17.12.2007
Des requins en eaux troubles - contre-enquête sur l’affaire JPK
INTERCEPTION par Angélique Bouin et Valérie Cantié
le dimanche de 9h10 à 10h.
Il y a 10 ans, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, disparaissait dans des conditions mystérieuses, en Polynésie française, le journaliste d’investigation Jean-Pascal Couraud.
Sous son nom de plume JPK, Jean-Pascal Couraud dénonçait les scandales politiques, économiques, judiciaires et les abus de pouvoir de Gaston Flosse, dirigeant de la Polynésie française pendant près de 30 ans, et protégé de Jacques Chirac depuis les années 70.
Officiellement, JPK s’est suicidé, par noyade, après absorption de médicament. Son corps n’a jamais été retrouvé. En octobre 2004, un ancien membre du service d’ordre de Gaston Flosse relance l’affaire. L’homme assure avoir assisté à l’enlèvement de JPK, et identifié les auteurs de sa mort. Des «gros bras» auraient tenté d’extorquer des informations au journaliste sur des dossiers en sa possession concernant Gaston Flosse. La famille de JPK dépose alors plainte pour « assassinat ». Mais, depuis, la vérité judiciaire semble avoir bien du mal à émerger…
Aujourd’hui, « Interception » amène de nouvelles pièces à l’affaire JPK
- Pour la première fois, Jean-Dominique Desarcis, l’ancien avocat de Jean-Pascal Couraud, s’exprime publiquement. Il dévoile les menaces dont il a été victime, et révèle quels dossiers «sensibles» détenait JPK peu avant sa mort : trafic d’armes, financement du RPR, versements présumés d’un homme d’affaire polynésien à Jacques Chirac, en liaison avec Gaston Flosse… et le Japon !
- L’ancien n°2 du GIP (le groupement d’intervention de la Polynésie, service d’ordre de Gaston Flosse) Sandy Guilloux, raconte comment l’un de ses subordonnés lui a avoué avoir été présent lors de la mort de JPK.
Un reportage de Benoît Collombat, prise de son : Alain Fauchet,
En savoir plus : Ecouter l'émission, Liens, etc
En archives : cette émission est disponible en écoute à la carte pendant 100 jours
Notre note précédente : "Affaire JPK: Reporters sans frontières "appelle les autorités à aller jusqu'au bout"
Notre dossier : ( archives 2005-2007)
RAG 34. Les lolo's 34
13:44 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.10.2007
Affaire JPK Monsieur X : Emissions du 08.09.07 et du 15.09.07
RENDEZ-VOUS AVEC X par Patrick Pesnot
le samedi de 13h19 à 14h01
L'affaire JPK (1)
Il était malheureux. Alors un soir, après avoir absorbé des somnifères, il a chaussé ses palmes et il est entré dans l’eau. Et il a nagé en direction de l’horizon. Jusqu’à ce que la fatigue et les médicaments fassent effet. Il l’avait d’ailleurs dit à un ami : si un jour je voulais me suicider, c’est ainsi que je ferais : nager vers le large jusqu’à épuisement. Jusqu’à la mort !
Oui mais il s’est trouvé des gens pour douter de cette histoire qui arrangeait pourtant beaucoup de monde. Des frères, une sœur, une mère qui n’ont pas longtemps cru que Jean-Pascal Couraud, dit JPK, avait décidé d’en finir ce 15 décembre 1997, dernier jour où il a été vu en vie. Alors, si JPK ne s’est pas suicidé, qu’est-il devenu ? A-t-il fui son épouse, sa famille, son métier ? Ou bien, hypothèse la plus vraisemblable, a-t-il été assassiné ?
En effet ce journaliste de 37 ans était très curieux. Trop, sans doute. Mais d’abord plantons le décor en cette année 1997 : Tahiti, le paradis sur terre ! Des palmiers, des plages étincelantes, des vahinés, des colliers de fleurs… Mais aussi le chômage, d’importantes inégalités sociales, la corruption et des mœurs politiques discutables : la Polynésie française, pays d’outre-mer qui vit sous perfusion des subventions de la métropole, est alors dirigée depuis le début des années 80 par un monarque républicain, Gaston Flosse, qui concentre les pouvoirs, accumule les affaires et les mises en examen, dispose d’une milice forte de plus d’un demi-millier d’hommes et même de deux services de renseignement !
C’est donc dans ce climat délétère que Jean-Pascal Couraud a disparu… Monsieur X explore toutes les pistes. Même les plus explosives.
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Ne manquez pas la 2ème partie de l'émission le 15 septembre !
(photo APF)
Et si le récent retour d'Oscar Temaru à la tête de la Présidence de la Polynésiee Française contribuait enfin à délier définitivement les langues ? Son rapprochement avec Gaston Flosse semblerait laisser augurer du contraire. Alors toujours et encore la loi du silence à Tahiti ?
Lolo34.
RENDEZ-VOUS AVEC X par Patrick Pesnot
le samedi de 13h19 à 14h01
L'affaire JPK (2)
Il aurait enfilé ses palmes et nagé vers le large. Et il serait mort épuisé, noyé… Un suicide, donc. Ainsi aurait disparu fin 1997 le journaliste Jean-Pascal Couraud qui, à Tahiti, signait ses articles JPK. Désillusion politique et amoureuse. L’affaire est dite et jamais l’on ne retrouvera le corps de ce sportif de 37 ans ! Mais des amis, des parents contestent rapidement cette thèse. Sa mère porte même plainte contre X pour enlèvement et séquestration. En fait, même s’ils n’osent pas prononcer le mot, c’est à l’assassinat que pensent les amis de JPK.
Le mobile ? Ou plutôt les mobiles ? Ils sont nombreux. Certes, il pourrait s’agir d’une affaire passionnelle : l’épouse de Couraud avait un amant et le couple battait de l’aile. Mais c’est la piste politique qui retient surtout l’attention : JPK était un adversaire résolu du système polynésien fait de clientélisme et d’affairisme. Cela lui avait d’ailleurs valu d’être licencié du quotidien local dont il était le rédacteur en chef. Le journaliste avait ensuite rejoint Boris Léontieff, leader d’un petit parti politique dont JPK avait pris en charge la communication. Pour autant, il n’avait pas abandonné l’investigation journalistique. Et d’ailleurs, peu de temps avant sa disparition, après avoir décortiqué une affaire immobilière, il venait de porter plainte pour ingérence contre le président de la Polynésie française, le tout-puissant Gaston Flosse. Mais il est vraisemblable que le journaliste devait posséder d’autres dossiers, peut-être encore plus sensibles. C’est la conviction de Monsieur X qui affirmait la semaine passée que l’après-midi précédant sa disparition, JPK avait été enlevé et interrogé par des membres du GIP, le Groupe d’intervention de la Polynésie, une sorte de milice dépendant de la présidence du Territoire. Insatisfaits des réponses du journaliste, ces gros bras sont-ils revenus le soir-même ? Et que penser de l’étrange passivité de la Justice dans cette affaire ? Qu’avait découvert JPK ?
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Notes précédentes :
2/3 Affaire JPK (1) Emission du 8.09.07
1/3 Affaire JPK : Les amis du journaliste Jean-Pascal Couraud mystérieusement disparu en 1997 nous informent
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RAG 34. Les lolo's 34
23:55 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JEAN-PASCAL COURAUD, JPK, AFFAIRE JPK
23.09.2007
3/3 Affaire JPK (2) Emission du 15.09.07
(photo APF)
Et si le récent retour d'Oscar Temaru à la tête de la Présidence de la Polynésiee Française contribuait enfin à délier définitivement les langues ? Son rapprochement avec Gaston Flosse semblerait laisser augurer du contraire. Alors toujours et encore la loi du silence à Tahiti ?
Lolo34.
RENDEZ-VOUS AVEC X par Patrick Pesnot
le samedi de 13h19 à 14h01
Cette émission est disponible en écoute à la carte pendant 60 jours
L'affaire JPK (2)
Il aurait enfilé ses palmes et nagé vers le large. Et il serait mort épuisé, noyé… Un suicide, donc. Ainsi aurait disparu fin 1997 le journaliste Jean-Pascal Couraud qui, à Tahiti, signait ses articles JPK. Désillusion politique et amoureuse. L’affaire est dite et jamais l’on ne retrouvera le corps de ce sportif de 37 ans ! Mais des amis, des parents contestent rapidement cette thèse. Sa mère porte même plainte contre X pour enlèvement et séquestration. En fait, même s’ils n’osent pas prononcer le mot, c’est à l’assassinat que pensent les amis de JPK.
