’euro cher", a-t-il dit.

M. Fabius a estimé qu’il fallait en matière de pouvoir d’achat favoriser "les négociations sur les salaires", aller vers un "encadrement des loyers, qui sont en train d’exploser", mettre en oeuvre le chèque transport, envisager une "contribution qui peut être prise sur les super-bénéfices des compagnies pétrolières" et faire "un effort pour les petites pensions".

Sur l’éventualité du conditionnement des "exonérations sociales à l’engagement de négociations sur les salaires", M. Fabius a déclaré : "le gouvernement a l’air de caresser cette idée, s’il s’en saisit, je l’appuierai".

Il a de nouveau fustigé le "paquet fiscal" adopté cet été, estimant qu’il n’était "pas un paquet fiscal, (mais) un boulet fiscal qu’on va traîner pendant des années".

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08:27 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.11.2007

Réactions aux violences de cette nuit dans plusieurs communes

Le Parti socialiste condamne les violences qui se sont à nouveau produites cette nuit dans plusieurs communes.Nous adressons un message de soutien à la population qui a subi d’importants dégâts ainsi qu’aux pompiers et aux policiers.
Nous demandons que l’enquête ouverte sur les circonstances du drame qui a coûté la vie aux deux adolescents soit menée rapidement et clairement.

Le Parti socialiste témoigne toute sa solidarité aux fonctionnaires de police blessés au cours de ces deux nuits.

Communiqué de Delphine BATHO,
Secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la sécurité

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16:00 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27.11.2007

Remise en cause des droits des salariés

Le projet de loi de ratification de l’ordonnance sur la recodification de la partie législative du code du travail aboutit en réalité à une remise en cause des droits des salariés et des institutions chargées de contrôler leur respect, notamment l’inspection du travail.

Le Parti socialiste constate que dans ces conditions, la recodification proposée n’a pas été réalisée à droits constants.

Dès lors, le groupe socialiste de l’Assemblée nationale, à l’instar de celui du Sénat, s’opposera à l’adoption en l’état de cette ordonnance et proposera par voie d’amendements un rétablissement des droits sociaux ignorés.


Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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11:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.11.2007

Hortefeux souffle le soufre sur M6, RESF voit rouge (doc audio + doc vidéo)

Le dérapage "contrôlé" de Brice Hortefeux à quelques heures de son déplacement au Mali et au Bénin.
France Inter journal de 19h00 du 26 novembre




Brice Hortefeux chez Guy Lagache "M6"[Extrait De Capital 25-11-2007] Par Jack Catus
Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement à eu beucoup de problémes à expliquer l'ensemble des projets devant les caméras de M6 chez Guy Lagache : Résumé de l'emmission : Le gouvernement veut mettre fin à l'immigration illégale en France. Quel est le coût d'une expulsion ? Officiellement, entre 200 000 et 400 000 immigrés clandestins vivent et travaillent en France. Cette main-d'œuvre motivée fait tourner des pans entiers de l'économie. Les « clandestins » sont prêts à travailler dans des conditions très rudes. On les retrouve surtout dans des métiers jugés pénibles comme le bâtiment, le nettoyage, ou le gardiennage. Les « sans papiers » sont d'autant plus prisés dans ces secteurs que 400 000 emplois ne sont pas pourvus à ce jour pour ces tâches peu payées. L'« immigration choisie » serait-elle la bonne solution ?




Le site de Réseau Education Sans Frontières

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23:30 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le mot du jour, la phrase du dimanche...

"Si vous voulez vous battre dans le noir, c'est vous que ça regarde"


C'est la phrase de Jean-Luc Mélenchon prononcée dans l'émission de la 5 Revu&Corrig;é, à propos de la disparition de plus en plus avérée de la déontologie et de l'indépendance de la presse de notre pays qui continue décidément de nous filer son mauvais coton.

Du blé même noir, on veut du blé !

Jean-Luc Mélenchon prendra la parole le 6 décembre prochain 20h00 à l'espace Pitot (Montpellier) lors du premier meeting unitaire organisé dans le cadre d'une campagne nationale pour exiger un référendum concernant le nouveau traité européen compliqué.

Voir ou revoir l'émission (disponible 1 semaine)


RAG 34. Lio des lolo's 34

18:55 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Humour : Journée d'un faciste

28 septembre 1982: Luis Rego dans l'émission Tribunal des flagrants délires animée par Claude Villers dans le rôle de procureur de la République. -

"Journée d'un fasciste" Le Pen était l'invité de l'émission. Un sketch qui ne vieillit pas. Un pur moment d'intense jubilation... A écouter ou à réécouter absolumment.

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.



RAG 34. Lio des lolo's 34

10:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Banlieues oubliées : les conditions d’une nouvelle explosion sociale sont réunies

Deux ans après les graves émeutes de l’automne 2005, la situation des banlieues reste dramatique, selon le bilan dressé par l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS), véritable réquisitoire contre la politique menée depuis 2002 par la droite.

Avec un taux de chômage et un échec scolaire deux fois plus élevés qu’ailleurs, avec une santé qui continue de se dégrader, les 4 millions d’habitants des zones urbaines sensibles (ZUS) deviennent des citoyens de seconde zone. Exposés de plein fouet aux ponctions de pouvoir d’achat (essence, produits de première nécessité, franchises médicales,…), confrontés à la montée de la violence (atteintes aux biens et aux personnes avec violence en hausse de 8% en 2006), ils perdent tout espoir. Le gouvernement a asphyxié les associations, supprimé la police de proximité, dissout les ZEP, et limité les crédits aux transports de proximité, à l’image de Clichy-sous-Bois qui n’a toujours ni commissariat ni tramway. Les conditions d’une nouvelle explosion sociale sont aujourd’hui réunies.

Malgré le nombre de mal-logés dans notre pays, le programme de renouvellement urbain ne prévoit de reconstruire que 7 logements quand 10 sont détruits, obligeant les familles les plus modestes à vivre dans des conditions indignes, ou dans des taudis loués par des « marchands de sommeil ». De nombreuses villes de droite refusent toujours de contribuer à l’objectif de solidarité urbaine fixé à 20% de logements sociaux, suivant l’exemple de Neuilly-sur-Seine (3,2%), et au rythme actuel il faudrait 50 ans pour y parvenir.

Le Parti socialiste dénonce l’égoïsme du gouvernement et de nombreuses municipalités de droite, qui préfèrent chasser les pauvres plutôt que de répondre à la montée des inégalités. Il sera sans complaisance pour le énième « plan banlieue » que la secrétaire d’État à la politique de la ville annoncera en janvier prochain, quelques semaines seulement avant les élections municipales, et sans qu’aucun financement n’ait été prévu pour 2008.

Communiqué de Vincent LENA,
Secrétaire national chargé de la Solidarité urbaine

RAG 34. Les lolo's 34 (18nov07)

09:33 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.11.2007

Laurent FABIUS : Il y a un certain ressentiment à l’égard des socialistes

Alors que les socialistes n’ont guère été audibles lors du conflit dans les transports, Laurent Fabius dresse le bilan du mouvement social et livre sa vision de la rénovation du PS dans une interview au journal Libération. "Un parti politique n’a pas à se substituer au mouvement social. En même temps, il faut reconnaître que le PS, dans un passé récent, n’a pas toujours été en pointe dans ce domaine. Il faut que ses dirigeants soient offensifs et clairs."

Quelle leçon politique tirez-vous du conflit social ?

La première leçon, c’est qu’il est déplorable qu’on ait dû arriver à un tel affrontement. Encore faudra-t-il évaluer les résultats des négociations. En tardant à discuter, le gouvernement a fait perdre du temps. Ce qui laisse chez les usagers et les personnels fatigue et ressentiment. Le pouvoir a voulu diviser les salariés, faire apparaître les bénéficiaires des régimes spéciaux comme des privilégiés, alors qu’il accordait près de 15 milliards de cadeaux fiscaux à d’autres.

Fallait-il réformer les régimes spéciaux ?

Bien sûr, il faut une harmonisation. Mais en tenant compte de la pénibilité, de l’espérance de vie et du niveau des retraites.

Pourquoi le PS a-t-il peiné à accompagner le mouvement ?

Un parti politique n’a pas à se substituer au mouvement social. En même temps, il faut reconnaître que le PS, dans un passé récent, n’a pas toujours été en pointe dans ce domaine. Il faut que ses dirigeants soient offensifs et clairs.

Le pouvoir d’achat est-il le dossier le plus épineux pour le gouvernement ?

Tout augmente, sauf les salaires. Beaucoup commencent à se dire qu’on leur a raconté des sornettes avec le« travailler plus pour gagner plus ». D’où un mécontentement à l’égard de l’exécutif, mais qui ne se reporte pas encore en positif sur la gauche.

Quel bilan tirez-vous de six mois de présidence Sarkozy ?

Omniprésidence et omnifinance. Suractivité incontestable, mais efficacité discutable. Ce qui me frappe aussi, c’est la novlangue officielle, cette communication érigée en propagande. « Travailler plus pour gagner plus » fut un slogan clé de la campagne : on voit maintenant la réalité, bien différente. On ferme brutalement 160 tribunaux, cela s’intitule « rapprocher la justice des citoyens ». On supprime plus de 10 000 postes de professeurs par an, cela s’appelle « intéresser les enseignants ». La taxation des malades est rebaptisée « responsabilisation des patients ». Et le chef de l’Etat, lorsqu’il s’augmente de 200 %, ne fait que « rendre transparent son salaire ». A l’opposition d’opérer ce travail de décodage, de déconstruction et de propositions.

En tant qu’ancien Premier ministre, comment jugez-vous le rôle de François Fillon ?

Considérer le Premier ministre comme un simple collaborateur du président est un déséquilibre fonctionnel malsain. Une seule personne ne peut remplir tous les rôles de la République. Je suis en désaccord avec le pouvoir trop personnel qu’on nous propose.

Le PS s’est prononcé en faveur du mini traité européen. Vous rangez-vous à cela ?

Le traité n’est ni « mini », ni « simplifié », il comporte 250 pages et près de 300 amendements ! Nous avions unanimement décidé que ce sujet, tranché en 2005 par le peuple, devait démocratiquement être à nouveau examiné par lui. Je suis de ceux qui n’ont pas changé de position : le refus de procéder à un référendum n’est pas une question de forme, mais de fond. Au-delà de quelques dispositions institutionnelles utiles, je crains que le texte ne permette pas la relance européenne indispensable.

Qu’allez-vous faire sur ce point ?

Présenter des propositions concrètes de relance, notamment celle d’une Coopération européenne pour la recherche et l’innovation (Ceri). Quant au traité lui-même, je ne souhaite pas le cautionner.

Sur quoi doit porter le prochain congrès du PS ?

Sur les valeurs socialistes, beaucoup plus modernes que l’ultralibéralisme. Sur nos propositions, qui, elles, doivent être adaptées et rénovées. Sur la stratégie, enfin : si le PS se contente de regarder ce que font l’ultragauche et le centre, en se laissant ballotter au gré des sondages, alors le potentiel de contestation qui s’exprime se portera sur d’autres que nous et le besoin de propositions ressenti ne sera pas satisfait. Le PS doit, au contraire, constituer une gauche décomplexée, sociale-écologique dans l’économie de marché, rassembleuse, propositionnelle.

Le prochain congrès doit-il être celui du leadership ?

Il faut clarifier les idées, et celles qui prévaudront devront, bien sûr, être incarnées. Mais il serait absurde de poser la question présidentielle de 2012 dès 2008. Une équipe avec un ou plusieurs porte-parole, des personnalités largement nouvelles sont souhaitables. Le moment venu, nous trancherons sur qui doit faire quoi.

Ségolène Royal est-elle toujours en mesure de jouer un rôle de premier plan au PS ?

Je viens de vous répondre.

Quel rôle comptez-vous jouer dans les mois qui viennent ?

Je prendrai position, non dans les jeux internes, mais sur les grandes questions, m’efforçant d’être actif et sage à la fois. Ce qui se passe aujourd’hui au Pakistan ou en Iran, ou bien l’envolée de l’euro destructrice d’emplois, les dégâts du CO2 n’ont-ils pas un peu plus d’importance que les déclarations de tel prétendant PS en mal de médias ? Il y a aujourd’hui - et je le regrette - un vide et parfois même un certain ressentiment à l’égard des socialistes, comme une sorte d’espérance interdite. Nous devons reconstruire pour rendre aux Français cette grande espérance.

Notre note précédente : Laurent FABIUS : Pour une Coopération Européenne de la Recherche et de l’Innovation

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RAG 34. Lolo34

20:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Pour 65 % des français il a diminué, selon un sondage Ifop

PARIS (Reuters) - Plus de six Français sur dix estiment que leur pouvoir d'achat a diminué depuis un an, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

Au total, 65% des personnes interrogées pensent avoir perdu du pouvoir d'achat contre 59% en janvier dernier, 17% estiment en avoir gagné et 18% qu'il est resté stable.

Parmi les mesures plébiscitées pour augmenter le pouvoir d'achat, les sondés citent en premier une baisse de la TVA (85%) avant une réduction de la fiscalité sur les carburants du type TIPP flottante (83%) et une augmentation du smic (72%).

Favoriser la concurrence et l'implantation de grandes surfaces afin de faire baisser les prix - l'une des pistes à l'étude au gouvernement - ne recueille que 42% d'opinions positives.

Le président Nicolas Sarkozy devrait annoncer des "initiatives" sur le pouvoir d'achat à son retour de Chine, où il est en visite d'Etat jusqu'à mardi.

Le sondage a été réalisé par téléphone et au domicile de 964 personnes les 22 et 23 novembre.

RAG 34. les lolo's 34

11:57 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT - Sarkozy : "Ce sauvage libéral "qui veut civiliser internet

PCINPACT.COM : C’est en fin de matinée que l’Élysée a reçu le rapport Olivennes et la liste des engagements pris par les professionnels. FAI et majors se sont ainsi engagés d’une seule voie pour favoriser l’offre l’égale (un peu) et lutter contre le piratage (beaucoup). La cérémonie a été suivie d’un discours de Nicolas Sarkozy qui a rappelé son attachement aux artistes et au respect de leur droit.

Pour les FAI, au rang des signataires : citons Orange, Numéricâble, Neuf, Telecom Italia, et Free (Iliad). Citons encore Canal+, TF1, France Télévisions, la SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques), la SACEM, la SCPP (société civile des producteurs phonographiques), le SNEP évidemment, la SPPF, SFR, etc.

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Les principaux extraits du rapport Olivennes
Du filtrage à la riposte graduée

Ce rapport a été remis à la ministre de la Culture. Il répond à la mission demandée par Nicolas Sarkozy le 1er août dernier en guise de « plan de sauvetage » de l’industrie culturelle face au problème du téléchargement sauvage. Lutte contre le téléchargement sauvage et mesures pour l’épanouissement de l’offre légale, voilà les deux maîtres mots qui ont gouverné cette étude.

« Les pouvoirs publics s'engagent :

à proposer au Parlement les textes législatifs et à prendre les mesures réglementaires, permettant de mettre en œuvre un mécanisme d'avertissement et de sanction visant à désinciter !a contrefaçon numérique.
Si nécessaire, ce mécanisme sera piloté par une autorité publique spécialisée, en sorte de garantir les droits et libertés individuels. Dans ce cas, cette autorité sera dotée des moyens humains et techniques nécessaires à l'avertissement et à la sanction. Sur plainte des ayants droit, elle enverra, par l'intermédiaire des fournisseurs d'accès à internet, des messages électroniques d'avertissement et de mise en garde au titulaire de l'abonnement. En cas de constatation d'une récidive, elle prendra ou fera prendre des sanctions à l'encontre du titulaire de l'abonnement, allant de l'interruption de l'accès à internet à la résiliation du contrat. Cette autorité disposera des pouvoirs de sanction à l'égard des fournisseurs d'accès qui ne répondraient pas, ou pas de manière diligente, à ses injonctions. Elle rendra publiques des statistiques faisant état de son activité. Cette autorité disposera également de la capacité d'exiger des prestataires techniques (hébergeurs, fournisseurs d'accès,...) toutes mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication en ligne.

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RAG 34. Lovely34

11:57 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Loisirs/Culture , Musique , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Fin de l'exonération de la redevance TV pour 780.000 foyers

A partir de 2008, quelque 780.000 foyers, principalement des personnes âgées modestes, devront acquitter les 116 euros de redevance audiovisuelle. Le dispositif provisoire qui les en dispensait arrive en effet à échéance.

Coup dur pour les quelque 780.000 foyers jusqu'alors exonérés du paiement de la redevance audiovisuelle. A partir de 2008, ils devront débourser les 116 euros de cette taxe, a confirmé Bercy ce lundi. "Une loi a été votée il y a trois ans, il n'y a pas de dispositif prévu et, à ce stade, la loi s'applique", a-t-on indiqué au ministère. L'exonération de redevance est en revanche maintenue pour les handicapés, soit quelque 28.000 foyers.

Une loi votée en 2004 prévoyait l'adossement de la redevance sur la taxe d'habitation et a permis d'économiser 100 millions d'euros sur les frais de collecte. Mais cette réforme assujettissait à la redevance des personnes jusqu'alors exonérées, principalement des personnes âgées modestes. Un dispositif leur assurant une exonération de trois années supplémentaires (jusqu'en 2007) avait alors été mis en place par le parlement.

Lors de l'examen du budget des médias, vendredi par l'Assemblée nationale, le député PS de Paris, Patrick Bloche, avait dénoncé la "bombe à retardement" que représente la réintégration brutale de plusieurs centaines de milliers de foyers comme redevables de cette redevance. Lundi, le Parti socialiste, par la voix de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a jugé qu'"il n'était pas acceptable de revenir sur l'exonération de la redevance télé pour les personnes âgées".

latribune.fr

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11:56 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

L'Unef claque la porte de la coordination nationale étudiante contre la loi Pécresse

Les délégués de l'Unef ont quitté, samedi 24 novembre, la coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités à Lille, en raison des tensions y régnant. Selon une porte-parole de l'Unef, une cinquantaine d'étudiants sur les 150 délégués présents ont refusé de siéger plus lontemps au sein de la coordination, qui doit se tenir jusqu'à dimanche, plusieurs militants de ce syndicat représentatif ayant été exclus d'entrée samedi de l'assemblée.

Les organisateurs reprochent notamment à l'Unef d'être dans une démarche de négociation avec le gouvernement. "Il y a un refus de l'organisation de la coordination à propos des négociations. C'est pour cela qu'ils refusent notamment des délégations du mouvement", a déclaré la porte-parole. "On appelle les AG à continuer à se mobiliser mais on considère que cette coordination n'est plus représentative du mouvement", a noté la représentante de l'Unef. D'après elle, "le point de clivage est sur la reconnaissance des syndicats étudiants représentatifs et sur le fait que ces syndicats vont négocier avec le gouvernement pour obtenir de meilleures conditions de vie étudiantes".

MÉFIANCE VIS-À-VIS DES MÉDIAS

La quatrième coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités s'est ouverte samedi après-midi à l'université de Lille I (Sciences et technologies), en présence de quelque 300 délégués étudiants de toute la France. Les étudiants, venus de 67 universités et IUT, doivent débattre pendant deux jours pour définir leurs revendications. Mais cette quatrième édition s'ouvrait dans un contexte particulier. En effet, la coordination a toujours réclamé une abrogation de la loi Pécresse, en estimant cette demande "non négociable". Mais l'Unef, qui ne réclame pas le retrait du texte, avait jugé jeudi "un retour à la normale envisageable" dans les universités si le gouvernement ouvre des discussions et offre des "réponses satisfaisantes".

Comme lors des précédentes coordinations, la méfiance vis-à-vis des médias était très forte, des étudiants se montrant même parfois agressifs verbalement. Les journalistes étaient invités à rester dans une salle, rebaptisée par certains jeunes salle de "quarantaine". Après quatre heures d'attente sans pouvoir dialoguer avec des membres de la coordination, plusieurs médias ont décidé de ne pas la couvrir. "L'Unef refuse de cautionner cette ambiance très tendue et très violente à la fois vis-à-vis des délégations des étudiants et de la presse", a affirmé la porte-parole. Elle a précisé que les délégations jugées "litigieuses" ou "fausses" étaient rassemblées dans une salle où était inscrit sur le tableau noir "Bienvenue au goulag".

Le Monde

RAG 34. Lovely34

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Case prison pour Kasparov

Garry Kasparov arrêté à Moscou lors d'une manifestation
Reuters

(photo Copyright © 2007 Reuters)Par James Kilner Reuters - Samedi 24 novembre,MOSCOU (Reuters) - La police a appréhendé le dirigeant d'opposition et ancien champion d'échecs Garry Kasparov ainsi que plusieurs autres protestataires alors qu'ils manifestaient contre le président Vladimir Poutine.

Des échauffourées ont éclaté entre policiers et manifestants dans le centre de la capitale après que quelque 3.000 personnes eurent tenté de marcher sur le siège de la commission nationale électorale.

Le rassemblement était organisé par le mouvement L'Autre Russie, dirigé par Kasparov, qui regroupe des adversaires du Kremlin allant des anarchistes aux économistes libéraux.

Un journaliste de Reuters a aperçu des policiers en civil embarquant Kasparov et d'autres manifestants sans ménagement dans des fourgons de police.

Selon une porte-parole de l'opposant, il a été inculpé de troubles à l'ordre public et la police a dit qu'elle le maintiendrait en détention pendant cinq jours. Une soixantaine de personnes ont été interpellées, a ajouté la porte-parole. La police est, quant à elle, restée muette.

Selon L'Autre Russie, Poutine foule aux pieds les droits fondamentaux ainsi que la liberté de la presse depuis son arrivée au Kremlin en 2000.

Le parti de Kasparov accuse aussi à l'avance les législatives du 2 décembre d'avantager la formation pro-Poutine Russie Unie.

Les manifestants s'étaient rassemblés un jour de grand froid sur une artère proche d'une grande gare de la capitale. Ils ont scandé des slogans tels que "Pas d'élections !", "Vive la Russie !" et "A bas Poutine !".

EN INGOUCHIE

Les forces de l'ordre avaient réprimé de précédentes manifestations de L'Autre Russie cette année, chargeant la foule à l'aide de matraques et procédant à des arrestations avant même que le gros des rassemblements se forment.

Mais récemment, la police avait adopté une approche moins brutale et a fait samedi profil bas.

D'autres manifestations et défilés étaient prévus dans d'autres villes de la Fédération de Russie.

D'après la radio Echo de Moscou, une centaine de protestataires ont ainsi été arrêtés en Ingouchie, où les autorités locales avaient interdit une réunion de l'opposition.

Poutine, qui est très populaire en Russie, cèdera l'an prochain son fauteuil présidentiel après deux mandats consécutifs de quatre ans au Kremlin.

Mais l'ancien lieutenant-colonel de l'ex-KGB a manifesté l'intention de continuer à jouer un rôle politique dans son pays, sous une forme ou sous une autre.

Il sera en tout état de cause tête de liste de Russie Unie aux législatives, un scrutin que cette formation devrait remporter haut la main.

L'Autre Russie a donné à ses partisans des consignes de vote nul pour le 2 décembre.

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07:55 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24.11.2007

B comme Béjart, c'est sur ARTE en ce moment ...

Vous faut juste changer de chaîne ...

PSYCHE ROCK : Décès du chorégraphe Maurice Béjart
Romandie news

Psyché Rock : Maurice Béjart définitivement associé pour sa chorégraphie à Messe pour le temps présent de Pierre Henri est décédé hier à l'âge de 80 ans.

Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé le Béjart Ballet Lausanne. Il était hospitalisé depuis plusieurs jours au CHUV afin d'y suivre un traitement cardiaque et rénal. Il laisse plus de 230 chorégraphies.

Né le 1er janvier 1927 à Marseille, M. Béjart était l'un des plus grands chorégraphes du 20e siècle. Il s'était installé en Suisse en 1987, créant le Béjart Ballet Lausanne. Le chorégraphe a beaucoup apporté à son art et ses mises en scènes spectaculaires ont réconcilié le public avec la danse.

Homme solitaire mais sociable, M. Béjart ne craignait pas la mort car "elle est une certitude", a-t-il expliqué. "Je crois que l'on meurt toujours à temps (...) Le temps est compté différemment pour chacun, mais on meurt à temps."

