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30.09.2007
Pourquoi ne parviendrait-on pas à unifier la gauche du PS ?
Démocratie et Socialisme
Le Puy-en-Velay nous recevait : ville de pèlerinage, chargée d’histoire ou tous les rois et les princes ont défilé, la ville a commencé à décliner au XVe siècle. C’était une ville de textile contrôlée par l’évêque et les bourgeois locaux Il a fallu attendre1878 pour que soit construit le premier temple protestant. C’est aussi la ville de Lafayette et de Jules Vallès, l’enfant de la Commune et du pays. Il y eut après mai 68, un mouvement social important syndical CFDT puis CGT. La municipalité a été gagnée à gauche pour la 1e fois après 66 ans de droite en 2001.
Une Gauche plurielle restée unie et qui se bat pour qu’elle reste à gauche en 2008. Raymond Vacheron adjoint au maire qui nous accueille explique comment ils ont essayé de gérer au mieux une ville qui était dans un état très dégradé.
Le député de droite proche de Sarkozy et porte-parole du gouvernement a annoncé qu’il serait candidat, la bataille des municipales aura donc beaucoup d’enjeu.
Lors de la Présidentielle, le 6 mai, la gauche était majoritaire. Mais le municipalisme tout comme le syndicalisme d’entreprise ne se suffisent pas en soi, ils doivent être partie intégrante d’un projet de société.
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PS: Le retour de FABIUS
20 minutes.fr "Lolo is back". Discret pendant la campagne présidentielle, il avait fait déraper Jean-Louis BORLOO en direct sur la "TVA sociale", avant de se retirer temporairement de la scène politique. Laurent FABIUS a fait sa rentrée hier devant un partère de 700 personnes, venues entendre ce que "le sage actif" avait à dire. Aujourd'hui on se demande quelle est la ligne, de celui qui représentait il y a quelques mois encore "l'aile gauche du parti".
Car Laurent FABIUS n'est (officiellement) "candidat à rien", ne voulant ni "guerres fratricides" (un coup pour JOSPIN) ni "paillettes" (voilà pour ROYAL). L'ancien premier Ministre de François MITTERRAND veut "reconstruire" avec toutes les bonnes volontés du parti: les fabiusiens Claude BARTOLONE et Henri WEBER, le strauskahnien CAMBADELIS, mais aussi les "rénovateurs" Arnaud MONTEBOURG, Benoit HAMON, le très "ouvert" Hubert VEDRINE, ou l'adjointe au Maire de Paris Anne HIDALGO (voir l'article de LIBERATION).
Consensuel, voire "recentré", FABIUS semble aujourd'hui avoir choisi "la voie de la sagesse" afin de rassembler derrière son nom le maximum de "têtes pensantes". Cette "position pivot" pourrait, au moment des comptes du congrès, s'avérer particulièrement utile à un FABIUS isolé depuis son "écart à gauche" du dernier congrès, et son "NON" retentissant au projet de Constitution européenne. Plus proche d'un "socialisme historique à la JOSPIN" (DELANOE n'est pas loin) que des inovations d'une Ségolène ROYAL (qui n'était pas invitée hier), l'obsession de Laurent Laurent FABIUS semble être de ne pas "insulter l'avenir" afin de se préparer un retour au premier plan dès le congrès de novembre 2008 (vraissemblablement par le biais d'une alliance majoritaire).
En attendant, FABIUS va suivre tranquillement le trajet du PS, adoptant une "stratégie d'attente" qui pourrait s'avérer payante, et assurer un retour gagnant sur le devant de la scène politique française, à l'un des derniers éléphants du PS ayant encore échappé à "'l'ouverture".
Affaire à suivre...
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29.09.2007
Laurent Fabius : Je serai un reconstructeur
Interview de Laurent Fabius publiée par le journal "20 minutes".
Pourquoi avoir si peu parlé jusqu’à présent ?
Un nouveau pouvoir s’est installé, j’ai trouvé normal de le laisser faire ses armes. Et puis, après nos défaites à la présidentielle et aux législatives, un temps de latence me semblait nécessaire.
Que comptez-vous dire ?
Je ne veux pas me mêler des disputes internes au PS. Ce qui m’intéresse, ce sont les analyses et les propositions de fond. Je serai donc un « actif sage ». Un reconstructeur.
Prônez-vous, comme d’autres, la refondation du PS ?
J’utilise le terme de reconstruction. Les valeurs de la gauche, comme l’égalité, la laïcité, l’internationalisme sont modernes et doivent être conservées. En revanche, certaines de nos propositions, dans un monde qui a changé, doivent être modifiées. Et notre stratégie doit être clarifiée, car elle a été plutôt floue dans la dernière période.
Reconstruction, mais pas droitisation ?
Non, le PS doit rester le grand parti de la gauche. Je n’exclus pas qu’à terme s’opère un rassemblement encore plus large, dans une formation socialiste et progressiste, des différentes sensibilités de la gauche. Pour le moment, si l’on doit discuter avec d’autres, il faut que ce soit sur des bases claires. Je n’envisage d’accord aux municipales que national et sur une cohérence de projets.
Donnez-nous quelques exemples de propositions...
Pour financer durablement les retraites et la protection sociale, nous devons proposer de soumettre les revenus financiers à cotisation sociale. En matière d’environnement, il faut aller rapidement vers une « pollutaxe » décourageant les émissions de carbone. Je propose également de lancer le projet d’une Communauté européenne de la recherche et de l’innovation, avec les pays de la zone euro. Sur le terrain de la démocratie, je propose d’inscrire dans la Constitution l’exigence d’équilibre des temps de parole dans les médias audiovisuels, en y intégrant le chef de l’Etat.
Le débat budgétaire, un bon moment pour l’opposition ?
En tout cas, c’est une occasion perdue pour redresser en profondeur la situation. Beaucoup de Français connaissent des difficultés de pouvoir d’achat, ils voient arriver les reculs sociaux, ils vont s’apercevoir que le slogan « Travailler plus pour gagner plus », c’est en réalité « Travailler plus pour ne pas gagner plus » et même souvent gagner moins. Le Premier ministre parle de faillite de l’Etat mais il décide de transférer près de 15 milliards d’euros par an aux plus aisés ! L’injustice est patente. Le réveil risque d’être pénible.
Fabius, c’est toujours une ligne de gauche au PS ?
Je ne m’enferme pas dans des carcans idéologiques. Je regarde les principaux problèmes - l’environnement, l’allongement de la durée de la vie, le financement de la solidarité. Ils ne peuvent être résolus que par la régulation, que propose la gauche, et non par la démolition des règles. Ces dernières années, plusieurs de mes positions ont été anticipatrices. J’ai parlé le premier de social-écologie, j’ai réclamé une loi sur les signes religieux à l’école, j’ai posé en amont la question des délocalisations, j’ai soulevé le lièvre de la TVA dite « sociale »... Il y a une cohérence dans ces positions.
Comment le PS doit-il aborder son congrès en 2008 ?
En essayant de clarifier les questions de fond et de dépasser certaines fractures. C’est une bonne chose que la réunion de demain convie toutes les sensibilités du PS.
Y aura-t-il une motion Fabius ?
Je ne me pose pas ce genre de question aujourd’hui.
Comment jugez-vous les premiers mois de la présidence Sarkozy ?
Beaucoup d’énergie est déployée, et même parfois une certaine fébrilité, mais on n’observe pas de résultat positif sur le plan économique et social, au contraire. Sur le plan international, je suis préoccupé : le discours présidentiel sur l’Afrique n’était pas pertinent, la tension est dommageable avec nos voisins allemands. Nous devons aussi éviter un flirt inopportun avec le président Bush. Enfin j’ai trouvé légères les déclarations récentes à l’emporte-pièce contre l’Iran. Au total, si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le prétendu choc de confiance risque d’aboutir à un contre-choc de méfiance.
Recueilli par Bastien Bonnefous. 28 septembre 2007
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10:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS
Point presse d’André Vallini, Secrétaire national aux institutions et à la justice
Birmanie
Test ADN
Réforme des institutions
Grenelle de l’environnement
Interview d’Henri Guaino à France Inter
Birmanie
Le Parti socialiste manifeste toute sa solidarité au peuple birman et soutient toute initiative de l’ONU pour ramener le calme et faire avancer la démocratie dans le pays.
Nous souhaiterions entendre à la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, les dirigeants du groupe Total et nous demandons à Nicolas Sarkozy de saisir l’opportunité de son voyage en Chine en novembre pour parler clair et ferme aux dirigeants chinois, si d’ici cette date la situation ne s’était pas améliorée.
Test ADN
Le vote hier à la commission des lois du Sénat pour supprimer l’article sur les tests ADN dans la loi relative à l’immigration, s’il devait se confirmer en séance publique, donne à la majorité UMP une occasion de se ressaisir lors de la 2ème lecture du texte à l’Assemblée nationale. Nous l’exhortons à cela pour éviter un engrenage dangereux sur le plan des principes et de la constitutionnalité de cette disposition.
Réforme des institutions
La rencontre hier entre François Hollande et François Bayrou a été consacrée à un échange approfondi des propositions sur la réforme des institutions. Nous avons vu l’ensemble des points de réforme possible et nous avons constaté des accords sur la quasi totalité des sujets, notamment sur le renforcement des droits des citoyens et celui des pouvoirs du Parlement.
Ils ont examiné le rapport de force pour le vote au Congrès et convenu qu’une majorité de 3/5ème n’était pas acquise pour l’approbation de la réforme de la constitution.
Nous invitons le Président de la République à réfléchir, car il serait dommage de laisser passer cette occasion d’une modernisation de nos institutions, de renforcer notre démocratie, et de l’approfondir. Nous espérons que nos propositions seront reprises par le rapport de la commission Balladur avec des réformes audacieuses et nous serons très exigeants.
Grenelle de l’environnement
Convenons qu’un bon climat anime les réunions et que la réflexion est utile.
Mais ce qui ressort pour l’instant c’est une fiscalité supplémentaire. Pour nous, elle ne doit être qu’écologique et non pas une façon déguisée de financer le paquet cadeau fiscal adopté en juillet au profit des plus favorisés.
Interview d’Henri Guaino à France Inter
Monsieur Guaino s’exprime de plus en plus souvent et je voudrais éclairer son expression en rappelant le scénario de 1995 qui peut se reproduire.
Jacques Chirac avait été élu sur des promesses intenables de réduction de la fracture sociale, et Nicolas Sarkozy, après quelques mois est confronté à la réalité d’une croissance faible et d’un déficit fort contradictoires aux promesses sur le pouvoir d’achat. La réalité économique, sociale et fiscale rattrape le Président de la République.
Ils ont le même conseiller, le même inspirateur à l’œuvre à l’Elysée. Le risque est donc grand de reproduire les mêmes erreurs avec un plan d’austérité.
Nous prédisons une politique de rigueur, retardé pour des raisons électorales, qui sera à l’œuvre au printemps prochain, avant juillet 2008, quant il faudra montrer un visage financier de la France plus avenant au moment de la présidence française de l’Union européenne.
Un plan de rigueur est inéluctable quoiqu’en dise le gouvernement, à cause de sa politique.
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28.09.2007
Birmanie (Myanmar) : Répression sanglante à huis clos
* La junte birmane a verrouillé le pays et s'est coupée du Monde afin de poursuivre à huit clos la répression sanglante contre les opposants à son régime de dictature.
* BBC : In pictures: Burma protests
Ségolène Royal a demandé à l'issue d'une manifestation organisée hier devant l'ambassa de Birmanie à Paris que soit évoqué la menace d'un boycott des prochains jeux olympiques de Pékin. La Chine est le principal partenaire économique et soutien de la Birmanie. On déplorait hier neuf victimes dont un journaliste japonais. Combien de manifestants, d'opposants emprisonnés et torturés ?
Campagne de Reporters Sans frontières = Chine : Plus grande prison du Monde pour les journalistes et les internautes
La dépêche AFP de jeudi soir :
Les manifestants bravent encore la junte à Rangoun: neuf morts
RANGOUN (AFP) - Les forces de sécurité birmanes sont une nouvelle fois entrées en action jeudi à Rangoun où neuf personnes, dont un journaliste japonais, ont été tuées et des centaines d'autres arrêtées, alors que la junte tentait, non sans mal, de briser un mouvement de protestation.
Au moins 50.000 personnes, en majorité des jeunes et des étudiants, ont encore bravé jeudi une interdiction de manifester contre la junte, selon des estimations citées par des témoins.
Le bilan de neuf morts a été donné en fin de journée par la télévision nationale, contrôlée par les généraux.
Kenji Nagai, un vidéo-reporter de 50 ans travaillant pour l'agence APF basé à Tokyo, est le premier étranger tué depuis le début des violences à Rangoun. Une source hospitalière birmane a indiqué qu'il aurait succombé à des blessures par balle.
L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est dite "horrifiée" par la répression, tandis que des manifestations de protestation ont été organisées à Londres, Genève, Rome et Paris.
Le président américain George W. Bush a appelé le monde à faire pression sur la junte pour mettre fin à la répression et le gouvernement américain a annoncé des sanctions économiques contre le chef de la junte, le général Than Shwe et treize autres hauts responsables birmans.
L'Asean, dont la Birmanie est membre, a pour la première fois réagi et a exigé que la junte "cesse immédiatement" d'utiliser la violence.
Les autorités birmanes ont fait un petit geste en décidant d'accorder un visa à l'émissaire spécial de l'ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, qui sera autorisé à se rendre à Rangoun, selon le porte parole du secrétaire général de l'ONU.
Malgré l'interdiction de tout rassemblement, des milliers de manifestants ont convergé jeudi vers le centre de Rangoun où ils se sont retrouvés face à des policiers anti-émeute et des soldats armés.
Les protestataires ont lancé des slogans liés au héros de l'indépendance, le général Aung San, père de l'opposante Aung San Suu Kyi, maintenue en isolement dans sa résidence depuis 2003.
Ils ont finalement été dispersés après des tirs de sommation et un ultimatum particulièrement ferme.
Au moins cent personnes ont été arrêtées sur place et forcées de monter à bord de camions militaires, alors que d'autres manifestants s'enfuyaient dans les rues adjacentes en courant.
La télévision nationale a accusé la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi d'avoir fomenté des troubles en payant des personnes pour qu'elles participent aux manifestations.
Elle a indiqué que deux membres de la LND, Hla Pe et Myint Thei, avaient été interrogés, ainsi que deux responsables de partis ethniques, Htaung Ko Htan et Chin Sian Thang, pour leur rôle dans le "soulèvement".
Des échauffourées ont éclaté dans au moins trois endroits distincts alors que les forces de l'ordre tentaient d'appréhender des moines pour les placer par la contrainte dans des camions. Les religieux ont reçu le soutien d'habitants qui ont tenté de s'interposer.
De nombreux bonzes ont, par ailleurs, été interpellés dans leurs monastères et conduits, par camions, en dehors de la ville, vers une destination inconnue, dans le but évident de les empêcher de participer aux défilés. Des témoins ont relaté avoir vu au moins six camions chargés de moines.
Au total, jeudi, les manifestations et les violences ont duré six heures.
Une centaine de bonzes avaient déjà été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de sécurité qui avaient lancé un raid contre un monastère de l'est de Rangoun, selon des témoins. Certains moines ont été "battus sévèrement", ont indiqué des sources diplomatiques britanniques.
Les moines sont devenus le fer de lance d'un mouvement de protestation contre la junte lancé le 19 août par des opposants à la suite d'une augmentation massive des prix.
Notes précédentes :
Birmanie (MYANMAR) : Vers une nouvelle répression sanglante ?
Birmanie : la junte impose le couvre-feu, sanctions internationales en vue
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23:36 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BIRMANIE, MYANMAR, REPRESSION, MOINES
Les syndicats tous "au charbon" contre la privatisation de Gaz De France
Les syndicats déterminés à empêcher la privatisation de GDF ont lancé une pétition qu'ils ont adressé au Président de la République.
Pétition intersyndicale contre la privatisation de GDF
EDF-GDF 100% public
Les confédérations CGT – CFE CGC – CFTC – FO ont adressé au président de la République une pétition contre la privatisation engagée de Gaz de France.
Nous vous invitons à signer cette pétition contre la casse d'un service public essentiel pour le pouvoir d'achat des ménages, l'indépendance du pays et la qualité de l'environnement : Lettre pétition au Président de la République (Confédérations CGT - CFE CGC - CFTC - FO)
Pour en savoir plus : un article de A Gauche de février 2007 sur EDF/GDF et la défense des services publics.
Notre dossier : EDF-GDF public !
LA VERITE SUR LES TARIFS
RAPPEL : A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE
Quelques petits conseils pour éviter les surprises à partir du 1er juillet 2007
En effet, à cette date le marché de l’électricité et du gaz sera ouvert à la concurrence de part la volonté de nos « dirigeants » et de Bruxelles et beaucoup de monde risque de se faire piéger.
Un premier conseil : ne cédez pas aux sirènes téléphoniques et autres démarchages, même et surtout de la part d’EDF et/ou de Gaz de France.
1) TARIF REGULE, ELIGIBILITE ET TARIF CONCURRENTIEL
Au 1/07/07, vous aurez le choix entre :
- le tarif régulé (comme aujourd’hui) où l’Etat fixe les prix (peu de fluctuation car suit en général le coût de la vie),
- faire jouer votre « éligibilité », c’est à dire choisir le marché, faire jouer la concurrence.
Si vous faites jouer votre éligibilité, donc que vous choisissiez de faire jouer la concurrence, vous ne pourrez plus jamais revenir au tarif régulé.
Je dis plus haut de faire surtout attention aux offres « EDF » ou « Gaz de France » car ces 2 entreprises, étant opérateur historique, sont les seules (avec Elec. de Strasbourg et de Grenoble, Usine de Metz) à conserver 2 types de tarifs, le régulé et le concurrentiel. Alors il se peut que vous soyez contactés par EDF ou GDF (surtout GDF) pour vous entendre dire :
- « venez chez nous, on vous fera un contrat unique, vous n’aurez qu’une seule facture, vous aurez des avantages (diagnostiques gratuits d’installation, l’énergie moins chère, une cafetière offerte, …) et dès la signature, votre facture baissera de X %… »
Aujourd’hui, EDF et Gaz de France sont devenues des Sociétés Anonymes, avec des actionnaires à rétribuer. Vous comprendrez donc aisément qu’elles ont intérêt à ce qu’un maximum de leurs clients quittent le tarif régulé.
Programme ou offre alléchants, mais danger, même en choisissant un contrat de type concurrentiel d’EDF ou de GDF, vous faites jouer votre éligibilité, donc, FINI le tarif régulé. Et à titre d’exemple, si pour vous appâter on vous offre un diagnostique de votre installation et qu’on trouve des défauts, vous serez obligés d’y remédier à titre onéreux.
Qu’arrivera-t-il si vous quitter le tarif régulé ?
Un seul exemple, celui de l’hôpital de Besançon.
En 2004, le directeur, envoûté par les sirènes d’ENDESA, quitte EDF et le tarif régulé.
Première année, pas de problème, - 10% sur la facture d’électricité, on se frotte les mains, y-a pas à dire, la concurrence et le marché ç’à a du bon.
2ème année, patatras, + 70% sur la facture ENDESA (comme pour les assurances et tout le reste, il faut lire les petites lignes).
Notre directeur d’hôpital, se disant que l’on ne l’y reprendrait pas de sitôt, demande son retour à EDF.
Mr EDF lui répond : « volontiers Monsieur, nous vous faisons une offre à 10% de moins que ENDESA »
- « Quoi ? mais avant je payais tant !!! »
- « Oui mais cela, c’était le tarif régulé. Et comme vous avez fait jouer votre éligibilité, vous ne pouvez pas revenir au tarif régulé ! »
- donc, résultat des courses, + 50% en 2 ans.
Pour la petite histoire, qui a subi les conséquences de la décision du directeur ?
- les usagers car on a du fermer des lits,
- le personnel soignant car on a du supprimer des postes suite à l’augmentation des dépenses budgétaires que l’opération a entraîné.
ALORS CONSIGNE POUR CERTAIN(E)S D’ ENTRE VOUS QUE JE CONNAIS PARTICULIEREMENT :
- Si on vous appelle d’EDF ou de Gaz de France pour vous faire une offre commerciale, c’est NIET. « MOI, JE RESTE AU TARIF REGULÉ » que vous répondez.
- Si c’est les autres, je n’ose pas vous dire ce que vous leur répondez.
Surtout, pas de signature et même pas d’engagement oral. Et régulièrement vous contrôlez vos factures car je ne vous dis pas les arnaques qu’il y a eu pour les professionnels.
2) LA NOTION DE POINT DE LIVRAISON
ATTENTION, jusqu’à aujourd’hui, un abonnement à l’électricité et au gaz était contracté par une personne physique ou morale. Demain, c’est à dire le 1er juillet, c’est la notion de point de livraison qui prévaudra.
Ça veut dire quoi ce machin ?
- Après le 1er juillet, vous décidez d’acheter une maison ou un appartement. Si le vendeur était resté à EDF et/ou GDF régulé, pas de problème. Par contre, si votre vendeur avait fait jouer son éligibilité, donc qu’il a quitté EDF et/ou GDF tarif régulé, vous ne pouvez pas prétendre au tarif régulé, car c’est la notion de point de livraison qui est prise en compte.
- Plus grave, idem pour le locatif. C’est à dire que si vous déménagez et que vous êtes en locatif (OPAC, privé…), vérifiez bien où votre prédécesseur dans le logement se fournissait car là aussi, si un locataire décide de quitter le tarif régulé, c’est le logement qui quitte définitivement ce tarif (attention encore, s’il vous dit qu’il était à EDF et/ou GDF, cela ne dit pas à quel tarif il était).
- Cela vaut pour le bailleur de logement qui risque d’avoir des difficultés ultérieures à louer ses logement qui ne seront plus au tarif régulé (d’autant plus qu’actuellement la loi sur la concurrence libre et non faussée lui interdit d’imposer à un de ses locataires de se fournir ici plutôt que là).
BONJOUR LES RECHERCHES ET DEBOIRES.
3) LE 1er JUILLET 2010
ET ENFIN POUR TERMINER, LE COUP DE CHAPEAU.
A compter de cette date, que vous accédiez à la propriété ou que vous changiez de résidence en locatif, vous n’aurez plus droit au tarif régulé.
Alors si vous avez prévu de faire construire ou d’accéder à la propriété, faites le avant cette date.
4) LES COUPURES POUR IMPAYES
Que vous choisissiez n’importe quel fournisseur et n’importe quel tarif, c’est une nouvelle entreprise, filiale commune à EDF et Gaz de France, qui s’appelle depuis 2004, EDF-Gaz de France Distribution, EGD en abrégé interne, qui est en charge de :
- la construction du réseau et du branchement pour vous raccorder,
- l’entretien et le renforcement de ce même réseau,
- le dépannage aussi bien électrique que gaz,
- le relevé des consommations, facturé au fournisseur,
- et toutes les interventions annexes telles qu’augmentation de puissance sur les disjoncteurs, coupures pour impayés, facturés au fournisseur.
Et là, de par ma position professionnelle, j’assiste à des trucs pas piqués des hannetons. Je vous prie de me croire que certains fournisseurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère envers leurs clients mauvais payeurs.
5) EN GUISE DE CONCLUSION
Vous pouvez le constater, c’est un « beau » service public de l’énergie que nous ont concocté Bruxelles, le Gouvernement et la majorité de l’Assemblée et du Sénat sortants. Et encore, grâce à l’action des agents d’EDF-GDF et d’un petit nombre de parlementaires, vous avez évité le pire.
Mais il est peut-être à venir car rien n’est acquis définitivement. Il n’y a pas non plus à se résigner à cette casse, il y aura du grain à moudre avec le mécontentement qui va naître.
Petite anecdote : en 2006, devant le tollé soulevé auprès des industriels et professionnels, mais aussi des communes qui elles aussi sont dans ce cas, par l’augmentation de près de 70% du prix de l’électricité dérégulée et à l’injonction du MEDEF et de la CGPME, le Gouvernement Villepin a mis en place un truc dégueulasse. C’est à dire que pendant 2 ans, EDF rembourse, aux fournisseurs indélicats, 30% des 70% d’augmentation qu’ont subi ces patrons. En clair, cela signifie que vous, petits usagers, payez par l’intermédiaire de votre facture EDF, à des sociétés comme POWEO, Suez et autres, la différence entre les rabais qu’elles consentent à leurs gros clients pour ne pas les perdre.
POUR INFO :
Les fournisseurs Gaz :
- ALTERGAZ
- BP GAS & POWER
- DISTRIGAZ
- EDF
- ELECTRABEL
- ENI
- E.ON GROUP
- GAS NATURAL
- GAZ DE FRANCE
- GAZ DE PARIS
- HYDRO ENERGY
- IBERDROLA
- POWEO
- SOTEG
- TOTAL
- WINGAS
Les fournisseurs d’électricité :
- ALTERNA
- COMP. NAT. DU RHONE (SUEZ)
- DIRECT-ENERGIE SA
- EDF
- ELECTRABEL France (SUEZ)
- ELECTRICITE DE STRASBOURG
- ENDESA ENERGIA
- ENERCOOP
- GAZ DE France
- GAZ ELECTRICITE DE GRENOBLE
- OUEST ENERGIE
- POWEO
- SIGEXY
- SOREGIES
- USINE ELECTRIQUE DE METZ
Listes mises à jour régulièrement à consulter sur www.cre.fr
RAG 34. Les lolo's 34
18:45 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF, GDF, PRIVATISATION
RAG : Journée nationale d’échanges et de réflexions
Chère Amie, Cher Ami,
Chère Camarade, Cher Camarade,
Notre Parti vient de connaître deux importants échecs électoraux. Nicolas Sarkozy sera au pouvoir pour cinq ans pour une omni-présidence au service de l’hyper-finance, de la régression sociale et du verrouillage démocratique. Dans ce contexte, la gauche doit mener une opposition ferme et déterminée. Elle doit préparer les futures victoires électorales, à commencer par les municipales, cantonales et européennes. Elle doit s’engager sur le chemin de la reconstruction, du renouvellement et de l’ouverture
Pour y travailler ensemble, je te propose de nous retrouver pour une journée nationale d’échanges et de réflexions :
Le samedi 29 septembre de 13 h à 17 h 30
A l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
27 rue Saint Guillaume – 75 006 PARIS
metro : Rue du Bac / Saint Germain des Près
Des intervenants de haut niveau – dirigeants de la gauche, intellectuels, syndicalistes – participeront aux tables rondes. Leur présence, une fois confirmée, sera précisée sur le site www.2007lagauche.net.
Cette journée sera une vraie journée d’échanges au cours de laquelle vous aurez la parole. Chaque table ronde donnera lieu à un rapport qui sera ensuite diffusé.
Je compte sur ta présence pour cette étape importante du calendrier de la refondation et te remercie de bien vouloir nous retourner ton inscription au plus vite.
Amitiés socialistes,
Claude BARTOLONE
PROGRAMME :
Programme détaillé pour la journée de réflexion du 29 septembre 2007
13 h
Accueil
13 h 30
Ouverture des travaux par Claude Bartolone
13 h 45 – 15 h 15
Table ronde n°1
Face au nouveau pouvoir, réinvestir la question économique et sociale
Intervenants : Martine Aubry (sous réserve d ‘agenda), Jean-Christophe Cambadélis, Anne Hidalgo, Stéphane Rozès, Alain Vidalies.
Animatrice : Pascale Boistard
Quelle politique pour travailler mieux et plus nombreux ? Fragmentation sociale, nouvelles inégalités : quelles réponses de gauche ? Comment prendre en compte l'allongement de la vie et le vieillissement ? Comment lutter durablement contre le chômage des jeunes et des seniors ? Comment préserver les services publics et moderniser la protection sociale ?
15 h 15 – 16 h 45
Table ronde n°2
Etre socialiste dans l'Europe et face à la mondialisation
Intervenants : Pervenche Berès, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg, Hubert Védrine.
