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31.07.2007
Service minimum, service garanti ? Les syndicats se mobilisent (lire, écouter notre dossier)
Syndicats et partis de gauche réitèrent leur opposition au projet de loi sur le service minimum, qui, disent-ils, n'améliorera pas la situation des usagers des transports mais accentuera la pression sur les salariés.
Paul Fourier
Secrétaire Général de la fédération Transports CGT
Ecoutez (durée 10 mns)
Le site web de la CGT
Difficile de mobiliser un 31 juillet contre le service minimum. Pourtant, la CGT, premier syndicat cheminot, a obtenu le ralliement de six autres fédérations des transports, Sud Rail, CFDT, FO, CFTC, l'UNSA et les autonomes de la FGAAC. Sans oublier le SNES-FSU, première organisation syndicale d'enseignants, qui s'est également jointe à la journée d'action nationale. Pas de préavis de grève mais environ 80 rassemblements prévus dans toute la France, dont un à Paris, à 14 heures 30, devant l'Assemblée nationale.
En cause, le projet de Loi sur le service minimum qu'examinent depuis hier après-midi les députés. Pour la plupart des syndicats, les points de contestation restent la déclaration préalable 48 heures à l'avance, le vote à bulletin secret après 8 jours de grèves, mais aussi l'allongement de la durée des préavis et l'inscription dans la Loi du paiement des jours de grève.
En plein coeur des vacances d'été, la mobilisation contre ce projet de loi, déjà adopté par le Sénat le 19 juillet, devrait toutefois rester symbolique. Mais le secrétaire général de la CGT prévient : "On n'en aura pas fini avec le vote à l'Assemblée nationale, d'une part sur le plan du droit, et d'autre part sur la mobilisation qui ne va pas s'arrêter au 31 juillet", a ainsi déclaré Bernard Thibault, laissant planer la menace d'une rentrée sociale agitée. Sur le plan "du droit", la CGT compte notamment demander à 60 députés opposés au texte de saisir le Conseil constitutionnel pour "atteinte au droit de grève".
La CGT organise aujourd'hui une mobilisation nationale contre ce texte qui prévoit notamment que les grévistes devront se déclarer comme tel au moins 48 heures à l'avance. Ecoutez Bernard Thibault, le leader de la CGT.
Pour FO, ce projet de loi vise clairement à "étouffer la contestation sociale". Ecoutez Eric Falempin, secrétaire général de Force Ouvrière cheminots. Il répond à Philippe Lefébure.
Les cadres de CGC de la SNCF ne participent pas à ce mouvement: ils craignent des "dérapages". Surtout, ils ne pensent pas que le texte soumis au Parlement remette en cause le droit de grève.Jean-Philippe Momméjac, vice-président de la CFE-CGC SNCF. Il répond à Philippe Lefébure.
Le point de vue de deux députés :
Alain Vidalies PS : Un texte inutile. Patrick Ollier UMP : Une loi importante et nécessaire. Ils répondent à Phillipe Lefébure
11:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM
Service minimum : ouverture du débat à l'Assemblée dans un climat tendu
Par Souk CHANTHALANGSY AFP PARIS - Les députés ont entamé lundi, dans un climat tendu, l'examen du texte sur le service minimum dans les transports publics terrestres, avec en filigrane la journée d'action de mardi des syndicats, dont le mécontentement était relayé dans l'hémicycle par les élus de gauche.
Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la mise en place d'un service minimum est l'un des projets phares que le gouvernement entend faire adopter avant la fin de la session extraordinaire vendredi 3 août.
Deux mesures du texte cristallisent la colère syndicale: l'obligation pour le salarié de se déclarer gréviste 48 heures avant le conflit sous peine de sanctions, et la consultation possible du personnel à bulletins secrets après huit jours de grève.
Déjà voté par le Sénat, le texte de Xavier Bertrand (Travail) est qualifié d'"inutile" par les groupes SRC (socialiste, radical et citoyen) et GDR (gauche démocrate et républicaine).
"Le but que vous vous êtes assignés, c'est la mise en cause du droit de grève. C'est un combat global, idéologique et dogmatique!", a lancé Daniel Paul (GDR-PCF).
Pour Alain Vidalies (SRC-PS), l'idée du service minimum "appartient au patrimoine idéologique de la droite". "C'est au moment où le nombre de jours de grève est historiquement le plus bas que vous voulez imposer un encadrement législatif", a-t-il fait valoir, en annonçant d'ores et déjà une saisine du Conseil constitutionnel par les députés PS, une fois le texte voté.
"A la SNCF, sur 6.043 incidents ayant entraîné une perturbation du trafic en 2006, 140 seulement proviennent des mouvements sociaux, soit moins de 3%", a souligné M. Vidalies, pour qui "97% sont dus à des incidents techniques, des problèmes de vétusté du matériel et l'absence de personnels".
Face à cette combativité sur les bancs de gauche, M. Bertrand s'est voulu rassurant. "Le droit de grève est un droit constitutionnel et ce projet de loi n'entend nullement le remettre en cause", a-t-il affirmé, soulignant que le service minimum n'était "pas une question de droite ou de gauche".
Le ministre s'est aussi exprimé sur l'extension éventuelle du dispositif à d'autres modes de transport ou à l'éducation, évoquée un temps par le Premier ministre François Fillon, et préconisée lundi par le rapporteur de la commission spéciale Hervé Mariton (UMP).
"Certains auraient souhaité maintenant l'extension de ce texte (...). Or je reste persuadé que, si aucun sujet n'est tabou, le préalable indispensable c'est la concertation", a assuré M. Bertrand.
"Nous tenons avec ce texte un excellent instrument permettant un service public de qualité", a souligné le président de la commission des Affaires économiques Patrick Ollier (UMP), appelant l'Assemblée à "ne pas le modifier mais à le voter en l'état".
L'examen des articles et des quelque 200 amendements déposés devait débuter dans la nuit ou plus vraisemblablement mardi après-midi, dans un hémicycle où la tension pourrait monter d'un cran avec les 80 rassemblements auxquels ont appelé les syndicats pour dénoncer ce texte.
En dépit de la trêve estivale, sept fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-Rail, Unsa et Fgaac), quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), de même que Solidaires et la FSU ont en effet appelé à une large mobilisation pour "ne pas laisser sans réponse" cette "atteinte" au droit de grève.
Un rassemblement est même prévu aux abords du Palais Bourbon, au moment de la reprise des travaux.
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08:51 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM
Chiffres du chômage et service minimum domineront la semaine sociale
PARIS (AFP) - Les chiffres du chômage de juin et une journée d'action des syndicats de cheminots contre le projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres, examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale, domineront cette semaine sociale.
Lundi soir, le ministère de l'Emploi rendra public le taux de chômage pour le mois de juin. En mai, le nombre de demandeurs d'emploi avait baissé de 1,2% (-24.100 personnes) pour passer sous la barre des deux millions, ramenant selon le ministère de l'Emploi le taux au sens du BIT (bureau international du travail) à 8,1% de la population active.
L'office européen des statistiques Eurostat a néanmoins donné une estimation bien supérieure pour le mois de mai (8,7%), et en l'absence de publication de l'Enquête Emploi de l'Insee, reportée à l'automne, les chiffres du ministère sur le taux de chômage demeurent incertains.
La polémique a été relancée la semaine dernière par le constat dressé par plusieurs associations de chômeurs CGT-Chômeurs, MNCP, d'une augmentation des radiations - "abusives" selon eux - par l'ANPE. Pour mettre fin aux critiques sur la fiabilité des statistiques, le gouvernement Fillon a commandé un rapport à une mission conjointe de l'Inspection générale des finances et l'Inspection des affaires sociales.
Il faudra attendre septembre pour connaître les éventuelles évolutions qui seront suggérées pour améliorer la mesure du chômage et de la situation de l'emploi. Les députés ont déjà décidé une première modification, demandant d'intégrer dans les statistiques les quelque 220.000 chômeurs des collectivités d'Outre-mer. Le changement doit intervenir au plus tard au 31 décembre.
Mardi, quelque 70 rassemblements devraient avoir lieu, selon la CGT, à Paris et dans les régions, contre le projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres qui doit être examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale. En pleine période estivale, ces rassemblements devraient avant tout être "symboliques et militants", selon Solidaires.
Les syndicats estiment notamment que ce projet de loi, adopté au Sénat le 19 juillet, et qui prévoit notamment l'obligation pour les salariés de se déclarer grévistes 48 heures avant le début d'un conflit, est une atteinte au droit constitutionnel de grève.
Au mot d'ordre de la CGT-cheminots se sont joints six autres fédérations du secteur (SUD Rail, CFDT, FO, CFTC, Unsa, Fgaac), quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), Solidaires et la FSU.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, est annoncé à Bordeaux. Il n'y a pas d'appel à la grève.
"Même dans une période estivale peu propice aux mobilisations d'envergure nous ne pouvions laisser les débats se dérouler sans que les salariés concernés se fassent entendre", a déclaré à l'AFP Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots.
Enfin, lundi, le tribunal de grande instance de Toulouse doit rendre son jugement en référé sur l'action intentée par le comité d'établissement du centre d'appels toulousain de SFR, qui juge n'avoir pas reçu assez d'informations sur l'externalisations du site.
Mercredi, ce centre d'appels, ainsi que ceux de Lyon et Poitiers, employant 1.900 salariés au total, doivent être transférés à des sous-traitants, qui ont promis de garder le personnel "au moins trois ans", selon la direction de SFR. Sans rassurer vraiment syndicats et personnels...
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30.07.2007
Vilain lundi pour le 7ème art : Décès d'Ingmar Bergman, le cinéaste aux "innombrables démons"
A peine connu le décès de Michel SERRAULT, nous apprenons la disparition de Ingmar BERGMAN
Le cinéaste suédois Ingmar Bergman est mort à l'âge de 89 ans dans sa maison sur l'île suédoise de Faarö (Gotland), a annoncé lundi sa soeur Eva Bergman à l'agence de presse suédoise TT.
Jan Delden AFP/Pressenbild/Arch.
Par Anna Ringstrom et Sarah Edmonds Reuters - Lundi 30 juillet, 15h40STOCKHOLM (Reuters) - Le réalisateur suédois Ingmar Bergman, qui tenta d'exorciser ses traumatismes d'enfance par des films où dominent les tourments du couple et une vaine recherche du sens de la vie, est décédé lundi à 89 ans.
Figure majeure du septième art dont la carrière a embrassé un demi-siècle et produit des chefs-d'oeuvre qui ont influencé une génération de cinéastes, Bergman s'est éteint paisiblement chez lui sur l'île de Faro, en mer Baltique, a indiqué sa fille Eva, citée par l'agence suédoise TT.
Il était brièvement apparu en public ce mois-ci mais restait dans un fauteuil roulant et semblait très fatigué, a-t-elle dit.
"Nous subissons aujourd'hui une très grande perte", a déclaré Cissi Elwin, responsable de l'Institut cinématographique suédois. "C'est très étrange, très irréel, Ingmar Bergman fait si profondément (partie du) cinéma suédois."
Avec des films comme "Les Fraises sauvages", "Scènes de la vie conjugale" ou "Fanny et Alexandre", inscrits dans un Nord rude et lumineux, Bergman donnait une image mélancolique de la Suède tout en acquérant le statut d'un maître du cinéma moderne.
Son oeuvre englobe au total 54 films, 126 productions théâtrales et 39 pièces radiophoniques.
Ses films les plus accomplis portent souvent l'empreinte de la confusion sexuelle, de la solitude et du sens insaisissable de la vie, thèmes que beaucoup attribuent à son enfance marquée par une santé fragile et un père pasteur luthérien qui l'humiliait et le frappait.
"C'était l'un des grands, je le connaissais depuis plus de 50 ans", a déclaré à Reuters Jorn Donner, producteur de "Fanny et Alexandre" - dernière création de Bergman pour le grand écran, au fort contenu autobiographique, qui met en scène une famille de la bourgeoisie d'Uppsala, sa ville natale, avant la Première Guerre mondiale.
Les personnages du jeune Alexandre et de sa soeur Fanny sont victimes d'abus physiques et psychologiques de la part de leur père adoptif - un évêque inspiré du père de Bergman. Alexandre recourt à des pouvoirs surnaturels pour une cruelle vengeance.
CINQ MARIAGES, NEUF ENFANTS
La nouvelle de la mort de Bergman a provoqué une commotion dans les médias de Suède, la télévision interrompant ses émissions régulières pour diffuser des hommages au disparu.
"Je crois qu'il est difficile de saisir pleinement l'apport d'Ingmar Bergman au cinéma et au théâtre suédois", écrit le Premier ministre Fredrik Reinfeldt dans un communiqué. "Ses oeuvres sont immortelles."
La vie privée de Bergman l'a souvent mis sous les projecteurs. Il s'était marié cinq fois avec des femmes belles et talentueuses, et avait entretenu des liaisons avec ses principales actrices. Il était père de neuf enfants.
Ses quatre ex-épouses continuaient à parler de lui en termes élogieux, tout comme les actrices auxquelles il avait été lié - en particulier la Norvégienne Liv Ullmann, sa compagne de la fin des années 1960 qui débuta sous sa direction dans "Persona".
Lors d'une interview accordée à Reuters en 2001, Bergman confiait avoir été tourmenté et inspiré à la fois tout au long de sa vie par des démons personnels:
"Les démons sont innombrables, ils apparaissent aux plus mauvais moments en créant panique et terreur. Mais j'ai appris qu'en maîtrisant les forces négatives et en les attelant à mon char, je pouvais les faire agir à mon profit."
Bergman avait obtenu la reconnaissance internationale avec "Le Septième sceau" (1956), conte médiéval dans lequel un croisé en quête d'absolu joue aux échecs avec la Mort. Le film reçut le prix du jury du festival de Cannes 1957. "Les Fraises sauvages", où le rêve se conjugue avec les faits pour aborder le thème de la vieillesse, reçut l'Ours d'Or à Berlin en 1958.
Liv Ulmann joue dans plusieurs films célèbres de Bergman, notamment "Cris et chuchotements" (1972), "Scènes de la vie conjugale" (1973) et "Sonate d'automne" (1978) où apparaît aussi Ingrid Bergman (sans lien de parenté avec le réalisateur).
Bien qu'il ait annoncé son retrait après "Fanny et Alexandre", Bergman avait ensuite réalisé un certain nombre de créations pour la télévision, dont "Sarabande" en 2003.
Ernst Ingmar Bergman, né le 14 juillet 1918 dans la ville universitaire d'Uppsala, avait grandi entre son père pasteur et une mère stricte et autoritaire d'origine wallonne.
En 1946, son premier scénario, "Frénésie", traitait d'un professeur sadique. Deux ans plus tard, le premier film dont il fut le réalisateur s'intitulait "Crise".
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Michel Serrault s'éteint à 79 ans
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PARIS (Reuters) - Michel Serrault, adoré du public français pour ses incarnations les plus burlesques comme les plus effrayantes, est décédé dimanche à l'âge de 79 ans, après une carrière riche de plus de 150 films et téléfilms.
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08:05 Publié dans Actualités , Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Michel SERRAULT
29.07.2007
Sarkozy : Il est partout !
Ce dimanche, alors que la grande boucle se termine, la presse s'interroge sur l'omniprésence de Sarkozy.
Ecouter la revue de presse de Corinne PELISSIER (extrait/ dimanche 29 juillet 2007).
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20:48 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Lire : Mitterrand l'africain ?
La complexité des relations franco-africaines ne cesse de donner le tournis à bon nombre d'observateurs. S'intéressant au sinueux parcours africain de l'ancien président de la République française, en l'occurence François Mitterrand, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, à travers la vie politique de cet illustre personnage, décortique avec minutie les réseaux mis en place par Jacques Foccart et entretenus par quelques africanistes de gauche ; il nage dans les eaux troubles de la Françafrique pour mieux expliquer la puissance des lobbies qui imposent la continuité dans les rapports entre la France et l'Afrique.
À l'heure où l'actualité africaine est entre autres dominée par les conflits, l'exode de nombreux jeunes, la lente "colonisation" de ce continent par la Chine, d'aucuns ne cessent de se demander si, après François Mitterrand et Jacques Chirac, la France du XXIe siècle sera encore africaine ou ne le sera plus.
Cet ouvrage donne quelques pistes très utiles à la compréhension des futures relations franco-africaines. On y évoque également un lien de près de quarante-cinq ans entre un homme - que d’aucuns qualifient de "mythe errant" - et tout un continent, des méandres et des écueils qui ont enseveli des tas de secrets dans des marigots africains...
Titre : Mitterrand l'Africain ?
Editeur : Les Editions de l'Egrégore (http://www.editions-egregore.com)
Parution : 9 octobre 2007
Pagination : 256 pages
ISBN : 978-2-916335-03-2
Format : 14x22,5 cm
Prix : 18 euros
L'auteur :
Membre du Bureau fédéral du Parti Socialiste de Paris et président du club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains, Gaspard-Hubert Lonsi Koko reste fidèle à ses engagements humanistes. Après Un nouvel élan socialiste et Le demandeur d’asile, il poursuit la réflexion sur les rapports Nord-Sud avec Mitterrand l’Africain ?
Site personnel : http://www.lonsi-koko.net
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08:31 Publié dans 009 LIRE , Actualités , Francophonie , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCAFRIQUE, FRANCOPHONIE, MITTERRAND
27.07.2007
Le credo de Christine LAGARDE : Travailer plus, travailler tôt, travailler tard, travailler le dimanche jusqu'à 67 ans
Mme Christine Lagarde trouve décidément tout désuet, en ce qui concerne les droits des salariés.
Hier, elle jugeait que les « 35 h relevaient d¹un autre temps ». Aujourd¹hui, elle trouve que la loi pourtant unanimement adoptée à l¹Assemblée nationale en 1906 et maintenue depuis un siècle pour le bien de tous, est caduque.
Plus de repos dominical : travaillez tôt, travaillez tard, travaillez le dimanche aussi. Même les apprentis de 15 ans.
Le fait que les syndicats y soient opposés, mais aussi toutes les associations de petits commerçants, ne fait pas réfléchir Mme Lagarde : elle propose d¹ouvrir sur « la base du volontariat » comme le lui a demandé (encore lui, il s¹occupe de tout) l¹incontournable vedette imposée des médias, le président omnipotent Sarkozy.
Le problème, pour Mme Lagarde et M. Sarkozy c¹est encore une fois qu¹ils font semblant d¹ignorer le « b-a-ba » du droit, que le « volontariat » nŒexiste pas en droit du travail. Pas un salarié de ce pays n¹est « volontaire ». Tout salarié est subordonné, et seul l¹employeur décide, ou non, du travail le dimanche s¹il y en a et s¹il en veut. Tout comme pour les heures supplémentaires, le salarié n¹est ni « libre » ni volontaire.
Le Conseil d¹état a déjà maintes fois écarté l¹argument du « volontariat » contre les employeurs qui voulaient l¹utiliser pour justifier leurs infractions en ouvrant illégalement le dimanche. On nous dit qu¹une majorité de français sont « pour » l¹ouverture le dimanche : oui, mais une majorité de français sont aussi ³contre² le fait de travailler eux-mêmes le dimanche !
Actuellement, autour de 5 % de Français travaillent le dimanche parce qu¹ils y sont contraints (infirmières, cheminots, chauffeurs de bus, feux continus, médias..) demandez-leur ce qu¹ils préfèrent : le dimanche où ils peuvent se reposer une fois toutes les cinq et six semaines et où ils retrouvent famille et enfants. Ils le calculent longtemps à l¹avance... Et demandez-le aux 20 % de français qui travaillent occasionnellement le dimanche. Sauf des jeunes et célibataires et encore, temporairement, acceptent de subir cela, sinon touts préfèrent une autre solution, si on les y oblige pas.
Or l¹article du Code du travail obligeant les employeurs à accorder le repos dominical à leurs salariés, est encore là pour les protéger. (Le système de dérogation actuel, à 5 dimanches par an et à certains activités, est déjà extraordinairement souple et hélas, trop fraudé faute de vrais moyens pour l¹inspection du travail afin de le faire respecter).
Qui travaillera le dimanche en majorité ? des femmes, caissières, précaires, des temps partiels, des petits boulots, des étudiants, n¹ayant pas le choix. Qui fera les courses : peut-être Mme Lagarde qui gagnait encore 600 000 euros dans le cabinet d¹avocats d¹affaires où elle travaillait précédemment à Chicago.
Mais le pouvoir d¹achat n¹est pas extensible : ce qui sera acheté le dimanche ne le sera plus le lundi. L¹embauche qui aura été faite le dimanche remplacera donc un emploi supprimé le lundi.
Seules les grandes surfaces y gagneront, les petits commerçants ne pourront pas suivre. Des études répétées ont établi que l¹ouverture généralisée le dimanche, c¹est environ 30 000 emplois en moins dans les petits commerces et ils ne seront pas durablement remplacés dans la grande distribution. Pourquoi remplacer la civilisation du loisir par celle du caddie et créer du chômage en sus ? Si le seul ³but² du dimanche devient le supermarché quel triste « progrès » !
Ne vaut-il pas mieux rapprocher la durée réelle du travail de la durée légale aux 35 h pour tous et chacun fera ses courses en semaine ?
Toute société, surtout une société aux liens distendus, en crise familiale, en déshérence dans ses banlieues, a besoin, de point de rencontre, d¹un temps de repos COMMUN, COLLECTIF.
Le dimanche c¹est ce point fixe hebdomadaire nécessaire pour la famille, mais pas seulement, aussi pour le sport, les associations, la vie citoyenne et culturelle, sans même parler de religion. Ce n¹est pas un hasard s¹il fait consensus depuis un siècle, et si ce jour de repos commun, est plus que jamais nécessaire dans notre société.
Alors pourquoi détruire ce rendez-vous social, ce repos commun ? Quelle forme de vandalisme antisocial pousse Mme Lagarde et M Sarkozy à remettre en cause le dimanche ? Pour disloquer davantage, atomiser, individualiser davantage la vie sociale ?
Pour déréglementer davantage la semaine et les 35 h hebdomadaires ?
Gérard Filoche. 23.07.07.
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22:39 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAVAIL LE DIMANCHE, ANTISOCIAL
Affaire d'Etat : de Villepin mis en examen
Dominique de Villepin mis en examen dans l'affaire Clearstream
Par Jean-Baptiste Vey
Reuters - Vendredi 27 juillet, 17h58PARIS (Reuters) - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a été mis en examen dans le cadre de l'affaire Clearstream et a fait appel du contrôle judiciaire qui lui a été imposé par les juges.
Mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux", il a démenti avoir commis une "quelconque manoeuvre politique", à sa sortie du pôle financier du palais de justice de Paris.
L'ancien chef du gouvernement a précisé qu'il répondrait "à l'ensemble des questions" des juges.
Un de ses avocats avait auparavant précisé que Dominique de Villepin souhaitait prendre connaissance des 27 tomes du dossier avant de décider ou non de contester la compétences des juges.
Les actes commis par les ministres ne peuvent en effet, en principe, faire l'objet de procédures que devant la Cour de justice de la République, une juridiction spéciale.
Dominique de Villepin a fait appel de son contrôle judiciaire, qui prévoit le versement d'une caution de 200.000 euros et l'interdiction de rencontrer les principaux protagonistes de l'affaire, dont l'ancien président Jacques Chirac, a-t-on appris de source judiciaire.
L'ancien Premier ministre a été entendu moins d'une heure par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons chargés de l'enquête sur une affaire qui a visé, notamment, à l'établissement de faux listings bancaires impliquant des personnalités politiques.
Dominique de Villepin, qui a quitté ses fonctions à Matignon en mai, est soupçonné d'avoir participé à une machination politique mettant en cause Nicolas Sarkozy, son rival à l'époque dans la course à l'Elysée et dont le nom apparaît sur les listes falsifiées de comptes.
"Je tiens à redire ce matin qu'à aucun moment je n'ai demandé une enquête sur des personnalités politiques, qu'à aucun moment je n'ai participé à une quelconque manoeuvre politique", a déclaré l'ancien chef du gouvernement à la presse devant le pôle financier.
"MON DEVOIR DE MINISTRE"
"J'ai agi pour faire face à des menaces internationales, à des menaces concernant nos intérêts économiques. C'est strictement dans ce cadre que j'ai agi, c'était mon devoir comme ministre", a dit celui qui était à l'époque des faits ministre des Affaires étrangères puis ministre de l'Intérieur.
Il a ajouté qu'il se battrait pour que "la vérité puisse enfin apparaître". "Je répondrai naturellement à l'ensemble des questions qui me seront posées", a-t-il encore déclaré.
Prié de dire si l'ex-Premier ministre contesterait la compétence des magistrats, Me Olivier d'Antin, un de ses avocats, a dit aux agences de presse : "La connaissance du dossier est un élément décisif pour décider de cette question. Ce n'est pas une question facile à trancher."
Dominique de Villepin avait été entendu fin décembre pendant 17 heures en qualité de simple témoin par les juges.
Il s'était alors présenté comme "victime de calomnie et de mensonge" et avait nié toute malversation, expliquant qu'il ne s'était intéressé à l'affaire Clearstream qu'au nom de la "moralisation de la vie économique internationale".
La découverte en juin dernier de nouvelles notes du général Philippe Rondot, un des protagonistes de l'affaire, avait relancé les soupçons sur l'action de l'ancien Premier ministre, dont le domicile et le bureau ont été perquisitionnés début juillet.
Selon ces notes, révélées lors d'une expertise judiciaire de l'ordinateur du militaire, Dominique de Villepin aurait demandé à l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin de parler à un juge de ces listings. Cet élément a été confirmé par Jean-Louis Gergorin, entendu par les juges la semaine dernière.
L'ex-dirigeant d'EADS explique avoir transmis, à la suite de cette demande, les listings au juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquêtait depuis 2001 sur les bénéficiaires d'opérations de corruption en marge de la vente de frégates à Taiwan en 1991.
Lors de son audition, Jean-Louis Gergorin a précisé que Dominique de Villepin lui avait dit que l'instruction de parler à un juge venait du président de la République de l'époque, Jacques Chirac, selon des extraits de son audition publiés dans la presse.
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21:43 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CLEARSTREAM, DE VILLEPIN
La normalisation des relations entre la Libye et la communauté internationale doit s’entourer de précautions nettement plus importantes
À l’occasion de la libération des huit infirmières bulgares et du médecin palestinien, le Parti Socialiste, avait demandé au gouvernement Français de faire toute la lumière sur les éventuelles contreparties accordées à la Libye. En réponse, le Président de la République avait indiqué n’en avoir accordé aucune, quitte à se trouver en contradiction avec les propos tenus par le chef de la diplomatie libyenne.
La signature d’un accord prévoyant la fourniture d’un réacteur nucléaire à la Libye contredit clairement cette affirmation. Le Parti Socialiste demande donc au Président de la République et son gouvernement la plus grande transparence.
Le Parti Socialiste s’étonne du motif retenu pour la signature de cet accord. En effet, la désalinisation de l’eau libyenne aurait pu se faire en utilisant des sources d’énergie dont la Libye est particulièrement riche (pétrole et solaire) et moins sensibles que le nucléaire.
Pour le Parti Socialiste, la normalisation des relations entre la Libye et la communauté internationale en cours depuis en 2003 doit s’entourer de précautions nettement plus importantes que celles prises par les autorités françaises. Elle doit s’opérer sous le contrôle du Parlement (comme c’est le cas dans toutes les grandes démocraties) et dans un cadre plus collectif, celui de l’Union Européenne, et sous le contrôle de l’ONU
Communiqué du Parti Socialiste
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18:07 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : NUCLEAIRE, LYBIE, SARKOZY
Sarkozy vend "le feu nucléaire" à un dictateur
Centrale nucléaire vendue par M. Sarkozy au dictateur Kadhafi : NON, ce n'est PAS pour désaliniser l'eau de mer
La désalinisation de l'eau de mer n'est qu'un subterfuge pour tenter de justifier le nucléaire
Sous prétexte "d'aider la Libye à réintégrer le concert des nations", le Président français vient de signer un accord pour livrer un réacteur nucléaire au dictateur libyen Kadhafi.
Dans cette affaire, M. Sarkozy a commis des fautes majeures et a menti à plusieurs reprises :
La désalinisation de l'eau de mer est un faux prétexte
Paris prétend que le réacteur nucléaire promis à la Libye servira à désaliniser l'eau de mer. C'est un subterfuge : pour cela, il est bien plus efficace, bien moins cher et bien plus écologique d'utiliser l'énergie solaire, pour laquelle la Libye a des atouts exceptionnels... à condition d'investir dans ce secteur et non dans l'atome. M Kadhafi n'à que faire de désaliniser l'eau, son objectif est d'obtenir à des technologies nucléaires, dans le but d'accéder tôt ou tard à l'arme atomique.
La Libye ne doit pas investir dans le nucléaire mais dans le solaire
La Libye est très largement auto-suffisante en énergie puisqu'elle regorge de pétrole. Et si elle souhaite se diversifier, elle doit logiquement privilégier l'énergie solaire : l'ensoleillement du pays tout au long de l'année est remarquable. L'énergie solaire est renouvelable, ne produit pas de déchets radioactifs, et ne mène pas à l'arme atomique (mais c'est certainement cela que M Kadhafi lui reproche !)
Nucléaire civil et militaire sont indissociables
L'actualité (Iran, Corée du Nord) montre que nucléaire civil et militaire sont intimement liés. Ce n'est pas pour rien si les grandes puissances ne croient pas l'Iran qui, pourtant, annonce avoir un programme nucléaire purement civil. Livrer du nucléaire "civil" à la Libye reviendrait à aider ce pays à accéder, tôt ou tard, à l'arme atomique.
Livrer un réacteur nucléaire à un dictateur est irresponsable
M Kadhafi a certes fini par libérer ses otages bulgares, mais il n'en reste pas moins un dangereux dictateur. Ses sautes d'humeur et ses revirements stratégiques ont été si brutaux depuis près de 40 ans qu'il est rigoureusement impensable de lui faire confiance. Hélas, M Sarkozy ne semble pas avoir pris conscience de ces données pourtant évidentes.
Nicolas Sarkozy a menti le 24 juillet
Lors de sa conférence de presse le 24 juillet à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a été interrogé par un journaliste qui s'est fait l'écho des accusations portées par le Réseau "Sortir du nucléaire" : celui-ci annonçait que les infirmières bulgares allaient servir de "monnaie d'échange" pour un véritable "troc nucléaire". M Sarkozy a nié l'existence d'un tel arrangement et, le lendemain, M Martinon, porte-parole de l'Elysée, a affirmé qu'il n'était "pas question" de parler de "coopération nucléaire" au cours de la rencontre entre les deux chefs d'Etat mercredi. En réalité, il est clair que cet accord nucléaire était prêt depuis longtemps et qu'il n'a pas été rédigé en quelques minutes dans le palais du dictateur libyen.
L'aveu de M Sarkozy sur le "Grenelle de l'environnement"
En signant avec M Kadhafi un accord pour développer un programme nucléaire, M Sarkozy avoue involontairement que le "Grenelle de l'environnement", qui doit se tenir à l'automne, ne servira à rien : M Sarkozy a d'ores et déjà décrété que le nucléaire était acceptable sur le plan environnemental (alors qu'aucune solution n'existe pour les déchets radioactifs, et que l'accident nucléaire menace plus que jamais). Les accusations portées par le Réseau "Sortir du nucléaire", qui refuse de participer au "Grenelle", se révèlent encore une fois exactes.