Ses quelque 230 chorégraphies sont autant de pages de son journal intime, des étapes de sa quête d'absolu. Les philosophies orientales, le cinéma ou la littérature habitent son oeuvre. Béjart y parle d'amour, de mort, de voyage, de solitude ou de grands mythes occidentaux: bref de la condition humaine.

Maurice Béjart confessait avoir raté des chorégraphies. Il a cependant signé d'indéniables réussites, dont "Symphonie pour un homme seul" (1955), "Le Sacre du Printemps" (1959), "Boléro" (1961), "L'Oiseau de feu" (1970), "Notre Faust" (1975) ou "Le Presbythère...!" (1997).

Avec des mises en scènes parfois extravagantes, il a emporté l'adhésion du public et l'a familiarisé, non sans mal, à la danse contemporaine comme à la musique concrète. Parmi les interprètes de prédilection de Béjart figurent Jorge Donn, Patrick Dupont, Gil Roman et Sylvie Guillem.

Maurice Béjart a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix allemand de la danse en 1994. Il a été élevé à l'Ordre du Soleil levant par l'empereur du Japon en 1986. Il était bourgeois d'honneur de Lausanne.

(ats / 22 novembre 2007 12:31)

Le site du Béjart Ballet Lausanne




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20:59 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Photos/Dessins , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Maurice BEJART, MESSE POUR LE TEMPS PRESENT

Laurent FABIUS : Pour une Coopération Européenne de la Recherche et de l’Innovation

Elaboré depuis plusieurs mois par Laurent Fabius, après large consultation, le projet de CERI permettrait de mutualiser les efforts des pays européens qui le souhaitent dans les deux domaines clés de la recherche et de l’innovation. Ce serait un moyen de relancer l’Europe par une politique concrète. La CERI pourrait être la première coopération renforcée effective.

Clicker sur pour lire la suite ---> le détail du projet ainsi que la présentation du projet en anglais et en allemand.

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23 novembre 2007

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08:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

NOUVEAU TRAITE EUROPEEN : LANCEMENT DU COMITE NATIONAL POUR UN REFERENDUM



Nous voulons un référendum !

La tenue d'un référendum sur le traité de Lisbonne est une ardente nécessité démocratique. C'est pourquoi des personnalités diverses, dont certaines avaient déjà pris l'initiative d'appels et de pétitions en faveur de cette consultation populaire, ont décidé de rassembler leurs efforts dans un Comité national pour le référendum. Le CNR s'adresse à tous ceux, quelle que soit leur opinion sur le nouveau traité, qui affirment la nécessité que le suffrage universel se prononce sur ce traité. Vous trouverez ci-dessous et ci-joint le texte de l'appel et la liste des premiers signataires. Un site est ouvert à l'adresse www.nousvoulonsunreferendum.eu . Une affiche sera disponible dans les prochains jours. Vous aussi, exigez que la décision revienne aux citoyens, soutenez la démarche du Comité National pour un Référendum.


Appel du Comité National pour un Référendum

Un nouveau traité -dit traité de Lisbonne- vient d'être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.
Sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d'imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C'est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d'un Comité National pour un Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des peuples, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum.

(en gras les 4 premiers signataires de l'Hérault de l'appel national)
Premiers signataires : ABERGEL Gilbert, Ancien grand maître GODF; AGUIRRE Léonce, LCR; AMARA Jean-Claude, Droits devant!; ALIES Paul, Politologue; ATTAR Michèle, Gauche Avenir; AUTAIN Clémentine, Mensuel Regards; AUTAIN François, Sénateur MRC; AZAM Geneviève, Attac France; BACQUET Jean-Paul, Député PS; BATAILLE Christian, Député PS; BAVAY Francine, Les Verts; BEN HIBA Tarek, Alternative citoyenne; BEN SADIA Hamida, Alternative citoyenne; BERGE-LAVIGNE Maryse, Sénatrice PS; BEYNEL Eric, Syndicaliste douanier; BOISLAROUSSIE Jean-Jacques, Les Alternatifs; BORE Jean-Paul, Membre du comité des régions d'Europe, PCF; BORVO-COHEN SEAT Nicole, Sénatrice PCF; BOUMEDIENE Alima, Sénatrice Les Verts; BOURGAIN Michel, Les Verts; BOVE José, ; BRAY Florence, Cactus/La gauche!; BUFFET Marie-George, Secrétaire nationale du PCF; CABANES Claude, Journaliste, Gauche Avenir; CANDAR Gilles, Historien; CARASSUS Pierre, MARS - Gauche Républicaine; CASSEN Bernard, Journaliste, association Mémoire des Luttes; CHERFI Madjid, Chanteur de Zebda ; CHEVENEMENT Jean-Pierre, Ancien ministre, président d'honneur du MRC; CHOMBEAU Christiane, Journaliste; CIRERA Daniel, PCF; COCQ François, MARS - Gauche Républicaine; COLLOMBAT Pierre-Yves, Sénateur PS; COQUEREL Eric, MARS - Gauche Républicaine; CORCUFF Philippe, Sociologue; COTTA Jacques, Journaliste et réalisateur; COUPE Annick, Union syndicale Solidaires; COURS-SALIES Pierre, Coordination des collectifs antilibéraux; DAURIAC Jean-Francis, Observatoire de la Démocratie; DEBONS Claude, Ancien animateur du Collectif du 29 mai; DEBREGEAS Georges, Sauvons la Recherche; DEFROMENT René, Syndicaliste; DELAPIERRE François, PRS; DELUCHAT André, Ancien responsable syndical national; DELY Renaud, Journaliste; DENIS Ariel, Mouvement de la Paix; DESALLANGRE Jacques, Député; DESESSARD Jean, Sénateur Les Verts; DETHYRE Richard, Sociologue; DIEHLMANN Françoise, Forum de la Gauche Citoyenne; DOLEZ Marc, Député PS; DOUAT Rémy, Mensuel Regards; DREYFUS-SCHMIDT Michel, Sénateur PS; ECKERT Christian, Député PS; FERREIRA Anne, Député européen PS; FILOCHE Gérard, D&S; FOURNEYRON Valérie, Député PS; FOURRE Jacques, Responsable associatif; FRANCO Hélène, Magistrate ; GADREY Jean, Economiste; GARRIDO Raquel, PRS; GARROUSTE Laurent, Inspecteur du travail; GAUTHIER Elisabeth, Transform!; GAYSSOT Jean-Claude, Ancien ministre; GENEREUX Jacques, Economiste; GIRAUD Joel, Député PRG; GONNEAU Jean-Luc, Cactus/La gauche!; GUERIN Julien, D&S; HALPHEN Eric, Magistrat, écrivain; HARRIBEY Jean-Marie, Attac France; HEBERT Jean-Paul, Economiste; HUSSON Michel, Economiste; HUTIN Christian, Député MRC; JANQUIN Serge, Député PS; JOURNET Alain, Sénateur PS; KHALFA Pierre, Union syndicale Solidaires; KRIVINE Alain, LCR; LAIGNEL André, Député européen PS; LAMBERT Jérôme, Député PS; LANGLOIS Bernard, Journaliste; LE NEOUANNIC Pascale, PS; LE STRAT Claire, Politiste; LE STRAT Anne, Les Verts; LEFEBVRE Rémi, Universitaire; LEFORT Jean-Claude, Député honoraire; LEMAIRE Gilles, Ecologiste, faucheur volontaire; LIENEMANN Marie-Noëlle, Député européen PS; LORAND Isabelle, Médecin; MANDRAUD Isabelle, Journaliste; MANGENOT Marc, Economiste-sociologue; MANGEOT Philippe, Enseignant; MARQUAILLE Jeaninne, Forces Militantes; MARTELLI Roger, Fondation Copernic; MASSIAH Gus, CEDETIM-IPAM; MAUREL Emmanuel, Parti Pris; MELENCHON Jean-Luc, Sénateur PS, président de PRS; MERIEUX Roland, Les Alternatifs; MERME Henri, Les Alternatifs; MESQUIDA Kleber, Député PS; MEXANDEAU Louis, Ancien ministre, Forces Militantes; MICHEL Jean-Pierre, Sénateur PS; MICHEL Jean, Député PS; MLATI Fatiha, Cactus/La gauche!; NAÏR Sami, MRC; NATHANSON Jean-Michel, Union syndicale Solidaires; NAUDY Michel, Journaliste; NERI Alain, Député PS; PELLETIER Willy, Sociologue, coordinateur géneral de la Fondation Copernic; PICQUET Christian; QUILES Paul, Ancien ministre, Gauche Avenir; REVOL René, Vice-président de PRS; REYNAUD Marie Line, Député PS; ROGEMONT Marcel, Député PS; ROUSSEAU Michel, Marches Européennes; ROUSSEL Roselyne, D&S; SALESSE Yves, ; SANDRIER Jean-Claude, Député PCF; SARRE Georges, MRC; SIEFFERT Denis, Journal Politis; SIRE-MARIN Evelyne, Magistrate, co-présidente de la Fondation Copernic; SOUDAIS Michel, Journaliste; SPIZZICHINO Robert, Forces Militantes; TEPER Bernard, UFAL; TRICOT Catherine, Mensuel Regards; TROUVE Aurélie, Attac France; VACHERON Raymond, Syndicaliste; VACHETTA Roselyne, LCR; VENTURA Christophe, Mémoire des Luttes; VIDALIES Alain, Député PS; ZARKA Pierre, OMOS...

NOUS VOULONS UN REFERENDUM !


RAG 34. Lolo34

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23.11.2007

Ingrid BETANCOURT en vie ? Espoir toujours.

Le président colombien n'en est pas à son premier coup : en retirant le statut de médiateur à Hugo Chavez, le président colombien nous montre une fois de plus son cynisme sans borne.

Nous vous invitons à vous mobiliser à nos côtés, ce samedi 24 novembre à 14H00, lors d'un rassemblement organisé devant la Résidence de l'Ambassadeur de Colombie (31, rue Constantine, 7ème arrondissement de Paris). La mobilisation citoyenne a le pouvoir de faire changer d'avis Alvaro Uribe : ne perdons pas cette occasion.

En savoir plus sur ce revirement et sur la mobilisation

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19:34 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Présidentialisation du régime à outrance et à marche forcée : La démocratie confisquée ?

Un recul démocratique par Dominique Rousseau






Pour Dominique Rousseau*, les atteintes portées aux droits des citoyens et à la séparation des pouvoirs dessinent une société qui désarme ses membres pour mieux les contraindre.


Si, comme le dit l’article 16 de la Déclaration de 1789, une société démocratique est une société où les droits des citoyens sont garantis et la séparation des pouvoirs respectée, alors, depuis six mois, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, la France souffre !

Dans chaque domaine d’activité, par petites touches successives qui, à l’arrivée, font une grosse tache liberticide, la garantie et plus encore, peut-être, l’existence même de droits constitutionnels sont remises en cause : du droit de grève (par le service minimum) au droit à l’éducation (par la privatisation de l’université) en passant par le droit à une répartition équitable de l’impôt (par les exonérations fiscales pour les grandes fortunes)... En six mois, tous les droits ont été touchés. Plus ou moins profondément, mais tous l’ont été de sorte que se dessine un projet global, non visible quand on prend chaque mesure individuellement mais éclatant quand on les relie les unes aux autres : l’établissement d’une société qui se méfie de ses citoyens au point de leur retirer progressivement les droits qui les font devenir, précisément, citoyens. Une société qui préfère les « gens » aux citoyens. Une société qui désarme ses membres pour mieux les contraindre.

Rétrécie dans ses libertés, la société française est aussi tout entière résorbée dans la personne du Président, qui fait revivre une vieille et funeste formule : « L’État, c’est moi ! » La politique étrangère, c’est lui et son conseiller spécial Jean-David Levitte, et non le ministre Kouchner ; l’économie, c’est lui et son conseiller François Pérol, et non la ministre Lagarde ; la culture et les médias, c’est lui et son conseiller Benamou, et non la ministre Albanel ; et au poste de coordination de la politique présidentielle, non pas le Premier ministre mais le secrétaire général de l’Élysée ! Un gouvernement transparent et un Parlement absent, court-circuité par la multiplication de commissions ad hoc, au point que les députés UMP eux-mêmes multiplient les manifestations de mauvaise humeur et sont convoqués deux fois en six mois à l’Élysée pour « être recadrés ». Et à cette confusion des pouvoirs d’État, s’ajoute la confusion au profit du Président des pouvoirs économique, financier et médiatique que symbolise le rachat du journal les Échos par Bernard Arnault.

Six mois de pouvoir, six mois de régression démocratique. Les droits des citoyens et la séparation des pouvoirs sont avalés gloutonnement par un Président boulimique. Ce qui révèle sans doute des troubles de la personnalité du chef mais qui, surtout, ouvre à terme sur une situation conflictuelle grave : l’histoire politique française montre que toute période de confusion et d’exercice personnel des pouvoirs se termine généralement dans la douleur. Car, pour justifier cette absorption de la société et des pouvoirs dans le corps du roi, il ne suffit pas de dire et de répéter que le roi tient sa légitimité de son élection au suffrage universel direct. La qualité démocratique d’un pouvoir ou d’une décision ne tient pas seulement à son origine, divine ou populaire ; elle tient à la manière dont ce pouvoir est exercé ou dont cette décision est prise. C’est-à-dire au respect d’une procédure de délibération collective garantie par la reconnaissance des droits fondamentaux et de la séparation des pouvoirs. L’oubli de ces deux conditions « est la seule cause des malheurs publics et de la corruption des gouvernements », écrivaient les hommes de 1789 dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Ils n’avaient pas tort !

Article de Politis.fr


* Dominique Rousseau est professeur de droit public à Montpellier-I, membre de l’Institut universitaire de France, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature.

Notre note précédente : Mise en examen de Jacques Chirac : " L'ancien président devrait se mettre en congé du Conseil constitutionnel", suggère Dominique Rousseau

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19:33 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Indépendance de la presse et de l'information.





Etes-vous fiers de vivre dans un pays où Nicolas Sarkozy annonce lui-même qui sera directeur du 1er quotidien économique (*) ?

Savez-vous que Les Echos était le dernier grand quotidien national sans proche de Nicolas Sarkozy à son capital ?

Trouvez-vous normal que la presse serve de + en + d'outil de propagande?

Vous avez répondu 3 fois "Non" à notre quizz ?

Il faut alors soutenir les cinq premiers syndicats de journalistes, qui proposent une loi garantissant l'indépendance des rédactions...

Leur web-pétition www.intersj.info s' adresse à toutes et tous les citoyens.

Pas de démocratie sans liberté de la presse !

(*) http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/292193.FR.php

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19:32 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

François Hollande appelle à la reprise du travail à la SNCF et à la RATP



PARIS (AFP) - Le patron du PS François Hollande a souhaité jeudi une reprise du travail à la SNCF et à la RATP, prenant acte de l'ouverture de négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

"Dès lors qu'une négociation est ouverte et qu'elle s'engage sur des bases sérieuses de l'avis même des organisations syndicales, oui, il faut aller vers une reprise du travail et garder une vigilance par rapport au déroulement de ces négociations", a-t-il déclaré à Matignon, où il venait d'être consulté par le Premier ministre François Fillon sur la réforme des institutions.

M. Hollande a critiqué le fait que les négociations n'aient pas débuté "plus tôt". "Il y avait quand même des occasions (...) des préalables ont été inutilement posés", a jugé le patron du PS.

Mais parce que la négociation "s'ouvre", a insisté le premier secrétaire, et "qu'elle va durer longtemps, un mois, il faut qu'il y ait un mouvement de reprise du travail aujourd'hui".

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00:09 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.11.2007

Mise en examen de Jacques Chirac : " L'ancien président devrait se mettre en congé du Conseil constitutionnel", suggère Dominique Rousseau

La récente mise en examen de l'ancien président de la République Jacques Chirac pour détournement de fonds exigerait qu'il se mette en congé du Conseil constitutionnel afin de préserver l'exigence de "morale" républicaine a estimé ce matin sur france inter, Dominique Rousseau, professeur à la Faculté de droit de Montpellier I.

Ecouter l'interview France inter 22 novembre, journal de 9h00.




Les autres dossiers judiciaires visant Chirac (d'après LCI-TF1).

SEMPAP ET AUTRES DOSSIERS DE LA VILLE DE PARIS : le dossier de la Sempap, société d'imprimerie de la Ville de Paris, porte sur des détournements de fonds qui auraient servi notamment au financement du RPR. D'autres dossiers sont ouverts, visant notamment l'affaire du Crédit municipal dans laquelle Guy Legris, ex-patron du RPR parisien, est mis en examen pour détournement de fonds, l'entretien de jardins privés d'élus par des jardiniers municipaux entre 1983 et 2001.

EURALAIR : Une information judiciaire menée par la juge Xavière Simeoni pour "abus de biens sociaux, banqueroute" visant la faillite en 2003 de la compagnie aérienne Euralair, dirigée par Alexandre Couvelaire, un proche de Jacques Chirac, concerne en partie des vols gratuits dont aurait bénéficié le couple présidentiel. Une perquisition a été menée en octobre dernier pour obtenir des factures relatives aux campagnes électorales présidentielles de Jacques Chirac en 1995 et 2002 au centre des archives contemporaines de Fontainebleau.

CLEARSTREAM : Jacques Chirac est désigné par des dépositions et des éléments matériels comme étant à l'origine d'une enquête parallèle en 2004 du général Philippe Rondot sur les faux listings de la société financière luxembourgeoise, qui semblaient compromettre des personnalités, dont Nicolas Sarkozy. Une opération de déstabilisation est soupçonnée contre ce dernier, qui est partie civile. Jacques Chirac a invoqué des raisons juridiques liées à la Constitution et son statut de chef de l'Etat pour refuser de déposer.

AFFAIRE BORREL : Des documents officiels saisis lors de perquisitions dans des ministères montrent que l'Elysée a tenté d'aider les autorités de Djibouti, soupçonnées du meurtre du magistrat Bernard Borrel en 1995, à obtenir copie du dossier et les a encouragées ensuite à porter plainte contre la France. Jacques Chirac refuse aussi de déposer dans cette affaire.

RAG 34. Lolo34

11:50 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Nouveau Traité Européen compliqué : INVITATION PRS

Le bureau départemental de PRS 34 vous invite à un

ATELIER DE LECTURE,

Sur le nouveau traité européen,
organisé à l'initiative du Cercle PRS étudiant, ce vendredi 23 novembre à 16h au Café Le RANCH
à Montpellier Route de Mende en bas de l'Université de Paul Valéry.

En espérant vous voir nombreux répondre à cette invitation,

Amitiés.

Le bureau départemental de PRS 34



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10:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouveau Traité, REFERENDUM, PRS 34

21.11.2007

Communiqué rectificatif de Ségolène Royal concernant la réforme des universités

Je lis ce matin dans la presse que j'aurais soutenu la réforme de Valérie Pécresse sur les universités.
Ce n'est pas le cas. Au contraire j'ai dit que le gouvernement était en train de gâcher la réforme des universités.
J'ai toujours dit que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université !) il fallait plus d'autonomie et plus de moyens aux universités pour accompagner plus efficacement les étudiants.
En revanche, la réforme telle qu'elle est conduite, comme je l'ai précisé, pose de graves problèmes :
- l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience
- le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé par la réforme
- il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté.

Le pacte présidentiel que j'ai défendu prévoyait :
1/ une loi de programmation pour donner à l'université et à la recherche les moyens de l'excellence
2/ la création d'une allocation-autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de faire leurs études dans de bonnes conditions.

Ségolène Royal

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Municipales : René REVOL candidat dans l'Hérault

René REVOL a annoncé qu’il conduira une liste de rassemblement à Grabels (34) pour les prochaines élections municipales. Cette liste portera le projet élaboré grâce au débat organisé par l’association « Un projet pour Grabels », fondée début 2007 par les deux conseillers municipaux d’opposition, Pascal HEYMES et René REVOL. Nous avons demandé à René REVOL qu’il nous confie qui il est au quotidien.

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15:23 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : René REVOL

Municipales à Montpellier : La phrase de la semaine

(photo ML David Crespin) André Vézhinet député PS : " Que Frêche s'occupe de ses oignons".


Face à la machine à perdre que semble vouloir une fois de plus mettre en place la fédération PS de l'Hérault, le député Vézhinet prend ses distances avec Frêche "divers gauche". Celui-la même qui entreprend chez-nous, de continuer à saborder le PS en ouvrant les écoutilles à l'UMP sur bien des points (immigration, universités, etc).

clicker sur la vignette pour l'agrandir. Georges Frêche ? Frêchiste, bien sûr ! (Midi-Libre 14 nov 07)


Vas-y Dédé, on est avec toi !

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15:22 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : VEZHINET, FRECHE

SNCF - Sabotage sur plusieurs lignes TGV : Bernard Thibault "condamne" les actes de malveillance





© Ahmet Sel / Fedephoto. PARIS - Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a "condamné" mercredi de "manière claire (...) les actes inadmissibles" sur des installations ferroviaires occasionnant de très nombreux retards sur les réseaux des lignes à grande vitesse (LGV).

"S'il s'agit d'actes de sabotage, c'est-à-dire délibérément de dégrader les installations ferroviaires en période de conflit social, je considère que ce sont des actes inadmissibles et surtout destinés à porter le discrédit sur une profession", a-t-il estimé sur Europe-1. "La CGT ne peut être partie prenante de ce genre d'actes et les condamne de manière tout à fait claire".

Ignorant qui est à l'origine de ces actes, Bernard Thibault s'est demandé si c'est "une provocation, une manipulation". "On veut nous faire sortir du sujet qui est au coeur de ce conflit, qui est l'avenir des retraites".

"Les cheminots, comme les agents de la RATP, les électriciens et gaziers ne se laisseront pas éloigner de leurs revendications sociales", a prévenu le leader syndical. AP

ljg/ma

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10:07 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le PS juge "incompréhensible" l'attitude du gouvernement

PARIS (AFP) - Un porte-parole du PS, Christophe Borgel, a jugé mardi "incompréhensible que le gouvernement ait tant attendu" pour engager les négociations avec les syndicats sur les retraites, critiquant la "posture idéologique" de l'exécutif.

"Il est incompréhensible que le gouvernement ait tant attendu pour lancer la négociation alors que les syndicats avaient ouvert la porte dès le début", a déclaré le secrétaire national aux élus, rendant compte de la réunion du bureau national du parti.

Reprochant au gouvernement de "manier le chaud et le froid", il s'est étonné en substance de la fermeté du président Nicolas Sarkozy sur les conflits sociaux, devant les maires de France mardi. "On se demande de quoi on parle, alors que nous avons des syndicats qui disent: +Mettons-nous autour de la table+ et que les acteurs sociaux majeurs conviennent que la réforme des retraites est une nécessité".

Selon M. Borgel, "le gouvernement serait bien inspiré de quitter sa posture idéologique, qui est aujourd'hui bousculée par la manière dont les syndicats gèrent le conflit". "Qui est actuellement moteur d'un nouveau mode des relations sociales ? Les syndicats", a-t-il déclaré.

La direction du PS, a-t-il dit, estime que le problème du pouvoir d'achat est de plus en plus pris en compte par l'opinion dans l'appréciation que celle-ci porte sur le conflit des retraites.

"L'absence de résultats sur une promesse centrale de Nicolas Sarkozy (+travailler plus pour gagner plus+) prend corps dans le pays" et le paquet fiscal de 15 milliards d'euros du mois de juillet "est aujourd'hui relu, revisité à cette aune par les Français, alors qu'il n'a aucun effet sur la croissance économique", selon M. Borgel.

A la manifestation parisienne des fonctionnaires sur le pouvoir d'achat, le PS était représenté par son numéro 2, François Rebsamen, pour, a précisé ce dernier, "exprimer la solidarité du PS avec le mouvement social".

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10:04 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Viticulture : baisse du budget

Dans le cadre de son intervention sur le Budget de l'Agriculture 2008 à l'Assemblée Nationale, le Député PS de l’Hérault Kléber Mesquida a interpellé le Ministre de l'Agriculture Michel Barnier sur la crise que traverse la viticulture languedocienne. Évoquant les problèmes des marchés des vins, il a insisté sur la nécessité d'organiser une table ronde réunissant professionnels, metteurs en marché, acteurs de la grande distribution et du négoce.

