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31.10.2007

Martine à la plage ? Non c'est Sarkozy en Corse

Pas de bol pour le proconsul Sarkozy et son Conseil des ministres délocalisé ...

Un Conseil des ministres qui s'assied en pétant ses excès de CO2 sur les bonnes résolutions du Grenelle de l'environnement effet de serre : déploiement d'avions, de bâteaux, d'estafettes, etc; et sa soudaine augmentation de 140 % de salaire autodécidée, semblent provoquer l'ire de Dame Nature : "et hop", une alerte météo au sud de l'Île, agrémentée d'une grève flash de la méditérranéan airlines...

La Corse est bleue CRS, et les navires de guerre font des ronds dans l'eau au large de Bastia et d'Ajaccio.

Combien ça coûte ?

(Nous aussi dans le populisme, on sait faire).



Martine en loupe pas une : Toute la série


RAG 34. Lio des lolo's 34

13:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY EN CORSE

Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse

Les syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi garantissant l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable.

Je soutiens les syndicats de journalistes dans leur bataille pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle.

Avec eux je demande qu’un texte reprenant leurs revendications et consacrant l’indépendance des rédactions soit soumis aux votes du Parlement.

Intersyndicale des Journalistes : Propositions pour la liberté de la presse

Signer la pétition

RAG 34. Les lolo's 34

11:09 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"solidarité avec les mal-logés !" Evacuation ce matin à l'aube...

Les forces de l'ordre ont procédé mercredi peu avant 6h à l'évacuation du campement des mal logés installés depuis le début du mois d'octobre rue de la Banque, dans le 2e arrondissement de Paris. Une centaine de gendarmes et quelques policiers en civils ont participé à l'opération qui s'est déroulé sans incident. "Solidarité avec les mal-logés !", ont scandé quelques femmes africaines pour protester contre l'évacuation.

La plupart des évacués ont emballé tranquillement leurs affaires avant de quitter les lieux sous la surveillance des forces de l'ordre qui bouclaient les accès à la rue quidonne sur la place de la Bourse et le Palais Brognard.

Les mal-logés, en majorité d'origine africaine, s'étaient installés une première fois sur les trottoirs de la rue de la Banque le 3 octobre. Ils en avaient été évacués une première fois mais s'était le jour même réinstallés dans la rue de la Banque, située dans un quartier d'affaires peu fréquenté la nuit. Cette rue a été choisie par les organisations d'aide aux mal-logés, notamment le DAL (Droit au logement), car c'est dans un immeuble squatté de cette voie qu'a été installé symboliquement le Minitère de la Crise du logement.

D'après agence

Les images de l'évacuation rue de la Banque

RAG 34. Les lolo's 34

10:33 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.10.2007

Après les municipales ça va faire mal : Préparez vos mouchoirs !

Votre patron est en vacances ?




SOUS LE SOLEIL, notre boss est en vacances

Nous frétillons... RESISTANCE !

Les lolo's 34

17:49 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

POUVOIR D'ACHAT : Sarkozy n'en parle pas, il s'augmente son salaire de 140 % !

PARIS (AFP) - Le salaire du président français Nicolas Sarkozy va plus que doubler, en vertu d'un amendement déposé dans le cadre de l'examen au parlement des crédits des pouvoirs publics, a annoncé mardi le patron des députés UMP (droite majoritaire), Jean-François Copé.


"Le traitement du président va être aligné sur celui du Premier ministre", a indiqué M. Copé.

Pour 2008, le salaire du président de la République s'élève à 101.488 euros brut, comme en 2007, soit environ 8.500 euros mensuels. Le salaire annuel du Premier ministre atteint 240.000 euros brut, selon des estimations.

Cette modification du traitement du chef de l'Etat sera apportée par voie d'amendement gouvernemental au budget 2008, au cours de l'examen mardi après-midi par les députés des crédits dévolus aux pouvoirs publics, a-t-il précisé.

Ce texte est assuré d'être voté, l'UMP disposant d'une large majorité au parlement.

"C'est un souci de transparence mais aussi de cohérence. Etre président de la République, être chef de l'Etat, c'est une responsabilité considérable. Je trouve tout à fait normal que le président de la République ait une rémunération comparable à ce qui est celle du chef du gouvernement et des chefs d'Etat des pays européens", a-t-il ajouté.

La moitié des Français gagne moins de 1.500 euros par mois, selon les statistiques.

Le groupe d'opposition socialiste à l'Assemblée nationale a estimé qu'une hausse du traitement du président Nicolas Sarkozy n'était "pas opportune à l'heure où la plupart de nos concitoyens connaissent de grandes difficultés à boucler leurs fins de mois".

Le député apparenté socialiste René Dosière, qui s'est fait une spécialité du budget de l'Elysée, s'est déclaré lundi favorable à une éventuelle augmentation du salaire de M. Sarkozy, à condition que le chef de l'Etat paie "ses dépenses personnelles".

La lettre hebdomadaire confidentielle Profession politique affirme que "le budget de l'Elysée va tripler en 2008" avec la réintégration de 800 personnes "prêtées" par des administrations, ce qui conduira à une hausse de la dotation, +grosso modo de 32 à 100 millions d'euros+".

RAG 34. Les lolo's 34

17:34 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : Traité européen : par respect pour la démocratie, je refuse la ratification parlementaire

Dépêche

( photo:Laurent Fabius au Darfour l'an dernier).L’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius s’est prononcé mardi pour la première fois pour une non participation au vote sur le nouveau traité européen de Lisbonne.

"En l’état actuel de ma réflexion, je serais d’avis de refuser de participer au vote", a déclaré M. Fabius sur France Inter en expliquant que "c’est la solution la plus logique qui permettrait de rassembler les socialistes".

"Si le président décide que ce ne sont pas les Français qui seront consultés, ça me paraît un déni de démocratie et donc je refuserai de participer au vote" lors d’un Congrès, a déclaré le député de Seine-Maritime, ténor du non au en 2005.

M. Fabius donne ainsi pour la première fois une indication sur son attitude lors du vote du texte alors que jusqu’à présent il se contentait d’affirmer qu’un référendum était incontournable.

Sur le contenu du traité, il a reconnu qu’il y avait "un certain nombre d’avancées, par exemple la création d’un président, d’un haut représentant des affaires étrangères". "En revanche, a poursuivi M. Fabius, il n’y a absolument rien pour débloquer la situation sociale et fiscale de l’Europe (...) absolument rien en matière monétaire. Là aussi ça plaide pour qu’on n’approuve pas ce traité".

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Note précédente : Laurent Fabius : "Le Traité simplifié c'est 250 pages, 297 amendements... pour un texte a minima..." Ecouter l'entretien


RAG 34. Les lolo's 34

17:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, TRAITE EUROPEEN

Laurent Fabius : "Le Traité simplifié c'est 250 pages, 297 amendements... pour un texte a minima..." Ecouter l'entretien



Laurent Fabius
député PS de Seine Maritime
ancien Premier Ministre et ancien Ministre de l'Economie et des Finances.


Ecouter l'entretien

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11:13 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

20 novembre : Grande journée de grève et de manifestation de la Fonction publique.

Communiqué des organisations syndicales de la Fonction publique

Les fédérations de la Fonction publique, CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES, CFTC, constatent que les deux revendications prioritaires, le pouvoir d’achat et l’emploi public, ne sont toujours pas prises en compte par le gouvernement.

Face aux exigences d’augmentation de la valeur du point d’indice pour un réel maintien du pouvoir d’achat pour tous, et de refonte globale de la grille indiciaire, sont évoquées par le gouvernement des « mesures concrètes et ciblées » sur une partie des agents de la Fonction publique.

Face aux exigences d’un service public de qualité et de proximité, répondant encore mieux aux besoins de toute la population, basé sur des emplois publics statutaires, il est répondu par le Premier ministre : « Moins de services, moins de personnels, moins d’Etat », confirmé par la suppression de plus de 22 000 postes dans le projet de budget 2008.

Devant le refus persistant du gouvernement de répondre aux exigences et face à ces reculs inacceptables pour les personnels et les usagers, nos organisations considèrent que l’heure est venue d’une riposte d’envergure pour obtenir satisfaction.

Dans la continuité de leurs démarches, les organisations appellent tous les agents des trois versants de la Fonction publique (Etat, territoriaux, hospitaliers) à faire grève, à se rassembler et à manifester le 20 novembre 2007 (jour du vote du budget à l’Assemblée Nationale) dans toute la France, sur nos exigences en matière de salaires, d’emploi public, de défense du service public, de ses missions et du statut de la Fonction Publique.

Paris, le 22 octobre 2007.

11:12 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Touche pas à mon ADN ! 300.000 signatures très bientôt !

Vous êtes déjà 298379 à avoir signé !




Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.

SIGNER LA PETITION

RAG 34. Les lolo's 34

11:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOUCHE PAS A MON ADN !

29.10.2007

AIR FRANCE : Décoller mieux, décollons tous !

PARIS (AFP) - La grève des hôtesses et stewards d'Air France a encore perturbé le trafic dimanche et l'ampleur du mouvement a conduit le gouvernement à intervenir pour demander une meilleure information des voyageurs et une reprise du dialogue social.

Le hall du terminal 2-E de l'aéroport de Roissy était noir de monde lundi matin, avec de longues files d'attente devant les comptoirs d'Air France, au cinquième et dernier jour de la grève des hôtesses et stewards de la compagnie.

La compagnie prévoit d'assurer 70% de ses vols. Sur 40 vols Air France affichés au départ de Roissy, 16 étaient marqués comme annulés, comme ceux pour Johannesburg, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Los Angeles, Miami, Detroit, Hong Kong.

La totalité des vols long-courriers et 90% des vols moyen-courriers devraient être assurés mardi, a estimé lundi sur RTL le PDG de Air France, Jean-Cyril Spinetta.

"Je pense que nous serons dès mardi en mesure d'assurer la totalité de nos vols en long-courriers", a indiqué M. Spinetta. "S'il y a quelques vols qui sont supprimés, on en communiquera la liste. Mais (s'il y en a), ils seront en très petit nombre et j'espère qu'il n'y en aura pas", a-t-il ajouté.

Concernant les moyen-courriers, "le retour à la normale sera sans doute un tout petit peu plus long. Je pense que dès mardi nous assurerons 90% des vols", a estimé le PDG de Air France. "J'invite néanmoins nos clients à s'adresser quand même à Air France pour vérifier que le vol qu'ils envisagent de prendre mardi est bien maintenu en court et en moyen-courriers", a toutefois précisé M. Spinetta.

L'intersyndicale des hôtesses et stewards d'Air France a annoncé dimanche soir dans un communiqué que "la grève ira à son terme jusqu'à lundi minuit". L'intersyndicale (CFTC, FO, UNSA, SNPNC et SUD) représentant 61% des hôtesses et stewards d'Air France, a pris cette décision après avoir "constaté que la direction reste sur sa position et que rien n'a changé depuis samedi".

Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, qui avait demandé samedi à la compagnie "de tout faire pour améliorer l'information des passagers", s'est rendu dimanche à Orly-Ouest en compagnie du directeur général d'Air France Pierre-Henri Gourgeon.

"La grève, c'est l'affaire d'Air France, ce dont je veux m'assurer, c'est que les passagers soient bien traités et bien informés", a déclaré le secrétaire d'Etat. "Nous rembourserons très largement les voyageurs", a ajouté M. Gourgeon à l'adresse de plusieurs voyageurs inquiets.

Air France demande à ses clients de consulter de préférence avant leur départ son site internet (www.airfrance.fr), le numéro vert 0800 240 260 étant surchargé.

Devant l'avalanche des critiques, Air France a expliqué dimanche que les annulations "préventives", annoncées sur le site internet et basées sur les estimations de grévistes, ne permettaient "pas d'éviter totalement" les annulations "à chaud", décidées en fonction du nombre de membres d'équipage se présentant 1H30 avant les départs des vols.

M. Bussereau a souhaité que des négociations "aboutissent dans les délais les plus rapides", après l'échec samedi des discussions entre la direction et les syndicats, représentant les 15.000 navigants commerciaux d'Air France.

La direction a dénoncé samedi l'"intransigeance" des syndicats et fait état de "son ouverture permanente à une négociation sans préalable". Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, l'a accusée au contraire dimanche de ne "pas avoir l'intention de négocier" et "d'informer mal" les voyageurs.

Les syndicats, qui ont annoncé un taux de 85% de grévistes, réclament l'augmentation des rémunérations, dans le cadre d'un nouvel accord salarial triennal destiné à prendre le relais de celui en vigueur depuis 2002, ainsi qu'une amélioration des conditions de travail.

AIR FRANCE : Trafic perturbé au 5 ème jour de grève :


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Copyright © 2007 AFP



RAG 34. Lolo34

11:19 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AIR FRANCE

Comité Balladur : Du sur mesure pour Sarkozy

La commission Balladur rend ses conclusions



Crédit Photo : LCI




Le comité de réflexion sur les institutions remet lundi son rapport à Nicolas Sarkozy, prélude à une réforme qui devrait conforter le rôle du président.
Le rapport devrait aboutir à une révision de la Constitution, que le Parlement pourrait entériner après les municipales de mars 2008.

Rôle du président de la République accru, droits du Parlement étendus. Telles sont les préconisations du comité de réflexion sur les institutions, qui remet lundi son rapport à Nicolas Sarkozy. Elaboré sous la houlette de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur par un comité de 13 personnalités, dont Jack Lang et Pierre Mazeaud, ce rapport devrait aboutir à une révision de la Constitution, que le Parlement pourrait entériner après les municipales de mars 2008. Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien Aujourd'hui en France/TV5 Monde, Edouard Balladur a souhaité dimanche "un premier examen" de son rapport à l'Assemblée "mi-décembre", et au Sénat "courant janvier".

Après avoir auditionné experts et responsables politiques durant trois mois, le comité livre aujourd'hui 77 propositions de réforme, adoptées à l'unanimité, et sur lesquelles le chef de l'Etat devra arbitrer. Si le rapport de la commission ne bouleverse pas fondamentalement le cadre institutionnel actuel, il ne fait qu'entériner la suprématie du chef de l'Etat hors période de cohabitation. Répondant à une volonté de Nicolas Sarkozy lui-même, le comité propose par exemple que le chef de l'Etat puisse "prendre la parole devant l'une ou l'autre des assemblées du Parlement".

Rééquilibrer les pouvoirs entre président et Parlement

Parallèlement, le comité propose de rééquilibrer les pouvoirs entre président et Parlement. Le chef de l'Etat verrait ses prérogatives davantage "encadrées" dans une série de domaines : nominations, déclaration de l'état d'urgence... Le Parlement verrait lui ses droits renforcés par une quarantaine de propositions : plus grande maîtrise de l'ordre du jour, limitation de l'utilisation de l'article 49-3 aux seuls débats budgétaires, pouvoirs de contrôle étendus, statut de l'opposition, commissions d'enquête sur des dossiers dont est saisie la justice...

Le Comité propose également de nouveaux droits pour les citoyens avec le référendum d'initiative populaire, la saisine directe du Conseil constitutionnel ou la création d'un "défenseur des droits fondamentaux", sorte de super-médiateur de la République. Restent deux sujets qui ont fait polémique, notamment à droite : la proportionnelle et le cumul des mandats des parlementaires. Le comité souhaite que le scrutin proportionnel ne concerne que 20 à 30 sièges sur 577. Quant au cumul des mandats, le comité propose qu'il soit strictement limité. Députés et sénateurs se verraient alors interdire tout autre mandat dans un exécutif local, tel un mandat de maire, de président de conseil général ou régional.

D.So. (avec agence) - le 28/10/2007

RAG 34. Les lolo's 34

08:40 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFORME DES INSTITUTIONS, COMMISSION BALLADUR

Traité simplifié version Sarkozy : Trop de dénis de démocatie nuisent au "si peu" de ce qu'il nous reste encore...

Pour Fabius, le PS doit exiger un nouveau référendum

Approuver le traité européen simplifié par voie parlementaire serait "un déni de démocratie", s'insurge Laurent Fabius dans une interview au Parisien.
Après l'adoption du nouveau traité par les 27, le PS s'est donné deux semaines pour parvenir à une position commune sur le texte.
D.So. (avec agence) - le 28/10

Le traité simplifié sur lequel les 27 se sont mis d'accord à Lisbonne il y a moins de dix jours doit-il être soumis à un nouveau référendum ? Alors que le Parti socialiste s'est donné deux semaines pour adopter une position commune Laurent Fabius estime qu'approuver le traité européen simplifié par voie parlementaire serait "un déni de démocratie". Dans Le Parisien de dimanche, l'ancien Premier ministre socialiste, qui avait fait campagne contre la Constitution européenne au printemps 2005, exige l'organisation d'un nouveau référendum et demande un "effort" au PS pour "tenir cette position", sans dire clairement sa position personnelle sur le nouveau texte.

"Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler", déclare Laurent Fabius au lendemain d'un Conseil national du PS qui n'a pas officiellement abordé la question européenne. "C'est le peuple qui doit décider. D'ailleurs, je pense qu'une majorité de Français souhaitent comme moi un référendum", souligne-t-il, rappelant qu'il s'agissait d'une des promesses de la campagne présidentielle de Ségolène Royal.

En 2005, les clivages internes sur la Constitution européenne avaient conduit le PS au bord de l'implosion. Après l'adoption du nouveau traité par les 27, le premier secrétaire François Hollande a affirmé que son parti n'empêcherait pas la ratification du traité de Lisbonne. Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, rivaux putatifs pour la direction du parti, se sont prononcés cette semaine pour le "oui" mais des voix s'élèvent pour que les élus socialistes s'abstiennent lors de la réunion du Congrès, début 2008.

(D'après agence)

Laurent Fabius : "Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum.Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler." Interview de Laurent Fabius publiée par Le Parisien / Aujourd’hui en France.

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RAG 34. Lolo34

08:01 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

Pourquoi le rapport Attali reste et doit rester marginal ?

Propos de Liêm Hoang-Ngoc, délégué national à l'Economie du Parti socialiste, et maître de conférences à l'université de Paris I-Panthéon Sorbonne. concernant les récentes propositions du rapport Atalli qui préconise entre autres choses de favoriser la liberté d'établissement pour les hypermarchés partout et n'importe où, sur le territoire de nos communes, et la suppression du principe de précaution pourtant inscrit récemment dans le marbre de notre constitution.

"V'la les Huns, attention Attali.
signé : Attila".


"Ce rapport Attali ne pointe que des sujets marginaux"
Par Liêm Hoang-Ngoc, délégué national à l'Economie du Parti socialiste, et maître de conférences à l'université de Paris I-Panthéon Sorbonne.

La commission Attali sur la croissance rend cet après-midi un premier rapport d'étape sur le pouvoir d'achat. Parmi les principales mesures: accroitre la concurrence dans la distribution (abrogation des lois Galland et Royer-Raffarin), ou autoriser les actions de groupe pour les consommateurs. Quelle est votre réaction sur le sujet ?

Mon sentiment, c'est que ce rapport, tout comme celui du Conseil d'analyse économique [qui doit être remis au Premier ministre vendredi, ndlr], tourne autour du pot. Ces rapports n'abordent que partiellement la question des freins à la croissance, puisqu'ils ne pointent que des sujets marginaux. La grande distribution bénéficie d'une rente de monopole dont les ménages subissent les retombées, certes. Mais le principal frein à la croissance reste l'investissement des entreprises. Rien n'est dit sur les grandes entreprises qui ne subissent plus aucune contrainte d'offre mais ne dépensent pas pour autant en matière d'investissement, notamment dans les domaines innovants. Ce qui plombe les carnets de commandes des PME. Le premier problème est donc un problème de politique industrielle, et n'est pas posé dans ce rapport.
Deuxième constat: si la consommation est le principal moteur de la croissance, le pouvoir d'achat des catégories qui ont la plus forte propension à dépenser -à savoir la moitié des ménages, qui gagnent mois de 1.480 euros, le salaire médian- est plombé par le prix du logement certes, mais surtout par la modération salariale de ces dernières années.
A l'inverse, un des effets de la politique fiscale actuellement menée est la contribution au gonflement de la bulle immobilière.

L'ancien conseiller de François Mitterrand préconise aussi d'améliorer l'accès au logement, notamment grâce à la construction de 500.000 nouveaux logements sociaux par an, ou la création de 10 éco-polis d'ici 2012…

- Il faudrait peut-être commercer par faire appliquer la loi SRU [loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, qui contraint les agglomérations de plus de 50.000 habitants à un minimum de 20% de logements sociaux, ndlr]. Le problème ici est celui du logement des catégories modestes.
Encore une fois, ceci n'est que marginal par rapport au cœur du problème, qui lui n'est pas abordé.
Même si la création de ces villes nouvelles écologiques permet toujours des grands travaux et donc de tirer le bassin d'emploi dans les villes concernées.

Certains dénoncent un énième rapport sur le sujet, d'autres ironisent déjà sur des propositions irréalistes et, surtout, craignent le retour d'un libéralisme à tout va. Abondez-vous dans le sens de ces critiques ? Et quelles seraient alors vos propositions ?

- Oui, ce rapport n'aborde pas le vrai problème qui est un problème pointé par les économistes keynésiens, à savoir un problème d'investissement. Or on ne le réglera pas par ce que les libéraux appellent une politique de l'offre, qui accroît le profit et la rente.
Le modèle de la gouvernance anglo-saxonne a failli et il va falloir en tirer la leçon. Les investisseurs sont rivés sur le court-terme et obéissent à une logique de gain pour les actionnaires.
Il faut maintenant que la politique industrielle reprenne ses droits.
Les 15 milliards d'euros consacrés au paquet fiscal auraient pu servir à autre chose. Pour ordre de grandeur, les pôles de compétitivité ont coûté 1 milliard seulement et l'Agence de l'innovation 100 millions.
De plus, les 5 milliards concentrés sur les bas-salaires n'ont créé que 200.000 emplois, à cause de l'effet de trappe à bas-salaire [un patron, qui bénéficie d'un allègement des charges au niveau du Smic, devient de moins en moins incité à augmenter les salaires, ndlr].
Il ne faut donc pas s'étonner que le pays soit à la traîne de l'Europe en termes de croissance depuis une quinzaine d'années.

Propos recueillis par Flore de Bodman.

Source : Challenges.fr 15.10.2007

RAG 34. Les lolo's 34

08:01 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Des médias indépendants, condition d'une bonne gouvernance des entreprises

Par Thomas Philippon (25.07.07)

Un grand nombre de journaux, de radios et de chaînes de télévision français sont détenus par des groupes industriels, et le rachat des " Echos " par LVMH ne ferait que renforcer cette singularité nationale. L'enjeu recouvre deux questions distinctes. Premièrement, quel est le rôle des médias dans la gouvernance économique ? Deuxièmement, quelle est l'influence réelle de la nature du propriétaire sur le contenu d'un journal ? Une étude américaine récente montre l'importance des médias pour la détection des fraudes financières (1). Dans l'ensemble des fraudes par des grandes entreprises (actifs supérieurs à 750 millions de dollars) entre 1996 et 2004, la SEC (le principal régulateur) n'a révélé que 6 % des cas. Les médias représentent 14 % des détections, au même niveau que les auditeurs, mais en dessous des employés (19 %). Et ceci a lieu dans un pays où les régulateurs sont puissants et ont une tradition d'indépendance. Quand les régulateurs sont faibles ou corrompus, les médias représentent souvent le dernier recours. En Russie, le fonds d'investissement Hermitage utilise la presse anglo-américaine pour révéler les scandales et mettre les compagnies fautives sous pression. Cette stratégie est efficace (2) car elle touche la réputation internationale des entreprises et force les régulateurs locaux à agir. Les médias jouent donc un rôle décisif dans la gouvernance économique d'une démocratie moderne. Il faut s'interroger sur les conditions qui garantissent leur impartialité.

L'impartialité des médias peut, en théorie, être garantie de deux manières : par les statuts et la mise en place de comités indépendants, ou par la compétition et l'intérêt bien compris des propriétaires. En pratique, la garantie statutaire semble largement illusoire. Rupert Murdoch, qui tente maintenant de racheter le " Wall Street Journal ", avait mis en place lors de son achat du " Times of London " en 1982 un " independant board " que la plupart des commentateurs jugent inefficace.

Qu'en est-il de la capacité du marché concurrentiel à garantir l'indépendance de la presse ? La valeur économique de la réputation d'un journal limite évidemment les intrusions, mais l'histoire nous enseigne aussi que les conflits d'intérêts potentiels finissent toujours par se réaliser. La crédibilité de la garantie d'indépendance dépend de l'équilibre entre ces deux forces, et elle varie au cas par cas. On peut tout de même insister sur deux paramètres souvent négligés dans le débat français.

D'abord, comme pour toutes les acquisitions, il faut se poser la question du projet industriel. Dans le cas de Rupert Murdoch, qui offre 5 milliards de dollars pour le " Wall Street Journal ", il s'agit d'étendre l'image de marque ce journal à d'autres branches de la News Corporation, en particulier le Fox Business Network, ce qui suggère que les incitations à maintenir la réputation du journal seront fortes. Dans le cas de LVMH, par contre, on ne comprend pas encore très bien la nature du projet industriel, ce qui le rend plus douteux. Qu'est-ce qui justifie les 250 millions d'euros que LVMH semble prêt à dépenser pour acquérir " Les Echos " ?

Finalement, il faut prendre en compte l'attitude des lecteurs. Une étude récente (3) montre que c'est d'abord pour faire plaisir à leur audience que les médias américains biaisent les informations qu'ils présentent. Ceci conduit naturellement les lecteurs de gauche à lire des journaux de gauche, et les lecteurs de droite à lire des journaux de droite. Cette polarisation de l'information rend le consensus difficile et pousse naturellement vers des positions extrêmes. Or, dans un pays comme la France, où les questions économiques sont trop souvent traitées de manière idéologique et où la confiance entre la société et les milieux d'affaires est déjà mauvaise, la présence d'une source d'information économique compétente et impartiale est particulièrement cruciale. C'est pourquoi " Les Echos " sont irremplaçables.

THOMAS PHILIPPON enseigne l'économie financière à New York University et vient de publier " Le capitalisme d'héritiers, la crise française du travail " au Seuil.

(1) " Who Blows the Whistle on Corporate Frauds ? ", par Alexander Dyck, Adair Morse et Luigi Zingales.(2) " The Corporate Governance Role of the Medias ", par Alexander Dyck, Natalya Volchkova et Luigi Zingales.(3) " What Drives Media Slant ? ", par Matthew Gentkow et Jesse M. Shapiro.

http://www.lesechos.fr/info/comm/300184726.htm

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08:00 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"Le train de Jaurès", ligne : Carmaux-Cordes-Paris ne veut pas mourrir

La SNCF a annoncé qu'elle confirmait la suppression du « train de Jaurès » (Carmaux- Cordes- Paris), dont les trajets en Midi- Pyrénées seront effectués par des cars.....ce qui augmentera les émissions de gaz à effet de serre.

Curieuse façon d'illustrer la « révolution verte », pour reprendre la formule enthousiaste et prometteuse des membres du gouvernement !

Les actes viennent contredire brutalement les paroles, sans même parler du mépris affiché par la SNCF, entreprise publique, pour ses missions de service public : absence de concertation avec les élus et les usagers (en contradiction avec la « Charte des services publics »), prise en compte exclusive de la « rentabilité » d'une ligne, mauvaise volonté dans la promotion du rail, désintérêt à l'égard de l'aménagement du territoire (zones rurales et touristiques).

Il m'a semblé indispensable d'interpeller le Président de la République sur ces contradictions préoccupantes.

S'il n'intervient pas auprès de son ministre des transports, qui a la tutelle de la SNCF, pour maintenir le « train de Jaurès », on saura alors ce que valent les promesses de la « révolution verte ».


Lettre de Paul Quilès, ancien ministre de l'Intérieur, au Président de la République


Paul Quilès Cordes sur ciel le 25 octobre 2007
Ancien ministre
Maire de Cordes sur ciel


Monsieur le Président de la République


La SNCF vient d’annoncer l’arrêt du train Carmaux- Cordes- Paris, connu comme « le train de Jaurès », qui dessert des zones rurales mais aussi touristiques de notre région. Cette décision, prise sans la concertation prévue par la « Charte des services publics » présentée à Mende en juin 2006, suscite une vive émotion.

Si c’est à vous que je m’adresse, Monsieur le Président, et non au Directeur régional ou à la Présidente de la SNCF ou encore au Ministre des transports, c’est parce que j’ai noté que vous souhaitiez vous impliquer dans les dossiers de la vie quotidienne des Français qui sont emblématiques de certains choix politiques.

A cet égard, alors que le « Grenelle de l’environnement » vient de faire apparaître la nécessité de prendre en considération les préoccupations environnementales –et notamment les émissions de gaz à effets de serre - dans les politiques publiques, l’attitude de la SNCF est incompréhensible. Il est en effet facile de montrer que la suppression de ce train aura un effet négatif sur le « bilan carbone ».

On peut aussi regretter que la SNCF s’éloigne de sa mission de service public, en mettant en avant de façon exclusive l’objectif de rentabilité d’une ligne, sans s’intéresser aux obligations d’aménagement du territoire et de péréquation, qui sont pourtant à la base de la notion de service public.

Pour ces raisons, je vous demande de bien vouloir intervenir, afin que la SNCF rapporte sa décision et engage une concertation avec les élus, les associations d’usagers et les cheminots, qui permettra de définir les conditions du maintien et du développement de cette ligne à laquelle nous tenons tout particulièrement.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Paul Quilès

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07:50 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.10.2007

Bal des absents au conseil national du PS ce samedi. Hollande ne s'opposera pas à la ratification du Traité européen, Fabius réclame le référendum.

Conseil national du PS: le sujet du traité européen a été soigneusement évité

Par Christine COURCOL et Thierry MASURE AFP - PARIS - Les socialistes ont pris soin de ne pas étaler leurs querelles et leurs états d'âme lors de leur Conseil national samedi, en évitant le sujet le plus épineux du moment: le nouveau traité institutionnel censé sortir l'Europe de l'ornière.

Plusieurs personnalités marquantes ont "séché" ce rendez-vous qui ne comportait pas de question décisive à l'agenda, comme Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, en déplacement à l'étranger, Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli ou Dominique Strauss-Kahn, quasiment en congé de parti.

D'un commun accord, selon le premier secrétaire François Hollande, il avait été décidé de ne pas débattre à la tribune de la position à prendre sur le Traité de Lisbonne, grosso modo une version expurgée du projet de Constitution européenne, rejeté par le pays par référendum en 2005.

Ce scrutin avait mis le parti à feu et à sang, le plongeant dans une crise dont il n'est toujours pas sorti.

Le sénateur Jean-Luc Mélenchon -absent lui aussi- et ses amis mis à part, les socialistes sont d'accord pour ne pas s'opposer à la ratification du nouveau "règlement intérieur" de l'Union, selon l'expression utilisée par quelques responsables, qui ne voient dans le texte aucune dynamique pour l'Europe.

Si une majorité de responsables défendent le oui, d'autres prônent l'abstention. D'autres encore, comme Laurent Fabius, identifié depuis 2004 au "non de gauche" -et qui a quitté la réunion bien avant la fin- insistent surtout pour réclamer un nouveau référendum.

Le Bureau national doit se prononcer le 6 novembre, soit en dégageant "une position collective", soit par "un vote majoritaire".

En marge du Conseil national, François Hollande est apparu plutôt confiant sur l'issue de ce débat, "largement apaisé". Échaudé par le précédent de 2005, il a fait savoir qu'il n'insisterait pas auprès de Nicolas Sarkozy pour l'organisation d'une consultation populaire. Une position qui a provoqué une réaction immédiate et négative de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

Le spectre d'une nouvelle guerre interne sur ce sujet s'éloignant, M. Hollande, qui n'a pas fait connaître de préférence personnelle, insiste désormais pour une position "lisible" du parti.

Il a noté avec satisfaction le ralliement au oui de l'eurodéputé Vincent Peillon et de ses amis, partisans du non en 2005. M. Peillon, qui a été le seul à parler de l'Europe dans son discours, a fait valoir que "si on ne prend pas Lisbonne, on restera à Nice (le traité de Nice, ndlr) pour très longtemps". Mais il a fait du référendum "une question de principe".

La gauche du parti préconise, elle, de "boycotter le vote au parlement" en l'absence de référendum, selon Pascal Cherki. M. Hollande n'a pas fermé la porte à l'hypothèse, dans ce cas de figure, d'une non-participation au vote sur la réforme de la Constitution qui devra précéder la ratification proprement dite.

Pour le reste, le numéro un socialiste s'est efforcé d'accréditer l'idée d'un parti armé de propositions, qu'il a détaillées (TIPP flottante, chèque transport, etc.), pour relever le pouvoir d'achat au moment où, a-t-il dit, "le climat social devient lourd".

Quant à la rénovation du parti, dont il s'est attaché à prouver qu'elle était en route, elle ne se fera pas par une alliance avec le MoDem au moment des municipales, n'en déplaise à Ségolène Royal et ses partisans. Avec François Bayrou, "nous n'avons pas affaire à un partenaire, nous avons affaire à un concurrent", a lâché François Hollande.

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17:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Traité européen : les socialistes couchés

Par Michel Soudais Politis (le blog des rédacteurs)

Il n’y a pas eu de suspense. A peine plus de trois jours après l’adoption du traité modificatif par les chefs d’Etat et de gouvernement, la direction du PS a déjà arrêté sa position. Enfin pas tout à fait, parce qu’elle hésite encore. Mais si ! Elle hésite entre « le oui » et... « l’abstention ». Une alternative qui résume, finalement, assez bien les choix auxquelles la social-démocratie agonisante est réduite : accompagner le mouvement ou laisser-faire. Résister ? A quoi bon, vous n’y pensez pas !

Donc, sans le moindre débat, ni la moindre consultation de ses militants (mais est-il besoin de le préciser ?), la direction du PS aurait tranché. Et elle a confié à l’un de ses bureaucrates les plus gradés, Stéphane Le Foll [1], le soin d’annoncer que le parti socialiste abdiquait toute velléité d’opposition sur ce sujet.

« Nous ne nous opposerons pas » (bis)
La position du PS se résume, selon M. Le Foll, à « deux principes » (c’est rassurant de voir que ce parti peut encore avoir des "principes") : « Nous ne nous opposerons pas à l’adoption du traité, et nous allons rechercher une position collective, ce qui est de la responsabilité du Premier secrétaire. » Manifestement, Sarkozy a fait des émules jusque dans son opposition (de sa majesté ?). Désormais, c’est le chef qui décide...

Autres arguments avancés (au nom du PS, je le rappelle) par M. Le Foll : Il y a « besoin de sortir l’Europe de l’impasse institutionnelle ». Alors, même si le traité approuvé par les chefs d’Etat est, il le souligne, « assez loin dans ses objectifs du traité originel » rejeté par référendum en mai 2005 en France, « il y a un consensus pour dire que nous ne nous opposerons pas » (bis, donc) à l’adoption du nouveau traité. D’où cette précision : « il peut y avoir un vote "oui" et il peut y avoir abstention » du PS.

Et l’exigence de référendum, me direz-vous ? La question a bien été posée. Rassurez-vous, le PS continue d’être favorable à la procédure référendaire, assure M. Le Foll. « Mais, a-t-il ajouté (eh oui, il y a un MAIS), l’élection présidentielle est passée par là, Nicolas Sarkozy a dit clairement qu’il n’était pas favorable à un référendum. » Et ce que veut Nicolas Sarkozy ne se discute pas... C’est un peu ce que disait aussi Ségolène Royal dans l’entretien qu’elle a accordé ce matin à Libération [2].