Comuniqué du 26 juillet du réseau Sortir du Nucléaire
L'ATOME, C'EST CADEAU !
Lire le communiqué précédent
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"Sortir du nucléaire" demande à Sarkozy de renoncer à livrer du nucléaire au dictateur Kadhafi
Nicolas Sarkozy en Libye : le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à M. Sarkozy de s'engager à ne pas livrer de nucléaire au dictateur libyen Kadhafi
Communiqué de presse
Nucléaire civil et militaire sont indissociables : il est dans tous les cas irresponsable de livrer du nucléaire à un dictateur.
Au lendemain de la libération des infirmières bulgares, le Président Sarkozy se rend à Tripoli, selon lui "pour aider la Libye à réintégrer le concert des nations".
Cette déclaration est extrèmement inquiétante : M. Sarkozy semble avoir déjà oublié que M. Kadhafi reste un dictateur, même après avoir relâché ses otages bulgares. Cette curieuse amnésie semble survenir à point nommé pour permettre de juteux échanges commerciaux.
En particulier, le conglomérat nucléaire Areva, dont l'Etat est actionnaire majoritaire (par l'intermédiaire du Commissariat à l'énergie atomique), est en contact avancé avec Tripoli. M. Sarkozy prétend que ce dossier, pourtant ultra sensible, n'a pas été évoqué dans les tractations autour des infirmières bulgares.
Libre à chacun de croire à cette affirmation, toujours est-il que le Président français souhaite livrer de la technologie nucléaire au dictateur libyen : ce serait irresponsable dans tous les cas, même si M Sarkozy n'avait pas évoqué ce dossier lors des tractations autour des infirmières bulgares.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" n'ose pas espérer de M. Sarkozy qu'il prenne enfin conscience de ce que le nucléaire (civil et militaire) est par nature funeste pour la planète et les êtres vivants. Par contre, il est nécessaire que M. Sarkozy s'engage à ne pas livrer de technologie nucléaire au dictateur qu'est toujours M. Kadhafi.
L'actualité (Iran, Corée du Nord) montre que nucléaire civil et militaire sont intimement liés. Livrer du nucléaire "civil" à la Libye reviendrait à aider ce pays à accéder, tôt ou tard, à l'arme atomique.
NB : Par ailleurs, faut-il le rappeler, un réacteur nucléaire "civil" produit des déchets radioactifs et peut causer une catastrophe : le nucléaire serait injustifiable même s'il n'avait pas d'application militaire.
25/07/2007
http://www.sortirdunucleaire.org/
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08:01 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SORTIR DU NUCLEAIRE, KHADAFI, AREVA, SARKOZY
26.07.2007
Intermittents du spectacle : Travailler plus, toujours au noir et pour des clopinettes ?
Le groupe BISTEK : depuis 2004, une colère qui ne faiblit pas.
Sur la plateforme Midiblogs du journal de Midi-Libre, Marc AVEROUS du groupe BISTEK, après avoir déjà en 2004 interpellé entre autres Jean-Marc Ayrault PS (lire en bas de page), alerte une fois de plus les politiques dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, Président de la République sur les difficultés et l'extrème précarité que rencontre sa profession.
Monsieur le Président de la République,
Par cette lettre, j’espère retenir votre attention sur « ma petite vie qui n’intéresse personne’’.
Je me présente, Marc Avérous de Saint Nazaire d’Aude.
En résumé, je suis musicien, ancien intermittent du spectacle, actuellement au RMI.
Le but de ma lettre, est de vous faire part d’un problème qui donne l’impression, au regard des choix politiques que vous adoptez, qu’il n’y a aucune porte de sortie.
J’ai fait un constat concernant certains secteurs du spectacle vivant en 2004, constat renouvelé en 2006, que j’ai envoyé à tous les députés par internet ainsi qu’à vous-même. De vous, je n’ai eu aucune réponse !
Le problème n’est pas de conserver ce système d’assurance chômage mais de valoriser notre métier dans le domaine du spectacle vivant.
Pour ma part, je travaille du matin au soir pour exercer mon métier et ne trouve au final que trente contrats sur l’année, cela étant dû à une concurrence déloyale ; l’explication en détail est dans mon constat 2006 que vous trouverez sur mon blog : http://bistek.midiblogs.com. (Article du 21/10/2006)
Dans mon travail quotidien, pour obtenir des contrats, je suis commercial, producteur, régisseur, comptable, arrangeur de musiques, preneur de son, je m’occupe du mixage et du mastering des musiques, bien sûr musicien saxophoniste, compositeur et d’autres choses pour espérer sortir la tête de l’eau. Et pourtant, aujourd’hui je suis au RMI.
J’ai consacré ma vie à la musique, j’ai étudié plusieurs années au conservatoire, créé des groupes, me suis investi dans les nouvelles technologies etc…
Comment expliquez-vous que personne ne négocie sa baguette chez le boulanger alors que l’on propose au musicien, une déclaration en guise de rémunération, sous prétexte qu’il perçoit les Assédics. Ou que des soi-disant amateurs jouent sans êtres déclarés sous prétexte qu’ils ont un métier rémunéré à côté. Croyez que si j’avais suffisamment de contrats, je n’aurais pas besoin des Assédics et me sentirais par là-même intégrer à la société et non marginalisé.
L’autre problème est que les artistes intermittents sont regardés avec mépris alors que les solutions pour simplement survivre se réduisent comme peau de chagrin, que leur profession n’est pas défendue et qu’ils sont abusés par des employeurs sans scrupules.
Actuellement, beaucoup de musiciens et autres du spectacle vivant se retrouvent sans revenus (et ce ne sont pas les plus mauvais !).
Ce qui m’amène à vous interroger : Monsieur le Président de la République, êtes-vous pour une culture basée sur le ‘’Star Système’’, réducteur, injuste et d’une pauvreté affligeante ou pour la diversité culturelle (qui s’éteint à grand feu).
Je me tiens à votre disposition pour en discuter.
Amicalement et Citoyennement.
Marc AVEROUS
contact : [email protected]
Constat 2004 de Marc AVEROUS , et réponse de Jean Marc AYRAULT (PS) publiée dans Tribunes socialistes (télécharger doc.pdf).
LE SPECTACLE DOIT CONTINUER !
12:49 Publié dans Actualités , Associations , Bons plans , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INTERMITTENTS, BISTEK
25.07.2007
Quelles institutions demain?
Le discours d’Épinal de Nicolas Sarkozy et la mise en place de la commission Balladur veulent ouvrir une réflexion sur la modernisation de nos institutions. Celles-ci en ont en effet besoin. Cependant, les modifications se borneront davantage à un toilettage qu’à une réforme profonde. Sarkozy n’a en effet nulle intention de modifier la nature du régime. Il n’a pas besoin de modifier la Constitution pour asseoir sa pratique présidentialiste et affirmer son omnipotence. Le Premier ministre s’est effacé volontairement et le pouvoir gouvernemental a disparu : le président gouverne.
Qu’attendent les socialistes de ce débat ? Le chef de l’État a installé une commission préformatée, dont la composition n’est pas un exemple d’équilibre… Les partisans du régime parlementaire sont absents et les tenants de l’équilibre actuel, minoritaires. Le mandat qui lui est donné est vague. Qu’importe. Des propositions qui seront formulées, l pouvoir fera le tri, ne prenant en compte que ce qui l’intéresse. La seule réforme à laquelle le chef de l’État semble tenir est la possibilité de s’exprimer devant le Parlement,revenant sur une tradition républicaine qui remonte à 1873. Le Parlement devra-t-il écouter ou pourra-t-il débattre ? On jugera aussi à cette aune la considération qui lui est accordée. Car c’est moins d’un «statut pour l’opposition» qu’un renforcement réel des pouvoirs du Parlement,notamment de ses moyens de contrôle, dont nos institutions ont besoin.
Mais le chef de l’État n’a pas manifesté son intention de soumettre son domaine réservé au contrôle parlementaire, ni d’accroître celui-ci dans le domaine européen, ni même de revenir sur les outils du parlementarisme rationalisé (49-3, vote bloqué, etc.).
Les socialistes feront leurs propositions à l’automne à partir du projet socialiste,approfondi de la réflexion conduite par Jean-Pierre Bel pendant la campagne présidentielle. Le débat pourra s’engager.Nous mesurerons alors la capacité d’ouverture réelle du Président.
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09:16 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INSTITUTIONS
Ne laissons pas la gauche disparaître
Maurice Lobry, conseiller régional PS d'Ile-de-France, conseiller municipal de Colombes, pense que les valeurs de la gauche, ainsi que le système français de protection sociale sont attaqués tant par Nicolas Sarkozy que par ceux qui, au Ps, veulent voir celui-ci se soumettre à la société de marché. Il invite à ne pas baisser les bras. Tribune du 20/7/07 dans Rue89.com
Le cycle électoral de l’année 2007 se termine pour toute la gauche et pour le PS en particulier par un échec sévère. Le président de la République, fort de son élection, pousse aujourd’hui plus loin encore son avantage. La politique d’"ouverture" est son outil, mais son but est de faire disparaître durablement toute opposition structurée.
Résister à l'offensive
Le Parti socialiste, face à cette opération, apparaît déboussolé. Aux yeux de l’opinion devant laquelle se mène cette offensive, il montre son incapacité à résister. Et pourtant les enjeux sont graves. En essayant de l’affaiblir, Nicolas Sarkozy cherche non seulement à mettre le PS hors jeu, mais surtout à déblayer le terrain, à décourager toute opposition aux réformes qui entraîneront, j’en suis sûr, des régressions sociales, celles que la droite et les secteurs les plus réactionnaires du patronat appellent de leurs vœux.
Nos acquis sociaux sont aujourd’hui dans leur ligne de mire. Ils veulent remettre en cause le droit du travail, les services publics, la protection sociale, les retraites… bref le modèle social français, caractérisé par l’importance de la redistribution. Notre système social, quelles que soient ses imperfections, a au moins le mérite de corriger un peu les inégalités, liées à la place que l’on occupe ou non sur le marché du travail, et au salaire que l’on perçoit.
Pour quelques jeunes loups, il s'agit d'accéder au pouvoir rapidement
Si nous ne résistons pas mieux à l’offensive, c’est sans doute parce qu’il existe dans nos rangs des hommes et des femmes qui partagent, au nom du réalisme économique, un point de vue peu différent. Cela explique, en partie, la facilité avec laquelle certains sont passés du camp de la gauche à la proximité avec le MoDem pendant les élections, puis ont sauté la rivière pour gambader de l’autre côté, une fois la victoire de la droite acquise. Ils ont répondu, pour eux-mêmes et devant les français, à la question de la différence entre la gauche et la droite. Pour eux, c’est évident, il n’y en a pas… Il est inutile de polémiquer sur la personnalité de ces transfuges.
Certains veulent goûter à nouveau au pouvoir, inquiets d’être atteints par la limite d’âge avant d’espérer le retour de la gauche. Pour d’autres, jeunes loups ou jeunes lions, il s’agit d’y accéder avant de devenir trop vieux. D’une certaine façon, tous ces ralliés à la droite décomplexée ont été encouragés dans leur démarche par nombre des références de notre candidate pendant la campagne, et par ses dernières prises de position concernant les 35 heures, ou le Smic à 1500 euros.
Certains de ces transférés, certains de ces transférables n’étaient-ils pas proches d’elle dans la dernière campagne? C’est parce qu’il a compris cette problématique que Nicolas Sarkozy mène l’opération politicienne actuelle. Il n’associe pas des gens de gauche à son équipe, mais des hommes et femmes qui devraient être à droite.
Certains rêvent d’un parti socialiste, larguant les amarres de la gauche
Mais le mal est sans doute plus grave encore. Il reste en effet dans les rangs du PS, et cela à tous les niveaux, des adhérents qui se refusent aujourd’hui à franchir le pas qui les sépare du centre et de la droite, uniquement pour des raisons tactiques, à quelques mois des municipales. Leurs différences idéologiques sont faibles avec les nouveaux convertis au libéralisme de Sarkozy. Ils rêvent en fait d’un Parti socialiste larguant les amarres de la gauche, plus démocrate à l’américaine que réellement socialiste, changeant de nom. Ils présentent ce projet comme preuve de modernité, de rénovation, comme étape indispensable et préalable à toute reconquête du pouvoir. Pour eux un tel parti commencerait plutôt à la droite du PS, pour se terminer au MoDem et, si cela était nécessaire, au-delà.
Réinventer la gauche
Face à ces offensives, ne parle-t-on pas depuis longtemps de pensée unique? Face à ce rouleau compresseur, qui dispose de tous les leviers, l’argent et les médias, nous avons un devoir de réagir. Notre tradition politique n’est pas celle des pays anglo-saxons, ni celle des Etats-Unis. De l’autre côté de l’Atlantique, entre démocrates et républicains il y a accord sur presque tout, et d’abord sur la soumission au marché, aux puissances financières. Les divergences portent sur l’analyse et la résolution de quelques problèmes de société, mais ne remettent pas fondamentalement en cause les déséquilibres au sein de la société.
Face à cette offensive sans précédent, nous ne devons pas baisser les bras. Nous ne devons pas laisser le président de la République poursuivre tranquillement son œuvre de destruction de la gauche. Il nous revient de réinventer la gauche, une gauche non seulement fière de ses acquis, mais aussi plus ouverte sur le monde, intégrant la lutte contre toutes les menaces qui pèsent sur notre planète, la paupérisation croissante d’un nombre toujours plus élevé d’habitants, dans un espace que les plus riches dégradent davantage que les plus pauvres.
Alors réagissons! Menons ce débat dans nos organisations, mais surtout dépassons les frontières étroites de nos partis, les visions boutiquières, recomposons ensemble la gauche. Nous sommes nombreux à partager ce sentiment et en même temps à être inquiets devant l’ampleur de la tâche à accomplir. Il faut que des contacts se nouent à tous les niveaux, entre responsables politiques mais aussi à la base, dans chacune de nos communes, et sur tous nos lieux de travail.
Ce débat nous devons le porter devant l’opinion et sans attendre. Sortons de nos carcans, soyons prêts à rebattre les cartes. Nos valeurs valent bien que nous nous battions pour elles./.
Tribune du 20/7/07 dans Rue89.com
Priorité à gauche
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08:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, RAG 34
24.07.2007
Sarko : le "coup d'éclat permanent"
Hollande critique le "coup d'éclat permanent" de Sarkozy
La formule fait écho au livre de François Mitterrand "Le coup d'Etat permanent" qui critiquait en son temps la présidence de Charles de Gaulle.
Pour François Hollande, le président de la République a "du sens politique" et la "volonté de rompre avec son prédécesseur" mais il oppose à ces qualités "la réalité de la politique menée", notamment en matière fiscale.
"Quand son déficit est de l'ordre de 40 milliards d'euros et celui de la Sécurité sociale de 13 milliards, accorder 6 milliards à une minorité de contribuables c'est insensé sur le plan budgétaire, inespéré pour les bénéficiaires et inacceptable sur le plan social", explique le premier secrétaire du PS.
Selon lui, "pour le moment, les Français sont au spectacle".
"Certains, souvent les plus modestes, se sont même laissé convaincre que si les plus fortunés ont des cadeaux, ils hériteront au moins des rubans. A nous de démontrer qu'il n'en sera rien, que l'argent public sera distribué en pure perte et que la politique économique du gouvernement n'encourage ni l'effort, ni l'investissement, mais la rente", ajoute-t-il.
Le chef de l'Etat pourrait connaître l'"état de disgrâce", prévient François Hollande "si, d'ici les élections municipales, les Français ont le sentiment que leur travail n'est pas correctement rémunéré, que les prélèvements augmentent alors que la rente, le profit et la spéculation sont récompensés".
Le premier secrétaire du PS condamne la "conception purement personnelle du pouvoir" de Nicolas Sarkozy et l'ouverture du gouvernement à des personnalités issues de l'opposition.
"Il faut rejeter la confusion des politiques, des programmes, des personnes", estime-t-il. "Vieille chimère, le 'gouvernement des meilleurs' conduit à la politique du pire", poursuit-il.
RAG 34. Les lolo's 34
14:18 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LE COUP D'ECLAT PERMANENT
Enfin libres !
Cette nuit, les enfants des infirmières bulgares condamnées à perpétuité en Libye attendaient leur retour à l’aéroport de Sofia... La presse bulgare cite le fils de l’infirmière Smejana Dimitrova, en prison en Libye depuis 8 ans et demi... "Je croirai au retour de ma mère seulement si je la vois, si je la touche"...
Eh bien, il va la voir, dans quelques instants... Puisqu'après plus de 8 ans et demi dépensés en tractations, le dénouement heureux tant attendu s'est produit ce matin pour les 5 infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne... Ils sont en route pour Sofia, à bord d'un avion français, en compagnie de l'épouse du chef de l'Etat Cécilia Sarkozy, du commissaire européen Benita Ferrero-Waldner et du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant... Conséquence de cette libération : le Président français est attendu demain en Libye...
Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso se félicitent de l'accord qui a permis cette libération, ainsi que de la mise en place d'un dispositif amélioré pour les soins des enfants victimes du SIDA en Libye... Dans le communiqué présidentiel, hommage appuyé à Cécilia Sarkozy et à Benita Ferrero-Waldner, sans lesquelles ce dénouement n'aurait pas été possible...
"La seule chose qui compte, dit-on ce matin dans L'Est Républicain, c'est que les infirmières bulgares reviennent... Le reste n'est que secondaire... Sauf que, dans le rôle joué par la France, il est permis de s'interroger sur celui attribué à Cécilia Sarkozy... A quel titre intervient-elle dans ce dossier ?"... Pour ce journal, c'était la place du ministre des Affaires étrangères... "A l'évidence, Nicolas Sarkozy n'apprécie rien de tel que d'innover et de surprendre... Il a décidé de déverrouiller les esprits et les fonctions... Mais maintenant que les infirmières bulgares sont libérées, qui se souciera de la méthode ?... Certainement pas l'opinion, et c'est la carte que joue en permanence Nicolas Sarkozy"...
Hier, dans une intervention au journal Le Monde, François Hollande, Premier secrétaire du Parti Socialiste, dénonçait "une omniprésidence, fondée sur le coup d'éclat permanent"...
Pour La Nouvelle République du Centre-Ouest, "Nicolas Sarkozy manie la diplomatie de la France comme il mène sa barque nationale, à grands coups d'avirons médiatiques"... Ce journal pressent que si la première dame de France arrive à Sofia, comme ce sera le cas tout à l'heure, avec les infirmières bulgares dans son avion, "son époux de Président aura réussi un remarquable coup médiatique, tout en permettant au colonel libyen de redorer une ghandoura bien ternie par des affaires de terrorisme d'Etat"...
"Mais si ça s'était mal passé, se demandait La Croix, à qui Cécilia Sarkozy aurait-elle dû rendre des comptes ?... Etait-ce vraiment la place de la premiere dame de France, dans un dossier encore brûlant, où il y a beaucoup de non-dits, de diplomatie parallèle, et peut-être de négociations souterraines pour le commerce d’armes françaises ?... Il y a là confusion des genres et des rôles", lit-on encore...
"Elle veut s’inventer un rôle sur mesure", explique Le Parisien, qui prend sa défense... "Elle ne se sent pas l’âme d’une maîtresse de maison... Ni potiche, ni actrice à part entière... Elle veut simplement exister de son côté, être utile, sans en rajouter... Et quand elle sent qu’elle peut être utile, quand elle est convaincue, elle fonce"...
Les socialistes, eux, s’étonnaient de voir l’épouse du chef de l’Etat au milieu d’un imbroglio diplomatique qui dure depuis plus de 10 ans... Dans les chancelleries, ça grinçait des dents, on critiquait la méthode Sarkozy... On s’énervait de voir le couple tenter de profiter d’une négociation qui n’a pas été menée par Paris... Cécilia, la First Lady française, rien à voir avec Bernadette Chirac ou Danièle Miterrand... Aucune femme de Président ne s’est jamais retrouvée embarquée dans une mission aussi délicate et importante, en discussion directe avec le colonel Kadhafi... Question de génération... Le modèle de Cécilia, c'est plus Cherie Blair ou Hillary Clinton...
Que voulait Kadhafi en échange de la libération des infirmières ?... "En plus des compensations financières déjà accordées, explique Le Figaro, une normalisation complète de ses relations avec les pays de l’Union européenne"...
Le magazine Jeune Afrique donne de l'éclairage... "L’idée d'une compensation financière avait toujours séduit Kadhafi... Il n’a toujours pas digéré d’avoir été contraint par les Américains de verser 10 millions de dollars à chacune des 270 victimes de l’attentat de Lockerbie, en 88, dans le vol de la Pan-Am...
La similitude est troublante... à un détail près, précise ce magazine : les familles libyennes des 438 enfants séropositifs n’ont touché que 1 million de dollars, 10 fois moins que les familles américaines... Dans cette affaire de Lockerbie, un Libyen a été reconnu coupable... Il purge sa peine de prison à perpétuité dans une prison écossaise... Kadhafi a suggéré que Megrahi soit transféré en Libye pour y purger le reste de sa peine... exactement ce que la Bulgarie a obtenu pour ses infirmières et le médecin palestinien fraîchement naturalisé"...
"La Libye a abandonné en 2003 son programme d’armes de destruction massive, coopéré contre le terrorisme... Maintenant, explique Le Figaro, colossalement riche grâce à son pétrole, elle veut sortir d’un long embargo, avec des routes, des trains, des avions, des raffineries, des ports, des hôtels et des hôpitaux modernes... en gros, du pétrole contre des services... Et la France a beaucoup à offrir"...
Lire la suite de la revue de presse
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13:16 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INFIRMIERES BULGARES, LYBIE, KHADAFI
RSA, un seul but : dissimuler une politique fiscale au service des privilégiés
Accompagné de Martin Hirch, François Fillon s’est rendu aujourd’hui à Argenteuil pour présenter le dispositif expérimental du Revenu de solidarité active (RSA). Cette annonce n’a qu’un but médiatique : dissimuler une politique fiscale entièrement au service des privilégiés.
En effet, l’instauration à titre expérimental du Revenu de solidarité active figure dans le “paquet fiscal”.
La visite du Premier ministre à Argenteuil autour du RSA ne sert en réalité qu’à dissimuler les cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis : en particulier l’abaissement du bouclier fiscal à 50% ou encore la quasi-suppression des droits de succession.
Le coût de l’ensemble de ces mesures, financées par les contribuables, est estimé à plus de 13 milliards d’euros par an. Quand l’instauration expérimentale du RSA représente une enveloppe de 25 millions d’euros.
C’est bien peu pour favoriser la réinsertion nécessaire si l’on veut travailler plus.
Communiqué de Faouzi Lamdaoui
Secrétaire national à l’Egalité, la Diversité et la Promotion sociale
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23.07.2007
Participez à la rénovation du Parti socialiste !
Militant, syndicaliste, universitaire ou tout simplement citoyen, le Parti socialiste vous invite à vous pencher vous aussi sur la rénovation du parti. Pour ce faire, trois grands forums seront mis en place dès la rentrée. De l'avenir de la solidarité, en passant par la citoyenneté, jusqu'à la mondialisation, tous les thèmes de la vie politique seront abordés.
François Hollande précise ici les questions qu'il faudra creuser, et auxquelles il faudra répondre, lors de ce grand débat national.
Voir les vidéos
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13:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, RAG 34
Faut-il faire table rase de Mai 68 ? lundi 23 juillet à 12h00 France Inter.
Avec Jean-Luc MELENCHON, Claude GOASGUEN
Sous les pavés la plage
Emission : Ca vous dérange ?
par Nicolas Stoufflet sur France Inter
du lundi au vendredi de 12h à 13h
Ecouter ça vous dérange en direct lundi 23 juillet à 12 h00
Donner votre avis en vous rendant sur la page web de l'émission
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11:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MAI 68, MELENCHON, GLOASGUEN, Nicolas STOUFFLET, ça vous dérange
Sénatoriales; Monique Pétard : Pourquoi je suis candidate au Sénat ?
Montpellier, le 17 juillet 2007.
Chers (es) camarades,
Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, une élection partielle est organisée en plein mois d’août pour remplacer le poste laissé vacant au Sénat par André VEZINHET, élu aux législatives.
Je suis donc candidate à l’investiture par les militants de notre parti et je viens vous indiquer pourquoi je sollicite vos suffrages.
Quels sont les enjeux ?
Au plan national : les enjeux sont les mêmes que pour le second tour des législatives que nous venons de vivre : faire barrage à l’omniprésence de l’UMP. Le Sénat représente la défense des collectivités territoriales. Aujourd’hui, les régions, les départements et les communes de gauche savent agir pour nos valeurs au plus près des citoyens. Mais pour combien de temps pourront-elles encore le faire avec un ETAT qui se défausse de plus en plus de ses responsabilités ? Le groupe socialiste au Sénat remplit son rôle de garde-fou en proposant et en faisant voter de nombreux amendements.
Au plan local : une Sénatrice implantée dans l’Est héraultais, comme je le suis, devient un acteur important du territoire parce qu’elle crée un équilibre avec le Sénateur Robert TROPEANO, mon collègue et ami, quant à lui implanté à l’Ouest (Maire de Saint Chinian).
L’enracinement dans un mandat local permet de supporter, au plan national, des dossiers importants comme le développement durable, le logement, l’emploi, l’avenir de la viticulture et de la conchyliculture.
Pour le parti : les militants sont d’accord aujourd’hui pour une nécessaire rénovation. Pour porter notre projet, il conviendra de conjuguer renouvellement des personnes et expérience politique, diversité des âges et des provenances.
Au plan militant : « davantage de femmes dans les assemblées élues » représente une avancée sociale, dont nous pouvons, nous socialistes, nous enorgueillir parce que cette loi est juste et met fin à des décennies de discrimination. Et d’ailleurs, nombre de femmes ont fait leur preuve à la tête ou dans les équipes municipales. Ce combat pour la Parité fait partie depuis longtemps de mon engagement politique, vous le savez, et il mérite d’être poursuivi au Sénat !
Quelle légitimité ? Membre du parti, élue de la Ville de Montpellier en 1995, puis d’opposition à Juvignac, Conseillère générale depuis 1998, j’ai pu montrer que j’étais une élue de terrain, partageant la vie de mes contemporains et à l’écoute de leurs difficultés. Député-suppléante d’André VEZINHET, je me suis battue à ses côtés pour que l’on puisse maintenir un peu de justice sociale et d’équité territoriale dans notre département héraultais.
Quelles compétences ? Mon expérience des groupes et de l’animation d’équipes me donne des capacités de mobilisation. Mon expérience d’élue dans l’équipe municipale de Montpellier m’a fortement attachée à la capitale régionale, à ses élus, ses corps constitués et ses habitants. L’expérience d’élue, chef de file de l’opposition à Juvignac ma beaucoup appris.
Enfin, et c’est peut-être le plus important pour ces Sénatoriales, par mes actions de Présidente de la commission Environnement et Développement Durable, j’ai beaucoup travaillé avec le rural et les hauts cantons, dont je connais bien les maires et leurs équipes. Pour avoir vécu dix ans dans une petite commune rurale, j’en mesure les difficultés et les enjeux.
C’est dans l’action et le partenariat d’objectifs que se fonde la reconnaissance réciproque. C’est sur ce socle, et avec le concours indispensable des sections, que je compte me mettre au service de notre parti et de la fédération pour une victoire partagée.
Très amicalement,
Monique PETARD.
Conseillère générale du
10ème canton de Montpellier
Conseillère municipale de Juvignac
Lire notre note précédente :
Kléber MESQUIDA : Pourquoi nous soutenons la candidature de Monique PETARD ?
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09:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sénatoriales, Monique PETARD
22.07.2007
Archives sonores : Rocard-Mitterrand, duel au PS
Comment choisir notre prochain candidat ?
En 1995, lors de l'élection interne au PS, Lionel Jospin l'avait emporté largement face à Henry Emmanuelli. Mais il n'y avait pas alors les tensions fratricides qui existent aujourd'hui entre Royal, Fabius et Strauss-Kahn.
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Mémo, par Simon Tivolle le dimanche de 8h17 à 8h30
Simon Tivolle choisit un thème dans l'actualité du moment. Et vous propose un voyage, entre passé et présent, en sélectionnant des archives de la radio. Similitudes avec les informations du ...
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RAG 34. Les lolo's 34
09:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Pour un référendum sur le nouveau traité européen
L'Humanité a publié mardi 17 juillet un appel d'une vingtaine de personnalités de gauche pour exiger un référendum sur le nouveau traité européen. Jean-Luc Mélenchon et François Delapierre en sont signataires.
Un referendum pour le nouveau Traité européen !
Le dernier Conseil européen de Bruxelles du 23 juin 2007 a décidé de confier à une Conférence intergouvernementale de travailler d’ici à la fin de l’année à la rédaction d’un nouveau Traité européen « simplifié », suite au rejet par les peuples hollandais et français du Traité constitutionnel. Le Président de la République française, puis son ministre des Affaires étrangères, ont néanmoins explicité les grandes lignes de ce nouveau traité « simplifié ». Il ressort qu'il concernera le système et le mode de décisions européens, les questions sociales, les valeurs constitutives de l’Union et des mesures significatives concernant la lisibilité de l’Union. Ce nouveau Traité « simplifié » aura des conséquences majeures et directes pour la vie de nos concitoyens et de nos institutions. Cela implique donc qu'il soit soumis à referendum.
Tout d’abord, conformément à la Constitution française, dès lors que ce nouveau Traité modifiera le fonctionnement de nos institutions il devrait être soumis à approbation populaire. En second lieu, si le besoin existe absolument de réconcilier l’Union européenne et les peuples européens alors ce Traité doit être aussi leur affaire. Le précédent Traité, dit constitutionnel, a montré que la voie parlementaire n’était pas la voie par laquelle les peuples pouvaient se reconnaître. Et si ce nouveau Traité fait la synthèse entre les tenants du « non » et du « oui », ainsi que le dit le Président de la République, alors que peut-il craindre d’un referendum ? Les arguments du ministre des Affaires étrangères selon lesquels la ratification par la voie parlementaire évitera les inconvénients précédemment constatés ne peuvent être recevables. La démocratie n’est pas négociable. Elle ne peut souffrir d’une mise à l’écart, d’un manque d’appropriation par les peuples européens de la construction européenne. Le retour de la politique suppose que notre peuple soit consulté. Il a défait le précédent Traité. Il doit s’exprimer sur ce nouveau Traité. C’est une double exigence : nationale et européenne. En conséquence, nous appelons solennellement le Président de la République Française à soumettre le nouveau Traité à la ratification de notre peuple et à décider de l’organisation d’un referendum.
Que l’on soit pour ou contre ce nouveau Traité, l’Europe ne se fera pas contre les peuples. Elle ne se fera pas sans eux. Elle se fera nécessairement avec eux !
Premiers signataires : Clémentine Autain, Maire adjointe de Paris ; Robert Bret, Sénateur ; André Chassaigne, Député, Président de l’ANECR ; François Delapierre, Délégué général de PRS ; Jean Desessard, Sénateur ; Christian Favier, Président du Conseil général du Val-de-Marne ; Jean-Claude Gayssot, ancien ministre, Conseiller régional ; Dominique Grador, Conseillère régionale ; Jacqueline Fraysse, Députée ; André Laignel, Député européen ; Jérôme Lambert, Député ; Marie-Noëlle Lienemann, Députée européenne ; Jean-Claude Lefort, Député honoraire ; Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité ; Jean-Luc Mélenchon, Sénateur, Président de PRS ; Jean-Claude Sandrier, Député, Président du Groupe de la gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale ; Noël Mamère, Député-maire ; Paul Quilès, ancien ministre, René Revol, vice Président de PRS, Marie-Pierre Vieu, Conseillère régionale.
