« 2007-07 | Page d'accueil | 2007-09 »
31.08.2007
L'université d'été du PS : Diagnostic pour la rénovation
La rentrée du Parti socialiste se tiendra à La Rochelle du 31 août au 2 septembre sous le signe du diagnostic pour la rénovation. Retrouvez sur http://rochelle2007.parti-socialiste.fr toute l'actualité de cette université.
Télécharger le programme
Participez à la rénovation du Parti socialiste !
Militant, syndicaliste, universitaire ou tout simplement citoyen, le Parti socialiste vous invite à vous pencher vous aussi sur la rénovation du parti. Pour se faire, trois grands forums seront mis en place dès la rentrée. De l'avenir de la solidarité, en passant par la citoyenneté, jusqu'à la mondialisation, tous les thèmes de la vie politique seront abordés.
François Hollande précise ici les questions qu'il faudra creuser, et auquels il faudra répondre, lors de ce grand débat national.
RAG 34. Les lolo's 34
13:46 Publié dans 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : La ROCHELLE 2007
Université d'été : Le PS en cure sans ses stars
Crédit Photo : DR
Le Parti socialiste fait sa rentrée politique à l'occasion de l'université d'été. Le nombre de militants devrait compenser l'absence de nombreux éléphants.
Au menu : "la rénovation du parti" et les "contradictions fortes" entre le discours de Nicolas Sarkozy et la réalité".
J.F. - le 31/08/2007 - 07h10
Lire la suite
RAG 34. Les lolo's 34
10:01 Publié dans 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LA ROCHELLE 2007
30.08.2007
POESIE : découvrir, écouter, lire Léo Ferré - L'espoir (1974)
http://www.leo-ferre.com
"Et qu'ont-ils à rentrer chaque année les artistes?..."
Chèr(e)s ami(e)s et camarades, en cette difficile rentrée écrasée par la "realpolitik", pour adoucir votre retour à Sarkoland, nous vous offrons ce lundi matin un peu de poésie vitamine.
GUERNICA. P. Picasso, 1937, musée du Prado, Madrid, Espagne.
(vue partielle).
Photo RIGAUDIN : Léo au théâtre de la Mer à Sète 1977
L'ESPOIR
1974
Dans le ventre des Espagnoles
Il y a des armes toutes prêtes toutes prêtes
Et qui attendent
Des oiseaux finlandais vêtus de habanera
Des Vikings aux couteaux tranchant la manzanilla
Des flamenches de Suède brunes comme la cendre
Des guitares désencordées et qui se pendent
Des amants exilés dans les cloches qui sonnent
La Mort qui se promène au bras de Barcelone
Des taureaux traversés qui traversent l'Histoire
Des soleils fatigués qui les regardent boire
Un Orient de misère à la jota engloutie
Les parfums de l'Islam crevant d'Andalousie
Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques
Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques
Les tam-tams de l'Afrique à portée de guitare
De l'eau fraîche et de l'ombre à jurer pour y croire
Une rue de Madrid avec des fleurs fanées
Un fusil de trente-six qui revient s'y mêler
Dans le ventre des Espagnoles
Il y a des armes toutes prêtes toutes prêtes
Et qui attendent
Un accord de guitare au moment où l'on passe
Un passeur langoureux avant le coup de grâce
La bouteille à la mer dans un drugstore indien
Un habit de lumière dans l'ombre du chagrin
La fureur pensionnée qui se croit dans la rue
Des chansons caraïbes qu'on a perdues de vue
Des cigales fuyant le bruit des castagnettes
Toutes les Amériques au fond d'une cassette
Exécutées à l'aube avec la stéréo
Le silence permis au-delà de Franco
Des ailes de moulin plantées sur les maisons
Don Quichotte qui passe à la télévision
Une chaîne en couleur pour avaler tout ça
Le sang avec la veine d'avoir la corrida
Et cent mille danseurs sur la place publique
Pour que Christophe Colomb découvre la Musique
Dans le ventre d'une Espagnole
Il y a l'Espoir qui se gonfle et qui gonfle
Et qui attend... Et qui attend...
MANUEL DE FALLA *
* Manuel de Falla sur wikipédia
RAG 34. Lolo34
20:20 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FERRE, Léo Ferré
Sarkozy s'invite au MEDEF, Mélenchon voit rouge. (doc audio)
Rupture républicaine ? Sarkozy devant le MEDEF (syndicat non représentatif de l'ensemble du patronnat) se prépare à annoncer les mesures qu'il entend prendre pour aider le pouvoir d'achat des français. Jean-Luc Mélenchon s'indigne du procédé choisi par le premier représentant de notre république.
Ecouter : http://www.box.net/shared/irjh54ehyv
Lire : Le dernier ouvrage de Jean-Luc Mélenchon : En quête de gauche publié chez BALLAND.
Prix éditeur: EUR 19,90
Prix : EUR 18,91 LIVRAISON GRATUITE Voir les détails
Économisez : EUR 0,99 (5%) Bientôt disponible - Commandez-le maintenant et nous vous l'enverrons dès qu'il sera disponible. Expédié et vendu par Amazon.fr. Emballage cadeau disponible.
RAG 34. Les lolo's 34
19:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, MEDEF, SARKOZY, REPUBLIQUE
17 milliards de cadeaux fiscaux par an, à peine 200 millions pour mettre en place le Revenu de Solidarité Active !
Intérêts d’emprunt : un jeu de rôle savamment orchestré
Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le jeu de rôle organisé par le Président de la République et le gouvernement, sur le dossier des intérêts d’emprunt, pour travestir la réalité : quand on fait des promesses intenables pour se faire élire, par définition, on ne peut pas les tenir. Le Président de la République savait en effet pertinemment qu’étendre cette mesure à tous les crédits déjà contractés depuis 5 ans était irréalisable.
Il n’avait d’ailleurs pas masqué son agacement quand certains ministres, au premier rang desquels Éric Woerth, avaient vendu la mèche avant les législatives. Il prétend aujourd’hui faire croire que tout cela ne serait de la faute que du seul Conseil constitutionnel, qui a censuré le dispositif suite à la saisine que nous avions déposée.
Au-delà de cette ridicule mise en scène, la réalité des nouvelles mesures annoncées, avec le passage du crédit d’impôts de 20 à 40% la première année d’emprunt, est toujours la même : encore plus d’argent pour une même catégorie de la population. Dans le même temps, on attend toujours des mesures concernant l’immense majorité de Français qui rencontrent aujourd’hui de graves difficultés en termes de pouvoir d’achat.
Alors que la croissance est en berne et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes, à la suite de la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus aisés, le chef de l’État et son gouvernement poursuivent pourtant dans la même direction. C’est pour le moins inquiétant car il faudra bien à un moment donné que quelqu’un paie l’addition de ces 12, 15, 17 milliards de cadeaux fiscaux par an !
Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité
RAG 34. Les lolo's 34
19:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intérêts d'emprunts, RSA, SOLIDARITE
Laurent Fabius: Favorable "pourquoi pas" à un très grand parti de gauche, et résolumment opposé à l'instauration programmée d'une nouvelle TVA dite "sociale"
Laurent fabius était ce matin l'invité de France Inter. Il a évoqué ses fortes préoccupations concernant l'avenir environnemental de notre planête. Lire sur son site l'article : Nos 4 points cardinaux.
Interrogé par Fabrice Drouelle sur les raisons de son absence à la Rochelle, il a rappelé l'origine de la création de ces universités d'été destinées avant tout à former des militantes et des militants socialistes. Il a aussi bien sûr répondu aux questions des auditeurs.
( tenir compte du temps de téléchargement : une fois sur l'enregistrement attendre l'apparition dans l'icone du bouton play, puis clicker dessus pour lancer l'écoute"> " en bas à droite comme montrée sur la photo)
Ecouter : interactiv
Ecouter : les questions des auditeurs
RAG 34. Les lolo's 34
15:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, La ROCHELLE, REFONDER LA GAUCHE
Pierre Mesmer gaulliste de combat de la première minute est décédé hier à l'âge de 91 ans.
(Crédit Photo : AFP ) L'ancien Premier ministre de Georges Pompidou et gaulliste de la première heure est décédé mercredi au Val-de-Grâce à l'âge de 91 ans.
Il avait été élu à l'Académie française en 1999, au fauteuil de Maurice Schumann.
Lui aussi avait appelé à voter non lors du référendum concernant le projet de constitution européenne.
Lire la suite
RAG 34. Les lolo's 34
08:05 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Pierre MESMER, GAULLISME
29.08.2007
A vos montres et agendas
Laurent Fabius sera l’invité du matin sur France Inter à 8h20 le
30 août 2007
A noter : Journée nationale d’échanges et de débats de "Rassembler à gauche" le 29 septembre 2007
De 9h à 18h à Sciences-Po (Paris)
RAG 34. Les lolo's 34
20:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34
Après Sénatoriales suite. Sur FR3 Montpellier hier soir : Méthode Coué pour Robert Navarro, métaphore footbalistique pour René Revol. Balle au centre ? (doc audio).
Ces phrases qui plombent lourdement l'atmosphère de notre fédération :
Georges Frêche (divers gauche): " Je ne vais pas m'énerver je compte bien maintenir la cohésion socialiste pour les municipales de 2008 mais, dans un an ou deux, il faudra que certains me rendent des comptes. Il faudra passer à la caisse. "
André Vezhinet (PS) : " Ne nous voilons pas la face. Nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! "
Voir le 19/20 Montpellier (présenté par Bernard Lagarrigue)
Ecouter uniquement le reportage
Vezinhet dément, Frêche se tait, le PS attaque
./.Pourtant, André Vezinhet dégainait à nouveau le premier pour « démentir catégoriquement toute tractation entre Raymond Couderc et moi-même », alors que Raymond Couderc affirmait exactement le contraire dans nos colonnes. Le maire de Béziers datait même le début des négociations à l'inauguration de la piste de l'aéroport de sa ville en juin. Ce que niait farouchement André Vezinhet. « Il n'y a eu aucune négociation ni même discussion concernant les sénatoriales », s'indignait le président du conseil général de l'Hérault.
Lire la suite
Dossier de Midi-Libre : Sénatoriales dans l'Hérault : chronique d'une guerre de clan
Sur le même thème :
Sénatatoriales : C'est l'UMP R.Couderc, merci Frêche !
Sénatoriales suite - André VEZHINET PS : « Ne nous voilons pas la face. Nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! »
Résultat des sénatoriales partielles 34
>"Une info incroyable" de Paris d'avenir, blog de soutien officiel à Ségolène ROYAL : Georges Frêche envisage de se présenter aux sénatoriales en 2008
Sénatoriales : La liste du comité de soutien à Karine Chevalier sciamment tronquée, Kléber Mesquida proteste
RAG 34. Les lolo's 34
13:48 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SENATORIALES, NAVARRO, REVOL, FRECHE, VEZHINET
Marie Noëlle LIENEMANN : "Royal a eu faux sur toute la ligne"
Propos recueillis par Virginie LE GUAY
Le Journal du Dimanche
Le blog de Marie-Noëlle Lienemann
Marie-Noëlle Lienemann règle ses comptes avec Ségolène Royal dans son nouveau livre Au revoir Royal. Adepte d'une ligne franchement à gauche, seule capable selon elle d'arrêter "la décomposition et l'hémorragie" qui gagnent le PS, la député européenne (PS) dit au JDD tout le mal qu'elle pense des positions "rénovatrices" de l'ex-candidate à la présidentielle. Extraits.
Lienemann avait déjà sorti un ouvrage critique après la défaite de Jospin en 2002. (Maxppp)
Vous parlez de la campagne de Ségolène Royal comme d'une "déflagration".
Que ce soit sur la stratégie, la méthode d'action et les thèmes choisis, elle a eu faux sur toute la ligne. Elle a été imposée par les sondages et les médias. C'était un leurre. Elle a d'ailleurs joué et joue encore totalement perso. Et n'a tiré aucune leçon de la campagne. Ce qu'elle appelle son autocritique se borne à dénoncer ceux du parti qui ne l'auraient pas soutenu et l'impréparation dont elle aurait été victime. Comme toujours, elle s'épargne et ne peut pas se remettre en cause. Ce qui la rendra incapable de rebondir. Je ne lui reconnais qu'un mérite. Sa détermination au service de sa seule personne. Car elle n'a aucun sens du collectif.
Une seconde candidature Royal vous semble impensable ?
Ce qui s'est passé est irréversible. Et lorsque je dis "Au revoir Royal", c'est qu'il faut tourner la page. Sous prétexte de rénovation et de modernisme, elle a opté pour une ligne de complicité idéologique avec la droite. Avant elle, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Gaston Defferre s'y étaient essayés. En pure perte. C'est un fourvoiement, une impasse qui prive la gauche de ses repères fondamentaux et de la victoire électorale. Elle a fait le lit de l'ouverture. Dois-je rappeler que Bernard Kouchner et Jean-Marie Bockel ont été ses premiers soutiens. Où sont-ils aujourd'hui ?
Elle a tout de même fait un score de 47 % ! En 2002, Lionel Jospin n'avait même pas dépassé le premier tour.
47 %, c'est un seuil minimal contre la droite et pourtant Ségolène Royal a bénéficié, à plein, du réflexe du vote utile. N'importe quel socialiste aurait fait ce score. Le total des voix de gauche sous Jospin a été supérieur au total des voix de gauche sous Ségolène Royal qui a fait fuir des électeurs socialistes vers Bayrou. Face à Ségolène Royal qui n'a même pas été capable de reprendre à son compte le thème de la rupture, Sarkozy a fait un des meilleurs scores jamais obtenus par la droite. "Elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier"
On n'a guère entendu d'autres voix que la sienne pendant la campagne. Où étiez-vous passés ?
Nous avons tout tenté pendant la phase préparatoire pour empêcher ce qui se préparait. Après c'était trop tard, nous ne pouvions pas prendre le risque de faire perdre plus encore notre camp. Ce décalage entre le PS et le peuple de gauche vient de plus loin. Déjà, on l'avait vu lors du "non" au référendum européen. Fidèle à sa tactique d'étouffoir, François Hollande stérilisait tout débat et faisait un chantage constant sur l'unité que nous devions afficher. Nous avons vécu des mois de tension interne maximum, beaucoup d'entre nous pressentaient que nous courrions à la catastrophe.
N'enterrez-vous pas un peu vite Ségolène Royal ? Elle n'a pas l'intention de laisser sa place.
Sa place, mais quelle place ? Si je ne m'attends pas à ce qu'elle tombe comme un fruit mûr, car elle va s'accrocher dur, je crois qu'elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier à l'intérieur du parti. Que ce soit auprès des élus ou des militants. Les Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg prennent déjà, plus ou moins, leurs distances. Ce ne sont plus que des soutiens flottants, prêts à jouer leur carte personnelle dès que l'occasion s'en présentera. Ils sont encore vaguement solidaires mais ils entendent la colère des militants, le dépit de ceux qui ont l'impression d'avoir été menés en bateau, floués, anesthésiés, utilisés au service d'une seule personne et non d'une cause. Les socialistes aujourd'hui sont dans l'expectative, d'autant que la période Hollande s'achève mi-2008. Mais la relève n'apparaît pas encore.
Comment reprendre la main ?
En retrouvant nos valeurs fondamentales. En travaillant dans une dynamique unitaire : le PS, le PC, les Verts, le MDC, les militants syndicalistes, les associations de gauche. Il y a là un vivier immense, fertile, prêt à travailler, autour d'un vrai programme. Il faut parler au peuple de gauche qui est parti vers Bayrou et même vers Sarkozy par désarroi, par manque de corpus idéologique. Dans les années 1970, le total des militants de gauche représentait près de 500 000 personnes. Contre à peine 300 000 aujourd'hui. L'avenir de la gauche passe par un travail de fond que sont prêts à faire Laurent Fabius, Alain Vidalies, Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli, Benoît Hamon. Et d'autres... Le club de réflexion Gauche Avenir se réunit mi-septembre à Paris pour reprendre l'initiative. Il faut rouvrir des débats essentiels: le refus de libre-échangisme, le retour à une économie mixte, la relance de l'industrie dans notre pays, un changement de cap en Europe, de nouveaux droits comme celui au logement, un nouveau pacte républicain... Le champ est large. Nous devons redevenir le parti du monde du travail.
Marie-Noëlle Lienemann était vendredi 24 août l'invitée du grand journal de BFM. Elle réagit dans un premier temps à la mise en place du dispositif de déduction des intérêts d'emprunts immobilier puis elle présente son prochain livre Au revoir Royal.
Au revoir Royal, de Marie-Noëlle Lienemann et Philippe Cohen. Editions Perrin 185 pages, 13,50 euros.
Notre note précédente : Discours de Ségolène ROYAL à Melle : désir d'ancrer le PS à droite ?
RAG 34. Les lolo's 34
13:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, LIENEMANN
28.08.2007
Sénatoriales suite - André VEZHINET PS : « Ne nous voilons pas la face. Nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! »
L'élection de Couderc ravive la guerre Vézinhet-Frêche
Midi-Libre 28 août(droits protégés) C'est une photo amusante. Elle a été prise le 22 août par un photographe du conseil régional, le jour du match Algérie-Brésil au stade de La Mosson. Clic-clac à la mi-temps. Georges Frêche pose, hilare, la main sur l'épaule de Karine Chevalier, la candidate socialiste à l'élection sénatoriale.
André Vézinhet paraît un peu coincé mais il sourit quand même. Après tout, il est le sénateur PS sortant qui laisse son siège parce qu'il a été élu en juin député de l'Hérault mais il soutient la candidate du parti.
Alors, une belle photo de la famille socialiste rassemblée malgré ses divergences ? Une famille, oui, parce ce qu'il n'y a que Paris pour croire que Georges Frêche a été exclu du PS en janvier 2007...
Union ? C'est tout le contraire. Le lendemain, le camp frêchiste proposera aimablement cette émouvante photo aux journaux. A l'inverse, les vézinhetistes feront savoir que leur leader avait été piégé en sortant de sa loge du stade.
Au vu des résultats de l'élection sénatoriale de dimanche dernier, ce document prend toute sa saveur. Raymond Couderc, le maire (UMP) de Béziers, a été élu avec 107 voix d'avance sur sa concurrente (1 759 grands électeurs ont voté). Un constat : Karine Chevalier est loin d'avoir fait le plein des voix de la gauche.
L'explication est simple. Alors que Vézinhet souhaitait que soit investie Monique Pétard, sa suppléante, la fédération PS de l'Hérault a poussé la candidature de Karine Chevalier, avec l'aval sans surprise des militants. Dimanche, le retour de boomerang de ceux qui n'ont pas aimé la manœuvre a été fatal à la gauche.
« On n'est jamais trahi que par les siens », a confié la candidate déconfite. Et Georges Frêche a tonné : « Des consignes de vote ont été données à gauche. Je ne vais pas m'énerver car je compte bien maintenir la cohésion socialiste pour les municipales de 2008 mais, dans un an ou deux, il faudra que certains me rendent des comptes. Il faudra passer à la caisse. »
Qui paiera la note ? Sûrement pas André Vézinhet. Dans un entretien à Midi Libre, le président du conseil général et député de l'Hérault réplique : « Je n'ai aucun compte à rendre à Georges Frêche. Si monsieur Frêche veut me parler, c'est avec plaisir car j'ai quelques vérités à lui dire qui ne sont peut-être pas bonnes à entendre ! »
Interrogé sur l'antagonisme de plus en plus virulent qui l'oppose au président du conseil régional, Vézinhet ironise : « Je crois que ma victoire aux législatives sur une circonscription qu'il n'a pas réussi, en son temps, à décrocher face à la droite, lui pose problème. Ni Kléber Mesquida (élu député sur la 5e de l'Hérault), ni moi n'avons eu le soutien de la fédération socialiste de l'Hérault durant notre campagne des législatives. C'est ahurissant ! En fait, Georges Frêche combat mon pouvoir. »
André Vézinhet réserve quelques flèches à Robert Navarro, le premier fédéral du PS de l'Hérault : « En 2008, il va y avoir un congrès et il faudra que la vérité soit dite. Je parlerai haut et fort s'il le faut mais il faudra bien que la fédération entende ce que j'ai à dire. Et s'il y a affrontement, j'y suis prêt. »
Mais n'est-ce pas quelqu'un d'autre que vise Vézinhet quand il lâche : « Ne nous voilons pas la face. Nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! » Regardez bien, la réponse est peut-être sur la photo.
Gérard DURAND (avec Gil LORFEVRE)
Sur le même thème :
Résultat des sénatoriales partielles 34
Sénatatoriales : C'est l'UMP R.Couderc, merci Frêche !
>"Une info incroyable" de Paris d'avenir, blog de soutien officiel à Ségolène ROYAL : Georges Frêche envisage de se présenter aux sénatoriales en 2008
RAG 34. Les lolo's 34
18:48 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SENATORIALES, FRECHE, VEZHINET, MESQUIDA, RAG 34
La crise financière et ses enseignements
par Jean-Jacques Chavigné
Tout a commencé lorsque le piège tendu par les organismes de crédit hypothécaires du secteur des « subprime » s’est refermé sur les salariés pauvres américains.
Aux Etats-Unis, les prêts immobiliers sont ventilés en trois catégories : « subprime », « non-prime » et « prime ». La catégorie des « subprime » correspond au niveau de solvabilité le plus bas de l’emprunteur, le plus souvent des salariés pauvres.
Ces prêts sont accordés par un institut de crédit spécialisé ou par une banque commerciale. Ils sont garantis par une hypothèque. Ils fonctionnent comme un véritable piège : les premières années les mensualités de remboursement sont peu importante. Mais très rapidement le taux s’élève et peut atteindre 18 %. Nombre de salariés pauvres ne peuvent plus, alors, payer leurs mensualités.
Ce système ne peut fonctionner, au détriment des salariés pauvres et au profit des banques, que dans un contexte de hausse des biens immobiliers. C’est, en effet, uniquement dans un tel contexte que les organismes de crédit sont assurés, grâce à l’hypothèque qui leur permet de faire vendre le bien, de récupérer leur capital et les intérêts déjà dus au moment où l’emprunteur n’arrive plus à payer ses mensualités.
Mais depuis trois ans, les salaires stagnent et les taux de la Réserve fédérale (FED) sont passés de 2 % à 5,75 % augmentant d’autant les taux des prêts « subprime », variables et indexés sur les taux de la FED. Des emprunteurs de plus en plus nombreux ont donc cessé de payer leurs mensualités. Leurs logements ont été vendus aux enchères ce qui n’a fait qu’accentuer la baisse déjà en cours des prix de l’immobilier. Durant ces mêmes années, 1,2 millions d’Américains ont perdu leur logement et la situation ne fait qu’empirer en même temps que se dégonfle la bulle spéculative immobilière.
Les arroseurs arrosés
Lire la suite
RAG 34. Les lolo's 34
09:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SUBPRIME, CRISE FINANCIERE
Sarkozy et la régression africaine
On attendait avec une impatience non dissimulée la fermeture de l’anachronique ère chiraquienne. Nicolas Sarkozy les a déjà déçus.
Rupture il y aurait ! Promettait Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.
En mai 2006, le candidat avait donné à Cotonou quelques gages prometteurs, en s’engageant à promouvoir « la bonne gouvernance», ou encore « la démocratie [qui], ne se résume pas à des élections, à « bâtir un état de droit, où l’administration est neutre, les circuits financiers transparents, où la presse est à la fois responsable et indépendante, où l’autorité judiciaire est libre de travailler sans influence extérieure ». On ne pouvait alors que se réjouir de l’engagement du candidat à refuser « de transiger sur ses valeurs. Ces valeurs de démocratie, de respect des droits de l’homme, de bonne gouvernance (…), ces principes [qui] ne s’arrêtent pas aux portes du continent ! »
On attendait avec une impatience non dissimulée la fermeture de l’anachronique ère chiraquienne. Nicolas Sarkozy les a déjà déçus. En dehors des avancées sur l’affaire Borrel, qu’il faut saluer, la présidence Sarkozy s’est pour l’essentiel inscrite dans la « droite ligne » de la présidence Chirac, parvenant même à régresser encore sur plusieurs aspects. D’abord, les 0,7% d’aide au développement promis par la majorité UMP sortante attendront 2015, a-t-on appris. Autant dire les calendes grecques. Pendant ce temps là, l’effort français de solidarité baisse ! Et puisqu’il faut bien faire diversion, le Président Sarkozy prolonge la méthode adoptée par son prédécesseur, en privilégiant les annulations de dette à d’autres formes d’aide au développement. Par générosité ? Pas si sûr. Cette technique permet surtout à la France de déclarer à l’OCDE des chiffres d’aide au développement supérieurs à leur coût budgétaire, par des jeux d’écriture comptables contestables. C’est la politique du « Annuler plus pour afficher plus ». Evidemment, on se réjouirait de la poursuite des annulations de dette si celles-ci étaient additionnelles à une hausse de l’aide. Mais dans la mesure où celle-ci régresse, c’est bien d’un écran de fumée qu’il s’agit là. Le Gabon, pays phare de la diplomatie sarkozienne, devrait être le premier à bénéficier des largesses de l’Elysée, à des conditions qui rendront jaloux bien des pays en développement.
Bref, les réseaux chiraquiens se portent bien. Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso, Idriss Déby Itno restent les interlocuteurs privilégiés de l’Elysée, au grand dam de ceux qui auraient aimé voir la France intensifier ses relations avec des Etats incarnant mieux lesdites valeurs de « transparence, de démocratie et de bonne gouvernance… » Nicolas Sarkozy avait pourtant donné un bref signal de modernisation en accordant à Ellen Johnson Sirleaf l’honneur d’être le premier chef d’Etat africain reçu à l’Elysée ! Le rappel à l’ordre des habitués de la Françafrique fut rapide, et fidèlement exécuté… Instamment prié de modifier sa tournée africaine pour s’arrêter au Gabon, notre Président se plia aux injonctions du doyen des chefs d’Etats. Il nous promettait des surprises, on ne peut pas dire qu’en s’arrêtant au Sénégal et au Gabon il nous ait retournés d’étonnement.
Puis vint le discours de Dakar, qui a tant heurté en Afrique. C’est d’abord cette insistance lourde sur la nature et la souffrance de l’homme noir. Invoqué six fois. Puis ces généralités, d’abord gênantes, choquantes ensuite, sur l’homme africain. Citons Sarkozy « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. (…) Le paysan africain, qui depuis des millénaires, (…) ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. » L’homme africain pas entré dans l’histoire ? Dire cela dans les murs de l’université Cheikh Anta Diop ne manque pas de sel. Surtout dans une déclaration qui fleure bon le XIXème siècle, semblant paraphraser Hugo, Hegel, voire Jules Ferry, pour leurs écrits les moins mémorables. Dans le même ordre de généralités avilissantes, on apprend aussi que « l’homme moderne qui éprouve le besoin de se réconcilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l’homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires». Faut-il aussi en conclure que l’homme africain n’est pas moderne ? C’est bien ce que laisse entendre le discours de Dakar. Puis, c’est le summum, avec ces mots qui gravent dans le marbre l’infantilisme ou l’irrationalité supposés de l’homme africain : «L’Afrique a réveillé (…) ce besoin, ce besoin auquel je crois moi-même tant, de croire plutôt que de comprendre, ce besoin de ressentir plutôt que de raisonner ». Pauvre Afrique, terre des sentiments, à défaut de raison.
Enfin, car cela aurait manqué, il fallait un couplet sur le colonisateur, dont le président Sarkozy nous dit que certes « il a pris » mais « qu’il a aussi donné. » Ainsi, « il y avait parmi [les colonisateurs] des hommes mauvais mais il y avait aussi des hommes de bonne volonté(…). Ils se trompaient mais certains étaient sincères. » Plus loin : « La civilisation musulmane, la chrétienté, la colonisation, au-delà des crimes et des fautes qui furent commises en leur nom et qui ne sont pas excusables, ont ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’histoire. » Pauvres hommes noirs vivant avant la colonisation et l’esclavage, ignorants et refermés sur eux-mêmes…
Le plus grave, c’est que le Président Sarkozy, s’égarant dans des considérations dégradantes, esquive les sujets prioritaires. Que pense-t-il des Accords de partenariat économique, qui redéfiniront les modalités de la coopération européenne avec les pays ACP ? La situation est grave : leur négociation à marche forcée provoque déjà la colère et l’incompréhension d’une majorité de pays africains, soutenus par nombre d’organisations de la société civile du Nord comme du Sud. Un effort budgétaire sera-t-il fait pour permettre à l’aide au développement française de ne pas chuter, dans un contexte de finances publiques dégradées par le coût inconsidéré du paquet fiscal ? Que compte faire le Président de la République des bases militaires françaises en Afrique, ou encore des accords de défense et de coopération militaire ? Il est pour le moins surprenant que, traversant deux pays dans lesquels la France possède des bases, cette question n’est même été évoquée. Attend-il la prochaine crise pour se poser cette question, que l’on ne peut pourtant traiter sérieusement que par temps calme ? Faut-il vraiment axer notre politique de coopération sur la gestion des migrations, en généralisant à grande échelle des programmes qui n’ont donné jusqu’ici que de très modestes résultats ? Est-il raisonnable d’envisager d’élever encore la prime de retour, qui s’élève déjà à sept mille euros par migrant candidat, pour parvenir à se débarrasser absolument d’Africains jugés encombrants ?
En matière de politique africaine, Nicolas Sarkozy a déjà commis un grave un faux départ. Deux, et c’est l’élimination dans la course à l’influence. Les diplomaties américaine, chinoise, britannique ou indienne n’ont jamais connu de tels dérapages. Les échéances sont désormais rapprochées. Le vote du budget en dira long sur la sincérité des fragments humanistes qui subsistent dans les discours présidentiels. La négociation des Accords de partenariat économiques aussi. Les pays en développement ont besoin d’un délai, d’équilibre et de concessions. L’idée d’une ouverture commerciale asymétrique doit être défendue, alors que les quelques acquis (accords « Tous sauf les armes », AGOA américain) sont menacés par l’érosion des préférences accordées aux pays ACP. On en attend aussi davantage sur l’accompagnement des processus électoraux : la France devra faire preuve de modestie et de doigté au Togo et en Côte d’Ivoire, pays où la diplomatie chiraquienne s’est déconsidérée, mettant en danger les ressortissants français dans ces pays. Enfin, on souhaiterait que la politique française en Afrique soit plus transparente, débattue à l’Assemblée nationale, offerte aux citoyens… Est-il normal que nombre de clauses des accords de défense et de coopération militaire soient encore inaccessibles mêmes aux membres des commissions des affaires étrangères et de la défense des assemblées? Les socialistes sont prêts à participer à leur examen et plus généralement à la normalisation de la politique africaine de la France. L’Afrique ne peut plus être le seul jouet du Président et de sa cellule rapprochée. On en a déjà mesuré les conséquences avec le discours de Dakar et cette situation devient de plus en plus difficile à tolérer.
par Thomas Mélonio
Délégué national du parti socialiste pour l’Afrique
RAG 34. Les lolo's 34
08:53 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.08.2007
Sénatatoriales : C'est l'UMP R.Couderc, merci Frêche !
