06.04.2008
«Les inégalités salariales explosent, et on devrait rester silencieux?»
A la veille de l'euromanifestation des précaires et des salariés en Slovénie, John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, dénonce la flexibilité à tout crin et demande une hausse générale des salaires.
Propos recueillis par Christian Losson
LIBERATION.FR : vendredi 4 avril 2008
Des salariés et des précaires de toute l'Europe manifesteront demain à Ljubljana, en Slovénie, à l'appel de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui regroupe toutes les grandes centrales européennes. Près de 40.000 personnes sont attendues pour dénoncer "la modération salariale comme seule variable d'ajustement". Rencontre avec John Monks, secrétaire général de la CES.
L’euromanifestation sonne-t-elle pour vous comme un appel au réveil syndical?
C’est déjà un appel aux ministres des Finances qui se réunissent la veille en Slovénie, un appel à faire entendre clairement et fortement notre voix sur des enjeux majeurs. A commencer par l’effondrement du pouvoir d’achat des travailleurs qui coincide avec l’explosion des profits des actionnaires et des grands patrons. Les inégalités salariales explosent, et l’on devrait rester silencieux? Il est intolérable, scandaleux, de voir que la part des salaires a fondu de plus de 3% dans les revenus nationaux en douze ans. Ils sont passés de 60% en 1995 à 57% en 2007.
Est-il plus difficile de faire entendre ce genre de revendications à l’heure où retentissent les sirènes de la rigueur?
Non, parce que cette tendance n’est pas liée aux conséquences de la crise des subprimes. Elle est lourde et continuelle depuis le début du millénaire; dans tous les pays européens, on assiste à un moins disant social: la montée des contrats précaires, des emplois à temps partiels, la révision du code du travail, le recul de l’âge de la retraite. Les trois quarts des nouveaux emplois en France sont sur des bases de contrats à durée déterminée. Et 6 millions d’Allemands sont payés à des salaires aux deux tiers plus bas que les salaires moyens. Les mauvais emplois succèdent aux bons jobs, cette tendance est endémique. La réalité, c’est que les employeurs ont fait passer le poids des risques sur leurs salariés, tout en s’enrichissant comme jamais. Celui qui paie, ce n’est plus l’actionnaire ou le boss, c’est le travailleur. Et ça, c’est nouveau.
La Banque centrale européenne estime que d’appeler à la hausse des salaires revient à mettre de l’huile sur le feu en ces temps inflationnistes...
Notre euromanifestation est la réponse à ce genre de discours monétariste, qui ne fait que promouvoir la modération salariale pendant que les hauts cadres de cette institution, à commencer par Jean-Claude Trichet, son président, jouissent de salaires stratosphériques. Pour la majorité des travailleurs européens, le quotidien, c’est la flambée des prix de l’énergie, le boom des prix des produits de première nécessité. Et bientôt, la hausse des services financiers que les banques, pressées de se refaire une santé après les dommages qu’elles se sont elles-mêmes infligées, ne vont pas manquer de répercuter sur leurs clients... Augmenter les salaires, c’est permettre une relance de la croissance par la consommation.
Pourquoi les réformes dites structurelles du marché du travail, les appels à la flexicurité ou la flexibilité se traduisent-elles par un nivellement par le bas des conditions de travail?
Tout dépend. La flexicurité danoise a permis de transformer cette économie en donnant de la sécurité à ceux qui perdaient leur emploi; c’est un bon modèle, il donne une sorte de police d’assurance aux travailleurs tout en conservant leur salaire. La flexibilité, en revanche, est souvent l’occasion de pousser les travailleurs dehors, ou de pousser les demandeurs d’emplois à trouver d’autres emplois moins qualifiés et/ou moins rémunérés.
Que pensez-vous des ouvriers de Renault en Roumanie qui se mettent en grève et auxquels le groupe répond en brandissant la menace de délocalisation hors d’Europe?
Le capital est mobile, et aucun mur de Berlin, aucune muraille de Chine ne peut l’arrêter. On a déroulé le tapis rouge pour des constructeurs de voitures japonais pour qu’ils s’installent en Europe. Les pays du Sud font la même chose avec les constructeurs européens. Les firmes n’ont plus la même allégeance que par le passé. En même temps, l’internationalisation du business, si elle entraîne des délocalisations, a aussi permis de créer des emplois, dont la France a plus bénéficié que d’autres. La mondialisation, ce n’est pas les Misérables, pas à sens unique, cela peut-être une chance. S’il y a partage équitable de la richesse et redistribution...
Le 5 octobre 2006, vous nous confiiez: "Nous sommes revenus au XIXe siècle, avant l'Etat providence". Partagez-vous toujours ce sentiment?
Je suis plus optimiste, paradoxalement. L’Etat providence résiste en Europe parce qu’il est populaire. De plus en plus de politiques en reconnaissent les vertus dans les politiques publiques de l’Etat. Peut-être parce qu’on est allé trop loin dans la démolition de ces vertus.
Priorité à Gauche
RAG 34. Les lolo's 34
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La croissance n'empêche pas la précarité ni le creusement des inégalités
Pierre Larrouturou, économiste, porte parole de l'Union pour l'Europe sociale, a répondu aux questions des internautes de Libération sur les mécanismes et les dangers du libéralisme économique.
LIBERATION.FR : vendredi 7 décembre 2007
Foreverchanges: on voit très bien à la lecture de votre dernier ouvrage (1) que l'explosion de l'endettement privé est la réponse temporaire à une crise des débouchés due à la baisse des salaires réels. Pensez-vous que Sarkozy poursuivra en conscience une telle stratégie de facilitation du crédit à la consommation sous toutes ses formes?
Pierre Larrouturou: je montre en effet comment dans tous les pays occidentaux, le chômage et la précarité explosent, ce qui "plombe" la négociation sur les salaires: "si tu n'es pas content, va voir ailleurs"… De ce fait, ce qui va aux salaires dans le PIB recule un peu chaque année. Même le FMI est obligé de l'admettre: la part des salaires dans le PIB a baissé de 10 ou 11% dans la plupart des pays occidentaux. Les bénéfices explosent au profit des 1 ou 2% les plus riches. Une étude de BNP/Paribas montre que, aux USA, seuls les 5% les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter depuis 6 ans. Les autres 95% stagnent ou reculent. Mais, les 5% les plus riches ne peuvent pas faire 15 repas par jour, un tel niveau d'inégalité, aurait du plomber la croissance. C'est uniquement en poussant les "classes moyennes" et les "pauvres" à s'endetter qu'on peut assurer un haut niveau de consommation. La dette totale (hors secteur) financier dépasse les 230% du PIB aux USA. Sarkozy veut faire la même chose en France. Il l'a dit clairement pendant la campagne (je le cite dans mon livre) mais les Français seront sans doute moins ouverts à cette fuite en avant que les Américains.
Paul: votre interview dans Libé a-t-elle provoqué des remous au sein du PS?
Depuis samedi, j'ai eu au contraire beaucoup d'encouragements venant de toutes les tendances du PS. Aucun commentaire à Solférino mais de plus en plus de militants ou d'élus me disent qu'ils partagent notre analyse sur la gravité de la crise, sur l'injustice de la politique de Sarkozy et sur l'urgence qu'il y a à remettre la gauche au travail. Le prochain "Grand forum de la rénovation" organisée par la direction du PS, consacré aux questions économiques, ne durera que 3 heures, et il ne tranchera rien. Ce n'est pas sérieux. Tous ceux qui veulent que le PS se mette vraiment au travail peuvent signer notre pétition. Que vous soyez au PS ou que vous n'y soyez pas, prenez une minute pour lire notre Appel, et signez-le si vous êtes d'accord.
Alf: la réforme Pécresse sur l'université permet de développer le financement de la Recherche par fond privé. On sait que ce seront les projets à court terme, aux applications immédiates, qui seront favorisés au détriment des projets à long terme. N'y a-t-il pas ici un problème quand on sait que la Recherche est l'un des moteurs de la croissance économique?
Le problème n'est pas seulement économique. Je montre dans mon livre qu'il faut relativiser le discours sur le lien entre Recherche et croissance. Le Japon est le pays qui consacre le plus à la Recherche, mais il est depuis 15 ans à la limite de la récession. Il y a plein de raisons non "économiques" d'investir dans la Recherche et, effectivement, ce gouvernement semble vouloir privilégier le court terme ou le rentable à coup sûr. Depuis quelques annnées, avec Alain Trautmann et quelques autres amis, nous plaidons pour la création d'un impôt européen sur les bénéfices qui permettraient de dégager des marges de manoeuvre financières importantes, pour financer la Recherche, (entre autres). Aujourd'hui, le taux d'impôt sur les bénéfices est de 40% aux USA contre 25% seulement en Europe (à cause du dumping qu'on observe depuis que l'Irlande est entrée dans l'Union). 15 points de différence entre le taux des USA et le taux européen… Aucun pays tout seul ne peut augmenter de 15 % son impôts sur les bénéfices mais rien ne nous empêche de créer un impôt européen pour taxer les bénéfices ou la spéculation monétaire.
Frank: notre façon de penser le monde et l'économie repose sur la croyance d'un "toujours plus". Or, on commence à percevoir l'impasse où nous mène ce raisonnement. Comment voyez-vous le processus qui nous permettra de passer de cette prise de conscience à l'action?
Cela fait 14 ans que j'essaye de montrer les limites de la croissance. Limites économiques (même aux USA, la croissance par tête a ralentie et on voit que la croissance n'empêche pas la précarité et le creusement des inégalités), limites anthropologiques (chacun de nous n'a qu'une vie et l'accumulation de biens matériels ne suffit pas au bonheur) et limites écologiques (faudra-t-il avoir complètement déréglé le climat pour que nos dirigeants mesurent la nécessité d'inventer un nouveau modèle? J'ai souvent l'impresssion que les citoyens sont plus en avance que les politiques dans la réflexion sur l'insuffisance de la croissance. Un des objectifs de l'Appel que nous venons de lancer pour que la gauche se mette vraiment au travail est justement de poser toutes ces questions sur la table et de prendre plusieurs mois, avec tous ceux qui voudront débattre, pour construire un nouveau modèle économique, écologique et social.
On a encore vu cette semaine les paradoxes de certains dirigeants du PS: on dit qu'il faut baissser la taxe sur l'essence mais dans 3 mois, on critiquera le gouvernement s'il n'y a pas une vraie Taxe carbone dans les conclusions du Grenelle de l'environnement. Ce n'est pas sérieux! Cela fait 20 ans que le PS n'a pas pris le temps de réfléchir en faisant le lien entre toutes les questions (salaires, chômage, retraites, énergie, Europe…) Il est vital pour l'avenir de notre société que la gauche se mette au boulot. Dans quelques mois, un grand nombre de Français vont comprendre que Sarkozy ne règle aucun problème et que sa politique va aggraver les inégalités (inégalités de revenus, inégalités dans l'accès aux soins…). Il est vital que la gauche dessine une vraie alternative.
Comaloga: on nous dit partout que l'on ne peut rien changer dans la marche du monde actuel et que le capitalisme néolibéral l'a emporté sur toutes les autres considérations. Par quoi la gauche devrait-elle commencer pour retrouve sa force?
Le néolibéralisme ne l'a emporté que parce que, dans bien des pays, les forces de gauche ne se sont pas données les moyens de construire une alternative. Sur le fond, le néolibéralisme nous amène dans le mur. La question des subprimes a permis de montrer la fragilité de la croisssance américaine (sans l'immigration et sans l'augmentation de la dette, les USA auraient une croissance plus faible que l'Europe).
La crise écologique est manifeste… Le besoin de nouvelles régulations est de plus en plus évident. Je ne crois pas du tout que le néolibéralisme ait gagné la partie de façon définitive. Dans mon livre, je fais 20 propositions pour sortir de la crise, aussi bien des outils pour changer nos échanges avec la Chine, qu'un Traité social européen qui empêcherait le dumping entre Etats membres. Je fais des propositions concrètes pour financer la Recherche, pour tripler le Plan Borloo en matière de logement, des propositions pour investir dans l'intellec dès les premières années de la vie. Des propositions pour sortir du chômage… Et je ne suis pas le seul, évidemment, à faire des porpositions.
C'est pour cela que je suis en colère contre l'équipe qui dirige le PS. On a laissé le pouvoir à Sarkozy parce qu'on avait un projet assez médiocre alors que jamais les élus locaux, les militants, les associations ou les universitaires n'ont apporté autant de matière pour construire une alternative au libéralisme. C'est comme les morceaux d'un puzzle qu'il faut rassembler, hiérarchiser. En quelques mois, si la gauche se met au travail, nous pourrions avoir un projet absolument génial.
Anaïs: nous savons que l'Union Européenne s'est construite essentiellement en se concentrant sur des aspects économiques, prônant bien souvent une libéralisation; selon vous comment l'Europe, notamment dans un souci de démocratisation, devrait-elle orienter ses politiques, et en particulier sa politique économique?
Anaïs, pendant longtemps l'Europe a été un espace de coopération et de régulation, et non de dérégulation. L'Union Charbon-Acier, crée par Schuman, était clairement une idée de régulation. Les quotas laitiers créés en 1984 étaient une forte régulation. Au début des années 1990, Jacques Delors demandait que l'on crée un impôt européen pour donner plus de ressources à l'Europe et que l'Europe puisse avoir des politiques keynésiennes. Ce n'est que depuis 10 ou 15 ans qu'un virage très libéral a été pris.
Il y a 4 ans, Bolkesteein proposait de supprimer l'impôt sur les bénéfices dans tous les Etats membres. C'était une idée délirante et personne à Bruxelles n'a demandé à Bolkestein de démissionner. C'est dire si les idées libérales ont avancé depuis 15 ans. En même temps, la gravité de la crise sociale commence à faire bouger les choses. Depuis 1999, avec quelques amis, nous militons pour la négociation d'un vrai traité social, avec des critères de convergence social, la reconnaissance des services publics… En 1999, on nous prenait pour des charlots. En 2003, nous avons eu le soutien de Jacques Delors, José Bové, Rocard, di Rupo, Gutteres, et Romano Prodi nous a reçu officiellement a Bruxelles. Cette année, pour les 50 ans du traité de Rome, aussi bien Romano Pordi que Angela Merkel ont dit qu'il fallait négocier un traité social. Hélas Sarkozy a voulu boucler (bacler) la négociation en quelques jours, mais la question reste sur la table. C'est un des 3 points qui sont dans notre pétition. Nous demandons que dès février 2008, le PS invite les socialistes et les "forces de progrès" des 27 états membres pour relancer l'idée d'un Traité social européen (et d'un impot européen sur les bénéfices).
Valère: vous dites que la mondialisation n'est pas responsable de la crise sociale et économique que traverse l'Europe. En même temps vous dites que la Chine devra payer des montants compensatoires à l'Europe. N'y-a-t-il pas une contradiction?
Pour le moment, la mondialisation n'est pas coupable: je montre dans mon livre que la balance commerciale de la France est excédentaire hors Europe (malgré le prix du pétrole et le dumping chinois) et la production industrielle réalisée sur le territoire national continue d'augmenter un peu chaque année. Donc nos 3 millions de chômeurs et nos millions de précaires ne s'expliquent pas par une hémorragie d'activité vers la Chine. Ceci étant, vu l'évolution des coûts salariaux en Chine (Cf. Libération de samedi dernier, ou Cf. courbe dans mon livre), si l'Europe ne fait rien, la situation va vite se dégrader. Voilà pourquoi je propose que l'Europe négocie avec la Chine un système de Montants compensatoires qui incite, aide et "oblige" la Chine à respecter d'ici 5 ans les règles du jeu sociales et environnementales qu'elle avait (officiellement) acceptées avant d'adhérer à l'OMC.
Marianne: vous maintenez que 4 jours de travail par semaine, seraient suffisants pour faire fonctionner l'économie, pourtant on voit où nous a mené les 35 heures?
On vit depuis 30 ans une vraie révolution. Grâce aux robots, aux ordinateurs, la productivité a été multipliée par 7. C'est colossal. Du coup, on produit plus avec moins de travail. Quoi qu'en dise Sarkozy, la question n'est pas "Pour ou contre la RTT"? mais plutôt Quelle RTT? Aux USA, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail (sans compter les chômeurs) est tombée à 33,7 heures (voir courbe au début de mon livre). Aux Pays bas, le pays d'Europe où il y a le moins de chômage, le temps partiel est tellement développé que la durée moyenne est tombée en dessous de 30 heures. Au Japon, 32% des salariés sont à temps partiel. La question n'est pas "Pour ou contre la RTT" mais quelle RTT? RTT précarité, RTT imposée par le marché, avec des millions de précaires et, pour ceux qui ont un vrai boulot, un stress de plus en plus intenable? ou RTT bien négociée, un vrai emploi et un vrai salaire pour le plus grand nombre et une qualité de vie nouvelle.
400 entreprises sont déjà passées à 4 jours. A partir de ces 400 pionniers, on estime qu'un mouvement général vers les 4 jours (avec le financement que nous proposons) pourrait créer 1,6 millions d'emplois. Si on créait 1,6 millions d'emplois, si on divisait par 2 le chômage, la négociation sur les salaires serait sans doute plus équilibrée et la part des salaires dans le PIB remonterait un peu. Si l'UMP et le Medef sont tellement hostiles à la semaine de 4 jours, n'est-ce pas parce que c'est le moyen le plus puissant de rééquilibrer le partage salaires/bénéfices?
Paul: pourquoi le PS ne partage-t-il pas votre opinion: à savoir qu'il faut instaurer un rapport de force entre le travail et le capital?
Comment pouvez-vous dire que le PS ne partage pas cet avis? Sur cette question comme sur beaucoup d'autres, le PS n'a rien tranché depuis 20 ans. Mais je suis persuadé qu'un très grand nombre de militants et d'élus sont OK avec mon analyse. Je raconte dans mon livre comment Eric Besson, qui présidait la Commission économie, a tout fait pour qu'elle ne travaille pas. L'enjeu maintenant est de sortir de cette panne et d'entamer un vrai travail de reconstruction intellectuelle et politique. Si vous regarder la liste des premiers signataires de notre Appel, vous verrez qu'il y a des élus de tous les courants. J'ai bon espoir que nous parvenions à remettre le PS au travail. Sur les questions sociales, sur l'environnement, sur l'Europe… Sarkozy espère que 2008 sera une année noire pour la gauche. Il espère que la gauche va se diviser sur le minitraité européen en février, puis qu'on va se diviser en mai, pour l'anniversaire de mai 68, puis que le Congrès du PS sera un nouveau Congrès de Rennes… Nous, au contraire, nous voulons que 2008 soit une année de renaissance. Que toute la gauche travaille pendant quelques mois pour adopter un nouveau projet, à la hauteur des attentes. Et ensuite, il nous faudra faire des milliers de débats aux 4 coins du pays pour convaincre nos concitoyens qu'une nouvelle gauche est née, avec un nouveau projet.
Les idées de droite passsent bien à la télé: en 30 secondes, le "chacun doit travailler plus et les immigrés doivent repartir chez eux" ça passe très bien. La droite joue sur les peurs et ne fait jamais apppel ni à l'intelligence ni à la conscience des citoyens. Son message parle au cerveau reptilien. En 30 secondes, ça passe à la télé. Les idées de gauche sont plus complexes. il faut du temps pour les expliquer. Voilà pourquoi il ne faut pas que la gauche attende 2011 pour adopter son projet. Mettons nous au travail début 2008. On aura un nouveau projet en juin 2008 et ensuite on commence une grande campagne d'explication. Et en plus je dois conclure. S'il vous plait, ne restez pas spectateurs. Aidez nous à reveiller la direction du PS; Aidez nous à remettre la gauche au travail.
(1) Le livre noir du libéralisme, Pierre Larrouturou, aux Editions du Rocher, 18 euros.
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23:49 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.04.2008
L’enfermement des enfants sans papiers
Pr Jean-Yves Hayez
Pédopsychiatre
Prof émérite à l’UCL
Mon identité de psychiatre d’enfants et d’adolescents m’amène à m’occuper centralement de mineurs d’âge. C’est d’eux dont je vais parler, lorsqu’ils sont sans-papiers. N’en déduisez néanmoins pas que je considère leur sort plus digne d’intérêt que celui des adultes sans-papiers : il ne saurait y avoir de prise de position éthique ni de justice sociale à deux vitesses, en fonction de l’âge des personnes concernées. Dans ce texte, je recours à la qualification « sans-papiers » parce qu’elle est très parlante, même si elle n’est pas strictement exacte sur le plan administratif à chaque étape du processus. Il désigne les mineurs d’âge ou/et leurs familles, fuyant la pauvreté ou/et la persécution dans leur propre pays et émigrant chez nous avec, au mieux l’espoir d’y être officiellement accueillis, et au pire celui de gagner du temps et d’y survivre vaille que vaille dans l’illégalité pour une période indéterminable. On sait ce qu’il en advient : un petit nombre finit par être régularisé, le plus souvent au terme d’un parcours du combattant très éprouvant. Beaucoup se trouvent en période d’attente longue et incertaine de cette hypothétique régularisation, dans des centres ouverts ou ailleurs ; d’autres nombreux aussi vivent dans l’illégalité au vu et su de la communauté, espérant que l’épée de Damoclès de l’obligation de quitter le territoire ne leur tombera pas trop vite dessus ; d’autres - encore nombreux - vivent cachés dans la clandestinité : quelques- uns sont parqués dans les centres fermés, capturés dès leur tentative d’entrée en Belgique ou au terme de leur clandestinité, sur base de critères qui, vus de loin, ont l’air bien aléatoires : ne s’agit-il pas, fondamentalement, d’une opération de marketing pour rassurer l’opinion publique sur la vigilance et la fermeté du gouvernement ; beaucoup enfin finissent par être expulsés, dans un contexte de pseudo soumission ou de violence, individuellement ou collectivement.
Pour évoquer ces enfants sans-papiers, je me limiterai à parler de leur enfermement, avec ou sans leur famille.
Jusqu’en août 1999, ces enfants étaient abandonnés à leur sort sans sollicitation particulière, avec un bout de terrain vague entouré de barbelés pour taper la balle, et en prime, un avion qui décolle toutes les soixante secondes à leurs oreilles. Après, sous la pression des organismes de lutte pour les droits de l’homme et de l’opinion publique, leur sort matériel s’est amélioré : quelques jouets, de l’instruction ...
Que l’on n’en retrouve néanmoins pas trop vite la douce certitude du devoir positif accompli ! En effet, ces mesures sociales d’amélioration de leur vie quotidienne comportent le grand risque d’assoupir les consciences, comme si le nécessaire avait été fait ! Comme si, maintenant, on avait le droit de se soumettre à ce qui est le scandale de l’enfermement d’innocents enfants et adultes, sans décision ni contrôle judiciaire, avec pour seul délit la couleur de peau ! A quoi sert d’avoir mis sur pied tant de nobles structures, de délégués généraux aux droits de l’enfant, jusqu’aux juges de la Jeunesse, à quoi sert d’avoir délégué au pouvoir des partis qui se disent progressistes s’ils disent ne savoir rien faire pour empêcher cette atteinte aux droits de l’homme ?
Les germes de violence
Dans ces centres fermés, inévitablement le stress, la révolte d’adultes désespérés et qui n’ont plus rien à perdre, les germes de violence sont bien plus élevés que partout ailleurs tout comme l’est aussi le manque de territoire personnel de vie et d’intimité. Et donc le vécu d’insécurité des enfants est bien plus élevé, lui aussi ; n’y sont-ils pas régulièrement exposés, par exemple, à des expériences effrayantes comme : mutineries, bagarres physiques, violences sexuelles, désespoirs plus ou moins affiché de leurs parents ... Expériences effrayantes génératrices de syndrome de stress post-traumatique qui peuvent être intenses et de longue durée.
Mais surtout, l’expérience de l’injustice et de la toute-puissance arbitraire de l’Etat atteint ici son paroxysme. L’enfant doit assimiler l’incompréhensible, c’est-à-dire le fait qu’il est mis en prison, lui et ses parents, sans avoir rien fait de mal : à cela s’ajoute que les critères et les procédures de sortie sont aussi illogiques que ceux d’entrée. Pas de chance à l’entrée et pour la sortie, c’est aussi bien la roulette russe !
Comment n’en résulterait-il pas un sentiment d’infériorité et un désespoir radicaux ? Avoir cinq ans et vivre en prison, sans indication de durée, sans que papa et maman puissent expliquer ou faire quelque chose ... passer indéfiniment du chaud au froid, sans mot possible pour donner un sens ...
Comment n’en résulterait-il pas d’importants troubles de l’image et de l’estime de soi ... et un doute sur la valeur des parents et de la famille ? : « Qui suis-je ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter cela ? Où sont mes fautes et celles de mes parents ? ».
Comment n’en résulterait-il pas une appréciation erronée et pessimiste sur ce qui est permis et défendu et, plus radicalement, sur ce qui est Bien et Mal... jusqu’à se sentir coupable de porter son nom, d’avoir son histoire et la couleur de sa peau !
Conséquences à long terme : quelques-uns, résilients, parviendront à cicatriser ce moment particulier d’expériences pénibles et à se remettre debout.
Beaucoup en garderont un sentiment d’infériorité et une image négative de l’autorité sociale, injuste et dont il faut toujours se méfier.
Quelques-uns, peut-être les plus forts psychologiquement, verront grandir en eux la haine et le désir de vengeance... tout deviendra alors possible, de la petite délinquance contre les nantis, jusqu’aux kamikazes terroristes qui protestent de manière radicale contre l’exclusion,... mais bah, de toutes façons, nous ne mettrons pas en question et nous légitimerons encore notre rejet de l’étranger pauvre... à partir de leurs actes de révolte.
Mes propositions, en contrepartie des pratiques actuelles
Il faut être réalistes : il restera inéluctable qu’une partie des personnes qui entrent sans papiers dans notre pays, en ce inclus des familles, n’y soient pas acceptées. Alors, comment réagir quand même de manière plus positive ?
Comme tous les professionnels concernés, je demande que les services administratifs ou judiciaires qui opèrent le fassent avec diligence, dans une ambiance d’accueil des personnes, et avec des critères qui soient clairs et généralisables. On reste très loin du compte.
Même lorsqu’en travaillant ainsi, telle famille serait dans des conditions d’expulsion, il faut admettre des exceptions, en fonction de la simple « humanité ».
A mon sens, il est inconcevable qu’une famille pas en règle de papiers, mais intégrée positivement depuis plus de trois ans dans le tissu social d’un village ou d’un quartier soit encore expulsée : à non sens, elle a « mérité » de rester en Belgique. Il est scandaleux et écoeurant d’apprendre qu’un jeune biélorusse de dix-sept ans, prêt à être adopté par la famille qui l’accueillait chaque année dans le cadre de séjours « Tchernobyl » ait été expulsé définitivement. Depuis lors, on a perdu toute trace de lui en Biélorussie : sans le moindre lien familial, il doit végéter dans un orphelinat d’État. Et la famille d’accueil a des ennuis judiciaires, pour avoir aidé une résidence illégale en Belgique : à hurler de bêtise ou d’inhumanité.
Il faut laisser libres, là où elles sont, sans enfermement, les familles destinées à être expulsées, avec une surveillance policière ou communale renforcée : à pratiquer de la sorte dans d’autres pays, on a constaté que seuls quelques pourcents disparaissent dans la clandestinité : les enfants, ici, constituent un formidable facteur « limitant » qui rend très difficile de s’évanouir dans la nature. Et ces quelques pourcents de perte à durée indéterminable, est-ce vraiment un drame d’Etat ?
L’idée consternante des familles d’accueil
Enfin, une idée consternante commence à monter à l’esprit de quelques hommes politiques : celle de confier les enfants à des familles d’accueil pendant qu’on enferme leurs parents. Ici, le remède est pire que le mal : c’est encore un peu moins pire de laisser les enfants enfermés avec leurs parents. C’est de leurs parents que ces enfants ont besoin : la convention des droits de l’enfant proclame haut et fort le droit de principe à la famille naturelle. Cette idée de famille d’accueil séparerait les enfants de leurs parents, alors qu’une épée de Damoclès pend sous la tête de ces parents (qui, par ailleurs n’ont rien fait de mal). Vous imaginez d’ici l’angoisse cataclysmique que connaîtront ces enfants, persuadés que leurs parents sont en danger loin d’eux et qu’ils ne les reverront peut-être jamais.
Pr Jean-Yves Hayez
jeanyveshayez.net
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article...
Note sur le même sujet :MANIF : Dans l'Hérault comme partout, la xénophobie d'Etat tue
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01.04.2008
COOL, c'est COOL : Les dépenses publiques gelées pendant cinq ans
Mardi 1 avril, (Reuters) Paris - Le gouvernement va geler les dépenses publiques pendant cinq ans, conformément aux engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, mais n'entend pas remettre en cause le Revenu de solidarité active (RSA), a déclaré le Premier ministre François Fillon.
"C'était un engagement pris pendant la campagne présidentielle avec Nicolas Sarkozy : on va geler les dépenses publiques pendant cinq ans. Si on a un peu de croissance et qu'on fait des réformes de structure, au bout de cinq ans on aura retrouvé une situation d'équilibre", a expliqué le chef du gouvernement, interrogé sur France Inter au sujet des déficits budgétaire et public de la France.
"C'est ce qu'on met en oeuvre. Nous voulons que les dépenses de l'Etat n'augmentent pas en volume pendant les cinq ans qui viennent. Tout le monde prendra sa part de cet un effort", a-t-il dit.
Il n'a pas voulu dire, comme il l'avait fait il y a six mois, que la France est en "faillite" mais a rappelé que cela faisait 33 ans que le pays n'avait plus voté un budget en équilibre et estimé que cette situation ne pouvait pas durer.
"C'était une image qui a eu l'avantage de frapper les esprits et de faire comprendre la situation", a-t-il estimé.
François Fillon a aussi relevé que la France avait des "atouts" pour faire face au difficultés, citant le dynamisme du marché du travail ou la consommation des ménages qui continue d'augmenter.
Il a assuré que l'idée du Revenu de solidarité active cher à Martin Hirsch, le haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, n'était pas enterrée.
Le RSA, qui doit inciter les personnes en assistance à reprendre un travail, est en expérimentation depuis quelques mois et "l'objectif c'est d'essayer de le généraliser en 2009", a dit le Premier ministre en chiffrant le coût du projet à "deux ou trois milliards d'euros".
"On est en train de voir avec Martin comment mettre en oeuvre ce principe sans augmenter les dépenses publiques", a-t-il affirmé.
Véronique Tison
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Comptes publics : la vérité dévoilée, la rigueur au tournant
L’INSEE a levé aujourd’hui le voile sur la situation des finances publiques françaises en 2007 : croissance en baisse, déficits publics en hausse, dette abyssale. Pour le gouvernement, il s’agit d’une véritable « douche froide », puisqu’il avait annoncé l’inverse. La réalité, c’est donc :
• un déficit public en hausse pour la première fois depuis quatre ans (+ 0,3 % de PIB).
Il atteint 2,7% du PIB, soit 5,5 milliards d’euros de plus qu’annoncés et 7,7 milliards d’euros de plus que l’an dernier ;
• une dette qui s’envole (+ 0,6 % de PIB). En valeur, elle bondit de 60 milliards d’euros, soit 5 milliards d’euros par mois. Cette dégradation est d’autant plus grave qu’elle s’opère au moment où les taux d’intérêt s’envolent, ce qui accroît la charge de la dette (+ 12,2% en deux ans) et réduit d’autant nos marges de manoeuvre.
Ce dérapage était prévisible, puisque le gouvernement n’a pas réussi à réduire les déficits sociaux et a accéléré son désengagement financier à l’égard de collectivités territoriales, dont les comptes étaient déjà fragilisés par les conséquences d’une décentralisation qui leur transfert de dépenses plus dynamiques que les recettes afférentes.
Le gouvernement doit admettre qu’il a eu tort d’attaquer aussi violement les prévisions de la Commission Européenne et du Parti socialiste, … qui se sont révélées exactes, qu’il s’agisse du niveau des déficits, de la dette ou encore de la croissance. Les annonces péremptoires du Président de la République et du gouvernement affaiblissent la parole de la France à la veille de la présidence Française de l’Union Européenne;
Alors que les Français, après les scrutins de mars, ont exprimé leur volonté d’un changement de politique économique et sociale, le gouvernement –maintenant son cap- conduit inévitablement la France à un plan de rigueur de 20 milliards d’euros.
Pour le Parti socialiste, la rigueur n’est pas une fatalité mais un choix. Le Parti socialiste demande donc une nouvelle fois l’annulation du paquet fiscal, préalable incontournable pour dégager les marges de manœuvres nécessaires au financement :
• de mesures en faveur du pouvoir d’achat : baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, réduction des taxes pesant sur les carburants, hausse de 50% de la Prime pour l’Emploi, adoption d’un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, revalorisation immédiate de 5% pour toutes les petites retraites, généralisation du chèque transport ;
• de la restauration de la compétitivité en profondeur de nos entreprises : refonte des aides aux entreprises pour mettre en place une fiscalité sur mesure en direction des PME exportatrices ou innovantes, modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de l’investissement des entreprises, hausse de l’effort budgétaire en direction de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur.
Communiqué du Parti Socialiste
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Les riches encore plus riches
Les salaires atteignent des montants impressionnants au sommet de la hiérarchie sociale. Les riches sont de plus en plus nombreux et les inégalités se creusent. Un texte de Xavier Molénat, extrait du magazine Sciences Humaines.
Lorsque l’on parle d’inégalités, le premier réflexe est le plus souvent d’aller voir ce qui se passe au bas de l’échelle sociale. On se préoccupe du nombre de pauvres, de SDF, de salariés touchant le salaire minimum, ou encore de ceux qui n’ont pas accès au système de santé… Ce faisant, on oublie souvent de regarder ce qui se passe de l’autre côté du monde social, au sein de ceux que leur fortune met largement à l’abri du besoin : les riches.
Et l’on a tort, car le monde des fortunés est en pleine transformation, et ce à l’échelle mondiale. Premier constat : qu’ils soient boursicoteurs, entrepreneurs au nez creux, stars du sport ou des médias…, depuis dix ans, les riches sont de plus en plus nombreux. Selon le World wealth report publié par la société Capgemini, le nombre de millionnaires en dollars a plus que doublé en dix ans, passant de 4,5 millions en 1996 à 9,5 millions en 2006. Le magazine Forbes recensait en 2007 946 milliardaires (en dollars toujours), contre « seulement » 140 il y a vingt ans. Ces fortunes ont des origines de plus en plus diverses. Très majoritairement occidentales au départ, elles sont désormais pour une bonne part le fait d’individus issus de pays émergents comme la Chine, l’Inde ou la Russie, ayant fait fortune dans l’acier, les télécommunications ou encore l’énergie.
Des rentiers aux working rich
Second constat : les riches sont de plus en plus riches. Comme l’ont montré les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez [1], on voit depuis 1970, dans les pays anglo-saxons (Canada, Angleterre et surtout États-Unis), les plus gros revenus s’accaparer une part croissante de la richesse nationale. Un renversement de tendance historique puisque, comme en Europe continentale, leur part n’avait cessé de baisser au cours de la première moitié du XXe siècle pour se stabiliser après la Seconde Guerre mondiale. Autre constat frappant : alors que la fortune des plus aisés est généralement fondée davantage sur le patrimoine que sur les revenus du travail, ce sont leurs salaires qui explosent. Comme le note l’économiste François Bourguignon, « l’augmentation observée des inégalités dans les pays développés au cours des vingt dernières années ne provient pas d’un décrochement des salaires modestes par rapport au salaire médian (…) mais bien de l’envolée des hauts salaires et même des plus hauts parmi les plus hauts salaires [2] ».
Les salaires mirobolants de certains PDG de très grandes entreprises, qui ont fait parfois beaucoup de bruit voire de scandale, témoignent de ce phénomène. Mais celui-ci ne se réduit pas à quelques stars du management : c’est toute une strate de salariés hautement qualifiés, cadres avec stock-options ou chefs de salle dans la finance, qui affiche désormais des fiches de paie à cinq voire six zéros. Désormais, ces working rich ont remplacé les rentiers du début du siècle aux sommets de la fortune.
France : la fin d’une exception ?
La France était jusqu’à peu restée à l’écart de ce renouveau des inégalités par le haut. Mais une récente étude de l’économiste Camille Landais sur l’ensemble des revenus déclarés aux impôts [3] a donné la mesure de l’écart entre l’évolution des revenus de l’immense majorité de la population et ceux des plus riches. Sur la période 1998-2005, le revenu moyen déclaré par les Français stagne quasiment, passant de 23 205 à 24 574 euros. 5,9 % de mieux en huit ans, soit… 0,82 % par an en moyenne. Cette moyenne très faible cache cependant de grandes disparités. Pour les 90 % des Français les moins riches, l’évolution des revenus est en deçà de cette moyenne : 4,6 % de mieux seulement sur la même période. Les 10 % les plus riches sont eux nettement mieux lotis : + 8,7 %. Phénomène étrange, plus on resserre la focale sur des fractions de plus en plus réduites et de plus en plus élevées des hauts revenus, plus les revenus augmentent de façon spectaculaire. Ainsi, le dix-millième des Français les plus riches (3 500 foyers) a-t-il vu sa fortune augmenter de 5,2 %… chaque année, soit au final 42,6 % de mieux. Bref, plus on était riche en 1998, plus on est riche en 2005. Et comme ailleurs, les salaires sont pour beaucoup dans cette hausse. Les 250 000 salariés français les mieux payés (1 % de l’ensemble des salariés) ont vu leurs rémunérations augmenter de 14 %. L’élite des 25 000 meilleurs salaires français a, elle, eu droit à une petite augmentation de 29 %. Pour ceux enfin qui font partie du club très fermé des 2 500 plus grosses feuilles de paie, alors là, c’est carrément 51 % de mieux en 8 ans ! De ce point de vue, souligne C. Landais, « la France rompt avec 25 ans de grande stabilité de la hiérarchie des salaires, et semble converger vers les modèles de rémunération des hauts salaires anglo-saxons ». Même si elle reste encore un pays nettement plus égalitariste que l’Angleterre ou les États-Unis.
Les mécanismes de la richesse
Mais comment expliquer une explosion des hauts salaires telle que, selon Xavier Gabais et Augustin Landier par exemple, la rémunération des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines a été multipliée par 6 entre 1980 et 2003 [4] ? La question occupe encore les économistes, mais plusieurs hypothèses sont avancées. De nombreux auteurs soulignent une évolution générale des systèmes fiscaux vers une baisse de la taxation des revenus, par nature favorable aux plus aisés.
Concernant les États-Unis, T. Piketty et E. Saez évoquent une transformation des normes concernant les inégalités salariales [5]. Le contexte de l’après-Seconde Guerre mondiale (et postdépression de 1929) avait favorisé la syndicalisation et l’apparition de vastes politiques redistributives, soutenues par des taux d’imposition très élevés (plus de 80 % à la marge). Cette pression sociale, fiscale et syndicale, qui empêchait les très hauts salaires d’éclore, aurait commencé à décliner à partir des années 1970.
D’autres hypothèses concernent plus spécifiquement les PDG. Certains économistes ont avancé l’idée que le progrès technologique aurait rendu les compétences des managers moins spécifiques à leur entreprise ou à leur secteur, et donc mieux transférables. Se serait ainsi créé un marché mondial des managers, plus compétitif et plus rémunérateur. X. Gabais et A. Landier ont pour eux le mérite de la simplicité : si, expliquent-ils, les rémunérations des PDG des 500 plus grosses entreprises américaines ont été multipliées par 6, c’est que la valeur boursière de ces entreprises a aussi été multipliée par 6. Les talents respectifs de ces managers sont très semblables, mais les sommes en jeu sont telles qu’une infime différence de talent peut avoir des conséquences financières très importantes. D’où une concurrence féroce pour recruter le meilleur PDG. La rémunération des grands patrons a donc évolué de la même manière que les enjeux financiers des décisions qu’ils prennent. Dans un autre domaine enfin, le sociologue Olivier Godechot a montré comment certains salariés de la finance obtenaient des bonus pouvant atteindre 10 millions d’euros en menaçant de quitter l’entreprise avec leur portefeuille de clients.
Une internationale des milliardaires ?
Au-delà de ces explications et des constats chiffrés se dessine enfin une autre question. Opulents, nombreux, en pleine croissance, les riches ne tendent-ils pas à devenir un véritable groupe social ? On peut le penser quand on voit la manière dont les classes supérieures tirent profit de leur inscription internationale pour asseoir leur domination. Ces nouvelles élites internationales forment en tout cas un monde à part avec sa hiérarchie interne, ses rivalités, ses codes sociaux et un style de vie naturellement hors du commun mais finalement très contraignant.
Xavier Molénat. Article extrait du dossier "Inégalités. Le retour des riches" publié dans le mensuel Sciences Humaines, n°191 - mars 2008.
[1] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « The evolution of top incomes : A historical and international perspective », Working Paper n° 11955, NBER, janvier 2006
[2] François Bourguignon, « Mondialisation et inégalités », Le Monde, 12 décembre 2007.
[3] Camille Landais, « Les hauts revenus en France (1998-2006) : une explosion des inégalités ? », École d’économie de Paris, juin 2007
[4] Xavier Gabais et Augustin Landier, « Why CEO pay has increased so much ? », The Quarterly Journal of Economics, vol. CXXIII, n° 1, février 2008.
[5] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « Income inequality in the United States, 1913-2002 », in Anthony B. Atkinson et Thomas Piketty (dir.), Top Incomes over the Twentieth Century : a contrast between continental European and English-speaking countries, Oxford University Press, 2007
Le site Observatoire des inégalités
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30.03.2008
RETRAITES : Cotiser plus pour être plus pauvre
Revue de presse de Clotilde DUMETZ (France Inter)
Extrait: L'entente formidable
On commence avec un chiffre... 20.000...
C'est le nombre de centenaires en France aujourd'hui... 20.000 personnes à avoir passé plus d'un siècle sur Terre, rapporte Le Figaro... En 2050, ils seront, nous serons 60.000...
Autrefois, on les auscultait, ces centenaires, pour connaître le secret de leur longévité... Aujourd'hui, avec l'espérance de vie qui ne cesse de progresser (84 ans et demi pour les Françaises, championnes européennes), la question est plutôt de savoir jusqu'où nous irons...
Dans Le Figaro, on apprend qu'il y a encore une importante marge de progression... avec cette bonne nouvelle : les années gagnées semble se dérouler en meilleure santé... L'espérance de vie sans incapacité augmente elle aussi...
Ainsi donc, nous vivons plus longtemps et en meilleure santé... Conséquence logique : nous pouvons travailler plus...
Le dossier de la réforme des retraites est à la Une de plusieurs de vos journaux ce matin... La Croix se demande "comment réformer les retraites ?"... alors que se sont ouvertes hier de nouvelles discussions entre l'Etat et les partenaires sociaux...
Le Figaro précise que "le gouvernement va proposer un texte aux syndicats, avant de les revoir dans quinze jours"...
Et ce matin, les commentaires tournent donc autour des 41 ans de cotisation... Cela semble logique... sauf que derrière la théorie, il y a la pratique...
Et là, Jacques Guyon analyse, dans La Charente Libre : "Si l'idée de 41 ans de cotisation ne passe plus, c'est à cause des données objectives sur le taux d'emploi des seniors... En France, tout juste 38% des 55-64 ans travaillent, ce qui est très loin des 50% fixés pour 2010 par l'Union européenne... Du coup, poursuit Jacques Guyon, allonger la durée de cotisation, alors même que les entreprises ne tiennent pas leurs engagements sur l'emploi des seniors, cela signifie, mécaniquement, baisser le niveau des pensions"...
Une inquiétude que HD... L'Humanité Dimanche... affiche en Une cette semaine... En photo : un couple et ses deux enfants... et ce titre : "Générations sans retraites ?"... Parce que, interroge l'hebdomadaire, "qui pourra encore travailler 41 ans et plus à temps plein ?... Et sinon, quelles seront les conséquences sur le niveau des retraites ?"...
"Il faut améliorer l'emploi des seniors avant d'allonger les cotisations"... C'est le secrétaire national de la CFDT, en charge des retraites, qui le dit dans La Croix...
Et sur ce thème, tout le monde est sur la même longueur d'ondes... Dans Les Echos, Dominique Seux analyse aussi que "le travail après 50 ans est un obstacle plus important que prévu, et le risque est élevé qu'il le demeure"...
Et un sondage, dans le même journal, confirme que les Français aspirent à partir à la retraite dès que possible... et que les entreprises ont encore besoin d'être convaincues de la nécessité de retarder ce départ...
L'éditorialistes des Echos en veut pour preuve que "le CDD senior, inventé par le patronat et les syndicats sous les acclamations, a fait un flop complet"... Pour Dominique Seux, "il est probable que seuls le recul du chômage et les pénuries de main-d'oeuvre viendront à la rescousse de l'intérêt général"...
Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger va plus loin... "La vérité, écrit-il, c'est qu'il faudra sans doute agir sur tous les leviers à la fois : à l'avenir, on travaillera plus longtemps... on paiera les cotisations plus cher... et on touchera des retraites moins élevées"...
Une équation qui fait s'interroger Jacques Béal, dans Le Courrier Picard : "Peut-être faudrait-il imaginer d'autres ressources en complément, comme des taxations sur les revenus du capital ?"...
HD a fait le calcul : "Appliquer aux revenus financiers des entreprises le même taux de cotisation qu'aux salaires rapporterait 20 milliards d'euros de ressources par an"...
Vendredi 28 mars 2008.
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Ni pauvre ni soumis : Les adhérents APF de l'Hérault témoignent (vidéo)
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"ni pauvres, ni soumis" crient "leur révolte"
PARIS (AFP) - Plusieurs milliers de personnes, malades, handicapés, invalides et leurs accompagnants, venus de toute la France, ont manifesté samedi à Paris à l'appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis" pour exprimer leur "révolte" et réclamer un revenu "décent", au niveau du SMIC brut.
Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles ont défilé aux cris de "On veut des sous!", derrière une banderole "handicap, maladie invalidante: l'urgence d'un revenu d'existence".
En fauteuil ou sur des béquilles, guidés par une canne blanche ou un chien, les manifestants, évalués à "pratiquement 35.000 personnes" par les organisateurs et 16.500 par la police, rassemblaient l'ensemble du monde des "accidentés de la vie" pour une mobilisation "historique", a indiqué Arnaud de Broca, président de la Fnath, une de la centaine d'associations membres du collectif.
Une délégation a été reçue à l'Elysée pour remettre une pétition comportant 80.000 signatures.
"C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés (AAH), ndlr), qu'avec ça, on ne peut pas vivre", a ajouté M. de Broca.
Beaucoup brandissaient des panneaux jaune et noir, couleurs du collectif portant le slogan "handicap + pauvreté = double peine". Dans le défilé également, des sourds-muets, des trisomiques, arrivés avec quelques-uns des 13 trains, 5 avions ou 700 autocars affrétés pour l'occasion.
"Sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait 30 ans qu'on ne veut pas en parler, on est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF).
Edmond Thomas, 57 ans, paraplégique depuis 35 ans après un accident de moto, venu de Valence (Drôme), résume le problème à sa façon: "J'ai dû appeler ma banque pour augmenter mon autorisation de découvert à -700 euros".
"J'arrive à me débrouiller", estime-t-il. "Je viens plus pour le +Ni soumis+ que pour le +Ni pauvre+, parce qu'en Belgique ou dans les pays du Nord, les handicapés sont mieux considérés. C'est une question de dignité et de droits de l'Homme", s'emporte cet homme.
Quelque 810.000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, reçoivent l'AAH.
Bernard, 58 ans dont 54 cloué dans un fauteuil roulant par la poliomyélite, estime avoir "eu de la chance": il a pu travailler pendant 30 ans à mi-temps comme psychologue.
Il s'est déplacé de Bretagne par solidarité. "Moi, j'ai pu travailler, donc j'aurai une petite retraite, mais pour d'autres, c'est difficile", explique l'homme, qui hausse les épaules lorsqu'on évoque l'augmentation de 5% de l'AAH annoncée par Nicolas Sarkozy, quatre jours avant la manifestation.
"Ca ne fera pas passer les gens au-dessus du seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule)", rappelle-t-il.
Daniel M., 46 ans, membre de l'association Aides, s'accroche à son travail dans le milieu hospitalier malgré sa séropositivité. "Je n'ai pas demandé l'AAH parce que je veux travailler le plus longtemps possible", explique-t-il. "Mais je connais beaucoup de gens qui ne vivent qu'avec l'AAH et pour eux c'est souvent l'exclusion sociale".
"Je viens aussi pour mon avenir, parce que je sais que j'aurai besoin de l'AAH quand je ne pourrais plus travailler", ajoute-t-il.
Appuyé sur une perfusion à roulettes débranchée, il se dit "épuisé" par les quatre heures de marche et station debout. "Mais j'irai jusqu'au bout, c'est trop important".
Simon VALMARY AFP - Samedi 29 mars, 22h13
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27.03.2008
SOLIDARITE : Hirsch craint l'abandon du RSA
Selon le haut commissaire aux Solidarités actives, le gouvernement pourrait laisser tomber le dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail. Martin Hirsch pointe des "tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres".
Le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch redoute que le gouvernement ne laisse tomber le Revenu de solidarités actives (RSA), dispositif évitant aux Rmistes de perdre de l'argent lorsqu'ils trouvent un travail, dans un entretien au quotidien Ouest-France.
"Aujourd'hui l'Etat doit décider ou non s'il mettra ou non le paquet pour aller jusqu'au bout en 2009. Depuis trois ans que je défends le RSA, je n'ai jamais prétendu que l'on pouvait faire une réforme de si grande ampleur avec des clopinettes", déclare Hirsch.
L'ancien président d'Emmaüs France estime que "le scénario est compris entre 2 et 3 milliards d'euros".
"Je mets toute mon énergie pour convaincre. (...) J'ai mis sur la table tout un panier de financements possibles. On doit pouvoir les trouver sans accroître les déficits. On peut dire qu'on ne veut pas le faire, on ne peut pas, en revanche, nous opposer que c'est impossible", poursuit le haut commissaire.
"Je sens que nous sommes sur la ligne de crête: quand se font jour les tentations de refermer le couvercle sur les allocataires de minima sociaux et les travailleurs pauvres, il faut basculer sur le bon versant, là où la réalisation du RSA deviendrait certaine", s'inquiète Martin Hirsch.
Expérimenté dans 26 départements au 1er février, le RSA, doit permettre à "près d'un million de personnes" à terme de passer au dessus du seuil de pauvreté, selon Hirsch. Il doit être mis en place sur toute la France en 2009.
LEXPRESS.fr
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26.03.2008
Un accord qui débouche sur une loi du travail catastrophique
Le site Démocratie et socialisme
Quatre syndicats sur huit l’ont malheureusement signé en janvier
Ils appellent cela « Projet de loi portant modernisation du marché du travail ». En fait il s’agit d’une loi de régression sociale. Elle aggrave la « recodification » du code du travail (laquelle va entrer en vigueur le 1er mai 2008 puisque tous les décrets sont écrits). Elle poursuit les rapports de Virville, la scélérate loi Fillon du 4 mai 2004, les lois Villepin et Larcher dans un sens destructeur du Code du travail, tel que le veut le MEDEF-UIMM. (cf. Le Monde diplomatique, mars 2008)
Article 1 : Le 1er alinéa de l¹article L 1221-2 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :
« La forme normale de la relation de travail est le contrat de travail à durée indéterminée. »
Après l’alinéa 1er de l’article L. 2313-5 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’employeur informe les délégués du personnel, une fois par an, des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. »
Après l’alinéa 1er de l¹article L 2323-47 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« A cette occasion, l’employeur informe le comité d’entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l¹année écoulée, et qui pourraient le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclus avec une entreprise de travail temporaire. » Après l’alinéa 1er de l’article L 2323-55 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il informe le comité d¹entreprise des éléments qui l’ont conduit à faire appel au titre de l’année écoulée, et qui pourrait le conduire à faire appel pour l’année à venir, aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de mission conclu avec une entreprise de travail temporaire. »
Article 2
I - Il est créé une section au chapitre premier (« formation du contrat de travail ») du titre II (« formation et exécution du contrat de travail ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») du code du travail ainsi rédigée :
Section IV période d’essai
Article L 1221-18 « Le contrat de travail à durée indéterminée peut comporter une période d¹essai dont la durée est comprise pour : · les ouvriers et les employés entre 1 et 2 mois maximum · les agents de maîtrise et les techniciens entre 2 et 3 mois maximum · les cadres entre 3 et 4 mois maximum. »
Article L 1221-19 « La période d’essai ne peut être renouvelée qu’une fois si un accord de branche étendu le prévoit. Cet accord fixe les conditions et les durées de renouvellement. La durée de la période d’essai, renouvellement compris, ne peut pas dépasser respectivement 4, 6 et 8 mois. »
Article L 1221-20 « Les durées des périodes d’essai fixées par les articles L. 1221-18 et L.1221-19 ont un caractère impératif à l’exception : - de durées plus longues fixées par les accords de branches conclu avant la date d’entrée en vigueur de la présente loi ; - de durées plus courtes fixées dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »
Article L 1221-21 « La période d’essai ne se présume pas. Elle est expressément stipulée dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail. »
Article L 1221-22 « En cas d¹embauche dans l¹entreprise à l’issue du stage intégré à un cursus pédagogique réalisé lors de la dernière année d’études, la durée de stage est déduite de la période d¹essai, sans que cela ait pour effet de réduire cette dernière de plus de la moitié. »
Article L 1221-23 « Lorsqu’il est mis fin, par l’employeur, à la période d’essai, la durée du délai de prévenance pendant la période d’essai est fixée comme suit :
48 heures au cours du 1er mois de présence,
2 semaines après 1 mois de présence,
1 mois après 3 mois de présence.
La période d’essai, renouvellement inclus, ne peut être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance. Lorsqu’il est mis fin à la période d’essai par le salarié, celui-ci respecte un délai de préavis de 48 heures. »
II - Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1221-20, premier tiret, les stipulations des accords de branche conclus avant l’entrée en vigueur de la présente loi et fixant des durées d’essai plus courtes que celles fixées par l’article L. 1221-18 restent en vigueur jusqu’au 30 juin 2009.
Article 3
L’article L 1226-1 du code du travail est modifié ainsi qu’il suit :
1° Au 1er alinéa, les mots « trois ans » sont remplacés par les mots : « une année ». 2° Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois le délai d’indemnisation hors maladie professionnelle et accident du travail court au-delà de sept jours d’absence. ».
Article 4
Après l’alinéa 1er de l’article L 1232-1 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »
Après l’alinéa 1er de l¹article L 1233-2 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Il doit être motivé dans les conditions définies par les dispositions du présent chapitre. »
L’article L 1234-9 du code du travail est modifié ainsi qu¹il suit :
1° Au 1er alinéa, le mot « deux ans » est remplacé par les mots : « une année » ;
2° Le 2ème alinéa est supprimé. L’article L 1234-20 du code du travail est remplacé par les dispositions suivantes :
« Le reçu pour solde de tout compte, délivré par l’employeur au salarié, fait l’inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail. Ce document est établi en double exemplaire. Il est daté et signé par les deux parties. Un exemplaire est remis au salarié.
Le reçu pour solde de tout compte peut être dénoncé par écrit dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l¹employeur. »
Article 5
I - Il est créé une section au chapitre VII (« autres cas de rupture ») dans le titre III (« rupture du contrat à durée indéterminée ») du livre II (« le contrat de travail ») de la première partie (« les relations individuelles du travail ») ainsi rédigée :
Section III Rupture conventionnelle
Article L 1237-11 :
« L’employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie.
La rupture conventionnelle repose sur la garantie de la liberté du consentement des parties et résulte d’une convention signée par les parties au contrat. »
Article L. 1237-12 : « Les parties au contrat conviennent du principe d’une rupture conventionnelle lors d’un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié peut se faire assister :
soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, qu’il s’agisse d’un salarié titulaire d’un mandat syndical ou d’un salarié membre d’une institution représentative du personnel ou tout autre salarié ;
soit par un conseiller du salarié choisi sur une liste dressée par l’autorité administrative.
Lors du ou des entretiens, l’employeur a la faculté de se faire assister par une personne de son choix quand le salarié en fait lui-même usage. »
Article L 1237-13 :
« La convention de rupture définit les conditions de la rupture et notamment le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle qui ne peut pas être inférieur à celui de l’indemnité prévue à l’article L 1234-9. »
Elle fixe la date de la rupture des relations contractuelles qui ne peut être antérieure à l’expiration des délais de rétractation et d’homologation.
À compter de la date de signature par les deux parties, chacune d’entre elles dispose d’un délai de 15 jours pour exercer son droit de rétraction.
Ce droit est exercé sous la forme d¹une lettre adressée par tout moyen attestant de sa date de réception par l¹autre partie.
Article L 1237-14 :
« A l’issue du délai de rétractation, la partie la plus diligente adresse, aux fins d’homologation, un exemplaire de la convention ainsi qu’un formulaire dont le modèle est arrêté par le ministre en charge du travail, au directeur départemental du travail de l’emploi et de la formation professionnelle.
Le directeur dispose d’un délai d’instruction maximal de 15 jours, à compter de la réception de la demande, à l’issue duquel, faute de décision explicite, l’homologation est réputée acquise.
L’homologation, à laquelle est subordonnée la validité de la convention, atteste du respect des conditions de forme applicables à la rupture conventionnelle et de la liberté de consentement des parties.
L’homologation n’est pas détachable de la convention. Tout litige concernant la convention, l’homologation ou le refus d’homologation relève de la compétence du conseil des prud’hommes, à l’exclusion de tout autre recours contentieux ou administratif. »
Article L 1237-15 :
« Les salariés bénéficiant d’une protection mentionnés à l’article L. 2411-1 peuvent bénéficier des dispositions de la présente section. Par dérogation aux dispositions de l’article L. 1237-14, la rupture conventionnelle est soumise à l’autorisation de l¹inspecteur du travail. ».
Article L. 1237-16 :
« Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables aux mesures se rattachant aux :
accords collectifs de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, dans les conditions définies par l’article L. 2242-15,
plans de sauvegarde de l’emploi dans les conditions définies par l’article L. 1233-61. »
II Le 1 de l’article 80 duodecies du code général des impôts est complété par un 6° ainsi rédigé :
« 6° La fraction des indemnités prévues à l’article L.1237-13 du code du travail versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail d’un salarié âgé de moins de soixante ans, qui n’excède pas :
« a) Soit deux fois le montant de la rémunération annuelle brute perçue par le salarié au cours de l’année civile précédant la rupture de son contrat de travail, ou 50 % du montant de l’indemnité si ce seuil est supérieur, dans la limite de six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ;
« b) Soit le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle ou de licenciement prévue par la convention collective de branche, par l’accord professionnel ou interprofessionnel ou, à défaut, par la loi, si ce montant est supérieur à six fois le plafond mentionné à l¹article L. 241-3 du code de la sécurité sociale en vigueur à la date de versement des indemnités ; »
III Au douzième alinéa de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale, les mots : « ainsi que les indemnités de départ volontaire » sont remplacés par les mots : « ainsi que les indemnités versées à l’occasion de la rupture conventionnelle du contrat de travail, au sens de l’article L.1237-13 du code du travail, et les indemnités de départ volontaire ».
Article 6
« Un contrat de travail à durée déterminée, d’une durée au moins égale à 18 mois et maximale de 36 mois, peut être conclu avec les ingénieurs et cadres, pour la réalisation d¹un objet défini, dans les conditions définies ci-dessous et précisées par un accord de branche étendu ou, à défaut, par un accord d’entreprise. Ce contrat comporte :
1° la désignation du contrat comme « contrat à durée déterminée à objet défini » ;
2° l’intitulé et les références de l’accord collectif qui institue ce contrat ;
3° une clause descriptive du projet et mentionnant sa durée prévisible ;
4° la définition des tâches pour lesquelles le contrat est conclu ;
5° l’événement ou le résultat objectif déterminant la fin de la relation contractuelle ;
6° le délai de prévenance de l’arrivée au terme du contrat et, le cas échéant, de la proposition de poursuite de la relation de travail en contrat à durée indéterminée ;
7° une clause mentionnant la possibilité de rupture à la date anniversaire de la conclusion du contrat par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux et le droit dans ce cas à une indemnité de rupture égale à 10% de la rémunération totale brute du salarié.
L’accord de branche étendu ou l¹accord d¹entreprise définit :
a) les nécessités économiques auxquelles ces contrats sont susceptibles d’apporter une réponse adaptée ;
b) la durée de la période d’essai au plus égale, renouvellement compris, à celle prévue par la convention ou l’accord collectif applicable à l’entreprise pour un salarié sous contrat à durée indéterminée de qualification équivalente ;
c) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini bénéficient de garanties en termes d’aide au reclassement, de validation des acquis de l’expérience, de priorité de réembauchage ou d¹accès à la formation professionnelle continue et peuvent, au cours du délai de prévenance qui ne peut être inférieur à deux mois, mobiliser les moyens disponibles pour organiser la suite de leur parcours professionnel ;
d) les conditions dans lesquelles les salariés sous contrat à durée déterminée à objet défini ont priorité d’accès aux emplois en contrat à durée indéterminée dans l’entreprise.
Ce contrat prend fin avec la réalisation de l’objet pour lequel il a été conclu, après un délai de prévenance au moins égal à deux mois. Il peut toutefois être rompu à la date anniversaire de sa conclusion par l’une ou l’autre partie pour un motif réel et sérieux. Il ne peut pas être renouvelé.
Lorsque, à l’issue du contrat, les relations contractuelles du travail ne se poursuivent pas par un contrat de travail à durée indéterminée, le salarié a droit à une indemnité d’un montant égal à 10% de la rémunération totale brute du salarié.
Ce contrat est institué à titre expérimental pendant une période de 5 ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi.
A cette date, le gouvernement présentera au Parlement un rapport, établi après concertation avec les partenaires sociaux et avis de la commission nationale de la négociation collective, sur les conditions d’application de ce contrat et sur son éventuelle insertion dans les dispositions du code du travail. »
Article 7
Il est créé un article L 1226-4-1 rédigé comme suit :
« En cas de licenciement prononcé en application des dispositions de l’article L.1226-4, les indemnités dues au salarié au titre de la rupture peuvent être prises en charge, soit par l’employeur soit par un fonds de mutualisation à la charge des employeurs.
La gestion de ce fonds est confiée à l’association prévue à l’article L.3253-14. »
Article 8
Il est créé un article L 1253-24 rédigé comme suit : « Un accord national interprofessionnel étendu peut confier à une branche déterminée la mission d¹organiser par accord de branche étendu relatif au portage salarial la relation triangulaire entre une société de portage, une personne, le porté, et une entreprise cliente en garantissant au porté le régime du salariat, la rémunération de sa prestation chez le client ainsi que son apport de clientèle. »
Article 9
« Les articles L. 1223-1 à 1223-4, L. 1236-1 à 1236-6, L 5423-15 à 5423-17, L.6322-26 et L.6323-4 sont abrogés.
Les contrats « nouvelles embauches » conclus antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente loi sont requalifiés en contrat à durée indéterminée de droit commun. » transféré
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À lire aussi :
sur notre site : Analyse commentée des accords signés par le Medef et certains syndicats
sur le site de la fondation Copernic : l’accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation du contrat de travail : une régression sociale et démocratique
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11.03.2008
Grève des caissières : gagner peu et travailler dur (vidéo)
Retour sur la grève des caissières qui a secoué le secteur de la grande distribution. Au-delà des revendications légitimes sur le pouvoir d'achat, ce conflit social soulève la question épineuse des conditions de travail. L'analyse de François Desriaux, rédacteur en chef du magazine Santé et Travail.
Durée : 08:13 Pris le : 21 février 2008Lieu : Douai, Nord-Pas-de-Calais, France
Source : http://www.alternatives-economiques.fr/
PRIORITE A GAUCHE
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03.03.2008
Où est la commission d’éthique du MEDEF ?
DGS vient de recevoir un pactole pour ses forfaits
par Gérard Filoche
L'article en PDF
C’est le principe de la mafia et du parrain trop voyant qu’on range de côte après qu’il ait servi... On le couvre et il ne dit rien : le Medef-UIMM vient de lui faire un “pont d’or”. Au Medef et à l’UIMM c’est l’omerta.
DENIS GAUTHIER-SAUVAGNAC gagnait 240 000 euros par mois pour déverser l’argent sale de la corruption... Mme Parisot s’est dit “salie” en septembre dernier lors de la révélation de la caisse de 600 millions d’euros de trafic d’argent liquide.
Mais Mme Parisot n’a rien fait pour se laver depuis... Elle est complice : n’ a t elle pas dit que “beaucoup savaient inconsciemment” ? Que c’était un secret de famille honteux ? De quelle famille parle t elle des frères Sarkozy, Guillaume et François ?
Elle promettait la transparence. Non, elle fait verser une somme de 1,5 millions d’euros (au moins, officiellement...) au vieux parrain DGS Et elle vient à la télévision expliquer au journal de France 2 expliquer à David Pujadas, à propos des 40 % d’augmentation des salaires des patrons, qu’elle va “saisir la commission d’éthique du Medef” ? Elle a une éthique ? Et il y a une commission d’éthique à l’UIMM ?
Et ou en est l’enquête sur les malversations contre la médecine du travail ? Ou en est l’enquête sur les détournements des centres de médecine du travail par le MEDEF ? Pourquoi cette bande organisée n’est-elle pas en prison ? N’importe quelle bande en banlieue, pour cent fois moins que ça y serait !
Est-ce que ce n’est pas la caisse noire qui a payé la “recodification” du code du travail ?
Denis, Laurence, Guillaume, Cathy, Michel, Jean-Denis…
Denis Gautier-Sauvagnac (DGS), délégué général de l’Union des industries et métiers métallurgiques (UIMM), s’est fait prendre la main sur la poignée, par le Tracfin, organisme de lutte contre le blanchiment d’argent parce qu’il prélevait des mallettes d’argent liquide de 26 à 32 kg à raison d’environ 2 millions d’euros par an – avec des pointes au moment des présidentielles. DGS qui touchait lui-même 240 000 euros, pour cela, n’a pas voulu dire d’où venait l’argent ni où allait l’argent : omerta. On a su qu’il y avait une caisse noire de 600 millions d’euros, certains ont dit « un milliard », qui servaient à « fluidifier les relation sociales », à « prévenir les conflits ».
DGS qui était président de l’UNEDIC versait des salaires en liquide à ses « collaborateurs » sans verser de cotisations sociales. DGS s’est fait remplacer à l’UNEDIC par Michel de Virville, qui avait fait un célèbre rapport en 2004 pour démanteler le Code du travail. Mme Laurence Parisot, présidente du MEDEDF dont l’UIMM est le pivot, qui a été élue contre un autre candidat, son challenger, Guillaume Sarkozy, a déclaré qu’elle se sentait « salie » par cette révélation sur l’argent liquide, que c’était un « secret de famille honteux » et que « beaucoup savaient inconsciemment ».
Le Tracfin a, en effet, révélé qu’il avait informé le ministre de l’intérieur dés 2004, Nicolas Sarkozy, sur ce trafic d’argent sale, sans qu’aucune suite n’ait été donnée à l’époque. DGS a été mis en examen, sans être placé en préventive ni lui, ni ses complices, il ont ainsi pu se concerter, il leur est reproché, entre autres, la « destruction de preuves ». DGS a passé la main à Cathy Kopp, présidente d’Accor, proche de Laurence Parisot, pour négocier à sa place avec les syndicats de salariés les accords dits de « flexisécurité » de janvier 2008. Kathy Kopp s’est aussitôt fait assister par Jacques Barthélémy, du célèbre cabinet d’avocat Barthélémy, le plus proche du MEDEF sur la place de Paris. Jacques Barthélémy est « l’expert » qui travaille depuis le 15 février 2005, dans la commission de « recodification » du Code du travail qu’il oriente dans le sens du rapport de Virville. « Liaisons sociales » de janvier 2008 révélait que « chaque mois Denis Gautier-Sauvagnac déjeunait avec M. Jean-Denis Combrexelle ». Jean-Denis Combrexelle est le directeur des relations du travail (DRT) qui était le maître d’œuvre de la commission de « recodification » du code du travail.
Gérard Filoche samedi 1er mars 2008
RAG 34. les lolo's 34
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27.02.2008
USA Primaires : Le rôle du parti Démocrate dans l’offensive contre les pauvres
par Jean-Jacques Chavigné
Contrairement à l’image qui en est donnée en France, la bataille entre les Démocrates et les Républicains n’oppose pas la Gauche et la Droite. Le parti Démocrate est, comme le parti Républicain, un parti de Droite. C’est comme si, en France, les deux seules forces politiques qui s’opposaient étaient l’UMP et le MoDem.
L'article en PDF
Dans la mesure où ils consentent à parler des programmes des candidats et ne se concentrent pas uniquement sur les problèmes de personne, les principaux médias de notre pays font grand cas des propositions d’Hillary Clinton en faveur de l’amélioration de l’assurance maladie.
Ce n’est pourtant pas la première fois que les démocrates font des propositions du même type sans pour autant tenir leurs engagements. Les propositions d’Hillary Clinton sont, d’ailleurs, très en-deçà de ce que proposait William Clinton au début en 1993 puisqu’elles se limitent à proposer l’amélioration de la couverture maladie des seuls enfants. Certes, il s’agit d’une urgence dans un pays où 8,5 millions des moins de 18 ans ne bénéficient d’aucune assurance santé. Mais, même si cet engagement était tenu, 36,5 millions d’Américains resteraient encore sans la moindre couverture maladie (ils sont aujourd’hui 45 millions) qu’elle soit publique (Medicaid, Medicare) ou privée (assurances prises par l’entreprise).
Le projet de William Clinton prévoyait que tous les salariés pourraient disposer d’une assurance maladie financée à 80 % par leur employeur. Il autorisait l’Etat fédéral à intervenir pour garantir aux assurés un remboursement minimum de leurs dépenses de soins et pour fixer un maximum aux coûts des primes d’assurance.
L’introduction de ces mesures dans la législation américaine s’est rapidement heurtée à la coalition des petites entreprises, des sociétés d’assurance, de l’industrie pharmaceutique et de l’American Medical Association qui avait déjà réussi à faire rejeter tous les projets de système d’assurance maladie universelle, que ce soit durant le New Deal des années 1930, ou sous la présidence de Truman à la fin des années 1940.
Cette coalition, grâce à une gigantesque campagne publicitaire (le film « Sicko » de Michael Moore en montre quelques extraits exemplaires) dénonçant la main mise de l’Etat sur la santé, avait amené Clinton à renoncer à son projet. Tout aussi libéral que les républicains, William Clinton ne pouvait, guère, en effet répondre à une campagne qui l’accusait de transformer les Etats-Unis en une nouvelle URSS…
Pire, en acceptant de signer la loi votée par un congrès à majorité républicaine, Clinton a fait plus contre les pauvres de son pays que Reagan et Bush réunis. Les attaques contre le filet de sécurité minimum mis en place, dans les années 1960, par Lyndon B. Johnson dans sa politique de « guerre contre la pauvreté » se sont, en effet, effectuées en trois phases dont la principale s’est déroulée pendant la présidence de William Clinton.
Ronald Reagan
Dans une première phase, au début des années 1980, Ronald Reagan s’est fait le champion de la dénonciation des « welfare queens », ces « reines de l’aide sociale » qui, selon lui, vivaient royalement en multipliant le nombre de leurs enfants avec de multiples partenaires. L’idéologie néolibérale donnait un vernis intellectuel à ces dénonciations en faisant de la pauvreté la conséquence, non de conditions sociales, mais de faiblesses morales ou intellectuelles d’ordre individuel.
L’aide sociale, dans cette optique, loin d’aider ces personnes à sortir de la pauvreté ne pouvait que les y maintenir. Le terme de pauvreté laissait alors la place à celui de « welfare dependency ».
Ce qui rendait possible une telle stigmatisation de cette fraction du salariat c’était sa mise à l’écart par l’instauration de prestations sous condition de ressources financées par l’impôt, en premier lieu l’impôt des salariés dotés d’un emploi stable.
Cependant, même s’il avait activement labouré le terrain et considérablement diminué le montant de l’aide sociale, Reagan n’avait pas réussi à imposer le « workfare » l’obligation de travailler en contrepartie de l’aide sociale.
William Clinton
Ce fut William Clinton, le nouveau Président démocrate, qui mit en place cette obligation de travailler pour pouvoir bénéficier de l’aide sociale. Il signa, en effet, aussitôt après sa réélection de 1996, la loi votée par un Congrès à majorité républicaine. La Constitution américaine lui permettait pourtant de ne pas signer cette loi mais l’assurance-maladie n’était pas la priorité des préoccupations de William Clinton dans un pays où (en 1996) près de 40 millions d’Américains ne disposaient d’aucune couverture maladie !
Cette loi inaugurait la deuxième phase de l’attaque contre les pauvres. Elle imposait à tout bénéficiaire adulte de l’aide sociale d’accepter un emploi salarié dans une entreprise privée ou dans un programme de « workfare » mis en place par les Etats ou les municipalités. La loi ne s’arrêtait pas là puisqu’elle supprimait le programme d’assistance aux familles nécessiteuse (AFDC). Il était remplacé par un programme « d’aide temporaire aux familles dans le besoin » (TANF) et limitait à cinq ans (pour toute une vie) la possibilité de bénéficier de l’aide sociale.
La loi stipulait, également, que toute femme qui aurait un enfant supplémentaire alors qu’elle bénéficiait de l’aide sociale se verrait privée de cette aide. D’emblée, d’ailleurs, cette aide était refusée aux mères mineures célibataires ne vivant pas chez leurs parents… A la stigmatisation et aux restrictions de ressources élémentaires s’ajoutait un insupportable discours moralisateur.
Georges W. Bush
Dans une troisième phase, Georges Bush faisait voter une loi qui gelait les dépenses d’aide sociale et obligeait les bénéficiaires à travailler 40 heures par semaines, au lieu de 30. Il annonçait dans ses derniers discours la prochaine phase de la lutte contre les pauvres : un filet de sécurité à la charge de la charité privée ou, ultime secours, à la discrétion du « Dieu tout-puissant »…
Le parti Démocrate : un parti de Droite
Contrairement à l’image qui en est donnée en France, la bataille entre les Démocrates et les Républicains n’oppose pas la Gauche et la Droite. Le parti Démocrate est, comme le parti Républicain, un parti de Droite. C’est comme si, en France, les deux seules forces politiques qui s’opposaient étaient l’UMP et le MoDem.
mardi 19 février 2008 Jean-Jacques Chavigné
Le site de Démocratie et Socialisme
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Le pouvoir d'achat, nette première préoccupation des Français
par Véronique Tison
PARIS (Reuters) - Le dernier trimestre de 2007 et le début de 2008 ont été marqués par une spectaculaire résurgence de la thématique du pouvoir d'achat en France, au détriment de l'emploi, montre une étude publiée vendredi par l'Ifop sur la base de plusieurs enquêtes récentes.
A la rentrée 2007, un quart des personnes interrogées par l'Ifop pour Paris Match dans le cadre de son Tableau de bord politique mensuel citaient le pouvoir d'achat comme première priorité, loin derrière l'emploi (34%). Trois mois plus tard, les résultats de l'enquête de novembre attestaient d'une inversion des enjeux avec le pouvoir d'achat qui devançait l'emploi de neuf points (37% contre 28% des citations).
Les résultats plus récents du Tableau de bord réalisé les 31 janvier et 1er février confirment et amplifient ce phénomène : 41% des Français désignent désormais le pouvoir d'achat comme priorité contre 23% pour l'emploi, soit un différentiel de 18 points, relève l'Ifop.
Au printemps 2006, dans une enquête réalisée par l'Ifop pour le CEVIPOF (Centre de Recherches politiques de Sciences-Po), seules 10% des personnes interrogées citaient la hausse des prix comme le problème jugé le plus important pour la France, contre 38% pour l'emploi.
L'institut explique l'inversion de la fin 2007 par le contexte de décrue du chômage, d'une part, et de l'autre par l'importance prise par le pouvoir d'achat dans le débat politique avec les promesses électorales de Nicolas Sarkozy, l'adoption de diverses mesures par le gouvernement et un contexte économique incertain.
L'ATTACHEMENT PARTISAN INFLUE PEU
L'Ifop relève que l'importance accordée au pouvoir d'achat a progressé au sein de toutes les catégories socioprofessionnelles mais avec davantage de force parmi les plus exposées aux aléas économiques : les catégories populaires (29% en septembre 2007, 46% au début 2008, soit +17 points) et les personnes à la retraite (respectivement 24% puis 40%, soit +16 points).
Dans les catégories sociales supérieures, 22% des cadres et professions libérales considéraient le pouvoir d'achat comme le problème prioritaire en septembre 2007 et 30% au début 2008, soit une progression de huit points.
La forte progression du pouvoir d'achat parmi les priorités désignées par les Français ces derniers mois est davantage le fait de ceux résidant dans un milieu rural - 44% de ces derniers en font leur premier enjeu, soit une hausse de 27 points en six mois, contre une progression de 14 points en milieu urbain. Auparavant la sensibilité au pouvoir d'achat était principalement ressentie à la ville, sans doute sous l'effet de la hausse des prix de l'immobilier.
L'Ifop relève par ailleurs que la montée de la thématique du pouvoir d'achat parmi les priorités des Français impacte de façon équivalente la droite et la gauche, en l'occurrence les sympathisants de l'UMP et du Parti socialiste. Les sympathisants du Mouvement démocrate (MoDem) se distinguent en revanche par une plus forte sensibilité à cette question : 51% le désignent comme priorité pour la France, en progression de 26 points sur six mois, contre +15 points pour le PS et l'UMP.
Véronique Tison. Reuters - Vendredi 22 février
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20.02.2008
EMPLOI, DESINSDUSTRIALISATION : Gandrange croise le fer avec Mittal (vidéo)
En complément du dossier paru dans L'hebdo du 16 février, la rédaction met en ligne un reportage vidéo tourné à Gandrange le 9 février dernier, jour de mobilisation pour la sauvegarde de l'usine et des emplois dans la vallée mosellane. Retrouvez les réactions et analyses des salariés, syndicalistes et élus socialistes locaux rencontrés sur les lieux.
Durée : 03:21Pris le : 15 février 2008
Gandrange, samedi 9 janvier... 5 jours après la visite de Nicolas Sarkozy dans cette acierie du groupe Arcelor-Mittal, l'heure est toujours à la mobilisation. L'annonce le 16 janvier de la fermeture de l'usine et de la suppression de 600 emplois a été reçu ici comme un véritable coup de poignard.
les salariés ne se résignent pas et proposent un projet alternatif pour relancer l'usine, soutenu par les élus socialistes. Pour ce faire, 20 millions d'euros sont nécessaires, une bagatelle pour un groupe comme Mittal qui dégage cette année 8 milliards d'euros de bénéfices. Alors quand Nicolas Sarkozy propose d'investir l'argent des contribuables français pour aider Mittal, promesse rendue caduque par les règles du jeu de l'Union européenne, la colère gronde chez les syndicats...
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01:07 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.02.2008
80% des magasins de la grande distribution touchés par la grève : contre la précarité, pour le pouvoir d'achat, et des salaires décents
Grève dans les grandes surfaces pour les salaires et contre le temps partiel imposé
PARIS (AFP) - Les propositions notamment salariales faites jeudi par le patronat de la grande distribution n'ont pas satisfait les syndicats de la branche, qui sont déterminés à réussir la journée de mobilisation dans les enseignes vendredi, ont-ils indiqué à l'AFP.
La CGT a estimé vendredi que "plus de 80%" des enseignes de grande distribution étaient "touchées par le mouvement de grève" à l'appel de la CGT, de FO et de la CFDT pour le pouvoir d'achat, alors que le patronat ne disposait que de très peu de chiffres.
Chez Carrefour, la direction a comptabilisé des grévistes dans 100 hypermarchés sur 226. Chez Champion, 17 supermarchés étaient touchés sur 1.030, et les grévistes étaient au nombre de 170, selon la direction.
Pour la CGT-commerce dans un communiqué, "le succès évident de ce mouvement unitaire montre la justesse des revendications des syndicats: augmentation des salaires, défense du repos dominical, emploi". La CGT souligne que "les entrepôts sont également très touchés", 50 sites ayant été recensés.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit "satisfait" vendredi matin sur RMC d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce".
CGT, FO et CFDT (majoritaires) avaient appellé à la grève et des actions vendredi chez Carrefour, Auchan, Picard, Casino ou encore Lidl pour les salaires, contre les temps partiels imposés et le travail dominical.
Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault s'est dit "satisfait" vendredi d'avoir pu "conjuguer les efforts de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", "les plus précaires des salariés du commerce". "Il va y avoir beaucoup de répondants à cet appel à la mobilisation aujourd'hui avec des arrêts de travail significatifs, une heure, deux heures ou plus, parce que dans ce secteur-là, la réalité salariale n'est plus tenable, n'est plus supportable et il faut que les employeurs acceptent de revaloriser les salaires", a-t-il expliqué sur RMC.
"C'est la première grande grève coordonnée dans la grande distribution, a-t-il indiqué, nous jouons notre rôle de coordinateur, d'impulsion au plan national et nous ouvrons un cycle que nous avons mis en avant avec la CFDT, dans les quinze prochains jours, nous appelons à la multiplication des mobilisations sur la question des salaires".
Dans la métallurgie, le 7 février, la CGT et la CFDT "appellent ensemble dans les entreprises à des actions, là où la question des salaires n'a pas été traitée". "La mobilisation a permis dans certains secteurs ou entreprises des augmentations pour les salariés de 3, 4, 5% qui n'étaient pas à l'ordre du jour, certains obtiennent des primes pour l'année 2008", a-t-il ajouté. Il a réaffirmé "l'inadéquation du slogan politique" de Nicolas Sarkozy: travailler plus pour gagner plus, en évoquant la situation de très nombreuses caissières de supermarchés qui, travaillant à temps partiel, voudraient un temps plein que leurs directions leur refusent.
Jeudi, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD, patronat) a appelé "chacun à ses responsabilités, vis-à-vis des entreprises et des salariés de la branche (au nombre de 650.000), compte tenu des propositions faites".
Dans l'accord salarial qu'elle soumet à signature jusqu'au 9 février, le paiement des pauses est relevé à 5% de la rémunération et s'ajoute au salaire mensuel, ce que réclamaient les syndicats en tant que "remise aux normes".
Le salaire mensuel brut (hors pause) pour le premier niveau de la grille salariale s'élève à 1.280 euros, soit le Smic. "Mais s'il y a une augmentation du Smic dans les mois à venir, cela ne tiendra pas la route", souligne la CGT.
De plus, selon FO, "l'évolution et les écarts entre les niveaux suivants sont très faibles".
En outre, la FCD a proposé "le lancement d'une négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)" en mars prochain, comme le demandaient les syndicats qui veulent discuter notamment de l'impact des nouvelles technologies (caisses automatiques, puces sur les produits...) sur l'emploi. Cependant, selon FO, c'est une simple "commission" sur une GPEC que concède le patronat.
Sur les temps partiels, la FCD a accepté la réunion d'un groupe de travail paritaire en avril. La CGT estime que "du fait que ces bas salaires sont liés à des exonérations de charges, le patronat n'a aucun intérêt à des évolutions".
Point positif cependant relevé par les syndicats : la proposition d'une négociation sur l'égalité hommes-femmes à partir d'avril. "Tout cela mis bout à bout va contribuer à une mobilisation historique vendredi", estime FO, qui souligne que c'est la première fois que les trois syndicats s'allient.
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23:07 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
POUVOIR D'ACHAT, SALAIRES, PRECARITE : Forte mobilisation dans la grande distribution, selon la CGT
PARIS - Quelque 80% des magasins de la grande distribution (enseignes de supers et d'hypermarchés) étaient touchés vendredi par le mot d'ordre de grève lancé par les principaux syndicats du secteur, selon la CGT. La CGT, FO et la CFDT demandent des augmentations salariales, des emplois stables et le respect du repos dominical.
La Fédération des entreprises de commerce et de distribution (FCD, qui représente le patronat du secteur), de son côté, ne fournissait aucun chiffre vendredi matin concernant le taux de grévistes. Selon la CFDT, 468 "sites de distribution" sur toute la France étaient touchés par le mouvement.
Peu avant 10h, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque s'est rendu devant un magasin ED dans le VIIe arrondissement de Paris pour soutenir la cinquantaine de salariés qui manifestait devant l'enseigne.
"Ce secteur concentre toutes les difficultés que peuvent rencontrer les salariés de ce pays, que ce soit en matière de salaire, d'accès à l'emploi et de conditions de travail", a dénoncé le responsable syndical devant les journalistes présents sur place.
"On demande un pouvoir d'achat décent. Quand vous avez une petite caissière avec deux enfants, à temps partiel imposé sur la base du SMIC, qui gagne 700 euros par mois, comment elle fait pour manger? On a même des salariés qui sont SDF", a témoigné Annie Verne, 58 ans, délégué syndicale CFDT.
"Il va y avoir beaucoup de répondants à cet appel à une mobilisation aujourd'hui avec des arrêts de travail significatifs, une heure, deux heures, parfois plus, parce que dans ce secteur-là en particulier, la réalité salariale n'est plus tenable, n'est plus supportable", a déclaré de son côté le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault sur RMC-Info/BFM TV.
"Nous sommes satisfaits d'être parvenus enfin à conjuguer les efforts et les forces de trois syndicats pour mettre en avant la situation sociale et salariale des personnels de la grande distribution", a estimé le syndicaliste qui est allé manifester vendredi matin aux côtés des grévistes d'un supermarché Carrefour de Montreuil (Seine-Saint-Denis).
Les syndicats comptent d'ores et déjà donner des suites à ce mouvement et ont prévu de se rencontrer lundi pour faire le point. AP
god/sb
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30.01.2008
ATTALI : Turgot ou Attila ? Révélateur Attali par Eric Dupin
Par Eric DUPIN
Jacques Attali est un auteur prolifique et souvent inspiré - dans tous les sens du terme. Il est infiniment meilleur dans le conseil que dans l'action comme le bilan de son passage à la direction de la BERD (banque européenne de reconstruction et de développement) l'a illustré. Le personnage n'est pas immédiatement sympathique, prompt à ranger ses détracteurs dans la "République des imbéciles", lui qui prétend régenter la "République des experts".
Oui, mais voilà. Son rapport sur la "libération de la croissance française" devrait plus utilement occuper le débat public que les dernières nouvelles de Carla ou de Cécilia. Les propositions qu'il agite dessinent une vision de la société et du futur à discuter au fond. "Libération" s'est amusé, avec un certain bonheur, à imaginer ce que deviendrait concrètement la vie d'un Français en 2018 si ses préconisations étaient appliquées. Les premières réactions de la classe politique en disent long sur la vérité des clivages qui la traversent.
Nicolas Sarkozy a déclaré adhérer à "l'essentiel" des mesures du rapport, mais il s'est empressé de rejeter la plus impopulaire chez les élus (la suppression des départements), celle qui tranchait le plus avec son nouveau discours civilisationnel (la rejet du "principe de précaution") et aussi d'afficher sa prudence sur les réformes bousculant les corporations (comme les notaires). A droite, d'ailleurs, l'accueil du rapport Attali, pourtant d'inspiration plus libérale que sociale, est particulièrement réservé. Le centre n'est pas plus enthousiaste. François Bayrou a jugé que ses idées risquaient de "déstabiliser la société".
Mais c'est à gauche que le révélateur Attali opère le mieux. Les réactions contrastées qu'il provoque disent l'éclatement idéologique du PS. La gauche du parti dénonce l'idéologie individualiste et consumériste du rapport. "La Forge", think tank créé par Benoît Hamon, a produit une intéressante "contre-expertise" du document attalien. Selon son habitude, François Hollande a botté en touche en lui prédisant un destin de "ramasse-poussière". Bertrand Delanoë n'a pas réagi. Seule Ségolène Royale l'a accueilli positivement. "La France a besoin de réformes. Ce rapport a été fait pour aider la France et moi, je veux aider la France", a-t-elle clairement indiqué. On attend avec impatience le jour où les royalistes tenteront de s'emparer du PS en défendant ce type d'orientations...
Télécharger le rapport Attali pdf (245 pages)
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26.01.2008
POUVOIR D'ACHAT : Salaires, grève nationale dans la grande distribution le 1er février
PARIS - Les trois principaux syndicats de la grande distribution (CGT, CFDT, FO) appellent à une journée nationale de grève le 1er février prochain pour exiger une hausse des salaires de l'ensemble des personnels des super et hypermarchés.
"Alors que le président de la République et le gouvernement essayent d'apporter des réponses à la question essentielle du pouvoir d'achat en tentant d'agir sur les prix à la consommation, les salariés de la grande distribution n'entendent pas être, une fois de plus, les grands oubliés du débat", écrivent les trois organisations syndicales dans un communiqué commun diffusé vendredi.
Les syndicats ajoutent que les employés de ces commerces "sont depuis des années parmi les premiers à souffrir de la baisse continue de leur pouvoir d'achat".
"Les négociations de salaire sont bloquées dans la branche depuis 2005 et ce, malgré les exonérations de charge importantes consenties aux entreprises de ce secteur", poursuivent les syndicats.
Ce mouvement aura lieu alors que des négociations salariales doivent débuter dans ce secteur le 31 janvier.
"Ce premier mouvement unitaire s'annonce d'ores et déjà d'une ampleur particulièrement exceptionnelle dans ce secteur d'activité jusqu'alors peu habitué aux mouvements sociaux", assurent les syndicats. AP
god/mw
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25.01.2008
Politiques de l'emploi : ESPOIRS PRECAIRES
Comment sera mis en œuvre, et financé, le revenu de solidarité active (RSA) ? Qui sera concerné ? Le risque est de voir cette mesure, dont la conception était innovante, être dénaturée par un gouvernement plus soucieux d'effets d'annonce que de solidarité. À cet égard, la fusion ANPE/Unedic, telle qu'elle est imposée, annonce plutôt le démantèlement du service public de l'emploi qu'une plus grande efficacité au service des chômeurs.
Le 20 janvier, la 13 e réunion des secrétaires de section, à Paris, a été un moment fort de rassemblement de tous les socialistes pour le lancement des municipales. L'hebdo poursuit ses reportages sur des candidats en campagne, cette semaine à Laval, et sur les initiatives exemplaires portées par les municipalités socialistes, comme l'accession à la propriété pour les foyers modestes, à Nantes.
Télécharger l'Hebdo n° 474
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24.01.2008
POUVOIR D'ACHAT : La fonction publique en grève pour l'emploi et les salaires
Nouvelle grève des fonctionnaires pour les salaires et l'emploi
PARIS (Reuters) - Sept fédérations syndicales représentant cinq millions de fonctionnaires appellent à la grève ce jeudi pour obtenir des hausses de salaire et contester les 22.900 suppressions de postes prévues cette année dans la fonction publique d'Etat.
Force ouvrière et la CFTC invitent les salariés du privé à participer à cette journée de mobilisation. Seule la CGC ne s'associe pas à l'action de jeudi.
Les syndicats grévistes se plaignent d'une baisse du pouvoir d'achat "depuis plusieurs années" et demandent une augmentation générale des salaires à travers une revalorisation du point d'indice qui sert de base à leur calcul.
La précédente journée de grève générale dans la fonction publique, le 20 novembre, avait mobilisé fortement aussi bien chez les 2,543 millions de fonctionnaires d'Etat que dans la fonction publique territoriale (1,613 million de personnes) et à l'hôpital (environ un million de personnes).
Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, a annoncé que le point d'indice serait augmenté cette année mais il a précisé que sa hausse serait limitée à 2008 alors que les syndicats demandent un rattrapage sur 2007.
Il a répété ce point de vue mercredi à l'Assemblée. "Eric Woerth et moi-même, nous regrettons cette grève car elle s'inscrit dans une culture de confrontation dont nous voulons sortir. Notre méthode c'est celle du dialogue", a ajouté André Santini, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique.
Il annonce la remise d'un "livre blanc" sur les valeurs et les missions de la Fonction publique début avril.
Prévue pour la mi-janvier, une nouvelle rencontre entre Eric Woerth et les syndicats devrait finalement avoir lieu fin janvier ou début février.
TROUBLES SOCIAUX À HÔPITAL
Mi-décembre, les syndicats ont vivement critiqué le dispositif dévoilé par Eric Woerth pour compenser la perte de pouvoir d'achat, subie depuis 2003 par près d'un quart des fonctionnaires, selon l'Insee.
Le ministre a proposé de compenser la différence entre ce qu'ont touché ces fonctionnaires et l'inflation, ce qui coûterait plusieurs centaines de millions d'euros annuellement. Jugeant cette proposition insuffisante, les syndicats ont décidé la grève.
Ils n'ont rien obtenu de plus du président de la République qui a affirmé lors de ses voeux aux fonctionnaires que l'augmentation du pouvoir d'achat viendrait avant tout du travail supplémentaire et des suppressions de postes.
Nicolas Sarkozy a seulement renouvelé son engagement de reverser aux agents la moitié des économies générées par le non- remplacement d'une partie des départs à la retraite.
Selon le gouvernement, la suppression de 22.900 postes cette année se traduira par une économie d'environ 450 millions d'euros. A partir de 2009, un départ à la retraite sur deux ne serait pas remplacé, soit environ 35.000 postes par an.
A l'hôpital, la journée de grève intervient alors que les urgentistes et les anesthésistes mènent depuis décembre une grève rendue inopérante par les réquisitions administratives, pour demander le règlement des heures supplémentaires et congés accumulés, ainsi qu'une réforme du paiement des astreintes.
Le 15 janvier, un accord prévoyant le paiement de la moitié des jours accumulés sur les comptes épargne-temps des médecins hospitaliers a été signé, mais il est critiqué et ne concerne pas les personnels autres que les médecins.
Ont été accumulés à l'hôpital depuis la mise en place des 35 heures entre, selon les sources, 2,7 à 3,5 millions de journées et 23 à 27 millions d'heures supplémentaires non payées.
Les partenaires sociaux doivent par ailleurs entamer jeudi la difficile négociation sur la représentativité des syndicats et les conditions de validation des accords collectifs, que le président Nicolas Sarkozy veut réformer cette année.
Jean-Baptiste Vey, Thierry Lévêque
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23.01.2008
EMPLOI, CODE DU TRAVAIL : Ce que les syndicats ont osé signer, c'est que du bonheur !
Accord du 11 janvier 2008 par Richard ABAUZIT
• Acceptation du principe de l’utilité des emplois précaires (art 1)
• Acceptation du principe que ce sont les freins au licenciement qui freinent les embauches ! (art 12)
• Acceptation des interventions « plus systématiques » des patrons dans les écoles (art 2)
• Acceptation du principe selon lequel l’insuffisance de ces interventions serait source de l’échec scolaire (art 2)
• Acceptation du remplacement du service public de l’orientation par les patrons (art 2)
• Acceptation de la transformation des stages pédagogiques en périodes d’essai (art 3)
• Acceptation du remplacement progressif des qualifications (sanctionnées par des diplômes nationaux) par des « compétences » individuelles que le salarié ou futur salarié essaiera de vendre (« passeport formation », « VAE », « bilan d’étape professionnel ») (art 3, 6, 7)
• Acceptation de la disparition progressive du contrat d’apprentissage comme contrat de travail réduit à la seule composante formation professionnelle (art 3)
• Acceptation de l’individualisation et de la culpabilisation des futurs licenciés et des déjà licenciés, demandeurs d’emploi. Le chômage et la précarité c’est votre faute, pas assez de compétences, pas assez souples, pas assez mobiles, pas assez motivés pour rechercher le travail absent (art 3, 6, 7, 8, 18)
• Acceptation de l’allongement de la période d’essai pour tous les salariés (doublée en moyenne pour les ouvriers et employés) (art 4)
• Acceptation du démantèlement des statuts (et des garanties qui vont avec) en effaçant les frontières entre eux (privé/public, salarié/indépendant) (art 8)
• Acceptation de la suppression d’une des garanties essentielles du contrat de travail : désormais, ce qui n’est pas écrit dans le contrat de travail, le patron pourra le modifier unilatéralement sans l’accord du salarié ; acceptation, que soit réduite l’obligation d’information actuelle des salariés, dès leur embauche, sur ses droits issus de la convention collective (art 11)
• Acceptation que le reçu pour solde de tout compte signé soit libératoire au bout de 6 mois, ce qui retire au salarié toute possibilité de recours aux prud’hommes (art 11)
• Acceptation d’un préavis du salarié avant de saisir les prud’hommes, ce qui permettra toutes les pressions, comme pour le droit de grève (art 11)
• Acceptation de limiter les indemnités que le juge peut accorder au salarié victime d’un licenciement abusif (art 11)
• Acceptation des licenciements sans préavis, sans motif et sans recours aux prud’hommes, dénommés « rupture conventionnelle » ou « rupture à l’amiable ». (art 12)
• Acceptation de contrats précaires (contrats de « projet ») qui n’ont ni les avantages des CDD (ici il n’y a pas de terme précis fixé au départ, ici l’employeur peut rompre le contrat avant la fin même en l’absence de faute grave), ni ceux des CDI (ici on peut faire trois ans de période d’essai puisqu’un CDI peut suivre un contrat de « projet », et donc être licencié sans motif pendant trois ans) (art 12)
• Acceptation du principe de non responsabilité de l’entreprise pour les licenciements des salariés pour cause de maladie. (art 13)
• Acceptation de considérer que la démission d’un salarié est établie dès qu’il ne répond pas à une demande de l’employeur de reprendre le travail. Ainsi un employeur ne serait plus responsable de la rupture du contrat de travail lorsque qu’un salarié qui refuse de ne pas être payé ou d’être harcelé de reprendra pas le travail.. (art 16)
• Acceptation d’une indemnisation individualisée du chômage (au « mérite » ?) (art 16)
• Acceptation de l’illégalité des sociétés de portage et acceptation du marchandage organisé dans ce cadre, qui permettra aux boîtes d’intérim (encore elles) le retour à l’esclavage (des « salariés » « à leur compte », où la durée légale du travail a disparu, les tarifs minimum - SMIC et salaires conventionnels - auront disparu, que du bonheur). (art 19)
Note précédente : Non à l’accord scélérat imposé aux syndicats par le Medef !
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20.01.2008
CODE DU TRAVAIL : Durée légale du travail remise en cause,
législation réécrite au détriment des salariés, sous prétexte de recodification, droit de grève mis à mal : Sarkozy et son gouvernement multiplient les attaques contre le droit du travail. Avec plus particulièrement en ligne de mire les 35 heures, une mesure pourtant bénéfique pour les salariés, l'emploi et l'économie comme en témoignent les intervenants de notre dossier. Le temps est donc au combat contre la démolition systématique du code du travail, comme en atteste la mobilisation de l'opposition parlementaire.
Le Parti socialiste sera également une force de propositions pour la campagne des municipales. Nous poursuivons nos reportages sur des candidats en campagne, cette semaine à Strasbourg, et sur les initiatives exemplaires portées par les municipalités socialistes, comme à Poitiers.
Feuilletez l'hebdo des socialistes
Agenda : DIMANCHE 20 JANVIER : 13e RASSEMBLEMENT NATIONAL DES SECRÉTAIRES DE SECTION ET DES CANDIDAT(E)S
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21:56 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.01.2008
MEDEF = SARKOZY : Mme Parisot exige encore de baisser les salaires en supprimant les 35 h, Sarkozy s'exécute !
Mme Parisot exige encore de baisser les salaires en supprimant les 35 h
Par Gérard Filoche,
"C’est vrai qu’il y a un problème de pouvoir d’achat (...), c’est un ressenti totalement objectif".(sic)
On en est à des centaines de grèves sur les salaires dans le dernier mois. Pour le Medef-UIMM qui observe, cela menace. Le gouvernement aux ordres réagit et s’affole de jour en jour, compliquant de plus en plus la perception du public sur les 35 h. “ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront, et gare à la revanche, quand tous les pauvres s’y mettront”. Patron et gouvernement s’inquiètent : mais dans quel sens ? Les déclarations de M. Fillon, de M. Wauquiez, embrouillent tout.
Quid des 35 H ?
"Pour moi, il y a deux axes principaux à travailler : comment on fait pour baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises, c’est prioritaire, et deuxième chose, n’est-il pas temps d’aller plus loin sur la question de la durée du travail".
Là, Mme Parisot demande moins d’impôt et moins de cotisations sociales (= moins de salaire brut) pour les entreprises et elle demande encore de travailler plus : le « ressenti totalement objectif » va s’aggraver !
"Je me demande s’il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail." - "Tout le monde voyait bien que le mécanisme des heures supplémentaires n’est pas suffisant".
Les dispositifs permettant déjà aux entreprises de travailler au-delà de 35 heures par semaine sont "rébarbatifs" et l’utilisation du contingent d’heures supplémentaires autorisé (220 heures/an) est "très lourd, car il supposait des négociations de branche".