Animateur : Mohamed Bouabdallah
Qu'est-ce que la gauche peut attendre de la mondialisation ? Que peut-elle proposer à l'Europe ? Comment éviter le décrochage de croissance et de compétitivité en France ? Comment construire une économie sociale-écologique? Comment rééquilibrer le partage entre le capital et le travail ?
16 h 45 – 17 h 30
Conclusion des travaux par Laurent Fabius
Propositions pour la gauche
Télécharger votre bulletin d'inscription
RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34
09:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG, JOURNEE D'ECHANGES 29 SEPTEMBRE, BARTOLONE, FABIUS, RAG 34
27.09.2007
Appel à "une journée nationale sans Sarkozy dans les médias"
Le RDT appelle à une "journée nationale sans Nicolas Sarkozy dans les médias"
Une association lancée en juillet, le "Rassemblement pour la démocratie à la télévision" (RDT), a incité lundi 10 septembre par le biais d'un communiqué les rédactions à participer à une "journée nationale sans Sarkozy dans les médias" le 30 novembre. Soit un an tout juste après l'annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Donc, dans l'idée que cette journée devienne "une grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse", "pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir, ce jour-là, des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaires ! Rien de rien, s'il vous plaît".
"Indépendante de toute organisation politique"
Le RDT, présidée par un sociologue de 52 ans, Pierre Bitoun, encourage les citoyens à diffuser l'appel. Basée à Tours, l'association revendique une centaine de membres, dont 64 fondateurs depuis sa création en juillet dernier. Elle se définit comme "indépendante de toute organisation politique", "propose une action novatrice, ambitieuse, qui touche au coeur même du système d'influence: les sondages (interdire leur réalisation dans les trois mois précédents un scrutin électoral) et les journaux télévisés (démocratiser les journaux de TF1 et France 2)".
En savoir plus sur le RDT
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Société : Chiens dangereux - Formation et permis pour les maîtres
Le projet de loi sur les chiens dangereux devrait notamment instituer l'obligation pour les maîtres de suivre une formation sanctionnée par un "certificat" d'aptitude.
(crédit photo : LCI).
Le texte prévoit également d'interdire les croisements afin de faire en sorte que l'extinction des chiens dangereux soit effective.
Après le décès d'une fillette, attaquée par deux dogues allemands samedi dans l'Oise, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait annoncé la présentation "dès cette semaine" d'une série de mesures législatives et réglementaires concernant les chiens dangereux. L'objectif est une présentation du projet de loi au conseil des ministres le "10 octobre" pour un examen "le 25 octobre au Sénat", a-t-on précisé au ministère.
Certificat d'assiduité
La principale mesure stipule que "nul ne peut détenir (un chien dangereux) s'il n'est titulaire d'un certificat d'assiduité attestant le suivi d'une formation" spécifique. Il instaure donc une "formation obligatoire, sanctionnée par ce certificat", au terme duquel il sera assuré que "M. ou Mme. X a suivi avec assiduité (cette) formation et est capable de veiller aux règles de sécurité", précise-t-on de même source. Lundi, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a évoqué la création d'un "permis de détention". Ce qu'avait déjà proposé quelques jours plus tôt sur LCI.fr le député UMP Patrick Beaudoin. Ce dernier a déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale sur la mise en place d'un "permis canin".
Interdire les croisements
Si la loi du 6 janvier 1999 sur les chiens dangereux avait pour objectif, par le biais de la stérilisation, l'extinction des races les plus dangereuses (chiens de 1ère catégorie comme les pitbulls), elle a souvent été détournée par l'élaboration de croisements, créant des races nouvelles. Aussi, le texte en cours d'élaboration "vise à interdire les croisements des chiens dangereux afin de faire en sorte que l'extinction soit effective", a-t-on expliqué. Si l'importation des chiens de 1ère catégorie est déjà interdite, le projet de loi devrait permettre "de mieux contrôler les importations de chiens de 2e catégorie (tels les rottweilers) en imposant la production en douane d'un pedigree".
La déclaration, d'ores et déjà obligatoire en mairie de détention d'un chien des 1ère et 2e catégories, devra être accompagnée d'un certificat vétérinaire assurant que le chien déclaré est bien de la race annoncée par le propriétaire.
Enfin, d'autres mesures annexes devraient renforcer le rôle des autorités administratives (maires et préfets) en matière d'euthanasie. Une réunion interministérielle (Intérieur, Agriculture et Justice), se tiendra mardi "pour valider le futur projet de loi", a-t-on précisé de même source. D'autres réunions pour d'"éventuels ajustements" pourraient avoir lieu mercredi et jeudi, avant que le projet ne soit transmis au Conseil d'Etat dès vendredi soir.
A.Gu. (avec agences) 25/09/2007 .
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L’unité est un combat
par Marie Noëlle Lienemann, députée européenne
et Paul Quilès, ancien ministre
La gauche n’est jamais arrivée au pouvoir que rassemblée. Ce fut le cas avec le Front populaire en 1936, avec l’Union de la gauche en 1981 ou même avec la Gauche plurielle en 1997. Ce rassemblement a toujours été le fruit d’une confrontation au sein de la gauche, à tel point que, dans les années 70, Etienne Fajon avait lancé : « l’union est un combat ! ». Et c’est bien la rédaction d’un programme commun de gouvernement qui a permis l’union de la gauche, car, à l’évidence il était impossible à l’époque d’envisager l’unité en surmontant les divergences idéologiques. Cet accord décisif a permis de placer chaque parti devant la responsabilité de l’action gouvernementale sans se renier et il a assuré la victoire en 1981.
Aujourd’hui, la situation est différente, car le monde a bougé : chute du Mur de Berlin, avec ses conséquences sur le mouvement communiste, mondialisation accélérée faisant apparaître de nouvelles attentes, société française de plus en plus éclatée, éparpillement de la gauche qui n’est plus structurée par deux grands partis….Le succès de la gauche lors de l’élection de 2012, sa capacité à défendre ses idéaux et à transformer la société ne peuvent être espérés que si ces éléments sont pris en compte dans la définition de la nouvelle stratégie de la gauche.
Naturellement, celle-ci n’a rien à voir avec les opérations qui confondent rénovation et renoncement et qui croient trouver au « centre» la modernité qui manquerait aux idées de gauche. Ce genre de dérive a toujours conduit dans l’impasse et parfois aux pires compromissions. La nouvelle stratégie ne peut pas non plus se réduire à des alliances circonstancielles, à des accords électoraux de dernière minute, à des désistements « automatiques » au second tour.
Le nouveau cap : l’unité de la gauche
On voit bien qu’il faut aujourd’hui aller au-delà de l’union et fixer un nouveau cap stratégique, celui de l’unité. Cette perspective, qui exigera patience et détermination, est la seule qui permettra à la gauche de l’emporter, mais aussi de changer profondément la société française.
L’unité de la gauche est certainement la clé de son renouveau, à condition de redéfinir un cadre idéologique et, en tout cas, un corpus de valeurs et un projet politique et culturel commun. L’exigence d’unité doit aller de pair avec l’affirmation forte et sans complexe de l’identité contemporaine de la gauche, qui ne peut se réduire à quelques généralités ou formules creuses.
Elle suppose une vision critique du modèle capitaliste financier transnational dominant, la promotion d’une société laïque, émancipatrice pour chaque homme et chaque femme, le combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité sur tous les champs de la vie sociale, l’affirmation d’un internationalisme solidaire et respectueux de la planète, alternatif à la mondialisation néolibérale. Il s’agit bel et bien de redonner de la vigueur et de la crédibilité à l’idée d’alternative politique, mise à mal par la répétition de thèses –que nous devons contester- sur la droitisation de la société française, la nécessité d’accepter sans nuance le capitalisme sous prétexte de modernisme, le dépassement du clivage droite-gauche .
L’ambition de la gauche doit être aussi d’assumer le pouvoir et de transformer la société par l’action gouvernementale. L’affirmation du réformisme, qui s’appuie sur le primat de la démocratie, ne doit en rien empêcher une perspective culturelle et politique plus vaste et plus radicale, car le combat de la gauche ne se limite pas à la gestion des affaires publiques. L’unité doit permettre de faire la synthèse du militantisme et de l’engagement à gauche, de la culture réformiste et de la culture contestatrice. C’est ce que Jaurès appelait « l’évolution révolutionnaire ».
L’unité contre l’impuissance et pour le rééquilibrage à gauche
Dans la Vème République et encore plus depuis les décisions sur le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral (2000), l’élection présidentielle est l’évènement directeur de la vie politique en France. Compte tenu du rapport de forces à gauche, c’est le candidat ou la candidate du PS qui apparaît comme le ou la seul(e) capable d’être élu(e) et qui fixe donc l’axe central des propositions de la gauche.
Or, si des forces nombreuses -qui plus est, divisées- subsistent sur la gauche de ce parti, la désignation, les choix internes, les arbitrages stratégiques ne peuvent traduire correctement les attentes du peuple de gauche. Une fois ceux –ci établis, la « gauche non socialiste » a peu de prise pour les modifier et peser ! Au-delà des élections, ce même mécanisme s’observe lorsque la gauche gouverne. C’est ainsi que les incompréhensions n’ont cessé de croître, entraînant même une certaine vulnérabilité des couches populaires aux thèses du FN.
L’unité doit permettre un rééquilibrage à gauche. Seule cette dynamique de dépassement de chaque structure permettra de stopper la spirale d’atomisation qui n’a pu être conjurée en dépit de l’échec de 2002. Elle devra assurer aussi une véritable prise en compte de l’écologie politique ou de certains mouvements altermondialistes, qui ne peuvent plus être considérés par la gauche comme périphériques.
En tout cas, force est de constater qu’au pouvoir ou dans l’opposition, avec la division et la concurrence, l’affaiblissement d’un des partis de la gauche n’a pas assuré le renforcement des autres ni le progrès de l’ensemble. Aucun parti de gauche ne se porte bien et bon nombre de leurs électeurs et de leurs militants sont en plein désarroi. La chute du nombre total de leurs adhérents et surtout des militants, depuis 30 ans, montre qu’ il y a des forces inemployées, des hommes et des femmes de gauche qui ne voient pas l’intérêt de militer dans les partis ou se défient d’eux.
Vers un Congrès de l’unité de la gauche
Les rénovations en vase clos ne pourront pas lever ces handicaps. C’est pourquoi nous plaidons pour le dépassement des partis existants et la création d’une nouvelle organisation fédérant tous ces courants de la gauche, à partir d’un congrès de l’Unité de la Gauche.
Cela nécessitera, à l'évidence, de nombreuses étapes. La première se joue sur le fond, avec l’actualisation des valeurs de gauche et l’affirmation du projet de la gauche du 21ème siècle. Une charte pour l’unité de la gauche pourrait en jeter les bases. L’unité ne saurait se bâtir sur la base de l’uniformité, de l’abandon des héritages de chacun, de l’écrasement d’un courant minoritaire, de la discipline imposée sans juste représentation des différentes composantes. Il est sans doute trop tôt pour définir les formes concrètes que pourrait prendre cette nouvelle organisation, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle devra assurer le respect des histoires et de la diversité des cultures que seule la représentation proportionnelle peut garantir.
Ce n’est pas parce que l’unité risque d’être difficile à réaliser qu’il faut y renoncer. Toute l’histoire du mouvement socialiste et communiste montre qu’il a fallu que les militants de cette cause mènent bien des combats et un travail de conviction pour surmonter les tendances à la dispersion et aux querelles internes. Ce fut le cas, en 1905, avec le congrès du Globe, où l’intelligence politique sut triompher des guerres picrocholines entre partis, des désaccords irréconciliables entre modérés et radicaux. On pourrait encore citer en exemple l’unité des socialistes réalisée à Epinay en 1971.
En tout cas, la gauche et les socialistes ne se sont jamais sortis des crises, n’ont jamais réussi leur renouveau sans une nouvelle dynamique unitaire. Voilà pourquoi nous affirmons aujourd’hui, comme on le disait hier pour l’union, que «l’unité est un combat». Avec d’autres, que nous espérons nombreux, nous y prendrons toute notre part.
Tribune publiée dans le Monde du 26.09.07
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26.09.2007
Birmanie (MYANMAR) : Vers une nouvelle répression sanglante ?
Malgré le couvre feu décrété et l'interdiction de manifester, les bonzes défient la junte.
(photo Reuters) D'après l'agence Reuters, de source hospitalière, une personne serait morte et cinq autres auraient été blessées par balles à Rangoun alors que la police tentait de disperser les manifestants.
Selon le gouvernement birman en exil, il y'aurait eu 5 tués, 3 moines et deux femmes.
Pour l'ambassadeur de France en Birmanie, une chose est sûre : le sang a coulé.
VIDEO : La révolte des bonzes L'analyse de Dominique Lagarde, grand reporter au service Monde de L'Express, lundi 24 septembre.
Note précédente : Birmanie : la junte impose le couvre-feu, sanctions internationales en vue
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14:25 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BIRMANIE, MYANMAR, JUNTE, BONZES, MOINES
Guillaume Bachelay : « Se moderniser sans se droitiser »
Membre du bureau national, Guillaume Bachelay, très proche de Laurent Fabius et maire adjoint de Cléon (Seine-Maritime), est l’auteur d’un ouvrage critique sur l’évolution de son parti.
Entretien réalisé par Dominique Bègles - Humanité.fr du 14 septembre 2007.
Désert d’avenir (1) est le titre de votre ouvrage. Or, vous y parlez peu de Ségolène Royal. Une façon de tourner la page ?
Guillaume Bachelay. Nous n’avons pas seulement perdu une élection présidentielle, mais trois successivement. Il faut donc chercher les causes profondes de ces échecs. Ségolène Royal est l’ultime étape d’un lent processus d’acception de la victoire idéologique, économique et finalement politique du libéralisme. Du tournant de la rigueur en 1983 à la défaite de 2007, en somme, la boucle est bouclée ! Mais ce qui m’a le plus perturbé comme militant et comme jeune responsable socialiste, c’est l’abandon par notre candidate du terrain économique et social durant la campagne. Que Sarkozy ait réussi à capter - et même à capturer - Jaurès dans ses discours est un symbole et un symptôme : la droitisation de la société est une thèse à laquelle on croit davantage au PS qu’à l’UMP !
Le tournant n’est donc pas pour vous cet épisode présidentiel, mais prend sa source bien en amont. Quel en est le cheminement ?
Dans les années soixante-dix et jusqu’en 1983, avec le grand moment de mai 1981, la dynamique, c’était le programme commun. Il s’agissait, dans un cadre démocratique, de transformer les structures mêmes du capitalisme. En 1983, face à la contrainte extérieure - on ne parlait pas encore de « mondialisation » -, il a fallu réviser la stratégie sinon la gauche risquait de perdre le pouvoir après deux ans d’action seulement. Or, Mitterrand voulait - il avait raison - que la gauche s’inscrive dans la durée. Pour habiller le tournant et le ralliement à l’économie de marché, le PS et ses alliés ont délivré un nouveau message : le socialisme reste l’horizon, mais c’est l’Europe qui est la bonne échelle. Des sacrifices ont été demandés aux Français, notamment aux salariés, pour rendre la France plus forte dans une Europe plus démocratique et plus sociale. Mais, hélas, l’Union européenne est restée technocratique dans ses modalités et libérale dans son projet. Résultat : les catégories populaires, les couches moyennes déclassées, les jeunes et les retraités précarisés ont ignoré Maastricht en 1992 et rejeté le traité constitutionnel européen en 2005. Au fond, ce que nous payons aujourd’hui, c’est l’incapacité de la gauche - pas seulement le PS - à redonner une grille de lecture et une feuille de route dans la mondialisation. Le capitalisme a muté, pas la gauche ! Face à un capitalisme plus financier qu’industriel, plus mondial que national, plus soucieux de rentabilité que de long terme, nous devons nous moderniser sans nous droitiser. Rééquilibrer le rapport de forces entre le travail et le capital, construire des outils de régulation publique, favoriser la création et l’innovation pour qu’il y ait production et redistribution, voilà ce que l’on attend de la gauche aujourd’hui ! Et disons clairement ce qui peut relever de l’offre de la loi et de la demande et ce qui doit en être exclu - je pense à la santé, à la culture, à l’éducation, à l’énergie, notamment.
Il se trouve que Laurent Fabius est associé historiquement à cette rigueur de 1983. Paradoxe ou injustice ?
Le tournant de la rigueur a été décidé fin 1982, début 1983 par François Mitterrand, Jacques Delors et Pierre Mauroy. Laurent Fabius, succédant à ce dernier à Matignon en 1984, a agi dans ce cadre avec pour mission d’éviter une déroute électorale aux législatives de 1986 - ce qu’il a réussi puisque la droite a remporté une courte victoire. Plus récemment, au lendemain du 21 avril 2002, Laurent Fabius a fait partie des dirigeants socialistes qui ont entendu le message des électeurs : quand seulement 13 % d’ouvriers et d’employés votent pour le candidat PS à la présidentielle, c’est qu’il faut reconstruire le socialisme. En 2003, Laurent Fabius a réinstallé la laïcité et la République au coeur de notre projet quand certains cédaient aux sirènes communautaristes. En 2004, il a plaidé pour l’opposition frontale à la droite, stratégie qui nous a permis de remporter 20 régions sur 22. En 2005, il a porté avec courage et pédagogie une volonté de réorientation de l’Europe contre le dumping fiscal et social, contre la désindustrialisation et les délocalisations, contre l’obsession monétariste de la Banque centrale européenne. En 2006, il a imposé l’objectif du SMIC à 1 500 euros dans le programme du PS - que notre candidate a ensuite, malheureusement, abandonné au cours de sa campagne alors même que le pouvoir d’achat était la priorité des électeurs de gauche - et pas seulement de gauche ! Avec Laurent Fabius et beaucoup d’autres, nous pensons que Parti socialiste ne veut pas dire Parti fataliste ou Parti suiviste. À toutes les échelles, du mondial au local, la politique peut changer les choses. Encore faut-il ne pas s’être résigné au libéralisme en Europe et au sarkozysme en France…
L’effritement politique, idéologique et électoral du PCF au cours des vingt dernières années, n’a-t-il pas été considéré trop vite comme une bonne nouvelle par le PS ?
Toutes les forces de gauche ont pris de plein fouet le rouleau compresseur du libéralisme au cours des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Face au triptyque « dérégulation, privatisation, individualisation », pas facile de faire vivre la devise « liberté, égalité, fraternité ». D’où deux tentations à gauche : l’alignement ou la surenchère. Les deux, l’expérience l’a montré, sont inopérantes. Il faut revendiquer notre identité de gauche, dans la diversité des sensibilités et des histoires, tout en ajustant certaines approches et certaines propositions. Prenez les retraites. Socialistes et communistes, nous savons bien qu’il y a un problème de financement durable des régimes. Si nous n’apportons pas de réponses, alors il y aura privatisation et non répartition, marché et non solidarité. Il faut donc une réforme globale des retraites, qui tienne compte de la pénibilité, de l’espérance de vie, de la nécessité de mettre à contribution le capital et pas seulement ceux qui travaillent pour garantir les pensions. Voilà une approche de gauche à opposer à la stratégie Sarkozy-Fillon consistant à distinguer les régimes spéciaux et les autres, à opposer entre eux les salariés, à privatiser à terme les retraites ! Je le dis à mes camarades socialistes : être modernes, pour les retraites comme pour le reste, ne signifie pas être droitier.
Comment voyez-vous le chantier de rénovation de la gauche ?
Je suis socialiste, donc je crois au progrès et à l’action. Je compte beaucoup sur les mobilisations de la société : contre les taxes sur les soins et les médicaments, contre l’absence d’augmentation des salaires et des pensions, contre le risque d’une privatisation des services publics - aujourd’hui GDF, demain la Poste, après-demain l’hôpital. Face à une droite dure, on n’attend pas un PS mou. Je plaide pour une opposition de gauche à Sarkozy, non pour une position de Sarko de gauche. L’opposition à la droite et la reconstruction de la gauche sont un seul et même chantier.
(1) Désert d'avenir
Le Parti socialiste, 1983-2007.
Guillaume Bachelay, CGM/éditions Bruno Leprince » ; 123 pages.
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10:38 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Guillaume BACHELAY, Désert d'avenir
25.09.2007
Birmanie : la junte impose le couvre-feu, sanctions internationales en vue
RANGOUN (AFP) - La junte militaire au pouvoir en Birmanie a imposé le couvre-feu dans la nuit de mardi à mercredi en réponse aux manifestations d'opposants, alors que le président George W. Bush a annoncé mardi à l'ONU de nouvelles sanctions américaines contre le pouvoir birman.
L'annonce du couvre-feu, diffusée par des haut-parleurs, a été faite par des responsables gouvernementaux montés sur des camions sillonnant la ville, selon des témoins.
Le couvre-feu sera en vigueur de 21H00 à 05H00 locales (14H30 à 22H30 GMT) et fait de Rangoun et de ses environs une zone d'accès restreint, un terme habituellement réservé pour des zones militaires ou de combat.
Mandalay, la deuxième ville du pays, fait l'objet d'une mesure similaire.
Mardi, malgré des mises en garde répétées du régime, quelque 100.000 personnes menées par des bonzes ont encore manifesté dans Rangoun.
Après la dispersion du défilé, onze camions transportant chacun une vingtaine de soldats et de policiers anti-émeutes ont été déployés près de la mairie de Rangoun, où la manifestation était passée quelques heures plus tôt.
Les forces de sécurité sont restées à l'intérieur des véhicules, tandis que 500 badauds observaient la scène avec inquiétude.
Pour la huitième journée consécutive, les manifestants ont à nouveau bravé la junte confrontée au plus important mouvement de protestation de masse depuis près de 20 ans et qui a menacé de "prendre des mesures" contre les bonzes.
Le président George W. Bush, s'exprimant devant l'Assemblée générale des Nations unies, a annoncé de nouvelles sanctions américaines contre la junte, notamment un durcissement des sanctions financières visant des dirigeants du régime et ceux qui les soutiennent financièrement.
Il a également appelé l'ONU à se joindre aux pressions sur le régime birman pour aider le mouvement de protestation.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a pour sa part renouvelé son appel aux autorités birmanes à "faire preuve de retenue" face aux manifestations et à "engager un dialogue avec toutes les parties prenantes au processus de réconciliation nationale".
Une foule évaluée par des témoins à 100.000 personnes, dont 30.000 moines, a défilé mardi en milieu d'après-midi dans le quartier de la pagode Sule et de la mairie à Rangoun.
(photo Reuters) Brandissant des banderoles religieuses multicolores et des images de Bouddha, les bonzes, en robe couleur safran ou rouge, ont récité des prières pour la paix, tandis que des milliers de civils formaient une chaîne humaine autour d'eux.
Certains bonzes tenaient de petites pancartes où l'on pouvait lire: "nourriture, vêtements et abris suffisants, réconciliation nationale, liberté pour tous les prisonniers politiques".
La Birmanie, l'un des pays les plus pauvres au monde, a été gouvernée par des juntes successives depuis 1962. Un vaste mouvement en faveur de la démocratie avait été réprimé dans le sang par la junte en 1988, faisant quelque 3.000 morts selon certaines estimations.
Depuis, la principale dirigeante de l'opposition, le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, 62 ans, a été privée de liberté pendant la majeure partie du temps.
Les moines sont désormais le fer de lance d'un mouvement de protestation déclenché le 19 août par des opposants après une augmentation massive des prix.
Des groupes importants d'étudiants se sont joints aux bonzes. Ils portaient des drapeaux rouges frappés de paons jaunes, symboles de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi.
Mardi, les organes de presse officiels ont enjoint aux bonzes de ne pas se mêler de politique.
Dans la matinée, des responsables gouvernementaux circulant à bord de camions avaient appelé la population à ne plus manifester. "Nous prendrons des mesures conformément aux lois en vigueur", avaient averti ces responsables.
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23:55 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BIRMANIE, AUNG SAN SUU KYI
Ils ont choisi de partir ensemble
Hier le philosophe André Gorz et sa femme se sont suicidés. Il avait créé le Nouvel Observateur avec Jean Daniel . Figure de la philosophie des années 70 , il a écrit de nombreux essais dont "Lettre à D., histoire d'un amour" (éd. Galilée).
LA VIE DES IDEES (7/10 Nicolas Demorand France Inter)
Ecouter (durée 2 mns 28)
Libération : André Gorz, dernière lettre à D.
André Gorz. Wikipédia.
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13:35 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : André GORZ
Les enfants de Don Quichotte : Chasse aux sans abris
Banalisation des actions de nettoyage, mépris de bon aloi envers une population encombrante : à découvert se dévoile le funeste visage de la France sarkozyste.
Sous le pont d’Austerlitz à Paris, des dizaines de femmes et d’hommes sous tentes sont menacés par la Préfecture de Police d’évacuation musclée. Les menaces sont désormais prises très au sérieux. Et pour cause : ces derniers jours, matraques et coups en tout genre ont servi à « déloger » des sans-abri à Paris, en banlieue, en Province. Le crâne de Kamel s’en souvient : 6 points de suture./.
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(Photo : Canal St Martin l'hiver dernier) Toutes ces infos témoignent d'une situation à laquelle il nous faut faire face collectivement, dans les plus brefs délais. Dans cette perspective, Augustin Legrand a annoncé hier sur i-télévision l'organisation d'un nouveau campement sur et sous le pont Marie, sur les bords de Seine donc. Nous n'attendrons pas que l'hiver s'installe pour cela...
Dispersés aux quatre recoins de la ville, les sans-abri manquent dramatiquement de nourriture et d'assistance médicale. La maraude de laquelle sont extraites les vidéos référencées plus haut s'est déroulée sur 5 heures au centre de Paris ; nous avons pu durant cette période venir en aide à 20 personnes tout au plus.
Rassembler les sans-abri veut dire se donner la possibilité de leur offrir une assistance réelle et continue, de sauver des vies cet hiver. Se rassembler pour les sans-abri veut dire refuser la condition honteuse de relégués et se débarrasser de la peur de simplement être là, à la merci d'une opération de nettoyage. Rassembler des tentes sur les bords du fleuve, c'est s'offrir la presque garantie de la non évacuation du campement : une telle opération de la part des autorités mettrait en péril la vie de centaines de gens.
En tout premier lieu donc, ce campement se définira comme un camp de réfugiés constitué au centre de la ville parce que la situation de ces "réfugiés" doit demeurer une question politique centrale pour notre République. Pour le reste, les solutions politiques à mettre en place sont d'ores et déjà énoncées dans la Charte du Canal Saint-Martin, constituée le 25 décembre 2006, et reprises dans le Parsa (Plan d'action renforcée pour les sans-abri), signés par le Ministre le 8 janvier 2007. Ces solutions sont donc connues, reconnues, bien que non mises en place. Le temps des négociations politiques est donc passé et il nous faut revenir sur le terrain avec un seul objectif : organiser l'assistance à ces personnes en danger (au nombre de 7000 à Paris, de 100 000 sur l'ensemble du pays).
Ce camp de réfugiés va donc nécessiter qu'un maximum de citoyens se mobilise, apporte des tentes, des duvets, des couvertures, de la présence, du soutien, etc. Merci de faire tourner l'information, et de nous faire parvenir liste de bonnes idées, assurance de bonne volonté,etc.
Merci.
Sébastien Thierry
L'invité d'Inter : Ce matin, Augustin Legrand Fondateur et porte-parole des Enfants de Don Quichotte, comédien. Ecouter, réécouter l'émission
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13:28 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE
Les syndicats de journalistes mobilisent pour "l'indépendance" (Reuters)
Par Thierry Lévêque Reuters - PARIS 24.09- Les syndicats de journalistes français ont annoncé mardi des actions pour mobiliser leur profession et la société civile afin de garantir l'indépendance des rédactions menacée à leurs yeux par la "mainmise" du pouvoir sur les grands médias.