Georges Frêche continue ses tours...

A suivre.
RAG 34. Les Lolo's 34
Sur le même thème : "Une info incroyable" de Paris d'avenir, blog de soutien officiel à Ségolène ROYAL : Georges Frêche envisage de se présenter aux sénatoriales en 2008.
18:15 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SENATORIALES, FRECHE
"Une info incroyable" de Paris d'avenir, blog de soutien officiel à Ségolène ROYAL : Georges Frêche envisage de se présenter aux sénatoriales en 2008.
Pour celles et ceux qui n'ont pas ou ne suivent pas l'info ...
Incroyable : Georges Frêche envisage de se présenter aux sénatoriales en 2008
AFP : Le président (ex-PS) de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche envisage de se présenter aux élections sénatoriales en 2008 et de briguer un nouveau mandat, lors des prochaines élections régionales, dans un entretien publié vendredi dans Midi-Libre.
"Je n'avance pas masqué. Dans un an, il y a de bonnes chances que je présente ma candidature" aux sénatoriales, affirme M. Frêche au quotidien régional, ajoutant: "député 27 ans, je pense pouvoir apporter mes connaissances et mon expérience au Sénat".
Georges Frêche a été exclu fin janvier du PS pour des propos jugés racistes. Le 14 novembre 2006, il avait regretté que l'équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" alors que, selon lui, "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre".
A deux jours d'une sénatoriale partielle dimanche dans l'Hérault, le président de région apporte son soutien à Karine Chevalier (PS) pour prendre la succession d'André Vézinhet, 67 ans, qui siégeait au Sénat depuis 18 ans et qui a été élu député en juin. M. Frêche explique qu'il a préféré Karine Chevalier à Monique Pétard, suppléante de M. Vézinhet au Sénat, et rend hommage à "André Vézinhet qui a bien compris la situation".
M. Frêche indique en outre qu'il sera candidat à sa propre succession lors des régionales de 2010 et qu'il soutiendra, lors des prochaines municipales, la liste présentée par Hélène Mandroux, actuelle maire PS de Montpellier.
"Je serai candidat sur la liste conduite par Hélène Mandroux" qui "sera désignée en novembre par les sections socialistes", dit-il. "Cette liste qui sera marquée par un profond renouvellement et rajeunissement, nous la préparerons à trois: moi en tant que maire sortant, Hélène Mandroux comme maire entrant, et Robert Navarro, en qualité de secrétaire fédéral (du PS)". M. Frêche avait été élu maire de Montpellier en mars 2001, puis avait laissé cette fonction en avril 2004 lors de son élection à la présidence de la Région.
Interrogé sur l'actualité politique, le président de la région estime qu'après décembre, le président de la République, Nicolas Sarkozy, "n'amusera plus la galerie".
"Sarkozy, tout le monde l'a à la bonne en ce moment, et ça va durer jusqu'en décembre (...). Passé décembre, avec une croissance pas à la hauteur, les reculades sur les cadeaux fiscaux, etc. il n'amusera plus la galerie. Et ça, ça va être bon pour la gauche et bon pour les municipales", estime-t-il.
Paris Avenir : le blog de soutien officiel à Ségolène ROYAL
RAG 34. Les lolo's 34
18:10 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sénatoriales
26.08.2007
Discours de Ségolène ROYAL à Melle : désir d'ancrer le PS à droite ?
Crédit Photo : TF1/LCI Ségolène Royal à la Fête de la Rose, à Melle (25 août)
Dans un discours fleuve de 1h30 prononcé hier dans son fief de Melle, notre ex candidate à l'élection présidentielle entend ramener les "brebis égarées" du PS (Kouchner et les autres passés chez Sarkozy). Des talents dont le PS ne peut se passer pour se rénover, selon elle.
Il ne manque pourtant pas de jeunes et prometteurs talents ni d'idées au sein de notre parti pour réfléchir sincèrement à notre projet socialiste 2012.
De la Rochelle on attend mieux que cela. Le PS pour survivre à un clash qui se profile, doit s'adresser et répondre enfin aux inquiétudes grandissantes des travailleurs précarisés, des chômeurs, et de tous les plus pauvres d'entre-nous. Ce que notre ex candidate continue allègrement d'ignorer !
Au revoir Madame Royal, il est temps de tourner la page. ( Livre à paraître de Marie Noëlle Lienneman).
Infos France Inter du 26 août : Extrait de son discours : Ecouter
http://www.box.net/shared/i4zh0er8rq
RAG 34. Les lolo's 34
12:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL
Jean-Luc MELENCHON : J'ai écouté le discours de Ségolène Royal à Melle
Le discours de Ségolène Royal à Melle a ouvert la rentrée des socialistes. Il propose une critique de la droite qui est une participation attendue au débat public.
Mais il n'en reste pas moins surprenant dans sa forme et assez déroutant sur le fond des nouveautés idéologiques qu'il avance.
C’est pourquoi il lance des débats refondateurs.
Surprenant ? Oui. Car il n’est pas banal d’entendre un discours de gauche dans de telles circonstances solennelles sans un mot concret sur les questions sociales qui percutent l'actualité des salariés. Surtout quand le nouveau pouvoir s'y attaque au cours de ses cent premiers jours d’une façon aussi spectaculaire. Dès lors on peut se demander de quoi il est question quand elle évoque "au delà des affrontements bloc contre bloc, des dépassements et des convergences".. On peut aussi se demander en quoi consiste le "risque de l'immobilisme " et craindre que la dénonciation du fait que "l'annonce de la réforme ce n'est pas l'accomplir" soit compris davantage comme un encouragement que comme une condamnation des mesures prises, qu'il s'agisse de la répression de la récidive ou de l'autonomie des universités. Surtout quand il est assorti d'une invitation à ne pas " caricaturer dans la critique" qui sonne comme un désaveu injuste pour ceux qui se sont exprimé jusque là à gauche.
Surprenant enfin parce qu’il est cocasse d’expliquer la défaite électorale par le fait que l’opinion des électeurs aurait été perturbée par un débat mal compris sur l’individu et le collectif, les droits et les devoirs, l'État et le marché ou par la forme d’organisation du Parti Socialiste….
Tout cela est assez irréel et passe à côté du reproche essentiel qui lui a été adressé : n’avoir pas obligé Sarkozy au débat sur le contenu de son programme social et n’avoir pas défendu notamment les augmentations de salaires ou la réduction du temps de travail auquel elle a affirmé ne pas croire elle-même ! Ce discours ne répond donc à aucun des arguments sérieux et argumentés qui ont été présentés par de nombreux socialistes.
Lire la suite
RAG 34. Les lolo's 34
09:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, REFONDER LA GAUCHE
Le premier ministre de VGE est mort : point barre, c'est la rentrée !
Raymond Barre "le plus grand économiste de France" disait Giscard à l'époque de nos années adolescentes, définitivement marquées par ses plans successifs qui allaient bien malheureusement au delà de la simple rigueur économique, est décédé à l'âge de 83 ans des suites de complications cardiaques.
Ces derniers temps on lui reprochait ses propos fortement connotés d'antisémitisme et son indéfectible soutien à Maurice Papon.
Respect : à droite comme à gauche on salue l'économiste et l'homme politique.
POINT BARRE.
Pour nous et beaucoup d'autres la rentrée est difficile, pas de boulot ou un boulot en CDD, à temps partiel contraint, en emploi aidé et toujours à peine au dessus ou sinon en dessous des minimas sociaux !
Comment faire face à l'augmentation des prix, des taxes, sans aucune hausse de notre pouvoir d'achat ?
Car la vérité crue, c'est que SARKOZY ne gouverne pas pour tous les français ! Serions-nous ces mauvais français dont ni le Sarkoland ni le Ségoland ne veulent ?
RAG 34. Ann et Lio des lolo's 34
09:25 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.08.2007
Pour un PS franchement et activement socialiste
Contribution pour Priorité à Gauche de Pierre Lefébure, militant socialiste à Paris-20e. Au 1er tour des législatives, malgré une abstention bien plus forte qu’à la présidentielle et plus élevée aussi qu’en 2002, le score national du PS témoigne d’une relativement bonne résistance face à la déferlante Sarkozy-UMP. En faisant mieux qu’en 2002 (+1,3 point), les candidats PS et apparentés démontrent que leur identité politique n’a pas à être abdiquée.
D’ailleurs, comme cela pouvait être espéré (cf. l’appel « Pour un PS fort de ses valeurs » du 7 mai 2007), à l’heure de compter vraiment le poids du PS, ces candidats font aussi un meilleur score (+2,1) que Ségolène Royal concourant en « femme libre » au 1er tour de la présidentielle.
Enfin, au terme d’une campagne législative de second tour cristallisée sur les questions économiques et sociales, le PS voit ses députés passer de 150 à plus de 200. Bref, la maison PS tient debout.Certes, il faut défricher le jardin et ranimer le feu dans les cheminées, sans doute aussi changer le concierge et repasser un coup de peinture mais certainement pas abattre les murs ! Ceux qui prétendent le contraire ne font qu’agir à la manière de ces avides promoteurs qui déprécient la valeur du bien, pourrissent la situation pour racheter à vil prix et se pressent ensuite de revendre à la hausse.
Certes après ces quatre tours d’élection, les conditions nous sont défavorable et le PS va rester dans l’opposition avec des moyens institutionnels très limités pour contrer la politique libérale et réactionnaire de la majorité UMP-Sarkozy. Mais c’est à partir de l’ancrage solide dans les repères politiques de nos concitoyens et à partir de la confiance qu’une large part d’entre eux continue de nous témoigner qu’il faut travailler à la reconquête politique d’une majorité de gouvernement.
Lire la suite
RAG 34. Les lolo's 34
17:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE
Economie : Ne laissons pas Keynes aux émules du libéralisme !
"Quand une idée simple prend corps, il y a une révolution" (Ch. Péguy, Note conjointe sur M. Descartes)
Non à l'économie casino ! Plutôt que de baisser les impôts des plus riches il est préférable d’augmenter les salaires de ceux qui travaillent !
Par Simon Thouzeau
L'article en PDF
L’idée simple de Keynes est d’opérer une véritable réflexion sur la pertinence de l’enseignement qu’il a reçu en économie. Keynes n’est pas un révolutionnaire, il a pourtant révolutionné la théorie économique.
Qui est Keynes ?
Né à Cambridge en 1883 (année de la mort de Marx), John Maynard Keynes est issu d’une famille de la moyenne bourgeoisie intellectuelle. Son père est professeur de logique et d’économie à Cambridge et sa mère devint la première femme maire de Cambridge. Élève brillant, Keynes fréquente des peintres, des écrivains (Virginia Woolf), des philosophes. Ce cercle d’amis se caractérise par un certain anticonformisme, ces jeunes se veulent moralement et sexuellement "libérés".
Ce n’est qu’en 1905 que Keynes commence véritablement à s’intéresser à l’économie en suivant les cours de Marshall (économiste classique). Les premières recherches de Keynes le conduisent à travailler sur les probabilités. Nommé au Trésor au début de la guerre 14-18, Keynes s’illustre par la rédaction de Conséquences économiques de la paix (1919), où il soutient l’incapacité de l’Allemagne à payer les réparations exigées par le traité de Versailles et annonce une catastrophe sociale et politique comme suite logique d’un tel traité.
Keynes est, dans la vie qu’il mène ou dans les idées qu’il défend, cependant encore très imprégné d’idées libérales classiques. Pour mener un train de vie élevé, il se lance dans la spéculation mais se trouve en 1920 pratiquement ruiné.
C’est au cours des années 20 puis des années 30 que sa pensée évolue progressivement au contact de l’analyse monétaire (1930 : Traité sur la monnaie). C’est en 1936 qu’il produit son œuvre majeure : la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. Il s’agit pour lui d’essayer de comprendre et de trouver des réponses à la crise économique de l’époque. Il préconise pour cela notamment la relance par des investissements étatiques. Reconnu comme un économiste majeur, bien que critiqué, Keynes, qui est fait Baron, participe dans les années 40 à l’élaboration du système dit de Bretton Woods. Il décède en 1946.
Keynes : politiquement libéral…
Si Keynes est politiquement un libéral (en 1928 il contribue à la rédaction du programme économique du parti libéral), c’est un libéral "conscient". Keynes s’inscrit dans une tradition qui fait de l’essor des activités économiques un moyen de stabiliser l’ordre social.
La conception que Keynes a de la nature humaine est celle d’un libéral classique puisqu’il considère que l’instinct de lucre de l’individu est un élément essentiel du fonctionnement de nos sociétés. Le doux commerce apaiserait les mœurs : "la possibilité de gagner de l’argent et de constituer une fortune peut canaliser certains penchants dangereux de la nature humaine dans une voie où ils sont relativement inoffensifs (...) Il vaut mieux que l’homme exerce son despotisme sur son compte en banque que sur ses concitoyens". La violence des entreprises accompagnant l’impérialisme et la colonisation du début du XX ne semble pas avoir sauté aux yeux du bourgeois qu’est Keynes.
Keynes dénigre Marx sans pour autant produire de véritable argumentation. Il méprise le socialisme doctrinaire qui serait le "résidu poussiéreux" d’un projet dépassé depuis longtemps traitant de problèmes aujourd’hui passés et analysés par un homme il y a plus d’un siècle. "La lutte des classes, écrit-il, me trouvera du côté de la bourgeoisie instruite". Pourtant les réflexions de Keynes peuvent alimenter une critique économique anti-libérale, car s’il est socialement et politiquement libéral, économiquement c’est une autre histoire. Ainsi il considère qu’il n’est "nullement vrai que les individus possèdent un droit imprescriptible à une "liberté naturelle" dans leur activité économique. Il n’existe nulle "convention" qui puisse conférer un privilège éternel à ceux qui possèdent déjà ou à ceux qui deviennent des possédants" (in La Fin du laissez-faire). Pour Keynes "le problème politique de l’humanité consiste à combiner trois choses : l’efficacité économique, la justice sociale et la liberté politique".
… mais économiquement c’est une autre histoire
Keynes remet d’abord la "science" économique à sa place. "Il ne faut pas exagérer l’importance du problème économique, il ne faut pas sacrifier à ses nécessités supposées d’autres affaires, d’une portée plus grande et plus permanente". Si les libéraux de tout temps justifient leur comportement irresponsable par les lois naturelles de l’économie (la loi du marché…), Keynes pense au contraire que "l’économie est essentiellement une science morale et non pas une science naturelle, c’est-à-dire qu’elle utilise l’introspection et les jugements de valeur". Aussi quand les libéraux tentent de nous faire croire que les marchés financiers constituent le plus performant des systèmes (transparence, vérité des prix), on peut leur rétorquer en s’appuyant sur Keynes que la bourse s’appuie d’abord sur des croyances, des "conventions", un système de valeurs qui fait dire à un moment que Enron est la plus grande des entreprises puis deux mois plus tard que c’est la honte du capitalisme.
Keynes, critique de l’économie et des économistes "J’accuse la théorie économique classique d’être en elle-même une de ces jolies techniques raffinées qui prétendent traiter du présent en faisant abstraction du fait que nous savons très peu sur l’avenir". Pour Keynes l’avenir n’est pas déterminé, rien n’est inéluctable. Keynes est incisif et il y a bien en lui une volonté d’aménager réellement le capitalisme et le système de valeurs dont il est porteur. Keynes ne se limite pas à l’idée de gestion ou d’accompagnement. "Nous devons inventer une nouvelle morale pour un nouvel âge. En même temps nous devons, si nous voulons apporter quelque chose de neuf, apparaître iconoclastes, dangereux, dérangeants, voire désobéissants envers ceux qui nous ont engendrés" (in Suis-je libéral ?)
Intérêt personnel/ intérêt collectif
Keynes se distingue nettement de la doctrine de la "main invisible" (Adam Smith & Cie…) selon laquelle ce sont les intérêts privés qui réalisent naturellement l’intérêt général. "Le monde n’est pas ainsi fait que les intérêts privés et collectifs coïncident nécessairement (…) on ne saurait déduire des principes de l’économie politique que l’intérêt personnel dûment éclairé œuvre toujours au service de l’intérêt général (…) l’expérience ne confirme pas que des individus sont toujours moins clairvoyants lorsqu’ils sont réunis en une unité sociale que lorsqu’ils agissent isolément".
Si Keynes justifie une certaine dose d’inégalité pour stimuler l’activité économique, il conclut cependant que "pour stimuler ces activités et satisfaire ces penchants [à l’enrichissement personnel], il n’est pas nécessaire que la partie se joue avec des mises aussi élevées qu’aujourd’hui. Avec des mises beaucoup plus faibles le jeu serait tout aussi efficace dès lors que les joueurs en auraient pris l’habitude".
Keynes stigmatise par ailleurs les inégalités de la société de son époque : « on peut justifier par des raisons sociales et psychologiques de notables inégalités dans les revenus et les fortunes, mais non une amplitude aussi grande qu’à l’heure actuelle »
Qu’est-ce qu’une « relance keynésienne » ?
Il est d’usage de considérer que les politiques économiques menées après 1945 sont des politiques de relance keynésienne dans la mesure où l’Etat relance l’économie en injectant des liquidités dans l’économie sous la forme de politiques de grands travaux, de dépenses d’investissement. Cette politique de relance s’appuie sur un effet multiplicateur (le "multiplicateur keynésien") qui est le mécanisme par lequel une dépense nouvelle de l’Etat engendre une hausse de la production supérieure à la dépense initiale [Capul/Garnier, Dictionnaire d’Economie]. Du fait de l’ouverture de nos économies dans les années 70, le multiplicateur a perdu de son efficacité*. Ainsi quand la France relance en 1981, une partie des investissements profite aux pays étrangers car les Français ont plus d’argent à dépenser et le système économique national peine à faire face à la demande. Pourtant toute relance keynésienne n’est pas forcément vouée à l’échec. L’Europe étant économiquement fermé (à 80 %) - c’est-à-dire que l’essentiel de son commerce est constitué de ventes et d’achats à l’intérieure de la zone Europe-, il est possible, sans subir de fuite notable de capitaux, d’opérer une relance économique au niveau européen. Mais l’économique ne se coordonne pas sans intervention du politique et c’est justement ce qui manque à l’Europe.
Inflation ?
Oui mais une relance entraîne nécessairement, à long terme, de l’inflation rétorquent les libéraux. Heureusement ce n’est pas si simple. Les libéraux commettent deux erreurs : premièrement l’inflation (modérée) n’est pas forcément un fléau mais peut permettre à une économie de s’ajuster ; deuxièmement il n’y a inflation après une relance économique que si l’ensemble des moyens de production ont été utilisés ( capital et travail, c’est-à-dire machines et travailleurs). En effet, relancer alors que les entreprises ne peuvent produire plus entraîne une hausse des prix (les consommateurs sont plus riches mais il y a toujours autant de produits d’où la hausse des prix). Conclusion lorsque les libéraux disent qu’à long terme une relance entraîne de l’inflation, cette affirmation est vraie et d’une banalité affligeante car il arrive bien un moment où à force de soutenir la relance l’ensemble des moyens de production sont effectivement utilisés. Ce long terme cela correspond chez des gens comme Milton Friedman (économiste libéral de l’école de Chicago) à une dizaine d’années - c’est-à-dire que de façon continue l’Etat soutiendrait l’économie pendant plus de dix ans ! Comme le dit Keynes « à long terme nous sommes tous morts ». Il faut d’abord se soucier du présent et du futur proche et non pas s’inquiéter du taux d’inflation que l’on risquerait de connaître dans 30 ans !
Keynes est ici intéressant dans la mesure où il distingue la « véritable inflation » (quand tous les facteurs de production sont utilisés) et la « semi-inflation ». Cette dernière apparaît de façon modérée au début d’une relance. Les entreprises qui ne sont pas sûres que la croissance sera de longue durée peuvent préférer hausser leurs prix plutôt que de se compliquer à engager du personnel et faire des investissements qui à l’avenir ne seront pas forcément rentabilisés. Pour ne pas casser la croissance qui redémarre il faut donc accepter cette semi-inflation : progressivement les conventions changent, la croyance en une conjoncture positive relance progressivement le système économique. Hausser les taux d’intérêts comme le fait la BCE à chaque fois que l’inflation apparaît c’est casser tout espoir de croissance…
Non à « l’économie casino »
Keynes s’illustre enfin par sa critique des marchés financiers : il parle à ce propos « d’économie casino » (Marx dénonçait quant à lui le « capital fictif »). Keynes s’attaque aux rentiers, cette catégorie de personnes qui n’investissent pas réellement et captent les richesses créées. Il parle « d’euthanasier les rentiers » car ce sont eux qui paralysent l’économie, freinent les investissements productifs et volent une partie du « surproduit social » (ça c’est plutôt du Marx). Keynes constate que le développement des marchés financiers s’accompagne de la spéculation et c’est pour lutter contre ce fléau que l’ancien spéculateur repenti de Cambridge propose la mise en place d’une taxe sur les capitaux (comme quoi l’idée n’est pas nouvelle).
Oui à une meilleure répartition des richesses !
"Les vices marquants du monde économique dans lequel nous vivons sont l’incapacité à assurer le plein emploi et le caractère arbitraire et inéquitable de la répartition de la fortune et des revenus" disait Keynes. Selon lui, en situation de sous emploi ce n’est pas l’épargne des riches qui permettra de relancer l’économie mais une redistribution vers les ménages les plus pauvres qui ont une plus forte propension à consommer (l’argent reçu servira à améliorer le quotidien et sera donc dépensé- et non pas épargné- ce qui est profitable pour l’économie).
Conclusion : plutôt que de baisser les impôts des plus riches il est préférable d’augmenter les salaires de ceux qui travaillent !
Simon Thouzeau. Mercredi 3 septembre 2003
* Il ne faut pas oublier que l’ouverture des économies, même si elle correspond à une évolution constante au fil des siècles, n’a pas été toujours continue. Ainsi l’entre deux-guerre fut une période de repli des échanges internationaux. Ce n’est qu’en 1973 que l’on retrouve le même degré d’ouverture des économies qu’en 1913.
Sources : pour les citations de Keynes, cet article s’appuie essentiellement sur le livre de P. Combemale Introduction à Keynes (La Découverte, Repères). Ce livre est clair et très intéressant mais nécessite quelques connaissances en économie pour apprécier pleinement la richesse de l’analyse keynésienne.
RAG 34. Les lolo's 34
17:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : KEYNES, Démocratie et Socialisme
Libération d'Ingrid Bétancourt : Hugo Chavez s'en mêle
Otages des FARC : La solution, c’est Chavez ?
IngridBetancourt-idf.com - Caracas - 21/08/07
Hugo Chavez et la mère de Clara Rojas.
Consécutivement aux 2000 jours de prise d’otage d’Ingrid Betancourt et Clara Rojas, le président vénézuélien Hugo Chavez a fait part de sa volonté de contribuer à la libération des otages détenus par les FARC. Surprenant ?
Par le passé, Hugo Chavez avait déjà réalisé des annonces similaires en demandant, par exemple, aux FARC de libérer les otages. Sans davantage de suite. Il semble toutefois qu’il en aille autrement, cette fois.
Ainsi, lundi 20 août, le président vénézuélien a reçu plusieurs proches d’otages, parmi lesquels la mère d’Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio. Il a saisi l’occasion pour lancer un appel tant à son homologue colombien, Alvaro Uribe, qu’au chef historique FARC, Manuel Marulanda, pour parvenir à un échange humanitaire.
Hugo Chavez leur a demandé "du fond du coeur, de faciliter la tâche" pour l’échange d’otages et de "ne pas bloquer le jeu qui pour l’heure l’est". Puis, il s’est adressé plus particulièrement au leader des FARC : "Marulanda, c’est Chavez qui te parle depuis le palais de Miraflores, dans lequel j’aimerais te voir. Je ne te connais pas mais je te parle en tant que « Grand-Colombien » (NDLR : allusion à l’époque où Colombie et Venezuela composaient la Grande-Colombie, juste après l’indépendance). Je souhaite seulement apporter mon aide et parvenir à un accord pour un échange humanitaire".
Lire la suite
RAG 34. Les lolo's 34
08:57 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INGRID BETANCOURT CLARA ROJAS et les autres
Réactions aux propositions sur la récidive de la délinquance sexuelle
Alors que Nicolas Sarkozy a été aux responsabilités depuis 5 ans, ses propositions sur la récidive de la délinquance sexuelle sont annoncées comme s’il découvrait le sujet.Il ne s’agit pas aujourd’hui de rester dans l’imprécation ou la compassion, mais de décider que demain ces drames soient évités par la mise en place d’une politique de l’incarcération. La société a nécessité de se protéger alors même qu’elle a détecté une pathologie à l’occasion d’une condamnation.
Ce que le Parti socialiste demande, c’est que chaque homme ou chaque femme qui purge une peine soit pris en charge dès qu’on l’enferme. Il est aberrant que l’on attende la fin de la peine pour envisager un traitement, et plus encore que l’on décide un enfermement au-delà de la peine.
Des processus médicaux existent et peuvent être utiles. Mais ils doivent faire l’objet d’un diagnostic partagé et avec le consentement du malade. La prise en charge de processus chimiques ou psychiatriques doit se faire dès le début de la peine et non pas plusieurs années après.
Enfin, la proposition d’enfermement après l’exécution de la peine pose un problème constitutionnel si ce n’est pas un complément de traitement. Il ne devrait pas y avoir de problème s’il s’agit d’une poursuite de soins dans un cadre contraint.
Les textes existent, mais les moyens ne sont pas à la hauteur. Ce qui est important c’est la mise en place d’une politique de réinsertion pour chaque détenu et un plan de lutte contre la récidive par la prise en charge de toutes les pathologies dès l’application de la peine.
Communiqué du Parti Socialiste
Bruno LE ROUX
RAG 34. Les lolo's 34
08:56 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, crimes pédophiles
Les OGM, un choix de politique agricole
Par Hervé Kempf
Une fois encore, l'été aura été dominé, sur le terrain environnemental, par la question des OGM. La polémique a été nourrie par les actions des Faucheurs volontaires en réponse à la multiplication des cultures transgéniques (plus de 20 000 hectares de maïs cette année). Elle a pris un tour dramatique quand un agriculteur du Lot, Claude Lagorse, qui cultivait en secret une parcelle de maïs transgénique, s'est suicidé la veille d'une manifestation prévue le 5 août dans son village de Girac par les anti-OGM. Rien ne permet d'attribuer ce drame à la question des OGM. Mais le retentissement qu'il a eu témoigne de la charge émotionnelle dont est devenu porteur le dossier.
Les Faucheurs volontaires ont poursuivi leurs actions, en cherchant, non pas à vandaliser les champs transgéniques, mais à prélever symboliquement des épis. Cependant, des personnes anonymes ont plusieurs fois détruit les parcelles de cultures de maïs génétiquement modifié. Inversement, des expérimentations menées par des agriculteurs biologiques, et visant à mesurer la contamination due aux OGM, ont été détruites, là aussi de façon anonyme.
Une partie du monde agricole a, de surcroît, manifesté son énervement : on a ainsi entendu Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, qualifier le 9 août d'"obscurantisme" la position des opposants aux OGM, la plate-forme des industries semencières a employé le même terme dans un communiqué du 24 juillet, et un autre responsable de la FNSEA, Dominique Barrau a parlé de "tribu africaine" à propos des Faucheurs.
De telles paroles ne risquent pas d'apaiser le débat. Mais elles paraissent à contre-courant d'une réalité qu'expriment les Faucheurs volontaires, quoi qu'on pense de la validité de leurs méthodes, ainsi que la Confédération paysanne, qui fêtait, les samedi 18 et dimanche 19 août, son 20e anniversaire : le refus par la société de se voir imposer des OGM dont elle ne voit pas l'utilité. Cette réalité est bien ressentie par les responsables politiques : les Faucheurs ont gagné une reconnaissance officielle en étant reçus, le 31 juillet, par la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. De son côté, l'Association des régions de France, qui représente les exécutifs régionaux, presque tous socialistes, a réaffirmé de manière vigoureuse, début juillet, son refus de voir les cultures d'OGM " imposées en force, sans la moindre consultation".
La question des OGM pourrait d'ailleurs prendre un tour politique plus large, en menaçant le bon déroulement du Grenelle de l'environnement. Au moyen de cette série de réunions avec les associations et les groupes professionnels, le gouvernement entend relancer la politique environnementale, tombée en jachère sous l'équipe précédente. Mais José Bové, la figure la plus visible des opposants aux OGM, reste susceptible d'être emprisonné d'un jour à l'autre pour de précédentes actions des Faucheurs volontaires. De surcroît, ayant prélevé un épi de maïs, le 5 août, à Murviels-lès-Béziers (Hérault), au milieu de deux cents autres manifestants, il s'attend à être convoqué à la gendarmerie de Béziers. Son incarcération - à laquelle il entend donner le plus grand éclat en menaçant d'entamer une grève de la faim - conduirait sans doute plusieurs des plus importantes associations à quitter le Grenelle, ruinant ainsi la crédibilité de celui-ci. Cependant, laisser M. Bové en liberté pourrait apparaître comme une confirmation supplémentaire de la légitimité de son action.
La situation ne serait pas devenue aussi inextricable si les gouvernements successifs n'avaient pas laissé, depuis des années, la situation s'envenimer. En n'imposant pas une procédure d'information des agriculteurs voisins en cas de cultures transgéniques ; en se retranchant en permanence derrière les avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dont la neutralité scientifique est de plus en plus mise en doute ; en n'abordant pas de front la question de la coexistence entre agriculture transgénique et non transgénique ; en passant en catimini un décret - quelques jours avant les dernières élections nationales - permettant les cultures, alors que la loi qui devait le faire n'avait pu être discutée par le Parlement, les gouvernements ont agi de manière qu'il faut bien appeler hypocrite : laisser se développer les cultures OGM, sans jamais donner l'impression à une opinion publique très réticente qu'on les autorisait franchement.