"Ma préconisation, c’est de rendre les choses beaucoup plus simples en balayant tous ces mécanismes très complexes, et en revenant à la détermination du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, branche par branche, ou entreprise par entreprise".
Pardi, il s’agit de balayer 130 ans d’histoire, les 40 h, les 39 h, les 35 h, la journée de 10 h, la semaine de 48 h… et surtout de ne plus payer les majorations des heures supplémentaires déclenchées à partir de la 35 ° heure ! Elle ose, oui, elle ose proposer de baisser les salaires !
"Supprimer la durée du travail, ce n’est certainement pas tomber dans je ne sais quelle forme d’esclavagisme".
Il faut bien qu’elle précise cela, de peur que ce soit du « ressenti totalement objectif ». Au cas ou l’on interprèterait mal ses exigences, non, non ce ne serait pas de l’esclavage ! Rien que 130 ans de recul, retour au 19e siècle, pas tout à fait à Cromagnon !
"Dans certains domaines, il suffirait parfois de peu de choses, simplement de passer de 35 heures à 36 heures". "Quand je dis qu’il faut supprimer la durée légale, c’est une nuance importante par rapport à une autre solution : revenir aux 39 heures, je ne dis pas ça".
On ne comprend plus rien ou on a peur de trop bien comprendre : 36 ou 39, quel est le problème, c’est possible aujourd’hui, partout. A condition de payer une (petite majoration) de 25 % à partir de la 36e heure, c’est bien cela qu’elle veut diminuer, diminuer le salaire ? !
"La durée optimale chez Ifop, France 2, Renault ou Bouygues, n’est peut-être pas la même, et il y a des périodes de l’année (...), des conjonctures où il faut donner le coup de collier, et après on va retrouver des gains de productivité et revenir à 36 ou 35 heures. C’est cette souplesse là qui nous manque".
Mais il s’agit de l’humain et du salaire, biologiquement pour l’humain pour sa santé, sa famille, son repos, sa vie, c’est pareil partout, quelle soit la période de l’année, et s’il y a des variations (permises, nombreuses, aucune souplesse ne manque dans le code du travail, hélas, etc..) hé bien il faut la compenser avec du salaire…
Il faut “ressentir” le besoin “objectif” des salariés d’être payés plus, pas parler d’autre chose, pas faire l’idiote pour demander le contraire…
Ce qu’ose faire Mme Parisot, qui est la 273e fortune de France ! Cette femme qui « savait tout inconsciemment » sur les 600 millions d’euros de caisse noire, d’argent sale en liquide, de l’UIMM-MEDEF a tous les toupets...
Le site de Démocratie et socialisme
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Face au show Sarkozy, le PS à l'unisson...
Contre Nicolas Sarkozy, le PS s'essaie à la riposte coordonnée
Par Laure Bretton Reuters - Accusés d'être inaudibles depuis la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, les socialistes ont tenté mardi une riposte coordonnée face à la première conférence de presse de Nicolas Sarkozy de l'année.
Tous courants confondus, les élus du Parti socialiste ont diffusé une quinzaine de communiqués, certains avant même que le chef de l'Etat ait fini de parler à l'Elysée, puis sont intervenus à chaud et tout aussi nombreux dans les médias.
De François Hollande à Aurélie Filippetti, nouvellement élue à l'Assemblée nationale, en passant par le député européen Benoît Hamon, tous ont décliné le même message: le président de la République a parlé pour rien.
"Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots", a ainsi estimé le premier secrétaire du PS, François Hollande, pour qui Nicolas Sarkozy a "évité de répondre aux questions essentielles" sur les salaires, l'emploi ou le pouvoir d'achat.
Le député de Corrèze a une nouvelle fois prédit un "plan de rigueur" aux Français, que la majorité garderait caché jusqu'aux municipales de mars.
"C'est du show", a lancé l'ex-Premier ministre Laurent Fabius sur France 2.
"Qu'on assouplisse les 35 heures, très bien, mais en finir avec les 35 heures, cela veut dire qu'il n'y aura plus de durée légale du travail, donc plus d'heures supplémentaires, donc que les gens vont gagner moins", a-t-il dit.
"Alors, il invente ce thème qu'il sert à toutes les sauces, la politique de civilisation", a-t-il ajouté.
Pour Julien Dray, porte-parole du PS, le chef de l'Etat s'est livré à "un constat d'impuissance" - un "long discours creux" selon les mots de Razzy Hammadi, récemment promu "secrétaire national chargé de la riposte" et auteur de trois communiqués en trois heures.
"Un moulin à paroles" sans aucune mesure concrète, a résumé Arnaud Montebourg sur France Info.
Comme elle en a pris l'habitude depuis cet automne, Ségolène Royal a choisi quant à elle de convoquer la presse dans ses bureaux parisiens pour réagir, acceptant pour une fois de répondre aux questions après une brève déclaration.
Raillant un président devenu le "propre commentateur de son inaction", brandissant le programme de son adversaire dûment surligné, l'ancienne candidate présidentielle l'a sommé de "passer du discours aux actes", notamment sur la revalorisation du minimum vieillesse et des petites retraites.
TOUCHE PAS AUX 35 HEURES
Au risque de friser l'overdose médiatique - et à l'exception des proches de Ségolène Royal - cette réponse avait fait l'objet de plusieurs réunions de coordination. La stratégie avait été brièvement et sans succès expérimentée pendant la campagne présidentielle où une équipe de "voltigeurs" était chargée de relayer les propositions de la candidate.
Lundi, quelques dirigeants se sont retrouvés autour du premier secrétaire pour "donner le la" de la riposte, des "messages" sont ensuite partis vers les attachés parlementaires et les entourages des "éléphants".
A l'heure où les velléités se multiplient pour prendre la tête du PS, l'initiative a le mérite de recentrer le débat sur François Hollande, qui quittera son poste lors du prochain congrès.
"L'idée ce n'était pas de contraindre quiconque mais de lancer la machine. Libre à tout le monde ensuite de se raccrocher. Et on voit que ça marche quand il y a la volonté de quelques uns d'accepter d'être un peu derrière", se félicite un secrétaire national.
Une grande partie des attaques socialistes s'est concentrée sur les propos présidentiels contre les 35 heures, mesure emblématique de la "gauche plurielle". Pour le PS, il s'agit d'une "régression sans précédent depuis un siècle".
"Après avoir défendu la valeur travail, Nicolas Sarkozy s'en prend aux travailleurs et à leurs droits", souligne un communiqué commun.
Alors que des négociations sont en cours avec les syndicats, "c'est faire preuve d'un cynisme absolu que d'afficher la volonté de revenir de manière délibérée et unilatérale sur la durée légale du travail", a dénoncé de son côté le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, dans un communiqué.
Pour Ségolène Royal, qui avait pourtant émis des réserves sur les 35 heures pendant la campagne présidentielle, "cela préfigure la fin de la durée légale du travail et met par terre une des principales propositions" de Nicolas Sarkozy, à savoir la défiscalisation des heures supplémentaires.
Si on ne mesure plus le temps de travail, on ne peut plus payer plus les heures sup', "il va falloir qu'il revoit sa copie sur ce sujet-là", a-t-elle déclaré.
Mardi 8 janvier.
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05.01.2008
CHÔMAGE : Les mesures pour sanctionner les chômeurs existent déjà
PARIS - Les mesures pour sanctionner les chômeurs refusant des propositions d'emplois existent déjà et ont été précisées par une circulaire datant de 2005, alors que Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il souhaitait "qu'un travail puisse être fait sur la question des sanctions en cas de refus de deux offres d'emplois acceptables".
Le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez avait indiqué jeudi à l'issue du conseil des ministres que "la mise en place d'un dispositif de sanctions est bien de la responsabilité de l'Etat" et que M. Sarkozy avait "demandé à ce qu'on ait un calendrier sur le sujet".
Le 19 septembre 2005, le ministère délégué à l'Emploi avait diffusé une circulaire très claire sur le sujet, précisant l'application du décret du 2 août 2005 sur le contrôle et l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Selon cette circulaire, les chômeurs refusant un emploi "compatible avec leur spécialité, leur formation" ou encore leur "mobilité", peuvent voir leurs allocations réduites de 20% au premier refus, de 50% au deuxième et supprimées totalement au troisième.
En juillet 2007, une note de l'Unedic (assurance-chômage) montrait que le nombre de sanctions à l'encontre des chômeurs ne respectant pas les règles avait plus que triplé entre 2005 et 2006, passant de 7.200 à 24.800. Ces sanctions avaient toutefois abouti à très peu de radiations définitives en raison du caractère "gradué" des sanctions.
La direction de l'Unedic avait précisé qu'il s'agissait d'un premier bilan de la réforme des contrôles mise en place le 2 août 2005 et qui a notamment renforcé la coordination entre les préfectures et les Assedics. AP
god/mw
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03.01.2008
POUVOIR D'ACHAT : Eric Besson relance le projet de TVA sociale
PARIS - Le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques Eric Besson a relancé mercredi le projet d'une TVA sociale, en affirmant qu'une fiscalisation de la protection sociale lui paraissait à terme "inéluctable", et qu'elle entraînerait "moins de cotisation sociales" et "plus d'impôts et de taxes."
M. Besson a indiqué sur France-2 vouloir suivre l'exemple de certains pays du Nord de l'Europe qui "financent leur protection sociale non pas sur les cotisations assises sur les salaires (...) mais sur des impôts et des taxes", ajoutant que cette évolution lui "paraît à terme, si on se place à dix ou quinze ans, inéluctable".
Pour l'ancien député socialiste, "la vraie question, c'est comment on finance à terme notre protection sociale?". M. Besson a également annoncé "un arbitrage du président de la République" sur cette question "au printemps".
Le secrétaire national adjoint du PS Faouzi Lamdaoui estime dans un communiqué que le gouvernement "est démasqué" et que l'intervention de M. Besson a pour but de "préparer les esprits aux mauvaises surprises que le gouvernement réserve aux Français dès après les élections municipales".
"Alors qu'il promettait un meilleur pouvoir d'achat aux Français, le gouvernement leur présente chaque jour une nouvelle facture", dénonce-t-il, pointant du doigt "une politique économique inefficace et centrée sur les cadeaux fiscaux indécents offerts aux plus riches". AP
sm/pf/mw
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29.12.2007
POUVOIR D'ACHAT : la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus
Au moment même où Nicolas Sarkozy vient de faire voter par la majorité au Parlement un plan supposé favoriser le pouvoir d’achat des Français, son gouvernement vient d’annoncer, entre Noël et jour de l’an, une hausse de 4 % des tarifs du gaz. Le ministre de l’Économie nous dit, comme pour se faire pardonner, que c’est moins que les 6 % souhaités par GDF dans le cadre de sa privatisation, mais c’est bien plus que l’inflation (2,4 %) et cette augmentation vient après la hausse de 5,8 % déjà intervenue en mai 2006. Soit une progression de 10 % en 18 mois.
Dès la fusion de Suez avec GDF, le Parti socialiste pointait le risque d’une augmentation inéluctable des tarifs pour que GDF puisse compenser les coûts d’approvisionnement sans pénaliser ses actionnaires qui commencent à bouder le cours des actions qu’ils jugent de moins en moins attractives.
Ainsi, non seulement le plan de Nicolas Sarkozy n’aura pas apporté un euro de plus aux Français au 1er janvier 2008, mais ceux-ci se verront -à cette date- facturer 4 % plus cher leur approvisionnement en gaz et les fameuses franchises médicales entreront en vigueur. Visiblement le compte n’y est pas par rapport aux promesses. En matière de pouvoir d’achat, la politique de Nicolas Sarkozy c’est : payer plus.
Communiqué de François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste
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27.12.2007
Fracture et rupture "chiracosarkozienne" sont les maux, sinon les mamelles de la France ultralibérale
Il y aurait deux France ?
Patrick Braouezec
Monsieur le Président,
Le 11 décembre, à Vandœuvre-lès-Nancy, vous avez prononcé un discours sur la question du logement. Ma réaction ne concernera pas les propos que vous avez tenus sur ce thème. Non ! Je m’arrêterai aux trois premières phrases de votre intervention. Je vous cite : « Je suis heureux de me trouver parmi vous en Lorraine, parce que la Lorraine, c’est la France, la véritable France, telle que je la connais, telle que je la ressens, telle que je l’aime. Ici, c’est la France dont on parle peu, parce qu’elle se plaint peu. Ici, c’est la France qui croit au mérite, à l’effort, c’est la France qui veut qu’on la respecte. »
Dire que ces propos m’ont profondément choqué est bien en deçà des sentiments qui m’ont traversé à leur lecture : révolte et honte.
A vos yeux, il y aurait donc deux France : « la véritable », et par conséquent la fausse, l’illégitime ; celle que vous aimez, et celle que vous n’aimez pas ; celle que vous ressentez, et celle que vous ne calculez pas ; la France qui se tait, et celle qui revendique ; celle qui veut le respect (et qui le mérite), et celle qui ne le veut sans doute pas (et qui ne le mérite donc pas). Vous devriez, Monsieur le Président, être le président de toute la France. Vos propos prouvent le contraire.
Quelle est cette France que vous n’aimez pas, que vous ne ressentez pas, qui se plaint (à juste titre ?), qui parle fort, qui ne croit ni à l’effort ni au mérite et, qui ne veut pas « être respectée » ? Pourquoi vouloir diviser la France de cette façon-là ? Peut-être est-ce tout simplement parce que, comme vous l’avouez, la France que vous aimez est la seule que vous connaissez, et que l’autre vous est « étrangère ». Avec votre déclaration, nous voilà revenus à La Fontaine et à l’opposition entre le rat des villes et le rat des champs. (Rassurez-vous, je ne fais même pas allusion ici au récent livre d’Alain Badiou De quoi Sarkozy est-il le nom ?)
J’ai cru comprendre (sans doute à tort) que cette « autre France », l’illégitime (reconnaissons que ce n’est pas encore l’anti-France), est justement celle que je connais de près, celle que je côtoie au quotidien, celle des banlieues populaires.
Cette France qui carbure au mélange ; celle qui se lève tôt (celle des sociétés de nettoyage), ou qui se couche tard (celle des sociétés de gardiennage). Cette France qui travaille dur pour gagner peu. Cette France originaire d’Afrique (au nord comme au sud du Sahara) ou d’Europe du Sud. Qui meurt trop tôt de ne pas s’être assez plaint. Cette France des salariés des services publics : les cheminots, les RATPistes ; les salariés des collectivités locales comme ceux du « privé », lève-tôt eux aussi et dont on ne remarque le travail que quand ils sont en grève. Cette France des « sans » (emploi, papiers, logement) toujours levés car toujours sur le « qui-vive comme on peut », dont on ne parle qu’au-dessous de zéro degré et qui revendiquent dignité et respect même au printemps, même en été, même en automne.
Mais, n’ayez crainte, Monsieur le Président, je ne tomberai pas dans le piège d’opposer les « p’tits gars d’Aubervilliers » à ceux de « Vandœuvre-lès-Nancy », car il n’existe pas objectivement de conflit d’intérêts entre eux. Le mal-être, celui notamment des jeunes, les peurs que vous entretenez sont les mêmes à Guéret ou à La Courneuve, même s’ils s’expriment de manière différente. Ici une voiture brûlée, là un silence résigné, ailleurs un suicide prématuré. La division artificielle que vous entretenez s’inscrit dans la nuit des temps de ceux qui veulent asseoir leur pouvoir : diviser pour mieux régner.
Et s’il y a bien deux France, la ligne du clivage n’est ni topologique, ni géographique, ni ethnique, ni culturelle, ni cultuelle. La seule ligne de fracture est sociale et économique, c’est celle que vous voudriez nous faire oublier pour surtout ne rien changer à l’ordre des choses.
Libération QUOTIDIEN : mercredi 26 décembre 2007
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25.12.2007
POUVOIR D'ACHAT : La France de Sarkozy
A l'occasion des fêtes, nantis de leur pouvoir d'achat tout neuf, pourquoi les Français ne profiteraient pas, eux aussi, de la vie rêvée du président de la République ?
Vous êtes infirmière, manutentionnaire, policier, caissière… ? Vous avez quelques milliers d'heures supplémentaires à revendre ? Pourquoi ne pas en faire profiter avec un jeu qui ravira toute la famille ?
Avec Sarkoland, pour seulement 3 heures de RTT, partagez vous aussi la nouvelle vie du Président : promenez-vous au bras d'une princesse-top model dans des paysages enchanteurs, envoyez au charbon votre gouvernement de nains politiques, éclipsez le Prince Fuyons… mais méfiez-vous de la reine maléfique de la Justice, Rachida Diorissima, et de la sorcière Cecilia Maria Sara Isabel Ciganer Albeniz…
Bientôt disponible : le « traité magique » pour faire repartir l'Union européenne.
Sylvain Lapoix - Marianne2.fr
Le blog de PRIORITE A GAUCHE
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22.12.2007
CASE PRISON : Pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort
Par Robert BADINTER
La situation de la condition carcérale en France demeure «une humiliation pour la République», comme l’avait qualifiée le Sénat en 2001. La surpopulation pénale, principalement dans les maisons d’arrêt, persiste. Elle est liée à la politique pénale conduite depuis 2002 qui privilégie l’emprisonnement.
Le nombre des détenus atteint 61 763 personnes au 1er novembre 2007 pour un nombre total de places disponibles de 50 727. Certaines maisons d’arrêt connaissent une surpopulation pénale de 200%. Pareille situation engendre des conditions de vie détestables, et une promiscuité source de récidive. Les conditions de travail des personnels pénitentiaires s’en trouvent rendues plus difficiles.
L’instauration d’un contrôleur général des prisons, requise par nos obligations internationales, ne se révèlera efficace que dans la mesure des moyens mis à sa disposition et de la personnalité du titulaire. Quant à la loi pénitentiaire, dont un projet avait été élaboré par Marylise Lebranchu, sa discussion revêtira une particulière importance.
Pour nous, il ne saurait y avoir de loi pénitentiaire valable que si elle respecte deux impératifs :
• Tout détenu est un être humain jouissant de tous les droits de l’homme et, s’il est Français, de tous les droits du citoyen, à la seule exception des droits qui lui ont été retirés par une décision de justice ou des restrictions imposées par l’exigence de la sécurité des personnes et des biens inhérente à la vie carcérale.
• Tout détenu est voué à retrouver la société des femmes et des hommes libres.La perspective de sa libération doit être prise en compte à toutes les étapes de la vie carcérale.
Tout condamné à une peine supérieure à un an devrait bénéficier d’un projet pénitentiaire pour que le temps de la prison ne soit pas un temps mort. La lutte contre la récidive requiert en priorité l’humanisation et la transformation de la condition pénitentiaire.
Chaque semaine l'Hebdo en ligne
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16.12.2007
Christine Boutin : Boutons les enfants de Don Quichotte dans la Seine !
A RAG 34, nous savons que Christine Boutin, ne brandira pas une fois de plus sa bible, dans les bancs de l'Assemblée nationale pour protester contre une action de repression plus que condamnable. "Vade retro, Satanas".
L'intervention musclée hier de la police voulue par, Christine Boutin, contre les enfants de Don Quichotte qui entendaient alerter et démontrer avant noël que les promesses de son gouvernement, de prendre à bras le corps le lourd dossier des sans-abri, n'avaient pas été tenues, aurait pu tourner au drame.
Dans la bousculade, un militant est tombé dans les eaux "glacées" de la Seine en cette saison. Heureusement, la police fluviale veillait à repêcher promptement les militants "poussés à l'eau" par leurs collègues, en nombre sur le quai, pour détruire sans ménagement, le campement de toile synthétique des enfants de Don Quichotte.
Voir le résumé en vidéo
Notre note précédente : Cachez cette misère que je ne saurais voir...
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Cachez cette misère que je ne saurais voir : La police a délogé les Don Quichotte à Paris
Reuters - 15 décembre,PARIS - Les "Enfants de Don Quichotte" ont tenté d'installer un nouveau campement le long de la Seine à Paris pour relancer la mobilisation en faveur des SDF, avant d'en être délogés par les forces de l'ordre.
Cette action a donné lieu à une nouvelle passe d'armes entre l'association, qui accuse le gouvernement de ne pas tenir ses promesses, et la ministre du Logement, Christine Boutin, qui affirme que les objectifs ont été atteints.
Pour poursuivre la mobilisation, les "Enfants de Don Quichotte" ont décidé de passer une partie de la nuit sur le parvis de l'église Notre-Dame avec le soutien du Secours catholique et de l'association Emmaüs, notamment.
Augustin Legrand, leur chef de file, a dénoncé les "promesses non tenues" par le gouvernement, soulignant que cet hiver encore, "des milliers de personnes dorment sur les trottoirs", en particulier à Paris.
"Il y a des réformes qui sont difficiles à passer parce qu'elles ne sont pas populaires. Cette réforme là, elle est populaire, il faut la faire", a-t-il lancé à l'adresse du président Nicolas Sarkozy.
Près de 250 tentes rouges avaient été dressées dans la matinée aux abords de l'église Notre-Dame avant d'être démontées par les policiers accourus en nombre moins d'une heure plus tard.
Un membre de l'association, tombé à l'eau pendant l'intervention, a été secouru par un policier de la brigade fluviale, présente sur les lieux à bord de canots pneumatiques.
Denis Baupin, adjoint (Vert) au maire de Paris, a dénoncé la "violence incroyable qui a été déployée par les forces de police pour déloger ce début de campement."
"A n'en pas douter, la réponse à apporter au scandale du mal logement n'est ni la matraque, ni jeter des individus dans la Seine, mais d'apporter des réponses immédiates, concrètes, à tous ces gens en situation d'urgence", a-t-il dit.
"ROULES DANS LA FARINE"
La ministre du Logement, Christine Boutin, a jugé l'opération des Don Quichotte "inacceptable", en insistant sur la dangerosité du site, au bord de la Seine.
"J'avais prévenu qu'il ne pourrait pas y avoir de tentes", a-t-elle ajouté en réfutant les arguments sur l'insuffisance des moyens d'hébergement. "Il y a de la place, il suffit d'appeler le 115 et les personnes qui sont là seront logées."
A la veille de la date anniversaire de l'installation il y a un an par les Don Quichotte de tentes au bord du canal Saint-Martin, le gouvernement avait prévenu qu'il s'opposerait à toute nouvelle opération de ce type.
Passant outre, les membres de l'association ont tenté sans succès de déjouer la vigilance des forces de l'ordre en donnant un faux lieu de ralliement.
Leur action est intervenue au lendemain de la signature d'un accord entre le ministère du Logement et les mal-logés qui campaient sur les trottoirs de la rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris.
Les Don Quichotte reprochent au gouvernement d'avoir établi un budget pour le logement et la lutte contre l'exclusion "en décalage total avec les objectifs de la loi Dalo (droit au logement opposable) censée assurer, à partir de 2008, un logement décent à toutes les personnes qui en sont dépourvues.
"On a été roulés dans la farine. On a fait la promesse l'an dernier de revenir si jamais les promesses n'étaient pas tenues, on est là", a déclaré Augustin Legrand.
"Est-ce que c'est normal que la cinquième puissance mondiale n'ait pas su tenir ses engagements ? Il y a des solutions pour tout le monde, il faut juste que les solutions soient adaptées", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse sur le parvis de Notre-Dame où se sont regroupés les militants évacués.
Les Don Quichotte estiment que les engagements pris le 8 janvier 2007 par le gouvernement dans le cadre d'un plan d'action renforcé en faveur des sans-abri ne sont qu'à moitié respectés.
"Alors que 27.100 places devaient être créées ou transformées en 2007, mois de 14.000 le seront", écrit-elle dans un communiqué.
Gérard Bon
Note précédente : SANS TOIT : Les enfants de Don Quichotte repartent en campagne
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14.12.2007
POUVOIR D'ACHAT : Les salariés précaires voudraient travailler mieux
L’emploi n’est pas toujours la porte de sortie de la pauvreté. Pour preuve ces salariés qui travaillent, mais n’arrivent pas à vivre décemment. Pour le sociologue Serge Paugam, la politique gouvernementale risque d’aggraver le clivage du marché de l’emploi entre salariés stables d’un côté et salariés précaires de l’autre.
Le chômage a baissé, selon les chiffres officiels. Mais à quel prix ? « À partir du milieu des années 1990, on voit apparaître un nouveau phénomène qui, depuis, a pris de l’ampleur : celui des travailleurs pauvres ou précaires, constate Serge Paugam (1). Dans les services d’action sociale,où jusque-là on voyait surtout des chômeurs, on voit apparaître des personnes ayant un emploi. Ce sont des personnes qui n’accèdent jamais à un emploi vraiment stable, mais qui restent actives. Et ces personnes n’ont souvent pas les moyens de se nourrir correctement, de pouvoir se loger correctement, si bien qu’elles s’adressent aux services d’action sociale. »
Dans ce contexte, précise le sociologue, « l’emploi n’est plus la garantie de sortie de la pauvreté ». Et ce n’est pas un phénomène marginal. Les travailleurs pauvres travaillent toute l’année, à des rythmes parfois différenciés. Ils font de l’intérim, sont à temps partiel, ou à temps plein. Ils exercent la plupart du temps des professions dites « dégradantes » qui ne leur offrent aucune possibilité d’évolution. « La majorité d’entre eux sont des femmes. Il existe donc aussi et surtout une inégalité de genre. À travers la lutte contre le travail précaire se joue aussi la lutte pour l’égalité entre hommes et femmes sur le marché de l’emploi », explique Serge Paugam.
Le « précariat » des emplois de service
L’augmentation du nombre de salariés précaires est surtout visible dans le secteur des services, notamment celui des services à la personne. Très souvent, les salariés y travaillent hors des cadres collectifs. C’est donc à l’individu seul de trouver sa place sur le marché de l’emploi, et même de négocier une hausse de salaire. Et la concurrence est rude. Mais, comme le rappelle Serge Paugam, « Ce n’est pas le fait qu’il y ait des emplois de services qui est condamnable, c’est le fait qu’il n’y ait aucune perspective d’évolution pour les personnes employées. Il faut donc améliorer l’accès à la formation continue pour les personnes qui ont un faible niveau de qualification. » Car une grande frange des salariés ne trouve aucun autre horizon que celui de la précarité. Avec un niveau d’études généralement faible, ils s’enfoncent dans un segment précaire de l’emploi. Pour définir cette logique, Serge Paugam emploie l’expression de « précariat ». « Ce n’est pas un régime de plein emploi mais un régime de pleine activité. Ce n’est plus le salariat fondé sur la notion d’emploi stable qui se développe, mais un salariat qui se stabilise dans l’instabilité », ajoute-t-il.
Travailleurs pauvres contre salariés stables
Le développement de l’emploi précaire pose finalement le problème d’une opposition entre les salariés stables, avec des possibilités d’avancement, et les salariés pauvres. « On se dirige vers un creusement des écarts », constate Serge Paugam. Face à ce risque, le sociologue définit trois paramètres essentiels pour l’amélioration des conditions de travail : le fait de se reconnaître dans le travail accompli, la rémunération et la reconnaissance de l’autre. Pour le travailleur pauvre, aucune de ces conditions n’est remplie et « les personnes n’ont aucune garantie face à l’avenir et ont énormément d’insatisfactions au travail ». Selon lui, « il ne s’agit pas de travailler plus pour gagner plus. La question c’est d’avoir un certain nombre de garanties de pouvoir progresser dans son travail.
Travailler mieux, voilà l’enjeu » Malheureusement, la démarche du gouvernement ne va pas dans ce sens.
Les solutions existent pourtant. Les voisins européens de la France ont développé des mesures efficaces : « Le Danemark a lancé depuis longtemps des politiques d’amélioration des conditions de travail, en stabilisant la maind’oeuvre, et en développant des formations tout au long de la vie. Il n’y a rien d’inéluctable. On ne peut pas se contenter de dire : « de toute façon c’est l’économie ! »
Fanny Costes
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11.12.2007
L'offensive Sarkozy contre le salariat
Ce n’est pas seulement une bataille pour les “régimes spéciaux” de retraite... c’est une offensive de Sarkozy contre l’ensemble du salariat
par Jean-Jacques Chavigné
Il ne faut pas s’y tromper : c’est une véritable guerre contre le salariat que Sarkozy vient d’enclencher en s’attaquant aux régimes spéciaux de retraites. Une guerre car la bataille des régimes spéciaux ne s’arrêtera pas là. S’il gagne Sarkozy s’attaquera non seulement, dés 2008, aux retraites de tous les salariés mais à tous les acquis sociaux.
Une stratégie guerrière
Sarkozy lui-même le reconnaît : il fera d’abord donner « l’aviation », les médias, et ensuite seulement « l’infanterie », le vote de la loi. Avec son chef d’Etat-major, Fillon, c’est une véritable stratégie guerrière qu’ils développent contre les syndicats et le mouvement social. Rien n’y manque.
La tentative d’isoler l’adversaire en brouillant le clivage Droite/Gauche : ce n’est pas la Droite qui s’attaque aux acquis sociaux, mais un gouvernement qu’elle voudrait bien faire passer pour un gouvernement « d’union nationale ». C’est ce qui explique le débauchage de Kouchner, Besson et de leurs comparses.
Le choix du terrain : les régimes spéciaux que l’ « aviation » des grands médias a pris soin de pilonner quotidiennement au nom de l’ « équité ». Déminer le chemin de l’offensive en « cédant » aux revendications de tous ceux qui ne sont pas étudiants ou salariés. Il est vrai que leurs revendications ne devaient pas trop déplaire à Sarkozy : aucune entrave à l’installation des médecins libéraux, exonération totale (pendant six mois renouvelables) des cotisations sociales et patronales pour les marins-pêcheurs…
La division de l’adversaire : refuser une négociation globale de l’ensemble des retraites pour essayer de battre d’abord les salariés des régimes spéciaux et ensuite, seulement, affronter l’ensemble des autres salariés, du public comme du privé.
La provocation : multiplier le salaire de Sarkozy par 2,72 au moment d’imposer la baisse brutale des retraites des régimes spéciaux. La duplicité : attendre que les syndicat aient lancé leur mot d’ordre de grève reconductible pour faire des propositions de dernière minute et prendre l’opinion à témoin…
Les attaques latérales : l’UMP, l’UNI préparent des manifestations d’ « usagers » contre les grévistes des services publics et contre les étudiants qui se battent contre la loi Pécresse d’ « autonomie » des universités…
Le pilonnage médiatique
Ils attaquent chaque jour les régimes spéciaux de retraite au nom de l’ « équité » mais font silence sur l’essentiel.
Les retraites des régimes spéciaux ne représenteront que 1,62 % du montant global des retraites dans 20 ans. Une goutte d’eau dans l’océan. Affirmer que leur réforme permettrait de financer l’ensemble des retraites est une supercherie. Pourquoi n’en parlent-ils jamais ? Pourquoi les grands médias ne parlent-ils jamais non plus des « retraites chapeaux » des dirigeants d’entreprise, des fonds de pension des cadres supérieurs, des milliards de compensation versée chaque année par le régime général des salariés aux régimes des agriculteurs, des professions indépendantes, des curés ? Pourquoi ne parlent-ils jamais de l’âge de départ à la retraite des militaires ? Pourquoi cachent-ils que le taux moyen de liquidation des pensions des régimes spéciaux n’est pas le taux théorique de 75 % mais le taux réel de 62 % ? Pourquoi ne peut-on jamais lire dans leurs colonnes que les cotisations retraite d’un cheminot s’élèvent à 36 % contre 26 % pour un salarié du privé et que cela peut parfaitement expliquer qu’il puisse partir à 55 ans ?
La 3ème réforme des retraites
Sarkozy veut enfoncer l’idée que les régimes de retraites sont des vases communicants et que ce qui est pris à un régime est donné à l’autre. L’expérience montre que c’est totalement faux : ce sont les profits qui raflent la mise.
En 1995, les fonctionnaires et les salariés dont la retraite relève d’un régime spécial (cheminots, gaziers, électriciens…) ont fait plier Juppé, aussi droit dans ses bottes que prétend l’être aujourd’hui Fillon. Le résultat a été bénéfique pour l’ensemble du salariat. Les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques ont conservé les 37,5 annuités de cotisation et pendant les huit années qui ont suivi, aucun gouvernement n’a osé s’attaquer aux retraites des salariés du privé.
En 2003, les salariés de la fonction publique ont perdu la bataille. Non seulement les salariés du privé n’en ont pas profité mais ils ont, eux aussi, été victimes de la contre-réforme Fillon et du passage à 41 années de cotisations en 2009. S’il gagne contre les salariés des entreprises publiques, c’est une 3ème réforme des retraites (après celle de 1993 et de 2003) que Sarkozy imposera à l’ensemble du salariat.
Il a déjà annoncé la fin des mesures qui avaient permis aux salariés ayant commencé à travailler à 15, 16 ou 17 ans de prendre leur retraite avant 60 ans.
Le Conseil d’Orientation des Retraites lui a donné le feu vert pour augmenter la durée de cotisation. Il fera donc passer le nombre d’annuités à 41 ou 42 pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. Alors que la durée moyenne d’une carrière est inférieure à 37 ans dans le secteur privé, l’augmentation de la durée de cotisation ne peut signifier qu’une chose : la chute dramatique du montant des retraites.
Le Medef veut en finir avec la réforme à 60 ans et veut faire passer l’âge de la retraite à 61 ou 62 ans. Ce qui signifie que même avec 42 années de cotisation, vous n’aurez pas droit à la retraite lorsque vous atteindrez 60 ans. Et, pendant ce temps là, les profits des grandes sociétés augmentent de 15 % tous les ans, les investissements productifs stagnent au bénéfice des investissements spéculatifs.
Tous les salariés, tous les salariés en formations, tous les salariés à la retraite sont concernés. Beaucoup de salariés à la retraite ou proche de cette dernière estiment qu’ils n’ont rien à perdre en cas de nouvelle réforme. Ils ont, malheureusement, tort. Si dans cinq ou six ans, les jeunes salariés s’aperçoivent que la retraite qu’on leur prépare est une misère, ils n’accepteront plus de payer des cotisations peur ceux qui seront alors à la retraite. La Droite s’appuiera sur cette aspiration pour diminuer, brutalement, le montant des retraites de ceux qui sont déjà à la retraite.
Tous les acquis salariaux menacés
Denis Kessler, l’idéologue libéral, ancien vice-président du Medef vend la mèche dans « Challenge ». Après avoir assuré que les réformes prévues par le gouvernement pouvait donner une impression de « patchwork », il fait remarquait la profonde unité du programme de Sarkozy : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».
C’est à ce programme (et aux mobilisations du salariat à la Libération) que nous devons la Sécurité sociale, les retraites par répartition, le statut de la fonction publique, les entreprises publiques, l’en cadrement par la loi et les conventions collectives du marché du travail, les comités d’entreprise, la représentativité syndicale… C’est tout cela que Sarkozy veut supprimer. C’est au programme du CNR qu’il s’attaque au moment même où il demande que la lettre d’un résistant communiste, Guy Môquet, soit lue dans les établissements scolaires.
Il a déjà largement commencé en s’attaquant à la Sécurité sociale et au droit de grève dans les transports : il est évident qu’il ira beaucoup plus loin s’il gagne le bras de fer qui s’engage. Son objectif est de faire au moins aussi bien que Margaret Thatcher qui avait vidé le droit de grève de son contenu (dans le public comme dans le privé) après sa victoire sur les mineurs au milieu des années 1980.
Le bras de fer a commencé, il n’a jamais été aussi determinant, il faut y aller.
mardi 11 décembre 2007 . Jean-Jacques Chavigné
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05.12.2007
Pouvoir d'achat : La facture de gaz pourrait s'alourdir de 6% en janvier
PARIS (Reuters) - Gaz de France va demander au gouvernement la permission de relever en janvier d'environ 6% le prix du gaz pour les particuliers et de plus de 10% ceux pratiqués dans les entreprises, annoncent La Tribune et Les Echos.
"Pour compenser l'alourdissement de ses coûts d'approvisionnement, Gaz de France souhaite relever de 5% à 6% les tarifs pour les particuliers et de plus de 10% ceux qui s'appliquent pour les entreprises", écrivent Les Echos.
"Après des hésitations, le principe d'une hausse semble à présent acquis, malgré la volonté de Nicolas Sarkozy de redonner du pouvoir d'achat aux Français", ajoute le quotidien économique.
Un porte-parole de GDF a précisé que le groupe n'avait pas encore officiellement fait cette demande de hausse de tarifs au gouvernement.
Les prix administrés du gaz étaient gelés depuis 18 mois, et GDF estime avoir perdu quelque 950 millions d'euros durant cette période.
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04.12.2007
Avec Sarkozy c'est gagner moins, et payer plus !
Le PS lance aujourd'hui une grande campagne de comunication autour des 10 propositions qu'il fait au gouvernement pour redonner du pouvoir d'achat aux français.
Plus de deux millions de tracts et 300 000 affiches seront disponibles dans toutes les fédérations d'ici le week-end prochain.
Tous sur le pont le 8 décembre !
Télécharger le tract POUVOIR D'ACHAT 2007 (pdf).
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30.11.2007
Jean-Luc Mélenchon : LE CULOT SUR LE TRÔNE
Le président de la république vient de répéter le numéro de bateleur de sa campagne électorale. Tout est dans le culot. Les pires vieilleries de la droite éculées ont été repeintes en nouveauté prétendument modernes. Par exemple la suppression des 35 heures entreprises par entreprise. Le Medef n’avait pas osé le proposer, Sarkozy le fait ! Ou la liberté du travail du dimanche. Ou bien la vente d’un nouveau morceau d’EDF pour financer le plan d’autonomie des universités pour un montant de dépenses pourtant annoncé depuis juin dernier ! Bref, en, une heure d’entretien le chef de l’Etat n’a annoncé que des reculs du droit du travail et des acquis sociaux des travailleurs. La droite décomplexée est en action. Et nous sommes prévenus : puisque les méthodes de brutes ont bien marché contre les régimes spéciaux, les universités et l’ANPE, la suite sera du même acabit. Cela veut dire que la gauche doit élever soin niveau de résistance. Sans complexe…
Le blog de Jean-Luc Mélenchon
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Reflet de la précarisation de l'emploi, le revenu salarial a stagné depuis trente ans
Selon une étude publiée ce matin par l'Insee, le revenu salarial net moyen (secteurs public et privé) a stagné sur la période 1978-2005, à 16.800 euros. Ce nouvel indicateur, plus proche de la réalité du marché du travail, reflète la précarisation de l'emploi.
Le revenu salarial tient compte du développement de l'emploi à temps partiel et des contrats courts, qui tirent vers le bas le salaire perçu, sur l'ensemble de l'année, par un même individu, via un moindre nombre de jours rémunérés.
C'est un hasard du calendrier qui percute le débat sur le pouvoir d'achat. Selon une étude publiée ce matin par l'Insee, le revenu salarial net moyen est resté stable, en euros constants, entre 1978 et 2005 (à 16.800 euros en 2005). La période 2000-2005 enregistre même un recul (- 0,5 %). « Ce n'est pas quelque chose à quoi on s'attendait, parce que nous avions l'habitude de travailler avec d'autres indicateurs, comme le salaire moyen par tête (SMPT), qui augmente », explique Sylvie Lagarde, chef du département emploi et revenus d'activité.
De fait, l'évolution du SMPT (dans le secteur concurrentiel), qui mesure les variations de rémunération pour un salarié à temps complet, a encore progressé, selon l'Insee, de 1,8 % en euros constants l'an dernier, et de 29 % en euros constants entre 1978 et 2005. Le salaire mensuel de base, autre indicateur de référence, connaît lui aussi une évolution presque toujours positive (+ 1,2 % en 2006, + 0,9 % en 2005).
La stagnation du revenu salarial est liée, elle, à la définition de ce concept développé depuis l'an dernier seulement par l'Insee, et qui ajoute une dimension sociologique à ses calculs. « Jusqu'à présent, nous n'intégrions pas la qualité du travail, explique Michel Amar, chef de la division salaires et revenus d'activité. Là, nous prenons en compte l'impact de cette qualité. » Et celle-ci s'est dégradée.
Hausse des temps partiels
Ainsi, le revenu salarial (qui agrège secteurs privé et public) tient compte du développement de l'emploi à temps partiel et des contrats courts (CDD, intérim), qui tirent vers le bas le salaire perçu, sur l'ensemble de l'année, par un même individu, via un moindre nombre de jours rémunérés. Il s'agit d'une tendance lourde : la part des salariés ne travaillant pas à temps complet est passée de 17 % à 31 % sur la période. « Il faut prendre les situations d'emploi où il n'y a pas des temps complets toute l'année sur le marché du travail, fait observer Sylvie Lagarde. Il faut rendre compte de cette réalité. » Les écarts se sont en outre creusés entre certaines catégories de salariés, observe l'Insee : « De manière assez prévisible, c'est pour les jeunes, les ouvriers (surtout les femmes) et les employés, que les durées d'emploi contribuent le plus aux inégalités de revenu salarial. »
Pour autant, mettent en garde les statisticiens, ce revenu salarial n'est pas synonyme de pouvoir d'achat. D'abord parce que les revenus d'activité ne représentent « que » 60 à 70 % du revenu total disponible, les prestations sociales et les éventuels revenus du patrimoine venant les compléter. Par ailleurs, ce revenu salarial reflète la situation par individu, mais pas par ménage. Or, bien sûr, la population salariée a fortement augmenté sur la période, et les ménages sont aujourd'hui plus souvent bi-actifs qu'il y a trente ans, ce qui a amélioré, dans ces cas, le niveau de vie global du foyer.
V. L. B.
http://www.lesechos.fr/info/france/4654850.htm
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27.11.2007
Remise en cause des droits des salariés
Le projet de loi de ratification de l’ordonnance sur la recodification de la partie législative du code du travail aboutit en réalité à une remise en cause des droits des salariés et des institutions chargées de contrôler leur respect, notamment l’inspection du travail.
Le Parti socialiste constate que dans ces conditions, la recodification proposée n’a pas été réalisée à droits constants.
Dès lors, le groupe socialiste de l’Assemblée nationale, à l’instar de celui du Sénat, s’opposera à l’adoption en l’état de cette ordonnance et proposera par voie d’amendements un rétablissement des droits sociaux ignorés.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
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25.11.2007
POUVOIR D'ACHAT - Sarkozy : "Ce sauvage libéral "qui veut civiliser internet
PCINPACT.COM : C’est en fin de matinée que l’Élysée a reçu le rapport Olivennes et la liste des engagements pris par les professionnels. FAI et majors se sont ainsi engagés d’une seule voie pour favoriser l’offre l’égale (un peu) et lutter contre le piratage (beaucoup). La cérémonie a été suivie d’un discours de Nicolas Sarkozy qui a rappelé son attachement aux artistes et au respect de leur droit.
Pour les FAI, au rang des signataires : citons Orange, Numéricâble, Neuf, Telecom Italia, et Free (Iliad). Citons encore Canal+, TF1, France Télévisions, la SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques), la SACEM, la SCPP (société civile des producteurs phonographiques), le SNEP évidemment, la SPPF, SFR, etc.
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Les principaux extraits du rapport Olivennes
Du filtrage à la riposte graduée
Ce rapport a été remis à la ministre de la Culture. Il répond à la mission demandée par Nicolas Sarkozy le 1er août dernier en guise de « plan de sauvetage » de l’industrie culturelle face au problème du téléchargement sauvage. Lutte contre le téléchargement sauvage et mesures pour l’épanouissement de l’offre légale, voilà les deux maîtres mots qui ont gouverné cette étude.
« Les pouvoirs publics s'engagent :
à proposer au Parlement les textes législatifs et à prendre les mesures réglementaires, permettant de mettre en œuvre un mécanisme d'avertissement et de sanction visant à désinciter !a contrefaçon numérique.
Si nécessaire, ce mécanisme sera piloté par une autorité publique spécialisée, en sorte de garantir les droits et libertés individuels. Dans ce cas, cette autorité sera dotée des moyens humains et techniques nécessaires à l'avertissement et à la sanction. Sur plainte des ayants droit, elle enverra, par l'intermédiaire des fournisseurs d'accès à internet, des messages électroniques d'avertissement et de mise en garde au titulaire de l'abonnement. En cas de constatation d'une récidive, elle prendra ou fera prendre des sanctions à l'encontre du titulaire de l'abonnement, allant de l'interruption de l'accès à internet à la résiliation du contrat. Cette autorité disposera des pouvoirs de sanction à l'égard des fournisseurs d'accès qui ne répondraient pas, ou pas de manière diligente, à ses injonctions. Elle rendra publiques des statistiques faisant état de son activité. Cette autorité disposera également de la capacité d'exiger des prestataires techniques (hébergeurs, fournisseurs d'accès,...) toutes mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication en ligne.
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POUVOIR D'ACHAT : Fin de l'exonération de la redevance TV pour 780.000 foyers
A partir de 2008, quelque 780.000 foyers, principalement des personnes âgées modestes, devront acquitter les 116 euros de redevance audiovisuelle. Le dispositif provisoire qui les en dispensait arrive en effet à échéance.
Coup dur pour les quelque 780.000 foyers jusqu'alors exonérés du paiement de la redevance audiovisuelle. A partir de 2008, ils devront débourser les 116 euros de cette taxe, a confirmé Bercy ce lundi. "Une loi a été votée il y a trois ans, il n'y a pas de dispositif prévu et, à ce stade, la loi s'applique", a-t-on indiqué au ministère. L'exonération de redevance est en revanche maintenue pour les handicapés, soit quelque 28.000 foyers.
Une loi votée en 2004 prévoyait l'adossement de la redevance sur la taxe d'habitation et a permis d'économiser 100 millions d'euros sur les frais de collecte. Mais cette réforme assujettissait à la redevance des personnes jusqu'alors exonérées, principalement des personnes âgées modestes. Un dispositif leur assurant une exonération de trois années supplémentaires (jusqu'en 2007) avait alors été mis en place par le parlement.
Lors de l'examen du budget des médias, vendredi par l'Assemblée nationale, le député PS de Paris, Patrick Bloche, avait dénoncé la "bombe à retardement" que représente la réintégration brutale de plusieurs centaines de milliers de foyers comme redevables de cette redevance. Lundi, le Parti socialiste, par la voix de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a jugé qu'"il n'était pas acceptable de revenir sur l'exonération de la redevance télé pour les personnes âgées".
latribune.fr
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21.11.2007
Le collectif ACDC accuse l'Insee d'"escamoter" les vrais chiffres du chômage
Le collectif Les autres chiffres du chômage (ACDC) a estimé lundi 12 novembre que l'Insee a "escamoté la révision du taux de chômage" BIT dans l'estimation publiée à la mi-journée du taux de chômage pour le 2e trimestre 2007 (8,1 %), par "des changements opportuns dans la méthode de calcul". Selon le collectif, le taux a baissé "deux fois moins qu'affiché depuis deux ans".
"L'Insee a dû finir par admettre, comme nous le disions depuis des mois, que les chiffres de l'ANPE ne sont plus utilisables pour évaluer le chômage. Mais il essaye quand même de maintenir la fiction d'un taux de chômage à 8 %", affirme un communiqué. Si le collectif reconnaît que l'Insee "ne cache pas avoir changé la méthode de calcul et indique bien qu'il en résulte une baisse d'un point du taux de chômage", il dénonce plusieurs changements de méthode de calcul "opportuns" et sans "fondements solides" , destinés surtout à "éviter à l'Insee de se déjuger et de déjuger le gouvernement". L'Insee a notamment exclu de ses statistiques les personnes inscrites à l'ANPE mais qui ne signalent pas d'autre démarche de recherche d'emploi dans l'enquête Emploi. Il en résulterait une baisse de 0,7 % du taux de chômage.
UN CHÔMAGE "NETTEMENT SUPÉRIEUR AU NIVEAU DE DÉBUT 2001"
ACDC publie un schéma comparant une courbe "spéciale présidentielle", une courbe "embarrassante" et une courbe "providentielle". La première reprend les estimations de l'Insee et la Dares, "fausses depuis 2005 et qualifiées officiellement de provisoires depuis avril 2007, calculées sur la base des données biaisées de l'ANPE", selon le collectif. La deuxième reprend les résultats de l'enquête Emploi, "que l'Insee ne voulait pas valider pendant la campagne électorale, calculés avec la méthode habituelle" et montrant que le chômage "a baissé moitié moins qu'affiché jusqu'à aujourd'hui par l'Insee et demeure nettement supérieur au niveau de début 2001". La troisième, qui présente les nouveaux résultats de l'enquête Emploi, "converge si miraculeusement avec la courbe 'spéciale présidentielle' qu'il est impossible d'y voir une coïncidence", estime le collectif.
ACDC enjoint l'Insee d'"attendre les conclusions du groupe de travail du Comité national de l'information statistique (Cnis) sur les 'statistiques de l'emploi, du chômage, de la précarité et du sous-emploi' pour mettre en place un système d'indicateurs enfin crédible, transparent et légitime".
LEMONDE.FR avec AFP 12.11.07
Télécharger : Les Autres Chiffres Du Chômage (format pdf)
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20.11.2007
TOUS ENSEMBLE mardi 20 novembre : Une grève peut en cacher une autre.
OUI au pouvoir d'achat, NON aux plans sociaux sans contrepartie !
Tous ensemble à la manifestation !
Mardi 20 novembre : Montpellier 14 h30 départ du Peyrou. RDV sous l'Arc de triomphe
HAUTE TENSION SOCIALE, ATTENTION !
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Réformer l’université sans désengager l’Etat
Tribune de Bruno julliard président de l’Unef (Union nationale des étudiants de France). La mobilisation étudiante prend de l’ampleur dans les universités. Après deux semaines d’assemblées générales massives sur une trentaine de sites universitaires, les étudiants apparaissent plus que jamais déterminés à se faire entendre du gouvernement. La tension sur les universités qui se manifeste aujourd’hui est perceptible depuis plusieurs semaines et ses motifs sont nombreux.
La rentrée universitaire s’est en effet déroulée, malgré les promesses, dans un contexte budgétaire très difficile pour les établissements et les étudiants, dont le pouvoir d’achat et les conditions de vie continuent à se dégrader pour la sixième année consécutive. Le service public d’enseignement supérieur reste le parent pauvre des politiques éducatives : sous-financement chronique, inégalités entre universités délaissées et grandes écoles privilégiées, difficultés d’insertion professionnelle, pression accrue sur les diplômes et les salaires dans un contexte de chômage de masse, sélection des étudiants par l’échec lors des premières années. Comme pendant le mouvement contre le CPE, la jeunesse craint pour son avenir.
Depuis 2006, aucune mesure n’a été prise en faveur des étudiants. Les causes du malaise sont toujours présentes. Les étudiants sont viscéralement attachés à un service public d’enseignement supérieur de qualité, permettant l’accès et la réussite de tous, toutes conditions sociales confondues. Bref, un modèle de service public ou l’Etat joue son rôle en finançant les établissements, en aidant socialement les étudiants et en compensant les inégalités.
Or, par ses choix budgétaires pour 2008, par les priorités politiques qu’il affiche et par la loi sur l’autonomie des universités, le gouvernement a ouvert la porte au désengagement politique et financier de l’Etat. La loi sur l’autonomie des universités cristallise ces inquiétudes liées à la démission de l’Etat.
Cette loi est en effet mauvaise et dangereuse. Mauvaise, car elle n’envisage l’enseignement supérieur que par le prisme déformé des gestionnaires sans s’attaquer aux défis majeurs du système (la réussite et l’accompagnement social des étudiants, l’insertion professionnelle, la place de la recherche).
Dangereuse, parce qu’elle créera plus de problèmes qu’elle n’apportera de solutions en introduisant des reculs en termes de démocratie universitaire, en précarisant un peu plus les personnels et en ouvrant la porte au désengagement de l’Etat par des transferts de compétences que nous refusons. Si cette loi était si irréprochable, le gouvernement ne l’aurait pas fait voter en catimini pendant l’été.
Malgré les concessions obtenues dans le cadre des «concertations» (notamment le retrait de la sélection à l’entrée du master), l’Unef demande que le gouvernement revoie sa copie et apporte des modifications législatives à son texte, en particulier en revenant sur la composition des conseils d’administration pour garantir la place des élus, en limitant les possibilités de recours à des personnels contractuels, en accompagnant financièrement les compétences nouvelles des universités (réhabilitation des bâtiments avant tout transfert) et en supprimant l’obligation de recours à l’orientation active.
Surtout, cette loi s’applique dans un contexte budgétaire difficile. Malgré les engagements du président de la République, le budget 2008 pour l’enseignement supérieur est en trompe-l’œil, affecté essentiellement aux exonérations fiscales aux entreprises dont le montant a triplé ainsi qu’au paiement en retard d’engagements de l’Etat des années précédentes. Pour la première fois depuis de nombreuses années, ce budget ne prévoit aucune création de poste alors que les besoins d’encadrement n’ont jamais été aussi importants.
Cette douche froide est pour beaucoup dans la mobilisation actuelle. L’autonomie des universités s’appliquant dans un contexte de pénurie budgétaire, le gouvernement est le seul responsable de la situation de blocage actuel. Les conditions de la rentrée ont démontré que le «dialogue» que nous avions engagé pendant l’été n’était plus suffisant pour que le gouvernement prenne en compte ces inquiétudes. Les étudiants et l’Unef n’ont dès lors pas d’autre choix que de se mobiliser pour faire revenir le gouvernement à la table des négociations.
Au-delà des revendications portant sur la loi sur l’autonomie, l’Union nationale des étudiants de France demande au gouvernement de programmer les moyens budgétaires sur plusieurs années de l’enseignement supérieur. Les promesses ne suffisent pas à rassurer. Sans cette programmation, la loi sur l’autonomie ne serait que le cache-sexe du désengagement de l’Etat, que les étudiants refusent aujourd’hui. Cette programmation doit en particulier permettre d’agir pour la réussite des étudiants et pour résorber la précarité de leurs conditions de vie.
Le gouvernement semble aujourd’hui ignorer ces attentes et prend le risque d’une amplification du mouvement. Calcul cynique pour décrocher les étudiants de l’opinion ? Calcul dangereux en tout cas, car tourner le dos à la jeunesse ne peut tenir lieu de politique pour l’avenir. Valérie Pécresse doit enfin faire la démonstration qu’elle est bien la «ministre des étudiants» qu’elle prétendait être a son arrivée. Il n’est pas trop tard.
Tribune publiée dans Libération.fr du 13 Novembre 2007.
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17.11.2007
Accroissement des inégalités : un constat affligeant pour l’UMP et le président de la République
Jour après jour, les études viennent toutes confirmer le caractère inefficace et profondément injuste de la politique fiscale menée depuis six ans par l’UMP.
Le portrait social de la France en 2007, publié aujourd’hui par l’INSEE, dresse à cet égard un constat sans appel. Cette étude conclut ainsi que le mouvement de baisse des inégalités du niveau de vie et de la pauvreté, pourtant régulier depuis les années 70, s’est « essoufflé depuis 2002, la pauvreté ayant même légèrement augmenté en 2005, tandis que les inégalités de patrimoine se sont, elles, renforcées ». Ainsi, le niveau de vie des 10%des Français les plus modestes n’a pas évolué depuis 6 ans et la France compte aujourd’hui 250.000 pauvres de plus qu’en 2002.
Les inégalités de patrimoine se sont littéralement envolées au cours de cette période : le patrimoine des 10% des Français les plus riches (450.000 euros) a progressé de 40% quand celui des 10% les plus pauvres (2.110 euros) stagnait.
Ce mouvement creuse les inégalités initiales, puisqu’il frappe davantage les jeunes couples, les non qualifiés et les familles nombreuses. Le constat est donc clair : l’ascenseur social, élément fondateur de notre pacte républicain qui privilégie le mérite à l’héritage, est en panne et s’est transformé en « descenseur social ».
Cette étude, fondée pour la première fois sur des indicateurs d’inégalités sociales, démontre que cette situation résulte des choix fiscaux anti-redistributifs de la majorité en place depuis six ans qui à cassé un à un tous les outils favorisant la redistribution, c’est-à-dire l’égalité des chances.
Les dispositions adoptées cet été, et notamment le bouclier fiscal ( qui permettra aux 1.000 contribuables dont la fortune dépasse 15,5 millions d’euros de profiter chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros), ne feront qu’accélérer ce processus, au détriment de notre de Pacte social.
Le Parti socialiste demande donc au gouvernement de prendre acte de ces faits, désormais incontestables. Pour mettre ses actes en conformité avec ses belles déclarations sur l’ « ascension sociale par le travail et le mérite », il doit changer radicalement de politique fiscale en réhabilitant les impôts directs et progressifs, et non les taxes (TVA sociale,…) et la rente (bouclier fiscal, ISF, droits de successions et donations).
Communiqué du Parti socialiste
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16.11.2007
Dati conclut une réforme avec plus de 200 tribunaux supprimés
(photo Copyright © 2007 Reuters) LYON (Reuters) - La ministre de la Justice Rachida Dati a achevé vendredi par des déplacements à Lyon et en Corse son "tour de France" de la réforme de la carte judiciaire, qui prévoit finalement de supprimer plus de 200 juridictions, et suscitent des actions d'opposition multiples.
Aucune totalisation nationale officielle des mesures décidées et aucun calendrier n'a été diffusé dans l'immédiat.
Selon des décomptes de syndicats de magistrats, ont été annoncées au total, compte tenu des dernières déclarations de vendredi, environ 180 suppressions de tribunaux d'instance (TI), 23 suppressions de tribunaux de grande instance (TGI), pour une poignée de créations de TI.
A l'avant-dernière étape de son tour de France, à Lyon, la Garde des sceaux a annoncé la suppression d'ici 2010, de cinq tribunaux de grande instance à Belley (Ain), Montbrison (Loire), Moulins (Allier), Riom (Puy-de-Dôme) et Vienne ou Bourgoin-Jallieu (Isère), le choix n'étant pas encore arrêté dans ce dernier cas.
Une quinzaine de tribunaux d'instance va par ailleurs disparaître dans les ressorts des cours d'appel de Lyon Chambéry, Grenoble et Riom, pour une seule création en Haute-Savoie.
Comme presque toujours durant ces déplacements, la ministre a été accueillie à Lyon par une manifestation de plusieurs centaines d'avocats et magistrats des juridictions menacées, en robe, qui ont hué la ministre, jeté des codes pénaux et civils, scandé des slogans "Dati démission" et se sont heurtés aux policiers.
Il n'y a eu ni arrestations ni dégâts. Rachida Dati est ensuite repartie pour la Corse, où elle devait effectuer les dernières annonces de sa réforme.
JOURNÉE D'ACTION LE 29 NOVEMBRE
Les chiffres nationaux de suppressions de tribunaux prévus dans cette réforme correspondent approximativement à ceux qui étaient mentionnés dans des documents internes du ministère, publiés en septembre dernier dans la presse, avant la concertation annoncée par le cabinet Dati.
"Cela prouve que tout était décidé dès le départ. Il n'y eu aucune concertation et aucune volonté d'amender des décisions prises dès le départ", a déclaré vendredi à Reuters Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).
Il souligne qu'aucun budget spécifique n'a été dédié à cette réforme dans les crédits de la justice, votés jeudi par l'Assemblée, alors que, souligne-t-il, le fonctionnement et l'organisation des juridictions qui récupéreront le contentieux des tribunaux supprimés va évidemment augmenter.
"Il va y avoir un deuxième tour technique. On va découvrir au fur et à mesure qu'on réfléchit sérieusement, des conséquences en chaîne", a estimé Bruno Thouzellier. La gauche et une partie de l'UMP sont contre cette réforme et certains députés de la majorité n'ont pas voté le budget justice.
En province vendredi, des actions multiples de grèves, d'occupation de tribunaux, de manifestations, de "journées villes mortes" ou encore de grèves de la faim ont été organisées ou programmées dans de nombreuses villes comme à Saint-Dié (Vosges), Beauvais (Oise), Bourgoin-Jallieu (Isère).
Les syndicats de magistrats et de personnels de justice organiseront le 29 novembre une grève nationale. Ils défendent les tribunaux d'instance, car ils traitent des missions de proximité et service public telles que les placements sous tutelle de majeurs irresponsables, disent-ils.
Ils remarquent par ailleurs qu'aucun TGI n'est créé, même dans des zones débordées comme la Seine-Saint-Denis, alors que depuis la dernière réforme de 1958 la population française a augmenté de 20 millions d'habitants.
Vendredi, à Lyon, Rachida Dati a répété qu'elle irait "jusqu'au bout". "La France a beaucoup changé depuis 50 ans, nous devrons adapter le service public de la justice aux évolutions démographiques, économiques et sociales. La justice est le seul service public à n'avoir pas été réformé".
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15.11.2007
Seconde journée de grèves, dialogue en cours
PARIS (Reuters) - La grève dans les transports publics contre la réforme des régimes spéciaux de retraite se poursuit jeudi à la SNCF et à la RATP pour la seconde journée.
Mais syndicats et gouvernement tentent de nouer le dialogue en vue de négociations entreprise par entreprise dans un délai d'un mois fixé par le ministre du Travail, Xavier Bertrand.
Une sortie de crise semblait possible, comme le titre le quotidien Libération : "Préavis de sortie".
Pour Le Parisien "Ça négocie... mais la galère continue". "Régimes spéciaux : une sortie de crise se profile", relève La Tribune, Le Figaro estimant que "la grève s'essouffle".
Le président Nicolas Sarkozy a appelé mercredi soir à la fin des grèves, jugeant que les conditions d'une négociation étaient réunies. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a dit avoir obtenu les conditions d'une suspension du mouvement.
Mais cinq fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, Unsa) sur les huit que compte la SNCF ont appelé les salariés de l'entreprise à poursuivre la grève pour 24 heures, de même que SUD-Rail, écarté des discussions avec le gouvernement.
Dans un communiqué, les cinq fédérations disent n'avoir obtenu "aucune réponse concrète" du gouvernement pour l'instant.
Xavier Bertrand a affiché un optimisme mesuré jeudi matin. "Les conditions sont aujourd'hui réunies pour qu'on puisse faire progresser les négociations dans les entreprises", a-t-il dit sur RMC et BFM TV. S'adressant aux agents qui ont choisi de continuer l'arrêt de travail, le ministre du Travail a ajouté : "Dans une grève, il n'y a pas d'issue".
Il a souligné que les négociations dans les entreprises "ne sont pas faites pour annuler le passage aux 40 ans" de cotisation, contre 37,5 ans pour les bénéficiaires de régimes spéciaux, soit 1,1 million de retraités et 500.000 actifs.
À LA BASE DE DÉCIDER
Mercredi soir, le ministre a envoyé aux syndicalistes une lettre sur l'organisation de négociations dans les entreprises et les branches concernées. Il donne aux organisations syndicales un mois pour négocier dans les entreprises et les branches sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.
"A l'issue de ce délai, les textes réglementaires relatifs à la réforme des différents régimes spéciaux seront rendus publics, puis publiés", ajoute-t-il dans cette lettre adressée aux dirigeants de la CGT, la CFDT, la Fgaac - non gréviste -, l'Unsa, Force ouvrière, la CFTC et la CFE-CGC.
Certains syndicalistes ont souhaité que la négociation s'ouvre jeudi, pendant que la grève se poursuivrait.
Mais Didier Le Reste, secrétaire confédéral de la CGT chargé du dossier des retraites au syndicat, a souligné qu'il incombait à "la base" de se prononcer sur le contenu des nouvelles propositions du gouvernement.
"Il appartient aux salariés d'en débattre et de décider (...) je m'en tiens à ce que les cheminots soient informés le plus précisément possible pour qu'il y ait débat et décisions", a-t-il dit jeudi au micro de RTL. "Les négociations s'ouvriront, je ne sais pas quand".
Moins suivie que le 18 octobre, la grève mercredi a fortement perturbé les transports, premier jour d'un mouvement reconductible contre le projet gouvernemental, une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy.
Les manifestants ont été toutefois moins nombreux que lors de la première journée nationale de mobilisation syndicale sur ce thème. Le ministère de l'Intérieur a dénombré 50.000 personnes dans les rues, sur l'ensemble de la France, contre 150.000 le 18 octobre.
Le mouvement mercredi a également affecté EDF et Gaz de France où le préavis de grève portait sur 24 heures.
LÉGÈRE AMÉLIORATION À LA SNCF
A la SNCF, une légère amélioration était attendue jeudi mais les usagers prévoyaient de longues attentes sur les quais de gare et les automobilistes des bouchons sur les routes. Ceux-ci représentaient 260 km cumulés autour de Paris jeudi matin.
Un TGV sur cinq circulera - 150 environ sur 700 en temps normal -, contre un sur sept mercredi, et un train Corail sur six, chiffre inchangé, ainsi qu'un TER sur trois.
A la RATP, on comptait une rame sur trois ou quatre en moyenne avec un trafic quasi nul sur certaines lignes. Le trafic était très perturbé sur la ligne A du RER et inexistant ou presque sur la ligne B alors que 30% des bus et tramways devaient circuler en moyenne.
Les salariés de la RATP ont majoritairement décidé de reconduire la grève pour 24 heures lors d'assemblées générales.
Soucieux d'éviter un mouvement de l'ampleur des grèves de 1995, qui avaient paralysé le pays, l'Elysée et le gouvernement ont mercredi repris au bond l'offre formulée mardi soir par la CGT de négociations tripartites Etat-syndicats-entreprises sur chacun des régimes spéciaux. La CGT réclamait jusqu'alors une négociation tripartite globale.
Le gouvernement accepte de négocier sur "les salaires en particulier en fin de carrière, les conditions de travail, la pénibilité, le régime additionnel, l'aménagement des fins de carrière", a rappelé le Premier ministre, François Fillon.
Trois principes restent non négociables pour l'exécutif : allongement progressif de la durée de cotisation de 37,5 annuités à 40 d'ici à 2012, indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires et système de décote, qui prévoit que les agents partant avant 40 ans de cotisation voient leur pension amputée.
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14.11.2007
Les géométries variables de «l’équité»
Tribune de Frédéric Lordon, chercheur au CNRS (*).
L’ahurissante augmentation du salaire présidentiel a été légitimement rapprochée du dramatique problème de pouvoir d’achat en France. Il est vrai qu’à l’image de l’inénarrable député Lellouche, qui s’indigne que « le président soit payé comme un petit cadre moyen » - 8 000 euros mensuels, les « petits cadres moyens » se sont évidemment reconnus… -, cette affaire a tout pour révéler l’effrayante distorsion des normes induites par la coupure du personnel politique, et donne un équivalent dans son genre de la confusion « du pain et de la brioche » qui faisait jadis les situations prérévolutionnaires.
Il n’est pourtant pas certain que la question générale du pouvoir d’achat soit la seule mise en rapport possible, ni même la plus scandaleuse. Car les principes justificateurs allégués par les auteurs mêmes de cette grande avancée sociale n’ont pas hésité à faire référence à l’« équité », suggérant par là de penser davantageà la réforme des régimes spéciaux, aussi étonnant que ce rapprochement puisse d’abord sembler.
À en croire ses partisans les plus inquiets, le président Sarkozy se trouvait en effet dangereusement lésé d’une inégalité de revenu en comparaison de son « collaborateur » François Fillon. Qui pouvait douter que les gouvernements de droite soient plus attachés à la réduction de certaines inégalités que de certaines autres ? Le point intéressant est cependant ailleurs, et réside plutôt dans la parfaite symétrie, mais évidemment à fronts renversés, des diverses façons de réaliser l’« équité ». Le salaire de M. Sarkozy est inférieur à celui de MM. Fillon, Bush et Brown, par conséquent il doit être augmenté. L’âge de la retraite des cheminots est plus bas que celui des salariés du privé, par conséquent il doit être retardé. L’identité formelle des deux cas est remarquable : il existe un écart, cet écart est qualifié d’anomalie, il est donc déclaré légitime de la réduire. Les différences réapparaissent quand on considère la pluralité des réductions possibles : car si A diffère de B alors qu’il devrait lui être égal, on peut aligner A sur B, B sur A, ou les deux en un point intermédiaire. Fin de l’arithmétique et début de la politique. Ainsi l’équité est-elle ce concept aux usages très politiques puisque, merveilleusement polyvalent, il s’offre à justifier tous les ajustements par le haut pour certains, et tous les ajustements par le bas pour les autres.
Il y a donc, au sens le plus stratégique du terme, quelque chose qu’on peut bien appeler une « politique de l’équité », politique de l’ajustement différencié, dont on peut dire qu’elle opère en pratique comme un art du précédent. Car tout est dans la brèche inaugurale, celle qui va créer la différence initiale, mettant en mouvement ensuite le discours automatique de la « réduction ». L’art de « l’équité par le bas » consiste à trouver un point faible. Par exemple, les salariés du privé. Plus vulnérables, moins syndiqués, ils sont tout désignés pour recevoir en premier le choc des régressions. Une fois le coin enfoncé, il n’y a plus qu’à attendre. Car on peut compter sur le matraquage idéologique par médias interposés pour rendre obsédante l’idée de « l’écart » et, une fois les esprits « attendris » - comme on dit de la viande trop dure -, imposer comme seule solution possible l’égalisation dans la déveine. L’art de « l’équité par le haut » recherche, lui, une référence brillante, un hors norme auquel s’accrocher - pour reconstruire la norme, en plus avantageux. Par exemple, un président étranger, un premier ministre qu’une législature antérieure a réussi à propulser en douce, ou pour une autre catégorie, très préoccupée elle aussi de cette forme-là « d’égalité », les « patrons américains ». Les patrons américains font peu ou prou le même travail que les patrons français. Mais force est de constater qu’ils sont beaucoup plus riches. L’injustice est manifeste, le rattrapage s’impose…
C’est peut-être parce que le rattrapage ne s’impose que pour ces « injustices »-là, parce que l’« équité » est devenue ce critère à géométrie si honteusement variable qu’il y a un enjeu politique décisif dans les mouvements de résistance à la réforme des régimes spéciaux, condamnés, eux, à la mauvaise équité et à la propagande du ressentiment, celle qui persuade les salariés attaqués en premier que le progrès social n’existera plus pour eux et ne leur laisse plus que l’espoir triste de voir tous les autres « ajustés » à leur tour. De toutes les escroqueries intellectuelles du libéralisme économique, la plus accomplie est probablement celle qui aura consisté en la captation réussie du thème de l’égalité pour en faire le motif de l’arasement général des conquêtes qui, à défaut de faire la vie « bonne » aux salariés, la leur faisaient moins mauvaise. Et l’on peut compter sur cette lecture libérale particulièrement vicieuse de l’égalité pour démanteler le CDI sous prétexte qu’il en est de plus en plus qui sont au CDD, pour supprimer complètement le repos dominical puisque certains travaillent déjà le dimanche, ou, pourquoi pas, pour déplafonner sans restriction le temps de travail au motif que l’on compte déjà beaucoup de surmenés.
À l’image du discours d’inversion qui fait passer l’opposition à la régression pour du conservatisme, et les « pas encore ajustés » pour des « nantis », la réforme des retraites ne cesse de revendiquer la « justice » et n’est pas loin de se donner pour « sociale »… Il est peut-être temps de remettre à l’endroit ce parfait sens dessus dessous. C’est pourquoi la lutte contre la réforme des régimes spéciaux offre une occasion de ne surtout pas manquer de récupérer « l’égalité » et d’en réaffirmer le sens originel, qui n’a jamais été celui de la convergence pour le pire.
(*) Bureau d’économie théorique et appliquée.
Article paru le 6 novembre 2007.
RAG 34. Les lolo's 34
19:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.11.2007
PS : Assez de divisions !
Le pays constate, amer, tous les mensonges du pouvoir. On ne gagnera pas plus même en travaillant plus. Partout, la contestation s'installe. Parmi les salariés et les retraités en difficulté avec leur pouvoir d'achat, dans les professions libérales avec la nouvelle carte judiciaire, chez les jeunes avec les étudiants, les pêcheurs, les agriculteurs, les fonctionnaires, mais aussi dans la culture sans oublier le tollé éthique à propos du recours à l'ADN pour maîtrise de l'immigration.
Dans tout le pays, on proteste, on manifeste y compris dans l'actuelle majorité !
Et c'est précisément à ce moment-là que l'on tente de faire revivre la division des socialistes et de la gauche à propos du débat européen.
La division est déjà insupportable, elle est aujourd'hui intolérable ! Nous avons nos convictions. Nous nous respectons. Nous refusons la stigmatisation ou la revanche. Nous voulons tourner la page, nous voulons l'union.
Nous lançons un appel : Assez de divisions !
Retrouvons notre devoir d'opposition et de reconstruction !
Ce texte a déjà été signé par plus de 50 parlementaires socialistes, dont :
Claude Bartolone, Pierre Bourguignon, Jean-Christophe Cambadélis, David Habib, Benoît Hamon, Danièle Hoffmann-Rispal, Marietta Karamanli, Serge Lagauche, Jean-Marie Le Guen, Philippe Martin, Sandrine Mazetier, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Christian Paul, René Rouquet, Odile Saugues, Simon Sutour, Catherine Tasca, Jean-Jacques Urvoas, Henri Weber, etc.
AFP - PARLEMENT-PARTIS-PS 11/11/2007
RAG 34. Lolo34
09:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Montpellier : Une majorité d'étudiants contre le blocage des gares
L'appel au blocage des gares mardi a été débattu à Rouen et Montpellier... et refusé. L'Unef, FO et la CGT-Cheminots refusent la jonction des mouvements.
13 universités sur 85 restaient bloquées partiellement ou totalement lundi
Après des jours de colère étudiante, le mouvement contre la loi Pécresse progresse inégalement. De même que l'appel de la coordination nationale étudiante à se joindre au mouvement des cheminots en bloquant les gares dès mardi matin. Une idée qui ne plaît pas à tout le monde, les syndicats en tête.
L'Unef s'est dit lundi opposé à cet appel préférant que les étudiants se "joignent aux cortèges" de mercredi. Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a estimé dans la soirée, dans l'émission Le Franc Parler, que "bloquer les gares mardi" n'était "pas une bonne chose. On n'est pas pour". Peu avant, la CGT-cheminots a "mis en garde" les étudiants, prévenant d'"un risque de dérapage au niveau de la sécurité". Les étudiants non plus ne semblent pas dans cette logique là : l'appel à bloquer les gares a été peu débattu lundi. Seules deux Assemblées générales sur la quinzaine qui se sont tenues lundi en ont discuté (Montpellier III et Rouen)... et ont voté contre.
Heurts à Nanterre
Lundi, 13 universités sur 85 étaient bloquées partiellement ou totalement, un chiffre identique à celui de vendredi. 17.000 étudiants ont participé à des assemblées générales (AG) selon l'Unef, principal syndicat étudiant, contre 10.000 jeudi. Les étudiants de Rennes 2 se sont eux prononcés lundi lors d'un vote à bulletins secrets contre le blocage de leur faculté, mais la confusion régnait quant à une éventuelle reprise des cours, selon l'Unef et la présidence de l'université. A l'inverse, les étudiants de Lille III ont voté lundi soir à bulletin secret la poursuite du blocus, de même à Montpellier 3. Une cinquantaine d'assemblées générales sont organisées cette semaine dans toutes les facs de France.
Des échauffourées ont mis aux prises, lundi à Nanterre, des étudiants et les forces de l'ordre sur le campus de l'université (lire notre article). Les étudiants contre les blocages des facs, dont le nombre total est difficile à évaluer, se sont fait entendre, notamment à Nanterre, où les anti-bloqueurs se sont mobilisés en masse, de telle sorte que la reconduite du mouvement a été adoptée à une courte majorité.
D'après agence.
RAG 34. les lolo's 34
09:02 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.11.2007
Novembre "surbooké", mouvements sociaux en couvaison : ça sort!
Le calendrier du mois de novembre est bien chargé :
Hausse du carburant...
Liberté de la presse
Opéra de Paris, RATP, La Poste, France Telecom, LCL (l'ancien crédit Lyonnais), etc.
POUVOIR D'ACHAT OUI, NON AUX PLANS SOCIAUX SANS CONTREPARTIE !
13 et 14 novembre : Transports et énergie (mouvement de grève reconductible par tranche de 24h00);
20 novembre : Education nationale, étudiants, ensemble de la fonction publique, etc. (pouvoir d'achat, emploi, salaires retraites,etc);
29 novembre : Justice (carte judiciaire)...
BLOG RAG 34 en berne le 20. Nous serons nous aussi en grève le 20 novembre pour les mêmes motifs : Pouvoir d'achat, salaires, etc.
ATTENTION, HAUTE TENSION !
A suivre.
RAG 34. Lolo34
20:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Cinéma : J'ai très mal au travail
De la part du blog, Journal d'un chômeur
Pour celles et ceux qui souhaitent voir le Film de Jean Michel Carré "J'ai très mal au Travail".
Diffusion à partir du 14 Novembre au Diagonal Montpellier et au Sémaphore à Nîmes.
La prégnance des risques psycho-sociaux sur le lieu de travail (stress, violence, pratiques addictives…) est de plus en plus fréquemment présentée comme constituant une menace sérieuse pour l’intégrité physique et mentale des salariés. Les partenaires sociaux européens ont d’ailleurs conclu un accord important sur le stress au travail le 8 octobre 2004, qui témoigne d’une réelle sensibilisation des acteurs du monde du travail.
Le film de Jean-Michel Carré, J'ai très mal au travail, s'appuie sur de nombreux travaux multidisciplinaires. J'ai très mal au travail propose une lecture riche et dense de cette souffrance particulière apparue au cours des dix dernières années. Il ouvre une réflexion sur la centralité de la fonction psychique du travail dans le maintien de la santé psychique et physique des travailleurs.
Le film sera projeté à partir du 14 novembre en Languedoc-Roussillon (cinéma DIAGONAL à Montpellier et Le SEMAPHORE à Nîmes). La projection du film sera suivie d'un débat en présence du réalisateur, du directeur départemental du travail du Gard et du Dr HEUZE, médecin-inspecteur du travail le 27 novembre à Nîmes.
Source : SDTEFP du Languedoc-Roussillon
Merci Alexandra pour cette information, à bientôt amicalement.
Les lolo's 34
15:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : J'ai très mal au travail
11.11.2007
Semaine de grèves, la France en zone de turbulences sociales
PARIS (AFP) - La France se prépare à une semaine sociale agitée avec des grèves à partir de mardi soir dans les transports, susceptibles de paralyser le pays, avant d'autres mouvements de protestation contre des réformes voulues par le président Nicolas Sarkozy.
Mesure phare du programme du chef de l'Etat, la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui bénéficient à certaines professions comme les cheminots, avait suscité le 18 octobre une première grève à l'origine d'une mobilisation record.
Le gouvernement ayant refusé de revenir sur le fond de la réforme, sept syndicats des chemins de fer sur huit ont appelé à une nouvelle grève qui débutera mardi soir et sera reconductible. La plupart des syndicats du métro parisien ont également appelé à cesser le travail à compter de mercredi.
Le mouvement touchera également le secteur de l'énergie: tous les syndicats ont appelé à la grève à EDF (Electricité de France) et GDF (Gaz de France), pouvant aller jusqu'à des coupures de courant.
L'Opéra de Paris, dont les salariés sont concernés par la réforme, cessera ses représentations.
Face à la contestation, le gouvernement a fait part de sa détermination, fort du soutien de l'opinion publique: selon un récent sondage, 68% des Français sont opposés à la grève sur les régimes spéciaux.
M. Sarkozy a martelé vendredi qu'il irait "jusqu'au bout" de sa réforme sur les régimes spéciaux. Dans un entretien publié dimanche, le Premier ministre François Fillon réaffirmait sa "fermeté", assurant que "quand on fait son devoir, on n'a pas peur".
"Personne ne pouvait imaginer que la réforme des régimes spéciaux se ferait facilement", a-t-il encore dit.
Le gouvernement entend aligner les régimes spéciaux sur celui des fonctionnaires à partir de 2008, en rallongeant la durée de cotisation à 40 ans pour toucher une retraite complète, au lieu de 37,5 ans actuellement.
Ces régimes concernent 500.000 salariés (et 1,1 million de retraités) face aux quelque 18 millions de salariés du secteur privé, et permettent dans certains cas de cesser de travailler dès 50 ans dans des conditions avantageuses.
Mais la grogne touche aussi les fonctionnaires, en particulier les enseignants, dont les principaux syndicats ont appelé à une grève le 20 novembre.
Leur colère a été alimentée par la suppression de 22.900 postes au budget 2008. La France compte près de 5,2 millions de fonctionnaires, soit un cinquième de la population active salariée.
Le gouvernement doit faire face à un climat social de plus en plus tendu: les étudiants multiplient depuis quelques jours les blocus de facultés pour protester contre une loi sur l'autonomie des universités.
Une coordination nationale étudiante, opposée à cette loi, a appelé dimanche à bloquer les gares de France mardi et se joindre aux grèves des 13 et 20 dans "une convergence des luttes" contre le gouvernement.
M. Sarkozy a aussi dû se rendre à la rencontre des marins-pêcheurs pour désarmorcer leur colère en annonçant des mesures pour compenser la flambée des prix du gazole.
Selon un sondage publié vendredi, le pouvoir d'achat reste la principale préoccupation des Français, et 71% d'entre eux jugent les mesures prises "pas efficaces". Même en baisse, la cote de popularité de M. Sarkozy reste néanmoins largement positive.
Interrogé vendredi sur les grèves à venir, M. Sarkozy a déclaré: "Ce n'est pas une semaine qui est difficile, c'est ce que je fais qui est difficile". Avant de promettre qu'il prendrait "des initiatives" sur le pouvoir d'achat.
A cet égard, le gouvernement a annoncé ce week-end le doublement de la "prime à la cuve" de fioul pour les ménages les plus modestes et une augmentation de 3%, au 1er janvier, de l'aide au logement.
RAG 34. Lolo34
21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
La coordination nationale étudiante appelle au blocage des gares le 13 novembre
RENNES - La coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités, réunie dimanche à Rennes, a appelé à une "journée nationale d'action de blocages des gares le mardi 13 novembre", à la veille du début de la grève à la SNCF.
Selon une déclaration de la coordination nationale lue à l'issue d'une assemblée générale, "nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec des piquets de grève, blocages et occupations, à discuter et à convaincre autour d'eux pour construire un mouvement plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève".
Outre une "journée nationale d'action de blocages des gares le mardi 13 novembre", la coordination appelle à "manifester au côté des cheminots les 14 et 15 novembre selon les villes" et à défiler " "massivement le 20 novembre avec la fonction publique".
La coordination demande par ailleurs aux "salariés du public comme du privé" à "nous rejoindre dans la grève, car c'est tous ensemble, étudiants, lycéens, travailleurs, que nous ferons céder le gouvernement".
L'Union nationale des étudiants de France (UNEF), qui n'est pas membre de la coordination nationale, a fait savoir de son côté dimanche soir qu'elle n'appelait pas à bloquer les gares. Le principal syndicat étudiant appelle en revanche à participer aux manifestations prévues le 14 novembre par les cheminots et à un rassemblement le 16 novembre devant l'Assemblée nationale, à l'occasion du vote du budget de l'Enseignement supérieur. AP
lat/god/ll
RAG 34. Les lolo's 34
20:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.11.2007
Carte Judiciaire : A Montpellier Dati persévère, la fronde aussi
(Crédit Photo : TF1-LCI La garde des Sceaux, Rachida Dati, à Montpellier, le 10 novembre 2007)
A Montpellier, où elle est arrivée sous les huées, la ministre de la Justice a annoncé samedi la suppression de 19 tribunaux d'instance dans le sud. Elle devait ensuite se rendre à Toulouse où l'accueil s'annonçait tout aussi difficile.
"Rachida si tu savais ta réforme où on s'la met"... C'est sous les cris, les sifflets et les coups de corne de brume de quelques 400 manifestants du milieu judiciaire que la garde des Sceaux, Rachida Dati, est arrivée samedi à Montpellier. Certains conseillers prud'homaux avaient même fait le déplacement depuis des départements voisins.
Poursuivant son délicat tour de France pour présenter sa réforme de la carte judiciaire et rencontrer ses acteurs, la ministre de la Justice était venue annoncer la suppression de 19 tribunaux d'instance et de 9 tribunaux de commerce dans le sud de la France. La zone couvre 12 départements. Le tribunal de grande instance de Millau, dans l'Aveyron, deviendra en outre tribunal d'instance, gardant toutefois les contentieux concernant les affaires familiales. En revanche, Pertuis, dans le Vaucluse, devient tribunal d'instance ainsi qu'Annonay et Aubenas, dans l'Ardèche, et Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence. A Mende sera, en outre, créé un tribunal de commerce.
Grogne à Toulouse et déjà à Tulle
Les avocats dénoncent le manque de concertation et une "logique d'économie" et non "pas une logique de meilleure justice" dans la réforme proposée. Des avocats occupent depuis vendredi soir le palais de justice de Tulle pour protester contre la menace de fermeture du TGI du chef lieu de la Corrèze. Ils comptent rester mobilisés jusqu'à lundi, date à laquelle Rachida Dati doit annoncer à Poitiers la nouvelle carte judiciaire de la région.
Auparavant, la garde des Sceaux devait se rendre samedi après-midi à Toulouse, toujours pour présenter son plan de réorganisation de la carte judiciaire. Les opposants ont prévu un rassemblement.
D'après agence.
RAG 34. Les lolo's 34
16:06 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CARTE JUDICIAIRE, DATI, GARDE DES SCEAUX
09.11.2007
Universités : manifs, heurts et blocages
Des milliers d'étudiants sont descendus dans la rue jeudi pour protester contre la loi Pécresse. Ils ont aussi envahi des voies ferrées, comme à Paris.
Plusieurs centaines d'étudiants ont aussi occupé la gare de Rennes, obligeant la SNCF à interrompre totalement le trafic ferroviaire.
Dans les facs... mais aussi dans les rues, voire sur les voies ferrées : des milliers d'étudiants se sont mobilisés jeudi contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. A Paris, quelques centaines d'entre eux ont envahi jeudi soir les voies internationales à la gare du Nord. D'autres avaient fait de même plus tôt à Rennes, obligeant la SNCF à interrompre totalement le trafic ferroviaire, qui devait rester perturbé plusieurs heures.
A Toulouse, ils étaient 1500 étudiants à manifester ; même chose à Rennes ; ils étaient 500 à Rouen, tout comme à Paris, où ils ont manifesté dans l'après-midi de la place de la Bastille jusqu'aux abords du Panthéon à l'appel du Collectif contre l'autonomie des universités. Les manifestations se sont déroulées en dépit des tensions provoquées par l'intervention des forces de l'ordre pour empêcher le blocage de deux facultés. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les forces de l'ordre étaient intervenues à la faculté de lettres de Nantes et à Paris-Tolbiac pour évacuer. A l'université de Rennes 2, bloquée depuis mercredi, des incidents ont empêché jeudi matin la tenue d'un vote à bulletin secret sur la suite du mouvement, selon le service de presse de l'université.
Une dizaine d'établissements touchés ?
Selon le ministère, une dizaine d'établissements étaient touchés jeudi par le mouvement. Bien davantage selon les syndicats, qui évoquent une trentaine de facultés concernées parmi les 85 universités françaises. Selon Sud-Etudiant, une vingtaine d'établissements sont en grève et une dizaine "sensibilisés". De son côté, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s'est élevée contre ces blocages qui, selon elle, compromettent la réussite des étudiants, notamment les plus pauvres. "Le blocage est vraiment une entrave au bon travail des étudiants. Je crois que les blocages doivent être limités (...). Les dégradations, c'est pas dans l'intérêt des étudiants, aucun mouvement ne peut me le dire", a-t-elle dit sur LCI. Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a lui souligné que la loi préparée par le gouvernement avait fait l'objet "d'une grande concertation" et que les organisations étudiantes semblaient alors satisfaites.
La Confédération étudiante (minoritaire), tout en demandant des moyens supplémentaires notamment pour le logement étudiant, s'est également élevée contre les blocages décidés souvent par de groupes d'étudiants s'érigeant en "assemblées générales." Valérie Pécresse estime que la gauche et l'extrême-gauche sont derrière le mouvement qui, remarque-t-elle, coïncide avec le mouvement prévu la semaine prochaine dans les transports et l'énergie contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Elle a annoncé qu'elle discuterait avec les présidents d'université pour d'éventuelles mesures de rattrapage des cours perdus en raison des blocages.
D'après agence
RAG 34. Les lolo's 34
11:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Chiffres du chômage : en finir avec la confusion
En publiant les chiffres du chômage pour le mois de septembre, le gouvernement entretient la confusion quant à la réalité de la situation de l’emploi. Qui les Français doivent-ils croire ? La Ministre de l’Économie et de l’emploi du mois de septembre qui expliquait que communiquer sur des statistiques mensuelles était dénué de sens, ou celle du mois d’octobre qui s’enthousiasme sur ces mêmes chiffres ?
Les Français ne peuvent se fier aux chiffres mensuels de l’ANPE encensés ce mois-ci par le gouvernement, dès lors que le rapport qu’il a commandé lui-même à l’IGF et l’IGAS a conclu que « Les données ANPE ont surestimé d’environ 20% la baisse du chômage ces dernières années ».
Pour le Parti socialiste, la communication du gouvernement autour de chiffres sujets à controverse ne sert qu’un but hautement contestable : semer la confusion à la veille de la publication par l’INSEE de son « Enquête Emploi » (12 novembre) qui révisera à la hausse les taux de chômage avancés depuis un an.
Communiqué
d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises
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08.11.2007
Universités : l'Unef appelle à amplifier le mouvement, la police évacue Tolbiac
PARIS (AFP) - La police a évacué mercredi soir, après 22HOO, environ 75 étudiants opposés à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités qui occupaient les locaux de Paris I situés rue de Tolbiac, dans le XIIIe arrondissement.
Nouvelles assemblées générales, mot d'ordre de manifestation jeudi et appel de l'Unef à "amplifier le mouvement" : la contestation de la loi Pécresse s'est étendue mercredi à dix universités bloquées sur 85, alors que le gouvernement minimisait l'ampleur de la grogne.
Reçu mercredi soir par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, l'Unef, syndicat étudiant leader de la contestation du CPE au printemps 2006, a appelé à "amplifier le mouvement" et à "décider de la grève dans un maximum d'universités". La ministre a rappelé à cette occasion que l'objectif du gouvernement était "la réussite des étudiants", ajoutant : "Le dialogue est toujours la meilleure voie car, je le redis, le blocage est contre l'intérêt des étudiants".
Après l'Unef, Mme Pécresse devait recevoir jeudi et vendredi la Fage (fédération des associations générales étudiantes), l'Uni, la Confédération étudiante et PDE (promotion et défense des étudiants), organisations qui ne se sont pas impliquées dans la mobilisation. "Je ne crois pas qu'il y ait de contagion", avait estimé le Premier ministre mercredi matin, évoquant "quelques mouvements souvent inspirés par des considérations très politiques, qui, je pense, n'auront pas de suite". Dans la soirée, le syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesu-FSU), principal syndicat du supérieur, a appelé à "l'amplification de la mobilisation" contre la loi Pécresse.
Sur le terrain, cinq nouvelles universités ont voté mercredi en assemblée générale (AG) un blocage total ou partiel : le département des lettres de l'université de Caen, Lille I (Sciences et technologies), les UFR de lettres et sciences humaines de l'université Aix-Marseille I et de Nantes et le site de Tolbiac de Paris I.
En outre, les universités de Rouen, une partie de Tours, Toulouse-II le Mirail, Lille III (Lettres et sciences humaines) et Rennes II, bloquées au moins depuis mardi, l'étaient toujours mercredi.
Jeudi, la quasi totalité des facs mobilisées ont prévu de nouvelles AG, de même que d'autres universités - Lyon II, Strasbourg II, Paris VI, Dijon notamment -, pour préparer une première journée de manifestations, à l'appel du seul collectif étudiant contre l'autonomie des universités" (CECAU). A Paris, le défilé partira à 15H00 de la Bastille.
400 étudiants ont manifesté mercredi à Tours, bloquant brièvement les carrefours, avec des banderoles proclamant "Face à la marchandisation des facs: mobilisation" ou encore "Cécilia, on est comme toi, on en a marre de Nicolas".
Dans d'autres universités, la contestation de la loi sur l'autonomie des universités, votée cet été, a pris d'autres formes : occupation d'un amphi et information des étudiants à Perpignan, vote du "principe d'une grève" à Montpellier II et Lyon II par des assemblées générales ne réunissant qu'une centaine d'étudiants, ou organisation d'"AG massives" la semaine prochaine à Bordeaux I et Toulouse III, faute d'une participation suffisante dans l'immédiat pour prendre toute décision de blocage.
Echaudés par le précédent du mouvement contre le CPE (contrat première embauche) où des dizaines d'universités avaient été bloquées pendant des semaines, de nombreux étudiants participent aux AG pour voter contre le blocage, selon plusieurs témoignages. Composé d'organisations de jeunesse d'extrême gauche, le CECAU reproche entre autres à la loi d'organiser le désengagement financier de l'Etat dans l'enseignement supérieur.
Opposé à la revendication d'abrogation de la loi, votée par toutes les AG, un objectif qu'il juge "inatteignable", l'Unef appelle à la mobilisation sur une plate-forme élargie aux revendications budgétaires.
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09:09 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UNIVERSITES, UNEF
31.10.2007
"solidarité avec les mal-logés !" Evacuation ce matin à l'aube...
Les forces de l'ordre ont procédé mercredi peu avant 6h à l'évacuation du campement des mal logés installés depuis le début du mois d'octobre rue de la Banque, dans le 2e arrondissement de Paris. Une centaine de gendarmes et quelques policiers en civils ont participé à l'opération qui s'est déroulé sans incident. "Solidarité avec les mal-logés !", ont scandé quelques femmes africaines pour protester contre l'évacuation.
La plupart des évacués ont emballé tranquillement leurs affaires avant de quitter les lieux sous la surveillance des forces de l'ordre qui bouclaient les accès à la rue quidonne sur la place de la Bourse et le Palais Brognard.
Les mal-logés, en majorité d'origine africaine, s'étaient installés une première fois sur les trottoirs de la rue de la Banque le 3 octobre. Ils en avaient été évacués une première fois mais s'était le jour même réinstallés dans la rue de la Banque, située dans un quartier d'affaires peu fréquenté la nuit. Cette rue a été choisie par les organisations d'aide aux mal-logés, notamment le DAL (Droit au logement), car c'est dans un immeuble squatté de cette voie qu'a été installé symboliquement le Minitère de la Crise du logement.
D'après agence
Les images de l'évacuation rue de la Banque
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30.10.2007
POUVOIR D'ACHAT : Sarkozy n'en parle pas, il s'augmente son salaire de 140 % !
PARIS (AFP) - Le salaire du président français Nicolas Sarkozy va plus que doubler, en vertu d'un amendement déposé dans le cadre de l'examen au parlement des crédits des pouvoirs publics, a annoncé mardi le patron des députés UMP (droite majoritaire), Jean-François Copé.
"Le traitement du président va être aligné sur celui du Premier ministre", a indiqué M. Copé.
Pour 2008, le salaire du président de la République s'élève à 101.488 euros brut, comme en 2007, soit environ 8.500 euros mensuels. Le salaire annuel du Premier ministre atteint 240.000 euros brut, selon des estimations.
Cette modification du traitement du chef de l'Etat sera apportée par voie d'amendement gouvernemental au budget 2008, au cours de l'examen mardi après-midi par les députés des crédits dévolus aux pouvoirs publics, a-t-il précisé.
Ce texte est assuré d'être voté, l'UMP disposant d'une large majorité au parlement.
"C'est un souci de transparence mais aussi de cohérence. Etre président de la République, être chef de l'Etat, c'est une responsabilité considérable. Je trouve tout à fait normal que le président de la République ait une rémunération comparable à ce qui est celle du chef du gouvernement et des chefs d'Etat des pays européens", a-t-il ajouté.
La moitié des Français gagne moins de 1.500 euros par mois, selon les statistiques.
Le groupe d'opposition socialiste à l'Assemblée nationale a estimé qu'une hausse du traitement du président Nicolas Sarkozy n'était "pas opportune à l'heure où la plupart de nos concitoyens connaissent de grandes difficultés à boucler leurs fins de mois".
Le député apparenté socialiste René Dosière, qui s'est fait une spécialité du budget de l'Elysée, s'est déclaré lundi favorable à une éventuelle augmentation du salaire de M. Sarkozy, à condition que le chef de l'Etat paie "ses dépenses personnelles".
La lettre hebdomadaire confidentielle Profession politique affirme que "le budget de l'Elysée va tripler en 2008" avec la réintégration de 800 personnes "prêtées" par des administrations, ce qui conduira à une hausse de la dotation, +grosso modo de 32 à 100 millions d'euros+".
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17:34 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Touche pas à mon ADN ! 300.000 signatures très bientôt !
Vous êtes déjà 298379 à avoir signé !
Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.
Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.
SIGNER LA PETITION
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11:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TOUCHE PAS A MON ADN !
25.10.2007
« Travailler plus pour gagner plus », un slogan de campagne déjà dans l’impasse
8 milliards d'€ pour une usine à gaz !
A peine entré en vigueur, le dispositif d’exonération d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales sur les heures supplémentaires fait déjà mentir le slogan de campagne « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy.Une majorité de salariés est totalement exclue du dispositif, soit parce que leur entreprise ne propose pas d’heures supplémentaires (deux tiers des salariés), soit parce que leur temps de travail est modulé sur le mois ou annualisé.
Le dispositif, fondé sur une incitation des entreprises à augmenter le recours aux heures supplémentaires, est tellement complexe que les entrepreneurs eux-mêmes sont à le mettre en oeuvre. La mesure-phare sur l’emploi de Monsieur Sarkozy est en réalité une usine à gaz.
Moins de cinq mois après l’élection présidentielle, la proposition emblématique de la droite sur le pouvoir d’achat a déjà fait la preuve de son caractère inopérant.
Communiqué du Secrétariat national
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18:19 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HEURES SUPPLEMENTAIRES
Immigration : « Si vous saviez les papiers que doit remplir un sans-papiers ! »
Youbis, Mauritanien d’origine, vit en France depuis sept ans. En toute illégalité. Mais il a appris l’art de la clandestinité… et se bat avec les sans-papiers.
Youbis est un menteur et il l’assume. Il y a sept ans, il a débarqué en France avec de faux papiers. Depuis quatre ans, il travaille dans un restaurant sous une identité usurpée. En CDI, en plus ! De son côté, l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) refuse de croire ses histoires de menaces de mort en Mauritanie et l’a débouté plusieurs fois. Pourtant, là, Youbis semble ne plus mentir. « Sérieusement, si nous étions heureux chez nous, nous ne serions pas là à vivre dans la crainte d’une arrestation. Je n’avais aucune envie de changer de pays. » En Mauritanie, Youbis est menacé de mort, et s’enfuit au Mali.
Un passeur lui fait des faux papiers. Il arrive en France comme citoyen malien avec un visa de quinze jours. Depuis qu’il a débarqué en 2000, sa vie est un long parcours administratif. Il dépose un dossier à la préfecture comme demandeur d’asile politique. Débouté, il dépose un recours. Nouveau refus. Deux ans plus tard, il demande la réouverture de son dossier. Rejeté. « Trois jours après, je recevais une notification de reconduite à la frontière.»
Depuis un an, Youbis n’a plus le droit de rester en France. Il apprend l’art de la clandestinité. La règle d’or : « Personne ne doit rien savoir sur toi. » Les trucs : éviter de sortir la nuit, fuir les lieux publics... « En général, c’est dans les transports en commun que surgissent les contrôles de police. Là, il faut garder son sang-froid… » Comme pour le travail : « Le patron de mon restaurant ignore tout de moi… Il faut que je vive, en attendant ma régularisation.»
La survie au quotidien
L’interdiction de travailler, pour les sans-papiers, constitue une véritable préoccupation. D’une part, quant à leur survie quotidienne, puisqu’ils sont contraints de travailler au noir, au risque d’être exploités. D’autre part, parce qu’on leur demande, dans la perspective d’une régularisation, de justifier de leur présence. Une occasion pour Youbis de s’insurger contre l’iniquité des décisions préfectorales et les conditions d’accueil des demandeurs. Car notre homme n’est pas du genre à attendre que les choses se fassent sans lui. « Si tu croises les bras, il ne va rien se passer. Il faut nous exprimer en groupe pour faire savoir qu’il y a des milliers de personnes dans notre situation. Sinon, qu’est-ce que vaut la voix d’un clandestin ?»
Lui qui n’a pas le droit de vote se veut un citoyen exemplaire. Un soir, il participe à une réunion pour rédiger des propositions aux candidats. Un autre soir, il retrouve un groupe de migrants de la délégation du Secours Catholique de Paris, rassemblant de nombreux sans papiers. « En plus de nous informer sur les lois, de nous apporter du réconfort, d’échanger des conseils de survie, cela permet surtout de porter nos voix.»
Force de preuve
Lucide, Youbis mesure les risques : « Moi je suis prêt à parler. Nos histoires ont force de preuve et sont la seule arme pour nous en sortir.»