"Face à cette situation d'une extrême gravité, les syndicats de journalistes ont décidé pour la première fois depuis 15 ans de se rassembler pour passer à l'action. Ils appellent les journalistes et les citoyens à s'engager avec eux pour gagner la bataille de l'indépendance", écrivent dans un appel commun le SNJ, le SNJ-CGT, l'USJ-CFDT, le SJ-CFTC, le SPC-CFE-CGC, le SJ-FO.
Cette intersyndicale met en cause le contrôle de grands groupes de presse par des proches du président Nicolas Sarkozy et fait état de plusieurs cas récents de ce qu'elle considère comme des interventions dans le contenu rédactionnel de médias.
Les syndicats organiseront le 4 octobre prochain une réunion publique à Paris, au Musée social, dans le VIIe arrondissement. Ils ont saisi parallèlement les partis politiques, la ministre de la Culture Christine Albanel et Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, pour demander une réforme législative.
Ils demandent que les "équipes rédactionnelles" soient dotées d'un statut juridique pour que leur indépendance soit mieux protégée, et aussi que les chartes nationale et internationale d'éthique de la profession soient annexées à la convention collective.
LETTRE DU PS AU CSA
"C'est un appel à toute la profession pour qu'elle cesse de jouer à son corps défendant le rôle de faire-valoir du président", a dit lors d'une conférence de presse Dominique Candille (SNJ-CGT). "Si demain rien n'est fait, c'est la démocratie française qui va être mise à mal", a ajouté David Larbre, du SNJ.
L'opposition a plusieurs fois émis de fortes critiques sur la proximité entre l'Elysée et de grands patrons de presse. Arnaud Lagardère, ami déclaré du chef de l'Etat, est à la tête du plus grand groupe de presse et d'édition européen (avec la radio Europe 1, Paris Match et le JDD notamment).
Martin Bouygues, parrain du fils du couple présidentiel, contrôle TF1. Bernard Arnault, témoin de mariage du président, contrôle la Tribune et projette de prendre le contrôle du premier quotidien économique, les Echos.
Les syndicats mentionnent ou rappellent plusieurs épisodes de ce qu'ils considèrent comme des interventions dans le contenu rédactionnel des médias. La semaine dernière, une dépêche de l'AFP aurait été modifiée sur intervention du ministère de l'Education nationale, disent-ils.
Le Journal du dimanche a renoncé à publier un article annonçant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle. D'autres épisodes qu'ils ne citent pas ont amplifié la polémique, comme le retouchage récent par Paris-Match d'une photo du chef de l'Etat en vacances, qui s'est vu "alléger" de ses bourrelets.
Pierre Méhaignerie, la ministre de la Culture et l'UMP n'ont pas donné suite pour l'instant aux demandes des syndicats, mais le Parti socialiste soutient leur demande de réforme législative, disent-ils.
Par ailleurs, le PS a annoncé lundi qu'il allait écrire au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour qu'il prenne en compte "l'omniprésence" de Nicolas Sarkozy dans les médias.
Le président n'est en effet compté à aucun titre dans la répartition du temps de parole sur l'audiovisuel public en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition.
L'opposition s'alarme depuis quelques jours de ce qu'il voit comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thême, en plus de plusieurs petits événements annexes.
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Libération : Silence d’Etat après la mort de la sans-papiers défenestrée
Rassemblement hier à Paris, à l'appel du Réseau éducation sans frontières (AFP)
RESF s’indigne du délai des autorités pour annoncer le décès de Chulan Zhang Liu.
Par Karl Laske
QUOTIDIEN : mardi 25 septembre 2007
Chulan Zhang Liu, la sans-papiers chinoise qui s’est défenestrée jeudi dernier à l’arrivée de la police boulevard de la Villette à Paris (Xe), est décédée des suites de ses blessures, vendredi à 23 h 55, à l’hôpital Georges Pompidou. C’est le Réseau éducation sans frontières (RESF) qui a révélé l’information, hier, en s’indignant du silence des autorités. «L’issue fatale de ce drame a été soigneusement cachée pendant deux jours, a souligné RESF. Le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette quatrième défenestration ?»
Alors qu’un nouveau rassemblement s’est tenu, hier soir, boulevard de la Villette, plusieurs élus parisiens ont interpellé, eux aussi, le gouvernement. Le maire de Paris, Bertrand Delanöe a dénoncé «la pression grandissante qui s’exerce sur les étrangers et la multiplication des contrôles d’identité et des interpellations collectives». «On a imposé à la police une politique de rendement, a déploré Tony Dreyfus, le député maire (PS) du Xe. Les contrôles systématiques font que les gens sont paniqués. Cela va trop loin, et c’est vrai, cela donne une impression de rafle.» Lors du rassemblement, Mouloud Aounit, le président du Mrap, s’est plaint du silence d’Etat entourant le décès de Chulan Zhang Liu : «Le gouvernement n’est pas naïf, il devait être informé au plus haut niveau de l’Etat.»
«Qui-vive». Chulan, âgée de 51 ans, n’était arrivée que depuis peu dans l’appartement du boulevard de la Villette. «C’était quelqu’un qui était sur le qui-vive tout le temps, résume Tran, un ami des colocataires chinois. Elle ne parlait pas un mot de français.» Un autre occupant du studio avait été arrêté, deux jours plus tôt, au marché sauvage près du métro Belleville.
De son côté, le parquet a estimé que «le comportement de la police n’était pas en cause» dans l’accident survenu à Chulan. Les policiers du Xe arrondissement étant venus remettre une convocation, sans entrer dans l’appartement. L’objet de cette convocation est plus surprenant. Il s’agissait en effet d’une enquête pour «vol d’effets personnels» diligentée par le parquet de Meaux (Seine-et-Marne) à la suite d’une plainte déposée par un Chinois ayant habité au 41 boulevard de la Villette, avant son expulsion, il y a plusieurs mois… «La police n’a pas l’habitude de suivre ce type de plainte pour des effets personnels à moitié perdus ou à moitié retrouvés, surtout six mois après une expulsion», commente, dubitatif, un responsable d’association de soutien aux sans-papiers. «Il y avait un turn-over continuel dans l’appartement, rapporte Chan, et vraiment rien à voler ! Moi-même j’ai oublié souvent mes affaires, et je les ai toujours retrouvées.»
Un récepissé grec. Présenté comme le «logeur», et soupçonné du vol d’effets personnels, Wenkui Nie un autre sans-papiers, avait été placé, jeudi, en garde à vue par les policiers de la deuxième DPJ. Aucune charge n’a finalement été retenue à son encontre, mais il été placé en rétention administrative à Vincennes, samedi. Arrivé en France en août 2002, Wenkui Nie, originaire du Nord de la Chine, avait pour tout document un récépissé grec.
Une avocate de permanence, Me Syrine Saïeb, a plaidé, dimanche, devant le juge des libertés et de la rétention (JLD) la nullité de sa garde à vue au vu de plusieurs mentions rectificatives figurant sur les procès-verbaux et du caractère tardif de la «notification des droits». Le JLD ayant rejeté ces arguments, Wenkui Nie doit comparaître en appel aujourd’hui.
Lire aussi BLOG A l'école des sans-papiers
Le site de RESF
RAG 34. Les lolo's 34
12:23 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS PAPIERS, IMMIGRATION
24.09.2007
Le mime Marceau ou l'art silencieux d'un artiste bavard
(Marcel Marceau en 1978 Photo : archives AP ) PARIS - Dans l'esprit de plusieurs générations, il restera comme Bip. Le mime Marceau, surnommé le "Charlie Chaplin du mime" auquel il avait redonné ses lettres de noblesse, s'est éteint à 84 ans, après soixante ans d'une carrière exceptionnelle.
Artiste complet au rayonnement international, mime, comédien, metteur en scène, mais également peintre et acteur, capable de donner vie à toute une galerie de personnages, du garçon de café au dompteur de lion en passant par une grand-mère au tricot, Marcel Marceau se caractérisait par "un amour total" de ce qu'il faisait, a confié dimanche sur France Info Emmanuel Vacca, qui fut son élève, puis son assistant.
Né dans une famille juive de Strasbourg le 22 mars 1923, le petit Marcel Mangel découvre le monde de la musique et du théâtre grâce à un père boucher et baryton qui l'emmène au spectacle. Le gamin se passionne pour les films muets de l'époque: Charlie Chaplin, Buster Keaton et les Marx Brothers sont ses idoles.
Puis la Seconde Guerre mondiale éclate. A l'arrivée des Allemands, la famille Mangel n'a que quelques heures pour rassembler ses affaires et fuir la zone occupée en direction du Sud-Ouest. C'est à cette époque qu'il prend la patronyme de Marceau, pour cacher ses origines juives. En 1944, son père sera envoyé à Auschwitz où il mourra. Pendant ce temps, le jeune Marcel s'engage dans la Résistance, fabriquant de faux documents et aidant un cousin à cacher des enfants juifs.
A la Libération, il a 21 ans et sa vie d'artiste peut enfin commencer. Il commence par s'inscrire à l'Ecole d'art dramatique Charles-Dullin, où il apprend sous la direction du célèbre mime Etienne Decroux. C'est en 1947, au Théâtre de Poche à Paris, le jour du 24e anniversaire de Marcel Marceau, que naît Bip, Pierrot lunaire à l'oeil charbonneux et à la bouche carmin, fleur rouge et haut-de-forme, solitaire et agile, "hurluberlu blafard".
Le mime Marceau doit largement au personnage de Bip, être sensible et poétique, d'être devenu le maître incontesté de l'art du mime ou plutôt du mimodrame.
Avec Bip, Marcel Marceau a en effet ressuscité un art qui existait dans l'antiquité en Grèce et à Rome et qui avait survécu à travers la Commedia dell'Arte jusqu'au XIXe siècle. Un art qu'il désirait défendre "corps et âme".
Dans ce but, il crée sa propre compagnie, puis l'Ecole internationale de mimodrame en 1978 à Paris. Vingt ans après, une quarantaine d'élèves de vingt pays différents y marchent dans les pas du maître. "Car un art qui ne lègue pas, est amené à mourir", déclarait le mime Marceau dans un entretien à l'Associated Press en 1999. "Le cinéma revient toujours grâce à ce que laissent les cinéastes. Le théâtre, lui, s'en va. C'est pareil pour le mime".
Marcel Marceau s'inscrivait dans une filiation artistique dans la lignée d'un Charlie Chaplin, dont il avait fait l'émouvante rencontre dans un aéroport en 1967. Il avait même consacré à "son idole" un coin de sa maison dans l'Eure-et-Loire. Michael Jackson, avec qui Marceau disait avoir "plaisir à échanger", figurait parmi ses spectateurs réguliers. La star américaine avait emprunté au mime sa "marche contre le vent" pour en faire son "moonwalk", ce fameux pas de glisse qui a fait son succès planétaire.
Au cours des ans, le plus célèbre mime du monde s'est vu décerner de multiples distinctions: officier de la Légion d'Honneur, commandeur de l'Ordre national du Mérite, commandeur des Arts et Lettres, élu à l'Académie des Beaux-Arts, etc.
Son succès populaire ne s'est jamais démenti, à l'étranger autant qu'en France. C'était aux Etats-Unis, sa "seconde patrie" qu'il se produisait le plus, il y était d'ailleurs aussi connu qu'en France. Son premier spectacle outre-Atlantique en 1955 avait été un triomphe et il y était retourné régulièrement, tous les deux ans en moyenne, jouant devant quatre présidents américains (Lyndon Johnson, Gerald Ford, Jimmy Carter et Bill Clinton).
Bien que plus rare sur scène ces dernières années, Marcel Marceau, n'a jamais cessé de pratiquer son art. "Si vous vous arrêtez quand vous avez 70 ou 80 ans, c'est fini. Il faut toujours continuer à travailler", affirmait-il à l'AP en 2003. Deux ans après, il effectuait une tournée aux Caraïbes et en Amérique latine.
(photo AFP) Cet "homme du silence" comme le décrit son ami Jacques Chancel qui l'a reçu de nombreuses fois dans ses émissions, confessait avoir "une vie spartiate avec une grande discipline corporelle et alimentaire". Ce rigoureux comique laisse l'art du mime orphelin. Il avait "un don du ciel", a estimé Jacques Chancel sur France Info, quelque chose de "pas transmissible". AP
ca/div/mw
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16:18 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mime Marceau, Marcel MARCEAU
Harkis : François HOLLANDE appelle Nicolas SARKOZY à respecter ses promesses de campagne
En cette période de rentrée parlementaire, la question des harkis est à l'ordre du jour du Parlement. A l'Assemblée Nationale, c'est le Premier secrétaire du Parti Socialiste et député de Corrèze François HOLLANDE qui a pris l'initiative d'interpeller le Président de la République Nicolas SARKOZY et le Premier ministre François FILLON sur la situation des harkis et de leurs enfants.
"Je souhaite connaître les mesures prises
par le gouvernement depuis le 17 juin 2007"
Pour le député de Corrèze, "quarante-cinq ans après la fin du conflit algérien, nos compatriotes harkis et leurs enfants attendent des pouvoirs une véritable politique de réparation du drame subi. Le 30 mars dernier, au cours de la campagne électorale, le Président de la République a pris à destination des familles de harkis une série d'engagements. Il s'est notamment engagé à reconnaître officiellement la responsabilité des gouvernants de 1962 dans l'abandon et les massacres de harkis." Et le Premier secrétaire du PS de rappeler que cette reconnaissance de responsabilité des gouvernants de 1962 dans le drame vécu par les harkis et leurs enfants ne devra pas se limiter à une simple déclaration présidentielle ou gouvernementale. "Cette reconnaissance de responsabilité devra nécessairement ...
Lire la suite
Bonjour,
Nous avons pu lire, de manière succincte, sur votre blog, une interpellation prêtée, à François HOLLANDE, via l'Assemblée Nationale, à l'attention de Nicolas SARKOZY et, relative au rappel des promesses électorales, de ce dernier, à l'égard des Harkis et leurs Familles.
Pourriez-vous nous en dire, un peu plus, hormis l'article publié, sur le site harkisetverite.info ? Nous entendons publier, le cas échéant, sur notre site, par souci d'équité, les déclarations précises, de M. HOLLANDE, dans le dossier y afférent et consultable par le lien suivant : http://www.coalition-harkis.com/content/view/188/1/.
Au plaisir de vous lire,
Très Cordialement
Khader MOULFI
Porte-parole et coordinateur de la Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis.
contact : [email protected]
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16:18 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HARKIS, HOLLANDE
23.09.2007
Sur le blog de Paul Quilès : Kouchner et l’Iran : les vraies raisons de sa déclaration
Paul Quilès est signataire de l’appel de Gauche Avenir.
La déclaration de B. Kouchner sur le risque de guerre avec l’Iran a naturellement été chaleureusement applaudie par les amis de M. Bush, qui ont trouvé là un soutien -peu fréquent en ce moment à travers le monde- à leur tendance à vouloir régler par la force tous les conflits de la planète.
Mais voici maintenant le ministre des affaires étrangères de N. Sarkozy qui dément, qui s’empêtre dans ses déclarations, qui se contredit, qui a été « mal compris », qui est « l’objet d’un complot médiatique » (sic)…. S’agirait-il donc d’une banale bévue, comme B. Kouchner en est coutumier ? Le chef de notre diplomatie, décidément bien assorti au maître de l’Elysée et des médias, serait-il une sorte de cow-boy « qui tire plus vite que son ombre » ?
Lire la suite
12:37 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : QUILES, GAUCHE AVENIR
3/3 Affaire JPK (2) Emission du 15.09.07
(photo APF)
Et si le récent retour d'Oscar Temaru à la tête de la Présidence de la Polynésiee Française contribuait enfin à délier définitivement les langues ? Son rapprochement avec Gaston Flosse semblerait laisser augurer du contraire. Alors toujours et encore la loi du silence à Tahiti ?
Lolo34.
RENDEZ-VOUS AVEC X par Patrick Pesnot
le samedi de 13h19 à 14h01
Cette émission est disponible en écoute à la carte pendant 60 jours
L'affaire JPK (2)
Il aurait enfilé ses palmes et nagé vers le large. Et il serait mort épuisé, noyé… Un suicide, donc. Ainsi aurait disparu fin 1997 le journaliste Jean-Pascal Couraud qui, à Tahiti, signait ses articles JPK. Désillusion politique et amoureuse. L’affaire est dite et jamais l’on ne retrouvera le corps de ce sportif de 37 ans ! Mais des amis, des parents contestent rapidement cette thèse. Sa mère porte même plainte contre X pour enlèvement et séquestration. En fait, même s’ils n’osent pas prononcer le mot, c’est à l’assassinat que pensent les amis de JPK.
Le mobile ? Ou plutôt les mobiles ? Ils sont nombreux. Certes, il pourrait s’agir d’une affaire passionnelle : l’épouse de Couraud avait un amant et le couple battait de l’aile. Mais c’est la piste politique qui retient surtout l’attention : JPK était un adversaire résolu du système polynésien fait de clientélisme et d’affairisme. Cela lui avait d’ailleurs valu d’être licencié du quotidien local dont il était le rédacteur en chef. Le journaliste avait ensuite rejoint Boris Léontieff, leader d’un petit parti politique dont JPK avait pris en charge la communication. Pour autant, il n’avait pas abandonné l’investigation journalistique. Et d’ailleurs, peu de temps avant sa disparition, après avoir décortiqué une affaire immobilière, il venait de porter plainte pour ingérence contre le président de la Polynésie française, le tout-puissant Gaston Flosse. Mais il est vraisemblable que le journaliste devait posséder d’autres dossiers, peut-être encore plus sensibles. C’est la conviction de Monsieur X qui affirmait la semaine passée que l’après-midi précédant sa disparition, JPK avait été enlevé et interrogé par des membres du GIP, le Groupe d’intervention de la Polynésie, une sorte de milice dépendant de la présidence du Territoire. Insatisfaits des réponses du journaliste, ces gros bras sont-ils revenus le soir-même ? Et que penser de l’étrange passivité de la Justice dans cette affaire ? Qu’avait découvert JPK ?
Notes précédentes :
2/3 Affaire JPK (1) Emission du 8.09.07
1/3 Affaire JPK : Les amis du journaliste Jean-Pascal Couraud mystérieusement disparu en 1997 nous informent
Aller sur le site des amis de JPK
Consulter l'ensemble de notre dossier
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05:20 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AFFAIRE JPK
22.09.2007
1/2 Affaire JPK : Les amis du journaliste Jean-Pascal Couraud mystérieusement disparu en 1997 nous informent
Suicide ou assassinat ? le mystère reste entier. RAG 34 suit l'affaire de près depuis déjà 2 ans et continuera à le faire comme nous nous y sommes engagés dès l'origine de la création de notre blog pour que la vérité soit faite. Consulter notre dossier
Papeete, le 6 septembre 2007
Chers amis, membres et sympathisants du Comité de soutien,
Depuis notre dernier communiqué du mois de juin 2007, le juge d'instruction a notifié un avis de fin d'instruction le 10 juillet 2007. La partie civile dispose d?un délai de trois mois pour faire connaître son avis sur ce dossier, le cas échéant, solliciter des compléments d?enquête.
La famille de Jean-Pascal Couraud vient de prendre un deuxième avocat en la personne de Max Gatti, ancien juge d?instruction au tribunal de Papeete.
Le dossier (plus de 1000 pages) a pu être consulté par les avocats. La famille attend encore que la copie du dossier sollicitée par les avocats soit mise à sa disposition afin qu'elle puisse en prendre connaissance dans son intégralité, ce qui est indispensable pour pouvoir en faire une véritable analyse et réagir de manière appropriée. Il est donc encore trop tôt pour vous faire part d?éléments plus précis qui ressortiraient du dossier d'enquête, telle que celle-ci a été conduite..
Toutefois, nous savons que Maître Jean-Dominique Desarcis qui travaillait avec Jean-Pascal Couraud a confirmé devant le juge les propos qu'il nous avait tenus quant aux informations précises dont disposait Jean-Pascal en 1997, sur les transferts financiers effectués de la Polynésie vers un compte bancaire japonais qui aurait appartenu à Chirac.
Sur la base de ce témoignage, nos avocats ont demandé que les pièces saisies chez le général Rondot concernant ce compte japonais soient versées au dossier d?enquête.
La famille, partie civile, a par ailleurs adressé un courrier dont vous trouverez copie ci-joint aux juges d'Huy et Pons, en charge de l?affaire Clearstream, afin de signaler les liens possibles entre la DGSE et la disparition de Jean-Pascal Couraud. Celui-ci est suffisamment explicite pour ne pas nécessiter d'autres commentaires.
Par ailleurs, nous vous informons que l'émission « RENDEZ-VOUS AVEC X » diffusée en France métropolitaine sur France Inter tous les samedis de 13h20 à 14h00 à une heure de grande écoute consacrera ses deux prochaines éditions des samedi 8 et 15 septembre à la disparition de Jean-Pascal Couraud. (voir présentation de l'émission en pièce jointe). Cette émission est retransmise sur RFO ce dimanche 9 septembre et dimanche 16 septembre à partir de 13h15. Elle sera disponible sur le site internet de l'émission http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/..
Cette diffusion à une heure de grande écoute sur une chaîne de radio d?audience nationale est un élément nouveau et important. D'autres media écrits de forte diffusion ont annoncé qu'il s'apprêtait à traiter cette affaire en lui donnant de l'importance. Cet intérêt grandissant des media français (et néo-zélandais) est selon nous un point positif qui aidera à la diffusion de la vérité sur les causes de la disparition de Jean-Pascal.
Vous remerciant de votre soutien à tous,
Philippe Couraud
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18:16 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AFFAIRE JPK
Immigration : l'Assemblée rend obligatoire le test de français et autorise les tests ADN
Par Béatrix BACONNIER-MARTIN AFP.
Les députés ont adopté jeudi la mesure phare du projet de loi immigration sur l'évaluation du français et autorisé, à titre expérimental, jusqu'au 31 décembre 2010, le recours aux tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial.
L'examen génétique, facultatif et fait après consentement express du demandeur, lui sera remboursé si le visa est accordé.
L'amendement controversé de Thierry Mariani (UMP) a été adopté par 91 voix contre 45 dans une version rectifiée par le gouvernement pour désamorcer la polémique suscitée jusque dans les rangs de la majorité.
Le texte voté autorise un candidat au regroupement familial le recours aux tests ADN "afin d'apporter une preuve" de sa filiation s'il est originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou d'un "doute sérieux" sur son authenticité". Pour bien marquer le caractère volontaire de cette démarche, "le consentement express des personnes dont l'authentification est recherchée sera recueilli".
Conformément aux propositions du gouvernement, introduites dans le texte par des sous-amendements, le recours aux tests génétiques est assorti d'une période expérimentale, jusqu'au 31 décembre 2010.
Brice Hortefeux (Immigration) a fait une proposition de dernière minute afin de mieux encadrer le dispositif : la mise en place d'une commission indépendante pour évaluer "annuellement les conditions de sa mise en oeuvre". Un autre sous-amendement gouvernemental a été voté : il prévoit, contrairement au texte initial de M. Mariani, un remboursement des tests par l'Etat "si le visa est accordé".
Le dernier compromis présenté par M. Hortefeux et accepté par les députés prévoit la définition, par décret, des conditions d'application des tests ADN, notamment "la liste des pays concernés et les conditions dans lesquelles sont habilitées les personnes autorisées à procéder à ces examens". Ces modifications ont emporté l'adhésion de l'un des principaux opposants aux tests, Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP, qui a jugé quelles allaient "dans le bon sens". L'opposition a en revanche stigmatisé un "bricolage".
Selon le président du MRAP Mouloud Aounit, "cet amendement, qui ne peut nous faire oublier les autres articles qui musellent le droit fondamental de vivre en famille, restera comme un poids et un affront à l'endroit de tous ceux et toutes celles pour qui l'éthique, la morale, le respect des droits fondamentaux doivent en toute circonstance prévaloir sur l'acharnement contre les immigrés et l'obsession de les désigner comme un objet jetable et corvéable, et non comme un sujet de droit et de dignité", a-t-il affirmé dans un communiqué à l'AFP.
Auparavant l'Assemblée avait adopté, au milieu de nouvelles passes d'armes entre gauche et gouvernement, la principale mesure du texte initial: une évaluation, dans leur pays d'origine, pour les candidats au regroupement familial de moins de 65 ans, de la connaissance du français et "des valeurs de la République". Si l'évaluation, à laquelle sont également soumis les conjoints étrangers de Français, est négative, une formation, gratuite, est obligatoire.
Les députés ont abrogé une mesure de 2006, autorisant les conjoints étrangers entrés régulièrement et vivant sur le territoire depuis plus de six mois à obtenir leur visa long séjour en France.
L'Assemblée a par ailleurs entériné les nouvelles conditions de ressources exigibles pour bénéficier du regroupement familial et qui devront, "être, au moins, égales" au SMIC et, "au plus, égales à ce salaire majoré d'un cinquième". Elle a porté le niveau de ressources à 1,33 fois le SMIC pour les familles de "six personnes ou plus".
Les députés devaient encore examiner un nouvel amendement de M. Mariani qui fait débat. Il prévoit de réduire d'un mois à 15 jours le délai de recours laissé à l'étranger devant la Commission de recours des réfugiés (CRR) après le rejet de sa demande d'asile. Le député UMP Etienne Pinte s'est insurgé contre une "atteinte au droit d'asile en France".
Caméra cachée au sujet de la vérification par test ADN des liens familiaux proposée par Thierry Mariani aux personnes immigrées souhaitant bénéficier du regroupement familial.
(Durée : 02:52 Pris le : 18 septembre 2007 Lieu : Paris, France)
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08:22 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, TEST ADN, REGROUPEMENT FAMILIAL
Politique sociale : SARKOZY veut éradiquer le droit du travail.
Remise en cause des droits élémentaires des salariiés
Le discours du Président de la République sur sa politique sociale est une attaque sans précédent sur ce qui constitue le fondement même du contrat social dans notre pays. Il prétend ainsi mettre à bas trois des garanties les plus importantes dont bénéficient les salariés :
1. L’indexation automatique du SMIC sur l’inflation et le pouvoir d’achat serait purement et simplement abandonnée au bénéfice d’une prétendue commission qui n’aura d’indépendante que le nom et servira en fait de caution au gouvernement pour ne pas revaloriser un SMIC qui selon les dires même du Président aurait déjà trop “fortement augmenté”
2. Les conventions collectives et les contrats de travail qualifiés par Nicolas SARKOZY de “ligne Maginot juridique” seraient remis en cause au bénéfice d’une négociation entreprise par entreprise qui signifierait la disparition de pans entiers du droit du travail explicitement cibles par le président de la République : périodes d’essai rallongées, séparations dites amiables, indemnités de licenciement revues à la baisse, champ d’intervention du juge restreint…
3. La notion de temps de travail disparaîtrait de fait avec la possibilité pour les entreprises de recourir au cas par cas aux “heures choisies”, dans le cadre du contrat de travail individuel en dérogeant aux conventions collectives et au code du travail. Ainsi, les salariés pourraient se voir proposer un contrat de travail allant jusqu’à 48 heures hebdomadaires.
En mettant systématiquement l’accent sur les protections prétendument trop importantes dont bénéficieraient les salariés alors qu’il prend bien soin d’épargner les entreprises et le capital, le Président a bel et bien abandonné ses oripeaux de campagne pour revenir à sa vraie nature : un libéralisme brutal et injuste. Contrairement à ce qu’il prétend Nicolas SARKOZY est bel et bien un idéologue et sa démarche est bien purement dogmatique : déréguler, déréguler, déréguler.
Fidèle à son habitude, le Président de la République est fort avec les faibles et faibles avec les puissant. Ainsi, après avoir promis la dépénalisation du droit des affaires, tout en stigmatisant les chômeurs, il ne dit cette fois pas un mot des conclusions du rapport de la Cour des comptes sur la protection sociale publiée la semaine dernière, qui ouvrait pourtant des pistes autrement plus prometteuses que celle évoquées aujourd’hui.