EVENTUELS AVANTAGES
Cette attitude tranche singulièrement avec celle du gouvernement britannique : affichant clairement sa faveur pour les OGM, il a cependant su développer des expertises indépendantes et un débat public réellement ouvert. La situation a ainsi été dénouée - au détriment, certes, des cultures transgéniques.
La complication du dossier des OGM - incertitude quant à leurs éventuels avantages, leur éventuelle nocivité, leur réel intérêt économique - ne facilite pas la décision. Mais il est, en même temps, de plus en plus clair que la question transgénique symbolise le choix plus large d'une politique agricole. Soit une agriculture industrielle, fortement intégrée à l'industrie agroalimentaire, menée par un nombre restreint d'exploitants très performants - et les OGM rentrent dans ce cadre. Soit une agriculture moins intensive, cherchant davantage la qualité que la quantité, soucieuse du respect de l'environnement et de la santé, mais visant aussi à créer des emplois directs - et les OGM sont hors concours.
Refuser de trancher sur la question transgénique tout en les laissant s'imposer - et contaminer toute l'agriculture, affirment leurs opposants -, c'est de facto privilégier l'agriculture industrielle, c'est-à-dire le modèle hypersubventionné et polluant dont on voit aujourd'hui les limites. Il est significatif que la prudente Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un rapport publié en mai, ait pris position en faveur de l'agriculture biologique. Faisant la synthèse des études scientifiques, la FAO écrivait : "L'agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l'agriculture conventionnelle d'aujourd'hui, mais avec un impact mineur sur l'environnement."
La logique voudrait que l'on écoute les agronomes et que l'on aille vers ce type d'agriculture mieux acceptée par les citoyens, moins coûteuse pour la collectivité et plus créatrice d'emplois. Mais ce serait, sans doute, déplaire aux industries et se libérer de l'obsession de la mondialisation agricole qui, au vrai, se développe surtout, pour ce qui est de l'Europe, au moyen de subventions. C'est en tout cas à ce choix que conduit la persistante querelle des OGM.
Article paru dans l'édition du 22.08.07.
RAG 34. Les lolo's 34
08:55 Publié dans Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM
23.08.2007
En attendant La Rochelle 2007 : la une de Charlie hebdo
Université d'été du PS à La Rochelle : du vendredi 31 Août au dimanche 2 Septembre
Participez à la "rénovation" du Parti socialiste !
Militant, syndicaliste, universitaire ou tout simplement citoyen, le Parti socialiste vous invite à vous pencher vous aussi sur la rénovation du parti. Pour se faire, trois grands forums seront mis en place dès la rentrée. De l'avenir de la solidarité, en passant par la citoyenneté, jusqu'à la mondialisation, tous les thèmes de la vie politique seront abordés.
François Hollande précise ici les questions qu'il faudra creuser, et auquels il faudra répondre, lors de ce grand débat national. A suivre.
RAG 34. Les lolo's 34
18:46 Publié dans 005 AGENDA , 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Université d"été à La Rochelle
François Rebsamen favorable à des alliances PS-MoDem pour les municipales
LEMONDE.FR avec AFP. On ne dirige ni une ville ni un pays replié sur son camp." C'est sur la base de ce constat, établi dans un entretien à paraître, jeudi 23 août, dans l'hebdomadaire Le Point, que François Rebsamen se déclare "favorable" à des alliances avec le MoDem pour les élections municipales de mars 2008.
"Les candidats présentés par le Parti socialiste doivent chercher le rassemblement le plus large", estime le maire de Dijon, précisant que ce rassemblement devrait s'opérer "sur la base de propositions communes". Concrètement, M. Rebsamen envisage "un désistement au second tour pour celui qui arrive en tête".
Par ailleurs, à trois jours de la fête de la Rose de Melle, le dirigeant socialiste prend la défense de Ségolène Royal, qui a "une légitimité électorale". "Elle a été battue mais, contrairement à Lionel Jospin qui, en 2002, avait assumé seul la défaite, elle s'est penchée sur les causes de l'échec", juge celui qui codirigea la campagne socialiste.
RAG 34. Les lolo's 34
08:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MUNICIPALES, PS, MODEM
Les inspecteurs du travail, que défendent-ils ? (doc audio, émisssion Cha Cha Tchatche)
Le Code du travail, c’est le droit le plus intime pour 16 millions de salariés du privé mais le droit le moins enseigné, le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est le droit qui protège trop fragilement et fixe le coût de la force de travail de 91 % de la population active.
Lire la suite
Cha Cha Tchatche
par Olivia Gesbert
du lundi au vendredi de 9h10 à 11h10h00 - Cha Cha Tchatche
Les inspecteurs du travail, que défendent-ils ?
Avec Sophie Berdah, notre reporter, en direct du vignoble narbonnais
Invités
Laurent Garrouste
Inspecteur du travail, syndicaliste et membre de la fondation Copernic
Gérard Filoche (par téléphone)
Inspecteur du travail.
Auteur, entre autres, de
- "La vie, la santé, l'amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas?"- faut-il brûler le code du travail? en 2006 et de On achève bien... les inspecteurs du travail en 2005(JC Gawsewitch Editeur)
- Carnets d'un inspecteur du travail, paru en 2005 chez Ramsay
Livres
Gérard Filoche
Salariés, si vous saviez... : dix idées reçues sur l'emploi, le travail et le chômage en France
éditeur : La Découverte
parution : A paraître
Gérard Filoche
68-98, histoire sans fin
éditeur : JC Gawsewitch
parution : A paraître
Ecouter l'émission diffusée le 8 août dernier,durée 41 mns 24
Clicker ICI
( tenir compte du temps de téléchargement : une fois sur l'enregistrement attendre l'apparition dans l'icone du bouton play, puis clicker dessus pour lancer l'écoute"> " en bas à droite)
RAG 34. Les lolo's 34
07:53 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.08.2007
La voie libre pour détruire le Code du travail ?
par Gérard Filoche
L'article en PDF
Ça y est, l’homme au Karcher élu à la présidence dispose aussi d’une majorité au Parlement : Fillon et lui vont s’attaquer au Code du travail comme l’exige le MEDEF.
Ils vont tenter de remettre en cause cent cinquante ans d’histoire sociale, revenir sur la durée du travail abaissée de 1848 à nos jours, forcer les salariés à travailler plus, à gagner moins dans de moins bonnes conditions de santé et de sécurité.
Le Code du travail, c’est le droit le plus intime pour 16 millions de salariés du privé mais le droit le moins enseigné, le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est le droit qui protège trop fragilement et fixe le coût de la force de travail de 91 % de la population active.
Fillon et Sarkozy ont, depuis deux ans, fait réécrire ce Code prétendument simplifié « à droits constants », en réalité à « droits très allégés ». Une commission de cinq technocrates a été mise en place le 16 février 2005 par Larcher, il était prévu de publier le nouveau Code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne les en avait empêchés. Têtus et sournois, ils ont glissé dans la loi « sur le développement de l’actionnariat salarié » publiée le 30 décembre 2006, un « cavalier parlementaire », l’article 57, prolongeant les délais du 1er janvier au 30 septembre 2007. Puis Larcher a annoncé devant le Sénat, le 29 janvier, qu’ils allaient le faire avant la présidentielle... il l’a redit le 6 février devant la Commission nationale des négociations collectives : tous les syndicats s’y sont opposés ! Mais ils l’ont imposé quand même, le 7 mars en Conseil des ministres, par ordonnance 2007-329 publiée au JO du 12 mars, dans le silence général, avec la complicité des grands médias TF1, de France 2, du Monde ou du Figaro. ll n’y a eu aucun débat en pleine présidentielle contre ce coup de force. On a pu dans ce pays, avec une censure inouïe, en dépit de l’opposition totale des syndicats unanimes, changer le Code du travail de fond en comble. Même la principale candidate de gauche, bien qu’alertée, couverte de notes sur ce sujet, n’en a pas dit un mot.
Pour l’heure, ils n’ont édité que la partie législative, applicable le 30 septembre, la partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. Ils ont redécoupé le Code à 9 livres en un Code avec 8 parties et des 271 subdivisions, on en arrive à 1 890, de 1 891 articles à 3 652 ! Ce n’est pas « simplifié ». Ils ont renuméroté tous les articles, faisant s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogé des articles clefs, restructuré le fond théorique et pratique du Code, ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables sans repasser par le Parlement. Et dans les mois qui viennent, en plein été, si rien ne les arrête, le pire est à venir.
Article publié dans l’Humanité du lundi 18 juin 2007
Gérard Filoche
Auteur de La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? Éd. JC Gawsevitch.
08:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CODE DU TRAVAIL
Catastrophes naturelles dans le monde : le Secours populaire lance un appel aux dons
Mardi 21 août, PARIS - Le Secours populaire a lancé mardi un appel aux dons pour soutenir les victimes des dernières catastrophes naturelles comme l'ouragan Dean en Martinique et en Guadeloupe ou le séisme au Pérou.
Rappelant que cet été, elle a déjà lancé des appels aux dons en raison des catastrophes naturelles "qui sévissent actuellement dans le monde entier", l'association souligne qu'"aujourd'hui encore", elle "se mobilise pour les victimes de l'ouragan Dean qui a frappé la Martinique et la Guadeloupe" mais également "pour les personnes touchées par le séisme au Pérou".
Pour chacune de ces causes, elle a débloqué la somme de 30.000 euros, précise-t-elle.
Afin de faire face à toutes les catastrophes naturelles, le Secours populaire français annonce qu'il a "ouvert un compte d'urgence nommé 'catastrophes naturelles'". Le public peut ainsi lui "envoyer ses dons financiers" en précisant cet intitulé et soutenir de cette façon "les victimes de ces aléas".
Le Secours populaire, "déjà en action avec ses partenaires associatifs dans les pays touchés", pourra ainsi "poursuivre la solidarité en adaptant l'entraide selon les besoins réels des victimes".
Les dons sont à adresser à Secours populaire français, "Catastrophes naturelles", BP3303, 75123 Paris cedex 03. Il peuvent aussi être déposés sur le site internet http://www.secourspopulaire.fr
AP ar/com
RAG 34. Les lolo's 34
06:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Secours populaire, appel aux dons
Un suicide par jour au travail : Pourquoi pas de réaction du « Président » ?
par Gérard Filoche
L'article en PDF
Il ne va plus voir ceux qui se lèvent trop tôt, se couchent trop tard, et s’épuisent au point de se suicider au travail.
A force qu’il se déplace partout, s’occupe de tout, fasse des projets et des lois sur tout, faits divers, accidents de la route, feux de forêts, tour de France, infirmières bulgares, comment ne pas s’étonner par les questions qu’il « laisse tomber », sur lesquelles il n’intervient pas, ne parle pas, ne réagit pas, ne légifère pas ?
Pas de photo, pas d’image, pas de flash info, pas de visite d’entreprise, sur le dernier des suicides au travail… Rien.
Il y a eu 360 cas de suicides liés directement au travail l’an passé, un par jour. Cela concerne des employés, des ouvriers, et les cadres, manuels et intellectuels, le stress au travail, la souffrance au travail, la violence des rapports d’exploitation, les rapports de « management » hiérarchiques, le chantage à l’emploi et au salaire…
Plus grave que la délinquance criminelle, ce phénomène est pourtant ignoré : Rachida Dati ne fait pas de loi, pas d’enquête, on n’envisage pas de remède, rien. Pas visite dans une entreprise, pas de déclaration au Journal télévisé, pas de visite à la famille, pas de rendez-vous express, pas de « petite phrase », rien.
Pas de proposition ! Parce que n’est-ce pas, dans le régime où nous sommes, si le Président ne réagit pas en personne, ne propose rien, c’est que le sujet n’est pas important.
En France, on utilise les mots « burn out » (anglais) ou « karochi » (japonais) pour parler de l’auto destruction par la travail… n’y a t il pas de mot français ? Pourtant cette violence au travail concerne plus de 22 millions de personnes…
Ah si ! Le Ministre du travail Xavier Bertrand a dit qu’il « suivait, qu’il se tenait au courant » et a parlé du « CHSCT » de la dernière entreprise où il y a eu un suicide…
Les Chsct sont en général réduits à une peau de chagrin. Il n’y en a que 22 000 pour 1,2 million d’entreprises ayant au moins un salarié. Ils n’ont droit d’exister que dans 3 % des entreprises, celles de plus de 50 salariés, mais même là, dans la majorité des cas, il n’y en a pas.
Ne parlons pas des 97 % de plus petites entreprises (8 millions de salariés) où le taux d’exposition aux risques est pourtant plus grand.
Lui, le Président, si prompt d’ordinaire en tout, il n’a pas proposé, par exemple, d’élargir les pouvoirs et d’augmenter les moyens des Chsct (Comité d’hygiène, sécurité, conditions de travail), ces institutions qui devraient normalement être en charge de réagir à de tels risques !
Créés en 1982, les CHSCT ne disposent pratiquement pas de « crédits d’heures » pour leurs membres, sauf par accord exceptionnel, dans les très grandes entreprises. Ils n’ont pas de budget propre. Leurs membres ne sont pas élus mais cooptés, ce qui diminue l’impact de leur action auprès des salariés. Ils ne disposent presque pas de formation pour appréhender les immenses sujets qu’ils doivent aborder, en matière d’hygiène, de sécurité, de conditions de travail (alors que ces sujets ont été considérablement étendus depuis 1982, avec la prise en charge du harcèlement sexuel et du harcèlement moral). Seulement 1 % des CHSCT font appel à une expertise comme ils y ont droit, et dans la majorité de ces cas, cette demande est contestée par l’employeur. Surtout, les CHSCT n’ont pas de moyens d’imposer leurs décisions, ils rabâchent des recommandations de réunions trimestrielles en réunions trimestrielles, que l’employeur n’est pas tenu de respecter, il n’y a pas d’avis conforme, ni d’obligation de faire…
Si bien qu’aucun contre pouvoir, en dehors des faibles et impuissants moyens de l’inspection du travail, de la médecine du travail, n’est en mesure, dans l’entreprise, de pouvoir stopper les folies managériales qui exigent chaque jour toujours plus de rentabilité, de productivité, d’objectifs de plus en plus inatteignables, avec une pression de plus en plus féroce sur chaque salarié, avec des heures supplémentaires en nombre exponentiel et non déclaré, non payé, non récompensé.
Même les syndicats, dans un tel contexte, sont conduits à sous estimer les CHSCT, à pas investir dans de l’énergie perdue car inefficace.
Pourtant il existe des propositions, des mesures, de quoi faire un projet de loi, plus utile, plus vital, plus impératif pour la vie de millions de salariés, que d’autres actuellement priorisés au Parlement pour « l’affichage ».
Mais le président a décidé de ne pas « afficher » cela, ne de pas légiférer, de ne pas réagir, de ne pas se pencher sur le sujet. Dans le régime actuel, les suicides au travail, à cause du travail peuvent continuer à raison de un par jour…
Gérard Filoche, 21 juillet 07
Cf. étude « vingt ans de CHSCT » conseil économique et social, Journal Officiel, 2001. François Fillon était venu en 2002 plancher sur cette étude devant le Conseil économique et social… sans rien proposer. Déjà !
RAG 34. Les lolo's 34
06:28 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, conditions de travail, CHSCT
20.08.2007
Total, totalement cynique : licencié pour refus de travailler au Nigéria
Un technicien français de Total a été licencié pour avoir refusé sa mutation au Nigeria en raison de la dégradation des conditions de sécurité dans ce pays, notamment des risques d'enlèvements pour sa famille, a-t-on appris vendredi de source syndicale. Ses craintes sont tout de même justifiées : un couvre-feu a été décrété vendredi à Port-Harcourt, capitale pétrolière du sud du Nigeria, à la suite de la mort jeudi d'une quarantaine de personnes victimes d'affrontements lors de batailles rangées menées dans toute la ville entre l'armée et des insurgés.
"Notre collègue, affecté sur le site de Pau (Pyrénées Atlantiques) a été licencié le 3 août, après un entretien avec la direction" a déclaré à l'AFP, Benoît Clergeat, président du syndicat Unsa Total.
Interrogée vendredi par l'AFP, la direction de Total a indiqué ne pas être en mesure de communiquer.
Marié et père de deux enfants, le technicien âgé de 45 ans, employé depuis 1992 par Total, s'était vu proposer, en avril dernier, un poste de responsable géologue dans le cadre de l'exploitation d'un champ pétrolifère au Nigeria. Invoquant sa situation familiale et la dégradation des conditions de sécurité dans ce pays, le technicien a par trois fois refusé cette mission.
Dans la lettre de licenciement, le DRH de Total affirme que le "refus d'accepter une mobilité géographique à échéance d'un an vers le Nigeria constitue une violation (des) obligations contractuelles" du technicien. Selon la direction, cette mobilité spécifiée dans "l'article 3 de (son) contrat de travail, se traduit par des missions tant en France qu'à l'étranger en raison de la nature des activités" du groupe Total. En conséquence la direction déclare être "contrainte de procéder à (son) licenciement".
Les syndicats de Total ont protesté, estimant que les missions dans ces pays à risques devaient se faire sur "la base du volontariat".
Le 2 août, Total a confirmé qu'un de ses employés avait été enlevé à Port-Harcourt (Nigeria). "Mardi soir, un employé d'Elf Petroleum Nigeria Limited (filiale de Total au Nigeria), qui travaille en général sur nos gisements à terre, a été enlevé à Port-Harcourt (sud-est) à la sortie d'un lieu de culte par plusieurs personnes", avait indiqué deux jours après une porte-parole de Total. Cet employé est un superviseur technique de nationalité nigériane.
En savoir plus : Lire la suite
RAG 34. Les lolo's 34
12:47 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Droit du travail, droit de retrait, volontariat, TOTAL
Droit de grève : La CGT réaffirme son désaccord et ses propositions concernant la loi sur le service minimum
La loi sur le service minimum reste inutile, inefficace et dangereuse.
Le Conseil Constitutionnel vient de valider sans modification, ni réserve, la loi sur le « service minimum » dans les transports terrestres de voyageurs. Pour justifier sa décision, il estime que la loi assure un équilibre entre le principe constitutionnel de liberté du droit de grève et celui de continuité du service public.
La Cgt maintient son désaccord avec cette appréciation.
S’il leur avait fallu respecter les délais que la nouvelle loi leur impose pour organiser une grève, les salariés des entreprises de transports publics et privés auraient été empêchés de participer aux mouvements revendicatifs sur la réforme des retraites de 2003 ou sur l’abrogation du CPE de 2006.
Cela confirme le risque que le gouvernement prépare, au nom de la continuité du service public, une offensive contre les acquis sociaux, en tentant au préalable d’affaiblir les moyens d’intervention de tous les salariés.
Force est d’ailleurs de constater que le Conseil Constitutionnel n’hésite pas à argumenter de façon contradictoire selon les circonstances. Il valide ainsi le fait que la loi sur le service minimum remet en cause les accords antérieurs conclus entre les syndicats et les employeurs, alors qu’il avait censuré une telle disposition de la loi sur les 35 heures !
Pour l’application de cette loi, des négociations doivent s’ouvrir entre les syndicats et les employeurs des entreprises de transport terrestre de voyageurs. La CGT y poursuivra la mise en œuvre de sa démarche syndicale, en défendant le libre exercice du droit de grève pour tous les salariés. Pour assurer l’égalité de traitement des salariés et des usagers, elle demande que les négociations ne soient pas éclatées par entreprises, mais se déroulent au niveau des branches professionnelles.
La Cgt réaffirme ses propositions d’amélioration des services publics de transport au quotidien, sachant que 98% des dysfonctionnements que subissent les usagers ne résultent pas de grèves, mais d’incidents liés en grande partie aux carences des politiques d’investissement, de maintenance et d’emploi des entreprises publiques et privées.
Lire le dossier CGT Service minimum dans les transports
RAG 34. Les lolo's 34
12:46 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CGT, SERVICE MINIMUM, DROIT DE GREVE
Crise financière : « Un manque de clairvoyance, un défaut de transparence et un effet contagion »
17 août 2007
Interrogé par le journal Libération, Laurent Fabius, ancien ministre des Finances, analyse la crise des « subprimes ».
L’ex-ministre des Finances Laurent Fabius, dénonçait mercredi dans un communiqué le « manque de clairvoyance, de transparence et de cohérence de la plupart des prétendus spécialistes » dans la crise des subprimes. Pour Libération, il s’explique.
Qui sont ces « prétendus spécialistes » que vous fustigez ?
Pour moi, il y a eu un défaut de prévoyance considérable de la part des prêteurs américains, puis des banques - en particulier des fonds et des hedge funds - ensuite des autorités de régulation et des agences de notation. Car, ce qui me frappe d’abord, c’est que cette crise était prévisible. Quand on a une masse de crédits distribués sans aucune garantie et qu’en même temps l’économie se contracte, il finit forcément par y avoir un retournement. Quand ces créances ont été titrisées, il était aisé de prévoir le risque. Autre chose qui me frappe : la contagion. Le système est si imbriqué que, très vite, on arrive à une crise. Et l’aspect psychologique joue à plein puisque, à partir d’une affaire localisée, faute de transparence, on aboutit à une crise planétaire ! Le marché a vite compris que tout cela était opaque.
Les banques centrales ont-elles eu raison d’injecter massivement des liquidités ?
Bien sûr. A partir du moment où le système interbancaire était bloqué puisque les banques refusaient de se prêter de l’argent, il fallait éviter la thrombose. Mais ces injections révélaient aussi que la crise était plus importante que prévu. Rajoutant à l’effet psychologique et à la spirale de crise. Je dirais donc que la situation actuelle est le résultat d’un manque de clairvoyance, d’un défaut de transparence et d’un effet contagion qui rend le système très fragile.
Avez-vous le sentiment qu’il y a un pilote à la tête de la finance mondiale ?
Il ne peut pas y avoir un pilote ; il faut qu’il y ait des pilotes. Et ces pilotes, ce sont les autorités américaines (pour ce qui est des prêts immobiliers), les régulateurs nationaux, les agences de notation, les banques centrales - qui doivent impérativement se coordonner davantage - et les gouvernements eux-mêmes qui doivent tout faire pour éviter la contagion entre économie financière et économie réelle.
La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a affirmé qu’elle ne croyait pas à la contagion de l’économie française.
Moi, j’ai bien peur qu’il y ait des conséquences sur la France. Car il y a une addition de facteurs qui poussent dans le même sens : climat de crise financière, décisions ponctuelles du gouvernement qui vont avoir des effets sur la consommation, telles la hausse de l’électricité, et aussi l’augmentation des prix de l’alimentation... Tout cela donne un climat morose, là où on nous annonçait une reprise. Alors que la croissance mondiale est très forte, cette crise risque d’aboutir un peu partout, y compris en France, à un freinage des investissements et de la consommation.
Aux manettes, que feriez-vous ?
Je m’assurerais de l’existence d’une bonne coordination entre les autorités financières internationales, d’une vraie discussion avec la Banque centrale européenne car elle ne doit surtout pas relever ses taux. Et je mettrais sur la table la question des hedge funds (il faut espérer que les Américains vont réagir sur le sujet comme Angela Merkel le réclame depuis des mois) et des bulles financières. Car ce qui se passe dans l’immobilier peut arriver dans d’autres secteurs, je pense notamment à certains marchés énergétiques. Le problème c’est que l’économie se « financiarise » totalement ; or les rendements financiers exigés sont sans commune mesure avec l’économie réelle. Comme les phénomènes de chute sont accélérés, cela donne à la fois un effet domino et un effet casino.
Les autorités politiques et financières réagissent-elles comme il faut ?
Avant tout, il faut faire preuve de sang-froid et développer une vision internationale coordonnée. Or, dans cette crise, on a eu un sentiment de flottement. D’autant que nous sommes en août et que beaucoup sont en vacances. Il fallait une réponse psychologique forte des autorités publiques. Pour le moment, je constate qu’on est en pleine tempête.
Interview réalisée par Alexandra Schwartzbrod.
Lire aussi sur le site de Laurent Fabius :
Crise financière : "clairvoyance, transparence, cohérence"
Un dépêche AFP du 19 août : "Subprime": l'immobilier français pas à l'abri de dommages collatéraux
RAG 34. Les lolo's 34
12:46 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, SUBPRIMES, CRISE FINANCIERE
Sénatoriales : La liste du comité de soutien à Karine Chevalier sciamment tronquée, Kléber Mesquida proteste
Dans une lettre adressée à Robert Navarro secrétaire fédéral 34, le député PS Kléber Mesquida proteste légitimement contre l'oubli délibéré de plusieurs noms dont le sien sur la liste du comité de soutien à Karine Chevalier, notre candidate aux sénatoriales du 26 août prochain.
La lettre de Kléber Mesquida
Télécharger au format pdf
Kléber MESQUIDA
Député de l'Hérault
1er Vice-président du Conseil général
Monsieur Robert Navarro
Premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste
907 avenue Saint Maur
34000 Montpellier
Le 16 août 2007
Cher Camarade,
Je viens de prendre connaissance du comité de soutien de Karine CHEVALIER, candidate du parti socialiste aux sénatoriales du 26 août prochain.
Tout d’abord, je constate que ne figurent pas sur cette liste de soutien les conseillers généraux PS : Francis BOUTES, Louis CALMELS, Christian BENEZIS, Pierre GUIRAUD, Monique PETARD. Il en est de même des conseillers généraux « divers gauche » : Louis VILLARET, Cyril MEUNIER, José SOROLLA, alors que Georges FRECHE, président de région « divers gauche » assure la première place.
En ce qui me concerne, ayant récemment été questionné par Madame Dominique NAVARRO, j’ai fait savoir qu’en application des statuts du Parti Socialiste, le nom de tous les élus PS sont systématiquement inclus dans tout comité de soutien.
Mon nom ne figurant donc pas de manière délibérée, j’ai une propension à y voir une relation de cause à effet si je rapproche toutes les aménités dont j’ai été gratifiées par la Fédération depuis le dernier congrès et notamment pendant la période d’investiture et lors de la dernière campagne législative. Bon nombre de militants et de secrétaires de section en sont désabusés, voire indignés. Ils n’osent pas le dire à voix haute, moi je l’ECRIS. Ils ne tomberont pas dans la manoeuvre grossière tendant à leur faire croire que le député n’est pas au comité de soutien de son propre chef.
Il faut que ces agissements cessent ! En ta qualité de premier secrétaire, je te demande de rappeler à Madame NAVARRO qu’elle est employée de la fédération, rémunérée par les cotisations des militants et des élus, qu’elle doit donc être au service de tous sans esprit partisan en s’abstenant de tout commentaire désobligeant. Il me paraît également souhaitable qu’elle s’applique les mêmes réserves lorsqu’elle s’exprime en sa qualité d’assistante parlementaire du député européen, l’ubiquité créant alors des confusions et des amalgames dommageables à l’esprit de la Fédération.
Pour ma part, je considère ces mises au point indispensables pour retrouver des relations saines, dans le respect et la tolérance des lignes d’orientations politiques de chacun. Un vrai débat démocratique n’exclut pas la confrontation des idées, le vrai combat étant celui que nous devons mener, tous unis, pour faire triompher nos idées.
Sois assuré que, sans aucun esprit polémique, attaché à la transparence et la clarté de mes positions. Comme toujours je consacrerai toute mon énergie au service du parti socialiste et des valeurs qu’il incarne.
Amitiés socialistes
Kléber Mesquida
Visiter le blog de Karine CHEVALIER
RAG 34. Les lolo's 34
09:25 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MESQUIDA, NAVARRO, PS, PS 34, RAG 34
18.08.2007
BLOGS et SITES à visiter
REFONDER LA GAUCHE
Partis de gauche :
- Le Mouvement républicain et citoyen
- Le groupe parlementaire PS à l'Assemblée Nationale
Associations, Clubs de réflexion, Collectifs, Fondations, ONG :
- Fondation Jean-Jaurès
- Observatoire de la Démocratie
- Fondation Copernic
- Démocratie et Socialisme
- Attac
- A gauche !
Les médias autrement :
21:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 006 BLOGS et SITES à visiter , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BLOGS et SITES à visiter, REFONDER LA GAUCHE
2002 jours sans Ingrid et Clara
Toute l'actu sur le site officiel
Les enfants d’Ingrid demandent des preuves de vie
La déclaration du Comité de soutien
La déclaration de Bertrand Delanoë, Maire de Paris
clicker sur -> Toute l'actu sur le site officiel
RAG 34. Les lolo's 34
11:50 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT
RESF 34 : Tous les jours on a peur... Laissez-les grandir ici !
Le site RESF34 a pour objectif d’offrir de l’information aux jeunes sans papiers ainsi qu’aux personnes sensibles à ces situations de détresse.
Permanences juridiques RESF 34
Montpellier : tous les mercredis sur rendez vous entre 15h et 17h, au local de la Cimade, 16 rue Saint Louis.
Béziers : 1er et 3è mercredis du mois de 14h à 17h, au local Cimade 14 rue de la Rotonde.
Sète : mardis de 14h 30 à 16h 30, à l’Accueil Migrants-Sète situé au Centre Sportif, 22 rue Maurice Clavel.
Le site RESF 34 : http://placeauxdroits.net/resf34/
Liste des contacts : http://placeauxdroits.net/resf34/spip.php?auteur3
Tous les jours on a peur !
Sur le même thème : clicker sur -> http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/01_enfants_scolar...
RAG 34. Lovely34 et les lolo's 34
09:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF 34, RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS, RAG 34
Les lolo's 34 au coeur de l'été
Pt'it communiqué des lolo's ce 17 août
Etes-vous enfin, parfois, un peu, beaucoup, ... en vacances ?
Assurément pas vraiment...
"De permanence" nous nous efforcons de continuer à nous situer au point cardinal de votre actualité estivale. Aussi ne nous fustigez pas trop à la rentrée !
Merci à vous toutes et tous pour vos nombreuses visites qui récompensent notre présence quotidienne.
Amitiés socialistes et militantes à gauche.
RAG 34. Les lolo's 34
09:32 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.08.2007
JAZZ-Légende : Décès de Max ROACH, le bebop en deuil
Et la bourse peut bien s'écrouler...