Un site Internet va être ouvert pour soutenir cette initiative : http://referendumeurope2007.free.fr
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07:47 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MINITRAITE, POUR UN REFERENDUM
21.07.2007
TAHITI : Tiuraï, le tamure de Gaston et Gaston
Le tube "off" du Heiva 2007 : Gaston F et Gaston T, jamais fiu ? Envie de tout, besoin d'Oscar...
PAPEETE - Après la démission de cinq ministres du Tahoera'a Huiraatira (UMP locale), le sénateur UMP Gaston Flosse a confirmé vendredi un accord avec le leader indépendantiste Oscar Temaru, son ennemi de 30 ans, pour renverser le gouvernement de Gaston Tong Sang, lui-même du Tahoera'a.
"Oui, nous avons un accord", a-t-il reconnu sur RFO, avant d'ajouter: "Ce n'est pas pour renverser quelqu'un, c'est pour construire le pays". Le sénateur UMP faisait allusion au président de la Polynésie française, Gaston Tong Sang, dont il ne reconnaît plus la légitimité.
L'accord prévoit que le Tahoera'a Huiraatira de M. Flosse s'entende avec le Tavini Huiraatira d'Oscar Temaru pour bloquer l'action du gouvernement, faire dissoudre l'assemblée locale afin de retourner devant les électeurs.
Les deux hommes forts de la Polynésie se seraient également mis d'accord sur le partage des pouvoirs à l'issue des élections provoquées. Au parti vainqueur, la présidence du Pays, au vaincu, celle de l'assemblée de la Polynésie française.
Cet aveu de M. Flosse fait suite à trois jours d'instabilité. Lundi soir, le bureau exécutif du Tahoera'a a décidé que ses 17 élus se retirent de la majorité gouvernementale à l'assemblée de la Polynésie française. Le secrétaire général du parti, Bruno Sandras, reproche à Gaston Tong Sang d'avoir ouvert son gouvernement à d'autres autonomistes et de ne pas avoir accordé assez de portefeuilles au Tahoera'a Huiraatira.
Mercredi, les cinq ministres du Tahoera'a du gouvernement Tong Sang ont déposé un courrier de démission. Le président n'a toujours pas donné acte de cette démission collective. AP
ti/lp
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19:45 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TAHITI, PAPEETE, POLYNESIE FRA, GASTON FLOSSE, TONG SANG, TEMARU, ET LES AUTRES
Les baïnes * estivales du courant Royal, nous emportent au large. Combien de noyés ?
* Baïnes : Brisants, du Basque, signifiant « petit bassin », la baïne est devenue par abus de langage, le courant, dû à l'évacuation d'eau des vagues par marée montante, qui entraîne vers le large tout ce qui s'y trouve.
(AFP) - EVRY. Plusieurs responsables du PS, dont les députés Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Gaëtan Gorce, soucieux d'en finir avec "l'immobilisme" dont ils accusent le parti, ont entamé vendredi à Evry un cycle de réflexion sur "l'avenir de la gauche".
"Il faut beaucoup de courage et ne pas accepter cet immobilisme qui a empêché les vrais débats", a déclaré le député-maire d'Evry Manuel Valls, qui accueillait dans sa ville ce séminaire qui a rassemblé "des responsables, militants, intellectuels venant d'horizons différents, et qui ont envie de participer à cette nécessaire refondation".
"On ne peut pas attendre, il faut décloisonner le parti socialiste qui depuis des années n'organise le débat interne qu'à travers ses courants, ses clans, ses chapelles, ses écuries présidentielles", a-t-il ajouté.
"Ce dont le parti socialiste souffre le plus, c'est de ne pas porter le vrai et le bon regard sur la société française",
a-t-il souligné, affirmant qu'il faut "en finir avec le système qui depuis des années empêche le parti socialiste de formuler un projet à la hauteur des enjeux de la société française".
Pour le député de la Nièvre Gaëtan Gorce, cette journée a démontré qu'il est possible de "dépasser les divisions et les désaccords pour amorcer un débat de fond". Il s'agit selon lui d'un mouvement qui porte "d'abord sur les idées", et qui n'est "instrumentalisé par personne".
Manuel Valls, dont le nom est parfois évoqué parmi les candidats éventuels à l'investiture présidentielle pour 2012, a affirmé que cela "n'aurait aucun sens" d'afficher des ambitions personnelles. "Chaque chose en son temps", a-t-il ajouté.
"En affirmant ma participation à un mouvement profond de rénovation de la gauche, j'affirme déjà une ambition, chacun peut en tirer les conclusions qu'il souhaite. C'est une ambition collective, c'est une ambition personnelle. Je vais y participer et y prendre toute ma place", a-t-il déclaré, affirmant vouloir "être pleinement acteur".
Il a assuré que les socialistes réunis à Evry n'étaient pas en train de "constituer un courant". "Si on faisait cela, cela voudrait dire que l'on rentrerait dans un processus qui est par lui-même vicié et qui aboutira forcément au même échec et au même résultat", a-t-il encore déclaré.
Ces députés se sont montrés depuis la présidentielle très critiques à l'égard du premier secrétaire François Hollande. Ils ont à plusieurs reprises réclamé son départ à bref délai.
Un autre séminaire devrait se tenir au mois de septembre à Tours.
AFP. 20 juillet
Note sur le même thème : Refondation du PS : Laisse aller, c'est une Valls
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16:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Avant le FMI : DSK et le « socialisme du réel »
« Il faut un socialisme du réel » affirmait DSK, avant de s’inscrire en attente de poste au Fmi, dans un long texte, publié en trois parties dans trois numéros du Nouvel Observateur de mai et juin 2007. Le projet est louable. Le résultat l’est beaucoup moins : ni le socialisme, ni le réel n’ont de place dans ce texte idéologique. Seul, risque de rester réel, le « job » au FMI.
Dans cette contribution, le socialisme est remplacé par un « réformisme sans tabou », « sur le financement des retraites, l’évolution du système de santé, la réforme du marché du travail, la reconfiguration territoriale des services publics ».
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La « reconfiguration territoriale des services publics » est devenue la figure de style obligée chez les sociaux libéraux pour remettre en cause les services publics. Quant à l’absence de « tabou », elle ne penche que d’un seul côté : à droite. Déjà en 2005, à l’Université d’été du PS à La Rochelle, DSK avait affirmé que les socialistes devaient être « capables d’utiliser tous les instruments fiscaux sans tabou, y compris les impôts à la consommation » (Le Monde du 15/06/07). Il avait alors plaidé, comme aujourd’hui Fillon pour une « TVA sociale » avant la lettre.
La redistribution des richesses, fondement même du réformisme social démocrate pendant la majeure partie du XXe siècle ne figure, dans les trois articles, que sous forme de question : « Quel partage de la valeur ajoutée » ?
Le réel est lui aussi évacué. L’analyse du capitalisme contemporain n’est même pas esquissée. L’augmentation nettement moins rapide du taux de la productivité du travail, le retour aux formes les plus brutales du capitalisme du XIXe siècle, le déplacement de la demande sociale vers des secteurs où la productivité du travail ne peut progresser que très lentement (santé, éducation, culture...), l’instabilité et la profonde illégitimité de ce système, ne font pas partie du « réel » de DSK.
La mondialisation y est réduite à un mot mais le rôle « réel » de l’Organisation Mondiale du Commerce, du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale ou des multinationales qui structurent pourtant le monde dans lequel nous vivons n’ont pas droit de cité dans le texte de DSK. Il n’y dira pas ce qu’un socialiste peut faire à la tête du Fmi : serait-ce parce que, dans le réel, on n’y peut rien faire de socialiste ? Et s’il était annoncé qu’on peut y faire quelque chose de socialiste, sans doute n’aurait on pas le « job ».
Les effets de l’Union européenne libérale, celle de l’Acte Unique, de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice, ne font pas l’objet du plus petit début d’analyse. Alors que, dans les faits, l’Union européenne est le levier de la mondialisation libérale en Europe, elle n’apparaît dans le texte de DSK comme la réponse « à la demande de protection face à la mondialisation ».
En France, au cours des 25 dernières années, c’est près de 10 points des richesses créées chaque année (environ 160 milliards) que les profits ont confisqués aux salaires mais cette donnée fondamentale ne fait pas davantage partie du « réel » de DSK.
Malgré l’annonce introductive de ces trois articles si bien traités par le Nouvel Observateur, le bilan de la gauche au pouvoir ne fait pas non plus partie du « réel » : ni le temps, ni l’espace n’ont d’existence dans le texte de DSK. Le tournant de 1983 n’a jamais eu lieu. Les politiques calamiteuses de Rocard, Cresson et Bérégovoy non plus. Quant au bilan meilleur mais mitigé de Lionel Jospin, il n’en est pas dit un seul mot. Ce qui se comprend assez facilement : la gauche avait, certes, permis la création de 1,8 million d’emplois et permis à 1 million de chômeurs de retrouver du travail mais c’était en complète contradiction avec ce que préconisaient les dogmes libéraux. Alors que les libéraux préconisaient l’euro cher, l’euro était alors bon marché par rapport au dollar. Alors que les libéraux préconisaient la modération salariale, la masse salariale avait augmenté du fait des créations d’emplois et des augmentations du Smic et des salaires. Alors que les libéraux recommandaient l’augmentation du temps de travail, le gouvernement Jospin avait diminué le temps de travail. Alors que les libéraux privilégiaient le contrat, c’est la loi (malgré toutes ses limites) qui avait imposé les 35 heures au MEDEF. Le solde de la Sécurité sociale était devenu excédentaire : pourquoi ne pas intégrer cette donnée à une vision « sans tabou » du financement de la protection sociale ?
Le texte de DSK prend appui sur la « pensée unique » martelée quotidiennement par les grands médias. Il évacue ainsi, à l’aide de quelques formules stéréotypées, des questions déterminantes. Il dénonce une certaine vision de la lutte de classes qui n’existe que dans ses fantasmes. Il refuse de « s’enfermer dans la seule défense des acquis » mais il se garde bien de préciser s’il faut ou non défendre ces « seuls » acquis. Il condamne le fait de « rejeter frénétiquement l’expérimentation scientifique » et évacue ainsi la question d’un moratoire sur les OGM...
Ce texte « théorique » en trois parties, de DSK, ne s’embarrasse guère de contradictions ou d’incohérences. Il commence ainsi par souligner que « les inégalités ne se réduisent guère » mais finit pas condamner l’ « égalitarisme niveleur »... Il oppose « l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire » et « le renforcement de l’encadrement des élèves », comme si les deux mesures répondaient au même problème et que l’allocation de rentrée scolaire n’était pas une réponse, tout à fait insuffisante, à la vie chère.
Pour une société juste
C’est le premier objectif que se fixe DSK. Malheureusement, la vision de la société sur laquelle repose ce premier objectif n’a, là encore, qu’un lointain rapport avec la réalité.
Lorsqu’il reconnaît que « les inégalités ne se réduisent guère », la réalité est bien différente de cet euphémisme frileux : non seulement les inégalités ne se réduisent pas mais elles s’accentuent à une vitesse foudroyante. Entre 1998 et 2005 (Camille Landais - Ecole d’économie de Paris) le revenu moyen par foyer a augmenté de 5,9 % (0,82 % par an). Mais dans le même temps, les revenus des 1 % les plus riches (350 000 foyers) ont augmenté de 19 %. Ceux des 0,1 % les plus riches (35 000 foyers) ont augmenté de 32 % et ceux des 0,01 % les plus riches (3 500 foyers) de 42 %. La société française est devenue une gigantesque machine à redistribuer les richesses vers ceux qui sont déjà les plus riches.
DSK affirme, ensuite, que la nouvelle réalité, c’est celle de « la fragmentation sociale ». C’est une expression qui fait « chic ».
C’est une vision complètement unilatérale de la réalité sociale qui se refuse à prendre en compte deux autres aspects de la réalité beaucoup plus fondamentaux.
Premier aspect de la réalité sociale : l’homogénéisation de la société. Les petits agriculteurs et les petits commerçants qui formaient 50 % de la population active au milieu du XXesiècle ont progressivement disparu. Corrélativement, le salariat a considérablement augmenté et représente aujourd’hui 91 % de la population active. Non seulement le salariat n’est pas en voie de disparition, mais il s’est considérablement renforcé. Cette montée en force du salariat traduit non une fragmentation de la société mais, au contraire, son homogénéisation.
Deuxième aspect de la réalité sociale : l’homogénéisation du salariat. A l’intérieur même du salariat, ensuite, DSK ne veut voir que les différenciations qui sont à l’œuvre. Il oublie, d’ailleurs, de préciser, que ces divisions sont, avant tout, le fruit de politiques patronales bien précises : individualisation des salaires, précarisation des contrats, externalisation des productions, multiplication des formes de sous-traitance... Elles n’ont rien à voir avec la mondialisation mais tout à voir avec les politiques des gouvernements français : croit-on que les 800 000 salariés de la restauration dépendent des contraintes de la « concurrence internationale » ? DSK oublie, également, le rôle de l’Etat qui, même lorsque la gauche était au pouvoir, n’a rien fait pour généraliser le CDI ou réglementer la sous-traitance. Il se refuse à constater que ces différenciations s’accompagnent d’un processus beaucoup plus profond d’homogénéisation. Ce qui prime aujourd’hui, c’est le problème de l’emploi et, de ce point de vue, hormis une poignée de « cadres internationaux » ou de cadres très supérieurs, les cadres sont aujourd’hui dans la même galère que les employés et les ouvriers et ont les mêmes droits à défendre.
DSK, enfin, a une vision complètement figée de l’évolution du capitalisme. Il en est resté au temps où les ouvriers constituaient l’essentiel du prolétariat. Il n’a pas compris que le capitalisme exploitait aujourd’hui le travail intellectuel, de la même façon qu’il exploitait hier le travail manuel. Il n’a pas compris que, dans le capitalisme du troisième âge, prolétariat et salariat, cols blancs et cols bleus, étaient (à une poignée de cadres très supérieurs prés) équivalents.
Sur la base de cette analyse, DSK propose néanmoins d’éviter trois écueils et avance trois pistes. Evacuons d’emblée le troisième écueil, il ne présente qu’un intérêt circonstanciel : « faire de la démocratie participative ou du nécessaire dialogue sociale une fin en soi ».
Le premier écueil est plus intéressant : « ignorer la fragmentation sociale en imaginant qu’on peut encore construire un « front de classes » à l’ancienne autour de quelques mots d’ordre anticapitalistes et altermondialistes ». La question n’est plus de construire « un front de classes » puisque le salariat représente aujourd’hui plus de 90 % de la population active. La question est de rassembler ce salariat autour, non de « quelques mots d’ordre » mais d’un programme qui redistribue les richesses, réduise le temps de travail pour faire reculer le chômage de masse, généralise le CDI pour en finir avec la précarité, défende et renforce les services publics, les retraites par répartition, le remboursement à 100 % par l’assurance maladie obligatoire... De ce point de vue, il faut bien reconnaître que DSK se situe plutôt du côté du problème que de celui de la solution, du côté de la fragmentation du salariat plutôt que de son rassemblement.
Le deuxième écueil est tout aussi significatif de l’analyse erronée de DSK et de l’impasse dans laquelle il veut nous conduire lorsqu’il refuse de « capituler devant la société des individus en courant après tous les mouvements sociaux et en se laissant disloquer par toutes les revendications ». Ainsi, pour DSK, les mouvements sociaux correspondent à la « société des individus ». Il faut vraiment ne jamais avoir participé ni même avoir prêté la moindre attention à une grève ou à un mouvement social comme ceux qui s’opposaient au plan Juppé en 1995, à la loi Fillon contre les retraites par répartition en 2003 ou au mouvement contre le CPE en 2006 pour ne pas comprendre que ces actions collectives, solidaires sont justement à l’opposé de la « société des individus ». Nous savons ce que nous a coûté, lors de la dernière élection présidentielle, le refus de prendre en compte les aspirations (majoritaires dans la population) qu’exprimaient ces mouvements sociaux. DSK nous propose de continuer.
Les trois pistes que propose DSK pour sa « société juste » brillent surtout par leur imprécision. Première piste : « la promesse d’un Etat social à nouveau efficace ». Pou y arriver, encore une fois « rien n’est tabou » ce qui signifie, dans la langue de bois des sociaux libéraux, qu’il ne faudra surtout pas remettre en question (comme l’a fait Blair au Royaume-Uni) les lois de la droite et qu’il faudra continuer dans la même direction.
Deuxième piste : « celle d’un nouveau compromis social ». DSK pose à cette occasion la question fondamentale : « quel partage de la valeur ajouté » ? Mais il se garde bien d’y répondre. L’emploi, le pouvoir d’achat sont donc totalement absents des perspectives ouvertes par DSK.
Troisième piste : « l’égalité réelle, l’égalité des droits ». L’objectif est pertinent mais dépend entièrement de la réponse à la question précédente car sans une toute autre redistribution des richesses qui suppose de s’opposer frontalement au Medef et donc de nous appuyer sur la force du mouvement social, cette « égalité réelle » restera, comme l’affirme d’ailleurs DSK, une « utopie ».
Pour une nouvelle cohérence économique et sociale
Pour étayer ce deuxième objectif, DSK part d’un constat : « notre modèle social a un coût très élevé alors même que son efficacité dans la lutte contre les inégalités paraît faiblir ». Il ne lui vient pas à l’idée que si l’efficacité de ce modèle social faiblit c’est justement parce que ce modèle social lui-même subit des attaques incessantes : en 1984 et 1992 contre l’assurance-chômage, en 1993 et 2003 contre les retraites par répartition, en 2004 contre l’assurance-maladie, entre 2002 et 2007 contre le contrat de travail et le droit du travail...
Quant à son coût, il n’apparaît « très élevé » que si l’on ne prend pas en compte l’énorme transfert de richesse effectué aux dépens des salaires au cours des 25 dernières années. Avec 160 milliards de plus chaque année, il n’y aurait aucun problème pour financer les retraites, l’assurance-chômage ou l’assurance-maladie.
DSK affirme que le capital est « relativement » rare et le travail « relativement » abondant.
Cette rareté et cette abondance, même relatives, permettraient, selon DSK, de comprendre pourquoi le « capital bénéficie d’une rémunération croissante » et pourquoi « le travail voit son prix baisser ».
L’ennui pour la crédibilité du discours de DSK est que non seulement les capitaux ne sont pas rares mais qu’ils sont pléthoriques. Les capitaux, sont, dans la phase actuelle du capitalisme, beaucoup trop nombreux pour que tous puissent obtenir un taux de profit jugés suffisants par les capitalistes eux-mêmes. Cela tient aux caractéristiques de ce capitalisme que DSK n’a même pas cherché à esquisser : augmentation nettement moins rapide du taux de la productivité du travail que durant les « trente glorieuses » (1945-75), déplacement de la demande sociale vers la santé, l’éducation, la culture... C’est pourquoi le taux d’investissement productif est aujourd’hui à son niveau plancher. C’est pourquoi les capitaux investis en bourse à des fins spéculatives sont pléthoriques et font subir à l’économie mondiale les chocs successifs de crises boursières à répétition. .
Comment DSK peut-il, enfin, affirmer que le travail est « relativement » trop abondant ? Le travail n’est certainement pas trop abondant « relativement » aux besoins élémentaires non satisfaits de plusieurs milliards d’êtres humains. Le travail est « relativement » trop abondant uniquement parce que le capitalisme ne satisfait les besoins humains que dans la mesure où le taux de profit qu’il en retire est suffisant aux yeux des capitalistes. Dans le « capitalisme du troisième âge » dont nous subissons aujourd’hui les effets, cela signifie l’éviction d’un continent entier comme l’Afrique ou la mise au ban de dizaines de millions de salariés réduits au chômage dans les pays développés. C’est pourtant à ce capitalisme-là que DSK nous demande de « nous adapter » en acceptant d’emblée ses dogmes les plus destructeurs : ceux de la rareté du capital et de l’abondance du travail.
Faire reposer l’économie mondiale sur la seule compétitivité est une impasse. C’est le monde de la guerre de tous contre tous. Le marché mondial doit donc être régulé, même si DSK n’a pas un seul mot pour évoquer cette nécessité. (Que fera t il au FMI ?) Sans cette régulation, il est complètement vain de prétendre, comme le fait DSK, vouloir réguler le marché national. La réalité de l’économie mondiale appelle à remettre en question le rôle de l’OMC, du FMI, de la Banque mondiale, des multinationales, des paradis fiscaux et à construire une économie mondiale basée, avant tout, sur la coopération.
DSK a défendu becs et ongles le projet de Constitution européenne qui interdisait toute harmonisation sociale en Europe, toute Europe démocratique et étouffait l’Europe politique dans l’œuf. Il reconnaît maintenant qu’il faut « négocier les premiers éléments d’une Europe sociale » et « garder l’ambition de fonder une Europe politique ». Nous sommes loin des déclarations péremptoires du débat sur le projet de Constitution. Encore faudrait-il en déduire des conclusions sur l’urgence d’une réorientation radicale de la construction européenne avant que la montée de l’exaspération ne fasse voler en éclat l’idée même d’Europe en même temps que l’Europe libérale.
Enfin, DSK insiste sur ce qui est l’essentiel pour lui : « privilégier le contrat aux dépens de la loi ». Cela revient, dans les relations sociales, à donner un droit de veto au MEDEF pour refuser toute avancée sociale. Dans l’état actuel du rapport de forces dans les entreprises privées, seule la loi peut permettre de défendre les droits des salariés. La droite n’a jamais hésité à user de la loi pour défendre les intérêts patronaux. Pourquoi hésiterions-nous à faire de même pour défendre les droits du salariat ?
La nouvelle bataille des valeurs
« Les valeurs elles mêmes ne sont pas épargnées par le mouvement du réel et de l’Histoire » affirme DSK. Il a raison de prendre cette précaution car il est difficile de percevoir en quoi les nouvelles valeurs qu’il propose sont de gauche, même s’il s’agit bien là du troisième et dernier objectif que se fixe son texte.
Pour ceux qui auraient pu croire que le rôle de la gauche était d’être aussi fidèle au salariat que la droite l’était au capital, DSK précise tout de suite ce que sont les nouvelles valeurs des socialistes : « organiser la tension entre le capital et le travail » ! Nul doute que des centaines de milliers de militants s’empareront avec enthousiasme de ces nouvelles valeurs. Ce sera aussi efficace électoralement que « l’ordre juste », le « gagnant-gagnant » ou « donnant-donnant » : pour l’heur, c’est le capital qui prend trop aux salariés et il convient de renverser cette situation.
Le mouvement du réel et de l’Histoire commande donc, pour DSK, à la fois « la nécessaire régulation du capitalisme » et la « nécessaire promotion des entrepreneurs ». Mais où situer le compromis entre les deux ? Nous n’en saurons rien. DSK affirme que « nous avons appris de nos succès, de nos erreurs et de nos oublis » mais visiblement, il n’a appris que de ses oublis puisqu’il ne tire aucun bilan des 35 dernières années durant lesquelles la régulation du capitalisme a reculé à pas de géant. Le Système monétaire international mis sur pied en 1944 a fait faillite en 1971 et la monnaie n’est plus aujourd’hui qu’une marchandise dont la valeur est fixée par le marché. Les services publics disparaissent sous les coups de boutoir de l’Union européenne et des gouvernements de gauche comme de droite depuis le début des années 1990. Le contrat de travail, fruit de plus d’un siècle et demi de lutte, est vidé petit à petit de son contenu protecteur. Le Fmi a asséché, détruit les économies de nombreux pays, comme l’Argentine dont le cas est dans toutes les mémoires.
DSK s’attaque curieusement à « l’égalitarisme niveleur ». Est-ce le risque de notre temps ? Est-ce la question dans un pays ou les inégalités ne cessent de se creuser ? Il lui reproche de brider « les talents des plus doués » et de « refuser aux plus mal lotis l’opportunité de progresser à leur rythme ». On croît avoir déjà entendu cela dans la bouche de Sarkozy. Les conséquences de cette conception sont connues : des programmes scolaires différenciés selon les milieux sociaux et l’autonomie des universités. En quoi ces valeurs se différencient-elles de celles de la Droite ?
DSK réaffirme sa conception républicaine de la nation et son « attachement viscéral » à la laïcité. C’est positif mais un peu court. DSK, en effet, n’a pas un seul mot pour critiquer la Constitution de la Ve République, les pouvoirs exorbitants qu’elles attribuent à son président, la personnalisation de la politique qui dépolitise les personnes, le rôle subordonné du Parlement, le mode d’élection particulièrement anti-démocratique des sénateurs ou la concentration des grands médias aux mains d’une poignée de capitalistes.
dimanche 15 juillet 2007 par Jean-Jacques Chavigné, Gérard Filoche
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Collectivités locales : remise en cause du pacte de croissance et de solidarité
Le Premier Ministre a confirmé dans plusieurs déclarations récentes l’intention du gouvernement de remettre en cause le pacte de croissance et de solidarité qui liait l’Etat aux collectivités locales et déterminait les dotations auxquelles elles avaient droit.
Une telle décision déséquilibrerait gravement les budgets de nos communes, intercommunalités, départements et régions.
Elle entraînerait inévitablement des hausses d’impôts pour les collectivités.
Ainsi, le gouvernement transférerait aux contribuables locaux une large part des cadeaux fiscaux faits aux plus fortunés de notre pays, notamment à travers la baisse de l’impôt sur la fortune et la mise en œuvre du bouclier fiscal.
Les élus socialistes dénoncent avec force ce transfert de l’impôt et l’insupportable injustice qu’il engendrerait.
Communiqué d’André LAIGNEL, Secrétaire national adjoint aux élus
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Refondation du PS : Laisse aller, c'est une Valls
Valls, Montebourg, Caresche : les lionceaux impatients voudraient une fois de plus bousculer le calendrier arrêté lors du dernier CN.
PARIS (AFP) - Vendredi 20 juillet Le député PS et adjoint au maire de Paris Christophe Caresche, a estimé vendredi que la situation au Parti socialiste était "grave" et que la rénovation proposée par la direction du parti n'était "pas à la hauteur de l'enjeu".
Le député, qui participe ce vendredi au séminaire sur la rénovation du parti organisé à Evry (Essonne), a indiqué sur I-télé que "les petits jeux d'appareil, les jeux de positionnements internes, un fonctionnement qui n'a pas permis que le PS accouche d'un projet mobilisateur" feront partie de la réflexion.
Supporter de Ségolène Royal pendant la campagne, il a insisté sur "le décalage formidable" entre ce que la candidate socialiste portait et "un projet extrêmement conservateur, défensif".
"Nous voulons essayer de tracer une voie nouvelle, être l'aiguillon qui pousse le parti socialiste à bouger, à changer", a-t-il affirmé.
Montebourg souhaite que le PS récrive "toutes les règles du jeu"
AFP - Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, critique vigoureusement l'"immobilisme" du parti socialiste qui doit selon lui pour se renouveler "récrire toutes les règles du jeu"
Dans une interview à l'Express, le député estime que Ségolène Royal, dont il était porte-parole de campagne, a "réussi à faire bouger le PS par l'extérieur" en faisant "entrer dans le projet des socialistes des questions que le parti esquivait" (autorité républicaine, VIème république, réconciliation avec l'entreprise).
Pour lui, "la gauche et le PS paient très cher la facture de l'immobilisme". "A ne vouloir rien changer, à espérer que les alternances viendraient automatiquement, comme si la paresse pouvait être payée en retour, à trop sous-estimer l'adversaire, nous nous sommes condamnés à rester minoritaires".
Insistant sur la nécessité pour les socialistes de ne pas se "diviser, tout en organisant (leur) propre mutation", il affirme que "le système des motions et des contributions du parti d'Epinay a vécu".
"Il faut, dit-il, récrire toutes les règles du jeu, y compris en ouvrant les primaires à l'ensemble des électeurs de gauche, à l'italienne, pour désigner notre candidat en 2012".
Il souhaite aussi, en 2008, un successeur à François Hollande "capable de trancher, prenant des risques, préférant l'ouverture du parti à son repli et le remettant au travail collectif", donc, dit-il, "réellement différent".
Enfin, à propos du projet présidentiel de réforme des institutions, il estime que "considérer la Vème République comme un objet de culte est un contresens sur la désagrégation du système politique à la française" et accuse Nicolas Sarkozy d'être "le conservateur obstiné d'un système moribond".
Pour lui, il faut, plutôt que d'une présidentialisation du régime, "renforcer tous les systèmes de contrôle", supprimer l'article 49-3, rendre le parlement "plus représentatif de la société".
M. Montebourg participe vendredi, avec Manuel Valls et Gaëtan Gorce, à un séminaire à Evry (Essonne) sur l'avenir de la gauche.
Puputsch en septembre, neige en décembre.
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07:54 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : VALLS, MONTEBOURG, CARESCHE, GORCE
19.07.2007
Paquet fiscal et débat d’orientation budgétaire : injustices et déficit en hausse
Le débat d’orientation budgétaire a mis en évidence les conséquences des principes retenus par le gouvernement pour bâtir son budget 2008.
Insincères, ces orientations reposent sur une hypothèse de croissance fantaisiste (2,5% du PIB), en décalage total avec les prévisions de tous les instituts, et notamment celles de l’INSEE (2,1%). Le gouvernement présente une copie où le niveau des recettes est artificiellement gonflé, quitte à constater ultérieurement le dérapage des déficits. Le risque est tel que le rapporteur général UMP de la commission des Finances s’en est ému publiquement en indiquant qu’« à 2% de croissance, ça ne passe pas ».
Contreproductif, ces engagements consacrent le mauvais déficit, puisqu’ils creusent les déficits structurels. En 2007, le dérapage inédit des dépenses de santé (4 milliards d’euros de déficits supplémentaires par rapport au PLFSS) sera compensé par des recettes exceptionnelles. En 2008, le poids du paquet fiscal sera tel qu’il accroîtra le déficit public sans pour autant dynamiser la croissance, puisqu’il est principalement composé de mesures en direction de la demande des ménages fortunés. La France comble donc temporairement des « trous » structurels par des excédents conjoncturels et ne fait aucun effort en phase haute de cycle. Le danger d’une telle politique est rappelé par le président de la Cours des Comptes qui indique que « en termes structurels, le déficit n’a pas assez baissé pour garantir son maintien sous les 3% en cas de retournement conjoncturel ».
Injustes, ces orientations mobilisent des ressources budgétaires considérables avec pour conséquence l’accroissement des inégalités et de la précarité. En effet :
• les 6 milliards d’euros consacrés à la défiscalisation des heures supplémentaires, qui bénéficieront au mieux à un salarié sur trois, intensifieront la dégradation des conditions de travail de nombreux salariés et joueront contre l’emploi et le pouvoir d’achat, du fait de la disparition progressive d’aides réservées aux bas salaires ;
• les 600 millions d’euros dédiés à l’abaissement du bouclier fiscal à 50 % des revenus représente un cadeau fiscal de 45.000 euros pour chacun des 13.000 ménages les plus fortunés ;
• le 1,7 milliard d’euros prévu pour la suppression de l’essentiel des droits de succession sera capté par quelques milliers de familles, puisque 90% des successions entre conjoints et 80% des successions en ligne directe (parents à enfants) ne sont pas imposables ;
• les 3,7 milliards d’euros engagés pour la déduction des intérêts versés pour l’achat d’une habitation favorisera la hausse des prix de l’immobilier et aggravera les inégalités puisqu’elle bénéficiera principalement aux plus gros emprunteurs.