Le groupe mène un travail de sensibilisation auprès du public. « Nous avons organisé un rendezvous, « Les petits papiers des sanspapiers », pour montrer les formalités que nous avons à remplir. » Youbis raconte sa rencontre avec l’adjointe au maire de Paris chargée de l’immigration et des étrangers non communautaires. « Nous demandons des choses concrètes : au niveau des préfectures, quand on nous refuse nos dossiers incomplets, qu’on nous précise ce qu’il manque ; qu’on diminue les contrôles arbitraires... Notre seul espoir est de faire entendre nos voix. C’est tout ce qui reste en notre pouvoir… »
Par Louis Guinamard (Mars 2007)
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18:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, SANS-PAPIERS
23.10.2007
Suppression drastique des contrats aidés
Cet été, le gouvernement a décidé de réduire de 30% le nombre des emplois subventionnés au second semestre 2007. Dont acte, et dans l'aveuglement le plus complet.
Dans un article du 10 juillet intitulé Coup de frein aux contrats aidés, Les Echos annonçaient la disparition de quelque 55.000 CAE (contrats d'accompagnement dans l'emploi) et CAv (contrats "d’avenir") sur les 185.000 prévus d'ici la fin de l'année dans le secteur non marchand, pour une économie de 600 millions d'euros.
Bercy motivait ces découpes par «le dynamisme de l'emploi salarié» qui «ne justifie pas de consacrer autant d'efforts qu'auparavant au traitement social du chômage»... En réalité, le ministère éprouve d'importantes difficultés à tenir ses engagements en matière de politique de l'emploi : fin juillet, il a été obligé de demander une rallonge de 1 milliard d'euros à la commission des Finances de l’Assemblée pour boucler ses missions jusqu'à la fin de l'année. Mais en guise de rallonge, c'est la suppression de l'AER (allocation équivalent retraite) qui est envisagée pour 2008, une économie estimée à… 60 millions d'euros seulement, alors que les allègements de cotisations patronales ne sont pas remis en cause bien qu'ils aient représenté plus de 20 milliards d'euros en 2007 (+ 7% par rapport à 2006) sur un budget total de 42 milliards !
Dès septembre, dans la plus parfaite opacité, il a été décidé de couper les crédits de tous les contrats aidés en direction du secteur associatif, qu'il soit caritatif, culturel ou sportif (1). Non seulement les nouveaux, mais aussi ceux en cours. C'est-à-dire que les CAE et CAv à renouveler ne le seront pas. Dégraissage et manque de personnel obligent, seules l'Education nationale et la Santé ont le droit de les maintenir. Et le secteur marchand, qui bénéficie pourtant d'un supposé «dynamisme de l'emploi salarié» est, quant à lui, épargné et peut continuer à jouir de cette aubaine...
Les contrats initiaux, de 6 à 12 mois, étaient renouvelables deux fois pour atteindre une durée maximum de 24 mois, permettant ainsi à des personnes sans qualification d'envisager une réelle formation, un réel projet professionnel, un projet social. Ce sera donc retour à la case néant pour ceux et celles qui comptaient dessus comme tremplin pour (re)mettre un pied dans le monde du travail : ils se retrouvent subitement sans rien et sans aucune perspective, condamnés à arborer l'éternelle étiquette des «trop éloignés de l'emploi» (alors qu'ici le terme approprié n'est pas "éloignés" mais plutôt écartés de l'emploi).
Supprimer les contrats aidés qui exploitent des chômeurs expérimentés et employables est une excellente chose. Les supprimer aussi drastiquement quand ils se destinent à l'insertion professionnelle et à la formation de publics en grande difficulté, ruinant ainsi des mois d'efforts, est tout bonnement scandaleux.
(1) On peut penser que, chaque fois que Nicolas Sarkozy glorifie quelque chose - mercredi, ce fut le mérite de ceux qui œuvrent dans les associations -, c'est un cadeau empoisonné : en vérité, non seulement on leur coupe les crédits pour l'emploi subventionné, mais leur on coupe aussi… les subventions tout court !
23.10.07 http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name;=Ne...
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16:16 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
L'OIT s'apprête à vider le CNE de sa substance
L'absence de justification des licenciements prévue par le CNE n'est pas conforme à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail. Le jugement de l'OIT, mi-novembre, va imposer aux employeurs de modifier leurs pratiques.
Le contrat nouvelles embauches, qui a permis près de 1 million de recrutements dans les entreprises de moins de 20 salariés, ne survivra pas au jugement que s'apprête à rendre l'Organisation internationale du travail (OIT). Saisie par FO dès août 2005, celle-ci est sur le point de dénoncer le non-respect par la France de la convention 158 de l'OIT, qui interdit qu'un salarié soit « licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement ». L'arrêt, qui sera rendu par le conseil d'administration de l'OIT autour du 15 novembre, est déjà connu dans ses grandes lignes. En effet, le comité tripartite (salariés, employeurs, gouvernements) chargé de cette affaire a rendu ses conclusions la semaine dernière et celles-ci devraient être reprises, telles quelles, par le conseil d'administration. Les trois personnes qui constituent le comité ne plaident pas pour la suppression du CNE, mais pour une remise en question de ses principales caractéristiques, parmi lesquelles la période de deux ans durant laquelle l'employeur n'a pas à justifier le licenciement.
Des arrêts contradictoires
Ce jugement ne sera pas le premier à contester la légitimité du CNE, mais c'est le premier à intervenir au niveau international. Sa portée sera donc supérieure à celle des précédents arrêts, souvent contradictoires, qui ont été rendus par plusieurs tribunaux prud'homaux et plusieurs cours d'appel (à Paris et Bordeaux, notamment). « Il est vivement conseillé de suivre les recommandations de l'OIT, mais celle-ci n'a aucun pouvoir de sanction contre les gouvernements récalcitrants », indique-t-on à l'OIT. Le gouvernement Villepin était parvenu à reporter, à deux reprises, le jugement du Bureau international.
Le gouvernement Fillon a désormais deux possibilités : il peut suivre les recommandations de l'OIT et supprimer la période d'essai de deux ans, ce qui, dans les faits, revient à lui ôter tout avantage par rapport au CDI « classique ». Il peut également laisser le dispositif mourir de sa belle mort, du fait de son incertitude juridique.
Les contrats signés depuis août 2005 ne sont toutefois pas remis en question, et les patrons ne sombrent pas dans l'illégalité du fait de ce jugement. « Mais on imagine mal qu'une cour d'appel juge le CNE conforme aux normes internationales après cette jurisprudence », indique-t-on à Genève. En d'autres termes, les employeurs devront justifier les futurs licenciements, même si le contrat est antérieur au jugement.
Cette décision a en tout cas un avantage, celui de faciliter les négociations en cours sur le marché du travail. Le Medef, qui plaide pour l'assouplissement des conditions de licenciement, a été plutôt embarrassé par ce dispositif, mis en place sans concertation et sans réelle contrepartie pour les chômeurs. Les propositions qu'il détaillera vendredi, lors de la prochaine séance de négociation, seront, selon lui, plus sécurisantes pour les salariés comme pour les patrons.
LUCIE ROBEQUAIN [ 23/10/07 ]
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Remise en cause du principe du repos compensateur : une nouvelle entorse aux droits des salariés
En prévoyant qu’à compter du 1er janvier 2008, un accord individuel entre l’employeur et le salarié pourra prévoir le remplacement du repos compensateur prévu par une convention collective par une majoration de salaire, l’amendement au PLFSS déposé par le député Méhaignerie, que vient d’adopter la commission des Affaires sociales, apporte une nouvelle entorse aux droits des salariés.
En effet, après avoir remis en cause en 2004 le principe de faveur dans les relations entre conventions collectives de différents niveaux, la droite s’attaque maintenant au même principe dans les relations entre conventions collectives et contrat de travail. Permettre au contrat individuel de travail, par définition déséquilibré en faveur de l’employeur, de revenir sur des garanties sociales prévues par une convention collective, constitue une atteinte inédite à l’ordre public social dans notre droit du travail, et un précédent inquiétant.
Sur le fond, un tel amendement constitue une atteinte à une mesure de protection de la santé des travailleurs, qui est l’objectif premier du principe du repos compensateur. Par cette initiative, le gouvernement et la majorité s’engageraient sur la voie d’un abandon d’une mesure de sécurité en échange d’une compensation salariale. Le résultat prévisible serait un risque plus grand pour les salariés, et une augmentation des accidents du travail.
Le Parti socialiste dénonce cette évolution majeure de la protection de la santé des travailleurs au détour d’un amendement au PLFSS.
Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises
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22.10.2007
Financement de la sécurité sociale : de pire en pire...
Le PLFSS 2008 : un échec annoncé et de nouvelles menaces
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2008 est discuté à l’Assemblée nationale à partir du mardi 23 octobre.Ce projet est insincère et irréaliste. Les hypothèses sociales et économiques sur lesquelles il est fondé, ne correspondent pas aux réalités : ces hypothèses évoquent en effet un taux annuel de croissance de 2,25 % au minimum, et une augmentation de l’ordre de 4 % de la masse salariale globale, autant d’objectifs hors de portée.
Ce PLFSS 2008 envisage un nouveau déficit de près de 9 milliards d’euros, après les 11,7 milliards en 2007. Cette prévision ne relève que de l’affichage. Elle confirme néanmoins que les réformes Fillon et Douste-Blazy ont lourdement échoué sur le plan financier comme socialement.
Ainsi, le déficit de l’assurance-vieillesse dépasse largement les 4 milliards alors que cette branche connaissait un excédent en 2003 au moment de la réforme FILLON. Pire, l’augmentation annoncée des petites pensions (+1,1 %) conduira à une perte de pouvoir d’achat et contredira ouvertement les promesses électorales distillées par N. Sarkozy avançant péremptoirement un chiffre de progression de 25 % en cinq ans.
Sur le terrain de l’assurance maladie, l’objectif d’un retour à l’équilibre des comptes dès 2007, proclamé par la réforme DOUSTE-BLAZY est démenti par les faits, puisqu’il y aura encore un important déficit en 2008.
A ce triste constat, s’ajoute l’instauration des franchises, autant dire d’une taxe sur les malades. Cette mauvaise innovation ne règlera rien sur le plan financier. Elle portera en revanche atteinte aux principes et mécanismes solidaires de notre protection sociale, tout en cherchant à culpabiliser délibérément les malades.
Le Parti socialiste s’oppose et votera contre un dispositif à la fois inefficace et injuste qui affaiblit notre système de protection sociale. Il dénonce également la méthode utilisée vis à vis des internes et consistant à trancher de tout sur le plan de l’installation médicale, sans négociation, sans approche globale, et au détour de quelques articles d’un PLFSS. La question de la démographie des professions de santé demande un large débat public, incluant l’organisation du système de santé et l’aménagement du territoire.
La majorité SARKZOY-FILLON tente à grand peine de solder l’échec de la gestion SARKOZY-FILLON-CHIRAC de la période 2002-2007. Son objectif est celui du recul de notre contrat social ; sa méthode est celle du passage en force.
Communiqué de Pascal TERRASSE,
Secrétaire national à la Santé
Et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la santé
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20.10.2007
Le premier budget Sarkozy : un maximum de risques pour un minimum de chances
Texte du discours de Laurent Fabius à la tribune de l’Assemblée nationale à l’occasion du débat général sur le projet de budget 2008. Laurent Fabius était l’orateur principal du groupe socialiste.
Télécharger le texte du discours (en grève, patientez...).
Monsieur le Président, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre, Chers Collègues,
En écoutant le débat qui a commencé hier et qui s’est poursuivi cet après-midi, puis en préparant cette intervention, j’avais à l’esprit une formule d’Edgar Faure, tirée de son beau livre La Disgrâce de Turgot : « Il n’y a pas de politique sans risques, mais il y a des politiques sans chances ». C’est au regard de cette remarque générale que je livrerai mes observations sur votre budget pour 2008.
Première série de constats : quand on lit les commentaires qui sont faits, personne ne croit vraiment à ce budget. Si on laisse de côté un instant notre propre opinion à nous l’opposition, pour se pencher sur ce que pensent les observateurs dits indépendants, en France ou au sein des organismes internationaux (FMI, UE, OCDE...), cette défiance envers votre budget est manifeste. Vous l’avez construit sur une hypothèse de croissance de 2.25% non parce que ce chiffre est vraisemblable, mais parce que vous en avez besoin pour présenter une apparence d’équilibre. Et vous n’atteindrez pas ce chiffre.
D’où viendraient ces 2.25% ? De la consommation ? Malheureusement non, car les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat sont extrêmement chiches. Ainsi la prime pour l’emploi n’augmentera-t-elle que de 1.3%. Ce sont des millions de Français qui n’y trouveront pas leur compte. Sur les heures supplémentaires, vous ne croyez pas à votre démarche ! Hier, dans son intervention aussi rigoureuse que savoureuse, Didier Migaud a fait justement remarquer que le nombre de ces heures supplémentaires prévues l’an prochain, qui est votre « sésame », reste identique au contingent de cette année, ce qui montre bien que, même pour vous, les mesures gouvernementales prétendument destinées à faciliter ces heures n’auront guère d’effet. De même avec les prélèvements obligatoires. Vous affirmez qu’ils vont baisser. Le Président de la République s’est même engagé sur un chiffre : 4% en moins. Mais le document officiel que vous avez adressé à Bruxelles sur nos finances publiques 2009-2012 prévoit que ces prélèvements ne baisseront pas. Qui se trompe ? Ou plutôt qui ment ?
Cette croissance de 2.25% viendrait-elle d’une amélioration de l’offre, c’est-à-dire des entreprises ? Notre pays a clairement un problème de compétitivité. Mais croire que c’est par une dynamisation spontanée des investissements que l’offre va repartir à +4.75% l’an prochain, c’est une illusion.
Vous dites que nos exportations vont progresser de 5.8%. Mais d’où viendra cette progression ? Regardons la situation. L’euro atteint déjà 1.41 $ et il ne baissera pas avec la politique qui est menée actuellement, or vous retenez comme hypothèse une parité à 1.37 $. Le prix du pétrole vient d’atteindre 88$ le baril alors que votre hypothèse est de 73$ ! Vous affichez des chiffres qui ne sont absolument pas crédibles pour la seule raison qu’ils vous sont indispensables afin d’arriver coûte que coûte à votre hypothèse de 2.25% de croissance. Laquelle est nécessaire pour « maintenir » le déficit à 2.3% du PIB et la dette à 64%, chiffres eux-mêmes très inquiétants. Et vous ne prenez même pas en compte l’effet de la crise avérée des « subprimes » américains. En fait, vous surestimez l’environnement international et national pour sous-estimer votre propre prévision de déficit.
Si on ajoute les chiffres fantasmagoriques des comptes sociaux, comment s’étonner après cela de ne pas trouver le « choc de confiance » annoncé par le Président de la République, mais un contre-choc de méfiance. Le climat de ces jours-ci en d’ailleurs est la manifestation.
* * *
Deuxième série d’observations : ce budget tel qu’il est présenté comportera de nombreuses conséquences négatives et beaucoup de dégâts. Sur la croissance, je l’ai dit, ce qu’il prévoit pour alimenter le pouvoir d’achat est très insuffisant. Pour les entreprises, la seule mesure que vous prenez, c’est l’augmentation du crédit impôt-recherche. Cette mesure est bonne dans le principe. Ce n’est pas seulement parce que j’ai contribué à la créer que j’y suis attaché, mais parce qu’elle est tournée vers l’avenir. Faute d’être suffisamment concentrée sur les PME, elle n’est pas hélas à la hauteur des besoins de notre économie et des attentes du monde de la recherche pour lequel vous ne créez aucun poste ni de chercheur ni d’enseignant-chercheur.
Concernant l’emploi public, vous prévoyez 22791 suppressions d’emplois. Nous ne sommes pas hostiles à ce qu’il y ait des redistributions au sein de la fonction publique. Avec Didier Migaud et Alain Lambert, nous avons créé la fameuse LOLF dont l’un des objectifs est d’améliorer l’efficacité de l’Etat. Mais supprimer plus de 11 000 emplois dans l’Education nationale c’est dramatique au regard des besoins. Vous dites que l’environnement est une de vos priorités. Pourquoi alors prévoir plus de 1000 suppressions d’emplois dans l’administration en charge de ce domaine. Où est la logique ?
Ce budget est dur pour les collectivités locales. Vos collègues de droite, dans les associations d’élus locaux, seront les premiers, le moment venu, à protester pour dire que le compte n’y est pas ! En ce qui concerne le RMI, quand allez-vous payer ce qui est dû ? Dans beaucoup de collectivités, il y aura un recul des dotations, surtout si l’on prend en compte l’inflation. Je pourrais multiplier les exemples : M. Darcos, le Ministre de l’Education nationale, annonce qu’il a décidé de supprimer l’école du samedi, et indique en passant que la prise en charge des enfants devra être assurée par les maires et les communes. Partout de nouvelles dépenses locales. Comment seront-elles financées ? Pour vous, les collectivités locales et les élus locaux sont des « variables d’ajustement ».
Sur la fiscalité et la justice fiscale, les dégâts là aussi seront lourds, tout comme sur la Sécurité sociale. Vous prenez une mesure très grave de taxation des malades. Jusqu’à présent, les bien-portants payaient pour les malades. Dorénavant, ce seront les malades qui paieront pour les malades. Concernant votre bouclier fiscal, lorsque nous avons demandé à votre prédécesseur ce que représenterait financièrement cette mesure, il faut répondu que la restitution moyenne serait de 4000 € par contribuable. Et le bouclier était alors de 60% ! En réalité, d’après les chiffres fournis par votre Ministère, la restitution est en moyenne de 45000 à 50000 € par contribuable concerné avant même le passage à 50%. Ce « paquet fiscal », c’est un « boulet fiscal » qu’il faudra traîner tout au long de cette législature.
* * *
Tout ce que je dis là, vous y avez sans doute pensé vous-mêmes. Car ce n’est pas le premier budget de l’UMP, mais le sixième. Pourquoi alors nous présenter un projet qui n’est pas équilibré et qui ne sera pas tenu ? L’explication est d’ordre politique, voire politicien. Dans six mois auront lieu les élections municipales et cantonales. Vous ne voulez pas que l’ensemble des conséquences de votre politique soit tiré avant cette échéance.
Au-delà du budget présenté, il y a donc un budget caché. Nous nous opposons à l’un et à l’autre. Ce budget caché contiendra vraisemblablement trois séries de dispositions.
D’abord des amputations budgétaires. Vous montrez le chemin avec les 7 milliards de crédits dont le gel est envisagé dès aujourd’hui. Il n’y a d’ailleurs aucune précision dans votre projet sur les victimes de ce gel. Même dans des domaines où le budget semble en hausse (justice, recherche...), il y aura peut-être des réductions du fait de ces amputations. Précisez-le nous.
Deuxième mauvais coups : les privatisations. Je voudrais vous interroger sur AREVA. C’est une entreprise magnifique à laquelle chacun est attaché. J’étais à votre place quand nous l’avons créée. On dit qu’il va y avoir privatisation, est-ce vrai ? Et si privatisation il y a, l’Etat gardera-t-il la majorité dans le capital ? De même, la privatisation des hôpitaux, les déremboursements, les hausses de tarifs, toute votre politique signifie qu’il y aura de plus en plus un recours aux assurances privées. Même chose pour les retraites. Les salariés devront travailler plus longtemps pour une retraite probablement plus faible. Ils devront avoir recours eux aussi, en tout cas ceux qui le peuvent, aux assurances privées. Un vaste mouvement de privatisation est en préparation : énergie, santé, retraite.
La différence entre vous et nous n’est pas dans la recherche de la qualité de la gestion publique. Vous voulez, vous, vous débarrasser de l’Etat. Nous voulons, nous, mieux d’Etat. C’est un anachronisme et une faute de ne pas donner les moyens à l’Etat d’être efficace et moderne. Beaucoup des pays qui réussissent savent avoir des Etats puissants et efficaces.
Dans votre budget caché, il y aura des taxations, voire des super-taxations. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie pour le gouvernement et l’UMP en rappelant l’épisode de la TVA sociale débusquée entre les deux tours des législatives, mais je voudrais tout de même vous demander s’il y aura une hausse de la TVA, de la CSG, de la CRDS, des trois ensemble, ou d’autres taxes encore ?
Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy avait conçu un slogan efficace qui n’a pas été pour rien dans sa victoire : « Travailler plus pour gagner plus ». En réalité, au vu de votre politique et de votre budget, il faut rectifier la rédaction. Votre projet, c’est « travailler plus pour gagner moins ».
* * *
Je voudrais enfin, m’appuyant notamment sur le document de notre groupe diffusé ce matin, indiquer ce qu’aurait pu et dû être un budget différent répondant réellement aux problèmes du pays.
Nous sommes sans doute d’accord sur certains éléments de diagnostic. Le déficit n’est pas tenable. La dette non plus. Le pouvoir d’achat doit être soutenu. La France a un problème de compétitivité. L’Etat doit se réformer pour être plus efficace.
Mais à partir de là, il aurait fallu prendre une série de mesures très différentes.
Une mesure indispensable pour réduire le déficit et la dette. Sur les 15 milliards d’euros du boulet fiscal, la moitié, soit 7.5 milliards d’euros, aurait dû être consacrée à la réduction du déficit.
Le pouvoir d’achat devrait être soutenu. Il aurait fallu augmenter la prime pour l’emploi (PPE) : une hausse de 50% du barème représente 2.5 à 3 milliards d’euros. Il aurait été juste de réserver les exonérations de charge aux entreprises qui acceptent de négocier sur l’augmentation des salaires.
Pour la compétitivité, il aurait fallu aller plus loin sur le crédit impôt recherche en le concentrant sur les PME. L’impôt sur les sociétés devrait être réformé pour favoriser les entreprises qui acceptent de réinvestir par rapport à celles qui distribuent des dividendes.
Les dépenses d’avenir devraient être favorisées pour dynamiser l’économie et la société. Mesures en faveur de l’école et en faveur de la recherche. Je disais qu’il n’y aura pas l’année prochaine de création de postes d’enseignants chercheurs, alors que vous prétendez vouloir faire de la recherche la priorité. Il faudrait également mettre l’accent sur l’environnement et l’urbanisme, par exemple en encourageant massivement les économies d’énergie dans le neuf et dans l’ancien. Pour financer ces mesures, il aurait été juste de prévoir une taxation des bénéfices exceptionnels des entreprises pétrolières. La fiscalité des stock-options, la limitation des niches fiscales et une modification de la fiscalité du capital pour la rééquilibrer par rapport à la fiscalité du travail seraient bienvenues.
Enfin, une initiative de coopération européenne dans le domaine de la recherche et de l’innovation, qui pourrait être la première « coopération renforcée » réussie, permettrait de mettre en commun nos efforts dans ces deux domaines essentiels.
Avec de telles mesures, le résultat pour les Français et pour les entreprises, y compris et d’abord en termes d’emploi, ce serait « travailler mieux pour vivre mieux ».
* * *
Derrière votre budget en lui-même contestable, nous pensons qu’il y a un budget masqué d’hyper-austérité. Je veux donc poser au gouvernement deux questions simples. Oui ou non, y aura-t-il après les élections municipales et cantonales une loi de finance rectificative ? Si vous répondez non, nous en prendrons acte, mais il faudra tenir vos engagements. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela voudra dire que les positions de notre groupe anticipant un collectif budgétaire d’austérité sont fondées.
Seconde question précise : y aura-t-il oui ou non une augmentation de la TVA, quelle qu’en soit le nom, de la CSG, de la CRDS ou assimilé ? Si vous répondez non, il faudra expliquer comment vous pouvez financer vos déficits budgétaires et sociaux. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela veut dire que nos arguments sont fondés.
J’ai cité Edgar Faure en commençant ; j’y reviens pour finir. Si nous sommes opposés à votre budget affiché et masqué, c’est parce que malheureusement pour la France et les Français vos projets affichés ou cachés comportent le maximum de risques et le minimum de chances.
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RAG 34. Les Lolo's 34
20:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, BUDGET SARKOZY
Petit joueur, Sarkozy refuse l'idée de consulter les français par voie référendaire
Le chef de l'Etat veut s'en tenir à sa promesse de campagne : une ratification parlementaire "pour sortir l'Europe de l'ornière".
A droite et à gauche, des voix réclament l'organisation d'un référendum pour ratifier le traité européen simplifié adopté dans la nuit de jeudi à vendredi à Lisbonne. Mais pour Nicolas Sarkozy, les choses sont claires, "ce serait un reniement de ma campagne électorale", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse vendredi en milieu de journée.
"Je souhaite que cette ratification puisse avoir lieu dans les plus brefs délais possibles, c'est-à-dire au mois de décembre 2007", et par voie parlementaire. "Je serais très heureux si la France était l'un des pays d'Europe qui ratifient ce traité parmi les premiers", a-t-il ajouté. Les Vingt-Sept ont pour objectif commun une entrée en vigueur du traité le 1er janvier 2009, a-t-il souligné.
Pour être ratifié, il faut un vote à la majorité des 3/5 du parlement réuni en Congrès. Avec plus de 200 sièges, l'opposition serait donc en situation - au minimum d'imposer une discussion au gouvernement - au maximum d'obliger la droite à opérer par scrutin référendaire. Pour les socialistes, le débat sur le traité européen simplifié va être un test de la rénovation. En effet, à l'image de Jack Lang, beaucoup au PS sont pour un soutien de ce texte et contre l'organisation d'un référendum. Mais ils craignent un débat politisé et une position d'équilibre entre les différents courants de la rue de Solférino, la technique du compromis chère à François Hollande.
LCI (d'après agence).
L'ornière, la rupture, la racaille c'est lui !
Lire nos notes précédentes
RAG 34. Les lolo's 34
20:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, MINITRAITE
19.10.2007
"Fumées blanches à Lisbonne", l'U.E a un nouveau traité, claironne France-Inter
Mini traité, mini en tout, mais présent partout : Sarkozy fait le maximum pour vous mettre au minimum !
Après l'annonce " fumeuse et désinvolte" du divorce "people" des époux Sarkozy, au moment même d'un mouvement de grève nationale, on apprend ce matin par hasard, cerise sur le gâteau, que l'Union Européenne aurait adopté le mini traité Sarkozy de constitution européenne. Que contient ce mini traité, on en sait rien !!!
"On fait entrer par la porte ce qu'on a fait sortir par la fenêtre".
Ecoutez Paul Quilès
IMPORTANT : tenir compte du temps de téléchargement du serveur 4 shared (gratuit) environ 1 mn.
étape 1 : patientez...
<--- étape 2 : OK, clickez sur le bouton en bas à gauche
Le blog de Paul Quilès
Démocratie n'est pas médiacratie. Exigeons un nouveau référendum !
Lire notre note précédente : Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"
RAG 34. Les lolo's 34
15:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, mini traité, Paul QUILES
18.10.2007
Les lolo's 34 du BLOG RAG 34 : solidaires avec les grévistes.
RDV cet AM à la manif ...
Les lolo's 34
12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Grève du 18 octobre : Encore des sondages ...
Peu avant le mouvement de grève d'aujourd'hui, Le Figaro LCI et l'Humanité publiaient deux sondages.
Pour le Figaro LCI 55 % des sondés trouvaient la grève injustifiée. Quant à l'humanité 54 % des personnes interrogées disaient soutenir le mouvement de grève.
Ces résultats radicalement opposés tiennent simplement à la question posée par les différentes entreprises de sondages, nous explique-t'on. Bel euphémisme pour ne pas dire manipulation de l'opinion !
Le sondage BVA réalisé pour le Figaro-LCI demandait : "Trouvez-vous cette grève justifiée ?". Les sondés ont répondu non à 54%.
Le sondage CSA pour l'Humanité posait cette question: "Quelle est votre attitude à l'égard de la grève, soutien,indifférence,ou opposition ?". Le soutien l'a emporté à 54 %
Nous dirons donc que c'est une grève injustifiée mais soutenue par l'opinion... Et par la Fédération du PS de l'Hérault qui vous invite à vous joindre au cortège de la manifestation de Montpellier cet après-midi
RAG 34. Les lolo's 34.
12:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Notre coup de gueule du jour, le chiffre du jour, la phrase du jour
LE CHIFFRE DU JOUR :
La France compte 7 millions de pauvres soit 260.000 de plus que l'an dernier.
Pour le dessus du panier soit les 500 plus grandes fortunes de France leur patrimoine familial dans le même laps de temps est passé de 200 milliards d'€ à 280 milliards d'€.
Ces sommes pharaonesques qui échappent à notre compréhension de simples mortels, pour tenter de les resituer dans notre réalité quotidienne de "pauvres bougres " que nous sommes, correspondent à peu près à 1/6 ème de la dette publique de la France. (1500 à 1700 milliards d'€). A méditer, faudra bien rembourser un jour... Qui sinon nous et nos enfants ? Comptez pas trop sur les riches !
L'euromillionnaire : pas plus de 100 millions € de gains à se partager entre heureux gagnants... Mais on y croit tous... ARG ! mouarf, mouarf...
"J'aime pas, nous n'aimons pas dans le désordre : l'opium, le populisme, le poujadisme, les élitistes cathophiles monarchisants, l'extrème droite, l'humour "tendance" de chez l'almanach Werhmacht, etc. Dommage pour ce gouvernement qui râtisse large, nous ne sommes pas clients !
Dites-nous, vous la droite française au pouvoir depuis 6 ans, (depuis toujours) : Que faites-vous pour favoriser une répartition plus équitable des richesses produites par la communauté tout entière ? Mis à part que de contribuer sciamment sur toute la planète à creuser les inégalités de revenus, de conditions sociales entre les sexes et les ethnies, vous ne servez à rien d'autre !".
LA PHRASE DU JOUR :
"Ces affaires me font le même effet que les secrets de famille. Nous sommes libérés par ces révélations. C'est moins une crise qu'une convulsion qui va permettre d'accoucher d'autre chose".
Laurence Parisot (présidente du MEDEF) à propos de la caisse noire antigrève de l'UIMM.
Pour les étrangers en demande de regroupement familial pas de secrets de famille : Tests ADN au menu...
"Vous êtes-vous rendu récemment à la Préfecture de l'Hérault pour une demande ou une autre ? Si votre réponse est non, sachez que c'est impressionnant !".
Deux files d'attente de longueurs variables dès l'entrée du bâtiment, séparées entre elles par des barrières...
Deux files donc, dont l'une bien bondée dès une demie-heure avant l'ouverture :
- La première réservée à l'acceuil des étrangers,
- La seconde bien plus clairsemée pour les autres services, mais volontiers plus grognonne dès fois qu'on voudrait lui piquer sa place).
Ca ne vous évoque rien ?
"J'ai ressenti un malaise certain, ne vous en déplaise, qui vous savez...".
RAG 34. Lolo34 et Lio des lolo's 34
08:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Désamiantage des logements du Petit-Bard...
(information non vérifiée, lire la suite pour en savoir plus).
Depuis des années, les dangers de l'amiante sont connus et les conséquences aussi (maladies respiratoire, asthme), etc.
C'est maintenant que se pose la question du désamiantage du Petit-Bard. En effet la SERM vient de lancer un appel d'offre sans consulter ni ses habitants ni ses propriétaires sur les risques encourrus. Propriétaires qui devront passer à l'addition en plus de se faire racheter leur appartement pour une bouchée de pain !
Mission de conception et réalisation de maîtrise d'oeuvre pour le désamiantage et la déconstruction d'un bâtiment de 154 logements pour une superficie globale de 8600 m² habitables menée dans le cadre du Projet de Rénovation Urbaine du Petit Bard. Ainsi que l'ancien GIE Sud Habitat qui mena une politique de désinformation envers les habitants, la SERM fait de même.
source http://www.serm-montpellier.net
Pour lire la suite cliquez ici
RAG 34. Les lolo's 34
08:38 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PETIT BARD, AMIANTE, DESAMIANTAGE
17.10.2007
ATD QUART MONDE : CAMPAGNE 2007 "Refuser la misère, un chemin vers la paix"
Créons un grand courant du refus de la misère.
Le 17 octobre prochain sera le vingtième anniversaire de la Journée mondiale du refus de la misère. A cette occasion, ATD Quart Monde a lancé, avec de nombreux partenaires au plan national et international, une campagne publique intitulée « refuser la misère : un chemin vers la paix ».
Nous voulons rassembler largement ceux qui veulent en finir avec la faim, l’ignorance et la violence imposées à des millions d’hommes.
Nous voulons créer ou renforcer les liens entre personnes d’horizons et d’origines différents.
Nous voulons rappeler qu’on peut en finir avec le fléau de la misère en veillant que chacun, partout, accède aux droits humains fondamentaux.
Une façon de participer à la campagne : signez la DECLARATION DE SOLIDARITE.
Pour en savoir plus sur la campagne : www.refusonslamisere.org
Et le flash infos (audio) international.
Refuser la misère, un chemin vers la paix
Durée : 14:19 Pris le : 03 juillet 2007 Lieu : France En une dizaines de minutes, découvrez l'esprit et les fondements de la Journée mondiale du refus de la misère et les grandes lignes de la mobilisation de 2007 avec pour préoccupation majeure: "Refuser la misère, un chemin vers la paix". Cette présentation donne aussi des
pistes d'engagement pour ceux et celles qui cherchent et qui ont décidé de rejoindre ce courant de personnes qui disent non au caractère inacceptable de l'extrême pauvreté.
Sur le même sujet lire sur le blog Journal d'un chômeur: Seuil de Pauvreté en France
RAG 34. Les lolo's 34
20:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ATD QUART MONDE, PAUVRETE, EXCLUSION, PRECARITE
Première conséquence de la politique « tous propriétaires » du gouvernement: la hausse des prix des loyers !
Alors que Nicolas Sarkozy et sa ministre du logement illusionnent la France avec le slogan trompeur « La France de propriétaires » afin d’esquiver la vraie urgence de faire baisser le coût du logement, la dure réalité les rattrape déjà : l’indice de référence des loyers a progressé de 2,76% au deuxième trimestre sur un an, après une hausse de 2,92% au trimestre précédent, a annoncé l’Insee.
La première conséquence de la politique « tous propriétaires » du gouvernement est sans appel : la hausse des prix des loyers ! Depuis le 6 Mai, avec Nicolas Sarkozy, c’est assez simple, tout coûte plus cher !
Le Parti Socialiste constate donc que la politique du logement du gouvernement est dans la continuité de la politique menée entre 2002 et 2007, toujours aucune mesure n’a été entreprise pour éviter la spéculation et la hausse des loyers. Pire, la première mesure de ce gouvernement, la déduction des intérêts d’emprunts immobiliers, entraînera nécessairement une nouvelle hausse des prix et de la spéculation immobilière.
Le Parti socialiste exige du gouvernement qu’il prenne enfin des mesures pour le pouvoir d’achat, comme la mise en place le « bouclier logement », qui limiterait à 25% des revenus les dépenses mensuelles consacrées au logement. C’est une urgence pour les millions de Français qui ne bénéficient pas du paquet fiscal.
Communiqué d’Annick LEPETIT,
Secrétaire nationale au Logement
RAG 34. Les lolo's 34
06:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Les 500 plus grandes fortunes en France
Toujours plus riches. Jamais, depuis qu'ils sont scrutés par Challenges, les 500 principaux détenteurs de capital «familial» de notre pays n'avaient vu leur fortune progresser aussi vite. En un an, leur poids dans l'économie est passé de 200 à 280 milliards d'euros.
1 Bernard Arnault
2 Gérard Mulliez et sa famille
3 Liliane Bettencourt et sa famille
4 François Pinault et sa famille
5 Romain Zaleski
Accéder au classement
RAG 34. Les lolo's 34
05:34 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 500 premières fortunes en France
Laurent Fabius : L’amendement ADN doit être mis à la poubelle
Intervention de Laurent Fabius au grand rassemblement "Touche pas à mon ADN" qui s’est tenu au Zénith de Paris.
Pourquoi le recours aux tests ADN pour contrôler l’immigration régulière est-il inacceptable ? Parce qu’il est au croisement de deux thèses elles-mêmes inacceptables.
La première, c’est la "génétisation" de la société. Par un usage perverti de la science, certains voudraient, contre la tradition philosophique et juridique de notre pays, faire dépendre le destin des individus de la génétique et les sélectionner sur cette base.
On dira : pourquoi cette émotion, c’est une affaire ponctuelle, sans passé ni lendemain. L’ennui, c’est que le précédent Ministre de l’Intérieur proposait, il y a peu, de dépister les comportements pré-délinquants chez les enfants à partir de 3 ans. L’ennui, c’est qu’un candidat à l’élection présidentielle affirmait dans un entretien avec
un philosophe que la pédophilie et le suicide sont inscrits dans les gènes. Et voilà qu’on voudrait maintenant fonder le regroupement familial sur l’inné. Ce biologisme heurte le principe d’égalité. Il est aussi contradictoire avec les odes à la liberté que les partisans du test ADN entonnent volontiers.
La génétisation de la société se croise avec une seconde thèse, également inacceptable, la stigmatisation des immigrés. Quatre lois en quatre ans sur les immigrés ou plutôt contre eux. Les préfets sommés de "faire du chiffre", quitte à organiser la "chasse" aux enfants de sans papiers. Et voilà qu’on nous parle maintenant -c’est la prochaine initiative -de "quotas d’immigrés régionaux" avec débat chaque année au Parlement. La proposition d’un test ADN, c’est laisser entendre qu’un étranger serait par nature un risque et même potentiellement un délinquant. Il est temps de porter un coup d’arrêt. Sinon, l’immigration servira de plus en plus comme bouc émissaire de tous les problèmes et comme un filon pour multiplier les clins d’oeil à l’extrême droite.
Un dernier point. Je ne pense pas que ce soit le seul Monsieur Mariani, auquel on doit cette offensive anti-égalité, anti-liberté, anti-immigré. Dans notre système institutionnel, il faut savoir que les textes de loi s’ils émanent du gouvernement subissent le contrôle du Conseil d’Etat alors que les amendements d’origine parlementaire, eux, en sont dispensés. Il est donc fort possible que les tests ADN ont été proposés par un député pour éviter que le Conseil d’Etat adresse un carton rouge. Ne considérons pas non plus que l’amendement que nous combattons cesserait d’être un scandale parce qu’il serait allégé d’une partie de sa substance puisque c’est précisément pour faire scandale et flatter une certaine opinion qu’il a été proposé et accepté. Ma conclusion est simple : l’amendement ADN doit être mis à la poubelle et, avec lui, les idées qu’il porte. C’est le sens de mon engagement et, je crois, aussi du vôtre.
14 octobre 2007
http://www.laurent-fabius.net/article985.html
Mercredi, lors du débat général sur le projet de budget 2008, Laurent Fabius sera l'orateur principal du groupe socialiste. Son intervention sera diffusée en direct sur La Chaîne Parlementaire à partir de 16h.
RAG 34. Les lolo's 34
05:34 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, ADN
15.10.2007
Franchise médicale : Peut on traiter les malades comme des voitures ?
Télécharger le 4 pages PRS : Spécial assurance-maladie
Vidéos Gymnase Japy : Nous ne sommes pas des bagnoles, non à la franchise médicale !
Notre santé n'est pas un simple commerce : c'est pourtant la perception qu'en a le gouvernement, comme le démontre notre dossier : risque dépendance laissé aux assureurs privés, multiplication des forfaits et des franchises, qui sont autant d'atteintes au régime d'assurance maladie solidaire et collectif. Pourtant le déficit de la Sécu n'est pas une fatalité : d'autres pistes doivent être explorées ; sous le gouvernement Jospin les comptes sociaux furent rééquilibrés et même bénéficiaires.
Autres sujets de scandale : les délits d'initiés présumés des dirigeants et actionnaires d'EADS, dont on connaît, pour certains, la proximité avec Nicolas Sarkozy. Un président par ailleurs omniprésent dans les médias, alors que le CSA, saisi par le PS, répond qu'il n'en peut mais.
L'Hebdo présente également les enjeux et les questionnements des trois grands forums de la rénovation, pour mieux vous inviter à y participer.
Enfin cette semaine, c'est Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU qui adresse aux socialistes une lettre ouverte suggérant « quelques axes pour une véritable démarche de transformation ».
L'hebdo en ligne
Télécharger L'hebdo (format pdf / 2,6 mo
RAG 34. Les lolo's 34
11:03 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE MEDICALE
14.10.2007
Grande première sur le web ! en ce moment en direct grand meeting concert : TOUCHE PAS A MON ADN !
Un grand concert-meeting de SOS Racisme en « direct live »
Vivez en direct sur Internet l'événement du Zénith de Paris ce dimanche !
« Touche pas à mon ADN »
organisé par SOS Racisme, Charlie-Hebdo et Libération dimanche 14 octobre à partir de 18H sur l'un de ces trois sites :
live.sos-racisme.org www.liberation.fr www.arte.tv
TOUCHE PAS A MON ADN
OPPOSITION A L'AMENDEMENT MARIANI
Dimanche 14 octobre au Zénith de Paris à partir de 18 h
De plus en plus de personnalités s'associent à ce concert / meeting organisé par SOS RACISME, CHARLIE HEBDO et LIBERATION.
En effet, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Bénabar, Emmanuelle Béart, Carla Bruni, Stomy Bugsy, Phil Darwin, Fellag, Julie Gayet, Claude Leroy, Mélissa, Michel Piccoli, Renaud, Sanseverino, Soprano, Niels Tavernier, Les têtes raides, Tiken Jah Fakolly, Philippe Torreton, Youssoupha ont d'ores et déjà répondu présents.
Se joindront eux Clémentine Autain, François Bayrou, Laurent Fabius, René Frydman, François Goulard, Bernard-Henri Lévy, François Hollande, Axel Khan, Valérie Lang, François Léotard, Corinne Lepage, Aurélie Philipetti.
L'événement sera présenté par Serge Moati avec les organisateurs : Dominique SOPO, SOS Racisme, Philippe VAL, Charlie Hebdo, Laurent JOFFRIN, Libération.
Par pur esprit de la loi républicaine, SOS RACISME en partenariat avec CHARLIE HEBDO et LIBERATION ira jusqu'au bout pour que l'amendement Mariani ne passe pas. Nous ne faiblirons pas jusqu'à son retrait.
L'objectif de ce concert / Meeting prévu ce dimanche est de fédérer les fervents défenseurs de l'égalité républicaine qui fait la fierté de notre pays autour de l'idée d'une nation soudée par une communauté de destin et non pas par une communauté génétique.
Nous ne laisserons pas la génétique entrer dans le domaine du contrôle étatique, contraire à notre idée de la civilisation et de la liberté.
Nous ne manquerons pas non plus de rappeler qu'en plus de faire partie d'une longue série de mesures et de déclarations qui jettent une suspicion généralisée et récurrente sur les étrangers, cet amendement introduit en plus des changements profondément négatifs sur les plans éthiques, scientifiques et du vivre ensemble.
RAG 34. Les lolo's 34
19:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Musique , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, SOS RACISME
12.10.2007
SANS-PAPIERS : "Techniquement le mot rafle est le mot juste"
Jean-Pierre Dubois: «Techniquement, rafle est le mot juste» Professeur de droit constitutionnel et d'histoire des idées politiques à l'Université Paris Sud, Jean-Pierre Dubois préside la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) depuis 2005.
« On est toujours très prudent, parce qu'il y a des mots qui rappellent des choses très fortes mais on assiste depuis plusieurs mois à des opérations systématiques, préparées, qui conduisent à des bouclages d'un certain nombre de zones. Il y a une partie des arrondissements de l'Est parisien, notamment le 19ème, où cela se passe régulièrement. On voit des forces de police qui remontent une rue, en fouillant systématiquement les cafés, les commerces, les cages d'escalier. Le mot de rafle vient à l'esprit parce que, techniquement, il s'agit bien de cela. Ensuite il faut mesurer les choses, parce ce n'est pas parce qu'on constate qu'il y a bien une tendance à voir se multiplier ce genre d'opérations, qu'on est dans les mêmes conjonctures historiques que celles auxquelles le mot rafle renvoie dans notre inconscient collectif. Mais on ne peut pas dissimuler qu'il y a apparition de ce genre de choses. »
« C'est une histoire qui remonte à loin. La ligue des droits de l'homme s'était insurgée il y a près de vingt ans contre les dérives des contrôles d'identité. Nous avons eu à la suite des lois Pasqua un élargissement des possibilités de contrôle tout à fait considérable. Il y a quelques dizaines d'années en France, un contrôle d'identité ne pouvait intervenir que s'il y avait des raisons extrêmement précises de penser qu'une infraction venait d'être commise ou qu'il y avait un risque très particulier pour l'ordre public. L'état de la législation depuis les lois Pasqua, donc depuis très longtemps, autorise des interprétations extrêmement laxistes. C'est à dire que si les parquets n'y prêtent pas attention, on peut pratiquement organiser des contrôles d'identité à peu près n'importe où, n'importe quand, avec des conditions de temps et de lieu extrêmement larges. Et c'est tout à fait ce qui se passe.»
«La séquence réelle, si l'on regarde la réalité des pratiques judiciaires et policières, c'est que le Président de la République dit: j'en veux 25.000, son ministre dévoué, qui est un collaborateur de M. Sarkozy, reproduit exactement la même logique, c'est à dire qu'il en veut 25.000. Donc les préfets et les procureurs sont soumis à des pressions du ministère de l'Intérieur, du ministère de la Justice, et on leur dit "attention vous êtes en retard". Vous avez vu que M. Hortefeux a convoqué un certain nombre de préfets en leur disant "c'est pas bien, vous n'êtes pas productifs". La même pression existant au parquet, on leur dit "il faut y aller, il faut faire du chiffre", et pour faire du chiffre, il faut faire des coups de filets, il faut ratisser large. Et c'est ce qui se passe. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a autant de cas maintenant avec des enfants scolarisés.»
« Quand on est préfet ou procureur et qu'on vous dit "il m'en faut plus dans les centres de rétention", on tape sur ceux qui sont les plus intégrés. Parce que c'est beaucoup plus facile d'aller arrêter des gens à la sortie d'uneécole que de chercher des gens qui sont dans la clandestinité. Donc il y a plus de familles, il y a plus d'enfants, ça fait du nombre et ils sont plus faciles à attraper. C'est comme ça qu'on arrive à des opérations de type rafle, parce qu'on est dans une logique de rendement. Nous voyons maintenant des préfets s'exprimer en terme de rendement comme s'il étaient là pour améliorer l'efficacité de l'administration. Ce qui est insupportable humainement parce qu'en fait le rendement cela veut dire que des gamins retournent vers un inconnu qui peut être synonyme de mort ou d'extrême danger avec leurs cahiers et leur livre d'école sous le bras.»
« Rappelez-vous, au printemps dernier, quand ce grand père chinois avait été arrêté à la porte de l'école Rampal, c'était dans le cadre d'une de ces rafles. On remonte, on se met à proximité des écoles, on bloque les
issues, et on tend le filet, on attend les poissons. C'est effectivement insupportable. Quant aux dispositions sur les contrôles d'identité, on a des réquisitions qui sont incroyables, qui sont vraiment pour la forme. Des sans-papiers, on sait : dans certaines zones de Paris ou de la banlieue, on peut tendre le filet : c'est très poissonneux. On le fait systématiquement aux mêmes heures. On calcule quelques fois les jours. Souvent, c'est le jeudi, parce que ça permet d'affaiblir la défense des droits en centre de rétention parce le week-end, les gens de la Cimade ne sont pas là le dimanche. On en est au point où les choses sont calibrées pour affaiblir la défense des droits. Tout cela est malheureusement de plus en plus organisé, de plus en systématique. Mais même si on a un préfet ou un procureur qui peut être plus ou moins humain sur le plan personnel, ce sont des rouages d'une machine
politique et administrative. Et ils ont une pression politicienne au dessus d'eux qui dit "toujours plus, toujours plus". Et donc on est dans le systématique. »
« Nos sections essayent de montrer à tel préfet ou tel procureur qu'il y a des cas insupportables. Humainement, il y a des choses terribles. La famille Popov risquait la mort au Kazakhstan, avec leurs gosses. On a arrêté ça au dernier moment. Parfois on n'y arrive pas. Ce jeune kurde qui a été assassiné après avoir été considéré comme pas en danger par l'Ofpra on n'a pas pu. Plus fondamentalement, nous disons à la magistrature vous ne pouvez pas accepter ça. Vous ne pouvez pas accepter d'être à la remorque d'une logique policière. C'est la séquence Nicolas Sarkozy - Brice Hortefeux - les Préfets - la police et, en bout de chaîne, les procureurs, qui répondent à une pression policière ou à une pression politique, et qui mettent l'application du code de procédure pénale en harmonie avec l'exécution d'une volonté politique. La règle de droit devient seconde. Ce n'est pas le rôle décent de la magistrature.»
« La circulaire du 21 février 2006 c'est un mémento du chasseur. Les services de M. Sarkozy à l'époque avec M. Guéant, son directeur de cabinet à l'Intérieur, ont pris la jurisprudence de la Cour de cassation qui avait interdit que l'on mette la main sur des sans-papiers dans des lieux protégés - leur domicile par exemple -, et ils ont en creux, indiqué, de manière très obligeante et précise, tous les endroits où, à contrario, l'on pouvait alpaguer des sans-papiers. En prenant en creux la jurisprudence protectrice. On avait cité le cas le plus extraordinaire, c'est l'histoire des cliniques : la police peut entrer dans un hôpital ou une clinique, elle ne peut pas rentrer dans les
chambres, parce que quand même les chambres, c'est un domicile. Et comme la Cour de cassation avait dit çà, MM Sarkozy et Guéant ont dit alors c'est possible dans les couloirs, c'est possible dans les toilettes,
c'est possible dans les blocs opératoires. On nous a dit "mais enfin jamais on n'envisageait une seule seconde de faire arrêter quelqu'un en cours d'intervention chirurgicale". Peut être mais alors pourquoi écrire
cela? Nous avons déféré cette circulaire devant le conseil d'Etat qui nous répondu qu'il n'y avait rien là qui menace les droits fondamentaux.»
« Je ne veux pas abuser des parallèles historiques, mais on sait très bien que le conseil d'Etat a été quelquefois un bon protecteur des libertés, mais quand la pression politique était trop forte, y compris dans des moments beaucoup plus graves que la période actuelle, le conseil d'Etat n'a pas tenu. Est-ce que le conseil d'Etat pouvait défendre les droits de l'homme face à des régimes comme celui de Vichy ou même aux pires moments de la torture sous la guerre d'Algérie ? On ne peut pas demander trop au droit et aux juges. Mais nous ne sommes pas dans ces moments là justement. Nous avons été très déçus. Nous espérions davantage et nous continuerons d'essayer. »
Propos recueillis par Karl Laske
Le site de RESF
RAG 34. Les lolo's 34
23:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, SANS-PAPIERS, RAFLE, IMMIGRATION
11.10.2007
Etats-Unis : 36,5 millions de pauvres et 47 millions sans assurance
Aux Etats-Unis, près d'un habitant sur huit vit au dessous du seuil de pauvreté, soit 36,5 millions de personnes en 2006 et 47 millions de personnes sont dépourvues d'assurance médicale, selon l'enquête annuelle du Bureau américain du Recensement.
Le taux de pauvreté de pauvreté a légèrement reculé pour la première fois depuis 10 ans, à 12,3 % de la population en 2006 contre 12,6 % l'année d'avant (37 millions de pauvres). Mais dans le même temps, le nombre de personnes vivant sans assurance médicale a augmenté, atteignant 47 millions en 2006 soit 15,8 % de la population contre 44,8 millio,s en 2005 (15,3%). Un foyer de deux personnes est considéré dans la pauvreté lorsque ses revenue sont inférieurs à 13.617 dollars par an et de 16.079 pour trois personnes.
Il ya 12,8 millions d'enfants et de jeunes de moins de 18 ans qui sont dans la pauvreté, soit 17,4 % et 8,7 millions d'enfants (soit 11,7%) qui sont sans couverture médicale. Ce chiffre est en hausse par rapport à 2005 où ils étaient 8 millions dépourvus d'assurance santé."
Ces chiffres de couverture médicale sont vraiment une mauvaise nouvelle" a commenté un économiste de l'institut Brookings, Ron Haskins, après la publication de ces données."Soit de plus en plus d'américains vont vivre sans assurance médicale, soit l'addition va encore augmenté pour le gouvernement", affirme cet économiste.
Le revenu moyen d'un ménage américain a légèrement augmenté pour la deuxième annnée consécutive de 0,7 % à 48.200 dollars annuels, toutefois le revenu médian individuel est en recul de quelque 500 dollars poutr les hommes à 42.261 dollars annuels et de 400 dollars pour les femmes à 31.215 dollars par an. Les ménages blancs ont vu leur revenu médian progresser de 1,1 %, les Asiatiques de 1,8 %, Les Hispaniques de 1,7 % tandis que ceux des ménages noirs n'ont progressé que de 0,3 %.
Les noirs sont plus facilement pauvres que les autres (24,3, stable par rapport à 2005), suivis par les Hispaniques (20,6 % contre 21,8% en 2005) et les Asiatiques (10,3 %. Chez les blancs non-hispaniques, le taux de pauvreté est de 8,2 %. Quelque 3,4 millions de personnes âgées de plus de 65 ans sont dans la pauvreté. Les chiffres montrent aussi une différence énorme entre les revenus médians des hommes et des femmes travaillant pourtant dans les mêmes secteurs.
Dans le secteur du droit (avocats, conseils juridiques) les hommes gagnent en moyennne 104.400 dollars par an, quasiment deux fois plus que les femmes (51.400 dollars/an). Dans l'informatique, le salaire annuel médian d'un homme est de 70;400 dollars contre 61.100 dollars pour une femme. Le Sud du pays est plus pauvre, notamment les Etats du Mississippi (21,1 % de pauvres), La Louisiane (19 %) mais aussi la capitale Washington DC (19,6 %) tandis que les comtés parmi les plus riches se situent également dans la banlieue de Washington (Fairfax en Virginie, Montgomery dans le Maryland). Les Etats du Maryland, du New Jersey et du Connecticut dans l'est du pays sont les plus riches en terme de revenus par foyer. San José au coeur de la Sicon Valley en Californie (ouest) et Plano dans le Texas (sud) sont les grandes villes les plus riches tandis que Cleveland (Ohio,nord), Détroit (Michigan, nord) ainsi que Miami (Floride, sud-est) figurent au rang des plus pauvres. (d'après une dépêche AFP).
American way of life...
C'est ce modèle là que Sarkozy veut implanter en France en rasant 60 ans de notre histoire sociale depuis la Libération et le programme du Conseil national de la Résistance ?
RAG 34. Les lolo's 34
16:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Tolérance zéro : Des stages obligatoires pour les fumeurs de cannabis
Les usagers pris en flagrant délit devront suivre un stage obligatoire et payant, qui pourra coûter jusqu'à 450 euros, annonce Le Parisien.
Lors de ce stage, les dangers des stupéfiants leur seront exposés par des médecins, des psychologues ou des policiers.
Tolérance zéro. Le gouvernement durcit le ton contre la consommation de cannabis, qu'il juge préoccupante dans l'Hexagone, avec une nouvelle mesure. La mise en place de stages obligatoire et payants pour les usagers pris en flagrant délit. "Avec 5 millions de fumeurs de joints occasionnels et 1,2 million de consommateurs réguliers, la France bat des records en Europe", explique le Parisien.
Le nouveau président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies (Mildt), Etienne Apaire a donc annoncé que "des stages de prévention contre le cannabis vont devenir obligatoires pour les usagers qui seront interpellés".
Cela consiste en sessions de formation de deux jours, durant lesquelles "médecins, psychologues ou policiers évoqueront les dangers pour la santé, et son implication dans de nombreux accidents de la route", détaille le quotidien. Afin d'être dissuasifs, ces stages seront payants. Ils pourront coûter à l'usager jusqu'à 450 euros.
(D'après agence 11.10.07)
De pire en pire...
RAG 34. Lio des lolo's 34
16:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CANNABIS
Touche pas à mon ADN : Déjà 120.000 signatures !
"La terre appartient à celui qui la cultive et l'enfant à celui qui l'élève" Berthold Brecht.
Pourtant si l'on en croit un sondage (encore un), les français seraient 58 % à approuver les tests ADN spécialement réservés aux immigrés voulus par la Loi Hortefeux. Bientôt l'empreinte adn pour une carte de transport, une couverture sociale, une assurance... Ca vous rappelle quelque chose ?
Les lolo's 34.

Notre pétition rassemble ce jour plus de 120 000 signatures ! C'est une démonstration incroyable de notre résistance citoyenne face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs.
Malgré tout, le gouvernement s'entête au delà de tout bon sens. Nous pouvons gagner ce combat, mais il faut passer à la vitesse supérieur : la mobilisation.
C'est pourquoi, nous appelons l'ensemble des citoyens opposés à ce dispositif, quelque soit leur horizon politique, à nous rejoindre pour un
GRAND MEETING CONCERT CONTRE LES TESTS ADN
Dimanche 14 octobre à 18h au Zénith de Paris (Métro porte de Pantin)
(Les invitations gratuites sont retirer dans les Fnac, dans la limite des places disponibles, ainsi qu'au siège de
SOS Racisme - 51 avenue de Flandre - 75019 Paris - 01 40 35 36 55)
en présence de Josiane Balasko, François Hollande, Bertrand Delanoë, Bernard Henri Levy,
Bénabar, Kery James, Tiken Jah Fakoly, Stomy Bugsy et bien d'autres...
Nous devons tous nous mobiliser, alors diffusez cette invitation au maximum de gens. La majorité parlementaire nous dit qu'elle agit conformément à ce que pense le peuple ? Eh bien montrons ce que le peuple en pense.
N'oubliez pas de continuer à signer et faire signer la pétition sur www.touchepasamonadn.com

NON aux tests ADN."Charlie" lance une pétition contre la loi sur les tests ADN :
Ils ont déjà signé :
Isabelle Adjani, Raymond Aubrac, François Bayrou, Laurent Fabius, Dan Franck, René Frydman, François Hollande, Axel Kahn, Bernard-Henri Lévy, Pierre Mauroy, Jean Claude Mailly, Jeanne Moreau, Patrick Pelloux, Ségolène Royal, Jorge Semprun, Dominique Sopo, Francis Spizner, Bernard Thibault, Lilian Thuram, Philippe Val, Dominique de Villepin.
SIGNEZ LA PETITION sur www.touchapasamonadn.com
RAG 34. Les lolo's 34
07:23 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TESTS ADN
08.10.2007
POUVOIR D'ACHAT : Mon p'tit déj

Juste avant le 1er janvier 2002 voilà ce que me coûtait mon p'tit déj :
une baguette, 3 francs soit 0,46 €, un paquet de café, 6 francs soit 0,91 €, un litre de lait, 1,30 francs soit 0,20 €, un pot de confiture 9,90 francs soit 1,51 €, une plaquette de beurre de 250 grs 3,75 francs soit 0,57 €.
Cinq ans après :
Baguette : 0,85 €, 85 % d'augmentation
Café : 1,50 € (le moins cher) 65 % de plus qu'en 2002
Lait : 0,70 €, 190 % et c'est pas fini d'après les spécialistes
Confiture : 3,20 €, 112 % de plus
Beurre : 1,20 € 80 % d'inflation.
C'est ça qu'on disait avant : inflation ! Non ?
Je vous laisse, je vais calculer de combien a augmenté mon salaire depuis 5 ans.

RAG 34. Les lolo's 34
13:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Cuisine/Gastronomie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT, INFLATION
Heures supplémentaires : une machinerie coûteuse et inefficace
Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le caractère illusoire du slogan “travailler plus pour gagner plus“.
Ce dispositif exclut deux tiers des salariés qui ne font aucune heure supplémentaire et qui n’auront pas plus le choix d’en faire puisque cette décision appartient au seul employeur.
Au surplus, il va notablement alourdir le coût du travail dans les entreprises de moins de 20 personnes, qui consomment les trois quarts des 900 millions d’heures supplémentaires annuelles.
Ainsi, le choix du gouvernement n’est pas de nature à encourager à la création de nouveaux emplois, et ignore les réponses spécifiques nécessaires en direction des jeunes, des salariés âgés et des travailleurs à temps partiel contraint.
Au total, le gouvernement a choisi de dilapider la somme de 6 milliards d’euros pour un effet plus qu’incertain sur l’emploi et la croissance.
Le Parti socialiste aurait lui proposé la mise en place d’une démarche contractuelle avec les PME-PMI liant la baisse des charges aux créations d’emplois effectuées, pour remettre au travail un maximum de français.
Communiqué du Bureau national
RAG 34. Les lolo's 34
06:17 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HEURES SUPPLEMENTAIRES, TRAVAILLER PLUS
06.10.2007
Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler, il faut l’augmenter!

Sarkozy a accordé en juillet 15 milliards d’euros de transferts fiscaux vers les plus riches d'entre-nous !
Et vous, qu’avez-vous reçu ?
. J’ai gagné 250 000 euros par an car je fais partie des mille contribuables disposant d’un patrimoine financier supérieur à 15 millions d’euros qui ont bénéficié du « bouclier fiscal ».
. Je paierai beaucoup moins d’impôt sur la fortune (ISF)
. J’ai gagné 200 000 euros car je viens d’hériter avec ma soeur d’1,5 millions d’euros et les successions de ce niveau ne sont désormais plus imposées.
. RIEN, et pourtant, j’appartiens à « la France qui se lève tôt » à laquelle (Passage de 20 % à 30% de l’abattement sur la valeur de la résidence principale).
Nicolas Sarkozy a tant promis pour se faire élire…
Sarkozy, c’est : pas de cadeaux pour « la France qui se lève tôt »
Et maintenant, qu’allez-vous payer ?
Ce sont les Français qui vont devoir régler « cash » les 15 milliards de cadeaux fiscaux du mois de juillet. Le gouvernement lui-même expliquait voici quelques mois qu’il fallait 3 % de croissance en 2008 pour absorber « le paquet fiscal ».
Aujourd’hui, tous les économistes en France comme en Europe tablent sur une croissance en France inférieure à 2 %.
La facture, ce sera :
. Création de « franchises médicales » sur les consultations, les médicaments,les examens, les analyses…
. Augmentation de la TVA (baptisée TVA sociale) ;
. Transfert de charges vers les collectivités locales non compensées
. Suppression de 23 000 postes de fonctionnaires ;par l’État, qui contraignent à l’augmentation de la fiscalité locale ;
. Augmentation des tarifs publics et abandon au secteur privé de services publics
. Hausse prévisible de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) ;comme GDF ;
. Baisse du pouvoir d’achat pour tous, abandon des promesses (par exemple l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse).
Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler,il faut l’augmenter!
RAG 34. Les lolo's 34
21:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT
Présence de André Vézhinet et de René Revol samedi 6 octobre à Grabels pour la 7ème Fête de la République
André Vézhinet, Député et Président du Conseil général de l'Hérault, rendra visite aux participant(e)s de la 7ème fête de la République organisée par les socialistes de Grabels à la salle polyvalente. René Revol, membre du Conseil National du PS et Conseiller municipal d'opposition de Grabels sera lui aussi présent.
Communiqué de PRS 34 : Une offensive antisociale sans précédent
Cher(e)s camarades, Cher(e)s ami(e)s,
La rentrée est désormais bien engagée :
1) l'offensive antisociale sans précédent que vient d'annoncer Sarkozy visant à démanteler à la fois l'assurance maladie et le système de répartition pour les retraites en s'attaquant d'abord aux régimes spéciaux;
2) une attaque en règle contre la fonction publique et notamment contre le service public d'éducation;
3) l'ouverture du processus de démantélement du contrat de travail CDI ouvrant la voie à la généralisation de la précarité;
4) la remise en cause des bases mêmes de notre Etat de droit par la responsabilisation des malades mentaux et des enfants et la déresponsabilisation pénale des élites économiques sans compter le scandale des tests ADN pour le regroupement familial des immigrés;
5) la préparation d'un changement constitutionnel vers un système présidentialiste outrancier sous la houlette des deux partisans d'un régime présidentiel messieurs Balladur et Lang;
6) L'alignement inconditionnel sur la politique étrangère et militaire des néo-conservateurs américains rompant avec la tradition univesaliste et laïque de la France, l'orientation sarkoziste étant bien relayée par le très atlantiste Kouchner;
7) La préparation de la présidence française de l'Europe en 2008 pour faire passer le traité constitutionnel refusé par le peuple français et néerlandais...
Il est temps, plus que temps, que les forces de la gauche politique, sociale et associative se mettent en position d'action et de résistance.
Personne ne pourra se soustraire à l'inévitable confrontation qui vient. cela suppose clarté et unité : clarté d'une
part dans la fidélité aux idéaux d'égalité de la gauche donc dans le refus de cautionner de quelque manière que ce soit cette politique, ce qui suppose de rejeter à gauche ceux qui trouvent "moderne" de se rallier à tout ou partie de cette politique; unité sans exclusive de toute la gauche politique, sociale et associative dans la résistance contre ces mesures. PRS s'engage totalement dans une telle démarche.
C'est en menant cette résistance unitaire que pourra en même temps se construire le renouveau de la gauche.
A ce titre, la fête de l'Humanité le week end dernier a constitué un tournant. PRS y a tenu une place
essentielle. Nous vous invitons à consulter le site de PRS http://www.pourlarepubliquesociale.org/ où un compte rendu trés complet est réalisé, notamment sur la rencontre initée par PRS de militants venant de toute la gauche pour une force politique nouvelle.
Nous allons nous saisir du dernier ouvrage de jean-Luc Mélenchon "En quête de gauche" pour multiplier les débats dans le département. Nous préparons pour cet automne des présentations-débat de
"En quête de gauche" dans les communes suivantes : Béziers, Sète, Lunel, Montpellier la Paillade, et à l'Université. N'hésitez pas à nous contacter pour l'organisation de ces débats ou pour la mise en place d'autres débats.
La gauche ne se reconstruira qu'en alliant une action unitaire et résolue contre Sarkozy et une réflexion sans concession sur le fond !
Elle aura lieu cette année le samedi 6 octobre de 16h30 à 20h30 avec un débat fort intéressant sur la viticulture à l'occasion du centenaire de 1907 suivi d'un repas spectacle. Ne ratez pas ce moment de convivialité et inscrivez vous sans tarder. vous trouverez ci joint affichette et coordonnées pour l'inscription.
Télécharger le programme et votre bulletin d'inscription
Amitiés à toutes et tous.
Le bureau départemental de PRS 34
RAG 34. Les lolo's 34
08:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS 34, Fête de la République 2007, ANTISOCIAL
02.10.2007
Loi immigration : la Fondation abbé Pierre dénonce l'exclusion des sans-papiers de l'hébergement d'urgence
PARIS - La Fondation abbé Pierre dénonce un amendement au projet de loi sur l'immigration, examiné par le Sénat à partir de mardi, excluant les sans-papiers de l'accès à l'hébergement d'urgence.
"Allons-nous interdire demain aux associations humanitaires de donner à manger à des enfants sous prétexte que leurs parents ne sont pas en règle?", s'interroge mardi l'association, qui demande aux sénateurs de s'opposer à l'adoption de cet amendement.
Dans son communiqué, la Fondation abbé Pierre "s'indigne contre l'amendement N°209 au projet de loi relatif à l'immigration qui a été adopté par l'Assemblée nationale (...) un amendement qui a pour objectif d'exclure de fait les personnes sans-papiers des dispositifs d'hébergement d'urgence".
L'article 21 -traduction de l'amendement 209 adopté le 19 septembre lors des débats à l'Assemblée- introduit une modification de l'article 4 de la loi sur le droit au logement opposable (DALO), en conditionnant l'accès à l'hébergement d'urgence au fait de pouvoir "justifier de la régularité de son séjour sur le territoire dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat".
"Si un tel projet venait finalement à être retenu par les deux Chambres, ce sont toutes nos traditions républicaines d'accueil et de respect de la personne humaine qui seraient remises en cause", dénonce la Fondation.
Pour la Fondation abbé Pierre, "cet amendement excluant les personnes de l'hébergement d'urgence est inconcevable et dangereux pour toutes les associations, tous les travailleurs sociaux, tous les citoyens qui défendent avant tout les valeurs humaines les plus fondamentales et, en l'occurrence, des personnes en détresse et très fragilisées".
"En effet, en France, les structures d'hébergement d'urgence ont toujours été des lieux où la solidarité a primé sur toute autre priorité. L'accueil dit 'inconditionnel' implique que soient reçues les personnes sans aucun préalable lié à leur condition, leur origine ou au regard de leur situation administrative", rappelle la Fondation.
"L'hébergement d'urgence, faut-il le rappeler, n'offre pas de titre de séjour, mais juste un abri pour la nuit. Refuser cet abri serait contraire à l'éthique la plus élémentaire et ne ferait qu'aggraver un problème plus douloureux encore de la mise à la rue de femmes, d'hommes, de familles", souligne-t-elle.
Emmaüs et la Cimade dénoncent également cet amendement depuis jeudi dernier, et demandent au Sénat de le censurer. AP
god/sb
AP - Mardi 2 octobre, 13h52
RAG 34. Les lolo's 34
17:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, SANS-PAPIERS
Combien de points de croissance en moins pour une hausse de 5 points de TVA ?
Avec la TVA (anti)sociale, Fillon ne marche pas encore sur les eaux... mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains
par Jean-Jacques Chavigné
« Trop d’impôt tue l’impôt » assènent inlassablement les néo-libéraux lorsqu’il s’agit de baisser les impôts des sociétés ou les impôts progressifs (l’impôt sur le revenu des personnes physiques ou l’impôt sur la fortune, l’ISF). Mais avec la TVA, baptisée « sociale » pour l’occasion, trop d’impôt ne tue plus l’impôt. C’est le premier miracle.
Le deuxième miracle de la TVA c’est qu’elle crée ou protège les emplois, que son taux augmente ou diminue. Si son taux augmente, nous voilà protégés contre les délocalisations. Si son taux diminue à 5,5 % dans la restauration, les patrons du secteur n’empocheront pas la différence et créeront des dizaines de milliers d’emplois !
Fillon ne marche pas encore sur les eaux mais il a déjà trouvé les moyens de multiplier les petits pains. Tout cela n’est bien sûr que poudre aux yeux. Les deux réels objectifs du gouvernement (évidemment partagés par le MEDEF) sont d’augmenter les profits patronaux en diminuant la part patronale des cotisations sociales et de diminuer l’endettement public pour satisfaire aux exigences de l’Union européenne. Les salariés paieront. Le « ensemble, tout est possible » de Sarkozy commence à s’inscrire dans la réalité.
Le projet de Sarkozy et de Fillon
Dans son discours d’Agen du 22 juin 2006, Sarkozy avait prudemment avancé la mesure : « Je propose que l’option de la TVA sociale soit étudiée, débattue sans a priori idéologique ». Chacun le sait, en effet, Sarkozy n’a pas d’a priori idéologique.
Une fois élu, il s’est fait plus précis : « Je suis convaincu qu’il faut expérimenter le transfert d’une parti des cotisations sociales sur la TVA ». Et, entre les deux tours des législatives, Borloo a vendu la mèche dans le débat qui l’opposait à Laurent Fabius, contribuant ainsi au sursaut électoral contre la Droite.
Du coup, Sarkozy se veut rassurant et annonce sa volonté d’ « expérimenter la TVA sociale ». Cette annonce n’a aucune portée. Pendant combien de temps se ferait une telle expérimentation ? Sur quels produits ? En quoi une expérimentation sur quelques produits pourrait-elle bien permettre de mesurer l’impact d’une augmentation généralisée de la TVA ? Le CNE devait lui aussi être « expérimenté »… L’objectif de Sarkozy est limpide : il veut imposer une augmentation de 5% de la TVA, faire passer son taux de 19,6 % à 24,6 % pour la plupart des produits achetés en France.
La TVA est pourtant l’impôt le plus injuste qui soit : il frappe du même pourcentage d’imposition le pauvre comme le riche. Aujourd’hui, pour tout achat de 12 euros, ce sont 2.35 euros de TVA qui sont prélevés et versés à l’Etat par le commerçant chez qui l’achat a été fait. 2,35 euros pour le Rmiste comme pour le PDG. ! Demain ce sera 2,95 euros. Pour le Conseil Economique et social, le taux d’effort des 10 % des ménages les plus pauvres est de 8,1 % et celui des 10 % les plus aisés de 3,4 %. Cela se comprend aisément : plus un ménage est riche, plus la part de son revenu destinée à la consommation diminue et plus la part destinée à l’épargne augmente.
Aucune garantie pour le financement de la Sécurité sociale
Il y a deux bonnes raisons à cela. Tout d’abord parce que, contrairement à une cotisation sociale, une taxe n’est pas affectée à une dépense particulière. Elle peut parfaitement être collectée pour l’Assurance maladie ou les Allocations familiales et être utilisé à combler le déficit public que le renforcement du « bouclier fiscal », la diminution des droits de successions et la baisse de l’impôt sur le revenu auront continué à creuser. C’est la deuxième hypothèse qui est, de loin, la plus vraisemblable et qui explique pourquoi Fillon se refuse à parler de « TVA sociale ».
Ensuite parce que la Droite à supprimé, en 2002, le FOREC (Fonds de recouvrement des exonérations de charge) instauré en 2000 par le gouvernement de la Gauche plurielle. Il est donc, aujourd’hui, devenu totalement impossible de vérifier la destination des taxes théoriquement dédiées au financement de la Sécurité sociale.
Il y a donc fort peu de chances que l’augmentation de TVA serve à financer la Sécurité sociale. Mais comme la part patronale des cotisations sociales aura, elle, vraiment diminué, ce sont les ressources de la Sécurité sociale qui sortiront exsangues de l’opération. Le déficit ne pourra donc qu’augmenter et servir de prétexte à un nouveau tour de vis des dépenses sociales.
Aucune garantie que les prix n’augmentent pas
Dans « Marianne » du 13 juin, l’économiste Christian Saint-Etienne (par ailleurs membre du MoDem) ne peut retenir son cri du cœur : « Les gens ne comprennent pas que la suppression des cotisations famille va baisser le coût du travail de 5,8 % […] Ce qui permettrait d’effacer la hausse de la TVA dans les prix de vente ».
Ce que « les gens » comprennent fort bien, contrairement à cet homme de Droite, c’est qu’il n’existe pas la moindre garantie que les employeurs ne fassent pas main basse sur cette diminution de cotisation sociale. Il est, au contraire, tout à fait probable qu’ils choisiront d’augmenter leurs marges bénéficiaires en empochant la baisse de cotisations sociales sans pour autant diminuer leurs prix.
Fillon s’est engagé à ce que la baisse des cotisations sociales « se retrouve dans les prix et non dans les marges des entreprises », à ce que « l’inflation soit maîtrisée » et qu’il n’y ait pas de dérives qui ampute le pouvoir d’achat des Français ».
Mais c’était à quatre jours du second tour. De toute façon, qui peut croire un tel discours alors que jamais un gouvernement de Droite ne s’est opposé sérieusement au Medef et que le dit Fillon ne se donne aucun moyen concret (de contrôle ou d’action) pour arriver à ses fins ? Même Raffarin ne croit pas (pour le moment du moins) qu’une hausse de la TVA ne soit pas inflationniste et affirme que Fillon ne trouvera pas de majorité législative pour la voter.
Quant à Sarkozy, alors Ministre des Finances du même Raffarin, il déclarait, en 2004, devant la Commission des finances du Sénat que « l’Etat ne contrôlait pas le niveau des prix et qu’il était donc à craindre qu’une hausse de la TVA, malgré une diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le pris de vente, à l’image de qui avait déjà été constaté dans la grande distribution ». (CR du Sénat du 4 mai 2004).
Aucune garantie que les salaires directs augmentent
Pour la Droite, l’évidence est, là aussi criante. La part patronale des cotisations sociales diminuera, les employeurs ne trouveront donc rien plus d’urgent que d’augmenter les salaires directs après avoir baissé leurs prix.
Mais ce conte de fée n’a rien à voir avec la réalité puisque c’est exactement le contraire que les employeurs pratiquent depuis vingt ans : ils empochent toutes les exonérations de cotisations sociales qui se présentent mais n’augmentent les salaires qu’au compte-gouttes. Il n’y a aucune raison pour que cela change, surtout avec la droite au pouvoir. La diminution des cotisations sociales patronales ira donc directement dans la poche des employeurs et les salariés n’en verront pas la couleur. Ce que prépare la TVA anti-sociale de Sarkozy et Fillon c’est, à la fois la stagnation des salaires et une hausse de 4 à 5 % des prix. Et donc, à une baisse a une hausse de 4 à 5 % du pouvoir d’achat de la grande majorité des habitants de notre pays.
Aucune garantie contre les délocalisations
Le raisonnement de la droite est le suivant : le coût du travail va baisser en France. Les employeurs n’auront donc plus de raison de délocaliser. Ils auront d’autant moins de raisons que les prix des importations augmenteront au rythme de l’augmentation de la TVA. Grâce à la TVA, les entreprises françaises seront com-pé-ti-ti-ves !
Cet édifice ne tient pas debout. En effet, pour parvenir au résultat cherché, il faudrait, tout d’abord, que les prix des entreprises françaises n’augmentent pas. Nous venons de le voir, c’est un vœu pieux : les employeurs ont toujours choisi d’augmenter leurs marges bénéficiaires dès qu’ils le pouvaient. C’est d’ailleurs cet objectif qui les pousse à délocaliser.
Il faudrait, ensuite, comme le souligne José Caudron et Catherine Mills (TVA « sociale » et impostures fiscales) que le taux de TVA augmente de 150 à 300 % pour lutter contre les délocalisations vers la Chine. Les salaires chinois sont 20 à 30 fois moins élevés qu’en France et une augmentation de 5 % des produits importés de Chine ne serait qu’une goutte d’eau dans l’océan. De toute façon, la moindre appréciation de l’euro par rapport au dollar réduirait à néant l’ « avantage » concurrentiel de cette augmentation de TVA.
Quant aux importations venant de l’Europe de l’ouest, l’augmentation de 5 % de la TVA pourrait peut-être contribuer à les freiner. Mais qui peut sérieusement s’attendre à ce les partenaires commerciaux de notre pays se contentent de lire le journal pendant que le taux de la TVA française augmentera. Ces partenaires commerciaux ne se contentent pas d’acheter les produits fabriqués en France, ils y vendent aussi leurs propres produits. Pourquoi, dans ces conditions, résisteraient-ils à la tentation d’augmenter également leurs taux de TVA pour faire participer les consommateurs français au financement de leur propre protection sociale ? A moins de penser que la France puisse vivre en autarcie et produire tout ce qu’elle consomme…
En augmentant la TVA, la Droite ne ferait qu’allumer une nouvelle guerre fiscale en Europe. Elle avait déjà annoncé le lancement d’une première guerre fiscale en Europe en affirmant qu’elle baisserait de 5 points le taux de l’Impôt sur les Sociétés. La nouvelle guerre fiscale enclencherait une nouvelle course des taux de TVA.
Nous avons là, à l’état presque pur, l’essence de la politique de la Droite la baisse de l’Impôt sur les Sociétés enclencherait une baisse en cascade des impôts payés par les sociétés ; la hausse de la TVA enclencherait, par contre, une hausse en cascade des impôts payés par les salariés. Toujours plus pour les sociétés, toujours moins pour les salariés !
En 2004, toujours devant la même commission du Sénat, Sarkozy considérait qu’ « une augmentation du taux de TVA irait à l’encontre de la construction européenne, qui se traduisait notamment par une convergence des taux d’imposition, alors même que le taux normal de TVA en France est, aujourd’hui, plus élevé que la moyenne de l’Union européenne ». Ce qui est toujours le cas, puisque cette moyenne est de 17 %
Une mesure qui freinerait la croissance
La baisse de la consommation qui suivrait la mise en œuvre d’une telle augmentation de la TVA ne pourrait avoir qu’un effet récessif et entraîner une baisse du taux de croissance.
C’était d’ailleurs, toujours en 2004, devant la même commission du Sénat le point de vue de Sarkozy qui affirmait qu’une hausse de la fiscalité des ménages provenant de la TVA […] pouvait donner lieu à 0,9 point de croissance en moins » pour une hausse de 1 point seulement du taux de TVA. !
Combien de point de croissance en moins pour une hausse de 5 points ?
Jean-Jacques Chavigné, mardi 25 septembre 2007 .
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01:42 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE, DELOCALISATIONS
25.09.2007
Les enfants de Don Quichotte : Chasse aux sans abris
Banalisation des actions de nettoyage, mépris de bon aloi envers une population encombrante : à découvert se dévoile le funeste visage de la France sarkozyste.
Sous le pont d’Austerlitz à Paris, des dizaines de femmes et d’hommes sous tentes sont menacés par la Préfecture de Police d’évacuation musclée. Les menaces sont désormais prises très au sérieux. Et pour cause : ces derniers jours, matraques et coups en tout genre ont servi à « déloger » des sans-abri à Paris, en banlieue, en Province. Le crâne de Kamel s’en souvient : 6 points de suture./.
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(Photo : Canal St Martin l'hiver dernier) Toutes ces infos témoignent d'une situation à laquelle il nous faut faire face collectivement, dans les plus brefs délais. Dans cette perspective, Augustin Legrand a annoncé hier sur i-télévision l'organisation d'un nouveau campement sur et sous le pont Marie, sur les bords de Seine donc. Nous n'attendrons pas que l'hiver s'installe pour cela...
Dispersés aux quatre recoins de la ville, les sans-abri manquent dramatiquement de nourriture et d'assistance médicale. La maraude de laquelle sont extraites les vidéos référencées plus haut s'est déroulée sur 5 heures au centre de Paris ; nous avons pu durant cette période venir en aide à 20 personnes tout au plus.
Rassembler les sans-abri veut dire se donner la possibilité de leur offrir une assistance réelle et continue, de sauver des vies cet hiver. Se rassembler pour les sans-abri veut dire refuser la condition honteuse de relégués et se débarrasser de la peur de simplement être là, à la merci d'une opération de nettoyage. Rassembler des tentes sur les bords du fleuve, c'est s'offrir la presque garantie de la non évacuation du campement : une telle opération de la part des autorités mettrait en péril la vie de centaines de gens.
En tout premier lieu donc, ce campement se définira comme un camp de réfugiés constitué au centre de la ville parce que la situation de ces "réfugiés" doit demeurer une question politique centrale pour notre République. Pour le reste, les solutions politiques à mettre en place sont d'ores et déjà énoncées dans la Charte du Canal Saint-Martin, constituée le 25 décembre 2006, et reprises dans le Parsa (Plan d'action renforcée pour les sans-abri), signés par le Ministre le 8 janvier 2007. Ces solutions sont donc connues, reconnues, bien que non mises en place. Le temps des négociations politiques est donc passé et il nous faut revenir sur le terrain avec un seul objectif : organiser l'assistance à ces personnes en danger (au nombre de 7000 à Paris, de 100 000 sur l'ensemble du pays).
Ce camp de réfugiés va donc nécessiter qu'un maximum de citoyens se mobilise, apporte des tentes, des duvets, des couvertures, de la présence, du soutien, etc. Merci de faire tourner l'information, et de nous faire parvenir liste de bonnes idées, assurance de bonne volonté,etc.
Merci.
Sébastien Thierry
L'invité d'Inter : Ce matin, Augustin Legrand Fondateur et porte-parole des Enfants de Don Quichotte, comédien. Ecouter, réécouter l'émission
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13:28 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE
Libération : Silence d’Etat après la mort de la sans-papiers défenestrée
Rassemblement hier à Paris, à l'appel du Réseau éducation sans frontières (AFP)
RESF s’indigne du délai des autorités pour annoncer le décès de Chulan Zhang Liu.
Par Karl Laske
QUOTIDIEN : mardi 25 septembre 2007
Chulan Zhang Liu, la sans-papiers chinoise qui s’est défenestrée jeudi dernier à l’arrivée de la police boulevard de la Villette à Paris (Xe), est décédée des suites de ses blessures, vendredi à 23 h 55, à l’hôpital Georges Pompidou. C’est le Réseau éducation sans frontières (RESF) qui a révélé l’information, hier, en s’indignant du silence des autorités. «L’issue fatale de ce drame a été soigneusement cachée pendant deux jours, a souligné RESF. Le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette quatrième défenestration ?»
Alors qu’un nouveau rassemblement s’est tenu, hier soir, boulevard de la Villette, plusieurs élus parisiens ont interpellé, eux aussi, le gouvernement. Le maire de Paris, Bertrand Delanöe a dénoncé «la pression grandissante qui s’exerce sur les étrangers et la multiplication des contrôles d’identité et des interpellations collectives». «On a imposé à la police une politique de rendement, a déploré Tony Dreyfus, le député maire (PS) du Xe. Les contrôles systématiques font que les gens sont paniqués. Cela va trop loin, et c’est vrai, cela donne une impression de rafle.» Lors du rassemblement, Mouloud Aounit, le président du Mrap, s’est plaint du silence d’Etat entourant le décès de Chulan Zhang Liu : «Le gouvernement n’est pas naïf, il devait être informé au plus haut niveau de l’Etat.»
«Qui-vive». Chulan, âgée de 51 ans, n’était arrivée que depuis peu dans l’appartement du boulevard de la Villette. «C’était quelqu’un qui était sur le qui-vive tout le temps, résume Tran, un ami des colocataires chinois. Elle ne parlait pas un mot de français.» Un autre occupant du studio avait été arrêté, deux jours plus tôt, au marché sauvage près du métro Belleville.
De son côté, le parquet a estimé que «le comportement de la police n’était pas en cause» dans l’accident survenu à Chulan. Les policiers du Xe arrondissement étant venus remettre une convocation, sans entrer dans l’appartement. L’objet de cette convocation est plus surprenant. Il s’agissait en effet d’une enquête pour «vol d’effets personnels» diligentée par le parquet de Meaux (Seine-et-Marne) à la suite d’une plainte déposée par un Chinois ayant habité au 41 boulevard de la Villette, avant son expulsion, il y a plusieurs mois… «La police n’a pas l’habitude de suivre ce type de plainte pour des effets personnels à moitié perdus ou à moitié retrouvés, surtout six mois après une expulsion», commente, dubitatif, un responsable d’association de soutien aux sans-papiers. «Il y avait un turn-over continuel dans l’appartement, rapporte Chan, et vraiment rien à voler ! Moi-même j’ai oublié souvent mes affaires, et je les ai toujours retrouvées.»
Un récepissé grec. Présenté comme le «logeur», et soupçonné du vol d’effets personnels, Wenkui Nie un autre sans-papiers, avait été placé, jeudi, en garde à vue par les policiers de la deuxième DPJ. Aucune charge n’a finalement été retenue à son encontre, mais il été placé en rétention administrative à Vincennes, samedi. Arrivé en France en août 2002, Wenkui Nie, originaire du Nord de la Chine, avait pour tout document un récépissé grec.
Une avocate de permanence, Me Syrine Saïeb, a plaidé, dimanche, devant le juge des libertés et de la rétention (JLD) la nullité de sa garde à vue au vu de plusieurs mentions rectificatives figurant sur les procès-verbaux et du caractère tardif de la «notification des droits». Le JLD ayant rejeté ces arguments, Wenkui Nie doit comparaître en appel aujourd’hui.
Lire aussi BLOG A l'école des sans-papiers
Le site de RESF
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12:23 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS PAPIERS, IMMIGRATION
22.09.2007
Immigration : l'Assemblée rend obligatoire le test de français et autorise les tests ADN
Par Béatrix BACONNIER-MARTIN AFP.
Les députés ont adopté jeudi la mesure phare du projet de loi immigration sur l'évaluation du français et autorisé, à titre expérimental, jusqu'au 31 décembre 2010, le recours aux tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial.
L'examen génétique, facultatif et fait après consentement express du demandeur, lui sera remboursé si le visa est accordé.
L'amendement controversé de Thierry Mariani (UMP) a été adopté par 91 voix contre 45 dans une version rectifiée par le gouvernement pour désamorcer la polémique suscitée jusque dans les rangs de la majorité.
Le texte voté autorise un candidat au regroupement familial le recours aux tests ADN "afin d'apporter une preuve" de sa filiation s'il est originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou d'un "doute sérieux" sur son authenticité". Pour bien marquer le caractère volontaire de cette démarche, "le consentement express des personnes dont l'authentification est recherchée sera recueilli".
Conformément aux propositions du gouvernement, introduites dans le texte par des sous-amendements, le recours aux tests génétiques est assorti d'une période expérimentale, jusqu'au 31 décembre 2010.
Brice Hortefeux (Immigration) a fait une proposition de dernière minute afin de mieux encadrer le dispositif : la mise en place d'une commission indépendante pour évaluer "annuellement les conditions de sa mise en oeuvre". Un autre sous-amendement gouvernemental a été voté : il prévoit, contrairement au texte initial de M. Mariani, un remboursement des tests par l'Etat "si le visa est accordé".
Le dernier compromis présenté par M. Hortefeux et accepté par les députés prévoit la définition, par décret, des conditions d'application des tests ADN, notamment "la liste des pays concernés et les conditions dans lesquelles sont habilitées les personnes autorisées à procéder à ces examens". Ces modifications ont emporté l'adhésion de l'un des principaux opposants aux tests, Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP, qui a jugé quelles allaient "dans le bon sens". L'opposition a en revanche stigmatisé un "bricolage".
Selon le président du MRAP Mouloud Aounit, "cet amendement, qui ne peut nous faire oublier les autres articles qui musellent le droit fondamental de vivre en famille, restera comme un poids et un affront à l'endroit de tous ceux et toutes celles pour qui l'éthique, la morale, le respect des droits fondamentaux doivent en toute circonstance prévaloir sur l'acharnement contre les immigrés et l'obsession de les désigner comme un objet jetable et corvéable, et non comme un sujet de droit et de dignité", a-t-il affirmé dans un communiqué à l'AFP.
Auparavant l'Assemblée avait adopté, au milieu de nouvelles passes d'armes entre gauche et gouvernement, la principale mesure du texte initial: une évaluation, dans leur pays d'origine, pour les candidats au regroupement familial de moins de 65 ans, de la connaissance du français et "des valeurs de la République". Si l'évaluation, à laquelle sont également soumis les conjoints étrangers de Français, est négative, une formation, gratuite, est obligatoire.
Les députés ont abrogé une mesure de 2006, autorisant les conjoints étrangers entrés régulièrement et vivant sur le territoire depuis plus de six mois à obtenir leur visa long séjour en France.
L'Assemblée a par ailleurs entériné les nouvelles conditions de ressources exigibles pour bénéficier du regroupement familial et qui devront, "être, au moins, égales" au SMIC et, "au plus, égales à ce salaire majoré d'un cinquième". Elle a porté le niveau de ressources à 1,33 fois le SMIC pour les familles de "six personnes ou plus".
Les députés devaient encore examiner un nouvel amendement de M. Mariani qui fait débat. Il prévoit de réduire d'un mois à 15 jours le délai de recours laissé à l'étranger devant la Commission de recours des réfugiés (CRR) après le rejet de sa demande d'asile. Le député UMP Etienne Pinte s'est insurgé contre une "atteinte au droit d'asile en France".
Caméra cachée au sujet de la vérification par test ADN des liens familiaux proposée par Thierry Mariani aux personnes immigrées souhaitant bénéficier du regroupement familial.
(Durée : 02:52 Pris le : 18 septembre 2007 Lieu : Paris, France)
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08:22 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, TEST ADN, REGROUPEMENT FAMILIAL
Politique sociale : SARKOZY veut éradiquer le droit du travail.
Remise en cause des droits élémentaires des salariiés
Le discours du Président de la République sur sa politique sociale est une attaque sans précédent sur ce qui constitue le fondement même du contrat social dans notre pays. Il prétend ainsi mettre à bas trois des garanties les plus importantes dont bénéficient les salariés :
1. L’indexation automatique du SMIC sur l’inflation et le pouvoir d’achat serait purement et simplement abandonnée au bénéfice d’une prétendue commission qui n’aura d’indépendante que le nom et servira en fait de caution au gouvernement pour ne pas revaloriser un SMIC qui selon les dires même du Président aurait déjà trop “fortement augmenté”
2. Les conventions collectives et les contrats de travail qualifiés par Nicolas SARKOZY de “ligne Maginot juridique” seraient remis en cause au bénéfice d’une négociation entreprise par entreprise qui signifierait la disparition de pans entiers du droit du travail explicitement cibles par le président de la République : périodes d’essai rallongées, séparations dites amiables, indemnités de licenciement revues à la baisse, champ d’intervention du juge restreint…
3. La notion de temps de travail disparaîtrait de fait avec la possibilité pour les entreprises de recourir au cas par cas aux “heures choisies”, dans le cadre du contrat de travail individuel en dérogeant aux conventions collectives et au code du travail. Ainsi, les salariés pourraient se voir proposer un contrat de travail allant jusqu’à 48 heures hebdomadaires.
En mettant systématiquement l’accent sur les protections prétendument trop importantes dont bénéficieraient les salariés alors qu’il prend bien soin d’épargner les entreprises et le capital, le Président a bel et bien abandonné ses oripeaux de campagne pour revenir à sa vraie nature : un libéralisme brutal et injuste. Contrairement à ce qu’il prétend Nicolas SARKOZY est bel et bien un idéologue et sa démarche est bien purement dogmatique : déréguler, déréguler, déréguler.
Fidèle à son habitude, le Président de la République est fort avec les faibles et faibles avec les puissant. Ainsi, après avoir promis la dépénalisation du droit des affaires, tout en stigmatisant les chômeurs, il ne dit cette fois pas un mot des conclusions du rapport de la Cour des comptes sur la protection sociale publiée la semaine dernière, qui ouvrait pourtant des pistes autrement plus prometteuses que celle évoquées aujourd’hui.
Cet oubli est malheureusement tout sauf le fruit du hasard, puisqu’il s’agissait de mettre à contribution les stock-options et autres éléments de rémunérations qui échappent aujourd’hui aux cotisations sociales et en plus vont bénéficier du paquet fiscal offert par SARKOZY.
Nicolas SARKOZY prétend proposer un nouveau contrat social. Les mesures annoncées relèvent en réalité de l’abandon du modèle social français et d’une remise en cause des droits élémentaires des salariés.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
RAG 34. Lolo34
08:21 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Droit du travail, précarité
20.09.2007
Risque d’une mise en place d’un système de protection individualiste
Le discours du président de la République s’apparente à un véritable plaidoyer en faveur de la confrontation sociale et d’une rupture du pacte social.Cette rupture du collectif se traduit par la mise en place d’un système de protection individualiste. On le voit sur la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, à travers la création d’un système assurantiel, la mise en oeuvre des franchises médicales, la réforme du financement des hôpitaux…
Par ailleurs, le Parti socialiste s’interroge sur la manière expéditive du président de la République de traiter le problème des régimes spéciaux. Deux semaines de négociation, méthode étrange, qui rappelle le passage en force sur le CPE.
Les régimes spéciaux et la réforme de nos régimes de retraite nécessitent un débat global et de fond concerté avec les partenaires sociaux et débattu au Parlement. C’est la raison pour laquelle le Parti socialiste demande au Premier ministre de présenter devant le Parlement les conséquences exactes sur le pouvoir d’achat, des réformes BALLADUR-FILLON sur les retraites.
Enfin, le Parti socialiste s’étonne de la décision du président de la République de repousser après les élections municipales le problème du financement de l’assurance maladie : le pire est à craindre.
Communiqué du Bureau national
RAG 34. Lolo34
07:35 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Protection sociale, ASSURANCE MALADIE
18.09.2007
Sarkozy veut une refonte du système social français
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a confirmé mardi sa volonté de procéder rapidement à une vaste refonte du système social français, qu'il juge à bout de souffle.
Le président de la République, qui s'exprimait devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), a proposé aux partenaires sociaux d'y prendre leur part mais les a avertis qu'il ne laisserait pas les discussions "s'enliser".
"Il y a aujourd'hui trois certitudes", a-t-il déclaré : "Notre système social n'est pas tenable financièrement, notre système social décourage le travail (...) ; enfin, notre système social n'assure pas l'égalité des chances."
Ce système "produit aujourd'hui plus d'injustice que de justice", a-t-il dit. "Il faut donc en changer (...) C'est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances" et renouant "avec les principes d'efficacité et de justice".
Tout au long d'un discours de 54 minutes, prononcé dans l'enceinte du Sénat, le chef de l'Etat s'est efforcé de montrer qu'il entendait passer du dire au faire et des promesses électorales à l'action.
REFORME DES REGIMES SPECIAUX
Il a ainsi confirmé sa volonté de "réformer sans tarder" les régimes spéciaux de retraite pour les aligner sur le régime de la fonction publique, tout en donnant sur ce chapitre quelques gages aux syndicats.
"Dès demain (le ministre du Travail) Xavier Bertrand (...) va entamer des discussions avec tous les acteurs concernés", dont les centrales syndicales, a-t-il dit. Et les principes d'harmonisation définis à l'issue de cette concertation, qui ne devra pas "excéder deux semaines", seront "déclinés par la négociation, entreprise par entreprise".
Il a confirmé sa volonté de procéder à la fusion, contestée par les syndicats, de l'Unedic et de l'Agence nationale pour l'emploi dans un grand "service de l'emploi".
"La fusion aura lieu parce que c'est l'intérêt des demandeurs d'emploi", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de lui faire des propositions à ce sujet "dans les 15 jours".
Cette fusion, a-t-il assuré, permettra "de faire une plus grande place aux partenaires sociaux", qui "conserveront leurs prérogatives" dans la détermination des règles d'indemnisation des chômeurs.
Nicolas Sarkozy a en outre plaidé pour une remise à plat de l'indemnisation du chômage et des sanctions pour les chômeurs qui refusent des "offres valables d'emploi".
Plus généralement, il a réaffirmé sa volonté de lutter contre la fraude. "Je ne veux plus que les Français payent pour les excès de quelques uns, particuliers ou entreprises", a-t-il déclaré.
"JE JOUE CARTES SUR TABLE"
Nicolas Sarkozy a également confirmé sa volonté de réformer le contrat de travail. Mais s'il a évoqué parmi les pistes de réflexion les "modes de rupture négociée" du contrat, il n'est pas allé jusqu'à réitérer sa proposition d'un contrat unique, auquel les syndicats sont hostiles.
Il s'en est remis aux négociations entre les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail et s'est dit "confiant dans leur capacité à dégager des compromis innovants".
Le gouvernement "tirera toutes les conséquences de ces négociations à la fin de l'année" et, s'il n'y a pas d'accord entre les partenaires sociaux, l'Etat "prendra les mesures appropriées", a-t-il ajouté.
Pour redresser les comptes de l'assurance-maladie, il a annoncé l'ouverture d'un "grand débat sur le financement de la santé", dont il souhaite tirer les conclusions au premier semestre 2008, date à laquelle il veut aussi voir aboutir le chantier de l'assurance contre le risque dépendance.
Le chef de l'Etat a souhaité aller plus loin dans l'assouplissement de la semaine de 35 heures et la simplification de la réglementation du temps du travail et a demandé au gouvernement de supprimer les "verrous fiscaux, sociaux et règlementaires" qui entravent l'emploi des seniors.
Une conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat se tiendra dans la seconde quinzaine d'octobre, a-t-il annoncé, réaffirmant qu'une commission indépendante serait chargée de faire chaque année au gouvernement et aux partenaires sociaux des recommandations en matière de revalorisation du smic.
"Je joue cartes sur table", a lancé Nicolas Sarkozy, qui a assuré que sa porte resterait ouverte aux syndicats.
Il les a cependant avertis que le dialogue social ne devait pas "être un alibi à l'inaction" : "Pour les prochains mois, il n'est pas question de laisser les discussions s'enliser."
RAG 34. Lolo 34
18:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY
Immigration : Brice Hortefeux apparaît favorable au test ADN...
mais attend le verdict de l'Assemblée.
PARIS - Alors que son projet de loi sur la maîtrise de l'Immigration doit être examiné ce mardi par les députés, Brice Hortefeux n'a pas souhaité soutenir clairement l'amendement instaurant des tests ADN pour les candidats au regroupement familial mais a laissé entendre qu'il n'y voyait pas d'objections.
"Le candidat à l'immigration peut ainsi, par un test ADN, accélérer la procédure", a d'abord plaidé le ministre de l'Immigration sur RTL, avant d'ajouter: "Est-ce que cela serait obligatoire? La réponse est non. (...) Est-ce que nous serions isolés en Europe? non".
"Par respect du Parlement, j'attends que le débat se déroule" (avant de se prononcer personnellement NDLR), a-t-il souligné, rappelant qu'avec ce texte les députés jouaient leur rôle de "proposition" et d'"imagination" et qu'il n'y avait donc pas lieu de "pousser des cris d'orfraie".
"Il ne doit pas y avoir de débat interdit ni de sujet tabou" en matière d'immigration, a insisté M. Hortefeux, qui a par ailleurs nié être "choqué" par les propos tenus par Fadela Amara. Dimanche, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville s'est dite "heurtée", "en tant que fille d'immigrés", par cet amendement.