Cet oubli est malheureusement tout sauf le fruit du hasard, puisqu’il s’agissait de mettre à contribution les stock-options et autres éléments de rémunérations qui échappent aujourd’hui aux cotisations sociales et en plus vont bénéficier du paquet fiscal offert par SARKOZY.
Nicolas SARKOZY prétend proposer un nouveau contrat social. Les mesures annoncées relèvent en réalité de l’abandon du modèle social français et d’une remise en cause des droits élémentaires des salariés.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
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08:21 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Droit du travail, précarité
21.09.2007
RETRAITES : La réforme des socialistes
L'HEBDO DES SOCIALISTES N°458
La réforme des retraites est une nécessité, mais pas à l'emporte-pièce ni surtout au seul bénéfice des assurances privées. C'est ce qu'affirme le grand témoin de notre dossier, Danièle Karniewicz, responsable de la Caisse nationale d'assurance vieillesse.
Outre une analyse du poids réel des fameux régimes spéciaux, L'Hebdo met en avant les propositions concrètes et détaillées défendues par le Parti socialiste.
Il n'y a malheureusement pas que sur les retraites que la politique conduite par Nicolas Sarkozy est inquiétante. Pierre Moscovici dénonce une politique étrangère qui affaiblit le positionnement international de la France. Et nous revenons également sur la terrible régression que serait le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial.
Le processus de rénovation se poursuit également dans L'hebdo : cette semaine, c'est le sociologue François de Singly qui interpelle les socialistes, sur les aspects positifs de l'individualisme.
L'hebdo en ligne
Télécharger L'hebdo (format pdf / 2,9 mo)
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23:21 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES
20.09.2007
Laurent Fabius : Nicolas Sarkozy s’aligne sur le MEDEF
19/09 Interrogé par Jean-Michel Aphatie sur RTL, Laurent Fabius a jugé "très frappant de voir que sur tous les sujets sociaux, Nicolas Sarkozy a choisi l’alignement sur la position du MEDEF".
Ecouter, regarder l'interview sur le site de Laurent Fabius
Ecouter (lien permanent)
Le discours de Nicolas Sarkozy sur la politique sociale
Laurent Fabius a déploré mercredi "l’alignement " de Nicolas Sarkozy "sur la position du MEDEF" dans "la quasi-totalité des sujets" sociaux abordés la veille dans son discours. Il a prévenu que la réforme des régimes spéciaux ne serait "pas possible" en quinze jours. S’il reconnaît la nécessité d’"une évolution" des régimes spéciaux, Laurent Fabius a jugé sur RTL que "dire qu’en 15 jours il faut fixer les principes, ce n’est pas possible". "Il faut d’abord qu’il y ait une vraie négociation".
"L’une des questions principales, c’est de savoir comment va s’appliquer la réforme : est-ce que ça va s’appliquer seulement à ceux qui maintenant entrent dans ces entreprises ? Est-ce ça va s’appliquer seulement à ceux qui sont déjà partis en retraite ? Est-ce que cela va être progressif ?", s’est-il interrogé. "C’est décisif et c’est extraordinairement compliqué". "Le président de la République essaie qu’on discute et qu’on tranche sur les régimes spéciaux d’abord et ensuite qu’en 2008 on parle du régime général (...) Est-ce que ça veut dire qu’on va faire payer les régimes spéciaux deux fois ? Se mettre d’abord sur un régime et leur dire vous repassez à la moulinette la deuxième fois ? Ou cela veut dire que (pour) les régimes, on va se mettre d’accord et ils vont être fixés définitivement et à ce moment-là ils restent un peu spéciaux ?", s’est demandé le député de Seine-Maritime. "Les syndicats avaient raison et c’est mon point de vue de dire qu’il faut discuter de la totalité en même temps des régimes spéciaux et du régime général, sinon cela va être la clé des difficultés", a-t-il prévenu.
Globalement, le chef de l’Etat "a abordé énormément de sujets (...) Sur la quasi-totalité des sujets, c’est l’alignement sur la position du MEDEF, c’est très, très frappant", a regretté Laurent Fabius.
Les déclarations de Bernard Kouchner sur l’Iran
Laurent Fabius a reproché mercredi au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner de faire preuve de "beaucoup de légèreté" sur le dossier iranien.
"On ne peut pas traiter la question de la paix et de la guerre comme cela", a-t-il ajouté en regrettant "beaucoup de légèreté" dans les propos tenus dimanche soir par Bernard Kouchner avertissant que le monde devait se "préparer au pire", c’est-à-dire à la "guerre" avec l’Iran. Selon M. Fabius, "c’est dangereux".
Il a ajouté que "par rapport à l’Iran, il faut se caler sur ce que dit l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), il faut que les grandes puissances restent unies et il faut faire pression sur les sanctions".
Laurent Fabius a en outre affirmé qu’il fallait "éviter que la diplomatie française s’aligne désormais sur la diplomatie américaine". "Ayons notre diplomatie indépendante", a-t-il plaidé.
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Le blog de Jean-Michel Apathie
Fabius. Ce matin, RTL avait convié l'ancien premier ministre socialiste à venir répondre à l'offensive anti sociale la pire depuis cinquante que nous n'avons jamais connu. Il n'a appelé ni à l'insurrection, ni à la mobilisation, ni à la révolution. La gauche serait-elle un peu fatiguée? En fait, il est plutôt convenu de la nécessité de l'évolution des régimes spéciaux, d'accord en cela avec Nicolas Sarkozy qui ne souhaite pas leur disparition. Dites, vous ne craignez pas que François Fillon, dont il faut chaque fois redire qu'il est premier ministre, donc chef du gouvernement, on l'oublie mais faut pas, se sente un peu seul ce matin?
Petit déjeuner. Trois blagues de Laurent Fabius, très détendu et catastrophé par l'état du débat au PS. Des colloques pour la rénovation, pfff… a-t-il pouffé.
Première blague, c'est Laurent Fabius qui parle. Hier, Nicolas Sarkozy m'a fait penser à ce cow boy qui s'arrête à la porte du saloon et qui dit d'une grosse voix: il y a quelqu'un qui veut la bagarre ici? Non? Bon, alors je rentre?
Deuxième blague, toujours Fabius qui parle. J'ai lu dans un journal un échange imaginaire qui décrit parfaitement la méthode de François Hollande. Un socialiste dit: il est six heures du matin. Un autre dit: il est six heures du soir. Et François Hollande conclut: nous sommes tous d'accord, il est six heures.
Troisième blague. On nous dit toujours que nous devrions faire notre Bad Godesberg (allusion à un congrès du SPD allemand, en 1959, où il abandonne son vieux programme marxiste et accepte l'économie de marché). Ce serait mieux de faire un Good Godesberg.
Pourquoi n'a-t-il pas fait ces blagues au micro? A mon avis, il aurait dû.
Lire l'intégralité de la note de JM Aphatie : La solitude de Fillon, les blagues de Fabius
RAG 34. Les lolo's 34
19:34 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, SARKOZY
PS : Laurent Fabius inquiète les siens
Pour la première fois depuis plusieurs mois, Laurent Fabius, désormais « sage actif », a réuni une trentaine de ses partisans hier pour un déjeuner à la questure de l'Assemblée nationale. L'ancien Premier ministre, qui ne participe plus au bureau national du PS et n'a pas assisté à l'université d'été de son parti à La Rochelle, a écouté les uns et les autres exprimer leur « blues ». Tant il est vrai que la prise de distance de Fabius avec la cuisine interne du PS fait redouter à certains de ses amis un retrait pur et simple de leur leader de la vie politique.
« Il y a parmi nous un besoin de cohésion, accentué par le fait que La Rochelle n'a pas été un moment de rassemblement pour nous », explique Vincent Léna, secrétaire national du PS. Si Fabius a dressé au cours de ce déjeuner un tableau bien sombre du Parti socialiste (« Il a souligné qu'on devait pouvoir résister à une forme de droitisation », rapporte un participant), il n'a guère délivré de message fort. « Il a son calendrier, il nous dira les choses le 29 septembre », journée de rassemblement des fabiusiens à Paris.
« Ne pas apparaître comme une citadelle assiégée »
Certains élus ont exprimé leur désarroi, craignant que le courant fabiusien ne se « recroqueville sur lui-même ». Fabius a tenté de rassurer, invitant ses troupes à « ne pas apparaître comme une citadelle assiégée ni un groupe de résistants » et à « construire des passerelles ». Claude Bartolone, lieutenant de Fabius, s'est employé après le déjeuner à rassurer les plus inquiets, soulignant notamment que les autres courants n'étaient guère dans un état plus brillant...
N.S
jeudi 13 septembre 2007 Le Parisien
RAG 34. Les lolo's 34
19:34 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, BARTOLONE, PS, RAG, RAG 34
Risque d’une mise en place d’un système de protection individualiste
Le discours du président de la République s’apparente à un véritable plaidoyer en faveur de la confrontation sociale et d’une rupture du pacte social.Cette rupture du collectif se traduit par la mise en place d’un système de protection individualiste. On le voit sur la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, à travers la création d’un système assurantiel, la mise en oeuvre des franchises médicales, la réforme du financement des hôpitaux…
Par ailleurs, le Parti socialiste s’interroge sur la manière expéditive du président de la République de traiter le problème des régimes spéciaux. Deux semaines de négociation, méthode étrange, qui rappelle le passage en force sur le CPE.
Les régimes spéciaux et la réforme de nos régimes de retraite nécessitent un débat global et de fond concerté avec les partenaires sociaux et débattu au Parlement. C’est la raison pour laquelle le Parti socialiste demande au Premier ministre de présenter devant le Parlement les conséquences exactes sur le pouvoir d’achat, des réformes BALLADUR-FILLON sur les retraites.
Enfin, le Parti socialiste s’étonne de la décision du président de la République de repousser après les élections municipales le problème du financement de l’assurance maladie : le pire est à craindre.
Communiqué du Bureau national
RAG 34. Lolo34
07:35 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Protection sociale, ASSURANCE MALADIE
18.09.2007
Sarkozy veut une refonte du système social français
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a confirmé mardi sa volonté de procéder rapidement à une vaste refonte du système social français, qu'il juge à bout de souffle.
Le président de la République, qui s'exprimait devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), a proposé aux partenaires sociaux d'y prendre leur part mais les a avertis qu'il ne laisserait pas les discussions "s'enliser".
"Il y a aujourd'hui trois certitudes", a-t-il déclaré : "Notre système social n'est pas tenable financièrement, notre système social décourage le travail (...) ; enfin, notre système social n'assure pas l'égalité des chances."
Ce système "produit aujourd'hui plus d'injustice que de justice", a-t-il dit. "Il faut donc en changer (...) C'est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances" et renouant "avec les principes d'efficacité et de justice".
Tout au long d'un discours de 54 minutes, prononcé dans l'enceinte du Sénat, le chef de l'Etat s'est efforcé de montrer qu'il entendait passer du dire au faire et des promesses électorales à l'action.
REFORME DES REGIMES SPECIAUX
Il a ainsi confirmé sa volonté de "réformer sans tarder" les régimes spéciaux de retraite pour les aligner sur le régime de la fonction publique, tout en donnant sur ce chapitre quelques gages aux syndicats.
"Dès demain (le ministre du Travail) Xavier Bertrand (...) va entamer des discussions avec tous les acteurs concernés", dont les centrales syndicales, a-t-il dit. Et les principes d'harmonisation définis à l'issue de cette concertation, qui ne devra pas "excéder deux semaines", seront "déclinés par la négociation, entreprise par entreprise".
Il a confirmé sa volonté de procéder à la fusion, contestée par les syndicats, de l'Unedic et de l'Agence nationale pour l'emploi dans un grand "service de l'emploi".
"La fusion aura lieu parce que c'est l'intérêt des demandeurs d'emploi", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de lui faire des propositions à ce sujet "dans les 15 jours".
Cette fusion, a-t-il assuré, permettra "de faire une plus grande place aux partenaires sociaux", qui "conserveront leurs prérogatives" dans la détermination des règles d'indemnisation des chômeurs.
Nicolas Sarkozy a en outre plaidé pour une remise à plat de l'indemnisation du chômage et des sanctions pour les chômeurs qui refusent des "offres valables d'emploi".
Plus généralement, il a réaffirmé sa volonté de lutter contre la fraude. "Je ne veux plus que les Français payent pour les excès de quelques uns, particuliers ou entreprises", a-t-il déclaré.
"JE JOUE CARTES SUR TABLE"
Nicolas Sarkozy a également confirmé sa volonté de réformer le contrat de travail. Mais s'il a évoqué parmi les pistes de réflexion les "modes de rupture négociée" du contrat, il n'est pas allé jusqu'à réitérer sa proposition d'un contrat unique, auquel les syndicats sont hostiles.
Il s'en est remis aux négociations entre les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail et s'est dit "confiant dans leur capacité à dégager des compromis innovants".
Le gouvernement "tirera toutes les conséquences de ces négociations à la fin de l'année" et, s'il n'y a pas d'accord entre les partenaires sociaux, l'Etat "prendra les mesures appropriées", a-t-il ajouté.
Pour redresser les comptes de l'assurance-maladie, il a annoncé l'ouverture d'un "grand débat sur le financement de la santé", dont il souhaite tirer les conclusions au premier semestre 2008, date à laquelle il veut aussi voir aboutir le chantier de l'assurance contre le risque dépendance.
Le chef de l'Etat a souhaité aller plus loin dans l'assouplissement de la semaine de 35 heures et la simplification de la réglementation du temps du travail et a demandé au gouvernement de supprimer les "verrous fiscaux, sociaux et règlementaires" qui entravent l'emploi des seniors.
Une conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat se tiendra dans la seconde quinzaine d'octobre, a-t-il annoncé, réaffirmant qu'une commission indépendante serait chargée de faire chaque année au gouvernement et aux partenaires sociaux des recommandations en matière de revalorisation du smic.
"Je joue cartes sur table", a lancé Nicolas Sarkozy, qui a assuré que sa porte resterait ouverte aux syndicats.
Il les a cependant avertis que le dialogue social ne devait pas "être un alibi à l'inaction" : "Pour les prochains mois, il n'est pas question de laisser les discussions s'enliser."
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18:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY
Immigration : Brice Hortefeux apparaît favorable au test ADN...
mais attend le verdict de l'Assemblée.
PARIS - Alors que son projet de loi sur la maîtrise de l'Immigration doit être examiné ce mardi par les députés, Brice Hortefeux n'a pas souhaité soutenir clairement l'amendement instaurant des tests ADN pour les candidats au regroupement familial mais a laissé entendre qu'il n'y voyait pas d'objections.
"Le candidat à l'immigration peut ainsi, par un test ADN, accélérer la procédure", a d'abord plaidé le ministre de l'Immigration sur RTL, avant d'ajouter: "Est-ce que cela serait obligatoire? La réponse est non. (...) Est-ce que nous serions isolés en Europe? non".
"Par respect du Parlement, j'attends que le débat se déroule" (avant de se prononcer personnellement NDLR), a-t-il souligné, rappelant qu'avec ce texte les députés jouaient leur rôle de "proposition" et d'"imagination" et qu'il n'y avait donc pas lieu de "pousser des cris d'orfraie".
"Il ne doit pas y avoir de débat interdit ni de sujet tabou" en matière d'immigration, a insisté M. Hortefeux, qui a par ailleurs nié être "choqué" par les propos tenus par Fadela Amara. Dimanche, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville s'est dite "heurtée", "en tant que fille d'immigrés", par cet amendement.
"Ce n'est pas un texte gouvernemental", a souligné M. Hortefeux.
Le ministre a rappelé que son projet de loi répondait à un engagement de campagne" de Nicolas Sarkozy et qu'à ce titre, il devait "être tenu".
M. Hortefeux a ensuite défendu une autre mesure controversée de ce projet de loi en assurant que le test de langue française auquel seraient soumis les candidats à l'immigration ne durera que "15 minutes" et qu'en cas d'échec, un "stage de deux mois" sera proposé.
"J'essaie d'appliquer la politique qui est la mienne avec le maximum d'humanité et d'efficacité", a-t-il conclu.
Le projet de loi sur l'immigration va notamment dans le sens d'une immigration "choisie", comme le souhaite Nicolas Sarkozy, avec l'ambition de porter de 7 à 50% la part de l'immigration de travail. AP
pf/ma
RAG 34. Les lolo's 34
18:11 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, HORTEFEUX
ADN : Le PS dénonce les "amendements scélérats" sur l'immigration
PARIS (Reuters) - Les socialistes ont dénoncé lundi, lors de leur Journée parlementaire, les amendements "scélérats" ajoutés au projet de loi sur l'immigration, qui visent à permettre notamment l'utilisation de tests ADN dans la procédure de regroupement familial.
Le texte présenté par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, doit être examiné à partir de mardi par les députés.
On veut "terroriser en France pour que cela ait un effet là-bas", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, prônant une politique européenne sur les questions d'immigration.
"Plutôt que d'engueuler (Jean-Claude) Trichet et l'Eurogroupe, il vaudrait mieux engueuler les pays d'Europe du Nord qui ne veulent pas assumer leur devoir de solidarité avec les pays d'Europe du Sud", a ajouté le député de Paris, dans les couloirs de la Maison de la chimie à Paris.
Pour André Vallini, porte-parole du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale, "le regroupement familial, ce n'est pas seulement une question d'humanisme mais aussi une question d'efficacité. Pour s'intégrer, il faut sa famille".
L'amendement, présenté par le député UMP du Vaucluse Thierry Mariani, est "un amendement scélérat", a-t-il dit. "La République française ne mérite pas cela. Quand on s'appelle Mariani ou Vallini, on ne commet pas ce genre d'amendements (qui) fait penser aux heures noires de notre histoire".
Pour Claude Bartolone, la droite utilise une "grosse ficelle". "En France les tests ADN sont réservés aux délinquants", a souligné le député de Seine-Saint-Denis.
Les tests ADN, a déclaré pour sa part Delphine Batho, "philosophiquement cela rappelle ce que Nicolas Sarkozy a dit sur la génétique. C'est encore de l'inné".
"Je voudrais déjà que les tests prévus pour les délinquants sexuels soient pratiqués et entrés sur le fichier. La vérité c'est que cela coûte très cher", a souligné la député des Deux-Sèvres, spécialiste des questions de sécurité au PS.
En plus d'objectifs chiffrés d'expulsions, Nicolas Sarkozy a chargé Brice Hortefeux de faire passer l'immigration du travail à 50% du total contre 7% actuellement.
"Cela ne me gène pas d'ouvrir le débat sur les quotas économiques. Chercher un accord avec les forces sociales de ce pays ne me paraît pas devoir être tabou", a expliqué Manuel Valls, qui voudrait que le PS soit plus "offensif" sur les questions d'immigration.
"Nous devons définir nos propres propositions et sortir du débat entre Hortefeux, qui va vouloir durcir le ton, et les associations", a estimé le député de l'Essonne.
RAG 34. Les lolo's 34
18:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, IMMIGRATION
IRAN : Déclaration de Bernard Kouchner
La déclaration de Bernard Kouchner appelant à se préparer à la possibilité d’une guerre avec l’Iran est inquiétante. Cette déclaration venant après le discours de Nicolas SARKOZY sur une alternative entre « la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran », simplifiant à l’outrance le problème du dossier nucléaire iranien, vise en réalité à préparer les esprits à une logique de guerre, voulue par l’administration Bush et les néo-conservateurs américains.
L’Iran ne doit pas accéder à l’arme nucléaire. C’est la position constante du Parti socialiste. Il existe une unanimité de la communauté internationale sur ce point et le Conseil de sécurité a déjà pris des sanctions pour que l’Iran suspende l’enrichissement de l’uranium et revienne à la table de négociations.
Mohammad EL BARADEI, Directeur général de l’AIEA, déploie des efforts considérables pour tenter de trouver une solution à la crise, en mettant en place une méthode de solution des principaux points en litiges et fait état des signaux encourageants en ce sens. Il ne voit pas aujourd’hui de danger clair concernant le programme nucléaire iranien. C’est le moment qu’ont choisi Nicolas SARKOZY et son ministre des Affaires Etrangères pour préconiser des sanctions hors Nations Unies et des préparatifs de guerre. La position de Nicolas SARKOZY, s’engageant à nouveau dans un scénario à l’Irakienne ne peut s’expliquer que par son alignement sur l’administration Bush. Cet alignement affaiblit l’autorité de l’ONU, met en danger la crédibilité, les intérêts et la sécurité de la France et est en contradiction avec les engagements de notre pays au Moyen-Orient.
Le Parti socialiste estime que l’AIEA doit mener jusqu’au bout la procédure de vérification du programme nucléaire iranien et la mise en œuvre d’un système rigoureux de contrôles internationaux. La France ne peut s’engager avec autant de légèreté dans des confrontations militaires dans une région si instable et mouvementée.
Le Parti socialiste demande qu’un débat soit engagé rapidement au Parlement sur ce dossier.
Communiqué du Secrétariat international
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09:24 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : KOUCHNER, IRAN, NUCLEAIRE
17.09.2007
Ségolène Royal : "Si j'étais Jeanne d'Arc, on m'aurait brûlée vive"
"Pourquoi tant de haine?"
La parution ce jour dans Libération d'extraits du livre "L'impasse" de Lionel Jospin, à paraître prochainement, a déclenché l'irritation de la présidente de la région Poitou-Charentes. Lionel Jospin, candidat par deux fois malheureux aux deux précédentes présidentielles d'avant 2007, y dresse un portrait sans complaisance aucune de notre ex candidate largement battue en mai dernier.
C'est depuis le Canada que n'a pas tardé la réplique de Ségolène Royal. Interwievée par Françoise Degois (France Inter) citant Jeanne d'Arc puis la Bible, elle a qualifié "les attaques" dont elle faisait l'objet, de violentes, haineuses, sexistes et même...racistes.
Et 1, et 2, et 3 zéros !
Ecouter la réponse de Ségolène Royal (1"40)
http://www.box.net/shared/7gb14qd00a
Voir et écouter :
http://laposte.lci.fr/infos/france/0,,3548132-VU5WX0lEIDQ...
RAG 34. Les lolo's 34
20:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, ROYAL, JOSPIN
Le brûlot anti-Royal de Jospin brouille la rentrée socialiste
Par Laure Bretton Reuters - PARIS, 17 septembre -
Lionel Jospin a relancé les guerres de tranchées au sein du Parti socialiste, son livre au vitriol sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal faisant passer l'opposition à Nicolas Sarkozy au second plan.
Dans "l'Impasse", dont Libération publie des extraits une semaine avant sa sortie, l'ancien Premier ministre socialiste juge que la présidente de Poitou-Charentes fut une "illusion" dénuée des "qualités humaines" et des "capacités politiques" nécessaires.
Pour Lionel Jospin, qui a envisagé un temps de se présenter aux suffrages des militants PS, elle était "la candidate la moins capable de gagner" et ne doit pas être à nouveau désignée en 2012. "Avoir commis une erreur ne justifie pas qu'on la réitère", écrit-il.
Après une université d'été apaisée marquant le coup d'envoi de la "rénovation" interne du PS, députés et sénateurs devaient se remettre au travail lors de leur Journée parlementaire, à Paris.
C'était avant qu'une "politique éditoriale (...) nous oblige à répondre à une question essentielle 'Avons-nous lu le livre?' alors que s'annonce une semaine extrêmement importante pour le pays", déplore Jean-Christophe Cambadélis à son arrivée à la Maison de la Chimie.
Pour le député parisien, le livre de Lionel Jospin est un "non sujet" à l'heure de la réforme des régimes spéciaux de retraite, du pouvoir d'achat en berne et de l'examen d'un nouveau projet de loi sur l'immigration à l'Assemblée.
"Cela va remettre cent balles dans la machine" des divisions, renchérit Benoît Hamon devant l'auditorium où un dessin humoristique accueille les parlementaires: "On vous rappelle qu'il faut éteindre les portables et refermer le bouquin de Jospin!".
"Il faut arrêter de résumer le débat (post-présidentiel) au sein du PS à une coalition des éléphants contre la gazelle", ajoute le député européen.
"AIGRITUDE"
Loin des "règlements de comptes", le parti doit dépasser les questions de personnes et faire une "analyse plus profonde" de la défaite, déclare François Hollande, à nouveau contraint de jouer les juges de paix entre une partie du PS et son ex-compagne.
"Tirons les leçons, tournons-nous vers l'avenir et soyons utiles à notre pays", intime-il à la veille de l'ouverture d'une nouvelle session parlementaire extraordinaire.
Pour les proches de Lionel Jospin, c'est bien d'avenir dont parle le chef de feu la gauche plurielle quand il dénonce des idées royalistes d'ordinaire l'apanage "de la mouvance populiste" ou son côté "démagogique".
"Il dit qu'il faudrait éviter qu'on se remette dans une forme d'impasse", décrypte son ancien ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, faisant fi au passage du vote des militants PS ayant investi Ségolène Royal à plus de 60%. "Ils l'ont fait. C'est la démocratie mais on peut s'interroger pour que cela ne se reproduise pas", estime-t-il.
"L'Impasse" est le dernier opus anti-royal en date de la rentrée, après une série aux titres évocateurs, de "La défaite en chantant" de Claude Allègre à "Désert d'avenir" de Guillaume Bachelay en passant par "Au revoir Royal" de Marie-Noëlle Lienemann.
En août, lors de son discours de rentrée, Ségolène Royal avait fait mine de s'amuser de cette "chaude affection littéraire", jugeant les auteurs "tournés vers le passé" alors qu'elle travaillait à préparer l'avenir.
Lundi, en son absence pour cause de déplacement au Québec, ses proches ont fait bloc, dénonçant le "fiel" et le "manque de modestie" de Lionel Jospin, lui-même ayant échoué deux fois dans la course à l'Elysée.
"On ne parle pas aux militants et aux Français sur une aigreur, une amertume", commente son ancien directeur de campagne, Jean-Louis Bianco. "Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement à un seul mot: aigritude", souligne Gaëtan Gorce, dans un clin d'oeil au néologisme "bravitude" inventé par Ségolène Royal pendant la campagne.
"Peut-être que ça éclaire aussi les Français sur les difficultés qu'a eues la candidate pendant la campagne. Les divisions nous ont fait mal", conclut Delphine Batho, qui a repris le siège de Ségolène Royal à l'Assemblée nationale.
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18:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JOSPIN, ROYAL, PS
UE: petite montée de température au PS sur le traité simplifié proposé par Sarkozy
PARIS - En prenant position lundi en faveur du projet de traité simplifié proposé par Nicolas Sarkozy, le chef des députés socialistes Jean-Marc Ayrault a provoqué une petite montée de température au PS, qui n'a pas encore tranché sa position sur ce texte et redoute une nouvelle guérilla en son sein entre partisans du "oui" et du "non".
Le traité simplifié, proposé par Nicolas Sarkozy pour relancer l'Europe après les "non" français et néerlandais de 2005, doit être finalisé lors de la conférence intergouvernementale (CIG) des 18 et 19 octobre à Bruxelles. Une fois rédigé, il devra être approuvé en France par les députés et sénateurs réunis en congrès, probablement fin janvier, à la majorité des trois cinquièmes. Or, l'UMP et son allié du "Nouveau centre" n'atteignent pas ce seuil seuls, et auront besoin des voix de l'opposition.
Lors de la journée parlementaire du PS lundi, le président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault a appelé à voter pour. "La première urgence est de sortir l'Union de sa paralysie politique" et "le traité simplifié est une chance que nous n'avons pas le droit de laisser passer", a-t-il plaidé, jugeant que ce texte a "dépassé le clivage du oui et du non". "Sauf à ce que la conférence intergouvernementale vide le traité de cette substance, je considère que notre vote doit soutenir cette démarche".