In fine, les 13 milliards alloués à l’application de la « Loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » seront concentrés entre bien peu de mains et favoriseront le creusement des déficits et des inégalités.
Communiqué du Bureau national
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17:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAQUET FISCAL
Sénatoriales : Kléber MESQUIDA-Pourquoi nous soutenons la candidature de Monique PETARD ?
Sénatoriales partielles du 26 août prochain dans l'Hérault
Suite à l'élection comme député d'André Vézinhet, le Ministère de l'Intérieur a décidé d'organiser une sénatoriale partielle dans l'Hérault le dimanche 26 aout. Les militants socialistes de l'Hérault devront dire leur choix au cours d'un vote interne au sein de leurs sections parmi les candidat(e)s présenté(e)s.
Notre député Kléber Mesquida soutient la candidature de Monique Pétard (conseillère général) et nous dit pourquoi dans une lettre ouverte adressée aux secrétaires de section PS de la 5ème circonscription.
Béziers, le 17 juillet 2007
Aux Secrétaires de Section
Cher(e)s Camarades,
Nous allons nous réunir pour désigner notre candidat(e) aux prochaines élections sénatoriales du 26 août 2007.
Je tenais à vous faire part de l’Analyse politique que nous avons faite au niveau du Groupe Socialiste du Conseil Général.
En effet, pour cette élection, le corps électoral est constitué de « grands » électeurs principalement les élus municipaux, auprès desquels les quarante Conseillers Généraux de notre majorité socialiste représentent un relais important pour expliquer aux élus, le sens d’une candidature.
Il est bien évident qu’au-delà du choix des militants, pour remporter cette élection, il faut développer auprès des électeurs des arguments qui emportent leur adhésion. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé à l’unanimité de notre Groupe moins une abstention, de soutenir la candidature de Monique PETARD, Conseillère Générale du canton de Montpellier X.
En effet, l’autre Sénateur Socialiste, Robert TROPEANO, représente la partie Ouest de l’Hérault et le secteur rural, Monique PETARD serait la candidate de la partie Est et du secteur urbain, et sa candidature répond à la PARITE à laquelle nous aspirons tous.
Notre camarade, Monique, est une militante engagée très active, connaissant bien tous les rouages des Institutions. C’est elle qui a en charge, au Conseil Général, la Présidence de la Commission
Environnement et Développement Durable. Par son implication dans de nombreux autres domaines, elle est bien connue des acteurs locaux.
Après avoir connu la vague bleue des législatives, il est capital pour nous de ne pas perdre ce siège de Sénateur, le scrutin des dernières Sénatoriales de 1998, a montré que les « grands » électeurs portaient leur choix sur les candidats qu’ils connaissent à travers leurs fonctions électives.
Ce sont les raisons qui nous ont conduits à soutenir activement la candidature de Monique PETARD.
Je vous serais reconnaissant de porter la teneur de ce courrier à la connaissance des militantes et militants avant le vote, et d’avance, je vous en en remercie.
Amitiés socialistes.
Kléber Mesquida
Député de l’Hérault.
Télécharger la lettre en PDF
08:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SENATORIALES PARTIELLES, MESQUIDA, PETARD, TROPEANO, RAG 34
Emoi syndical après le ballon d'essai de François Fillon
PARIS (Reuters) - L'idée, relancée par François Fillon, d'un service minimum dans l'Education nationale a provoqué un tollé des syndicats, déjà échaudés par le projet de suppressions de postes (17 000 ?) du gouvernement.
Le Premier ministre a pris le risque d'une rentrée sociale tumultueuse en suggérant mardi soir, sur France 3, d'instaurer un service minimum dans d'autres secteurs que les transports publics, notamment l'Education nationale.
Cette proposition avait été avancée par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle.
Le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand, a renchéri en jugeant "indispensable" un telle option en cas de grève.
"Plaçons-nous d'un point de vue pratique (...) : s'il y a une grève, il faut quand même s'organiser pour savoir ce qu'on va faire avec les enfants", a-t-il expliqué sur France Inter.
Face à l'émoi provoqué par le ballon d'essai du Premier ministre - un signal également adressé aux sénateurs UMP tentés de muscler le texte sur le service minimum -, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, et le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, se sont efforcés de calmer les esprits.
Xavier Darcos a déclaré à l'issue du conseil des ministres que le service minimum concernait exclusivement "pour l'heure" les transports publics, mais qu'une réflexion pourrait s'engager "à moyen terme" sur un dispositif d'accueil à l'école.
"A ce stade, le message est très clair : il n'y a pas d'autre projet portant sur le service minimum que celui sur les transports", a précisé pour sa part Laurent Wauquiez.
En cas de grève, collèges et lycées sont tenus d'accueillir les élèves et de rester ouverts. S'agissant du primaire, c'est au maire de décider de l'ouverture de l'école et du recrutement éventuel de personnel pour prendre en charge les enfants.
Le Sénat a entamé mardi l'examen du projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres, qui prévoit notamment la mise en oeuvre d'un service minimum en cas de grève.
François Fillon a évoqué mardi soir une possible extension du dispositif à l'Education nationale.
"Si ça marche, je ne vois pas pourquoi on ne l'étendrait pas à d'autres domaines, parce que l'objectif, c'est quand même bien de fournir en permanence le meilleur service public à tous les Français", a-t-il dit.
Matignon devrait attendre l'évaluation de la loi sur le service minimum, prévue fin 2008, pour donner corps à cette idée.
LE PS CRIE A LA "PROVOCATION"
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a accusé mercredi le chef du gouvernement de "provocation", relayé par plusieurs dirigeants syndicaux.
"On voudrait favoriser une rentrée conflictuelle qu'on ne s'y prendrait pas autrement", a-t-il dit sur LCI.
Pour le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, "le gouvernement accumule les motifs de conflit avec les personnels alors qu'il nous parle de dialogue social".
"Moi je voudrais bien dialoguer, mais pas dialoguer à partir d'annonces qui sont autant de sources de conflit", a-t-il déclaré sur RTL.
"Les Français (...) veulent qu'il y ait des changements mais ils veulent aussi, et c'est important, que ces changements se passent bien, ça veut dire qu'il n'y ait pas de tensions", a insisté sur France 2 Jean-Claude Mailly, qui rappelle qu'un service est assuré aujourd'hui dans les écoles en cas de grève.
"On est en train de faire une montagne avec quelque chose qui ne le mérite pas", a ajouté le secrétaire général de Force ouvrière, qui perçoit "une volonté de pression psychologique" de la part du gouvernement.
Et Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, de prévenir dans Libération : "Si le gouvernement continue d'ignorer l'opinion des syndicats, il ne pourra pas s'étonner que l'ambiance devienne plus tendue".
"Le gouvernement ne provoque personne", a répondu Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
"Il y a un texte qui porte sur le service minimum dans les transports. S'il faut étendre cela à un moment donné, dans des circonstances à déterminer, selon des modalités à discuter, on verra. (...) Il n'y a pas de tabou dans les débats qu'on lance", a-t-il justifié dans l'émission "Questions d'info" pour France Info/LCP-Assemblée nationale/Le Monde diffusée mercredi soir.
Pour la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), François Fillon s'est fait l'écho d'"un problème de fond" lié aux "grèves à répétition qui bloquent le système de l'Education nationale. "Il n'est pas illogique qu'il songe à y apporter une réponse", a déclaré sa présidente, Corinne Tapiro, sur LCI.
08:01 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Service MINIMUM, DROIT DE GREVE
Jean-Luc Mélenchon : le droit de grève
Cet après midi la séance au Sénat sur le service minimum a commencé à 15 heures. L’ambiance était particulièrement tendue en raison des déclarations du Premier Ministre, hier soir sur TF1, à propos de l’idée d’étendre ce service minimum à l’éducation nationale. Pour tout le monde sur place on peut dire que cette déclaration a fonctionné comme un aveu. Cela peut paraitre étonnant. Mais le ministre s'en tenait, jusque là, à une ligne d'expression très modérée selon laquelle cette loi ne ferait que traiter techniquement un problème de gène des usagers du transport ferroviaire.....
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07:55 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Service MINIMUM, DROIT DE GREVE
BlogoPolitis : Google va prendre des positions politiques
Francis Pisani signale sur son blog que la firme multi-nationale Google vient d’ouvrir un blog politique. Il ne s’agira pas seulement de commenter la vie publique, mais surtout de faire partager les vues de l’entreprise sur les grandes problématiques politiques du monde contemporain, comme le démontre le titre du blog : “les points de vue de Google sur le gouvernement, les politiques et la politique“.
Francis Pisani traduit un extrait du blog : “L’agenda est chargé si l’on en croit Andrew McLaughlin, le responsable: “attendez-vous à ce que nous nous exprimions sur des sujets tels que la neutralité du net , la censure, la régulation de l’innovation, l’immigration, la recherche et le développement, la sécurité nationale et le commerce, pour n’en nommer qu’une poignée”.“
A suivre donc…
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07:14 Publié dans 008 BlogoPolitis , Actualités , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BlogoPolitis
18.07.2007
Réforme de la carte judiciaire, le PS appelle le gouvernement à prendre le temps d’un véritable dialogue
Devant l’inquiétude légitime des professionnels du milieu judiciaire, le Parti socialiste appelle le gouvernement à prendre le temps d’un véritable dialogue et d’une réelle concertation concernant le projet de réforme de la carte judiciaire.
L’organisation de la justice, héritage historique qui ne correspond plus ni aux besoins des citoyens ni à la réalité démographique de la France d’aujourd’hui, doit être simplifiée pour mieux concilier trois impératifs : l’accessibilité à tous les citoyens, la proximité pour les cas les plus simples et la spécialisation pour les affaires les plus complexes.
Mais si le Parti socialiste est favorable à une recomposition de l’organisation judiciaire c’est à la double condition que celle-ci s’inscrive dans le cadre d’une loi-programme sur la modernisation de la justice ; et que chaque situation locale soit étudiée dans le cadre d’une grande concertation approfondie où les barreaux, les magistrats et les élus locaux auront toute leur place.
L’annonce de réformes successives ne saurait, en aucun cas, éluder la question centrale qui aurait dû être la priorité du Gouvernement : celle des moyens accordés à l’institution judiciaire. Avec 6,27 milliards d’euros, le budget de la justice ne représente 2,34% du budget de l’Etat. Malgré un début d’augmentation constaté, les budgets exécutés au cours de ces 5 dernières années restent en deçà des budgets votés. Il n’est pas acceptable que la France soit aujourd’hui loin derrière ses partenaires européens, au moment où l’on apprend une diminution du nombre de places au concours d’entrée de l’ENM. Il est urgent d’augmenter le budget de la justice et le nombre de magistrats et de greffiers.
Communiqué du Bureau national
Sur le même thème : Question écrite de notre député Kléber MESQUIDA à Rachida DATI Garde des sceaux
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12:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CARTE JUDICIAIRE
EADS, le PS ne peut soutenir une réforme qui se fait au détriment de la France
Alors que l’entreprise EADS est considérablement fragilisée par les scandales concernant les indemnités de départ de ses dirigeants et les conditions de ventes de leurs stocks options, les gouvernements Français et Allemand ont modifié en profondeur l’organisation fonctionnelle du groupe.
Le Parti Socialiste prend acte de la suppression du caractère bicéphale du groupe, ce qui facilitera la prise de décision. Pour autant, il ne peut soutenir une réforme qui se fait au détriment de la France et nuit gravement à ses intérêts.
D’un point de vue industriel, ce projet relève du mécano, puisque que Tom Enders prend les rennes d’Airbus alors qu’il est spécialiste des questions de défense.
Quant aux réformes du mode de gouvernance, elles s’opèrent au détriment de l’influence de la France. Depuis de nombreux mois, nos partenaires Allemands ont renforcé leur influence dans le groupe. Cette stratégie, en tout point inverse à celle des gouvernements UMP est manifestement payante puisque l’Allemagne obtient la présidence du conseil d’administration, ainsi que la direction de trois des cinq filiales du groupe, et notamment les principales : Airbus, Eurocopter et la Défense. Pis encore, la France cédera dans quatre ans la direction générale du groupe. In fine, notre pays aura perdu tous les postes stratégiques et managériaux, perdant ainsi tout moyen d’action dans une industrie hautement stratégique.
Le Parti Socialiste dénonce enfin le cynisme du gouvernement qui, mélangeant une nouvelle fois les genres, scelle un accord qui donnera la présidence du groupe à Arnaud Lagardère au moment où ce dernier souhaite justement se désengager du groupe, réalisant ainsi une juteuse plus value.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
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07:57 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS, AIRBUS
17.07.2007
PSA Peugeot Citroën : suicides à la chaîne ...
Olivier Morin (AFP/AFP/Archives)Nouveau suicide chez PSA, le sixième depuis le début de l'année
Un salarié du groupe automobile à Mulhouse s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique. C'est le sixième depuis le début de l'année.
Un salarié du groupe automobile PSA a été retrouvé pendu lundi 16 juillet sur son lieu de travail à Mulhouse. Ce qui porte à six le nombre de suicides de salariés du groupe depuis le début de l'année.
Selon une source syndicale, l'homme s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique.
Un nouveau suicide qui survient quinze jours à peine après la mise en place d'un numéro vert d'assistance psychologique et une semaine après la première réunion d'une cellule psychologique destinée à prévenir ce phénomène.
Depuis le début de l'année, quatre autres salariés du site de Mulhouse et un salarié de Charleville-Mézières ont mis fin à leurs jours.
Une autre source syndicale a confirmé qu'un Comité d'entreprise extraordinaire était convoqué en fin d'après-midi pour évoquer la question.
La direction était injoignable dans l'immédiat.
Travailler plus, pour se suicider mieux...
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16:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Conditions de travail
Poilade du jour : L'Etat veillera à protéger les grévistes, assure Xavier Bertrand
Reuters -17 juillet- Alors que le texte sur le "service minimum" va être examiné au Sénat, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand, assure que l'Etat sera vigilant quant aux pressions que des entreprises voudraient exercer sur des salariés grévistes.
Le projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres de voyageurs est examiné ce mardi par les sénateurs. Le texte, qui s'appliquera à partir du 1er janvier 2008, vise à garantir un service minimum en cas de grève. Il prévoit notamment de rendre obligatoire le dépôt d'un préavis 48 heures avant tout conflit.
"Nous serons vigilants à l'égard des entreprises qui utiliseraient ce préavis pour faire pression sur des salariés grévistes. Il n'y aura pas de constitution de fichiers dans les entreprises", déclare Xavier Bertrand dans un entretien aux Echos.
Le gouvernement est, selon lui, prêt à "garantir plus explicitement le droit de grève des salariés, si des parlementaires proposent des amendements en ce sens".
"Ce texte n'est pas une victoire pour qui que ce soit. Mais les Français n'auraient pas compris que nous n'allions pas au bout de cette réforme", ajoute le ministre du Travail.
Xavier Bertrand se déclare par ailleurs plutôt hostile à l'extension du service minimum à d'autres secteurs, au-delà des transports terrestres.
A l'Education nationale ou à La Poste, "on n'a pas forcément besoin d'une loi", estime-t-il.
"Pour ce qui est des transports aériens, le sujet ne se pose pas de la même manière car il n'est plus question des besoins quotidiens des Français", fait-il remarquer.
Qui se moque de qui ?
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16:04 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM, DROIT DE GREVE
Economie : La stratégie Sarkozy
Nicolas Sarkozy espère que son « choc fiscal » déclenchera un « choc de confiance » propre à relancer la consommation. Il va surtout récolter un accroissement des inégalités.
La rupture promise par Nicolas Sarkozy aura bien lieu. Et elle sera d’abord fiscale. Avec le train de mesures soumis au Conseil des ministres le 20 juin dernier, le gouvernement frappe fort. L’ampleur du « choc fiscal » varie selon les estimations : François Fillon annonce un coût de 11 milliards d’euros pour l’Etat, l’opposition l’estime plutôt à 15 milliards, comme l’avait d’ailleurs fait la cellule de chiffrage des programmes de l’Institut de l’entreprise, proche du patronat, pendant la campagne. Porter à 50 % des revenus le plafond du bouclier fiscal revient grosso modo à supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui a rapporté 3,6 milliards à l’Etat en 2006. La suppression des droits sur 95 % des successions amputera d'au moins un tiers les 9 milliards d’euros qu’ils rapportent. Si l’on ajoute à cela la déduction des intérêts d’emprunt immobilier de l’impôt sur le revenu, pour 3 milliards d’euros environ, et l’exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu sur les heures supplémentaires, pour 5 à 6 milliards d’euros, c’est sans doute près du vingtième des recettes de l’Etat et près d’un point de produit intérieur brut (PIB) qui devrait être ainsi « rendu » aux ménages.
Mais pas n’importe quels ménages. La moitié au moins de ces cadeaux bénéficieront au dixième des Français les plus riches – voire au centième d’entre eux pour le bouclier fiscal. Les Smicards, eux, n’auront droit qu’à une hausse de 2 % de leur salaire. Cette politique est-elle susceptible de créer le « choc de confiance » que le gouvernement en attend – et cela de façon suffisamment marquée pour éviter un nouveau creusement des déficits et une hausse de la dette publique ?
Le boom de la confiance des ménages mesuré au mois de mai paraît le confirmer, mais il faut savoir que cet indicateur bondit toujours après les grands rendez-vous électoraux et n'annonce pas forcément une embellie économique. Au-delà, la chance du nouveau gouvernement est d’arriver au pouvoir alors que la zone euro connaît un très sensible regain d’activité. La reprise chez nos principaux partenaires, en particulier l’Allemagne, devrait venir soutenir les exportations françaises dans les prochains mois. Sur le plan intérieur, le repli du chômage, porté par des conditions démographiques favorables, devrait continuer de doper la consommation. Avant même tout « effet Sarko », l’OFCE tablait en avril dernier sur une croissance proche de 3 % en 2008. La Commission européenne, un peu moins optimiste, prévoyait, elle, une croissance de 2,3 %.
Comme tout gouvernement, celui de François Fillon imputera à son action le mérite de la croissance, même si l’impact positif de son premier projet de loi économique paraît bien incertain. Ses effets sur les inégalités sont en revanche prévisibles. Pendant qu’il baisse les impôts des riches, Nicolas Sarkozy promet aux autres de les protéger contre les menaces de la concurrence internationale. Mais cette promesse-là est surtout rhétorique, puisque son choc fiscal démantèle un peu plus les solidarités qui devraient lier les gagnants et les perdants de la mondialisation.
Sandra Moatti
Dans le même dossier :
• Economiquement incorrect
Nicolas Sarkozy s’apprête à faire, comme Ronald Reagan ou George W. Bush, une politique économique de relance de la demande, coûteuse et ciblée essentiellement sur les plus riches.
• L’usine à gaz des heures sup
Gros charivari en perspective. Et pas seulement dans les entreprises. Car la loi sur les heures sup va remettre en cause l’organisation des entreprises.
• A qui profitent les cadeaux fiscaux ?
La réforme fiscale prévoit une nouvelle réduction de l’impôt sur le revenu, des droits de successions divisés par deux et la suppression de facto de l’impôt de solidarité sur la fortune. Des cadeaux destinés essentiellement au dixième le plus favorisé des contribuables.
N° 260, juillet-août 2007
Visiter le site de Alternatives économiques
RAG 34. Lolo34
11:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Du bout des lèvres, notre candidate a admis hier sa défaite
L'autocritique de Ségolène Revue de presse de Clotilde Dumetz France Inter.
Elle l'a dit, paraît-il...
Du bout des lèvres, certes...
Mais elle l'a dit...
Ségolène Royal a reconnu sa défaite à l'élection présidentielle, lors d'une réunion à huis-clos hier... avec ses fidèles...
"Après la saine colère... écrit Mathieu Ecoiffier, dans Libération...
Voici donc le bilan dynamique...
Mais il ne faut pas se méprendre...
L'opération est cousue de fil blanc...
Il s'agit de concéder quelques faiblesses pour prendre les devants...
Ségo ne veut pas perdre la main"...
Cela étant dit... "il faut louer l'effort de la présidente de Poitou-Charentes... poursuit Renaud Dély, toujours dans Libé...
L'autocritique est une démarche rare et douloureuse...
Il est toujours plus simple d'exercer le droit d'inventaire sur le bilan de ses prédécesseurs... plutôt que de se pencher sur ses propres failles"...
Hubert Coudurier, du Télégramme... y met un bémol...
"Certes, l'autocritique est un art difficile...
Mais le politique s'y résoud quand il ne peut pas faire autrement"...
Car "si elle veut demeurer dans l'ambition rénovatrice des socialistes...
Ségolène Royal doit afficher clairement sa stratégie de retour"...
L'analyse est de Daniel Ruiz, dans La Montagne...
"Elle n'ignore pas qu'elle doit réussir sa rentrée pour débuter le harcèlement face à Nicolas Sarkozy"...
Alors... à qui la faute ?
Eh bien, "si la gauche a perdu la Présidentielle pour la troisième fois consécutive... écrit Renaud Dély, dans Libé...
C'est parce que sa grille de lecture de la société est obsolète...
Et c'est se condamner à l'inutilité quand on appréhende la mondialisation comme un péril"...
"Pour gagner une élection... il faut la jouer perso"...
Dans les pages Rebonds de Libé... Luc Le Vaillant explique "qu'en politique... il faut raconter aux vraies gens la fable du candidat esseulé... en bute aux lourdeurs des appareils...
Sarko, Ségo et Bayrou ont mis en scène ce dispositif...
Le pays et ses éditorialistes adorent ces êtres de rupture... ces destins de "poor lonesome cowboys"...
Qui croient se distinguer par des attitudes marginales...
Mais qui, au final... sont tout ce qu'il y a de plus standardisé"...
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RAG 34. Les lolo's 34
08:44 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Lang est le seul PS "favorable à l'hyper-présidentialisation", selon Benoît Hamon
Vincent Nguyen (AFP/Archives - Le député européen socialiste Benoît Hamon, le 22 mai 2007 à Bezons)
AFP - Samedi 14 juillet, PARIS
Benoît Hamon, député européen PS, a critiqué la possibilité que Jack Lang fasse partie d'une commission sur la réforme des institutions, soulignant qu'il est le seul à gauche qui soit "favorable à l'hyper-présidentialisation du régime"
"(Nicolas) Sarkozy n'a pas proposé au PS de travailler à l'intérêt général en intégrant une commission, il a désigné le seul responsable à gauche favorable à l'hyper-présidentialisation du régime", affirme Benoît Hamon dans le Journal du Dimanche. "En matière d'ouverture on a connu plus audacieux".
Selon lui, "il y a d'autres rôles plus utiles pour les socialistes que celui qui consiste à prendre la plume pour adapter nos institutions à cet appétit de pouvoir personnel".
"Les électeurs de gauche attendent de l'honnêteté dans les trajectoires de leurs dirigeants", lance-t-il encore, incriminant "ceux qui n'ont plus l'énergie de se remettre en cause, n'ont plus envie de se mobiliser" et "préfèrent aller voir ailleurs".
Le député européen, qui s'est rapproché de François Hollande, qualifie de "grotesque" l'appel de l'ancien ministre de la culture à une démission collective de la direction du PS.
Pour Benoît Hamon, "dans trois, quatre ou cinq mois va apparaître un désir ascendant de la gauche", parce que "les premiers effets négatifs de la politique de la droite (...) se feront sentir très tôt".
"Se relever, dit-il, commence par lutter utilement contre le bouclier fiscal, contre l'augmentation sans contrepartie du temps de travail et contre le démantèlement de la sécurité sociale".
"La rénovation, ajoute-t-il, ne se résume pas au remplacement de deux quinquas par trois quadras. Il s'agit d'être plus représentatif de la diversité de notre électorat".
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08:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Benoit HAMON
Une gauche moderne n’est pas droitière : Laurent FABIUS lance le débat de la refondation
Laurent Fabius entame la réflexion de fond en vue de la refondation de la gauche. Il publie cette tribune dans "Le Nouvel Observateur".
Pour voir la gauche emporter l’élection présidentielle, il faut remonter près de vingt ans en arrière. C’était François Mitterrand, à ce jour seule figure socialiste dans la galerie des présidents de la Ve République.
Devant cette réalité tout le monde parle de refondation, mais attention aux faux-semblants ! Evitons de jouer « retour vers le passé », l’hypertrophie des égos en plus, un retour présenté paradoxalement comme le dernier cri de la modernité. Il s’agirait notamment d’appliquer en France les recettes traditionnelles de la social-démocratie, longtemps efficaces mais devenues souvent inadaptées face au nouveau capitalisme.
Certes, personne ne possède dès maintenant le sésame de la refondation et je n’entends pas aborder ici en détail les questions importantes d’organisation. Mais pour avancer je suis convaincu que nous devons à la fois maintenir nos valeurs socialistes et revisiter très profondément nos propositions, en les ouvrant davantage sur le monde et sur le futur : c’est la double clé de la refondation.
L’esprit d’ouverture doit d’abord guider l’analyse de notre défaite. Pour 2007, en laissant de côté les questions de personne, toujours discutables, nous avions plusieurs atouts incontestables : le mauvais bilan de la droite, le remords du 21 avril 2002, la forte demande de changement dans le pays et la domination des thèmes de gauche auprès de l’opinion. Ce dernier point doit être souligné. La société française ne s’est pas droitisée. Le refus des excès de la mondialisation financière est vivace. L’exigence de services publics et d’égalité est forte. De nombreuses mobilisations sociales sont survenues ces dernières années. Aujourd’hui, les Français s’inquiètent des nouvelles taxes sur la santé ou des milliers d’emplois d’enseignants supprimés. Ce n’est pas un hasard si le candidat de la droite s’est senti obligé durant la campagne de reprendre dans les mots certaines aspirations de la gauche et si le grand homme de cette séquence électorale fut ... Jean Jaurès.
Une forte demande de gauche donc, qui se termine en victoire de la droite. J’y vois deux raisons principales. Le terrain économique et social a été trop délaissé par nous, au profit de thématiques davantage sociétales, personnelles et morales. La critique des projets de la droite n’a pas été assez convaincante. Ainsi, le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » n’a pas été efficacement déconstruit. Tirons-en au moins une leçon : les socialistes doivent refuser tout sectarisme, ils doivent aussi refuser le confusionnisme consistant à se laisser glisser sur le terrain de l’adversaire qui peut alors brouiller les cartes et manœuvrer à sa guise.
Au plan électoral l’enjeu de la refondation, c’est la reconquête de notre base populaire qui subit de plein fouet la précarisation et les difficultés de pouvoir d’achat. Les données sont claires : c’est d’abord cet électorat qui nous a manqué, en particulier dans les régions industrielles durement touchées par les effets de la mondialisation. Tous ces Français attendent à juste titre de la gauche plus d’égalité (davantage pour le travail et non pour le seul capital), plus de solidarité (investissements publics dans la santé, l’école, le logement, les transports) et plus de protection (sécurité, juste échange plutôt que libre échange). Pour eux, les questions du pouvoir d’achat et de l’avenir de leurs enfants priment sur tout autre sujet. Ils attendent de la gauche des propositions précises, crédibles et opératoires dans ces domaines. C’est notre défi.
La première exigence pour relever ce défi, c’est-à-dire pour conjuguer solidarité et efficacité, consiste à clarifier enfin notre rapport à la mondialisation. Nous n’avons pas su le faire jusqu’à présent. Evidemment celle-ci constitue un phénomène très complexe. D’un côté, l’ouverture des frontières, la mise en réseau des hommes et des cultures et les avancées technologiques conduisent à un développement humain positif. De l’autre côté, le capitalisme financier creuse les inégalités et en installe de nouvelles ; le marché, utile en lui-même, affaiblit les régulations et les normes dès lors qu’il devient tout puissant ; la recherche systématique de la rentabilité à court terme détruit souvent l’environnement, oppose les individus, déséquilibre les territoires.
Certains ne voient dans la mondialisation que ces désordres et s’enferment dans la seule dénonciation. C’est l’impasse de l’ultragauche dont le diagnostic est parfois juste, mais qui laisse l’espace aux ultra-libéraux faute d’apporter des réponses crédibles. D’autres croient en une « mondialisation heureuse » et recommandent l’adaptation, voire la résignation. Ainsi s’exprime parfois une certaine branche de la sociale démocratie lorsqu’elle prône seulement l’insertion dans la mondialisation telle qu’elle est, estimant possible d’établir des compromis à la façon des années 50. Le problème est que la mondialisation financière actuelle déséquilibre les rapports de forces au profit du capital, précarise les salariés et déstabilise l’action publique dans chaque Etat, rendant largement caduques les vieilles méthodes. Prôner un « socialisme du réel » est juste mais n’a de sens que si on n’oublie pas en cours de route que le réel est devenu plus libéral et plus brutal.
C’est pourquoi je pense qu’aucune de ces voies - l’ultragauche et l’infragauche - n’est vraiment satisfaisante. Oui, la double clé de la refondation, c’est la rénovation de nos propositions dans la fidélité à nos valeurs. Car ces valeurs ne sont pas dépassées. Face à la précarité et à l’individualisme, il y a besoin d’égalité et de solidarité. Face aux communautarismes, il y a plus que jamais besoin de laïcité. Face à la marchandisation généralisée, il y a besoin de services publics et de développement durable. Face à la concentration des pouvoirs, il y a besoin de démocratie libre et de pluralisme. Face à l’explosion des nationalismes, au risque de guerre des civilisations et aux inégalités internationales, il y a besoin d’Europe et d’internationalisme. La gauche doit revendiquer ses valeurs. La gauche moderne n’est pas une gauche droitière.
Je refuse le choix qu’on cherche à nous imposer entre archaïsme et libéralisme. A bien des égards, c’est le libéralisme qui est archaïque. Ses solutions, appliquées durement, mènent souvent aux reculs sociaux, à l’accroissement des inégalités et au saccage de l’environnement. Le socialisme, lui, est fondamentalement progressiste. Nous défendons les conquêtes sociales, nous proposons de développer de nouveaux droits, de créer de nouveaux gisements d’emploi et de croissance, d’agir contre les inégalités, nous refusons l’obscurantisme, nous croyons dans la science et la technique, nous encourageons de nouvelles découvertes améliorant le sort de l’homme.
Mais pour faire vivre ces valeurs dans un monde qui a changé et qui va changer, nous avons besoin de propositions très novatrices. Ne redoutons pas d’être audacieux. Quatre exemples.
Le rapport capital - travail : là où la mondialisation financière exerce une pression à la baisse sur la rémunération du travail, notre réponse en direction de l’emploi et du pouvoir d’achat doit viser la « compétitivité par le haut » et non la course au moins disant. Pour la France, cela implique d’investir beaucoup plus qu’aujourd’hui dans l’enseignement supérieur, la formation, la recherche, la culture, l’innovation ; d’encourager - eh oui ! - les entrepreneurs et l’esprit d’entreprise ; de sécuriser les parcours professionnels et d’améliorer la santé au travail ; de soutenir le pouvoir d’achat par l’amélioration des salaires, des pensions et par une meilleure répartition ; de repenser l’organisation du temps de travail, tout au long de la vie en tenant compte du vieillissement, donnée majeure.