Consensus, vraiment ?
Le consensus invoqué existe-t-il vraiment ? C’est aux responsables socialistes de le dire. Et l’on pourra certainement en juger dans les jours qui viennent, notamment lors du conseil national que le PS tient, samedi prochain.

Sans attendre, Jean-Luc Mélenchon, depuis l’Argentine où il assiste à la dernière semaine de la campagne présidentielle, a tenu à faire savoir qu’il voterait « contre la ratification du nouveau traité » et qu’il ne serait « pas le seul ». « Il faut respecter le Non exprimé le 29 mai 2005, poursuit son communiqué. Ce nouveau traité ne répond à aucune des préoccupations exprimées alors par les Français. Ce nouveau traité n’est en effet ni simplifié, ni plus social, ni plus démocratique. Il conforte le cours libéral de la construction européenne rejeté par notre peuple. S’abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte. »

Le sénateur de l’Essonne, rappelle aussi que la « la gauche a les moyens d’imposer un référendum ». Comment ? Tout simplement en refusant de voter la révision de la Constitution préalable à toute ratification parlementaire, révision qui nécessite d’être approuvée par une majorité de 3/5 des suffrages exprimés des députés et sénateurs réunis en Congrès. Alors que tous les candidats de gauche à la présidentielle « s’étaient prononcés en faveur d’un référendum, ne pas exiger un référendum serait un reniement », conclut-il.

Si d’autres socialistes refusent de se coucher, merci de nous le faire savoir, nous y ferons écho.

[1] Bras droit du Premier secrétaire François Hollande, il s’est vu gratifié, à ce titre, d’un siège au parlemet européen.

[2] Extrait de cet entretien : Quelle est votre position sur le mini-traité ? A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. Mais je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche (...) mieux vaut un compromis que rien. (...) Nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible (...). La question de la procédure d’adoption, référendaire ou parlementaire, n’est plus une question de principe. Nous n’avons pas de temps à perdre à nous diviser.

Lundi 22 octobre 2007

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27.10.2007

Le jour de la lecture obligée de la lettre de Guy Moquêt sera désormais une journée consacrée à la Résistance et à la jeunesse résistante

" Les fascistes ont voulu terroriser la jeunesse. Cela a eu un effet inverse"

Entretien avec Georges Séguy. "Nous refusions de nous incliner devant les lois du gouvernement de l’Etat français légalement constitué à Vichy. Nous nous sommes insurgés contre la politique de trahison" déclare l’ancien secrétaire général de la CGT, à l’époque militant de la Jeunesse communiste, déporté à dix-sept ans.

Vous appartenez comme Guy Môquet à cette génération d’enfants du Front populaire devenus adolescents lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, et qui sont rentrés en Résistance aux premières heures de l’occupation nazie. Qu’est-ce qui vous rapproche de Guy Môquet ?

Lire la suite
(Publié dans l'Humanité du 23 Octobbre 2007).

Notre note précédente : Le déserteur : Monsieur le Président, je vous fais une lettre...

Les lolo's 34 sur ce sujet restent vigilants, car ils ont en mémoire et de manière tenace, le silence méprisant que le candidat Sarkozy à l'époque ministre de l'Intérieur a sciamment entretenu et continue d'entretenir concernant la disparition de Lucie Aubrac, une héroïne nationale !

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La France et le drame rwandais

Paul Quilès est intervenu au cours du colloque organisé par le club Démocraties sur "la France et le drame rwandais" le 20 octobre 2007 au Sénat.

Voici le texte de son intervention

Le génocide perpétré au Rwanda entre avril et juillet 1994 fait partie des grandes tragédies du 20ème siècle. A nouveau, le monde a connu une tentative d’extermination d’un groupe d’hommes en raison de leur naissance. Depuis cette date, on a assisté à un flot de récits, de témoignages -dans lesquelles il est parfois difficile de discerner la vérité des faits-, d’analyses parfois contradictoires, de polémiques, souvent violentes, avec des retombées inévitables sur la scène internationale. Force est de constater que peu d’intervenants ont réussi à faire abstraction de leur subjectivité, ce qui est regrettable, mais certainement explicable en raison de l’émotion considérable suscitée par l’énormité de la tragédie.

Considérant le mouvement d’opinion qui souhaitait des investigations sur l’attitude de la France avant et durant le génocide, j’ai pris l’initiative en 1998 , en tant que Président de la Commission de la défense de l’Assemblée Nationale, de proposer que soit constituée une mission parlementaire d’information. L’objectif était de “faire la lumière sur le rôle qu’ont pu jouer les différents pays qui sont intervenus, ainsi que l’ONU, dans la crise rwandaise entre 1990 et 1994”.

Notre mission a enquêté pendant neuf mois et a rendu un rapport de 1500 pages[1]. Voici quelques éléments qui vous permettront d’apprécier le sérieux et la profondeur du travail effectué./.

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Lire aussi : Interview de Paul Quilès sur le service national

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Réforme des institutions : Le comité Balladur va t-il copier les africains ?

CA SE DISCUTE ! FAUT EN PARLER...

Par Stéphane Bolle (Maître de conférences HDR en droit public).

Le présidentialisme bientôt inscrit dans le marbre de la Constitution ressemble-t-il à un système existant ? Pour une vue originale sur la question, vous pouvez consulter mon blog « La Constitution en Afrique »

Le comité Balladur va t-il copier les africains ?

Il est de bon ton de railler la propension des constituants africains à dupliquer la Constitution française du 4 octobre 1958. Mais imaginer que le constituant français puisse puiser dans les constitutions africaines pour adapter une V° République épuisée, apparaît comme une vue de l’esprit. Et pourtant…

Nul n’ignore que la France s’apprête à graver dans le marbre de sa Constitution le présidentialisme, c’est-à-dire à officialiser le gouvernement présidentiel, né de conventions de la Constitution, contraires à la lettre des articles 20 et 21 de la Constitution. C’est là la mission première que Nicolas Sarkozy a confiée au comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la V° République. Le comité Balladur doit précisément « examiner dans quelle mesure les articles de la Constitution qui précisent l'articulation des pouvoirs du Président de la République et du Premier ministre devraient être clarifiés pour prendre acte de l'évolution qui a fait du Président de la République le chef de l'exécutif ».

Clarification rimera donc avec présidentialisation, au risque de faire perdre au texte constitutionnel une souplesse, toujours appréciée, souvent saluée ; au risque de rendre impraticable une nouvelle cohabitation, toujours possible, nonobstant le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral. Le chambardement annoncé ne commande-t-il pas de porter son regard « ailleurs », de mettre au jour les modèles étrangers, dont le comité Balladur pourrait s’inspirer pour constitutionnaliser le présidentialisme ?

Dans l’affirmative, la Constitution russe de 1993 (art. 80.3) et, surtout, les constitutions africaines francophones méritent une attention particulière. Contrairement à une idée reçue, les textes africains contemporains ne sont pas :
– tout du moins dans leur intégralité –
de pâles copies de la Constitution du 4 octobre 1958. Nombre de lois fondamentales organisent un régime semi-présidentiel, avec un exécutif dualiste hiérarchisé : le Président de la République y est désigné comme le chef incontesté de l’exécutif ; la subordination du Gouvernement au Président de la République est plus ou moins accusée. Le comité Balladur serait bien inspiré de consulter les différentes variantes offertes par les constitutions africaines, avant de choisir la formule la plus adaptée au présidentialisme à la française, qui ne saurait avoir pour seul horizon le quinquennat de l’élu du 6 mai 2007. Les variantes en question dessinent un président plus ou moins gouvernant, flanqué d’un premier ministre, chef d’un gouvernement plus ou moins (in)existant. A titre d’exemples, on citera quelques textes :

- Selon la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, « Le Gouvernement définit, en concertation avec le Président de la République, la politique de la nation et en assume la responsabilité. - Le Gouvernement conduit la politique de la nation » (art. 91).

- Aux termes la Constitution du Burkina Faso du 11 juin 1991, « Le Président du Faso est le chef de l’Etat. – Il veille au respect de la Constitution. Il fixe les grandes orientations de la politique de l’Etat » (art. 36) ; « Le Gouvernement est un organe de l’exécutif. – Il conduit la politique de la nation » (art. 61).

- Au Gabon, la Constitution du 26 mars 1991 dispose que le Président de la République « détermine, en concertation avec le Gouvernement, la politique de la nation. Il est le détenteur suprême du pouvoir exécutif qu’il partage avec le Premier ministre » (art. 8) ; « Le Gouvernement conduit la politique de la nation, sous l’autorité du Président de la République et en concertation avec lui » (art. 28).

- Selon la Constitution de la République de Madagascar du 18 septembre 1992, révisée en 1995, 1998 et 2007, « Le Président de la République : 6° détermine et arrête, en Conseil des ministres, la politique générale de l’Etat » (art. 54) ; « Le Premier ministre, chef du Gouvernement : 1° met en œuvre la politique générale de l’Etat » (art. 64).

Les textes précités solutionnent bien les problèmes pointés dans la lettre de mission du comité Balladur. Il se pourrait donc que le comité suggère prochainement – sans le savoir ? – de dupliquer des solutions, voire des formules, très voisines de celles qui figurent dans les constitutions africaines d’aujourd’hui.

Si cette intuition devenait réalité, le constitutionnaliste devrait en tirer les leçons, prendre enfin au sérieux des régimes constitutionnels « exotiques », que la France pourrait - à tort ou à raison - copier, … à la manière de Monsieur Jourdain.

Lire notre note précédente : Le comité Balladur proposerait de renforcer le président

RAG 34. Lovely34

00:30 Publié dans Actualités , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFORME DES INSTITUTIONS

"J'accuse l'Etat d'asphyxier les collectivités locales"

par Claudy Lebreton président de la Fnesr et de l'association des départements de France : A lire dans l'hebdo n° 463

Le gouvernement a ni plus ni moins utilisé la décentralisation pour alléger le budget de l'État, en ne faisant pas suivre les moyens nécessaires aux transferts de compétence sur les collectivités territoriales, et en forçant ces dernières, pour compenser ce manque, à augmenter les impôts locaux. Solidarité et réinsertion sociale, sécurité, transports, développement durable : notre dossier montre comment les collectivités territoriales doivent désormais pallier les désengagements de l'État.
Autre sujet d'actualité : la réforme des retraites, et particulièrement celle des régimes spéciaux : malgré une mobilisation sans précédent lors de la journée du 18 octobre, le gouvernement voudra-t-il passer en force ?
Cette semaine, dans le cadre de la rénovation du Parti socialiste, découvrez les coulisses de la préparation de l'émission Inventeurs d'avenir, dont le premier épisode est actuellement diffusé sur www.parti-socialiste.fr , ainsi que la « lettre ouverte » de Patrick Savidan, président de l'Observatoire des inégalités

Télécharger L'hebdo n° 463 (format pdf / 3 mo)

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26.10.2007

Grenelle de l'environnement : dernière table ronde sur les biocarburants et les entreprises

Par Anne CHAON AFP

PARIS- Les travaux de la dernière table ronde du Grenelle de l'environnement, consacrée notamment aux biocarburants et à la responsabilité environnementale des entreprises, ont repris vendredi matin. Evénement

Le Grenelle de l'environnement avait terminé jeudi après-midi ses travaux, à l'exception de cette dernière table ronde à laquelle participent, outre le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Hulot, Yannick Jadot (Alliance pour la planète) et Jean-Pierre Clamadieu pour le Medef.

Le président Nicolas Sarkozy s'est prononcé jeudi pour la suspension des cultures d'OGM et une réduction des pesticides, sans aller jusqu'à la création immédiate d'une " taxe carbone", en concluant un sommet de deux jours destiné à lancer "une révolution verte" en France.

Entre la taxe carbone, à l'étude mais non décrétée, et la nécessité de ne pas rogner sur le pouvoir d'achat des Français, la presse française vendredi voit Nicolas Sarkozy jouer les équilibristes pour ne froisser personne.

M. Sarkozy a prononcé son discours devant le gouvernement en son entier, le Prix Nobel de la Paix 2007, Al Gore, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, affichant ainsi sa volonté de donner un caractère solennel à cette initiative.

Al Gore a salué ce sommet inédit en France, assurant qu'il constituait un "formidable coup d'accélérateur" à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.

Depuis mercredi, les participants -- écologistes, représentants du patronat, des syndicats, de l'Etat et de collectivités -- ont participé à d'ultimes négociations pour arriver à présenter une série de mesures.

Ils ont toutefois échoué à se mettre d'accord sur une revendication clef des écologistes, celle de la création d'une "taxe carbone" sur les produits gros consommateurs d'énergie fossile. Considérée comme un test de l'échec ou du succès de ce sommet par les organisations écologistes, la création de cette taxe est rejetée par le patronat en l'absence d'une remise à plat globale de la fiscalité.

Sans trancher, M. Sarkozy s'est engagé à "ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe +climat-énergie+ en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité".

Autre point, qui a donné lieu à un bras de fer entre écologistes et agriculteurs, celui des pesticides, qui pollue les eaux et les sols, et dont la France est le premier utilisateur en Europe. Soutenant le "principe de précaution (...) qui doit être interprété comme un principe de responsabilité" notamment pour les auteurs de pollutions, M. Sarkozy a demandé au ministre de l'Agriculture Michel Barnier "de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible, dans les dix ans qui viennent".

Il a confirmé la suspension de la culture commerciale de maïs génétiquement modifié annoncée dans la matinée "en attendant les conclusions d'une expertise à coParmi les avancées, qui ont fait l'objet d'un consensus, figurent des mesures dans les secteurs, clef pour la lutte contre les gaz à effet de serre, du bâtiment et des transports.

La priorité doit être donnée au rail dans les années à venir et la création d'une "écopastille" a été décidée pour pénaliser les véhicules les plus polluants comme les grosses berlines et les 4X4 et récompenser les plus vertueux. Les modalités doivent toutefois être encore précisées.

Le sommet a entériné un fort développement du "bio" dans l'agriculture, dont la part (calculée en surfaces agricoles utiles), devra passer à 6% en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement.

Les participants à ce sommet se sont montrés plutôt satisfaits, disant toutefois attendre de voir les conditions d'application des mesures. "Franchement, on est entrés dans l'ère de l'écologie. On est passés à l'action. On est confiants, heureux", a affirmé Nicolas Hulot, l'une des figures de l'écologie française. Greenpeace a vu de son côté dans ce sommet des "avancées" mais aussi du "flou".

Cette réunion a été baptisée "Grenelle de l'environnement" en référence à des accords sociaux historiques, signés en France en mai 1968.

"Nicolas Sarkozy, hier, était dans la situation de l'équilibriste", résume Bernard Le Solleu dans Ouest-France qui précise qu'"il chouchoute les écologistes et se garde de froisser le patronat et le monde agricole." Et de s'interroger: "comment financera-t-on cette révolution, alors que les caisses de l'État sont exsangues et que le gouvernement craint, par-dessus tout, de rapetisser le pouvoir d'achat de Français déjà un peu grognons ?".

Dans La Tribune, François-Xavier Pietri fait chorus: "l'équation fiscale posée hier par le président ressemble fort à une partie de billard à plusieurs bandes". Le quotidien économique s'explique: "la fiscalité écologique (...) ne devra pas déboucher sur un accroissement des prélèvements obligatoires" et évoque, comme d'autres, la méthode Sarkozy: "On reconnaît bien là la stratégie chère à Nicolas Sarkozy du donnant-donnant, séduisante dans son principe, mais diablement difficile à mettre en musique."

Fabrice Rousselot de Libération n'est pas convaincu par la fibre écologiste du président, "avant de s'enflammer pour la +révolution+ proclamée par le Président, il faut rappeler que la France a un train environnemental de retard sur l'Europe et que Sarkozy lui-même est un croisé de la dernière heure" écrit-il, notant que "sur la taxe carbone surtout, Sarkozy a eu en réalité la main vert pâle".

Dont acte (bis) !

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12:54 Publié dans Actualités , Associations , Chasse/Pêche , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

25.10.2007

Vers un moratoire concernant les cultures en plein champ d' OGM ?

Sarkozy confirme la suspension de la culture commerciale des OGM

PARIS - La culture commerciale des OGM sera "suspendue en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a confirmé jeudi Nicolas Sarkozy lors de la conclusion du Grenelle de l'environnement.

"La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides, sur le contrôle de la dissémination des OGM, sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM", a déclaré M. Sarkozy.

"Je ne veux pas me mettre en contradiction avec l'Union européenne. Mais, dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année", a poursuivi le chef de l'Etat.

Il a promis de le faire "en concertation étroite avec la Commission européenne".

Dans cet esprit, M. Sarkozy a repris la décision du Grenelle d'une loi sur les OGM au printemps 2008. Ce texte transposera la directive européenne sur les OGM. Les principes de transparence, de droit à cultiver avec ou sans OGM et d'obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM "seront inscrits" dans ce projet de loi.

Cette suspension de la culture commerciale des OGM "ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM, et notamment les OGM d'avenir", a déclaré M. Sarkozy. Le chef de l'Etat a donc exprimé sa volonté d'accélérer la recherche sur les OGM.

"Ce que nous proposons, c'est le retour de la démocratie: le débat, la transparence, la décision exclusivement pour des motifs d'intérêt général et non commercial, la responsabilité", a conclu M. Sarkozy. En contrepartie, il a appelé les militants écologistes qui détruisent les plants d'OGM à "revenir dans le champ de la démocratie et de l'Etat de droit". AP

egp/mw

Dont acte !

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19:24 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, MORATOIRE, GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

« Travailler plus pour gagner plus », un slogan de campagne déjà dans l’impasse

8 milliards d'€ pour une usine à gaz !

A peine entré en vigueur, le dispositif d’exonération d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales sur les heures supplémentaires fait déjà mentir le slogan de campagne « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy.Une majorité de salariés est totalement exclue du dispositif, soit parce que leur entreprise ne propose pas d’heures supplémentaires (deux tiers des salariés), soit parce que leur temps de travail est modulé sur le mois ou annualisé.

Le dispositif, fondé sur une incitation des entreprises à augmenter le recours aux heures supplémentaires, est tellement complexe que les entrepreneurs eux-mêmes sont à le mettre en oeuvre. La mesure-phare sur l’emploi de Monsieur Sarkozy est en réalité une usine à gaz.

Moins de cinq mois après l’élection présidentielle, la proposition emblématique de la droite sur le pouvoir d’achat a déjà fait la preuve de son caractère inopérant.

Communiqué du Secrétariat national

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18:19 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HEURES SUPPLEMENTAIRES

Immigration : « Si vous saviez les papiers que doit remplir un sans-papiers ! »





Youbis, Mauritanien d’origine, vit en France depuis sept ans. En toute illégalité. Mais il a appris l’art de la clandestinité… et se bat avec les sans-papiers.

Youbis est un menteur et il l’assume. Il y a sept ans, il a débarqué en France avec de faux papiers. Depuis quatre ans, il travaille dans un restaurant sous une identité usurpée. En CDI, en plus ! De son côté, l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) refuse de croire ses histoires de menaces de mort en Mauritanie et l’a débouté plusieurs fois. Pourtant, là, Youbis semble ne plus mentir. « Sérieusement, si nous étions heureux chez nous, nous ne serions pas là à vivre dans la crainte d’une arrestation. Je n’avais aucune envie de changer de pays. » En Mauritanie, Youbis est menacé de mort, et s’enfuit au Mali.

Un passeur lui fait des faux papiers. Il arrive en France comme citoyen malien avec un visa de quinze jours. Depuis qu’il a débarqué en 2000, sa vie est un long parcours administratif. Il dépose un dossier à la préfecture comme demandeur d’asile politique. Débouté, il dépose un recours. Nouveau refus. Deux ans plus tard, il demande la réouverture de son dossier. Rejeté. « Trois jours après, je recevais une notification de reconduite à la frontière.»

Depuis un an, Youbis n’a plus le droit de rester en France. Il apprend l’art de la clandestinité. La règle d’or : « Personne ne doit rien savoir sur toi. » Les trucs : éviter de sortir la nuit, fuir les lieux publics... « En général, c’est dans les transports en commun que surgissent les contrôles de police. Là, il faut garder son sang-froid… » Comme pour le travail : « Le patron de mon restaurant ignore tout de moi… Il faut que je vive, en attendant ma régularisation.»

La survie au quotidien

L’interdiction de travailler, pour les sans-papiers, constitue une véritable préoccupation. D’une part, quant à leur survie quotidienne, puisqu’ils sont contraints de travailler au noir, au risque d’être exploités. D’autre part, parce qu’on leur demande, dans la perspective d’une régularisation, de justifier de leur présence. Une occasion pour Youbis de s’insurger contre l’iniquité des décisions préfectorales et les conditions d’accueil des demandeurs. Car notre homme n’est pas du genre à attendre que les choses se fassent sans lui. « Si tu croises les bras, il ne va rien se passer. Il faut nous exprimer en groupe pour faire savoir qu’il y a des milliers de personnes dans notre situation. Sinon, qu’est-ce que vaut la voix d’un clandestin ?»

Lui qui n’a pas le droit de vote se veut un citoyen exemplaire. Un soir, il participe à une réunion pour rédiger des propositions aux candidats. Un autre soir, il retrouve un groupe de migrants de la délégation du Secours Catholique de Paris, rassemblant de nombreux sans papiers. « En plus de nous informer sur les lois, de nous apporter du réconfort, d’échanger des conseils de survie, cela permet surtout de porter nos voix.»

Force de preuve

Lucide, Youbis mesure les risques : « Moi je suis prêt à parler. Nos histoires ont force de preuve et sont la seule arme pour nous en sortir.»

Le groupe mène un travail de sensibilisation auprès du public. « Nous avons organisé un rendezvous, « Les petits papiers des sanspapiers », pour montrer les formalités que nous avons à remplir. » Youbis raconte sa rencontre avec l’adjointe au maire de Paris chargée de l’immigration et des étrangers non communautaires. « Nous demandons des choses concrètes : au niveau des préfectures, quand on nous refuse nos dossiers incomplets, qu’on nous précise ce qu’il manque ; qu’on diminue les contrôles arbitraires... Notre seul espoir est de faire entendre nos voix. C’est tout ce qui reste en notre pouvoir… »

Par Louis Guinamard (Mars 2007)



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18:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, SANS-PAPIERS

Grenelle de l’environnement : penser global, payer local ?

Le Parti socialiste a organisé mardi 23 octobre 2007 une journée de travail rassemblant les maires socialistes de 15 grandes villes qui ont su faire la preuve de leur avance écologique et sociale, en mettant en œuvre des projets quotidiens de transport, d’urbanisme, d’habitat durable, de sobriété énergétique ou de solidarité innovants. À cette occasion, élus locaux, militants, parlementaires, ont pu échanger sur leurs expériences et esquisser ainsi les prémices de la plate-forme préparée par le Parti socialiste sur ce sujet, en vue des prochaines échéances municipales.

À la veille du “Sarkoshow” destiné à clôturer le Grenelle, les élus locaux étaient unanimes pour s’inquiéter de la duplicité du gouvernement dont les mesures fiscales sont particulièrement inéquitables et biaisent le contexte financier global du développement durable. Il y a là une contradiction totale avec l’engagement sans précédent des autres acteurs du Grenelle et le constat unanime d’une urgence à l’action qui en a émergé.
Ces mesures ont ainsi pour double effet d’aggraver les inégalités sociales et de creuser les déficits publics, privant ainsi l’Etat de tout moyen pour financer le Grenelle de l’environnement, sauf à en faire retomber tout le poids sur les collectivités locales.

Comme François Hollande, les élus présents ont tous dénoncé les moyens dérisoires mis sur la table par le gouvernement dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui semble avoir pour maxime “penser global payer local” selon le “bon mot” d’un des participants.
Pourtant rien ne sera possible sans un engagement franc et massif de l’État, en termes financiers, comme de pratiques exemplaires, ou de décisions normatives et réglementaires plus ambitieuses.
Pourtant, comme le montrait Béatrice Marre, en conclusion, d’autres choix auraient été possibles sur des sujets aussi déterminants que le logement, les transports, ou la santé, si le gouvernement n’avait pas dilapidé 15 milliards annuels inutilement avec son paquet fiscal.
Ainsi pour ne citer que trois exemples le gouvernement aurait pu choisir de :
• Revenir au financement à 50% des infrastructures de transports en commun en site propre supprimé par la droite, soit 3 milliards d’euros sur 5 ans ;
• Financer un plan très ambitieux de rénovation des logements avec pour objectif 5 millions de logements datant d’avant 1975 (25% du parc) en 5 ans, pour un montant de 30 milliards d’euros annuels, finançant le tiers du coût des travaux (source : CAPEB).
• Un vrai plan santé environnement qui s’attaque en particulier fermement à la diminution de l’usage des pesticides, au cœur des préoccupations de nos concitoyens et une application ambitieuse de la directive REACH sur les produits industriels dangereux.
`
Communiqué du Secrétariat national

Du Grenelle de l'environnement au développement durable : révolution écologique et rénovation socialiste.
Télécharger le texte adopté au Bureau national du PS du 2 octobre sur le Grenelle de l'environnement. Ce document décortique et analyse les enjeux de ce rendez-vous.
> Télécharger le document


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08:15 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

24.10.2007

"Les magouilles du proconsul" Sarkozy : Avec l'A.D.N *, tout est possible !

* ADN : les Amis De Nicolas

Financement des partis: le gouvernement reporte la proposition de loi Nouveau Centre


PARIS - Un report au petit goût de revanche pour François Bayrou: les débats tournant à l'orage mercredi dans l'hémicycle sur la proposition de loi ouvrant au Nouveau centre le droit au financement public des partis politiques, le gouvernement a préféré reporter la suite de l'examen de ce texte, sans fixer de date à ce stade "mais sans l'enterrer NDLR".

La matinée a été agitée à l'Assemblée lors de l'examen de ce texte déposé par le Nouveau centre pour permettre à une formation ayant 15 députés (le NC en a 21) d'accéder à la manne publique de 80,3 millions d'euros, que se partagent chaque année divers partis. Mardi, le gouvernement avait annoncé l'inscription de ce texte en urgence à l'ordre du jour des travaux des députés, un fait rare.

En vertu de la loi du 11 mars 1988, il faut actuellement recueillir au moins 1% des voix aux législatives, et présenter des candidats dans au moins 50 circonscriptions. Des conditions que le NC n'a pas remplies lors des législatives des 10 et 17 juin derniers.

En rupture de bans avec ses anciens camarades ralliés à l'UMP, François Bayrou est monté au créneau pour défendre une motion de procédure. "C'est la première fois depuis que la Ve République existe qu'on voudrait voter une loi pour le bénéfice matériel et financier d'un parti politique qui n'a pas réussi à obtenir les voix nécessaires", a-t-il tempêté. "Les lois ad hominem sont interdites!".

Le fondateur du MoDem a dénoncé le caractère rétroactif du texte. "C'est une rupture du principe d'égalité, parce que vous allez avantager des partis qui n'ont pas rempli les conditions fixées par la loi précédente, au détriment de partis qui les ont remplies ", s'est-il indigné, menaçant de saisir le Conseil constitutionnel.

Il a également évoqué le coût du texte, qui "entraînera inévitablement une aggravation de dépenses", exigeant que la commission des Finances soit saisie. "C'est à périmètre financier constant, il n'y a donc absolument pas d'aggravation de la charge publique", lui a répondu Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, au nom du gouvernement.

Il s'en est fallu de peu que la motion de procédure de François Bayrou soit adoptée, le PS étant venu en masse, au point de surpasser en nombre des députés UMP visiblement embarrassés par le texte.

Très remontés, les députés PS ont multiplié les manoeuvres dilatoires, faisant claquer leurs pupitres dans le plus grand chahut. Dans les couloirs, les journalistes ont assisté à une très franche explication entre Henri Emmanuelli (PS) et Jérôme Chartier (UMP).

Voyant le vote de son texte menacé, le patron des députés NC François Sauvadet a demandé la vérification du "quorum" (majorité des députés présents), artifice de procédure qui permet surtout de suspendre la séance pour rameuter au plus vite des troupes.

Au final, Roger Karoutchi a préféré reporter la suite de l'examen du texte, regrettant "autant d'excès de tous côtés". Mais pas question, a-t-il assuré au Nouveau centre, d'enterrer le texte: il sera "naturellement" inscrit "à l'ordre du jour prioritaire par le gouvernement", a-t-il promis.

L'examen "sera poursuivi en fonction du calendrier parlementaire", a-t-il répété dans l'après-midi lors des questions au gouvernement.

Ce texte est "tout à fait normal dans le cadre de la diversité" politique, a-t-il appuyé. "Je rappelle que dans le financement de la vie publique, et c'est un élément que nous aurons à corriger, des groupes n'ayant aucun élu ni à l'Assemblée, ni au Sénat reçoivent du financement public". AP

sch/ljg



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21:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon : Je m’opposerai à la ratification du nouveau traité européen

Depuis l'Amérique du Sud où je me suis envolé pour suivre notamment la campagne présidentielle en Argentine, je vous livre ci-après le communiqué que je viens d'adresser à la presse suite aux déclarations de Stéphane Le Foll ce matin au point de presse du PS, selon lequel il y aurait "consensus au PS pour ne pas s'opposer à l'adoption du nouveau traité européen" !

Pour le fond du dossier je vous renvoie sur ce blog à mon argumentaire sur le contenu du nouveau traité
http://www.jean-luc-melenchon.fr/article/blogview/282/1/1/ et à celui sur la responsabilité de la gauche pour imposer un référendum
comme mode de ratification du nouveau texte, ainsi qu'au site Respectez notre non

http://www.respecteznotrenon.org/europe/ ouvert depuis vendredi.


Communiqué de Jean-Luc Mélenchon

Absent de France pour suivre la dernière semaine de la campagne présidentielle en Argentine, je tiens à réagir aux déclarations de plusieurs dirigeants socialistes concernant un prétendu « consensus pour ne pas s’opposer à l’adoption du nouveau traité européen ».Il n’y a pas de consensus au PS pour ne pas s’opposer à l’adoption de ce
traité. Je voterai contre sa ratification et je ne serai pas le seul.Il faut respecter le Non exprimé le 29 mai 2005.

Ce nouveau traité ne répond à aucune des préoccupations exprimées alors par les Français. Ce nouveau traité n’est en effet ni simplifié, ni plus social, ni plus démocratique. Il conforte le cours libéral de la construction européenne rejeté par notre peuple.

S’abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte. Je rappelle que pour pouvoir voter sur la ratification du traité, il faudra d’abord réviser la Constitution française. En votant contre la révision de la Constitution par voie parlementaire on rendrait obligatoire l’organisation d’un référendum. Si la gauche s’y oppose, M. Sarkozy n’a pas en effet la majorité des 3/5 au Congrès du Parlement pour réviser la Constitution française sur ce point. La gauche doit tenir parole. Tous ses candidats s’étaient en effet prononcés en faveur d’un référendum.
Ne pas exiger un référendum serait un reniement, alors que la gauche a les moyens de l’imposer.



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11:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Quand la plupart des éditorialistes adoptent - sans référendum - le nouveau traité européen

par Henri Maler et Denis Perais
Le Traité européen adopté à Lisbonne - par les chefs d’Etat et non par les peuples d’Europe -, soulève plusieurs questions : Quel est son contenu ? Faut-il ou non l’approuver ? Par quelle voie doit-il être approuvé ou rejeté ? Comment la plupart des médias informent-ils à son sujet et prennent-ils position ? C’est cette dernière question qui mérite d’être privilégiée ici.

Un traité qui nous veut du bien

De l’avis même de quelques journalistes qui l‘approuvent, le Traité dit « simplifié » [1] reprend pour l’essentiel celui qui avait été rejeté lors du référendum du 29 mai 2005. Jean Quatremer, qui ne dissimule guère son approbation, le reconnaissait dans Libération dès le 19 juin 2007 : : « Disons-le tout net : le « traité simplifié » que le chef de l’Etat français appelle de ses vœux et qu’il espère voir adopter par le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement qui se tient jeudi et vendredi n’est rien d’autre que la défunte “Constitution” présentée avec un autre habillage. Dit autrement, le futur texte n’en aura pas le titre, il n’en aura pas l’apparence, mais il aura le même contenu, à quelques éléments près. » Ceux qui s’y opposent, comme Attac, ne disent pas autre chose [2]. Mais la plupart des médias se gardent bien d’établir la comparaison.

On ne sera donc pas étonné que la quasi-totalité de ces mêmes médias et des éditorialistes qui les décorent, implicitement ou explicitement, se réjouisse, avec plus ou moins d’enthousiasme, de voir confirmer l’essentiel du Traité rejeté par référendum. L’éditorial du Monde du 20 octobre - « Europe, une étape » - résume le sentiment de presque tous : « Enfin. En approuvant le traité simplifié, les Vingt-Sept ont mis un terme à la querelle institutionnelle dans laquelle les Européens s’épuisaient depuis le traité de Maastricht de 1991. Le résultat n’est pas parfait. Mais il n’y avait sans doute pas, aujourd’hui, d’autre compromis possible. »

On ne sera pas étonné non plus que leurs arguments se ressemblent et que, aussi discutables soient-ils, ils ne soient pas présentés comme tels. Principal argument ? Le nouveau traité permettrait de sortir l’Europe de « l’impasse » dans laquelle elle serait bloquée depuis les « non » Français et Néerlandais.

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09:55 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Interrogation sur le non-respect des engagements de campagne de Nicolas Sarkozy sur la baisse des prélèvements obligatoires

Texte d’une "question écrite" déposée par Laurent Fabius auprès du Bureau de l’Assemblée nationale à l’adresse du Premier ministre.

M. Laurent Fabius (Seine-Maritime) interroge le Premier ministre sur un mystère fiscal et social passé plutôt inaperçu jusqu’ici.


Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy a pris l’engagement, s’il était élu, de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires (impôts + cotisations sociales) au cours de son mandat. Cet engagement a été formulé notamment le 22 janvier 2007, réitéré le 8 mars 2007, repris dans "l’abécédaire des propositions de N. Sarkozy".

Or, le "rapport économique, social et financier" joint au budget 2008 présenté récemment par le Premier ministre en accord avec le président de la République contient page 93 un tableau décrivant avec précision les engagements de la France en matière de finances publiques pour les années 2008 à 2012. En 2012, à la fin du quinquennat, le taux de prélèvements obligatoires ne baisse nullement de 4 points. Il ne baisse d’ailleurs non plus ni de 3 points, ni de 2 points ni même d’ 1 point. Tout au mieux, est-il prévu une baisse de 0,3 point par rapport au taux de 2008 si toutefois la croissance de la France s’élève en moyenne à 2,5 %, et aucune baisse des prélèvements si la croissance atteint 3 %. Ces chiffres reprennent, semble-t-il, ceux communiqués officiellement à la Commission européenne dans le cadre du dépôt du programme de stabilité 2009-2012 prévu par la loi .

Au-delà des aspects techniques, cela signifie que, moins de 6 mois après son élection, le président de la République reconnait qu’il ne tiendra pas ses engagements globaux en matière de prélèvements fiscaux et sociaux

M. Laurent Fabius demande à M. le Premier ministre s’il confirme que l’engagement présidentiel ne sera pas tenu, s’il confirme qu’il s’est donc agi pendant la campagne électorale d’un énorme mensonge fiscal ou s’il a une autre explication crédible à fournir pour cet intéressant constat.

23 octobre 2007

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09:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

Respectez notre Non !

Communiqué de Pour la République Sociale

Chers ami(e)s, Cher(e)s camarades,

Un mauvais coup se prépare contre la souveraineté populaire. Alors que la majorité a rejeté le traité constitutionnel européen le 29 mai 2005. les gouvernements européens, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, viennent d'adopter un projet de traité qui reprend les points essentiels que les électeurs avaient refusés. Et le Président de la République souhaite rapidement le faire ratifier par la voie parlementaire. Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait; le refus de faire un référendum est un déni de démocratie. Par ailleurs les citoyens sont tenus dans l'ignorance du contenu exact de ce traité.