(photo AP) Décès du batteur-compositeur Max Roach, pionnier du bebop
NEW YORK (Reuters) - Le batteur Max Roach, l'un des fondateurs du mouvement bebop qui révolutionna le jazz avec Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powell ou Clifford Brown, est décédé à l'âge de 83 ans, a annoncé jeudi soir la firme phonographique Blue Note.
Le percussionniste, qui était aussi compositeur, est mort dans son sommeil mercredi à New York.
Roach s'était, comme Kenny Clarke et Art Blakey, assuré une place au panthéon du jazz en redéfinissant le rôle de la batterie à la fin des années 1940 et au début des années 1950.
Avant l'essor du bebop, le jazz était dominé par un swing orchestral destiné aux salles de danse, où les batteurs tenaient le tempo en privilégiant la caisse claire et la grosse caisse. Le bop confiait le rythme principal aux cymbales "ride" et "charleston", laissant intervenir plus librement les autres éléments de la batterie.
En modifiant ainsi la façon de tenir le tempo, Roach et ses contemporains donnaient à la batterie une importance et un champ d'expression plus larges qui eurent pour effet de transformer la musique de danse populaire qu'était le jazz en une forme d'art que l'on appréciait assis dans un club, note Cem Kurosman, porte-parole de Blue Note.
Roach était par ailleurs un militant des droits civiques actif, qui introduisait volontiers la politique dans son travail de musicien. En 1960, il avait créé "We Insist! Max Roach's Freedom Suite", suite en sept parties traitant de l'esclavage et du racisme où intervenait la chanteuse Abbey Lincoln.
Le quintette qu'il avait formé en 1954 avec le trompettiste Clifford Brown est considéré comme l'un des ensembles les plus accomplis du jazz moderne. Après la mort de Brown dans un accident de voiture en 1956, Roach avait dirigé ses propres formations, où défilèrent un véritable who's who du jazz. Il avait aussi enregistré avec sa fille Maxine, violoniste.
Dans sa composition "Drums Unlimited", enregistrée en 1966, ses solos de batterie témoignent d'un sens aigu de la mélodie et des variations.
Roach figure sur un grand nombre d'enregistrements historiques du bebop aux côtés de Parker, de Gillespie, de Miles Davis ainsi que des pianistes Bud Powell et Thelonious Monk.
Chères amies, chers amis JAZZEUX, c'est à vous maintenant de découvrir ou redécouvrir ce très bel album. Et "African Flower", si douce, si simple, lente et poétique à souhait;une chanson "entre hommage à Debussy et au free jazz de Coltrane", née d'une rencontre, le 17 septembre 1962, entre trois grand messieurs du Jazz que sont Duke Ellington, Max Roach et Charlie Mingus...
Duke Ellington indiquera qu'en jouant African flower "leurs trois muses fusionnèrent en une seule. Comme il arrive souvent à ceux qui sont effleurés par la grâce".
Clicker sur ->Ecoutez quelques mesures des titres de l'album MONEY JUNGLE (Amazon.fr)
On a pas oublié bien sûr ART DAVIS
Le saxophoniste John Coltrane le considérait comme l'un des contrebassistes les plus aboutis. Art Davis est mort, des suites d'une crise cardiaque, dimanche 29 juillet à son domicile de Long Beach (Californie). Né le 5 décembre 1934 à Harrisburg (Pennsylvanie), Art Davis avait d'abord suivi des études de musique classique avant de s'intéresser au jazz et à la contrebasse.
A la fin des années 1950, il est remarqué au sein des formations du batteur Max Roach puis du trompettiste Dizzy Gillespie. Ensuite, les pianistes Thelonious Monk, Duke Ellington, le saxophoniste-flûtiste Roland Kirk, Coltrane donc - dans Africa Brass en 1961 notamment - apprécient la qualité de son assise rythmique, la fluidité de son jeu.
Dès le début des années 1960, il va mener une double carrière dans des formations symphoniques et des orchestres de jazz et est régulièrement sollicité pour des séances d'enregistrement pour le cinéma ou la télévision. (source le monde).
Bassiste éclectique très apprécié pour l’assise rythmique qu’il sait fournir aux solistes qu’il accompagne (beaucoup ont vanté son jeu «sécurisant»), il travaille ensuite avec Gigi Gryce, Clark Terry, Quincy Jones, Art Blakey, Ahmad Jamal, Count Basie, la chanteuse Lena Horne (qu’il suit à Londres en 1961) et John Coltrane, bien sûr, rencontré à ses débuts à Harlem. (source libération)
Art DAVIS : un artiste "blacklisté"
Attentif à l'égalité de traitement entre Noirs et Blancs, Art Davis protestera régulièrement, dans les années 1970, contre des pratiques discriminatoires alors toujours en vigueur dans les métiers de la musique. Ce qui lui vaudra d'être mis sur une liste noire officieuse qui l'écarta durant plusieurs années de nombreux engagements.
En 1981, après avoir fait des études de psychologie, il obtint un doctorat de psychologie clinique. Un métier qui ne l'empêchait pas de revenir à la musique.
RAG 34. Lovely34 et Lolo34
19:06 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Max ROACH, Art DAVIS, JAZZ, BEBOP, FREEJAZZ
C'est fait, la hausse des tarifs de l'électricité est effective depuis hier
A suivre : notre dossier relatif à l'ouverture du marché de l'électricité par Marc LEYGONIE (cadre retraité de l'EDF)
PARIS (Reuters) - Le gouvernement annonce proposer une hausse de 1,1% des tarifs de l'électricité pour les particuliers et de 1,5% pour les clients professionnels à compter du 16 août. "Le gouvernement souhaite que ce réajustement (...) soit pour les clients particuliers en deçà de l'inflation prévue cette année : son impact moyen sur la facture d'un ménage sera inférieur à un euro par mois", précisent dans un communiqué commun Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et du développement et de l'aménagement durables, et Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.
Cette revalorisation, qui interviendra un an jour pour jour après la précédente, doit permettre de financer les investissements nécessaires au maintien de la sécurité de l'approvisionnement en France, ajoutent-ils. Le gouvernement a saisi pour avis la Commission de régulation de l'énergie (CRE) de son projet d'arrêté, précisent-ils également.
(A suivre : notre dossier relatif à l'ouverture du marché de l'électricité par Marc LEYGONIE)
RAG 34. Les lolo's 34
12:36 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF ouverture du marché de l'électricité
4. Dossier de l'été : Ouverture du marché de l'électricité et du gaz (4/4)
Complément à notre dossier, réalisé par Marc Leygonie (cadre EDF retraité).
1 Les ambiguïtés de la concurrence
Electricité de France et la libéralisation du marché
de l’électricité, par Marcel BOITEUX, membre de l’Institut Président d’Honneur d’EDF. paru dans Futurible en date du 25 mai 2007.
../. Des limites inévitables à la concurrence
La mission qu’avait reçue EDF était, d’une part de produire au coût minimum et, d’autre part, de vendre au prix de revient (« marginal à long terme» au sens des experts) sans chercher à profiter de son monopole pour rançonner la clientèle. Ce comportement vertueux, qui suscite aujourd’hui l’incrédulité, n’apparaissait pas
invraisemblable du temps des « trente glorieuses » et de ce que l’on appelait encore « les grands commis de l’Etat ». Le fait est, en tout cas, que – sauf cas très spécifiques – les prix d’EDF étaient pratiquement devenus les moins chers d’Europe.
Sans doute la Maison bénéficiait-elle pour ses emprunts d’une sorte de garantie de fait 1, qui allégeait quelque peu ses charges. Mais ce mode d’allégement était négligeable relativement aux divers procédés par lesquels, avant affectation des bénéfices, l’Etat se nourrissait sur la bête en faisant assumer par l’Etablissement des
charges qui, bien au-delà de ses obligations de service public, ne relevaient pas de sa mission. Alors, des subventions pour EDF ? Oui, mais au sens algébrique, dans le sens d’EDF vers l’Etat ...
Lire la suite : télécharger l'article format pdf
2 L'électricité libre jusqu'à l'absurde.
Le bilan de l'ouverture à la concurrence s'avère en effet catastrophique et ce, quel que soit le pays. Entre 2001 et 2006, les prix du marché ont connu une envolée spectaculaire : 39 % en Espagne, 49 % en Allemagne, 67 % en Finlande, 77 % en Suède, 81 % au Royaume-Uni et 92 % au Danemark ! En France, les entreprises qui ont choisi de quitter les tarifs réglementés de service public ont vu leur facture d'électricité augmenter en moyenne de 76 % sur la même période, quand les tarifs d'EDF restaient à peu près stables. De nombreux industriels réclament d'ailleurs la possibilité de réintégrer l'univers des tarifs réglementés. Situation si inconfortable que le gouvernement français a complété la loi de décembre 2006 relative au secteur de l'énergie par une disposition permettant un retour partiel aux tarifs réglementés pour les industriels insatisfaits !
Lire la suite : télécharger format doc
3 Ouverture totale du marché de l'énergie EDF s'engage dans ses missions de service public
Lire la suite : télécharger l'info pub EDF format pdf
4 Le service public qu’est-ce que c’est ?
Un des thèmes évoqués lors de la campagne du référendum sur le traité constitutionnel Européen avait trait aux services publics. C’est un problème important pour les français qui ont toujours marqué un fort attachement pour leurs services publics, il doit donc être un des sujets abordés par notre projet.Mais que mettons- nous derrière ce vocable ? Et surtout y mettons-nous tous la même chose ? Quelques rappels de définition et d’évolution historiques s’imposent avant d’entrer dans le vif du sujet. Afin de n’être pas d’entrée taxés de partisianisme nous sommes allé chercher une référence « neutre » dans l’encyclopédie Encarta 2003. Comme par ailleurs notre conception hexagonale se distingue aux yeux de nos voisins nous avons recherché dans l’intéressant ouvrage de
Pierre Pougnaud : « Service public « à la française » une exception en Europe ? » des compléments utiles sur cette soit disant exception.
Lire la suite : télécharger format doc
Retrouver dès demain sur cette page l'intégralité de notre dossier ( catégorie dossier EDF GDF)
RAG 34. Les lolo's 34
12:30 Publié dans 03 EDF-GDF PUBLIC ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF GDF, ouverture du marché
1. DOSSIER DE L'ETE : Ouverture du marché de l'électricité et du gaz (1/4)
LE NON MASSIF DES SYNDICATS (partie 1/4)
par Marc LEYGONIE
Depuis le 1er juillet, le marché de l’électricité et du gaz est totalement ouvert à la concurrence. Les fédérations syndicales redoutent une forte hausse des tarifs, une destabilisation accrue des entreprises, une dégradation de la situation des personnels au sein des IEG et dénoncent, par ailleurs, les risques d’une financiarisation accrue.
Rappel :
Autour de cette date du 1er juillet 2007 se cristallise une unanimité syndicale certaine. Ce dimanche là sera achevé le processus de libéralisation totale des marchés de l’électricité et du gaz: les particuliers auront la possibilité de choisir d’autres fournisseurs qu’EDF et Gaz de France, possibilité réservée jusqu’alors aux seuls clients professionnels. Rappelons pour mémoire que le processus, initié par les directives européennes, avait débuté en 1999 et 2000, l’ouverture du marché concernant alors les mille plus gros consommateurs, se poursuivant en 2003 puis en 2004. Pour cerner de plus près cette dérégulation et les enjeux qui l’entourent, tant pour les usagers que pour les entreprises et leurs personnels, nous avons demandé l’avis des cinq fédérations syndicales du secteur
La CFE-CGC
La CFE-CGC l’écrivait déjà en 2003: “Non à l’ouverture totale des marchés !“ Si l’introduction de la concurrence pour les clients industriels (1 999) et professionnels (2004) semblait avoir un sens, la CFE-CGC reste fermement opposée à l’ouverture à la concurrence, au 1er juillet 2007, pour le marché des particuliers.
Dans sa déclaration au CSC des CMP d’EDF et de Gaz de Fronce du 19 mai 2005, la CFE-CGC se positionnait sur le retour d’expérience (REX) de l’ouverture des marchés non résidentiels au 1er juillet2004 pour EDF et Gaz de France, et mettait en avant plusieurs écueils. Ainsi, le REX a mis en évidence des répercutions internes et externes. A l’interne, les entreprises ont été confrontées à des problèmes récurrents de système informatique et dans les procédures entre les différents intervenants du marché. Des restructurations importantes ont eu lieu, notamment dans les domaines clientèle, commercial, distribution et transport, avec de fortes répercutions sur l’emploi et les conditions de travail des agents.
Sur le marché des professionnels, moins de 10% des clients ont fait le choix de quitter l’opérateur historique pour, selon certains, l’aventure des prix négociés. Les gros industriels ont fait les frais de l’ouverture à la concurrence. Face aux augmentations exorbitantes des prix de l’énergie qu’ils ont subies en quelques années, les pouvoirs publics n’ont eu d’autre choix que d’introduire des aménagements tarifaires dans la loi sur l’énergie de 2006. L’espoir de baisse des prix constitue l’unique argument des tenants de la libéralisation des marchés de l’énergie. Mais dans d’autres pays, l’ouverture du marché des particuliers n’a jamais conduit à une baisse des prix. Quand cessera cette obstination dogmatique
L’ouverture totale du marché a déjà montré ses limites et elle doit, au contraire, privilégier des logiques de coopération industrielle en dehors de toute logique spéculative ou boursière.
La FNME-FO
C’est dans ce principe, que la FNEM F0 s’oppose totalement à la privatisation et à la fusion de GDF avec Suez. Nous demandons un retour d’EDF et de GDF 100% public et une fusion entre nos deux entreprises.
Cette ouverture représente, bien évidemment, un danger aussi bien pour les usagers que pour les IEG. En effet, les clients domestiques seront confrontés à:
— une augmentation massive des tarifs actuels (+ 60%) car ils ne bénéficieront plus de la compétitivité du nucléaire en électricité;
— une qualité de service public dégradé avec le non remplacement des agents des IEG devant partir à la retraite (voir l’exemple du délai d’un branchement ou d’un devis multiplié par cinq en 15 ans);
— la mise en danger de la péréquation tarifaire, du mix Energétique (hydraulique, gaz...) et du développement durable au risque de servir uniquement des intérêts boursiers.
Les IEG se verront:
- fragilisées notamment au niveau du gaz par rapport aux pays fournisseurs qui restent structurés en monopole de vente en dehors de l’Union européenne;
-confrontées à une instabilité du système électrique.
Pour toutes ces raisons, la FNEM-FO est contre l’ouverture du marché car elle considère que l’énergie ne doit faire l’objet d’aucune spéculation marchande mais au contraire servir les intérêts des consommateurs. Notre fédération considère également que la création d’un grand énergéticien public serait un atout formidable pour tous!
La FCE-CFDT
Elle s’oppose à l’ouverture des marchés aux particuliers au 1er juillet 2007et demande qu’un véritable bilan, objectif et transparent, soit établi et rendu public. Elle affirme, au regard des ouvertures déjà réalisées en Europe, que ce sont les clients particuliers qui feront à leur tour les frais de cette libéralisation. Un petit retour en arrière s’impose pour comprendre la situation. Un retour d’expérience riche d’enseignements
L’ouverture du marché de l’électricité et du gaz a commencé en 1999 avec des industriels tels que Rhodia, Arkéma, Air Liquide, etc. qui, devenus éligibles, ont pu quitter EDF pour acheter leur électricité chez le fournisseur de leur choix. Pour cela, ils ont renoncé au tarif régulé pour négocier avec leur nouveau fournisseur un prix, celui du marché. Ces grands industriels, coutumiers du chantage à l’emploi, trouvaient alors que la libéralisation du marché n’allait pas assez vite et menaçaient de délocaliser leurs usines de production.
A l’époque, leur raisonnement semblait économiquement pertinent puisque les prix étaient alors inférieurs au tarif régulé par l’Etat. Mais un renversement de tendance a fait que les prix de l’électricité et du gaz ont augmenté, devenant beaucoup plus chers que les tarifs régulés, 66% de plus. Ces mêmes industriels ont à nouveau agité la menace de l’emploi pour obtenir une baisse des tarifs. Un accord entre industriels et gouvernement a finalement été conclu le 15 mai 2006 pour répondre à cette menace. Ça ne s’appelle pas tarif régulé mais ça y ressemble
Le 1er juillet 2004, le marché a été ouvert aux professionnels et aux entre prises. Les moins prudents ont quitté EDF et/ou Gaz de France et les tarifs régulés pour aller à la concurrence. Même cause, même effet: les prix de l’électricité ont fortement augmenté alors que les tarifs régulés sont restés stables. Les patrons de PME/PMI avaient juste oublié un “détail”: lorsqu’on quitte les tarifs régulés pour les prix de la concurrence, il est alors impossible de faire le chemin inverse.
C’est fort de ces expériences que la CFDT demande, a minima, un moratoire sur l’Ouverture totale du marché afin car l’entreprise n’ai pas à :
— prendre le risque d’être confrontée à un dumping social avec la non-reconnaissance des nouvelles entreprises entrantes dans ce secteur en n’adoptant pas le statut;
— craindre une baisse de leur développement afin de favoriser le désendette ment de l’Etat.
CFTC
Pour la CFTC, l’ouverture totale des marchés est une disposition décidée par les autorités
européennes qui s’impose à la France et qu’il n’est plus possible d’éviter. Néanmoins, la CFTC considère que c’est une décision néfaste pour les usagers domestiques.
Les cas du gaz et de l’électricité sont très différents. En ce qui concerne l’électricité, qui est le plus caractéristique, l’expérience montre que la libéralisation des marchés fait monter les prix. Ouvrir le marché des particuliers va donc aboutir, à terme, à supprimer le tarif administré et à faire monter sensiblement la facture d’électricité pour les usagers. De plus, les fournisseurs vont se livrer une concurrence acharnée pour capter des clients et vont abuser les plus fragiles. Alors que dans ce secteur devraient primer les questions de cohésion sociale, de sauvegarde des intérêts des plus petits et d’accès de tous à l’électricité afin de garder des conditions de vie garantissant le respect de la dignité de chacun. En revanche, les entreprises du secteur, ou du moins celles qui résisteront au phénomène de concentration très important qui se produit actuellement, devraient en tirer de substantiels bénéfices pour leurs actionnaires, car elles devraient être capables, en ayant un parc de production diversifié, d’avoir des coûts de production de long terme inférieurs au prix du marché de gros.
La CFTC estime que les usagers domestiques, et surtout les plus fragiles d’entre eux ne doivent pas être les victimes de ce phénomène. Elle milite pour une nouvelle directive européenne qui donne la possibilité de maintenir un secteur réglementé pour les clients domestiques et qui confie aux distributeurs le soin de cette commercialisation, ceux- ci s’approvisionnant sur le marché de gros avec un système de subvention par la collectivité à définir.
CGT
La CGT est opposée à l’ouverture à la concurrence au 1er juillet 2007 pour trois raisons essentielles :
1. Tout d’abord, le bilan de la déréglementation est partout accablant en Europe et dans le monde:baisse des investissements, black-out, hausse des prix et pertes massives d’emplois. Le syndicalisme européen (CES et Fédération européenne des services publics) revendiquent l’opt-out, c’est-à-dire la possibilité pour les Etats d’ouvrir ou pas leur marché.
2. L’ouverture à la concurrence est un piège pour les usagers. Divers mécanismes de sortie involontaire des tarifs régulés vont se mettre en place pour miner progressivement l’assise du tarif. C’est notamment le cas des offres mixtes gaz- électricité d’EDF et GDF qui vont avoir comme objectif de sortir les usagers de l’un ou l’autre des tarifs réglementés voire de deux en même temps.
L’objectif affiché par Bruxelles et admis de fait par le gouvernement est de supprimer progressivement les tarifs réglementés.
3. La concurrence exacerbée entre les opérateurs déstabilise les entreprises, tour à tour menacées d’OPA dans un secteur où la course à la taille risque de ne laisser subsister que quelques grands Groupes, mettant en coupe réglée le secteur et réalisant des profits colossaux sur le dos des usagers et des salariés.
Les usagers paieront l’addition à travers des factures considérablement alourdies. La situation des personnels va, elle aussi, se dégrader fortement comme on le sent venir à la distribution, en cours d’éclatement et de filialisation, mais aussi à la production, sommée de réduire ses coûts de façon drastique. Une seule réponse à ces perspectives: la mobilisation conjointe des usagers et des personnels du secteur de l’électricité et du gaz.
Enfin, la CGT entend promouvoir une alternative fondée sur un pôle public, constitué à partir du rapprochement d’EDF et de GDF et d’une Agence européenne de l’énergie.
Les positions des consommateurs
Fait rarissime, l’association UFC- Que Choisir dénonce la concurrence sur le marché des énergies qui entre en vigueur le 1er juillet et appelle “les consommateurs à conserver leurs contrats actuels” face aux “risques d’augmentations violentes des prix”. L’UFC met à la disposition des consommateurs un serveur vocal, le 0811 88 1088, au coût d’un appel local.
Divers
Suicides
Le 14 mai dernier, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Tours a demandé un deuxième avis médical après le suicide d’un technicien de la centrale de Chinon, reconnu comme maladie par par la Sécurité sociale. La CGT a fait appel de cette décision, la jugeant “contradictoire et inacceptable”.
Amiante
Le 1 Ï mai dernier, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Meaux a reconnu la “faute inexcusable” d’EDF, coupable d’avoir exposé à l’amiante un agent atteint depuis de plaques pleurales.
Hydroélectricité
Plusieurs dizaines de concessions hydrauliques accordées à EDF vont arriver à échéance d’ici à 2020. Soumis à la concurrence, leur renouvellement risque de donner lieu à une compétition féroce. Suez et Poweo seraient sur les rangs.
A suivre partie 2/3
RAG 34. Les lolo's 34
12:30 Publié dans 03 EDF-GDF PUBLIC ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ouverture du marché EDF GDF
2.DOSSIER DE L'ETE : Ouverture du marché de l'électricité et du gaz (2/4)
par Marc LEYGONIE Dossier partie 2/4
La partie 2 de notre dossier étudie les conséquences du jugement du Conseil Constitutionnel concernant les possibilités de rester dans un tarif électrique « réglementé » ou d’être amené à passer à un tarif concurrentiel.
Ce dossier est composé de deux parties :
I Le rappel des prix actuels de l’énergie en Europe.
Cette partie introductive permet de montrer que les prix français sont inférieurs à la moyenne européenne depuis de très nombreuses années, ce qui constitue à la fois un atout national (lié à l’importance de l’investissement public dans les capacités de production) et un atout dans une logique privée parce que cela dégage des marges de manoeuvre importantes (possibilité de relever les prix donc la rentabilité). Cette réalité est connue de tous depuis longtemps et il est donc utile de la rappeler avant d’étudier les conséquences de la fin du « tarif réglementé ».
II Le débat de ces dernières années et en particulier celui du premier semestre 2006 sur les garanties tarifaires envisageables.
Cela concerne les décisions du Conseil Constitutionnel pour la période récente mais il a semblé utile de revenir sur l’historique de la déréglementation en France afin d’examiner si cette fin des tarifs réglementés a été programmée depuis longtemps par les pouvoirs publics français ou bien si elle ne serait que la conséquence malheureuse du droit européen en la matière.
En préambule, nous rappellerons à quel point la possibilité pour EDF de relever ses tarifs est stratégique en matière boursière pour au moins deux raisons:
1. D’une part l’entreprise produit à moindre coût si on la compare aux autres producteurs européens, du fait notamment de l’importance de son parc nucléaire, ce que montre la section I.
2. D’autre part, ce moindre coût lui a permis de vendre moins cher lorsque son objectif était de répondre à une logique d’établissement public. Par contre, dans une logique de marché, cet écart entre coût de production et prix de vente n’a pas lieu d’être. Au contraire, EDF a intérêt à relever ses prix parce que cela augmentera sa rentabilité et par conséquent le cours de ses actions.
La presse ne disait d’ailleurs pas autre chose lorsqu’elle mettait en avant la rentabilité potentielle d’EDF lors de son introduction en bourse:
« Le plus grand signal serait la promesse des pouvoirs publics de libérer les prix de l’électricité française. Un simple alignement sur les prix européens non seulement rapporterait entre 1,5 et 2 milliards d’euros mais prouverait aussi aux investisseurs qu’EDF est devenue une société comme une autre. »1
« De deux choses l’une, précise le responsable du fonds d’action de Groupama. Soit EDF peut aligne, ses prix sur ceux du marché européen de l’électricité et alors c’est une véritable pépite nucléaire qui pourrait valoir jusqu’à 80 milliards d’euros. Soit elle n’a pas de marges de manoeuvre sur la fixation de ses tarifs au cours de la prochaine décennie et, dans ce cas, la valorisation proposée aujourd’hui est déjà ambitieuse. »2
1 Cf. L’express, 16/12/2005.
2 Cf. Le Monde, 8/11/2005.
II Eléments sur les prix européens de l’énergie
Lorsqu’on étudie les publications de ces dernières années sur le sujet, on s’aperçoit que nombre d’entres elles considéraient que la mise en concurrence n’excluait pas un risque de hausse des prix, bien au contraire:
« Dans le contexte actuel d’une divergence des prix entre les pays, la déréglementation laisse espérer une baisse globale. Pour autant, considérant le niveau actuel des prix et les conditions de marché qui prévalent au Royaume-Uni et au Danemark, il convient de s’interroger sui la réalité de l’avènement d’un marché stable et uniformisé.. ..l’uniformisation du marché pourrait se traduire par une hausse généralisée des prix. »3
La même étude réalisée pour l’année précédente indiquait par ailleurs : «Les pays qui ont activement recherché la libéralisation de leur marché interne Ont connu des augmentations de prix qui ont atteint des niveaux historiques. »4
«La libéralisation des marchés peut se traduira par des hausses de prix alors qu’ elle ait semblé dans un premier temps avoir des effets positifs.. .l’ouverture à la concurrence a eu pour corollaire de spectaculaires baisses de prix ainsi qu’une réelle amélioration de la qualité des services. Pour autant, parallèlement une certaine instabilité des prix s’ est développée. »5. (En ce qui concerne la qualité des services les efforts ont concerné le domaine commercial et l’apparition de services optionnels payants aux dépens de la qualité du réseau et du produit. Ce n’est que très récemment qu’il a été décidé de réinvestir sur les réseaux)
« On a eu tort de dire que la libéralisation c’était la baisse des prix. Dans une industrie aussi capitalistique, le prix est ce qui permet à un nouvel entrant de renta -biliser son investissement. »6
« La baisse des prix, principal avantage avancé lois du lancement du processus, n’est plus l’argument le plus cité. Peut-être parce que personne n’y croit plus. L’ ouverture en effet va avoir un coût et chacun l’a compris. »7
«Depuis 2000, les tarifs progressent dans la plupart des pays. L’ouverture complète du marché de l’énergie outre-Rhin n’a pas fait jouer la concurrence sur les prix. L’impact de la déréglementation connaît des limites. »8
«Contrairement aux idées reçues, la concurrence se traduit par une hausse des prix. On ne s’attendait pas à ça »(Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir agité la sonnette d’alarme. Des cadres de tous niveaux -dont je fus ainsi que ,excusez du peu, Marcel Boiteux -ont depuis plus de dix ans tenté d’alerter le pouvoir politique,les élus ,les citoyens,mais ils n’ont pas été entendus .On leur a fait un procès d’intention sur leur seul souci de défense de leurs « privilèges »…)
En charge du dossier libéralisation à l’assemblée permanente des chambres d’agriculture, Dominique Bouvier n’est pas le seul à être surpris... Le directeur des ventes d’énergie du Rhône considère que « libérer ne rime pas nécessairement avec baisse des prix durable. C’est un vieux mythe. »
3 Cf. BIP 08/01/2002.
4 Cf. BIP 07/01/2001.
5 Cf. Europe information service, juillet 2002.
6 Cf. François Roussely dans Energies news, 16 décembre 2003.
7 Cf. Enerpresse, 26 janvier 2004.
8 Cf. Enerpresse 12/08/1999.
9 Cf. Energies news, 4 novembre 2003.
Il est donc clair depuis de nombreuses années que la mise en concurrence ne va pas se traduire de façon automatique par une baisse des prix. Dans ce contexte, il est utile de rappeler la situation tarifaire française:
• Si les prix français sont inférieurs à la moyenne européenne, cela dégagera des marges de hausse pour les opérateurs privés et les rendra par conséquent à la fois plus rentables et plus attractifs en termes boursiers.
• Si les prix français sont supérieurs à la moyenne européenne, la mise en concurrence devrait au contraire affaiblir les entreprises productrices puisqu’elles devraient baisser leur tarif alors même qu’elles n’auront plus le « parapluie » des pouvoirs publics.
Précisément, les comparaisons internationales montrent une bonne compétitivité/prix de la production électrique française:
• Prix pour le résidentiel (consommateur individuel) 3500 KWh dont 1300 KWh en heures creuses, la France se situant à ce niveau au 8ème rang sur 13 pays comparables, sept pays étant plus chers’° (Allemagne, Portugal, Belgique, Royaume-Uni, Luxembourg, Autriche, Pays-Bas).
• Prix industriels, 24 millions de KWh/an (très grande entreprise ayant accès au « marché », client éligible), la France se situant à ce niveau au 8ème rang sur 12 pays comparables” (Italie, Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Espagne, Irlande, Portugal).
• Prix industriels, 160000 KWh/an (entreprise de taille moyenne n’ayant pas le statut de client éligible), la France se situant à ce niveau au 9ème rang sur 14 pays comparables’ (Italie, Royaume Uni, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Irlande, Luxembourg, Portugal).