L’Europe : pour agir contre les dérives du libre-échangisme, nous devons proposer de nouvelles régulations. Une vraie réciprocité dans les pratiques commerciales, la lutte contre le dumping social et environnemental, la pénalisation des entreprises prédatrices doivent devenir de nouveaux mots d’ordre. Nous devons relancer et réorienter la construction européenne sans nous contenter de simples ripolinages institutionnels. Pour bâtir une véritable souveraineté économique et sociale de l’Union européenne, l’objectif de convergence sociale européenne doit être réactivé, un budget commun pour la recherche et l’innovation mis en place, une politique monétaire de croissance remplacer celle de l’euro cher, le fétichisme de la concurrence laisser place à une politique industrielle et énergétique concertée. Un tarif extérieur commun doit se substituer aux dérives actuelles.
La puissance publique : dans certains domaines, nous devons rétablir des leviers d’action. C’est le cas pour notre approvisionnement énergétique, enjeu majeur du siècle à venir et secteur où la France possède des atouts magnifiques. De même pour notre capacité à stimuler l’économie, par exemple en faveur des PME innovantes. Dans d’autres domaines tels que la solidarité, nous devons rénover les mécanismes grippés pour éviter, par exemple, les dépendances durables ou l’assistanat. C’est à la gauche de se fixer comme objectif d’améliorer partout l’efficacité de l’action publique, celle de l’Etat et des collectivités territoriales à travers des solutions innovantes.
L’environnement enfin : sa dégradation est gravissime. Elle est, j’en suis convaincu, encore plus avancée qu’on ne le dit. L’exigence écologique doit devenir transversale. Elle doit être prise en compte dans toutes nos politiques nationales et dans toutes les négociations internationales. Une fiscalité écologique doit être mise en place. La recherche d’économies d’énergie doit être généralisée et le ferroutage massivement développé. Socialiste et écologiste, au 21ème siècle, ces deux combats n’en font plus qu’un.
Je n’ai pas évoqué ici les questions d’organisation, mais pour refonder la gauche, il faudra évidemment la rassembler, donc accepter ses différences. A cet égard, le Parti socialiste a vocation à couvrir un espace idéologique et électoral plus vaste qu’aujourd’hui, allant des antilibéraux au centre-gauche. Les alliances avec les communistes, les radicaux, les verts, les progressistes, devront se nouer sur la base du projet socialiste et non à la va-vite. Le recrutement militant devra être diversifié, le fonctionnement moins « personnalisé », le débat d’idées stimulé. Un tel parti, socialiste et progressiste, pourra alors obtenir au moins 35% des voix au premier tour des élections. Cet objectif est parfaitement accessible à condition que chacun accepte de travailler ensemble, de tirer les leçons du passé, de faire taire ses rancunes et ses rancœurs, de s’ouvrir à l’avenir et au monde tout en sachant résister à l’air du temps. Un énorme travail d’unification et d’imagination est indispensable, qui ne peut pas être une opération de laminage. On cherche une méthode pour cette refondation ? Je propose celle-ci : traiter d’abord sérieusement les questions de fond.
Lire sur le même thème : La gauche décomplexée, qu'est-ce que c'est ?
RAG 34. Lolo34
08:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, REFONDER LA GAUCHE
16.07.2007
Retraite à 67 ans à taux bas ?
Bon sang, mais encore une fois, pourquoi on a perdu le 6 mai ?
Le 6 mai 2007 a été pire que le 21 avril 2002 car c’est sur le fond politique qu’on a été battus.
En 2002, le candidat avait dit : « - J’ai perdu, je quitte la vie politique », le symétrique en 2007 serait de dire « - Je reste, on continue pareil » Pire : « - Je veux être la chef » - sans faire d’inventaire.
Comment et pour quelles raisons politiques nous a t on fait rater cette élection imperdable ! Depuis quatre ans, la France allait à gauche : c’était l’heure de l’alternance, vu le bilan haïssable des « sortants »...
Il fallait être en symbiose avec les combats et victoires de la gauche de 2003, 2004, 2005, 2006 : se rattacher à 2003, lorsque des millions de manifestants et de grévistes et 66 % de l’opinion avaient rejeté la loi Fillon contre les retraites.
Les électeurs avaient manifesté leur rejet de la loi Fillon, en donnant une large majorité à gauche le 28 mars 2004 avec 20 régions sur 22 à la gauche : si on croit à la « démocratie participative », c’était drôlement participatif comme message ! La candidate a refusé d’entendre. A t elle cru que les millions de manifestants de 2003 n’avaient pas de mémoire ?
Le « maintien du droit à la retraite à 60 ans » figurait dans le « projet socialiste », pourquoi S. Royal n’en a t’elle pas dit un seul mot ? Les électeurs âgés ont voté à droite, mais que ne leur a t on proposé d’indexer leurs retraites sur les salaires ?
Le 12 mai, Dsk affirmait que « la défaite venait de débats pas tranchés », il proposait « le socialisme du réel », en renonçant définitivement aux 37,5 annuités : bon exemple, car le réel pour les Français c’est qu’ils travaillent 37 annuités en moyenne de facto... et leur demander comme Fillon de travailler 41, 42 annuités, jusqu’à 65 ou 67 ans, c’est ça qui est irréel...
Bayrou sur les retraites, il est pire que Sarkozy : comme le Medef il défend une retraite par « points » pas par répartition. Pourquoi avoir mis de l’eau centriste dans notre vin rosé ? Avoir proposé des ministres UDF pas PCF ? On perd des voix à gauche et sans en gagner au prétendu « centre ».
C’est quand on est vraiment à gauche qu’on gagne : les électeurs avaient donné 31% des voix le 13 juin 2004 au Parti socialiste lorsqu’il défendait l’Europe des 35 h et celle du Smic européen.
Si on était pour la « démocratie participative », on devait tirer toutes les conséquences du raz-de-marée de la jeunesse et du salariat qui avaient battu le CPE en 2006 : d’où est venu le contre-productif « CPC » de S. Royal qui n’était même pas dans le projet socialiste ? On devait défendre à fond le CDI pour tous, et la protection renforcée contre les licenciements abusifs et boursiers...
Que d’erreurs sur le fond dans la campagne présidentielle de la gauche ! Et surprise, a contrario, on a vu le 17 juin qu’on pouvait gagner dés qu’on attaquait bien la droite sur ses thèmes précis comme la TVA sociale.
Gérard Filoche (25 juin).
09:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, Gérard FILOCHE
Le principe de Laïcité
La droite française a, décidément, bien des problèmes avec le principe de Laïcité et à le vivre pleinement et sereinement quand elle exerce les responsabilités gouvernementales.
Le gouvernement FILLON n’échappe pas, hélas, à cette mauvaise habitude :
- c’est d’abord Christine BOUTIN qui à propos de sa collègue Fadela AMARA déclare « la musulmane et la catholique vont très bien ensemble », oubliant – mais est-ce un oubli ? – que dans une République laïque, les caractéristiques religieuses des personnes et, à fortiori, des membres du gouvernement ne relèvent pas du domaine public ;
- c’est ensuite Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l’Intérieur chargée des cultes qui annonce qu’elle souhaite « donner une suite » au rapport MACHELON sur les relations entre les cultes et l’Etat et ce qu’on appelle pudiquement le « toilettage » de la loi de 1905. Outre le fait que le Président de la République avait annoncé, lors de la campagne présidentielle, qu’il abandonnerait ce projet tant qu’il ne ferait pas l’objet d’un consensus ce qui n’est assurément pas le cas - ce qu’il faudrait rappeler à Madame ALLIOT-MARIE -, le Parti socialiste rappelle que la loi de séparation des églises et de l’Etat dite « loi de 1905 » est un pilier essentiel du pacte républicain et que rien ne saurait justifier qu’on en remette en cause les équilibres sur le fond comme sur la forme.
Communiqué du Bureau national
RAG 34. Les lolo's 34
09:18 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAÏCITE
15.07.2007
MIGRATIONS AFRICAINES ET VIOLENCES : Où est le danger ? Où est la vérité?
Aminata Dramane Traoré, Ancienne ministre (MALI), essayiste, Animatrice du FORAM
1. "C'est l'Afrique qui est en danger"
Avec la fin des élections législatives, la France a tourné l'une des pages les plus tumultueuses et les plus édifiantes de son histoire sans que, par ici, au Mali, au Cameroun, au Niger e tailleurs, dans ses anciennes colonies d'Afrique, nous ayons mesuré toute la gravité du tournant dont il s'agit pour nous.
Pour les cinq années à venir, elle est de droite, libérale etdécomplexée. Ainsi l'a voulu la majorité des Français et desFrançaises, dans le cadre d'un processus électoral où tout, ou presque tout, passe au peigne fin, sans tabou contrairement à nos démocraties balbutiantes où la transparence des urnes prime sur le débat de fond quant à notre sort dans un monde dit globalisé mais en réalité compartimenté, dont nous sommes le parent pauvre ainsi que le paria. C'est d'abord en cela que nous sommes en danger. Car, contrairement aux Français qui ont les moyens et la latitude de se battre pour leurs acquis sociaux, quelle que soit la force de la vague bleue, l'effet Tsunami est garanti pour nous, Africains, faute de contre-pouvoir et de système de défense.
Le changement générationnel que nous appelions, nous aussi, de tous nos vœux, avec la fin de l'ère Chirac, a bien eu lieu, sauf que notre continent est sacrifié sur l'hôtel du marché roi. N'entendez-vous pas au large des côtes de l'Atlantique et de la Méditerranée les cris des milliers de jeunes naufragés qui doivent ce destin cruel à la primauté des valeurs marchandes sur le droit à la vie. La droite française qui les revendique haut et fort n'est décomplexée que par rapport à l'enrichissement, ici et maintenant, aux crimes économiques du passé et à venir ainsi qu'au repli identitaire. Car pour aller vite, dans l'accumulation des richesses, il vaut mieux être entre soi, parler la même langue, pratiquer la même religion et avoir la même couleur de peau.
L'immigration zéro de l'extrême droite n'étant pas réalisable, à moins d'exterminer tous les non-blancs, l'immigration choisie fera l'affaire.
L'Afrique noire paie un tribut particulièrement lourd à cet ordre arrogant, sélectif, nécessairement autoritaire et violent. Pour rassurer une opinion publique française sous hypnose mais malgré tout consciente de ses valeurs de justice et de fraternité, on tâchera d'arroser la fermeté d'un zeste d'humanité. C'est ainsi que le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement, Brice Hortefeux, s'est penché il y a quelques jours à Toulon, sur les dépouilles de dix-huit de ces milliers d'hommes, de femmes et d'enfants que la fermeté condamnent à voyager dans l'ombre. Il n'a pas pu s'empêcher de rappeler face à ces corps sans vie, qu'ils "étaient tous des candidats à l'immigration clandestine tentant de rejoindre illégalement les terres européennes".
Le mal dont nous sommes devenus malgré nous le symbole sera combattu avec une "fermeté" certaine quand il s'agit de nous, les Africains. Le ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, aurait tout aussi bien pu s'appeler "le ministère du tri et de la mise à distance des Africain(e)s que la droite libérale, juge inutiles à la France".
La plupart des passagers des vols d'Air France, vers les différentes capitales africaines, seraient de cet avis. Ceux du vol AF 796, le 26mai 2007ont assisté à l'une de ces scènes qui édifient quant au sort réservé aux humbles et aux laissés pour compte "On croit d'abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître. S'ensuit une scène d'une grande violence : l'un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l'autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transformèrent en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix minutes, peut-être plus et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestationqui n'a aucun effet sur les violences en cours… Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume au lèvres…"
Et gare à ceux et celles qui ont le malheur de voir que leurs semblables souffrent, entendent leurs cris et réagissent. Une "notice d'information" du ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire leur rappelle que la décision de reconduite d'un étranger est un acte légitime de l'Etat français. Ceux qui, à l'instar de Michel Dubois, n'écoutent que leur cœur et réagissent risquent d'être poursuivis. A la criminalisation des migrants s'ajoute celle de la solidarité et de la citoyenneté. A nous d'affronter seuls la peur et la honte des expulsions, c'est à dire la mise à distance et à l'index. Au fur et à mesure que les distances se rétrécissaient du fait des
progrès des moyens de transport et de communication, nous avions espéré que nous pourrions rencontrer les autres, nos semblables, et que entre Français et Maliens, Européens et Africains libérés de nos préjugés et de nos peurs, nous allions enfin nous apprivoiser mutuellement. C'est Antoine de Saint-Exupéry qui dit que si nous nous apprivoisons, nous aurons besoin l'un de l'autre. Il n'avait pas vu venir la mondialisation marchande et déshumanisante, dans laquelle tout se mesure en termes de taux de croissance et de PIB. C'est ainsi que l'ancien
ministre de l'Intérieur est venu nous notifier à Bamako que la France n'a pas économiquement besoin de l'Afrique.
De quel côté se situe donc le danger ? Du côté des morts, dont les 4 000 naufragés des dix derniers mois de 2006, ainsi que des dizaines de milliers de morts-vivants que sont les expulsés, ou du côté de la très riche et puissante Europe dont les membres, en l'occurrence la France, ont balisé eux-mêmes les voies migratoires en allant à la conquête des pays d'origine des "indésirables".
Les évènements dramatiques de Ceuta et Melilla en septembre/octobre 2005, suivis des émeutes des banlieues et de l'occupation du gymnase de Cachan par des « sans papiers », étaient de la part des "nouveaux damnés de la terre" autant de cris et de gestes de désespoir pour rappeler que si le monde est devenu dangereux, ce sont eux qui sont en péril. Mais la France ne semble pas avoir compris. Quant à l'Afrique des dirigeants politiques acquis au dogme néolibéral, elle s'est voilée la face et continue de se réfugier dans un silence coupable.
Les six grévistes de la faim de Cachan le soulignent dans leur lettre au Président de la République française, lorsqu'ils disent "Nous ne sommes ni des criminels, ni des profiteurs…Nous ne sommes pas dangereux, mais en danger".
2. Où est la vérité ?
Les puissants de ce monde voudraient, malgré tout, avoir le monopole de la vérité et de la justice. Les problèmes sont délibérément mal posés pour "légitimer les odieuses solutions qu'on leur apporte", faisait déjà remarquer Aimé Césaire dans son lumineux « Discours sur le colonialisme ».
Les électeurs(trices) français(e)s et européen(ne)s qui se laissent piéger par le spectre d'une invasion de leurs pays et, d'une manière générale, de l'Europe, par des migrants "illégaux", "clandestins", "sans papiers", seraient plus solidaires avec ceux-ci s'ils savaient que la mondialisation dont ils redoutent tant les méfaits est allée fort loin en Afrique dans la destruction de l'emploi, notamment celui des jeunes, du lien social et des écosystèmes.
Dans son appel "fraternel" à tous les Africains, le nouveau Président de la France qui se promet de nous "aider à vaincre la maladie, la famine, la pauvreté et à vivre en paix", commet la même erreur que lesautres dirigeants occidentaux. Ils s'interdisent de diagnostiquer les maux du continent à la lumière des conséquences de leurs propres appétits et convoitises de matières stratégiques. La crise du Darfour, pour laquelle la France se passionne tant avec son nouveau ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, comme chef d'orchestre, ainsi que les flux migratoires africains dont elle préfère occulter les causes historiques et macro-économiques, souffrent de ce déficit théorique.
Du Biafra au Darfour, certains humanitaires privilégient la part de la destruction et de la souffrance humaine qui se laisse saisir et médiatiser. Ils taisent délibérément – dépendance financière oblige - les intérêts des nations riches et les enjeux géostratégiques qui, en lame de fond, déchirent le continent, attisent des rivalités et des conflits interethniques anciens ou nouveaux qui se seraient résorbés si la démocratie avait revêtu son sens véritable. Les prouesses des nouvelles technologies de l'information et de la communication n'aident en rien la maturité politique. Le vacarme mondial vise à cacher la vérité aux peuples. La sur médiatisation des famines et des guerres en Afrique à la veille des grand-messes de la communauté internationale est tout simplement indécente. Nous sommes offensés, ainsi que nos enfants au ventre ballonné, aux membres décharnés et aux regards écarquillés, comme surpris par l'horreur et l'hypocrisie qui caractérisent l'ordre du monde. Les images insupportables du Darfour,qui ont été largement diffusées pendant le dernier sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne), rappellent étrangement celles des victimes de la famine au Niger qui l'ont été tout autant en 2005, juste avant et pendant le sommet du même G8 à Gleneagles (Écosse). L'Afrique est assurément en danger lorsque la droite libérale et décomplexée rejoint, la main sur le coeur, le G8 en plaidant pour le Darfour alors que la chasse aux Noirs bat son plein au nom de l'immigration choisie.
L'Afrique n'est pas dans l'impasse pour avoir refusé de s'ouvrir à l'économie mondiale à laquelle sa participation en termes relatifs, est plus importante que celle des autres régions mais pour l'avoir subie depuis le commencement. Le scandaleux dossier des subventions américaines et européennes à leurs cotonculteurs et la manière dont l'Union Européenne veut arracher aux pays ACP des accords de partenariat économique qui les fragilisent prouve que pour gagner, les pays riches doivent tricher et sur toute la ligne.
Le FMI et la Banque mondiale se trompent sans arrêt de solutions et s'auto pardonnent; la France et les autres membres du club des riches font semblant de s'indigner devant les victimes du Darfour alors qu'il s'agit du contrôle du pétrole face à une Chine boulimique et décomplexée, elle-aussi, quant à la bonne gouvernance, selon les règles de l'Occident.
Pourquoi les mêmes puissances mondiales n'ont pas réagi avec le même compassion face aux millions de morts et de déplacés des guerres de la Région des Grands lacs? Et pourquoi ne viennent-ils pas immédiatement, avec les moyens financiers et technologiques requis au secours des centaines de millions de jeunes, qui d'un bout à l'autre du continent, sont éjectés des économies locales et nationales au nom de la rigueur et de la compétitivité. S'ils étaient sincères et cohérents dans ce qu'ils disent et font, les flux migratoires africains s'estomperaient.
La quasi-totalité des candidats africains à l'émigration légale et illégale, ne songeraient pas à quitter leurs pays si, au lieu des fausses annulations de dette du G8 et des conditionnalités, l'Afrique enregistrait des efforts substantiels sans chantage et sans ingérence aucune.
3. Que dire du fameux codéveloppement ?
Le codéveloppement peut être résumé dans les circonstances actuelles comme la touche d'humanité sur laquelle comptent les artisans de l'immigration choisie, à la fois pour freiner les départs, pour favoriser le retour de ceux qui se laissent convaincre, leur participation au développement de leurs pays d'origine. L'approche sécuritaire et l'approche développementaliste sont ainsi appelées à faire bon ménage. N'est-ce pas effarant de constater ainsi qu'un simple colmatage de brèches, assorti d'un accompagnement institutionnel plus ou moins probant, devienne, en l'absence d'un bilan rigoureux des résultats acquis, une porte de sortie à un drame humain d'une si grande ampleur? Je suis littéralement ahurie quand j'apprends qu'il s'agit d'étendre à tous les pays de l'Afrique subsaharienne, des projets du type de ceux qui sont mis en œuvre au Mali. Car, j'ai beau regarder autour de moi, je ne vois rien de pertinent et de convaincant, de natureà retenir les jeunes candidats au départ, ou les 1700 cobayes qui, depuis 1995, ont participé au codéveloppement. J'ai plutôtl'impression qu'il s'agit d'une tentative de détournement du projet migratoire de son objectif initial qui, pour la grande majorité des
migrants, est l'aide à leurs familles. La pertinence du concept tiendrait au fait que les migrants eux-mêmes se sont investis depuis les années 60 dans des actions de développement de leurs localités et pays d'origine.
Le codéveloppement serait un progrès parce qu'il innoverait en rentabilisant davantage l'argent des migrants par le truchement de l'investissement productif. Rien n'est moins certain tant que l'on n'aura pas desserré l'étau de la dette extérieure, des conditionnalités des bailleurs de fonds et dénoncé le caractère déloyal du commerce mondial. À qui les jeunes candidats à l'immigration ou des migrants de retour vendront-ils quand les marchés sont inondés de biens subventionnés venus d'Europe et d'ailleurs, auxquels il faut ajouter les produits chinois bon marché.
Si le codéveloppement n'est que leurre et la coopération au développement un pillage, la perspective d'expulser 25 000 personnes par an dans des pays ruinés par le système néolibéral est plus qu'inquiétante. Les pays riches sont certainement libres de se barricader et de ne pas accueillir la misère du monde pourvu qu'ils ne contribuent pas à la secréter et à l'aggraver en amont par leur comportement de prédation et de sabotage de processus de démocratisation.
Puissent les électeurs et électrices de France et des autres pays européens piégés par le discours alarmiste des combattants de l'immigration clandestine se souvenir, au moment de glisser leur bulletin dans l'urne, que l'ennemi africain - arabo-musulman et subsaharien - est une construction politique. Qu'ils se souviennent surtout que leur vote engage également notre destin.
Bamako, le 13 juin 2007
COURRIEL D'INFORMATION ATTAC (n°572)
Vendredi 13/07/07
Merci de faire circuler et de diffuser largement.
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S'abonner ou se désabonner :
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RAG 34. Lovely34
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14.07.2007
Travailler plus pour des clopinettes... Appel à la grève républicaine le 14 juillet
Appel à la grève dans les grands magasins ouverts le 14-Juillet
Plusieurs fédérations syndicales du commerce, parmi lesquelles la CGT et FO, appellent à cesser le travail samedi dans les grands magasins ayant décidé d'ouvrir à l'occasion du 14-Juillet, afin de dénoncer cette ouverture un jour férié.
"Au cours des campagnes pour les élections présidentielles et législatives, les citoyens ont pu entendre de la part des différents candidats des messages forts sur la citoyenneté, le respect des valeurs et des lois de la République", écrit FO dans un communiqué.
"Ces messages n'ont pas été entendus par les employeurs du commerce puisque de nombreuses entreprises, qui se disent citoyennes, ont décidé d'ouvrir le 14-Juillet, privilégiant le sacro-saint chiffre d'affaire", ajoute le syndicat, "chiffre d'affaire qui les conduit à 'offrir' aux salariés du commerce des conditions de travail toujours plus difficiles".
Les syndicats dénoncent "le nombre de temps partiels sans cesse croissants", les "surcharges de travail, la polyvalence toujours accrue, jamais reconnue", des horaires de travail "toujours plus tardifs" et "des salaires de base très loin du SMIC, complétés de primes diverses qui font des rémunérations proches de celui-ci".
De source syndicale, le mouvement concernera notamment à Paris les grands magasins Printemps et Galeries Lafayette, et, dans la capitale comme en province, les magasins FNAC.
RAG 34. Lolo34
11:56 Publié dans Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Appel à la grève républicaine le 14juillet
L'administration pénitentiaire alerte sur la surpopulation
PARIS (Reuters) - L'administration pénitentiaire française s'attend à héberger 80.000 détenus en 2017 alors qu'elle ne disposera que de 64.000 places, rapporte Le Monde daté de samedi.
Le quotidien cite un document de synthèse confidentiel de cette administration qui a été présenté mercredi par la ministre de la justice, Rachida Dati, à l'occasion de la mise en place du comité d'orientation de la future loi sur les prisons.
Personne n'était disponible dans l'immédiat au ministère de la Justice pour commenter l'information.
Les responsables pénitentiaires estiment, selon cette note, que "la surpopulation carcérale, problème majeur, sera (...) durable" et prônent des "efforts budgétaires massifs" entre 2008 et 2012, "sous peine d'une crise majeure", rapporte Le Monde.
Au 1er juin, les prisons hébergeaient 60.800 détenus pour 50.500 places.
Le refus du président Nicolas Sarkozy, d'accorder la traditionnelle grâce collective du 14 Juillet a relancé le débat sur la surpopulation carcérale.
Cette amnistie permettait en effet chaque été d'alléger provisoirement les prisons, en remettant en liberté avant l'heure de 3.500 à 5.000 détenus.
La future loi, programmée pour l'automne, prévoit notamment des aménagements de peine et des régimes de détention, des droits et devoirs des personnes détenues.
Le projet doit être présenté le 30 juillet au Sénat et à l'Assemblée nationale à la rentrée.
RAG 34. les lolo's 34
11:32 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRISON, AMNISTIE
13.07.2007
Hollande : « Je vais refonder le PS »
Alors que le climat au sein du PS est de plus en plus délétère, François Hollande contre-attaque. Le premier secrétaire parle de Ségolène Royal, commente « la fuite des éléphants ». Il fait aussi son autocritique, tout en affirmant vouloir rénover le parti. Une interview choc.
A la une du Parisien
Un sondage de l'institut CSA pour notre journal révèle que la grande majorité des Français comprend ceux qui au PS, tel Jack Lang, acceptent les ouvertures et propositions de travail de Nicolas Sarkozy. La polémique fait rage.
Pour le PS, un sondage en forme d'avertissement. Interrogés par l'institut CSA, 69 % des Français (dont 74 % des moins de 30 ans et 65 % des sympathisants du PS) jugent que les ténors socialistes « ont raison », quand Nicolas Sarkozy le leur propose, d'accepter de travailler dans des « commissions » avec leurs collègues de droite. Par exemple, sur la modernisation des institutions de la Ve République, comme prévoit de le faire Jack Lang.Or, le PS, aujourd'hui carrément affolé par la réussite de ce qu'il tient pour de vulgaires « opérations de débauchage », s'est résolu, à l'initiative de François Hollande, à resserrer les boulons.
De Kouchner, bombardé ministre des Affaires étrangères, aumitterrandiste Hubert Védrine, qui a accepté de « plancher » sur lamondialisation, en passant par Dominique Strauss- Kahn, que Sarkozy rêve de voir s'installer demain à la présidence du FMI, le nombre des « convertis » croît de semaine en semaine.
Des hommes bluffés par le « style Sarkozy » et les égards qu'on leur porte. Ou bien convaincus que l'intéressé est à l'Elysée pour un bail.
Longtemps, le PS, embarrassé, n'a pas su trop quoi dire. Mais le « cas Lang », c'est trop.Au risque de ne pas être compris des Français, Hollande tape donc du poing sur la table.Mais comme il sait que cela ne suffit pas et qu'il observe le tir de barrage dirigé contre lui, il choisit, en même temps, de contre-attaquer.
1. Il fait amende honorable. Si le PS a perdu, c'est qu'il n'a pas été assez cohérent, assez à l'écoute, assez collectif. Et ces reproches-là, il se les adresse à lui-même. Les socialistes, admet-il, ont été bien naïfs en croyant qu'il leur suffirait de « surfer » sur le rejet de Chirac et la « peur » de Sarkozy.
2. Il récuse l'idée que les tensions dans son couple aient pu compromettre la victoire de la gauche. Cela étant, maintenant que la rupture est officialisée, il indique fermement à son ex-compagne qu'elle doit jouer collectif, et surtout ne plus se tenir « en lisière » du parti. Le débat est grand ouvert, mais c'est au PS, et pas ailleurs, que tout se situe.
3. Lui-même ne joue pas battu. Oui, il faut une « rénovation », et même une « refondation ». Mais pourquoi ne la porterait-il pas ?
Au PS, ça tangue et les militants semblent de plus en plus déboussolés !
Ecouter : paroles de militants marseillais (propos receuillis par France Inter).
RAG 34. Lolo34
10:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, REFONDER LA GAUCHE
12.07.2007
Municipales : Clochemerle estival à Grabels autour des armoiries
Comme nous vous l'avons relaté le 26 juin, le temps des municipales est bien engagé à Grabels. (lire l'article)
René REVOL, candidat aux municipales 2008 et président de l'association de "Un projet pour Grabels" s'est vu signifier par lettre recommandée du Maire Bernard Prunet, le 21 juin dernier, l'interdiction d'utiliser sur le blog de "un projet pour Grabels" les armoiries de la ville; car susceptibles selon lui, de tromper les grabellois sur le caractère officiel de la démarche entreprise par l'association.
Convaincu de son bon droit, Bernard Prunet a donc le même jour adressé copie de son courrier à M Roger Antech directeur de publication de Midi-Libre, afin que le blog de l'association retire immédiatement la reproduction des armoiries "non autorisée".
Mais l'association "Un projet pour grabels" ne veut pas s'en laisser compter. Sur le blog de l'association, Pascal Heymes trésorier, précise textes à l'appui et décisions du Conseil d'Etat que l'injonction faite par le maire de Grabels à leur association est sans fondement.
Un projet pour Grabels a toutefois décidé de ne plus utiliser les armoiries de la ville, consciente que le débat des municipales est ailleurs et qu'il doit impérativement s'engager rapidement sur le fond.
A Grabels, les municipales ont déjà commencé...
Lire l'article : Armoiries de notre ville : Nous pouvons en faire librement usage !
Le blog de Un projet pour Grabels
Lire aussi : REVOL investi pour les municipales
RAG 34. Lolo34
13:26 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Municipales, GRABELS, REVOL
Grabels : Le temps des élections municipales est engagé
Dans l'Hérault le temps est résolumment aux élections municipales. Grabels n'est pas en reste comme nous en informe ce mardi, un communiqué de la section PS de cette commune.
Communiqué de la section de Grabels du Parti Socialiste :
Investiture pour les élections municipales
Les adhérents de la section de Grabels ont eu à se prononcer pour la préparation des prochaines élections municipales. Ils ont désigné et mandaté à l'unanimité René REVOL, conseiller municipal d’opposition, pour conduire une liste de rassemblement dans cette commune. Cette désignation a été validée par la Fédération de l'Hérault du Parti Socialiste.
Un nouvel élan est nécessaire pour notre commune, marquée aujourd'hui par l'immobilisme et les incohérences de l'équipe en place. Les prochaines élections doivent être l'occasion de l'élaboration démocratique d'un projet novateur pour que la croissance rapide de notre commune périurbaine se fasse de manière plus harmonieuse et plus humaine.
Bruno Flacher, Secrétaire de la section du parti socialiste de Grabels.
Contact : [email protected]
Visiter le blog officiel :
Un projet pour Grabels sur la plateforme midiblogs du journal Midi-Libre.
http://unprojetpourgrabels.midiblogs.com
Mise A Jour : Autour de Montpellier-Midi-Libre 29 juin : Municipales, REVOL investi
RAG 34. Lolo34
12:10 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élections municipales 34, GRABELS, REVOL
11.07.2007
Cannabis - Le chiffre du jour : 919 millions d'euros, c'est...
le coût social du cannabis estimé par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dont seulement 36,5 millions le sont au titre de la prévention, contre 523,5 millions pour la répression, soit 0,06 % du PIB, ou encore un peu plus de 15 euros par habitant.
Comparativement, le coût social de l'alcool et celui du tabac s'élevaient respectivement, en 2003, à 2,37 % et 3,05 % du PIB, soit 599 et 772 euros par habitant.
En savoir plus : Le Monde - Le cannabis continue de se banaliser
Extrait : ... La France figure parmi les pays les plus consommateurs en Europe, tant chez les adolescents que les jeunes adultes... Les chiffres sont là, donnés par l'Observatoire français des drogues et toxicomanies : 1 million 200.000 personnes consomment régulièrement du cannabis (régulièrement, ça signifie au moins 10 fois par mois)... 550.000 en fument tous les jours... et 200.000 en cultivent chez elles... Le cannabis s'est répandu sur tout le territoire, et dans tous les milieux sociaux...