Au niveau des exportations, il a également rappelé la concurrence faussée que subissent les viticulteurs français, soumis à des réglementations et des normes beaucoup plus strictes que les autres pays producteurs. Alors que le budget des aides à l'export présente une baisse de 15 %, le Ministre et la majorité UMP ont néanmoins repoussé l'amendement de Kléber Mesquida portant les crédits d'aide à l'export de 11 à 33 millions d'euros. Le député a comparé les moyens consacrés par l'Espagne (50 millions d'euros), le Chili (70 millions d'euros) et l'Australie (80 millions d'euros).

Il a rappelé au Ministre « les directives du Président de la République pour diminuer les dépenses administratives au profit du développement économique et donc du pouvoir d'achat des viticulteurs ».

14 novembre.

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08:57 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon : La grève est juste

Il se passe une sorte de petit miracle autour de la grève des transports. Le voici : un nombre non négligeable de sondés affirme son soutien au grévistes. Ce n’est pas une majorité, bien sur. Mais si on tient compte du matraquage sur le sujet il est à proprement parler incroyable que des gens continuent à ne pas céder à la pente dans laquelle on les pousse avec une constance absolue et omniprésente. J’y vois le signe d’une meilleure résistance des valeurs de gauche que ne l’affirme la thèse de la droitisation de la société. Peut-être aussi que la société commence à savoir secréter des anti corps contre les épidémies médiatiques. Il n’empêche que pour l’instant, dans la bataille d’opinion le point est du côté de Sarkozy. Mais il ne peut en être autrement quand aux batteries médiatiques traditionnelles, pilonnant soir et matin le front social, s’ajoutent certains tireurs dans le dos du PS et des syndicats.
Je vais aussi donner des nouvelles de la deuxième réunion en vue de la création d’un comité national pour le référendum sur le nouveau traité constitutionnel...

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07:40 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le collectif ACDC accuse l'Insee d'"escamoter" les vrais chiffres du chômage

Le collectif Les autres chiffres du chômage (ACDC) a estimé lundi 12 novembre que l'Insee a "escamoté la révision du taux de chômage" BIT dans l'estimation publiée à la mi-journée du taux de chômage pour le 2e trimestre 2007 (8,1 %), par "des changements opportuns dans la méthode de calcul". Selon le collectif, le taux a baissé "deux fois moins qu'affiché depuis deux ans".

"L'Insee a dû finir par admettre, comme nous le disions depuis des mois, que les chiffres de l'ANPE ne sont plus utilisables pour évaluer le chômage. Mais il essaye quand même de maintenir la fiction d'un taux de chômage à 8 %", affirme un communiqué. Si le collectif reconnaît que l'Insee "ne cache pas avoir changé la méthode de calcul et indique bien qu'il en résulte une baisse d'un point du taux de chômage", il dénonce plusieurs changements de méthode de calcul "opportuns" et sans "fondements solides" , destinés surtout à "éviter à l'Insee de se déjuger et de déjuger le gouvernement". L'Insee a notamment exclu de ses statistiques les personnes inscrites à l'ANPE mais qui ne signalent pas d'autre démarche de recherche d'emploi dans l'enquête Emploi. Il en résulterait une baisse de 0,7 % du taux de chômage.

UN CHÔMAGE "NETTEMENT SUPÉRIEUR AU NIVEAU DE DÉBUT 2001"

ACDC publie un schéma comparant une courbe "spéciale présidentielle", une courbe "embarrassante" et une courbe "providentielle". La première reprend les estimations de l'Insee et la Dares, "fausses depuis 2005 et qualifiées officiellement de provisoires depuis avril 2007, calculées sur la base des données biaisées de l'ANPE", selon le collectif. La deuxième reprend les résultats de l'enquête Emploi, "que l'Insee ne voulait pas valider pendant la campagne électorale, calculés avec la méthode habituelle" et montrant que le chômage "a baissé moitié moins qu'affiché jusqu'à aujourd'hui par l'Insee et demeure nettement supérieur au niveau de début 2001". La troisième, qui présente les nouveaux résultats de l'enquête Emploi, "converge si miraculeusement avec la courbe 'spéciale présidentielle' qu'il est impossible d'y voir une coïncidence", estime le collectif.

ACDC enjoint l'Insee d'"attendre les conclusions du groupe de travail du Comité national de l'information statistique (Cnis) sur les 'statistiques de l'emploi, du chômage, de la précarité et du sous-emploi' pour mettre en place un système d'indicateurs enfin crédible, transparent et légitime".

LEMONDE.FR avec AFP 12.11.07

Télécharger : Les Autres Chiffres Du Chômage (format pdf)


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07:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

20.11.2007

Premières grosses manifestations du quinquennat : Sarkozy on est là !

5000 à 7000 manifestants cet après-midi à Montpellier. Chaud, chaud, les cheminots. Belle, belle, la manifestation !




Une locomotive rougeoyante et fumante, mais solidaire de ses wagons, descendait à toute vapeur le boulevard du Jeu de Paume. Pour aller où ?




Et oui aller où ? Alors depuis notre bocal-bocage, on a regardé passer le train. Meuh si, mais non : RESISTANCE ! SOLIDARITE, REVIENS !


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22:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Affaire ERIGNAC : Le doute sur la culpabilité de Colonna loin d'être levé

Un ami du préfet, témoin de son assassinat, a continué mardi d'entretenir le doute sur la culpabilité du berger corse.(clicker sur pour l'agrandir : Affiche de soutien à Yvan Colonna placardée en Corse à l'approche de son procès Crédit Photo : AFP)

Deux agresseurs et non trois sur les lieux du crime, aucun d'eux ne ressemblant a priori à Yvan Colonna : un ami du préfet Erignac, témoin de son assassinat, a continué mardi d'entretenir le doute sur la culpabilité du berger corse. Joseph Colombani, directeur de cabinet du président du Conseil exécutif de Corse a témoigné plus de trois heures devant la cour d'assises spéciale de Paris pour décrire la scène qu'il a vécue le 6 février 1998 à Ajaccio.

Ce soir-là vers 21 heures, il est ressorti attendre le préfet devant le théâtre Kalliste après avoir installé dans le public Mme Erignac. Il va observer d'une distance de moins de 25 mètres l'assassinat alors que Claude Erignac rejoint le théâtre en remontant la rue Colonel Colonna d'Ornano, une petite artère en pente et mal éclairée. Selon son récit, le préfet se rend compte que l'on tente de l'agresser après un premier coup de feu raté. Il se retrouve face-à-face avec un homme, le "dévisage" et tente de fuir dans une impasse. Il rebrousse chemin, toujours "plié en deux" pour échapper aux tirs, au moment où retentit une deuxième détonation. Ce n'est qu'après un troisième coup de feu - le premier qui atteigne la victime selon lui - que M. Colombani voit surgir de l'impasse le deuxième agresseur qui "se positionne ensuite au-dessus du corps, tend le bras et tire par deux fois".

"On n'est plus sûrs de rien"

Le témoin est formel : il n'a vu que deux hommes autour du préfet effondré au sol, "comme un chien". Ce que la défense de Colonna tente d'exploiter en rappelant que deux membres du commando déjà condamnés, Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, ont reconnu être présents alors que l'accusé, lui, continue de nier. D'après l'accusation, qui s'appuie sur les aveux d'Alessandri, il y avait au moins trois membres du commando sur place et le dernier membre du trio serait Yvan Colonna.

"Mais au stade où nous sommes j'ai l'impression qu'on n'est plus sûrs de rien", relève Me Antoine Sollacaro, l'un des avocats de Colonna. Pour la défense de l'accusé, le flou est d'autant plus grand qu'aucun des deux hommes décrits par le témoin ne semble avoir le physique de Colonna. Au sujet de cet homme qui achève le préfet au sol et qu'il appelle "le tireur", M. Colombani a "surtout le souvenir d'une carrure" plus que d'un visage, explique-t-il. Il faisait nuit et la rue était sombre. Il le décrit comme "massif" tout en suggérant que c'est peut-être dû à sa "parka genre doudoune, assez volumineuse". La question de la taille du tueur surgit à nouveau. Alors que Colonna mesure 1,72 m, le témoin se souvient avoir dit à deux reprises aux enquêteurs que ce tireur mesurait au moins 1,80 m. En tout cas, précise-t-il, lui et son complice étaient "deux individus athlétiques".

"Quand j'ai vu Yvan Colonna s'exprimer sur TF1 le soir où il a pris la fuite (en mai 1999, ndlr) je l'ai bien regardé (...) il n'y a pas eu ce tilt qui se passe quand vous reconnaissez quelqu'un que vous avez déjà vu", affirme encore Joseph Colombani. "Aujourd'hui, je le regarde et je n'éprouve toujours pas ce déclic".

(D'après AFP)

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22:26 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ERIGNAC, COLONNA, CORSE

TOUS ENSEMBLE mardi 20 novembre : Une grève peut en cacher une autre.

OUI au pouvoir d'achat, NON aux plans sociaux sans contrepartie !

Tous ensemble à la manifestation !
Mardi 20 novembre : Montpellier 14 h30 départ du Peyrou. RDV sous l'Arc de triomphe





HAUTE TENSION SOCIALE, ATTENTION !




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12:59 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Un mardi de toutes les grèves, Sarko, zylencieux

Allo Sarko, j'ai mal au dos...
Un mardi de toutes les grèves dans le secteur public
PARIS (Reuters) - La France s'apprête à vivre ce mardi une journée de perturbation majeure dans le secteur public, avec une mobilisation de 24 heures des fonctionnaires et un septième jour de grève dans les transports, où une amorce de solution semble toutefois se dessiner.

Tandis que les usagers du rail et du métro, notamment dans la région parisienne, connaîtront à nouveau des difficultés à se déplacer, plus de cinq millions de fonctionnaires sont appelés à cesser le travail.

Les étudiants qui bloquent une partie des universités depuis le début du mois devraient aussi se joindre, avec des lycéens gagnés par la grogne, aux défilés des fonctionnaires prévus dans les grandes villes de France mardi après-midi.

Si les cheminots et les salariés du métro s'opposent à la réforme de leurs régimes spéciaux de retraite, les enseignants, agents hospitaliers, fonctionnaires territoriaux ou encore employés des impôts protestent contre la réduction des effectifs et la baisse qu'ils disent constater dans leur pouvoir d'achat.

Point d'orgue, baroud d'honneur ou extension du mouvement protestataire, les grèves de mardi constituent en tout cas le premier grand test politique pour Nicolas Sarkozy.

"La semaine qui s'ouvre est vraiment décisive pour chacun", analysait dimanche le ministre du Travail, Xavier Bertrand, en première ligne dans les négociations avec les syndicats.

Le gouvernement a prévu près de 23.000 suppressions d'emploi dans la fonction publique en 2008. Gouvernement et syndicats s'attendent à une forte mobilisation mardi.

Le mouvement, qui concerne 2,543 millions de fonctionnaires d'Etat, 1,613 million de fonctionnaires locaux et environ un million de fonctionnaires hospitaliers pourrait amener de nombreuses fermetures d'écoles ou de crèches et des services réduits dans les transports régionaux, aux impôts et aux douanes.

Le SNUIPP, principal syndicat de l'enseignement dans les maternelles et le primaire, prévoit 65% de grévistes, ce qui serait à comparer avec les 40 à 50% de grévistes enregistrés pendant le conflit sur le contrat première embauche en 2006.

L'enseignement sera le plus touché par les coupes dans les effectifs de fonctionnaires en 2008 avec 11.200 suppressions de postes, principalement dans les collèges et lycées.

EFFECTIFS ET POUVOIR D'ACHAT

Les contrôleurs aériens et la CGT d'Air France ont aussi appelé à la grève. Des perturbations sur le trafic sont attendues notamment pour les vols au départ de l'aéroport de Paris-Orly.

Les salariés d'entreprises privées comme France Telecom bénéficiant toujours du statut de fonctionnaire seront aussi en grève. La CGT appelle également à des baisses de charge pendant 24 heures à GDF et EDF à partir de lundi 21h00.

Dans les hôpitaux, les infirmiers appellent à la grève pour le paiement des heures supplémentaires en souffrance et des augmentations. Il est toutefois de tradition que le service ne soit pas perturbé dans les hôpitaux.

Avec les effectifs, la baisse du pouvoir d'achat est au centre des revendications des fonctionnaires. Les sondages révèlent qu'il constitue la première préoccupation des Français et la critique la plus vive adressée à Nicolas Sarkozy.

"Contrairement aux promesses annoncées, rien n'a été fait pour soulager les Français qui font face à la fois à la hausse du coût de l'énergie, à la hausse des denrées alimentaires, et à la non augmentation des salaires", a déclaré à ce sujet Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste.

Ce dernier s'était joint la veille aux appels venus de droite comme de gauche pour l'ouverture le plus rapidement possible des négociations dans les transports publics.

Celles-ci ne devraient cependant pas démarrer avant mercredi à la SNCF, où les fédérations de cheminots ont accepté dimanche de participer à une table ronde avec la direction, en présence de représentants de l'Etat.

"J'ai un espoir raisonnable que nous arrivions à un aboutissement positif, c'est-à-dire à une reprise progressive du travail et du trafic" à la SNCF et à la RATP, a estimé le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie.

"Le gouvernement ne pourra pas bouger sur les principes parce qu'il a un mandat pour faire avancer cette réforme et pour aller vers l'harmonisation", a prévenu de son côté le Premier ministre, François Fillon, en jugeant la grève "minoritaire dans les entreprises" et "extrêmement minoritaire dans le pays".

Sud-Rail, le syndicat le plus hostile à la réforme, lui a répondu en écho que les cheminots demeuraient selon lui hostiles aux trois piliers du projet : 40 annuités, décote et indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires.

Nicolas Sarkozy est resté très discret depuis le début du conflit, laissant le soin à Xavier Bertrand, à François Fillon et à ses conseillers d'assurer la communication gouvernementale.

"Le président parlera quand il le jugera utile", confiait-on lundi soir dans l'entourage présidentiel.

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10:30 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Réformer l’université sans désengager l’Etat





Tribune de Bruno julliard président de l’Unef (Union nationale des étudiants de France). La mobilisation étudiante prend de l’ampleur dans les universités. Après deux semaines d’assemblées générales massives sur une trentaine de sites universitaires, les étudiants apparaissent plus que jamais déterminés à se faire entendre du gouvernement. La tension sur les universités qui se manifeste aujourd’hui est perceptible depuis plusieurs semaines et ses motifs sont nombreux.

La rentrée universitaire s’est en effet déroulée, malgré les promesses, dans un contexte budgétaire très difficile pour les établissements et les étudiants, dont le pouvoir d’achat et les conditions de vie continuent à se dégrader pour la sixième année consécutive. Le service public d’enseignement supérieur reste le parent pauvre des politiques éducatives : sous-financement chronique, inégalités entre universités délaissées et grandes écoles privilégiées, difficultés d’insertion professionnelle, pression accrue sur les diplômes et les salaires dans un contexte de chômage de masse, sélection des étudiants par l’échec lors des premières années. Comme pendant le mouvement contre le CPE, la jeunesse craint pour son avenir.

Depuis 2006, aucune mesure n’a été prise en faveur des étudiants. Les causes du malaise sont toujours présentes. Les étudiants sont viscéralement attachés à un service public d’enseignement supérieur de qualité, permettant l’accès et la réussite de tous, toutes conditions sociales confondues. Bref, un modèle de service public ou l’Etat joue son rôle en finançant les établissements, en aidant socialement les étudiants et en compensant les inégalités.

Or, par ses choix budgétaires pour 2008, par les priorités politiques qu’il affiche et par la loi sur l’autonomie des universités, le gouvernement a ouvert la porte au désengagement politique et financier de l’Etat. La loi sur l’autonomie des universités cristallise ces inquiétudes liées à la démission de l’Etat.

Cette loi est en effet mauvaise et dangereuse. Mauvaise, car elle n’envisage l’enseignement supérieur que par le prisme déformé des gestionnaires sans s’attaquer aux défis majeurs du système (la réussite et l’accompagnement social des étudiants, l’insertion professionnelle, la place de la recherche).

Dangereuse, parce qu’elle créera plus de problèmes qu’elle n’apportera de solutions en introduisant des reculs en termes de démocratie universitaire, en précarisant un peu plus les personnels et en ouvrant la porte au désengagement de l’Etat par des transferts de compétences que nous refusons. Si cette loi était si irréprochable, le gouvernement ne l’aurait pas fait voter en catimini pendant l’été.

Malgré les concessions obtenues dans le cadre des «concertations» (notamment le retrait de la sélection à l’entrée du master), l’Unef demande que le gouvernement revoie sa copie et apporte des modifications législatives à son texte, en particulier en revenant sur la composition des conseils d’administration pour garantir la place des élus, en limitant les possibilités de recours à des personnels contractuels, en accompagnant financièrement les compétences nouvelles des universités (réhabilitation des bâtiments avant tout transfert) et en supprimant l’obligation de recours à l’orientation active.

Surtout, cette loi s’applique dans un contexte budgétaire difficile. Malgré les engagements du président de la République, le budget 2008 pour l’enseignement supérieur est en trompe-l’œil, affecté essentiellement aux exonérations fiscales aux entreprises dont le montant a triplé ainsi qu’au paiement en retard d’engagements de l’Etat des années précédentes. Pour la première fois depuis de nombreuses années, ce budget ne prévoit aucune création de poste alors que les besoins d’encadrement n’ont jamais été aussi importants.

Cette douche froide est pour beaucoup dans la mobilisation actuelle. L’autonomie des universités s’appliquant dans un contexte de pénurie budgétaire, le gouvernement est le seul responsable de la situation de blocage actuel. Les conditions de la rentrée ont démontré que le «dialogue» que nous avions engagé pendant l’été n’était plus suffisant pour que le gouvernement prenne en compte ces inquiétudes. Les étudiants et l’Unef n’ont dès lors pas d’autre choix que de se mobiliser pour faire revenir le gouvernement à la table des négociations.

Au-delà des revendications portant sur la loi sur l’autonomie, l’Union nationale des étudiants de France demande au gouvernement de programmer les moyens budgétaires sur plusieurs années de l’enseignement supérieur. Les promesses ne suffisent pas à rassurer. Sans cette programmation, la loi sur l’autonomie ne serait que le cache-sexe du désengagement de l’Etat, que les étudiants refusent aujourd’hui. Cette programmation doit en particulier permettre d’agir pour la réussite des étudiants et pour résorber la précarité de leurs conditions de vie.

Le gouvernement semble aujourd’hui ignorer ces attentes et prend le risque d’une amplification du mouvement. Calcul cynique pour décrocher les étudiants de l’opinion ? Calcul dangereux en tout cas, car tourner le dos à la jeunesse ne peut tenir lieu de politique pour l’avenir. Valérie Pécresse doit enfin faire la démonstration qu’elle est bien la «ministre des étudiants» qu’elle prétendait être a son arrivée. Il n’est pas trop tard.

Tribune publiée dans Libération.fr du 13 Novembre 2007.

Visitez le blog PRIORITE A GAUCHE !

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07:25 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LOI PECRESSE, JULLIARD, UNEF, MJS

19.11.2007

Carte judiciaire: 63 prud'hommes bientôt supprimés

Refonte de la carte judiciaire suite. Depuis un mois, Rachida Dati annonce des suppressions de tribunaux. Le gouvernement poursuit sa réforme. Dernière étape en date: la disparition programmée de 63 des 271 conseils de prud'hommes, selon un document officiel dont l'AFP a eu connaissance dimanche. Dans ce document, la Chancellerie précise que le nombre de conseillers prudhomaux (à ce jour, 14.616 élus) restera inchangé.

La nouvelle carte des conseils de prud'hommes entrera en vigueur en avril 2008 afin de permettre l'organisation des prochaines élections prud'hommales le 3 décembre 2008, selon une source gouvernementale. La liste des 63 suppressions est issue de "plusieurs phases de concertation" avec les syndicats, a indiqué le cabinet du ministre du Travail Xavier Bertrand.

Les personnels concernés seront rattachés à d'autres conseils de prud'hommes, de façon à conserver au moins un conseil par département et à "renforcer ceux traitant plus de 800 affaires par an", a-t-on ajouté. Après la publication de la liste des conseils supprimés dans le Journal officiel, "dans la semaine qui vient", une concertation de trois mois sera menée, comme l'impose le Code du travail, avec les syndicats, organisations professionnelles, élus locaux, chambres des métiers...

Conséquences "très graves"

A peine évoquée, la mesure fait déjà grincer des dents. "On nous dit que 'ces conseils de prud'hommes sont menacés' mais nous ne nous leurrons pas: ils vont disparaître", a déclaré Brigitte Bruneau, de l'Usaj (Union syndicale autonome justice). "Ce sont les conseils de prud'hommes les plus petits, en termes de nombres d'affaires rendues, qui sont supprimés pour être rattachés aux conseils les plus proches", a-t-elle regretté.

Les conséquences ont été jugées "très graves" pour les justiciables concernés: "Salariés qui ne perçoivent plus de salaires, qui ont été licenciés... des gens dans des situations économiques et sociales extrêmement fragiles", a insisté la représentante de l'Usaj. La secrétaire générale de C-justice, Lydie Quirié, s'est déclarée "totalement opposée à toute suppression d'un quelconque établissement figurant sur votre liste", dans un courrier adressée à Rachida Dati, dénonçant une approche "froide et dépourvue d'humanité". Les syndicats de fonctionnaires de justice doivent être reçus lundi à la Chancellerie.

(D'après agence)

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07:15 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CARTE JUDICIAIRE

18.11.2007

TRAITE EUROPEEN : Le coût du coup de force




par François Delapierre

Onze pays avaient prévu un référendum pour ratifier le précédent Traité Constitutionnel européen (TCE) : Danemark, Espagne, France, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Suède et Finlande.

Pour l’actuel Traité modificatif européen (TME), il n’est en plus question nulle part, sauf en Irlande où il s’agit d’une stricte obligation constitutionnelle. Aux Pays-Bas, le chef du parti travailliste Wouter Bos a oublié sa promesse des élections de novembre dernier : "si un nouveau traité émergeait, qui ressemblerait même de loin à la Constitution Européenne, il y aurait un second référendum." En Grande-Bretagne, le premier ministre Gordon Brown ne se considère pas davantage lié par la promesse du manifeste du parti travailliste de 2005 d’un référendum sur le TCE. Au Danemark, qui ratifiait jusqu’ici tous les traités européens par référendum, le gouvernement fait tout pour l’éviter. En République Tchèque, le Premier ministre pressé dans son propre parti de convoquer un référendum dit s’en remettre à la Cour Constitutionnelle qui déterminera si une réforme de la Constitution est vraiment nécessaire. Au Portugal, le premier ministre Socrates affronte la pression pour le référendum qui monte au sein même du Parlement. Un à un, les gouvernements des pays qui prévoyaient un référendum sur le TCE y renoncent. Même là où le TCE avait été ratifié par référendum, en Espagne et au Luxembourg, où l’on pourrait supposer les peuples enclins à confirmer leur vote initial.

Au sommet de Lisbonne, une clause non écrite a visiblement été adoptée en plus de toutes celles du TME. Chaque chef d’Etat s’est engagé à ne pas organiser de référendum. Car un seul exemple ferait tâche d’huile. Ainsi l’Irlande a été priée d’organiser son référendum le plus tard possible, pour ne pas donner un mauvais exemple. Le gouvernement danois est invité à tenir bon pour ne pas affaiblir le gouvernement hollandais qui tente d’imposer la voie parlementaire. Tandis que l’éventualité d’un référendum en République Tchèque est d’autant plus combattue qu’elle suscite une crainte de « contagion » sur la Pologne.