Plus largement, il est utile de rappeler comment NUS situait la compétitivité/prix française au début de la décennie:
Tableau : Compétitivité/prix des principaux producteurs électriques mondiaux’
Pays Coût en € Evolution avril 2001/avril 2002 %
Italie 0,085 -4,90%
USA 0,082 0,20%
Allemagne 0,066 16,50%
Belgique 0,066 -0,50%
Danemark 0,062 7,50%
Pays-Bas 0,059 -7,10%
Espagne 0,057 2,40%
Royaume -Uni 0,054 -5,30%
France 0,051 1%
Australie 0,045 -3,40%
Canada 0,044 2,30%
Finlande 0,035 -12%
Suède 0,034 0%
Afrique du Sud 0,020 5,60%
Ce tableau montre que les prix de l’électricité exprimés en euros varient de I à 4. Ils situent la France au neuvième rang sur quatorze (derrière des pays où la production d’origine hydraulique est prédominante) cette compétitivité/prix constitue un atout considérable dans une logique d’entreprise privée elle permet d’augmenter les prix donc la rentabilité tout en restant compétitifs et capables de saturer les unités de production. La quasi-totalité des commentateurs met en avant la bonne compétitivité de la France en termes de prix électriques du fait de I‘importance du nucléaire et de l’hydraulique dans la production. Autrement dit, il est clair depuis des années que la France dispose d’une bonne situation en termes de prix. Dans une logique privée, le fait d’avoir des coûts de production inférieurs à la moyenne des concurrents constitue un énorme atout puisqu’il est ainsi possible d’augmenter les prix sans réduire la compétitivité. La hausse des prix nourrit ainsi un dividende dont profitent les actionnaires mais que payent les consommateurs.
De ce fait, la fin du tarif réglementé est un enjeu considérable pour les actionnaires. Dans ce contexte, il est utile de rappeler comment cette mise en concurrence par les prix a été préparée ces dernières années.
III Comment la concurrence par les prix a été préparée cette dernière décennie.
La remise en cause des mécanismes de régulation des prix ne date pas d’hier et un rappel de l’évolution de la réglementation dans le domaine semble nécessaire.
Rappel historique
Ce premier point rappelle l’évolution du contexte électrique français:
• Dès 1996, une directive européenne prépare la création progressive d’un marché européen de l’électricité; ce qui revenait implicitement à renoncer au principe de service public et de péréquation tarifaire. D’entrée de jeu, cette directive apparaît contradictoire avec l’état du droit français à l’époque, ce qui imposait de fait une évolution progressive de celui-ci pour faire passer le droit français d’une logique de service public à une logique de marché et de concurrence,
• Le 17 février 1999, EDF crée un marché électrique national en permettant aux sites consommant plus de 100 GWh/an de choisir leur fournisseur, c’est-à-dire d’entrer dans une logique de concurrence, EDF s’engageant à faire transiter cette énergie sur son réseau.
• Cette prestation de transport est facturée et EDF réforme son organisation interne pour séparer la production d’un côté et le transport de l’autre, répondant également aux demandes européennes de spécialisation des organisations en fonction du type d’activité. De ce fait, la logique intégrée de la production au transport n’existe plus. Cette séparation débouche sur la création de
RFE.
• Les clients éligibles dès cette époque sont démarchés par des intermédiaires qui leur proposent de négocier les prix d’achat. Cette activité s’est développée depuis et des producteurs dits « indépendants » sont désormais présents sur le marché et contribuent à des appels d’offre de collectivités ou d’entreprises.
Dossiers
• Le 10 février 2000, la loi dite de « modernisation du service public de l’électricité » est la transposition en droit français de la directive de 1996. Les producteurs peuvent acheter jusqu’à 30 % d’électricité pour la revendre, le seuil d’éligibilité descend à 30 GWh/an (puis progressive ment jusqu’à 7 GWH/an en février 2003, au point que 37 % de la consommation totale est effectuée dans un cadre de marché). D’autre part, la loi crée un organisme de régulation du marché électrique, la CRE, commission de régulation de l’énergie.
• La loi débouche également en juillet 2000 sur la création de RTE, gestionnaire du réseau de transport de l’électricité dont les activités sont clairement identifiées et indépendantes de l’activité production d’EDF, même si la structure n’est pas juridiquement séparée.
• Dès cette date, un marché électrique créé sous l’impulsion des pouvoirs publics existe en France et le négoce électrique se développe; le 30juillet 2001, Powemext est créé, il s’agit du premier marché d’électricité en France.
• Le changement de statut d’EDF (passage d’établissement public à société anonyme) puis l’ouverture de son capital en 2005 constituent deux étapes cruciales puisqu’elles permettent de faire évoluer l’établissement d’une logique de service public à une logique d’entreprise privée rendant compte de sa stratégie aux actionnaires. Dès l’ouverture du capital, la question de la liberté de fixer les prix est posée par tous les analystes boursiers. Pour ceux-ci, il est clair que permettre à l’entreprise de fixer directement ses tarifs sans soumettre la hausse envisagée à un accord des pouvoirs publics serait un énorme avantage et permettrait de tirer vers le haut le cours boursier parce que la libre fixation des prix augmenterait considérablement la rentabilité de l’entreprise EDF.
• La Loi du 13juillet 2006 prévoit l’irréversibilité de l’éligibilité exercée sur un site. Lorsque celui-ci est passé à la logique de concurrence, il n’est plus possible de revenir en arrière. Des garde-fous sont cependant posés à ce dispositif, laissant en principe la possibilité de revenir sur cette situation et donc d’éviter l’irréversibilité.
• Décembre 2006, le Conseil Constitutionnel conteste la Loi sur l’énergie et remet en cause de fait le principe d’un tarif réglementé d’une part, la réversibilité de l’autre.
Cette possibilité de rester dans les tarifs réglementés fait partie des questions posées depuis de nombreux mois afin d’éviter aux particuliers et même aux entreprises de subir des hausses considérables:« Pour faciliter l’échéance de juillet 2004, de plus en plus de fournisseurs et de futurs éligibles réclament la réversibilité des contrats afin de permettre aux clients qui auraient quitté EDF de revenir au tarif régulé si l’univers concurrentiel ne leur convenait plus. »‘
« L’éligibilité ne se demande pas. Tout consommateur professionnel va devenir éligible le premier juillet 2004. Il ne choisit pas ce statut mais naturellement il a le choix d’exercer son éligibilité ou non, c’est-à-dire de garder sa situation actuelle en payant son électricité au tarif réglementé ou faire jouer la concurrence. S’il choisit de faire jouer la concurrence, il ne peut plus avoir accès au tarifréglementé. Comme en ce moment le prix de l’électricité augmente sur le marché et que les tarifs réglementés sont beaucoup plus stables, une demande s’est exprimée pour permettre aux éligibles de bénéficier de la réversibilité, c’est à dire du retour aux tarifs réglementés. Il faudrait pour leur donner satisfaction changer la loi, mais surtout ce ne serait pas aller dans le sens de l’histoire qui est celui de la généralisation de la concurrence.
Qu’en est-il dans le nouveau contexte résultant de la décision du Conseil Constitutionnel?
Tarif régulé et réversibilité
Nous reprenons ici un historique des évolutions depuis juillet 2006.
1. Juin! juillet 2006, débat parlementaire concernant l’ouverture du marché aux particuliers. Le Député UMP Jean Claude Lenoir indique : « La solution que nous avons envisagée devrait permettre de garder le couple site personne, quelqu’un qui déménage ne devrait pas être obligé de sortir du tarif »16 Ce que confirme le ministre des Finances, indiquant : « La possibilité de maintenir les tarifs réglementés sera inscrite dans la Loi, tout comme la création d’ un tarif social » élargissant même
le propos dans son intervention au Sénat et se déclarant « prêt à envisager de prolonger le bénéfice des tarifs réglementés pour les nouveaux sites professionnels au-delà du 3/ décembre 2007, date limite prévue par la Loi de 2005. »18
2. Début juillet 2006, le ministre des Finances conteste le principe de réversibilité et indique :
15 Cf. Enerpresse, 18 mars 2004.
16 Assemblée Nationale. 14juin 2006.
17 Assemblée Nationale. 14 juin 2006.
18 Sénat, juin 2006.
19 Cf. Energies news, 4juillet 2006.
20 Session Parlementaire juin 2006-2006
21 Jacques Myard, session Parlementaire juin 2006.
22 Guillaume de Bodard, 4 juillet 2006.
.
4. Le 8 novembre 2006, le Parlement adopte définitivement un texte de loi prévoyant le maintien des tarifs régulés et la réversibilité. Ce texte contredit donc le ministre des Finances qui jugeait en juin/juillet 2006 une telle mesure « démagogique » et non conforme au droit européen, ce qui laisse supposer qu’entre temps des garanties ont été obtenues que la Commission européenne accepterait ce tarif et qu’il serait jugé compatible avec les règles de droit parle Conseil Constitutionnel. Le Canard enchaîné quant à lui interroge « Incompétence ou mensonge pur et simple ?... Quelques semaines avant le vote de la loi, la Commission européenne avait ouvert une procédure contre la France, la sommant de supprimer lesdits tarifs réglementés encore en vigueur après la privatisation d’EDF. Villepin et son gouvernement ne pouvaient pas l’ ignorer »23
5. Décembre 2006, le Conseil Constitutionnel conteste la légalité de l’article de la loi pérennisant les tarifs réglementés : « La décision des Sages oblige le gouvernement à renier un en gage- ment pris devant les élus de son propre camp. »24 En effet, dans sa décision, le Conseil Constitutionnel considère le texte comme « manifestement incompatible avec les objectifs d’ouverture la concurrence fixés par les directives communautaires. »25 Ainsi, un particulier peut rester dans le tarif régulé s’il ne déménage pas ou s’il ne demande pas à changer de fournisseur. Par contre, en cas de déménagement ou de changement de situation familiale (séparation par exemple), la signature d’un nouveau contrat le fera automatiquement basculer dans le secteur concurrentiel. Il en est de même pour les nouveaux ménages. « Ce qui annonce la disparition à terme des tarifs administrés et, en attendant, l’instauration d’un système à double vitesse: les particuliers qui ne bougeront pas bénéficieront du tarif, les autres devront payer un prix plus fluctuant et, a priori, plus cher... sur le plan législatif, comme le dit Philippe Marini , la seule façon de préserver le système des tarifs administrés serait de repartir de zéro en négociant avec Bruxelles une nouvelle directive européenne » 27 « A terme, si rien n’ est fait, des centaines de millier de minages basculeront dans l’univers concurrentiel sans l’avoir voulu... S’ ils s’ en tiennent à leur contrat actuel, autrement dit s’ils ne déménagent pas jusqu’ à la fin de leurs jours, les consommateurs pourront effectivement continuer de bénéficier des tarifs fixés par l’Etat. Ce sera également le cas des ménages défavorisés qui pourront obtenir une « tarification spéciale de solidarité ». En dehors de ces cas, tout se complique au premier juillet 2007.. car à chaque fois qu’ un client d’ EDF déménagera — ils sont environ 3 millions chaque année — il devra bien réfléchir S’il s’installe dans un endroit précédemment habité par une personne restée fidèle à l’opérateur historique, il pourra se contenter de reconduire le contrat existant. Mais s’il succède à une personne ayant fait le choix des prix de marché, il ne pourra plus lui-même bénéficier des tarifs administrés. S’agissant des primo accédants (EDF les estime à 300 000 par an) ou de ceux qui s’installent dans un logement neuf, la cause est entendue, ils n’auront d’autre choix que de plonger dans le grand bain de la concurrence. »28
23 Cf. Canard enchaîné 6 décembre 2006
24 Cf. Les échos, 4 décembre 2006.
25 Cf. Décision du Conseil Constitutionnel décembre 2006.
26 Député UMP, lequel a indiqué: «Le Conseil a adopté la position la plus rigoureuse qui soit en matière de droit
communautaire. Cette clarification est très utile : il apparaît dorénavant inéluctable de remettre à plat les directives européennes».
27 Cf. Les échos, 4 décembre 2006.
28 CF. Les échos, 6 décembre 2006.
6. 7 décembre 2006, la loi sur l’énergie est promulguée avec les modifications apportées par le Conseil Constitutionnel.
Décembre 2006, le cours boursier d’EDF s’envole. «Le cours d’EDF s’est emballé devant les perspectives de dérégulation des tarifs de l’électricité en France.... La position adoptée par le Conseil Constitutionnel rend plus incertaihe la fusion SUEZIGDF, qui risque de créer un rival pugnace pour EDF. Aux yeux des analystes, elle fait surtout entrevoir la fin des tarifs de l’ente régulés imposés à EDF par l’Etat. « Notre objectif de cours de 52,1 euros est fondé sur des tarifs régulés augmentant de 1,5 % par an jusqu’en 2015. Si la hausse est de 3%, notre valorisation s’accroît de 9 euros » calculait GoldmanSachs. « Si les tarifs régulés étaient abrogés, EDF pourrait valoir entre 65 et 70 euros suivant le calendrier de la décision » renchérissait le Crédit Suisse. Morgan Stanley tape encore plus haut, soulignant qu’ une convergence des tarifs régulés avec les prix de marché d’ici 4 ans justifierait une nouvelle valorisation de . . .83 euros par action contre 52 jusqu’alors / 29
Goldman
29 Cf. Les échos, 6 décembre 2006.
Marc Leygonie (cadre EDF, retraité)
Lire la partie 1 : Le NON massif des syndicats
RAG 34. Les lolo's 34
12:30 Publié dans 03 EDF-GDF PUBLIC ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
3. DOSSIER DE L'ETE : Ouverture du marché de l'électricité et du gaz : La vérité sur les tarifs (3/4)
LA VERITE SUR LES TARIFS par Marc LEYGONIE (partie 3/4)
Quelques petits conseils pour éviter les surprises à partir du 1er juillet 2007
En effet, à cette date le marché de l’électricité et du gaz sera ouvert à la concurrence de part la volonté de nos « dirigeants » et de Bruxelles et beaucoup de monde risque de se faire piéger.
Un premier conseil : ne cédez pas aux sirènes téléphoniques et autres démarchages, même et surtout de la part d’EDF et/ou de Gaz de France.
Pour info, les fournisseurs Electricité :
- ALTERNA
- COMP. NAT. DU RHONE (SUEZ)
- DIRECT-ENERGIE SA
- EDF
- ELECTRABEL France (SUEZ)
- ELECTRICITE DE STRASBOURG
- ENDESA ENERGIA
- ENERCOOP
- GAZ DE France
- GAZ ELECTRICITE DE GRENOBLE
- OUEST ENERGIE
- POWEO
- SIGEXY
- SOREGIES
- USINE ELECTRIQUE DE METZ
Les fournisseurs Gaz :
- ALTERGAZ
- BP GAS & POWER
- DISTRIGAZ
- EDF
- ELECTRABEL
- ENI
- E.ON GROUP
- GAS NATURAL
- GAZ DE FRANCE
- GAZ DE PARIS
- HYDRO ENERGY
- IBERDROLA
- POWEO
- SOTEG
- TOTAL
- WINGAS
Listes mises à jour régulièrement à consulter sur le site de la Commission régulation énergie www.cre.fr
1) TARIF REGULE, ELIGIBILITE ET TARIF CONCURRENTIEL
Au 1/07/07, vous aurez le choix entre :
- le tarif régulé (comme aujourd’hui) où l’Etat fixe les prix (peu de fluctuation car suit en général le coût de la vie),
- faire jouer votre « éligibilité », c’est à dire choisir le marché, faire jouer la concurrence.
Si vous faites jouer votre éligibilité, donc que vous choisissiez de faire jouer la concurrence, vous ne pourrez plus jamais revenir au tarif régulé.
Je dis plus haut de faire surtout attention aux offres EDF ou Gaz de France car ces 2 entreprises, étant opérateur historique, sont les seules (avec Elec. de Strasbourg et de Grenoble, Usine de Metz) à conserver 2 types de tarifs, le régulé et le concurrentiel. Alors il se peut que vous soyez contactés par EDF ou GDF (surtout GDF) pour vous entendre dire :
- « venez chez nous, on vous fera un contrat unique, vous n’aurez qu’une seule facture, vous aurez des avantages (diagnostiques gratuits d’installation, l’énergie moins chère, une cafetière offerte, …) et dès la signature, votre facture baissera de X %… »
Aujourd’hui, EDF et Gaz de France sont devenues des Sociétés Anonymes (merci Nicolas), avec des actionnaires à rétribuer. Vous comprendrez donc aisément qu’elles ont intérêt à ce qu’un maximum de leurs clients quittent le tarif régulé.
Programme ou offre alléchants, mais danger, même en choisissant un contrat de type concurrentiel d’EDF ou de GDF, vous faites jouer votre éligibilité, donc, FINI le tarif régulé. Et à titre d’exemple, si pour vous appâter on vous offre un diagnostic de votre installation et qu’on trouve des défauts, vous serez obligés d’y remédier à titre onéreux.
Qu’arrivera-t-il si vous quittez le tarif régulé ?
Un seul exemple, celui de l’hôpital de Besançon.
En 2004, le directeur, envoûté par les sirènes d’ENDESA, quitte EDF et le tarif régulé.
Première année, pas de problème, - 10% sur la facture d’électricité, on se frotte les mains, y-a pas à dire, la concurrence et le marché ç’à a du bon.
2ème année, patatras, + 70% sur la facture ENDESA (comme pour les assurances et tout le reste, il faut lire les petites lignes).
Notre directeur d’hôpital, se disant que l’on ne l’y reprendrait pas de sitôt, demande son retour à EDF.
Mr EDF lui répond : « volontiers Monsieur, nous vous faisons une offre à 10% de moins que ENDESA »
- « Quoi ? mais avant je payais tant !!! »
- « Oui mais cela, c’était le tarif régulé. Et comme vous avez fait jouer votre éligibilité, vous ne pouvez pas revenir au tarif régulé ! »
- donc résultat des courses, + 50% en 2 ans.
Pour la petite histoire, qui a subi les conséquences de la décision du directeur ?
- les usagers car on a du fermer des lits,
- le personnel soignant car on a du supprimer des postes suite à l’augmentation des dépenses budgétaires que l’opération a entraîné.
ALORS CONSIGNE POUR CERTAIN(E)S D’ENTRE VOUS QUE JE CONNAIS PARTICULIEREMENT :
- si on vous appelle d’EDF ou de Gaz de France pour vous faire une offre commerciale, c’est NIET. « MOI, JE RESTE AU TARIF REGULE » que vous répondez.
- Si c’est les autres, je n’ose pas vous dire ce que vous leur répondez.
En cas de problème ou d’incompréhension, contactez-moi. Mais surtout, pas de signature et même pas d’engagement oral. Et régulièrement vous contrôlez vos factures car je ne vous dis pas les arnaques qu’il y a eu pour les professionnels.
2) LA NOTION DE POINT DE LIVRAISON
ATTENTION, jusqu’à aujourd’hui, un abonnement à l’électricité et au gaz était contracté par une personne physique ou morale. Demain, c’est à dire le 1er juillet, c’est la notion de point de livraison qui prévaudra.
Ça veut dire quoi ce machin ?
- Après le 1er juillet, vous décidez d’acheter une maison ou un appartement. Si le vendeur était resté à EDF et/ou GDF régulé, pas de problème. Par contre, si votre vendeur avait fait jouer son éligibilité, donc qu’il a quitté EDF et/ou GDF tarif régulé, vous ne pouvez pas prétendre au tarif régulé, car c’est la notion de point de livraison qui est prise en compte.
- Plus grave, idem pour le locatif. C’est à dire que si vous déménagez et que vous êtes en locatif (OPAC, privé…), vérifiez bien où votre prédécesseur dans le logement se fournissait car la aussi, si un locataire décide de quitter le tarif régulé, c’est le logement qui quitte définitivement ce tarif (attention encore, s’il vous dit qu’il était à EDF et/ou GDF, cela ne dit pas à quel tarif il était).
- Cela vaut pour le bailleur de logement qui risque d’avoir des difficultés ultérieures à louer ses logement qui ne seront plus au tarif régulé (d’autant plus qu’actuellement la loi sur la concurrence libre et non faussée lui interdit d’imposer à un de ses locataires de se fournir ici plutôt que la).
BONJOUR LES RECHERCHES ET DEBOIRES.
3) LE 1er JUILLET 2010
ET ENFIN POUR TERMINER, LE COUP DU CHAPEAU.
A compter de cette date, que vous accédiez à la propriété ou que vous changiez de résidence en locatif, vous n’aurez plus droit au tarif régulé.
Alors si vous avez prévu de faire construire ou d’accéder à la propriété, faites le avant cette date.
4) LES COUPURES POUR IMPAYES
Que vous choisissiez n’importe quel fournisseur et n’importe quel tarif, c’est une nouvelle entreprise, filiale commune à EDF et Gaz de France, qui s’appelle depuis 2004, EDF-Gaz de France Distribution, EGD en abrégé interne, qui est en charge de :
- la construction du réseau et du branchement pour vous raccorder,
- l’entretien et le renforcement de ce même réseau,
- le dépannage aussi bien électrique que gaz,
- le relevé des consommations, facturé au fournisseur,
- et toutes les interventions annexes tel augmentation de puissance sur les disjoncteurs, coupures pour impayés, facturés au fournisseur.
Et la, de par ma position professionnelle, j’assiste à des trucs pas piqués des hannetons. Je vous prie de me croire que certains fournisseurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère envers leurs clients mauvais payeurs.
5) EN GUISE DE CONCLUSION
Vous pouvez le constater, c’est un « beau » service public de l’énergie que nous ont contracté Bruxelles, le Gouvernement et la majorité de l’Assemblée et du Sénat sortants. Et encore, grâce à l’action des agents d’EDF-GDF et d’un petit nombre de parlementaires, vous avez évité le pire.
Mais le pire est peut-être à venir car rien n’est acquis définitivement. Il n’y a pas non plus à se résigner à cette casse, il y aura du grain à moudre avec le mécontentement qui va naître.
Petite anecdote : en 2006, devant le tollé soulevé auprès des industriels et professionnels, mais aussi des communes qui elles aussi sont de ce cas, par l’augmentation de près de 70% du prix de l’électricité dérégulée et à l’injonction du MEDEF et de la CGPME, le Gouvernement Villepin a mis en place un truc dégueulasse. C’est à dire que pendant 2 ans, EDF rembourse, aux fournisseurs indélicats, 30% des 70% d’augmentation qu’ont subi ces patrons. En clair, cela signifie que vous, petits usagers, payez par l’intermédiaire de votre facture EDF, à des sociétés comme POWEO, Suez et autres, la différence entre les rabais qu’elles consentent à leurs gros clients pour ne pas les perdre. ETONNANT NON ?
Notre dossier : Lire partie 1
Lire partie 2
A suivre partie 4 (fin)
RAG 34. Les lolo's 34
12:30 Publié dans 03 EDF-GDF PUBLIC ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.08.2007
2000 JOURS DE CAPTIVITÉ POUR INGRID BETANCOURT ET AUTANT D'ATTENTE POUR SES PROCHES
Sur cette question : vous pouvez accéder à toutes nos archives depuis janvier 2005 (faites-nous-en la demande [email protected]).
Ingrid Betancourt est otage des FARC en Colombie depuis 2000 jours
Par Henry ORREGO, BOGOTA (AFP) - La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt détenue par les FARC, s'apprête à passer jeudi le cap des 2.000 jours de captivité, alors que perdure l'incertitude sur son véritable sort, les dernières preuves de vie remontant au mois d'août 2003.
La dernière fois que ses proches ont réellement pu se sentir un temps rassurés remonte au 31 août 2003, quand Ingrid Betancourt est apparue, vivante, sur une cassette vidéo transmise par les Forces armées révolutionnaires de Colombie, la guérilla marxiste. Le film avait été en fait tourné au mois de mai. Depuis, plus aucune preuve de vie directe.
A l'exception peut-être du témoignage d'un ancien otage des FARC parvenu à leur échapper au mois de mai. John Franck Pinchao avait affirmé avoir partagé un temps la captivité d'Ingrid Betancourt et assurait qu'elle était vivante et en bonne santé, en dépit de conditions de détention très pénibles.
Les FARC, qui comptent 17.000 guérilleros, retiennent en otage des milliers de personnes en Colombie. Mais ils proposent d'échanger en particulier un groupe de 45 otages, dont Ingrid Betancourt et trois ressortissants américains, contre 500 des leurs, détenus par les autorités colombiennes.
La Franco-Colombienne avait été enlevée le 23 février 2002 alors qu'elle se trouvait à plus de 600 km au sud-est de Bogota, dans le cadre des élections présidentielles, en compagnie de Clara Rojas, sa directrice de campagne pour le parti des Verts.
Depuis, les spéculations sur son sort sont allées bon train, les rumeurs aussi.
"Au premier jour de l'enlèvement, nous avons commencé à recevoir toutes sortes d'informations, fausses pour beaucoup", a déclaré son deuxième époux Juan Carlos Lecompte, qui continue de remuer ciel et terre pour qu'Ingrid ne finisse pas dans l'oubli et tenter de lui transmettre des messages. Il a fait circuler partout dans le pays des photos des enfants d'Ingrid, Mélanie (20 ans) et Lorenzo (17 ans), dans l'espoir que l'une d'elles lui parvienne.
La semaine passée, une journaliste de l'opposition vénézuélienne Patricia Poleo, s'appuyant sur des sources militaires anonymes, avait affirmé dans un article publié à Miami que Mme Betancourt se trouvait désormais en territoire vénézuélien en attente d'une libération imminente.
Cette information avait été démentie rapidement par le président vénézuélien en personne Hugo Chavez tandis que la présidence française s'était refusée de "confirmer en aucune façon".
Fatiguée des fausses nouvelles, Yolanda Pulecio, la mère de la Franco-Colombienne, a simplement déclaré à l'AFP: "Je le sens que ma fille est vivante".
Elle disait la semaine dernière attendre "quelque chose d'inespéré" et s'en remettre "à Dieu".
Le sort d'Ingrid Betancourt et celui de ses 44 compagnons d'infortune demeurent suspendus au bras de fer qui se joue entre les FARC et le gouvernement d'Alvaro Uribe.
"Le gouvernement et la guérilla se trouvent dans un rapport de force au sein duquel la douleur des familles apparaît tout à fait secondaire", estime l'ancien ministre Camilo Gonzalez, aujourd'hui directeur de l'Institut d'Etudes sur la paix (Indepaz).
"Peut-être que de la diplomatie secrète pourrait constituer une issue à cette impasse", pense pour sa part Leon Valencia, ancien guérillero désormais spécialiste des questions de paix.
La France a envoyé récemment une mission de négociations en Colombie, mais est revenue sans preuve de vie formelle, a annoncé fin juillet le président français Nicolas Sarkozy.
"On a envoyé des gens négocier, deux personnes", a-t-il déclaré sans fournir d'autres détails.
"On veut une preuve de vie d'Ingrid et nous ne l'avons pas. On a des éléments mais on veut une vraie preuve de vie", avait-il ajouté avant d'assurer que "la diplomatie française ne laissera pas tomber Ingrid Betancourt".
Le site officiel pour la libération d'Ingrid BETANCOURT et de tous les autres otages :
http://www.ingridbetancourt-idf.com
RAG 34. Les lolo's 34
13:28 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid BETANCOURT
15.08.2007
Inde et Pakistan 60 ans après : Gandhi, l’héritage ambigu
Inde . Gandhi, mythe sacré de l’Inde indépendante, est une figure plus complexe que ne le suggèrent les clichés habituels, explique le chercheur François Carlier.
En ce début du XXIe siècle, l’Inde, géant démographique et économique, a été séduite par une des superproductions bolywoodiennes, Munna Bhai Lage Rao, qui met en scène un malfrat chargé de l’expropriation des - demeures vétustes de la grande cité industrielle de Bombay au profit de promoteurs véreux. Hanté par la figure de Gandhi, qu’il redécouvre presque par inadvertance, le héros est pris de remords et se range finalement aux côtés des plus démunis. Ce film a remis au goût du jour le personnage charismatique auprès de la jeunesse urbaine de l’Inde. Toutefois, c’est à une Inde rurale paupérisée par presque deux siècles de colonisation que Gandhi destinait ses derniers projets politiques. Soixante ans après l’indépendance, où en sont ceux qu’on appelle les « enfants de minuit » - comme Salman Rushdie nomme les Indiens de la génération post-indépendance ?
Une des premières « stars » du monde moderne
En dehors du sous-continent, peu sont ceux qui conservent des images du 15 août 1947 en mémoire. En revanche, la figure de Gandhi reste puissamment évocatrice comme incarnation de l’Inde et de valeurs universelles de paix et de non-violence. Aux côtés de Charlie Chaplin, d’Einstein ou de Staline, il est certainement une des premières « stars » du monde moderne. Comme Romain Rolland l’a décrit, Gandhi a eu le génie d’incarner tout à la fois les valeurs de la société occidentale et celui d’unifier la nation indienne dans sa lutte pour l’indépendance. Dans une Europe sous la menace imminente d’un nouveau conflit, il représente l’espoir d’un monde aux valeurs spirituelles permettant de dépasser les contingences politiques.
En Inde, Gandhi s’avère un stratège efficace et pragmatique qui galvanise les foules et rassemble, usant de son autorité, les élites engagées dans la lutte nationaliste sous la houlette du Parti du Congrès. Il rassure les autorités britanniques, sans hésiter pour autant à mettre tout le poids de sa popularité contre ces dernières lorsqu’il le juge opportun. Les communistes indiens s’irritent parfois de ses méthodes non violentes face à une présence coloniale qui, elle, est coercitive. D’autres lui reprochent l’utilisation de la symbolique religieuse dans le combat politique. Gandhi répond à ses détracteurs que la nation indienne a besoin d’un étendard unificateur.
La figure de martyr vient consacrer celle du saint
En 1947, l’Inde indépendante apparaît comme un immense espoir pour les nations colonisées. Gandhi incarne une voie alternative aux antagonismes qui opposent un Occident colonisateur et un Orient colonisé à travers l’image d’un révolté pacifique. Bien vite cependant, Gandhi, âgé de soixante-dix-neuf ans, tombe sous les balles d’un tueur au service d’une organisation hindoue qui lui reproche d’avoir laissé l’ancien Empire britannique des Indes se diviser en deux patries distinctes sur des bases religieuses : l’Inde d’un côté, le Pakistan occidental et oriental - le Bangladesh actuel - de l’autre. La figure de martyr vient consacrer celle du saint. Et le mariage de la fille de Nehru, Indira, à Feroze Gandhi, un Parsi sans aucune relation avec le leader assassiné, allait perpétuer la légende, jusqu’à aujourd’hui.
François Carlier
RAG 34. Les lolo's 34
13:45 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GHANDI, INDE, PAKISTAN, NEHRU
1/2 Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir : Léo FERRE chante Arthur Rimbaud
Les Éditions La Mémoire et la Mer
Le, 06/05/2007
Bonjour les lolo's de RAG 34,
Léo Ferré a créé les Éditions La Mémoire et la Mer.
Depuis sa disparition, je continue la publication des oeuvres de mon père.