RAG 34. Les lolo's 34
16:36 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CANNABIS, ALCOOL, AUTRES DROGUES
PS : les ruptures de la rénovation, par Michel Noblecourt
Point de vue, images du Monde
Encore traumatisé par sa double défaite aux élections présidentielle et législatives, le Parti socialiste est la cible de la guerre de mouvement lancée par Nicolas Sarkozy. Le risque est qu'au moment où, selon Benoît Hamon, un de ses porte-parole, sa "rénovation est, pour l'instant, une feuille de papier", il se bunkérise, se transforme en citadelle assiégée au lieu de procéder aux ruptures nécessaires à sa refondation. Non content d'avoir débauché six personnalités de gauche dans son gouvernement, le président de la République continue de faire son marché au PS. Si son souhait de voir Dominique Strauss-Kahn nommé, avec le concours de l'Union européenne, directeur général du Fonds monétaire international (FMI) aboutit, il privera le PS d'un "éléphant" qui s'était posté en première ligne de sa rénovation.
Les prises de guerre de M. Sarkozy attisent le combat des chefs au point qu'on ne voit plus qui sera le chef d'orchestre de la rénovation. Certes, François Hollande est toujours premier secrétaire, ne devant quitter son poste qu'au congrès du printemps 2008, et il a fait voter au conseil national du 23 juin, à l'unanimité moins trois voix contre et une abstention, une feuille de route pour "une véritable rénovation de notre pensée, de notre stratégie, de nos méthodes". Mais il est contesté par les "jeunes lions" et quelques quadras qui, tels Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Gaëtan Gorce, partisans d'un "changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond", lui dénient toute capacité à "changer rapidement".
Blessée par les procès qui lui sont intentés et par le comportement d'un parti dont elle veut toujours prendre la direction, Ségolène Royal, qui subit un gros "trou d'air" dans les sondages, s'est retirée sur l'Aventin, avant de faire son "autocritique", de reformer son équipe et de reprendre l'offensive. Avant même la "tentation" du FMI, Dominique Strauss-Kahn a quitté le bureau national du PS et a confié la présidence de son courant, Socialisme et démocratie, à Jean-Christophe Cambadélis. Laurent Fabius a aussi pris du champ, s'est fait remplacer au "BN" et, sans renoncer à aucune ambition, se présente en "sage actif". Bertrand Delanoë fait des offres de service en sachant que son rôle est hypothéqué par les municipales de mars 2008. Jean-Marc Ayrault se dote à la tête du groupe parlementaire d'un "contre-gouvernement" aussitôt contesté et livre une guerre picrocholine à Jack Lang, menacé de ses foudres s'il cède aux sirènes sarkozystes et siège à la commission de réforme des institutions.
Voilà le PS privé d'un guide incontesté pour le mener vers la "terre promise" de sa rénovation et auquel l'analyse de ses défaites - qui, comme l'a observé M. Hollande, l'ont rendu "minoritaire au sein de la France modeste, âgée, rurale et ouvrière" - et le harcèlement de M. Sarkozy interdisent tout atermoiement. Il est aussi condamné à la guerre de mouvement. Et pour que sa rénovation ne soit pas qu'un ravalement de façade, il ne pourra pas faire l'économie de cinq ruptures concernant sa gouvernance, ses courants, sa doctrine, sa stratégie et ses alliances.
Depuis 1995 et l'élection de son premier secrétaire au suffrage direct des militants - une réforme initiée par Lionel Jospin au grand dam d'Henri Emmanuelli -, le PS s'est présidentialisé. Le temps est sans doute venu d'aller jusqu'au bout de cette logique et d'instaurer une nouvelle gouvernance. L'idée de plusieurs responsables serait de remplacer le premier secrétaire par un président qui aurait vocation à être le candidat naturel à l'élection présidentielle. Elu par les militants, il serait flanqué d'un secrétaire général chargé de l'intendance de l'appareil. Un tel schéma aurait sans doute les faveurs de Mme Royal...
Depuis que la bataille entre la "première", celle du congrès d'Epinay (1971), et la "deuxième gauche" a pris fin, faute de combattants, les courants sont devenus davantage des écuries présidentielles que le reflet de clivages idéologiques. Parler aujourd'hui de "hollandais", de "ségolénistes", de "strauss-kahniens", de "fabiusiens", de "jospinistes", de "rocardiens", c'est d'abord une référence ou une fidélité à une personne plus qu'une carte d'identité politique. En 2003, au congrès de Dijon, M. Hollande voulait "dépasser" les courants. Peine perdue, les querelles de chapelle ont repris le dessus. Au lendemain de la défaite présidentielle, les initiatives "trans-courants" se sont multipliées. Ancien secrétaire national, M. Gorce propose même de mettre entre parenthèses la règle de la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne qui s'applique - à partir du vote des motions des courants - à tous les organismes du PS à tous les échelons. Il y aurait alors une majorité et une... opposition.
RECENSER LES VALEURS ET LES IDÉES NOUVELLES
A l'ouverture du congrès de Rennes, en mars 1990, juste avant de se déchirer comme jamais, le PS s'est doté d'une nouvelle "déclaration de principes". Charte de ses valeurs et de son identité, ce texte avait redéfini, au lendemain de la chute du mur de Berlin et alors que le communisme s'effondrait, "l'idéal socialiste". Le PS se définissait comme "un parti de transformation sociale", s'inscrivant "dans la démarche historique du socialisme démocratique". Mettant "le réformisme au service des espérances révolutionnaires", il se prononçait, "sans méconnaître les règles du marché", en faveur d'une "société d'économie mixte". Si M. Hollande a raison de dire que le PS a déjà reconnu l'économie de marché, il n'en demeure pas moins qu'il n'a pas été jusqu'au bout de l'aggiornamento amorcé. Dix-sept ans après, une remise à jour de ce logiciel offrirait l'avantage aux socialistes de recenser les valeurs et surtout les idées nouvelles susceptibles de les rassembler.
La rupture stratégique a déjà été esquissée au lendemain de la défaite législative. L'heure n'est plus à l'"opposition frontale" chère à M. Fabius. Si M. Valls a fait peu d'émules en trouvant des qualités au discours de politique générale de François Fillon et en appelant "à ne pas diaboliser une nouvelle fois" Nicolas Sarkozy, la ligne est plutôt celle, prônée par François Hollande, d'une "opposition ferme et utile". L'idée est d'associer critiques des politiques gouvernementales et propositions alternatives, à l'image du "cabinet fantôme" s'il prend vraiment forme... Le PS pourrait compléter sa stratégie en s'ouvrant à la "société civile" et en développant ses relations avec les syndicats et le patronat.
L'ultime rupture touche les alliances que le PS va devoir totalement refonder, compte tenu du nouveau paysage d'une gauche de la gauche en peau de chagrin. M. Hollande a noté l'absence, dans la campagne présidentielle, "d'alliés établis et consentants". Où trouvera-t-il demain de nouveaux partenaires "établis et consentants" ? A sa gauche, c'est plutôt le vide. A sa droite, le Mouvement démocrate de François Bayrou peine à prendre forme. Pour mener à bien sa rénovation, le PS doit décidément commencer par tout reconstruire.
Michel Noblecourt
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16:12 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE
Courants d'air au PS : Jack Lang claque la porte
Crédit Photo : AFP Jack LANG, 66 ans, est député du Pas-de-Calais et ancien ministre de la Culture.) L'ancien ministre socialiste a annoncé mercredi sa démission des instances dirigeantes du Parti socialiste.
Mardi, le bureau national du PS avait annoncé que tout dirigeant du parti participant à une commission initiée par le gouvernement serait suspendu.
"Aujourd'hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes", écrit Jack Lang dans une lettre adressée à François Hollande et que l'ancien ministre a rendu publique.
PS : Désert d'avenir ?
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Sur le même sujet : PS - La riposte socialiste à "l'ouverture"
RAG 34. Les lolo's 34
13:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, JACK LANG claque la porte
Pitié pour les riches... Lagarde vend sa «valeur travail» sous les huées de la gauche
Paquet fiscal : La ministre présentait hier à l’Assemblée le projet sur le travail et le pouvoir d’achat. Par Muriel Gremillet
QUOTIDIEN : mercredi 11 juillet 2007 (Extrait).
Pain. Pour vendre le texte emblématique voulu par Nicolas Sarkozy, censé «réhabiliter la valeur travail», la ministre, avocate d’affaire internationalement reconnue, a parlé pendant trois-quarts d’heure de la France «qui veut rompre avec la tradition de mépris» qui touche au travail, qui «ne veut pas du pain et des jeux, ou plus de loisirs».
Des propos qui lui ont valu d’être sans cesse interrompue par la gauche, au point d’obliger le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, à couper l’oratrice pour tancer les socialistes, verts et communistes, hurlant depuis leurs bancs : «Pitié pour les riches.»
Lire l'article
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12:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAQUET FISCAL, LAGARDE
Le bal des débutants s’ouvre au PS
Les 30-40 ans ont désormais une possibilité de changer un parti déserté par ses ténors. Un pari sur la rénovation incertain.
Par David Revault d'Allonnes
QUOTIDIEN : mercredi 11 juillet 2007
Où sont passés les dirigeants socialistes ? Un Dominique Strauss-Kahn bien parti pour le Fonds monétaire international (FMI), une Ségolène Royal aux abonnés absents, hormis quelques confessions télévisées, un Laurent Fabius théorisant la posture de «sage actif», mais rencontrant Nicolas Sarkozy pour causer traité européen, un Jack Lang cédant à l’appel du même Sarkozy pour aller plancher sur la réforme des institutions.
Il y a quelques semaines encore, les leaders du PS se montraient prêts à s’étriper, avec cinq ans d’avance, pour la prochaine présidentielle. Ils semblent n’avoir, ces jours-ci, qu’une ambition : prendre du champ. De quoi nourrir l’espoir de ceux qui piétinent depuis des années dans l’ombre de leurs aînés.Les soubresauts de la double défaite, présidentielle et législative, et les coups de boutoir de l’ouverture façon Sarkozy vont-ils réussir là où le parti, depuis des années, a échoué ?
Coma. Pour certains, particulièrement parmi les quadras et les trentenaires ambitieux et impatients, le coma dans lequel est plongé le PS constitue, incontestablement, une opportunité. «ça crée le vide, estime un quadra. C’est la fin des éléphants. La recomposition est en marche, et la relève va s’installer. Il faut construire un nouveau dispositif, de nouvelles règles du jeu. Tout ce qui aurait dû être fait en 2002.» Un renouveau qui passe par l’arrivée aux commandes d’une nouvelle classe d’âge. «Les militants et les cadres vont comprendre que toute une génération, qui a construit sa carrière sur le cynisme, a failli, poursuit cet élu. C’est un monde qui s’effondre.» Avec, cependant, des risques aux yeux de la jeune génération. «Raccrocher les crampons, c’est une chose, mais pratiquer la politique de la terre brûlée en est une autre, estime Razzye Hammadi, le président du MJS. Les gens qui ont donné leur vie à la gauche et chauffé les estrades en expliquant que l’avenir du monde était le socialisme, et qui en moins de quarante-huit heures, retournent leur veste, font des dégâts considérables dans l’opinion publique.»
Chamailleries. Ironie de l’histoire : hormis un Bertrand Delanoë plutôt discret, il ne reste plus, parmi les éléphants en lice, que François Hollande. Lequel, en poste depuis dix ans et accusé de tous les maux par ses camarades, entend, pour soigner son bilan et sa sortie, jouer la carte du renouvellement en mettant en avant des jeunes dirigeants, comme Benoît Hamon (lire ci-dessous). Beaucoup demeurent pourtant sceptiques, c’est un euphémisme, quant au processus de rénovation engagé par le premier secrétaire, les grandes manœuvres internes ayant été reportées après le prochain congrès, en 2008, pour ne pas interférer avec la préparation des élections municipales. «Le parti est aux abonnés absents pendant un an», glisse un député, entre une commission de rénovation, qui selon un socialiste tourne au «grand flou», et des groupes de travail, dont les intitulés, le nombre et la composition suscitent des chamailleries chez les socialistes. « La méthode de Hollande, c’est très clairement le pourrissement, estime un socialiste. Jusqu’au dernier moment, pour apparaître comme un recours.»
Le coup de balai ne semble donc pas encore à l’ordre du jour. Même si la prise de distance, voire le départ de dirigeants cédant aux sirènes de l’ouverture, laisse de l’espace pour les suivants. Un trentenaire confirme : «La génération des baby-boomers, ceux qui ont occupé les cabinets ministériels sous Mitterrand, puis les ministères, et qui ont réussi à nous planter sur trois présidentielles, vont au bout du bout se retrouver chez Sarkozy. L’horizon est plutôt dégagé.» Attention, pourtant, à ne pas prendre des rêves pour des réalités politiques.
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09:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LE PS
PS - La riposte socialiste à "l'ouverture"
Le PS interdit à Jack Lang de siéger dans une commission gouvernementale, sous la menace d'être suspendu des instances dirigeantes du parti.
La "règle" adoptée mardi soir par le PS a valeur d'avertissement autant pour Jack Lang... que pour Nicolas sarkozy, assure François Rebsamen.
Le bureau national du Parti a tenté de mettre un coup d'arrêt à "l'ouverture" en interdisant aux personnalités socialistes de siéger dans des commissions.
F.L. - le 11/07/2007
Alors que six personnalités issues du PS ou de la gauche ont rejoint le gouvernement, que Jack Lang est sollicité pour siéger dans une commission gouvernementale de réforme des institutions, le Parti socialiste, plongé dans le désarroi par la politique "d'ouverture" du président Nicolas Sarkozy, entend fixer les règles du jeu. "C'est aussi un message qui est adressé au président de la République pour lui rappeller ce qui est le fonctionnement normal des institutions", a souligné mercredi François Rebsamen, numéro deux du PS, sur Canal +. "Que le président de la République souhaite mettre en place des commissions, souhaite avoir des missions, ça c'est toujours fait. Mais il y a des lieux pour ça et il y a des centres de décision".
Les règles sont donc claires, et ont été annoncées lundi soir à la suite d'une réunion du Bureau national du Parti par Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande : "Toute personnalité qui choisira de participer à une commission le fera à titre personnel et sera suspendue des instances du Parti socialiste". Cette suspension durera le temps de la participation à la commission en question. Un principe arrêté par un vote solennel et "à l'unanimité" du Bureau national, auquel n'a pas pris parti Jack Lang lui-même. Il est vrai que la décision vise au premier chef l'ancien ministre de la Culture. Non nommé mardi soir, il a été clairement désigné mercredi matin par François Rebsamen : "Le Parti socialiste restera maître de son processus de décision. Jack Lang peut très bien remettre les idées qu'il a envie de remettre au président de la République, mais il ne représentera pas le Parti socialiste".
Dissocier les cas DSK et Lang
Mais pas question de prêter le flanc aux critiques de "fermeture" : "Par cette décision (...) nous voulons apporter la clarté au débat public", a affirmé le premier secrétaire François Hollande à l'issue de la réunion de mardi soir. "Derrière la constitution de ces Commissions et ces missions, Nicolas Sarkozy essaie de jouer, d'instrumentaliser et de peser", "d'utiliser des nominations à des fins de politique intérieure", a-t-il dénoncé. Mais "il faut que la démocratie soit fondée sur des règles", a martelé le patron du PS.
Selon lui, le meilleur moyen de réformer les institutions est de "constituer une commission procédant du Parlement". Mais, "si le président de la République décide de constituer une commission qui ferait place à des représentants des partis politiques, nous sommes tout à fait prêts à désigner les membres qui pourront nous représenter", a-t-il ajouté. Dans ce cas de figure, François Hollande n'a d'ailleurs pas exclu que Jack Lang, professeur de droit de formation, soit parmi les personnalités désignées par le PS. Pour bien marquer les limites, le bureau national du PS s'est au contraire félicité de la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la direction du FMI, soutenue à la fois par la France et l'Union européenne.
De son côté, Jack Lang s'était déclaré dimanche "honoré" de la proposition présidentielle, mais avait réservé sa réponse en attendant le discours que Nicolas Sarkozy doit prononcer jeudi sur sa vision des réformes institutionnelle. "Si le président est décidé à aller très loin, je n'ai pas de raisons de ne pas participer à ce grand chantier. J'attends de savoir ce qu'il souhaite et proposer", avait-il déclaré.
D'après agence
RAG 34. Les lolo's 34
09:13 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OUVERTURE, PS, JACK LANG
10.07.2007
SMIC à 1500 € : Une nécessité sociale absolue !
(Maryse Dumas (CGT) le 29 mars 2006 à Paris. AFP/Archives - Jack Guez).
À peine 1 000 euros par mois, ce n’est pas une vie ! Pour beaucoup, c’est encore moins : 40 % des salariés payés au SMIC, parmi lesquels une grande majorité de femmes, sont à temps partiel. Pour eux, qui forment les gros bataillons des travailleurs pauvres, l’augmentation du 1er juillet se résume à 14 centimes de l’heure. Est-ce cela la reconnaissance de la valeur du travail et de sa dignité ? Maryse Dumas, Secrétaire confédérale CGT, l'Humanité du 30 Juin 07.
Les conditions de vie sont de plus en plus difficiles. L’INSEE révèle que si, en 2001, la moitié du revenu des ménages modestes était consacrée aux dépenses « incompressibles » (logement, énergie, assurances), en 2005 ce sont les trois quarts des mêmes revenus qui y passent. Le reste à vivre fond comme neige au soleil.
Augmenter le SMIC est donc une nécessité sociale absolue qui doit venir en appui d’une politique salariale ambitieuse visant au desserrement des grilles, à la reconnaissance des qualifications et savoir-faire, à de vrais déroulements de carrière. Le SMIC doit être un plancher de grille, pas un salaire moyen et encore moins un plafond, comme c’est pourtant le cas dans de nombreuses professions. Faute d’un mécanisme de déclenchement de négociations salariales à chaque augmentation du SMIC, afin de tirer l’ensemble des salaires vers le haut, l’augmentation du SMIC n’a pour effet automatique que d’augmenter le nombre de smicards. Cela nourrit la crainte, pour les millions de salariés qui gagnent à peine plus que le SMIC, de se voir rattrapés par lui et, de ce fait, dévalorisés dans leur statut social.
Quoi qu’en dise le patronat, et quelques autres, le SMIC n’est pas trop élevé, mais les salaires sont trop bas. La réalité, c’est, en effet, le fort écrasement des salaires et des carrières : 50 % des salariés du privé gagnent moins de 1 500 euros par mois. Le revenu salarial moyen des employés est de 900 euros et celui des ouvriers d’à peine plus de 1 000 euros. Quant aux cadres, leurs salaires sont également tirés vers le bas et leurs rémunérations rendues de plus en plus aléatoires.
Dans ces conditions, la revendication du SMIC à 1 500 euros et d’augmentation des salaires qu’avance la CGT a besoin d’une intense bataille d’explications, que les conflits salariaux, touchant, d’après le ministère du Travail, un nombre grandissant d’entreprises et de salariés, n’infirment pas. Trois problèmes sont à aborder. Celui des petites entreprises où les bas salaires sont légion, mais où les salariés pensent que leur patron n’a pas les moyens de les payer plus. Celui du « coût du travail » dont l’idéologie dominante fait, depuis plusieurs années, l’ennemi de l’emploi. Un troisième volet porte, enfin, et ce n’est pas le moindre, sur le choix d’un autre partage de la répartition des richesses.
On voit alors que la « crédibilité » du SMIC à 1 500 euros est d’abord une question de choix de société et de courage politique sur la nature des réformes à entreprendre. Elle implique en effet des transformations profondes dans le rapport capital travail et aussi dans les rapports entre les petites entreprises à faible valeur ajoutée et les grandes à haute profitabilité, dans les rapports entre donneurs d’ordres et sous-traitants.
Le SMIC est aujourd’hui dans l’oeil du cyclone, face à un MEDEF qui veut obtenir, dans un premier temps, la disparition de l’obligation légale d’indexation annuelle, et, dans un deuxième temps, l’effacement de la notion même de « salaire » minimum interprofessionnel. Le MEDEF veut lui substituer la notion de « rémunération annuelle garantie » sur laquelle il fonde déjà ses politiques salariales dans les branches. Plus largement, le MEDEF affirme que le salaire doit être « librement » fixé par le marché. Si ce salaire du marché était inférieur au « minimum vital » estimé par la société, elle n’aurait plus qu’à compenser la différence.
En annonçant pour l’automne la création d’un « comité des sages » pour, chaque année, proposer le taux d’augmentation du SMIC, le gouvernement va dans son sens, contesté en cela par la quasi-totalité des confédérations syndicales. De même, la défiscalisation des heures supplémentaires et leur exonération de cotisations sociales employeurs et salariés est-elle annonciatrice, non seulement de nouveaux et importants transferts vers les contribuables et les assurés sociaux de ce qui relevait jusqu’ici des entreprises, mais aussi d’une transformation importante de la notion de salaire et, partant, de la place et de la reconnaissance du travail.
C’est cet ensemble d’enjeux fondamentaux, imbriqués les uns aux autres, que porte l’exigence d’augmentation du SMIC et des salaires.
Priorité à Gauche
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17:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SMIC à 1500 €
Vidéo. Le point presse hebdomadaire : Stéphane Le Foll
Stéphane Le Foll, animait lundi 9 juillet le point presse hebdomadaire du PS. La situation dramatique des comptes sociaux a attiré son attention. "La dette de la Sécurité sociale s'accroit chaque seconde de 100 000 euros", expliquait-il. Il a également attiré l'attention sur "le respect des règles de la démocratie". Dans une phase où l'opposition est amenée à dialoguer avec la majorité, le respect des droits de l'opposition doivent être garantis. Enfin, la possible candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du FMI a été évoquée par le député européen.
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17:07 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Point presse, Stéphane LE FOLL
Sécurité routière : zéro alcool au volant. Zéro tolérance pour tout, partout !
(Crédit Photo : TF1-LCI Test d'acoolémie pendant les fêtes)
Le président du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) Robert Namias juge que la politique de lutte contre l'alcool au volant a été jusqu'alors "absolument inefficace".
Interrogé sur RTL, il a confirmé qu'il présenterait dans la journée une motion abaissant le taux d'alcoolémie autorisé au volant de 0,5 à 0,2 gramme par litre de sang - une idée rejetée mi-juin par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.
"Ce n'est pas du tout ni exorbitant ni extraordinaire", a expliqué Robert Namias. "Une recommandation de la Commission européenne dont on ne parle jamais qui date pourtant de janvier 2001 recommande à l'ensemble des Etats européens de passer de 0,5 à 0,2 à partir de 2010".
"Ce que je souhaite simplement, c'est qu'on active cette recommandation et même, si on ne le fait pas tout de suite, que d'ici trois ans on puisse avoir un taux qui soit proche du taux zéro", a-t-il ajouté.
"Non seulement l'alcool continue à tuer mais (...) malgré une politique de communication très importante, malgré d'ailleurs un renforcement des contrôles, malgré un système pénal beaucoup plus dur, la politique a été absolument inefficace", a déploré le président du CNSR.
La lutte contre la vitesse au volant a bien fonctionné, notamment grâce au renforcement des sanctions pénales et à l'installation de radars, a fait remarquer Robert Namias.
"En vérité, on n'a pas encore compris que l'alcool au volant tuait tout autant que la vitesse. Ce qui manque c'est une véritable éducation, une véritable conviction".
"Il y a aujourd'hui 25% de tués sur la route dus à l'alcool au volant en moyenne sur les 4.800 chaque année, 50% la nuit et le week-end".
"On considère actuellement que ce sont les jeunes qui sont les principales cibles de la lutte contre l'alcool au volant, je ne vois pas pourquoi (...) La vérité est bien plus compliquée que ça. La vérité c'est que tous ceux qui ont l'impression de ne pas boire, qui prennent un ou deux verres à midi ou le soir sont en situation de difficulté grave pour conduire et mettent en danger non seulement leur vie mais celle des autres", a-t-il averti.
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16:47 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ALCOOL AU VOLANT 0, 2 g
09.07.2007
De nombreuses zones d’ombre sur l'expérimentation du revenu de solidarité active
Lors de son audition à l’Assemblée nationale, le 4 juillet, Martin Hirsch, a évoqué les grandes lignes de l’expérimentation du revenu de solidarité active (RSA), qui fait partie du projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, débattu en séance publique à partir du 10 juillet.
Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a rappelé que le RSA vise en priorité à compenser la perte des revenus des «travailleurs pauvres» reprenant une activité rémunérée. Aujourd’hui, on recense plus de 50 aides différentes pour les personnes les plus défavorisées, ce qui rend d’autant plus complexe la mise en place de ce nouvel outil.
Selon le projet de loi, la durée de l’expérimentation est de trois ans, et le nombre de départements concernés pourrait être porté de 17 à 27. Martin Hirsch ne souhaite pas aller au-delà de ce dernier chiffre, pour se concentrer sur la qualité de la démarche. Cependant, si l’expérience se révèle concluante, il propose de généraliser le dispositif avant le terme prévu.
Marie-Anne Montchamp, député (UMP) et ex-secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, se réjouit de voir que «l’on va vers une individualisation des aides». Elle souhaite cependant étendre les expérimentations du RSA aux personnes handicapées dans 5 départements et n’exclut pas d’amender le texte dans ce sens. Ce qui compliquerait un processus déjà difficile.
«Globalement, il existe un consensus sur les expérimentations du RSA. Mais nos interrogations sur leur financement sont restées sans réponse», affirme Christophe Sirugue, député (PS). Le Haut commissaire évalue le surcoût à 2000 euros par personne et par an, soit un budget annuel d’environ 8 milliards d’euros. L’Etat pourra participer au financement de la mesure au titre de la loi des finances 2007. Rien n’est cependant prévu pour les années suivantes. Les collectivités territoriales souffrent déjà du déficit de plus de 1 milliard d’euros du transfert des fonds RMI. Le flou persistant sur le financement du RSA risque de les dissuader de lancer l’expérimentation.
«Entre la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, et la secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, nous ignorons quelle est la vraie marge de manœuvre du Haut commissaire Martin Hirsch», s’inquiète Christophe Sirugues.
De nombreuses zones d’ombre persistent sur les expérimentations. D’abord, la mesure s’adresse surtout aux bénéficiaires du RMI et des minima sociaux proches de l’emploi. Que vont devenir les plus défavorisés, surtout si le RSA, à terme, remplace les autres aides ? En outre, le projet de loi passe sous silence la manière de mobiliser les entreprises et les branches professionnelles, sans lesquelles la mise en œuvre du RSA et le retour à l’emploi de ses bénéficiaires resteront lettre morte. «Tous ces points devraient être éclaircis au cours des débats à l’Assemblée, si l’on veut réellement s’attaquer aux problèmes de la pauvreté», conclut Christophe Sirugues.
Lire également "la Gazette" du 9 juillet, p. 20.
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17:55 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RSA, MINIMA SOCIAUX
La sanction plutôt que la négociation
Dialogue ou pas, accords ou désaccords, le Président et son gouvernement annoncent que les projets de loi seront votés dès cet été. Au grand dam des partenaires sociaux. Exemple concret avec le projet de loi sur l’organisation d’un service minimum dans les transports.
Alors que son Premier ministre se préparait à prononcer son discours de politique générale, Nicolas Sarkozy profitait de l’inauguration du tramway marseillais, le 3 juillet, pour prendre à contre-pied les syndicats en dévoilant les grandes lignes de sa politique sociale et du projet de loi sur le service minimum : « La loi imposera à chaque gréviste de déclarer individuellement son intention de faire grève 48 heures avant le jour prévu.» Premier coup de canif au droit de grève ! Il est pour le moins contradictoire de prétendre faire toute sa place à la solution négociée des conflits et d’instituer par la loi un préavis individuel obligatoire, assorti de sanctions disciplinaires pour ceux qui ne le respecteraient pas. On peut logiquement se demander quelles seront dans ces conditions les obligations pesant sur les employeurs pour éviter le déclenchement d’un conflit. Rien de tel dans les dires du chef de l’exécutif. Bizarrement, le obligations semblent être à sens unique.
Le deuxième coup de canif au droit de grève réside dans l’obligation de tenir un referendum à bulletin secret après huit jours de conflits dans une entreprise. On revient avec cette proposition aux sombres heures des conflits violents opposant grévistes et non grévistes. Le Président et son gouvernement veulent une fois de plus mettre en cause la légitimité des organisations syndicales et risquent de détériorer profondément les relations sociales dans les entreprises. Au risque d’être en porte-à-faux avec la Constitution, Nicolas Sarkozy tente de revenir sur un des acquis sociaux les plus symboliques et primordiaux : le caractère individuel du droit de grève. Une majorité ne peut en aucun cas retirer le droi de grève à une minorité. C’est pourtant ce qui risque d’arriver si le texte reste dans sa forme actuelle. La menace gronde dans les rangs des partenaires sociaux (voir encadré). La sensation d’être les dindons de la farce se fait de plus en plus ressentir.
Après avoir prétendu faire preuve d’ouverture au dialogue, le gouvernement Fillon se trouve sans autre issue que d’accélérer le mouvement et de passer en force pour tenir le calendrier imposé par Nicolas Sarkozy. Les socialistes et les syndicats demandent au gouvernement de renoncer au titre III de cet avant-projet de loi, titre qui contient les « deux coups de canif » au droit de grève. La sanction et l’entrave à l’expression des salariés, y compris par la grève, ont clairement pris le pas sur la nécessaire négociation. Pourtant, la négociation devrait être encouragée et se systématiser pour que la grève devienne le recours ultime. En la matière, la RATP, avec le système d’alerte sociale, peut être signalée comme exemplaire avec de 30 % à 50 % du trafic assuré sans en venir à des principes punitifs. L’écoute, le dialogue et la négociation valent mieux que la division, l’affrontement et la sanction… Espérons que Nicolas Sarkozy le comprenne : qui sème le vent récolte la tempête.
Damien Ranger
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12:17 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM
Le gouvernement Fillon menace les collectivités locales d’outre-mer d’asphyxie financière
Le Parti socialiste dénonce les menaces d’asphyxie que fait peser le gouvernement FILLON sur les finances des collectivités localement d’outre-mer, structurellement plus fragiles encore que celles de l’Hexagone.
Lors de sa déclaration de politique générale mardi 3 juillet, le Premier ministre a en effet annoncé que les dotations de l’Etat aux collectivités locales « ne pourraient pas croître au-delà de l’inflation en 2008 ».
Comme l’indique l’Association des régions de France, cette décision annoncée sans la moindre concertation avec les grandes associations d’élus locaux « concrétise l’abandon unilatéral par l’Etat du pacte de croissance et de stabilité qui le liait aux collectivités locales depuis de nombreuses années ».
En outre-mer, où les collectivités locales souffrent de ressources financières à la fois inférieures et incertaines par rapport à leurs homologues hexagonales, avec des bases fiscales qui plus est beaucoup plus faibles, une telle décision met en péril la nécessaire remise à niveaux des économies ultramarines.
Le secrétaire national à l’Outre-mer du Parti socialiste, Victorin LUREL, demande au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian ESTROSI, de préciser rapidement aux exécutifs locaux les orientations du gouvernement en matière de financement des collectivités locales ultramarines et en particulier de financement des zones franches globales que le président de la République a promises dans plusieurs territoires.
Communiqué de
Victorin LUREL, Secrétaire national à l’Outre-mer
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12:11 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : OUTREMER, ULTRAMARINS
08.07.2007
Comment construire la "gauche d'après" ?
La Convention nationale de PRS s'achève. Ces deux journées de débat collectif ont permis de nourrir et d'adopter un document discuté ces derniers jours par l'ensemble des adhérents de PRS. Intitulé "la gauche d'après", celui-ci détaille la proposition de l'association pour la réinvention de la gauche. La conviction que nous y exposons est que le moment est venu d'une force politique nouvelle à gauche pour sortir celle-ci de l'impasse où elle se trouve. Nous disons pourquoi une telle force nous semble désormais nécessaire, et nous disons aussi comment nous la concevons.