Cette obsession anti-référendaire est avérée par des propos de Giuliano Amato de juillet 2007 à Londres dans la discrète réunion d’un think tank blairiste, révélés par une vidéo diffusée sur Internet. Amato, du parti démocrate italien, ancien Président du Conseil, fut vice-président de la Commission Giscard et présida la Convention sur l’Avenir de l’Europe mise en place après les « non » français et néerlandais. Selon lui, « il a été décidé que le document devrait être illisible. S’il est illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là l’idée…Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque chose de nouveau. (…)Si la CIG produit un document de ce type, n'importe quel premier ministre - celui du Royaume-Uni, par exemple - peut aller devant les Communes et dire : 'Regardez, c'est complètement illisible, c'est un traité bruxellois typique, il n'y a aucun besoin d'un référendum' . »

Notons que les chefs d’Etat européens, qui furent nombreux à expliquer les « non » français et hollandais par le contexte national, n’ont pas davantage envisage un référendum simultané dans l’Union évitant que la question posée soit polluée par des enjeux de politique nationale. De même, ils ont refusé de s’appuyer sur l’élection du Parlement européen en 2009 pour enclencher un processus démocratique débouchant sur l’adoption d’un nouveau traité. La déclaration commune des gouvernements de l’Union, adoptée lors des célébrations du cinquantenaire du traité de Rome, a choisi au contraire « d’asseoir l’Union européenne sur des bases communes rénovées d’ici les élections au Parlement européen de 2009 ». Il leur aura donc fallu bâcler le TME en un temps record et l’adopter en deux mois à peine. Les chefs d’Etat ont renoncé de ce fait à associer des organismes comme la Confédération Européenne des Syndicats, laquelle avait pourtant mouillé sa chemise pour défendre le TCE, et qui a pris en conséquence ses distances avec ce TME élaboré sans qu’elle soit, même formellement, consultée.

Le refus de solliciter l’approbation populaire relève donc de l’idée fixe. L’idée européenne pourrait en être la victime. Car les chefs d’Etat européens ont pris un risque considérable : transformer les élections européennes de 2009 en référendum a posteriori. De nombreux électeurs pourraient alors se venger du coup de force en accordant leurs suffrages à des listes hostiles à la construction européenne, souvent hélas celles des partis nationalistes en pointe dans l’Europe entière. Le choix de contourner les peuples européens deux ans seulement après leur avoir présenté un projet de Constitution censé rapprocher l’Union européenne des citoyens aurait alors des conséquences considérables sur l’avenir politique du continent.

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10:20 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Les cheminots vont débattre de la poursuite de la grève

PARIS (Reuters) - Les cheminots engagés en France contre la réforme des régimes spéciaux de retraite sont appelés à se réunir ce dimanche pour débattre de la reconduction du mouvement de grève pour 24 heures.

Au quatrième jour de conflit, le gouvernement et les syndicats ont campé samedi sur leurs positions et les assemblées générales ont reconduit le mouvement jusqu'à lundi.

Le Premier ministre François Fillon a demandé un appel à la reprise du travail comme condition à l'ouverture de discussions alors que les fédérations syndicales réclament de "véritables négociations sans préalable".

Dans un communiqué diffusé samedi soir, la CGT, FO, la CFTC, l'UNSA et la CFE/CGC ont pris acte d'un "document de méthode" reçu vendredi soir de la SNCF pour des négociations tripartites entre syndicats, direction et gouvernement.

Mais ils estiment que la direction ne répond pas à leur demande de débat sur les principes fondamentaux de la réforme, ni à celle de discussions sur "les questions de l'entreprise qui sont portées dans ce conflit", à savoir le fret, le pouvoir d'achat et l'emploi.

"A partir de l'ensemble de ces éléments, les fédérations syndicales appellent les cheminots à rester unis et mobilisés et à débattre de la reconduction de la grève pour une nouvelle période de 24 heures", indique le communiqué signé des principaux syndicats engagés dans la grève, à l'exception de Sud-Rail.

La CFDT-Cheminots s'est retirée du mouvement vendredi soir.

"Demain, les assemblées générales se réuniront, débattront de la situation sociale, de l'état du rapport de forces et auront des propositions concernant la suite du mouvement", a déclaré Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT Cheminots.

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09:42 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

56 facs sont mobilisées contre la loi LRU, dit un porte-parole

ORLÉANS (Reuters) - Cinquante-six universités sont mobilisées dans le mouvement hostile à la loi relative aux libertés et à la responsabilité des universités (LRU), dite loi Pécresse, dont des délégués étaient réunis samedi à Tours, a déclaré l'un des porte-parole de leur coordination nationale.

"Nous avons recensé 56 facs mobilisées dans cette lutte", a déclaré Kamel Tafer à l'occasion d'une interruption des travaux des 185 délégués, réunis à huis clos.

"Il y a aujourd'hui 26 universités totalement bloquées. Cette situation est motivante pour l'ensemble des étudiants présents et nous conduira demain à débattre d'une convergence de lutte avec les salariés en grève", a-t-il ajouté.

Les étudiants de l'université François-Rabelais de Tours, dont la plupart occupent depuis plusieurs semaines le site des Tanneurs (Lettres et Sciences humaines) se sont dits satisfaits par l'organisation de cette rencontre, même si la grève des transports a sensiblement retardé les délégations.

Les travaux devaient se poursuivre tard dans la nuit, avec un débat sur les revendications, une mise à plat des perspectives et l'élection de nouveaux porte-parole. La journée de dimanche devrait être consacrée à l'annonce d'actions concrètes "visant à amplifier le mouvement de contestation".


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09:40 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.11.2007

Ingrid.B, Clara.R et les 3000 autres : Mobilisation exceptionnelle à Paris, dimanche 18 novembre

Depuis plusieurs mois, les efforts de la médiation internationale nous rendent indéniablement optimistes. Les avancées obtenues jusqu’à présent sont inédites et nous laissent espérer que le dénouement de la prise d’otage d’Ingrid Betancourt et de plusieurs otages colombiens, est proche.

Il nous appartient à nous, citoyen-ne-s, de contribuer à ce qu’une solution historique et tant attendue se mette en place rapidement. C’est pourquoi le Comité de soutien à Ingrid Betancourt et l’ONG Otages du Monde appellent à une mobilisation exceptionnelle.

Dimanche 18 novembre, à Paris, une grande marche partira à 15H00 du Parvis des Droits de l’Homme (appelé Parvis du Trocadéro) pour rejoindre le Mur de la Paix.

La famille d’Ingrid Betancourt prendra part à cette manifestation : Mélanie et Lorenzo Betancourt, enfants d’Ingrid ; Juan Carlos Lecompte, mari d’Ingrid et Fabrice Delloye, ex-mari et père des enfants d’Ingrid, seront présents...

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12:55 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Accroissement des inégalités : un constat affligeant pour l’UMP et le président de la République

Jour après jour, les études viennent toutes confirmer le caractère inefficace et profondément injuste de la politique fiscale menée depuis six ans par l’UMP.

Le portrait social de la France en 2007, publié aujourd’hui par l’INSEE, dresse à cet égard un constat sans appel. Cette étude conclut ainsi que le mouvement de baisse des inégalités du niveau de vie et de la pauvreté, pourtant régulier depuis les années 70, s’est « essoufflé depuis 2002, la pauvreté ayant même légèrement augmenté en 2005, tandis que les inégalités de patrimoine se sont, elles, renforcées ». Ainsi, le niveau de vie des 10%des Français les plus modestes n’a pas évolué depuis 6 ans et la France compte aujourd’hui 250.000 pauvres de plus qu’en 2002.

Les inégalités de patrimoine se sont littéralement envolées au cours de cette période : le patrimoine des 10% des Français les plus riches (450.000 euros) a progressé de 40% quand celui des 10% les plus pauvres (2.110 euros) stagnait.

Ce mouvement creuse les inégalités initiales, puisqu’il frappe davantage les jeunes couples, les non qualifiés et les familles nombreuses. Le constat est donc clair : l’ascenseur social, élément fondateur de notre pacte républicain qui privilégie le mérite à l’héritage, est en panne et s’est transformé en « descenseur social ».

Cette étude, fondée pour la première fois sur des indicateurs d’inégalités sociales, démontre que cette situation résulte des choix fiscaux anti-redistributifs de la majorité en place depuis six ans qui à cassé un à un tous les outils favorisant la redistribution, c’est-à-dire l’égalité des chances.

Les dispositions adoptées cet été, et notamment le bouclier fiscal ( qui permettra aux 1.000 contribuables dont la fortune dépasse 15,5 millions d’euros de profiter chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros), ne feront qu’accélérer ce processus, au détriment de notre de Pacte social.

Le Parti socialiste demande donc au gouvernement de prendre acte de ces faits, désormais incontestables. Pour mettre ses actes en conformité avec ses belles déclarations sur l’ « ascension sociale par le travail et le mérite », il doit changer radicalement de politique fiscale en réhabilitant les impôts directs et progressifs, et non les taxes (TVA sociale,…) et la rente (bouclier fiscal, ISF, droits de successions et donations).

Communiqué du Parti socialiste

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12:37 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

16.11.2007

Traité Européen, les révélations du Télégraph : Cynique Traité, sinistre Sarkozy ?

L'Eurocynisme de Sarkozy par Paul Quilès

Comment ne pas parler de cynisme en effet, lorsqu'on lit l'extraordinaire aveu de N. Sarkozy rapporté par Bruno Waterfield, le correspondant à Bruxelles du quotidien britannique The Telegraph*!
Celui-ci révèle en effet que N. Sarkozy, devant un groupe de parlementaires européens réunis à huis-clos, a expliqué que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements »

(Nicolas Sarkozy addresses members of the European parliament in Strasbourg yesterday).
Parlant du référendum du 29 mai 2005, le Président français a considéré que « La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ». Et il a ajouté: « La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé.......Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. »

On comprend mieux alors pourquoi N. Sarkozy, qui considère que le peuple est "dangereux", refuse d'organiser le référendum! On comprend moins comment cette opinion, véritable déni de démocratie, peut être partagée par certains responsables de gauche.......

* http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2007/11/14/wfra114.xml



Le blog de Paul Quilès

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19:05 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Dati conclut une réforme avec plus de 200 tribunaux supprimés


(photo Copyright © 2007 Reuters) LYON (Reuters) - La ministre de la Justice Rachida Dati a achevé vendredi par des déplacements à Lyon et en Corse son "tour de France" de la réforme de la carte judiciaire, qui prévoit finalement de supprimer plus de 200 juridictions, et suscitent des actions d'opposition multiples.

Aucune totalisation nationale officielle des mesures décidées et aucun calendrier n'a été diffusé dans l'immédiat.

Selon des décomptes de syndicats de magistrats, ont été annoncées au total, compte tenu des dernières déclarations de vendredi, environ 180 suppressions de tribunaux d'instance (TI), 23 suppressions de tribunaux de grande instance (TGI), pour une poignée de créations de TI.

A l'avant-dernière étape de son tour de France, à Lyon, la Garde des sceaux a annoncé la suppression d'ici 2010, de cinq tribunaux de grande instance à Belley (Ain), Montbrison (Loire), Moulins (Allier), Riom (Puy-de-Dôme) et Vienne ou Bourgoin-Jallieu (Isère), le choix n'étant pas encore arrêté dans ce dernier cas.

Une quinzaine de tribunaux d'instance va par ailleurs disparaître dans les ressorts des cours d'appel de Lyon Chambéry, Grenoble et Riom, pour une seule création en Haute-Savoie.

Comme presque toujours durant ces déplacements, la ministre a été accueillie à Lyon par une manifestation de plusieurs centaines d'avocats et magistrats des juridictions menacées, en robe, qui ont hué la ministre, jeté des codes pénaux et civils, scandé des slogans "Dati démission" et se sont heurtés aux policiers.

Il n'y a eu ni arrestations ni dégâts. Rachida Dati est ensuite repartie pour la Corse, où elle devait effectuer les dernières annonces de sa réforme.

JOURNÉE D'ACTION LE 29 NOVEMBRE

Les chiffres nationaux de suppressions de tribunaux prévus dans cette réforme correspondent approximativement à ceux qui étaient mentionnés dans des documents internes du ministère, publiés en septembre dernier dans la presse, avant la concertation annoncée par le cabinet Dati.

"Cela prouve que tout était décidé dès le départ. Il n'y eu aucune concertation et aucune volonté d'amender des décisions prises dès le départ", a déclaré vendredi à Reuters Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

Il souligne qu'aucun budget spécifique n'a été dédié à cette réforme dans les crédits de la justice, votés jeudi par l'Assemblée, alors que, souligne-t-il, le fonctionnement et l'organisation des juridictions qui récupéreront le contentieux des tribunaux supprimés va évidemment augmenter.

"Il va y avoir un deuxième tour technique. On va découvrir au fur et à mesure qu'on réfléchit sérieusement, des conséquences en chaîne", a estimé Bruno Thouzellier. La gauche et une partie de l'UMP sont contre cette réforme et certains députés de la majorité n'ont pas voté le budget justice.

En province vendredi, des actions multiples de grèves, d'occupation de tribunaux, de manifestations, de "journées villes mortes" ou encore de grèves de la faim ont été organisées ou programmées dans de nombreuses villes comme à Saint-Dié (Vosges), Beauvais (Oise), Bourgoin-Jallieu (Isère).

Les syndicats de magistrats et de personnels de justice organiseront le 29 novembre une grève nationale. Ils défendent les tribunaux d'instance, car ils traitent des missions de proximité et service public telles que les placements sous tutelle de majeurs irresponsables, disent-ils.

Ils remarquent par ailleurs qu'aucun TGI n'est créé, même dans des zones débordées comme la Seine-Saint-Denis, alors que depuis la dernière réforme de 1958 la population française a augmenté de 20 millions d'habitants.

Vendredi, à Lyon, Rachida Dati a répété qu'elle irait "jusqu'au bout". "La France a beaucoup changé depuis 50 ans, nous devrons adapter le service public de la justice aux évolutions démographiques, économiques et sociales. La justice est le seul service public à n'avoir pas été réformé".

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17:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

TRANSPORTS : La grève continue

Troisième jour de grève dans les transports, les négociations au point mort

Par Mathieu FOULKES AFP - Les perturbations à la SNCF et la RATP sont encore importantes vendredi, au troisième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux , alors que les négociations semblent au point mort dans les entreprises et que se profile mardi un mouvement des fonctionnaires. Evénement

Le trafic SNCF s'améliore un peu mais est toujours perturbé au plan national, avec 250 TGV prévus, contre 700 en temps normal, et une soixantaine de trains Corail. Eurostar et Thalys devraient circuler normalement.

En province, le trafic des TER est réduit, avec environ un train sur deux, soit un train de plus que la veille, et 2.500 bus de substitution sont prévus sur certaines lignes.

En région parisienne, se profile une nouvelle journée de galère pour les usagers. A la SNCF (Transilien et plusieurs lignes de RER), de 2 à 4 trains devraient circuler par heure, sur certaines lignes et aux heures de pointe, avec 1.000 bus en complément de la desserte ferroviaire, un trafic en légère amélioration par rapport à la veille.

La SNCF précise que la desserte du Stade de France sera assurée vendredi soir pour le match amical de football entre la France et le Maroc.

Du côté de la RATP, le trafic était "en petite amélioration" à 7h30 mais encore "loin de la normale" avec globalement 1 métro sur 3 ou 4 et des "disparités". Le RER A circule avec environ 20% des rames. Aucun train ne roule sur le RER B, et on compte environ 30% à 40% de bus, selon la direction. Les tramways T2 et T3 avaient commencé à circuler à 6h30 mais le T1 ne roulait toujours pas à 7h30.

Le trafic routier autour de la capitale était à nouveau très difficile vendredi matin avec 240 kms de bouchons comptabilisés à 7H30, soit 50% de plus qu'un jour ordinaire, a indiqué le Centre régional d'information et de coordination routières d'Ile-de-France (CRICR). Celui-ci notait toutefois un très "léger mieux" par rapport à la situation observée la veille à la même heure, avançant l'hypothèse d'une meilleure "anticipation" des départs.

Après avoir laissé entrevoir une sortie de crise rapide mercredi avec un accord sur le principe de négociations tripartites par entreprise, le dialogue semble au point mort entre syndicats et gouvernement. Le ministre du Travail Xavier Bertrand, a demandé jeudi soir aux organisations syndicales "dans les entreprises d'appeler à la reprise du travail". "On ne peut pas avoir et la grève et les négociations d'entreprise en même temps", a-t-il fait valoir.

Sept fédérations syndicales de cheminots ont pourtant demandé aux AG de reconduire vendredi le mouvement de grève "pour 24 heures", soit jusqu'à samedi.

La CFTC-cheminots a souligné que "ce sont les cheminots qui font la loi sur le terrain" et Sud-Rail, tenu à l'écart des négociations, a appelé à rejeter le "cinéma" du ministre.

Plusieurs confédérations syndicales penchent pourtant pour la reprise du travail, comme la CFDT de François Chérèque qui ne veut pas que le mouvement des cheminots fasse la jonction avec la grève des fonctionnaires organisée mardi pour leur pouvoir d'achat.

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09:19 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

UNIVERSITES : Bruno Julliard pdt de l'UNEF appelle à amplifier le mouvement

L'Unef, premier syndicat étudiant, a appelé à amplifier le mouvement contre la loi d'autonomie sur les universités, qui provoquait jeudi soir le blocage de 37 sites.

A Montpellier tôt ce matin, l'Université Paul Valéry a été évacué par les forces de l'ordre. Montpellier III. "La sécurité n'était plus garantie. L'université est fermée", a déclaré le président de l'université. Des policiers sont en fonction sur le site pour filtrer les entrées.



Ce vendredi matin, Bruno Julliard Pdt de l'UNEF, qui était l'invité de France Inter a déclaré que "l'Etat n'avait pas tenu ses promesses budgétaires".

Ecouter l'émission

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09:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UNIVERSITES, UNEF, JULLIARD, LOI PECRESSE

Le nouveau TRAIT D'UNION est arrivé !

L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir.
Jean-Jaurès.

Nous attendions son retour sur la toile. Il es là !

Ne perdez pas de temps, gagnez-le ! Signez votre passage en pétitionnant pour exiger un référendum sur le traité européen.


---> La pétition "Socialistes pour un référendum sur le nouveau traité européen".

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09:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Le Conseil constitutionnel a validé les tests ADN

PARIS (Reuters) - Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la quasi-totalité de la loi sur l'immigration dont, sous certaines réserves, le dispositif relatif à l'usage de tests ADN dans le cadre du regroupement familial.

Le Conseil, où siégeait pour la première fois l'ancien président Jacques Chirac, aux côtés d'un autre ex-locataire de l'Elysée, Valéry Giscard d'Estaing, a en revanche censuré l'article autorisant les statistiques ethniques.

"Les réserves d'interprétation formulées par le Conseil constitutionnel rejoignent les préoccupations du gouvernement, qui s'est efforcé tout au long de la procédure législative d'encadrer le dispositif en prévoyant son caractère facultatif, gratuit", relève le Premier ministre, François Fillon, dans un communiqué.

Les groupes de gauche de l'Assemblée nationale ainsi que François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), avaient saisi le Conseil constitutionnel le 25 octobre sur ce texte présenté par Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, et que le Parlement avait adopté le 23 octobre. Le recours visait principalement les articles 13 et 63 du texte.

L'article 13, vivement contesté par la gauche, les associations de défense des droits de l'homme mais aussi par certains élus de droite et du centre, introduit le recours aux tests génétiques dans le cadre du regroupement familial.

Dans son arrêt, le Conseil constitutionnel "a relevé qu'en posant ces règles, le législateur n'a pas entendu appliquer aux étrangers le droit français de la filiation. Il n'a pas dérogé aux règles du droit international privé posées par le code civil".

"Ainsi la filiation de l'enfant étranger reste en principe soumise à la loi personnelle de la mère étrangère. Le Conseil a jugé que la loi déférée n'avait ni pour objet ni pour effet de créer un droit spécial réservé aux étrangers, tant quant à l'établissement du lien de filiation qu'à sa preuve", ajoute le Conseil.

L'ADN PAS CONTRAIRE AUX PRINCIPES D'EGALITE

"Tous les modes de preuve reconnus par la loi personnelle de la mère étrangère pourront donc être utilisés. En particulier, l'article 13 n'est pas applicable à la filiation adoptive qui continuera à se prouver par la production d'un jugement", dit encore le Conseil constitutionnel.

"Sous ces réserves, qui assurent l'égalité entre tous les modes d'établissement de la filiation, la loi ne pose pas de distinctions relatives à l'état des personnes contraires au principe d'égalité", note le Conseil.

Le député UMP Thierry Mariani avait déposé un amendement qui, sous le flot des critiques, a été sous-amendé à l'Assemblée nationale puis au Sénat avec l'accord du gouvernement.

Thierry Mariani a fait part de sa satisfaction après la décision du Conseil. "J'en suis très satisfait parce que finalement cinq mois après son élection, les engagements de Nicolas Sarkozy sont tenus", a-t-il dit.

"Sur l'ADN, il y a quelques mois on nous expliquait que c'était liberticide, fasciste, dangereux etc. Aujourd'hui, c'est validé par le Conseil constitutionnel donc je pense que tous ceux qui m'ont insulté pendant des semaines devraient un peu faire preuve d'humilité", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, s'est lui aussi réjoui dans un communiqué de cette décision qui, à ses yeux, "confirme que la nouvelle loi respecte pleinement les libertés publiques et les principes fondamentaux de notre République".

Les "sages" de la rue Montpensier ont en revanche estimé contraire à la Constitution l'article 63 de la loi relatif aux statistiques ethniques.

Le Conseil note que l'article incriminé ne prend pas en compte l'article 1er de la Constitution sur le refus de la distinction des citoyens selon leur sexe ou leur religion.

En outre, souligne l'arrêt, "l'amendement dont est issu l'article 63 était dépourvu de tout lien avec la loi déférée qui ne comportait à l'origine que des dispositions liées à l'entrée et au séjour des étrangers en France".

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a exprimé pour sa part son "immense déception" et son "soulagement".

Le Mrap se dit déçu de la position du Conseil au sujet de l'amendement ADN, mais "salue la décision ne permettant pas le recours aux statistiques ethniques".

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08:55 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, CONSEIL CONSTITUTIONNEL

15.11.2007

Seconde journée de grèves, dialogue en cours

PARIS (Reuters) - La grève dans les transports publics contre la réforme des régimes spéciaux de retraite se poursuit jeudi à la SNCF et à la RATP pour la seconde journée.

Mais syndicats et gouvernement tentent de nouer le dialogue en vue de négociations entreprise par entreprise dans un délai d'un mois fixé par le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Une sortie de crise semblait possible, comme le titre le quotidien Libération : "Préavis de sortie".

Pour Le Parisien "Ça négocie... mais la galère continue". "Régimes spéciaux : une sortie de crise se profile", relève La Tribune, Le Figaro estimant que "la grève s'essouffle".

Le président Nicolas Sarkozy a appelé mercredi soir à la fin des grèves, jugeant que les conditions d'une négociation étaient réunies. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a dit avoir obtenu les conditions d'une suspension du mouvement.

Mais cinq fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, Unsa) sur les huit que compte la SNCF ont appelé les salariés de l'entreprise à poursuivre la grève pour 24 heures, de même que SUD-Rail, écarté des discussions avec le gouvernement.

Dans un communiqué, les cinq fédérations disent n'avoir obtenu "aucune réponse concrète" du gouvernement pour l'instant.

Xavier Bertrand a affiché un optimisme mesuré jeudi matin. "Les conditions sont aujourd'hui réunies pour qu'on puisse faire progresser les négociations dans les entreprises", a-t-il dit sur RMC et BFM TV. S'adressant aux agents qui ont choisi de continuer l'arrêt de travail, le ministre du Travail a ajouté : "Dans une grève, il n'y a pas d'issue".

Il a souligné que les négociations dans les entreprises "ne sont pas faites pour annuler le passage aux 40 ans" de cotisation, contre 37,5 ans pour les bénéficiaires de régimes spéciaux, soit 1,1 million de retraités et 500.000 actifs.

À LA BASE DE DÉCIDER

Mercredi soir, le ministre a envoyé aux syndicalistes une lettre sur l'organisation de négociations dans les entreprises et les branches concernées. Il donne aux organisations syndicales un mois pour négocier dans les entreprises et les branches sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

"A l'issue de ce délai, les textes réglementaires relatifs à la réforme des différents régimes spéciaux seront rendus publics, puis publiés", ajoute-t-il dans cette lettre adressée aux dirigeants de la CGT, la CFDT, la Fgaac - non gréviste -, l'Unsa, Force ouvrière, la CFTC et la CFE-CGC.