Le mobile ? Ou plutôt les mobiles ? Ils sont nombreux. Certes, il pourrait s’agir d’une affaire passionnelle : l’épouse de Couraud avait un amant et le couple battait de l’aile. Mais c’est la piste politique qui retient surtout l’attention : JPK était un adversaire résolu du système polynésien fait de clientélisme et d’affairisme. Cela lui avait d’ailleurs valu d’être licencié du quotidien local dont il était le rédacteur en chef. Le journaliste avait ensuite rejoint Boris Léontieff, leader d’un petit parti politique dont JPK avait pris en charge la communication. Pour autant, il n’avait pas abandonné l’investigation journalistique. Et d’ailleurs, peu de temps avant sa disparition, après avoir décortiqué une affaire immobilière, il venait de porter plainte pour ingérence contre le président de la Polynésie française, le tout-puissant Gaston Flosse. Mais il est vraisemblable que le journaliste devait posséder d’autres dossiers, peut-être encore plus sensibles. C’est la conviction de Monsieur X qui affirmait la semaine passée que l’après-midi précédant sa disparition, JPK avait été enlevé et interrogé par des membres du GIP, le Groupe d’intervention de la Polynésie, une sorte de milice dépendant de la présidence du Territoire. Insatisfaits des réponses du journaliste, ces gros bras sont-ils revenus le soir-même ? Et que penser de l’étrange passivité de la Justice dans cette affaire ? Qu’avait découvert JPK ?
Notes précédentes :
2/3 Affaire JPK (1) Emission du 8.09.07
1/3 Affaire JPK : Les amis du journaliste Jean-Pascal Couraud mystérieusement disparu en 1997 nous informent
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RAG 34. Les lolo's 34
05:20 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AFFAIRE JPK
22.09.2007
1/2 Affaire JPK : Les amis du journaliste Jean-Pascal Couraud mystérieusement disparu en 1997 nous informent
Suicide ou assassinat ? le mystère reste entier. RAG 34 suit l'affaire de près depuis déjà 2 ans et continuera à le faire comme nous nous y sommes engagés dès l'origine de la création de notre blog pour que la vérité soit faite. Consulter notre dossier
Papeete, le 6 septembre 2007
Chers amis, membres et sympathisants du Comité de soutien,
Depuis notre dernier communiqué du mois de juin 2007, le juge d'instruction a notifié un avis de fin d'instruction le 10 juillet 2007. La partie civile dispose d?un délai de trois mois pour faire connaître son avis sur ce dossier, le cas échéant, solliciter des compléments d?enquête.
La famille de Jean-Pascal Couraud vient de prendre un deuxième avocat en la personne de Max Gatti, ancien juge d?instruction au tribunal de Papeete.
Le dossier (plus de 1000 pages) a pu être consulté par les avocats. La famille attend encore que la copie du dossier sollicitée par les avocats soit mise à sa disposition afin qu'elle puisse en prendre connaissance dans son intégralité, ce qui est indispensable pour pouvoir en faire une véritable analyse et réagir de manière appropriée. Il est donc encore trop tôt pour vous faire part d?éléments plus précis qui ressortiraient du dossier d'enquête, telle que celle-ci a été conduite..
Toutefois, nous savons que Maître Jean-Dominique Desarcis qui travaillait avec Jean-Pascal Couraud a confirmé devant le juge les propos qu'il nous avait tenus quant aux informations précises dont disposait Jean-Pascal en 1997, sur les transferts financiers effectués de la Polynésie vers un compte bancaire japonais qui aurait appartenu à Chirac.
Sur la base de ce témoignage, nos avocats ont demandé que les pièces saisies chez le général Rondot concernant ce compte japonais soient versées au dossier d?enquête.
La famille, partie civile, a par ailleurs adressé un courrier dont vous trouverez copie ci-joint aux juges d'Huy et Pons, en charge de l?affaire Clearstream, afin de signaler les liens possibles entre la DGSE et la disparition de Jean-Pascal Couraud. Celui-ci est suffisamment explicite pour ne pas nécessiter d'autres commentaires.
Par ailleurs, nous vous informons que l'émission « RENDEZ-VOUS AVEC X » diffusée en France métropolitaine sur France Inter tous les samedis de 13h20 à 14h00 à une heure de grande écoute consacrera ses deux prochaines éditions des samedi 8 et 15 septembre à la disparition de Jean-Pascal Couraud. (voir présentation de l'émission en pièce jointe). Cette émission est retransmise sur RFO ce dimanche 9 septembre et dimanche 16 septembre à partir de 13h15. Elle sera disponible sur le site internet de l'émission http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/..
Cette diffusion à une heure de grande écoute sur une chaîne de radio d?audience nationale est un élément nouveau et important. D'autres media écrits de forte diffusion ont annoncé qu'il s'apprêtait à traiter cette affaire en lui donnant de l'importance. Cet intérêt grandissant des media français (et néo-zélandais) est selon nous un point positif qui aidera à la diffusion de la vérité sur les causes de la disparition de Jean-Pascal.
Vous remerciant de votre soutien à tous,
Philippe Couraud
RAG 34. Les lolo's 34
18:16 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : AFFAIRE JPK
06.05.2007
Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?
Nicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %
Ségolène Royal : 46,94 %
La France a choisi : A DROITE TOUTE !
Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).
Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !
RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34
20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !
14.01.2007
Polynésie Fra, affaire disparition de JPK : voeux et communiqué de presse du comité de soutien.
Comité de soutien pour la recherche de la vérité sur la disparition de JPK, journaliste d'investigation
En ce début d’année, nous vous présentons les meilleurs vœux de toute l’équipe du comité de soutien pour la nouvelle année 2007.
Nous vous transmettons ci-joint un communiqué de presse qui sera envoyé dans les media pour faire le point de la situation du dossier.
La situation juridique du moment est très particulière (cf. communiqué) et seuls les résultas qui seront obtenus nous importent. En effet, l’enquête a effectivement pris une tournure nouvelle avec la multiplication des témoignages recueillis qui nous permettent d’espérer des avancées significatives dans les prochaines semaines.
Nous remercions les nombreuses personnes nous apportant leur soutien ; il est assurément plus facile de s’exprimer et d’agir dans cette affaire avec la force et cet appui dont vous nous témoignez. Au delà du comité de soutien lui-même, nous sommes par ailleurs fréquemment abordé par des personnes, connues ou non, qui spontanément nous font part de leur soutien dans notre démarche et nous encouragent à aller au bout du dossier.
Un grand merci à vous tous.
Philippe Couraud
Comité de soutien pour recherche de la vérité sur la disparition de JPK
12 janvier 2007
Communiqué de presse
Nous avons appris le 9 janvier 2007 que la demande de dessaisissement du dossier qu’avait présentée le juge d’instruction n’avait pas été suivie par le procureur général de Papeete qui n’a pas considéré que les motifs invoqués, à savoir les soupçons portés sur le rôle du parquet, justifiait que l’affaire soit instruite par un autre tribunal.
Dans le même temps, nous apprenions également que certains des témoins dont nous avions sollicitées l’audition avaient été entendus par les gendarmes. Ces auditions devraient se poursuivre au cours des prochains jours et prochaines semaines.
De nouveaux témoignages nous sont par ailleurs parvenus, rapportant les propos de personnes proches des faits eux-mêmes, qui confirment et viennent s’ajouter à ce que nous savons déjà. Ils seront également signalés à la justice.
Nous constatons donc aujourd’hui la reprise de l’enquête et le maintien du dossier en Polynésie française, avec un juge qui se voit contraint d’instruire le dossier par le Procureur général alors même qu’il souhaitait en être déchargé. Nous ne souhaitons pas porter une appréciation quelconque sur cette situation juridique tant celle-ci nous semble pleine d’incertitude.
Seuls les résultats dans la mise à jour de la vérité et dans l’avancée de la procédure nous importent et c’est uniquement dans les semaines à venir qu’il nous sera possible de vérifier si l’institution judiciaire aura bien tenu le rôle qui doit être le sien en cette période particulière de recueil de témoignages, qui confortent chaque jour un peu plus l’accusation d’assassinat visé dans la plainte déposée en décembre 2004. Ceci conduit naturellement la famille de JPK à suivre et accompagner le travail du juge et des gendarmes avec attention, dans le seul souci de faciliter la mise à jour rapide de la vérité et des coupables.
S’appuyant sur les multiples déclarations recueillies depuis 6 mois, nous espérons désormais que des avancées significatives pourront être obtenues rapidement.
www.soutienjpk.org
RAPPEL DES FAITS :
Neuvième anniversaire de la disparition d’un journaliste d’investigation en Polynésie française : le comité de soutien dénonce l’immobilisme de la justice
Neuf ans après la disparition de Jean-Pascal Couraud (dit JPK), ancien rédacteur en chef du quotidien Les Nouvelles de Tahiti, l’enquête semble au point mort. Les circonstances de la mort du journaliste, le 15 décembre 1997, n’ont jamais été élucidées. Son comité de soutien dénonce aujourd’hui la lenteur de la justice.