"Ce n'est pas un texte gouvernemental", a souligné M. Hortefeux.
Le ministre a rappelé que son projet de loi répondait à un engagement de campagne" de Nicolas Sarkozy et qu'à ce titre, il devait "être tenu".
M. Hortefeux a ensuite défendu une autre mesure controversée de ce projet de loi en assurant que le test de langue française auquel seraient soumis les candidats à l'immigration ne durera que "15 minutes" et qu'en cas d'échec, un "stage de deux mois" sera proposé.
"J'essaie d'appliquer la politique qui est la mienne avec le maximum d'humanité et d'efficacité", a-t-il conclu.
Le projet de loi sur l'immigration va notamment dans le sens d'une immigration "choisie", comme le souhaite Nicolas Sarkozy, avec l'ambition de porter de 7 à 50% la part de l'immigration de travail. AP
pf/ma
RAG 34. Les lolo's 34
18:11 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, HORTEFEUX
ADN : Le PS dénonce les "amendements scélérats" sur l'immigration
PARIS (Reuters) - Les socialistes ont dénoncé lundi, lors de leur Journée parlementaire, les amendements "scélérats" ajoutés au projet de loi sur l'immigration, qui visent à permettre notamment l'utilisation de tests ADN dans la procédure de regroupement familial.
Le texte présenté par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, doit être examiné à partir de mardi par les députés.
On veut "terroriser en France pour que cela ait un effet là-bas", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, prônant une politique européenne sur les questions d'immigration.
"Plutôt que d'engueuler (Jean-Claude) Trichet et l'Eurogroupe, il vaudrait mieux engueuler les pays d'Europe du Nord qui ne veulent pas assumer leur devoir de solidarité avec les pays d'Europe du Sud", a ajouté le député de Paris, dans les couloirs de la Maison de la chimie à Paris.
Pour André Vallini, porte-parole du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale, "le regroupement familial, ce n'est pas seulement une question d'humanisme mais aussi une question d'efficacité. Pour s'intégrer, il faut sa famille".
L'amendement, présenté par le député UMP du Vaucluse Thierry Mariani, est "un amendement scélérat", a-t-il dit. "La République française ne mérite pas cela. Quand on s'appelle Mariani ou Vallini, on ne commet pas ce genre d'amendements (qui) fait penser aux heures noires de notre histoire".
Pour Claude Bartolone, la droite utilise une "grosse ficelle". "En France les tests ADN sont réservés aux délinquants", a souligné le député de Seine-Saint-Denis.
Les tests ADN, a déclaré pour sa part Delphine Batho, "philosophiquement cela rappelle ce que Nicolas Sarkozy a dit sur la génétique. C'est encore de l'inné".
"Je voudrais déjà que les tests prévus pour les délinquants sexuels soient pratiqués et entrés sur le fichier. La vérité c'est que cela coûte très cher", a souligné la député des Deux-Sèvres, spécialiste des questions de sécurité au PS.
En plus d'objectifs chiffrés d'expulsions, Nicolas Sarkozy a chargé Brice Hortefeux de faire passer l'immigration du travail à 50% du total contre 7% actuellement.
"Cela ne me gène pas d'ouvrir le débat sur les quotas économiques. Chercher un accord avec les forces sociales de ce pays ne me paraît pas devoir être tabou", a expliqué Manuel Valls, qui voudrait que le PS soit plus "offensif" sur les questions d'immigration.
"Nous devons définir nos propres propositions et sortir du débat entre Hortefeux, qui va vouloir durcir le ton, et les associations", a estimé le député de l'Essonne.
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18:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, IMMIGRATION
16.09.2007
Réforme des retraites : Régimes spéciaux
Les déclarations de N. SARKOZY et de F. FILLON sur la question des seuls régimes spéciaux, cherchant à opposer les salariés entre eux, augurent mal du processus de négociation d’ensemble pourtant nécessaire.
Il n’est pas possible de déconnecter l’évolution des régimes spéciaux -qui doit être traitée dans leur diversité et non de manière réductrice- de la négociation d’ensemble. De plus l’évolution éventuelle de ces régimes spéciaux ne constitue absolument pas une réponse au financement pérenne du régime général des salariés.
C’est d’ailleurs à travers le Conseil d’Orientation des Retraites mis en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN, qu’une discussion sérieuse et approfondie a abouti sur le dossier des retraites, à un diagnostic partagé par tous les partenaires sociaux. Ainsi, tous les partenaires syndicaux sont aujourd’hui d’accord pour une évolution négociée des régimes spéciaux de retraite, dans le cadre d’une négociation d’ensemble de la question des retraites.
L’échec social et financier de la réforme FILLON adoptée en 2003, qui n’évoquait pas les régimes spéciaux est aujourd’hui patent. Le groupe socialiste l’avait d’ailleurs déjà annoncé lors du débat parlementaire au printemps 2003. Cette réforme se traduit par la dégradation du taux de remplacement, davantage d’injustices, l’augmentation du nombre des très petites pensions. Il y a aujourd’hui 1 000 000 de retraités en dessous du seuil de pauvreté. Le déficit de la branche vieillesse dépassera largement les 3 milliards d’euros cette année. En outre, le fonds de réserve des retraites a été très faiblement abondé depuis cette période.
La renégociation de la réforme des retraites à l’horizon 2008 était inscrite dans la loi de 2003. Cette réforme négociée doit réunir plusieurs conditions :
- S’attaquer au problème du chômage des jeunes et tout faire pour obtenir un taux d’activité beaucoup plus élevé en particulier chez les seniors ;
- Prendre en compte pour les durées de cotisations les critères de pénibilité et d’espérance de vie, aujourd’hui très inégalitaire selon la nature des métiers ;
- Solliciter des ressources nouvelles, relevant non seulement de la solidarité, mais également des revenus financiers ;
- Prévoir une évolution négociée des régimes spéciaux, dans toute leur diversité financière, démographique, historique, dans le cadre d’une négociation globale des retraites des Français, dans le souci d’assurer la pérennité du système par répartition ;
- Affirmer la nécessité d’une négociation dans le respect de tous les partenaires sociaux, récusant ainsi toute tentation autoritaire et toute tentative de passage en force.
Communiqué du Bureau national
RAG 34. Les lolo's 34
10:18 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, REGIMES SPECIAUX
08.09.2007
Pour les chômeurs : rien ne va plus, l'ANPE supprime l'affichage papier des offres d'emplois dans ses agences !
Coup de tonnerre : L'anpe a décidé de supprimer l'affichage des offres d'emplois dans ses agences locales.
Cela serait sans conséquences si chaque chercheur d'emploi possédait un ordinateur et disposait d'une connexion internet, ou si l'ANPE disposait du personnel suffisant pour acceuillir les chercheurs d'emplois ne sachant pas utiliser un clavier, une souris, etc.
Plus grave encore, la rédaction d'un CV électronique qui sera lu par votre futur employeur exige des compétences qui échappent largement aux conseillers ANPE et à la quasi majorité des consultants en ressources
humaines.
Un constat alarmant et très anxiogène de Corinne ZERBIB (Jobétic) pour les chômeurs :
Sans mode d'emploi, impossible désormais de travailler ou de retravailler !
Le site de JOB ETIC
L'excellent blog d'Alexandra Rolland (sur midiblogs) de JOURNAL D'UN CHÔMEUR
EN SAVOIR PLUS
Ecouter : ----> http://www.box.net/shared/4ucyju17tg
France Inter 2.0.10 par Thierry Steiner
le samedi de 8h20 à 8h30
Zoom ce matin sur l'envers du décor de la recherche d'emploi sur internet.Le web est devenu incontournable pour celles et ceux qui cherchent du boulot. Il faut mettre son CV en ligne, regarder les petites annonces et ne pas négliger les sites communautaires, où les anciens élèves par exemple se filent un coup de main voire de piston... Mais tout ça ne s'improvise pas, car en face sachez-le, les recruteurs prennent internet tout à fait au sérieux.
Thierry Steiner fait le point pour nous avec Corinne Zerbib, journaliste et créatrice de Jobetic, un site dédié à la recherche et à l'éthique de l'emploi.
Allo les assedic ? Ne quittez pas, j'arrive... Mot de passe : Debout les damnés de la Terre ?
RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34
21:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ANPE, CHOMAGE, PRECARITE, EXCLUSION
Sarkozy veut remplacer le CDI par la PDI : période d’essai à durée indéfinie
Promettant tout à tout le monde, les annonces concrètes que le Président Sarkozy a faites devant le MEDEF cet après-midi sont très inquiétantes pour l’avenir des relations sociales dans notre pays.
Sa volonté d’introduire une séparation à l’amiable entre patrons et salariés témoigne, comme son fameux slogan “travailler plus pour gagner plus”, d’une méconnaissance patente de la réalité des relations sociales et des rapports de force en entreprise.
De la même façon qu’il était mensonger d’essayer de faire croire aux salariés qu’ils pourraient librement choisir d’eux-mêmes de travailler plus pour gagner plus, comparer les rapports employeurs-salariés aux rapports de couple et à la procédure de divorce par consentement mutuel relève purement et simplement de l’abus de langage.
Aujourd’hui la séparation amiable est déjà possible si les deux parties sont d’accord. La proposition du MEDEF, reprise par Nicolas Sarkozy, vise en fait à inscrire dans le contrat de travail dès l’origine l’indemnité que l’employeur devra verser en cas de rupture du contrat de travail à son initiative.
Si tel est le sens de la proposition cette mesure reviendrait purement et simplement à abolir la notion de contrat à durée indéterminée à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés, pour placer le salarié en insécurité permanente dans une sorte de période d’essai infinie.
Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette proposition et n’aura de cesse de s’y opposer par tous les moyens.
Communiqué de Alain VIDALIES Secrétaire national aux Entreprises
RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34
09:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Alain VIDALIES, CHOMAGE, PRECARITE, DROIT DU TRAVAIL, CONTRAT UNIQUE D'EMBAUCHE
30.08.2007
17 milliards de cadeaux fiscaux par an, à peine 200 millions pour mettre en place le Revenu de Solidarité Active !
Intérêts d’emprunt : un jeu de rôle savamment orchestré
Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le jeu de rôle organisé par le Président de la République et le gouvernement, sur le dossier des intérêts d’emprunt, pour travestir la réalité : quand on fait des promesses intenables pour se faire élire, par définition, on ne peut pas les tenir. Le Président de la République savait en effet pertinemment qu’étendre cette mesure à tous les crédits déjà contractés depuis 5 ans était irréalisable.
Il n’avait d’ailleurs pas masqué son agacement quand certains ministres, au premier rang desquels Éric Woerth, avaient vendu la mèche avant les législatives. Il prétend aujourd’hui faire croire que tout cela ne serait de la faute que du seul Conseil constitutionnel, qui a censuré le dispositif suite à la saisine que nous avions déposée.
Au-delà de cette ridicule mise en scène, la réalité des nouvelles mesures annoncées, avec le passage du crédit d’impôts de 20 à 40% la première année d’emprunt, est toujours la même : encore plus d’argent pour une même catégorie de la population. Dans le même temps, on attend toujours des mesures concernant l’immense majorité de Français qui rencontrent aujourd’hui de graves difficultés en termes de pouvoir d’achat.
Alors que la croissance est en berne et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes, à la suite de la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus aisés, le chef de l’État et son gouvernement poursuivent pourtant dans la même direction. C’est pour le moins inquiétant car il faudra bien à un moment donné que quelqu’un paie l’addition de ces 12, 15, 17 milliards de cadeaux fiscaux par an !
Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité
RAG 34. Les lolo's 34
19:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intérêts d'emprunts, RSA, SOLIDARITE
28.08.2007
La crise financière et ses enseignements
par Jean-Jacques Chavigné
Tout a commencé lorsque le piège tendu par les organismes de crédit hypothécaires du secteur des « subprime » s’est refermé sur les salariés pauvres américains.
Aux Etats-Unis, les prêts immobiliers sont ventilés en trois catégories : « subprime », « non-prime » et « prime ». La catégorie des « subprime » correspond au niveau de solvabilité le plus bas de l’emprunteur, le plus souvent des salariés pauvres.
Ces prêts sont accordés par un institut de crédit spécialisé ou par une banque commerciale. Ils sont garantis par une hypothèque. Ils fonctionnent comme un véritable piège : les premières années les mensualités de remboursement sont peu importante. Mais très rapidement le taux s’élève et peut atteindre 18 %. Nombre de salariés pauvres ne peuvent plus, alors, payer leurs mensualités.
Ce système ne peut fonctionner, au détriment des salariés pauvres et au profit des banques, que dans un contexte de hausse des biens immobiliers. C’est, en effet, uniquement dans un tel contexte que les organismes de crédit sont assurés, grâce à l’hypothèque qui leur permet de faire vendre le bien, de récupérer leur capital et les intérêts déjà dus au moment où l’emprunteur n’arrive plus à payer ses mensualités.
Mais depuis trois ans, les salaires stagnent et les taux de la Réserve fédérale (FED) sont passés de 2 % à 5,75 % augmentant d’autant les taux des prêts « subprime », variables et indexés sur les taux de la FED. Des emprunteurs de plus en plus nombreux ont donc cessé de payer leurs mensualités. Leurs logements ont été vendus aux enchères ce qui n’a fait qu’accentuer la baisse déjà en cours des prix de l’immobilier. Durant ces mêmes années, 1,2 millions d’Américains ont perdu leur logement et la situation ne fait qu’empirer en même temps que se dégonfle la bulle spéculative immobilière.
Les arroseurs arrosés
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RAG 34. Les lolo's 34
09:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SUBPRIME, CRISE FINANCIERE
26.08.2007
Le premier ministre de VGE est mort : point barre, c'est la rentrée !
Raymond Barre "le plus grand économiste de France" disait Giscard à l'époque de nos années adolescentes, définitivement marquées par ses plans successifs qui allaient bien malheureusement au delà de la simple rigueur économique, est décédé à l'âge de 83 ans des suites de complications cardiaques.
Ces derniers temps on lui reprochait ses propos fortement connotés d'antisémitisme et son indéfectible soutien à Maurice Papon.
Respect : à droite comme à gauche on salue l'économiste et l'homme politique.
POINT BARRE.
Pour nous et beaucoup d'autres la rentrée est difficile, pas de boulot ou un boulot en CDD, à temps partiel contraint, en emploi aidé et toujours à peine au dessus ou sinon en dessous des minimas sociaux !
Comment faire face à l'augmentation des prix, des taxes, sans aucune hausse de notre pouvoir d'achat ?
Car la vérité crue, c'est que SARKOZY ne gouverne pas pour tous les français ! Serions-nous ces mauvais français dont ni le Sarkoland ni le Ségoland ne veulent ?
RAG 34. Ann et Lio des lolo's 34
09:25 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.08.2007
Les inspecteurs du travail, que défendent-ils ? (doc audio, émisssion Cha Cha Tchatche)
Le Code du travail, c’est le droit le plus intime pour 16 millions de salariés du privé mais le droit le moins enseigné, le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est le droit qui protège trop fragilement et fixe le coût de la force de travail de 91 % de la population active.
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Cha Cha Tchatche
par Olivia Gesbert
du lundi au vendredi de 9h10 à 11h10h00 - Cha Cha Tchatche
Les inspecteurs du travail, que défendent-ils ?
Avec Sophie Berdah, notre reporter, en direct du vignoble narbonnais
Invités
Laurent Garrouste
Inspecteur du travail, syndicaliste et membre de la fondation Copernic
Gérard Filoche (par téléphone)
Inspecteur du travail.
Auteur, entre autres, de
- "La vie, la santé, l'amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas?"- faut-il brûler le code du travail? en 2006 et de On achève bien... les inspecteurs du travail en 2005(JC Gawsewitch Editeur)
- Carnets d'un inspecteur du travail, paru en 2005 chez Ramsay
Livres
Gérard Filoche
Salariés, si vous saviez... : dix idées reçues sur l'emploi, le travail et le chômage en France
éditeur : La Découverte
parution : A paraître
Gérard Filoche
68-98, histoire sans fin
éditeur : JC Gawsewitch
parution : A paraître
Ecouter l'émission diffusée le 8 août dernier,durée 41 mns 24
Clicker ICI
( tenir compte du temps de téléchargement : une fois sur l'enregistrement attendre l'apparition dans l'icone du bouton play, puis clicker dessus pour lancer l'écoute"> " en bas à droite)
RAG 34. Les lolo's 34
07:53 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.08.2007
La voie libre pour détruire le Code du travail ?
par Gérard Filoche
L'article en PDF
Ça y est, l’homme au Karcher élu à la présidence dispose aussi d’une majorité au Parlement : Fillon et lui vont s’attaquer au Code du travail comme l’exige le MEDEF.
Ils vont tenter de remettre en cause cent cinquante ans d’histoire sociale, revenir sur la durée du travail abaissée de 1848 à nos jours, forcer les salariés à travailler plus, à gagner moins dans de moins bonnes conditions de santé et de sécurité.
Le Code du travail, c’est le droit le plus intime pour 16 millions de salariés du privé mais le droit le moins enseigné, le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est le droit qui protège trop fragilement et fixe le coût de la force de travail de 91 % de la population active.
Fillon et Sarkozy ont, depuis deux ans, fait réécrire ce Code prétendument simplifié « à droits constants », en réalité à « droits très allégés ». Une commission de cinq technocrates a été mise en place le 16 février 2005 par Larcher, il était prévu de publier le nouveau Code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne les en avait empêchés. Têtus et sournois, ils ont glissé dans la loi « sur le développement de l’actionnariat salarié » publiée le 30 décembre 2006, un « cavalier parlementaire », l’article 57, prolongeant les délais du 1er janvier au 30 septembre 2007. Puis Larcher a annoncé devant le Sénat, le 29 janvier, qu’ils allaient le faire avant la présidentielle... il l’a redit le 6 février devant la Commission nationale des négociations collectives : tous les syndicats s’y sont opposés ! Mais ils l’ont imposé quand même, le 7 mars en Conseil des ministres, par ordonnance 2007-329 publiée au JO du 12 mars, dans le silence général, avec la complicité des grands médias TF1, de France 2, du Monde ou du Figaro. ll n’y a eu aucun débat en pleine présidentielle contre ce coup de force. On a pu dans ce pays, avec une censure inouïe, en dépit de l’opposition totale des syndicats unanimes, changer le Code du travail de fond en comble. Même la principale candidate de gauche, bien qu’alertée, couverte de notes sur ce sujet, n’en a pas dit un mot.
Pour l’heure, ils n’ont édité que la partie législative, applicable le 30 septembre, la partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. Ils ont redécoupé le Code à 9 livres en un Code avec 8 parties et des 271 subdivisions, on en arrive à 1 890, de 1 891 articles à 3 652 ! Ce n’est pas « simplifié ». Ils ont renuméroté tous les articles, faisant s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogé des articles clefs, restructuré le fond théorique et pratique du Code, ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables sans repasser par le Parlement. Et dans les mois qui viennent, en plein été, si rien ne les arrête, le pire est à venir.
Article publié dans l’Humanité du lundi 18 juin 2007
Gérard Filoche
Auteur de La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? Éd. JC Gawsevitch.
08:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CODE DU TRAVAIL
Catastrophes naturelles dans le monde : le Secours populaire lance un appel aux dons
Mardi 21 août, PARIS - Le Secours populaire a lancé mardi un appel aux dons pour soutenir les victimes des dernières catastrophes naturelles comme l'ouragan Dean en Martinique et en Guadeloupe ou le séisme au Pérou.
Rappelant que cet été, elle a déjà lancé des appels aux dons en raison des catastrophes naturelles "qui sévissent actuellement dans le monde entier", l'association souligne qu'"aujourd'hui encore", elle "se mobilise pour les victimes de l'ouragan Dean qui a frappé la Martinique et la Guadeloupe" mais également "pour les personnes touchées par le séisme au Pérou".
Pour chacune de ces causes, elle a débloqué la somme de 30.000 euros, précise-t-elle.
Afin de faire face à toutes les catastrophes naturelles, le Secours populaire français annonce qu'il a "ouvert un compte d'urgence nommé 'catastrophes naturelles'". Le public peut ainsi lui "envoyer ses dons financiers" en précisant cet intitulé et soutenir de cette façon "les victimes de ces aléas".
Le Secours populaire, "déjà en action avec ses partenaires associatifs dans les pays touchés", pourra ainsi "poursuivre la solidarité en adaptant l'entraide selon les besoins réels des victimes".
Les dons sont à adresser à Secours populaire français, "Catastrophes naturelles", BP3303, 75123 Paris cedex 03. Il peuvent aussi être déposés sur le site internet http://www.secourspopulaire.fr
AP ar/com
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06:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Secours populaire, appel aux dons
20.08.2007
Total, totalement cynique : licencié pour refus de travailler au Nigéria
Un technicien français de Total a été licencié pour avoir refusé sa mutation au Nigeria en raison de la dégradation des conditions de sécurité dans ce pays, notamment des risques d'enlèvements pour sa famille, a-t-on appris vendredi de source syndicale. Ses craintes sont tout de même justifiées : un couvre-feu a été décrété vendredi à Port-Harcourt, capitale pétrolière du sud du Nigeria, à la suite de la mort jeudi d'une quarantaine de personnes victimes d'affrontements lors de batailles rangées menées dans toute la ville entre l'armée et des insurgés.
"Notre collègue, affecté sur le site de Pau (Pyrénées Atlantiques) a été licencié le 3 août, après un entretien avec la direction" a déclaré à l'AFP, Benoît Clergeat, président du syndicat Unsa Total.
Interrogée vendredi par l'AFP, la direction de Total a indiqué ne pas être en mesure de communiquer.
Marié et père de deux enfants, le technicien âgé de 45 ans, employé depuis 1992 par Total, s'était vu proposer, en avril dernier, un poste de responsable géologue dans le cadre de l'exploitation d'un champ pétrolifère au Nigeria. Invoquant sa situation familiale et la dégradation des conditions de sécurité dans ce pays, le technicien a par trois fois refusé cette mission.
Dans la lettre de licenciement, le DRH de Total affirme que le "refus d'accepter une mobilité géographique à échéance d'un an vers le Nigeria constitue une violation (des) obligations contractuelles" du technicien. Selon la direction, cette mobilité spécifiée dans "l'article 3 de (son) contrat de travail, se traduit par des missions tant en France qu'à l'étranger en raison de la nature des activités" du groupe Total. En conséquence la direction déclare être "contrainte de procéder à (son) licenciement".
Les syndicats de Total ont protesté, estimant que les missions dans ces pays à risques devaient se faire sur "la base du volontariat".
Le 2 août, Total a confirmé qu'un de ses employés avait été enlevé à Port-Harcourt (Nigeria). "Mardi soir, un employé d'Elf Petroleum Nigeria Limited (filiale de Total au Nigeria), qui travaille en général sur nos gisements à terre, a été enlevé à Port-Harcourt (sud-est) à la sortie d'un lieu de culte par plusieurs personnes", avait indiqué deux jours après une porte-parole de Total. Cet employé est un superviseur technique de nationalité nigériane.
En savoir plus : Lire la suite
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12:47 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Droit du travail, droit de retrait, volontariat, TOTAL
Droit de grève : La CGT réaffirme son désaccord et ses propositions concernant la loi sur le service minimum
La loi sur le service minimum reste inutile, inefficace et dangereuse.
Le Conseil Constitutionnel vient de valider sans modification, ni réserve, la loi sur le « service minimum » dans les transports terrestres de voyageurs. Pour justifier sa décision, il estime que la loi assure un équilibre entre le principe constitutionnel de liberté du droit de grève et celui de continuité du service public.
La Cgt maintient son désaccord avec cette appréciation.
S’il leur avait fallu respecter les délais que la nouvelle loi leur impose pour organiser une grève, les salariés des entreprises de transports publics et privés auraient été empêchés de participer aux mouvements revendicatifs sur la réforme des retraites de 2003 ou sur l’abrogation du CPE de 2006.
Cela confirme le risque que le gouvernement prépare, au nom de la continuité du service public, une offensive contre les acquis sociaux, en tentant au préalable d’affaiblir les moyens d’intervention de tous les salariés.
Force est d’ailleurs de constater que le Conseil Constitutionnel n’hésite pas à argumenter de façon contradictoire selon les circonstances. Il valide ainsi le fait que la loi sur le service minimum remet en cause les accords antérieurs conclus entre les syndicats et les employeurs, alors qu’il avait censuré une telle disposition de la loi sur les 35 heures !
Pour l’application de cette loi, des négociations doivent s’ouvrir entre les syndicats et les employeurs des entreprises de transport terrestre de voyageurs. La CGT y poursuivra la mise en œuvre de sa démarche syndicale, en défendant le libre exercice du droit de grève pour tous les salariés. Pour assurer l’égalité de traitement des salariés et des usagers, elle demande que les négociations ne soient pas éclatées par entreprises, mais se déroulent au niveau des branches professionnelles.
La Cgt réaffirme ses propositions d’amélioration des services publics de transport au quotidien, sachant que 98% des dysfonctionnements que subissent les usagers ne résultent pas de grèves, mais d’incidents liés en grande partie aux carences des politiques d’investissement, de maintenance et d’emploi des entreprises publiques et privées.
Lire le dossier CGT Service minimum dans les transports
RAG 34. Les lolo's 34
12:46 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CGT, SERVICE MINIMUM, DROIT DE GREVE
18.08.2007
RESF 34 : Tous les jours on a peur... Laissez-les grandir ici !
Le site RESF34 a pour objectif d’offrir de l’information aux jeunes sans papiers ainsi qu’aux personnes sensibles à ces situations de détresse.
Permanences juridiques RESF 34
Montpellier : tous les mercredis sur rendez vous entre 15h et 17h, au local de la Cimade, 16 rue Saint Louis.
Béziers : 1er et 3è mercredis du mois de 14h à 17h, au local Cimade 14 rue de la Rotonde.
Sète : mardis de 14h 30 à 16h 30, à l’Accueil Migrants-Sète situé au Centre Sportif, 22 rue Maurice Clavel.
Le site RESF 34 : http://placeauxdroits.net/resf34/
Liste des contacts : http://placeauxdroits.net/resf34/spip.php?auteur3
Tous les jours on a peur !
Sur le même thème : clicker sur -> http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/01_enfants_scolar...
RAG 34. Lovely34 et les lolo's 34
09:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF 34, RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS, RAG 34
11.08.2007
ON NE PRATIQUE PAS LA CHASSE À L’ENFANT SANS « DÉGATS COLLATERAUX » 2 communiqués en 1 de RESF
Communiqué du 9 août 2007
C’est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n’importe où en France. Ce n’est pas un accident. C’est l’effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement. Les services sont soumis à des quotas en matière d’interpellation (125 000 exigés par le ministre en 2007) et d’expulsions (25 000). Oui, les sans-papiers sont pourchassés par la police. Jusque chez eux.
D’autres drames, moins spectaculaires, se déroulent partout en France : à l’heure où nous écrivons, 10 parents (pères ou mères) d’enfants scolarisés sont placés en centre de rétention par la préfecture de police de Paris, en attente de leur expulsion pendant qu’à la maison le parent échappé à la rafle et les enfants sont dévorés d’inquiétude devant leur avenir de demi-orphelins. A Metz, un autre père de famille risque l’expulsion par l’Allemagne vers la Mongolie. Et on pourrait poursuivre cette liste qui dénombrera toujours en deçà de la réalité arrestations et expulsions, familles déchirées et vies brisées….
Le Réseau sans frontières est fier de défendre ces familles, ces enfants ; il s’efforce de construire la solidarité nécessaire, même en cette période où l’Etat, quoiqu’il en dise, en profite pour mettre les bouchées doubles.
Les enfants de ce pays, où leurs familles sont venues chercher tolérance et liberté ont le droit de vivre comme tous les enfants, sans la peur quotidienne au ventre, de même que leurs parents.
Il faut mettre fin aux expulsions, et aux pratiques auxquelles les forces de police se livrent, et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour..
vendredi 10 août 2007.
Faire connaître cet article
Lire notre note précédente : L’appel de RESF : «Non à la peur, non à la chasse aux étrangers»
Communiqué commun 3 août 2007 : Mobilisations sans frontières contre les expulsions
Au moment où les interpellations et menaces d’expulsions se multiplient, à Paris, dans les départements d’Ile de France, les régions et dans de nombreux pays d’Europe, vous trouverez ci-joint un communiqué commun du Réseau Education Sans Frontières et des syndicats ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France , SUD Aérien, UL CGT Roissy.
Mobilisations sans frontières contre les expulsions
« Expulsion sans frontières » proclamait le communiqué publié lundi 30 juillet par RESF. Mais les pays qui jouent la carte de « l’Europe-forteresse » et tentent de rejeter une partie de leurs migrants n’ont pas la partie si facile ! Ils ne peuvent mettre en œuvre cette politique qu’au mépris de droits fondamentaux et se heurtent à la détermination des étrangers menacés comme à la solidarité grandissante d’une partie de l’opinion publique.
En Belgique la mobilisation oblige les pouvoirs publics à reculer
En Belgique, la menace d’expulsion vers l’Equateur d’Ana Elisabeth Cajamarca et de sa fille Angelica, arrêtées sur dénonciation le 30 juin, a provoqué une grande émotion et des dizaines de citoyens belges se sont mobilisés sans relâche pour la libération de la fillette et sa mère. Mais c’est finalement la brutalité de la police au cours des opérations de transfert qui a conduit le tribunal de 1ère instance à ordonner leur libération. Pourtant l’Office belge des étrangers avait mis le paquet pour réussir cette expulsion, réunissant de nombreuses forces de police, jetant la maman menottée sur le plancher de la camionnette, l’y maintenant à coups de genou, tentant de lui faire avaler de force des calmants… et décidant à la dernière minute de diriger les deux expulsées vers la Hollande, afin de déjouer l’intervention possible des militants rassemblés à l’aéroport de Bruxelles-National.
Cette victoire, qui ne saurait être complète tant que la famille Cajamarca n’aura pas été régularisée, n’aurait pas été possible sans la mobilisation. Elle ne doit pas faire oublier les nombreuses autres personnes détenues dans les centres de rétention en Belgique avec, parmi elles, beaucoup d’enfants qui, comme l’a rappelé Angelica, doivent eux aussi pouvoir sortir.
Les autorités allemandes expulsent les sans-papiers avec la complicité d’Air France
Un sursis, c’est aussi ce qu’a obtenu Kelly Moses, ce jeune homme que l’administration allemande voulait expulser de Hambourg vers le Bénin via Roissy, sur des avions d’Air France. Emmené vers l’aéroport, il est revenu en fin de matinée sur son lieu de rétention, parce qu’il a sans manifesté une quatrième fois avec la plus grande force son refus d’être renvoyé vers le Bénin, un pays dont il n’est pas ressortissant et où il n’a aucun lien. Mais cette petite victoire a sans doute été facilitée par l’écho donné par les militants allemands et français à cette tentative d’expulsion et à la collaboration étonnante d’Air France à cette opération.
Ainsi Air France ne se contente pas seulement d’exécuter les demandes d’expulsion de l’Etat français, elle participe à la mise en œuvre des politiques d’expulsion des autorités allemandes. Pour Air France, et contrairement aux justifications données devant les actionnaires par ses dirigeants le 12 juillet, les expulsions deviendraient-elles un « marché » comme un autre, une opération commerciale où peu importent les clients, le sort des victimes et les méthodes utilisées ?
Voyager menotté, est-ce là « faire du ciel le plus bel endroit de la Terre" comme le prétend la publicité de la compagnie ? C’est faire en tout cas bon marché de la réaction des passagers et des personnels confrontés à des situations souvent insupportables.
En France, durcissement de la politique d’expulsion des sans-papiers
Refus du droit d’asile, négation du droit de vivre en famille, oubli des droits de l’enfant : voilà les conséquences quotidiennes de la politique menée, ici aussi, par le gouvernement français et que le ministre Hortefeux se vante de vouloir encore aggraver. Et de fait interpellations et tentatives d’expulsion se multiplient au cœur de l’été : deux mères de famille et un couple, soit quatre enfants de 2 et trois ans ont été placés au centre de rétention de Lyon. Les mères ont été arrêtées sans leur mari, on veut les renvoyer avec leurs enfants vers des pays où elles étaient persécutées et n’ont plus de liens. A Lyon toujours, c’est un jeune majeur scolarisé, pourtant placé sous protection de la PJJ, qu’on veut expulser vers le Congo où personne ne pourra le prendre en charge puisque ses parents sont morts et son oncle en fuite. A Marseille, c’est un père d’enfant français qu’on embarque pour la Tunisie, avant que le référé de son avocat n’ait pu être déposé. A Bobigny c’est un papa chinois qu’on veut arracher à sa famille, alors que sa fille est scolarisée ici et se trouve en situation régulière. Au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) un sans-papier tente de mettre fin à sa vie en s’immolant, un geste qui met en évidence la violence du système. Et à Lille la mise en garde à vue de plusieurs dizaines de sans papiers en grève de la faim, etc, etc…
Ce gouvernement a beau arborer le masque de l’ouverture et le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale se donner des allures d’humaniste en défendant l’intitulé de son ministère, la politique qu’il met en œuvre est bien toujours la même : durcissement des lois, renforcement de la répression, politique du chiffre en matière d’expulsion. Elle n’est réalisable qu’au mépris des Droits de l’Homme qu’on prétend défendre ailleurs. Elle suppose une société de contrôle social et policier qui pèsera inévitablement sur l’intégration de tous les étrangers ou supposés tels et, à terme, sur les libertés de tous.
Signataires : ALTER, CFDT Air France, CFTC Air France, CGT Air France, Réseau Education Sans Frontières, SUD Aérien, UL CGT Roissy
Contacts sur ce dossier :
Resf : Jean Michel Delarbre 06 89 30 86 15 / Richard Moyon
Syndicats : Serge Nybelen (CGT) 06 79 90 82 89 / Jacques Raymond (CFDT) 06 03 13 25 38
Pierre Contesenne (SUD) 01 41 75 20 85
Rappel : Les 192 organisations membres ou soutiens du « Réseau Education sans frontières » (au 15.5.07) :
Mouvement associatif (local et national) :
ACER (association pour une citoyenneté européenne de résidence), ADN (Association pour la démocratie - Nice), ACT UP – Paris, Afrique Partenaires services, AITEC (Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs, Groupe contre la criminalisation des familles), AMF (Association des Marocains en France), AMHITI (réfugiés haïtiens en France), A.S.A.V. (Association pour l’Accueil des Voyageurs - 92), Association « En-Temps » (service des mineurs étrangers isolés), Association Française Janusz Korczak (AFJK), Association Intercapa Solidarité Etudiants Etrangers, Association Mosaique (Comité antiraciste de Choisy le Roi/Orly), Association Sar-Phirdem, Association des travailleurs maghrebins de France (ATMF), ASSOUEVAM (Association de soutien aux étrangers du Val de Marne), ATTAC-France, Ballon rouge (Aubagne), CADAC, CEDETIM, CIMADE (Service œcuménique d’entraide), Cinquième zone, Citoyens Unis pour Chatenay-Malabry, CLEJ (Club Laïc de l’Enfance Juive), CNAFAL, Collectif Cetace (Créteil), Comité de défense des droits des sans-papiers (59), Comité de Résistance Social (travailleurs sociaux), Comités de Soutien aux familles rroms du Val de Marne, Comité de soutien aux tsiganes du 93, Collectif Bellaciao, Collectif des sans papiers de Seine Saint-Denis (93), Collectif des sans-papiers des Hauts de Seine (92), Collectif des sans-papiers kabyles de France (CSPK), Collectif National pour les Droits des Femmes, 3ème Collectif des sans-papiers de Paris, CRAN (Conseil représentatif des associations noires), Coordination nationale des sans-papiers, CVSF, DEI (Section française de Défense des Enfants international), Droit Au Logement,Ecole Emancipée, Emancipation, Ensemble Citoyens (Martigues), FASTI, Faut qu’on s’active ! (Boulogne sur mer), FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves de l’Ecole Publique), Femmes de la Terre, Fondation Copernic, GISTI, Groupement des retraités éducateurs sans frontières (GREF), Journal « A Contre Courant » politique et syndical (Mulhouse), ICEM Pédagogie Freinet, Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), La Voix de l’Enfant, Ligue de l’Enseignement, Ligue des Droits de l’Homme, Motivé-e-s (Toulouse), Mille Bâbords (Marseille), Mouvement pour une Alternative non-violente (MAN), MRAP, Ni putes, ni soumises, Observatoire des Libertés Publiques, RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), Ras le Front, Réseaux citoyens de St-Etienne, RCTS (Réseau de travailleurs sociaux pour l’insertion des jeunes étrangers), Réseau Chrétiens Immigrés (RCI), Réseau Solidaire et Citoyen (RESOCI), SALAM (Soutenons, Aidons, Luttons, Agissons pour les Migrants et les pays en difficultés), Solida’mis (Reims), SOS Racisme, SUB TERRA a.s.b.l., Survie, Union Juive Française Pour la Paix (UJFP).
Mouvement syndical :
CGT (Union départementale Paris) - Confédération paysanne, CNT, FSE (Fédération Syndicale Etudiante), FERC-CGT, FIDL, FSU, Union Syndicale « Solidaires », MGM (Syndicat de la Médecine Générale), PAS 38 (Pour une Alternative syndicale – Isère), SAF (Syndicat des Avocats de France), SEDVP-FSU (Syndicat des Etablissements Départementaux de la Ville de Paris), SGEN-CFDT, SNES, SNUipp, SUD-Culture, SUD-Education, SUD-PTT, SUD Rail, SUD Santé-Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UDAS (Union des Alternatives Syndicales), UNL (Union Nationale Lycéens), UNSEN-CGT.
Collectifs RESF locaux (Régions) :
Aisne (02) / Collectif de défense des sans papiers, Aisne (02) / ASTI Saint-Quentin, Ardèche (07) / RESF, Ariège (09) / Resf, Aude (11) / Resf, Bas-Rhin (Strasbourg - 67) / Resf, Bouches du Rhône (13) / Resf, Cantal (15) / Collectif Ucij-Resf, Charente-Maritime (17) / Resf, Cher (18) / Resf, Doubs (25) / Resf, Eure (27) / Collectif de l’EURE de Soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et Jeunes majeurs Scolarisés sans papiers, Gironde (33) / Resf, Haute-Garonne (Toulouse - 31) / Resf, Haute-Loire (43) / Resf, Haute-Vienne (87) / Resf Limoges, Hérault (34) / Collectif « jeunes sans papiers », Ille et Vilaine (35) / Resf, Indre (36) / Resf, Indre et Loire (37) / Resf, Isère (38) / Riesf, Jura (39) / Resf, Landes (40) / Resf, Loire Atlantique (Nantes – 44) / Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, Loiret (45) / Collectif de Soutien aux Enfants de Sans-Papiers scolarisés – Resf Orléans, Loiret (45) / Resf Montargis – Gien – Briare, Lot et Garonne (47) / Resf, Lyon et région (01/42/69) / Resf, Maine et Loire (Angers - 49) / Resf, Marne (Châlons et Reims – 51) / Resf, Mayenne (53) / Resf, Meurthe et Moselle (Nancy 54) / Resf, Meuse (55) / Resf, Moselle (57) / Resf Metz et Sarreguemines), Nord – Pas de Calais (59 - 62) / Resf, Oise (60) / Solidarité Migrants, Oise (60) / Collectif Solidarité Migrants du Noyonnais, Pas de Calais (62) / Resf Arras – Lens, Puy de Dôme (63) / Resf, Pyrénées Atlantiques (64) / Resf, Pyrénées Orientales (66) / Resf, Saône et Loire (71) / Resf, Sarthe (72) / Resf, Seine-Maritime (76) / Resf Le Havre et Rouen, Somme 80 / Resf, Tarn (81) / Resf, Vienne (86) / Resf, Yonne (89)/ Resf,
Collectifs RESF locaux (Ile de France) :
Paris (75) / Resf, Paris centre (1ème - 2ème - 3ème et 4ème) / Resf, Paris 11ème / Groupe Education Sans Frontières Voltaire, Paris 10ème – 11ème – 20ème / Resf, Paris 10ème / Collectif CARESP Lycée Siegfried, Paris Sud (5ème- 6ème - 13ème - 14ème - 15ème) / Resf, Paris 12ème / Comité de soutien des enfants tchétchènes de l’école Baudelaire - Paris 12°, Paris 17ème -18ème / Resf, Paris 19ème / Resf, Collectif RESF (CARESP) Lycée Siegfried, Seine et Marne (77) / Resf 77, Yvelines (78) / Collectif lycée J. Vaucanson - Les Mureaux, Yvelines (78) / Resf 78, Essonne (91) / Resf 91, Essonne (91) / LP Gustave Eiffel Massy, Hauts de Seine Nord (92) / Resf Nanterre, Hauts de Seine Sud (92) / Resf Châtenay, Hauts de Seine / Lycée Jean Jaurès Châtenay-Malabry, Hauts de Seine / LP Florian Sceaux, Seine Saint-Denis (93) / Resf 93, Seine Saint-Denis (93) / Collectif du lycée Paul Eluard - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Suger - Saint-Denis, Seine Saint-Denis (93) / CISéé Lycée Utrillo - Stains, Seine Saint-Denis (93) / Collectif lycée J. Feyder - Epinay, Seine Saint-Denis (93) / Resf Le Pré Saint-Gervais, Seine Saint-Denis (93) / Resf Montreuil, Seine Saint-Denis (93) / Collectif de défense des sans papiers Pantin, Seine Saint-Denis (93) / Resf Romainville, Val de Marne (94) / Resf Alfortville, Val de Marne (94) / Collectif Unitaire de Défense des Elèves, Etudiants et MA Etrangers (Ac. de Créteil), Val de Marne (94) / Collectif de défense des sans papiers de Villejuif, Val de Marne (94) / Collectif du lycée Apollinaire Thiais, Val de Marne (94) / JMSF (lycée J. Macé - Vitry), Val d’Oise (95) / Collectifs locaux Argenteuil, Sarcelles, Pontoise.
Soutiens :
Alternative citoyenne, Alternative Libertaire, JCR, Les Alternatifs, Les Verts, LCR, MJS (Mouvement des jeunes socialistes), OCL (Organisation Communiste Libertaire), OCML VP - Journal Partisan, PCF, PS (Fédération 93), PS (Fédération 78), UDB.
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13:36 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS
Les services du ministre HORTEFEU, allument le feu aux enfants sans papiers
Directive d’expulsions massives
«Libération» révèle la note qui annonce les arrestations à domicile.
Par KARL LASKE
QUOTIDIEN : samedi 11 août 2007
«Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière», prévient une circulaire diffusée début juillet par une préfecture de la région Ile-de-France. Ce document, dévoilé par Libération, précise les nouvelles modalités «d’exécution des mesures d’éloignement» des sans-papiers et demande à la hiérarchie policière de «traiter prioritairement» ces dossiers. Il contredit ainsi les déclarations du ministre de l’Immigration et de l’identité nationale, Brice Hortefeux, qui contestait hier l’accélération des procédures d’expulsion cet été. Guillaume Larrivé, son directeur adjoint de cabinet, a démenti l’existence de directives écrites du ministre, mais il a confirmé «la tenue début juillet d’une réunion de travail des services de l’administration, autour de Patrick Stéfanini, conseiller de Brice Hortefeux, sur ces questions de procédure» . D’où la circulaire préfectorale publiée par Libération .
Ce document recommande à la police d’effectuer des vérifications du domicile des sans-papiers, et de «solliciter le procureur de la république afin d’obtenir la coercition» en cas de «non-défèrement» des personnes convoquées. «Je trouve particulièrement inquiétant que les magistrats du parquet soient ainsi utilisés par le ministère de l’Intérieur pour servir sa politique», a commenté Jean-François Zmirou, vice-président du Syndicat de la magistrature (SM). «On a constaté une augmentation sensible des arrestations d’étrangers que la police venait chercher à leur domicile, a indiqué à Libération Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade. Ce document prouve que les préfectures diffusent des consignes en ce sens. L’existence d’objectifs chiffrés d’expulsions entraîne des pratiques de plus en plus dures de la police. Cela conduit les étrangers à être terrorisés par les interventions policières, comme cela vient d’être le cas à Amiens.»
La diffusion de ces consignes a provoqué l’indignation des responsables de RESF, hier. «Cela ressemble à l’organisation d’une rafle, a commenté, hier, Brigitte Wieser. On part d’un fichier, et l’on va chercher les gens où l’on est sûr de les trouver.» «Cela montre qu’au début de l’été, le 11 juillet, l’expulsion est devenue un axe prioritaire , relève aussi Jean-Pierre Fournier, de RESF. Le fond de cette lettre est terrible, parce qu’on y voit noir sur blanc une mécanique finir de se mettre en place.»
Le dispositif prévoit, enfin, «de faire inscrire l’étranger au FPR» - le fichier des personnes recherchées. Aux côtés des délinquants.
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13:29 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, ENFANTS SCOLARISES SANS PAPIERS, HORTEFEU
10.08.2007
Un suicide par jour au travail : Pourquoi pas de réaction du « Président » ?
par Gérard Filoche
L'article en PDF
Il ne va plus voir ceux qui se lèvent trop tôt, se couchent trop tard, et s’épuisent au point de se suicider au travail.
A force qu’il se déplace partout, s’occupe de tout, fasse des projets et des lois sur tout, faits divers, accidents de la route, feux de forêts, tour de France, infirmières bulgares, comment ne pas s’étonner par les questions qu’il « laisse tomber », sur lesquelles il n’intervient pas, ne parle pas, ne réagit pas, ne légifère pas ?
Pas de photo, pas d’image, pas de flash info, pas de visite d’entreprise, sur le dernier des suicides au travail… Rien.
Il y a eu 360 cas de suicides liés directement au travail l’an passé, un par jour. Cela concerne des employés, des ouvriers, et les cadres, manuels et intellectuels, le stress au travail, la souffrance au travail, la violence des rapports d’exploitation, les rapports de « management » hiérarchiques, le chantage à l’emploi et au salaire…
Plus grave que la délinquance criminelle, ce phénomène est pourtant ignoré : Rachida Dati ne fait pas de loi, pas d’enquête, on n’envisage pas de remède, rien. Pas visite dans une entreprise, pas de déclaration au Journal télévisé, pas de visite à la famille, pas de rendez-vous express, pas de « petite phrase », rien.
Pas de proposition ! Parce que n’est-ce pas, dans le régime où nous sommes, si le Président ne réagit pas en personne, ne propose rien, c’est que le sujet n’est pas important.
En France, on utilise les mots « burn out » (anglais) ou « karochi » (japonais) pour parler de l’auto destruction par la travail… n’y a t il pas de mot français ? Pourtant cette violence au travail concerne plus de 22 millions de personnes…
Ah si ! Le Ministre du travail Xavier Bertrand a dit qu’il « suivait, qu’il se tenait au courant » et a parlé du « CHSCT » de la dernière entreprise où il y a eu un suicide…
Les Chsct sont en général réduits à une peau de chagrin. Il n’y en a que 22 000 pour 1,2 million d’entreprises ayant au moins un salarié. Ils n’ont droit d’exister que dans 3 % des entreprises, celles de plus de 50 salariés, mais même là, dans la majorité des cas, il n’y en a pas.
Ne parlons pas des 97 % de plus petites entreprises (8 millions de salariés) où le taux d’exposition aux risques est pourtant plus grand.
Lui, le Président, si prompt d’ordinaire en tout, il n’a pas proposé, par exemple, d’élargir les pouvoirs et d’augmenter les moyens des Chsct (Comité d’hygiène, sécurité, conditions de travail), ces institutions qui devraient normalement être en charge de réagir à de tels risques !
Créés en 1982, les CHSCT ne disposent pratiquement pas de « crédits d’heures » pour leurs membres, sauf par accord exceptionnel, dans les très grandes entreprises. Ils n’ont pas de budget propre. Leurs membres ne sont pas élus mais cooptés, ce qui diminue l’impact de leur action auprès des salariés. Ils ne disposent presque pas de formation pour appréhender les immenses sujets qu’ils doivent aborder, en matière d’hygiène, de sécurité, de conditions de travail (alors que ces sujets ont été considérablement étendus depuis 1982, avec la prise en charge du harcèlement sexuel et du harcèlement moral). Seulement 1 % des CHSCT font appel à une expertise comme ils y ont droit, et dans la majorité de ces cas, cette demande est contestée par l’employeur. Surtout, les CHSCT n’ont pas de moyens d’imposer leurs décisions, ils rabâchent des recommandations de réunions trimestrielles en réunions trimestrielles, que l’employeur n’est pas tenu de respecter, il n’y a pas d’avis conforme, ni d’obligation de faire…
Si bien qu’aucun contre pouvoir, en dehors des faibles et impuissants moyens de l’inspection du travail, de la médecine du travail, n’est en mesure, dans l’entreprise, de pouvoir stopper les folies managériales qui exigent chaque jour toujours plus de rentabilité, de productivité, d’objectifs de plus en plus inatteignables, avec une pression de plus en plus féroce sur chaque salarié, avec des heures supplémentaires en nombre exponentiel et non déclaré, non payé, non récompensé.
Même les syndicats, dans un tel contexte, sont conduits à sous estimer les CHSCT, à pas investir dans de l’énergie perdue car inefficace.
Pourtant il existe des propositions, des mesures, de quoi faire un projet de loi, plus utile, plus vital, plus impératif pour la vie de millions de salariés, que d’autres actuellement priorisés au Parlement pour « l’affichage ».
Mais le président a décidé de ne pas « afficher » cela, ne de pas légiférer, de ne pas réagir, de ne pas se pencher sur le sujet. Dans le régime actuel, les suicides au travail, à cause du travail peuvent continuer à raison de un par jour…
Gérard Filoche, 21 juillet 07
Cf. étude « vingt ans de CHSCT » conseil économique et social, Journal Officiel, 2001. François Fillon était venu en 2002 plancher sur cette étude devant le Conseil économique et social… sans rien proposer. Déjà !
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06:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, SUICIDES AU TRAVAIL
09.08.2007
La TVA sociale n'est pas enterrée !
PARIS - "La TVA sociale n'est pas enterrée", a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur Hervé Novelli, confirmant que le principe d'une telle mesure, qui "apparaît logique", était encore à l'étude.
"Le principe apparaît logique, encore faut-il étudier cela. C'est tout ce qui est aujourd'hui en cours", a-t-il dit sur RMC.
"Aujourd'hui, lorsque nous avons des difficulté sur les marchés extérieurs, cela répond à un certain nombre de causes(...), notamment une compétitivité en matière de coûts salariaux qui est aujourd'hui dégradée", a expliqué le secrétaire d'Etat.
"Toute la réflexion et la proposition du président de la République, elle est de dire: essayons de réfléchir pour savoir comment on pourrait transférer ces charges sociales qui pèsent sur nos coûts salariaux vers d'autres mécanismes comme par exemple la TVA pour éviter que (...) ça dégrade la compétitivité", a-t-il ajouté. AP
pf/mw
* Nicolas Sarkozy était intervenu directement, entre les deux tours des législatives, pour assurer que la TVA sociale, dénoncée par la gauche, ne serait pas mise en oeuvre si elle aboutissait à réduire le pouvoir d'achat des Français.
RAPPEL : Le principe de la TVA sociale consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.
(source AFP)
13:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TVA SOCIALE
06.08.2007
Au moins 1 Français sur 3 est pauvre ou précaire
Les prix qui s'envolent, les salaires en rade ... le débat a ressurgi dans la campagne. A la mesure de la "gravité du problème", selon l'économiste Pierre Concialdi (économiste à l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires), organisme proche des organisations syndicales. Prochain livre: Non à la précarité, Ed Mango).Libération.fr, 29 mars 2007.
Pourquoi la question du pouvoir d'achat s'est-elle imposée dans la campagne ?
Il n'est pas étonnant de voir resurgir ce débat, compte tenu de la gravité du problème. C'était déjà la revendication majeure des salariés dans les manifestations du printemps 2005. Après presque trente années de vaches maigres, la situation est devenue critique pour de très nombreux salariés, vulnérables au moindre coup dur. Aujourd'hui, on peut estimer qu'au moins un Français sur trois est pauvre ou précaire.
Les salaires sont-ils trop bas ?
Depuis la fin des années 70, les salaires ont été mis à la portion congrue. Le pouvoir d'achat du salaire net a baissé ou stagné une année sur trois. En moyenne, la hausse a été de 0,4 à 0,5 % par an. Cela n'a même pas permis de rémunérer la hausse du niveau moyen de qualification. Le pouvoir d'achat du revenu moyen par ménage a aussi très peu augmenté (+ 0,5 % par an). De plus, cette faible hausse a été concentrée sur deux périodes (1987-1990 et 1997-2002), en dehors desquelles le pouvoir d'achat des ménages a baissé ou stagné, comme depuis 2002. Les inégalités entre salariés et ménages se sont creusées. La sécurité économique passe par les revenus de la propriété : ils représentent l'équivalent de près de la moitié de la masse des salaires nets, contre un quart en 1978.
Assiste-t-on au développement d'une catégorie de travailleurs pauvres ?
Depuis 25 ans, il y a eu une explosion des bas salaires : aujourd'hui, plus d'un salarié sur 6 est à bas salaire (soit environ 90 % du Smic net à temps complet). Et, dans ces bas salaires, la proportion de très bas salaires (environ deux tiers du Smic) a pratiquement doublé. Cela a nourri le développement de la pauvreté laborieuse. Mais ce phénomène traduit un mouvement plus profond de dévalorisation du travail : les revenus de la propriété ont explosé depuis la fin des années 80, et la plupart des salariés n'en ont guère vu la couleur. Mais il ne faut pas oublier qu'aujourd'hui 6,5 millions de Français vivent avec les minima sociaux, dont le niveau a régressé depuis 25 ans par rapport au niveau de vie moyen...
Comment jugez-vous la proposition de Nicolas Sarkozy qui propose de «travailler plus pour gagner plus» ?
Quand des millions de personnes sont au chômage ou en sous-emploi, tout le monde comprend que c'est une supercherie. L'arithmétique élémentaire qui sous-tend ce slogan signifie implicitement qu'il n'y a pas d'autre moyen pour les salariés que de travailler plus pour gagner plus. En clair, la croissance et les gains de productivité ne sont pas pour eux. C'est un projet socialement insoutenable et économiquement inefficace.
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07:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRECARITE, TRAVAILEURS PAUVRES
05.08.2007
Franchises : Sarkozy persiste dans l’hypocrisie
Le président de la République a annoncé ce matin à Dax la mise en œuvre de franchises médicales. Ces franchises seront de 50 euros par an et par assuré. Ces mesures se placent dans la continuité de celles prises par les gouvernements Raffarin et Villepin qui avaient déjà diminué les remboursements des consultations médicales et relevé le forfait hospitalier.
Cette annonce est choquante. Elle intervient :
- Au cœur de l’été pendant les vacances des Français
- Au moment où le gouvernement vient de faire voter 13 milliards de cadeaux fiscaux pour une poignée de privilégiés.
- Elle utilise la compassion en direction des malades du cancer ou d’Alzheimer pour justifier une mesure impopulaire destinée à combler pour partie les conséquences de la politique de la droite en matière de protection sociale.
- Les franchises pénaliseront les malades. Elles toucheront les familles les plus modestes même si N. Sarkozy affirme qu’elles seront exonérées sans toutefois préciser le seuil.
Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la Santé et de Claude Pigement, Responsable national à la Santé
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07:39 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE, SANTE, TVA SOCIALE
04.08.2007
Sarkozy-Fillon suppriment 22 700 emplois pour les jeunes !
par Gérard Filoche
L'article en PDF
Ils présentent cela dans les médias comme « moins pire que prévu ». Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, aurait pu faire 40 000 postes en moins ! Finalement ils n’en supprimeront que 22 700 dont 10 000 dans l’éducation.
C’est le choix du chômage que fait le gouvernement. On pouvait sortir du « tunnel » du chômage de masse avec la fin d’activité des « baby-boomers » de l’après-guerre. Dans les années qui courent, c’était plusieurs centaines de milliers de vrais postes en Cdi, à statut, qui s’ouvraient pour les jeunes qui attendant, si nombreux au chômage. Cela faisait des places aux concours, des places dans aussi dans le privé. On restaurerait l’équilibre des caisses de protection sociale sans imposer des “péages” aux malades.
Mais non, ce n’est pas ce qu’ils veulent dans leur économie administrée pour le compte du Medef. Car partout ailleurs, ils font suivent l’exemple de Sarkozy Fillon. France Télécom supprime 17 000 postes, EDF supprime 6000 postes, ils vont supprimer au Crédit Lyonnais, dans les banques en général, à la Sncf, ils n’osent pas tant que cela résiste encore… Sarkozy Fillon sont des licencieurs à plus grande échelle, des fournisseurs de listes d’attente à l’Anpe (dont ils truquent les chiffres, car contrairement à ce que titre éhontément Le Monde du 1er août, le chômage est de 4 millions de personnes).
Ils veulent maintenir le chômage de masse, faire pression sur les salaires, faire travailler plus, en les payant moins, ceux qui ont déjà un boulot, faire accepter la précarité (comme celle du Cne pourtant actuellement contesté devant tous les tribunaux). Là où notre pays a tant besoin de service public, où il manque de fonctionnaires partout, dans les hôpitaux, les écoles, les postes, les transports, les soins aux personnes, les équipements, les services de contrôle, ils vont en supprimer pour honorer les 15 milliards d’euros qu’ils viennent de donner en cadeau fiscalement aux plus riches de ce pays.
Nous avons tous besoin de davantage de fonctionnaires : les fonctionnaires cela ne « coûte pas », c’est un investissement, qui rapporte à la nation, qui fait vivre tous les services dont a besoin le pays, et dont ont besoin les entreprises. Nous avons besoin d’emplois pour relancer l’économie, redistribuer les richesses. Pas de chômeurs en plus.
Gérard Filoche, le 1er août
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07:31 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE
31.07.2007
Service minimum, service garanti ? Les syndicats se mobilisent (lire, écouter notre dossier)
Syndicats et partis de gauche réitèrent leur opposition au projet de loi sur le service minimum, qui, disent-ils, n'améliorera pas la situation des usagers des transports mais accentuera la pression sur les salariés.
Paul Fourier
Secrétaire Général de la fédération Transports CGT
Ecoutez (durée 10 mns)
Le site web de la CGT
Difficile de mobiliser un 31 juillet contre le service minimum. Pourtant, la CGT, premier syndicat cheminot, a obtenu le ralliement de six autres fédérations des transports, Sud Rail, CFDT, FO, CFTC, l'UNSA et les autonomes de la FGAAC. Sans oublier le SNES-FSU, première organisation syndicale d'enseignants, qui s'est également jointe à la journée d'action nationale. Pas de préavis de grève mais environ 80 rassemblements prévus dans toute la France, dont un à Paris, à 14 heures 30, devant l'Assemblée nationale.
En cause, le projet de Loi sur le service minimum qu'examinent depuis hier après-midi les députés. Pour la plupart des syndicats, les points de contestation restent la déclaration préalable 48 heures à l'avance, le vote à bulletin secret après 8 jours de grèves, mais aussi l'allongement de la durée des préavis et l'inscription dans la Loi du paiement des jours de grève.
En plein coeur des vacances d'été, la mobilisation contre ce projet de loi, déjà adopté par le Sénat le 19 juillet, devrait toutefois rester symbolique. Mais le secrétaire général de la CGT prévient : "On n'en aura pas fini avec le vote à l'Assemblée nationale, d'une part sur le plan du droit, et d'autre part sur la mobilisation qui ne va pas s'arrêter au 31 juillet", a ainsi déclaré Bernard Thibault, laissant planer la menace d'une rentrée sociale agitée. Sur le plan "du droit", la CGT compte notamment demander à 60 députés opposés au texte de saisir le Conseil constitutionnel pour "atteinte au droit de grève".
La CGT organise aujourd'hui une mobilisation nationale contre ce texte qui prévoit notamment que les grévistes devront se déclarer comme tel au moins 48 heures à l'avance. Ecoutez Bernard Thibault, le leader de la CGT.
Pour FO, ce projet de loi vise clairement à "étouffer la contestation sociale". Ecoutez Eric Falempin, secrétaire général de Force Ouvrière cheminots. Il répond à Philippe Lefébure.
Les cadres de CGC de la SNCF ne participent pas à ce mouvement: ils craignent des "dérapages". Surtout, ils ne pensent pas que le texte soumis au Parlement remette en cause le droit de grève.Jean-Philippe Momméjac, vice-président de la CFE-CGC SNCF. Il répond à Philippe Lefébure.
Le point de vue de deux députés :
Alain Vidalies PS : Un texte inutile. Patrick Ollier UMP : Une loi importante et nécessaire. Ils répondent à Phillipe Lefébure
11:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM
Service minimum : ouverture du débat à l'Assemblée dans un climat tendu
Par Souk CHANTHALANGSY AFP PARIS - Les députés ont entamé lundi, dans un climat tendu, l'examen du texte sur le service minimum dans les transports publics terrestres, avec en filigrane la journée d'action de mardi des syndicats, dont le mécontentement était relayé dans l'hémicycle par les élus de gauche.
Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la mise en place d'un service minimum est l'un des projets phares que le gouvernement entend faire adopter avant la fin de la session extraordinaire vendredi 3 août.
Deux mesures du texte cristallisent la colère syndicale: l'obligation pour le salarié de se déclarer gréviste 48 heures avant le conflit sous peine de sanctions, et la consultation possible du personnel à bulletins secrets après huit jours de grève.
Déjà voté par le Sénat, le texte de Xavier Bertrand (Travail) est qualifié d'"inutile" par les groupes SRC (socialiste, radical et citoyen) et GDR (gauche démocrate et républicaine).
"Le but que vous vous êtes assignés, c'est la mise en cause du droit de grève. C'est un combat global, idéologique et dogmatique!", a lancé Daniel Paul (GDR-PCF).
Pour Alain Vidalies (SRC-PS), l'idée du service minimum "appartient au patrimoine idéologique de la droite". "C'est au moment où le nombre de jours de grève est historiquement le plus bas que vous voulez imposer un encadrement législatif", a-t-il fait valoir, en annonçant d'ores et déjà une saisine du Conseil constitutionnel par les députés PS, une fois le texte voté.
"A la SNCF, sur 6.043 incidents ayant entraîné une perturbation du trafic en 2006, 140 seulement proviennent des mouvements sociaux, soit moins de 3%", a souligné M. Vidalies, pour qui "97% sont dus à des incidents techniques, des problèmes de vétusté du matériel et l'absence de personnels".
Face à cette combativité sur les bancs de gauche, M. Bertrand s'est voulu rassurant. "Le droit de grève est un droit constitutionnel et ce projet de loi n'entend nullement le remettre en cause", a-t-il affirmé, soulignant que le service minimum n'était "pas une question de droite ou de gauche".
Le ministre s'est aussi exprimé sur l'extension éventuelle du dispositif à d'autres modes de transport ou à l'éducation, évoquée un temps par le Premier ministre François Fillon, et préconisée lundi par le rapporteur de la commission spéciale Hervé Mariton (UMP).
"Certains auraient souhaité maintenant l'extension de ce texte (...). Or je reste persuadé que, si aucun sujet n'est tabou, le préalable indispensable c'est la concertation", a assuré M. Bertrand.
"Nous tenons avec ce texte un excellent instrument permettant un service public de qualité", a souligné le président de la commission des Affaires économiques Patrick Ollier (UMP), appelant l'Assemblée à "ne pas le modifier mais à le voter en l'état".
L'examen des articles et des quelque 200 amendements déposés devait débuter dans la nuit ou plus vraisemblablement mardi après-midi, dans un hémicycle où la tension pourrait monter d'un cran avec les 80 rassemblements auxquels ont appelé les syndicats pour dénoncer ce texte.
En dépit de la trêve estivale, sept fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-Rail, Unsa et Fgaac), quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), de même que Solidaires et la FSU ont en effet appelé à une large mobilisation pour "ne pas laisser sans réponse" cette "atteinte" au droit de grève.
Un rassemblement est même prévu aux abords du Palais Bourbon, au moment de la reprise des travaux.
RAG 34. Les lolo's 34
08:51 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM
24.07.2007
RSA, un seul but : dissimuler une politique fiscale au service des privilégiés
Accompagné de Martin Hirch, François Fillon s’est rendu aujourd’hui à Argenteuil pour présenter le dispositif expérimental du Revenu de solidarité active (RSA). Cette annonce n’a qu’un but médiatique : dissimuler une politique fiscale entièrement au service des privilégiés.
En effet, l’instauration à titre expérimental du Revenu de solidarité active figure dans le “paquet fiscal”.
La visite du Premier ministre à Argenteuil autour du RSA ne sert en réalité qu’à dissimuler les cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis : en particulier l’abaissement du bouclier fiscal à 50% ou encore la quasi-suppression des droits de succession.
Le coût de l’ensemble de ces mesures, financées par les contribuables, est estimé à plus de 13 milliards d’euros par an. Quand l’instauration expérimentale du RSA représente une enveloppe de 25 millions d’euros.
C’est bien peu pour favoriser la réinsertion nécessaire si l’on veut travailler plus.
Communiqué de Faouzi Lamdaoui
Secrétaire national à l’Egalité, la Diversité et la Promotion sociale
RAG 34. Lolo34
06:55 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RSA, REINSERTION
19.07.2007
Paquet fiscal et débat d’orientation budgétaire : injustices et déficit en hausse
Le débat d’orientation budgétaire a mis en évidence les conséquences des principes retenus par le gouvernement pour bâtir son budget 2008.
Insincères, ces orientations reposent sur une hypothèse de croissance fantaisiste (2,5% du PIB), en décalage total avec les prévisions de tous les instituts, et notamment celles de l’INSEE (2,1%). Le gouvernement présente une copie où le niveau des recettes est artificiellement gonflé, quitte à constater ultérieurement le dérapage des déficits. Le risque est tel que le rapporteur général UMP de la commission des Finances s’en est ému publiquement en indiquant qu’« à 2% de croissance, ça ne passe pas ».
Contreproductif, ces engagements consacrent le mauvais déficit, puisqu’ils creusent les déficits structurels. En 2007, le dérapage inédit des dépenses de santé (4 milliards d’euros de déficits supplémentaires par rapport au PLFSS) sera compensé par des recettes exceptionnelles. En 2008, le poids du paquet fiscal sera tel qu’il accroîtra le déficit public sans pour autant dynamiser la croissance, puisqu’il est principalement composé de mesures en direction de la demande des ménages fortunés. La France comble donc temporairement des « trous » structurels par des excédents conjoncturels et ne fait aucun effort en phase haute de cycle. Le danger d’une telle politique est rappelé par le président de la Cours des Comptes qui indique que « en termes structurels, le déficit n’a pas assez baissé pour garantir son maintien sous les 3% en cas de retournement conjoncturel ».
Injustes, ces orientations mobilisent des ressources budgétaires considérables avec pour conséquence l’accroissement des inégalités et de la précarité. En effet :
• les 6 milliards d’euros consacrés à la défiscalisation des heures supplémentaires, qui bénéficieront au mieux à un salarié sur trois, intensifieront la dégradation des conditions de travail de nombreux salariés et joueront contre l’emploi et le pouvoir d’achat, du fait de la disparition progressive d’aides réservées aux bas salaires ;
• les 600 millions d’euros dédiés à l’abaissement du bouclier fiscal à 50 % des revenus représente un cadeau fiscal de 45.000 euros pour chacun des 13.000 ménages les plus fortunés ;
• le 1,7 milliard d’euros prévu pour la suppression de l’essentiel des droits de succession sera capté par quelques milliers de familles, puisque 90% des successions entre conjoints et 80% des successions en ligne directe (parents à enfants) ne sont pas imposables ;
• les 3,7 milliards d’euros engagés pour la déduction des intérêts versés pour l’achat d’une habitation favorisera la hausse des prix de l’immobilier et aggravera les inégalités puisqu’elle bénéficiera principalement aux plus gros emprunteurs.
In fine, les 13 milliards alloués à l’application de la « Loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » seront concentrés entre bien peu de mains et favoriseront le creusement des déficits et des inégalités.
Communiqué du Bureau national
RAG 34. Les lolo's 34
17:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAQUET FISCAL
17.07.2007
PSA Peugeot Citroën : suicides à la chaîne ...
Olivier Morin (AFP/AFP/Archives)Nouveau suicide chez PSA, le sixième depuis le début de l'année
Un salarié du groupe automobile à Mulhouse s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique. C'est le sixième depuis le début de l'année.
Un salarié du groupe automobile PSA a été retrouvé pendu lundi 16 juillet sur son lieu de travail à Mulhouse. Ce qui porte à six le nombre de suicides de salariés du groupe depuis le début de l'année.
Selon une source syndicale, l'homme s'est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique.
Un nouveau suicide qui survient quinze jours à peine après la mise en place d'un numéro vert d'assistance psychologique et une semaine après la première réunion d'une cellule psychologique destinée à prévenir ce phénomène.
Depuis le début de l'année, quatre autres salariés du site de Mulhouse et un salarié de Charleville-Mézières ont mis fin à leurs jours.
Une autre source syndicale a confirmé qu'un Comité d'entreprise extraordinaire était convoqué en fin d'après-midi pour évoquer la question.
La direction était injoignable dans l'immédiat.
Travailler plus, pour se suicider mieux...
RAG 34. Les lolo's 34
16:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Conditions de travail
Economie : La stratégie Sarkozy
Nicolas Sarkozy espère que son « choc fiscal » déclenchera un « choc de confiance » propre à relancer la consommation. Il va surtout récolter un accroissement des inégalités.
La rupture promise par Nicolas Sarkozy aura bien lieu. Et elle sera d’abord fiscale. Avec le train de mesures soumis au Conseil des ministres le 20 juin dernier, le gouvernement frappe fort. L’ampleur du « choc fiscal » varie selon les estimations : François Fillon annonce un coût de 11 milliards d’euros pour l’Etat, l’opposition l’estime plutôt à 15 milliards, comme l’avait d’ailleurs fait la cellule de chiffrage des programmes de l’Institut de l’entreprise, proche du patronat, pendant la campagne. Porter à 50 % des revenus le plafond du bouclier fiscal revient grosso modo à supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui a rapporté 3,6 milliards à l’Etat en 2006. La suppression des droits sur 95 % des successions amputera d'au moins un tiers les 9 milliards d’euros qu’ils rapportent. Si l’on ajoute à cela la déduction des intérêts d’emprunt immobilier de l’impôt sur le revenu, pour 3 milliards d’euros environ, et l’exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu sur les heures supplémentaires, pour 5 à 6 milliards d’euros, c’est sans doute près du vingtième des recettes de l’Etat et près d’un point de produit intérieur brut (PIB) qui devrait être ainsi « rendu » aux ménages.
Mais pas n’importe quels ménages. La moitié au moins de ces cadeaux bénéficieront au dixième des Français les plus riches – voire au centième d’entre eux pour le bouclier fiscal. Les Smicards, eux, n’auront droit qu’à une hausse de 2 % de leur salaire. Cette politique est-elle susceptible de créer le « choc de confiance » que le gouvernement en attend – et cela de façon suffisamment marquée pour éviter un nouveau creusement des déficits et une hausse de la dette publique ?
Le boom de la confiance des ménages mesuré au mois de mai paraît le confirmer, mais il faut savoir que cet indicateur bondit toujours après les grands rendez-vous électoraux et n'annonce pas forcément une embellie économique. Au-delà, la chance du nouveau gouvernement est d’arriver au pouvoir alors que la zone euro connaît un très sensible regain d’activité. La reprise chez nos principaux partenaires, en particulier l’Allemagne, devrait venir soutenir les exportations françaises dans les prochains mois. Sur le plan intérieur, le repli du chômage, porté par des conditions démographiques favorables, devrait continuer de doper la consommation. Avant même tout « effet Sarko », l’OFCE tablait en avril dernier sur une croissance proche de 3 % en 2008. La Commission européenne, un peu moins optimiste, prévoyait, elle, une croissance de 2,3 %.
Comme tout gouvernement, celui de François Fillon imputera à son action le mérite de la croissance, même si l’impact positif de son premier projet de loi économique paraît bien incertain. Ses effets sur les inégalités sont en revanche prévisibles. Pendant qu’il baisse les impôts des riches, Nicolas Sarkozy promet aux autres de les protéger contre les menaces de la concurrence internationale. Mais cette promesse-là est surtout rhétorique, puisque son choc fiscal démantèle un peu plus les solidarités qui devraient lier les gagnants et les perdants de la mondialisation.
Sandra Moatti
Dans le même dossier :
• Economiquement incorrect
Nicolas Sarkozy s’apprête à faire, comme Ronald Reagan ou George W. Bush, une politique économique de relance de la demande, coûteuse et ciblée essentiellement sur les plus riches.
• L’usine à gaz des heures sup
Gros charivari en perspective. Et pas seulement dans les entreprises. Car la loi sur les heures sup va remettre en cause l’organisation des entreprises.
• A qui profitent les cadeaux fiscaux ?
La réforme fiscale prévoit une nouvelle réduction de l’impôt sur le revenu, des droits de successions divisés par deux et la suppression de facto de l’impôt de solidarité sur la fortune. Des cadeaux destinés essentiellement au dixième le plus favorisé des contribuables.
N° 260, juillet-août 2007
Visiter le site de Alternatives économiques
RAG 34. Lolo34
11:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.07.2007
Pitié pour les riches... Lagarde vend sa «valeur travail» sous les huées de la gauche
Paquet fiscal : La ministre présentait hier à l’Assemblée le projet sur le travail et le pouvoir d’achat. Par Muriel Gremillet
QUOTIDIEN : mercredi 11 juillet 2007 (Extrait).
Pain. Pour vendre le texte emblématique voulu par Nicolas Sarkozy, censé «réhabiliter la valeur travail», la ministre, avocate d’affaire internationalement reconnue, a parlé pendant trois-quarts d’heure de la France «qui veut rompre avec la tradition de mépris» qui touche au travail, qui «ne veut pas du pain et des jeux, ou plus de loisirs».
Des propos qui lui ont valu d’être sans cesse interrompue par la gauche, au point d’obliger le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, à couper l’oratrice pour tancer les socialistes, verts et communistes, hurlant depuis leurs bancs : «Pitié pour les riches.»
Lire l'article
RAG 34. Les lolo's 34
12:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PAQUET FISCAL, LAGARDE
10.07.2007
SMIC à 1500 € : Une nécessité sociale absolue !
(Maryse Dumas (CGT) le 29 mars 2006 à Paris. AFP/Archives - Jack Guez).
À peine 1 000 euros par mois, ce n’est pas une vie ! Pour beaucoup, c’est encore moins : 40 % des salariés payés au SMIC, parmi lesquels une grande majorité de femmes, sont à temps partiel. Pour eux, qui forment les gros bataillons des travailleurs pauvres, l’augmentation du 1er juillet se résume à 14 centimes de l’heure. Est-ce cela la reconnaissance de la valeur du travail et de sa dignité ? Maryse Dumas, Secrétaire confédérale CGT, l'Humanité du 30 Juin 07.
Les conditions de vie sont de plus en plus difficiles. L’INSEE révèle que si, en 2001, la moitié du revenu des ménages modestes était consacrée aux dépenses « incompressibles » (logement, énergie, assurances), en 2005 ce sont les trois quarts des mêmes revenus qui y passent. Le reste à vivre fond comme neige au soleil.
Augmenter le SMIC est donc une nécessité sociale absolue qui doit venir en appui d’une politique salariale ambitieuse visant au desserrement des grilles, à la reconnaissance des qualifications et savoir-faire, à de vrais déroulements de carrière. Le SMIC doit être un plancher de grille, pas un salaire moyen et encore moins un plafond, comme c’est pourtant le cas dans de nombreuses professions. Faute d’un mécanisme de déclenchement de négociations salariales à chaque augmentation du SMIC, afin de tirer l’ensemble des salaires vers le haut, l’augmentation du SMIC n’a pour effet automatique que d’augmenter le nombre de smicards. Cela nourrit la crainte, pour les millions de salariés qui gagnent à peine plus que le SMIC, de se voir rattrapés par lui et, de ce fait, dévalorisés dans leur statut social.
Quoi qu’en dise le patronat, et quelques autres, le SMIC n’est pas trop élevé, mais les salaires sont trop bas. La réalité, c’est, en effet, le fort écrasement des salaires et des carrières : 50 % des salariés du privé gagnent moins de 1 500 euros par mois. Le revenu salarial moyen des employés est de 900 euros et celui des ouvriers d’à peine plus de 1 000 euros. Quant aux cadres, leurs salaires sont également tirés vers le bas et leurs rémunérations rendues de plus en plus aléatoires.
Dans ces conditions, la revendication du SMIC à 1 500 euros et d’augmentation des salaires qu’avance la CGT a besoin d’une intense bataille d’explications, que les conflits salariaux, touchant, d’après le ministère du Travail, un nombre grandissant d’entreprises et de salariés, n’infirment pas. Trois problèmes sont à aborder. Celui des petites entreprises où les bas salaires sont légion, mais où les salariés pensent que leur patron n’a pas les moyens de les payer plus. Celui du « coût du travail » dont l’idéologie dominante fait, depuis plusieurs années, l’ennemi de l’emploi. Un troisième volet porte, enfin, et ce n’est pas le moindre, sur le choix d’un autre partage de la répartition des richesses.
On voit alors que la « crédibilité » du SMIC à 1 500 euros est d’abord une question de choix de société et de courage politique sur la nature des réformes à entreprendre. Elle implique en effet des transformations profondes dans le rapport capital travail et aussi dans les rapports entre les petites entreprises à faible valeur ajoutée et les grandes à haute profitabilité, dans les rapports entre donneurs d’ordres et sous-traitants.
Le SMIC est aujourd’hui dans l’oeil du cyclone, face à un MEDEF qui veut obtenir, dans un premier temps, la disparition de l’obligation légale d’indexation annuelle, et, dans un deuxième temps, l’effacement de la notion même de « salaire » minimum interprofessionnel. Le MEDEF veut lui substituer la notion de « rémunération annuelle garantie » sur laquelle il fonde déjà ses politiques salariales dans les branches. Plus largement, le MEDEF affirme que le salaire doit être « librement » fixé par le marché. Si ce salaire du marché était inférieur au « minimum vital » estimé par la société, elle n’aurait plus qu’à compenser la différence.
En annonçant pour l’automne la création d’un « comité des sages » pour, chaque année, proposer le taux d’augmentation du SMIC, le gouvernement va dans son sens, contesté en cela par la quasi-totalité des confédérations syndicales. De même, la défiscalisation des heures supplémentaires et leur exonération de cotisations sociales employeurs et salariés est-elle annonciatrice, non seulement de nouveaux et importants transferts vers les contribuables et les assurés sociaux de ce qui relevait jusqu’ici des entreprises, mais aussi d’une transformation importante de la notion de salaire et, partant, de la place et de la reconnaissance du travail.
C’est cet ensemble d’enjeux fondamentaux, imbriqués les uns aux autres, que porte l’exigence d’augmentation du SMIC et des salaires.
Priorité à Gauche
RAG 34. Les lolo's 34
17:08 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SMIC à 1500 €
09.07.2007
De nombreuses zones d’ombre sur l'expérimentation du revenu de solidarité active
Lors de son audition à l’Assemblée nationale, le 4 juillet, Martin Hirsch, a évoqué les grandes lignes de l’expérimentation du revenu de solidarité active (RSA), qui fait partie du projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, débattu en séance publique à partir du 10 juillet.
Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a rappelé que le RSA vise en priorité à compenser la perte des revenus des «travailleurs pauvres» reprenant une activité rémunérée. Aujourd’hui, on recense plus de 50 aides différentes pour les personnes les plus défavorisées, ce qui rend d’autant plus complexe la mise en place de ce nouvel outil.
Selon le projet de loi, la durée de l’expérimentation est de trois ans, et le nombre de départements concernés pourrait être porté de 17 à 27. Martin Hirsch ne souhaite pas aller au-delà de ce dernier chiffre, pour se concentrer sur la qualité de la démarche. Cependant, si l’expérience se révèle concluante, il propose de généraliser le dispositif avant le terme prévu.
Marie-Anne Montchamp, député (UMP) et ex-secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, se réjouit de voir que «l’on va vers une individualisation des aides». Elle souhaite cependant étendre les expérimentations du RSA aux personnes handicapées dans 5 départements et n’exclut pas d’amender le texte dans ce sens. Ce qui compliquerait un processus déjà difficile.
«Globalement, il existe un consensus sur les expérimentations du RSA. Mais nos interrogations sur leur financement sont restées sans réponse», affirme Christophe Sirugue, député (PS). Le Haut commissaire évalue le surcoût à 2000 euros par personne et par an, soit un budget annuel d’environ 8 milliards d’euros. L’Etat pourra participer au financement de la mesure au titre de la loi des finances 2007. Rien n’est cependant prévu pour les années suivantes. Les collectivités territoriales souffrent déjà du déficit de plus de 1 milliard d’euros du transfert des fonds RMI. Le flou persistant sur le financement du RSA risque de les dissuader de lancer l’expérimentation.
«Entre la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, et la secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, nous ignorons quelle est la vraie marge de manœuvre du Haut commissaire Martin Hirsch», s’inquiète Christophe Sirugues.
De nombreuses zones d’ombre persistent sur les expérimentations. D’abord, la mesure s’adresse surtout aux bénéficiaires du RMI et des minima sociaux proches de l’emploi. Que vont devenir les plus défavorisés, surtout si le RSA, à terme, remplace les autres aides ? En outre, le projet de loi passe sous silence la manière de mobiliser les entreprises et les branches professionnelles, sans lesquelles la mise en œuvre du RSA et le retour à l’emploi de ses bénéficiaires resteront lettre morte. «Tous ces points devraient être éclaircis au cours des débats à l’Assemblée, si l’on veut réellement s’attaquer aux problèmes de la pauvreté», conclut Christophe Sirugues.
Lire également "la Gazette" du 9 juillet, p. 20.
RAG 34. Lolo34
17:55 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RSA, MINIMA SOCIAUX
07.07.2007
Nicolas Sarkozy voulait étendre le Cne à tous les contrats de travail ?
samedi 7 juillet 2007 par Gérard Filoche
Comme nous l’avions indiqué dés les premières heures, en août 2005, le CNE est incompatible avec la convention n°158 de l’OIT, signée par la France et 48 autres pays. Licencier un salarié sans motif, c’est l’atteinte la plus grave qui peut être faite à la dignité d’un humain salarié.
“- Toi, dehors et on ne te dira pas pourquoi !” peut dire un employeur, sans gêne, à tout salarié en CNE pendant deux ans. Il y a 900 000 CNE. Et pendant deux ans, le salarié ne peut en rien défendre ses droits au travail sans risquer d’être chassé sans motif. Il devient un journalier susceptible du jour au lendemain d’être débauché.
Qui peut croire à cette étrange curiosité contre nature selon laquelle le droit de licencier facilement contribuerait au droit d’embaucher ?
C’est le contraire, bien sur, c’est pervers de dire à un employeur : “- Embauches quelqu’un sans droit, tu pourras le virer sans motif, n’hésites pas“. Une telle philosophie, celle du CNE, va contre tout droit du travail, tout respect, toute protection de l’emploi, elle encourage le vice, la duplicité, le mépris envers les salariés, la négation de l’état de droit dans l’entreprise.. Le CNE est un des contrats les plus vils contre les droits de l’homme salarié qui ait été imaginé et mis en oeuvre par le gouvernement Villepin-Larcher-Sarkozy, en août 2005 (en même temps que le retour au travail de nuit pour des enfants de 15 ans qui avait été aboli dés 1874).
La Cour d’appel vient de prendre position : tant mieux !
C’est un point d’appui pour que les mesures annoncées contre le Code du travail par François Fillon ne choisissent pas le pire, et n’étendent pas “le CNE à tous les contrats”, comme l’envisageait Nicolas Sarkozy dans sa campagne électorale.
Il faut renforcer les droits des salariés face aux licenciements sans cause réelle et sérieuse, abusif et boursiers et non pas les faciliter !
Gérard Filoche.
RAG 34. Les lolo's 34
15:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, CONTRAT DE TRAVAIL UNIQUE
06.07.2007
Le contrat nouvelles embauches invalidé par la justice
PARIS (Reuters) - La justice pourrait avoir sonné le glas vendredi du contrat nouvelles embauches (CNE), introduit il y a deux ans par le précédent gouvernement.Il a été jugé par la cour d'appel de Paris contraire au droit international et aux principes fondamentaux du droit du travail. La cour, dans ses attendus, le considère "contraire aux dispositions de la Convention de l'Organisation internationale du travail (OIT)" et non applicable en l'espèce.
Imaginé sur ordonnance en août 2005 par le gouvernement alors dirigé par Dominique de Villepin, le CNE permet aux petites entreprises de licencier sans motif pendant une période d'essai de deux ans. Environ 900.000 salariés travaillent sous ce contrat, selon des chiffres officiels.
Le CNE est qualifié de "régression" par la cour, qui estime qu'il prive le salarié "de l'essentiel de ses droits" et que sa pertinence en matière de lutte contre le chômage est douteuse. La cour statuait à la demande d'une salariée licenciée, soutenue par trois syndicats, la CGT, la CFDT et la CFTC.
"Dans la lutte contre le chômage, la protection des salariés semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier. Il est pour le moins paradoxal d'encourager les embauches en facilitant les licenciements", conclut la cour.
Cette décision de principe de la cour d'appel ne pourra être annulée que par la Cour de cassation, si elle est saisie par l'employeur en cause dans l'affaire, un mandataire judiciaire, ou par le parquet général de Paris.
A l'audience en juin, le parquet général avait considéré que la CNE n'était pas contraire au droit international et estimé qu'il pouvait s'appliquer, les salariés gardant selon lui la possibilité de saisir la justice d'un licenciement "sans motif valable". C'était aussi la position du gouvernement.
"RÉGRESSION"
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé l'ouverture à la rentrée prochaine d'une concertation avec les syndicats sur la réforme du droit du travail, avec pour objectif un contrat unique qui remplacerait à la fois le traditionnel contrat à durée indéterminée (CDI) et les formes d'emplois précaires.
Le gouvernement Villepin avait expliqué l'institution du CNE par les effets attendus sur la relance de l'embauche.
Une étude officielle publiée au printemps 2006 montrait que seuls 10% des CNE signés correspondaient à de réelles créations d'emplois. La version applicable aux jeunes, le CPE (contrat première embauche), a été abandonnée après une vague de manifestations de rue au printemps 2006.
Pendant la campagne présidentielle, la candidate socialiste Ségolène Royal proposait l'abrogation du CNE tandis que Nicolas Sarkozy, après avoir proposé sa généralisation, avait modéré cette position.
La cour d'appel souligne dans ses attendus que le CNE "prive le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement, le plaçant dans une situation comparable à celle qui existait antérieurement à la loi du 13 juillet 1973 dans laquelle la charge de la preuve de l'abus de la rupture incombait au salarié".
"Cette régression va à l'encontre des principes fondamentaux du droit du travail", ajoute la cour. Les juges soulignent qu'aucun pays européen ne connait de contrat de travail avec deux ans de période d'essai.
Elle cite la Convention de l'OIT qui prévoit qu'un travailleur ne devra pas être licencié "sans qu'il existe un motif valable lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités de fonctionnement de l'entreprise", de l'établissement ou du service".
La cour d'appel de Paris a statué dans une affaire concernant une secrétaire licenciée un mois après avoir été embauchée, déjà tranchée en sa faveur en première instance par le tribunal des prud'hommes de Longjumeau (Essonne) en avril 2006.
Son CNE sera requalifié en CDI de droit commun, a dit la cour d'appel. Cette décision intervient après un long litige technique qui a repoussé le règlement de l'affaire après l'élection présidentielle, le gouvernement ayant fait valoir en vain que l'affaire ne relevait pas de la justice ordinaire mais des tribunaux administratifs.
A SUIVRE LE CONTRAT UNIQUE DE TRAVAIL PREVU A LA RENTREE
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Immigration : un projet inacceptable
Le conseil des ministres a adopté, mercredi 4 juillet, le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration, l’intégration et le droit d’asile.
Ce texte est injuste car, en durcissant les conditions du regroupement familial, il remet en cause le droit inaliénable des travailleurs étrangers présents en France à mener une vie familiale normale. Il est aussi en total décalage avec les réalités des pays d’émigration en proposant une « formation de deux mois dans leur pays» aux demandeurs de regroupement familial.
De plus, en prévoyant des sanctions telles que « la mise sous tutelle des allocations familiales », ce texte véhicule des stéréotypes inacceptables sur les immigrés légalement installés et leurs enfants.
Enfin, ce texte est mal préparé et contribue à un empilement incohérent de règles juridiques. Nicolas Sarkozy fait preuve depuis plusieurs années d’une hyperactivité législative qui ne sert qu’à dissimuler son mauvais bilan en matière d’immigration. Il s’agit de la troisième loi sur l’immigration en 4 ans, fait inédit sous la Ve République.
Ce projet est avant tout une manipulation politicienne, fondée sur la stigmatisation des immigrés et de leurs familles. Cette rupture dans la tradition républicaine fait peser une réelle menace sur notre cohésion sociale et un risque grave de dégradation de l’image de la France à l’étranger.
Communiqué de
Faouzi Lamdaoui , Secrétaire national à l’Egalité et au Partenariat équitable
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« Ce qui compte, c’est agir sur le salaire »
Le SMIC n'a été augmenté au 1er juillet que de 2.1%, c'est-à-dire la hausse minimale légale correspondant à l'évolution du coût de la vie. Le SMIC passera ainsi de 8.27 euros brut à 8.44 euros par heure, soit 1279 euros mensuels. En salaire net, il atteindrait ainsi la barre des 1 000 euros nets par mois pour 35 heures de travail hebdomadaire.
Entretien avec René Valladon, secrétaire national de Force ouvrière, réalisé par Paule Masson - l'Humanité du 30 Juin 2007.
Le congrès de FO, qui vient de s’achever à Lille, place en tête de ses préoccupations la question du pouvoir d’achat. Comment réagissez-vous au refus du gouvernement d’accorder un coup de pouce au SMIC ?
René Valladon. Nous regrettons cette décision. Un coup de pouce aurait été un signal de la volonté gouvernementale de favoriser le pouvoir d’achat. Cela aurait rendu moins cynique le « travailler plus pour gagner plus ». Nos résolutions de congrès revendiquent l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires. L’habitude qui a été prise d’agir uniquement sur les éléments extérieurs aux salaires, la baisse des prix ou les impôts négatifs, n’est pas très bonne. Ce qui compte, c’est d’agir sur le salaire, à commencer par le SMIC.
Nicolas Sarkozy veut mettre en place une commission des sages. Qu’en pensez-vous ?
Le SMIC doit rester de la responsabilité des pouvoirs publics. FO n’est favorable ni à la négociation réclamée par le MEDEF ni à la mise en place d’une commission des sages. Éclairer le gouvernement, pourquoi pas mais l’État ne doit pas se débarrasser de sa mission d’ordre public qui est de fixer le montant du SMIC. Nous avons aussi demandé que soit avancée de trois mois la date d’annonce de l’augmentation afin qu’ensuite les négociations de branches puissent démarrer et qu’il ne se passe pas six mois pour les salariés avant que leur salaire minimum soit réévalué. Il faudrait d’ailleurs créer des procédures de négociations immédiates pour que les minima de branches soient relevés très rapidement après les décrets portant sur le taux du SMIC.
Pensez-vous qu’il est possible d’augmenter les salaires ?
Là, on touche du doigt les effets pervers des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises jusqu’aux salaires équivalant à 1,6 fois le montant du SMIC. Les patrons ne passent pas cette frontière pour ne pas payer les cotisations plein pot. Nous, nous réclamons des négociations avec les employeurs du privé sur la totalité des grilles conventionnelles, pas seulement sur les minima, pour éviter un tassement vers le bas. Car, en plus des problèmes de bas salaires, qui font qu’un salarié au SMIC peut rentrer dans la catégorie des salariés pauvres, il n’y a plus de déroulement de carrière satisfaisante. Tout est tiré vers le bas.
Comment allez-vous aborder la conférence sociale sur le pouvoir d’achat à la rentrée ?
Nous nous méfions de ces grandes messes à froid avec le gouvernement. La dernière, organisée avec l’ancien premier ministre, Dominique de Villepin a été infructueuse. Il existe une vision faussée chez les politiques qui veulent tout régler avec des « sommets de Grenelle ». Ils oublient un peu trop vite qu’en 68 il y avait des millions de gens dans la rue. Dans le secteur privé, les salaires sont de la responsabilité des employeurs. L’État, lui, intervient pour la fonction publique et nous allons veiller à ce qu’il soit exemplaire. Nous voulons aborder la question salariale aussi par le biais de la protection sociale pour intégrer les éléments annexes du salaire, l’intéressement ou la participation, dans son financement.
Au congrès, Jean-Claude Mailly a appelé les militants à se réapproprier le débat économique et à penser une autre répartition des richesses. Est-ce manière de dire que l’argent existe pour augmenter les salaires ?
Oui mais il s’agit surtout d’un appel à lutter contre la pensée unique. Il n’est pas normal que la rigidité économique ne trouve de flexibilité que dans le social. Le débat économique est pauvre. Les gouvernements s’interdisent de penser des politiques économiques alternatives, pour investir dans la recherche, par exemple. La classe politique attend la croissance comme l’agriculteur attend la pluie alors qu’elle pourrait toucher aux leviers qui créent de la croissance. En France, le pouvoir d’achat en est un.
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03.07.2007
Travailler plus longtemps pour une retraite toujours moindre
La revue de presse de Clotilde Dumetz (extrait du 3.07.07).
Le vrai projet du gouvernement ?...
"Nous tuer au travail"... C'est la Une de L'Humanité...
L'Huma qui ne digère pas la petite phrase de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde... "Pourquoi s'arrêter à 60 ans ou à 65 ans ?"...
"Travailler plus... au-delà de 65 ans"... Pour le quotidien, pas de doute : Christine Lagarde préconise de retarder encore l'âge du départ en retraite...
Dans son éditorial, Maurice Ulrich explique que oui, "l'idée que Guy Roux ne puisse entraîner Lens pour cause de limite d'âge est sans doute imbécile... que personne n'aurait eu la crétinerie de contraindre Picasso ou Matisse à cesser de peindre au-delà de 65 ans...
Sauf que là... Christine Lagarde feint de confondre la mise en oeuvre du talent... le travail de création qu'on exerce avec passion... avec le labeur à la chaîne et les travaux les plus pénibles"...
Mauric Ulrich poursuit... "Le travail toute la vie, ce n'est pas pour les actionnaires, mais pour tous les salariés... d'abord les plus modestes... C'est tout simplement ce qui s'appelle une politique de classes"...
Travailler... travailler...
Et les vacances alors ?...
Eh bien il faut les prendre... Et l'exemple viendra d'en haut...
Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... ce petit encadré, intitulé "Trois semaines de vacances"...
Sarkozy le souhaite... Sarkozy l'a dit... Sarkozy le veut... Cette année, sauf drame, les ministres devront, comme lui, savoir prendre de vraies vacances... Si possible, trois semaines... Et dans l'idéal, du 5 au 25 août...
Lire, écouter l'intégralité de la revue de presse de Clotilde Dumetz
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10:56 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Travailler plus longtemps, retraite
02.07.2007
Le passage sous la barre des deux millions de chômeurs est hautement contestable
Comme à l’accoutumée, les chiffres du chômage publiés par le gouvernement laissent planer une doute sérieux quant à leur réalité.
Le passage sous la barre des deux millions de chômeurs est hautement contestable. De nombreux indicateurs publiés au sein même des statistiques du gouvernement attestent du peu de sincérité de ces chiffres. En effet, la baisse de nombre de chômeurs est en décalage avec l’atonie de la croissance (2%), la faiblesse des créations d’emplois. Comment le nombre de chômeurs aurait-il pu sincèrement baisser de 486.000 depuis février 2005, alors même que la France n’a créé que 320.000 emplois sur la même période ?
Les statistiques publiées par l’ANPE sont en contradiction avec cette tendance, puisque les « sorties de l’ANPE pour reprise d’emploi », sont en baisse de 3% au cours du dernier trimestre. Cette baisse optique est imputable notamment à des manipulations statistiques, comme le démontre l’évolution des radiations administratives : + 5,2%.
Aujourd’hui, le doute planant sur a fiabilité des ces chiffres est tel que le gouvernement a dû confier en catastrophe une mission à l’IGF et à l’IGAS ! Hélas, sa publication annoncée au cœur de l’été laisse planer des doutes quant à la sincérité des intentions du gouvernement.
Le Parti socialiste demande au gouvernement d’autoriser sans délai la publication de “l’Enquête Emploi” de l’INSEE, qui seule peut attester de la situation réelle du chômage dans notre pays.
Communiqué du Parti socialiste
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29.06.2007
Au bonheur des riches...
Libération Quotidien 29 juin EDITO : Superprivilégiés
L’étude sur les hauts revenus que nous publions en exclusivité ne peut souffrir d’aucune contestation. Elle se base tout simplement sur les données fiscales fournies par l’administration française. Ses conclusions n’en sont donc que plus révélatrices. Pour ne citer qu’un chiffre, on retiendra qu’entre 1998 et 2005 les revenus de 0,01 % des plus riches en France ont augmenté de 42,6 % ! Rien de moins. Certes, dans la France de Sarkozy certains pourraient n’avoir rien à redire au fait que chaque jour le club des Crésus pèse toujours un peu plus. On leur rétorquera tout d’abord qu’au gré des polémiques récentes sur les parachutes dorés des uns et des autres il convient de s’interroger sur l’origine de cette richesse. Mais le plus gênant n’est pas là. Le travail de l’Ecole d’économie de Paris montre également qu’avec l’irrésistible envol des grosses fortunes c’est le fossé des inégalités qui se creuse aujourd’hui en France. Phénomène nouveau et inquiétant. Sur les huit ans considérés, les revenus des classes moyennes ne décollent quasiment pas. Et l’on ose à peine parler des 3,6 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans notre beau pays - soit avec moins de 50 % du revenu médian. Dès lors, il convient de remettre sur le tapis la question du fameux paquet fiscal que veut imposer le Président. Bouclier fiscal, droits de succession, impôt sur la fortune. la majorité des réformes envisagées par le gouvernement - lesquelles, selon l’Elysée, vont coûter la modique somme de 11 milliards d’euros - profite avant tout aux superprivilégiés, ceux qui n’ont pas vraiment besoin de cadeaux. On est bien loin de «la France qui se lève tôt» ou de «la valeur travail», thèmes de campagnes si chers à Nicolas Sarkozy. Désormais, c’est plutôt «la valeur pognon» qui semble être la plus communément partagée par l’ex-maire de Neuilly. Une ville qui, à ce jour et il faut bien le noter, est officiellement la plus riche de France, quand on considère la part de sa population assujettie à l’ISF.
Les nantis gagnent à la roue de la fortune
Une étude de l’Ecole d’économie de Paris révèle l’envolée des revenus des Français les plus aisés depuis 1998.
Par Grégoire Biseau
On subodorait que les riches se portaient plutôt bien. Même en France, pays que la droite aime caricaturer comme le dernier îlot d’Europe continentale qui incite nos belles fortunes à s’exiler. Grâce au travail de l’économiste Camille Landais (1) de l’Ecole d’économie de Paris, on sait désormais que les riches Français n’ont pas grand-chose à envier à leurs homologues anglo-saxons. Plus ils sont riches et plus ils s’enrichissent. Et dans des proportions inédites dans l’histoire sociale française.
Reprenant à son compte les sources fiscales déjà exploitées par l’économiste Thomas Piketty, mais cette fois sur une période récente (1998-2005), Landais s’est concentré sur l’évolution des revenus de la petite population française la plus fortunée (allant même jusqu’au 0,01 % des plus riches). Et que constate-t-il ? Un fort «accroissement des inégalités de revenus depuis huit ans». Ça n’a l’air de rien, mais c’est la première fois qu’un économiste peut établir un tel diagnostic, sachant que les travaux de l’Insee avaient jusqu’à présent conclu à une réduction des inégalités en France. Bref, un travail universitaire qui ne tombe pas très bien pour le gouvernement de François Fillon, juste au moment où il va devoir expliquer aux députés l’impérieuse nécessité de voter des cadeaux fiscaux pour une population qui s’est déjà considérablement enrichie.
Davantage d’inégalités
Les très, très riches Français (disons les 1 % les plus riches, soit un bataillon de 350 000 foyers) ont vu leurs revenus augmenter de 19 % entre 1998 et 2005. Et ce chiffre explose littéralement quand on monte encore plus haut dans la hiérarchie sociale : + 32 % pour les 0,1 % les plus riches (35 000 foyers), et carrément + 42,6 % pour le petit club des 0,01 % les plus fortunés (3 500 foyers). Il semble que les riches Français vivent sur une autre planète économique. Car, pendant la même période, le revenu moyen par foyer a connu lui une hausse modeste de 5,9 %, soit une croissance moyenne annuelle de 0,82 %. Soit moins que la croissance du PIB ou même du PIB par habitant.