Cette prise de position a hérissé dans les rangs du PS, où un groupe de travail est chargé d'élaborer une "position commune" sur ce sujet délicat, qui avait profondément divisé le parti en 2004-2005. Le PS ne fera connaître sa position qu'une fois que sera connu le texte définitif du nouveau traité, après la CIG. Pour l'heure, le PS se borne à réclamer un nouveau référendum.
Ce que François Hollande a rappelé à l'intéressé. "C'est trop tôt", a expliqué le N°1 du PS. "Nous aurons à en discuter tous ensemble et à définir ensemble notre position, une fois que nous aurons le traité. Pour l'instant, il n'y a pas de traité".
Plus virulent, le "Monsieur Europe" du PS Benoît Hamon s'est agacé que Jean-Marc Ayrault court-circuite le parti. "Ne commençons pas à dire que Nicolas Sarkozy a relancé l'Europe avec ce mini-traité, c'est une hérésie", a-t-il regretté. Sans se prononcer sur le texte final, cet ancien partisan du "non", membre du groupe de travail du PS, juge que le projet de traité simplifié "n'est pas à la hauteur" et "ne résout aucun des gros enjeux" fiscaux, sociaux ou économiques.
"C'est fondamental que les socialistes soient unis" sur ce sujet, a appuyé la députée Delphine Batho, ex-"ouiste de gauche".
Jean-Marc Ayrault "a donné son opinion, c'est son opinion", a commenté Laurent Fabius, ancien leader du "non" à gauche à la Constitution européenne. "N'allons pas trop vite, parce que ça peut provoquer des crispations dont nous n'avons pas besoin en ce moment", a renchéri le député fabiusien Philippe Martin.
Seul le député Gaëtan Gorce a apporté son soutien au patron des députés PS, "pas choqué" par son position: "C'est un discours de responsabilité. Il faut regarder les choses avec beaucoup de circonspection, mais il faut sortir de l'impasse". AP
sch/ir
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18:25 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MINITRAITE SARKOZY
16.09.2007
Débat animé des partis de gauche à la Fête de l'Humanité AFP
Par Christine COURCOL AFP - LA COURNEUVE- Les responsables des quatre principaux partis de la gauche se sont retrouvés samedi après-midi sur une estrade de la Fête de l'Humanité pour annoncer une riposte commune à la politique du gouvernement sans réussir toutefois à cacher leurs profonds désaccords.
L'affiche était inédite avec côte à côte, François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Cécile Duflot (Verts) et Olivier Besancenot (LCR). "C'est un événement", a dit Mme Buffet.
A sa demande, les chefs de parti se sont accordés sur une réunion mardi soir pour mettre en place un "comité de riposte" à la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy. La rencontre devrait avoir lieu au siège du PCF.
Le contenu de la discussion de mardi n'a pas été précisé, Olivier Besancenot souhaitant une prise de position commune sur les régimes spéciaux de retraite, tandis que François Hollande demandait que le débat porte plus généralement sur le pouvoir d'achat.
Cécile Duflot, repoussant le spectre d'une nouvelle victoire de la droite, a plaidé pour un projet commun "écologiste".
Olivier Besancenot a estimé qu'il ne fallait pas "esquiver ce qui nous divise", mais qu'il fallait "au-delà de ces divergences" travailler "ensemble contre la droite", avec autre chose qu'une "union de la gauche molle".
"On ne pense pas tous pareil", a noté François Hollande, mais on est "tous unis contre la droite" et "on a besoin de toutes les formations, y compris de la gauche de la gauche".
Cependant, selon lui, "au-delà de la riposte nécessaire, il faut travailler ensemble sur des propositions, un projet, une perspective, une vision". Il a refusé à cet égard de distinguer "une gauche plus pure et une autre plus réaliste".
"Arrêtons d'opposer gauche de gouvernement et autre gauche", a renchéri Mme Buffet.
M. Hollande -qui a essuyé à son arrivée quelques huées- a indiqué que sur sa proposition devrait être mis en place fin septembre un "comité de liaison" de la gauche. On y parlera "pas seulement de la riposte, de la critique, de ce que nous ne voulons pas, mais de ce que nous proposons ensemble pour offrir une alternative, une politique différente au pays", a-t-il dit.
Mais la LCR ne devrait pas y participer. "La LCR est sur une autre démarche, révolutionnaire", a souligné le premier secrétaire du PS, pour qui "on peut pas dire à un pays, vous allez changer uniquement par des mouvements de rue".
A la tribune, MMe Buffet a évoqué les municipales, à l'origine de tensions entre PCF et PS, en demandant que "toute la gauche soit réunie dès le premier tour". M. Hollande s'est borné à se dire favorable à "des listes de rassemblement de la gauche, le plus largement possible".
Devant la presse, il a précisé que lorsque les résultats électoraux "justifieront" que le PCF puisse être "chef de file", les socialistes "seront derrière lui". Mais il a indiqué qu'il pourrait y avoir "quelques primaires". "On mettra ça en négociation", a-t-il dit.
Il a semblé aussi éloigner devant la presse l'éventualité d'alliances avec le Modem, parlant de "stratégie de rassemblement de la gauche dès le premier tour", avec éventuellement "des renforts" au second tour, mais "autour d'un projet". Alors que François Bayrou, a-t-il dit, est favorable à l'idée d'un rassemblement "tantôt avec les uns, tantôt avec les autres, donc avec personne".
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12:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FÊTE DE L'HUMA 2007
Réforme des retraites : Régimes spéciaux
Les déclarations de N. SARKOZY et de F. FILLON sur la question des seuls régimes spéciaux, cherchant à opposer les salariés entre eux, augurent mal du processus de négociation d’ensemble pourtant nécessaire.
Il n’est pas possible de déconnecter l’évolution des régimes spéciaux -qui doit être traitée dans leur diversité et non de manière réductrice- de la négociation d’ensemble. De plus l’évolution éventuelle de ces régimes spéciaux ne constitue absolument pas une réponse au financement pérenne du régime général des salariés.
C’est d’ailleurs à travers le Conseil d’Orientation des Retraites mis en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN, qu’une discussion sérieuse et approfondie a abouti sur le dossier des retraites, à un diagnostic partagé par tous les partenaires sociaux. Ainsi, tous les partenaires syndicaux sont aujourd’hui d’accord pour une évolution négociée des régimes spéciaux de retraite, dans le cadre d’une négociation d’ensemble de la question des retraites.
L’échec social et financier de la réforme FILLON adoptée en 2003, qui n’évoquait pas les régimes spéciaux est aujourd’hui patent. Le groupe socialiste l’avait d’ailleurs déjà annoncé lors du débat parlementaire au printemps 2003. Cette réforme se traduit par la dégradation du taux de remplacement, davantage d’injustices, l’augmentation du nombre des très petites pensions. Il y a aujourd’hui 1 000 000 de retraités en dessous du seuil de pauvreté. Le déficit de la branche vieillesse dépassera largement les 3 milliards d’euros cette année. En outre, le fonds de réserve des retraites a été très faiblement abondé depuis cette période.
La renégociation de la réforme des retraites à l’horizon 2008 était inscrite dans la loi de 2003. Cette réforme négociée doit réunir plusieurs conditions :
- S’attaquer au problème du chômage des jeunes et tout faire pour obtenir un taux d’activité beaucoup plus élevé en particulier chez les seniors ;
- Prendre en compte pour les durées de cotisations les critères de pénibilité et d’espérance de vie, aujourd’hui très inégalitaire selon la nature des métiers ;
- Solliciter des ressources nouvelles, relevant non seulement de la solidarité, mais également des revenus financiers ;
- Prévoir une évolution négociée des régimes spéciaux, dans toute leur diversité financière, démographique, historique, dans le cadre d’une négociation globale des retraites des Français, dans le souci d’assurer la pérennité du système par répartition ;
- Affirmer la nécessité d’une négociation dans le respect de tous les partenaires sociaux, récusant ainsi toute tentation autoritaire et toute tentative de passage en force.
Communiqué du Bureau national
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14.09.2007
" TVA sociale " : le gouvernement recule pour mieux sauter
La communication du gouvernement sur l’ajournement de la mise en place de la TVA sociale ne saurait masquer la réalité : la réforme n’est pas enterrée, mais simplement ajournée pour cause d’élections municipales imminentes.En effet, la multiplication des rapports (trois en à peine un trimestre) et le renvoi devant le Conseil Economique et social attestent de l’intérêt que porte toujours le gouvernement à cette proposition, ce que confirme le Secrétariat d’état à la prospective.
Le Parti socialiste rappelle donc son opposition la plus ferme à une telle mesure dont les principales caractéristiques sont d’être :
• socialement injuste : les baisses de cotisations seraient financées par une hausse des taxes qui pèsent plus lourd pour les ménages modestes et moyens ;
• économiquement dangereuse : selon le rapport de la ministre de l’Economie et des Finances, les bénéfices d’une telle réforme sont théoriques ou sujet à caution (création d’emplois, gains de compétitivité), à la différence des dangers qui sont avérés, notamment celui d’un dérapage de l’inflation. Ces risques ne sont pas anodins et pourraient gripper la consommation des ménages, dernier moteur de la croissance encore allumé ;
• moralement condamnable : elle contredit en tout point l’engagement solennel du Président de la République pris à la veille du second tour des élections législatives.
Communiqué du Secrétariat national
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18:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE
Harkis "sous-hommes": Georges Frêche relaxé à la surprise générale (AFP)
Par Par Hervé GAVARD MONTPELLIER (AFP)
Georges Frêche, président de la Région Languedoc-Roussillon, poursuivi pour avoir traité des harkis de "sous-hommes", a été relaxé jeudi en appel, une décision en faveur du probable candidat aux sénatoriales, exclu du PS pour ses écarts de langage, prononcée à la surprise générale.
En première instance, Georges Frêche avait écopé d'une amende de 15.000 euros. Et lors de l'audience d'appel, l'avocat général avait requis la confirmation de cette condamnation pour injure raciale.
C'est lors d'un hommage, en février 2006, à un ancien leader pied-noir que M. Frêche s'en était pris à des harkis qui avaient assisté le même jour à une manifestation similaire de l'UMP.
"Vous êtes allés avec les gaullistes (...) Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur", avait lancé M. Frêche.
Ces propos avaient suscité une vive réaction en France au sein de la communauté harkie. Ils avaient aussi valu au puissant président de la région Languedoc-Roussillon une suspension de deux ans de la direction du Parti socialiste.
Jeudi, son avocat se réjouissait de "la fin d'un procès contre la vérité".
La Cour d'appel, a analysé Me Gilles Gauer, "exprime d'une part que les propos ne s'adressaient d'aucune manière à la communauté harkie mais à deux individus". L'avocat a souligné par ailleurs l'absence de connotation raciale dans les propos "puisqu'on dénonçait le manque d'honneur des personnes dont il s'agissait".
Les associations de harkis en revanche, qui ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, ont laissé éclater leur colère.
"Ce n'est même plus de la colère, ça devient de la haine. On avait confiance dans la justice mais aujourd'hui la justice ne respecte pas la communauté harkie", a déclaré Abdelkrim Klech, président du collectif national Justice pour les Harkis, partie civile. "On relaxe Frêche, alors la justice reconnaît que les harkis sont des sous-hommes", s'est-il indigné.
Quant à Abdelkader Cheibaïki, président de l'association Justice Information et Réparation pour les harkis, à qui les propos s'adressaient, il s'est déclaré "abasourdi" par l'arrêt de la cour d'appel: "C'est inadmissible, on ne se laissera pas faire", a-t-il lancé.
La relaxe intervient deux jours après une condamnation de Georges Frêche: mardi, il a écopé, en appel, d'une amende de 1.500 euros pour avoir laissé entendre que des policiers brûlaient des voitures lors des violences urbaines de l'automne 2005.
Habitué des écarts de langage, M. Frêche a été exclu du PS au début de l'année, deux mois après avoir jugé anormale la proportion de Noirs dans l'équipe nationale de football.
Reste que le patron de la région Languedoc-Roussillon règne sans partage sur cette région et a déjà dévoilé son avenir proche: il a annoncé son intention de quitter la présidence de l'Agglomération de Montpellier l'an prochain - prenant le soin de désigner lui-même son successeur - et de se présenter aux sénatoriales.
Et il fourmille de projets pour la Région qu'il espère garder aux prochaines élections, malgré ses déclarations à l'emporte-pièce. Une région qu'il veut voir figurer au 10è rang des régions françaises dans les trois ans, contre le 17è rang qu'elle occupe actuellement, a-t-il déclaré récemment sur France Bleu Hérault.
© 2007 AFP
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13:37 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GEORGES FRÊCHE, HARKIS, SOUS-HOMMES
12.09.2007
Dépénalisation du droit des affaires et stigmatisation des chômeurs : Sarkozy fort avec les faibles, faible avec les puissants
Le Parti socialiste s’inquiète des dérives que portent en germe les annonces successives du chef de l’État. Après avoir estimé de la plus grande urgence de dépénaliser le droit des affaires devant l’université d’été du MEDEF, Nicolas Sarkozy annonce maintenant un grand plan contre les chômeurs fraudeurs, faisant au passage un raccourci plus que tendancieux entre fraude aux Assedic et refus d’emploi. Il y a là une différence de traitement qui pose question.
C’est d’autant plus inadmissible qu’il s’agit d’une nouvelle tentative de stigmatisation des chômeurs. On peut se demander dans quelle mesure il ne s’agit pas d’une manœuvre destinée à faire diversion à la veille de la publication des données INSEE longtemps camouflées par la droite en campagne.
Celles-ci devraient en effet révéler la réalité des chiffres et des résultats de la politique économique désastreuse des gouvernements auxquels a appartenu l’actuel président, revoyant nettement à la hausse les chiffres officiels du chômage en France, comme l’avait déjà fait la très sérieuse agence européenne Eurostat au printemps.
Si la fraude aux Assedic mérite d’être sévèrement sanctionnée, elle ne représente aujourd’hui que 0,5% des sommes distribuées et met en cause des réseaux du crime organisé.
À l’inverse, il est particulièrement inquiétant de voir le Président de la République considérer qu’il n’est pas grave de présenter des comptes falsifiés, de ne pas déclarer sa main d’œuvre, ou de ne pas respecter la distinction entre son patrimoine personnel et celui de l’entreprise.
Manifestement, pour Nicolas Sarkozy, la délinquance financière est une délinquance acceptable. C’est vraiment toute une conception de la société que révèle cette distinction entre la dépénalisation de la délinquance financière et la stigmatisation des chômeurs.
Communiqué d’Alain VIDALIES
Secrétaire national aux Entreprises
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Premières réformes de Sarko-Fillon : Un gouvernement de classe au service des puissants et des riches !
Par Julien Guérin
Durant l’été les contre réformes, les sales coups et les lois scélérates n’ont cessé de pleuvoir contre les salariés et les jeunes de ce pays. Sarkozy a commencé a mettre en oeuvre son projet au service exclusif de ses amis du MEDEF, des rentiers gavés de stocks potions et de tous les nantis arrogants et plein de morgue et de suffisance.
A peine élu, le premier signe donné par le nouveau président a été de passer de luxueuses vacances de milliardaire à bord d’un Yacht mis à disposition par son ami Bolloré. IL remet d’ailleurs le couvert au mois d’août en allant séjourner chez un autre riche et puissant ami aux Etats Unis. Il a pu y rencontrer son ami Bush dont la politique impérialiste et criminelle s’enlise chaque jour un peu plus en Irak.. Quel meilleur symbole de la politique a venir que ces quelques jours de croisière de luxe et cette visite à cet ennemi absolu des progressistes qu’est Bush…le triomphe de l’argent, de la vulgarité et des valeurs patronales et libérales, le mépris pour les salariés modestes et le luxe ostentatoire des parvenus. La mystification politique opérée pendant la campagne présidentielle prenait ici tout son sens et toute sa force. La poudre aux yeux de l’ouverture , que nous nommerons pour notre part trahison des idéaux de gauche, servait alors comme un gadget ou au pire comme une opération visant a renforcer la « légitimité » de sales coups a venir !
Les lois votées cet été par le Parlement vont en effet toutes dans ce sens. Le paquet fiscal est à cet égard l’exemple le plus probant. Les baisses d’impôt pour les plus riches, la suppression des droits de succession, la quasi suppression de l’ISF ne sont que l’application la plus brutale de l’idéologie tatchérienne portée par le Bonaparte de l’Elysée. La droite sarkozytse est au pouvoir pour servir le capital et n’hésite pas a mettre en œuvre son projet…belle leçon pour la gauche et les socialistes qui devraient, ou gouvernement se montrer aussi fidèles aux travailleurs que la droite ne l’est au grand patronat. La grande bourgeoise Christine Largarde ministre de l’économie peut tranquillement proclamer à la tribune même de l’Assemblée, expression de la souveraineté populaire, que son rôle est de réhabiliter l’argent (comme si il en en avait vraiment besoin…) ! « Enrichissez vous » le vieux et cynique slogan du père Guizot est en passe de devenir la devise du nouveau pouvoir en lieu et place des principes républicains issus de la grande Révolution.
Cet éloge de la réussite individuelle, de l’argent pour l’argent s’accompagne de la volonté claire de mettre a genou toute velléité de résistance voire de riposte, de désarmer toute possible mobilisation sociale pour pouvoir ensuite imposer touts les contre réformes libérales. Comme Tathcer en son temps, Sarkozy a besoin d’affaiblir les capacités de riposte du mouvement social et des forces syndicales pour mettre en œuvre pleinement sa politique. Il doit battre les poches de résistances constitués par les cheminots ou l’Education nationale en les discréditant pour mettre l’opinion de son coté. Il ne veut évidement pas revivre le « cauchemar » (le rêve pour nous !!) de décembre 95 et de la grève par procuration des salariés du privé solidaires du mouvement. Il stigmatise donc les régimes spéciaux au nom de la fameuse et sacro sainte équité, il pointe du doigt les soit disant privilégiés qui sont toujours en grève et qui ne travaillent pas assez. Tout cela pour passer à l’offensive après l’isolement de ces salariés du secteur public qui peuvent, pour l’instant, lutter sans craindre la perte de leur emploi et sans le couperet du chômage de masse planant sans cesse sur le privé et diminuant ainsi sa capacité de combativité. Stigmatiser ces salariés soit disant privilégiés permet par la même occasion de détourner la colère populaire des vrais nantis du capitalisme : les patrons du CAC 40, les bénéficiaires d’onéreux parachutes dorés et les rentiers du capital vivant oisivement comme disaient les premiers socialistes ! Le vote du texte sur le servie minimum dans les transports en commun et sa perverse remise en cause du droit de grève s’insère dans cette logique. Il en est de même pour l’autonomie des facs, qui en plus de porter en germe la privatisation des universités, vise a porter un coup fatal au mouvement étudiant dont la droite redoute la combativité…Villepin et Balladur ainsi que les morts-nés CPE en 2006 et CIP en 94 s’en souviennent encore ! Sarkozy et Pécresse en faisant mine de reculer en juin dernier on tenter d’endormir cette importante capacité de mobilisation étudiante…affaire a suivre lors la prochaine rentrée universitaire. La suppression massive de postes dans l’Education nationale (plus de 11 000) et la grande saignée qui s’opère en parallèle dans la fonction publique se situent dans le même registre : affaiblir, diviser, stigmatiser pour passer suite tranquillement mais sûrement en force.
Tous les socialistes doivent le comprendre ! Défendre la lutte des cheminots, des enseignants, des gaziers ou électriciens et des étudiants s’est aussi se battre pour la reconquête de nos droits perdus et un point d’appui pour les regagner !
Se battre à leur coté et faire reculer le gouvernement c’est empêcher la tatchérisation définitive de la France car elle serait dramatique…D’abord pour les salariés et le mouvement social découragés et résignés par de terribles et éprouvantes défaites la tacthérisation sonnerait l’heure du repli et donc celle de la casse définitive par la droite des derniers acquis des luttes du mouvement ouvrier et démocratique : code du travail, Sécurité sociale, salaire socialisé…Ensuite cette résignation serait fatale à la gauche telle que nous la défendons : un camp social qui doit représenter politiquement les aspirations majoritaires du salariat. En effet, après Tacther vient Blair et sa gauche « moderne »…Là ne peut être notre modèle pour le parti socialiste francais pour les années a venir !
Face à cette droite qui, derrière les bons sentiments médiatiques et les sourires décontractés de façade dans la presse people, prépare un grande offensive contre les droits des salariés nous devons hausser le ton ! Nous devons sans cesse et avec abnégation expliquer et montrer la dangerosité et la froide cohérence de son projet, mobiliser partout ou cela est possible et efficace toutes les résistances, préparer les ripostes nécessaires en lien avec les forces sociales et syndicales, soutenir et relayer politiquement les aspiration des luttes a venir, bref jouer pleinement notre rôle d’opposant ! Cela n’est pas contradictoire avec la nécessaire refondation idéologique et politique de la gauche… bien au contraire cela en est la condition première !
Pour refonder un socialisme du XXIème siècle il faut que celui ci soit en capacité de s’appuyer sur la force du salariat qui, pour ne pas sortir essoré de la thérapie de choc infligé par Sarko et sa bande, doit pouvoir compter sur une gauche qui ne courbe pas l’échine. Plus que jamais nous avons besoin d’une gauche fière d’elle même et de ses valeurs, immergée dans les luttes sociales et la jeunesse, aux cotés des salariés qui souffrent et qui luttent, mobilisant les intellectuels, refermant enfin la parenthèse libérale ouverte en 1983 qui lui a fait perdre son identité et prête a incarner la relève à ce pouvoir indigne ! Là est pour nous la voie du renouvellement et de la refondation d’une gauche et d’un parti socialiste digne de ce nom !
Un gouvernement de classe au service des puissants et des riches !
mercredi 29 août 2007
Julien GUERIN
RAG 34. Les lolo's 34
17:04 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Après la défaite : En quête de Gauche (vidéo)
Le dernier livre de Jean-Luc Mélenchon : "En quête de gauche" est un livre-événement pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent analyser lucidement la situation de la Gauche aujourd’hui et contribuer à reconstruire la Gauche de demain.
En exclusivité, l'entretien vidéo en avant-première accordé par Jean-Luc Mélenchon à l'équipe Web de PRS.
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07:54 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, EN QUÊTE DE GAUCHE
JAZZ : Décès de Joe Zawinul à l'âge de 75 ans
AP | 11.09.2007 | 10:01
La légende du jazz Joe Zawinul fondateur de Weather Report, qui fut l'un des créateurs du jazz fusion et qui joua avec Miles Davis, est mort, a annoncé son fils. Joe Zawinul était âgé de 75 ans.
Selon Erich Zawinul, cité par l'agence de presse Austria, Zawinul est mort tôt mardi dans un hôpital de la capitale autrichienne où il était admis depuis le mois dernier.
Véritable inspirateur et force du mouvement baptisé "Electric Jazz", Zawinul avait atteint les sommets en compagnie de Miles Davis dans des albums tels que "In A Silent Way" et "Bitches Brew". AP
Mon vinyl préféré (juste pour faire faire rigoler mes 2 grands gamins qui téléchargent illégalement, les voyous...) Black Market. Hum, le tabac avait comme le thé bon goût à cette époque. Et notre libido ? Bien, bien, merci... MAKE LOVE NOT WAR !
Lolo34 me souffle qu'à propos du bon tabac et du bon thé de nos belles et vertes années 70, vous pourrez lire quelques bonnes pages à ce sujet dans "Les déclassés" de Jean François Bizot disparu lui aussi cette semaine.
Lovely34
00:17 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JOE ZAWINUL, WEATHER REPORT
11.09.2007
11 septembre 1973 : La démocratie chilienne assassinée
Le 11 septembre 1973, le Palais de la Moneda est bombardé par l'aviation. Salvador Allende ne se rend pas et se suicide. S'ensuit alors une répression féroce et sanglante que ménera Pinochet le général putschiste avec la pleine bénédiction de la CIA et des USA. "Il faudra m'abattre pour m'empêcher d'accomplir le programme du peuple."
ARTE TV
"Il faudra m'abattre pour m'empêcher d'accomplir le programme du peuple."
Après vingt ans de campagne acharnée et trois défaites (en 1952, 1958 et 1964), le socialiste Salvador Allende, artisan de l'union de la gauche sous le nom d'Unité populaire (UP), remporte la présidentielle chilienne le 4 septembre 1970, à 62 ans. Médecin tôt entré en politique, porté au pouvoir par un immense soutien populaire, il veut instaurer la justice sociale et enraciner la démocratie dans son pays. Mais son jeune gouvernement coalise contre lui la majorité de la bourgeoisie et le puissant voisin américain, alors incarné par Nixon. Le 11 septembre 1973, sur fond de crise sociale et économique, le putsch du général Augusto Pinochet, activement soutenu par la CIA, sonne le glas de son utopie. Le doux révolutionnaire se suicide dans son palais bombardé, après un ultime message aux Chiliens. Une dictature de fer s'installe, qui fera du Chili l'un des meilleurs élèves de l'idéologie néolibérale
Un révolutionnaire démocrate
Avant ce portrait de l'homme qui "a marqué sa vie", Patricio Guzman, cinéaste d'origine chilienne réfugié en France, a consacré de nombreux documentaires à la tragédie politique qui le hante. Après La bataille du Chili (1973-1979), Chili, la mémoire obstinée (1997) et Le cas Pinochet (2001), il a eu besoin, dit-il, de revenir à celui qui fit advenir "la dernière utopie du XXe siècle", afin de comprendre "comment on peut être à la fois révolutionnaire et démocrate". C'est à partir des images filmées entre 1970 et 1973 par le jeune militant qu'il était que Patricio Guzman réalise ce documentaire. Il y mêle des témoignages d'anciens partisans de l'UP et de proches d'Allende, comme ses filles Isabel et Carmen, ainsi que ses propres souvenirs, sobrement évoqués en voix off. Prenant appui sur cette mémoire collective, il fait revivre l'extraordinaire aura d'une figure héroïque que personne n'a oubliée au Chili et qui nous paraît étonnamment proche.
Un portrait fervent et documenté du président socialiste chilien disparu en 1973, porteur, selon le cinéaste, de "la dernière utopie du XXe siècle" : une révolution démocratique.
lundi, 10 septembre 2007 à 23:10
Rediffusions :
11.09.2007 à 03:00
Salvador Allende
(France, 2004, 100mn)
WDR
Réalisateur: Patricio Guzman
Et si nous socialistes, nous réveillions ALLENDE ?
Ecouter ALLENDE par Léo Ferré
RAG 34. Les lolo's 34
23:53 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 11 SEPTEMBRE 73, ALLENDE
Justice, société : Robert Badinter dit tout haut ce que la gauche pense tout bas
*Robert Badinter : "Ne pas confondre justice et thérapie" LE MONDE | 08.09.07 |
AFP/ERIC PIERMONT
Robert Badinter, lors de la cérémonie de scellement de la loi constitutionnelle du 23 février 2007 relative à l'interdiction de la peine de mort.
Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures nouvelles sur la justice, à l'occasion de plusieurs faits divers. A chaque fois, il affirme son intention de se placer du côté des victimes. Quelle doit être la place de la victime dans le processus judiciaire ?
La justice pénale doit impérativement prendre en compte les intérêts de la victime, assurer le respect de ses droits et la réparation des préjudices subis. La victime doit être traitée en justice avec toute l'humanité que sa souffrance appelle. J'ai été le témoin jadis de l'indifférence avec laquelle l'appareil judiciaire traitait la victime. A la chancellerie, j'ai beaucoup oeuvré pour étendre les droits et améliorer la condition des victimes d'infractions. Depuis lors, des progrès sont encore intervenus.
Mais il faut rappeler que la justice pénale n'a pas pour mission d'être une thérapie de la souffrance des victimes. Elle a une fonction répressive, dissuasive et expressive, car elle exprime les valeurs de la société. Mais elle ne saurait avoir une finalité thérapeutique. Il existe des systèmes judiciaires, notamment anglo-saxons, qui n'admettent pas la victime comme partie dans le procès pénal, la réparation de son préjudice étant assurée par les juridictions civiles.