“Nous rejoignons l’appel du comité de soutien et demandons aux autorités judiciaires de Polynésie de ne pas écarter la thèse de l’assassinat de Jean-Pascal Couraud pour ses activités professionnelles. Il faut que tous les témoins qui peuvent contribuer à faire la lumière sur cette affaire soient entendus. La justice doit également tenir la famille du journaliste informée de l’avancée de l’enquête”, a déclaré Reporters sans frontières.
Selon les proches du journaliste, plusieurs témoins clés n’ont pas encore été entendus et, début novembre, le juge d’instruction Philippe Stelmach a demandé à être dessaisi du dossier, risquant de retarder à nouveau l’enquête.
Le 6 décembre 2006, le comité de soutien JPK a organisé une conférence de presse pour faire le point sur l’affaire et rappeler que la thèse de l’assassinat ne fait plus aucun doute. Pour appuyer sa déclaration, il a rendu publics quatre nouveaux témoignages (disponibles sur www.soutienjpk.com) selon lesquels le journaliste aurait été assassiné par des membres de l’ex-GIP (Groupe d’Intervention de Polynésie, service d’ordre personnel de l’ancien président Gaston Flosse).
Jean-Pascal Couraud était un opposant notoire à Gaston Flosse. Il enquêtait sur des affaires politico-financières dont la publication pouvait nuire au Président. Après la disparition du journaliste dans des circonstances mystérieuses, la thèse du suicide a d’abord été retenue. L’enquête a été rouverte en octobre 2004 après le témoignage de Vetea Guilloux, ancien membre du GIP, qui a déclaré avoir assisté à l’assassinat de Jean-Pascal Couraud, perpétré par des membres du service d’ordre de Gaston Flosse. Vetea Guilloux est ensuite revenu sur ses déclarations et a été condamné à douze mois de prison pour dénonciation calomnieuse.
En novembre 2004, le frère du journaliste a créé un comité de soutien pour la réouverture de l’enquête. Le 14 décembre, la famille du journaliste a déposé “plainte contre X” avec constitution de partie civile pour « assassinat » et « complicité ».
5 rue Geoffroy-Marie - 75009 Paris – Tel : 33 1 44 83 84 67 – Fax : 33 1 45 23 11 51
[email protected] - Plus d'informations à www.rsf.org.
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Notre dossier : articles, vidéos, etc.
RAG 34. Lolo34
13:35 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affaire JPK, disparition mystérieuse du journaliste Jean Pascal Couraud, Tahiti, Polynésie Francçaise, RAG 34
31.12.2006
(4) La disparition mystérieuse du journaliste polynésien Jean-Pascal Couraud le 16 décembre 1997 jamais élucidée ?
Suite à la mise en ligne de la vidéo consacrée au "système Flosse", nous mettons à votre disposition la vidéo en 3 parties concernant le rapport de la Cour des Comptes et présentée à l'Assemblée territoriale de la Polynésie française, par Jacky Bryant.
Partie 1 :
Partie 2 :
Partie 3 :
http://soutienjpk.org
26 Mai 2006
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
15:15 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
(3) La disparition mystérieuse du journaliste polynésien Jean-Pascal Couraud le 16 décembre 1997 jamais élucidée ?
Dernier volet de notre série d'articles consacrés à la disparition mystérieuse du journaliste Jean-Pascal Couraud : vidéo consacrée au "système Flosse" dans complément d'enquête émission France 2 (2005). Extrait de sa biographie à lire sur le site du comité de soutien à JPK pour que la vérité soit faite.
(tous les articles dans catégories : Aaffaire JPK).
Complément d'enquête : Partie 1.
Complément d'enquête : Partie 2.
Biographie de Jean-Pascal Couraud (extraits).
Jean-Pascal Couraud est né en 1960 à Poitiers. Il arrive en Polynésie française avec ses parents, sa sœur et ses deux frères à l’âge de 5 ans. Après des études à l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, il démarre en 1984 en Polynésie française sa carrière de journaliste dans le journal Les Nouvelles. Il est d’abord vite reconnu comme journaliste sportif dans les milieux de la pirogue et du surf, sport qu’il a pratiqué régulièrement tout au long de sa vie. Remarqué pour ses qualités professionnelles, il est nommé rédacteur en chef des Nouvelles en 1986. Il a alors 26 ans. Gaston Flosse est président du gouvernement de la Polynésie française et secrétaire d’état pour le Pacifique Sud dans le gouvernement Chirac, issu de la première cohabitation.Il se fait rapidement connaître dans toute la Polynésie française par ses articles sans concession pour le pouvoir en place, articles qu’il signe des trois lettres JPK, nom de plume sous lequel il se fera connaître. Insensible aux pressions diverses, il reste fidèle à une éthique professionnelle basée sur la recherche de la vérité. Porté par un idéal qui ne le quittera jamais, il défend inlassablement le principe d’honnêteté et de moralité dans l’action politique. Considérant que pour un journaliste, se taire équivaut à être complice, ses articles peuvent être parfois extrêmement sévères. Il est aussi journaliste d’investigation et révèle des pratiques discutables en matière d’utilisation de fonds publics. Apprécié pour ses talents de journaliste, il devient progressivement la bête noire du Tahoera’a huiraatira’a et de son président Gaston Flosse./..
Il est licencié des Nouvelles en avril 1988, peu de temps après la parution d’un numéro spécial consacré à Gaston Flosse, qui sera immédiatement saisi sur décision de justice quelques heures après sa parution . Et pourtant, en dehors d’un éditorial dévastateur, qui, plus de 15 ans après, reste encore aujourd’hui d’une saisissante actualité, ce numéro spécial ne fait que reprendre différents articles parus dans la presse locale et nationale au cours des trois années précédentes./.. Lire l'intégralité de la biographie
Soutenez l'action de la famille et des amis de JPK pour que la vérité soit enfin faite sur sa disparition :
http://www.soutienjpk.org
18 Mai 2006
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
14:15 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.12.2006
(2) La disparition mystérieuse du journaliste polynésien Jean-Pascal Couraud le 16 décembre 1997 jamais élucidée ?
Suite : vidéo du reportage tf1: Tahiti en eaux troubles (2005), liens aricles relatant et ou concernant l'affaire
Jean-Pascal Couraud journaliste polynésien mystérieusement disparu le 16 décembre 1997 connu sous les initiales de JPK.
Disparition JPK partie 1
Disparition JPK partie 2
Liens presse : http://www.soutienjpk.org/presse.htm
Dernières infos du 4 mai 2006.
A tous nos amis membres et sympathisants du comité de soutien,
Près de 4 mois se sont écoulés sans qu’aucune nouvelle information ait été donnée sur l’enquête relative la disparition de Jean-Pascal Couraud car il est important en effet de veiller à ce que celle-ci se déroule avec toute la discrétion possible, d’autant plus qu’elle s’éxécute dans un climat de peur et dans un contexte politique et judiciaire très particulier.
Toutefois, suite à l’entrevue qui a eu lieu le 3 mai entre la famille de JPK et le juge d’instruction Madame Barruol, il nous a semblé utile et nécessaire de faire un point succinct de la situation du dossier, sans rien révéler du déroulement de cette enquête qui se poursuit actuellement.
En effet, diverses informations ont été données ces dernières semaines à la famille de JPK, de différentes sources indépendantes, qui ne laissent planer aucun doute sur la réalité de l’assassinat qui a été commis le 15 décembre 1997 au large de Papeete sur la personne de Jean-Pascal Couraud, par des salariés d’une structure administrative qui prendra la dénomination de G.I.P. (groupement d’intervention de la Polynésie) quelques mois plus tard. Ceci est désormais devenu pour nous une certitude. Mais notre difficulté aujourd’hui est d’obtenir de l’appareil judiciaire la mise à jour de la réalité de cet assassinat afin que leurs auteurs et leurs complices puissent être jugés et punis pour ces actes odieux et criminels.