Ce tableau remet partiellement en cause le diagnostic des inégalités françaises établi par l’Insee. Jusqu’à présent, l’institut national se contentait de mesurer l’écart entre les 10 % les plus riches avec les 10 % les plus pauvres. Et que constatait l’Insee ? Une réduction importante et constante du fossé depuis la fin des années 70. Sauf depuis le début des années 2000, où la réduction semble marquer le pas. «On ne sait pas encore si cela annonce une remontée des inégalités ou juste un palier», précise Pascal Chevalier, chef de la division revenu et patrimoine de l’Insee. L’institut a tout de même affiné ces mesures en comparant les 5 % les plus riches avec les 5 % les plus pauvres. Et alors ? «On n’a rien trouvé de significatif qui prouverait une explosion des inégalités en France», poursuit Chevalier. Pour autant, l’économiste estime que les conclusions de Landais restent compatibles avec le diagnostic de l’Insee. «Simplement parce qu’on est jamais descendu dans un niveau aussi fin d’analyse chez les hauts revenus», explique l’économiste de l’Insee.
Salaires, revenus du capital. tout augmente
Assez classiquement, plus on est riche, plus la part de son patrimoine placé en valeurs mobilières (actions et autres produits financiers) est importante. Pour les 3 500 des plus riches, la part du revenu du patrimoine peut ainsi représenter jusqu’à 40 % de leur revenu total. «L’évolution de la Bourse n’y est pour rien. Cela s’explique par le fait que les entreprises versent des dividendes de plus en plus importants à leurs actionnaires», assure Camille Landais. En sus, les très riches ont vu leurs salaires exploser sur la période : entre + 13,6 % et + 51 % pour le top du top de ces happy few. Deux explications justifient ce feu d’artifice. D’abord, les modes de rémunération de cette population intègrent de plus en plus de zakouski du genre bonus de fin d’année, stock-options, actions gratuites et autres joyeusetés indexées sur le cours de Bourse. L’autre élément d’explication est sectoriel : le versement des primes faramineuses de fin d’année dans le secteur financier et bancaire a boosté la moyenne des plus riches.
«Avec cette hausse des salaires, on est en train de rompre avec trente années de stabilité dans la hiérarchie des salaires en France, estime Camille Landais. Notre modèle est en train de glisser vers le modèle anglo-saxon.» Certes, on est loin des inégalités de revenus de la France des rentiers du début du siècle. Mais, si on regarde ce qui a pu se passer aux Etats-Unis, estime l’économiste, il faudrait peu de temps pour retrouver de tels écarts de revenus et de patrimoine. D’ailleurs, les mesures fiscales que veut faire voter début juillet le gouvernement ne devraient pas contrarier cette course en avant des plus riches contribuables français.
(1) http://www.jourdan.ens.fr/~clandais/
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Jean-René Fourtou, un train de vie de folie
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09:37 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.06.2007
Patronat et syndicats seraient opposés sur le contrat de travail
PARIS (Reuters) - La négociation entre partenaires sociaux sur les contrats de travail, la sécurisation des parcours professionnels et l'assurance chômage sera difficile car patronat et syndicats partent sur des positions contradictoires, estime François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.
"Il s'agit d'une négociation délicate", explique-t-il dans un entretien à paraître jeudi dans La Croix.
"A priori, les positions patronales et syndicales semblent contradictoires : le patronat souhaite simplifier le code du travail en matière de licenciement. À l'inverse, nous souhaitons mieux protéger les salariés pendant les périodes de rupture entre deux emplois", ajoute-t-il.
"Il faudra trouver un compromis, la négociation est là pour ça."
La première rencontre entre les partenaires sociaux se déroulera le 4 juillet.
Interrogé sur les projets de Nicolas Sarkozy concernant le contrat de travail unique et la fusion ANPE-Unédic, François Chérèque répond : "Nous ne négocions pas sur le contrat unique ou la fusion de l'ANPE-Unédic, nous négocions sur la modernisation du marché du travail".
Alors que le président a demandé aux partenaires sociaux d'aboutir sur ces questions d'ici la fin 2007, il souligne que "si, à l'issue de cette négociation, nous n'aboutissons pas à un accord, alors le gouvernement sera libre de légiférer".
Le secrétaire général de la CDFT critique en outre plusieurs mesures et projets fiscaux du gouvernement.
Sur la détaxation des heures supplémentaires, "on ne peut pas imaginer que cette mesure va créer du pouvoir d'achat, car les heures supplémentaires ne concerneront qu'une minorité de personnes", explique-t-il, ajoutant qu'"on a menti aux salariés, il n'y aura pas de volontariat" et qu'"un certain nombre de salariés seront lésés (...) les salariés à temps partiel".
"La TVA sociale nous semble avoir beaucoup de défauts", explique-t-il, même si "la question du financement de la protection sociale, qui pèse trop sur le coût du travail, mérite d'être discutée".
François Chérèque, qui doit rencontrer jeudi Xavier Bertrand, ministre du Travail, sur la question du service minimum, précise que "pour nous, 95% des grèves dans les transports publics peuvent être réglées par la prévention des conflits".
Interrogé sur la hausse du smic, qui devrait être minimale au 1er juillet, il déclare que "la CFDT va demander que, dans le cadre de la conférence sur le pouvoir d'achat qui aura lieu à la rentrée, des contreparties aux exonérations de charges soient demandées aux entreprises en termes de politique salariale, comme Nicolas Sarkozy s'y était engagé".
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15:28 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Contrat de travail, DROIT DU TRAVAIL
02.06.2007
Parlons de la légalité du Contrat Nouvelle Embauche
Le Tribunal des conflits vient de trancher. Ce n’est pas le juge administratif, mais le juge judiciaire qui connaîtra de la conformité du CNE vis-à-vis du droit international.
L’enjeu était d’importance car le Conseil d’Etat a déjà eu l’occasion de valider la légalité du CNE (octobre 2005) alors que certains Conseils des Prud’hommes le considèrent pour le moment contraire au droit international du travail (Longjumeau, avril 2006).
Retour sur le droit en vigueur…
Ce que dit le droit international (Convention 158 de l’OIT)
• Le principe : un motif valable de licenciement (art.4 de la Convention)
"Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service."
• L’exception : une période d’essai raisonnable (art.2.2.b de la Convention)
"Ne bénéficient pas de cette protection "les travailleurs effectuant une période d’essai (…) à condition que la durée de celle-ci soit fixée d’avance et qu’elle soit raisonnable."
Ce que dit le droit français
• Le principe du CNE :
une période d’essai de 2 ans. Le CNE est soumis au code du travail à l’exception des dispositions relatives au droits des salariés en matière de licenciements "pendant les deux premières années courant à compter de sa date de conclusion."
• L’interprétation : absence de motif réel et sérieux (circulaire du 8 mars 2006)
"Le licenciement durant la période de consolidation n’est pas subordonné à l’existence d’une cause réelle et sérieuse."
Toute la question est donc de savoir si un délai de 2ans est raisonnable. Les salariés ont leur petite idée…
L'abrogation du CNE fait partie des mesures qui seront prises si Ségolène Royal est élue. A contrario Du duo Bayrou Sarkozy qui chercheront à le péreniser ou à s'en inspirer pour instituer un contrat unique de travail.
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07:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, RAG 34
25.05.2007
Les mauvais chiffres de l’assurance-maladie : les malades dans le collimateur du gouvernement
Le dépassement de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) était attendu en 2007. Les mauvais chiffres des dépenses d’assurance-maladie du mois d’avril le confirment. Le Parti Socialiste avait dénoncé dès le vote de la loi de financement de la sécurité sociale le caractère délibérément sous-évalué de l’ONDAM 2007, inférieur d’un demi-point à l’augmentation des dépenses observée en 2006. Le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance-maladie s’apprête ainsi à révéler un secret de polichinelle embarrassant pour le gouvernement Fillon, contraint dès son entrée en fonction de pallier la gestion calamiteuse des comptes sociaux depuis cinq ans.
En affichant un ONDAM faible, la majorité sortante réduisait artificiellement les prévisions de déficit de l’assurance-maladie et espérait du même coup faire la preuve électoraliste du succès de la réforme de 2004.
L’ampleur du dépassement anticipé par le comité d’alerte, annoncé à 1,8 Md € en année pleine, soit très au-delà des 0,75 points supplémentaires à l’ONDAM tolérés, signe au contraire l’échec patent de la loi Douste-Blazy. S’appuyant sur des dispositifs restrictifs tels que les forfaits non remboursés sur les actes médicaux et le maquis tarifaire du médecin traitant, celle-ci visait un déficit zéro dès 2007. Le compte n’y est pas, puisqu’au rythme actuel le trou de l’assurance-maladie atteindrait environ 6 Mds € en 2007.
Le Parti Socialiste appelle le gouvernement à faire preuve de responsabilité dans le choix des mesures d’économies bientôt exigées par le comité d’alerte. Faute en effet de ne pouvoir compter sur les fruits d’une gestion responsable et prévisionnelle des finances de l’assurance-maladie, il y a tout lieu de craindre que le gouvernement Fillon privilégiera les solutions antisociales et à courte vue des déremboursement et des franchises médicales, qui figurent au programme présidentiel de Nicolas Sarkozy. Encore une fois, ce seront les malades et les assurés sociaux qui seront pénalisés.
Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé
et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé
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09:33 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sécurité Sociale
21.05.2007
RETRAITES : Les retraités manifesteront JEUDI 24 mai à Montpellier
Lettre ouverte aux candidats aux législatives et à leurs représentants.
Les Organisations Syndicales de Retraités CFDT, CGT, FSU, UNSA, FGR/FP de l’Hérault en vous adressant ce courrier vous interrogent sur 5 questions dont les réponses pour les retraités sont capitales, car elles concernent leur intérêts vitaux.
Le 24 mai est prévu à Montpellier un rassemblement des retraités sur la place de la comédie, où l’ensemble de la presse est invité. Nous vous demandons de bien vouloir nous faire parvenir par écrit vos réponses à ces 5 questions, avant cette date (c’est à dire entre le 21 et le 23 mai au plus tard)
En vous remerciant par avance.
1) Télécharger la lettre aux candidats et à leurs représentants
2) Télécharger la lettre-tract que nous adressons à l'ensemble de la population retraitée
Pour tout contact de l’intersyndicale :
André FERNANDEZ
Union Syndicale des Retraités CGT Maison des syndicats 474 allée Henri II de Montmorency
BP 9592 34045 MONTPELLIER CEDEX 1 Tel : 06 25 13 28 65 Mail : [email protected]
nb : vous pouvez nous communiquer votre réponse par mail
Montpellier le 17 mai 2007
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18:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, RAG 34
06.05.2007
Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?
Nicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %
Ségolène Royal : 46,94 %
La France a choisi : A DROITE TOUTE !
Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).
Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !
RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34
20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !
27.04.2007
Défense des droits des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel
Les intermittents du spectacle et de l’audiovisuel, en occupant, avec des associations de chômeurs, le toit du siège de l’UNEDIC, manifestent à nouveau pour la défense de leurs droits.
Le Parti socialiste rappelle qu’il a constamment apporté son soutien à la juste revendication de ces professions artistiques et culturelles,dont le droit à l’indemnisation du chômage a été gravement remis en cause par les protocoles de 2003 et 2006, que le pouvoir actuel a avalisés.
A travers la lutte que celles-ci mènent, il y va de la défense d’une création vivante dans notre pays, de la promotion de la diversité culturelle qui ne peut être soumise à la seule loi du marché et de la rentabilité immédiate, et de la richesse d’une vie artistique libre et foisonnante.
Alors que le candidat de la droite Nicolas SARKOZY entérine un dispositif inique imposé par le MEDEF, qui vise à exclure de très nombreux artistes et techniciens des annexes 8 et 10 et à démanteler la politique culturelle publique, Ségolène ROYAL, au contraire, a pris position pour sa remise à plat en prônant une nouvelle négociation collective, dans un cadre élargi, et avec des conditions clairement posées par le nouveau gouvernement qu’elle formera à l’agrément d’un futur accord :
mise en place d’un système réellement pérenne et équitable, replaçant les annexes 8 et 10 au coeur de la solidarité interprofessionnelle ;
retour aux 507 heures en 12 mois ;
incitation forte afin que les entreprises culturelles et audiovisuelles employant des intermittents pour des fonctions permanentes, transforment leurs contrats en CDI.
Seule la victoire de Ségolène ROYAL à l’élection présidentielle permettra de sauver un régime d’indemnisation du chômage menacé par la politique libérale de la droite, et de redonner un nouvel élan à la création artistique dans notre pays.
Communiqué de Anne HIDALGO
Secrétaire nationale à la Culture et aux Medias
RAG 34. Les lolo's 34
07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INTERMITTENTS DU SPECTACLE
26.04.2007
Elections - Diam's voit Nicolas Sarkozy comme "un danger"
La rappeuse française perçoit le candidat UMP à l'élection présidentielle comme un "danger" potentiel.
La rappeuse Diam's voit en Nicolas Sarkozy "un danger", a-t-elle déclaré, lundi, à Paris, lors de la conférence de presse de présentation du DVD de sa tournée, Au tour de ma bulle. "Je ne le vois pas comme un mec de droite mais comme un danger. Il n'aime pas le peuple mais il s'aime lui", a estimé la rappeuse, en réponse à une question sur les résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy a été qualifié, dimanche, pour le second tour de la présidentielle, avec 31,18% des voix, contre 25,87% à sa rivale socialiste Ségolène Royal.
"Je suis contente de savoir que je vis dans un pays où onze millions de personnes sont d'accord avec ses idées", a ironiquement déclaré la rappeuse, se disant "triste" du résultat de Nicolas Sarkozy au premier tour. "Je ne suis pas d'une génération qui vote pour quelqu'un qu'elle aime, je vote contre quelqu'un que je n'aime pas", a-t-elle poursuivi. Interrogée sur ce qu'elle pensait faire dans dix ans, elle a répondu: "Je ne sais pas si je rapperai encore, car on ne rappe pas sans rage. Mais si Nicolas Sarkozy passe, on aura encore cinq ans de beau rap !"
Enrico dans les bras de Sarkozy
Diam's a épinglé Nicolas Sarkozy dans La Boulette, chanson-phare de son disque à succès Dans ma bulle, sorti il y a un an, dont les paroles disent :"Y a comme un goût de démago dans la bouche de Sarko".
Enrico Macias, lui, ne partage pas les craintes de Diam's. Lundi, le chanteur a adapté les paroles d'une de ses chansons "Toi Paris, tu m'as pris dans tes bras", devant quelques milliers de militants UMP, venus assister à la première réunion publique de second tour de la présidentielle de Nicolas Sarkozy. S'accompagnant de sa guitare, Enrico Macias a lancé "Toi Sarko, je suis bien dans tes bras", sous les acclamations du public, dont beaucoup d'étudiants revêtus d'un T-shirt portant l'inscription "les étudiants avec Sarkozy".
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Musique/RAP : SARKO lepénise la France. Pour la rapeuse DIAM's : C'est pas ma France à moi...
Alors que Sarkozy voudrait lepéniser la France, la chanteuse Diam's pourtant nommée quatre fois à la cérémonie des victoires de la musique a été boudé par "la profession". Simple boulette ou juste Présidentielle oblige ?
Diam's
Ma France à moi
2006 "Dans ma bulle"
Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves,
Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,
Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde,
C'est le hip-hop qui la fait danser sur les pistes,
Parfois elle kiffe un peu d'rock, ouais, si la mélodie est triste,
Elle fume des clopes et un peu d'shit, mais jamais de drogues dures,
Héroïne, cocaïne et crack égal ordures,
Souvent en guerre contre les administrations,
Leur BEP mécanique ne permettront pas d'être patron,
Alors elle se démène et vend de la merde à des bourges,
Mais la merde ça ramène à la mère un peu de bouffe, ouais.
Parce que la famille c'est l'amour et que l'amour se fait rare
Elle se bat tant bien que mal pour les mettre à l'écart,
Elle a des valeurs, des principes et des codes,
Elle se couche à l'heure du coq, car elle passe toutes ses nuits au phone.
Elle parait faignante mais dans le fond, elle perd pas d' temps,
Certains la craignent car les médias s'acharnent à faire d'elle une cancre,
Et si ma France à moi se valorise c'est bien sûr pour mieux régner,
Elle s'intériorise et s'interdit de saigner. Non...
{Refrain: x2}
C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge
Ma France à moi ne vit pas dans l' mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre
Ma France à moi elle parle en SMS, travaille par MSN,
Se réconcilie en mail et se rencontre en MMS,
Elle se déplace en skate, en scoot ou en bolide,
Basile Boli est un mythe et Zinedine son synonyme.
Elle, y faut pas croire qu'on la déteste mais elle nous ment,
Car nos parents travaillent depuis 20 ans pour le même montant,
Elle nous a donné des ailes mais le ciel est V.I.P.,
Peu importe ce qu'ils disent elle sait gérer une entreprise.
Elle vit à l'heure Américaine, KFC, MTV Base
Foot Locker, Mac Do et 50 Cent.
Elle, c'est des p'tits mecs qui jouent au basket à pas d'heure,
Qui rêve d'être Tony Parker sur le parquet des Spurs,
Elle, c'est des p'tites femmes qui se débrouillent entre l'amour,
les cours et les embrouilles,
Qui écoutent du Raï, Rnb et du Zouk.
Ma France à moi se mélange, ouais, c'est un arc en ciel,
Elle te dérange, je le sais, car elle ne te veut pas pour modèle.
{au Refrain, x2}
Ma France à moi elle a des halls et des chambres où elle s'enferme,
Elle est drôle et Jamel Debbouze pourrait être son frère,
Elle repeint les murs et les trains parce qu'ils sont ternes
Elle se plait à foutre la merde car on la pousse à ne rien faire.
Elle a besoin de sport et de danse pour évacuer,
Elle va au bout de ses folies au risque de se tuer,
Mais ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rie,
Et refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu'on bouge.
Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,
Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s' croit au Texas, celle qui à peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut être sous ma fenêtre,
Celle qui pense qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent.
Diam's vue par Faïza Guène pour Infos jeunes
Je vais vous raconter une histoire. Dans cette histoire, il y a une fille qui kiffe la musique.
Il y a ceux qui disent que ce n'est pas de la musique de filles et il y a surtout ceux qui kiffent sa musique.
C'est l'histoire d'une princesse d'aujourd'hui qui n'est ni blonde, ni perchée sur des talons aiguilles. Elle ne présente pas la météo et elle a choisi une autre option que celle de dormir cent ans en attendant qu'un looser vienne la réveiller. La princesse a du caractère, elle a troqué la robe bouffante contre un jean , s'est parée d'une coupe garçonne et a saisi le micro pour affronter le monde.
L'héroïne de mon histoire, ce n'est pas elle par hasard.
La princesse est décalée, très tôt, elle a compris tout un tas de trucs.
Dans la course, elle était loin devant. C'est peut-être aussi l'avantage d'aimer porter des baskets et pas ces souliers de verre qui font chuter à la longue.
Comme souvent dans ce genre de contes, ça ne démarre pas au top. La princesse est blessée, elle est nourrie d'histoires qui font mal. Elle ne lâche pas l'affaire pour autant, et passe enfin au deuxième chapitre, celui qui dit que la princesse doit se faire entendre. Alors elle choisit son arme et ses munitions; un stylo qu'elle a chargé de détermination, de larmes et de cœur.
Pas de pomme empoisonnée, de marâtre ou de nains, mais tout de même quelques obstacles. On lui met des bâtons dans la plume. Elle surmonte en tant que vaillante princesse de cette histoire, à force de patience, de passion et grâce aux barres chocolatées dont elle raffole.
Et puis, peu à peu, les mots chassent les maux.
La princesse Diam's se fait un nom qu'on ne brise pas à coup de baguette magique. Il pleut sa musique sur les ondes du royaume de France, elle peut crier victoire au micro. Elle berce à coups de rage, émeut avec force. La princesse a raconté son histoire, dans sa musique, elle ouvre son univers, elle fait partager son intimité avec ce qu'il faut de pudeur. On se tatoue sa voix dans l‘âme. Le public est conquis, la vibe de Diam's coule en milliers d'exemplaires. La princesse vit pour sa musique, elle a l'humble ambition et la ferme intention d'écrire la prochaine page de cette histoire puisque sort le nouvel album. Voilà que le diamant revient briller.
Comment est-ce possible de rire, pleurer, danser et réfléchir, tout ça à la fois, sur un album rap?? C'est que je me suis dis en l'écoutant. Une fantastique claque de talent, d'originalité et de risques. Ceux qui ont aimé « Brut de femme » seront enchantés de voir combien tous les ingrédients qu'ils ont adorés dans la recette Diam's sont à nouveau réunis mais à la puissance 10.
Ce qui arrive dans vos oreilles, c'est de la Boulette.
« Diam's, raconte nous des histoires… »
Si ça ne tient qu'à moi, j'écris déjà la fin, La princesse vécut toute sa vie dans la musique et fit beaucoup d'albums…
Rédigé par Infos Jeunes 2006 le Samedi 04 Février 2006
"C'est pas ma France à moi,..celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante..."
RAG 34. Lio
15:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DIAM'S, RAG 34
05.04.2007
17 lycéens du Lycée Voltaire soumis à la loterie de la régularisation (podcast)
A un mois et demi du bac, la mobilisation des profs et des élèves pour obtenir la régularisation de 17 lycéens sans papiers au micro de Caroline Cartier
Chronique Cartier Libre Caroline Cartier
du lundi au jeudi de 7h48 à 7h52 sur France Inter
Le blog de ZECK
RAG 34. Lolo34
09:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS PAPIERS
28.03.2007
Emeutes répétées : Défiance grandissante de la population envers la police... RAG 34 s'interroge !
A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, en moins de dix jours déjà deux incidents sérieux avec la police à Paris
Après l'émeute rue Rampal dans le 19 ème à Paris, suite à la venue de la police pour interpeller un grand père sans papiers venu récupérer ses petits enfants au sortir de l'école maternelle; hier la violence est encore montée d'un cran, lors de la tentative d'interpellation d'un voyageur sans billet, sur les quais du métro proche de la gare du Nord.
Deux incidents graves sur l'échelle des faits divers, mais qui par leur surgissement soudain à la veille d'une élection majeure, nous interrogent.
Pourquoi les forces de maintien de l'ordre sont depuis plusieurs mois systématiquement prises violemment à partie par la population dès qu'elles interviennent pour des opérations habituellement qualifiées de simple police ?
Trop de bavures ? Manque d'effectifs? Manque d'organisation du travail (stress, faire du chiffre à tout prix,etc) ? Manque de considération et de reconnaissance du personnel ? Manque de formation? Abandon définitif et sans cesse réaffirmé des services publics issus du Conseil National de la Résistance ?
Pas seulement, ces incidents prouvent surtout le divorce relationnel de la population d'avec une police perçue comme juste répressive utilisant volontiers la force; démonstration violente inappropriée et marque de la faiblesse des moyens pourtant souverains de la République.
Contrairement aux déclarations et propositions de Sarkozy, il est urgent de renouer le dialogue avec la population en rétablissant notamment une police de proximité, mais aussi une vraie politique de prévention contre la délinquance.
Souhaitons ensemble que l'élection présidentielle ne se joue pas une fois encore sur des questions de sécurité, thème porteur depuis toujours et si cher à la droite qui a su et sait l'exploiter à chaque élection.
Comme en 2002, Il ne faudrait pas qu'un fait divers "sordide" vite monté en épingle par une certaine presse "aux ordres de Sarkozy" nous prive du débat démocratique qui nous est du, et que nous n'aurons plus de sitôt si nous n'y prenons garde !
Et tout cela, alors même que la France devra dès le lendemain des élections assurer la prochaine présidence de l'Europe. Faut-il vous le rappeler, à un moment majeur sinon clé de notre politique pour les prochaines décennies à venir ?!
Quelle mondialisation ? Quelle Europe ? Quelle place pour la France ? Logement, emploi, éducation, pouvoir d'achat, recherche, etc.
Ne nous laissons pas une fois de plus voler les élections ! Le 22 avril votez aussi pour la défense des services d'Etat dus au public !
RAG 34. Lolo34
14:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SECURITE, INSECURITE, VIOLENCE, POLICE, EMEUTES, RAG 34
25.03.2007
"Voteriez-vous pour moi si j'étais séropositive ?"
Faire un don
Ensemble contre le sida Un seul numéro le 110
12:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : AIDS, SIDA, 110
17.03.2007
Réforme du contrat de travail : Bayrou rejoint Sarkozy
François Bayrou vient coup sur coup de déclarer qu’il n’avait jamais entendu supprimer le contrat « nouvelles embauches » et qu’il était favorable à un « CDI avec une période d’essai suffisante pour permettre de la souplesse ».
Ces propositions sur le contrat de travail sont exactement les mêmes que celles formulées récemment par Nicolas Sarkozy.
Le Parti socialiste rappelle que, contrairement à ce que prétend Monsieur Bayrou, le contrat « nouvelles embauches » est exactement le même dispositif que le contrat « première embauche » quant à la situation des salariés concernés. Dans les deux cas, le salarié peut être congédié à tout moment pendant deux ans sans motif, sans préavis, sans indemnité.
Le Parti socialiste rappelle également aux deux candidats de droite que le droit du travail permet déjà aux employeurs d’imposer jusqu’à deux mois de période d’essai aux salariés, et jusqu’à six mois aux cadres. Ces durées sont largement suffisantes pour l’évaluation par les employeurs des capacités professionnelles de leurs salariés.
La proposition des deux candidats de droite d’un contrat de travail avec période d’essai plus longue reviendrait à instituer l’équivalent d’un CPE pour tous les salariés. Un tel recul serait synonyme de précarité accrue pour les salariés, sans aucun effet bénéfique sur l’emploi, comme en témoignent plusieurs enquêtes du ministère du travail lui-même.
A l’opposé du projet de Nicolas Sarkozy d’instituer un contrat de travail unique sur le modèle du CNE, Ségolène Royal s’engage à abroger ce dispositif inefficace et néfaste, et à faire du CDI et de l’emploi stable le droit commun du travail.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
RAG 34. Lolo34
13:04 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, CPE, CNE, CONTRAT UNIQUE, RAG 34
14.03.2007
Le travail : "Bayrou ? Le vide ! Mais le travail dur, pénible et pendant très longtemps, c'est Sarkozy."Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !
Travail pénible pour tout le monde !
"Pour Nicolas Sarkozy, le travail doit être pénible pour les travailleurs mais très rentable pour les grandes entreprises... Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !
- Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité.
- Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active.
- Favoriser le retour à l’emploi.
I) L’enjeu
Un diagnostic s’impose : En France, le chômage ne baisse pas, sauf dans les statistiques officielles, la précarité se répand, le nombre de Rmistes a augmenté de plus de 250 000 depuis 2002. 70 % des embauches se font avec des CDD et de l’intérim.
Dans ses voeux aux Français du 4 janvier 2007, Ségolène Royal avait relevé :
« Je sens monter dans le pays une inquiétude croissante, une colère parfois, une exaspération souvent. Ce sentiment insupportable de ne plus pouvoir maîtriser son existence, vivre dignement de son travail, progresser et espérer mieux pour ses enfants. Et en même temps, le progrès social n’est pas toujours au rendez-vous : pour des millions de salariés, le travail ne paye pas et l’on compte aujourd’hui, malgré la richesse de la France, 2,5 millions de ces travailleurs pauvres qui sont d’ailleurs en majorité des travailleuses pauvres, souvent contraintes d’accepter des emplois à temps partiel ».
Cette inquiétude s’est retrouvée dans les débats participatifs. Ceux-ci ont en effet beaucoup porté sur la précarité du travail. Cette précarité touche même les diplômés, qui enchaînent, faute de trouver un emploi, des stages non rémunérés. L’ascenseur social est bloqué. Dans ce système aggravé par la politique menée par la droite depuis cinq ans, seuls les plus favorisés s’en sortent.
II) DES PROPOSITIONS COHERENTES POUR REHABILITER LA VALEUR TRAVAIL
Ce ne sont pas les 35 heures mais la droite qui détruit la valeur travail. « La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre. » (Article de la candidate dans les Echos en date du 19 mai 2006)
Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité
1- Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.
2- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le contrat nouvelle embauche (CNE) pour faire du CDI la règle.
3- Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes, notamment sur les questions d’organisation du travail, de conditions de travail, d’aménagement du temps de travail, de pénibilité, de temps partiel subi. Sur les 35 heures, Ségolène Royal propose l’ouverture de négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.
Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active
4- Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ségolène Royal propose d’ouvrir 500 000 emplois tremplins aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche.
5- Instaurer un plan à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet.
Favoriser le retour à l’emploi
6- Instaurer un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.
7-Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études.
8- Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante, une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par le service public de l’emploi.
III) UNE VISION D’ENSEMBLE DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Dans son discours du 11 février, la candidate est revenue sur sa conception du développement durable qui « repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'économique, le social et l'environnemental (…), la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinquième puissance économique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, qui innovent, qui prennent des risques et qui travaillent dur. (…) Nous ne tiendrons durablement ce rang que si nous recréons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés et à créer en fait ce vrai dialogue social qui reste en France si terriblement archaïque. L'inventivité des entrepreneurs doit être reconnue, mais la dignité du travail doit être respectée et même remise à l'honneur. »
Le travail pour tous, c’est cela valoriser le travail.
RAG 34. Lolo34
06:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, RETOUR A L'EMPLOI, RAG 34
10.03.2007
Ministère de "l'immigration et de l'identité nationale": tollé contre Sarkozy
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy, en prônant la création d'un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", s'est attiré les vives critiques de ses adversaires politiques et des associations qui y ont vu un appel du pied à l'électorat FN, à six semaines du premier tour.
"Je veux un ministère de l'immigration et de l'identité nationale", a annoncé jeudi soir le candidat UMP lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.
La proposition a été dénoncée dès jeudi soir par le PS, pour qui le ministre de l'Intérieur "laisse entendre que l'immigration est une menace potentielle pour la culture française". Le PS a demandé vendredi à M. Sarkozy de "revenir sur cette proposition" et "reconnaître son dérapage".
Le numéro un PS François Hollande a enfoncé le clou: "Je crains vraiment que dans cette campagne Nicolas Sarkozy soit dans un flirt poussé avec les thèses du Front national".
Le candidat UDF, François Bayrou, a renchéri, estimant "qu'en enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale", Nicolas Sarkozy a franchi "une frontière". En meeting à Perpignan vendredi soir, M. Bayrou a jugé que "l'identité nationale de la France, elle a un nom, c'est la République".
"On ne mélange pas dans le même ministère immigration et identité nationale. D'abord on ne fait pas un ministère de l'identité nationale. On ne fait pas un ministère de la France", a-t-il dit.
"Les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République", a estimé la candidate PCF Marie-George Buffet, pour qui "accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire".
Face à ces critiques, la porte-parole du candidat UMP, Rachida Dati, a fait valoir que "il n'y a rien de choquant, ni aucune connotation à immigration et à identité nationale".
Vendredi, le candidat de l'UMP s'est lui-même défendu devant la presse contre ces "mauvaises polémiques" car l'identité française, ce n'est pas un gros mot".
"L'Histoire de France, la fierté d'être Français, l'identité française sont au coeur de la campagne électorale", a-t-il ensuite affirmé lors d'une réunion publique à Caen.
L'idée de ce nouveau ministère a été approuvée par Jean-Marie Le Pen qui voit là "une petite opération de racolage sur les terres du FN".
Elle a en revanche suscité l'indignation d'associations. La Ligue des droits de l'homme s'est déclarée "scandalisée" par cette proposition, qui "constitue un appel de pied supplémentaire à l'extrême droite".
SOS Racisme a regretté que "l'immigration serve à nouveau de lamentable épouvantail aux échecs et aux failles du passé" et affirmé que les candidats à la magistrature suprême "ne doivent pas divertir les citoyens en flattant les plus bas instincts d'une partie d'entre eux".
Dans la même veine, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) affirme que Nicolas Sarkozy "n'a pas utilisé ces termes par hasard" et qu'en associant ces termes, "il libère la parole et l'idéologie raciste, il menace gravement la cohésion nationale".
"Visiblement, Nicolas Sarkozy entreprend la danse du ventre devant l'électorat de Le Pen", ironise le Réseau éducation sans frontières, voyant comme "ministre de l'Identité nationale" Johnny Hallyday, soutien de Nicolas Sarkozy qui s'est installé en Suisse tout en demandant la nationalité belge.
Samedi, Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a estimé que "la lepénisation du discours de Nicolas Sarkozy est en marche" et que "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée".
"Nicolas Sarkozy est manifestement un candidat à la dérive", a estimé le porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP, suite à l'annonce du candidat UMP de son projet de créer s'il est élu "un ministère de l'immigration et de l'identité nationale".
Pour le député de Saône-et-Loire, "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée". Au début de la semaine, M. Sarkozy avait indiqué qu'il se "battrait" pour que M. Le Pen -et Olivier Besancenot (LCR)- puissent être candidats.
"A quand l'arrivée de la famille Le Pen au gouvernement et au pouvoir dans les wagons du sarkozysme ?", se demande M. Montebourg.
Souk CHANTHALANGSY
RAG 34. Les lolo's 34
16:55 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, IMMIGRATION, CODE DE LA NATIONALITE, IDENTITE FRANCAISE, RAG 34
07.03.2007
Deux administrateurs de l'Insee estiment à 9,5% et non à 8,7% le "véritable" taux de chômage
Quel a été le véritable taux de chômage français en 2006? Jeudi 8 mars, l'Insee ne dévoilera sans doute pas ce chiffre – celui qui est calculé selon la norme du Bureau international du travail (BIT) – mais tentera d'expliquer pourquoi ses experts n'ont pas été en mesure de le publier, comme chaque année, en mars. Cela se passera devant le Conseil national de l'information statistique (CNIS), qui réunit syndicalistes, patronat, économistes, fonctionnaires du ministère de l'emploi… L'Insee – qui est largement suspecté d'avoir reporté la publication du chiffre du chômage à l'après présidentielle pour la raison qu'il serait nettement moins bon que prévu et ne servirait pas le bilan de Dominique de Villepin – n'a, jusqu'ici, pas convaincu de sa bonne foi en invoquant des raisons d'ordre technique.
Trois fonctionnaires – deux administrateurs de l'Insee, dont l'un a travaillé au ministère de l'emploi, et un salarié syndicaliste de l'ANPE – ont calculé que le taux de chômage ne serait en fait pas de 8,7% à la fin 2006 – un chiffre calculé à partir des données de l'ANPE – mais de près de 9,5%. Ce dernier chiffre représenterait les demandeurs d'emploi au sens du BIT, c'est-à-dire ceux qui, quand on les interroge, se déclarent à la recherche d'un emploi, qu'ils soient inscrits ou non à l'ANPE.
La correction serait donc de 0,8 point, ce qui représenterait quelques 200 000 demandeurs d'emplois en plus. Et atténuerait considérablement le recul du chômage dont peut se vanter le gouvernement : fin 2005, son taux, au sens BIT, était de 9,8%. Traditionnellement, le passage des estimations calculées à partir des données de l'ANPE au chiffre BIT, indépendant du mode de gestion administrative de l'emploi, donne lieu à une correction bien moins importante : elle est généralement comprise entre 0,1 et 0,3 point.
Les trois experts ont rédigé une note de 15 pages, envoyée anonymement par Internet à plusieurs économistes et que Le Monde s'est procuré. Signée Schi – pour schizophrène, "parce que nous sommes à la fois dedans et dehors", dans le système de la statistique française de l'emploi et critique à son égard, explique l'un des auteurs –, celle-ci retrace les modifications qui ont affecté le calcul du nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE depuis juin 2005, c'est-à-dire depuis que Dominique de Villepin est à Matignon.
En l'occurrence, elles sont nombreuses. Certaines relèvent des partenaires sociaux et des réformes du système d'indemnisation des chômeurs qu'ils ont adoptées, avec notamment la mise en place de contrôles supplémentaires. Même si des décrets gouvernementaux en ont renforcé les effets, celles-ci expliquent une grande partie – sans doute près de la moitié – de la correction.
Une enquête du CNIS, en 2005, est à cet égard instructive. Elle établit que le nombre de sorties mensuelles a augmenté de plus de 30000 à partir de juin 2005. Seul un quart de ces sorties résulte d'une reprise d'un contrat à durée indéterminée. Un cinquième d'entre elles correspond à un non renouvellement accidentel suivi d'une réinscription. Un quart est à mettre au compte d'un non-renouvellement de l'inscription, accidentel ou motivé (fin d'indemnisation), sans réinscription.
Pour le reste, la correction s'explique par la modification du mode de comptabilisation des chômeurs inscrits à l'ANPE. Ainsi – notamment dans la foulée du plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo mais pas seulement – des demandeurs d'emploi se sont vus mettre hors des catégories phares pour les statistiques du chômage : les demandeurs d'emploi créateurs d'entreprise, ceux qui bénéficient de petits boulots aidés par l'Etat, ou encore les licenciés économiques signataires de conventions de reclassement personnalisé ou du contrat de transition professionnelle… Nombre de conjoncturistes s'étonnent depuis plusieurs mois des taux de chômage établis à partir des chiffres de l'ANPE. Certes, il y a des créations d'emplois mais, comme le reconnaissait lui-même le ministère de l'emploi en octobre 2006, dans une note au deuxième trimestre de cette même année, "le dynamisme estimé de l'emploi ne suffit pas à expliquer l'ampleur de la baisse du chômage".
Virginie Malingre
RAG 34. Les Lolo's 34
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26.02.2007
Des paysans unis pour le droit de produire
Agriculture. Le Forum pour la souveraineté alimentaire a lieu au Mali jusqu'à mardi.
Par Eliane PATRIARCA
QUOTIDIEN : lundi 26 février 2007
Sélingué (Mali) envoyée spéciale
De l'amphithéâtre en terre rouge et au toit de paille de riz où se tiennent les réunions plénières, on domine le lac de Sélingué. De l'eau à perte de vue, miroitante sous le blanc soleil de la fin du jour. On est à 140 km au sud de Bamako, tout près de la frontière guinéenne, où se tient depuis quatre jours le Forum pour la souveraineté alimentaire. Une rencontre mise sur pied par un collectif d'organisations paysannes, dont Via Campesina, le mouvement paysan international, et le Roppa (Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest). Quelque 600 délégués, paysans, producteurs de semences et pêcheurs, venus d'une centaine de pays, sont réunis là pour cinq jours de travail. Avec la volonté, au fil de nombreux ateliers thématiques et de discussions compliquées par les traductions multiples, de définir et de bâtir un plan d'action pour faire reconnaître par les Nations unies la souveraineté agricole comme un droit.
Ressources. Lancé en 1996 par Via Campesina en marge d'un Sommet de l'alimentation de la FAO, le concept de souveraineté alimentaire désigne le droit des peuples à définir leurs politiques agricole et alimentaire indépendamment des opportunités des marchés mondiaux. L'objectif est de garantir des prix décents aux paysans afin qu'ils puissent continuer à vivre chez eux de la terre, mais aussi d'opter pour une agriculture durable qui préserve les ressources naturelles et la biodiversité domestique. «La sécurité alimentaire défendue par la FAO consiste à garantir une alimentation suffisante par le biais du commerce, explique Jean-Marc Desfilhes, coordinateur international du Forum et membre de Via Campesina. Mais ça ne marche pas, estime-t-il ; aujourd'hui, 850 millions de personnes souffrent de la faim, qui en très grande majorité sont des paysans. La souveraineté va plus loin, elle implique le droit de protéger la production et le marché agricole intérieurs des importations.»
Les organisateurs du Forum ont choisi l'Afrique parce que l'agriculture occupe la majorité des populations, le Mali parce que c'est le seul pays à avoir déjà intégré la souveraineté alimentaire dans sa loi d'orientation agricole et le village de Sélingué à cause de... José Bové. Le leader de Via Campesina, qui travaille sur le Forum depuis deux ans, est arrivé samedi à Sélingué pour la cérémonie officielle d'ouverture avec le président malien. «C'était une idée un peu cinglée, reconnaît-il, d'accueillir les délégués dans ce petit village, mais cela n'aurait eu aucun sens au palais des congrès de Bamako !» Il a donc fallu bâtir de toutes pièces ce nouveau village de cases blanches coiffées de paille de riz, amener l'eau et l'électricité, aménager des salles de réunion sous des abris de paille, construire des petites cabines pour les traducteurs en contreplaqué et en plastique épais... Début décembre, seule une case était construite. Mais, malgré les gros couacs du premier jour, le pari est tenu. Et Sélingué est désormais doté d'un équipement, entièrement construit par les maçons et les électriciens des villages avoisinants, pour devenir un centre de formation pour les mouvements sociaux de l'Afrique de l'Ouest.
Melting-pot. Voilà comment fonctionne ce Forum où l'on avance en marchant. Au-delà des discussions thématiques, parfois laborieuses, le Forum devient, de jour en jour, un melting-pot de témoignages, un générateur de synergies, un creuset de solidarités entre organisations paysannes pour mener ce combat. «Toute la bataille de la souveraineté alimentaire, insiste José Bové, c'est de faire comprendre qu'il n'y a pas de droit à l'alimentation s'il n'y a pas de droit à la production.» Ici, tous en sont intimement convaincus par leur expérience quotidienne. Mais comment bâtir un droit, défendre un concept qui n'existe pour l'instant que par défaut ? Mardi, lors de la clôture, chacun repartira avec un plan d'action et de nombreuses idées.
RAG 34. Lovely34
07:49 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.02.2007
J-59. Ségolène Royal : "Les propositions sociales de Nicolas Sarkozy sont dangereuses, elles dresseront les Français les uns contre les autres."
En présence de salariés de Geodis, confrontés à un plan de suppressions d'emplois, Ségolène Royal est revenu sur certaines propositions du candidat UMP.
"J'entends certains qui parlent de revaloriser le travail et qui proposent comme solution de détaxer les heures supplémentaires. Ces propositions sont dangereuses, car elles vont creuser le délitement du lien social".
Ségolène Royal craint qu’avec une telle mesure, "ça coûtera moins cher" de faire faire des heures supplémentaires que d'embaucher un nouveau salarié.
"Ce n'est certainement pas en supprimant l'impôt de solidarité sur la fortune, comme le propose le candidat de la droite, qu'on remettra la France debout, et certainement pas en faisant travailler les salariés jusqu'à 70 ans, comme (Nicolas Sarkozy) le propose".
"Ces propositions sont dangereuses, elles creuseront les brutalités, les violences, les frustrations, elles dresseront les Français les uns contre les autres". Elles "ne sont pas crédibles, pas sérieuses".
"C'est en augmentant le pouvoir achat des bas salaires aussi que nous relancerons la machine économique, certainement pas en réaménageant la fiscalité et en favorisant la rente par la suppression de l'ISF".
Ségolène Royal dénonce "le capitalisme financier destructeur pour nous tous".
"Je veux que la France mette en place un ordre économique et social juste. Ce n'est pas juste lorsque des salariés sont licenciés d'une entreprise qui fait des bénéfices et demain, ce ne sera plus possible", s’indigne-t-elle, rappelant sa proposition d'obliger les entreprises dans ce cas à "rembourser toutes les aides publiques" qu'elles ont perçues.
Ségolène Royal indique qu’elle dira à Angela Merkel, lors de leur rencontre le 6 mars, "un certain nombre de choses". "Il faut sortir de cette inertie libérale, l'Etat peut encore peser, je veux un Etat fort, qui négocie avec ses partenaires européens" en faveur d'une régulation économique et sociale.
Mercredi 21 février
LE PACTE PRESIDENTIEL en musique : 100 mesures pour que ça change fort !
RAG 34. Lolo34
10:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.02.2007
Le Contrat Nouvelle Embauche, fragile et peu utile
Seuls 8% des employeurs n'auraient pas recruté sans ce contrat à dissolution aisée. Un seul CNE sur deux survit après douze mois d'embauche.
Le CNE frère jumeau du CPE valait-il tant de divisions ? Un an et demi après l'introduction de ce contrat facilement dissoluble, une étude chiffrée du ministère de l'Emploi, dévoilée par Les Echos, dresse un bilan en demi-teinte. Et c'est peu dire.
Si Dominique de Villepin a pu annoncer plus de 700.000 embauches en CNE depuis août 2005, le ministère de l'Emploi estime que, fin décembre, entre 360.000 et 460.000 personnes étaient encore en poste. Seul un CNE sur deux (49%) conclu en 2005 est toujours d'actualité après douze mois. Pour les CDI, le taux de survie est de 68%. A noter toutefois: dans un cas sur deux, la rupture est le fait de l'employé.
400.000 emplois, c'est toujours ça... Oui, mais la question est de savoir si ces personnes auraient été engagées en l'absence du CNE. Et la réponse apportée par l'étude est cinglante. 72% des employeurs auraient de toute façon "embauché à la même date sous une autre forme de contrat". Seuls 8% n'auraient pas du tout recruté sans ce nouveau contrat.
SARKOZY veut généraliser le CNE et même s'en inspirer pour créer un contrat unique d'embauche. ROYAL veut l'abroger !
SARKOZY il ne passera pas par moi, je vote socialiste !
RAG 34. Les lolo's 34
12:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Matignon confirme le plan Airbus de suppression de 10.000 postes
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PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin confirme que le plan de restructuration "Power 8" d'Airbus prévoit 10.000 suppressions de postes.
Interrogé sur RTL, le Premier ministre a souligné que le gouvernement français s'opposerait à tout licenciement sec et souhaitait que "chaque site trouve sa place et sa vocation".
"Dix mille postes, c'est ce qui est envisagé dans le plan, encore faut-il se préoccuper de la façon dont les choses sont faites. Nous le disons : pas de licenciement sec, une réponse doit être apportée à chacun", a-t-il déclaré.
"Ajuster les besoins de l'entreprise, ça implique des mesures en termes d'emplois qui sont difficiles", a-t-il concédé.
"Ce n'est pas facile de boucler un plan qui est exigeant", a-t-il dit, précisant avoir eu lundi un entretien téléphonique à ce sujet avec Louis Gallois, co-président exécutif d'EADS et P-DG d'Airbus.
"Nous avons posé une règle claire : il doit être trouvé une solution pour chacun, pas de licenciement sec dans cette entreprise, chaque site doit trouver sa place et sa vocation, c'est ce que j'ai dit à Louis Gallois", a indiqué Dominique de Villepin.
"Il faut trouver une répartition équitable entre les uns et les autres", a-t-il ajouté, précisant que le président Jacques Chirac s'en entretiendrait vendredi avec la chancelière allemande Angela Merkel lors d'un sommet dit "de Blaesheim".
Dominique de Villepin a souhaité un accord "rapide".
"Il n'est jamais bon de différer les décisions qui doivent être prises. Il faut trouver un accord rapidement", a-t-il dit.
"Ce sont des sujets difficiles, mais par la négociation, par la concertation, dans la transparence, on doit arriver à une bonne solution pour que cette entreprise puisse repenser l'avenir et avancer", a-t-il conclu.
Airbus a annoncé lundi le report sine die de l'annonce de son plan de restructuration "Power 8", attendue initialement ce mardi, faute d'accord entre Français et Allemands sur la répartition de la charge de travail du futur long-courrier A350.
RAG 34. Les lolo's 34
12:11 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tension entre Enfants de Don Quichotte et Vautrin
Tant du côté des SDF que des riverains, la situation se dégrade au canal Saint-Martin à Paris, où Augustin Legrand, chef de file de l'association des Enfants de Don Quichotte, s'est réinstallé lundi 19 février, dénonçant la passivité du gouvernement pour régler la question des sans logement.
"Je me réinstalle ce lundi sur le campement pour voir et comprendre la situation et je suis prêt à rester le temps qu'il faut", a dit Augustin Legrand, rentré vendredi 16 février d'un tournage en Afrique du Sud, précisant qu'il allait "refaire un stock de tentes" pour pouvoir accueillir de nouveaux arrivants.
Parti après un accord signé avec le ministère de la cohésion sociale le 8 janvier, il se désespère que "rien n'ait avancé". "On nous avait promis des travailleurs sociaux. Ou sont-ils ? Il y a une dizaine de SDF qui sont alcoolisés, qui posent des problèmes et nous avons besoin de gens pour les encadrer", affirme-t-il.
Très en colère, le porte-parole des Enfants de Don Quichotte demande la démission de Catherine Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale, la jugeant "vraiment incompétente".
Sur le campement même, certains sont critiques
Celle-ci a indiqué lundi soir qu'il y avait "pas moins de 4 associations très spécialisées (sur place) : Emmaüs, le Coeur des Halles, le Samu social et Appel 75". "Ce sont des gens dont c'est le métier, qui, au quotidien, accompagnent parce qu'effectivement, cela prend du temps, il faut discuter avec chacun, convaincre chacun qu'aller ailleurs c'est la façon dont on peut s'en sortir", a-t-elle ajouté.
Sur le campement même, certains sont critiques. "Je me tâte si je reste parce que je vois que ça part en couilles", dit Jean-Claude Dos-Anjos, présent depuis "début janvier". "La plupart des gens qui viennent le soir sont des crackers. Je comprends pourquoi les riverains pétent les câbles quand on entend des ivrognes s'insulter jusqu'à 2 h".
De leurs côtés, les commerçants riverains voient avec inquiétude leur chiffre d'affaire baisser : Esperanza Aguilar, qui tient le restaurant Muküru, fait état d'une diminution de ses recettes de 40% en janvier. Virginie Leboeuf, du restaurant Le Jemmapes, de 30%. Au café Canal 96, on observe aussi une baisse, sans la chiffrer. "Les habitués ont déserté le café car on se sent agressé par les SDF qui s'approprient le lieu", relève Jean-François, un des rares à rester fidèle à l'établissement.
AFP
Augustin Legrand, chef de file des Enfants de Don Quichotte, marche sur le canal Saint-Martin, à Paris, lundi 19 février (photo Guez/AFP).
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07:43 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.02.2007
SUPERMENTEUR 2 : L'UMP rabote les promesses de son candidat pour lui permettre de tenir son chiffrage
Trop, c'est trop. L'inflation des promesses électorales de Nicolas Sarkozy a fini par provoquer un vrai malaise à l'UMP. Ses "budgétaires", Pierre Méhaignerie, Gilles Carrez et Alain Lambert, de plus en plus inquiets, ont obtenu de François Fillon, jeudi 15 février, une réunion d'ajustement du programme économique et social de leur candidat. Objectif de ce rendez-vous, auquel participait Christian Blanc (ex-apparenté UDF) : raboter certaines propositions pour s'en tenir au plafond de 30 milliards de dépenses nouvelles sur cinq ans.
La cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise évalue le coût du programme de M. Sarkozy à un peu moins de 50 milliards, auxquels s'ajoutent ces fameux 68 milliards d'euros de prélèvements obligatoires que M. Sarkozy souhaite restituer aux Français (Le Monde du 23 janvier).
Conséquence de la réunion d'ajustement de jeudi : l'entrée en vigueur de certaines mesures, comme l'allocation au premier enfant ou le bouclier fiscal à 50 %, devrait être repoussée, et les ambitions pourraient être revues à la baisse dans certains domaines, dont les droits de succession et la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires. "On peut espérer baisser d'un point d'ici à la fin de la législature, pas plus", estimaient, dès mercredi, le président de la commission des finances de l'Assemblée, M. Méhaignerie, et le rapporteur du budget, M. Carrez, dans les couloirs du Palais-Bourbon.
Pour financer son projet sans compromettre le rétablissement des finances publiques, l'UMP s'était fixé un cadre budgétaire strict, assis sur une hypothèse de croissance de 2,25 % en moyenne par an : ramener à l'horizon de 2012 le poids de la dette publique sous la barre de 60 % du produit intérieur brut (PIB) et limiter à 30 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses nouvelles, 5 à 6 milliards par an devant aller à la réduction du déficit.
Obsédés par le contre-exemple de 2002 - la croissance s'était retournée et le déficit budgétaire envolé -, MM. Méhaignerie, Carrez et Lambert n'ont pas réussi à imposer un calendrier plus serré sur la diminution de la dette (2010 au lieu de 2012). Mais ils ont obtenu satisfaction sur une règle d'or, à laquelle ils tiennent, à savoir qu'aucune dépense de fonctionnement ne doit être financée par l'emprunt. Un principe également défendu par le président de l'UDF, François Bayrou.
Ces préalables posés, les participants à la réunion de jeudi ont passé au crible le projet de M. Sarkozy, et évoqué la possibilité de revoir à la baisse ses ambitions. Le candidat avait lui-même fait le premier pas, en laissant entendre que la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires se ferait sur dix ans, une hypothèse réaffirmée jeudi sur Canal+ par le ministre de l'économie, Thierry Breton : "La baisse promise (...) ne commencera qu'auprès 2010."
Le candidat de l'UMP avait également annoncé aux Echos du 14 février que le bouclier fiscal à 50 % serait mis en oeuvre "quand ce sera possible". "On ne peut pas faire la même chose avec 1,5 % de croissance et avec 3 %", avait ajouté M. Sarkozy au lendemain de l'annonce par l'Insee des chiffres provisoires de la croissance en 2006, 2 % seulement, soit la fourchette basse retenue par le gouvernement Villepin pour confectionner son budget.
Parmi les trois ou quatre points encore en débat qui devraient être tranchés prochainement, figurent l'hypothèse d'une baisse moins forte que prévue des droits de succession et celle de programmer, sur le "long terme", l'intégration de la contribution sociale généralisée (CSG) dans le bouclier fiscal.
Actuellement, la loi limite à 60 % des revenus d'un contribuable la somme des impôts directs (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune et impôts locaux). Un bouclier qui se limite à 71 % des revenus, lorsque l'on tient compte de la CSG et de la contribution de remboursement de la dette sociale (CRDS). Le coût de la mesure n'est évidemment pas le même si l'on part du haut de la fourchette (71 %) ou du bouclier fiscal actuel (60 %).
Côté pouvoir d'achat, M. Méhaignerie ne désespère pas d'obtenir une revalorisation sensible de la prime pour l'emploi.
Claire Guélaud et Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 17.02.07
RAG 34. Les lolo's 34
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13.02.2007
Campagne internationale pour le travail décent
Le site de la Confédération Syndicale Internationale.
L’Alliance pour le travail décent a procédé au lancement officiel d’une Campagne mondiale pour la promotion du travail décent, à l’occasion du Forum social mondial, à Nairobi, au Kenya.
Cette campagne vise à placer le travail décent, concept qui couvre l’égalité dans l’accès à l’emploi, le salaire vital, la protection sociale, la non-exploitation et les droits syndicaux, au cœur de la politique économique, commerciale, financière, sociale et de développement, tant à l’échelon national, européen, qu’international, et ce, par le biais de campagnes et de lobbying publics. La campagne portera son message depuis Nairobi jusqu’au Sommet du G8 en Allemagne, en passant par le Forum économique mondial de Davos.
Plus de 50 activités ont ainsi été organisées à Nairobi sous le slogan « Un travail décent pour une vie décente », y compris le lancement d’une nouvelle campagne sur le travail décent (23 janvier) ciblée sur l’industrie de la construction, en prévision de la Coupe du monde de football 2010.
RéSo soutient cette campagne internationale portée par les forces sociales de différents continents.
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"Travail Décent pour une Vie Décente” est une campagne conjointe menée par la Confédération syndicale internationale, le Forum Progressiste Mondial, Social Alert et Solidar dont l’objectif est de :
Promouvoir le Travail Décent auprès des citoyens, des décideurs et des institutions clés ;
Montrer que le Travail Décent est la seule solution durable pour lutter contre la pauvreté et constitue un élément fondamental pour garantir la démocratie et la cohésion sociale ;
Mettre le Travail Décent au centre des politiques de développement, économiques, commerciales, financières et sociales aux niveaux national, européen et international.
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L’OSEO notamment fait partie des organisations qui s’impliquent dans cette campagne. Son calendrier pour 2007 est ambitieux :
janvier : lancement de la campagne au Forum social de Nairobi
début mai : des personnes invitées, vivant dans les pays où l’OSEO soutient des projets, témoignent de leurs conditions de travail
juin : organisation d’un camp pour les jeunes à l’occasion du sommet du G8 en Allemagne
divers événements en préparation
renforcement des syndicats, encouragement du dialogue social et défense des droits fondamentaux sur les lieux de travail dans les 9 pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Europe où l’OSEO anime et soutient des projets.
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09:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2007
Les enfants de don quichotte : La solitude assassine et les voix se taisent.
Alors que tout autour les regards se détournent et que le silence se fait, nous ne cessons d'épier, d'écouter et poursuivons notre travail de témoignage. Depuis la mi-décembre, moment de l'installation de notre camp sur les rives du Canal Saint-Martin, au moins 25 sans-abri sont décédés en Ile de France. L'hiver est doux, mais la solitude assassine et les voix se taisent.
Depuis quelques semaines, plusieurs réunions de crise rue de Grenelle ont témoigné de la bonne volonté de Monsieur Borloo. Le Ministère a en effet installé une cellule de crise placée sous la direction de Madame Vautrin et débloqué des centaines de places d'urgence.
Cependant, l'ouverture de gymnases et de campements de l'armée en grande banlieue n'est pas une solution. Les conditions pour la restauration de la dignité et de l'espoir ne sont ici pas réunies, cela crève les yeux. De surcroît, certains responsables de centres d'accueil nous avouent, encore aujourd'hui, leur honte de recevoir des femmes et des hommes dans des conditions trop souvent déplorables puis de les remettre à la rue sans solution d'hébergement durable.
L'évidence est là : il faut ouvrir d'urgence des structures d'hébergement à taille humaine, respectant l'intimité, dotées de travailleurs sociaux en nombre pour permettre l'accompagnement de chacun vers un logement adapté. Sans la multiplication de tels espaces à proximité des lieux de vie des sans-abri, la mobilisation des autorités restera de la poudre aux yeux.
Lors d'une dernière réunion en date du 31 janvier, le gouvernement nous demandait de " faire un signe, un geste " en retirant des tentes du Canal Saint-Martin. Au regard de la situation, nous ne sommes capables que d'un signe de tristesse, que d'un geste de colère. Rappelons une autre évidence : seul le gouvernement peut, et doit, enlever des tentes grâce à un plan d'urgence digne de ce nom qui sortira enfin tout le monde de la rue, qui mettra un véritable terme à cette existence humiliée.
Le drame humain ne cesse de se jouer, sous nos yeux. Nous devons redoubler d'efforts et continuer de faire de ce camp un lieu digne où peuvent se réfugier ceux qui n'ont pas d'autre issue. A ceux-ci, il faut pouvoir offrir de la nourriture, des duvets, des couvertures, de la chaleur humaine. Les citoyens que nous sommes n'ont pas les moyens d'accomplir le travail de l'État. Ils doivent néanmoins continuer de construire l'espoir qui est né sur les camps des Enfants de Don Quichotte. Par conséquent, les tentes ne peuvent encore aujourd'hui que demeurer, voire se multiplier.
Canal St Martin, dimanche 4 février 2007.
RAG 34. Les lolo's 34
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06.02.2007
L'Assemblée rejette un texte PS visant à abroger le CNE
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PARIS (Reuters) - Les députés ont rejeté une proposition de loi socialiste visant à abroger le contrat nouvelles embauches (CNE).
L'Assemblée nationale a décidé par 126 voix (UMP) contre 93 (PS-PCR) de ne pas passer à l'examen des articles et amendements du texte ce qui a entrainé le rejet automatique de la proposition de loi.
Ségolène Royal, députée des Deux-Sèvres et candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, était présente dans l'hémicycle.
Le groupe UDF n'a pas participé au débat.
Le texte était examiné dans le cadre de séances mensuelles où les différents groupes du Palais-Bourbon peuvent défendre, à tour de rôle, une ou deux propositions de loi.
Jean Le Garrec (PS) a stigmatisé le CNE, "ce prétendu instrument de lutte contre le chômage qui ne sert en fait qu'à réduire globalement les protections des salariés, en accentuant en particulier la précarisation des plus fragiles, et à apporter une fausse sécurisation juridique aux employeurs, le tout sans effets avérés sur l'emploi".
Avec le soutien du groupe UMP, qui dispose à lui seul de la majorité absolue, Renaud Dutreil, ministre des PME, a rejeté la proposition de loi et a longuement défendu la politique des gouvernements Raffarin et Villepin en faveur de l'emploi.
RAG 34. Les lolo's 34
17:13 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CME, positive précarité, RAG 34
Les enfants soldats : un problème mondial
« Il n'y a simplement pas d'excuse, pas d'argument acceptable pour armer des enfants ».
Mgr Desmond Tutu
Je voudrais vous dire ceci : s’il vous plaît, faites tout ce que vous pouvez afin que le monde sache ce qui nous arrive à nous, les enfants. Pour que d’autres enfants n’aient pas à subir toute cette violence.
Une jeune fille de quinze ans qui a réussi à échapper à la Lord's Resistance Army (LRA, Armée de résistance du Seigneur), en Ouganda.
Les nouvelles armes, qui sont légères et simples à utiliser, permettent d’armer plus facilement les enfants avec un entraînement réduit au minimum. De par le monde, dans plus de 85 pays, plus d’un demi-million d’enfants âgés de moins de dix-huit ans sont actuellement incorporés dans les forces armées gouvernementales, dans des forces paramilitaires, dans des milices civiles ou dans un grand nombre de groupes armés non gouvernementaux. À chaque instant, plus de 300000 de ces enfants enrôlés dans les forces armées nationales ou dans des groupes politiques armés participent directement à des combats en tant que soldats.
Ils ont généralement été recrutés ou enlevés pour servir dans ces forces armées et nombre d’entre eux – certains n’ont même pas dix ans – ont assisté ou participé à des actes d’une violence extrême souvent commis contre des membres de leur propre famille ou des habitants de leur localité. Ces enfants sont exposés aux pires dangers et subissent les pires souffrances, tant psychologiques que physiques. Qui plus est, ils sont faciles à manipuler et ainsi encouragés à commettre des actes terribles dont ils sont souvent incapables de comprendre la gravité. Un grand nombre des filles doivent non seulement combattre en tant que soldats mais aussi se soumettre à des actes sexuels.
Les enfants soldats: un problème mondial
Enfant soldats démobilisés en République démocratique du Congo
© AI
Alors que les conflits armés se multiplient à travers le monde, de plus en plus d’enfants sont exposés à la violence de la guerre. Dans beaucoup de pays, des garçons et des filles sont recrutés, de force ou de leur plein gré, par les forces gouvernementales et les groupes armés. Cet enrôlement peut être le résultat d’une manipulation ou s’expliquer par des facteurs tels que la pauvreté et la discrimination. Les enfants sont souvent enlevés à l’école, dans la rue ou chez eux. Une fois enrôlés, ils doivent s’acquitter de toute une série de tâches. Si beaucoup prennent part aux combats, d’autres sont utilisés à des fins sexuelles ou comme espions, messagers, porteurs ou domestiques. Certains doivent également poser ou enlever des mines terrestres. De nombreux enfants remplissent plusieurs rôles à la fois.
Les enfants s’engagent pour différentes raisons. Dans les pays qui sont déjà frappés par la pauvreté, la guerre tend à aggraver la situation économique et sociale, ce qui fait que les familles connaissent encore plus de difficultés. Du coup, pour être en mesure de manger quotidiennement et de survivre, certains enfants rejoignent les forces gouvernementales ou les groupes armés. Par ailleurs, les conflits perturbent l’éducation des enfants. Quand les écoles sont fermées, ils n’ont guère de perspectives et il est plus facile de les pousser à s’enrôler.
Lorsqu’un conflit se prolonge, les forces gouvernementales et les groupes armés ont davantage tendance à recourir aux enfants soldats pour regarnir leurs rangs, d’autant plus qu’il existe des armes légères et de petit calibre qui sont faciles à porter, qui ne coûtent pas cher et qui peuvent être facilement manipulées par des enfants de dix ans ou moins.
Les enfants soldats se voient voler leur enfance et sont souvent victimes d’actes d’une grande brutalité. Les témoignages abondent d’enfants que l’on a drogués avant de les envoyer au combat et que l’on force à commettre des atrocités contre leur propre famille, de façon à détruire tout lien familial et social. Les filles sont souvent utilisées à des fins sexuelles ; elles sont généralement attribuées à un chef et parfois victimes de viols collectifs.
Il est difficile de déterminer le nombre d’enfants recrutés et utilisés pendant des hostilités. Les recherches indiquent que 300000 enfants soldats sont exploités dans plus de 30 conflits à travers le monde, mais en fait personne ne connaît le nombre exact. Des efforts sont actuellement déployés pour réunir des informations plus fiables sur l’utilisation des enfants soldats et pour compiler systématiquement les données concernant les effets de la guerre sur ces enfants.
La campagne internationale en faveur du Protocole facultatif
Malgré les progrès réalisés ces dix dernières années dans le cadre de la campagne mondiale visant à mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats, beaucoup d’enfants continuent d’être exploités au cours des conflits et envoyés sur les lignes de front. Le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, qui est entré en vigueur le 12 février 2002, constitue une avancée importante, puisqu’il renforce la protection juridique des enfants et contribue à empêcher leur utilisation dans les conflits armés.
L’âge minimum de participation directe aux hostilités, fixé à quinze ans dans la Convention relative aux droits de l’enfant et dans d’autres instruments juridiques, est porté à dix-huit ans dans le Protocole facultatif. Par ailleurs, ce dernier interdit que les moins de dix-huit ans fassent l'objet d'un enrôlement obligatoire dans les forces armées et exhorte les États parties à relever à quinze ans l'âge minimum de l'engagement volontaire. Les pays qui autorisent l’enrôlement volontaire dans les forces armées nationales avant l'âge de dix-huit ans sont appelés à mettre en place des garanties strictes. Enfin, toujours en vertu du Protocole facultatif, les groupes armés qui sont distincts des forces armées d'un État ne doivent en aucune circonstance enrôler des personnes de moins de dix-huit ans, que celles-ci soient volontaires ou non.
L’entrée en vigueur du Protocole facultatif représente un grand progrès pour les enfants, mais elle ne résout pas le problème des atteintes aux droits humains que subissent quotidiennement des milliers d’enfants soldats. Elle devrait simplement être perçue comme une avancée importante dans un processus qui passe par la ratification généralisée et l’application systématique du Protocole facultatif. L’objectif final, mettre un terme au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats, ne sera atteint que s’il existe une volonté politique, si la mise en œuvre du Protocole facultatif par les États est soumise à un contrôle strict, si les pays rendent des comptes à ce sujet et si les droits de tous les enfants constituent une priorité, non seulement pendant mais aussi après les conflits.
Source: Guide du Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés (en anglais). Produit par l'UNICEF et la Coalition pour mettre fin à l'utilisation d'enfants soldats (en anglais)
http://web.amnesty.org/pages/childsoldiers-index-fra
copyright Amnesty international
Où étaient déjà les enfants soldats en 2001 ?
En Afghanistan, Algérie, Angola, Azerbaïdjan, Bangladesh, Birmanie, Burundi, Cambodge, Colombie, Congo, Erythrée, Ethiopie, Iles Salomon, Inde (Andhra Pradesh, Cachemire), Iran, Irak, Israël, Kosovo, Liban, Liberia, Mexique, Myanmar, Népal, Ouganda, Ouzbékistan, Pakistan, Papouasie, Paraguay, Nouvelle Guinée, Pérou, Philippines, République démocratique du Congo, Russie (Tchétchénie), Rwanda, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Sri Lanka, Tadjikistan, Tchad, Timor oriental, Turquie et Yougoslavie.
(Photo : de gauche à droite : Enfant de 12 ans, dans l'armée depuis l'âge de 6 ans. Enfant de 15 ans, dans l'armée depuis l'âge de 9 ans.) http://www.fraternet.com/
RAG 34. Lovely34
02:14 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants soldats, RAG 34
05.02.2007
Allez donc au fond des questions importantes !
par Gérard Filoche
Bon sang, dans ce pays pourra t’on avoir une campagne électorale démocratique de qualité ?
Car c’est vrai, la "grande presse" sélectionne ses thèmes, les plus vulgaires, les moins importants sur le fond, par exemple les questions des "RG", des patrimoines des candidats, des petites phrases sans sens, les “voisins” de la rue d’Enghien, le “scooter” du fils Sarkozy et l’Adn de son voleur, toutes questions secondaires, mais elle ne poursuit aucun des débats sociaux de fond qui surgissent :
Ces sont les questions sociales qui passionnent les électeurs, le salaire, l’emploi, le logement, la santé... Aucune n’est encore sérieusement abordée...
La grande presse a déjà abandonné le thème du "contrat unique", du Cne, du droit du travail, avant même d’avoir obtenu une quelconque précision...
Pourtant le candidat Ump s’est enferré dans des contradictions énormes, mais comment cela se conclue t il ?
A quelle sauce seront finalement « mangés » les travailleurs et le code du travail ?
Déjà à Ripostes, le 10 décembre, Nicaols Sarkozy avait esquivé la question. Ses discours du 22 juin (Agen) du 18 décembre (Charleville-Mézières), son programme Ump de nov, sa déclaration du 24 janvier, celle de son porte-parole du 25 janvier, ouvrent des questions de fond sur le contrat de travail qui concernent la vie intime de 16 000 000 de salariés du privé...
Sarkozy veut il ou non étendre le Cne sur toute la vie à tous et toutes ?
Sarkozy veut il du licenciement sans motif ?
Sarkozy veut il remplacer le droit du licenciement par le droit du reclassement ?
De quoi s’agit il avec son contrat unique nouveau “plus souple”, au licenciement facilité ?
Sarkozy qui n’a plus que le (beau) mot de “travailleur” à la bouche, pense t il comme Mme Parisot que “la liberté s’arrête là où commence le code du travail” ?
Pourquoi les élections prud’hommes ont elles été repoussées par la droite sur pression du Medef (qui veut les supprimer sous leur forme actuelle) de décembre 2007 à décembre 2008 ? (le « projet socialiste » les maintient en décembre 2007) ?
Vous ne le saurez pas, la "grande presse" feint de se lamenter de la mauvaise qualité du débat gauche-droite, mais ne relaie aucun des débats vraiment de fond qui apparaissent...
Elle ne pose jamais les bonnes questions jusqu’au bout...
Elle a laissé passer le rapport du Cor du 12 janvier sans interroger les différents candidats sur ce qu’ils prévoient pour les retraites... est ce la retraite sans âge, appelée « retraite à la carte » comme le veut le Medef ? Est-ce allonger la durée de cotisation à une limite inatteignable au delà de ce travaillent tous les Français (sauf les patrons à parachutes dorés) ?
Elle a laissé parler Sarkozy du droit de grève limité, sans lui poser aucune question précise : quel est son modèle, si ce n’est pas le modèle social français, est-ce l’anglo-saxon, veut il s’inspirer de la réglementation anti-grève de Mme Thatcher ?
Elle laissé passer la question de la représentativité syndicale sans interroger chaque candidat : est ce sur la base du rapport Hadas-Lebel du Ces ou sur la base des propositions anti syndicales de l’Ump (suppression de la liste - qui devrait être étendue - de ceux qui bénéficient de la « présomption irréfragable de représentativité », obligation de tous les syndicats de prouver en permanence leur représentativité dans chaque entreprise ?)
On n’a pas développé le débat essentiel sur la fiscalité : l’impôt sur le revenu progressif et direct doit il se substituer a l’impôt indirect injuste ? Les entreprises doivent elles cotiser davantage ? Doit-on renvoyer aux salaires les 160 milliards d’eur que les profits boursier, entreprises et actionnaires leur ont pris en 20 ans ?
Elle n’interroge aucun candidat de façon concrète sur le nombre de fonctionnaires, les salaires, le statut de la fonction publique... (alors qu’il y a grève le 8 février) Il n’y a pas assez de fonctionnaires, il faut remplacer tous ceux qui partent en retraite et augmenter dans les secteurs nécessaires (hospitaliers, éducation, équipement, services sociaux, inspection du travail, justice, etc...)
Quand va t on parler de la santé dans ce pays, alors que le “plan hîpital 2007” s’applique sans un mot, sans une enquête, en ravageant nos hôpitaux ?
Pourtant la grève de 8 février pose la question des salaires et des effectifs de la fonction publique, qu’en pensent les candidats ? Les salaires sont ils trop hauts dans ce pays ?
Les profits (100 milliards d’eur pour les entreprises du Cac 40 en 2006, contre 83,4 en 2005, 66 en 2004, 57 en 2003...) n’ont jamais été aussi énormes ( 30 milliards d’eur de bénéfices de plus en 2005 par rapport à 2004 pour les 500 premiers fortunes de France soit trois fois le “trou” présumé de la Sécurité sociale- la grande prêtresse du Medef, Mme Parisot est la 276°...)
Gerard Filoche, jeudi 1er février
RAG 34. Lolo34
20:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FILOCHE, RAG 34
04.02.2007
Sarkozy veut parler à "l'électeur de gauche", le PS le renvoie à droite
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy assume vouloir "parler à l'électeur de gauche", comme les enseignants, et multiplie les clins d'oeil à cet électorat, suscitant l'ire des socialistes qui le renvoient à la politique de la droite, dénonçant "culot" et "mensonges".
"Il y en a qui sont gênés que je m'adresse à l'électeur de gauche. Mais pour moi, avant d'être de gauche, il est de France. Mon devoir, c'est de lui parler parce que la vraie gauche, la gauche de Jaurès, elle parlait des travailleurs, parce qu'elle respectait le travail", a lancé le candidat de l'UMP vendredi.
Une thématique adoptée depuis plusieurs mois, mais sur laquelle il insiste d'autant plus qu'elle fait réagir ses adversaires. Il a ainsi multiplié les références à cette "vraie gauche" de Blum ou Jaurès depuis que le patron du PS François Hollande l'a accusé de "captation d'héritage" pour avoir évoqué ces grands anciens lors du congrès d'investiture de l'UMP mi-janvier.
Conforté par certains sondages d'après lesquels il devancerait sa rivale socialiste dans l'électorat ouvrier (33% contre 25% au premier tour selon CSA début janvier) M. Sarkozy entend labourer ce sillon.
Et pour bien enfoncer le clou, après un discours consacré fin janvier aux "travailleurs", le ministre-candidat lâche ses dernières piques vendredi lors d'un meeting consacré à l'éducation, s'adressant directement aux enseignants, réputés voter plutôt à gauche.
Electorat qu'il tente de s'attacher en lui parlant salaires, carrière, considération, égratignant au passage son collègue UDF de l'Education, Gilles de Robien, taxé rien moins que "d'injustice", et sa rivale socialiste Ségolène Royal.
Manière de chercher à capitaliser sur un malaise présumé du milieu enseignant envers la candidate du PS, après la diffusion à l'automne sur internet d'une vidéo-pirate dans laquelle elle souhaitait que les profs assurent "35 heures de présence dans les collèges".
M. Sarkozy, lui, déroule ses classiques, proposant, comme aux autres catégories sociales, aux professeurs "qui voudront travailler davantage, de gagner plus".
Positionnement sur lequel se sont immédiatement appuyés les responsables socialistes pour le renvoyer dans son camp, à droite.
"Nicolas Sarkozy mérite de haute main l'oscar du culot", s'est emporté Jack Lang, "conseiller spécial" de Ségolène Royal.
L'ancien ministre de l'Education fustige la "supercherie" du candidat UMP, accusé d'avoir "massacré" les moyens de l'éducation nationale lorsqu'il détenait le portefeuille des finances, avec la "suppression de plus de 120.000 postes ou emplois et de plus de 750 millions d'euros de crédits".
Patron des députés socialistes et lui-même enseignant, Jean-Marc Ayrault a dénoncé "le grand tourbillon de la démagogie" en direction des enseignants, après que la droite à "sabré leurs emplois, bloqué leurs salaires, amputé leurs retraites".
Et de conclure d'une image scolaire: "A la grande école du mensonge, vous êtes le premier de la classe".
RAG 34. Les lolo's 34
10:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34
02.02.2007
(2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière
Lire : "Le plein s'il vous plait" de Jen-Marc Jancovici
Présentation de l'éditeur
Et si la hausse du prix du pétrole était le début d'une salutaire crise de désintoxication ? Et s'il fallait encourager cette hausse, voire l'accentuer ? Si l'énergie ne vaut rien - car elle est incroyablement sous-évaluée - c'est que ni l'épuisement des ressources en pétrole, ni le coût du changement climatique, ne sont inclus dans son prix. Par un surprenant tour de passe-passe, il s'avère que le PIB peut croître tandis que nous allons droit dans le mur. Nous vivons donc dans l'illusion d'une source d'énergie inépuisable et bon marché, illusion qui nous masque les catastrophes climatiques, économiques et politiques à venir. Il est temps pour chacun de nous de se montrer réaliste. Une taxe progressive et volontaire sur le pétrole profiterait non seulement à la nature, mais nous protégerait nous-mêmes, à commencer par les plus modestes, face aux mutations économiques à venir. Une idée forte et iconoclaste, pour un livre qui devrait inciter au débat.
Biographie de l'auteur
JEAN-MARC JANCOVICI et ALAIN GRANDJEAN sont tous deux anciens élèves de l'Ecole polytechnique. Le premier est ingénieur-conseil auprès de grandes entreprises et de l'Etat. Le deuxième, économiste, préside la société " Capitalisme durable ".
Le site de Jean-Marc Jancovici
Article du figaro mai 2006 : Du bon usage de la cagnotte pétrolière
Commander sur Amazon
Du même auteur sur Amazon : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? + "Le Plein s'il vous plait !" = 24€70. Commander
Notre note précédente : (1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici
RAG 34. Les lolo's 34
17:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-MARC JANCOVICI, rente pétrolière, pétrole, RAG 34
01.02.2007
La Fondation Abbé-Pierre se fâche
La revue de presse par Clotilde Dumetz
Ce matin, je commence avec cet inventaire à la Prévert...
"Des cabanes en bois à la périphérie de Grenoble... des baraques sur la côte landaise... des refuges bricolés dans les deux grands bois parisiens de Vincennes et Boulogne... des bidonvilles en Seine-Saint-Denis ou le long de l'étang de Berre... des caravanes un peu partout"...
Cet inventaire, c'est ce que Libération appelle "le tour de France des abris de fortune"...
Parce que ce matin, dans vos journaux, la Fondation Abbé-Pierre dresse un constat alarmant sur la précarisation de l'habitat...
Alors oui, "l'abbé Pierre est parti en grandes vacances... Mais l'association orpheline continue son oeuvre, sans davantage mâcher ses mots", constate Michel Vagner dans L'Est Républicain...
"Le nombre de ceux qui vivent dans un habitat indigne progresse... C'est la France invisible du non-logement"...
"La Fondation Abbé-Pierre se fâche", constate de son côté L'Humanité... "Et après l'hommage national rendu à l'abbé Pierre, le rapport de sa Fondation a tout l'air d'une bombe"... C'est Maurice Ulrich, l'éditorialiste de L'Huma, qui note ainsi que "la question du logement, loin d'être étouffée sous les gerbes de fleurs, vient fragmenter les discours officiels"...
L'Humanité qui rapporte également l'inquiétude de la Protection de l'enfance, en Seine-Saint-Denis... Au moins 20.000 enfants n'auraient pas de "chez-eux" dans ce département de la région parisienne...
Et un éducateur explique... "D'accord, le logement n'est pas la cause de toutes les difficultés des enfants et des adolescents... Mais sa part de responsabilité est plus grande qu'on ne croit"...
Et si cette précarisation de l'habitat prend de l'ampleur, c'est dû... explique Ouest-France... à un cruel paradoxe...
"On construit beaucoup... sauf pour les pauvres... On construit à des prix hors de portée des couches populaires... Alors que, dans le même temps, les aides au locatif social diminuent"...
Dans La Tribune, ce résumé du rapport de la Fondation Abbé-Pierre... "Les classes moyennes sont dupées, et les couches populaires oubliées dans l'effort actuel de production de logements... L'effort de construction n'est pas bien calibré, au regard des ressources financières des ménages"...
Les difficultés sont donc ressenties par la grande majorité de la population... Et du coup, constate Le Figaro... "le logement est la priorité des Français... A 80 jours de l'élection présidentielle, le trio de tête des préoccupations des électeurs, c'est, dans l'ordre : l'emploi, le logement et les retraites...
Et quand on parle "logement", explique la journaliste du Figaro... la première mesure qui est réclamée, c'est sans surprise l'augmentation du nombre de logements sociaux"...
Alors la France invisible arrivera-t-elle à se faire entendre sur ce dossier du logement ?
On le verra bien...
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/larevuedepresse/
RAG 34. Lolo34
09:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Parti socialiste combattra l’instauration d’une franchise sur les consommations de soins voulues par Nicolas Sarkozy
Le Parti socialiste l’affirme avec franchise : il combattra l’instauration d’une franchise sur les consommations de soins voulues par Nicolas SARKOZYNicolas SARKOZY, en proposant d’instaurer une franchise annuelle non remboursable sur les consommations de soins va culpabiliser et pénaliser les malades.
En souhaitant responsabiliser financièrement les patients, il considère que seuls les malades sont à l’origine des dépassements de l’objectif annuel des dépenses d’assurance-maladie. D’ailleurs, le candidat à l’élection présidentielle le confirme en voulant moduler le niveau de cette franchise en fonction de la hauteur des dépenses annuelles.
Cette mesure est injuste car elle va surtout peser sur le budget des ménages modestes, elle est en outre inefficace car les dépenses d’assurance-maladie sont très concentrées : 50 % des dépenses relèvent de 4 % des malades qui souffrent d’affections de longue durée ou d’ accidents graves.
Au moment où le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie révèle que les revenus des médecins spécialistes libéraux ont augmenté de 25 % depuis 1990, Nicolas SARKOZY en faisant peser des sacrifices sur les seuls assurés sociaux, confortent une médecine à deux vitesses où la carte bleue remplacera la carte vitale.
Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé
et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé
RAG 34. Les lolo's 34
09:04 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.01.2007
DISCRIMINATION : Je voudrais être noir chantait Nino Ferrer en 1966 : 2007 Les noirs de France sondés pour la première fois
PARIS (Reuters) - Le quotidien Le Parisien publie un sondage dans lequel les Noirs de France sont interrogés sur les discriminations dont ils ont pu être victimes.
Il s'agit d'une première dans ce pays où la loi interdit tout fichier basé sur des critères ethniques.
Dans cette étude, effectuée par l'institut TNS-Sofres pour le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), 31% des personnes interrogées disent avoir été victimes souvent ou de temps en temps de discrimination raciale.
Elles sont 25% à dire qu'elles ont subi "rarement" une discrimination et 43% à n'en avoir jamais été victimes.
Pour 62% des personnes ayant été victimes de discrimination, ces actes se sont produits dans les transports en commun et pour 42% au travail.
Trente-sept pour cent des Noirs interrogés estiment que les discriminations se sont aggravées depuis un an, tandis que 40% pensent qu'elles n'ont pas changé et 17% jugent qu'elles se sont réduites.
Les Noirs font d'abord confiance aux associations (81%) pour lutter contre les discriminations, contre 72% à l'école et 29% aux responsables politiques.
Le sondage a été réalisé du 3 au 23 janvier auprès d'un échantillon de 500 habitants des départements d'outre-mer âgés de 18 ans et plus et auprès d'un échantillon de 13.059 résidants de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus. Le tout a permis d'obtenir un échantillon représentatif de 581 personnes noires âgées de 18 ans et plus.
Je voudrais être noir
Musique: Nino Ferrer 1966
Hey hey hey, Monsieur Wilson Picket
Hey hey hey, toi Monsieur James Brown
S'il vous plaît dit's-moi comment vous fait's
Monsieur King, Monsieur Charles, Monsieur Brown
Moi je fais de mon mieux pour chanter comme vous
Mais je ne peux pas grand chos', je ne peux rien du tout
Je crois que c'est la couleur, la couleur de ma peau qui n'va pas
Et c'est pourquoi je voudrais
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir
Hey hey hey, dis-moi Monsieur Faubus
Hey hey hey, dis-moi comment les blancs
Font pour vendre les nègr's à l'argus
Et pour en brûler de temps en temps
Moi je fais de mon mieux pour ne pas y penser
Mais je me sens très souvent très très embarrassé
Par la couleur de ma peau qui me démoralis' un p'tit peu
Et c'est pourquoi je voudrais
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir
Hey hey hey, vous les Saints, les Élus
Hey hey hey, vous les simples d'esprit
Vous qui chantez tout de blanc vêtus
Dans les verts pâturag's près de lui
Dites-moi s'il vaut mieux pour entrer dans c'royaum'
Avoir plutôt la peau noire ou plutôt la peau jaun'
Et si le blanc n'est pas un' couleur déconseillée parmi vous
Quoi qu'il en soit je voudrais
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir
Je voudrais être noir
RAG 34. Lovely34
Je voudrais rester noire...
15:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : RACISME, CRAN, RAG 34
Cne-Sarkozy ? Girouette ou dissimulateur ?
Sarkozy ne généralisera finalement pas le CNE, dit Xavier Bertrand : ah Oui ?
Cne-Sarkozy ? Girouette ou dissimulateur ?
par Gérard Filoche
Que dit Sarkozy sur le Cne et contrat unique dans son discours d’Agen ?
« Au chef d’entreprise qui hésite à embaucher parce qu’il a peur de ne pas pouvoir licencier et qui se perd entre les quelque 36 formules de contrats de travail possibles, je propose un contrat unique à durée indéterminée, plus souple, avec une consolidation des droits du salarié au cours du temps. » Discours de Sarkozy à Agen
Que dit Sarkozy sur le Cne et le contrat unique à Charleville-Mezières ?
« ... je propose qu’on protège moins les emplois et davantage les personnes, grâce à la création d’un contrat de travail unique, à durée indéterminée, à droits progressifs, plus souple en matière de licenciement économique, et d’une sécurité sociale professionnelle qui sécurise mieux les parcours individuels. Quand on change d’emploi on doit être mieux protégé. Et c’est parce que l’on sera mieux protégé que l’on changera plus facilement d’emploi. » discours de Sarkozy à Charleville-Mézieres
Que dit Sarkozy sur le Cne et le contrat unique dans le programme officiel de l’Ump ?
« Un nouveau contrat de travail pour un marché du travail qui fonctionne mieux :»
« En concertation avec les partenaires sociaux, un nouveau contrat de travail, applicable à toute nouvelle embauche sera crée : il sera plus souple les entreprises, grâce à des procédures de licenciement moins longues et surtout moins incertaines, plus gratifiant pour les salariés car il sera unique et nécessairement à durée indéterminée. Les entreprises embaucheront plus , plus vite et plus facilement. »(programme Ump P.28)
Que dit Sarkozy sur le cne et le contrat unique devant le Cg-Pme de JF Roubaud, mercredi 24 janvier ?
« Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher », a alors déclaré Nicolas Sarkozy, en souhaitant la mise en place « d’un contrat unique, inspiré du CNE. »
Les choses sont claires : mais dures à faire passer, contre l’avis de tous les syndicats, contre les jeunes et les salariés qui ont gagné en avril 2006 ! (Reuters)
Comment prétendre parler aux ouvriers et leur promettre de
se faire « séparabiliser » facilement,
de travailler plus, de gagner moins,
de travailler le dimanche,
de diminuer le droit de grève,
de diminuer les droits syndicaux,
de ne plus comptabiliser les heures supplémentaires qui ne seraient plus majorées, ni cotisés pour le salarié, ni imposées pour l’employeur...
Alors que dit Xavier Bertrand porte-parole de Sarkozy, pour atténuer l’amère pilule, sur le Cne et le contrat unique ce matin dans la Tribune ?
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy ne prévoit finalement pas de généraliser la formule du Contrat nouvelle embauche (CNE), introduit par l’actuel gouvernement et qui permet de licencier sans motif pendant une période de deux ans, annonce son porte-parole Xavier Bertrand." « Le CNE, avec 800.000 contrats signés et 240.000 créations d’emplois, a montré que l’assouplissement de notre droit du travail permettait de libérer les embauches. Mais il a aussi des défauts comme l’absence de la motivation de rupture du contrat et une période d’essai beaucoup trop longue. Notre intention n’est donc pas de le généraliser", » dit-il dans un entretien au journal La Tribune lundi 29 janvier.
Sarkozy est en fait le candidat du Cpe et du Cne. Il a voté et défendu l’un et l’autre en août 2005 et au printemps 2006.
Il n’a cessé, depuis, de remettre en cause le Cdi tel qu’il est dans notre Code du travail. Le fond, c’est qu’il veut faciliter le licenciement, la « séparabilité » comme l’appelle Mme Parisot : licenciement sans motif, sans prud’hommes, sans recours, plus de droit collectif mais des transactions individuelles avec indemnités, en échange d’hypothétiques promesses de reclassement... et il annonce en même temps que quelqu’un qui aura refusé trois emplois n’aura plus d’indemnités.
Si vous doutez que ce que veut Sarkozy, en fait, sans oser le dire franchement (car tous les syndicats sont contre) c’est le Cne sur toute la vie, et le licenciement sans motif et sans recours...
Demandez-vous pourquoi il a reporté l’élection prud’hommes de décembre 2007 à décembre 2008, pourquoi il limite le droit et les moyens des conseillers prud’hommes à juger ?
Le thème clef des discours de Sarkozy et du Medef c’est de « faciliter le licenciement pour faciliter l’embauche » (argument incroyable dont on se demande bien en quoi il pourrait créer de l’emploi ! Un patron qui est assez pervers pour n’embaucher qu’à la condition de pouvoir se débarrasser sans « motif » d’un salarié est un patron dont il faut se méfier !)
Récemment l’Insee a révélé que de plus en plus de salariés sont déclassés, « employabilisés » à plus bas salaire... (cf encadré ci-dessous)
Moins de droits à conserver son emploi, plus de « droits » hypothétiques à en trouver un autre moins bien payé, c’est un marché de dupes proposé aux salariés, qui revient à lâcher la proie pour l’ombre : c’est la prétendue « sécurité professionnelle » professée par Sarkozy.
Gérard Filoche
Note : Pour information, le « projet socialiste » propose d’abroger le Cne et fixe la date des élections prud’hommes... en décembre 2007 ( sur ce dernier point, amendement gerard filoche intégré le 6 juin 2006).
RAG 34. Les lolo's 34
11:31 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, SARKOZY, RAG 34
Salariés : le poids des déclassements a "plus que doublé" en 20 ans, selon l’Insee
PARIS (AFP) - Le poids des salariés ayant vécu un déclassement dans la hiérarchie socioprofessionnelle a "plus que doublé" en 20 ans, passant de 3% au début des années 1980 à près de 7% dans les années 2000, selon une étude Insee publiée mardi.
Dans un contexte de chômage toujours massif, l’Insee constate que le déclassement, encore "très rare entre 1980 et 1985", "n’est plus un phénomène marginal" entre 1998 et 2003, et a "plus que doublé".
Le fait de "descendre l’échelle sociale" intervient "souvent à la suite d’un passage par le chômage ou l’inactivité", la mobilité descendante constituant "un moyen de conserver un emploi ou, pour les chômeurs, d’en retrouver un plus rapidement", note l’Insee, qui a limité son étude aux personnes âgées de 30 à 54 ans en fin de période.
Hommes et femmes sont égaux face au déclassement, 6,6% des salariés et 6,8% de leurs collègues femmes ayant connu une trajectoire descendante en 1998-2003.
Entre 1980 et 1985, leur proportion atteignait respectivement 3,2% et 3,1%.
Parallèlement, les trajectoires ascendantes sont devenues "plus courantes", même si elles demeurent surtout l’apanage des hommes, selon l’Insee.
Entre 1998 et 2003, 15,1% des salariés ont progressé dans la hiérarchie socioprofessionnelle, contre respectivement 9,7% entre 1980 et 1985.
Un trentenaire sur trois a changé de catégorie socioprofessionnelle entre 1998 et 2003 (contre un sur cinq en 1980-85), ce qui "est sans doute le signe de recrutements effectués de plus en plus souvent en dessous du niveau de compétence" et "compensés ensuite par des promotions vers des métiers plus en accord avec la formation initiale", analyse l’Insee.
Les chiffres sont en retrait pour les femmes, avec 10,5% de mobilité ascendante entre 1998 et 2003, contre 6,6% au début des années 80.
Se mettre à son compte pour devenir artisan, commerçant ou chef d’entreprise reste une filière de promotion essentiellement masculine, empruntée par 80.000 ouvriers qualifiés entre 1998 et 2003, soit 3% d’entre eux.
Les ouvrières qualifiées sont les plus mal loties de tous les salariés : une sur neuf (11,8%) a connu le déclassement entre 1998 et 2003. "Il s’agit principalement de femmes travaillant dans l’industrie qui, touchées par la diminution de l’emploi industriel, ont migré vers un emploi http://fr.fc.yahoo.com/e/emploi.html dans les services de niveau de qualification inférieur (aide ménagère, ...)", souligne l’Insee.
RAG 34. Les lolo's 34
10:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.01.2007
Sarkozy, candidat du travail précaire
Alors que les Français ont massivement rejeté l’année dernière le contrat « première embauche », Nicolas Sarkozy vient de proposer de faire évoluer le contrat de travail sur le modèle du contrat « nouvelles embauches », frère jumeau du CPE.
Cette forme de contrat, aux effets désastreux pour les salariés, n’a absolument pas faire la preuve de son efficacité sur l’emploi, moins de 10 % des CNE signés correspondant à des créations de poste selon le ministère de l’emploi.
Le modèle de société, fondé sur la précarité, que veut imposer Nicolas Sarkozy aux Français, est aux antipodes des attentes qu’ils ont manifestées à plusieurs reprises ces dernières années.
Le Parti socialiste dénonce la proximité des propositions de Nicolas Sarkozy et des exigences récurrentes du patronat le plus réactionnaire. Cette connivence constante démontre que le président de l’UMP est d’abord le candidat du moins disant social et fiscal.
La remise en cause de la durée légale du travail, du droit social, de l’impôt sur le revenu, des sources de financement de la sécurité sociale et du périmètre des services publics constitue le fondement du programme économique et social de Nicolas Sarkozy.
A l’opposé, Ségolène Royal propose d’inciter financièrement les entreprises à recourir au CDI, pour faire de cette forme stable d’emploi la référence en droit du travail.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
RAG 34. Lolo34
19:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sarkozy pour le licenciement sans motif sur toute la vie
Il annonce un Cpe à vie pour toutes et tous !
Nicolas Sarkozy veut s’inspirer du CNE pour un contrat unique 24.01.07, 20h44, PARIS (Reuters)
« Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi, lors d’une rencontre avec des patrons de PME, qu’il entendait s’inspirer du "contrat nouvelle embauche" (CNE) pour créer un contrat de travail unique s’il était élu le 6 mai à la présidence de la République. "Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher", a déclaré le ministre de l’Intérieur et candidat de l’UMP lors de cette rencontre organisée par la CG-PME dans un théâtre parisien. Le CNE, pour le moment réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, prévoit une période d’essai de deux ans et rencontre un certain succès auprès des PME.
"Je garderai l’intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français", a ajouté Nicolas Sarkozy. »
Est-ce que ca va passer inaperçu comme une lettre à la Poste ?
Ce que vient d’annoncer Nicolas Sarkozy, devrait faire la « une » de tous les journaux, tellement, c’est une attaque inouïe, inédite contre le Code du travail.
C’est purement et simplement la mort du droit du licenciement : la facilité pour un employeur de rompre unilatéralement le contrat de travail SANS MOTIF
pas seulement pour les jeunes de moins de 26 ans comme le Cpe,
pas seulement pour les 5 millions des salariés des entreprises de moins de 20 salariés comme le Cne
pas seulement pendant une période de deux ans comme le Cne et le Cpe mais tout au long de la vie professionnelle, un employeur pourra vous licencier SANS MOTIF, en dépit de toutes les déclarations des droits de l’homme, en dépit de la Convention n°158 de l’Organisation internationale du travail.
Etre licenciable sans motif, c’est ne plus pouvoir défendre ses droits du travail en amont, c’est ne plus pouvoir se syndiquer ouvertement, c’est ne plus pouvoir revendiquer ses heures supplémentaires, c’est ne plus pouvoir « broncher » sous peine de perdre son emploi.
Etre licenciable sans motif, c’est ne pas pouvoir correctement se défendre aux prud’hommes contre un licenciement sans cause réelle et sérieuse, abusif, ou boursier.
Etre licenciable sans motif, c’est un retour en arrière de 120 ans, dans le droit, la dignité élémentaire des salariés, c’est le retour à Germinal, à Zola
Pas un salarié de ce pays n’a intérêt à ce qu’un tel candidat passe
Des millions de salariés, de jeunes ont défilé de février à avril 2006 pour imposer à Sarkozy Chirac Villepin de retirer le Cpe : Sarkozy, ce n’est pas la « rupture », c’est la persistance, la France d’avant, c’est la volonté de casser la volonté populaire, de revenir en arrière, au 19e siécle.
Gérard Filoche
RAG 34. Lolo34
06:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2007
Droit au Logement : Continuons le combat !
1 Ségolène Royal : “La question du logement est au cœur de la question sociale”
2 Vidéo : Ségolène Royal : "Face au logement", superbe reportage Fatcat en déplacement à Roubaix/Lille/Paris. Les19 et 20 janvier 2007.
Ce fut une séquence politique intense. Après le débat participatif de Roubaix, la visite de Ségolène Royal au « Ministère de la crise du logement » et la disparition de la figure tutélaire du droit des sans-abri, l’abbé Pierre, la candidate a précisé ses engagements sur le logement. Elle a présenté une dizaine de propositions concrètes pour relancer le logement social, répondre au problème particulier de la jeunesse dans ce domaine et favoriser l’accès à la propriété. Elle a assuré les associations qui militent souvent sur le fil de la légalité de son soutien à la juste cause des sans-logis et de son engagement en faveur du droit de réquisition.
(Extraits des interventions de Ségolène Royal pendant le débat participatif de Roubaix) « La France se sent tirée vers le bas. Les parents se demandent si leurs enfants pourront accéder au logement, première condition de la dignité. Il y a une attente désespérée des Français devant la montée des désordres, en premier lieu le désordre du logement. Il y a l’angoisse de la précarité des jeunes, confrontés à des exigences de garanties et de salaires qu’ils ne peuvent satisfaire, comme l’angoisse des personnes âgées qui se demandent combien de temps leurs pensions suffiront à payer leur loyer… Pourtant, l’accès au logement, c’est l’accès à une dignité fondamentale.
C’est une condition essentielle pour pouvoir se projeter dans la vie. Or, la plus profonde des inégalités aujourd’hui, se situe entre ceux qui peuvent se projeter dans l’avenir,qui peuvent imaginer le futur de leurs enfants, et ceux qui ne peuvent pas se projeter plus loin que la fin de la semaine et qui ne savent pas de quoi sera faite la vie de leurs enfants, s’ils auront seulement un toit ou un travail. Le logement doit être assuré sur toute la vie parce que c’est la condition d’une vie de famille. Et c’est souvent la condition de la réussite scolaire des enfants et de la stabilisation de l’emploi. Tout se tient, cela veut dire que ce logement conditionne et nécessite un emploi stable et un salaire stable. C’est pourquoi cette question du logement est au coeur de la question sociale.
La crise actuelle nous montre que la loi du marché ne peut plus résoudre la question du logement. Cette crise n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des politiques de droite qui ont été menées depuis cinq ans. Cinq années de renoncement, cinq années de mesures favorables aux plus riches. Aujourd’hui, beaucoup de communes ne respectent pas l’obligation de construire les 20% de logements sociaux sur leur territoire. Il faudra désormais aller au-delà des amendes. Il faut être beaucoup plus radical et que l’État se substitue à ces mairies défaillantes en réquisitionnant les terrains et en construisant lui-même les logements sociaux. C’est de cette façon-là que l’on pourra, petit à petit, résorber le déficit du nombre de logements sociaux.
Je découvre aussi que l’État spécule. Il est quand même très choquant que ce soit le gouvernement lui-même qui a partir de terrains dont il ne fait rien, dont il est propriétaire au nom des Français, participe à la spéculation immobilière. Il faudra que cela cesse. Si je suis élue les terrains et les bâtiments appartenant à l’État seront mis en vente pour les communes qui veulent faire du logement social, et ce à moitié du prix du marché. Je prends devant vous cet engagement, il sera appliqué immédiatement après la présidentielle si nous l’emportons.
Je vous le dis, si je suis élue, l’État et la puissance publique, en relais sur les collectivités territoriales, reprendront tous leurs droits dans ce domaine pour imposer un certain nombre de décisions. Je ferais du logement une grande cause nationale selon le voeu de Michel Delebarre, président du mouvement HLM et député PS du Nord, présent dans la salle. L’objectif très ambitieux que nous devons nous fixer, c’est la réalisation de la sécurité-logement tout au long de la vie. C’est dans ces conditions aussi que cette fameuse loi du droit au logement opposable sera crédible car comment croire une loi qui établit et proclame le droit au logement alors qu’il y a une telle pénurie de construction de logements sociaux depuis cinq ans ? Quand pendant cinq ans, l’État a même donné de l’argent à des gens pour se désengager du social ?