Abonnez-vous gratuitement à notre lettre d'information pour recevoir par mail, en avant-première, toute l'actualité des Éditions La Mémoire et la Mer.
Vous pouvez bien sûr vous désabonner à tout moment.
Inscrivez-vous sur http://www.leo-ferre.com/contact/contact.php
(si vous êtes déjà abonné à notre lettre d'information, inutile de vous inscrire à nouveau)
Musicalement.
Mathieu Ferré.
Merci et à bientôt sur http://www.leo-ferre.com
Le bateau ivre
Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs:
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots!
Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend;
Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour!
Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants: je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir!
J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets!
J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs!
J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs!
J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux!
J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan!
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant!
Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises!
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums!
J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.
Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...
Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons!
Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau;
Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur;
Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs;
Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets!
J'ai vu des archipels sidéraux! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur:
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur?
Mais, vrai, j'ai trop pleuré! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer:
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate! Ô que j'aille à la mer!
Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.
Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.
Arthur Rimbaud. Poète français (1854-1891)
Sur le même thème : Léo chante Ferré
RAG 34. Lolo34
13:04 Publié dans Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Léo FERRE, Mathieu FERRE, LA MEMOIRE ET LA MER, LE BATEAU IVRE, RIMBAUD
2/2 Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir : Léo chante Ferré INTEGRAL !
Pour commémorer les dix ans de la disparition de Léo Ferré, Universal Music France a commercialisé en 2003 via son label Barclay une "intégrale" 16 CD.
L'appellation "intégrale" peut faire sourire ou irriter suivant l' humeur parce que fausse. Il existe par exemple nombre de chansons gravées dans la cire mais non...intégrées. Ainsi toute la partie italienne de Ferré est bizarrement occultée, des 45 tours tels que "Les Anarchistes", "L'Albatros" ou "La Solitude" sont par exemple tombés aux oubliettes.
Aux oubliettes également tous ces enregistrements à ce jour inédits pour lesquels nous réclamons aussi la commercialisation, qu'il s'agisse de prises studio, "Le Chien" (pour la plus connue d'entre elles avec le trio John Mac Laughlin/Miroslav Vitous/Billy Cobham), de musiques de film ("L'Albatros"), de versions alternatives ou de récitals publics.
Pouvoir écouter un récital de Bobino 1967 serait pour nous une grande satisfaction car ce spectacle de par les morceaux ci-dessous interprétés présente un réel intérêt.
01- La Maffia
02 - On n'est pas des saints
03 - Pacific blues
04 - C'est un air
05 - Les retraités
06 - Le bonheur
07 - Salut beatnick
08 - Quartier latin
09 - Spleen
10 - Le lit
11 - L'affiche rouge
12 - Cette chanson
13 - Le vin de l' assassin
14 - Tu sors souvent la mer
15 - La poisse
16 - Une charogne
17 - Les gares, les ports
18 - Thank you Satan
19 - Ils ont voté
20 - L'inconnue de Londres
21- La Marseillaise
22 - La mélancolie
23 - Graine d'ananar
24 - Nous deux
25 - Ma vieille branche
26 - A la Seine
27 - Paname
28 - Recueillement
29 - Le bateau Espagnol
30 - Marizibill
31 - Le printemps des poètes
32- Ni dieu ni maître
33 - Notre amour
34 - A une chanteuse morte
Nous avons donc besoin pour espérer que cette entreprise aboutisse un jour de toutes celles et ceux qui apprécient Léo Ferré. Merci pour cela de compléter ce formulaire mais aussi de faire connaître l'adresse de cette page : http://leoferre.signatures.free.fr par tous les moyens possibles et notamment via vos forums habituels.
Par respect envers ce grand Artiste une commercialisation non tronquée de son oeuvre nous paraît être la moindre des choses, le faire savoir nous semble élémentaire.
Amicalement
http://leoferre.signatures.free.fr/
Lire écouter notre note précédente : 1/2 Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir : Léo FERRE chante Arthur Rimbaud
RAG 34. Les lolo's 34
08:43 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FERRE, LEO chante FERRE
RESF Amiens : "le coup de gueule " de Didier Cottrelle (audio)
Consultez l'ensemble de nos notes publiées depuis le 11 mai 2006 : Dossier enfants scolarisés sans papiers (catégorie 01 enfants scolarisés sans papiers)
Après la décision prise hier par le ministre Brice Hortefeu d'accorder un permis de séjour de six mois à la famille russo-tchétchène d'Ivan, "à titre humanitaire", Didier Cottrelle responsable de RESF Amiens nous confie sa colère au micro de France bleue Picardie.
Le coup de gueule de Didier Cottrelle
Le Blog de ZEC : http://zec.midiblogs.com
Zec : Un mec extra pour le nec le plus ultra de midiblogs.
Il est urgent de réaffirmer : LAISSEZ-LES GRANDIR ICI !
RAG 34. Lovely34 et Lolo34
08:41 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, Enfants scolarisés sans papiers
14.08.2007
Le retour de Jaurès
par Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès signataires de l’appel de Gauche Avenir
(article paru dans le Figaro du 1er août 2007 sous le titre « Jaurès aurait-il voté Sarkozy ?)
Jaurès fut indiscutablement l’un des héros de la campagne de 2007. Pas tant en raison des maigres références des socialistes et de leur candidate au grand tribun, mais parce que Nicolas Sarkozy l’appela abondamment en renfort[1].
Ce n’est pas la première fois qu’un candidat de droite s’essayait à cette récupération. François Mitterrand y avait en son temps répondu : « la droite adore les socialistes….quand ils sont étrangers ou morts ! » Mais si, le temps passant, l’œuvre de Blum et de Jaurès est plus largement saluée, c’est que la plupart des grandes avancées sociales, voir sociétales sont nées en France de l’action de la gauche et des socialistes. Refuser que nos figures historiques participent du patrimoine commun du pays serait la preuve d’un sectarisme déplacé, mais accepter leur banalisation, l’affaiblissement ou le rangement au musée de leurs idées serait tout aussi inacceptable.
Jaurès, à partir du projet républicain, n’a cessé d’appeler à son dépassement, pour qu’il embrasse tous les champs de la vie, et bien sûr celui du social et de l’économie. La citoyenneté ne pouvait pas rester exclue des entreprises, l’égalité exigeait des politiques publiques volontaristes et un engagement contre toutes les injustices sociales, la fraternité condamnait l’exploitation de l’homme par l’homme. Cette synthèse originale et exigeante entre la vision républicaine et le mouvement ouvrier est la matrice originale du socialisme français. Jaurès était un visionnaire et défendait des valeurs fondamentales et universalistes qui traversent le temps. Elles demeurent d’une profonde modernité et, par certains aspects, d’une totale actualité.
Dès 1888, Jaurès, qui n’est pas encore socialiste, condamne la réaction qui veut « accroître les impôts de consommation qui pèsent partout, à la campagne comme à la ville, sur les pauvres gens ». Et il propose: « nous voulons remplacer l’impôt foncier par un accroissement des droits qui frappent les successions au-dessus d’un certain chiffre », car « nous pouvons demander quelques sacrifices aux capitaux mobiliers ou immobiliers que les générations se transmettent souvent sans les féconder sans les légitimer par leur travail propre ». On imagine mal Jaurès votant la réforme fiscale de N. Sarkozy !
La récidive ? La délinquance ? Des sujets évoqués aussi par les politiques de l’époque, qui dénoncent déjà la fascination pour l’argent facile, la perte des repères, le rôle des médias dans l’exaltation de « bandits tragiques » en même temps que la surexcitation des peurs. Non seulement Jaurès, mais l’ensemble de la gauche se battent pour une justice plus humaine, qui ne soit pas seulement répressive, mais aussi éducative. A cette époque aussi, il fallait convaincre et ce n’était pas facile, mais Jaurès estimait qu’il fallait parfois savoir « dépenser sa popularité » en allant à contre-courant de l’opinion, de la mode, « ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe »
Pas étonnant que, sur tous ces sujets, N. Sarkozy ne cite plus Jaurès ! Et il est bien dommage que la gauche, oublieuse d’elle-même, n’ait pas l’audace de le faire.
Durant la campagne, la candidate socialiste, au-delà de quelques références convenues à Jaurès et Blum, a préféré vanter fréquemment Prodi et Blair, démobilisant un peu plus l’électorat de gauche. L’appel à la rénovation sonnait et sonne encore souvent comme un hymne au renoncement et à l’abandon des valeurs du socialisme français, à ses racines, à son esprit rebelle, qui ne s’accommode guère de l’ordre dominant. Nous pensons, au contraire que l’avenir est à une gauche décomplexée qui propose des réponses renouvelées tout en ne craignant pas d’assumer son identité. Une gauche qui, selon la méthode jaurésienne, n’oublie jamais la réalité.
[1] Par exemple, Jaurès fut cité 32 fois dans le discours de N. Sarkozy à Toulouse (12 avril 2007)
Le blog de Paul Quilès : http://www.pquiles.com
RAG 34. Les lolo's 34
10:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JAURES, QUILES, LIENEMANN, GAUCHE AVENIR
13.08.2007
L’ère des possibles
Auteur : François Delapierre
Ce dernier éditorial avant les départs estivaux achève l'année scolaire sur une note incertaine. On ne peut dire pour l’heure laquelle dominera à la rentrée des deux tendances simultanées qui travaillent la gauche : poursuite de la décomposition d’un côté, premiers signes de reconstruction de l’autre.
Commençons par la décomposition. Les débauchages et autres manœuvres visant à désarticuler l’opposition socialiste fonctionnent à plein. Elles commencent à produire leur effet, au-delà des ralliés, dans le gros de la troupe. Désarçonnés par ces désertions, KO debout, d’éminents socialistes sont désormais convaincus que l’urgence est d’en rabattre dans leur opposition à la droite. En témoignent les déclarations convergentes de Royal, Collomb, Valls, Lang… qui rivalisent de formules pour réclamer une opposition modérée. Des socialistes rendent hommage à Sarkozy dans la presse, d’autres affaiblissent par avance toute opposition résolue en prétendant qu’elle serait politicienne. Tous rendent les armes au moment même où Sarkozy conduit une offensive brutale au Parlement, avec les lois sur les peines planchers, l’autonomie des universités et le service minimum, met en œuvre la suppression de la carte scolaire, viole le « non » des Français avec son nouveau traité européen et ne renonce en rien à son idéologie libérale-sécuritaire. On pourrait faire la liste de ces innombrables petites capitulations. N’en retenons qu’une : le refus de s’opposer au cœur du projet de loi sur les universités. Celui-ci n’est pas la sélection en master, c’est l’autonomie comme moyen de mise en concurrence des établissements. Car les néolibéraux n’ont nul besoin de revenir sur la démocratisation de l’accès à l’université. Ils atteindront le même résultat par l’explosion des inégalités entre établissements, qui conduira de fait à une inégalité entre diplômes. D’autant que cette autonomie ouvre la voie à un futur grand marché de l’enseignement supérieur, nouvelle source de profits où régnerait la « concurrence libre et non faussée » et où toute règlementation nationale apparaîtrait comme une survivance archaïque.
Mais on perçoit aussi les ferments de la recomposition. Nous sommes très frappés de l’intérêt suscité par notre proposition d’une force nouvelle à gauche, présentée dans ces colonnes la semaine dernière. Les très nombreux téléchargements du document « la gauche d’après » sur le site de PRS ( La gauche d'après (pdf)), les retours extrêmement positifs, prises de contact, demandes d’adhésion à notre association témoignent d’une disponibilité remarquable pour cette perspective. De plus, une convergence s’opère déjà avec d’autres. Samedi dernier, je participais à la réunion de Maintenant à gauche, carrefour de militants et responsables issus des collectifs unitaires antilibéraux, parmi lesquels Eric Coquerel, président du Mars-Gauche républicaine, Claude Debons, ancien coordinateur de l’appel du 29 mai et Christian Picquet, animateur de la sensibilité Unir de la LCR. Notez que Marc Dolez était également présent, quelques jours après avoir participé à notre propre Convention nationale. Je fus frappé de la grande proximité entre leur analyse de la situation ( Introduction au débat du 7 juillet de "Maintenant à Gauche") et la nôtre. Eux aussi décrivent la victoire électorale de Sarkozy comme « le résultat d’un travail politique, idéologique et culturel ». Eux aussi analysent son projet comme « une rupture globale avec le modèle de société façonné par notre histoire : rupture avec le pacte social et républicain hérité de l’après-guerre, mais aussi avec l’héritage des Lumières et de la Révolution française. » Eux aussi pointent le vide politique à gauche, les « lourdes responsabilités » de l’autre gauche, sa « division » mais aussi son « déficit en termes de projet dès lors qu’il faut développer une cohérence globale alternative au projet sarkozien », comme celles de Ségolène Royal dont les « multiples références à Tony Blair (…) ont plus désorienté l’électorat de gauche qu’elles ne l’ont mobilisé. » Eux aussi estiment qu’il « ne suffira pas de construire une nouvelle petite formation à gauche de la gauche » mais qu’il faut conduire une refondation « en s’adressant à toute la gauche », « au cœur de la gauche et non à ses marges ». Eux aussi estiment que l’objectif doit être « l’émergence d’une nouvelle force politique (…) à l’image de ce qui vient de se concrétiser en Allemagne avec Die Linke ». Eux aussi appellent à asseoir cette nouvelle force sur un projet qui réussisse « la fusion du meilleur de la tradition du mouvement ouvrier et des combats républicains avec les nouvelles problématiques de contestation de l’ordre dominant », capable, « dans un contexte marqué par le double échec historique » du « communisme d’Etat » et de la « social-démocratie » de « reconstruire une perspective d’émancipation humaine répondant au capitalisme de notre temps ». Nous avons donc proposé à ces camarades de participer dans notre stand de la fête de l’Humanité à une initiative commune pour la force politique nouvelle. Ils y ont répondu favorablement. Chacun part en vacances de son côté, mais nous sommes déjà un certain nombre, socialistes, communistes, militants de l’autre gauche à avoir inscrit la même date de rentrée en première page de notre cahier de textes.
RAG 34. Les lolo's 34
06:38 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, PRS, RAG 34, François DELAPIERRE
12.08.2007
Étranges étrangers écrit par Jacques Prévert
Étranges étrangers
Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
hommes des pays lointains
cobayes des colonies
Doux petits musiciens
soleils adolescents de la porte d'Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d'Aubervilliers
brûleurs des grandes ordures de la ville de Pans
ébouillanteurs des bêtes trouvés mortes sur pied au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelle
embauchés débauchés
manoeuvres désoeuvrés
Polacks du Marais du Temple des Rosiers
Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
pêcheurs des Baléares ou bien du Finisterre
rescapés de Franco
et déportés de Franco et de Navarre
pour avoir défendu en souvenir de la vôtre la liberté des autres
Esclaves noirs de Fréjus
tiraillés et parqués
au bord d'une petite mer
où peu vous vous baignez
Esclaves noirs de Fréjus
qui évoquez chaque soir
dans les locaux disciplinaires
avec une vieille botte à cigares et quelques bouts de fil de fer
tous les échos de vos villages
tous les oiseaux de vos forêts
et ne venez dans la capitale
que pour fêter au pas cadencé la prise de la Bastille le quatorze juillet
Enfants du Sénégal
dépatriés expatriés et naturalisés
Enfants indochinois
jongleurs aux innocents couteaux
qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés de jolis dragonsd'or
Faits de papier plié
Enfants trop tôt grandis et si vite en ailés
qui donnez aujourd'hui de retour au pas
le visage dans la terre
et des bombes Incendiaires labourant vos rizières
On vous a renvoyé
la monnaie de vos papiers dorés
on vous a retourné
vos petits couteaux dans le dos
Étranges étrangers
Vous êtes de la ville
vous êtes de sa vie
même si mal en vIvez
même si vous mourez.
Jacques Prévert
RAG 34. Lolo34
09:19 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Etranges étrangers, Jacques PREVERT
11.08.2007
RESF : Il est aujourd’hui urgent d’affirmer : "Laissez les grandir ici !" (vidéo)
Il s'appelle Ivan, il a douze ans. Aujourd'hui, il est dans le coma après avoir tenté d'échapper avec son père à une "raffle policière" mené contre le domicile de ses parents russo-tchétchènes.
Son seul tort, il est sans papiers pour n'avoir pas été régularisé par la circulaire SARKOZY 2006 (30.000 demandes, 6254 régularisés).
Tous les jours on a peur !
RAPPEL :
Dans les écoles, les collèges et les lycées, un grand mouvement de solidarité entoure les enfants d’hommes et de femmes sans-papiers menacés d’expulsion.
Ce mouvement est essentiel à la société française : les enfants des écoles, ce sont les enfants de ce pays, ce sont les enfants de la République.
A titre individuel ou au sein d’associations, des cinéastes se sont engagés en parrainant et en protégeant ces familles en difficulté et en danger.
La décision de faire un film collectif s’est vite imposée à nous.
Pour réaliser ce film, nous nous sommes adressés au Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) et à des enseignants, qui nous ont présenté certains de leurs élèves, des enfants de ceux qu’on appelle « sans-papiers ».
Avec l’accord de leurs parents, nous avons travaillé avec eux en ateliers d’écriture. Les enfants ont raconté leurs situations, confronté leurs expériences. De ces échanges est né un texte (voir pétition à signer), de ce texte est né un film. Leur film. Une forme simple qui porte leur parole et leur histoire. Une histoire de peur et de souffrance.
Les enfants ont participé à ce travail avec leur passion et leurs espoirs. Espoir de voir cesser l’arbitraire, qui fait toujours d’eux des enfants de « sans-papiers », des enfants de déboutés. Espoir de vivre sans la peur quotidienne d’être expulsés. Passion d’apprendre et de grandir dans un pays qui est le leur comme il est le nôtre.
Ces enfants doivent vivre parmi nous.
Il est aujourd’hui urgent d’affirmer :
"Laissez les grandir ici !"
signez la pétition ici :
http://www.educationsansfrontieres.org
Sur le même sujet, lire nos deux dernières notes :
1 ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE À L’ENFANT SANS « DÉGATS COLLATERAUX » 2 communiqués en 1 de RESF
2 L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»
TOUT NOTRE DOSSIER ( 2006- 2007) : Enfants scolarisés sans papiers
RAG 34. Lolo34 (admin du blog)
13:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS
ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE À L’ENFANT SANS « DÉGATS COLLATERAUX » 2 communiqués en 1 de RESF
Communiqué du 9 août 2007
C’est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n’importe où en France. Ce n’est pas un accident. C’est l’effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d’interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d’expulsions (25 000). Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.
D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France : à l’heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d’enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu’à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d’inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées….
Le Réseau sans frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants ; il s’efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles.
Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.
Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour..
vendredi 10 août 2007.
Faire connaître cet article
Lire notre note précédente : L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»
Communiqué commun 3 août 2007 : Mobilisations sans frontières contre les expulsions
Au moment où les interpellations et menaces d’expulsions se multiplient, à Paris, dans les départements d’Ile de France, les régions et dans de nombreux pays d’Europe, vous trouverez ci-joint un communiqué commun du Réseau Education Sans Frontières et des syndicats ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France , SUD Aérien, UL CGT Roissy.
Mobilisations sans frontières contre les expulsions
« Expulsion sans frontières » proclamait le communiqué publié lundi 30 juillet par RESF. Mais les pays qui jouent la carte de « l’Europe-forteresse » et tentent de rejeter une partie de leurs migrants n’ont pas la partie si facile ! Ils ne peuvent mettre en œuvre cette politique qu’au mépris de droits fondamentaux et se heurtent à la détermination des étrangers menacés comme à la solidarité grandissante d’une partie de l’opinion publique.
En Belgique la mobilisation oblige les pouvoirs publics à reculer
En Belgique, la menace d’expulsion vers l’Equateur d’Ana Elisabeth Cajamarca et de sa fille Angelica, arrêtées sur dénonciation le 30 juin, a provoqué une grande émotion et des dizaines de citoyens belges se sont mobilisés sans relâche pour la libération de la fillette et sa mère. Mais c’est finalement la brutalité de la police au cours des opérations de transfert qui a conduit le tribunal de 1ère instance à ordonner leur libération. Pourtant l’Office belge des étrangers avait mis le paquet pour réussir cette expulsion, réunissant de nombreuses forces de police, jetant la maman menottée sur le plancher de la camionnette, l’y maintenant à coups de genou, tentant de lui faire avaler de force des calmants… et décidant à la dernière minute de diriger les deux expulsées vers la Hollande, afin de déjouer l’intervention possible des militants rassemblés à l’aéroport de Bruxelles-National.
Cette victoire, qui ne saurait être complète tant que la famille Cajamarca n’aura pas été régularisée, n’aurait pas été possible sans la mobilisation. Elle ne doit pas faire oublier les nombreuses autres personnes détenues dans les centres de rétention en Belgique avec, parmi elles, beaucoup d’enfants qui, comme l’a rappelé Angelica, doivent eux aussi pouvoir sortir.
Les autorités allemandes expulsent les sans-papiers avec la complicité d’Air France
Un sursis, c’est aussi ce qu’a obtenu Kelly Moses, ce jeune homme que l’administration allemande voulait expulser de Hambourg vers le Bénin via Roissy, sur des avions d’Air France. Emmené vers l’aéroport, il est revenu en fin de matinée sur son lieu de rétention, parce qu’il a sans manifesté une quatrième fois avec la plus grande force son refus d’être renvoyé vers le Bénin, un pays dont il n’est pas ressortissant et où il n’a aucun lien. Mais cette petite victoire a sans doute été facilitée par l’écho donné par les militants allemands et français à cette tentative d’expulsion et à la collaboration étonnante d’Air France à cette opération.
Ainsi Air France ne se contente pas seulement d’exécuter les demandes d’expulsion de l’Etat français, elle participe à la mise en œuvre des politiques d’expulsion des autorités allemandes. Pour Air France, et contrairement aux justifications données devant les actionnaires par ses dirigeants le 12 juillet, les expulsions deviendraient-elles un « marché » comme un autre, une opération commerciale où peu importent les clients, le sort des victimes et les méthodes utilisées ?
Voyager menotté, est-ce là « faire du ciel le plus bel endroit de la Terre" comme le prétend la publicité de la compagnie ? C’est faire en tout cas bon marché de la réaction des passagers et des personnels confrontés à des situations souvent insupportables.
En France, durcissement de la politique d’expulsion des sans-papiers
Refus du droit d’asile, négation du droit de vivre en famille, oubli des droits de l’enfant : voilà les conséquences quotidiennes de la politique menée, ici aussi, par le gouvernement français et que le ministre Hortefeux se vante de vouloir encore aggraver. Et de fait interpellations et tentatives d’expulsion se multiplient au cœur de l’été : deux mères de famille et un couple, soit quatre enfants de 2 et trois ans ont été placés au centre de rétention de Lyon. Les mères ont été arrêtées sans leur mari, on veut les renvoyer avec leurs enfants vers des pays où elles étaient persécutées et n’ont plus de liens. A Lyon toujours, c’est un jeune majeur scolarisé, pourtant placé sous protection de la PJJ, qu’on veut expulser vers le Congo où personne ne pourra le prendre en charge puisque ses parents sont morts et son oncle en fuite. A Marseille, c’est un père d’enfant français qu’on embarque pour la Tunisie, avant que le référé de son avocat n’ait pu être déposé. A Bobigny c’est un papa chinois qu’on veut arracher à sa famille, alors que sa fille est scolarisée ici et se trouve en situation régulière. Au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) un sans-papier tente de mettre fin à sa vie en s’immolant, un geste qui met en évidence la violence du système. Et à Lille la mise en garde à vue de plusieurs dizaines de sans papiers en grève de la faim, etc, etc…
Ce gouvernement a beau arborer le masque de l’ouverture et le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale se donner des allures d’humaniste en défendant l’intitulé de son ministère, la politique qu’il met en œuvre est bien toujours la même : durcissement des lois, renforcement de la répression, politique du chiffre en matière d’expulsion. Elle n’est réalisable qu’au mépris des Droits de l’Homme qu’on prétend défendre ailleurs. Elle suppose une société de contrôle social et policier qui pèsera inévitablement sur l’intégration de tous les étrangers ou supposés tels et, à terme, sur les libertés de tous.
Signataires : ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France, Réseau Education Sans Frontières, SUD Aérien, UL CGT Roissy
Contacts sur ce dossier :
Resf : Jean Michel Delarbre 06 89 30 86 15 / Richard Moyon
Syndicats : Serge Nybelen (CGT) 06 79 90 82 89 / Jacques Raymond (CFDT) 06 03 13 25 38
Pierre Contesenne (SUD) 01 41 75 20 85
Rappel : Les 192 organisations membres ou soutiens du « Réseau Education sans frontières » (au 15.5.07) :
Mouvement associatif (local et national) :
ACER (association pour une citoyenneté européenne de résidence), ADN (Association pour la démocratie - Nice), ACT UP – Paris, Afrique Partenaires services, AITEC (Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs, Groupe contre la criminalisation des familles), AMF (Association des Marocains en France), AMHITI (réfugiés haïtiens en France), A.S.A.V. (Association pour l’Accueil des Voyageurs - 92), Association « En-Temps » (service des mineurs étrangers isolés), Association Française Janusz Korczak (AFJK), Association Intercapa Solidarité Etudiants Etrangers, Association Mosaique (Comité antiraciste de Choisy le Roi/Orly), Association Sar-Phirdem, Association des travailleurs maghrebins de France (ATMF), ASSOUEVAM (Association de soutien aux étrangers du Val de Marne), ATTAC-France, Ballon rouge (Aubagne), CADAC, CEDETIM, CIMADE (Service œcuménique d’entraide), Cinquième zone, Citoyens Unis pour Chatenay-Malabry, CLEJ (Club Laïc de l’Enfance Juive), CNAFAL, Collectif Cetace (Créteil), Comité de défense des droits des sans-papiers (59), Comité de Résistance Social (travailleurs sociaux), Comités de Soutien aux familles rroms du Val de Marne, Comité de soutien aux tsiganes du 93, Collectif Bellaciao, Collectif des sans papiers de Seine Saint-Denis (93), Collectif des sans-papiers des Hauts de Seine (92), Collectif des sans-papiers kabyles de France (CSPK), Collectif National pour les Droits des Femmes, 3ème Collectif des sans-papiers de Paris, CRAN (Conseil représentatif des associations noires), Coordination nationale des sans-papiers, CVSF, DEI (Section française de Défense des Enfants international), Droit Au Logement,Ecole Emancipée, Emancipation, Ensemble Citoyens (Martigues), FASTI, Faut qu’on s’active ! (Boulogne sur mer), FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves de l’Ecole Publique), Femmes de la Terre, Fondation Copernic, GISTI, Groupement des retraités éducateurs sans frontières (GREF), Journal « A Contre Courant » politique et syndical (Mulhouse), ICEM Pédagogie Freinet, Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), La Voix de l’Enfant, Ligue de l’Enseignement, Ligue des Droits de l’Homme, Motivé-e-s (Toulouse), Mille Bâbords (Marseille), Mouvement pour une Alternative non-violente (MAN), MRAP, Ni putes, ni soumises, Observatoire des Libertés Publiques, RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), Ras le Front, Réseaux citoyens de St-Etienne, RCTS (Réseau de travailleurs sociaux pour l’insertion des jeunes étrangers), Réseau Chrétiens Immigrés (RCI), Réseau Solidaire et Citoyen (RESOCI), SALAM (Soutenons, Aidons, Luttons, Agissons pour les Migrants et les pays en difficultés), Solida’mis (Reims), SOS Racisme, SUB TERRA a.s.b.l., Survie, Union Juive Française Pour la Paix (UJFP).
Mouvement syndical :
CGT (Union départementale Paris) - Confédération paysanne, CNT, FSE (Fédération Syndicale Etudiante), FERC-CGT, FIDL, FSU, Union Syndicale « Solidaires », MGM (Syndicat de la Médecine Générale), PAS 38 (Pour une Alternative syndicale – Isère), SAF (Syndicat des Avocats de France), SEDVP-FSU (Syndicat des Etablissements Départementaux de la Ville de Paris), SGEN-CFDT, SNES, SNUipp, SUD-Culture, SUD-Education, SUD-PTT, SUD Rail, SUD Santé-Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UDAS (Union des Alternatives Syndicales), UNL (Union Nationale Lycéens), UNSEN-CGT.