Ce n'est pas notre choix et l'on doit s'en féliciter. Mais au nom de la souffrance des victimes, qui appelle toute la solidarité de toute la société, nous ne devons pas altérer le difficile équilibre de la justice pénale qui repose sur les principes du procès équitable inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme.
Or nous assistons à une sorte de dérive. Se proclamer du côté des victimes est toujours politiquement profitable. Qui serait contre ? Nous sommes dans une société d'émotion qui se veut compassionnelle. Rien ne mobilise plus l'émotion que le crime et la souffrance des victimes, décuplée par la médiatisation et la puissance des images à la télévision. Cela nourrit la pulsion de vengeance qui est au coeur de la réaction humaine en présence d'un crime atroce. Mais la justice ne peut se confondre avec la vengeance ni avec la compassion pour les victimes. C'est ce qui rend son exercice si difficile. Rappelons-nous l'affaire d'Outreau...
En matière de justice, on a l'impression que la loi est modifiée à chaque fait divers. Peut-on construire une politique pénale de cette façon ?
Devant la vague émotionnelle que suscite un crime odieux, les femmes et les hommes politiques se sentent interpellés. La réponse la plus simple consiste à dire : faisons une loi pour éviter que cela se reproduise. Regardons ce qui est advenu depuis 2002 en matière de récidive, notamment celle des délinquants sexuels. Alors que la loi Guigou de 1998 avait déjà instauré un suivi socio-judiciaire, on a voté successivement les lois Perben 1 et 2, la loi sur la récidive de 2005, celle sur la prévention de la délinquance en mars 2007, un nouveau texte à la session extraordinaire de juillet, et on nous annonce une nouvelle loi à la rentrée parlementaire !
La multiplication des lois, sans chercher à s'assurer de leur efficacité, engendre un désordre législatif préjudiciable. Trop de lois nuisent à la Loi. Quel bilan a-t-on fait de l'ensemble de ces textes ? Quelle a été l'effectivité de leurs dispositions ? On est entré dans un système où la loi devient un mode de communication politique. Mieux vaudrait s'assurer de sa mise en oeuvre.
Prenons le cas de l'affaire Francis Evrard. Elle pourrait faire l'objet d'une commission d'enquête parlementaire. Pourquoi, dans ce cas, l'arsenal des dispositions inscrites dans les lois existantes n'a-t-il pas fonctionné ? Pourquoi les mesures de surveillance judiciaire ont-elles été inopérantes ? A-t-il fait l'objet d'un traitement psychiatrique en détention ? A-t-on mobilisé juges de l'application des peines, psychiatres, agents d'insertion et de probation à sa sortie ? Cette affaire grave révèle une série de dysfonctionnements auxquels il serait plus urgent de porter remède que de légiférer dans la hâte.
La principale mesure est celle d'un hôpital-prison pour délinquants sexuels dangereux, où ils iraient après leur peine. Que pensez-vous de cette initiative ?
Il faut bien mesurer que ce qui s'annonce là est un changement profond de la fonction du juge. Que prévoit-on ? Le juge sera en présence d'un détenu qui aura purgé entièrement sa peine, qui "aura payé sa dette à la société", comme on le dit familièrement. Que va-t-on demander à ce juge ? Au vu d'un rapport d'expertise psychiatrique - et la psychiatrie n'est pas une science exacte -, le juge devrait décider la détention de quelqu'un qui n'aurait pas commis de nouvelle infraction, mais qui recèlerait en lui la possibilité d'en commettre, en fonction d'une dangerosité présumée. Le juge ordonnerait une détention sans infraction ni condamnation !
Je crains que pour pallier les carences dont on aura fait preuve, dans le traitement des condamnés au cours de l'exécution de leur peine, on ne crée un système judiciaire destiné à mettre à l'écart, sinon à éliminer, des individus en raison d'une dangerosité présumée. Nous sommes là en face d'un choix très grave pour l'avenir.
Quelle solution faudrait-il mettre en place ?
Il faudrait, dès l'arrivée en détention de tels condamnés, mettre en place un véritable projet pénitentiaire, élaboré à partir d'un bilan médical et psychiatrique. Il faudrait élaborer un programme de traitement pour les années à venir en détention et au-delà dans le cas d'une libération conditionnelle ou d'une surveillance judiciaire.
Il faudrait qu'une telle prise en charge soit effective, qu'elle ne soit pas seulement inscrite dans la loi ou sur des circulaires sans être réellement appliquée. Si l'on ne mobilise pas tous les moyens de traitement pendant que de tels criminels sont en prison durant des années, alors comment supprimer ou atténuer leur dangerosité et préparer leur sortie ?
*Robert Badinter est sénateur (PS) des Hauts-de-Seine et ancien ministre de la justice.
propos recueillis Alain Salles
Article paru dans l'édition du 09.09.07.
Lire sur le même thème dans Libé : La justice est-elle un psychodrame ? Famille je vous haime.
RAG 34. Les Lolo's 34
10:24 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BADINTER, JUSTICE, SOCIETE
08.09.2007
Pour les chômeurs : rien ne va plus, l'ANPE supprime l'affichage papier des offres d'emplois dans ses agences !
Coup de tonnerre : L'anpe a décidé de supprimer l'affichage des offres d'emplois dans ses agences locales.
Cela serait sans conséquences si chaque chercheur d'emploi possédait un ordinateur et disposait d'une connexion internet, ou si l'ANPE disposait du personnel suffisant pour acceuillir les chercheurs d'emplois ne sachant pas utiliser un clavier, une souris, etc.
Plus grave encore, la rédaction d'un CV électronique qui sera lu par votre futur employeur exige des compétences qui échappent largement aux conseillers ANPE et à la quasi majorité des consultants en ressources
humaines.
Un constat alarmant et très anxiogène de Corinne ZERBIB (Jobétic) pour les chômeurs :
Sans mode d'emploi, impossible désormais de travailler ou de retravailler !
Le site de JOB ETIC
L'excellent blog d'Alexandra Rolland (sur midiblogs) de JOURNAL D'UN CHÔMEUR
EN SAVOIR PLUS
Ecouter : ----> http://www.box.net/shared/4ucyju17tg
France Inter 2.0.10 par Thierry Steiner
le samedi de 8h20 à 8h30
Zoom ce matin sur l'envers du décor de la recherche d'emploi sur internet.Le web est devenu incontournable pour celles et ceux qui cherchent du boulot. Il faut mettre son CV en ligne, regarder les petites annonces et ne pas négliger les sites communautaires, où les anciens élèves par exemple se filent un coup de main voire de piston... Mais tout ça ne s'improvise pas, car en face sachez-le, les recruteurs prennent internet tout à fait au sérieux.
Thierry Steiner fait le point pour nous avec Corinne Zerbib, journaliste et créatrice de Jobetic, un site dédié à la recherche et à l'éthique de l'emploi.
Allo les assedic ? Ne quittez pas, j'arrive... Mot de passe : Debout les damnés de la Terre ?
RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34
21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ANPE, CHOMAGE, PRECARITE, EXCLUSION
Croissance : échec total de la droite !
vendredi 7 septembre 2007 par Gérard Filoche
Au bout de six ans de pouvoir, Sarkozy prétend qu’il « ira chercher la croissance n’importe où ». Parisot affirme réclame des « réformes structurelles » encore pire que celles mises en œuvre à ce jour. Tous les deux sont aux abois : il est annoncé 1,8 % de croissance au lieu de 2,25 %, une catastrophe de plus.
Mais sont-ils autistes ?
La dernière fois que la croissance française etait supérieure à celle des pays comparables c’était quand la gauche était au pouvoir avec Lionel Jospin.
C’était quand on faisait reculer le chômage avec les 35 h, quand on embauchait des « emplois-jeunes », quand on développait les services publics, protégeait les salariés contre les licenciements, et quand on gardait la retraite à 60 ans. A ce moment-là la France salariée travaillait plus et produisait plus que les pays voisins ! Nous avons toujours le plus fort taux de productivité du travail au monde !
Mais le chômage qui devrait baisser massivement pour des raisons démographiques, est maintenu à hauteur de 4 millions par la suppression des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, par des plans sociaux permanents, et, tout comme le blocage des salaires, à commencer par le Smic, freine la relance de l’économie. Chaque poste de fonctionnaire en moins, c’est un jeune chômeur de plus.
Pour relancer la croissance, on en a la preuve, année après année, mois après mois, qu’il faut faire le contraire de ce que la droite et Sarkozy nous imposent depuis six ans : il faut embaucher des fonctionnaires parce que cela ne « coûte » pas mais au contraire cela rapporte, parce que les services publics aident l’économie, parce le recul du chômage développe le consommation, parce que la hausse de la masse salariale crée des appels d’air, parce que le problème n’est pas le « coût du travail » mais le coût du capital qui est trop élevé et qu’il ne réinvestit pas plus qu’il ne partage.
Les « cadeaux » fiscaux faits aux riches, ca ne marche pas, ils engrangent et continuent comme avant de spéculer ailleurs, rapaces et avides. La flexibilité, la mobilité, la précarité, cela va contre les intérêts des entreprises qui ont besoin de main d’œuvre formée, stable, bien rémunérée. Pour résister au tsunami de la mondialisation libérale, il faut que le salariat se sente bien considéré, bien traité, bien payé, et non pas rabaissé, déconsidéré, surexploité.
Après une gabegie de cadeaux aux riches, Mme Parisot ose affirmer le 5 septembre, sortant de chez M Sarkozy, qu’il faut “tout faire pour reconstituer les marges des entreprises”. Mme Parisot ment comme elle respire :
Jamais le CAC 40 n’a eu tant de marges : 100 Mds en 2006, 84 en 2005, 66 en 2004, 57 en 2004.
“La Tribune” du 26 juillet titrait que “les profits des entreprises n’ont jamais été aussi élevés depuis 45 ans”.
Jamais les fortunes n’ont été si nombreuses et si considérables : “Challenges” en juillet annonçait que les 500 premières fortunes avaient gagné 80 milliards d’euros de plus (Mme Parisot est la 273e des 500 premiers fortunes). Il y a 400 000 millionnaires en euros. 5 % de la population détient près de 50 % de patrimoine, à l’autre bout 10 % détient moins de 1 %.
Tout cela ne débouche sur aucune reprise, relance, mais sur plus de spéculation, plus de délocalisations, de plans sociaux, de licenciements, d’exclus et de pauvres, il y a 7 millions de travailleurs pauvres, et 4 millions de chômeurs.
Cette économie basée sur le “enrichissez-vous” et le “mérite” favorise les médiocres profiteurs, et non pas les investisseurs ni les créateurs, elle freine la consommation, la productivité, et coûte en indemnités, gâchis dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, nourrit le délitement social et les reculs de notre civilisation.
La clef de la croissance est exactement là où Sarkozy ne va pas la chercher et exactement là où Mme Parisot, dont la pensée est bloquée au 19e siècle, ne veut pas la voir.
Vive la France des 35 h pour toutes et tous, vive la France de la retraite à 60 ans, pour qu’on travaille tous, pour qu’on produise plus dans de bonnes conditions en gagnant plus et alors nous aurons une meilleure croissance.
Gérard Filoche, jeudi 6 septembre
RAG 34. Les lolo's 34
11:19 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Sarkozy veut remplacer le CDI par la PDI : période d’essai à durée indéfinie
Promettant tout à tout le monde, les annonces concrètes que le Président Sarkozy a faites devant le MEDEF cet après-midi sont très inquiétantes pour l’avenir des relations sociales dans notre pays.
Sa volonté d’introduire une séparation à l’amiable entre patrons et salariés témoigne, comme son fameux slogan “travailler plus pour gagner plus”, d’une méconnaissance patente de la réalité des relations sociales et des rapports de force en entreprise.
De la même façon qu’il était mensonger d’essayer de faire croire aux salariés qu’ils pourraient librement choisir d’eux-mêmes de travailler plus pour gagner plus, comparer les rapports employeurs-salariés aux rapports de couple et à la procédure de divorce par consentement mutuel relève purement et simplement de l’abus de langage.
Aujourd’hui la séparation amiable est déjà possible si les deux parties sont d’accord. La proposition du MEDEF, reprise par Nicolas Sarkozy, vise en fait à inscrire dans le contrat de travail dès l’origine l’indemnité que l’employeur devra verser en cas de rupture du contrat de travail à son initiative.
Si tel est le sens de la proposition cette mesure reviendrait purement et simplement à abolir la notion de contrat à durée indéterminée à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés, pour placer le salarié en insécurité permanente dans une sorte de période d’essai infinie.
Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette proposition et n’aura de cesse de s’y opposer par tous les moyens.
Communiqué de Alain VIDALIES Secrétaire national aux Entreprises
RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34
09:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Alain VIDALIES, CHOMAGE, PRECARITE, DROIT DU TRAVAIL, CONTRAT UNIQUE D'EMBAUCHE
La rentrée de Georges Frêche : Un livre de 400 pages en préparation
« Le Sénat, c'est pour revenir à Paris, la tête haute » Interview François MARTIN, J. VILACEQUE
Il n'avait pas parlé, longuement, depuis son pas de clerc aux sénatoriales du mois d'août où sa candidate avait été battue, grâce aux voix venus du Conseil général socialiste de l'Hérault, par le maire UMP de Béziers Raymond Couderc.
Des mots apparemment irréparables avaient alors été échangés entre le président de la Région et celui du conseil général André Vezinhet. Epiphénomène peut-être mais où beaucoup ont voulu voir le début de la décomposition du système Frêche. Aujourd'hui Georges Frêche revient sur le devant de la scène. Paisible, en apparence. Mais avec quelques vérités quand même...
Que vous inspire en cette rentrée l’état de votre ancien parti ?
Lire la suite dans l'édition du 7 septembre
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09:41 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRECHE
07.09.2007
MAESTRO, MAESTRIA ! Ce soir sur FR3 Le concert original des 3 ténors (1990)
(photo DR) Luciano Pavarotti le stradivarius de l'opéra est décédé chez lui ce matin à l'aube.
Les obsèques du ténor Luciano Pavarotti seront célébrées ce samedi à Modène (Italie).
Les hommages de tous les pays et de tous les horizons musicaux rock, variétés... se multiplient pour saluer le départ du "maestro planétaire", et de celui qui avait su démocratiser son Art.
Les grands de ce Monde ne sont pas en reste pour souligner son profond engagement envers nombre de causes humanitaires.
Nul doute que Caruso et Maria Callas sauront l'acceuillir à l'Opéra des éternels.
Ciao Maestro !
rendra hommage vendredi 7 septembre au célèbre ténor italien à partir de 20h50 en diffusant le concert original des trois ténors.
Ce concert a été donné le 7 juillet 1990 dans les célèbres thermes de Caracalla. Une soirée pendant laquelle les trois ténors les plus célèbres de la planète - Luciano Pavarotti, José Carreras, Placido Domingo - se joignaient à un orchestre de deux cents musiciens face au décor majestueux de la Rome antique sous la baguette de Zubin Mehta.
Lolo34 pour RAG 34
16:40 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAVAROTTI, OPERA
06.09.2007
Dernier avertissement avant les municipales
6.09.2007 LA MARSEILLAISE
La défaite socialiste dans l'Hérault à la sénatoriale de dimanche est un nouveau couac de la gauche. Montpellier est plus que jamais en danger.
Ce devait être une formalité. La sénatoriale partielle visant à désigner un successeur à André Vezinhet (PS) - laissant son fauteuil après en voir gagné un à l’Assemblée - ne devait réveiller que quelque 2 010 grands électeurs appelés à s’extirper de leur dimanche pour voter, selon leur étiquette pensait-on. Après une journée houleuse qui voyait l’UMP Raymond Couderc ravir une place au Sénat à la gauche départementale, cette dernière s’offre un nouveau couac. Malvenu à sept mois des municipales, vers lesquelles la droite s’engouffre avec l’ambition de faire tomber Montpellier.
Le danger est là. Parce que la droite s’habitue à gagner, la gauche à perdre. Au fil des scrutins, la bande à Domergue s’est dit pourquoi pas ? Pourtant, le candidat UMP à la mairie de Montpellier a vite compris qu’il faudrait plus qu’un tram gratuit pour conquérir une ville culturellement de gauche.
« Se ressaisir »
La gauche fait peur, plus qu’une droite dont on a vu les scores limités sur Montpellier au deuxième tour des législatives. Au PS, la guerre que se mènent G. Frêche et
A. Vezinhet n’est plus à deviner. Les mots, depuis dimanche soir, sont clairs et ciblés, malgré la tentative d’André Vezinhet de relativiser la défaite (voir ci-contre), tout en passant les messages à destination… Le président de Région dit que les comptes se règleront plus tard, celui du Département brandit les Pétard mouillée. Et Mandroux, la candidate à la mairie préfère se taire.
Bref, la campagne municipale s’engage sous des airs de déjà vu au niveau national… « La gauche doit se ressaisir » avait lancé le communiste J-L. Bousquet (15 % dimanche !) début août. Son appel est toujours d’actualité.
C.C.
Lire aussi : Montpellier : le PS peut perdre la ville
http://www.lagglorieuse.com/
« Tiens, voilà “le Père la chaise” », commencent à persifler certains socialistes irrévérencieux en regardant Georges Frêche, péniblement assis sur un siège, lui qu’on surnommait affectueusement, il y a encore peu, le Grand. La gauche angoissée se fait méchante à l’approche des élections (...)
En savoir plus
RAG 34. Les lolo's 34
18:25 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MUNICIPALES, MONTPELLIER, AGGLO
05.09.2007
Bien des journées de la rentrée 2007 resteront comme des journées noires pour beaucoup d'entre-nous
Privatisation de Gaz de France par fusion avec Suez : dangereux pour le consommateur, inquiétant pour l’avenir de notre politique énergétique
Communiqué de presse du parti socialiste
Cette journée restera comme une journée noire pour le contribuable français avec l’annonce de la privatisation de Gaz de France, contrairement aux promesses du Président de la République faites devant la représentation nationale lorsqu’il était ministre des Finances.
Il est en effet pour le moins paradoxal de se priver d’un outil de régulation majeur, alors que les marchés de l’énergie sont de plus en plus imprévisibles, que l’énergie est un poste de dépense sans cesse croissant pour les ménages, amputant de façon considérable leur pouvoir d’achat. D’autant que dans le même temps, les bienfaits supposés de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie sont de plus en plus questionnés à travers l’Europe.
Les arguties du gouvernement sur les effets du maintien d’une minorité de blocage du secteur public au sein de la nouvelle entité constituée avec Suez, ne pourront pas masquer longtemps la réalité d’une opération strictement financière et boursière, dont les consommateurs paieront, à n’en pas douter, la facture.
On est bien loin des discours de campagne du Président et de la mise en scène de sa prétendue opposition au projet l’année dernière, qui n’était, on le voit aujourd’hui, qu’un jeu de dupes destiné à mettre en difficulté le Premier ministre et rival potentiel d’alors.
Le Parti socialiste s’est lui toujours opposé avec force à la privatisation de Gaz de France par fusion avec Suez, privilégiant la constitution d’un pôle public de l’énergie autour d’EDF et de Gaz de France.
Il déplore que cette option n’ait pas été réellement discutée et que malgré la grande qualité du travail des parlementaires socialistes sur ce sujet, le gouvernement n’ait pas jugé bon de repasser devant l’Assemblée nationale nouvellement constituée.
C’est d’autant plus regrettable que ces choix contestés et contestables, qui engagent durablement le pays, n’ont jamais fait l’objet d’une présentation claire pendant les campagnes présidentielles et législatives.
Communiqué du 3 septembre de
Christian Martin, Secrétaire national aux services publics
et Alain Vidalies, Secrétaire national aux entreprises.
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02:05 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ENERGIE, GDF, SUEZ, FUSION, EDF, PRIVATISATION
04.09.2007
Paul Quilès : On a besoin d’architectes…
Paul Quilès est signataire de l’appel de Gauche Avenir.
Promis, on va réfléchir, on va poser les problèmes de fond, on va analyser lucidement la situation, on va tout se dire. Promis, on va organiser des colloques, des conventions, des congrès, des assises. Promis, on ne va plus dire de mal des amis. Promis, on n’a aucune ambition personnelle.
Cette litanie ressemble à un air connu. Après chaque défaite, les partis de gauche recommencent ainsi, avec les mêmes formules magiques, les mêmes incantations, les mêmes promesses de faire « nouveau », « différent », « moderne », « sans tabou ».
Eh bien, je pense qu’on ne peut pas, cette fois-ci, faire comme d’habitude, une sorte de « business as usual », comme disent les Anglo- saxons. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’échec de 2007 marque la fin d’un cycle, celui des alliances circonstancielles entre des partis représentant des sensibilités de gauche éclatées. Cet échec électoral, réplique de celui de 2002, consacre également la victoire idéologique de la droite, qui, selon le concept gramscien, a réussi à imposer son « hégémonie culturelle ».
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RAG 34. Les lolo's 34
23:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Paul QUILES, REFONDER LA GAUCHE
03.09.2007
Karel KOSTAL : Signez l'appel contre la militarisation de l'Europe !
LA PAIX N'A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES !
Déclaration de KAREL KOSTAL
Socialiste franco-tchèque
SIGNEZ L’APPEL CONTRE LA MILITARISATION DE L’EUROPE !
J’en appelle à la conscience de tous les citoyens de la République Française. Une situation nouvelle est en train de se créer en Europe, avec la complicité explicite ou tacite de tous les gouvernements européens. Médias et puissants se taisent. De quoi s’agit-il ?
Les faits : l’administration américaine Bush installe actuellement un système de défense antimissile dans deux Etats de l’Union Européenne : la République Tchèque et la Pologne, avec l’accord de leurs gouvernements, malgré l’hostilité massive des opinions publiques nationales. Les autres gouvernements européens laissent faire ainsi que la Commission de Bruxelles.
Nous assistons donc au début de la militarisation américaine de l’Europe.
Cette opération s’inscrit dans la réorientation de la diplomatie européenne vers une plus grande soumission aux Etats-Unis. Le dernier discours du nouveau président français sur les questions internationales manifeste très clairement l’abandon d’une diplomatie indépendante vis à vis des Etats-Unis.
L’opinion publique européenne doit réagir avant qu’il ne soit trop tard. Les citoyens français, attachés aux valeurs des droits de l’homme et du citoyen, aux principes d’une République universaliste et indépendante, ont une place essentielle à tenir dans cette réaction.
Je vous appelle à contresigner et à faire contresigner l’appel ci joint adopté par la Conférence « contre la militarisation de l’Europe », qui a rassemblé à Prague le 5 mai 2007 des personnalités et des mouvements pluralistes, issus de 10 pays de l’Union Européenne.
L’avenir de l’Europe et de la paix dans le monde est en jeu !
Karel Kostal
Socialiste franco-tchèque
contact : [email protected]
La déclaration de PRAGUE
Cette déclaration a été adoptée par la conférence ‘Contre la militarisation de l’Europe’, qui a eu lieu à Prague le 5 mai 2OO7, et à laquelle ont participé 15O participants de 15 mouvements issus de 10 pays. Tous ceux qui se sentent concernés des conséquences du projet d’installation du bouclier antimissile US, pour la paix et la stabilité en Europe, sont invités à signer ici.
DECLARATION DE PRAGUE
Élaborée par les participants de la Conférence contre la militarisation de l’Europe.
LA PAIX N’A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES
Nous disons non au système de défense antimissile US en Europe
Confrontés aux nouveaux plans militaires des Etats-Unis, qui sont depuis le 1O mai 2OO7 en pourparlers officiels avec les gouvernements tchèque et polonais, les signataires de cet appel déclarent :
Nous condamnons les projets de l’administration Bush d’installer le « système de défense antimissile national » des Etats Unis sur le territoire de la République Tchèque et de la Pologne. La majorité des Tchèques et Polonais, ainsi que la majorité des hommes dans les autres pays de l’Europe, refusent ces projets. Nous rejetons les arguments officiels en faveur du dispositif NMD qui ne sont pour nous que des prétextes.
Ce projet, s’il devait se réaliser, ne renforce pas la sécurité, bien au contraire, il constitue une menace et des incertitudes nouvelles.
Bien que présenté comme « défensif », ce projet permet en réalité aux Etats -Unis d’attaquer d’autres pays sans risque de riposte. Il place également les pays « hôtes » sur la ligne de front des futures guerres des USA.
Les gouvernements de la Pologne et de la République Tchèque prennent bien à la légère le risque de la nouvelle course aux armements, en même temps qu’ils mettent en péril le traité international de non prolifération des armes nucléaires et de limitation des armes conventionnelles dans le monde, notamment en Europe.
C’est du désarmement dont nous avons besoin, en effet, condition de la paix et de la sécurité du genre humain.
Confrontés à la crise écologique qui s’annonce, nous avons besoin de coopération et de confiance, non de confrontation.
Mouvement pour la paix, mouvement pour la démocratie, mouvement d’émancipation politique, mouvement d’émancipation de la femme, mouvement écologique, mouvement syndical, doivent résister ensemble aux efforts destinés à dresser les pays européens les uns contre les autres. Nous concevons notre déclaration de protestation comme partie intégrante du mouvement global contre toutes les bases militaires étrangères, contre toutes les infrastructures nécessaires aux guerres d ‘agression. Nous voulons contribuer à bâtir la paix en Europe et dans le monde, pour que les communautés des pays puissent défendre ensemble leurs droits et prendre part à leurs affaires publiques.
Ni l’Union Européenne ni les Etats membres de l’OTAN ne doivent participer à cette nouvelle aventure militaire de l’administration Bush. La paix reste notre priorité absolue.
Nous demandons ceux qui ont des responsabilités dans l’Union Européenne, en premier lieu le président Klaus et le président Kaczynski, d’entendre la volonté du peuple de l’Union Européenne. Nous exigeons qu’ils se comportent en démocrates et qu’ils organisent un referendum sur le déploiement des éléments du NMD dans leurs pays.
Nous rejetons avec fermeté la tentative de légitimer les projets des USA par des moyens détournés, par l’intermédiaire des processus de décision de l’OTAN et de l’EU. Nous nous adressons à vous, à travers l’éventail des nationalités et de toutes conditions sociales : faisons tout pour que l’Europe ne devienne le théâtre d’une nouvelle course aux armements et d’une nouvelle politique de confrontation.
Nous demandons à tous les hommes de s’adresser oralement ou par écrit à leurs représentants élus. Dites leur que nous refusons une nouvelle politique de confrontation et nous nous en souviendrons le jour où nous serons devant les urnes.
Les participants de la Conférence internationale contre la militarisation de l’Europe.