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10:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS, RAG 34
Le nouvel âge du Parti socialiste, par Henri Weber
La gauche réformiste ne doit pas renoncer à ses valeurs, mais réinventer leur mise en oeuvre.
La refondation n'a que des amis au PS, tout le monde s'en réclame et chacun en redemande. Mais que faut-il précisément entendre par là ? La refondation que nous appelons de nos voeux porte à la fois sur les idées, le programme, l'organisation, les pratiques militantes. Le Monde, 5 juillet 07
S'agissant des idées, le problème n'est pas de savoir si " le PS veut améliorer la société ou renverser la société ", " s'il accepte le marché ou s'il le rejette ", comme feint de le croire Alain Duhamel.
Le PS s'est prononcé, il y a longtemps déjà, pour une économie sociale de marché, régulée par la puissance publique et les partenaires sociaux. Il a fait sien le credo d'Helmut Schmidt : " Le marché autant que possible, l'action de la puissance publique autant que nécessaire. " La question à laquelle il se trouve confronté n'est pas " Réforme ou Révolution ", mais comment maîtriser et civiliser le nouveau capitalisme.
La question se pose à toute la gauche socialiste européenne. Elle a appris au XXe siècle à maîtriser et à humaniser un capitalisme national et industriel. Elle est confrontée désormais à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance, à une société de plus en plus fragmentée et travaillée par un individualisme désagrégateur. Les valeurs de la gauche réformiste - égalité, solidarité, justice sociale, liberté, laïcité, internationalisme - conservent toute leur acuité. Il en va de même pour les grands objectifs qui incarnent ces valeurs : une démocratie accomplie, une économie maîtrisée, une société plus humaine ; le socialisme, c'est d'abord et avant tout un idéal de civilisation. Mais les moyens et les politiques permettant de réaliser ces grands objectifs sont à réinventer, aux niveaux national, européen, international. Les idées ne manquent pas, mais elles sont plus faciles à énoncer qu'à réaliser. On le voit avec l'idée d'une Europe-puissance, creuset d'une nouvelle renaissance et levier d'une autre mondialisation, maîtrisée et solidaire.
S'agissant du programme, le PS doit tenir davantage compte des nouvelles conditions historiques de son action : la nouvelle division internationale du travail, le vieillissement de la population, les mouvements migratoires, le réchauffement de la planète, les effets de l'individualisation sur nos sociétés. On ne peut se contenter de conserver les politiques des années 1980, en augmentant simplement les moyens qui leur sont allouées.
Nous savons que pour reconquérir le plein-emploi, il vaut mieux spécialiser notre économie, la redéployer vers les industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée ; l'orienter vers les grands marchés de l'Asie, en croissance rapide ; mieux former notre jeunesse et notre force de travail.
Cette modernisation implique, certes, la mobilisation des entrepreneurs, des actionnaires et des managers, mais elle exige aussi celle des salariés. Ceux-ci ne doivent pas être les seuls à payer le coût des adaptations nécessaires. C'est à la collectivité nationale et européenne qu'il appartient d'en mutualiser la charge. Nous devons inventer de nouvelles formes de sécurité sociale, de redistribution des richesses, de services publics. Nous devons promouvoir un nouveau pacte social pour le progrès économique, social, culturel, démocratique de nos pays.
S'agissant de l'organisation, le PS doit se fixer pour objectif la construction du grand parti réformiste moderne dont la gauche et la France ont besoin : un parti qui rassemblerait à lui seul au moins 35 % des électeurs, comme le font la plupart des partis socialistes européens, et qui assumerait toutes les grandes fonctions du parti leader de la gauche : la défense et la popularisation des valeurs, des représentations, des idéaux de la gauche, car c'est d'abord dans les têtes que se gagnent ou que se perdent les batailles politiques. L'association des citoyens à l'élaboration des décisions qui les concernent, ainsi qu'à leur application et à leur évaluation. La sélection démocratique des candidats à tous les mandats et leur formation. Un tel objectif implique de reconstruire le PS de fond en comble.
Le PS doit augmenter, féminiser, rajeunir, diversifier son corps militant, resserrer ses liens avec les syndicats, les associations, les intellectuels ; impliquer ses sympathisants dans ses débats et son action au moyen notamment des conventions thématiques et de l'Internet.
Il doit se donner les moyens d'agir sur la formation de l'opinion publique au lieu de la subir, être un " parti-acteur " et non un " parti-reflet ". Dans le nouvel âge de la démocratie dans lequel nous sommes entrés, les partis ne sont pas superflus, ils sont, au contraire, plus nécessaires que jamais, comme vient de l'illustrer la dernière séquence électorale. Mais ils doivent profondément rénover leur mode de fonctionnement et leur façon de faire de la politique. Tous les partis socialistes, en Europe, réfléchissent à ces questions. Leurs réponses diffèrent selon leurs spécificités nationales, leur culture historique, leurs tropismes idéologiques.
La refondation du PS se fera aussi à la lumière de leurs expériences et de leurs innovations./.
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10:31 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Henri WEBER
L'été des "babas cools" sur ARTE
Nostalgie ou découverte, cet été ARTE propose une série d'émissions, de documentaires et films consacrés au mouvement hippie.
De juillet à août - ARTE fête le Summer of Love
Eté 1967 : quelque part en Californie, s'invente un mouvement qui va marquer toute une génération, et bien au-delà. Le Summer of Love durera finalement près d'une décennie.
Films cultes, concerts mythiques, docus de légende : ARTE vous offre une traversée sans nostalgie des années hippies, présentée par Jane Birkin (vidéo : 1.05 mn)
Tout le programme de l'été de l'utopie, de l'amour, du rock, et de la liberté !
A VOIR ABSOLUMENT !
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10:05 Publié dans Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HIPPIE, ARTE, SUMMER OF LOVE
07.07.2007
Elysée - Sarkozy confirme les rumeurs
L'Elysée l'avait annoncé : Nicolas Sarkozy avait décidé de rompre avec la tradition de l'allocution télévisée du 14 juillet. Pour les annonces de ce début d'été, le chef de l'Etat a choisi un autre la média : la presse écrite, une semaine avant la Fête nationale et deux mois après son installation à l'Elysée. Dans une interview au Journal du dimanche, le président y confirme les rumeurs qui ont traîné toute la semaine, l'ouverture qu'il réalise depuis son élection car en tant que président, il "doit se libérer de mes attaches partisanes" -"l'ouverture, je la fais d'autant plus facilement que je n'en avais pas besoin arithmétiquement"- et explique aussi comment il essaie "un style nouveau, une certaine rapidité de prise de décision", comme il "l'avait rêvé".
Il n'accordera "pas d'amnistie collective" ni de "grâce collective", mais il reconnaît "l'utilité, pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles, d'une grâce individuelle". Il donne l'exemple suivant : "un individu saute dans la Seine, sauve trois enfants en train de se noyer, il se trouve qu'il a un casier judiciaire. La grâce individuelle peut alors jouer". Viendront-elles cette année, ces grâces individuelles ? "Comment le dire à l'avance ? Chaque cas est un cas de conscience". "Ce que je rejette, c'est la décision collective et automatique (...) La grâce collective pour réguler les prisons, je ne l'accepte pas", insiste-t-il. "La justice réclame à cor et à cri son indépendance, et la première chose qu'on me demande, c'est de gracier 3.000 personnes. Eh bien, non !" "L'élection présidentielle ne donne pas le droit ‘d'effacer les ardoises'. Quelle logique y aurait-il à ne pas amnistier les contraventions et à gracier les délinquants ?"
Il "veut que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI" (Fonds monétaire internationale) en remplacement en octobre de l'Espagnol Rodrigo Rato car "il (lui) a paru être le plus apte à ce poste". D'ailleurs, il a "déjà présenté" la candidature de l'ancien ministre socialiste des Finances "à Zapatero, à Prodi, à Gordon Brown, à Bush...". "Je sais que c'est un poste très convoité. Pour obtenir ce poste, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte. Dominique Strauss Kahn a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI", ajoute le chef de l'Etat qui martèle qu'il ne veut pas "priver la France de sa candidature parce qu'il est socialiste" et niant tout "calcul politique". (Voir la vidéo : DSK soutenu au FMI, Sarkozy poursuit l'ouverture)
Il a demandé au socialiste Jack Lang de "participer" à la commission chargée de faire des propositions pour moderniser les institutions. Cette commission, dont il a demandé à Edouard Balladur d'être le président, sera installée "dans les 15 jours", indique-t-il le chef de l'Etat qui souhaite que "la réforme constitutionnelle soit prête avant la fin de l'année, au plus tard début janvier". "Au nom de quoi devrais-je me priver de la réflexion (de Jack Lang) ? Sous le seul prétexte que cela déplaît à M. Ayrault ?", le président du groupe socialiste à l'Assemblée. "J'ai aussi demandé à Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, ainsi qu'à Jean-Louis Bourlanges, à Guy Carcassonne, à Olivier Schrameck d'y participer. Guy Carcassonne a été le conseiller de Michel Rocard, Olivier Schrameck a été le directeur de cabinet de M. Jospin, et alors ?"
Réponse de l'intéressé : "touché et honoré" par cette proposition, Jack Lang donnera sa réponse "au cours des prochains jours", a-t-il dit dès samedi.
Dans un registre plus léger -mais depuis le 6 mai, on a déjà pris l'habitude des joggings du président, également amateur de cyclisme-, il annonce qu'il suivra une étape du Tour de France, qui a débuté ce samedi à Londres, "d'autant plus que Christian Prudhomme, le nouveau patron du Tour, mène une action remarquable contre le dopage". Le Tour "fait partie des petits bonheurs des Français, qu'un mois de juillet sans Tour de France, ce ne serait pas un mois de juillet". Il affirme n'avoir "pas un favori" mais "une espérance : Christophe Moreau".
Il estime que le statut de la première dame de France doit se faire en fonction de la personnalité de chacune, librement.
Rappelant que la menace terroriste est "générale et élevée" en France, il juge qu'il n'y a "aucune contradiction entre le respect des libertés individuelles et l'installation de caméras pour protéger la sécurité de chacun dans les transports en commun". Il se dit "très impressionné par l'efficacité de la police britannique grâce à ce réseau de caméras", dont il souligne qu'il y en a 25 millions installées au Royaume-Uni, contre un million en France.
Il proposera lundi à l'Eurogroupe "qu'il y ait, à la rentrée, une réunion européenne des chefs d'Etat et de gouvernement pour parler de la politique économique". "J'expliquerai à nos partenaires ce que nous allons faire pour retrouver de la croissance".
Il dit avoir encore besoin d'"approfondir avec François Fillon" sa réflexion sur une éventuelle fusion Suez - Gaz de France pour "trouver la meilleure solution possible". Mais la décision devrait intervenir "rapidement". "Je réfléchis énormément parce que l'emploi de dizaines de milliers d'hommes et de femmes est en jeu. Ces questions ne sont pas pour moi du meccano. Au meccano, je préfère la stratégie et le respect des gens. J'ai besoin d'avoir encore quelques éléments pour bien appréhender la situation".
Il dément une"rivalité" avec François Fillon. "J'ai été élu pour conduire une action. Je la conduis avec le Premier ministre (...) Le Premier ministre est pour moi un interlocuteur indispensable, indissociable. Il met en oeuvre le projet présidentiel que nous avons conçu ensemble. C'est une tâche considérable. C'est lui qui rend les arbitrages entre les ministres, c'est lui qui travaille avec eux la plupart du temps." Mais, précise-t-il, le quinquennat a modifié la nature des fonctions du chef de l'Etat, qui est passé "d'un président arbitre à un président engagé". "Les Français ne m'ont pas élu pour regarder passer les trains !" Il redit aussi que les affaires étrangères ne sont plus, à ses yeux, un domaine réservé du chef de l'Etat.
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22:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DSK, LANG, SARKOZY
Nicolas Sarkozy voulait étendre le Cne à tous les contrats de travail ?
samedi 7 juillet 2007 par Gérard Filoche
Comme nous l’avions indiqué dés les premières heures, en août 2005, le CNE est incompatible avec la convention n°158 de l’OIT, signée par la France et 48 autres pays. Licencier un salarié sans motif, c’est l’atteinte la plus grave qui peut être faite à la dignité d’un humain salarié.
“- Toi, dehors et on ne te dira pas pourquoi !” peut dire un employeur, sans gêne, à tout salarié en CNE pendant deux ans. Il y a 900 000 CNE. Et pendant deux ans, le salarié ne peut en rien défendre ses droits au travail sans risquer d’être chassé sans motif. Il devient un journalier susceptible du jour au lendemain d’être débauché.
Qui peut croire à cette étrange curiosité contre nature selon laquelle le droit de licencier facilement contribuerait au droit d’embaucher ?
C’est le contraire, bien sur, c’est pervers de dire à un employeur : “- Embauches quelqu’un sans droit, tu pourras le virer sans motif, n’hésites pas“. Une telle philosophie, celle du CNE, va contre tout droit du travail, tout respect, toute protection de l’emploi, elle encourage le vice, la duplicité, le mépris envers les salariés, la négation de l’état de droit dans l’entreprise.. Le CNE est un des contrats les plus vils contre les droits de l’homme salarié qui ait été imaginé et mis en oeuvre par le gouvernement Villepin-Larcher-Sarkozy, en août 2005 (en même temps que le retour au travail de nuit pour des enfants de 15 ans qui avait été aboli dés 1874).
La Cour d’appel vient de prendre position : tant mieux !
C’est un point d’appui pour que les mesures annoncées contre le Code du travail par François Fillon ne choisissent pas le pire, et n’étendent pas “le CNE à tous les contrats”, comme l’envisageait Nicolas Sarkozy dans sa campagne électorale.
Il faut renforcer les droits des salariés face aux licenciements sans cause réelle et sérieuse, abusif et boursiers et non pas les faciliter !
Gérard Filoche.
RAG 34. Les lolo's 34
15:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, CONTRAT DE TRAVAIL UNIQUE
06.07.2007
Le contrat nouvelles embauches invalidé par la justice
PARIS (Reuters) - La justice pourrait avoir sonné le glas vendredi du contrat nouvelles embauches (CNE), introduit il y a deux ans par le précédent gouvernement.Il a été jugé par la cour d'appel de Paris contraire au droit international et aux principes fondamentaux du droit du travail. La cour, dans ses attendus, le considère "contraire aux dispositions de la Convention de l'Organisation internationale du travail (OIT)" et non applicable en l'espèce.
Imaginé sur ordonnance en août 2005 par le gouvernement alors dirigé par Dominique de Villepin, le CNE permet aux petites entreprises de licencier sans motif pendant une période d'essai de deux ans. Environ 900.000 salariés travaillent sous ce contrat, selon des chiffres officiels.
Le CNE est qualifié de "régression" par la cour, qui estime qu'il prive le salarié "de l'essentiel de ses droits" et que sa pertinence en matière de lutte contre le chômage est douteuse. La cour statuait à la demande d'une salariée licenciée, soutenue par trois syndicats, la CGT, la CFDT et la CFTC.
"Dans la lutte contre le chômage, la protection des salariés semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier. Il est pour le moins paradoxal d'encourager les embauches en facilitant les licenciements", conclut la cour.
Cette décision de principe de la cour d'appel ne pourra être annulée que par la Cour de cassation, si elle est saisie par l'employeur en cause dans l'affaire, un mandataire judiciaire, ou par le parquet général de Paris.
A l'audience en juin, le parquet général avait considéré que la CNE n'était pas contraire au droit international et estimé qu'il pouvait s'appliquer, les salariés gardant selon lui la possibilité de saisir la justice d'un licenciement "sans motif valable". C'était aussi la position du gouvernement.
"RÉGRESSION"
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé l'ouverture à la rentrée prochaine d'une concertation avec les syndicats sur la réforme du droit du travail, avec pour objectif un contrat unique qui remplacerait à la fois le traditionnel contrat à durée indéterminée (CDI) et les formes d'emplois précaires.
Le gouvernement Villepin avait expliqué l'institution du CNE par les effets attendus sur la relance de l'embauche.
Une étude officielle publiée au printemps 2006 montrait que seuls 10% des CNE signés correspondaient à de réelles créations d'emplois. La version applicable aux jeunes, le CPE (contrat première embauche), a été abandonnée après une vague de manifestations de rue au printemps 2006.
Pendant la campagne présidentielle, la candidate socialiste Ségolène Royal proposait l'abrogation du CNE tandis que Nicolas Sarkozy, après avoir proposé sa généralisation, avait modéré cette position.
La cour d'appel souligne dans ses attendus que le CNE "prive le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement, le plaçant dans une situation comparable à celle qui existait antérieurement à la loi du 13 juillet 1973 dans laquelle la charge de la preuve de l'abus de la rupture incombait au salarié".
"Cette régression va à l'encontre des principes fondamentaux du droit du travail", ajoute la cour. Les juges soulignent qu'aucun pays européen ne connait de contrat de travail avec deux ans de période d'essai.
Elle cite la Convention de l'OIT qui prévoit qu'un travailleur ne devra pas être licencié "sans qu'il existe un motif valable lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités de fonctionnement de l'entreprise", de l'établissement ou du service".
La cour d'appel de Paris a statué dans une affaire concernant une secrétaire licenciée un mois après avoir été embauchée, déjà tranchée en sa faveur en première instance par le tribunal des prud'hommes de Longjumeau (Essonne) en avril 2006.
Son CNE sera requalifié en CDI de droit commun, a dit la cour d'appel. Cette décision intervient après un long litige technique qui a repoussé le règlement de l'affaire après l'élection présidentielle, le gouvernement ayant fait valoir en vain que l'affaire ne relevait pas de la justice ordinaire mais des tribunaux administratifs.
A SUIVRE LE CONTRAT UNIQUE DE TRAVAIL PREVU A LA RENTREE
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15:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, CONTRATS PRECAIRES
Immigration : un projet inacceptable
Le conseil des ministres a adopté, mercredi 4 juillet, le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration, l’intégration et le droit d’asile.
Ce texte est injuste car, en durcissant les conditions du regroupement familial, il remet en cause le droit inaliénable des travailleurs étrangers présents en France à mener une vie familiale normale. Il est aussi en total décalage avec les réalités des pays d’émigration en proposant une « formation de deux mois dans leur pays» aux demandeurs de regroupement familial.
De plus, en prévoyant des sanctions telles que « la mise sous tutelle des allocations familiales », ce texte véhicule des stéréotypes inacceptables sur les immigrés légalement installés et leurs enfants.
Enfin, ce texte est mal préparé et contribue à un empilement incohérent de règles juridiques. Nicolas Sarkozy fait preuve depuis plusieurs années d’une hyperactivité législative qui ne sert qu’à dissimuler son mauvais bilan en matière d’immigration. Il s’agit de la troisième loi sur l’immigration en 4 ans, fait inédit sous la Ve République.
Ce projet est avant tout une manipulation politicienne, fondée sur la stigmatisation des immigrés et de leurs familles. Cette rupture dans la tradition républicaine fait peser une réelle menace sur notre cohésion sociale et un risque grave de dégradation de l’image de la France à l’étranger.
Communiqué de
Faouzi Lamdaoui , Secrétaire national à l’Egalité et au Partenariat équitable
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11:32 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION
Blogopolitis : Youtube, l’avenir de la netpolitique ?
Ecrans.fr s’intéresse à une initiative du cinéaste Michael Moore centrée autour d’une utilisation militante de Youtube.
Le réalisateur de Fahrenheit 9/11 vient de créer un espace consacré à son nouveau documentaire sur le site international de partage de vidéo. Il propose aux internautes d’y uploader leurs témoignages sur les désastres du système de santé américain (thème de son film Sicko). “En 10 jours, une cinquantaine de vidéos ont été postées“, précise le site.
A terme, ces vidéos seront utilisées pour peser sur la Maison Blanche. Le réalisateur a par ailleurs invité plusieurs centaines de responsables de la fillière pharmaceutique et des compagnies d’assurance à aller voir son film, pour leur permettre de « voir le fruit de leur travail ».
Ce type d’initiatives ouvre des voies nouvelles dans l’utilisation politique d’internet.
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09:38 Publié dans 008 BlogoPolitis , Actualités , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : NETPOLITIQUE
« Ce qui compte, c’est agir sur le salaire »
Le SMIC n'a été augmenté au 1er juillet que de 2.1%, c'est-à-dire la hausse minimale légale correspondant à l'évolution du coût de la vie. Le SMIC passera ainsi de 8.27 euros brut à 8.44 euros par heure, soit 1279 euros mensuels. En salaire net, il atteindrait ainsi la barre des 1 000 euros nets par mois pour 35 heures de travail hebdomadaire.
Entretien avec René Valladon, secrétaire national de Force ouvrière, réalisé par Paule Masson - l'Humanité du 30 Juin 2007.
Le congrès de FO, qui vient de s’achever à Lille, place en tête de ses préoccupations la question du pouvoir d’achat. Comment réagissez-vous au refus du gouvernement d’accorder un coup de pouce au SMIC ?
René Valladon. Nous regrettons cette décision. Un coup de pouce aurait été un signal de la volonté gouvernementale de favoriser le pouvoir d’achat. Cela aurait rendu moins cynique le « travailler plus pour gagner plus ». Nos résolutions de congrès revendiquent l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires. L’habitude qui a été prise d’agir uniquement sur les éléments extérieurs aux salaires, la baisse des prix ou les impôts négatifs, n’est pas très bonne. Ce qui compte, c’est d’agir sur le salaire, à commencer par le SMIC.
Nicolas Sarkozy veut mettre en place une commission des sages. Qu’en pensez-vous ?
Le SMIC doit rester de la responsabilité des pouvoirs publics. FO n’est favorable ni à la négociation réclamée par le MEDEF ni à la mise en place d’une commission des sages. Éclairer le gouvernement, pourquoi pas mais l’État ne doit pas se débarrasser de sa mission d’ordre public qui est de fixer le montant du SMIC. Nous avons aussi demandé que soit avancée de trois mois la date d’annonce de l’augmentation afin qu’ensuite les négociations de branches puissent démarrer et qu’il ne se passe pas six mois pour les salariés avant que leur salaire minimum soit réévalué. Il faudrait d’ailleurs créer des procédures de négociations immédiates pour que les minima de branches soient relevés très rapidement après les décrets portant sur le taux du SMIC.
Pensez-vous qu’il est possible d’augmenter les salaires ?
Là, on touche du doigt les effets pervers des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises jusqu’aux salaires équivalant à 1,6 fois le montant du SMIC. Les patrons ne passent pas cette frontière pour ne pas payer les cotisations plein pot. Nous, nous réclamons des négociations avec les employeurs du privé sur la totalité des grilles conventionnelles, pas seulement sur les minima, pour éviter un tassement vers le bas. Car, en plus des problèmes de bas salaires, qui font qu’un salarié au SMIC peut rentrer dans la catégorie des salariés pauvres, il n’y a plus de déroulement de carrière satisfaisante. Tout est tiré vers le bas.
Comment allez-vous aborder la conférence sociale sur le pouvoir d’achat à la rentrée ?
Nous nous méfions de ces grandes messes à froid avec le gouvernement. La dernière, organisée avec l’ancien premier ministre, Dominique de Villepin a été infructueuse. Il existe une vision faussée chez les politiques qui veulent tout régler avec des « sommets de Grenelle ». Ils oublient un peu trop vite qu’en 68 il y avait des millions de gens dans la rue. Dans le secteur privé, les salaires sont de la responsabilité des employeurs. L’État, lui, intervient pour la fonction publique et nous allons veiller à ce qu’il soit exemplaire. Nous voulons aborder la question salariale aussi par le biais de la protection sociale pour intégrer les éléments annexes du salaire, l’intéressement ou la participation, dans son financement.
Au congrès, Jean-Claude Mailly a appelé les militants à se réapproprier le débat économique et à penser une autre répartition des richesses. Est-ce manière de dire que l’argent existe pour augmenter les salaires ?
Oui mais il s’agit surtout d’un appel à lutter contre la pensée unique. Il n’est pas normal que la rigidité économique ne trouve de flexibilité que dans le social. Le débat économique est pauvre. Les gouvernements s’interdisent de penser des politiques économiques alternatives, pour investir dans la recherche, par exemple. La classe politique attend la croissance comme l’agriculteur attend la pluie alors qu’elle pourrait toucher aux leviers qui créent de la croissance. En France, le pouvoir d’achat en est un.
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08:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SMIC, SALAIRES, POUVOIR D'ACHAT
« Il serait suicidaire pour la gauche d’importer en France le blairisme »
La gauche en débat : Résister-reconstruire
Interview publié dans "l’Humanité"
mardi 3 juillet 2007 par Philippe Marlière, Maître de conférences en science politique à l’université de Londres
Faisant ces derniers jours le bilan des années Blair, les médias français parlaient de pragmatisme, de thatchérisme social, de modernisme, de social-démocratie... Qu’en pensez-vous ?
Philippe Marlière. En 1998, devant les députés français, Tony Blair déclarait : « Il n’y a pas de politique économique de droite ou de gauche, mais des politiques économiques qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. » Il affichait ainsi son soi-disant modernisme politique et sa volonté de rompre avec « le vieux travaillisme ». Ce pragmatisme porté très haut a fait place à des choix beaucoup plus idéologiques. En fait, le blairisme est resté sur les rails du thatchérisme avec des correctifs à la marge pour les plus pauvres, les familles monoparentales. Il a mis en place un filet de sécurité pour ces catégories, mais n’a pas réduit les inégalités qui se sont au contraire largement accrû es. Dans les services publics il n’a pas rompu avec le paradigme thatchérien. La rénovation des écoles, des hôpitaux s’est faite en associant étroitement le privé à leur construction et à leur gestion. Le choix de Blair et de Brown d’accompagner et non de réguler la mondialisation a fait que Londres et le Royaume-Uni sont devenus la plaque tournante d’une économie dérégulée, totalement flexible où seuls les plus riches peuvent s’en sortir. Un exemple : la spéculation immobilière qui chasse les classes moyennes des centres-villes. Derrière ce pragmatisme de façade, Blair a imposé des politiques rejetées non seulement par les syndicats, mais également par une grande partie des travaillistes, les médias et aussi par le public. Ainsi, la rénovation du métro de Londres a donné lieu à une longue bataille contre la gestion privée du service public. Le maire, Ken Livingstone, s’est opposé à cette privatisation, mais Blair et Brown sont passés outre démontrant que leur pragmatisme n’était qu’un slogan.
Tony Blair est-il social-démocrate ?
Philippe Marlière. En France, à gauche, surtout à gauche du PS, ce terme est synonyme de droite. C’est un raccourci. Pendant les Trente Glorieuses, la social-démocratie n’a pas été forcément droitière, y compris en Grande-Bretagne. Elle a proposé un mode de redistribution assez égalitaire. Ce n’est pas la politique qu’a suivie Blair. Avec lui, les ouvriers, les fonctionnaires et les classes moyennes du privé ont été laissés de côté. Il est amusant de voir certains médias français parler d’un blairisme social, alors qu’en réalité il a repris les recettes néolibérales du thatchérisme et privilégié les tenants du capitalisme financier. Non, il a fait moins que le strict minimum. Après vingt ans de gouvernement ultralibéral, après les privatisations catastrophiques du thatchérisme, la population n’en pouvait plus du néolibéralisme et elle souhaitait une réelle rénovation des services publics et davantage d’égalité. Elle n’attendait pas la révolution mais une politique plus sociale-démocrate. Le blairisme n’a pas été à la mesure de cela. Blair a manqué d’audace alors qu’il s’appuyait sur une majorité absolue. Ce qui a caractérisé son action, c’est un profond pessimisme social.
Tony Blair est-il de gauche ?
Philippe Marlière. Lorsqu’on est à la tête d’un gouvernement de gauche, fut-il hypercentriste, post-social-démocrate même, à quoi juge-t-on sa réussite ? À l’aune d’un combat en faveur de la justice sociale. Dans ce domaine Blair a failli. Ce sont les riches qui ont prospéré sous le blairisme. Les autres catégories sociales ont eu beaucoup de mal. En Grande-Bretagne, les classes moyennes « galèrent », ce qui fait que le blairisme est devenu très impopulaire parmi les salariés et les cols blancs.
Ce n’est donc pas seulement la guerre en Irak qui explique la relative impopularité de Blair aujourd’hui...
Philippe Marlière. Vu de Grande-Bretagne, la guerre d’Irak n’explique qu’en partie cette impopularité. Elle est en effet un énorme fiasco, tout le monde le reconnaît sauf Tony Blair. Elle a entraîné le décrochage de catégories qui étaient très blairistes. Ceux qu’on appelle en France les « bobos ». Des gens aisés qui ne veulent pas de hausse des impôts, qui mettent leurs enfants dans les écoles privées, mais qui sont progressistes sur les questions sociétales, d’environnement et de moeurs. Pour eux la guerre d’Irak, c’était trop. À ceux qui affirment en France que Blair s’en est bien sorti exceptée sur l’Irak, je dirais : Blair a échoué sur l’Irak et il a également échoué dans le domaine économique et social. Les résultats macroéconomiques sont peut-être corrects mais à qui a profité la croissance ? Aux riches, pas au peuple.
Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn se sont à plusieurs reprises référés à Tony Blair. Y a-t-il une tentation blairiste au PS ?
Philippe Marlière. Incontestablement le Parti socialiste français et tous les partis qui siègent à Bruxelles dans le Parti socialiste européen (PSE) sont traversés par cette tentation. Il y a ceux qui pensent que Blair a fait le maximum. Vous avez cité Royal et DSK, je suis d’accord. Mais il y a encore des socialistes qui pensent que le blairisme n’a rien à voir avec la gauche sociale-démocrate, qu’il est tombé du côté de la droite et qu’il faut donc le combattre. DSK a bien étudié le blairisme, il a des contacts étroits avec ses dignitaires, il pense que le socialisme à la française doit s’en inspirer, c’est son horizon, c’est idéologique. Quant à Royal, sa campagne peut être qualifiée de blairiste. Elle se situe même en deçà comme on l’a vu a posteriori avec sa critique des 35 heures et du SMIC (incroyable ! Même Blair a revalorisé le SMIC). Elle a aussi adopté du blairisme son versant sécuritaire. Il me semble que dans ces moments de grande incertitude socio-économique, quand les plus défavorisés souffrent des restructurations, des délocalisations, d’un pouvoir d’achat rogné, un gouvernement de gauche devrait défendre ces catégories et non exacerber la dérégulation néolibérale en disant : soyez contents d’avoir un boulot même mal payé et flexible. Aujourd’hui, l’opposition politique majeure n’est plus entre la gauche et la droite, mais c’est une opposition qui traverse les partis sociaux-démocrates et qui met face à face blairistes et progressistes.
Nicolas Sarkozy affiche lui aussi sa proximité avec Tony Blair...
Philippe Marlière. Que Nicolas Sarkozy se réfère à Blair sur le plan économique, approuve ses politiques sécuritaires et partage son admiration pour les États-Unis, c’est dans la logique des choses. C’est un fait connu ici, Blair souhaitait la victoire de Sarkozy. Entre les deux hommes, il existe une admiration et une sympathie mutuelle. Les politiques de Blair et les intentions déclarées de Sarkozy coïncident.
Quels enseignements tirez-vous du blairisme pour la gauche française ?