Certains syndicalistes ont souhaité que la négociation s'ouvre jeudi, pendant que la grève se poursuivrait.

Mais Didier Le Reste, secrétaire confédéral de la CGT chargé du dossier des retraites au syndicat, a souligné qu'il incombait à "la base" de se prononcer sur le contenu des nouvelles propositions du gouvernement.

"Il appartient aux salariés d'en débattre et de décider (...) je m'en tiens à ce que les cheminots soient informés le plus précisément possible pour qu'il y ait débat et décisions", a-t-il dit jeudi au micro de RTL. "Les négociations s'ouvriront, je ne sais pas quand".

Moins suivie que le 18 octobre, la grève mercredi a fortement perturbé les transports, premier jour d'un mouvement reconductible contre le projet gouvernemental, une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy.

Les manifestants ont été toutefois moins nombreux que lors de la première journée nationale de mobilisation syndicale sur ce thème. Le ministère de l'Intérieur a dénombré 50.000 personnes dans les rues, sur l'ensemble de la France, contre 150.000 le 18 octobre.

Le mouvement mercredi a également affecté EDF et Gaz de France où le préavis de grève portait sur 24 heures.

LÉGÈRE AMÉLIORATION À LA SNCF

A la SNCF, une légère amélioration était attendue jeudi mais les usagers prévoyaient de longues attentes sur les quais de gare et les automobilistes des bouchons sur les routes. Ceux-ci représentaient 260 km cumulés autour de Paris jeudi matin.

Un TGV sur cinq circulera - 150 environ sur 700 en temps normal -, contre un sur sept mercredi, et un train Corail sur six, chiffre inchangé, ainsi qu'un TER sur trois.

A la RATP, on comptait une rame sur trois ou quatre en moyenne avec un trafic quasi nul sur certaines lignes. Le trafic était très perturbé sur la ligne A du RER et inexistant ou presque sur la ligne B alors que 30% des bus et tramways devaient circuler en moyenne.

Les salariés de la RATP ont majoritairement décidé de reconduire la grève pour 24 heures lors d'assemblées générales.

Soucieux d'éviter un mouvement de l'ampleur des grèves de 1995, qui avaient paralysé le pays, l'Elysée et le gouvernement ont mercredi repris au bond l'offre formulée mardi soir par la CGT de négociations tripartites Etat-syndicats-entreprises sur chacun des régimes spéciaux. La CGT réclamait jusqu'alors une négociation tripartite globale.

Le gouvernement accepte de négocier sur "les salaires en particulier en fin de carrière, les conditions de travail, la pénibilité, le régime additionnel, l'aménagement des fins de carrière", a rappelé le Premier ministre, François Fillon.

Trois principes restent non négociables pour l'exécutif : allongement progressif de la durée de cotisation de 37,5 annuités à 40 d'ici à 2012, indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires et système de décote, qui prévoit que les agents partant avant 40 ans de cotisation voient leur pension amputée.

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11:46 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Economie , Famille , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.11.2007

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Les géométries variables de «l’équité»

Tribune de Frédéric Lordon, chercheur au CNRS (*).

L’ahurissante augmentation du salaire présidentiel a été légitimement rapprochée du dramatique problème de pouvoir d’achat en France. Il est vrai qu’à l’image de l’inénarrable député Lellouche, qui s’indigne que « le président soit payé comme un petit cadre moyen » - 8 000 euros mensuels, les « petits cadres moyens » se sont évidemment reconnus… -, cette affaire a tout pour révéler l’effrayante distorsion des normes induites par la coupure du personnel politique, et donne un équivalent dans son genre de la confusion « du pain et de la brioche » qui faisait jadis les situations prérévolutionnaires.

Il n’est pourtant pas certain que la question générale du pouvoir d’achat soit la seule mise en rapport possible, ni même la plus scandaleuse. Car les principes justificateurs allégués par les auteurs mêmes de cette grande avancée sociale n’ont pas hésité à faire référence à l’« équité », suggérant par là de penser davantageà la réforme des régimes spéciaux, aussi étonnant que ce rapprochement puisse d’abord sembler.

À en croire ses partisans les plus inquiets, le président Sarkozy se trouvait en effet dangereusement lésé d’une inégalité de revenu en comparaison de son « collaborateur » François Fillon. Qui pouvait douter que les gouvernements de droite soient plus attachés à la réduction de certaines inégalités que de certaines autres ? Le point intéressant est cependant ailleurs, et réside plutôt dans la parfaite symétrie, mais évidemment à fronts renversés, des diverses façons de réaliser l’« équité ». Le salaire de M. Sarkozy est inférieur à celui de MM. Fillon, Bush et Brown, par conséquent il doit être augmenté. L’âge de la retraite des cheminots est plus bas que celui des salariés du privé, par conséquent il doit être retardé. L’identité formelle des deux cas est remarquable : il existe un écart, cet écart est qualifié d’anomalie, il est donc déclaré légitime de la réduire. Les différences réapparaissent quand on considère la pluralité des réductions possibles : car si A diffère de B alors qu’il devrait lui être égal, on peut aligner A sur B, B sur A, ou les deux en un point intermédiaire. Fin de l’arithmétique et début de la politique. Ainsi l’équité est-elle ce concept aux usages très politiques puisque, merveilleusement polyvalent, il s’offre à justifier tous les ajustements par le haut pour certains, et tous les ajustements par le bas pour les autres.

Il y a donc, au sens le plus stratégique du terme, quelque chose qu’on peut bien appeler une « politique de l’équité », politique de l’ajustement différencié, dont on peut dire qu’elle opère en pratique comme un art du précédent. Car tout est dans la brèche inaugurale, celle qui va créer la différence initiale, mettant en mouvement ensuite le discours automatique de la « réduction ». L’art de « l’équité par le bas » consiste à trouver un point faible. Par exemple, les salariés du privé. Plus vulnérables, moins syndiqués, ils sont tout désignés pour recevoir en premier le choc des régressions. Une fois le coin enfoncé, il n’y a plus qu’à attendre. Car on peut compter sur le matraquage idéologique par médias interposés pour rendre obsédante l’idée de « l’écart » et, une fois les esprits « attendris » - comme on dit de la viande trop dure -, imposer comme seule solution possible l’égalisation dans la déveine. L’art de « l’équité par le haut » recherche, lui, une référence brillante, un hors norme auquel s’accrocher - pour reconstruire la norme, en plus avantageux. Par exemple, un président étranger, un premier ministre qu’une législature antérieure a réussi à propulser en douce, ou pour une autre catégorie, très préoccupée elle aussi de cette forme-là « d’égalité », les « patrons américains ». Les patrons américains font peu ou prou le même travail que les patrons français. Mais force est de constater qu’ils sont beaucoup plus riches. L’injustice est manifeste, le rattrapage s’impose…

C’est peut-être parce que le rattrapage ne s’impose que pour ces « injustices »-là, parce que l’« équité » est devenue ce critère à géométrie si honteusement variable qu’il y a un enjeu politique décisif dans les mouvements de résistance à la réforme des régimes spéciaux, condamnés, eux, à la mauvaise équité et à la propagande du ressentiment, celle qui persuade les salariés attaqués en premier que le progrès social n’existera plus pour eux et ne leur laisse plus que l’espoir triste de voir tous les autres « ajustés » à leur tour. De toutes les escroqueries intellectuelles du libéralisme économique, la plus accomplie est probablement celle qui aura consisté en la captation réussie du thème de l’égalité pour en faire le motif de l’arasement général des conquêtes qui, à défaut de faire la vie « bonne » aux salariés, la leur faisaient moins mauvaise. Et l’on peut compter sur cette lecture libérale particulièrement vicieuse de l’égalité pour démanteler le CDI sous prétexte qu’il en est de plus en plus qui sont au CDD, pour supprimer complètement le repos dominical puisque certains travaillent déjà le dimanche, ou, pourquoi pas, pour déplafonner sans restriction le temps de travail au motif que l’on compte déjà beaucoup de surmenés.

À l’image du discours d’inversion qui fait passer l’opposition à la régression pour du conservatisme, et les « pas encore ajustés » pour des « nantis », la réforme des retraites ne cesse de revendiquer la « justice » et n’est pas loin de se donner pour « sociale »… Il est peut-être temps de remettre à l’endroit ce parfait sens dessus dessous. C’est pourquoi la lutte contre la réforme des régimes spéciaux offre une occasion de ne surtout pas manquer de récupérer « l’égalité » et d’en réaffirmer le sens originel, qui n’a jamais été celui de la convergence pour le pire.

(*) Bureau d’économie théorique et appliquée.

Article paru le 6 novembre 2007.

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19:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13.11.2007

J.L MELENCHON : MIC MAC, une incise agacée...

Extrait de son billet: “le FOND DE L’AIR EST CHAUD” 09.11.07

Une incise agacée. Je suis obligé de la faire car le site internet du journal du « Monde » rend compte d’un communiqué du courant socialiste « Rassembler à gauche » à l’issue du BN du PS. Il s’étonne de m’en trouver signataire compte tenu du fait que son contenu est moins avancé que ma position sur le sujet du référendum et du vote contre le traité européen. C’est exact. Moi aussi je suis étonné. Et j’ai un gros coup de fatigue au moment d’expliquer que je ne suis pas concerné réellement par ce document. « Rassembler à gauche » est un cartel de six groupes socialistes différents qui ont en commun d’avoir présenté ensemble un texte au congrès du Mans du PS et soutenu la candidature de Laurent Fabius, le tout au nom du « non » au référendum de 2005. En pratique les textes et initiatives sont tous délégués à Claude Bartelone. Dés lors, mon nom et celui des quatre autres membres du groupe « trait d’union » auquel j’appartiens sont automatiquement annexés aux communiqués que diffuse Claude Bartolone. Comme rien n’est jamais relu par personne, il va de soi que l’auteur doit s’arranger pour que le texte représente bien tout le monde. Là, ce n’est pas le cas. Je mets ça sur le compte de la déception de Claude Bartolone qui croyait, dur comme fer, arriver à un accord avec Hollande sur un compromis genre abstention où je ne sais quoi entre la chèvre et le choux, dont j’avais prévenu à temps que je n’en serai pas . Le communiqué ne dit rien de bien important mais il est exact qu’il ne représente pas mon point de vue sur un point. J’ai voté non au traité parce que je le combat et je militerai pour que mon pays ne le ratifie pas. Personnellement je ne suis donc pas du tout déçu par le choix de François Hollande dont je n’attendais rien et avec qui je n’ai rien négocié. Au contraire j’approuve sa franchise et le fait qu’il s’engage par un vote personnel sur son point de vue auquel il a rallié 36 voix (dont peu lui en seront reconnaissantes). La seule chose que je regrette c’est qu’il soit majoritaire au bureau du parti. Mais ce n’est pas un reproche, c’est un constat. Le tout étant dit pour valoir ce que de droit dans les rédactions éventuellement intéressées par cet évènement colossal.

Lire l'intégralité du post de Jean-Luc M

Sur le même sujet : PS : Assez de divisions !


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12:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

PS : Assez de divisions !

Le pays constate, amer, tous les mensonges du pouvoir. On ne gagnera pas plus même en travaillant plus. Partout, la contestation s'installe. Parmi les salariés et les retraités en difficulté avec leur pouvoir d'achat, dans les professions libérales avec la nouvelle carte judiciaire, chez les jeunes avec les étudiants, les pêcheurs, les agriculteurs, les fonctionnaires, mais aussi dans la culture sans oublier le tollé éthique à propos du recours à l'ADN pour maîtrise de l'immigration.

Dans tout le pays, on proteste, on manifeste y compris dans l'actuelle majorité !

Et c'est précisément à ce moment-là que l'on tente de faire revivre la division des socialistes et de la gauche à propos du débat européen.

La division est déjà insupportable, elle est aujourd'hui intolérable ! Nous avons nos convictions. Nous nous respectons. Nous refusons la stigmatisation ou la revanche. Nous voulons tourner la page, nous voulons l'union.

Nous lançons un appel : Assez de divisions !

Retrouvons notre devoir d'opposition et de reconstruction !

Ce texte a déjà été signé par plus de 50 parlementaires socialistes, dont :

Claude Bartolone, Pierre Bourguignon, Jean-Christophe Cambadélis, David Habib, Benoît Hamon, Danièle Hoffmann-Rispal, Marietta Karamanli, Serge Lagauche, Jean-Marie Le Guen, Philippe Martin, Sandrine Mazetier, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Christian Paul, René Rouquet, Odile Saugues, Simon Sutour, Catherine Tasca, Jean-Jacques Urvoas, Henri Weber, etc.

AFP - PARLEMENT-PARTIS-PS 11/11/2007

RAG 34. Lolo34

09:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

José BOVE : le premier "amnistié écolo" du Grenelle de l'environnement ? (vidéo : BENTKO)


José Bové ressort libre du Palais de justice de Millau

TOULOUSE (Reuters)- José Bové est ressorti libre du palais de justice de Millau, dans l'Aveyron, où il avait été convoqué par le juge d'application des peines à la suite de sa condamnation pour fauchage d'un champ de maïs transgénique.




L'ancien leader de la Confédération paysanne devra recomparaître devant ce juge le 10 décembre pour un prochain débat contradictoire en présence de son avocat et d'un représentant du parquet de cette ville.

José Bové avait été convoqué à la suite de sa condamnation par la Cour d'appel de Toulouse le 15 novembre 2005 à quatre mois de prison ferme à la suite du fauchage d'un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute Garonne).

"Ce qui est clair, c'est que je suis libre, entièrement libre de tous mes mouvements et que je ne cours pas de risque d'emprisonnement avant fin 2007", a déclaré José Bové à sa sortie du palais.

"Nous allons nous retrouver avec la justice et mes avocats le 10 décembre prochain pour un débat contradictoire. Un aménagement de peine possible consisterait à me laisser poursuivre l'action que je mène depuis plusieurs années", a ajouté José Bové.

Avant de comparaître, José Bové avait précisé qu'il n'était "pas question pour moi d'accepter un aménagement de peine consistant par exemple dans le port d'un bracelet électronique ou même une mesure de semi-détention avec un retour en prison toutes les nuits".

Avant de répondre à la convocation du juge, José Bové avait participé à un pique-nique organisé sur les marches du palais de Justice en compagnie de près de 200 sympathisants.

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09:27 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BOVE, OGM, FAUCHEURS VOLONTAIRES

Montpellier : Une majorité d'étudiants contre le blocage des gares

L'appel au blocage des gares mardi a été débattu à Rouen et Montpellier... et refusé. L'Unef, FO et la CGT-Cheminots refusent la jonction des mouvements.
13 universités sur 85 restaient bloquées partiellement ou totalement lundi
Après des jours de colère étudiante, le mouvement contre la loi Pécresse progresse inégalement. De même que l'appel de la coordination nationale étudiante à se joindre au mouvement des cheminots en bloquant les gares dès mardi matin. Une idée qui ne plaît pas à tout le monde, les syndicats en tête.

L'Unef s'est dit lundi opposé à cet appel préférant que les étudiants se "joignent aux cortèges" de mercredi. Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a estimé dans la soirée, dans l'émission Le Franc Parler, que "bloquer les gares mardi" n'était "pas une bonne chose. On n'est pas pour". Peu avant, la CGT-cheminots a "mis en garde" les étudiants, prévenant d'"un risque de dérapage au niveau de la sécurité". Les étudiants non plus ne semblent pas dans cette logique là : l'appel à bloquer les gares a été peu débattu lundi. Seules deux Assemblées générales sur la quinzaine qui se sont tenues lundi en ont discuté (Montpellier III et Rouen)... et ont voté contre.

Heurts à Nanterre

Lundi, 13 universités sur 85 étaient bloquées partiellement ou totalement, un chiffre identique à celui de vendredi. 17.000 étudiants ont participé à des assemblées générales (AG) selon l'Unef, principal syndicat étudiant, contre 10.000 jeudi. Les étudiants de Rennes 2 se sont eux prononcés lundi lors d'un vote à bulletins secrets contre le blocage de leur faculté, mais la confusion régnait quant à une éventuelle reprise des cours, selon l'Unef et la présidence de l'université. A l'inverse, les étudiants de Lille III ont voté lundi soir à bulletin secret la poursuite du blocus, de même à Montpellier 3. Une cinquantaine d'assemblées générales sont organisées cette semaine dans toutes les facs de France.

Des échauffourées ont mis aux prises, lundi à Nanterre, des étudiants et les forces de l'ordre sur le campus de l'université (lire notre article). Les étudiants contre les blocages des facs, dont le nombre total est difficile à évaluer, se sont fait entendre, notamment à Nanterre, où les anti-bloqueurs se sont mobilisés en masse, de telle sorte que la reconduite du mouvement a été adoptée à une courte majorité.

D'après agence.

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09:02 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.11.2007

Novembre "surbooké", mouvements sociaux en couvaison : ça sort!



Le calendrier du mois de novembre est bien chargé :

Hausse du carburant...

Liberté de la presse

Opéra de Paris, RATP, La Poste, France Telecom, LCL (l'ancien crédit Lyonnais), etc.

POUVOIR D'ACHAT OUI, NON AUX PLANS SOCIAUX SANS CONTREPARTIE !

13 et 14 novembre : Transports et énergie (mouvement de grève reconductible par tranche de 24h00);

20 novembre : Education nationale, étudiants, ensemble de la fonction publique, etc. (pouvoir d'achat, emploi, salaires retraites,etc);

29 novembre : Justice (carte judiciaire)...

BLOG RAG 34 en berne le 20. Nous serons nous aussi en grève le 20 novembre pour les mêmes motifs : Pouvoir d'achat, salaires, etc.


ATTENTION, HAUTE TENSION !



A suivre.

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20:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"Des bouquins, pas des matraques!", "la police hors des facs".

Heurts à Nanterre en marge d'une AG étudiante

Crédit Photo : TF1
Face à face entre policiers et étudiants sur le campus de Nanterre

Des échauffourées ont éclaté dans l'université entre des étudiants contestant la loi Pécresse et les forces de l'ordre sur le campus.
L'assemblée générale rassemblait plus de 1.000 étudiants.

Un face à face tendu a eu lieu lundi à l'université Paris X Nanterre entre des étudiants contestant la loi Pécresse et des forces de l'ordre présentes sur le campus de l'université. Les échauffourées ont eu lieu en début de matinée quand des forces de police et des gendarmes mobiles sont entrés se sont installés devant un bâtiment de l'université où une assemblée générale était prévue. Quelques dizaines d'étudiants ont exercé une poussée sur les boucliers de ces derniers, qui ont réagi en aspergeant les manifestants de gaz lacrymogène.

Les étudiants ont brandi des livres au nez des forces de l'ordre en scandant : "Des bouquins, pas des matraques!", "la police hors des facs". La présidente de l'Unef à Nanterre, Vanessa Favaro, a dénoncé l'intrusion de la police : "Ce n'est pas la solution à adopter." L'assemblée générale prévue a finalement débuté peu avant midi. Environ 1.300 personnes étaient présentes dans l'amphithéâtre.

(D'après AFP)

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20:41 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LOI PECRESSE, AUTONOMIE DES UNIVERSITES

Cinéma : J'ai très mal au travail

De la part du blog, Journal d'un chômeur

Pour celles et ceux qui souhaitent voir le Film de Jean Michel Carré "J'ai très mal au Travail".

Diffusion à partir du 14 Novembre au Diagonal Montpellier et au Sémaphore à Nîmes.

La prégnance des risques psycho-sociaux sur le lieu de travail (stress, violence, pratiques addictives…) est de plus en plus fréquemment présentée comme constituant une menace sérieuse pour l’intégrité physique et mentale des salariés. Les partenaires sociaux européens ont d’ailleurs conclu un accord important sur le stress au travail le 8 octobre 2004, qui témoigne d’une réelle sensibilisation des acteurs du monde du travail.

Le film de Jean-Michel Carré, J'ai très mal au travail, s'appuie sur de nombreux travaux multidisciplinaires. J'ai très mal au travail propose une lecture riche et dense de cette souffrance particulière apparue au cours des dix dernières années. Il ouvre une réflexion sur la centralité de la fonction psychique du travail dans le maintien de la santé psychique et physique des travailleurs.

Le film sera projeté à partir du 14 novembre en Languedoc-Roussillon (cinéma DIAGONAL à Montpellier et Le SEMAPHORE à Nîmes). La projection du film sera suivie d'un débat en présence du réalisateur, du directeur départemental du travail du Gard et du Dr HEUZE, médecin-inspecteur du travail le 27 novembre à Nîmes.

Source : SDTEFP du Languedoc-Roussillon


Merci Alexandra pour cette information, à bientôt amicalement.


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Kléber MESQUIDA : MME DATI : « L’EPREUVE DE FORCE »

COMMUNIQUE - 2007-11-10 - de KLEBER MESQUIDA Député de l’Hérault

MME DATI : « L’EPREUVE DE FORCE »

Mme Rachida DATI, Ministre de la Justice avait invité les Parlementaires pour les entretenir de la future Carte Judiciaire.

A l’heure dite, elle tenait déjà une réunion de travail avec les seuls Parlementaires UMP de la région, refusant l’entrée de la salle aux Députés socialistes André VEZINHET et Kléber MESQUIDA !
Mettre ainsi à l’écart deux représentants de la république, élus, EUX, au suffrage universel est un déni de démocratie.
Je ne doute pas qu’il s’est agi d’un arrangement d’anti-chambre pour mieux museler sa majorité afin de s’assurer de leur docilité, lui permettant de prononcer sa sentence en exécutant certains tribunaux !

Réformer la Carte Judiciaire, oui, mais le faire sans réelle concertation, ni avec les élus, ni avec les professionnels de la Justice, relève d’un autoritarisme sans précédent.

Les citoyens attendent une Justice de proximité avec des moyens renforcés. Aujourd’hui par la suppression de certains tribunaux, on les en éloigne, en accentuant la fracture territoriale et sociale.

En amputant, de cette manière, des moyens à la Justice, un des piliers de la République, Mme DATI sert les intérêts d’un parti.

Pour ma part, je continuerai à servir la République dans toutes ses composantes.


KLEBER MESQUIDA Député de l’Hérault
1er Vice-président du Conseil Général de l’Hérault
Maire de Saint-Pons de Thomières

Note précédente : Carte Judiciaire : A Montpellier Dati persévère, la fronde aussi

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12:22 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : KLEBER MESQUIDA, RACHIDA DATI, CARTE JUDICIAIRE

11.11.2007

Semaine de grèves, la France en zone de turbulences sociales



PARIS (AFP) - La France se prépare à une semaine sociale agitée avec des grèves à partir de mardi soir dans les transports, susceptibles de paralyser le pays, avant d'autres mouvements de protestation contre des réformes voulues par le président Nicolas Sarkozy.

Mesure phare du programme du chef de l'Etat, la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui bénéficient à certaines professions comme les cheminots, avait suscité le 18 octobre une première grève à l'origine d'une mobilisation record.

Le gouvernement ayant refusé de revenir sur le fond de la réforme, sept syndicats des chemins de fer sur huit ont appelé à une nouvelle grève qui débutera mardi soir et sera reconductible. La plupart des syndicats du métro parisien ont également appelé à cesser le travail à compter de mercredi.

Le mouvement touchera également le secteur de l'énergie: tous les syndicats ont appelé à la grève à EDF (Electricité de France) et GDF (Gaz de France), pouvant aller jusqu'à des coupures de courant.

L'Opéra de Paris, dont les salariés sont concernés par la réforme, cessera ses représentations.

Face à la contestation, le gouvernement a fait part de sa détermination, fort du soutien de l'opinion publique: selon un récent sondage, 68% des Français sont opposés à la grève sur les régimes spéciaux.

M. Sarkozy a martelé vendredi qu'il irait "jusqu'au bout" de sa réforme sur les régimes spéciaux. Dans un entretien publié dimanche, le Premier ministre François Fillon réaffirmait sa "fermeté", assurant que "quand on fait son devoir, on n'a pas peur".

"Personne ne pouvait imaginer que la réforme des régimes spéciaux se ferait facilement", a-t-il encore dit.