La mobilisation citoyenne s'impose. Pour lancer cette mobilisation, je vous invite à consulter et à faire largement connaître autour de vous le site www.respecteznotrenon.org

Cordialement

René REVOL
Vice-président de PRS



C'est au peuple de décider !


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09:30 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.10.2007

Suppression drastique des contrats aidés

Cet été, le gouvernement a décidé de réduire de 30% le nombre des emplois subventionnés au second semestre 2007. Dont acte, et dans l'aveuglement le plus complet.

Dans un article du 10 juillet intitulé Coup de frein aux contrats aidés, Les Echos annonçaient la disparition de quelque 55.000 CAE (contrats d'accompagnement dans l'emploi) et CAv (contrats "d’avenir") sur les 185.000 prévus d'ici la fin de l'année dans le secteur non marchand, pour une économie de 600 millions d'euros.

Bercy motivait ces découpes par «le dynamisme de l'emploi salarié» qui «ne justifie pas de consacrer autant d'efforts qu'auparavant au traitement social du chômage»... En réalité, le ministère éprouve d'importantes difficultés à tenir ses engagements en matière de politique de l'emploi : fin juillet, il a été obligé de demander une rallonge de 1 milliard d'euros à la commission des Finances de l’Assemblée pour boucler ses missions jusqu'à la fin de l'année. Mais en guise de rallonge, c'est la suppression de l'AER (allocation équivalent retraite) qui est envisagée pour 2008, une économie estimée à… 60 millions d'euros seulement, alors que les allègements de cotisations patronales ne sont pas remis en cause bien qu'ils aient représenté plus de 20 milliards d'euros en 2007 (+ 7% par rapport à 2006) sur un budget total de 42 milliards !

Dès septembre, dans la plus parfaite opacité, il a été décidé de couper les crédits de tous les contrats aidés en direction du secteur associatif, qu'il soit caritatif, culturel ou sportif (1). Non seulement les nouveaux, mais aussi ceux en cours. C'est-à-dire que les CAE et CAv à renouveler ne le seront pas. Dégraissage et manque de personnel obligent, seules l'Education nationale et la Santé ont le droit de les maintenir. Et le secteur marchand, qui bénéficie pourtant d'un supposé «dynamisme de l'emploi salarié» est, quant à lui, épargné et peut continuer à jouir de cette aubaine...

Les contrats initiaux, de 6 à 12 mois, étaient renouvelables deux fois pour atteindre une durée maximum de 24 mois, permettant ainsi à des personnes sans qualification d'envisager une réelle formation, un réel projet professionnel, un projet social. Ce sera donc retour à la case néant pour ceux et celles qui comptaient dessus comme tremplin pour (re)mettre un pied dans le monde du travail : ils se retrouvent subitement sans rien et sans aucune perspective, condamnés à arborer l'éternelle étiquette des «trop éloignés de l'emploi» (alors qu'ici le terme approprié n'est pas "éloignés" mais plutôt écartés de l'emploi).

Supprimer les contrats aidés qui exploitent des chômeurs expérimentés et employables est une excellente chose. Les supprimer aussi drastiquement quand ils se destinent à l'insertion professionnelle et à la formation de publics en grande difficulté, ruinant ainsi des mois d'efforts, est tout bonnement scandaleux.

(1) On peut penser que, chaque fois que Nicolas Sarkozy glorifie quelque chose - mercredi, ce fut le mérite de ceux qui œuvrent dans les associations -, c'est un cadeau empoisonné : en vérité, non seulement on leur coupe les crédits pour l'emploi subventionné, mais leur on coupe aussi… les subventions tout court !

23.10.07 http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name;=Ne...

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16:16 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

L'OIT s'apprête à vider le CNE de sa substance

L'absence de justification des licenciements prévue par le CNE n'est pas conforme à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail. Le jugement de l'OIT, mi-novembre, va imposer aux employeurs de modifier leurs pratiques.

Le contrat nouvelles embauches, qui a permis près de 1 million de recrutements dans les entreprises de moins de 20 salariés, ne survivra pas au jugement que s'apprête à rendre l'Organisation internationale du travail (OIT). Saisie par FO dès août 2005, celle-ci est sur le point de dénoncer le non-respect par la France de la convention 158 de l'OIT, qui interdit qu'un salarié soit « licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement ». L'arrêt, qui sera rendu par le conseil d'administration de l'OIT autour du 15 novembre, est déjà connu dans ses grandes lignes. En effet, le comité tripartite (salariés, employeurs, gouvernements) chargé de cette affaire a rendu ses conclusions la semaine dernière et celles-ci devraient être reprises, telles quelles, par le conseil d'administration. Les trois personnes qui constituent le comité ne plaident pas pour la suppression du CNE, mais pour une remise en question de ses principales caractéristiques, parmi lesquelles la période de deux ans durant laquelle l'employeur n'a pas à justifier le licenciement.

Des arrêts contradictoires
Ce jugement ne sera pas le premier à contester la légitimité du CNE, mais c'est le premier à intervenir au niveau international. Sa portée sera donc supérieure à celle des précédents arrêts, souvent contradictoires, qui ont été rendus par plusieurs tribunaux prud'homaux et plusieurs cours d'appel (à Paris et Bordeaux, notamment). « Il est vivement conseillé de suivre les recommandations de l'OIT, mais celle-ci n'a aucun pouvoir de sanction contre les gouvernements récalcitrants », indique-t-on à l'OIT. Le gouvernement Villepin était parvenu à reporter, à deux reprises, le jugement du Bureau international.

Le gouvernement Fillon a désormais deux possibilités : il peut suivre les recommandations de l'OIT et supprimer la période d'essai de deux ans, ce qui, dans les faits, revient à lui ôter tout avantage par rapport au CDI « classique ». Il peut également laisser le dispositif mourir de sa belle mort, du fait de son incertitude juridique.

Les contrats signés depuis août 2005 ne sont toutefois pas remis en question, et les patrons ne sombrent pas dans l'illégalité du fait de ce jugement. « Mais on imagine mal qu'une cour d'appel juge le CNE conforme aux normes internationales après cette jurisprudence », indique-t-on à Genève. En d'autres termes, les employeurs devront justifier les futurs licenciements, même si le contrat est antérieur au jugement.

Cette décision a en tout cas un avantage, celui de faciliter les négociations en cours sur le marché du travail. Le Medef, qui plaide pour l'assouplissement des conditions de licenciement, a été plutôt embarrassé par ce dispositif, mis en place sans concertation et sans réelle contrepartie pour les chômeurs. Les propositions qu'il détaillera vendredi, lors de la prochaine séance de négociation, seront, selon lui, plus sécurisantes pour les salariés comme pour les patrons.

LUCIE ROBEQUAIN [ 23/10/07 ]

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Remise en cause du principe du repos compensateur : une nouvelle entorse aux droits des salariés

En prévoyant qu’à compter du 1er janvier 2008, un accord individuel entre l’employeur et le salarié pourra prévoir le remplacement du repos compensateur prévu par une convention collective par une majoration de salaire, l’amendement au PLFSS déposé par le député Méhaignerie, que vient d’adopter la commission des Affaires sociales, apporte une nouvelle entorse aux droits des salariés.

En effet, après avoir remis en cause en 2004 le principe de faveur dans les relations entre conventions collectives de différents niveaux, la droite s’attaque maintenant au même principe dans les relations entre conventions collectives et contrat de travail. Permettre au contrat individuel de travail, par définition déséquilibré en faveur de l’employeur, de revenir sur des garanties sociales prévues par une convention collective, constitue une atteinte inédite à l’ordre public social dans notre droit du travail, et un précédent inquiétant.

Sur le fond, un tel amendement constitue une atteinte à une mesure de protection de la santé des travailleurs, qui est l’objectif premier du principe du repos compensateur. Par cette initiative, le gouvernement et la majorité s’engageraient sur la voie d’un abandon d’une mesure de sécurité en échange d’une compensation salariale. Le résultat prévisible serait un risque plus grand pour les salariés, et une augmentation des accidents du travail.

Le Parti socialiste dénonce cette évolution majeure de la protection de la santé des travailleurs au détour d’un amendement au PLFSS.

Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

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10:37 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.10.2007

Le déserteur : Monsieur le Président, je vous fais une lettre...

Boris Vian
Le déserteur


Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter

Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer


Nota:
La version initiale des 2 derniers vers était:
"que je tiendrai une arme ,
et que je sais tirer ..."
Boris Vian a accepté la modification de son ami Mouloudji
pour conserver le côté pacifiste de la chanson !

Paroles: Boris Vian. Musique: Boris Vian & Harold Berg 1954
autres interprètes: Serge Reggiani, Richard Anthony, Claude Vinci, Les Sunlights
note: voir aussi la version par Mouloudji


Voici le texte de la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941.

Extrait de l'original de la lettre écrite au crayon par Guy Môquet (photo Daniau/AFP) clicker sur pour agrandir.


"Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !

J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime"



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16:40 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Associations , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BORIS VIAN

Financement de la sécurité sociale : de pire en pire...

Le PLFSS 2008 : un échec annoncé et de nouvelles menaces

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2008 est discuté à l’Assemblée nationale à partir du mardi 23 octobre.Ce projet est insincère et irréaliste. Les hypothèses sociales et économiques sur lesquelles il est fondé, ne correspondent pas aux réalités : ces hypothèses évoquent en effet un taux annuel de croissance de 2,25 % au minimum, et une augmentation de l’ordre de 4 % de la masse salariale globale, autant d’objectifs hors de portée.

Ce PLFSS 2008 envisage un nouveau déficit de près de 9 milliards d’euros, après les 11,7 milliards en 2007. Cette prévision ne relève que de l’affichage. Elle confirme néanmoins que les réformes Fillon et Douste-Blazy ont lourdement échoué sur le plan financier comme socialement.

Ainsi, le déficit de l’assurance-vieillesse dépasse largement les 4 milliards alors que cette branche connaissait un excédent en 2003 au moment de la réforme FILLON. Pire, l’augmentation annoncée des petites pensions (+1,1 %) conduira à une perte de pouvoir d’achat et contredira ouvertement les promesses électorales distillées par N. Sarkozy avançant péremptoirement un chiffre de progression de 25 % en cinq ans.

Sur le terrain de l’assurance maladie, l’objectif d’un retour à l’équilibre des comptes dès 2007, proclamé par la réforme DOUSTE-BLAZY est démenti par les faits, puisqu’il y aura encore un important déficit en 2008.

A ce triste constat, s’ajoute l’instauration des franchises, autant dire d’une taxe sur les malades. Cette mauvaise innovation ne règlera rien sur le plan financier. Elle portera en revanche atteinte aux principes et mécanismes solidaires de notre protection sociale, tout en cherchant à culpabiliser délibérément les malades.

Le Parti socialiste s’oppose et votera contre un dispositif à la fois inefficace et injuste qui affaiblit notre système de protection sociale. Il dénonce également la méthode utilisée vis à vis des internes et consistant à trancher de tout sur le plan de l’installation médicale, sans négociation, sans approche globale, et au détour de quelques articles d’un PLFSS. La question de la démographie des professions de santé demande un large débat public, incluant l’organisation du système de santé et l’aménagement du territoire.

La majorité SARKZOY-FILLON tente à grand peine de solder l’échec de la gestion SARKOZY-FILLON-CHIRAC de la période 2002-2007. Son objectif est celui du recul de notre contrat social ; sa méthode est celle du passage en force.

Communiqué de Pascal TERRASSE,
Secrétaire national à la Santé
Et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la santé

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15:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

"Dis moi comment tu t'opposes, et je te dirai qui tu es"

Intervention de Claude Bartolone lors des rencontres de la refondation "Priorités à Gauche" le 13 octobre 2007 Toulouse-Labège.

Vidéo : Durée : 12:28 Pris le : 13 octobre 2007



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15:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : Les Français commencent à s’apercevoir que le slogan « travailler plus pour gagner plus » était un leurre

Interview de Laurent Fabius publiée par le journal Le Monde. Les propos ont été recueillis par Jean-Michel Normand.

Vous étiez mercredi le principal orateur du groupe socialiste lors de la discussion budgétaire. Faut-il y voir une reconnaissance de la position d’actif sage que vous revendiquez ?

En tout cas, je me réjouis de cette intervention car le budget est l’ossature de la politique du gouvernement. Ce budget 2008 est fondé sur des chiffres auxquels personne ne croit. Il ne soutiendra vraiment ni la demande ni la compétitivité des entreprises. Compte tenu des déficits abyssaux et du "boulet fiscal" qu’il comporte, il y aura donc probablement un autre budget, caché celui-là, mais révélé après les élections municipales de mars. Désosser cette politique, formuler des contre-propositions, c’est un rôle d’opposant utile à un moment où beaucoup à gauche se demandent où est passée l’opposition. J’aimerais que, la bataille parlementaire achevée, ces citoyens interrogatifs se disent : la gauche est de retour.

Il faut agir pour « déconstruire » la droite et reconstruire la gauche. La droite se flatte d’une pseudo-ouverture. Une vraie ouverture eût consisté à demander à l’opposition de la rejoindre sur telle ou telle question en reprenant une partie de ses idées. Là, le Président propose à des personnalités, qui y ont une prédisposition, de venir au Gouvernement appliquer sa propre politique : c’est du débauchage. La fausse ouverture est donc une vraie fermeture du débat démocratique. En même temps, nous devons reconstruire la gauche. C’est-à-dire à la fois réaffirmer nos valeurs - égalité, liberté, laïcité, service public, internationalisme - qui restent pertinentes et adapter certaines de nos propositions pour les rendre mieux opératoires. Il faut enfin clarifier notre stratégie, celle d’une gauche décomplexée, rassembleuse et diverse. A la base, les électeurs, les militants, les élus nous veulent actifs, combatifs. Avec d’autres, je suis décidé à sonner le réveil.

Sur quels sujets faut-il adapter les propositions du PS ?

Le grand sujet, c’est en France et en Europe de nous montrer plus offensifs et plus efficaces dans la mondialisation. Je plaide depuis longtemps pour que nous placions au premier rang l’environnement : nous devons aller beaucoup plus loin qu’aujourd’hui sur les économies d’énergie, la fiscalité écologique, l’habitat, les transports. De même, rendons l’action publique plus efficace : notre système brasse beaucoup d’argent, avec un impact redistributif faible. En matière européenne, nous manquons d’audace : je développerai dans les semaines qui viennent la proposition d’une Coopération européenne pour la recherche et l’innovation (CERI) ; ce serait le premier exemple de "coopération renforcée" réussie.

Le congrès de 2008, qui doit-être celui de la rénovation, devra-t-il régler la question du leadership au sein du PS ?

Plus que d’une simple rénovation, nous avons besoin d’une véritable reconstruction. Elle ne doit pas être fermée sur le PS. A terme, il faut imaginer un grand parti socialiste et progressiste qui respecte les différentes sensibilités de la gauche et dépasse les frontières actuelles. S’agissant du leadership, pourquoi décider en 2008 la candidature pour 2012, 2017 ou 2022 ? En revanche, le Congrès doit permettre de repartir du bon pied et renouveler les équipes. Pour ma part, j’entends me consacrer aux questions de fond sans me mêler du meccano interne.

Quel jugement portez-vous sur le traité européen simplifié et sur les mouvements de grève du 18 octobre ?

Sur le le traité européen simplifié, j’attends de voir le texte mais une chose est déjà acquise : un sujet qui a été tranché par référendum ne peut être à nouveau valablement tranché que par le peuple. J’espère que nous pourrons dégager une position de rassemblement du PS, et que nous saurons aussi considérer l’essentiel, qui ne se trouve pas dans les procédures mais dans les politiques européennes à mettre en oeuvre.

Quant à la mobilisation sociale, au-delà des régimes spéciaux, sorte de ballon d’essai gouvernemental, elle porte sur l’ensemble des retraites, le pouvoir d’achat, l’emploi. Des efforts sont nécessaires, des changements aussi, mais ils doivent être répartis équitablement, or ils ne le sont absolument pas. Les Français commencent à s’apercevoir que le slogan « travailler plus pour gagner plus » était un leurre. C’est le début d’une prise de conscience. Au PS et à la gauche de l’amplifier et d’offrir au pays une autre perspective.

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08:43 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

20.10.2007

Le premier budget Sarkozy : un maximum de risques pour un minimum de chances

Texte du discours de Laurent Fabius à la tribune de l’Assemblée nationale à l’occasion du débat général sur le projet de budget 2008. Laurent Fabius était l’orateur principal du groupe socialiste.

Télécharger le texte du discours (en grève, patientez...).

Monsieur le Président, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre, Chers Collègues,

En écoutant le débat qui a commencé hier et qui s’est poursuivi cet après-midi, puis en préparant cette intervention, j’avais à l’esprit une formule d’Edgar Faure, tirée de son beau livre La Disgrâce de Turgot : « Il n’y a pas de politique sans risques, mais il y a des politiques sans chances ». C’est au regard de cette remarque générale que je livrerai mes observations sur votre budget pour 2008.

Première série de constats : quand on lit les commentaires qui sont faits, personne ne croit vraiment à ce budget. Si on laisse de côté un instant notre propre opinion à nous l’opposition, pour se pencher sur ce que pensent les observateurs dits indépendants, en France ou au sein des organismes internationaux (FMI, UE, OCDE...), cette défiance envers votre budget est manifeste. Vous l’avez construit sur une hypothèse de croissance de 2.25% non parce que ce chiffre est vraisemblable, mais parce que vous en avez besoin pour présenter une apparence d’équilibre. Et vous n’atteindrez pas ce chiffre.

D’où viendraient ces 2.25% ? De la consommation ? Malheureusement non, car les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat sont extrêmement chiches. Ainsi la prime pour l’emploi n’augmentera-t-elle que de 1.3%. Ce sont des millions de Français qui n’y trouveront pas leur compte. Sur les heures supplémentaires, vous ne croyez pas à votre démarche ! Hier, dans son intervention aussi rigoureuse que savoureuse, Didier Migaud a fait justement remarquer que le nombre de ces heures supplémentaires prévues l’an prochain, qui est votre « sésame », reste identique au contingent de cette année, ce qui montre bien que, même pour vous, les mesures gouvernementales prétendument destinées à faciliter ces heures n’auront guère d’effet. De même avec les prélèvements obligatoires. Vous affirmez qu’ils vont baisser. Le Président de la République s’est même engagé sur un chiffre : 4% en moins. Mais le document officiel que vous avez adressé à Bruxelles sur nos finances publiques 2009-2012 prévoit que ces prélèvements ne baisseront pas. Qui se trompe ? Ou plutôt qui ment ?

Cette croissance de 2.25% viendrait-elle d’une amélioration de l’offre, c’est-à-dire des entreprises ? Notre pays a clairement un problème de compétitivité. Mais croire que c’est par une dynamisation spontanée des investissements que l’offre va repartir à +4.75% l’an prochain, c’est une illusion.

Vous dites que nos exportations vont progresser de 5.8%. Mais d’où viendra cette progression ? Regardons la situation. L’euro atteint déjà 1.41 $ et il ne baissera pas avec la politique qui est menée actuellement, or vous retenez comme hypothèse une parité à 1.37 $. Le prix du pétrole vient d’atteindre 88$ le baril alors que votre hypothèse est de 73$ ! Vous affichez des chiffres qui ne sont absolument pas crédibles pour la seule raison qu’ils vous sont indispensables afin d’arriver coûte que coûte à votre hypothèse de 2.25% de croissance. Laquelle est nécessaire pour « maintenir » le déficit à 2.3% du PIB et la dette à 64%, chiffres eux-mêmes très inquiétants. Et vous ne prenez même pas en compte l’effet de la crise avérée des « subprimes » américains. En fait, vous surestimez l’environnement international et national pour sous-estimer votre propre prévision de déficit.

Si on ajoute les chiffres fantasmagoriques des comptes sociaux, comment s’étonner après cela de ne pas trouver le « choc de confiance » annoncé par le Président de la République, mais un contre-choc de méfiance. Le climat de ces jours-ci en d’ailleurs est la manifestation.

* * *

Deuxième série d’observations : ce budget tel qu’il est présenté comportera de nombreuses conséquences négatives et beaucoup de dégâts. Sur la croissance, je l’ai dit, ce qu’il prévoit pour alimenter le pouvoir d’achat est très insuffisant. Pour les entreprises, la seule mesure que vous prenez, c’est l’augmentation du crédit impôt-recherche. Cette mesure est bonne dans le principe. Ce n’est pas seulement parce que j’ai contribué à la créer que j’y suis attaché, mais parce qu’elle est tournée vers l’avenir. Faute d’être suffisamment concentrée sur les PME, elle n’est pas hélas à la hauteur des besoins de notre économie et des attentes du monde de la recherche pour lequel vous ne créez aucun poste ni de chercheur ni d’enseignant-chercheur.

Concernant l’emploi public, vous prévoyez 22791 suppressions d’emplois. Nous ne sommes pas hostiles à ce qu’il y ait des redistributions au sein de la fonction publique. Avec Didier Migaud et Alain Lambert, nous avons créé la fameuse LOLF dont l’un des objectifs est d’améliorer l’efficacité de l’Etat. Mais supprimer plus de 11 000 emplois dans l’Education nationale c’est dramatique au regard des besoins. Vous dites que l’environnement est une de vos priorités. Pourquoi alors prévoir plus de 1000 suppressions d’emplois dans l’administration en charge de ce domaine. Où est la logique ?

Ce budget est dur pour les collectivités locales. Vos collègues de droite, dans les associations d’élus locaux, seront les premiers, le moment venu, à protester pour dire que le compte n’y est pas ! En ce qui concerne le RMI, quand allez-vous payer ce qui est dû ? Dans beaucoup de collectivités, il y aura un recul des dotations, surtout si l’on prend en compte l’inflation. Je pourrais multiplier les exemples : M. Darcos, le Ministre de l’Education nationale, annonce qu’il a décidé de supprimer l’école du samedi, et indique en passant que la prise en charge des enfants devra être assurée par les maires et les communes. Partout de nouvelles dépenses locales. Comment seront-elles financées ? Pour vous, les collectivités locales et les élus locaux sont des « variables d’ajustement ».

Sur la fiscalité et la justice fiscale, les dégâts là aussi seront lourds, tout comme sur la Sécurité sociale. Vous prenez une mesure très grave de taxation des malades. Jusqu’à présent, les bien-portants payaient pour les malades. Dorénavant, ce seront les malades qui paieront pour les malades. Concernant votre bouclier fiscal, lorsque nous avons demandé à votre prédécesseur ce que représenterait financièrement cette mesure, il faut répondu que la restitution moyenne serait de 4000 € par contribuable. Et le bouclier était alors de 60% ! En réalité, d’après les chiffres fournis par votre Ministère, la restitution est en moyenne de 45000 à 50000 € par contribuable concerné avant même le passage à 50%. Ce « paquet fiscal », c’est un « boulet fiscal » qu’il faudra traîner tout au long de cette législature.

* * *

Tout ce que je dis là, vous y avez sans doute pensé vous-mêmes. Car ce n’est pas le premier budget de l’UMP, mais le sixième. Pourquoi alors nous présenter un projet qui n’est pas équilibré et qui ne sera pas tenu ? L’explication est d’ordre politique, voire politicien. Dans six mois auront lieu les élections municipales et cantonales. Vous ne voulez pas que l’ensemble des conséquences de votre politique soit tiré avant cette échéance.

Au-delà du budget présenté, il y a donc un budget caché. Nous nous opposons à l’un et à l’autre. Ce budget caché contiendra vraisemblablement trois séries de dispositions.

D’abord des amputations budgétaires. Vous montrez le chemin avec les 7 milliards de crédits dont le gel est envisagé dès aujourd’hui. Il n’y a d’ailleurs aucune précision dans votre projet sur les victimes de ce gel. Même dans des domaines où le budget semble en hausse (justice, recherche...), il y aura peut-être des réductions du fait de ces amputations. Précisez-le nous.

Deuxième mauvais coups : les privatisations. Je voudrais vous interroger sur AREVA. C’est une entreprise magnifique à laquelle chacun est attaché. J’étais à votre place quand nous l’avons créée. On dit qu’il va y avoir privatisation, est-ce vrai ? Et si privatisation il y a, l’Etat gardera-t-il la majorité dans le capital ? De même, la privatisation des hôpitaux, les déremboursements, les hausses de tarifs, toute votre politique signifie qu’il y aura de plus en plus un recours aux assurances privées. Même chose pour les retraites. Les salariés devront travailler plus longtemps pour une retraite probablement plus faible. Ils devront avoir recours eux aussi, en tout cas ceux qui le peuvent, aux assurances privées. Un vaste mouvement de privatisation est en préparation : énergie, santé, retraite.

La différence entre vous et nous n’est pas dans la recherche de la qualité de la gestion publique. Vous voulez, vous, vous débarrasser de l’Etat. Nous voulons, nous, mieux d’Etat. C’est un anachronisme et une faute de ne pas donner les moyens à l’Etat d’être efficace et moderne. Beaucoup des pays qui réussissent savent avoir des Etats puissants et efficaces.

Dans votre budget caché, il y aura des taxations, voire des super-taxations. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie pour le gouvernement et l’UMP en rappelant l’épisode de la TVA sociale débusquée entre les deux tours des législatives, mais je voudrais tout de même vous demander s’il y aura une hausse de la TVA, de la CSG, de la CRDS, des trois ensemble, ou d’autres taxes encore ?

Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy avait conçu un slogan efficace qui n’a pas été pour rien dans sa victoire : « Travailler plus pour gagner plus ». En réalité, au vu de votre politique et de votre budget, il faut rectifier la rédaction. Votre projet, c’est « travailler plus pour gagner moins ».

* * *

Je voudrais enfin, m’appuyant notamment sur le document de notre groupe diffusé ce matin, indiquer ce qu’aurait pu et dû être un budget différent répondant réellement aux problèmes du pays.

Nous sommes sans doute d’accord sur certains éléments de diagnostic. Le déficit n’est pas tenable. La dette non plus. Le pouvoir d’achat doit être soutenu. La France a un problème de compétitivité. L’Etat doit se réformer pour être plus efficace.

Mais à partir de là, il aurait fallu prendre une série de mesures très différentes.

Une mesure indispensable pour réduire le déficit et la dette. Sur les 15 milliards d’euros du boulet fiscal, la moitié, soit 7.5 milliards d’euros, aurait dû être consacrée à la réduction du déficit.
Le pouvoir d’achat devrait être soutenu. Il aurait fallu augmenter la prime pour l’emploi (PPE) : une hausse de 50% du barème représente 2.5 à 3 milliards d’euros. Il aurait été juste de réserver les exonérations de charge aux entreprises qui acceptent de négocier sur l’augmentation des salaires.
Pour la compétitivité, il aurait fallu aller plus loin sur le crédit impôt recherche en le concentrant sur les PME. L’impôt sur les sociétés devrait être réformé pour favoriser les entreprises qui acceptent de réinvestir par rapport à celles qui distribuent des dividendes.
Les dépenses d’avenir devraient être favorisées pour dynamiser l’économie et la société. Mesures en faveur de l’école et en faveur de la recherche. Je disais qu’il n’y aura pas l’année prochaine de création de postes d’enseignants chercheurs, alors que vous prétendez vouloir faire de la recherche la priorité. Il faudrait également mettre l’accent sur l’environnement et l’urbanisme, par exemple en encourageant massivement les économies d’énergie dans le neuf et dans l’ancien. Pour financer ces mesures, il aurait été juste de prévoir une taxation des bénéfices exceptionnels des entreprises pétrolières. La fiscalité des stock-options, la limitation des niches fiscales et une modification de la fiscalité du capital pour la rééquilibrer par rapport à la fiscalité du travail seraient bienvenues.
Enfin, une initiative de coopération européenne dans le domaine de la recherche et de l’innovation, qui pourrait être la première « coopération renforcée » réussie, permettrait de mettre en commun nos efforts dans ces deux domaines essentiels.

Avec de telles mesures, le résultat pour les Français et pour les entreprises, y compris et d’abord en termes d’emploi, ce serait « travailler mieux pour vivre mieux ».

* * *

Derrière votre budget en lui-même contestable, nous pensons qu’il y a un budget masqué d’hyper-austérité. Je veux donc poser au gouvernement deux questions simples. Oui ou non, y aura-t-il après les élections municipales et cantonales une loi de finance rectificative ? Si vous répondez non, nous en prendrons acte, mais il faudra tenir vos engagements. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela voudra dire que les positions de notre groupe anticipant un collectif budgétaire d’austérité sont fondées.

Seconde question précise : y aura-t-il oui ou non une augmentation de la TVA, quelle qu’en soit le nom, de la CSG, de la CRDS ou assimilé ? Si vous répondez non, il faudra expliquer comment vous pouvez financer vos déficits budgétaires et sociaux. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela veut dire que nos arguments sont fondés.

J’ai cité Edgar Faure en commençant ; j’y reviens pour finir. Si nous sommes opposés à votre budget affiché et masqué, c’est parce que malheureusement pour la France et les Français vos projets affichés ou cachés comportent le maximum de risques et le minimum de chances.

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20:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, BUDGET SARKOZY

Diversité, j'écris ton nom

Faire en sorte que la France, et sa classe politique, prenne mieux en compte la diversité de ses composantes, et donc la représentation des minorités de couleur, est un combat partagé par tous les socialistes, comme le montre le dossier de L'hebdo . Même si elle est encore insuffisamment traduite dans la réalité, cette prise de conscience se concrétise au PS non par des nominations faire-valoir mais par des parcours que le suffrage universel, lors des élections locales, permet de conforter. Nous en donnons de multiples exemples.
Cette semaine, la lutte contre les discriminations a aussi été l'objet d'un rendez-vous manqué : après le vote de la calamiteuse loi sur l'immigration, les plus hauts représentants de l'État ne se sont pas déplacés pour l'ouverture de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, projet qui fut pourtant soutenu par tous les gouvernements précédents.
Enfin, le processus de rénovation du Parti est illustré dans L'hebdo par un reportage sur la mission de responsables socialistes partis échanger interrogations et réflexions avec les sociaux-démocrates allemands, ainsi que par la « lettre ouverte aux socialistes » de Yannick Jadot, porte-parole de l'Alliance pour la planète.

L'hebdo en ligne
Télécharger L'hebdo (format pdf / 3,2 mo)

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20:37 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Petit joueur, Sarkozy refuse l'idée de consulter les français par voie référendaire


Le chef de l'Etat veut s'en tenir à sa promesse de campagne : une ratification parlementaire "pour sortir l'Europe de l'ornière".

A droite et à gauche, des voix réclament l'organisation d'un référendum pour ratifier le traité européen simplifié adopté dans la nuit de jeudi à vendredi à Lisbonne. Mais pour Nicolas Sarkozy, les choses sont claires, "ce serait un reniement de ma campagne électorale", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse vendredi en milieu de journée.

"Je souhaite que cette ratification puisse avoir lieu dans les plus brefs délais possibles, c'est-à-dire au mois de décembre 2007", et par voie parlementaire. "Je serais très heureux si la France était l'un des pays d'Europe qui ratifient ce traité parmi les premiers", a-t-il ajouté. Les Vingt-Sept ont pour objectif commun une entrée en vigueur du traité le 1er janvier 2009, a-t-il souligné.

Pour être ratifié, il faut un vote à la majorité des 3/5 du parlement réuni en Congrès. Avec plus de 200 sièges, l'opposition serait donc en situation - au minimum d'imposer une discussion au gouvernement - au maximum d'obliger la droite à opérer par scrutin référendaire. Pour les socialistes, le débat sur le traité européen simplifié va être un test de la rénovation. En effet, à l'image de Jack Lang, beaucoup au PS sont pour un soutien de ce texte et contre l'organisation d'un référendum. Mais ils craignent un débat politisé et une position d'équilibre entre les différents courants de la rue de Solférino, la technique du compromis chère à François Hollande.

LCI (d'après agence).

L'ornière, la rupture, la racaille c'est lui !



Lire nos notes précédentes

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20:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, MINITRAITE

19.10.2007

En attendant la petite finale France/Argentine, rupture : Feydeau s'invite...

Sous le soleil : Cruel désamour entre Roselyne et Bernard !

Gouvernement : Bachelot plaque Laporte.

La ministre des Sports a renvoyé le futur secrétaire d'Etat aux Sports dans ses 22 mètres, après ses propos sur sa fonction gouvernementale.

"J'ai un nouveau métier; s'il me plaît, j'y resterai, s'il ne me plaît pas, je ne le ferai plus", avait déclaré dans la matinée le sélectionneur du XV de France.

Il n'est pas encore en fonction et déjà les relations entre Bernard Laporte et la ministre des Sports sont plutôt tendues. Roselyne Bachelot a dû en effet rappeler mardi les devoirs d'une fonction gouvernementale à son futur secrétaire d'Etat, qui avait affirmé qu'il quitterait son poste s'il ne lui plaisait pas. "J'ai un nouveau métier; s'il me plaît, j'y resterai, s'il ne me plaît pas, je ne le ferai plus", avait déclaré dans la matinée le sélectionneur du XV de France, interrogé sur la fonction de secrétaire d'Etat aux Sports qu'il occupera à partir de lundi. "J'aurai toujours cette liberté, et tant mieux, a-t-il ajouté. J'irai avec beaucoup de conviction, beaucoup d'envie, parce que je crois que les gens qui m'ont nommé ont fait beaucoup d'efforts aussi." Invitée à réagir peu après sur France Inter, Roselyne Bachelot a rétorqué : "Etre secrétaire d'Etat, ce n'est pas une question que ça plaise ou pas. On remplit une fonction, on ne la remplit pas pour son plaisir, on la remplit pour le bien des Français".

Bernard Laporte, très proche du président de la République Nicolas Sarkozy, avait été nommé le 19 juin secrétaire d'Etat aux Sports, mais il était précisé qu'il ne prendrait ses fonctions qu'après la Coupe du monde de rugby, dont la finale aura lieu samedi. "Je serai à 200% dans ce nouveau métier, a assuré Laporte. J'y vais surtout avec l'envie de m'entourer de tous les grands champions français qui ont fait de belles choses et ont sans doute des messages à faire passer à tous nos jeunes, parce que cela aussi, c'est un des points: donner envie à nos jeunes de faire du sport."

"Je n'entraînerai plus jamais"

Pendant la Coupe du monde, Bernard Laporte a été sous le feu de diverses polémiques, portant tantôt sur des questions sportives, tantôt sur ses intérêts commerciaux. Le 20 septembre, une source proche du gouvernement avait affirmé à l'AFP que le portefeuille de la Jeunesse, attribué à l'origine à Bernard Laporte, reviendrait finalement à la navigatrice Maud Fontenoy. Cette information n'a jamais été officiellement confirmée, mais n'a jamais été démentie non plus.

L'homme qui dirigera vendredi, pour la troisième place du Mondial, son dernier match à la tête de l'équipe de France de rugby n'a pas précisé ce qu'il comptait faire si jamais ce poste de secrétaire d'Etat ne lui plaisait plus. "Je n'entraînerai plus jamais de ma vie, ça aussi c'est une certitude, a-t-il simplement indiqué. Et pourtant, je fais partie de ceux qui disent qu'il ne faut jamais dire jamais, mais là je dis jamais, car j'ai envie de voir autre chose. Le rugby, c'est 35 ans de ma vie, comme joueur et entraîneur. C'est passionnant, mais j'ai envie d'un nouveau challenge."

LCI (d'après agence), 16 octobre.

Dernière minute : Bernard Laporte futur secrétaire d'Etat aux Sports serait dans le colimateur du fisc concernant la gestion de ses sociétés. A suivre.