Par ailleurs, nous avons été également témoin dans cette affaire, et ce depuis les toutes premières révélations de Vetea Guilloux en octobre 2004, des graves dysfonctionnements de l’institution judiciaire. Tout ceci a été à nouveau confirmé par des révélations faites spontanément à la famille de JPK au cours de ces dernières semaines par plusieurs sources fiables et indépendantes de l’enquête. Les personnes à l’origine de ces dysfonctionnements et ceux qui y participent sont désormais connus mais compte tenu du déroulement de l’enquête en cours, il apparaît qu’il n’est actuellement ni utile ni souhaitable de révéler ces différents éléments sur lesquels nous reviendrons certainement plus en détail le moment venu. Toutefois, la nature des entraves et des pressions exercées montre clairement que certaines personnes bien placées dans le milieu judiciaire sont disposées à utiliser tous les moyens possibles, y compris ceux contraires à la loi, pour empêcher l’enquête d’aboutir et de révéler les auteurs, leurs complices, ainsi que les vrais responsables de cet assassinat.
En savoir plus,
adhérer au comité de soutien http://www.soutienjpk.org
Contact: [email protected]
15 Mai 2006
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
13:15 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
(1) La disparition mystérieuse du journaliste polynésien Jean-Pascal Couraud le 16 décembre 1997 jamais élucidée ?
Le comité de soutien à JPK pour que la vérité soit faite communique.
Rappel de l'affaire :
Jean-Pascal Couraud est un ancien journaliste connu en Polynésie française sous le nom de JPK, rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti de 1986 à 1988, puis de 1991 à 1997, chargé de communication auprès de Boris Léontieff avec qui il menait un combat politique farouche contre le Tahoera’a huira’atiraa et son président Gaston Flosse. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, Jean-Pascal disparaît brutalement et définitivement de son domicile dans des conditions qui n’ont jamais pu être établies avec certitude, malgré l’enquête judiciaire et l’enquête de gendarmerie menées à l’époque.
Le 5 octobre 2004, Vetea Guilloux, salarié du groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), établissement placé sous la tutelle de la présidence du gouvernement de Polynésie française, déclare à un ministre du gouvernement de la Polynésie française :
1- avoir été lui-même en charge d’une filature et d’un espionnage en règle de Jean-Pascal Couraud dans la période précédant sa disparition intervenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, au sein d’une équipe placée sous la direction d’un ancien responsable de la DGSE nommément désigné ;
2- avoir participé au sein d’un commando de 5 personnes, dont deux de ses collègues nommément désignés, tous salariés du GIP (service placé sous l’autorité de la Présidence du gouvernement de la Polynésie française), à l’enlèvement de Jean-Pascal Couraud, mentionnant ensuite des faits de torture et, après en avoir reçu l’ordre par téléphone, des faits d’assassinat.
Lors de son interrogatoire par les gendarmes plus d’une semaine après, Vetea Guilloux a maintenu ces mêmes déclarations de torture et d’assassinat, mais a avoué seulement en avoir reçu le récit par ses deux collègues lors d’une soirée arrosée. Puis, il s’est rétracté au milieu de la deuxième nuit de garde à vue, épuisé et apeuré face à ses collègues qu’il venait de dénoncer. Sans même en avoir informé le juge chargé à l’époque de l’enquête sur cette disparition, le procureur de la république a fait procéder aussitôt au jugement de Vetea Guilloux en comparution immédiate, celui-ci étant assisté d’un avocat désigné deux heures avant l’audience. Le 14 octobre 2004, moins de 48 heures après son arrestation, Vetea Guilloux a été condamné pour dénonciation mensongère et calomnieuse à un an de prison dont neuf mois avec sursis.
Dés le lendemain de son jugement, Vetea Guilloux a réitéré ses déclarations initiales et a déclaré être revenu sur ses propos devant les gendarmes par peur et par fatigue. Il a donc maintenu l’ensemble de ses déclarations en audience d’appel du 4 novembre 2004.
Confrontée à la gravité de ces accusations, et constatant que malgré quelques incohérences, le scénario de l’assassinat décrit par Vetea Guilloux restait malgré tout une hypothèse plausible, la famille de Jean-pascal Couraud, constituée auprès d’un avocat, et appuyée par l’association Reporter sans frontières, a bien sûr sollicité le 3 novembre la réouverture de l’enquête pour faits nouveaux auprès du procureur de la république. Cette demande de ré ouverture pour charges nouvelles a pour l’heure toujours été rejetée.
Dans l’attente du jugement devant être rendu le 18 novembre, choqués par l’attitude du procureur de la république, la famille et les amis de Jean-Pascal Couraud qui souhaitaient se réunir et s’associer dans cette épreuve, ont créé le vendredi 12 novembre 2004 un comité de soutien dans le but d’obtenir la réouverture de l’enquête relative aux conditions de la disparition de JPK et d’obtenir la vérité sur les circonstances et les causes de cette disparition.
En effet, de l’aveu même du ministère public, il était alors devenu évident que la situation de crise politique que traversait la Polynésie française allait constituer un obstacle majeur à la recherche de la vérité. Selon le procureur général, enquêter sur un assassinat possible d’un opposant politique notoire par des employés du GIP, aurait immédiatement été interprété par l’opinion comme une confirmation de cet assassinat.
Parallèllement à l’action judiciaire qui devait se poursuivre, il était donc devenu essentiel de rappeler avec force aux institutions le devoir de justice et de vérité dû à chaque citoyen indépendamment de toute autre considération, surtout s’agissant de faits pouvant être criminels. L’existence d’un comité de soutien réunissant famille et amis a facilité la mobilisation des media et de l’opinion.
Cette réouverture de l’enquête devrait également permettre de reprendre le travail d’investigation visant à déterminer plus précisément le déroulement de la dernière soirée de Jean-Pascal Couraud à son domicile. En effet, l’enquête menée d’abord par la gendarmerie puis par le juge d’instruction n’avait jamais réussi à lever les doutes importants qui avaient toujours subsisté à ce sujet.
Dernières infos du 4 mai.
A tous nos amis membres et sympathisants du comité de soutien,
Près de 4 mois se sont écoulés sans qu’aucune nouvelle information ait été donnée sur l’enquête relative la disparition de Jean-Pascal Couraud car il est important en effet de veiller à ce que celle-ci se déroule avec toute la discrétion possible, d’autant plus qu’elle s’éxécute dans un climat de peur et dans un contexte politique et judiciaire très particulier.
Toutefois, suite à l’entrevue qui a eu lieu le 3 mai entre la famille de JPK et le juge d’instruction Madame Barruol, il nous a semblé utile et nécessaire de faire un point succinct de la situation du dossier, sans rien révéler du déroulement de cette enquête qui se poursuit actuellement.
En effet, diverses informations ont été données ces dernières semaines à la famille de JPK, de différentes sources indépendantes, qui ne laissent planer aucun doute sur la réalité de l’assassinat qui a été commis le 15 décembre 1997 au large de Papeete sur la personne de Jean-Pascal Couraud, par des salariés d’une structure administrative qui prendra la dénomination de G.I.P. (groupement d’intervention de la Polynésie) quelques mois plus tard. Ceci est désormais devenu pour nous une certitude. Mais notre difficulté aujourd’hui est d’obtenir de l’appareil judiciaire la mise à jour de la réalité de cet assassinat afin que leurs auteurs et leurs complices puissent être jugés et punis pour ces actes odieux et criminels.
Par ailleurs, nous avons été également témoin dans cette affaire, et ce depuis les toutes premières révélations de Vetea Guilloux en octobre 2004, des graves dysfonctionnements de l’institution judiciaire. Tout ceci a été à nouveau confirmé par des révélations faites spontanément à la famille de JPK au cours de ces dernières semaines par plusieurs sources fiables et indépendantes de l’enquête. Les personnes à l’origine de ces dysfonctionnements et ceux qui y participent sont désormais connus mais compte tenu du déroulement de l’enquête en cours, il apparaît qu’il n’est actuellement ni utile ni souhaitable de révéler ces différents éléments sur lesquels nous reviendrons certainement plus en détail le moment venu. Toutefois, la nature des entraves et des pressions exercées montre clairement que certaines personnes bien placées dans le milieu judiciaire sont disposées à utiliser tous les moyens possibles, y compris ceux contraires à la loi, pour empêcher l’enquête d’aboutir et de révéler les auteurs, leurs complices, ainsi que les vrais responsables de cet assassinat.
En savoir plus,
adhérer au comité de soutien http://www.soutienjpk.org
Contact: [email protected]
12 Mai 2006
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
12:15 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
09.12.2006
Affaire JPK (3) : le juge d'instruction demande le "dépaysement" du dossier
(Tahitipresse) - "Eu égard à ces déclarations qui ne peuvent que nuire à la sérénité des investigations en cours..." (le juge d'instruction) "a sollicité par une ordonnance du 10 novembre 2006, son dessaisissement de cette affaire et son renvoi devant une autre juridiction". C'est ce que révèle un communiqué du procureur de la République de Papeete.