Le gouvernement entend aligner les régimes spéciaux sur celui des fonctionnaires à partir de 2008, en rallongeant la durée de cotisation à 40 ans pour toucher une retraite complète, au lieu de 37,5 ans actuellement.

Ces régimes concernent 500.000 salariés (et 1,1 million de retraités) face aux quelque 18 millions de salariés du secteur privé, et permettent dans certains cas de cesser de travailler dès 50 ans dans des conditions avantageuses.

Mais la grogne touche aussi les fonctionnaires, en particulier les enseignants, dont les principaux syndicats ont appelé à une grève le 20 novembre.

Leur colère a été alimentée par la suppression de 22.900 postes au budget 2008. La France compte près de 5,2 millions de fonctionnaires, soit un cinquième de la population active salariée.

Le gouvernement doit faire face à un climat social de plus en plus tendu: les étudiants multiplient depuis quelques jours les blocus de facultés pour protester contre une loi sur l'autonomie des universités.

Une coordination nationale étudiante, opposée à cette loi, a appelé dimanche à bloquer les gares de France mardi et se joindre aux grèves des 13 et 20 dans "une convergence des luttes" contre le gouvernement.

M. Sarkozy a aussi dû se rendre à la rencontre des marins-pêcheurs pour désarmorcer leur colère en annonçant des mesures pour compenser la flambée des prix du gazole.

Selon un sondage publié vendredi, le pouvoir d'achat reste la principale préoccupation des Français, et 71% d'entre eux jugent les mesures prises "pas efficaces". Même en baisse, la cote de popularité de M. Sarkozy reste néanmoins largement positive.

Interrogé vendredi sur les grèves à venir, M. Sarkozy a déclaré: "Ce n'est pas une semaine qui est difficile, c'est ce que je fais qui est difficile". Avant de promettre qu'il prendrait "des initiatives" sur le pouvoir d'achat.

A cet égard, le gouvernement a annoncé ce week-end le doublement de la "prime à la cuve" de fioul pour les ménages les plus modestes et une augmentation de 3%, au 1er janvier, de l'aide au logement.

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21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

La coordination nationale étudiante appelle au blocage des gares le 13 novembre



RENNES - La coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités, réunie dimanche à Rennes, a appelé à une "journée nationale d'action de blocages des gares le mardi 13 novembre", à la veille du début de la grève à la SNCF.

Selon une déclaration de la coordination nationale lue à l'issue d'une assemblée générale, "nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec des piquets de grève, blocages et occupations, à discuter et à convaincre autour d'eux pour construire un mouvement plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève".

Outre une "journée nationale d'action de blocages des gares le mardi 13 novembre", la coordination appelle à "manifester au côté des cheminots les 14 et 15 novembre selon les villes" et à défiler " "massivement le 20 novembre avec la fonction publique".

La coordination demande par ailleurs aux "salariés du public comme du privé" à "nous rejoindre dans la grève, car c'est tous ensemble, étudiants, lycéens, travailleurs, que nous ferons céder le gouvernement".

L'Union nationale des étudiants de France (UNEF), qui n'est pas membre de la coordination nationale, a fait savoir de son côté dimanche soir qu'elle n'appelait pas à bloquer les gares. Le principal syndicat étudiant appelle en revanche à participer aux manifestations prévues le 14 novembre par les cheminots et à un rassemblement le 16 novembre devant l'Assemblée nationale, à l'occasion du vote du budget de l'Enseignement supérieur. AP

lat/god/ll

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20:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Tu n'en reviendras pas : "Mourir à Verdun"

Seuls deux "poilus" de la Première guerre mondiale sont encore en vie.

Louis de Cazenave est seul survivant français de la terrible bataille du Chemin des Dames. Il continue de vivre, à 110 ans, dans sa petite maison de Brioude, dans le centre de la France. Et, à quelques jours des cérémonies du 11 novembre célébrant l'Armistice, le vieil homme se tient à l'écart des honneurs, bien que l'ancien président Jacques Chirac lui eut promis en 2005 des obsèques nationales.

Un seul autre "Poilu", plus jeune de quelques semaines, est encore en vie: à bientôt 110 ans, Lazare Ponticelli, devrait participer dimanche à la célébration de l'Armistice dans sa commune du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), pour "porter le souvenir" de ses camarades morts au front. Ce Franco-Italien, dont la vie s'apparente à un roman, à toujours tenu à participer à cette commémoration, qu'il considère comme un devoir: "Pendant la guerre, un camarade m'a dit +Si je meurs, vous penserez à moi+, et je n'ai jamais oublié".

Soucieux de témoigner - ce qu'il a fait en racontant la guerre de 1914-1918 dans les écoles -, Lazare Ponticelli est fier de raconter son parcours. Celui d'un petit Italien parti tout seul de son village natal, près de Bettola (nord de l'Italie), à 9 ans et demi, pour fuir la misère et gagner le "paradis" - la France. Il vit à avec sa mère et ses frères à Nogent-sur-Marne, où réside à l'époque une importante communauté italienne.

D'après agence AFP.

Extrait d'un Documentaire "Mourir à Verdun"

Léo Ferré dans "Tu n'en reviendras pas"




Extrait du poème d'Aragon "La guerre et ce qui s'ensuivit (Merci Daniela-Lucie)

Tu n'en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j'ai vu battre le cœur à nu
Quand j'ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n'en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu'un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu'il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l'ancien Légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

On part Dieu sait pour où Ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n'être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève

Roule au loin roule le train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secoue
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac la laine et la sueur

Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

Déjà la pierre pense où votre nom s'inscrit
Déjà vous n'êtes plus qu'un nom d'or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s'efface
Déjà vous n'êtes plus que pour avoir péri

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10.11.2007

Carte Judiciaire : A Montpellier Dati persévère, la fronde aussi

(Crédit Photo : TF1-LCI La garde des Sceaux, Rachida Dati, à Montpellier, le 10 novembre 2007)
A Montpellier, où elle est arrivée sous les huées, la ministre de la Justice a annoncé samedi la suppression de 19 tribunaux d'instance dans le sud. Elle devait ensuite se rendre à Toulouse où l'accueil s'annonçait tout aussi difficile.

"Rachida si tu savais ta réforme où on s'la met"... C'est sous les cris, les sifflets et les coups de corne de brume de quelques 400 manifestants du milieu judiciaire que la garde des Sceaux, Rachida Dati, est arrivée samedi à Montpellier. Certains conseillers prud'homaux avaient même fait le déplacement depuis des départements voisins.

Poursuivant son délicat tour de France pour présenter sa réforme de la carte judiciaire et rencontrer ses acteurs, la ministre de la Justice était venue annoncer la suppression de 19 tribunaux d'instance et de 9 tribunaux de commerce dans le sud de la France. La zone couvre 12 départements. Le tribunal de grande instance de Millau, dans l'Aveyron, deviendra en outre tribunal d'instance, gardant toutefois les contentieux concernant les affaires familiales. En revanche, Pertuis, dans le Vaucluse, devient tribunal d'instance ainsi qu'Annonay et Aubenas, dans l'Ardèche, et Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence. A Mende sera, en outre, créé un tribunal de commerce.

Grogne à Toulouse et déjà à Tulle

Les avocats dénoncent le manque de concertation et une "logique d'économie" et non "pas une logique de meilleure justice" dans la réforme proposée. Des avocats occupent depuis vendredi soir le palais de justice de Tulle pour protester contre la menace de fermeture du TGI du chef lieu de la Corrèze. Ils comptent rester mobilisés jusqu'à lundi, date à laquelle Rachida Dati doit annoncer à Poitiers la nouvelle carte judiciaire de la région.

Auparavant, la garde des Sceaux devait se rendre samedi après-midi à Toulouse, toujours pour présenter son plan de réorganisation de la carte judiciaire. Les opposants ont prévu un rassemblement.

D'après agence.

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16:06 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CARTE JUDICIAIRE, DATI, GARDE DES SCEAUX

N. Sarkozy et l’OTAN : la faute

Au cours de mon audition par la « Commission du Livre Blanc de la Défense » aujourd’hui (8/11/2007), j’ai eu l’occasion de donner mon point de vue sur la déclaration de N. Sarkozy sur l’OTAN faite hier à Washington. On en trouvera ci-dessous un résumé.

Paul Quilès

Le Président de la République, en réaffirmant à Washington l’amitié franco- américaine, a donné comme illustration la volonté de la France (la sienne surtout !) de revenir dans la structure militaire intégrée de l’OTAN, dont le général de Gaulle avait décidé de sortir en 1966.

Ce faisant, il a commis une double erreur :

1)- celle de conditionner ce retour de la France à la reconnaissance par les Américains de la nécessité de la défense européenne….comme si nous avions besoin d’eux pour décider de l’avenir de ce qui deviendra un des piliers de l’Europe politique. Cette sorte d’allégeance est inutile et dangereuse. Dans la récente période, les Britanniques ont pu juger, au cours des opérations de guerre au Kosovo puis en Irak, le peu de cas que font les Américains de ces prétendues « relations privilégiées » dans leur prise de décisions militaires.

2)- la 2ème erreur est de nature strictement politique. Quels que soient les arguments de type militaire –dont on peut d’ailleurs discuter de la pertinence- qui plaideraient pour un retour complet de la France dans les structures de l’OTAN, est-ce bien le moment de donner au monde entier un message, qui sera perçu comme un renfort apporté par la France à la politique étrangère et de sécurité des Etats-Unis ? Le moins que l’on puisse dire est que cette prise de position n’est pas opportune, alors que G. Bush se trouve de plus en plus violemment critiqué sur la scène internationale pour le caractère unilatéral de sa politique. La France devrait plutôt manifester son refus des analyses simplistes de l’administration Bush, qui conduisent à accentuer dangereusement les tensions et les déséquilibres du monde et qui renforcent la course aux armements.
Pour ces 2 raisons, la déclaration de N. Sarkozy sur l’OTAN peut être qualifiée de faute politique et c’est à ce titre qu’il faut la dénoncer.

Le blog de Paul Quilès

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10:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : QUILES, OTAN, SARKOZY

09.11.2007

La droite décomplexée ou le pognon sans tabous, caisses noires et subventions suite : AUE ! Des pépètes via Papeete...

Les ADN* vibrillonnent ! (* Les Amis de Nicolas).

Libération : Subventions. Le Nouveau Centre noue une alliance à Tahiti pour assurer ses finances.

CHRISTOPHE FORCARI

Le Nouveau Centre a trouvé sa bonne «nouvelle étoile» pour régler ses problèmes de fins de mois. Une manière de rebondir après le tollé déclenché par sa proposition de loi, le 24 octobre, destinée à modifier la loi sur le financement des partis politiques dans le but de l’adapter à son cas particulier. Un texte finalement reporté.

Réunis mardi soir en commission exécutive, ces anciens UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, ont envisagé un partenariat financier avec un parti polynésien le Fetia Api, la «nouvelle étoile» en tahitien.

Grosse ficelle. Longtemps associée à l’UDF et présidée par Philip Schyle, cette formation bénéficie d’un financement public grâce à des règles plus souples outre-mer qu’en métropole. Il suffit en effet d’avoir présenté un seul candidat aux législatives pour décrocher les aides de l’Etat. Une condition remplie par Fetia Api qui disposait d’un candidat dans chacune des deux circonscriptions de l’archipel. En métropole, les subsides publics ne sont accordés que si un double critère est rempli : le parti politique doit avoir obtenu au moins 1 % des voix dans 50 circonscriptions. Dans ce cas seulement, chaque voix lui rapporte 1,60 euro auquel s’ajoute 44 394 euros par parlementaire et par an pour toute la durée de la législature. Mais pour toucher ce pactole, encore faut-il avoir rempli les conditions. Ce qui n’est pas le cas du Nouveau Centre, même s’il dispose de 21 députés.

«Avec Fetia Api, on contourne la difficulté», s’amuse un des députés du NC. La formation polynésienne toucherait alors les 932 274 euros annuels du NC, et les reverserait ensuite au grand parti frère. Une manipulation autorisée. «C’est légal, c’est prévu mais reste que c’est un peu limite», a réagi hier, la commission nationale des comptes de campagne. Au sein même du NC, certains ont aussi jugé la ficelle un peu grosse. «Des interrogations ont effectivement été soulevées sur la manière dont tout cela serait perçu», confie Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis. Surtout après la tentative de faire passer en urgence la proposition de loi, visant à élargir le financement public à un groupe parlementaire de 15 députés.

François Bayrou, trop content de jouer un mauvais tour à ses anciens comparses de l’UDF, avait dénoncé «une manipulation législative dans l’intérêt d’un seul groupement politique». Le PS, par la voix de son président de groupe, Jean-Marc Ayrault, s’était attaqué à «cette magouille. C’est le prix que l’UMP concède au Nouveau Centre pour le prix de son ralliement».

Injonction. Au terme d’une bataille de procédure qui a vu les communistes, inquiets pour leur avenir financier, voter avec le NC et l’UMP, bien que réticente, le gouvernement s’était vu contraint de reporter l’examen du texte. Visiblement sur injonction élyséenne. Fin octobre, en effet, Nicolas Sarkozy a assuré qu’il n’y aura pas de «redépôt du texte de financement du NC. On reposera tout ça dans le cadre d’un grand débat sur le financement des partis des syndicats et des ONG, plus tard».

Jean-Christophe Lagarde persiste néanmoins : «Nous voulons exister financièrement de manière indépendante sans être obligé de s’associer avec le Modem ou l’UMP.» En attendant, les 21 députés néocentristes ont jusqu’au 30 novembre, date à laquelle ils doivent préciser à quel groupe ils s’affilient, pour trouver un généreux donateur.

QUOTIDIEN : vendredi 9 novembre 2007

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17:15 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Humour : Fillon proteste contre l'autocratie de son patron (vidéo)

FRANCOIS FILLON PEUT SUPPORTER LA VERITE ...

Fillon sur le web se plaint de ne pouvoir briller au firmament des étoiles de la 5 ème République. En 95, avec Fillon les étudiants l'eurent dans le fion,

Alors en 2007 : Fillon avec nous, les étudiants sont dans la rue !

Vite avant la censure : lisez, visionnez Fillon dans tous ses états :

On me reprochait d’être trop absent des média et aujourd’hui, par la magie d’Internet, me voici en vedette ! Merci à tous les internautes qui font du buzz autour de la petite vidéo tournée hier à Europe 1. Eh oui, un Premier ministre, ça peut aussi avoir un peu d’humour, et parler de...
publié dans : Humeur le : 08/11/2007 par Francois Fillon



«La réponse est double. Une fois sur deux, j'ai envie d'y aller moi-même et c'est trop tard! Ce qui était le cas despêcheurs.» Avant d'avouer: «Et puis souvent le problème, c'est que lui ne veut pas.» Un «lui» qui désigne clairement le Président. Une déclaration volée qui change de la solidarité de façade affichée par les deux hommes depuis six mois.


BUZZ
On me reprochait d’être trop absent des média et aujourd’hui, par la magie d’Internet, me voici en vedette ! Merci à tous les internautes qui font du buzz autour de la petite vidéo tournée hier à Europe 1.
Eh oui, un Premier ministre, ça peut aussi avoir un peu d’humour, et parler de façon décontractée avec un journaliste, en sortant d’un studio de radio où il a parlé de sujets sérieux. Que personne ne s’inquiète : je serai présent sur tous les sujets de l’action du gouvernement. Prochain rendez-vous demain : je serai en Savoie, à Modane, pour parler développement durable et notamment du tunnel du Lyon-Turin, et ensuite à Aix-les-Bains pour m’intéresser à l’énergie solaire.

François Fillon

In extenso


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11:15 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FILLON SE LACHE, BUZZ FILLON

Universités : manifs, heurts et blocages

Des milliers d'étudiants sont descendus dans la rue jeudi pour protester contre la loi Pécresse. Ils ont aussi envahi des voies ferrées, comme à Paris.
Plusieurs centaines d'étudiants ont aussi occupé la gare de Rennes, obligeant la SNCF à interrompre totalement le trafic ferroviaire.

Dans les facs... mais aussi dans les rues, voire sur les voies ferrées : des milliers d'étudiants se sont mobilisés jeudi contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. A Paris, quelques centaines d'entre eux ont envahi jeudi soir les voies internationales à la gare du Nord. D'autres avaient fait de même plus tôt à Rennes, obligeant la SNCF à interrompre totalement le trafic ferroviaire, qui devait rester perturbé plusieurs heures.

A Toulouse, ils étaient 1500 étudiants à manifester ; même chose à Rennes ; ils étaient 500 à Rouen, tout comme à Paris, où ils ont manifesté dans l'après-midi de la place de la Bastille jusqu'aux abords du Panthéon à l'appel du Collectif contre l'autonomie des universités. Les manifestations se sont déroulées en dépit des tensions provoquées par l'intervention des forces de l'ordre pour empêcher le blocage de deux facultés. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les forces de l'ordre étaient intervenues à la faculté de lettres de Nantes et à Paris-Tolbiac pour évacuer. A l'université de Rennes 2, bloquée depuis mercredi, des incidents ont empêché jeudi matin la tenue d'un vote à bulletin secret sur la suite du mouvement, selon le service de presse de l'université.

Une dizaine d'établissements touchés ?

Selon le ministère, une dizaine d'établissements étaient touchés jeudi par le mouvement. Bien davantage selon les syndicats, qui évoquent une trentaine de facultés concernées parmi les 85 universités françaises. Selon Sud-Etudiant, une vingtaine d'établissements sont en grève et une dizaine "sensibilisés". De son côté, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s'est élevée contre ces blocages qui, selon elle, compromettent la réussite des étudiants, notamment les plus pauvres. "Le blocage est vraiment une entrave au bon travail des étudiants. Je crois que les blocages doivent être limités (...). Les dégradations, c'est pas dans l'intérêt des étudiants, aucun mouvement ne peut me le dire", a-t-elle dit sur LCI. Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a lui souligné que la loi préparée par le gouvernement avait fait l'objet "d'une grande concertation" et que les organisations étudiantes semblaient alors satisfaites.

La Confédération étudiante (minoritaire), tout en demandant des moyens supplémentaires notamment pour le logement étudiant, s'est également élevée contre les blocages décidés souvent par de groupes d'étudiants s'érigeant en "assemblées générales." Valérie Pécresse estime que la gauche et l'extrême-gauche sont derrière le mouvement qui, remarque-t-elle, coïncide avec le mouvement prévu la semaine prochaine dans les transports et l'énergie contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Elle a annoncé qu'elle discuterait avec les présidents d'université pour d'éventuelles mesures de rattrapage des cours perdus en raison des blocages.

D'après agence


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11:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Chiffres du chômage : en finir avec la confusion

En publiant les chiffres du chômage pour le mois de septembre, le gouvernement entretient la confusion quant à la réalité de la situation de l’emploi. Qui les Français doivent-ils croire ? La Ministre de l’Économie et de l’emploi du mois de septembre qui expliquait que communiquer sur des statistiques mensuelles était dénué de sens, ou celle du mois d’octobre qui s’enthousiasme sur ces mêmes chiffres ?

Les Français ne peuvent se fier aux chiffres mensuels de l’ANPE encensés ce mois-ci par le gouvernement, dès lors que le rapport qu’il a commandé lui-même à l’IGF et l’IGAS a conclu que « Les données ANPE ont surestimé d’environ 20% la baisse du chômage ces dernières années ».

Pour le Parti socialiste, la communication du gouvernement autour de chiffres sujets à controverse ne sert qu’un but hautement contestable : semer la confusion à la veille de la publication par l’INSEE de son « Enquête Emploi » (12 novembre) qui révisera à la hausse les taux de chômage avancés depuis un an.

Communiqué
d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

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08.11.2007

Universités : l'Unef appelle à amplifier le mouvement, la police évacue Tolbiac

PARIS (AFP) - La police a évacué mercredi soir, après 22HOO, environ 75 étudiants opposés à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités qui occupaient les locaux de Paris I situés rue de Tolbiac, dans le XIIIe arrondissement.

Nouvelles assemblées générales, mot d'ordre de manifestation jeudi et appel de l'Unef à "amplifier le mouvement" : la contestation de la loi Pécresse s'est étendue mercredi à dix universités bloquées sur 85, alors que le gouvernement minimisait l'ampleur de la grogne.

Reçu mercredi soir par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, l'Unef, syndicat étudiant leader de la contestation du CPE au printemps 2006, a appelé à "amplifier le mouvement" et à "décider de la grève dans un maximum d'universités". La ministre a rappelé à cette occasion que l'objectif du gouvernement était "la réussite des étudiants", ajoutant : "Le dialogue est toujours la meilleure voie car, je le redis, le blocage est contre l'intérêt des étudiants".

Après l'Unef, Mme Pécresse devait recevoir jeudi et vendredi la Fage (fédération des associations générales étudiantes), l'Uni, la Confédération étudiante et PDE (promotion et défense des étudiants), organisations qui ne se sont pas impliquées dans la mobilisation. "Je ne crois pas qu'il y ait de contagion", avait estimé le Premier ministre mercredi matin, évoquant "quelques mouvements souvent inspirés par des considérations très politiques, qui, je pense, n'auront pas de suite". Dans la soirée, le syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesu-FSU), principal syndicat du supérieur, a appelé à "l'amplification de la mobilisation" contre la loi Pécresse.

Sur le terrain, cinq nouvelles universités ont voté mercredi en assemblée générale (AG) un blocage total ou partiel : le département des lettres de l'université de Caen, Lille I (Sciences et technologies), les UFR de lettres et sciences humaines de l'université Aix-Marseille I et de Nantes et le site de Tolbiac de Paris I.

En outre, les universités de Rouen, une partie de Tours, Toulouse-II le Mirail, Lille III (Lettres et sciences humaines) et Rennes II, bloquées au moins depuis mardi, l'étaient toujours mercredi.

Jeudi, la quasi totalité des facs mobilisées ont prévu de nouvelles AG, de même que d'autres universités - Lyon II, Strasbourg II, Paris VI, Dijon notamment -, pour préparer une première journée de manifestations, à l'appel du seul collectif étudiant contre l'autonomie des universités" (CECAU). A Paris, le défilé partira à 15H00 de la Bastille.

400 étudiants ont manifesté mercredi à Tours, bloquant brièvement les carrefours, avec des banderoles proclamant "Face à la marchandisation des facs: mobilisation" ou encore "Cécilia, on est comme toi, on en a marre de Nicolas".

Dans d'autres universités, la contestation de la loi sur l'autonomie des universités, votée cet été, a pris d'autres formes : occupation d'un amphi et information des étudiants à Perpignan, vote du "principe d'une grève" à Montpellier II et Lyon II par des assemblées générales ne réunissant qu'une centaine d'étudiants, ou organisation d'"AG massives" la semaine prochaine à Bordeaux I et Toulouse III, faute d'une participation suffisante dans l'immédiat pour prendre toute décision de blocage.

Echaudés par le précédent du mouvement contre le CPE (contrat première embauche) où des dizaines d'universités avaient été bloquées pendant des semaines, de nombreux étudiants participent aux AG pour voter contre le blocage, selon plusieurs témoignages. Composé d'organisations de jeunesse d'extrême gauche, le CECAU reproche entre autres à la loi d'organiser le désengagement financier de l'Etat dans l'enseignement supérieur.

Opposé à la revendication d'abrogation de la loi, votée par toutes les AG, un objectif qu'il juge "inatteignable", l'Unef appelle à la mobilisation sur une plate-forme élargie aux revendications budgétaires.

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09:09 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UNIVERSITES, UNEF

Médecine du travail: l'autre caisse noire du Medef

Par David Servenay (Rue89) 7.11.2007

Comment l'argent de la santé des salariés finance les comités locaux du patronat. Une enquête Rue89/France Inter.

C'est un autre scandale du financement occulte du patronat. Bien loin de l'énorme caisse noire de l'UIMM, un vaste système s'est déployé depuis des années, dans toute la France, pour faire vivre les comités locaux du Mouvement des Entreprises de France. Un petit secret de famille que tous les protagonistes de ce milieu connaissent bien, et qui permet de financer emplois fictifs, voyages somptueux, notes de frais et salaires de complaisance. Tout cela, grâce à la médecine du travail. Selon l'enquête conjointe de France Inter et Rue89, le patronat français puise allègrement dans les caisses d'un système censé s'occuper de la santé des salariés.