Pour la réalisation de toutes ces politiques, votre mobilisation sera nécessaire. C’est pourquoi ces débats sont aussi importants. Je vous remercie d’y avoir apporté votre pierre. »
L'hebdo en ligne
RAG 34. Les lolo's 34.
16:53 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.01.2007
Le PS dénonce une dissimulation des chiffres du chômage
PARIS (Reuters) - Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi, a maintenu mercredi que le chômage avait fortement baissé depuis 21 mois en dépit de doutes émis par la gauche, qui dénonce une "dissimulation" des vrais chiffres.
Le Canard Enchaîné écrit mercredi que l'Institut national de la statistique (Insee) a retardé au lendemain de l'élection présidentielle la publication de ses chiffres du chômage, qui seraient supérieurs à ceux annoncés par le gouvernement.
"J'accuse le ministre de l'Economie et des Finances de chercher, avec la complicité du ministre de la Cohésion sociale, à dissimuler les vrais chiffres du chômage", a aussitôt réagi le député socialiste Gaëtan Gorce.
Selon l'élu, la publication de l'étude de l'Insee "aurait sans doute démontré, comme en 2006, que le chômage n'avait en réalité pas baissé au cours de l'année écoulée".
"Ca vous ennuie vraiment qu'il y ait 360.000 demandeurs d'emploi en moins depuis 21 mois", s'est indigné Gérard Larcher lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
"Je n'accepte pas qu'on remette en cause ce qui est le baromètre mensuel transmis par l'Anpe et la Dares, dont on sait la qualité. Oui, le chômage est passé de 10,1 à 8,7% à la fin du mois de novembre", a ajouté le ministre à l'adresse de la gauche.
Selon Le Canard Enchaîné, l'Insee aurait obtenu des "résultats calamiteux" établis selon les normes du Bureau international du travail (BIT) et indiquant que le chômage ne serait pas descendu à 8,7% de la population active mais se stabiliserait à 9,2%, soit le chiffre d'avril/mai derniers.
En conséquence, l'Insee aurait décidé de renvoyer la publication de ses chiffres du chômage à l'automne, dissimulant ainsi "les vrais chiffres du chômage 2006 pour cause d'élection".
Dans un communiqué, l'Insee confirme que le calage de la série mensuelle de chômage BIT sur les résultats 2006 de l'enquête emploi "ne sera pas effectué en mars prochain" et qu'il a été reporté à l'automne.
L'institut national précise que l'annonce de ce report avait été faite le 16 janvier lors d'une conférence de presse. Il justifie cette situation par des "problèmes statistiques", notamment le fait que les taux de réponse à son enquête ont nettement baissé dans certaines régions comme l'Ile-de-France.
"Or, les taux de réponse sont liés à la situation des personnes sur le marché du travail. Il est notamment plus difficile de joindre les personnes qui travaillent", avance-t-il.
En outre, l'analyse des premiers trimestres de l'enquête emploi 2006 montre "une incohérence avec les autres informations disponibles par ailleurs sur le marché du travail, à la fois sur le chômage et sur l'évolution de l'emploi", ajoute l'organisme.
Pour Gaëtan Gorce, ce report a été organisé "dans le seul but d'éviter de gêner la campagne engagée" par le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy et "le même raisonnement pourrait être conduit sur les statistiques de la sécurité".
RAG 34. Les lolo's 34
20:44 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Enfants de Don Quichotte : COMMUNIQUE DE PRESSE : rencontre avec M BORLOO
COMMUNIQUE DE PRESSE
Mercredi 24 janvier 2007. 16H00
Nous avons rencontré M BORLOO et Mme VAUTRIN ce matin, pour leur expliquer que, dans les conditions actuelles, nous ne pouvions envisager la fin des campements, qui sont certes absolument inadaptés, mais rendus inévitables par l’urgence.
En effet, des personnes en détresse viennent quotidiennement y chercher un ultime refuge, et personne ne peut le leur refuser.
Il faut aider tous ces gens, qui refusent d’aller dans certains centres qui les conduisent, quelques jours plus tard, à nouveau dehors.
Face à l’urgence et dans l’attente de la disparition des campements, nous apellons à la mobilisation de tous, citoyens, associations, travailleurs sociaux, villes et départements, qui doivent contribuer à trouver des solutions dignes et adaptées.
C’est là une fonction qui dépasse les compétences des Enfants de Don Quichotte, ceux-ci n’ont jamais eu pour vocation de remplir la fonction de gestionnaires de campements.
Nous avons trouvé un accord positif et ferme sur trois points :
Renforcement des moyens pour mettre à l’abri immédiatement dans des conditions dignes toute personne sans domicile.
Ces personnes mises à l’abri aujourd’hui et celles en centre d’hébergement d’urgence ne seront plus remises à la rue sans que leur soit proposée une solution pérenne leur convenant. Ce principe acté dans le relevé de décisions du 8 janvier sera effectif au plus tard la semaine prochaine.
Des cellules vont se développer dès aujourd’hui à l’intention des personnes qui ne sont pas sur le Canal Saint-Martin ou les campements en province, afin d’évaluer et orienter chacun vers une solution adaptée, avec dans un premier temps une mise à l’abri immédiate.
Les enfants de don quichotte
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19:31 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les enfants de Don Quichotte, SDF, RAG 34
Fiscalité : l'ISF gêne la droite sans ravir la gauche
Nombre d'économistes comme de candidats à la présidentielle souhaitent réformer un impôt jugé par tous peu rentable.
Par Pascal RICHE
QUOTIDIEN : mercredi 24 janvier 2007
L'ISF est au débat politique français ce que le sparadrap est au capitaine Haddock. Il s'invite, il colle, il gêne. A gauche, on le défend vaguement, mais sans trop y croire. L'impôt de solidarité sur la fortune rapporte peu d'argent et beaucoup d'ennuis. Ce ne serait qu'un «faux problème» qui ne concerne que 3,6 milliards d'euros, soit 1 % des recettes de l'Etat. A droite, on le fustige, certes (ne fait-il pas fuir les fortunés à Gstaad, à Bruxelles et, plus récemment, à Rome ?). Mais très rares sont ceux qui osent prôner sa suppression, comme en Allemagne ou au Japon. La droite continue de voir dans la suppression de l'IGF (impôt sur les grandes fortunes), ancêtre de l'ISF, l'une des causes de la défaite de Jacques Chirac à la présidentielle de 1988. Et, à l'heure où les riches sont de plus en plus riches, une telle décision ne serait pas «comprise», se justifie-t-on de ce côté de l'échiquier politique. La France ne se situe-t-elle pas au cinquième rang mondial par la concentration de la richesse privée ?
Cicatrices. Le candidat de l'UDF, François Bayrou, propose, classiquement, un élargissement de son assiette et un taux plus léger. Quant à Nicolas Sarkozy, il se perd en contorsions : d'une main, il jure qu'il n'abolira pas l'ISF ; de l'autre, il bricole une usine à gaz pour le liquider par la bande, en combinant un bouclier fiscal de 50 % et une exonération de 50 000 euros sur les investissements dans les PME (lire page suivante). Quel serait le sens d'une telle réforme, qui transformerait l'ISF en un impôt sur la résidence principale de ceux dont c'est le seul patrimoine ?
L'ISF est couturé de cicatrices. Depuis sa création en 1982 sous le nom d'IGF, il est décrié, attaqué, renié. Ce prélèvement est jugé incohérent (pourquoi la résidence principale et pas les oeuvres d'art ?). Il souffre d'une assiette trop restreinte, qu'on rétrécit toujours plus. Il rapporte peu. Et fait fuir les fortunes à l'étranger, ce qui entraîne des pertes fiscales pour l'Etat (l'inverse du but recherché) et n'arrange pas le profil de la consommation. Son histoire est en forme de montagne russe. Edouard Balladur, ministre des Finances, a abrogé cet impôt en 1986 ; la gauche l'a rétabli en 1988, mais avec un plafonnement ; en 1995, Alain Juppé a «plafonné le plafonnement» ; en 2003, une loi, dite loi Dutreil, l'a allégé...
«Naïf». A gauche, ses créateurs ne sont pas tous très fiers. Michel Charasse, ancien ministre PS du Budget, a déclaré autrefois qu'il avait été «naïf de le créer en 1981 et bête de le rétablir en 1988». L'ancien Premier ministre Michel Rocard a reconnu qu'il n'avait pas été « bien créé». Plus récemment, l'ancien ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn, l'a jugé «mal construit».
Faut-il pour autant jeter l'ISF aux orties ? Les quelques économistes qui le défendent soulignent ses vertus possibles. Il permet d'accroître la progressivité générale de l'impôt (c'est-à-dire l'idée que les riches doivent payer, par rapport à leur revenu, plus d'impôt que les ménages modestes). En outre, comme le souligne Thomas Piketty, directeur d'étude à l'EHESS, un tel impôt peut aider à pousser les plus aisés à «ne pas s'asseoir sur leur patrimoine», mais à le réinvestir ou à le vendre.
«Aucun argument en faveur de l'ISF ne tient vraiment la route, juge de son côté, Robert Baconnier, président de l'Association nationale des sociétés par actions (Ansa) et ancien directeur général des impôts. Cet impôt est mal foutu au départ . Il ne permet pas de corriger les insuffisances de l'impôt sur le revenu. Il frappe les petits propriétaires immobiliers, pas les grosses fortunes qui ont investi dans des biens professionnels.» Sa conclusion : «Le mieux serait de lui tordre le cou.»
Selon Thomas Piketty, la discussion sur la question de l'ISF est complètement brouillée par l'idéologie, car elle ne repose sur aucune statistique solide. «Il est impossible de se faire une idée claire sur cet impôt, faute de données publiques», explique-t-il. S'abritant derrière la confidentialité des contribuables, le ministère de l'Economie et des Finances veille jalousement sur les données recueillies auprès d'eux.
Ce qui n'est pas très digne d'une démocratie moderne, car, comme le constate Piketty, «il serait très simple de rendre anonymes les données recueillies». Dans les dîners en ville les plus chics , il est fréquent d'entendre parler d'untel ou d'untel qui ont décidé de vivre à mi-temps en Suisse ou en Belgique pour y échapper. Mais aucune étude sérieuse n'existe pour chiffrer le phénomène. L'élargissement de l'assiette de l'ISF, constatée depuis quelques années, ne semble pas témoigner d'une hémorragie spectaculaire.
Réforme ? Peut-on réformer l'ISF pour le remplacer par un impôt moins contestable frappant les plus fortunés ? Robert Baconnier suggère d'étudier de près la solution retenue par les Pays-Bas, qui ont décidé de lier l'impôt au rendement du patrimoine : «Ils décident forfaitairement d'un taux de rendement moyen du capital, par exemple 4 %, et ils prélèvent 25 % de ce rendement. Dans l'exemple, cela revient à prélever 1 % de votre capital.»
Dans son livre Faire la révolution fiscale (Plon) , Jack Lang s'est penché sur ce modèle «ingénieux et efficace», avant de l'écarter, car trop compliqué. Selon l'ancien ministre socialiste, le plus simple est donc de suivre les recommandations faites par le Conseil des impôts : supprimer l'exonération des biens professionnels de l'assiette (pour l'élargir) et baisser les taux du barème.
RAG 34. Les lolo's 34
08:26 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fiscalité, ISF, RAG 34
En direct du Ministère de la crise du logement
Trois associations, des artistes et huit familles se sont installés quelques jours avant le réveillon au 24 de la rue de la Banque, dans le deuxième arrondissement parisien. Le 11 janvier 2007, ce bâtiment de 1000m2 donnant sur le palais Brongniart est devenu le «ministère de la Crise du logement». Carnet de bord des occupants.
Un pied de biche dans une main, un trousseau de clefs dans l'autre
Depuis une semaine, une grande et belle fille étincelante d'argent trône dans un coin du ministère de la crise du logement. Je l'ai croisée en sortant d'un entretien d'embauche. Et oui, il faut bien travailler car les bourses octroyées aux étudiants démunis sont dérisoires, insuffisante en tout cas pour financer seules mes études d'architecture. Un entretien d’embauche, c’est stressant. Mais la rencontre que j'ai faite en sortant en valait la peine.
Marianne était seule, posée au milieu d'une dizaine de bustes de couture. L'air perdue, décousue dans ce décor de hall d'immeuble de la rue Sainte Honoré. En fait, elle était nue. Elle était là, à l'abandon, prête à être mangée par le camion poubelles. Alors sans me poser de question, une main sous ses fesses, l'autre autour de sa taille en plastique argenté, je l'ai empoignée. Serrées l'une contre l'autre dans le métro, nous avons eu droit aux regards étonnés des voyageurs et aux photos enthousiastes des touristes.
Je la rêvais déjà en égérie du ministère de la crise du logement, coiffée d'un bonnet phrygien, un pied de biche dans une main, un trousseau de clefs dans l'autre. J'ai déjà de grosses et belles vieilles clefs un peu rouillées que j'avais récupérées dans une maison abandonnée. Et pour le pied de biche, on me file un vieux manche à balai en alu. Ne reste qu’à faire la pointe avec du grillage fin récupéré dans un jardin ouvrier abandonné (c’est fou ce qu’il y a comme espaces vacants dans Paris mine de rien). Quant au bonnet phrygien, Laurent m’a dégotté un tissus plastic rouge.
Et puis, un soir, arrive Olive, tout content. Il me présente Dominique, tout jovial. Ce «couturier en bâtiment», comme il dit, est déjà au courant pour la Marianne et il sait même comment l’accrocher en toute sécurité au fronton de notre ministère. Ne restait plus qu’à le faire.
Hier, justement, notre Marianne était prête. Il ne restait plus que le pieds de biche et les clés à placer lorsque nous avons appris la mort de l’abbé Pierre. Et là (allez savoir pourquoi) on ne s’est plus senti de la placer nue sur le fronton de notre immeuble. Alors on s'est mis à chercher du tissus noir afin de lui confectionner un habit de deuil. Notre Marianne n'est plus éclatante dans son sourire fière. Elle est triste et elle pleure.
Nabila, collectif du Jeudi noir.
RAG 34. Les lolo's 34
08:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2007
Chômage : une priorité à laquelle ne répond pas la campagne, selon le CSA
PARIS (AFP) - La lutte contre le chômage est considérée comme un thème "important ou tout à fait prioritaire" par 98% des Français mais 67% estiment que la campagne présidentielle ne répond pas sur ce point à leurs attentes, selon un sondage CSA à paraître mardi dans L'Humanité.
Une femme et son enfant entrent dans une ANPE, le 27 janvier 2004 à Caen. Par Mychèle Daniau
Seules les réponses sur la sécurité apportées par la campagne présidentielle font plus de satisfaits que de mécontents, 50% des personnes interrogées estimant que la campagne répond à leurs attentes sur ce thème contre 47% d'un avis contraire.
Les thèmes jugés les plus importants, outre la lutte contre le chômage, sont, dans l'ordre, la santé, l'éducation, la lutte contre les précarités, l'avenir des retraites et le droit au logement.
Suivent la protection de l'environnement, le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et la sécurité.
L'immigration n'arrive qu'en quatorzième position, juste devant la réforme de la fiscalité, qui a pourtant été l'un des thèmes évoqués par les candidats à la présidentielle. La construction européenne arrive à l'avant-dernier rang.
Selon 71% des personnes interrogées, la campagne ne répond pas à leurs attentes pour les retraites. La proportion est semblable (70%) pour le relèvement des salaires et du pouvoir d'achat et les délocalisations (69%). Elle est de 67% pour la lutte contre le chômage.
Sont mieux notées les réponses quant à la politique internationale de la France, 42% estimant que la campagne présidentielle répond à leurs attentes sur ce thème, le droit au logement (41% contre 54%) et la santé (41% contre 56%).
Les réponses concernant la réforme de la fiscalité sont mal notées (30% contre 62%) de même que celles concernant la situation dans les banlieues (29% contre 66%).
Sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Notice détaillée disponible à la commission des sondages.
RAG 34. Les lolo's 34
13:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le fric c'est chic... : ISF, SMIC, RMI...
Madame Mossuz-Lavau a écrit un livre intitulé « l’argent et nous »… A partir d’interviews, comme celles qu’elle avait réalisées précédemment pour un autre ouvrage sur la sexualité des Français.
Après tout, explique-t-elle aujourd’hui, il y a deux tabous dans notre pays, l’argent et le sexe…
Mais ajoute la politologue, si on peut passer une semaine sans faire l’amour, on ne peut pas vivre une journée sans dépenser le moindre euro.
Question alors de ma consœur Soazig Quéméner, à Madame Mossuz-Lavau, à propos des pauvres, des riches et des « privilégiés » selon François Hollande.
En-dessous de quel revenu, Madame, est-on pauvre aujourd’hui dans notre pays ?
Réponse de la politologue : Après analyse de ce que les gens m’ont raconté, moi je fixe trois catégories. Les gens qui ont moins de 1.300 euros net par mois sont pauvres. Pas miséreux mais pauvres, dans le sens où ils ne sont pas à l’aise. Pourtant, 1.300 euros, c’est bien au-dessus des minima sociaux qui ne permettent tout simplement pas de vivre en France, sauf si l’on bénéficie d’aides familiales, si l’on travaille au noir, si l’on vend du shit ou si l’on vole. Les classes moyennes gagnent, elles, entre 1.300 et 3.000 euros net par mois. A partir de 3000 euros, je considère que l’on est privilégié.
Alors question de ma consœur du JDD à Madame Mousuz- Lavau : Mais alors bon, comment analysez-vous la passe d’armes sur la fiscalité entre Jean-François Copé et François Hollande, Ségolène Royal, etc, et tous ceux qu’on accuse de vouloir taxer les classes moyennes.
Madame Mousuz Lavau répond : Cela montre qu’un certain nombre de nos décideurs de droite n’ont aucun contact avec la réalité. Moi, j’ai fait du terrain pendant deux ans. Quand je parlais de ma catégorisation à des collèges, ils me répondaient : « je gagne 4.500 euros pas mois et je ne suis pas riche. » Les mêmes me disaient : « Tu mets les pauvres jusqu’à 1.300 euros, c’est trop large, on n’est pas pauvre à 1.250 euros par mois. La France est un pays riche où il y a beaucoup de pauvres. »
Encore une question à Madame Mousuz Lavau telle que vous pouvez la lire dans le JDD aujourd’hui : Alors qu’est-ce que vous pensez de la polémique sur le patrimoine du couple Royal-Hollande ?
Réponse de Madame Mousuz Lavau : on a tendance à utiliser un argument qui n’est pas bon. Pour représenter les gens de gauche, il faudrait être soi-même modeste alors que, lorsqu’on représente les gens de droite, on peut avoir toute la fortune que l’on veut. Ségolène Royal et François Hollande paient 862 euros d’impôt sur la fortune ; qu’on ne vienne pas me raconter qu’ils ont une fortune gigantesque. Acquérir de la pierre avec ce qu’on gagne, ce n’est tout de même pas un péché.
Extrait de la revue de presse d'Ivan Levaï émission le kiosque du 21.01.07 sur France Inter.
Mot de l'éditeur :
L’ascenseur social est-il seulement une question d’argent ? D'après l'Institut National de la Statistique, la France est coupée en quatre:
24% des ménages ont des revenus inférieurs ou égaux à 1 200 € par mois,
25% ont entre 1 201 et 1 900 €,
21% entre 1 901 et 2760 €,
23% disposant de plus de 2 760 €.
Des questions surgissent immédiatement à la lecture de ces chiffres. Comment peut-on passer d'une catégorie à une autre ? Quelle est la place de l’argent dans notre vie quotidienne ? Pourquoi est-on avare, prodigue ou voleur ? L’argent fait-il le bonheur ? Est-ce toujours un sujet tabou entre proches ? Comment jugeons-nous la corruption ?
Pour répondre à ces questions, Janine Mossuz-Lavau, en entreprenant une vaste enquête qualitative, est allée à la rencontre d’un échantillon de 105 hommes et femmes, de tous milieux (du « Rmiste » au millionnaire), de tous âges (de 18 à 85 ans), de toutes régions et de toutes orientations politiques. Elle nous livre ici des témoignages qui constituent un tableau à la fois social et psychologique des Français. Une enquête qui conclut qu’il n’existe pas de normes permettant de dresser un profil type de comportement selon les différentes catégories de Français et met en évidence le poids de l’éducation dans ce domaine.
Fiche détaillée "L'argent et nous"
Janine Mossuz-Lavau
Editeur La Martiniere Textes
Date de parution 11/01/2007
Nombre de pages 480 pages
ISBN 2846752060
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RAG 34. Lolo34
12:48 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : L'argent et nous, RAG34
22.01.2007
Mort de l'Abbé Pierre : l'homme de l'hiver 54 s'en est allé tôt ce matin "en grandes vacances"
Martin Hirsh Président d'Emmaüs France a annoncé le décès de l'Abbé Pierre ancien député, ancien résistant, cette nuit à 5 heures 25 à l'hôpital du Val de Grâce à l'âge de 94 ans et demi. De très nombreux hommages et témoignages d'affection devraient se succéder dans les prochaines heures et ces prochains jours.
"Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée..."
Appel de l'Abbé Pierre le 1er Février 1954 sur RTL
Henri Grouès, plus connu sous le nom de l'abbé Pierre, lance un cri d'alarme contre la misère sur RTL. L'hiver très rigoureux a déjà fait plusieurs morts en France. La campagne en faveur des sans-logis menée par le fondateur d'Emmaüs incite tous les Français disposant de locaux inoccupés à accueillir des familles dépourvues de logements.
Hiver 1954 : la croisade de l’abbé Pierre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abb%C3%A9_Pierre
RAG 34. Lolo34.
17:53 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Décès de l'Abbé Pierre, Emmaüs, RAG 34
20.01.2007
Une victoire pour les organisations syndicales et les salariés français
Comptes publics : les mécomptes de Monsieur Breton
Une victoire pour les organisations syndicales et les salariés français
Le Parti socialiste se félicite de la décision de la Cour de justice européenne qui a censuré l’ordonnance d’août 2005 excluant les jeunes de moins de 26 ans du calcul des seuils sociaux.
Le gouvernement savait pertinemment que l’exclusion d’une catégorie de salariés du calcul du nombre de personnes employées dans les entreprises n’était pas compatible avec les directives sur la consultation des travailleurs et les licenciements économiques.
Le Conseil d’Etat, qui avait anticipé cette censure en posant une question préjudicielle à la haute juridiction européenne, va maintenant pouvoir annuler l’ordonnance litigieuse.
Cette décision de la justice européenne constitue une importante victoire pour les organisations syndicales et les salariés français, et une sérieuse mise en garde du gouvernement contre sa volonté de faire des jeunes des salariés de seconde zone.
Elle s’ajoute à la censure récente par le Conseil constitutionnel des dispositions projet de loi sur la participation qui excluaient certains salariés du vote pour les représentants du personnel dans l’entreprise.
Ainsi, le gouvernement vient d’être durement sanctionné deux fois de suite pour avoir adopté des dispositions discriminatoires à l’égard de certaines catégories de salariés.
Ces jurisprudences fragilisent un peu plus encore le contrat « nouvelles embauches », réservé aux seuls salariés des petites entreprises, et de ce fait également discriminatoire.
Il est manifeste qu’en contestant la compétence de la juridiction judiciaire pour apprécier la conformité du CNE aux traités internationaux, le gouvernement ne cherche qu’à éviter une annulation programmée de ce dispositif d’ici les échéances électorales de 2007.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
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18.01.2007
Sarkozy paie lui aussi l'ISF et rendra rapidement publique sa déclaration
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy "paie l'ISF (impôt sur la fortune) depuis un an et transmettra sa déclaration dans quelques jours", a indiqué mercredi la porte-parole du candidat UMP à la présidentielle, Rachida Dati.
"Nous ne voulons pas nous laisser enfermer dans la polémique", a ajouté Xavier Bertrand, autre porte-parole du candidat devant la presse, en évoquant les remous sur le patrimoine du couple François Hollande-Ségolène Royal.
Selon lui, "ce qui intéresse les Français, c'est de savoir combien ils paieront d'impôts" avec les socialistes au pouvoir et non "combien Mme Royal en paie".
"Avec le PS, les choses sont claires: les impôts augmenteraient. Nous, nous allons essayer de baisser les impôts. Au-delà des quiproquos, des cafouillages, des contradictions au sein du PS, la vérité éclate et il suffit de regarder dans les régions socialistes comment les choses se passent", a ajouté M. Bertrand.
Alors que les socialistes ont affirmé que la polémique sur le patrimoine de Ségolène Royal et François Hollande était "un coup tordu des amis de Nicolas Sarkozy" et que c'était là des "méthodes de voyous utilisées par l’UMP contre Ségolène Royal", M. Bertrand a affirmé: "ces infos circulaient sur internet depuis déjà quelque temps. Ce sont les déclarations de François Hollande sur le sujet qui ont créé à nouveau une activité sur internet".
"Il faut bien prendre en compte que depuis 2002, internet est un acteur important dans cette campagne", a-t-il également affirmé, ajoutant: "nous laissons aux socialistes le monopole du sectarisme et de la polémique".
Mme Royal a demandé mercredi à Nicolas Sarkozy de rendre public "dans la journée" son patrimoine, comme elle l'a fait mardi suite à la polémique sur sa richesse.
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20:59 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ISF, SARKOZY, RAG 34
17.01.2007
Le droit opposable au logement en Conseil des ministres
Ce projet de loi avait été réclamé par les associations et répond au vœu de Nouvel An de Jacques Chirac.
En devenant "opposable", le droit au logement donne possibilité de recours devant les tribunaux.
Il s'est invité dans l'actualité, tentes rouges et porte-drapeaux charismatiques à l'appui, et a envahi le champ politique. Le droit au logement "opposable", vœu de Nouvel An de Jacques Chirac, est présenté mercredi en Conseil des ministres. En devenant "opposable", le droit au logement - affirmé depuis longtemps dans la loi française mais toujours sans effectivité - donne possibilité de recours devant les tribunaux. Il acquiert ainsi le même statut que le droit à la scolarité et le droit à la protection de la santé.
Le droit au logement devrait être rendu opposable dès la fin 2008 pour "les personnes dans les situations les plus difficiles", notamment les SDF mais aussi les travailleurs pauvres et les femmes isolées avec enfants, avait annoncé début janvier Dominique de Villepin. Il sera étendu au 1er janvier 2012 à l'ensemble des mal-logés.
Le projet de loi prévoit dans l'article 1er "la possibilité d'engager un recours amiable auprès d'une autorité responsable puis, le cas échéant, un recours contentieux auprès de la juridiction administrative" aux personnes dans l'impossibilité de trouver un logement décent.
La Fondation Abbé Pierre restera "vigilante"
L'article 3 précise que "la commission de médiation peut être saisie" notamment lorsque le demandeur est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé temporairement, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant le caractère d'une habitation insalubre ou dangereuse.
La Fondation Abbé Pierre a dit soutenir le projet de loi, mais "restera vigilante afin que l'objectif affiché ne soit pas uniquement incantatoire". La Confédération Nationale du Logement (CNL), première organisation de locataires en France, a émis des réserves, dénonçant un "avant projet de loi (qui) instaure une procédure complexe, longue, sans assurance de résultat" qui "ne règlera pas les problèmes de fond". Le Parti socialiste aussi a estimé que ce droit "ne répond ni aux besoins des 1,4 million de demandeurs de logement social, ni aux 3,2 millions de mal-logés".
RAG 34. Les lolo's 34
10:22 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.01.2007
Droit du travail français: le Conseil d'Etat rejette le référé d'easyJet
PARIS (AFP) - Le Conseil d'Etat a rejeté lundi le recours en référé de la compagnie aérienne britannique à bas coût easyJet, qui demandait la suspension d'un décret soumettant les personnels navigants des compagnies étrangères basées en France au droit du travail français.
Les arguments de la compagnie n'ont pas fait "naître un doute sérieux sur la légalité du décret" "sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence", indique la décision du juge des référés.
Elle ne préjuge toutefois pas de la réponse du Conseil d'Etat sur le fond des réclamations de la compagnie britannique, qui conteste l'application à ses personnels navigants du droit du travail français.
Ce jugement devrait intervenir "dans les tout prochains mois" a déclaré le juge lors de l'audience de référé le 12 janvier.
Le juge des référés a estimé qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer sur le fait que le décret publié le 23 novembre 2006 "serait incompatible avec les objectifs d'une directive communautaire". Il a aussi estimé que ce texte ne modifiait pas le champ d'application de l'article L342-4 du Code du travail et qu'on ne pouvait lui opposer l'application des régimes de Sécurité sociale des travailleurs se déplaçant à l'intérieur de la Communauté européenne.
easyJet, qui emploie 130 personnes en France sous contrat britannique, conteste le décret qui applique aux navigants des compagnies aériennes l'article L342-4 du Code du travail restreignant l'usage du "détachement de salariés" et leur applique le droit du travail français lorsque "le centre de l'activité professionnelle du salarié" est en France.
Le texte précise qu'il s'agit du "lieu où il travaille ou celui où il prend son service et retourne après l'accomplissement de sa mission".
Au contraire, les avocats d'easyJet contestent cette notion de "base d'exploitation" et font valoir que les navigants de la compagnie dépendent en réalité du siège britannique de l'entreprise.
easyJet est concerné par le décret pour sa base d'Orly, tout comme les compagnies irlandaises Ryanair (Dublin: RY4.IR - actualité) à Marseille et Cityjet (filiale d'Air France (Paris: FR0000031122 - actualité) ) à Roissy.
Ryanair a également déposé un recours le 26 décembre, et a porté plainte auprès de la Commission européenne.
easyJet, dans le collimateur de la justice française avant même la sortie du décret, a été mis en examen pour "travail dissimulé" et "entraves aux organes de représentation du personnel" à la mi-décembre par un juge de Créteil, après un contrôle surprise sur les conditions d'emploi de son personnel de l'escale d'Orly.
RAG 34. Lolo34
06:57 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2007
Sans-abri à Bordeaux : "une clé, un bail, une tente enlevée".
Manifestation pour les sans-abri à Bordeaux
BORDEAUX (Reuters) - Quelque 150 à 200 personnes selon la police, 400 selon les organisateurs, ont manifesté à Bordeaux à l'initiative des Enfants de Don Quichotte pour réclamer des solutions durables pour les 87 SDF qui dorment dans des tentes en plein centre-ville depuis une semaine.
Les manifestants, rejoints par des citoyens solidaires de leur combat, ont quitté en début d'après-midi leur campement situé sur les allées de Tourny pour se rendre jusqu'à la mairie en scandant "une clé, un bail, une tente enlevée".
Au passage, ils se sont arrêtés devant l'hôtel préfectoral. Une porte-parole a lancé un appel au préfet lui demandant d'organiser une table ronde avec les associations, l'ANPE, les Assedic et la Caisse d'allocations familiales.
Devant l'hôtel de ville de Bordeaux, ils ont invité le maire Alain Juppé à prendre place dans son "nouveau domicile", une tente recouverte de tracts et de banderoles revendicatives installée devant les portes de l'établissement.
Ils ont également demandé un accès libre et gratuit aux toilettes publiques proches du campement des allées de Tourny.
La manifestation s'est disloquée sans incident en fin d'après-midi.
RAG 34. Les lolo's 34
11:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.01.2007
Soldes gratuites, cantine gratuite : c'est blesipo ! (possible)
Les soldes du Canal St-Martin, gratuité des cantines du Bourget et de Drancy pour les petits.
CARTIER LIBRE
Les soldes encore et toujours, mais pas dans les grands magasins cette fois. Au Canal St-Matin à Paris, ils seront nombreux devant la « boutique » de vêtements installée près des 250 tentes encore debout. Les SDF peuvent venir y chercher pantalons, chaussures, pulls et autres nécessaires de survie.
mercredi 10 janvier 2007.
Les soldes du Canal St-Martin
mardi 9 janvier 2007
Gratuité à la cantine
Depuis hier, la cantine est gratuite dans les écoles primaires de Drancy et du Bourget en Seine-St-Denis. Le maire du Bourget, Vincent Capo-Canellas, a déclaré créer « un droit à un repas équilibré quotidien et gratuit ».
En ce jour de rentrée, à l'école Jean Jaurès de Drancy, la directrice, Madame Cararas, compte les élèves qui mangent à la cantine.
Cartier libre : par Caroline Cartier
du lundi au jeudi de 7h48 à 7h52
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10:35 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gratuit, gratuité, soldes, SDF, précarité, RAG 34
Les Don Quichotte attendent du concret pour lever les campements de SDF
PARIS (AFP) - Les campements des Enfants de Don Quichotte étaient toujours en place mardi, l'association s'occupant désormais de recenser les besoins pour examiner les propositions concrètes, au lendemain de l'annonce d'un plan gouvernemental renforcé.
A Paris, l'association a recensé 250 SDF dormant dans des tentes le long du canal Saint-Martin et attend l'arrivée de travailleurs sociaux pour étudier "au cas par cas" les solutions d'hébergement, a-t-elle annoncé mardi, en précisant que le campement ne serait levé qu'une fois que tous les SDF se seront vu proposer une solution adaptée.
Même tonalité en province, où les campements, notamment à Lille (une douzaine de tentes), Lyon (soixante-sept), Strasbourg, Bordeaux (une cinquantaine), la Rochelle (une quinzaine), Dax (une vingtaine), Sête (une douzaine) sont maintenus. Des réunions étaient en cours mardi avec les autorités préfectorales, notamment à Toulouse et Strasbourg.
En revanche, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), la députée-maire UMP, Maryse Joissains, a demandé aux SDF qui ont dressé des tentes dans le centre-ville de quitter les lieux, estimant qu'il ne restait parmi eux que des "marginaux qui dévoient la charte des Enfants de Don Quichotte".
Le gouvernement a annoncé lundi un plan renforcé pour l'hébergement des SDF et des mal-logés pour 2007 afin d'héberger de façon "pérenne" et "adaptée" toute personne accueillie en urgence. Les 27.100 places annoncées comme "nouvelles" par le gouvernement doivent en fait notamment se substituer aux 13.500 places actuelles en hébergement d'urgence", selon une mise en oeuvre progressive "courant 2007".
Ce plan n'est pas "à l’échelle de la crise", a estimé mardi Gilles Savary, l'un des porte-parole de la socialiste Ségolène Royal.
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, annonce également avoir écrit une nouvelle fois à Dominique de Villepin pour acquérir des terrains et immeubles de l'Etat afin d'y faire du logement social.
Le Premier ministre, sous la pression des associations et de l'opinion, à quatre mois des élections, avait annoncé le 3 janvier l'instauration d'un droit au logement opposable dans un projet de loi.
Ce texte doit être présenté le 17 janvier en Conseil des ministres et examiné par les députés durant la deuxième quinzaine de février, en vue d'une adoption définitive avant la fin de la législature. Une réunion du comité de suivi aura également lieu le 17 janvier.
La plate-forme pour un droit au logement opposable (DALO), comprenant notamment Amnesty International France, ATD-Quart Monde, le Secours Catholique Caritas France et le Réseau mondial contre la pauvreté, réunie mardi, a déclaré avoir "pris acte des avancées" contenues dans l'avant-projet de loi.
De leur côté, la quinzaine de SDF regroupés sous le pont d'Austerlitz demandent, dans une lettre ouverte, à prendre part aux négociations en cours et à construire eux-mêmes des centres d'hébergement pour retrouver "travail", "responsabilités" et "dignité".
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06:32 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, Don Quichotte, RAG 34
08.01.2007
Les Don Quichotte appellent à la levée des villages de tentes
PARIS (Reuters) - L'association des Enfants de Don Quichotte a appelé lundi à la levée des villages de tentes installés à Paris depuis un mois et en province compte tenu des mesures sans précédent obtenues en faveur des sans-abri.
"Un changement radical de politique concernant les sans-abri et la certitude qu'un droit au logement opposable sera adopté prochainement dans un vrai esprit de consensus politique et associatif nous conduit à une sortie de crise immédiate", déclare-t-elle dans un texte lu à la presse.
Le texte précise qu'un plan d'urgence est mis en oeuvre dès ce lundi pour lancer le processus conduisant "à la fin des campements".
"Je me suis battu avec mon coeur, avec mes tripes et je ne suis piloté par personne", a déclaré aux journalistes Augustin Legrand, le fondateur de l'association.
Le gouvernement avait auparavant annoncé une série de mesures pour améliorer le logement des plus démunis moins d'un mois après la mobilisation pour les sans-abri lancée par l'association.
Outre des mesures ponctuelles destinées à permettre aux SDF de trouver des solutions d'hébergement sur la durée, le gouvernement a confirmé la présentation d'un projet de loi sur le droit au logement opposable la semaine prochaine.
BALISES DE DETRESSE
Ce projet de loi, qui sera débattu en conseil des ministres le 17 janvier, sera inscrit à l'ordre du jour du Sénat fin janvier et de l'assemblée nationale en février. Il devrait donc pouvoir être adopté avant la fin de la législature.
Le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo a précisé que toute personne accueillie dans des centres "devra se voir proposer" une solution pérenne dans le parc public social ou dans le parc privé".
Pour mettre en oeuvre ce nouveau dispositif d'accueil, le gouvernement prévoit 27.100 places nouvelles, dont 9.000 en maison relais.
En quelques semaines, les Enfants de Don Quichotte, nés sous l'impulsion d'un comédien, Augustin Legrand, de nombreux membres de sa famille, et de militants associatifs, ont réussi à peser sur le débat présidentiel et à faire réagir la classe politique dans l'urgence.
L'installation le 16 décembre dernier de plus de 200 tentes le long du canal Saint-Martin, à Paris, après s'être vu interdire l'accès de la place de la Concorde, a joué un rôle décisif dans la médiatisation du mouvement.
Les enfants de Don Quichotte ont mis en avant des mesures réclamées depuis de longues années par les associations caritatives, qui, bien que n'ayant pas ménagé leurs efforts, n'avaient pas obtenu les mêmes résultats.
Médecins du monde (MDM) avait ouvert la voie des villages de tentes dès 2005 en distribuant plus de 400 tentes dans Paris afin de rendre les ans-abri et la question des mal-logés "plus visible". "Ce sont comme des balises de détresse destinées à nous faire réagir", expliquait à la mi-décembre Graziella Robert, responsable de la mission SDF au MDM.
D'abords prudents, voire hostiles au droit au logement opposable, les responsables politiques se sont presque tous rangés derrière la bannière des Enfants de Don Quichotte.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, avait dans un premier temps jugé le plan hivernal pour les sans-abri suffisant, et exprimé sa réserve sur les campements de tentes, avant de rechercher une sortie rapide de crise.
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17:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.01.2007
Droit au logement opposable : la droite se chamaille
Emission Contradictoires
par Pierre Weill
le samedi de 8h15 à 8h30
samedi 6 janvier 2007
Le droit au logement opposable
Georges FENECH, député UMP à l'origine du projet de loi sur le droit au logement opposable.
Guillaume PELTIER, porte-parole du Mouvement Pour la France de Philippe de VILLIERS
L'émission Contradictoires
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11:19 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.01.2007
Ségolène ROYAL : Il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité
Ségolène Royal revient, dans le Journal du Dimanche, sur l'année 2006, les SDF, la grande pauvreté et explique le sens de son prochain voyage en Chine.
"Il est insupportable que, en 2006, il y ait tant de gens qui dorment dans la rue. C’est d’autant plus révoltant que c’est la même chose tous les ans. Chaque hiver, on fait mine de découvrir un problème qu’on s’empresse d’oublier dès le printemps venu. Et les annonces tonitruantes que le gouvernement a improvisées dans l’urgence n’y changent rien. La question de l’hébergement d’urgence se pose, c’est évident. Mais plus largement, il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité.(...)
La droite a fait de la précarité un principe. Par son discours fermé, individualiste, elle ne cesse de prôner le « chacun pour soi ». (...)
La France peut retrouver confiance en elle. Se reconstruire. Je veux aider les Français à retrouver les valeurs fondamentales qui les font tenir et avancer ensemble. Le « ciment de la nation », ce n’est pas qu’une expression! C’est une force. A bâtir, solidairement.
Au Parti Socialiste, le climat s’est apaisé, place au travail. Tout le monde est bienvenu pour travailler avec moi, dans la loyauté et la fidélité. Le rassemblement doit être total."
Ségolène Royal expose enfin les motivations de son prochain voyage en Chine: "Aller en Chine était une priorité. C’est en Chine que les mutations sont les plus fortes, les interrogations sur l’avenir les plus vives. J’y vais pour comprendre ce qui se passe, tisser des liens avec les responsables chinois. (...) La France doit accompagner plus qu’elle ne le fait l’émergence de la Chine. Nous avons beaucoup de retard sur les Allemands, qui exportent trois fois plus que nous. Pourquoi? Nous ne devons pas craindre une Chine qui se développe."
L'intégralité de l'interview
RAG 34. Lolo34 et Lovely34
12:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pour un droit au logement effectif et opposable
En ce début d’année 2007, le logement est plus que jamais en tête des priorités. Rareté, prix élevés, mal logement, SDF : les problèmes sont urgents et s’aggravent du fait de l’inaction du gouvernement. Retrouvez ici mes interventions récentes et mes propositions pour rendre le droit au logement effectif et opposable.
Réponse à une question d’une militante : "Les revenus sont en baisse ou stagnent, les retraites sûrement aussi, les loyers augmentent de façon vertigineuse, même les salariés ont du mal à se loger... Comment comptez-vous répondre à cette angoisse et faire du logement une priorité ? Le logement est un droit essentiel."
JOËLLE BARNABO (Isère), 55 ans, infirmière. Inquiète face à la flambée des loyers et la baisse continue du pouvoir d’achat, elle redoute d’être contrainte à quitter la capitale de l’Isère pourla campagne.
Je suis heureux que notre projet lui fasse une place importante.
C’est un enjeu d’amélioration de la vie quotidienne et de justice sociale sur lequel j’insiste depuis longtemps : ma commune de Grand Quevilly compte 70% de logement sociaux. L’horizon de notre projet doit être le « droit au logement opposable » juridiquement, ce qui suppose d’inscrire le droit de chacun à un logement décent dans la Constitution. Selon la belle formule de Jaurès, pour changer vraiment les choses, nous devrons « accrocher notre char à une étoile ». Et être très volontaristes.
Très concrètement, nous ne règlerons la crise du logement que par une série de mesures fortes :
construire au moins 120.000 logements sociaux chaque année, en libérant des terrains, en renforçant les sanctions contre les maires qui refusent le minimum de 20 % de logements sociaux, y compris par une intervention directe du Préfet sur ces territoires. Un effort spécial devra être fait en direction du logement étudiant.
en utilisant les mécanismes à notre disposition, limiter la hausse des loyers au niveau de l’inflation.
supprimer les excès du dispositif “Robien” : il ne doit plus y avoir d’aide publique fiscale sans contrepartie sociale. Cela contribuera à casser la spéculation qui accompagne cet effet d’aubaine pour les plus riches ;
inciter les petits propriétaires privés à remettre en location leur logement : en échange de loyers accessibles et plafonnés, nous devrons leur offrir une garantie de percevoir leur loyer en cas de défaillance du locataire et d’obtenir une aide à la remise en état de leur logement en cas de dégradation ;
aider davantage l’accession à la propriété des plus modestes ;
alléger la charge du logement en mettant en place le « bouclier logement » proposé par notre projet socialiste, en revalorisant régulièrement les aides au logement amputées par la Droite.
http://www.laurent-fabius.net/article800.html
RAG 34. les lolo's 34
10:11 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.01.2007
Edition spéciale suite : Emploi, logement, chômage, précarité (dossier audio complet)
Les "jeudis politiques" France Inter - Le Point : questions sur l'emploi, la lutte contre le chômage, la précarité et l'accès au logement...
Quelle place pour l'emploi dans la campagne présidentielle (dossier que dans la plupart des enquêtes d'opinion les Français placent au premier rang de leurs préoccupations) ?
Comment lutter contre les effets du chômage, entre autres la précarité ou encore l'accès au logement pour les plus démunis, en particulier les projets sur "le droit opposable" ?
Invités :
- Alain Vidalies, Député PS des Landes, Secrétaire national du Parti socialiste aux Entreprises
- Marc-Philippe Daubresse, Député-Maire UMP de Lambersart, dans le Nord, Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy pour les questions d'emploi et de travail
- Et Catherine Pégard, du Point
jeudi 4 janvier 2007
RAG 34. Les lolo's 34
17:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Edition spéciale mal-logement, en direct du Canal Saint-Martin (dossier complet AUDIO)
France Inter, radio du service public nous propose deux jeudis par mois en partenariat avec le Point de "passer au crible" des sujets qui devraient être au coeur de la présidentielle 2007.
Aujourd'hui : le "Mal-logement " Economie, emploi, précarité.
L'association "Les enfants de Don Quichotte" a remis la question des mal-logés au coeur de l'actualité. Et les politiques s'y sont engouffrés.
Hier le Premier ministre Dominique de Villepin a présenté les grandes lignes d'un projet de loi sur le droit opposable au logement. Un droit qui serait mis en place entre 2008 et 2012.
Pour cette édition spéciale, plusieurs chroniques ont donc été remplacées par des invités autour de Nicolas Demorand en direct de « Canal 96, au 96 quai de Jemmapes » à Paris.
L'invité d'Inter
7h15 : Augustin Legrand
Fondateur de l’association "Les enfants de Don Quichotte", comédien.
Cette association fondée par les Frères Legrand a installé récemment des tentes pour les SDF sur les quais du Canal Saint-Martin à Paris et dans plusieurs villes de France (Lyon, Orléans, Nice...)
7h25 : "C'est vous qui le dites"
Nouvelle chronique consacrée aux paroles de citoyens dans le cadre de la campagne présidentielle.
Aujourd'hui au micro de Nathalie Hernandez, Frédéric, jeune patron de 39 ans qui a repris l'usine familiale créée il y a 27 ans à Houdan, dans les Yvelines, une entreprise d'assemblage automobile qui rencontre des difficultés.
7h48 : Martin Hirsch
Président d’Emmaüs France et créateur de l’association « Solidarité active ».
8h20 : Nicolas Baverez et Jacques Généreux
Dans le cadre des "Jeudis politiques de France Inter et le Point", sur le thème "l'emploi, la lutte contre le chômage et la précarité".
Nicolas Baverez, économiste, historien, chroniqueur au Point et membre du comité directeur de l'Institut Montaigne.
Auteur de « Agenda 2007, que faire ? » (éd Perrin, sept 2006) et son best seller « la France qui tombe » (éd Perrin, sept 2003).
Jacques Généreux, économiste et professeur à Sciences-po.
Auteur de « La dissociété » (éd du Seuil, oct 2006 )
Membre du conseil national du PS, il est aussi l’un des chefs de file des partisans du « non » au référendum sur le projet de constitution européenne du 29 mai 2005.
8h40 : Interactiv' avec tous les invités
jeudi 4 janvier 2007
RAG 34. Lio et les lolo's 34
17:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Donner de vraies chances aux jeunes, ces retraités d’après-demain.
Les jeunes d’aujourd’hui subissent plus durement qu’hier la précarité du monde du travail. A qui la faute ? Comment sortir de cette situation ? Une analyse du sociologue Louis Chauvel, extrait de la revue de la CFDT.
Depuis vingt ans, la situation se dégrade. Le fossé des générations se creuse. Pourtant plus qualifiés, plus diplômés, les jeunes ont une entrée dans la vie active plus difficile et la sortie des études se fait dans une plus grande précarité, avec un pouvoir d’achat plus faible. En 1970, les quinquagénaires gagnaient 15% de plus que les trentenaires et en 2000 l’écart atteignait 40%. Deux questions se posent : cette situation est-elle spécifiquement française et comment en est-on arrivé là ? En effet, il y a un vrai problème dans la société française, qui est partagé par les sociétés italienne et espagnole : l’entrée de plus en plus difficile des nouvelles générations dans le monde du travail. En parlant des jeunes, dans le langage commun, on pense surtout aux moins de 25 ans. Or, cela fait très longtemps que les problèmes ne s’arrêtent pas à 25 ans, ni à 26 ans, et même plus à 30 ans, et on risque de les occulter en se concentrant sur les moins de 25 ou 26 ans. Les difficultés des jeunes touchent les 15 ans à 45 ans, voire très largement au-delà. Ce sont là des problèmes très importants, de plus en plus pesants à mesure que les difficultés se sont accumulées. Au cours des douze derniers mois, il y a eu deux mouvements majeurs qui ont agité la question de la jeunesse avec les émeutes de novembre et avec la crise du CPE (Contrat première embauche) au printemps dernier. En analysant plus attentivement la situation, il s’avère que beaucoup d’événements se sont déroulés depuis 2005. La réforme Fillon a été retirée au printemps 2005. Il y a eu aussi la grogne des trentenaires, le mouvement de la génération précaire, la révolte des jeunes chercheurs ; sans compter le « non » au référendum où les jeunes ont exprimé un profond malaise, alors qu’ils avaient été en pointe sur le « oui » à Maastricht. Cela montre clairement que de 15 jusqu’à au moins 35 ans et de Bac +3 jusqu’à Bac +8, existent en France de nombreux problèmes, exprimant des frustrations croissantes.
Les conséquences pour les jeunes d’une entrée difficile dans le monde du travail
Jusqu’à présent il n’y a pas eu jonction de ces mouvements, mais se posent de multiples interrogations en ce qui concerne les nouvelles générations, notamment celles qui sont entrées dans le monde du travail à partir du moment où le plein emploi a connu une totale remise en cause, depuis la fin des années 1970. De nombreux éléments de diagnostics pourraient être faits pour complexifier le diagnostic, mais rappelons simplement qu’en 1973 il y avait 4% de taux de chômage dans les deux ans après la sortie des études. Les jeunes salariés étaient en situation de choisir leur employeur plutôt que l’inverse. À partir du milieu des années 1980 en France, ce même taux de chômage dans les deux ans après la sortie des études se situait autour de 25% à 30%.
Le chômage est devenu la voie d’entrée standard d’une énorme partie de la jeunesse aujourd’hui. Ces chiffres sont encore plus concentrés auprès des populations les moins qualifiées, mais malheureusement, la crise du CPE l’a bien souligné, les difficultés montent progressivement dans la hiérarchie sociale française. À l’image d’un sucre posé au fond d’une tasse de café, ce sont d’abord les parties inférieures qui se désagrègent, mais le dessus finira tôt ou tard par y passer.
Depuis quelques mois, les jeunes de classes moyennes à Bac +4 et même plus commencent à être touchés par la crise économique. À 25 ans, ils acceptent des emplois, avec trois années d’études de plus que leurs propres parents, qui, en termes de rétribution et de position sociale, sont en moyenne en deçà de ceux de leurs parents. Pour les catégories populaires, c’est terrifiant. Pour les catégories moyennes, les jeunes sont financés de plus en plus longtemps pour continuer à suivre des études de plus en plus longues. Mais, en définitive, ils ne sont pas accueillis dans le monde du travail à la hauteur de l’investissement éducatif, humain, social, familial, qui a été réalisé au cours de leur formation, c’est le moins que l’on puisse dire.
Malheureusement, ce bizutage à l’entrée dans la vie adulte ne s’arrête pas à l’âge de 30 ans. Une fois que les jeunes ont accepté des situations moins favorables pour intégrer le monde du travail durablement, une partie d’entre eux rattrape, mais ce n’est pas le cas en général, et beaucoup continuent de subir à long terme les séquelles de ces conditions d’entrée plus difficiles dans le monde du travail.
Ces problèmes sont beaucoup plus larges que le monde du travail. Ils touchent aussi la consommation, le logement. Une année de salaire de trentenaire dans Paris intra-muros correspondait à 9 m2 en 1984. Aujourd’hui, ce sont 4 m2, c’est-à-dire moins de la moitié. Par conséquent, ce ne sont pas simplement les salaires qui sont moindres. Le coût de la vie est de plus en plus un souci pour ceux qui n’ont pas pu acheter un logement dans les années 1970, simplement parce qu’ils sont nés à cette époque.
Cette situation a des conséquences sur l’ensemble des aspects du monde de la décision. En effet, en 1997, les députés français avaient un âge médian de 52 ans ; en 2002, il est de 57 ans. Autrement dit, il y a eu un vieillissement de quatre ans et demi de la médiane en cinq ans de temps. Il s’agit d’une quasi-absence de renouvellement. Les syndicats suivent aussi une pente un peu semblable. Par exemple, il est dit qu’à la CGT un tiers des adhérents seraient retraités. Il faudrait vérifier précisément, mais il est certain qu’en moyenne les titulaires d’un syndicat ou d’un parti politique en France, tout syndicat et toute politique confondue avaient 45 ans en 1982, et 57 ans au début des années 2000. Il existe donc un vrai vieillissement. À quelle génération seront transmis l’ensemble des savoir-faire, des connaissances, des compétences qui sont nécessaires au bon fonctionnement de la social-démocratie, de la démocratie tout court, et de l’ensemble de l’ordre social ?
Comparaison avec d’autres pays
S’agit-il d’un phénomène typiquement français ? L’Italie, l’Espagne, la France, ces trois États sont les moins bien placés en matière d’intégration des jeunes dans le monde du travail, dans la vie syndicale, dans la vie adulte, dans la vie politique à tout point de vue. Le modèle latin mettrait à l’écart les jeunes, notamment parce que le modèle social, le modèle de l’État-providence irait de pair avec un système plutôt corporatiste, protégeant avant tout les cotisants. Évidemment les difficultés d’une crise sont reportées sur ceux qui ne sont pas dans le système, ou se trouve moins en situation de négocier, c’est-à-dire les femmes, les jeunes, les immigrés qui sont les plus fragilisés, sans compter bien sûr les jeunes femmes immigrées. C’est une façon de voir la question des différentiels internationaux où la France est allée très loin. Les pays du Nord montrent qu’il est possible d’intégrer les jeunes, encore faut-il en avoir le désir. Par ailleurs, l’une des chances de l’Italie et de l’Espagne, c’est leur fécondité. À très court terme, c’est-à-dire dans les cinq prochaines années, ils n’auront plus de souci de jeunes car il n’y en aura pratiquement plus. Ils auront d’autres difficultés, notamment celle du financement des retraites. Ce sera moins le cas en France, mais nous devrons en revanche intégrer les jeunes pendant quelques années. C’est à la fois négatif et positif. Il faut voir les deux facettes du problème.
Des responsabilités politiques et générationnelles
Il importe aussi d’avoir une lecture politique en posant la question des responsabilités. Cela fait une petite dizaine d’années que je travaille sur la responsabilité générationnelle, sur l’ensemble de ces diagnostics. Il y a dix ans on pouvait dire qu’on ne savait pas. Aujourd’hui, il n’est plus possible de tenir ce discours, et il me semble que les responsabilités sont très largement partagées par l’ensemble de la population.
Il y a une grande responsabilité politique à avoir préféré gérer des problèmes de court terme plutôt que de planifier à long terme, car les jeunes d’aujourd’hui sont bien évidemment les vieux d’après-demain, et les jeunes paupérisés d’aujourd’hui risquent bien de nous promettre à un avenir où les vieillards occuperont de nouveau une foultitude de petits emplois, comme aujourd’hui en Argentine, par exemple. Cette responsabilité politique serait énorme.
Parallèlement, les travailleurs et les syndicats de salariés sont aussi responsables, en tout cas une grande partie d’entre eux, car ils n’ont pas fait de cette question de l’intégration des jeunes dans le monde du travail une priorité. Les syndicats de travailleurs font ce qu’ils peuvent dans un climat intellectuel et politique de rapports sociaux qui sont ce qu’ils sont.
À mon sens, il y a aussi une responsabilité des universitaires, dont je fais partie. Nous avons accepté de former plus longtemps les jeunes avec peu de moyens. Pour mémoire, en France un jeune étudiant coûte 6500 euros de dépenses annuelles à l’université, alors qu’un apprenti à 17 ans en Allemagne coûte 10000 euros. Il a été accepté de former des étudiants de 22 ans en France avec moins de moyens qu’un apprenti de 17 ans en Allemagne. Sont dépensés 13500 euros par an pour un élève en classe préparatoire aux grandes écoles, 40000 euros par an pour un Polytechnicien et 120000 pour un Énarque (École nationale d’administration). Il est vrai qu’il est difficile de comparer. Mais la responsabilité des enseignants qui ont accepté cette situation de paupérisation de l’enseignement supérieur est terrible. Il me semble que les mêmes acteurs en ont une autre, qui concerne le contenu des enseignements, et les modalités des études : il est très difficile en France de suivre des études supérieures à temps partiel. Pour autant, pour les dédouaner en même temps, ils en ont fait avec les moyens qui leur ont été confiés. À tous ces acteurs sociaux cités, il faut ajouter les étudiants et leurs parents, qui, d’une façon ou d’une autre, ont accepté de faire en sorte que leurs enfants soient formés dans ces conditions. Il existe en France une surenchère du diplôme avec une acceptation d’orientation qui n’est pas forcément la plus efficace. En tant que sociologue, cela ne me semble pas forcément très productif d’avoir autant de jeunes sociologues. À mon avis, il serait mieux que la sociologie soit apprise un peu plus à tout le monde que concentrée sur beaucoup de jeunes sociologues, beaucoup de jeunes philosophes, beaucoup de jeunes qui ne feront que ça.
J’allais oublier aussi la responsabilité des entreprises, qui ont parfois (souvent) tiré bénéfice du chômage des jeunes, des bas salaires, de la précarisation, de l’aide de plus en plus massive et durable des parents à leurs enfants, qui permettent maintenant de trouver des stagiaires dévoués pour 350 euros par mois. Les responsabilités sont partagées et, à la CFDT, comme dans les autres syndicats, au Medef, dans tous les partis politiques et ailleurs, il est temps de réfléchir une fois pour toute au long terme à offrir aux jeunes d’aujourd’hui qui sont les cotisants de demain et les retraités d’après-demain.
Organiser les transitions de formation et les transitions professionnelles
Pour remédier à cette situation bien française, il faudrait lutter contre le déterminisme social qui existe actuellement et qui ne cesse de s’ancrer. Si vous êtes né du côté de la rue Soufflot à Paris, proche du Lycée Henri IV, vous avez des chances d’être normalien à 19 ans, de cotiser à partir de 19 ans et de finir Énarque en faisant valoir vos droits à la retraite à 57 ans ou à 58 ans, comme quelques-uns de nos Premiers ministres passés. En revanche, si vous êtes né près du Lycée Jacques Brel, du côté de la Courneuve en Seine-Saint-Denis, le risque de l’échec scolaire est fort. Le problème de la France apparaît clairement en comparaison avec les pays nordiques. Les Français, qu’ils soient issus des classes moyennes, supérieures ou des catégories populaires, ont un accès tardif à l’emploi valorisé.
Les Nordiques intègrent réellement le monde du travail de façon beaucoup plus précoce que dans l’Hexagone. L’alternance, trop rare chez nous, est une norme dans ces pays : pour eux, il est normal qu’à l’université, il y ait des gens de 18 à 38 ans, ou au-delà, qui progressent ensemble grâce à la diversité de leurs origines et de leurs parcours. En France, il existe une institution centrale extraordinaire, le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), mais cette voie représente une exception dans les pratiques de cheminement professionnel et d’éducation. Il faut parvenir à la généralisation d’un accès précoce au monde du travail véritablement valorisé, dès la sortie de l’adolescence. Ensuite, il faut systématiquement pouvoir envisager des retours à des formations qui ne soient pas des formations continues, mais des retours à une formation diplômante.
Cette séparation française entre d’un côté les études et de l’autre le travail est complètement mortifère pour la jeunesse. Les trois années d’études après le Bac se déroulent sans accès au monde du travail, au monde de la vie adulte. Les Nordiques sont en situation de faire exister de vrais allers et retours entre le monde du travail et le monde de l’université avec des possibilités de retourner à des masters jusqu’à l’âge de 28 ans ou même de 32 ans, par exemple.
Pour l’instant, en France, ce sont de trop rares exceptions. Ces transitions doivent être organisées, le patronat doit accepter de donner des places aux jeunes de 18 ans. En effet, avant 25 ans, voire avant 30 ans, les jeunes ne participent pas au monde du travail, tout comme les seniors d’ailleurs. Il serait intéressant de créer un vrai contrat d’autonomie qui accompagne les relations, la transition entre le monde du travail et celui de l’éducation, et organise aussi le retour dans la formation de façon systématique, sans ces bricolages qui se sont accumulés au cours des trente dernières années.
Les jeunes mériteraient d’avoir davantage leur chance, ce qui leur permettrait de se motiver. En effet, les salaires nets de l’ensemble de la population des salariés rapportent de moins en moins ; ceux des jeunes travailleurs sont encore moins rémunérateurs. Pour un jeune diplômé qui entame sa troisième année de stage à 350 euros par mois, qui vit grâce à l’effort massif de ses parents voire de ses grands-parents, il n’est pas facile de rester motivé des années entières. D’autant que les perspectives sont souvent bouchées : une espèce de nasse où une seule place stable sera faite pour cinq candidats. La démotivation au travail que l’on attribue aux jeunes pourrait bien dépendre aussi de notre responsabilité collective à avoir accepté des conditions de travail aussi terribles. Nous risquons aussi, à terme, d’en payer chèrement les conséquences.
Louis Chauvel, sociologue, professeur à Sciences-Po Paris. Vient de publier : Les classes moyennes à la dérive, Le Seuil / République des idées, octobre 2006.
Texte extrait de la Revue de la CFDT n°78
RAG 34. Lolo34
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Les déclassements professionnels en forte augmentation, selon l'Insee
LEMONDE.FR avec AFP | 19.12.06 |
Le poids des salariés ayant vécu un déclassement dans la hiérarchie socioprofessionnelle a "plus que doublé" en vingt ans, de 3 % au début des années 1980 à près de 7 % dans les années 2000, selon une étude de l'Insee publiée mardi 19 décembre. Dans un contexte de chômage toujours massif, l'Insee constate que le déclassement, encore "très rare entre 1980 et 1985", "n'est plus un phénomène marginal" entre 1998 et 2003.
Le fait de "descendre l'échelle sociale" intervient "souvent à la suite d'un passage par le chômage ou l'inactivité", la mobilité descendante constituant "un moyen de conserver un emploi ou, pour les chômeurs, d'en retrouver un plus rapidement", note l'Insee, qui a limité son étude aux personnes âgées de 30 à 54 ans en fin de période.
Hommes et femmes sont égaux face au déclassement, 6,6 % des salariés et 6,8 % de leurs collègues femmes ayant connu une trajectoire descendante en 1998-2003. Entre 1980 et 1985, leur proportion atteignait respectivement 3,2 % et 3,1 %.
DES TRAJECTOIRES ASCENDANTES "PLUS COURANTES"
Parallèlement, les trajectoires ascendantes sont devenues "plus courantes", même si elles demeurent surtout l'apanage des hommes, remarque l'Insee. Entre 1998 et 2003, 15,1 % des salariés ont progressé dans la hiérarchie socioprofessionnelle, contre 9,7 % entre 1980 et 1985.
Un trentenaire sur trois a changé de catégorie socioprofessionnelle entre 1998 et 2003 (contre un sur cinq entre 1980 et 1985), ce qui "est sans doute le signe de recrutements effectués de plus en plus souvent en dessous du niveau de compétence" et "compensés ensuite par des promotions vers des métiers plus en accord avec la formation initiale", analyse l'Insee.
En ce qui concerne les femmes, 10,5 % d'entre elles ont connu une mobilité ascendante entre 1998 et 2003, contre 6,6 % au début des années 1980.
Se mettre à son compte pour devenir artisan, commerçant ou chef d'entreprise reste une filière de promotion essentiellement masculine, empruntée par 80 000 ouvriers qualifiés entre 1998 et 2003, soit 3 % d'entre eux.
Les ouvrières qualifiées sont les plus mal loties de tous les salariés : une sur dix (11,8 %) a connu le déclassement entre 1998 et 2003. "Il s'agit principalement de femmes travaillant dans l'industrie, qui, touchées par la diminution de l'emploi industriel, ont migré vers un emploi dans les services de niveau de qualification inférieur" [aide ménagère...], souligne l'Insee.
RAG 34. Lolo34
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03.01.2007
Revue de presse : Le droit au logement opposable. A Gstaadt, tout va bien pour Johnny.
par Clotilde Dumetz
du lundi au vendredi de 8h30 à 8h42
mercredi 3 janvier 2007
Trois jours après que Jacques Chirac a souhaité que le droit au logement devienne une réalité, Dominique de Villepin tient une conférence de presse cet après-midi... Le dispositif, commenté par le journal Les Echos, sera devant le Sénat le 25 janvier, et à l'Assemblée nationale le 20 février...
"Il ne suffira pas de proclamer ce droit pour le faire exister", a affirmé le président d'Emmaüs, Martin Hirsch...
Le Parisien fait le portrait d'Augustin Legrand, le "Che Guevara des sans-abri"... 31 ans... 5 frères et soeurs ralliés à sa cause... Le 23 octobre dernier, il claque la porte de chez lui avec 20 euros en poche, et part faire, comme il dit, "la révolution avec les SDF"... Il dort 6 semaines sur des cartons dans les rues de Paris...
Grand échalas : plus de 2 mètres, aux airs de Gainsbourg... "Je ne suis pas l'abbé Pierre, dit-il... J'ai seulement eu une bonne idée... J'étais sûr que ça marcherait"...
Comment ce comédien inconnu a réussi à pousser la porte de l'Assemblée nationale et celle de Jean-Louis Borloo ?... Est-il manipulé par un parti ?... "Je suis sincère, c'est ma force, répond-il... Je n'ai voté qu'une fois, contre Le Pen, au second tour de la Présidentielle"...
Son père, qui ne roule pas sur l'or, est un intime du Professeur Jérôme Lejeune, découvreur de la trisomie 21 et ardent défenseur de la cause anti-avortement... Son fils Augustin rejette tout amalgame... Il ne va plus à la messe depuis l'âge de 15 ans... Il a été enfant de choeur pendant trois ou quatre ans... "Cela m'a suffi", dit-il...
L'opération des "Enfants de Don Quichotte" s'est étendue à Lyon et à Toulouse...
Y aura-t-il moins de sans-abri l'hiver prochain ?... Question posée à Bernard Kouchner... "Je ne le crois pas", répond le fondateur de Médecins du Monde... "C'est une problématique bien différente de la pauvreté... Le parcours qui mène à la rue n'a rien à voir avec la crise du logement ou les inégalités sociales profondes... On n'a jamais autant construit de logements, et pourtant il y a de nombreux sans-abris"...
Il y a beaucoup de scepticisme sur la rapidité avec laquelle toute la classe politique embraie derrière la question du droit au logement opposable proposé par Jacques Chirac lors de ses voeux de la Saint-Sylvestre...
"Opposable attitude", ironise Le Canard Enchaîné... "Un SDF pourra, sous le régime de la nouvelle loi, quand elle entrera en vigueur, poursuivre en justice l'autorité publique défaillante qui ne lui aura pas fourni de logement... Mais qui sera responsable ?... L'Etat ?... La commune ?... Le département ?... Où va-t-on trouver des logements ?"...
"Aujourd'hui un toit... Alors pourquoi pas demain un emploi ?", surenchérit Le Figaro... "A ce rythme-là, les tribunaux risquent d'être pris d'assaut... Les politiques deviennent les otages d'une dictature de l'opinion... Ils cèdent trop facilement à la démagogie... Il faudra qu'ils assument leur choix, mais sans promettre l'impossible... Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, exortait Kennedy, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays... La France semble partie dans la direction inverse, avec le risque que la voie soit sans issue"...
Dans Télérama, Martin Hirsch, l'ancien chef de cabinet de Bernard Kouchner, aujourd'hui président d'Emmaüs, et à la tête de la toute nouvelle Agence des Solidarités, tient un tout autre discours... "Avant de légiférer, dit-il, il faut expérimenter... Les Anglais ont cette règle... Ils consacrent d'abord 10% des ressources à tester leurs nouvelles politiques publiques... En France, on est capable de mettre 7 milliards d'euros dans la prime pour l'emploi, pour que 3 ans plus tard la Cour des Comptes vienne dire "ca ne sert à rien"... Moi je plaide pour un système, dit-il : qu'on expérimente dans trois régions pour un cout de 500 millions.... Et si ça marche, on l'étend au reste du pays"...
Dans le magazine, Martin Hirsch propose de changer de logique pour combattre la misère... "Parce que le système actuel, dit-il, est d'une sophistication pathologique... Il compense les effets de la pauvreté sans s'attaquer aux causes... Les dispositifs s'empilent... Les aides sociales produisent des effets contraires à ceux recherchés... Quand on cherche à améliorer sa situation par le travail, on peut conduire à la détériorer... Quand on est dans la situation d'un RMIste à qui on propose un emploi au salaire minimum, il va se retrouver avec une couverture maladie moins importante, moins d'aides au logement, et finalement moins d'argent, tout en étant moins disponible pour ses enfants"... Il propose un revenu de solidarité active où chaque heure travaillée doit améliorer le revenu final de la famille"...
Il prévient les politiques : "Imaginer que pour aider les pauvres il faut baisser le RMI est une obscénité... Mais croire qu'il suffit de décréter une hausse du SMIC pour venir à bout de la pauvreté est une illusion"... Changer de logique, car la pauvreté ne dérange pas certzains acteurs économiques... Le surendettement est accepté par les banques... La crise du logement profite à l'immobilier... Les patrons d'entreprise compressent les salaires"...
Tout va bien à Gstaadt, en Suisse, pour Johnny, Laeticia et Jade... Deux semaines après avoir quitté la France, il met fin à la polémique.... "Maintenant, qu'on me foute la paix"...
Est-ce que Johnny s'ennuie comme un rat mort ?... Non, selon VSD... Ses journées sont rythmées par les déjeuners dans des restaurants d'altitude... Le soir, c'est la raclette ou l'émincé de foie de veau... Le matin tard, c'est la salle de sport... Il a prévu d'installer un studio de musique dans son châlet "Concordia"... Il cherche une école pour Jade en septembre... Elle sera inscrite à l'école de ski en février... Et lui va reprendre sa tournée le 12 janvier à Pau...
Johnny s'amuse de la cascade de réactions provoquées par son exil suisse... Il est plutôt content d'avoir ouvert le dossier fiscal dans la campagne électorale... En Suisse, selon le quotidien Matin Dimanche, il devrait payer plus de 300.000 euros d'impôts... nettement moins que dans l'Hexagone...
Mauvaise passe pour le secteur automobile... Mais bonne idée pour trouver de l'essence moins chère...
Près d'une voiture sur deux vendue en France est étrangère... Les marques tricolores représentent à peine 54% du marché total l'an dernier... plus bas niveau historique... Un mauvais résultat dû à la forte dégringolade de Renault...
"Un divorce préoccupant", pour Les Echos... Trois raisons expliquent ce déclin, qui profite aux japonaises... Les voitures françaises correspondent de moins en moins aux attentes des clients... Trop chères, trop compliquées... Aujourd'hui, le client passe les frontières, achète sur Internet... Le réflexe "acheter français" existe de moins en moins... Nos constructeurs font de plus en plus fabriquer à l'étranger... Aujourd'hui, la Yaris de Toyota produite à Valenciennes est plus française que la Twingo fabriquée en Slovénie...
Dans l'environnement hyper-concurrentiel, aucun constructeur ne dispose d'une martingale... On voit quand même que les Asiatiques ont le vent en poupe... que Volkswagen se porte mieux, et que Fiat redresse la tête... Voilà un beau "challenge" pour Carlos Ghosn, qui veut produire 800.000 voitures de plus en 2009...
Craintes pour l'emploi, dans L'Humanité... La CGT estime que 20.000 emplois sont menacés à terme dans la filière automobile en France, qui emploie tout de même 315.000 salariés...
"Comparez les prix du carburant en temps réel"... C'est possible maintenant, grâce au site Internet créé par le ministère de l'Economie, sur "www.prix-carburants.gouv.fr"... 4.000 points de vente de carburants recensés... C'était la bousculade hier... Le site a eu tellement de succès le premier jour qu'il est difficile d'accès... Une enquête, parue dans La Provence, rappelle que 8.000 stations-service sont obligées de publier leurs prix, et que pour l'instant seule la moitié des points de vente l'ont fait... Il y a de grosses différences dans la même ville...
Encore 5 jours pour préparer le retour en classe... Dans Le Parisien, on rappelle aux parents que les enfants ont besoin de 3 à 4 jours pour se réacclimater au rythme scolaire, c'est-à-dire se coucher plus tôt et inciter à faire la sieste le dimanche...
"La fatigue est la première cause d'indiscipline", indique Le Monde de l'Education... 65% des collégiens et 70% des lycéens ont du mal à se concentrer...
Contrairement aux idées reçues, indique Les Echos, la violence scolaire n'a pas progressé l'an passé... Mais elle se concentre dans les quartiers difficiles, et se retourne contre les enseignants... La crise du CPE et celle des banlieues ont cependant laissé des traces un peu partout... Les incendies ont progressé de 80%, et les jets de projectiles de 20%...
La violence scolaire reste, au quotidien, essentiellement tournée contre les personnes... L'an passé, selon un bilan de l'Education nationale, les agressions, et plus fréquemment les violences et les insultes contre les enseignants, ont progressé de 7%...
Le quotidien britannique The Sun indique qu'une femme va mettre fin à une tradition de 5 siècles en devenant gardienne de la Tour de Londres, jusqu'à présent, une chasse gardée masculine... Elle sera la première hallebardière depuis la création des Yeomen, chargés par le roi Henry VIII de veiller sur la Tour de Londres, demeure royale, puis prison, et maintenant haut-lieu touristique...
Revêtir le traditionnel uniforme sang et or des Yeomen de la Tour de Londres est payé 36.000 euros par an... Un très bon salaire pour un guide... Mais il faut habiter sur place...
La nouvelle porte-parole du Secrétaire général de l'ONU... portrait dans La Croix... est une Haïtienne francophone et anglophone bien connue : Michèle Montas est la veuve du journaliste Jean Dominique, assassiné en Haïti le 3 avril 2000... Elle parlera pour Ban Ki-moon, le Sud-Coréen qui exerce depuis lundi ses nouvelles fonctions de Secrétaire général de l'ONU...
La France, indique Le Figaro, tient à conserver Jean-Marie Guéhenno à la tête des opérations de maintien de la paix, les Casques Bleus...
Le New York Times, hier, annonce que George Bush serait tenté de rappeler aux Etats-Unis le général Casey, qui dirige ses forces en Irak, pour introduire un nouveau commandant et une nouvelle stratégie, qui commencerait par l'envoi de 20.000 soldats supplémentaires en Irak pour pacifier Bagdad...
RAG 34. Les lolo's 34
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DEVOIR DE VICTOIRE 2007 ! C'était l'an passé : Faire gagner la gauche à gauche ...
Démocratie et Socialisme est une revue animée par des militants voulant ancrer le Parti Socialiste à Gauche, lui faire renouer avec le mouvement social et le monde des salariés...
Faire gagner la gauche à gauche !
mercredi 20 décembre 2006
Tout au long de l’année 2006, jusqu’au bout, la droite néo-libérale au pouvoir, Chirac, Sarkozy, Villepin n’a cessé de guerroyer contre les droits du travail, contre l’impôt républicain, contre les services publics, contre les jeunes des banlieues.
La majorité de notre peuple, elle, n’a cessé de lutter contre cette brutale politique libérale. Il existe un haut niveau de rapport de force sociale dans la conjoncture actuelle, et une puissante volonté de battre la droite en 2007.
Avec D&S;, nous avons été étroitement en lien avec tous les combats, avec ceux qui n’ont pas gagné (défense des retraites à 60 ans) comme avec les victoires (lors des élections du 28 mars et du 13 juin 2004, avec le « non » du 29 mai 2005, avec l’extraordinaire mobilisation contre le Cpe). Nous n’avons cessé de prôner l’unité de toute la gauche, sur un programme de transformation sociale, afin de battre la droite à l’échéance de l’élection présidentielle, corrigeant le catastrophique résultat du 21 avril 2002.
Dans notre « projet Fm-D&S; pour une VI° République sociale » en avril 2006, nous écrivions : « Nous socialistes, sommes des adversaires déclarés de la théorie des « deux gauches » : ceux qui veulent ainsi diviser ne peuvent que faciliter, in fine, la victoire de la droite. Pour gagner, il ne faut pas commencer par écarter mais par rassembler. Ceux qui mettent comme condition préalable d’exclure les « sociaux libéraux » ne montrent que leur manque de confiance en eux-mêmes. Ceux qui excluent a priori « l’extrême-gauche-qui-ne-veut-pas-gouverner » prennent aussi des risques vis à vis de millions d’électeurs. Pourquoi a priori se combattre, au lieu de tout tenter pour réaliser sincèrement une unité dynamique ? ».
Nous prônions, dès le premier tour, un candidat correspondant aux aspirations du « centre de gravité de la gauche », un candidat qui ait voté « non » le 29 mai, avec l’écrasante majorité de la gauche. A notre place, au Parti socialiste, dans le cadre de cette orientation, nous avons soutenu la candidature de Laurent Fabius.
Mais c’est Ségolène Royal qui a été désignée sans contestation possible par la majorité du Parti socialiste : elle est, de ce fait, la mieux placée dans les sondages, et elle a d’ailleurs rallié à elle, le Prg et le Mrc, Christiane Taubira et Jean-Pierre Chevènement.
Le reste de la gauche ne semble pas, hélas, en dépit de l’intérêt général, parvenir à une candidature commune.
Cette situation conduit les militants de la gauche du Ps à adopter en fonction de leur histoire, de leurs convictions et du contexte local des positions dont ce numéro s’efforce de rendre compte.
Est-ce que cela donnera le grand écart entre une campagne à tonalité « sociale libérale » et des campagnes dénonciatrices de témoignage avec, au bout, des difficultés pour assurer qu’un candidat de gauche passe le cap du premier tour et pour permettre le report amplifié des voix au deuxième tour ?
Nous entendons lutter de toutes nos forces contre un tel risque, et assurer, en dépit de tout, la victoire contre Le Pen, Sarkozy, et autres Bayrou. Car ce n’est pas au « centre », qu’il y a des réserves de voix, ce n’est pas avec Bayrou, homme de droite, qu’il faudra gouverner, mais avec la gauche, en phase avec l’électorat populaire, salariés, chômeurs et pauvres.
Il reste donc pour faire gagner la gauche, à tracer et négocier un programme de gouvernement, une ouverture et une alliance à gauche !
http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_arti...
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Ebauche de proposition de loi sur le droit au logement
LES CHIFFRES DU MAL-LOGEMENT cliker sur pour agrandir la photo
PARIS (Reuters) - Le président du groupe d'études parlementaires sur les sans-abri, le député UMP Georges Fenech, a présenté mardi un "premier projet de proposition de loi" instituant un droit au logement opposable à l'Etat.
En l'état actuel et avant les "amendements des autres membres du groupe d'études", le texte de cinq articles fait du maire le pivot du système, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, encadré par Arno Klarsfeld, chargé de mission sur le logement par Nicolas Sarkozy, et les membres fondateurs des Enfants de Don Quichotte.
Le groupe compte trente membres venant de tous les groupes parlementaires mais la réunion de mardi n'en a réuni que deux - tous deux élus de l'UMP, Georges Fenech et Jacques Remiller.
Le vice-président socialiste du groupe, Jean-Louis Dumont, était représenté par son assistante parlementaire.
La proposition "doit être discutée, approfondie, améliorée", a concédé Georges Fenech qui a dit avoir "bon espoir" de voir le texte adopté avant la fin des travaux parlementaires, fin février.
"L'idée, c'est de permettre à chacun, à chaque famille de bonne foi, de s'inscrire dans un parcours personnel d'insertion sociale dans un logement et de prévoir la possibilité d'un recours juridictionnel contre l'Etat lorsqu'il y a défaillance des pouvoirs publics", a-t-il ajouté.
Le député du Rhône s'est rendu mardi matin sur le canal Saint-Martin, où les Don Quichotte ont installé un "campement solidaire" pour dénoncer le sort des mal logés en France. Plus de 200 tentes ont été montées le long des quais, où cohabitent des SDF et des "bien logés".
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Les associations de mal-logés s'imposent dans le débat politique
Par Catherine JOUAULT et Selim SAHEB ETTABA
Le "ministère de la Crise du logement", installé par trois associations dans un immeuble squatté de la rue de la Banque à Paris (IIe), ouvrira au public le jeudi 11 janvier, a-t-on appris auprès d'une de ces associations.
• Jack Guez (AFP/AFP - mercredi 3 janvier 2007, 7h49) PARIS (AFP) - Les associations de lutte contre l'exclusion ont bousculé le calendrier en réussissant, grâce à leur mobilisation, à imposer dès ce début d'année électorale le thème des mal-logés dans le débat politique, sur lequel Dominique de Villepin doit s'exprimer mercredi.
Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale et du Logement, et sa ministre déléguée Catherine Vautrin recevaient ou contactaient, mardi et mercredi, les associations du secteur du logement et des sans-abri dans le cadre de la préparation du texte sur le droit au logement opposable, a-t-on appris mardi auprès des services de Mme Vautrin.
Des associations telles qu'Emmaüs, le Secours catholique, les Enfants de Don Quichotte, la Fondation Abbé Pierre ou le Droit au logement (DAL) devaient ainsi s'entretenir avec les ministres. Le fondateur du Samu social, Xavier Emmanuelli, a été chargé d'un rapport sur le droit au logement opposable, qui sera remis "dans les 15 jours" au gouvernement, avait annoncé vendredi M. Borloo, en précisant que cette démarche "permettra de saisir le Parlement, mais sur un texte précis".
Deux jours plus tard, dans ses voeux au Français pour 2007, le président Jacques Chirac avait souligné la nécessité de "mettre en place un véritable droit au logement opposable, c'est-à-dire faire du droit au logement une réalité". "Je demande au gouvernement d'avancer sur ce point dans les toutes prochaines semaines", avait-il ajouté.
Les Enfants de Don Quichotte, qui ont installé un campement de plus de 200 tentes pour les SDF Canal Saint-Martin à Paris depuis mi-décembre ont mis en place dans l'après-midi de mardi un nouveau campement d'une douzaine de tentes au centre de Toulouse et un autre d'une vingtaine de tentes à Lyon.
Sans attendre d'hypothétiques réquisitions, trois associations, Jeudi Noir, le Mouvement d'animation culturelle et artistique de quartier (Macaq) et Droit au logement (DAL), ont pris possession dans la nuit de la Saint-Sylvestre d'un immeuble rue de la Banque à Paris (IIe), où elles ont installé des familles mal logées ainsi qu'un "ministère de la Crise du logement". Ce "ministère", situé dans un immeuble de 1.000 m2 appartenant à une banque et vide depuis trois ans, doit ouvrir au public le 11 janvier, selon les associations, mais le bâtiment est promis à la vente qui devrait être signée lundi, d'après son propriétaire, la Lyonnaise de Banque.
"Nous comptons bien participer très activement à la campagne électorale et faire que le gouvernement s'engage de manière irréversible pour le droit au logement opposable", avait prévenu lundi le président du DAL Jean-Baptiste Eyraud, en présentant les locaux à la presse. L'Union syndicale Solidaires, qui comprend Sud, a salué cette initiative, ainsi que celle des Don Quichotte, et appelé à "soutenir toutes les actions qui visent à imposer aux pouvoirs publics la mise en oeuvre d'un plan d'urgence pour un vrai logement pour tous".
Les Verts et la Ligue communiste révolutionnaire ont également apporté mardi leur soutien à l'occupation.
Le Premier ministre pourrait préciser les contours d'un futur texte sur le droit au logement opposable mercredi lors d'un point de presse, selon ses services. Il recevra auparavant Xavier Emmanuelli, président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, qui lui remettra un rapport sur cette question, qu'il devait présenter initialement d'ici à la mi-janvier.
Deux jours après l'injonction du président Jacques Chirac de "mettre en place un véritable droit au logement opposable", et "d'avancer dans les toutes prochaines semaines", deux députés UMP ont par ailleurs remis mardi à l'Assemblée nationale une proposition de loi à Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, association de soutien aux sans-abri.
Augustin Legrand a défendu l'idée de "fixer un arsenal juridique ferme, coercitif dans le consensus politique" contre "le mal-logement". Il s'est réjoui du "consensus très fort autour de la charte" de l'association, qui propose notamment d'ouvrir les structures d'hébergement à plein temps et de développer le droit de réquisition de logements vides.
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02.01.2007
Il faut inscrire le droit au logement opposable dans notre constitution
Marie-Noëlle Lienemann a envoyé au président de la République une lettre pour lui demander solennellement de proposer l’inscription dans la constitution française, du droit au logement, comme un droit opposable donc garanti à chacun. Elle lui demande d’ajouter cette modification, en saisissant l’opportunité de la révision de la constitution, prévue courant janvier pour l’abolition de la peine de mort. Elle estime que la France ne peut accepter que perdure des situations de logement indignes de notre République et qu’elle doit désormais s’imposer une obligation de résultats pour ce droit fondamental. Elle souhaite que 2007 devienne, dans notre pays, l’année du droit au logement garanti pour tous, du droit au logement opposable.
Lettre au Président de la République
Le 28 décembre 2006
Monsieur le Président de la République,
Vous avez souhaité une révision de la constitution pour y inscrire l’abolition de la peine de mort. Cette initiative va faire l’objet d’un projet de loi qui sera, très rapidement, soumis aux assemblées. Je me permets de vous demander solennellement, d’y ajouter l’introduction du droit au logement comme droit constitutionnel, effectivement garanti par la puissance publique, c'est-à-dire opposable.
Vous avez souhaité solenniser l’engagement de la France contre la peine de mort, et je comprends ce souci d’ancrer dans nos textes fondamentaux cette avancée humaniste. Il serait tout aussi légitime, et sans doute nécessaire, d’amener notre pays à ce grand progrès humain : le droit à un logement décent pour tous !
Vous le savez bien, depuis longtemps, de très nombreuses personnes sont sans domicile fixe. Plus largement un nombre important de nos concitoyens sont mal logés, ou en grave difficulté de logement. En ce début de 21ème siècle, la France, pays des Droits de l’Homme et du Citoyen doit, enfin, reconnaître le droit au logement comme un droit fondamental, un droit assuré à chacun quelque soit sa situation. Un tel objectif, est à la portée de notre pays, l’un des plus riches du monde.
Nos textes qui forment ce que l’on nomme le « bloc constitutionnel » font référence au logement et le conseil constitutionnel, a estimé, il y a plus de dix ans déjà, que le droit au logement était un objectif à valeur constitutionnelle, ce qui, au demeurant, est moins fort qu’un droit constitutionnel, en particulier par comparaison avec le droit de propriété. L’inscription de ce droit et de son effectivité garantie par la Nation serait non seulement un signal fort, imposant des législations ultérieures pour sa mise en œuvre, mais elle serait aussi de nature à assurer la mobilisation et la responsabilité de toutes les collectivités publiques qui doivent avec l’Etat s’engager à cette fin.
L’annonce régulière de dispositifs, de plan d’actions, de moyens supplémentaires ne suffisent pas. Il faut être sûr que le but puisse réellement être atteint. L’obligation de résultat, inscrit dans la Constitution représenterait un objectif contraignant pour tous les acteurs publics et un grand espoir pour ceux qui peinent à se loger.
Je me permets d’insister sur l’universalité de ce droit - droit au logement et non pas seulement un droit à l’hébergement - car au-delà de celles et de ceux qui sont sans toit, il ne faut pas oublier ceux qui vivent dans un habitat insalubre ou indécent, qui subissent une cohabitation forcée, ou habitent dans des espaces trop petits pour assurer une vie de famille. Même s’il est bien naturel de se préoccuper prioritairement des plus fragiles, les autres doivent aussi trouver des réponses, assurant leur dignité et une vie normale.
Notre République ne peut être vivante, convaincante pour les jeunes générations qu’à travers des progrès permanents dans la défense de ses valeurs et l’extension des droits fondamentaux garantis.
On le voit davantage chaque hiver, l’impuissance des politiques à résoudre cette indignité nationale érode la confiance de nos concitoyens en notre modèle républicain et en leurs élus. Mais, bien que moins visibles, des situations inacceptables existent toute l’année, dans notre pays ; l’augmentation du nombre des expulsions en est un exemple. Elles entament la solidarité et la cohésion nationale. Cela ne saurait durer.
N’ayons pas peur des grands défis à relever. Quand Jules Ferry a instauré l’instruction publique gratuite, laïque et obligatoire, il a fallu des efforts conséquents et prolongés qui n’ont pas pu, d’un coup de baguette magique, créer partout des écoles. Mais l’objectif était contraignant et l’intendance a suivi. Le temps est venu qu’elle suive, pour le droit au logement.
Je vous remercie, par avance, Monsieur le Président de la République, de l’attention que vous pourrez porter à ma requête et je vous prie de croire à l’expression de ma très haute considération.
Marie-Noëlle LIENEMANN
RAG 34. Lolo34
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31.12.2006
Les "Don Quichotte" exigent des mesures immédiates pour les SDF
PARIS (Reuters) - Estimant qu'un "large consensus" s'est formé autour de leur mouvement en faveur des sans-abri, les "Enfants de Don Quichotte" ont souhaité samedi la mise en oeuvre immédiate des mesures contenues dans leur charte.
"Les mesures inscrites dans la charte du canal Saint-Martin doivent être prises immédiatement et dans leur totalité car elles sont toutes indispensables et complémentaires", déclare l'organisation dans un communiqué.
Les "Don Quichotte" rappellent que de nombreuses personnalités politiques, dont Cécile Duflot (Les Verts), François Hollande (PS), François Bayrou (UDF), Christine Boutin (UMP) et Marie-George Buffet (PCF) ont signé la charte, ainsi que plusieurs organisations humanitaires et ONG.
"Le consensus est large, il faut désormais une réponse à la hauteur de l'enjeu des responsables politiques", ajoute le mouvement.
Le président Jacques Chirac a demandé cette semaine à la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin, d'amplifier les mesures gouvernementales annoncées à l'automne dernier.
Ségolène Royal, qui s'est entretenue par téléphone vendredi soir avec des responsables du mouvement, estime qu'au-delà du problème de l'hébergement d'urgence se pose celui, plus large, de la précarité.
"Que la grande pauvreté existe encore dans un pays comme le nôtre, voilà le scandale! D'autant plus qu'en face de ces très nécessiteux, il y a ceux qui engrangent toujours plus de rendement, de profit, de stock-options", juge-t-elle dans un entretien à paraître dans le Journal du Dimanche.
"Les Enfants de Don Quichotte" ont relancé le débat sur l'exclusion en installant le 16 décembre un village de 250 tentes le long du canal Saint-Martin.
L'association propose une série de mesures, contenues dans les six articles de la Charte du canal Saint-Martin.
Le document propose d'ouvrir les structures d'hébergement 24H/24, 365 jours par an, et d'humaniser les conditions d'accueil, de créer immédiatement une offre de logements temporaires, de créer plus de logements sociaux et de rendre le droit au logement opposable sur tout le territoire.
Ce dernier point, réclamé de longue date par des associations caritatives, se heurtait jusqu'à présent aux réticences voire à l'opposition des partis politiques, à l'exception de l'extrême gauche.
RAG 34. Les lolo's 34
09:23 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.12.2006
Civisme : Ola les jeunes, il vous reste ce samedi pour vous inscrire !
Vous voulez battre Le PEN et SARKOZY ? Il vous reste ce samedi pour vous inscrire sur les listes électorales. C'est simple, c'est direction la Mairie.
Pensez-y pour ne pas être oubliés !
RAG 34. Les lolo's 34.
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29.12.2006
Rétro 2006: le non de la jeunesse au CPE d'un Premier ministre obstiné
Par Juliette BAILLOT
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PARIS (AFP) - La crise du CPE (Contrat première embauche) a symbolisé en 2006 les ratés du dialogue social, avec un Premier ministre qui n'a jamais su convaincre une jeunesse blessée et une opinion publique inquiète de la pertinence de sa mesure, décidée sans concertation.
Il aura fallu douze semaines à Dominique de Villepin et des millions de personnes défilant dans les rues pour reconnaître que celle-ci ne passait pas et jeter l'éponge le 10 avril.
"Je n'ai pas été compris par tous", "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du CPE", a-t-il concédé.
Confronté à un taux de chômage des jeunes actifs de 24%, trois fois supérieur à celui de leurs aînés, le Premier ministre avait voulu prendre le taureau par les cornes en décidant seul - sans même consulter son ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo - de créer ce contrat inédit.
Réservé aux moins de 26 ans embauchés dans des entreprises de plus de 20 salariés, le CPE s'inspirait du Contrat nouvelles embauches (CNE) en prévoyant une période d'essai très longue - 24 mois -, au cours de laquelle le jeune pouvait être licencié sans motif.
Aux yeux de M. de Villepin, cette "flexibilité" nouvelle allait pousser les employeurs les plus frileux à franchir le pas de l'embauche.
Mais aux yeux d'une majorité de jeunes, comme de leurs parents, la mesure est apparue insupportable parce qu'elle venait institutionnaliser - en la renforçant - la stigmatisation sur le marché de l'emploi dont les moins de 25 ans étaient déjà victimes.
Pour les syndicats, déjà furieux de n'avoir en rien été écoutés par le gouvernement sur le CNE, le CPE a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Ils ont répondu très vite présents aux syndicats étudiants qui les invitaient à manifester avec eux, reconstruisant l'unité qui leur faisait défaut depuis longtemps.
La première "manif anti-CPE", le 7 février, a réuni 200.000 à 400.000 personnes. Le mouvement est allé crescendo, paralysant des facultés pendant plusieurs semaines, avec des défilés rassemblant de un à trois millions de manifestants, selon les estimations, dans toute la France le 4 avril.
Une évolution inversement proportionnelle à celle de la cote de popularité du Premier ministre, tombée à 20% - un record - à l'issue de la crise.
L'incompréhension ne s'est en effet pas limitée aux jeunes et aux syndicats: le patronat n'a pas caché qu'il n'avait jamais été demandeur d'un tel contrat, Laurence Parisot (Medef) pressant même le gouvernement de sortir "rapidement" d'une crise "mettant en danger l'économie".
Du côté de la majorité, des députés ont aussi manifesté une impatience croissante face à l'entêtement du chef du gouvernement, tant la pression anti-CPE était forte dans leurs circonscriptions.
D'autres, moins nombreux, ont exhorté le Premier ministre à "tenir bon".
Mais tous ont constaté au final à quel point, dans cette affaire, les institutions ont été malmenées par l'exécutif qui a promulgué une loi, l'a ensuite assortie d'une non application partielle, avant d'annoncer une proposition de loi, dépossédant les parlementaires de cette prérogative.
Les syndicats sont en revanche sortis renforcés, notamment CGT et CFDT à la veille de congrès qui s'annonçaient difficiles. La direction confédérale de la CGT "ne pouvait espérer pareil trophée", a résumé le chercheur Dominique Andolfatto.
Quant au taux de chômage des jeunes actifs, il tourne toujours autour de 22%.
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10:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Chiffres du chômage: les astuces de l'ANPE dénoncées par des associations
Par Patrice NOVOTNY
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PARIS (AFP) - Stage bidon en fin du mois, multiplication des sous-catégories de chômeurs: syndicats et chômeurs témoignent des pratiques utilisées pour dégonfler les statistiques officielles du chômage, le jour où une baisse du nombre de demandeurs d'emplois a été annoncée pour novembre.
En octobre, le chômage touchait 2,1 millions de personnes en France officiellement. Mais, souligne un tout nouveau collectif baptisé "Les autres chiffres du chômage" (ACDC) qui regroupe des associations et des syndicats, ce chiffre ne recense que les chômeurs de catégorie 1, à savoir les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un contrat à durée indéterminée (CDI) à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois.
La part des sept autres catégories de chômeurs distinguées par l'ANPE - demandeurs d'emploi temporaire ou à temps partiel, non immédiatement disponibles, dispensés de recherche pour raison d'âge, etc. - a quadruplé en 25 ans. Ceux qu'ACDC nomme les "chômeurs invisibles" représentent aujourd'hui 2,3 millions de personnes, soit plus de la moitié de l'ensemble des demandeurs d'emplois (4,4 millions).
Cet écart entre statistiques officielles et réalités du chômage est dénoncé crescendo à mesure qu'approchent les échéances électorales, période où la courbe du chômage devient faiseuse de rois.
Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo a rejeté les accusations du collectif jeudi en soulignant que les "règles de comptabilisation sont les mêmes depuis 1995, ce sont celles du BIT". "Nous avons un thermomètre dont nous communiquons tous les éléments tous les mois de manière transparente. Ce qui compte, c'est l'évolution de ce thermomètre; or la baisse du chômage de 15% en 18 mois concerne toutes les catégories de chômeurs", a-t-il ajouté.
Interrogée par l'AFP, la direction de l'ANPE a également souligné que "la baisse du chômage concernait actuellement l'ensemble des catégories" et mis en avant sa mission "emploi-quartier" de novembre 2005 qui a incité des jeunes à s'inscrire.
Néanmoins, en mars 2006, une conseillère ANPE, Fabienne Brutus, avait dénoncé l'"épuration statistique" des chômeurs pratiquée par la direction de l'agence, dans "Chômage, des secrets bien gardés", un livre brulôt qui avait fait sensation. La conseillère y exposait des consignes données pour pratiquer un "+nettoyage+" des fichiers, notamment celle de "mettre toutes les femmes de ménage en catégorie 3" (personnes cherchant un CDD).
Membre du collectif ACDC, Philippe Sabater (syndicat Snu ANPE) fustige pour sa part le questionnaire que les conseillers de l'ANPE soumettent aux chômeurs.
"Le conseiller doit demander au chômeur s'il serait prêt à accepter un emploi CDD ou à temps partiel", explique M. Sabater. "Si le chômeur répond oui, le conseiller peut cocher la case +catégorie 2+ (demandeur d'emploi à temps partiel) ou +catégorie 3+ (emploi temporaire): Et hop ! le chômeur disparaît de la statistique officielle...".
Autre pratique: le "peignage de fichiers". "On relève sur listing informatique les chômeurs inscrits en catégorie 1 qui travaillent à temps partiel, pour les faire basculer en catégorie 2", décrit-il. "On considère que le demandeur d'emploi qui occupe un temps partiel recherche forcément un travail à temps partiel", précise M. Sabater.
Alexandra Rolland, une Nîmoise de 39 ans au chômage depuis près de deux ans signatrice du blog "journaldunchomeur.midiblogs.com", affirme pour sa part que l'ANPE propose parfois des "stages ou contrats interim de deux-trois jours, voire de quatre heures, en fin de mois", afin de dégonfler les statistiques.
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28.12.2006
EURO - SDF - 2007
La revue de presse de clotilde DUMETZ jeudi 28 décembre
ça y'est... on a trouvé...
Tout est de sa faute !...
Tout quoi ?...
Eh bien... les prix qui flambent... les difficultés d'emploi... le manque de croissance...
Tout ça, c'est de sa faute à lui...
Lui, qui ?...
Eh bien, l'EURO...
"L'EURO en accusation"... C'est en Une du Pèlerin qui publie un sondage TNS - SOFRES...
Parce que c'était il a cinq ans... au 1er janvier du moins... que les premiers billets et pièces en euros ont remplacé nos francs dans nos poches...
Et si, note Pèlerin, on s'est familiarisé sans problème avec la monnaie unique... Pour preuve, 20 % des sondés ne convertissent plus jamais en francs les prix affichés... 32 % le font encore de temps en temps, mais pour des montants exceptionnels...
Si donc on s'est habitué à l'euro... avec le temps, on lui a trouvé bien des défauts...
Pour tous les Français ou presque... 94 % des sondés... c'est l'euro qui est à l'origine de la hausse des prix... Pour 52 %, l'euro est une mauvaise chose pour la France... Et pour 53 % des sondés, une mauvaise chose pour l'emploi...
"Il n'y a plus d'amour Euro"... C'est le jeu de mots de Libération en Une...
Et dans Libé, on s'aperçoit que les Français ne sont pas les seuls à faire la fine bouche...
En Italie, c'est la désillusion... Là aussi, l'euro est perçu comme un facteur d'inflation... Et, en Allemagne, eh bien, six Allemands sur dix regrettent le Mark...
"Alors, l'euro, coupable ou bouc émissaire ?"... s'interroge Pierre Haski dans Libé...
Ce qui est sûr, pour l'éditorialiste, c'est que c'est un clignotant d'alerte de plus sur le tableau de bord de l'Union européenne... En fait, il pâtit de ce qu'il n'a pas été...
Parce que l'euro, c'est certes un beau succès technique qui facilite les échanges et le sentiment d'appartenance à un espace commun... A ce titre, il ne mérite pas d'être brûlé... Mais il n'a pas eu cet effet de levier sur l'intégration que lui attribuaient ses pères fondateurs...