Dans ce communiqué adressé à La Dépêche de Tahiti, le procureur Jean Bianconi semble expliquer ce dessaisissement par des "déclarations publiques, préjugeant de la culpabilité des personnes mises en causes (qui) contreviennent au principe de la présomption d'innocence"... et qui "mettent aussi gravement en cause le travail des enquêteurs et l'impartialité du juge d'instruction, effectivement en charge de ce dossier depuis début septembre 2006".
Une affaire vraiment sérieuse
Mais, comme l'indique la date de l'ordonnance - 10 novembre - par laquelle M. Stelmach, juge d'instruction qui conduisait l'enquête sur la disparition de Jean-Pascal Couraud, a demandé en être déchargé, celle-ci remonte à près d'un mois. Elle n'est donc pas consécutive aux propos tenus par les responsables du "comité de soutien pour recherche de la vérité sur la disparition de JPK", lors de leur assemblée générale de mercredi dernier ou lors de leur conférence de presse de ce jeudi (voir notre article précédent).
Cette demande de dessaisissement de l'affaire a donc une autre motivation que les dernières déclarations des membres du comité JPK. Le fait que le juge ait aussi sollicité son "renvoi devant une autre juridiction dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice", peut aussi laisser à penser que cette affaire devient vraiment sérieuse, voire trop lourde à gérer localement.
Car, bien sûr, on ne saurait imaginer qu'il s'agit au contraire d'une manoeuvre pour "enterrer" le dossier.
Un même but: faire toute la lumière
Du côté de la famille et des amis de JPK, on ne souhaitait pas le dépaysement de cette affaire, mais on n'y voit pas que des inconvénients. En effet, l'autre juridiction qui reprendra l'enquête aura vraisemblablement des moyens, un "recul"...et une discrétion que les enquêteurs en poste à Tahiti n'ont peut-être pas.
En tout cas, cette décision est de nature à diminuer les tensions entre le comité JPK, de plus en plus impatient de connaître la vérité sur la disparition de Jean-Pascal Couraud au fur et à mesure que de nouveaux témoignages lui parviennent, et les autorités de justice de Tahiti qui sont soucieuses de travailler dans la sérénité. D'autant que les uns comme les autres ne peuvent qu'avoir le même but: faire toute la lumière sur cette affaire ténébreuse et douloureuse pour la famille de notre confrère disparu.
LB
Publié dans le dossier : 04 Affaire Jean-Pascal Couraud
RAG 34.
Lolo34
LB
09:45 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Affaire JPK, 04 Affaire Jean-Pascal Couraud, RAG 34
08.12.2006
Affaire JPK (2) : le "comité" regrette l'inertie de la Justice face à "quatre nouveaux témoins"
Justice : 07/12/2006 à 18:42
Affaire JPK: le "comité" regrette l'inertie de la Justice face à "quatre nouveaux témoins"
(Tahitipresse) - Quatre nouveaux témoignages, "qui se recoupent", tendent à confirmer que le journaliste Jean-Pascal Couraud (qui signait JPK) a bien été enlevé et séquestré dans les locaux de la flottille administrative. C'est ce qu'affirme le "comité JPK", qui s'étonne que les enquêteurs ne prennent pas en compte ces éléments nouveaux.
"Nous avons indiqué un nouveau témoin à la Justice le 12 octobre, nous sommes le 7 décembre, il n'a toujours pas été entendu", a notamment déclaré Philippe Couraud lors de la conférence de presse tenue jeudi matin. Le frère aîné de Jean-Pascal n'hésite pas à exposer ses doutes et ses attentes à l'égard de la Justice, comme il l'avait fait la veille au soir lors de l'assemblée générale du " Comité de soutien pour recherche de la vérité sur la disparition de JPK".
Philipe Couraud explique ainsi cette alerte à l'opinion publique: "Il ne nous est pas possible d'attendre les conclusions du juge d'instruction qui à l'évidence tarde à auditionner certains témoins, sans nous donner aucune information sur sa perception réelle du dossier".
Absence, absence, absence...
Puis le président du Comité JPK apporte des éléments précis pour étayer ses "critiques" sur la conduite de l'enquête menée par le juge d'instruction en charge de ce dossier.
- L'absence d'enquête sérieuse sur l'existence de biens immobiliers construits sur l'île de Rurutu ces dernières années appartenant à la proche famille des deux ex-GIP, soupçonnés d'avoir fait partie de l'équipe ayant assassiné JPK; les fonds et matériaux utilisés pour la construction auraient été fournis par le GIP;
- L'absence d'audition de plusieurs témoins à même d'apporter des éléments fiables sur diverses révélations faites par certains membres de l'ex-GIP, relatives à l'assassinat de JPK, malgré les demandes de la partie civile;
- L'absence d'enquête sérieuse sur les propos tenus par un témoin, ex salarié ayant travaillé à la flottille administrative, qui - après s'être confié longuement à Olivier Couraud - a déclaré au juge qu'il avait inventé toute l'histoire racontée ..."
"Les interrogatoires aboutissent à les faire se rétracter"
À propos de ce témoin qui a expliqué longuement à son frère Olivier avoir été témoin de l'enlèvement, de la séquestration et de l'interrogatoire de JPK puis avoir entendu des témoignages précis sur la mort du journaliste en mer, Philippe Couraud a précisé que celui-ci a finalement été entendu par le juge d'instruction menant l'enquête, mais qu'il aurait alors déclaré avoir "tout inventé", demandant de plus à témoigner en tahitien alors qu'il parle parfaitement français... Et ce après avoir reçu la visite "de responsables d'un parti politique important de la place".
D'où ce commentaire ironique mais amer de Ph. Couraud: "Dans les séries télévisées, on assiste à des interrogatoires musclés pour faire avouer des gens. Ici, c'est le contraire, les interrogatoires aboutissent à les faire se rétracter" (allusion à un autre témoin, Veta Guilloux, qui avait été condamné très rapidement au moment des élections de 2004 après avoir accusé des ex collègues de l'assassinat de JPK puis s'être rétracté... pour finalement reconfirmer ses premières déclarations).
"...compléter le dossier sur plusieurs points qui méritaient de l'être"
Le Comité JPK estime avoir d'autant plus de raisons de s'interroger sur l'absence d'interrogatoire de témoins nouveaux qu'il a indiqué au juge d'instruction, qu'il constate par ailleurs "depuis deux ans, une enquête de gendarmerie dont le principal objet semble être d'occuper deux gendarmes à temps plein, sans jamais avoir voulu véritablement aborder les points déterminants du dossier."
Ainsi, de longues et infructueuses recherches auraient été entreprises pour retrouver une hypothétique voyante qui aurait recueilli des propos de JPK avant sa disparition.
"Nous ne voulons en aucun cas nous substituer à la Justice", précise Philipe Couraud. Simplement, celui-ci "regrette que certaines investigations n'aient pas été conduites, afin de compléter le dossier sur plusieurs points qui méritaient de l'être".
Quatre nouveaux témoignages "spontanés"
Et pour étayer sa conviction que de nouvelles investigations sont nécessaires et peuvent donner des résultats, le comité JPK a remis à la presse un document faisant état de "quatre nouveaux témoignages effectués spontanément auprès de la famille de JPK", recueillis entre juillet et octobre 2006.
- un ex membre du Groupement d'intervention de la Polynésie (GIP) ayant recueilli des propos semblables à ceux rapportés par Vetea Guilloux (condamné en 2004), mais "bien avant", tenus par un GIP décédé depuis.
- un ancien voisin de JPK, qui a assisté à son enlèvement devant le domicile de Boris Léontieff, puis espionné par une fenêtre des locaux de la flottille administrative une partie de l'interrogatoire "dirigé par le 'sate' (chauve) à lunettes de soleil". Et qui aurait ensuite recueilli le récit de l'assassinat de JPK (suit un long et très détaillé récit de l'enquête menée par Philippe et Olivier Couraud et de la manière dont ce témoin fut l'objet de pressions par des "gros bras et "une personnalité politique très connue"). C'est ce témoin qui a fini par se rétracter en affirmant avoir tout inventé.
- un nouveau cadre du GIP qui a assisté à une altercation entre un des hommes qui avait été accusé d'avoir participé à la noyade de JPK et un autre membre du GIP, lequel a accusé le premier de mentir lorsqu'il affirme n'être "pour rien dans la disparition du journaliste popa'a". C'est ce témoin qui a été indiqué au juge d'instruction le 12 octobre et n'a toujours pas été entendu.
- Une dame citant les déclarations d'un employé du GIP, selon lequel les ex-GIP licenciés impliqués dans l'assassinat de JPK n'étant plus rémunérés par l'administration, obtiendraient que certaines personnes continuent actuellement à leur verser des sommes d'argent en guise de salaires, faute de quoi ils raconteraient tous les détails de l'assassinat de JPK.