Sous le soleil suite... La rupture selon Riss (Charlie-Hebdo).





Avant la rupture avec la France, Sarkozy rompt avec Cécilia !

RAG 34. Les lolo's 34

17:33 Publié dans Actualités , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RUPTURE, SARKOZY

"Fumées blanches à Lisbonne", l'U.E a un nouveau traité, claironne France-Inter

Mini traité, mini en tout, mais présent partout : Sarkozy fait le maximum pour vous mettre au minimum !

Après l'annonce " fumeuse et désinvolte" du divorce "people" des époux Sarkozy, au moment même d'un mouvement de grève nationale, on apprend ce matin par hasard, cerise sur le gâteau, que l'Union Européenne aurait adopté le mini traité Sarkozy de constitution européenne. Que contient ce mini traité, on en sait rien !!!

"On fait entrer par la porte ce qu'on a fait sortir par la fenêtre".

Ecoutez Paul Quilès

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Le blog de Paul Quilès


Démocratie n'est pas médiacratie. Exigeons un nouveau référendum !


Lire notre note précédente : Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"

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15:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, mini traité, Paul QUILES

Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"

Interview publiée par Libération et réalisée par Pervenche Berès Députée européenne.

Quelle différence y a-t-il entre le projet de traité constitutionnel et le «traité réformateur» ?

Il ne constitutionnalise plus les «politiques communes» comme le faisait le projet de Constitution. Si le «non» l’a emporté en France, c’est à cause de cela : s’il y a une chose que le débat en France et en Europe a montré, c’est qu’il n’existe pas de consensus sur ces politiques et sur la façon dont elles sont mises en œuvre aujourd’hui. Mais il y a d’autres évolutions négatives dans ce nouveau traité, comme le fait que la charte ne s’applique pas à la Grande-Bretagne et à la Pologne. C’est très révélateur de ce qu’est la nouvelle Europe.

Un référendum doit-il être organisé sur ce nouveau traité ?

Par respect pour la démocratie, Nicolas Sarkozy devrait convoquer un référendum.

Les Français ne risquent-ils pas de voter non une nouvelle fois, en considérant qu’on essaye de faire entrer par la fenêtre un texte qu’ils ont mis dehors par la porte ?

Si on ne les consulte pas à nouveau, c’est sûr qu’ils le penseront. Pour le PS, la bonne stratégie est de demander un référendum et de recommander l’abstention. Il faut éviter que le PS se divise à nouveau, car les lignes de fracture sont toujours là. Si on s’étripe entre nous sur l’Europe, cela veut dire que notre prochain congrès porte uniquement sur cette question. Or ce n’est pas ce que les Français attendent de nous.

Un second non ne signerait-il pas la fin de l’Union européenne ?

C’est pour cela qu’en cas de référendum, le PS doit prôner l’abstention.

Les tenants du non affirmaient en 2005 qu’un rejet du traité constitutionnel serait un «choc salutaire». Or, on n’est manifestement pas sorti par le haut de cette crise.

Je ne suis pas d’accord : on a dû repenser la nature du projet européen comme le montrent les discussions qui ont lieu depuis deux ans. Maintenant, chacun a conscience qu’une Constitution ne suffit pas à résoudre les problèmes de la grande Europe.

Jeu, 18/10/2007

Le blog de RAG dans les média

Jean-luc Mélenchon : Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen

Une réunion de chefs d’états et de gouvernements de l’Union européenne va se réunir à partir de jeudi pour examiner le nouveau projet de traité européen destiné à remplacer celui que la France et la Hollande ont rejeté par référendum. Avant même d’évoquer le contenu du texte qui est en débat, je veux aborder le problème des conditions dans lesquelles, quel que soit le contenu de ce texte, se présentera le mécanisme de ratification en France. En effet, mes efforts d’explication depuis le soir du résultat des législatives de juin 2007 n’ont pas été assez clairs pour permettre à tout le monde de bien comprendre pourquoi ce mécanisme oblige à deux votes. Deux. Prenons donc la démonstration dans l’ordre.

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02:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, FABIUS, PRS, RAG

18.10.2007

Laurent Fabius : Le gouvernement face au contrechoc de la méfiance (vidéo).

Laurent Fabius était hier l’invité du 19/20 de France 3

Voir la vidéo


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17 octobre 2007

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19:51 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

PRS 34 : AG départementale trimestrielle le 19 octobre à Lattes

L'association Pour la République Sociale 34 nous informe de la tenue ce vendredi 19 octobre de 19h00 à 20h30 à la Maison des associations de Lattes (entre la poste et la mairie) de son assemblée générale trimestrielle.

PRS 34 vous invite à participer ce vendredi à leurs travaux qui seront présentés par Lionel DESCAMPS, leur représentant au dernier Conseil national.

"Alors que la majorité des dirigeants de la gauche semblent plus préoccuppés de leur place sur les listes municipales que d'organiser la résistance politique et sociale, il est urgent que nous discutions ensemble des initiatives que PRS doit prendre pour participer au renouveau et à la combativité de toute la gauche rassemblée".

PS : début de l'AG à 19h00 précises pour celles et ceux qui voudraient suivre "la petite finale" de la coupe du Monde de rugby.


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19:51 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS 34, PRS, MELENCHON, REVOL, DELAPIERRE

AGENDA : Les prochains forums de la rénovation dans l'Hérault


Les socialistes et la nation

Vendredi 26 octobre 19h00

Salle la Garrigue

Le Crès 34.

Les socialistes et le marché

Mercredi 31 octobre à 19h00

Salle Georges Brassens

Clermontl'Hérault 34.

Les socialistes et l'individu

Mercredi 7 novembre à 19h00

Salle polyvalente

Capestang 34.



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19:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : forums de la rénovation 34

Les lolo's 34 du BLOG RAG 34 : solidaires avec les grévistes.

RDV cet AM à la manif ...

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12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Grève du 18 octobre : Encore des sondages ...




Peu avant le mouvement de grève d'aujourd'hui, Le Figaro LCI et l'Humanité publiaient deux sondages.
Pour le Figaro LCI 55 % des sondés trouvaient la grève injustifiée. Quant à l'humanité 54 % des personnes interrogées disaient soutenir le mouvement de grève.

Ces résultats radicalement opposés tiennent simplement à la question posée par les différentes entreprises de sondages, nous explique-t'on. Bel euphémisme pour ne pas dire manipulation de l'opinion !

Le sondage BVA réalisé pour le Figaro-LCI demandait : "Trouvez-vous cette grève justifiée ?". Les sondés ont répondu non à 54%.
Le sondage CSA pour l'Humanité posait cette question: "Quelle est votre attitude à l'égard de la grève, soutien,indifférence,ou opposition ?". Le soutien l'a emporté à 54 %

Nous dirons donc que c'est une grève injustifiée mais soutenue par l'opinion... Et par la Fédération du PS de l'Hérault qui vous invite à vous joindre au cortège de la manifestation de Montpellier cet après-midi


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12:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Notre coup de gueule du jour, le chiffre du jour, la phrase du jour

LE CHIFFRE DU JOUR :

La France compte 7 millions de pauvres soit 260.000 de plus que l'an dernier.

Pour le dessus du panier soit les 500 plus grandes fortunes de France leur patrimoine familial dans le même laps de temps est passé de 200 milliards d'€ à 280 milliards d'€.

Ces sommes pharaonesques qui échappent à notre compréhension de simples mortels, pour tenter de les resituer dans notre réalité quotidienne de "pauvres bougres " que nous sommes, correspondent à peu près à 1/6 ème de la dette publique de la France. (1500 à 1700 milliards d'€). A méditer, faudra bien rembourser un jour... Qui sinon nous et nos enfants ? Comptez pas trop sur les riches !

L'euromillionnaire : pas plus de 100 millions € de gains à se partager entre heureux gagnants... Mais on y croit tous... ARG ! mouarf, mouarf...

"J'aime pas, nous n'aimons pas dans le désordre : l'opium, le populisme, le poujadisme, les élitistes cathophiles monarchisants, l'extrème droite, l'humour "tendance" de chez l'almanach Werhmacht, etc. Dommage pour ce gouvernement qui râtisse large, nous ne sommes pas clients !

Dites-nous, vous la droite française au pouvoir depuis 6 ans, (depuis toujours) : Que faites-vous pour favoriser une répartition plus équitable des richesses produites par la communauté tout entière ? Mis à part que de contribuer sciamment sur toute la planète à creuser les inégalités de revenus, de conditions sociales entre les sexes et les ethnies, vous ne servez à rien d'autre !".


LA PHRASE DU JOUR :

"Ces affaires me font le même effet que les secrets de famille. Nous sommes libérés par ces révélations. C'est moins une crise qu'une convulsion qui va permettre d'accoucher d'autre chose".

Laurence Parisot (présidente du MEDEF) à propos de la caisse noire antigrève de l'UIMM.

Pour les étrangers en demande de regroupement familial pas de secrets de famille : Tests ADN au menu...


"Vous êtes-vous rendu récemment à la Préfecture de l'Hérault pour une demande ou une autre ? Si votre réponse est non, sachez que c'est impressionnant !".

Deux files d'attente de longueurs variables dès l'entrée du bâtiment, séparées entre elles par des barrières...

Deux files donc, dont l'une bien bondée dès une demie-heure avant l'ouverture :

- La première réservée à l'acceuil des étrangers,

- La seconde bien plus clairsemée pour les autres services, mais volontiers plus grognonne dès fois qu'on voudrait lui piquer sa place).

Ca ne vous évoque rien ?

"J'ai ressenti un malaise certain, ne vous en déplaise, qui vous savez...".

RAG 34. Lolo34 et Lio des lolo's 34

08:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Désamiantage des logements du Petit-Bard...

(information non vérifiée, lire la suite pour en savoir plus).

Depuis des années, les dangers de l'amiante sont connus et les conséquences aussi (maladies respiratoire, asthme), etc.

C'est maintenant que se pose la question du désamiantage du Petit-Bard. En effet la SERM vient de lancer un appel d'offre sans consulter ni ses habitants ni ses propriétaires sur les risques encourrus. Propriétaires qui devront passer à l'addition en plus de se faire racheter leur appartement pour une bouchée de pain !
Mission de conception et réalisation de maîtrise d'oeuvre pour le désamiantage et la déconstruction d'un bâtiment de 154 logements pour une superficie globale de 8600 m² habitables menée dans le cadre du Projet de Rénovation Urbaine du Petit Bard. Ainsi que l'ancien GIE Sud Habitat qui mena une politique de désinformation envers les habitants, la SERM fait de même.

source http://www.serm-montpellier.net

Pour lire la suite cliquez ici

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08:38 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PETIT BARD, AMIANTE, DESAMIANTAGE

17.10.2007

ATD QUART MONDE : CAMPAGNE 2007 "Refuser la misère, un chemin vers la paix"

Créons un grand courant du refus de la misère.

Le 17 octobre prochain sera le vingtième anniversaire de la Journée mondiale du refus de la misère. A cette occasion, ATD Quart Monde a lancé, avec de nombreux partenaires au plan national et international, une campagne publique intitulée « refuser la misère : un chemin vers la paix ».
Nous voulons rassembler largement ceux qui veulent en finir avec la faim, l’ignorance et la violence imposées à des millions d’hommes.
Nous voulons créer ou renforcer les liens entre personnes d’horizons et d’origines différents.
Nous voulons rappeler qu’on peut en finir avec le fléau de la misère en veillant que chacun, partout, accède aux droits humains fondamentaux.


Une façon de participer à la campagne : signez la DECLARATION DE SOLIDARITE.

Pour en savoir plus sur la campagne : www.refusonslamisere.org

Et le flash infos (audio) international.

Refuser la misère, un chemin vers la paix



Durée : 14:19 Pris le : 03 juillet 2007 Lieu : France En une dizaines de minutes, découvrez l'esprit et les fondements de la Journée mondiale du refus de la misère et les grandes lignes de la mobilisation de 2007 avec pour préoccupation majeure: "Refuser la misère, un chemin vers la paix". Cette présentation donne aussi des
pistes d'engagement pour ceux et celles qui cherchent et qui ont décidé de rejoindre ce courant de personnes qui disent non au caractère inacceptable de l'extrême pauvreté.

Sur le même sujet lire sur le blog Journal d'un chômeur: Seuil de Pauvreté en France

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20:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ATD QUART MONDE, PAUVRETE, EXCLUSION, PRECARITE

Première conséquence de la politique « tous propriétaires » du gouvernement: la hausse des prix des loyers !

Alors que Nicolas Sarkozy et sa ministre du logement illusionnent la France avec le slogan trompeur « La France de propriétaires » afin d’esquiver la vraie urgence de faire baisser le coût du logement, la dure réalité les rattrape déjà : l’indice de référence des loyers a progressé de 2,76% au deuxième trimestre sur un an, après une hausse de 2,92% au trimestre précédent, a annoncé l’Insee.

La première conséquence de la politique « tous propriétaires » du gouvernement est sans appel : la hausse des prix des loyers ! Depuis le 6 Mai, avec Nicolas Sarkozy, c’est assez simple, tout coûte plus cher !

Le Parti Socialiste constate donc que la politique du logement du gouvernement est dans la continuité de la politique menée entre 2002 et 2007, toujours aucune mesure n’a été entreprise pour éviter la spéculation et la hausse des loyers. Pire, la première mesure de ce gouvernement, la déduction des intérêts d’emprunts immobiliers, entraînera nécessairement une nouvelle hausse des prix et de la spéculation immobilière.

Le Parti socialiste exige du gouvernement qu’il prenne enfin des mesures pour le pouvoir d’achat, comme la mise en place le « bouclier logement », qui limiterait à 25% des revenus les dépenses mensuelles consacrées au logement. C’est une urgence pour les millions de Français qui ne bénéficient pas du paquet fiscal.

Communiqué d’Annick LEPETIT,
Secrétaire nationale au Logement

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Les 500 plus grandes fortunes en France

Toujours plus riches. Jamais, depuis qu'ils sont scrutés par Challenges, les 500 principaux détenteurs de capital «familial» de notre pays n'avaient vu leur fortune progresser aussi vite. En un an, leur poids dans l'économie est passé de 200 à 280 milliards d'euros.

LE TOP 5

1 Bernard Arnault
2 Gérard Mulliez et sa famille
3 Liliane Bettencourt et sa famille
4 François Pinault et sa famille
5 Romain Zaleski

Accéder au classement

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05:34 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 500 premières fortunes en France

Laurent Fabius : L’amendement ADN doit être mis à la poubelle

Intervention de Laurent Fabius au grand rassemblement "Touche pas à mon ADN" qui s’est tenu au Zénith de Paris.

Pourquoi le recours aux tests ADN pour contrôler l’immigration régulière est-il inacceptable ? Parce qu’il est au croisement de deux thèses elles-mêmes inacceptables.

La première, c’est la "génétisation" de la société. Par un usage perverti de la science, certains voudraient, contre la tradition philosophique et juridique de notre pays, faire dépendre le destin des individus de la génétique et les sélectionner sur cette base.

On dira : pourquoi cette émotion, c’est une affaire ponctuelle, sans passé ni lendemain. L’ennui, c’est que le précédent Ministre de l’Intérieur proposait, il y a peu, de dépister les comportements pré-délinquants chez les enfants à partir de 3 ans. L’ennui, c’est qu’un candidat à l’élection présidentielle affirmait dans un entretien avec
un philosophe que la pédophilie et le suicide sont inscrits dans les gènes. Et voilà qu’on voudrait maintenant fonder le regroupement familial sur l’inné. Ce biologisme heurte le principe d’égalité. Il est aussi contradictoire avec les odes à la liberté que les partisans du test ADN entonnent volontiers.

La génétisation de la société se croise avec une seconde thèse, également inacceptable, la stigmatisation des immigrés. Quatre lois en quatre ans sur les immigrés ou plutôt contre eux. Les préfets sommés de "faire du chiffre", quitte à organiser la "chasse" aux enfants de sans papiers. Et voilà qu’on nous parle maintenant -c’est la prochaine initiative -de "quotas d’immigrés régionaux" avec débat chaque année au Parlement. La proposition d’un test ADN, c’est laisser entendre qu’un étranger serait par nature un risque et même potentiellement un délinquant. Il est temps de porter un coup d’arrêt. Sinon, l’immigration servira de plus en plus comme bouc émissaire de tous les problèmes et comme un filon pour multiplier les clins d’oeil à l’extrême droite.

Un dernier point. Je ne pense pas que ce soit le seul Monsieur Mariani, auquel on doit cette offensive anti-égalité, anti-liberté, anti-immigré. Dans notre système institutionnel, il faut savoir que les textes de loi s’ils émanent du gouvernement subissent le contrôle du Conseil d’Etat alors que les amendements d’origine parlementaire, eux, en sont dispensés. Il est donc fort possible que les tests ADN ont été proposés par un député pour éviter que le Conseil d’Etat adresse un carton rouge. Ne considérons pas non plus que l’amendement que nous combattons cesserait d’être un scandale parce qu’il serait allégé d’une partie de sa substance puisque c’est précisément pour faire scandale et flatter une certaine opinion qu’il a été proposé et accepté. Ma conclusion est simple : l’amendement ADN doit être mis à la poubelle et, avec lui, les idées qu’il porte. C’est le sens de mon engagement et, je crois, aussi du vôtre.

14 octobre 2007

http://www.laurent-fabius.net/article985.html

Mercredi, lors du débat général sur le projet de budget 2008, Laurent Fabius sera l'orateur principal du groupe socialiste. Son intervention sera diffusée en direct sur La Chaîne Parlementaire à partir de 16h.

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05:34 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, ADN

15.10.2007

Franchise médicale : Peut on traiter les malades comme des voitures ?

Télécharger le 4 pages PRS : Spécial assurance-maladie
Vidéos Gymnase Japy : Nous ne sommes pas des bagnoles, non à la franchise médicale !





Notre santé n'est pas un simple commerce : c'est pourtant la perception qu'en a le gouvernement, comme le démontre notre dossier : risque dépendance laissé aux assureurs privés, multiplication des forfaits et des franchises, qui sont autant d'atteintes au régime d'assurance maladie solidaire et collectif. Pourtant le déficit de la Sécu n'est pas une fatalité : d'autres pistes doivent être explorées ; sous le gouvernement Jospin les comptes sociaux furent rééquilibrés et même bénéficiaires.
Autres sujets de scandale : les délits d'initiés présumés des dirigeants et actionnaires d'EADS, dont on connaît, pour certains, la proximité avec Nicolas Sarkozy. Un président par ailleurs omniprésent dans les médias, alors que le CSA, saisi par le PS, répond qu'il n'en peut mais.
L'Hebdo présente également les enjeux et les questionnements des trois grands forums de la rénovation, pour mieux vous inviter à y participer.
Enfin cette semaine, c'est Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU qui adresse aux socialistes une lettre ouverte suggérant « quelques axes pour une véritable démarche de transformation ».

L'hebdo en ligne
Télécharger L'hebdo (format pdf / 2,6 mo

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11:03 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE MEDICALE

14.10.2007

Grande première sur le web ! en ce moment en direct grand meeting concert : TOUCHE PAS A MON ADN !

Un grand concert-meeting de SOS Racisme en « direct live »

Vivez en direct sur Internet l'événement du Zénith de Paris ce dimanche !

« Touche pas à mon ADN »

organisé par SOS Racisme, Charlie-Hebdo et Libération dimanche 14 octobre à partir de 18H sur l'un de ces trois sites :

live.sos-racisme.org www.liberation.fr www.arte.tv


TOUCHE PAS A MON ADN

OPPOSITION A L'AMENDEMENT MARIANI

Dimanche 14 octobre au Zénith de Paris à partir de 18 h

De plus en plus de personnalités s'associent à ce concert / meeting organisé par SOS RACISME, CHARLIE HEBDO et LIBERATION.

En effet, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Bénabar, Emmanuelle Béart, Carla Bruni, Stomy Bugsy, Phil Darwin, Fellag, Julie Gayet, Claude Leroy, Mélissa, Michel Piccoli, Renaud, Sanseverino, Soprano, Niels Tavernier, Les têtes raides, Tiken Jah Fakolly, Philippe Torreton, Youssoupha ont d'ores et déjà répondu présents.


Se joindront eux Clémentine Autain, François Bayrou, Laurent Fabius, René Frydman, François Goulard, Bernard-Henri Lévy, François Hollande, Axel Khan, Valérie Lang, François Léotard, Corinne Lepage, Aurélie Philipetti.

L'événement sera présenté par Serge Moati avec les organisateurs : Dominique SOPO, SOS Racisme, Philippe VAL, Charlie Hebdo, Laurent JOFFRIN, Libération.


Par pur esprit de la loi républicaine, SOS RACISME en partenariat avec CHARLIE HEBDO et LIBERATION ira jusqu'au bout pour que l'amendement Mariani ne passe pas. Nous ne faiblirons pas jusqu'à son retrait.

L'objectif de ce concert / Meeting prévu ce dimanche est de fédérer les fervents défenseurs de l'égalité républicaine qui fait la fierté de notre pays autour de l'idée d'une nation soudée par une communauté de destin et non pas par une communauté génétique.

Nous ne laisserons pas la génétique entrer dans le domaine du contrôle étatique, contraire à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Nous ne manquerons pas non plus de rappeler qu'en plus de faire partie d'une longue série de mesures et de déclarations qui jettent une suspicion généralisée et récurrente sur les étrangers, cet amendement introduit en plus des changements profondément négatifs sur les plans éthiques, scientifiques et du vivre ensemble.

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19:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Musique , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, SOS RACISME

Le comité Balladur proposerait de renforcer le président

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Reuters - Samedi 13 octobre. Le comité présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, qui doit rendre vers la fin octobre un rapport sur la réforme des institutions, proposerait de renforcer considérablement les pouvoirs du président de la République, écrit Le Monde dans son édition publiée samedi.

C'est notamment l'article 20 de la Constitution de 1958, crucial dans la répartition des pouvoirs, qui serait selon le quotidien modifié pour déclarer désormais: "Le président de la République définit la politique de la Nation. Le gouvernement la met en oeuvre."

Depuis 1958, cet article dit: "Le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation". Le rapport Balladur n'est pas encore définitivement rédigé.

Dans la pratique, hors périodes de cohabitation, les présidents qui se sont succédé sous la Ve République ont fréquemment arrêté les grandes lignes de la politique du gouvernement, avec une marge de manoeuvre plus ou moins grande de ce dernier dans l'application.

Le Parlement est réduit fréquemment à une chambre d'enregistrement des projets de l'Elysée et du gouvernement, avec la marge de manoeuvre que lui procure le droit d'amendements.

Cette lecture des institutions a trouvé un aboutissement avec Nicolas Sarkozy, qui assume désormais publiquement le fait de prendre les décisions de politique intérieure, et a réduit le Premier ministre, selon ses propres termes, à un "collaborateur".

La réforme proposée par le comité Balladur viendrait donc entériner cette pratique. Conformément aux options de Nicolas Sarkozy, il proposerait aussi de limiter à deux mandats consécutifs le temps de séjour à l'Elysée, et autoriserait le président à s'adresser aux deux assemblées directement, sans possibilité de débat ou de vote après son discours.

Proposition visant à encadrer les pouvoirs présidentiels, également conforme aux voeux personnels de Nicolas Sarkozy, le comité proposerait de soumettre les nominations à l'avis d'une commission parlementaire.

Seraient aussi consentis par le comité Balladur aux parlementaires et aux citoyens de petites possibilités nouvelles de s'exprimer: l'article 49-3 de la Constitution, qui permet actuellement de faire adopter un texte sans vote, serait aménagé et une fonction de "défenseur des droits" serait créée.

Une procédure permettant aux citoyens de contester la conformité d'une loi avec la Constitution est également envisagée.

Le comité Balladur avancerait aussi une proposition pour limiter le cumul des mandats électifs et suggérerait l'instillation d'une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin des élections législatives.

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16:24 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Nouvelles découvertes dans le dossier Gautier-Sauvagnac

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Reuters - Samedi 13 octobre. De nouveaux retraits en espèces d'un montant total de sept millions d'euros ont été mis au jour par la police financière sur un des comptes bancaires de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), annoncent samedi plusieurs organes de presse.

Cette découverte, effectuée à la banque de Marseille Martin-Maurel, porte à environ 17 millions d'euros les retraits d'espèces suspects effectués entre 2000 et 2007 sur trois comptes par cette organisation patronale présidée par un des plus hauts dirigeants du Medef, son négociateur en chef Denis Gautier-Sauvagnac.

Les recherches se poursuivent sur d'autres comptes bancaires de l'UIMM. "Tous les jours, on en découvre un peu plus et ça monte doucement", avait déclaré jeudi un policier à Reuters.

Vendredi, les policiers avaient aussi saisi environ deux millions d'euros dans un coffre loué dans une agence de la BNP par l'UIMM.

Précédemment, lors d'une perquisition au siège parisien de l'organisation patronale, une somme de plusieurs centaines de milliers d'euros en espèces a aussi été saisie dans un coffre.

L'enquête n'a pas permis pour l'instant d'identifier la destination des fonds. Denis Gautier-Sauvagnac a parlé initialement du financement des "oeuvres sociales" de l'UIMM, évoquant l'aide aux salariés et retraités nécessiteux, puis il a dit avoir utilisé l'argent pour "fluidifier les relations sociales", sans autres précisions.

L'enquête a en revanche montré que le dirigeant du Medef faisait retirer lui-même les espèces en envoyant dans les banques une collaboratrice de confiance. La piste du financement syndical est démentie par les principaux syndicats de salariés et aucun élément ne l'a confirmée à ce jour.

Le parquet de Paris, qui a ouvert le 26 septembre l'enquête préliminaire de police pour "abus de confiance" à la suite d'une dénonciation de "Tracfin", la cellule anti-blanchiment du ministère de l'Economie, devrait décider de l'ouverture d'une information judiciaire après la remise d'un rapport précis par les policiers.

Dans l'attente, la présidente du Medef Laurence Parisot a redit sa confiance en Denis Gautier-Sauvagnac, qui représentait vendredi encore le patronat dans une négociation cruciale avec les syndicats de salariés sur la "modernisation du marché du travail".

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09:46 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS

Gautier-Sauvagnac, “DGS” : 15 millions d’euros au moins détournés dans trois caisses différentes

medium_fmds.37.pngCes gens de l’UIMM qui piquent dans la caisse, coulent l’entreprise et licencient 10 000 salariés
par Gérard Filoche


Denis Gautier-Sauvagnc “DGS” pilier du Medef, n’avait que de la morgue à la bouche ! D’ou lui venait-elle ? De la certitude de corrompre ?
Je me rappelle encore ce vif débat à la Fête de l’Humanité ou l’on m’avait mis, il y a quelques années, à la même tribune que M Gautier-Sauvagnac : explosant, il avait crié “ - Mais on vous les donne M. Filoche vos cotisations sociales, on vous les donne, débrouillez vous avec, assurez vous vous-mêmes..”. Il avouait ainsi qu’il ne voulait plus de cotisations sociales prélevées sur les salaires, qu’il ne voulait plus de protection sociale liée au travail. Il ne voulait plus payer que l’acte productif, et que la bête salariée, travailleuse, se débrouille elle même pour le reste, comme dans le bon vieux temps du 19e siècle...

Les cinq ou six fois où j’ai eu ainsi l’occasion de me trouver dans des débats du même type avec le fameux “DGS”, dont l’un dans les locaux de Libération, il était égal à lui-même, d’un mépris supérieur, à l’égard de tous ceux qui ne “comprenaient rien” au monde de l’économie, qui “rêvaient” encore de partage de richesses, alors que selon lui, seuls les seigneurs et maîtres du capitalisme méritaient de les accumuler afin d’être motivés davantage, eux, les entrepreneurs, les conquérants, les sages, les savants, les risquophiles, qui tiraient lvers le haut le développement du monde entier... Ainsi il était contre la durée légale à 35h, et contre la retraite à 60 ans, et contre le droit du travail et les recours contre les licenciements, et contre la sécurité sociale...

Grand seigneur, héritier de la culture des maîtres des forges, d’où lui venait sa morgue ? Sinon de la certitude de corrompre ?

Trois comptes, 15 millions d’euros détournés ? Des centaines de milliers d’euros dans ses tiroirs ? Six ans (au moins) de prélèvements indus sur les comptes de l’UIMM ?

Un scandale de plus qui s’ajoute à celui d’EADS ? UIMM partout.

Des gens qui vendent leurs actions et prennent dans les caisses au plus haut niveau ? Le gouvernement de droite savait. Thierry Breton savait (lui a déjà couvert l’entente illicite Orange SFR Bouygues : ceux qui ont détourné un milliard de la poche des consommateurs et ont été condamnés à payer 480 000 euros). Thierrry Breton était ministre avec Sarkozy. Sarkozy était à Bercy et à l’industrie. Même gouvernement depuis six ans : la riche Mme Lagarde demande une “enquête interne” à Bercy. Va t on tout savoir ? Bercy savait pour Lagardère ? Lagardère est un ami de Sarkozy, n’était-il pas au Fouquet’s ou dans le yacht , non, je dois confondre c’était un autre.

Sarkozy m’avait dit à “Ripostes” le 10 décembre 2006, “ - Je ne partage pas votre détestation des employeurs, M Filoche”. Je ne déteste pas les employeurs, pas du tout, seulement les employeurs délinquants, je déteste les corrompus et ceux qui sont liés à eux et dépendent d’eux, y compris pour leurs vacances.

Redistribué comment cet argent ? Certains le disent déjà, pour “DGS”, que l’argent n’était destiné à l’enrichissement personnel. Qu’en savent-ils ?

Tant de liquide ! Ces gens-là n’en ont jamais assez !

Les 15 milliards d’euros distribués en paquet fiscal par Sarkzoy ne leur suffisent pas, il leur faut aussi spéculer sur EADS et détourner des millions d’euros dans leurs propres caisses patronales. Ce n’est pas pour tirer l’économie vers le haut et relancer la croissance “avec les dents”, c’est pour arracher avec les dents le maximum de profit en licenciant, entre autres, les 10 000 ouvriers d’EADS par le plan Power 8 sans qu’il y ait de résistance syndicale !

Et si c’est argent a été détourné pour corrompre des syndicalistes, c’est bien que cela se sache et que ce soit dénoncé ! Si DGS est motivé au point de donner de l’argent à la CGC, CFTC, FO de la métallurgie, c’est que ça lui rapporte, c’est que ça enrichit les patrons, donc lui... C’est de l’enrichissement en bande organisée.

Et on s’étonnera que la justice de Mme Dati ne se précipite pas pour mettre tous ces gens en prison préventive afin de les empêcher de se coaliser pour se défendre et pour faire disparaître les preuves...

Mme Alliot-Marie fonce à Toul contre les jeunes délinquants, mais ne se précipite au siége du Medef pour mieux faire diligenter l’enquête...

Que dans la métallurgie, depuis longtemps, trois syndicats qui font moins de 20 % des voix aux élections professionnelles, signent des mauvais accords qui s’appliquent à 100 % des salariés, contre l’avis de la CGT et de la CFDT qui représentent 80 % des voix, cela était connu depuis longtemps de tous les syndicalistes.

C’est même pour cela que j’ai promu spectaculairement le débat sur “les accords majoritaires” dans le PS un jour de décembre 1996. Et ce débat est devenu plus que jamais d’actualité contre son détournement par la loi de Fillon du 4 mai 2004 : dans cette loi, Fillon détournait le principe de l’accord majoritaire, il le définissait par “ordre” et non par “tête” (vous savez que la révolution française a explosé à cause de cela). C’est à dire que Fillon a fait voter que s’il y avait trois syndicats sur cinq qui votaient, cela faisait une majorité ! Ce, quelque soit la représentativité de chaque syndicat : ainsi la loi Fillon pouvait, d’hypothèse, protéger le versement d’argent de M Gautier-Sauvagnac à trois syndicats sur cinq pour continuer à avoir la “paix” dans la métallurgie...

M Gautier-Sauvagnac c’est celui qui riait lorsqu’on lui rappelait l’accord interprofessionnel du 31 octobre 1995 qui affirmait que “les heures supplémentaires devaient être exceptionnelles et imprévisibles”, il était cynique dans les débats, “cet accord est dépassé”, de même qu’était dépassé le “contingent annuel d’heures supplémentaires” dans la métallurgie, qui était, tout le monde l’a oublié de 91 h par an jusqu’en 1996... Il a été passé à 110 h, puis 120 h, puis 130 h (là, c’est la loi Aubry) et puis à 180 h dans les moins de 20 salariés (là c’est la loi Guigou) puis à 180 h partout, puis à 220 h, avec possibilité d’accords pour le dépasser, là c’est la loi Fillon... Et maintenant le patron peut faire faire ces heures supplémentaires sans payer de cotisations sociales, là c’est Sarkozy !

Et DGS détourne, trafique sur 15 millions d’euros ?

Et ses amis coulent EADS la plus belle entreprise de nos pays...

Et Sarkozy ne les déteste pas, il les aime, il les flatte, il va se faire ovationner à Jouy-en-Josas, auprès du Medef (qui n’existerait pas sans l’UIMM).

Normalement tous ces gens, initiés, de connivence, du même monde, des mêmes salons et des mêmes yachts, devraient se retrouver face à la justice républicaine

Ils osent dire aux salariés qu’il faut remettre en cause les 35 h, la retraite tant méritée à 60 ans, la protection si nécessaire contre les licenciements abusifs, la hausse du Smic, ah oui, le Smic que Gautier-Sauvagnac ne veut pas augmenter, qu’il trouve trop élevé, trop incompatible avec notre “productivité”... Eux qui trichent, volent, et bloquent notre économie, la coule, désindustrialisent la France, délocalisent pour mieux se remplir les poches.

Le Smic que Sarkozy, pour la première fois, n’a pas haussé cette année, le Smic que le Medef et Sarkozy et DGS veulent voir sous contrôle d’une “commission indépendante” (et DGS sortira des fonds secrets pour la commission “indépendante”, sans doute ?)

Nous avons là sous les yeux la vérité du Sarkozisme et de ses amis aux parachutes dorés, aux stocks options. Les possesseurs de divers “Paloma” et de résidences huppées, les copains et coquins, les chefs du Medef, qui mettent en coupe réglée notre économie, bloquent notre croissance, siphonnent les salaires.

Il faut qu’il y ait un fossé entre la gauche et cette droite-là complaisante à l’extrême droite (et qui fait voter des lois pour contrôler l’adn des immigres faisant en cela des clins d’oeil au Front national).

Il faut que la gauche soit hors de ces milieux, de ces sales complicités, qu’elle soit aussi fidèle aux salariés que la droite est fidèle et complice du patronat.

Gérard Filoche, samedi 6 octobre 14 h

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09:45 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS

13.10.2007

RUGBY : En attendant France/Angleterre ce soir à 21h00 (vidéo : Chabal Impact (fra/nzl)

Une blague qui circule : Pourvu que Bernard Laporte ne lise pas ce soir pour motiver ses joueurs, la lettre de rupture de Cécilia Sarkozy adressée à son futur ex-mari.

A l'issue de cette rencontre sportive, il y'aura comme traditionnellement nombre de joyeux fêtards en état d'ivresse manifeste sur la voie publique. Pas encore de stage obligatoire à 450 € à la charge du contrevenant comme ce devrait être bientôt le cas pour l'usager de cannabis pris en flagrant délit de consommation. Une manne financière qui échappe encore pour l'heure à la Sarkozie. Moins d'impôts pas sûr, mais des amendes à l'infini oui !





ALLEZ LES BLEUS !