L'euroscepticisme, est regardé aussi par les Anglais ce matin... Eux, l'euro, ils ne l'ont pas, ils n'en veulent pas...
Et, du coup, ils s'amusent... Dans le Daily Telegraph, "quel contraste, peut-on lire, avec l'euphorie du 1er janvier 2002 où les foules se ruaient vers les distributeurs automatiques pour payer leurs premières dépenses avec des billets en euros"...
Le quotidien britannique qui analyse que face à cette nouvelle angoisse les responsables politiques français, toutes tendances confondues, rivalisent d'attaques frontales contre le système monétaire européen...
Dominique de Villepin a ainsi invité les politiciens européens à réaffirmer le contrôle de leurs économies nationales et à limiter la puissance de la BCE...
Quant à Ségolène Royal, rappelle le Daily Telegraph, elle est allée plus loin... Elle a accusé le président de la BCE d'usurper l'autorité démocratique en disant : "Ce n'est pas à Monsieur Trichet de dicter le futur de nos économies"...
Alors, pour l'instant, note le quotidien londonien, les marchés financiers, ne voilà que de la rhétorique électorale... Mais ils devraient peut-être considérés le risque que les Français parlent sérieusement...
Pèlerin, dans son dossier Euro, fait aussi le tour de ce que proposent les différents candidats à la Présidentielle... et rappelle que si, pour la plupart, le contrôle de la BCE semble une évidence, un seul parti a pour projet de revenir au franc... c'est le Front National...
Soigner l'économie...
Avec ou sans automédication ?...
Ce matin, la presse régionale revient sur ce dossier...
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que vos éditorialistes ne sont pas tendres...
"Tels le bourgeois gentilhomme et la prose, nous pratiquions l'automédication sans le savoir... Un savoir occulte appris sournoisement quand les médecins ne cessaient de nous alerter sur les risques représentés par l'addiction aux stops-bobos de tout acabit"...
Et Jean-Pierre Boulais dans Paris-Normandie de continuer en s'énervant... "Et voilà qu'un rapport diligenté par le gouvernement pourrait nous confirmer dans nos travers si longtemps décriés... Pour quelle raison ce qui était considéré comme irresponsable hier deviendrait raisonnable aujourd'hui"...
"Y aurait-il conflit d'intérêt entre santé publique et santé des finances publiques" ironise benoîtement l'éditorialiste...
Et dans l'Alsace, Patrick Fluckiger le dit noir sur blanc... "Ne soyons pas naïfs, l'automédication a pour principal effet de soigner... le déficit de l'assurance maladie"...
Et oui... Roger Antech, dans Le Midi Libre, qui le confirme... "La sécu serait donc d'abord malade de nous... patients, médecins, pharmaciens... de nos comportements, de nos irresponsabilités incurables, de ce besoin irrépressible de se vouloir malade... Malade, et forcément coupable de l'être"...
Dans l'enquête de La Dépêche du Midi, vous apprendrez que ce sont... et oui, bien sûr... les petites pathologies qui nous coûterons cher... Et pour le journal, ce matin, le gouvernement nous lance une invitation à jouer au docteur...
Et ça, eh bien, ce n'est pas une proposition honnête dénonce Jacques Guyon dans La Charente Libre... Pour l'éditorialiste, il y a comme un coup de pouce de nos gouvernants à ces pauvres labos pharmaceutiques...
Songez, ironise l'éditorialiste, que le marché de l'automédication n'est aujourd'hui en France que de 1,6 milliards, alors qu'il pourrait en atteindre six...
Allez, bonne année et bonne santé quand même...
On parlait de milliards d'euros pour les labos pharmaceutiques... Là, on n’est pas à la même échelle...
70 millions d'euros...
70 millions, c'est ce que coûtera le plan présenté par le gouvernement pour améliorer l'accueil des SDF...
"SDF : Le gouvernement propose une sortie de crise"... C'est la Une du Figaro ce matin... Le journal décrit le contenu de ce plan... Et note que les associations de lutte contre l'exclusion l'ont approuvé...
C'est même inattendu pour "les enfants de Don Quichotte"... L'association, à l'origine du campement de SDF le long du Canal Saint Martin à Paris...
L'un des porte-parole du mouvement explique dans l'Humanité... "La semaine dernière, Catherine Vautrin nous disait que nous n'étions que de la poudre aux yeux... Mardi, elle nous reçoit, nous dit que Oui nos mesures sont bonnes mais qu'il n'y a pas d'argent"...
Alors, finalement, donc, de l'argent, on en a trouvé...
En fait, dans ce dossier SDF, ce que fustigent beaucoup de vos journaux ce matin, c'est la mission confiée par Nicolas Sarkozy à Arno Klarsfeld... Le ministre de l'Intérieur, candidat à la Présidentielle, a demandé à l'avocat d'analyser la situation et de faire des propositions sur la mise en oeuvre d'un droit à l'hébergement...
Arno Klarsfeld, c'est le Monsieur "sujet sensible" de Nicolas Sarkozy, note Hervé Cannet dans La Nouvelle République du Centre Ouest... Et pourtant, des trois missions qui lui ont déjà été confiées, aucune n'a franchement abouti...
Oui, là, il y a un gros doute sur l'effet paillettes dénonce également Pierre Taribo dans l'Est Républicain...
Les SDF se sont donc imposés comme sujet de la campagne présidentielle... Ils envahissent donc également les medias, tout particulièrement la télévision... Du coup, Le Parisien Aujourd'hui en France se demande comment bien parler des SDF aux enfants...
Eh bien, d'abord, éviter le chantage du type : "si tu travailles mal à l'école tu finiras comme eux"...
Il vaut mieux apaiser les peurs, expliquer que l'on peut tous se retrouver sans rien, mais qu'on fera tout notre possible pour les protéger...
Guy Gilbert, le célèbre curé des exclus, explique, lui, qu'il dit aux enfants... regarde le visage du SDF, repère la couleur de ses yeux, discute avec lui, il a besoin de ton amitié plus que de ton argent... Et Jean-Pierre, à la rue depuis six mois, confirme : "Le regard d'un môme, ça me réchauffe"...
Et les SDF, combien sont-ils... L'INSEE s'est penché sur la question... C'est à lire dans Le Figaro... 7.000 personnes en France dorment dans la rue...
Plus largement, l'INSEE évalue à 86.000 le nombre de personnes privées de domicile propre, dont 8 % dormiraient effectivement dehors...
30 % de ces mal-logés ont un travail...
Le problème, c'est le logement...
Et là, peut-être que les choses vont aller mieux... 2006 a été une année record pour la construction, note Le Parisien Aujourd'hui en France...
Pierre Fréhel, dans Le Républicain Lorrain, tisse de véritables couronnes de laurier à Jean-Louis Borloo, le ministre de la Cohésion sociale... C'est lui qui a très vite compris que la crise du logement était au coeur des inégalités de la société française...
430.000 logements mis en chantier cette année... Est-ce que cela va durer, c'est toute la question...
Les Echos se fait très prudent... et annonce déjà un ralentissement pour 2007...
Alors, 2007, justement...
Pour finir sur une note un peu plus légère... lisez donc VSD...
L'hebdomadaire affirme ce matin que l'horoscope fait mentir les sondages...
L'astrologue de VSD a fait le thème astral des différents candidats, déclarés ou non à la Présidentielle...
Parce que, si, si... la destinée possède une grille de lecture...
Prenez Jean-Marie Le Pen... Sa lune se trouve en cancer... et figurez qu'en 2007, la lune de la 5ème République est aussi en cancer...
Pour François Bayrou, le problème c'est son Jupiter... Il y a opposition avec la balance qui est le signe de Marianne...
Jupiter, c'est aussi le problème de Ségolène Royal... Pour ceux qui l'ignorent, Jupiter, c'est la planète des ambitions... Et à partir d'avril, elle se fait plus discrète dans le thème de la candidate socialiste...
En revanche, c'est bien Jupiter qui avantage Nicolas Sarkozy... même si au soir du 6 mai, le candidat de l'UMP aura la Lune-Mars en bélier... et que ça, c'est moins bon...
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Les centres d'accueil pour SDF ouverts plus longtemps
Les centres d'accueil pour SDF ouverts plus longtemps
Catherine Vautrin a annoncé que les centres d'accueil d'urgence seront désormais ouverts de 17h à 9h du matin, et 24 h/24 pendant les week-ends.
Le gouvernement a aussi décidé mercredi de quadrupler dans les mois qui viennent du nombre de places en hébergement de "stabilisation".
Diane HEURTAUT (avec agence) - le 27/12/2006 - 21h26
Au lendemain de sa rencontre avec des membres de l'association Les Enfants de Don Quichotte, par qui le dossier des SDF est revenu sur le devant de la scène depuis le 19 décembre, jour où ils ont installé 200 tentes sur les bords du canal Saint-Martin, Catherine Vautrin a annoncé mercredi soir, sur France 2, des mesures pour les sans domiciles fixe. Alors qu'une femme SDF de 58 ans est encore décédée mercredi à la Rochelle (c'est le 7e SDF qui meurt en quelques semaines), la ministre déléguée à la Cohésion sociale a ainsi annoncé l'extension des horaires d'ouverture des centres d'accueil d'urgence. Ceux-ci seront désormais ouverts de 17h à 9h du matin, et non plus de 19h à 8h du matin, et 24 heures sur 24 pendant les week-ends.
Deuxième engagement du gouvernement : "dans les deux mois qui viennent, 4.000 places" seront disponibles en hébergement de "stabilisation" et plus de 10.000 fin 2007, a-t-elle ajouté. Cet objectif serait atteint en transformant des places d'urgence en places de stabilisation. La ministre a affirmé avoir fait auparavant un point avec le président de la République qui a voulu accélérer les différentes réponses aux problèmes des SDF. Elle a d'ailleurs tenu à rappeler que le dispositif de "stabilisation" avait été créé antérieurement "avec toutes les associations qui travaillent sur le sujet régulièrement".
Chargé du dossier, Klarsfeld reçoit les Don Quichotte
Il avait été chargé de dénouer la crise des enfants sans-papiers cet été, l'avocat Arno Klarsfeld a été chargé mercredi matin par Nicolas Sarkozy de dénouer celle des SDF. En charge d'une mission sur le droit à l'hébergement, Arno Klarsfeld a aussitôt reçu les membres de l'association Les Enfants de Don Quichotte.
Ils ont présenté à Arno Klarsfeld plusieurs heures dans un café sur le canal leur ‘charte du canal Saint-Martin', dans laquelle ils ont consigné avec d'autres associations de lutte contre l'exclusion, leurs propositions, dont l'ouverture des centres d'hébergement à plein temps et toute l'année, l'accès à un logement durable et un droit au logement opposable juridiquement. Une charte qu'ils avaient déjà présentée la veille,mardi, à la ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin (lire notre article). Arno Klarsfeld l'a qualifiée de "raisonnable et faisable" et a estimé "dans le sens de ce qu'a proposé Sarkozy".
Conclusions fin janvier
Tout comme le disent les Enfants de Don Quichotte, Arno Klarsfeld a estimé que "tout ça a un coût mais ça ne devrait pas être exorbitant". "L'idée c'est de trouver d'ici à deux ans une solution raisonnable en termes de quantité et de qualité d'accueil pour les SDF (...) Sarkozy n'a pas dit qu'il y aurait zéro SDF dans deux ans, il a dit qu'il y aurait un accueil humain pour chaque personne d'ici deux ans", a-t-il précisé. En revanche, il s'est montré réservé sur "l'application de la loi de réquisition" demandée par la charte.
L'avocat, qui a prévu de dormir mercredi soir dans un centre d'hébergement d'urgence, doit rendre ses conclusions d'ici à la fin du mois janvier. A la sortie de la rencontre, Augustin Legrand, co-fondateur de l'association avec son frère, a estimé qu'il était pour un "consensus national autour de la charte afin qu'on mette en oeuvre un plan Marshall pour les SDF tout de suite".
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27.12.2006
SALAUDS DE PAUVRES !
Le Parisien Aujourd'hui en France a interrogé quelqu'un qui s'y connaît, parce qu'il a vécu cette galère, c'est Jacques Deroo, un ancien sans-abri, qui a écrit un livre qui cogne sur le sujet : "Salauds de pauvres"...
Moi, dit Deroo, je milite pour la construction de ce que j'appelle "les chalets de l'espoir" sur les terrains en friche de la capitale... Des petites structures qui coûteraient beaucoup moins chers aux pouvoirs publics qu'une chambre dans un hôtel miteux"... La mairie de Paris, poursuit Deroo, a peur que cela créé des ghettos...
Certes, mais si on ne fait rien, ça va exploser... Je comprends, dit Deroo, qui connaît le parcours, que des sans-logis refusent d'aller dans des structures indignes comme celle de Nanterre, où on loge et nourrit les gens comme des cochons...
Alors, lui demande Vincent Mongaillard, "zéro SDF en France c'est possible" ?...
Mais non, répond Jacques Derot... On ne réussira qu'à en sauver une partie... Certains sans-logis préfèreront toujours dormir sur un carton, même si vous leur offrez le château de Versailles...
Lire : L'itinéraire d'un enfant de l'assistance publique. Taulard, sdf, éducateur et travailleur social.
de : Jacques Deroo
Commander chez ALAPAGE
Le site de Jacques Deroo
Il est de coutume de penser qu’un intervenant social qui aurait vécu les mêmes galères que celles et ceux qu’il prétend aider serait en difficulté pour adopter la sacro-sainte distance professionnelle qu’il se doit de tenir. Une telle généralisation apparaît abusive, tout autant d’ailleurs que l’affirmation inverse qui prétend que pour mieux comprendre un exclu de la vie, il faudrait avoir connu le même sort que lui.
Avec son itinéraire atypique, Jacques Deroo montre surtout la diversité des cheminements qui peuvent mener à l’engagement dans un métier du social. Retiré de sa famille avec toute sa fratrie alors qu’il a à peine cinq ans, il connaît trois familles d’accueil successives, plusieurs placements en foyer, un parcours délinquant précoce, une condamnation à 11 ans d’incarcération à l’âge de 22 ans. À sa sortie de prison, il se sent paumé : « Profondément seul, comme jamais je ne l’ai été de toute mon existence. Je n’ai pas d’amis, plus de vie sociale. J’ai perdu les réflexes qui me permettraient de me débrouiller. En moi, tout chavire. Je ne sais plus où j’en suis » (p.81). Pas d’autres solutions que de galérer dans la rue. La manche lui permet parfois d’obtenir suffisamment pour dormir à l’hôtel. Quand ses ressources ne le lui permettent pas, il se retrouve dans les planques aux côtés d’autres SDF pour passer la nuit. Il expérimente le centre d’hébergement de Nanterre : « les dortoirs où sont parqués des SDF ivres qui vomissent partout, dégageant une odeur de pourri insoutenable » (p.91) Jacques Deroo sent bien alors qu’il n’a d’autre alternative pour s’en sortir que de replonger dans la délinquance. Ce qui lui permet de ne pas replonger, c’est l’Armée du salut dont il croise la route, d’abord comme usager avant d’en devenir un actif intervenant. Mais la vénérable institution ne supportera pas cette remuante recrue dotée d’un esprit trop libre à son goût. C’est que l’auteur a été l’un des premiers à occuper un immeuble HLM de la ville de Paris pour y loger des familles à la rue, et ce bien avant que le DAL ne généralise une telle pratique. Et puis, il y a sa vie sentimentale qui ne cadre guère avec les préceptes religieux. Imaginez-vous : vivre dans le péché avec une femme divorcée. Cela fait désordre. Celui qui l’avait ramassé dans la rue l’avertit : sa compagne est au service du démon et le détourne de sa mission : devenir soldat, voire officier de l’Armée du salut… « Patricia me convainc de ne pas répliquer. Dieu sait pourtant que je brûle de lui rendre visite pour lui en coller une » (p.134) Jacques Deroo choisira finalement une autre voie : il aura trois filles et suivra une formation de moniteur éducateur. Sa vie continuera à suivre des méandres. Mais, malgré ses problèmes d’alcool, il continuera à intervenir auprès des SDF en animant une structure d’accueil de jour, jusqu’à ce que celle-ci soit fermée par cette Armée du salut qui ne lui a jamais pardonné.
Jacques Trémintin
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RAG 34. Les lolo's 34
11:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salauds de pauvres, Jacques DEROO, sdf, exlusion, précarité, exclusion, les enfants de Don Quichotte
Les français face aux inégalités
75 % des Français estiment que la société française est "plutôt injuste", soit 7 points de plus qu’en 2000. Si l’on en croit les enquêtes d’opinion, les Français ont conscience du niveau des inégalités et les rejettent massivement.
Les inégalités de revenus restent celles qui sont perçues par les Français comme "les plus répandues", 56% d’entre eux l’expriment en 2006, même si ce taux a baissé par rapport à celui de 2000 (67%). Les inégalités de logement, en forte progression, arrivent bien après avec 36 %, puis les inégalités liées à l’emploi avec 30 %. Les personnes sondées estiment aussi de plus en plus souvent que les inégalités liées à l’origine "ethnique" sont plus répandues.
Parmi les inégalités considérées comme "les moins acceptables", celles liées à l’accès aux logement arrivent en tête en 2006, au même rang que l’accès aux soins. Pour l’opinion, une partie des différences de revenus peuvent se justifier (par un effort personnel, une responsabilité, etc.), par contre rien ne peut expliquer que les personnes démunies soient moins bien soignées ou ne puissent se loger comme les autres.
Comme l’ensemble des sondages, ces données doivent cependant être interprétées avec précaution : la formulation des questions ou le moment où elles sont posées influencent le résultat. Ainsi, les inégalités d’éducation n’apparaissent pas, sans doute parce que le mot lui-même n’est pas employé, la question portant sur "les études scolaires", formulation imprécise. Le jugement est aussi tributaire de l’ampleur du débat public : le fait que 56 % des Français estiment que les inégalités de revenus sont les plus répandues ne signifie pas que c’est le cas en pratique... Enfin, ces éléments ne préjugent pas de la popularité de telle ou telle mesure : en matière d’inégalités, sauf à appartenir à une minorité très aisée, on peut toujours trouver mieux loti que soi et souhaiter une redistribution des richesses dont on pourrait profiter...
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26.12.2006
SDF : mettre en scène l'obscène
Les Enfants de Don Quichotte doivent poursuivre sur le chemin de la déraison spectaculaire.
Par Sébastien THIERY
QUOTIDIEN : lundi 25 décembre 2006
Sébastien Thiery docteur en sciences politiques, chargé de recherche auprès de l'Institut de design de Zurich (design2-context).
Des dizaines de tentes rouges en enfilade sur les quais du canal Saint-Martin à Paris. Des «bien-logés» viennent passer la nuit ici, de leur plein gré, aux côtés de «mal-logés» qui connaissent de force la douleur de ces nuits. Absurdité du principe d'hospitalité appliqué à l'envers, alors qu'il serait bien plus approprié ( «courageux», tempêtent certains) d'offrir à ces femmes et ces hommes en détresse un asile dans son domicile bourgeois et tempéré ? «Poudre aux yeux» jetée par de doux rêveurs n'offrant qu'un vain et «dangereux» spectacle, alors que d'aucuns, sérieusement, tentent de proposer des solutions concrètes ?
Quichotte est ce héros moderne qui ne sait pas ce qu'il fait, mais qui, par la lumière de ses actes fous, nous renvoie en pleine figure l'image de notre déraison collective, nous conduisant sur le chemin de la prise de conscience insupportable, antichambre des nécessaires solutions politiques à apporter aux maux qui nous rongent secrètement. Beaucoup ricanent : l'impudeur et l'imprudence de ces «bien-logés» témoigneraient d'une compassion bien soudaine, d'un sursaut de bonne conscience avant retour au bercail pour gabegies familiales de fin d'année.
Ces considérations pâtissent d'une focale bien mal ajustée. Certes, je n'ai moi-même pas rejoint les rives du canal pour me faire, l'espace de quelques nuits, «SDF volontaire» (un oxymore), et ce pour une raison principale. Je ne crois pas pouvoir, moi, «bien-logé», traverser dans son incommensurable violence la douleur de ces femmes et de ces hommes qui ressentent la morsure du froid comme les prémices d'une mort aux aguets. Ces femmes et ces hommes ne «campent» pas, ils subissent une condition vécue comme définitive et sans issue ; ils ont, chevillée au corps, l'intime conviction qu'un jour, ils ne s'en relèveront pas. Cela, je ne peux le concevoir, et quelques nuits passées auprès d'eux n'y feront rien ; et pourtant, cela, il me faut le comprendre. Alors certains des Enfants de Don Quichotte se trompent sans doute, voulant payer de leur personne jusqu'à tenter de partager la souffrance et l'humiliation de ces SDF pour mieux en rendre compte. Pourtant, leur geste se révèle exemplaire et absolument nécessaire, précisément d'abord en raison de la folie qu'il trahit, de l'absurde qu'il expose.
Des moralistes pourfendent la dimension spectaculaire de l'entreprise ; or c'est là, précisément, que résident la portée et le devenir de l'action des Enfants de Don Quichotte. Ces activistes forcenés, dont le plus médiatisé est un comédien, ont produit un spectacle, avec cette multiplication des tentes rouges et une stratégie de surexposition fort bien conduite. Les tentes rouges sont en passe de devenir un seul objet collectif, inimaginable instrument de signalétique urbaine, monument effroyable exposant non pas la solidarité de certains, éventuellement passagère, mais la douleur de tous, demeurée jusque-là dans les marges de nos espaces urbains, dans les confins de notre conscience aveugle. L'enjeu premier doit demeurer de nature spectaculaire afin que s'élabore sous nos yeux un monstre (cette monstration de la douleur qu'expose la multitude de tentes rouges) jusqu'à ce que personne ne puisse y voir autre chose que l'humiliation de tous et la honte de chacun, le drame de la condition inhumaine des SDF dont nous sommes responsables de fait, si tant est que nous demeurions en République.
Les Enfants de Don Quichotte doivent poursuivre l'opération en en décuplant la monstruosité, en invitant la population non plus à dormir, mais à ajouter à foison des tentes rouges aux tentes rouges, jusqu'à atteindre 100 000, le nombre présumé de sans-abri en France. Je ne saurais que les encourager à défendre cette proposition comme un acte de folie aux vertus démonstratives et cinglantes. Si rien ne se passe, très vite ces milliers de tentes se verront habitées par des SDF «non volontaires», produits de la politique sociale et économique insupportable qui a cours de nos jours.
Ils doivent travailler à garantir l'inviolabilité de cet objet, en inventant des mécanismes politiques rituels de veille auprès de ce monstre afin de tenter de contrecarrer les éventuelles opérations de nettoyage qui tenteraient la puissance publique , voire juridiques protection de cette oeuvre d'art collective participative, installation monumentale in situ, monument vivant de la honte. Et qu'ils ne fassent disparaître cette «bonne oeuvre» que le jour où de véritables dispositifs législatifs et réglementaires auront été adoptés, pour rendre à ces femmes et ces hommes la dignité que la République leur doit.
L'absurdité réside ici dans un objet inhospitalier, qui parlera d'une société qui marche à l'envers et qu'il est urgent de remettre sur ses pieds afin, dans le même mouvement, de remettre l'hospitalité à l'endroit.
Comme le rappellent obstinément les membres des Enfants de Don Quichotte, la Constitution de la Ve République, via son préambule, qui renvoie au préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, dispose que «tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence». Autrement dit, c'est là un droit que la Nation, par l'intermédiaire de ses représentants, doit garantir à chacun, à l'égal de la protection de la santé par exemple.
La justesse du geste politique des Enfants de Don Quichotte réside précisément dans la manière dont ils projettent sur la scène publique l'obscène réalité, au moyen de leurs corps exposés, réfléchissant ce que nous ne voulons pas voir, ce qu'il ne faut pas cacher. Gageons que cette mise en scène de l'obscène nous engage vers des solutions politiques qui, de fait, institueront l'hospitalité comme valeur cardinale de notre République. Alors, et seulement à ce moment-là, l'oeuvre de la honte devra-t-elle s'évanouir : la garantie de «moyens convenables d'existence» aura rendu la raison à ce pays «civilisé» qui, aujourd'hui même, contraint des femmes et des hommes à mourir de froid à ses pieds. Le spectacle de ces tentes rouges devient insoutenable et trahit combien ce sont précisément les grandes prétentions civilisatrices de la France qui apparaissent pour l'heure comme «de la poudre aux yeux».
RAG 34.Lolo34
08:34 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.12.2006
SDF : l’amnésie de Sarkozy
Dans un discours prononcé lundi 18 décembre dans les Ardennes, Nicolas Sarkozy a instrumentalisé la question du logement pour mieux cacher son bilan dans ce domaine.
Déjà paniqué par son entrée en campagne catastrophique, Nicolas Sarkozy s’est laissé aller à formuler des propositions pseudo "sociales" lors d’un meeting dans les Ardennes, lundi 18 décembre.
On savait que le Président de l’UMP ne se fixait aucune limite dans la démagogie. Son intervention en a malheureusement été une nouvelle illustration.
Nicolas Sarkozy a ainsi promis que "plus personne ne serait obligé de dormir sur le trottoir" d’ici à deux ans s’il est élu président de la République.
Reprenant l’idée du droit opposable au Logement, Nicolas Sarkozy - en bon chiraquien ? - a formulé une autre promesse : la construction de 700.000 logements en 10 ans pour résorber la pénurie actuelle.
L’intention est peut-être louable mais elle ne résiste pas au bilan catastrophique de Nicolas Sarkozy en matière de logements depuis qu’il est en responsabilité :
Ainsi et avec moins de 3% de logement social (757 logements soit 2,56% au 1er janvier 2004),on ne peut pas dire que la ville de Neuilly-sur-Seine ait été une commune qui a beaucoup participé à la relance du logement social dans notre pays. Pourtant Nicolas Sarkozy en a été maire pendant de nombreuses années. Pourrait-il alors nous expliquer pourquoi il a toujours préférer payer pénalités prévues par la loi plutôt que de se conformer au seuil de 20% de logements sociaux exigées par la loi SRU ?
En tant que président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy n’est pas non plus un ardent partisan du logement social. Il a prévu de vendre d’ici à cinq ans, 4 000 logements HLM alors que plus de 75 000 personnes attendent des logements sociaux dans son département.
En tant que Président de l’UMP, Nicolas Sarkozy - sauf quand il s’agit de faire un coup de pub - refuse d’intégrer les problèmes de logements sociaux en France. D’ailleurs, comme il l’a déclaré le 24 novembre 2005 "la bonne politique du logement ne consiste pas à couvrir la France de logements sociaux”... Et toujours en tant que chef du parti majoritaire, Nicolas Sarkozy a soutenu l’offensive des parlementaires de l’UMP visant à réduire les obligations de constructions de logements qui incombent aux maires.
En tant que Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a tout fait pour rendre la situation des sans-domicile fixe plus difficile encore. A cause de sa loi sur la sécurité intérieure (LSI), six mois d’emprisonnement et 3 750€ d’amende sont prévus pour celui qui s’installe dans un bien immobilier sans être en mesure de justifier de l’autorisation du propriétaire. Il n’est donc plus possible de planter sa tente dans un champ pour faire du camping, encore moins d’organiser une rave ou d’occuper des immeubles vacants… Parallèlement, il y a deux millions de logements vides en France mais aucune mesure pour pénaliser leurs propriétaires et assurer un droit au logement pour tous.
Alors Nicolas Sarkozy peut bien verser quelques larmes sur le sort des S.D.F. mais, la vérité, c’est que c’est lui qui a créé les conditions de leur situation ! Décidément, le Président de l’UMP semble prêt à tout pour remporter la prochaine élection présidentielle... Même à simuler une incroyable amnésie !
Devenez un activiste anti Sarko
RAG 34. Les lolo's 34.
10:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarko, SARKOZY, RAG 34
Solidarité avec les SDF ! Signez la pétition d'Emmaüs France !
Solidarité avec les SDF !
Signez la pétition d'Emmaüs France !
Emmaüs France appelle l'ensemble des citoyens à se mobiliser en solidarité avec les SDF.
Nous vous proposons aujourd'hui d'interpeller vos maires pour que soient ouverts dans vos quartiers des centres d'accueil et d'hebergement de petite taille. Des centres permettant d'accueillir dignement les personnes et de leur offrir l'accompagnement et le suivi qui conviennent. Cette action devant évidemment se combiner avec une réelle politique de prévention des situations de pauvreté et le développement de l'offre de logements très sociaux.
Si vous êtes prêts être solidaires avec les SDF, et que vous êtes d'accord pour qu'un centre d'accueil et d'hébergement de petite taille soit implanté dans votre quartier, signez la pétition d'Emmaüs France !
Vous pouvez également envoyer le texte suivant directement à votre maire, par mail ou courrier :
"La solidarité avec les SDF, je suis prêt(e) à la vivre tous les jours de l'année, hiver comme été. Pour cela, je suis d'accord pour qu'un centre d'accueil et d'hébergement de petite taille, ouvert 24h/24, pouvant héberger une trentaine de personnes venant de la rue, soit implanté dans mon quartier. Je m'engage à soutenir de tels projets, y compris dans mon environnement proche, auprès du maire de ma ville ou de mon arrondissement. Je trouve utile que mes impôts permettent d'ouvrir de nouveaux centres."
D'avance merci pour votre mobilisation !
Signez la pétition.
RAG 34. Lolo34
08:27 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SDF, précarité, exclusion, Emmaüs, RAG 34
21.12.2006
Campagne « Cartes de voeux à M. le Préfet » en soutien aux enfants des 130 familles sans papiers de Toulouse et de toute la France
Gare du Nord en ce moment, un sapin vient d'être dressé à l'initiative de RESF et du mrap. Ne les oublions pas, cessez d'exclure et d'expulser !
Les fêtes de fin d’année sont là et ils sont toujours parmi nous.
Ces enfants sont scolarisés avec les nôtres, ils vivent dans notre quartier, nous les côtoyons tous les jours.
Le ministère de l’intérieur au nom d’une odieuse politique du chiffre voulait les expulser, les renvoyer dans des pays que ces enfants ne connaissent généralement pas, pour vivre la misère, quand ce n’est pas le danger et le risque de mort.
Eux, et leurs familles, nous les avons accompagnés, soutenus protégés depuis maintenant des mois. Ils sont là et nous en sommes heureux.
Aujourd’hui, à Toulouse, 130 familles sont toujours menacées d’expulsion. Elles connaissent au quotidien la précarité matérielle et la crainte de se voir arrêtées, conduites en centre de rétention et expulsées, souvent dans la violence.
La chasse à l’enfant a repris, sournoisement, et les policiers rodent autour de ces familles, comptant sur le fait qu’on les oublie, tout doucement, pour faire discrètement leurs mauvais coups...
Rappelons au Préfet de la Haute Garonne que la situation faite aux enfants et à leurs 130 familles sans papiers de Toulouse est inacceptable et qu’il doit leur permettre de vivre dignement parmi nous.
Rejoignez nous, le samedi 27 janvier à 15 heures, et venez déposer cette carte postale à la préfecture de la Haute Garonne, place Saint Etienne afin de continuer à alerter aussi nos concitoyens
Si vous n’êtes pas disponibles à cette date, envoyez la carte postale par la poste, si possible sous enveloppe
Faites circuler ces cartes autour de vous et diffusez les informations sur cette initiative
Madame, Monsieur,
Vos fonctions de commandant de bord vous amènent à transporter, au milieu de passagers qui se déplacent par convenance personnelle, des voyageurs contraints par une décision préfectorale de reconduite à la frontière, en d’autres termes à participer aux expulsions de sans papiers. Ces hommes, ces femmes, accompagnés de leurs enfants parfois, n’ont, dans l’écrasante majorité des cas, commis aucun autre délit que celui de tenter de vivre dans un pays où ils espéraient élever, éduquer, soigner leurs enfants, contrairement à ce qu’affirment les services de police qui, trop souvent, les présentent mensongèrement comme des « délinquants ».
(...) lettre in extenso dans le document ci-joint
Le site de RESF
Sur la plateforme MIDIBLOGS : infos au jour le jour chez ZEC plus ultra
RAG 34. Les lolo's 34
15:45 Publié dans 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, enfants sans papiers, exclusion, précarité, immigration, RAG 34
Les tentes de la misère secouent l’opinion
Sans-abri . Un an après la distribution de tentes aux SDF parisiens et à quelques jours de l’hiver, le débat sur les dispositifs proposés aux sans-abri refait surface.
Il aura suffi d’une initiative de l’association les Enfants de Don Quichotte invitant les « bien logés » à venir partager une nuit sous une tente avec les sans-abri pour relancer le débat sur la pauvreté et les SDF en France. Hier, Médecins du monde (MDM), association qui avait, il y a un an, distribué plus de 400 tentes aux SDF parisiens, a tenu à préciser, lors d’une conférence de presse, qu’« au-delà des multiples annonces des pouvoirs publics, (elle) constate un durcissement de la situation des SDF ». Pierre Micheletti, son président, parlant même de « stratégie musclée, violente », en référence aux démontages de tentes effectuées depuis quelques semaines par les forces de police. À l’instar des Verts de Paris, Catherine Gégout, élue communiste de la capitale, présente lors de l’évacuation des SDF de la gare d’Austerlitz, lundi matin, a elle aussi fustigé « ces expulsions qui aggravent encore le dénuement de ces personnes », estimant que « la force n’est pas la solution pour résoudre la misère ».
Les distributions de tentes continuent
La distribution de tentes aux sans-abri, critiquée par Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale, qui y voyait, il y a un an, une mesure « contre-productive » de nature à « pérenniser les personnes dans la rue », n’est pourtant pas prête de s’arrêter, prévient MDM. En tout cas, pas tant « que les dispositifs ne seront pas adaptés aux SDF en nombre de places et en termes de qualité d’accueil » et que « des relogements durables ne leur seront pas proposés », a précisé Pierre Micheletti. « Trop souvent, explique l’association, les hébergements ne sont effectivement offerts que pour une durée très limitée et ne sont pas adaptés aux couples ou aux familles avec enfants. » Les sans-abri préfèrent alors rester ensemble, comme Nathalie, qui campe au bord du canal Saint-Martin, à Paris (10e), parce que, « dans les centres, on nous sépare, avec mon fils ». D’autres évoquent l’envie de rester entre compagnons d’infortune, même sous une tente, car ils s’y sentent plus en sécurité que dans les centres d’hébergement provisoire.
L’ouverture vingt-quatre heures sur vingt-quatre de ces structures d’accueil, préconisée par le rapport Fleurieu remis à Catherine Vautrin cet été, n’est toujours pas d’actualité. La mesure devrait être mise en oeuvre d’ici à la fin de l’hiver et concerner un millier de places à Paris, fait savoir le ministère. Cela n’a pas empêché Dominique de Villepin d’affirmer, hier, qu’il ne croyait pas « que la tente soit la meilleure solution, qui plus est quand nous avons des places et des lits disponibles ».
De son côté, Bertrand Delanoë a accusé, lundi, « le gouvernement de ne pas avoir pris la mesure de cette crise sociale et humanitaire qui contraint un nombre important de personnes à s’abriter dans des campements ». Il invite ainsi Dominique de Villepin à « accélérer les procédures » de financement permettant à la Ville d’ouvrir une maison relais dans d’anciens locaux de l’ENA ainsi qu’un centre de stabilisation dans un château de Seine-et-Marne. Le maire de Paris a par ailleurs déploré avoir demandé, « à plusieurs reprises, l’élaboration d’un plan régional », une requête demeurée sans suite, et précisé la très grande inégalité des contributions des départements d’Île-de-France pour l’hébergement des personnes en grande difficulté. Ainsi, quand Paris offre « une place pour 472 habitants », les Yvelines, département présidé par Pierre Bédier, n’offre « qu’une place pour 2 126 habitants », et les Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy, « une place pour 2 049 habitants », a fait valoir Bertrand Delanoë. Le conseil général des Hauts-de-Seine a répliqué en faisant savoir qu’environ 40 % des places d’hébergement du département étaient « utilisées par des personnes orientées par les autorités sociales de Paris ».
Revenu de solidarité active
Hier, à l’Assemblée nationale, le député communiste du Rhône André Gerin a vivement interpellé le gouvernement en l’accusant de « mener la guerre contre les pauvres » et lui a demandé d’empêcher les coupures d’électricité, surtout pendant l’hiver. « Il est insupportable que nous soyons au chaud alors que des êtres humains vont peut-être mourir de froid », s’est ému le maire de Vénissieux. De son côté, Martin Hirsch, président d’Emmaüs France, s’est dit favorable, hier sur RTL, à l’instauration d’un revenu de solidarité active, une mesure dont il se félicite qu’elle figure dans le programme de Ségolène Royal. En attendant que les propositions du rapport Fleuriau ne soient mises en place, les Enfants de Don Quichotte font des émules dans toute la France. Plus d’une douzaine de villes seraient déjà concernées. Et compte tenu du manque de dispositif adapté, ces balises de détresse de la misère ne sont donc pas prêtes de disparaître de nos villes.
Cyrille Poy
RAG 34. Lolo34
11:34 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.12.2006
LA PHRASE DE L'ANNEE : Geneviève TAPIE : "quand on est pauvre..."
La mauvaise blague du jour ?
Geneviève TAPIE : "quand on est pauvre..."
Machisme ordinaire
Je viens de ma banque.
Pour signer le prêt relais qui doit financer ma campagne électorale. Oui, quand on est pauvre, c’est l’unique moyen. Il faut faire l’avance des fonds, en attendant que l’Etat vous rembourse.
Mais quand on est une femme, c’est plus compliqué.
Votre mari doit signer pour vous autoriser à cet emprunt.
Abus de droit ou machisme ordinaire ?
Mon commentaire : Les banquiers, les bailleurs, les prêteurs ne sont pas des philanthropes. Ils exigent des garanties, donc des cautions. Les chômeurs, précaires, SDF, en savent quelque chose...
Ecrit par : Lio | 19.12.2006
Je confirme le commentaire de Lio. Quand je demande à ma banquière un prêt à la consommation sans espoir d'un moindre remboursement de l'Etat c'est à dire de nos et vos impôts (pas pour faire campagne, car nous sommes vraiment trop pauvres), elle me demande la caution de ma compagne et même de mes parents.
Alors, abus de droit ou "phallophobie" ordinaire ?
Sans faire de commentaire sur ce singulier propos je signale que le seuil officiel de pauvreté est de 645 euros pour une personne seule et de 967,5 pour deux personnes.
bf
Cent Tentes pour une visibilité maximum : Les enfants de Don Quichotte
Des mesures simples peuvent améliorer la vie des SDF
PLACE AUX FEMMES
Joyeuses fêtes à toutes et tous.
Lolo34.
Ecrit par : Lolo34 | 19.12.2006
RAG 34. Lolo34 et Lio des lolo's 34
16:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : TAPIE, PS, RAG 34
Emmaüs appelle les Français à écrire à leurs élus pour demander des centres d'accueil pour les SDF
PARIS (AP) - L'association Emmaüs a invité mercredi les Français à marquer leur solidarité avec les SDF en écrivant à leurs élus pour leur demander de créer "de petits centres d'hébergement" de proximité.
"Ce que les Français peuvent faire pour exprimer leur solidarité envers les SDF, été comme hiver, 365 jours sur 365, c'est écrire, dès à présent, à leurs élus et à leurs maires pour signifier qu'ils sont d'accord avec l'implantation dans leur quartier de petits centres d'hébergement qui peuvent accueillir jusqu'à 30 personnes", a expliqué sur Europe-1 Fabien Tuleu, délégué général d'Emmaüs.
Le responsable d'Emmaüs a estimé que ces petits centres peuvent convaincre les SDF "qui refusent de se rendre dans les foyers d'accueil traditionnels". "On pense que c'est comme ça (...) qu'on résoudra cette situation trop durable ou trop inadmissible", a-t-il dit.
Il a précisé que l'association mettrait en ligne un courrier-type dont les citoyens pourront s'inspirer. Cette lettre devait être disponible dans la matinée sur le site http://www.emmaus-france.org . AP
RAG 34. Les lolo's 34
14:30 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Logement : le Parti socialiste revendique dans son projet des mesures radicales pour soutenir les plus pauvres
Le gouvernement semble découvrir, à la veille des élections, les ravages que sa politique du logement a eu sur le pouvoir d’achat des plus modestes.
Encouragement de la spéculation et enrichissement des plus riches grâce aux avantages fiscaux « de Robien » et « Borloo » dits populaires alors que, dans la même période, les aides personnelles ont perdu plus de 10 % de leur pouvoir d’achat et ont touché directement les familles les plus modestes.
Par ailleurs, alors que ce gouvernement accumule les tristes « records » du nombre de SDF, d’expulsions et de personnes sur les files d’attentes pour obtenir un logement social, il a le cynisme de ne construire que pour les plus riches : 15% seulement des logements construits présentent des niveaux de loyers accessibles à 75% des ménages.
Face à l’échec de sa politique sur le logement, et après les mesurettes annoncées par le Premier ministre, le Parti socialiste revendique dans son projet des mesures radicales pour soutenir les plus pauvres : construction massive de logements sociaux et de logements privés à loyer abordable et création du bouclier logement pour faire en sorte que les familles modestes ne consacrent au maximum que 25% de leur budget mensuel au logement.
Communiqué de Annick Lepetit
Secrétaire nationale au logement
RAG 34. Lolo34
10:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Logement, PS, RAG 34
Les SDF s'invitent dans la campagne
En pleine "guerre des tentes" à Paris, le PS et Bayrou ironisent sur les promesses de Sarkozy de régler en deux ans le problème des SDF s'il est élu.
Médecins du Monde assure que les distributions de tentes aux SDF ne cesseront pas malgré les "démontages" par la police.
Alors que le niveau II du plan grand froid, permettant d'ouvrir des places d'hébergement supplémentaires pour les sans-abri, a été déclenché lundi dans le Morbihan et mardi en Ille-et-Vilaine et dans le Maine-et-Loire, les mal-logés deviennent un enjeu de la campagne présidentielle. Un an après l'installation de 400 tentes dans Paris, autant pour protéger les sans-abri que pour en assurer la visibilité, Médecins du Monde appelle les pouvoirs publics pour que des solutions de relogement durable soient trouvées.
S'il est élu président, plus aucun SDF ne sera obligé de dormir dehors d'ici deux ans, assure Nicolas Sarkozy. Réponse immédiate de François Hollande : "Nicolas Sarkozy a raison de découvrir qu'il y a des SDF qui dorment la nuit dehors. Je me demande d'ailleurs ce qu'il fait maintenant depuis plus de quatre ans et demi comme ministre de l'Intérieur". Et pour François Bayrou, "le ministre de l'Intérieur est responsable de la rue et j'ai pas vu, depuis cinq ans, que des choses aient été faites" à ce sujet. Par ailleurs, pour le président de l'UDF, il ne suffit pas d'offrir un hébergement aux SDF pour régler le problème de la précarité : "Il faut aussi aller les chercher dans leurs blessures, dans leur perte d'estime et de confiance en eux. Si on n'est pas là pour les accompagner, on ne sort pas de cette précarité et on va de rechute en rechute".
Distributions de tentes et démontages, la "guerre des tentes" à Paris
Pendant ce temps, à Paris, les démontages de tentes se sont multipliés ces jours derniers, mais le président de Médecins du Monde, Pierre Micheletti, assure que son association ne cessera pas d'en distribuer. Les responsables de MDM se sont aussi réjouis de l'initiative prise par l'association Les Enfants de Don Quichotte, qui a installé au cours du week-end une centaine de tentes le long du canal Saint-Martin, dans le Xe arrondissement. Embrayant sur cette même initiative, plusieurs associations s'occupant du logement, dont Droit au logement et Droits devant !, ont demandé mardi aux pouvoirs publics de "cesser immédiatement la répression des sans-abri" et de "mettre en oeuvre la loi de réquisition" des logements vacants.
Une initiative pourtant condamnée par Catherine Vautrin, ministre de la Cohésion sociale, qui parle de "poudre aux yeux" et de "leurre" face au problème de l'exclusion, et qui prévient : "Utiliser à des fins médiatico-politiques les problèmes d'exclusion des gens, c'est dangereux et sans espoir". Pour Dominique de Villepin, les tentes ne sont pas "la meilleure solution" et, assure-t-il, il reste des places disponibles d'hébergement d'urgence. Un hébergement auquel les SDF ont pourtant de moins en moins recours, selon une "enquête de terrain" de MDM, qui révèle que 84% des sans-abri auxquels ont été distribuées des tentes affirment ne plus composer le 115, le numéro d'appel traitant les hébergements d'urgence. Les raisons invoquées : service trop difficile à joindre, horaires insuffisants le matin, durée du séjour trop courte.
D'après agence
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10:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, les enfants de Don Quichotte, précarité, exclusion, RAG 34
Cent tentes pour une visibilité maximum
Sur les bords du canal Saint-Martin à Paris, une centaine de tentes longent les rives. A l'intérieur, des SDF et des personnes qui campent avec eux par solidarité.
L'association « Les enfants de Don Quichotte » espère ainsi mobiliser les esprits et aider les plus démunis. Augustin est à l'initiative de ce projet. Pour lui, le nombre fait la force.
Le site de l'association « Les enfants de Don Quichotte
CARTIER LIBRE l'émission de Caroline Cartier Durée 3:07
RAG 34. Lolo34
10:00 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SDF, logement, précarité, exclusion, www.lesenfantsdedonquichotte.com, RAG 34
Des mesures simples peuvent améliorer la vie des SDF
Philippe Guyot, ex-SDF et délégué national du PS à l’exclusion “Des mesures simples peuvent améliorer la vie des SDF”
Pendant dix longs mois, Philippe Guyot a vécu, au jour le jour, la grande exclusion des sans domicile fixe : le désespoir de la rue, la quête aléatoire d’une place en centre d’hébergement, la violence sociale faite aux personnes marginalisées. De cette terrible expérience lui vient une mission : faire connaître le sort de ses compagnons d’infortune. Socialiste, il décide d’alerter le Parti sur ses conditions de vie. Après une rencontre déterminante avec François Hollande, Philippe Guyot poursuit désormais son combat en tant que délégué PS à l’exclusion.
Comment avez-vous basculé dans l’exclusion ?
La dégringolade a commencé un matin de mai 2003 à 8 heures, quand la police, un huissier et un serrurier sont venus sonner chez moi pour m’expulser de mon logement. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas payé mon loyer, car j’avais été licencié économique de l’entreprise de distribution où je travaillais comme responsable de la logistique. J’avais de maigres indemnités Assedic et je privilégiais le paiement des factures EDF, pour avoir au moins du chauffage. Là, le ciel vous tombe sur la tête : où aller ? Où dormir ? Que faire ? Tout d’abord, je n’accepte pas ce qui m’arrive. Je me réfugie dans le déni, je flotte, je ne sais pas comment réagir. La première nuit, je dors sur un banc, seul. La deuxième aussi, me demandant si je vais devenir un vrai clochard, alcoolique et malade. La troisième, je me décide enfin à appeler le 115 (le numéro du samu social), et toute honte bue, je me retrouve dans un centre d’hébergement d’urgence, à Paris.
Les structures d’urgence sont-elles adaptées à une telle situation de détresse ?
Non, là, c’est le choc ! Cafards sur les murs, puces dans les lits, deux toilettes et deux douches horriblement sales pour 80 bonhommes… Je découvre la manière dont on traite les SDF dans notre pays. Sans parler de la violence, des vols…
Je décide alors d’aller voir les services sociaux de ma commune où l’on me dit en substance « débrouillez-vous », en me donnant un vieux guide des centres d’hébergement qui date de 2001. Je comprends alors que je ne pourrai compter que sur moi-même. Je continue ma découverte des conditions de vie en centre d’hébergement pour SDF : on nous fout dehors à 8 heures chaque matin, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, avec interdiction de revenir avant 19 heures, et le personnel nous traite comme des animaux.
Je découvre aussi qu’on n’a droit qu’à dix jours de présence dans un centre, et qu’après, pendant un mois, c’est au jour le jour, « premier arrivé premier hébergé », avant de pouvoir à nouveau jouir d’une période de dix jours de répit ! C’est un nonsens alors que la réinsertion passe avant tout par un peu de stabilité. Mais comme il n’y a pas assez de place pour tout le monde, cette règle permet une rotation des personnes. Du coup, devant les centres, il y a des files d’attente très tôt dans l’après-midi, et si vous arrivez trop tard, tant pis pour vous, vous en serez quitte pour appeler le samu social… qui ne pourra rien faire puisque tout est complet depuis le matin. Vous irez donc dormir sous un pont ou sur un banc. En fait il n’y a jamais assez de place pour héberger tout le monde, et ceux qui disent le contraire sont des menteurs.
Rapidement, vous décidez d’alerter les politiques sur la réalité des conditions de prise en charge des SDF…
Au bout d’un mois, j’ai changé de centre, et me suis retrouvé au Bourget, dans une structure plus petite, où les rapports humains étaient moins violents, mais les conditions d’hygiène tout aussi déplorables. C’est là que je décide de me rebeller et de « profiter » de ma situation pour alerter qui je peux sur les conditions de vie des SDF. J’écris au président de la Croix-Rouge, l’organisme qui gère le centre. J’alerte le préfet. Je deviens une sorte de porte-parole de mes compagnons d’infortune, qui m’appellent désormais affectueusement « M’sieur Philippe ».
Étant déjà militant du Parti socialiste, j’écris aussi une lettre à François Hollande qui, à ma grande surprise, me répond. Nous nous rencontrons rue de Solférino et il me demande de lui organiser une visite du centre. Il vient alors avec Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, et plusieurs élus de Seine-Saint-Denis, et tous découvrent ce dont personne ne parle jamais, entre flaques d’urine et cafards. En plus, ils manquent d’attraper la gale, puisqu’il y avait à cette époque une épidémie dans le centre !
Pourtant, la qualité de l’accueil des structures spécialisées n’est-elle pas la base du processus de réinsertion ?
Oui, et mon expérience le prouve. On s’est davantage occupé de moi dans le troisième centre d’hébergement que j’ai fréquenté, à Saint-Ouen, une structure gérée par la commune. Un personnel attentif m’a permis de décrocher un nouveau travail et, finalement, de pouvoir reprendre une vie normale après dix mois de galère. Dix mois pendant lesquels j’ai alterné périodes de désespoir profond, petits moments de répit, et parfois envies d’en finir une bonne fois pour toutes, de tout laisser tomber et de me suicider. Être SDF, c’est tellement dur, tellement humiliant, qu’il faut être très fort psychologiquement pour ne pas sombrer peu à peu, se mettre à boire, se négliger et perdre pied.
Moi, ce qui m’a sauvé, c’est aussi la mission que je m’étais assignée : faire connaître le sort des SDF. Et le soutien de quatre camarades de ma section de Sevran qui m’ont sorti la tête de l’eau et donné des coups de pieds aux fesses quand je sombrais. Sans eux, je serais clochard aujourd’hui…
Comment répondre plus efficacement aux besoins des SDF ?
Il faudrait créer de petites structures pour l’accueil des SDF, avec du personnel qualifié, formé pour recevoir ce public. Aujourd’- hui, le personnel des structures d’accueil est trop souvent constitué de personnes en CDD qui ne sont sensibilisées ni au social ni au contact humain.
Il serait également utile que ces structures comprennent des médecins qui donneraient des consultations d’alcoologie et de psychiatrie. Il faudrait surtout que les centres d’hébergement soient ouverts toute la journée, et qu’ils soient équipés d’ordinateurs et de téléphones : comment voulez-vous trouver un boulot quand on vous jette dehors tous les jours à 8 heures du matin ? Il y a de nombreux bâtiments désaffectés que l’on pourrait réhabiliter pour ce type de structure.
L’essentiel, c’est d’avoir un véritable soutien psychologique de la part du personnel, d’être aidé par des gens qui vous évitent de sombrer et qui vous motivent en vous proposant un contrat moral du type : « je t’aide et en échange, toi tu cherches du travail », comme on l’a fait pour moi à Saint-Ouen. C’est la clé pour s’en sortir : aider, rassurer et motiver des gens qui sont extrêmement fragilisés. Comme cela, et comme cela seulement, ils ont une chance de se réinsérer rapidement dans la société et de ne pas sombrer.
Par-delà l’hébergement, quelles mesures aideraient les SDF au quotidien ?
Certaines petites mesures semblent peu importantes, mais sont déterminantes, telles la gratuité des toilettes publiques à Paris. Une autre initiative qui va dans le bon sens : la prise en charge par la région Ile-de-France de 75 % du coût des transports collectifs pour les rmistes. Ces deux mesures, prises par la gauche d’ailleurs, changent la vie des SDF. D’autant que la plupart des contrôles SNCF et RATP ont lieu entre le 1er et le 7 de chaque mois, alors que les SDF touchent leur RMI précisément le 7 ! Comment voulez-vous que les gens continuent à chercher du boulot ensuite ? On ne le sait pas, mais beaucoup de SDF travaillent, souvent en CDD. Si, en plus, on leur met des bâtons dans les roues, il y a un moment où ils cessent de lutter…
Et puis, il y a des petites choses que l’on pourrait facilement faire, des mesures simples pour améliorer l’existence des SDF, comme faciliter leur domiciliation. Comment voulez-vous réintégrer une vie sociale (Assedic, ANPE, Sécu, entretiens d’embauche…) quand vous n’avez même pas d’adresse où recevoir votre courrier ? Bref : il y a beaucoup à faire pour améliorer le sort des SDF dans notre pays, et c’est le sens de mon engagement après de François Hollande.
Propos recueillis par Jacques Bernard
RAG 34. Les lolo's 34
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14.12.2006
Les classes populaires : un électorat qui attend des gages
Depuis 1993, ouvriers et employés sont sortis de la sphère d'influence socialiste. Et sont indécis, en attendant des propositions précises.
Décisives, parce que nombreuses. Les classes populaires, en France, représentent aujourd'hui, si l'on s'en tient aux catégories socioprofessionnelles «Ouvriers» et «Employés», 53 % de la population active selon les chiffres de l'Insee. Au total, plus de 13 millions de salariés : six millions d'ouvriers et sept millions d'employés, auxquels il faut ajouter leurs familles. «La moitié des salariés du privé gagnent moins de 1 483 euros par mois», précise Michel Amar, de l'Insee. Et, d'après le baromètre politique du Cevipof, le centre de recherches de Sciences Po, plus d'un Français sur deux (53 %) affirme qu'il «s'en sort difficilement avec le revenu de son foyer». Près de deux ouvriers sur trois (63 %) sont dans ce cas.
Les classes populaires, c'est environ un électeur français sur deux. Qu'elles votent ou qu'elles s'abstiennent, leur comportement politique est donc décisif dans la plupart des élections. Ces Français qui tirent le diable par la queue ne sont pas également répartis sur l'échiquier politique. Selon le Cevipof, 70 % des proches de l'extrême gauche et 66 % de ceux du Front national déclarent s'en sortir «difficilement», contre 54 % à gauche et 41 % à droite.
«Giron naturel». Alors, quelles sont leurs préoccupations ? «L'emploi», assure sans détour le sociologue Stéphane Beaud, coauteur de la France invisible (La Découverte). «Qu'est-ce qu'on va devenir, nous et nos enfants ? Voilà la question qu'elles se posent à l'heure des délocalisations. Elles demandent qu'on leur assure des perspectives d'avenir qui soient plausibles, à défaut d'être roses», poursuit-il.
A cet égard , «les interrogations demeurent vis-à-vis de la gauche», affirme le politologue Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages CSA. «Le message de Ségolène Royal, avec la démocratie participative, n'explique pas quelle place auront les milieux populaires dans la France de demain, ajoute-t-il. En revanche, Nicolas Sarkozy leur dit : "Si vous faites des efforts, vous serez récompensés", et Jean-Marie Le Pen les valorise en tant que Français.»
L'électorat populaire «ne se retrouve plus dans son giron naturel de gauche», constate Stéphane Beaud. Le politologue Henri Rey, auteur de la Gauche et les classes populaires (La Découverte), fait remonter «le décrochage avec la gauche aux législatives de 1993», qui voient la droite triompher à la fin de l'ère Mitterrand. «Depuis lors, note-t-il, les classes populaires peuvent voter pour le PS, mais c'est en instrumentalisant ce parti pour chasser le gouvernement en place», comme aux législatives de 1997 ou aux régionales de 2004. Dans le même temps, «le PS s'est renforcé dans les catégories supérieures». Pour Jean-Daniel Lévy, le décrochage s'est accru sous le gouvernement Jospin, «qui n'a pas valorisé le rapport au travail tout en menant une politique en faveur des exclus», une catégorie qui ne se confond pas avec la grande masse des catégories populaires.
«Travail d'analyse». «Le PS a bien identifié le problème, mais n'a pas encore formulé les solutions, affirme Rémi Lefebvre, coauteur de la Société des socialistes (éd. du Croquant). Il tient un discours misérabiliste sur les classes populaires : il s'agit toujours de leur expliquer la réalité, pas de leur donner la parole. Le PS a pris en compte la parité et la représentation des minorités issues de l'immigration, mais il ne se préoccupe pas de la promotion d'élites populaires. Il y a une fatalisation de leur faible présence en son sein», regrette ce professeur de sciences politiques.
De là à les «stigmatiser» en affirmant qu'elles ont basculé vers le Front national, il y a un pas... que ne franchissent pas les politologues. Certes, en 2002, Le Pen (26 %) a devancé Jospin (12 %) chez les ouvriers, contrairement à ce qui se passait chez les cadres (Jospin 24 %, Le Pen 8 %), «mais la grande majorité des ouvriers ne votent pas FN, corrige Henri Rey. Cela n'a rien à voir avec le poids qu'avait le PCF dans la classe ouvrière jusqu'en 1981. Ce n'est pas du tout le même encadrement, avec le syndicalisme et les mairies».
«Royal et Sarkozy ont fait un travail d'analyse qui peut leur permettre de reconquérir les classes populaires, avec des thèmes comme les perspectives d'avenir ou la recherche de règles plus strictes», estime Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du PS. «Il est donc excessif de dire que la gauche les a perdues», ajoute-t-il. Surtout que «Sarkozy aura plus de mal à les convaincre sur la question très sensible du pouvoir d'achat».
RAG 34. Lolo34
14:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Sarkozy fait campagne sur le dos des immigrés
Immigration . Le ministre de l’Intérieur et candidat à la présidence de la République entend imposer sa politique xénophobe jusqu’à des traités internationaux.
On ne savait pas très bien, hier matin, si c’était le ministre de l’Intérieur qui faisait le point de sa politique d’immigration ou le candidat président qui cherchait à attirer, encore une fois, les futurs votes des électeurs en mal de boucs émissaires. Il n’y a que 250 000 à 300 000 personnes en situation irrégulière en France mais Nicolas Sarkozy réaffirme « Je reste sidéré par la force des tabous qui dominent la question de l’immigration en France. » Il va donc engager son action, à court et à long termes, en agitant l’étendard du fléau des invasions barbares. Dans son style, Nicolas Sarkozy brode sans finesse sur le même thème : « Une femme européenne a, en moyenne, 1,5 enfant. Une femme africaine en a 5,2. C’est un potentiel migratoire considérable ! »
les étrangers boucs émissaires
Nous avions déjà eu le thème des immigrés coupables des émeutes de banlieues, alors que les rapports de police affirmaient le contraire, mais, hier, le ministre en a rajouté : le renoncement à une politique d’immigration est la source de « la ghettoïsation des populations migrantes, de la constitution de 700 cités « sensibles » marquées par l’exclusion, le chômage massif des étrangers, l’essor de l’habitat en squat et taudis insalubres, la délinquance, la violence, la révolte telle qu’elle s’est exprimée en octobre et novembre 2005. » Et, comme l’amalgame devait lui paraître insuffisant, il ajoute : « le séisme du 21 avril 2002, j’en ai la certitude, fut le produit direct du sentiment d’abandon ressenti par une partie de la société française. Jamais le fossé n’a été aussi profond entre l’approche de l’immigration qui prévaut chez les élites et la sensibilité dominante dans la société française. » Surtout quand un ministre l’agite à chaque occasion comme une muleta et cultive soigneusement ce « sentiment d’angoisse ». « La vérité, développe le ministre candidat, c’est que beaucoup de Français voient dans l’immigration une menace pour leur sécurité, leur emploi, leur mode de vie, pour la préservation des valeurs auxquelles ils sont attachés, pour l’unité et la cohésion nationale... »
Il « constate » que les problèmes ne viennent pas de l’immigration « en soi », mais de la manière dont l’immigration s’est déroulée en France depuis quarante ans. Il serait temps de lui rendre sa « fonction première » : répondre aux besoins de l’économie et privilégier l’immigration de travail. Le satisfecit est complet sur toutes ses dispositions et sur les progressions statistiques. Les décrets d’application de la loi du 24 juillet 2006 entreront en vigueur dans les premiers jours de 2007, celui sur le regroupement familial a déjà été publié dimanche.
En bon candidat, il n’oublie pas les pistes pour l’avenir. Il se propose de nommer un ministre de l’immigration qui, sous le couvert du ministre de l’Intérieur, serait chargé de toutes les administrations responsables de ce dossier. Entendez : gestion des flux migratoires, gestion de l’asile, de l’accueil et de l’intégration, de l’éloignement, du codéveloppement, voire de la santé... Une énorme machine à gaz qui aura surtout pour objectif de conduire « une politique de fermeté résolue contre l’immigration illégale ».
Et comme, malgré ce qu’il dit, l’unanimité des gouvernements européens ne se fait pas sur son grand cheval de bataille, l’interdiction des régularisations globales, il propose aux six grands pays d’immigration « un pacte européen sur l’immigration » basé sur le refus des régularisations massives, une frontière extérieure « efficace et fiable », une règle commune d’asile et de regroupement familial, le principe d’éloignement des migrants clandestins et d’expulsion des étrangers délinquants sauf protection particulière ».
SON PROJET DE PACTE EUROPEEN
Et, avec son regard sur le monde, il lui semble « urgent d’ouvrir le grand chantier d’un traité sur les migrations internationales » avec la création, en prime, d’une agence internationale chargée de veiller à son application. Malgré les quelques phrases sur le « codéveloppement », le candidat ministre ne veut toujours pas reconnaître que ce sont la pauvreté et la guerre qui déplacent les populations. Lutter contre ces fléaux, il est vrai, est plus difficile, pour un libéral, qu’endiguer les flux de miséreux.
Émilie Rive
RAG 34. Lolo34
09:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, SARKOZY, immigration, xénophobie, immigrés
09.12.2006
ANPE : "J'osais pas vous le dire".
L'ANPE : mot d'ordre pas plus de 20 minutes, faire en sorte que les chiffres baissent en poussant les gens a disparaître du circuit. Nous avions réalisé ça dans le fun au début et aujoud'hui suite à des témoignages d'amis ayant travaillé en interne je pense que ce film prend un tout autre sens..
J'osais pas vous le dire
ANPE : Déclaration d’éthique professionnelle et citoyenne
Notre métier, c’est en priorité d’aider les demandeurs d’emploi à trouver du travail, et c’est ce que les chômeurs attendent légitimement de nous. Or
IL N ‘Y A PAS D’EMPLOI POUR TOUS
La multiplication des entretiens ne créera pas d’emploi mais augmentera les risques, pour les demandeurs, d’être contraints, harcelés et sanctionnés.
Nous, agents de l’ANPE, déclarons ne pas vouloir nuire, de quelque façon que ce soit, à des gens blessés par la privation d’emploi et de revenu.
Nous refusons d’exclure de l’exclusion et nous ne générerons plus aucune radiation sans avoir pris le soin d’en mesurer la portée morale et les préjudices
Nous proposerons mais n’imposerons pas les prestations.
Nous ne mettrons pas de force les chômeurs dans des petites cases.
Nous n’utiliserons pas le chantage à la radiation.
Nous refusons d’être désignés nommément à la colère des chômeurs.
Nous refusons d’être une police sociale conditionnée à la répression au détriment de notre mission de service public de conseil à l’emploi.
Ni les chômeurs ni les agents de l’ANPE ne peuvent être tenus pour responsables de la dégradation du marché de l’emploi et de la précarisation croissante.
Nous sommes solidaires des chômeurs.
Nous refusons de contribuer à la production de chiffres falsifiés, fausses offres et faux entretiens, et nous choisissons de recentrer nos pratiques professionnelles sur l’aide à nos usagers dans le respect de leurs droits de citoyens.
Les agents de l’ANPE du Tarn syndiqués à SUD
SUD ANPE Tarn
19 bis boulevard Carnot
81120 REALMONT
05 63 55 56 28
[email protected]
Source : CUAL34
RAG 34. Lio et les lolo's 34
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07.12.2006
Avenir sans-abri
Edito de Philippe NOIREAUX
Jeudi le 07 décembre 2006
Incorrigibles Français. Alors que tous les prétendants à l'Elysée leur promettent des lendemains qui chantent, les voilà qui cèdent au pessimisme. A en croire un sondage, réalisé pour la Vie et l'Humanité, près de la moitié de nos compatriotes (48 %) craignent de se retrouver un jour sans-abri. Un « score » qui monte à 62 % parmi les 35-49 ans et à 74 % chez les ouvriers. Tristes résultats. Qui en disent long sur l'état de décrépitude du pays. On savait la France malade ; ce sondage permet de mesurer l'ampleur du mal. Quand la moitié d'une population en vient à envisager comme possible le fait de se retrouver à la rue, on peut légitimement s'inquiéter sur la capacité de notre société à affronter l'avenir.
Difficile de trouver une lueur d'espoir quand le ressort est à ce point cassé que, face aux accidents de la vie, une majorité n'envisage d'autre issue que celle, terrible, de l'exclusion.
Un sentiment renforcé par l'impression, autre enseignement de ce sondage, que le nombre de SDF ne cesse d'augmenter, comme le pensent 85 % des personnes interrogées.
Autant dire que face à un tel niveau d'inquiétude, les petites phrases et opérations de communication des candidats à la présidentielle paraissent bien dérisoires. Il ne s'agit plus de redonner de faux espoirs, mais bien de s'attaquer aux racines d'un mal profond qui ronge le pays. Et, franchement, on ne voit pas dans la pré-campagne présidentielle qui occupe le devant de la scène de raisons d'être optimistes.
RAG 34. Les lolo's 34
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04.12.2006
RESTOS DU COEUR : Lancement de la 22e Campagne le 4 décembre
Cette année, les Restos ont servi 75 millions de repas à plus de 670 000 personnes. Ces chiffres, malheureusement encore une fois en augmentation (+6,3% en un an !) inquiètent vivement les 48000 bénévoles, car au-delà de l’aide alimentaire, la priorité de l’association est de pouvoir sortir durablement ces personnes de la pauvreté. En les aidant à retrouver un emploi, à s’assurer un toit, et à reprendre le chemin d’une vie « comme tout le monde ».
Même si plus que jamais, la loi Coluche prouve sa profonde efficacité en permettant aux dons de progresser encore de 10%, même si le PEAD (Plan européen d’aide aux plus démunis, issu de l’action de Coluche pour ouvrir les « frigos de l’Europe ») a été sauvé et va être pérennisé, grâce à l’action conjointe des Restos et du gouvernement français, bon nombre de politiques locales et nationales ne sont pas encore à la hauteur de la situation.
Ainsi, tout en continuant leur action, les Restos vont se battre pour que les candidats aux élections de 2007 n’oublient pas de prendre ces problèmes à bras le corps dans leurs programmes.
Nos trois priorités pour 2006/2007 :
De l’hébergement d’urgence au logement
L’hébergement d’urgence ne répond pas aux problèmes des personnes qui vivent dans la rue. Trop peu de dispositifs de sortie de ces hébergements existent réellement. Les bénévoles en font le triste constat tous les jours, tant dans les structures d’hébergement des Restos qu’à travers les Camions et Maraudes de l’association.
Pour sortir de cette impasse, l’association a soumis au gouvernement, en mai dernier, des solutions concrètes :
- Diversifier les structures d’hébergement d’urgence afin de convaincre les plus fragiles de ne plus « vivre » dans la rue.
- Ouvrir des accueils de jour, pour ne pas remettre les sans-abris dehors dès 7 heures du matin.
- Créer des dispositifs de sortie vers le logement socialou la sous-location dans le privé, pour loger les nombreux « travailleurs pauvres », capables d’emblée de faire face à un loyer modeste.
- Inscrire dans la loi le droit opposable au logement.
- Favoriser la mixité sociale : l es Restos se sont d’ailleurs battus et ont obtenu la sauvegarde de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) qui impose aux municipalités un minimum de 20% de logements sociaux dans leur commune.
Les Restos luttent contre l’échec scolaire
Parce que les familles accueillies espèrent que leurs enfants ne connaîtront jamais la précarité qui est la leur, les bénévoles développent des structures d’accompagnement scolaire. Une cinquantaine d’ateliers va être mise en place dans l’année à venir pour combattre l’exclusion « à la racine ».
Les Restos attentifs à la nourriture qu’ils offrent
L’association a décidé d’aller plus loin sur un sujet où elle avait déjà pris pas mal d’avance en lançant dès sa création le principe de repas équilibrés et complets.
Parce que les Restos maîtrisent l’intégralité de leur chaîne de distribution alimentaire, ils ont les moyens d’agir sur l’équilibre nutritionnel : en effectuant des achats complémentaires pour atteindre une plus grande proportion de fruits et légumes dans les repas distribués, et en sensibilisant davantage à l’équilibre nutritionnel celles et ceux qui fréquentent les centres de distribution.
En savoir plus
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22:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Restos du coeur, Coluche, précarité, exclusion, RAG 34
03.12.2006
L'insécurité sociale, sujet politique porteur
Pour peu qu'ils s'en emparent, les candidats à l'Elysée peuvent en faire un thème central.
Par Muriel GREMILLET
QUOTIDIEN : jeudi 23 novembre 2006
Des revenus du travail qui stagnent alors que ceux du patrimoine explosent : 3,6 millions de salariés 17 % de la population active au Smic ; 16,8 % de salariés à temps partiel, dont la moitié subissent leur situation ; une croissance nulle ; le pouvoir d'achat qui baisse. L'éclaircie de 1996-2002 sur le front de la pauvreté n'éclipse en rien la réalité du travail et du salariat de 2006. Au point qu'à côté de l'insécurité, qui devrait être le thème de campagne favori de la droite, la question de l'insécurité sociale pourrait retrouver une petite place dans le jeu électoral. «Tous les candidats vont devoir se prononcer sur cette question des inégalités, des revenus et de l'émergence des travailleurs pauvres, note Alain Vidalies, député des Landes et chargé des questions d'emploi au PS. Les chiffres sont là et la gauche est légitime sur ces questions.» Le PS propose ainsi de travailler sur le niveau des salaires les plus bas, en s'engageant à pousser le Smic à 1 500 euros brut dans la législature.
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05.11.2006
Le chômage en baisse : leurre ou réalité?
samedi 4 novembre 2006. Alain VIDALIES, secrétaire national du Parti socialiste chargé des entreprises, député des Landes, Luc CHATEL, porte-parole de l'UMP, député de la Marne.
contradictoires
par Pierre Weill
le samedi de 8h15 à 8h30
Doubleclicker sur la fenêtre dailymotion pour lancer la diffusion.
Chômage : une autosatisfaction déplacée.
Dans une interview accordée le 31 octobre au « Figaro », le Président de la République tente de tirer profit de la baisse statistique du chômage, pourtant totalement étrangère à l’action du gouvernement.
La communication de Jacques Chirac est aussi insincère et erronée que celle du gouvernement. Comment peut-il
honnêtement imputer la baisse du chômage :
• à la vitalité de notre croissance, alors qu’elle est inférieure à son potentiel et à peine égale à celle de la zone euro (et non supérieure comme il l’affirme à tort) ?
• à la saine gestion de nos finances publiques, alors que cette majorité a accumulé 345 milliards de dettes en à peine quatre ans, faisant des intérêts de la dette le second poste du budget de la nation ?
• aux réformes engagées par sa majorité, alors même que la DARES publie aujourd’hui une étude qui démontre l’impact particulièrement positif des emplois jeunes (85 % dans l’emploi) ?
En définitive, les déclarations du Président de la République se heurtent à la dure réalité des chiffres : la France crée peu d’emplois (deux fois moins que la zone euro), et la baisse du chômage est intégralement imputable aux évolutions démographiques, à l’augmentation des emplois aidés et à la hausse des radiations. En effet, comment expliquer autrement la baisse du chômage, quand les inscriptions à l’ANPE sont en hausse (+ 0,3 point) et les sorties en baisse (- 2,2%) au cours des trois derniers mois?
Le Parti socialiste dénonce la politique de l’emploi conduite par le gouvernement, qui se résume à l’attente d’une baisse du chômage liée au basculement démographique en cours.
Il propose un projet volontariste qui renoue avec une politique active de création d’emplois, fondée sur une aide massive au retour à l’emploi des jeunes, une mise à plat de la fiscalité des entreprises pour conditionner les aides à l’embauche, une relance du pouvoir d’achat et des salaires et une refondation de la démocratie sociale.
Communiqué d’Alain Vidalies, Secrétaire national aux Entreprises
RAG 34. Lolo34
08:37 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Les chiffres du chômage, précarité, emploi, RAG 34
03.11.2006
Chômage : une autosatisfaction déplacée
Dans une interview accordée le 31 octobre au « Figaro », le Président de la République tente de tirer profit de la baisse statistique du chômage, pourtant totalement étrangère à l’action du gouvernement.
La communication de Jacques Chirac est aussi insincère et erronée que celle du gouvernement. Comment peut-il honnêtement imputer la baisse du chômage :
• à la vitalité de notre croissance, alors qu’elle est inférieure à son potentiel et à peine égale à celle de la zone euro (et non supérieure comme il l’affirme à tort) ?
• à la saine gestion de nos finances publiques, alors que cette majorité a accumulé 345 milliards de dettes en à peine quatre ans, faisant des intérêts de la dette le second poste du budget de la nation ?
• aux réformes engagées par sa majorité, alors même que la DARES publie aujourd’hui une étude qui démontre l’impact particulièrement positif des emplois jeunes (85 % dans l’emploi) ?
En définitive, les déclarations du Président de la République se heurtent à la dure réalité des chiffres : la France crée peu d’emplois (deux fois moins que la zone euro), et la baisse du chômage est intégralement imputable aux évolutions démographiques, à l’augmentation des emplois aidés et à la hausse des radiations. En effet, comment expliquer autrement la baisse du chômage, quand les inscriptions à l’ANPE sont en hausse (+ 0,3 point) et les sorties en baisse (- 2,2%) au cours des trois derniers mois?
Le Parti socialiste dénonce la politique de l’emploi conduite par le gouvernement, qui se résume à l’attente d’une baisse du chômage liée au basculement démographique en cours.
Il propose un projet volontariste qui renoue avec une politique active de création d’emplois, fondée sur une aide massive au retour à l’emploi des jeunes, une mise à plat de la fiscalité des entreprises pour conditionner les aides à l’embauche, une relance du pouvoir d’achat et des salaires et une refondation de la démocratie sociale.
Communiqué d’Alain Vidalies, Secrétaire national aux Entreprises
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07:58 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chiffres du chômage, Parti socialiste, RAG 34
26.10.2006
Précarité, société violente, chômage, pauvreté ? Les Jeunes de l'UMP ont un message pour vous...
Journée de mobilisation le 18 novembre
Manifestation nationale contre le projet de loi de prévention de la délinquance le 18 novembre à Paris
PARIS (AP) -- Plusieurs syndicats des personnels de l'assistance sociale, de l'éducation, et de la justice appellent à une manifestation nationale, le 18 novembre à Paris, contre le projet de loi Sarkozy de prévention de la délinquance, texte qualifié de "liberticide" par ses détracteurs, a-t-on appris jeudi auprès de la FSU. "Basé sur le contrôle et le fichage de larges catégories de population et notamment des enfants scolarisés, le projet (...) organise une mise sous surveillance généralisée de la population et aggrave considérablement la répression", estime la Fédération syndicale unitaire (premier syndicat de l'Education et de la Fonction publique d'Etat) dans un communiqué diffusé jeudi. "Il va à l'encontre de ce qui serait nécessaire à une véritable politique de prévention. Aucune mesure visant à l'amélioration d'actions réellement préventives dans les domaines de l'éducation, de l'accompagnement social et du soin n'est envisagée", déplore la fédération.
"Avec les organisations syndicales de travailleurs sociaux, de médecins, de psychiatres, de santé, d'éducation, de magistrats, d'avocats et des associations", la FSU appelle "tous les personnels à participer massivement à la manifestation nationale du samedi 18 novembre 2006 à Paris, et aux actions unitaires qui suivront". Présenté le 28 juin dernier, le projet de loi doit être discuté cet automne au Parlement. Il ambitionne de s'attaquer "sans tabou" à toutes les causes de la délinquance, notamment celle des mineurs, après les violences de l'automne 2005 dans les banlieues. Jeudi, en marge d'un déplacement sur le thème de la rénovation urbaine à Villeneuve-La-Garenne (Hauts-de-Seine), le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a proposé un amendement au projet de loi, afin de permettre le renvoi systématique devant une cour d'assises pour toute personne "qui portera atteinte à l'intégrité physique d'un policier, d'un gendarme ou d'un pompier".
La principale proposition du projet de loi porte sur le rôle du maire, dont le ministre de l'Intérieur veut faire le pivot de la politique de prévention de la délinquance, avec notamment le pouvoir de procéder à des rappels à l'ordre à des mineurs et de mettre sous tutelle les allocations familiales. Le projet de loi introduit aussi le concept nouveau d'une "présentation immédiate" au tribunal pour enfants pour les jeunes de 16 à 18 ans, mais la comparution immédiate restera réservée aux majeurs.
RAG 34. Lio et les lolo's 34.
14:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : délinquance, violence, précarité, pauvreté, Sarkozy, 2007lagauche, RAG 34
23.10.2006
«La France invisible», un pavé dans les marges Une vaste enquête sociologique démontre le décalage entre le discours politique et la réalité d'un système saturé par les «nouvelles inégalités».
Par Eric AESCHIMANN
QUOTIDIEN : Lundi 23 octobre 2006 - 06:00
Les «invisibles» seront-ils les invités surprises de la présidentielle ? La campagne lèvera-t-elle le voile sur les «inégalités cachées», pour reprendre l'expression d'un haut fonctionnaire gouvernemental ? A six mois du premier tour, un petit parfum de nouveauté flotte sur le débat politique. Fin 2001, la précampagne était dominée par la sécurité (à droite) et les disputes entre alliés (à gauche). Cette fois-ci, qu'il s'agisse du droit au logement, de la carte scolaire, des 35 heures ou des effets de la hausse des prix, les premiers clivages portent sur les questions sociales et, plus précisément, sur les nouvelles formes d'inégalités. Poussés par plusieurs publications, stimulés par la nécessité tactique de se distinguer de leurs devanciers, les aspirants candidats en viennent même à faire de leurs capacités à exprimer la nouvelle donne sociale leur principal atout.
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12:10 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : précaires, précarité, chômage, emploi, 2007lagauche, RAG 34
Faut-il brûler le code du travail ?
Je vous réveille
par Patricia Martin
du lundi au vendredi de 6h à 7h sur France INTER
lundi 23 octobre 2006
Je vous réveille ? Gérard Filoche
Gérard Filoche
Inspecteur du Travail. Syndicaliste
conseil de lecture
Gérard Filoche
La vie, la santé, l'amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ?
éditeur : Jean Claude GAWSEWITCH Editeur
Faut-il brûler le code du travail ?
Notes précédentes :
Le MEDEF veut débattre de la réforme du travail
Laurence Parisot à Thierry Breton : "Qu'attendez-vous pour abroger les 35 heures ?" Et pendant ce temps, le CNE court toujours...
Le chiffre du jour : 35
Et si nous reparlions du droit du travail entre autres choses !
Si Laurent Fabius est élu : Les 35 heures seront généralisées à l'ensemble des salariés et le CNE sera abrogé.
RAG 34.
11:55 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, droit du travail, pécaires, précarité, 2007lagauche, RAG 34
Le MEDEF veut débattre de la réforme du travail
Radio France
Laurence Parisot, présidente du MEDEF. © AFP/ Bertrand Guay
A l’invitation de Laurence Parisot, patronat et syndicats se réunissent ce matin autour de la table pour parler du contrat de travail, de l'assurance-chômage et de la sécurisation des parcours professionnels. Une réunion qui a peu de chances d'aboutir au vu des positions divergentes des uns et des autres…
Tour de table autour de la réforme du marché du travail
La réforme du marché du travail sera le thème d'une réunion entre le patronat et les syndicats ce matin au siège du Medef. La patronne des patrons, Laurence Parisot a en effet invité les chefs d'entreprise et les représentants de salariés à débattre de l'assurance chômage, du contrat de travail et de la sécurisation des parcours professionnels. Elle espère que cette réunion avec les secrétaires généraux et présidents des confédérations syndicales permettra de se "mettre d'accord sur la création de groupes de travail" sur ces différents thèmes. "L'idée sera de faire régulièrement des réunions de synthèse entre ces groupes pour ajuster la pensée. Trop souvent on a isolé les thèmes, et il n'y a plus eu de cohérence d'ensemble", explique la présidente du MEDEF dans un entretien publié aujourd’hui dans "La Tribune".
De leur côté, les syndicats se montrent prudents. "Nous avons préparé, avec nos homologues syndicaux, cette rencontre et nous mettrons en avant des exigences communes pour un vrai diagnostic sur la situation de l'emploi, de la précarité, la situation salariale, avant l'engagement de toute discussion sur le contrat de travail", explique Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT. Bernard Van Crayenest, président de la CFE-CGC, veut aussi intervenir sur la question de l'actionnariat salarié.
Des syndicats qui pour la plupart ne souhaitent pas voir la polémique sur les 35 heures "venir sur la table" au cours de cette réunion, mais expliquent que, si le MEDEF en parle, ils rappelleront leur opposition à la remise en cause de la réduction du temps de travail. Vendredi, la présidente du MEDEF a mis au défi le gouvernement et le ministre de l'Economie Thierry Breton d'abroger les 35 heures.
La réforme du marché du travail sera le thème d'une réunion entre le patronat et les syndicats ce matin au siège du Medef. Ecoutez sa présidente, Laurence Parisot...
Une réunion qui a peu de chances d'aboutir au vu des positions divergentes des uns et des autres. Cécile Aspe…
Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, insistera sur la précarité grandissante des salariés...
Bernard Van Crayenest, président de la CFE-CGC, veut intervenir aussi sur la question de l'actionnariat salarié…
sur radio France (bas de page)
Notes précédentes :
Laurence Parisot à Thierry Breton : "Qu'attendez-vous pour abroger les 35 heures ?" Et pendant ce temps, le CNE court toujours...
Le chiffre du jour : 35
Et si nous reparlions du droit du travail entre autres choses !
Si Laurent Fabius est élu : Les 35 heures seront généralisées à l'ensemble des salariés et le CNE sera abrogé.
RAG 34. Les lolo's 34
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22.10.2006
Laurence Parisot à Thierry Breton : "Qu'attendez-vous pour abroger les 35 heures ?" Et pendant ce temps, le CNE court toujours...
Ecouter : Le CNE devant la justice : journal de 18h00 de France Inter.
Notes précédentes :
Le chiffre du jour : 35
Et si nous reparlions du droit du travail entre autres choses !
Si Laurent Fabius est élu : Les 35 heures seront généralisées à l'ensemble des salariés et le CNE sera abrogé !
RAG 34. Lolo34
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Régime d'assurance chômage des intermittents : le Parti socialiste dénonce la manœuvre du groupe UMP
le 12/10/06 Le Parti socialiste dénonce la manœuvre à laquelle le groupe UMP s’est livré pour renvoyer aux calendes grecques la prise à bras le corps du sort des intermittents du spectacle, et au-delà, la protection de l’exception culturelle française.
En demandant la vérification du quorum, Bernard Accoyer s’est livré à une manœuvre politicienne grossière, afin de dispenser les députés d’assumer leur position sur la question de la culture et de l’intermittence.
COMMUNIQUE DE JULIEN DRAY, PORTE PAROLE.
ASSURANCE CHÔMAGE
Intermittents : un texte mort-né
NOUVELOBS.COM | 12.10.06
La proposition de loi visant à pérenniser le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle a été enterrée par l'UMP.
Une proposition de loi socialiste visant à pérenniser le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle a été enterré jeudi 12 octobre par l'UMP, par le biais d'une manœuvre de procédure.
Après la discussion générale sur le texte, le président du groupe UMP Bernard Accoyer a demandé une vérification du quorum (vérification de la majorité des députés dans l'enceinte du Palais-Bourbon).
Le quorum n'étant pas atteint, la séance a été levée et le vote reporté à une date indéterminée.
La proposition de loi PS étant inscrite par le cadre d'une niche parlementaire (séance dont l'ordre du jour est fixée par un groupe), son examen est limité dans le temps.
Les socialistes ne disposant plus de niche d'ici à la fin de la législature, ils ne pourront pas la réinscrire. Elle n'a donc pratiquement aucune chance d'achever son parcours parlementaire, à moins que la droite ou le PCF décident de la reprendre dans leur niche.
Députés de tous bords
Le texte de la proposition de loi reprenait intégralement un texte commun à tous les groupes politiques de l'Assemblée et du Sénat et déposé en mars 2005, sur les bureaux des deux assemblées.
Signé par 471 parlementaires de tous bords, il est soutenu par le PS, l'UDF, le PCF, les Verts et un certain nombre d'élus UMP.
Mais face à la volonté du gouvernement de ne pas légiférer sur ce sujet, la proposition a été rejetée. Lors de son examen en commission, le débat avait déjà été suspendu juste avant l'examen des deux articles, ce qui équivalait à un rejet de facto. Depuis, il n'a jamais été inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée, le gouvernement préférant attendre un accord entre partenaires sociaux.
Or aucune centrale syndicale n'a encore signé le nouveau protocole du 18 avril, destiné à remplacer celui de 2003, et alors que les partenaires sociaux avaient fixé pour date butoir le 18 mai.
Tous les communiqués sur les intermittents sur le site du ministère
La proposition de loi
Le projet de protocole d'accord sur l'emploi dans le spectacle, sur le site du ministère
Le statut d'intermittent
Le site de la CGT spectacles
RAG 34. Lolo34.
08:42 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : intermittents du spectacle, assurance chômage, précarité, précaires, 2007lagauche, RAG 34
20.10.2006
Laurent Fabius : Face au projet précaire et brutal de la droite, je répondrai à l’urgence sociale et je préparerai l’avenir.
L'Hebdo des socialistes du 21 octobre est consacré aux propositions des trois candidats à l’investiture sur les questions économiques et sociales. Retrouvez ici l’analyse de Laurent Fabius. Ses réponses aux questions des militants sont ici.
Chers camarades,
Face à l’urgence économique et sociale, je veux partir de la réalité et affirmer une claire volonté politique. La réalité, c’est qu’une grande majorité de nos concitoyens vivent ou redoutent la précarité. Emploi, logement, accès aux soins, services publics : la précarité se généralise. Ma volonté, avec tous les socialistes, c’est de refuser cette prétendue fatalité et de proposer un autre projet de société.
La droite porte une responsabilité écrasante : France en déficit, recherche scientifique en panne, explosion des contrats courts, conditions de vie qui se dégradent.
La dérive libérale de l’Europe, pourtant refusée par les peuples, aggrave la situation.
Surtout, le capitalisme a changé. Industriel et national auparavant, le voilà financier et transnational.
« Tous concurrents et que le moins cher gagne », telle est sa règle qui conduit à de dramatiques impasses, humaines, sociales, climatiques, sanitaires. Si la gauche n’arrête pas cette course folle, qui le fera ? Face à un capitalisme dur, il ne faut pas un socialisme mou.
Ces choix permettront à la France de renouer avec une croissance forte et durable.
1) Première urgence, le pouvoir d’achat et l’emploi.
J’ai proposé de porter le plus rapidement possible le SMIC à 1500 €, dont 100 € tout de suite, et d’organiser une conférence salariale pour diffuser cette hausse aux petits et moyens salaires. Je propose aussi de garantir à tous les retraités ayant cotisé un nombre suffisant d’années un niveau de pension minimal qui devra s’approcher du SMIC. Les femmes qui ont eu des carrières morcelées auront ainsi une pension décente.
Nous créerons la Couverture Professionnelle Universelle (CPU). Par une garantie de revenus et un accès à la formation professionnelle permanente, elle permettra d’aménager les temps de transition professionnelle. Le CNE sera abrogé. Dans les grandes entreprises, les exonérations de cotisations sociales seront progressivement supprimées. Les ressources ainsi récupérées seront affectées pour les emplois jeunes, pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur, pour les investissements et la croissance des PME.
Le soutien au pouvoir d’achat et à l’investissement des entreprises doit nous permettre de renouer ainsi avec une croissance forte et durable, qui est indispensable.
2) Deuxième urgence : préparer l’avenir et mieux nous défendre dans la mondialisation.
Comme je m’y suis engagé devant le collectif « Sauvons la Recherche », le budget de la recherche sera augmenté de 10 % par an.
Avec le gouvernement, je proposerai à nos partenaires une réorientation de la politique monétaire, de la politique de la concurrence et de la politique commerciale de l’Union européenne.
En France, le principe du « délocaliseurpayeur » sera instauré : si une entreprise délocalise, elle devra rembourser les aides publiques reçues, payer la taxe professionnelle pendant trois ans et financer le reclassement des salariés concernés.
Pour limiter les OPA souvent destructrices d’emplois, les salariés disposeront d’un droit de contrôle étendu, à travers une double consultation du conseil d’administration et du comité d’entreprise.
3) L’urgence, c’est aussi d’agir pour le logement et la politique de la ville.
120 000 logements sociaux locatifs seront construits chaque année. Dans les communes ne respectant pas le minimum prévu de 20 % de logements sociaux, le Préfet se substituera au maire. La hausse des loyers sera limitée à celle de l’inflation.
Pour les quartiers, des « Pactes de Solidarité Urbaine » entre l’Etat et les agglomérations seront négociés et conclus. Nous développerons l’accompagnement social et éducatif précoce des mineurs dérivant vers la violence. Et nous lutterons contre toutes les discriminations.
4) Dans les quartiers comme dans les campagnes, le changement nécessitera des services publics forts.
Les enseignants seront confortés dans leur mission de transmission des savoirs. Les jeunes bénéficieront d’un soutien périscolaire public après la classe. De nouveaux moyens seront dégagés pour les élèves en difficulté.
Je défendrai l’hôpital public et veillerai à ce que des médecins s’installent partout sur le territoire. La prévention sera développée, notamment pour lutter contre l’obésité. Nous investirons pour réduire le temps d’attente pour les examens médicaux.
En matière énergétique, je demanderai un moratoire européen sur la dérégulation dans le domaine de l’énergie. Comme le prévoit notre projet, EDF repassera sous contrôle 100% public et sera rapproché de GDF. Cela ne nécessitera pas de fonds budgétaires. Un vaste plan d’économies d’énergie et de développement des énergies alternatives sera engagé et les transports les moins polluants auront la priorité.
Voilà, concrètement, quelques aspects majeurs de la politique économique et sociale que nous engagerons lors du prochain quinquennat. A la fois par la loi et par le contrat. Par le niveau national comme au niveau local. Face au projet précaire et brutal de la droite, je répondrai à l’urgence sociale et je préparerai l’avenir. Il s’agit de construire une France forte et solidaire. Forte parce que solidaire. Je m’y engage avec chacune et chacun de vous.
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16:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34
LE CHIFFRE DU JOUR : 35
C’est désormais le nombre légal d’heures de travail hebdomadaire des salariés des hôtels, cafés et restaurants. Le Conseil d’Etat a en effet annulé le 18 octobre l’accord de 2004 sur les 39 heures, et demandé le versement rétroactif de 18 mois d’heures supplémentaires.
Hôtels, cafés et restaurants passent enfin aux 35 heures
Le Conseil d’Etat a annulé, le 18 octobre, l’accord de 2004 sur les 39 heures légales de travail hebdomadaire des salariés des hôtels, cafés et restaurants. Les salariés de ce secteur bénéficieront donc des 35 heures et se verront verser rétroactivement l’équivalent de 18 mois d’heures supplémentaires. Alors que cette décision suscite de nombreuses critiques, Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises, livre les clefs de cette décision du Conseil.
« Le Parti socialiste a salué cette décision du Conseil d’Etat. Il faut se souvenir des conditions dans lesquelles le gouvernement avait organisé cette dérogation par décrets à la loi sur les 35 heures. Il s’agissait pour celui-ci d’essayer de combler le vide laissé par l’impossibilité de tenir ces engagements sur la baisse de la TVA dans la restauration. La droite avait imaginé par ce biais de donner une autre marge de manœuvre au secteur par la non-application du texte sur les 35 heures. Dans la mesure où la loi sur les 35 heures a été votée, il faut qu’elle s’applique. S’agissant de la rémunération des salariés, s’ils doivent travailler 39 h, ce qui reste possible, il faudra les rémunérer en conséquence. L’un des aspects spécifiques de l’accord de 2004 était de ne pas prendre la base de 35 heures comme base légale de la rémunération mais de prendre la base de 39 h de manière à éviter d’avoir à rémunérer les heures supplémentaires. Donc, si pour l’organisation d’une entreprise, l’employeur choisit de faire travailler un salarié 39 heures, il pourra le faire comme hier mais il devra appliquer la majoration des heures supplémentaires. C’est le fondement même des avancées sociales de la loi des 35 heures. »
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16:15 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 35 heures, précarité, exclusion, 2007lagauche, RAG 34
19.10.2006
Et si nous reparlions du Droit du Travail entre autres choses !
Primaires PS : après le premier débat, mis à part Laurent Fabius précis sur les 35 heures, les retraites, le pouvoir d'achat, l'Europe, etc : Nous voulons entendre la suite... En attendant place aujourd'hui sur le blog RAG 34, à Gérard FILOCHE, inspecteur du travail, militant socialiste "et plus si affinités" !
Discours de Gérard Filoche à Cuincy le 30 septembre. Université d'automne FMDS.
Lire les notes récentes à propos de Gérard Filoche :
Dernier ouvrage : http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/10/1...
Dernière note :http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/10/1...
RAG 34. Les lolo's 34
18:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, FMDS, 2007lagauche, RAG 34
17.10.2006
17 octobre, journée mondiale du refus contre la misère
Le 17 octobre 2006, à l'occasion de la journée mondiale du refus de la misère trois associations : ATD Quart Monde, Amnesty International (AIF) et le Secours Catholique se sont associées pour publier le journal "Résistances».
Cette brochure unique de 16 pages, rédigée gracieusement par des journalistes issus de la presse nationale et régionale, et illustrée par des grands dessinateurs de presse, sera imprimée gratuitement et distribuée dans les 3500 principaux bureaux de poste français.
Cette année, le journal comprend des rubriques Logement, Emploi, Education/Culture, une page Enfants et un dossier central plus politique. Ce dernier rebondit sur l’enjeu majeur que représentent les élections présidentielles en proposant aux lecteurs-rices un appel aux candidats, les interpellant notamment sur une meilleure prise en compte du Pacte International des Droits Economiques, Sociaux et Culturels (PIDESC).
Le journal est GRATUIT et doit être diffusé le plus largement possible
Il sera distribué généreusement dans toute la France par les réseaux militants des trois associations.
SOMMAIRE :
Le journal du refus de la misère
La misère en chiffres
L'événement au Trocadéro et quelques autres lieux en France
Dans quelques mois, en France, auront lieu les élections présidentielles. écrivez aux candidats sur le thème du refus de la misère en France
En savoir plus sur la thématique
Lire l'article "Pauvreté : une violation des droits humains "
par Pierre SANE , Sous-Directeur général de l'UNESCO pour les Sciences Sociales et Humaines
Muhammad Yunus prix Nobel de la paix 2006 LIRE notre page spéciale
Où et comment SE PROCURER LE JOURNAL:
Le journal Résistances sera disponible dans de nombreux lieux publics comme les mairies, les lieux associatifs et militants, des commerces, des facultés, des lieux culturels, etc.
Pour des informations plus précises, consultez la liste des lieux de diffusion sur le site www.jeresiste.org qui met également à disposition la liste des 3500 bureaux de poste qui proposeront des exemplaires du journal en libre accès.
• Télécharger le journal "Résistances"sur le site de "jeresiste.org"
• Lieux où vous trouverez le journal Résistances (version papier)
RAG 34.les lolo's 34
11:50 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 17oct Journée mondiale du refus contre la misère, RAG 34
14.10.2006
Marie-Noëlle Lienemann : «Le problème ce n'est pas la «valeur travail», mais la «valeur du travail»
Marie-Noëlle Lienemann est interviewée sur le pouvoir d'achat par Marianne2007.info
Vous proposez un SMIC à 1 500 euros d'ici 2012, or il atteindra ce montant naturellement par le jeu des revalorisations...
C'est faux. Le projet socialiste prévoit un SMIC à 1 500 euros bruts non pas en 2012 mais le plus tôt possible avant la fin de la législature. Il faut savoir que les mécanismes d'indexation ont été modifiés par la droite.
Ils étaient basés sur les salaires moyens, maintenant ils prennent en compte l'inflation. Pour atteindre les 1 500 euros en 2012, il faudrait une inflation de 3,4% par an, ce qui est peu probable.
La CGT et le PCF demandent le Smic à 1 500 euros tout de suite.
On a bien entendu, mais je le répète ce seuil de 1 500 euros sera atteint en 2012, au plus tard ! Pour montrer notre volonté d'aller le plus vite possible, Laurent Fabius a proposé 100 euros bruts d'augmentation pour 2007.
Les 35 heures, qui accréditait idée qu'on pouvait travailler moins en gagnant autant, n'ont-ils pas dévalué la valeur travail ?
Cela fait depuis 1936 que la droite nous accuse de ne pas aimer la «valeur travail». Cette vieille idée, qu'il faut travailler plus pour gagner plus et donc allonger la durée légale du travail est un alibi pour ne pas valoriser les salaires horaires. Ainsi, la majorité a diminué la rémunération des heures supplémentaires en ramenant les majorations de 10% au lieu de 25%. Nous voulons revenir à une majoration de 25% des heures supplémentaires.
Ségolène Royal affirme qu'il y a d'autres priorités que l'augmentation du Smic. Ne craignez vous pas des effets pervers sur le chômage ou une érosion des salaires?
Au début quand on a lancé l'idée du smic à 1 500 euros nous avons été accusé de démagogie. Les objections étaient nombreuses, notamment cette idée sous-jacente que ce qui était important c'était l'emploi et pas le salaire. Il est nécessaire de revaloriser les salaires pour combattre le phénomène des working-poors. On ne peut pas dire : «pas d'augmentations de salaires car il faut qu'on mette tout le monde au boulot». Cela reviendrait à dire que le salaire est l'ennemi de l'emploi.
Or quand Ségolène Royal dit qu'elle veut baisser les cotisations sur les salaires, elle fait sienne l'idée que le coût du travail est trop élevé en France. En réalité, le tassement des salaires est justement lié à la diminution des cotisations sociales pour les salaires de moins de 1,5 Smic.
16% des salariés sont au Smic. En augmentant le salaire minimum, il y a un risque d'augmenter le nombre de smicards…
En plus du Smic, nous instaurerons une conférence annuelle salariale. La hausse du Smic doit entraîner d'autres hausses de salaires notamment pour les bas et les moyens salaires. Nous voulons asseoir la base des cotisations sociales sur la valeur ajoutée et plus seulement sur la base salariale. Aujourd'hui les suppressions et l'allègement des cotisations ne créent pas d'emploi. Et ce système profite énormément à de très grandes entreprises comme Carrefour, Casino, Géant, dans la grande distribution. Ce que propose Fabius c'est qu'on revienne sur ces allègements de charge et qu'on aide les PME dans l'effort qu'elles feront pour revaloriser les salaires.
Combien sur la fiche de paye si la proposition du PS était appliquée ?
Le projet du Parti socialiste prévoit « de porter le Smic à au moins 1 500 euros bruts le plus tôt possible dans la législature.» Aujourd'hui, un smicard brut à 35 heures percoit 1 254 euros brut, soit 980 euros net. Avec un Smic à 1 500 euros bruts, les smicards à temps plein toucheraient 1 173 euros net soit une augmentation de 19,8%.Quant à l'augmentation proposée par Laurent Fabius, qui ne figure pas dans le projet du PS, elle équivaudrait à une augmentation de 8% du Smic, soit 6% si l'inflation était de 2% en 2007. Cette hausse de 100 euros bruts du Smic, se traduirait par un bonus de 78 euros net sur le bulletin de salaire. Soit un revenu net de 1058 euros pour les smicards promis en 2007, qui serait le plus fort coup de pouce donné au Smic depuis le début des années 90.
Propos recueillis par Octave Bonnaud
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10:40 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Pouvoir d'achat, SMIC 1500 €, Marie-noëlle LIENEMANN, 2007lagauche, RAG 34
06.10.2006
7 millions de travailleurs pauvres, la face cachée des temps modernes : l'enjeu de la période électorale qui s'ouvre !