"...que ça avance, c'est tout"
À ces témoignages non recueillis, Léon Céran-Jérusalémy ajoutera le sien. L'ancien conseiller territorial aujourd'hui retiré de la politique, rappela une plainte déposée contre lui par l'ancien gouvernement, pour avoir comparé Tahiti à Haïti en évoquant le GIP, mais curieusement retirée car "elle aurait pu conduire à une enquête gênante sur le GIP".
Philipe Couraud devait aussi évoquer,d'autres possibilités d'enquêtes et de témoignages à recueillir. Et malgré la tonalité quelque peu désabusée de ses déclarations, il a donné une indication sur la détermination du comité à poursuivre son travail en indiquant que si la Justice restait inerte sur ce dossier il envisageait de poursuivre lui-même cette enquête "par des moyens légaux". Avant de conclure: "Nous ne souhaitons pas être sur le devant de la scène, nous voulons que ça avance, c'est tout".
Lire la note précédente : 4 nouveaux témoignages
Publié dans le dossier : 04 Affaire Jean-Pascal Couraud
RAG 34. Les lolo's 34.
11:50 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Affaire JPK, Jean-Pascal Couraud, RAG 34
Affaire de la disparition mystérieuse de JPK : 4 nouveaux témoignages
Quatre nouveaux témoignages dans l’affaire de la mystérieuse disparition du journaliste polynésien Jean-Pasal Couraud.
(juillet – octobre 2006)
Situation au 27 novembre 2006
1er témoignage
En juillet 2006, M.T., ex-GIP licencié, déjà rencontré une première fois en avril, donne des informations à la famille relatives aux déclarations de collègues l’ayant conduit à conclure à la réalité de l’assassinat de JPK, qu’il connaissait personnellement depuis la fin des années 80. Les propos qu’il mentionne ont été tenus bien avant les déclarations de Vetea Guilloux, par une des personnes soupçonnées d’avoir elle même participé à l’assassinat de JP. Cette personne est décédée dans le naufrage du bateau du GIP au large de Rimatara.
Par ailleurs M.T. raconte aussi qu’un membre de l’entourage proche de J.P.K. donnait des informations au GIP sur ses déplacements et ses activités.
M.T. est réticent lorsqu’il lui est demandé de s’exprimer auprès du juge ou des gendarmes par peur de représailles venant du GIP.
Une demande d’audition de ce témoin est effectuée auprès du juge lors de l’audition de Philippe Couraud le 5 octobre 2006. A ce jour, M.T. n’a toujours pas été entendu.
2ème témoignage
Dimanche 1er octobre 2006 - 19 h :
Exceptionnellement, Olivier Couraud se rend à son bureau pour affaires personnelles, le gardien, H.T., se trouvait à l’étage, tout prés. Il vient à sa rencontre et lui parle de JPK. Il l’aimait bien, sa femme avait été la nounou de son fils Vaimeho lorsque la famille habitait encore à la Pointe des pêcheurs, et Jean-Pascal lui venait souvent en aide (années 1993 – 1994). Olivier l’écoute puis, librement, H.T. commence à se confier.
Il dit avoir assisté à l’enlèvement de JPK vers les 15h30 - 16 heures mais ne plus se souvenir de la date exacte. Il se trouvait à ce moment là sur les lieux (Taunoa). Il circulait avec un collègue dans une voiture et suivait de loin le fourgon qui a enlevé Jean-Pascal. Ce fut un enlèvement musclé : homme et dossiers embarqués de force.
Puis menés à la flottille administrative à Motu Uta. Son collègue et lui les suivent en voiture discrètement. Arrivé sur place, JPK subit un interrogatoire dans le bâtiment de la flottille, à l’étage, interrogatoire dirigé par Rere Puputauki, « le sate (chauve) à lunettes de soleil », en personne, plus 4 autres hommes. H.T. et son collègue, également témoin, montent par une échelle derrière le bâtiment et observent la scène……
Olivier lui demande si Tino Mara était là, il dit que non. Il lui demande aussi - et Tutu Manate ?, H.T. répond, - oui il y avait un « Manate ».
L’interrogatoire de JPK dure assez longtemps, peut-être 1 heure et demi.
Les dossiers de JPK sont alors emmenés dans une chaloupe de la flottille au quai adjacent. Puis JPK se rend également à la chaloupe. S’ensuivent là encore des discussions. Rere fait des grands gestes. JPK répond aussi par des grands gestes signifiant son ras le bol. A ce moment là les 2 témoins de la scène sont démasqués sur le toit du bâtiment. Ils sont tabassés et virés (ou sens propre et figuré). La suite H.T. ne l’a pas vue mais on la lui a racontée et il la raconte.
Dans la nuit, JPK est emmené de force sur un navire en partance puis balancé en pleine mer entre Tahiti et Moorea, 4 parpaings de 15 attachés aux pieds. « C’est le chef mécanicien du bateau qui a vu et qui lui a raconté ». Il dit son nom. Il dit aussi qu’il y a d’autres témoins qui on tout vu et qui peuvent parler, une dizaine environ.
Il dit avoir porté plainte, chez les mutoi (police municipale) mais ceux ci ne l’ont pas cru.
Selon cette version des faits, l’enlèvement tel qu’il est raconté est possible car il se serait produit dans une tranche horaire durant laquelle un trou existait dans l’emploi du temps de JPK tel qu’il avait pu être reconstitué (départ de la mairie d’Arue vers 15h30, arrivée au centre commercial Tamanu vers 17h30). Toutefois, un tel scénario suppose que JPK serait reparti librement de la flotille (certainement reconduit à sa voiture) et aurait ensuite regagné son domicile. Il aurait alors été à nouveau enlevé quelques heures après dans la soirée avant d’être reconduit à la flotille, puis assassiné. Ce scénario est tout à fait plausible avec ce que l’on sait de la soirée de JPK.
H.T. dit avoir eu la visite de quelques membres de l’ex- GIP il y a 3 mois environ pour le questionner et l’intimider
C’est à cette époque que le comité de soutien avait indiqué dans un communiqué sa certitude sur l’assassinat, suite à des révélations faites par d’ex-GIP ; or les responsables du GIP savaient apparemment que H.T. était au courant de certaines choses à ce sujet ; il est donc plausible qu’effrayés par les déclarations du comité, les ex-GIP aient pensé que H.T. était la personne qui avait parlé à la famille de JPK.
Il dit également avoir reçu d’un avocat de Papeete dont il cite le nom, une convocation en « recommandé » et s’y être rendu. On lui a demandé de dire ce qu’il savait, ce qu’il a fait, puis on lui a dit que on ne le croyait pas.
Lundi 2 octobre 2006 – 19 heures
Olivier Couraud retourne sur place pour en savoir plus. Il tourne dans le centre et H.T. l’interpelle dans un endroit discret, il est inquiet, nerveux. Il dit avoir eu la visite d’un cadre éminent du Tahoera’a dont il donne le nom, vers 18h-18h30, sur son lieu de travail, et dans la journée, de quelques ex-Gip chez lui pour le questionner.
Olivier demande à H.T.ce qu’il faisait à Taunoa le soir de l’enlèvement et celui ci répond qu’il travaillait à ce moment là pour la cellule d’espionnage de la Flottille Administrative.
Lui et son collègue ont entendu à la radio (leur radio) un ordre qui ne leur était pas adressé : « rendez-vous à Fariipiti et enlevez le conducteur de la suzuki grise immatriculée …. » H.T. connaissait parfaitement la voiture de JPK et veut savoir ce qui se passe « J’aimais bien Pascal, il était gentil avec moi » comme pour justifier sa curiosité.
Olivier demande s’il est d’accord pour témoigner, il répond oui. Ils prennent rendez-vous pour le mercredi 4 octobre 2006 à 19h à la poste de Tamanu car il ne travaille pas le mercredi.
Mardi 3 octobre 2006
12h00
Olivier voit son frère Philippe au Manava, ils mangent et discutent. Ils aperçoivent James Lau, leur avocat dans l’affaire, marchant sur le trottoir. Philippe va le voir et lui raconte l’histoire.
Ils prévoient à ce moment là de faire protéger H.T. par des moyens privés.
Philippe demande à un proche de leur donner un coup de main pour effectuer cette protection.
18h00
Olivier se rend au centre Tamanu et aperçoit H.T. très fébrile, ayant la chair de poule. Il lui dit qu’un gros 4X4 avec vitres fumées et plusieurs gros bras à l’intérieur sont venus chez lui. Il a très peur maintenant. Il dit que c’est une voiture du genre de celle que possède une personnalité politique très connue, dont il cite le nom. Il dit que plusieurs personnes du Tahoera sont passées le voir dans la journée mais il ne sait pas dire qui. Il dit n’avoir pas pu dormir. Olivier lui demande de se calmer, qu’on va faire assurer sa sécurité dés ce soir.