Collectifs RESF locaux (Régions) :
Aisne (02) / Collectif de défense des sans papiers, Aisne (02) / ASTI Saint-Quentin, Ardèche (07) / RESF, Ariège (09) / Resf, Aude (11) / Resf, Bas-Rhin (Strasbourg - 67) / Resf, Bouches du Rhône (13) / Resf, Cantal (15) / Collectif Ucij-Resf, Charente-Maritime (17) / Resf, Cher (18) / Resf, Doubs (25) / Resf, Eure (27) / Collectif de l’EURE de Soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et Jeunes majeurs Scolarisés sans papiers, Gironde (33) / Resf, Haute-Garonne (Toulouse - 31) / Resf, Haute-Loire (43) / Resf, Haute-Vienne (87) / Resf Limoges, Hérault (34) / Collectif « jeunes sans papiers », Ille et Vilaine (35) / Resf, Indre (36) / Resf, Indre et Loire (37) / Resf, Isère (38) / Riesf, Jura (39) / Resf, Landes (40) / Resf, Loire Atlantique (Nantes – 44) / Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, Loiret (45) / Collectif de Soutien aux Enfants de Sans-Papiers scolarisés – Resf Orléans, Loiret (45) / Resf Montargis – Gien – Briare, Lot et Garonne (47) / Resf, Lyon et région (01/42/69) / Resf, Maine et Loire (Angers - 49) / Resf, Marne (Châlons et Reims – 51) / Resf, Mayenne (53) / Resf, Meurthe et Moselle (Nancy 54) / Resf, Meuse (55) / Resf, Moselle (57) / Resf Metz et Sarreguemines), Nord – Pas de Calais (59 - 62) / Resf, Oise (60) / Solidarité Migrants, Oise (60) / Collectif Solidarité Migrants du Noyonnais, Pas de Calais (62) / Resf Arras – Lens, Puy de Dôme (63) / Resf, Pyrénées Atlantiques (64) / Resf, Pyrénées Orientales (66) / Resf, Saône et Loire (71) / Resf, Sarthe (72) / Resf, Seine-Maritime (76) / Resf Le Havre et Rouen, Somme 80 / Resf, Tarn (81) / Resf, Vienne (86) / Resf, Yonne (89)/ Resf,
Collectifs RESF locaux (Ile de France) :
Paris (75) / Resf, Paris centre (1ème - 2ème - 3ème et 4ème) / Resf, Paris 11ème / Groupe Education Sans Frontières Voltaire, Paris 10ème – 11ème – 20ème / Resf, Paris 10ème / Collectif CARESP Lycée Siegfried, Paris Sud (5ème- 6ème - 13ème - 14ème - 15ème) / Resf, Paris 12ème / Comité de soutien des enfants tchétchènes de l’école Baudelaire - Paris 12°, Paris 17ème -18ème / Resf, Paris 19ème / Resf, Collectif RESF (CARESP) Lycée Siegfried, Seine et Marne (77) / Resf 77, Yvelines (78) / Collectif lycée J. Vaucanson - Les Mureaux, Yvelines (78) / Resf 78, Essonne (91) / Resf 91, Essonne (91) / LP Gustave Eiffel Massy, Hauts de Seine Nord (92) / Resf Nanterre, Hauts de Seine Sud (92) / Resf Châtenay, Hauts de Seine / Lycée Jean Jaurès Châtenay-Malabry, Hauts de Seine / LP Florian Sceaux, Seine Saint-Denis (93) / Resf 93, Seine Saint-Denis (93) / Collectif du lycée Paul Eluard - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Suger - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Utrillo - Stains, Seine Saint-Denis (93) / Collectif lycée J. Feyder - Epinay, Seine Saint-Denis (93) / Resf Le Pré Saint-Gervais, Seine Saint-Denis (93) / Resf Montreuil, Seine Saint-Denis (93) / Collectif de défense des sans papiers Pantin, Seine Saint-Denis (93) / Resf Romainville, Val de Marne (94) / Resf Alfortville, Val de Marne (94) / Collectif Unitaire de Défense des Elèves, Etudiants et MA Etrangers (Ac. de Créteil), Val de Marne (94) / Collectif de défense des sans papiers de Villejuif, Val de Marne (94) / Collectif du lycée Apollinaire Thiais, Val de Marne (94) / JMSF (lycée J. Macé - Vitry), Val d’Oise (95) / Collectifs locaux Argenteuil, Sarcelles, Pontoise.
Soutiens :
Alternative citoyenne, Alternative Libertaire, JCR, Les Alternatifs, Les Verts, LCR, MJS (Mouvement des jeunes socialistes), OCL (Organisation Communiste Libertaire), OCML VP - Journal Partisan, PCF, PS (Fédération 93), PS (Fédération 78), UDB.
Faire connaître cet article
RAG 34. Les Lolo's 34
13:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS
L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»
Sans-papiers traqués : la faute d’Amiens
(Manifestation à l'appel de Resf, jeudi devant l'hôtel de ville de Paris. Reuters.)
Le sort du jeune Ivan, depuis jeudi dans le coma à l’hôpital, jette une lumière crue sur la politique d’expulsions relancée pendant l’été.
QUOTIDIEN : samedi 11 août 2007
Par K.L.
«Tout le quartier est en émoi, la frayeur s’installe», résume Sylvette Chevalier, soutien de plusieurs familles sans papiers du quartier des Pigeonniers à Amiens. Vendredi, 200 personnes ont marché, silencieusement, vers l’hôpital de la ville où Ivan, 12 ans, a été admis après sa chute du quatrième étage lors de l’intervention de la police chez ses parents. L’enfant, qui a voulu suivre son père sans papiers qui s’échappait par les balcons, est toujours plongé dans le coma. Son état reste critique. Il souffre d’un traumatisme crânien grave et de multiples lésions cérébrales. «On n’a pas compris pourquoi la famille n’avait pas été régularisée l’année dernière, explique Sylvette Chevalier. Natalia est tchétchène et Andreï est ukrainien, mais la préfecture les considère tous les deux comme des Russes. Ils ont quitté Grozny, en 1995, après l’enlèvement de la grand-mère d’Ivan. En 2005, six mois après leur arrivée en France, ils ont fait une demande d’asile politique qui a été refusée.»
«Sans réponse». La famille avait engagé un recours gracieux après le refus de régularisation. Recours qui n’est pas suspensif. «Nous avons fait un courrier il y a un mois, mais il est resté sans réponse», déplore Sylvette. Le tribunal administratif devait examiner leur dossier en septembre. La mère d’Ivan, Natalia, a décrit, hier, les circonstances de l’intervention policière, à 7 h 45, jeudi : «On dormait quand on a entendu les coups à la porte.» Les policiers «défonçaient presque» la porte. C’est le bruit de la perceuse d’un serrurier qui a provoqué la panique. Natalia a voulu prévenir ses amis par téléphone, sans y arriver. Andreï est passé d’un balcon à l’autre, cherchant une porte ouverte. Et Ivan a voulu le suivre. «Lundi, Natalia était allée au commissariat avec Ivan, explique Sylvette Chevalier. On lui avait dit de revenir avec son mari. Les policiers ne lui ont donné aucune explication, mais elle avait deviné qu’il y avait un risque à revenir.»
Radicalisation. De nombreuses associations ont mis en cause, vendredi, la radicalisation des directives gouvernementales vis-à-vis des sans-papiers. «Nous savions tous qu’une telle politique de traque systématique ne pouvait qu’entraîner des drames, a commenté France Terre d’asile. Celui d’Amiens n’est, hélas, pas le premier.» Le Réseau éducation sans frontières (RESF), qui a souligné cette semaine l’accélération des arrestations de parents d’élèves, lance samedi un appel dans Libération contre «la chasse aux étrangers».
«Nous demandons à la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qu’elle donne des consignes pour que soient proscrites les arrestations à domicile, souligne Laurent Giovannoni, pour la Cimade. Rien ne justifie ce genre de pratiques avec des gens qui sont connus, qui ont effectué des démarches en préfecture et contre lesquels il n’y a pas lieu d’employer de tels moyens.» Après les incidents de la maternelle de la rue Rampal, en mars à Paris, consigne avait déjà été donnée de ne plus procéder à des interpellations aux abords des écoles.
Rappel : La circulaire Sarkozy du 13 juin 2006 avait pour but de régulariser de façon «exceptionnelle» des étrangers dont au moins un enfant était scolarisé : sur les 30 000 demandes présentées, 6 924 ont été acceptées.
Du même auteur : Un enfant sans papiers fuit la police et chute du 4e étage
L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»
Directive d’expulsions massives
«Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière», prévient une circulaire diffusée début juillet par une préfecture de la région Ile-de-France. Ce document, dévoilé par Libération, précise les nouvelles modalités «d’exécution des mesures d’éloignement» des sans-papiers et demande à la hiérarchie policière de «traiter prioritairement» ces dossiers.
Lire la suite dans Libé
RAG 34. Les lolo's 34
13:35 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS
Les services du ministre HORTEFEU, allument le feu aux enfants sans papiers
Directive d’expulsions massives
«Libération» révèle la note qui annonce les arrestations à domicile.
Par KARL LASKE
QUOTIDIEN : samedi 11 août 2007
«Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière», prévient une circulaire diffusée début juillet par une préfecture de la région Ile-de-France. Ce document, dévoilé par Libération, précise les nouvelles modalités «d’exécution des mesures d’éloignement» des sans-papiers et demande à la hiérarchie policière de «traiter prioritairement» ces dossiers. Il contredit ainsi les déclarations du ministre de l’Immigration et de l’identité nationale, Brice Hortefeux, qui contestait hier l’accélération des procédures d’expulsion cet été. Guillaume Larrivé, son directeur adjoint de cabinet, a démenti l’existence de directives écrites du ministre, mais il a confirmé «la tenue début juillet d’une réunion de travail des services de l’administration, autour de Patrick Stéfanini, conseiller de Brice Hortefeux, sur ces questions de procédure» . D’où la circulaire préfectorale publiée par Libération .
Ce document recommande à la police d’effectuer des vérifications du domicile des sans-papiers, et de «solliciter le procureur de la république afin d’obtenir la coercition» en cas de «non-défèrement» des personnes convoquées. «Je trouve particulièrement inquiétant que les magistrats du parquet soient ainsi utilisés par le ministère de l’Intérieur pour servir sa politique», a commenté Jean-François Zmirou, vice-président du Syndicat de la magistrature (SM). «On a constaté une augmentation sensible des arrestations d’étrangers que la police venait chercher à leur domicile, a indiqué à Libération Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade. Ce document prouve que les préfectures diffusent des consignes en ce sens. L’existence d’objectifs chiffrés d’expulsions entraîne des pratiques de plus en plus dures de la police. Cela conduit les étrangers à être terrorisés par les interventions policières, comme cela vient d’être le cas à Amiens.»
La diffusion de ces consignes a provoqué l’indignation des responsables de RESF, hier. «Cela ressemble à l’organisation d’une rafle, a commenté, hier, Brigitte Wieser. On part d’un fichier, et l’on va chercher les gens où l’on est sûr de les trouver.» «Cela montre qu’au début de l’été, le 11 juillet, l’expulsion est devenue un axe prioritaire , relève aussi Jean-Pierre Fournier, de RESF. Le fond de cette lettre est terrible, parce qu’on y voit noir sur blanc une mécanique finir de se mettre en place.»
Le dispositif prévoit, enfin, «de faire inscrire l’étranger au FPR» - le fichier des personnes recherchées. Aux côtés des délinquants.
RAG 34. Les lolo's 34
13:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS, HORTEFEU
10.08.2007
Un suicide par jour au travail : Pourquoi pas de réaction du « Président » ?
par Gérard Filoche
L'article en PDF
Il ne va plus voir ceux qui se lèvent trop tôt, se couchent trop tard, et s’épuisent au point de se suicider au travail.
A force qu’il se déplace partout, s’occupe de tout, fasse des projets et des lois sur tout, faits divers, accidents de la route, feux de forêts, tour de France, infirmières bulgares, comment ne pas s’étonner par les questions qu’il « laisse tomber », sur lesquelles il n’intervient pas, ne parle pas, ne réagit pas, ne légifère pas ?
Pas de photo, pas d’image, pas de flash info, pas de visite d’entreprise, sur le dernier des suicides au travail… Rien.
Il y a eu 360 cas de suicides liés directement au travail l’an passé, un par jour. Cela concerne des employés, des ouvriers, et les cadres, manuels et intellectuels, le stress au travail, la souffrance au travail, la violence des rapports d’exploitation, les rapports de « management » hiérarchiques, le chantage à l’emploi et au salaire…
Plus grave que la délinquance criminelle, ce phénomène est pourtant ignoré : Rachida Dati ne fait pas de loi, pas d’enquête, on n’envisage pas de remède, rien. Pas visite dans une entreprise, pas de déclaration au Journal télévisé, pas de visite à la famille, pas de rendez-vous express, pas de « petite phrase », rien.
Pas de proposition ! Parce que n’est-ce pas, dans le régime où nous sommes, si le Président ne réagit pas en personne, ne propose rien, c’est que le sujet n’est pas important.
En France, on utilise les mots « burn out » (anglais) ou « karochi » (japonais) pour parler de l’auto destruction par la travail… n’y a t il pas de mot français ? Pourtant cette violence au travail concerne plus de 22 millions de personnes…
Ah si ! Le Ministre du travail Xavier Bertrand a dit qu’il « suivait, qu’il se tenait au courant » et a parlé du « CHSCT » de la dernière entreprise où il y a eu un suicide…
Les Chsct sont en général réduits à une peau de chagrin. Il n’y en a que 22 000 pour 1,2 million d’entreprises ayant au moins un salarié. Ils n’ont droit d’exister que dans 3 % des entreprises, celles de plus de 50 salariés, mais même là, dans la majorité des cas, il n’y en a pas.
Ne parlons pas des 97 % de plus petites entreprises (8 millions de salariés) où le taux d’exposition aux risques est pourtant plus grand.
Lui, le Président, si prompt d’ordinaire en tout, il n’a pas proposé, par exemple, d’élargir les pouvoirs et d’augmenter les moyens des Chsct (Comité d’hygiène, sécurité, conditions de travail), ces institutions qui devraient normalement être en charge de réagir à de tels risques !
Créés en 1982, les CHSCT ne disposent pratiquement pas de « crédits d’heures » pour leurs membres, sauf par accord exceptionnel, dans les très grandes entreprises. Ils n’ont pas de budget propre. Leurs membres ne sont pas élus mais cooptés, ce qui diminue l’impact de leur action auprès des salariés. Ils ne disposent presque pas de formation pour appréhender les immenses sujets qu’ils doivent aborder, en matière d’hygiène, de sécurité, de conditions de travail (alors que ces sujets ont été considérablement étendus depuis 1982, avec la prise en charge du harcèlement sexuel et du harcèlement moral). Seulement 1 % des CHSCT font appel à une expertise comme ils y ont droit, et dans la majorité de ces cas, cette demande est contestée par l’employeur. Surtout, les CHSCT n’ont pas de moyens d’imposer leurs décisions, ils rabâchent des recommandations de réunions trimestrielles en réunions trimestrielles, que l’employeur n’est pas tenu de respecter, il n’y a pas d’avis conforme, ni d’obligation de faire…
Si bien qu’aucun contre pouvoir, en dehors des faibles et impuissants moyens de l’inspection du travail, de la médecine du travail, n’est en mesure, dans l’entreprise, de pouvoir stopper les folies managériales qui exigent chaque jour toujours plus de rentabilité, de productivité, d’objectifs de plus en plus inatteignables, avec une pression de plus en plus féroce sur chaque salarié, avec des heures supplémentaires en nombre exponentiel et non déclaré, non payé, non récompensé.
Même les syndicats, dans un tel contexte, sont conduits à sous estimer les CHSCT, à pas investir dans de l’énergie perdue car inefficace.
Pourtant il existe des propositions, des mesures, de quoi faire un projet de loi, plus utile, plus vital, plus impératif pour la vie de millions de salariés, que d’autres actuellement priorisés au Parlement pour « l’affichage ».
Mais le président a décidé de ne pas « afficher » cela, ne de pas légiférer, de ne pas réagir, de ne pas se pencher sur le sujet. Dans le régime actuel, les suicides au travail, à cause du travail peuvent continuer à raison de un par jour…
Gérard Filoche, 21 juillet 07
Cf. étude « vingt ans de CHSCT » conseil économique et social, Journal Officiel, 2001. François Fillon était venu en 2002 plancher sur cette étude devant le Conseil économique et social… sans rien proposer. Déjà !
RAG 34. Les lolo's 34
06:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, SUICIDES AU TRAVAIL
09.08.2007
La TVA sociale n'est pas enterrée !
PARIS - "La TVA sociale n'est pas enterrée", a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur Hervé Novelli, confirmant que le principe d'une telle mesure, qui "apparaît logique", était encore à l'étude.
"Le principe apparaît logique, encore faut-il étudier cela. C'est tout ce qui est aujourd'hui en cours", a-t-il dit sur RMC.
"Aujourd'hui, lorsque nous avons des difficulté sur les marchés extérieurs, cela répond à un certain nombre de causes(...), notamment une compétitivité en matière de coûts salariaux qui est aujourd'hui dégradée", a expliqué le secrétaire d'Etat.
"Toute la réflexion et la proposition du président de la République, elle est de dire: essayons de réfléchir pour savoir comment on pourrait transférer ces charges sociales qui pèsent sur nos coûts salariaux vers d'autres mécanismes comme par exemple la TVA pour éviter que (...) ça dégrade la compétitivité", a-t-il ajouté. AP
pf/mw
* Nicolas Sarkozy était intervenu directement, entre les deux tours des législatives, pour assurer que la TVA sociale, dénoncée par la gauche, ne serait pas mise en oeuvre si elle aboutissait à réduire le pouvoir d'achat des Français.
RAPPEL : Le principe de la TVA sociale consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.
(source AFP)
13:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE
06.08.2007
OGM : Des Manifestations anti-OGM ont eu lieu ce week-end à Murviel-lès-Béziers et dans toute la France
José Bové et d'autres "faucheurs volontaires" arrachent du maïs transgénique près de Béziers
AP - BEZIERS, Hérault - Des militants anti-OGM, dont José Bové, ont partiellement fauché dimanche un champ de maïs de Murviel-lès-Béziers (Hérault) pour réclamer un moratoire sur les cultures en plein champ, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'Hérault et de l'ancien dirigeant de la Confédération paysanne.
Cette action, qui a rassemblé "200 faucheurs volontaires" selon les organisateurs, une centaine selon la préfecture, s'est déroulée sans incident.
"L'objectif est de demander le moratoire sur les cultures en plein champ", a déclaré José Bové, joint au téléphone par l'Associated Press.
C'est ce qu'ont déjà réclamé les "faucheurs volontaires" lorsqu'ils ont été reçus mardi dernier par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko Morizet. "Comme le ministère n'a absolument rien fait, cette fin de semaine, on a mené cette première action de désobéissance civile", a expliqué l'ancien candidat à l'Elysée.
Dimanche midi à Murviel-lès-Béziers, dans un champ de maïs génétiquement modifié, les militants ont arraché chacun un pied de maïs avant d'aller déposer leur moisson à la sous-préfecture de Béziers, a rapporté José Bové.
Il s'agit d'"une première action pour montrer la détermination des faucheurs", a-t-il prévenu. "Si rien n'arrive dans les jours à venir, d'autres actions auront lieu".
L'éleveur de brebis du Larzac a conscience qu'il "risque d'aller en prison". La Cour de cassation a en effet confirmé en février 2006 sa condamnation à quatre mois de prison ferme pour la destruction d'un champ de maïs transgénique en juillet 2004. Il appartient au juge d'application des peines (JAP) de le convoquer ou non.
La préfecture de l'Hérault indique d'ailleurs que l'autorité judiciaire a été informée de cette nouvelle action.
Ni la préfecture ni José Bové n'ont pu préciser l'identité du propriétaire du champ de maïs génétiquement modifié de Murviel-lès-Béziers. AP
AILLEURS EN FRANCE :
MARSEILLE (AFP) - Plusieurs centaines de militants anti-OGM dont le leader altermondialiste José Bové, ont manifesté ce week-end et procédé à des arrachages symboliques pour obtenir un moratoire sur la culture en plein champ des organismes génétiquement modifiés.
La journée de dimanche a été endeuillée après l'annonce du suicide d'un éleveur-agriculteur du Lot qui avait semé du maïs transgénique.
Agé de 46 ans, marié et père de quatre enfants, le paysan s'est pendu à un arbre dans son champ de Girac, près de Bretenoux, où des manifestants anti-OGM avaient prévu d'organiser dimanche un pique-nique anti-OGM, a indiqué une source judiciaire. Un plan de maïs et un tract appelant à la manifestation près de son exploitation ont été retrouvés au pied de l'arbre.
La préfète du Lot, Marcelle Pierrot, s'est rendue sur l'exploitation afin de rencontrer la famille. Elle s'est entretenue avec des militants anti-OGM qui ont annulé le pique-nique prévu en apprenant le décès de l'exploitant.
Les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture, Jean-Louis Borloo et Michel Barnier, ont adressé leurs condoléances à la famille de l'éleveur.
"Dans le souci de respecter le deuil de la famille et de prévenir toute interprétation hâtive", ils ont lancé "un appel commun à l'apaisement et à la dignité à l'intention de tous les acteurs du débat sur les OGM".
A Murviel-les-Béziers (Hérault), près de 200 personnes et parmi elles José Bové, ont participé à une manifestation du Collectif des faucheurs volontaires et de la Confédération paysanne, durant laquelle des pieds de maïs transgénique ont été arrachés, sous l'oeil d'une vingtaine de gendarmes qui ne sont pas intervenus.
"Tant qu'il n'y aura pas de moratoire sur les cultures OGM, nous poursuivrons ce genre d'actions", a déclaré à l'AFP José Bové. Il a souligné que des voisins de la France comme l'Allemagne avaient, eux, adopté un moratoire.
"Bien sûr c'est une action illégale mais nous assumons nos actes", a-t-il poursuivi. L'ex-leader de la Confédération paysanne, candidat à la présidentielle 2007, a été condamné à quatre mois de prison ferme en novembre 2005 par la cour d'appel de Toulouse pour un arrachage de maïs transgénique en Haute-Garonne. Cette condamnation ayant été confirmée le 7 février dernier par la Cour de cassation, José Bové attend une convocation du juge d'application des peines.
Dans le Loiret, à Ouzouer-sous-Bellegarde, une trentaine de militants du Centre et d'Ile-de-France ont capturé des abeilles "porteuses de pollen OGM" et les ont "jugés" pour "disséminations volontaires commises en réunion", à défaut de pouvoir entrer sur une parcelle de cultures OGM protégée par une quarantaine de gendarmes accompagnés de maîtres-chiens.
A Marçay, au sud de Chinon (Indre-et-Loire), une centaine de militants rassemblés pour un pique-nique ont tenté de convaincre un agriculteur de "détruire" la parcelle OGM qu'il cultive pour nourrir ses animaux.
La veille, plusieurs centaines de militants anti-OGM avaient déjà manifesté en France.
A Bordeaux, près de 200 militants anti-OGM d'Aquitaine et de Bretagne avaient défilé après le fauchage d'une centaine de pieds de maïs transgénique dans un champ à Paillet (Gironde).
Quelque 200 personnes, à Avignon, avaient dénoncé la culture annoncée par les autorités de 1.000 m2 de maïs transgénique dans le canton d'Orange (Vaucluse).
En Maine-et-Loire, une centaine de militants avaient arraché des pieds de maïs transgénique à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance.
Une nouvelle journée d'action est prévue les 25 et 26 août, sans doute en Midi-Pyrénées. Les cultures de maïs OGM représentent plus de 20.000 ha en France, dont 19.000 dans le Sud-Ouest et 15.000 pour la seule région Midi-Pyrénées.
RAG 34. Les lolo's 34
08:45 Publié dans Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, BOVE, FAUCHEURS VOLONTAIRES, MORATOIRE
Au moins 1 Français sur 3 est pauvre ou précaire
Les prix qui s'envolent, les salaires en rade ... le débat a ressurgi dans la campagne. A la mesure de la "gravité du problème", selon l'économiste Pierre Concialdi (économiste à l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires), organisme proche des organisations syndicales. Prochain livre: Non à la précarité, Ed Mango).Libération.fr, 29 mars 2007.
Pourquoi la question du pouvoir d'achat s'est-elle imposée dans la campagne ?
Il n'est pas étonnant de voir resurgir ce débat, compte tenu de la gravité du problème. C'était déjà la revendication majeure des salariés dans les manifestations du printemps 2005. Après presque trente années de vaches maigres, la situation est devenue critique pour de très nombreux salariés, vulnérables au moindre coup dur. Aujourd'hui, on peut estimer qu'au moins un Français sur trois est pauvre ou précaire.
Les salaires sont-ils trop bas ?
Depuis la fin des années 70, les salaires ont été mis à la portion congrue. Le pouvoir d'achat du salaire net a baissé ou stagné une année sur trois. En moyenne, la hausse a été de 0,4 à 0,5 % par an. Cela n'a même pas permis de rémunérer la hausse du niveau moyen de qualification. Le pouvoir d'achat du revenu moyen par ménage a aussi très peu augmenté (+ 0,5 % par an). De plus, cette faible hausse a été concentrée sur deux périodes (1987-1990 et 1997-2002), en dehors desquelles le pouvoir d'achat des ménages a baissé ou stagné, comme depuis 2002. Les inégalités entre salariés et ménages se sont creusées. La sécurité économique passe par les revenus de la propriété : ils représentent l'équivalent de près de la moitié de la masse des salaires nets, contre un quart en 1978.
Assiste-t-on au développement d'une catégorie de travailleurs pauvres ?
Depuis 25 ans, il y a eu une explosion des bas salaires : aujourd'hui, plus d'un salarié sur 6 est à bas salaire (soit environ 90 % du Smic net à temps complet). Et, dans ces bas salaires, la proportion de très bas salaires (environ deux tiers du Smic) a pratiquement doublé. Cela a nourri le développement de la pauvreté laborieuse. Mais ce phénomène traduit un mouvement plus profond de dévalorisation du travail : les revenus de la propriété ont explosé depuis la fin des années 80, et la plupart des salariés n'en ont guère vu la couleur. Mais il ne faut pas oublier qu'aujourd'hui 6,5 millions de Français vivent avec les minima sociaux, dont le niveau a régressé depuis 25 ans par rapport au niveau de vie moyen...
Comment jugez-vous la proposition de Nicolas Sarkozy qui propose de «travailler plus pour gagner plus» ?
Quand des millions de personnes sont au chômage ou en sous-emploi, tout le monde comprend que c'est une supercherie. L'arithmétique élémentaire qui sous-tend ce slogan signifie implicitement qu'il n'y a pas d'autre moyen pour les salariés que de travailler plus pour gagner plus. En clair, la croissance et les gains de productivité ne sont pas pour eux. C'est un projet socialement insoutenable et économiquement inefficace.
RAG 34. Les lolo's 34
07:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRECARITE, TRAVAILEURS PAUVRES
05.08.2007
HISTOIRE - Congés payés : un long labeur législatif
Jean-Marcel Bichat, délégué national PS à l’Histoire, évoque l’avancée spectaculaire constituée par les congés payés, en dépit des nombreuses résistances du patronat. Institués en 1936 par le Front populaire, ils ont permis à plusieurs milliers de salariés de partir à la découverte du pays.
Peu de personnes le savent. Pourtant, lorsque le Front populaire parvient enfin au pouvoir, un certain nombre de salariés – fonctionnaires et employés pour la plupart – bénéficient déjà de « vacances payées » depuis le début du siècle.
Oui. En revanche, beaucoup d’usines fermaient leurs portes en août durant une ou deux semaines, les ouvriers n’étant pas rémunérés en retour. Par principe, le patronat était hostile aux congés payés. Les projets de loi qui furent déposés pour favoriser leur mise en oeuvre furent systématiquement repoussés par le Sénat. Les congés payés furent institués dans de nombreux pays entre 1900 et 1930, sans pour autant figurer au rang des priorités du mouvement ouvrier français. La crise économique des années 30 avait e effet placé le chômage en tête de ses préoccupations. C’est toutefois Léon Jouhaux, secrétaire général de la Confédération générale du travail, qui, le premier, en avait préconisé l’instauration dans les années 20.
Plus surprenant, le « programme de revendications du Rassemblement populaire », adopté le 10 janvier 1936, ne fait aucune mention des congés payés…
C’est un texte de compromis modéré dans son chapitre économique. En revanche, le programme socialiste est à la fois plus hardi et plus précis. La SFIO s’associe aux revendications du Rassemblement populaire et, dans le domaine social, mentionne les contrats collectifs et les congés payés qui n’apparaissent pas dans ce programme. De leur côté, les communistes manifestent un souci de grande modération. Sur presque tous les points, leur programme se situe en retrait par rapport à celui de la SFIO. Ils portent une grande attention aux classes moyennes et ne souhaitent pas heurter les radicaux, même si leur discours anticapitaliste est parfois très violent. En fait, le PC s’aligne sur la politique extérieure de Staline qui souhaite pour la France un bon gouvernement républicain et modéré, capable de s’opposer efficacement au péril fasciste.
Quand la revendication des congés payés apparaît-elle pour la première fois ?
À l’occasion des grèves de mai-juin 1936. Lors de la signature des accords de Matignon, l 7 juin, Blum annonce le dépôt d’un projet de loi. Ce texte est voté le 11 juin par la Chambre des députés et le 17 par le Sénat. Il est promulgué le 20 juin. Dès lors, un congé payé de quinze jours, dont douze ouvrables, est instauré pour tout salarié ayant accompli un an de services continus dans l’entreprise. Ceux qui n’ont que six mois d’ancienneté ne bénéficient que d’une semaine, dont six jours ouvrables.
La classe ouvrière accède au temps libre, mais les moyens financiers dont elle dispose pour profiter à plein de ce nouveau droit restent insuffisants…
En 1937, malgré les augmentations salariales de l’année précédente, une bonne moitié du budget ouvrier se concentre sur les biens alimentaires. Ce sont surtout les jeunes qui profitent du temps libre. Ils enfourchent tandems et vélos – certains vont même à pied – et plantent leurs tentes sur les bords de la Marne. Les plus hardis se risquent jusqu’à la plage. Plusieurs milliers de travailleurs prennent le chemin des vacances grâce à Léo Lagrange, sous-secrétaire d’État à l’Organisation des loisirs et des sports. Le « billet populaire de congés annuel » est mis en vente dès le 3 août 1936. 550 000 personnes, en 1936, puis 907 000, en 1937, partent ainsi à la découverte des bords de mer, des stations de montagne, des monuments célèbres ou des villages.
Il faut ensuite attendre la Libération pour que la revendication d’une semaine supplémentaire de congés payés figure parmi les préoccupations ouvrières.
Véritable « laboratoire social » avec, à sa tête, Pierre Dreyfus, la régie Renault accorde à ses salariés, en 1955, une troisième semaine. Et, contre l’avis des pouvoirs publics, une quatrième, sept ans plus tard. Elle entraîne dans son sillage plusieurs autres entreprises. Le gouvernement généralise cette mesure par les lois du 27 mars 1956 (Guy Mollet), puis du 17 mai 1969 (Maurice Couve de Murville). « Vous n’avez aucun sens de la discipline, mais vous avez bien fait », confiera De Gaulle à Pierre Dreyfus. En juin 1981, ce même Pierre Dreyfus devient ministre de l’Industrie du gouvernement Mauroy. Dès lors, la cinquième semaine de congés payés est sur les rails. Elle sera instaurée par l’ordonnance du 13 janvier 1982.
Propos recueillis par Bruno Tranchant
RAG 34. Les lolo's 34
09:39 Publié dans Actualités , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CONGES PAYES
Emiettée et affaiblie, la gauche mise sur le temps pour se reconstruire
PARIS (AFP) - Désemparée par ses défaites électorales, bousculée par l'offensive d'un président qui sème la zizanie en son sein, dans le doute sur son projet politique et sa stratégie d'alliances, la gauche, PS en tête, mise sur le temps pour se reconstruire.
Sa défaite aux élections présidentielle puis législatives - malgré un sursaut au second tour lui assurant 40 députés de plus qu'en 2002 - l'a en outre privée de chef de file: le leadership de Ségolène Royal est contesté dans son parti, tandis que son ex-compagnon, le premier secrétaire François Hollande, aura passé la main d'ici un an.