Un pactole d'un milliard d'euros

La médecine du travail a été créée de toute pièce par les patrons français en 1946. Le principe est simple: les entreprises versent une cotisation pour salarier des médecins, qui vont s'assurer de la bonne santé des travailleurs et de leur environnement.

Un véritable pactole, car la cotisation est obligatoire. En moyenne, comptez 75 euros par salarié et par an. Soit au total, d'après le Cisme (Centre interservices de santé et de médecine du travail en entreprise), une manne d'un milliard d'euros!

Aujourd'hui, 95% des 6500 médecins du travail sont employés par des associations. Celles-ci sont toutes contrôlées par des représentants du Medef ou de la CGPME. Depuis 2004, la loi impose la parité dans leur conseil d'administration: 2/3 de patrons, 1/3 de salariés. Dans les faits, seuls les employeurs ont les moyens de contrôler ces activités. Et d'en abuser.

Principaux abus: financement du siège, emplois fictifs et grosses notes de frais

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08:30 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CAISSE NOIRE

Caisse noire de l'UIMM : une instruction judiciaire pour faire toute la lumière

Depuis plusieurs semaines, la presse accorde un large écho aux soupçons de détournement de fonds issus des comptes de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie. Les faits sont reconnus et publics : l’UIMM, principale organisation patronale, détient une caisse noire de 600 millions d’euros, dans laquelle des prélèvements en liquide de 20 millions d’euros ont été réalisés ces quatre dernières années.Les déclarations de l’actuel et des anciens responsables de cette fédération mettent en cause pêle-mêle leurs propres salariés et les organisations syndicales. Ils laissent ainsi entendre que ces détournements de fonds alimentaient la corruption et une caisse de solidarité opaque contre les mouvements de grève.

Le Parti socialiste regrette que, face à des accusations d’une telle gravité, le gouvernement soit resté silencieux. La gravité des accusations portées et l’importance des sommes détournées imposaient au contraire de faire toute la lumière sur l’origine et la destination de ces fonds.

Le Parti socialiste demande au gouvernement d’ouvrir une instruction judiciaire dans le dossier de la caisse noire de l’UIMM. À défaut, les députés socialistes déposeront une résolution pour la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Communiqué
d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

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08:24 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CAISSE NOIRE, UIMM

07.11.2007

TRAITE EUROPEEN, Rassembler à Gauche : Lettre aux militants et sympathisants socialistes



Le 7 novembre 2007

Cher(e) camarade,

Comme tu le sais sans doute, le Bureau National du Parti Socialiste s'est réuni hier soir. L'ordre du jour fixé par François Hollande ne prévoyait qu'un seul point : la position des socialistes sur le traité européen signé à Lisbonne le mois dernier.

Notre sensibilité souhaitait parvenir à une position de rassemblement de tous les socialistes permettant de dépasser le clivage entre le Oui et le Non de 2004-2005. Nous le voulions pour être à la fois plus forts collectivement dans notre opposition à Nicolas Sarkozy et son gouvernement, et préparer les victoires futures de la gauche. Ce rassemblement était possible sur la base du rapport présenté par Benoît Hamon, Secrétaire national à l'Europe, le 23 octobre dernier devant le Bureau National. Que préconisait-il ? Exiger un référendum - comme nous nous y étions tous engagés dans le projet socialiste en 2006 et le pacte présidentiel en 2007 - et, en cas de refus du chef de l'Etat, demander à nos parlementaires de ne pas prendre part au vote ou de s'abstenir lors du Congrès qui doit modifier la Constitution avant la ratification. Cette position permettait de ne pas bloquer l'Europe aujourd'hui pour la réorienter demain. Elle évitait de faire la courte-échelle au président de la République et à la droite avant les élections municipales et cantonales. De nombreux camarades, partisans du Oui ou partisans du Non au nouveau traité, étaient disposés à faire l'effort de se retrouver sur cette ligne. Beaucoup l'avaient indiqué devant les instances du PS et à l'extérieur.

Malheureusement, depuis 15 jours, des responsables socialistes ont remis en cause, par leurs déclarations fortement médiatisées, cette convergence positive. Ségolène Royal, Bertrand Delanoë puis François Hollande ont pris position pour le Oui au traité et le Non au référendum. Anticipant les germes de division qu'un tel emballement pouvait causer au sein du PS, de la gauche et notre électorat, plusieurs dirigeants socialistes ont appelé à la sagesse et à la fidélité aux engagements pris devant les Français, à commencer par Laurent Fabius.

Au cours de la réunion d'hier soir, deux décisions ont été prises successivement à l'initiative de François Hollande : ne pas se prononcer sur le mode de ratification et approuver le contenu du traité de Lisbonne. Une majorité des membres (36), dont certains souhaitaient pourtant un référendum, ont voté Oui. 20 membres dont les représentants de "Rassembler à Gauche" ont refusé d'entériner ce reniement et ont donc voté Non. D'autres se sont abstenus (2) ou n'ont pas pris part au vote (1). Notre objectif à ce stade n'était pas de dire Non au texte lui-même, mais de manifester notre total désaccord avec la procédure choisie par François Hollande. Notre vote hier soir signifie que nous voulons rester fidèles à la démocratie : pour nous, ce que le peuple a examiné une première fois par référendum, lui seul peut le réexaminer légitimement par le même biais. Pour nous, le référendum sur le traité européen n'est pas une question de procédure, c'est une question de principe. Ce parallélisme des formes démocratiques est d'autant plus indispensable que le traité dit "simplifié" et qui n'a rien de simple est en réalité très voisin du traité constitutionnel, comme l'a reconnu son auteur Valéry Giscard d'Estaing. Comme l'ex-Constitution, ce traité négocié par Nicolas Sarkozy ne répond pas aux urgences de l'Europe qui avaient motivé le Non des Français : rien sur le mieux disant social, rien sur l'harmonisation fiscale, rien sur la réorientation de la politique monétaire, rien sur une stratégie commerciale plus offensive dans la mondialisation.

Toutefois, le Bureau National a décidé de respecter la liberté de conscience des socialistes, donc la liberté de vote des parlementaires socialistes. Le moment venu, chacun sera libre de ne pas approuver la modification constitutionnelle lors du Congrès, puis la ratification par le Parlement du traité lui-même. Chaque militant et chaque militante socialiste reste libre de faire campagne en faveur d'un référendum. Le combat continue donc. Dans les fédérations et dans les sections, sur le terrain auprès des électeurs, "Rassembler à Gauche" mobilisera en faveur d'une consultation populaire. A nos yeux, c'est cette position qui permet de dépasser les clivages entre socialistes, de cimenter la gauche, de s'opposer à Sarkozy et à la droite, de préparer au mieux les prochaines échéances.



Les membres RAG du Bureau National


RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

16:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAITE EUROPEEN, RAG, RAG34

Traité compliqué : Jean-Luc Mélenchon, une soirée utile au BN du PS

Le soutien au nouveau traité Sarkozy pour l’Europe a été adopté par la majorité du Bureau national du PS. Mais ce vote a été acquis dans des conditions qui soulignent l’échec de ses partisans à en faire autre chose qu’un alignement navré sur l'intérèt politique du président de droite, sans dynamique politique. Au même moment, les partisans du non se sont regroupés et leur vingt voix, face au trente six du oui, pèsent d’un poids inattendu ! Après quoi reste entière la question de la bataille pour obtenir ou non un référendum populaire pour ratifier ou non le nouveau traité. Elle est décisive. C’est elle qui peut sceller le sort de la présidence de Sarkozy en même temps que celui du nouveau traité.

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10:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAITE EUROPEEN, MELENCHON

Traité simplifié: le PS dit oui, Hamon répond démission

Par Julien Martin (Rue89)

"Je ne peux pas être l'interprète d'une polyphonie socialiste." Partisan d'une abstention unanime, Benoît Hamon a démissionné mardi de son poste de secrétaire national du PS, quelques minutes après le choix du Bureau national du parti de voter oui au Traité de Lisbonne, tout en laissant la liberté à ceux qui le veulent de de s'y opposer ou de s'abstenir... Pour Rue89, le député européen a commenté à chaud sa décision:



"Noniste" discret au cours de la campagne référendaire de 2005, Benoît Hamon avait ensuite été nommé secrétaire national à l'Europe au lendemain du Congrès du Mans, afin de dissiper les divisions nées au sein du parti. Il avait alors réussi à se rapprocher de la direction du PS. Au point de travailler en étroite collaboration avec François Hollande et d'apparaître comme l'un de ses possibles successeurs au poste de Premier secrétaire.

Mais à ce même François Hollande, il vient de remettre sa démission. Chargé il y a quelques semaines de proposer une position commune au Parti socialiste, il avait tranché pour "l'abstention" avec "le maintien de la revendication du référendum". Un référendum, car c'était une promesse contenue dans la synthèse du Mans, ainsi que dans le projet présidentiel. Et une abstention, malgré les "lacunes considérables" de ce traité simplifié, pour une raison de pragmatisme:

"La social-démocratie européenne nous disait qu'il n'y aurait pas d'autres fenêtres de tir pour négocier de meilleures avancées institutionnelles que celles qui sont proposées là."

Le choix du oui exprimé mardi par la direction du parti le déçoit donc. Non seulement l'abstention n'a pas été votée, mais elle n'a même pas été proposée. 36 voix se sont portées sur le oui, 20 sur le non (plus deux abstentions et une non participation au vote).

Un choix qui plus est assorti d'une particularité fréquente chez les socialistes: aucune menace de sanction ne pèsera sur ceux qui entendent tout de même voter non ou s'abstenir au Parlement. "Nous avons une forme de répétition du débat oui-non" de 2005, déplore le député européen.

Autre grief, majeur: la question du référendum "qui n'a pas été discutée ce soir et qui a été renvoyée à plus tard" (une quinzaine de jours). Benoît Hamon accentue ici sa critique: "Aujourd'hui, il n'y a plus unité des socialistes." Il attendait, en vain, que le bureau national décide de mettre en oeuvre tous les moyens institutionnels possibles pour contraindre Nicolas Sarkozy à l'organisation d'un référendum.

Pour ne pas défendre, en tant que secrétaire national à l'Europe, une position qu'il n'approuvait pas, il a démissionné, estimant que l'absence de position commune constitue pour lui "un échec personnel". Son avenir au PS? François Hollande glisse rapidement: "Benoît Hamon a fait un travail remarquable et on va lui trouver une autre occupation dans le parti."

06/11/2007

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Europe : le PS dit "oui" au Traité de Lisbonne

Le Parti socialiste s'est prononcé en faveur du Traité de Lisbonne, lors du bureau national du 6 novembre. Avec 36 voix pour, 20 contre, 2 abstentions et 1 personne ne prenant pas par au vote, le traité a été adopté par une la majorité. Le Premier secrétaire, François Hollande, analyse cette décision.



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06.11.2007

Sud-Rail et une fédération d'usagers favorables aux "grèves de la gratuité"

AFP. Le syndicat Sud-Rail et la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP) ont réclamé lundi la reconnaissance en France de la "grève de la gratuité", qui consiste pour les salariés des entreprises de transports en commun à permettre aux voyageurs de circuler sans payer.

Selon un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) du 17 juillet dernier, cette forme de grève est "licite", affirment-ils dans un communiqué commun.

Une telle "grève de la gratuité" ne pourrait cependant être organisée dès la mi-novembre, a précisé Sud-Rail. Six fédérations de cheminots ont appelé à un mouvement reconductible à partir du 13 novembre au soir.

Dans l'arrêt de la CEDH, dont l'AFP a eu copie, la Cour a estimé que "le ralentissement de travail" d'agents de péage turcs qui avaient quitté leur poste et permis aux automobilistes de passer sans payer, "pourrait être considéré comme une action collective d'ordre général dans le contexte de l'exercice des droits syndicaux".

Les actions judiciaires en dommages et intérêts engagées par l'administration turque ont constitué "une ingérence dans leur droit à la liberté d'association", a jugé la CEDH.

D'après Sud-Rail et la FUT-SP, la SNCF n'a dans le passé "cessé de prendre de lourdes sanctions contre les cheminots qui, par exemple, pratiquaient la +grève de la pince+" c'est-à-dire le refus de contrôler les billets.

Le jugement de la CEDH "crée une situation nouvelle" et "la France doit suivre cette jurisprudence", estiment-ils, demandant au ministère des Transports d'organiser "une table ronde Etat-entreprises de transport-syndicats-usagers afin d'étudier les modalités d'application" de la jurisprudence de la cour européenne.

"On comprend bien pourquoi la direction SNCF est hostile à cette forme de grève qui serait au contraire particulièrement bien accueillie par les usagers", estiment Sud-Rail et la FUT-SP, évoquant des "convergences entre usagers et cheminots qui veulent défendre le service public ferroviaire".

Lors d'une "grève de la pince" en 1989, la direction de la SNCF avait prévenu les contrôleurs que le mouvement constituait "une véritable remise en cause des obligations même du contrat de travail" des contrôleurs et que "l'inexécution des obligations" de travail était "une faute professionnelle".

Selon Sud-Rail, "les grévistes qui ont intenté des recours juridiques contre ces sanctions ont été désavoués, ce qui a été un frein à ce type d'expérience".

Lundi 5 novembre

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Traité corrigé : nous voulons un référendum, un point, c'est tout !

Par Guillaume Bachelay et Pascal Cherki, membres du Conseil national du PS.

Le Figaro - 05 novembre 2007

Le 21 février dernier, à Strasbourg, le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle annonçait qu'il proposerait, sitôt élu, « à nos partenaires de nous mettre d'accord sur un traité simplifié » reprenant « les dispositions du projet de traité constitutionnel nécessaires pour que l'Europe puisse se remettre en marche, qui n'ont pas suscité de désaccord majeur durant la campagne référendaire ». Il ajoutait à propos de cette idée subtilisée à d'autres, notamment à l'Allemagne : « Ce traité simplifié, de nature institutionnelle, sera soumis pour ratification au
Parlement. »

Le 19 octobre dernier, à Lisbonne, les chefs d'État et de gouvernement européens ont conclu un accord sur un traité dit « de fonctionnement de l'UE ». À cette occasion, Nicolas Sarkozy a réitéré sa volonté de soumettre son approbation au seul vote des parlementaires.

Reprenons. On nous avait promis un « traité simplifié » : le texte élaboré par les jurisconsultes du Conseil des ministres européens, sur lequel les dirigeants des 27 pays se sont prononcés et dont ils n'ont pas modifié la substance, comprend près de 300 articles sur plus de 200 pages qui ne s'éclairent qu'à la lumière des traités précédents. Il s'agit donc d'un texte littéralement et volontairement ? -illisible pour les citoyens non initiés aux délices de la novlangue bruxelloise.

On nous avait dit : « un traité de nature institutionnelle ». Certes, l'essentiel des parties III et IV de la défunte Constitution a disparu du texte de Lisbonne. C'est un progrès, conforme aux demandes du non de gauche. Demeurent toutefois deux séries de problèmes sérieux.
Primo : le traité corrigé est en retrait sur les avancées institutionnelles que comportait le projet précédent. Ainsi, la charte des droits fondamentaux ne s'appliquera pas au Royaume-Uni et en Pologne ; le mécanisme dit de Ioannina, qui permet à une minorité d'États de bloquer une décision, sera maintenu ; le passage à la double majorité est retardé à... 2017 ; et symboliquement, le titre de ministre des Affaires étrangères disparaît.
Secundo : le nouveau texte confirme, donc conforte, la priorité donnée à l'euro par la Banque centrale européenne à la seule lutte contre l'inflation (article 245bis-2). Dès lors qu'elle a été vaincue depuis deux décennies - et d'abord en France -, cela revient à privilégier la finance et la rente au détriment de la production, de la croissance et des salaires. De surcroît, si la « concurrence libre et non faussée » ne figure plus parmi les objectifs de l'UE, les politiques qui la mettent en oeuvre restent inchangées.

Au final, le seul engagement tenu par le chef de l'État, c'est de priver le peuple de son droit souverain de consentir ou non aux nouvelles institutions européennes qu'il lui propose. Le 29 mai 2005, le peuple français s'est prononcé ; lui seul peut légitimement réexaminer sa position. C'est pour nous la question fondamentale qui est aujourd'hui posée à l'ensemble des responsables politiques, quelle que soit, par ailleurs, l'appréciation qu'ils peuvent porter sur le contenu de ce nouveau traité. Les parlementaires ne doivent pas prêter la main à une
confiscation de la souveraineté populaire. Ils en sont les dépositaires, non les propriétaires, et n'ont pas vocation, à leurs corps défendant, à devenir les complices d'un rapt démocratique.

Membres du Parti socialiste, nous sommes inquiets de la tournure que prend en son sein le débat sur le traité corrigé. On reproche suffisamment -et souvent à tort -au PS de ne pas avoir de position claire sur nombre de sujets pour mettre au panier celle consistant à exiger que tout nouveau traité européen fasse l'objet d'un référendum. N'abandonnons pas cette exigence précise et commune au projet socialiste autant qu'au programme présidentiel de Ségolène Royal. Les électeurs de gauche -et pas seulement eux -ne l'accepteraient pas, à
juste titre : les socialistes et les républicains se sont toujours abîmés quand ils ont transigé sur les principes démocratiques. Il serait paradoxal, au passage, que les plus vibrionnants partisans de la démocratie participative se convertissent au déni de souveraineté populaire par la magie d'un coup de baguette élyséen. Nous ne pouvons l'imaginer et nous avons bon espoir que la raison finissant par l'emporter, les députés et sénateurs socialistes prennent la seule décision qui s'impose : le boycott, autrement dit la non-participation à ce qui serait une p a r o d i e d e ratification.

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PAKISTAN : Un pas de plus vers l'absolutisme



La proclamation de l'état d'urgence, le 3 novembre, n'a qu'un objectif, accuse le quotidien Dawn : renforcer le pouvoir personnel du général Musharraf au détriment de la lutte contre le terrorisme, qui sert à la justifier. (photo AFP).

Nous sommes donc de retour à la case départ : le 12 octobre 1999 [date du coup d'Etat de Musharraf]. Tous les acquis des dernières années sont passés à la trappe. Toutes les belles paroles sur les progrès de la démocratisation, la prochaine "troisième phase" du processus politique et le prétendu sacro-saint respect de l'autorité judiciaire n'auront donc été qu'une grande escroquerie. Le peuple a été trompé. En résumé, l'autocratie a été renforcée, il n'y a pas de lumière au bout du tunnel et cette route tortueuse est peut-être sans issue.

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09:40 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAKISTAN

05.11.2007

La phrase du jour :"Faites du vélo !", le chiffre du jour...

"Faites du vélo ! " Hausse du carburant : Christine Lagarde ministre de l'économie n'entend pas donner suite à la demande réitérée par les socialistes pour rétablir la TIPP flottante initiée par Fabius qui permettait d'alléger la facture des français à la pompe. Mesure bénéfique pour le pouvoir d'achat mais pourtant supprimée par Raffarin en 2004. Lagarde simplifie encore : elle recommande aux français de faire du vélo.
Marins-pêcheurs partez en mer sur un pédalo, professionnels de la route allez à bicyclette , car il n'y a toujours pas de nouvelle mesure annoncée vous concernant ! Et si vous aussi vous étiez "ses oubliés" ?

Le chiffre du jour :

1 milliard de dollars, c'est la somme qui devrait être dépensée par les candidats durant la campagne présidentielle aux USA.

Un vélo dans la tête...


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Arche de Zoé: François Hollande veut une mission parlementaire

SAINT-MEDARD-EN-JALLES, Gironde (Reuters) - François Hollande s'est félicité dimanche de la libération des trois journalistes français détenus au Tchad et souhaité qu'une mission d'information parlementaire puisse faire la lumière sur l'affaire de "l'Arche de Zoé".

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a également demandé que les membres de l'association soient rapatriés en France et y soient jugés "si nécessaire."

Il s'est également demandé si le rôle de Nicolas Sarkozy était d'aller chercher lui-même au Tchad les journalistes et les quatre hôtesses de l'air espagnoles libérées dans l'après-midi.

"Je crois que le mieux, c'est de faire le clair sur tout ce qui s'est passé et de faire en sorte que les sanctions puissent être prononcées en France", a-t-il dit en marge du congrès du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à Saint-Médard-en-Jalles, en Gironde.

Le déplacement au Tchad de Nicolas Sarkozy est "une méthode" qui consiste à "être toujours en mouvement, toujours présent sur tous les terrains pour saturer l'espace public", a expliqué le dirigeant socialiste. "Mais en même temps je ne vais pas ici déconsidérer la cause."

"Est-ce le rôle du président de la République de venir les chercher lui-même alors qu'il y a d'autres ressortissants français qui sont dans des procédures judiciaires ? Chacun se posera la question", a-t-il cependant demandé.

Le Premier secrétaire du PS a souhaité qu'une solution "soit trouvée pour l'ensemble des ressortissants français et notamment pour que cette association et ces responsables de 'l'Arche de Zoé' puissent être rapatriés en France et jugés si c'est nécessaire."

Il a dit attendre "clarté" et "transparence" de la part du chef de l'Etat et a souhaité la constitution d'une "mission d'information au Parlement" pour que "toutes les données de cette affaire soient connues."

"Je pense qu'il ne faut pas laisser nos ressortissants, quelle que soit leur responsabilité, être l'instrument d'une pression exercée par le régime tchadien", a-t-il souligné.

Dimanche 4 novembre

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16:44 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ARCHE DE ZOE, HOLLANDE, TCHAD

« Debout pour le journalisme »

Intersyndicale des journalistes

Le 5 novembre, journalistes et citoyens ensemble « Debout pour le journalisme »

Après avoir présenté, le 4 octobre dernier, ses propositions pour renforcer l’indépendance de la presse française, l’intersyndicale des journalistes (SNJ, USJ-CFDT, SNJ-CGT, SJ-CFTC, SJ-FO) appelle la profession et les citoyens à se mobiliser pour la journée européenne de la liberté de la presse, « Debout pour le journalisme », le lundi 5 novembre. Organisée dans une trentaine de pays par la Fédération européenne des journalistes (FEJ), cette journée, en droite ligne avec le mouvement des syndicats de journalistes français, a pour objectif de faire prendre conscience aux citoyens européens que le journalisme et l’information sont en danger.

De fait, partout sur le vieux continent, les atteintes à la liberté de la presse, et donc au droit qu’ont les citoyens de bénéficier d’une information indépendante et pluraliste, se multiplient : pressions économiques et politiques, marchandisation de l’information, autocensure, précarité, non-respect du principe de protection des sources, etc. Et la qualité de l’information en pâtit.

On peut à cet égard citer de nombreux exemples : en Slovénie, où plus de 400 journalistes protestent contre un gouvernement qui pratique la censure politique. Au Portugal, où le gouvernement vient d’adopter une loi qui limite la protection des sources. En Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark, où des journalistes ont été traduits en justice et même parfois emprisonnés pour avoir refusé de révéler leurs sources. En Italie, où les journalistes de presse écrite sont dans l’impasse pour le renouvellement de la négociation collective depuis deux ans. En Suisse alémanique, où les journalistes travaillent depuis bientôt trois ans sans convention collective.

Dans la plupart des nouveaux pays membres de l’Union européenne une majorité de journalistes sont contraints d’accepter des contrats de travail précaires, ou faussement « indépendants », dans un marché des médias dominé par une poignée de sociétés d’Europe « de l’Ouest ».

En France comme ailleurs, selon la FEJ, « nous voyons se rejoindre les démons de l’ingérence politique, de l’autocensure, de la concentration des médias et de la précarité dans la profession pour aboutir à un journalisme véritablement malade ».

Le 5 novembre, pour tirer la sonnette d’alarme et marquer l’attachement des journalistes à leur métier et des citoyens à leur droit à l’information, des initiatives sont prévues sur tout le territoire.

 A Paris, un rassemblement aura lieu à 13 h 30 devant l’Assemblée Nationale. A cette occasion, les syndicats de journalistes remettront leurs propositions aux députés avec la pétition (www.intersj.info) qu’ils ont lancée sur la toile après le rassemblement du 4 octobre.
Des débats devraient également avoir lieu dans les écoles de journalisme, afin de rappeler à nos futurs consœurs et confrères l’importance de l’indépendance et de la déontologie.
 Des cafés citoyens seront organisés dans différentes villes de province.
 Les clubs de la presse régionaux organiseront, eux aussi, différentes manifestations.