20h30
Olivier et Fred, son beau-frère qui l’accompagne ce soir là, rencontrent la personne ayant accepté d’apporter son aide pour la protection de H.T., et Olivier lui fait un bref résumé de l’histoire. Ils se rendent au centre Tamanu et Olivier cherche H.T. qui semble se cacher. Il sort de l’ombre, il a peur. Il parle en tahitien, il oublie qu’Olivier ne le comprend pas. Olivier lui demande de venir pour lui présenter la personne qui l’accompagne. Il hésite puis le suit. S’ensuit une discussion d’1/4 h en tahitien. Notre ami le questionne, HT. se méfie mais parle. Il ne veut plus témoigner seul. Il a donné deux noms. Il veut la présence de 2 autres témoins qui pourront témoigner de la 2ème partie de l’histoire de JPK, la fin à laquelle il n’a pas assistée. »
Olivier part à la recherche de H.T. qui ne se montre plus car la présence et les propos tenus par notre ami l’ont semble-t-il effrayés. Fred le retrouve dans le bureau des vigiles. H.T. lui dit de ne jamais venir là, il se méfie de certains de ses collègues. Olivier va à sa rencontre et H.T. lui dit qu’il ne veut avoir à faire à personne d’autre qu’Olivier. Olivier s’y engage.
H.T. confirme qu’il acceptera de témoigner s’il n’est pas le seul.
Olivier lui demande un éclaircissement qu’il donne : un troisième témoin était sur le toit avec eux. Il est descendu en premier et s’est dirigé vers la chaloupe. C’est à ce moment là que les 2 autres restés sur le toit ont été surpris.
H.T. et Olivier se donnent finalement rendez-vous à 10h le lendemain sur la plage du Tahiti Village. Pas plus tôt car H.T. veut absolument se rendre d’abord à Carrefour pour acheter des jouets pour ses enfants.
22h50
Olivier et Fred décident de quitter les lieux. Ils avertissent H.T. qui leur dit :« C’est pas grave mon collègue vient d’arriver, ça va aller avec lui »
Il est beaucoup plus détendu, il plaisante, pour extérioriser.
Mercredi matin 4 octobre 2006 :
H.T. ne se rendra donc à aucun des deux rendez-vous qu’il a fixés à Olivier, ni celui du matin à 10 heures, ni celui du soir 19 heures, qui avait été antérieurement décidé entre eux.
Jeudi 5 octobre 2006
Olivier Couraud est entendu par le juge Stelmbach à qui il fait part des déclarations reçues de H.T. au cours des derniers jours, et mentionne les fortes pressions dont H.T. dit être l’objet pour le dissuader de parler.
H.T. est entendu l’après-midi même par le juge. Il reconnaît les déclarations faites à Olivier C. mais dit maintenant avoir inventé toute cette histoire, s’étant inspiré des articles de journaux.
8 novembre 2006 : Confrontation devant le juge d’instruction entre Olivier Couraud et H.T.
Le témoin dit, comme lors d’une première audition chez le juge, avoir inventé toute l’histoire racontée à Olivier Couraud, sur la base d’éléments publiés par le journaux. Il dit ne jamais avoir travaillé au GIP. Pourtant, divers proches du témoin ont confirmé à la famille (aucun doute possible selon eux) qu’ H.T. avait effectivement travaillé à l’époque pour ce que les gens désignent encore aujourd’hui sous l’appellation GIP.
Par ailleurs, il ne peut échapper à Olivier et à tous ceux qui connaissent le dossier qu’il a fourni de son plein gré des détails précis jamais mentionnés dans la presse (mais confirmés par d’autres témoignages), et que le déroulement des évènements tels qu’il les raconte, ainsi que les heures indiquées sont cohérents.
Le juge pose des questions orientées. Avec le témoin il ne va pas au fond des choses, et permet à celui ci de ne pas répondre aux questions de Maître Lau qui demande des explications. Olivier quant à lui n’est pas autorisé à adresser la parole ni au témoin ni au juge. Le témoin simule la surdité, infirmité particulièrement incompatible avec la profession qu’il exerce actuellement. Le juge fait également mine de croire le témoin lorsque celui ci prétend ne pas parler le français, et toute la confrontation se déroule avec un interprète.
Le juge relève bien sûr que le témoin ne travaillait pas au GIP. Affirmation évidente puisque le GIP n’existait pas à l’époque des faits. Les agents qui travaillaient alors dans ces équipes étaient soit des agents de la flotille administrative, soit des agents du SEP, société de gestion de déchets, à laquelle appartenait Vetea Guilloux en fin d’année 97, lors de la disparition de JPK.
A l’issue de cette confrontation, Olivier constate que le juge a constamment cherché à le prendre en défaut. Notre impression est que le juge se positionne contre la famille et instruit à décharge uniquement, semblant ne vouloir attacher aucune importance aux propos que H.T. reconnaît avoir tenu spontanément auprès d’Olivier Couraud.
Troisième témoignage
11 octobre 2006
Philippe Couraud rencontre pour la première fois un des nouveaux responsables de la flotille administrative (structure dans laquelle travaillent bon nombre d’ex GIP), nommé en février 2006. Il raconte comment, les premiers jours de son entrée en fonction, il avait été invité à prendre un verre un vendredi en fin d’après-midi par l’équipe de Rere Puputauki, ex chef des GIP. Au bout de la 2ème ou 3ème bière, Tutu Manate déclare de sa propre initiative qu’il n’ est pour rien dans la disparition du journaliste « popaa » (blanc), en parlant de JPK. Il est immédiatement repris par un de ses collègues qui le traite de menteur et fait allusion aux détails mêmes de la scène de l’assassinat à laquelle Tutu Manate aurait participé. La remarque jette un profond malaise dans toute l’assistance pendant un très long moment. Yannick Boosie, adjoint de Rere Puputauki est présent.
La scène rend très perplexe ce cadre de la flotille. Quelques jours après, Tutu Manate profère des menaces très précises à l’encontre de James Salmon, le ministre de l’équipement, indiquant qu’ils étaient capables d’avoir recours à la violence, y compris contre ses proches.
Ce nouveau témoin, cadre de la flotille administrative, considère aujourd’hui sur la base de tous ces éléments, propos tenus, attitudes, que ces hommes ont très certainement commis un assassinat sur la personne de JPK. Il nous indique être tout à fait disposé à faire part de ces éléments au juge d’instruction.
Dés le lendemain (courrier en date du 12 octobre 2006), il est demandé au juge de procéder à l’audition de ce nouveau témoin. Celui-ci n’a toujours pas été entendu par le juge.
Quatrième témoignage
27 octobre 2006 – 9h00
Mme T. demande à voir Philippe Couraud. Elle connaissait JPK et souhaite raconter ce qui se dit actuellement au sein de la flotille administrative, selon les déclarations d’un employé. Les ex-GIP licenciés impliqués dans l’assassinat de JPK n’étant plus rémunérés par l’administration, certaines personnes dont elle cite le nom continuent actuellement à leur verser des sommes d’argent en guise de salaires, car dés lors qu’ils ne seraient plus payés, ils raconteraient tous les détails de l’assassinat de JPK.
Auditions liées aux accusations du Comité de soutien relatives aux dysfonctionnement de la justice
Les accusations portées par le Comité de soutien ont visiblement fortement déplu et Philippe Couraud était à nouveau entendu le 9 novembre 2006 à ce propos, en présence d’un magistrat soupçonné d’avoir pu donner quelques informations à la famille de JPK à ce sujet.
Ce magistrat a refusé de répondre aux questions du juge et a contesté sa compétence pour l’interroger sur des propos qu’il aurait tenus concernant les dysfonctionnements de la justice, s’appuyant sur le fait que l’audition s’effectuait dans le cadre de l’instruction d’une plainte pour assassinat et complicité.
Par ailleurs, il a été indiqué au juge que s’il y avait lieu d’enquêter sur les dysfonctionnements de la justice dans cette affaire, il faudrait alors entendre également le vice-procureur qui, s’étant exprimé publiquement pour défendre le parquet au nom d’un syndicat de magistrats, a reconnu que l’affaire avait été mal gérée au moment des révélations faites par Vetea Guilloux en octobre 2004. De même, les magistrats qui se sont publiquement désolidarisés des déclarations du vice-procureur visant à défendre le parquet devraient aussi être entendus.