La base électorale de la gauche sort gravement entamée (à peine plus de 36% le 22 avril, en intégrant l'extrême gauche). Si le PS a maintenu son étiage, ses partenaires se sont effondrés, communistes et Verts tombant sous 2%. Plus qu'une crise du PS, c'est une crise de la gauche, relevait récemment Michel Rocard.
Cela pose aux socialistes un redoutable défi: sur quelles forces s'appuyer pour construire un rassemblement majoritaire ?
Nicolas Sarkozy a exploité à l'envi cette béance. Jamais sous la Ve République, le PS n'avait à ce point donné de la bande, certaines de ses personnalités ralliant le gouvernement Fillon (Kouchner...), répondant à des offres présidentielles (Lang) ou acceptant un soutien (Strauss-Kahn).
La direction du parti a réagi en décidant de suspendre des instances dirigeantes tout responsable s'engageant dans cette voie. "Il fallait marquer un coup d'arrêt", selon Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés.
Toutefois, les socialistes hésitent encore sur le sens de "l'ouverture" sarkozyste: pour M. Hollande, il ne s'agit que de "déstabiliser le PS". Mais Manuel Valls, porte-drapeau des contestataires, assez proche de Mme Royal, n'exclut pas "une sincère volonté de dialogue et de modernisation" de la vie publique.
Selon le premier secrétaire, "l'objectif présidentiel n'a pas été atteint": dix semaines de gouvernement prouvent, selon lui, que les ministres issus de la gauche "sont totalement alignés sur la politique" sarkozyste.
De l'aveu d'un dirigeant de la gauche du parti, ces passages sur l'autre rive ont eu un effet désastreux sur l'électorat PS. "On est au tapis", affirme-t-il sous condition d'anonymat.
A entendre Guillaume Bachelay, proche de Laurent Fabius, la gauche, plus précisément la campagne de Ségolène Royal, aurait donné à Nicolas Sarkozy des verges pour se faire battre. "Quand on pratique l'ouverture idéologique de la gauche vers la droite, il ne faut pas s'étonner que revienne en boomerang l'ouverture de la droite vers la gauche".
Ligne politique, alliances - la question d'accords avec le MoDem de François Bayrou se posera inévitablement aux municipales de 2008 -, fonctionnement du parti: tout sera mis sur la table.
Les Verts, "au bord de la tombe" selon leur député François de Rugy, s'engagent aussi dans une rénovation censée aboutir fin 2007. C'est aussi la date à laquelle le PCF tiendra un congrès extraordinaire.
Au PS, le Bureau national a accouché le 24 juillet d'une "charte de la rénovation". L'université d'été, fin août, donnera le coup d'envoi des travaux pratiques.
D'ici début 2008, les socialistes se confronteront à "la société civile" pour redéfinir leur rapport au marché, à la nation, à l'individu.
Les partisans de Ségolène Royal font grise mine devant un processus jugé "tronqué", le député Gaëtan Gorce réclamant par exemple "un changement beaucoup plus radical". François Hollande se dit en tout cas soucieux de mener de front la bataille de l'opposition et la refondation.
Thierry Masure 3.08.07
RAG 34. Les lolo's 34
09:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE
Franchises : Sarkozy persiste dans l’hypocrisie
Le président de la République a annoncé ce matin à Dax la mise en œuvre de franchises médicales. Ces franchises seront de 50 euros par an et par assuré. Ces mesures se placent dans la continuité de celles prises par les gouvernements Raffarin et Villepin qui avaient déjà diminué les remboursements des consultations médicales et relevé le forfait hospitalier.
Cette annonce est choquante. Elle intervient :
- Au cœur de l’été pendant les vacances des Français
- Au moment où le gouvernement vient de faire voter 13 milliards de cadeaux fiscaux pour une poignée de privilégiés.
- Elle utilise la compassion en direction des malades du cancer ou d’Alzheimer pour justifier une mesure impopulaire destinée à combler pour partie les conséquences de la politique de la droite en matière de protection sociale.
- Les franchises pénaliseront les malades. Elles toucheront les familles les plus modestes même si N. Sarkozy affirme qu’elles seront exonérées sans toutefois préciser le seuil.
Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la Santé et de Claude Pigement, Responsable national à la Santé
RAG 34. Les lolo's 34
07:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE, SANTE, TVA SOCIALE
04.08.2007
Cap à droite : une stratégie perdante
Par Philippe Marlière.
Maître de conférences en science politique à l’université de Londres, Philippe Marlière prévient le Parti socialiste : l’ouverture au centre de la gauche italienne s’est soldée par un échec.
Ségolène Royal l’a affirmé à plusieurs reprises : un accord électoral ou organique avec le MoDem – une formation de centre droit – est aujourd’hui envisageable pour le Parti socialiste. Dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, Mme Royal n’avait pas exclu de nommer François Bayrou au poste de Premier ministre, en cas de victoire contre Nicolas Sarkozy. Sévèrement battue au second tour, et en dépit du médiocre report des voix bayrouistes sur sa personne, Ségolène Royal a continué de défendre l’idée d’un rapprochement entre le PS et le MoDem. Elle a même prédit que « des choses allaient se passer » entre les deux partis à l’occasion des prochaines élections municipales. Éprouverait-elle quelque nostalgie pour les manœuvres d’appareils de la IVe République, période pendant laquelle la SFIO a souvent géré le pays aux côtés des démocrates-chrétiens ? Ou alors, souhaiterait-elle rejouer la partition de l’ouverture rocardienne des années 1988-1991, qui se solda par la débâcle électorale de 1993 ? Ou encore, tenterait-elle de s’inspirer de la gauche italienne ? Cette dernière hypothèse paraît plausible, car Ségolène Royal suit depuis quelque temps avec intérêt l’ouverture au centre pratiquée par les Démocrates de gauche (DS), le pendant italien du PS.
En octobre prochain, les « socialistes » de DS et la nébuleuse démocrate-chrétienne et libérale de la Marguerite se fondront en un parti unique qui s’appellera – comme son modèle étatsunien – le Parti démocrate (PD). Ce parti ne sera ni socialiste ni de gauche. Cette alliance du centre, organique, va toutefois se dérouler dans des conditions très différentes pour la gauche de ce qui aurait pu advenir dans les années 1970. Aux élections de 1976, le PCI (dont sont issus les DS) venait de recueillir 34,4 % des voix, alors qu’aujourd’hui les DS peinent à rassembler plus de 15 % sur leur nom. Que s’est-il passé entre-temps ? Un recentrage idéologique, politique et, aujourd’hui, structurel des DS. Ces derniers ont volontairement tourné le dos à la culture égalitaire et solidaire de la gauche post-communiste depuis le début des années 1990. Cette stratégie idéologiquement motivée produit aujourd’hui des effets désastreux au sein de la gauche italienne.
Lorsque le PCI s’est transformé en Parti démocratique de la gauche (PDS) en 1991, la majorité des ex-communistes refusèrent la voie social-démocrate sociale et radicale. Le PDS privilégia un recentrage politique autour de sujets « sociétaux », au détriment d’engagements pour la justice sociale et de la poursuite d’une relation critique avec le capitalisme. Le cap à droite coûta au parti une première scission et la création du Parti de la refondation communiste (PRC), un parti en réalité post-communiste, ouvert aux thématiques « post-matérialistes » (féminisme, environnement, égalité sexuelle, etc.), mais resté fidèle aux idéaux égalitaires de la gauche. Cette ligne de gauche a été récompensée par les électeurs italiens. Depuis 1991, le PRC peut compter sur un score plancher de 6 à 8 % des voix. Lors des élections législatives de 2006, les Italiens ont élu 41 députés du PRC. Le PDS – renommé DS – a continué obstinément dans la voie du recentrage et a perdu, à chaque élection, de nouvelles voix. L’hémorragie électorale ne fut qu’artificiellement ralentie à partir de 1996 avec la création de l’Olivier, un cartel électoral.
L’Olivier regroupe les DS (la principale force partisane), des ex-membres de la Démocratie chrétienne (DC), qui avait implosé à la suite des enquêtes de l’opération Mani Pulite (nom d’une opération judiciaire lancée en 1992 contre la corruption du monde politique italien), d’ex-Verts (Marco Rutelli, l’ancien maire de Rome), des libéraux de gauche et des Républicains. Ce regroupement hétéroclite permet à l’Olivier d’atteindre péniblement 30 % des voix. L’ex-Parti socialiste de Bettino Craxi (PSI), lui aussi emporté par Mani Pulite, qui obtenait encore plus de 15 % des voix à la fin des années 1980, n’est pas réapparu comme force partisane crédible. Les voix socialistes en déshérence se sont réparties à gauche, au centre et dans la droite berlusconienne. Le discours droitier des DS a dérouté et découragé les électeurs de gauche. Le déclin culturel de la gauche a encore accentué le déclin électoral. La droitisation des DS a largement profité à Silvio Berlusconi, la plus grosse fortune du pays, qui fut élu à deux reprises président du Conseil. Une telle dérive à l’américaine ne se serait jamais produite si la gauche socialiste s’était un tant soit peu comportée comme une force de gauche. Le battage médiatique autour du blairisme et de son (introuvable) « troisième voie » a été une aubaine pour les DS. À partir de 1997, ils purent revendiquer une « modernité de gauche », en se référant en positif au néolibéralisme autoritaire du Premier ministre britannique.
Comment expliquer un tel aveuglement dans la poursuite d’une stratégie aussi néfaste pour la gauche italienne ? D’abord, une erreur d’appréciation historique : les ex-communistes italiens ont cru, à tort, que la chute de l’Union soviétique avait discrédité les valeurs de gauche traditionnelles. Au début des années 1990, les néolibéraux répétaient que la modernité politique se mesurait à l’aune de la flexibilité économique et des privatisations. Ensuite, une autre erreur sur le plan de la sociologie électorale : les DS ont pensé que la droitisation de leur discours et de leurs politiques permettrait d’attirer des électeurs centristes tout en retenant tout ou partie de leur électorat. Ils se sont trompés dans les deux cas. Les DS ont perdu nombre de leurs soutiens traditionnels, qui ont rejoint le PRC, d’autres formations de gauche, ou se sont réfugiés dans l’abstention. Inversement, la greffe avec les éléments chrétiens et néolibéraux de la Marguerite n’a jamais pris. Les militants, issus de deux traditions très différentes, coexistent difficilement au sein de l’Olivier. Il est à craindre qu’une cohabitation organique au sein du PD soit encore plus difficile à gérer.
Le cas italien doit être étudié de près en France tant les cultures des gauches française et italienne sont proches (laïcité, égalitarisme profond, acuité du clivage gauche-droite, méfiance instinctive vis-à-vis du capitalisme, etc.). Si Ségolène Royal était en mesure d’imposer une alliance avec le MoDem, il faudrait parier sur la répétition en France du « scénario italien ». Dans un tel cas de figure, un ex-PS, parti centriste allié au MoDem, ne pourrait que connaître un profond déclin électoral.
Juillet 2007.
Je m'abonne à POLITIS
RAG 34. Les lolo's 34
11:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, Philippe MARLIERE
Sarkozy-Fillon suppriment 22 700 emplois pour les jeunes !
par Gérard Filoche
L'article en PDF
Ils présentent cela dans les médias comme « moins pire que prévu ». Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, aurait pu faire 40 000 postes en moins ! Finalement ils n’en supprimeront que 22 700 dont 10 000 dans l’éducation.
C’est le choix du chômage que fait le gouvernement. On pouvait sortir du « tunnel » du chômage de masse avec la fin d’activité des « baby-boomers » de l’après-guerre. Dans les années qui courent, c’était plusieurs centaines de milliers de vrais postes en Cdi, à statut, qui s’ouvraient pour les jeunes qui attendant, si nombreux au chômage. Cela faisait des places aux concours, des places dans aussi dans le privé. On restaurerait l’équilibre des caisses de protection sociale sans imposer des “péages” aux malades.
Mais non, ce n’est pas ce qu’ils veulent dans leur économie administrée pour le compte du Medef. Car partout ailleurs, ils font suivent l’exemple de Sarkozy Fillon. France Télécom supprime 17 000 postes, EDF supprime 6000 postes, ils vont supprimer au Crédit Lyonnais, dans les banques en général, à la Sncf, ils n’osent pas tant que cela résiste encore… Sarkozy Fillon sont des licencieurs à plus grande échelle, des fournisseurs de listes d’attente à l’Anpe (dont ils truquent les chiffres, car contrairement à ce que titre éhontément Le Monde du 1er août, le chômage est de 4 millions de personnes).
Ils veulent maintenir le chômage de masse, faire pression sur les salaires, faire travailler plus, en les payant moins, ceux qui ont déjà un boulot, faire accepter la précarité (comme celle du Cne pourtant actuellement contesté devant tous les tribunaux). Là où notre pays a tant besoin de service public, où il manque de fonctionnaires partout, dans les hôpitaux, les écoles, les postes, les transports, les soins aux personnes, les équipements, les services de contrôle, ils vont en supprimer pour honorer les 15 milliards d’euros qu’ils viennent de donner en cadeau fiscalement aux plus riches de ce pays.
Nous avons tous besoin de davantage de fonctionnaires : les fonctionnaires cela ne « coûte pas », c’est un investissement, qui rapporte à la nation, qui fait vivre tous les services dont a besoin le pays, et dont ont besoin les entreprises. Nous avons besoin d’emplois pour relancer l’économie, redistribuer les richesses. Pas de chômeurs en plus.
Gérard Filoche, le 1er août
RAG 34. Les lolo's 34
07:31 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE
03.08.2007
Libye : Hollande demande une commission d'enquête parlementaire
LE DROIT DE SAVOIR
PARIS (AFP) - Le numéro un socialiste François Hollande a demandé vendredi une commission d'enquête parlementaire pour "faire le clair" sur les négociations entre la France et la Libye, après l'annonce par un haut responsable libyen de la signature de contrats d'armement avec EADS.
Il a relevé sur France Inter avoir demandé aux autorités françaises s'il y avait eu "des contreparties" à la libération des infirmières bulgares et du médecin détenus huit ans et "horriblement torturés". "On nous a dit il n'y a eu aucune contrepartie", a-t-il ajouté.
"Puis on a appris qu'il y avait un contrat civil sur un réacteur nucléaire. J'ai interrogé le ministère des Affaires étrangères là-dessus. Un vague mémorandum nous a été délivré. Rien sur un contrat d'armement", a poursuivi le premier secrétaire du PS.
"Il y a un vrai problème de méthode. Comment peut-on admettre dans une démocratie que Nicolas Sarkozy voudrait transparente, que ce soit le fils Kadhafi qui nous annonce un contrat d'armement signé, quand le ministère des Affaires étrangères n'en sait rien et que le ministre de la Défense, lui, parle pour le moment d'une lettre d'intention", a-t-il dit.
"Ce que je demande aujourd'hui, c'est une commission d'enquête parlementaire qui puisse faire le clair sur ce qui est de l'ordre de l'accord commercial j'allais dire classique et ce qui est de l'ordre d'une négociation avec un pays qui a détenu, hélas, des otages pendant huit ans et a essayé d'en jouer sur la scène internationale".
"Dans une démocratie comme la nôtre, la transparence doit être la règle", a insisté M. Hollande.
Un haut responsable libyen a annoncé jeudi à Tripoli que son pays avait signé un contrat d'armement avec MBDA, une filiale du groupe de défense EADS, pour l'achat de missiles antichar Milan à hauteur de 168 millions d'euros.
Lire notre note précédente : Affaire d'état ? Ex-otages en Libye : Sarkozy dément toute contrepartie, le PS exige la transparence
RAG 34. Les Lolo's 34
12:10 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LYBIE, KADHAFI, vente d'armes, enquête parlementaire
02.08.2007
Affaire d'état ? Ex-otages en Libye : Sarkozy dément toute contrepartie, le PS exige la transparence
(AFP/PATRICK KOVARIK
Nicolas Sarkozy et le colonel Khadafi, le 25 juillet à Tripoli. Le fils de ce dernier a admis, mardi 31 juillet, qu'il n'avait jamais cru en la culpabilité des infirmières bulgares et qu'elles avaient "malheureusement servi de boucs émissaires".).
La polémique autour des conditions de libération des infirmières bulgares, et plus particulièrement sur une éventuelle contrepartie reçue par Tripoli de la part du gouvernement français, continuait d'enfler, mercredi 1er août, après les révélations du fils du leader libyen.
Interrogé en marge de sa visite à un commissariat de la ville pour savoir si cette libération avait pu avoir lieu grâce à la signature d'un contrat d'armement portant sur de missiles antichar Milan et un projet de manufacture d'armes, comme l'a affirmé Saïf Al-Islam, M. Sarkozy a répondu par la négative. Pour ce qui est des éventuelles contreparties, le président a réaffirmé qu'il n'y en avait eu "aucune", sans ajouter d'autres commentaires sur le sujet.
"DE NOMBREUSES CONFUSIONS"
Au PS, les critiques n'ont pas tardé à fuser. A l'instar de Faouzi Lamdaoui, ils ont été plusieurs à exiger "une clarification immédiate des conditions de libération des infirmières et notamment des contreparties accordées par la France au régime libyen", estimant que "l'audition du ministre des affaires étrangères (mardi) avait fait apparaître de nombreuses confusions".
François Hollande a jugé "gênant, troublant d'apprendre par la bouche du fils du colonel Kadhafi" qu'il s'agissait "d'un contrat très important, le premier de ce type conclu depuis la levée de l'embargo" sur les armes au régime de Tripoli, d'autant plus que le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait été interrogé, un peu plus tôt dans la journée, par la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
M. Hollande, qui a participé à l'audition au sein de la commission, a déclaré que "rien dans les propos de Bernard Kouchner ne formalisait un contrat d'armement". "Il a parlé d'un contrat commercial et quand je l'ai interrogé sur les contreparties (à la libération des infirmières et du médecin bulgare), outre le flou de sa réponse, il n'a pas fait allusion à un contrat d'armement", a-t-il poursuivi, estimant que "le gouvernement et le président de la République ont manqué à l'effort de transparence qui était attendu".
Le numéro un socialiste s'est également dit "confirmé" dans le jugement qu'il avait exprimé au sortir de l'audition de M. Kouchner, lorsqu'il avait estimé que le chef de la diplomatie française n'avait "joué qu'un rôle de spectateur" dans la négociation.
Julien Dray, également présent lors de l'audition, a appelé "à ce que la transparence soit faite" dans cette affaire, demandant au chef de la diplomatie française de s'expliquer une nouvelle fois devant la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale "pour dire la réalité de la transaction". Les Français "ont le droit de savoir quels engagements sont pris en leur nom", a-t-il ajouté.
Selon Londres, il n'y a aucun lien entre l'agent libyen impliqué dans Lockerbie et les infirmières bulgares.
Un porte-parole du ministère des affaires étrangères britannique a nié, mercredi, tout lien entre une décision de la justice britannique sur Abdel Basset Ali Al-Megrahi, ancien agent libyen impliqué dans l'attentat de Lockerbie, et la libération des infirmières bulgares détenues en Libye, démentant ainsi les affirmations de Saïf Al-Islam Kadhafi, fils du président libyen. (AFP)
Les faits : Les révélations du fils Kadhafi
Eclairage : Le chef du renseignement bulgare évoque un écheveau de contacts secrets
Lire aussi : Libye : Hollande demande une commission d'enquête parlementaire
RAG 34. Les lolo's 34
18:05 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : KADHAFI-SARKOZY, vente d'armes à la LYBIE
Michel Serrault : dernier hommage à Honfleur, le PS présente ses condoléances à ses proches
(photo : commeaucinema.com)
SERRAULT A CASSE SA DERNIERE BISCOTTE (vidéo)
Le Parti Socialiste exprime sa grande tristesse à l’annonce du décès de Michel Serrault et présente ses condoléances à ses proches. Michel Serrault était un comédien populaire, qui restera dans la mémoire de chaque Français. Le cinéma et le théâtre français ont reçu en Michel Serrault leur enfant le plus talentueux et le plus émouvant. Il a toujours interprété ses rôles, tour à tour comiques ou dramatiques, avec une humanité et une authenticité qui font de lui un acteur exceptionnel et un homme auquel les Français resteront profondément attachés.
Communiqué du Parti Socialiste
Michel Serrault a cassé sa dernière biscotte
RAG 34. les lolo's 34
11:03 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Michel SERRAULT
01.08.2007
La gauche décomplexée : qu'est-ce que c'est ?
Voici un document de travail pour lancer la réflexion sur les orientations du Parti socialiste.
Être de gauche, c’est d’abord assumer ses valeurs (la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la justice, le progrès scientifique et moral, l’internationalisme) et affirmer une méthode (la volonté, la responsabilité, la démocratie). Elles n’ont pas pris une ride. Pour nous socialistes, pour préparer le monde de demain, il ne s’agit pas d’abandonner ce que nous croyons, ni de renoncer à notre démarche, mais de les revendiquer sans complexe. Face au capitalisme financier mondialisé, face aux périls environnementaux, face aux inégalités planétaires, face aux nouveaux conflits, face au sous-développement, nous n’avons pas à nous excuser d’être de gauche. Au contraire, ce sont les désordres du monde qui nous renforcent dans notre volonté de le transformer.
Gauche décomplexée face aux problèmes du monde, mais aussi gauche décomplexée
- face à la droite : nos solutions, parce qu’elles passent par la solidarité, sont plus justes et plus efficaces. Il faut les assumer et non tenter de braconner sur des terres qui ne sont pas les nôtres. La « droitisation » même présentée comme « alliance au centre » n’est pas le salut pour le PS. Elles est plutôt la recette de la défaite.
- face à la gauche de la gauche : nous assumons notre vocation à gouverner, c'est-à-dire à être responsable, dans le refus de la surenchère. Nous suivons l’idéal mais nous sommes dans le réel.
- face à notre propre passé de gauche de gouvernement. Nous avons connu des succès et des échecs. Nous en tirons des leçons. Ce bilan tiré de l’expérience nous invite à être plus réalistes sur certains sujets, plus utopistes sur d’autres. Sans goût pour les vieilles lunes ni pour l’air du temps.
- face à nos voisins européens. Il faut en permanence explorer les solutions mises en œuvre ailleurs. Mais arrêtons de croire que le salut s’y trouve nécessairement. Cessons de nous excuser d’être des républicains français. Nous avons le droit de tenir à notre modèle social. Il doit être réformé. Ses lacunes doivent être comblées. Ses faiblesses corrigées. Pour le sauver, pas pour le démanteler.
En appeler au jusqu’au-boutisme guesdiste façon 1905, au mollétisme façon 1954 (consistant à promettre beaucoup pour agir peu) ou à un virage social-démocrate façon années 1950 (consistant à ne pas promettre grand-chose, donc à ne pas faire davantage), ce sont finalement les différents visages d’une vision vieillie.
Concrètement, la « gauche décomplexée », c’est un ensemble d’engagements et de propositions :
1) Décomplexée, la gauche doit assumer ses objectifs de justice et de progrès social.
- Réaffirmons notre volonté de rééquilibrer la répartition entre le capital et le travail au profit du travail. Depuis le milieu des années 80, la part du travail dans la valeur ajoutée est passée de plus de 72% à 65%. Mais c’est surtout le transfert du risque des détenteurs du capital vers les salariés qui est le phénomène le plus caractéristique des 25 dernières années. L’actionnaire garantit son capital en équilibrant ses participations alors que le salarié est dépendant d’une entreprise, d’un territoire d’une activité donnée et devient la variable d’ajustement qui permet de maintenir les taux de rentabilité en bourse. La gauche doit assumer deux objectifs : la hausse de la rémunération du travail et la sécurisation des salariés. Ces objectifs exigent plus que la seule négociation entre les partenaires sociaux. Pour rendre possibles de telles mesures, il faut modifier notre environnement économique (politique commerciale plus protectrice, politique monétaire plus expansionniste, politique européenne plus sociale). Les entreprises doivent être responsabilisées, par exemple en imposant le principe du « délocaliseur-payeur ».
- Face à la droite, assumons nos propositions concrètes : Pour résoudre la crise du logement, mieux vaut commencer par construire des logements bon marché, accessibles à tous et d’abord aux plus modestes, plutôt que de favoriser uniquement l’accession à la propriété. Nous voulons renforcer les obligations de la loi SRU plutôt que de les abolir, comme l’envisage la droite. Pour permettre l’égalité d’accès aux soins, mieux vaut commencer par assurer l’égalité territoriale et une répartition équitable des praticiens. Pour assurer l’égalité réelle, nous mettons l’accent sur les jeunes. Les 18-25 sont aujourd’hui ceux qui bénéficient le moins de la redistribution. Or c’est à cet âge que l’on acquiert les compétences et les connaissances clefs pour l’avenir individuel et collectif. L’aide sociale destinée aux jeunes doit être réévaluée. Des mesures doivent être prises pour les jeunes sans qualification (sur le modèle des « emplois sécurité-insertion » proposés par Laurent Fabius). L’enseignement supérieur et la formation doivent bénéficier d’un vaste plan de rattrapage. Les comparaisons financières avec nos voisins sont cinglantes : la France néglige son université. Les enfants des classes populaires en sont les premières victimes, quand ils échouent fréquemment dans des premiers cycles sous-encadrés.
2) Décomplexés, nous devons l’être dans le refus de l’assistanat. La gauche revendique la solidarité, mais aussi la responsabilité. Les Français ont quelquefois le sentiment que l’Etat ou les organismes sociaux sont trop généreux à l’égard de certains. A force de ne pas vouloir l’entendre, nous risquons de démonétiser la belle idée de solidarité. Pour nous, la solidarité doit intervenir pour toute femme ou homme dans la difficulté, mais avec comme but le retour à l’emploi. La gauche – y compris dans les collectivités locales qu’elle gère – n’a pas toujours été exemplaire dans ce domaine. Il faut refuser tout ce qui peut aboutir à des trappes à l’inactivité.
Les bas salaires doivent être augmentés pour rendre sa valeur au travail. On ne doit pas s’interdire d’utiliser d’autres mécanismes, comme la « prime pour l’emploi ». C’est la gauche qui l’a créée. Faut-il l’abandonner ?
3) Décomplexés, nous le sommes dans le domaine de la sécurité. La gauche veut la sécurité, mais refuse la dérive autoritaire et l’arbitraire. N’ayons aucun complexe sur la sécurité, valeur de gauche, qui figure en bonne place dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Les résultats de N. Sarkozy depuis 2002 ne sont pas bons. Les violences aux personnes – qui sont les actes les plus graves – ont augmenté de près de 20%.
Assurer la sécurité, cela implique d’abord des forces de l’ordre présentes sur tout le territoire en permanence, et pas seulement dans les centres villes. C’est une police de proximité qui entretient des liens de confiance avec la population. C’est une politique d’égalité réelle qui empêche la formation de ghettos.
4) Décomplexée, la gauche de gouvernement parle vrai sur les questions de financement :
- la dette : sa réduction est une priorité. La charge des intérêts grève de manière inacceptable le budget de l’Etat. D’où la nocivité de la politique de la droite qui veut réduire les impôts des plus favorisés au détriment d’une saine gestion de nos finances. La manœuvre est connue : on dégrade les comptes publics pour imposer ensuite des réductions des dépenses.
- les retraites : la durée de vie s’allonge, donc il faudra travailler plus longtemps. Cet allongement devra se faire en tenant compte de la pénibilité des emplois et des parcours professionnels (notamment pour les femmes), mais il est inévitable. Le dossier des régimes spéciaux doit être ouvert.
5) Décomplexés, nous le sommes face au monde actuel que nous regardons en face. La recherche et l’innovation doivent être favorisées ; les entreprises doivent être soutenues. La recherche doit être développée dans les Universités et les organismes publics. Elle doit l’être dans les entreprises. La gauche n’est pas l’ennemi des entrepreneurs. Elle est l’ennemi des prédateurs. A l’inverse de la droite qui favorise une économie de la rente (avec le bouclier fiscal ou la suppression des droits de succession), la gauche œuvre pour une économie de l’investissement et de l’innovation. Il faut encourager les entreprises à investir (déductibilité des dépenses de R&D;). Il faut soutenir les PME innovantes (loi sur la commande publique, Fonds public d’investissement direct en fonds propres dans les PME performantes).
6) Décomplexée, la gauche doit l’être dans sa défense d’une Europe qui progresse et qui protège. Pour les socialistes, l’Europe n’a pas vocation à être un marché ouvert à tous vents et qui se contente d’organiser la concurrence intérieure entre travailleurs et systèmes sociaux. Nous voulons une Europe qui investisse dans l’avenir (augmentation du budget pour financer le développement technologique). Nous voulons une Europe qui se protège face à la concurrence déloyale de certains pays émergents. Nous voulons une Europe qui favorise la croissance (politique monétaire revue). Nous voulons une Europe qui organise le progrès social partagé au lieu de favoriser l’alignement sur le moins-disant (convergence sociale). Nous n’aurons pas tout en un jour. Mais nous devons défendre nos positions fermement. Nous refusons l’approche de N. Sarkozy qui consiste à soumettre demain au Parlement un texte, maxi ou mini, que les Français ont rejeté par référendum.
7) Une gauche décomplexée, c’est une gauche qui assume le tournant écologique.
- Le développement doit devenir un objectif transversal de toutes les politiques publiques. Les initiatives locales sont intéressantes, mais il revient à l’Etat d’assumer son rôle. Proposons une véritable fiscalité écologique qui modulerait l’ensemble des prélèvements en fonction de l’impact écologique (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu…).
- Pour faire face aux défis énergétiques de l’avenir, la question du contrôle des entreprises clefs du secteur doit être posée. Un pôle public de l’énergie EDF-GDF doit être créé. La question doit être posée pour AREVA et pour TOTAL.
- Pour assurer une gestion efficace de l’eau et des prix raisonnables, les régies publiques doivent être stimulées.
Voilà quelques éléments d’une gauche décomplexée : une gauche qui regarde le monde tel qu’il est, qui promeut ses valeurs et qui prépare l’avenir. Une gauche qui ne rougit pas d’être de gauche. Une gauche qui est prête à regarder sa propre histoire sans tabou. Une gauche de changement qui propose concrètement et qui trace une perspective de long terme.
RAG 34. Les lolo's 34
10:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GAUCHE DECOMPLEXEE, RAG, RAG 34