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20:15 Publié dans Actualités , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RUGBY, CHABAL VIDEO

12.10.2007

Henri Weber: Pour transformer le PS en parti réformiste moderne

medium_HWEBERLFABIUS.jpg"Face au pilonnage médiatique de Nicolas Sarkozy, les socialistes doivent mener une bataille idéologique." Tribune publiée par Henri Weber dans Libération

La défaite électorale des socialistes a suscité deux réactions contestables. La première émane de citoyens qui aiment tellement le Parti socialiste qu’ils souhaiteraient en avoir deux ! Les échecs électoraux du PS, nous expliquent-ils, tiennent à ce qu’il abrite en réalité plusieurs partis en un : la vieille gauche marxisante, d’une part ; et une gauche moderne qui brûle de mettre les horloges du socialisme à l’heure de la mondialisation, d’autre part. La refondation, selon ceux-là, consisterait à séparer ces deux gauches dans deux partis distincts.

D’autres proposent de remédier à la faiblesse du PS par un retournement d’alliance : puisque l’union des partis de gauche ne permet plus d’obtenir la majorité, disent-ils, il faut lui substituer une alliance avec le centre de François Bayrou, quitte à aider le Modem à exister.

La bonne réponse est ailleurs : le Parti socialiste ne doit ni se scinder en deux - pour le plus grand profit de Sarkozy - ni chercher son salut dans le soutien de centristes introuvables. Il lui faut au contraire mobiliser toutes ses ressources pour construire le grand parti réformiste moderne dont la France a besoin. Un parti qui regrouperait toutes les familles de la gauche réformiste, de la gauche radicale aux républicains de progrès, et qui rassemblerait par ses propres forces au moins 35 % des électeurs, comme le font la plupart de ses homologues européens.

Pour atteindre cet objectif, le PS doit entreprendre une véritable reconstruction de lui-même. Il ne doit pas se résigner à devenir une simple machine électorale à demi professionnalisée, comme il en a pris le chemin, mais assumer pleinement, au contraire, toutes les fonctions qui incombent au parti dominant de la gauche.

Fonctions intellectuelles : le PS doit s’investir mieux qu’il ne le fait dans le travail d’élaboration théorique, en liaison avec les chercheurs, afin de proposer aux Français une vision du monde, de ses futurs possibles, de son avenir souhaitable. Les classes populaires ont besoin de repères, d’une grille de lecture de leur réalité : si le présent leur semble obscur et l’avenir opaque, elles peuvent prêter l’oreille à tous les démagogues. Le Parti socialiste doit assumer un rôle d’éclaireur de l’avenir, de porteur d’intelligibilité. Les forums et les conventions thématiques qu’il a programmés pour les prochains mois sont un premier pas dans ce sens. Le renouvellement et la réactivation de ses commissions spécialisées doivent en constituer un second.

Le PS doit s’engager davantage dans la lutte idéologique. Là aussi, la droite nous donne une leçon : elle nous rappelle que les batailles politiques se gagnent ou se perdent d’abord dans les têtes. Que la lutte idéologique est un vrai combat, qui s’organise dans la durée et exige des instruments, une stratégie. Notre amateurisme en la matière a permis à Sarkozy de faire souvent prévaloir son interprétation de la crise française - «trop d’impôts, trop de droits, trop d’Etat» - et de frayer la voie à ses solutions.

Fonction programmatique : le PS doit s’interdire de botter en touche, comme il l’a fait trop souvent sur les questions qui divisent son électorat. La modernisation démocratique de la société qu’il préconise diffère de la modernisation libérale- autoritaire que conduit Nicolas Sarkozy. Puisque les objectifs du socialisme démocratique - plein-emploi, protection des individus contre tous les risques sociaux, augmentation régulière du pouvoir d’achat, démocratie sociale, qualité de la vie… - ne sont plus accessibles par les voies et les moyens classiques de la social-démocratie, le programme socialiste doit définir les moyens nouveaux qui permettront d’approcher ces objectifs dans les conditions d’un capitalisme mondialisé et dominé par la finance.

La tournée des capitales qu’effectueront cet automne des délégations de socialistes français, en vue d’apprendre des performances - mais aussi des contre-performances - de leurs homologues européens, s’inscrit dans cette quête d’une «nouvelle voie».

Fonction électorale : le Parti socialiste doit garder la maîtrise de la désignation de ses candidats aux divers mandats électifs, selon ses critères politiques propres - fiabilité, implantation, parité, représentativité… Il ne doit pas se laisser dicter ses choix par les sondages et les médias… Ce qui n’exclut pas de mieux associer les électeurs à ses décisions.

Fonction organisationnelle, enfin : le Parti socialiste doit étoffer, rajeunir, féminiser, diversifier son corps militant ; resserrer ses liens avec les syndicats, les intellectuels et les grandes associations progressistes ; associer ses sympathisants à ses débats et à ses mobilisations. Il doit acquérir la maîtrise des moyens de communication modernes - l’Internet et l’Intranet, ce qui est loin d’être le cas, malgré les progrès enregistrés récemment -, mettre l’accent sur la formation de ses adhérents, se doter d’un véritable département de la communication, capable de riposter au pilonnage médiatique de Sarkozy.

Le Parti socialiste consentira-t-il l’effort considérable que représente ce bond en avant ? Ou bien se laissera-t-il glisser sur la ligne de la plus grande pente, celle qui mène au parti de supporteurs, simple reflet de l’opinion ? L’avenir de la gauche et de notre démocratie dépend de la capacité des socialistes à trancher cette alternative dans le sens de la reconstruction.

RECONSTRUIRE LA GAUCHE

23:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : WEBER, RECONSTRUIRE LA GAUCHE, RAG 34

SANS-PAPIERS : "Techniquement le mot rafle est le mot juste"

Jean-Pierre Dubois: «Techniquement, rafle est le mot juste» Professeur de droit constitutionnel et d'histoire des idées politiques à l'Université Paris Sud, Jean-Pierre Dubois préside la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) depuis 2005.

« On est toujours très prudent, parce qu'il y a des mots qui rappellent des choses très fortes mais on assiste depuis plusieurs mois à des opérations systématiques, préparées, qui conduisent à des bouclages d'un certain nombre de zones. Il y a une partie des arrondissements de l'Est parisien, notamment le 19ème, où cela se passe régulièrement. On voit des forces de police qui remontent une rue, en fouillant systématiquement les cafés, les commerces, les cages d'escalier. Le mot de rafle vient à l'esprit parce que, techniquement, il s'agit bien de cela. Ensuite il faut mesurer les choses, parce ce n'est pas parce qu'on constate qu'il y a bien une tendance à voir se multiplier ce genre d'opérations, qu'on est dans les mêmes conjonctures historiques que celles auxquelles le mot rafle renvoie dans notre inconscient collectif. Mais on ne peut pas dissimuler qu'il y a apparition de ce genre de choses. »

« C'est une histoire qui remonte à loin. La ligue des droits de l'homme s'était insurgée il y a près de vingt ans contre les dérives des contrôles d'identité. Nous avons eu à la suite des lois Pasqua un élargissement des possibilités de contrôle tout à fait considérable. Il y a quelques dizaines d'années en France, un contrôle d'identité ne pouvait intervenir que s'il y avait des raisons extrêmement précises de penser qu'une infraction venait d'être commise ou qu'il y avait un risque très particulier pour l'ordre public. L'état de la législation depuis les lois Pasqua, donc depuis très longtemps, autorise des interprétations extrêmement laxistes. C'est à dire que si les parquets n'y prêtent pas attention, on peut pratiquement organiser des contrôles d'identité à peu près n'importe où, n'importe quand, avec des conditions de temps et de lieu extrêmement larges. Et c'est tout à fait ce qui se passe.»

«La séquence réelle, si l'on regarde la réalité des pratiques judiciaires et policières, c'est que le Président de la République dit: j'en veux 25.000, son ministre dévoué, qui est un collaborateur de M. Sarkozy, reproduit exactement la même logique, c'est à dire qu'il en veut 25.000. Donc les préfets et les procureurs sont soumis à des pressions du ministère de l'Intérieur, du ministère de la Justice, et on leur dit "attention vous êtes en retard". Vous avez vu que M. Hortefeux a convoqué un certain nombre de préfets en leur disant "c'est pas bien, vous n'êtes pas productifs". La même pression existant au parquet, on leur dit "il faut y aller, il faut faire du chiffre", et pour faire du chiffre, il faut faire des coups de filets, il faut ratisser large. Et c'est ce qui se passe. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a autant de cas maintenant avec des enfants scolarisés.»

« Quand on est préfet ou procureur et qu'on vous dit "il m'en faut plus dans les centres de rétention", on tape sur ceux qui sont les plus intégrés. Parce que c'est beaucoup plus facile d'aller arrêter des gens à la sortie d'uneécole que de chercher des gens qui sont dans la clandestinité. Donc il y a plus de familles, il y a plus d'enfants, ça fait du nombre et ils sont plus faciles à attraper. C'est comme ça qu'on arrive à des opérations de type rafle, parce qu'on est dans une logique de rendement. Nous voyons maintenant des préfets s'exprimer en terme de rendement comme s'il étaient là pour améliorer l'efficacité de l'administration. Ce qui est insupportable humainement parce qu'en fait le rendement cela veut dire que des gamins retournent vers un inconnu qui peut être synonyme de mort ou d'extrême danger avec leurs cahiers et leur livre d'école sous le bras.»

« Rappelez-vous, au printemps dernier, quand ce grand père chinois avait été arrêté à la porte de l'école Rampal, c'était dans le cadre d'une de ces rafles. On remonte, on se met à proximité des écoles, on bloque les
issues, et on tend le filet, on attend les poissons. C'est effectivement insupportable. Quant aux dispositions sur les contrôles d'identité, on a des réquisitions qui sont incroyables, qui sont vraiment pour la forme. Des sans-papiers, on sait : dans certaines zones de Paris ou de la banlieue, on peut tendre le filet : c'est très poissonneux. On le fait systématiquement aux mêmes heures. On calcule quelques fois les jours. Souvent, c'est le jeudi, parce que ça permet d'affaiblir la défense des droits en centre de rétention parce le week-end, les gens de la Cimade ne sont pas là le dimanche. On en est au point où les choses sont calibrées pour affaiblir la défense des droits. Tout cela est malheureusement de plus en plus organisé, de plus en systématique. Mais même si on a un préfet ou un procureur qui peut être plus ou moins humain sur le plan personnel, ce sont des rouages d'une machine
politique et administrative. Et ils ont une pression politicienne au dessus d'eux qui dit "toujours plus, toujours plus". Et donc on est dans le systématique. »

« Nos sections essayent de montrer à tel préfet ou tel procureur qu'il y a des cas insupportables. Humainement, il y a des choses terribles. La famille Popov risquait la mort au Kazakhstan, avec leurs gosses. On a arrêté ça au dernier moment. Parfois on n'y arrive pas. Ce jeune kurde qui a été assassiné après avoir été considéré comme pas en danger par l'Ofpra on n'a pas pu. Plus fondamentalement, nous disons à la magistrature vous ne pouvez pas accepter ça. Vous ne pouvez pas accepter d'être à la remorque d'une logique policière. C'est la séquence Nicolas Sarkozy - Brice Hortefeux - les Préfets - la police et, en bout de chaîne, les procureurs, qui répondent à une pression policière ou à une pression politique, et qui mettent l'application du code de procédure pénale en harmonie avec l'exécution d'une volonté politique. La règle de droit devient seconde. Ce n'est pas le rôle décent de la magistrature.»

« La circulaire du 21 février 2006 c'est un mémento du chasseur. Les services de M. Sarkozy à l'époque avec M. Guéant, son directeur de cabinet à l'Intérieur, ont pris la jurisprudence de la Cour de cassation qui avait interdit que l'on mette la main sur des sans-papiers dans des lieux protégés - leur domicile par exemple -, et ils ont en creux, indiqué, de manière très obligeante et précise, tous les endroits où, à contrario, l'on pouvait alpaguer des sans-papiers. En prenant en creux la jurisprudence protectrice. On avait cité le cas le plus extraordinaire, c'est l'histoire des cliniques : la police peut entrer dans un hôpital ou une clinique, elle ne peut pas rentrer dans les
chambres, parce que quand même les chambres, c'est un domicile. Et comme la Cour de cassation avait dit çà, MM Sarkozy et Guéant ont dit alors c'est possible dans les couloirs, c'est possible dans les toilettes,
c'est possible dans les blocs opératoires. On nous a dit "mais enfin jamais on n'envisageait une seule seconde de faire arrêter quelqu'un en cours d'intervention chirurgicale". Peut être mais alors pourquoi écrire
cela? Nous avons déféré cette circulaire devant le conseil d'Etat qui nous répondu qu'il n'y avait rien là qui menace les droits fondamentaux.»

« Je ne veux pas abuser des parallèles historiques, mais on sait très bien que le conseil d'Etat a été quelquefois un bon protecteur des libertés, mais quand la pression politique était trop forte, y compris dans des moments beaucoup plus graves que la période actuelle, le conseil d'Etat n'a pas tenu. Est-ce que le conseil d'Etat pouvait défendre les droits de l'homme face à des régimes comme celui de Vichy ou même aux pires moments de la torture sous la guerre d'Algérie ? On ne peut pas demander trop au droit et aux juges. Mais nous ne sommes pas dans ces moments là justement. Nous avons été très déçus. Nous espérions davantage et nous continuerons d'essayer. »

Propos recueillis par Karl Laske

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Le site de RESF

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23:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, SANS-PAPIERS, RAFLE, IMMIGRATION

"La réalité c'est quand on se cogne" Lacan. Retour sur la journée d'échanges de RAG.

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Journée nationale de Rassembler à gauche: ce qu'en ont dit les médias



AFP : Fabius se pose en "responsable engagé" pour la reconstruction de la gauche

Silencieux depuis l'été, Laurent Fabius est revenu samedi sur le devant de la scène, se posant en "responsable engagé" de la reconstruction de la gauche devant plusieurs centaines de socialistes dont certains d'autres sensibilités, à l'exception des partisans de Ségolène Royal.

M. Fabius, qui avait été silencieux depuis l'été -un "temps de latence" qui lui semblait nécessaire après la défaite- a organisé dans les locaux de l'Institut d'études politiques une réunion sur le thème "Reconstruire la gauche", devant quelque 700 personnes.

Les fabiusiens étaient en nombre, mais avaient aussi été invités des représentants des autres sensibilités, tels le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, Anne Hidalgo, une proche du maire de Paris Bertrand Delanoë, ou encore le sénateur Jean-Luc Mélenchon.

M. Fabius a rassuré ses partisans en assurant qu'il serait "un responsable engagé". Il a indiqué qu'il ne voulait plus être, comme il l'avait dit avant l'été, "un sage actif", parce que selon lui on retient trop le premier mot, mais "un actif sage".

Refusant de participer à "des luttes intestines et fratricides" au PS, il a assuré néanmoins : "Je ferai entendre ma voix dans le débat politique de demain". "Nous avons besoin de déconstruire la droite et de reconstruire la gauche", a affirmé l'ancien Premier ministre.

M. Fabius n'a récusé aucune de ses convictions -"nos valeurs n'ont pas pris une ride"- tout en assurant que "certaines de nos propositions concrètes devront s'adapter", notamment sur l'innovation et la compétitivité. Il a aussi mis en garde la direction du PS sur la stratégie d'alliance en vue des municipales, rejetant tout accord avec le MoDem de François Bayrou.

L'ancien Premier ministre sort du bois au moment où son ex-rival Dominique Strauss-Kahn s'en va à Washington pour diriger le FMI, et que Lionel Jospin est de retour avec son livre "L'Impasse", très acéré contre Ségolène Royal.

Cette réunion des fabiusiens vient après une réunion similaire organisée il y a deux semaines autour de Lionel Jospin.

Le but affiché est de "rassembler" tous les socialistes mais aucune personnalité proche de Ségolène Royal ne participait à cette "journée d'échanges et de réflexions".

"N'ont été conviés que les responsables politiques qui ont montré qu'ils avaient envie de discuter avec nous" en matière "de conception du parti et de stratégie", précise Claude Bartolone, lieutenant de l'ancien Premier ministre.

Le premier secrétaire François Hollande n'était pas invité : "On attend de lui qu'il clarifie sa position", dit un des organisateurs.

Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal, a souligné à son arrivée que "les socialistes sont trop divisés et doivent s'unir". Affichant "sa fidélité et son amitié" envers Mme Royal, il a pris ses distances devant la presse : "J'ai aussi un goût particulier pour ma liberté".

Benoît Hamon, un des quadras montants du PS, s'est dit "content que ce dialogue existe". "Ségolène n'est pas invitée, mais est-il nécessaire d'inviter ceux qui ne seraient pas venus ?", dit-il. "On a besoin de renouveler l'orientation et l'image du PS", affirme ce proche de Henri Emmanuelli.

Pour les strauss-kahniens, sans chef de file depuis le départ de DSK, l'heure est à la réflexion : "Les socialistes doivent moins s'occuper des présidentiables que de faire la clarté sur les idées", affirme Jean-Christophe Cambadélis, dans une allusion aux ambitions de Ségolène Royal.

Il a trouvé le discours de Fabius "oecuménique et recentré".

AP : Laurent Fabius ne veut ni "entrer dans des querelles fratricides" ni "disputer le championnat des paillettes et des people"

Laurent Fabius a exprimé samedi son refus "d'entrer dans des querelles fraticides au PS" et de "disputer le championnat d'Europe des paillettes et des people", l'ancien Premier socialiste plaidant pour une stratégie axée sur "le rassemblement de la gauche" avec une formation "renouvelée". "Je ne suis candidat à rien du tout. Mais il y a deux choses que je ne veux pas faire", "ce que je ne veux pas, c'est entrer dans des querelles fratricides au PS", a-t-il déclaré sur TF1. Et "la deuxième chose que je ne veux pas, c'est disputer le championnat d'Europe des paillettes et des people, parce que ça, d'abord, je n'y arriverai pas" et "ce n'est pas ma conception de la politique". "S'il y a besoin de solidité, de crédibilité, de solidarité, là tout est ouvert", a-t-il ajouté. "Mais si c'est des paillettes et des people, ce n'est pas ma conception des choses". Estimant que la stratégie devait être "celle d'un rassemblement à gauche", il a jugé que le Parti socialiste devait être "renouvelé" avec "des jeunes et des moins jeunes". "Et puis il faut rassembler autour de nous des hommes et des femmes qui ne soient pas socialistes", a-t-il dit.

Europe 1 : Fabius sort de son silence

Laurent Fabius, qui avait été silencieux depuis l'été -un "temps de latence" qui lui semblait nécessaire après la défaite- a organisé dans les locaux de l'Institut d'études politiques une réunion sur le thème "Reconstruire la gauche", devant quelque 700 personnes.

Les fabiusiens étaient en nombre, mais avaient aussi été invités des représentants des autres sensibilités, tels le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, Anne Hidalgo, une proche du maire de Paris Bertrand Delanoë, ou encore le sénateur Jean-Luc Mélenchon.Laurent Fabius a rassuré ses partisans en assurant qu'il serait "un responsable engagé". Il a indiqué qu'il ne voulait plus être, comme il l'avait dit avant l'été, "un sage actif", parce que selon lui on retient trop le premier mot, mais "un actif sage".

L'ancien Premier ministre sort du bois au moment où son ex-rival Dominique Strauss-Kahn s'en va à Washington pour diriger le FMI, et que Lionel Jospin est de retour avec son livre "L'Impasse", très acéré contre Ségolène Royal.

TF1 : Fabius veut "déconstruire la droite"

Très en verve, l'ancien ministre a appelé samedi les socialistes à n'écarter aucun courant pour reconstruire une gauche "décomplexée, fidèle à ses valeurs, rassemblée".

Il était resté silencieux depuis l'été. Samedi, Laurent Fabius a réuni à Paris plusieurs centaines de personnes avec un seul mot d'ordre : travailler au rassemblement du PS après sa défaite électorale. A son arrivée, l'ancien Premier ministre a affirmé qu'il était "indispensable" de réunir des socialistes de tous courants pour, selon le slogan de la journée, "reconstruire la gauche", une gauche "décomplexée, fidèle à ses valeurs, rassemblée" qui sache aussi "s'adapter". "Qu'on ne compte pas sur moi pour disputer le championnat de France des people et le championnat du monde des paillettes", a-t-il déclaré, visant à demi-mot à Ségolène Royal. Appelant à clarifier la stratégie du parti et à élaborer une politique cohérente, l'ancien ministre a cependant souhaité que personne ne soit écarté, par "principe". Il s'est déclaré fidèle au parti d'Epinay, où, a-t-il rappelé, "ancrage déterminé à gauche et reconstruction étaient un tout indissociable".

En verve, il s'est ensuite moqué des "personnalités anciennement placées à gauche" convaincues d'entrer au gouvernement : "c'est le club des papillons, attirés par la lumière, et voletant de conviction en conviction comme le papillon de support en support". Applaudi notamment par Hubert Védrine, qui avait accepté une mission sur la mondialisation, Laurent Fabius a souligné : "nous devons occuper toute notre place dans les commissions et refuser toute participation directe ou indirecte au pouvoir exécutif, car la démocratie, c'est d'abord la clarté".

Aucun proche de Royal présent

Abandonnant sa formule de "sage actif" d'avant l'été, Laurent Fabius a martelé qu'il ferait entendre sa voix "dans le débat politique de demain" en tant "qu'actif sage, responsable engagé". Et selon lui, la mission primordiale pour les socialistes : "déconstruire la droite". Pour l'ex-candidat à l'investiture PS, "les Français sont en train de s'apercevoir que le paquet fiscal pourrait devenir le boulet fiscal de la droite". Reprenant le propos du psychanalyste Jacques Lacan, "le réel, c'est quand on se cogne", il a prédit : "la droite va se cogner", en escomptant "un contre choc de méfiance". Dans la soirée, Laurent Fabius était l'invité du 20h de TF1. Il s'est dit inquiet, "surtout sur la politique économique et sociale. Quand un Premier ministre dit qu'on est en faillite et que dans le même temps, il consacre 15 milliards d'euros, ce qui est colossal, à alléger les charges des gens les plus aisés, on va dans le mur".

Plusieurs responsables du PS avaient été conviés au débat de l'après-midi, notamment le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, plusieurs fabiusiens tels Alain Vidalies et Henri Weber, mais aussi des ténors d'autres courants comme Anne Hidalgo, représentant le maire de Paris Bertrand Delanoë empêché, Arnaud Montebourg, l'ancien ministre de Lionel Jospin Hubert Védrine et Benoît Hamon. Cependant, aucune personnalité proche de Ségolène Royal ne participait à cette "journée d'échanges et de réflexions". "N'ont été conviés que les responsables politiques qui ont montré qu'ils avaient envie de discuter avec nous" en matière "de conception du parti et de stratégie", a précisé Claude Bartolone, lieutenant de l'ancien Premier ministre. Le premier secrétaire François Hollande par exemple, n'était pas invité : "On attend de lui qu'il clarifie sa position", a dit un des organisateurs.
Sam, 29/09/2007

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RAG 34. Les lolo's 34

23:29 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RECONSTRUIRE LA GAUCHE, FABIUS, RAG, RAG 34

Réforme de la carte judiciaire, Justice ? Silence on ferme !

Dès le mois de juin dernier RAG 34 relayait les inquiétudes de Kléber Mesquida concernant la réforme de la carte judiciaire promise par le gouvernement. Retour.

Réforme de la carte judiciaire : Notre député, Kléber Mesquida interpelle Rachida Dati le nouveau garde des sceaux.

medium_KléberMesquidaQE.gifBrillamment réélu le 17 juin, Kléber Mesquida l'un de nos deux députés PS de l'Hérault continue son travail. "Il interpelle" Rachida Dati, le nouveau Garde des sceaux, à propos de la révision de la carte judiciaire.

-QUESTION ECRITE -

M. Kléber MESQUIDA souhaite attirer l’attention de Mme le Garde des sceaux, ministre de la justice sur les mesures inquiétantes annoncées par les pouvoirs publics en terme de révision de la carte judiciaire qui va centraliser un seul TGI par département.
Ces mesures risquent d’accuser le déséquilibre des territoires et de créer une concentration administrative lourde qui va happer une vie économique et sociale de villes importantes dans les départements. En particulier, cela concerne le secteur de Béziers dans le département de l’Hérault, où il semble dommageable que l’expansion démographique importante ne soit pas en adéquation avec les besoins structurels des services de justice.

Actuellement, les juridictions locales souffrent déjà d’un déficit important en moyens humains et matériel, or rien n’est entrepris pour combler ce déficit à la hauteur des enjeux. Malgré les annonces répétées du gouvernement sur la préservation de la proximité, ces dispositions remettent en question l’accès pour tous aux services publics de la justice et aux droits élémentaires de la défense. Il semble, par ailleurs que les avocats et les
magistrats du barreau de Béziers n’aient bénéficié d’aucune concertation à ce sujet. Il est à
regretter une fois de plus que les décisions se prennent sans l’avis des personnes compétentes sur
des enjeux aussi fondamentaux.

Aussi, il lui demande quelles mesures elle compte prendre, d’une part, pour que soit préservé le tribunal de Grande Instance dans la commune de Béziers afin de ne pas pénaliser la population locale, la vie économique et sociale de la ville et les avocats qui ont une connaissance accrue des particularismes locaux, d’autre part pour engager une concertation avec les professionnels concernés.

RAG 34. Les lolo's 34

16:07 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : révision de la carte judiciaire, Kléber MESQUIDA

11.10.2007

Etats-Unis : 36,5 millions de pauvres et 47 millions sans assurance

medium_unclesam.jpgAux Etats-Unis, près d'un habitant sur huit vit au dessous du seuil de pauvreté, soit 36,5 millions de personnes en 2006 et 47 millions de personnes sont dépourvues d'assurance médicale, selon l'enquête annuelle du Bureau américain du Recensement.

Le taux de pauvreté de pauvreté a légèrement reculé pour la première fois depuis 10 ans, à 12,3 % de la population en 2006 contre 12,6 % l'année d'avant (37 millions de pauvres). Mais dans le même temps, le nombre de personnes vivant sans assurance médicale a augmenté, atteignant 47 millions en 2006 soit 15,8 % de la population contre 44,8 millio,s en 2005 (15,3%). Un foyer de deux personnes est considéré dans la pauvreté lorsque ses revenue sont inférieurs à 13.617 dollars par an et de 16.079 pour trois personnes.

Il ya 12,8 millions d'enfants et de jeunes de moins de 18 ans qui sont dans la pauvreté, soit 17,4 % et 8,7 millions d'enfants (soit 11,7%) qui sont sans couverture médicale. Ce chiffre est en hausse par rapport à 2005 où ils étaient 8 millions dépourvus d'assurance santé."

Ces chiffres de couverture médicale sont vraiment une mauvaise nouvelle" a commenté un économiste de l'institut Brookings, Ron Haskins, après la publication de ces données."Soit de plus en plus d'américains vont vivre sans assurance médicale, soit l'addition va encore augmenté pour le gouvernement", affirme cet économiste.

Le revenu moyen d'un ménage américain a légèrement augmenté pour la deuxième annnée consécutive de 0,7 % à 48.200 dollars annuels, toutefois le revenu médian individuel est en recul de quelque 500 dollars poutr les hommes à 42.261 dollars annuels et de 400 dollars pour les femmes à 31.215 dollars par an. Les ménages blancs ont vu leur revenu médian progresser de 1,1 %, les Asiatiques de 1,8 %, Les Hispaniques de 1,7 % tandis que ceux des ménages noirs n'ont progressé que de 0,3 %.
Les noirs sont plus facilement pauvres que les autres (24,3, stable par rapport à 2005), suivis par les Hispaniques (20,6 % contre 21,8% en 2005) et les Asiatiques (10,3 %. Chez les blancs non-hispaniques, le taux de pauvreté est de 8,2 %. Quelque 3,4 millions de personnes âgées de plus de 65 ans sont dans la pauvreté. Les chiffres montrent aussi une différence énorme entre les revenus médians des hommes et des femmes travaillant pourtant dans les mêmes secteurs.

Dans le secteur du droit (avocats, conseils juridiques) les hommes gagnent en moyennne 104.400 dollars par an, quasiment deux fois plus que les femmes (51.400 dollars/an). Dans l'informatique, le salaire annuel médian d'un homme est de 70;400 dollars contre 61.100 dollars pour une femme. Le Sud du pays est plus pauvre, notamment les Etats du Mississippi (21,1 % de pauvres), La Louisiane (19 %) mais aussi la capitale Washington DC (19,6 %) tandis que les comtés parmi les plus riches se situent également dans la banlieue de Washington (Fairfax en Virginie, Montgomery dans le Maryland). Les Etats du Maryland, du New Jersey et du Connecticut dans l'est du pays sont les plus riches en terme de revenus par foyer. San José au coeur de la Sicon Valley en Californie (ouest) et Plano dans le Texas (sud) sont les grandes villes les plus riches tandis que Cleveland (Ohio,nord), Détroit (Michigan, nord) ainsi que Miami (Floride, sud-est) figurent au rang des plus pauvres. (d'après une dépêche AFP).

medium_mime-attachment.jpgAmerican way of life...

C'est ce modèle là que Sarkozy veut implanter en France en rasant 60 ans de notre histoire sociale depuis la Libération et le programme du Conseil national de la Résistance ?

RAG 34. Les lolo's 34

16:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Tolérance zéro : Des stages obligatoires pour les fumeurs de cannabis

Les usagers pris en flagrant délit devront suivre un stage obligatoire et payant, qui pourra coûter jusqu'à 450 euros, annonce Le Parisien.
Lors de ce stage, les dangers des stupéfiants leur seront exposés par des médecins, des psychologues ou des policiers.

Tolérance zéro. Le gouvernement durcit le ton contre la consommation de cannabis, qu'il juge préoccupante dans l'Hexagone, avec une nouvelle mesure. La mise en place de stages obligatoire et payants pour les usagers pris en flagrant délit. "Avec 5 millions de fumeurs de joints occasionnels et 1,2 million de consommateurs réguliers, la France bat des records en Europe", explique le Parisien.

Le nouveau président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies (Mildt), Etienne Apaire a donc annoncé que "des stages de prévention contre le cannabis vont devenir obligatoires pour les usagers qui seront interpellés".

Cela consiste en sessions de formation de deux jours, durant lesquelles "médecins, psychologues ou policiers évoqueront les dangers pour la santé, et son implication dans de nombreux accidents de la route", détaille le quotidien. Afin d'être dissuasifs, ces stages seront payants. Ils pourront coûter à l'usager jusqu'à 450 euros.

(D'après agence 11.10.07)

De pire en pire...


RAG 34. Lio des lolo's 34

16:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CANNABIS

Danièle Mitterrand : Non au racisme biologique

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Tribune de Danièle Mitterand, Présidente de France Libertés.
Publiée dans l'Humanité du 8 Octobre 2007.



Une longue expérience vécue, confortée par une certaine connaissance des faits de l’histoire, m’ont convaincue qu’aucun chef d’État ou de gouvernement n’a le pouvoir de mener sa politique que si elle est comprise par une grande majorité de l’opinion publique, et entérinée par les institutions de contrôle du respect des lois fondamentales de la République. Je ne peux imaginer que, devant le petit écran, regardé tous les soirs par des millions et des millions de Français, les esprits restent sans réaction devant l’énormité immorale de cette affaire de l’ADN, utilisé comme « marqueur » d’identité.

Nos élus, sensibles aux injonctions d’un gouvernement, auraient-ils perdu leur libre arbitre et leur sens moral critique pour oublier les leçons de l’histoire ? Cette histoire que nous sommes aujourd’hui quelques-uns seulement à avoir vécue, au bénéfice de l’âge. Je ne rappellerai pas les mauvaises manières d’un temps que personne ne peut oublier, quand il s’agissait de désigner qui a le droit de vivre en France, selon une « bonne » ou contestable filiation biologique.

Ne faisons pas de l’ADN - symbole de l’unité de la vie et de l’universelle filiation des espèces - un espion, un indicateur de police, un nouvel avatar du racisme biologique. Je demande à ceux qui me liront d’user de leur raison, de leur bon sens et de la morale. Qu’ils se conduisent en citoyens responsables pour mettre en garde le gouvernement de se déshonorer. J’ai pris connaissance avec beaucoup de satisfaction du rapport de la Commission d’éthique, dont je partage la conclusion. Puissent nos parlementaires méditer ce texte, afin que plus jamais la biologie ne soit mise au service de l’idéologie.

Visiter le site de France Libertés-Fondation

RAG 34. Les lolo's 34

07:23 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCE LIBERTES, DANIELE MITTERAND

Touche pas à mon ADN : Déjà 120.000 signatures !

"La terre appartient à celui qui la cultive et l'enfant à celui qui l'élève" Berthold Brecht.
Pourtant si l'on en croit un sondage (encore un), les français seraient 58 % à approuver les tests ADN spécialement réservés aux immigrés voulus par la Loi Hortefeux. Bientôt l'empreinte adn pour une carte de transport, une couverture sociale, une assurance... Ca vous rappelle quelque chose ?
Les lolo's 34.


touchepasamonADN.jpg


Notre pétition rassemble ce jour plus de 120 000 signatures ! C'est une démonstration incroyable de notre résistance citoyenne face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs.
Malgré tout, le gouvernement s'entête au delà de tout bon sens. Nous pouvons gagner ce combat, mais il faut passer à la vitesse supérieur : la mobilisation.

C'est pourquoi, nous appelons l'ensemble des citoyens opposés à ce dispositif, quelque soit leur horizon politique, à nous rejoindre pour un

GRAND MEETING CONCERT CONTRE LES TESTS ADN

Dimanche 14 octobre à 18h au Zénith de Paris (Métro porte de Pantin)

(Les invitations gratuites sont retirer dans les Fnac, dans la limite des places disponibles, ainsi qu'au siège de

SOS Racisme - 51 avenue de Flandre - 75019 Paris - 01 40 35 36 55)

en présence de Josiane Balasko, François Hollande, Bertrand Delanoë, Bernard Henri Levy,
Bénabar, Kery James, Tiken Jah Fakoly, Stomy Bugsy et bien d'autres...

Nous devons tous nous mobiliser, alors diffusez cette invitation au maximum de gens. La majorité parlementaire nous dit qu'elle agit conformément à ce que pense le peuple ? Eh bien montrons ce que le peuple en pense.

N'oubliez pas de continuer à signer et faire signer la pétition sur www.touchepasamonadn.com

 charliehebdouneseptcentqe4.jpg


NON aux tests ADN."Charlie" lance une pétition contre la loi sur les tests ADN :

Ils ont déjà signé :
Isabelle Adjani, Raymond Aubrac, François Bayrou, Laurent Fabius, Dan Franck, René Frydman, François Hollande, Axel Kahn, Bernard-Henri Lévy, Pierre Mauroy, Jean Claude Mailly, Jeanne Moreau, Patrick Pelloux, Ségolène Royal, Jorge Semprun, Dominique Sopo, Francis Spizner, Bernard Thibault, Lilian Thuram, Philippe Val, Dominique de Villepin.

SIGNEZ LA PETITION sur www.touchapasamonadn.com

RAG 34. Les lolo's 34

07:23 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TESTS ADN

BHL pour la vraie mort de la gauche !?

medium_fmds.36.pngBernard-Henry Levy dit BHL, veut, sur France inter, mardi 9 octobre que la gauche devienne un "grand cadavre à la renverse".
Si, si : il propose un renoncement à l’unité de la gauche. Et il défend une alliance avec un "centre qui aurait du principe". C’est donc qu’il veut la vraie mort de la gauche.
Son truc, "c’est les idées" dit-il mais il dénonce les "petits salopards" qui ont écrit contre Royal et il la défend en expliquant que, selon lui, dés le début, elle était pour l’alliance au centre... En fait, elle aurait dit trop tard qu'elle voulait Bayrou comme Premier ministre, avec ça, la gauche serait un cadavre à coup sûr...
Il refuse une unification avec le PCF et avec le reste de la gauche qu’il méprise...

http://www.democratie-socialisme.org/

RAG 34. Les lolo's 34

07:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BHL, REFONDER LA GAUCHE

10.10.2007

Laurent FABIUS : EADS : faire la lumière, réformer, sanctionner

8 octobre 2007
medium_350034681.5.jpgTribune publiée par Laurent Fabius dans le journal Les Echos sur le scandale des délits d’initiés chez EADS.