Par ailleurs, le juge a tenté d’entendre notre avocat James LAU comme témoin, sur la base de sa présence à nos côtés lors d’un de nos entretiens avec le magistrat mis en cause. Cette demande pour le moins surprenante a été catégoriquement refusée par notre avocat qui s’est appuyé sur le respect du secret professionnel pour exclure fermement toute intervention en tant que témoin.
Comité de soutien à JPK
Contact : [email protected]
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A propos du GIP dite "la cellule d'espionnage" : Télécharger le rapport de la Chambre Territoriale des Comptes (pdf)
RAG 34. Lolo34
08:25 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Affaire JPK, Jean-Pascal Couraud, 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD, RAG 34
25.11.2006
Disparition mystérieuse du Journaliste JPK : les dernières infos du comité de soutien.
RAG 34, solidaire du comité de soutien à JPK pour que la vérité soit faite sur sa disparition publie avec retard (la campagne des primaires PS ayant absorbé tout notre temps et notre énergie et enfin achevée depuis le 17 novembre dernier), les dernières infos concernant l'enquête toujours en cours.
disparition de JPK infos du 28 oct et du 2 octobre 2006
A propos du GIP dite "la cellule d'espionnage" : Télécharger le rapport de la Chambre Territoriale des Comptes (pdf)
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Info et commentaires à la date du 28 octobre 2006
A tous nos amis membres et sympathisants du comité de soutien,
De nouvelles déclarations faites au juge d’instruction
Les deux frères de JPK, Philippe et Olivier Couraud, ont tous deux été entendus séparément le 5 octobre 2006 par le doyen des juges d’instruction du tribunal de Papeete, Monsieur Stelmbach. Dans un premier temps, des précisions et explications, ont été fournies quant à l’origine des déclarations du comité de soutien sur le fait que certains magistrats du parquet de Papeete étaient intervenus sciemment afin de perturber le bon déroulement de l’enquête.
Mais cet entretien a surtout été l’occasion de faire part des nouvelles déclarations reçues par la famille faisant état de manière plus précise et circonstanciée des faits déjà mentionnés par Vetea Guilloux, et citant l’identité de personnes qui auraient été des témoins directs de l’enlèvement de JPK et de son assassinat. La personne à l’origine de ces déclarations nous a indiqué par ailleurs les fortes pressions qu’elle avait subies dans le but de la dissuader de parler. Effectivement, si les propos qui nous sont tenus ne sont pas confirmés auprès de la justice, ceci constituera une difficulté certaine pour la progression de l’enquête.
L’enquête entre dans une nouvelle phase
Néanmoins, nous sommes incontestablement entrés depuis trois semaines environ dans une phase nouvelle avec la multiplication de divers témoignages allant tous dans le sens de la confirmation de l'assassinat de JPK. Il apparaît que la réalité de cet assassinat était connue de plusieurs personnes qui, par peur de représailles, étaient restées longtemps silencieuses. A l'évidence, les langues se délient aujourd'hui et nous nous attendons à d’autres déclarations au cours des prochaines semaines. Ceci ne fait que confirmer les certitudes que nous avions exprimées dans nos deux derniers communiqués des 4 mai et 2 octobre dernier.
Le suivi du fonctionnement de l'institution judiciaire
L’avancée de l’enquête et les conditions dans lesquelles elle est conduite face à ces témoignages que nous relatons au doyen des juges d'instruction du tribunal de Papeete au fur et à mesure qu'ils nous parviennent sont plus que jamais des préoccupations essentielles, d’autant plus que tous les observateurs ne cessent de nous dire que les retombées politiques de l’enquête seraient trop importantes pour que celle-ci aboutisse.
Néanmoins, avec vous tous, fort nombreux qui nous soutenez et nous encouragez à poursuivre notre action, nous voulons croire que nous pouvons encore aujourd’hui garder l’espoir que la justice aura la volonté et le courage de se donner les moyens appropriés pour faire aboutir cette enquête, alors même que les principaux auteurs de cet assassinat et leur meneur au moment des faits sont aujourd’hui identifiés avec de plus en plus de certitude.
Info et commentaires à la date du 2 octobre 2006
A tous nos amis membres et sympathisants du comité de soutien,
Notre dernier communiqué remonte à cinq mois environ. Nous y indiquions notre certitude quant à l’assassinat commis sur la personne de Jean-Pascal COURAUD, alias JPK, en décembre 1997 par des personnes salariées d’une structure administrative, très certainement à l’occasion d’un interrogatoire version commando, qui aurait mal tourné. Cette structure deviendra le GIP, groupement d’intervention de la Polynésie, quelques mois après.
Notre volonté de garder une certaine neutralité, Comité de soutien pour recherche de la vérité sur la nous avait décidé à ne pas vous signaler et à s’abstenir de commenter les évènements intervenus de mai à septembre 2006 concernant la reprise en main progressive de l’ex- GIP par le Ministère de l’équipement, son ministère de tutelle. Les faits nous ont semblé par ailleurs tout à fait significatifs en eux-mêmes (blocages du port, grèves illégales, occupations de locaux, agressions physiques, …). Nous notons aujourd’hui simplement qu’un petit groupe d’agents ont été licenciés pour fautes lourdes, et que les blocages et occupations des locaux administratifs ont cessé depuis une dizaine de jours, après plusieurs mois d’occupation. De l’avis de nombreux observateurs, ce retour à la normale ne pourra que faciliter la recherche de la vérité auprès des protagonistes supposés de l’affaire JPK. Par ailleurs, toutes les personnes impliquées par Vetea Guilloux figureraient parmi les agents licenciés.
Dans quelques jours, le 5 octobre, un nouveau rendez-vous avec le juge d’instruction Steimbach a été fixé à la partie civile. Il semblerait que le juge souhaite surtout entendre directement la partie civile suite à nos précédentes déclarations relatives aux dysfonctionnements de l’appareil judiciaire. Ces accusations s’appuient sur des éléments précis et incontestables qui ont déjà été ouvertement révélés lors de notre dernier entretien du mois de mai 2006 avec la juge Barruol qui n’avait pas jugé utile d’acter ces déclarations par un procès-verbal d’audition. Pourtant, trois membres du bureau du comité de soutien ont été ensuite entendus par la gendarmerie dans le courant du mois d’août 2006 simplement pour connaître l’origine de ces accusations qui mettent en cause l’objectivité et le rôle du parquet de Papeete dans ce dossier.
Aussi, nous nous permettons d’attirer l’attention de nos amis et sympathisants sur un article du Canard enchaîné du 27 septembre 2006 intitulé «Le procureur de Tahiti adore Chirac », épinglant le comportement du même procureur de la république, Jean Bianconi. Celui-ci, en octobre 2004, avait traité les révélations de Vetea Guilloux au mépris des règles de droit les plus élémentaires (voir nos précédents communiqués de la fin d’année 2004 sur le site du comité de soutien).
Mais au delà de dysfonctionnements, nous demanderons également l’audition de diverses personnes disposant d’informations extrêmement utiles pour l’enquête. Nous espérons enfin, plus d’un an et demi après notre deuxième dépôt de plainte, que le juge chargé de l’affaire aura enfin pris véritablement connaissance de l’ensemble des éléments du dossier afin d’être à même de mener une discussion constructive avec la partie civile, ce qui n’a malheureusement jamais été le cas jusqu’à présent. Un nouveau communiqué vous sera transmis ces prochains jours à l’issue de ce nouvel entretien avec le juge d’instruction.
Comité de soutien à JPK
Contact : [email protected]
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A propos du GIP dite "la cellule d'espionnage" télécharger le rapport de la Chambre Territoriale des Comptes concernant ses activités.
RAG 34. Lolo34
16:50 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JPK, Jean-Pascal COURAUD, RAG34
10.10.2006
Les obsèques d'Anna Politkovskaïa, journaliste anti Poutine assasinée samedi, auront lieu aujourd'hui à Moscou
Anna Politkovskaïa Reuters.
Ses milliers d'articles et interviews dénonçaient les crimes commis en Tchétchénie, la corruption du pouvoir et les mensonges du régime • Le parquet russe a ouvert une enquête •
Par Lorraine MILLOT
LIBERATION.FR : Dimanche 8 octobre 2006 - 10:50
Moscou, de notre correspondante
http://www.liberation.fr/actualite/monde/209255.FR.php
Du même auteur :
Anna Politkovskaia, la vérité assassinée
Connue pour ses reportages sur la Tchétchénie, la journaliste russe a été tuée samedi. Elle s'apprêtait à publier des articles sur la torture.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/209396.FR.php
Hommage en Russie à la journaliste tuée. REUTERS.
RAG 34. Lolo34
11:15 Publié dans 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Anna Politkovskaïa, Tchéchénie, Poutine, Liberté de la Presse, reporters sans frontières