Prague, le 5 mai 2OO7
(Premiers signataires : Helena Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic, Maciej Konieczny, Stop Bazom USA / Młodzi Socjalisci, Poland, éter Petak, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary, Olol Jackson, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy, Tobias Pflüger, MdEP, Germany, Hans Lammerant, Bombspotting – Vredesactie, Belgium, Roland Nivet, Mouvement de la Paix, France, Kate Hudson, Campaign for Nuclear Disarmament, United Kingdom, Athanasios Pafilis, World Peace Council, Greece, Elsa Rassbach, American Voices Abroad (AVA) Military Project, USA, …. )
Signataires : •
Helena Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Thomas Franke, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Erazim Kohák, čestný člen Iniciativy Ne základnám, Czech Republic
• Rudolf Převrátil, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Ivona Novomestská, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Jan Májíček, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Karel Černík, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Jaroslava Richterová, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Oskar Krejčí, politologist, Czech Republic
• Zdenka Řeháková, Czech Republic
• Dagmar Wernerová, Iniciativa Ne základnám, Czech Republic
• Stanislav Holubec PhD., SOK, Lavka.info (network for left policy in CE Europe), Czech Republic
• Maciej Konieczny, Stop Bazom USA / Młodzi Socjalisci, Poland
• Bolesław Jaszczuk, Stowarzyszenie Stop Tarczy, Poland
• Andrzej Żębrowski, Inicjatywa Stop Wojne, Poland
• Grażyna Stawowska, Inicjatywa Stop Wojne, Poland
• Piotr Kawiorski, Lavka Info (network for left policy in CE Europe), Poland
• Szymon Martys, `Anti War Coalition` Lublin, Stop Bazom USA, Poland
• Péter Petak, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Alex Sólyom, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Kata Lenard, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Erzsébet Nagy, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Angela Thiesz, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Krisztián Pamuki, Civilek a Mecsekért Mozgalom CMM, Hungary
• Cinzia Della Porta, Disarmiamoli!, Italy
• Olol Jackson, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy
• Donato Tagliapietra, Presidio Permanente No Dal Molin, Vicenza, Italy
• Tobias Pflüger, MdEP, Germany
• Torsten Schleip, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Margit Janiel, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Tanja Grobitzsch, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Susan Anger, AG Flughafen Natofrei, Germany
• Hannelore Toelke, Deutscher Friedensrat , Germany
• Nicole Noel, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Andreas Bockl, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Boris-André Meyerl, Ansbacher Friedensbündnis (Ansbach Peace Coalition ), Germany
• Marko Forberger, Lavka.info (network for left policy in CE Europe), Germany
• Jule Nagel, Lavka.info, (network for left policy in CE Europe), Germany
• Thomas Kachel, Lavka. info, (network for left policy in CE Europe), Germany
• Hans Lammerant, Bombspotting – Vredesactie, Belgium
• Roland Nivet, Mouvement de la Paix, France
• Yves-Jean Gallas, Mouvement de la Paix, France
• Kate Hudson, Campaign for Nuclear Disarmament, United Kingdom
• Athanasios Pafilis, World Peace Council, Greece
• Elsa Rassbach, American Voices Abroad (AVA) Military Project, USA
The declaration displayed below was adopted by the conference 'Against the militarisation of Europe' which took place in Prague at the 5th of May 2007, and was attended by over 150 participants from 15 initiatives from 10 countries. All people who share our concerns about the consequences of the planned US missile shield for peace and stability in Europe are invitied to sign here.
PRAGUE DECLARATION
Made by participants in the International Conference against the Militarization of Europe
PEACE DOESN'T NEED NEW MISSILES -
We say no to the US missile defense system in Europe
Faced with new US military plans to begin official negotiations with the Czech and Polish governments on May 10th, the signatories of this paper declare:
We voice our protest against the plans of the Bush administration to install a "national missile defense system" for the US on the territory of the Czech Republic and Poland. Most people in the Czech Republic and Poland, as well as in the rest of Europe, reject plans to host this system. We reject the official reasons given for the NMD project as mere preprague-texts.
The realisation of the US plan will not lead to enhanced security. On the contrary - it will lead to new dangers and insecurities.
Although it is described as 'defensive', in reality it will allow the United States to attack other countries without fear of retaliation. It will also put 'host' countries on the front line in future US wars.
The governments of Poland and the Czech Republic recklessly risk unleashing a new arms race, jeopardising the present framework of international agreements on nuclear non-proliferation and conventional arms control throughout the world, but especially in Europe.
What we really need is disarmament as a precondition to peace and genuine human security.
To face the impending ecological crisis we need international cooperation and trust, not confrontation.
Peace initiatives, democratic and emancipatory political forces, women's and environmentalist movements, trade unions and faith activists must come together in their resistance to this attempt to play one European country off against the other. We see our protest as part of a global movement against all foreign military bases and other infrastructure used for wars of aggression. It is a contribution to building peace in Europe and the world, and to empowering local communities to act together and protect their rights and guarantee their public role.
European Union and Nato states must not participate in this new military adventure of the Bush administration. Peace remains our foremost task.
We demand of those responsible in the European Union, especially President Klaus and President Kaczynski, to listen to the will of the people of the European Union. We demand that they act democratically and hold binding referendums on the deployment of NMD components in their countries.
We emphatically reject the attempt to legitimise the US plans through the back-door of NATO and EU decision-making. Across a wide range of nationalities and walks of life, we call on you: Together let us do everything to prevent Europe from becoming the stage for a new arms race and a new politics of confrontation.
We call on all people to take part in demonstrations and to speak with and write to their elected representatives, members of government and heads of state, to tell them that they do not want a new politics of confrontation and that this will be remembered at the polls.
The participants of the International Conference against the Militarization of Europe.
Prague, 5 May 2007
Note précédente : La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles !
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23:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : APPEL DE PRAGUE, KAREL KOSTAL, LA PAIX N'A PAS BESOIN DE NOUVEAUX MISSILES
La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles
Cette déclaration a été adoptée par la conférence ‘Contre la militarisation de l’Europe’, qui a eu lieu à Prague le 5 mai 2OO7, et à laquelle ont participé 15O participants de 15 mouvements issus de 10 pays. Tous ceux qui se sentent concernés des conséquences du projet d’installation du bouclier antimissile US, pour la paix et la stabilité en Europe, sont invités à la signer.
Prochainement sur notre blog par Karel KOSTAL socialiste franco-tchèque.
Ecouter :
Cruise Missiles
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Fischer-Z - Red Skies over Paradise (1981)
by artist: Fischer-Z Song Lyrics
We share a common destination.
Each person Has their time to die.
But men are speeding up our journey.
By seeing what they can destroy with their
Cruise missiles (We're living near those).
Cruise missiles (We're looking for those).
Cruise missiles (They're not five years away).
They're building shelters for the privileged.
There won't be room for you and me.
So read your pamphlets of precautions.
They'll make you laugh until you see that those
Cruise missiles (We're living near those).
Cruise missiles (We're sitting on those).
Cruise missiles (They're not five years away).
They claim the ultimate solution.
To all the problems that we face.
It's pointing rockets at the Russians.
And hope they don't end up in Greece. All those
Cruise missiles (We're looking for those).
Cruise missiles (We're standing near those).
Cruise missiles (They're not 5 miles away).
They're not 5 years away.
They're not 5 miles away.
They're not 5 miles away
RAG 34. Les lolo's 34
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Revue de presse : C'est la rentrée de l'homo frénéticus
C'est la rentrée de Clotilde Dumetz sur France Inter. Une revue de presse toujours "pleine de peps" qui nous manquait.
lundi 3 septembre 2007
C'est la rentrée... par Clotilde DUmetz
Et la rentrée, eh bien c'est le moment préféré de l'homo freneticus...
Alors, pour vous donner une idée... l'homo freneticus, c'est un accro des fast-foods et du speed-dating... Et le parent homo freneticus, c'est celui qui, le mercredi, court de l'entraînement de foot au cours de danse... de la piscine aux leçons de rattrapage...
Vous voyez...
Sauf que, non... stop... "Laissez-nous glander !"... L'éloge de l'ennui... Pas très politiquement correct, dans Libération...
Et pourtant, le psychiatre Patrick Lemoine explique dans le journal que pour se construire et se développer, pour mieux se connaître, nous avons besoin de nous ménager des plages d'inaction...
Bref, sans ennui pas d'individu sain... pas de création, qu'elle soit politique, artistique ou scientifique...
Le psychiatre est affirmatif : "Ceux qui se barbent petits s'en sortent souvent bien... Les hyperactifs sont rarement des génies"...
Alors est-il hyperactif ?
A en croire vos journaux ce matin... pas de doute : sur le dossier GDF-Suez, Nicolas Sarkozy, le Président de la République, n'a pas ménagé sa peine...
Et en même temps, certains ne sont pas loin de crier au génie...
"On ose à peine le croire... C'est une bonne nouvelle... excellente même", s'enthousiasme Gaëtan de Capèle, dans Le Figaro...
Et cette bonne nouvelle, eh bien c'est ce qu'explique le grand titre des Echos : "GDF et Suez publient les bans de leur mariage ce matin"...
Alors toute la presse... et particulièrement la presse étrangère... rappelle que c'est la fin d'un feuilleton qui dure depuis 18 mois... "18 mois de disputes financières et politiques", pour le Financial Times... "18 mois de conflits et de reculs", pour The Times... Mais le résultat est là pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung : "La France se construit un nouveau géant énergétique"...
Alors oui, cocorico... C'est le retour du patriotisme économique...
Dans La Tribune, Béatrice d'Erceville souligne qu'au bout du compte, l'Histoire retiendra que le projet avait été lancé par Dominique de Villepin... et que donc cette fusion Suez-Gaz de France est bel et bien une victoire rétrospective pour l'ancien Premier ministre...
Alors ça, c'est une analyse un peu tirée par les cheveux, si l'on en croit Patrick Lamm dans Les Echos... Pour lui, c'est Nicolas Sarkozy qui a réussi un coup de maître... "D'abord politiquement, car la fusion d'aujourd'hui se démarque du projet initial de son ancien rival"... Seul bémol, aux yeux de l'éditorialiste : "Le chef de l'Etat a pris des risques vis-à-vis des syndicats... Et cela pourrait contribuer à tendre le climat social et à raccourcir l'état de grâce dont bénéficie le Président de la République"...
Cette fusion, elle concerne tout le monde... C'est Dominique Quinio qui l'écrit dans La Croix... "Les syndicats bien sûr, qui veilleront à ce que ces grandes manoeuvres ne pénalisent pas les salariés des deux entreprises... Les consommateurs, qui surveilleront leur facture d'énergie... Et les collectivités locales, qui seront attentives à ce qu'il adviendra de leur partenaire pour le traitement de l'eau ou des déchets"...
Oui, tout le monde concerné... Et du coup, c'est bien souvent le consommateur qui pointe derrière l'éditorialiste ce matin...
Jacques Guyon par exemple, dans La Charente Libre, veut bien que l'on refuse d'employer le mot qui fâche : à savoir "privatisation"... Mais reste que "c'est bien Suez qui vient de rafler la mise... C'est même son PDG, Gérard Mestrallet, qui dirigera le nouveau groupe... Alors, conclut Guyon, même si Nicolas Sarkozy s'est cette semaine engagé à maintenir les prix du gaz et de l'électricité, c'est quand même Gérard Mestrallet qui, demain, enverra les factures"...
Dans le même ordre d'idées, Gilles Dauxerre, dans La Provence, note bien sûr que "l'Etat restera le principal actionnaire du nouveau groupe... Mais jusqu'à quand ?... Et pour quoi faire ?... Rarement les privatisations ont été dans le sens d'une meilleure qualité de service et de prix plus serrés... Que pourra bien dire l'Etat actionnaire ?"...
Il fallait s'y attendre : les critiques les plus sévères dans ce dossier, vous les lirez ce matin dans L'Humanité... "Main basse sur l'énergie publique", titre le journal, qui accuse : "Sarkozy livre GDF au privé"...
Et dans son éditorial, Michel Guilloux espère que la conférence de presse des deux PDG ce matin ne clora pas le débat... Car, écrit-il, "l'accès à l'énergie, comme celui à l'eau, sont des enjeux majeurs du siècle, tant nationaux que planétaires... Livrer ces domaines à la seule loi des actionnaires privés ajoute aux risques d'un monde rendu instable par la mondialisation financière"...
Et puis, au chapitre "consommation, économie"...
Ce mot qui a échappé à la ministre de l'Economie... "Rigueur"... "La rigueur est destinée à la fonction publique pour l'essentiel"...
C'est ce qu'elle a dit hier soir, rappelle Le Parisien-Aujourd'hui en France...
Vos journaux présentent cette petite phrase comme une bourde... "Ce qui est sûr, note Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne, c'est que Christine Lagarde a allumé une mèche de forte contestation qui n'était sans doute pas prévue à l'Elysée... Et pour le coup, s'amuse l'éditorialiste, Nicolas Sarkozy, qui se voit reprocher d'effacer ses ministres, y verra une nouvelle justification pour conserver le ministère de la Parole"...
Pour réfléchir... Pour avancer... On l'a dit tout à l'heure : il faut savoir s'ennuyer...
On peut aussi décider de marcher...
C'est le choix de François Hollande... "Hier, à La Rochelle, le Premier secrétaire du Parti Socialiste a conclu l'université d'été avec lucidité", analyse Jean-Pierre Bédeï dans La Dépêche du Midi... "Il a avoué que les socialistes entamaient une longue marche... Le problème pour l'éditorialiste, c'est qu'il n'est pas sûr que tous veuillent aller dans la même direction et au même rythme"...
Oui mais au moins... et c'est comme un soulagement en Une de Libération... "Le PS bouge encore"... Et le journal résume cette université d'été en expliquant que le PS a évité de sombrer dans les querelles personnelles, et a esquissé sa remise en marche...
Et dans l'éditorial de Fabrice Rousselot, on peut lire une petite satisfaction... "Pour la rentrée, le PS s'est remis au boulot, comme un élève consciencieux après une très mauvaise copie"... On peut lire aussi une petite inquiétude... "Mais la bonne volonté ne suffira pas... Cette fois, les socialistes sont dans l'obligation de résultats"...
C'est aussi ce que constate Michel Noblecourt dans Le Midi Libre... "Pour les socialistes, le plus dur reste à faire : se remettre au boulot"...
Et dans L'Alsace, Patrick Fluckiger attend déjà le prochain feuilleton... celui des municipales au printemps prochain... Parce que, explique-t-il, "à La Rochelle, les socialistes ont décidé résolument de se battre à gauche"... C'est oublier un peu vite le MoDem de François Bayrou... Bref, conclut l'éditorialiste, "les socialistes ne sont qu'au commencement de leur déchirante révision doctrinale"...
Petit quizz pour terminer...
Qui dit ce matin dans la presse cette petite phrase ?... Et en parlant de qui ?...
"Ils font le métier le plus utile du monde... Je sais bien que l'immense majorité d'entre eux ne votent pas pour moi, et font la gueule quand ils me voient... N'empêche : je les aime... S'ils ne sont pas là, tout explose... Alors soyons tous derrière eux"...
Eh bien, c'est Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale... Et il parle bien sûr des enseignants, qui reprennent pour la plupart le chemin des classes aujourd'hui...
Cette petite phrase est extraite d'un entretien qu'a accordé le ministe aux lecteurs du Parisien-Aujourd'hui en France...
Alors ça ne fait jamais de mal de faire un peu de lèche aux profs à la rentrée...
Parce que la rentrée... et là, c'est Les Echos qui l'explique... "c'est l'exploit du mammouth"... 12 millions d'élèves... 884.000 enseignants... "La rentrée des classes est un véritable exploit administratif, souligne le quotidien économique... Sa préparation s'étale sur 10 mois... Sa réussite conditionne toute l'année scolaire... Et c'est un rituel très français"...
Sport, langue, informatique et intégration des handicapés... Vous lirez dans vos journaux que ce sont les nouveautés de la rentrée scolaire 2007...
Et à ceux qui disent que l'école ne sert à rien, la réponse d'Eric Maurin... c'est à lire dans le cahier Economie du Figaro...
L'économiste... sociologue... s'attaque aux idées reçues sur l'école... dont celle justement qui consiste à penser qu'en démocratisant l'enseignement supérieur, on augmente le chômage des jeunes puisque les débouchés sur le marché du travail ne suivent pas...
"Faux"... Le chercheur démontre que c'est l'inverse qui se produit... Après le premier choc pétrolier, la situation des jeunes sur le marché du travail s'est redressée grâce à l'arrivée de générations mieux diplômées... Et si les diplômés sont de plus en plus nombreux, leur avantage salarial n'a pas diminué, et ce sont toujours eux qui bénéficient des emplois les plus stables...
Et du côté des enseignants... Après tout, ce sont surtout eux qui rentrent aujourd'hui... Eh bien place aux jeunes, dans Libération... 25.000 nouveaux profs font leur première rentrée cette année... Et Libé dresse le portrait de "ces jeunes enseignants lâchés dans la cour des grands"...
Ils ont la foi, note Libé... Jean-Philippe, qui débute sa carrière de professeur d'histoire-géo, le dit aussi à sa manière : "Je vais toucher 1.500 euros nets par mois... Ce n'est pas pour l'argent que j'ai choisi ce métier"...
Bon... Ce n'est pas qu'on s'ennuie...
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14:25 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Clotilde DUMETZ, FRANCE INTER, RAG 34
Après sénatoriales : Kléber MESQUIDA analyse les résultats du scrutin
KLEBER MESQUIDA
Député de l’Hérault
1er Vice-président du Conseil Général
« SENATORIALES : 1998 / 2007, LES LEÇONS DES SCRUTINS »
Des commentaires ont été faits sur le dernier scrutin des élections sénatoriales du 26 août dernier. Pour approfondir ces analyses, il faut aussi comparer les résultats à ceux de 1998.
Alors qu’au premier tour de 1998, Robert NAVARRO avait obtenu 533 voix, Karine CHEVALIER en fait 96 de plus. Au second tour, ils ont totalisé respectivement 659 et 826 voix, soit une progression de 167 voix pour cette dernière.
Il faut alors souligner la performance de Karine CHEVALIER qui affrontait là sa première élection alors que Robert NAVARRO était déjà Conseiller Régional.
D’autre part, si l’on compare les résultats de 2007 entre le premier et le deuxième tour, Karine CHEVALIER gagne 297 voix et Raymond COUDERC 116 voix.
Concernant le score de Raymond COUDERC, il faut aussi tenir compte du potentiel de report de voix dont il a pu bénéficier, à savoir les 138 voix obtenues au premier tour par le Front National et le Modem. De plus, depuis le scrutin de 1998, l’échiquier politique municipal a changé : les villes de Agde, Lunel etSète sont désormais gérées par l’UMP, ce qui donne 116 électeurs supplémentaires favorables à la droite.
Par ailleurs, la démographie héraultaise ayant connu une nette progression depuis 1998, la sociologie politique a aussi évolué entraînant de nombreux changements constatés après les municipales de 2001. Cela s’est d’ailleurs traduit lors des dernières présidentielles et législatives par une avancée significative des scores obtenus par l’UMP.
Certes, deux députés socialistes ont été élus dans l’Hérault et comme l’a souligné André VEZINHET sans le soutien de la Fédération ni celui du Président de Région. Ces deux députés doivent leur succès à leur implantation territoriale personnelle mais aussi aux responsabilités électives qu’ils exercent notamment au sein de la majorité du Conseil Général.
Par contre, l’élection sénatoriale est un tout autre scrutin où les grands électeurs déterminent leur choix en fonction de plusieurs considérations. Doit-on en déduire que certains élus n’apprécient pas que, par calcul politicien, on leur impose une candidature ? A entendre les commentaires qui étaient faits sur le parvis du Tribunal, certains édiles ruraux sont-ils mécontents du traitement qu’il leur est réservé par certaine collectivité territoriale ? Ont-ils voulu s’ériger contre les intimidations et les pressions qu’ils ont subies ?
Il faut aussi souligner que moins d’une centaine de maires sont encartés au parti socialiste, on comprend alors que, dans le secret de l’isoloir, d’autres aient pu faire un choix différent pensant ainsi marquer leur réprobation aux diktats qu’on leur imposait.
Dès lors, n’allons pas chercher de tractation imaginaire, il y a des leçons à tirer de ce scrutin : on ne dispose pas et on ne manoeuvre pas les électeurs comme on peut maîtriser les appareils politiques et les apparatchiks.
Enfin, pourquoi cette élection sénatoriale a-t-elle eu lieu ? André VEZINHET, pour barrer la route de l’Hôtel de Ville au Député DOMERGUE a eu le courage d’un geste politique fort en décidant de se présenter face à lui. On connaît la suite
avec la fuite de Jacques DOMERGUE sur la 1ère circonscription. Ne revenait-il pas à Georges FRECHE de reconquérir le siège qu’il avait perdu en 2002 ou à défaut la Maire de Montpellier ne devait-elle pas d’ores et déjà combattre DOMERGUE sachant que la PAILLADE représente 40% de la population de la ville ?
L’Hérault a changé, certaines méthodes détestables doivent aussi changer, les menaces et les violences verbales doivent cesser afin que l’on retrouve la sérénité souhaitable pour une bonne gestion des partenariats et des politiques publiques au service de la population héraultaise.
Avec le Président André VEZINHET et la majorité départementale, comme nous l’avons toujours fait, nous poursuivrons dans cette voie.
Kleber Mesquida
Notes précédentes :
1. Sénatoriales : La liste du comité de soutien à Karine Chevalier sciamment tronquée, Kléber Mesquida proteste
2. Toutes les notes sur ce sujet
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10:01 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MESQUIDA, SENATORIALES
PS : Un poisson nommé..?
UNE MEMOIRE DE POISSON DE ROUGE
Par Michaël Moglia, membre du conseil national du PS, collectif des socialistes pour le renouveau de la gauche, signataire de l’appel de Gauche Avenir (article paru dans Libération du vendredi 31 août 2007)
Les jeunes lions parient sur l’oubli de ce qu’ils ont été pour s’abstraire de leurs responsabilités.
Après les éléphants, leurs éléphanteaux et la gazelle étaient apparus triomphants au soir même du second tour des élections législatives, les jeunes lions devenus en quelques semaines poissons rouges : pas plus de trois minutes de mémoire.
Autoproclamés rénovateurs, ils auraient, alors que le processus d’analyse de la séquence écoulée proposé par le premier secrétaire ne fait que débuter, réponse à tous les maux qu’ils auraient eux-mêmes identifiés. Selon de vieilles méthodes éculées consistant essentiellement à parier sur l’oubli de ce qu’ils ont été ou ont défendu il y a quelques semaines encore, ils pensent s’abstraire de leur propre responsabilité. Pour nos poissons rouges, la lourde défaite, quoique logique, de Ségolène Royal, serait due à l’inorganisation du Parti socialiste, à la plupart de ses responsables qui auraient manifesté peu d’entrain à la soutenir et à un programme jugé peu crédible.
Sur la forme, les «rénovateurs» n’ont pas de mots assez durs contre ceux qui ont animé le parti, ces dernières années, en ayant en ligne de mire principale François Hollande. Pensant qu’une fois de plus la communication peut l’emporter sur le fond, ils multiplient basses attaques, petites phrases et slogans. Il y a quelques jours encore n’est-ce pas Manuel Valls qui souhaitait, sur les ondes d’une radio nationale, curieuse proposition, faire imploser le parti ?
Le Parti socialiste, tant contourné, méprisé lors de la campagne présidentielle, n’aurait plus aucun crédit à leurs yeux. Nous sommes nombreux et principalement depuis le 21 avril 2002 à avoir mis le doigt sur les dysfonctionnements dont souffre le PS : notabilisation, absence de renouvellement de ses animateurs, décrochage d’avec sa base idéologique. Dommage que ceux qui se veulent aujourd’hui l’avant-garde aient, lors des précédents congrès, systématiquement préféré signer de molles synthèses permettant au premier secrétaire de poursuivre sa tâche.
Il est ainsi étonnant de voir Gaëtan Gorce, néorénovateur lui aussi, si virulent aujourd’hui, alors qu’il mit systématiquement toutes ses forces, jusqu’à ce jour, au service de la majorité, contribuant par là même à maintenir le système qu’il dénonce désormais si facilement.
Réclamant des «têtes» pour mieux y mettre la leur (?), ils n’en sont pas à une contradiction près. Qui, si ce n’est le rénovateur Arnaud Montebourg, permit, en retirant sa candidature lors de l’élection du président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, la réélection de Jean-Marc Ayrault, pourtant à ce poste depuis une décennie maintenant ?
Ce curieux attelage de responsables, n’ayant a priori en commun que leur année de naissance, aurait également réglé les questions de fond. Tous trois partagent l’analyse de Ségolène Royal selon laquelle les propositions volontaristes de généralisation des 35 heures et d’augmentation du pouvoir d’achat par le Smic à 1 500 euros nous auraient menés à la défaite. Tous trois ont pourtant approuvé, comme elle d’ailleurs, en le votant, le projet des socialistes qui contenait ces mesures de justice sociale. Les 35 heures, mesure phare du gouvernement Jospin, ne furent-elles pas défendues à l’époque par Manuel Valls, conseiller en communication du Premier ministre ? Gaëtan Gorce, tout comme Arnaud Montebourg, n’a-t-il pas soutenu et voté ce texte à l’Assemblée nationale ? Ce dernier, tout comme moi, n’a-t-il pas milité, lors des congrès de Dijon puis du Mans, en faveur de leur généralisation ? Quant à porter le Smic à 1 500 euros, lorsque l’on est militant socialiste et qu’on aspire à la fonction suprême, que peut-on trouver de si «peu convaincant» dans cette proposition qui apparaît comme une évidence aux yeux de ceux qui attendent tant de la gauche une fois au pouvoir ? Faut-il rappeler que dans notre pays plus de 16 % des salariés touchent le Smic ? Ce sont donc trois millions de personnes qui perçoivent moins de 1 000 euros par mois en échange de leur travail.
Nous sommes tous d’accord, aujourd’hui, c’est une évidence, pour dire qu’il nous faut revoir profondément notre logiciel idéologique. Comment pourrait-il en être autrement après une telle défaite ? Mais cet aggiornamento signifie-t-il l’abandon de ce qui fait de nous des socialistes ? Nos propositions, si identitaires, sont-elles amenées à être remplacées, sous couvert de modernité, par des mesurettes démagogiques si éloignées des préoccupations de ceux qui souffrent le plus ? Mettre un drapeau aux fenêtres en chantant la Marseillaise restera certainement l’exemple le plus frappant de cet abandon du fond au profit de la forme.
De plus, les «rénovateurs» nous demandent de tenir compte de la droitisation de la société française, élément d’explication supplémentaire, selon eux, de la victoire de Nicolas Sarkozy. S’il y a droitisation, c’est bien du côté du Parti socialiste qu’il faut regarder.
Courant derrière Nicolas Sarkozy, qui lui-même courait après Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal n’a eu de cesse de faire campagne sur des thèmes inhabituels pour la gauche (sécurité, nation, immigration), délaissant, parfois même remettant en cause, les fondamentaux du socialisme.
Cette stratégie fut perdante. D’abord parce qu’en mettant en avant les thématiques de la droite, Ségolène Royal et son staff de campagne les ont légitimées, ensuite parce que le dialogue privilégié entamé avec François Bayrou, nommé Premier ministre avant même le second tour, eut pour conséquence un mauvais report de voix des électeurs de gauche et d’extrême gauche.
Loin des formules à l’emporte-pièce ou des bons mots si faciles, ce dont le Parti socialiste a besoin dans les semaines et les mois à venir, c’est d’avoir le courage de la vérité. Avoir le courage d’affronter lucidement, en commençant par le reconnaître, le verdict des urnes et de redéfinir, sur la base de nos valeurs, nos orientations. Il nous faut également, impérativement, doter notre appareil politique de nouvelles procédures de délibération et d’organisation. Pour ce faire, il faut ouvrir grand les portes et les fenêtres, associer à nos travaux les syndicats, les associations, les citoyens, toutes celles et ceux intéressés par notre démarche de reconstruction, de refondation. Le programme est ambitieux, indispensable, les Français, attachés au pluralisme, le souhaitent. Les électeurs de gauche, qui se désespèrent si souvent du Parti socialiste, nous le demandent.
Les poissons rouges, en travaillant un peu leur mémoire, ont leur place dans cet immense chantier. Il faudrait qu’ils acceptent, s’ils veulent être constructifs, d’arrêter de faire monter les enchères de la provocation, de vouloir, dans le but d’épater les militants, toujours sauter plus haut, en prenant le risque, un jour, de tomber du bocal.
RAG 34. Lio des lolo's 34
08:13 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE
02.09.2007
François HOLLANDE : Notre parti n'est pas entendu par le plus grand nombre
PS - Hollande brocarde les "rénovateurs"
Pour le premier secrétaire, le renouvellement des générations est "nécessaire", mais ne doit "pas seulement être réducteur de têtes".
Pour le premier secrétaire, le renouvellement des générations est "nécessaire", mais ne doit "pas seulement être réducteur de têtes". Lors du discours de clôture de l'université d'été du Parti socialiste, François Hollande a également reconnu que son parti n'était "pas entendu par le plus grand nombre".