Les révélations de l’Autorité des marchés financiers sur les agissements des grands actionnaires et de la direction d’EADS entre 2005 et 2006 suscitent une indignation large. Large et légitime, car il s’agit manifestement d’un scandale.

C’est d’abord à l’entreprise que nuit le scandale. Le dollar atteint 1,42 euro, Boeing reçoit cette année 800 millions de subventions du gouvernement américain : on aurait aimé qu’un débat de fond puisse porter sur les choix monétaires, industriels et commerciaux de l’Europe, sur les options stratégiques mises en oeuvre pour redresser EADS. Et voilà que les malhonnêtetés à répétition de l’ancienne direction concentrent toute l’attention. EADS - ne l’oublions pas - porte l’avenir aéronautique de l’Europe.

Dans l’affaire, il y a en réalité deux affaires : celle des délits d’initiés et celle de l’action du gouvernement de l’époque. Sur les délits d’initiés, l’enquête est en cours. Il apparaît que, pendant que certains dirigeants accumulaient des millions, les difficultés du groupe ont conduit à un plan massif de suppressions d’emplois, tant au sein d’Airbus que chez les sous-traitants. Nous respectons la présomption d’innocence. Reste que si les faits sont confirmés - des informations décisives ont été mises à profit par certains et dissimulées au plus grand nombre - il faudra des sanctions exemplaires. La ligne de défense consistant à soutenir que les intéressés, au plus haut de la hiérarchie de l’entreprise, cumulaient ignorance industrielle et prescience financière, cette ligne de défense ne tient pas.

La démocratie et l’économie ont ceci de commun qu’elles se portent mieux quand règnent la transparence, la mesure et l’intérêt général. Ce sont ces principes qui ont été violés. Le moment venu, il faudra se demander si les règles applicables sont suffisantes. On ne peut accepter que l’avenir d’un fleuron européen comme EADS soit à la merci des agissements malhonnêtes de quelques-uns.

Indépendamment des responsabilités individuelles, les faits soulèvent à nouveau la question des stock-options. La justification généralement donnée des stock-options est d’attirer les talents pour le bien des entreprises. Dans ce cas précis, le système et ses dérives ont conduit à affaiblir l’entreprise. Il y a eu des conflits d’intérêts. Il faut en tirer les enseignements.

L’autre aspect de l’affaire, c’est le rôle du gouvernement de l’époque, qui, par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, a laissé racheter au plus haut des actions vendues par le groupe Lagardère et qui ne pouvaient que baisser. A ce stade, que sait-on ? Que le gouvernement était au courant et a autorisé tout ou partie de l’opération, au nom, nous dit-on, de l’équilibre franco-allemand dans le capital d’EADS qui, en l’espèce, a bon dos. Autre certitude : la Caisse des Dépôts a provisionné rapidement une partie des pertes. Les risques financiers liés aux retards du programme de l’A 380 devaient être connus. Comment croire que le gouvernement n’en ait pas eu vent ? Un gouvernement dont - circonstance aggravante - on sait la proximité de ses membres avec plusieurs bénéficiaires des opérations.

Il faudra donc aussi tirer, pour le futur, des enseignements concernant la Caisse des Dépôts. Mais ce serait ajouter une faute au scandale que de se servir de cette circonstance comme prétexte pour casser un outil majeur de politique industrielle de la nation et de soutien à l’action des collectivités territoriales. Là aussi, il faudra être vigilant, c’est l’intérêt général et les projets de long terme qui sont en jeu.

Dans l’immédiat, comme dans toute démocratie moderne, une commission d’enquête parlementaire devrait être mise en place pour éclairer les faits. Qu’on ne se réfugie pas derrière l’existence d’une procédure judiciaire pour l’éviter ! De nombreux responsables de l’époque occupent encore aujourd’hui des positions éminentes. Ce n’est pas une raison pour ne pas faire toute la lumière sur leur action.

Voir aussi : Laurent Fabius sur LCI : l’affaire des délits d’initiés chez EADS est un scandale majeur (5 octobre)

RAG 34. Les lolo's 34

05:34 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, EADS

09.10.2007

Salvador DALI, FRANCO, HITLER, ETAIENT-ILS DES CONS ?

Je pose cette question parce-que je suis un con imprudent qui a oublié d'être lâche. Lolo34.

Il ya peu le webmestre d'un blog humoristique s'insurgeait qu'un adjoint au Maire chargé de la Culture ait pu oser qualifier de con le peintre Salvador Dali, créateur au xxème siècle d'oeuvres remarquables, empreintes d'un indéniable et immense talent.

Comme l'a brillamment montré l'excellent film "Dîner de cons" nous sommes systématiquement toujours le con de quelqu'un d'autre. A contrario des antibiotiques, c'est automatique!

Aussi chaque fois, et c'est assez habituel dès qu'on m'habille avec ce terme, je recherche généralement sans à priori le sens exact que mon interlocuteur à voulu lui attribuer. Bref, je cherche à comprendre en quoi j'ai peu-être pu lui être désagréable ou lui faire défaut.

Pour revenir au sujet de mon billet, à l'époque donc, sans vélléité aucune envers cet humoriste, je lui faisait part de mon regret que ses "bons mots" ne fissent qu'effleurer la surface du propos d'Henri Talvat.
Dans sa démarche moqueuse, il ne s'agissait somme toute ni plus ni moins que d'une simple injure, à retourner illico presto à son auteur. Après tout pourquoi pas ? Mais,

Humour juste "ravageur" ou procédé matois pour occulter de fait le sens profond de la phrase d'Henri Talvat ?

NOTRE SUJET :

Ce que j'ai cru comprendre dans le propos de Henri Talvat reproduit sur le blog de l'humoriste comme suit :

Un gros sont de clôche à Montpellier !

* Dans le midi-libre de hier la frêch 'attitude
Un adjoint à la culture insulte un génie!

TALVATmidilibre.jpg


conclusion: on a pas besoin d'attendre Pâques pour écouter les sons de cloches !

voir sa figure cliquez ici ça vaut le detour!

* paru hier dans le Midi libre ? le 16 ou 17 septembre 2007 ? (NDLR).

Les sens possibles que j'ai perçu dans la phrase d'Henri Talvat

- Deux propositions, 2 points de vue :

1. Salvador Dali était-il faciste? Par Mohamed RACHIDI
Artiste Peintre

2. Salvador Dali était un faciste ! Par Vicente NAVARRO (Vicente Navarro est l'auteur de l'économie politique des inégalités sociales : Conséquences pour la santé et la qualité de la vie. Il enseigne à l'université de Johns Hopkins).

3. Henri Talvat cite aussi :

medium_GARCIALORCA.jpgFederico García Lorca, poète, dramaturge, peintre, pianiste et compositeur espagnol.
Durant la Guerre civile en 1936, il quitta Madrid pour Grenade, même si il était conscient qu'il allait vers une mort presque certaine dans une ville réputée pour avoir l'oligarchie la plus conservatrice d'Andalousie. Il y fut fusillé le 19 août 36 à l'âge de 37 ans par des rebelles anti-républicains et son corps fut jeté dans une fosse commune à Víznar. Le régime de Franco décida l'interdiction totale de ses œuvres jusqu'en 1953.
Source : Wikipédia


I. Salvador Dali, Etait-il Fasciste?

medium_DaliFabiosansoni.2.jpgSalvador Dali ou Avida Dollars comme l’appelait André Breton par allusion à son amour excessif pour l’argent, était il fasciste?

Un jugement difficile à admettre quand on sait que le surréalisme, mouvement auquel appartenait le peintre catalan, défendait la cause communiste et luttait contre toutes les formes de la dictature. Toutefois l’excentricité de Dali et sa mégalomanie le rapprochent plus des figures symboliques du totalitarisme que des surréalistes humanistes. Ses réactions vis- à- vis des grands évènements qui ont marqué le siècle dernier (montée du fascisme, deuxième guerre mondiale, guerre civile espagnole…) reflètent ses positions très subjectives qui ne cadrent point avec la philosophie prônée par les adeptes du surréalisme. Trois toiles de l’artiste catalan laissent voir ses positions anti-humanitaristes et constituent le témoignage d’un peintre qui confond surréalisme et folie des grandeurs. Il s’agit des oeuvres suivantes: Construction molle avec haricots bouillis, Prémonition de la guerre civile qui date de 1936; l’énigme de Hitler Réalisé en 1938 et Visage de la guerre datant de 1940.

1-Dali hanté par la guerre civile
Face à cet évènement historique, on ne peut pas parler pour Dali d'une réaction mais plutôt d'une prophétie. En effet le peintre catalan a été hanté par la guerre d'Espagne comme en témoigne le titre de son tableau :" Prémonition de la guerre civile" de 1936 et dont il a écrit dans sa «vie secrète» "le pressentiment de la guerre civile me hantait. Peintre de paroxysmes viscéraux, six mois avant la guerre d'Espagne je terminais prémonition de la guerre civile espagnole, garnie avec des haricots secs bouillis où un grand corps humain grouillait de bras et de jambes qui s'étranglent mutuellement dans le délire. Le titre dont j'ai baptisé ce tableau : prémonition de la guerre civile six mois avant qu'elle éclate, reste en plein dans les prophéties daliniennes"1

Le tableau en question est l'une des plus fantastiques et effrayantes compositions du peintre: au-dessus d'une terre aride, ravagée et sur fond d'un ciel envahi d'une fumée apocalyptique, un gigantesque corps humain se déchire lui-même, s'écartèle, s'étrangle, grimace de douleur et de folie. Une main monstrueuse écrase un sein. Des doigts, un pied, une langue se convulsent. Quelques haricots posés à terre comme autant de petites crottes. C'est clair, ce corps n'est autre que l'incarnation du peuple espagnol qui s'entretue. Mais on ne peut pas parler de l'attitude de Dali face à cette guerre sans évoquer son rapport avec les deux belligérants: les franquistes et les anarchistes, et son choix politique. S'agissant de ce dernier point, Dali affirme dans ses «entretiens» qu'il a toujours été adversaire de toute affiliation. "je suis le seul surréaliste qui ait toujours refusé de participer à quelque organisation que ce soit, jamais je ne me suis engagé"2. Toutefois, il a manifesté une certaine sympathie à l'égard de Franco, et a même accepté la décoration qu'il lui a accordée: La Croix d'Isabelle la catholique. Cette décoration, dit-il "a au moins l'avantage de me créer des difficultés. Ceux qui s'engagent sont des domestiques. Moi voulant être un seigneur, je ne demande pas que de me voir couvrir de médailles de toutes sortes"3. Quant à la mort de son ami le poète Frédérico Garcia Lorca, fusillé par les franquistes, Dali l'a qualifiée de mort courageuse "je trouvais que pour F.G.L. c'était la plus belle façon de mourir, occis par la guerre civile."4

Il en ressort que la position de Dali vis-à-vis de la guerre d'Espagne se démarque totalement de celle des surréalistes qui ont soutenu les adversaires de Franco. Dali, lui, avait une préférence pour les régimes qui maintenaient une élite, les hiérarchies... etc. Comme les monarchies et les régimes totalitaires et a, par conséquent, des sympathies franquistes. Il dit à ce propos: "J'ai commencé ma vie en trahissant d'une façon très spectaculaire ma classe d'origine qui est la bourgeoisie pour ensuite proclamer toujours les vertus de l'aristocratie et de la monarchie"5

2-Dali «Hitlériste»?
Le deuxième volet de ce dossier concerne la réaction de Dali face à la montée du fascisme et du nazisme. Le tableau représentatif de cette attitude est l'énigme d’Hitler datant de 1939. Le mot énigme reflète cette aura de mystère dont Hitler a été entouré à l'époque. Pour Dali le téléphone qui figure dans le tableau est annonciateur de nouvelles.

Mais cet intérêt accordé par Dali à Hitler n'est pas d'ordre politique, il est paranoïaque, apolitique et érotique par essence:

"J'étais fasciné par le dos tendre et dodu d'Hitler toujours si sanglé dans son uniforme. Chaque fois que je commençais à peindre la bretelle de cuir qui, partant de sa ceinture passait sur son épaule opposée, la mollesse de cette chair Hitlérienne comprimée sous la tunique militaire créait en moi un état d'extase gustatif laiteux, nutritif et wagnérien qui faisait violemment battre mon coeur... je considérais Hitler comme un masochiste intégral possédé par l'idée fixe de déclencher une guerre pour la perdre ensuite héroïquement."6

Et Dali d'insister sur la nécessité de comprendre Hitler dans le cadre de l'activité paranoïaque critique qu'il définit comme étant une méthode spontanée de connaissance irrationnelle fondée sur l'association interprétative critique des phénomènes délirants. Le peintre catalan est allé jusqu'à reprocher aux communistes de sous-estimer, dans sa signification et dans son impact sur les masses, "la révolution hitlérienne." Cet intérêt croissant de Dali pour Hitler va être compris par les membres du groupe surréaliste comme une défense du nazisme. Breton, chef du mouvement, qui voulait que ce courant soit au service de la cause du prolétariat n'a pas accepté "l'hitlérisme" de Dali et a décidé de l’excommunier en 1934. Mais cette exclusion a été écartée lorsque Dali accepta de signer une déclaration selon laquelle il n’était pas l'ennemi du prolétariat.

3-Dali et la deuxième Guerre Mondiale
Le tableau qui traduit l'attitude de Dali face à la guerre est sans doute " visages de la guerre"datant de 1940-1941. Un tableau qui s'inscrit dans la thématique de l'épouvante et l'effroi qui caractérise la peinture de Dali. Un visage gigantesque plein de serpents telle une tête de Méduse occupe toute la toile. Mais c'est un visage dont les yeux et la bouche sont remplis de crânes. Une mise en abyme qui met en exergue le nombre infini des victimes de la guerre. Dali en est totalement conscient et imprégné, les deux moteurs les plus violents qui font fonctionner le cerveau artistique de Dali sont la libido et l'angoisse de mort " pas une seule minute dans ma vie ne se passe sans que le spectre de la mort ne m'accompagne dans la moindre de mes plus subtiles et capricieuses fantaisies"

Mais Dali aime les guerres comme il l'a dit dans ses «entretiens». "Personnellement, le péril jaune me plaît beaucoup. Il sera l'enjeu d'une guerre, et j'aime beaucoup les guerres." Car pour ce surréaliste la mort des autres constitue une source de plaisir et de jouissance. "Désormais je dégusterai avec une saveur particulière la moindre sardine, si en même temps je songe à tous mes amis qui sont morts de préférence fusillés ou martyrisés... Dès leur mort, ils commencent à travailler pour le divin Dali" 7. Ainsi, loin de dénoncer l'atrocité de la guerre et son horreur, Dali se contente de la représenter telle qu'il la voit, une figure de la mort qui le persécute et qui le divinise.

Face aux événements historiques qui ont secoué l’humanité lors du vingtième siècle, Dali a donc adopté des positions aussi excentriques que sa personne. Son idéologie se ressource dans la parano-critique qu’il a inventée. Il ne se souciait point de la mobilisation idéologique entreprise par ses amis surréalistes en faveur du socialisme et des classes démunies. Seul comptait pour l’extravagant Dali la mise en exergue de son MOI et de sa grandeur. Une mégalomanie sans borne qui légitime à ses yeux la dictature de Hitler et le carnage occasionné par la guerre.

"La différence entre les surréalistes et moi c'est que moi je suis surréaliste" Cette déclaration résume la relation qu'entretenait le peintre avec les surréalistes. Lui qui proclamait bien haut qu’il trouvait la politique anecdotique et misérable, leur contestait le qualificatif de surréalistes à cause de leur engagement en faveur du prolétariat. Une telle action met en question la primauté de l'inconscient, du moi, et de la paranoïa- critique qui restent, pour Dali, les sources essentielles pour toute oeuvre surréaliste.

Mohamed Rachidi
Artiste Peintre

NOTES

1- Cité par Gilles Neret in Dali, Taschen, 1994, pp.44-45

2- Alain Bosquet : Entretiens avec Salvador Dali, 1996, Paris, p.14

3- Ibidem.

4- Ibid.p.50

5- Alain Bosquet : Entretiens avec Salvador Dali, 1996, Paris, p.14

6- Gilles Neret. Dali, Taschen 1994. p.60

7- Alain Bosquet : Entretiens avec Salvador Dali, 1996, Paris, p.45

http://www.maghrebarts.ma/artsplastiques/art/031027.html

II. Salvador Dali était un faciste !

The Jackboot of Dada
Salvador Dali, Fascist
By VICENTE NAVARRO

The year 2004, the centenary of Dali's birth, has been proclaimed "the year of Dali" in many countries. Led by the Spanish establishment, with the King at the helm, there has been an international mobilization in the artistic community to pay homage to Dali. But this movement has been silent on a rather crucial item of Dali's biography: his active and belligerent support for Spain's fascist regime, one of the most repressive dictatorial regimes in Europe during the twentieth century.

For every political assassination carried out by Mussolini's fascist regime, there were 10,000 such assassinations by the Franco regime. More than 200,000 people were killed or died in concentration camps between 1939 (when Franco defeated the Spanish Republic, with the military assistance of Hitler and Mussolini) and 1945 (the end of World War II, an anti-fascist war, in Europe). And 30,000 people remain desaparecidos in Spain; no one knows where their bodies are. The Aznar government (Bush's strongest ally in continental Europe) has ignored the instructions of the U.N. Human Rights Agency to help families find the bodies of their loved ones. And the Spanish Supreme Court, appointed by the Aznar government, has even refused to change the legal status of those who, assassinated by the Franco regime because of their struggle for liberty and freedom, remain "criminals."

Now the Spanish establishment, with the assistance of the Catalan establishment, wants to mobilize international support for their painter, Dali, portraying him as a "rebel," an "anti-establishment figure" who stood up to the dominant forces of art. They compare Dali with Picasso. A minor literary figure in Catalonia, Baltasar Porcel (chairman of the Dali year commission), has even said that if Picasso, "who was a Stalinist" (Porcel's term), can receive international acclaim, then Dali, who admittedly supported fascism in Spain, should receive his own homage." Drawing this equivalency between Dali and Picasso is profoundly offensive to all those who remember Picasso's active support for the democratic forces of Spain and who regard his "Guernica" (painted at the request of the Spanish republican government) as an international symbol of the fight against fascism and the Franco regime.

Dali supported the fascist coup by Franco; he applauded the brutal repression by that regime, to the point of congratulating the dictator for his actions aimed "at clearing Spain of destructive forces" (Dali's words). He sent telegrams to Franco, praising him for signing death warrants for political prisoners. The brutality of Franco's regime lasted to his last day. The year he died, 1975, he signed the death sentences of four political prisoners. Dali sent Franco a telegram congratulating him. He had to leave his refuge in Port Lligat because the local people wanted to lynch him. He declared himself an admirer of the founder of the fascist party, Jose Antonio Primo de Rivera. He used fascist terminology and discourse, presenting himself as a devout servant of the Spanish Church and its teaching--which at that time was celebrating Queen Isabella for having the foresight to expel the Jews from Spain and which had explicitly referred to Hitler's program to exterminate the Jews as the best solution to the Jewish question. Fully aware of the fate of those who were persecuted by Franco's Gestapo, Dali denounced Bunuel and many others, causing them enormous pain and suffering.

None of these events are recorded in the official Dali biography and few people outside Spain know of them. It is difficult to find a more despicable person than Dali. He never changed his opinions. Only when the dictatorship was ending, collapsing under the weight of its enormous corruption, did he become an ardent defender of the monarchy. And when things did not come out in this way, he died.

Dali also visited the U.S. frequently. He referred to Cardinal Spellman as one of the greatest Americans. And while in the U.S., he named names to the FBI of all the friends he had betrayed. In 1942, he used all his influence to have Buñuel fired from the Museum of Modern Art in New York, where Buñuel worked after having to leave Spain following Franco's victory. Dali denounced Buñuel as a communist and an atheist, and it seems that under pressure from the Archbishop of New York, Buñuel had to leave for Mexico, where he remained for most of his life. In his frequent visits to New York, Dali made a point of praying in St. Patrick's Cathedral for the health of Franco, announcing at many press conferences his unconditional loyalty to Franco's regime.

Quite a record, yet mostly unknown or ignored by his many fans in the art world.

Vicente Navarro 6/7 décembre 2003.

Traduire le texte avec google (approx translation) : CLICKER ICI

"C'est Sorj Chalandon dans Libé qui rapporte cette répartie de Catherine Millet, connue pour sa vie sexuelle mais aussi pour être la rédactrice en chef de Art press et son ouvrage de référence sur l'art contemporain en France. À Polac qui lui reproche dans son bouquin sur Dali d'"escamotez trop le côté de la star vieillissante et réac qui admirait Franco" elle répond : «sur le franquisme, moi, très franchement, je pense qu'il valait mieux être franquiste avec Dali que communiste à la manière d'Aragon, par exemple, voyez ? C'était un franquisme véniel. Oui, il est allé déjeuner une fois chez Franco, point à la ligne».".

Si Dali ne s'était contenté que d'être véniel, juste pour un simple repas chez le caudillo, ça se saurait !


RAG 34. Lolo34

20:14 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DALI, FRANCO, HITLER étaient-ils des cons ?

Total en Birmanie : Vous ne venez pas chez-eux par hasard !

medium_BKfolamour.jpgTOTAL(itarisme) au MYANMAR, Qu'y a fait Bernard Kouchner ?

"La firme Total est devenue le plus fort soutien du système militaire birman, ce n'est pas le moment d'investir ici" Madame Suu Kyi, opposante birmane, Prix Nobel de la Paix 1991. Le Monde 20 juillet 1996.

Des associations birmanes ont dénoncé le recours de Total au travail forcé. Le groupe pour se défendre auprès des tribunaux commanda alors un rapport de complaisance à Bernard Kouchner Conseil. Bernard Kouchner, totalement irresponsable ?

Récemment encore, Bernard Kouchner disait de Ségolène Royal qu'elle se trompait concernant ses appréciations sur les "errements" actuels de la politique étrangère de la France. Il est vrai que Les mauvais conseilleurs ne sont jamais les payeurs !

L'émission de Daniel Mermet diffusé récemment sur France inter nous permet de comprendre le rôle qu'a joué Bernard Kouchner en rédigeant un rapport très complaisant pour le compte de Total en Birmanie.

Ecouter, réécouter l'émission : BK Ecran Total

medium_RAG341.101.pngRAG 34. Les lolo's 34

20:14 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOTAL, KOUCHNER, BIRMANIE, MYANMAR

Dépénalisation du droit des affaires et scandale d’État chez EADS : une drôle de coïncidence

medium_52408.70.jpgAlors qu’éclate un double scandale chez EADS :

• scandale financier de la vente de stock-options par les dirigeants d’EADS pour 90 millions d’euros, peu de temps avant l’annonce de difficultés industrielles majeure pour l’entreprise, à l’automne 2005,

• scandale d’État de la socialisation organisée des pertes prévues pour Lagardère sur fonds publics en faisant racheter en amont la moitié de sa participation dans EADS par la Caisse des dépôts pour 1,8 milliards d’euros, dont un tiers, soit 600 millions d’euros, devait s’envoler en fumée quelques semaines plus tard,
le Parti socialiste s’étonne de la coïncidence de ces révélations avec l’installation par la Garde des sceaux, Rachida Dati, d’un groupe sur la dépénalisation du droit des affaires.
Au moment où l’on durcit la répression sur la délinquance de droit commun -avec la loi sur la récidive notamment, on veut dépénaliser une grande partie de l’activité délinquante, celle en col blanc. Le fait de voler deux fois un DVD dans un hypermarché fait risquer un an de prison depuis la loi d’août 2007 instituant les peines-plancher tandis qu’on veut exonérer complètement les dirigeants indélicats d’entreprises.
Les délits économiques et financiers représentent moins de 0,5% des condamnations, soit 9.000 condamnations sur 592.000 en France en 2005 mais cette délinquance-là cause des préjudices considérables à l’économie française.
On ne peut donc que s’alarmer de voir le Président de la République considérer qu’il n’est pas grave de présenter des comptes falsifiés, de ne pas déclarer sa main d’œuvre, de se livrer au délit d’initiés.
Le Parti socialiste demande au Président de la République de renoncer à son projet de soustraire la délinquance économique et financière aux condamnations pénales.

Communiqué du Parti socialiste

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07:40 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADSnDEPENALISATION DU DROIT DES AFFAIRES

François Hollande : carnet d'actu n°34

Dans ce carnet d'actu du 4 octobre, François Hollande aborde les thèmes suivants :
- le débat autour de "l'amendement ADN" dans le projet de loi sur l'immigration
- le scandale des délits d'initiés à EADS
- le CSA qui refuse de modifier de mode de répartition du temps de parole malgré l'omniprésence du Président dans les médias.



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07:36 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, PS

08.10.2007

POUVOIR D'ACHAT : Mon p'tit déj

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Juste avant le 1er janvier 2002 voilà ce que me coûtait mon p'tit déj :
une baguette, 3 francs soit 0,46 €, un paquet de café, 6 francs soit 0,91 €, un litre de lait, 1,30 francs soit 0,20 €, un pot de confiture 9,90 francs soit 1,51 €, une plaquette de beurre de 250 grs 3,75 francs soit 0,57 €.

Cinq ans après :

Baguette : 0,85 €, 85 % d'augmentation

Café : 1,50 € (le moins cher) 65 % de plus qu'en 2002

Lait : 0,70 €, 190 % et c'est pas fini d'après les spécialistes

Confiture : 3,20 €, 112 % de plus

Beurre : 1,20 € 80 % d'inflation.

C'est ça qu'on disait avant : inflation ! Non ?

Je vous laisse, je vais calculer de combien a augmenté mon salaire depuis 5 ans.

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13:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT, INFLATION

Quand les patrons voyous se mettront à l'ombre

Pour redonner le goût d'entreprendre Nicolas Sarkozy envisage de dépénaliser le droit des affaires. L'abus de biens sociaux et la corruption active ne seraient donc plus passible d'emprisonnement. Consternant.

Un vol d'oranges à l'étalage passible dans le Code pénal d'une peine de prison, serait-il bien plus grave que le détournement des fonds de son entreprise ? Autrement dit, les cols blancs devraient-ils jouir d'une immunité pénale à l'instar des parlementaires et des diplomates, à l'inverse de ces coquins de cols bleus ?

Lire l'éditorial de Gérard Blandin (rédacteur en chef)

La Vie financière du 7 au 13 septembre 2007.


Deux riches familles ont payé les vacances de Nicolas Sarkozy
18 août 11:30 - - PARIS (Reuters) - Deux riches familles ont payé la location d'une luxueuse propriété à Wolfeboro, dans l'état américain du New Hampshire, où Nicolas Sarkozy, sa femme, leurs enfants et des amis ont passé leurs vacances.


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13:04 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS, PATRONS VOYOUS

Heures supplémentaires : une machinerie coûteuse et inefficace

Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le caractère illusoire du slogan “travailler plus pour gagner plus“.
Ce dispositif exclut deux tiers des salariés qui ne font aucune heure supplémentaire et qui n’auront pas plus le choix d’en faire puisque cette décision appartient au seul employeur.
Au surplus, il va notablement alourdir le coût du travail dans les entreprises de moins de 20 personnes, qui consomment les trois quarts des 900 millions d’heures supplémentaires annuelles.
Ainsi, le choix du gouvernement n’est pas de nature à encourager à la création de nouveaux emplois, et ignore les réponses spécifiques nécessaires en direction des jeunes, des salariés âgés et des travailleurs à temps partiel contraint.
Au total, le gouvernement a choisi de dilapider la somme de 6 milliards d’euros pour un effet plus qu’incertain sur l’emploi et la croissance.
Le Parti socialiste aurait lui proposé la mise en place d’une démarche contractuelle avec les PME-PMI liant la baisse des charges aux créations d’emplois effectuées, pour remettre au travail un maximum de français.

Communiqué du Bureau national

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06:17 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HEURES SUPPLEMENTAIRES, TRAVAILLER PLUS

07.10.2007

EADS : Thierry BRETON a menti

EADS: le rôle de l'Etat suscite de plus en plus d'interrogations

PARIS (AFP) - Le rôle de l'Etat dans l'affaire EADS suscite des interrogations croissantes, après la révélation du feu vert de Bercy au rachat par la Caisse des dépôts d'une partie des actions du groupe européen, contrairement aux affirmations de Thierry Breton.

"Dans le cadre des dispositions prévues par le pacte d'actionnaires" d'EADS, "l'Etat a autorisé la Caisse des dépôts à procéder à cette acquisition", selon le procès-verbal d'une réunion de la commission de surveillance de la CDC en date du 12 juillet 2006, dont fait état Le Monde daté de dimanche-lundi.

La CDC, qui avait déjà affirmé vendredi avoir "agi de manière autonome" et sans "instruction des pouvoirs publics", a publié un nouveau communiqué samedi soir assurant qu'elle n'avait "ni demandé ni reçu d'autorisation de l'Etat pour l'achat de titres EADS".

Elle a toutefois précisé que cette opération avait nécessité "des décisions de la part des actionnaires de la Sogeade", holding regroupant les participations de l'Etat et du groupe Lagardère dans EADS.

Or l'ancien ministre des Finances Thierry Breton, entendu vendredi par la commission des Finances du Sénat, avait affirmé que l'Etat n'avait pas été informé des modalités de vente par le groupe Lagardère de 7,5% du capital d'EADS en avril 2006, et qu'il avait appris "par la presse" l'acquisition d'une partie de ces actions (2,25%) par la CDC.

Le procès-verbal précise par ailleurs, selon le quotidien, que "l'Etat n'a à aucun moment demandé à la Caisse des dépôts de se porter acquéreur des titres concernés", cette dernière "ayant fait part de son intérêt pour l'opération sur la base de critères purement financiers".

Pour tenter de faire la lumière, et alors que la gauche demande une commission d'enquête parlementaire, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a ordonné une enquête interne afin "d'examiner l'action des services du ministère en ce qui concerne EADS entre fin 2005 et juin 2006".

Les doutes portent sur deux points essentiels: le gouvernement de l'époque était-il informé lors des ventes d'actions par les principaux dirigeants et actionnaires privés d'EADS, fin 2005 et début 2006, des difficultés du groupe qui allaient faire plonger le titre en Bourse au moment de leur révélation, à la mi-juin?

Il pourrait alors être accusé d'avoir couvert un éventuel délit d'initiés.

Par ailleurs, le gouvernement est-il intervenu pour le rachat par la CDC, considérée comme le bras financier de l'Etat, d'une partie des actions vendues par Lagardère au prix fort?

Mme Lagarde a demandé à l'inspection générale des Finances de se pencher sur "les relations entre les services du ministère de l'Economie et des Finances et la Caisse des Dépôts et Consignations".

Elle a promis que le rapport serait remis et rendu public dès jeudi. Entre temps, l'actuel directeur général de la Caisse, Augustin de Romanet, aura été entendu par les commissions des Finances de l'Assemblée nationale, mardi, puis du Sénat mercredi.

La ministre veut aussi connaître "les conditions" dans lesquelles l'Agence de participations de l'Etat (APE) "a exercé ses fonctions pendant cette période".

Vendredi, l'actuel directeur général de l'APE, Bruno Bézard, a reconnu que l'agence avait, dans une note du 20 janvier 2006, recommandé la cession d'une partie des actions de l'Etat, qui détient depuis la création d'EADS 15% du capital. Cette suggestion n'avait pas été suivie par le gouvernement.

Jean-Luc BARDET AFP - Samedi 6 octobre



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13:32 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS, BRETON, LAGARDERE

06.10.2007

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler, il faut l’augmenter!

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Sarkozy a accordé en juillet 15 milliards d’euros de transferts fiscaux vers les plus riches d'entre-nous !

Et vous, qu’avez-vous reçu ?


. J’ai gagné 250 000 euros par an car je fais partie des mille contribuables disposant d’un patrimoine financier supérieur à 15 millions d’euros qui ont bénéficié du « bouclier fiscal ».

. Je paierai beaucoup moins d’impôt sur la fortune (ISF)

. J’ai gagné 200 000 euros car je viens d’hériter avec ma soeur d’1,5 millions d’euros et les successions de ce niveau ne sont désormais plus imposées.
. RIEN, et pourtant, j’appartiens à « la France qui se lève tôt » à laquelle (Passage de 20 % à 30% de l’abattement sur la valeur de la résidence principale).

Nicolas Sarkozy a tant promis pour se faire élire…

Sarkozy, c’est : pas de cadeaux pour « la France qui se lève tôt »

Et maintenant, qu’allez-vous payer ?


Ce sont les Français qui vont devoir régler « cash » les 15 milliards de cadeaux fiscaux du mois de juillet. Le gouvernement lui-même expliquait voici quelques mois qu’il fallait 3 % de croissance en 2008 pour absorber « le paquet fiscal ».
Aujourd’hui, tous les économistes en France comme en Europe tablent sur une croissance en France inférieure à 2 %.

La facture, ce sera :

. Création de « franchises médicales » sur les consultations, les médicaments,les examens, les analyses…

. Augmentation de la TVA (baptisée TVA sociale) ;

. Transfert de charges vers les collectivités locales non compensées

. Suppression de 23 000 postes de fonctionnaires ;par l’État, qui contraignent à l’augmentation de la fiscalité locale ;

. Augmentation des tarifs publics et abandon au secteur privé de services publics

. Hausse prévisible de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) ;comme GDF ;

. Baisse du pouvoir d’achat pour tous, abandon des promesses (par exemple l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse).

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler,il faut l’augmenter!



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21:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

Coupe du Monde de Rugby : En attendant France/Nouvelle-Zélande...

Tout à l'heure à 21h00 à Cardiff...



Le XV de France au centre d'une mêlée politique


LE MONDE 21.09.07


Le 7 septembre, lors du match d'ouverture de la Coupe du monde de rugby, la classe politique française s'était déplacée en masse pour assister à la défaite du XV de France face à l'Argentine (12-17). De droite et de gauche, de Ségolène Royal à Jean-Pierre Raffarin, personne ne voulait manquer l'événement - et peut-être brouiller un peu plus la vieille question "le rugby est-il de droite ou de gauche ?" (il est conservateur).


Le président de la République lui-même était présent, en compagnie de plusieurs membres du gouvernement Fillon. A la fin de la rencontre, il était descendu dans les vestiaires des Bleus pour tenter de remonter le moral des troupes - "J'en ai connu moi aussi des défaites" - mais aussi de son futur secrétaire d'Etat aux sports, Bernard Laporte, sélectionneur des Bleus.

Vendredi 21 septembre, la tribune d'honneur du Stade de France promet d'accueillir une affluence tout aussi prestigieuse : Nicolas Sarkozy devrait de nouveau y prendre place aux côtés du premier ministre irlandais, Bertie Ahern, et de plusieurs ministres français. Chacun pourra vérifier sur place si leur futur collègue a su, cette fois, trouver la stratégie qui doit conduire le XV de France en finale de la compétition et lui-même au gouvernement.

Et gare à ceux qui ne pousseraient pas correctement derrière la mêlée des Bleus ! Selon une anecdote rapportée par Le Figaro Magazine du 15 septembre, "agacé par le comportement de la compagne du prince Albert de Monaco, qui applaudissait le jeu argentin, François Fillon n'a pu s'empêcher de lui faire remarquer le côté "déplaisant" de la situation." "J'applaudis ceux qui jouent au rugby", aurait rétorqué Charlene Wittstock, une citoyenne d'Afrique du Sud.