Par Jacques Cotta, auteur de 7 millions de travailleurs pauvres, la face cachée des temps modernes (Fayard, 2006) Paru dans MARIANNE
Durant plus d'un an, j'ai enquêté pour mettre des visages sur les chiffres parfois arides qui parlent des travailleurs pauvres. Toutes les questions ressortent des tranches de vie racontées dans mon livre : problèmes de salaires, de travail, de logement, de nourriture, d'habillement, de santé, de culture… Autant de domaines qui permettent de poser quelques questions cruciales à ceux qui nous gouvernent ou qui aspirent à nous gouverner… D'autant que leurs déclarations ou discours semblent bien éloignés de ces cruelles réalités.
Le 18 septembre Jacques Chirac effectuait sa rentrée médiatique sur Europe 1. Le soir même, j'étais invité sur un plateau de télévision pour « réagir à la partie sociale » de l'intervention du président de la République en qualité d'auteur de mon livre édité chez Fayard, 7 millions de travailleurs pauvres – la face cachée des temps modernes. Alors que les deux socialistes présents semblaient découvrir à ma grande surprise une réalité sociale pourtant incontournable, mon voisin, le député UMP chiraquien villepiniste George Tron se penchait sur mon épaule pour me glisser fort courtoisement à l'oreille d'un ton soudain rassuré : « dans vos chiffres il y les érémistes, n'est-ce pas ? Je comprends mieux ».
Faudrait-il comprendre que les chiffres seraient gonflés car comprenant les érémistes ? Ceux-ci ne seraient-ils pas aussi des travailleurs pauvres ? Et les chômeurs, les intermittents, les précaires ou les temps partiels, devaient-ils aussi être écartés comme s'ils avaient choisi leur inactivité, leur petite paye, leur pauvreté ?
Par l'enquête de terrain qui aura duré une année, j'ai tenté de restituer fidèlement la réalité en mettant des visages et des tranches de vie sur les chiffres parfois arides. Il apparaît que les travailleurs pauvres sont de toutes conditions, jeunes ou âgés, salariés, ouvriers, fonctionnaires, artisans, précaires, bouche-trous utilisés dans les petits boulots… Ils s'appellent « Violette » l'infirmière précaire embauchée dans l'Yonne en CES avant d'être virée parce que trop qualifiée, « François », l'ancien entrepreneur du bâtiment qui a élu domicile dans des bus qui traverse Paris pour passer la nuit à l'abri, « Faty » la « technicienne de surface » sortie tout droit d'un film de Ken Loach, ou encore « Roland » le manutentionnaire, Jean-François le boucher, « Charly » l'agrégé (et oui !) ou encore « Eric » l'assureur, ou tous les autres…
« 7 millions de travailleurs pauvres », ce sont ceux qui touchent moins de 722 euros par mois, seuil défini au niveau européen pour cerner cette « nouvelle pauvreté ». Ce sont les 12 millions et plus qui en France vivent avec moins de 843 euros. Ce sont donc ceux que l'on n'entend pas, que l'on ne voit pas mais qui souffrent dans leur vie quotidienne pour se loger, se nourrir, s'habiller, se soigner, se cultiver, se divertir … pour la bonne et seule raison qu'ils n'ont pas de travail, ou pas suffisamment et même lorsqu'ils en ont, leurs revenus sont insuffisants. Vous voulez les voir ? Ouvrez les yeux, à la fin des marchés par exemple lorsque certains se transforment en glaneurs des rues, comme à la campagne mais bien moins bucolique et bien peu poétique. Les sillons des charrues sont remplacés par les gouttières et les caniveaux, les champs par les pavés crasseux, et les fruits frais tombés de l'arbre par quelques déchets. Ces glaneurs sont de petits retraités ou des employés à petits salaires venus faire « leur marché » comme ils le peuvent, pour se nourrir eux, et parfois même leur famille.
Ces travailleurs pauvres sont ceux que j'ai côtoyés aussi dans les foyers ou simplement dans la rue sous les ponts - 1/3 des SDF ont un boulot - dans les bains douches, ou dans les files d'ANPE, ce sont ceux qu'on déverse dans les formations sans avenir, les Karditta, Christophe ou Yacine, « professionnels » malgré eux de formations forcées avant d'être tout simplement radiés des statistiques, de se retrouver en fin de droit, sans plus aucune indemnité…
Dans les dernières années la situation a régressé. Alors que nous n'avons jamais été aussi riches, nous assistons paradoxalement à une remise en question de toutes les dispositions prises lorsque la France était à genoux, au sortir de la seconde guerre mondiale, par le Conseil National de la Résistance. Le droit au travail, la sécurité sociale, l'assurance maladie et les retraites, l'existence des services publics, tout cela est remis en question au risque de mettre en péril le modèle républicain qui constitue le cadre de notre vie commune.
En période électorale, les candidats de tout bord y vont de leur petite phrase compatissante, exprimant les bonnes intentions, dans le droit fil de « la fracture sociale » ou de « la France d'en bas ». Tous se font très diserts sur les thèmes sociétaux qu'ils substituent aux véritables préoccupations sociales de nos compatriotes. En cela Nicolas Sarkozy, le plus américain des candidats français, et Ségolène Royal qui trouve en Tony Blair un modèle intéressant - qu'on n'ose pourtant plus revendiquer outre-manche - ne sont pas très éloignés. Seul, il faut l'admettre, Laurent Fabius fait exception à la règle. Il se distingue en effet en articulant quelques propositions sociales de fond - logement, salaires, emploi - avec une remise en question de la construction européenne qui parmi les « présidentiables » fait son originalité. Il sort ainsi d'une contradiction dans laquelle tous sont totalement englués. Comment en effet peut-on répondre aux exigences des Français souverainement rappelées le 29 mai 2005 à l'occasion du référendum sur la constitution européenne tout en respectant l'édifice qui dicte jour après jour des directives qui vont à l'opposé de la volonté populaire ? L'exemple encore vivant des retraites est là pour illustrer cette contradiction mortelle. Comment réclamer ici le maintien d'un système qu'on déclare obsolète à Bruxelles ou à Strasbourg ? Comment le défendre en France alors qu'on se prononce pour sa suppression dans les sommets européens et qu'on place au dessus de la volonté et de la souveraineté populaire quelques décisions prises à Bruxelles ou à Strasbourg ?
Le débat n'est pas idéologique mais très pratique. Car si, à un bout de la chaîne, il y a à Bruxelles les preneurs de décisions, à l'autre se trouvent un bataillon de petits vieux que j'ai rencontrés dans les hôtels pas chers, miteux souvent, ou dans les bains douches utilisés parce qu'ils occupent des chambres mal équipées, ou tout simplement pour économiser un ballon d'eau chaude qu'ils ne pourraient payer…
Ce qui est vrai des retraites l'est tout autant des questions principales dont souffrent les travailleurs pauvres. La précarité et les salaires sont dictés par la « mondialisation » que la construction européenne accompagne lorsqu'elle ne la devance pas. Dans les dix dernières années par exemple, l'intérim a explosé augmentant de plus de 130%, les contrats à durée déterminée de plus de 60% alors que les contrats à durée indéterminée n'ont progressé que de 2%. Cette précarité tant vantée par la patronne du Medef est dans le droit fil des sommets de Maastricht, de Lisbonne, d'Amsterdam de Nice et de quelques autres… Le salaire comme variable d'ajustement est tiré à la baisse alors que les profits financiers explosent. La pauvreté du grand nombre ne peut ainsi s'analyser sans être mise en relation avec la richesse de quelques-uns. L'exemple des vendeuses de Carrefour qui m'ont accueilli pour me raconter leur histoire, la façon dont elles ont été rabrouées parce qu'elles demandaient 1€50 supplémentaires pour leur ticket restaurant alors que leur PDG quelques mois plus tard empochait quelques 38 millions d'euros d'indemnité vaut bien tous les discours…
Nous assistons en fait à la déconstruction de l'Etat social bâti, parfois non sans heurts, dans les 60 dernières années qui viennent de s'écouler. La sécurité sociale, œuvre s'il en est des lendemains de la Libération, est remise gravement en question. Les remboursements sont diminués. Des franchises, prohibitives pour les millions de personnes qui ont dû apprendre à compter en fin de mois, sont instaurées. Nombreux sont ceux qui ne peuvent plus se soigner. Comme Daniel, cet étudiant incapable de changer quelques verres pourtant nécessaires pour corriger une myopie prononcée ou d'assurer ses soins dentaires. Comme ces quelques précaires qui poireautent des semaines pour se voir appliquer la roulette du « dentiste d'Austerlitz », seul recours contre une carie douloureuse. Comme cette concierge inquiète de ne pouvoir apporter les remèdes nécessaires à l'asthme chronique de son fils…
Dans son intervention de rentrée, le Président de la République s'est félicité des « performances » qui permettent de ne pas dépasser les « 3% de déficit public imposés par le sommet de Maastricht ». Mais 3%, cela signifie tailler toujours plus dans les budgets et les services publics, privatiser ce qui ne l'a encore été, supprimer ce qui bénéficie aux plus nécessiteux en soumettant toutes les sphères de la vie publique à la course aux profits et aux intérêts financiers. Faudrait-il comme l'affirmait Lionel Jospin en 1999 se résigner à une mondialisation qui interdirait toute intervention politique, liquiderait le rôle de l'Etat, ou au contraire affirmer l'importance de la puissance publique pour faire obstacle à cette liquidation généralisée ?
Le sort réservé aux services publics ignore la vie de ces millions d'habitants de quartiers de moins en moins bien servis, comme celui habité par cette aide à domicile dans la banlieue parisienne, ou cette caissière des quartiers nord de Marseille pour lesquels ce qui reste de lien social est jour après jour rogné, du bureau de poste au transport en attendant la fermeture de quelques salles de classes…
Il semble impossible de combattre la précarité, le sous-emploi, le chômage, les privatisations, la suppression des services publics et autres mesures d'actualité en défendant et en intégrant le cadre politique européen auquel il faudrait se soumettre, qui décide en lieu et place des peuples de leurs propres intérêts. Le référendum du 29 mai 2005 qui a vu une majorité dire NON lorsque tous les responsables des principaux partis, du PS à gauche à l'UMP à droite, appelaient à dire OUI, est révélateur de la crise politique et du débat de dupe qui se mène en général sur le travail et la pauvreté. Ce résultat révèle l'incapacité des politiques à comprendre ce qui se passe dans les profondeurs de la société. Dans un des premiers foyers dans lequel je me suis immergé, j'ai rencontré Jean, un chef d'étage, jardinier précaire de son état. « Tu verras, le référendum il va passer au non » me disait l'homme alors que toutes les oligarchies, politiques, économiques ou médiatiques promettaient un résultat favorable à la constitution. L'histoire a donné raison à Jean qui contre vents et marées expliquait alors les raisons de son choix : « ce coup-ci, les gens comme nous on va aller voter, car vraiment on en peut plus de notre vie … ».
Dans ce contexte le spectre du 21 avril 2002 rôde. A juste titre. Car hors d'une réponse conforme aux intérêts du peuple, attaquant à la racine les causes qui produisent la pauvreté dans le travail et qui touchent des millions et des millions d'individus, hors d'un véritable plan Marchal du logement, imposant une application sans dérogation de la loi SRU, engageant une politique de grands travaux dans la construction, hors d'une politique réhabilitant le travail et revalorisant le salaire, hors d'une volonté qui s'opposerait avec détermination aux délocalisations ou fermetures d'entreprises rentables, quitte à réutiliser l'arme de la nationalisation, hors d'une politique revigorant les services publics, revenant donc sur une série de privatisations, hors d'une réhabilitation du droit à la retraite et d'une véritable revalorisation des pensions, hors de quelques priorités revendiquées dont la santé, l'éducation et la recherche, hors d'une volonté ferme de redonner sens à l'idéal républicain d'égalité sociale et de laïcité, hors donc d'une détermination à remettre en cause la construction européenne telle qu'elle est engagée depuis Maastricht, le pire risque fort de se produire.
L'enquête que j'ai menée au sein des travailleurs pauvres veut contribuer à poser en débat durant la période électorale ces quelques questions simples. De ce débat qui se mènera ou qui sera évité, des réponses qui seront ou pas apportées, découlent deux directions possibles.
D'un côté l'agonie certaine de la République, des valeurs qui fondent et permettent la vie commune, le glissement vers le néant, des soubresauts, parfois violents, qui nous plongeraient collectivement dans les bas-fonds, la décadence et la barbarie.
De l'autre, l'émergence d'une autre république, sociale dans son principe, basée sur le respect de la souveraineté populaire, la sauvegarde de l'intérêt général, qui permette à chacun de construire sa vie, du travail au logement, de l'éducation à la santé, et de s'épanouir. Pour reprendre la conclusion de 7 millions de travailleurs pauvres – La face cachée des temps modernes : « L'alternative politique que révèle l'existence des travailleurs pauvres est donc aujourd'hui celle qui oppose à la disparition de la République – présentée parfois comme inéluctable - l'émergence et le développement de la République sociale ! A la chronique d'une mort annoncée la force de la vie et de l'espoir ! »
Mercredi 04 Octobre 2006
Jacques Cotta
Rassembler à Gauche 34 (Hérault). Lolo34.
16:45 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : précarité, travailleurs précaires, exclusion, chômage, pauvreté, 2007lagauche, RAG34
05.10.2006
John Monks : « On est revenu au XIXe siècle, avant l'Etat providence »
Dans cette interview publiée par le journal Libération du 5 octobre 2006, John Monks, secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), déclare qu'au sein de la social-démocratie européenne seul Laurent Fabius refuse l'idée que l'Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde qu'en bradant l'Etat-providence et en réduisant les services publics
Assiste-t-on en Europe à une explosion des disparités salariales à l'image de ce qui se passe en Grande-Bretagne ?
On voit s'installer sur notre continent l'explosion des déséquilibres engendrés par la mondialisation. On voit les grands gagnants de ce loto : des jeunes, citadins, éduqués, à la tête d'entreprises dans la finance, le management, la communication, les services, le conseil, l'énergie... Ils surfent sur une totale dérégulation des flux financiers, l'ultralibéralisme, la vague d'immigration planétaire. Ils profitent du changement de nature de notre société. Laquelle accepte de voir les inégalités se creuser, au nom de la compétitivité, de la flexibilité et du culte du profit. On voit aussi les grands perdants, les intérimaires, les mal payés, les non-qualifiés : main-d'oeuvre interchangeable face aux délocalisations, aux chantages des multinationales et au recul grandissant du rôle de l'Etat. Les gouvernements laissent faire ou ont peur d'agir.
Pourquoi cette démission face au besoin d'une réelle régulation ?
Ils relaient l'opinion largement répandue parmi les élites. Ces dernières pensent que l'Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde qu'en bradant l'Etat-providence, qu'en réduisant les services publics et qu'en brisant le pouvoir des syndicats à gérer les changements. Cette opinion se retrouve chez des hommes politiques de centre gauche comme Tony Blair, Gerhard Schröder et au PS. A part, peut-être, Laurent Fabius...
Que peuvent faire les syndicats face aux patrons des boîtes cotées à la Bourse de Londres qui voient leurs salaires flamber de 28 % alors que le salaire moyen des mêmes firmes s'élève de 3,7 % ?
Il faudrait peut-être commencer par indexer les salaires des dirigeants sur celui des salariés. Plus que jamais, on fait passer les intérêts du capital avant celui du travail, la cupidité et les propres intérêts des patrons et des actionnaires avant ceux des salariés et de l'entreprise. La décision de lier les rémunérations des dirigeants au cours boursiers de leurs entreprises a bouleversé la gouvernance d'entreprise en Europe. Et a engendré un fossé hallucinant.
Cette génération de précaires, de travailleurs jetables qui émerge, a longtemps été ignorée par les syndicats...
C'est vrai, on «recrute» dans le secteur public, les grandes entreprises. Que peut-on faire ? On doit mieux organiser les plus pauvres et les dépossédés, travailler avec les migrants doublement précarisés. On doit faire campagne pour mettre plus sous les feux de la rampe les fat cats, ces «chats» qui s'engraissent sur le dos des salariés. On doit bouger et être plus offensifs : le futur du syndicalisme dépend de notre capacité à nous mobiliser sur ces sujets...
Face au discours ambiant sur la «nécessaire flexibilité», la limitation des hausses salariales, l'Europe sociale tient-elle du mythe ?
Le boom des inégalités, la vitesse de ce boom sont une terrible menace pour l'Europe sociale. Et l'agressivité des stratégies des hedge funds (fonds d'investissements) encouragés par la libéralisation financière est potentiellement une menace mortelle pour l'Europe sociale. Et la Banque centrale européenne ne veut toujours pas comprendre que des hausses de salaire sont une composante de la solution et non du problème. Certes, l'Europe sociale n'a jamais été socialiste, mais elle a rarement été aussi malmenée.
La Banque mondiale vient d'ailleurs de l'épingler dans un rapport sur la pratique des affaires...
Selon elle, les pays qui exigent un préavis en cas de licenciement, qui fixent la semaine de travail à moins de 66 heures ou qui imposent des salaires minimaux supérieurs à un niveau très bas sont considérés comme peu propices aux investissements ! Au fond, le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne, même la Commission, tous campent sur le dogme du consensus de Washington, qui veut que le futur du monde, le bonheur, passe par des vagues de libéralisation de l'économie. Et qu'il faut éliminer toutes les barrières qui entravent la voie au libéralisme... Cette philosophie est fausse, nuisible, et on se battra pour démontrer qu'on peut être compétitif avec une réelle dimension sociale.
Il y a cinq ans, la CES était distante par rapport à la critique radicale portée par les altermondialistes. Aujourd'hui, vous êtes en phase...
Parce que la violence du système s'est radicalisée. Le capitalisme change. Les fonds d'investissement passent d'une firme à l'autre, d'un conseil d'administration à l'autre, spéculent, détruisent, engrangent. Ce sont des parieurs sur le court terme, à la limite de la légalité, qui s'engraissent dans notre nouvelle économie-casino. Même le secteur industriel s'est même aligné sur les nouvelles stratégies financières : rentabilité à 15 %, salaires planchers, droits du travail limés. L'équilibre est rompu. C'est le retour de l'économie de la fin du XIXe ! Avant l'essor du socialisme. Avant l'arrivée de l'Etat-providence. Avant l'éclosion des syndicats. Et ça, on ne peut pas l'accepter.
Par Christian Losson
RAG 34. Les lolo's 34
16:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : précarité, état providence, John Monks, 2007lagauche, RAG 34
04.10.2006
Renationaliser EDF ?
Tribune publiée par Grégoire Biseau, journaliste à Libération, dans Libération du 4 octobre 2006
Si Laurence Parisot, la présidente du Medef, avait de la suite dans les idées et un peu de goût pour les mises en scène iconoclastes, voici ce qu'elle ferait. Elle convoquerait une conférence de presse avec son ennemi de toujours, Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, pour lancer un appel solennel à la renationalisation immédiate d'EDF. Un duo suffisamment déroutant pour être sûr de se hisser jusqu'au menu du 20 heures et de lancer un débat qui aurait toutes les chances de mettre cul par-dessus tête la classe politique. Pour une fois, voilà que les revendications du Medef (la défense de la compétitivité des entreprises françaises) viendraient croiser celles de la CGT (la défense de l'héritage du vieux capitalisme d'Etat et du service public). A qui devrait-on cette troublante convergence d'intérêts ? A la hausse vertigineuse des tarifs d'électricité pratiqués auprès des industriels.
Bien sûr, le Medef se contente pour l'instant de se déclarer «très préoccupé» du coup porté aux entreprises françaises, refusant d'appeler à l'impensable renationalistaion d'EDF et de renier sa foi dans le tout-privé. Pourtant, nombre de patrons d'entreprises petites ou grosses jugent la situation suffisamment grave pour défendre, pour une fois, le retour du tout-Etat.
Comment en est-on arrivé là ? Par un énorme malentendu. Tout commence avec l'ouverture à la concurrence des marchés de l'énergie en Europe. Selon le bon vieux principe néolibéral, davantage de concurrence doit entraîner une baisse des prix de l'électricité, et donc une amélioration de la compétitivité de l'Union européenne. On a donc autorisé les entreprises qui le souhaitaient à quitter les tarifs «régulés» (fixés par l'Etat), pour adopter des tarifs «libres» (fixés par le marché). Les entreprises ont eu le choix entre trois options : partir à la concurrence, rester chez EDF mais se mettre au tarif «libre», ou ne pas bouger, en restant au tarif régulé. Que s'est-il passé ? Les prix de marché se sont envolés tandis que l'Etat imposait au même moment à EDF de ne pas augmenter son tarif au-dessus de l'inflation pendant cinq ans. Résultat : les entreprises restées au tarif «régulé» bénéficient aujourd'hui d'un électron environ 40 % moins cher ! Pour les autres, celles qui ont voulu jouer l'ouverture des marchés, le bilan est saumâtre. Etranglées et particulièrement humiliées de s'être fait berner par cette fausse promesse de baisse de prix, certaines menacent carrément de «délocalisation». Profitant du débat parlementaire sur la privatisation de GDF, le gouvernement a concocté spécialement pour elles un objet fiscal encore non identifié dans une économie de marché : une taxe, payée par Suez et EDF, et versée à leurs concurrents (comme le petit Poweo) pour leur permettre de réduire le prix de leur électricité...
Par quel étrange mécanisme plus de concurrence a-t-il pu aboutir à une telle envolée des prix ? En fait, rien n'indique que l'ouverture des marchés ait introduit plus de concurrence. D'abord parce que le marché européen de l'électricité n'existe pas, ou très peu : les interconnexions avec les pays voisins sont soit saturées (Angleterre et Allemagne) soit inexistantes (Italie et Espagne), ce qui limite d'autant la capacité des acteurs compétitifs à exporter. Par ailleurs, produire et vendre de l'électricité n'est pas à la portée de la première bourse, ce qui limite le nombre des nouveaux acteurs. Dans ce contexte, les géants européens de l'énergie ont un intérêt (évidemment non avoué, pour ne pas prêter le flanc aux critiques de Bruxelles) à ne pas se lancer dans une guerre commerciale, perdante pour tous.
La montée en flèche du prix de l'électron se nourrit ensuite d'un déficit d'offre. Il y a encore cinq ans, on disait l'Europe en surcapacité de production pour longtemps. Mais aujourd'hui tout le monde dresse un constat inverse et les chiffres les plus astronomiques d'investissement nécessaire, à horizon de dix ans, circulent. Les marchés anticipent tout cela. Et dans une période de hausse du prix du baril de pétrole et des matières premières en général, et de plus grande rigueur environnementale (protocole de Kyoto), les traders anticipent la hausse du prix de l'électron. D'où l'envolée.
EDF bénéficie, grâce au nucléaire, d'un précieux avantage compétitif, notamment vis-à-vis de son partenaire allemand, qui a fait, lui, le choix d'en sortir. Si EDF augmente aujourd'hui ses tarifs libres, ce n'est pas parce que ses coûts augmentent (ils devraient même avoir tendance à baisser du fait des gains de productivité), c'est tout simplement parce que l'électricien s'aligne sur le marché. C'est d'ailleurs ce qui fait la singularité du cas EDF par rapport à GDF. Car les coûts d'approvisionnement de ce dernier évoluent, eux, avec le prix du marché mondial du gaz, lui-même indexé sur celui du pétrole. Bref, pendant que les prix de l'électricité augmentent, les profits d'EDF montent de manière quasi proportionnelle.
On ne peut pas reprocher à une entreprise cotée de chercher la maximisation de son profit. En transformant sa rente nucléaire en superdividende, le patron d'EDF ne fait que son métier : satisfaire ses actionnaires. Demain, on peut même imaginer qu'il partira en guerre pour que l'Etat abandonne, au nom de la concurrence, ses tarifs régulés, encore tolérés par la Commission européenne. Alors, la victoire du marché sera totale : EDF pourra tranquillement augmenter ses prix, jusqu'à les aligner sur ceux de la concurrence allemande. Et la France se retrouvera dans la situation ubuesque : assumer les désavantages du tout-nucléaire (déchets, risques...), sans bénéficier de ses avantages (une électricité bon marché).
Comment sortir de ce cauchemar ? Très simplement : en renationalisant EDF. Non pas au nom du service public, comme le revendique la gauche. Mais pour forcer l'ex-monopole public à transformer sa rente nucléaire non pas en dividendes pour ses actionnaires, mais en baisse de prix pour ses clients. Or, aujourd'hui, l'Etat actionnaire est coincé : il est difficile d'imposer aux autres actionnaires privés d'EDF des baisses de tarifs donc de profits. D'où la nécessité d'une renationalisation.
Un homme politique de gauche pourra objecter que l'Etat, avec ses 80 % du capital d'EDF, a un intérêt à ce que le groupe public réalise au contraire de gros profits pour lui verser de confortables dividendes. Ce serait autant d'argent pour financer de nouveaux biens publics ou désendetter l'Etat. Un joli paradoxe politico-industriel...
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02.10.2006
Petit Bard (Montpellier) : Quand des bailleurs détournent la loi SRU !
Tout d'abord, qu'est-ce que la loi SRU ? En France, la Loi n° 2000-1028 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains [1], couramment appelée loi SRU, a modifié en profondeur le droit de l'urbanisme et du logement. Elle a été publiée au Journal officiel du 14 décembre 2000. Elle a été adoptée sous le gouvernement de Lionel Jospin. L'un des grands axes de cette loi est La mixité sociale avec obligation d’un pourcentage de 20% de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en IDF) comprises dans une agglomération de plus de 50 000 habitants, comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants. Hors, où en est-on dans notre chère ville de Montpellier et dans notre Agglomération ? On est loin du compte ! Certaines villes annoncent des chiffres dont Montpellier mais ils sont faussés ! En effet, nos bailleurs...
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04.09.2006
Pouvoir d'achat : « Stoppons la flambée des loyers qui ponctionnent lourdement le pouvoir d'achat »
Marie-Noëlle Lienemann, Députée européenne, ancienne Ministre du Logement et équipière de Laurent Fabius, fait de nouvelles propositions pour mettre un terme à la spirale à la hausse des loyers en France.
La part du revenu des Français consacrée aux dépenses de logement ne cesse d’augmenter et a atteint des chiffres jamais atteints depuis 20 ans ! Le coût du logement représente, en 2004, en moyenne 21,2% du revenu des français. Pour un smicard ou une famille aux revenus modestes, cela peut dépasser les 40% des ressources. Depuis cette date la situation s’est encore détériorée.
Selon les derniers chiffres publiés par la Fédération nationale des agences immobilières, les loyers dans le collectif ont progressé de 4,4 % entre les six premiers mois de 2005 et 2006 !
Dans certaines agglomérations, le dérapage est particulièrement alarmant comme à Brest (+ 11,4 %), à Montpellier (+ 9,2 %) ou à Marseille (+ 6,9 %). En tout cas, ces hausses sont nettement supérieures à l’inflation et à l’évolution des salaires, et cela depuis 4 ans !
Le changement d’indice d’actualisation des loyers, tardivement réalisé par le gouvernement, n’a pas permis d’enrayer ces dérapages.
Le projet socialiste fait des propositions qui vont dans le sens. Il me semble aujourd’hui nécessaire d’aller plus loin. Il est urgent de prendre des mesures efficaces pour stopper des dérives :
Il faut, par la loi, plafonner la hausse des loyers au niveau de l’inflation au moins pour les quelques années à venir ! (En 1976, Le très libéral Raymond Barre avait fait voter des dispositions limitant les évolutions de loyer !).
D’autres actions sont certainement nécessaires, en particulier un durcissement du décret, actuellement limité à l’île de France, qui limite (insuffisamment) les hausses de loyers en cas de renouvellement de bail et changement de locataires. Au-delà, un tel décret devrait être généralisé à toutes les grandes agglomérations où la spéculation immobilière a fait exploser les prix.
Enfin, un rattrapage substantiel des aides personnalisées au logement doit être engagé rapidement pour accompagner le 2 millions 500 mille familles les plus modestes qui ont subi en plus de la hausse inconsidérée de leur loyer, une érosion importante des aides auxquelles elles ont droit.
Pour défendre le pouvoir d’achat, Il faut restaurer un niveau raisonnable des loyers et du coût du logement !
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03.09.2006
Laurent Fabius : Je souhaite être le candidat du pouvoir d’achat
1er septembre 2006
Interview publiée dans Le Parisien.
Pensez-vous comme le Premier ministre qu’il y a un malaise sur le pouvoir d’achat ?
Le mot malaise est faible. Je le vois dans ma ville de Grand-Quevilly : les gens constatent que presque tout augmente mais que les salaires, eux, ne suivent pas. Il n’y a que dans les statistiques du gouvernement que le pouvoir d’achat augmente ! La réalité, c’est que la vie est de plus en plus chère, ce qui crée un sentiment d’injustice.
Chèque transport, majoration de la prime pour l’emploi... Le gouvernement s’efforce pourtant à faire face, non ?
J’ai fait le calcul : une personne qui serait au maximum de ces deux mesures touchera un peu plus d’un euro par jour. Le compte n’y est donc absolument pas ! Même si toute amélioration est bonne à prendre, le mécontentement restera présent.
Vous êtes dur, après tout 360 euros par an, ce n’est pas rien !
Oui, mais la mesure « prime pour l’emploi » va finir, avec ce gouvernement, par se substituer à la hausse des salaires et encourager les entreprises à se tourner vers l’Etat afin qu’il prenne leur relais. Quant au chèque transport, son caractère facultatif limite franchement sa portée. D’autant que de nombreuses catégories (chômeurs, personnes âgées, jeunes) qui n’en bénéficieront pas. D’ailleurs, les réactions syndicales et patronales ont été très mitigées.
Et vous, qu’auriez-vous fait de plus pour relancer le pouvoir d’achat des Français ?
On pourrait immédiatement rétablir la TIPP flottante que j’avais créée et que la droite a supprimée. Quand le gouvernement dit qu’il n’engrange pas d’argent sur la hausse du pétrole, il ment. Seriez-vous d’accord pour baisser les taxes (près de 80% par litre) sur l’essence, ce serait plus simple et plus efficace, non ?
Au minimum il serait normal que l’Etat n’empoche pas davantage quand les prix augmentent. Par ailleurs, je préconise une taxation exceptionnelle des compagnies pétrolières avec redistribution des sommes concernées. Si je me place dans l’hypothèse de la présidentielle, je souhaite être le candidat du pouvoir d’achat.
Quelles sont vos propositions concrètes ?
Pour les ménages, je préconise d’abord une augmentation rapide du Smic. Si on n’utilise pas cet outil à la disposition du gouvernement, il ne se passera rien. Voilà pourquoi je propose 100 euros ( + 8 %) tout de suite, ce qui constitue une hausse réelle et responsable, compensée pour les petites entreprises par des exonérations. En revanche, je propose pour les grandes entreprises la suppression des exonérations de charges, qui se sont révélées inefficaces. Il convient dans la foulée d’organiser une grande conférence salariale afin que la revalorisation du Smic soit répercutée sur les autres salaires. Car il ne s’agit évidemment pas de mettre tout le monde au Smic, mais de faire en sorte que la hausse du Smic profite à tous.
La suppression des charges sur les petites entreprises, le gouvernement vient de l’annoncer, il vous a pris de vitesse ?
Elle n’est pas financée et elle ne vient pas en compensation d’une hausse du Smic.
Vous proposez 8% sur le Smic, alors que depuis 2004, il a déjà augmenté de 11,4%. N’êtes vous pas finalement timide par rapport à la droite ?
Il faut choisir : on me reproche d’être trop audacieux ou trop timide ? Le fait d’accorder aux bas salaires 100 euros de plus par mois dans la cinquième puissance du monde me paraît tout à fait raisonnable. C’est une question de justice sociale. D’autant qu’au cours des 20 dernières années, le partage de la valeur ajoutée entre le profit et le travail a baissé de 10 %. Revaloriser le travail, c’est d’abord payer les gens correctement. J’y suis favorable socialement et économiquement.
En France, le pouvoir d’achat a commencé à stagner au moment des 35 heures. S’ils veulent gagner plus, les gens ne doivent-ils pas d’abord avoir la possibilité de travailler plus ?
Je n’ai jamais été l’ennemi d’un certain nombre d’adaptations du temps de travail. Mais s’il s’agit de supprimer en fait les 35 heures, ce n’est pas le mouvement de l’histoire.
Souhaitez-vous utiliser de nouveau la baisse des impôts pour redonner de l’argent aux Français ?
La dette de notre pays a beaucoup augmenté depuis 2002. Le déficit budgétaire est là. Il faut dire la vérité : en 2007, nous ne multiplierons pas les largesses fiscales et nous reviendrons sur celles qui ont été faites par la droite en direction des ménages aisés. Il y a une disproportion totale entre l’euro supplémentaire par jour accordé aux familles modestes et les 4 milliards d’euros qui vont être distribués aux plus fortunés.
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07:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualites, politique, rag34
20.08.2006
Mises à jour en cours sur notre blog RAG 34 (2)
Plusieurs centaines de notes et commentaires, enregistrements audio et vidéo, sans oublier tous vos courriels sont en cours de classement.
Prochainement, notre RUBRIQUE POSITIVE PRECARITE : à nouveau à votre entière disposition.
Sinon rien à vous signaler de plus : Tout fonctionne chez RAG 34, mais l'espace de 100 Mo attribué gracieusement par Midiblogs est désormais trop exigu !
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16:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.06.2006
EXCLUSION. 9% des demandeurs de l’aide alimentaire sont salariés
Près d'une personne sur dix bénéficiant de l'aide alimentaire est salariée et 16% sont des retraités, indique une étude CSA réalisée pour la Fédération française des Banques Alimentaires, rendue publique le 15 juin.
Parmi les bénéficiaires de l'aide, 43% reçoivent le RMI ou des allocations diverses et 10% sont chômeurs, révèle l'étude menée par le CSA, du 6 au 15 avril, auprès des plus de 4.000 associations partenaires de la Fédération. Mais, souligne l'étude, 9% des bénéficiaires de l'aide alimentaire sont des salariés et 16% des retraités.
La plupart de ces personnes aidées ne sont pas "sans domicile" : 67% ont un logement durable, 24% sont "hébergés" tandis que 9% sont sans logement. En terme d'âge, une personne sur quatre accueillies a moins de 26 ans, une sur deux entre 26 et 50 ans et un autre quart est donc âgé de plus de 50 ans.
La moitié des personnes qui bénéficient de l'aide alimentaire vivent seules sans enfant tandis que près d'un quart sont chef d'une famille monoparentale. 54% ont recours à l'aide alimentaire depuis plus d'un an. L'étude souligne de nombreuses spécificités régionales. Ainsi, en Ile-de-France, la population aidée est nettement plus jeune (42% de moins de 18 ans), 58% des personnes sont de nationalité étrangère, tandis que 33% n'ont pas de logement. La Fédération, avec son réseau de 79 banques alimentaires, a fourni quelque 19 tonnes à différentes associations à travers toute la France en 2005.
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17.06.2006
Hausse de la précarité, de l’exclusion, du nombre de salariés pauvres… « Notre environnement social se dégrade »
Pierre de Poret, président de la Fédération française des banques alimentaires : « On ne peut plus continuer comme cela » Réaliser une enquête sur la précarité en interrogeant ceux qui la vivent au quotidien. Telle a été la démarche de la Fédération française des banques alimentaires (FFBA) qui a ainsi voulu mieux connaître la situation des personnes bénéficiant des aides alimentaires ainsi que les attentes de ceux qui les accueillent (associations et centre communaux d’action sociales partenaires de la FFBA). Au final, les résultats ne font que constater une réalité bien connue des acteurs sociaux, mais pas forcément toujours visible pour la population, tirant ainsi une nouvelle fois la sonnette d’alarme, et ce, face à un Etat de plus en plus désengagé.
« Ce qui nous frappe, c’est un environnement social qui se dégrade » déplore Pierre de Poret , président de la Fédération française des banques alimentaires (1), à la lecture des résultats de l’enquête nationale indépendante réalisée par l’Institut CSA à la demande de sa fédération. « On ne peut pas continuer comme cela ». Comportant deux parties -d’une part la situation et les attentes des associations et centres communaux d’action sociale, d’autre part le portrait des personnes accueillies-, la synthèse de cette étude sera disponible dès le 19 juin sur le site Internet de la FFBA, mais les premiers résultats publiés ont de quoi inquiéter et démentent quelques idées reçues.
En 2005, les 79 banques alimentaires réparties sur tout l’hexagone ont distribué 71000 tonnes de denrées (équivalant à 179 millions d’euros) à 4 680 associations et organismes sociaux. Ainsi tout au long de l’année, environ 744 000 personnes ont pu bénéficier de cette aide alimentaire représentant l’équivalent de 142 millions de repas.
Selon le sondage réalisé au cours du mois d’avril 2006, plus de la moitié des personnes ont recours aux aides alimentaires depuis plus d’un an, 5% depuis plus de 10 ans. Selon Pierre de Poret, « la demande est en augmentation ».
Au niveau national, la moitié de ces bénéficiaires vivent seules sans enfant, et près d’un quart sont chef d’une famille monoparentale. La plupart (1 personne sur 2) est âgée entre 26 et 50 ans et 72% sont de nationalité française.
Parmi les bénéficiaires de l’aide alimentaire, une part importante est peu insérée socialement : 43% reçoivent le RMI ou des allocations diverses tandis que 10% sont chômeurs. Pourtant, près de 1 personne sur 10 (9%) est salariée et 16% sont retraités. De même, loin des idées reçues, l’enquête relève que la plupart ne sont pas « sans domicile » : 67% ont un logement durable.
En Ile-de-France, la situation est particulièrement préoccupante car regroupant de nombreuses personnes en difficulté. La population aidée y est nettement plus jeune (48% des bénéficiaires ont moins de 18 ans). De plus, 33% n’ont pas de logement (contre moins de 10% au niveau national) et 58% sont étrangers, venant pour moitié de pays hors UE.
Côté associations, l’étude confirme la nécessité d’une action qui dépasse le cadre de la distribution de denrées : action sociale, développement de la santé, de l’aide à la réinsertion, de l’accompagnement, … Pour Pierre de Poret, « il s’agit d’adapter l’aide à chaque personne, en action combinée avec les travailleurs sociaux, pour éviter la tentation de l’assistanat. Il faut donc accentuer nos actions de formation à destination des bénévoles ».
Et celui-ci de tirer la sonnette d’alarme sur les conditions de plus en plus difficiles des acteurs sociaux : « on ne peut passer sous silence le manque de moyens des associations pour répondre en terme de qualité et de quantité à la demande (…). Nous interpellons donc les pouvoirs publics, qui ont délégué leurs actions sociales, mais qui se soucient assez peu des conditions dans lesquelles celles-ci s’exercent. Ils doivent donner les moyens à nos partenaires, ne pas les laisser se débrouiller seuls. Ils sont responsables ».
Nolwenn Macouin
(1) La fédération française des banques alimentaires (FFBA) regroupe aujourd’hui 79 banques alimentaires sur l’ensemble du territoire français. Celles-ci collectent gratuitement des denrées auprès de plusieurs sources d’approvisionnements (producteurs, industrie agro-alimentaire, grande distribution, Union européenne, grand public). Ensuite, elles partagent ces denrées avec un réseau de 4 700 associations et organismes sociaux de proximité. Un tiers sont des associations indépendantes, un tiers sont des CCAS (centres communaux d’action sociale) et moins d’un tiers appartiennent à un réseau associatif national.
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16.06.2006
FEDERATION FRANCAISE DES BANQUES ALIMENTAIRES : un constat ALARMANT pour ne pas crever de faim en France !
15 juin 2006
"Conférence de presse pour la présentation des résultats de l’enquête CSA "L’aide alimentaire, c’est quoi, pour qui ?"
La réponse de 1700 associations et CCAS partenaires des Banques Alimentaires. Stéphane ROZES, directeur de CSA Opinion et Pierre de PORET, président de la FFBA présenteront les résultats de cette première enquête nationale indépendante Jeudi 15 juin 2006 à 16h30 à la péniche Le Marcounet, Port Debilly (au pied de la tour Eiffel).
Cette enquête comporte deux parties : d’une part, la situation et les attentes des associations et des CCAS partenaires et, d’autre part, le portrait des personnes accueillies.
Disponibles en téléchargement à partir du 19 juin : la synthèse de l’Institut CSA et les principaux enseignements que Pierre de PORET, président de la FFBA, aura développé.
Ecouter le constat (oreilles sensibles s'abstenir...)
http://www.banquealimentaire.org/article.php3?id_article=...
http://www.banquealimentaire.org/
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11:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
l'Education nationale sacrifiée
l’assassinat du service public de l’Education nationale
La droite s’attaque une nouvelle fois à l’école en supprimant au budget 2007, 9 000 postes d’enseignants. En cinq ans, 50 000 postes, dont 25 000 postes d’enseignants auront été supprimés dans l’Education nationale, sans compter les personnels TOS transférés aux collectivités locales pour lesquels les dotations ne suivent pas.
Ce dernier budget consacre l’assassinat du service public de l’Education nationale dont le démantèlement a été entrepris dès 2002. Ceci confirme que la droite n’aime pas l’école et méprise la jeunesse de notre pays.
Alors que les événements de l’automne 2005 et la mobilisation contre le CPE manifestaient clairement la nécessité de renforcer l’école pour réaffirmer le pacte républicain, ce dernier budget constitue une provocation de trop. Il réduit l’école publique et laïque à une variable d’ajustements budgétaires.
Le Parti socialiste condamne vigoureusement cette irresponsabilité. Il rappelle que l’Education nationale a toujours été sa priorité et que les gouvernements de gauche en ont toujours fait leur premier budget.
COMMUNIQUÉ DE CLAUDE ROIRON, SECRÉTAIRE NATIONALE A L’ÉDUCATION 14.06.2006
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Il faut faire toute la lumière sur les ventes de parts d’EADS par des dirigeants
Communiqué de Laurent Fabius
15.06.2006
Des informations laissent entendre que plusieurs dirigeants d’EADS auraient vendu massivement des parts de cette société, la maison-mère d’Airbus, quelques semaines avant la forte baisse des cours provoquée par l’annonce du retard dans la livraison de l’A380.
Ces dirigeants étaient-ils au courant des difficultés de l’entreprise ? En ont-ils tiré des avantages financiers et lesquels ?
Je demande que les autorités de marché et l’Etat actionnaire fassent rapidement toute la lumière sur cette affaire et rendent publique les informations indispensables.
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07:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.06.2006
La suppression des postes dans l’Education nationale est inacceptable
Communiqué de Laurent Fabius
Alors que l’avenir de nos enfants est en cause, ce gouvernement veut supprimer 8700 postes dans l’enseignement. C’est inacceptable. Que le gouvernement commence par supprimer les cadeaux fiscaux aux plus fortunés !
L’égalité et la promotion sociale commencent à l’école.
Nous la défendrons.
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CNE : confirmation d’un échec
CNE : confirmation d’un échec
L’enquête menée par la DARES et l’ACOSS, qui vient d’être rendue publique, confirme les analyses faites depuis plusieurs mois par le Parti socialiste concernant les effets du contrat « nouvelle embauche ».
Dès la mise en place de ce contrat, les socialistes avaient dénoncé un contrat de travail au rabais, véritable machine à fabriquer de la précarité sans effets réels sur l’emploi, notamment parce qu’il allait inciter les entreprises à substituer des embauches en CNE à celles auxquelles elles auraient de toute façon procédé.
L’enquête de la DARES et de l’ACOSS confirme point par point ce triste constat :
• Le taux de rupture des CNE n’est pas de 10 % comme le prétend le Premier Ministre, mais de 30 % au bout de six mois seulement, chiffre très supérieur à la moyenne des ruptures de CDI ;
• Le nombre total de CNE aujourd’hui restants plafonne à 330.000 et non 440.000 selon le gouvernement ;
• 10 % seulement des embauches faites en CNE n’auraient pas vu le jour sans ce dispositif.
En outre, l’enquête ajoute que ces très faibles effets sur l’emploi du CNE risquent de se tarir rapidement, les fins de CNE programmées ayant toutes les chances de compenser les nouvelles entrées dans un horizon de deux ans.
Le Parti socialiste rappelle une nouvelle fois son opposition totale au dispositif « CNE », frère jumeau du CPE réservé aux petites entreprises, qui plonge les salariés dans la précarité sans créer d’emploi.
Face au projet UMP qui tend à faire de la précarité des salariés l’axe principal de la lutte contre le chômage, il s’engage à refaire du contrat de travail à durée indéterminée le socle du droit du travail en France.
Outre l’abrogation du CNE, la mise en place d’un système de modulation des cotisations UNEDIC en fonction de la durée des contrats de travail ou du nombre de contrats précaires dans l’entreprise confortera la sécurité professionnelle que les salariés doivent tirer de leur contrat de travail.
Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises,
et d’Eric BESSON, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité
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"L’idée qu’un autre monde est possible anime des millions de personnes à travers le monde"
Dans une interview-événement, Laurent Fabius détaille sa vision du socialisme, revient sur son parcours et précise sa démarche politique. "La notion même d’altermondialisme est juste. C’est aussi ma démarche. L’homme n’est pas fait pour servir le profit et l’économie, mais l’inverse. C’est tout le combat entre libéralisme et régulation."
Laurent Fabius est interrogé par des journalistes de l’hebdomadaire Politis.
Politis : Dans une conjoncture où tout le monde joue un peu des coudes, on vous entend et on vous voit peu. Est-ce une stratégie ? On a l’impression en particulier que vous ne cherchez pas à faire fructifier l’acquis de votre position pendant la campagne référendaire.
Laurent Fabius : J’ai pris une position forte contre la Constitution européenne et je la revendique. Elle avait une signification double, contre la dérive de l’Europe depuis dix ans et contre le libéralisme que consacrait ce texte. Je militais - et je milite plus que jamais - pour une Europe différente, démocratique, sociale, écologique. Cela dit, il est vrai qu’il n’est pas facile de percer le mur d’indifférence de certains médias. C’était un peu la même chose, six mois avant la victoire du Non, on connaît la suite... Il est vrai que je ne veux pas m’inscrire dans la « peopolisation » - degré zéro de la politique moderne - et j’aggrave mon cas en tentant de traiter les questions de fond. Au total, j’ai bien l’intention de m’exprimer plus fort à l’approche de la période où les socialistes vont choisir leur candidat. Il sera vraisemblablement le candidat de toute la gauche, c’est donc un choix de première importance sur laquelle il ne faut pas se tromper.
Est-ce que vous y croyez encore ?
Bien sûr ! Le France a besoin d’un vrai changement, celui-ci ne peut être mis en pratique que par la gauche rassemblée, et ce rassemblement ne peut s’opérer que sur un projet politique authentiquement de gauche. Il faut donc absolument, parce que c’est la clef de l’alternative et de la victoire, que ce refus du « tout libéral » prévale. J’en suis porteur au sein du PS et je constate qu’il inspire désormais largement son projet. Il reste à l’enrichir - et non à le démolir. Mais il n’y a pas que le texte. Il y a aussi son interprétation et son incarnation par notre candidat. Ce sera l’enjeu de nos débats de désignation à l’automne.
Vous êtes dans une stratégie interne au PS. Il n’y a pas d’autre hypothèse ?
Je suis membre du PS et j’espère bien qu’il portera son choix sur moi, puis que l’ensemble de la gauche en fera de même. J’agis et j’agirai dans ce but. Ce n’est pas avec une ligne sarkozyste ou blairiste que l’on va pouvoir gagner les élections pour changer les choses en France. En tout état de cause, il faudra jouer collectif.
Est-ce que vous craignez que les nouveaux adhérents changent l’équilibre des forces au sein du PS ?
Passer de 130 000 à environ 210 000 adhérents constitue d’abord une bonne nouvelle ! Beaucoup ont adhéré par internet, technologie excellente mais qui n’est pas encore, il est vrai, généralisée dans toutes les couches de la société. J’ai rencontré beaucoup de nouveaux, notamment qui ont voté « non » à la Constitution, et qui me soutiennent. Tous veulent battre la droite et s’interrogent sur la meilleure façon d’y parvenir. Pour le reste, je suis incapable de vous dire s’ils seront impressionnés par la gigantesque opération médiatico-sondagière à laquelle on assiste aujourd’hui ou s’ils penseront qu’un parti politique de gauche est un espace où il faut garder une fonction critique vis-à-vis du système dominant. Il est essentiel que les militants puissent choisir en toute connaissance de cause C’est pourquoi je souhaite avec force - je ne suis pas le seul - que soient organisés de véritables débats, entre les candidats à l’investiture. Curieusement, celles et ceux qui se réclament volontiers de la démocratie « participative » à l’extérieur semblent préférer que ces débats se déroulent sous des formes restrictives à l’intérieur... Je serais extrêmement choqué si, dans une élection aussi importante, les militants devaient se prononcer sans posséder tous les éléments du choix. La démocratie, c’est d’abord le débat.
Il y a eu le « non » au traité constitutionnel européen, là vous parlez de ligne de gauche antilibérale. Vous avez changé ?
Les valeurs auxquelles je crois ont toujours été les mêmes. J’ai toujours été socialiste. La solidarité, la liberté, la laïcité, l’égalité sont les fondements de mon engagement. Mais, je le reconnais, certaines modalités d’action doivent évoluer. Le monde, l’Europe et même la France d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes qu’il y a vingt ans ou même dix. Le capitalisme est plus international, plus financier, encore plus brutal, que dans le passé. La précarité est au cœur de la société, et non plus à sa périphérie. L’Europe, composée au début de pays de niveau social et économique comparables qu’elle devait protéger et faire progresser, tend à devenir une vaste zone de libre échange insuffisamment démocratique et sociale. Voilà la réalité. Certains la sous-estiment ou s’en accommodent. Je refuse de la subir et je veux faire bouger les choses.
J’ai aussi tiré les leçons de l’expérience. Il y a eu de très bons aspects dans ce que, collectivement, nous avons accompli au pouvoir mais aussi des erreurs. Nous n’avons pas été battus en 2002 par hasard. Moins de 15 % des ouvriers, des employés et des enseignants ont voté pour notre candidat. Mes réponses ne sont donc pas toutes les mêmes que celles que nous pouvions, que je pouvais apporter il y a dix ou quinze ans. En ce sens, il y a eu des changements.
L’Europe est en crise, le temps de réflexion sur son avenir a été prolongé. Comment voyez-vous une sortie de cette crise ?
C’est la crise européenne qui a débouché sur le « non » et pas le « non » qui a suscité la crise européenne. Un certain nombre de ceux qui faisaient campagne pour le « oui » répugnent encore à reconnaître que le peuple français a tranché souverainement. En ce qui concerne MM. Chirac, Sarkozy et Giscard, c’est évident. Ils ne peuvent pas accepter que les citoyens décident dans un sens qui n’était pas le leur. Alors, ils inventent des théories : le peuple français n’a pas vraiment voté comme il l’a fait ; il a été trompé par de mauvais bergers ; on n’aurait pas dû lui envoyer la totalité du texte mais des extraits, etc.
Maintenant que faut-il faire ? Le sommet européen, mi-juin, a commencé à reconnaître ce que nous disions : on ne peut pas faire revoter le texte par ceux qui l’ont refusé et il faut se remettre autour d’une table pour préparer d’autres solutions. Les décisions finales devront être prises au deuxième semestre 2008, sous présidence française. Cela gêne M. Chirac et quelques autres car lorsque nous entrerons véritablement dans la renégociation, on devine que le président de la République et le gouvernement n’auront pas, s’ils sont issus du « oui », une crédibilité extraordinaire pour expliquer à leurs partenaires qu’ils veulent un autre texte alors qu’eux-mêmes trouvaient excellent le précédent. Et inversement. On est toujours plus convaincant quand on défend ses idées plutôt que celles des autres !
Comment voyez-vous cette renégociation ?
Il faut distinguer le contenu des politiques et la démarche proprement institutionnelle. Sur le contenu des politiques, je souhaite obtenir des modifications importantes. Nous avons besoin par exemple d’une politique énergétique européenne. Quand on voit le ballet lamentable qui s’organise autour de GDF, Suez, Enel, E.On ... il y a des problèmes énergétiques communs qu’il faut traiter. Il faut aussi une autre politique en matière de recherche. C’est une clef des développements futurs mais l’Europe est en retard faute d’y consacrer les moyens. Même remarque pour les changements indispensables concernant la politique monétaire, la BCE et ses objectifs d’action. En matière budgétaire, on ne peut pas développer la politique de solidarités nécessaires vis-à-vis des « nouveaux pays », appeler à une nouvelle croissance et réduire ou limiter en même temps le budget comme cela a été décidé. On ne peut pas non plus continuer l’élargissement comme si la question de l’harmonisation fiscale et sociale par le haut ne devait pas être préalablement réglée.
S’agissant de la renégociation institutionnelle, il est presque admis que la fameuse partie III, la plus lourde, la plus technique et la plus libérale, n’a pas sa place dans une Constitution, ce qui ne veut pas dire, comme je viens de le souligner, que ces dispositions ne devront pas être modifiées. On peut reprendre l’essentiel de la partie II, la charte des droits fondamentaux, qui comporte des dispositions souvent positives même si tel ou tel point est à corriger. Et puis il faut revenir sur la partie I et IV où certains éléments doivent évoluer tels que le nombre de commissaires, les clauses de révision, ou la défense des services publics.
Comment le faire ?
A la fois avec des partenaires et un calendrier. Nos partenaires doivent être en priorité les pays euro-volontaires, les plus proches de nous (Allemagne, Belgique, Italie, Espagne...). Le calendrier comporte trois dates importantes. En 2007 d’abord, cette question devra être au centre des débats de la présidentielle. Contrairement à ce que soutient M. Sarkozy, un nouveau texte devra être soumis à référendum, et non au seul Parlement, sinon ce serait un déni de démocratie. En 2008, il faudra préparer la présidence française, dont les chefs d’Etat et de gouvernement ont reconnu qu’elle devrait être conclusive, il faudra donc aller vite. Enfin, en 2009, nous élirons un nouveau parlement européen dont l’influence sera certainement grande. Beaucoup estiment mêmes qu’il devrait recevoir un mandat constituant. Il faut en discuter.
Un réseau d’associations environnementalistes juge le projet socialiste « pauvre » sur les questions d’environnement, « catastrophique » sur les changements climatiques. Qu’en pensez-vous ?
Le texte doit être enrichi sur ce point. Historiquement, le PS a été un parti industrialiste. La défense de l’environnement n’était pas vraiment un sujet. L’apport des écologistes a été de faire prendre conscience, pas seulement aux socialistes, qu’il y avait le capital, le travail, mais aussi la nature et que leur synthèse avait l’humanité pour enjeu. Dans ce que j’ai appelé la social-écologie, j’ai moi-même insisté sur le fait que les socialistes doivent être des... écologistes. Alors, même si le texte est encore à enrichir, il est sans commune mesure avec ce qui existait dans le passé. Si je suis élu président de la République, je nommerai un vice-Premier ministre chargé de l’environnement et des affaires européennes. Car j’ai acquis la conviction qu’un ministre trop spécialisé sur ces questions pourtant transversales n’a pas la capacité de faire valoir ses choix.
Autre apport à la gauche : un mouvement altermondialiste est apparu ces dix dernières années. Quel jugement portez-vous sur lui ?
L’idée qu’un autre monde est possible anime des millions de personnes à travers le monde. La notion même d’altermondialisme est juste. C’est aussi ma démarche. L’homme n’est pas fait pour servir le profit et l’économie, mais l’inverse. C’est tout le combat entre libéralisme et régulation. S’agissant des organisations altermondialistes, elles ont pris des positions avec lesquelles je suis souvent d’accord.
Au premier tour de la présidentielle, plusieurs organisations politiques de gauche présenteront sans doute leur candidat. Mais au deuxième tour, il faut qu’au sein de la gauche, et les altermondialistes en font partie, le rassemblement puisse s’opérer. Il est donc indispensable que la matrice du projet socialiste fasse écho aux valeurs altermondialistes et réciproquement. S’agissant de la formation du gouvernement, à chacun de prendre ses responsabilités et de dire s’il souhaite rendre possible la transformation sociale et politique indispensable.
Vous suggérez que chaque parti va présenter son candidat, pourtant l’existence d’un appel au rassemblement de la gauche antilibéral montre que ce n’est pas certain.
Il existe, me semble-t-il, deux mouvements contraires. D’un côté, un constat de bon sens : on est plus fort rassemblés que divisés. De l’autre, les organisations ont chacune leur tradition et leur état major. Souvent, elles goûtent « l’inimitable saveur que l’on ne goûte qu’à soi-même », selon la phrase de Paul Valéry. Je ne sais pas ce qui l’emportera : le rassemblement ou la dispersion ? Ce que je souhaite, parce que c’est la condition du succès, c’est que le PS adopte un projet qui permette le rassemblement au second tour et que, pour les organisations dont nous parlons, le choix du second tour soit vraiment entre la droite et la gauche. Donc, rassemblement.
L’appel en question semble aller dans ce sens...
Encore faut-il que les actes ne le contredisent pas ! La remarque supplémentaire que je ferai concerne les Verts. Je suis de ceux qui pensent utile qu’il y ait un candidat Vert au premier tour de la présidentielle : l’idée écologique est une idée très forte et sans candidat écologiste authentiquement de gauche, nous risquons une sorte de détournement de l’écologie du côté droit. Je dis « détournement » car il y a une contradiction entre les idées du mouvement écologiste et les idées libérales. Le fait qu’une candidature situe clairement l’écologie à gauche est donc quelque chose d’important. Mais je m’interdis d’exercer une pression.
Verriez-vous d’un bon œil une candidature unitaire dans ce qu’on appelle la gauche de la gauche, à la condition qu’elle joue le jeu au second tour ?
Je suis preneur de tout ce qui peut renforcer les chances du rassemblement. Il faut battre la droite pour proposer aux Français ce qu’ils attendent : un vrai changement.
La fusion GDF-Suez, et notamment la privatisation de GDF, a fait réagir le PS, qui veut renationaliser EDF. Est-ce que ce serait le cas également pour GDF ? Y aura-t-il une reprise en main des entreprises dans le giron public ?
Le projet socialiste se prononce pour une renationalisation d’EDF et la création d’un pôle public EDF-GDF. Il y a une difficulté immédiate liée à Suez. Je pense que la bonne solution consisterait à bâtir un rapprochement entre Suez et GDF, mais à l’envers de ce que fait le gouvernement. Plus précisément, lancer une offre publique de GDF sur Suez permettrait à la fois de garder un statut public à GDF, de préserver Suez en l’empêchant d’être absorbé par d’autres, de bâtir un groupe puissant capable de discuter avec les grands fournisseurs de gaz et de garantir le consommateur final puisque l’ensemble serait de statut public. Le tout, au bénéfice des salariés. Cette piste très intéressante se heurte à deux difficultés : le préjugé idéologique du gouvernement, qui refuse la constitution d’un ensemble public ; et le coût (au maximum 40 milliards d’euros). Mais GDF est une très belle entreprise qui possède des moyens et la Caisse des dépôts ainsi que d’autres groupes publics pourraient très bien venir en soutien. Voilà un vrai projet industriel positif et entraînant.
Je suis aussi favorable à un rapprochement d’EDF et de GDF. Certes, il y a la réglementation européenne. Les autorités européennes ont tendance à analyser la concurrence non pas globalement au niveau de l’Union mais pays par pays. Des juristes mettent en garde : un tel processus, disent-ils, obligerait EDF à revendre une partie de ses centrales, nous faisant perdre d’un côté ce qu’on serait censé gagner de l’autre. Ceci doit être creusé. De toutes façons, la politique de la concurrence européenne doit être réexaminée parce qu’elle est souvent contre-productive : elle nous a fait perdre Pechiney absorbé par Alcan, et nous a empêchés de réaliser un certain nombre de mariages européens ou franco-français pertinents, alors que dans le même temps, les autorité européennes ont laissé les prix de l’énergie augmenter de près de 50 %. Tout est donc à reprendre. Si on veut une vraie stratégie industrielle et une vraie puissance économique européennes, il faut une politique fondée sur des critères différents et non pas une approche libérale.
Quand vous étiez ministre l’économie, ce n’était pas votre position ?
Pour EDF, j’ai toujours considéré, à cause de son statut nucléaire et des exigences de sécurité nationale, qu’elle devait être publique. Sur GDF, les choses étaient moins nettes qu’aujourd’hui. Je regarde l’évolution russe qui est nouvelle, les grandes alliances qui se mettent en place, le fait que nous allons sans doute devoir faire face à un pétrole à 150 ou 200 dollars... Sans la puissance publique dans ce domaine, il n’y a pas de réponse volontaire, durable, indépendante et garante de l’intérêt général. Je vous l’ai dit : il faut savoir tirer les leçons de l’expérience pour qu’en 2007 et après, la gauche soit à la hauteur des attentes populaires et des nouveaux défis du monde.
29 juin 2006 Propos recueillis par Thierry Brun, Denis Sieffert et Michel Soudais
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Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
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14.06.2006
L’UMP : premier parti de la dette et de l’impôt
Budget : Mr Breton des faits !
Comme tous ses prédécesseurs à Bercy depuis la mi-2002, Thierry Breton a annoncé dès sa nomination vouloir gérer l’économie en « bon père de famille » et donc réduire la dette et les impôts.
Au-delà des mots, qu’en est-il dans les faits ?
Le retour de l’UMP au pouvoir a correspondu à une hausse sans précédent des déficits et de la dette, cette dernière s’étant littéralement envolée depuis 2002 : + 8 points de PIB, soit 227 milliards d’euros, c’est-à-dire 1800 euros de dette toutes les secondes ! Parallèlement, le poids des prélèvements s’est nettement élevé, passant de 43,1% à 44% PIB, ce qui représente une hausse des prélèvements de 15 milliards d’euros par an.
Le Parti socialiste dénonce la duplicité du Ministre de l’Économie qui, conscient de l’échec de sa politique, tente d’en imputer la responsabilité aux autres et de détourner l’attention des Français.
Le Parti socialiste déplore aussi de voir les moyens publics détournés par le ministre de l’Économie et des Finances, celui-ci ayant indiqué publiquement vouloir faire chiffrer le coût du projet du PS par son ministère.
Le Parti Socialiste présentera prochainement l’évaluation financière des mesures inscrites à son projet, permettant ainsi au Ministre de mobiliser l’énergie des experts de Bercy sur la situation extrêmement inquiétante des finances publiques de notre pays.
Communiqué d’Éric Besson, Secrétaire national à l’économie et à la fiscalité.
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
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13.06.2006
Le collectif anti-CPE juge le projet socialiste sur l'emploi des jeunes
Les organisations de jeunesse et les syndicats (UNL, Fidl, Unef, FSU et CGT) unis dans la lutte contre le CPE, ont ouvert samedi 10 juin, à La Sorbonne, à Paris, un nouveau débat sur l’emploi et la formation des jeunes. Elles réagissent aux propositions socialistes en matière d’emploi, comme le programme d’entrée dans la vie active (EVA), ou la couverture professionnelle universelle (CPU).
CPE
Avant tout, ce n'est pas parce-que c'est Foot mondial ou vacances scolaires qu'on devrait oublier nos jeunes camarades emprisonnés et souvent pas pour des raisons de bonne Justice !
Sur le blog de ZECK :
Pour toutes celles et ceux qui s'étaient engagés contre le C.P.E, qui ont signé la pétition contre la répression des jeunes manifestants, et pour d'autres,un rapport de synthèse en date du 26 mai rédigé par un collectif d'élèves avocats indépendants.
le blog du collectif anti-répression 2006
http://repression2006.blogspot.com/
http://resistons.lautre.net
http://precairesenprison.blogspot.com/
Bruno Julliard : "Nous souhaitions passer d'une posture d'opposition à une posture de proposition"
le 12/06/06
Bruno Julliard, président de l'UNEF
PODCAST : Bruno Julliard, président de l'UNEF : "Un premier pas tout à fait interessant"
Gérard Aschieri (FSU) : « Nous constatons avec plaisir que les socialistes ont la volonté de donner toute sa place au dialogue social »
Gérard Aschieri : « nous constatons avec plaisir que les socialistes ont la volonté de donner toute sa place au dialogue social »
le 12/06/06
Les organisations de jeunesse et les syndicats (UNL, Fidl, Unef, FSU et CGT), très actifs dans la lutte contre le CPE, étaient réunis, samedi 10 juin, à La Sorbonne, à Paris, pour ouvrir un nouveau débat sur l’emploi et la formation des jeunes. Gerard Aschieri, secrétaire général de la FSU, considère cette première réunion comme le lancement d’une initiative, dont le but est d’établir des propositions claires dans le débat public. Selon lui, les propositions socialistes en matière d’emploi correspondent à leurs attentes, mais doivent être précisées, et davantage liées à la formation.
Comment s’est passée cette réunion contre-débat avec les organisations anti-CPE ?
Le débat entre les jeunes et les salariés est riche et fructueux car il permet d’identifier précisément les problèmes et les revendications. Mais, cette initiative était un lancement. Nous allons donc poursuivre à la rentrée de manière décentralisée pour irriguer le débat des idées et propositions du terrain. Ensuite, nous souhaitons nous rassembler dans une initiative nationale qui pourrait avoir lieu fin octobre. Ainsi, nous pourrons fixer des propositions dans le débat public au moment où les Français vont avoir à faire des choix politiques importants. Pour l’instant, nous avons seulement souligné les grands axes de la réflexion, notamment sur l’amélioration des systèmes de formation, sur la lutte contre la précarité dans le premier emploi et sur l’autonomie des jeunes.
Les propositions socialistes en matière d’emploi vous semblent-elles aller dans le bon sens ?
Ce qu’il y a de positif dans ces propositions, c’est d’abord la volonté d’abroger toute une série de dispositions négatives comme l’apprentissage à 14 ans, ou le Contrat nouvelle embauche (CNE). De plus, nous constatons avec plaisir que les socialistes ont la volonté de donner toute sa place au dialogue social.
Mais, il y a vraisemblablement toute une série de propositions à préciser, notamment concernant l’articulation formation-emploi, et donc l’amélioration du système éducatif. Evidemment, les propositions dont nous parlons portent sur l’emploi. Toutefois, si on veut une politique globale, il faut évidemment faire le lien et se poser les questions de l’orientation des non-diplômés.
Par ailleurs, il faut également s’interroger sur l’efficacité ou le bon emploi de l’apprentissage. En effet, on constate que les régions ont tendance à se précipiter sur la solution de l’apprentissage, tout simplement parce que c’est le seul instrument à leur disposition, mais cela ne signifie pas que c’est le bon instrument. De la même manière, il faut se demander à quel niveau, régional ou national, doit être menée une politique de l’insertion.
Que pensez-vous de la Couverture professionnelle universelle (CPU) proposée par les socialistes ?
Nous avons une revendication qui correspond à cette idée qu’ont la plupart des organisations syndicales, c’est-à-dire à une forme de sécurité sociale professionnelle, intégrant notamment la formation continue comme un droit. Mais, cela implique évidemment que l’on traite aussi la formation initiale. Il n’y a pas de vraie formation tout au long de la vie s’il n’y a pas de formation initiale solide, et suffisamment généraliste pour permettre des évolutions.
Par ailleurs,le projet socialiste en matière d’emploi ne traite pas de la question de la rémunération. Ne doit-on pas poursuivre une politique sur la rémunération dans la politique pour l’emploi ? Les qualifications sont-elles bien reconnues ? Selon moi, ce n’est pas le cas. En effet, beaucoup de jeunes diplômés ont un emploi en CDI au bout de trois ans, comme le montrent les chiffres, mais ils n’ont pas toujours un emploi où leur qualification est reconnue.
Propos recueillis par Fanny Costes
Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.
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12.06.2006
Le travail social: une ressource humaine à préserver
« Elus et travailleurs sociaux doivent élaborer des travaux en commun. Il ne faut pas les opposer »Paulette Guinchard, responsable nationale du PS aux politiques sociales, proposait, le 6 juin, à l'Assemblée nationale, une rencontre avec les professionnels, les usagers et les responsables politiques du secteur social. Sur le thème "formation et travail social", les socialistes ont souhaité prolonger le dialogue pour tenter de trouver les pistes pour améliorer la formation au travail social et les conditions de sa pérennité.
Paulette Guinchard estime qu’il est essentiel d’établir des rencontres régulières pour réfléchir, notamment, aux liens entre élus politiques locaux et travailleurs sociaux, aujourd’hui assez conflictuel en raison de la décentralisation d’une grande partie de l’action sociale, en France.
Elle répond aux questions de Fanny Costes :
Quelles sont les difficultés rencontrées par les travailleurs sociaux en France ?
Ils sont confrontés à des évolutions profondes. On peut penser, en particulier, à la problématique des travailleurs pauvres. C’est une première chose en termes de problèmes de société.
Par ailleurs, ils sont aussi confrontés à des évolutions très lourdes dans leur travail. La décentralisation les a amenés à travailler de manière tout à fait différente, en particulier à cause de la décentralisation en direction des conseils généraux. On a donc à construire tous ensemble une nouvelle façon de travailler avec des élus et des travailleurs sociaux.
Ils sont enfin confrontés à des questions de violence dues à l’organisation. En effet, on a individualisé l’accompagnement, car les situations de difficulté ne sont jamais les mêmes. Mais, ainsi, on rend les gens fragiles seuls responsables de leurs difficultés, on les culpabilise. Les travailleurs sociaux disent très souvent qu’ils ont en face d’eux des gens qui ne sont pas forcément là pour faire un travail d’ensemble, mais uniquement pour essayer d’avoir accès à des dispositifs. Cependant, l’Etat a créé des dispositifs très encadrés, très contrôlés pour chacune des situations : mères seules, personnes avec un très faible revenu,…On a à gérer un certain nombre de dispositifs séparés, mais qui, en fin de compte, mériteraient un travail d’une plus grande souplesse. Il faut donc retravailler, avec les organisations professionnelles de travailleurs sociaux, les questions de l’organisation du travail social et de l’action sociale. Il faut mener un travail de fond avec les travailleurs sociaux à mettre à l’intérieur du projet socialiste pour 2007. Cela passe par la formation, l’évolution de leurs conditions de travail dans le cadre de la décentralisation, et les dispositifs de recherche au niveau national.
Comment faire évoluer la formation des travailleurs sociaux ?
L’une des questions les plus importantes auxquelles sont confrontés les travailleurs sociaux, c’est la question du doute, comme pour beaucoup de professions qui travaillent dans l’humain. Du coup, les réponses ne sont pas forcément des réponses uniques. Les réponses doivent être à la fois individuelles et inter-disciplinaires. Nos formations doivent pouvoir prendre en compte ces deux méthodes de travail. Enfin, il nous faut réfléchir à la place de la personne accueillie : comment faire le cheminement avec la personne ?
Vous avez évoqué, lors des états généraux du projet socialiste, à Rennes, la solution des états généraux du travail social. En quoi cela consisterait ?
Il s’agit justement d’accompagner ce travail de fond nécessaire au niveau national et local. Il faut relancer la dynamique de la réflexion. Il n’y a pas uniquement la solution de la sécurité, il n’y a pas uniquement la question de la justice, on sait maintenant que là on l’on manque de travailleurs sociaux, la violence se développe de façon plus importante. Il faut donc que les travailleurs sociaux se sentent à nouveau très fortement entendus. Elus et travailleurs sociaux doivent élaborer des travaux en commun. Il ne faut pas les opposer.
Propos recueillis par Fanny Costes 07.06.06
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La fin du travail des enfants: ensemble, nous pouvons le faire!
12 juin 2006, Journée mondiale contre le travail des enfants
La Conférence internationale du Travail de cette année va aussi s'intéresser aux activités de lutte contre le travail des enfants. Le 9 juin, la Conférence plénière va discuter le nouveau Rapport global de l'OIT sur le travail des enfants (Note 1), avec, notamment, un événement spécial qui met en lumière les progrès accomplis dans la lutte contre le travail des enfants au Brésil, en Tanzanie et en Turquie. Reportage de BIT en ligne depuis la Turquie où l'Union européenne a récemment engagé 5,3 millions d'euros dans un projet national d'éradication des pires formes de travail des enfants en conformité avec la Convention n° 182 de l'OIT.
Télécharger le Rapport global de l'OIT sur le travail des enfants:La fin du travail des enfants: un objectif à notre portée (111 pages) La fin du travail des enfants: un objectif à notre portée,
Rapport global en vertu du suivi de la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail, Conférence internationale du Travail, 95e session, Genève, 2006.
Vous rendre sur le site de l'O.I.T
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« Acheter du sexe n’est pas un sport » Le coup de gueule de Laurence Rossignol
Le PS se mobilise contre la prostitution à l'occasion de la coupe du monde de foot
L’Allemagne toute entière se prépare à célébrer la grande fête que va être la coupe du monde de football en juin. Seulement, cette manifestation internationale s’annonce également sous des auspices beaucoup moins chantants : 40 000 à 100 000 prostituées seraient déplacées et des "bordels" ont été construits, spécialement pour l’événement. Le PS se mobilise.
"Acheter du sexe n’est pas un sport "
30 mai Le coup de gueule de Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS aux droits des femmes
Durant la Coupe du monde de football, qui se tiendra du 9 juin au 9 juillet en Allemagne, avec l’aval des autorités allemandes, un gigantesque complexe prostitutionnel, un « méga bordel » pouvant accueillir 650 « clients » en même temps, ouvrira en toute légalité en bordure du principal stade de la Coupe du Monde.
Pour maximiser les bénéfices, les entrepreneurs proxénètes organisent « l’importation » de dizaines de milliers de femmes, majoritairement issues des pays pauvres.
C’est ainsi l’exploitation sexuelle de milliers de femmes qui est organisée officiellement, avalisant l’idée que le corps des femmes est une marchandise pouvant être achetée et vendue, un « produit dérivé » dernier cri, après les peluches, les porte clefs ou et les tee-shirt.
Pourtant, le fait de traiter le corps des femmes comme une marchandise viole à la fois les standards internationaux du sport qui promeuvent l’égalité, le respect mutuel et la non discrimination, et celles de l’Union Européenne..
Lundi 29 mai, une conférence de presse organisée par la « Coalition against trafficking in women » (Coalition contre la traite des femmes), , ONG ayant un statut consultatif après de l’ONU, a réuni des représentants de l’ensemble de la classe politique (PS, Verts, UMP, PCF, UDF), pour dire non à la traite légalisée des êtres humains et au système prostitutionnel qui génère d’énormes profits pour les exploiteurs.
Les représentants des principaux partis politiques français ont unanimement exprimé leur refus de ce trafic des femmes et de leur exploitation sexuelle à échelle industrielle, qui s’organise sous nos yeux.
N’oublions jamais les réalités que recouvrent les images d’Epinal de la prostitution : les enjeux financiers colossaux d’un trafic qui brasse plus d’argent que celui de la drogue et des armes, des êtres humains asservis, violentés, dont on nie la dignité, l’exploitation de la situation de dénuement des habitantes de pays d’Europe centrale devenus malgré eux pourvoyeurs d’esclaves sexuelles…
Le Parti socialiste, engagé dans toutes les batailles pour l’égalité et la dignité des êtres humains, sera donc au premier plan de cette mobilisation.
Signez la pétition sur la prostitution lors de la coupe du monde de foot
Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.
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11.06.2006
Pourquoi les 35 h ont elles eu une application inégalitaire ? Et comment y remédier ?
Parce que 97 % des entreprises ont moins de 50 salariés.
Parce que un salarié sur deux travaille dans ces entreprises-là (8 millions).
Parce que c’est là que les salaires sont les plus bas, les durées du travail les plus longues, les accidents du travail les plus nombreux, les maladies professionnelles les plus fréquentes, les conditions de travail les plus dures, le taux de temps partiel le plus élevé, il n’y a pas de délégués du personnel, pas de syndicats, le droit du travail est réduit au Moyen Age... c’est là que le nombre d’heures supplémentaires est le plus important.
Or, c’est là, dans les entreprises de moins de 20 salariés, dans un périmètre qui concerne 5 millions de salariés, que la deuxième loi Aubry a ouvert le plus de « souplesses » (comme s’il en était besoin...) et que les heures supplémentaires entre 35 et 39 h n’ont été majorées qu’à 10% !
Les employeurs ont maintenu leurs salariés à 39 h payées 39 h 24’.
Cela devait s’arrêter le 1er janvier 2005 et la majoration devait passer à 25 % ce qui aurait été une petite augmentation de salaires pour les bas salaires, soit 39 h payées 40.
Mais François Fillon a reporté cette date du 1er janvier 2005, au 1er janvier 2008...
C’est là que les Smic ont, hélas, été tassés par la loi Aubry (avec les 6 Smic... qui ont été créés et qui ont été ré alignés sur une base basse par la droite...)
Ce sont des centaines de millions d’heures supplémentaires qui ont été faites à bas coût par les salariés à bas salaires.
Lorsque les heures supplémentaires sont peu coûteuses, quel sens peuvent avoir les 35h ?
Aucun !
La durée légale ce n’est que le seuil de déclenchement des heures supplémentaires : comme la durée maxima du travail hebdomadaire est restée à 48 h, il y a place pour 13 h supplémentaires par semaine (au lieu de 9 h du temps des 39 h).
70 % des employeurs contournent les 35 h en faisant faire des heures supplémentaires.
Si l’on veut en faire bénéficier les salariés les plus modestes des 35 h, il faut majorer les heures supplémentaires de façon à les rendre plus coûteuses que l’embauche (50 % dés la première heure).
Et il faut limiter le nombre des heures supp’ : baisser la durée maxima de 48 h à 44 h proportionnellement à la baisse de 39 à 35 h.
Il faut réduire les contingents annuels d’heures supplémentaires autorisés (allongés à 130 h par la loi Aubry et à 220 h par la loi Fillon) sachant que le dépassement de ce seuil est déjà source d’une majoration de 100 % pour les heures supplémentaires en sus. (Ce qui veut dire que lorsque Fillon a fixé le contingent à 220 h, il faisait perdre 90 h de salaire au pauvre salarié qui travaillait 220...)
Il faut ré-introduire le paiement des heures de trajet professionnel imposées, que la loi Borloo a supprimé !
Il faut ré-imposer les deux jours de repos consécutifs dans le Code du travail : ce sont les salariés les plus défavorisés qui n’en profitent pas !
Il faut se donner les moyens du contrôle car la fraude principale en droit du travail, la source essentielle du travail dissimulé (“au noir”) c’est le non paiement des heures supplémentaires à taux légal par les employeurs et actionnaires, c’est l’objet de 4 plaintes sur 5 à l’inspection du travail, qui n’a pas les moyens (effectifs, sanctions pénales, suivi judiciaire) pour faire respecter actuellement, même les lois insuffisantes qui existent.
Il faut sanctionner les entreprises qui font des « coupures » de plus de 2 h dans la journée aux salariés pauvres a temps partiel : il faut légiférer sur les priorités des passages a temps partiel à temps plein dans les entreprises, il faut faire une « indemnité de majoration des temps partiels » et faire que les « heures complémentaires » (non majorées pour les temps partiels) deviennent des « heures supplémentaires » (majorées).
Gérard Filoche (mardi 6 juin 2006).
Ceci est extrait du “projet pour une VI° République” et fait l’objet d’amendements déposés au “projet socialiste” cet après midi au Bn du Ps du 6 juin.
http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_arti...
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
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07.06.2006
Le plan pour l'emploi des seniors contesté
Les mesures présentées hier par le gouvernement favorisent la précarité des seniors.
Le plan pour l’emploi des seniors présenté par le Premier Ministre se situe très en-deçà de ce qu’exige aujourd’hui une politique de soutien à l’emploi des salariés de plus de cinquante ans dans notre pays. La création d'un CDD senior, mesure phare de ce plan, favorise une fois de plus la précarité pour accompagner le retour d'une catégorie de la population vers le marché de l'emploi. "On ne peut pas solutionner des problèmes d'emploi par la précarité" explique Mijo Isabey, responsable du dossier retraite à la Cgt.
La démarche gouvernementale, qui consiste à multiplier les dérogations aux principes du code du travail en fonction de la situation particulière des différentes catégories de salariés, fait peser de lourdes menaces sur la cohérence d’ensemble et la pérennité d’un droit du travail garant de l’égalité entre les travailleurs.
Aux antipodes d’une telle logique, le Parti socialiste se prononce, pour tous les salariés de plus de 45 ans, pour la mise en place d’un contrat « seconde chance », comportant un bilan de compétences, une qualification adaptée, une validation des acquis de l’expérience et un congé de formation qualifiante.
PODCAST : Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises : "Ce plan modifie profondement le code du travail. Pour la première fois, on autorise le recours à la précarité en fonction de la nature du salarié"le 06/06/06
Alain Vidalies, secretaire national du PS aux entreprises
PODCAST : René Valladon, secrétaire confédéral de FO : "La véritable difficulté n'est pas l'accès à l'emploi d'une catégorie de population, mais la création de véritables emplois"
PODCAST : Mijo Isabey, responsable du dossier retraite à la Cgt : "On ne peut pas solutionner des problèmes d'emploi par la précarité".
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
11:05 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Plan pour l’emploi des seniors : un regrettable précédent dans le code du travail
Le plan pour l’emploi des seniors présenté par le Premier Ministre se situe très en-deçà de ce qu’exige aujourd’hui une politique de soutien à l’emploi des salariés de plus de cinquante ans dans notre pays.
Le financement dérisoire de ce plan, qui plafonnera à 10 millions d’euros, montre que le gouvernement n’est pas déterminé à changer véritablement la situation de l’emploi des seniors. A titre de comparaison, la seule suppression de la contribution Delalande, qui pénalise les entreprises qui licencient des salariés de plus de cinquante ans, va priver l’Etat de 500 millions d’euros de recettes annuelles.
La mesure-phare de ce plan, l’institution d’un CDD seniors d’une durée de 18 mois renouvelable une fois, va instituer un regrettable précédent dans le code du travail : en effet, jusqu’à présent, les cas de recours aux CDD étaient limitativement énumérés en fonction de caractéristiques tenant à la situation de l’entreprise (remplacement d’un salarié absent, entreprises saisonnières, …) et non à la personne du salarié engagé.
La démarche gouvernementale, qui consiste à multiplier les dérogations aux principes du code du travail en fonction de la situation particulière des différentes catégories de salariés, fait peser de lourdes menaces sur la cohérence d’ensemble et la pérennité d’un droit du travail garant de l’égalité entre les travailleurs.
Le gouvernement privilégie d’ailleurs la même logique pour justifier le recours à l’intérim pour l’embauche de salariés déjà sous contrat à temps partiel, alors que le recours à l’intérim est en principe strictement limité aux entreprises justifiant d’un surcroît temporaire d’activité.
Avec ce plan, la droite fait une nouvelle fois la preuve que pour elle, le développement de l’emploi passe d’abord par la généralisation des formes précaires de travail, sans la moindre mobilisation de moyens supplémentaires.
Aux antipodes d’une telle logique, le Parti socialiste se prononce, pour tous les salariés de plus de 45 ans, pour la mise en place d’un contrat « seconde chance », comportant un bilan de compétences, une qualification adaptée, une validation des acquis de l’expérience et un congé de formation qualifiante.
Le 6.06.06
Communiqué d’Alain Vidalies
Secrétaire National aux Entreprises
Rassembler à Gauche 34. Lolo34
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28.05.2006
Le chiffre du jour : 64% c'est le taux...
Le taux d’endettement des Français en 2005 a atteint le chiffre historique de 64%, selon une étude annuelle de la Banque de France.
Laconique, et sans la parole du jour. Par manque de moral, peu-être.
Rassembler à Gauche 34. Lolo34.
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02.02.2006
Le mal-logement:
Logement - 01/02/2006
Le logement, facteur de paupérisation, selon la Fondation Abbé Pierre
Dans son onzième rapport sur "l'état du mal-logement", qu'elle a présenté le 1er février, la Fondation Abbé Pierre recense 3 207 500 personnes non ou très mal logées (sans-domicile fixe, occupants de centres d'hébergement, d'hôtels, de caravanes, de logements sans sanitaires etc.). Un chiffre stable par rapport aux années précédentes. Cette année, la Fondation donne un coup de projecteur particulier sur la situation des jeunes face au logement, pour dénoncer une situation qui, loin d'être passagère, devient durable, avec "des effets sociaux en cascade". Les auteurs du rapport soulignent notamment le cas paradoxal des jeunes travailleurs dont les revenus sont insuffisants pour faire face aux prix du marché, mais néanmoins supérieurs aux plafonds d'attribution de l'allocation logement. Autre évolution pointée par la Fondation : "la baisse alarmante de la solvabilité des ménages". Une fois le loyer payé, le "reste à vivre" se réduit de plus en plus, pour devenir un "reste à survivre". Ainsi, dénonce la Fondation, le logement devient "un facteur de paupérisation".
[ Hélène Girard ]
www.lagazettedescommunes.com
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30.01.2006
A suivre : L'OPA hostile de Mittal Steel sur ARCELOR
AFP:
27 janvier 2006.
"Le numéro un mondial de l'acier, Mittal Steel, a lancé vendredi une offre d'achat non sollicitée contre le numéro deux du secteur, le groupe européen Arcelor, pour 18,6 milliards d'euros"...
Inquiétude des syndicats belges et français:
Des milliers d'emplois au laminoir?
Tandis que le titre Arcelor s'envole en Bourse,Thierry Breton reçoit aujourd'hui les dirigeants de Mittal Steel. Fera t'il montre d'une volonté d'acier?
Laurent Fabius appelle à la solidarité nationale.
Lolo34.
A suivre...
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28.01.2006
CNE, note de notre Député Kléber Mesquida.
LE CNE : PRECARITE GENERALISEE
Note de Décembre 2005 de Kléber Mesquida.
(Député PS, 5 ème circoncription de l'Hérault)
Le Contrat Nouvelle Embauche.
De nouveaux reculs sociaux sont imposés aux Français, et creusent encore un peu les inégalités entre les salariés, ouvrant de nouvelles brèches dans les dispositions du droit du travail. L'instauration du Contrat Nouvelle Embauche permet aux petites entreprises, comprenant au moins 20 salariés, de recourir à ce contrat dont la période d'essai peut aller jusqu'à 2 ans. Au nom de la souplesse d'embauche, le Gouvernement invente invente un contrat à la précarité extrême. Les petites entreprises pourront multiplier des embauches pour une durée limitée, de quelques jours ou quelques mois, sans que les salariés ne bénificient des protections liés habituellement aux CDD en terme de primes de précarité ou d'indemnités de licenciement. La période d'essai peut être rompue à tout moment par l'employeur sans aucun motif et sans que le salarié puisse faire de recours.
13:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le Contrat Premier Emploi : Séance des questions au gouvernement au Sénat.
La parole est à Jean Luc Mélenchon Sénateur de l'Essonne...
M. le président. La parole est à M. Jean-Luc Mélenchon ( Exclamations sur les travées de l’UMP)
M. Jean-Luc Mélenchon. Ma question s’adresse à M. le ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnelle des jeunes.
Monsieur le ministre, vous nous avez fait l’amitié de nous confier que vous lisiez l’Humanité. Je vous recommande de la faire plus souvent !
M. Josselin de Rohan (UMP). C’est une épreuve !
M. Jean-Luc Mélenchon. Cela vous éviterait les contresens. ( Mme Nicole Borvo Cohen-Seat sourit)
De mon banc je ne vois que la nuque du gouvernement...
En effet lorsque de pauvres gens, qui connaissent la misère et la « galère », disent préférer un mauvais contrat plutôt que pas de contrat du tout, ils ne font qu’exprimer leur souffrance.
Mme Raymonde Le Texier (PS). Bien sûr !
M. Jean-Luc Mélenchon. Vous leur présentez votre projet de contrat première embauche de manière assez immorale, en leur disant : « Prenez c’est mieux que rien ! »
Nous, nous leur disons que ce contrat est pire que tout : pire que les contrats à durée déterminée et les contrats d’intérim !
M. Christian Cointat. Restez sans rien !
M. Alain Fouché. Restez au chômage !
Clicker ---> Et retrouvez l'actualité sur le Blog de Jean-Luc Mélenchon Sénateur de l' Essonne.
M. Jean-Luc Mélenchon. Tout à l’heure, votre collègue, monsieur Dutreil, a eu le front de dire que les gouvernements de gauche avaient inventé la précarité des jeunes.
Plusieurs sénateurs UMP. Oui !
(voir photo du blog de Jean-Luc Mélenchon) = Renaud Dutreil récite un argumentaire sévèrement érroné concernant le bilan du gouvernement de la gauche).
M. Jean-Luc Mélenchon. Je vous renvoie à l’étude scrupuleuse des statistiques : vous y apprendrez qu’en cinq ans, nous avons diminué de 6 points le chômage des jeunes de moins de 25 ans. Vous, en quatre ans, vous l’avez augmenté de 6 points. Voilà la vérité ! ( Protestations sur les travées de l’UMP)
Plusieurs sénateurs de l’UMP. C’est faux !
M. Jean-Luc Mélenchon. En solde net nous avons créé 1 million d’emplois!
Et vous, quel solde net avez-vous obtenu en cinq ans ? Zéro !
Vous avez créé la précarité. Et en tirant prétexte de cette précarité, vous aggravez la situation de pauvres gens qui n’ont que leur travail pour vivre. Voilà ce que vous êtes en train de faire !
En outre, vous vous êtes bien gardés de rappeler une vérité chiffrée fort simple : notre pays, qui a tant souffert, connaît enfin une pause démographique.
Lorsque nous étions aux affaires, 260 000 personnes se présentaient chaque année sur le marché du travail. Cette année, elles étaient 67 000 seulement, et elles ne seront plus que 40 000 l’an prochain, ce qui signifie que nous connaissons une situation de décroissance démographique.
Enfin, le pays pourrait respirer !
M. Josselin de Rohan (UMP). C’est ce qu’il fait !
M. Jean-Luc Mélenchon. Donnez aux gens les moyens de vivre dignement de leur travail, sans les menacer au quotidien !
Nous le savons, le patron qui a besoin d’emplois qualifiés gardera son ouvrier !
M. Josselin de Rohan (UMP). Ce n’est pas vrai !
M. Jean-Luc Mélenchon. Vous ne ferez qu’encourager les patrons voyous, qui font ses succéder les emplois précaires et accumulent les aides de toutes sortes, avant de délocaliser et de prendre les gens à la gorge. ( Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC – Protestations sur les travées de l’UMP) C’est cela, le vécu quotidien de millions de nos compatriotes, et vous proposez d’appliquer ce système à grande échelle !
Vous ne ferez que créer des emplois d’aubaine dont bénéficieront ceux qui ne veulent pas accorder à nos concitoyens la vie normale à laquelle ils ont droit ! ( Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC)
M. Roland Muzeau (PS). Très bien !
M. le Président. Monsieur Mélenchon, veuillez poser votre question !
M. Jean-Luc Mélenchon. Elle tient en un mot ! (Sourires)
Puisque vous êtes si malins, puisque vous nous en remontrez tant, dites-nous combien vous comptez créer d’emplois de cette manière !
Vous n’en créerez aucun car, tous les ans, 2 millions de personnes sont embauchées, dont 600 000 jeunes avec ou sans vous! Maintenant ils seront tous précarisés.
M. le président. Ne donnez pas la réponse en même temps ! Laissez M. le ministre vous répondre !
M. Jean-Luc Mélenchon. Vous avez la question et la réponse, monsieur le président ! ( Sourires – Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC)
www.jean-luc-melenchon.fr
06:20 Publié dans 007 POSITIVE PRECARITE ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2006
CPE, CNE : Double peine pour les précaires!
Invité dimanche du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI, François Hollande a continué ses appels à une large coalition de gauche dans la perspective de la présidentielle de 2007 - tout en continuant son travail de sape de l'action du gouvernement actuel et en esquissant les contours de ce que serait la politique de la gauche si elle revenait au pouvoir. "Le Parti socialiste ne veut pas gouverner seul, (..) c'est dur de gouverner le pays, il faut faire des choix, il faut prendre des engagements et les tenir", a déclaré le Premier secrétaire du Parti socialiste. "Je souhaite que le PS soit dans une coalition, dans un contrat de gouvernement avec ses partenaires".
Il a souligné que la différence par rapport aux élections de 1997 est "que nous n'avions pas d'accord global" au sein de la gauche. Le dirigeant socialiste a également souligné qu'il ne pouvait "y avoir d'accord électoral pour les législatives sans accord de gouvernement". Pour la présidentielle, il a souhaité "qu'on ne retrouve pas la dispersion". "La gauche doit pas faire preuve d'amnésie sinon il y le risque que la droite gagne", a-t-il dit. Et d'ajouter : "Je souhaite qu'il y ait une candidature commune de la gauche mais je n'en fais pas une condition".
Le cas Chevènement
Interrogé sur l'extrême-gauche, il a souligné que pour lui "il y a qu'une gauche, la gauche qui veut gouverner". "Il y a une extrême gauche qui veut attendre la révolution, qu'elle attende la révolution, je respecte ce choix" a-t-il lancé, dans une allusion à la Ligue communiste révolutionnaire qui a refusé de participer au sommet de la gauche prévu le 8 février. Interrogé sur une participation de Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), à ce sommet, il a réaffirmé que le PS lançait un appel "à toutes les familles de la gauche". Quant à une éventuelle "réconciliation" avec Chevènement, qui s'était présenté au premier tour de la présidentielle de 2002, il a déclaré : "l'affront n'est pas oublié, non pas sur le fait qu'il se soit présenté mais sur ce qu'il s'est dit à ce moment", mais "je regarde l'avenir".
Concernant la politique sociale de l'actuel gouvernement, François Hollande a demandé dimanche "une mobilisation très forte" contre le Contrat première embauche (CPE) présenté par le gouvernement Villepin, dans lequel il voit "la première étape du démantèlement général" du droit du travail. Pour lui, "les syndicats l'ont compris, et les mouvements de jeunes aussi. Nous soutiendrons tous les mouvements, toutes les manifestations, les initiatives qui pourront être prises pour remettre en cause ce démantèlement du droit du travail".
En cas de retour de la gauche au pouvoir en 2007, le Premier secrétaire du PS a notamment annoncé l'instauration "d'un service civil obligatoire d'un certain nombre de mois, dont une part pourrait être un service national à vocation militaire". Il a également indiqué que l'"on ne pourra pas aller vers une progression des crédits de la défense dans les années qui viennent". Interrogé sur les déclarations de Jacques Chirac sur la doctrine nucléaire, il a relevé "une forme d'imprécision". "On ne peut pas aller vers la banalisation de l'arme nucléaire, elle doit répondre à la menace, voire une agression par rapport à un intérêt vital de la France", a-t-il dit. "Si on laisse penser que toute attaque, de quelque nature qu'elle soit puisse enregistrer une riposte nucléaire, alors nous sommes dans la banalisation", a-t-il jugé. Le dirigeant socialiste a enfin reproché au chef de l'Etat de ne pas tenir compte des partenaires européens de la France.
Photo d'ouverture : François Hollande invité dimanche 22 janvier du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI - DR
Clickez-->SOURCE DE L'ARTICLE
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25.01.2006
Attention BOLKESTEIN revient!

Attention, Bolkestein revient !
Directive Bolkestein et éducation : objectifs implicites et menaces réelles
Le 14 février prochain, la dernière version de la directive sera votée en plénière au parlement européen ;
cette version ne tient pas compte des amendements de la rapporteuse SPD (socialistes allemands) qui
même adoptés ne la rendait pas plus acceptable pour SUD éducation. Alors que Jacques Chirac, dans
ses efforts désespérés pour sauver le projet « constitutionnel » européen, affirmait que cette directive était
inacceptable et devait être rejetée, ce sont ses propres députés qui en ont fait passé en commission, en
novembre, la version la plus dure !
En effet, comme le remarque l’appel de www.stopbolkestein.org, « cette directive européenne, si elle
devait être adoptée, aurait pour conséquence que tous les services fournis au sein de l’Europe des 25
seraient considérés comme des produits économiques ordinaires. Ainsi, des secteurs essentiels comme
la culture, l’éducation, les soins de santé et tous les services relevant des systèmes nationaux de
protection sociale pourraient être soumis aux mêmes formes de concurrence économique que les
marchandises. Une telle évolution entraînerait inéluctablement une détérioration des systèmes légaux de
pension, d’aide sociale ou de couverture des soins de santé au profit de systèmes privés. Elle signifierait
également la dérégulation de nos systèmes éducatifs et la fin de toute forme de diversité culturelle. En
outre, l’application de cette directive aurait pour conséquence la remise en cause des droits des
travailleurs tels qu’ils sont consacrés par les lois nationales des pays de l’Union européenne ».
Mais quel est exactement le contenu de cette directive et quels sont les services concernés ? La directive
fait bien la distinction entre services d’intérêt général et services d’intérêt économique général. Seuls ces
derniers seraient concernés par Bolkestein. A ce titre, les grandes missions publiques de l’Etat, dont l’
éducation et le « domaine social », terme très vague, seraient épargnés. Cependant, c’est sans mentionner
le fait que d’un pays à l’autre de l’Europe l’éducation est soumise à des statuts différents et que dans
beaucoup de pays de l’UE, la privatisation de cette « mission de l’Etat » est déjà en place ou bien
avancée. De plus, dans la directive, les activités d’éducation considérées comme étant de nature
économique sont comprises. Enfin la définition des activités qui constituent des « services » de nature
économique ou des services de nature non économique, relève en dernier lieu de la seule appréciation de
la Cour de Justice européenne et non pas de chaque Etat membre. Le champ d’application de la directive
dans le domaine des activités d’éducation n’est pas défini par des limites précises, mais soumis aux
évolutions dans l’organisation nationale des systèmes éducatifs (par exemple, il dépendra du degré de
libéralisation des systèmes d’enseignement supérieur, et surtout dans un premier temps technologique et
professionnel).
Ainsi, si les menaces qui pèsent sur le domaine de la santé, concernant les remboursements de frais
médicaux par exemple, sont plus explicites, il n’en reste pas moins que le domaine de l’éducation, à
terme, est lui aussi visé. Le principe fondamental de la directive est l’accroissement de la compétitivité
européenne dans le domaine des services qui, comme le remarque le préambule du texte, représente 70%
du PNB et des emplois en Europe. Dans la continuité du processus de Lisbonne, Bolkestein participe à la
réalisation de l’objectif suivant : « La présente proposition de directive s’inscrit dans le processus de
réformes économiques lancé par le Conseil européen de Lisbonne pour faire de l’UE, à l’horizon 2010, l’
économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. La réalisation de cet
objectif rend, en effet, indispensable la réalisation d’un véritable Marché intérieur des services ». Comment
avoir la naïveté de croire que l’éducation sera exclue de ces réformes ! Les transports les premiers, la
santé et la culture subissent des attaques libérales extrêmement virulentes, idem pour le supérieur et
l’université (LMD), et l’on voudrait nous faire croire que l’Ecole serait protégée ? Thélot, le lycée des
métiers, le blocage du recrutement des personnels et les remplacements à l’interne, la LOLF, Fillon et De
Robien, leurs amis du Medef, avec lesquels les rencontres « Ecole-Entreprise » se multiplient dans toute
la France ne constituent-ils pas autant d’indices d’un processus de mise en vente et de casse de l’
éducation comme service public dont Bolkestein ne constitue que la mise en forme juridique ?
Réveillons-nous, Bolkestein et le cortège de réformes libérales dans lequel il s’inscrit est bien de retour.
Déclaration du réseau européen des syndicats alternatifs:
Déclaration de la 5ème rencontre du Réseau européen des syndicats alternatifs
Mobilisons-nous contre la directive Bolkestein !
Le 17 janvier prochain, le parlement européen votera en plénière la directive Bolkestein. Le Réseau
européen des syndicats alternatifs, à la différence de la CES, dénonce le contenu ultralibéral de cette
directive et demande son abandon complet.
Rappelons que cette directive s’inscrit dans le processus de libéralisation, c’est-à-dire littéralement
d’abandon au marché des services publics en général. Ce processus avait été initié par l’Accord Général
sur la Commercialisation des Services dans le cadre de rencontres précédentes de l’OMC.
La directive Bolkestein est inacceptable, tous les services, économiques ou non, y sont considérés
comme des marchandises potentielles, des produits économiques ordinaires : c’est ainsi le cas de la
Culture, de la Santé, de l’Education et de presque tous ceux relevant de la protection sociale en général.
Mais ces attaques s’étendent également aux droits des travailleurs, à commencer par les plus précaires
(pensions, aides sociales, remboursements des frais médicaux, « principe du pays d’origine »…).
Pour ces raisons, le Réseau européen des syndicats alternatifs a décidé de mobiliser toutes ses forces
pour dénoncer le contenu de cette directive et demande à toutes et à tous de faire barrage par tous les
moyens possibles à cette série d’attaques sans précédent qui vise à vider l’Europe de toute solidarité
sociale !
Source/auteur : http://www.sudeducation.org/
Mis en ligne le lundi 19 décembre 2005, par Ludo
SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE: WWW.STOPBOLKESTEIN.ORG
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