D’ici là, on peut soutenir l’action des syndicats de journalistes:
 en signant leur pétition sur le site www.intersj.info;
 en la faisant circuler sur la toile;
 en enrichissant les débats sur leur blog : http://blog.intersj.info

Informations sur la la journée européenne de la liberté de la presse : http://www.ifj-europe.org/default.asp?Issue=StandUpForJournalism&Language;=FR

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10:45 Publié dans Actualités , Associations , Débat/Forum , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Hollande dénonce "la mystification" Sarkozy et appelle à "refonder la gauche"



AFP - SAINT-MEDARD-EN-JALLES (AFP) - Le premier secrétaire du PS François Hollande a dénoncé dimanche, en clôture du 8e congrès du Mouvement des jeunes socialistes à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde), "la mystification" de Nicolas Sarkozy et a appelé à "refonder la gauche".

Dans un discours devant les délégués du MJS, qui ont élu à leur tête Antoine Détourné, 26 ans, M. Hollande a estimé que six mois après l'élection présidentielle, "la mystification arrive à son terme", notamment "en matière de pouvoir d'achat, où il n'y a pas le compte, loin de là".

Il a recensé "les trois actes majeurs" qui ont, selon lui, marqué les premiers mois du quinquennat de Nicolas Sarkozy, mentionnant le paquet fiscal et "ses 15 mds d'euros distribués en pure perte pour la croissance", l'instauration des franchises médicales, qui voient "les malades payer pour les malades", et les tests ADN, "qui ont choqué au-delà des clivages politiques".

Le dirigeant socialiste a appelé à "refonder la gauche" et estimé que la recomposition de l'opposition devrait se faire "ensemble et avec d'autres, toute la gauche réunie" pour organiser un mouvement qui ne soit "pas simplement un parti, une coalition ou une alliance", évoquant la piste d'"une fédération".

Devant la presse, François Hollande, pour qui "la gauche plurielle ou une union de la gauche à l'ancienne, c'est terminé", a jugé que le PS devait "proposer une autre donne à ses partenaires", même s'il est "trop tôt pour proposer un schéma".

"La perspective, ça n'est pas un parti unique, mais une construction commune de la gauche", dont toutes les composantes sont invitées "à dépasser (leurs) frontières", excluant toutefois une alliance avec le MoDem de François Bayrou ou avec l'extrême-gauche, "qui ne veut pas parvenir aux responsabilités".

A propos de la hausse du pétrole, M. Hollande a jugé qu'il y avait "un côté Marie-Antoinette, +Il n'y a pas de carburant? Qu'on leur donne du vélo+" dans la suggestion de la ministre de l'Economie Christine Lagarde de privilégier la marche ou la bicyclette pour atténuer le poids de la facture pétrolière pour les ménages.

Il a souhaité le rétablissement de "la TIPP flottante" (qui permettait de diminuer les taxes à mesure qu'augmentait le prix du pétrole, ndlr) et "la mise en application du chèque-transport", ainsi que l'instauration d'une "fiscalité aménagée" pour les professionnels, tels que taxis ou marins-pêcheurs.

Mis en place en février 2007, le chèque-transport est un titre de paiement sur le même modèle que le chèque-restaurant ou le chèque-vacances.

Plus tôt dans la journée, François Hollande "s'est félicité" devant la presse de la prochaine libération des trois journalistes français détenus au Tchad dans l'affaire de l'Arche de Zoé et a demandé une "mission d'information" parlementaire pour faire la lumière sur ce dossier.

Interrogé par la presse en marge du 8e congrès du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde), le premier secrétaire du PS a demandé une "mission d'information au sein du Parlement pour qu'il y ait toutes les données de cette affaire qui soient connues".

Dimanche 4 novembre

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10:20 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, MJS

03.11.2007

Traité européen : Tenir parole

Le débat socialiste sur le nouveau traité s’engage dans une confusion extrême. Le Premier secrétaire du PS commence par piétiner les règles qu’il a lui-même édictées. Après avoir suggéré un consensus sur l’abstention, après avoir demandé à ce que les chefs socialistes prennent le temps d’accorder leurs violons et ne tranchent pas avant le 6 novembre, après avoir prié chacun de ne pas aborder cette question lors du Conseil national de samedi dernier, il convoque une conférence de presse à la sortie de cette réunion et annonce à la fois qu’il est personnellement favorable au « oui » et que le PS ne s’opposera pas au texte...

Reconnaissons aussi que la clarté n’est pas toujours au rendez-vous côté « non » socialiste. Difficile de ne pas se perdre entre les appels au vote « non », à l’abstention, voire au refus de vote, sans que l’on sache parfois de quel vote il s’agit, premier scrutin qui doit réviser la Constitution ou second qui doit ratifier le traité. Le débat est obscurci par des considérations tactiques, entre ceux qui souhaiteraient reconstruire la majorité du PS autour du « oui » et assument donc la contradiction avec le « non », et ceux qui souhaitent préserver un terrain d’entente au centre du PS entre tenants du « oui » et partisans du « non » et cherchent à éviter toute confrontation.

Mais dans la vie réelle, les choses sont et seront beaucoup plus simples. Si l’on ne veut pas s’épuiser en tours et détours pour finalement tourner en rond, c’est donc là qu’il faut prendre ses repères.

Il y a d’abord le nouveau traité. Celui-ci émane des gouvernements de l’Union unanimement convertis au dogme néolibéral de la « concurrence libre et non faussée ». Ils n’ont jamais voulu prendre en compte le « non » des Français. Contraints à la pause, ils ont attendu que l’élection présidentielle referme ce qui doit rester pour eux une parenthèse. Maintenant, le « non » français doit être effacé. C’est pourquoi ils soulignent si lourdement que le nouveau texte n’est rien d’autre que la reprise de l’ancien sous une autre forme. Sarkozy leur a fourni le moyen d’une revanche sur le peuple français. Mais beaucoup savent qu’ils n’auraient pas été davantage majoritaires devant leur propre peuple. Ainsi le recours au référendum sur le nouveau traité est-il délibérément et explicitement écarté partout en Europe. On a même vu Brown tenter de faire monter les enchères des négociations intergouvernementales en menaçant de consulter les citoyens britanniques. Le peuple est devenu un épouvantail pour grandes personnes. Jamais la dérive aristocratique de l’Union n’a été aussi forte.

Puis il y a le choix de la France. Celui-ci sera acquis au terme d’étapes précisément régies par notre Constitution, qui prévoit une voie référendaire ou une voie parlementaire. Sarkozy a fait un double choix parlementaire : révision parlementaire de la Constitution et ratification parlementaire du traité. C’est cohérent avec ce qu’il a défendu dans la présidentielle : un nouveau traité voté au Parlement et non plus par référendum. Et c’est contradictoire avec ce qu’a défendu la gauche, candidate socialiste incluse.

Dès lors la palette des votes est simple. Pour un référendum, il faut voter « non » au Congrès. Pour la voie parlementaire, il faut voter « oui ». Il n’existe pas de troisième voie pour réviser la Constitution. Pour le contenu du nouveau texte, il faut voter « oui » à la ratification. Contre, il faut voter « non ». Si l’on tient à être ni pour ni contre, il faut s’abstenir (en 2005, aucun socialiste n’avait défendu cette position, et seuls 2,52% des électeurs avaient voté blanc le 29 mai au terme d’une très forte participation).

Deux questions précises sont donc posées aux socialistes. Il sera impossible de s’y soustraire. Les parlementaires voteront d’abord dans le cadre solennel du Congrès. Le scrutin, public et nominal, sera suivi avec attention. Depuis le débat référendaire la volonté de participation politique de notre peuple s’exprime sans relâche. Elle ne va pas s’interrompre pour offrir aux socialistes la discrétion requise par leurs arrangements. D’autant que Sarkozy veux tirer l’entier bénéfice de ce vote dont il a fixé la date avant les municipales. Et des voix de gauche qui apporteraient de l’eau à son moulin. Ce n’est pas un hasard s’il a nommé Jean-Pierre Jouyet, ancien socialiste très proche de Hollande, secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes.

Dernière remarque, le vote sur le référendum ne sera pas secondaire par rapport à celui sur le traité. D’abord parce qu’il aura lieu en premier. Ensuite parce que devant ce texte illisible, de nombreux citoyens réclament l’assurance d’un référendum avant de tenter de le lire. Ensuite parce que cela n’aurait pas de sens de disserter sur la crise de la démocratie et d’accepter qu’un texte qui doit régir 80% de nos politiques pour les décennies à venir soit adopté comme une loi simple par le Parlement. Enfin parce qu’après que la candidate socialiste ait dit qu’elle ne croyait pas à ses promesses de campagne sur le SMIC ou les 35 heures, y ajouter l’engagement en faveur d’un référendum risquerait de ruiner la valeur de la parole socialiste.





Un site pour le respect du vote des Français

Nicolas Sarkozy a entrepris de faire valider par la France un traité qui n'est ni nouveau ni simplifié. On y retrouve en effet ce qui avait conduit les Français à voter non le 29 mai 2005. Bien sûr les électeurs ont le droit de changer d'avis. Mais encore faut-il qu'on leur demande leur avis ! Rien ne saurait justifier le refus d'un referendum.
Le site www.respecteznotrenon.org entre en campagne pour le respect du vote des Français.

RAG 34. Lolo34

12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAITE EUROPEEN, PRS

Traité européen : c’est le peuple qui doit décider

"Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler." Interview de Laurent Fabius publiée par Le Parisien / Aujourd’hui en France.

Voterez-vous le projet de traité simplifié adopté à Lisbonne, qui se fixe pour objectif de désembourber l’Europe ?

Laurent Fabius. Le projet, avec ses 250 pages et ses 297 amendements, n’est pas plus « simplifié » que le précédent. En 2005, le peuple s’était prononcé par référendum.

Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler.

Au final, voterez-vous oui ou non ?

Je ne vois pas comment on pourrait approuver un déni de démocratie. Chacun, socialiste tenant du oui ou du non, devrait être prêt à faire un effort pour tenir cette position.

Les tenants du non, comme vous, feraient eux aussi un « effort » ?

Ce serait logique. Je souhaite que nous adoptions la position la plus démocratique et susceptible de nous rassembler. C’est d’ailleurs ce qu’a préconisé le rapporteur du PS chargé de ces questions, Benoît Hamon.

Mais Nicolas Sarkozy, comme il l’avait dit lors de la campagne présidentielle, prévoit une ratification cette fois par le Parlement !

C’est le peuple qui doit décider. D’ailleurs, je pense qu’une majorité de Français souhaitent comme moi un référendum.

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë appellent déjà à voter oui...

Nous disions tous, il y a quelques semaines, qu’il faudrait un nouveau référendum. Pour ma part, je ne l’ai pas oublié.

Souhaitez-vous que, comme en 2005, le PS consulte ses militants par référendum interne ?

On n’est pas obligé de se tendre à soi-même un piège. (Sourire.)

Comprenez-vous une grève dirigée contre la réforme des régimes spéciaux de retraite ?

Le mouvement a été très suivi, mais les gens sont partagés...

... Et vous-même, êtes-vous partagé ?

Je pense que les régimes spéciaux doivent évoluer, mais après une vraie négociation. De plus, leur remise en cause est vécue par beaucoup comme un ballon d’essai par rapport à la question plus générale des régimes de retraite. Le candidat Sarkozy a répété le slogan « Travailler plus pour gagner plus ». Avec les multiples taxations nouvelles, les augmentations de prix, les reculs de toutes sortes, on constate de plus en plus qu’il s’agit en réalité de « travailler plus pour gagner moins ». On ne peut pas être d’accord.

Mais le statu quo en matière de retraites est-il concevable ?

Il faut des évolutions, mais sur la base d’efforts partagés. Donc une discussion générale sur l’ensemble des retraites, et pas la stigmatisation d’une catégorie de salariés.

Pourquoi souhaitez-vous que le Conseil constitutionnel censure le texte sur les tests ADN, désormais très restrictif ?

Si le texte ne concerne vraiment qu’un tout petit nombre de personnes, à quoi sert-il ? Ce qui me paraît dangereux, c’est l’addition de deux idées qu’il contient, chacune dangereuse : l’idée que notre parcours dans la vie, et surtout le rapport parents-enfants, serait entièrement déterminé par la génétique ; et l’idée que l’étranger serait une sorte de délinquant potentiel, une menace. J’espère que le Conseil constitutionnel annulera cette mesure avec un argument principal : on ne peut pas traiter différemment un enfant adopté et un enfant qui ne l’est pas, ce qui serait le cas avec les tests ADN.

Etes-vous hostile à l’idée de contrôler plus strictement les conditions du regroupement familial ?

Ce n’est pas parce qu’on récuse les tests ADN qu’on est pour une immigration massive et sans règles ! J’ai une autre approche sérieuse, responsable, autour de trois principes, que nous devons gérer dans le cadre européen : 1. l’impératif du codéveloppement ; 2. pour les immigrés en situation régulière, le droit à une vie comme les autres, donc au regroupement familial ; 3. le fait que la France ne peut accueillir « toute la misère du monde » et qu’il faut lutter contre les filières et trafics de clandestins. Trop souvent, l’immigration sert de filon électoral à la droite pour faire oublier son échec sur le plan économique et social. Je refuse cette dérive malsaine.

Faut-il aller jusqu’au bout de la présidentialisation du régime ?

Cessons de jouer avec les mots ! Il faut davantage de pouvoirs au Parlement, un meilleur contrôle des décisions du président, une écoute plus attentive du suffrage populaire. Le rapport du comité Balladur me paraît plutôt intéressant, mais qu’en restera-t-il ?

« Dans le scandale de l’UIMM, il faut désigner un juge »

Souhaitez-vous toute la vérité sur les caisses noires de l’UIMM alors que certains syndicats et même des députés en auraient, dit-on, profité ?

C’est le monde à l’envers ! C’est bien le scandale UIMM. Pourquoi le présenter comme l’affaire des syndicats ou des politiques ? Il faut qu’un juge soit désigné et fasse la lumière rapidement.

Quel doit être le profil du futur premier secrétaire du PS ?

Le PS a bien des défis à relever. Oui ou non, devons-nous revendiquer nos valeurs socialistes ? Je réponds clairement oui. Oui ou non, devons-nous adapter un certain nombre de nos propositions ? Je réponds oui et j’ajoute que notre règle, ce doit être ce que j’appellerai « l’économie sociale et écologique de marché ». Devons-nous adopter une stratégie qui nous isolerait à gauche ou, comme je le crois, nous fixer comme objectif le rassemblement le plus large autour de nous ? Vastes enjeux. C’est cela notre tâche, et non pas de nous disputer en 2008 pour savoir qui sera notre candidat en 2012, 2017 ou 2022 !

D’ici au congrès PS de 2008, que comptez-vous faire ?

Je travaillerai activement à des propositions pour répondre aux préoccupations de fond (emploi, pouvoir d’achat, vieillissement, vivre ensemble, pollutions, mondialisation financière...). Je vais aussi alerter et mobiliser contre les mesures injustes, par exemple la scandaleuse taxe sur les malades. Et poser au pouvoir des questions concrètes, en souhaitant des réponses précises. Oui ou non, le gouvernement s’engage-t-il dans les cinq ans qui viennent à ce qu’il n’y ait pas d’augmentation de la TVA ? Même question pour la CSG et la CRDS. Si l’on refuse de me répondre ou si, comme c’est le cas jusqu’ici, l’on répond à côté, cela voudra dire qu’après les municipales les Français auront à payer une addition encore plus douloureuse et injuste qu’aujourd’hui.

28 octobre 2007 Le Parisien.

RAG 34. Lolo34

12:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

02.11.2007

Traité simplifié : "On peut contraindre Sarkozy au référendum"


Par Julien Martin ( Rue89 ) "Les parlementaires ont la capacité politique de faire barrage à Nicolas Sarkozy." analysent la députée européenne Marie-Noëlle Lienemann et l'ancien ministre socialiste Paul Quilès. "Pour que le Traité de Lisbonne s'applique, il faut passer par deux étapes successives. Première étape: la modification de la Constitution française [les articles 88-1 à 88-7 doivent être adaptés, ndlr]. [Pour que la première étape soit validée,] il faut rassembler 3/5e des suffrages au Congrès (où siègent tous les députés et les sénateurs). Les opposants à la ratification parlementaire (principalement le PS, le PCF, les Verts et le MoDem) représentent plus des 2/5e, c'est-à-dire qu'ils sont au moins 363 sur 908 parlementaires (leur nombre exact est sujet à discussion, mais ils sont environ une dizaine de plus). "Que chacun respecte ses engagements. Ceux qui réclamaient un référendum durant la campagne présidentielle savent que c'est désormais possible".

"Les parlementaires ont la capacité politique de faire barrage à Nicolas Sarkozy." Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas entendre parler de la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne -ou traité simplifié- prévue par Nicolas Sarkozy. Selon la députée européenne PS, il faut organiser un référendum et "on peut contraindre Sarkozy" à le faire.
Marie-Noëlle Lienemann, l'ancien ministre socialiste Paul Quilès et leur club de réflexion Gauche Avenir -qui réunit des politiques de gauche, des chercheurs et des journalistes- ont analysé pour ce faire le processus de ratification parlementaire:
"Pour que le Traité de Lisbonne s'applique, il faut passer par deux étapes successives. Première étape: la modification de la Constitution française [les articles 88-1 à 88-7 doivent être adaptés, ndlr]. Deuxième étape: la ratification du texte du nouveau traité européen."
Pour que la première étape soit validée, il faut rassembler 3/5e des suffrages au Congrès (où siègent tous les députés et les sénateurs). Aussi, pour que le texte ne passe pas sans toutefois être rejeté définitivement par la France, Gauche Avenir appelle au vote négatif lors de la première étape. Nicolas Sarkozy serait alors contraint, pour faire adopter le texte, de passer par la voie référendaire.
En théorie, la technique est réalisable. La majorité présidentielle (principalement l'UMP et le Nouveau Centre) ne peut satisfaire seule à l'exigence des 3/5e. Autrement dit, les opposants à la ratification parlementaire (principalement le PS, le PCF, les Verts et le MoDem) représentent plus des 2/5e, c'est-à-dire qu'ils sont au moins 363 sur 908 parlementaires (leur nombre exact est sujet à discussion, mais ils sont environ une dizaine de plus).

"Maintenant je demande que chacun respecte ses engagements. Ceux qui réclamaient un référendum durant la campagne présidentielle savent que c'est désormais possible", explique vigoureusement Marie-Noëlle Lienemann, qui ajoute qu'un courrier va être envoyé aux parlementaires pour le leur faire savoir.

Gauche Avenir a également adressé mardi une lettre au président de la République pour exiger de lui qu'il envoie à chaque électeur un exemplaire du Traité de Lisbonne, afin d'informer les citoyens sur le contenu du texte.

"Un texte qui a été rejeté par référendum doit de nouveau être soumis à référendum si un second vote est organisé", continue Paul Quilès. Car, pour les membres de Gauche Avenir, il s'agit quasiment du même traité. Et pas seulement pour eux, avancent-ils. Avant de citer trois personnalités de premier plan:

► Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la commission sur la Constitution européenne: "Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils." (Le Monde du 26 octobre 2007)
► José Luis Zapatero, Premier ministre espagnol: "Nous n'avons abandonné aucun point essentiel de la Constitution." (discours du 27 juin 2007)
► Angela Merkel, chancelière allemande: "La substance de la Constitution est préservée, c'est un fait." (Daily Telegraph du 29 juin 2007)

Autant d'exemples qui convainquent Paul Quilès du bien-fondé de son action: "Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est pour voir le Traité de Lisbonne rejeté, puisque certaines personnes de Gauche Avenir ont voté oui à la Constitution." De toute façon, l'ancien ministre de la Défense refuse que la méthode de ratification soit choisie en fonction d'une réponse supposée des électeurs. Aux critiques, il répond par une question: "Qui peut avoir peur du peuple dans une démocratie?"

RAG 34. les lolo's 34

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01.11.2007

Présidentialisation du régime : Sarkozy ne sera pas un simple "inaugurateur de chrysanthèmes".

Rapport Balladur : Une dérive personnelle des institutions

André Vallini, secrétaire national en charge des institutions et de la justice, évoque les pistes avancées par le comité Balladur sur la modernisation des institutions.

Le comité Balladur sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions a remis son rapport au chef de l’État, le 29 octobre. Que vous inspire le calendrier de réforme préconisé par ce collectif ?

Après l’annonce d’une grande réforme institutionnelle avant la fin de l’année, Nicolas Sarkozy semble reculer face aux réticences de sa propre majorité. Les principaux responsables de l’UMP jouent la montre et renvoient ce projet aux calendes grecques, prenant ainsi le contre-pied des engagements pris par le Président pendant et après la campagne électorale.

Un Parlement plus fort, un président conforté : cette réforme ne masque-t-elle pas une hyper présidentialisation du régime ?

Au-delà des pistes avancées par le comité Balladur, dont on ne sait au juste si elles seront soumises à discussion au Parlement, ce rapport accentue la dérive présidentialiste de nos institutions. Les premiers mois de Nicolas Sarkozy à l’Élysée se traduisent par un déséquilibre des pouvoirs dont l’exécutif est l’unique bénéficiaire. Cette dérive est nuisible pour nos institutions et peu compatible avec l’idée que nous nous faisons d’une démocratie moderne fondée sur l’équilibre et la séparation des pouvoirs, chers à Montesquieu. Soyons clairs : chaque fois que l’on affaiblit le gouvernement, c’est au Parlement que l’on s’en prend !

En l’état, le Parti socialiste a indiqué qu’il ne voterait pas le projet de réforme des institutions. Quelles propositions préconisez- vous ?

Il faut lire ce projet dans son économie générale. Il n’y a pas de projet acceptable quand il consacre la dérive personnelle observées depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Ainsi les articles5,18 et 20 de la Constitution, tels qu’ils seraient modifiés,renforceraient la concentration des pouvoirs et rendent même ce projet dangereux car il ouvrirait une crise dans l’hypothèse d’une cohabitation. Faire coïncider le deuxième tour des présidentielles et le premier tour des législatives a, dans l’esprit du comité Balladur, vocation à nous prémunir contre une telle situation. Ce qui là encore accentuerait l’hyper présidentialisation du régime.

Propos recueillis par Bruno Tranchant

L'hebdo des socialistes en ligne

RAG 34. Lolo34

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Les députés réforment leur régime de retraite

PARIS (Reuters) - Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé mercredi, comme prévu, de réviser le régime de retraite des députés à l'heure où gouvernement et syndicats s'affrontent sur la réforme des régimes spéciaux.

La réforme relative aux députés prévoit de supprimer "la faculté de faire liquider sa retraite à partir de 55 ans avec une décote" et d'interdire "la possibilité pour les députés de cotiser, en parallèle, à la caisse des parlementaires et à leur caisse d'origine, sans avoir d'activité dans ce régime", a précisé le premier questeur, Richard Mallié (UMP).

Le collège des questeurs estime "normal" "que les députés s'appliquent à eux-mêmes des efforts identiques car les élus du peuple se doivent d'être exemplaires en tous points".

Les députés avaient déjà fait un pas en adoptant vendredi dernier, dans le cadre du projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008, un amendement de la commission des Affaires sociales interdisant aux parlementaires fonctionnaires de continuer, pendant leur mandat, à cotiser à leur régime de retraite d'origine alors qu'ils sont obligatoirement affiliés aux régimes de pension de l'Assemblée et du Sénat.

"Les mesures adoptées témoignent de la volonté des députés de mettre un terme à certains particularismes de leur régime de pension et s'inscrivent dans le mouvement de réforme des régimes de retraites", a déclaré, dans un communiqué, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP).

Le collège des questeurs avait été chargé le 5 octobre de réformer le régime de retraite des députés à la demande du président de l'Assemblée nationale.

Les trois questeurs, trois députés chargés par leurs pairs de la gestion du Palais-Bourbon sous l'autorité du président de l'Assemblée, sont outre Richard Mallié, Philippe Briand (UMP) et Marylise Lebranchu (PS).

RAG 34. Les lolo's 34

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