Deux semaines après son lancement, l'un des traits les plus marquants de ce Mondial 2007 est donc sa forte charge politique, au plan national du moins. Ce n'est pas une première pour un événement sportif. On sait depuis les Jeux olympiques de Berlin, en 1936, les liens étroits qui unissent à l'occasion sport et politique.

On sait aussi depuis la naissance du rugby que ce sport fait bon ménage avec les sphères du pouvoir : dès le milieu du XIXe siècle, les dirigeants anglais avaient compris tout l'intérêt qu'il y avait à promouvoir ce sport viril et collectif dans les universités, afin de développer chez les jeunes gens le courage et la bravoure nécessaires pour mieux faire régner le Rule Britannia. En France, le rugby a toujours été très politisé, et pas toujours pour la gloire : le rugby à XV a été vichyste pendant l'Occupation.


"TOURNÉE D'ADIEUX"


Cette hyper-politisation d'un Mondial de rugby n'est pas davantage une première. En 1995, Nelson Mandela avait su tirer le meilleur parti possible de l'accueil de la Coupe du monde par une Afrique du Sud à peine sortie de la honte de l'apartheid. La victoire des Springboks l'avait considérablement aidé à magnifier "la nation arc-en-ciel".

Mais l'incursion du politique prend ici une tournure particulière liée au sélectionneur du XV de France. Depuis qu'il a officiellement été nommé, en juin, pour occuper le poste de secrétaire d'Etat aux sports dès la fin de la Coupe du monde - au plus tard le 21 octobre -, Bernard Laporte a fait de son mieux pour porter les deux casquettes en même temps, quitte à se prendre les pieds dans le tapis. En juillet, alors que le XV de France débutait sa phase de préparation, le ministre-entraîneur assurait prendre deux heures chaque soir pour se pencher sur divers dossiers du sport français. Fin août, peu avant le coup d'envoi du Mondial, il évoquait "le patriotisme sportif" à propos de la circulation des joueurs de rugby d'un pays à l'autre : "Un beau dossier pour un ministre des sports", selon lui.

Et puis la compétition a commencé, et là le mélange des genres fut désastreux. Deux jours avant France-Argentine, Bernard Laporte expliquait, "après en avoir parlé au ministre de la défense", que ce match serait dédié à la mémoire d'un soldat français mort peu de temps avant en Afghanistan. Puis lui vint l'idée de faire lire à ses joueurs la lettre de Guy Môquet quelques heures avant le coup d'envoi de France-Argentine : un geste largement critiqué pour son côté déplacé et interprété comme un étonnant acte d'allégeance à Nicolas Sarkozy.

Bernard Laporte, qui se dit pressé de rejoindre le gouvernement, en fait-il trop en cumulant deux fonctions, l'une réelle, l'autre future ? Et cette politisation nuit-elle à la qualité des performances du XV de France ? Ce sont au fond les seules questions qui comptent. Clive Woodward, l'entraîneur du XV d'Angleterre champion du monde en 2003 a sa réponse : l'entraîneur du XV de France n'aurait jamais dû annoncer son départ en politique et faire de cette Coupe du monde sa "tournée d'adieux", a confié Sir Clive au magazine Rugby Hebdo.

Eric Collier

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17:45 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RUGBY, FRANCE

Présence de André Vézhinet et de René Revol samedi 6 octobre à Grabels pour la 7ème Fête de la République

André Vézhinet, Député et Président du Conseil général de l'Hérault, rendra visite aux participant(e)s de la 7ème fête de la République organisée par les socialistes de Grabels à la salle polyvalente. René Revol, membre du Conseil National du PS et Conseiller municipal d'opposition de Grabels sera lui aussi présent.



Communiqué de PRS 34 : Une offensive antisociale sans précédent

Cher(e)s camarades, Cher(e)s ami(e)s,

La rentrée est désormais bien engagée :

1) l'offensive antisociale sans précédent que vient d'annoncer Sarkozy visant à démanteler à la fois l'assurance maladie et le système de répartition pour les retraites en s'attaquant d'abord aux régimes spéciaux;

2) une attaque en règle contre la fonction publique et notamment contre le service public d'éducation;

3) l'ouverture du processus de démantélement du contrat de travail CDI ouvrant la voie à la généralisation de la précarité;

4) la remise en cause des bases mêmes de notre Etat de droit par la responsabilisation des malades mentaux et des enfants et la déresponsabilisation pénale des élites économiques sans compter le scandale des tests ADN pour le regroupement familial des immigrés;

5) la préparation d'un changement constitutionnel vers un système présidentialiste outrancier sous la houlette des deux partisans d'un régime présidentiel messieurs Balladur et Lang;

6) L'alignement inconditionnel sur la politique étrangère et militaire des néo-conservateurs américains rompant avec la tradition univesaliste et laïque de la France, l'orientation sarkoziste étant bien relayée par le très atlantiste Kouchner;

7) La préparation de la présidence française de l'Europe en 2008 pour faire passer le traité constitutionnel refusé par le peuple français et néerlandais...

Il est temps, plus que temps, que les forces de la gauche politique, sociale et associative se mettent en position d'action et de résistance.

Personne ne pourra se soustraire à l'inévitable confrontation qui vient. cela suppose clarté et unité : clarté d'une
part dans la fidélité aux idéaux d'égalité de la gauche donc dans le refus de cautionner de quelque manière que ce soit cette politique, ce qui suppose de rejeter à gauche ceux qui trouvent "moderne" de se rallier à tout ou partie de cette politique; unité sans exclusive de toute la gauche politique, sociale et associative dans la résistance contre ces mesures. PRS s'engage totalement dans une telle démarche.

C'est en menant cette résistance unitaire que pourra en même temps se construire le renouveau de la gauche.

A ce titre, la fête de l'Humanité le week end dernier a constitué un tournant. PRS y a tenu une place
essentielle. Nous vous invitons à consulter le site de PRS http://www.pourlarepubliquesociale.org/ où un compte rendu trés complet est réalisé, notamment sur la rencontre initée par PRS de militants venant de toute la gauche pour une force politique nouvelle.

Nous allons nous saisir du dernier ouvrage de jean-Luc Mélenchon "En quête de gauche" pour multiplier les débats dans le département. Nous préparons pour cet automne des présentations-débat de
"En quête de gauche" dans les communes suivantes : Béziers, Sète, Lunel, Montpellier la Paillade, et à l'Université.
N'hésitez pas à nous contacter pour l'organisation de ces débats ou pour la mise en place d'autres débats.

La gauche ne se reconstruira qu'en alliant une action unitaire et résolue contre Sarkozy et une réflexion sans concession sur le fond !

à Grabels à la Fête de la République organisée par l'association du même nom, constituée à l'initiative des socialistes de grabels.
Elle aura lieu cette année le samedi 6 octobre de 16h30 à 20h30 avec un débat fort intéressant sur la viticulture à l'occasion du centenaire de 1907 suivi d'un repas spectacle. Ne ratez pas ce moment de convivialité et inscrivez vous sans tarder. vous trouverez ci joint affichette et coordonnées pour l'inscription.

Télécharger le programme et votre bulletin d'inscription

Amitiés à toutes et tous.

Le bureau départemental de PRS 34

RAG 34. Les lolo's 34

08:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS 34, Fête de la République 2007, ANTISOCIAL

Ingrid BETANCOURT : La mobilisation continue !

2051 jours de captivité pour Ingrid Betancourt et Clara Rojas. Libérez-les, elles et les 3000 autres otages !

La mobilisation pour la libération d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas et tous les otages de Colombie, se poursuit inlassablement. Ce week-end, aura ainsi lieu la Nuit Blanche parisienne, dédiée à Ingrid Betancourt.



Mais la mobilisation, c'est aussi l'action de la communauté internationale. Dernièrement, plusieurs nouvelles ont contribué à la poursuite de l’espoir du Comité de soutien à Ingrid Betancourt : il semble que la mobilisation internationale actuelle se renforce un peu plus.

La semaine dernière, avait lieu l’Assemblée générale de l’ONU, évènement qui a permis de multiples rencontres entre des chefs d’Etat du monde entier. Nicolas Sarkozy avait notamment décidé de profiter de l’occasion pour aborder, à plusieurs reprises, le cas d’Ingrid, de Clara et des otages de Colombie. Il a ainsi rencontré Mélanie Betancourt et s’est entretenu avec Alvaro Uribe, le président colombien.

En savoir plus

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RAG 34. Les lolo's 34

08:35 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INGRID BETANCOURT

04.10.2007

Touche pas à mon ADN ! : Déjà 40.000 signatures depuis hier...

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La pétition lancée hier par SOS Racisme et Charlie Hebdo contre les tests ADN sur les candidats au regroupement familial a déjà obtenue 40 000 signatures ! En ce moment, 1 000 personnes par heure nous rejoignent dans cette lutte. Le sénat a certes adopté la loi mais notre combat n'est pas terminée. Nous devons continuer signer et faire signer cette pétition disponible sur www.touchepasamonadn.com

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.

Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.

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NON aux tests ADN."Charlie" lance une pétition contre la loi sur les tests ADN :

Ils ont déjà signé :
Isabelle Adjani, Raymond Aubrac, François Bayrou, Laurent Fabius, Dan Franck, René Frydman, François Hollande, Axel Kahn, Bernard-Henri Lévy, Pierre Mauroy, Jean Claude Mailly, Jeanne Moreau, Patrick Pelloux, Ségolène Royal, Jorge Semprun, Dominique Sopo, Francis Spizner, Bernard Thibault, Lilian Thuram, Philippe Val, Dominique de Villepin.

SIGNEZ LA PETITION sur www.touchapasamonadn.com

RAG 34. Les lolo's 34

20:00 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOUHE PAS A MON ADN, ADN, SOS RACISME, CHARLIE-HEBDO

Immigration : Les sans-papiers montpellierains dans l'oeil du cyclone Hortefeux-Sarkozy

A Montpellier comme partout en France, la chasse aux sans-papiers prend une nouvelle ampleur. Ainsi la Mairie socialiste de Montpellier s'est retrouvée mardi au coeur d'une polémique dont nous reproduisons ci-dessous les principaux points de vue ( La Mairie traque-t'-elle les sans-papiers ?; La Mairie demande une enquête administrative, réponse du Maire Hélène Mandroux) qui se sont exprimés ces dernières heures.
Hier encore, ce sont deux kurdes que la Préfecture n'avaient pas régularisés qui à l'aube ayant escaladé la grille des Arceaux menacaient jusqu'à hier soir de s'immoler puis de se jeter dans le vide.

Nous espérons vivement que par le zèle de quelque fonctionnaire, nous n'aurons pas nous aussi dans notre Communauté d'agglomérations à connaître une issue dramatique, comme seule réponse aux difficultés sans fin des sans-papiers, et comme ce fut malheureusement le cas récemment encore à Paris (défenestration et décès d'une femme de 51 ans d'origine chinoise).

Lolo34.

La mairie (PS) de Montpellier traque-t-elle les sans-papiers?Par Carole Rap (journaliste) 19H34
03/10/2007

*(De Montpellier)* Depuis quelques mois, les présomptions s’accumulent. Dénonciation mardi 2 octobre d’un couple venu déposer un dossier de mariage au guichet de la mairie, témoignages de policiers évoquant la pression d’un adjoint au maire, contrôles de police dans les transports publics dépendant de l’agglomération montpelliéraine…

Si, officiellement, la mairie de Montpellier, tenue par la socialiste Hélène Mandroux déclare que "la délation n’est pas sa pratique", il semble que, dans les faits, certains fassent du zèle. Sur l’ordre de qui?
*"On nous demande même de prévenir la PAF"*

Mardi après-midi, Elif, jeune femme de nationalité française, se rend au guichet de la mairie en compagnie de son ami Evren, un Turc d’origine kurde dont la demande de titre de séjour est en cours d’examen à la
préfecture. Aux yeux de la loi, il est donc en situation irrégulière. Ce que ne manque pas de constater l’employée de l’état civil."Elle nous a alors dit que depuis quelques temps, ils /(la mairie, ndlr)/ étaient obligés de prévenir le procureur de la République si un des futurs conjoints était en situation irrégulière. Elle s'est ensuite
absentée pendant quelques minutes", relate Elif. Quand l’employée revient, elle annonce aux deux jeunes gens que leur dossier est accepté. Mais elle semble visiblement embarrassée et finit par leur confier:
"C'est la préfecture qui nous demande de prévenir le procureur. Depuis quelques temps, surtout depuis quinze jours, nous avons une pression énorme. Je ne devrais pas vous le dire mais vous êtes en plein dedans. On nous demande même de prévenir la PAF /(Police aux Frontières, ndlr)/".
Etrange coïncidence, en sortant de la Mairie, Elif et Evren remarquent trois agents de la PAF qui les suivent et viennent les stopper quelques dizaines de mètres plus loin. Contrôle d'identité. "Ils prennent nos papiers et appellent la préfecture".
Heureusement pour Evren, son dossier étant en cours d’étude en préfecture, il est relâché. Contactée par le couple, la Cimade de Montpellier (association d’entraide aux étrangers) se fend d’un communiqué pour expliquer que "les maires ne sont pas tenus de saisir le procureur lorsqu'un étranger en situation irrégulière souhaite se marier avec un français. Une telle saisine n'est envisageable que s'il existe un doute sur la sincérité du mariage". La Cimade enfonce le clou: "Il n'appartient pas aux maires de prévenir la police lorsqu'ils sont saisis d'une demande de mariage d'un étranger et d'un Français".
*"La municipalité nous l'a demandé au début de l'été" * La mairie nie qu’un contact ait pu être établi entre quelqu’un de chez eux et la PAF dans cette affaire. Mercredi soir, elle a tout de même annoncé qu'elle lancerait une enquête administrative pour faire toute la lumière.
Du côté de la police, on assure aujourd’hui que "la PAF n’est pas venue d’initiative. Elle n’est pas tombée sur la personne par hasard". D’ailleurs, certains policiers en ont marre d’endosser seuls la
responsabilité de la traque aux sans-papiers. Au point de s’exprimer publiquement, comme Philippe Sebag, secrétaire régional du syndicat Alliance police nationale, dans une interview parue dans Midi Libre le
29 septembre . A la question: "Les contrôles et arrestations de personnes en situation
irrégulière ont pourtant fortement augmenté cet été à Montpellier?", il répond: "Dans les faits c’est indéniable mais il faut rétablir un semblantde vérité. (…) La police ne se réveille pas le matin en se disant: 'Tiens, on va taper sur certains quartiers.' Non, la municipaliténous l’a demandé au début de l’été et il faut qu’elle ait le courage
de l’assumer. C’est Christian Bouillé en personne /(adjoint au maire et vice-président de la commission Sécurité publique et sûreté de laville, ndlr)/ qui nous a 'bougés' pour que la Police nationaleréinvestisse certains quartiers où les troubles publics étaient en augmentation".
L’adjoint au maire dément avoir "donné aucune instruction à Monsieur Sebag". Mais à ce jour, Guillaume Neau, du service communication de la police de Montpellier, confirme les propose tenus par Philippe Sebag.
La police nationale est-elle pour autant aux ordres de la Mairie? Non, bien sûr, mais "il se trouve que cela correspond à l’un des objectifs de notre direction centrale: si on veut faire plus de personnes en
situation irrégulière, il faut faire plus de contrôles", répond le policier en charge de la communication.
*"Les syndicats de la TAM ont demandé une présence policière accrue" *De là à effectuer des contrôles d’identité systématiques dans les bus et les trams de la ville? C’est ce qui est arrivé cet été dans le bus 15, qui relie le centre de Montpellier à la Paillade, quartier excentré où vivent beaucoup de personnes d’origine maghrébine. Choqués, plusieurs passagers ont rapporté comment ils avaient vu des policiers bloquer le bus avec leur véhicule entre deux arrêts, monter à l’intérieur, demander à voir les papiers d’identité de chaque passager (et non pas le ticket de transport car il ne s’agissait pas d’un contrôle de billets) et faire descendre plusieurs personnes. Une opération que ne réfute pas la Police nationale, indiquant qu’elle agit sur réquisitions du procureur mais
qu’elle a aussi un "partenariat important" depuis l’an dernier avec la TAM (Transports de l’agglomération de Montpellier), auquel la Mairie participe, dans le cadre du Conseil local de sécurité et prévention de
la délinquance "
(CLSPD, mis en place le 25 octobre 2006).
"Suite à des agressions, les syndicats de la TAM ont demandé à avoir une présence policière plus accrue", justifie Guillaume Neau. La dernière agression contre un chauffeur remonte à un an. "Malgré l’inquiétude des
syndicats, la majorité des faits relève d’incivilités. Mais comme nous, on a des objectifs en matière d’étrangers, si on a des personnes en irrégularité, on ne va pas les laisser partir", poursuit le policier. Dans l’Hérault, ces objectifs correspondent au prorata par département du chiffre souhaité au niveau national, qui est de 20000
interpellations. Ils sont, paraît-il, loin d’être atteints. De là à inciter la mairie à s’en mêler?


Le Maire de Montpellier demande une enquête administrative

Objet : réponse de la Mairie

Suite à l’incident survenu hier dans le cadre d’une demande de dossier de
mariage, de nombreuses questions ont été posées.

Je tiens à éclaircir cette situation afin de connaître de façon certaine la procédure qui a été appliquée. J’ai donc diligenté une enquête administrative pour faire la lumière sur les faits et être en mesure de
répondre aux interrogations légitimes.

Aujourd’hui, une grande ambiguïté règne autour du rôle des Maires en matière d’immigration. Les récentes lois ont transféré certaines compétences à l’échelon de la commune mais le rôle de chaque institution
reste confus.

Sans le climat délétère planant autour de l’immigration, qu’il s’agisse des quotas, de l’ADN, des objectifs chiffrés imposés aux Préfets en matière de reconduites aux frontières, tout ce trouble n’existerait pas.

Cette pression gouvernementale vient à l’encontre de toutes les valeurs que je défends. C’est pourquoi j’ai estimé que les questions qui nous sont posées nécessitent la recherche de la vérité, confirmant ainsi les
positions que j’ai prises que ce soit dernièrement pour la question des Kurdes ou plus récemment pour la pétition de Charlie Hebdo que j’ai signée, contre l’amendement Mariani sur le test ADN.

Hélène MANDROUX,
Maire de la Ville de Montpellier

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16:50 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS-PAPIERS, Hélène MANDROUX

Sarkozy : Je suis partout...



Sarkozy et le bouton de veste

Du 1er mai au 31 août, Sarkozy est apparu 224 fois dans les journaux télévisés sur les seules six chaînes hertziennes. C'est plus du double de Chirac dans les quatre premiers mois de son mandat. De droite ou de gauche, les commentateurs habitués à mesurer la valeur des choses aux unités de « bruit médiatique » qu’elles totalisent sont fascinés. Le nouveau président, « hyperactif » et « hypermédiatique », est vraiment très fort... Mais le matraquage auquel se livre le président de la République ne traduit pas simplement sa personnalité ostentatoire. Il répond à une nécessité politique.

Sarkozy ne se contente pas de faire du bruit. Il déploie jour après jour et thème après thème un discours construit, qui doit autant au travail patient mené par les tâcherons de l’UMP depuis qu’il a pris la direction de ce parti qu’à son goût pour la mise en mots à destination du plus grand nombre.

Les premiers mois de la présidence Sarkozy se caractérisent en effet par une multitude de discours « fondateurs » qui visent à redéfinir les principales politiques de l’Etat. Dans son discours aux ambassadeurs, Sarkozy annonce que la politique étrangère sera entièrement réorganisée autour de quelques défis au premier rang desquels « le choc entre l’Islam et l’Occident ». Peu de temps après, Kouchner évoque une guerre avec l’Iran et le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN est à l’ordre du jour. La politique sociale fait l’objet d’un discours de Sarkozy le 18 septembre dernier. Au nom de la responsabilisation des salariés et des chômeurs, l’ensemble des fondements du droit social et de la protection sociale sont attaqués. Conséquences pratiques : la réforme du contrat de travail, la fin de la revalorisation automatique du SMIC, la remise à plat des minimas sociaux, de nouvelles sanctions contre les chômeurs… Dans le domaine de l’assurance-maladie, la proposition présidentielle des franchises signe un complet renversement des principes de solidarité qui fondent la Sécu. Désormais, les malades doivent payer pour les malades. De même, « Service public 2012 » dessine la fin du statut de la fonction publique au nom de la souplesse et de la réduction des coûts : non remplacement d’un départ en retraite sur deux, fin des concours, individualisation des rémunérations, statuts négociés de gré à gré… On pourrait allonger la liste. Sarkozy a aussi posé les bases d’une nouvelle politique culturelle (lettre de mission à Christine Albanel du 1er août) et d’une nouvelle politique universitaire et de recherche. Et il présentera prochainement le nouveau cadre de la politique environnementale en conclusion du Grenelle de l’environnement.

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12:57 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03.10.2007

François Delapierre : Le PS ou l'opposition en gants blancs

Divisés sur bien des sujets, les socialistes sont au moins d'accord sur un point. Tous jugent leur parti incapable pour l'heure de s'opposer. A partir de ce diagnostic unanime, le débat pourrait s'engager sur les causes du mal. Il est à peine engagé.
Tribune de François Delapierre, membre du bureau national du PS publiée dans Le Monde du 24.09.2007.

Certains accusent le "sabir" abscons du PS, ses statuts, ses éléphants, l'âge du capitaine ou celui des lieutenants, le silence sur les "vraies questions que se posent les Français"... Mais rien n'est dit du fait qu'un membre du gouvernement sur cinq avait au début de l'année sa carte du PS et déclare, aujourd'hui, agir en conformité avec cet engagement. C'est pourtant un fait sans précédent. Il est impossible de le cacher sous le tapis. Alors ne tentons pas de le faire.

Que sont allés faire ces socialistes au gouvernement ? Sont-ils des agents doubles, traîtres à multiples faces ? Des opportunistes piétinant convictions et intérêt supérieur du parti pour quelques bénéfices personnels ? Ou des brebis égarées qui ont cédé à la tentation mais bénéficieront du pardon si elles rentrent au bercail ?

La liste considérable des personnalités socialistes impliquées dans l'ouverture, dont beaucoup occupaient des fonctions éminentes auprès de François Hollande, dément la thèse du dérapage individuel. Leur proximité idéologique aussi. La qualité des personnes également. Dès lors, il faut admettre qu'ils agissent avec conviction. En intégrant le gouvernement ou en acceptant une mission confiée par Nicolas Sarkozy, ces "personnalités d'ouverture" sont convaincues de rester fidèles à leurs convictions pour la bonne raison qu'elles les pensent compatibles sur des points essentiels avec celles de la droite.

ORIENTATION DÉMOCRATE

Cette idée n'est pas neuve. Elle a été mise en forme par la droite du Parti démocrate américain autour de Bill Clinton, où sont nés dès les années 1980 les appels à rompre avec les "clivages du passé". Elle a inspiré Tony Blair puis Gerhard Schröder, Romano Prodi et tant d'autres. La France ne vit pas à l'écart de ces influences. Elle y a même des relais de poids. Ce vieux refrain a été repris mot pour mot par Ségolène Royal pendant sa campagne : "Je n'aime pas les étiquettes. La France souffre de ces logiques d'affrontement. Je suis dans le dépassement des clichés traditionnels." "J'évite les formules dépassées, comme l'idée que tout ce que fait la gauche est bon et que tout ce que faire la droite est mauvais."

Dès lors les partisans de l'ouverture ne manquent pas d'arguments. Ne sont-ils pas en train de dépasser pour de bon ces "vieux clivages" ? Au lieu d'applaudir de loin la réduction de l'Etat social mise en oeuvre dans toute l'Europe par leurs amis sociaux-démocrates, ne la soutiennent-ils pas pour de vrai dans notre pays ? Il faut donc admettre que l'incapacité du PS à s'opposer renvoie à un problème politique. Comment assumer le clivage droite-gauche, remettre au premier plan le partage des richesses, s'opposer au recul de l'âge de départ en retraite, rompre le consensus sécuritaire... sans entrer en contradiction avec l'orientation démocrate qui inspire le noyau dirigeant du PS ?

Dès lors, rien d'étonnant que la contestation de Nicolas Sarkozy se limite pour l'essentiel à une critique de son style. La privatisation de GDF ? Un problème de transparence (François Hollande). La harangue des ambassadeurs sur le choc entre l'Occident et l'Islam ? Un discours de bonne tenue, mais des contradictions avec ses déclarations passées (Pierre Moscovici). Nicolas Sarkozy favorable au "divorce par consentement mutuel en matière de contrat de travail" devant l'université d'été du Medef ? Cela manque de concret (Michel Sapin). Les premiers cent jours du gouvernement ? Attention à l'immobilisme (Ségolène Royal). M. Sarkozy dénonçant le trop-plein de droits en matière sociale ? Un discours prudentissime (Jean-Marc Ayrault).

Il est donc urgent pour tous ceux qui attendent du Parti socialiste une opposition frontale à la droite de mettre en cause l'orientation démocrate qui le gouverne aujourd'hui. Car celle-ci a sa cohérence, qui condamne ceux qui y adhèrent, quels que soient leur âge ou leur figure, à une opposition bon chic bon genre.

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06:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DELAPIERRE, PRS

Paul Quilès : La démocratie en danger ?

Alors que la gauche disserte sans fin sur sa « refondation », les démocrates –notamment ceux qui se réclament de la gauche- seraient bien avisés de se mobiliser face à l’attaque, sans précédent depuis 50 ans, qui se prépare contre les fondations de notre démocratie.

Loin de moi l’idée de défendre de façon intangible les institutions de 1958. Elles ont certes permis de sortir de l’impuissance qui était devenue la marque de la IVème République, mais la décision prise en 1962 d’élire au suffrage universel le Président de la République a transformé la légitimité du pouvoir exécutif. Il suffit de relire la déclaration du général De Gaulle le 31 janvier 1964, affirmant que « l’autorité indivisible de l’Etat est déléguée tout entière au Président de la République ; qu’il n’y a aucune autorité ministérielle, ni civile, ni militaire, ni judiciaire qui puisse être conférée ou maintenue autrement que par lui… ». En réalité, ces institutions portaient en elles les dérives auxquelles on a assisté : accentuation du prétendu « domaine réservé » du Président, effacement du Premier ministre, Parlement corseté et sans réel pouvoir.

Depuis 10 ans, je n’ai cessé d’alerter sur ces risques et de proposer des réformes. Beaucoup de salive a coulé : discours, livres, colloques, motions de congrès…Malheureusement, la gauche au pouvoir n’a pas mené les transformations nécessaires. François Mitterrand, qui s’est un peu trop –à mon goût- glissé dans des institutions qu’il avait critiquées de façon pertinente dans l’opposition, se rassurait en disant « la Constitution était dangereuse avant moi ; elle le redeviendra après moi ». De ce point de vue, il n’avait pas tort ! Quant à Lionel Jospin, il mit en place de façon concomitante le quinquennat et l’inversion du calendrier, accentuant ainsi le caractère excessivement présidentiel du régime. Je me souviens de ma solitude lorsque je me permis de critiquer cette mesure, dont je pressentais les conséquences néfastes sur l’équilibre des pouvoirs.

Ayant fait de très nombreuses propositions[1] visant à restaurer le caractère parlementaire de nos institutions, je me sens autorisé aujourd’hui à mettre en garde contre les conséquences de la tentation de N. Sarkozy d’accentuer encore plus la présidentialisation du régime. En effet, la commission présidée par E. Balladur s’est vue fixer parmi ses objectifs de proposer les réformes « permettant au Président de gouverner ». Il s’agit en réalité de mettre le droit en conformité avec la pratique instaurée depuis quelques mois : un président tout puissant, un premier ministre condamné à jouer les utilités, un parlement dont on va pouvoir constater le rôle purement formel. La disparition pure et simple du poste de premier ministre complèterait le tableau ! Le Président pourrait alors gouverner directement, sans être responsable devant l’Assemblée Nationale et en conservant son pouvoir de dissolution.

Si l’on ajoute à cela le probable refus de supprimer l’article 16 de la Constitution, qui donne au Président des pouvoirs exceptionnels en cas de crise, on voit que le système peut devenir dangereux pour la démocratie.

Pour vraiment réformer nos institutions et les rendre dignes d’une grande démocratie moderne, il faudrait notamment débarrasser le Président de ses attributs monarchiques, obliger le Premier ministre à solliciter la confiance de l’Assemblée Nationale dès sa nomination et à la fin de chaque session, donner au Parlement de vrais moyens de contrôle de l’exécutif, faire des députés des élus à temps plein, ne cumulant leur mandat ni avec une fonction d’élu local ni avec un métier.

Telle n’est pas la voie choisie par N. Sarkozy, qui veut être un président tout puissant, capable de gouverner pendant 5 ans sans le moindre contrôle. Même si ce thème n’est pas aussi populaire que d’autres luttes, la gauche devrait se fixer comme objectif prioritaire de son action de s’opposer vigoureusement et de façon unitaire à cette dérive, qui, si elle se confirmait, constituerait un affaiblissement grave du caractère démocratique de nos institutions.

[1] Voir notamment: mon livre « les 577, des députés, pour quoi faire ? », écrit avec Ivan Levaï ; mes propositions et mon activité de Président de la Commission de la défense (1997-2002) ; mes propositions lors du projet socialiste en 2002 ; ma contribution au Congrès de Dijon du PS en 2003 ; ma proposition de loi tendant à permettre au Parlement de contrôler l’application des lois, adoptée par l’Assemblée nationale (mai 2006)

Le blog de Paul Quilès

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06:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Paul QUILES, GAUCHE AVENIR

02.10.2007

Loi immigration : la Fondation abbé Pierre dénonce l'exclusion des sans-papiers de l'hébergement d'urgence

PARIS - La Fondation abbé Pierre dénonce un amendement au projet de loi sur l'immigration, examiné par le Sénat à partir de mardi, excluant les sans-papiers de l'accès à l'hébergement d'urgence.

"Allons-nous interdire demain aux associations humanitaires de donner à manger à des enfants sous prétexte que leurs parents ne sont pas en règle?", s'interroge mardi l'association, qui demande aux sénateurs de s'opposer à l'adoption de cet amendement.

Dans son communiqué, la Fondation abbé Pierre "s'indigne contre l'amendement N°209 au projet de loi relatif à l'immigration qui a été adopté par l'Assemblée nationale (...) un amendement qui a pour objectif d'exclure de fait les personnes sans-papiers des dispositifs d'hébergement d'urgence".

L'article 21 -traduction de l'amendement 209 adopté le 19 septembre lors des débats à l'Assemblée- introduit une modification de l'article 4 de la loi sur le droit au logement opposable (DALO), en conditionnant l'accès à l'hébergement d'urgence au fait de pouvoir "justifier de la régularité de son séjour sur le territoire dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat".

"Si un tel projet venait finalement à être retenu par les deux Chambres, ce sont toutes nos traditions républicaines d'accueil et de respect de la personne humaine qui seraient remises en cause", dénonce la Fondation.

Pour la Fondation abbé Pierre, "cet amendement excluant les personnes de l'hébergement d'urgence est inconcevable et dangereux pour toutes les associations, tous les travailleurs sociaux, tous les citoyens qui défendent avant tout les valeurs humaines les plus fondamentales et, en l'occurrence, des personnes en détresse et très fragilisées".

"En effet, en France, les structures d'hébergement d'urgence ont toujours été des lieux où la solidarité a primé sur toute autre priorité. L'accueil dit 'inconditionnel' implique que soient reçues les personnes sans aucun préalable lié à leur condition, leur origine ou au regard de leur situation administrative", rappelle la Fondation.

"L'hébergement d'urgence, faut-il le rappeler, n'offre pas de titre de séjour, mais juste un abri pour la nuit. Refuser cet abri serait contraire à l'éthique la plus élémentaire et ne ferait qu'aggraver un problème plus douloureux encore de la mise à la rue de femmes, d'hommes, de familles", souligne-t-elle.

Emmaüs et la Cimade dénoncent également cet amendement depuis jeudi dernier, et demandent au Sénat de le censurer. AP

god/sb

AP - Mardi 2 octobre, 13h52

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17:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, SANS-PAPIERS

Laurent Fabius sur TF1 : "On va dans le mur" (vidéo).

"La politique économique du gouvernement mène le pays droit dans le mur", a estimé samedi 29 septembre Laurent Fabius sur le plateau du 20h de TF1.

"Je suis inquiet, surtout sur la politique économique et sociale. Je pense que beaucoup de gens vont être déçus, là on file plutôt un mauvais coton",", a-t-il déclaré sur TF1. Le député de Seine-Maritime a notamment dénoncé le "paquet fiscal" voté cet été par le Parlement. "Quand un Premier ministre, qui d’ailleurs a été ministre précédemment, dit qu’on est en faillite et que dans le même temps il consacre 15 milliards d’euros, ce qui est colossal, à alléger les charges des gens les plus aisés, à des priorités qui ne sont pas des priorités, on va dans le mur", a estimé Laurent Fabius. Laurent Fabius a en outre critiqué les franchises médicales que le gouvernement souhaite mettre en place dès 2008 pour économiser quelque 850 millions d’euros par an.

Voir la vidéo

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11:49 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

Laurent Fabius : Reconstruire (vidéo, texte intégral)

Texte intégral du discours prononcé par Laurent Fabius lors de la journée nationale d’échanges et de reflexions de Rassembler à gauche, à Paris.



Chers Amis, Chers camarades,

Je commencerai par une anecdote qu’on m’a rapportée récemment. Un des dirigeants du Parti Socialiste est à son bureau. Le téléphone sonne. « Comment vas-tu ? » demande son correspondant. « Ca va très très bien », répond le dirigeant socialiste. « Ah bon, tu n’es pas seul ! Rappelle-moi quand tu pourras parler librement... » Librement et amicalement, c’est ainsi que nous avons échangé aujourd’hui, par-delà les chapelles et les querelles. Librement, c’est ainsi que je veux m’adresser à vous et, à travers vous, à nos concitoyens.

Cinq mois après la victoire de N. Sarkozy et la défaite de S. Royal, notre pays voudrait croire à une amélioration, mais nos concitoyens commencent à constater les faits et doutent en profondeur. Beaucoup de dirigeants socialistes, eux, sont déboussolés. Quant aux militants et aux sympathisants de gauche, comme vous, ils veulent se battre. Ils veulent une opposition active, responsable cela va de soi, capable non seulement de critiquer une méthode ou un calendrier mais de dénoncer avec force le contenu de la politique gouvernementale et de contre-proposer. Qu’entend-on partout ? « Il faut ré-no-ver ». Nous sommes, bien sûr, tous d’accord avec cette aspiration rénovatrice. Mais il faut beaucoup plus : en réalité, et c’est le sens de notre rencontre aujourd’hui et de celles qui suivront, l’urgence est à la reconstruction. Nous avons besoin de déconstruire la droite et de reconstruire la gauche. Nous devons être, nous sommes des reconstructeurs.

* * *

Face à nous, le Président de la République a une stratégie précise.

Au départ, c’est la fameuse et fausse théorie du « choc de confiance ». L’idée martelée que, grâce notamment à près de 15 milliards d’euros de transferts fiscaux en faveur surtout des plus riches, 100 milliards de francs chaque année, grâce à l’affichage énergique d’une volonté de rupture, la croissance repartira automatiquement, l’emploi et le pouvoir d’achat avec. Le problème, c’est que cette stratégie utilise des moyens injustes et qu’elle est contredite par les faits. Au point que l’on est en train de s’apercevoir que le "paquet fiscal" de la droite pourrait bien devenir le "boulet fiscal" de la France.