Philippe Marlière. Il a pu prospérer électoralement dans des conditions politiques particulières, après vingt ans de thatchérisme et de défaite en rase campagne de la gauche britannique, depuis la grève des mineurs jusqu’à la reprise en main du Parti travailliste par Neil Kinnock. Celui-ci avait préparé le terrain avec les purges des éléments de gauche du Parti travailliste, pas seulement les trotskistes, mais des sociaux-démocrates bon teint, qui ont été mis de côté progressivement en une dizaine d’années. Le mode de fonctionnement du parti est devenu plébiscitaire et a renforcé les pouvoirs du leader. Quand Blair en prend la tête en 1994, il n’a plus qu’à mettre en oeuvre sa politique. C’est un premier point important. Ensuite, il est arrivé au pouvoir alors que les conservateurs faisaient l’objet d’un rejet viscéral et qu’il y avait un grand espoir populaire pour le changement. Malgré les échecs des dernières années, malgré tout ce qu’on peut reprocher à la gauche, et au PS en particulier, la France reste culturellement, idéologiquement, beaucoup plus à gauche que la Grande-Bretagne. La thèse de la « droitisation » de la société française, défendue par certains, n’est pas démontrée. Tous les sondages qualitatifs montrent, à l’inverse, qu’il existe une forte attente sociale. C’est tout le génie stratégique de Sarkozy d’avoir fait voter en faveur d’une plate-forme néolibérale tout en ayant pris soin, le temps de la campagne électorale, de flatter l’électorat de gauche. Cela lui a permis de remporter une élection que la gauche aurait dû gagner. Il serait suicidaire pour cette dernière d’importer en France le blairisme et son pessimisme social, de promouvoir une politique qui viendrait décourager ce qui a au contraire besoin d’être réactivé : l’aspiration à davantage de solidarité et de justice sociale.
Entretien réalisé par Jacqueline Sellem
Lire l’article sur le site de l’Humanité
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08:13 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BLAIRISME, TATCHERISME, RAG 34
05.07.2007
PS : Autour de Royal, les fidèles se font plus rares
Dominique de Montvalon
jeudi 05 juillet 2007 | Le Parisien
Il y a, autour de l'ex-candidate à la présidence de la République, moins de bousculade, et son équipe rapprochée, elle-même, se pose des questions. Ségolène Royal paie, là, le prix de son échec. Mais sa détermination reste entière.
Ségolène déroute, et elle aime ça. Le 23 juin, à Paris, tous les socialistes s'étaient fait un devoir d'être présents au premier conseil national du PS d'après-la présidentielle. Tous, sauf elle, qui avait préféré s'afficher en Poitou-Charentes, rebaptisé par ses soins « terre de la France paisible ». Du coup, ce week-end-là, elle en a pris pour son grade car, en revanche, de Canal + à TF 1, on n'a vu qu'elle dans les médias. Eh bien, ça continue. Les socialistes débattent, ces jours-ci, de la meilleure façon de répliquer aux « ouvertures » à répétition du bulldozer Sarkozy et s'interrogent, à perte de vue, sur la troisième défaite d'affilée de la gauche dans une présidentielle alors que, à en croire le fabiusien Bartolone, c'était une bataille « imperdable ». Que fait Royal ? Avec ses enfants, elle vient de passer trois jours au Festival international du cinéma de La Rochelle où, détendue, elle a « englouti » cinq films. Dont « 4 Mois, 3 Semaines et 2 Jours » du Roumain Cristian Mungiu, la Palme d'or du dernier Festival de Cannes. Une autre façon de... se décaler.
Pas de malentendu : Ségolène Royal, pour autant, ne décroche pas. Elle rêve de revanche. Certes, elle voit bien que les rangs des fans se sont éclaircis et que plusieurs de ses « parrains » ont mis de l'espace entre elle et eux. Mais elle reste persuadée que l'avenir lui appartient.
« Donner du temps au temps »
Simplement, après avoir imaginé pouvoir prendre la tête du PS au lendemain des législatives à la faveur d'une opération commando, elle a fini par admettre, selon le mot de Mitterrand, qu'il fallait savoir parfois « donner du temps au temps ». Ce qui n'a pas changé : sa volonté de court-circuiter le PS en jouant l'opinion contre les éléphants, les Français contre l'appareil. Mauroy s'est éloigné. Montebourg n'est plus sûr d'« y » croire. Et tant d'élus cherchent du solide alors que se rapproche l'échéance des élections municipales. Mais, de tout cela, Ségolène n'a cure. Elle n'a pas peur d'une certaine solitude et croit qu'aucun destin n'existe sans à-coups. Elle donne donc rendez-vous à ceux qui doutent. Ils seront, paraît-il, surpris. CQFD.
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13:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34
Mini Traité : Nouveau traité, nouveau recul
par François Delapierre
Décidément plus grand-chose ne fonctionne. Même le laborieux suspense organisé ces derniers jours autour de la négociation du nouveau traité européen semblait usé jusqu’à la corde. Et jamais la lourdeur de la mise en scène n’a pu masquer le caractère prévisible d’un scénario convenu.
Qui peut se dire sincèrement surpris par le résultat du dernier sommet européen ? Il était connu dès le début de la séquence. Prenez les mêmes, tous partisans du « oui » et des politiques libérales qui dominent l’Union. Rassemblez les dans le huis-clos de la négociation intergouvernementale. Ils s’écharperont quelques jours sur ce qui les oppose, c’est-à-dire les seules divergences d’intérêts nationaux, avant de s’entendre sur l’essentiel : on continue comme avant. Une telle méthode avait donné l’ossature du projet de Constitution européenne. La concertation organisée à cette occasion, pas plus démocratique qu’à l’accoutumée mais un peu plus large, avait conduit à quelques innovations cosmétiques. La réédition de cette méthode, avec la convocation d’une Conférence intergouvernementale chargée de rédiger un nouveau texte, conduira dans quelques semaines à un traité reprenant le cœur signifiant du projet de Constitution rejeté par les peuples.
Pendant que ses dirigeants bégaient, la crise européenne s’aggrave. Le refus de soumettre le traité aux ratifications populaires évitera peut-être de nouveaux désaveux après les « non » français et néerlandais. Mais il ne permettra pas de regagner la confiance des citoyens. La pente ne sera pas remontée. Alors les dirigeants européens continueront de faire la sourde oreille. La défiance croissante envers le cours actuel de la construction européenne ne trouvera pas de canal pour s’exprimer, si ce n’est sous la forme du nationalisme. Avez-vous remarqué que seule la contestation nationaliste a voix au chapitre ? Les Polonais en ont été les porte-parole les plus visibles. Mais les exigences de Tony Blair n’avaient pas grand-chose à leur envier. Et Sarkozy aussi a contribué à ce climat en prétendant qu’en votant « non » les Français s’étaient opposés au principe même d’une Constitution européenne, dénaturant au passage le sens de leur vote. L’Union européenne a choisi ses opposants. Elle a strictement limité le droit des peuples à celui de quitter l’Union, qui doit être introduit par le nouveau traité. C’est ainsi qu’elle nourrit chaque jour le nationalisme, ennemi commode peut-être, ennemi compatible sans doute, mais ennemi funeste qui pourrait un jour emporter bien plus que ces institutions moribondes.
L’adoption de ce traité marquerait donc un basculement annonciateur de désastres. La construction européenne a été jusqu’ici un processus d’évolution graduelle. Ses progrès n’ont jamais été pleinement satisfaisants, mais on pouvait au moins se dire qu’ils en annonçaient d’autres. La voie vers une unification véritable, politique et sociale, du Vieux Continent paraissait ouverte. Cette fois ce n’est plus le cas. Chaque recul est présenté comme la dernière occasion d’en éviter un plus grave. L’objectif d’harmonisation sociale et fiscale est ouvertement et définitivement abandonné. Toute perspective d’Union politique renforcée conduisant à une République fédérale européenne est écartée. Le message envoyé aux Européens est désormais : « vous avez le choix entre l’Europe telle qu’elle l’est ou encore moins d’Europe ».
Dans un tel contexte, un nombre croissant d’Européens se laisseraient gagner par le rejet nationaliste de toute intégration européenne. Ils ne manqueraient pas de prétextes pour cela. Déjà chaque sommet crée les ressentiments qui pourriront le suivant. A Berlin, les chefs d’Etat ont buté sur le contentieux sur les procédures de vote que le compromis du précédent projet de Constitution n’avait visiblement pas suffi à éteindre. Or la réforme des procédures de vote déjà introduite dans le texte rejeté par les Français et les Néerlandais était alors présentée comme la solution des désaccords non réglés par le traité de Nice. Que dire aussi de la Charte des droits fondamentaux ? Compromis laborieux accouché à Nice, elle avait été intégrée à grand peine dans le projet de Constitution, puis elle a été affaiblie à nouveau pour ce nouveau traité. Dans les deux cas, l’union de façade est préservée par des bricolages de plus en plus grossiers : calendriers tordus de mise en œuvre, multiplication des dérogations, ambigüité croissante dans la rédaction…
La lente agonie de l’ambition progressiste européenne est donc inévitable ? L’unification politique et sociale de l’Europe serait donc impossible ? Non. Mais elle s’oppose fondamentalement à une mondialisation libérale qui exige chaque jour de nouveaux reculs des droits démocratiques et sociaux. Ce qui est en train de tuer l’Europe à petit feu n’est pas la bêtise de son peuple, c’est la conversion de ses chefs à l’accompagnement de la mondialisation libérale. Il n’est donc possible de sauver l’Europe qu’au prix d’une double révolution dans le contenu et dans la méthode. Le moyen de cette révolution pacifique et démocratique est connu. C’est la convocation d’une Assemblée constituante élue par tous afin d’adopter des institutions conformes à l’intérêt général européen, en permettant la naissance d’une souveraineté populaire européenne face aux intérêts privés qui condamnent aujourd’hui l’Europe démocratique et sociale à un recul inexorable.
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10:41 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MINI TRAITE, UE
04.07.2007
Le calendrier de la France d’Après
RéSo vous donne toutes les dates des réformes et des mobilisations à lancer contre le gouvernement UMP.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent agir rapidement pour mettre en place leurs réformes les plus contestables et éviter des mobilisations sociales.
Profitant de la période estivale, la droite va tenter d’esquiver l’attention des Français pour appliquer les mesures les plus anti-sociales de son programme. Ne restons pas sans réaction !
Dès juillet 2007…
Projet de loi sur l’autonomie des universités.
Mesure de déduction des intérêts d’emprunts au détriment du budget consacré au logement social.
Adoption du bouclier fiscal à 50% au profit des couches les plus favorisées de la population.
Suppression des droits de succession pour les Français les plus aisés.
Nouveau projet de loi sur la délinquance instituant les peines-planchers et l’abaissement de l’âge de la majorité pénale.
Au programme de la rentrée de septembre...
Nouvelle loi sur l’immigration durcissant encore les conditions d’accès au regroupement familial et augmentant les objectifs d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière.
Projet de loi sur le service minimum dans les transports rognant profondément le droit de grève.
Et aussi...
Application d’une franchise médicale sur les soins
Baisse des cotisations sociales pour les entreprises financées par une TVA sociale.
Mise en place d’un contrat de travail unique sur le modèle du CNE/CPE.
Nouvelle loi sur les retraites.
REAGISSEZ !
http://www.re-so.net/spip.php?article3720
mis en ligne le 21 juin 2007
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11:45 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESO
Laurent Fabius était ce matin l’invité de Pierre Weil sur France inter
Laurent Fabius répondait ce matin aux questions de Pierre Weil sur France inter.
Ecouter partie 1 : Discours de Fillon, les Institutions.
Ecouter partie 2 : Réflexions sur le PS
Pierre Weill du lundi au vendredi de 7h à 9h
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11:02 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34
03.07.2007
Travailler plus pour… quoi au juste ?
Par Alain Vidalies ( secteur des entreprises)
Le projet de loi sur les heures supplémentaires prévoit de les majorer de 25 % au lieu de 10 % actuellement, y compris dans les entreprises de moins de 20 salariés. Ces heures seraient non imposables etsoumises à une réduction des cotisations sociales. Une mesure injuste, voire dangereuse pour les salariés, selon Alain Vidalies, secrétaire national PS aux entreprises. Face aux réserves du Conseil d’État, le projet de loi a été modifié afin d’inclure les cadres dans ledispositif : toute journée de travail supplémentaire effectuée au-delà des 218 jours sera rémunérée 125 %, non imposable et exonérée de cotisation sociale. A priori, les heures complémentaires des salariés à temps partiel ne seraient pas exonérées de cotisations patronales, afin de limiter l’effet d’aubaine. Mais ce texte compliqué conserve un caractère inégalitaire. Puisque seuls certains salariés pourraient effectuer des heures supplémentaires et que seule une partie de ceux-ci bénéficierait des exonérations d’impôts, le projet de loi se heurte au principe d’égalité des Français devant l’impôt, qui découle de la Constitution. Le gouvernement pourrait plaider l’intérêt général, mais les exonérations de cotisations prévues par le texte s’opposeraient alors à un autre intérêt général, celui de la CSG,censée rééquilibrer les comptes de la sécurité sociale. Ces incohérences devraient être examinées par le Parlement vers la mi-juillet, avant d’être vraisemblablement soumises au Conseil constitutionnel.
Contre la Constitution et l’intérêt général
Exonérées de 0,50 à 1,50 euros en fonction de la taille de l’entreprise. Pour un patron, payer des heures supplémentaires reviendrait moins cher qu’embaucher. Cet effet d’aubaine a déjà été souligné par le Conseil d’analyse économique. Derrière le slogan trompeur « travailler plus pour gagner plus », on voit bien la vraie ambition de Nicolas Sarkozy, destinée en fait aux patrons : « gagner plus, sans travailler » Combien ces exonérations vont-elles coûter ? Cette mesure, qui n’est appliquée dans aucun pays européen, est évaluée par le gouvernement à 5 à 6 milliards d’euros, soit la construction de plus d’un millier de crèches. Mais cette estimation est basée sur le nombre actuel d’heures supplémentaires. Et elle ne prend pas en compte les fraudes qui vont se multiplier. Sur leur déclaration, les chefs d’entreprise auront intérêt à transformer les heures normales en heures supplémentaires, puisque celles-ci seraient exonérées de cotisations sociales. En raison de ces fausses déclarations, il faut s’attendre à un coût plus élevé, qui pèsera sur les dépenses publiques. D’ailleurs, la Caisse nationale d’assurance vieillesse et la Caisse nationale d’allocations familiales ont émis un avis défavorable. Vous dénoncez également un autre coût, moins visible ? Oui, et on n’en parle pas assez car cela touche à un aspect de santé publique, beaucoup plus tabou que les questions purement financières. Plusieurs études ont montré combien l’accumulation d’heures supplémentaires était néfaste pour le salarié comme pour ses collègues. On sait très bien que dans le bâtiment, la fatigue aidant, les accidents arrivent surtout en fin de journée. L’homme n’a pas une capacité de travail illimitée. Certains secteurs sont peu propices aux journées à rallonge. D’ailleurs, de nombreuses entreprises ont compris la leçon et sont réticentes à imposer des heures supplémentaires. Il en va de la sécurité de chacun.
Propos recueillis
par Julie Chevallier
11:54 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Travailler plus
Travailler plus longtemps pour une retraite toujours moindre
La revue de presse de Clotilde Dumetz (extrait du 3.07.07).
Le vrai projet du gouvernement ?...
"Nous tuer au travail"... C'est la Une de L'Humanité...
L'Huma qui ne digère pas la petite phrase de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde... "Pourquoi s'arrêter à 60 ans ou à 65 ans ?"...
"Travailler plus... au-delà de 65 ans"... Pour le quotidien, pas de doute : Christine Lagarde préconise de retarder encore l'âge du départ en retraite...
Dans son éditorial, Maurice Ulrich explique que oui, "l'idée que Guy Roux ne puisse entraîner Lens pour cause de limite d'âge est sans doute imbécile... que personne n'aurait eu la crétinerie de contraindre Picasso ou Matisse à cesser de peindre au-delà de 65 ans...
Sauf que là... Christine Lagarde feint de confondre la mise en oeuvre du talent... le travail de création qu'on exerce avec passion... avec le labeur à la chaîne et les travaux les plus pénibles"...
Mauric Ulrich poursuit... "Le travail toute la vie, ce n'est pas pour les actionnaires, mais pour tous les salariés... d'abord les plus modestes... C'est tout simplement ce qui s'appelle une politique de classes"...
Travailler... travailler...
Et les vacances alors ?...
Eh bien il faut les prendre... Et l'exemple viendra d'en haut...
Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... ce petit encadré, intitulé "Trois semaines de vacances"...
Sarkozy le souhaite... Sarkozy l'a dit... Sarkozy le veut... Cette année, sauf drame, les ministres devront, comme lui, savoir prendre de vraies vacances... Si possible, trois semaines... Et dans l'idéal, du 5 au 25 août...
Lire, écouter l'intégralité de la revue de presse de Clotilde Dumetz
RAG 34. Les lolo's 34
10:56 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Travailler plus longtemps, retraite
02.07.2007
L'électricité libre jusqu'à l'absurde
Tribune de Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU ; Bernard Defaix, président de la Convergence pour les services publics ; Pierre Khalfa, secrétaire national de l'Union syndicale Solidaires ; Marc Mangenot, Fondation Copernic ; Christiane Marty, membre du Conseil d'administration d'Attac publiée dans Le Monde du 30 Juin 2007.
1er juillet, la France achèvera le processus de libéralisation de l'électricité. Après les entreprises et les professionnels, ce sera au tour des particuliers de goûter aux délices de l'ouverture à la concurrence. Mais le plat risque de ressembler plus à de la junk food qu'à une création gastronomique.
Le bilan de l'ouverture à la concurrence s'avère en effet catastrophique et ce, quel que soit le pays. Entre 2001 et 2006, les prix du marché ont connu une envolée spectaculaire : 39 % en Espagne, 49 % en Allemagne, 67 % en Finlande, 77 % en Suède, 81 % au Royaume-Uni et 92 % au Danemark ! En France, les entreprises qui ont choisi de quitter les tarifs réglementés de service public ont vu leur facture d'électricité augmenter en moyenne de 76 % sur la même période, quand les tarifs d'EDF restaient à peu près stables.
De nombreux industriels réclament d'ailleurs la possibilité de réintégrer l'univers des tarifs réglementés. Situation si inconfortable que le gouvernement français a complété la loi de décembre 2006 relative au secteur de l'énergie par une disposition permettant un retour partiel aux tarifs réglementés pour les industriels insatisfaits !
Nous sommes donc dans une situation paradoxale. L'ouverture à la concurrence permet de faire baisser les prix, nous disent les bons apôtres du néolibéralisme. Cet argument avait déjà été mis à mal lors de la libéralisation d'autres secteurs relevant auparavant des services publics en réseaux, comme par exemple les télécommunications. Dans ces secteurs, la libéralisation a signifié la fin de la péréquation tarifaire qui avait historiquement permis que les prestations les plus rentables financent celles qui le sont peu ou pas du tout.
L'ouverture à la concurrence a donc entraîné "un rééquilibrage tarifaire", selon l'expression savoureuse de la Commission européenne, avec une baisse de prix pour les gros consommateurs, en particulier les entreprises, la grande masse de la population voyant, au contraire, ceux-ci s'envoler. Les zélateurs de la libéralisation expliquaient que "ce rééquilibrage tarifaire" permettrait aux entreprises de baisser leurs prix, les particuliers étant donc gagnants sur le long terme. On ne peut ici que reprendre ce que disait Keynes aux économistes libéraux de son époque : "Sur le long terme, on sera tous morts."
On savait après les premières libéralisations dans les services publics que la promesse d'une baisse des prix relevait de la pure propagande pour la grande majorité de la population. Dans le cas de l'électricité, même la plupart des entreprises n'en profiteront pas ! On a là un exemple parfait de l'application dogmatique des préceptes néolibéraux.
Mais ce n'est pas tout. L'ouverture à la concurrence pousse au sous-investissement, ce d'autant plus qu'elle s'accompagne d'une privatisation des opérateurs publics. Investir dans les services en réseaux coûte cher. Dans le cas de l'électricité, cela coûte d'autant plus cher qu'il faut investir dans des moyens de production pour lesquels le retour sur investissement prend beaucoup de temps. On est donc loin de la logique à court terme du capitalisme financier. La volatilité des prix sur le marché de l'électricité et l'absence de visibilité sur leur évolution renforcent encore cette tendance au sous-investissement, qui produit inévitablement des ruptures d'approvisionnement des usagers.
De plus, l'électricité ne se stocke pas. Il faut donc en permanence ajuster l'offre à la demande. Cet équilibre n'était déjà pas simple à assurer avec un seul opérateur. Il devient très compliqué avec l'ouverture à la concurrence quand se multiplient les intervenants, surtout quand ceux-ci ont comme première préoccupation la rentabilité financière. Le risque est donc très important qu'un déséquilibre dans le réseau s'avère impossible à gérer.
Enfin, le transport de l'électricité s'effectue avec des pertes en lignes importantes. Il est donc absurde économiquement et écologiquement de produire de l'électricité dans un pays pour aller la vendre à des milliers de kilomètres de là. L'ambition d'un "grand marché européen de l'électricité", portée par la Commission européenne, est une absurdité dangereuse.
Plus les réseaux sont interconnectés et plus les risques de dysfonctionnement majeur liés au sous-investissement et aux ruptures d'équilibre dans le réseau s'aggravent. Le cas de la Californie est emblématique, mais n'est pas unique. Les pannes géantes en Espagne, en Italie et, en novembre 2006, à travers l'Europe en sont les manifestations les plus visibles.
La libéralisation est enfin incompatible avec l'objectif prioritaire de sobriété énergétique indispensable pour commencer à résoudre la crise écologique : aucune entreprise ne souhaite voir baisser son chiffre d'affaires et n'a donc intérêt à ce que la consommation diminue ! Au moment où le débat énergétique devient un enjeu citoyen intégrant à la fois les questions du réchauffement climatique, du développement durable et du principe de précaution, on peut douter que la concurrence soit le meilleur moyen d'ouvrir ce débat et de le mener démocratiquement.
Tous ceux qui se sont, un minimum, penchés sur ce dossier savent tout cela. Cette analyse n'est plus vraiment contestée aujourd'hui. Et pourtant la Commission européenne ne renonce pas, et les gouvernements suivent. Sur ce sujet, la "rupture" promise par Nicolas Sarkozy attendra... à moins que, dans les jours qui viennent, la raison l'emporte et que le gouvernement proclame un moratoire sur le processus de libéralisation. Ne rêvons cependant pas, les apôtres du néolibéralisme ont montré qu'ils ne s'encombraient pas du principe de réalité.
RAG 34. Les lolo's 34
11:24 Publié dans Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : EDF, PRIVATISATION, SERVICE PUBLIC, TARIF ELECTRICITE
Le passage sous la barre des deux millions de chômeurs est hautement contestable
Comme à l’accoutumée, les chiffres du chômage publiés par le gouvernement laissent planer une doute sérieux quant à leur réalité.
Le passage sous la barre des deux millions de chômeurs est hautement contestable. De nombreux indicateurs publiés au sein même des statistiques du gouvernement attestent du peu de sincérité de ces chiffres. En effet, la baisse de nombre de chômeurs est en décalage avec l’atonie de la croissance (2%), la faiblesse des créations d’emplois. Comment le nombre de chômeurs aurait-il pu sincèrement baisser de 486.000 depuis février 2005, alors même que la France n’a créé que 320.000 emplois sur la même période ?
Les statistiques publiées par l’ANPE sont en contradiction avec cette tendance, puisque les « sorties de l’ANPE pour reprise d’emploi », sont en baisse de 3% au cours du dernier trimestre. Cette baisse optique est imputable notamment à des manipulations statistiques, comme le démontre l’évolution des radiations administratives : + 5,2%.
Aujourd’hui, le doute planant sur a fiabilité des ces chiffres est tel que le gouvernement a dû confier en catastrophe une mission à l’IGF et à l’IGAS ! Hélas, sa publication annoncée au cœur de l’été laisse planer des doutes quant à la sincérité des intentions du gouvernement.
Le Parti socialiste demande au gouvernement d’autoriser sans délai la publication de “l’Enquête Emploi” de l’INSEE, qui seule peut attester de la situation réelle du chômage dans notre pays.
Communiqué du Parti socialiste
RAG 34. Les lolo's 34
08:37 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CHÔMAGE, ANPE, UNEDIC-ASSEDIC
01.07.2007
C'était notre candidate ...
En Juin 2006, nous avons été plus de 90% de militants socialistes à approuver le projet du PS, dont Ségolène Royal qui déclare aujourd'hui que deux de ses principales mesures sociales (reprises dans son pacte présidentiel) n'étaient pas "crédibles". Pour elle, nous n'étions donc collectivement pas crédibles. Cet aveu tardif d'incohérence et de duplicité qualifie-t-il vraiment notre ex-candidate pour représenter et diriger les socialistes ?
Ils réagissent :
Benoît Hamon : « Je ne trouve pas très adroit, c'est le moins qu'on puisse dire, la semaine où Nicolas Sarkozy annonce qu'il n'y aura pas de coup de pouce au Smic, de dire que l'augmentation du Smic que nous proposions était une mauvaise idée. C'est incohérent politiquement », a-t-il estimé sur BFM. Il a rappelé que le projet du PS avait été « voté par les militants ». « On ne pourra pas expliquer que la défaite de l'élection présidentielle est la faute de tous les socialistes sauf une », a-t-il dit, ciblant la candidate Ségolène Royal. Plus généralement, Benoît Hamon a déploré « le +moi je+ insupportable » de certains leaders socialistes, « qui ramènent tout à eux, en particulier notre ex-candidate, quand il faudrait parler collectivement ».
Razzye Hammadi : « Je la supplie d'arrêter, de jouer collectif et qu'elle fasse en sorte de donner l'image de militants et de dirigeants qui se respectent eux-mêmes », a-t-il déclaré sur LCI. Pendant la campagne présidentielle, « il y a de jeunes militants qui ont mouillé le maillot (...) et on leur dit: +le programme que vous avez défendu, la candidate n'y croyait pas+! », a-t-il poursuivi « On a Sarkozy pour cinq ans mais cette même candidate, sa priorité, ce n'est pas comment on va vivre notre opposition et notre force de proposition pendant cinq ans, mais ce qu'elle pourra incarner en 2012 ». Dans la matinée, Ségolène Royal avait parlé d'une "probable" candidature en 2012. « Il faut avoir un peu de respect pour les gens », a-t-il poursuivi. Pour lui, « le Parti socialiste et la candidature de la gauche en 2012 n'appartiennent à personne, si ce n'est aux générations à venir" ». « Ce que je demande à Ségolène Royal, c'est (...) d'avoir un peu plus d'humilité et de respect pour la force collective qui l'a portée, même s'il y avait plein de choses qui n'allaient pas pendant la campagne, y compris certaines qui étaient de (sa) responsabilité personnelle ».
Marie-Noëlle Lienemann : « estime que les déclarations de Ségolène Royal sont des aveux qui éclairent sa lourde défaite et plus particulièrement sa faible crédibilité dans les milieux populaires et dans le monde du travail. Madame Royal aurait pourtant du voir dans les sondages et enquêtes d'opinion auxquelles elle est extrêmement sensible et entendre dans les débats participatifs la forte attente d'amélioration des bas et moyens salaires pour lesquels l'augmentation du SMIC est un levier. La revalorisation du salaire minimum est partout un combat pour les progressistes. IL n'y a qu'à observer l'Allemagne et même les Etats-Unis où cela a été la priorité des démocrates qui, eux, ont gagné les élections. Ségolène Royal reprend aujourd'hui les thèses souvent défendues par Jean-Marie Bockel. Est ce bien raisonnable? En poursuivant une stratégie de discrédit de la gauche et de cautionnement des thèses de droite elle ne peut jouer pleinement le rôle d'opposante à Nicolas Sarkozy capable de rassembler et de faire entendre la voix de la gauche ».
Jean Luc Mélenchon : « Si réellement elle pensait que ce n'était pas crédible, on se demande alors pourquoi elle l'a défendu. » , « Est-ce que cela signifie que si elle avait été élue, après les avoir promises, elle ne les aurait pas appliquées ? », s’interroge-t-il encore. « Nous sommes dans le domaine de la pure et simple provocation, consternante de sa part », estime le sénateur du PS. Selon lui, « c'est de sa part la preuve d'une très grande duplicité. »
Priorité à gauche
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RAG 34. les lolo's 34
12:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Report de la journée nationale d'échanges du 7 juillet.
Le séminaire de réflexion, ouvert à toutes les sensibilités du Parti, prévu le 7 juillet 2007, est reporté au mois de septembre. Ce séminaire, au lieu d'être le dernier épisode de la séquence politique qui s'achève, sera le premier d'un nouveau moment, celui de la réflexion et de la refondation. Vous serez informés de la nouvelle date dès qu'elle sera fixée.
INVITATION RASSEMBLEMENT NATIONAL
Paris, le 25 juin 2007
Chère Amie, Cher Ami,
Chère Camarade, Cher Camarade,
Notre Parti vient de connaître deux importants échecs électoraux. Nicolas Sarkozy sera au pouvoir pour cinq ans pour une omni-présidence au service de l’hyper-finance, de la régression sociale et du verrouillage démocratique.
Dans ce contexte, la gauche doit mener une opposition ferme et déterminée. Elle doit préparer les futures victoires électorales, à commencer par les municipales, cantonales et européennes. Elle doit s’engager sur le chemin de la refondation, du renouvellement et de l’ouverture.
Pour commencer ce travail, je te propose de nous retrouver pour une journée nationale d’échanges et de réflexions :
Le samedi 7 juillet de 10 h à 17 h A l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
27 rue Saint Guillaume – 75 006 PARIS
métro : Rue du Bac / l'État Germain des Près
De nombreux intervenants de haut niveau – dirigeants de la gauche, intellectuels, syndicalistes – participeront aux tables rondes. Leur présence, une fois confirmée, sera précisée sur le site www.2007lagauche.net.
Cette journée sera une vraie journée d’échanges. Nous avons souhaité organiser plusieurs tables rondes au cours desquelles vous aurez la parole. Chaque table ronde donnera lieu à un rapport qui sera ensuite diffusé.
Je compte sur ta présence pour cette étape importante du calendrier de la refondation.
Amitiés socialistes,
Claude Bartolone
Programme prévisionnel
9 h 45 : Accueil
10 h 00 : Ouverture des travaux et présentation de la journée
10h30 – 12h30 Séance plénière : comprendre la France de 2007
Quelles évolutions sociales derrière les résultats électoraux ? Y a-t-il virage à droite de la société française ?
14h00 – 16h00 :
Atelier n°1 : l’action publique au 21ème siècle
L’Etat-providence, la sécurité sociale, la question de l’assistanat, les services publics, l’intervention dans l’économie, etc.
Atelier n°2 : être socialiste français dans l’Europe et dans la mondialisation. Les transformations du capitalisme depuis vingt ans. La réponse socialiste pour une Europe plus sociale et une mondialisation plus juste, plus solidaire et plus équilibrée.
Atelier n°3 : la gauche, le travail, l’entreprise. Construire une économie du développement durable, du travail pour tous, de la croissance. Rééquilibrer le rapport capital-travail. Soutenir et dynamiser les PME.
Atelier n°4 : refonder et ouvrir le Parti socialiste. Quelle organisation, quelles structures, quelles alliances pour construire un Parti qui a vocation à faire 35% au premier tour ?
16h00 – 17h00 : Séance plénière : bâtir le socialisme pour demain. Rapports des ateliers.
Conclusion par Laurent Fabius
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12:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG, BARTOLONE, FABIUS, RAG 34