La rénovation, oui, mais pour François Hollande "le logiciel politique ne se confond pas avec un disque dur qui devient vite un disque rayé". Au cours d'un discours prononcé dimanche en clôture de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle, le premier secrétaire a ainsi brocardé les "rénovateurs" du PS qui disent vouloir changer "le logiciel" du parti. Principaux visés : Manuel Valls et Gaëtan Gorce notamment, qui avaient voté contre le calendrier de rénovation du parti fin juin au Conseil national.
"Rénovation. Le mot est vieux comme le Parti socialiste. A chaque défaite, un rénovateur s'annonce, parfois plusieurs, j'en ai fait partie. Les formules sont connues: 'ouvrir les portes et fenêtres', que n'ai-je entendu ça ? Comme si nous vivions cachés, comme si n'avions pas fait venir 100.000 nouveaux adhérents", s'est exclamé François Hollande. Le premier secrétaire, qui devrait quitter la direction du parti en 2008, a estimé que le renouvellement des générations était "un mouvement réducteur nécessaire, mais qui ne peut pas seulement être réducteur de têtes".
Le PS n'est "pas un logiciel, mais une construction humaine", a-t-il fait valoir, récusant également l'"idée en vogue" de changer le nom du parti. "Quand on a le flambeau du Parti socialiste, non seulement on le garde, mais on le porte !", s'est exclamé le député-maire de Tulle, particulièrement applaudi à ce moment de son discours.
Le parti "pas entendu par le plus grand nombre"
François Hollande a par ailleurs reconnu que son parti n'était "pas entendu par le plus grand nombre", parce qu'il ne dit "rien de net, de clair, de lisible". "Nous sommes dans une perpétuelle mauvaise conscience, dans l'équilibrisme, le ni-ni ou dans les formules incantatoires, qui préparent souvent piteusement les compromis avec le réel", a déclaré le premier secrétaire. "C'est ce qui explique, a-t-il ajouté, que nous ne sommes pas entendus par le plus grand nombre, parce que le PS, et moi aussi parfois, nous parlons une langue connue de lui seul".
"Il faut donc", a dit le premier secrétaire, "affirmer franchement notre identité, sans rien perdre de nos valeurs, de nos idéaux de justice, d'égalité, de nos ambitions transformatrices, de notre internationalisme". "C'est un de nos chantiers, de mettre le socialisme en rapport avec les défis du monde, de la société d'aujourd'hui", a-t-il dit, très applaudi.
Les réformes nécessaires
Le premier secrétaire a donc proposé "un changement de méthode" dans les débats entre socialistes, qui consisterait à donner la priorité aux "convergences" plutôt que d'encourager "les différences". "Plutôt que de partir de nos différences regardées comme autant de divisions pour aboutir, faute de mieux, à des conclusions confuses, partons de nos convergences pour faire apparaître, sur les grandes thématiques mais aussi les sujets les plus difficiles, de véritables choix qui seront proposés au vote des militants", a-t-il affirmé, ajoutant que "ce vote aura lieu à l'occasion du prochain congrès, après les municipales" de mars 2008.
Ce qui fait l'unanimité, a-t-il précisé, figurera "dans une nouvelle déclaration de principes" qui constituera la "charte fondamentale" des socialistes. Quant à "ce qui parfois peut faire difficulté entre nous", il a invité tous les socialistes à respecter "la ligne majoritaire comme la loi de tous".
Enfin, François Hollande a prôné pour le PS "un exécutif solide et responsable, un parlement doté de moyens de contrôle et représentatif de la diversité, des citoyens actifs". "Les formes de notre opposition doivent changer", notamment en misant sur "la mémoire, le rappel, la mise en perspective" et en opposant "la raison" à "l'émotion".
D'après agence
RAG 34. Les lolo'34
17:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LA ROCHELLE, HOLLANDE, RAG 34
Laurent Fabius : J’ai essayé de cerner les principaux problèmes qui seront posés dans les années qui viennent
Nos quatre points cardinaux par Laurent Fabius
Sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations de demain. Malgré tous les discours, l’avenir et sa préparation sont en effet les sacrifiés de la politique telle qu’elle va. L’agitation tient souvent lieu d’action. L’instantané médiatique sert de ligne d’horizon. L’émotion supplante la réflexion. Or la France et l’Europe ont besoin d’un cap pour le long terme. Et pour fixer un cap, il faut des points cardinaux.
Notre premier point cardinal, ce devrait être l’environnement. En dépit des cris d’alarme, la plupart des dirigeants politiques et économiques continuent de laisser polluer et saccager notre planète.
Les conditions météorologiques extrêmes de cet été sont pourtant un nouveau signal. Pour prendre le seul problème du gaz carbonique largement responsable de l’effet de serre et des dérèglements climatiques, en supposant même que nous parvenions à stabiliser les émissions par habitant, celles-ci augmenteront pour des raisons démographiques de 40 % dans les 40 prochaines années. Cela s’appelle une catastrophe.
Une stabilisation globale impliquerait de ramener en une décennie les émissions 40 ans en arrière, non seulement pour les Européens, qui s’y sont engagés, mais pour l’ensemble de la planète. On n’en prend pas le chemin !
Nous colloquons, nous protestons, mais nous détruisons. Dans le palmarès de ce qu’il faut bien appeler les éco-criminels, les Etats-Unis viennent en tête. L’Europe commence seulement d’agir. Quant à la Chine - dont 2008 sera la grande année - lorsqu’elle « s’éveillera » au risque environnemental, que restera-t-il à sauver ?
La conclusion est aveuglante, il existe un besoin urgent, vital au sens propre, d’actions politiques : économiser drastiquement l’énergie et en diversifier les sources ; encourager massivement la recherche et l’innovation ; respecter des normes sévères anti-pollution dans les domaines industriel et agricole ; révolutionner les transports, l’habitat et la fiscalité vers cet objectif ; adapter nos modes de consommation et d’alimentation ; mettre en place une Organisation mondiale de l’environnement. Aucune de ces tâches n’est compatible avec une approche traditionnelle, confiant au seul marché le soin d’agir. Nous avons besoin d’une régulation nationale et internationale forte, d’une priorité absolue reconnue au long terme, à la personne humaine et à la vie, thèmes qui doivent être précisément ceux de la gauche. A la France, en lien avec l’Europe, d’engager la rupture sur ce terrain-là.
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Le deuxième point cardinal, c’est l’allongement de la durée de vie, le vieillissement. Là aussi, les données chiffrées sont à la fois négligées et implacables.
Toujours dans les 40 ans qui viennent, la population mondiale dépassera 9 milliards d’habitants contre 6 aujourd’hui. Cet accroissement sera concentré à près de 40 % sur l’Afrique et à plus de 50 % sur l’Asie, ce qui redistribuera le jeu mondial. L’Inde, la Chine, le Brésil se renforceront, les États-Unis seront bien placés, l’Afrique pauvre risque de s’appauvrir encore plus, le Japon, la Russie et l’Europe vieilliront, avec une situation particulièrement critique pour l’Europe du Sud et pour l’Allemagne. Ces bouleversements soulèveront d’immenses problèmes d’environnement - toujours lui -, de croissance, de niveau de vie, de santé, de migrations, d’urbanisme, d’aménagement du territoire.
La préoccupation du vieillissement recoupe notamment les questions de santé et de retraite. En France, elles n’ont pas été vraiment traitées pendant la campagne électorale. Il est impératif de le faire maintenant. Sur le premier point, l’instauration d’un « franchise médicale », qu’il vaudrait mieux appeler « taxation médicale », outre son caractère injuste, ne constitue pas une solution à la hauteur des défis : c’est d’abord sur l’offre de soins et sur la prévention qu’il faut agir. Sur les retraites, posons aux Français la question de fond, celle du degré de solidarité qu’ils souhaitent. Nous possédons un atout, notre excellente démographie, mais nous connaissons une faiblesse grave, le médiocre taux d’emploi des jeunes et des seniors. Là aussi, l’action est urgente, elle ne peut pas être différée.
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L’exigence du développement partagé et de l’égalité réelle fournit le troisième point cardinal. Chacun constate que notre société se délite sous les coups de boutoir des affrontements entre quartiers, générations, ethnies, religions. Citoyenneté, laïcité, solidarité sont mises en cause alors qu’elles devraient être notre triangle magique.
L’appartenance pleine à notre communauté nationale doit être assurée par et pour chaque citoyen. Quels que soient son habitation, sa confession, son âge, sa couleur de peau, chacun(e) a droit à une égalité réelle et pas seulement incantatoire. Pour cela, l’action publique doit être rendue plus ciblée et plus efficace. La lutte contre les discriminations doit être renforcée. La laïcité, valeur essentielle de la gauche, constitue un véritable trésor dans un monde miné par la confusion violente entre le domaine de César et celui de Dieu ; elle est probablement ce que la République française peut proposer de plus utile aux autres nations pour réduire les conflits. Dans l’hexagone, nous devons réaffirmer cette laïcité à l’école, pour l’État et plus largement pour toute la société. Elle sera convaincante si elle s’accompagne d’égalité en actes. C’est là qu’intervient la solidarité.
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Précisément, le financement solidaire constitue notre quatrième point cardinal. Pour l’Union européenne, le vieillissement de la population et la mauvaise maîtrise de nos finances publiques aboutiraient, si aucune mesure correctrice n’est prise, à faire passer la part de la dette par rapport au produit intérieur brut de plus de 60 % aujourd’hui au chiffre faramineux de 250 % en quatre décennies. Dans un contexte où la répartition entre riches et pauvres est tragiquement inégalitaire, où le partage est déséquilibré entre capital et travail comme entre actifs et inactifs, et alors même que la marchandisation s’étend, cette question du financement solidaire est décisive.
Je plaide pour que certains domaines soient « sanctuarisés » et pour un accès universel aux services essentiels : éducation, culture, santé, eau, assainissement. C’est une mission de la gauche d’agir en ce sens par tous les canaux disponibles, notamment l’édiction de normes internationales et la construction de services publics modernes, ainsi que par la généralisation la plus large des sciences et des techniques.
Le rôle des entreprises et des entrepreneurs privés est crucial mais nous devons veiller aussi à assurer des moyens d’action efficaces à la puissance publique nationale, européenne et internationale. Ils sont indispensables au respect de l’intérêt général ; on vient encore de le constater avec la crise financière née des « subprimes » américaines. La gestion publique doit être profondément réformée. Les cas de maladministration doivent être sanctionnés. Ils ne doivent pas pouvoir être utilisés pour délégitimer l’intervention et les ressources publiques. Sinon, la crise ira de plus en plus à la crise, le déséquilibre au déséquilibre, et la pauvreté à la pauvreté !
Cela vaut notamment pour la France. Nos comptes ont viré au rouge cramoisi, et il y a malheureusement lieu d’être interrogatif face aux choix économiques et fiscaux actuels. Attendons les premiers résultats pour juger ; mais consacrer plus de 10 milliards d’euros chaque année à des mesures fiscales qui ne muscleront vraiment ni la demande (plutôt l’épargne) ni l’offre (ce qui serait pourtant nécessaire) risque de procéder d’un contresens économique pour se terminer par de profonds contrechocs sociaux.
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Ce que je veux dire, c’est ceci : que les responsables politiques, au lieu de de s’agiter médiatiquement et de polémiquer inutilement, veuillent plutôt considérer ces quatre points cardinaux, ces quatre problèmes de fond : environnement, vieillissement, développement, financement. Et qu’ils s’engagent sur leurs solutions. Le citoyen-électeur retrouvera peut-être alors le sentiment qui seul nourrit les projets, mobilise les pays et permet le progrès : la confiance./.
(Libération 30 août 07)
Notre note précédente :
Laurent Fabius: Favorable "pourquoi pas" à un très grand parti de gauche, et résolumment opposé à l'instauration programmée d'une nouvelle TVA dite "sociale"
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14:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, REFONDER LA GAUCHE, ECOLOGIE
PS : Pour que la rénovation soit autre chose qu'un simple slogan d'université d'été.
PS : la "rénovation" ou l'art d'exorciser les défaites
par Rémi Lefebvre, Professeur de sciences politiques à l’Université de Reims, signataire de l’appel de Gauche Avenir (article paru dans Le Monde du 31.08.07)
Que tout change pour que rien ne change" : la formule de Tancrède dans Le Guépard, de Visconti, résume les tentatives de rénovation entreprises par le Parti socialiste depuis une vingtaine d'années. La "rénovation" est chez les socialistes un rituel maîtrisé aux effets savamment domestiqués qui suit généralement les défaites. Renouveler le parti, le réinventer, le refonder : depuis 1993, les périodes post-électorales sont dominées invariablement par les mêmes mots d'ordre souvent incantatoires. Le succès du credo de la "rénovation" tient aux ambiguïtés de son contenu, à son caractère fourre-tout : elle est tout à la fois idéologique, organisationnelle, démocratique...
Les défaites, propices à la renégociation de l'identité de l'organisation, se manifestent ainsi de manière immuable par "un retour à la base", une réactivation du clivage traditionnel entre militants et élus et une réévaluation des ressources militantes que la pratique du pouvoir a dévaluées. La même séquence s'est reproduite en 1993 ou 2002 avec un scénario très proche : introspection collective "sans complexes ni tabous", ouverture "des portes et des fenêtres" du parti, appel à l'autocritique, ouverture de la parole aux militants... La rénovation "cru 2007" n'échappera pas à ce schéma immuable.
Le diagnostic sur les dysfonctionnements de l'organisation est toujours le même : nécessité d'une rénovation des pratiques politiques, manque d'unité, excessive professionnalisation des cadres du parti, assèchement de l'action militante, poids excessif des élus et des cumulants, décrochage par rapport au monde du travail, effritement des rapports avec le monde syndical et associatif, illisibilité de la ligne politique...
Les Etats généraux des socialistes lancés en 1993 parviennent à ces conclusions... reformulées dans des termes identiques en 2002. La double défaite de 2002 semble ouvrir une phase critique d'une intensité inédite au PS. Les conditions d'une redéfinition de l'identité de l'organisation sont alors réunies. La parole est "redonnée" aux militants, appelés à répondre à un questionnaire et à exprimer leurs "doléances". La thérapie collective s'achève en mai 2003 lors du congrès de Dijon. Le premier secrétaire affirme alors l'ambition "d'un parti ouvert sur la société à plus de 30 % des suffrages".
UN REPLÂTRAGE DE PLUS
Il n'en sera rien. Le couvercle est vite refermé. La rénovation n'a conduit qu'à un replâtrage de plus. Le cumul des mandats n'est pas remis en question, les relations avec le monde du travail ne sont plus une priorité, les règles du jeu partisan ne sont pas modifiées. Les trompeuses victoires de 2004 ont effacé la nécessité d'un renouvellement des pratiques. Il a fallu donner le change aux militants et à l'opinion pour qu'en définitive rien ne change. Les dirigeants socialistes savent désormais négocier les phases de défaite et domestiquer le potentiel de changement qu'elles recèlent (les défaites peuvent même se transformer en demi-victoire comme en juin). Le choc électoral de 2002 a été bien amorti, tout comme la victoire du non au référendum sur le traité constitutionnel ou les émeutes urbaines de l'automne 2005, qui ont eu peu d'effets sur le parti.
Le constat ne souffre aucune contestation : le PS ne s'est pas renouvelé et n'a pas "refondé" ses liens avec la société. Il se révèle incapable de mettre en mouvement la société. L'apport des "nouveaux adhérents", quelques mois avant les élections, est fragile et affaiblit à bien des égards l'organisation en valorisant un militantisme "au rabais". Le PS apparaît fermé, bloqué, dominé par une oligarchie attachée à son pouvoir et aux profits qu'elle en tire, peu ouverte sur son environnement social, de plus en plus imperméable aux groupes qu'elle est censée représenter et repliée sur des luttes dont la dimension idéologique apparaît secondaire ou artificielle.
Rénovation : le mot est usé et démonétisé au PS à force d'avoir été instrumentalisé et détourné. Il suscite désormais le scepticisme d'un grand nombre de militants qui ne sont plus dupes des appels rituels au changement. Les socialistes parviendront-ils à lui redonner sens et crédit ? Il est permis d'en douter. La revendication d'un renouvellement générationnel ne saurait tenir lieu de seule perspective de changement. Elle masque les intérêts d'outsiders qui ne voient dans la période actuelle qu'une fenêtre d'opportunité pour subvertir les hiérarchies de pouvoir en place. "Sortez les sortants" n'a aucun sens si les nouveaux promus reproduisent les pratiques et les discours de leurs aînés et s'ils en partagent les codes. La stratégie organisationnelle de la rénovation ne peut être efficace que si elle est inscrite dans un processus de long terme.
Or l'horizon des socialistes se borne de plus en plus aux prochaines échéances électorales. Les socialistes sont déjà tétanisés par les élections municipales. Le PS doit sans doute se donner du temps, produire des analyses, se donner des objectifs, mais surtout s'y tenir. Pour que la rénovation soit autre chose qu'un simple slogan d'université d'été.
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04:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG 34, GAUCHE AVENIR
La France demande au Président CHAVEZ d'obtenir des preuves de vie d'Ingrid BETANCOURT
Chavez invite la guérilla colombienne à Caracas, pour parler des otages
LE MONDE | 01.09.07 |
(REUTERS/JOSE MIGUEL GOMEZ)Au terme d'une brève visite à Bogota, vendredi 31 août, le président vénézuélien, Hugo Chavez, s'est dit prêt à recevoir à Caracas un dirigeant de la guérilla colombienne. Cette rencontre a reçu le feu vert du président colombien, Alvaro Uribe. C'est avec l'aval de son voisin que M. Chavez tente d'avancer sur la voie d'un accord humanitaire qui permette la libération de 45 otages aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche).
Le président français, Nicolas Sarkozy, lui a demandé d'obtenir une preuve de vie d'Ingrid Betancourt, l'otage franco-colombienne dont on est sans nouvelles depuis quatre ans.
En chemise rouge, souriant et détendu, M. Chavez a usé de son charme devant les caméras. "Je me sens colombien", a-t-il déclaré à la descente de l'avion. Il s'est ensuite réuni avec M. Uribe à Hato Grande, résidence présidentielle près de Bogota. La rencontre a duré plus de sept heures.
En acceptant de s'impliquer dans le dossier des otages, le président vénézuélien a fait naître un immense espoir chez les familles des otages. "Chavez est le seul capable de débloquer les choses, les FARC lui font confiance", affirme Gustavo Moncayo, dont le fils, soldat, est aux mains des FARC depuis bientôt dix ans. Juan Carlos Lecompte, mari d'Ingrid Betancourt, se montre plus prudent : "Nous pouvons espérer que les FARC seront face à Hugo Chavez moins inflexibles que face à Alvaro Uribe", dit-il.
Les deux présidents se situent aux extrêmes de l'échiquier politique latino-américain. M. Chavez parle révolution et socialisme du XXIe siècle, M. Uribe sécurité et lutte contre le terrorisme. M. Chavez est la bête noire des Américains, M. Uribe leur meilleur allié. Entre les deux pays, qui partagent une frontière de 2 000 kilomètres, les motifs de friction ne manquent pas. Mais, conscients des intérêts économiques qui les unissent, les deux présidents ont toujours fait preuve d'une grande prudence, voire d'une étonnante cordialité. La réunion de vendredi a été aussi l'occasion d'annoncer la prochaine inauguration d'un nouveau gazoduc transfrontalier.
A en croire la presse locale, l'organisation de la réunion n'a pas été exempte de tensions. Le président Chavez aurait voulu rencontrer des familles de guérilleros emprisonnés, mais le gouvernement colombien a préféré écourter la visite. Les médias s'interrogent sur les raisons qui ont poussé Bogota à accepter l'intervention de son voisin et à le laisser s'attribuer un éventuel succès dans la libération des otages. "Uribe est convaincu que Chavez va échouer comme ont échoué les autres médiateurs", confie un haut fonctionnaire, sous couvert d'anonymat. L'Eglise catholique, la France, l'Espagne et la Suisse tentent, depuis des années, d'obtenir que gouvernement et guérilla s'assoient à la table des négociations.
Pour entamer des pourparlers, les FARC continuent d'exiger que le gouvernement donne l'ordre à l'armée de se retirer d'un territoire de 800 km2 dans le sud-est de la Colombie. M. Uribe a réaffirmé vendredi son "refus inamovible" de céder sur ce point. Autre pierre d'achoppement : l'incarcération aux Etats-Unis de deux chefs guérilleros. Le président colombien a rappelé qu'avant de signer l'ordre d'extradition, il avait, sans succès, demandé aux FARC de libérer les otages.
M. Chavez a indiqué avoir reçu, juste avant son départ pour Bogota, une "réponse directe du secrétariat des FARC" (la direction de la guérilla) à son offre de médiation. "Je suis militaire. Ce genre de sujet doit être traité entre chefs", a précisé M. Chavez, évoquant la possibilité que Manuel Marulanda, le chef des FARC, aille à Caracas.
La veille, le président vénézuélien a annoncé son intention de gracier 41 paramilitaires colombiens, arrêtés à Caracas en 2004, accusés d'avoir comploté contre lui. M. Chavez, qui a répété trois fois combien il "aime la Colombie", a révélé qu'il interviendrait également pour tenter de débloquer les négociations de paix en cours, à Cuba, entre le gouvernement colombien et la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste). Là aussi, Bogota a donné son feu vert.
Marie Delcas
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03:16 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BETANCOURT, CHAVEZ, URIBE
Parti Socialiste : Infos de l'Université d'été de la Rochelle
Depuis vendredi 31 août, plus de 4000 socialistes planchent à la Rochelle, dans le cadre d'ateliers" sur des sujets aussi larges et variés que "l'état de la gauche", "droitisation de la France?", "les recompositions de la gauche en Europe", "bilan électoral de la gauche". Ouverts par des intellectuels, estampillés "grands témoins", ces moments d'échanges et de reflexion ont été l'objet de vifs débats de fond.
Un compte-rendu formel et objectif a été réalisé par un permanent du PS pour chacun des ateliers.
Les "grands témoins", sous l'oeil des caméras de l'équipe de l'hebdo, posent un regard décalé sur les échanges, souvent vifs, qui ont eu lieu au sein de leur propre atelier.
Aller vers le blog La Rochelle 2007
Dans son premier "carnet d'actu" de la saison, réalisé depuis la Rochelle le 1er septembre, François Hollande commente les enjeux de cette édition 2007, évoque les 100 premiers jours de la présidence Sarkozy et la préparation des élections municipales donnent un cap aux travaux militants.
Retrouvez toute l'info sur Le blog La Rochelle 2007
A SUIVRE : DIMANCHE 2 à 11H45 en direct, le discours de François Hollande à la Rochelle
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00:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LA ROCHELLE, PS
M. Hollande répète aux jeunes que "le Grand Soir, c'est fini"
LE MONDE | 01.09.07 | Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts
Le premier secrétaire du Parti socialiste a assuré, vendredi 31 août lors de l'université du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) qui se tenait à La Rochelle en parallèle à celle du PS, qu'"on est là pour suivre un long cheminement. (...) Le Grand Soir, c'est fini !"
Invité par Razzye Hammadi, président du MJS, à se prêter à un jeu de questions-réponses avec de jeunes militants, François Hollande a défini ce que pouvait être sa vision de la rénovation du parti : d'abord "changer les modes de fonctionnement du comportement de chacun", mais surtout "l'approche, le contenu, les propositions quand il le faut".
Pour lui, les socialistes doivent expliquer les valeurs qui sont les leurs et faire attention aux termes employés dans leurs discours. "C'est en se payant de mots que les socialistes finissent par ne plus être compris", a insisté le numéro un du PS. Ainsi, ils ne doivent "pas avoir peur du mot nation", symbole du "vivre ensemble dans la République".
Sur le sujet sensible de l'ordre, sur lequel les MJS avaient marqué leur différence avec Ségolène Royal, M. Hollande a souligné qu'il était favorable à "l'ordre social, public", opposé au désordre "créé par le capitalisme", et que la sécurité était "un droit fondamental".
Sur le travail, autre sujet qui fâche, il a assuré que la France "doit collectivement travailler plus" pour réduire le chômage. Quant à la mondialisation, à ses yeux, il faut la "réguler" et en "corriger les inégalités".
A une question d'un jeune socialiste - "Que penses-tu du capitalisme ?" -, M. Hollande a répondu qu'il ne pouvait "accepter l'incantation sur le capitalisme". "On ne va pas raconter des histoires, dire qu'à l'horizon de cinq ou dix ans, si on est au pouvoir, on va en terminer avec le capitalisme", a-t-il martelé.
Pour M. Hollande, les socialistes doivent se battre pour "la réforme, la réforme exigeante, la transformation de la vie quotidienne", a-t-il insisté. Ajoutant : "Ça prend du temps, on est là sur un long chemin, on vient de loin et on ira loin, enfin !"
La salle semblait ravie et a vivement applaudi le premier secrétaire. Avant d'entonner L'Internationale.
Sylvia Zappi (avec AFP)
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00:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LA ROCHELLE, HOLLANDE
01.09.2007
SOCIETE : L'homophobie solidement ancrée en Lozère et à la Martinique ?
LOZERE
Le Conseil général accusé d'homophobie
La collectivité territoriale accusée de défendre une définition "restrictive", "discriminatoire et illégale" du concubinage.
Le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits basé à Montpellier a épinglé jeudi 30 août le traitement "discriminatoire" selon lui, à l'égard de salariés homosexuels, contenu dans un règlement voté en décembre 2006 par le Conseil général de la Lozère.
Cette collectivité a indiqué à l'AFP vouloir "corriger cette erreur" dans le texte incriminé, lors de la prochaine session le 28 septembre.
Selon le Collectif, un document sur les frais de déplacement et de changement de résidence du personnel départemental, énumère au titre des éléments constitutifs du concubinage, "la communauté de vie, la stabilité des liens et l'hétérosexualité" notamment.
Le texte précise, selon le Collectif, que "la jurisprudence, dans l'attente d'un texte général en la matière, considère que sauf dispositions spécifiques, l'homosexualité est dépourvue d'effets juridiques".
Définition "discriminatoire et illégale" du concubinage
Le Collectif alerté par des agents, s'inquiète du fait que "25 conseillers généraux et dix des plus hauts cadres de la collectivité" aient par leur vote, accepté cette définition "restrictive et donc discriminatoire et illégale", selon lui, du concubinage.
Rappelant que "la loi du 15 novembre 1999 sur le Pacte civil de solidarité (Pacs) a étendu le concubinage aux couples du même sexe", le Collectif précise avoir saisi la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) sur cette question ainsi que le préfet de la région Languedoc-Roussillon, Cyrille Schott.
Interrogé par l'AFP, le Conseil général a affirmé s'être "appuyé pour rédiger ce règlement intérieur qui date de deux ans, sur des textes administratifs anciens, en vigueur dans la grande couronne parisienne".
"On s'est aperçu que depuis, dans des textes sur le Pacs, la notion de concubinage a changé et nous allons corriger le texte lors de la prochaine réunion du Conseil général", a assuré la collectivité précisant n'avoir eu "aucune volonté de nuire à qui que ce soit ni à quiconque". (avec AFP)
MARTINIQUE
Avec la bénédiction de la rue Solférino, les fédérations antillaises PS continuent à distiller une violente homophobie parfumée d'eau bénite. Jusqu'où le PS a-t-il l'intention de laisser des élus ou responsables socialistes antillais déraper dans la bêtise et la haine ?
Le PS qui aujourd'hui semble enclin à un véritable suicide collectif tragi-comique a-t-il l'intention aussi de se couper définitivement de sa base laïque ?
La Fédération française des Centres LGBT (lesbiens, gais, bi & trans) vient d'attribuer son Anti-Prix 2007 au Parti socialiste pour la campagne homophobe qu'il mène en Martinique.
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RAG 34. Les lolo's 34
22:14 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOMOPHOBIE, LOZERE, ANTILLES, MARTINIQUE, PS