Pouvoir d’achat érodé, prévisions de croissance gonflées, déficit commercial rouge foncé, déficits budgétaire et social encore plus élevés qu’annoncés : cet illusionnisme sent la fuite en avant pour aujourd’hui et le plan d’austérité pour demain.

"Le réel, disait le psychanalyste Lacan, c’est quand on se cogne". Et bien la droite va se cogner au réel. Elle sera confrontée, c’est pour les prochains mois, à un "contre choc de méfiance". Elle allumera des contre-feux. Pour réduire le plus possible les interventions et services publics, puisque c’est son obsession idéologique, elle invoquera, elle évoque déjà la montée de l’individualisme : comme si le recours au collectif était contradictoire avec la satisfaction des individus ! Elle tentera de diviser les fonctionnaires, en leur promettant une ristourne si les postes de leurs collègues sont supprimés, si elle parvient à ses fins. Il y aura bien au bout du compte moins de fonctionnaires et pas mieux payés. Les Français en général pourront "gagner plus s’ils travaillent plus" ? Non, il faudra travailler plus sans gagner plus ; souvent même, on devra travailler plus et plus longtemps, pour finir par gagner moins, en salaire, en retraite et, une fois toutes les ponctions opérées, en pouvoir d’achat. Le SMIC sera remis en cause, le contrat de travail aussi puisque, dans cette conception, l’avancée économique ne peut exister que par le recul du social. Quant à l’Europe, elle sera à la fois courtisée et accusée de tous les maux pour excuser les échecs gouvernementaux.

La politique gagnante pour la France, ce n’est pas cela. Ce n’est pas de favoriser les plus aisés et de ponctionner les autres. La mesure de toute chose dans la société, ce ne peut pas être seulement l’argent. Notre vision, notre projet sont différents. C’est la priorité donnée à l’éducation et à la culture, au lieu de les amputer, à la recherche au lieu d’agir petit bras, à l’innovation et à l’investissement au lieu de la rente, à la personne humaine. C’est un Etat qui se remet en cause en corrigeant les inégalités au lieu de les creuser. Ce sont des collectivités locales stimulées et non pressurées. C’est une Sécurité Sociale consolidée et non pas amputée pour faire place aux assurances privées. Ce sont le logement et la sécurité améliorés. C’est la construction d’une Europe plus sociale, plus écologique, plus démocratique. C’est l’indépendance à l’égard de toutes les puissances, y compris les Etats-Unis. Disons-le tranquillement, mais disons-le clairement.

La France possède des atouts : notre productivité, notre démographie, notre qualité de main d’œuvre, nos services publics, notre géographie, mais notre pays a besoin de réformes profondes, justes, concertées. Nous avons besoin de renforcer l’offre des entreprises, en particulier les PME, sans amputer le pouvoir d’achat. D’où l’absurdité injuste de mesures telles que la taxation médicale, les hausses de prix tous azimuts, l’augmentation de la TVA (rebaptisée maintenant - jusqu’où va l’invention sémantique ! - « TVA pouvoir d’achat » !) et divers reculs sociaux intervenus ou programmés, contre lesquels il va falloir mobiliser. Nous avons besoin de rassembler le pays dans un effort de dynamisation, de réforme et de justice, plutôt que d’opposer les catégories entre elles : jeunes contre vieux, centre villes contre quartiers, travailleurs contre chômeurs, nationaux contre étrangers, salariés du public contre secteur privé. Nous avons besoin d’une politique de résultats plutôt que d’une politique de médias.

Je mentionne les médias parce que leur maniement joue un rôle majeur dans la stratégie présidentielle. Là aussi, il nous faut déconstruire sérieusement la méthode. Premier temps : le pouvoir sélectionne divers thèmes, en fonction notamment des sondages, pour que le Président les investisse. Deuxième temps : un des thèmes est retenu, on met alors en scène l’ implication personnelle du chef de l’Etat, on mesure l’impact sur l’opinion, on poursuit si c’est positif, sinon on change aussitôt de thème. Le bombardement médiatique est si puissant et le tournoiement des thèmes si rapide que, malgré le courage de beaucoup de journalistes, les médias et l’opinion ont réduits au rôle de suiveurs. Le but est d’éviter à tout prix le temps de l’analyse critique des faits.

L’utilisation systématique de l’émotionnel et du compassionnel vient en renfort. Face à une catastrophe, à un fait divers, à la douleur, chacun est touché. On se dit : "et si c’était ma famille ? mes proches ?" Parfois, on participe à une action de solidarité. Mais on reste discret. Par décence. Là, c’est l’inverse : la compassion d’Etat est érigée en méthode de gouvernement. Après chaque fait divers retentissant, un ministre annonce une nouvelle loi alors qu’il devrait d’abord faire appliquer celles qui existent. Pendant ce temps, l’opium fait son effet : on ne s’interroge ni sur les causes, ni sur les vraies solutions. Déjà, on zappe et on passe à autre chose. Seuls comptent les images et les sondages.

Tout est organisé pour favoriser cette stratégie. Aujourd’hui, vous le savez sans doute, l’expression du Président de la République dans les médias audiovisuels n’est pas décomptée. Le gouvernement, la majorité, l’opposition, oui ; le Président, non ! Or le vrai chef de l’exécutif et de la majorité, plus encore que dans le passé, c’est lui. Il serait donc normal, comme cela a été demandé, que son temps d’intervention audiovisuelle et celui de ses collaborateurs soient désormais comptabilisés, et que soit accordé un temps équivalent à la majorité et à l’opposition. Un texte devrait le prévoir. Ce texte court, j’ai même commencé à l’écrire. « L’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion est une des conditions de la démocratie. Afin d’en assurer le respect, les radios et les télévisions doivent comporter dans leur programme un équilibre entre trois temps d’intervention et assurer des conditions de programmation comparables : celui du Président de la République, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition ». Je souhaite qu’un article de ce type sur la démocratie médiatique soit inscrit dans la Constitution. Cet aspect est devenu plus décisif pour l’équilibre des pouvoirs que beaucoup de subtilités juridiques dont on discute. Je propose l’adjonction de ce texte et je propose d’en faire un des éléments déterminants de notre vote sur la réforme des institutions.

La tactique dite « d’ouverture » complète enfin la stratégie présidentielle. Ont été convaincues d’entrer au gouvernement - sans trop de mal, semble-t-il - des personnalités anciennement classées à gauche. Il n’a pas été question - ce qui aurait constitué une vraie « ouverture » - de modifier le contenu de la politique de la majorité afin de tenir compte de l’opposition. Non : il s’agit exactement du contraire. Il s’agit d’essayer de disqualifier la gauche en prétendant que la politique de la droite recueille désormais l’assentiment général. Comment qualifier ces transfuges ? Pour moi, c’est une sorte de « club des papillons ». Car, au-delà de leur diversité, ils me semblent présenter deux caractéristiques communes : être attirés par la lumière et voleter de conviction en conviction - comme les papillons volètent de support en support. Le PS a hésité sur l’attitude à adopter. Elle est pourtant simple. Dans les instances, commissions et procédures de la République, nous devons occuper toute notre place ; en revanche nous devons refuser toute participation directe ou indirecte à l’exécutif. La démocratie, c’est d’abord la clarté.

* * *

Déconstruire la droite, reconstruire la gauche. Pour cela, il faut ne pas tout mélanger, les valeurs, les propositions, la stratégie.

 Nos valeurs, nous devons les revendiquer. Elles n’ont pas pris une ride. L’exigence d’égalité, qui constitue le ciment de la gauche, reste pour nous centrale notamment dans la mondialisation financière qui charrie tant d’inégalités et d’injustices. La liberté n’existe pas s’il n’y a pas d’égalité, face aux pressions et oppressions de toutes sortes - et je veux dire notre haut le cœur devant la répression de la « révolution Safran » par les criminels du régime militaire birman. La solidarité est aussi une de nos valeurs fortes, au sein de notre pays comme avec les autres (c’est cela l’internationalisme), ainsi qu’avec les générations futures (cela s’appelle le vrai développement durable). Car il ne s’agit plus seulement pour la gauche de changer le monde mais de sauver le monde... en le changeant. La laïcité enfin, valeur-trésor en réplique aux intégrismes de tous bords. Les voilà les valeurs de la gauche, bien plus en phase que la dérèglementation, la financiarisation ou l’ultralibéralisme chers à la droite si on veut faire face aux défis contemporains. Il faut défendre ces valeurs, ne pas en avoir honte, ne pas baisser la tête mais les populariser, les revendiquer. Il faut une gauche décomplexée.

 Certains de nos propositions concrètes, elles, devront parfois s’adapter. Car le monde a changé. Quand la France souffre comme aujourd’hui d’un décrochage manifeste de croissance par rapport à ses principaux concurrents, la question de l’innovation et de la compétitivité doit être précisément traitée. Quand le système de production et d’échanges est transformé en un gigantesque Monopoly où les entreprises s’achètent et se vendent en un clic, où les salariés sont des variables d’ajustement, où le stress frappe au point de pousser à l’irréparable, le défi de la régulation publique doit être relevé. Quand la situation des comptes publics est grave et que le pouvoir fait de la cavalerie financière, on doit réagir : par exemple, dans la position actuelle de notre pays il faut dire qu’il n’est pas sérieux d’opérer une baisse massive de recettes publiques si elle n’est pas compensée par des ressources équivalentes. L’expérience aussi nous a marqués. Par exemple, la politique environnementale qui, pour nous, convenons-en, a longtemps été périphérique doit devenir essentielle. Puisqu’un Grenelle de l’Environnement se prépare, puisque le risque n°1 est le dérèglement climatique lié au gaz carbonique, je souhaite que nous placions désormais au coeur de nos propositions concrètes une pollutaxe climat énergie, dissuadant particulièrement les émissions de CO2. De même, nous devons apporter des réponses nouvelles aux questions liées à l’allongement de la durée de la vie, la santé, la dépendance, les retraites : pour garantir celles-ci, je souhaite que, là où la droite fait reposer tous les efforts sur les revenus du travail, nous proposions que les revenus du capital soient également soumis à contribution. Proposons concrètement à gauche et proposons moderne.

 Il faut enfin clarifier notre stratégie. Elle reste confuse à l’approche des élections municipales. Alors, précisons. Nous sommes pour le rassemblement à gauche ; nous n’écartons pas par principe de ce rassemblement des personnes ou des forces qui ne s’y trouvaient pas auparavant mais à la condition incontournable qu’existe une cohérence politique. Cohérence nationale, c’est-à-dire refus des accords à la carte. Cohérence de projet, c’est-à-dire affirmation d’objectifs nationaux et locaux communs avec ces partenaires et d’abord le rejet de la politique économique, sociale et fiscale actuelle. Force est de reconnaître que cette cohérence n’existe pas aujourd’hui. Toute autre attitude nous transformerait en un simple mouvement opportuniste avec à terme à la clé de sérieuses déconvenues électorales.

Revendiquer nos valeurs, adapter nos propositions concrètes, clarifier notre stratégie : voilà le chemin pour reconstruire. C’est un parti socialiste à 35 % des voix au premier tour qu’il faut bâtir, un parti diversifié dans son recrutement et ses dirigeants, en phase avec les associations et les syndicats, sachant écouter ses élus locaux mais aussi les fédérer. Un parti qui fasse l’amalgame entre l’expérience et le renouvellement. Un parti à la fois protestataire et gestionnaire. Un parti socialiste qui sera - chacun de ces termes compte - internationaliste, alter-européen, écologiste, éducationnel, paritaire, pour répondre aux grands défis du nouveau siècle. Quand je réfléchis à plus long terme, j’ai même à l’esprit un mouvement rassemblant encore plus largement que le PS aujourd’hui les sensibilités de la gauche, un mouvement socialiste et progressiste. C’est dans cette perspective de l’unité la plus large qu’il faut reconstruire. J’entends parfois parler de « nouvel Epinay ». Pourquoi pa,s à condition qu’on se souvienne qu’à Epinay François Mitterrand avait conçu comme un tout indissociable la reconstruction du parti socialiste et son ancrage déterminé à gauche.

***

Deux remarques avant de conclure.

L’accumulation des déficits et des dettes, l’abondance des promesses fallacieuses, l’ampleur des problèmes vécus par les Français, tout cela me conduit à penser que, mise en difficulté par les faits, la droite cherchera à regagner sur un autre terrain sa popularité menacée. Ce terrain, ce pourrait être d’essayer de nous piéger en concentrant le débat sur la façon d’être plutôt que sur les résultats de l’action. Ne tombons pas dans ce piège Ce terrain, ce pourrait être aussi, de façon plus précise, l’immigration. Là aussi, je propose que nous soyons clairs. Quatre lois de la droite en quatre ans ! Le ministère de l’identité nationale, la traque des enfants de sans papiers et maintenant les scandaleux tests ADN, contraires à notre droit de la bioéthique, contraires à notre approche de la famille et à mon sens contraires aux principes de la Constitution. Cela suffit ! Et pourtant, l’évocation de quotas d’immigrés par métiers et par régions discutés annuellement par le Parlement constitue la dernière trouvaille gouvernementale. Du pain bénit pour un pouvoir qui n’oublie pas ce qu’il doit aux voix d’extrême droite ! Pensez donc : chaque année un débat serait organisé au Parlement sur l’ampleur des quotas d’immigrés ! Comme si pour certains l’immigration était moins une question qu’un filon ! Or voici qu’un certain nombre de socialistes tombent dans le panneau. Et bien, au nom même de nos valeurs et de notre souci d’efficacité, nous devons répondre. L’immigration ne doit pas être pas une braise sur laquelle le pouvoir souffle lorsqu’il se révèle défaillant, c’est une question sérieuse qui doit être traitée sérieusement, c’est une question humaine qui doit être traitée humainement, c’est une question européenne et sur laquelle je souhaite notre mobilisation.

La reconstruction du Parti socialiste et la réussite de nos propositions alternatives passent enfin par une réflexion lucide sur l’Europe. Débat riche. D’ici quelques mois, lorsque le texte en aura été complètement écrit, nous aurons à nous déterminer sur le traité constitutionnel « corrigé ». Nous n’avons oublié ni les arguments échangés de part et d’autre, ni la consultation populaire. Mais de grâce, ne nous enfermons pas dans la seule problématique institutionnelle ! Ne dispersons pas nos forces dans la mécanique procédurale ! Ce dont l’Europe a besoin, c’est surtout d’un cap et d’une stratégie. Nous devons partir d’une donnée économique nouvelle : l’affirmation des pays émergents, dont le réservoir de main d’œuvre est quasi-illimité et la force de frappe économique, financière et même technologique désormais considérable, alors que l’Europe cultive souvent une vision irénique de la mondialisation. Intégrons une autre donnée, politique : les principaux acteurs de la scène internationale ne sont plus ceux du concert européen des nations, Etats-Unis en plus. Désormais le libéral-communisme de la Chine, la puissance énergétique de la Russie, la multitude démocratique de l’Inde, le Brésil, l’Iran, d’autres s’imposent comme des acteurs clefs. Face à ces réalités, l’Europe doit être plus audacieuse et moins naïve. Face aux dumpings chinois ou autres, pourquoi serions-nous un continent passoire ? Face à la crise financière venue des Etats-Unis, pourquoi la Banque centrale européenne est-elle moins active que la Réserve fédérale ? Face à l’affaiblissement des ressources en pétrole ou en gaz, pourquoi la Commission européenne semble-t-elle parfois s’ingénier à favoriser la vente à la découpe de nos grands groupes ? Beaucoup d’entre nous ont été critiqués dans le passé pour avoir proposé que l’Union Européenne soit à la fois offensive et défensive, à travers sa monnaie, sa politique commerciale et de concurrence, l’harmonisation fiscale plutôt que le dumping généralisé, l’exigence de réciprocité des normes sociales et environnementales. Je crois comprendre que les préventions contre ces thèses commencent de reculer ? Affirmer sans arrogance la souveraineté européenne, ce n’est pas être protectionniste. Mais nous devons aussi être offensifs. Proposer par exemple une Communauté européenne de la Recherche et de l’Innovation, ces deux matières premières du futur, Communauté qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effectivement mise en place, notamment avec les pays de l’Euro. C’est une idée forte et neuve. J’espère qu’elle sera reprise par la France lors de sa présidence de l’Union.

***

Chers amis, j’ai été plutôt silencieux ces derniers mois car je voulais laisser le pouvoir « faire ses preuves ». Dans la période qui vient, je ne souhaite pas me mêler aux luttes intestines et souvent fratricides. En revanche je ferai entendre ma voix dans le débat politique de fond, pour une gauche décomplexée, moderne, fidèle à ses valeurs et rassembleuse. J’ai pris des positions ces dernières années, je les assume. Beaucoup d’entre vous ont partagé ces choix. Personne n’est infaillible mais lorsque nous regardons le chemin parcouru, que voyons-nous ? Il n’était pas inutile, me semble-t-il, comme je l’ai fait il y a déjà assez longtemps de proposer le premier aux socialistes le terme et le contenu de la « social-écologie », en insistant sur le caractère transversal et non pas latéral que devait avoir la préoccupation de l’environnement. Il n’était pas superflu plus récemment, face à la montée des communautarismes, d’exiger un coup d’arrêt sur les signes religieux à l’école, qui fut à l’origine de la loi laïque que l’on sait. Il était significatif de proposer de mettre au coeur de nos débats la question des délocalisations, de montrer qu’elles étaient une réalité et non un fantasme, qu’elles appelleraient une riposte d’ampleur à tous les échelons et non des rustines. Il était audacieux il y a deux ans, quand la question fut posée à tous les Français, de refuser au nom de l’Europe sociale que soient gravées dans le marbre d’une Constitution la politique monétaire de la Banque centrale européenne et le primat de la concurrence libre et non faussée, politiques désormais jugées contre-productives par beaucoup. Et il ne fut tout à fait inutile, il y a quatre mois, entre les deux tours des législatives, de débusquer la volonté gouvernementale de financer ses déficits par l’augmentation de la TVA. Ces positions ne nous ont pas valu que des soutiens sur le moment, mais elles ont une cohérence : la conviction qu’est juste, efficace, moderne pour notre pays et pour l’Europe ce qui permet une meilleure régulation collective dans l’espace et dans le temps plutôt que ce qui la détruit. C’est donc une certaine idée de la gauche, de la France et de l’Europe. Je compte la faire vivre dans les grands débats de demain.

J’ai utilisé à cet égard l’expression de « sage actif ». Certains ont retenu la notion de « sage » et oublié en chemin « l’ actif ». Mieux vaut sans doute inverser l’ordre des termes : je serai donc un « actif sage », un responsable engagé qui vous demande d’être engagés.

Qu’on ne compte pas sur moi pour disputer la coupe de France des people ou le championnat d’Europe des paillettes. Ce n’est pas ma conception de la politique, ni mon tempérament. En revanche, je suis d’accord pour la solidité, la crédibilité et la solidarité ; d’ailleurs dans le monde qui vient et sur la durée, existe-t-il une autre voie pour assurer à son pays un vrai progrès ?

Chers amis, Chers camarades, il s’agit ensemble de reconstruire pour reconquérir. Je suis en unité de pensée et d’espérance avec vous et avec des millions de nos concitoyens. Bon travail.

Le site de
Laurent Fabius


RAG 34. Lolo34

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2007 La gauche devient reconstruire la gauche



Dans quelques jours, 2007lagauche.fr deviendra reconstruirelagauche.fr

Ce nouveau site sera notre lieu de débat et d'échanges durant la période de la reconstruction.

Vous y retrouverez des comptes-rendus et des vidéos de la journée du 29 septembre 2007.

Et nous ? Nous devenons Rassembler à Gauche 34 (Hérault)

Amitiés socialistes et militantes à gauche.

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

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Combien de points de croissance en moins pour une hausse de 5 points de TVA ?

Avec la TVA (anti)sociale, Fillon ne marche pas encore sur les eaux... mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains

par Jean-Jacques Chavigné

« Trop d’impôt tue l’impôt » assènent inlassablement les néo-libéraux lorsqu’il s’agit de baisser les impôts des sociétés ou les impôts progressifs (l’impôt sur le revenu des personnes physiques ou l’impôt sur la fortune, l’ISF). Mais avec la TVA, baptisée « sociale » pour l’occasion, trop d’impôt ne tue plus l’impôt. C’est le premier miracle.

Le deuxième miracle de la TVA c’est qu’elle crée ou protège les emplois, que son taux augmente ou diminue. Si son taux augmente, nous voilà protégés contre les délocalisations. Si son taux diminue à 5,5 % dans la restauration, les patrons du secteur n’empocheront pas la différence et créeront des dizaines de milliers d’emplois !


Fillon ne marche pas encore sur les eaux mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains. Tout cela n’est bien sûr que poudre aux yeux. Les deux réels objectifs du gouvernement (évidemment partagés par le MEDEF) sont d’augmenter les profits patronaux en diminuant la part patronale des cotisations sociales et de diminuer l’endettement public pour satisfaire aux exigences de l’Union européenne. Les salariés paieront. Le « ensemble, tout est possible » de Sarkozy commence à s’inscrire dans la réalité.

Le projet de Sarkozy et de Fillon
Dans son discours d’Agen du 22 juin 2006, Sarkozy avait prudemment avancé la mesure : « Je propose que l’option de la TVA sociale soit étudiée, débattue sans a priori idéologique ». Chacun le sait, en effet, Sarkozy n’a pas d’a priori idéologique.

Une fois élu, il s’est fait plus précis : « Je suis convaincu qu’il faut expérimenter le transfert d’une parti des cotisations sociales sur la TVA ». Et, entre les deux tours des législatives, Borloo a vendu la mèche dans le débat qui l’opposait à Laurent Fabius, contribuant ainsi au sursaut électoral contre la Droite.

Du coup, Sarkozy se veut rassurant et annonce sa volonté d’ « expérimenter la TVA sociale ». Cette annonce n’a aucune portée. Pendant combien de temps se ferait une telle expérimentation ? Sur quels produits ? En quoi une expérimentation sur quelques produits pourrait-elle bien permettre de mesurer l’impact d’une augmentation généralisée de la TVA ? Le CNE devait lui aussi être « expérimenté »… L’objectif de Sarkozy est limpide : il veut imposer une augmentation de 5% de la TVA, faire passer son taux de 19,6 % à 24,6 % pour la plupart des produits achetés en France.

La TVA est pourtant l’impôt le plus injuste qui soit : il frappe du même pourcentage d’imposition le pauvre comme le riche. Aujourd’hui, pour tout achat de 12 euros, ce sont 2.35 euros de TVA qui sont prélevés et versés à l’Etat par le commerçant chez qui l’achat a été fait. 2,35 euros pour le Rmiste comme pour le PDG. ! Demain ce sera 2,95 euros. Pour le Conseil Economique et social, le taux d’effort des 10 % des ménages les plus pauvres est de 8,1 % et celui des 10 % les plus aisés de 3,4 %. Cela se comprend aisément : plus un ménage est riche, plus la part de son revenu destinée à la consommation diminue et plus la part destinée à l’épargne augmente.

Aucune garantie pour le financement de la Sécurité sociale
Il y a deux bonnes raisons à cela. Tout d’abord parce que, contrairement à une cotisation sociale, une taxe n’est pas affectée à une dépense particulière. Elle peut parfaitement être collectée pour l’Assurance maladie ou les Allocations familiales et être utilisé à combler le déficit public que le renforcement du « bouclier fiscal », la diminution des droits de successions et la baisse de l’impôt sur le revenu auront continué à creuser. C’est la deuxième hypothèse qui est, de loin, la plus vraisemblable et qui explique pourquoi Fillon se refuse à parler de « TVA sociale ».

Ensuite parce que la Droite à supprimé, en 2002, le FOREC (Fonds de recouvrement des exonérations de charge) instauré en 2000 par le gouvernement de la Gauche plurielle. Il est donc, aujourd’hui, devenu totalement impossible de vérifier la destination des taxes théoriquement dédiées au financement de la Sécurité sociale.

Il y a donc fort peu de chances que l’augmentation de TVA serve à financer la Sécurité sociale. Mais comme la part patronale des cotisations sociales aura, elle, vraiment diminué, ce sont les ressources de la Sécurité sociale qui sortiront exsangues de l’opération. Le déficit ne pourra donc qu’augmenter et servir de prétexte à un nouveau tour de vis des dépenses sociales.

Aucune garantie que les prix n’augmentent pas
Dans « Marianne » du 13 juin, l’économiste Christian Saint-Etienne (par ailleurs membre du MoDem) ne peut retenir son cri du cœur : « Les gens ne comprennent pas que la suppression des cotisations famille va baisser le coût du travail de 5,8 % […] Ce qui permettrait d’effacer la hausse de la TVA dans les prix de vente ».

Ce que « les gens » comprennent fort bien, contrairement à cet homme de Droite, c’est qu’il n’existe pas la moindre garantie que les employeurs ne fassent pas main basse sur cette diminution de cotisation sociale. Il est, au contraire, tout à fait probable qu’ils choisiront d’augmenter leurs marges bénéficiaires en empochant la baisse de cotisations sociales sans pour autant diminuer leurs prix.

Fillon s’est engagé à ce que la baisse des cotisations sociales « se retrouve dans les prix et non dans les marges des entreprises », à ce que « l’inflation soit maîtrisée » et qu’il n’y ait pas de dérives qui ampute le pouvoir d’achat des Français ».

Mais c’était à quatre jours du second tour. De toute façon, qui peut croire un tel discours alors que jamais un gouvernement de Droite ne s’est opposé sérieusement au Medef et que le dit Fillon ne se donne aucun moyen concret (de contrôle ou d’action) pour arriver à ses fins ? Même Raffarin ne croit pas (pour le moment du moins) qu’une hausse de la TVA ne soit pas inflationniste et affirme que Fillon ne trouvera pas de majorité législative pour la voter.

Quant à Sarkozy, alors Ministre des Finances du même Raffarin, il déclarait, en 2004, devant la Commission des finances du Sénat que « l’Etat ne contrôlait pas le niveau des prix et qu’il était donc à craindre qu’une hausse de la TVA, malgré une diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le pris de vente, à l’image de qui avait déjà été constaté dans la grande distribution ». (CR du Sénat du 4 mai 2004).

Aucune garantie que les salaires directs augmentent
Pour la Droite, l’évidence est, là aussi criante. La part patronale des cotisations sociales diminuera, les employeurs ne trouveront donc rien plus d’urgent que d’augmenter les salaires directs après avoir baissé leurs prix.

Mais ce conte de fée n’a rien à voir avec la réalité puisque c’est exactement le contraire que les employeurs pratiquent depuis vingt ans : ils empochent toutes les exonérations de cotisations sociales qui se présentent mais n’augmentent les salaires qu’au compte-gouttes. Il n’y a aucune raison pour que cela change, surtout avec la droite au pouvoir. La diminution des cotisations sociales patronales ira donc directement dans la poche des employeurs et les salariés n’en verront pas la couleur. Ce que prépare la TVA anti-sociale de Sarkozy et Fillon c’est, à la fois la stagnation des salaires et une hausse de 4 à 5 % des prix. Et donc, à une baisse a une hausse de 4 à 5 % du pouvoir d’achat de la grande majorité des habitants de notre pays.

Aucune garantie contre les délocalisations
Le raisonnement de la droite est le suivant : le coût du travail va baisser en France. Les employeurs n’auront donc plus de raison de délocaliser. Ils auront d’autant moins de raisons que les prix des importations augmenteront au rythme de l’augmentation de la TVA. Grâce à la TVA, les entreprises françaises seront com-pé-ti-ti-ves !

Cet édifice ne tient pas debout. En effet, pour parvenir au résultat cherché, il faudrait, tout d’abord, que les prix des entreprises françaises n’augmentent pas. Nous venons de le voir, c’est un vœu pieux : les employeurs ont toujours choisi d’augmenter leurs marges bénéficiaires dès qu’ils le pouvaient. C’est d’ailleurs cet objectif qui les pousse à délocaliser.

Il faudrait, ensuite, comme le souligne José Caudron et Catherine Mills (TVA « sociale » et impostures fiscales) que le taux de TVA augmente de 150 à 300 % pour lutter contre les délocalisations vers la Chine. Les salaires chinois sont 20 à 30 fois moins élevés qu’en France et une augmentation de 5 % des produits importés de Chine ne serait qu’une goutte d’eau dans l’océan. De toute façon, la moindre appréciation de l’euro par rapport au dollar réduirait à néant l’ « avantage » concurrentiel de cette augmentation de TVA.

Quant aux importations venant de l’Europe de l’ouest, l’augmentation de 5 % de la TVA pourrait peut-être contribuer à les freiner. Mais qui peut sérieusement s’attendre à ce les partenaires commerciaux de notre pays se contentent de lire le journal pendant que le taux de la TVA française augmentera. Ces partenaires commerciaux ne se contentent pas d’acheter les produits fabriqués en France, ils y vendent aussi leurs propres produits. Pourquoi, dans ces conditions, résisteraient-ils à la tentation d’augmenter également leurs taux de TVA pour faire participer les consommateurs français au financement de leur propre protection sociale ? A moins de penser que la France puisse vivre en autarcie et produire tout ce qu’elle consomme…

En augmentant la TVA, la Droite ne ferait qu’allumer une nouvelle guerre fiscale en Europe. Elle avait déjà annoncé le lancement d’une première guerre fiscale en Europe en affirmant qu’elle baisserait de 5 points le taux de l’Impôt sur les Sociétés. La nouvelle guerre fiscale enclencherait une nouvelle course des taux de TVA.

Nous avons là, à l’état presque pur, l’essence de la politique de la Droite la baisse de l’Impôt sur les Sociétés enclencherait une baisse en cascade des impôts payés par les sociétés ; la hausse de la TVA enclencherait, par contre, une hausse en cascade des impôts payés par les salariés. Toujours plus pour les sociétés, toujours moins pour les salariés !

En 2004, toujours devant la même commission du Sénat, Sarkozy considérait qu’ « une augmentation du taux de TVA irait à l’encontre de la construction européenne, qui se traduisait notamment par une convergence des taux d’imposition, alors même que le taux normal de TVA en France est, aujourd’hui, plus élevé que la moyenne de l’Union européenne ». Ce qui est toujours le cas, puisque cette moyenne est de 17 %

Une mesure qui freinerait la croissance
La baisse de la consommation qui suivrait la mise en œuvre d’une telle augmentation de la TVA ne pourrait avoir qu’un effet récessif et entraîner une baisse du taux de croissance.

C’était d’ailleurs, toujours en 2004, devant la même commission du Sénat le point de vue de Sarkozy qui affirmait qu’une hausse de la fiscalité des ménages provenant de la TVA […] pouvait donner lieu à 0,9 point de croissance en moins » pour une hausse de 1 point seulement du taux de TVA. !

Combien de point de croissance en moins pour une hausse de 5 points ?

Jean-Jacques Chavigné, mardi 25 septembre 2007 .



RAG 34. Les lolo's 34

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01.10.2007

Affaire JPK Monsieur X : Emissions du 08.09.07 et du 15.09.07

RENDEZ-VOUS AVEC X par Patrick Pesnot
le samedi de 13h19 à 14h01

L'affaire JPK (1)

Il était malheureux. Alors un soir, après avoir absorbé des somnifères, il a chaussé ses palmes et il est entré dans l’eau. Et il a nagé en direction de l’horizon. Jusqu’à ce que la fatigue et les médicaments fassent effet. Il l’avait d’ailleurs dit à un ami : si un jour je voulais me suicider, c’est ainsi que je ferais : nager vers le large jusqu’à épuisement. Jusqu’à la mort !

Oui mais il s’est trouvé des gens pour douter de cette histoire qui arrangeait pourtant beaucoup de monde. Des frères, une sœur, une mère qui n’ont pas longtemps cru que Jean-Pascal Couraud, dit JPK, avait décidé d’en finir ce 15 décembre 1997, dernier jour où il a été vu en vie. Alors, si JPK ne s’est pas suicidé, qu’est-il devenu ? A-t-il fui son épouse, sa famille, son métier ? Ou bien, hypothèse la plus vraisemblable, a-t-il été assassiné ?

En effet ce journaliste de 37 ans était très curieux. Trop, sans doute. Mais d’abord plantons le décor en cette année 1997 : Tahiti, le paradis sur terre ! Des palmiers, des plages étincelantes, des vahinés, des colliers de fleurs… Mais aussi le chômage, d’importantes inégalités sociales, la corruption et des mœurs politiques discutables : la Polynésie française, pays d’outre-mer qui vit sous perfusion des subventions de la métropole, est alors dirigée depuis le début des années 80 par un monarque républicain, Gaston Flosse, qui concentre les pouvoirs, accumule les affaires et les mises en examen, dispose d’une milice forte de plus d’un demi-millier d’hommes et même de deux services de renseignement !

C’est donc dans ce climat délétère que Jean-Pascal Couraud a disparu… Monsieur X explore toutes les pistes. Même les plus explosives.

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Ne manquez pas la 2ème partie de l'émission le 15 septembre !

(photo APF)
Et si le récent retour d'Oscar Temaru à la tête de la Présidence de la Polynésiee Française contribuait enfin à délier définitivement les langues ? Son rapprochement avec Gaston Flosse semblerait laisser augurer du contraire. Alors toujours et encore la loi du silence à Tahiti ?


Lolo34.


RENDEZ-VOUS AVEC X par Patrick Pesnot
le samedi de 13h19 à 14h01

L'affaire JPK (2)

Il aurait enfilé ses palmes et nagé vers le large. Et il serait mort épuisé, noyé… Un suicide, donc. Ainsi aurait disparu fin 1997 le journaliste Jean-Pascal Couraud qui, à Tahiti, signait ses articles JPK. Désillusion politique et amoureuse. L’affaire est dite et jamais l’on ne retrouvera le corps de ce sportif de 37 ans ! Mais des amis, des parents contestent rapidement cette thèse. Sa mère porte même plainte contre X pour enlèvement et séquestration. En fait, même s’ils n’osent pas prononcer le mot, c’est à l’assassinat que pensent les amis de JPK.

Le mobile ? Ou plutôt les mobiles ? Ils sont nombreux. Certes, il pourrait s’agir d’une affaire passionnelle : l’épouse de Couraud avait un amant et le couple battait de l’aile. Mais c’est la piste politique qui retient surtout l’attention : JPK était un adversaire résolu du système polynésien fait de clientélisme et d’affairisme. Cela lui avait d’ailleurs valu d’être licencié du quotidien local dont il était le rédacteur en chef. Le journaliste avait ensuite rejoint Boris Léontieff, leader d’un petit parti politique dont JPK avait pris en charge la communication. Pour autant, il n’avait pas abandonné l’investigation journalistique. Et d’ailleurs, peu de temps avant sa disparition, après avoir décortiqué une affaire immobilière, il venait de porter plainte pour ingérence contre le président de la Polynésie française, le tout-puissant Gaston Flosse. Mais il est vraisemblable que le journaliste devait posséder d’autres dossiers, peut-être encore plus sensibles. C’est la conviction de Monsieur X qui affirmait la semaine passée que l’après-midi précédant sa disparition, JPK avait été enlevé et interrogé par des membres du GIP, le Groupe d’intervention de la Polynésie, une sorte de milice dépendant de la présidence du Territoire. Insatisfaits des réponses du journaliste, ces gros bras sont-ils revenus le soir-même ? Et que penser de l’étrange passivité de la Justice dans cette affaire ? Qu’avait découvert JPK ?

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Notes précédentes :

2/3 Affaire JPK (1) Emission du 8.09.07

1/3 Affaire JPK : Les amis du journaliste Jean-Pascal Couraud mystérieusement disparu en 1997 nous informent

Aller sur le site des amis de JPK

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RAG 34. Les lolo's 34

23:55 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JEAN-PASCAL COURAUD, JPK, AFFAIRE JPK